Jean chapitre 7 Jésus enseigne et révèle son origine divine

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En Jean chapitre 7, Jésus enseigne au Temple et suscite de profondes divisions. A ce moment là, il révèle son origine divine et invite chacun à venir à lui pour recevoir l’eau vive, source d’une vie spirituelle renouvelée.

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Jean chapitre 7 – Étude biblique

Le contexte général

Le chapitre 7 de l’Évangile de Jean montre un moment clé du ministère de Jésus. Il y est décrit l’enseignement de celui-ci lors de la fête des Tabernacles (Soukkot), une fête juive qui commémore la protection de Dieu pendant le voyage des Israélites dans le désert (Lévitique 23:33-44). Ce chapitre révèle :

  • L’accomplissement des symboles de la fête des Tabernacles en Jésus.
  • La révélation progressive de son identité messianique.
  • La division parmi la foule et les dirigeants à son sujet.
  • L’opposition croissante des autorités religieuses envers lui.

Jean 7:1-9 – le temps de Dieu et les attentes humaines

1 Après cela, Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas séjourner en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.

Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche.

Et ses frères lui dirent: Pars d’ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais.

Personne n’agit en secret, lorsqu’il désire paraître: si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde.

Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui.

Jésus leur dit: Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.

Le monde ne peut vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises.

Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n’y monte point, parce que mon temps n’est pas encore accompli.

Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.

Jean 7:1 – Le terme « les Juifs » peut tout autant désigner les Juifs au sens large du terme que les habitants de Judée, les Judéens.

Il faut se rappeler qu’il est dit en Jean 5:18, que les Juifs cherchaient déjà à faire mourir Jésus. Aussi, celui-ci faisait preuve de prudence, de sagesse et de discernement. Il n’était pas dans la provocation ou l’imprudence. Sa conduite devait être pour nous un exemple à suivre. En effet, ce n’est pas parce que nous considérons que Dieu nous protège, qu’il faut pour autant nous permettre de nous mettre en danger.

Psaumes 31:15-16

15 Mais en toi je me confie, ô Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu !

16 Mes destinées sont dans ta main ; Délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs !

A travers ce passage, nous voyons que Jésus agit en parfaite soumission à la volonté du Père.

 Jean 7:2 – la fête des Tabernacles (Soukkot) est la commémoration du temps de l’Exode quand les juifs vivaient sous des tentes (soukka). Il s’agit de l’une des trois fêtes de pèlerinage obligatoires conformément aux prescriptions de Lévitique 23:34-44 et de Deutéronome 16:13-17.

Jean 7:3 et 5 – Quand il est dit « les frères de Jésus », il est question en réalité des demi-frères de sang de Jésus, et dont le père était Joseph, cités en:

Matthieu 13:55-56

55 N’est-ce pas le fils du charpentier? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

56 et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D’où lui viennent donc toutes ces choses?

Les « frères » sous entendent que Jésus devait révéler sa vraie nature, ou du moins ce qu’il prétendait être, eux qui ne croyaient pas encore en sa divinité.  Nul n’est prophète en son pays, et encore moins dans sa propre famille. Que dire en plus quand on prétend être le fils de Dieu !

Actes 1:14

14 Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.

( Jacques, un de ses frères sera le responsable de l’église de Jérusalem, et Jude, un autre de ses frères, sera l’auteur de l’épître portant son nom).

Nous voyons combien la Bible se justifie. La pensée humaine des frères, n’était pas celle du Seigneur.

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Jean 7:4 « le monde » : Jésus rebondit sur le mot monde. Les frères lui demandent de se montrer par ses miracles, mais Jésus sait que le monde le rejette car il montre que ses œuvres sont mauvaises. (verset 7)

La vie de la famille de Jésus semble avoir été très perturbée par la personnalité de Jésus, comme il est dit par exemple en:

Marc 3:20-21

20 Ils se rendirent à la maison, et la foule s’assembla de nouveau, en sorte qu’ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.

21 Les parents de Jésus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui; car ils disaient: Il est hors de sens.

 Jean 7:6-9 – Jésus ne voulait pas aller à Jérusalem avec toutes les personnes qui partaient de Galilée et ce, à cause de sa notoriété due aux miracles qu’il avait déjà faits. Il voulait y aller en toute discrétion, choisissant lui-même le temps pour se montrer, lui qui était un sujet de discorde. Ceci nous est confirmé par les versets suivants.

Jean 7:10-13 – Jésus à la fête des Tabernacles

10 Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret.

11 Les Juifs le cherchaient pendant la fête, et disaient: Où est-il?

12 Il y avait dans la foule grande rumeur à son sujet. Les uns disaient: C’est un homme de bien. D’autres disaient: Non, il égare la multitude.

13 Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs.

L’apôtre Jean utilise le terme Juif aussi pour désigner comme dans le verset 13, les chefs religieux juifs. De la même façon, aujourd’hui, il est possible de parler librement quand nous exprimons la pensée dominante des autorités, mais il faut être plus discret quand notre pensée va à l’encontre de celle-ci (complotiste).

La personne de Jésus interpelle chacun. Cependant, plutôt que d’avoir un préjugé, il faut examiner et exercer notre discernement en toutes choses, ce qui revient à dire, qu’il faut faire preuve d’intelligence.

Nous voyons ici la réalisation de la Parole en:

Luc 12:51

51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.

Il faut comprendre avec le verset 8 que Jésus attendait le temps de Dieu.

Jean 7:14-24 – l’opposition grandit

Jean 7:14-18

14 Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait.

15 Les Juifs s’étonnaient, disant: Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point étudié?

16 Jésus leur répondit: Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé.

17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef.

18 Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui.

Il ressort du verset de Jean 7:15 que l’orgueil humain aveugle. Les juifs avaient fait le constat suivant : « Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point étudié ? ». Cependant, ceux-ci n’ont pas poussé plus loin leur réflexion. Pourtant Jésus va leur donner la réponse. Les juifs religieux consacraient toute leur vie à l’étude de la Parole quand Jésus à l’âge de douze ans, dans le Temple, avait étonné les docteurs de la loi ainsi qu’il est écrit en:

Luc 2:46-47

46 Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.

47 Tous ceux qui l’entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses.

Par la transmission orale, les docteurs de la loi recevait des enseignants terrestres quand Jésus avait un enseignant céleste, Dieu lui-même, son Père !

 Jean 7:17 – « si quelqu’un veut faire sa volonté » Cette expression reste très imprécise et doit se comprendre ainsi : « si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu »

Nous pouvons élargir le raisonnement à nous-mêmes en disant que celui qui veut faire la volonté de Dieu, reconnaîtra si la doctrine d’un prédicateur, est de Dieu ou s’il parle de son propre chef.

Il peut être nécessaire en ce qui nous concerne de faire attention à des comportements de certains qui voudraient renforcer un message qu’il donnent en s’appuyant sur une autre personne en disant : « untel à dit ». Ne faut-il pas mieux dire, la Parole de Dieu dit ?

 Jean 7:18 – Jésus parle de lui-même. Il ne cherche pas sa gloire, mais la gloire du Père. C’est la raison pour laquelle ses paroles sont vraies et qu’il n’y a point d’injustice en lui.

Les juifs auraient dû se rappeler des paroles de Dieu rapportées par Moïse en:

Deutéronome 18:15 ;18

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez!

18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.

Ces deux versets comprennent premièrement un ordre au verset 15 : « vous l’écouterez ! », et deuxièmement une information au verset 18 :  « je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. »

Pour nous qui voulons suivre Jésus, la recommandation se trouve en;

Philippiens 2:3

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Jean 7:19 – «Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? nul de vous n’observe la loi. » Si les juifs religieux avaient observé la loi, ils auraient du se rappeler notamment ces versets de Deutéronome 18. Ainsi, ils auraient eu l’explication de la compréhension de la Parole de Dieu par Jésus.

La question de Jésus: « Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? » montre que l’attitude des religieux était en parfaite contradiction avec le commandement de:

Exode 20:13

13 Tu ne tueras point.

Jean 7:19-24

19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? Et nul de vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir?

20 La foule répondit: Tu as un démon. Qui est-ce qui cherche à te faire mourir?

21 Jésus leur répondit: J’ai fait une œuvre, et vous en êtes tous étonnés.

22 Moïse vous a donné la circoncision, -non qu’elle vienne de Moïse, car elle vient des patriarches, -et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.

En  Jean 7:21 – la question est de savoir de quelle œuvre de Jésus, il s’agit. La réponse se trouve au verset 25. Il s’agit de la guérison du paralytique de Bethesda relatée en Jean 5 qui a eu lieu un jour de sabbat.

Les religieux transgressaient le sabbat en circoncisant ce jour-là, alors même que cette pratique était antérieure à Moïse et datait d’Abraham qui n’avait pas encore sous la loi de Moïse instituant le sabbat.

Jean 7:23-27

23 Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat?

24 Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice.

25 Quelques habitants de Jérusalem disaient: N’est-ce pas là celui qu’ils cherchent à faire mourir?

26 Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien! Est-ce que vraiment les chefs auraient reconnu qu’il est le Christ?

27 Cependant celui-ci, nous savons d’où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est.

 Jean 7:24 – La justice dont parle Jésus dans ce verset, s’accompagne de la miséricorde, de la vérité et de l’amour. Aujourd’hui, nous pouvons transposer ce verset à la lecture et à l’étude de l’Évangile de Jean comme de tout autre livre. D’une part, il ne faut pas juger la Parole de Dieu après une simple lecture (selon l’apparence). D’autre part, il faut faire une étude approfondie de la Parole, puis juger (selon la justice), c’est-à-dire porter un juste jugement en ayant la révélation, et la compréhension.

Michée 6:8

On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Ésaïe 11:1-3

1 Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï, Et un rejeton naîtra de ses racines.

2 L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel.

Il respirera la crainte de l’Éternel; Il ne jugera point sur l’apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire.

Ces versets du prophète Ésaïe donnent la réponse aux différentes questions qu’auraient pu se poser les personnes religieuses.

Les versets de Jean 7:25-27 montrent le trouble et toute l’incohérence de l’esprit humain. L’attitude des religieux face à Jésus interpelle les habitants de Jérusalem. Reconnaissent-ils en Jésus, le Christ ?

 Jean 7:2 : Toute femme juive voulait être la mère du Messie, ce qui sous-entendait que le Messie devait naître au milieu du peuple juif. Cependant les religieux d’une manière générale ont rejeté Jésus alors qu’il était né au milieu d’eux et qu’ils prétendaient que « le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »

Ceci est l’expression de la mauvaise foi chez l’homme qui rejette tout ce qui ne correspond pas à sa pensée, refusant de remettre en cause son jugement.

Tout le problème provient d’un seul mot du verset : « SOUDAIN »

Michée 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Soudain … le Seigneur que vous cherchez ». Le Seigneur doit apparaitre brusquement. L’incrédulité trouve toujours à se justifier quand Jésus a manifesté tous les signes de sa messianité énoncés en:

Ésaïe 35:5-6

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds ;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

Jésus a guéri des aveugles, des boiteux, des sourds et il sera question d’eau vive au verset 38, comme en réponse à « des ruisseaux dans la solitude. »

Jean 7:28-36 Jésus manifeste sa divinité

Jean 7:28-31

28 Et Jésus, enseignant dans le temple, s’écria : Vous me connaissez, et vous savez d’où je suis ! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m’a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas.

29 Moi, je le connais ; car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé.

30 Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.

31 Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient: Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles que n’en a fait celui-ci?

Par sa réaction « vous me connaissez ! »,  Jésus rebondit sur la réflexion des personnes au verset 27 : « nous savons d’où il est»

En clair, il dit : vous prétendez me connaître en ne jugeant que sur mon apparence corporelle, sans savoir qui je suis dans mon être intérieur. La personne importante à connaître est celle qui m’a envoyé, Dieu ! et vous ne le connaissez pas. Je suis celui qui peut vous le révéler ! C’est dans ce but qu’il m’a envoyé.

 Jean 7:29 Jésus dit : je connais Dieu, « car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé ». Le « Je viens de lui » pourrait se traduire par : je suis de lui.

Cette déclaration a été considérée comme un blasphème par les chefs religieux car en disant cela, Jésus proclamait sa divinité. Plusieurs crurent en lui, reconnaissant les miracles accomplis qui témoignent de sa messianité.

Les signes et les miracles sont comme un fossé qui séparera l’incrédule du croyant. Le miracle affermira la foi du croyant qui va comprendre le sens du miracle, quand ce même miracle va endurcir l’incrédule dans son incompréhension et dans son refus de croire.

Jean 7:32-36

32 Les pharisiens entendirent la foule murmurant de lui ces choses. Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers pour le saisir.

33 Jésus dit: Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.

34 Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai.

35 Sur quoi les Juifs dirent entre eux: Où ira-t-il, que nous ne le trouvions pas? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs?

36 Que signifie cette parole qu’il a dite: Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai?

Jésus annonce les évènements à venir sans donner de détails à la foule. Ici, il fait allusion à sa mort, sa résurrection et à son ascension.

Jean 7:37-39 — Jésus promet l’Esprit : les fleuves d’eau vive

37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.

39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

Le contexte géographique et historique.

La piscine de Siloé est alimentée en eau par la source Guihon dont le nom signifie source jaillissante. À la saison des pluies cette source jaillissait de terre. Ce nom de Guihon était aussi celui d’un bras du fleuve qui sortait d’Éden pour alimenter le jardin (Genèse 2:10-14).

Il y a en Israël deux saisons des pluies (Deutéronome 11:14). Les premières pluies sont celles d’automne (Octobre – Novembre). Toutes les célébrations de la fête des Tabernacles étaient pour demander à Dieu de la pluie qui permettaient aux laboureurs de labourer et de semer. Les dernières pluies étaient celles du printemps.  

La fête des Tabernacles était un moment joyeux. Elle durait sept ou huit jours. Le peuple se réjouissait devant Dieu pour les récoltes et dépendait de Dieu pour les pluies à venir qui conditionnaient les récoltes futures.

Durant ces jours, chaque matin un prêtre descendait en procession du Temple à la piscine de Siloé (qui signifie Envoyé). Ce mot peut se comprendre comme l’eau envoyée, conduite, car elle est canalisée dans le tunnel de Ézéchias depuis la source du Guihon.

Le mot envoyé (pempo en grec) est répété six fois dans les versets 16 à 33 et est une allusion à Siloé (envoyé)

Cette procession appelée « Sim’hat Bet Ha-Sho’evah » (la joie du puisement de l’eau). Le Talmud dit au sujet de cette procession que : Celui qui n’a jamais vu la célébration du puisage de l’eau, n’a jamais vu de joie de sa vie.

Durant cette procession, les fidèles chantaient en l’honneur de Dieu.

Arrivé à l’autel, le prêtre versait l’eau dans un bassin. C’était un acte symbolique pour rendre grâce à Dieu pour les pluies passées qui avaient données l’abondance des récoltes et lui demander l’eau pour la saison nouvelle. C’était reconnaître que toute vie vient de lui.

Le prophète Ésaïe relate ce jour en :

Ésaïe 12:1-3

1 Tu diras en ce jour-là: Je te loue, ô Éternel! Car tu as été irrité contre moi, Ta colère s’est apaisée, et tu m’as consolé.

Voici, Dieu est ma délivrance, Je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien; Car l’Éternel, l’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; C’est lui qui m’a sauvé.

Vous puiserez de l’eau avec joie Aux sources du salut,

Le « en ce jour-là » du verset de Ésaïe 12:1 est celui des temps messianiques évoqués au chapitre 11 de Ésaïe !

Ésaïe 12 :3 – Aux sources du salut ( traduction du mot hébreu « Yeshuw‘ah »), c’est-à-dire Jésus. Les mots délivrance, secours ou salut sont la traduction du même mot hébreu « Yeshuw‘ah » ayant pour racine « yasha »

Le sens spirituel de la fête :

La procession exprimait :

  • La dépendance du peuple envers Dieu;
  • La joie du salut;
  • L’espérance messianique.

Dieu ne donne pas seulement de l’eau pour le corps mais une eau qui vivifie pour l’âme.

Le peuple attendait la réalisation des prophéties sans pour autant comprendre qu’elles s’accomplissaient devant eux avec la venue de Jésus.

L’eau jaillissante est aussi un rappel de ce qui s’est passé durant l’Exode quand Moïse a frappé le rocher. L’eau jaillissait du rocher dans le désert (Exode 17:6 ; Nombres 20:11).

Exode 17:6

Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.

Ce rocher est Jésus selon :

1 Corinthiens 10:4

et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

Ceci est aussi un rappel de ce qui est dit en:

Ésaïe 55:1

1 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !

Jésus utilise ce symbole pour se révéler comme la source d’eau vive (cf. Jean 4:10-14).

 Jean 7:38 – « Celui qui croit en moi » – Ici il est utilisé un présent continu. Cela veut dire qu’il faut croire et continuer de croire. Cela révèle le caractère continue de la relation personnelle que le chrétien doit entretenir avec Jésus, exprimé aussi par le verbe demeurer de Jean 15:5.

 Jean 7:38 – « comme dit l’Écriture » peut se référer aux versets de Ésaïe 12:3 ; Ésaïe 55:1 ; Ézéchiel 47:1 et Zacharie 14:8 ; etc

 Jean 7:39 – Il faudra attendre la Pentecôte relatée en Actes 2 :1-4 pour voir l’effusion de l’Esprit annoncée.

Jean 7:40-43 — Qui est Jésus ?

40 Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète.

41 D’autres disaient: C’est le Christ. Et d’autres disaient: Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ?

42 L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir ?

43 Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule.

Comme il est dit en:

Matthieu 10:34

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Ces personnes prétendent connaître Jésus, mais beaucoup ignorent son lieu de naissance et ses origines, qu’il est de la lignée de David (Généalogie de Matthieu 1)

Avec Jésus, la Parole est semée mais selon la nature du terrain dans laquelle elle tombe (Parabole de Matthieu 13). Ainsi la semence va grandir différemment selon le cœur de l’homme.

Jean 7:44-53 — L’incrédulité des autorités

44 Quelques-uns d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui.

45 Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent: Pourquoi ne l’avez-vous pas amené?

46 Les huissiers répondirent: Jamais homme n’a parlé comme cet homme.

47 Les pharisiens leur répliquèrent: Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits?

48 Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui?

49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits!

50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l’un d’entre eux, leur dit:

51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait?

52 Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète.

53 Et chacun s’en retourna dans sa maison.

Les huissiers chargés d’arrêter Jésus, se sont présentés devant les principaux responsables religieux, manifestant leur respect pour son enseignement. Cette réaction peut paraître inattendue, car contrairement à la foule divisée sur la personne de Jésus, ces hommes affichent une opinion unanime. Ils auraient pu invoquer la crainte de la foule pour justifier leur attitude. Habituellement, les huissiers suivent les ordres et les exécutent sans manifester d’avis personnel.

Les responsables religieux affirment maîtriser la loi de Moïse et les Écritures, se considérant ainsi comme référents en matière de jugement. Cependant, ils étaient aveuglés par la jalousie et la haine.

Nicodème réapparait sur la scène

Nicodème tente timidement de défendre Jésus.

1. Une prise de position courageuse, mais mesurée

Nicodème, déjà connu pour être venu vers Jésus de nuit (Jean 3), intervient ici au sein du conseil religieux. Il ne confesse pas ouvertement Jésus comme Messie, mais il défend la justice :

« Notre loi condamne-t-elle un homme sans l’entendre ? »

Il ne s’oppose pas frontalement aux autres religieux, mais il refuse que soit prononcée une condamnation injuste. Il agit avec prudence et ce, probablement en raison de l’hostilité ambiante et la pression psychologique.

2. Une foi encore en chemin

Nicodème ne proclame pas encore sa foi publiquement mais il avance progressivement.

  • En Jean 3 → il cherche la vérité
  • En Jean 7 → il défend Jésus
  • En Jean 19:39 → il honore Jésus publiquement (en donnant pour l’embaumement du corps du Seigneur des aromates très chers)

Son parcours montre une foi qui grandit, passant de la discrétion à l’engagement.

3. Une lumière au milieu du rejet

Dans un contexte de rejet collectif, Nicodème devient une voix différente.
La très grande majorité des chefs religieux refusent d’écouter, mais lui rappelle la loi et la justice. Cela montre que Dieu agit même dans des milieux hostiles.

4. Une leçon pour nous

Nicodème nous enseigne plusieurs vérités concrètes qu’il faut:

  • Défendre la vérité, même sans tout comprendre;
  • Avancer spirituellement, malgré la pression des autres;
  • Laisser Dieu faire grandir notre foi progressivement;
  • Ne pas mépriser les débuts discrets de la foi et avoir l’amour de la vérité.

Conclusion

Nicodème n’est pas encore un disciple affirmé en Jean 7, mais il n’est plus un simple observateur. Il franchit une étape importante en choisissant la justice plutôt que le silence.

Sa démarche doit nous encourager. Dieu conduit chacun à son rythme, mais attend que nous répondions à la lumière que nous avons déjà reçue.

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Prière : La Parole faite chair

« Père céleste, merci de nous révéler Jésus, Parole éternelle et l’eau vive. Qu’Il remplisse chacun de sa présence, de son Esprit et de sa grâce. Ouvre nos yeux à ta gloire et donne nous la foi pour le reconnaître comme notre sauveur personnel.

Au nom de Jésus, nous Te prions, Amen. »

a

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Le salut par la confession et la foi en Jésus

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Le salut par la confession et la foi en Jésus, repose sur une réponse personnelle à l’Évangile. Jésus appelle chacun à reconnaître sa condition, à croire en lui et à accueillir la vie nouvelle. Cette démarche transforme l’âme et ouvre un chemin de paix, d’assurance et d’espérance durable.

Invitation à la réflexion de la semaine :

La base de la foi : Le salut et la grâce

Éternel sauve nous - L’Éternel appelle au salut tous les hommes
l’appel au salut par la confession et la foi en Jésus – Romains 10:9-10

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:

Romains 10:9-10 – Le salut par la confession

Confesser Jésus est un engagement public et personnel

Confesser Jésus comme Seigneur, est bien plus que prononcer des mots. Il s’agit d’un acte public qui scelle une décision intérieure, celle de reconnaître l’autorité de Jésus-Christ sur sa vie. Par ces mots « Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur », tu affirmes ainsi que Christ est désormais ton maître. Cette confession n’est pas une simple formalité, mais est l’expression d’un cœur transformé qui engage sa bouche, son cœur et son existence entière.

Cependant, la confession seule, ne suffit pas. Elle doit être accompagnée d’une foi vivante.

Croire en la Résurrection : Le Fondement de la Foi

Croire que « Dieu l’a ressuscité des morts », c’est placer sa confiance en l’œuvre accomplie par Jésus à la croix. La résurrection valide son sacrifice et garantit notre salut.

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

Romains 4:25

Christ ainsi est mort pour nos péchés et il est ressuscité pour notre justification. La foi dans cette vérité, ne doit pas être une simple adhésion intellectuelle, mais elle doit être une certitude qui transforme notre quotidien. Celle-ci nous libère de la culpabilité et nous ancre dans l’espérance.

Confession et foi ensemble, forment le socle du salut.

La Grâce : Un Don à Recevoir

Le salut n’est aucunement le fruit de nos efforts, mais est simplement un don de Dieu.

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Éphésiens 2:8

La grâce offre, la foi saisit cette grâce, et la confession proclame. Cette dynamique exclut tout orgueil humain :

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Éphésiens 2:9

Le salut est accessible à tous, sans distinction de race, car il repose sur la fidélité de Christ, et non sur nos mérites. Ceci a des implications concrètes.

Application Pratique : Vivre la Promesse

Aujourd’hui, Jésus t’invite à répondre à son appel. As-tu confessé Jésus comme ton sauveur et comme ton Seigneur, et as tu cru en sa résurrection ? Si oui, cette foi doit se refléter dans tes choix de vie, tes paroles et tes relations.

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

2 Corinthiens 5:17

Le salut n’est pas une théorie, mais une réalité qui se vit. Commence par un temps de prière. Remercie Dieu pour sa grâce, et demande-Lui par son Saint Esprit de t’aider à marcher dans cette vérité.

Le salut par la confession et la foi en Jésus est une promesse à saisir aujourd’hui. Que ta réponse à cet appel transforme ta vie et t’ancre dans l’amour éternel de Dieu.

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Voici des versets pour une méditation personnelle :

  • Galates 2:20« Je suis crucifié avec Christ … ce n’est plus moi qui vis … »
  • Romains 10:13« Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. »
  • Jean 3:16 « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique … »
  • Actes 4:12« Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel … »
  • 1 Jean 5:13 « Je vous ai écrit afin que que vous sachiez que vous avez la vie éternelle… »

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32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

Matthieu 10:32

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Lecture de la Bible le 26 Septembre

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La lecture de la Bible le 26 septembre nous plonge dans les avertissements d’Ésaïe contre une religion superficielle. Elle dévoile également la vision du royaume messianique, un avenir de paix. Galates 5 nous enseigne la vie d’un croyant justifié uniquement par la foi, loin des œuvres légales.

Proposition de lecture de la Bible le 26 Septembre

Ancien Testament  :

  • Ésaïe 1 Condamnation d’une religion superficielle
  • Ésaïe 1 dénonce la superficialité des rites religieux pratiqués sans sincérité. Dieu reproche au peuple d’Israël de multiplier les sacrifices tout en négligeant la justice et la compassion. Le Seigneur cherche une relation authentique, non des actes vides. « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la malice de vos actions » (Ésaïe 1:16).
  • et
  • Esaïe 2 La vision du royaume messianique
  • Ésaïe 2 décrit la vision d’un royaume messianique où la paix régnera. Les nations viendront à Jérusalem pour apprendre la voie du Seigneur. Ce passage prophétise l’avènement du Messie et un monde harmonieux où la guerre et les conflits cesseront. « Ils forgeront des épées en socs de charrue » (Ésaïe 2:4).

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Nouveau Testament :

  • Galates 5 – La vie d’un croyant justifié par la foi seule
  • Dans Galates 5, Paul rappelle que la justification ne vient pas de la loi, mais de la foi en Jésus-Christ. Le croyant doit vivre selon l’Esprit, en renonçant aux désirs de la chair. « Il est pour nous la liberté » (Galates 5:1). La foi libère le croyant des œuvres légales et lui permet de marcher dans l’amour et la liberté.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante.