Rébellion ou humilité quelle réaction avons-nous

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Devant l’épreuve réagissons-nous comme Job ou comme sa femme ? Une réaction de rébellion ou l’humilité. Comme le premier ou le deuxième brigand à la croix ? Les témoignages de l’apôtre Paul, Charlotte Elliott, Horatio Spafford ou Joseph Scriven nous montrent l’exemple à suivre …

Rébellion ou humilité

Prédication donnée à l’assemblée CCN-Bethlehem de Rouen, par le Pasteur Jean-Luc Nzembele le 19/12/2021.
Les prédications peuvent être suivies en direct le dimanche à partir de 11h (heure de Paris) à l’adresse suivante : CCN-Bethlehem/live

Sommaire

1 – Job
2 – Les deux brigands à la croix
3 – Les anciens cantiques
4 – La confiance en Dieu

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Prière d’introduction

Gloire à Dieu ! Que le Seigneur soit béni ! Nous allons recommander ce temps entre les mains du Seigneur.

L’objectif principal de Dieu est de nous parler afin de nous transformer à l’image de Jésus- Christ. Quand il nous parle, Dieu a pour but de nous communiquer sa pensée. Elle est sa réponse pour toute situation que nous rencontrons.

Seigneur, nous te recommandons ce temps. Nous prions que tu te révèles à nous et que tu nous parles par ton Esprit de vérité. Agis et règne totalement en nous, Seigneur !

Nous rendons toute pensée, en ce lieu, captive à l’obéissance à Christ.

Ouvre nos yeux, dispose nos cœurs à recevoir ta Parole, à l’accepter pour être transformé. Au nom de Jésus, amen !

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1 – Job

Beaucoup de chrétiens connaissent le livre de Job. Il est question de la souffrance d’un homme intègre, juste, droit et fidèle à Dieu. On nous dit dans les premiers versets que Satan se présente devant Dieu qui lui demande : D’où viens-tu ? Il répond : Je viens de parcourir la terre et de m’y promener. Le Seigneur lui pose la question : As-tu vu mon serviteur Job ? Satan, finalement, utilise cette question pour accuser Job.

(00:02:55) – Lecture de Job 1:10–22

10 Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays.

11 Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face.

12 L’Éternel dit à Satan: Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel.

Premier assaut de Satan ; les biens détruits, ses enfants meurent

13 Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné,

14 il arriva auprès de Job un messager qui dit: Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d’eux;

15 des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle.

16 Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit: Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle.

17 Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit: Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle.

18 Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit: Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné;

19 et voici, un grand vent est venu de l’autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison; elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle.

Réaction de Job

20 Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna,

21 et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté; que le nom de l’Éternel soit béni!

22 En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu.

Je me rebelle ou je m’humilie

Nous connaissons certainement cette phrase que Job prononce : « L’Éternel a donné, l’Éternel a repris, que le nom de l’Éternel soit béni. » Nous avons, ici, le contexte dans lequel Job parle.

Il nous est dit : « En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu. »Le thème de notre partage, ce matin, est à la fois une question, une réflexion et un sujet de méditation : « Rébellion ou humilité ? » Tout ce que Dieu fait dans notre vie va nous amener à nous positionner par rapport à ces deux attitudes. Je me rebelle ou je m’humilie face à Dieu ?

C’est le sens de cette phrase : « Nu je suis venu et nu je vais retourner. » Job est humble devant Dieu, mais il ne s’arrête pas là, il poursuit : « L’Éternel a donné et l’Éternel a repris. Que le nom de l’Éternel soit béni ! »

Job l’intercesseur

Bien-aimés, c’est difficile ! Job n’a pas souffert parce qu’il a péché ou désobéi à Dieu ou parce qu’il a tenu tête à Dieu. Au contraire, il était tellement fidèle à Dieu que, en plus de ses offrandes, il en faisait aussi pour ses fils au cas où ils auraient déshonoré le Seigneur. Voyez cette attitude, non seulement, Job se purifiait lui-même, mais il jouait déjà le rôle d’intercesseur pour purifier ses enfants. En faisant ce sacrifice, il dit à Dieu : Seigneur, je te demande pardon pour les mauvais comportements de mes enfants !

Si Dieu existe

Nous avons lu quatre calamités qui se succèdent dans sa vie. Lorsque l’on vit ce genre de circonstances, un instinct de survie va pousser l’homme à réagir en disant que ce n’est pas normal. Une fois, on peut se dire que c’est la faute des Sabéens, ils se sont jetés sur les bœufs. Mais vient une deuxième épreuve, puis une troisième et une quatrième … Nous sommes en droit de nous poser la question : Que Fait Dieu ? Où est-Il ?

Nous constatons cela dans le monde d’aujourd’hui. Lorsque les malheurs arrivent, les gens disent souvent : Si Dieu existe, pourquoi ces malheurs ? Pourquoi tant de souffrances dans le monde ? Si Dieu existe, pourquoi j’ai été abusé ? Pourquoi je suis placé ? (pour les enfants placés en foyer) Pour eux, cette période de festivités est très difficile car le besoin de se sentir appartenir à une famille est grand.

Ce n’est pas juste

Généralement les inspecteurs de la protection de l’enfance sont souples. Le juge qui ordonne que l’enfant soit placé, peut faire des dérogations, évidemment en fonction de la situation familiale. Si l’enfant ne court pas un grand danger, il peut autoriser un hébergement de deux jours les 24 et 25 décembre, ou bien la semaine jusqu’au nouvel an. Si, en temps normal il refuse, à cette période il se montre souple car il estime que l’enfant a besoin de se retrouver dans son milieu « naturel ».

Souvent dans les unités ils restent deux ou trois jeunes sur dix (ceux qui n’ont pas de famille ou de la famille infréquentable). Imaginez l’enfant qui voit tous ses camarades partir, dans quel état il est ! On peut lui dire : On va faire un restaurant, t’offrir des cadeaux. Lui il désire juste se retrouver en famille. Dans cette situation, il y a une injustice ! Si Dieu existe, pourquoi a-t-il permis que je sois placé ? Beaucoup ont cette attitude.

Attitude de Job

On nous dit ici : Job se jette par terre, se prosterne et déclare : « Je suis sorti nu du sein de ma mère et nu je retournerai à la terre. »

Aujourd’hui nous allons prendre deux exemples, celui de Job puis un autre. Dans ces deux situations, nous verrons à chaque fois deux personnes qui, dans les mêmes circonstances, réagissent différemment : L’un s’humilie et l’autre se rebelle face à Dieu.

(00:11:44) – Lecture de Job 2:1–10

1 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux se présenter devant l’Éternel.

L’Éternel dit à Satan: D’où viens-tu? Et Satan répondit à l’Éternel: De parcourir la terre et de m’y promener.

L’Éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m’excites à le perdre sans motif.

Et Satan répondit à l’Éternel: Peau pour peau! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie.

Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face.

L’Éternel dit à Satan: Voici, je te le livre: seulement, épargne sa vie.

Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête.

Et Job prit un tesson pour se gratter et s’assit sur la cendre.

Les réactions de Job et de sa femme

Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs!

10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.

Deux attitudes

J’ai voulu relever ce contraste.

Lorsque nous lisons  ce texte, nous condamnons rapidement la femme de Job. Le chapitre premier ne parle pas d’elle.

Ce n’est pas dit, mais elle a certainement soutenu son mari avant cet épisode. Mettez-vous à sa place : Tu perds tout ce que tu possèdes, tout ce que tu as bâti, tout ce que l’Éternel t’a donné. C’est ce que dit Job, il est conscient que Dieu lui avait donné tout ce qu’il avait construit. Dieu a donné , Dieu reprend ! Les enfants aussi, il n’avait plus rien !

Donc la femme de Job voit cela : Quelle injustice ? Pourquoi cela tombe-t-il sur nous ?

Bien-aimés, c’est curieux ! Qui vient informer Job au chapitre premier ? Ce ne sont pas ses enfants. Les quatre fois, ce sont des  serviteurs. Lorsque le malheur frappe de manière aveugle on se demande comment il se fait que moi et mes enfants soyons les seuls frappés. Nous voyons que les serviteurs ont été épargnés. Job a tout perdu mais il a gardé ses serviteurs. Imaginons la situation : Tu n’as plus d’enfants, plus de troupeaux … Les seuls « enfants » qui te restent sont tes serviteurs. Mais Job accepte la souveraineté de Dieu.

Satan ennemi de notre foi

Et nous passons à une autre étape. Satan connaît bien l’homme. Ce qui importe pour le diable ce ne sont pas nos richesses, nos biens, ni nos possessions. Satan n’en a que faire ! Bien sûr il peut les utiliser pour séduire, pour corrompre quelqu’un, pour l’amener à mentir, à voler à faire des malversations.

Ce qui l’intéresse c’est notre foi, notre âme, corrompre notre cœur. Notre véritable ennemi ne sont pas les démons, mais la corruption de notre cœur. Les démons, nous pouvons les combattre, mais quand ton cœur est corrompu … A ce moment-là, tu appelleras le bien mal, et le mal bien.

(00:16:50) – La corruption du cœur

Matthieu 6 : 22 nous dit : « L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé. » Quand ta compréhension des choses est mauvaise, tout le reste sera mauvais. Nous le voyons dans la société de nos jours. Tu vas voir un papa, ingénieur ou médecin, qui a fait de longues études, soutenir qu’il fait son « coming out ». Après avoir vécu trente ou quarante ans avec une femme, il dit qu’il s’est retrouvé véritablement ! Un monsieur de soixante ans qui va se mettre en couple avec un homme !

Comment est-ce possible ? Oui, le cœur est déjà transformé, corrompu, le reste suit. Comment peut-on en arriver là ? En réalité, le diable ne veut pas ni les possessions, ni les diplômes, il veut toucher à ton cœur.

L’épreuve de Job

Dans notre texte, Satan veut toucher Job sur ce qui lui reste, sa santé. Il dit à Dieu (versets 4 et 5): « Peau pour peau … Mais étends ta main, touche à ses os et à sa  chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face. » Et Job est frappé. Dieu dit à Satan : « Je te le livre, mais épargne sa vie. » Versets 7 et 8 : « Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. Et Job prit un tesson de bouteille … »

Représentons-nous la  scène : Il s’assoit sur la cendre. Nous savons tous ce qu’est la cendre. Il s’assoit dessus, et prend un tesson de bouteille pour se gratter !

Tu vas visiter quelqu’un qui a mal au dos et tu le trouves allongé sur le sol. Il a un canapé ! Mais lui veut se soulager. La seule position qui le soulage est la position allongée par terre. Pourtant il a grand canapé. Mais il cherche à moins souffrir. Et Job utilise un tesson de bouteille pour soulager sa douleur. A ce moment-là, sa femme l’observe. Elle vient le voir et se dit : Nous en sommes arrivés là ! Que fait Dieu ? Tu restes intègre, regarde la situation !

S’humilier totalement

Ce matin nous voulons partager cela. Dieu va permettre des situations où il n’y aura que deux réponses possibles : Soit on s’humilie, soit on se rebelle. On peut s’humilier un temps, mais tant que nous n’avons pas décidé de nous humilier totalement, à un moment donné on se dira : C’est bon, j’ai trop donné. Nous avons attendu un certain retour de la part des gens à qui nous avons fait du bien. Quand tu fais du bien une fois, deux fois, trois, quatre, cinq fois, jusqu’à dix fois. Si la personne te le rend mal, tu te diras : C’est fini, j’ai aidé, maintenant c’est terminé !

Nous faisons cela avec le Seigneur. La femme de Job est excédée. Elle vient voir son mari : Non ce n’est plus logique, ce n’est plus normal ! Maudis Dieu ! Pour elle le problème est Dieu lui-même. Elle a un problème avec Dieu !

Est-ce la solution

Pourtant je pense qu’elle est restée fidèle à Dieu en se disant : Cela va passer, tenons bon, « faisons le dos rond », comme on dit en français. C’est une crise qui va passer. Il suffit de laisser de patienter. Quand tu laisses passer le temps, en général, les choses ne s’améliorent pas. Et l’instinct de survie va t’amener à réagir : Non ! Trop c’est trop ! C’est ce qu’elle fait, elle vient voir Job et lui dit : « Maudis Dieu et meurs ! » Tu vas mourir dans tous les cas, préfères-tu souffrir avec une longue agonie, ou en finir plus vite ?

Je pose la question. Te rebeller vis-à-vis de Dieu, est-ce la solution ? Et Job répond à son épouse (verset 10): « Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres. »

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2 – Les deux brigands à la croix

(00:22:55) Nous allons lire Luc 23. Nous allons voir encore comment réagissent deux personnes dans une même situation. L’un s’humilie et l’autre se rebelle.

(00:23:00) Lecture de Luc 23:39–43

39 L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant: N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!

40 Mais l’autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation?

41 Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal.

42 Et il dit à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.

43 Jésus lui répondit: Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

Le premier malfaiteur

Ici, Jésus est sur la croix avec deux malfaiteurs à ses côtés. Le premier vit mal cette situation, (je pense que l’autre aussi la vivait mal). Il a dû lire ce qui était écrit au-dessus de Jésus : « Celui-ci est le Roi des Juifs ». Cet homme, également crucifié, n’accepte pas sa situation. Il est à côté de quelqu’un qui prétend être le Roi des Juifs. Ce n’est pas normal ! Le verset 39 nous dit : « L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même ! »

Si tu es le Christ, le Messie, l’oint de Dieu, sauve-toi de cette situation ! Avant cela, il l’injuriait, peut-être ainsi : Regarde-moi celui-là ! Ce n’est pas normal que tu te laisses faire ainsi !

Au verset 37 on dit que les soldats se moquaient de Jésus. Ils lui présentaient du vinaigre en disant : « Si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi toi-même ! » Ils le narguaient. Cette situation a révolté le premier malfaiteur : Comment peux-tu te laisser faire, toi le Roi des Juifs ! Regarde comme on se moque de toi ! Fais quelque chose, ne reste pas passif !

La rébellion du premier malfaiteur

En même temps, il pense à sa propre situation : Sauve-toi et sauve-nous !

Parfois, dans la vie, on vit une  situation avec d’autres personnes, et cela nous rapproche. Par exemple, tu es hospitalisé, tu rencontres quelqu’un, le fait d’être dans la même chambre peut créer des liens. Vous pouvez échanger vos numéros de téléphone. Tu vas chez le médecin avec ton enfant malade, l’enfant de l’autre aussi est malade, cela crée des liens.

Certains fondent une association. Plusieurs ont perdu leur enfant dans un accident de la route. Et finalement, ils se mettent ensemble en association, puisqu’ils partagent un sort commun. On partage ses difficultés, on peut se comprendre.

Le brigand, puisqu’il vit la même situation que Jésus se dit : S’il se sauve, puisqu’il comprend ce que cela fait d’être à la croix, naturellement il va aussi penser à nous.

Dans la situation que tu vis, veux-tu être rebelle comme cet homme ? En réalité, ce brigand méritait d’être là, il a été condamné.

Le deuxième malfaiteur

Voyons maintenant le verset 40 : « Mais l’autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. »

Le deuxième brigand reprend son ami en lui disant d’avoir au moins du scrupule, d’avoir honte.

Ce brigand dit à son ami : Mais non, sois raisonnable ! Nous ce que nous vivons, c’est juste. Dans cet exemple : Une situation, deux personnes et deux réactions différentes ! L’humilité de cet homme le mène où ? Pas seulement à reconnaître son problème mais aussi à être lucide sur qui est Jésus. Verset 42 : «  Et il dit à Jésus : Seigneur, souviens-toi de moi, quand tu seras entré dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis, en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

L’humilité du deuxième malfaiteur

L’humilité de cet homme l’amène à demander l’aide du Seigneur, le soutien de Dieu, en disant : Seigneur, souviens-toi de moi. J’ai médité sur le « Souviens-toi de moi ». Il ne dit pas : Seigneur prends-moi avec toi. Si jamais tu reviens et que tu te rappelles que j’étais à côté de toi et que dans la souffrance que je vivais, j’ai vécu cela comme une justice car j’ai reconnu le mal que j’avais fait. Alors, dans ta grâce, souviens-toi de moi !

Jésus lui répond : En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi, aujourd’hui même dans le paradis. Une même situation et deux réactions différentes.

Dans la vie …

Dans la vie, certains n’ont pas honte, ils n’ont pas froid aux yeux.  Ils sont champion de l’audace et parfois, ils obtiennent les choses. Il y a des « courageux » !

Un jour, je faisais la queue dans une administration, à l’extérieur, dans le froid. Tu peux rester trois quarts d’heure. Un « courageux » arrive et double tout le monde jusqu’au guichet. Les mamies : Oh là là là ! Il est passé ! Tu attends, ce n’est pas son problème ! S’il vous plaît ! S’il vous plaît ! Le type va jusqu’au guichet. S’il n’est pas recalé, il ressort de l’autre côté. Les mamies : il est parti ! Oh là là là ! On sent la colère, le désespoir.

(00:31:22) – Notre réponse et la réponse de Jésus

Quelle réponse donnons-nous à ce que Dieu permet dans nos vies ? Devenons-nous rebelles en disant : Si Dieu existe … On arrive à poser toutes sortes de questions. Le problème n’est pas de poser des questions à Dieu. Mais après cela t’avance à quoi ?

Dans Jean 9:2, Jésus rencontre un aveugle-né. Ses disciples lui demandent : « Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »

Pour les Juifs de l’époque, avoir une infirmité de naissance signifie avoir péché. Il demande : C’est lui ou ses parents qui ont péché ? Verset 3 Jésus répondit : « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. » Dieu a permis cette situation afin que sa gloire éclate au grand jour. Beaucoup, devant une telle situation, se disent : Où était Dieu ? Que faisait Dieu ? Voilà ce que l’on m’a fait !

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3 – Les anciens cantiques

(00:33:15) J’aime beaucoup les histoires des anciens cantiques, des années 1800, 1900. Ceux qui ont écrit ces cantiques que nous chantons encore aujourd’hui ont traversé de grandes souffrances. Dans de telles situations, comme nous l’avons dit, il y a deux réponses possibles : Rébellion ou humilité ?

Charlotte Elliott (1789 – 1871) belle et talentueuse avec un avenir tout tracé tombe malade à trente-deux ans et devient handicapée au point de rester alitée. Quand on lui parlait de Dieu, elle avait un espoir. Plus le temps passe et plus elle réalise qu’elle n’est plus maître de son propre corps. Cela l’a mise en colère. Quand on lui parlait de Dieu, en colère, elle disait : Taisez-vous, je ne veux pas en entendre parler. Il est où ? C’est Dieu ! A trente-deux ans je vis comme une personne de quatre-vingt-dix ans.

(Quand quelqu’un est en colère, tout l’énerve et tout le monde est coupable. Même quand quelqu’un lui donne un bon conseil, il dira : On en a après moi. De toute façon, personne ne me comprend.)

Tel que je suis

 Un jour, un pasteur suisse vient la visiter. Elle coupe court à la conversation. Le pasteur lui dit :

– Je comprends votre réaction, parce que vous êtes en colère vis-à-vis de Dieu. Je vous comprends votre souffrance. Malgré cette souffrance, j’aimerais vous dire que Dieu vous aime.

La Parole de Dieu, lorsqu’elle sort, touche le cœur de la personne. Alors Charlotte, petit à petit, commence à écouter le pasteur. Il lui dit :

– Vous n’avez qu’à venir simplement au Seigneur.

– Mais voyez comment je suis !

– Tu n’as pas besoin de venir au Seigneur physiquement. Tu peux lui parler.

– Ah  bon, telle que je suis-je peux venir au Seigneur et lui parler.

– Oui, lui répond le pasteur, vous pouvez vous approcher du Seigneur et lui parler. Lui dire : Seigneur, je souffre trop, aide-moi !

Finalement elle se résout  à dire : D’accord telle que je suis …. De là le chant : Telle que je suis sans rien à moi, sinon ton sang versé pour moi …

Et aujourd’hui

Bien-aimés quand nous chantons ce chant les mains dans les poches, tu penses à ton poulet que tu vas manger … ! Celle qui l’a écrit a vécu une grande souffrance. On te parle de Dieu, on prie pour toi mais la situation ne s’améliore pas. De nos jours, nous vivons un évangile qui dit que Dieu est obligé de dire oui à tout. Quelle réaction avons-nous lorsque nous prions et que Dieu ne nous répond pas favorablement, il nous dit : Non ! Comment réagissons-nous ?

Quand nous prions, nous avons dans l’idée que Dieu va être favorable à ce qu’on lui demande, parce que je n’ai pas péché, parce que j’aime le Seigneur, je suis dévoué à Dieu … Mais oui, on peut avoir tout cela dans notre palmarès. Tu pries et Dieu te dit : Non ! Puisqu’il est Dieu.

L’écharde de Paul

Rappelons-nous dans 2 Corinthiens 12 : 8 l’exemple éminent de Paul : « Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Il avait prié par rapport à l’écharde, la souffrance qu’il avait. On ne savait pas ce qu’il avait exactement, certains disent qu’il avait mal aux yeux, qu’il était maigre, pas beau à regarder … mais on ne sait pas !

Verset 7 : « Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. » Cette situation était un fardeau pour lui. Paul pensait peut-être que si Dieu le lui enlevait  il serait encore plus efficace ! Mais Dieu dit : Je te laisse l’écharde. Et Paul a compris que Dieu a agi ainsi, premièrement,  pour qu’il ne tombe pas dans l’orgueil. Deuxième pour qu’il réalise que, quand il est faible, Dieu est fort. Dans la vie de tout homme, il y aura cet équilibre.

Tout concourt à notre bien

Personne sur la terre n’est parfait comme il le voudrait, non ! Tu te trouveras toujours devant un choix. Ah mon nez ! Mes cheveux ! J’ai du mal à parler ! Sur la terre chaque humain a un point faible qui le dérange. Même s’il n’est pas visible, tu le sais. Paul dit qu’il a prié et qu’il n’a rien vu. Non seulement cela mais aussi, le Seigneur lui répond : Non !

  Comment réagissons-nous ?  Charlotte Elliott a prié, des pasteurs sont venus la voir, ont prié pour sa guérison. On t’a prophétisé des choses et c’est le contraire qui arrive. Alors elle s’est mise en colère. On a dit à certains : Dieu peut te guérir. C’est la vérité ! Mais le Seigneur peut aussi ne pas te guérir physiquement. Il te montre par là que la guérison de ton cœur est plus importante.

(00:40:35) – Le fils de Sam

David Berkowitz est appelé le fils de Sam. Il est en prison, condamné à 365 années d’incarcération pour six meurtres. Aux États- Unis, on cumule les peines. Un journaliste vient le voir alors qu’il avait près de soixante ans et lui pose cette question : Comment expliquer la joie que vous avez sachant que vous ne sortirez pas vivant de cette prison ? Comment faites-vous ? Il répond : Les gens parlent  de moi en disant que je ne sortirai pas vivant de cette prison, mais elle n’est pas ici, derrière les barreaux, la véritable prison.

Celui qui est esclave de son cœur, qui refuse de pardonner, est en prison. Quelqu’un qui refuse d’aimer, est en prison. Celui qui vit dans le mensonge est en prison car il doit toujours s’arranger pour que la vérité ne se sache pas. La véritable prison, ce ne sont pas les murs que vous voyez. Moi, ma vie est cachée avec Dieu en Jésus-Christ. Dieu après m’avoir sauvé, a fait de moi son serviteur.

Voilà ce que cet homme a compris !

Humilions-nous

Aujourd’hui les prédicateurs déclarent : J’ai reçu que les portes de la prison vont s’ouvrir comme avec Paul et Silas ! Dieu peut le faire. Dieu peut aussi ne pas le faire. Les situations négatives, pour nous chrétiens, sont devenues des échecs. Voir les choses ainsi nous amène à nous rebeller et à dire : Où est Dieu ? Pourquoi a-t-il permis cela ? C’est injuste ! Injuste par rapport à qui, par rapport à quoi ? C’est la réalité !

Est-ce que l’on s’humilie devant Dieu, ou est-ce que l’on se rebelle ?

(00:43:50) – Horatio Spafford  (1828-1888)

Cet avocat chrétien aux États-Unis, avait quatre filles. Un avocat peut gagner des millions de dollars aux USA. Il avait investi dans l’immobilier. Un incendie détruisit tout. Il dit alors à sa famille : On va partir en Europe et on va se reconstruire là-bas. Dieu nous fera grâce. Cet homme a la foi dans sa situation ! Dieu va agir, oui, Dieu va agir ! Si le temps passe et que la situation se dégrade, auras-tu toujours le même enthousiasme pour dire : Dieu va agir ?

A cette époque il n’y avait pas d’avion. On voyageait en bateau. Sa femme part avant lui en Angleterre avec leurs quatre filles. Il a une urgence et les rejoindra plus tard. Sa femme embarque et lors d’une tempête, ses quatre filles meurent. Son épouse lui envoie un message : « Je suis la seule survivante. » Rapidement il la rejoint.

Quand la paix comme une rivière

Dans une telle situation, il y a un combat dans les pensées : Qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je maudis Dieu ? Comme l’a dit la femme de Job, puisque j’ai tout perdu. Ou je continue à m’accrocher à Lui ?

Bien-aimés, il écrit alors le fameux chant :  “It is well with my soul when peace like a river …  En français : « Quand la paix comme une rivière suit mon chemin. Quand les chagrins comme les vagues de la mer roulent. Quel que soit mon sort, tu m’as appris à dire : C’est bien, c’est bien avec mon âme … »

Dans la vie, certaines situations sont tellement calmes, belles, on a la force de louer et de dire : Jésus est vivant ! On prend le micro pour témoigner … Dans d’autres situations, le pasteur, le frère, la sœur n’ont pas le courage de  s’approcher de la personne touchée par le malheur. Tu ne sais pas comment faire pour la consoler.

Cet homme a écrit ce chant pour dire : Ça va, je vais bien malgré tout. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Moi, je vais bien. Tant que j’ai la foi, je continue à avancer avec le Seigneur.

Dieu a toujours raison

Nous prenons ces exemples pour montrer que nous ne sommes pas à l’abri. Deux réponses sont possibles : Se rebeller contre Dieu car on trouve que c’est injuste, que l’on a rien fait de mal, qu’on ne mérite pas cela … Ou bien accepter ce que Dieu nous fait vivre. Nous n’avons pas toujours les réponses aux questions que l’on se pose. S’humilier c’est quoi ? C’est dire : Seigneur,  même si je ne comprends pas, j’ai choisi de te faire confiance car tu as toujours raison.

Quand la situation est négative, on cherche un bouc émissaire, comme le brigand à la croix qui s’est attaqué à Jésus. Il faut trouver un responsable, sur qui je peux déverser ma colère.

Que choisis-tu ?

La question, aujourd’hui , est : Que choisis-tu ? T’humilier devant Dieu ou être rebelle ? Oui, mais mon mari est toujours comme cela, je ne comprends pas ! Oui, mais ma femme ! Quand tu as choisi le mari, quand tu as dit oui devant le maire, c’était entre quatre yeux, vos beaux yeux ! Et quand cela chauffe : Je ne comprends pas !

On se souvient d’Adam. Dieu lui dit : Que fais-tu ? Ah mais ce n’est pas moi, c’est la femme que tu as mise à côté de moi. Pourtant quand Dieu a mis Eve près d’Adam, qu’a-t-il dit ? « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! » (Genèse 2 : 23) Lui-même le dit ! Quand ça chauffe, il déclare : Ce n’est pas moi c’est la femme que tu as mise près de moi !

Demandons l’aide du Seigneur

C’est cela la rébellion, on impute la faute à Dieu. Ce n’est pas moi ! C’est toi ! Non, c’est elle ! C’est à cause d’un tel ! Ce n’est pas de ma faute, si j’ai mal fait c’est à cause de  …. 

« Humilions-nous ! » C’est notre message ce matin. Au travail, le patron est méchant, il est trop dur, je ne le supporte plus ! Bien-aimés une telle attitude est de la rébellion vis-à-vis du patron, mais surtout vis à vis du Grand Patron qui l’a établi. Ce n’est pas parce que je suis chrétien qu’on va me marcher dessus ! C’est de la rébellion ! Apprenons à nous humilier quelle que soit la situation. Disons au Seigneur : Voilà la situation, je ne comprends pas c’est difficile pour moi. Seigneur, aide moi !

(00:51:48) – Joseph Scriven (1819 – 1886)

Ce jeune irlandais était fiancé, et la veille de leur mariage sa future femme meurt noyée. Il est chrétien, il continue, il veut aller voir outre atlantique et part au Canada. Il rencontre une jeune fille et la veille de leur mariage, elle meurt d’une pneumonie !

Dans le même temps sa mère en Irlande est très malade mais il n’a pas la possibilité de la rejoindre. A cette époque on ne voyageait pas aussi facilement que maintenant. Aujourd’hui, tu peux même payer ton billet en trois fois. Il écrit une lettre à sa mère : Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ….  De là est né ce chant.

Il écrit qu’il a connu beaucoup de malheurs dans sa vie et que tout ce qu’il a c’est un ami fidèle, Jésus-Christ. Jésus est prêt à nous entendre, à nous comprendre, quand l’ennemi nous presse, il est là. Il écrit à sa mère : Puisque je ne peux pas venir, confie toi dans cet ami car il est fidèle.

Ces cantiques que nous chantons, parfois de façon légère, avec le chewing-gum ! Ceux qui les ont écrits ont été inspirés dans des temps difficiles.

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4 – La Confiance en Dieu

Ils avaient le choix de se rebeller : Ce n’est pas possible ! Quitte Dieu, va dans le monde, profite de la vie ! Tu es chrétien et regarde ce qui t’arrive ! Bien-aimés, quelles que soient les situations que nous vivons, ayons confiance dans le Seigneur. J’aurais de nombreuses histoires à raconter, mais le temps ne nous le permet pas.

(00:55:20) – Ruth Gotlieb (1925 – 2019)

Cette Juive allemande fut déportée en Pologne pendant la seconde guerre mondiale. Puis elle a fui en France où elle fut encore poursuivie, et de là, elle est partie en Italie. Voyez le parcours : Allemagne – Pologne – France – Italie. Quelles souffrances n’a-t-elle pas vécues !

Elle raconte l’arrivée dans le camp de concentration dans des wagons à bestiaux. On commence par vous raser la tête. Les Allemands disaient qu’il fallait éviter les poux. Mais ils n’avaient pas de poux. Ensuite les gens sont séparés en deux groupes. Un groupe est emmené, les autres leur font signe « au revoir ». Mais certains disent à ceux qui restent : Vous ne les reverrez plus car ils vont être gazés !

Tenir malgré tout

Un soldat désigne arbitrairement ceux qui partent et les fait avancer. Ceux qui partaient ne connaissaient pas leur sort, ils étaient peut-être contents qu’on les emmène dans un autre endroit … Cela se passait ainsi. Les gens étaient conduits vers les fours crématoires, et ensuite on voyait la fumée monter …

Bien-aimés , lorsque tu entends ces histoires, tu as envie de te rebeller. Ruth Gotlieb était proche de sa sœur, elle est morte dans des conditions atroces. Elles étaient dans une chambre où on se marchait les uns sur les autres ! Il y avait des malades, il faisait froid. Quand un mourait, les autres le sortait. Imaginez ce qu’elle a vécu !

Je ne vous parle pas de sa vie personnelle ! Son premier mari a été fusillé. Son deuxième mari est mort d’une crise cardiaque alors qu’elle avait un bébé qui venait de naître.

Le raisonnement humain

Ceux qui utilisent les souffrances pour dire que Dieu n’existe pas n’ont pas réalisé l’amour de Dieu. C’est facile de faire le raccourci : Puisque j’ai souffert, Dieu n’existe pas ! Si Dieu existait je ne souffrirais pas ! C’est le raisonnement  humain, logique, basique  qui va te pousser à te rebeller. A partir d’aujourd’hui, je ne crois plus en Dieu, c’est des bêtises ! Certains, malgré leurs souffrances voient la main de Dieu, sa protection, même s’ils ont tout perdu.

C’est ce que nous voulons dire ce matin. Quelle que soit ta situation, même une injustice, dans le couple, dans la famille. Parfois tu ne dis rien, mais au fond de toi, tu te rebelles. Tu penses : Ce n’est pas normal ! Pourquoi Dieu laisse faire ? Il ne voit pas ?

(00:59:50) – La colère

La Bible dit : «  La colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. » (Jacques 1 : 20) « O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? » (Romains 9 : 20) Tu étais là quand Dieu a créé le ciel et la terre ? Plutôt que te défendre, humilie toi !

Quelles promesses n’a pas eu Joseph, fils de Jacob ! Mais il a été vendu par ses frères, a été éloigné de sa famille, emmené  dans un pays étranger, un jeune homme ! Quand il sort la tête de l’eau, la femme de Potiphar vient l’accuser de viol ! On ne voit nullement que Joseph se soit justifié. Il retourne en prison, et là, interprète des songes. Il dit à l’échanson du roi : Quand tu sortiras d’ici, souviens-toi de moi ! Parle au roi, dit lui qu’il y a un homme, oublié en prison. L’échanson est sorti, il a oublié Joseph qui est resté deux ans de plus enfermé.

Dieu peut tout

Quand tu es accusé à tort pour des choses que tu n’as pas faites, rapidement tu commences à en vouloir à toute la terre. Mais Joseph est resté fidèle à Dieu. Rébellion ou humilité face à Dieu ? Tu as vécu beaucoup de choses, tu as connu des difficultés, tu en vis peut-être actuellement, des incompréhensions, des situations te mettent mal à l’aise.

Quelle réponse donnes-tu ? Comme Job, tu reconnais que Dieu peut tout (Job 42 :2) ? Quand j’ai voulu ouvrir ma bouche, j’étais un insensé, un ignorant, un fou, et aujourd’hui je reconnais que tu peux tout. Nous chantons ce cantique : « Je reconnais que tu peux tout et que rien ne t’est impossible ! »

La confiance malgré tout

Le Seigneur veut que nous ayons cette attitude. Seigneur, même si mon père est mort du cancer, si ma sœur est malade, et si je le suis moi-même… La colère n’arrange rien. Les scientifiques le reconnaissent : Un cœur aigri va attirer les maladies. Un cœur souffrant va provoquer des problèmes de tension ou autres …

Au lieu de porter tout cela, présentons le au Seigneur ! (Nous avons lu ce matin le psaume 31 qui nous appelle à faire confiance à Dieu) Disons au Seigneur : « Je veux te faire confiance malgré tout ! » C’est la volonté de Dieu.

(01:03:50) Prière finale

Nous allons prier afin que le Seigneur nous aide à nous humilier quelles que soient nos situations .

Seigneur, apprends-nous à nous humilier ! Même si nous ne comprenons pas !

Pardon pour notre tendance à nous rebeller face aux situations qui nous dépassent. Parfois, nous pensons que c’est injuste.

Aide-nous à avoir l’attitude de Job, l’attitude de ce brigand à la croix. Il s’est humilié devant toi et n’a pas cherché à accuser qui que ce soit.

Nous prions pour que tu nous aides ce matin, soutiens notre foi, Seigneur !

Chant : Christ est la vie recherchée de mon âme, oh Seigneur soutiens ma foi ! 

Prends-moi, Seigneur, dans mon état, Dieu de Jacob, soutiens ma foi ! . . . . .

Nous prions pour que tu nous soutiennes, Seigneur. Tu connais nos difficultés, nos craintes, nos doutes, nos élans de contestation ! Aide-nous à réaliser que tu es grand, Tout-Puissant, que tu es la solution à tous nos problèmes et que tu as le dernier mot. Aide-nous à nous soumettre à ta volonté !

Que ton nom soit béni pour tout ce que tu fais dans nos vies ! A toi la gloire !