Se donner, la finalité de la foi

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« Le bon Samaritain », « Le pharisien et la pécheresse » puis « Les deux débiteurs », ces trois récits illustreront notre thème ce matin. Nous comprendrons combien la foi est vaine si elle ne nous amène pas à un don de nous-mêmes, à un sacrifice, pour le salut des autres. Et nous verrons que, si l’amour ne nous dirige pas, notre travail aussi sera vain.

Se donner, la finalité de la foi

Prédication donnée à l’assemblée CCN-Bethlehem de Rouen, par le Pasteur Moshé Barnabas le 09/01/2022.
Les prédications peuvent être suivies en direct le dimanche à partir de 11h (heure de Paris) à l’adresse suivante : CCN-Bethlehem/live

Sommaire

1 – Le bon Samaritain
2 – Le pharisien et la pécheresse
3 – La parabole des deux débiteurs
4 – Le vrai sacrifice

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1 – Le bon Samaritain

Gloire à Dieu. Nous lisons dans Luc,

La parabole du Samaritain, que certains appellent le « bon » Samaritain.

(00:01:02) Lecture de Luc 10:25-37

25 Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

26 Jésus lui dit: Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?

27 Il répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.

28 Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras.

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?

La parabole du bon Samaritain

30 Jésus reprit la parole, et dit: Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort.

31 Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.

32 Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre.

33 Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit.

34 Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.

35 Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.

36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?

37 C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même.

Le sacrificateur le lévite et le Samaritain

Au verset 29, le docteur de la loi demande à Jésus : Qui est mon prochain ? Car pour un Juif, son prochain est celui qui lui est semblable, qui fait les choses comme lui, autrement dit un autre Juif. Dans la réponse de Jésus, cet homme a senti que le prochain est plus que cela. Il voulait se justifier du fait qu’il ne considérait pas tout le monde comme son prochain.

Verset 31 : Un sacrificateur est un prêtre chargé d’officier dans le temple. Il joue un rôle important. Un lévite assiste le sacrificateur, il appartient  à  la tribu de Levi. Il avait aussi des responsabilités dans le temple. Le sacrificateur était au-dessus de lui, car il avait la responsabilité d’être l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, concernant le pardon les prières et l’adoration. Les lévites chantaient, s’occupaient de la propreté, d’instruire les enfants …

Verset 33 : Un Samaritain vivait en Samarie, région du centre d’Israël, entre la Galilée au nord et la Judée au sud. Le Samaritain n’a pas la même logique que les Juifs. Il s’opposait à eux, était comme un étranger pour eux. Les samaritains  seraient issus d’un mélange entre des Israélites, restés sur place après la chute de Samarie, et des colons assyriens.

Verset 35 : Un denier équivaut au salaire journalier d’un ouvrier.

Le monde en miniature

Jérusalem est la capitale des Juifs. Si on dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. On suppose que c’est un juif. Qui vient le secourir ? Un étranger opposé à lui, un Samaritain. Et quels sont ceux qui ne l’ont pas secouru ? Un prêtre et un lévite censés rapprocher les gens de Dieu ! Ils ne l’ont pas aidé ! Et ceux qui l’ont fait souffrir sont des brigands.

Dans cette scène, nous voyons le monde entier : Les brigands, l’être humain normal, les gens censés vous rapprocher de Dieu et l’étranger avec qui on a souvent des problèmes. Que se passe-t-il ? Les brigands ont l’habitude de faire des mauvaises choses et l’homme subit cela. Finalement les gens qui auraient dû l’aider ne l’ont pas fait.

(00:06:45) – Notre thème : La vraie foi

Jésus utilise cet exemple pour nous faire comprendre en quoi consiste la vraie foi. C’est notre thème d’aujourd’hui : La finalité de la foi, la véritable foi est de se donner. Les grands discours sur la sainteté, sur ce qui est correct, les bonnes doctrines, c’est bon. Mais si cela n’aboutit pas au don de soi-même, nous sommes dans un verbiage vain. En réalité, cela ne vient pas du Seigneur. Être relié à Dieu aboutit au sacrifice, au don de soi-même. La mise en pratique de la volonté de Dieu doit finir ainsi.

Beaucoup, habillés en religieux ou avec des titres : Pasteur, Imam, Prêtre …. vivent comme des arbitres. Ils savent siffler les fautes. Ce sont des propagandistes, ils propagent une théorie. Mais quand on les regarde de près, nous voyons qu’ils ne se donnent pas pour le salut de l’humanité. Ils occupent des postes élevés, assis sur des trônes, les gens les servent. Ils sifflent le début et la fin du match, les fautes !

La foi amène à se donner

Ils sont forts pour dire au peuple ce qu’il faut faire, mais est-ce la volonté de Dieu ? Non ! Être relié à Dieu équivaut à donner sa vie pour l’humanité. C’est la vraie religion. Tout le reste sont des discours, des systèmes humains … C’est la réalité, bien-aimés !

Jésus-Christ donne l’exemple du Samaritain au pharisien qui l’interroge afin de lui faire comprendre à quoi la vraie foi doit nous amener. Cela aboutit à ce que tu te donnes. Rester dans une position d’homme pur et dire moi je ne pèche pas, je ne fais pas de mal, regarde l’autre ! Ce n’est pas la vraie foi, c’est de la religion humaine.

La véritable transformation

 La vraie relation avec Dieu, la véritable transformation par Dieu aboutit à ce que l’homme se donne. Le prêtre a vu l’homme en souffrance. Son travail est d’être au temple, présider des cérémonies, porter des tenues spéciales et recevoir des cadeaux, des égards, la vénération des humains. Il est comme un boss : Toi, tu as mal fait. Toi, je veux te voir demain ! Voilà comment préparer l’encens ! C’est la même chose pour le lévite. Il est dans sa fierté de lévite, il voit quelqu’un souffrir et passe outre … Ils ne sont pas en relation avec Dieu !

Il est écrit dans Jean 3:16 : « Dieu a tant  aimé les humains qu’il a donné son Fils, Il a donné son Fils, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu’il reçoive la vie Éternelle. » Je sais que vous connaissez ce verset mais nous allons le lire avec le verset 17 qu’on ne lit pas souvent.

(00:11:21) – Lecture de Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Jésus n’est pas venu juger

Jésus complète par le verset 17 : Il n’est pas venu juger mais sauver. Tu ne dois pas être  « pasteur-juge » ou « chrétien-juge » : Moi je ne pèche pas ! Je ne vole pas ! Regardez les autres, ce qu’ils font ! Voilà ce qu’il faut faire ! Comment il faut s’habiller !

Est-ce à dire que nous refusons la sainteté ? Non ! Que nous acceptons le péché ? Non ! Dans la scène que Jésus expose, le péché est dévoilé. Les brigands sont appelés « brigands ». Jésus ne les a pas appelés « gentils ». Il n’est pas d’accord avec eux. Quand Il dit que les gens passent outre, Il n’est pas d’accord. Nous dénonçons le péché, nous le dévoilons lorsqu’il est caché.

Il est venu sauver

Mais la suite c’est se donner pour sauver ceux qui sont dans cette situation. La conséquence est de s’engager dans le travail pour le salut de tous les humains, ennemis ou amis. Dans notre histoire, c’est l’ennemi qui sauve le Juif, ce n’est pas l’autre Juif ! Que nous apprend Jésus ? La vraie foi nous pousse à nous donner pour nos amis comme pour nos ennemis.

On ne choisit pas. Le Samaritain vient secourir un être humain, il se trouve qu’il est Juif. Il y a toutes sortes de religions aujourd’hui. Des terroristes musulmans s’explosent au milieu des gens. A travers ce que nous lisons, Dieu nous montre qu’il n’est pas dans ce genre d’affaire. Lui, Il envoie les gens aider leurs amis comme leurs ennemis. Le Seigneur ne fait pas  de différence entre les amis et les ennemis, Il les aime tous.

« Dieu a tant aimé le monde … » Jean 3 : 16 résume tout cela. Dieu n’a pas aimé seulement les bons, mais tous les humains et a donné son Fils. Le verset 17 complète bien le verset 16 : Jésus n’est pas venu en juge. Il jugera plus tard ceux qui auront refusé son salut.

Christ s’est donné

Il ne juge pas en fonction de la comptabilité de nos péchés, car il les a pris sur lui à la croix. Il va faire la comptabilité des péchés pour dire aux gens : Vous avez refusé mon salut gratuit, tout ce que vous avez commis est sur votre compte. Je suis venu pour effacer tout cela mais vous avez refusé !

Il s’est donné pour aider les pécheurs. Christ a été lumière pour dévoiler  et dénoncer le péché. Ensuite, Il se donne pour sauver le pécheur, Il prie pour lui. Quand Il trouve le pécheur dans une situation difficile, Il intervient et cherche à le sortir du trou. Il ne regarde pas dans le trou en disant tu mérites d’y être tombé à cause de tes nombreux péchés, Cherche ta solution avec Dieu ! Non !

Suivons l’exemple de Christ

Si on avait posé la question au prêtre qui est passé outre : Pourquoi as-tu agi ainsi ? Il aurait répondu : Ce qui nous arrive est la conséquence des péchés que nous avons commis les jours précédents. C’est Dieu qui juge ce voyageur  qui a été frappé par les brigands et laissé à demi-mort ! Les gens disent : C’est à cause de leurs péchés !

Ce n’est pas la vraie relation avec Dieu, la vraie foi nous pousse à nous donner. Ne dis pas : Mon mari est mauvais. Ma femme est mauvaise. Engage-toi, travaille à le changer, ou la changer. Donne-toi pour cela ! Le reste est du discours, ce n’est pas le christianisme. Le champion du christianisme, Jésus lui-même, nous a donné l’exemple : Il n’est pas venu pour juger le monde, mais pour donner sa vie.

(00:17:21) Relecture de Jean 3:17

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Dieu ne nous transforme pas pour que nous devenions juges des autres. Le jugement est pour plus tard. Aujourd’hui, c’est le jour du salut, de la vraie foi. La vraie relation avec Dieu aboutit à ce que quelqu’un se donne.

Le Samaritain n’a pas regardé à lui-même

Le fonctionnement avec Dieu t’amène à t’offrir. Tu ne peux pas fonctionner dans ta maison, au travail, dans l’église, en attendant que les conditions soient bonnes pour toi.

Le Samaritain n’était pas dans de bonnes conditions, il a vu un homme gémir, à l’agonie. Ce n’est pas beau à voir. Cela lui a coûté quoi ? Transporter cet homme et le soigner. Il a perdu du temps et de l’argent (Le salaire de deux jours de travail) qu’il n’a pas prévu de dépenser. Combien murmurent dès qu’il y a une sortie d’argent pas prévue et surtout quand il faut aider quelqu’un. Certains ne le font pas. Ils disent : Ce n’est pas prévu !

Dieu nous dit : Donc, vous ne me connaissez pas ! Ah, ce n’était pas prévu dans notre budget ! Le frère n’avait qu’à … La sœur n’avait qu’à … Non ! C’est le Saint Esprit qui doit nous conduire, ce n’est pas une histoire  du frère ou de la sœur … ou un tel ! Le Saint Esprit décide comment employer les moyens que Dieu nous a donnés. S’Il nous pousse à donner, on le fait. On n’oppose pas de raisonnements qui ne viennent pas de Dieu.

Être arbitre, c’est trop facile. Tu es là, tu regardes les autres jouer. Tu siffles : Faute ! Va jouer toi-même. C’est trop facile d’être juge. Tu es assis sur ton trône : Débrouillez-vous ! Le code pénal dit : C’est la prison ! C’est tout ce que tu sais faire !

Dieu veut te sauver

Jésus dit qu’Il n’est pas venu juger. Il est venu sauver, se donner lui-même. En effet Dieu ne L’a pas envoyé pour qu’Il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui.

Il est écrit dans la Parole de Dieu qu’Il a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils. En fait, Il s’est donné car le Fils de Dieu est Dieu Lui-même. Il est venu en homme afin de s’offrir après avoir constaté les péchés des humains.

Dieu est le mieux placé pour constater les péchés car Il est lumière. Quand Il est près de toi, tes péchés sont dévoilés. Mais Il n’en reste pas là, Il veut te sauver. Beaucoup en restent  là à regarder  aux péchés des uns et des autres, à faire de la religion, à adopter un style de vie religieux pour condamner les autres. Et c’est sans fin …

Agis de même avec ton prochain

Tu as vu les péchés des autres, et qu’en fais-tu ? T’es-tu mis en prière ? Dans une attitude d’offrande pour les récupérer ? Ou te positionnes-tu en juge ? C’est trop facile ! Dieu a fait le meilleur, Il a donné son Fils. Voilà la réalité.

Et Jésus dit au docteur de la loi : Fais de même, occupe-toi de ton prochain ! Il faut agir ainsi pour entrer dans la vie éternelle. La vraie relation avec Dieu nous transforme à son image, Lui qui peut voir les péchés des humains, en est horrifié, mais Il est rempli d’amour pour les sauver et les en sortir.

Bien-aimés, un exercice de foi qui consiste juste à faire du spectacle, à chanter, à prêcher et n’aboutit pas à un don de soi-même est vain.  Si tu ne livres pas ta maison, tes enfants, tes finances, si tu ne te livres pas toi-même, c’est du verbiage. Un exercice qui consiste à bien connaître les versets bibliques et qui ne te pousse pas à t’offrir toi-même, c’est du verbiage. Malheureusement, cela se passe souvent chez une majorité de personnes qui se disent de Dieu. En réalité, ils sont religieux et ne connaissent pas Dieu. Puisque le Seigneur lui-même s’est donné, comment peux-tu être en relation avec Lui sans l’imiter ?

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2 – Le pharisien et la pécheresse

(00:23:30) Lecture de Luc 7:36–39

36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,

38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.

39 Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.

Stupéfaction

Verset 39 : Les gens voient cette femme entrer, certainement une prostituée. Elle commence à pleurer sur Jésus, à lui baiser les pieds ! Premièrement, elle ne devait pas entrer dans ce lieu où sont réunis des « saints » des « grands religieux » ! Dans la maison d’un Juif ordinaire, elle ne pouvait déjà pas entrer ! Là se trouvent des professionnels de la religion avec l’homme le plus proche de Dieu, Jésus lui-même. Cette femme ose entrer, c’est déjà grave ! On aurait dû l’expulser avec les gardes du corps des pharisiens.

La puissance de Dieu a paralysé tout le monde, personne n’a pu toucher cette femme . Voilà le commentaire que font souvent les religieux : Comment Jésus laisse cette femme le toucher ! S’il était vraiment de Dieu, il aurait vu qu’elle avait un problème !

Les arbitres ! Tout ce qu’ils savent faire est mettre la lumière sur les péchés sans donner la solution. Ce sont des microscopes : Regarde tu as tel microbe ! Mais après ? Ce sont des laborantins, ils remarquent les microbes mais ne proposent rien. Résultat des analyses : Diabète ! Les  indicateurs  sont écrits en gras. Quand les résultats arrivent, tu vois bien ton problème.

Jésus prends position

Les pharisiens mettent en gras le problème des autres. Et ensuite ? Ils sont là : Je ne comprends pas s’il était un véritable homme de Dieu, comment peut-il se laisser toucher par cette femme ? Si c’était une véritable église, comment se fait-il que … ? S’il était un véritable frère … ? Après le constat, que fais-tu maintenant ?

L’ arbitre ne s’engage pas à grand-chose, il touche son salaire à la fin du mois. A-t-on déjà vu un arbitre se casser une jambe ? Tranquille, il juge en grand chef ! Il ne se mouille pas, Mais Jésus le fait. Regardez son attitude, Il laisse une prostituée le toucher. Même si tu n’es  pas un homme de Dieu, si tu es une personne ordinaire, si ta famille voit cela, tu vas avoir des problèmes !

Mais Jésus se mouille pour cette femme. En la laissant faire, il veut dire : Moi, je suis pour elle, je la soutiens, je veux la sortir de son problème. Je sais qu’elle est mauvaise, mais après ?

Jésus insensible à la flatterie

Dieu a donné son Fils pour qu’il sauve les gens, pas pour qu’il soit arbitre, laborantin, journaliste, non ! Il faut être acteur dans le salut. Après avoir vu le mal, il faut agir. Le pharisien qui l’avait invité me fait beaucoup rire. Je relis : « Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse. » Il a dû appuyer sur le mot « pécheresse ».

Ecoutons la réponse du grand maître : Jésus prit la parole et lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Maître, parle, répondit-il. Dans ce milieu on se flatte souvent : L’un t’appelle prophète, l’autre te répond apôtre, pasteur, le grand ancien ! Entre eux ce sont titres sur titres, éloges sur éloges, respect sur respect. Quand ils doivent aller se mettre les mains dans l’huile pour réparer un moteur, il n’y a personne ! On donne un coup de fil. Appelez un tel, quelqu’un souffre là-bas !

T’engages-tu ?

Toi, que fais-tu ? N’es-tu là que pour les titres ? Je ne parle pas seulement aux personnes qui ont des titres, mais aussi aux chrétiens spectateurs, journalistes. Ils ne remarquent que le mal : Ce n’est pas bien fait là, ici … !

Mais toi, que fais-tu ? Bien-aimé, Je suis pasteur aujourd’hui car, ayant vu suffisamment le mal chez les autres, il était temps que je me mouille moi-même aussi. Sinon je n’allais pas accepter. Ma conscience me dit : Tu as parlé des autres, maintenant tu es appelé, nous allons voir ce que tu vas faire. J’ai dit : Oui ! C’est de l’honnêteté. Quand je n’étais pas pasteur, j’ai suffisamment vu les erreurs des autres, maintenant c’est le temps pour moi de m’engager.

Ah, moi je n’aime pas ces titres ! Ton travail est de rester journaliste alors ? Non ! J’ai refusé de rester journaliste. J’ai mouillé le maillot. On ne peut pas rester badauds, regarder les gens se battre et ne rien faire.

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3 – La parabole des deux débiteurs

(00:31:15)  Suite de la lecture : Luc 7:40-50

40 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il. –

41 Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?

43 Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.

44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

48 Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.

49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés?

50 Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix.

« Petite » ou « grande » dette ?

Jésus dit : Vous êtes tous les deux débiteurs. Que ce soit toi Simon, qui te crois juste, que ce soit cette femme, vous êtes pécheurs tous deux. Sauf que toi, tu n’as pas l’impression de beaucoup pécher. Admettons que nous soyons dans ta logique, vous êtes quand même débiteurs. Même si tu penses ne devoir que cinq euros à Dieu, et si cette femme avait une dette de  cinq cent mille euros envers Dieu, vous restez des débiteurs aux yeux de Dieu et incapables de payer.

C’est amusant : Le religieux, le propre juste, se dit qu’il n’a pas de grave péché, donc sa dette est faible. Le pouce vers l’arrière est son geste préféré. Là, c’est une prostituée, celui-là s’est bagarré hier . . . Jésus veut dire : C’est curieux, votre dette est « petite » selon vous, mais vous ne pouvez quand même pas la payer ! Qu’est-ce que Jésus veut dire indirectement ? Votre dette aussi est grande. Car si elle était si « petite » que cela vous pourriez la payer.

Les deux sont débiteurs

Pourquoi les deux n’arrivent pas à rembourser, même pas le premier ? Parce que, aux yeux du créancier, la « petite » dette reste quelque chose de grand ! C’est pourquoi, il n’arrive pas à la régler. Aux yeux de Dieu, il n’y a pas de « petit » débiteur. Si le premier débiteur avait réellement une « petite » dette, il paierait ! On semble accuser la grande débitrice parce que sa dette est importante, et,  puisqu’elle ne peut pas payer, elle est condamnée.

Mais, toi, qui as une « petite » dette, pourquoi n’arrives-tu pas à payer ? Parce que rien ne peut racheter notre âme. Rien ! C’est le psaume 49 : « Rien ne peut acheter une âme ! Rien ! Tu as beau être milliardaire, tes péchés ont un prix surdimensionné ! Jésus dit que les deux étaient débiteurs.

(00:36:10) – Tu n’as pas de quoi payer

Verset 41 : « Comme ils n’avaient pas de quoi payer » Les deux sont incapables de payer. C’est l’état de l’humanité. Tu es incapable de payer pour tes propres péchés. Du coup, ta dette équivaut à celle d’une prostituée, d’un terroriste … C’est la même chose devant Dieu.

Parce que tu as une sensation d’avoir une « petite » dette, le pardon de Dieu n’a pas de goût pour  toi. Comme si quelqu’un te disait : Ne me rends pas les cinq euros que je t’ai prêtés pour acheter ton ticket de métro. Quelqu’un d’autre te dit : Ne me rends pas les cinq cent mille euros que je t’avais prêtés pour acheter ta maison. Tu va être plus reconnaissant envers celui qui t’a concédé cinq cent mille euros, tu vas lui être tout dévoué.

Le Seigneur t’a retenu

Cette sensation de ne devoir que peu de choses à Dieu fait que ces gens-là ne se donnent pas au Seigneur. Ils jouent  des rôles : arbitre, juge, religieux … Celui qui a compris ce que Dieu a fait pour lui, se donne. Cet homme aime tous les humains car il sait que, lui non plus, n’était pas capable de payer sa dette. Il se donne pour tous les humains car il se voit comme eux, sauvé par grâce. Il est différent.

Bien-aimés, sortons de la religion, elle ne produira pas de fruits et nous fera  seulement jouer des rôles. Imitons notre maître qui nous informe qu’aucun d’entre nous ne peut payer sa dette. C’est pourquoi ceux qui sont sauvés dans ces circonstances, pensent tout devoir à Dieu et se donnent entièrement, sans retenue. Ils se disent : « Ah, si le Seigneur ne m’avait pas retenu au bord du précipice !  J’allais faire  le  pas fatal et je serais tombé dans le vide ! » Le maître est venu te retenir.

Quand tu réalises …

Lorsque tu en prends conscience, tu te dis : Je lui dois tout pour moi mais aussi pour les autres humains qui se trouvent dans la situation où  j’étais  autrefois. C’est la vraie foi, la véritable relation avec Dieu. Tout le reste est de la religion, des discours. Les gens qui viennent dans les choses de Dieu comme si c’était un cours de tennis, ont-ils compris qu’il s’agit du salut ? Non ! Ils ont adhéré à une logique de pureté morale.

Quand tu prends conscience du salut de Dieu, quand tu réalises que tu es un débiteur qui ne peut payer …. Quand tu réalises que simplement le fait d’injurier quelqu’un mérite la condamnation éternelle …. Et quand tu prends conscience que tu as été sauvé du précipice … Toi aussi, tu donnes ta vie !

(00:40:21) – Citation de 2 Corinthiens 5:14-15

14 Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts;

15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.

L’apôtre Paul dit dans 2 Corinthiens 5:14-15 : Si un est mort pour tous, tous nous devons mourir  pour celui-là.

Les religieux se scandalisent : Comment peut-elle le toucher ? Elle le fait, elle est si reconnaissante car elle était incapable de payer pour ses propres péchés qu’elle considérait graves. Quand elle réalise que Jésus lui pardonne ses fautes, sa reconnaissance est immense ! C’est pourquoi elle se livre en spectacle devant tout le monde pour honorer et élever le Seigneur.

Les autres sont jaloux, ils ne comprennent pas parce qu’ils n’ont pas saisi Dieu. Jésus leur démontre qui Il est, à ce moment-là. Et, en même temps, Il leur donne le seul moyen d’être sauvé.

Par la foi

Bien-aimés, je parle régulièrement du salut que Jésus seul a accompli entièrement et de ce qui nous permet de recevoir ce salut. Jésus le dit à la femme au verset 50 : « Ta foi t’a sauvée. » C’est par la foi ! Si tu penses que Jésus t’aime grâce à ton bon comportement, ou à tes activités, tu te trompes. C’est ta foi en ce qu’Il a accompli qui fera la différence.

Nous chantons : Tel que je suis sans rien à moi…  Nous venons à Jésus en disant : Voilà qui je suis et je compte sur ta grâce et je crois que tu as déjà payé pour mes péchés à la croix. C’est pourquoi je te suis attaché, mon maître !

Dieu attend cela de nous : La foi en Jésus qui a payé à la croix. Cela nous rend simple et nous fait regarder les autres avec le même regard que le Seigneur a eu envers nous. Puisque nous sommes habités par l’Esprit du sauveur nous désirons sauver tout le monde.

Tu es sauvé, engage-toi

Oui, nous gardons les yeux ouverts pour discerner le péché chez les autres, pas pour se croire meilleur, mais afin de  prier davantage pour eux. Engageons-nous encore dans l’œuvre de Dieu. Nous allons faire le maximum pour sauver les Français. Ne pas dire qu’ils sont têtus, athées …. Mais j’étais comme eux avant ! J’ai été sauvé par grâce et je veux m’engager davantage pour que je sois un point de contact que Dieu pourra utiliser pour en sauver d’autres.

Au  journaliste, au docteur, spécialiste de la Bible,  sans impact sur son environnement, sans souffrance…. Dieu dit : Tu es aussi débiteur et tu es sauvé gratuitement. Mets-toi au travail pour le salut des autres. Cet exemple nous le montre clairement.

(00:44:22) – Romains 7:19

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

Bien-aimés, je vais dire autre chose. Même quand nous parlons du péché ce n’est pas parce que l’on en prend conscience que l’on s’en sort. Dans Romains 7, il est question de notre conscience qui sait que nous péchons et pourtant nous avons encore le problème du péché. Paul en parle. Avoir des yeux observateurs ne va pas te rendre pur et saint. Tu as beau savoir que quelque chose est mauvais, mais ta chair t’y pousse.

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4 – Le vrai sacrifice

Ne donnons pas prise au péché

Comment arrive-t-on à vaincre le péché ? En se donnant comme le Seigneur. Vaincre le péché, c’est une privation. Tu es tenté par la cigarette. Ne pas fumer est une privation. Entrer dans la victoire, cela suppose de souffrir. Mon corps aurait pu fumer, mais je l’offre à Dieu pour servir à autre chose, j’accepte d’être privé de la cigarette, de la colère … Parfois la colère apporte un certain  plaisir. Des personnes y restent car elle donne une sorte de supériorité, une certaine satisfaction.

Tu te dis : Ma vie ne m’appartient plus, j’accepte de paraître bête et inférieur aux yeux de cette personne qui m’énerve. C’est souffrir qui t’en fait sortir. Ce n’est pas simplement te dire que  ce n’est pas bon d’être en colère. Dans ta tête  les pensées viennent : Oui mais il a exagéré … Oui mais … et tu restes dans la colère.

Dis-toi : D’accord, il a exagéré, mais qui suis-je ? Je ne suis rien, je suis mort, je ne suis qu’un sauvé par grâce, ma vie appartient à celui qui m’a sauvé. Ce n’est pas à moi de décider du comportement d’un tel. Je ne suis rien du tout, je me suis offert à Dieu, Il fait de moi ce qu’Il veut. Quand tu es  dans ce raisonnement, le péché n’a pas de prise sur toi parce qu’à chaque fois tu t’offres.

Acceptons de subir

 Tu manques d’argent. Pour vaincre l’envie de voler, tu te dis : Si Dieu veut que je meure  de faim, je mourrai de faim car je me suis donné à Lui, je lui appartiens. Mais si tu n’es pas dans ce raisonnement, tu  vas te dire : Dieu voit bien que j’ai faim, il faut que je mange. Je dois aller dans tel quartier pour parler de lui, je n’ai pas de force ! Et la colère, le jugement contre Dieu commencent à monter et c’est la chute.

Si tu penses : J’appartiens au Seigneur, Il sait bien que j’ai faim, s’il ne veut pas, il fait de moi ce qu’il veut. C’est se donner à Dieu et aux autres qui fera que tu ne pècheras pas. Choisis entre mal répondre et subir ! Quand quelqu’un s’est  donné, il accepte de subir pour Lui. Quand quelqu’un se donne pour l’humanité et pour le Seigneur, ne pèchera plus. Le péché trouve une barrière dans le fait que l’on se donne.

Le sacrifice vainqueur du péché

Penser que nous vaincrons le péché simplement par le fait de savoir que c’en est un, est un leurre. Combien de fois nous tous avons-nous vu que c’est un péché et nous tombons quand même ! Tu as vingt-quatre ans, on te dit que tu ressembles à Miss France. Tu réponds que tu as offert ton corps à Dieu. Que tu veux l’utiliser pour balayer car Dieu veut que tu balaies. Le péché n’a plus de prise car tu t’es donnée.

Quand nous parlons de se donner, cela ne signifie pas que nous négligeons le péché. Au contraire, le péché s’éloignera par le fait de s’offrir. Pendant la communion fraternelle le frère a pris le plus gros morceau  …. Je suppose que cela me revenait, mais je l’aime et je préfère que cela lui revienne. Je lui donne.

Ainsi, tu es vainqueur de la jalousie car tu considères que tu aimes ton frère et tu préfères qu’il prenne le meilleur. Bien-aimés, nous triomphons du péché  en nous donnant. Quand tu te donnes, tu gagnes. Mais quand tu t’appartiens, le péché va te dire : Tu as le droit, tu mérites qu’elle te respecte, tu mérites qu’il t’obéisse ….

Jésus s’est offert pour tous

Dès que tu t’es donné tu considères que tout ce qui est dit sur toi est bon car tu t’es offert pour tous ces gens-là. De toute façon, tu considères que tu ne t’appartiens pas. Dieu te demande de t’offrir pour eux.

Il faut se donner, bien-aimés, c’est la vraie foi. C’est ainsi que Jésus-Christ a vaincu le péché, en se sacrifiant pour nous  et pour son Père. Non par la connaissance du péché, mais parce qu’il s’est offert ! C’est tout !

Il se donne pour qui ? Pour les mauvais et pour les bons. Pas seulement pour les bons, mais pour tout le monde. Comme le Samaritain, il s’est donné pour son ennemi.

Il est écrit en :

(00:52:13) Lecture de Corinthiens 13:3

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

: « Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. » Si j’accomplis des actes pour ma satisfaction, pour respecter la morale, pour me dire : « j’ai  fait le bien », cela ne sert à rien.

Ne nous trompons pas

Mais si je me donne vraiment de tout mon cœur, si je considère que mes biens sont pour les autres, je le ferai avec joie, avec l’Esprit de Dieu. Si je le fais  dans un esprit de supériorité pour montrer que je fais le bien, ou dans un esprit religieux montrant que je fais ce que Dieu demande, je n’accomplis pas la volonté du Seigneur. Ce qui est à toi ne t’appartient plus lorsque tu te donnes, donc cela peut partir. Tu le fais sans difficulté car ce n’est plus à toi.

Quand tu ne t’es pas encore donné, tu le fais difficilement car tu te sens privé de quelque chose. On ma privé de ma liberté, de ma maison, de ma voiture … Lorsque tu as déjà tout donné, gloire à Dieu ! Cela confirme simplement. Bien-aimés, sortons de la religion ! Donnons-nous entièrement à Dieu, aux mauvais et aux bons. La vraie foi finit par le don de soi-même, pas par l’arbitrage, ni le journalisme ou l’observation du comportement des autres, non !

(00:54:15) – Lecture de 1 Corinthiens 9:22:23

22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.

23 Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part.

Ce que je dis se retrouve dans de nombreux passages, nous n’allons pas tous les lire.

Que dit notre ami Paul ici ? Je me suis adapté à tous afin de sauver. Avec les faibles, j’ai été faible !

Les donneurs de leçons

On dénonce, on dévoile le péché mais nous devons surtout penser au salut. Quand nous le faisons le Seigneur nous éclaire. Aujourd’hui certains disent  qu’ils sont de vrais chrétiens ! S’ils avaient vécu au temps de Jésus-Christ qui laissait la prostituée faire couler ses larmes sur son corps et le toucher avec ses cheveux, ils auraient contesté le Sauveur.

Ils se disent chrétiens en fonction des gens d’aujourd’hui. Ils ne sont pas chrétiens car ils auraient critiqué Jésus et n’auraient pas non plus accepté qu’Il parle  avec une samaritaine, près du puits. Dans le milieu juif, on n’admettait pas qu’un homme soit seul avec une femme et lui parle et de surcroît avec une Samaritaine.

Aujourd’hui, ils se disent chrétiens : Regardez la longueur de la jupe, ce n’est pas correct ! Ces gens-là du temps de Jésus auraient dit : Les cheveux d’une prostituée, soyons sérieux ! Ce sont des arbitres et des juges. Il faut dépasser ce cap afin de s’offrir pour le salut des autres. Que fais-tu ?

C’est pourquoi j’aime les missionnaires car ils ont donné leur vie. Certains ne se sont pas mariés, d’autres se sont mariés à cinquante ans car ils ont servi le Seigneur pendant trente ans. Ils étaient partis parler de Dieu, sauver une tribu, dans un endroit lointain … Ils donnaient leur vie. J’aime les histoires de missionnaire. La femme et les deux filles d’Hudson Taylor sont mortes. Il est resté seul.

La prière

C’est cela l’évangile. Ce n’est pas donner de grandes leçons aux gens, jouer au saint et ne pas se donner soi-même. Que fais-tu ?

D’où l’importance de la prière. Le vrai chrétien va beaucoup prier pour les autres. Tant que le Seigneur n’a pas ouvert une porte pour qu’il se donne physiquement, il se donne dans la prière, dans le fait de supporter les autres. Il est écrit : Supporte le fort ! Supporte le faible ! Il se donne dans le fait d’être à la dernière place dans le milieu des enfants de Dieu. Il se donne ainsi !

Pour manifester la nature de Christ et sauver d’autres personnes. Il se donne en donnant ce qu’il a, c’est la vie chrétienne ! Revenons à cette simplicité : S’offrir, se donner, c’est la finalité de la foi ! Trop de raisonnements … La vraie foi ne réfléchit pas … Dieu attend que je me donne aujourd’hui dans tel domaine, tel endroit. Je suis fatigué, donc ! Non ! Je suis fatigué, mais Dieu m’attend où ? Se donner à Dieu et aux autres c’est cela qui compte. Voilà ce que le Seigneur nous demande.

Nous clôturons avec :

(00:59:14) Lecture de Jean 15:13

13 Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

Jésus ne néglige pas ceux qui commandent, mais Il dit que tout cela aboutit à ce que l’on se donne. Si Lui s’est donné pour nous ses amis, nous aussi nous devons nous donner pour nos amis, pour les mauvais, pour Dieu, pour l’humanité. Si nous aimons vraiment les humains, nous devons nous donner pour eux. Voici ce que le Seigneur veut nous dire.

Arrêtons la religion de l’école, où l’on se comporte comme des élèves. On apprend et on se comporte comme des brebis grasses. Il est temps de passer aux actes, de servir le Seigneur  en se donnant et non en faisant des activités. Dans les activités on peut être motivé par le fait de bien faire. Ce n’est pas ce que le Seigneur attend de nous.

(01:00:30) Citation de 1 Corinthiens 13:3

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

Même si je me faisais immoler …. Pour l’activité …. Si je n’ai pas l’amour, cela ne compte pas ! Il faut passer de l’arbitrage, du jugement, au sacrifice ! Voilà ce que Dieu attend de nous.

Nous allons prier que Dieu nous aide à entrer dans cette attitude.

Seigneur, nous prions que tu nous aides à considérer  ce cadeau que représente Jésus-Christ pour nous. Il s’est donné gratuitement afin que nous recevions la vie. Nous nous réjouissons en le  réalisant.

Nous n’avons rien mérité et nous n’avons pas à chercher à mériter quoi que ce soit. Malgré nos insuffisances, nous sommes comptés parmi les sauvés grâce à ce que Jésus a fait pour nous.

Nous voulons l’imiter et nous donner à notre tour. Nous voulons cesser de juger les autres et nous donner pour que l’humanité entière soit sauvée, pour que ton Église soit unie dans la joie et dans la paix, pour que ton nom soit glorifié. A toi la gloire et la louange aux siècles des siècles, amen !