Nicodème image du croyant dans ses faiblesses et son courage

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Nicodème est une figure fascinante de l’Évangile de Jean (Jean 3, 7 et 19). Il nous offre à travers son caractère et ses attitudes un miroir spirituel montrant à la fois sa propre quête spirituelle et des vérités universelles sur la condition humaine face à Dieu. Son histoire est une leçon vivante sur la foi, l’humilité, la recherche de la vérité, et les obstacles qui empêchent de saisir pleinement la grâce divine. Voici ce que son personnage nous enseigne au travers des Écritures.

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Nicodème un exemple de croyant dont la foi se fortifie.

Qui était Nicodème ? Un portrait biblique

Que nous dit Jean à son sujet dans son Évangile ?

Jean 3:1-2

1 Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

2 qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Jean 3:10

10 Jésus lui répondit: Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses!

  • (Jean 3:1) – C’est un Pharisien. Aussi est-il membre d’un groupe religieux strict, connu pour son attachement rigoureux à la Loi (Matthieu 23:2-4) et pour son légalisme (Actes 15:5).
  • (Jean 3:1) – C’est un chef des Juifs car membre du Sanhédrin (le conseil suprême juif), ce qui faisait de lui une figure influente et respectée. (Jean 7:44-52)
  • (Jean 3:10) – C’est un maître en Israël. Ainsi il était un enseignant de la Torah, versé dans les Écritures et les traditions juives. Jésus lui dira : « tu es le docteur d’Israël » (su ei ho didaskalos tou Israël ), ce qui veut dire qu’il était la référence en matière religieuse.

Au sein du peuple juif, Nicodème occupait une position élevée. Il était reconnu socialement à cause de ses connaissances de la loi. Beaucoup d’hommes comme lui, ayant tant de références, ne prendraientt pas le risque de mettre en péril leur statut social élevé en voulant rencontrer Jésus.

Aux yeux des autres hommes, il représentait l’homme religieux accompli selon les critères humains.

En tant que pharisien, il faisait partie d’une secte stricte et légaliste, de la loi de Moïse, ce qui pouvait créer un fossé entre lui et Jésus.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Nicodème rencontre Jésus en secret

Un verset illustre la démarche de Nicodème

Matthieu 7:7

7 Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

Nicodème est en demande, en recherche et il vient frapper à la porte de Jésus.

Être pharisien était un sujet d’orgueil, mais la soif de vérité de Nicodème le rendait humble. Il était prêt à remettre en cause ses connaissances et sa personne.

Jean 3:2

2 qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Nicodème dans ce premier temps considère Jésus comme un envoyé de Dieu sans voir en lui le Messie.

Le texte grec dit : « oidamen hoti apo theou elēluthas didaskalos »

Ce qui peut être traduit plus littéralement ainsi:
« Nous savons que tu es venu de Dieu comme maître (enseignant). »

Et non seulement : « un docteur envoyé de Dieu »

Dans la pensée juive du premier siècle, cela se comprenait comme :

  • un homme mandaté par Dieu
  • un prophète authentique
  • quelqu’un de soutenu par Dieu par des signes

En référence à :

Deutéronome 18:15 : « l’Éternel, ton Dieu te suscitera un prophète … »

Nicodème est en quête de vérité, cependant il rencontre Jésus en secret.

« Il vint de nuit trouver Jésus » (Jean 3:2)

Pourquoi venir de Nuit ?

  • La première pensée est celle d’interpréter cela par la peur des répercussions que cela pourrait avoir sur sa vie sociale et religieuse. Nicodème ne souhaitait sans doute pas à avoir à justifier de sa démarche auprès des autres responsables religieux.
  • Cela peut aussi se justifier par l’urgence spirituelle pour Nicodème, pour sa soif de vérité qui ne pouvait pas attendre. Il avait sans doute besoin de réponses immédiates à ses questions. Il a manifestement profité de l’opportunité que lui offrait la présence de Jésus à Capernaüm à ce moment là, où il se trouvait aussi.
  • Par humilité, Nicodème reconnait la supériorité de Jésus et il est en demande. Il est intellectuellement honnête, et lors de la rencontre, il a l’attitude d’un élève face à un maître. S’il a conscience de son statut de docteur de la loi, la personne de Jésus, ses enseignements et ses miracles remettent en cause toutes sa compréhension et ses connaissances religieuses de Dieu.

L’attitude de Nicodème se retrouve dans les paroles que Jésus a dites à la Samaritaine.

Jean 4:10

10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.

Nicodème reconnait la supériorité de Jésus. Il vient en toute humilité avec la soif que personne n’a su étancher avant. Il vient directement à la source.

Le verset de Jean 3:2 est à rapprocher de celui de Jean 9:33

Jean 3:2

2 … et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Jean 9:33

33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.

L’aveugle de naissance fait le même constat que Nicodème : Jésus vient de Dieu !

Mais faire ce constat ne veut pas dire, avoir la foi en Jésus. Il faut aller plus loin dans sa démarche de foi. Faire ce constat, c’est comme ouvrir une porte. Certains ouvrent et entrent dans la démarche de foi, d’autres la referment et passent à autre chose.

Au travers du verset de:

Jean 3:6

6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit.

Nous comprenons que Nicodème est un érudit, un intellectuel, mais qu’il n’a pas encore la connaissance spirituelle. Paul nous dit à ce propos en :

1 Corinthiens 2:14-16

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

15 L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne.

16 Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ.

Nicodème reconnaît la puissance divine dans les œuvres de Jésus. Il n’est pas venu en incrédule ni en adversaire, mais en homme ouvert, prêt à écouter. Il est en recherche. En tant qu’érudit, ayant connaissance des miracle opérés par Jésus, il reconnaîtra les signes messianiques de :

Ésaïe 35:5-6

5 Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

6 Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Cette connaissance spirituelle, il va l’acquérir progressivement par l’étude de l’Ancien Testament.

Nicodème défend Jésus devant le Sanhédrin

Le verset illustrant la démarche de Nicodème:

Marc 8:38

38 Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges.

Il peut être constaté avec le verset suivant que la défense de Jésus par Nicodème est encore timide.

Jean 7:50-52

50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l’un d’entre eux, leur dit:

51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait?

52 Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète.

Jean 12:42-43

42 Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue.

43 Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

Certes, Nicodème a manifestement fait un premier pas timide, mais tout de même un pas vers la foi publique. Il défend la justice, même si ce n’est pas encore une confession de foi en Jésus comme Messie.

Nicodème embaume le corps de Jésus

Le verset illustrant la démarche de Nicodème

Jean 5:23

23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

Jean 19:39-40

39 Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.

40 Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs.

La connaissance des écritures par Nicodème, lui montre que Jésus accomplit les prophéties des Psaumes et des livres des Prophètes.

Ésaïe 53:6-8

6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

7 Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche.

8 Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?

La myrrhe et l’Aloès.

Cent livres de parfum représentaient l’équivalent de trente à trente cinq kilogrammes d’aromates.

Il ne s’agissait pas de simples parfums. En effet, la myrrhe symbolise la mort dans la souffrance et l’aloès exprime l’honneur rendu à un roi.

Pour le chrétien, cela représente le prix du salut par la souffrance de Christ, et la valeur que Dieu accorde à son Fils Jésus et que le chrétien lui accorde.

Ce qui pousse l’apôtre Paul à exhorter ses lecteurs en:

Romains 12 :1-2

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

L’arrière-plan religieux

Actes 15:5

5 Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

Comme pour tout homme, il faut nous libérer de l’arrière-plan religieux, et nous débarrasser, nous purifier de toutes nos fausses croyances. Elles sont au mieux un frein, au pire un obstacle, à la compréhension des réalités spirituelles.

Derrière les fausses croyances, les fausses religions qui se disent chrétiennes, il y a des esprits puissants dont il faut se libérer. Ceci est un problème à ne pas négliger par incrédulité, car ils nous empêchent d’avancer spirituellement.

2 – Nicodème passe progressivement des ténèbres à l’admirable lumière

Premièrement : Nicodème de la nuit

Homme religieux, érudit, comme tout homme, Nicodème est dans les ténèbres. Jésus est la lumière.

Jean 1:5

5 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Les ténèbres sont le symbole spirituel de l’ignorance.

Jésus va exercer son ministère, et Nicodème fait partie du peuple décrit par le prophète.

Ésaïe 9:1

1 Le peuple qui marchait dans les ténèbres Voit une grande lumière; Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort Une lumière resplendit.

Nicodème est attiré par cette lumière et il ne rejette pas Jésus.

Deuxièmement : la rencontre d’une vie.

Nicodème avec humilité reconnait ses limites et vient à Jésus. Il prend l’attitude d’un élève qui cherche à comprendre face au maître. Il est encore prisonnier de son raisonnement humain, intellectuel.

Nicodème est plein d’interrogations et il cherche des réponses à ses questions, il n’a pas encore la foi. Cette foi viendra progressivement.

Il connaissait les écritures, et fort probablement il va orienter ses recherches par rapport à ce qui est dit du Messie. Il fait partie de ceux cités en :

Jean 5:39

39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

Troisièmement : la timide défense

Sa foi cherche à se manifester mais timidement. Il utilise un argument juridique pour prendre la défense de Jésus, mais il ne confesse pas encore sa foi en Lui.

Deutéronome 1:16-17

16 Je donnai, dans le même temps, cet ordre à vos juges: Écoutez vos frères, et jugez selon la justice les différends de chacun avec son frère ou avec l’étranger.

17 Vous n’aurez point égard à l’apparence des personnes dans vos jugements; vous écouterez le petit comme le grand; vous ne craindrez aucun homme, car c’est Dieu qui rend la justice. Et lorsque vous trouverez une cause trop difficile, vous la porterez devant moi, pour que je l’entende.

Dieu honore ceux qui agissent avec justice !

Proverbes 21:3

3 La pratique de la justice et de l’équité, Voilà ce que l’Éternel préfère aux sacrifices.

Quatrièmement : L’engagement au grand jour.

Il honore publiquement Jésus en apportant cent livres de Myrrhe et d’Aloès pour rendre à Jésus un honneur digne d’un roi, reconnaissant ainsi Jésus comme Messie.

C’est un témoignage puissant de sa reconnaissance de la divinité de Jésus traité comme un roi.

Pierre dira en:

1 Pierre 2:9

9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,

La foi d’un croyant est semblable à l’image donnée en :

Proverbes 4:18

18 Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

À la mort de Jésus, la résurrection n’a pas encore eu lieu, l’attitude de Nicodème est courageuse et se distingue de celle des apôtres qui se sont enfuis à l’exception de Jean qui est resté au pied de la croix.

Matthieu 26:56

56 Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis. Alors tous les disciples l’abandonnèrent, et prirent la fuite.

Joseph d’Arimathie et Nicodème se chargent du corps de Jésus pour l’ensevelir dignement. Ils agissent avec courage, publiquement alors que les disciples se cachent.

Par leur action, ils reconnaissent Jésus, Roi et Messie.

Quelle leçon pouvons-nous retenir de Nicodème ?

La foi n’est pas instantanée mais elle grandit en nous selon la façon dont nous la nourrissons.

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

La foi est le voyage de toute une vie. Ce n’est pas une destination instantanée par télé transportation.

Nicodème a osé poser des questions, il a accepté de ne pas comprendre les paroles de Jésus. Il ne les a pas rejetées. Il est sorti de sa zone de confort.

Jérémie 29:13

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

Sa foi s’est manifestée par des actes. Il va vers Jésus (Jean 3), il prend sa défense (Jean 9) Il passe à l’action ouvertement (Jean 19). La foi sans les œuvres est morte (si elle n’est pas mise en action) nous dit:

Jacques 2:17

17 Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

Cela révèle la patience de Dieu

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

Les obstacles à une foi authentique

Ce qu’a vécu Nicodème, montre les barrières qui nous empêchent de saisir pleinement la grâce de Dieu :

ObstacleExemple chez NicodèmeSolution bibliqueApplication
Le légalismePharisien attaché à la Loi« La lettre tue, mais l’Esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:6)La foi va au-delà des règles.
La peur du jugementIl vient de nuit« Ne crains rien » (Ésaïe 41:10)Dieu nous appelle à oser.
L’orgueil intellectuelIl ne comprend pas la naissance d’en haut« Deviens comme un petit enfant » (Matthieu 18:3)L’humilité ouvre le cœur.
Le manque de courageIl ne confesse pas Jésus publiquement au début« Celui qui me confessera devant les hommes, je le confesserai devant mon Père » (Matthieu 10:32)La foi exige du courage.
La lenteur à croireIl met du temps à reconnaître Jésus« Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Actes 16:31)La foi est un acte, pas seulement une réflexion.

3 – Ce que Nicodème révèle de nous-mêmes

Nicodème agit comme un miroir. Ainsi son histoire nous projette dans notre propre histoire

Nicodème incarne le croyant tiraillé entre la peur et la foi. Venant de nuit à Jésus, il illustre nos doutes, nos hésitations, mais aussi notre courage grandissant à suivre Jésus, même dans l’adversité. Il trouve le courage de préparer l’ensevelissement de Jésus quand les disciples, les plus proches de Jésus se cachent.

Nous pouvons connaitre les Écritures sans vraiment connaitre Dieu et Jésus.

Tous les sujets de fierté de sa vie passée doivent être regardés comme de la boue : Philippiens 3:8

Il faut être régénéré par le Saint-Esprit : Tite 3:5

Nicodème représente l’homme qui doit passer de la religion à la vie de foi et suivre la voie tracée par le Seigneur.

Luc 6:40

40 Le disciple n’est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître.

L’exemple que nous montre Nicodème est une invitation à passer :

  • de la connaissance à la vie de foi,
  • de la peur à l’engagement,
  • de l’ombre à la lumière.

Le portrait de Nicodème montre que Dieu travaille dans les cœurs bien disposés avec patience et puissance. Sa foi n’est pas née sous le coup d’une émotion, mais elle a été réfléchie, elle a muri et s’est fortifiée jour après jour. Nous avons vu qu’il était au départ dans les ténèbres. En Jean 19:39, le verset suivant s’applique pleinement à lui.

2 Corinthiens 4:6

6 Car Dieu, qui a dit: La lumière brillera du sein des ténèbres! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ.

Si au début, Nicodème aux yeux des hommes, représentait le religieux accompli selon les critères humains, à la fin, il représente l’homme de foi accompli selon les critères de Dieu. C’est avec une grande admiration que nous pouvons considérer Nicodème qui a montré une totale consécration à Jésus (2 1/2 ans – 3 ans) en abandonnant une vie respectée aux yeux de tous pour témoigner de sa foi en Jésus. Il fait partie de ces personnages du Nouveau Testament dont la vie de foi est un modèle à suivre.

Jésus a été traité comme un criminel par les hommes mais Nicodème et Joseph d’Arimathie lui ont réservé un traitement digne d’un roi, annonçant ainsi la gloire éternelle réservée à Jésus, lui le Roi des rois.

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Prière :

« Seigneur Jésus, comme Nicodème, nous venons à toi avec nos questions, nos doutes et nos peurs. Aide-nous à oser te chercher, même dans l’ombre, et à grandir dans la foi. Pardon pour les fois où nous avons rationalisé ta Parole ou craint de te suivre publiquement. Donne-nous la force de sortir de notre zone de confort, de défendre ta vérité et d’agir en disciples, même si notre foi est encore fragile. Merci de ne pas nous rejeter, mais de nous guider vers ta lumière. Nous t’en prions. Amen!

a

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Jean chapitre 7 Jésus enseigne et révèle son origine divine

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En Jean chapitre 7, Jésus enseigne au Temple et suscite de profondes divisions. A ce moment là, il révèle son origine divine et invite chacun à venir à lui pour recevoir l’eau vive, source d’une vie spirituelle renouvelée.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 8

Jean chapitre 7 – Étude biblique

Le contexte général

Le chapitre 7 de l’Évangile de Jean montre un moment clé du ministère de Jésus. Il y est décrit l’enseignement de celui-ci lors de la fête des Tabernacles (Soukkot), une fête juive qui commémore la protection de Dieu pendant le voyage des Israélites dans le désert (Lévitique 23:33-44). Ce chapitre révèle :

  • L’accomplissement des symboles de la fête des Tabernacles en Jésus.
  • La révélation progressive de son identité messianique.
  • La division parmi la foule et les dirigeants à son sujet.
  • L’opposition croissante des autorités religieuses envers lui.

Jean 7:1-9 – le temps de Dieu et les attentes humaines

1 Après cela, Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas séjourner en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.

2 Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche.

3 Et ses frères lui dirent: Pars d’ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais.

4 Personne n’agit en secret, lorsqu’il désire paraître: si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde.

5 Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui.

6 Jésus leur dit: Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.

7 Le monde ne peut vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises.

8 Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n’y monte point, parce que mon temps n’est pas encore accompli.

9 Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.

Jean 7:1 – Le terme « les Juifs » peut tout autant désigner les Juifs au sens large du terme que les habitants de Judée, les Judéens.

Il faut se rappeler qu’il est dit en Jean 5:18, que les Juifs cherchaient déjà à faire mourir Jésus. Aussi, celui-ci faisait preuve de prudence, de sagesse et de discernement. Il n’était pas dans la provocation ou l’imprudence. Sa conduite devait être pour nous un exemple à suivre. En effet, ce n’est pas parce que nous considérons que Dieu nous protège, qu’il faut pour autant nous permettre de nous mettre en danger.

Psaumes 31:15-16

15 Mais en toi je me confie, ô Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu !

16 Mes destinées sont dans ta main ; Délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs !

A travers ce passage, nous voyons que Jésus agit en parfaite soumission à la volonté du Père.

 Jean 7:2 – la fête des Tabernacles (Soukkot) est la commémoration du temps de l’Exode quand les juifs vivaient sous des tentes (soukka). Il s’agit de l’une des trois fêtes de pèlerinage obligatoires conformément aux prescriptions de Lévitique 23:34-44 et de Deutéronome 16:13-17.

Jean 7:3 et 5 – Quand il est dit « les frères de Jésus », il est question en réalité des demi-frères de sang de Jésus, et dont le père était Joseph, cités en:

Matthieu 13:55-56

55 N’est-ce pas le fils du charpentier? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

56 et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D’où lui viennent donc toutes ces choses?

Les « frères » sous entendent que Jésus devait révéler sa vraie nature, ou du moins ce qu’il prétendait être, eux qui ne croyaient pas encore en sa divinité.  Nul n’est prophète en son pays, et encore moins dans sa propre famille. Que dire en plus quand on prétend être le fils de Dieu !

Actes 1:14

14 Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.

( Jacques, un de ses frères sera le responsable de l’église de Jérusalem, et Jude, un autre de ses frères, sera l’auteur de l’épître portant son nom).

Nous voyons combien la Bible se justifie. La pensée humaine des frères, n’était pas celle du Seigneur.

Ésaïe 55:8-9

8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Jean 7:4 « le monde » : Jésus rebondit sur le mot monde. Les frères lui demandent de se montrer par ses miracles, mais Jésus sait que le monde le rejette car il montre que ses œuvres sont mauvaises. (verset 7)

La vie de la famille de Jésus semble avoir été très perturbée par la personnalité de Jésus, comme il est dit par exemple en:

Marc 3:20-21

20 Ils se rendirent à la maison, et la foule s’assembla de nouveau, en sorte qu’ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.

21 Les parents de Jésus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui; car ils disaient: Il est hors de sens.

 Jean 7:6-9 – Jésus ne voulait pas aller à Jérusalem avec toutes les personnes qui partaient de Galilée et ce, à cause de sa notoriété due aux miracles qu’il avait déjà faits. Il voulait y aller en toute discrétion, choisissant lui-même le temps pour se montrer, lui qui était un sujet de discorde. Ceci nous est confirmé par les versets suivants.

Jean 7:10-13 – Jésus à la fête des Tabernacles

10 Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret.

11 Les Juifs le cherchaient pendant la fête, et disaient: Où est-il?

12 Il y avait dans la foule grande rumeur à son sujet. Les uns disaient: C’est un homme de bien. D’autres disaient: Non, il égare la multitude.

13 Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs.

L’apôtre Jean utilise le terme Juif aussi pour désigner comme dans le verset 13, les chefs religieux juifs. De la même façon, aujourd’hui, il est possible de parler librement quand nous exprimons la pensée dominante des autorités, mais il faut être plus discret quand notre pensée va à l’encontre de celle-ci (complotiste).

La personne de Jésus interpelle chacun. Cependant, plutôt que d’avoir un préjugé, il faut examiner et exercer notre discernement en toutes choses, ce qui revient à dire, qu’il faut faire preuve d’intelligence.

Nous voyons ici la réalisation de la Parole en:

Luc 12:51

51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.

Il faut comprendre avec le verset 8 que Jésus attendait le temps de Dieu.

Jean 7:14-24 – l’opposition grandit

Jean 7:14-18

14 Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait.

15 Les Juifs s’étonnaient, disant: Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point étudié?

16 Jésus leur répondit: Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé.

17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef.

18 Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui.

Il ressort du verset de Jean 7:15 que l’orgueil humain aveugle. Les juifs avaient fait le constat suivant : « Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point étudié ? ». Cependant, ceux-ci n’ont pas poussé plus loin leur réflexion. Pourtant Jésus va leur donner la réponse. Les juifs religieux consacraient toute leur vie à l’étude de la Parole quand Jésus à l’âge de douze ans, dans le Temple, avait étonné les docteurs de la loi ainsi qu’il est écrit en:

Luc 2:46-47

46 Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.

47 Tous ceux qui l’entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses.

Par la transmission orale, les docteurs de la loi recevait des enseignants terrestres quand Jésus avait un enseignant céleste, Dieu lui-même, son Père !

 Jean 7:17 – « si quelqu’un veut faire sa volonté » Cette expression reste très imprécise et doit se comprendre ainsi : « si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu »

Nous pouvons élargir le raisonnement à nous-mêmes en disant que celui qui veut faire la volonté de Dieu, reconnaîtra si la doctrine d’un prédicateur, est de Dieu ou s’il parle de son propre chef.

Il peut être nécessaire en ce qui nous concerne de faire attention à des comportements de certains qui voudraient renforcer un message qu’il donnent en s’appuyant sur une autre personne en disant : « untel à dit ». Ne faut-il pas mieux dire, la Parole de Dieu dit ?

 Jean 7:18 – Jésus parle de lui-même. Il ne cherche pas sa gloire, mais la gloire du Père. C’est la raison pour laquelle ses paroles sont vraies et qu’il n’y a point d’injustice en lui.

Les juifs auraient dû se rappeler des paroles de Dieu rapportées par Moïse en:

Deutéronome 18:15 ;18

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez!

18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.

Ces deux versets comprennent premièrement un ordre au verset 15 : « vous l’écouterez ! », et deuxièmement une information au verset 18 :  « je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. »

Pour nous qui voulons suivre Jésus, la recommandation se trouve en;

Philippiens 2:3

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Jean 7:19 – «Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? nul de vous n’observe la loi. » Si les juifs religieux avaient observé la loi, ils auraient du se rappeler notamment ces versets de Deutéronome 18. Ainsi, ils auraient eu l’explication de la compréhension de la Parole de Dieu par Jésus.

La question de Jésus: « Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? » montre que l’attitude des religieux était en parfaite contradiction avec le commandement de:

Exode 20:13

13 Tu ne tueras point.

Jean 7:19-24

19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? Et nul de vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir?

20 La foule répondit: Tu as un démon. Qui est-ce qui cherche à te faire mourir?

21 Jésus leur répondit: J’ai fait une œuvre, et vous en êtes tous étonnés.

22 Moïse vous a donné la circoncision, -non qu’elle vienne de Moïse, car elle vient des patriarches, -et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.

En  Jean 7:21 – la question est de savoir de quelle œuvre de Jésus, il s’agit. La réponse se trouve au verset 25. Il s’agit de la guérison du paralytique de Bethesda relatée en Jean 5 qui a eu lieu un jour de sabbat.

Les religieux transgressaient le sabbat en circoncisant ce jour-là, alors même que cette pratique était antérieure à Moïse et datait d’Abraham qui n’avait pas encore sous la loi de Moïse instituant le sabbat.

Jean 7:23-27

23 Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat?

24 Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice.

25 Quelques habitants de Jérusalem disaient: N’est-ce pas là celui qu’ils cherchent à faire mourir?

26 Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien! Est-ce que vraiment les chefs auraient reconnu qu’il est le Christ?

27 Cependant celui-ci, nous savons d’où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est.

 Jean 7:24 – La justice dont parle Jésus dans ce verset, s’accompagne de la miséricorde, de la vérité et de l’amour. Aujourd’hui, nous pouvons transposer ce verset à la lecture et à l’étude de l’Évangile de Jean comme de tout autre livre. D’une part, il ne faut pas juger la Parole de Dieu après une simple lecture (selon l’apparence). D’autre part, il faut faire une étude approfondie de la Parole, puis juger (selon la justice), c’est-à-dire porter un juste jugement en ayant la révélation, et la compréhension.

Michée 6:8

8 On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Ésaïe 11:1-3

1 Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï, Et un rejeton naîtra de ses racines.

2 L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel.

3 Il respirera la crainte de l’Éternel; Il ne jugera point sur l’apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire.

Ces versets du prophète Ésaïe donnent la réponse aux différentes questions qu’auraient pu se poser les personnes religieuses.

Les versets de Jean 7:25-27 montrent le trouble et toute l’incohérence de l’esprit humain. L’attitude des religieux face à Jésus interpelle les habitants de Jérusalem. Reconnaissent-ils en Jésus, le Christ ?

 Jean 7:2 : Toute femme juive voulait être la mère du Messie, ce qui sous-entendait que le Messie devait naître au milieu du peuple juif. Cependant les religieux d’une manière générale ont rejeté Jésus alors qu’il était né au milieu d’eux et qu’ils prétendaient que « le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »

Ceci est l’expression de la mauvaise foi chez l’homme qui rejette tout ce qui ne correspond pas à sa pensée, refusant de remettre en cause son jugement.

Tout le problème provient d’un seul mot du verset : « SOUDAIN »

Michée 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Soudain … le Seigneur que vous cherchez ». Le Seigneur doit apparaitre brusquement. L’incrédulité trouve toujours à se justifier quand Jésus a manifesté tous les signes de sa messianité énoncés en:

Ésaïe 35:5-6

5 Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds ;

6 Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

Jésus a guéri des aveugles, des boiteux, des sourds et il sera question d’eau vive au verset 38, comme en réponse à « des ruisseaux dans la solitude. »

Jean 7:28-36 Jésus manifeste sa divinité

Jean 7:28-31

28 Et Jésus, enseignant dans le temple, s’écria : Vous me connaissez, et vous savez d’où je suis ! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m’a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas.

29 Moi, je le connais ; car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé.

30 Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.

31 Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient: Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles que n’en a fait celui-ci?

Par sa réaction « vous me connaissez ! »,  Jésus rebondit sur la réflexion des personnes au verset 27 : « nous savons d’où il est»

En clair, il dit : vous prétendez me connaître en ne jugeant que sur mon apparence corporelle, sans savoir qui je suis dans mon être intérieur. La personne importante à connaître est celle qui m’a envoyé, Dieu ! et vous ne le connaissez pas. Je suis celui qui peut vous le révéler ! C’est dans ce but qu’il m’a envoyé.

 Jean 7:29 Jésus dit : je connais Dieu, « car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé ». Le « Je viens de lui » pourrait se traduire par : je suis de lui.

Cette déclaration a été considérée comme un blasphème par les chefs religieux car en disant cela, Jésus proclamait sa divinité. Plusieurs crurent en lui, reconnaissant les miracles accomplis qui témoignent de sa messianité.

Les signes et les miracles sont comme un fossé qui séparera l’incrédule du croyant. Le miracle affermira la foi du croyant qui va comprendre le sens du miracle, quand ce même miracle va endurcir l’incrédule dans son incompréhension et dans son refus de croire.

Jean 7:32-36

32 Les pharisiens entendirent la foule murmurant de lui ces choses. Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers pour le saisir.

33 Jésus dit: Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.

34 Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai.

35 Sur quoi les Juifs dirent entre eux: Où ira-t-il, que nous ne le trouvions pas? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs?

36 Que signifie cette parole qu’il a dite: Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai?

Jésus annonce les évènements à venir sans donner de détails à la foule. Ici, il fait allusion à sa mort, sa résurrection et à son ascension.

Jean 7:37-39 — Jésus promet l’Esprit : les fleuves d’eau vive

37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.

39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

Le contexte géographique et historique.

La piscine de Siloé est alimentée en eau par la source Guihon dont le nom signifie source jaillissante. À la saison des pluies cette source jaillissait de terre. Ce nom de Guihon était aussi celui d’un bras du fleuve qui sortait d’Éden pour alimenter le jardin (Genèse 2:10-14).

Il y a en Israël deux saisons des pluies (Deutéronome 11:14). Les premières pluies sont celles d’automne (Octobre – Novembre). Toutes les célébrations de la fête des Tabernacles étaient pour demander à Dieu de la pluie qui permettaient aux laboureurs de labourer et de semer. Les dernières pluies étaient celles du printemps.  

La fête des Tabernacles était un moment joyeux. Elle durait sept ou huit jours. Le peuple se réjouissait devant Dieu pour les récoltes et dépendait de Dieu pour les pluies à venir qui conditionnaient les récoltes futures.

Durant ces jours, chaque matin un prêtre descendait en procession du Temple à la piscine de Siloé (qui signifie Envoyé). Ce mot peut se comprendre comme l’eau envoyée, conduite, car elle est canalisée dans le tunnel de Ézéchias depuis la source du Guihon.

Le mot envoyé (pempo en grec) est répété six fois dans les versets 16 à 33 et est une allusion à Siloé (envoyé)

Cette procession appelée « Sim’hat Bet Ha-Sho’evah » (la joie du puisement de l’eau). Le Talmud dit au sujet de cette procession que : Celui qui n’a jamais vu la célébration du puisage de l’eau, n’a jamais vu de joie de sa vie.

Durant cette procession, les fidèles chantaient en l’honneur de Dieu.

Arrivé à l’autel, le prêtre versait l’eau dans un bassin. C’était un acte symbolique pour rendre grâce à Dieu pour les pluies passées qui avaient données l’abondance des récoltes et lui demander l’eau pour la saison nouvelle. C’était reconnaître que toute vie vient de lui.

Le prophète Ésaïe relate ce jour en :

Ésaïe 12:1-3

1 Tu diras en ce jour-là: Je te loue, ô Éternel! Car tu as été irrité contre moi, Ta colère s’est apaisée, et tu m’as consolé.

2 Voici, Dieu est ma délivrance, Je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien; Car l’Éternel, l’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; C’est lui qui m’a sauvé.

3 Vous puiserez de l’eau avec joie Aux sources du salut,

Le « en ce jour-là » du verset de Ésaïe 12:1 est celui des temps messianiques évoqués au chapitre 11 de Ésaïe !

Ésaïe 12 :3 – Aux sources du salut ( traduction du mot hébreu « Yeshuw‘ah »), c’est-à-dire Jésus. Les mots délivrance, secours ou salut sont la traduction du même mot hébreu « Yeshuw‘ah » ayant pour racine « yasha »

Le sens spirituel de la fête :

La procession exprimait :

  • La dépendance du peuple envers Dieu;
  • La joie du salut;
  • L’espérance messianique.

Dieu ne donne pas seulement de l’eau pour le corps mais une eau qui vivifie pour l’âme.

Le peuple attendait la réalisation des prophéties sans pour autant comprendre qu’elles s’accomplissaient devant eux avec la venue de Jésus.

L’eau jaillissante est aussi un rappel de ce qui s’est passé durant l’Exode quand Moïse a frappé le rocher. L’eau jaillissait du rocher dans le désert (Exode 17:6 ; Nombres 20:11).

Exode 17:6

6 Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.

Ce rocher est Jésus selon :

1 Corinthiens 10:4

4 et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

Ceci est aussi un rappel de ce qui est dit en:

Ésaïe 55:1

1 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !

Jésus utilise ce symbole pour se révéler comme la source d’eau vive (cf. Jean 4:10-14).

 Jean 7:38 – « Celui qui croit en moi » – Ici il est utilisé un présent continu. Cela veut dire qu’il faut croire et continuer de croire. Cela révèle le caractère continue de la relation personnelle que le chrétien doit entretenir avec Jésus, exprimé aussi par le verbe demeurer de Jean 15:5.

 Jean 7:38 – « comme dit l’Écriture » peut se référer aux versets de Ésaïe 12:3 ; Ésaïe 55:1 ; Ézéchiel 47:1 et Zacharie 14:8 ; etc

 Jean 7:39 – Il faudra attendre la Pentecôte relatée en Actes 2 :1-4 pour voir l’effusion de l’Esprit annoncée.

Jean 7:40-43 — Qui est Jésus ?

40 Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète.

41 D’autres disaient: C’est le Christ. Et d’autres disaient: Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ?

42 L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir ?

43 Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule.

Comme il est dit en:

Matthieu 10:34

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Ces personnes prétendent connaître Jésus, mais beaucoup ignorent son lieu de naissance et ses origines, qu’il est de la lignée de David (Généalogie de Matthieu 1)

Avec Jésus, la Parole est semée mais selon la nature du terrain dans laquelle elle tombe (Parabole de Matthieu 13). Ainsi la semence va grandir différemment selon le cœur de l’homme.

Jean 7:44-53 — L’incrédulité des autorités

44 Quelques-uns d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui.

45 Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent: Pourquoi ne l’avez-vous pas amené?

46 Les huissiers répondirent: Jamais homme n’a parlé comme cet homme.

47 Les pharisiens leur répliquèrent: Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits?

48 Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui?

49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits!

50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l’un d’entre eux, leur dit:

51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait?

52 Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète.

53 Et chacun s’en retourna dans sa maison.

Les huissiers chargés d’arrêter Jésus, se sont présentés devant les principaux responsables religieux, manifestant leur respect pour son enseignement. Cette réaction peut paraître inattendue, car contrairement à la foule divisée sur la personne de Jésus, ces hommes affichent une opinion unanime. Ils auraient pu invoquer la crainte de la foule pour justifier leur attitude. Habituellement, les huissiers suivent les ordres et les exécutent sans manifester d’avis personnel.

Les responsables religieux affirment maîtriser la loi de Moïse et les Écritures, se considérant ainsi comme référents en matière de jugement. Cependant, ils étaient aveuglés par la jalousie et la haine.

Nicodème réapparait sur la scène

Nicodème tente timidement de défendre Jésus.

1. Une prise de position courageuse, mais mesurée

Nicodème, déjà connu pour être venu vers Jésus de nuit (Jean 3), intervient ici au sein du conseil religieux. Il ne confesse pas ouvertement Jésus comme Messie, mais il défend la justice :

« Notre loi condamne-t-elle un homme sans l’entendre ? »

Il ne s’oppose pas frontalement aux autres religieux, mais il refuse que soit prononcée une condamnation injuste. Il agit avec prudence et ce, probablement en raison de l’hostilité ambiante et la pression psychologique.

2. Une foi encore en chemin

Nicodème ne proclame pas encore sa foi publiquement mais il avance progressivement.

  • En Jean 3 → il cherche la vérité
  • En Jean 7 → il défend Jésus
  • En Jean 19:39 → il honore Jésus publiquement (en donnant pour l’embaumement du corps du Seigneur des aromates très chers)

Son parcours montre une foi qui grandit, passant de la discrétion à l’engagement.

3. Une lumière au milieu du rejet

Dans un contexte de rejet collectif, Nicodème devient une voix différente.
La très grande majorité des chefs religieux refusent d’écouter, mais lui rappelle la loi et la justice. Cela montre que Dieu agit même dans des milieux hostiles.

4. Une leçon pour nous

Nicodème nous enseigne plusieurs vérités concrètes qu’il faut:

  • Défendre la vérité, même sans tout comprendre;
  • Avancer spirituellement, malgré la pression des autres;
  • Laisser Dieu faire grandir notre foi progressivement;
  • Ne pas mépriser les débuts discrets de la foi et avoir l’amour de la vérité.

Conclusion

Nicodème n’est pas encore un disciple affirmé en Jean 7, mais il n’est plus un simple observateur. Il franchit une étape importante en choisissant la justice plutôt que le silence.

Sa démarche doit nous encourager. Dieu conduit chacun à son rythme, mais attend que nous répondions à la lumière que nous avons déjà reçue.

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Prière : Jésus à la fête des Tabernacles

« Père, merci d’envoyer Jésus comme la lumière et l’eau vive pendant la fête des Tabernacles. Que je boive à Ta source et marche dans Ta lumière, même quand le monde ne Te comprend pas. Fortifie ma foi.

Au nom de Jésus, nous Te prions, Amen.« 

a

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La fête des Tabernacles dans l’Évangile de Jean expliquée

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La fête des Tabernacles (Soukkot) dans l’Évangile de Jean, montre Jésus comme la source d’eau vive et la lumière du monde. Les déclarations du Seigneur pendant cette fête, accomplissent les promesses messianiques et invitent à une foi vivante.

Étude biblique suivante : Évangile de Jean chapitre 7

Galates chapitre x – Sommaire

La fête des Tabernacles (ou Soukkot, en hébreu סוכות)

Avant d’étudier les chapitres 7, 8 et 9 de l’Évangile de Jean, il est indispensable de savoir ce que représente la fête de Soukkot (fête de la récolte), la tradition et les symboles liés à cette fête. Ceci sera une aide précieuse pour avoir une meilleure compréhension de ces chapitres 7, 8 et 9 de l’Évangile de Jean.

La fête de Soukkot fait partie des trois fêtes de pèlerinage obligatoire que sont Pessah, Chavouot et Soukkot. Ces trois fêtes sont aussi désignées par l’appellation de « shalosh Regalim ».

  • « Shalosh » = trois
  • « Regalim » = pieds, marches, ou pèlerinages

Le mot « regalim » évoque le fait de monter à pied vers le lieu de culte.

Les trois fêtes concernées

Rappel : Les Shalosh Regalim à savoir la Pâque, la Pentecôte, et Soukkot désignent les trois grandes fêtes pour lesquelles tout Israélite a l’obligation de monter à Jérusalem afin d’adorer Dieu,

  • la Pâque juive (Pessa’h) commémorant la sortie d’Égypte
  • la Pentecôte juive (Chavouot) célébrant le don de la Loi et les premières récoltes
  • la Fête des Tabernacles (Soukkot) rappellant le séjour dans le désert et la protection et la provision divines
Exode 23:14-17

14 Trois fois par année, tu célébreras des fêtes en mon honneur.

15 Tu observeras la fête des pains sans levain; pendant sept jours, au temps fixé dans le mois des épis, tu mangeras des pains sans levain, comme je t’en ai donné l’ordre, car c’est dans ce mois que tu es sorti d’Égypte; et l’on ne se présentera point à vide devant ma face.

16 Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs; e la fête de la récolte, à la fin de l’année, quand tu recueilleras des champs le fruit de ton travail.

17 Trois fois par année, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, l’Éternel.

Et en Lévitique 23:34-36

34 Parle aux enfants d’Israël, et dis: Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l’honneur de l’Éternel, pendant sept jours.

35 Le premier jour, il y aura une sainte convocation: vous ne ferez aucune œuvre servile.

36 Pendant sept jours, vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu; ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune œuvre servile.

Cette fête de Soukkot est désignée aussi par plusieurs autres noms, à savoir la fête des récoltes, la fête des tentes (ou des huttes) et la fête des Tabernacles.

À l’époque de Jésus, elle était célébrée avec une joie intense et des rituels symboliques forts.

Voici une description de cette fête telle qu’elle était pratiquée au premier siècle de notre ère, dans le contexte du Second Temple, avec ses traditions, ses significations théologiques et son lien avec le ministère de Jésus.

Le calendrier

Soukkot débutait le quinze du mois de Tishri (septembre-octobre) et durait sept jours, suivis d’un huitième jour solennel appelé « Shemini Atzeret » (Assemblée solennelle).

La fête a été instaurée en Lévitique 23:33-43 et en Deutéronome 16:13-17

Deutéronome 16:13-17

13 Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu recueilleras le produit de ton aire et de ton pressoir.

14 Tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes.

15 Tu célébreras la fête pendant sept jours en l’honneur de l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l’Éternel; car l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains, et tu te livreras entièrement à la joie.

16 Trois fois par année, tous les mâles d’entre vous se présenteront devant l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira: à la fête des pains sans levain, à la fête des semaines, et à la fête des tabernacles. On ne paraîtra point devant l’Éternel les mains vides.

17 Chacun donnera ce qu’il pourra, selon les bénédictions que l’Éternel, ton Dieu, lui aura accordées.

Elle devait être célébrée en mémoire de :

  • La protection divine pendant les quarante ans d’errance du peuple hébreu dans le désert.
Lévitique 23:42-43

41 Vous célébrerez chaque année cette fête à l’Éternel, pendant sept jours. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois.

42 Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes,

  • L’action de grâce pour les récoltes (Deutéronome 16:13-15), d’où son autre nom de fête des Récoltes.

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Les pratiques principales à l’époque de Jésus

1. La construction des cabanes (Soukkah)

Une obligation biblique : (Lévitique 23:42-43).
Chaque famille devait construire une Soukkah (cabane temporaire) avec des branches de palmier, de myrte et de saule (les Arba Minim, ou « quatre espèces »), et un toit de feuillages (S’khakh) assez clair pour permettre de voir les étoiles (symbole de la présence divine).

Son symbolisme :

  • L’humilité : cette fête est un rappel pour chacun de la fragilité humaine et de la dépendance à Dieu.
  • La protection divine : les cabanes évoquaient les années passées dans le désert
  • La temporalité : cette fête est aussi le rappel que la vie sur terre est passagère, mais que la promesse de Dieu est éternelle.

À Jérusalem :
Les pèlerins qui montaient au Temple pour La fête des Tabernacles construisaient ainsi des cabanes sur les toits, dans les cours ou même dans les rues de la ville. Flavius Josèphe décrit des rues remplies de cabanes pendant la fête (Antiquités judaïques, Livre 3, 10:4). Aujourd’hui encore, au moment de Souccoth, les israéliens juifs construisent encore ces cabanes.

2. Les quatre espèces (Arba Minim)

Les fidèles agitaient aussi au temple, un bouquet composé de quatre plantes (Lévitique 23:40) :

40 Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, pendant sept jours.

  • Lulav (branche de palmier) symbolisant la victoire et le triomphe.
  • Hadassim (branches de myrte) représentant la beauté et la louange.
  • Aravot (branches de saule) évoquant l’humilité et la souplesse.
  • Etrog (cédrat, fruit du citronnier) étant le symbole du cœur, de la sainteté et de la bénédiction.

Le symbolisme messianique :
Les rabbins enseignaient que le Lulav et l’Etrog préfiguraient le Messie, qui unirait les quatre types de Juifs (savants, justes, pieux, simples) sous son règne. Cela donne l’explication de la façon dont la foule à accueilli Jésus à Jérusalem.

Jean 12:12-13

12 Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem,

13 prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël!

Le rituel :

Chaque jour (sauf le Shabbat), les fidèles agitaient le bouquet composé des quatres plantes précitées dans toutes les directions (est, sud, ouest, nord, haut, bas) en récitant des bénédictions (Hallel). Ce geste symbolisait :

  • L’unité de Dieu qui règne sur toute la création.
  • La reconnaissance pour les dons de la terre.
  • L’aspiration à la pluie pour l’année suivante.

3. La cérémonie du puisage de l’eau (Sim’hat Bet Ha-Sho’evah)

L’un des moments les plus solennels de la fête des Tabernacles, était la cérémonie du puisage de l’eau, qui avait lieu chaque matin pour la remonter au Temple (sauf le Shabbat). Cette procession était appelée « Sim’hat Bet Ha-Sho’evah » (la joie du puisement de l’eau.) Le Talmud dit au sujet de cette procession : Celui qui n’a jamais vu la célébration du puisage de l’eau, n’a jamais vu de joie de sa vie.

  • Le déroulement :
    • Une procession joyeuse, menée par les prêtres et les Lévites, descendait vers la piscine de Siloé (source du Guihon), au son des trompettes, des lyres et des cymbales.
    • Un prêtre puisait de l’eau dans un récipient d’or et la remontait au Temple, tandis que la foule chantait les Psaumes 113-118 (Hallel).
    • Au Temple, l’eau était versée sur l’autel des holocaustes, en même temps que du vin (offrande de libation dont il est question enNombres 28:7-10).
    • La foule agitait alors ses Lulav et dansait en cercle en chantant : « Sauve-nous, nous t’en supplions, Éternel ! » (Psaumes 118:25, Hoshana).
      • 25 O Éternel, accorde le salut! O Éternel, donne la prospérité!
  • La Symbolique :
    • La pluie (bénédiction agricole pour l’année suivante);
    • L’Esprit de Dieu:
      • Ézéchiel 47:1-1
        • « 1 Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient », … »
      • Joël 2:28-29
        • 28 Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions.
        • 29 Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, je répandrai mon esprit.« 
    • Le Messie, source d’eau vive
      • Ésaïe 12:3 ;
        • 3 Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut,
      • Et Zacharie 14:8
        • 8 En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem, et couleront moitié vers la mer orientale, moitié vers la mer occidentale; Il en sera ainsi été et hiver.
  • Jésus et La fête des Tabernacles :
    • C’était le dernier jour de la fête (Hoshana Rabbah, le 7e jour) que Jésus s’est levé et a fait une proclamation en Jean 7:37-38 :
      • 37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
      • 38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.
    • En disant cela, Jésus s’est identifié clairement comme le Messie qui allait accomplir la promesse de l’Esprit (Joël 2:28-29) et deviendrait la source d’eau vive (Ézéchiel 47:1-12). Les Juifs présents à Jérusalem avaient parfaitement compris cette référence messianique parce que la cérémonie du puisage était liée à l’espérance de la restauration de l’Esprit.

4. Les sacrifices et offrandes

Ces sacrifices rappelaient que toutes les nations seraient un jour bénies par Dieu (Ésaïe 2:2-4 ; Zacharie 14:16-19).

5. La joie (Sim’ha)

Soukkot était appelée aussi « la fête de la joie » (Deutéronome 16:14-15).

4 Tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes.

15 Tu célébreras la fête pendant sept jours en l’honneur de l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l’Éternel; car l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains, et tu te livreras entièrement à la joie.

Les célébrations incluaient :

  • Des danses et des chants dans les rues de Jérusalem.
  • Des repas festifs dans les cabanes avec des invités, notamment des pauvres, pour partager la joie).
  • Des veillées nocturnes au Temple, où les Lévites jouaient de la musique et chantaient des psaumes.
  • L’allumage de grands chandeliers dans la cour des femmes du Temple, illuminant toute la ville (selon le Talmud, Sukkah 5:2-4). Ces lumières symbolisaient :
    • La présence de Dieu (la Shekinah).
      • Exode 13:21 : « L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchent jour et nuit ».
    • La lumière du monde : Jésus se déclare « lumière du monde »
      • Jean 8:12 :  Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

6. Le lien avec le ministère de Jésus

Jésus a choisi a fête des Tabernacles pour des enseignements clés parce que cette fête était chargée de symboles messianiques :

  • Jean 7:37-39 (l’eau vive) :
    • Jésus se révèle comme la source de l’Esprit (Ézéchiel 47:1-12 ; Joël 2:28-29).
    • Les Juifs attendaient que le Messie rétablisse le puisage de l’eau au Temple
    • (Zacharie 14:8).
      • 8 En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem, Et couleront moitié vers la mer orientale, Moitié vers la mer occidentale; Il en sera ainsi été et hiver.
    • Jésus affirme qu’Il est cette source.
  • Jean 8:12 (la lumière du monde) :
    • « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres. » Cette déclaration de Jésus a été faite le lendemain de la fête des Tabernacles, alors que les grands chandeliers du Temple étaient encore allumés. Ainsi, il s’est présenté comme la lumière ultime, remplaçant les symboles temporaires.
  • Jean 9 (la guérison de l’aveugle-né). Ce miracle, où Jésus a ouvert les yeux d’un aveugle avec de la boue et de l’eau de Siloé, est un signe messianique lié à La fête des Tabernacles. L’eau de la source de Siloé était utilisée pour le puisage.
    • La lumière (Jean 8:12) et l’eau (Jean 7:37) sont des thèmes centraux de la fête.
  • L’espérance eschatologique :
    • La fête des Tabernacles était aussi associée à l’ère messianique, où toutes les nations monteront à Jérusalem pour adorer Dieu.
    • (Zacharie 14:16-19).
      • 16 Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, Et pour célébrer la fête des tabernacles.
      • 17 S’il y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem Pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, La pluie ne tombera pas sur elles.
      • 18 Si la famille d’Égypte ne monte pas, si elle ne vient pas, La pluie ne tombera pas sur elle; Elle sera frappée de la plaie dont l’Éternel frappera les nations Qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles.
      • 19 Ce sera le châtiment de l’Égypte, Le châtiment de toutes les nations Qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles.
  •  Jésus, en se révélant pendant la fête des Tabernacles, inaugure ce temps messianique.
    • (Jean 4:21-24).
      • 21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
      • 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
      • 23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
      • 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

Signification théologique de Soukkot à l’époque de Jésus

  • Mémorial de la fidélité de Dieu :
    • Souccoth est un rappel de la protection divine dans le désert (Exode 13:21-22 ; Nombres 14:14);
    • C’est aussi la célébration de l’alliance entre Dieu et Israël.
  • Espérance messianique :
    • Les Juifs attendaient que le Messie rétablisse le Temple (Ézéchiel 40-48) et apporte l’Esprit.
    • (Joël 2:28-29).
      • 28 Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions.
        29 Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, je répandrai mon esprit.
    • Jésus accomplit ces promesses en se déclarant source d’eau vive,
      • (Jean 7:37-39)
        • 37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
        • 38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.
        • 39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.
    • et en se déclarant la lumière du monde (Jean 8:12).
      • 12 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
  • Universalité du salut :
    • Les soixante dix taureaux sacrifiés symbolisaient les soixante dix nations (Genèse 10). Soukkot préfigurait un temps où toutes les nations viendraient adorer Dieu (Ésaïe 2:2-4 ; Zacharie 14:16-19).
    • Jésus étend aussi le salut aux païens ainsi qu’il est dit en:
      • Jean 10:16 « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ».
      • Éphésiens 2:14-18: Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit.
  • Joie et restauration :
    • Soukkot était une fête de réjouissance (Deutéronome 16:14-15), anticipant le royaume de Dieu, où « la joie de l’Éternel sera notre force »
    • Il est écrit en Néhémie 8:10 : « Ils leur dirent: Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur; ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force ».
    • Jésus promet une joie éternelle en Jean 15:11: « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » et en Jean 16:22 : « Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. »

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Être chrétien signifie vivre comme un véritable disciple

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Être chrétien ne se limite pas à faire une déclaration de foi ou à avoir une appartenance religieuse. C’est un appel à vivre comme un véritable disciple qui a une relation intime avec Jésus et qui fait preuve d’une obéissance active à ses enseignements. Comme le souligne Luc 14:27, « quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas ne peut être mon disciple ». Ainsi notre vie doit refléter une consécration totale à Jésus-Christ. Cette méditation montre comment cet appel nous pousse à incarner l’amour, l’humilité et la mission de Jésus dans notre quotidien.

Étude biblique suivante : Comment savoir si je suis vraiment chrétien aujourd’hui

Différence entre être chrétien et être disciple de Jésus

a. Être chrétien : une identité fondée sur la foi en Christ

Le terme « chrétien », fut utilisé pour la première fois à Antioche et en Actes 11:26, le mot désigne une personne qui :

  • Croît en Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur : Romains 10:9-10.
    9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
    10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:
  • Reçoit le pardon des péchés par la grâce : Éphésiens 2:8–9.
    8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
    9 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.
  • Appartient à la famille de Dieu : Jean 1:12.
    12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,
  • Est scellée du Saint-Esprit : Éphésiens 1:13.
    13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Il s’agit d’une question d’identité : le chrétien est quelqu’un qui a reçu Christ dans son coeur et qui est sauvé par la foi.

 « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature… » (2 Corinthiens 5:17).

b. De chrétien à disciple

Nous utilisons souvent ces deux mots, l’un pour l’autre, sauf qu’un disciple est un chrétien, mais qu’un chrétien n’est pas forcément un disciple.

Il est crucial de faire une distinction entre être chrétien et être disciple. Tout chrétien devrait être un disciple, mais beaucoup se contentent du nom sans la réalité.

  • Définitions :
    • Chrétien = Identité (appartenance à Christ).
    • Disciple = Pratique (suivre, apprendre, obéir à Jésus).
  • Beaucoup de gens se disent « chrétiens » sans être « disciples » (sans obéissance, sans transformation).
  • C’est pourquoi il faut se poser la question clé : « Suis-je un chrétien de nom ou un disciple engagé ? »

Jésus n’attend pas de nous d’être simplement des chrétiens. Il nous appelle à être des disciples et à faire des disciples. Mais nous ne pourrons faire de vrais disciples qu’à la condition d’être nous-même de vrais disciples.

Le disciple est un chrétien actif prêt à tout abandonner pour suivre Jésus.

 Luc 14:26-27

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

Sans cette dimension, nous ne sommes pas des disciples. Alors, si nous ne sommes pas disciples comment pourrions-nous faire de vrais disciples. Dans ce cas, nous risquons de ressembler à « des aveugles qui conduisent des aveugles » incapables de former de vrais disciples.

Matthieu 15:14

14 Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

La mission confiée par Jésus est de faire des disciples.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

c. Être disciple : une vie de suivi et d’obéissance

Le mot « disciple » signifie « élève » ou « adepte ». Un disciple de Jésus est quelqu’un qui :

  • S’engage à suivre Jésus de près, à suivre ses préceptes et ses instructions : Matthieu 4:19.
    • 19 Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.
  • Apprend de Jésus pour devenir comme Lui : Luc 6:40.
    • 40 Le disciple n’est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître.
  • Obéit à ses enseignements : Jean 8:31.
    • 31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples;
    • Obéir à la Parole est central dans la vie de disciple.
  • Porte sa croix : Matthieu 16:24.
    • 24 Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.
    • Il doit apprendre à mourir à lui-même, à abandonner sa propre volonté pour faire la volonté du Seigneur.
  • Fait des disciples à son tour : Matthieu 28:19.
    • 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

C’est une question de style de vie : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » (Luc 9:23).

2. Critères bibliques pour prétendre être un disciple de Jésus

  • La différence entre chrétien et disciple
  • Le problème :
    • Ce n’est pas tous ceux qui disent Seigneur, Seigneur qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté du Père. (Matthieu 7:21).
    • Oui, Jésus est vraiment Seigneur. Dire cela n’est qu’un constat mais il est plus encore. Il est le Seigneur des seigneurs.
  • La solution :
    • Le vrai disciple ne doit pas se contenter de dire : « Seigneur, Seigneur », mais il faut que Jésus soit véritablement ‘son Seigneur et son Dieu’ selon l’exemple de Thomas.
    • 28 Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! Jésus lui dit: (Jean 20:28)

Ainsi se dire disciple, ne suffit pas. Jésus donne des critères clairs pour vérifier notre engagement. Voici les marques incontournables d’un vrai disciple, selon les Écritures :

a. Un disciple écoute et obéit à la Parole de Jésus

Jean 8:31

31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples;

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

  • Application :
    • Il faut lire et méditer la Bible quotidiennement : Psaumes 1:2 et Josué 1:8
    • « Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la médite jour et nuit! »
    • « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit … »
    • Il faut mettre en pratique ce que Jésus enseigne : Jacques 1:22.
    • « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »

b. Un disciple aime Jésus par-dessus tout

Jean 14:23

23 Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.

Matthieu 10:37

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

  • Application :
    • Il faut prioritiser Jésus dans ses choix : Matthieu 6:33.
    • 33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.
    • Il faut Aimer Jésus plus que les biens, la famille ou soi-même : Luc 14:26.
    • 26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

c. Un disciple porte du fruit

Matthieu 7:16

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

Jean 15:16

16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne

  • Fruits attendus :
    • Fruit de l’Esprit : Galates 5:22.
    • … l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi
    • Fruit évangélique : Matthieu 28:19.
    • 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
    • Fruit de justice : Philippiens 1:11.
    • 11 remplis du fruit de justice qui est par Jésus Christ, à la gloire et à la louange de Dieu. 

d. Un disciple marche dans l’amour

Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

Luc 6:27

27 Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,

  • Application :
    • Il faut pardonner comme Christ : Éphésiens 4:32.
    • 32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.
    • Il faut servir avec humilité : Jean 13:14–15.
    • 14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres;
    • 15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.

e. Un disciple prend sa croix et renonce à lui-même

Luc 9:23

23 Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive. 

Luc 9:24

24 Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la sauvera.

  • Application :
    • Il faut abandonner ses propres désirs égoïstes : Galates 2:20.
    • 20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. 
    • Accepter les épreuves comme un moyen de croissance : 1 Pierre 4:12–13.
    • 12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.
    • Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

f. Un disciple fait des disciples

Matthieu 28:19

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

2 Timothée 2:2

2 Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.

  • Application :
    • Il faut partager l’Évangile avec audace : Actes 1:8.
    • 8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.
    • Il faut former d’autres disciples : Matthieu 28:20.
    • 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit…

g. Un disciple persévère jusqu’à la fin

Matthieu 24:13

13  Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

Jacques 1:12

12 Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.

  • Application :
    • Il faut rester fidèle malgré les difficultés : Apocalypse 2:10.
    • 10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.
    • Il faut ne pas abandonner sa foi : Hébreux 10:36.
    • 36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

3. Tableau récapitulatif : Chrétien vs. Disciple

CritèreChrétienDisciple
Basea foi en Christ (sauvé par la grâce).Suit activement Jésus (vie de consécration).
Relation à JésusLe reconnaît comme Sauveur.Le suit comme Seigneur et Maître.
EngagementCroit en Christ.Obéit à Christ et l’imite.
AmourAime Dieu et les autres.Aime inconditionnellement, même ses ennemis.
Style de viePeut être passif.est actif, intentionnel, sacrificiel.
FruitPeut être stérile.Porte du fruit durable (Jean 15:8).
PersécutionPeut l’éviter.L’accepte comme faisant partie du chemin (Matthieu 5:10–12).
MissionPeut être silencieux.Fait des disciples (Matthieu 28:19).
Exemple bibliqueLe larron repentant (Luc 23:43).Les apôtres (Actes 2:42–47).

4. Auto-évaluation : Suis-je un disciple de Jésus ?

Posons-nous ces questions avec honnêteté (2 Corinthiens 13:5), Est-ce que :

  1. Je lis et obéis à la Parole de Jésus quotidiennement ? (Jean 8:31).
  2. J’aime Jésus plus que tout (famille, argent, confort) ? (Matthieu 10:37).
  3. Ma vie produit du fruit visible (amour, sainteté, partage de l’Évangile) ? (Matthieu 7:16).
  4. Je prends ma croix (renonce à mes désirs égoïstes) pour suivre Jésus ? (Luc 9:23).
  5. Je fais des disciples (je partage ma foi et forme d’autres croyants) ? (Matthieu 28:19).
  6. Je persévère dans la foi malgré les épreuves ? (Jacques 1:12).

5. Prière pour devenir un vrai disciple

« Père Éternel, je reconnais que Tu ne m’appelles pas seulement à être sauvé, mais à suivre Jésus comme disciple. Pardonne-moi les fois où j’ai vécu comme un chrétien passif, sans fruit ni engagement. Donne-moi la grâce de te suivre radicalement :

  • Éclaire ma compréhension de ta Parole pour que je lui obéisse (Psaumes 119:105).
  • Brise mon égoïsme et apprend-moi à prendre ma croix (Luc 9:23).
  • Remplis-moi de ton amour pour que le monde reconnaisse que je suis ton disciple (Jean 13:35).
  • Utilise-moi pour faire des disciples et étendre ton royaume (Matthieu 28:19). Je veux vivre pour toi, marcher après toi, et ressembler à toi. Au nom de Jésus, Amen.

6. Versets clés pour méditer

  1. Luc 14:27 : « Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être Mon disciple. »
  2. Jean 15:8 : « Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez Mes disciples. »
  3. Matthieu 16:24 : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. »
  4. 1 Jean 2:6 : « Celui qui dit qu’il demeure en Lui doit marcher aussi comme Il a marché. »
  5. Actes 11:26 : « C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. » (Un disciple authentique est d’abord un suivi de Christ, puis un « chrétien ».)

Conclusion : Le choix qui s’offre à nous

  • Être chrétien est un début : c’est recevoir la vie éternelle par la foi.
  • Être disciple est un appel : c’est vivre cette vie en suivant Jésus au quotidien, avec obéissance, amour et sacrifice.

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il Me suive. » (Luc 9:23).

Le vrai disciple ne se contente pas de croire en Jésus. Il Le suit.

Réflexion :

Lire la Bible ne suffit pas, il faut la méditer, la mémoriser.

Mémoriser la Bible ne suffit pas, il faut la comprendre.

Comprendre la Bible ne suffit pas, il faut la mettre en pratique.

Alors nous devenons un disciple accompli.

Comment savoir si je suis vraiment chrétien aujourd’hui

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« Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu » (1 Jean 2:3). Dans un monde où le christianisme peut souvent se réduire à une étiquette culturelle ou religieuse, comment savoir si je suis vraiment chrétien ? La réponse ne se trouve pas dans nos émotions ou nos déclarations, mais dans l’obéissance concrète à Christ et dans une relation vivante avec Lui. Cette méditation explore les critères bibliques pour discerner l’authenticité de notre foi.

Étude biblique suivante : La régénération selon Tite 3:5

3 Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu.

4 Celui qui dit: Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui.

5 Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui: par là nous savons que nous sommes en lui.

6 Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même.

1 Jean 2:3-6 – Vraiment chrétien : l’obéissance comme preuve d’une foi authentique

La question « Comment savoir si je suis vraiment chrétien aujourd’hui ? » trouve sa réponse dans 1 Jean 2:3-6. Ce passage ne nous laisse pas dans le doute, mais nous donne un critère clair : « Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu. » Être vraiment chrétien, ce n’est pas seulement croire en Jésus, mais Lui obéir et marcher comme Il a marché.

1. L’obéissance : le signe d’une connaissance authentique de Christ

« Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu. » (1 Jean 2:3). La connaissance de Jésus ne se limite pas à une adhésion intellectuelle, mais se manifeste par une soumission pratique à Ses enseignements. Si nous affirmons Le connaître mais vivons dans la désobéissance, « nous sommes des menteurs, et la vérité n’est point en nous » (1 Jean 2:4). Une foi authentique se traduit par des actions alignées sur la Parole de Dieu.

2. L’amour de Dieu : le fruit de l’obéissance

« Celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est vraiment parfait en lui. » (1 Jean 2:5). L’obéissance n’est pas une contrainte, mais la manifestation de notre amour pour Dieu. Jésus a dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14:15). Lorsque nous obéissons à Christ, Son amour se perfectionne en nous, et notre cœur s’aligne sur le Sien. Si notre vie manque d’amour pour Dieu et pour les autres, il est temps de nous examiner.

3. Marcher comme Jésus : l’imitation de Christ

« Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. » (1 Jean 2:6). Être vraiment chrétien, c’est vivre comme Jésus : dans l’humilité, l’amour, la justice et la dépendance au Père. 1 Pierre 2:21 nous rappelle : « Christ a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. » Si notre vie ne reflète pas le caractère de Christ, nous devons nous interroger sur l’authenticité de notre relation avec Lui.

4. La présence de l’Esprit : la preuve de notre appartenance à Christ

« Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. » (Romains 8:9). Une vie vraiment chrétienne est marquée par la présence et l’action de l’Esprit Saint. Galates 5:22 décrit le fruit de l’Esprit : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi. » Si ces qualités manquent dans notre vie, c’est un signe que nous devons nous tourner vers Dieu et Lui demander de nous remplir de Son Esprit.

5. Un témoignage visible de notre foi

« Vous serez mes témoins » (Actes 1:8). Un chrétien authentique ne peut cacher sa foi. Que ce soit par ses paroles, ses actions ou son amour, il reflète Christ. Si notre vie ne témoigne pas de Jésus, si nous avons honte de Le reconnaître ou si nous évitons de parler de Lui, nous devons nous examiner.

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Prière

« Père Éternel, aujourd’hui, je me présente devant Toi avec un cœur ouvert. À la lumière de 1 Jean 2:3-6, aide-moi à discerner si je suis vraiment chrétien. Si mon obéissance est tiède, si mon amour pour Toi est superficiel ou si ma vie ne te reflète pas, pardonne-moi et transforme-moi. Remplis-moi de ton Esprit pour que je marche comme Tu as marché, dans l’amour et l’obéissance. Que ma vie soit un témoignage authentique de ta grâce.

Au nom de Jésus, je T’ai prié. Amen. »

Versets bibliques cités dans leur intégralité

  • Jean 14:15
    • « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »
      • (L’obéissance est la preuve de notre amour pour Jésus.)
  • Actes 1:8
    • « Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
      • (Un chrétien authentique témoigne de Jésus par sa vie et ses paroles.)
  • Romains 8:9
    • « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas »
      • (La présence de l’Esprit confirme notre appartenance à Christ.)
  • Galates 5:22
    • « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;»
      • (Le fruit de l’Esprit est la preuve d’une vie remplie de Dieu.)
  • 1 Pierre 2:21
    • « Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, »
      • (Être chrétien, c’est imiter Jésus dans notre vie quotidienne.)

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Être chrétien, l’origine du nom en Actes 11:26

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Le terme « chrétien » apparaît pour la première fois en Actes 11:26 et est utilisé à Antioche pour désigner les disciples de Jésus. « C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. » Ce nom n’est pas une étiquette neutre, mais un témoignage d’appartenance à Jésus-Christ. L’origine de ce nom, son sens profond et l’appel qu’il porte pour nous aujourd’hui, c’est de vivre comme des « partisans du Christ », reflétant son amour et sa vérité dans un monde qui a tant besoin d’espérance.

Étude biblique suivante : Chrétien ou disciple

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Pour cette étude, il est indispensable de prendre le temps de mémoriser le contexte.

Actes 11:19-26

19 Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à propos d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs.

20 Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus.

21 La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur.

22 Le bruit en parvint aux oreilles des membres de l’Église de Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusqu’à Antioche.

23 Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.

24 Car c’était un homme de bien, plein d’Esprit Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur.

25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul;

26 et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

1.   Contexte historique et géographique : Antioche de Syrie

 Dans le judaïsme, il existait plusieurs courants de pensée. C’est ainsi que les premiers disciples de Jésus, tous juifs étaient appelés « ceux de la voie » ou « ceux du chemin » en référence à la Parole de Jésus :

Jean 14:6

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

a. Antioche

Antioche était une ville clé dans le monde romain parce que c’était la capitale de la Syrie romaine, et  la troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie.

  • Elle était Cosmopolite, sa population étant diverse (Juifs, Grecs, Romains, Syriens).
  • Elle était le centre culturel et religieux avec un mélange de cultes païens, de judaïsme et de christianisme naissant.
  • L’Église d’Antioche :
    • Elle a été fondée par des chrétiens hellénistes (non-juifs) après la persécution d’Étienne (Actes 11:19–21).
    • Barnabas et Paul y ont enseigné pendant un an (Actes 11:25–26).
    • Elle était la première Église majoritairement non-juive (Actes 13:1).

b. Pourquoi le terme « chrétiens » est-il né à Antioche ?

  • Distinction des Juifs :
    • Avec le temps, les partisans de cette nouvelle doctrine étaient majoritairement des non-Juifs. Un nouveau terme était nécessaire pour les distinguer des Juifs traditionnels. C’est pour cela qu’à Antioche, ils furent appelés pour la première fois chrétiens, c’est-à-dire partisans de Christ.
  • Influence politique et moqueuse :
    • Le terme « chrétien » (du grec Christos = « oint », qui est la traduction de l’hébreu Messie) était probablement utilisé par les païens pour se moquer des disciples de Jésus.
      • « Vous suivez ce Christ ? Alors vous êtes des ‘christiens’ !
    • Ironie historique : le terme initialement méprisant devint le qualificatif officiel des disciples (Actes 26:28 ; 1 Pierre 4:16).
  • Reconnaissance de l’identité messianique :
    • Les croyants d’Antioche assumaient leur foi en Jésus comme Messie (Christ).Le terme affirmait leur allégeance à Jésus plutôt qu’à l’empereur romain (qui se faisait appeler parfois « sauveur » et « seigneur »).
    • Ce sont les juifs et les païens qui reconnaissent en eux les partisans de Christ (chrétiens) par leur comportement. Ce sont des personnes du monde extérieur qui les identifient comme tels ! Qu’en est-il de nous ?

2. Signification du mot « chrétiens »

« Chrétiens » = « Partisans de Jésus-Christ » ou « ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ».

Différence avec d’autres termes :

TermeSignificationContexte biblique
Croyants« Ceux qui ont la foi » en Jésus.Actes 5:14 ; 1 Timothée 4:12.
Nazaréens« Ceux de Nazareth » – expression utilisée par les Juifs pour mépriser Jésus et « ceux de la voie »Actes 24:5.
Chrétiens« Partisans du Christ » (terme utilisé par les païens, puis adopté).Actes 11:26 ; 26:28 ; 1 Pierre 4:16.
Disciples« Élèves » de Jésus (apprentissage actif).Actes 6:1, 7 ; 11:26.
  1. Allégeance exclusive à Christ :
    • « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même. » (Luc 14:27).
    • Être chrétien, c’est reconnaître Jésus comme son Seigneur (Actes 2:36) et vivre selon ses enseignements.
Actes 2:36

36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

  1. C’est une nouvelle identité :

Le terme « chrétiens » marque une rupture avec le judaïsme traditionnel et une appartenance au peuple de Dieu.

Éphésiens 2:19

19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.

1 Pierre 2:10

10 Vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. »

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Quel que soit notre statut social précédent, nous (les chrétiens) avons tous la même nouvelle identité.

3. Pourquoi ce terme a-t-il été retenu ?

a. Adoption par les croyants

 Le terme est désormais usité par tous et assumé par les disciples au point que :

Actes 26:28

28 Et Agrippa dit à Paul: Tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien!

Pierre encourage les croyants à porter ce nom avec fierté, même dans la persécution.

1 Pierre 4:16

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

b. Un nom qui résume l’Évangile

« Christ » (Messie) est le cœur de la foi chrétienne :

Comme en témoigne la confession de Pierre à Césarée de Philippe

Matthieu 16:16

16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

C’est sur cette proclamation que la foi des premiers disciples de Jésus sera fondée.

Actes 2:36

36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

Être « Chrétien » implique :

  • La foi en Jésus comme Messie : Jean 20:31.

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

  • La soumission à son autorité : Luc 6:46.

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande. 

  • L’appartenance à son corps : 1 Corinthiens 12:27.

27 Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.

4. Implications pour les croyants aujourd’hui

a. Une identité centrée sur Christ

  • « Chrétien » n’est pas un simple label, mais un changement d’état qui demande une transformation progressive :
    • « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature… » (2 Corinthiens 5:17).
    • « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ… » (Romains 13:14).
  • Questions pour nous :
    • Est-ce que mon mode de vie reflète mon appartenance à Christ ?
    • Est-ce que je vis comme un disciple (apprenti) ou comme un simple « fan » de Jésus ?

b. Un nom qui engage

  • « Chrétien » implique :
EngagementRéférence bibliqueApplication pratique
Fidélité à ChristActes 11:23 («à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.»)Prioritiser Jésus dans nos choix.
Amour des ennemisMatthieu 5:44 (« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent. »)Pardonner et bénir ceux qui nous persécutent.
Témoignage1 Pierre 3:15 (« Soyez toujours prêts à rendre compte »)Partager l’Évangile avec douceur.
ServiceGalates 5:13 («rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres. »)Servir les autres sans attendre de retour.
Espérance1 Pierre 1:3 («le Père nous a régénérés, pour une espérance vivante»)Vivre dans la joie malgré les épreuves.

c. Un nom qui unit et distingue

Éphésiens 4:4

4 Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation;

Le terme « chrétiens » rappelle que nous sommes unis en Christ, au-delà des différences ethniques ou culturelles.

Cependant, nous sommes appelés à être différents de ceux du monde par notre mode de vie, manifestant la sainteté, l’amour et la vérité. Par cela, nous sommes mis à part et séparés du monde (à l’exemple de : Actes 13:2)

5. Application pratique : Comment vivre notre identité de chrétiens ?

a. Assumer le nom de Christ

  • « Porter le nom de chrétien » implique :
    • Connaître Christ (Philippiens 3:10).

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort …

  • Lui obéir : (Jean 14:15).

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »

  • Le représenter : (2 Corinthiens 5:20).

« Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ. »

  • Exemple biblique : (Actes 11:26).
  • Les premiers chrétiens d’Antioche vivaient leur foi malgré les moqueries
  • « Ils furent appelés chrétiens » parce qu’ils ressemblaient à Christ.

b. Éviter les pièges modernes

  1. « Chrétien culturel » :
    • Danger : Se dire chrétien par tradition familiale ou sociale, sans un engagement personnel.
    • Solution : « Examinez-vous vous-mêmes. » (2 Corinthiens 13:5).
  2. « Chrétien nominal » :
    • Danger : Porter le nom sans vivre la réalité : (Matthieu 15:8).
    • « Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. » 
    • Solution : « Mettez en pratique la parole. » (Jacques 1:22).
  3. « Chrétien légaliste » :
    • Danger : Remplacer la relation avec Christ par seulement des règles à observer.
    • Êtes-vous tellement dépourvus de sens? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair? (Galates 3:3).
    • Solution : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu » (Éphésiens 2:8).

c. Vivre comme les premiers chrétiens d’Antioche

  • Caractéristiques de l’Église d’Antioche (Actes 11:22–26) :
    • Enseignement solide (Barnabas et Paul).
    • Générosité (Actes 11:29–30 : aide aux frères de Judée).
    • Missionnaire (Actes 13:1–3 : envoi de Paul et Barnabas).
    • Multiethnique (Juifs et Grecs ensemble).
  • Comment les imiter ?
    • Étudier la Parole (2 Timothée 2:15).
    • Servir avec amour (Galates 5:13).
    • Participer à la mission (Matthieu 28:19).
    • Vivre l’unité (Éphésiens 4:3).

6. Conclusion : « Chrétien », un nom qui engage

Le terme « chrétien», né à Antioche, résume toute l’identité du croyant :

  • « Être chrétien »:
  • Ce n’est pas porter un simple nom, cela indique notre appartenance à Jésus-Christ
    • (1 Corinthiens 3:23).
  • C’est une transformation par l’Esprit Saint
    • (2 Corinthiens 3:18).
  • C’est une Mission confiée
    • (Matthieu 5:13–16).

C’est vivre une relation vivante avec Christ, marcher à sa suite, et le représenter fidèlement dans un monde qui a besoin de sa lumière.

Question pour la réflexion :

« Si quelqu’un m’observait une semaine, verrait-il en moi les caractéristiques d’un vrai ‘chrétien’ d’Antioche (amour, service, fidélité à Christ) ? »

Résumé en 3 points clés

  1. « Chrétien » = « Partisan du Christ » (Actes 11:26) :
    • Un terme d’abord méprisant, puis adopté avec fierté par les disciples. Nous avons l’honneur de représenter Jésus-Christ
    • « Nous faisons les fonctions d’ambassadeurs pour Christ » (2 Corinthiens 5:20)
  2. Une identité centrée sur Christ :
    • Qui implique foi, obéissance et témoignage.
  3. Un appel à vivre comme les premiers croyants :
    • Par l’enseignement, la générosité, la mission, et l’unité.

« Que notre vie honore ce nom, afin que le monde voie Christ en nous ! »

Ce n’est pas nous qui devons nous dire chrétien. Ce sont ceux du monde extérieur qui doivent nous dire chrétien parce qu’ils voient Jésus-Christ en nous.

Selon Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Parce que le nom « chrétien » devient une description visible de notre identité.

Jean chapitre 6 Jésus pain de vie nourrit la foi

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En Jean chapitre 6, nous découvrons Jésus comme le pain de vie qui nourrit notre foi. À travers des signes puissants et son enseignement, il appelle chacun de nous à croire en lui pour recevoir la vie éternelle.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 7
étude de : la fête des Tabernacles

Jean chapitre 6 – Étude biblique

Jean 6:1-4 – la foule suit Jésus

1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade.

2 Une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades.

3 Jésus monta sur la montagne, et là il s’assit avec ses disciples.

4 Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.

Le lac de Tibériade porte aussi trois autres noms qui sont: la mer de Galilée, le lac de Génésareth et le Kinneret en raison de sa forme (le mot hébreu « Kinnor » (כִּנּוֹר) signifiant lyre ou harpe, nom de la lyre ancienne du roi David).

Jean 6:4 – Le fait que l’apôtre Jean rappelle que la Pâque était proche, montre qu’il mettait cet événement en relation avec l’agneau sacrifié juste avant la sortie d’Égypte du peuple hébreu et la manne (pain du ciel) donnée en nourriture par Dieu à ce peuple pendant sa pérégrination dans le désert jusqu’à son entrée en terre promise. Ainsi l’agneau pascal et la manne (pain de vie) sont la préfiguration de la personne de Jésus, le Pain de vie et l’Agneau Pascal.

Exode 16:4

4 L’Éternel dit à Moïse: Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi.

Psaumes 78:24-25

24 Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, Il leur donna le blé du ciel.

25 Ils mangèrent tous le pain des grands, Il leur envoya de la nourriture à satiété.

  • La motivation de la foule ne porte que sur les miracles et les guérisons. Jésus quant à Lui, veut les amener à une foi en sa personne (v. 29). Il veut que les gens voient au-delà des miracles, la main et la personne qui produit le miracle.

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Jean 6:5-13 – la multiplication des pains

Jean 6:5-9

5 Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger?

6 Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire.

7 Philippe lui répondit: Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.

8 Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit :

9 Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens?

La question que pose Jésus, nous amène à étudier ce que ce passage nous dit sur la foi de Philippe, d’André et du jeune homme.

Philippe fait partie des tout premiers disciples. Il est le cinquième disciple (Jean 1:43). Jésus d’une manière délibérée lui a posé cette question « où achèterons nous des pains ». C’était de sa part un choix délibéré. En effet, Philippe avait besoin que sa foi en Jésus grandisse. Ceci nous est confirmé par le verset 6 : « il dit cela pour l’éprouver. »

  • Était-ce par rapport à sa foi comme rémunérateur (de la foi : Hébreux 11:6), pourvoyeur?
  • Par rapport à ses préoccupations et à ses soins envers la foule, à sa miséricorde?

Plus tard, c’est Philippe qui va demander à Jésus de voir le Père, en:

Jean 14:7-9

7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

8 Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

9 Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Par sa question au verset 5 de ce chapitre 6, Jésus le met à l’épreuve de la foi qui est encore limitée à cause de sa logique humaine. Philippe en effet, a oublié les miracles passés (l’eau changée en vin aux noces de Cana, …) alors que Jésus se présente à l’égal du Père en Jean 5. Il n’a pas encore compris la portée des paroles de Jésus sur son égalité avec Dieu le Père.

Le verset associé : Hébreux 11:6

6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Aux verset 7 et 8, André interpelle par sa réaction quand il constate qu’un jeune garçon a cinq pains d’orge et deux poissons, mais que, qu’est ce que cela pour la foule présente.

  • Est-ce la manifestation d’une foi pratique mais hésitante au regard de l’ampleur du miracle possible?
  • Ou bien, sa réflexion est-elle l’expression d’une attente envers Jésus d’un miracle sans le lui demander, laissant à Jésus toute l’initiative ?

La foi d’André est malgré le doute, agissante. Il remet le problème à Jésus.

Ne méprisons pas les petits commencements comme il est écrit en:

Zacharie 4:10

10 Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront en voyant le niveau dans la main de Zorobabel. Ces sept sont les yeux de l’Éternel, qui parcourent toute la terre.

Le jeune garçon en possession de cinq pains d’orge et deux poissons apporte sa modeste contribution. Le pain d’orge était le pain le moins cher. Cela représentait peut-être son repas de la journée. Son geste manifeste une totale consécration, sa foi étant simple. Il est l’exemple même à imiter selon ce que dit Jésus en:

Matthieu 18:3

3 et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

L’apôtre Jean utilise souvent des symboles. C’est pourquoi les cinq pains et les deux poissons peuvent être la représentation des cinq livres de la Thora (la loi). Les deux poissons quant à eux peuvent être la représentation des deux alliances, L’ancienne Alliance représentée par la manne venue du ciel et la nouvelle Alliance représentée par Jésus, le pain de vie venu du ciel.

Jean 6:10-13 – le miracle

10 Jésus dit: Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.

11 Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulurent.

12 Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.

13 Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé.

Jésus rend grâce ! Nous rendons grâce après avoir reçu une grâce. Tel est le sens de l’expression, mais Jésus rend grâce avant le miracle. Cette action de grâce précède toujours ses actions, miracles ou pas. Lors de la sainte cène, il rend grâce avant de rompre le pain et de le donner. Il rend grâce aussi avant de partager la coupe.

Matthieu 26:26-27

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

Avant de prendre un repas, ne faut il pas rendre grâce quand notre assiette est encore vide avant de commencer à se servir et à manger?

Ce miracle de la multiplication des pains est le seul miracle qui soit relaté dans les quatre Évangiles.

1 Timothée 4:4-5

4 Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces,

5 parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.

Le verset 13 rappelle l’épisode de 2 Rois 4:42-44

2 Rois 4:43

43 Son serviteur répondit: Comment pourrais-je en donner à cent personnes? Mais Élisée dit: Donne à ces gens, et qu’ils mangent; car ainsi parle l’Éternel: On mangera, et on en aura de reste.

Dans ces deux passages, nous voyons l’abondance de Dieu.

Éphésiens 3:20

20 Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons,

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Jean 6:14-15 – Le retrait de Jésus

14 Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul

Ces gens limitent leur réflexion à ce qu’ils voient et connaissent. Ils jugent Jésus au niveau des prophètes. Ils n’exercent pas leur discernement pour percer la personnalité de Jésus. Ils se satisfont de ce qui plait à leur chair.

Jean 6:15 – Ce verset rappelle la tentation du malin de Matthieu 4:8-9. Devant l’échec de ce dernier, il est dit en Luc 4 que le diable ayant échoué, s’éloigna de Jésus jusqu’à un moment favorable. Ici, quand Jésus a vu que la foule voulait le faire roi, il s’agissait d’une tentation plus subtile pour le détourner de sa mission qui était de sauver le monde (Jean 3:17 ; 12:47).

Jésus ne cherche pas la gloire du monde.

Jean 5:41

41 Je ne tire pas ma gloire des hommes.

La foule présente ne voyait en Jésus qu’une personne qui les nourrirait à l’image de Moïse dans le désert avec la manne. Jésus va se retirer à l’écart pour prier. En effet, sa royauté n’est pas de ce monde et sa seul mission est de sauver les hommes.

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Jean 6:16-21 – Jésus marche sur les eaux

16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent au bord de la mer.

17 Étant montés dans une barque, ils traversaient la mer pour se rendre à Capernaüm. Il faisait déjà nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.

18 Il soufflait un grand vent, et la mer était agitée.

19 Après avoir ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils virent Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la barque. Et ils eurent peur.

20 Mais Jésus leur dit: C’est moi; n’ayez pas peur!

21 Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient.

Ce passage montre deux prodiges. Jésus a marché sur les eaux et la barque a rejoint immédiatement la rive. Cet épisode vécu par les disciples est celui prophétisé aux versets des Psaumes et d’Esaïe :

Psaumes 107:28-29

28 Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses;

29 Il arrêta la tempête, ramena le calme, Et les ondes se turent.

Ésaïe 43:2

2 Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; Et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t’embrasera pas.

Ceci montre que la Parole de Dieu est vérité et que ce qui était annoncé, se réalise. Il est nécessaire au travers de ce versets, de se souvenir que Dieu est présent au milieu des tempêtes de la vie. Demandons-lui de nous aider à sortir des épreuves avec succès.

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Jean 6:22-29 – La foule cherche Jésus pour de mauvaises raisons.

Jean 6:22-25

22 La foule qui était restée de l’autre côté de la mer avait remarqué qu’il ne se trouvait là qu’une seule barque, et que Jésus n’était pas monté dans cette barque avec ses disciples, mais qu’ils étaient partis seuls.

23 Le lendemain, comme d’autres barques étaient arrivées de Tibériade près du lieu où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâces,

24 les gens de la foule, ayant vu que ni Jésus ni ses disciples n’étaient là, montèrent eux-mêmes dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus.

25 Et l’ayant trouvé au delà de la mer, ils lui dirent: Rabbi, quand es-tu venu ici?

Tous ces gens avaient vu des miracles, mais ils ne voyaient pas Jésus comme le Messie qu’ils attendaient. Ceci contraste singulièrement avec la femme samaritaine qui n’a pas vu de miracles mais qui a cru en la messianité de Jésus. Celle-ci s’est précipitée auprès de ses compatriotes pour témoigner de lui, oubliant qu’elle était venue puiser de l’eau en laissant sa cruche.

Jean 6:26-27

26 Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés.

27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau.

La foule cherche Jésus pour de mauvaises motivations. Les gens ne sont animés que par un intérêt matériel. Le verset 27 exprime la même pensée que:

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

L’expérience de la vie montre que parfois le fruit de notre travail ne nous profite pas, mais qu’il profite à d’autres. Nous trouvons cela injuste, mais allons plus loin dans la compréhension des choses. Pourquoi ? Dieu nous demande de reconsidérer les choses et d’être actif dans son œuvre et Il s’occupera de nos besoins. C’est ce que nous dit Salomon en:

Psaumes 127:1-2

1 Cantique des degrés. De Salomon. Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.

2 En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil.

Jean 6:28-29

28 Ils lui dirent: Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu?

29 Jésus leur répondit: L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Dans la question qui est posée à Jésus, il y a deux questions en une. Que devons-nous faire pour avoir la vie éternelle, et que devons nous faire pour faire les œuvres de Dieu.

Que devons-nous faire ? Cette question montre une réaction religieuse. Faire des œuvres pour obtenir le salut. Ce n’est pas faire des oeuvres charnelles qui sont nécessaires pour obtenir le salut.

Jésus cherche à faire porter le regard des gens, sur une réalité plus élevée, la nourriture spirituelle qui mène à la vie éternelle.

Ce que nous retrouvons en:

Jean 4:32-34

32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.

33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?

34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.

Il faut d’abord croire en Jésus que Dieu a envoyé, pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. C’est la foi seule en Jésus qui sauve. Or, la foule montre par sa réponse qu’elle est dans la religiosité et les œuvres.

Jean 6:29 – ce verset est similaire à celui de Jean 5:24

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Ces deux versets mettent en lumière deux aspects complémentaires de la foi. Il faut croire en Jésus, ce qui veut dire avoir foi en lui et se soumettre à sa Parole et à lui obéir, ce qui conduit au salut.

Jean 5:24 écouter la Parole et croire en Dieu (croire aussi en Jésus que Dieu a envoyé)

Dans l’Évangile de Jean, le mot grec « apostello » qui veut dire envoyé, est utilisé plus de vingt fois dans chacun des évangiles ( 28 fois en Jean). Ceci montre l’importance de l’envoi en mission.

Jean 17 3

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

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Jean 6:30-34 – Jésus envoyé du ciel

30 Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu?

31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit: Il leur donna le pain du ciel à manger.

32 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel;

33 car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.

34 Ils lui dirent: Seigneur, donne-nous toujours ce pain.

Comment ces personnes pouvaient-elles demander un nouveau miracle pour croire en Jésus quand elles venaient juste d’en voir un, et qu’elles disaient au verset 34 : « donne-nous toujours ce pain », quand le pain qui descend du ciel symbolise Jésus.

Par sept fois il est question de « celui qui descend du ciel » dans ce seul chapitre en parlant de sa personne.

Jean 6:35-40

35 Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

36 Mais, je vous l’ai dit, vous m’avez vu, et vous ne croyez point.

37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi;

38 car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

39 Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ceci est un rappel de la soumission parfaite de Jésus par rapport à Dieu le Père et à sa volonté. Jésus accueille tous ceux qui viennent à Lui.

Pour comprendre ce passage, il faut toujours garder à l’esprit, l’amour et la grâce de Dieu pour ne pas donner une fausse interprétation. Il est utile de revoir Romains 10 sur le salut par la foi. Croire ou ne pas croire n’est pas une question de sentiment ou de sensation. Il s’agit d’un choix, d’une décision personnelle !

Jean 6:40 – Ce verset est la réponse du verset 28 : « Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu? » Il suffit de croire en Jésus, ce qui est à la portée de toute personne. Cette foi trouvera sa récompense dans le fait fait que ces personnes seront ressuscitées par lui le dernier jour.

Il ne faut jamais oublier que ce salut (la vie éternelle) est avant tout une question de relation personnelle entre nous et Jésus, et non une simple proclamation ou un style de vie morale.

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Jean 6:41-51 – celui qui croit en moi a la vie éternelle

41 Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu’il avait dit: Je suis le pain qui est descendu du ciel.

42 Et ils disaient: N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc dit-il: Je suis descendu du ciel?

43 Jésus leur répondit: Ne murmurez pas entre vous.

44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour.

45 Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement vient à moi.

46 C’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a vu le Père.

47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

48 Je suis le pain de vie.

49 Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.

50 C’est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point.

51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.

La manne était une nourriture physique temporaire qui ne protégeait pas de la mort, alors que Jésus est le pain de vie qui donne la vie éternelle.

Les versets 45-46 sont très importants à comprendre et à retenir car pour celui qui prétend connaître Dieu, il est impossible de rejeter Jésus puisque seul Jésus qui vient de Dieu et qui a vu le Père, révèle le Père. Cela veut dire qu’il voit en Jésus l’image du Père, comme cela est confirmé en:

Jean 14:9

9 Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Jean 6:52-59 – Jésus, le pain descendu du ciel

52 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: Comment peut-il nous donner sa chair à manger?

53 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.

54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.

55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.

56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui.

57 Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.

58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra éternellement.

59 Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.

Les juifs ont une compréhension terrestre quand Jésus parle de spirituel avec des images de tous les jours. Un fossé d’incompréhension se creuse entre eux car ils rejettent le fait que Jésus puisse venir du ciel quand pour eux, il est le fils de Joseph (v.42) Nous connaissons son père et sa mère ! Il n’est pas différent de nous.

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Jean 6:60-65 – Épreuve de la consécration des disciples

60 Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l’écouter?

61 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: Cela vous scandalise-t-il?

62 Et si vous voyez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?…

63 C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

64 Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait.

65 Et il ajouta: C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.

Même certains disciples qui suivaient Jésus et qui avaient entendu ses enseignements et vu les miracles s’accomplir, n’ont pas compris. C’était une grande épreuve de foi pour eux : je ne comprends pas, mais je crois. Viendra le temps où Dieu accordera la compréhension des choses.

De la même façon, nous n’avons pas la compréhension de tout ce que la Bible contient. Cette révélation se fait d’une manière progressive quand on l’étudie et demande de la persévérance. Cependant, nous continuons de croire ce que dit Dieu à travers sa Parole.

De la même façon que nous ne pouvons pas expliquer pleinement les deux versets suivants. Peu importe ! Nous les acceptons et nous croyons.

1 Jean 5 :12

2 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Jean 6:66-71 – Pierre reconnait Jésus comme le Christ

66 Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.

67 Jésus donc dit aux douze: Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?

68 Simon Pierre lui répondit: Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.

69 Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

70 Jésus leur répondit: N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l’un de vous est un démon!

71 Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon; car c’était lui qui devait le livrer, lui, l’un des douze.

Ce passage est en lien avec les versets suivants:

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

1 Jean 2:19

19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres.

La vraie foi n’est pas émotionnelle, ni n’est pas liée aux circonstances, mais elle est la conséquence d’une décision. Je crois parce que j’ai décidé de croire !

Seuls les douze apôtres que Jésus avaient choisis, sont restés près de Lui.

Comme Pierre, faisons ce choix de suivre Jésus car il a les paroles de la vie éternelle !

Jean 6:69 – Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

Nous croyons dans un premier temps, puis vient la révélation de la personne de Jésus et nous connaissons Jésus de plus en plus. C’est ce que nous appelons le chemin de sanctification.

Ce chapitre, comme d’autres, nous demande de passer du physique (la manne, le pain) au spirituel, de passer ainsi du temporel à l’éternel. C’est par une relation personnelle étroite avec Dieu dans la prière que nous serons fortifiés dans notre foi.

Gardons en mémoire notre faiblesse, et n’hésitons pas à demander comme les apôtres :

Luc 17:5

5 Les apôtres dirent au Seigneur: Augmente-nous la foi.

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Prière : Jésus, le pain de vie

« Seigneur, Tu es le pain de vie qui nourrit mon âme. Comme les disciples, je viens à toi pour être rassasié. Donne-moi une faim insatiable de ta Parole et une foi qui grandit chaque jour.

Au nom de Jésus, nous te prions. Amen. »

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Jean chapitre 5 Jésus guérit et affirme son autorité divine

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En Jean chapitre 5, Jésus guérit un paralytique démontrant ainsi sa divinité. Il revendique cette divinité au plus haut point parlant de son égalité avec Dieu le Père. Cela veut dire qu’Il a le pouvoir de donner la vie.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 6

Jean chapitre 5 – Étude biblique

Jean 5:x

Jean 5:1-9 – la guérison à la piscine de Bethesda

Jean 5:1-4

1 Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.

2 Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.

3 Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau;

4 car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie.

Dans l’Évangile de Jean, il apparait que Jésus s’est rendu à Jérusalem à plusieurs occasions. (cf. 2:13; 5:1; 7:10; 12:12).

Dans ce verset de Jean 5:1, il est dit « Jésus monta à Jérusalem », ce qui est une métaphore relative à la prééminence de Jérusalem à cause du Temple.

La porte des brebis

Jean 5:2 – « la porte des brebis ». Cette porte était située au nord-est des murailles de Jérusalem et se trouve mentionnée en:

Néhémie 3:1

1Éliaschib, le souverain sacrificateur, se leva avec ses frères, les sacrificateurs, et ils bâtirent la porte des brebis. Ils la consacrèrent et en posèrent les battants; ils la consacrèrent, depuis la tour de Méa jusqu’à la tour de Hananeel.

  • Cette porte était située entre le Temple et la piscine de Bethesda et les brebis et les agneaux qui devaient être offerts en sacrifice au Temple, passaient par cette porte qui symbolise l’accès à la présence de Dieu par le moyen des sacrifices.
  • Ceci nous rappelle que Jésus est la vraie porte des brebis ainsi qu’il est écrit en:
Jean 10:7, 9

7 Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.

9 Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages.

Le Seigneur se présente ici comme la seule porte par laquelle nous puissions accéder à la vie éternelle. Contrairement à la porte physique de Jérusalem qui menait à des sacrifices temporaires, Au plan spirituel, Jésus est la porte qui mène à la communion éternelle avec Dieu.

Matthieu 7:14

14Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Selon ce verset, Jésus est à la fois la porte et le chemin qui mène au Père (Jean 14:6). Ainsi, il faut premièrement connaître et accepter Jésus dans sa vie (la porte) et ensuite le suivre (le chemin), c’est-à-dire lui obéir.

Hébreux 10:19-20

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

Entrer par Jésus, c’est trouver la sécurité (le salut) et la liberté (l’accès aux « pâturages » spirituels, c’est-à-dire à une vie abondante en Dieu).

Bethesda

« La piscine de Bethesda » : ce  mot hébreux « Bethesda » signifie la maison de la miséricorde ou maison de la grâce. En raison des miracles de guérison qui s’y opéraient, la miséricorde de Dieu s’y exerçait déjà d’une manière évidente.

  • Les archéologues ont retrouvé une piscine à cinq portiques près de la porte des brebis. Le fait qu’elle possède cinq portiques, témoigne d’une structure importante, symbole de la grâce infinie de Dieu.
  • Les cinq portiques pourraient symboliser aussi, les cinq livres de la loi (la Torah). Là, les malades y attendaient une guérison conditionnée par leurs propres efforts (être le premier à entrer dans l’eau), ce qui montre une impossibilité pour l’homme de se justifier par la loi seule. (Galates 3:10-11). Le salut est à l’image de la guérison accordée par Dieu. Ce n’est pas l’homme qui gagne son salut par ses propres efforts mais c’est Dieu qui lui accorde.
  • Dans cet épisode du miracle de la piscine de Bethesda, nous voyons l’intervention de Dieu qui accorde sa grâce par la manifestation d’un ange.
Exode 15:26

26 Il dit: Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Égyptiens; car je suis l’Éternel, qui te guérit.

Jean 5:3-5 – La piscine de Bethesda est un lieu à la fois d’espoir et d’impuissance. Elle représente l’espoir humain placé dans des moyens naturels ou surnaturels (l’eau agitée par un ange). Pourtant malgré cet espoir beaucoup restent impuissants, car ils dépendent de leur propre force pour atteindre la guérison. L’homme malade dont il s’agit, attendait la guérison depuis trente-huit ans!

Jean 5:5-9 – Le malade

5 Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans.

6 Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit: Veux-tu être guéri?

7 Le malade lui répondit: Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.

8 Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche.

9 Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son lit, et marcha.

Comme il a été dit dans les études des chapitres précédents, Jésus connait le cœur de chaque homme.  Peut-être que les paroles du malade manifestaient une certaine résignation mais sa présence montrait qu’il restait chez cet homme un petit peu de foi.

Jean 5:5-6 -Dans cet épisode, il n’est pas fait mention des disciples, mais nous pouvons supposer qu’ils étaient présents avec Jésus. Ce fut pour celui-ci l’opportunité d’affirmer sa messianité en public selon ce qui est écrit en:

Ésaïe 35:4-6

4 Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

5 Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

6 Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude

Comme il a été dit dans les études des chapitres précédents, Jésus connait le cœur de chacun. Peut-être que les paroles du paralytique manifestaient une certaine résignation mais sa présence prouvait qu’il avait encore un peu de foi pour être guéri.

Dans ce passage, il n’est pas fait mention des disciples. Cependant, nous pouvons supposer qu’ils étaient présents avec Jésus lors de ce miracle, ce qui fut pour lui l’opportunité d’affirmer sa messianité selon ce qui est écrit en:

Ésaïe 35:4-6

4 Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

5 Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

6 Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Jean 5:6 – « Veux-tu être guéri? » Cette question peut nous paraître très surprenante.  Cependant, elle révèle que la guérison dépend aussi de la volonté et de l’ouverture d’esprit de l’homme. Jésus ne force pas la grâce. Il invite à une réponse personnelle. C’est ainsi qu’il pose à l’aveugle Bartimée la question : « que veux-tu que je te fasse » (Marc 10:46)

La question de Jésus révèle que la guérison dépend de la volonté de l’homme et de la puissance de Dieu. De la même façon, le salut dépend de la volonté de l’homme qui le demande et de la puissance de Dieu pour l’accorder.

Jean 5:7– le malade ne répond pas directement à Jésus, et sa réponse exprime son impuissance et son désespoir. Il ne réalise pas que la solution est devant lui avec Jésus ! Nous sommes souvent comme cet homme, tellement préoccupés par nos problèmes que nous en arrivons à en oublier de nous tourner vers Jésus pour lui demander sa solution.

Symboliquement : Cela reflète l’impuissance de l’homme à se sauver lui-même, et l’échec de ses efforts basés sur ses propres forces.

Jean 5:8-9 – Jésus donne trois ordres : « Lève-toi … Prends … Marche ! » … Aussitôt !

Ce passage confirme que : « La parole de Dieu est vivante et efficace » comme il est écrit en Hébreux 4:12

Jésus offre une guérison inconditionnelle, indépendante de tout effort humain. Il montre que la grâce de Dieu est supérieure aux moyens naturels ou religieux.

La proximité de la porte des brebis et de la piscine de Bethesda, évoque les sacrifices et les efforts humains pour atteindre Dieu ou obtenir une guérison, tandis que Jésus offre la vie et la guérison par grâce.

La grâce précède la foi. L’homme ne connaît pas encore Jésus, mais il obéit à celui-ci. Cela montre que la grâce de Dieu précède et suscite la foi (cf. Romains 5:8).

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Jean 5:10-16 – C’était un jour de sabbat

10 C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: C’est le sabbat; il ne t’est pas permis d’emporter ton lit.

11 Il leur répondit: Celui qui m’a guéri m’a dit: Prends ton lit, et marche.

12 Ils lui demandèrent: Qui est l’homme qui t’a dit: Prends ton lit, et marche?

13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était; car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu.

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

15 Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

16 C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.

Jean 5:10-13 « les juifs ». Dans ces versets, il n’est pas spécifié qui sont ces juifs ! Nous pouvons supposer que la personne guérie sortait du bâtiment et que ces personnes n’avaient pas assisté à la scène. Ce n’est donc que plus tard qu’ils surent que c’était Jésus. Si la piscine s’appelait la piscine de la miséricorde, ces juifs n’en avaient manifestement pas au regard de leur réaction.

Jean 5:14 « ne pèche plus » . Ces mots montrent que la maladie du paralytique, était liée à des péchés passés qui étaient la racine du mal. Jésus avec ce miracle, a coupé cette racine chez ce paralytique et l’a libéré des conséquences de ses péchés, d’où la recommandation qu’il lui a faite: »ne pèche plus« . Toutes les maladies bien sûr, n’ont pas pour origine un péché comme pour l’aveugle né dont il est question en Jean 9. Il peut y avoir d’autres causes.

Romains 5:8

8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

La guérison de Bethesda est une image de la nouvelle naissance (Jean 3:3). Jésus ne se contente pas de guérir le corps. Il appelle à une vie transformée.

Pour nous, la « guérison divine » devrait avoir pour conséquence une transformation spirituelle, un changement de notre mode de vie et une remise en cause de nos priorités.

De la même façon qu’il a guéri cet homme, Dieu peut nous guérir encore aujourd’hui car il dit de lui-même :

Malachie 3:6

6 Car je suis l’Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés.

Matthieu 12:7-8

7 Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents.

8 Car le Fils de l’homme est maître du sabbat

Jean 5:16 – « pendant le sabbat » – Jésus opérait des guérisons sans se préoccuper du jour. Il répondait aux besoins des gens, ce qui déplaisait aux religieux. Jésus nous enseigne que la miséricorde prime sur le légalisme.

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Jean 5:17-20 – Jésus déclare son égalité avec le Père

Jean 5:17-18

17 Mais Jésus leur répondit: Mon Père agit jusqu’à présent; moi aussi, j’agis.

18 A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu.

Jean 5:17 – « Mon Père agit » Jésus revendique la divinité dans son sens le plus élevé. Dieu le Père et Dieu le Fils possèdent la même nature divine.

Jean 10:30

30 Moi et le Père nous sommes un

Jean 5:17 – « moi aussi j’agis » Dans ce verset 17 nous pouvons comprendre que Jésus et le Père travaillent de pair. Jésus travaille en accord avec le Père. Cela a pour incidence que Dieu le Père violait le sabbat tout autant que le Fils.

Jean 5:19-20

19 Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

20 Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement.

Ce passage révèle la relation d’amour et la parfaite soumission de Jésus avec le Père.

Jésus n’agit pas de manière indépendante.

  • Jésus ne fait rien de sa propre initiative, mais il est en parfaite harmonie avec le Père.
  • Implication : Ses œuvres (guérisons, enseignements) sont l’expression de la volonté du Père.
  • Nous aussi, nous devons vivre en dépendance de Dieu (Jean 15:5).

Jésus agit avec la même autorité et avec la même connaissance que le Père.

Jean 5:20 – « des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. » Dans ce verset, Jésus annonce qu’il a l’autorité pour accomplir des œuvres plus grandes que la guérison de l’homme paralysé. Si le miracle qu’il vient d’opérer, a déjà fortement surpris ses contradicteurs, ce qu’ils verront encore, devrait les étonner davantage. Deux œuvres sont particulièrement soulignées : donner la vie à des morts physiques et spirituels, et prononcer le jugement. (versets 21 et 22)

Jean 5:21-23 – la vie et le jugement

21 Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut.

22 Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils,

23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Jean 5:21– « comme le Père ressuscite les morts et donne la vie » Par les prophètes, Dieu le Père avait déjà ressuscité des morts et les avaient déjà ramenés à la vie terrestre. Ainsi en a-il été, par exemple, du fils de la veuve de Sarepta ressuscité par le prophète Elie dont il est question en 1 Rois 17:17- 24.

Jésus donne la vie. Ainsi, il donne une vie pleine et entière à ce paralytique, en lui redonnant toutes ses facultés. Cependant, Jésus donne aussi la vie spirituelle.

La tournure de phrase à propos de « Jésus donne la vie », peut interpeller. Cependant, Jésus a tout pouvoir comme le Père. Ceci souligne l’autorité souveraine de Jésus qui est toujours en accord avec le Père. Dire qu’il a le pouvoir ne veut pas dire qu’il a le vouloir.  Le deuxième point est de ne pas donner une interprétation de ce verset, de le sortir de son contexte, et d’oublier de le mettre en relation avec d’autres passages.  Le contexte est de son égalité avec Dieu le Père, et de sa toute-puissance. Quelle est sa volonté ? Elle est que tous les hommes soient sauvés.

1 Timothée 2:3-4

3 Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur,

4 qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

Mais l’homme peut refuser et endurcir son cœur à l’Évangile. La conséquence en est que le Seigneur peut encore plus endurcir le cœur à l’image de ce qui s’est passé pour Pharaon.

Exode 9:12

 12 L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse.

Il faut comprendre que Jésus donne la vie spirituelle seulement à ceux qui mettent leur foi en Lui. Ces personnes lui répondent par la repentance, la foi, l’obéissance et la persévérance.

Ce verset est à rapprocher de:

1 Corinthiens 15:22

22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,

1 Jean 5:12

12 Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

Jean 5:22 –« le jugement » – Dans l’Ancien Testament, Dieu était considéré comme le juge de toute la terre.

Genèse 25:18

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ?

 Jésus n’est pas venu sur terre pour juger le monde (Jean 3:17) car le jugement dont il est question est celui du jugement dernier. Le jugement porte premièrement sur un point essentiel : Quelle réponse donnons-nous à l’offre de Jésus de la vie éternelle car Jésus est à la fois le sauveur et le juge? Il est pour chacun soit le sauveur, soit le juge. Cela dépendra du choix que nous aurons fait au cours de notre vie terrestre.

Jésus est le Juge de:

Apocalypse 20:11 …15

11 Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux.

Jean 5:23 – Ce verset montre l’unité du Père et du Fils. On ne peut pas honorer l’un, sans honorer l’autre. L’attitude que nous avons vis-à-vis de Jésus est le reflet de l’attitude que nous avons envers le Père. Rejeter le Fils revient à rejeter le Père puisqu’ils sont un. Le « afin que tous honorent le fils » est à mettre en relation avec les versets de:

Philippiens 2:9-11

9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Dans le passage de Jean 5:19-27 comptant huit versets, le mot Fils est utilisé dix fois ce qui marque l’insistance de Jean sur la relation existant entre Jésus et son Père.

Par ailleurs, l’expression « qui m’a envoyé » se retrouve vingt huit fois dans tout l’Évangile de Jean, quand elle n’est présente que cinq fois dans les autres évangiles synoptiques.

Jean 5:24 – « celui qui écoute ma parole » rappelle le verset de:

Deutéronome 6:4

4 Écoute, Israël! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.

Le mot « Shéma » pour « Écoute », signifie écouter Dieu attentivement pour lui obéir.

Ce verset de Jean 20 vient renforcer les versets 21 et 22 et les complète : « Il est passé de la mort à la vie spirituelle. »

La vie éternelle n’est pas future. Elle commence dès que la personne met sa foi en Jésus.

1 Jean 3:14

14 Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

Avoir la vie spirituelle dès notre conversion, est une réalité qui n’est pas facile à appréhender si ce n’est par la foi ! Cependant attention, la foi n’est pas une simple adhésion intellectuelle. C’est une décision, une réponse d’amour et d’obéissance à la révélation de Jésus.

L’apôtre Jean montre dans ce passage une « chose cachée » qui est l’identité divine de Jésus et son autorité sur la vie et sur le jugement.

Comme dira Paul, il est l’image du Dieu invisible.

Colossiens 1:15-17

15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.

Jean 5:24-29 – Les deux résurrections

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l’auront entendue vivront.

26 Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.

27 Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme.

28 Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront.

29 Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.

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Jean 5:24 déclare que ceux qui croient en Jésus ne sont pas jugés, tandis que le jugement concerne ceux qui refusent de croire. La foi est la manifestation de notre volonté d’obéir à sa Parole.

Jean 5:25 – « l’heure vient, et elle est déjà venue » : Jésus parle de sa venue sur terre.

Pour comprendre que le royaume de Dieu est déjà sur terre, il suffit de penser à une ambassade dans un pays étranger. L’ambassade appartient au pays qu’elle représente. Le vrai chrétien est un concitoyen des cieux.

Éphésiens 2:19

19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.

Et il est aussi ambassadeur du Royaume de Dieu sur terre.

Éphésiens 6:20

20 pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler.

Notre rôle est le même que celui de Paul qui est de faire entendre la voix de Dieu.

Éphésiens 6:19

19 Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile,

Jean 5:25 – l’explication est en :

Éphésiens 2:1-5

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, …

5 nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);

Pour rappel, la Bible parle de trois morts

  • La mort spirituelle (Genèse 3)
  • La mort physique (Genèse 5)
  • La mort éternelle (Éphésiens 2:2 ; Apocalypse 20:6, 14) dans l’étang de feu.
Jean 11:25

25 Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ;

Les versets 26 et 27 attestent l’unicité du Père et du Fils

L’apôtre Jean rappelle ce qui a déjà été écrit en:

Daniel 12:2-3

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

3 Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité.

Jean 5:28-29 – parlent des deux résurrections de Apocalypse 20:4-6 et 20:11-15

Jean 5:28 – « tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. »

 voir 1 Thessaloniciens 4:16

16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Jean 5:30 – L’autorité de Jésus : un jugement juste

30 Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Jean 5:30 – Jésus affirme son unité avec le Père en disant: « Je ne puis rien faire de Moi-même » et il agit toujours en parfaite soumission au Père (cf. Jean 4:34 ; 6:38).

« Mon jugement est juste » : Son autorité vient de Dieu, et son jugement est infaillible (cf. Jean 8:16).

C’est pourquoi, comme Jésus, nous devons chercher la volonté de Dieu et non la nôtre (Matthieu 6:10), de la même façon que Jésus ne cherche pas à faire sa volonté mais celle du Père.

Lien avec Jean 3:2 (Nicodème) :

  • « Les prodiges, les miracles, les guérisons témoignent que Jésus et le Père sont Un. Seul Dieu peut faire ces choses. »
  • Exemples : la guérison du paralytique (Jean 5:8–9), la résurrection de Lazare (Jean 11:43–44).

Jean 5:31-40 – Les témoignages en faveur de Jésus

Jésus présente quatre témoignages qui confirment son identité messianique. Ces témoignages sont progressifs et complémentaires. Ils témoignages partent d’un principe juridique édicté dans la thora qui est qu’un témoignage doit être confirmé par au moins deux témoins (Deutéronome 19:15).

Jean 5:31-35 – Le témoignage de Jean-Baptiste

Jean 5:31-32

31 Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai.

32 Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai.

Jean-Baptiste est le premier témoin humain :

  • « Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière. » (Jean 1:7–8).
  • « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » (Jean 1:29).
Jean 5:33-35

33 Vous avez envoyé une délégation vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.

34 Pour moi ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis ceci, afin que vous soyez sauvés.

35 Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière.

  • Le rôle de Jean Baptiste : « Lampe qui brûle et qui luit » → Il préparait la voie (Ésaïe 40:3), mais n’était pas la Lumière (Jean 1:9).
  • L’ironie c’est que les Juifs se sont réjouis temporairement de la lumière de Jean, mais n’ont pas cru en celui qu’il annonçait, à savoir Jésus.
  • Le but de Jésus est : « Afin que vous soyez sauvés. » → Il veut leur salut, pas leur condamnation.

Nous sommes conduits à suivre son exemple :

  • Jean-Baptiste est le témoin humain. Son rôle était de diriger nos regards et nos pensées vers Jésus. De tout temps, les serviteurs de Dieu sont appelés eux aussi à faire de même.
  • La question que tous doivent se poser : « Est-ce que je dirige les autres vers Jésus, ou est-ce que je cherche à briller moi-même ? » (cf. Jean 3:30).

Jean 5:36 – Le témoignage des œuvres de Jésus

36 Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé

Les œuvres (miracles, guérisons, enseignements) sont un témoignage plus puissant que celui de Jean :

  • « Les œuvres que Je fais … témoignent de moi. ». Les oeuvres de Jésus sont la preuve de sa divinité (cf. Jean 10:37–38).
  • Exemples :
  • Guérisons (Jean 4:46–54 ; 9:1–7).
  • Résurrections (Jean 11:43–44).
  • Enseignements avec autorité (Matthieu 7:29).
Lien avec Jean 10:37-38

37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas.

38 Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.

Conclusion : Les œuvres, c’est-à-dire les miracles, les signes, les prodiges accomplis par Jésus témoignent de sa divinité et n’ont d’autre but que d’inviter à une rencontre personnelle avec Lui, pour que notre foi ne repose pas sur des émotions ou des circonstances, mais sur sa personne.

Question : Est-ce que je crois en Jésus à cause de ses œuvres (miracles, enseignements), ou est-ce que ma foi est superficielle ?

Jean 5:37-38 – Le témoignage du Père

37 Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face,

38 et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.

Le témoignage direct du Père s’exprime par la voix céleste :

  • Au baptême de Jésus : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé. » (Matthieu 3:17).
  • Lors de la transfiguration : « Écoutez-Le ! » (Matthieu 17:5).

Le problème des Juifs :

  • « Vous n’avez jamais entendu sa voix » → Ils n’ont pas reconnu Dieu dans les Écritures ou dans les œuvres de Jésus.
  • « Sa parole ne demeure point en vous » → Ils lisent les Écritures sans y voir Christ (cf. Jean 5:39–40 et Luc 24:27).

En ce qui nous concerne :

  • Nous pouvons connaître la Bible et pour autant ne pas connaître Dieu. Des personnes peuvent connaître intellectuellement les Écritures, sans connaître Dieu du cœur (une conviction qui vient d’une expérience avec Dieu).
  • Question : Est-ce que la Parole de Dieu demeure en moi, ou est-ce que je la lis sans la mettre en pratique ? (Jacques 1:22).

Jean 5:39-40 – Le témoignage des Écritures

39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!

Les Écritures (Ancien Testament) témoignent de Jésus :

  • « Moïse a écrit de Moi. » (Jean 5:46 ; cf. Deutéronome 18:15 ; Ésaïe 53).
  • Jésus explique les Écritures aux pèlerins d’Emmaüs (Luc 24:27, 44–45).

Paradoxe du comportement des Juifs :

  • Ils étudient les Écritures pour trouver la vie éternelle, mais ils refusent de venir à Jésus, qui est la vie (Jean 14:6).
  • « Vous ne voulez pas venir à Moi pour avoir la vie ! » → Leur problème n’est pas un manque de connaissance, mais un manque de foi.

Qu’en est-il pour nous ? :

  • Dieu le Père a témoigné lors du baptême de Jésus (Matthieu 3:17). Les Écritures (Ancien Testament) parlent de Jésus. Les Juifs cherchaient la vie éternelle dans les Écritures sans comprendre qu’elles conduisaient à Jésus.
  • Question : Est-ce que je lis la Bible pour connaître Jésus, ou pour me remplir de connaissances intellectuelles et religieuses ?
Lien avec Luc 24:27 :

27 Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.

  • « La Thora (la Loi = le Pentateuque) est personnifiée par Moïse. Celui qui lit la Bible, et c’est d’autant plus vrai avec le Nouveau Testament, doit avoir la révélation de Jésus ou au moins chercher à l’avoir. »

Jean 5:41-47 – L’incrédulité des dirigeants juifs et la conséquence

Jésus dénonce l’hypocrisie des dirigeants juifs et révèle le cœur de leur incrédulité.

Jean 5:41, 44 – Ils ne cherchent pas la gloire de Dieu

41 Je ne tire pas ma gloire des hommes.

44 Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul?

Le contraste entre Jésus et les Juifs :

  • Jésus : « Je ne tire pas ma gloire des hommes. » → Il cherche la gloire de Dieu (Jean 7:18).
  • Juifs : « Vous tirez votre gloire les uns des autres. » → Ils cherchent l’approbation humaine (cf. Matthieu 23:5–7).

Ce qui a pour conséquence : « Vous ne pouvez pas croire. » → L’orgueil empêche la foi.

Jacques 4:6

6 Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Lien avec Galates 1:10 :

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Paul rappelle que tout serviteur de Christ doit chercher l’approbation de Christ et non celle des hommes.

  •  La foi est impossible quand le cœur est attaché à l’approbation humaine. Pour nous, cela signifie que la vraie foi exige l’humilité et le détachement des idoles (réputation, succès, etc.).
  • ce qui conduit à nous questionner : Est-ce que je cherche à plaire à Dieu ou aux hommes dans mes actions ?

Jean 5:42 – Ils n’ont pas l’amour de Dieu

42 Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu.

Ce manque d’amour est la preuve de leur incrédulité :

  • « Si vous aimiez Dieu, vous croiriez en Moi. » (cf. 1 Jean 4:20).
  • Leur rejet de Jésus montre qu’ils n’aiment pas vraiment Dieu.

Ce qui s’étend à tous les hommes :

  • « L’amour pour Dieu se manifeste par la foi en Jésus. »
  • Est-ce que mon amour pour Dieu se voit dans ma foi en Jésus et mon obéissance à ses commandements ?
Selon Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

Jean 5:45-47 – Ils ne croient pas en Moïse

45 Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.

46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.

47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles?

Moïse les accuse :

  • Les Juifs placent leur espérance en Moïse (la Loi), mais ne croient pas en Celui que Moïse a annoncé (Deutéronome 18:15 ; Actes 3:22).
  • Paradoxe : « Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez. » → La Loi conduit à Christ selon
Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Lien avec Luc 16:31 :

31 Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.

 La question à laquelle nous devons tous répondre est tirée du verset 40 : Et nous ? Voulons-nous venir à Jésus pour avoir la vie éternelle ?

Aujourd’hui, nous avons le Nouveau Testament, qui révèle Jésus clairement. La question reste : Est-ce que je crois en Lui ?

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Prière : La guérison du paralytique

« Jésus, Tu es celui qui guérit et donne la vie. Comme le paralytique, je me lève et marche dans ta force. Guéris mes paralysies spirituelles et aide-moi à porter Ta lumière autour de moi. Merci pour ta compassion.

En ton nom, nous te prions, Amen »

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Être chrétien – introduction à une série sur le chrétien

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La question « Qui est vraiment chrétien ? » est cruciale, car beaucoup se réclament de ce nom sans en vivre la réalité. Jésus Lui-même avertit que beaucoup se trompent en pensant être sauvés (Matthieu 7:22–23). Alors, quels sont les critères bibliques pour distinguer un vrai chrétien d’un simple prétendant ? Et quels sont les pièges qui conduisent à une foi superficielle« Être chrétien » ne se réduit pas à un titre ou à des rituels. C’est une identité, une transformation, et une mission. Découvrons les fondements d’une foi authentique et engagée.

Étude biblique suivante : Être chrétien l’origine du nom Actes 11:26
aveugle se suivant
Actes 11:26 – Être chrétien

Cette série d’études a pour but, non d’exprimer une pensée humaine sur ce que doit être un chrétien et comment le chrétien devrait agir et se comporter, mais présenter ce que la Bible en dit.

C’est pourquoi ces études sont constituées de nombreuses références bibliques mettant en avant ce que la Bible dit, reflétant ainsi le regard de Dieu selon sa Parole. Voici ce que dit Jésus des pharisiens religieux en :

Matthieu 15:14

14 Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

Ces études sont inspirées du principe de précaution comme lorsque nous nous trouvons près d’un précipice.

Il y a une ligne rouge qui correspond au bord du précipice et celui qui se met au bord de ce précipice prend le risque de chuter.

Derrière cette ligne rouge, il y a une zone orange où nous sommes en relative sécurité. Cependant là, le risque de glisser et de tomber dans le précipice existe déjà.

Enfin il y a la zone verte, suffisamment éloignée de la ligne rouge pour être en parfaite et totale sécurité. Chacun a sa conception de la largeur de la zone orange, mais peu importe. Ces études présentent la zone verte où nous sommes en sécurité quand nous nous soumettons à la volonté de Dieu selon sa Parole.

Jésus en Matthieu 28:19-20 nous demande de faire des disciples. Nous ne pourrons jamais faire de bons disciples, si nous mêmes nous ne le sommes pas. L’objectif de ces études est une invitation à nous remettre en question personnellement pour ne pas être semblables à ce que dit Jésus en Matthieu 15:14 précité.

C’est donc un appel à nous tourner vers Dieu et lui demander sa direction. Dans un premier temps, il est nécessaire de se repentir comme le psalmiste au:

Psaumes 130:1-6

1 … Du fond de l’abîme je t’invoque, ô Éternel!

2 Seigneur, écoute ma voix! Que tes oreilles soient attentives A la voix de mes supplications!

3 Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister?

4 Mais le pardon se trouve auprès de toi, Afin qu’on te craigne.

5 J’espère en l’Éternel, mon âme espère, Et j’attends sa promesse.

6 Mon âme compte sur le Seigneur, Plus que les gardes ne comptent sur le matin, Que les gardes ne comptent sur le matin.

Il est nécessaire par conséquent d’avoir le réflexe de demander au Seigneur de révéler nos égarements comme au:

Psaumes 19:13

13 Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore.

Puis, nous tourner vers Dieu pour nous assurer d’être sur le chemin, guidés par le Saint-Esprit, en priant comme en

Psaumes 139:23-24

23 Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées!

24 Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité!

Prière :

« Père céleste, je viens devant Toi avec un cœur ouvert, comme le psalmiste.
Sonde-moi, Seigneur, et révèle-moi ce qui en moi n’est pas conforme à ta volonté.
Éprouve mes pensées, mes motivations, et mes actions secrètes.
Si je me suis égaré, même sans m’en rendre compte, ramène-moi sur ton chemin.
Préserve-moi de l’orgueil, des compromis, et des péchés qui m’éloignent de Toi.
Que ta Parole soit une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier.
Je veux marcher dans l’intégrité, à l’abri des grandes transgressions, et vivre chaque jour pour ta gloire.

Au nom de Jésus, je t’ai prié. Amen. »

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Le tableau ci-dessous est une table des matières des études suivantes sur le thème: Être un véritable chrétien.

Verset PrincipalTitre
Actes 26:28Être chrétien – introduction à une série sur le chrétien
Actes 11:26Être chrétien, l’origine du nom en Actes 11:26
Luc 14:26-27Être chrétien signifie vivre comme un véritable disciple
1 Jean 2:3-6Comment savoir si je suis vraiment chrétien aujourd’hui
Tite 3:5La régénération transforme le cœur et renouvelle la vie
2 Corinthiens 13:5Mettre en pratique examinez-vous vous-mêmes selon la foi biblique
2 Corinthiens 3:18De gloire en gloire Dieu transforme notre vie
Romains 8:29Que faire pour devenir semblable à Jésus dans la vie
Romains 8:30La glorification l’espérance ultime du chrétien en Jésus-Christ

Jean chapitre 4 adorer Dieu en esprit vérité

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Jean chapitre 4 montre que Jésus appelle à une adoration authentique. Face à la Samaritaine, il recentre la foi sur le cœur, la vérité et l’action de l’Esprit, loin des lieux et des traditions humaines.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 5

Jean chapitre 4 – Étude biblique

Jean 4:1-3 – Jésus se rend en Galilée

1Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris qu’il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.

2 Toutefois Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c’étaient ses disciples.

3 Alors il quitta la Judée, et retourna en Galilée.

L’apôtre utilise dans ce passage, les termes de Seigneur et de Jésus pour parler de la même personne.

Les pharisiens avaient une obsession et une peur, c’était de perdre leur autorité et leur prestige auprès du peuple. C’est pour cela, qu’ils ont vu Jean puis Jésus comme des ennemis.

Jean 4:2 – L’apôtre relate le fait que Jésus ne baptisait pas lui-même, sans doute à cause de la nature égocentrique de l’homme. L’apôtre Paul en a fait de même ainsi que cela est rapporté en 1 Corinthiens 1:11-17. En effet, si certains hommes avaient été baptisés par Jésus lui-même, ils s’en seraient très certainement vantés comme si cela leur avait conféré une supériorité.

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Jean 4 – Jésus et la femme Samaritaine

Il existe quelques différences remarquables entre Jean 3 et Jean 4. Dans Jean 3, Jésus s’adresse à un homme (Nicodème), un religieux juif qui occupait une position morale en vue. En Jean 4, il s’adresse à une femme samaritaine qui menait une vie totalement dissolue. Tout opposait ces deux êtres : Un homme, une femme, un religieux Juif, une Samaritaine, deux religions s’opposant (orthodoxe – hérétique). Le religieux se croyait parfait et la pécheresse avait conscience de son état de péché. L’entrevue a eu lieu la nuit pour l’un et en plein midi pour l’autre. Cependant, tous deux ont un point commun. Ils se cachent de leurs semblables. Nicodème vient rencontrer Jésus de nuit, à l’insu des ses semblables. Jésus vient rencontrer la Samaritaine qui vient au puits en dehors de l’heure à laquelle venaient les autres femmes. En ce qui concerne cette dernière, nous ne connaissons pas son nom ce qui fait encore une différence avec Nicodème.

Pourquoi les juifs montraient-ils une hostilité envers les Samaritains ? L’explication se trouve en 2 Rois 17

2 Rois 17:6 ; 24

6 La neuvième année d’Osée, le roi d’Assyrie prit Samarie, et emmena Israël captif en Assyrie. Il les fit habiter à Chalach, et sur le Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes.

24 Le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d’Avva, de Hamath et de Sepharvaïm, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d’Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes.

En fait, la religion des samaritains étaient devenue différente de la religion juive à cause des déportations de population par le roi d’Assyrie.

Jean 4:4-15

4 Comme il fallait qu’il passe par la Samarie,

5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.

6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.

7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.

8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.

9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –

10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.

15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.

11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?

12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?

13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;

14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

La Samarie

Jean 4:4 – « il fallait qu’il passe ». Habituellement les juifs évitaient de passer par la Samarie pour se rendre à Jérusalem. Ils préférait prendre une route plus longue, qui ne passait pas par cette région. Nous pouvons donc penser que cette obligation était de l’ordre spirituel, pour un objectif divin, à savoir la révélation de la messianité de Jésus aux Samaritains.

Le puits de Jacob : Dans l’Ancien Testament, il n’est fait mention d’aucun puits creusé par Jacob. Par contre, Jacob a bien vécu près de Sichem à son retour de Paddan Aram. (Genèse 33:18). Ce puits était en réalité une citerne et non pas à proprement parlé un puits. La citerne recueille les eaux de ruissellements dans un réservoir souterrain, alors que le puits est foré pour trouver et atteindre une source d’eau souterraine. Dans un cas, l’eau est dormante et dans l’autre, l’eau est vive. Ceci explique l’échange entre Jésus et la samaritaine, relaté au versets 10 et 11.

10 Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.

11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive ?

En adressant la parole à une femme samaritaine, Jésus s’est affranchi de deux barrières culturelles, celle de parler à un samaritain et celle d’adresser la parole à une femme en public, ce qui ne se faisait pas.

Jean 4:7 – Jésus en abordant la femme samaritaine, engage la conversation en se plaçant dans une position d’infériorité. Il est en demande. Comme le montre le verset 9, la demande est très surprenante de la part d’un juif.

L’exemple de Jésus

Jésus ici, nous donne un modèle à suivre. Si nous voulons parler de Jésus et témoigner, plutôt que de nous placer par rapport aux autres en supériorité, nous devons laisser la personne s’ouvrir à nous en nous plaçant en infériorité, en demande par exemple.

Jean 4:10 – « le don de Dieu » ! de quoi s’agit-il ? De la personne même de Jésus. Cela veut dire en clair: si tu me connaissais, moi qui viens de Dieu le Père … et il précise si tu connaissais celui qui te demande à boire.

Ici, Jésus n’agit plus en demandeur mais comme un égal. Tu me donnes à boire, et moi je te donne de l’eau vive.

Nous pouvons constater le décalage existant entre les paroles de Jésus et celles de la Samaritaine. L’un (Jésus) parle de choses spirituelles alors que l’autre (la samaritaine) parle de choses naturelles.

Ce texte nous montre l’écueil auquel il faut penser pour l’éviter, en ramenant les choses au plan concret. Toute la difficulté est de faire comprendre les choses célestes, spirituelles à une personne qui n’y est pas préparée, et qui ramènera tout aux choses terrestres.

Jean 4:14 – L’être humain a besoin d’eau pour vivre mais Jésus parle dans ce verset, d’une eau qui donne la vie, d’une eau vivifiante. De la même façon, seul Jésus peut donner un esprit vivifiant.

1 Corinthiens 15:45

45 C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.

C’est parce que Jésus nous communique son Esprit que nous devenons une source d’eau qui jaillira en donnant la vie éternelle.

Jean 4:15 – Après le verset 14, la samaritaine ramène tout au plan terrestre. Si seulement, grâce à Jésus, elle pouvait être libérée d’une tâche pénible en n’ayant plus à avoir à venir à ce puits pour y puiser de l’eau en pleine chaleur, tous les jours !

A travers ses paroles, la samaritaine tout comme Nicodème, ne comprenait jusque-là Jésus que d’un point de vue purement physique (au sens littéral). C’était souvent le cas des disciples aussi. Ils interprétaient souvent à tort les propos de Jésus en passant à côté de son langage métaphorique (cf. Jean 4:33-34 ; et en Jean 11:11-13, la mort de Lazare).

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Jean 4:16-26 – Jésus est reconnu comme prophète

La conversation prend un nouveau tournant quand Jésus va se révéler !

16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.

17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.

18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.

19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.

Jésus laisse la Samaritaine reconnaître elle-même son état. Il est à remarquer qu’il n’a porté aucun jugement sur elle.

Jean 3:17

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Comme pour toute personne à qui nous voulons porter le message du salut, il faut que celle-ci réalise par elle-même son état de pécheresse pour éprouver le besoin d’un sauveur.

C’est le Saint-Esprit qui convainc de péché et uniquement lui.

Jean 16:7-8

7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai.

8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement:

Cependant, il est nécessaire que chaque personne se tourne vers Dieu pour lui demander.

Psaumes 19:13

13 Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore.

Ce verset met en lumière notre ignorance de certains péchés, souvent causée par l’orgueil. Le fait d’exprimer ouvertement cette demande fera que le Saint-Esprit nous révèlera l’état véritable de notre cœur.

Nous pouvons commettre des péchés sans en avoir conscience, et ce surtout quand le mot péché signifie manquer le but, être en dehors de la direction voulue par Dieu.

En demandant à Dieu de pardonner nos fautes inconscientes, nous lui ouvrons la porte pour nous guider et corriger notre chemin afin de rester dans sa volonté.

Jean 4:20-26

20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.

21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.

22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.

24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.

26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.

Ce passage est des plus important pour un croyant. Quelle que soit la religion, les gens cherchent un lieu pour adorer et prier Dieu. Le chrétien faisant un voyage en Israël ne manquera pas d’aller au mur des lamentations et de faire une prière au pied de ce mur, sans parler de ceux qui écrivent une prière sur un papier qu’ils glissent dans une anfractuosité de ce mur. Des croyants vont même sous l’esplanade, à un endroit précis où la tradition dit que l’arche de l’alliance aurait été placée pour être au plus près de la présence de Dieu. Par ces pratiques, ces personnes témoignent qu’elles oublient ce que nous dit Jésus dans ce passage de l’Évangile de Jean.

Ce n’est ni à Jérusalem au mont du Temple, ni sur la montagne de Garizim, ni dans un quelconque endroit que nous serons le plus proche de Dieu. De tout temps, l’homme a voulu s’approcher de Dieu, c’est ainsi qu’on a prié sur les hautes collines, sur les montagnes, en construisant même une tour très haute, la tour de Babel (Genèse 11 ). En France, nombreux sont les édifices religieux construits sur des « hauts lieux ? » (collines, puys …)

Où doit-on prier ?

Jésus ici corrige la pensée des hommes. Peu importe où ils se trouvent, ils peuvent; et nous pouvant prier Dieu là où nous sommes. Cependant Dieu pose une condition, celle de le prier en esprit et en vérité.

Comment comprendre ce verset de Jean 4:24 ?

Prier en esprit signifie prier avec :

  • Un cœur sincère, sans hypocrisie ou formalisme (Matthieu 15:8)
  • Avec l’aide du Saint-Esprit qui nous aide à prier selon la volonté de Dieu. (Romains 8 :26-27)
  • En ayant une véritable communion avec Dieu. C’est l’Esprit qui nous unira au Père au-delà des mots.

L’expression « en vérité » peut prendre deux sens. Celui de la vérité telle que nous l’entendons, c’est à dire l’opposé du mensonge, de l’hypocrisie, mais aussi celui de la vérité, pour parler de la Parole de Dieu.

Prier en vérité signifie prier :

  • Selon la Parole de Dieu, en étant aligné sur les Écritures:
Jean 15:7

7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

  • Sans mensonge ni hypocrisie:
Psaumes 51:6, 8

6 J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.

8 Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur: Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi!

  • En reconnaissant qui est Dieu:
Jean 17:3

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Le vrai culte est celui qui se focalise sur le vrai Dieu tel qu’il s’est révélé dans la création et dans la Bible, (Hébreux 1:1-2) et tel qu’il s’est manifesté dans l’œuvre du salut.

Aux versets 23 et 24, il n’est pas dit que Dieu cherche des adorateurs. Ils révèlent comment les vrais adorateurs doivent adorer : En esprit et en vérité ! Car Jésus est venu chercher les perdus et par son Saint-Esprit, il achève l’œuvre commencée selon :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Philippiens 1:6

6 Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ.

Jean 4:26 – – La Samaritaine a une révélation progressive de Jésus. Elle l’identifie comme étant un juif, puis elle reconnait en lui un prophète. Là, Jésus se révèle pleinement comme le Messie, en disant « Je Suis ». Cette femme arrive ensuite à l’interrogation du verset 29 : ne serait-ce point le Christ ?

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Jean 4:27-38 Jésus est-il le Messie ?

27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?

28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:

29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ?

30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.

La femme samaritaine est convaincue de la messianité de Jésus. Elle qui se cachait des autres, se trouve libérée de sa culpabilité et elle va s’extérioriser en interpellant les autres. Sa proclamation a interpellé les Samaritains qui sont sortis de la ville pour savoir qui avait produit une telle transformation chez cette femme.

Jean 4:31-38

31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange.

32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.

33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?

34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.

35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.

36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.

37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.

38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.

Jean 4:34 – « Ma nourriture est de faire la volonté de Dieu qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » – Ce verset explique la motivation du verset 4 quand Jésus dit qu’« il fallait qu’il passât par la Samarie ». Tous les chrétiens devraient s’approprier ce verset 4:34 et le faire leur, sachant que selon:

Jean 9:31

31Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.

1 Jean 5:14

14 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.

Jean 4:35 – Pour parler du blé, nous aurions tendance à dire quand il devient mur, que les champs blondissent pour parler de la couleur du champ. Jésus, lui, dit qu’ils blanchissent. Est-ce pour parler des Samaritains tout de blanc vêtus que Jésus emploie le mot blanchissent au lieu de blondissent ? Si c’est le cas, le résultat des paroles de la femme samaritaine ne s’est pas fait attendre.

Les versets de Jean 4:36-38 sont à rapprocher des versets de:

1 Corinthiens 3:6-8

6 J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître,

7 en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.

8 Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.

La conversion d’une personne n’est pas le simple résultat de notre témoignage ou de notre évangélisation. Nous devons nous libérer de la recherche de résultat et nous réjouir de celui-ci sans chercher à nous en approprier le mérite.

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Jean 4:39-45 – Jésus, le sauveur du monde

39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.

40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.

41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;

42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

Dans ce passage, Jésus et la Samaritaine sont les semeurs. Le témoignage d’une vie transformée est puissant. Jésus a de plus confirmé (arrosé) dans le cœur des Samaritains ce que la femme samaritaine avait planté et Dieu a fait croître !

Le message du salut s’il est adressé en premier aux Juifs, est annoncé ensuite à l’ensemble de l’humanité représenté par les Samaritains, la femme Syro-phénicienne, les soldats romains …

« Nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. » Quelle parole puissante, quand nous savons que Jésus a été rejeté par les siens à Nazareth. (Luc 4:28-30)

Jean 4:43-45

43 Après ces deux jours, Jésus partit de là, pour se rendre en Galilée;

44 car il avait déclaré lui-même qu’un prophète n’est pas honoré dans sa propre patrie.

45 Lorsqu’il arriva en Galilée, il fut bien reçu des Galiléens, qui avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête; car eux aussi étaient allés à la fête.

Jésus est resté deux jours en Samarie. Nous pouvons penser que c’est durant ce temps que les conversions eurent lieu suite aux enseignements qu’il a donnés.

Jean 4:43-45 – Les Galiléens dont il est question dans ces versets, sont probablement du nombre de ceux qui crurent en Jésus en voyant tous les miracles qu’il avait fait à Jérusalem lors de la Fête (la Pâque), comme c’est écrit en Jean 2:23-25

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Jean 4:46-54 – Jésus guérit le fils d’un officier

46 Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi, dont le fils était malade.

47 Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir.

48 Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point.

49 L’officier du roi lui dit: Seigneur, descends avant que mon enfant meure.

50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s’en alla.

51 Comme déjà il descendait, ses serviteurs venant à sa rencontre, lui apportèrent cette nouvelle: Ton enfant vit.

52 Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux; et ils lui dirent: Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté.

53 Le père reconnut que c’était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison.

54 Jésus fit encore ce second miracle lorsqu’il fut venu de Judée en Galilée.

Jean 4:47 – l’officier demande à Jésus de venir à Capernaüm guérir son fils

Jean 4:48 – Jésus lui répond par un reproche sur l’incrédulité générale des Galiléens (Jean 4:45) – Il s’agissait là d’un test de foi pour l’officier. Celui-ci prendrait-il cette parole comme un rejet?

Jean 4:49– l’officier persévère et réitère sa demande en pressant Jésus (avant que mon enfant ne meurt)

Jean 4:50 – Jésus voit là la foi persistante de l’officier et dit simplement : « Va, ton fils vit ». N’est ce pas là, l’accomplissement de ce qui est dit en:

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

La parole de Jésus à cet officier, va fortifier la foi de ce dernier. Il croit !

Jésus peut surprendre par ses réactions face aux besoins de ceux qui l’entourent. Il ne faut jamais oublier qu’il est amour et que l’objectif pour lui est de révéler le fond du cœur de la personne qui s’adresse à lui, de produire dans cette personne une plus grande foi, de la fortifier.

Si notre foi est conditionnée à un miracle, celle-ci est bien chancelante et connaîtra des hauts et des bas. Par contre, si notre foi est basée sur la personne de Jésus et sur sa Parole, elle ne fera que grandir et se fortifiera de jour en jour.

L’officier va croire avant même de voir la réalisation de la parole de Jésus. La nouvelle rapportée par ses serviteurs ne fera que confirmer qu’il avait eu raison de mettre sa foi en Jésus. A ce moment là, il n’avait toujours pas vu son fils guéri.

Il demande à quelle heure la guérison s’est produite et quand il en a connaissance, il a la confirmation que la guérison est liée à la parole de Jésus et non à un rétablissement naturel de sa santé.

Cet officier a témoigné à toute sa maison de l’échange avec Jésus. Ils ont cru eux aussi. Cet épisode montre toute l’importance de témoigner de l’action de Jésus Christ dans nos vies.

Ce verset de Jean 4: 53 résume l’Évangile de Jean, à savoir qu’il faut croire en Jésus et en ses paroles. L’homme démontre sa foi en croyant à la promesse sans l’avoir encore vue.

Marc 11:24

24 C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Jean 4:53 – « il crut lui et toute sa maison » – C’est la première de plusieurs occasions où la foi d’une personne a influencé toute une famille.

  • 1. Corneille (Actes 10:44-48)
  • 2. Lydie (Actes 16:15)
  • 3. le Geôlier Philippien (Actes 16:31-34)
  • 4. Crispus (Actes 18:8)
  • 5. Stéphanas (I Corinthiens 1:16)

Le chapitre 4 de l’Évangile de Jean montre deux personnages qui vont témoigner de qui est Jésus et qui vont conduire ainsi à la foi d’autres personnes.

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Prière : La Samaritaine et l’eau vive

« Seigneur, tu es la source de l’eau vive qui étanche toute soif spirituelle. Comme la Samaritaine, nous venons à toi avec nos questions et nos besoins. Remplis-nous de ton Esprit Saint, et fais de nous des témoins de ton amour. En ton nom, nous te prions, Amen.« 

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Jean chapitre 3 annonce l’amour de Dieu pour le monde

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Jean 3 montre l’amour inconditionnel de Dieu pour l’humanité à travers le dialogue entre Jésus et Nicodème. C’est ainsi que Jésus va expliquer la nouvelle naissance et déclarer : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique » (Jean 3:16), offrant la vie éternelle à quiconque croit en Lui.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 4

Jean chapitre 3 – Étude biblique

Jean 3:1-13 : Jésus et Nicodème

1Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

2 qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

3 Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

4 Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit.

7 Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.

8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

9 Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?

10 Jésus lui répondit: Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses!

11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage.

12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes?

13 Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

Jean 3:1– « Pharisien »  veut dire membre du parti politique et religieux des pharisiens, dont l’origine remonte à la période des Maccabées. C’est-à-dire 2 siècles avant J.C., au milieu de la période inter testamentaire qui a duré 400 ans.

Nicodème est un prénom d’origine grecque qui signifie conquérant.

Jean 3:2 – » « qui vint de nuit » : Le fait que Nicodème vienne trouver Jésus de nuit n’est pas anodin. Ce détail souligne la réalité spirituelle dans laquelle il se trouve : plongé dans l’obscurité, il aspire à la lumière, c’est-à-dire à la vérité. Bien qu’il reconnaisse en Jésus un envoyé de Dieu, sa compréhension reste limitée, s’arrêtant essentiellement aux miracles réalisés par Jésus. Sur le plan humain, il est probable que Nicodème ait choisi la nuit pour ne pas être vu en compagnie de Jésus, évitant ainsi de compromettre sa réputation et sa position sociale. Cependant, c’est surtout l’image spirituelle qui retient l’attention, car Jean oppose fréquemment les ténèbres à la lumière dans son Évangile. Cette quête de vérité est si profonde chez Nicodème qu’il n’hésite pas à prendre des risques pour rencontrer Jésus, lui qui est une figure de référence et une autorité reconnue.

Nicodème prend conscience de sa propre obscurité spirituelle et se sent attiré par Jésus, la lumière véritable. À l’image d’un papillon de nuit attiré par une source lumineuse, Nicodème incarne la condition de tout être humain avant de rencontrer Jésus. Sa démarche illustre cette soif de vérité qui pousse à chercher la lumière, même lorsque cela implique de sortir de l’anonymat ou de braver la peur de l’opinion publique.

Ainsi, Nicodème représente ceux qui, malgré les craintes et les incertitudes, osent s’approcher de Jésus. Par ses questions et son attitude, il manifeste une véritable recherche de la vérité, observant avec objectivité la personne et les œuvres de Jésus. Sa venue nocturne témoigne de sa soif profonde de comprendre et de s’abreuver à la source même de la vérité.

Nicodème prend conscience de sa propre obscurité spirituelle et se sent attiré par Jésus, la Lumière véritable. A l’image d’un papillon de nuit attiré par une source lumineuse, Nicodème incarne la condition de tout être humain avant de rencontrer Jésus. Sa démarche illustre une soif de vérité qui pousse à chercher la lumière, même lorsque cela implique de sortir de l’anonymat ou de braver la peur de l’opinion publique.

Ainsi, Nicodème représente ceux qui malgré leurs craintes et les incertitudes, osent s’approcher de Jésus. Par ses questions et son attitude, il manifeste une véritable recherche de la vérité, observant avec objectivité la personne et les œuvres de Jésus. Sa venue nocturne témoigne de sa soif profonde de comprendre et s’abreuver à la source même de la vérité.

Jean 3:2 – La motivation de Nicodème, est d’aller au ciel auprès de Dieu. Cela se révèle par sa phrase : « nous savons que tu es un docteur venu de Dieu. » . Il fait un constat et ne nie pas l’évidence. Sa motivation est d’aller au ciel près de Dieu. Qui peut montrer le chemin qui mène à Dieu si ce n’est celui qui vient de Dieu ? Ce constat basé sur des preuves matérielles, le pousse à connaître la personne de Jésus. La question qu’il ne pose pas directement est : Qui es-tu Jésus?

Jean 3:3– « En vérité, en vérité« , est une déclaration pour attirer l’attention sur un point important. Cette expression précède l’affirmation d’une vérité et est spécifique à l’Évangile de Jean dans lequel elle figure vingt-cinq fois.

A propos de « si un homme ne nait de nouveau », le mot grec « anothen » traduit par nouveau, se traduit aussi par d’en haut. Ainsi, « naître de nouveau » pourrait se dire tout autant, naître d’en haut, et cela serait plus précis. Il ne s’agit pas d’une amélioration morale de la personne mais d’une réalité spirituelle opérée par le Saint-Esprit, d’une transformation radicale par l’Esprit.

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Tite 3:5

5 il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit,

Jean 3:3-10 – Le dialogue entre Jésus et Nicodème montre la distance existant entre eux, Jésus parlant de choses spirituelles quand Nicodème en est encore aux choses terrestres.

Jean 3:5 – « naître d’eau et d’Esprit » : Jésus fait ici une allusion au baptême chrétien où la personne est immergée complètement, comme dans le liquide amniotique de la mère, et qu’elle sort des eaux. C’est une nouvelle naissance !

« Naître d’eau et d’Esprit » : L’eau peut symboliser la purification (Ézéchiel 36:25). L’Esprit quant à lui, est l’agent de la transformation intérieure. Ensemble, ils représentent la repentance (l’eau) et la foi (l’Esprit), deux aspects inséparables de la conversion.

Ézéchiel 36:25

25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.

Il faut bien comprendre le sens donné au baptême chrétien qui est d’une part tout différent du bain de purification et qui est d’autre part baptême de repentance de Jean-Baptiste. En actes 19, les disciples de Jean qui avaient déjà pris le baptême de repentance précédemment, se sont fait baptiser au nom de Jésus, ce qui était totalement différent.

1 Pierre 1:23

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

Actes 19:3-7

3 Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean.

4 Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

5 Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

6 Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient.

7 Ils étaient en tout environ douze hommes.

Jean 3:5 – « Le royaume de Dieu » : Le royaume de Dieu est le domaine sur lequel les gens reconnaissent la seigneurie de Dieu par Christ et s’y soumettent. C’est le domaine et dans lequel la grâce de Dieu prévaut. Il s’exprime par le règne de Dieu dans le cœur et la vie des croyants.

Luc 17:20-21

20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Paul dira aux Romains en:

Romains 14:17

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

Jean 3:6 – Pour paraphraser ce verset, on peut dire: ce qui est terrestre est terrestre, et ce qui est spirituel est spirituel.

Jean 3:7 – En ce qui concerne la forme singulier et la forme pluriel, le »tu » correspond à Nicodème, et le « vous » concerne tous les humains, notamment les juifs, les juifs se considérant une race à part, élue de Dieu. Cette race a été élue, oui, mais pour témoigner de Dieu au monde. Jésus dira d’ailleurs en Jean 4:22, le salut vient des Juifs.

Jean 3:8 – Les mots: le vent, souffler et l’Esprit sont la traduction du mot racine grec « pneo » ou de son dérivé « pneuma »

Le vent et l’Esprit partagent une liberté semblable parce qu’on ne les perçoit qu’à travers leurs effets ou leurs actions. Ce verset 8 nous fait comprendre que de deux personnes qui écoutent l’Évangile, l’une est touchée par l’Esprit et croit, quand l’autre va rester insensible et ne croira pas. C’est l’énigme de la foi ! Le Saint-Esprit touche tout le monde mais chacun est libre de sa réponse à l’offre du salut.

La foi en Jésus commence quand nous acceptons de ne pas tout comprendre avec notre intelligence. Celui qui s’appuie sur sa propre intelligence en voulant comprendre avant de croire, commet une grave erreur. Son orgueil est un obstacle à la révélation. De plus, la révélation complète de la personne de Jésus va se faire progressivement et va dépendre de la malléabilité de chacun de son humilité.

Jean 3:10– Jésus ici, se montre surpris de la réaction de Nicodème exprimée au verset 9. Le Saint-Esprit a parlé et a agi dans les prophètes ce qui les a poussés à agir par des témoignages sortant de l’ordinaire.

Jean 3:11 –  La question est de savoir à qui se rapporte le pronom « nous ». Est-ce qu’il est question de Jésus et de l’apôtre, ou est-ce qu’il s’agit de Jésus et de Dieu le Père ? Nous pouvons considérer juste la deuxième réponse dans la mesure ou l’Évangile est une révélation divine.

Jean 3:11-12 – Pourquoi dans ces versets, l’emploi de la forme singulier (te) et la forme plurielle (vous) sont-elles utilisées ? L’explication de l’utilisation du vous est que celle-ci concerne Nicodème mais comme représentant l’ensemble des pharisiens, du peuple juif et de l’humanité…

Cependant, une chose importante est à comprendre :

  • Le « tu » de Jésus nous rappelle que :
    • La vérité de l’Évangile est une parole adressée à chaque individu personnellement (moi).
    • Ma réponse personnelle (foi, obéissance, repentir) est cruciale.
  • Le « vous » de Jésus nous rappelle que :
    • Le rejet de Dieu est souvent un phénomène culturel ou collectif (ex. : la société qui ignore Dieu).
    • Nous sommes appelés à sortir de la mentalité de foule pour avoir une relation individuelle avec Christ.

Jean 3:12 – « choses terrestres et choses célestes » De quoi Jésus veut-il parler sous ces deux appellations ? S’agit-il du baptême et de la régénération de l’être qui sont de nature et d’origine célestes mais qui se déroulent sur terre ?  Et les choses célestes, liées au sacrifice de Jésus et ses conséquences spirituelles ? Comme l’apôtre Paul dira en :

1 Corinthiens 1:18

18 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

Jean 3:13 – Ce verset vient renforcer la compréhension de la motivation de Nicodème. Si je veux savoir comment aller au ciel, j’interroge celui qui en ait descendu. Ce verset confirme la divinité et la préexistence de Jésus.

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Jean 3:14-21 – le serpent d’airain

 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées;

21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Jean 3:14-21 – Il est difficile de savoir avec certitude là où la conversation entre Jésus et Nicodème s’est arrêtée, et là où les commentaires de Jésus ou de l’apôtre Jean commencent.

On peut décomposer ce passage en trois parties :

  • Les versets 14-15 se rapportent à Jésus
  • Les versets 16-17 sont relatifs à Dieu le Père
  • Les versets 18-21 concernent l’humanité.

Jean 3:14 – est une référence à Nombres 21:4-9 au sujet des serpents brulants et du serpent d’airain de Moïse.

Nombres 21:7-9

7 Le peuple vint à Moïse, et dit: Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.

8 L’Éternel dit à Moïse: Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

9 Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

Tout comme les Hébreux étaient sauvés lorsqu’ils regardaient le serpent d’airain érigé par Moïse, ceux qui se tournent vers Jésus et la croix sont sauvés spirituellement. Le salut est le résultat de la foi mise en action, comme il est écrit de nombreuses fois dans l’épître aux Romains.

Romains 3:22

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

Comment comprendre que le simple fait de se tourner vers le serpent de Moïse pouvait sauver ? C’était par la foi ! Bien sûr, cela pourrait être considéré comme de l’idolâtrie, le serpent d’airain étant un simple symbole sans pouvoir de guérison. Ce serpent d’airain élevé sur un bâton dont il est question dans l’Ancien Testament, n’était que la préfiguration de Jésus-Christ élevé sur la croix. En vrai, la guérison venait de Dieu, et non de l’objet lui-même. Il faut dire qu’aujourd’hui, considérer une croix en bois peut être considéré comme un acte magique, et c’est le grand problème des catholiques avec les crucifix, c’est à dire des croix avec la représentation de Jésus-christ mort, accroché dessus. Jésus en effet, n’est plus sur la croix. Il est ressuscité, il vit, il est vivant ce qui est la promesse de la vie éternelle. La croix vide est le symbole de la promesse de la vie en Jésus. Alors prier devant un crucifix, l’embrasser….est un acte magique et d’idolâtrie.

Jean 3:15 ;16 ;18 – « Quiconque croit, ou celui qui croit » : montre que le salut est universel, mais bien qu’élevé à la vue de tous, Jésus ne sauve pas tous les hommes.

Plus tard, Jésus répètera ces paroles:

Jean 12:32-33

32 Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.

33 En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. –

Un rappel du chapitre 1 de l’Évangile de Jean: la Parole qui est Jésus (logos) est à la fois un message auquel il faut croire et une personne, Jésus, qu’il faut accepter et auquel il faut obéir.

Jean 3:16

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

« Dieu a tant aimé »– le temps employé montre que dès la création, Dieu nous a aimé. Il est dit au verset de :

Genèse 1:31

31 Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour.

Dieu a aimé tous les hommes sans distinction, et cela même après la chute d’Adam en Genèse 3. Nous étions alors tous perdus et ennemis de Dieu, mais :

Romains 5:10

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

Dire que Dieu nous a aimé de toute éternité, ne représente rien. C’est le passé. Nous n’existions pas ! Aujourd’hui, ce qui est important pour nous, est : Est-ce qu’il nous aime toujours? Et quelle preuve pouvons-nous en avoir ? L’amour de Dieu s’est manifesté tout au long de l’histoire. Et soyons honnêtes, Dieu n’a t-il pas manifesté son amour durant notre vie ? Probablement beaucoup plus souvent que nous l’imaginons. Si nous avons des problèmes de mémoire, demandons lui de nous rappeler toutes les fois où il nous a protégés comme un Père aimant. Nous sommes des témoignages vivants de son amour. C’est ce que nous devons témoigner au monde qui ne le reconnait pas encore comme son Sauveur et Seigneur.

Jean 3:16 – « Fils unique » (monogenes) ce qui signifie « unique en son genre »

Dieu ne veut pas la mort du pécheur cela est déjà dit dans l’Ancien Testament.

Ézéchiel 18:23 ; 32

23 Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive?

32 Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc, et vivez.

« Quiconque croit en lui » – Le verbe utilisé est un présent continue, c’est-à-dire, je crois et je continue de croire, je ne cesse pas de croire. Notre vie de chaque jour doit témoigner pour nous de notre foi en Jésus. Qu’en est-il de ceux que l’apôtre Pierre décrit en :

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

La foi chrétienne n’est pas une foi intellectuelle, et surtout pas une foi émotionnelle. Elle est une foi qui embrasse tout notre être. Ainsi, nous devons proclamer comme Paul en:

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Philippiens 1:21

21 car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain.

La vraie foi persévère dans la relation personnelle avec Jésus-Christ jour après jour et jusqu’à la fin. La vie nouvelle se vit dès aujourd’hui et elle inclut l’assurance du salut.

Jean 3:16: Avoir «la vie éternelle», c’est connaître personnellement Christ et cultiver une relation personnelle avec lui à partir du moment où on croit.

Jean 17:3

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Jean 3:17 – Il faut distinguer deux choses : Jésus jugera, et cela à la fin des temps, au jugement dernier (Jean 5:22-29 ; Apocalypse 20:11-15). Cependant, quand Jésus est venu sur terre, il n’est pas venu pour juger, mais pour sauver.

Jean 3:18 – la personne qui ne croit pas, se condamne elle-même. Ce n’est pas Dieu qui la condamne mais c’est elle qui fait ce choix.

Jean 3:19-21

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées;

21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Jean 3:19-21 – L’apôtre Jean reste sur le jugement et explique ce qui était déjà dit en:

Job 24:13

13 D’autres sont ennemis de la lumière, Ils n’en connaissent pas les voies, Ils n’en pratiquent pas les sentiers.

Il y a chez l’apôtre Jean, l’idée de dualité : la lumière et les ténèbres, la vérité face au mensonge …

Au verset 19 le mot grec « agapao » traduit par aimé au verset 16, est ici traduit par préféré. Pour appuyer cette pensée, nous devrions dire qu’ils ont préféré aimer les ténèbres, ce qui apparait choquant pour un chrétien.

Jésus est la lumière du monde !

Jean 8:12

12 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Cette lumière représente la vérité, la justice et la présence de Dieu, quand les ténèbres représentent le péché, l’ignorance spirituelle et l’éloignement de Dieu. L’état du chrétien est résumé par le verset de:

Éphésiens 5:8

8 Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Ces versets 19-21 de Jean3, montrent simplement que les personnes ont fait un choix. D’un coté il y a les ténèbres, de l’autre la lumière. Ils ont choisi le coté obscur des ténèbres pour ne pas avoir de compte à rendre, pensent-ils.

La lumière révèle les péchés.

Éphésiens 5:13

13 mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière.

Vivre dans la lumière, c’est accepter de marcher dans la vérité, et que nos actes soient exposés au grand jour avec pour conséquence :

1 Jean 1:7

7 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

Choisir de vivre à la lumière de Christ, n’est pas une menace mais une libération. Cela nous permet de vivre dans la vérité et la paix.

Choisir de vivre à la lumière de Christ implique aussi de témoigner de sa lumière. Comme Nicodème, qui est venu de nuit (Jean 3:2) mais finira par défendre Jésus (Jean 7:50-51), nous sommes appelés à passer des ténèbres à la lumière et à en témoigner.

La vie éternelle n’est pas à venir, elle est déjà en nous selon ce qui est dit en:

Jean 17:3

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

C’est maintenant, durant cette vie, que l’homme se décide pour le salut ou pour la condamnation.

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Jean 3:22-30 : Jésus et Jean Baptiste

Jean 3:22-24

22 Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit dans la terre de Judée; et là il demeurait avec eux, et il baptisait.

23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau; et on y venait pour être baptisé.

24 Car Jean n’avait pas encore été mis en prison.

Jésus prêchait beaucoup aux foules mais il enseignait aussi ses disciples, théorie et pratique par l’exemple. Dans ces premiers temps, le baptême n’était pas un baptême chrétien mais un baptême de repentance identique à celui de Jean-Baptiste.

Jean 3:25-30

25 Or, il s’éleva de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif touchant la purification.

26 Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui.

27 Jean répondit: Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.

28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

29 Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Les disciples de Jean, comme les disciples de Jésus sont jaloux pour leur maitre. Cela conduit Jean Baptiste à reconnaitre la suprématie de Jésus. Jean Baptiste est un modèle d’humilité est un exemple de serviteur, humble et fidèle dans son service. La réaction humaine des serviteurs est de toujours vouloir se trouver dans le meilleur groupe. Aujourd’hui encore dans le milieu chrétien, il peut être constaté qu’au lieu de se réjouir du succès d’une certaine assemblée, c’est la jalousie et la rivalité qui prime alors que tous sont censées suivre et servir le même Seigneur, Jésus-Christ.

Jean 3:27 – Cette déclaration atteste qu’il n’y a pas dans le spirituel de concurrence. Chacun a une mission et est équipé pour cette mission. La mission de l’un n’est pas la mission de l’autre. Même si nous ne le voyons pas, ces missions sont complémentaires et ont le même but : La gloire du Seigneur. Nous n’avons aucun mérite puisque tout est grâce.

Jean 3:28-30 – Jean Baptiste est très explicite. Il n’est pas le Messie. Lui en tant qu’ami de l’époux, se réjouit de sa présence. Il a ouvert le chemin, mais maintenant il laisse toute la place. Jean Baptiste est celui qui était annoncé en Malachie 3:1 ; 4:5-6 et Ésaïe 40:3-5 …

L’attitude de Jean Baptiste est celle que rappelle Paul aux Philippiens en:

Philippiens 2:3-4

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

4 Que chacun de vous, au lieu de considérer ses [a]propres intérêts, considère aussi ceux des autres.

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Jean 3:31-36 – Celui qui vient du ciel

31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,

32 il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.

33 Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai;

34 car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure.

35 Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains.

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Jean 3:31 – « d’en haut », c’est le même mot grec « anothen » qui est traduit au verset 3 par « de nouveau » dans naître de nouveau ou naître d’en haut. C’est-à-dire naître spirituellement.

L’apôtre Jean affirme que Jésus qui vient d’en-haut, est au-dessus de tout homme, et qu’il est même supérieur aux prophètes, puisqu’il parle de ce qu’il a vu, quand les prophètes rapportent les paroles inspirées par le Saint-Esprit.

Jean 3:33-34 – Nous qui avons reçu le témoignage de Jésus par son Évangile, nous certifions que c’est la vérité. Jésus que Dieu a envoyé, nous a transmis les paroles de Dieu. Le verbe « sphragizo » certifier, signifie sceller. C’est comme un sceau de Dieu garantissant la vérité des paroles de Jésus.

Les rabbins considéraient que les prophètes étaient inspirés de Dieu, mais qu’ils n’avaient pas la plénitude de l’Esprit. C’est là la supériorité de Jésus sur les prophètes et sur tous les hommes.

Jean 3:35 – il a remis toutes choses entre ses mains est l’équivalent de ce qui est dit en:

Matthieu 28:18

18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.

Ce chapitre 3 de l’Évangile de Jean, se clôt par un résumé sur celui qui a la vie éternelle.

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

L’Évangile n’est pas seulement une personne que nous recevons et une vérité que nous acceptons. Quand nous l’acceptons, il transforme la vie que nous menons parce que nous nous soumettons au Seigneur (Luc 6:46) et que nous faisons ses œuvres, (Éphésiens 2:8-10)

Le verset 36 est là pour rappeler que celui qui croit au Fils, a la vie éternelle et ce, non pas demain, mais dès aujourd’hui. En rappelant:

Jean 17:3

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Ce verset est à mettre en relation avec:

 Jean 5:24

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

1 Jean 5:12

12 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

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Prière : La nouvelle naissance

« Père, merci de nous révéler ton amour par Jésus que tu as envoyé. Quiconque croit en Lui a la vie éternelle, nous le croyons car ta Parole est vérité. Nous voulons naître de nouveau par ton Esprit. Éclaire-nous pour marcher dans ta lumière. Que, dans ce monde, notre vie reflète ta grâce et ta vérité. Au nom de Jésus, nous te prions, Amen.« 

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Jean chapitre 2 présente le premier miracle de Jésus

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Jean 2 révèle le premier miracle de Jésus aux noces de Cana quand celui-ci transforma de l’eau en vin, manifestant ainsi sa gloire et son autorité divine. Ce chapitre montre également le zèle de Jésus lors la purification du Temple (la Maison de Dieu) et son rôle comme le Messie attendu.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 3

Jean chapitre 2 – Étude biblique

Jean 2:1-12 – les noces de Cana

1Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là,

2 et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.

3 Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n’ont plus de vin.

4 Jésus lui répondit: Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n’est pas encore venue.

5 Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu’il vous dira.

6 Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures.

7 Jésus leur dit: Remplissez d’eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu’au bord.

8 Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en à l’ordonnateur du repas. Et ils en portèrent.

9 Quand l’ordonnateur du repas eut goûté l’eau changée en vin, -ne sachant d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l’eau, le savaient bien, -il appela l’époux,

10 et lui dit: Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent.

11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

12 Après cela, il descendit à Capernaüm, avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours.

Trois jours :

Dans l’Ancien Testament parle de délivrance et de résurrection

Jonas 2:1 – le signe de Jonas

1 L’Éternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits.

Abraham est mis à l’épreuve par Dieu

Genèse 22:4

4 Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin.

Les trois jours symbolisent une période de transition entre la mort et la vie. C’est un temps de transition, de révélation, ou/et de transformation. Ici, ces trois jours pourraient évoquer cette idée de passage : après une période d’attente ou de préparation, Jésus manifeste sa gloire par un miracle, annonçant la joie et l’abondance du Royaume.

La question est : trois jours après… quoi ?  Probablement après que Jésus ait appelé ses premiers disciples.

Le motif des « trois jours » dans la Bible est un symbole de passage :

  • De l’épreuve à la joie (la croix → la résurrection).
  • De la mort à la vie (Jonas, Jésus).
  • De l’attente à la révélation (Abraham, les noces de Cana).

« Il y eut des noces » : Dans un village, les noces étaient un évènement social très important auquel la communauté entière participait et celles-ci duraient plusieurs jours (généralement sept jours).

« La mère de Jésus était là, » : Marie devait participer aux préparatifs des noces ce qui explique qu’elle puisse donner des instructions aux serviteurs.

Les amis et les voisins étaient conviés à ces noces. Le troisième jour était le point culminant des festivités. Ce jour-là la célébration atteignait son apogée avec des réjouissances particulières, des danses et des festins plus élaborés. Ce détail prend une dimension particulière dans le récit des noces de Cana quand Jésus accomplit son premier miracle. C’est peut-être à ce moment-là que le vin a manqué et que Jésus a opéré le miracle.

Le troisième jour est un symbole biblique. Le récit du chapitre 2 commence par « trois jours après » Or l’Évangile de Jean ne respecte pas un ordre chronologique comme les trois évangiles synoptiques. Ceci amène à penser que le manque de vin et le miracle aient pu se produire le troisième jour des noces.

Jésus ne s’est pas contenté de combler un simple manque parce que le vin était aussi le symbole de la joie de l’alliance entre Dieu et son peuple.

Ésaïe 62:5

5 Comme un jeune homme s’unit à une vierge, Ainsi tes fils s’uniront à toi; Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, Ainsi tu feras la joie de ton Dieu.

Jean 2:4 – « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi? » : « femme » , cette expression parait aujourd’hui désobligeante, mais c’était à l’époque de Jésus, une expression hébraïque marquant le respect. Cette expression « entre moi et toi » se retrouve à plusieurs reprises (dix huit fois) dans l’Ancien Testament.

« Mon heure n’est pas encore venue », doit se comprendre par le temps de révéler qui je suis, n’est pas encore venu.

Jean 2:5 – « faites tout ce qu’il vous dira » : C’est la seule fois où les paroles de Marie nous sont rapportées. Pour tous ceux qui se considèrent serviteurs du Seigneur, cette parole s’adresse aujourd’hui à chacun d’entre eux.

La grâce est conditionnée par l’obéissance. À l’exemple des serviteurs, on ne demande pas de comprendre mais d’obéir seulement. L’obéissance des serviteurs permet à Jésus d’agir et de révéler sa puissance.

Jean 2:6 –« deux ou trois mesures » : une mesure représentait à l’époque de Jésus à environ quatre à six litres, soit un total de vingt quatre à trente six litres de vin.

Comme l’Évangile de Jean comporte beaucoup de symboles, il faut rester prudent dans l’interprétation des choses et des nombres en particulier, le nombre 6 symbolisant l’effort de l’homme et son imperfection.

Le symbolisme des vases : Les vases de purification (pour les rites juifs) deviennent des récipients de grâce. Jésus transforme ce qui est rituel en ce qui est abondant et joyeux.

De la même façon le vin peut représenter l’alliance, le vieux vin représentant l’ancienne alliance, et le vin nouveau représentant la nouvelle alliance, meilleure que la première. ( voir la parabole des outres de Matthieu 9:14-17)

Ici, Jésus révèle la générosité divine en fournissant du vin en quantité, et en qualité. Il évite à son hôte une situation embarrassante.C’est un exemple montrant que Dieu pourvoit à nos besoins en qualité et en abondance.

Jean 2:11 le premier des miracles : « semeion » se traduit par miracle, signe, ou prodige. Les miracles opérés par Jésus avait pour but de révéler progressivement à ses disciples, sa véritable nature de Christ, sa divinité, sa personne et son œuvre. Les miracles avaient pour seul but de révéler sa gloire pour que la ou les personnes présentes (les disciples) croient en lui.

Les autres invités ne furent pas informés du miracle réalisé.

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Jean 2:13-22 – la purification du Temple

13 La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

14 Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis.

15 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables;

16 et il dit aux vendeurs de pigeons: Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.

17 Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit: Le zèle de ta maison me dévore.

18 Les Juifs, prenant la parole, lui dirent: Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte?

19 Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.

20 Les Juifs dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras!

21 Mais il parlait du temple de son corps.

22 C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Jean 2:13 – A noter que Jean parle de trois Pâques dans son Évangile quand les autres évangélistes ne parlent que d’une seule Pâque durant le ministère de Jésus. Jean a structuré son évangile autour de trois fêtes : la Pâque, la fête des Tabernacles (Jean 7:2) et Hanoukka (la fête des lumières en Jean 8 et 9)

Le Temple était composé de différents espaces symbolisant la proximité croissante avec Dieu. La cour de Gentils (les non-juifs, les étrangers), la cour des femmes, la cour des hommes (Israélites), la cour des prêtres, le lieu saint et le lieu très saint. C’est dans la cour des Gentils que les marchands du Temple avaient leurs échoppes. C’était une source de profit pour la famille du grand prêtre qui contrôlait ces boutiques.

Jésus purifie le Temple, rappelant sa vocation première de maison de prière. (Ésaïe 56:7)

Jean 2:17 – « Le zèle de ta maison me dévore » : est une citation de:

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Jean 2:18 – « Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte? » : Les juifs de l’époque avaient des idées préconçues et s’attendaient à ce que le Messie fasse certaines choses de certaines façons. Aujourd’hui, rien n’a changé. Nous sommes souvent semblables à eux, alors que nous devrions être attentifs en ayant l’esprit ouvert pour saisir la révélation que Dieu veut nous accorder. Dans le domaine terrestre, une même action donne toujours le même résultat, c’est-à-dire que pour un même résultat, nous reproduisons le même geste. Dans le monde spirituel, il n’en est pas ainsi. Ainsi, la tentation est de reproduire un geste pour en attendre le même résultat quand Dieu nous demande d’agir différemment.

Ce fut le cas de Moïse et d’Aaron dans le désert, sans même parler du fait qu’ils s’approprièrent ainsi la gloire de Dieu.

La première fois :

Exode 17:6

6 Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb ; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.

La deuxième fois :

Nombres 20:8-12

8 Prends la verge, et convoque l’assemblée, toi et ton frère Aaron. Vous parlerez en leur présence au rocher, et il donnera ses eaux ; tu feras sortir pour eux de l’eau du rocher, et tu abreuveras l’assemblée et leur bétail.

9 Moïse prit la verge qui était devant l’Éternel, comme l’Éternel le lui avait ordonné.

10 Moïse et Aaron convoquèrent l’assemblée en face du rocher. Et Moïse leur dit : Écoutez donc, rebelles ! Est-ce de ce rocher que nous vous ferons sortir de l’eau ?

11 Puis Moïse leva la main et frappa deux fois le rocher avec sa verge . Il sortit de l’eau en abondance. L’assemblée but, et le bétail aussi.

12 Alors l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n’avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous ne ferez point entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne.

Au lieu d’avoir l’esprit ouvert à la révélation de Dieu, et de se dire que Dieu fait toutes choses nouvelles ! (Apocalypse 21:5), Moïse reproduit le geste d’Exode 17:6 alors qu’il avait seulement reçu l’ordre de parler au rocher pour que l’eau sorte, et non de le frapper.

Jean 2:20-22 – « Ils se souvinrent qu’il avait dit cela. »

Jésus savait pourquoi il était venu, il avait trois objectifs :

  • 1- Révéler Dieu
  • 2- Être un vrai modèle pour l’humanité
  • 3- Donner sa vie en rançon pour plusieurs

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Jean 2:23-25 – Jésus connait le cœur des hommes

23 Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu’il faisait.

24 Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu’il les connaissait tous,

25 et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage d’aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l’homme.

Jean 2:23– « plusieurs crurent en son nom » : Cette croyance se caractérise par une adhésion principalement émotionnelle et temporaire. Il s’agit d’une foi superficielle, alors que la véritable foi implique non seulement une première réponse, mais aussi l’engagement dans un parcours de discipulat. (Matthieu 13:20-22, la parabole des quatre terrains)

L’apôtre Jean parle de miracles que Jésus a faits sans en mentionner aucun. Jésus connait le cœur de chacun. Ceci est montré par ce qui est dit au chapitre 1 verset 42 au sujet de Simon qu’il nommera Pierre , et de Nathanaël qu’il décrit en :

Jean 1:47

Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.

Ces versets sont très importants pour nous, parce qu’ils nous enseignent que Jésus sait tout ce qui nous concerne. Il peut sonder notre esprit, notre cœur et toute notre vie.

(cf. 2 Chroniques 16:9; Hébreux 4:13).

Hébreux 4:13

13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

Il connaît nos faiblesses comme celles de Pierre. Il connaît notre sincérité comme celle de Nathanaël. Il connaît notre foi comme celle de tous les autres individus et il connaît les questions de notre cœur et la soif de vérité comme celle de Nicodème.

L’erreur a ne pas faire avec les miracles qui peuvent avoir lieu aujourd’hui, c’est de ne porter nos yeux que sur le miracle seul au lieu de porter toute notre attention sur celui qui est à l’origine de ce miracle, Jésus-Christ. La foi de ces personnes est fragile, car elle repose sur des émotions ou des preuves sensorielles, et non sur une adhésion totale à sa parole et à sa personne. Il ne faut surtout jamais oublier que l’homme n’est qu’un simple instrument entre les mains du Seigneur et que le miracle a pour auteur le Seigneur. La personne physique qui prie et impose les mains, n’en est pas l’auteur. Il ne faut pas oublier de rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu. (Matthieu 22:21)

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Prière : La Parole faite chair

« Seigneur, merci d’avoir manifesté Ta gloire par ce premier miracle à Cana et d’avoir purifié le Temple avec zèle. Transformes nos ‘eaux’ (nos manques) en ‘vin’ (Ton abondance), et purifie notre cœur pour qu’il soit un lieu d’adoration. Aide-nous à Te suivre avec une foi authentique. Au nom de Jésus, nous Te prions, Amen. »

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Introduction

Jean 2 Jean

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Un chrétien authentique vit transformé par la régénération

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La régénération au sens biblique n’est pas une simple amélioration morale, mais une transformation radicale opérée par l’Esprit de Dieu. Un chrétien authentique en porte les marques avec une vie renouvelée, des désirs alignés sur ceux de Christ, et une obéissance joyeuse. Découvrons comment cette métamorphose se vit au quotidien, selon la Parole de Dieu.

Étude biblique suivante :

Être chrétien, c’est être régénéré

Le message, s’il apporte des réponses soulève bien des interrogations ? Où en suis-je ?

La pire chose qui pourrait arriver à une personne est celle de penser qu’elle est chrétienne alors qu’elle ne l’est pas et que le jour venu, devant Jésus elle s’entende dire : je ne vous connais pas. (Matthieu 25:12 et Matthieu 7:21-23)

Ceci nous amène à la question suivante: que signifie : Être chrétien ?

En tout premier lieu, le monde ne le comprend plus lui-même parce qu’il édulcore ou déforme le sens des mots, chacun donnant sa propre définition en fonction de sa propre pensée (désir). Si une personne voulait revenir au vrai sens de chrétien, elle sera traitée de sectaire. La Bible nous rapporte à quel moment le mot chrétien est apparu.

Actes 11:26

26 et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

C’est à Antioche que se produisit un grand élan missionnaire parce que les personnes qui invitaient les gens à vivre comme Christ, furent appelés par dérision « chrétiens », c’est-à-dire « petits christs. De l’église primitive d’Antioche sont issus cinq courants du christianisme.

Pour nous, chrétiens évangéliques, nous ne retenons que le courant Paulinien basé sur la grâce et uniquement sur la grâce. Nous oublierons les autres.

La deuxième remarque porte sur la compréhension et l’interprétation de la Bible.

Au lieu de chercher ce que Dieu veut nous dire par sa Parole, beaucoup de gens l’interprètent pour exprimer leur propre pensée. C’est ce que nous appelons « tordre les Écritures ».

Par ces deux observations nous pouvons voir Satan manipuler les hommes pour qu’ils ne soient pas sauvés, et qu’ils se retournent contre Dieu. Si Dieu veut rassembler ses enfants pour régner sur eux, Satan procède à l’inverse en divisant pour régner.

Jean 8:43-45

43 Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole.

44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge.

45 Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas

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1 – Sur quoi nous appuyer pour prétendre être chrétien ?

Les premières étapes de toute vie chrétienne, sont la conversion et la régénération. Il est nécessaire d’avoir une bonne compréhension de ce que signifie ces deux termes et de ce qu’ils impliquent pour ne pas les confondre parce que ce sont deux choses bien distinctes.

Le mot conversion est synonyme de rotation, de métamorphose, de transformation. Le mot indique un changement de cap en prenant une direction opposée. Comme en ski, c’est changer de sens lorsqu’une difficulté se présente en s’arrêtant, et après cet arrêt en orientant le sens de ses skis en sens inverse sans glisser.

Dans le cas qui nous intéresse ici, notre vie suivait une direction selon notre volonté et non dans la direction voulue par Dieu. Nous allions dans une direction et nous nous arrêtons en faisant une introspection. Nous changeons alors de direction et nous repartons dans la bonne direction. Dans le christianisme, ce mot de conversion ne signifie pas l’adhésion à une nouvelle vérité mais à un retour à Dieu. Nous nous dirigions tout droit en enfer. Nous nous arrêtons, prenant conscience de nos péchés, et nous nous tournons vers Dieu pour prendre la direction qui va vers lui.

La conversion est, par la foi, l’acceptation et la reconnaissance de Jésus comme Sauveur et Seigneur et le repentir de nos péchés. Quand nous disons que Jésus est Seigneur, nous reconnaissons son autorité dans nos vie et nous prenons la décision de nous y soumettre.

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2 – Jésus est mon Sauveur et mon Seigneur

Reconnaître Jésus comme son sauveur, consiste à reconnaitre et à s’approprier l’œuvre de Jésus à la croix. C’est reconnaître qu’il a porté les péchés de notre personne et qu’il a subi à notre place la condamnation que méritaient nos péchés. Le salut est individuel et en aucun cas collectif. Il est important de ne pas l’oublier.

La conversion demande notre prise de conscience de l’état de pécheur de l’homme, de son refus à se soumettre à la volonté de Dieu. Le péché n’est jamais que la manifestation extérieure de notre état intérieur. Ceci amène à l’observation suivante très importante: – ou bien je soigne l’extérieur de ma personne et je suis amené à recommencer régulièrement car mon intérieur n’a pas changé, c’est ce qui a amené au baptême de repentance de Jean Baptiste; ou bien, je traite mon être intérieur et la racine du mal en renonçant à ma rébellion pour me soumettre à la volonté de Dieu en lui obéissant. C’est dans ce dernier cas, ce qui amène au baptême de Jésus.

Le problème est donc, de quel baptême avons-nous été baptisés ?

Actes 19:1-6

1 Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l’Asie, arriva à Éphèse. Ayant rencontré quelques disciples, il leur dit:

2 Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru? Ils lui répondirent: Nous n’avons pas même entendu dire qu’il y ait un Saint Esprit.

3 Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean.

4 Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

5 Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

6 Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient.

Ce qui conduit la personne à se tourner vers Dieu par un acte de repentance. La conversion implique de la part de l’homme une résolution, une décision formelle, celle de se soumettre à Dieu et de le servir.

Quand la régénération procède de l’action de Dieu et non celle de l’homme, elle fait suite à la conversion. Elle est son aboutissement avec la justification que nous pourrions considérer comme un certificat. Ce sont donc deux choses distinctes, et la question est de savoir si Dieu a agréé la conversion de la personne par sa régénération qu’il opère en lui.

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3 –  La régénération

Régénération : du grec « paliggenesia »

Ce mot se traduit par renouvellement, régénération.  Il parle de la nouvelle naissance, de la recréation de l’être, de sa régénération.

C’est la production d’une nouvelle vie consacrée à Dieu, qui se manifeste par un changement radical d’esprit pour le meilleur, par une vie de soumission et d’obéissance.

La part de l’homme se trouve dans deux décisions qu’il prend, celle de se repentir de ses péchés appelée repentance et ensuite celle de prendre les eaux du baptême par immersion.

La part de Dieu se manifeste par l’action du Saint-Esprit dans la régénération et le baptême du Saint-Esprit.

Tite 3:5

5 il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit,

Apocalypse 1:5

5 et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! A celui qui nous aime,qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,

Jacques 1:18

18 Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.

1 Pierre 1:3 ;23

3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

L’action de Dieu agit dès la nouvelle naissance du chrétien par la justification. Cependant, elle ne s’arrête pas là. Elle continue jusqu’au bout de notre pèlerinage sur terre.

1 Pierre 1:15-17

15 Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:

16 Vous serez saints, car je suis saint.

17 Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans favoritisme, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage,

Cette action de Dieu est dans la justification, et elle se poursuit pendant tout le temps de notre pèlerinage par la sanctification. Par notre soumission à sa volonté et notre obéissance, il agit en nous. Pour cela, il faut avoir un cœur bien disposé.

Par ces différents versets nous voyons les interventions des différentes personnes de la trinité, Dieu, Jésus-Christ, la Saint Esprit, actions qui se poursuivent par la lecture de la Bible, la Parole de Dieu.

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4 – la fausse croyance

Le problème est que depuis des siècles, les mots ont été galvaudés.

De plus, il est des religions dites chrétiennes qui en réalité ne sont pas chrétiennes.

Beaucoup de personnes se disent chrétiennes alors qu’être chrétien désigne une personne née de nouveau et régénérée. Ceci veut dire que toutes les personnes qui croient être chrétiennes, ne le sont pas toutes.

Quelqu’un ne peut pas dire qu’il est un chrétien né de nouveau, car c’est redondant. Ceci revient à dire que cet homme est chrétien, chrétien, de la même façon qu’un musulman ou un bouddhiste ne peut pas dire qu’il est un musulman né de nouveau, ou un bouddhiste né de nouveau. S’ils sont nés de nouveau, ils sont devenus chrétiens. Pas plus qu’un catholique charismatique peut dire qu’il est un catholique né de nouveau. Ou il est catholique ou il est né de nouveau, c’est-à-dire chrétien. En aucun cas, il ne peut dire qu’il est catholique né de nouveau.

L’expression « né de nouveau » et le mot « chrétien » sont synonymes. Les seules personnes qui soient nées de nouveau sont les chrétiens.

Étre né de nouveau, n’est pas de résultat de l’action ou de la décision de l’homme car la régénération vient de Dieu. C’est l’œuvre du Saint-Esprit. Cela implique qu’une personne qui prend les eaux du baptême par immersion, peut ne pas être une personne régénérée.

Cela peut créer un trouble en chacun, mais c’est par le témoignage de vie que nous pouvons reconnaître qu’une personne est vraiment chrétienne.

Quels fruits porte -t-elle ?

Matthieu 7:16-20

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

 Dans l’Épître aux Galates, il est question des œuvres de la chair. Ces oeuvres de la chair représentent les mauvais fruits. Ceux-ci sont énumérés en:

Galates 5:19-21

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,
20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,
21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Au verset 22 de cette même Épître, il est question des fruits de l’Esprit

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Aussi, il est important que la personne qui veut prendre le baptême, soit préparée très sérieusement, qu’elle soit informée et qu’elle comprenne que le baptême est l’engagement d’une bonne conscience ainsi qu’il est écrit en:

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

Quand Dieu justifie le pêcheur, c’est visible spirituellement, mais pas physiquement. Le chrétien ne porte pas sur lui une marque indiquant sa nouvelle nature. La seule chose que l’homme puisse faire est un acte de vraie repentance.

La repentance n’est pas seulement la confession de nos péchés, mais aussi est la reconnaissance que notre cœur est mauvais par dessus tout. Déjà dans l’Ancien Testament, il était question de régénération chez le prophète Ézéchiel.

Ézéchiel 36:26

Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

De la même façon que Dieu a agréé le sacrifice de Jésus pour nos péchés en le ressuscitant, de la même manière Dieu accepte une vraie repentance et la conversion qui s’en suit, par la régénération de cette personne. Ceci induit que certaines personnes peuvent être non régénérées.

Il ne s’agit pas d’une affirmation péremptoire, mais cela soulève la question de la véritable conversion-repentance.

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5- Autre interrogation

Dans les paraboles du royaume de Matthieu 13, il est question du trésor caché et de la perle de grand prix.

Le trésor caché

44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

la perle de grand prix

45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

46 Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

Jésus après avoir renvoyé la foule, s’adresse seulement à ses disciples à qui il donne l’explication de la Parabole du bon grain et de l’ivraie, et à qui ensuite, il présente le royaume des cieux semblable à un trésor caché ou à une perle de grand prix.

En ce qui concerne le trésor caché, celui-ci va se révéler à une personne qui ne le cherchait pas. Cela veut dire que le royaume de Dieu est révélé à cette personne de façon fortuite.

Par contre, en ce qui concerne la perle de grand prix, le vendeur était en quête de celle-ci et la cherchait partout. Il finit par la trouver. Le royaume de Dieu se présente aussi à une personne après qu’elle l’ait cherché.

La question qui vient à l’esprit est pourquoi l’un doit-il obtenir un résultat après un travail de recherche et d’efforts alors que l’autre sans qu’il n’ait rien demandé, obtienne un résultat.

Dans le cas du trésor caché, la réponse est en :

Ésaïe 65:1

1 J’ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas; J’ai dit: Me voici, me voici! A une nation qui ne s’appelait pas de mon nom.

Dans le cas de la perle de grand prix, la réponse se trouve aux versets de:

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Et de Matthieu 7:7

7 Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

Cependant, il existe un point commun entre les deux paraboles. Les deux personnes ont tout vendu. Cela montre leur disposition de cœur, et leur détachement par rapport aux biens terrestres ce que Dieu attend de la part du chrétien.

Les deux points soulevés : la régénération, et Dieu qui se révèle à qui il veut, conduit à :

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6- S’examiner soi-même

Notre repentance a-t-elle été sincère, totale ? A-t-elle été agréée par Dieu? Une transformation s’est-elle opérée en nous ? Notre cœur a-t-il été changé ? Nous pouvons demander l’éclairage et l’aide du Seigneur pour cela.

Psaumes 19:13

13 Qui connaît ses égarements? Pardonne-moi ceux que j’ignore.

Psaumes 139:23

23 Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées!

Notre véritable désir de repentance, fera la différence.

Éphésiens 5:8-10

8 Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

9 Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.

10 Examinez ce qui est agréable au Seigneur;

Une personne ne devient pas chrétienne par ses propres forces, ce serait pour elle faire des œuvres mortes. Notre transformation doit se fait avec l’aide de Dieu, avec sa participation, sa grâce.

Psaumes 127:1

Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.

Un travail d’introspection est à faire selon :

2 Corinthiens 13:5

5 Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous? À moins peut-être que vous ne soyez réprouvés.

Si le salut est gratuit et est obtenu par grâce, cela ne veut pas dire que nous n’ayons rien à faire. Les différentes paraboles parlant de serviteurs, montrent bien que nous avons à travailler à notre salut.

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

La vie d’un chrétien est une vie de combat, de lutte contre sa nature charnelle, pécheresse, et a un objectif et un seul, la vie éternelle !

Marc 11:12

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

Il serait insupportable de s’entendre dire à la fin de notre pélerinage terrestre par Jésus : Je ne vous connais pas !

Romains 9:20-21

18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?

21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?

Personne ne peut valablement obliger Dieu à le sauver. Nul ne peut l’exiger de Dieu.

Avertissement:

Le but du message n’est pas de créer des doutes, mais de se remettre en cause car le salut:

  • n’est ni un ticket pour le ciel
  • ni une assurance vie contre l’incendie (enfer)

Le salut n’est aucun cas un ticket que nous aurions en poche, tout en vivant selon notre propre volonté, marchant selon la chair et non selon l’Esprit.(Romains 8:4)

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Prière :

« Père céleste, je viens devant Toi aujourd’hui avec un cœur ouvert, reconnaissant que sans ta grâce, je ne suis rien. Seigneur, tu as promis dans ta Parole que si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature (2 Corinthiens 5:17). Je te demande de m’accorder cette régénération profonde par ton Esprit, afin que ma vie reflète ta sainteté et ton amour.

Purifie-moi, ô Dieu, comme Tu l’as promis par le prophète Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36:26). Enlève de moi tout ce qui n’est pas de toi : les vieilles habitudes, les pensées égoïstes, les peurs qui m’enchaînent. Remplace-les par tes désirs, ta paix, et ta joie inébranlable.

Seigneur, je ne veux pas d’une foi théorique, mais d’une transformation réelle. Que ma vie soit un témoignage vivant de ta puissance de régénération. Aide-moi à marcher chaque jour dans cette nouvelle nature, à aimer comme tu aimes, à pardonner comme tu pardonnes, et à servir comme tu as servi.

Merci pour le sang de Jésus qui me purifie et me rend capable de vivre cette vie transformée. Que mon cœur, mes paroles et mes actions glorifient ton nom. Je te confie ma vie, sachant que tu achèveras en moi l’œuvre que tu as commencée (Philippiens 1:6).

Au nom de Jésus, mon Seigneur et mon Sauveur, Amen. »

Verset pour méditer après la prière : Tite 3:5

5 il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit,

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Jean chapitre 1 présente Jésus, lumière véritable du monde

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Le chapitre 1 de l’Évangile de Jean commence avec cette révélation que Jésus est la Parole éternelle, la lumière véritable venue dans le monde. Ce texte fondamental pose les bases de la foi chrétienne et révèle l’identité divine de Jésus-Christ incarné.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 2

Jean chapitre 1

Jean 1:1-18 – Le prologue de Jean

Jean 1:1-2

1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

2 Elle était au commencement avec Dieu.

Ce prologue de l’Évangile de Jean montre la divinité de Jésus par sa préexistence. Il fait un parallèle avec le verset de:

Genèse 1:1

1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

Jean reprend aussi par analogie ce qui se trouve dans les écrits de l’Ancien Testament à propos de la sagesse en :

Proverbes 8:22-23

22 L’Éternel m’a créée la première de ses œuvres, avant ses œuvres les plus anciennes.

23 J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre.

Et en:

Proverbes 3:19

19 C’est par la sagesse que l’Éternel a fondé la terre, C’est par l’intelligence qu’il a affermi les cieux;

Jean a aussi choisi pour la Parole, le terme de logos afin d’affirmer que la Parole de Dieu est à la fois une personne et un message. La personne, c’est bien sûr Jésus et le message est celui du salut, ce salut étant inséparable de Jésus.

Le Nouveau Testament affirme que Jésus de Nazareth est pleinement Dieu mais qu’il est distinct de la personne du Père. L’unicité de l’essence divine est mise en relief en Jean 1:1, tandis que la différence entre leurs deux personnalités est mise en valeur en Jean 1:2.

Jean 1:3-5

3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.

4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

5 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Le verset 3 rappelle que Jésus était à l’œuvre lors de la création comme il est dit en Proverbes 3:19.

Jean 1:4 – « Elle était la vie. » Cette phrase dit expressément que la “vie” en elle-même tire son origine du Fils, la Parole. Jean utilise le terme « zoē » pour se référer à la vie de résurrection, la vie éternelle, la vie de Dieu (cf. 1:4; 6:27 …)

Jean 6:27

27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau.

Un autre terme grec désigne la vie, c’est “bios”. Celui-ci est utilisé pour la vie terrestre, biologique comme dans le verset de:

1 Jean 2:16

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Tous les êtres humains ont la vie (bios), mais seul le croyant en Jésus Christ, a la vie (zoe)

Jean 1:4 – “la vie était la lumière des hommes” – Jean utilise souvent cette métaphore pour désigner la vérité et la connaissance, la révélation de Dieu.

Jean 1:5 – « la lumière, les ténèbres » : Les ténèbres sont comparables à l’ignorance, à l’incompréhension quand la lumière donne la compréhension, la révélation, ce qui se retrouve dans les paroles du chant « Amazing grâce » qui dit: « j’étais aveugle, maintenant je vois ».

Jean 1:6-8

6 Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean.

7 Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.

8 Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.

Jean Baptiste est le dernier prophète de l’Ancien Testament et est le précurseur de Jésus annoncé par le prophète Malachie. C’est lui qui fait la transition entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Jean 1:7 – « afin que tous croient par lui. » : Ce verset montre le but de la venue de Jean le Baptiste, à savoir que les hommes croient en Dieu et en Jésus, le fils de Dieu. De même qu’à la fin de son Évangile, Jean poursuit le même but au verset de:

 Jean 20:31

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

Jean 1:8-9 –« Il n’était pas la lumière ». Jean était ainsi un témoin. De la même manière, de notre personne doit émaner de la lumière pour rendre témoignage de la véritable lumière : Jésus-Christ.

Jean 1:9-13

9 Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

10 Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.

11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Jean 1:9 – « pour éclairer tout homme » : Avec Jésus- Christ, notre compréhension spirituelle s’accroît progressivement.La révélation du message du salut permet de passer de la vie (bios) à la vie (zoe) éternelle. Ce verset amène au verset 12 où il est dit que cette révélation donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

Philippiens 2:15

15 afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde,

Jean 1:10 – Dans ce verset, le verbe grec « ginosko » peut être traduit par connaître mais aussi par savoir, comprendre. Il s’agit d’un idiome juif pour parler de la relation intime existant entre un homme et une femme, quant au verset 18 plus loin, se traduit par raconter et faire connaître. Dans un cas pour ginosko, la connaissance est intime et intérieure. Dans le cas du verset 18 le mot grec est exegeomai et veut dire que la connaissance vient de l’extérieur, qu’elle nous est rapportée, et fait connaître par quelqu’un.

Il en est ainsi pour le verset de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

 «mais à tous ceux qui l’ont reçue » : le mot grec ‘’lambano’’= recevoir, se traduit aussi par prendre, se saisir. Ceci veut dire qu’il faut comprendre que le salut est offert à tous, mais que seuls, ceux qui s’en emparent, le reçoivent. Il faut donc comprendre que Dieu offre le salut à tous les hommes, mais que chaque homme peut ou non accepté ce salut. L’homme doit répondre à l’offre de la grâce de Dieu en Jésus-Christ, en croyant, en se repentant de son péché et de ses péchés, en obéissant, et en persévérant dans la foi.

Recevoir la Parole, c’est recevoir Jésus et son message du salut. Celui qui croit au nom de Jésus, établit non seulement une relation avec Jésus mais aussi une relation avec le Père et il devient par la grâce et la grâce seule, enfant de Dieu. La foi chrétienne n’est aucunement une religion, mais une relation avec Dieu le Père et Jésus, toutes religions étant basées sur l’effort de l’homme pour atteindre Dieu, par des œuvres qui n’apportent pas le salut.

 »Ceux qui croient » : le verbe est au temps présent continu, actif qui signifie « ceux qui continuent de croire ». La foi est en un Dieu qui ne change pas (Jacques 1:17)

Croire au nom de Jésus-Christ, c’est croire en lui tel qu’il s’est lui-même révélé dans la Bible. Croire, c’est accepter, ce qui signifie l’accueillir dans son cœur et dans sa vie.

“de devenir enfants de Dieu” : Les auteurs du Nouveau Testament utilisent constamment des métaphores familiales : le Père, le Fils, enfants, naître de nouveau, adoption. La chrétienté est semblable à une famille. Le message du salut nous fait entrer dans une famille. Il n’est pas un produit comme un billet pour le Ciel, ni une police d’assurance incendie (enfer).

Le lien qui unit l’ensemble est l’amour ! (Jean est appelé l’apôtre de l’amour)

Jean 1:13

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Les juifs se considéraient les enfants d’Abraham, une filiation par le sang. Le croyant en Jésus devient enfant de Dieu par le sang de Jésus, car c’est la volonté de Dieu. Nous sommes justifiés et pardonnés.

Vient ensuite un processus graduel appelé sanctification qui consiste à devenir de plus en plus à la ressemblance de Jésus, le Fils unique de Dieu.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

L’objectif pour chaque chrétien, étant celui de:

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

La dernière étape étant celle de la glorification, dans notre esprit

1 Jean 3:1-3

1 Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.

2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

3 Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

Et ensuite dans ‘notre corps’

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Ce verset de Jean 1:13 est à mettre en relation avec

1 Pierre 1:3, 23

3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

Il y a ceux qui croient, et ceux qui rejettent par incrédulité. la conséquence pour chacun d’eux, est donnée en:

1 Pierre 2:6-8

6 Car il est dit dans l’Écriture : « Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. »

7 L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; »

8ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés.

Nous devenons enfants de Dieu au moment où nous avons cru, en vertu de l’acte de régénération opéré par Dieu.

La foi en sa Parole, a fait de nous des enfants de Dieu par la grâce de celui-ci. Le Saint-Esprit a agi dans notre cœur, il nous convaincu de péché, et il nous a révélé la vraie personne de Jésus-Christ. Le Saint-Esprit nous a régénéré et a commencé en nous son œuvre de transformation.

Jean 1:12-13

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Ces versets 12 et 13 illustrent l’équilibre de l’alliance entre la souveraineté de Dieu et la nécessité de la réponse de l’homme. En nous nous soumettant à la volonté de Dieu par la foi que nous manifestons en Jésus, Dieu nous régénère et fait de nous ses enfants.

Ces versets enseignent à tout nouveau lecteur comment devenir enfant de Dieu. À ceux qui se sont emparés du message et se sont appropriés celui-ci, ces deux versets devraient être gravés sur leur cœur pour les mémoriser afin qu’ils se rappelent l’importance d’avoir de la reconnaissance envers Dieu.

Réflexion : En se plaçant dans la perspective de Jean lors de la rédaction du prologue, il apparaît que le terme « Logos » demeure incontournable pour désigner la Parole, c’est-à-dire Jésus, Fils de Dieu, avant son incarnation terrestre. Aucun autre mot ne semble convenir dans ce contexte. Dès lors, comment évoquer cette réalité et avec quels termes ? Seul le terme « Logos », traduit par « la Parole », s’impose. La révélation de l’identité de Jésus, Fils de Dieu, s’effectue de manière progressive. Il incarne à la fois une personne et un message, dont la pleine révélation s’accomplit progressivement au fil du récit évangélique.

Jean 1:14

14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

La Parole est devenue chair. Nous pourrons maintenant parler de Jésus de Nazareth, pas avant ! Le terme chair dans les écrits de Jean ne fait jamais référence à la nature pécheresse de l’homme comme dans les écrits de Paul.

Ésaïe 7:14

14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

Jean 1:14 – « elle a habité parmi nous » : Dans ces termes, il y a l’idée du Tabernacle de l’Ancien Testament dans lequel Dieu habitait au milieu de son peuple, que nous retrouvons en:

Apocalypse 7:15 et 21:3

15 C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux;

3 Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

Jean 1:14 – « Pleine de grâce et de vérité« . Le mot « charis » regroupe tant d’aspects bénéfiques qu’il est difficile de le définir en peu de mots.

Le mot « aletheia » est une vérité certaine si l’on peut utiliser cette expression. Certains diraient une vérité vraie, une vérité qui vient de Dieu, donc certaine parce que Dieu n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19)

Les deux mots sont utilisés dans l’Ancien Testament pour parler de Dieu (compatissant, miséricordieux et riche en bonté) et notamment en:

Proverbes 16:6

6 Par la bonté et la fidélité on expie l’iniquité, Et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal.

Bonté (Checed) est aussi traduit par grâce et fidélité (Emeth) est traduit par vérité. C’est en faisant appel à la bonté-grâce et à la fidélité-vérité de Dieu en Jésus que nous sommes pardonnés de nos iniquités.

Ces deux termes, grâce et vérité, au verset 17, décrivent le caractère de Jésus.

Jean 1:14 – « Nous avons contemplé sa gloire » : La gloire (Kabod) de l’Ancien Testament, s’est maintenant personnifiée et incarnée, ce qui se révèlera lors de la transfiguration (Matthieu 17:2) et l’ascension (Actes 1:9).

Jean 1:15-18

16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce;

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

18 Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

Dans l’Ancien Testament, la loi transmise à Moïse visait à préparer les Israélites à la venue du Messie, soulignant leur péché sans y remédier. Elle montrait leur besoin de salut, tout comme une maladie révèle la nécessité d’un médecin.

En Jésus-Christ se trouve la grâce et la vérité, car lui seul, par sa mort et sa résurrection, nous accorde la grâce qui pardonne le péché, et il est la vérité qui révèle le plan du salut.

Jean 1:17 – Le Fils préexistant est maintenant devenu le Fils incarné, Jésus ! C’est la première mention du nom humain du Christ dans l’Évangile de Jean.

Jean 1:18 – « Personne n’a jamais vu Dieu » Jésus est l’expression et la révélation visibles de Dieu :

Jean 14:9

9 Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Colossiens 1:15

15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Par sa déclaration à Philippe : «Celui qui m’a vu a vu le Père.», le croyant voit Dieu le Père à travers Jésus, par sa vie, ses paroles et ses actes. Celui-ci nous révèle la nature du Dieu invisible.

Jean 1:18 – « qui est dans le sein du Père » : Cela fait référence à la communion intime entre le Fils et le Père.

celui qui l’a fait connaître : Cette expression implique une révélation pleine et intégrale. Faire connaître le Père était une des taches de Jésus (Jean 14:7-10 ; Hébreux 1:2-3)

Fin du Prologue

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Jean 1:19-23 le témoignage de Jean Baptiste

19 Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander: Toi, qui es-tu?

20 Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ.

21 Et ils lui demandèrent: Quoi donc? es-tu Élie? Et il dit: Je ne le suis point. Es-tu le prophète? Et il répondit: Non.

22 Ils lui dirent alors: Qui es-tu? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même?

23 Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète.

Jean 1:19 – ‘Les juifs‘ . Dans les écrits de Jean ces mots se rapporte : (1) aux populations de la Judée qui étaient hostiles à Jésus ou (2) seulement aux leaders religieux juifs.

Seuls les habitants de la Judée étaient appelés juifs, quand les autres tribus étaient appelées Israël. Dans le contexte du verset, nous pouvons penser qu’il s’agit ici des autorités religieuses.

Jean 1:21 – « es-tu Élie? » : Les Juifs attendaient qu’Élie revienne avant l’apparition du Messie. Ils s’appuyaient sur une interprétation littérale du verset de:

Malachie 4.5-6

    5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

   6 Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit.

Jean Baptiste sera le précurseur de Jésus. Il fera son œuvre avec « l’esprit et la puissance d’Élie. »

Luc dans son Évangile dit ceci de Jean Baptiste en:

Luc 1:17

17 il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants , et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.

Jésus appela Jean Baptiste « Élie » en:

Matthieu 17:10-13

… 12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.

13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.

Jean Baptiste a accompli la prophétie de Malachie. Il était de la lignée des sacrificateurs.

Luc 1 :5-

5 Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth.

Depuis Malachie jusqu’à Jean Baptiste, Dieu était resté silencieux pendant quatre cents ans.

Jean Baptiste s’approprie la parole d’Ésaïe:

Ésaïe 40:3

3 Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Au verset 23, « aplanissez « du mot grec « euthuno » apparait deux fois, et est traduit par aplanir ou piloter (Jacques 3:4) ce qui révèle le sens de tracer. De la même façon que dans un désert de pierre, les routes caravanières se repèrent avec des traces à force que les caravanes passent au même endroit. (nous avons là l’idée de aplanir et de tracer). Dans ce mot, il y a aussi l’idée de droiture, de justice que nous retrouvons dans le verset d’Ésaïe 40:3 où le mot hébreu a pour sens être juste, être droit ou rendre droit.

Jean 1:24-28

24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.

25 Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète?

26 Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi;

27 je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

28 Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Jean 1:25 – le baptême d’eau de Jean. L’acte de purification était un acte auto pratiqué (avant de se rendre au Temple) ou chez les Esséniens. Le baptême était pour une purification physique (Lévitique 14-15). Mais il y avait la purification intérieure de:

Ézéchiel 36:25

25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.

Ce verset précède l’annonce d’une nouvelle alliance en Ézéchiel 36:26.

Il est question également d’une source qui purifie les péchés et les impuretés en:

Zacharie 13:1

1 En ce jour-là, une source sera ouverte pour la maison de David et les habitants de Jérusalem, pour le péché et pour l’impureté.

C’est par rapport à ces références de l’Ancien Testament que les autorités religieuses interrogeaient Jean Baptiste sur sa personne (le Messie, Élie ?) et sur ses actes (baptême ?)

Jean 1:25

25 Ils lui firent encore cette question : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète ?

Le baptême pratiqué par Jean Baptiste sous entendait aux yeux des religieux une autorité. La même question sera posée à Jésus, cette fois-ci de façon ouverte ainsi que rapportée en:

Matthieu 21:23 ; Marc 11:28 ; Luc 20:2

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

La réponse de Jésus ramène à Jean Baptiste :

Matthieu 21:24-25

24 Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

La réponse de Jean:

Jean 1:26

26 Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi;

Pour « d’eau », la préposition grecque « ev » traduite par ‘’d’ ‘’, signifie en et se traduit par ‘’dans’’, ‘’avec’’. Le ‘’d’ ‘’ laisse un doute sur la manière de baptiser. Cependant le baptême de Jean est un baptême de purification, il est donc fort probable qu’il était par immersion. Celui de Jésus procède de la même manière avec cette idée de la nouvelle naissance où nous sommes immergés dans les « eaux de la mère », le liquide amniotique.

Jean 1:27

27 je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

Cet acte de délier la courroie des souliers, se rapporte à la tâche accomplie par un esclave qui déliait les sandales de son maître dès que ce dernier entrait dans sa maison. Cela était considéré comme la plus basse des besognes qu’un esclave était appelé à faire. Le judaïsme rabbinique affirme qu’un disciple doit être prêt à faire tout ce qu’un esclave peut faire à l’exception de délier les sandales. Cette phrase illustre la façon dont Jean Baptiste se percevait en comparaison avec Jésus.

Jean 1:28 – Dans ce verset, Béthanie ne désigne pas la Béthanie près de Jérusalem, mais un autre lieu situé près de Jéricho au-delà du Jourdain.

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Jean 1:29-34 – Voici l’Agneau de Dieu

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

30 C’est celui dont j’ai dit: Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi.

31 Je ne le connaissais pas, mais c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d’eau.

32 Jean rendit ce témoignage: J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui.

33 Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit: Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint Esprit.

34 Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu.

Jean 1:29 – « l’Agneau de Dieu » : Seul l’apôtre Jean utilise ce titre pour désigner Jésus.

Si les noces de Cana eurent lieu trois jours plus tard, et qu’il est dit que la Pâque était proche, l’allusion à l’Agneau de Dieu prend tout son sens !

Jean 2:13

13 La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

Jean faisait ainsi un parallèle entre l’agneau pascal qui symbolise la délivrance de l’Égypte et Jésus, l’Agneau de Dieu.

Jean 1:29 – « qui ôte le péché du monde ». : Cette phrase signifie prendre sur soi et emporter. Ceci est semblable au concept du bouc émissaire de Lévitique 16. Le « péché du monde » révèle la nature universelle de l’œuvre de l’Agneau.

Jean 1:32-33 –« J’ai vu…  » : les manifestations du Saint Esprit, permettaient à Jean Baptiste d’identifier Jésus en tant que Messie.

En dehors de ces manifestations relatées par l’apôtre, Jean ne donne pas de détails du baptême comme l’ont fait les autres évangélistes. De la même manière Jean ne rapporte pas les détails de la sainte cène.

Mais pourquoi fallait-il que Jésus-Christ reçoive le Saint-Esprit alors que dans sa nature divine, le Fils de Dieu, c’est l’Esprit.

2 Corinthiens 3:17

17 Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.

Quand Jésus a reçu le Saint-Esprit lors de son baptême d’eau, il l’a reçu dans sa nature humaine. Il a été ainsi oint du Saint-Esprit, mis à part par Dieu pour sa tâche spécifique de Médiateur, et il a été équipé du Saint-Esprit pour accomplir sa tâche. Jésus citera ainsi la prophétie d’Ésaïe 61:1-2 en :

Luc 4:18-19

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.

En disant aujourd’hui cette Parole de l’Écriture s’est accomplie.

Jean 1:33 – « Je ne le connaissais pas » : Jean Baptiste était le cousin de Jésus et le connaissait donc. Cependant, ce qu’il dit dans ce verset 33, veut dire tout simplement dire qu’il ne le connaissais pas en tant que Messie.

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Jean 1:35-42 – les premiers disciples

5 Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples;

36 et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit: Voilà l’Agneau de Dieu.

37 Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

38 Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit: Que cherchez-vous? Ils lui répondirent: Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu?

39 Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.

40 André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.

41 Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).

42 Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit: Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).

« Disciple » – Le terme disciple signifie à la fois, apprenti et adepte de la doctrine. Le Nouveau Testament ordonne au croyant d’être un disciple et non une personne qui fait profession de suivre Jésus. Cela demande après une décision initiale (foi et repentance) d’avoir ensuite une vie d’obéissance et de persévérance.

Jean Baptiste est l’exemple même à suivre. Il fait des disciples, mais il les dirige ensuite vers Jésus. Il ne les dirige pas vers lui-même. Il dira d’ailleurs en parlant de Jésus :

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Jean 1:38 – « (ce qui signifie maitre) » Cette précision montre que Jean écrivait pour des gentils.

« Où demeures-tu ? » : cette expression montre l’intention de passer davantage de temps avec Jésus.

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Jean 1:43-51 – les premières rencontres

43 Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit: Suis-moi.

44 Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre.

45 Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.

46 Nathanaël lui dit: Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? Philippe lui répondit: Viens, et vois.

47 Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.

48 D’où me connais-tu? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.

49 Nathanaël répondit et lui dit: Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.

50 Jésus lui répondit: Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci.

51 Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

L’Évangile de Jean s’articule autour du ministère de Jésus en Judée et surtout à Jérusalem.  Ici, il quitte la Judée pour aller aux noces de Cana en Galilée.

« Bethsaïda » : se traduit par la maison du poisson

« Nathanaël » : signifie « Dieu a donné ». Ce nom ne figure pas autre part dans d’autres chapitres de l’Évangile de Jean. Il est à rapprocher de Barthélémy car là où ne figure pas Nathanael avec les autres disciples, figure Barthélémy.

Jean 1:45– « de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé » : c’est-à-dire le Tanach ce que nous appelons l’Ancien Testament (avec les écrits poétiques)

Jean 1:46 – « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » : Nathanaël devaient connaître les Écritures. Michée 5 parle d de Bethléhem en Judée et non de Nazareth en Galilée. Par ailleurs, le village de Nazareth était situé en Galilée dont les habitants étaient méprisés par les religieux juifs et les judéens.

Jean 1:47 – « dans lequel il n’y a point de fraude » : l’expression désigne un homme intègre et rappelle le:

Psaumes 32:2

2 Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude!

Jean 1:49 – « tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » : Ces deux titres ont une implication nationaliste messianique qui était déjà évoquée au Psaume 2.

Jean 1:51 – Amen, Amen ou en vérité, en vérité. Ce double usage de ces mots ne se trouve qu’en Jean. Ces expressions sont utilisées comme une affirmation, et en début de phrase invite à faire attention aux paroles qui suivent et à leur importance.

le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

Ce verset est une allusion à l’échelle de Jacob. Ceci voulait dire que Dieu allait pourvoir aux besoins de Jésus comme il avait pourvu aux besoins de Jacob.

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Prière : La Parole faite chair

« Père céleste, merci de nous révéler Jésus, Parole éternelle et Lumière du monde. Qu’Il remplisse chacun de sa présence, de son Esprit et de sa grâce. Ouvre nos yeux à ta gloire et donne nous la foi pour le reconnaître comme notre sauveur personnel.

Au nom de Jésus, nous te prions, Amen. »

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