Ecclésiaste chapitre 2 nous révèle la vanité de la jouissance, la vanité de la production et même la vanité de la sagesse lorsque celle-ci est humaine.
Étude biblique suivante : Ecclésiaste chapitre 3
Ecclésiaste chapitre 2
Sommaire
1 – Introduction
2 – La quête des plaisirs
3 – La quête dans la production
4 – La quête de la sagesse
Introduction
Gloire à Dieu, nous continuons notre série Béréen l’explorateur, l’étude de la Bible, livre par livre, et nous en sommes au livre d’Ecclésiaste, un livre très intéressant, très puissant en sagesse et réflexions. Il nous communique la pensée divine et nous montre la réalité de la vie terrestre. C’est le but du livre de l’Ecclésiaste.
Il nous montre ce qu’est vraiment la réalité de la vie terrestre pour nous pousser à nous rattacher à Dieu.
Au premier chapitre, nous avons fait un résumé de tout le livre, nous avons fait ce résumé-là dans le but de comprendre le reste du livre, parce que sans le résumé de l’ensemble, nous risquons de nous méprendre sur les intentions du livre.
Nous avions dit que le livre voulait nous montrer qu’il n’y avait pas d’explications ni de limites claires des choses. Donc nous ne pouvons pas maîtriser la sagesse, maîtriser Dieu… Nous ne le pouvons pas ! Il n’y avait pas la satisfaction de maîtriser des choses, pas de limites, pas d’explications nettes des choses, pas de satisfaction maîtrisée.
Finalement, la vie sur terre est une poursuite du vent nous dit Salomon au premier chapitre. C’est la poursuite du vent. Nous poursuivons quelque chose que nous n’atteindrons jamais. Il y a un côté qui nous dépasse, et qui finalement rend la vie sur terre vaine, puisque ce n’est pas maîtrisé. Quelque chose qui n’est pas maîtrisée ne peut pas nous satisfaire pleinement.
Rechercher l’Éternité
Cela devrait nous pousser à rechercher l’éternité, là où toutes choses sont maîtrisées, et où nous a tout le temps pour tout.
La fois dernière, nous avions constaté que l’écrivain était Salomon, parce que c’était un fils de David, il était roi, et nous savons que c’est lui qui a reçu le don particulier de la sagesse dont il parle lui-même au chapitre premier. Il dit : “Il a surpassé tout le monde en sagesse”, il s’agit bien de Salomon là. Mais en même temps au chapitre premier, nous avons présenté la vanité de cette sagesse-là. Salomon lui-même nous dit : “malgré tout, cette sagesse reste vaine”, parce qu’il n’a pas tout maîtrisé, Salomon, et cela ne l’a pas non plus, (le fait qu’il connaisse beaucoup), rendu heureux, par le fait d’avoir beaucoup de connaissance.
Comprenons bien les choses. Connaître beaucoup est très bien, mais ce n’est que quand c’est relié à Dieu que cela nous rend heureux ! Mais le simple fait de connaître beaucoup, en soi, ne peut pas rendre heureux. D’ailleurs, c’est ce qu’il dit : “Plus nous connaissons, plus nous voyons le mal, plus nous voyons les difficultés, plus nous discernons les choses, plus cela nous crée du travail. Un travail de réflexion, et un travail à régler les problèmes.
La quête du bonheur par la connaissance est vaine
Les choses en elles-mêmes, aussi impressionnantes soient-elles, n’apportent pas le bonheur, même la sagesse qui est censée justement faciliter la vie de quelqu’un sur terre, lui éviter des pièges, des erreurs. Même cette sagesse-là, en elle-même, elle ne peut pas nous satisfaire totalement, parce qu’elle est suivie d’autres désagréments. Si nous ne relions pas les choses à Dieu, nous ne trouverons pas le bonheur.
Nous avons montré la vanité de la sagesse humaine, je dis bien “vanité de la sagesse humaine” même si les bonnes idées viennent de Dieu. Du moment où l’homme se l’approprie comme une sorte de force personnelle, elle devient de la sagesse humaine, et du coup elle est vaine.
Nous passons au deuxième chapitre, un chapitre très important, qui est basé sur la vanité de la jouissance, la vanité des richesses, la vanité de la sagesse encore. C’est ce que nous allons voir en ce deuxième chapitre : vanité de la jouissance, vanité de la production humaine et de la sagesse humaine. Ce que l’homme produit n’est donc en réalité que vanité. C’est ce que Salomon va démontrer, parce que nous pouvons vanter certaines personnes parce qu’elles ont connu ce succès-là. Tout cela est vain, et c’est cela qu’il veut démontrer. Finalement, montrer que la sagesse en soi, comme une sorte de force personnelle est vaine ! Pourtant, c’est elle qui paraîtrait être sage.
Ecclésiaste 2:1-3
1 J’ai dit en mon cœur: Allons! je t’éprouverai par la joie, et tu goûteras le bonheur. Et voici, c’est encore là une vanité.
2 J’ai dit du rire: Insensé! et de la joie: A quoi sert-elle?
3 Je résolus en mon cœur de livrer ma chair au vin, tandis que mon cœur me conduirait avec sagesse, et de m’attacher à la folie jusqu’à ce que je voie ce qu’il est bon pour les fils de l’homme de faire sous les cieux pendant le nombre des jours de leur vie.
Il dit : “Bon, je vais être tout le temps joyeux, tout le temps content, en mangeant de bonnes choses, en faisant de bonnes choses ». Salomon veut être dans la jouissance. Il veut être tout le temps dans la joie, par les plaisirs qu’il peut trouver. Au fait, il est en quelque sorte à la recherche d’une perfection terrestre, d’une satisfaction terrestre maîtrisée. Il s’est dit : “Peut-être que la jouissance va me combler”. “ Elle va tout satisfaire, et du coup, je serai comblé !”
Mais il dit : “Même cela n’a pas suffi !
Ecclésiaste 2:1-2
1 … Et voici, c’est encore là une vanité.
2 J’ai dit du rire: Insensé! et de la joie: A quoi sert-elle?
Finalement, les moments de joie, sont parfois suivis de moments de tristesse qui font oublier complètement la joie. Nous disons : Finalement, à quoi cela sert-il ? Ces moments de joie ne sont pas du tout maîtrisés. Et comme ce n’est pas maîtrisé, cela nous échappe, et finalement ce n’est plus agréable.
Si, je répète bien, ce n’est plus agréable, si nous devons les considérer en elles-mêmes comme une force, comme une solution. Cela n’a pas marché, parce que, comme j’ai souvent dit : Les gens vont sauter de joie lors des demi-finales, mais à la finale, quand ils vont perdre, ils vont pleurer encore.
Finalement, nous nous disons : “A quoi ça a servi d’être dans la joie lors des demi-finales ?” Les gens vont être dans la joie à la naissance de l’enfant, mais quand l’enfant grandit et commence à faire des bêtises, les parents vont avoir des regrets.
Finalement, la joie en-soi, limitée à elle-même, est sans effet. C’est vain !
La joie est vaine car elle passe
Même la joie est vaine, puisqu’elle n’est pas maîtrisée. Elle n’est pas contenue dans un récipient que nous maîtrisons. Elle nous échappe, et en nous échappant, cela la rend inutile, vaine en quelque sorte, puisque finalement, pendant que nous sommes tristes, pendant que nous souffrons, nous oublions la joie que nous avions. c’est comme si elle n’avait jamais existé. Donc c’est vain.
Salomon a fini par conclure que le rire est insensé, et la joie ne sert à rien ! Nous avons beau rire, mais la réalité finit par nous rattraper,
Une soirée qui se finit mal
Nous riions jusqu’à 4 h du matin, et à 7 h nous devons aller au travail. Donc au moment où les amis s’en vont, et que nous nous retournons dans notre lit, nous regardons l’heure : 4h45. Toute la soirée, toute la joie de la soirée disparaît ! Parce qu’il faut se réveiller à 7 h !
C’est cela la réalité, et finalement, il dit : “Le rire ne sert à rien ! Puisque là, voilà que nous devons travailler à 7h du matin !” Le rire ne sert à rien, à peine avons-nous ri, il y a 30 minutes.
Vous savez, dans certaines soirées, fêtes, les gens vont rire pendant 3H de temps, et après 3H de temps, il va y avoir une dispute ! Il va y avoir une réponse mal donnée qui va engendrer une réaction, et puis finalement, tout ce temps passé à festoyer n’a servi à rien, parce que ça finit par la bagarre. Cela finit par la colère, certains même qui étaient venu ensemble, ils repartent de la soirée par des chemins différents, pourquoi ? Parce qu’ils se sont pris la tête, ils se sont mal parlés, et, à quoi a servi la fête finalement ?
Salomon dit : “J’ai été joyeux, j’ai beaucoup ri, mais même cela n’a pas suffi à me satisfaire”.
Ecclésiaste 2:3
3 Je résolus en mon cœur de livrer ma chair au vin, tandis que mon cœur me conduirait avec sagesse, et de m’attacher à la folie jusqu’à ce que je voie ce qu’il est bon pour les fils de l’homme de faire sous les cieux pendant le nombre des jours de leur vie.
Il a tenté plusieurs choses, il s’est dit : “Bon, je reste sage, je reste intelligent, mais je vais faire les mêmes choses que les gens fous ! Dans ma tête, je connais le bien, je reste sage. Je vais me contrôler ! Mais, essayons le chemin du vin, boire un peu, ça donne quoi à la fin ?”
Il a dit : “Je résolue en mon cœur de livrer ma chair au vin, tandis que mon cœur me conduirait avec sagesse”.
Il est dans une forme de sagesse, selon lui ! Mais même une pareille décision en réalité, est une erreur ! Donc nous voyons que finalement la sagesse que Dieu donne, lorsque l’homme cherche à la maîtriser. Cela le conduit à s’inventer sa propre sagesse, qui l’amène à livrer sa chair aux plaisirs. Il se dit : “Je vais me contrôler, mais je vais me livrer au plaisir, voir là où ça mène !” et il dit : “M’attacher à la folie” faire des bêtises. Mais selon lui, tout en restant sage dans la tête. Mais non, c’est une contradiction.
Le piège du toujours plus
Quand nous commençons à vivre selon notre intelligence, les contradictions selon Dieu ne sont plus visibles, nous nous disons : “Je vais faire, je ne suis pas fou comme les autres, moi je cherche, j’explore les choses, je vais comprendre.
Mais nous savons tous que Salomon a fini par avoir 700 femmes et 300 concubines ! L’homme qui pensait se contrôler par la sagesse n’a pas pu se contrôler ! Le mal l’a dépassé ! C’est une erreur de penser pouvoir gérer le mal. Nul n’est assez fort pour gérer le mal ! Il y a plein de gens qui ont pris des directions en disant : “Je vais me gérer, je ne vais pas faire comme tout le monde, je vais m’arrêter à un certain niveau”.
Mais ils n’ont pas su s’arrêter à ce niveau-là, et ils sont partis loin ! Le mal ne se gère pas. Salomon s’est dit : “Je suis sage, je sais ce que je veux, je veux juste explorer”. Lui cherchait une sorte de bonheur total. Maintenant qu’il a la sagesse, il lui faut deux ou trois choses pour connaître l’extase totale, le bonheur total.
Et bien non, normalement, la véritable sagesse doit nous éloigner du mal. C’est Job qui le dit dans
Job 28:28
28 Puis il dit à l’homme : Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse; S’éloigner du mal, c’est l’intelligence.
Mais là, quand nous entrons maintenant dans des raisonnements personnels, dans la sagesse humaine, nous nous disons : “Je vais me contrôler, je veux juste savoir jusqu’où cela mène ?” Et bien cela nous a conduit à faire beaucoup d’erreurs. Finalement Salomon en prenant cette route, s’est rendu compte qu’il s’était trompé ! C’est ce qu’il nous dit.
En fait, l’Ecclésiaste c’est la conclusion de sa vie, il dit : “Finalement, j’ai fait tout cela !”
C’est pourquoi, quand nous disons aux gens aujourd’hui : “Cette voie-là, attention, à cette voie-là…” mais ils nous qualifient d’extrémistes ! Mais c’est parce que nous sont déjà passés par-là et avons commis ces erreurs.
Le résultat de la sagesse humaine
Quand Salomon parle, il est déjà passé par-là, il avait 1000 femmes ! Il a expliqué tout ce qu’il a fait, il avait toutes sortes de richesses ! Donc les conseils qu’il donne, ne sont pas les conseils d’un moine, d’un ascète qui a toujours vécu enfermé quelque part et qui donne ces conseils-là aux gens de l’extérieur. Non ! Il a connu la débauche plus que tout le monde, et il dit : “Tout cela c’est vanité, ça ne sert à rien parce que ça nous pousse à aller encore plus loin”. Nous devenons esclaves, ça ne nous donne même pas le bonheur, ça ne nous sert à rien du tout.
C’est ce qu’il dit : “J’ai fait cela, je me suis attaché à la folie, jusqu’à ce que je voie ce qui est bon pour les fils de l’homme de faire”. Il a fait tout cela, mais la conclusion est la même, ça ne sert à rien, vanité des vanités. Au contraire, nous, nous savons comment cela l’a perdu.
Nous allons prendre encore une autre piste, là ce sont les plaisirs, la jouissance, ça ne lui a pas donné le bonheur, maintenant nous prenons la piste de la production, à partir du verset 4.
2 – La quête des plaisirs
Question
Q- La semaine dernière nous avons vu justement à travers l’étude biblique qu’il fallait se rappeler que la sagesse qu’avait reçu Salomon était une sagesse qui ne s’était pas vue sur la surface de la terre jusqu’à présent ( à part Jésus), comment arriver à de telles dérives, si nous prenons le vis de Salomon pour les femmes par exemple. La sagesse est partie ?
R- C’est au moment où nous nous approprions ce que Dieu nous a donné pour gérer cela selon nous, c’est là que nous arrivons à ces dérives, c’est la conclusion qu’il prend là. “Mon cœur reste sage, mais je vais m’adonner au vis”, donc ça ce n’est pas de la sagesse qui vient de Dieu, c’est son raisonnement, donc il se saisit du don de Dieu pour agir humainement, donc le don de Dieu doit être toujours relié à Dieu. Quand nous ne reliions plus cela à Dieu, ça nous mène à des déviations graves. Les sectes sont le témoignage du don de Dieu dévoyé. Dieu a donné un don à quelqu’un, la personne utilise ce don, non pas pour Dieu, pas en relation avec Dieu, mais, selon la logique humaine, et ça finit mal.
Question
Q– Donc finalement il est pris par son propre piège, il pense être sage, et finalement de cette sagesse il en fait n’importe quoi. Mais maintenant, quand nous lisons, comment nous pouvons savoir si c’était, sans vouloir remettre en doute que c’était une sagesse de Dieu, mais comment faire la distinction entre que c’était la sagesse de Dieu ou c’était la dérive de l’homme qui l’a mal utilisée?
R– Lui-même le dit ! Il avoue ! l’Ecclésiaste c’est ça ! “J’ai tout essayé, ça n’a pas marché”. Donc la conclusion, nous la verrons en Ecclésiaste 12. Mais nous l’avons déjà dite mardi passé, c’est qu’il n’y a valeur qu’en Dieu. C’est un livre de confession: “J’ai tout essayé, j’ai fait toutes sortes de débauches, j’ai même était un professionnel de la sagesse, mais, tant que ça devient un bien personnel, ça n’apporte rien du tout. Il faut toujours que ce soit relié à Dieu, à l’Esprit de Dieu, à Dieu Lui-même”.
Il a tout fait ! Nous passons à la production.
3 – La quête dans la production
Ecclésiaste 2:4-11
4 J’exécutai de grands ouvrages: je me bâtis des maisons; je me plantai des vignes;
5 je me fis des jardins et des vergers, et j’y plantai des arbres à fruit de toute espèce;
6 je me créai des étangs, pour arroser la forêt où croissaient les arbres.
7 J’achetai des serviteurs et des servantes, et j’eus leurs enfants nés dans la maison; je possédai des troupeaux de bœufs et de brebis, plus que tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem.
8 Je m’amassai de l’argent et de l’or, et les richesses des rois et des provinces. Je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des fils de l’homme, des femmes en grand nombre.
9 Je devins grand, plus grand que tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem. Et même ma sagesse demeura avec moi.
10 Tout ce que mes yeux avaient désiré, je ne les en ai point privés; je n’ai refusé à mon cœur aucune joie; car mon cœur prenait plaisir à tout mon travail, et c’est la part qui m’en est revenue.
11 Puis, j’ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j’avais prise à les exécuter; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun avantage à tirer de ce qu’on fait sous le soleil.
Qui a pu produire autant que Salomon ?
Qui a pu faire tout ce que Salomon a fait là ? Planter des arbres fruitiers, des vignes, des jardins. Il avait des serviteurs en grandes quantités, au fait, c’est comme s’il se construisait un paradis terrestre !
Il dit : “Je ne me suis pas privé ! Donc même des femmes, j’en ai eu beaucoup !” Finalement, il était dans une jouissance terrestre la plus élevée, mais, non seulement jouissance, mais production. Il fait des ouvrages, c’est lui qui a fait le Temple, souvenons-nous, et, non seulement il y a le Temple, mais sa propre maison, son propre palais, quand nous en lisons la description, nous avons même l’impression que son palais était supérieur au Temple ! Tellement la description était majestueuse, je crois que son trône était en ivoire…
En référence à 1 Rois 10:18
18 Le roi fit un grand trône d’ivoire, et le couvrit d’or pur.
Il y a des choses comme ça ! Il avait tout cela, mais il dit : Finalement, il n’y a aucun avantage à tirer de ce qu’on fait sous le soleil, et voici, « tout est vanité et poursuite du vent ».
Parce qu’il arrive un moment où ces choses passent ! Au fait, c’est cela, la vieillesse et la mort nous enlèvent tout ! Même la sagesse qu’allons-nous en faire ? Est-ce-que cette sagesse va nous permettre de courir vite ? Pas du tout ! Nous sommes dans un fauteuil roulant, et la sagesse ? Ça ne va pas nous donner la santé ! Et les ouvrages, les bâtiments que nous avons construits, est-ce que ça va nous donner la vie ? Non !
Donc face à la mort, tout cela finalement ne sert à rien ! Il va le dire à la fin !
Mais c’est pour nous dire Bien-aimés que nous écoutons quelqu’un qui a expérimenté beaucoup plus de choses que nous en matière de jouissance, de richesse, et de production. Il n’y a pas que la richesse, il n’y a pas que la jouissance, mais il y a aussi la production. Salomon a bâti des choses.
Nous qui faisons des tours en Israël, nous réalisons davantage, archéologiquement, que Salomon a bâti des choses qui ne sont pas écrites dans la Bible.
Les pierres se mettent à parler
il y a des fouilles, des découvertes qui sont faites et les archéologues disent que c’est Salomon qui les a bâties ! Ou bien c’est écrit dans la Bible en filigrane. Quand vous voyez maintenant, quand on nous décrit historiquement ce que c’était, c’est grand ! A chaque fois c’était grand ! Grand ! Grand !
Salomon a fait beaucoup d’ouvrages ! Donc quand il parle là, c’est vraiment la réalité ! Il a fait ses écuries par-ci, des chars par-là, Salomon a fait beaucoup de choses ! Rendez-vous compte que pendant son règne, il n’y avait pas non plus de guerres. Il avait vraiment tout pour dire : “Je vis bien !”
Pas de guerres, il ne fait que bâtir des choses, parce que les autres rois ont du mal à bâtir parce que les guerres viennent empêcher la construction. Mais lui n’avait pas de guerre ! 40 ans ! Il avait tout ça ! Mais il nous dit que finalement tout ça laisse un goût amer. Un goût amer lorsque nous considérons ces choses-là en elles-mêmes.
Les productions personnelles ne rendent pas heureux
Si nous les considérons comme une sorte de force, de sécurité, de bonheur maîtrisé, nous allons finir par avoir un goût amer de tout cela. Parce que la réalité nous rattrapera. La mort viendra effacer tout cela. La vieillesse viendra effacer tout cela. Les difficultés de la vie viendront effacer cela.
A un moment donné, Salomon avait du mal à récolter l’argent qui lui était nécessaire pour vivre pompeusement, et il a appliqué aux enfants d’Israël de lourds impôts !
Conséquence, il n’était plus aimé par la population. La réalité finit par nous rattraper, et c’est ce qui lui est arrivé et il dit : “Finalement, tout ça, ce n’est que la poursuite du vent”.
Nous pensons trouver le bonheur par les jardins, par le vin, par le nombre de femmes, par une façon de danser… Tout cela est vanité, le bonheur ne se trouve qu’en Dieu seul.
Question
Q– N’est-il pas étonnant qu’à aucun moment Salomon ne parle pas de repentance malgré tous les péchés commis. Sans parler de l’exemple donné par son père David qui s’est souvent repenti ?
R– Moi je pense que tout ce livre est une forme de repentance. Il reconnaît que tout cela est vanité, il continue à faire son travail et il reconnaît que tout cela est vanité, parce que si il n’y avait pas ce livre, nous aurions la même conclusion que l’internaute. Mais ce livre est celui qui calme tous les lecteurs de la Bible concernant Salomon, à savoir que quand nous lisons ce livre, c’est un livre conclusion de tous les autres livres qui parlent de Salomon. Conclusion aussi de sa vie, parce qu’il finit par parler de tout ce qu’il a vécu dans le passé.
Tout ce qu’il dit là, est comme quelque chose qui a déjà eu lieu, maintenant il a compris. Le livre de l’Ecclésiaste est le livre de sagesse par excellence, de réflexions. C’est la conclusion de tout ce qu’il a vécu auparavant, que ce soient les exploits, que ce soient les échecs. Que ce soient les bonnes ou les mauvaises choses, l’Ecclésiaste vient nous faire la conclusion de tout cela. C’est le livre conclusion pour tout sur la terre.
Par exemple, le brigand à la croix ne s’est pas repenti clairement. Mais Jésus a considéré cela comme étant de la repentance, le voleur qui a dit
Luc 23:41-42
41 Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal.
42 Et il dit à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.
Avant cela il avait dit : “Nous, nous méritons ce qui nous arrive”, mais il n’a pas dit que “je demande pardon et je veux changer”, il n’a pas dit cela. La repentance c’est comme cela ! Mais Dieu lit dans les cœurs. Il y a des repentances qui se font cœur à cœur avec Dieu et le voleur à la croix et l’Ecclésiaste sont les témoignages de cela. C’est que la personne est dégoûtée, elle réalise qu’elle s’est trompée, mais, ce n’est pas dit clairement que Salomon s’est repenti mais Dieu l’a pris comme tel.
Question
Q– Le fait que Salomon déduise cette conclusion de manière aussi rationnelle et lucide, signifie-t-il qu’il était conscient des bêtises qu’ils commettaient ? Comment comprendre cela ?
R-Mais non ! Puisque cette conclusion est à la fin. Nous avons bien dit que c’est la conclusion. Il reconnaît qu’il a été fou de penser trouver le bonheur de cette manière-là. Mais il pensait que c’était de la sagesse. Moi je me souviens, quand nous étions jeunes, parfois nous sortions avec certains amis, et nous, dans notre tête, nous nous disions: “Il est déjà perdu, il est fou, je vais sortir avec lui mais moi je vais me contrôler !”. Mais non ! C’est une erreur ! La Bible est claire :
1 Corinthiens 15:33
33 Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.
Donc penser se contrôler dans un milieu du mal, c’est une erreur, il faut éviter ! Ce sont les conclusions auxquelles il aboutit : “J’ai pensé contrôler par ma sagesse le mal, le mal a triomphé de moi”.
Quand il faisait, il ne s’en rendait pas compte, il pensait maîtriser la situation. Souvenez-vous du début de notre étude sur l’Ecclésiaste, j’ai dit : “Pas d’explications, pas de maîtrise des choses, pas de satisfactions maîtrisées” c’est cela le thème d’Ecclésiaste, c’est que personne ne peut maîtriser les choses, personne n’a d’explications claires et nettes des choses. Personne ne peut vivre une satisfaction claire et nette. C’est quelque chose qui est comme une sorte de poursuite du vent, nous courons vers cela, mais en réalité, nous l’avons trouvée en Dieu. “Restons en Dieu”, au lieu de courir vers ces choses-là, personne ne peut y arriver. C’est la conclusion, il a tenté pensant gérer les choses, mais il a échoué.
4 – La quête de la sagesse
Ecclésiaste 2:12-16
12 Alors j’ai tourné mes regards vers la sagesse, et vers la sottise et la folie. -Car que fera l’homme qui succédera au roi? Ce qu’on a déjà fait.
13 Et j’ai vu que la sagesse a de l’avantage sur la folie, comme la lumière a de l’avantage sur les ténèbres;
14 le sage a ses yeux à la tête, et l’insensé marche dans les ténèbres. Mais j’ai reconnu aussi qu’ils ont l’un et l’autre un même sort.
15 Et j’ai dit en mon cœur: J’aurai le même sort que l’insensé; pourquoi donc ai-je été plus sage? Et j’ai dit en mon cœur que c’est encore là une vanité.
16 Car la mémoire du sage n’est pas plus éternelle que celle de l’insensé, puisque déjà les jours qui suivent, tout est oublié. Eh quoi! le sage meurt aussi bien que l’insensé!
Il nous explique le processus même si nous avons déjà parlé de la sagesse au premier chapitre. Salomon revient sur cela après avoir exploré les jouissances de la chair, après s’être adonné à la construction d’ouvrages les plus extraordinaires. “Je suis arrivé à la conclusion que ce n’était que vanité. Peut-être que je trouverai le bonheur, l’extase en quoi ? Dans la réflexion, dans la sagesse, d’ailleurs j’aurais dû y penser avant !”
J’aurais dû …
Je crois qu’il a dû se dire : “J’aurais dû y penser avant … car après avoir goûté aux choses par toutes sortes de manière” il arrive à la conclusion que les choses matérielles ne sont rien du tout.
Et vous allez me dire que si ce n’est rien, pourquoi les gens continuent dans ces choses ? Mais c’est que ces choses-là rendent esclaves. En réalité, le bébé n’a pas envie d’aller en boîte de nuit, donc ça veut dire que nous n’avons pas besoin de boîte de nuit pour exister ! Mais pour certaines personnes, c’est quasi indispensable ! Au minimum une soirée par semaine, indispensable pour eux ! Mais pourtant le bébé, (je vais loin). Mais en ne prenant que notre exemple, les chrétiens, cela ne nous dit rien, c’est comme si ça n’existait même plus ! Pourtant, pour l’autre, c’est important !
Oui, ces choses-là ne sont rien du tout, mais quand nous nous sommes laissés aller dans cela, elles deviennent indispensables, et elles créent même une addiction, un esclavage. Pour l’esclave, cela veut dire quelque chose, ça a un poids, alors que pour celui qui n’est pas esclave de cela, il est bien !
Et donc, il a dit : “Mais j’ai goûté à tout ce qui est physique, de toutes les manières possibles” mais il a dit : “Tout cela n’est rien !”
Penons le livre de l’Ecclésiaste au sérieux
Bien-aimés, je le répète, prenons au sérieux ce que dit cet homme. Il a vécu les choses plus que même nos présidents d’aujourd’hui qui ont des femmes à gauche à droite, qui ont des doubles vies. Salomon a fait cela même officiellement, ouvertement, sans se cacher, donc il avait la liberté de faire cela sans se cacher, François Hollande sortait avec la moto en cachette, ce n’est pas la même chose !
Lui faisait cela librement ! “Je suis le roi, je fais ce que je veux !” Jusqu’à 1000 femmes ! les jardins, les bâtiments, les chars, les chevaux, le bois, l’or. Nous avons déjà étudié le livre des Rois, il est dit que l’or était devenu quelque chose de courant !
En référence à 1 Rois 10:27
27 Le roi rendit l’argent aussi commun à Jérusalem que les pierres, et les cèdres aussi nombreux que les sycomores qui croissent dans la plaine.
Tellement il était dans la gloire ! Alors qu’il était dans la gloire, les gens, lui donnaient encore, à l’époque où Dieu vraiment était avec lui, même quand il était riche, la Reine de Saba est venue avec des trésors et en donner encore, parce que la gloire de Dieu était là. Mais à un moment donné, il a utilisé cela pour lui, Dieu a retiré, et quand Dieu a retiré, il fallait maintenant mettre un impôt lourd sur les gens !
Il a compris que tout cela n’était que vanité ! Il s’est dit : “Ah bon ? -Surtout quand l’âge avance” je vais trouver de la force dans la réflexion, le bonheur dans la sagesse, après tout, c’est mon domaine de départ, je vais y retourner, je vais réfléchir”. Mais il réalise que même quand nous connaissons beaucoup, nous ne maîtrisons pas le bonheur. Il fait même des comparaisons avec lui-même, il dit : “Je reconnais que la sagesse est quand même mieux que la folie”.
Ecclésiaste 2:13
13 Et j’ai vu que la sagesse a de l’avantage sur la folie, comme la lumière a de l’avantage sur les ténèbres;
Il reconnaît l’importance de la sagesse, pas de problème ! Il dit : “Mais, finalement, nous tous nous mourons ! Qu’est-ce que la sagesse va régler ? Cela m’a permis de bien vivre, mais la mort vient tout enlever”.
La mort est le plus grand dégât de l’humanité. Nous avons fait de belles choses, nous avons été honnêtes, nous avons été vrais, nous avons aidé les gens, et nous aussi nous mourons. Alors, à quoi cela a-t-il servi que nous soyons ainsi ? C’est la preuve que nul ne peut être sauvé par les œuvres, nul ne peut, pour avoir fait de bonnes choses, revendiquer quelque chose auprès de Dieu. Tout est grâce de Dieu.
Et Il dit :
Ecclésiaste 2:15
15 Et j’ai dit en mon cœur : J’aurai le même sort que l’insensé; pourquoi donc ai-je été plus sage? Et j’ai dit en mon cœur que c’est encore là une vanité.
Il y a des gens honnêtes sur qui ont attrapé des maladies graves, mais pourtant ces hommes étaient honnêtes. Pourquoi vais-je être honnête ? Au moins, en faisant le mal, et en attrapant une maladie, ce serait logique, mais non ! La sagesse est bien, elle est importante, la vérité est bonne, la justice est bonne, l’honnêteté c’est bien, mais en soi-même, elle ne constitue pas l’honnêteté, ni la justice, ni l’intelligence, ni la sagesse. En elle-même elle ne constitue pas la solution. C’est cela l’enseignement, il dit : “Je me suis donné dans la sagesse à fond, pour trouver comme une sorte de sécurité, connaître…mais non, je me rends compte que:”
Ecclésiaste 2:16
16 Car la mémoire du sage n’est pas plus éternelle que celle de l’insensé, puisque déjà les jours qui suivent, tout est oublié. Eh quoi! le sage meurt aussi bien que l’insensé!
Finalement, qui faut-il chercher ? Celui qui triomphe de la mort, c’est Lui qu’il faut chercher, c’est Lui qui maîtrise le temps et qui maîtrise le bonheur.
Question
Q– Donc quand Dieu donne la richesse à un chrétien, il ne doit pas en profiter pour lui-même, c’est-à-dire par exemple acheter des biens, voyager… Il doit vivre comme s’il n’en avait pas ?
R– Effectivement, il doit être conduit par Dieu dans la gestion de cela, quand nous mangeons notre hamburger, dire : “Merci Seigneur pour les choses que Tu as créées, qui nous font du bien” la jouissance doit être en connexion toujours avec Dieu. Dès que c’est déconnecté de Dieu, ça crée un goût amer après, comme quel aliment dans la Bible, ça a créé des problèmes quand c’était déconnecté de Dieu ?
-La manne. Quand ils prenaient la manne, et qu’ils voulaient gérer la manne, alors que Dieu disait : “A chaque jour sa manne”. Certains en ont pris beaucoup. Ils se disaient : “Je vais gérer, je vais faire des provisions de manne”. Le lendemain, des vers s’étaient développés, c’était pourri.
Dès que le don de Dieu est utilisé d’une manière isolée de Lui, ça crée un goût amer après. Donc quand Dieu nous rend riche, nous devons vivre cette richesse dans la communion avec Lui, dans Sa volonté. Parfois nous ne sommes qu’un tremplin pour prendre et redonner ailleurs.
Les Hébreux dans le désert
Mais quand ils gardaient la manne, elle pourrissait, et vous allez voir des gens se transformer alors qu’ils étaient bons autrefois. Ils sont transformés parce qu’ils ont gardé la manne, ils ont gardé ce que Dieu leur a donné. Alors qu’ils n’étaient qu’un tremplin, ils n’étaient qu’un canal, ils n’ont pas saisi cela, ils géraient cela, sans intéresser Dieu dans la question des richesses, c’est très dangereux, c’est ce qu’il est en train de nous faire comprendre.
Il dit : Mais même, j’ai fait tout cela, manger, c’est bien -d’ailleurs il va le dire à la fin- tout cela c’est bien, mais attention, quand c’est déconnecté de Dieu, ça finit par devenir un piège. Et même la sagesse, ce qui paraît “sans danger”. Même la sagesse qui paraît comme parfaite, lorsqu’elle est isolée de Dieu, lorsqu’elle devient comme un bien personnel, une force personnelle. Elle devient un piège qui ne satisfait pas. Parce que cette même sagesse nous fait dire : “Mais tiens nous et l’insensé, nous sommes dans le même cimetière !” C’est cette même sagesse qui nous fait dire : “Mais à quoi ça m’a servi d’être sage” Mais à quoi cela va-t-il servir d’être sage ? De connaître Dieu. C’est le plus grand usage de la sagesse, connaître Dieu.
Question
Q– Quand quelqu’un témoigne de sa mauvaise vie devant tout le monde, devant le public, il arrive que nous concluions qu’il s’est vraiment repenti et Dieu l’a pardonné, quelles devraient-être nos limites ?
R– Je pense que la vie des autres n’est pas notre problème, cela ne regarde que Dieu. C’est tout, nous n’avons pas à dire que “Lui s’est vraiment repenti”, “Lui non…” non, c’est entre la personne elle-même et Dieu.
Question
Q– Salomon témoigne, il a écrit et c’est un témoignage qui est lu de génération en génération, ça reste dans la Bible, est-ce que par rapport à ce témoignage, c’est un encouragement aussi aux chrétiens de témoigner quand il y a un problème de leur mauvaise vie, et cela peut aussi servir à d’autres générations, ou comment ?
R– Oui, moi je pense sincèrement que la vraie repentance passe toujours par la dénonciation (du mal). Une repentance sans dénonciation du mal n’est pas une vraie repentance. Quand nous restons toujours dans une forme de maîtrise de soi, orgueilleuse, où nous ne disons pas, nous ne confessons pas c’est que nous avons vraiment fait à quelqu’un. Je dis bien à quelqu’un, nous ne sommes pas forcés de faire cela sur YouTube. Mais, l’Esprit de vérité pousse à sortir le mal, c’est-à-dire à le dire, et nous voyons le brigand à la croix, dire : “Nous nous sommes mal comportés !” Il l’a dit !
Salomon est en train de dire tout ce qu’il a fait, au moment où il écrit l’Ecclésiaste, il considère cela comme mal. Les femmes, tous ses ouvrages qui étaient devenus comme un orgueil. Il dénonce tout ! Parce que nous tous nous nous repentons, nous connaissons l’Esprit de Dieu, comment Il agit, quand l’Esprit de Dieu agit, de nous-même nous allons nous dénoncer.
Je me souviens de mon ami David, quand Nathan lui parle.
En référence à 2 Samuel 12:1-6
1 L’Éternel envoya Nathan vers David. Et Nathan vint à lui, et lui dit: Il y avait dans une ville deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre.
2 Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre.
3 Le pauvre n’avait rien du tout qu’une petite brebis, qu’il avait achetée; il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses enfants; elle mangeait de son pain, buvait dans sa coupe, dormait sur son sein, et il la regardait comme sa fille.
4 Un voyageur arriva chez l’homme riche. Et le riche n’a pas voulu toucher à ses brebis ou à ses bœufs, pour préparer un repas au voyageur qui était venu chez lui; il a pris la brebis du pauvre, et l’a apprêtée pour l’homme qui était venu chez lui.
5 La colère de David s’enflamma violemment contre cet homme, et il dit à Nathan: L’Éternel est vivant! L’homme qui a fait cela mérite la mort.
6 Et il rendra quatre brebis, pour avoir commis cette action et pour avoir été sans pitié.
Nathan lui donne la parabole du monsieur qui a pris l’unique brebis d’un homme, alors que lui en avait beaucoup, il prend l’unique bête de l’autre pour tuer et pour faire manger l’invité, et bien, David, je pense que, un, il avait l’Esprit de Dieu, mais même sans l’Esprit de Dieu, c’était quelqu’un d’intelligent, il avait compris qu’il s’agissait de lui.
Comprendre par l’expérience de la vie
Vous savez, il y a des choses que nous, rien qu’avec l’âge, nous comprenons, dès que quelqu’un a dit trois mots, nous savons ce qu’il pense réellement, même s’il ne s’est pas exprimé complètement. Si nous rajoutons à l’expérience, la sagesse qui vient de Dieu … David était un prophète, il avait la sagesse de Dieu, il savait que Nathan parlait de lui, et il a dit : “Cet homme mérite la mort”. Il ne s’est pas caché, il a dit en quelque sorte : “Je mérite la mort”. Il a avoué les choses.
Donc je pense que demander à une personne avouer sa faute n’est même pas quelque chose que nous devons dire de faire à un chrétien. La vraie repentance nous pousse à le faire naturellement et à dire : “Ah oui, vraiment j’étais orgueilleux”. “Ah oui, vraiment je me pensais ceci, je me pensais cela…” puisque la vérité vomit le mal.
Nous continuons avec la vanité de la production, la vanité du travail.
Ecclésiaste 2:17
17 Et j’ai haï la vie, car ce qui se fait sous le soleil m’a déplu, car tout est vanité et poursuite du vent.
Prenez la place d’un homme qui est dans la maison de retraite. Il a des enfants qu’il a fait étudier, qui sont devenus docteur en médecine, ingénieur, grand politicien. Qui se sont mariés à des gens de valeur aussi. Maintenant, quand il se retrouve dans la maison de retraite, alors que c’était lui-même aussi un grand administrateur du pays, mais c’est ce qu’il va dire : “J’ai haï la vie, à quoi ça a servi de faire étudier des enfants comme ça” puisque je crois que quand il avait peut-être 60 ans, et qu’il était en forme, il devait se dire : “J’ai réussi, mon enfant est docteur, l’autre est ceci” il devait être fort ! Mais là, un jour, ses enfants décident de le mettre en réclusion dans une chambre. Et ils ne le visitent que sporadiquement.
Après, Bien-aimés, je ne suis pas en train de dire que c’est impossible que ça se fasse ainsi, mais je dis tout simplement que les choses doivent se faire dans l’amour et dans l’unité, dans la construction.
Donc je ne suis pas en train de prêcher une forme de vie par rapport aux personnes âgées, je suis en train de dire que nous devons obéir à la Bible.
Exode 20:12
12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
”Honore ton père et ta mère” nous devons obéir à la justice. Qu’est-ce que la justice ? Ce que je suis, mes parents ont une grande part dans ce que je suis aujourd’hui ! C’est cela la justice.
En fait, il y a des mauvais parents, mais ils ont quand même une part, aussi faible soit-elle. Donc, nous devons en tenir compte, même si nous mettons les histoires de Dieu de côté. Même la justice humaine veut que je rembourse ce qu’on m’a fait quand même ! Même la justice humaine !
Du moment que ce monsieur-là ou cette dame se retrouve là en mangeant … Vous savez, nous avons été dans une conférence où un monsieur témoignait qu’il avait fait une association qui passe dans les maisons de retraite, qui décrète un jour de cuisine où ils vont associer les pensionnaires à faire la cuisine et à manger les plats qu’ils aiment en faisant eux-mêmes la cuisine, aidés par cette association-là. Il dit : “Nous avons vu des gens reprendre goût à la vie”. Ce sont des maisons de retraite où l’on peut cuisiner, ils disent : “mais je ne faisais plus rien, parce que personne ne venait me visiter, j’allais manger avec qui ? Tout seul… Je ne me contentais que des mauvais plats et je ne mangeais plus” ainsi de suite.
La vieillesse
Vous voyez que maintenant ces personnes-là sont dans ces conditions-là alors que même parfois ils ont des comptes bancaires remplis, ils ont une retraite qui tombe chaque mois, élevée de parfois 4000 euros, 5000 euros. Mais, eux, ils mènent une vie de SDF, de pauvres, et ces gens-là, quand ils sont là, disent: “Mais la vie est détestable”. Ils deviennent aigris.
Et c’est ce que Salomon dit : Après avoir fait tout cela, comment nous nous retrouvons vieux ! David quand il est devenu très vieux, il avait froid, et on lui a mis une jeune fille auprès de lui pour le réchauffer tellement il avait froid.
En référence à 1 Rois 1:2
2 Ses serviteurs lui dirent: Que l’on cherche pour mon seigneur le roi une jeune fille vierge; qu’elle se tienne devant le roi, qu’elle le soigne, et qu’elle couche dans son sein; et mon seigneur le roi se réchauffera.
Nous nous disons : “Moi ! Le roi David ! Je me retrouve vieux comme ça, j’ai froid à tout moment !”
C’est la réalité de la vie, si elle est prise en elle-même comme une sorte de force, de richesse, voilà à quoi ça mène, à une détestation, à la fin nous nous disons : “Mais la vie, j’ai haï la vie”.
“Tout ce que nous faisons sous le soleil m’a déplu. Tout est vanité”. Nous avons fait tout cela croyant que nous avions les meilleurs enfants, les plus intelligents. Mais ces enfants-là vont nous montrer que nous nous sommes trompés, tôt ou tard. Nous aurions dû mettre notre confiance en Dieu.
Ecclésiaste 2:18-19
18 J’ai haï tout le travail que j’ai fait sous le soleil, et dont je dois laisser la jouissance à l’homme qui me succédera.
19 Et qui sait s’il sera sage ou insensé? Cependant il sera maître de tout mon travail, de tout le fruit de ma sagesse sous le soleil. C’est encore là une vanité.
“C’est encore là une vanité !” L’homme a bâti des hôtels, des entreprises, et quand il meurt, les fils héritent de tout cela. Ce fils est un homme fréquentant la Jet-Set. Donc maintenant ce sont des fêtes à gauche, à droite, boîte de nuit-là, il invite Mickael Jackson ici… Finalement tout l’argent est gaspillé dans les soirées, alors que cet homme avait construit tout cet empire-là par un dur labeur.
Il dit : “Tout cela est vanité” parce que nous avons beau faire tout cela, mais nous allons partir. Est-ce que la personne qui vient après nous va gérer cela avec conscience ? Non ! Nous ne savons pas !
Et nous connaissons l’histoire de Manassé et Ézéchias, Ézéchias a bâti de belles choses avec Dieu, mais quand Manassé son fils prend le pouvoir, il détruit tout. Il dit : “On pourrait se réjouir en disant : je laisse 50 héritages à la suite”, mais cet héritage peut être lapidé en deux temps trois mouvements.
Les héritages source de conflits
Combien de combats n’observons-nous pas concernant les héritiers. Les héritiers se battent partout. Finalement, le parent pense laisser une richesse aux enfants, mais ça devient plutôt un piège. Cela détruit l’unité des enfants, ça détruit même leur vie, parce que certains vont négliger de travailler par eux-mêmes en disant : “Je vais hérité” ! C’est cela la vanité de tout finalement, poursuite du vent.
Il dit : “J’ai fait tout ce travail, mais celui qui me succèdera, est-ce qu’il prendra les choses au sérieux ?”. Donc c’est pourquoi je ne peux pas me reposer sur ça.
Je connais notre ami Paul, qu’est-ce qu’il dit quand il quitte les gens d’Éphèse dans Actes des Apôtres chapitre 20, il dit : “Je vous recommande à la Parole et au Saint-Esprit
Actes des Apôtres 20:32
32 Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l’héritage avec tous les sanctifiés.
”. Il n’a pas dit : “J’ai bâti une grande œuvre au milieu de vous, entretenez cela, maintenez cette œuvre-là ». Non ! Ce sont des gens qui avaient compris que tout était vanité, même ce que nous avons bâti dans le Seigneur.
Bien-aimés, ce que nous disons là ce n’est pas valable que pour les choses charnelles. C’est valable pour tout. Même ce que nous avons bâti dans le Seigneur, si nous prenons cela comme une force personnelle, nous nous trompons. Seul le Seigneur doit être notre force personnelle.
L’apôtre Paul a dit : “Je vous recommande à la Parole et au Saint-Esprit”, il n’a pas dit : “Je vous ai laissé une grande structure, gérez cela avec sagesse”. Non, il a dit : “Seul Dieu, la Parole, le Saint-Esprit, sont votre richesse, votre force” C’est tout. Ce n’est pas ce que je laisse comme construction, comme organisation, comme nombre de convertis. Ce n’est pas cela qui est votre richesse. Dieu Lui-même est notre richesse.
“Je vous recommande à la Parole et au Saint-Esprit”.
Ecclésiaste 2:20-23
20 Et j’en suis venu à livrer mon cœur au désespoir, à cause de tout le travail que j’ai fait sous le soleil.
21 Car tel homme a travaillé avec sagesse et science et avec succès, et il laisse le produit de son travail à un homme qui ne s’en est point occupé. C’est encore là une vanité et un grand mal.
22 Que revient-il, en effet, à l’homme de tout son travail et de la préoccupation de son cœur, objet de ses fatigues sous le soleil?
23 Tous ses jours ne sont que douleur, et son partage n’est que chagrin; même la nuit son cœur ne repose pas. C’est encore là une vanité.
Il dit : “nous bâtis des choses mais parfois, nous bâtissons cela, et nous n’en profitons même pas”. Nous revenons à 1H du matin, nous repartons à 7H, puis après 10 ans nous avons des châteaux, nous avons des Yachts, tout cela, mais finalement, nous-même, nous n’avons pas réellement profité de tout cela. Il dit : “Mais tout cela est vanité”.
“Finalement nous allons laisser cela à des gens, à un homme qui ne s’en est point occupé”. Finalement les gens qui vont prendre cela, vont dilapider, vont tout détruire. Il dit : “Tout cela c’est vanité” et il dit que ça lui a produit quoi ? Du désespoir.
L’exemple d’un milliardaire japonais
Nous avons 18 milliards, comme un certain milliardaire japonais. Nous avons 18 milliards de dollars, nous avons 85 ans, nous savons que nous ne pouvons plus gérer nos biens comme avant, et quand nous regardons nos enfants, nous nous disons : “Mais ils vont tout détruire”, donc au lieu que nous soyons dans la joie d’avoir bâti un empire de 18 milliards, nous sommes dans le désespoir, de ce que ça va devenir après nous.
C’est ça: “Vanité des vanités” tout ce qui n’est pas relié à Dieu ça va produire le désespoir, à un moment donné nous allons dire: …
Maintenant, est-ce que c’est une raison pour ne rien faire ? Non, ce n’est pas ce que nous disons, mais, tout doit être fait en connexion avec Dieu. Connexion avec sa volonté, en relation avec Lui, et s’Il a mis des dons en nous pour produire des choses, faisons-les pour Sa gloire. Nous rappelons le verset de
Colossiens 3:23
23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,
C’est cela en réalité, si nous ne respectons pas Colossiens 3:23, nous finirons par le désespoir.
Ecclésiaste 2:24-26
24 Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail; mais j’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu.
25 Qui, en effet, peut manger et jouir, si ce n’est moi?
26 Car il donne à l’homme qui lui est agréable la sagesse, la science et la joie; mais il donne au pécheur le soin de recueillir et d’amasser, afin de donner à celui qui est agréable à Dieu. C’est encore là une vanité et la poursuite du vent.
Je commence par la dernière partie, que dit-il ? Beaucoup de choses que les pêcheurs amassent, ça finit par profiter aux gens de Dieu.
Prenons l’exemple tout simplement d’un pays sécurisé, ça profite aux enfants de Dieu pour faire leur réunion, pour faire la volonté de Dieu. Un pays où il y a des richesses bien organisées par les gens qui dirigent, ça profite aux enfants de Dieu qui sont là pour faire leurs réunions, et faire la volonté de Dieu.
Il dit : “Tout cela c’est vanité, tout ce que les païens font pour amasser, si nous y regardons bien, ça finit par nous profiter”.
Faites tout pour le Seigneur
Au verset 24, il dit que finalement manger et boire, sont des cadeaux de Dieu, il dit : “Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire et à faire jouir son âme du bien-être au milieu de son travail, mais j’ai vu que cela vient aussi de la main de Dieu”.
Il dit : “Quand l’homme apprécie ces choses-là comme venant de la main de Dieu, c’est différent, là il est vraiment dans le bonheur”.
Dans tout le développement que nous avons fait avant cette phrase-là, il n’y avait pas le côté “ça vient de Dieu”, il y avait plus le côté “j’ai amassé” , “j’ai bâti” “j’ai fait ceci” mais quand nous analysons que tout cela en réalité c’est le don de Dieu, ça devient un bonheur.
Considérer que tout est grâce
La grâce de Dieu rend vraiment heureux, mais la production personnelle donne une satisfaction orgueilleuse qui donne comme un semblant de bonheur, mais en réalité qui sera suivi de désespoir, quand nous dirons : “Mais finalement où cela va-t-il ?”
J’ai dit aux gens : “Mais quand nous faisons une dépense dans le sens de la volonté de Dieu, je dis, mais c’est Dieu qui paiera !” Donc quand nous vivons les choses comme une grâce, nous ne sommes pas déstabilisés quand nous dépensons. Mais quand nous vivons les choses comme une production personnelle, quand nous dépensons, ça fait mal. Mais quand nous vivons cela comme une grâce qui vient de Dieu, nous sommes bien, nous sommes tranquilles, nous savons que le Seigneur a donné, et il donnera encore. Tant que nous sommes dans Sa volonté, nous ne faisons pas de gaspillage, tant que c’est dans Sa volonté, les dépenses que nous faisons ne nous font pas mal.
Et là il dit que tout cela c’est le don de Dieu,
Ecclésiaste 2:25-26
25 Qui, en effet, peut manger et jouir, si ce n’est moi?
26 Car il donne à l’homme qui lui est agréable la sagesse, la science et la joie; mais il donne au pécheur le soin de recueillir et d’amasser, afin de donner à celui qui est agréable à Dieu. C’est encore là une vanité et la poursuite du vent.
C’est Dieu qui donne tout cela, donc nous devrions vivre tout cela comme étant le don de Dieu. Aujourd’hui, nous avons pu marcher avec nos deux jambes, nous avons pu respirer, nous rentrons chez nous : “Ah, merci Seigneur j’ai vécu Ton don aujourd’hui”. Quand c’est vécu ainsi, nous sommes dans le vrai bonheur. Mais quand c’est vécu comme une concession, quand nous finissons la journée, et que nous nous disons : “Mais est-ce que demain ça se passera bien ?” nous commençons à avoir peur ! “Est-ce que demain nous pourrons résoudre tel problème ? Est-ce que la banque sera ouverte ?” Parce que c’est notre bien personnel, notre vie est notre bien personnel, nos activités sont notre bien personnel, et du coup, il y a un désespoir qui s’installe, il y a une peur qui vient, mais lorsque nous prenons cela comme Sa grâce, nous savons que cette grâce-là continuera à couler jusqu’au bout, et nous sommes bien.
Bref, nous devons tout relier à Dieu si nous voulons vivre heureux. Que Dieu nous aide.
Prière
Nous allons prier au Nom de Jésus
Seigneur nous venons prier afin que Tu nous aides à tout relier à Toi, toutes les grâces que Tu nous donnes, dont nous bénéficions chaque jour viennent de Toi. Nous voulons les vivre avec Toi, les vivre dans le remerciement, dans la louange, et dans la conscience que tout vient de Toi. Ainsi nous serons dans le vrai bonheur, nous n’aurons pas l’impression que le bonheur nous échappe, parce que nous savons que Tu tiens tout dans Ta main, et rien ne T’échappe.
Nous n’avons qu’à rester connectés, reliés à Toi dans tout ce que nous faisons. Merci Seigneur pour ces enseignements, et l’éclairage du Saint-Esprit, que nous passions à la pratique, totalement, au Nom de Jésus, Amen.







