Nous avons du mal à imaginer la souffrance de Dieu. Souffrance devant le sacrifice de Jésus son Fils, souffrance de voir ses créatures, les hommes se perdre. Nous ne pouvons la comprendre quand nous souffrons aussi de voir un être cher souffrir. La souffrance d’une mère devant un enfant malade, et parfois désemparé devant la souffrance de son enfant. Notre impuissance devant la souffrance de l’autre, est déjà une souffrance.
la souffrance de Dieu
Sommaire
1 – Introduction
2 – Les souffrances de Dieu
3 – L’amour de Dieu
4 – La solution
1 – Introduction
Gloire à Dieu.
Nous allons commencer par parler de la souffrance de Dieu à travers les lectures.
Marc 9:14-27
14 Lorsqu’ils furent arrivés près des disciples, ils virent autour d’eux une grande foule, et des scribes qui discutaient avec eux.
15 Dès que la foule vit Jésus, elle fut surprise, et accourut pour le saluer.
16 Il leur demanda: Sur quoi discutez-vous avec eux?
17 Et un homme de la foule lui répondit: Maître, j’ai amené auprès de toi mon fils, qui est possédé d’un esprit muet.
18 En quelque lieu qu’il le saisisse, il le jette par terre; l’enfant écume, grince des dents, et devient tout raide. J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit, et ils n’ont pas pu.
19 Race incrédule, leur dit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi. On le lui amena.
20 Et aussitôt que l’enfant vit Jésus, l’esprit l’agita avec violence; il tomba par terre, et se roulait en écumant.
21 Jésus demanda au père: Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive? Depuis son enfance, répondit-il.
22 Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.
Tout est possible à celui qui croit
23 Jésus lui dit: Si tu peux!… Tout est possible à celui qui croit.
24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité!
25 Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.
26 Et il sortit, en poussant des cris, et en l’agitant avec une grande violence. L’enfant devint comme mort, de sorte que plusieurs disaient qu’il était mort.
27 Mais Jésus, l’ayant pris par la main, le fit lever. Et il se tint debout.
Imaginons la scène avec ce papa en pleurs, qui s’attendait à ce que les disciples libèrent son fils. Il est triste et abattu depuis de nombreuses années. Et il voit Jésus arriver.
Je voudrais expliquer un point pour faire comprendre la souffrance de Dieu. Lorsque qu’une personne souffre, elle n’est pas la seule, ceux qui l’aiment souffrent avec elle. Souvent, lorsque nous parlons des souffrances de quelqu’un, nous nous limitons à la personne seule. Alors que l’on souffre automatiquement avec la personne que l’on aime. L’amour transmet la souffrance.
Jésus ne rencontre pas l’enfant mais son père qui lui explique la cause de sa souffrance : Son fils est rendu muet par un esprit.
Marc 9:18
18 En quelque lieu qu’il le saisisse, il le jette par terre; l’enfant écume, grince des dents, et devient tout raide. J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit, et ils n’ont pas pu.
Marc 9:21-22
21 Jésus demanda au père: Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive? Depuis son enfance, répondit-il.
22 Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.
Je voudrais que nous réalisions l’état de ce père qui voit son fils saisi d’un mauvais esprit, qui l’attire dans le feu ou dans l’eau. Et cet esprit l’a rendu sourd-muet. Imaginons le désarroi de cet homme. Nous devons comprendre que, quand quelqu’un souffre, il n’est pas le seul à souffrir, ses parents souffrent terriblement de voir l’état de leur enfant. Ils peuvent même souffrir davantage que lui. C’est le lien d’amour qui produit cela. C’est un exemple de souffrance endurée par un être humain parce qu’un autre souffre. Nous voyons ce père découragé qui veut à tout prix que son fils soit délivré.
2 – Les souffrances de Dieu
Prenons un autre exemple
Luc 2:25-35
25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
26 Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.
27 Il vint au temple, poussé par l’Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu’ordonnait la loi,
28 il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit:
29 Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S’en aller en paix, selon ta parole.
30 Car mes yeux ont vu ton salut,
31 Salut que tu as préparé devant tous les peuples,
32 Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d’Israël, ton peuple.
33 Son père et sa mère étaient dans l’admiration des choses qu’on disait de lui.
34 Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction,
35 et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées.
Siméon dit à Marie : Un jour, ton cœur sera transpercé de douleur. La douleur de voir son fils frappé et crucifié. Réalisez-vous ce que représente cette douleur pour une maman ?
L’amour d’une mère
Nous n’avons pas tous la même constitution, la même tendance naturelle. Nous pouvons tous éprouver de l’amour. Mais l’amour d’une mère pour son enfant est spécial.
C’est pourquoi dans Ésaïe 49:14-16, Dieu compare son amour à celui d’une femme.
Ésaïe 49:14-16
14 Sion disait: L’Éternel m’abandonne, Le Seigneur m’oublie!
15 Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? Quand elle l’oublierait, Moi je ne t’oublierai point.
Dieu ne se met pas en concurrence avec un être humain masculin, Il se met en concurrence avec une mère.
Un jour, un serviteur de Dieu a vu le feu dans la forêt, et une maman oiseau désemparée crier et tourner autour du nid dans lequel se trouvaient ses petits. Elle ne savait comment sauver ses petits des flammes. Cette maman oiseau s’est posée sur le nid et a couvert ses oisillons de ses ailes. Elle est morte avec eux. C’était l’ultime protection qu’elle pouvait leur apporter.
L’amour d’une mère pour ses enfants, ce n’est pas de l’amitié, c’est un amour spécial. Dieu prend cet amour en référence pour montrer que la sien est encore supérieur.
Sur You Tube, il y avait une vidéo montrant une lionne qui ne retrouvait pas ses petits. C’est un animal sauvage, mais vous auriez vu le visage de cette lionne, vous auriez vu autre chose qu’un animal. On sentait une détresse profonde, elle était perdue, elle ne voyait pas ses petits.
Mettons-nous à la place de Marie au pied de la croix. Elle voit son fils crucifié. C’est horrible.
Jean 19:25-26
25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.
26 Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils.
Marie, au pied de la croix, regarde son fils crucifié. Son cœur est transpercé. Jésus est tellement conscient de la souffrance de sa mère qu’Il lui dit que son fils sera Jean désormais, pour lui apporter ne serait-ce qu’une faible consolation. Nous voyons encore, ici, que la souffrance d’une personne n’est pas seulement la sienne, mais aussi celle des gens qui l’aiment.
La joie avec la souffrance
Je connais un frère qui a eu la vision de Jésus à la croix, il l’a vu souffrant mais joyeux. La grande épreuve de Jésus était au jardin de Gethsémané, quand il a dû décider d’obéir à son Père, d’être abandonné par Lui, d’être livré aux hommes méchants et aux démons. Cette décision lui a fait transpirer du sang. Jésus savait que cela allait être horrible, Il a lutté dans la prière, et a eu la victoire. A partir de là, Il a marché comme un combattant jusqu’à la croix, dans sa faiblesse humaine, mais avec un cœur rempli de paix et d’assurance.
C’est cette assurance qui lui a fait dire au voleur : Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis. A la croix, tout en souffrant, Il a la paix, mais sa mère souffre, c’est pourquoi Jésus lui dit : Maintenant, c’est Jean ton fils. Lorsque quelqu’un souffre ceux qui l’aiment souffrent parfois plus que lui.
Nous devons saisir cette réalité ce matin, notre message est : La souffrance de Dieu.
Jean 3:16
16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
C’est un amour excellent, nous devons en parler afin que tout le monde sache qu’une si belle œuvre existe.
Dans les années 2002, lorsque le service téléphonique Free est apparu, j’en parlais autour de moi. A l’époque, c’était une bonne nouvelle, trente euros par mois, ce n’était pas cher à côté des factures de cent vingt euros que nous avions.
Longtemps j’ai évangélisé, j’ai prêché, pour empêcher les gens d’aller en enfer, et pour glorifier Jésus. Car l’œuvre de la croix, comme l’a dit un serviteur de Dieu, est belle. Nous devons en parler. Dernièrement, le Saint-Esprit m’a convaincu d’évangéliser, de prêcher, de servir le Seigneur, pour apaiser les souffrances de Dieu Lui-même. Oui Il souffre de voir les hommes se perdre, de les voir possédés. Comme ce père souffrait de voir son fils possédé par un esprit qui le rendait sourd-muet.
Une prise de conscience
Lorsque nous sommes en communion avec le Seigneur nous voyons les choses clairement. Et nous ne saisissons pas pourquoi certains ne comprennent pas. Ils sont possédés, voilés. Mais Dieu le voit. Nous le répétons, l’amour est un canal qui fait passer aussi la souffrance. Dieu aime les hommes, et, voyant leur état, Il souffre.
Nous avons longtemps ignoré sa souffrance en parlant de la souffrance des gens, des démons, en enfer, dans le feu éternel. Dieu commence à souffrir dès la rébellion d’Adam. Lorsque Dieu le cherche dans le jardin d’Eden, c’est un cri qu’Il lance : Où es-tu ? Dieu, qui connaît tout, savait où était Adam. Ce cri signifiait : Pourquoi te caches-tu ? Qu’as-tu fait ? C’est un cri de souffrance ! Que faire pour sauver Adam ? Ce fut le premier cri de souffrance de Dieu. Cela dure jusqu’à aujourd’hui, et cela durera jusqu’à la fin du monde. Et les choses changeront après. Mais, pour le moment, Il souffre. Et Marie était là au pied de la croix, en train de souffrir.
Jonas 4:9-11
9 Dieu dit à Jonas: Fais-tu bien de t’irriter à cause du ricin? Il répondit: Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort.
10 Et l’Éternel dit: Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit.
11 Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!
Pourquoi Dieu a pitié de Ninive ? Parce qu’Il partage la souffrance des habitants de Ninive. Celui qui fait miséricorde préfère souffrir un peu pour que l’autre ne souffre pas trop. Je pardonne, je laisse passer. C’est la com – passion, qui signifie littéralement « souffrir avec » c’est le sens du verbe compatir, en latin « cum patio » : Je souffre avec. Lorsque l’on parle de la passion de Christ, cela signifie sa souffrance.
Lorsque la compassion te saisit, tu as pitié. Et tu es prêt à souffrir un peu, en faisant marche arrière, en concédant quelque chose afin d’alléger la souffrance de l’autre. Tu commences à sentir sa souffrance et tu lui fais miséricorde.
Quand Dieu dit : Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive ? Il nous fait comprendre qu’Il souffre aussi avec eux.
Jonas
Dieu avait envoyé Jonas à Ninive. Jonas ne comprend pas que Dieu s’intéresse à cette ville païenne, capitale de l’Assyrie. Et il refuse d’y aller car il les considère comme perdus, mauvais. Jonas a un amour limité à son peuple : Les Juifs. Nous connaissons l’histoire : Il va être avalé par un monstre marin, dans le ventre duquel il se repentira.
Quand le monstre le rejettera à la mer, il acceptera la mission que Dieu lui donne. Il va à Ninive, il parle du jugement de Dieu, il menace et les gens se repentent. Lorsque les Ninivites se repentent, Dieu annule son jugement, ce qui met Jonas en colère. Il pensait que Dieu les jugerait, mais au fond de lui, il connaissait la miséricorde de Dieu, et savait que le Seigneur aurait pitié d’eux, c’est pourquoi il ne voulait pas y aller.
Dieu a fait pousser un arbrisseau pour abriter Jonas des rayons du soleil, puis l’a détruit. Ce qui irrite Jonas. A ce moment-là, Dieu lui dit : Tu es en colère parce que j’ai tué ton arbre qui n’a vécu qu’un jour, et tu voudrais que je ne m’intéresse pas aux Ninivites qui ne reconnaissent pas leur gauche de leur droite ! Dieu avait mal de voir les gens de Ninive possédés par les mauvais esprits. Qu’est-ce qui pousse les missionnaires à travailler ? De voir les gens possédés par les mauvais esprits, dirigés par le mal.
La solution
Dieu a mal, c’est pourquoi Il fait miséricorde. L’exemple de Ninive est le plus clair de la Bible pour montrer que Dieu souffre de voir les gens possédés, de les voir se perdre. Pourquoi ? Parce qu’Il les aime.
Jean 3:16 nous dit que Dieu a « tant aimé » le monde qu’il en souffre de le voir perdu. Nous devons en tenir compte. Ne regardons pas à notre propre intérêt. Tenons compte aussi de la souffrance de l’autre Que la souffrance extrême de Dieu nous montre le degré de son amour pour nous !
Cette grande souffrance exigeait une solution. Et ce fut une autre grande souffrance. C’est ce que Marie a vécu.
Nous avons vu la souffrance de cet homme qui avait un fils possédé, toute la famille devait subir cette situation. Les gens souffrent, certains en sont conscients, d’autres pas. Les gens qui les aiment souffrent également. Cela représente beaucoup de monde.
La mort de Jésus à la croix allait résoudre le problème de l’humanité. Marie était présente, elle regardait, tout en sachant que c’était la volonté de Dieu, qu’il y avait un but suprême, mais au prix de quelle souffrance !
La souffrance des parents
Pour nous éviter la souffrance, qui Le ferait souffrir, qu’a fait Dieu ? Il a subi Lui-même (Ce qui évite que nous Le fassions souffrir.). Comment ? En abandonnant son propre Fils à la croix, Dieu le livre afin que nous soyons sauvés. Cela l’a déchiré, a provoqué une grande douleur, une fois pour toutes, afin de ne pas souffrir indéfiniment de nous voir dans la misère du péché, possédés par les démons.
Dieu porte ce fardeau depuis longtemps. Dans Genèse 6, la souffrance de voir l’humanité s’entre déchirer, s’entre tuer, l’a poussé à la détruire par le déluge. Imaginez la souffrance d’un parent voyant ses enfants se disputer sans arrêt ! Un jour, certains le comprendrons. Cela fait très mal à un parent de voir ses enfants se disputer.
Quelques-uns d’entre vous, qui ont un certain âge ont peut-être vu le film « Le parrain ». Le chef de la maffia en voulait à son frère d’avoir trahi leur père. Il voulait se venger, mais il n’a pas touché à son frère tant que la maman était en vie. Dès que sa mère est morte, il a fait tuer son frère.
Pourquoi ne l’a-t-il pas fait du vivant de sa mère ? Parce qu’il savait qu’elle en souffrirait. Si un mafieux peut comprendre la souffrance de sa mère, à combien plus forte raison la souffrance de Dieu est-elle grande. Car Il nous aime plus que les mamans ne nous aiment.
3 – L’amour de Dieu
Dieu dit en Ésaïe que son amour est plus grand que l’amour d’une mère
En référence à Ésaïe 49:14-16
14 Sion disait: L’Éternel m’abandonne, Le Seigneur m’oublie!
15 Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? Quand elle l’oublierait, Moi je ne t’oublierai point.
16 Voici, je t’ai gravée sur mes mains; Tes murs sont toujours devant mes yeux.
Réalisons le niveau des souffrances de Dieu, lorsque nous faisons du mal à quelqu’un, ou manquons de respect à nos parents. Lorsque nous sommes irresponsables vis-à-vis de nos enfants, ou méchants envers autrui ! Dieu souffre car Il nous a créés pour que nous vivions ensemble dans l’amour et la paix. Désormais, il faudrait tenir compte de sa souffrance dans ta façon de fonctionner.
Ce mafieux ne voulait pas faire souffrir sa maman. Pourquoi ? Parce qu’elle l’a aimé la première.
1 Jean 4:19
19 Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.
Cela produit un impact surnaturel sur les enfants, quand ils grandissent, ils saisissent ces choses et sont reconnaissants envers leur maman. Nous aussi, aujourd’hui, nous devons grandir et comprendre que Dieu nous a créés avec amour pour que nous vivions dans la paix et l’unité. Mais le péché est venu tout gâcher.
Prendre dans la poubelle
Tenons compte de la souffrance de Dieu pour ne plus faire le mal ! Si je déteste mon frère, si je me venge, je vais faire souffrir Dieu puisqu’Il est le Père de nous tous. Il faut en tenir compte. Cette souffrance est grande, c’est pourquoi elle a produit le sacrifice de Jésus.
Dieu ne peut être frappé, Il est dans une autre dimension. Par sa constitution, Il ne souffre pas par Lui-même, mais en nous voyant souffrir à cause du péché et des démons, des divisions, de notre faiblesse. Qu’ont-ils à s’incliner devant les choses de la terre, je les ai créés supérieurs à tout cela.
Nous avons entendu parler d’une jeune fille qui avait bu un breuvage en boîte de nuit. A la suite de cela, elle est devenue accro à la cocaïne, qui a provoqué une sorte de folie. Ses parents étaient au courant. Un jour, sa mère la voit en train de fouiller les poubelles pour trouver de la nourriture. Cela fut un déchirement pour cette maman.
Notre péché fait le même effet devant Dieu, c’est comme s’Il nous voyait prendre des choses dans la poubelle. Une personne folle a un certain plaisir à manger ce qu’elle trouve dans les poubelles. Mais pour vous, le frère, le cousin, le parent, vous êtes détruits, n’est-ce pas ? C’est difficile à soutenir. C’est ce que Dieu a à soutenir en nous voyant. En voyant les êtres humains céder face à l’impudicité, face au mensonge, à l’argent.
Beaucoup souffrent
Dieu a trouvé la solution : Envoyer son Fils Jésus, et cela lui a procuré une très grande souffrance. Mais celle-ci prouve l’amour qu’Il a pour nous. S’Il ne nous aimait pas, Il ne souffrirait pas. C’est la souffrance des gens qui aiment. Car ils souffrent comme ceux qu’ils aiment. L’amour crée un canal pour la souffrance.
C’est pourquoi nous devons évaluer ce que nous faisons. Si j’agis mal vis-à-vis de tel frère, cela aura une répercussion sur ses enfants, sur sa famille. Certains oublient cela et s’accrochent à leur vengeance. Ils oublient qu’ils vont avoir un impact sur tout l’entourage de cette personne.
Lorsque nous négligeons de servir Dieu, nous laissons beaucoup de gens souffrir car ils ne connaîtront pas Dieu qui voulait passer par nous. Et nous choisissons les plaisirs de la terre, notre propre intérêt. Dieu voit que nous choisissons égoïstement notre voie.
La mère d’un mafieux
Je vais clôturer par un autre exemple. Prenez le cas d’une maman dont le fils est mafieux, tueur en série. Considérez cette mère qui souffre d’avoir un fils qui n’a pas réussi, qui est tueur. C’est la première souffrance. Pécher signifie : rater l’objectif. La première souffrance de Dieu est de voir que les êtres humains ont raté l’objectif, c’est-à-dire d’être saint. « Soyez saints comme votre Père céleste est Saint ! »
La deuxième souffrance pour cette maman est que son fils rend malheureuses beaucoup d’autres familles, parce qu’il tue par ci, vend de la drogue par là. Il en est de même pour Dieu, Il voit que certains rendent beaucoup d’autres malheureux. Le Seigneur aime chaque humain de la même façon. Nous devenons fils par Jésus. L’amour de Dieu pour ses créatures est immense, plus que l’amour d’un père pour son fils.
Une maman a un amour déraisonnable, irrationnel. Comme Dieu qui nous aime sans tenir compte de notre méchanceté. Elle visitera son fils en prison, lui apportera de la nourriture. Cette maman ne voit pas le tueur en série, elle voit toujours son enfant. Elle souffre à cause du tueur, mais pour aider elle voit son enfant. Tout en souffrant, si son fils a faim, elle viendra toujours lui apporter la nourriture.
Le déchirement
Alors que la société va décider la condamnation à mort de son fils. Si on le tue, son cœur est déchiré, son âme est transpercée. Mais si on le laisse en liberté, son cœur est encore déchiré, car elle sait qu’il va tuer d’autres personnes. Que faire ?
Cette mère est submergée par la souffrance d’une façon comme de l’autre. Il s’est passé la même chose pour Dieu. Son amour ne pouvait supporter l’idée de nous voir détruit. Mais nous laisser en vie, c’est aussi laisser la place à la destruction par le péché, la haine, l’orgueil, la division, laisser un spectacle d’enfer sur terre. Nous comprenons l’importance de Jésus dans cette affaire.
Psaumes 40:7-9
7 Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, Tu m’as ouvert les oreilles; Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire.
8 Alors je dis: Voici, je viens Avec le rouleau du livre écrit pour moi.
9 Je veux faire ta volonté, mon Dieu! Et ta loi est au fond de mon cœur.
Jésus est passé par la souffrance de son Père. Il se propose de payer à notre place. Il accepte de mourir pour que nous vivions et que son Père soit dans la joie. Amen ! Ne veux-tu pas faire la même chose pour Dieu, écouter sa souffrance et dire comme son Fils : Seigneur, je vais porter la charge pour mes frères ?
Frère André, qui a fondé « Portes Ouvertes », a écrit le livre : « Je cherche mes frères ». Il a parcouru le monde entier annonçant l’évangile, dans les endroits les plus difficiles. Le frère André est allé en Palestine parler aux responsables du Hamas. Il considérait que parmi ces extrémistes, il y avait des frères.
Jésus a vu la souffrance du Père. Dieu regardait l’humanité, dans Genèse 6, et, à cette époque, Il a décidé de la détruire. Noé, une fois revenu sur terre a offert un sacrifice à l’Éternel. Et, à ce moment-là, Dieu a décidé de ne plus détruire l’humanité, car Il l’aimait trop. Il fallait trouver une autre solution.
Tout ce que je vous dis se trouve dans les Écritures. On ne peut pas lire tout.
4 – La solution
Ésaïe 59:16
16 Il voit qu’il n’y a pas un homme, Il s’étonne de ce que personne n’intercède; Alors son bras lui vient en aide, Et sa justice lui sert d’appui.
Son bras, c’est son Fils. Il se donne afin que son Père ne souffre plus. Nous commettons souvent l’erreur de penser que Jésus va à la croix seulement pour les humains. Il y va aussi pour faire la volonté de son Père. (Psaume 40). Jésus le dit dans Jean 3 :16 : « Afin que quiconque croit en lui soit sauvé … ».
Quand Jésus a su que sa fin était proche, Il a mis son amour au maximum pour les humains. Mais, plus que tout, la souffrance de son Père pesait sur Lui. Un fils aime son père, ses parents. Il veut qu’ils ne souffrent plus.
Jésus est pour nous un exemple merveilleux de quelqu’un qui a compris la souffrance de Dieu.
Lorsque j’ai reçu cette révélation, pendant deux jours, j’étais abattu, j’avais envie que l’on m’enterre. La souffrance de Dieu pesait sur moi. Et j’ai reçu cette illustration avec cette mère d’un fils tueur et son dilemme : Elle ne voulait pas qu’il meure, et en même temps, s’il restait en vie, il commettrait encore le mal. Pour les autres, il est le bandit condamné à mort. Mais pour elle, c’est son fils, et elle veut qu’il vive. Cette mère regarde et ne sait quoi faire.
Souffrir pour Dieu
Et Dieu regardait : Je les détruis ? Non, je les aime. Je les garde en vie ? Ils apportent la destruction. Et son Fils Lui vient en aide.
Nous raconterons éternellement au ciel la belle histoire du Fils et de son Père. Ce Père qui nous a tant aimés, qu’Il a donné son Fils pour nous.
Si, aujourd’hui, tu vas évangéliser, pense aux souffrances de Dieu. Vis en y pensant. Fais le bien, pour favoriser le bien et l’apaisement des souffrances de Dieu. Et, un jour, tout cela finira. A la fin du monde, Dieu considérera tous les humains qui auront refusé son amour comme des ennemis et n’en souffrira plus.
Nous parlons du jour de la colère de Dieu, due à son grand amour. Pour le moment, sa grâce coule encore, C’est Lui qui souffre. Viendra le jour où tous ceux qui doivent être sauvés le seront, puis la porte sera fermée, on passera à autre chose.
Bien-aimés, nous devons saisir cet amour aujourd’hui, pendant qu’il en est encore temps, en regardant la souffrance de Dieu. C’est important. Cette maman qui voit ce fils que tout le monde injurie, doit-elle le vendre à la police ? Ou le laisser vivre ? Elle est dépassée.
Et Jésus est intervenu : Père, tu n’auras pas besoin de les détruire, je donne ma vie pour eux. Ce qui fait aussi souffrir Dieu. Mais il en est ainsi pour notre salut. Alors, pourquoi ne pas souffrir pour Lui.
2 Corinthiens 5:14-15
14 Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts;
15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
Prions que Dieu nous aide à saisir ces choses et à le servir à 100 %.
Prière
Seigneur, aide-nous à saisir tout cela. Et comme il est dit en
1 Jean 4:19
19 Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.
Merci Seigneur, d’agir dans ta bonté, ta gloire et ta puissance. Que ce message devienne une réalité dans notre vie, afin que nous puissions dire comme le Fils : Père, j’ai compris ta souffrance, je te dis : Me voici, prends-moi, utilise-moi, afin que les hommes soient sauvés et que tes souffrances s’apaisent.
Seigneur, aide-nous à entrer dans la logique de ton Fils Jésus. Aide-nous à nous laisser utiliser par Toi afin que tu ne souffres plus. Quitte à tout perdre. Jésus a donné sa vie, jusqu’à faire souffrir sa mère, ses apôtres et son père. Il a crié : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Comme le Père a souffert d’entendre le cri de son Fils !
Chant : La voix du Seigneur m’appelle …




