Être chrétien, l’origine du nom en Actes 11:26

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Le terme « chrétien » apparaît pour la première fois en Actes 11:26 et est utilisé à Antioche pour désigner les disciples de Jésus. « C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. » Ce nom n’est pas une étiquette neutre, mais un témoignage d’appartenance à Jésus-Christ. L’origine de ce nom, son sens profond et l’appel qu’il porte pour nous aujourd’hui, c’est de vivre comme des « partisans du Christ », reflétant son amour et sa vérité dans un monde qui a tant besoin d’espérance.

Étude biblique suivante : Chrétien ou disciple

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Pour cette étude, il est indispensable de prendre le temps de mémoriser le contexte.

Actes 11:19-26

19 Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à propos d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs.

20 Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus.

21 La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur.

22 Le bruit en parvint aux oreilles des membres de l’Église de Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusqu’à Antioche.

23 Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.

24 Car c’était un homme de bien, plein d’Esprit Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur.

25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul;

26 et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

1.   Contexte historique et géographique : Antioche de Syrie

 Dans le judaïsme, il existait plusieurs courants de pensée. C’est ainsi que les premiers disciples de Jésus, tous juifs étaient appelés « ceux de la voie » ou « ceux du chemin » en référence à la Parole de Jésus :

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

a. Antioche

Antioche était une ville clé dans le monde romain parce que c’était la capitale de la Syrie romaine, et  la troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie.

  • Elle était Cosmopolite, sa population étant diverse (Juifs, Grecs, Romains, Syriens).
  • Elle était le centre culturel et religieux avec un mélange de cultes païens, de judaïsme et de christianisme naissant.
  • L’Église d’Antioche :
    • Elle a été fondée par des chrétiens hellénistes (non-juifs) après la persécution d’Étienne (Actes 11:19–21).
    • Barnabas et Paul y ont enseigné pendant un an (Actes 11:25–26).
    • Elle était la première Église majoritairement non-juive (Actes 13:1).

b. Pourquoi le terme « chrétiens » est-il né à Antioche ?

  • Distinction des Juifs :
    • Avec le temps, les partisans de cette nouvelle doctrine étaient majoritairement des non-Juifs. Un nouveau terme était nécessaire pour les distinguer des Juifs traditionnels. C’est pour cela qu’à Antioche, ils furent appelés pour la première fois chrétiens, c’est-à-dire partisans de Christ.
  • Influence politique et moqueuse :
    • Le terme « chrétien » (du grec Christos = « oint », qui est la traduction de l’hébreu Messie) était probablement utilisé par les païens pour se moquer des disciples de Jésus.
      • « Vous suivez ce Christ ? Alors vous êtes des ‘christiens’ !
    • Ironie historique : le terme initialement méprisant devint le qualificatif officiel des disciples (Actes 26:28 ; 1 Pierre 4:16).
  • Reconnaissance de l’identité messianique :
    • Les croyants d’Antioche assumaient leur foi en Jésus comme Messie (Christ).Le terme affirmait leur allégeance à Jésus plutôt qu’à l’empereur romain (qui se faisait appeler parfois « sauveur » et « seigneur »).
    • Ce sont les juifs et les païens qui reconnaissent en eux les partisans de Christ (chrétiens) par leur comportement. Ce sont des personnes du monde extérieur qui les identifient comme tels ! Qu’en est-il de nous ?

2. Signification du mot « chrétiens »

« Chrétiens » = « Partisans de Jésus-Christ » ou « ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ».

Différence avec d’autres termes :

TermeSignificationContexte biblique
Croyants« Ceux qui ont la foi » en Jésus.Actes 5:14 ; 1 Timothée 4:12.
Nazaréens« Ceux de Nazareth » – expression utilisée par les Juifs pour mépriser Jésus et « ceux de la voie »Actes 24:5.
Chrétiens« Partisans du Christ » (terme utilisé par les païens, puis adopté).Actes 11:26 ; 26:28 ; 1 Pierre 4:16.
Disciples« Élèves » de Jésus (apprentissage actif).Actes 6:1, 7 ; 11:26.
  1. Allégeance exclusive à Christ :
    • « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même. » (Luc 14:27).
    • Être chrétien, c’est reconnaître Jésus comme son Seigneur (Actes 2:36) et vivre selon ses enseignements.
Actes 2:36

36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

  1. C’est une nouvelle identité :

Le terme « chrétiens » marque une rupture avec le judaïsme traditionnel et une appartenance au peuple de Dieu.

Éphésiens 2:19

19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.

1 Pierre 2:10

10 Vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. »

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Quel que soit notre statut social précédent, nous (les chrétiens) avons tous la même nouvelle identité.

3. Pourquoi ce terme a-t-il été retenu ?

a. Adoption par les croyants

 Le terme est désormais usité par tous et assumé par les disciples au point que :

Actes 26:28

28 Et Agrippa dit à Paul: Tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien!

Pierre encourage les croyants à porter ce nom avec fierté, même dans la persécution.

1 Pierre 4:16

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

b. Un nom qui résume l’Évangile

« Christ » (Messie) est le cœur de la foi chrétienne :

Comme en témoigne la confession de Pierre à Césarée de Philippe

Matthieu 16:16

16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

C’est sur cette proclamation que la foi des premiers disciples de Jésus sera fondée.

Actes 2:36

36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

Être « Chrétien » implique :

  • La foi en Jésus comme Messie : Jean 20:31.

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

  • La soumission à son autorité : Luc 6:46.

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande. 

  • L’appartenance à son corps : 1 Corinthiens 12:27.

27 Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.

4. Implications pour les croyants aujourd’hui

a. Une identité centrée sur Christ

  • « Chrétien » n’est pas un simple label, mais un changement d’état qui demande une transformation progressive :
    • « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature… » (2 Corinthiens 5:17).
    • « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ… » (Romains 13:14).
  • Questions pour nous :
    • Est-ce que mon mode de vie reflète mon appartenance à Christ ?
    • Est-ce que je vis comme un disciple (apprenti) ou comme un simple « fan » de Jésus ?

b. Un nom qui engage

  • « Chrétien » implique :
EngagementRéférence bibliqueApplication pratique
Fidélité à ChristActes 11:23 («à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.»)Prioritiser Jésus dans nos choix.
Amour des ennemisMatthieu 5:44 (« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent. »)Pardonner et bénir ceux qui nous persécutent.
Témoignage1 Pierre 3:15 (« Soyez toujours prêts à rendre compte »)Partager l’Évangile avec douceur.
ServiceGalates 5:13 («rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres. »)Servir les autres sans attendre de retour.
Espérance1 Pierre 1:3 («le Père nous a régénérés, pour une espérance vivante»)Vivre dans la joie malgré les épreuves.

c. Un nom qui unit et distingue

Éphésiens 4:4

Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation;

Le terme « chrétiens » rappelle que nous sommes unis en Christ, au-delà des différences ethniques ou culturelles.

Cependant, nous sommes appelés à être différents de ceux du monde par notre mode de vie, manifestant la sainteté, l’amour et la vérité. Par cela, nous sommes mis à part et séparés du monde (à l’exemple de : Actes 13:2)

5. Application pratique : Comment vivre notre identité de chrétiens ?

a. Assumer le nom de Christ

  • « Porter le nom de chrétien » implique :
    • Connaître Christ (Philippiens 3:10).

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort …

  • Lui obéir : (Jean 14:15).

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »

  • Le représenter : (2 Corinthiens 5:20).

« Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ. »

  • Exemple biblique : (Actes 11:26).
  • Les premiers chrétiens d’Antioche vivaient leur foi malgré les moqueries
  • « Ils furent appelés chrétiens » parce qu’ils ressemblaient à Christ.

b. Éviter les pièges modernes

  1. « Chrétien culturel » :
    • Danger : Se dire chrétien par tradition familiale ou sociale, sans un engagement personnel.
    • Solution : « Examinez-vous vous-mêmes. » (2 Corinthiens 13:5).
  2. « Chrétien nominal » :
    • Danger : Porter le nom sans vivre la réalité : (Matthieu 15:8).
    • « Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. » 
    • Solution : « Mettez en pratique la parole. » (Jacques 1:22).
  3. « Chrétien légaliste » :
    • Danger : Remplacer la relation avec Christ par seulement des règles à observer.
    • Êtes-vous tellement dépourvus de sens? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair? (Galates 3:3).
    • Solution : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu » (Éphésiens 2:8).

c. Vivre comme les premiers chrétiens d’Antioche

  • Caractéristiques de l’Église d’Antioche (Actes 11:22–26) :
    • Enseignement solide (Barnabas et Paul).
    • Générosité (Actes 11:29–30 : aide aux frères de Judée).
    • Missionnaire (Actes 13:1–3 : envoi de Paul et Barnabas).
    • Multiethnique (Juifs et Grecs ensemble).
  • Comment les imiter ?
    • Étudier la Parole (2 Timothée 2:15).
    • Servir avec amour (Galates 5:13).
    • Participer à la mission (Matthieu 28:19).
    • Vivre l’unité (Éphésiens 4:3).

6. Conclusion : « Chrétien », un nom qui engage

Le terme « chrétien», né à Antioche, résume toute l’identité du croyant :

  • « Être chrétien »:
  • Ce n’est pas porter un simple nom, cela indique notre appartenance à Jésus-Christ
    • (1 Corinthiens 3:23).
  • C’est une transformation par l’Esprit Saint
    • (2 Corinthiens 3:18).
  • C’est une Mission confiée
    • (Matthieu 5:13–16).

C’est vivre une relation vivante avec Christ, marcher à sa suite, et le représenter fidèlement dans un monde qui a besoin de sa lumière.

Question pour la réflexion :

« Si quelqu’un m’observait une semaine, verrait-il en moi les caractéristiques d’un vrai ‘chrétien’ d’Antioche (amour, service, fidélité à Christ) ? »

Résumé en 3 points clés

  1. « Chrétien » = « Partisan du Christ » (Actes 11:26) :
    • Un terme d’abord méprisant, puis adopté avec fierté par les disciples. Nous avons l’honneur de représenter Jésus-Christ
    • « Nous faisons les fonctions d’ambassadeurs pour Christ » (2 Corinthiens 5:20)
  2. Une identité centrée sur Christ :
    • Qui implique foi, obéissance et témoignage.
  3. Un appel à vivre comme les premiers croyants :
    • Par l’enseignement, la générosité, la mission, et l’unité.

« Que notre vie honore ce nom, afin que le monde voie Christ en nous ! »

Ce n’est pas nous qui devons nous dire chrétien. Ce sont ceux du monde extérieur qui doivent nous dire chrétien parce qu’ils voient Jésus-Christ en nous.

Selon Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Parce que le nom « chrétien » devient une description visible de notre identité.

Jean chapitre 6 Jésus pain de vie nourrit la foi

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En Jean chapitre 6, nous découvrons Jésus comme le pain de vie qui nourrit notre foi. À travers des signes puissants et son enseignement, il appelle chacun de nous à croire en lui pour recevoir la vie éternelle.

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Jean chapitre 6 – Étude biblique

Jean 6:1-4 – la foule suit Jésus

1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade.

Une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades.

Jésus monta sur la montagne, et là il s’assit avec ses disciples.

Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.

Le lac de Tibériade porte aussi trois autres noms qui sont: la mer de Galilée, le lac de Génésareth et le Kinneret en raison de sa forme (le mot hébreu « Kinnor » (כִּנּוֹר) signifiant lyre ou harpe, nom de la lyre ancienne du roi David).

Jean 6:4 – Le fait que l’apôtre Jean rappelle que la Pâque était proche, montre qu’il mettait cet événement en relation avec l’agneau sacrifié juste avant la sortie d’Égypte du peuple hébreu et la manne (pain du ciel) donnée en nourriture par Dieu à ce peuple pendant sa pérégrination dans le désert jusqu’à son entrée en terre promise. Ainsi l’agneau pascal et la manne (pain de vie) sont la préfiguration de la personne de Jésus, le Pain de vie et l’Agneau Pascal.

Exode 16:4

L’Éternel dit à Moïse: Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi.

Psaumes 78:24-25

24 Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, Il leur donna le blé du ciel.

25 Ils mangèrent tous le pain des grands, Il leur envoya de la nourriture à satiété.

  • La motivation de la foule ne porte que sur les miracles et les guérisons. Jésus quant à Lui, veut les amener à une foi en sa personne (v. 29). Il veut que les gens voient au-delà des miracles, la main et la personne qui produit le miracle.

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Jean 6:5-13 – la multiplication des pains

Jean 6:5-9

Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger?

Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire.

Philippe lui répondit: Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.

Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit :

Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens?

La question que pose Jésus, nous amène à étudier ce que ce passage nous dit sur la foi de Philippe, d’André et du jeune homme.

Philippe fait partie des tout premiers disciples. Il est le cinquième disciple (Jean 1:43). Jésus d’une manière délibérée lui a posé cette question « où achèterons nous des pains ». C’était de sa part un choix délibéré. En effet, Philippe avait besoin que sa foi en Jésus grandisse. Ceci nous est confirmé par le verset 6 : « il dit cela pour l’éprouver. »

  • Était-ce par rapport à sa foi comme rémunérateur (de la foi : Hébreux 11:6), pourvoyeur?
  • Par rapport à ses préoccupations et à ses soins envers la foule, à sa miséricorde?

Plus tard, c’est Philippe qui va demander à Jésus de voir le Père, en:

Jean 14:7-9

Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Par sa question au verset 5 de ce chapitre 6, Jésus le met à l’épreuve de la foi qui est encore limitée à cause de sa logique humaine. Philippe en effet, a oublié les miracles passés (l’eau changée en vin aux noces de Cana, …) alors que Jésus se présente à l’égal du Père en Jean 5. Il n’a pas encore compris la portée des paroles de Jésus sur son égalité avec Dieu le Père.

Le verset associé : Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Aux verset 7 et 8, André interpelle par sa réaction quand il constate qu’un jeune garçon a cinq pains d’orge et deux poissons, mais que, qu’est ce que cela pour la foule présente.

  • Est-ce la manifestation d’une foi pratique mais hésitante au regard de l’ampleur du miracle possible?
  • Ou bien, sa réflexion est-elle l’expression d’une attente envers Jésus d’un miracle sans le lui demander, laissant à Jésus toute l’initiative ?

La foi d’André est malgré le doute, agissante. Il remet le problème à Jésus.

Ne méprisons pas les petits commencements comme il est écrit en:

Zacharie 4:10

10 Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront en voyant le niveau dans la main de Zorobabel. Ces sept sont les yeux de l’Éternel, qui parcourent toute la terre.

Le jeune garçon en possession de cinq pains d’orge et deux poissons apporte sa modeste contribution. Le pain d’orge était le pain le moins cher. Cela représentait peut-être son repas de la journée. Son geste manifeste une totale consécration, sa foi étant simple. Il est l’exemple même à imiter selon ce que dit Jésus en:

Matthieu 18:3

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

L’apôtre Jean utilise souvent des symboles. C’est pourquoi les cinq pains et les deux poissons peuvent être la représentation des cinq livres de la Thora (la loi). Les deux poissons quant à eux peuvent être la représentation des deux alliances, L’ancienne Alliance représentée par la manne venue du ciel et la nouvelle Alliance représentée par Jésus, le pain de vie venu du ciel.

Jean 6:10-13 – le miracle

10 Jésus dit: Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.

11 Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulurent.

12 Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.

13 Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé.

Jésus rend grâce ! Nous rendons grâce après avoir reçu une grâce. Tel est le sens de l’expression, mais Jésus rend grâce avant le miracle. Cette action de grâce précède toujours ses actions, miracles ou pas. Lors de la sainte cène, il rend grâce avant de rompre le pain et de le donner. Il rend grâce aussi avant de partager la coupe.

Matthieu 26:26-27

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

Avant de prendre un repas, ne faut il pas rendre grâce quand notre assiette est encore vide avant de commencer à se servir et à manger?

Ce miracle de la multiplication des pains est le seul miracle qui soit relaté dans les quatre Évangiles.

1 Timothée 4:4-5

Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces,

parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.

Le verset 13 rappelle l’épisode de 2 Rois 4:42-44

2 Rois 4:43

43 Son serviteur répondit: Comment pourrais-je en donner à cent personnes? Mais Élisée dit: Donne à ces gens, et qu’ils mangent; car ainsi parle l’Éternel: On mangera, et on en aura de reste.

Dans ces deux passages, nous voyons l’abondance de Dieu.

Éphésiens 3:20

20 Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons,

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Jean 6:14-15 – Le retrait de Jésus

14 Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul

Ces gens limitent leur réflexion à ce qu’ils voient et connaissent. Ils jugent Jésus au niveau des prophètes. Ils n’exercent pas leur discernement pour percer la personnalité de Jésus. Ils se satisfont de ce qui plait à leur chair.

Jean 6:15 – Ce verset rappelle la tentation du malin de Matthieu 4:8-9. Devant l’échec de ce dernier, il est dit en Luc 4 que le diable ayant échoué, s’éloigna de Jésus jusqu’à un moment favorable. Ici, quand Jésus a vu que la foule voulait le faire roi, il s’agissait d’une tentation plus subtile pour le détourner de sa mission qui était de sauver le monde (Jean 3:17 ; 12:47).

Jésus ne cherche pas la gloire du monde.

Jean 5:41

41 Je ne tire pas ma gloire des hommes.

La foule présente ne voyait en Jésus qu’une personne qui les nourrirait à l’image de Moïse dans le désert avec la manne. Jésus va se retirer à l’écart pour prier. En effet, sa royauté n’est pas de ce monde et sa seul mission est de sauver les hommes.

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Jean 6:16-21 – Jésus marche sur les eaux

16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent au bord de la mer.

17 Étant montés dans une barque, ils traversaient la mer pour se rendre à Capernaüm. Il faisait déjà nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.

18 Il soufflait un grand vent, et la mer était agitée.

19 Après avoir ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils virent Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la barque. Et ils eurent peur.

20 Mais Jésus leur dit: C’est moi; n’ayez pas peur!

21 Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient.

Ce passage montre deux prodiges. Jésus a marché sur les eaux et la barque a rejoint immédiatement la rive. Cet épisode vécu par les disciples est celui prophétisé aux versets des Psaumes et d’Esaïe :

Psaumes 107:28-29

28 Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses;

29 Il arrêta la tempête, ramena le calme, Et les ondes se turent.

Ésaïe 43:2

Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; Et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t’embrasera pas.

Ceci montre que la Parole de Dieu est vérité et que ce qui était annoncé, se réalise. Il est nécessaire au travers de ce versets, de se souvenir que Dieu est présent au milieu des tempêtes de la vie. Demandons-lui de nous aider à sortir des épreuves avec succès.

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Jean 6:22-29 – La foule cherche Jésus pour de mauvaises raisons.

Jean 6:22-25

22 La foule qui était restée de l’autre côté de la mer avait remarqué qu’il ne se trouvait là qu’une seule barque, et que Jésus n’était pas monté dans cette barque avec ses disciples, mais qu’ils étaient partis seuls.

23 Le lendemain, comme d’autres barques étaient arrivées de Tibériade près du lieu où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâces,

24 les gens de la foule, ayant vu que ni Jésus ni ses disciples n’étaient là, montèrent eux-mêmes dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus.

25 Et l’ayant trouvé au delà de la mer, ils lui dirent: Rabbi, quand es-tu venu ici?

Tous ces gens avaient vu des miracles, mais ils ne voyaient pas Jésus comme le Messie qu’ils attendaient. Ceci contraste singulièrement avec la femme samaritaine qui n’a pas vu de miracles mais qui a cru en la messianité de Jésus. Celle-ci s’est précipitée auprès de ses compatriotes pour témoigner de lui, oubliant qu’elle était venue puiser de l’eau en laissant sa cruche.

Jean 6:26-27

26 Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés.

27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau.

La foule cherche Jésus pour de mauvaises motivations. Les gens ne sont animés que par un intérêt matériel. Le verset 27 exprime la même pensée que:

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

L’expérience de la vie montre que parfois le fruit de notre travail ne nous profite pas, mais qu’il profite à d’autres. Nous trouvons cela injuste, mais allons plus loin dans la compréhension des choses. Pourquoi ? Dieu nous demande de reconsidérer les choses et d’être actif dans son œuvre et Il s’occupera de nos besoins. C’est ce que nous dit Salomon en:

Psaumes 127:1-2

1 Cantique des degrés. De Salomon. Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.

En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil.

Jean 6:28-29

28 Ils lui dirent: Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu?

29 Jésus leur répondit: L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Dans la question qui est posée à Jésus, il y a deux questions en une. Que devons-nous faire pour avoir la vie éternelle, et que devons nous faire pour faire les œuvres de Dieu.

Que devons-nous faire ? Cette question montre une réaction religieuse. Faire des œuvres pour obtenir le salut. Ce n’est pas faire des oeuvres charnelles qui sont nécessaires pour obtenir le salut.

Jésus cherche à faire porter le regard des gens, sur une réalité plus élevée, la nourriture spirituelle qui mène à la vie éternelle.

Ce que nous retrouvons en:

Jean 4:32-34

32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.

33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?

34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.

Il faut d’abord croire en Jésus que Dieu a envoyé, pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. C’est la foi seule en Jésus qui sauve. Or, la foule montre par sa réponse qu’elle est dans la religiosité et les œuvres.

Jean 6:29 – ce verset est similaire à celui de Jean 5:24

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Ces deux versets mettent en lumière deux aspects complémentaires de la foi. Il faut croire en Jésus, ce qui veut dire avoir foi en lui et se soumettre à sa Parole et à lui obéir, ce qui conduit au salut.

Jean 5:24 écouter la Parole et croire en Dieu (croire aussi en Jésus que Dieu a envoyé)

Dans l’Évangile de Jean, le mot grec « apostello » qui veut dire envoyé, est utilisé plus de vingt fois dans chacun des évangiles ( 28 fois en Jean). Ceci montre l’importance de l’envoi en mission.

Jean 17 3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

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Jean 6:30-34 – Jésus envoyé du ciel

30 Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu?

31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit: Il leur donna le pain du ciel à manger.

32 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel;

33 car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.

34 Ils lui dirent: Seigneur, donne-nous toujours ce pain.

Comment ces personnes pouvaient-elles demander un nouveau miracle pour croire en Jésus quand elles venaient juste d’en voir un, et qu’elles disaient au verset 34 : « donne-nous toujours ce pain », quand le pain qui descend du ciel symbolise Jésus.

Par sept fois il est question de « celui qui descend du ciel » dans ce seul chapitre en parlant de sa personne.

Jean 6:35-40

35 Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

36 Mais, je vous l’ai dit, vous m’avez vu, et vous ne croyez point.

37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi;

38 car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

39 Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ceci est un rappel de la soumission parfaite de Jésus par rapport à Dieu le Père et à sa volonté. Jésus accueille tous ceux qui viennent à Lui.

Pour comprendre ce passage, il faut toujours garder à l’esprit, l’amour et la grâce de Dieu pour ne pas donner une fausse interprétation. Il est utile de revoir Romains 10 sur le salut par la foi. Croire ou ne pas croire n’est pas une question de sentiment ou de sensation. Il s’agit d’un choix, d’une décision personnelle !

Jean 6:40 – Ce verset est la réponse du verset 28 : « Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu? » Il suffit de croire en Jésus, ce qui est à la portée de toute personne. Cette foi trouvera sa récompense dans le fait fait que ces personnes seront ressuscitées par lui le dernier jour.

Il ne faut jamais oublier que ce salut (la vie éternelle) est avant tout une question de relation personnelle entre nous et Jésus, et non une simple proclamation ou un style de vie morale.

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Jean 6:41-51 – celui qui croit en moi a la vie éternelle

41 Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu’il avait dit: Je suis le pain qui est descendu du ciel.

42 Et ils disaient: N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc dit-il: Je suis descendu du ciel?

43 Jésus leur répondit: Ne murmurez pas entre vous.

44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour.

45 Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement vient à moi.

46 C’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a vu le Père.

47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

48 Je suis le pain de vie.

49 Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.

50 C’est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point.

51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.

La manne était une nourriture physique temporaire qui ne protégeait pas de la mort, alors que Jésus est le pain de vie qui donne la vie éternelle.

Les versets 45-46 sont très importants à comprendre et à retenir car pour celui qui prétend connaître Dieu, il est impossible de rejeter Jésus puisque seul Jésus qui vient de Dieu et qui a vu le Père, révèle le Père. Cela veut dire qu’il voit en Jésus l’image du Père, comme cela est confirmé en:

Jean 14:9

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Jean 6:52-59 – Jésus, le pain descendu du ciel

52 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: Comment peut-il nous donner sa chair à manger?

53 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.

54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.

55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.

56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui.

57 Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.

58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra éternellement.

59 Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.

Les juifs ont une compréhension terrestre quand Jésus parle de spirituel avec des images de tous les jours. Un fossé d’incompréhension se creuse entre eux car ils rejettent le fait que Jésus puisse venir du ciel quand pour eux, il est le fils de Joseph (v.42) Nous connaissons son père et sa mère ! Il n’est pas différent de nous.

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Jean 6:60-65 – Épreuve de la consécration des disciples

60 Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l’écouter?

61 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: Cela vous scandalise-t-il?

62 Et si vous voyez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?…

63 C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

64 Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait.

65 Et il ajouta: C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.

Même certains disciples qui suivaient Jésus et qui avaient entendu ses enseignements et vu les miracles s’accomplir, n’ont pas compris. C’était une grande épreuve de foi pour eux : je ne comprends pas, mais je crois. Viendra le temps où Dieu accordera la compréhension des choses.

De la même façon, nous n’avons pas la compréhension de tout ce que la Bible contient. Cette révélation se fait d’une manière progressive quand on l’étudie et demande de la persévérance. Cependant, nous continuons de croire ce que dit Dieu à travers sa Parole.

De la même façon que nous ne pouvons pas expliquer pleinement les deux versets suivants. Peu importe ! Nous les acceptons et nous croyons.

1 Jean 5 :12

Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Jean 6:66-71 – Pierre reconnait Jésus comme le Christ

66 Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.

67 Jésus donc dit aux douze: Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?

68 Simon Pierre lui répondit: Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.

69 Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

70 Jésus leur répondit: N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l’un de vous est un démon!

71 Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon; car c’était lui qui devait le livrer, lui, l’un des douze.

Ce passage est en lien avec les versets suivants:

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

1 Jean 2:19

19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres.

La vraie foi n’est pas émotionnelle, ni n’est pas liée aux circonstances, mais elle est la conséquence d’une décision. Je crois parce que j’ai décidé de croire !

Seuls les douze apôtres que Jésus avaient choisis, sont restés près de Lui.

Comme Pierre, faisons ce choix de suivre Jésus car il a les paroles de la vie éternelle !

Jean 6:69 – Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

Nous croyons dans un premier temps, puis vient la révélation de la personne de Jésus et nous connaissons Jésus de plus en plus. C’est ce que nous appelons le chemin de sanctification.

Ce chapitre, comme d’autres, nous demande de passer du physique (la manne, le pain) au spirituel, de passer ainsi du temporel à l’éternel. C’est par une relation personnelle étroite avec Dieu dans la prière que nous serons fortifiés dans notre foi.

Gardons en mémoire notre faiblesse, et n’hésitons pas à demander comme les apôtres :

Luc 17:5

Les apôtres dirent au Seigneur: Augmente-nous la foi.

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Prière : La Parole faite chair

« Père céleste, merci de nous révéler Jésus, Parole éternelle et Lumière du monde. Qu’Il remplisse chacun de sa présence, de son Esprit et de sa grâce. Ouvre nos yeux à ta gloire et donne nous la foi pour Le reconnaître comme notre sauveur personnel.

Au nom de Jésus, nous Te prions, Amen. »

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Jean chapitre 5 Jésus guérit et affirme son autorité divine

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En Jean chapitre 5, Jésus guérit un paralytique démontrant ainsi sa divinité. Il revendique cette divinité au plus haut point parlant de son égalité avec Dieu le Père. Cela veut dire qu’Il a le pouvoir de donner la vie.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 6

Jean chapitre 5 – Étude biblique

Jean 5:x

Jean 5:1-9 – la guérison à la piscine de Bethesda

Jean 5:1-4

1 Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.

Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.

Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau;

car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie.

Dans l’Évangile de Jean, il apparait que Jésus s’est rendu à Jérusalem à plusieurs occasions. (cf. 2:13; 5:1; 7:10; 12:12).

Dans ce verset de Jean 5:1, il est dit « Jésus monta à Jérusalem », ce qui est une métaphore relative à la prééminence de Jérusalem à cause du Temple.

La porte des brebis

Jean 5:2 – « la porte des brebis ». Cette porte était située au nord-est des murailles de Jérusalem et se trouve mentionnée en:

Néhémie 3:1

1Éliaschib, le souverain sacrificateur, se leva avec ses frères, les sacrificateurs, et ils bâtirent la porte des brebis. Ils la consacrèrent et en posèrent les battants; ils la consacrèrent, depuis la tour de Méa jusqu’à la tour de Hananeel.

  • Cette porte était située entre le Temple et la piscine de Bethesda et les brebis et les agneaux qui devaient être offerts en sacrifice au Temple, passaient par cette porte qui symbolise l’accès à la présence de Dieu par le moyen des sacrifices.
  • Ceci nous rappelle que Jésus est la vraie porte des brebis ainsi qu’il est écrit en:
Jean 10:7, 9

Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.

Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages.

Le Seigneur se présente ici comme la seule porte par laquelle nous puissions accéder à la vie éternelle. Contrairement à la porte physique de Jérusalem qui menait à des sacrifices temporaires, Au plan spirituel, Jésus est la porte qui mène à la communion éternelle avec Dieu.

Matthieu 7:14

14Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Selon ce verset, Jésus est à la fois la porte et le chemin qui mène au Père (Jean 14:6). Ainsi, il faut premièrement connaître et accepter Jésus dans sa vie (la porte) et ensuite le suivre (le chemin), c’est-à-dire lui obéir.

Hébreux 10:19-20

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

Entrer par Jésus, c’est trouver la sécurité (le salut) et la liberté (l’accès aux « pâturages » spirituels, c’est-à-dire à une vie abondante en Dieu).

Bethesda

« La piscine de Bethesda » : ce  mot hébreux « Bethesda » signifie la maison de la miséricorde ou maison de la grâce. En raison des miracles de guérison qui s’y opéraient, la miséricorde de Dieu s’y exerçait déjà d’une manière évidente.

  • Les archéologues ont retrouvé une piscine à cinq portiques près de la porte des brebis. Le fait qu’elle possède cinq portiques, témoigne d’une structure importante, symbole de la grâce infinie de Dieu.
  • Les cinq portiques pourraient symboliser aussi, les cinq livres de la loi (la Torah). Là, les malades y attendaient une guérison conditionnée par leurs propres efforts (être le premier à entrer dans l’eau), ce qui montre une impossibilité pour l’homme de se justifier par la loi seule. (Galates 3:10-11). Le salut est à l’image de la guérison accordée par Dieu. Ce n’est pas l’homme qui gagne son salut par ses propres efforts mais c’est Dieu qui lui accorde.
  • Dans cet épisode du miracle de la piscine de Bethesda, nous voyons l’intervention de Dieu qui accorde sa grâce par la manifestation d’un ange.
Exode 15:26

26 Il dit: Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Égyptiens; car je suis l’Éternel, qui te guérit.

Jean 5:3-5 – La piscine de Bethesda est un lieu à la fois d’espoir et d’impuissance. Elle représente l’espoir humain placé dans des moyens naturels ou surnaturels (l’eau agitée par un ange). Pourtant malgré cet espoir beaucoup restent impuissants, car ils dépendent de leur propre force pour atteindre la guérison. L’homme malade dont il s’agit, attendait la guérison depuis trente-huit ans!

Jean 5:5-9 – Le malade

Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans.

Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit: Veux-tu être guéri?

Le malade lui répondit: Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.

Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche.

Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son lit, et marcha.

Comme il a été dit dans les études des chapitres précédents, Jésus connait le cœur de chaque homme.  Peut-être que les paroles du malade manifestaient une certaine résignation mais sa présence montrait qu’il restait chez cet homme un petit peu de foi.

Jean 5:5-6 -Dans cet épisode, il n’est pas fait mention des disciples, mais nous pouvons supposer qu’ils étaient présents avec Jésus. Ce fut pour celui-ci l’opportunité d’affirmer sa messianité en public selon ce qui est écrit en:

Ésaïe 35:4-6

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude

Comme il a été dit dans les études des chapitres précédents, Jésus connait le cœur de chacun. Peut-être que les paroles du paralytique manifestaient une certaine résignation mais sa présence prouvait qu’il avait encore un peu de foi pour être guéri.

Dans ce passage, il n’est pas fait mention des disciples. Cependant, nous pouvons supposer qu’ils étaient présents avec Jésus lors de ce miracle, ce qui fut pour lui l’opportunité d’affirmer sa messianité selon ce qui est écrit en:

Ésaïe 35:4-6

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Jean 5:6 – « Veux-tu être guéri? » Cette question peut nous paraître très surprenante.  Cependant, elle révèle que la guérison dépend aussi de la volonté et de l’ouverture d’esprit de l’homme. Jésus ne force pas la grâce. Il invite à une réponse personnelle. C’est ainsi qu’il pose à l’aveugle Bartimée la question : « que veux-tu que je te fasse » (Marc 10:46)

La question de Jésus révèle que la guérison dépend de la volonté de l’homme et de la puissance de Dieu. De la même façon, le salut dépend de la volonté de l’homme qui le demande et de la puissance de Dieu pour l’accorder.

Jean 5:7– le malade ne répond pas directement à Jésus, et sa réponse exprime son impuissance et son désespoir. Il ne réalise pas que la solution est devant lui avec Jésus ! Nous sommes souvent comme cet homme, tellement préoccupés par nos problèmes que nous en arrivons à en oublier de nous tourner vers Jésus pour lui demander sa solution.

Symboliquement : Cela reflète l’impuissance de l’homme à se sauver lui-même, et l’échec de ses efforts basés sur ses propres forces.

Jean 5:8-9 – Jésus donne trois ordres : « Lève-toi … Prends … Marche ! » … Aussitôt !

Ce passage confirme que : « La parole de Dieu est vivante et efficace » comme il est écrit en Hébreux 4:12

Jésus offre une guérison inconditionnelle, indépendante de tout effort humain. Il montre que la grâce de Dieu est supérieure aux moyens naturels ou religieux.

La proximité de la porte des brebis et de la piscine de Bethesda, évoque les sacrifices et les efforts humains pour atteindre Dieu ou obtenir une guérison, tandis que Jésus offre la vie et la guérison par grâce.

La grâce précède la foi. L’homme ne connaît pas encore Jésus, mais il obéit à celui-ci. Cela montre que la grâce de Dieu précède et suscite la foi (cf. Romains 5:8).

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Jean 5:10-16 – C’était un jour de sabbat

10 C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: C’est le sabbat; il ne t’est pas permis d’emporter ton lit.

11 Il leur répondit: Celui qui m’a guéri m’a dit: Prends ton lit, et marche.

12 Ils lui demandèrent: Qui est l’homme qui t’a dit: Prends ton lit, et marche?

13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était; car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu.

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

15 Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

16 C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.

Jean 5:10-13 « les juifs ». Dans ces versets, il n’est pas spécifié qui sont ces juifs ! Nous pouvons supposer que la personne guérie sortait du bâtiment et que ces personnes n’avaient pas assisté à la scène. Ce n’est donc que plus tard qu’ils surent que c’était Jésus. Si la piscine s’appelait la piscine de la miséricorde, ces juifs n’en avaient manifestement pas au regard de leur réaction.

Jean 5:14 « ne pèche plus » . Ces mots montrent que la maladie du paralytique, était liée à des péchés passés qui étaient la racine du mal. Jésus avec ce miracle, a coupé cette racine chez ce paralytique et l’a libéré des conséquences de ses péchés, d’où la recommandation qu’il lui a faite: »ne pèche plus« . Toutes les maladies bien sûr, n’ont pas pour origine un péché comme pour l’aveugle né dont il est question en Jean 9. Il peut y avoir d’autres causes.

Romains 5:8

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

La guérison de Bethesda est une image de la nouvelle naissance (Jean 3:3). Jésus ne se contente pas de guérir le corps. Il appelle à une vie transformée.

Pour nous, la « guérison divine » devrait avoir pour conséquence une transformation spirituelle, un changement de notre mode de vie et une remise en cause de nos priorités.

De la même façon qu’il a guéri cet homme, Dieu peut nous guérir encore aujourd’hui car il dit de lui-même :

Malachie 3:6

Car je suis l’Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés.

Matthieu 12:7-8

Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents.

Car le Fils de l’homme est maître du sabbat

Jean 5:16 – « pendant le sabbat » – Jésus opérait des guérisons sans se préoccuper du jour. Il répondait aux besoins des gens, ce qui déplaisait aux religieux. Jésus nous enseigne que la miséricorde prime sur le légalisme.

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Jean 5:17-20 – Jésus déclare son égalité avec le Père

Jean 5:17-18

17 Mais Jésus leur répondit: Mon Père agit jusqu’à présent; moi aussi, j’agis.

18 A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu.

Jean 5:17 – « Mon Père agit » Jésus revendique la divinité dans son sens le plus élevé. Dieu le Père et Dieu le Fils possèdent la même nature divine.

Jean 10:30

30 Moi et le Père nous sommes un

Jean 5:17 – « moi aussi j’agis » Dans ce verset 17 nous pouvons comprendre que Jésus et le Père travaillent de pair. Jésus travaille en accord avec le Père. Cela a pour incidence que Dieu le Père violait le sabbat tout autant que le Fils.

Jean 5:19-20

19 Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

20 Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement.

Ce passage révèle la relation d’amour et la parfaite soumission de Jésus avec le Père.

Jésus n’agit pas de manière indépendante.

  • Jésus ne fait rien de sa propre initiative, mais il est en parfaite harmonie avec le Père.
  • Implication : Ses œuvres (guérisons, enseignements) sont l’expression de la volonté du Père.
  • Nous aussi, nous devons vivre en dépendance de Dieu (Jean 15:5).

Jésus agit avec la même autorité et avec la même connaissance que le Père.

Jean 5:20 – « des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. » Dans ce verset, Jésus annonce qu’il a l’autorité pour accomplir des œuvres plus grandes que la guérison de l’homme paralysé. Si le miracle qu’il vient d’opérer, a déjà fortement surpris ses contradicteurs, ce qu’ils verront encore, devrait les étonner davantage. Deux œuvres sont particulièrement soulignées : donner la vie à des morts physiques et spirituels, et prononcer le jugement. (versets 21 et 22)

Jean 5:21-23 – la vie et le jugement

21 Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut.

22 Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils,

23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Jean 5:21– « comme le Père ressuscite les morts et donne la vie » Par les prophètes, Dieu le Père avait déjà ressuscité des morts et les avaient déjà ramenés à la vie terrestre. Ainsi en a-il été, par exemple, du fils de la veuve de Sarepta ressuscité par le prophète Elie dont il est question en 1 Rois 17:17- 24.

Jésus donne la vie. Ainsi, il donne une vie pleine et entière à ce paralytique, en lui redonnant toutes ses facultés. Cependant, Jésus donne aussi la vie spirituelle.

La tournure de phrase à propos de « Jésus donne la vie », peut interpeller. Cependant, Jésus a tout pouvoir comme le Père. Ceci souligne l’autorité souveraine de Jésus qui est toujours en accord avec le Père. Dire qu’il a le pouvoir ne veut pas dire qu’il a le vouloir.  Le deuxième point est de ne pas donner une interprétation de ce verset, de le sortir de son contexte, et d’oublier de le mettre en relation avec d’autres passages.  Le contexte est de son égalité avec Dieu le Père, et de sa toute-puissance. Quelle est sa volonté ? Elle est que tous les hommes soient sauvés.

1 Timothée 2:3-4

Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur,

qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

Mais l’homme peut refuser et endurcir son cœur à l’Évangile. La conséquence en est que le Seigneur peut encore plus endurcir le cœur à l’image de ce qui s’est passé pour Pharaon.

Exode 9:12

 12 L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse.

Il faut comprendre que Jésus donne la vie spirituelle seulement à ceux qui mettent leur foi en Lui. Ces personnes lui répondent par la repentance, la foi, l’obéissance et la persévérance.

Ce verset est à rapprocher de:

1 Corinthiens 15:22

22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,

1 Jean 5:12

12 Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

Jean 5:22 –« le jugement » – Dans l’Ancien Testament, Dieu était considéré comme le juge de toute la terre.

Genèse 25:18

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ?

 Jésus n’est pas venu sur terre pour juger le monde (Jean 3:17) car le jugement dont il est question est celui du jugement dernier. Le jugement porte premièrement sur un point essentiel : Quelle réponse donnons-nous à l’offre de Jésus de la vie éternelle car Jésus est à la fois le sauveur et le juge? Il est pour chacun soit le sauveur, soit le juge. Cela dépendra du choix que nous aurons fait au cours de notre vie terrestre.

Jésus est le Juge de:

Apocalypse 20:11 …15

11 Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux.

Jean 5:23 – Ce verset montre l’unité du Père et du Fils. On ne peut pas honorer l’un, sans honorer l’autre. L’attitude que nous avons vis-à-vis de Jésus est le reflet de l’attitude que nous avons envers le Père. Rejeter le Fils revient à rejeter le Père puisqu’ils sont un. Le « afin que tous honorent le fils » est à mettre en relation avec les versets de:

Philippiens 2:9-11

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Dans le passage de Jean 5:19-27 comptant huit versets, le mot Fils est utilisé dix fois ce qui marque l’insistance de Jean sur la relation existant entre Jésus et son Père.

Par ailleurs, l’expression « qui m’a envoyé » se retrouve vingt huit fois dans tout l’Évangile de Jean, quand elle n’est présente que cinq fois dans les autres évangiles synoptiques.

Jean 5:24 – « celui qui écoute ma parole » rappelle le verset de:

Deutéronome 6:4

4 Écoute, Israël! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.

Le mot « Shéma » pour « Écoute », signifie écouter Dieu attentivement pour lui obéir.

Ce verset de Jean 20 vient renforcer les versets 21 et 22 et les complète : « Il est passé de la mort à la vie spirituelle. »

La vie éternelle n’est pas future. Elle commence dès que la personne met sa foi en Jésus.

1 Jean 3:14

14 Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

Avoir la vie spirituelle dès notre conversion, est une réalité qui n’est pas facile à appréhender si ce n’est par la foi ! Cependant attention, la foi n’est pas une simple adhésion intellectuelle. C’est une décision, une réponse d’amour et d’obéissance à la révélation de Jésus.

L’apôtre Jean montre dans ce passage une « chose cachée » qui est l’identité divine de Jésus et son autorité sur la vie et sur le jugement.

Comme dira Paul, il est l’image du Dieu invisible.

Colossiens 1:15-17

15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.

Jean 5:24-29 – Les deux résurrections

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l’auront entendue vivront.

26 Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.

27 Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme.

28 Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront.

29 Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.

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Jean 5:24 déclare que ceux qui croient en Jésus ne sont pas jugés, tandis que le jugement concerne ceux qui refusent de croire. La foi est la manifestation de notre volonté d’obéir à sa Parole.

Jean 5:25 – « l’heure vient, et elle est déjà venue » : Jésus parle de sa venue sur terre.

Pour comprendre que le royaume de Dieu est déjà sur terre, il suffit de penser à une ambassade dans un pays étranger. L’ambassade appartient au pays qu’elle représente. Le vrai chrétien est un concitoyen des cieux.

Éphésiens 2:19

19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.

Et il est aussi ambassadeur du Royaume de Dieu sur terre.

Éphésiens 6:20

20 pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler.

Notre rôle est le même que celui de Paul qui est de faire entendre la voix de Dieu.

Éphésiens 6:19

19 Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile,

Jean 5:25 – l’explication est en :

Éphésiens 2:1-5

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, …

nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);

Pour rappel, la Bible parle de trois morts

  • La mort spirituelle (Genèse 3)
  • La mort physique (Genèse 5)
  • La mort éternelle (Éphésiens 2:2 ; Apocalypse 20:6, 14) dans l’étang de feu.
Jean 11:25

25 Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ;

Les versets 26 et 27 attestent l’unicité du Père et du Fils

L’apôtre Jean rappelle ce qui a déjà été écrit en:

Daniel 12:2-3

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité.

Jean 5:28-29 – parlent des deux résurrections de Apocalypse 20:4-6 et 20:11-15

Jean 5:28 – « tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. »

 voir 1 Thessaloniciens 4:16

16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Jean 5:30 – L’autorité de Jésus : un jugement juste

30 Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Jean 5:30 – Jésus affirme son unité avec le Père en disant: « Je ne puis rien faire de Moi-même » et il agit toujours en parfaite soumission au Père (cf. Jean 4:34 ; 6:38).

« Mon jugement est juste » : Son autorité vient de Dieu, et son jugement est infaillible (cf. Jean 8:16).

C’est pourquoi, comme Jésus, nous devons chercher la volonté de Dieu et non la nôtre (Matthieu 6:10), de la même façon que Jésus ne cherche pas à faire sa volonté mais celle du Père.

Lien avec Jean 3:2 (Nicodème) :

  • « Les prodiges, les miracles, les guérisons témoignent que Jésus et le Père sont Un. Seul Dieu peut faire ces choses. »
  • Exemples : la guérison du paralytique (Jean 5:8–9), la résurrection de Lazare (Jean 11:43–44).

Jean 5:31-40 – Les témoignages en faveur de Jésus

Jésus présente quatre témoignages qui confirment son identité messianique. Ces témoignages sont progressifs et complémentaires. Ils témoignages partent d’un principe juridique édicté dans la thora qui est qu’un témoignage doit être confirmé par au moins deux témoins (Deutéronome 19:15).

Jean 5:31-35 – Le témoignage de Jean-Baptiste

Jean 5:31-32

31 Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai.

32 Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai.

Jean-Baptiste est le premier témoin humain :

  • « Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière. » (Jean 1:7–8).
  • « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » (Jean 1:29).
Jean 5:33-35

33 Vous avez envoyé une délégation vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.

34 Pour moi ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis ceci, afin que vous soyez sauvés.

35 Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière.

  • Le rôle de Jean Baptiste : « Lampe qui brûle et qui luit » → Il préparait la voie (Ésaïe 40:3), mais n’était pas la Lumière (Jean 1:9).
  • L’ironie c’est que les Juifs se sont réjouis temporairement de la lumière de Jean, mais n’ont pas cru en celui qu’il annonçait, à savoir Jésus.
  • Le but de Jésus est : « Afin que vous soyez sauvés. » → Il veut leur salut, pas leur condamnation.

Nous sommes conduits à suivre son exemple :

  • Jean-Baptiste est le témoin humain. Son rôle était de diriger nos regards et nos pensées vers Jésus. De tout temps, les serviteurs de Dieu sont appelés eux aussi à faire de même.
  • La question que tous doivent se poser : « Est-ce que je dirige les autres vers Jésus, ou est-ce que je cherche à briller moi-même ? » (cf. Jean 3:30).

Jean 5:36 – Le témoignage des œuvres de Jésus

36 Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé

Les œuvres (miracles, guérisons, enseignements) sont un témoignage plus puissant que celui de Jean :

  • « Les œuvres que Je fais … témoignent de moi. ». Les oeuvres de Jésus sont la preuve de sa divinité (cf. Jean 10:37–38).
  • Exemples :
  • Guérisons (Jean 4:46–54 ; 9:1–7).
  • Résurrections (Jean 11:43–44).
  • Enseignements avec autorité (Matthieu 7:29).
Lien avec Jean 10:37-38

37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas.

38 Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.

Conclusion : Les œuvres, c’est-à-dire les miracles, les signes, les prodiges accomplis par Jésus témoignent de sa divinité et n’ont d’autre but que d’inviter à une rencontre personnelle avec Lui, pour que notre foi ne repose pas sur des émotions ou des circonstances, mais sur sa personne.

Question : Est-ce que je crois en Jésus à cause de ses œuvres (miracles, enseignements), ou est-ce que ma foi est superficielle ?

Jean 5:37-38 – Le témoignage du Père

37 Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face,

38 et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.

Le témoignage direct du Père s’exprime par la voix céleste :

  • Au baptême de Jésus : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé. » (Matthieu 3:17).
  • Lors de la transfiguration : « Écoutez-Le ! » (Matthieu 17:5).

Le problème des Juifs :

  • « Vous n’avez jamais entendu sa voix » → Ils n’ont pas reconnu Dieu dans les Écritures ou dans les œuvres de Jésus.
  • « Sa parole ne demeure point en vous » → Ils lisent les Écritures sans y voir Christ (cf. Jean 5:39–40 et Luc 24:27).

En ce qui nous concerne :

  • Nous pouvons connaître la Bible et pour autant ne pas connaître Dieu. Des personnes peuvent connaître intellectuellement les Écritures, sans connaître Dieu du cœur (une conviction qui vient d’une expérience avec Dieu).
  • Question : Est-ce que la Parole de Dieu demeure en moi, ou est-ce que je la lis sans la mettre en pratique ? (Jacques 1:22).

Jean 5:39-40 – Le témoignage des Écritures

39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!

Les Écritures (Ancien Testament) témoignent de Jésus :

  • « Moïse a écrit de Moi. » (Jean 5:46 ; cf. Deutéronome 18:15 ; Ésaïe 53).
  • Jésus explique les Écritures aux pèlerins d’Emmaüs (Luc 24:27, 44–45).

Paradoxe du comportement des Juifs :

  • Ils étudient les Écritures pour trouver la vie éternelle, mais ils refusent de venir à Jésus, qui est la vie (Jean 14:6).
  • « Vous ne voulez pas venir à Moi pour avoir la vie ! » → Leur problème n’est pas un manque de connaissance, mais un manque de foi.

Qu’en est-il pour nous ? :

  • Dieu le Père a témoigné lors du baptême de Jésus (Matthieu 3:17). Les Écritures (Ancien Testament) parlent de Jésus. Les Juifs cherchaient la vie éternelle dans les Écritures sans comprendre qu’elles conduisaient à Jésus.
  • Question : Est-ce que je lis la Bible pour connaître Jésus, ou pour me remplir de connaissances intellectuelles et religieuses ?
Lien avec Luc 24:27 :

27 Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.

  • « La Thora (la Loi = le Pentateuque) est personnifiée par Moïse. Celui qui lit la Bible, et c’est d’autant plus vrai avec le Nouveau Testament, doit avoir la révélation de Jésus ou au moins chercher à l’avoir. »

Jean 5:41-47 – L’incrédulité des dirigeants juifs et la conséquence

Jésus dénonce l’hypocrisie des dirigeants juifs et révèle le cœur de leur incrédulité.

Jean 5:41, 44 – Ils ne cherchent pas la gloire de Dieu

41 Je ne tire pas ma gloire des hommes.

44 Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul?

Le contraste entre Jésus et les Juifs :

  • Jésus : « Je ne tire pas ma gloire des hommes. » → Il cherche la gloire de Dieu (Jean 7:18).
  • Juifs : « Vous tirez votre gloire les uns des autres. » → Ils cherchent l’approbation humaine (cf. Matthieu 23:5–7).

Ce qui a pour conséquence : « Vous ne pouvez pas croire. » → L’orgueil empêche la foi.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Lien avec Galates 1:10 :

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Paul rappelle que tout serviteur de Christ doit chercher l’approbation de Christ et non celle des hommes.

  •  La foi est impossible quand le cœur est attaché à l’approbation humaine. Pour nous, cela signifie que la vraie foi exige l’humilité et le détachement des idoles (réputation, succès, etc.).
  • ce qui conduit à nous questionner : Est-ce que je cherche à plaire à Dieu ou aux hommes dans mes actions ?

Jean 5:42 – Ils n’ont pas l’amour de Dieu

42 Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu.

Ce manque d’amour est la preuve de leur incrédulité :

  • « Si vous aimiez Dieu, vous croiriez en Moi. » (cf. 1 Jean 4:20).
  • Leur rejet de Jésus montre qu’ils n’aiment pas vraiment Dieu.

Ce qui s’étend à tous les hommes :

  • « L’amour pour Dieu se manifeste par la foi en Jésus. »
  • Est-ce que mon amour pour Dieu se voit dans ma foi en Jésus et mon obéissance à ses commandements ?
Selon Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

Jean 5:45-47 – Ils ne croient pas en Moïse

45 Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.

46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.

47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles?

Moïse les accuse :

  • Les Juifs placent leur espérance en Moïse (la Loi), mais ne croient pas en Celui que Moïse a annoncé (Deutéronome 18:15 ; Actes 3:22).
  • Paradoxe : « Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez. » → La Loi conduit à Christ selon
Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Lien avec Luc 16:31 :

31 Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.

 La question à laquelle nous devons tous répondre est tirée du verset 40 : Et nous ? Voulons-nous venir à Jésus pour avoir la vie éternelle ?

Aujourd’hui, nous avons le Nouveau Testament, qui révèle Jésus clairement. La question reste : Est-ce que je crois en Lui ?

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Prière : La guérison du paralytique

« Jésus, Tu es celui qui guérit et donne la vie. Comme le paralytique, je me lève et marche dans Ta force. Guéris mes paralysies spirituelles et aide-moi à porter Ta lumière autour de moi. Merci pour Ta compassion. Au nom de Jésus, je te prie, Amen »

a

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Être chrétien – introduction à une série sur le chrétien

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La question « Qui est vraiment chrétien ? » est cruciale, car beaucoup se réclament de ce nom sans en vivre la réalité. Jésus Lui-même avertit que beaucoup se trompent en pensant être sauvés (Matthieu 7:22–23). Alors, quels sont les critères bibliques pour distinguer un vrai chrétien d’un simple prétendant ? Et quels sont les pièges qui conduisent à une foi superficielle« Être chrétien » ne se réduit pas à un titre ou à des rituels. C’est une identité, une transformation, et une mission. Découvrons les fondements d’une foi authentique et engagée.

Étude biblique suivante : Être chrétien l’origine du nom Actes 11:26
aveugle se suivant
Actes 11:26 – Être chrétien

Cette série d’études a pour but, non d’exprimer une pensée humaine sur ce que doit être un chrétien et comment le chrétien devrait agir et se comporter, mais présenter ce que la Bible en dit.

C’est pourquoi ces études sont constituées de nombreuses références bibliques mettant en avant ce que la Bible dit, reflétant ainsi le regard de Dieu selon sa Parole. Voici ce que dit Jésus des pharisiens religieux en :

Matthieu 15:14

14 Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

Ces études sont inspirées du principe de précaution comme lorsque nous nous trouvons près d’un précipice.

Il y a une ligne rouge qui correspond au bord du précipice et celui qui se met au bord de ce précipice prend le risque de chuter.

Derrière cette ligne rouge, il y a une zone orange où nous sommes en relative sécurité. Cependant là, le risque de glisser et de tomber dans le précipice existe déjà.

Enfin il y a la zone verte, suffisamment éloignée de la ligne rouge pour être en parfaite et totale sécurité. Chacun a sa conception de la largeur de la zone orange, mais peu importe. Ces études présentent la zone verte où nous sommes en sécurité quand nous nous soumettons à la volonté de Dieu selon sa Parole.

Jésus en Matthieu 28:19-20 nous demande de faire des disciples. Nous ne pourrons jamais faire de bons disciples, si nous mêmes nous ne le sommes pas. L’objectif de ces études est une invitation à nous remettre en question personnellement pour ne pas être semblables à ce que dit Jésus en Matthieu 15:14 précité.

C’est donc un appel à nous tourner vers Dieu et lui demander sa direction. Dans un premier temps, il est nécessaire de se repentir comme le psalmiste au:

Psaumes 130:1-6

1 … Du fond de l’abîme je t’invoque, ô Éternel!

Seigneur, écoute ma voix! Que tes oreilles soient attentives A la voix de mes supplications!

Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister?

Mais le pardon se trouve auprès de toi, Afin qu’on te craigne.

J’espère en l’Éternel, mon âme espère, Et j’attends sa promesse.

Mon âme compte sur le Seigneur, Plus que les gardes ne comptent sur le matin, Que les gardes ne comptent sur le matin.

Il est nécessaire par conséquent d’avoir le réflexe de demander au Seigneur de révéler nos égarements comme au:

Psaumes 19:13

13 Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore.

Puis, nous tourner vers Dieu pour nous assurer d’être sur le chemin, guidés par le Saint-Esprit, en priant comme en

Psaumes 139:23-24

23 Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées!

24 Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité!

Prière :

« Père céleste, je viens devant Toi avec un cœur ouvert, comme le psalmiste.
Sonde-moi, Seigneur, et révèle-moi ce qui en moi n’est pas conforme à ta volonté.
Éprouve mes pensées, mes motivations, et mes actions secrètes.
Si je me suis égaré, même sans m’en rendre compte, ramène-moi sur ton chemin.
Préserve-moi de l’orgueil, des compromis, et des péchés qui m’éloignent de Toi.
Que ta Parole soit une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier.
Je veux marcher dans l’intégrité, à l’abri des grandes transgressions, et vivre chaque jour pour ta gloire.

Au nom de Jésus, je t’ai prié. Amen. »

Le tableau ci-dessous est une table des matières des études suivantes sur le thème: Être un véritable chrétien.

Verset PrincipalTitre
Actes 26:28Être chrétien – introduction à une série sur le chrétien
Actes 11:26Être chrétien, l’origine du nom en Actes 11:26
Luc 14:26-27Être chrétien signifie vivre comme un véritable disciple
1 Jean 2:3-6Comment savoir si je suis vraiment chrétien aujourd’hui
Tite 3:5La régénération transforme le cœur et renouvelle la vie
2 Corinthiens 13:5Mettre en pratique examinez-vous vous-mêmes selon la foi biblique
2 Corinthiens 3:18De gloire en gloire Dieu transforme notre vie
Romains 8:29Que faire pour devenir semblable à Jésus dans la vie
Romains 8:30La glorification l’espérance ultime du chrétien en Jésus-Christ

Jean chapitre 4 adorer Dieu en esprit vérité

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Jean chapitre 4 montre que Jésus appelle à une adoration authentique. Face à la Samaritaine, il recentre la foi sur le cœur, la vérité et l’action de l’Esprit, loin des lieux et des traditions humaines.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 5

Jean chapitre 4 – Étude biblique

Jean 4:1-3 – Jésus se rend en Galilée

1Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris qu’il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.

Toutefois Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c’étaient ses disciples.

Alors il quitta la Judée, et retourna en Galilée.

L’apôtre utilise dans ce passage, les termes de Seigneur et de Jésus pour parler de la même personne.

Les pharisiens avaient une obsession et une peur, c’était de perdre leur autorité et leur prestige auprès du peuple. C’est pour cela, qu’ils ont vu Jean puis Jésus comme des ennemis.

Jean 4:2 – L’apôtre relate le fait que Jésus ne baptisait pas lui-même, sans doute à cause de la nature égocentrique de l’homme. L’apôtre Paul en a fait de même ainsi que cela est rapporté en 1 Corinthiens 1:11-17. En effet, si certains hommes avaient été baptisés par Jésus lui-même, ils s’en seraient très certainement vantés comme si cela leur avait conféré une supériorité.

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Jean 4 – Jésus et la femme Samaritaine

Il existe quelques différences remarquables entre Jean 3 et Jean 4. Dans Jean 3, Jésus s’adresse à un homme (Nicodème), un religieux juif qui occupait une position morale en vue. En Jean 4, il s’adresse à une femme samaritaine qui menait une vie totalement dissolue. Tout opposait ces deux êtres : Un homme, une femme, un religieux Juif, une Samaritaine, deux religions s’opposant (orthodoxe – hérétique). Le religieux se croyait parfait et la pécheresse avait conscience de son état de péché. L’entrevue a eu lieu la nuit pour l’un et en plein midi pour l’autre. Cependant, tous deux ont un point commun. Ils se cachent de leurs semblables. Nicodème vient rencontrer Jésus de nuit, à l’insu des ses semblables. Jésus vient rencontrer la Samaritaine qui vient au puits en dehors de l’heure à laquelle venaient les autres femmes. En ce qui concerne cette dernière, nous ne connaissons pas son nom ce qui fait encore une différence avec Nicodème.

Pourquoi les juifs montraient-ils une hostilité envers les Samaritains ? L’explication se trouve en 2 Rois 17

2 Rois 17:6 ; 24

La neuvième année d’Osée, le roi d’Assyrie prit Samarie, et emmena Israël captif en Assyrie. Il les fit habiter à Chalach, et sur le Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes.

24 Le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d’Avva, de Hamath et de Sepharvaïm, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d’Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes.

En fait, la religion des samaritains étaient devenue différente de la religion juive à cause des déportations de population par le roi d’Assyrie.

Jean 4:4-15

Comme il fallait qu’il passe par la Samarie,

il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.

Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.

Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.

Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.

La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –

10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.

15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.

11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?

12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?

13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;

14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

La Samarie

Jean 4:4 – « il fallait qu’il passe ». Habituellement les juifs évitaient de passer par la Samarie pour se rendre à Jérusalem. Ils préférait prendre une route plus longue, qui ne passait pas par cette région. Nous pouvons donc penser que cette obligation était de l’ordre spirituel, pour un objectif divin, à savoir la révélation de la messianité de Jésus aux Samaritains.

Le puits de Jacob : Dans l’Ancien Testament, il n’est fait mention d’aucun puits creusé par Jacob. Par contre, Jacob a bien vécu près de Sichem à son retour de Paddan Aram. (Genèse 33:18). Ce puits était en réalité une citerne et non pas à proprement parlé un puits. La citerne recueille les eaux de ruissellements dans un réservoir souterrain, alors que le puits est foré pour trouver et atteindre une source d’eau souterraine. Dans un cas, l’eau est dormante et dans l’autre, l’eau est vive. Ceci explique l’échange entre Jésus et la samaritaine, relaté au versets 10 et 11.

10 Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.

11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive ?

En adressant la parole à une femme samaritaine, Jésus s’est affranchi de deux barrières culturelles, celle de parler à un samaritain et celle d’adresser la parole à une femme en public, ce qui ne se faisait pas.

Jean 4:7 – Jésus en abordant la femme samaritaine, engage la conversation en se plaçant dans une position d’infériorité. Il est en demande. Comme le montre le verset 9, la demande est très surprenante de la part d’un juif.

L’exemple de Jésus

Jésus ici, nous donne un modèle à suivre. Si nous voulons parler de Jésus et témoigner, plutôt que de nous placer par rapport aux autres en supériorité, nous devons laisser la personne s’ouvrir à nous en nous plaçant en infériorité, en demande par exemple.

Jean 4:10 – « le don de Dieu » ! de quoi s’agit-il ? De la personne même de Jésus. Cela veut dire en clair: si tu me connaissais, moi qui viens de Dieu le Père … et il précise si tu connaissais celui qui te demande à boire.

Ici, Jésus n’agit plus en demandeur mais comme un égal. Tu me donnes à boire, et moi je te donne de l’eau vive.

Nous pouvons constater le décalage existant entre les paroles de Jésus et celles de la Samaritaine. L’un (Jésus) parle de choses spirituelles alors que l’autre (la samaritaine) parle de choses naturelles.

Ce texte nous montre l’écueil auquel il faut penser pour l’éviter, en ramenant les choses au plan concret. Toute la difficulté est de faire comprendre les choses célestes, spirituelles à une personne qui n’y est pas préparée, et qui ramènera tout aux choses terrestres.

Jean 4:14 – L’être humain a besoin d’eau pour vivre mais Jésus parle dans ce verset, d’une eau qui donne la vie, d’une eau vivifiante. De la même façon, seul Jésus peut donner un esprit vivifiant.

1 Corinthiens 15:45

45 C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.

C’est parce que Jésus nous communique son Esprit que nous devenons une source d’eau qui jaillira en donnant la vie éternelle.

Jean 4:15 – Après le verset 14, la samaritaine ramène tout au plan terrestre. Si seulement, grâce à Jésus, elle pouvait être libérée d’une tâche pénible en n’ayant plus à avoir à venir à ce puits pour y puiser de l’eau en pleine chaleur, tous les jours !

A travers ses paroles, la samaritaine tout comme Nicodème, ne comprenait jusque-là Jésus que d’un point de vue purement physique (au sens littéral). C’était souvent le cas des disciples aussi. Ils interprétaient souvent à tort les propos de Jésus en passant à côté de son langage métaphorique (cf. Jean 4:33-34 ; et en Jean 11:11-13, la mort de Lazare).

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Jean 4:16-26 – Jésus est reconnu comme prophète

La conversation prend un nouveau tournant quand Jésus va se révéler !

16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.

17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.

18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.

19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.

Jésus laisse la Samaritaine reconnaître elle-même son état. Il est à remarquer qu’il n’a porté aucun jugement sur elle.

Jean 3:17

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Comme pour toute personne à qui nous voulons porter le message du salut, il faut que celle-ci réalise par elle-même son état de pécheresse pour éprouver le besoin d’un sauveur.

C’est le Saint-Esprit qui convainc de péché et uniquement lui.

Jean 16:7-8

Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai.

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement:

Cependant, il est nécessaire que chaque personne se tourne vers Dieu pour lui demander.

Psaumes 19:13

13 Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore.

Ce verset met en lumière notre ignorance de certains péchés, souvent causée par l’orgueil. Le fait d’exprimer ouvertement cette demande fera que le Saint-Esprit nous révèlera l’état véritable de notre cœur.

Nous pouvons commettre des péchés sans en avoir conscience, et ce surtout quand le mot péché signifie manquer le but, être en dehors de la direction voulue par Dieu.

En demandant à Dieu de pardonner nos fautes inconscientes, nous lui ouvrons la porte pour nous guider et corriger notre chemin afin de rester dans sa volonté.

Jean 4:20-26

20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.

21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.

22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.

24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.

26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.

Ce passage est des plus important pour un croyant. Quelle que soit la religion, les gens cherchent un lieu pour adorer et prier Dieu. Le chrétien faisant un voyage en Israël ne manquera pas d’aller au mur des lamentations et de faire une prière au pied de ce mur, sans parler de ceux qui écrivent une prière sur un papier qu’ils glissent dans une anfractuosité de ce mur. Des croyants vont même sous l’esplanade, à un endroit précis où la tradition dit que l’arche de l’alliance aurait été placée pour être au plus près de la présence de Dieu. Par ces pratiques, ces personnes témoignent qu’elles oublient ce que nous dit Jésus dans ce passage de l’Évangile de Jean.

Ce n’est ni à Jérusalem au mont du Temple, ni sur la montagne de Garizim, ni dans un quelconque endroit que nous serons le plus proche de Dieu. De tout temps, l’homme a voulu s’approcher de Dieu, c’est ainsi qu’on a prié sur les hautes collines, sur les montagnes, en construisant même une tour très haute, la tour de Babel (Genèse 11 ). En France, nombreux sont les édifices religieux construits sur des « hauts lieux ? » (collines, puys …)

Où doit-on prier ?

Jésus ici corrige la pensée des hommes. Peu importe où ils se trouvent, ils peuvent; et nous pouvant prier Dieu là où nous sommes. Cependant Dieu pose une condition, celle de le prier en esprit et en vérité.

Comment comprendre ce verset de Jean 4:24 ?

Prier en esprit signifie prier avec :

  • Un cœur sincère, sans hypocrisie ou formalisme (Matthieu 15:8)
  • Avec l’aide du Saint-Esprit qui nous aide à prier selon la volonté de Dieu. (Romains 8 :26-27)
  • En ayant une véritable communion avec Dieu. C’est l’Esprit qui nous unira au Père au-delà des mots.

L’expression « en vérité » peut prendre deux sens. Celui de la vérité telle que nous l’entendons, c’est à dire l’opposé du mensonge, de l’hypocrisie, mais aussi celui de la vérité, pour parler de la Parole de Dieu.

Prier en vérité signifie prier :

  • Selon la Parole de Dieu, en étant aligné sur les Écritures:
Jean 15:7

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

  • Sans mensonge ni hypocrisie:
Psaumes 51:6, 8

6 J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.

8 Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur: Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi!

  • En reconnaissant qui est Dieu:
Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Le vrai culte est celui qui se focalise sur le vrai Dieu tel qu’il s’est révélé dans la création et dans la Bible, (Hébreux 1:1-2) et tel qu’il s’est manifesté dans l’œuvre du salut.

Aux versets 23 et 24, il n’est pas dit que Dieu cherche des adorateurs. Ils révèlent comment les vrais adorateurs doivent adorer : En esprit et en vérité ! Car Jésus est venu chercher les perdus et par son Saint-Esprit, il achève l’œuvre commencée selon :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Philippiens 1:6

Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ.

Jean 4:26 – – La Samaritaine a une révélation progressive de Jésus. Elle l’identifie comme étant un juif, puis elle reconnait en lui un prophète. Là, Jésus se révèle pleinement comme le Messie, en disant « Je Suis ». Cette femme arrive ensuite à l’interrogation du verset 29 : ne serait-ce point le Christ ?

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Jean 4:27-38 Jésus est-il le Messie ?

27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?

28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:

29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ?

30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.

La femme samaritaine est convaincue de la messianité de Jésus. Elle qui se cachait des autres, se trouve libérée de sa culpabilité et elle va s’extérioriser en interpellant les autres. Sa proclamation a interpellé les Samaritains qui sont sortis de la ville pour savoir qui avait produit une telle transformation chez cette femme.

Jean 4:31-38

31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange.

32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.

33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?

34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.

35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.

36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.

37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.

38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.

Jean 4:34 – « Ma nourriture est de faire la volonté de Dieu qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » – Ce verset explique la motivation du verset 4 quand Jésus dit qu’« il fallait qu’il passât par la Samarie ». Tous les chrétiens devraient s’approprier ce verset 4:34 et le faire leur, sachant que selon:

Jean 9:31

31Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.

1 Jean 5:14

14 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.

Jean 4:35 – Pour parler du blé, nous aurions tendance à dire quand il devient mur, que les champs blondissent pour parler de la couleur du champ. Jésus, lui, dit qu’ils blanchissent. Est-ce pour parler des Samaritains tout de blanc vêtus que Jésus emploie le mot blanchissent au lieu de blondissent ? Si c’est le cas, le résultat des paroles de la femme samaritaine ne s’est pas fait attendre.

Les versets de Jean 4:36-38 sont à rapprocher des versets de:

1 Corinthiens 3:6-8

J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître,

en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.

Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.

La conversion d’une personne n’est pas le simple résultat de notre témoignage ou de notre évangélisation. Nous devons nous libérer de la recherche de résultat et nous réjouir de celui-ci sans chercher à nous en approprier le mérite.

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Jean 4:39-45 – Jésus, le sauveur du monde

39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.

40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.

41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;

42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

Dans ce passage, Jésus et la Samaritaine sont les semeurs. Le témoignage d’une vie transformée est puissant. Jésus a de plus confirmé (arrosé) dans le cœur des Samaritains ce que la femme samaritaine avait planté et Dieu a fait croître !

Le message du salut s’il est adressé en premier aux Juifs, est annoncé ensuite à l’ensemble de l’humanité représenté par les Samaritains, la femme Syro-phénicienne, les soldats romains …

« Nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. » Quelle parole puissante, quand nous savons que Jésus a été rejeté par les siens à Nazareth. (Luc 4:28-30)

Jean 4:43-45

43 Après ces deux jours, Jésus partit de là, pour se rendre en Galilée;

44 car il avait déclaré lui-même qu’un prophète n’est pas honoré dans sa propre patrie.

45 Lorsqu’il arriva en Galilée, il fut bien reçu des Galiléens, qui avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête; car eux aussi étaient allés à la fête.

Jésus est resté deux jours en Samarie. Nous pouvons penser que c’est durant ce temps que les conversions eurent lieu suite aux enseignements qu’il a donnés.

Jean 4:43-45 – Les Galiléens dont il est question dans ces versets, sont probablement du nombre de ceux qui crurent en Jésus en voyant tous les miracles qu’il avait fait à Jérusalem lors de la Fête (la Pâque), comme c’est écrit en Jean 2:23-25

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Jean 4:46-54 – Jésus guérit le fils d’un officier

46 Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi, dont le fils était malade.

47 Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir.

48 Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point.

49 L’officier du roi lui dit: Seigneur, descends avant que mon enfant meure.

50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s’en alla.

51 Comme déjà il descendait, ses serviteurs venant à sa rencontre, lui apportèrent cette nouvelle: Ton enfant vit.

52 Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux; et ils lui dirent: Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté.

53 Le père reconnut que c’était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison.

54 Jésus fit encore ce second miracle lorsqu’il fut venu de Judée en Galilée.

Jean 4:47 – l’officier demande à Jésus de venir à Capernaüm guérir son fils

Jean 4:48 – Jésus lui répond par un reproche sur l’incrédulité générale des Galiléens (Jean 4:45) – Il s’agissait là d’un test de foi pour l’officier. Celui-ci prendrait-il cette parole comme un rejet?

Jean 4:49– l’officier persévère et réitère sa demande en pressant Jésus (avant que mon enfant ne meurt)

Jean 4:50 – Jésus voit là la foi persistante de l’officier et dit simplement : « Va, ton fils vit ». N’est ce pas là, l’accomplissement de ce qui est dit en:

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

La parole de Jésus à cet officier, va fortifier la foi de ce dernier. Il croit !

Jésus peut surprendre par ses réactions face aux besoins de ceux qui l’entourent. Il ne faut jamais oublier qu’il est amour et que l’objectif pour lui est de révéler le fond du cœur de la personne qui s’adresse à lui, de produire dans cette personne une plus grande foi, de la fortifier.

Si notre foi est conditionnée à un miracle, celle-ci est bien chancelante et connaîtra des hauts et des bas. Par contre, si notre foi est basée sur la personne de Jésus et sur sa Parole, elle ne fera que grandir et se fortifiera de jour en jour.

L’officier va croire avant même de voir la réalisation de la parole de Jésus. La nouvelle rapportée par ses serviteurs ne fera que confirmer qu’il avait eu raison de mettre sa foi en Jésus. A ce moment là, il n’avait toujours pas vu son fils guéri.

Il demande à quelle heure la guérison s’est produite et quand il en a connaissance, il a la confirmation que la guérison est liée à la parole de Jésus et non à un rétablissement naturel de sa santé.

Cet officier a témoigné à toute sa maison de l’échange avec Jésus. Ils ont cru eux aussi. Cet épisode montre toute l’importance de témoigner de l’action de Jésus Christ dans nos vies.

Ce verset de Jean 4: 53 résume l’Évangile de Jean, à savoir qu’il faut croire en Jésus et en ses paroles. L’homme démontre sa foi en croyant à la promesse sans l’avoir encore vue.

Marc 11:24

24 C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Jean 4:53 – « il crut lui et toute sa maison » – C’est la première de plusieurs occasions où la foi d’une personne a influencé toute une famille.

  • 1. Corneille (Actes 10:44-48)
  • 2. Lydie (Actes 16:15)
  • 3. le Geôlier Philippien (Actes 16:31-34)
  • 4. Crispus (Actes 18:8)
  • 5. Stéphanas (I Corinthiens 1:16)

Le chapitre 4 de l’Évangile de Jean montre deux personnages qui vont témoigner de qui est Jésus et qui vont conduire ainsi à la foi d’autres personnes.

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Prière : La Samaritaine et l’eau vive

« Seigneur, Tu es la source de l’eau vive qui étanche toute soif spirituelle. Comme la Samaritaine, nous venons à toi avec nos questions et nos besoins. Remplis-nous de ton Esprit Saint, et fais de nous des témoins de ton amour. Au nom de Jésus, nous te prions, Amen.« 

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Jean chapitre 3 annonce l’amour de Dieu pour le monde

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Jean 3 montre l’amour inconditionnel de Dieu pour l’humanité à travers le dialogue entre Jésus et Nicodème. C’est ainsi que Jésus va expliquer la nouvelle naissance et déclarer : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique » (Jean 3:16), offrant la vie éternelle à quiconque croit en Lui.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 4

Jean chapitre 3 – Étude biblique

Jean 3:1-13 : Jésus et Nicodème

1Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit.

Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.

Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?

10 Jésus lui répondit: Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses!

11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage.

12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes?

13 Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

Jean 3:1– « Pharisien »  veut dire membre du parti politique et religieux des pharisiens, dont l’origine remonte à la période des Maccabées. C’est-à-dire 2 siècles avant J.C., au milieu de la période inter testamentaire qui a duré 400 ans.

Nicodème est un prénom d’origine grecque qui signifie conquérant.

Jean 3:2 – » « qui vint de nuit » : Le fait que Nicodème vienne trouver Jésus de nuit n’est pas anodin. Ce détail souligne la réalité spirituelle dans laquelle il se trouve : plongé dans l’obscurité, il aspire à la lumière, c’est-à-dire à la vérité. Bien qu’il reconnaisse en Jésus un envoyé de Dieu, sa compréhension reste limitée, s’arrêtant essentiellement aux miracles réalisés par Jésus. Sur le plan humain, il est probable que Nicodème ait choisi la nuit pour ne pas être vu en compagnie de Jésus, évitant ainsi de compromettre sa réputation et sa position sociale. Cependant, c’est surtout l’image spirituelle qui retient l’attention, car Jean oppose fréquemment les ténèbres à la lumière dans son Évangile. Cette quête de vérité est si profonde chez Nicodème qu’il n’hésite pas à prendre des risques pour rencontrer Jésus, lui qui est une figure de référence et une autorité reconnue.

Nicodème prend conscience de sa propre obscurité spirituelle et se sent attiré par Jésus, la lumière véritable. À l’image d’un papillon de nuit attiré par une source lumineuse, Nicodème incarne la condition de tout être humain avant de rencontrer Jésus. Sa démarche illustre cette soif de vérité qui pousse à chercher la lumière, même lorsque cela implique de sortir de l’anonymat ou de braver la peur de l’opinion publique.

Ainsi, Nicodème représente ceux qui, malgré les craintes et les incertitudes, osent s’approcher de Jésus. Par ses questions et son attitude, il manifeste une véritable recherche de la vérité, observant avec objectivité la personne et les œuvres de Jésus. Sa venue nocturne témoigne de sa soif profonde de comprendre et de s’abreuver à la source même de la vérité.

Nicodème prend conscience de sa propre obscurité spirituelle et se sent attiré par Jésus, la Lumière véritable. A l’image d’un papillon de nuit attiré par une source lumineuse, Nicodème incarne la condition de tout être humain avant de rencontrer Jésus. Sa démarche illustre une soif de vérité qui pousse à chercher la lumière, même lorsque cela implique de sortir de l’anonymat ou de braver la peur de l’opinion publique.

Ainsi, Nicodème représente ceux qui malgré leurs craintes et les incertitudes, osent s’approcher de Jésus. Par ses questions et son attitude, il manifeste une véritable recherche de la vérité, observant avec objectivité la personne et les œuvres de Jésus. Sa venue nocturne témoigne de sa soif profonde de comprendre et s’abreuver à la source même de la vérité.

Jean 3:2 – La motivation de Nicodème, est d’aller au ciel auprès de Dieu. Cela se révèle par sa phrase : « nous savons que tu es un docteur venu de Dieu. » . Il fait un constat et ne nie pas l’évidence. Sa motivation est d’aller au ciel près de Dieu. Qui peut montrer le chemin qui mène à Dieu si ce n’est celui qui vient de Dieu ? Ce constat basé sur des preuves matérielles, le pousse à connaître la personne de Jésus. La question qu’il ne pose pas directement est : Qui es-tu Jésus?

Jean 3:3« En vérité, en vérité« , est une déclaration pour attirer l’attention sur un point important. Cette expression précède l’affirmation d’une vérité et est spécifique à l’Évangile de Jean dans lequel elle figure vingt-cinq fois.

A propos de « si un homme ne nait de nouveau », le mot grec « anothen » traduit par nouveau, se traduit aussi par d’en haut. Ainsi, « naître de nouveau » pourrait se dire tout autant, naître d’en haut, et cela serait plus précis. Il ne s’agit pas d’une amélioration morale de la personne mais d’une réalité spirituelle opérée par le Saint-Esprit, d’une transformation radicale par l’Esprit.

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Tite 3:5

il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit,

Jean 3:3-10 – Le dialogue entre Jésus et Nicodème montre la distance existant entre eux, Jésus parlant de choses spirituelles quand Nicodème en est encore aux choses terrestres.

Jean 3:5 – « naître d’eau et d’Esprit » : Jésus fait ici une allusion au baptême chrétien où la personne est immergée complètement, comme dans le liquide amniotique de la mère, et qu’elle sort des eaux. C’est une nouvelle naissance !

« Naître d’eau et d’Esprit » : L’eau peut symboliser la purification (Ézéchiel 36:25). L’Esprit quant à lui, est l’agent de la transformation intérieure. Ensemble, ils représentent la repentance (l’eau) et la foi (l’Esprit), deux aspects inséparables de la conversion.

Ézéchiel 36:25

25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.

Il faut bien comprendre le sens donné au baptême chrétien qui est d’une part tout différent du bain de purification et qui est d’autre part baptême de repentance de Jean-Baptiste. En actes 19, les disciples de Jean qui avaient déjà pris le baptême de repentance précédemment, se sont fait baptiser au nom de Jésus, ce qui était totalement différent.

1 Pierre 1:23

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

Actes 19:3-7

Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean.

Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient.

Ils étaient en tout environ douze hommes.

Jean 3:5 – « Le royaume de Dieu » : Le royaume de Dieu est le domaine sur lequel les gens reconnaissent la seigneurie de Dieu par Christ et s’y soumettent. C’est le domaine et dans lequel la grâce de Dieu prévaut. Il s’exprime par le règne de Dieu dans le cœur et la vie des croyants.

Luc 17:20-21

20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Paul dira aux Romains en:

Romains 14:17

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

Jean 3:6 – Pour paraphraser ce verset, on peut dire: ce qui est terrestre est terrestre, et ce qui est spirituel est spirituel.

Jean 3:7 – En ce qui concerne la forme singulier et la forme pluriel, le »tu » correspond à Nicodème, et le « vous » concerne tous les humains, notamment les juifs, les juifs se considérant une race à part, élue de Dieu. Cette race a été élue, oui, mais pour témoigner de Dieu au monde. Jésus dira d’ailleurs en Jean 4:22, le salut vient des Juifs.

Jean 3:8 – Les mots: le vent, souffler et l’Esprit sont la traduction du mot racine grec « pneo » ou de son dérivé « pneuma »

Le vent et l’Esprit partagent une liberté semblable parce qu’on ne les perçoit qu’à travers leurs effets ou leurs actions. Ce verset 8 nous fait comprendre que de deux personnes qui écoutent l’Évangile, l’une est touchée par l’Esprit et croit, quand l’autre va rester insensible et ne croira pas. C’est l’énigme de la foi ! Le Saint-Esprit touche tout le monde mais chacun est libre de sa réponse à l’offre du salut.

La foi en Jésus commence quand nous acceptons de ne pas tout comprendre avec notre intelligence. Celui qui s’appuie sur sa propre intelligence en voulant comprendre avant de croire, commet une grave erreur. Son orgueil est un obstacle à la révélation. De plus, la révélation complète de la personne de Jésus va se faire progressivement et va dépendre de la malléabilité de chacun de son humilité.

Jean 3:10– Jésus ici, se montre surpris de la réaction de Nicodème exprimée au verset 9. Le Saint-Esprit a parlé et a agi dans les prophètes ce qui les a poussés à agir par des témoignages sortant de l’ordinaire.

Jean 3:11 –  La question est de savoir à qui se rapporte le pronom « nous ». Est-ce qu’il est question de Jésus et de l’apôtre, ou est-ce qu’il s’agit de Jésus et de Dieu le Père ? Nous pouvons considérer juste la deuxième réponse dans la mesure ou l’Évangile est une révélation divine.

Jean 3:11-12 – Pourquoi dans ces versets, l’emploi de la forme singulier (te) et la forme plurielle (vous) sont-elles utilisées ? L’explication de l’utilisation du vous est que celle-ci concerne Nicodème mais comme représentant l’ensemble des pharisiens, du peuple juif et de l’humanité…

Cependant, une chose importante est à comprendre :

  • Le « tu » de Jésus nous rappelle que :
    • La vérité de l’Évangile est une parole adressée à chaque individu personnellement (moi).
    • Ma réponse personnelle (foi, obéissance, repentir) est cruciale.
  • Le « vous » de Jésus nous rappelle que :
    • Le rejet de Dieu est souvent un phénomène culturel ou collectif (ex. : la société qui ignore Dieu).
    • Nous sommes appelés à sortir de la mentalité de foule pour avoir une relation individuelle avec Christ.

Jean 3:12 – « choses terrestres et choses célestes » De quoi Jésus veut-il parler sous ces deux appellations ? S’agit-il du baptême et de la régénération de l’être qui sont de nature et d’origine célestes mais qui se déroulent sur terre ?  Et les choses célestes, liées au sacrifice de Jésus et ses conséquences spirituelles ? Comme l’apôtre Paul dira en :

1 Corinthiens 1:18

18 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

Jean 3:13 – Ce verset vient renforcer la compréhension de la motivation de Nicodème. Si je veux savoir comment aller au ciel, j’interroge celui qui en ait descendu. Ce verset confirme la divinité et la préexistence de Jésus.

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Jean 3:14-21 – le serpent d’airain

 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées;

21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Jean 3:14-21 – Il est difficile de savoir avec certitude là où la conversation entre Jésus et Nicodème s’est arrêtée, et là où les commentaires de Jésus ou de l’apôtre Jean commencent.

On peut décomposer ce passage en trois parties :

  • Les versets 14-15 se rapportent à Jésus
  • Les versets 16-17 sont relatifs à Dieu le Père
  • Les versets 18-21 concernent l’humanité.

Jean 3:14 – est une référence à Nombres 21:4-9 au sujet des serpents brulants et du serpent d’airain de Moïse.

Nombres 21:7-9

Le peuple vint à Moïse, et dit: Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.

L’Éternel dit à Moïse: Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

Tout comme les Hébreux étaient sauvés lorsqu’ils regardaient le serpent d’airain érigé par Moïse, ceux qui se tournent vers Jésus et la croix sont sauvés spirituellement. Le salut est le résultat de la foi mise en action, comme il est écrit de nombreuses fois dans l’épître aux Romains.

Romains 3:22

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

Comment comprendre que le simple fait de se tourner vers le serpent de Moïse pouvait sauver ? C’était par la foi ! Bien sûr, cela pourrait être considéré comme de l’idolâtrie, le serpent d’airain étant un simple symbole sans pouvoir de guérison. Ce serpent d’airain élevé sur un bâton dont il est question dans l’Ancien Testament, n’était que la préfiguration de Jésus-Christ élevé sur la croix. En vrai, la guérison venait de Dieu, et non de l’objet lui-même. Il faut dire qu’aujourd’hui, considérer une croix en bois peut être considéré comme un acte magique, et c’est le grand problème des catholiques avec les crucifix, c’est à dire des croix avec la représentation de Jésus-christ mort, accroché dessus. Jésus en effet, n’est plus sur la croix. Il est ressuscité, il vit, il est vivant ce qui est la promesse de la vie éternelle. La croix vide est le symbole de la promesse de la vie en Jésus. Alors prier devant un crucifix, l’embrasser….est un acte magique et d’idolâtrie.

Jean 3:15 ;16 ;18 – « Quiconque croit, ou celui qui croit » : montre que le salut est universel, mais bien qu’élevé à la vue de tous, Jésus ne sauve pas tous les hommes.

Plus tard, Jésus répètera ces paroles:

Jean 12:32-33

32 Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.

33 En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. –

Un rappel du chapitre 1 de l’Évangile de Jean: la Parole qui est Jésus (logos) est à la fois un message auquel il faut croire et une personne, Jésus, qu’il faut accepter et auquel il faut obéir.

Jean 3:16

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

« Dieu a tant aimé »– le temps employé montre que dès la création, Dieu nous a aimé. Il est dit au verset de :

Genèse 1:31

31 Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour.

Dieu a aimé tous les hommes sans distinction, et cela même après la chute d’Adam en Genèse 3. Nous étions alors tous perdus et ennemis de Dieu, mais :

Romains 5:10

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

Dire que Dieu nous a aimé de toute éternité, ne représente rien. C’est le passé. Nous n’existions pas ! Aujourd’hui, ce qui est important pour nous, est : Est-ce qu’il nous aime toujours? Et quelle preuve pouvons-nous en avoir ? L’amour de Dieu s’est manifesté tout au long de l’histoire. Et soyons honnêtes, Dieu n’a t-il pas manifesté son amour durant notre vie ? Probablement beaucoup plus souvent que nous l’imaginons. Si nous avons des problèmes de mémoire, demandons lui de nous rappeler toutes les fois où il nous a protégés comme un Père aimant. Nous sommes des témoignages vivants de son amour. C’est ce que nous devons témoigner au monde qui ne le reconnait pas encore comme son Sauveur et Seigneur.

Jean 3:16 – « Fils unique » (monogenes) ce qui signifie « unique en son genre »

Dieu ne veut pas la mort du pécheur cela est déjà dit dans l’Ancien Testament.

Ézéchiel 18:23 ; 32

23 Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive?

32 Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc, et vivez.

« Quiconque croit en lui » – Le verbe utilisé est un présent continue, c’est-à-dire, je crois et je continue de croire, je ne cesse pas de croire. Notre vie de chaque jour doit témoigner pour nous de notre foi en Jésus. Qu’en est-il de ceux que l’apôtre Pierre décrit en :

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

La foi chrétienne n’est pas une foi intellectuelle, et surtout pas une foi émotionnelle. Elle est une foi qui embrasse tout notre être. Ainsi, nous devons proclamer comme Paul en:

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Philippiens 1:21

21 car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain.

La vraie foi persévère dans la relation personnelle avec Jésus-Christ jour après jour et jusqu’à la fin. La vie nouvelle se vit dès aujourd’hui et elle inclut l’assurance du salut.

Jean 3:16: Avoir «la vie éternelle», c’est connaître personnellement Christ et cultiver une relation personnelle avec lui à partir du moment où on croit.

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Jean 3:17 – Il faut distinguer deux choses : Jésus jugera, et cela à la fin des temps, au jugement dernier (Jean 5:22-29 ; Apocalypse 20:11-15). Cependant, quand Jésus est venu sur terre, il n’est pas venu pour juger, mais pour sauver.

Jean 3:18 – la personne qui ne croit pas, se condamne elle-même. Ce n’est pas Dieu qui la condamne mais c’est elle qui fait ce choix.

Jean 3:19-21

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées;

21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Jean 3:19-21 – L’apôtre Jean reste sur le jugement et explique ce qui était déjà dit en:

Job 24:13

13 D’autres sont ennemis de la lumière, Ils n’en connaissent pas les voies, Ils n’en pratiquent pas les sentiers.

Il y a chez l’apôtre Jean, l’idée de dualité : la lumière et les ténèbres, la vérité face au mensonge …

Au verset 19 le mot grec « agapao » traduit par aimé au verset 16, est ici traduit par préféré. Pour appuyer cette pensée, nous devrions dire qu’ils ont préféré aimer les ténèbres, ce qui apparait choquant pour un chrétien.

Jésus est la lumière du monde !

Jean 8:12

12 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Cette lumière représente la vérité, la justice et la présence de Dieu, quand les ténèbres représentent le péché, l’ignorance spirituelle et l’éloignement de Dieu. L’état du chrétien est résumé par le verset de:

Éphésiens 5:8

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Ces versets 19-21 de Jean3, montrent simplement que les personnes ont fait un choix. D’un coté il y a les ténèbres, de l’autre la lumière. Ils ont choisi le coté obscur des ténèbres pour ne pas avoir de compte à rendre, pensent-ils.

La lumière révèle les péchés.

Éphésiens 5:13

13 mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière.

Vivre dans la lumière, c’est accepter de marcher dans la vérité, et que nos actes soient exposés au grand jour avec pour conséquence :

1 Jean 1:7

Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

Choisir de vivre à la lumière de Christ, n’est pas une menace mais une libération. Cela nous permet de vivre dans la vérité et la paix.

Choisir de vivre à la lumière de Christ implique aussi de témoigner de sa lumière. Comme Nicodème, qui est venu de nuit (Jean 3:2) mais finira par défendre Jésus (Jean 7:50-51), nous sommes appelés à passer des ténèbres à la lumière et à en témoigner.

La vie éternelle n’est pas à venir, elle est déjà en nous selon ce qui est dit en:

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

C’est maintenant, durant cette vie, que l’homme se décide pour le salut ou pour la condamnation.

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Jean 3:22-30 : Jésus et Jean Baptiste

Jean 3:22-24

22 Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit dans la terre de Judée; et là il demeurait avec eux, et il baptisait.

23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau; et on y venait pour être baptisé.

24 Car Jean n’avait pas encore été mis en prison.

Jésus prêchait beaucoup aux foules mais il enseignait aussi ses disciples, théorie et pratique par l’exemple. Dans ces premiers temps, le baptême n’était pas un baptême chrétien mais un baptême de repentance identique à celui de Jean-Baptiste.

Jean 3:25-30

25 Or, il s’éleva de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif touchant la purification.

26 Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui.

27 Jean répondit: Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.

28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

29 Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Les disciples de Jean, comme les disciples de Jésus sont jaloux pour leur maitre. Cela conduit Jean Baptiste à reconnaitre la suprématie de Jésus. Jean Baptiste est un modèle d’humilité est un exemple de serviteur, humble et fidèle dans son service. La réaction humaine des serviteurs est de toujours vouloir se trouver dans le meilleur groupe. Aujourd’hui encore dans le milieu chrétien, il peut être constaté qu’au lieu de se réjouir du succès d’une certaine assemblée, c’est la jalousie et la rivalité qui prime alors que tous sont censées suivre et servir le même Seigneur, Jésus-Christ.

Jean 3:27 – Cette déclaration atteste qu’il n’y a pas dans le spirituel de concurrence. Chacun a une mission et est équipé pour cette mission. La mission de l’un n’est pas la mission de l’autre. Même si nous ne le voyons pas, ces missions sont complémentaires et ont le même but : La gloire du Seigneur. Nous n’avons aucun mérite puisque tout est grâce.

Jean 3:28-30 – Jean Baptiste est très explicite. Il n’est pas le Messie. Lui en tant qu’ami de l’époux, se réjouit de sa présence. Il a ouvert le chemin, mais maintenant il laisse toute la place. Jean Baptiste est celui qui était annoncé en Malachie 3:1 ; 4:5-6 et Ésaïe 40:3-5

L’attitude de Jean Baptiste est celle que rappelle Paul aux Philippiens en:

Philippiens 2:3-4

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Que chacun de vous, au lieu de considérer ses [a]propres intérêts, considère aussi ceux des autres.

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Jean 3:31-36 – Celui qui vient du ciel

31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,

32 il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.

33 Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai;

34 car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure.

35 Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains.

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Jean 3:31 – « d’en haut », c’est le même mot grec « anothen » qui est traduit au verset 3 par « de nouveau » dans naître de nouveau ou naître d’en haut. C’est-à-dire naître spirituellement.

L’apôtre Jean affirme que Jésus qui vient d’en-haut, est au-dessus de tout homme, et qu’il est même supérieur aux prophètes, puisqu’il parle de ce qu’il a vu, quand les prophètes rapportent les paroles inspirées par le Saint-Esprit.

Jean 3:33-34 – Nous qui avons reçu le témoignage de Jésus par son Évangile, nous certifions que c’est la vérité. Jésus que Dieu a envoyé, nous a transmis les paroles de Dieu. Le verbe « sphragizo » certifier, signifie sceller. C’est comme un sceau de Dieu garantissant la vérité des paroles de Jésus.

Les rabbins considéraient que les prophètes étaient inspirés de Dieu, mais qu’ils n’avaient pas la plénitude de l’Esprit. C’est là la supériorité de Jésus sur les prophètes et sur tous les hommes.

Jean 3:35 – il a remis toutes choses entre ses mains est l’équivalent de ce qui est dit en:

Matthieu 28:18

18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.

Ce chapitre 3 de l’Évangile de Jean, se clôt par un résumé sur celui qui a la vie éternelle.

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

L’Évangile n’est pas seulement une personne que nous recevons et une vérité que nous acceptons. Quand nous l’acceptons, il transforme la vie que nous menons parce que nous nous soumettons au Seigneur (Luc 6:46) et que nous faisons ses œuvres, (Éphésiens 2:8-10)

Le verset 36 est là pour rappeler que celui qui croit au Fils, a la vie éternelle et ce, non pas demain, mais dès aujourd’hui. En rappelant:

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Ce verset est à mettre en relation avec:

 Jean 5:24

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

1 Jean 5:12

12 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

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Prière : La nouvelle naissance

« Père, merci de nous révéler ton amour par Jésus que tu as envoyé. Quiconque croit en Lui a la vie éternelle, nous le croyons car ta Parole est vérité. Nous voulons naître de nouveau par ton Esprit. Éclaire-nous pour marcher dans ta lumière. Que, dans ce monde, notre vie reflète ta grâce et ta vérité. Au nom de Jésus, nous te prions, Amen.« 

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Jean chapitre 2 présente le premier miracle de Jésus

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Jean 2 révèle le premier miracle de Jésus aux noces de Cana quand celui-ci transforma de l’eau en vin, manifestant ainsi sa gloire et son autorité divine. Ce chapitre montre également le zèle de Jésus lors la purification du Temple (la Maison de Dieu) et son rôle comme le Messie attendu.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 3

Jean chapitre 2 – Étude biblique

Jean 2:1-12 – les noces de Cana

1Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là,

et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.

Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n’ont plus de vin.

Jésus lui répondit: Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n’est pas encore venue.

Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu’il vous dira.

Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures.

Jésus leur dit: Remplissez d’eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu’au bord.

Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en à l’ordonnateur du repas. Et ils en portèrent.

Quand l’ordonnateur du repas eut goûté l’eau changée en vin, -ne sachant d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l’eau, le savaient bien, -il appela l’époux,

10 et lui dit: Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent.

11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

12 Après cela, il descendit à Capernaüm, avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours.

Trois jours :

Dans l’Ancien Testament parle de délivrance et de résurrection

Jonas 2:1 – le signe de Jonas

1 L’Éternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits.

Abraham est mis à l’épreuve par Dieu

Genèse 22:4

Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin.

Les trois jours symbolisent une période de transition entre la mort et la vie. C’est un temps de transition, de révélation, ou/et de transformation. Ici, ces trois jours pourraient évoquer cette idée de passage : après une période d’attente ou de préparation, Jésus manifeste sa gloire par un miracle, annonçant la joie et l’abondance du Royaume.

La question est : trois jours après… quoi ?  Probablement après que Jésus ait appelé ses premiers disciples.

Le motif des « trois jours » dans la Bible est un symbole de passage :

  • De l’épreuve à la joie (la croix → la résurrection).
  • De la mort à la vie (Jonas, Jésus).
  • De l’attente à la révélation (Abraham, les noces de Cana).

« Il y eut des noces » : Dans un village, les noces étaient un évènement social très important auquel la communauté entière participait et celles-ci duraient plusieurs jours (généralement sept jours).

« La mère de Jésus était là, » : Marie devait participer aux préparatifs des noces ce qui explique qu’elle puisse donner des instructions aux serviteurs.

Les amis et les voisins étaient conviés à ces noces. Le troisième jour était le point culminant des festivités. Ce jour-là la célébration atteignait son apogée avec des réjouissances particulières, des danses et des festins plus élaborés. Ce détail prend une dimension particulière dans le récit des noces de Cana quand Jésus accomplit son premier miracle. C’est peut-être à ce moment-là que le vin a manqué et que Jésus a opéré le miracle.

Le troisième jour est un symbole biblique. Le récit du chapitre 2 commence par « trois jours après » Or l’Évangile de Jean ne respecte pas un ordre chronologique comme les trois évangiles synoptiques. Ceci amène à penser que le manque de vin et le miracle aient pu se produire le troisième jour des noces.

Jésus ne s’est pas contenté de combler un simple manque parce que le vin était aussi le symbole de la joie de l’alliance entre Dieu et son peuple.

Ésaïe 62:5

Comme un jeune homme s’unit à une vierge, Ainsi tes fils s’uniront à toi; Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, Ainsi tu feras la joie de ton Dieu.

Jean 2:4 – « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi? » : « femme » , cette expression parait aujourd’hui désobligeante, mais c’était à l’époque de Jésus, une expression hébraïque marquant le respect. Cette expression « entre moi et toi » se retrouve à plusieurs reprises (dix huit fois) dans l’Ancien Testament.

« Mon heure n’est pas encore venue », doit se comprendre par le temps de révéler qui je suis, n’est pas encore venu.

Jean 2:5 – « faites tout ce qu’il vous dira » : C’est la seule fois où les paroles de Marie nous sont rapportées. Pour tous ceux qui se considèrent serviteurs du Seigneur, cette parole s’adresse aujourd’hui à chacun d’entre eux.

La grâce est conditionnée par l’obéissance. À l’exemple des serviteurs, on ne demande pas de comprendre mais d’obéir seulement. L’obéissance des serviteurs permet à Jésus d’agir et de révéler sa puissance.

Jean 2:6« deux ou trois mesures » : une mesure représentait à l’époque de Jésus à environ quatre à six litres, soit un total de vingt quatre à trente six litres de vin.

Comme l’Évangile de Jean comporte beaucoup de symboles, il faut rester prudent dans l’interprétation des choses et des nombres en particulier, le nombre 6 symbolisant l’effort de l’homme et son imperfection.

Le symbolisme des vases : Les vases de purification (pour les rites juifs) deviennent des récipients de grâce. Jésus transforme ce qui est rituel en ce qui est abondant et joyeux.

De la même façon le vin peut représenter l’alliance, le vieux vin représentant l’ancienne alliance, et le vin nouveau représentant la nouvelle alliance, meilleure que la première. ( voir la parabole des outres de Matthieu 9:14-17)

Ici, Jésus révèle la générosité divine en fournissant du vin en quantité, et en qualité. Il évite à son hôte une situation embarrassante.C’est un exemple montrant que Dieu pourvoit à nos besoins en qualité et en abondance.

Jean 2:11 le premier des miracles : « semeion » se traduit par miracle, signe, ou prodige. Les miracles opérés par Jésus avait pour but de révéler progressivement à ses disciples, sa véritable nature de Christ, sa divinité, sa personne et son œuvre. Les miracles avaient pour seul but de révéler sa gloire pour que la ou les personnes présentes (les disciples) croient en lui.

Les autres invités ne furent pas informés du miracle réalisé.

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Jean 2:13-22 – la purification du Temple

13 La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

14 Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis.

15 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables;

16 et il dit aux vendeurs de pigeons: Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.

17 Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit: Le zèle de ta maison me dévore.

18 Les Juifs, prenant la parole, lui dirent: Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte?

19 Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.

20 Les Juifs dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras!

21 Mais il parlait du temple de son corps.

22 C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Jean 2:13 – A noter que Jean parle de trois Pâques dans son Évangile quand les autres évangélistes ne parlent que d’une seule Pâque durant le ministère de Jésus. Jean a structuré son évangile autour de trois fêtes : la Pâque, la fête des Tabernacles (Jean 7:2) et Hanoukka (la fête des lumières en Jean 8 et 9)

Le Temple était composé de différents espaces symbolisant la proximité croissante avec Dieu. La cour de Gentils (les non-juifs, les étrangers), la cour des femmes, la cour des hommes (Israélites), la cour des prêtres, le lieu saint et le lieu très saint. C’est dans la cour des Gentils que les marchands du Temple avaient leurs échoppes. C’était une source de profit pour la famille du grand prêtre qui contrôlait ces boutiques.

Jésus purifie le Temple, rappelant sa vocation première de maison de prière. (Ésaïe 56:7)

Jean 2:17 – « Le zèle de ta maison me dévore » : est une citation de:

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Jean 2:18 – « Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte? » : Les juifs de l’époque avaient des idées préconçues et s’attendaient à ce que le Messie fasse certaines choses de certaines façons. Aujourd’hui, rien n’a changé. Nous sommes souvent semblables à eux, alors que nous devrions être attentifs en ayant l’esprit ouvert pour saisir la révélation que Dieu veut nous accorder. Dans le domaine terrestre, une même action donne toujours le même résultat, c’est-à-dire que pour un même résultat, nous reproduisons le même geste. Dans le monde spirituel, il n’en est pas ainsi. Ainsi, la tentation est de reproduire un geste pour en attendre le même résultat quand Dieu nous demande d’agir différemment.

Ce fut le cas de Moïse et d’Aaron dans le désert, sans même parler du fait qu’ils s’approprièrent ainsi la gloire de Dieu.

La première fois :

Exode 17:6

Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb ; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.

La deuxième fois :

Nombres 20:8-12

Prends la verge, et convoque l’assemblée, toi et ton frère Aaron. Vous parlerez en leur présence au rocher, et il donnera ses eaux ; tu feras sortir pour eux de l’eau du rocher, et tu abreuveras l’assemblée et leur bétail.

Moïse prit la verge qui était devant l’Éternel, comme l’Éternel le lui avait ordonné.

10 Moïse et Aaron convoquèrent l’assemblée en face du rocher. Et Moïse leur dit : Écoutez donc, rebelles ! Est-ce de ce rocher que nous vous ferons sortir de l’eau ?

11 Puis Moïse leva la main et frappa deux fois le rocher avec sa verge . Il sortit de l’eau en abondance. L’assemblée but, et le bétail aussi.

12 Alors l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n’avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous ne ferez point entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne.

Au lieu d’avoir l’esprit ouvert à la révélation de Dieu, et de se dire que Dieu fait toutes choses nouvelles ! (Apocalypse 21:5), Moïse reproduit le geste d’Exode 17:6 alors qu’il avait seulement reçu l’ordre de parler au rocher pour que l’eau sorte, et non de le frapper.

Jean 2:20-22 « Ils se souvinrent qu’il avait dit cela. »

Jésus savait pourquoi il était venu, il avait trois objectifs :

  • 1- Révéler Dieu
  • 2- Être un vrai modèle pour l’humanité
  • 3- Donner sa vie en rançon pour plusieurs

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Jean 2:23-25 – Jésus connait le cœur des hommes

23 Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu’il faisait.

24 Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu’il les connaissait tous,

25 et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage d’aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l’homme.

Jean 2:23– « plusieurs crurent en son nom » : Cette croyance se caractérise par une adhésion principalement émotionnelle et temporaire. Il s’agit d’une foi superficielle, alors que la véritable foi implique non seulement une première réponse, mais aussi l’engagement dans un parcours de discipulat. (Matthieu 13:20-22, la parabole des quatre terrains)

L’apôtre Jean parle de miracles que Jésus a faits sans en mentionner aucun. Jésus connait le cœur de chacun. Ceci est montré par ce qui est dit au chapitre 1 verset 42 au sujet de Simon qu’il nommera Pierre , et de Nathanaël qu’il décrit en :

Jean 1:47

Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.

Ces versets sont très importants pour nous, parce qu’ils nous enseignent que Jésus sait tout ce qui nous concerne. Il peut sonder notre esprit, notre cœur et toute notre vie.

(cf. 2 Chroniques 16:9; Hébreux 4:13).

Hébreux 4:13

13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

Il connaît nos faiblesses comme celles de Pierre. Il connaît notre sincérité comme celle de Nathanaël. Il connaît notre foi comme celle de tous les autres individus et il connaît les questions de notre cœur et la soif de vérité comme celle de Nicodème.

L’erreur a ne pas faire avec les miracles qui peuvent avoir lieu aujourd’hui, c’est de ne porter nos yeux que sur le miracle seul au lieu de porter toute notre attention sur celui qui est à l’origine de ce miracle, Jésus-Christ. La foi de ces personnes est fragile, car elle repose sur des émotions ou des preuves sensorielles, et non sur une adhésion totale à sa parole et à sa personne. Il ne faut surtout jamais oublier que l’homme n’est qu’un simple instrument entre les mains du Seigneur et que le miracle a pour auteur le Seigneur. La personne physique qui prie et impose les mains, n’en est pas l’auteur. Il ne faut pas oublier de rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu. (Matthieu 22:21)

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Prière : La Parole faite chair

« Seigneur, merci d’avoir manifesté Ta gloire par ce premier miracle à Cana et d’avoir purifié le Temple avec zèle. Transformes nos ‘eaux’ (nos manques) en ‘vin’ (Ton abondance), et purifie notre cœur pour qu’il soit un lieu d’adoration. Aide-nous à Te suivre avec une foi authentique. Au nom de Jésus, nous Te prions, Amen. »

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Introduction

Jean 2 Jean

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Un chrétien authentique vit transformé par la régénération

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La régénération au sens biblique n’est pas une simple amélioration morale, mais une transformation radicale opérée par l’Esprit de Dieu. Un chrétien authentique en porte les marques avec une vie renouvelée, des désirs alignés sur ceux de Christ, et une obéissance joyeuse. Découvrons comment cette métamorphose se vit au quotidien, selon la Parole de Dieu.

Étude biblique suivante :

Être chrétien, c’est être régénéré

Le message, s’il apporte des réponses soulève bien des interrogations ? Où en suis-je ?

La pire chose qui pourrait arriver à une personne est celle de penser qu’elle est chrétienne alors qu’elle ne l’est pas et que le jour venu, devant Jésus elle s’entende dire : je ne vous connais pas. (Matthieu 25:12 et Matthieu 7:21-23)

Ceci nous amène à la question suivante: que signifie : Être chrétien ?

En tout premier lieu, le monde ne le comprend plus lui-même parce qu’il édulcore ou déforme le sens des mots, chacun donnant sa propre définition en fonction de sa propre pensée (désir). Si une personne voulait revenir au vrai sens de chrétien, elle sera traitée de sectaire. La Bible nous rapporte à quel moment le mot chrétien est apparu.

Actes 11:26

26 et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

C’est à Antioche que se produisit un grand élan missionnaire parce que les personnes qui invitaient les gens à vivre comme Christ, furent appelés par dérision « chrétiens », c’est-à-dire « petits christs. De l’église primitive d’Antioche sont issus cinq courants du christianisme.

Pour nous, chrétiens évangéliques, nous ne retenons que le courant Paulinien basé sur la grâce et uniquement sur la grâce. Nous oublierons les autres.

La deuxième remarque porte sur la compréhension et l’interprétation de la Bible.

Au lieu de chercher ce que Dieu veut nous dire par sa Parole, beaucoup de gens l’interprètent pour exprimer leur propre pensée. C’est ce que nous appelons « tordre les Écritures ».

Par ces deux observations nous pouvons voir Satan manipuler les hommes pour qu’ils ne soient pas sauvés, et qu’ils se retournent contre Dieu. Si Dieu veut rassembler ses enfants pour régner sur eux, Satan procède à l’inverse en divisant pour régner.

Jean 8:43-45

43 Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole.

44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge.

45 Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas

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1 – Sur quoi nous appuyer pour prétendre être chrétien ?

Les premières étapes de toute vie chrétienne, sont la conversion et la régénération. Il est nécessaire d’avoir une bonne compréhension de ce que signifie ces deux termes et de ce qu’ils impliquent pour ne pas les confondre parce que ce sont deux choses bien distinctes.

Le mot conversion est synonyme de rotation, de métamorphose, de transformation. Le mot indique un changement de cap en prenant une direction opposée. Comme en ski, c’est changer de sens lorsqu’une difficulté se présente en s’arrêtant, et après cet arrêt en orientant le sens de ses skis en sens inverse sans glisser.

Dans le cas qui nous intéresse ici, notre vie suivait une direction selon notre volonté et non dans la direction voulue par Dieu. Nous allions dans une direction et nous nous arrêtons en faisant une introspection. Nous changeons alors de direction et nous repartons dans la bonne direction. Dans le christianisme, ce mot de conversion ne signifie pas l’adhésion à une nouvelle vérité mais à un retour à Dieu. Nous nous dirigions tout droit en enfer. Nous nous arrêtons, prenant conscience de nos péchés, et nous nous tournons vers Dieu pour prendre la direction qui va vers lui.

La conversion est, par la foi, l’acceptation et la reconnaissance de Jésus comme Sauveur et Seigneur et le repentir de nos péchés. Quand nous disons que Jésus est Seigneur, nous reconnaissons son autorité dans nos vie et nous prenons la décision de nous y soumettre.

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2 – Jésus est mon Sauveur et mon Seigneur

Reconnaître Jésus comme son sauveur, consiste à reconnaitre et à s’approprier l’œuvre de Jésus à la croix. C’est reconnaître qu’il a porté les péchés de notre personne et qu’il a subi à notre place la condamnation que méritaient nos péchés. Le salut est individuel et en aucun cas collectif. Il est important de ne pas l’oublier.

La conversion demande notre prise de conscience de l’état de pécheur de l’homme, de son refus à se soumettre à la volonté de Dieu. Le péché n’est jamais que la manifestation extérieure de notre état intérieur. Ceci amène à l’observation suivante très importante: – ou bien je soigne l’extérieur de ma personne et je suis amené à recommencer régulièrement car mon intérieur n’a pas changé, c’est ce qui a amené au baptême de repentance de Jean Baptiste; ou bien, je traite mon être intérieur et la racine du mal en renonçant à ma rébellion pour me soumettre à la volonté de Dieu en lui obéissant. C’est dans ce dernier cas, ce qui amène au baptême de Jésus.

Le problème est donc, de quel baptême avons-nous été baptisés ?

Actes 19:1-6

1 Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l’Asie, arriva à Éphèse. Ayant rencontré quelques disciples, il leur dit:

Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru? Ils lui répondirent: Nous n’avons pas même entendu dire qu’il y ait un Saint Esprit.

Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean.

Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient.

Ce qui conduit la personne à se tourner vers Dieu par un acte de repentance. La conversion implique de la part de l’homme une résolution, une décision formelle, celle de se soumettre à Dieu et de le servir.

Quand la régénération procède de l’action de Dieu et non celle de l’homme, elle fait suite à la conversion. Elle est son aboutissement avec la justification que nous pourrions considérer comme un certificat. Ce sont donc deux choses distinctes, et la question est de savoir si Dieu a agréé la conversion de la personne par sa régénération qu’il opère en lui.

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3 –  La régénération

Régénération : du grec « paliggenesia »

Ce mot se traduit par renouvellement, régénération.  Il parle de la nouvelle naissance, de la recréation de l’être, de sa régénération.

C’est la production d’une nouvelle vie consacrée à Dieu, qui se manifeste par un changement radical d’esprit pour le meilleur, par une vie de soumission et d’obéissance.

La part de l’homme se trouve dans deux décisions qu’il prend, celle de se repentir de ses péchés appelée repentance et ensuite celle de prendre les eaux du baptême par immersion.

La part de Dieu se manifeste par l’action du Saint-Esprit dans la régénération et le baptême du Saint-Esprit.

Tite 3:5

il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit,

Apocalypse 1:5

et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! A celui qui nous aime,qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,

Jacques 1:18

18 Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.

1 Pierre 1:3 ;23

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

L’action de Dieu agit dès la nouvelle naissance du chrétien par la justification. Cependant, elle ne s’arrête pas là. Elle continue jusqu’au bout de notre pèlerinage sur terre.

1 Pierre 1:15-17

15 Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:

16 Vous serez saints, car je suis saint.

17 Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans favoritisme, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage,

Cette action de Dieu est dans la justification, et elle se poursuit pendant tout le temps de notre pèlerinage par la sanctification. Par notre soumission à sa volonté et notre obéissance, il agit en nous. Pour cela, il faut avoir un cœur bien disposé.

Par ces différents versets nous voyons les interventions des différentes personnes de la trinité, Dieu, Jésus-Christ, la Saint Esprit, actions qui se poursuivent par la lecture de la Bible, la Parole de Dieu.

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4 – la fausse croyance

Le problème est que depuis des siècles, les mots ont été galvaudés.

De plus, il est des religions dites chrétiennes qui en réalité ne sont pas chrétiennes.

Beaucoup de personnes se disent chrétiennes alors qu’être chrétien désigne une personne née de nouveau et régénérée. Ceci veut dire que toutes les personnes qui croient être chrétiennes, ne le sont pas toutes.

Quelqu’un ne peut pas dire qu’il est un chrétien né de nouveau, car c’est redondant. Ceci revient à dire que cet homme est chrétien, chrétien, de la même façon qu’un musulman ou un bouddhiste ne peut pas dire qu’il est un musulman né de nouveau, ou un bouddhiste né de nouveau. S’ils sont nés de nouveau, ils sont devenus chrétiens. Pas plus qu’un catholique charismatique peut dire qu’il est un catholique né de nouveau. Ou il est catholique ou il est né de nouveau, c’est-à-dire chrétien. En aucun cas, il ne peut dire qu’il est catholique né de nouveau.

L’expression « né de nouveau » et le mot « chrétien » sont synonymes. Les seules personnes qui soient nées de nouveau sont les chrétiens.

Étre né de nouveau, n’est pas de résultat de l’action ou de la décision de l’homme car la régénération vient de Dieu. C’est l’œuvre du Saint-Esprit. Cela implique qu’une personne qui prend les eaux du baptême par immersion, peut ne pas être une personne régénérée.

Cela peut créer un trouble en chacun, mais c’est par le témoignage de vie que nous pouvons reconnaître qu’une personne est vraiment chrétienne.

Quels fruits porte -t-elle ?

Matthieu 7:16-20

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

 Dans l’Épître aux Galates, il est question des œuvres de la chair. Ces oeuvres de la chair représentent les mauvais fruits. Ceux-ci sont énumérés en:

Galates 5:19-21

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,
20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,
21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Au verset 22 de cette même Épître, il est question des fruits de l’Esprit

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Aussi, il est important que la personne qui veut prendre le baptême, soit préparée très sérieusement, qu’elle soit informée et qu’elle comprenne que le baptême est l’engagement d’une bonne conscience ainsi qu’il est écrit en:

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

Quand Dieu justifie le pêcheur, c’est visible spirituellement, mais pas physiquement. Le chrétien ne porte pas sur lui une marque indiquant sa nouvelle nature. La seule chose que l’homme puisse faire est un acte de vraie repentance.

La repentance n’est pas seulement la confession de nos péchés, mais aussi est la reconnaissance que notre cœur est mauvais par dessus tout. Déjà dans l’Ancien Testament, il était question de régénération chez le prophète Ézéchiel.

Ézéchiel 36:26

Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

De la même façon que Dieu a agréé le sacrifice de Jésus pour nos péchés en le ressuscitant, de la même manière Dieu accepte une vraie repentance et la conversion qui s’en suit, par la régénération de cette personne. Ceci induit que certaines personnes peuvent être non régénérées.

Il ne s’agit pas d’une affirmation péremptoire, mais cela soulève la question de la véritable conversion-repentance.

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5- Autre interrogation

Dans les paraboles du royaume de Matthieu 13, il est question du trésor caché et de la perle de grand prix.

Le trésor caché

44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

la perle de grand prix

45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

46 Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

Jésus après avoir renvoyé la foule, s’adresse seulement à ses disciples à qui il donne l’explication de la Parabole du bon grain et de l’ivraie, et à qui ensuite, il présente le royaume des cieux semblable à un trésor caché ou à une perle de grand prix.

En ce qui concerne le trésor caché, celui-ci va se révéler à une personne qui ne le cherchait pas. Cela veut dire que le royaume de Dieu est révélé à cette personne de façon fortuite.

Par contre, en ce qui concerne la perle de grand prix, le vendeur était en quête de celle-ci et la cherchait partout. Il finit par la trouver. Le royaume de Dieu se présente aussi à une personne après qu’elle l’ait cherché.

La question qui vient à l’esprit est pourquoi l’un doit-il obtenir un résultat après un travail de recherche et d’efforts alors que l’autre sans qu’il n’ait rien demandé, obtienne un résultat.

Dans le cas du trésor caché, la réponse est en :

Ésaïe 65:1

1 J’ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas; J’ai dit: Me voici, me voici! A une nation qui ne s’appelait pas de mon nom.

Dans le cas de la perle de grand prix, la réponse se trouve aux versets de:

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Et de Matthieu 7:7

Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

Cependant, il existe un point commun entre les deux paraboles. Les deux personnes ont tout vendu. Cela montre leur disposition de cœur, et leur détachement par rapport aux biens terrestres ce que Dieu attend de la part du chrétien.

Les deux points soulevés : la régénération, et Dieu qui se révèle à qui il veut, conduit à :

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6- S’examiner soi-même

Notre repentance a-t-elle été sincère, totale ? A-t-elle été agréée par Dieu? Une transformation s’est-elle opérée en nous ? Notre cœur a-t-il été changé ? Nous pouvons demander l’éclairage et l’aide du Seigneur pour cela.

Psaumes 19:13

13 Qui connaît ses égarements? Pardonne-moi ceux que j’ignore.

Psaumes 139:23

23 Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées!

Notre véritable désir de repentance, fera la différence.

Éphésiens 5:8-10

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.

10 Examinez ce qui est agréable au Seigneur;

Une personne ne devient pas chrétienne par ses propres forces, ce serait pour elle faire des œuvres mortes. Notre transformation doit se fait avec l’aide de Dieu, avec sa participation, sa grâce.

Psaumes 127:1

Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.

Un travail d’introspection est à faire selon :

2 Corinthiens 13:5

Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous? À moins peut-être que vous ne soyez réprouvés.

Si le salut est gratuit et est obtenu par grâce, cela ne veut pas dire que nous n’ayons rien à faire. Les différentes paraboles parlant de serviteurs, montrent bien que nous avons à travailler à notre salut.

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

La vie d’un chrétien est une vie de combat, de lutte contre sa nature charnelle, pécheresse, et a un objectif et un seul, la vie éternelle !

Marc 11:12

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

Il serait insupportable de s’entendre dire à la fin de notre pélerinage terrestre par Jésus : Je ne vous connais pas !

Romains 9:20-21

18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?

21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?

Personne ne peut valablement obliger Dieu à le sauver. Nul ne peut l’exiger de Dieu.

Avertissement:

Le but du message n’est pas de créer des doutes, mais de se remettre en cause car le salut:

  • n’est ni un ticket pour le ciel
  • ni une assurance vie contre l’incendie (enfer)

Le salut n’est aucun cas un ticket que nous aurions en poche, tout en vivant selon notre propre volonté, marchant selon la chair et non selon l’Esprit.(Romains 8:4)

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Prière :

« Père céleste, je viens devant Toi aujourd’hui avec un cœur ouvert, reconnaissant que sans ta grâce, je ne suis rien. Seigneur, tu as promis dans ta Parole que si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature (2 Corinthiens 5:17). Je te demande de m’accorder cette régénération profonde par ton Esprit, afin que ma vie reflète ta sainteté et ton amour.

Purifie-moi, ô Dieu, comme Tu l’as promis par le prophète Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36:26). Enlève de moi tout ce qui n’est pas de toi : les vieilles habitudes, les pensées égoïstes, les peurs qui m’enchaînent. Remplace-les par tes désirs, ta paix, et ta joie inébranlable.

Seigneur, je ne veux pas d’une foi théorique, mais d’une transformation réelle. Que ma vie soit un témoignage vivant de ta puissance de régénération. Aide-moi à marcher chaque jour dans cette nouvelle nature, à aimer comme tu aimes, à pardonner comme tu pardonnes, et à servir comme tu as servi.

Merci pour le sang de Jésus qui me purifie et me rend capable de vivre cette vie transformée. Que mon cœur, mes paroles et mes actions glorifient ton nom. Je te confie ma vie, sachant que tu achèveras en moi l’œuvre que tu as commencée (Philippiens 1:6).

Au nom de Jésus, mon Seigneur et mon Sauveur, Amen. »

Verset pour méditer après la prière : Tite 3:5

il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit,

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Jean chapitre 1 présente Jésus, lumière véritable du monde

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Le chapitre 1 de l’Évangile de Jean commence avec cette révélation que Jésus est la Parole éternelle, la lumière véritable venue dans le monde. Ce texte fondamental pose les bases de la foi chrétienne et révèle l’identité divine de Jésus-Christ incarné.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 2

Jean chapitre 1

Jean 1:1-18 – Le prologue de Jean

Jean 1:1-2

1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Elle était au commencement avec Dieu.

Ce prologue de l’Évangile de Jean montre la divinité de Jésus par sa préexistence. Il fait un parallèle avec le verset de:

Genèse 1:1

1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

Jean reprend aussi par analogie ce qui se trouve dans les écrits de l’Ancien Testament à propos de la sagesse en :

Proverbes 8:22-23

22 L’Éternel m’a créée la première de ses œuvres, avant ses œuvres les plus anciennes.

23 J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre.

Et en:

Proverbes 3:19

19 C’est par la sagesse que l’Éternel a fondé la terre, C’est par l’intelligence qu’il a affermi les cieux;

Jean a aussi choisi pour la Parole, le terme de logos afin d’affirmer que la Parole de Dieu est à la fois une personne et un message. La personne, c’est bien sûr Jésus et le message est celui du salut, ce salut étant inséparable de Jésus.

Le Nouveau Testament affirme que Jésus de Nazareth est pleinement Dieu mais qu’il est distinct de la personne du Père. L’unicité de l’essence divine est mise en relief en Jean 1:1, tandis que la différence entre leurs deux personnalités est mise en valeur en Jean 1:2.

Jean 1:3-5

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Le verset 3 rappelle que Jésus était à l’œuvre lors de la création comme il est dit en Proverbes 3:19.

Jean 1:4 – « Elle était la vie. » Cette phrase dit expressément que la “vie” en elle-même tire son origine du Fils, la Parole. Jean utilise le terme « zoē » pour se référer à la vie de résurrection, la vie éternelle, la vie de Dieu (cf. 1:4; 6:27 …)

Jean 6:27

27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau.

Un autre terme grec désigne la vie, c’est “bios”. Celui-ci est utilisé pour la vie terrestre, biologique comme dans le verset de:

1 Jean 2:16

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Tous les êtres humains ont la vie (bios), mais seul le croyant en Jésus Christ, a la vie (zoe)

Jean 1:4 – “la vie était la lumière des hommes” – Jean utilise souvent cette métaphore pour désigner la vérité et la connaissance, la révélation de Dieu.

Jean 1:5 – « la lumière, les ténèbres » : Les ténèbres sont comparables à l’ignorance, à l’incompréhension quand la lumière donne la compréhension, la révélation, ce qui se retrouve dans les paroles du chant « Amazing grâce » qui dit: « j’étais aveugle, maintenant je vois ».

Jean 1:6-8

Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean.

Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.

Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.

Jean Baptiste est le dernier prophète de l’Ancien Testament et est le précurseur de Jésus annoncé par le prophète Malachie. C’est lui qui fait la transition entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Jean 1:7 – « afin que tous croient par lui. » : Ce verset montre le but de la venue de Jean le Baptiste, à savoir que les hommes croient en Dieu et en Jésus, le fils de Dieu. De même qu’à la fin de son Évangile, Jean poursuit le même but au verset de:

 Jean 20:31

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

Jean 1:8-9 –« Il n’était pas la lumière ». Jean était ainsi un témoin. De la même manière, de notre personne doit émaner de la lumière pour rendre témoignage de la véritable lumière : Jésus-Christ.

Jean 1:9-13

Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

10 Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.

11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Jean 1:9 – « pour éclairer tout homme » : Avec Jésus- Christ, notre compréhension spirituelle s’accroît progressivement.La révélation du message du salut permet de passer de la vie (bios) à la vie (zoe) éternelle. Ce verset amène au verset 12 où il est dit que cette révélation donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

Philippiens 2:15

15 afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde,

Jean 1:10 – Dans ce verset, le verbe grec « ginosko » peut être traduit par connaître mais aussi par savoir, comprendre. Il s’agit d’un idiome juif pour parler de la relation intime existant entre un homme et une femme, quant au verset 18 plus loin, se traduit par raconter et faire connaître. Dans un cas pour ginosko, la connaissance est intime et intérieure. Dans le cas du verset 18 le mot grec est exegeomai et veut dire que la connaissance vient de l’extérieur, qu’elle nous est rapportée, et fait connaître par quelqu’un.

Il en est ainsi pour le verset de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

 «mais à tous ceux qui l’ont reçue » : le mot grec ‘’lambano’’= recevoir, se traduit aussi par prendre, se saisir. Ceci veut dire qu’il faut comprendre que le salut est offert à tous, mais que seuls, ceux qui s’en emparent, le reçoivent. Il faut donc comprendre que Dieu offre le salut à tous les hommes, mais que chaque homme peut ou non accepté ce salut. L’homme doit répondre à l’offre de la grâce de Dieu en Jésus-Christ, en croyant, en se repentant de son péché et de ses péchés, en obéissant, et en persévérant dans la foi.

Recevoir la Parole, c’est recevoir Jésus et son message du salut. Celui qui croit au nom de Jésus, établit non seulement une relation avec Jésus mais aussi une relation avec le Père et il devient par la grâce et la grâce seule, enfant de Dieu. La foi chrétienne n’est aucunement une religion, mais une relation avec Dieu le Père et Jésus, toutes religions étant basées sur l’effort de l’homme pour atteindre Dieu, par des œuvres qui n’apportent pas le salut.

 »Ceux qui croient » : le verbe est au temps présent continu, actif qui signifie « ceux qui continuent de croire ». La foi est en un Dieu qui ne change pas (Jacques 1:17)

Croire au nom de Jésus-Christ, c’est croire en lui tel qu’il s’est lui-même révélé dans la Bible. Croire, c’est accepter, ce qui signifie l’accueillir dans son cœur et dans sa vie.

“de devenir enfants de Dieu” : Les auteurs du Nouveau Testament utilisent constamment des métaphores familiales : le Père, le Fils, enfants, naître de nouveau, adoption. La chrétienté est semblable à une famille. Le message du salut nous fait entrer dans une famille. Il n’est pas un produit comme un billet pour le Ciel, ni une police d’assurance incendie (enfer).

Le lien qui unit l’ensemble est l’amour ! (Jean est appelé l’apôtre de l’amour)

Jean 1:13

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Les juifs se considéraient les enfants d’Abraham, une filiation par le sang. Le croyant en Jésus devient enfant de Dieu par le sang de Jésus, car c’est la volonté de Dieu. Nous sommes justifiés et pardonnés.

Vient ensuite un processus graduel appelé sanctification qui consiste à devenir de plus en plus à la ressemblance de Jésus, le Fils unique de Dieu.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

L’objectif pour chaque chrétien, étant celui de:

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

La dernière étape étant celle de la glorification, dans notre esprit

1 Jean 3:1-3

1 Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

Et ensuite dans ‘notre corps’

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Ce verset de Jean 1:13 est à mettre en relation avec

1 Pierre 1:3, 23

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

Il y a ceux qui croient, et ceux qui rejettent par incrédulité. la conséquence pour chacun d’eux, est donnée en:

1 Pierre 2:6-8

Car il est dit dans l’Écriture : « Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. »

L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; »

8ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés.

Nous devenons enfants de Dieu au moment où nous avons cru, en vertu de l’acte de régénération opéré par Dieu.

La foi en sa Parole, a fait de nous des enfants de Dieu par la grâce de celui-ci. Le Saint-Esprit a agi dans notre cœur, il nous convaincu de péché, et il nous a révélé la vraie personne de Jésus-Christ. Le Saint-Esprit nous a régénéré et a commencé en nous son œuvre de transformation.

Jean 1:12-13

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Ces versets 12 et 13 illustrent l’équilibre de l’alliance entre la souveraineté de Dieu et la nécessité de la réponse de l’homme. En nous nous soumettant à la volonté de Dieu par la foi que nous manifestons en Jésus, Dieu nous régénère et fait de nous ses enfants.

Ces versets enseignent à tout nouveau lecteur comment devenir enfant de Dieu. À ceux qui se sont emparés du message et se sont appropriés celui-ci, ces deux versets devraient être gravés sur leur cœur pour les mémoriser afin qu’ils se rappelent l’importance d’avoir de la reconnaissance envers Dieu.

Réflexion : En se plaçant dans la perspective de Jean lors de la rédaction du prologue, il apparaît que le terme « Logos » demeure incontournable pour désigner la Parole, c’est-à-dire Jésus, Fils de Dieu, avant son incarnation terrestre. Aucun autre mot ne semble convenir dans ce contexte. Dès lors, comment évoquer cette réalité et avec quels termes ? Seul le terme « Logos », traduit par « la Parole », s’impose. La révélation de l’identité de Jésus, Fils de Dieu, s’effectue de manière progressive. Il incarne à la fois une personne et un message, dont la pleine révélation s’accomplit progressivement au fil du récit évangélique.

Jean 1:14

14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

La Parole est devenue chair. Nous pourrons maintenant parler de Jésus de Nazareth, pas avant ! Le terme chair dans les écrits de Jean ne fait jamais référence à la nature pécheresse de l’homme comme dans les écrits de Paul.

Ésaïe 7:14

14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

Jean 1:14 – « elle a habité parmi nous » : Dans ces termes, il y a l’idée du Tabernacle de l’Ancien Testament dans lequel Dieu habitait au milieu de son peuple, que nous retrouvons en:

Apocalypse 7:15 et 21:3

15 C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux;

Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

Jean 1:14 – « Pleine de grâce et de vérité« . Le mot « charis » regroupe tant d’aspects bénéfiques qu’il est difficile de le définir en peu de mots.

Le mot « aletheia » est une vérité certaine si l’on peut utiliser cette expression. Certains diraient une vérité vraie, une vérité qui vient de Dieu, donc certaine parce que Dieu n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19)

Les deux mots sont utilisés dans l’Ancien Testament pour parler de Dieu (compatissant, miséricordieux et riche en bonté) et notamment en:

Proverbes 16:6

Par la bonté et la fidélité on expie l’iniquité, Et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal.

Bonté (Checed) est aussi traduit par grâce et fidélité (Emeth) est traduit par vérité. C’est en faisant appel à la bonté-grâce et à la fidélité-vérité de Dieu en Jésus que nous sommes pardonnés de nos iniquités.

Ces deux termes, grâce et vérité, au verset 17, décrivent le caractère de Jésus.

Jean 1:14 – « Nous avons contemplé sa gloire » : La gloire (Kabod) de l’Ancien Testament, s’est maintenant personnifiée et incarnée, ce qui se révèlera lors de la transfiguration (Matthieu 17:2) et l’ascension (Actes 1:9).

Jean 1:15-18

16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce;

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

18 Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

Dans l’Ancien Testament, la loi transmise à Moïse visait à préparer les Israélites à la venue du Messie, soulignant leur péché sans y remédier. Elle montrait leur besoin de salut, tout comme une maladie révèle la nécessité d’un médecin.

En Jésus-Christ se trouve la grâce et la vérité, car lui seul, par sa mort et sa résurrection, nous accorde la grâce qui pardonne le péché, et il est la vérité qui révèle le plan du salut.

Jean 1:17 – Le Fils préexistant est maintenant devenu le Fils incarné, Jésus ! C’est la première mention du nom humain du Christ dans l’Évangile de Jean.

Jean 1:18 – « Personne n’a jamais vu Dieu » Jésus est l’expression et la révélation visibles de Dieu :

Jean 14:9

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Colossiens 1:15

15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Par sa déclaration à Philippe : «Celui qui m’a vu a vu le Père.», le croyant voit Dieu le Père à travers Jésus, par sa vie, ses paroles et ses actes. Celui-ci nous révèle la nature du Dieu invisible.

Jean 1:18 – « qui est dans le sein du Père » : Cela fait référence à la communion intime entre le Fils et le Père.

celui qui l’a fait connaître : Cette expression implique une révélation pleine et intégrale. Faire connaître le Père était une des taches de Jésus (Jean 14:7-10 ; Hébreux 1:2-3)

Fin du Prologue

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Jean 1:19-23 le témoignage de Jean Baptiste

19 Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander: Toi, qui es-tu?

20 Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ.

21 Et ils lui demandèrent: Quoi donc? es-tu Élie? Et il dit: Je ne le suis point. Es-tu le prophète? Et il répondit: Non.

22 Ils lui dirent alors: Qui es-tu? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même?

23 Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète.

Jean 1:19 – ‘Les juifs‘ . Dans les écrits de Jean ces mots se rapporte : (1) aux populations de la Judée qui étaient hostiles à Jésus ou (2) seulement aux leaders religieux juifs.

Seuls les habitants de la Judée étaient appelés juifs, quand les autres tribus étaient appelées Israël. Dans le contexte du verset, nous pouvons penser qu’il s’agit ici des autorités religieuses.

Jean 1:21 – « es-tu Élie? » : Les Juifs attendaient qu’Élie revienne avant l’apparition du Messie. Ils s’appuyaient sur une interprétation littérale du verset de:

Malachie 4.5-6

    5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

   6 Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit.

Jean Baptiste sera le précurseur de Jésus. Il fera son œuvre avec « l’esprit et la puissance d’Élie. »

Luc dans son Évangile dit ceci de Jean Baptiste en:

Luc 1:17

17 il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants , et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.

Jésus appela Jean Baptiste « Élie » en:

Matthieu 17:10-13

12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.

13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.

Jean Baptiste a accompli la prophétie de Malachie. Il était de la lignée des sacrificateurs.

Luc 1 :5-

Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth.

Depuis Malachie jusqu’à Jean Baptiste, Dieu était resté silencieux pendant quatre cents ans.

Jean Baptiste s’approprie la parole d’Ésaïe:

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Au verset 23, « aplanissez « du mot grec « euthuno » apparait deux fois, et est traduit par aplanir ou piloter (Jacques 3:4) ce qui révèle le sens de tracer. De la même façon que dans un désert de pierre, les routes caravanières se repèrent avec des traces à force que les caravanes passent au même endroit. (nous avons là l’idée de aplanir et de tracer). Dans ce mot, il y a aussi l’idée de droiture, de justice que nous retrouvons dans le verset d’Ésaïe 40:3 où le mot hébreu a pour sens être juste, être droit ou rendre droit.

Jean 1:24-28

24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.

25 Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète?

26 Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi;

27 je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

28 Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Jean 1:25 – le baptême d’eau de Jean. L’acte de purification était un acte auto pratiqué (avant de se rendre au Temple) ou chez les Esséniens. Le baptême était pour une purification physique (Lévitique 14-15). Mais il y avait la purification intérieure de:

Ézéchiel 36:25

25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.

Ce verset précède l’annonce d’une nouvelle alliance en Ézéchiel 36:26.

Il est question également d’une source qui purifie les péchés et les impuretés en:

Zacharie 13:1

1 En ce jour-là, une source sera ouverte pour la maison de David et les habitants de Jérusalem, pour le péché et pour l’impureté.

C’est par rapport à ces références de l’Ancien Testament que les autorités religieuses interrogeaient Jean Baptiste sur sa personne (le Messie, Élie ?) et sur ses actes (baptême ?)

Jean 1:25

25 Ils lui firent encore cette question : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète ?

Le baptême pratiqué par Jean Baptiste sous entendait aux yeux des religieux une autorité. La même question sera posée à Jésus, cette fois-ci de façon ouverte ainsi que rapportée en:

Matthieu 21:23 ; Marc 11:28 ; Luc 20:2

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

La réponse de Jésus ramène à Jean Baptiste :

Matthieu 21:24-25

24 Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

La réponse de Jean:

Jean 1:26

26 Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi;

Pour « d’eau », la préposition grecque « ev » traduite par ‘’d’ ‘’, signifie en et se traduit par ‘’dans’’, ‘’avec’’. Le ‘’d’ ‘’ laisse un doute sur la manière de baptiser. Cependant le baptême de Jean est un baptême de purification, il est donc fort probable qu’il était par immersion. Celui de Jésus procède de la même manière avec cette idée de la nouvelle naissance où nous sommes immergés dans les « eaux de la mère », le liquide amniotique.

Jean 1:27

27 je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

Cet acte de délier la courroie des souliers, se rapporte à la tâche accomplie par un esclave qui déliait les sandales de son maître dès que ce dernier entrait dans sa maison. Cela était considéré comme la plus basse des besognes qu’un esclave était appelé à faire. Le judaïsme rabbinique affirme qu’un disciple doit être prêt à faire tout ce qu’un esclave peut faire à l’exception de délier les sandales. Cette phrase illustre la façon dont Jean Baptiste se percevait en comparaison avec Jésus.

Jean 1:28 – Dans ce verset, Béthanie ne désigne pas la Béthanie près de Jérusalem, mais un autre lieu situé près de Jéricho au-delà du Jourdain.

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Jean 1:29-34 – Voici l’Agneau de Dieu

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

30 C’est celui dont j’ai dit: Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi.

31 Je ne le connaissais pas, mais c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d’eau.

32 Jean rendit ce témoignage: J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui.

33 Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit: Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint Esprit.

34 Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu.

Jean 1:29« l’Agneau de Dieu » : Seul l’apôtre Jean utilise ce titre pour désigner Jésus.

Si les noces de Cana eurent lieu trois jours plus tard, et qu’il est dit que la Pâque était proche, l’allusion à l’Agneau de Dieu prend tout son sens !

Jean 2:13

13 La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

Jean faisait ainsi un parallèle entre l’agneau pascal qui symbolise la délivrance de l’Égypte et Jésus, l’Agneau de Dieu.

Jean 1:29 – « qui ôte le péché du monde ». : Cette phrase signifie prendre sur soi et emporter. Ceci est semblable au concept du bouc émissaire de Lévitique 16. Le « péché du monde » révèle la nature universelle de l’œuvre de l’Agneau.

Jean 1:32-33« J’ai vu…  » : les manifestations du Saint Esprit, permettaient à Jean Baptiste d’identifier Jésus en tant que Messie.

En dehors de ces manifestations relatées par l’apôtre, Jean ne donne pas de détails du baptême comme l’ont fait les autres évangélistes. De la même manière Jean ne rapporte pas les détails de la sainte cène.

Mais pourquoi fallait-il que Jésus-Christ reçoive le Saint-Esprit alors que dans sa nature divine, le Fils de Dieu, c’est l’Esprit.

2 Corinthiens 3:17

17 Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.

Quand Jésus a reçu le Saint-Esprit lors de son baptême d’eau, il l’a reçu dans sa nature humaine. Il a été ainsi oint du Saint-Esprit, mis à part par Dieu pour sa tâche spécifique de Médiateur, et il a été équipé du Saint-Esprit pour accomplir sa tâche. Jésus citera ainsi la prophétie d’Ésaïe 61:1-2 en :

Luc 4:18-19

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.

En disant aujourd’hui cette Parole de l’Écriture s’est accomplie.

Jean 1:33 – « Je ne le connaissais pas » : Jean Baptiste était le cousin de Jésus et le connaissait donc. Cependant, ce qu’il dit dans ce verset 33, veut dire tout simplement dire qu’il ne le connaissais pas en tant que Messie.

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Jean 1:35-42 – les premiers disciples

Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples;

36 et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit: Voilà l’Agneau de Dieu.

37 Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

38 Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit: Que cherchez-vous? Ils lui répondirent: Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu?

39 Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.

40 André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.

41 Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).

42 Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit: Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).

« Disciple » – Le terme disciple signifie à la fois, apprenti et adepte de la doctrine. Le Nouveau Testament ordonne au croyant d’être un disciple et non une personne qui fait profession de suivre Jésus. Cela demande après une décision initiale (foi et repentance) d’avoir ensuite une vie d’obéissance et de persévérance.

Jean Baptiste est l’exemple même à suivre. Il fait des disciples, mais il les dirige ensuite vers Jésus. Il ne les dirige pas vers lui-même. Il dira d’ailleurs en parlant de Jésus :

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Jean 1:38 – « (ce qui signifie maitre) » Cette précision montre que Jean écrivait pour des gentils.

« Où demeures-tu ? » : cette expression montre l’intention de passer davantage de temps avec Jésus.

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Jean 1:43-51 – les premières rencontres

43 Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit: Suis-moi.

44 Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre.

45 Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.

46 Nathanaël lui dit: Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? Philippe lui répondit: Viens, et vois.

47 Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.

48 D’où me connais-tu? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.

49 Nathanaël répondit et lui dit: Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.

50 Jésus lui répondit: Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci.

51 Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

L’Évangile de Jean s’articule autour du ministère de Jésus en Judée et surtout à Jérusalem.  Ici, il quitte la Judée pour aller aux noces de Cana en Galilée.

« Bethsaïda » : se traduit par la maison du poisson

« Nathanaël » : signifie « Dieu a donné ». Ce nom ne figure pas autre part dans d’autres chapitres de l’Évangile de Jean. Il est à rapprocher de Barthélémy car là où ne figure pas Nathanael avec les autres disciples, figure Barthélémy.

Jean 1:45– « de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé » : c’est-à-dire le Tanach ce que nous appelons l’Ancien Testament (avec les écrits poétiques)

Jean 1:46 – « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » : Nathanaël devaient connaître les Écritures. Michée 5 parle d de Bethléhem en Judée et non de Nazareth en Galilée. Par ailleurs, le village de Nazareth était situé en Galilée dont les habitants étaient méprisés par les religieux juifs et les judéens.

Jean 1:47 – « dans lequel il n’y a point de fraude » : l’expression désigne un homme intègre et rappelle le:

Psaumes 32:2

Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude!

Jean 1:49 – « tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » : Ces deux titres ont une implication nationaliste messianique qui était déjà évoquée au Psaume 2.

Jean 1:51 – Amen, Amen ou en vérité, en vérité. Ce double usage de ces mots ne se trouve qu’en Jean. Ces expressions sont utilisées comme une affirmation, et en début de phrase invite à faire attention aux paroles qui suivent et à leur importance.

le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

Ce verset est une allusion à l’échelle de Jacob. Ceci voulait dire que Dieu allait pourvoir aux besoins de Jésus comme il avait pourvu aux besoins de Jacob.

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Prière : La Parole faite chair

« Père céleste, merci de nous révéler Jésus, Parole éternelle et Lumière du monde. Qu’Il remplisse chacun de sa présence, de son Esprit et de sa grâce. Ouvre nos yeux à ta gloire et donne nous la foi pour le reconnaître comme notre sauveur personnel.

Au nom de Jésus, nous te prions, Amen. »

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Introduction à l’Évangile de Jean : Jésus, lumière du monde

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L’introduction de l’Évangile de Jean révèle l’identité de Jésus-Christ. Jean présente Jésus comme la Parole éternelle, la source de vie et de lumière. Ce prologue pose les fondements essentiels de la foi chrétienne et oriente toute la lecture de l’Évangile.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 1

Introduction à l’Évangile de Jean

Les Évangélistes Matthieu et Luc débutent leur Évangile avec la naissance de Jésus. Marc commence avec son baptême, tandis que Jean remonte avant la création.

Jean en faisant cela, veut présenter Jésus de Nazareth dans toute sa divinité parce qu’il est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. C’est ainsi qu’il va montrer la divinité de Jésus progressivement alors que les Évangiles synoptiques voilent cette vérité. C’est ce que l’on appelle ’’ le secret messianique.’’

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1. Présentation de l’Évangile de Jean

Dans cet Évangile nous voyons se dérouler la vie de Jésus à travers le regard de son apôtre. Il nous donne sa compréhension quand les autres Évangiles rapportent des faits. Le but de Jean, n’est pas de rapporter des faits selon l’ordre chronologique, mais selon le but qu’il s’est fixé :

Jean 20:31

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

L’auteur

L’Évangile est anonyme. Cependant, il est traditionnellement attribué à Jean, l’apôtre, fils de Zébédée et frère de Jacques, apôtre également de Jésus. Jean est souvent appelé le « disciple que Jésus aimait » (Jean 21:20). Bien que l’auteur ne se nomme pas explicitement, les indices convergent en ce sens.

La datation

La rédaction de cet Évangile pourrait être datée d’avant l’an 70, mais elle est considérée comme ayant été réalisée entre l’an 85 et 90. Ce texte est considéré comme le dernier écrit des Évangiles.

Les destinataires

À l‘origine, cet texte avait été écrit pour les églises des provinces d’Asie mineure. Cependant, sa portée en fait, est universelle, Jean ayant eu une attention particulière pour les communautés chrétiennes issues du judaïsme et de la diaspora grecque.

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2. Le thème de l’Évangile

Le thème central de l’Évangile de Jean est la révélation de Jésus comme le Christ, le Fils de Dieu, et la source de la vie éternelle. Jean met l’accent sur :

  • L’incarnation : « La Parole s’est faite chair » (Jean 1:14).
  • La lumière et les ténèbres : Jésus est la lumière qui brille dans les ténèbres (Jean 1:5).
  • La foi : Croire en Jésus comme le seul chemin vers la vie éternelle (Jean 3:16, 20:31).
  • L’amour : L’amour de Dieu manifesté en Jésus (Jean 3:16, 15:13).

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3. Le but de l’Évangile

Le but de cet Évangile est déclaré explicitement au verset de:

Jean 20:31

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

Ce verset 20:31 est perçu comme un encouragement à la persévérance et à l’évangélisation, du fait de l’emploi constant du temps présent pour décrire le salut.

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4. Le plan de l’Évangile de Jean

L’Évangile de Jean est encadré par un Prologue théologique (1:1-18) et un Épilogue pratique (chapitre 21)

Il se clôture par le verset de Jean 20:31 précité. Il se subdivise en deux parties, à savoir:

A. Le Livre des Signes (Jean 1:19–12:50)

Cette section présente sept signes (miracles) qui révèlent la gloire de Jésus et suscitent la foi

Les noces de CanaJean 02:1-11Jésus transforme l’eau en vin, symbolisant la joie du royaume.
La guérison du fils d’un officierJean 04:46-54La foi en la parole de Jésus.
La guérison du paralytiqueJean 05:1-15Jésus a le pouvoir de pardonner les péchés.
La multiplication des painsJean 06:1-15Jésus est le pain de vie.
Jésus marche sur l’eauJean 06:16-21Jésus maîtrise la création.
La guérison de l’aveugle-néJean 09:1-41Jésus est la lumière du monde.
La résurrection de LazareJean 11:1-44Jésus est la résurrection et la vie.

Ces signes sont accompagnés de discours comme par exemple le discours sur le pain de vie en Jean 6, et de récits sur les conflits s’élevant entre Jésus et les autorités religieuses juives.

B. Le Livre de la Gloire (Jean 13–21)

Cette section couvre la Passion, la mort et la résurrection de Jésus, avec un accent particulier sur :

  • Le lavement des pieds (Jean 13), symbole de l’humilité et du service.
  • Les discours d’adieu (Jean 14–17) au cours duquel Jésus prépare Ses disciples à Son départ et leur promet l’envoi de l’Esprit Saint.
  • La prière sacerdotale (Jean 17) dans laquelle Jésus intercède pour ses disciples et pour tous les croyants.
  • La crucifixion et la résurrection (Jean 18–20) où Jésus accomplit son œuvre rédemptrice.
Les Points clés de cet Évangile sont :
  • L’amour jusqu’à la fin (Jean 13:1) quand Jésus montre son amour par le sacrifice.
  • La promesse de la venue de l’Esprit de vérité (Jean 14:26) qui guidera les croyants.
  • La victoire sur la mort (Jean 20:1-31), la résurrection prouvant que Jésus est le Fils de Dieu.

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Matthieu chapitre 28 : lumière nouvelle pour un monde à sauver

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Matthieu chapitre 28 annonce la victoire de Jésus sur la mort. La résurrection transforme la tristesse en joie et ouvre une espérance éternelle. Le Ressuscité confie à ses disciples une mission claire : faire connaître cette lumière au monde entier.

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Matthieu chapitre 28 – Étude biblique

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1 – La résurrection de Jésus – Matthieu 28:1-7

1 Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre.

Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s’assit dessus.

Son aspect était comme l’éclair, et son vêtement blanc comme la neige.

Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts.

Mais l’ange prit la parole, et dit aux femmes : Pour vous, ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié.

Il n’est point ici ; il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché,

et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée: c’est là que vous le verrez. Voici, je vous l’ai dit.

Le contexte :

Après le sabbat, au lever du soleil, Marie de Magdala et l’autre Marie se rendent au tombeau de Jésus. Elles deviennent les premiers témoins de la résurrection, événement central de la foi chrétienne.

  • 28:1 “Marie de Magdala et l’autre Marie”. Marc 16:1 et Luc 24:10 mentionnent d’autres femmes, tandis que Jean 20:1 ne mentionne que Marie de Magdala.
  • 28:2 un grand tremblement de terre. Matthieu est le seul à expliquer comment le sépulcre est ouvert.
    • Un ange du Seigneur. Luc 24:4 et Jean 20:12 mentionnent deux anges.  Il ne faut pas s’attacher au nombre différent dans les divers évangiles mais chercher le message particulier voulu par les Évangélistes.
  • 28:6 : « Venez, voyez le lieu où il était couché » . Il est dit en:
Jean 20:12

12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.

Ce verset décrit la position qu’avait le corps de Jésus-Christ dans le tombeau. Ceci est l’image de l’arche de l’alliance où étaient représentés à chaque extrémité du propitiatoire, deux chérubins tels que décrits en:

Exode 25:18-19

18 Tu feras deux chérubins d’or, tu les feras d’or battu, aux deux extrémités du propitiatoire ;

19 fais un chérubin à l’une des extrémités et un chérubin à l’autre extrémité ; vous ferez les chérubins sortant du propitiatoire à ses deux extrémités.

  • 28:7 il vous précède en Galilée – Ce verset est la confirmation de ce que Jésus avait annoncé en:
Matthieu 26:32

32 Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée.

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2 – Jésus et les femmes – Matthieu 28:8-10

Elles s’éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.

Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit: Je vous salue. Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui.

10 Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront.

Les points clés :

  • 28:8 Les femmes agissent promptement pour annoncer la nouvelle aux disciples.
  • 28:9 – je vous salue – le verbe grec exprime une salutation joyeuse.
    •   elles se prosternèrent devant lui – leurs gestes sont l’expression de la soumission et du respect. C’est aussi une marque d’adoration
  • 28:10 allez dire … de se rendre en Galilée – Jésus répète ici le message qu’avait donné l’ange.

Les enseignements :

  • La fidélité est récompensée : Les femmes qui avaient suivi Jésus jusqu’à la croix, sont les premières à voir le tombeau vide et à rencontrer Jésus ressuscité. Cela montre que Dieu récompense la fidélité. Elles seront les premières personnes à porter la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus.
  • La résurrection est le fondement de la foi. Elle est la pierre angulaire du christianisme. Sans cette résurrection, notre foi serait vaine.
1 Corinthiens 15:14-19

14 Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.

15 Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point.

16 Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité.

17 Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés,

18 et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus.

19 Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.

  •  La résurrection est la preuve que Jésus a vaincu la mort et qu’il offre l’espérance de la vie éternelle.
  • La Bonne Nouvelle : Les femmes sont envoyées pour proclamer la résurrection. Les croyants sont appelés à partager cette bonne nouvelle avec joie et empressement.

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3 – Le récit des gardes – Matthieu 28:11-15

11 Pendant qu’elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville, et annoncèrent aux principaux sacrificateurs tout ce qui était arrivé.

12 Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme d’argent,

13 en disant: Dites: Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions.

14 Et si le gouverneur l’apprend, nous l’apaiserons, et nous vous tirerons de peine.

15 Les soldats prirent l’argent, et suivirent les instructions qui leur furent données. Et ce bruit s’est répandu parmi les Juifs, jusqu’à ce jour.

Le contexte :

Pendant que les femmes se rendent auprès des disciples, les gardes, témoins des évènements, rapportent ce qu’ils ont vu aux chefs religieux. Ceux-ci tentent d’étouffer la vérité en les soudoyant.

Les points clés :

  • 28:11 : « Quelques-uns des gardes allèrent dans la ville … » Les gardes, terrifiés par l’ange et le tremblement de terre, témoignent de la résurrection aux autorités juives.
  • 28:12-13 : «Ses disciples sont venus de nuit le voler »: Les chefs religieux corrompent les gardes pour propager un mensonge, à savoir que les disciples auraient volé le corps de Jésus. Le comportement des autorités religieuses montre jusqu’où elles étaient prêtes à aller pour nier la vérité.
  • 28:14 : Dormir pendant une garde, était une faute grave qui pouvait être punie de mort. C’est pourquoi les autorités religieuses ont déclaré aux soldats qu’elles apaiseraient le gouverneur s’il l’apprenait.
  • 28:15 : « Cette parole s’est répandue … » Le mensonge a persisté, mais il n’a pas pu effacer la réalité de la résurrection. La vérité finit toujours par triompher.

Les enseignements :

  • La vérité contre le mensonge : Les chefs religieux préfèrent mentir plutôt que de reconnaître la résurrection. Cela rappelle que les mensonges finissent toujours par être démasqués, et que la vérité de Dieu demeure éternellement.
  • L’incrédulité : est comme une épaisse carapace derrière laquelle les gens se réfugient pour rejeter toute vérité. Les croyants sont appelés à persévérer dans la vérité, même face à l’opposition.
  • Par le témoignage des gardes et des femmes, une conclusion s’impose : le tombeau est vide, Jésus est ressuscité !

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4 – L’envoi en mission – Matthieu 28:16-20

16 Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée.

17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes.

18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Le contexte :

Les onze disciples se rendent en Galilée où Jésus leur apparaît et leur confie la mission d’aller faire des disciples de toutes les nations.

Les points clés :

  • 28:16 : « Les onze disciples allèrent en Galilée »: Les disciples obéissent à l’instruction de Jésus, montrant leur foi et leur soumission. « La montagne » rappelle le lieu d’enseignement et de révélation (Matthieu 5:1, le Sermon sur la Montagne, mais aussi la montagne où Moïse reçu ses instructions.)
  • 28:17 : « ils se prosternèrent devant lui. Les disciples adorèrent Jésus, reconnaissant sa divinité.
  • Mais quelques-uns eurent des doutes » Jean rappellera l’incrédulité de Thomas en Jean 20:24-29. Jésus ne rejette pas ceux qui ont des doutes. Il est là pour affermir leur foi avant la mission.
  • 28:18 : « Tout pouvoir m’a été donné» Jésus déclare son autorité universelle comme Seigneur ressuscité. C’est au nom de cette autorité reçue qu’il envoie en mission.
  • 28:19 : « Allez, faites de toutes les nations des disciples ». Cette grande mission comprend quatre éléments clés :
    1. « Allez » : est un ordre qui invite à une action.
    2. « Faites des disciples » : Il ne s’agit pas seulement d’annoncer la bonne nouvelle, mais de former des disciples, ce qui demande de les amener à la convertion puis de les enseigner.
    3. « les Baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » : Le baptême symbolise l’engagement à suivre Jésus et l’entrée dans la famille de Dieu.
    4. « Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » : La formation des disciples passe par l’acceptation et l’obéissance aux enseignements de Jésus.
  • 28:20 :« Je suis avec vous tous les jours » Jésus promet sa présence constante avec tous ses disciples. Cette promesse se matérialise aujourd’hui, par le Saint-Esprit en nous qui nous fortifie.
2 Timothée 1:7

Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

Les enseignements :

  • L’autorité de Jésus : « Tout pouvoir m’a été donné » montre que Jésus est Seigneur. Le croyant missionné reçoit l’autorité déléguée pour accomplir la mission avec confiance.
  • La mission des disciples : La grande mission n’est pas réservée aux seuls apôtres mais elle concerne tous les croyants. Chaque chrétien est appelé à :
    • Partager l’Évangile : annoncer la bonne nouvelle du salut
    • Baptiser : faire de nouveaux croyants.
    • Enseigner : révéler la personne de Jésus et ses commandements.
  • La présence de Jésus : « Je suis avec vous ». Jésus par le Saint-Esprit nous accompagne, nous dirige et nous inspire

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Synthèse et enseignements de Matthieu 28

La résurrection : fondement de la foi chrétienne

La résurrection de Jésus est la pierre angulaire sur laquelle repose la foi chrétienne. Elle atteste que Jésus est vivant et qu’il a triomphé de la mort, donnant ainsi tout son sens à la prédication de l’Évangile et à la foi des croyants.

1 Pierre 1:3

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,

La fidélité et l’obéissance

Les femmes et les disciples illustrent l’importance de demeurer fidèles à Jésus, même dans l’épreuve. Leur obéissance leur a permis de rencontrer le Christ ressuscité, ce qui souligne la valeur de la persévérance et du dévouement dans la vie chrétienne.

La victoire sur le mensonge

Malgré les tentatives des chefs religieux de dissimuler la vérité, leur mensonge s’est avèré sans effet. La résurrection s’impose comme une réalité qui a bouleversé et bouleverse le monde et qui transforme les vies.

L’appel universel à la mission

Jésus confie à ses disciples une mission mondiale et éternelle. Tous les croyants sont invités à y participer, étant forts de la certitude de la présence et de l’autorité de Jésus. Cet appel à l’action s’adresse à chaque membre de la communauté chrétienne, sans aucune exception.

Applications pratiques

Vivre dans l’espérance de la résurrection

La résurrection de Jésus offre aux croyants l’assurance que la mort n’est pas une fin, mais le passage vers la vie éternelle. Cette certitude inspire la joie, le courage et la persévérance dans le quotidien.

Partager la Bonne Nouvelle

À l’exemple des femmes et des premiers disciples, les chrétiens sont appelés à annoncer la résurrection et à faire des disciples. Cela doit se concrétiser par le témoignage personnel, l’évangélisation auprès de leur entourage et la formation des nouveaux croyants.

S’appuyer sur la présence de Jésus

La promesse « Je suis avec vous » demeure une source de force et de paix. Les croyants peuvent s’appuyer sur cette présence pour relever les défis liés à leur mission et aussi surmonter les épreuves.

Former des disciples

La mission des croyants ne se limite pas à l’évangélisation. Ils sont aussi appelés à accompagner les nouveaux croyants dans leur croissance spirituelle en leur enseignant à observer les commandements de Jésus.

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Matthieu chapitre 27 : Jésus condamné, crucifié et enseveli par amour

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Matthieu chapitre 27 décrit la condamnation, la crucifixion et l’ensevelissement de Jésus. Celui-ci est livré à Pilate, cloué sur la croix et meurt dans l’abandon. Pourtant, dans cet acte d’amour ultime, s’accomplit le salut promis à l’humanité pécheresse. Ce chapitre central pour l’Évangile.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 28

Matthieu chapitre 27 – Étude biblique

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1 – La condamnation de Jésus – Matthieu 27:1-2

1 Dès que le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour le faire mourir.

Après l’avoir lié, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur.

Le contexte :

 Après son arrestation, Jésus est conduit devant le Sanhédrin, puis livré à Pilate pour une condamnation romaine.

Les points clés

  • « Tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir» : Le Sanhédrin, après avoir condamné Jésus pour blasphème (Matthieu 26:65-66), cherche à obtenir une condamnation politique de la part des Romains, car ils n’ont pas le droit d’exécuter eux mêmes qui que ce soit (Jean 18:31). Leur motivation est claire : éliminer Jésus, perçu comme une menace pour leur autorité religieuse et politique. Pourtant, pour un blasphème, ils auraient dû le lapider selon ce qui est écrit en:
Lévitique 24:16

16 Celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort: toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu.

Et comme ils l’ont fait pour Étienne en Actes 7.

  • Mais ils tenaient à ce qu’il soit vu par le peuple comme un objet de malédiction selon les versets de :
Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Ceci est confirmé par l’apôtre Paul en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

  • «Ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur » : Pilate, préfet romain de Judée, représente l’autorité impériale. Les chefs religieux doivent obtenir son accord pour exécuter Jésus. Cette livraison marque le début du procès romain au cours duquel Jésus sera accusé de s’être déclaré « roi des Juifs » (une prétention politique dangereuse pour Rome).

L’enseignement

  • Injustice et manipulation : Les autorités religieuses agissent par jalousie et peur (Matthieu 27:18), manipulant la foule et le système judiciaire. Cela montre comment l’ambition et la peur peuvent corrompre la justice.
  • Soumission à la volonté de Dieu : Jésus, bien qu’innocent, se soumet au processus, accomplissant ainsi les Écritures et notamment ce qui est écrit en Ésaïe 53:7.

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2 – Les vains remords de Judas – Matthieu 27:3-10

Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens,

en disant: J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent: Que nous importe? Cela te regarde.

Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira, et alla se pendre.

Les principaux sacrificateurs les ramassèrent, et dirent: Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.

Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers.

C’est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu’à ce jour.

Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète: Ils ont pris les trente pièces d’argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël;

10 et il les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

Le contexte :

Judas, après avoir trahi Jésus, est accablé par le remords. C’est ainsi que s’est accompli la prophétie de:

Zacharie 11:12-13

12 Je leur dis: Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13 L’Éternel me dit: Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

Les points clés

  • « Judas, se repentit» : Le verbe grec metamelomai (se repentir) exprime des remords, mais pas un véritable repentir menant au salut (comparer avec metanoia, qui implique un changement de cœur et de vie). Judas regrette son acte, mais ne cherche pas le pardon de Dieu.
  • « J’ai péché en livrant du sang innocent » : Judas reconnaît l’innocence de Jésus, mais son repentir est désespéré. Il tente de rendre les trente pièces d’argent, symbole de sa trahison (Matthieu 26:15), mais les chefs religieux refusent, montrant leur indifférence à la justice.
  • « Il jeta l’argent dans le temple, se retira, et alla se pendre» : Judas se suicide ce qui constitue un acte de désespoir total. Les chefs religieux utilisent l’argent pour acheter le champ du potier, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 11:12-13
  • ‘’Champ du sang’’ est la traduction du terme Araméen “Hakeldama,” trouvé dans Actes 1:19.

L’enseignement

  • Le danger du désespoir : Judas montre comment les remords sans espérance, peut mener à la destruction. Le vrai repentir implique de se tourner vers Dieu pour confesser son péché et pour recevoir son pardon.
1 Jean 1:9

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

  • L’accomplissement des Écritures : Même dans la trahison, le plan de Dieu s’accomplit. Le champ acheté avec l’argent de Judas devient un lieu maudit, symbole de la conséquence du péché.

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3 – Jésus comparait devant Pilate – Matthieu 27:11-14

11 Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea, en ces termes: Es-tu le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis.

12 Mais il ne répondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens.

13 Alors Pilate lui dit: N’entends-tu pas de combien de choses ils t’accusent?

Le contexte :

Pilate interroge Jésus sur les accusations portées contre lui.

Luc 23:2

Ils se mirent à l’accuser, disant: Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi.

Les points clés

  • « Es-tu le roi des Juifs ? » : C’est la seule question qui intéresse Pilate. Il cherche par là à savoir si Jésus est un agitateur politique. Jésus répond : « Tu le dis », affirmant ainsi sa royauté, mais d’une manière qui dépasse la compréhension terrestre de Pilate.
  • « Il ne répondit rien aux accusations» : Le silence de Jésus accomplit la prophétie d’Ésaïe 53:7 : « Il n’a pas ouvert la bouche, comme un agneau qu’on mène à la boucherie. » Son silence montre sa dignité et sa soumission à la volonté de Dieu, malgré l’injustice.

Enseignement

  • L’autorité de Jésus : Jésus affirme sa royauté, mais pas de la manière attendue par Pilate ou les chefs religieux. Il est roi spirituel, et son royaume n’est « pas de ce monde »
Jean 18:36

36 Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

  • Le silence comme témoignage : Le silence de Jésus devant ses accusateurs, est un témoignage de sa confiance en Dieu et de son innocence. Il ne se défend pas car sa mission est de se sacrifier pour les pécheurs.

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4 – Jésus ou Barabbas – Matthieu 27:15-26

15 A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que demandait la foule.

16 Ils avaient alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas.

17 Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit: Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus, qu’on appelle Christ?

18 Car il savait que c’était par envie qu’ils avaient livré Jésus.

19 Pendant qu’il était assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire: Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste; car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui.

20 Les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.

21 Le gouverneur prenant la parole, leur dit: Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche? Ils répondirent: Barabbas.

22 Pilate leur dit: Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle Christ? Tous répondirent: Qu’il soit crucifié!

23 Le gouverneur dit: Mais quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Qu’il soit crucifié!

24 Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit: Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.

25 Et tout le peuple répondit: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!

26 Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

Le contexte :

  • Pilate propose de relâcher un prisonnier selon la coutume, mais la foule demande la libération de Barabbas et la crucifixion de Jésus.
  • Se laver les mains était une coutume juive et non romaine :
Deutéronome 21:6-8

Tous les anciens de cette ville la plus rapprochée du cadavre laveront leurs mains sur la génisse à laquelle on a brisé la nuque dans le torrent.

Et prenant la parole, ils diront: Nos mains n’ont point répandu ce sang et nos yeux ne l’ont point vu répandre.

Pardonne, ô Éternel! à ton peuple d’Israël, que tu as racheté; n’impute pas le sang innocent à ton peuple d’Israël, et ce sang ne lui sera point imputé.

Psaumes 26:6

Je lave mes mains dans l’innocence, Et je vais autour de ton autel, ô Éternel!

et Psaumes 73:13

13 C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur, Et que j’ai lavé mes mains dans l’innocence :

Les points clés

  • « La foule […] demanda Barabbas » : Barabbas était un criminel notoire (Jean 18:40) et il est préféré à Jésus. Ce choix symbolise comment l’humanité rejette le Sauveur pour privilégier le péché.
  • « Que ferai-je donc de Jésus qu’on appelle Christ ? » : Pilate, conscient de l’innocence de Jésus (Matthieu 27:24), tente de le libérer, mais va cèder à la pression de la foule. « Qu’il soit crucifié ! » devient le cri unanime, montrant la haine des chefs religieux et l’influence qu’ils avaient sur le peuple.
  • « Pilate prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de cet homme » : Ce geste symbolique montre que Pilate rejette toute responsabilité. Cependant, il n’en reste pas moins complice en condamnant Jésus. La foule répond : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! ». Ceci est une déclaration tragique de leur responsabilité collective, une auto-malédiction qui se porte sur les générations suivantes.

L’enseignement

  • La responsabilité morale : Pilate et la foule montrent comment la lâcheté et la manipulation peuvent mener à des injustices graves. Les croyants sont appelés à assumer leurs responsabilités et à résister à la pression sociale et à quelque pression que ce soit.
  • Le rejet de Jésus : Le choix de Barabbas au lieu de Jésus illustre comment l’humanité préfère souvent le péché à la grâce. Cela rappelle l’importance de choisir Jésus-Christ chaque jour.

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5 – Le Roi est couronné d’épines – Matthieu 27:27-32

27 Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.

28 Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate.

29 Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs!

30 Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête.

31 Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

32 Lorsqu’ils sortirent, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, appelé Simon, et ils le forcèrent à porter la croix de Jésus.

Le contexte :

Après la condamnation, Jésus est livré aux soldats romains pour être crucifié. La couronne d’épines rappelle deux épisodes. Celui du sacrifice d’Isaac, où il y a eu substitution avec un bélier.

Genèse 22:13

13 Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils.

Et la malédiction de la terre de:

Genèse 3:17-18

17 Il dit à l’homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre: Tu n’en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,

18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.

Jésus prend sur lui la malédiction liée à nos péchés.

De même, alors que l’humanité méritait la mort, Jésus prend la place de chacun et s’offre lui-même en sacrifice. Il devient ainsi la victime expiatoire, accomplissant le rôle du bélier dans le récit d’Abraham, mais de façon parfaite et définitive.

Les points clés

  • « Les soldats du gouverneur prirent Jésus dans le prétoire » : Les soldats romains vont se moquer de Jésus. Ainsi, Ils lui mettent un manteau écarlate. Marc 15:17 et Jean 19:2 parleront de pourpre, symbole de royauté. Ils le coiffent d’une couronne d’épines, et lui mettent entre les mains un roseau comme un sceptre, le ridiculisant ainsi en le traitant comme un « roi ».
  • « Salut, roi des Juifs ! » : Les soldats se moquent de la prétention royale de Jésus, lui crachent dessus et le frappent. Ces actes montrent le mépris des Romains pour les Juifs et leur Messie.
  • « Après s’être ainsi moqués de lui, ils l’emmenèrent pour le crucifier » : Jésus est conduit au calvaire, portant sa croix (Jean 19:17). Malgré les outrages, il reste silencieux et digne, accomplissant ainsi les Écritures.

L’enseignement

  • L’humiliation de Jésus : Les moqueries des soldats révèlent la profondeur de l’abaissement de Jésus. Il endure l’humiliation pour racheter l’humanité. Paul dira :
Philippiens 2:8

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

  • La royauté de Jésus : Ironiquement, les soldats proclament sans le savoir la vérité. Jésus est bien le Roi, le Roi des rois, mais son royaume est spirituel et éternel.

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6 – Jésus est crucifié – Matthieu 27:33-44

33 Arrivés au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne,

34 ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; mais, quand il l’eut goûté, il ne voulut pas boire.

35 Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique.

36 Puis ils s’assirent, et le gardèrent.

Les points clés

  • 27:34“ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel” Le Talmud Babylonien dit que les femmes de Jérusalem donnaient cette boisson forte aux condamnés pour soulager leur douleur. C’était probablement une référence prophétique au:
Psaumes 69:22

22 Ils mettent du fiel dans ma nourriture, Et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre.

  • 27:35 – « ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort » C’est l’accomplissement de la prophétie de:
Psaumes 22:19

19 Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique.

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Matthieu 27:37-44 – L’inscription : Le roi des Juifs

37 Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête: Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.

38 Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.

39 Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête,

40 en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

43 Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu.

44 Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière.

Les points clés

  • 27:37– Jésus, le roi des Juifs, ou plus précisément,Jésus de Nazareth, roi des Juifs. l’acronyme de « Jésus de Nazareth, roi des Juifs » donne le nom de Dieu, équivalent en latin à « INRI ». C’est ce qui explique la réaction des principaux sacrificateurs relatée en:
Jean 19:20-22

20 Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin.

21 Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N’écris pas: Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit: Je suis roi des Juifs.

22 Pilate répondit: Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.

  • Tous ceux qui se moquent de Jésus et qui le provoquent, sont inspirés par l’ennemi le diable, qui veut faire échouer le plan de Dieu. Le déchainement des puissances démoniaques est révélée au verset de:
Psaumes 22:13-14

13 De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m’environnent.

14 Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit.

  • L’accomplissement des Écritures : Chaque détail (le partage des vêtements, les moqueries…) accomplissait les prophéties de l’Ancien Testament, montrant que la crucifixion faisait partie du plan divin.
  • La souffrance et l’amour : Jésus a enduré toutes les moqueries, les injures et la douleur par amour pour les hommes.
Matthieu 20:28

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

  • Les moqueries des hommes montrent l’incompréhension humaine et démontrent que la sagesse de Dieu est une folie pour le monde.
1 Corinthiens 1:18

18 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

Ne soyons donc pas surpris quand notre témoignage auprès des autres, est rejeté et que nous soyons rejetés à cause de cela.

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7 – Jésus accomplit la loi par sa mort – Matthieu 27:45-56

45 Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre.

46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani? c’est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?

47 Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent: Il appelle Élie.

48 Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire.

49 Mais les autres disaient: Laisse, voyons si Élie viendra le sauver.

50 Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit.

51 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,

52 les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

53 Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes.

54 Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.

55 Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir.

56 Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

Les points clés

  • 27:45 : «il y eut des ténèbres sur toute la terre »: Les ténèbres (de 12 à 15 heures) symbolisent le jugement de Dieu et la souffrance spirituelle de Jésus, qui porte le péché du monde, selon :
Ésaïe 53:6

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Au moment où Jésus prend sur lui tous les péchés du monde, Dieu le Père se retire car il est trop pur pour voir le péché. Jésus perd ainsi pour un temps la communion avec le Père.

Habakuk 1:13

13 Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, Et tu ne peux pas regarder l’iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, Quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui?

  • 27:46 : «Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ce verset est la citation du
Psaumes 22:2

2Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m’as-tu abandonné, Et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?

Ce verset exprime la détresse extrême de Jésus quand sur la croix, Il porte tout le poids du péché, ce qui le sépare temporairement de Dieu, son Père.

  • 27:47 : «Il appelle Élie » Les spectateurs ne comprennent pas les paroles de Jésus, montrant ainsi leur ignorance des Écritures. Pourtant, ce moment est l’accomplissement de celles-ci.
  • 27:50 :« Jésus dans un grand cri rendit l’esprit » : Par son sacrifice volontaire, Jésus a accompli sa mission rédemptrice.
Jean 10:18

18 Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.

Son dernier cri est un cri de victoire.

Jean 19:30

30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

  • 27:51 : « Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ». Le fait que le voile se soit déchiré du haut vers le bas indique que cela s’est produit à l’initiative de Dieu. En effet, ce voile étant particulièrement haut et épais, il était impossible à des hommes de le déchirer de bas en haut d’un seul coup. A partir du moment où il est déchiré, Il offre un accès direct à la présence de Dieu le Père, en réponse au sacrifice accompli par son Fils Jésus. Ceci est confirmé par :
Hébreux 10:19-20

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

  • 27:51-52 : « La terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent » Ces signes surnaturels montrent l’impact de la mort de Jésus même sur la création.
  • 27:52-53 : « des saints ressuscitèrent » Ces résurrections préfigurent la victoire de Jésus sur la mort.
  • 27:54 : « Le centurion … Assurément, cet homme était Fils de Dieu »: Parmi la foule, c’est un païen (le centurion romain) qui reconnaît la divinité de Jésus après avoir vu les signes surnaturels. Cela montre que la vérité de Jésus dépasse les barrières culturelles et religieuses.
  • 27:55-56 : « Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin ». Ces femmes étaient notamment Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée qui sont restées fidèles jusqu’à la fin. Leur présence montre leur dévouement et prépare leur rôle de témoins de la résurrection.
L’enseignement
  • L’accomplissement des Écritures : La mort de Jésus s’accomplissait selon les prophéties de l’Ancien Testament (Psaume 22, Ésaïe 53). Chaque détail (les ténèbres, le cri d’abandon, la déchirure du voile) montre que le plan de Dieu se réalisait.
  • Le sacrifice rédempteur : Jésus porte le péché du monde
 1 Jean 2:2

Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.

Jésus endure la séparation d’avec Dieu pour racheter l’humanité. Sa mort ouvre la voie du pardon et de la réconciliation avec Dieu.

  • L’accès à Dieu : La déchirure du voile symbolise le fait que tout être humain, peut désormais s’approcher de Dieu le Père, au nom de Jésus-Christ, son Fils.
Hébreux 4:16

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

  •  Jésus a aboli la séparation entre Dieu et les hommes.
  • La reconnaissance de la divinité : Même un soldat romain reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu. Cela montre que la vérité de Jésus se révèle même dans les moments les plus sombres.
  • La fidélité des femmes : Les femmes, contrairement aux disciples qui ont fui, sont restées fidèles jusqu’à la fin. Leur présence prépare leur rôle dans l’annonce de la résurrection (Matthieu 28:1-10).

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8 – Jésus est enseveli – Matthieu 27:57-61

57 Le soir étant venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus.

58 Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre.

59 Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul blanc,

60 et le déposa dans un sépulcre neuf, qu’il s’était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du sépulcre, et il s’en alla.

61 Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du sépulcre.

Le contexte :

 Après la mort de Jésus, Joseph d’Arimathée va demander son corps pour l’ensevelir.

Les points clés

  • 27:57 : « Joseph d’Arimathée était aussi disciple de Jésus ». Il est membre du Sanhédrin selon Marc 15:43 et est décrit comme un homme bon et juste, attendant le royaume de Dieu (Luc 23:50-51). Selon Jean 19:38, il était disciple de Jésus en secret et il a fait preuve de détermination en demandant publiquement le corps de Jésus à Pilate. Cette initiative comportait un risque pour sa position sociale, reflétant ainsi une démarche courageuse de foi. Les disciples n’eurent le courage de manifester leur foi en Jésus qu’après la Pentecôte.
  • 27:60 : « Il le déposa dans son sépulcre neuf» L’ensevelissement dans un tombeau neuf, accomplissait la prophétie d’Ésaïe 53:9.
  • 27:61 :« Marie de Magdala et l’autre Marie»: Ces femmes vont faire preuve d’une fidélité constante. Présentes lors de la crucifixion, elles assistent également à la mise au tombeau de Jésus, et se préparent à embaumer son corps.
Marc 16:1

1 Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus.

Leur présence montre leur dévouement.

l’Enseignement

  • Le courage de la foi : Joseph d’Arimathée incarne l’audace de vivre sa foi, même dans l’adversité. Il est pour les croyants une référence pour vivre leur foi avec détermination, même dans des environnements hostiles.
  • L’espérance de la résurrection : Le tombeau neuf et scellé, devient le lieu de la victoire sur la mort. Les chrétiens sont invités à vivre dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle.

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9 – Le sépulcre est scellé et gardé – Matthieu 27:62-66

62 Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate,

63 et dirent: Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore: Après trois jours je ressusciterai.

64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple: Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.

65 Pilate leur dit: Vous avez une garde; allez, gardez-le comme vous l’entendrez.

66 Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre.

Le contexte :

Les chefs religieux demandent à Pilate de sécuriser le tombeau pour empêcher une prétendue supercherie. Peut-être qu’au fond d’eux-mêmes, leur motivation était autre, car ils se rappelaient les paroles de Jésus : « Après trois jours je ressusciterai. » 

Matthieu 16:21

21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, qu’il souffre beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour.

Les points clés
  • 27:62 : « Les autorités religieuses et Pilate » Se souvenant des paroles de Jésus sur sa résurrection, ces autorités religieuses cherchent à empêcher toute rumeur de résurrection.
  • 27:64 : «Ordonne que le sépulcre soit gardé». Pilate ne veut pas prendre la responsabilité de la garde du sépulcre pour ne pas être accusé de négligence.
  • 27:66 :« Ils scellèrent la pierre»: Les religieux prennent toutes les précautions. La garde est devant le sépulcre, la pierre est scellée. Toute tentative de fraude est rendue impossible.
L’enseignement
  • L’impuissance face à Dieu : Les précautions des chefs religieux seront vaines. La résurrection de Jésus est la preuve de la toute-puissance de Dieu
  • La peur de la vérité : Les autorités cherchent à étouffer la vérité, mais leur mensonge sera démasqué (Matthieu 28:11-15). La vérité triomphera toujours.

La synthèse et les enseignements globaux

  1. L’accomplissement des Écritures : Chaque détail de Matthieu 27 (la trahison de Judas, le silence de Jésus, la déchirure du voile, etc.) accomplissait les prophéties de l’Ancien Testament. Cela montre que la mort de Jésus faisait partie du plan rédempteur de Dieu.
  2. L’amour et le sacrifice de Jésus : Jésus endure la trahison, l’humiliation et la mort par amour pour l’humanité. Son sacrifice ouvre la voie du pardon et de la réconciliation avec Dieu.
  3. La faiblesse humaine et la grâce divine :
    • Judas montre comment le remords sans repentir mène au désespoir.
    • Pierre, bien qu’ayant renié Jésus, sera restauré (Jean 21:15-19). Cela rappelle que la grâce de Dieu est plus forte que nos échecs.
  4. La victoire sur la mort : La déchirure du voile et la reconnaissance du centurion montrent que la mort de Jésus ouvre un nouveau chemin vers Dieu. La résurrection (Matthieu 28) confirmera cette victoire.

L’application pratique

  • Méditer sur le sacrifice de Jésus : Prendre un temps pour réfléchir à l’amour de Jésus, qui a enduré la croix pour nous. Comment cela peut-il transformer notre gratitude et notre engagement envers Lui ?
  • Vivre dans la confiance en Dieu : Comme Joseph d’Arimathée, osons vivre notre foi avec courage, même dans un environnement hostile. Dieu honore ceux qui Lui sont fidèles.
  • Proclamer la vérité de la résurrection : Les chefs religieux ont tenté de cacher la vérité, mais elle a éclaté au grand jour. Les croyants sont appelés à partager l’Évangile avec audace, sans crainte des oppositions.
  • Recevoir la grâce et le pardon : Comme Pierre, nous pouvons échouer, mais la grâce de Dieu est toujours disponible. Tournons-nous vers Lui avec un cœur repentant et recevons son pardon.

Question pour la réflexion

Comment ce chapitre 27 de l’Évangile de Matthieu relatant la mort et l’ensevelissement de Jésus, peut-il renforcer notre foi et nous motiver à vivre pour Christ au quotidien ? En particulier, comment pouvons-nous :

  1. Rester fidèle à Jésus, même dans les épreuves ?
  2. Témoigner de son amour autour de nous ?
  3. Vivre dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle ?

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Matthieu chapitre 26 : nuit de prière et arrestation du Messie

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Matthieu chapitre 26 relate les dernières heures passées par Jésus avant d’aller à la croix. Celui-ci institue la Cène, prie avec intensité à Gethsémané, et se soumet lors de son arrestation. Ce chapitre montre l’obéissance du Messie face à la trahison, à la souffrance et à l’accomplissement du plan de Dieu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 27

Matthieu chapitre 26 – Étude biblique

Matthieu 26:1

1 Lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples:

Les discours dont il s’agit ici, sont les discours eschatologiques des chapitres de Matthieu 24 et 25, étudiés précédemment. L’expression « lorsque Jésus eut achevé … ces discours » est un marqueur de Matthieu pour distinguer les cinq discours de Jésus en Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1. Quelques détails sont donnés à ce sujet dans l’introduction de Matthieu. Cette expression clôture chacun de ces discours.

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1 – Matthieu 26:2-5 – Le complot contre Jésus

Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié.

Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du souverain sacrificateur, appelé Caïphe ;

et ils délibérèrent sur les moyens d’arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir.

Mais ils dirent : Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple.

26:3 “les principaux sacrificateurs et les anciens” – Cette expression désigne le Sanhédrin.

Caïphe a été souverain sacrificateur de l’an 18 à l’an 36 et il était le gendre de Anne qui fut quant à lui, souverain sacrificateur de l’an 6 à 15 après J.C.

Selon Flavius Josèphe quatre grandes failles sacerdotales se partageaient le pouvoir religieux (Anna, Boëthus, Phabi (ou Phiabi) et Kamith (ou Kimhith)

La Pâque combinée avec la fête des pains sans levain formait ainsi une fête de huit jours.

Lévitique 23:5-6

Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Éternel.

Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Éternel; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain.

La Pâque était l’une des fêtes importantes que les juifs devaient obligatoirement célébrer. Les trois grandes fêtes juives sont appelées les « fêtes de pèlerinage » (hébreu : Shalosh Regalim).

Voici leurs noms :

  1. Pessa’h – pour la Pâque, commémorant la sortie d’Égypte.
  2. Chavouot – pour la Fête des Semaines, célébrant le don de la Loi au Sinaï.
  3. Soukkot – pour la Fête des Tabernacles, rappelant le séjour d’Israël dans le désert.

Ces trois fêtes exigeaient que le peuple d’Israël monte à Jérusalem pour adorer l’Éternel.

Deutéronome 16:16

16 Trois fois par année, tous les mâles d’entre vous se présenteront devant l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira : à la fête des pains sans levain, à la fête des semaines, et à la fête des tabernacles. On ne paraîtra point devant l’Éternel les mains vides.

C’est pourquoi beaucoup de Juifs de la diaspora arrivaient à Jérusalem pour ces fêtes, ce qui avait pour effet de tripler la population de Jérusalem. D’un côté, Jean nous dit :

Jean 12:20-21

20 Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête,

21 s’adressèrent à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance : Seigneur, nous voudrions voir Jésus.

Et d’un autre côté en Actes, est donnée une liste de pays d’où venaient ces personnes :

Actes 2:9-11

Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie,

10 la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes,

11 Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ?

Les Romains en ces périodes de fête, faisaient venir depuis Césarée maritime des troupes supplémentaires. Dans ce passage :

  • Il y a un contraste entre l’attitude de Jésus et le comportement des autorités religieuses de l’époque. Jésus annonce ouvertement sa mort, acceptant le plan divin, tandis que ces autorités complotent dans l’ombre, cherchant à le tuer par ruse.
  • Jésus savait ce qui l’attendait et l’avais accepté, montrant ainsi sa confiance en Dieu, son obéissance, sa soumission à la volonté de son Père jusqu’à la mort.
  • Dieu est au contrôle. Les autorités veulent éviter un tumulte pendant la Pâque parce qu’Ils avaient conscience que les Romains ne supporteraient pas de troubles pendant les fêtes. Cependant, c’est précisément pendant cette fête que Jésus sera arrêté et crucifié, accomplissant ainsi le plan de salut.

26:5 -Les responsables religieux avaient conscience que les Romains n’auraient pas supporté de troubles pendant les fêtes.

Application pratique
  • Nécessité de faire confiance en Dieu : Comme Jésus, nous sommes appelés à faire confiance à Dieu, même dans les épreuves et les persécutions.
  • Invitation à la vigilance : Les disciples de Jésus doivent veiller et rester fidèles, malgré l’opposition et les complots des autorités ou/et de la société.

Question pour la réflexion : Comment la connaissance de ces détails sur les événements menant à la crucifixion, peut-elle renforcer notre foi et notre engagement à suivre Jésus, même dans les moments difficiles ?

À méditer : La mort de Jésus n’est pas un accident de l’Histoire, mais elle fait partie du dessein éternel de Dieu pour le salut des hommes.

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2 – Matthieu 26:6-13 – Le parfum répandu sur la tête de Jésus

Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,

une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête.

Les disciples, voyant cela, s’indignèrent, et dirent: A quoi bon cette perte?

On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.

10 Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action à mon égard ;

11 car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture.

13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

à Bethanie

26:6 – Simon le lépreux – Le mot lèpre à l’époque de Jésus désignait toutes sortes de maladie de peau. Est-ce que Simon avait été guéri par Jésus? Est-ce que son invitation de Jésus à un repas, exprimait sa reconnaissance envers lui pour la guérison lui ayant permis de retrouver une vie sociale normale ? Rien n’est dit. Il est indiqué simplement que cet événement eut lieu deux jours avant la Pâque.

En Marc 14, est relaté le même événement qu’en Matthieu 26. Cependant, cet événement de Matthieu 26, est à différencier de celui de Luc 7 puisqu’il ne concerne pas la même période de la vie de Jésus et ne rapporte pas les mêmes détails. Par ailleurs, en Luc 7, le nard est versé sur les pieds de Jésus, alors qu’en Matthieu 26 le parfum est versé sur la tête du Seigneur.

Le Nard

Le parfum (le nard) avait une valeur de trois cents deniers environ (correspondant à trois cents jours de travail d’un ouvrier). Le vase l’albâtre une fois ouvert ne pouvait plus être fermé (en Marc 14:3, le vase est rompu).

Par ce geste, la femme a posé un acte prophétique qui préfigure l’onction royale et sacerdotale de Jésus. Il annonce aussi la mort de Jésus, le parfum servant pour l’embaumement des morts.

26:13 – ‘dans le monde entier’. Ces mots viennent renforcer le verset de Matthieu 24:14 parlant de la bonne nouvelle.

Matthieu 24:14

14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

Application pratique
  • Adoration et dévouement : Comme cette femme, nous sommes appelés à adorer Jésus avec dévouement et générosité, sans compter le coût. L’amour pour Christ va au-delà de l’intérêt et de la logique. Il mérite ce qu’il y a de meilleur.
  • Reconnaître les moments clés : Par la réaction de Jésus à son onction, celui-ci nous invite à discerner les moments importants et à y répondre avec foi et amour, même si les autres ne comprennent pas.

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3 – Matthieu 26:14-16 – La trahison de Judas

14 Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs,

15 et dit: Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent.

16 Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus.

26:15 – Judas trahit Jésus et il accomplit ainsi la prophétie de Zacharie.

Zacharie 11:12-13

12 Je leur dis : Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13 L’Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

Depuis longtemps, les responsables religieux cherchaient une occasion pour livrer Jésus aux Romains sachant qu’ils n’avaient pas le droit d’exécuter un homme.

Le contexte et les significations de ce passage

1. La cupidité de Judas

  • Judas est motivé par l’argent, ce qui contraste fortement avec l’enseignement de Jésus sur la pauvreté d’esprit et le détachement des richesses (Matthieu 6:19-21).
  • Son acte montre comment l’avidité peut corrompre même ceux qui sont proches de Jésus. Nul ne peut servir deux maîtres (Matthieu 6:24)

2. Accomplissement des Écritures

  • La trahison de Judas pour trente pièces d’argent, est un accomplissement direct de la prophétie de Zacharie 11:12-13, où le prophète reçoit trente sicles d’argent comme salaire méprisable.
  • Ceci montre que même les actes les plus sombres, comme la trahison, ont fait partie du plan divin de rédemption.

3. La responsabilité de Judas

  • Bien que sa trahison soit prophétisée, Judas reste toutefois responsable de ses actes. Jésus le qualifie de « fils de perdition » (Jean 17:12), soulignant que cet apôtre a choisi librement de le trahir.
  • L’histoire de Juda constitue un avertissement contre l’avidité, la trahison et le rejet de la grâce de Dieu.

Application pratique

  • La vigilance contre l’avidité : L’histoire de Judas doit rappeler à tous que l’amour de l’argent peut mener à des actes destructeurs. L’avidité est aussi l’expression d’un manque de foi.
Hébreux 13:5

Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point.

  • Les croyants sont appelés à cultiver la générosité et le détachement des biens matériels.
  • Fidélité à Jésus : Judas, malgré sa proximité avec Jésus, a choisi de le trahir. Ceci doit nous inviter à examiner notre propre loyauté à l’égard de Jésus-Christ et à renforcer notre engagement.
  • Rédemption et repentir : Judas a trahi Jésus, Pierre a renié Jésus. Les deux ont été accablés de remords. Cependant, Judas ne s’est pas repenti, alors que Pierre s’est repenti et a été restauré. Ceci souligne la nécessité de se tourner vers Dieu pour recevoir sa grâce, même après un échec.
  • Paul nous avertit :
1 Timothée 6:10

10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

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4 – Matthieu 26:17-29 – Célébration de la Pâque

Matthieu 26:17-19

17 Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à Jésus, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ?

18 Il répondit : Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz : Le maître dit: Mon temps est proche; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples.

19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque.

La tradition chrétienne situe ce lieu au cénacle, là où les disciples se réunirent après la montée au ciel de Jésus. Luc donne un détail supplémentaire.

Luc 22:10

10 Il leur répondit: Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau; suivez-le dans la maison où il entrera,

Un homme portant une cruche d’eau, indique que probablement cet homme était un Essénien parce que le célibat était courant chez les Esséniens. Cette tâche de porter une cruche d’eau, était habituellement réservée aux femmes.

Matthieu 26:20-25

20 Le soir étant venu, il se mit à table avec les douze.

21 Pendant qu’ils mangeaient, il dit: Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera.

22 Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire: Est-ce moi, Seigneur?

23 Il répondit: Celui qui a mis avec moi la main dans le plat, c’est celui qui me livrera.

24 Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né.

25 Judas, qui le livrait, prit la parole et dit: Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit : Tu l’as dit.

26:20 Le soir étant venu – C’était le début du shabbat, la journée commençant le soir aux alentours de dix huit heures. Au Moyen-Orient, les personnes, et c’est encore le cas aujourd’hui, dinaient allongées sur le côté gauche autour d’une table basse, les pieds vers l’extérieur.

26:23 – Ce qui est écrit au verset de Matthieu 26:23, était annoncé par la prophétie de:

Psaumes 49:10

10 Celui-là même avec qui j’étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi.

26:24 – ‘selon ce qui est écrit de lui’ Jésus rappelle que sa mort est l’accomplissement des Écritures (par exemple, Ésaïe 53).

26:25Est-ce moi, Rabbi ? … Tu l’as dit. – Judas est prévenu qu’il est pleinement responsable de ses actes.

Matthieu 26:26-29 – L’institution de la Cène

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Matthieu identifie ainsi Jésus, à l’agneau sacrifié par chaque famille juste avant la sortie d’Égypte qui est relatée en Exode. Il était l’Agneau de Dieu, mais il a choisi le pain et le vin, pas l’agneau de la Pâque, comme symbole de la nouvelle alliance. Matthieu décrit souvent Jésus comme le deuxième Moïse, le nouveau législateur. Avec Jésus, c’est un nouvel exode qui se produit et qui nous conduit hors du péché, l’Égypte représentant le monde soumis au péché.

Osée 8:13

13 Ils immolent des victimes qu’ils m’offrent, et ils en mangent la chair : L’Éternel n’y prend point de plaisir. Maintenant l’Éternel se souvient de leur iniquité, et il punira leurs péchés : Ils retourneront en Égypte.

26:27 – La coupe dont il est question est la troisième coupe, la coupe de rédemption ou coupe de la bénédiction.

« Buvez-en tous », peut s’adresser aux disciples présents, mais revêt aussi le caractère universel de la rédemption offerte à tous par le sacrifice de Jésus.

26:29 – : Dans ce verset, Jésus annonce un banquet futur dans le royaume de Dieu, au cours duquel il partagera à nouveau ce repas avec ses disciples.

 Apocalypse 19:9

Et l’ange me dit: Écris: Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau ! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.

 Ceci évoque l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle.

Synthèse et enseignement

  • La nouvelle signification de la Pâque : Jésus transforme le repas de la Pâque juive en un symbole pour son propre sacrifice. Le pain et le vin remplace la chair et le sang de l’agneau pascal, et deviennent des signes de son corps et de son sang, donnés pour le pardon des péchés.
  • Jésus établit ici la nouvelle alliance, fondée sur son sacrifice, remplaçant l’ancienne alliance mosaïque.
  • L’Espérance future : Jésus promet un repas final dans le royaume de Dieu, symbolisant la communion éternelle avec les croyants.

Application pratique

  • Commémoration et communion : La Cène est un temps pour se souvenir du sacrifice de Jésus et pour renforcer notre communion avec Lui et avec les autres croyants.
  • Espérance et engagement : En participant à la Cène, nous sommes rappelés à notre espérance en la vie éternelle et à notre engagement à vivre selon les enseignements de Jésus.

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5 – Matthieu 26:30-46 – Gethsémané

Matthieu 26:30-35 – Jésus avertit Pierre de son reniement

30 Après voir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers.

31 Alors Jésus leur dit: Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute; car il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.

32 Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée.

33 Pierre, prenant la parole, lui dit: Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi.

34 Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.

35 Pierre lui répondit: Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.

Psaumes 118:22 par exemple

22 La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle.

« La montagne des oliviers » : est un lieu situé à l’est de Jérusalem, où se trouve le jardin de Gethsémané. Jésus s’y rendait souvent pour prier. C’est là qu’il va vivre son agonie et être arrêté.

Luc 21:37

37 Pendant le jour, Jésus enseignait dans le temple, et il allait passer la nuit à la montagne appelée montagne des Oliviers.

26:31 – Dans ce verset, Jésus se réfère à :

Zacharie 13:7

Épée, lève-toi sur mon pasteur et sur l’homme qui est mon compagnon ! Dit l’Éternel des armées. Frappe le pasteur, et que les brebis se dispersent ! Et je tournerai ma main vers les faibles.

Ce verset montre que la trahison et la dispersion des disciples (les brebis) faisaient partie du plan de Dieu. Jésus annonce ensuite sa résurrection. Comment les disciples pouvaient-ils comprendre cette chose inimaginable.

26:33-35 – La présomption de Pierre éclate au grand jour. Il ne réalise pas qu’une forte pression spirituelle, va s’exercer sur tous les disciples et qu’il ne sera pas épargné. Son amour et sa loyauté pour Jésus sont grands mais la chair est faible. Les autres disciples se disaient prêts à mourir avec Jésus, mais tous s’enfuirent.

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Matthieu 26:36-46 – Gethsémané

36 Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.

37 Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.

38 Il leur dit alors: Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici, et veillez avec moi.

La première prière de Jésus

39 Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

40 Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi!

41 Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.

La deuxième prière de Jésus

42 Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite!

43 Il revint, et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.

La troisième prière de Jésus

44 Il les quitta, et, s’éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.

45 Puis il alla vers ses disciples, et leur dit: Vous dormez maintenant, et vous vous reposez! Voici, l’heure est proche, et le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.

46 Levez-vous, allons; voici, celui qui me livre s’approche.

26:36 – Gethsémané : ce nom hébreu signifie « pressoir à huile ». Comme les olives, Jésus va subir trois pressions.

26:37 – Comme dans d’autres circonstances, à savoir la transfiguration, la ressuscitation de la fille de Jaïrus, les trois disciples Pierre, Jacques et Jean qui sont ses disciples les plus proches, l’accompagnent .

Le mot grec pour angoisse désigne une souffrance morale d’une grande intensité.

26:38 – Dans ce moment d’angoisse la présence de ses trois disciples le fortifie pour supporter cette épreuve en leur demandant de veiller avec lui.

26:39 – ‘non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.’ Jésus dans ce moment de souffrance manifeste sa soumission à la volonté du Père.

26:40 – Les disciples devaient ressentir l’oppression spirituelle à ce moment là, mais n’ont pas pu résister et ils se sont endormis.

26:41 – ‘Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation’. Cette phrase est un avertissement qui est toujours valable pour chaque chrétien aujourd’hui.

  • ‘l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible’ Notre volonté, nos bonnes volontés ne suffisent pas, nous devons avoir conscience de notre faiblesse humaine pour en tenir compte. C’est une chose que Pierre n’a pas su faire, mais nous sommes au bénéfice de son erreur.

26:42-43 – Jésus réaffirme sa soumission à la volonté du Père par deux fois, montrant ainsi sa détermination à se soumettre.

26:46 – ‘Levez-vous, allons’ montre la détermination de Jésus à faire face aux évènements qui vont suivre.

Synthèse et enseignement

  • La soumission à Dieu : Jésus montre l’exemple ultime de soumission à la volonté de Dieu, même face à la souffrance et à la mort. Son agonie à Gethsémané révèle son humanité et sa dépendance totale à Dieu.
  • La faiblesse humaine : Nous devons prendre conscience de notre faiblesse et la nécessité de dépendre de Dieu. « Sans moi vous ne pouvez rien faire » dit Jean 15:5)
  • L’exhortation « Veillez et priez » constitue un avertissement essentiel et est toujours d’actualité pour les chrétiens. Prononcée par Jésus lors de son agonie à Gethsémané, elle appelle chacun à une vigilance spirituelle soutenue ainsi qu’à la persévérance dans la prière. Par ces paroles, Jésus invite ses disciples à rester constamment attentifs, conscients des dangers spirituels, et à solliciter la force de Dieu pour ne pas succomber à la tentation.
  • Cette injonction met en lumière la tension entre la bonne volonté de l’esprit et la faiblesse de la chair. En effet, malgré nos intentions sincères, notre fragilité humaine demeure une réalité qui peut nous conduire à l’échec si nous comptons uniquement sur nos propres forces. La prise de conscience de cette faiblesse, doit donc nous pousser à rechercher la grâce et l’aide de Dieu, suivant l’exemple et l’enseignement de Jésus à ses disciples.

Application pratique

  • Soumission à Dieu : Comme Jésus, nous sommes appelés à soumettre notre volonté à celle de Dieu, même dans les épreuves.
  • Reconnaître notre faiblesse : La faiblesse des disciples nous rappelle que nous avons besoin de la grâce de Dieu pour Lui rester fidèles.
  • Vigilance spirituelle : La prière et la vigilance sont essentielles pour résister aux tentations et rester proches de Dieu.

À méditer : À Gethsémané, nous voyons l’humanité parfaite de Jésus, son obéissance et sa victoire dans la prière.

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6 – Matthieu 26:47-56 – Arrestation de Jésus

47 Comme il parlait encore, voici, Judas, l’un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d’épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple.

48 Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui que je baiserai, c’est lui; saisissez-le.

49 Aussitôt, s’approchant de Jésus, il dit: Salut, Rabbi! Et il le baisa.

50 Jésus lui dit: Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s’avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent.

51 Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille.

52 Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée.

53 Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges?

54 Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi?

55 En ce moment, Jésus dit à la foule: Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J’étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas saisi.

56 Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis. Alors tous les disciples l’abandonnèrent, et prirent la fuite.

L’arrestation

26:47 –‘Judas, l’un des douze’ : Matthieu insiste sur le fait que Judas faisait partie du cercle rapproché de Jésus et qu’il avait été choisi par lui. L’ennemi était dans la place. Il faut comprendre à ce sujet que des personnes peuvent trahir pour diverses raisons.

« une grande foule armée d’épées et de bâtons » – Ce détails indique la présence de soldats romains car seuls les soldats romains (légionnaires, auxiliaires) avaient le droit légal de porter une épée en service. Les armes étaient un symbole de leur autorité et de la domination romaine.

26:48 – ‘c’est lui ; saisissez-le’ : Par ces mots, Judas montre son implication dans l’arrestation de Jésus, ce qui va bien plus loin qu’une simple dénonciation.

26:50 – ‘Mon ami’ – Par cette expression, Jésus ne renie pas Judas, mais montre sa tristesse. Ce mot exprime aussi sa compassion, même à ce moment.

La violence

26:51 – ‘tira son épée’Jean 18:10 précise que c’est Pierre qui tire son épée, et en Luc 22:38, il est dit que les disciples s’étaient munis de deux épées.

26:52 – Jésus enseigne que la violence engendre la violence et qu’on ne résout pas un conflit par la force.

26:53-54 – Ces deux versets confirment le fait que toutes ces choses font partie du plan de Dieu. C’est l’accomplissement des prophéties d’Ésaïe 53:7-8 et de Psaume 22. La mort de Jésus faisait partie du plan de salut des hommes.

26:55 – Jésus révèle par ses paroles, la lâcheté des personnes venues la nuit pour le saisir quand elles auraient pu le faire au grand jour dans le Temple. Cependant, cela aurait créé un grand trouble.

26:56 – ‘les disciples l’abandonnèrent, et prirent la fuite’ – La fuite des disciples, constitue la réalisation de la prophétie de Zacharie 13:7 que Jésus a citée au verset 31 (Frappe le pasteur, et que les brebis se dispersent ! )

Pourtant, tous les disciples avaient dit comme Pierre qu’ils étaient prêts à mourir avec Jésus et qu’ils ne le renieraient pas. Cependant, seul Pierre s’est trouvé dans la situation de le renier parce qu’il avait suivi de près Jésus.

Matthieu 26:35

35 Pierre lui répondit: Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.

Synthèse et enseignements

  • Ce passage est l’accomplissement des Écritures : Cela fait partie du plan divin. Ces événements sont une étape nécessaire pour le salut de l’humanité .
  • Le rejet de la violence : Jésus nous enseigne que la voie de Dieu est celle de l’amour et du sacrifice.
  • Jésus nous montre l’exemple de soumission à la volonté de Dieu le Père, exemple de confiance et d’obéissance, même dans la souffrance.
  • L’abandon par tous les disciples montre la fragilité humaine. Cependant, Dieu manifeste sa grâce par la restauration à venir.

Application pratique

  • La confiance en Dieu : Comme Jésus, nous sommes appelés à faire confiance à Dieu, même dans les épreuves et les injustices.
  • Le rejet de la violence : Jésus nous enseigne à rejeter la violence et à chercher des solutions pacifiques, même face à l’injustice.
  • Le repentir et la restauration : L’échec des disciples, nous rappelle que nous pouvons toujours nous repentir et être restaurés par la grâce de Dieu.

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7 – Matthieu 26:57-68 – Jésus devant le Sanhédrin

Ce passage décrit le procès de Jésus devant le Sanhédrin, où il est accusé, moqué et condamné à mort. Ce moment est marqué par des tensions religieuses, des fausses accusations et une affirmation solennelle de l’identité messianique de Jésus.

57 Ceux qui avaient saisi Jésus l’emmenèrent chez le souverain sacrificateur Caïphe, où les scribes et les anciens étaient assemblés.

58 Pierre le suivit de loin jusqu’à la cour du souverain sacrificateur, y entra, et s’assit avec les serviteurs, pour voir comment cela finirait.

59 Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Jésus, suffisant pour le faire mourir.

60 Mais ils n’en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se soient présentés. Enfin, il en vint deux, qui dirent:

61 Celui-ci a dit: Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours.

62 Le souverain sacrificateur se leva, et lui dit: Ne réponds-tu rien? Qu’est-ce que ces hommes déposent contre toi?

63 Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit: Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.

64 Jésus lui répondit: Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.

65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème. Que vous en semble?

66 Ils répondirent: Il mérite la mort.

67 Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant:

68 Christ, prophétise; dis-nous qui t’a frappé.

Pierre suivait de loin Jésus jusqu’à la cour de la maison du grand sacrificateur. Son attitude contrastait avec celle des autres disciples. Pour prendre une image, il entrait dans la fosse aux lions ce qui annonce son futur reniement. Il surmonte sa peur et fait preuve d’un peu de courage. Il est inquiet pour Jésus. S’était-il rappelé des paroles de Jésus à Césarée de Philippe :

Matthieu 16:21

21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, qu’il souffre beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour.

26:60-62 – Les religieux ont trouvé deux témoins qui rapportent des paroles de Jésus sans en avoir compris le sens.

Jean 2:19

Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.

Quand on veut nuire à une personne, on la calomnie. Devant l’échec de cette tentative de produire des témoins crédibles, Caïphe est pris de rage. Il pose la question cruciale à Jésus : « Es tu le Christ, le Fils de Dieu. », ce qui était considéré comme un blasphème s’il était répondu positivement, et puni de mort selon:

Lévitique 24:16

16 Celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort: toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu.

26:64 – La réponse de Jésus contenue dans ce verset 64 de Matthieu 26, est l’affirmation solennelle de sa divinité en relation avec les références de l’Ancien Testament (Daniel 7:13-14 et les Psaumes). Il évoque le:

Psaumes 110:1

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

26:65-66 – « le souverain sacrificateur déchira ses vêtements ». Par ce geste, il manifestait son indignation mais par là même, enfreignait le commandement de Dieu de:

Lévitique 21:10

10 Le sacrificateur qui a la supériorité sur ses frères, sur la tête duquel a été répandue l’huile d’onction, et qui a été consacré et revêtu des vêtements sacrés, ne découvriras point sa tête et ne déchirera point ses vêtements.

Caïphe se tourna vers le Sanhédrin, mais pour lui la décision était arrêtée. Jésus est condamné à mort. Cependant les juifs n’avaient pas ce pouvoir de mettre à mort, d’exécuter leur sentence. C’est la raison pour laquelle ils se tournèrent devant le gouverneur romain, Pilate. La réponse de ce dernier est relatée en:

Jean 18:31

31 Sur quoi Pilate leur dit: Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs lui dirent: Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.

26:67-68 – La lâcheté humaine s’exprime par l’humiliation que Jésus subie (et qui ne veut pas réagir)

Synthèse et enseignements

  • 26:64 – Jésus annonce sa venue sur les nuées ( évocation de la rencontre en 1 Thessaloniciens 4:17)
  • Injustice du procès : Le procès de Jésus devant le Sanhédrin est une parodie de justice. Les autorités religieuses cherchent désespérément à condamner Jésus, même en utilisant des faux témoignages.
  • Affirmation de l’identité de Jésus : Jésus confirme qu’il est le Christ et le Fils de Dieu, malgré les risques. Sa déclaration est une affirmation solennelle de sa mission messianique et de sa divinité.
  • Prophétie de sa gloire future : Jésus annonce qu’il reviendra dans la gloire comme Fils de l’homme, accomplissant les prophéties de Daniel 7. Cela montre que sa mort n’est pas une défaite, mais une étape vers la victoire.
  • Souffrance et humiliation : Jésus endure les moqueries, les coups et les crachats avec dignité, montrant son amour pour l’humanité et son obéissance à la volonté de Dieu.

Application pratique

  • La justice et la vérité : Ce passage nous rappelle l’importance de chercher la justice et la vérité, même lorsque nous sommes confrontés à l’injustice et à la pression sociale.
  • La fidélité à Dieu : Comme Jésus, nous sommes appelés à rester fidèles à Dieu et à nos convictions, même face à l’opposition ou à la persécution.
  • L’espérance dans la souffrance : La souffrance et l’humiliation de Jésus ne sont pas la fin de l’histoire. Sa résurrection montre que Dieu transforme les épreuves en victoire. Cela nous encourage à persévérer dans la foi, même dans les moments difficiles.

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8 – Matthieu 26:69-75 – Le reniement de Pierre

Ce passage raconte le reniement de Pierre, un épisode marquant qui illustre la fragilité humaine et la grâce de Dieu.

69 Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit: Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen.

70 Mais il le nia devant tous, disant: Je ne sais ce que tu veux dire.

71 Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth.

72 Il le nia de nouveau, avec serment: Je ne connais pas cet homme.

73 Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre: Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître.

74 Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer: Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta.

75 Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite: Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

Pierre a renié avec serment par trois fois. En Marc 14:71, il est précisé « avec imprécations ». Il faut noter que cet apôtre avait subi une pression spirituelle forte de la part des servantes, pression à laquelle il n’a pas pu résister.

Un détail important est donné en:

Luc 22:61

61 Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite: Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois.

Ce regard échangé avec Jésus après que le coq ait chanté, rappela à Pierre ses propres paroles. C’est pourquoi, il est sorti et a pleuré amèrement.

À méditer : Le reniement de Pierre montre notre faiblesse, mais cette faiblesse qui pousse à la repentance, conduit à la grâce restauratrice de Jésus.

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9 – La leçon à retenir de ce chapitre

Matthieu 26 nous conduit au cœur de la Passion :

  • Jésus s’offre volontairement comme l’Agneau de Dieu.
  • L’amour vrai se mesure au don sans réserve (l’onction à Béthanie, la Cène).
  • La prière persévérante est la clé de la victoire spirituelle (Gethsémané).
  • Même dans nos échecs, comme ce fut le cas pour Pierre, Jésus nous offre la restauration.

Le chrétien doit vivre le verset de:

Hébreux 12:2

« Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix. »

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La parabole des dix mines de Luc 19:11-27

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Luc 19:11-27 présente la parabole des dix mines, qui est un enseignement de Jésus sur la fidélité, la responsabilité et l’utilisation des ressources confiées à chacun par le Seigneur en attendant son retour. Cette parabole, souvent comparée à celle des talents (Matthieu 25:14-30), met l’accent sur l’engagement actif des croyants dans la mission du Royaume.

La parabole de Luc 19:11-27

1 – L’histoire

Luc 19:11-27

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

15 Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir.

16 Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.

17 Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.

18 Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines.

19 Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes.

Le méchant serviteur

20 Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge;

21 car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.

22 Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé;

23 pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retire avec un intérêt?

24 Puis il dit à ceux qui étaient là: Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.

25 Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. –

26 Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, et tuez-les en ma présence.

2 – A qui s’adresse Jésus ?

Au moment où Jésus dit cette parabole, est-il encore dans la maison de Zachée ou en est-il sorti ?

Dans ces deux cas de figure, l’auditoire est différent. Il faut cependant relier le verset 11 au verset 10 de ce texte où il est dit :

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Il faut dire que les personnes présentes s’attendaient à voir le royaume de Dieu paraître avec la présence du Messie quand Jésus dit qu’il n’est pas venu établir le royaume de Dieu mais sauver ce qui était perdu.

Un certain nombre de détails confirment ce point.

3 – Le contexte : : une parabole sur l’attente du Royaume

Luc 19:11-13

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

Jésus raconte cette parabole pour corriger une fausse attente dans la pensée de ses auditeurs. En effet, le Royaume de Dieu ne s’établira pas immédiatement, mais après un temps d’attente et de service.

  • Jésus se présente comme un homme de haute naissance parti pour recevoir un royaume (son ascension et son couronnement). Du temps de Jésus, il n’était pas rare qu’un homme se rende à Rome pour recevoir un royaume. Ce fut le cas de la famille d’Hérode le grand qui était détesté par les Juifs parce qu’iduméen, descendant d’Esaü (Edom).
  • Ses serviteurs : Symbolisent les croyants à qui Il confie des responsabilités.
  • Les mines : Sont une somme d’argent (environ trois mois de salaire), représentant les dons, les ressources et les opportunités que Dieu met à notre disposition. L’accent du récit ne porte pas sur le montant donné, mais sur la gestion qui en est faite.
  • Le verset 12 décrit parfaitement Jésus dans son départ, son investiture comme Roi des rois et son retour sur terre.
  • Le verset 15 montre son retour glorieux, investi de l’autorité royale.
  • Ces versets de 11 à 15 donnent l’image du monde dans lequel les uns rejettent Jésus, le roi, et les autres qui se mettent à son service avec plus ou moins de bonheur. En effet, certains vont s’impliquer dans le service avec zèle alors que d’autres vont se comporter en serviteurs inutiles. Ces deux dernières catégories sont traitées dans la parabole du bon grain et de l’ivraie.
Application personnelle :
  • Il faut Comprendre que le Royaume vient après un temps de service, Jésus nous montrant l’exemple du vrai serviteur.
  •  26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? (Luc 24:26).
  • Qu’il faut vivre dans l’attente active du retour de Christ :
  • 36 Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. (Luc 21:36).

4 – La répartition des mines

Luc 19:13

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

La répartition équitable des mines est une opportunité identique pour chaque serviteur

Contrairement à la parabole des talents de Matthieu 25, où les serviteurs reçoivent des sommes différentes selon leurs capacités, ici chaque serviteur reçoit une somme identique : une mine à faire fructifier. Cela souligne que chacun bénéficie de la même opportunité et du même potentiel de service, et ce quelles que soit sa position ou ses aptitudes initiales.

Le jugement dans le service ne portera donc pas sur ce qui a été reçu, mais sur la différence de résultat obtenu par chacun. Ce sont les efforts et l’investissement personnel dans ce qui a été confié qui seront évalués, non la quantité de ressources de départ.

Application personnelle

Reconnaître que Dieu confie à chacun une mission spécifique, est essentiel dans la vie chrétienne. Jésus adresse à tous cet appel universel : « Allez, faites de toutes les nations des disciples. » (Matthieu 28:19). Ceci signifie que chaque croyant sans distinction, est invité à participer activement à l’avancement du Royaume de Dieu en partageant la foi et en accompagnant d’autres sur le chemin de la vie en Christ.

Il est tout aussi important de ne pas négliger les petites opportunités qui se présentent à nous. Jésus enseigne en effet que : « Celui qui est fidèle dans les petites choses l’est aussi dans les grandes. » (Luc 16:10). Ainsi, la fidélité dans les responsabilités modestes, prépare à de plus grandes responsabilités. Chaque occasion, même apparemment insignifiante, est une manière de servir fidèlement et de démontrer notre engagement dans la mission confiée par Dieu.

5 – Les serviteurs fidèles

Luc 19:15-19

15 Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir.

16 Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.

17 Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.

18 Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines.

19 Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes.

1-   Les serviteurs fidèles et la récompense de la fidélité

a. Le serviteur qui a gagné dix mines (Luc 19:16-17)

Le premier serviteur qui s’est présenté devant son maître, a annoncé : « Seigneur, ta mine a rapporté dix mines». Grâce à sa fidélité et à sa gestion exemplaire des ressources qui lui avaient été confiées, il reçoit une grande récompense. Le maître salue son engagement : « C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes». Ainsi, la fidélité dans de petites choses, ouvre la porte à des responsabilités plus importantes.

b. Le serviteur qui a gagné cinq mines (Luc 19:18-19)

Le second serviteur qui vient à son tour, déclare : « Seigneur, ta mine a produit cinq mines». Le maître lui attribue également une responsabilité significative : « Toi, sois établi sur cinq villes». Là encore, la fidélité et la diligence sont reconnues et récompensées par une plus grande confiance et des responsabilités accrues.

Principes tirés de l’exemple des serviteurs fidèles
  • La fidélité est récompensée. Selon le principe biblique : « Celui qui sème peu moissonnera peu » (2 Corinthiens 9:6), l’engagement et la persévérance dans les tâches confiées permettent de récolter les fruits de son travail.
  • Les responsabilités augmentent avec la fidélité. Comme l’enseigne Jésus : « Tu as été fidèle, je te confierai beaucoup» (Matthieu 25:21). La fidélité dans les petites choses prépare à recevoir des missions plus grandes.
Application personnelle
  • Investir ses dons pour le Royaume : Il est essentiel pour le chrétien de mettre ses capacités et ses ressources au service de Dieu, en se rappelant :
  • 27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau. (Jean 6:27).
  • Rechercher l’approbation de Dieu : L’objectif du croyant est de plaire à Dieu :
  •  C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. (2 Corinthiens 5:9).

6 – Le serviteur infidèle

Luc 19:20-21

20 Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge ;

21 car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.

Un autre serviteur se présente devant le maître, et contrairement aux serviteurs précédents qui ont fait fructifier les ressources qu’ils avaient reçues, celui-ci n’a pris aucune initiative pour valoriser ce qui lui avait été confié. Son action – ou plutôt son inaction – a consisté à conserver la mine sans chercher aucunement à la faire fructifier.

Si ses paroles avaient vraiment exprimé sa pensée, il aurait travaillé dur pour éviter d’être puni. Au contraire, il se justifie en accusant le maître de ne pas être honnête. Ses reproches adressés à son maître ne sont là que pour cacher sa propre négligence et sa paresse.

La réponse du maître

Luc 19:22-24

22 Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé;

23 pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retire avec un intérêt?

24 Puis il dit à ceux qui étaient là: Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.

Face à cette attitude ingrate et méprisante, le maître répond avec sévérité : « Méchant serviteur, je te jugerai sur tes paroles» (Luc 19:22). Il interroge ce serviteur sur son manque d’initiative : « Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent dans une banque ? » (Luc 19:23). Ce méchant serviteur aurait pu assurer un minimum de service en plaçant l’argent à la banque. En conséquence, le maître ordonne : « Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines » (Luc 19:24). Ce verdict montre que l’inaction et le manque de responsabilité conduisent à la perte même du peu qui avait été accordé.

Leçons à retenir
  • L’inaction est condamnable : Comme l’enseigne Jacques 4:17 : « 17 Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. »
  •  Il ne suffit pas de conserver ce que l’on reçoit mais il faut aussi agir pour le faire fructifier.
  • La peur n’est pas une excuse. En effet, selon 2 Timothée 1:7 : « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse ». 
  •  Se laisser paralyser par la crainte n’est pas justifié aux yeux du maître, de Dieu.
Application personnelle
  • Il faut surmonter la peur par la foi. Marc 9:23 rappelle que «Tout est possible à celui qui croit». Il s’agit de faire confiance à Dieu pour dépasser ses craintes et agir.
  • Il faut agir avec les ressources confiées. Ainsi, Jésus exhorte : « Que votre lumière luise devant les hommes» (Matthieu 5:16). Il est essentiel de mettre à profit les dons et les moyens reçus pour porter du fruit et témoigner.

7 – Le jugement : récompense et condamnation

Luc 19:24-26

24 Puis il dit à ceux qui étaient là: Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.

25 Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. –

26 Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

a. La récompense des fidèles

Cette parole de « C’est bien, bon serviteur… reçois le gouvernement de dix villes. » de Luc 19:17, souligne que les serviteurs fidèles dans leur gestion des biens confiés reçoivent de la part du maître des responsabilités accrues. Ce principe se retrouve également dans l’enseignement de Matthieu 25:21 : « Je te confierai beaucoup. » La fidélité n’est donc pas seulement reconnue, elle est aussi récompensée par la confiance renouvelée et l’attribution de tâches plus grandes. De plus, ces serviteurs fidèles accèdent à la joie du maître, comme le rappelle Matthieu 25:23 : « Entre dans la joie de ton maître. » La fidélité engendre ainsi une relation plus profonde et plus joyeuse avec le Seigneur.

b. La condamnation du paresseux

En revanche, à celui qui a négligé ce qui lui était confié, la sentence est sans appel : « Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines » (Luc 19:24). Ce jugement pour le mauvais serviteur, se traduit par la perte de ce qu’il possédait : « On enlèvera même ce qu’il a. » (Matthieu 25:28). La négligence et l’inaction conduisent à l’exclusion des bénédictions, illustrée par l’avertissement de Matthieu 25:30 : « Jetez le serviteur inutile dans les ténèbres du dehors. » Ainsi, le manque de zèle dans la gestion des ressources confiées aura des conséquences dramatiques.

Application personnelle

Face à ces enseignements, il est important en premier lieu de chercher à plaire à Dieu : « Nous avons à cœur de Lui être agréables. » (2 Corinthiens 5:9). Il est en second lieu, essentiel d’éviter toute forme de négligence spirituelle, comme le rappelle Luc 21:34 : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste». L’appel est donc à la vigilance et à l’engagement dans la mission confiée, afin de recevoir l’approbation et la joie du Maître.

8 – Les ennemis du maître

Luc 19:14, 27

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, et tuez-les en ma présence.

Dans la parabole, au verset 14, il est question des concitoyens du maître qui refusent son autorité. Qui sont ces personnes ? Que représentent-elles ? Ce sont toutes celles qui refusent de reconnaître Jésus comme leur Sauveur et Seigneur.

Le verset 27 souligne ensuite la gravité du jugement qui attend ceux qui persistent dans cette rébellion. C’est l’équivalent de ce qui est dit en Matthieu 25:30

30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Ces deux déclarations annoncent le jugement et le sort terrible qui sont la conséquence du refus d’accepter et de se soumettre à l’autorité de Christ.

Application personnelle

Face à cet enseignement, il est essentiel de choisir de suivre Jésus-Christ sans réserve, selon ce qui est écrit en Luc 9:23: « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce lui-même. ». Par ailleurs, selon le principe énoncé en Matthieu 6:24 « Nul ne peut servir deux maîtres ». Ainsi, si je ne renonce pas à moi-même, je suis mon propre maître. Dans ce cas, il n’y a pas de place pour Jésus.

Enfin, il est nécessaire de rejeter toute forme de rébellion contre Dieu en adoptant la bonne attitude :« Soumettez-vous à Dieu. » (Jacques 4:7).

9 – Les mines aujourd’hui sont nos talents ? Quels sont-ils ?

Les « mines » mentionnées dans la parabole ne font pas référence à l’argent, mais englobent une grande variété de dons et de ressources que Dieu confie à chacun. Elles représentent tout ce que nous recevons et que nous pouvons mettre au service du Royaume de Dieu.

Les différentes formes de « mines »
  • Les dons spirituels : Comme le souligne 1 Corinthiens 12:4-11, Dieu accorde à chacun des dons variés pour le bien commun. Il s’agit de capacités spirituelles destinées à servir l’Église et à édifier les autres.
  • Les compétences et talents naturels : Selon Exode 31:3, certaines personnes reçoivent des aptitudes particulières, comme l’habileté artistique ou artisanale, qui peuvent être utilisées pour glorifier Dieu.
  • Le temps : Éphésiens 5:16 invite à racheter le temps, c’est-à-dire à l’employer chaque jour de façon sage et utile.
  • Les ressources matérielles : 2 Corinthiens 9:6-7 rappelle l’importance de gérer avec générosité et joie ce que nous possédons, car tout vient de Dieu.
  • Les opportunités de service : Galates 6:10 encourage à saisir les occasions de faire le bien autour de nous, particulièrement envers les membres de la famille de la foi.
Application personnelle
  • Il est important d’identifier ses propres « mines » selon : « Chacun a reçu un don particulier. » (1 Pierre 4:10).
  • il faut prendre conscience de ce que Dieu nous a confié, ce qui est la première étape et ensuite, d’utiliser nos talents pour la gloire de Dieu. Comme le rappelle 1 Corinthiens 14:26 : « que tout se fasse pour l’édification. »
  • Ceci implique de mettre chaque ressource, chaque don, chaque talent au service des autres et de l’Église, pour que tous en soient fortifiés et que Dieu soit honoré.

10 – Application concrète de la parabole aujourd’hui

Pour mettre en pratique les enseignements de cette parabole dans notre vie quotidienne, plusieurs étapes essentielles peuvent être identifiées à partir des textes bibliques cités.

1. Évaluer ses ressources

Il est en premier lieu nécessaire de faire un examen sincère de ce que nous possédons, qu’il s’agisse de talents, de temps ou d’opportunités. Comme il est écrit dans Galates 6:4 : « Que chacun examine ses propres œuvres ». Cette auto-évaluation permet de prendre conscience de ce que Dieu nous a confié, et nous prépare à les utiliser au mieux.

2. Investir pour le Royaume

Ensuite, il s’agit de placer nos ressources au service de Dieu, en recherchant des objectifs spirituels plutôt que matériels. « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, mais des trésors dans le ciel. » (Matthieu 6:19-20). En étant prêt à consacrer nos biens et nos efforts à l’avancement du Royaume, notre perspective change et nos priorités s’alignent sur celles de Dieu.

3. Surmonter la peur de l’échec

La peur de ne pas réussir peut souvent nous paralyser : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? la promesse de Romains 8:31 nous rassure. S’appuyer sur cette assurance permet d’agir avec confiance, sans être retenu par la crainte de l’échec.

4. Rendre compte avec joie

Il est important de servir Dieu non pas par obligation mais avec joie. « Servez l’Éternel, avec joie » Psaumes 100:2. Cette attitude transforme notre service en source de joie et de reconnaissance, même dans les tâches les plus ordinaires.

Application finale :

Vivre en fidèle intendant et attendre avec espérance.

En résumé, appliquer cette parabole nous appelle à vivre en intendant fidèle, « Il faut que l’intendant soit trouvé fidèle. » (1 Corinthiens 4:2).

Enfin, cela implique aussi d’attendre le retour de Christ avec foi et espérance, selon la promesse :

 Apocalypse 22:12

12 Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.

La fidélité et le zèle seront récompensés, tandis que l’infidélité et la négligence seront punies.

Le rejet de l’Évangile sera sévèrement puni.

2 Thessaloniciens 1:7-10

et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance,

au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.

Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force,

10 lorsqu’il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru, car notre témoignage auprès de vous a été cru.

L’exemple est donné par Jésus.

Philippiens 2:5-11
b ) L’abaissement de Christ

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

c ) L’élévation de Christ

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

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