Jean chapitre 7 Jésus enseigne et révèle son origine divine

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En Jean chapitre 7, Jésus enseigne au Temple et suscite de profondes divisions. A ce moment là, il révèle son origine divine et invite chacun à venir à lui pour recevoir l’eau vive, source d’une vie spirituelle renouvelée.

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Jean chapitre 7 – Étude biblique

Le contexte général

Le chapitre 7 de l’Évangile de Jean montre un moment clé du ministère de Jésus. Il y est décrit l’enseignement de celui-ci lors de la fête des Tabernacles (Soukkot), une fête juive qui commémore la protection de Dieu pendant le voyage des Israélites dans le désert (Lévitique 23:33-44). Ce chapitre révèle :

  • L’accomplissement des symboles de la fête des Tabernacles en Jésus.
  • La révélation progressive de son identité messianique.
  • La division parmi la foule et les dirigeants à son sujet.
  • L’opposition croissante des autorités religieuses envers lui.

Jean 7:1-9 – le temps de Dieu et les attentes humaines

1 Après cela, Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas séjourner en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.

Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche.

Et ses frères lui dirent: Pars d’ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais.

Personne n’agit en secret, lorsqu’il désire paraître: si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde.

Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui.

Jésus leur dit: Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.

Le monde ne peut vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises.

Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n’y monte point, parce que mon temps n’est pas encore accompli.

Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.

Jean 7:1 – Le terme « les Juifs » peut tout autant désigner les Juifs au sens large du terme que les habitants de Judée, les Judéens.

Il faut se rappeler qu’il est dit en Jean 5:18, que les Juifs cherchaient déjà à faire mourir Jésus. Aussi, celui-ci faisait preuve de prudence, de sagesse et de discernement. Il n’était pas dans la provocation ou l’imprudence. Sa conduite devait être pour nous un exemple à suivre. En effet, ce n’est pas parce que nous considérons que Dieu nous protège, qu’il faut pour autant nous permettre de nous mettre en danger.

Psaumes 31:15-16

15 Mais en toi je me confie, ô Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu !

16 Mes destinées sont dans ta main ; Délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs !

A travers ce passage, nous voyons que Jésus agit en parfaite soumission à la volonté du Père.

 Jean 7:2 – la fête des Tabernacles (Soukkot) est la commémoration du temps de l’Exode quand les juifs vivaient sous des tentes (soukka). Il s’agit de l’une des trois fêtes de pèlerinage obligatoires conformément aux prescriptions de Lévitique 23:34-44 et de Deutéronome 16:13-17.

Jean 7:3 et 5 – Quand il est dit « les frères de Jésus », il est question en réalité des demi-frères de sang de Jésus, et dont le père était Joseph, cités en:

Matthieu 13:55-56

55 N’est-ce pas le fils du charpentier? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

56 et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D’où lui viennent donc toutes ces choses?

Les « frères » sous entendent que Jésus devait révéler sa vraie nature, ou du moins ce qu’il prétendait être, eux qui ne croyaient pas encore en sa divinité.  Nul n’est prophète en son pays, et encore moins dans sa propre famille. Que dire en plus quand on prétend être le fils de Dieu !

Actes 1:14

14 Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.

( Jacques, un de ses frères sera le responsable de l’église de Jérusalem, et Jude, un autre de ses frères, sera l’auteur de l’épître portant son nom).

Nous voyons combien la Bible se justifie. La pensée humaine des frères, n’était pas celle du Seigneur.

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Jean 7:4 « le monde » : Jésus rebondit sur le mot monde. Les frères lui demandent de se montrer par ses miracles, mais Jésus sait que le monde le rejette car il montre que ses œuvres sont mauvaises. (verset 7)

La vie de la famille de Jésus semble avoir été très perturbée par la personnalité de Jésus, comme il est dit par exemple en:

Marc 3:20-21

20 Ils se rendirent à la maison, et la foule s’assembla de nouveau, en sorte qu’ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.

21 Les parents de Jésus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui; car ils disaient: Il est hors de sens.

 Jean 7:6-9 – Jésus ne voulait pas aller à Jérusalem avec toutes les personnes qui partaient de Galilée et ce, à cause de sa notoriété due aux miracles qu’il avait déjà faits. Il voulait y aller en toute discrétion, choisissant lui-même le temps pour se montrer, lui qui était un sujet de discorde. Ceci nous est confirmé par les versets suivants.

Jean 7:10-13 – Jésus à la fête des Tabernacles

10 Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret.

11 Les Juifs le cherchaient pendant la fête, et disaient: Où est-il?

12 Il y avait dans la foule grande rumeur à son sujet. Les uns disaient: C’est un homme de bien. D’autres disaient: Non, il égare la multitude.

13 Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs.

L’apôtre Jean utilise le terme Juif aussi pour désigner comme dans le verset 13, les chefs religieux juifs. De la même façon, aujourd’hui, il est possible de parler librement quand nous exprimons la pensée dominante des autorités, mais il faut être plus discret quand notre pensée va à l’encontre de celle-ci (complotiste).

La personne de Jésus interpelle chacun. Cependant, plutôt que d’avoir un préjugé, il faut examiner et exercer notre discernement en toutes choses, ce qui revient à dire, qu’il faut faire preuve d’intelligence.

Nous voyons ici la réalisation de la Parole en:

Luc 12:51

51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.

Il faut comprendre avec le verset 8 que Jésus attendait le temps de Dieu.

Jean 7:14-24 – l’opposition grandit

Jean 7:14-18

14 Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait.

15 Les Juifs s’étonnaient, disant: Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point étudié?

16 Jésus leur répondit: Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé.

17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef.

18 Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui.

Il ressort du verset de Jean 7:15 que l’orgueil humain aveugle. Les juifs avaient fait le constat suivant : « Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point étudié ? ». Cependant, ceux-ci n’ont pas poussé plus loin leur réflexion. Pourtant Jésus va leur donner la réponse. Les juifs religieux consacraient toute leur vie à l’étude de la Parole quand Jésus à l’âge de douze ans, dans le Temple, avait étonné les docteurs de la loi ainsi qu’il est écrit en:

Luc 2:46-47

46 Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.

47 Tous ceux qui l’entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses.

Par la transmission orale, les docteurs de la loi recevait des enseignants terrestres quand Jésus avait un enseignant céleste, Dieu lui-même, son Père !

 Jean 7:17 – « si quelqu’un veut faire sa volonté » Cette expression reste très imprécise et doit se comprendre ainsi : « si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu »

Nous pouvons élargir le raisonnement à nous-mêmes en disant que celui qui veut faire la volonté de Dieu, reconnaîtra si la doctrine d’un prédicateur, est de Dieu ou s’il parle de son propre chef.

Il peut être nécessaire en ce qui nous concerne de faire attention à des comportements de certains qui voudraient renforcer un message qu’il donnent en s’appuyant sur une autre personne en disant : « untel à dit ». Ne faut-il pas mieux dire, la Parole de Dieu dit ?

 Jean 7:18 – Jésus parle de lui-même. Il ne cherche pas sa gloire, mais la gloire du Père. C’est la raison pour laquelle ses paroles sont vraies et qu’il n’y a point d’injustice en lui.

Les juifs auraient dû se rappeler des paroles de Dieu rapportées par Moïse en:

Deutéronome 18:15 ;18

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez!

18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.

Ces deux versets comprennent premièrement un ordre au verset 15 : « vous l’écouterez ! », et deuxièmement une information au verset 18 :  « je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. »

Pour nous qui voulons suivre Jésus, la recommandation se trouve en;

Philippiens 2:3

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Jean 7:19 – «Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? nul de vous n’observe la loi. » Si les juifs religieux avaient observé la loi, ils auraient du se rappeler notamment ces versets de Deutéronome 18. Ainsi, ils auraient eu l’explication de la compréhension de la Parole de Dieu par Jésus.

La question de Jésus: « Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? » montre que l’attitude des religieux était en parfaite contradiction avec le commandement de:

Exode 20:13

13 Tu ne tueras point.

Jean 7:19-24

19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? Et nul de vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir?

20 La foule répondit: Tu as un démon. Qui est-ce qui cherche à te faire mourir?

21 Jésus leur répondit: J’ai fait une œuvre, et vous en êtes tous étonnés.

22 Moïse vous a donné la circoncision, -non qu’elle vienne de Moïse, car elle vient des patriarches, -et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.

En  Jean 7:21 – la question est de savoir de quelle œuvre de Jésus, il s’agit. La réponse se trouve au verset 25. Il s’agit de la guérison du paralytique de Bethesda relatée en Jean 5 qui a eu lieu un jour de sabbat.

Les religieux transgressaient le sabbat en circoncisant ce jour-là, alors même que cette pratique était antérieure à Moïse et datait d’Abraham qui n’avait pas encore sous la loi de Moïse instituant le sabbat.

Jean 7:23-27

23 Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat?

24 Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice.

25 Quelques habitants de Jérusalem disaient: N’est-ce pas là celui qu’ils cherchent à faire mourir?

26 Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien! Est-ce que vraiment les chefs auraient reconnu qu’il est le Christ?

27 Cependant celui-ci, nous savons d’où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est.

 Jean 7:24 – La justice dont parle Jésus dans ce verset, s’accompagne de la miséricorde, de la vérité et de l’amour. Aujourd’hui, nous pouvons transposer ce verset à la lecture et à l’étude de l’Évangile de Jean comme de tout autre livre. D’une part, il ne faut pas juger la Parole de Dieu après une simple lecture (selon l’apparence). D’autre part, il faut faire une étude approfondie de la Parole, puis juger (selon la justice), c’est-à-dire porter un juste jugement en ayant la révélation, et la compréhension.

Michée 6:8

On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Ésaïe 11:1-3

1 Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï, Et un rejeton naîtra de ses racines.

2 L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel.

Il respirera la crainte de l’Éternel; Il ne jugera point sur l’apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire.

Ces versets du prophète Ésaïe donnent la réponse aux différentes questions qu’auraient pu se poser les personnes religieuses.

Les versets de Jean 7:25-27 montrent le trouble et toute l’incohérence de l’esprit humain. L’attitude des religieux face à Jésus interpelle les habitants de Jérusalem. Reconnaissent-ils en Jésus, le Christ ?

 Jean 7:2 : Toute femme juive voulait être la mère du Messie, ce qui sous-entendait que le Messie devait naître au milieu du peuple juif. Cependant les religieux d’une manière générale ont rejeté Jésus alors qu’il était né au milieu d’eux et qu’ils prétendaient que « le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »

Ceci est l’expression de la mauvaise foi chez l’homme qui rejette tout ce qui ne correspond pas à sa pensée, refusant de remettre en cause son jugement.

Tout le problème provient d’un seul mot du verset : « SOUDAIN »

Michée 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Soudain … le Seigneur que vous cherchez ». Le Seigneur doit apparaitre brusquement. L’incrédulité trouve toujours à se justifier quand Jésus a manifesté tous les signes de sa messianité énoncés en:

Ésaïe 35:5-6

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds ;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

Jésus a guéri des aveugles, des boiteux, des sourds et il sera question d’eau vive au verset 38, comme en réponse à « des ruisseaux dans la solitude. »

Jean 7:28-36 Jésus manifeste sa divinité

Jean 7:28-31

28 Et Jésus, enseignant dans le temple, s’écria : Vous me connaissez, et vous savez d’où je suis ! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m’a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas.

29 Moi, je le connais ; car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé.

30 Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.

31 Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient: Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles que n’en a fait celui-ci?

Par sa réaction « vous me connaissez ! »,  Jésus rebondit sur la réflexion des personnes au verset 27 : « nous savons d’où il est»

En clair, il dit : vous prétendez me connaître en ne jugeant que sur mon apparence corporelle, sans savoir qui je suis dans mon être intérieur. La personne importante à connaître est celle qui m’a envoyé, Dieu ! et vous ne le connaissez pas. Je suis celui qui peut vous le révéler ! C’est dans ce but qu’il m’a envoyé.

 Jean 7:29 Jésus dit : je connais Dieu, « car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé ». Le « Je viens de lui » pourrait se traduire par : je suis de lui.

Cette déclaration a été considérée comme un blasphème par les chefs religieux car en disant cela, Jésus proclamait sa divinité. Plusieurs crurent en lui, reconnaissant les miracles accomplis qui témoignent de sa messianité.

Les signes et les miracles sont comme un fossé qui séparera l’incrédule du croyant. Le miracle affermira la foi du croyant qui va comprendre le sens du miracle, quand ce même miracle va endurcir l’incrédule dans son incompréhension et dans son refus de croire.

Jean 7:32-36

32 Les pharisiens entendirent la foule murmurant de lui ces choses. Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers pour le saisir.

33 Jésus dit: Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.

34 Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai.

35 Sur quoi les Juifs dirent entre eux: Où ira-t-il, que nous ne le trouvions pas? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs?

36 Que signifie cette parole qu’il a dite: Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai?

Jésus annonce les évènements à venir sans donner de détails à la foule. Ici, il fait allusion à sa mort, sa résurrection et à son ascension.

Jean 7:37-39 — Jésus promet l’Esprit : les fleuves d’eau vive

37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.

39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

Le contexte géographique et historique.

La piscine de Siloé est alimentée en eau par la source Guihon dont le nom signifie source jaillissante. À la saison des pluies cette source jaillissait de terre. Ce nom de Guihon était aussi celui d’un bras du fleuve qui sortait d’Éden pour alimenter le jardin (Genèse 2:10-14).

Il y a en Israël deux saisons des pluies (Deutéronome 11:14). Les premières pluies sont celles d’automne (Octobre – Novembre). Toutes les célébrations de la fête des Tabernacles étaient pour demander à Dieu de la pluie qui permettaient aux laboureurs de labourer et de semer. Les dernières pluies étaient celles du printemps.  

La fête des Tabernacles était un moment joyeux. Elle durait sept ou huit jours. Le peuple se réjouissait devant Dieu pour les récoltes et dépendait de Dieu pour les pluies à venir qui conditionnaient les récoltes futures.

Durant ces jours, chaque matin un prêtre descendait en procession du Temple à la piscine de Siloé (qui signifie Envoyé). Ce mot peut se comprendre comme l’eau envoyée, conduite, car elle est canalisée dans le tunnel de Ézéchias depuis la source du Guihon.

Le mot envoyé (pempo en grec) est répété six fois dans les versets 16 à 33 et est une allusion à Siloé (envoyé)

Cette procession appelée « Sim’hat Bet Ha-Sho’evah » (la joie du puisement de l’eau). Le Talmud dit au sujet de cette procession que : Celui qui n’a jamais vu la célébration du puisage de l’eau, n’a jamais vu de joie de sa vie.

Durant cette procession, les fidèles chantaient en l’honneur de Dieu.

Arrivé à l’autel, le prêtre versait l’eau dans un bassin. C’était un acte symbolique pour rendre grâce à Dieu pour les pluies passées qui avaient données l’abondance des récoltes et lui demander l’eau pour la saison nouvelle. C’était reconnaître que toute vie vient de lui.

Le prophète Ésaïe relate ce jour en :

Ésaïe 12:1-3

1 Tu diras en ce jour-là: Je te loue, ô Éternel! Car tu as été irrité contre moi, Ta colère s’est apaisée, et tu m’as consolé.

Voici, Dieu est ma délivrance, Je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien; Car l’Éternel, l’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; C’est lui qui m’a sauvé.

Vous puiserez de l’eau avec joie Aux sources du salut,

Le « en ce jour-là » du verset de Ésaïe 12:1 est celui des temps messianiques évoqués au chapitre 11 de Ésaïe !

Ésaïe 12 :3 – Aux sources du salut ( traduction du mot hébreu « Yeshuw‘ah »), c’est-à-dire Jésus. Les mots délivrance, secours ou salut sont la traduction du même mot hébreu « Yeshuw‘ah » ayant pour racine « yasha »

Le sens spirituel de la fête :

La procession exprimait :

  • La dépendance du peuple envers Dieu;
  • La joie du salut;
  • L’espérance messianique.

Dieu ne donne pas seulement de l’eau pour le corps mais une eau qui vivifie pour l’âme.

Le peuple attendait la réalisation des prophéties sans pour autant comprendre qu’elles s’accomplissaient devant eux avec la venue de Jésus.

L’eau jaillissante est aussi un rappel de ce qui s’est passé durant l’Exode quand Moïse a frappé le rocher. L’eau jaillissait du rocher dans le désert (Exode 17:6 ; Nombres 20:11).

Exode 17:6

Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.

Ce rocher est Jésus selon :

1 Corinthiens 10:4

et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

Ceci est aussi un rappel de ce qui est dit en:

Ésaïe 55:1

1 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !

Jésus utilise ce symbole pour se révéler comme la source d’eau vive (cf. Jean 4:10-14).

 Jean 7:38 – « Celui qui croit en moi » – Ici il est utilisé un présent continu. Cela veut dire qu’il faut croire et continuer de croire. Cela révèle le caractère continue de la relation personnelle que le chrétien doit entretenir avec Jésus, exprimé aussi par le verbe demeurer de Jean 15:5.

 Jean 7:38 – « comme dit l’Écriture » peut se référer aux versets de Ésaïe 12:3 ; Ésaïe 55:1 ; Ézéchiel 47:1 et Zacharie 14:8 ; etc

 Jean 7:39 – Il faudra attendre la Pentecôte relatée en Actes 2 :1-4 pour voir l’effusion de l’Esprit annoncée.

Jean 7:40-43 — Qui est Jésus ?

40 Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète.

41 D’autres disaient: C’est le Christ. Et d’autres disaient: Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ?

42 L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir ?

43 Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule.

Comme il est dit en:

Matthieu 10:34

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Ces personnes prétendent connaître Jésus, mais beaucoup ignorent son lieu de naissance et ses origines, qu’il est de la lignée de David (Généalogie de Matthieu 1)

Avec Jésus, la Parole est semée mais selon la nature du terrain dans laquelle elle tombe (Parabole de Matthieu 13). Ainsi la semence va grandir différemment selon le cœur de l’homme.

Jean 7:44-53 — L’incrédulité des autorités

44 Quelques-uns d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui.

45 Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent: Pourquoi ne l’avez-vous pas amené?

46 Les huissiers répondirent: Jamais homme n’a parlé comme cet homme.

47 Les pharisiens leur répliquèrent: Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits?

48 Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui?

49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits!

50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l’un d’entre eux, leur dit:

51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait?

52 Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète.

53 Et chacun s’en retourna dans sa maison.

Les huissiers chargés d’arrêter Jésus, se sont présentés devant les principaux responsables religieux, manifestant leur respect pour son enseignement. Cette réaction peut paraître inattendue, car contrairement à la foule divisée sur la personne de Jésus, ces hommes affichent une opinion unanime. Ils auraient pu invoquer la crainte de la foule pour justifier leur attitude. Habituellement, les huissiers suivent les ordres et les exécutent sans manifester d’avis personnel.

Les responsables religieux affirment maîtriser la loi de Moïse et les Écritures, se considérant ainsi comme référents en matière de jugement. Cependant, ils étaient aveuglés par la jalousie et la haine.

Nicodème réapparait sur la scène

Nicodème tente timidement de défendre Jésus.

1. Une prise de position courageuse, mais mesurée

Nicodème, déjà connu pour être venu vers Jésus de nuit (Jean 3), intervient ici au sein du conseil religieux. Il ne confesse pas ouvertement Jésus comme Messie, mais il défend la justice :

« Notre loi condamne-t-elle un homme sans l’entendre ? »

Il ne s’oppose pas frontalement aux autres religieux, mais il refuse que soit prononcée une condamnation injuste. Il agit avec prudence et ce, probablement en raison de l’hostilité ambiante et la pression psychologique.

2. Une foi encore en chemin

Nicodème ne proclame pas encore sa foi publiquement mais il avance progressivement.

  • En Jean 3 → il cherche la vérité
  • En Jean 7 → il défend Jésus
  • En Jean 19:39 → il honore Jésus publiquement (en donnant pour l’embaumement du corps du Seigneur des aromates très chers)

Son parcours montre une foi qui grandit, passant de la discrétion à l’engagement.

3. Une lumière au milieu du rejet

Dans un contexte de rejet collectif, Nicodème devient une voix différente.
La très grande majorité des chefs religieux refusent d’écouter, mais lui rappelle la loi et la justice. Cela montre que Dieu agit même dans des milieux hostiles.

4. Une leçon pour nous

Nicodème nous enseigne plusieurs vérités concrètes qu’il faut:

  • Défendre la vérité, même sans tout comprendre;
  • Avancer spirituellement, malgré la pression des autres;
  • Laisser Dieu faire grandir notre foi progressivement;
  • Ne pas mépriser les débuts discrets de la foi et avoir l’amour de la vérité.

Conclusion

Nicodème n’est pas encore un disciple affirmé en Jean 7, mais il n’est plus un simple observateur. Il franchit une étape importante en choisissant la justice plutôt que le silence.

Sa démarche doit nous encourager. Dieu conduit chacun à son rythme, mais attend que nous répondions à la lumière que nous avons déjà reçue.

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Prière : La Parole faite chair

« Père céleste, merci de nous révéler Jésus, Parole éternelle et l’eau vive. Qu’Il remplisse chacun de sa présence, de son Esprit et de sa grâce. Ouvre nos yeux à ta gloire et donne nous la foi pour le reconnaître comme notre sauveur personnel.

Au nom de Jésus, nous Te prions, Amen. »

a

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La fête des Tabernacles dans l’Évangile de Jean expliquée

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La fête des Tabernacles (Soukkot) dans l’Évangile de Jean, montre Jésus comme la source d’eau vive et la lumière du monde. Les déclarations du Seigneur pendant cette fête, accomplissent les promesses messianiques et invitent à une foi vivante.

Étude biblique suivante : Évangile de Jean chapitre 7

Galates chapitre x – Sommaire

La fête des Tabernacles (ou Soukkot, en hébreu סוכות)

Avant d’étudier les chapitres 7, 8 et 9 de l’Évangile de Jean, il est indispensable de savoir ce que représente la fête de Soukkot (fête de la récolte), la tradition et les symboles liés à cette fête. Ceci sera une aide précieuse pour avoir une meilleure compréhension de ces chapitres 7, 8 et 9 de l’Évangile de Jean.

La fête de Soukkot fait partie des trois fêtes de pèlerinage obligatoire que sont Pessah, Chavouot et Soukkot. Ces trois fêtes sont aussi désignées par l’appellation de « shalosh Regalim ».

  • « Shalosh » = trois
  • « Regalim » = pieds, marches, ou pèlerinages

Le mot « regalim » évoque le fait de monter à pied vers le lieu de culte.

Les trois fêtes concernées

Rappel : Les Shalosh Regalim à savoir la Pâque, la Pentecôte, et Soukkot désignent les trois grandes fêtes pour lesquelles tout Israélite a l’obligation de monter à Jérusalem afin d’adorer Dieu,

  • la Pâque juive (Pessa’h) commémorant la sortie d’Égypte
  • la Pentecôte juive (Chavouot) célébrant le don de la Loi et les premières récoltes
  • la Fête des Tabernacles (Soukkot) rappellant le séjour dans le désert et la protection et la provision divines
Exode 23:14-17

14 Trois fois par année, tu célébreras des fêtes en mon honneur.

15 Tu observeras la fête des pains sans levain; pendant sept jours, au temps fixé dans le mois des épis, tu mangeras des pains sans levain, comme je t’en ai donné l’ordre, car c’est dans ce mois que tu es sorti d’Égypte; et l’on ne se présentera point à vide devant ma face.

16 Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs; e la fête de la récolte, à la fin de l’année, quand tu recueilleras des champs le fruit de ton travail.

17 Trois fois par année, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, l’Éternel.

Et en Lévitique 23:34-36

34 Parle aux enfants d’Israël, et dis: Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l’honneur de l’Éternel, pendant sept jours.

35 Le premier jour, il y aura une sainte convocation: vous ne ferez aucune œuvre servile.

36 Pendant sept jours, vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu; ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune œuvre servile.

Cette fête de Soukkot est désignée aussi par plusieurs autres noms, à savoir la fête des récoltes, la fête des tentes (ou des huttes) et la fête des Tabernacles.

À l’époque de Jésus, elle était célébrée avec une joie intense et des rituels symboliques forts.

Voici une description de cette fête telle qu’elle était pratiquée au premier siècle de notre ère, dans le contexte du Second Temple, avec ses traditions, ses significations théologiques et son lien avec le ministère de Jésus.

Le calendrier

Soukkot débutait le quinze du mois de Tishri (septembre-octobre) et durait sept jours, suivis d’un huitième jour solennel appelé « Shemini Atzeret » (Assemblée solennelle).

La fête a été instaurée en Lévitique 23:33-43 et en Deutéronome 16:13-17

Deutéronome 16:13-17

13 Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu recueilleras le produit de ton aire et de ton pressoir.

14 Tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes.

15 Tu célébreras la fête pendant sept jours en l’honneur de l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l’Éternel; car l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains, et tu te livreras entièrement à la joie.

16 Trois fois par année, tous les mâles d’entre vous se présenteront devant l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira: à la fête des pains sans levain, à la fête des semaines, et à la fête des tabernacles. On ne paraîtra point devant l’Éternel les mains vides.

17 Chacun donnera ce qu’il pourra, selon les bénédictions que l’Éternel, ton Dieu, lui aura accordées.

Elle devait être célébrée en mémoire de :

  • La protection divine pendant les quarante ans d’errance du peuple hébreu dans le désert.
Lévitique 23:42-43

41 Vous célébrerez chaque année cette fête à l’Éternel, pendant sept jours. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois.

42 Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes,

  • L’action de grâce pour les récoltes (Deutéronome 16:13-15), d’où son autre nom de fête des Récoltes.

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Les pratiques principales à l’époque de Jésus

1. La construction des cabanes (Soukkah)

Une obligation biblique : (Lévitique 23:42-43).
Chaque famille devait construire une Soukkah (cabane temporaire) avec des branches de palmier, de myrte et de saule (les Arba Minim, ou « quatre espèces »), et un toit de feuillages (S’khakh) assez clair pour permettre de voir les étoiles (symbole de la présence divine).

Son symbolisme :

  • L’humilité : cette fête est un rappel pour chacun de la fragilité humaine et de la dépendance à Dieu.
  • La protection divine : les cabanes évoquaient les années passées dans le désert
  • La temporalité : cette fête est aussi le rappel que la vie sur terre est passagère, mais que la promesse de Dieu est éternelle.

À Jérusalem :
Les pèlerins qui montaient au Temple pour La fête des Tabernacles construisaient ainsi des cabanes sur les toits, dans les cours ou même dans les rues de la ville. Flavius Josèphe décrit des rues remplies de cabanes pendant la fête (Antiquités judaïques, Livre 3, 10:4). Aujourd’hui encore, au moment de Souccoth, les israéliens juifs construisent encore ces cabanes.

2. Les quatre espèces (Arba Minim)

Les fidèles agitaient aussi au temple, un bouquet composé de quatre plantes (Lévitique 23:40) :

40 Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, pendant sept jours.

  • Lulav (branche de palmier) symbolisant la victoire et le triomphe.
  • Hadassim (branches de myrte) représentant la beauté et la louange.
  • Aravot (branches de saule) évoquant l’humilité et la souplesse.
  • Etrog (cédrat, fruit du citronnier) étant le symbole du cœur, de la sainteté et de la bénédiction.

Le symbolisme messianique :
Les rabbins enseignaient que le Lulav et l’Etrog préfiguraient le Messie, qui unirait les quatre types de Juifs (savants, justes, pieux, simples) sous son règne. Cela donne l’explication de la façon dont la foule à accueilli Jésus à Jérusalem.

Jean 12:12-13

12 Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem,

13 prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël!

Le rituel :

Chaque jour (sauf le Shabbat), les fidèles agitaient le bouquet composé des quatres plantes précitées dans toutes les directions (est, sud, ouest, nord, haut, bas) en récitant des bénédictions (Hallel). Ce geste symbolisait :

  • L’unité de Dieu qui règne sur toute la création.
  • La reconnaissance pour les dons de la terre.
  • L’aspiration à la pluie pour l’année suivante.

3. La cérémonie du puisage de l’eau (Sim’hat Bet Ha-Sho’evah)

L’un des moments les plus solennels de la fête des Tabernacles, était la cérémonie du puisage de l’eau, qui avait lieu chaque matin pour la remonter au Temple (sauf le Shabbat). Cette procession était appelée « Sim’hat Bet Ha-Sho’evah » (la joie du puisement de l’eau.) Le Talmud dit au sujet de cette procession : Celui qui n’a jamais vu la célébration du puisage de l’eau, n’a jamais vu de joie de sa vie.

  • Le déroulement :
    • Une procession joyeuse, menée par les prêtres et les Lévites, descendait vers la piscine de Siloé (source du Guihon), au son des trompettes, des lyres et des cymbales.
    • Un prêtre puisait de l’eau dans un récipient d’or et la remontait au Temple, tandis que la foule chantait les Psaumes 113-118 (Hallel).
    • Au Temple, l’eau était versée sur l’autel des holocaustes, en même temps que du vin (offrande de libation dont il est question enNombres 28:7-10).
    • La foule agitait alors ses Lulav et dansait en cercle en chantant : « Sauve-nous, nous t’en supplions, Éternel ! » (Psaumes 118:25, Hoshana).
      • 25 O Éternel, accorde le salut! O Éternel, donne la prospérité!
  • La Symbolique :
    • La pluie (bénédiction agricole pour l’année suivante);
    • L’Esprit de Dieu:
      • Ézéchiel 47:1-1
        • « 1 Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient », … »
      • Joël 2:28-29
        • 28 Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions.
        • 29 Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, je répandrai mon esprit.« 
    • Le Messie, source d’eau vive
      • Ésaïe 12:3 ;
        • Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut,
      • Et Zacharie 14:8
        • En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem, et couleront moitié vers la mer orientale, moitié vers la mer occidentale; Il en sera ainsi été et hiver.
  • Jésus et La fête des Tabernacles :
    • C’était le dernier jour de la fête (Hoshana Rabbah, le 7e jour) que Jésus s’est levé et a fait une proclamation en Jean 7:37-38 :
      • 37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
      • 38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.
    • En disant cela, Jésus s’est identifié clairement comme le Messie qui allait accomplir la promesse de l’Esprit (Joël 2:28-29) et deviendrait la source d’eau vive (Ézéchiel 47:1-12). Les Juifs présents à Jérusalem avaient parfaitement compris cette référence messianique parce que la cérémonie du puisage était liée à l’espérance de la restauration de l’Esprit.

4. Les sacrifices et offrandes

Ces sacrifices rappelaient que toutes les nations seraient un jour bénies par Dieu (Ésaïe 2:2-4 ; Zacharie 14:16-19).

5. La joie (Sim’ha)

Soukkot était appelée aussi « la fête de la joie » (Deutéronome 16:14-15).

Tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront dans tes portes.

15 Tu célébreras la fête pendant sept jours en l’honneur de l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l’Éternel; car l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains, et tu te livreras entièrement à la joie.

Les célébrations incluaient :

  • Des danses et des chants dans les rues de Jérusalem.
  • Des repas festifs dans les cabanes avec des invités, notamment des pauvres, pour partager la joie).
  • Des veillées nocturnes au Temple, où les Lévites jouaient de la musique et chantaient des psaumes.
  • L’allumage de grands chandeliers dans la cour des femmes du Temple, illuminant toute la ville (selon le Talmud, Sukkah 5:2-4). Ces lumières symbolisaient :
    • La présence de Dieu (la Shekinah).
      • Exode 13:21 : « L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchent jour et nuit ».
    • La lumière du monde : Jésus se déclare « lumière du monde »
      • Jean 8:12 :  Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

6. Le lien avec le ministère de Jésus

Jésus a choisi a fête des Tabernacles pour des enseignements clés parce que cette fête était chargée de symboles messianiques :

  • Jean 7:37-39 (l’eau vive) :
    • Jésus se révèle comme la source de l’Esprit (Ézéchiel 47:1-12 ; Joël 2:28-29).
    • Les Juifs attendaient que le Messie rétablisse le puisage de l’eau au Temple
    • (Zacharie 14:8).
      • En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem, Et couleront moitié vers la mer orientale, Moitié vers la mer occidentale; Il en sera ainsi été et hiver.
    • Jésus affirme qu’Il est cette source.
  • Jean 8:12 (la lumière du monde) :
    • « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres. » Cette déclaration de Jésus a été faite le lendemain de la fête des Tabernacles, alors que les grands chandeliers du Temple étaient encore allumés. Ainsi, il s’est présenté comme la lumière ultime, remplaçant les symboles temporaires.
  • Jean 9 (la guérison de l’aveugle-né). Ce miracle, où Jésus a ouvert les yeux d’un aveugle avec de la boue et de l’eau de Siloé, est un signe messianique lié à La fête des Tabernacles. L’eau de la source de Siloé était utilisée pour le puisage.
    • La lumière (Jean 8:12) et l’eau (Jean 7:37) sont des thèmes centraux de la fête.
  • L’espérance eschatologique :
    • La fête des Tabernacles était aussi associée à l’ère messianique, où toutes les nations monteront à Jérusalem pour adorer Dieu.
    • (Zacharie 14:16-19).
      • 16 Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, Et pour célébrer la fête des tabernacles.
      • 17 S’il y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem Pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, La pluie ne tombera pas sur elles.
      • 18 Si la famille d’Égypte ne monte pas, si elle ne vient pas, La pluie ne tombera pas sur elle; Elle sera frappée de la plaie dont l’Éternel frappera les nations Qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles.
      • 19 Ce sera le châtiment de l’Égypte, Le châtiment de toutes les nations Qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles.
  •  Jésus, en se révélant pendant la fête des Tabernacles, inaugure ce temps messianique.
    • (Jean 4:21-24).
      • 21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
      • 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
      • 23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
      • 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

Signification théologique de Soukkot à l’époque de Jésus

  • Mémorial de la fidélité de Dieu :
    • Souccoth est un rappel de la protection divine dans le désert (Exode 13:21-22 ; Nombres 14:14);
    • C’est aussi la célébration de l’alliance entre Dieu et Israël.
  • Espérance messianique :
    • Les Juifs attendaient que le Messie rétablisse le Temple (Ézéchiel 40-48) et apporte l’Esprit.
    • (Joël 2:28-29).
      • 28 Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions.
        2Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, je répandrai mon esprit.
    • Jésus accomplit ces promesses en se déclarant source d’eau vive,
      • (Jean 7:37-39)
        • 37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
        • 38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.
        • 39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.
    • et en se déclarant la lumière du monde (Jean 8:12).
      • 12 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
  • Universalité du salut :
    • Les soixante dix taureaux sacrifiés symbolisaient les soixante dix nations (Genèse 10). Soukkot préfigurait un temps où toutes les nations viendraient adorer Dieu (Ésaïe 2:2-4 ; Zacharie 14:16-19).
    • Jésus étend aussi le salut aux païens ainsi qu’il est dit en:
      • Jean 10:16 « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger ».
      • Éphésiens 2:14-18: Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit.
  • Joie et restauration :
    • Soukkot était une fête de réjouissance (Deutéronome 16:14-15), anticipant le royaume de Dieu, où « la joie de l’Éternel sera notre force »
    • Il est écrit en Néhémie 8:10 : « Ils leur dirent: Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur; ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force ».
    • Jésus promet une joie éternelle en Jean 15:11: « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » et en Jean 16:22 : « Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. »

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Jean 7:37-38 : Un fleuve d’eau vive qui nous purifie

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Jean 7:37-38 nous révèle une promesse précieuse : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. » Jésus offre ici une puissante image de l’Esprit Saint, qui désaltère et purifie ceux qui viennent à Lui. Ces eaux vives ne sont pas seulement un symbole de vie éternelle, mais aussi un moyen de transformation spirituelle dans notre quotidien.

donner de l'eau de la vie
je donnerai de l’eau de la vie. Jean 7:37-38

37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.

Jean 7:37-38

Aujourd’hui, ce verset nous invite à reconnaître notre soif spirituelle et à rechercher cette eau vive qui ne se tarit jamais. Dans un monde où nous cherchons souvent à combler nos manques par des plaisirs éphémères, Jésus nous appelle à une source inépuisable. L’eau vive qu’Il nous offre purifie notre cœur, renouvelle notre esprit et nourrit notre âme.

Cet appel à boire de cette eau vivifiante est aussi une invitation à un renouvellement constant. Lorsque nous croyons en Jésus, nous expérimentons un changement profond, car l’Esprit Saint transforme notre intérieur. Il chasse les ténèbres et fait jaillir une lumière nouvelle, purifiant et sanctifiant chaque aspect de notre vie.

Aujourd’hui, nous devons nous tourner vers cette source divine pour une purification continuelle, trouvant en Jésus l’élément essentiel de notre vie spirituelle.

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Car je répandrai de l’eau sur celui qui a soif, et des ruisseaux sur le sec.

Ésaïe 44:3

1 Chroniques 16 à 18 – – – Jean 7:28-53

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image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres

Jean 4 Jésus, la femme samaritaine au puits de Jacob

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Jean 4 Au puits de Jacob, Jésus, fatigué du voyage, assis au bord du puits, une femme Samaritaine qui vint puiser de l’eau. Jésus demande : Donne-moi à boire. Jésus l’enseigne: les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Jésus guérit le fils d’un officier du roi à Capernaüm.

Jean 4 – Bible Louis Segond  

Jésus se rend en Galilée 

1 Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris qu’il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.

Toutefois Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c’étaient ses disciples.

Alors il quitta la Judée, et retourna en Galilée.

Jésus et la femme samaritaine

Comme il fallait qu’il passe par la Samarie,

il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à [a]Joseph, son fils.

Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.

Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.

Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.

La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? [b]Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –

10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même [c]demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.

11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?

12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?

13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;

14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une [e]source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.

Jésus est reconnu comme prophète

16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.

17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.

18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.

19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.

20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.

21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous [d]adorerez le Père.

22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.

24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.

26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.

27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?

La femme samaritaine: Ne serait-ce point le Christ

28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:

29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ?

30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.

31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange.

32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.

33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?

34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.

35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.

36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.

37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.

38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.

Jésus et les Samaritains

39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.

40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.

41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;

42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

43 Après ces deux jours, Jésus partit de là, pour se rendre en Galilée;

44 car il avait déclaré lui-même qu’un prophète n’est pas honoré dans sa propre patrie.

45 Lorsqu’il arriva en Galilée, il fut bien reçu des Galiléens, qui avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête; car eux aussi étaient allés à la fête.

Jésus guérit le fils d’un officier

46 Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi, dont le fils était malade.

47 Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir.

48 Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point.

49 L’officier du roi lui dit: Seigneur, descends avant que mon enfant meure.

50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s’en alla.

51 Comme déjà il descendait, ses serviteurs venant à sa rencontre, lui apportèrent cette nouvelle: Ton enfant vit.

52 Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux; et ils lui dirent: Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté.

53 Le père reconnut que c’était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison.

54 Jésus fit encore ce second miracle lorsqu’il fut venu de Judée en Galilée.

chapitre suivant de la Bible : Jean 5

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.5 – Josué 24:32

32 Les os de Joseph, que les enfants d’Israël avaient rapportés d’Égypte, furent enterrés à Sichem, dans la portion du champ que Jacob avait achetée des fils de Hamor, père de Sichem, pour cent kesita, et qui appartint à l’héritage des fils de Joseph.

Josué 24:32
[b] v.9 – 2 Rois 17:24

24 Le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d’Avva, de Hamath et de Sepharvaïm, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d’Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes.

2 Rois 17:24
[b] v.9 – Esdras 4:1-

1 Les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que les fils de la captivité bâtissaient un temple à l’Éternel, le Dieu d’Israël.

Esdras 4:1
[c] v.10 – Jérémie 2:13

13 Car mon peuple a commis un double péché: Ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l’eau.

Jérémie 2:13
[c] v.10 – Apocalypse 22:17

17 Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement.

Apocalypse 22:17
[e] v.14- Jérémie 2:13 – la source d’eau vive

13 Car mon peuple a commis un double péché: Ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l’eau.

Jérémie 2:13
[e] v.14 – Jérémie 17:13

13 Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Éternel! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus. -Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la terre, Car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Éternel.

Jérémie 17:13
[d] v.21 – Malachie 1:11

11 Car depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations, Et en tout lieu on brûle de l’encens en l’honneur de mon nom Et l’on présente des offrandes pures; Car grand est mon nom parmi les nations, Dit l’Éternel des armées.

Malachie 1:11
[d] v.21 – Matthieu 18:20

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Matthieu 18:20