Les chapitres 17 à 19 de 2 Samuel . Soyons de véritables amis comme Barzillai et Hittai. Malgré les intrigues du pouvoir, sachons respecter les institutions divines, soumettons nous à l’ordre divin en respectant les autorités, les responsables. Que l’amour paternel ne nous fasse pas oublier d’avoir la juste attitude envers nos enfants, et comme Mephiboscheth acceptons d’être accusé faussement.
Étude biblique suivante : 2 Samuel chapitres 19 à 22
2 Samuel chapitres 17 à 19
Sommaire
1 – 2 Samuel chapitre 17
2 – 2 Samuel chapitre 18
3 – 2 Samuel chapitre 19
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(00:01:18)- Introduction
Gloire à Dieu.
Nous continuons notre étude biblique sur le roi David. Nous sommes arrivés à 2 Samuel 17. Une des grandes leçons que nous avons reçues la fois dernière est que, quoique appelé l’homme selon le cœur de Dieu, David a failli parfois d’une manière grave. Nous avions dit que notre sainteté ne vient pas de notre passé mais elle vient de Dieu. Même si nous avons fait des exploits autrefois, même si nous avons été hyper correct. Aujourd’hui nous pouvons chuter gravement si nous abandonnons le Seigneur, si nous négligeons le Seigneur. Il est écrit en
(00:02:19) Citation de 1 Corinthiens 10:12
12 Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!
Donc la sainteté ne provient pas de la sainteté du passé, cela vient du Seigneur, par conséquent chaque jour nous avons besoin du Seigneur.
Quiconque néglige le Seigneur, même s’il a été le champion de la sainteté hier, peut se retrouver très mal aujourd’hui. Nous ne condamnons pas David, nous disons simplement qu’il y a une leçon à retirer de cela. Si nous sommes l’homme selon le cœur de Dieu, nous avons plus que tout le monde besoin de Dieu pour demeurer ainsi. A chaque fois que David a manifesté une certaine négligence, il s’est retrouvé très mal. Nous en étions à l’une de ses négligences concernant ses enfants. Ses enfants ont été une occasion de chute pour David. Il avait une faiblesse par rapport à ses enfants…
Un rappel
La dernière fois, un grand sujet de joie fut de voir la puissance de la prière. Lorsque David fuyant, Achitophel rejoignant le camp de ses ennemis auprès de son fils Absalom, il était conscient qu’il avait un adversaire redoutable en la personne d’Achitophel par ses conseils. David a prié en demandant au seigneur : « détruis les conseils d’Achitophel. Par cette prière, les conseils d’Achitophel ont échoué car entretemps Huschaï était parti donner un conseil différent détruisant le conseil d’Achitophel. Le roi Absalom a choisi le conseil
2 Samuel chapitre 17
(00:05:00)- Lecture de 2 Samuel chapitre 17:23-29
23 Achitophel, voyant que son conseil n’était pas suivi, sella son âne et partit pour s’en aller chez lui dans sa ville. Il donna ses ordres à sa maison, et il s’étrangla. C’est ainsi qu’il mourut, et on l’enterra dans le sépulcre de son père.
Absalom poursuit David
24 David arriva à Mahanaïm. Et Absalom passa le Jourdain, lui et tous les hommes d’Israël avec lui.
25 Absalom mit Amasa à la tête de l’armée, en remplacement de Joab; Amasa était fils d’un homme appelé Jithra, l’Israélite, qui était allé vers Abigal, fille de Nachasch et soeur de Tseruja, mère de Joab.
26 Israël et Absalom campèrent dans le pays de Galaad.
David est reçu avec bienveillance à Mahanaïm
27 Lorsque David fut arrivé à Mahanaïm, Schobi, fils de Nachasch, de Rabba des fils d’Ammon, Makir, fils d’Ammiel, de Lodebar, et Barzillaï, le Galaadite, de Roguelim,
28 apportèrent des lits, des bassins, des vases de terre, du froment, de l’orge, de la farine, du grain rôti, des fèves, des lentilles, des pois rôtis,
29 du miel, de la crème, des brebis, et des fromages de vache. Ils apportèrent ces choses à David et au peuple qui était avec lui, afin qu’ils mangeassent; car ils disaient: Ce peuple a dû souffrir de la faim, de la fatigue et de la soif, dans le désert.
(00:07:00)- L’amitié et la fidélité se matérialisent
Ce passage est extraordinaire même s’il n’y parait pas. Ces personnes font une dépense royale, une grosse dépense en amenant tous les produits que l’on nous cite ici. Blé, grains, farine…Ils amènent tout cela au camp de David. C’était une très grande dépense pour nourrir ces milliers de personnes avec de la nourriture de qualité. Ces personnes sont venues soutenir le camp de David qui en plein désarroi, en difficulté, c’est au moment où ils sont en difficultés que Barzillaï et ses amis viennent le soutenir. Ce passage est extraordinaire. Nous avons fait la même réflexion quand nous avons parlé d’Ittaï, qui voit David en difficulté, lui un étranger établi en Israël depuis longtemps. Ittaï aurait pu rester et profiter d’un changement de régime sans qu’il soit inquiété. C’est un étranger mais il a préféré suivre la voie de la vérité, suivre la fidélité à l’amitié envers David…
Quand Absalom apprendra cela, il viendra pour vous tuer. Par conséquent quand ils agissent ainsi, ils le font par amour, par fidélité, par logique de choisir la vérité. C’est ce que nous devrions faire !
Ce qu’ils font là, c’est quelque chose du nouveau testament. Le Seigneur en parle dans le nouveau testament en Luc 22 :28. Nous en reparlerons encore.
(00:10:17)- Lecture de Luc 22:28-29
28 Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves;
29 c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur,
(00:10:32)- Lecture de Luc 22:27
27 Car quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert? N’est-ce pas celui qui est à table? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
28 Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves;
29 c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur,
(00:10:55) – « Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves » Voici ce que Jésus dit aux apôtres en :
(00:11:07)- Citation de Luc 22:28
28 Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves;
Contrairement à une idée reçue comme quoi les apôtres menaient la belle vie. Multiplication des pains… Mais combien de fois y a-t-il eu multiplication des pains ? Au maximum deux fois ! … croire que les apôtres menaient la belle vie en lisant les miracles de Jésus : C’est faux ! Suivre Jésus pour les apôtres était un acte difficile, une épreuve. Tout d’abord, ils abandonnaient leur famille. Ils abandonnaient leur métier, et troisièmement, ils abandonnaient l’honneur d’être juifs. C’était quelque chose de grave, comme s’ils changeaient de race. Jésus est conscient de tout cela, et Il dit à Pierre :
(00:12:15) Citation de Luc 22:28
28 Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves;
Que dit-Il ? Nous lisons la conséquence
(00:12:44) Lecture de Luc 22:29
29 c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur,
Conséquence: « Je dispose de mon royaume »…
(00:12:52)- Par conséquent : «Voilà! C’est pourquoi je dispose de mon royaume en votre faveur. » Si les apôtres vont régner, ce n’est pas parce qu’ils étaient de grands prédicateurs. Ce n’est pas parce qu’ils ont bien enseigner, ou bien fait beaucoup de miracles. Ils vont régner parce qu’ils ont partagé les moments difficiles du Seigneur…Nous commettons une grave erreur à chercher le côté succès, le côté exploit. Même si nous aimons les exploits du Seigneur dans le sens où cela montre qu’Il est Seigneur et que cela vient en aide aux personnes. Mais cela ne nous valorise pas du tout. Nous aurons beau faire des miracles jour et nuit, cela ne nous valorisera pas aux yeux du Seigneur. Malheureusement, nous recherchons cela pour nous sentir vrai chrétien. Mes bien aimés, Dieu utilise qui Il veut !
Quand la femme qui souffrait de perte de sang a été guérie, il n’est pas dit que c’était une femme de prière. Au contraire, il est dit qu’elle avait gaspillé tous ses biens auprès des médecins…Mais cette femme a eu foi en Jésus ! Elle a été exaucée par un miracle extraordinaire, instantané, simplement en touchant le Seigneur. Nous ne devons pas chercher les exploits, et à être valorisé par les exploits… Ce qui nous valorise est de vivre les épreuves du Seigneur. C’est-à-dire, tu te trouves dans une situation où l’on se moque de toi. Cette situation est dû au fait que tu as choisi le Seigneur !
Persévérer dans les épreuves
Quand nous persévérons, nous sommes de ceux qui ont persévéré. Il ne s’agit pas de vivre la situation une fois, en un jour, mais nous demeurons avec les moqueries, avec les raisonnements que l’on t’adresse que tu t’es trompé. Mais tu sais, toi, que tu ne t’es pas trompé et tu suis le Seigneur. Pour toutes ces raisons, nous allons partager la table du Seigneur dans le royaume des cieux…Tous les exploits que nous pourrions faire ont pour origine Dieu qui le fait au travers de nous. Mais quand nous partageons les épreuves du Seigneur, nous en sommes la source, même si la puissance de Dieu nous aide, cela reste un choix personnel, car nous aurions pu refuser, mais nous disons : j’accepte d’être humilié à cause du nom du Seigneur! Nous prenons telle voie sachant que nous allons perdre en finance, nous allons perdre en honneur, perdre en renommée…
C’est la voie du Seigneur et ces personnes vont partager la table du Seigneur. C’est cela la profondeur. Dans les choses de Dieu, il y a le superficiel, et la profondeur. Le superficiel est : « ce frère-là remplissait les stades autrefois! » La profondeur est : « vous êtes de ceux qui ont persévéré avec moi dans mes épreuves. »
Les épreuves du Seigneur
Sommes-nous habitués à ce langage qui consiste à parler des épreuves du Seigneur? Non ! Quand nous pensons aux épreuves du Seigneur, nous ne pensons qu’à Golgotha et à Gethsémané, et c’est tout ! Mais là, le Seigneur a parlé aux apôtres avant Gethsémané… Ils ont persévéré tout le temps avec Jésus. Il est question de l’homme de douleurs en Esaïe, car Il était tout le temps dans les épreuves. C’est une mauvaise lecture de la Bible que de croire que la vie du Seigneur était la gloire, les miracles, les prédications. Mais quand nous sommes à la place du Seigneur en Jean 2 et que tu es entouré d’une foule, et que tu sais lire les cœurs que tous ces gens ne sont pas convertis, qu’ils sont tous venus voir un spectacle fait de miracles. Quelle douleur cela va produire !
La souffrance du seigneur
Imaginez que nous louions des locaux pour cent mille euros pour faire un évènement d’évangélisation, de prédication…cinq mille personnes contribuent à faire cet évènement à travers les chants, la logistique…Que Dieu par son Esprit nous montre que sur la foule de deux cents mille personnes, il n’y a que dix personnes qui viennent pour Dieu. Vous vous imaginez quelle serait notre souffrance ? Voilà ce qu’était la souffrance du Seigneur !… Les épreuves du Seigneur était d’être rejeté par les gens que tu viens sauver. Être incompris par ses propres frères et sœurs. Être incompris même par ses disciples. C’était cela les épreuves du Seigneur. Quand on veut le lapider à gauche, que l’on veut le précipiter à droite…Ils sont présents, et ils ne l’ont pas quitté. Souvenez-vous de la fameuse épreuve quand Jésus leur dit qu’il faut qu’ils le mangent en Jean 6.
(00:19:10) En référence à Jean 6 :63-69
54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.
55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.
56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui.
…
66 Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.
…
68 Simon Pierre lui répondit: Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.
En Jean 6 :66 tous les disciples le quittent et seuls les douze restent. Vous vous imaginez le regard des autres : Vous êtes restes avec Lui quand il vous dit qu’il faut que vous le mangiez ?… Vous restez quand même et pierre Lui a dit : nous n’allons pas partir car tu as les paroles de la vie éternelle. Tout cela a été une grande consolation pour le Seigneur. Le Seigneur n’oublie pas.
(00:19:48)- 1 Corinthiens 15:58
58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.
Le Seigneur n’oublie pas tous ces moments où nous étions en défaite en humiliation, et que nous n’avons pas voulu lâcher la voie du Seigneur. Il ne l’oublie pas, il s’en souvient. Que personne ne nous trompe, c’est ainsi. Suivre la voie du Seigneur malgré les vents contraires. Suivre la voie du Seigneur dans une position de faiblesse. C’est cela qui nous fera siéger auprès de Lui, mais tous ceux qui veulent suivre le Seigneur avec le succès, la facilité, que tout le monde accepte, bien aimés, vous n’aurez pas cette par-là. Nous verrons cela physiquement avec Barzillaï à la fin de l’étude biblique.
2 Samuel chapitre 18
(00:21:00)- Lecture de 2 Samuel chapitre 18:1-4
1 David passa en revue le peuple qui était avec lui, et il établit sur eux des chefs de milliers et des chefs de centaines.
2 Il plaça le tiers du peuple sous le commandement de Joab, le tiers sous celui d’Abischaï, fils de Tseruja, frère de Joab, et le tiers sous celui d’Ittaï, de Gath. Et le roi dit au peuple: Moi aussi, je veux sortir avec vous.
3 Mais le peuple dit: Tu ne sortiras point! Car si nous prenons la fuite, ce n’est pas sur nous que l’attention se portera; et quand la moitié d’entre nous succomberait, on n’y ferait pas attention; mais toi, tu es comme dix mille de nous, et maintenant il vaut mieux que de la ville tu puisses venir à notre secours.
4 Le roi leur répondit: Je ferai ce qui vous paraît bon. Et le roi se tint à côté de la porte, pendant que tout le peuple sortait par centaines et par milliers.
(00:21:54) – La prudence dans la guerre
Voici un point sur lequel nous devons nous arrêter. Ils doivent aller en guerre, et David s’associe à la guerre, on lui répond : non, il vaut mieux que tu restes en dehors car si l’on te tue, la guerre est finie. Ils chercheront à t’éliminer, d’ailleurs c’est ce qu’Achitophel avait dit dans son conseil. Il avait dit à Absalom : donne-moi douze mille hommes et je vais chercher David. Je vais fondre sur lui et concentrer tous mes efforts sur sa personne. Dès que nous l’aurons tué, tout le peuple se découragera.
C’est un principe que nous trouvons dans le livre du Lévitique quand on parle du péché. Quand le souverain sacrificateur pêche, c’est comme si tout le peuple avait péché. C’est une réalité que nous trouvons dans l’armée du Seigneur. Le dirigeant est équivalent à tout le reste. Jésus dit lui-même : frapper le berger et les brebis se disperseront. C’est une réalité spirituelle, et nous devons veiller à cela. Des personnes ont comme logique la logique communiste égalitaire qui ne fonctionne pas dans les choses de Dieu. Quand nous ne veillons pas à cela, le travail du Seigneur ne va pas fonctionner correctement. Ce n’est pas avantager un homme, c’est respecter le fonctionnement spirituel des choses.
La logique stratégique
Ces gens-là ont compris que si David se mêle au combat, dès qu’il est éliminé. Le combat s’arrête, ils ont perdu, alors que si David reste en dehors, il peut encore venir à leur aide. C’est une stratégie liée aux réalités spirituelles. Il ne faut pas exposer celui qui est à la tête. S’il est tué, tout le monde perd aussi. David s’incline devant cette logique stratégique.
(00:24:22)- Lecture de 2 Samuel chapitre 18:5-33
5 Le roi donna cet ordre à Joab, à Abischaï et à Ittaï: Pour l’amour de moi, doucement avec le jeune Absalom! Et tout le peuple entendit l’ordre du roi à tous les chefs au sujet d’Absalom.
Juda défait Israël dans la forêt d’Ephraïm
6 Le peuple sortit dans les champs à la rencontre d’Israël, et la bataille eut lieu dans la forêt d’Éphraïm.
7 Là, le peuple d’Israël fut battu par les serviteurs de David, et il y eut en ce jour une grande défaite de vingt mille hommes.
8 Le combat s’étendit sur toute la contrée, et la forêt dévora plus de peuple ce jour-là que l’épée n’en dévora.
9 Absalom se trouva en présence des gens de David. Il était monté sur un mulet. Le mulet pénétra sous les branches entrelacées d’un grand térébinthe, et la tête d’Absalom fut prise au térébinthe; il demeura suspendu entre le ciel et la terre, et le mulet qui était sous lui passa outre.
10 Un homme ayant vu cela vint dire à Joab: Voici, j’ai vu Absalom suspendu à un térébinthe.
Joab frappe Absalom
11 Et Joab dit à l’homme qui lui apporta cette nouvelle: Tu l’as vu! pourquoi donc ne l’as-tu pas abattu sur place? Je t’aurais donné dix sicles d’argent et une ceinture.
12 Mais cet homme dit à Joab: Quand je pèserais dans ma main mille sicles d’argent, je ne mettrais pas la main sur le fils du roi; car nous avons entendu cet ordre que le roi t’a donné, à toi, à Abischaï et à Ittaï: Prenez garde chacun au jeune Absalom!
13 Et si j’eusse attenté perfidement à sa vie, rien n’aurait été caché au roi, et tu aurais été toi-même contre moi.
14 Joab dit: Je ne m’arrêterai pas auprès de toi! Et il prit en main trois javelots, et les enfonça dans le cœur d’Absalom encore plein de vie au milieu du térébinthe.
15 Dix jeunes gens, qui portaient les armes de Joab, entourèrent Absalom, le frappèrent et le firent mourir.
16 Joab fit sonner de la trompette; et le peuple revint, cessant ainsi de poursuivre Israël, parce que Joab l’en empêcha.
Absalom est enterré
17 Ils prirent Absalom, le jetèrent dans une grande fosse au milieu de la forêt, et mirent sur lui un très grand monceau de pierres. Tout Israël s’enfuit, chacun dans sa tente.
18 De son vivant, Absalom s’était fait ériger un monument dans la vallée du roi; car il disait: Je n’ai point de fils par qui le souvenir de mon nom puisse être conservé. Et il donna son propre nom au monument, qu’on appelle encore aujourd’hui monument d’Absalom.
Achimaats et Cuschi courent porter la nouvelle de la victoire
19 Achimaats, fils de Tsadok, dit: Laisse-moi courir, et porter au roi la bonne nouvelle que l’Éternel lui a rendu justice en le délivrant de la main de ses ennemis.
20 Joab lui dit: Ce n’est pas toi qui dois porter aujourd’hui les nouvelles; tu les porteras un autre jour, mais non aujourd’hui, puisque le fils du roi est mort.
21 Et Joab dit à Cuschi: Va, et annonce au roi ce que tu as vu. Cuschi se prosterna devant Joab, et courut.
22 Achimaats, fils de Tsadok, dit encore à Joab: Quoi qu’il arrive, laisse-moi courir après Cuschi. Et Joab dit: Pourquoi veux-tu courir, mon fils? Ce n’est pas un message qui te sera profitable.
23 Quoi qu’il arrive, je veux courir, reprit Achimaats. Et Joab lui dit: Cours! Achimaats courut par le chemin de la plaine, et il devança Cuschi.
24 David était assis entre les deux portes. La sentinelle alla sur le toit de la porte vers la muraille; elle leva les yeux et regarda. Et voici, un homme courait tout seul.
25 La sentinelle cria, et avertit le roi. Le roi dit: S’il est seul, il apporte des nouvelles. Et cet homme arrivait toujours plus près.
26 La sentinelle vit un autre homme qui courait; elle cria au portier: Voici un homme qui court tout seul. Le roi dit: Il apporte aussi des nouvelles.
Achimaats et Cuschi informe David de la victoire, il pleure Absalom
27 La sentinelle dit: La manière de courir du premier me paraît celle d’Achimaats, fils de Tsadok. Et le roi dit: C’est un homme de bien, et il apporte de bonnes nouvelles.
28 Achimaats cria, et il dit au roi: Tout va bien! Il se prosterna devant le roi la face contre terre, et dit: Béni soit l’Éternel, ton Dieu, qui a livré les hommes qui levaient la main contre le roi mon seigneur!
29 Le roi dit: Le jeune Absalom est-il en bonne santé? Achimaats répondit: J’ai aperçu un grand tumulte au moment où Joab envoya le serviteur du roi et moi ton serviteur; mais je ne sais ce que c’était.
30 Et le roi dit: Mets-toi là de côté. Et Achimaats se tint de côté.
31 Aussitôt arriva Cuschi. Et il dit: Que le roi mon seigneur apprenne la bonne nouvelle! Aujourd’hui l’Éternel t’a rendu justice en te délivrant de la main de tous ceux qui s’élevaient contre toi.
32 Le roi dit à Cuschi: Le jeune homme Absalom est-il en bonne santé? Cuschi répondit: Qu’ils soient comme ce jeune homme, les ennemis du roi mon seigneur et tous ceux qui s’élèvent contre toi pour te faire du mal!
33 Alors le roi, saisi d’émotion, monta dans la chambre au-dessus de la porte et pleura. Il disait en marchant: Mon fils Absalom! mon fils, mon fils Absalom! Que ne suis-je mort à ta place! Absalom, mon fils, mon fils!
2 Samuel chapitre 19
(00:30:25)- Lecture de 2 Samuel chapitre 19:1-4
1 On vint dire à Joab: Voici, le roi pleure et se lamente à cause d’Absalom.
2 Et la victoire, ce jour-là, fut changée en deuil pour tout le peuple, car en ce jour le peuple entendait dire: Le roi est affligé à cause de son fils.
3 Ce même jour, le peuple rentra dans la ville à la dérobée, comme l’auraient fait des gens honteux d’avoir pris la fuite dans le combat.
4 Le roi s’était couvert le visage, et il criait à haute voix: Mon fils Absalom! Absalom, mon fils, mon fils!
(00:30:58)- l’attitude de David est incompréhensible
Une scène difficile, nous sommes partagés par rapport à l’attitude de David. Est-ce de l’amour ou de la faiblesse ? Premièrement, il range les hommes en bataillon, puis il dit: doucement avec mon fils Absalom. Est-ce bien ? Je pense que non ! Car qui est à l’origine de la guerre ? Absalom est à l’origine de la situation, c’est sa rébellion. Il cherche à éliminer David et les gens qui sont avec David. Maintenant on se prépare à la guerre, et David donne des instructions d’aller doucement par rapport à son fils. Est-ce mauvais d’avoir soucis pour son fils en tant que père ? Non ! mais le contexte empêche de l’exprimer car d’autres personnes vont être tuées. Même si le cœur de père saigne, on est un dirigeant. Il ne faut pas oublier que le travail d’un dirigeant est d’éduquer aussi le peuple.
Ce serait donner un signal comme quoi les enfants du roi ne doivent pas mourir lors d’une guerre. C’est un mauvais signal, ce n’est pas un signal de bravoure que l’on communique au peuple. On risque aussi de produire des successeurs qui vont protéger leurs enfants des guerres quand les enfants des autres y vont. Cela témoigne de la faiblesse de David envers ses enfants… Le Seigneur notre Dieu a laissé crucifier son fils à la croix…Marie la mère de Jésus a laissé faire et est restée au pied de la croix…Abraham est partie sacrifier son propre fils pour obéir au Seigneur…
L’attitude de Joab
Le peuple, par amour pour David, n’a pas voulu toucher Absalom, mais Joab l’a fait. Malheureusement, il a tué Absalom qui ne pouvait pas se défendre. Joab était mécontent des instructions de David avec raisons, mais même en désaccord est-ce que cela justifie de ne pas obéir à un ordre ? Ce sont des difficultés par rapport à l’autorité, par rapport à Dieu. C’est toutes les difficultés des intrigues autour du pouvoir… La Bible nous demande d’obéir aux autorités, alors même que l’autorité est une franc-maçonne. Ce sont des difficultés, mais c’est la Bible, la parole de Dieu qui nous le demande…Même aujourd’hui l’attitude de Joab n’est pas acceptable.
Nous ne sommes pas d’accord avec les instructions de David, mais nous ne sommes pas d’accord non plus avec le comportement de Joab qui s’oppose à l’autorité sans discernement. N’oublions pas que nous sommes tous soumis à Dieu.
L’obéissance à Dieu et à l’autorité
Même si l’ordre n’est pas correct, nous n’avons pas à désobéir pour désobéir par mécontentement. Joab a transformé une victoire en deuil ! David a pleuré et les gens avaient honte de ce qui s’était passé. Ils sont rentrés chez eux comme s’ils avaient perdu la bataille. Absalom n’était pas en train de sa battre lorsqu’il a été tué, il était hors d’état de se battre. Dieu n’a pas permis qu’Absalom soit en position d’être tué au cours d’un combat. Il fallait respecter la volonté de Dieu à ce moment-là. Nous n’avons donc pas à outrepasser la volonté de Dieu Lui-même. Nous retrouvons des situations semblables où nous ne sommes pas d’accord avec les mesures prises, mais nous devons respecter les décisions du pouvoir en place.
Comment nous comporter ? Il faut toujours être dans la construction. Pierre et Paul ont donné les instructions suivantes aux chrétiens qui étaient esclaves, à leur époque. Vous n’avez pas à quitter vos maîtres par rébellion sous prétexte qu’en Christ nous sommes affranchis. Même si nous ne sommes pas d’accord avec l’esclavage. Si les uns et les autres (esclaves) quittent de façon individuelle leurs maîtres. Cela va produire dans la pensée des gens que le message de l’évangile est la liberté terrestre. C’est quitter l’esclavage, c’est la révolution sociale. Le message de l’évangile va être dévoyé, alors que le message de l’évangile est profond. Il y a une délivrance, une liberté qui vient du ciel…
Ne pas confondre l’évangile et une œuvre sociale
(00:40:06)- Nous pouvons être révoltés par la faim dans le monde, par la souffrance dans le monde. Ce n’est pas une raison pour transformer l’évangile en une œuvre sociale. C’est ce que l’armée du salut est devenue: une association caritative, au lieu d’être une affaire de vie. Le diable peut nous distraire de cette façon, à partir de motivations « saines ». Nous sommes révoltés par la pauvreté, par la faim, et nous agissons par la chair, et nous oublions que le message est d’annoncer Jésus aux gens. Nous pouvons rajouter le social, mais le social ne vient pas avant le message de l’évangile. C’est pour cela que Jésus a dit : « vous aurez toujours des pauvres. » Nous sommes choqués et nous disons que Dieu ne peut pas accepter une telle pauvreté. Dieu ne peut pas accepter que les gens meurent de faim ainsi.
(00:41:10)- Puis la cause devient de défendre les prostituées, d’accord, c’est bien ! Mais la priorité est l’évangile. Quand nous commençons à inverser les valeurs, nous sommes pris dans le piège et nous avons outrepasser la volonté Dieu…
Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!
Il y a la mauvaise gestion de la situation, David aurait dû faire confiance à Dieu pour son fils Absalom. Alors que nous avons vu David faire confiance en Dieu avec le premier fils de Bethsabée… Nous revenons encore sur le fait que la sainteté d’hier ne sera pas toujours la sainteté d’aujourd’hui. Nous devons avoir le regard fixé sans cesse sur Jésus et recevoir la force venant de Lui. Dans des situations semblables David n’a pas eu la même attitude…et n’a pas appliquer les mêmes principes de la confiance en Dieu, et d’acceptation de la volonté de Dieu. Nous devons toujours rester connecté au Seigneur qui que nous soyons…
(00:43:40)- Lecture de 2 Samuel chapitre 19:5-8
5 Joab entra dans la chambre où était le roi, et dit: Tu couvres aujourd’hui de confusion la face de tous tes serviteurs, qui ont aujourd’hui sauvé ta vie, celle de tes fils et de tes filles, celle de tes femmes et de tes concubines.
6 Tu aimes ceux qui te haïssent et tu hais ceux qui t’aiment, car tu montres aujourd’hui qu’il n’y a pour toi ni chefs ni serviteurs; et je vois maintenant que, si Absalom vivait et que nous fussions tous morts en ce jour, cela serait agréable à tes yeux.
7 Lève-toi donc, sors, et parle au cœur de tes serviteurs! Car je jure par l’Éternel que, si tu ne sors pas, il ne restera pas un homme avec toi cette nuit; et ce sera pour toi pire que tous les malheurs qui te sont arrivés depuis ta jeunesse jusqu’à présent.
8 Alors le roi se leva, et il s’assit à la porte. On fit dire à tout le peuple: Voici, le roi est assis à la porte. Et tout le peuple vint devant le roi. Cependant Israël s’était enfui, chacun dans sa tente.
(00:44:34)- Quel message donne David par son attitude
Joab vient voir David pour le menacer de sortir et de le quitter car l’attitude de David n’est pas bonne. Les gens se sont battus pour la vérité, mais cette vérité est représentée par David à ce moment-là. David est l’autorité qui soutient la voie de Dieu à ce moment-là. D’une certaine façon, les gens se sont battus pour lui… « Tu montres que la vie de tes gens n’a pas de valeur par rapport à la vie de ton fils Absalom, c’est le message que tu vas donner à tout le monde. Ce n’est pas bon » et Joab a raison ! Ce jour-là il y a eu vint mille morts à cause de la révolte d’Absalom. Les gens du camp de David ont été en majorité sauvés. Le conseil de Joab est logique : comporte-toi en chef !
(00:47:00)- Un chef est celui qui met les sentiments de côté, et qui regarde la voie à suivre. Il est déchiré au fond de lui, mais il continue à suivre la voie. Il a une grande responsabilité, les gens le suivent, les gens s’appuient sur lui. Le chef garde les yeux fixés sur l’objectif à atteindre.
Les yeux fixés sur l’objectif
Dieu a mis ses sentiments de côté pour Jésus, son fils. Il a regardé l’objectif qui était de nous sauver, il a laissé son fils accroché à la croix… Il sait que son fils ressuscitera, et nous serons tous dans l’allégresse au paradis. Mais entretemps il y a une grande souffrance que Dieu vit…Une très grande souffrance. Dieu a beaucoup souffert de voir son fils à la croix… David ne s’est pas comporté ainsi. Il a donné l’impression que la vie de son fils, le mauvais…était meilleure que celles de ses gens. C’était un mauvais signe donné au peuple. Pour autant, nous ne nions pas le droit d’être attristé par rapport à la mort de son fils. Nous le disons par rapport à la gestion du troupeau (du peuple), à la gestion de l’œuvre de Dieu…
Le bon berger donne sa vie pour ses brebis
(00:50:06)- Le travail d’un responsable est un travail dur. Il s’oublie lui-même. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis… En sortant de chez toi, on t’annonce une mauvaise nouvelle… Je devais prêcher un mercredi en région parisienne, le mardi, ma mère est morte. Jean-Yves m’a accompagné à la prédication. J’ai pleuré dans la voiture, nous avons conversé, mais quand je me suis mis à prêcher personne n’a su que ma mère était morte ! Les personnes qui étaient venus, n’étaient pas là pour apprendre le décès de ma mère, mais pour entendre la parole de Dieu. Les personnes l’ont su plusieurs jours après… Nous ne devons pas oublier le rôle que Dieu nous a donné. Quand nous mélangeons notre vie personnelle au rôle que Dieu nous a donné, ce n’est pas bon.
Le conseil de Joab est valable !… Tu (David) détruis ce que nous avons construit avec tant de peine. Cette victoire a été gagnée par cinq mille personnes face à peut-être cinquante mille adversaires. Ils ont combattu par la foi. « et toi(David) tu veux détruire cela parce que l’on a tué ton fils ! »… Il devait manifester une certaine attitude face aux gens qui célébraient la victoire, pour dire gloire à Dieu : » que le Seigneur soit béni ! » Ces gens en avaient besoin après des temps où ils ont fui avec leur femme et enfants pendant des jours durant dans le désert…Ces personnes avaient droit à cette consolation.
(00:53:00)- Lecture de Actes 20 :24,28
24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.
28 Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang.
(00:53:25)- « Je ne fais plus aucun cas de ma vie ». Je reçois une mauvaise nouvelle, mais mon ministère passe avant. Attention, nous ne disons pas qu’il faut négliger ses obligations de parents, de père, de mère… Non ! nous disons simplement que lorsque quelque chose est douloureux pour toi, tu ne dois pas partager cela avec les personnes qui attendent la nourriture du Seigneur. Nous devons leur donner la nourriture du Seigneur, leur donner la bénédiction du Seigneur, et régler notre souci avec le Seigneur. Si le Seigneur pourvoit à des frères et sœurs pour nous consoler, gloire à Dieu, mais la priorité reste au rôle donné par le Seigneur : Je ne fais plus aucun cas de ma vie.
L’exemple de la jeune malgache et de Jackie Pullinger
Comme cette jeune fille de Madagascar qui avait accepté de rater ses examens de fin d’année pour aller dans une évangélisation dans une autre ile. Elle ignorait que c’était programmé, quand elle l’a su, elle a prié le Seigneur qui l’a conduit à rater ses examens de fin d’année pour aller à l’évangélisation. « Je ne fais plus aucun cas de ma vie. » Ce n’est pas un discours, c’est une réalité. Jackie Pullinger avait 23 ans est partie à Hong-Kong et s’est mariée vers l’âge de 46 ans. Il fallait faire la mission du Seigneur…
la faiblesse de David
(00:55:18) – Question
Q– Pasteur, j’essaie de comprendre la faiblesse de David envers son fils, et je me suis souvenu que dans les chapitres précédents où Amnon est mort de la main d’Absalom. Est-ce que David ne ressent-il pas une forme de culpabilité du fait qu’il n’ai pas pris ses responsabilités. Est-ce pour cette raison qu’il serait indulgent envers Absalom ?
R– C’est plus tôt le contraire. Il devrait souhaiter la mort d’Absalom pour avoir tué son frère… Si je suis ton raisonnement, au contraire, je devrais dire : moi je n’ai pas rendu justice, mais Dieu a rendu justice…
(00:58:06) – Question
Q– Cela me rappelle aussi celui que Dieu a tué, issu de son adultère…
R– Quand son fils était mort, il s’était parfumé, et il a mangé.
(00:59:32) – Question
Q- On a constaté au chapitre de 2 Samuel 11, que David devait être sur le front… et il n’y était pas et on vient de voir en 2 Samuel 18 que nous venons de lire qu’il a accepter de ne pas sortir …
R– Il y a la première situation où David …
(01:07:00)- Lecture de Romains 13:7
7 Rendez à tous ce qui leur est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur.
(01:08:50)- Lecture de Romains 11:34
34 Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller?
(01:09:25)- Lecture de Hébreux 13:17
17 Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage.
(01:12:17)- Lecture de 2 Samuel 19:8-23
8 Alors le roi se leva, et il s’assit à la porte. On fit dire à tout le peuple: Voici, le roi est assis à la porte. Et tout le peuple vint devant le roi. Cependant Israël s’était enfui, chacun dans sa tente.
Restauration du royaume de David
9 Et dans toutes les tribus d’Israël, tout le peuple était en contestation, disant: Le roi nous a délivrés de la main de nos ennemis, c’est lui qui nous a sauvés de la main des Philistins; et maintenant il a dû fuir du pays devant Absalom.
10 Or Absalom, que nous avions oint pour qu’il régnât sur nous, est mort dans la bataille: pourquoi ne parlez-vous pas de faire revenir le roi?
11 De son côté, le roi David envoya dire aux sacrificateurs Tsadok et Abiathar: Parlez aux anciens de Juda, et dites-leur: Pourquoi seriez-vous les derniers à ramener le roi dans sa maison? -Car ce qui se disait dans tout Israël était parvenu jusqu’au roi.
12 Vous êtes mes frères, vous êtes mes os et ma chair; pourquoi seriez-vous les derniers à ramener le roi?
13 Vous direz aussi à Amasa: N’es-tu pas mon os et ma chair? Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si tu ne deviens pas devant moi pour toujours chef de l’armée à la place de Joab!
14 David fléchit le cœur de tous ceux de Juda, comme s’ils n’eussent été qu’un seul homme; et ils envoyèrent dire au roi: Reviens, toi, et tous tes serviteurs.
15 Le roi revint et arriva jusqu’au Jourdain; et Juda se rendit à Guilgal, afin d’aller à la rencontre du roi et de lui faire passer le Jourdain.
Schimeï se hâte à la rencontre de David et demande pardon
16 Schimeï, fils de Guéra, Benjamite, qui était de Bachurim, se hâta de descendre avec ceux de Juda à la rencontre du roi David.
17 Il avait avec lui mille hommes de Benjamin, et Tsiba, serviteur de la maison de Saül, et les quinze fils et les vingt serviteurs de Tsiba. Ils passèrent le Jourdain à la vue du roi.
18 Le bateau, mis à la disposition du roi, faisait la traversée pour transporter sa maison; et au moment où le roi allait passer le Jourdain, Schimeï, fils de Guéra, se prosterna devant lui.
19 Et il dit au roi: Que mon seigneur ne tienne pas compte de mon iniquité, qu’il oublie que ton serviteur l’a offensé le jour où le roi mon seigneur sortait de Jérusalem, et que le roi n’y ait point égard!
20 Car ton serviteur reconnaît qu’il a péché. Et voici, je viens aujourd’hui le premier de toute la maison de Joseph à la rencontre du roi mon seigneur.
21 Alors Abischaï, fils de Tseruja, prit la parole et dit: Schimeï ne doit-il pas mourir pour avoir maudit l’oint de l’Éternel?
22 Mais David dit: Qu’ai-je affaire avec vous, fils de Tseruja, et pourquoi vous montrez-vous aujourd’hui mes adversaires? Aujourd’hui ferait-on mourir un homme en Israël? Ne sais-je donc pas que je règne aujourd’hui sur Israël?
23 Et le roi dit à Schimeï: Tu ne mourras point! Et le roi le lui jura.
(01:15:40) – Toutes les tribus qui combattaient David, disent qu’il revienne.
(01:21:15)- Lecture de 2 Samuel chapitre19:24-30
24 Mephiboscheth, fils de Saül, descendit aussi à la rencontre du roi. Il n’avait point soigné ses pieds, ni fait sa barbe, ni lavé ses vêtements, depuis le jour où le roi s’en était allé jusqu’à celui où il revenait en paix.
25 Lorsqu’il se rendit au-devant du roi à Jérusalem, le roi lui dit: Pourquoi n’es-tu pas venu avec moi, Mephiboscheth?
26 Et il répondit: O roi mon seigneur, mon serviteur m’a trompé, car ton serviteur, qui est boiteux, avait dit: Je ferai seller mon âne, je le monterai, et j’irai avec le roi.
27 Et il a calomnié ton serviteur auprès de mon seigneur le roi. Mais mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu. Fais ce qui te semblera bon.
28 Car tous ceux de la maison de mon père n’ont été que des gens dignes de mort devant le roi mon seigneur; et cependant tu as mis ton serviteur au nombre de ceux qui mangent à ta table. Quel droit puis-je encore avoir, et qu’ai-je à demander au roi?
29 Le roi lui dit: A quoi bon toutes tes paroles? Je l’ai déclaré: Toi et Tsiba, vous partagerez les terres.
30 Et Mephiboscheth dit au roi: Qu’il prenne même le tout, puisque le roi mon seigneur rentre en paix dans sa maison.
(01:22:40)- Encore une réconciliation, on avait accusé Mephiboscheth de ne pas avoir soutenu le roi…
(01:26:32)- Lecture de 2 Samuel chapitre 19:31-39
31 Barzillaï, le Galaadite, descendit de Roguelim, et passa le Jourdain avec le roi, pour l’accompagner jusqu’au delà du Jourdain.
32 Barzillaï était très vieux, âgé de quatre-vingts ans. Il avait entretenu le roi pendant son séjour à Mahanaïm, car c’était un homme fort riche.
33 Le roi dit à Barzillaï: Viens avec moi, je te nourrirai chez moi à Jérusalem.
34 Mais Barzillaï répondit au roi: Combien d’années vivrai-je encore, pour que je monte avec le roi à Jérusalem?
35 Je suis aujourd’hui âgé de quatre-vingts ans. Puis-je connaître ce qui est bon et ce qui est mauvais? Ton serviteur peut-il savourer ce qu’il mange et ce qu’il boit? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses? Et pourquoi ton serviteur serait-il encore à charge à mon seigneur le roi?
36 Ton serviteur ira un peu au delà du Jourdain avec le roi. Pourquoi, d’ailleurs, le roi m’accorderait-il ce bienfait?
37 Que ton serviteur s’en retourne, et que je meure dans ma ville, près du sépulcre de mon père et de ma mère! Mais voici ton serviteur Kimham, qui passera avec le roi mon seigneur; fais pour lui ce que tu trouveras bon.
Kimham est au bénéfice de la fidélité de Barzillaï, son père
38 Le roi dit: Que Kimham passe avec moi, et je ferai pour lui ce qui te plaira; tout ce que tu désireras de moi, je te l’accorderai.
39 Quand tout le peuple eut passé le Jourdain et que le roi l’eut aussi passé, le roi baisa Barzillaï et le bénit. Et Barzillaï retourna dans sa demeure.
(01:28:23) – Amen!Amen! Barzillaï vient voir le roi sur le chemin du retour…
(01:35:22)- Prière finale
Prions le Seigneur. Éternel, nous te bénissons pour les exemples que tu nous montres dans ta parole Seigneur : Des gens qui ont saisi ce que l’amour pour les maîtres, la considération du maître, celle pour notre Dieu, le créateur, le respect des institutions divines, de l’ordre divin, des choses que Dieu a établies. Je suis impressionné par l’exemple de Barzillaï qui vient soutenir David dans des temps très difficiles. Lui qui était une autorité de sa région, il aurait pu choisir le camp du plus fort. Il a choisi le camp du plus faible, mais le camp de la vérité, Seigneur. Nous savons que la vérité finit toujours par gagner. Ô Seigneur, merci pour ces exemples de Barzillaï, d’Hittaï, qui sont pour nous très très important. Ils nous poussent à participer à tes épreuves. A ne pas te servir seulement lorsqu’il a des miracles, du positif, du nombre.
Nous sommes heureux de voir le nombre très touché, nous sommes heureux de voir les miracles, mais là où Tu nous attends, c’est dans tes épreuves Seigneur. Qui refuserait tes miracles? Même le païen peut te servir pour les miracles! Qui refuserait le succès du nombre? Même le païen peut se faire orateur d’un jour en raison du nombre. Seigneur, là où tu attends tes véritables amis, tes vrais serviteurs, c’est dans les épreuves, dans les difficultés dans les positions d’infériorité, où l’on semble sans autorité, mais où l’on respecte les choses telles que Dieu les a établies.
Mettre en pratique la parole selon ces exemples
Lorsqu’une femme peut être soumise à son mari, c’est là où tu nous attends. Lorsqu’un homme peut aimer sa femme comme Christ a aimé l’Eglise. Alors que tout parait compliqué, Seigneur, c’est là où tu nous attends. Lorsque nous serons injustement traités, mais que nous devons conserver l’amour, c’est là où tu nous attends. Lorsque, être de Jésus sera honteux dans le monde, Tu attends que nous disions que nous sommes de Jésus. Persévérer dans tes épreuves, c’est accepter que les choses ne se passent pas comme nous le souhaiterions. Mais que nous considérions que rien n’échappe à ton contrôle car Tu es le Dieu tout puissant, et louer ton nom dans ces circonstances-là.
Élever ton nom dans ces circonstances, c’est cela aussi, persévérer dans tes épreuves. Seigneur apprends nous à ne pas faire la sourde oreille quand tu parles, quand les autorités parlent, quand les aînés parlent, quand nous sommes face à des responsables. Que nous puissions accepter la position de chacun, accepter le rôle de chacun, et considérer que Toi, Dieu tu es au contrôle de tout. A toi, la gloire, la louange aux siècles des siècles. Préserve-nous de tout mal Papa, au nom de Jésus. Amen!







