Job chapitres 7 à 10 – Ces chapitres nous amènent à nous interroger sur le Pourquoi la vie? sur la souffrance et le péché, l’inégalité entre Dieu et l’homme. Pourquoi l’innocent et le coupable ont le même sort
Étude biblique suivante : Job chapitres 11 à 14
Job chapitres 7 à 10
Sommaire
1 – Job chapitre 7
2 – Job chapitre 8
3 – Job chapitre 9
4 – Job chapitre 10
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(00:00:45)- Introduction
Gloire à Dieu.
Nous sommes heureux de nous retrouver encore une fois de plus dans la présence du Seigneur pour étudier sa Parole, et nous prions que son Esprit nous conduise dans toute la vérité. Au nom de Jésus!
Nous nous sommes arrêtés au chapitre six de Job. Job qui répond à Eliphaz de Théman, l’un de ses amis sensés venir le réconforter et le fortifier. Mais ils se sont transformés après une semaine de silence. Ils se sont transformés en juges en commençant par Eliphaz de Théman qui a comme thèse : Dieu seul est juste, Dieu seul ne se trompe pas. Dieu étant bon, Il soutiendra forcément les personnes bonnes. Comme il est dit au chapitre 4, l’innocent ne périt pas.
(00:01:53)- Citation de Job 4:7
7 Cherche dans ton souvenir: quel est l’innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés?
L’innocent n’a pas à souffrir puisque le Tout Puissant est aussi sain, pur et en sa faveur. Si Dieu est en ta faveur, tu n’as pas à souffrir dit-il à Job. Ce raisonnement a pour conséquence que si Job souffre, c’est que forcément il n’est pas innocent, et que job a des choses à se reprocher. C’est là que Job devant les raisonnements implacables d’Eliphaz, Job répond au chapitre six. Vous êtes venus en tant qu’amis, même si j’avais péché contre Dieu, votre attitude est trop sévère envers moi. Je n’y vois aucune compassion.
C’est comme si vous n’étiez pas venus. J’ai quand même droit à une certaine compassion, là vous êtes excessifs. Je maintiens que je suis innocent. Job proclame son innocence et il dit à son ami que son comportement n’est pas celui d’un ami. Le pécheur a quand même droit à une certaine compassion. C’est en quelque sorte la réponse de Job.
1- Job chapitre 7
(00:03:37)- Lecture de Job chapitre 7:1-21
1 Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat, Et ses jours sont ceux d’un mercenaire.
2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, Comme l’ouvrier attend son salaire,
3 Ainsi j’ai pour partage des mois de douleur, J’ai pour mon lot des nuits de souffrance.
4 Je me couche, et je dis: Quand me lèverai-je? quand finira la nuit? Et je suis rassasié d’agitations jusqu’au point du jour.
5 Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, Ma peau se crevasse et se dissout.
6 Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, Ils s’évanouissent: plus d’espérance!
7 Souviens-toi que ma vie est un souffle! Mes yeux ne reverront pas le bonheur.
8 L’œil qui me regarde ne me regardera plus; Ton œil me cherchera, et je ne serai plus.
9 Comme la nuée se dissipe et s’en va, Celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas;
10 Il ne reviendra plus dans sa maison, Et le lieu qu’il habitait ne le connaîtra plus.
11 C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, Je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, Je me plaindrai dans l’amertume de mon âme.
Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire ?
12 Suis-je une mer, ou un monstre marin, Pour que tu établisses des gardes autour de moi?
13 Quand je dis: Mon lit me soulagera, Ma couche calmera mes douleurs,
14 C’est alors que tu m’effraies par des songes, Que tu m’épouvantes par des visions.
15 Ah! je voudrais être étranglé! Je voudrais la mort plutôt que ces os!
16 Je les méprise!… je ne vivrai pas toujours… Laisse-moi, car ma vie n’est qu’un souffle.
17 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas, Pour que tu daignes prendre garde à lui,
18 Pour que tu le visites tous les matins, Pour que tu l’éprouves à tous les instants?
19 Quand cesseras-tu d’avoir le regard sur moi? Quand me laisseras-tu le temps d’avaler ma salive?
20 Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes? Pourquoi me mettre en butte à tes traits? Pourquoi me rendre à charge à moi-même?
21 Que ne pardonnes-tu mon péché, Et que n’oublies-tu mon iniquité? Car je vais me coucher dans la poussière; Tu me chercheras, et je ne serai plus.
(00:06:19)- Job s’adresse directement à Dieu
Maintenant, Job parle directement à Dieu pour Lui dire : « A quoi cela sert que nous existions, que nous vivions si nous devons souffrir ainsi? Le sort d’un homme sur la terre est celui d’un soldat. Notre vie est dure, le soldat est en guerre. La vie d’un soldat n’est pas facile, d’un vrai soldat qui est en guerre et qui ne dort pas dans un lit comme nous. Il est obligé de porter un sac à dos avec tout son barda. Une telle vie est pénible. Finalement, la vie d’un homme sur terre ressemble à cela.
Mon corps souffre, Job, ne comprend pas, je vais me plaindre. Mais dans toutes ces plaintes nous pouvons tirer quelque chose de positif. Job ne nie jamais l’existence de Dieu. D’ailleurs il est en train de Lui parler et dire : « Tu es la source de mes maux ». Il est écrit en:
(00:07:49)- Citation de Hébreux 11:6
6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.
C’est important de croire que Dieu existe. Tout le monde ne croit pas que Dieu existe, pas plus que tout ceux qui s’approche de dieu croient que Dieu existe!
Beaucoup viennent à la religion, mais dans leur attitude de tous les jours, nous ne voyons pas dans leurs faits et gestes que Dieu existe. Ils considèrent la religion comme un concept philosophique, voir idéologique mais dans le concret ils n’associent pas Dieu à leur vie. Ici, nous voyons Job, bien qu’il se plaigne devant Dieu, qu’il se lamente. Il reconnait que Dieu pilote tout! Cette attitude est importante dans notre fonctionnement avec Dieu de reconnaître son existence. Celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’Il existe.
Des personnes à la place de Job aurait conclu tout simplement que Dieu n’existe pas. Car avec de telles souffrances, où est-Il? Comment un juste peut-il souffrir de la sorte. Au contraire, Job dit qu’Il existe, d’ailleurs Il met des gardes autour de lui pour l’empêcher de prendre du repos. (v.12) Dieu ne lui laisse pas de temps de repos, même le lit lui fait mal. Là où Job espère trouver du réconfort, du repos, il souffre.
(00:08:35) La tentation de disparaître
Finalement Job commence à dire qu’il serait préférable qu’il disparaisse. Nous en avions parler la fois dernière.
La tentation de chacun quand nous souffrons beaucoup est celle de disparaître et de dire: n’est-il pas préférable que je disparaisse. A notre époque beaucoup franchissent le pas, ils entrent dans le système d’euthanasie volontaire notamment en Suisse comme dans d’autres pays où l’euthanasie est autorisée. On leur fait une piqûre et ils meurent. D’autres se suicident en se jetant du haut d’un pont considérant que la vie est un lourd fardeau qu’ils n’arrivent plus à porter. Pour eux la solution est l’inexistence, or c’est une solution trompeuse parce qu’en réalité l’inexistence n’existe pas.
Notre vie appartient à Dieu
Lorsqu’une chose existe, elle existe une fois pour toute, on ne peut plus l’effacer. C’est une notion que nous devons intégrer. Quand une personne pense qu’après la mort, elle n’existera plus, elle se trompe. Elle va exister malgré la mort physique mais dans quelle condition et dans quel état et où? Là est le problème. Beaucoup de personnes qui s’enlèvent la vie, par le suicide ou par l’euthanasie, manifestent ainsi leur incrédulité dans l’existence face à Dieu. Si je disparais, après c’est le néant. Cela revient à dire que Dieu n’existe pas. Nous voyons pourquoi le suicide est considéré comme un péché grave parce que cela revient à dire que Dieu n’existe pas. Mais Job, dans ses souffrances dit non! Dieu Tu existes, d’ailleurs Tu permets toutes ces souffrances, mais j’aurais aimé ne pas naître.
Job ne va pas jusqu’à se suicider ou à demander qu’on le tue, mais il exprime l’angoisse de son cœur.
(00:12:10)- Citation de Job chapitre 7:11
11 C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, Je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, Je me plaindrai dans l’amertume de mon âme.
Même l’homme le plus juste peut être angoissé, perturbé. L’homme le plus fort face aux épreuves et aux difficultés peut manifester une angoisse au point de formuler des accusations indirectes contre Dieu. Il y a un verset de la Bible qui nous dit que les épreuves de la fin, si Dieu ne les arrêtait pas, personne ne serait sauvée
(00:12:52)- Citation de Matthieu 24:21-22
21 Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais.
22 Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.
Ce passage nous montre qu’aucun homme ne peut être fidèle par lui-même. C’est Dieu qui nous maintient dans la fidélité et dans la foi, car nous voyons Job dépassé par la souffrance. Il aurait préféré n’avoir jamais existé. Il demande à Dieu pourquoi tout cela pourquoi me fais-tu souffrir. Mais, le point positif, il gade toujours le désir de croire en Dieu. Il croit en Dieu et cela fait toute la différence. Nul ne sera sauvé par sa justice, personne! Nul n’est juste, c’est ce que dit la Bible.
(00:13:42)- Citation de Romains 3:10, 23
10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;
23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;
Mais nous serons sauvés parce que nous croyons. C’est ce qui est important.
(00:13:58)- Question 1
Q– N’est-ce pas orgueilleux de la part de Job de revendiquer être juste, parce que même s’il n’a pas péché directement, nous ne sommes pas sains comme Dieu l’est.
R- Ce n’est pas orgueilleux, c’est la suite qui peut nous parler d’orgueil. Je pense que nous retrouvons cette phrase chez Paul, lorsqu’il dit:
(00:14:23) Citation de 1 Corinthiens 4:3-5
3 Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain. Je ne me juge pas non plus moi-même, car je ne me sens coupable de rien;
4 mais ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur.
5 C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.
Mais ce n’est pas moi qui peux me juger. Il peut donc arriver à certaines personnes qui se comportent bien de ne pas voir clairement ce qu’elles ont fait de mal.
Quand il dit, je en me reproche rien, il ne dit pas qu’il se considère parfait mais il veut dire simplement qu’il ne voit pas le mal qu’il a fait qui puisse avoir pour conséquence ce qu’il subit. Dans la suite, il dit : « si j’ai péché… », il émet cette possibilité.
Ce chapitre insiste sur l’existence. Pourquoi existons-nous, bien-aimés, c’est quelque chose qui nous dépasse. Une de nos folies, alors que nous sommes conscients de notre existence, est de nous approprier cette existence. C’est cette folie qui nous conduit à nous demander « pourquoi j’existe? », parce que je ne suis plus satisfait par mon existence.
Le sens de notre existence
La réponse que je peux donner est que notre existence nous dépasse. Notre existence appartient à quelqu’un d’autre, à celui qui nous a fait exister. Ce problème de Job doit nous amener à une profonde humilité vis-à-vis de Dieu pour dire, mon existence ne m’appartient pas. Quelqu’un d’autre a voulu que j’existe, je Lui remets ma vie. Il est vrai que je souffre mais cela ne change pas le fait que mon existence Lui appartient. Si j’existe par Lui, je dois exister pour Lui. C’est la réponse que nous devons nous donner à nous-mêmes. J’existe par Dieu, par conséquent, que j’existe pour Lui. Ce qui sous-entend que c’est Lui qui décide de mon sort, de mon avenir. Il ne m’appartient pas de prendre une décision sur mon existence. Si nous avions eu le choix de notre naissance. Qui serait tel qu’il est s’il avait eu le choix? Personne. …
Si nous sommes ce que nous sommes, c’est que quelqu’un en a décidé ainsi. Nous devons respecter sa volonté et le fait que cette existence lui appartient. Si elle est à Lui, qu’elle soit aussi pour Lui. Ce n’est pas à nous de juger que notre existence est malheureuse ou mauvaise, et qu’elle ne mérite pas d’être.
Pourquoi vivre si c’est pour souffrir?
C’est la conclusion que nous en tirons. Pourquoi exister si je dois souffrir ainsi. En raisonnant ainsi, d’une certaine façon, nous nous attribuons le fait de notre propre existence. Mais quand nous nous humilions, nous reconnaissons que cette existence a été voulue par Dieu, et cela nous calme. Nous en concluons: Qu’Il fasse de moi ce qu’Il veut! Puisqu’après tout, je suis à Lui. C’est de l’humilité et la Bible nous dit que:
(00:17:50)- Citation de Proverbes 18:12
12 Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève; Mais l’humilité précède la gloire.
C’est la réponse que nous pouvons donner à la question : Pourquoi j’existe?
(00:18:53)- Le livre de Job est un livre très philosophique qui pose de grandes questions sur l’existence que l’homme se pose. Quelqu’un a décider de ton existence, accepte maintenant d’exister pour Lui, puisque tu existes par Lui car ton existence ne t’appartient pas. Cela nous aide à accepter les cotés négatifs de notre vie, les temps de souffrance dont nous ne comprenons pas le sens. Comme nous savons que Dieu est bon, nous nous confions en Lui malgré tout.
(00:19:53)- Question 2
Q– Dieu nous dit qu’Il nous donne un esprit de paix. Quand l’angoisse nous saisit, il est compliqué de se dire humainement que nous n’avons rien fait. Pouvons-nous considérer cela d’une certaine manière comme la croix à porter et que nous ne sommes rien sans sa paix
R- … ??? Job est un type de Christ dans le sens où il souffre sans en comprendre la raison. Nous nous souvenons de la fameuse phrase du Seigneur
(00:21:31)- Citation de Matthieu 27:46
46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani? c’est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?
Jésus à ce moment ne voyait pas pourquoi Dieu l’avait abandonné. Il n’a rien fait de mal. Ses souffrances ne sont pas conséquences d’un péché quelconque mais c’est la volonté de Dieu pour l’élever, pour le perfectionner.
2 – Job chapitre 8
(00:22:54)- Lecture de Job chapitre 8:1-22
1 Bildad de Schuach prit la parole et dit:
2 Jusqu’à quand veux-tu discourir de la sorte, Et les paroles de ta bouche seront-elles un vent impétueux?
3 Dieu renverserait-il le droit? Le Tout Puissant renverserait-il la justice?
4 Si tes fils ont péché contre lui, Il les a livrés à leur péché.
5 Mais toi, si tu as recours à Dieu, Si tu implores le Tout Puissant;
6 Si tu es juste et droit, Certainement alors il veillera sur toi, Et rendra le bonheur à ton innocente demeure;
7 Ton ancienne prospérité semblera peu de chose, Celle qui t’est réservée sera bien plus grande.
8 Interroge ceux des générations passées, Sois attentif à l’expérience de leurs pères.
9 Car nous sommes d’hier, et nous ne savons rien, Nos jours sur la terre ne sont qu’une ombre.
10 Ils t’instruiront, ils te parleront, Ils tireront de leur cœur ces sentences:
11 Le jonc croît-il sans marais? Le roseau croît-il sans humidité?
12 Encore vert et sans qu’on le coupe, Il sèche plus vite que toutes les herbes.
Le sort de ceux qui oublient Dieu
13 Ainsi arrive-t-il à tous ceux qui oublient Dieu, Et l’espérance de l’impie périra.
14 Son assurance est brisée, Son soutien est une toile d’araignée.
15 Il s’appuie sur sa maison, et elle n’est pas ferme; Il s’y cramponne, et elle ne résiste pas.
16 Dans toute sa vigueur, en plein soleil, Il étend ses rameaux sur son jardin,
17 Il entrelace ses racines parmi les pierres, Il pénètre jusque dans les murailles;
18 L’arrache-t-on du lieu qu’il occupe, Ce lieu le renie: Je ne t’ai point connu!
19 Telles sont les délices que ses voies lui procurent. Puis sur le même sol d’autres s’élèvent après lui.
20 Non, Dieu ne rejette point l’homme intègre, Et il ne protège point les méchants.
21 Il remplira ta bouche de cris de joie, Et tes lèvres de chants d’allégresse.
22 Tes ennemis seront couverts de honte; La tente des méchants disparaîtra.
(00:25:16)-Nous revenons toujours à ce genre de discours simplistes sur la justice et la souffrance, le péché et la souffrance. Bildad dit que Dieu ne va pas renverser les choses.
(00:25:42)- Citation de Job chapitre 8:3
3 Dieu renverserait-il le droit? Le Tout Puissant renverserait-il la justice?
Qu’attendons-nous du droit? Que quelqu’un qui se comporte bien ne vive que de bonnes choses en conséquence. Dieu ne va pas renverser ce fait.
3 Dieu renverserait-il le droit? Le Tout Puissant renverserait-il la justice?
De quelle justice? Une personne honnête ne vive que de bonnes choses, et qu’elle ne soit pas réprimandée ni sanctionnée. C’est la base de raisonnement des amis de Job. Bildad répète cela pour dire: Job, attention, Dieu ne va pas inverser les choses, les renverser. Attention à tes propos, si le malheur t’arrive, notamment la mort de tes fils, c’est qu’ils ont péché.
C’est un raisonnement simpliste que nous retrouvons chez un certain nombre de chrétiens. Il est dit en Ésaïe 53 que Jésus a subi cela.
(00:26:41)- Citation de Esaïe 53:3-5
3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.
4 Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Nous l’avons considéré comme puni de Dieu. Voilà ce que les humains ont considéré. Pour qu’Il souffre ainsi, c’est Dieu qui l’a frappé à cause de ses péchés. Or c’était faux. C’est vrai, Christ subissait la colère de Dieu mais pas à cause de ses péchés, mais des nôtres.
Ces personnes disent de belles paroles, qui sont vraies mais appliquer ces paroles à Job n’est pas correcte
(00:27:30)- Lecture de Job chapitre 8:13
13 Ainsi arrive-t-il à tous ceux qui oublient Dieu, Et l’espérance de l’impie périra.
Ces paroles sont justes. Tous ceux qui oublient Dieu sont comme le roseau qui croît sans humidité, il va vite sécher… Tout ce qu’ils disent est juste et vrai, sauf qu’ils appliquent cela à Job sans se baser sur des éléments concrets.
Ils n’ont pas pu accuser Job en lui disant : Job, nous t’avons vu voler, mentir… Non! Ils partent du postulat que lorsque nous faisons le bien, nous ne pouvons récolter que le bien. Quand nous faisons le bien, nous ne pouvons pas souffrir du mal. Ils partent de ce postulat pour en conclure que Job a péché. Il est vrai, bien-aimés que les péchés entraînent la souffrance mais, l’inverse n’est pas systématique. La souffrance n’est pas toujours la conséquence du péché. La preuve est la souffrance de Christ que nous connaissons. Nous qui lisons les écritures d’une manière complète, Dieu Lui-même a dit à Satan que Job était intègre et juste. Les souffrances de Job ne viennent pas du péché. Cela ne vient pas qu’il soit injuste puisque Dieu dit le contraire. Nous savons que Job ne souffre pas parce qu’il aurait commis des péchés.
(00:29:26)- La logique des amis de Job
Mais c’est par la volonté de Dieu dans un but de purification et de perfectionnement. Parce que même quand nous ne pouvons pas compter le nombre de péchés visibles d’un homme. Il est quand même imparfait et pécheur aux yeux de Dieu.
Nous développerons cela plus tard mais, ce n’est pas à cause des péchés que Job souffre. Mais ces amis partent de cette logique.
C’est ainsi que certains chrétiens cachent leurs souffrances parce qu’ils ont peur que les autres interprètent mal et que les gens disent que Dieu l’a frappé. Vous pensez que Dieu passerait son temps à frapper les chrétiens?
Nous récoltons ce que nous semons, mais il ne faut pas dire que c’est dieu qui l’a frappé. Quand il arrive que Dieu nous frappe, c’est vraiment une bénédiction, parce qu’en nous corrigeant ainsi, cela nous permet de revenir par la repentance. Il n’est pas bon de se réjouir ainsi. Dieu ne peut pas être content que nous ayons une telle attitude. Ce qui se passe entre Dieu et un de ses serviteurs ou un de ses enfants ne nous regarde pas! Nous devons être dans l’attitude de bénir et d’aimer et non de commencer à contrôler la vie des autres pour dire que Dieu l’a frappé.
(00:31:17)- La position difficile de Job
Maintenant Bildad donne des conseils à Job. Si tu reviens à Dieu, Il te bénira. Les gens qui te critiquent seront confondus. « Si tu reviens à Dieu » cela sous-entend qu’il s’est éloigné parce que si tu ne t’étais pas éloigné tu ne subirais pas ce que tu subis.
Bien-aimés je peux vous dire qu’être à la place de Job est très difficile. Sachez que lorsque vous souffrez déjà fortement au point de ne plus vouloir exister, et qu’en plus on vous donne tort. Moralement, nous n’avons plus de refuge. L’homme cherche toujours un petit refuge de réconfort quelque part. Mais là, on vous prive même du refuge spirituel. « Si tu souffres, c’est parce que Dieu t’a puni! » Reviens, si tu reviens tu verras que Dieu arrangera les choses. Nous sentons que Job est vraiment seul. C’est vraiment un type de Christ. Christ à la croix était vraiment seul. Les disciples ont fui, le seul qui n’a pas fui est là avec la mère de Jésus avec une logique de compassion. Ce n’était pas forcément dans une logique de foi que tout cela passera et que le troisième jour on criera victoire. Non!
(00:33:10)- Les amis de Job
Les amis de Job sont dépassés, et malheureusement pour eux ils ne trouvent pas d’explications rationnelles. Dans les choses de Dieu, il n’y pas toujours d’explications rationnelles. Il nous faut faire attention, surtout quand nous sommes dirigeants dans les choses de Dieu, responsables. Nous ne devons pas toujours chercher d’explications rationnelles. Il faut obéir à Dieu et avancer avec Lui. A vouloir trouver des explications rationnelles on en arrive à produire des sectes. Les sectes sont dues au fait que l’homme cherche des explications rationnelles, et il finit à créer une doctrine qui n’est pas dans la Parole de Dieu. Nous devons rester simples.
(00:33:51)- Ne pas aller au-delà de ce qui est écrit.
Ce que Dieu n’a pas dit, nous ne devons pas l’inventer. Dieu n’a pas dit que Job était pécheur (au contraire) mais ses amis se sont hasardés à cela à partir d’un postulat qu’eux-mêmes ont créé: « Forcément, quand nous faisons le bien, nous ne connaissons pas de souffrances. C’est une chose que Dieu n’a dit nulle part. Job est obligé de subir cela et c’est très dur pour lui. C’est un exemple pour nous afin que dans les moments de souffrances, nous puissions faire mieux que Job, et louer Dieu.
N’ayons pas honte d’épancher nos cœurs, et de dire au Seigneur, je souffre trop. Parlons selon l’angoisse de nos cœurs, mais ne remettons pas en doute l’existence de Dieu. Si nous nions l’existence de Dieu, nous nous coupons de la relation avec Lui.Exprimons librement notre souffrance, ne jouons pas à l’hypocrite, soyons vrais.
Même le Seigneur s’est plaint: « Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné. » Nous devons nous exprimer mais ne touchons pas à Dieu, ne remettons pas en cause son existence. Exprimons notre incompréhension et faisons comme Job et continuons à croire qu’Il existe.
3 – Job chapitre 9 – l’inégalité entre Dieu et les hommes
(00:36:19)- Lecture de Job chapitre 9:1-35
1 Job prit la parole et dit:
2 Je sais bien qu’il en est ainsi; Comment l’homme serait-il juste devant Dieu?
3 S’il voulait contester avec lui, Sur mille choses il ne pourrait répondre à une seule.
4 A lui la sagesse et la toute-puissance: Qui lui résisterait impunément?
5 Il transporte soudain les montagnes, Il les renverse dans sa colère.
6 Il secoue la terre sur sa base, Et ses colonnes sont ébranlées.
7 Il commande au soleil, et le soleil ne paraît pas; Il met un sceau sur les étoiles.
8 Seul, il étend les cieux, Il marche sur les hauteurs de la mer.
9 Il a créé la Grande Ourse, l’Orion et les Pléiades, Et les étoiles des régions australes.
10 Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre.
11 Voici, il passe près de moi, et je ne le vois pas, Il s’en va, et je ne l’aperçois pas.
12 S’il enlève, qui s’y opposera? Qui lui dira: Que fais-tu?
13 Dieu ne retire point sa colère; Sous lui s’inclinent les appuis de l’orgueil.
14 Et moi, comment lui répondre? Quelles paroles choisir?
15 Quand je serais juste, je ne répondrais pas; Je ne puis qu’implorer mon juge.
16 Et quand il m’exaucerait, si je l’invoque, Je ne croirais pas qu’il eût écouté ma voix,
17 Lui qui m’assaille comme par une tempête, Qui multiplie sans raison mes blessures,
18 Qui ne me laisse pas respirer, Qui me rassasie d’amertume.
19 Recourir à la force? Il est Tout Puissant. A la justice? Qui me fera comparaître?
Suis-je juste, Suis-je innocent ?
20 Suis-je juste, ma bouche me condamnera; Suis-je innocent, il me déclarera coupable.
21 Innocent! Je le suis; mais je ne tiens pas à la vie, Je méprise mon existence.
22 Qu’importe après tout? Car, j’ose le dire, Il détruit l’innocent comme le coupable.
23 Si du moins le fléau donnait soudain la mort!… Mais il se rit des épreuves de l’innocent.
24 La terre est livrée aux mains de l’impie; Il voile la face des juges. Si ce n’est pas lui, qui est-ce donc?
25 Mes jours sont plus rapides qu’un courrier; Ils fuient sans avoir vu le bonheur;
26 Ils passent comme les navires de jonc, Comme l’aigle qui fond sur sa proie.
27 Si je dis: Je veux oublier mes souffrances, Laisser ma tristesse, reprendre courage,
28 Je suis effrayé de toutes mes douleurs. Je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent.
29 Je serai jugé coupable; Pourquoi me fatiguer en vain?
30 Quand je me laverais dans la neige, Quand je purifierais mes mains avec du savon,
31 Tu me plongerais dans la fange, Et mes vêtements m’auraient en horreur.
32 Il n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réponde, Pour que nous allions ensemble en justice.
33 Il n’y a pas entre nous d’arbitre, Qui pose sa main sur nous deux.
34 Qu’il retire sa verge de dessus moi, Que ses terreurs ne me troublent plus;
35 Alors je parlerai et je ne le craindrai pas. Autrement, je ne suis point à moi-même.
(00:40:00)- La réflexion de Job
Job pose une réflexion que les humains ont parfois. Il y a une inégalité entre Dieu et nous les hommes. Dieu est au ciel et nous, nous sommes très petit ici-bas sur la terre. Il n’y a pas d’arbitre entre nous. Je commence par la fin. Entre Dieu et les hommes, il n’y a pas d’intermédiaire comme un arbitre. Un arbitre permet dans une épreuve qu’il y ait une certaine cohérence. C’est un intermédiaire qui juge aussi.
(00:41:27)- Aujourd’hui, nous avons un intermédiaire: Jésus. Jésus peut maintenant établir une relation entre ce que Dieu fait et ce que nous vivons. A partir de jésus, nous pouvons comprendre cela.
(00:41:30)- Référence à 1 Timothée 2:5
5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme,
Il permet de comprendre les actes de Dieu, puisque Jésus a subi plus que nous les souffrances. Jésus nous donne l’explication. Voilà le Fils de Dieu, parfait, sans péché qui souffre à la croix. Pourquoi? Nous avons donc des explications par rapport à ce que nous pouvons souffrir. Le péché étant entré dans le monde, nous sommes tous appelés à en souffrir. Christ a souffert en tant que dernier Adam, nous sommes aussi appelés à souffrir.
Nous sommes appelés à vivre certaines souffrances de part la condition pécheresse dans laquelle nous sommes et aussi du monde de péchés dans lequel nous vivons. La fin de toutes ces souffrances sera au paradis. Seul Christ peut être notre intermédiaire avec Dieu, notre médiateur. C’est parce que Christ a versé son sang pour nous, que Dieu peut nous regarder comme innocents, ce qui nous donne l’accès auprès du Père. Job cherche cet intermédiaire que sera Christ.
(00:43:50)- Dieu en tant que père souffre aussi avec nous, comme un père qui voit son enfant souffrir.
Job dit une chose qui le trouble vraiment, au verset
(00:44:30)- Lecture de Job chapitre 9:16
16 Et quand il m’exaucerait, si je l’invoque, Je ne croirais pas qu’il eût écouté ma voix,
Il y a un problème qui touche Job. C’est le silence de Dieu. Job est en train de vivre une situation anormale. Job reconnait au premier verset quand il dit qu’il n’a pas péché, il ne dit pas qu’il est irréprochable, mais il dit qu’il ne voit pas un péché concret qui expliquerait mes souffrances.
(00:45:30)- Quand Dieu nous livre aux démons, Il nous livre à la persécution, aux souffrances. Souvent, cela s’accompagne d’un manque d’explications. Ce manque d’explications fait partie de l’épreuve elle-même. Le manque d’explications est là pour que nous disions: « Dieu a donné, Dieu a repris, béni soit le nom du Seigneur. » Que nous disions, j’appartiens à Dieu, et Il veut m’amener à un niveau supérieur dans ma foi. Au niveau du respect de son nom, et l’acceptation des choses. « Après tout, je suis à Lui. »
(00:46:21)- Dieu est Dieu
L’explication risque d’enlever l’objectif de l’épreuve qui est de nous amener à reconnaître que nous appartenons à Dieu. Beaucoup de chrétiens que nous pensions être de très bons chrétiens ont presque perdu la foi dans des situations qu’ils n’ont pas comprises. Pourquoi? et ce pourquoi a produit la perte de foi. Je ne dis pas qu’il ne faut pas se poser la question du pourquoi, mais que ce pourquoi ne doit pas engendrer la perte de foi. Nous devons toujours garder à l’esprit que nous appartenons à Dieu.
Dieu fait ce qu’Il veut, cela doit être ancré en nous très fortement, sinon le diable nous aura.
Adam et Eve, les premiers humains ont péché dans l’esprit du pourquoi. Satan a dit à Eve: « Pourquoi vous empêcherait-Il de manger du fruit? Réfléchissez, Il vous donne à manger tous les fruits du jardin et pas celui-là. Pourquoi? En réalité Il craint que vous deveniez comme Lui, et que vous soyez ses concurrents. Le pourquoi peut nous entraîner très loin dans notre raisonnement.
(00:47:50)- Histoire d’un homme qui souffre et évangélise
Sur youtube, c’est l’histoire d’un homme qui avait des douleurs horribles liées à un problème de nerf coincé dans le dos. Les douleurs se propageaient dans tout le corps au point qu’il se déplaçait en chaise roulante. Dans cet état, il est parti évangéliser. Accueillis par une famille musulmane, ils évangélisent, mais la dame dit à cet homme: « Vous me parlez de votre Dieu alors que vous avez une telle souffrance. Sa souffrance était telle qu’il était obligé de remuer sans cesse. Pourquoi Dieu peut-Il vous laisser dans cet état. L’homme a répondu: « dans ma longue vie chrétienne, j’ai appris à éviter les pourquoi vis-à-vis de Dieu parce que cela finit par nous entraîner à douter de son amour, de sa bonté, de sa bienveillance. Je sait que Dieu m’aime et cela me suffit.
Ils ont quitté cette famille et quelques jours plus tard la femme s’est convertie, et la famille a suivi ensuite. C’est pour dire que les pourquoi et la recherche d’explications peut amener à un inconfort spirituel qui peut produire la perte de foi. L’objectif de Dieu lorsqu’il accompagne l’épreuve par du silence., nous devons nous taire. Nous devons être silencieux comme Dieu est silencieux.
(00:50:00) Chant : La voix du bon berger
Si je me tais, ô j’apprendrais à écouter la voix du bon berger …
Seigneur, je t’appartiens, je crois que Tu es amour, je crois que te plans sont merveilleux. C’est dur, mais c’est l’objectif final. L’épreuve s’accompagne du silence, et ce silence énerve plus que tout. Beaucoup sont passés par là, et le plus dur est d’avoir l’impression que le ciel est fermé…
Les douleurs avec le ciel ouvert, fait que nous réalisons que Dieu est plus fort que la douleur. Nous pouvons être bien avec de fortes douleurs quand le ciel est ouvert. Nous pouvons même regretter ce temps, parce que le ciel est au-dessus de tout. Mais lorsque nous expérimentons la douleur avec un ciel fermé, comme le ciel fermé qui était au-dessus de Jésus, lorsqu’Il a crié: « Mon Père, pourquoi m’as-Tu abandonné. » C’est hyper dur, c’est comme si notre tête explosait, nous ne sentons pas Dieu, il n’y a pas d’odeur de Dieu, la présence de Dieu n’est pas là. C’est voulu pour que nous disions: A dieu seul la gloire.
(00:51:42) Quand le ciel s’ouvre
Je me souviens que le ciel s’est ouvert un matin où je me suis réveillé et que la douleur est revenue comme lorsque l’on tourne sur le bouton volume, la douleur remonte. Ce jour-là au lieu de penser à une solution, j’ai dit : « Seigneur, fais de moi ce que Tu voudras ». Lorsque j’ai dit cette phrase, le ciel s’est ouvert. Je n’ai plus ressenti la souffrance comme avant. Je peux témoigner que lorsque le ciel est ouvert, le ciel est plus fort que la souffrance. Souvent quand Dieu envoie la souffrance, Il ferme aussi le ciel, ceci dans le but de nous amener à la perfection.
S’il nous était de choisir l’épreuve et le niveau de douleurs, nous déciderions de nous arrêter à 60, mais Dieu veut nous amener à 100. C’est pourquoi Il nous enlève l’autorité (le pouvoir) de gérer l’épreuve, sinon, nous n’irions pas jusqu’au bout. Gloire à son nom! Merci Seigneur de rester le maître de l’épreuve car si cela dépendait de nous, nous nous arrêterions à un certain niveau. Job souffre grandement de ce silence. Le ciel est fermé, il n’y a pas d’explications, comme si Dieu ne l’entend pas.
Nous parlons du verset 2 :
(00:53:20)- Lecture de Job chapitre 9:2
2 Je sais bien qu’il en est ainsi; Comment l’homme serait-il juste devant Dieu?
Job reconnait qu’il n’est pas parfait, il ne peut pas dire qu’il soit irréprochable devant Dieu. Quand il dit qu’il n’a pas fait de mal, il veut dire qu’il n’y a pas de relation entre le mal qu’il endure et les péchés qu’il aurait commis. Il ne voit pas de relation entre cela ni de péchés qu’il aurait commis justifiant cette situation. C’est dans cet état d’esprit qu’il s’exprime. Oui, si on cherchait en profondeur, je ne pourrais pas être trouvé juste. Dieu peut toujours trouver des choses à reprocher. Mais toutefois, Job se plaint que Dieu ne lui parle pas, qu’Il ne l’écoute pas et qu’Il ne lui explique pas. C’est pourquoi, il cherche un médiateur qui peut parler pour lui.
(00:54:36)- Question
Q– Ce que le Seigneur a vécu sur la croix : la colère du Père, son abandon peut-on le comparer à ce que va vivre et ressentir une personne non convertie au moment de sa mort ?
R- Une personne non convertie, vivra cela éternellement. Cette sensation d’abandon et de séparation éternelle. Jésus l’a subie comme d’une manière temporelle en peu de temps, mais c’était comme une sorte d’infinité de temps pour Lui puisqu’Il est un être infini. Cela peut être comparé à peu près à cela.
(00:55:27)- Question
Q– En Job 9:16. Job avait-il perdu la foi quand il dit :
16 Et quand il m’exaucerait, si je l’invoque, Je ne croirais pas qu’il eût écouté ma voix,
R- Non, il ne perd pas la foi. Il considère seulement que Dieu ne l’écoute pas. Au contraire car il dit : « Je ne croirais pas qu’il eût écouté ma voix »
Il continue à croire que Dieu existe, c’est vraiment la différence. Job reconnait Dieu comme l’adversaire, donc qu’Il existe. C’est ce qui est important et que nous ne tombions pas dans le nihilisme pour dire que rien n’existe. Ce qui est faux puisque nous-mêmes, nous existons. Les Jean-Paul Sartre et consorts ont entraîné les humains à dire qu’à cause des guerres, des troubles, de l’injustice, Dieu n’existe pas!
Job dit non, Dieu est à l’origine de tout. Job est dans une autre logique, je dois percer le mystère de tout cela chez Dieu. Pourquoi fait-Il tout cela?
Nous allons prier pour les quelques leçons que nous avons tirer de cette étude. Que nous puissions comprendre que notre existence appartient à Dieu. Il nous a créés deux fois, par la naissance naturelle, et par la nouvelle naissance, spirituelle
(00:57:55)- Prière
Seigneur nous venons prier que Tu nous aides à réaliser et à accepter que notre existence nous dépasse. Nous ne devons pas exister que pour nous, mais nous devons exister pour Toi puisque nous existons par Toi. Aides-nous à saisir cela. Parfois, lorsque nous regardons à nous-mêmes, nous sommes insatisfaits de notre existence, et cela crée une amertume qui n’est pas justifiée parce que notre existence ne doit pas être mesurer par nous-mêmes. Elle doit être mesurée à l’aune de Ta pensée pour nous. Que nous puissions nous effacer devant Toi et Te laisser gérer nos vies totalement, dans le nom de Jésus-Christ.
Que nous comprenions Dieu
Nous allons prier également par rapport au silence de Dieu qui nous déstabilise mais qu’au contraire, que nous comprenions si Dieu est silencieux, Il veut nous amener plus loin dans l’épreuve, et près dans sa relation avec Lui. Que nous nous abandonnions et que nous reconnaissions qu’Il a raison et que nous Lui faisions confiance. Que nous sachions nous taire lorsque Tu es silencieux. Merci Papa de nous amener à l’humilité parfaite par toutes ces épreuves. Manifeste-toi dans Ta bonté et dans Ton amour, au nom de Jésus-Christ.
Prions également que Dieu nous enlève tout esprit de jugement envers les autres chrétiens lorsque nous voyons les souffrances frapper, que nous ne cherchions pas à en donner une explication. C’est un problème entre Dieu et ce chrétien. Que nous ne nous comportions pas comme Bildad et les autres amis de Job qui ont été perturbés par leurs propres raisonnements. Laissons Dieu parler à la personne. Seigneur, apprends-nous à être compatissants envers ceux qui souffrent.
4 – Job chapitre 10
(01:01:32)- Lecture de Job chapitre 10:1-22
1 Mon âme est dégoûtée de la vie! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l’amertume de mon âme.
2 Je dis à Dieu: Ne me condamne pas! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie!
3 Te paraît-il bien de maltraiter, De repousser l’ouvrage de tes mains, Et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants?
4 As-tu des yeux de chair, Vois-tu comme voit un homme?
5 Tes jours sont-ils comme les jours de l’homme, Et tes années comme ses années,
6 Pour que tu recherches mon iniquité, Pour que tu t’enquières de mon péché,
7 Sachant bien que je ne suis pas coupable, Et que nul ne peut me délivrer de ta main?
8 Tes mains m’ont formé, elles m’ont créé, Elles m’ont fait tout entier… Et tu me détruirais!
9 Souviens-toi que tu m’as façonné comme de l’argile; Voudrais-tu de nouveau me réduire en poussière?
10 Ne m’as-tu pas coulé comme du lait? Ne m’as-tu pas caillé comme du fromage?
11 Tu m’as revêtu de peau et de chair, Tu m’as tissé d’os et de nerfs;
12 Tu m’as accordé ta grâce avec la vie, Tu m’as conservé par tes soins et sous ta garde.
Voici ce que tu cachais dans ton cœur
13 Voici néanmoins ce que tu cachais dans ton cœur, Voici, je le sais, ce que tu as résolu en toi-même.
14 Si je pèche, tu m’observes, Tu ne pardonnes pas mon iniquité.
15 Suis-je coupable, malheur à moi! Suis-je innocent, je n’ose lever la tête, Rassasié de honte et absorbé dans ma misère.
16 Et si j’ose la lever, tu me poursuis comme un lion, Tu me frappes encore par des prodiges.
17 Tu m’opposes de nouveaux témoins, Tu multiplies tes fureurs contre moi, Tu m’assailles d’une succession de calamités.
18 Pourquoi m’as-tu fait sortir du sein de ma mère? Je serais mort, et aucun œil ne m’aurait vu;
19 Je serais comme si je n’eusse pas existé, Et j’aurais passé du ventre de ma mère au sépulcre.
20 Mes jours ne sont-ils pas en petit nombre? Qu’il me laisse, Qu’il se retire de moi, et que je respire un peu,
21 Avant que je m’en aille, pour ne plus revenir, Dans le pays des ténèbres et de l’ombre de la mort,
22 Pays d’une obscurité profonde, Où règnent l’ombre de la mort et la confusion, Et où la lumière est semblable aux ténèbres.
(01:04:20)- Job désire la mort
Job, une fois de plus préfère la mort. Là où il est admirable est lorsqu’il dit : « Qu’Il me laisse. » Job continue à croire que dieu existe et qu’Il est la source de toutes ces souffrances. C’est important de comprendre cela et de le retenir car les gens ne comprennent pas que Dieu puisse élever encore Job, et que Dieu se réjouisse encore de lui.
Attention, nous sommes sauvés par la foi, et Job continue à avoir toujours foi en Dieu. Même si Job prête à Dieu de mauvaises intentions, il croit qu’Il existe et qu’Il est derrière toutes ses souffrances. Job comprend que ses épreuves font partie du projet de Dieu pour lui. Il demande que Dieu le laisse respirer et qu’il meure tout simplement.
(01:05:10) Pourquoi cette épreuve?
Job est comme dépassé par le projet de Dieu sur sa vie. Il est une réaction courante qui est de penser ou de dire: « Qu’est-ce que Dieu veut changer en moi pour m’amener dans telle épreuve ». Il est arrivé à chacun de nous demander ce que Dieu veut nous apporter. Que devons-nous comprendre pour que dieu nous fasse souffrir autant. Quel est le problème? C’est l’interrogation de Job, et la nôtre à nous tous. Je sais que Christ est mort sur la croix, je connais les vérités de la Bible. Je sais que l’humilité précède la gloire… Mais qu’est-ce que Dieu veut m’enseigner encore. Bien-aimés, il y a toujours à apprendre et à comprendre. C’est pourquoi il est écrit que les premiers seront les derniers.
(01:06:09) En référence à Matthieu 19:30
30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.
Nous les vieux chrétiens nous avons souvent la pensée que nous comprenons tout, que nous savons tout. Mais c’est faux! C’est pourquoi je nous exhorte à redevenir comme des enfants, et nous mettre à la dernière place. Ma prière aujourd’hui est que nous oublions depuis combien d’années nous sommes chrétiens, ce n’est rien. Cela n’a de valeur, mais elle n’est pas comparable à la grandeur de Dieu. Dans le fait que nous soyons un vieux chrétien, il y a de bonnes choses à retirer en comparaison à dieu.
Quand Jésus parle de Jean Baptiste, Il dit:
(01:07:10) En référence à Matthieu 11:11
11 Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.
Mais attention, nous ne sommes pas arrivés, et nous devons nous mettre à la dernière place. Il nous faut prendre de l’élan pour courir. Bien-aimés, une personne à qui il reste cinquante mètres à courir va s’élancer et aller vite. Mais une personne qui n’a plus qu’un mètre à parcourir, il va se contenter de marcher et faire un pas, et il n’a pas d’élan. Ces vieux chrétiens sont comme ces personnes qui ne voient plus qu’un mètre à parcourir. Ils avancent comme des tortues. Les nouveaux chrétiens ont l’impression qu’ils ont une longue route, toute une carrière à faire, ils agissent avec célérité, et c’est ce que Dieu aime. Que des fleuves d’eau vive coulent de nos seins. Bien-aimés, agissons-nous toujours comme de nouveaux chrétiens.
Être comme un nouveau chrétien
Même si nous avons cinquante ans de vie chrétienne, revenons à la case départ, c’est ce qui nous rendra sensible à la voix de Dieu. Dieu se ferme face aux gens qui pensent tout savoir, tout maitriser. Job considère que tout son parcours est bon. Qu’est-ce que Dieu veut-Il de plus? Quand Dieu nous parle, nous sommes dans l’apaisement, mais quand Il reste silencieux et que nous ne savons pas ce qu’Il veut nous apprendre, cela fait mal.
C’est la douleur de Job et il dit:
(01:09:12)- Citation de Job chapitre 10:16
16 Et si j’ose la lever, tu me poursuis comme un lion, Tu me frappes encore par des prodiges.
Dieu ne me laisse pas respirer (Job 9:9). Le Seigneur veut parfois que nous comprenions les choses sans qu’Il parle. Quand le Seigneur ferme le ciel, Il prépare des révélations qui ne viendront pas de notre compréhension mais de « nos tripes ».
Quand nous avons un certain âge, quatre-vingt, quatre-vingt -dix ans, notre vie appartient pleinement à Dieu. Demandons à dieu que Sa gloire se manifeste dans notre vie.
Cet enseignement doit nous aider quand nous sommes mal, nous devons reconnaître que notre existence appartient à Dieu. Nous considérons notre existence comme mauvaise parce que… Mais cette existence ne nous appartient pas. Cela doit nous conduire à prier: « Que Ta volonté s’accomplisse. » Cela nous rappelle la prière de notre Seigneur.
(01:11:50)- Citation de Matthieu 26:39
39 Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
Si tout cela pouvait s’arrêter maintenant, mais ma vision de mon existence n’est pas forcément la vision divine. Nous devons laisser la vision divine s’imposer.
Evocation d’un jeune chrétien américain qui a passé trente ans en prison et qui en est sorti transformé. Son existence avait du prix en prison. Nous ne pouvons pas tout comprendre. Acceptons-le, et rendons gloire à Dieu pour tout cela
Cette incompréhension faisait partie de son problème et il dit:
(01:13:40)- Citation de Job chapitre 10:1
1 Mon âme est dégoûtée de la vie! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l’amertume de mon âme.
Mais ce n’était pas sa vie. Nous ne devrions pas être dégoûté de notre vie. Je vais clôturer avec un passage que j’aime beaucoup, en
(01:14:35)- Lecture de 2 Corinthiens 1:8-10
8 Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie.
9 Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts.
10 C’est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d’une telle mort, lui de qui nous espérons qu’il nous délivrera encore,
(01:15:10)- Paul nous dit que tout cela est permis pour que nous placions notre confiance en Dieu. Il nous dit qu’ils étaient accablés au point qu’ils n’avaient plus foi en la délivrance. C’est Paul qui nous parle de ce que Job est en train de vivre. Tu es tellement accablé que tu ne penses plus qu’à la mort. La différence est que Paul nous dit que Christ est ressuscité. Je ressusciterai aussi, mon sort est entre les mains de Dieu. A la différence de Job, Paul nous dit que son sort est entre les mains de Dieu, je n’ai plus foi en la délivrance, mais j’ai foi au fait que mon sort est entre les mains de Dieu et qu’Il me ressuscitera.
Notre vie est entre les mains de Dieu
Nous devons arriver au point ultime où nous comprenons que notre sort est entre les mains de Dieu. Dieu existe et il y a un avenir glorieux pour nous. Vivons désormais pour Dieu.
Voilà ce que je peux dire en conclusion de ces quatre chapitres. Vivons pour Dieu, ne vivons plus pour nous. Que notre logique de vie actuelle change. Nous ne devons pas considérer que notre vie est un échec. Notre vie a un sens et elle a un prix aux yeux de Dieu. Vivons pour Dieu, et recommandons notre sort à l’Eternel et sachons que nous appartenons à quelqu’un qui est amour, qui est infini et tout puissant. C’est le plus beau cadeau que Paul nous transmet au travers ce passage que nous avons lu.
(01:17:04)- Question
Q– Le chrétien doit-il passer par l’épreuve du silence de Dieu pour grandir?… Est-ce quelque chose que le chrétien doit vivre dans sa marche chrétienne que de connaître le silence de Dieu durant l’épreuve.
R- Oui, Oui. … Oui, oui.
(01:17:28)- Question
Q– Alors quand Dieu « se cache » pendant l’épreuve, cela est sensé nous pousser à la foi que Dieu existe alors même qu’il semble absent ? Donc quelqu’un qui sort d’une épreuve. Mais pourquoi cela conduit parfois à une perte de foi en l’existence de Dieu justement ?
R- Parce que nous avons une conception charnelle de Dieu qui doit être brisée. Quand nous refusons qu’elle soit brisée cela conduit à cela. Il faut que nous acceptions que notre conception ancienne de Dieu change et que nous entrions dans la conception que Dieu expose au travers du livre de Job. Il est là, même si notre existence semble pourrie, Dieu est là.
Comme Paul nous dit, notre sort est là, nous savons qu’Il va nous ressusciter, même si nous mourons maintenant. C’est la foi maximale, c’est à dire croire que Dieu agit malgré tout. Si dieu nous parle, cela va diminuer la puissance de l’épreuve. Il se cache parfois pour que notre foi vient du fond de notre être intérieur, de nos tripes, par l’Esprit Saint.
Que le Seigneur nous aide à ce que nous venons de dire. Notre existence n’est pas un échec. Elle appartient à Dieu et nous devons accepter de vivre désormais pour Lui. Au nom de Jésus.
(01:19:29)- Prière
Seigneur nous Te demandons de nous aider désormais à vivre pour Toi. Nous ne sommes pas en retard, nous sommes à Toi, tant que nous Te laissons construire nos vies. Cela doit être une joie pour nous malgré la place que nous occupons dans cette société. Au milieu des autres chrétiens nous devons considérer que c’est la bonne place et la meilleure pour nous. Accepter que nous soyons là où Tu as décidé. Merci Seigneur de soutenir notre foi et de nous aider à traverser les épreuves de silence qui viennent de ta part afin que notre foi vienne de l’intérieur et qu’elle produise des fruits en abondance. Merci pour l’exemple que Tu nous donnes en Job, en Paul et dans les autres. Que nous puissions les imiter et être humbles vis-à-vis de Toi. Au nom de Jésus, merci encore pour tout. Amen.