Est-il indispensable de Vaincre les forteresses ? Oui, parce qu’elles restent un obstacle à l’avancement de l’œuvre de Dieu. Nos armes, pour atteindre ce but, sont spirituelles : La prière, la prédication, le comportement. Nous obtiendrons la victoire à trois conditions : considérer la Bible comme seule vérité, laisser le Seigneur gérer notre vie et servir Dieu parce qu’il est Dieu.
Les forteresses = (1) La notion de forteresse – (2) situations et forteresses et (4) Profondeur des forteresses
Vaincre les forteresses
Sommaire
1 – Rappel de la première séance
2 – Rappel de la deuxième séance
3 – Comment vaincre les forteresses
4 – Différents exemples de forteresses
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Introduction
Gloire à Dieu.
Nous sommes à notre troisième séance de notre séminaire sur les forteresses. Le premier jour nous avons tenté d’expliquer ce qu’était une forteresse en utilisant notre passage de base que nous allons relire.
Rappel de la première séance
2 Corinthiens 10:3-6
3 Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair.
4 Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.
5 Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ.
6 Nous sommes prêts aussi à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète.
Ce passage nous parle de la notion de forteresse, et Paul explique ce que sont les forteresses (spirituelles). Ce sont des modes de pensée. L’apôtre Paul dit que ce sont des raisonnements, des manières de penser, des façons de voir les choses et de les vivre. Elles constituent une muraille, une hauteur qui empêche les gens de recevoir la lumière de Dieu. Elles font obstacle à la connaissance de Dieu. Voilà une définition des forteresses. Nous avons donné le premier jour quelques exemples de forteresses. Je veux parler du cas de Jésus parce que l’on m’a posé la question après.
Les forteresses que Jésus a dû combattre
Quelles sont les forteresses que Jésus a dû affronter et vaincre durant son ministère. C’est tout simplement la forteresse du judaïsme. Quand Jésus-Christ entre dans son ministère, des Juifs de son époque le confrontent avec leur conception de Dieu . Cette forteresse bloquait la réception de l’évangile. Voici une attitude que Jésus a adoptée afin de changer les juifs : Il guérissait les gens le jour du sabbat de façon systématique et régulièrement. Il voulait casser l’ancienne conception du sabbat et faire comprendre que c’était un jour de repos, et non un jour où tout était bloqué.
Le Seigneur nous donnait le septième jour dans la logique du repos, d’un temps consacré à Dieu, plutôt que dans la logique d’un jour qui devient un culte en lui-même. Pour briser cette forteresse, Il a fait ce qui pouvait être compris par les autres comme une non observance du sabbat. Ceci dans le but de libérer les gens de leur façon de penser pour entrer dans le vrai service de Dieu qui ne dépend pas d’un jour précis, mais qui demande une consécration totale de tous les jours. Le sabbat est un jour de repos et Lui, Jésus est le repos. C’est pourquoi il dit en
Matthieu 11:28-30
28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.
C’est Jésus qui va donner le repos, le sabbat, ailleurs Il dira je suis le maître du sabbat.
Matthieu 12:8
8 Car le Fils de l’homme est maître du sabbat.
Je donne le sabbat, je donne le repos. Il a voulu casser cette forteresse du judaïsme pour permettre aux personnes d’entrer dans la vraie connaissance de Dieu. Malgré cela la plupart des juifs l’ont rejeté, mais les apôtres ont cru en lui. Jésus les a libérés de cette forteresse. Ils ont pu entrer dans une véritable connaissance du Seigneur, comme Jean nous le dit :
Jean 1:17
17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Ils sont donc entrés dans une authentique connaissance de Dieu.
Les forteresses nous enferment. Nous avions bien expliqué que les forteresses agissaient non seulement sur les païens pour les empêcher de recevoir l’évangile, ou sur des religieux pour recevoir la vraie connaissance de Dieu. Mais elles agissent aussi sur les chrétiens. Nous avions pris l’exemple de Pierre. C’était dans la première séance. Pierre avait du mal à sortir de la logique d’un salut réservé aux Juifs. Il pensait que la relation de Dieu avec les hommes se limitait à Sa relation avec les Juifs. C’est pourquoi le Seigneur a dû susciter Paul afin qu’il apporte la vérité.
Jean nous dit : la grâce et la vérité sont venues par Jésus. Paul vient mettre le coup de masse et enfonce le clou, il insiste sur le fait que la grâce et la vérité sont venues par Jésus. Les forteresses agissent aussi sur les chrétiens pour les empêcher de servir librement le Seigneur. Nous voyons un chrétien comme Pierre, rempli de puissance, de dons spirituels, mais bloqué à un certain niveau. Nous le voyons dans l’épitre aux Galates : Il a fallu que Paul intervienne pour le libérer.
Galates 2:11-19
11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.
12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.
13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?
Notons l’importance d’être libéré de nos façons de penser ou de nous comporter. Elles nous empêchent d’entrer dans la vraie connaissance de Dieu, d’expérimenter sa gloire, et de sauver d’autres personnes. Ces forteresses peuvent nous freiner dans l’évangélisation d’un nouveau pays et pour annoncer le salut aux gens. Nous nous heurtons à cet obstacle qui bloque les personnes de ce pays. C’est pourquoi, à chaque fois, nous devons prier Dieu de nous aider à discerner ces forteresses. Ainsi nous parviendrons à les abattre par les moyens que Dieu nous a laissés en Jésus-Christ. Nous allons les détailler dans cette troisième séance.
Rappel de la deuxième séance
En deuxième séance nous avions dit que la conception de Dieu se focalisait sur les situations que vivent les humains depuis les temps anciens. C’est pourquoi il y avait une multitude de dieux du temps des Grecs, des Romains, Egyptiens… Un dieu répondait à un besoin, la pluie, la fécondité, la guerre… L’homme a réduit Dieu à cela. Et cette vision d’un dieu qui résout une situation chez les humains, nous empêche de discerner les forteresses qui nous environnent. Par conséquent, les autres ne peuvent entrer dans la vraie connaissance.
C’est la véritable connaissance qui libère, et non le fait de voir une situation difficile réglée par Dieu. Cela nous donne de la joie, cela peut nous rapprocher de Dieu, mais tant que des forteresses nous lient, nous rechuterons.
Pierre et la forteresse du judaïsme
Nous avons pris l’exemple de Pierre. Même s’il était un des disciples les plus proches du Seigneur, la forteresse du judaïsme persistait chez lui. L’intervention de l’apôtre Paul conduit par le Saint-Esprit a fait tomber ce raisonnement et permis à Pierre d’entrer dans une nouvelle relation avec Dieu. Il a eu ce fameux rêve où Dieu lui explique que le salut concerne tout le monde.
C’est alors que Paul « entre en scène » avec la puissance du Saint-Esprit pour le délivrer de cette forteresse. Cet exemple nous montre que, ce n’est pas parce que nous avons été touché par le Seigneur à un moment donné, ou parce que nous l’aimons, que nous sommes libérés de toutes les forteresses. Cela exige de nous de faire un travail en profondeur et de demander au Seigneur : « Je ne veux plus de mes raisonnements, mais que ce ne soit ta pensée qui me guide. » Cela nécessite un effort humain dans ce sens-là pour dire comme Paul :
Galates 2:20
20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.
C’est pourquoi il peut tout accepter de Christ. Nous allons citer les étapes de délivrance en ce qui concerne les forteresses. C’est ce dont nous allons parler lors de cette troisième séance.
Pour clôturer la deuxième séance nous avons dit : Attention, même si Dieu peut intervenir dans des situations et qu’Il nous a envoyés faire des miracles. Le but n’est pas que nous l’identifions au Dieu des situations. Le but est que nous le considérions comme notre Dieu totalement, car nous Lui appartenons. Nous devons avoir conscience que nous appartenons à Dieu et que nous devons Le laisser nous gérer comme un de ses enfants. Voilà la bonne conception, sinon nous retomberons dans ces travers. C’est ainsi que nous voyons des personnes enflammées pour le Seigneur, être à 100% pour Lui, mais retomber 10 ans, 15 ans plus tard dans les fausses conceptions qui ont cours dans leur pays d’origine, ou dans leur famille. En Afrique, il y en a même qui redeviennent chef coutumier.
Être vraiment libérés
D’autres, libérés de l’intellectualisme, retombent également et traitent les choses de Dieu comme les gens de l’université les traiteraient. Ce genre de forteresse rattrape les gens parce qu’ils ont pris une partie de Christ, ils n’ont pas tout pris. Ces personnes n’ont pas accepté de n’être rien pour que Christ leur donne tout ce qu’Il est (elles n’ont pas laissé la place libre pour que Christ les remplisse).
C’est vraiment un des grands problèmes. Les forteresses peuvent perdurer malgré notre conversion. Nous devons donc faire attention à ne pas réduire Dieu au dieu des situations. Dieu doit-être notre Dieu, notre chef, Il doit être tout pour nous. Bien-aimés, nous sommes vraiment délivrés lorsque Dieu nous prend totalement et qu’Il occupe tous les domaines de nos vies.
C’est alors la véritable délivrance. Nous verrons que même les situations vont d’elles-mêmes s’arranger puisque Dieu pilote tout. Il a pris le contrôle. Nous, nous allons insister sur une situation au lieu de confier toute notre vie à Dieu. C’est ainsi que beaucoup de personnes se disent chrétiennes, mais elles viennent pour régler un problème par rapport à leur mari ou à leur femme… Elles insistent sur les situations au lieu d’insister sur le fait que Dieu occupe toute leur vie. D’où le passage de:
Matthieu 6:33
33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.
Dieu nous dit par ce verset que lorsque « Je(Dieu) vous libère des forteresses, toutes les situations vont s’arranger ». Nous avons inversé les choses, nous voulons être délivrés des situations pour mieux servir Dieu, et Dieu dit Non. « Il faut que Je sois votre Dieu sans discussion. Vous devez m’accepter comme votre Dieu, comme votre maître, comme votre créateur, comme votre sauveur et votre guide. » C’est à partir de ce moment-là que les forteresses tomberont. Quand nous voyons Dieu dans sa gloire, l’apôtre nous dit que cela nous transforme de gloire en gloire !
2 Corinthiens 3:18
18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.
Satan peut-il posséder ou mettre des bâtons dans les roues d’une personne glorieuse? Non ! Parce qu’elle est dans la gloire de Dieu. Mais qu’est-ce qui nous empêche d’être dans la gloire de Dieu ? Comme le dit Paul, ce sont les forteresses. Un passage nous le dit clairement.
Jean 8:32
32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.
Or, les forteresses nous empêchent d’accéder à cette vérité. Elles nous empêchent de vivre la plénitude divine. Nous voyons cela chez beaucoup de chrétiens.
J’étais en Israël dans un voyage avec d’autres serviteurs de Dieu. Au cours d’une conversation, j’ai dit que Nelson Mandela, s’il ne s’était pas repenti se trouvait en enfer. Un ancien d’une église a réagi et s’est fâché contre moi. Il a dit : Non! Avec tout le bien qu’il a fait… Je lui ai répondu : Mais que dit la Bible ? Nous obtenons le salut par la foi et non pas par les œuvres. Nous sommes sauvés par notre conversion. Mandela s’est-il converti ? Il a rétorqué : Ah oui, mais tu ne vois pas tous les sacrifices… J’ai complété : Non, la foi en Jésus sauve. Nous ne voyons nulle part des éléments qui nous disent qu’il s’est converti. Par ailleurs Lorsque nous disons qu’il a fait beaucoup de bien, nous n’avons pas tous les éléments non plus.
Nécessité de faire tomber les forteresses
Nous voyons que la forteresse des œuvres est puissante. Cet ancien avait oublié que seule la foi en Jésus sauve. Nous recevons le salut en confiant notre vie à Jésus. Ébloui par les œuvres, voyant les vingt sept ans de prison et tout le bruit que les humains ont fait autour de Mandela, nous ne pouvons entrer dans la connaissance divine. Voilà la réalité, nous avons besoin de nous libérer des forteresses pour vivre la plénitude de Dieu.
Nous avons aussi besoin de discerner les forteresses pour évangéliser avec efficacité et faire entrer d’autres personnes dans la connaissance de Dieu. Nous avons besoin de saisir cette notion de forteresse que nous avons abordée en première séance.
Et nous avons vu comment, en terre de mission, les choses se débloquent lorsqu’une forteresse qui régnait dans le pays à été vaincue. Une fois la forteresse abattue, la Parole se répand très vite.
Aujourd’hui nous allons voir comment se libérer de ces forteresses, comment les vaincre.
3 – Comment vaincre les forteresses
Je commence par la partie qui concerne les chrétiens.
Comment être libérés ? Pour les chrétiens, je l’ai dit, c’est laisser Jésus-Christ contrôler tous les domaines de nos vies. Il faut considérer que nous ne sommes rien, que seule la connaissance de Jésus-Christ et de la Parole de Dieu est primordiale. Il est important de considérer que Jésus seul et la Bible seule doivent être la base de notre connaissance. Tant que nous n’atteignons pas ce niveau, nous serons toujours bloqués quelque part.
La langue maternelle un obstacle ?
Je me souviens d’une sœur qui me disait quand je voyageais dans un pays d’Afrique. « Les chants en français ne portent pas, ce sont les chants dans telle langue africaine qui ont beaucoup d’onction. » Je lui ai répondu que c’était faux. Ce n’est pas dans la Bible. C’est le Saint-Esprit qui amène l’onction sur quelque chose. Soyons sérieux.
Ce n’est pas une langue, aussi belle soit-elle phonétiquement, qui va apporter l’onction divine. C’est une impression charnelle. Voilà une forteresse ! De telles personnes ne pourront pas aller en mission à l’étranger, car cette langue leur manquera et ils ne se sentiront pas forts pour agir. La langue de ce pays est devenue une forteresse pour ses habitants. Et vous les verrez, s’ils vivent à l’étranger, ils ne chanteront que dans leur langue. Ils sont esclaves, enfermés dans leur forteresse.
Et je bénis Dieu car, quand cette sœur a quitté son pays, au fur et à mesure qu’elle grandissait dans la connaissance du Seigneur, elle a fui les églises où on parlait sa langue. Avant elle aurait trouvé cela monotone, mais, maintenant, elle chante avec des bien-aimés qui sont d’un autre pays. Elle le fait avec joie, libérée, elle ne ressent plus les choses comme au début. Elle a compris que la vérité c’est la Parole de Dieu, ce n’est pas une langue.
Acceptons d’être repris
Beaucoup ont des freins ainsi, ils partent aux USA, en Chine, et ils vont reproduire les choses de leur pays d’origine, alors qu’ils sont chrétiens. Lorsque Dieu t’envoie dans un lieu c’est pour les gens de cet endroit. Vous voyez que les forteresses sont réelles ! Et nous avons besoin de considérer la Parole de Dieu comme la seule vérité. Certains ont des à priori qu’ils ont reçus, même dans les milieux chrétiens.
Il est important d’accepter qu’un jour Dieu nous corrige par rapport à une façon de faire, par rapport à une connaissance que nous pensions bonne. Acceptons de voir les choses d’une manière nouvelle, en fonction de la Bible et selon le Saint-Esprit. Si cela ne se fait pas, nous resterons prisonniers des forteresses.
Comme je viens de le dire il y a des forteresses dans le milieu chrétien et elles s’accordent avec le christianisme. On croit bien faire, mais nous sommes prisonniers d’une forteresse qui nous empêche de faire les choses autrement. De nombreux ministères se trouvent ainsi bloqués parce que des murailles se dressent dans leur vie.
Il peut y avoir de nombreuses forteresses. Je répète, elles sont un obstacle pour entrer pleinement dans la révélation divine, pour vivre à 100% l’œuvre de Dieu dans ta vie. Cela peut être ta femme, ton mari … Quelque chose qui t’empêche d’aller au-delà, des murs. Tu te déplaces à l’intérieur de la ville, mais tu ne peux pas sortir. Tu bouges, mais tu ne peux aller plus loin.
Trois conditions
– Premier point : Considérer la Bible seule et Jésus seul comme la vérité et être prêt à accepter cette vérité à tout moment.
– Deuxième point : Ne plus gérer sa vie soi-même. Que Dieu gère notre vie ! Bien-aimés, il y a des moments où je peux me dire : Cette pensée du jour ne va toucher personne. Mais par obéissance, je l’écris et je l’envoie. Et j’ai des retours qui me surprennent. J’ai envoyé cela par obéissance au Saint-Esprit. Cette pensée a peut-être touché une seule personne à qui le Saint-Esprit voulait parler. Mais si tu te dis : Non, je ne touche pas à cela, je ne trouve pas cela fort. Je préfère ne pas l’envoyer.
Si tu ne le fais pas, que se passe-t-il ? Tu empêches le Saint-Esprit de te faire accéder à une nouvelle connaissance de Dieu. Car il faut savoir que ce que nous prêchons s’adresse d’abord à nous-mêmes. Si tu commences à freiner ce que Dieu te donne parce que tu ne trouves pas cela trop fort, tu te fermes toi-même à la connaissance divine. C’est pourquoi nous devons nous soumettre à Dieu en tant que chrétien et dire : Ma vie, je ne la dirige plus !
Paul dit dans Galates 2:20
20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi;
Un chrétien qui veut la délivrance de ses forteresses doit considérer les choses ainsi.
– Troisième point pour les chrétiens, pour clôturer : Servir Dieu parce qu’il est Dieu, c’est tout. Pas parce qu’il peut résoudre ceci, faire cela, parce qu’il peut toucher les âmes … Non !
Même si j’étais seul au monde, je servirai Dieu. Même s’il n’y avait pas d’église, de mission. Mon Dieu, c’est mon Dieu ! Lorsqu’on réduit Dieu à une situation, à un objectif, on restreint la révélation divine. Notre Seigneur veut que nous l’acceptions comme notre Dieu. C’est pourquoi Il nous a envoyé son Fils Jésus qui est son image parfaite, pour que nous l’embrassions, le prenions tel qu’il est, c’est tout !
Dieu a envoyé exprès Jésus qui pouvait paraître parfois faible, parfois fort. Ceux qui veulent Dieu seulement s’attachent à Jésus. Ceux qui recherchent un intérêt vont manifester leur attachement à Dieu tant qu’Il les exauce, mais ils vont chercher ailleurs quand Dieu paraît faible à travers son serviteur ou à travers Jésus. Dieu recherche ceux qui le servent parce qu’il est Dieu, des vrais serviteurs qui vont l’adorer en Esprit et en vérité.
Lire la Bible quotidiennement
Dès que nous commençons à servir le Seigneur avec des objectifs, c’est fini ! Quand on le sert parce qu’il est Dieu, lui nous donne des objectifs qui viennent de Lui. C’est important ! Lorsque nous respectons ces trois points, nous sommes libérés des forteresses. Que cela ne nous empêche pas de continuer. Faisons la prière suivante : Seigneur, s’il y a encore des forteresses agissantes dans ma vie, libère-moi ! Dieu peut nous montrer nos forteresses. Tu peux dire : Seigneur, je viens de découvrir que telle chose m’a bloqué pendant longtemps, aujourd’hui, je n’en veux plus ! La prière est importante. On reconnaît et on demande la délivrance du Seigneur.
Un autre point : Lire régulièrement la Parole.
Citation de Jean 8:32
Vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libre
Lorsque nous lisons régulièrement la Parole, elle brise les forteresses sans que nous en soyons conscients.
Libéré de la peur
Un jour, Dieu m’a libéré de la peur. Après notre culte, nous, les responsables de mon ancienne église, on nous avait invités dans une autre assemblée. Je pouvais dire : J’ai déjà eu mon culte, je n’ai pas d’obligation à aller là-bas. Mais nous y sommes allés en obéissant au mouvement du Saint-Esprit.
Je viens de parler de la soumission à Dieu, lorsqu’un chrétien se soumet au Seigneur, il est sur le chemin de la délivrance. Nous sommes arrivés et le prédicateur présent là-bas prêchait comme s’il était devant dix mille personnes alors que nous étions une cinquantaine. Il criait alors que la salle était petite. La première réaction est de se dire : Il se prend pour qui ? Je me suis ressaisis, je me suis humilié en me disant : C’est Dieu qui parle, c’est ainsi que je dois considérer les choses.
C’est le deuxième point dont j’ai parlé : Un chrétien doit se soumettre à Dieu, et c’est aussi se soumettre aux autres. Je me suis soumis à entendre ses cris. Mais en criant, il raconte l’histoire d’un homme qui avait été un soldat américain, il avait sa Bible sur lui du côté du cœur. Une fusillade a eu lieu, il en est ressorti vivant et a constaté que sa Bible avait un trou. Il l’ouvrit pour voir où se trouvait la balle. Elle s’était arrêtée sur Jean 3:16.
Jean 3:16
16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Bien-aimés, ce verset-là je le connaissais de puis longtemps, bien sûr. Ce jour-là, quand ce monsieur l’a proclamé, quelque chose est parti de moi, j’ai eu l’impression de recevoir une vie. Quand il a dit : Qu’il ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle. Il y avait une plénitude dans ce verset. J’ai reçu une vie, quelque chose. A l’époque, j’avais du mal à dormir. J’étais déjà responsable chrétien, mais j’avais du mal avec l’obscurité.
Puissance de la Parole de Dieu
Et, ce soir-là, j’ai dormi sans peur. De plus, j’étais dans la même chambre qu’un enfant possédé et d’autres s’occupaient de la délivrance. Il y avait la réalité des esprits, l’obscurité, mais cela ne faisait plus d’effet sur moi. Quand on dit : La vie éternelle. Vous savez la vie, dans la Bible, c’est tout ce qui rejette les ténèbres, la peur. La vie est complète selon la Bible. Quand ce monsieur a prêché Jean 3:16 j’ai reçu la vie complète. Comme une révélation. Jean 8:32 dit : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre. »
J’ai vu la vie, pas seulement comme un ticket pour le ciel, mais comme une réalité pour aujourd’hui : Tu as déjà la vie éternelle. Il n’y avait plus de peur. Bien que chrétien et responsable, j’avais peur. Ce jour-là, j’ai connu la délivrance. La vérité, la Bible, la Parole de Dieu, c’est important. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre ». Ce ne sont pas les discours des humains, ce sont les Écritures qui nous donnent la vérité. Lorsque les hommes prêchent selon la Bible, ils nous donnent aussi la vérité, il faut les écouter.
Prier prêcher agir
J’avais présenté un troisième élément : Les comportements que Dieu nous donnera à certains moments de notre vie pour vaincre les forteresses. Par exemple l’attitude de Jésus qui consiste à guérir le jour du sabbat, à laisser ses disciples cueillir les épis le jour du sabbat. Ce genre d’attitude libère de la forteresse du judaïsme.
Moi, je viens d’un pays où les gens aiment beaucoup danser, et je minimise la danse car je sais que c’est une forteresse dans ce pays-là. Par notre attitude, la forteresse qui règne dans un lieu peut être brisée. Tu es dans un pays où les gens aiment l’argent, toi, tu vis les poches vides par la foi. Quand les gens voient que l’on peut vivre sans argent, cela les libère des forteresses qui les contrôlent depuis longtemps.
Nous allons revoir ces trois points au niveau des païens. En ce qui concerne le service du Seigneur ces points sont importants. Quand Dieu nous envoie travailler au milieu des gens, leur prêcher la Bonne Nouvelle, les encadrer, nous aurons besoin de recourir à la prière. Ceci pour discerner les forteresses et les faire tomber. Nous aurons besoin de recourir à la prédication de la Parole tout simplement pour briser ces obstacles. Et nous devrons aussi recourir à des comportements, des prises de risque qui vont également faire tomber ces forteresses. Voilà ce que nous pouvons dire pour le chemin de notre délivrance personnelle et de la celle des autres.
4 – Différents exemples de forteresses
Le mariage
Nous allons prendre quelques exemples de forteresses que nous retrouvons dans nos milieux chrétiens actuels. Je prends le cas du mariage. Nous vivons une période où les gens ne peuvent pas accepter de vivre différemment des autres. Puisque tout le monde se marie, moi aussi, je me marie. Ce n’est écrit nulle part. Mais c’est écrit qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul ! C’est vrai ! Dieu reste souverain dans tout.
Aujourd’hui, dans les milieux chrétiens, il n’y a plus de missionnaires. Dès que quelqu’un atteint 22 ans il pense à se marier. Si lui n’y pense pas, son entourage va lui mettre la pression : On va prier pour toi. Chaque fois que je vois des chrétiens agir ainsi, cela me décourage de voir qu’ils n’ont pas compris la Parole de Dieu. En fait, c’est comme une honte de ne pas être marié. C’est plutôt une grâce.
Mais comme la forteresse du mariage s’est installée avec tout le tralala, robe de mariée etc… Nous voyons la quantité de divorces qui suivent. Ce phénomène atteint aujourd’hui les chrétiens qui ont honte de ne pas être mariés. Ils veulent à tout prix se marier comme les autres. Ce n’est pas normal.
Vouloir faire comme les autres un obstacle à l’œuvre de Dieu
Quand on lit les Écritures, on voit des veuves, des gens qui n’étaient pas mariés comme Paul. On ne nous parle pas de la femme de Jérémie, ni d’Ésaïe, ni d’Élie. Quelqu’un qui est enlevé, on ne nous parle pas de sa descendance. Il n’y en a pas. On veut obliger tout le monde à faire comme tout le monde, c’est une forteresse qui freine l’œuvre de Dieu. Un jeune qui pouvait consacrer dix ans de sa vie à être missionnaire va maintenant consacrer ces dix ans à préparer son avenir, sa famille.
Voyez comment l’œuvre de Dieu prend du retard ! Les gens comme Jackie Pullinger, Joanne Shetler ont fait avancer l’œuvre de Dieu, la première à Hong Kong, la deuxième chez les Balangaos aux Philippines. Cette dernière traduit le Nouveau Testament dans une langue qui n’était pas écrite. Il lui faudra vingt ans pour achever ce travail. Je ne sais pas si elle s’est mariée un jour. Jackie Pullinger, quand elle fait le travail à Hong Kong, elle y reste plus de vingt ans. Elle s’est mariée à 46 ans et son mari est mort sept ans plus tard.
Sa vie a-t-elle été un échec ? Non ! Elle a vécu pour son Dieu. Esther Gulshan n’est pas mariée et sa vie n’a pas été un échec. Dans les milieux chrétiens, quand tu atteins trente ans, on commence à te dire …. C’est une honte. On doit résister à cette forteresse qui continue à agir.
La consécration
Un jour, je priais pour quelqu’un que je connaissais, une sœur qui n’était pas mariée. Mais Dieu m’a dit : Où est-ce écrit qu’il faut se marier avant cet âge-là ? J’étais bloqué ! « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre. » Où est-ce écrit qu’il faut à tout prix se marier ? C’est une forteresse, bien-aimés ! Ceci empêche l’Église d’être forte, puissante. Il n’y a personne qui se consacre à Dieu seul.Tout le monde veut une famille et le mariage. Cela amène la faiblesse dans l’Église du Seigneur. Vous savez, la puissance vient de la consécration.
Jésus est venu dans la génération de Jean-Baptiste justement parce qu’il y avait quelqu’un comme Jean-Baptiste.Il fallait un prédécesseur pour Jésus, pas n’importe qui. Samuel est venu à la vie grâce à la consécration de sa mère, Anne. Dieu lui a donné Samuel car elle a cherché le Seigneur de tout son cœur, et a dit, finalement, qu’elle donnerait cet enfant à Dieu.Et cela a produit un prophète comme Samuel.
Les grandes choses avec Dieu viennent de la consécration. Quand il y a des gens consacrés à Dieu dans un groupe, c’est comme un tuyau par où passent de grandes grâces. Ces gens-là deviennent un canal. Il suffit d’une seule personne totalement consacrée à Dieu dans une génération et notre génération sera bénie. Cette personne est un canal qui ne laisse passer que les choses de Dieu. Mais nous, avec ceci, cela, le mariage … plusieurs choses doivent passer. C’est la réalité !
La sécurité
La sécurité sociale, en France, est une forteresse. Les gens ne font rien sans être sûrs qu’il y aura la couverture médicale, la couverture financière. Ils ne font rien et cela bloque la mission, c’est même un obstacle à la façon de parler de Dieu. Tu ne peux pas prêcher quelque chose qui comporte des risques si toi-même tu as peur. Comment peux-tu dire aux gens : Laissez tout et suivez Dieu, quand toi-même tu ne le fais pas et que tu as peur.
Du coup, tu ne peux pas prêcher la vérité car Jésus dit à Matthieu qui était dans son bureau : Suis-moi ! Tu réfléchis : Comment je peux dire cela si moi-même je n’en suis pas sûr ? La vérité ne peut plus sortir de ta bouche. La sécurité sociale est une forteresse.
Nous devons rester attachés à Dieu, à celui qui envoyait les gens sans leur donner la sécurité matérielle. Ils sont allés ainsi et, quand ils sont revenus, Jésus leur a demandé s’ils avaient manqué de quelque chose. Ils ont répondu : Non ! Dieu dit : Allez-y ! L’ouvrier mérite son salaire, je m’en occupe. C’est cela qui crée le feu de Dieu, la puissance de Dieu, les choses avancent, les gens se convertissent.
La recherche de la réussite, du succés
Nous vivons un temps où il faut réussir dans tout, même dans les choses de Dieu. Si tu fais des vidéos que tu envoies sur Youtube, s’il n’y a que quinze vues … Ah ! Il n’y a que quinze vues ! Des conseillers viennent te dire : Pour augmenter le nombre de vues, on va essayer de faire … Mais non !
Bien-aimés, comprenez comment l’œuvre de Dieu se fait. Le Seigneur pousse un serviteur à faire quelque chose et en même temps, il va pousser des gens à l’écouter. Ne forcez jamais ! Un prédicateur est appelé à prêcher et non à faire écouter sa prédication. Dieu ne lui demande que de prêcher, mais il va préparer en même temps des gens à entendre sa prédication.
Est-ce que Jésus a écrit quelque chose ? Et pourtant on ne parle que de lui. Lui-même nous dit : Les Écritures parlent de moi. Mais lui, a-t-il écrit ? Pas du tout ! Dieu lui a demandé : Tu vas te sacrifier, c’est tout ! Tu vas prêcher avec ta voix, et à d’autres, il a dit : Vous écrivez.
Mais nous, nous voulons réussir … en tant que femme … en tant que mari … tout est réussite … à l’école … Cette forteresse nous empêchera d’accomplir l’œuvre de Dieu, car, nous allons considérer que, si nous sommes en prison, c’est un échec. Nous allons considérer que, si on meurt tôt, c’est un échec.
Si le grain ne meure
Étienne, un disciple puissant en actes , en paroles, en miracles et il était pur. Il est mort tôt. Selon la logique d’aujourd’hui c’était une erreur qu’il meurt. Il vaut mieux que ce soit celui qui arrive en retard, ce n’est pas grave ! Bien-aimés, nous ne connaissons pas le système de Dieu.
Il est écrit : La mort de ceux qu’il aime a du prix aux yeux de Dieu. Il faut comprendre le principe de la semence. Ce qui est semé va produire beaucoup plus. Dans la logique d’aujourd’hui, c’est un échec, or dans celle de Dieu c’est une réussite. Etienne n’a vécu que pour Dieu et en cela il a ouvert à sa génération des grâces qu’une autre génération va envier. Et là c’était, entre autres, l’apôtre Paul.
Quand Étienne est lapidé, Paul (du nom de Saul à l’époque) se trouvait parmi ses persécuteurs. Quand une telle semence meurt, c’est pour produire un arbre plus grand. Dieu transforme Saul et il devient le Paul qui a peut-être porté plus de fruits qu’Étienne ne l’aurait fait … Paul a bâti le christianisme. Il a mis les choses d’équerre, comme on dit en français. Mais il a fallu qu’Étienne s’en aille. Aujourd’hui, certains disent : C’est une perte, Étienne avait beaucoup plus de talent …. Mais non. De nos jours, beaucoup de choses qui nous paraissent des échecs, sont aux yeux de Dieu, pour sa gloire. Une telle prédication, deux cents vues seulement ! Ce n’est pas grave, c’est pour la gloire de Dieu !
Travaillons pour Dieu c’est tout
C’est tout ! Dieu lui-même s’occupe de la pub. J’avais dit qu’un des éléments les plus importants pour détruire les forteresses était de faire les choses parce que Dieu est Dieu, et non pour un objectif quelconque. Je prêche car je dois parler de mon Seigneur. Watchman Nee a dit que nous devons annoncer la Bonne Nouvelle parce que c’est une Bonne Nouvelle. Pas parce que beaucoup d’âmes vont se convertir, mais parce que la Nouvelle est Bonne en elle-même, on l’annonce.
A l’époque, nous avions des factures de téléphone de 115 euros jusqu’à 130 euros avec la télévision, tout compris. Pour certains cela allait jusqu’à 250 euros. Mais quand Free est arrivé il a proposé le forfait en illimité tout compris à 30 euros. Sans que Free ne me demande rien, je disais à tout le monde : Viens chez Free c’est 30 euros ! Sans que Free ne me paie. De moi-même j’annonçais la bonne nouvelle.
C’est Jésus qui bâtit son Église
Cela nous montre que, lorsque nous faisons les choses de Dieu correctement, le Seigneur s’occupe du reste. Nous travaillons pour Dieu, c’est tout ! Au lieu de plaire à Dieu, nous voulons réussir aux yeux des humains. Non ! c’est une forteresse que nous devons vaincre pour vivre la gloire de Dieu. Les chrétiens de l’époque d’Étienne, ils l’ont pleuré mais ils ne se sont pas dit : C’est fini ! Il savait que l’Église ne dépendait pas d’un homme. Jésus-Christ avait dit qu’il bâtirait son Église.
Étienne mort, l’œuvre de Dieu repartait de plus belle avec un nouveau converti, le grand Paul ! On nous dit dans l’histoire du christianisme, que, lorsqu’un chrétien mourait, dix païens se convertissaient. C’était le vrai christianisme à l’époque, parce qu’ils étaient libérés des forteresses grâce aux six points que j’ai donnés (les trois principaux et les trois secondaires). Lorsque nous sommes libérés de ces écueils, l’œuvre de Dieu avance comme un fleuve.
Si nous croyons en un dieu des situations, les gens viennent, parfois ils ne sont pas convertis, ils viennent nombreux, comme c’est le cas dans les mega-churches. En réalité, ces gens ne sont pas convertis. Ils se trouvent dans un système qui réussit dans un domaine donné, leur cœur n’est pas 100% à Dieu. La preuve en est qu’il n’y a pas beaucoup de missionnaires, de gens qui disent: Je vais me consacrer à Dieu pour telle mission. Tout le monde cherche la réussite.
Le local, un bon serviteur mais un mauvais maître
Un autre exemple de forteresse que je peux donner : La grande salle. Je ne suis pas opposé à ce que les gens aient une salle pour servir le Seigneur. Mais elle peut devenir un piège, un esclavage, une forteresse car on ne se voit pas travailler pour Dieu autrement qu’avec une grande salle. Tous les efforts de l’église vont tourner autour du fait d’avoir une grande salle. Ce n’est pas bon.
L’église doit se préoccuper, avant tout, de former des disciples. Pour cela, nous avons aussi besoin de locaux, j’en conviens. Je dis simplement que le local ne doit pas devenir une forteresse qui finit par enfermer les gens. Depuis que nous n’avons plus notre salle, 60% des gens ne viennent plus dans nos réunions de maison. Pour eux église = salle. C’est une forteresse !
Pourtant, ils se disaient chrétiens, ce qui signifie disciples du Christ et non d’une salle. Mais nous avons vu cela concrètement.
L’éducation l’intellectualisme
L’éducation que nous avons reçue et que l’on veut reproduire alors que nous sommes chrétiens. Les conseils de nos grands-mères que l’on continue à répéter alors que ce sont des freins pour notre foi.
L’intellectualisme : Des gens qui ont commencé dans la simplicité et qui reviennent à des complications philosophiques, des réflexions, des débats sans fin. La Parole de Dieu est une révélation. Eux, ils font des recherches, ils replongent dans l’intellectualisme et ne produisent pas de fruits mais des querelles. Il y a l’orgueil, il y a beaucoup d’autres éléments …
Dieu utilise les jeunes
Bien-aimés, comprenons l’enseignement. Je veux m’arrêter sur la jeunesse. Dans l’esprit des gens souvent les jeunes ne peuvent faire que des bêtises, ils ont des hormones, ils sont légers … et en ce sens c’est une forteresse. Mais c’est un faux raisonnement. Rappelons-nous que nous avions défini les forteresses comme des modes de pensée, des faux raisonnements qui nous empêchent d’entrer dans la vérité.
La vérité c’est que le Saint-Esprit peut utiliser n’importe qui et sur une longue durée. Il l’a déjà fait avec Paul, avec Pierre, Jacques, Jean. S’il ne l’avait pas déjà fait, d’accord ! Mais nous l’avons vu, il a déjà utilisé des jeunes, Étienne était jeune, Jean, Jérémie aussi. Il l’a fait avec Daniel et ses amis. Frères et sœurs, vous connaissez cette histoire. C’étaient des jeunes, et on dit d’eux qu’ils étaient beaux physiquement. Mais ils sont restés purs, des années durant, jusqu’à leur vieillesse. C’est faux de penser que les jeunes ne peuvent pas être utilisés. Quelle que soit leur beauté, ils peuvent être utilisés par Dieu et demeurer purs car ils sont remplis du Saint-Esprit. Ils sont rassasiés. Cela existe.
Une consécration à 100%
Bien-aimés, je me suis donné à 100% au Seigneur (je m’étais converti avant) à l’âge de 21 ans. D’autres l’ont fait encore plus jeunes. Et ils étaient plus purs que moi à l’époque. Quand j’avais 23 ans, eux ils étaient âgés de 19 ans, 20 ans, à 100% pour Jésus, très purs. Plus purs que les adultes. ce n’est pas une question d’âge mais de puissance du Saint-Esprit.
Cette façon de penser est une forteresse. Joël 2:28 dit que dans les derniers jours le Seigneur répandra son Esprit sur tout chair …
Joël 2:28
28 Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions.
A huit ans, à douze ans, ce n’est pas un problème pour le Saint-Esprit, il est Tout-Puissant. Nous devons changer de mentalité, prier pour les jeunes, être sérieux avec eux, les responsabiliser. Ils sont des membres à part entière dans l’œuvre de Dieu, ne les considérons pas comme des fardeaux que nous tirons avec nos locomotives. Non ! Ils sont eux-mêmes des locomotives dans l’œuvre de Dieu puisque c’est le Saint-Esprit qui travaille. Cette forteresse doit être vaincue.
Encore une fausse croyance
Il y en a d’autres encore que je peux citer. Par exemple la pensée que les serviteurs de Dieu finissent toujours par tomber. C’est faux, bien-aimés ! Qu’il finissent par chuter avec l’argent, le succès, les femmes. C’est faux ! Quand cela arrive, on dit c’est normal, comme si c’était un appel ! Tu es appelé un jour à aimer l’argent, à aimer le succès …. Non, bien-aimés ! C’est faux parce que Paul n’a pas connu cela, Pierre non plus, ni Jean, ni Jésus.
Ils étaient des serviteurs de Dieu plus puissant que nous. Excusez-moi des termes, car on sait que la puissance vient de Dieu. Ils ont reçu plus que nous et ils ne sont pas tombés dans la recherche de la popularité, ni de l’argent ni de la luxure. Ils ne sont pas tombés. Dans certains milieux chrétiens, c’est comme si c’était normal, on dit que ce n’est pas grave, les serviteurs de Dieu nous trompent. Mais où est la véracité de la Parole de Dieu ?
Jude 24
24 Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute…
Les gens servent le Seigneur et quand arrive une petite tentation, on se dit : Oh de toutes façons, nous les serviteurs de Dieu, nous sommes attaqués, je tombe un tout petit peu. La pensée est là que l’on finira toujours par tomber. C’est faux, faux, faux ! Car Jésus est la vérité. Paul nous dit :
1 Corinthiens 10:13
13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces;
Dieu finit par donner la victoire, même si, au début tu as l’impression que tu vas tomber, si tu as foi au Seigneur il te défendra jusqu’au bout. Le salut, c’est aussi cela, il te donne le salut mais il te préserve aussi. Bien-aimés, il y de nombreuses forteresses qui cernent encore les chrétiens. Les païens, n’en parlons pas. Renversons tout cela par la prédication de la vérité et par les comportements que Dieu nous inspirera.
Et que les gens, en nous voyant disent : C’est possible. Oui c’est possible de ne pas être attiré par l’argent, de vivre sans tomber dans les problèmes sexuels. Que les forteresses tombent et que l’Église prenne un nouvel élan. C’est important. Voilà ce qui était prévu pour ces trois séances. Nous allons prier que le Seigneur nous fasse connaître la délivrance par rapport à tout cela et nous arme pour sauver les âmes.
Prière
Seigneur, nous venons prier que tu nous fasses entrer dans une délivrance totale par rapport aux différentes forteresses : celles des coutumes de nos pays d’origine, des habitudes, des éléments culturels …
Libère-nous de tout cela, de tout ce qui devient un obstacle pour la plénitude du Saint-Esprit, pour la plénitude de notre service, Seigneur. Que nous comprenions où sont les forteresses, que nous luttions contre elles dans la prière, au nom de Jésus.
Et que nous nous attachions à ta Parole pour vivre cette délivrance totale. Seigneur, aide-nous à considérer Jésus et la Bible comme la seule révélation, la seule vérité.
Nous te prions de nous aider à nous soumettre à toi, à 100% sans discuter. Seigneur, aide-nous à te servir parce que tu es Dieu et non parce que tu règles nos situations. Nous te prions de nous enlever la peur des forteresses qui entourent les païens et qui, parfois, nous freinent dans l’évangélisation.
Donne-nous la victoire totale et que nous puissions prêcher la vérité : Jésus-Christ seul, rien que Jésus-Christ. Merci, Seigneur, pour ces trois séances, merci pour l’inspiration. A toi la gloire et la louange, aux siècles des siècles ! Amen !





