Hébreux 12:2 -Les moyens bibliques pour vaincre l’incrédulité

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Rien de tel que des paroles agréables pour être écouté. Cependant, la sagesse est de réaliser la justesse de 2 Timothée 4:3

Hébreux 12:2 les regards sur Jésus
ayant les regards sur Jésus Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Hébreux 12:2

Ce verset offre à chacun le remède central contre l’incrédulité. Il faut avoir nos yeux tournés vers Christ. L’incrédulité naît quand nous fixons nos regards sur nos problèmes, nos limites ou les circonstances. Cependant, la foi s’affermit quand nous contemplons Jésus, celui qui a inauguré et achevé le chemin parfait de la foi.

La Bible présente plusieurs moyens pour surmonter le doute qui sont de méditer la Parole (Romains 10:17), de prier avec persévérance (Marc 9:24), de s’entourer de frères et sœurs dans la foi (Hébreux 10:25). Tous ces moyens convergent vers une réalité : garder Jésus au centre de nos vies.

Chaque fois que l’incrédulité surgit, rappelons-nous qui est Christ, à savoir le Sauveur crucifié, ressuscité et glorifié. Sa victoire à la croix avec sa résurrection, nous assure que rien n’est impossible à Dieu. Fixer nos regards sur Jésus transforme la peur en confiance, et le doute en certitude. La foi ne vient pas de nos propres efforts, mais de notre communion avec lui.

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Pour une étude personnelle complémentaire, voici des versets associés à cette méditation : Romains 10:17, Marc 9:24, Hébreux 12:2, Psaumes 103:2, Jean 20:27

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Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits!

Psaumes 103:2

Jérémie 20 à 21 – – – 2 Timothée 4

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La Bible parle du dessein de Dieu pour l’homme

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Nous sommes chrétiens, mais avons-nous une pleine compréhension du plan de Dieu pour l’homme.

Si nous n’en avons pas conscience, comment pourrions-nous y répondre selon l’attente de Dieu. C’est l’ambition de cette série d’études. Nous aider à répondre à l’attente de Dieu, selon ce que nous dit la Bible, Parole de Dieu.

Dans ce tableau, les méditations suivent les études bibliques. Cela permet de reprendre ou de découvrir l’ensemble de ces études sur le plan de Dieu et la réponse de l’homme. Les différents articles sont accessibles au fur et à mesure du temps. La dernière méditation sera disponible le 16 Novembre 2025 avec l’étude sur : ‘Jésus-Christ, le Saint-Esprit et la sanctification.

OrdreEtudeVerset-clé
1.0 – E.B. La BiblePourquoi le Bible est la véritéJean 17:17
2.0 – E.B. Le plan de DieuQuel est le plan de Dieu pour l’hommeGenèse 01:26
3.0 – E.B. La réponse de l’hommela réponse de l’homme au plan de DieuJean 03:18
2 Corinthiens 3:18
4.0 – E.B. L’incrédulitéL’incrédulité à Dieu au regard de la BiblePsaumes 078:22
5.0 – E.B. La consécrationLa consécration de l’hommeRomains 12:01
6.0 – E.B. La sanctificationLa sanctification de l’homme1 Pierre 01:15
7.0 – E.B. Action de Jésus et du Saint-EspritJésus-Christ, le Saint-Esprit et la sanctificationHébreux 10:10
1.1 – La BibleSanctifie les par ta Parole Jean 17:17
1.2 – La BibleJésus, le Chemin, la Vérité et la VieJean 14:06
1.3 – La BibleL’autorité et l’utilité de la Parole2 Timothée 03:16
1.4 – La BibleLa Parole qui éveille et éclaireLuc 24:17
1.5 – La BibleLa Vérité et la stabilité de la ParolePsaumes 119:160
1.6 – La BibleLa Vérité qui libère Jean 08:32
1.7 – La BibleLa Parole vivante et puissante Hébreux 04:12
2.1 – le plan de DieuL’homme est créé à l’image de Dieu Genèse 01:27
2.2 – le plan de DieuLa chute et la promesse Genèse 03:15
2.3 – le plan de DieuLe salut en Jésus-ChristJean 03:16
2.4 – le plan de DieuVivre une vie nouvelle 2 Corinthiens 05:17
2.5 – le plan de DieuLe plan de sanctification1 Thessaloniciens 04:03
2.6 – le plan de DieuUne mission à accomplir Matthieu 28:19-20
2.7 – le plan de DieuL’espérance de la gloire éternelle Apocalypse 21:03-04
3.1 – la réponse de l’hommeReconnaître le plan de Dieu pour sa vieJérémie 29:11
3.2 – la réponse de l’hommeAccepter la souveraineté de DieuProverbes 16:09
3.3 – la réponse de l’hommeSe repentir et s’humilier devant Dieu2 Chroniques 07:14
3.4 – la réponse de l’hommeS’engager dans l’obéissance Jean 14:15
3.5 – la réponse de l’hommeVivre par la foi et la confiance Hébreux 11:06
3.6 – la réponse de l’hommeSe consacrer à l’œuvre de Dieu Ephésiens 02:10
3.7 – la réponse de l’hommePersévérer jusqu’au bout Philippiens 01:06
4.1 – l’incrédulitéComprendre l’incrédulité Psaumes 078:22
4.2 – l’incrédulitéExemples d’incrédulité dans la Bible Matthieu 13:58
4.3 – l’incrédulitéLes conséquences de l’incrédulité Matthieu 17:20
4.4 – l’incrédulitéLes moyens bibliques pour vaincre l’incrédulité Hébreux 12:02
4.5 – l’incrédulitéAppliquer la foi au quotidien Philippiens 04:06-07
4.6 – l’incrédulitéTémoigner et encourager la foi Colossiens 03:16
4.7 – l’incrédulitéChoisir la foi comme style de vie 2 Corinthiens 05:07
5.1 – la consécrationComprendre la consécration Romains 12:01
5.2 – la consécrationSe séparer du péché 2 Corinthiens 06:17
5.3 – la consécrationMarcher dans la sainteté 1 Pierre 01:15-16
5.4 – la consécrationConsacrer ses pensées et son cœur Colossiens 03:02
5.5 – la consécrationConsacrer son temps et ses talentsEphésiens 05:15-16
5.6 – la consécrationConsacrer ses biens Proverbes 03:09
5.7 – la consécrationVivre totalement pour DieuGalates 02:20
6.1 – la sanctificationLa sanctification commence par la foi1 Corinthiens 06:11
6.2 – la sanctificationRejeter le péché pour marcher dans la sainteté1 Thessaloniciens 04:03
6.3 – la sanctificationRenouveler son esprit par la ParoleRomains 12:02
6.4 – la sanctificationLa prière et la dépendance à l’Esprit Galates 05:16
6.5 – la sanctificationObéissance et application de la Parole Jacques 01:22
6.6 – la sanctificationSanctification par la communion avec Christ Jean 15:05
6.7 – la sanctificationLa sanctification en vue de la gloire éternellePhilippiens 03:20-21

La parabole du grand banquet selon Luc 14:15-24

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La parabole du grand banquet nous plonge au cœur de l’appel divin au salut. Jésus utilise un festin pour illustrer la grâce offerte à tous. En lisant Luc 14:15-24, nous découvrons l’urgence de répondre à l’invitation de Dieu, et cela révèle l’exclusion de ceux qui refusent son appel, malgré les privilèges reçus.

La parabole de Luc 14:15-24

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1 – L’enseignement

Luc 14:15-24

15 Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus : Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu !

16 Et Jésus lui répondit : Un homme donna un grand repas, et il invita beaucoup de gens.

17 A l’heure du repas, il envoya son serviteur dire aux conviés : Venez, car tout est déjà prêt.

18 Mais tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier lui dit : J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; excuse-moi, je te prie.

19 Un autre dit : J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; excuse-moi, je te prie.

20 Un autre dit : Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne puis aller.

21 Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur : Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.

22 Le serviteur dit : Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place.

23 Et le maître dit au serviteur : Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie.

24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon repas.

Cette parabole n’est pas une parabole parallèle à celle du festin des noces. Il y a quelques différences entre elles. Le festin de noces se tenait dans la salle de noces à l’invitation d’un roi, tandis que le grand banquet est un grand repas offert par un maître de maison chez lui.

Ceci est une évocation de ce que le prophète Ésaïe décrit en :

Ésaïe 25:6

L’Éternel des armées prépare à tous les peuples, sur cette montagne, Un festin de mets succulents, Un festin de vins vieux, De mets succulents, pleins de moelle, De vins vieux, clarifiés.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Au verset 1, il est dit que Jésus était invité chez un chef des pharisiens.

Luc 14:1

1 Jésus étant entré, un jour de sabbat, dans la maison de l’un des chefs des pharisiens, pour prendre un repas, les pharisiens l’observaient.

Et voici, un homme hydropique était devant lui.

Jésus prit la parole, et dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens : Est-il permis, ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ?

Là, le Seigneur se trouve en présence de docteurs de la loi et de pharisiens. Ceux-ci représentent l’ensemble des religieux à qui au départ, est accordé de partager le grand banquet dans le royaume des cieux.

C’est l’occasion pour Jésus de donner des enseignements par deux paraboles. Celle de l’invité prétentieux qui a dû être inspirée par ce que Jésus avait pu observer dans l’attitude des autres invités. Cette parabole du grand banquet est une réponse à une réflexion d’un des participants au repas.

Jésus donne cette parabole en présence de ses disciples mais aussi de ces docteurs de la loi, de ces pharisiens.

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3-  Le contexte :

Le contexte est celui d’un repas dans la maison d’un chef des pharisiens donné en Luc 14:1-15.

Dans la parabole de l’invité prétentieux, Jésus prône l’humilité, puis il encourage l’auditoire à prendre en considération les plus petits, sachant que cette attitude sera récompensée à la résurrection des justes, ce qui entraîne la réflexion d’un invité qui reprend le mot « heureux » :

Luc 14:14-15

1Et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent pas te rendre la pareille ; car elle te sera rendue à la résurrection des justes.

15 Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus : Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu !

Elle fait suite à la parole de Jésus qui parle de la résurrection des justes cité au verset 14.

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4-  Explication de la parabole

Jésus parle d’un homme, sans plus de précision.

Luc 14:16

16 Et Jésus lui répondit: Un homme donna un grand repas, et il invita beaucoup de gens.

C’est l’image de celui qui l’a convié au repas. Dans la parabole, beaucoup de gens sont invités. Personne n’a refusé l’invitation. Le repas est donc préparé en conséquence pour le nombre d’invités prévus.

Les invités tardent à venir. Celui qui avait invité, finit par envoyer son serviteur les chercher. Alors que le banquet est prêt et que le maitre attend ses invités, tous s’excusent !

Les excuses que Jésus met dans leur bouche ne sont pas quelconques. Elles sont toutes trois bibliques et répondent aux cas d’exception prévus par la loi juive, en cas de guerre.

Deutéronome 20:5-7

Les officiers parleront ensuite au peuple et diront : Qui est-ce qui a bâti une maison neuve, et ne s’y est point encore établi ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne s’y établisse.

Qui est-ce qui a planté une vigne, et n’en a point encore joui ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre n’en jouisse.

Qui est-ce qui a fiancé une femme, et ne l’a point encore prise ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne la prenne.

Devant le refus des invités, le maître envoie son serviteur dans les places et les rues de la ville pour remplir la salle.

Luc 14:21

21 Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur: Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.

Ce sont toutes ces personnes dont Jésus parlait au verset 13 précédent

Luc 14:13

13 Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles.

Il y a encore de la place, le serviteur est donc envoyé chercher ceux du dehors, c’est-à-dire tous ceux que la société des bien-pensants méprise et rejette : les péagers, les gens de mauvaise vie et les étrangers. Cela veut dire que si l’invitation a été faite pour les proches, devant leur refus, ce sont tous les gens de la ville qui sont conviées et l’invitation devient une invitation universelle.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Les religieux de l’époque se considéraient justes. Par conséquent, quand Jésus parle de résurrection des justes (v.14), ils s’y associent. Bien sûr, il ne s’agit pas là de propre justice mais d’être trouvé juste aux yeux de Dieu. Le contraste est fait entre ceux qui croient être proches de Dieu par leurs oeuvres et ceux qui en vérité, sont sensibles à l’appel de Dieu. Le festin n’est pas pour ceux qui s’en croient dignes, mais pour ceux qui répondent à l’invitation avec foi.

Sur le plan spirituel, l’homme qui organise le grand banquet, est Dieu. Le serviteur, puisqu’il n’y a qu’un serviteur dans cette parabole (à la différence des serviteurs dans la parabole du festin des noces de Matthieu 22), est Jésus.

Les invités sont tous les religieux qui se considèrent justes et à qui est réservé le royaume des cieux. Ceux du verset 21 sont toutes ces personnes avec qui Jésus mange régulièrement, en l’occurrence, les marginaux. Au verset 23, il s’agit de tous ceux qui sont étrangers à la nation juive. Ceci est la même idée qui est exprimée au verset de Actes 1:8, quand il va s’agir d’évangélisation, et que Jésus dira à ses disciples : » vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’au extrémités de la terre. »
 Ces différents groupes d’hommes forment l’ensemble de la société humaine. La question maintenant est de savoir dans quelle catégorie nous nous trouvons.

Avons-nous accepté l’invitation en recevant l’Évangile de Jésus-Christ. Si nous n’avons pas encore répondu favorablement à l’Évangile, il est encore temps.

2 Corinthiens 6:2

Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.

Le salut est une grâce, mais il exige une réponse. Il demande de prendre conscience de sa misère, et de faire preuve d’humilité.

Que nos centres d’intérêt ne deviennent pas des sujets d’excuses : possessions, travail, relations familiales et amicales. Apprenons à nous détacher du monde, de ce qui détourne nos cœurs de l’appel de Dieu.

Préférons-nous jouir des biens de ce monde pour ce temps que nous vivons sur terre, ou investissons-nous dans un avenir éternel en répondant au salut de Dieu.

 

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La Parabole de l’invité prétentieux de Luc 14:7-11

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La parabole de l’invité prétentieux de Luc 14:7-11, enseigne une leçon essentielle en ce qui concerne l’humilité. Avec celle-ci , Jésus dénonce l’orgueil spirituel. Il appelle chaque croyant à adopter une posture d’humilité. Cette parabole met en lumière la valeur que Dieu accorde à l’humilité sincère.

La parabole de Luc 14:7-11

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1 – L’enseignement

Luc 14:7-11

Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places ; et il leur dit:

Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi,

et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire: Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place.

10 Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi.

11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

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2- Le contexte :

Il ne faut pas croire que tous les Pharisiens étaient hostiles à Jésus. Ce ne fut pas le cas par exemple de Nicodème, de Joseph d’Arimathie, de Simon … qui avaient un regard favorable à son égard, même si celui-ci les intriguait. Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter à l’échange de Jésus avec Nicodème au chapitre 3 de l’Évangile de Jean.

Jean 3:1-2

1 Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Ceci d’ailleurs peut expliquer que Jésus soit invité à un repas par ‘un des chefs de Pharisiens’.

Les repas qui clôturaient le sabbat étaient un moment de partage mais aussi un temps d’enseignement sur la parachat du jour (nourriture naturelle et nourriture spirituelle). Jésus était probablement l’invité d’honneur à qui on a demandé de donner un enseignement. Les circonstances le conduisent à donner l’enseignement sur l’humilité à partir de cette parabole.

Luc 14 :1, 7

1 Jésus étant entré, un jour de sabbat, dans la maison de l’un des chefs des pharisiens, pour prendre un repas, les pharisiens l’observaient.

Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places ; et il leur dit:

Jésus observe le comportement des conviés, pharisiens ou chefs religieux. Il s’adresse donc à tous ces invités et en particulier à ceux qui cherchaient à prendre les meilleures places. Toute société a des règles de savoir-vivre et lors d’un repas, les places sont distribuées en fonction de la hiérarchie ou de la mise en honneur d’un invité particulier. C’était probablement ce jour-là, le cas pour Jésus.

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3- A qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, il est dit clairement au verset 7 que Jésus s’adresse aux invités.

Luc 14:7

Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places ; et il leur dit:

Tous les invités religieux connaissaient les Écritures et notamment les versets du livre d’Escaîe qui rappellent :

Ésaïe 2:11-12

11 L’homme au regard hautain sera abaissé, Et l’orgueilleux sera humilié: L’Éternel seul sera élevé ce jour-là.

12 Car il y a un jour pour l’Éternel des armées Contre tout homme orgueilleux et hautain, Contre quiconque s’élève, afin qu’il soit abaissé;

Le message n’est donc pas nouveau, mais Jésus le met en situation.

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4-  Explication de la parabole

Luc 14:8-10

Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi,

et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire : Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place.

10 Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi. 

Dans sa parabole, Jésus parle d’un repas, mais plus précisément d’un repas de noces. Ceci relie cette parabole à celle du grand banquet qui la suit et à celle du festin des noces de Matthieu 22. Comme ces trois paraboles concernent le royaume de Dieu, cela se réfère aux noces de l’Agneau d’Apocalypse 19.

Le maitre de maison indique la place de chacun, et ce en particulier pour les premières places d’honneur puisque les places n’étaient pas nominatives et que des cartons n’indiquaient pas le nom de chacun comme cela se fait de nos jours. Les invités pouvaient ainsi s’installer sans attendre le maître de maison. Certains devaient se précipiter pour prendre une place d’honneur près du maître, ce qui amenait l’hôte à demander à des personnes de changer de place pour respecter l’honneur dû à chacun. Il faut s’imaginer la scène, et la tête de l’orgueilleux qui se faisait renvoyer au bout de la table.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Le message est celui de l’humilité. La nature charnelle pousse naturellement à l’orgueil. Il appartient à chacun de faire preuve de retenue en développant l’humilité.

Luc 14:11

11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

L’apôtre Paul dira en :

Philippiens 2:3

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Il est évident que chacun souhaite être au plus près de l’hôte et de l’invité d’honneur pour pouvoir entendre les échanges et même y participer. Mais ceci est le raisonnement de l’homme qui souhaite se mettre en valeur et qui oublie les conseils de Dieu donnés dans l’Ancien Testament en Proverbes et en Sophonie.

Le chrétien doit cultiver l’humilité, car comme il est écrit en Ésaïe 2:11-12, 17, Dieu n’accepte pas les orgueilleux.

L’orgueil a été la cause de la chute de Satan, qui a voulu être l’égal de Dieu.

Ésaïe 14:12-15

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations!

13 Tu disais en ton cœur: Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut.

 Ézéchiel 28:13-17

13 Tu étais en Éden, le jardin de Dieu; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, de sardoine, de topaze, de diamant, de chrysolithe, d’onyx, de jaspe, de saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce tu as été rempli de violence, et tu as péché; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; je te jette par terre, je te livre en spectacle aux rois.

Dans plusieurs circonstances Jésus fustigera les Pharisiens avec les mêmes paroles.

Matthieu 23:12

12 Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé.

Et dans la parabole du pharisien et du publicain, Jésus répète encore les mêmes mots.

Luc 18:14

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

L’enseignement à mettre en application nous est donné par l’apôtre Paul.

Celui-ci ne concerne pas que les autres. Paul, dans son épître aux Philippiens, nous exhorte à prendre exemple sur Jésus et dit en :

Philippiens 2:5-11

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Jésus-Christ nous a donné des enseignements, mais en plus, il nous a montré l’exemple.

Dans sa première lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul montre qu’il a compris l’exemple de Jésus et l’a suivi.

1 Corinthiens 9:20-23

20 Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi;

21 avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi.

22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.

23 Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part.

Tout l’enseignement du Nouveau Testament est dirigé sur la personne de Jésus à laquelle nous sommes appelés à ressembler selon les versets suivants:

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

2 Corinthiens 3:18

Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

Un constat rappelé par cette parabole :

Avec le temps, la routine s’installe et beaucoup de chrétiens oublient que les cultes sont à l’image d’un repas de sabbat. Il s’agit d’un temps de partage, de sainte cène et aussi un temps d’enseignement, sans oublier que la place d’honneur est réservée à Jésus qui est présent au milieu de nous. Chaque chrétien devrait se rappeler de cela avant chaque culte. Comment se comporterait-il si la présence de Jésus était physique ?

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Matthieu chapitre 11 : A quoi comparer cette génération

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En Matthieu chapitre 11 , Jésus après avoir enseigné ses disciples, les a envoyés en mission, et de son côté il enseigne et prêche. Dans ce chapitre, Jean-Baptiste occupe une place centrale (cf. Jean 1:6-8, 19-36). Il est le dernier des prophètes de l’Ancienne Alliance (cf. Matthieu 11:9), et fait le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament puisqu’il annonce les temps nouveaux.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 12

Matthieu chapitre 11 – Étude biblique

Concernant la question de savoir si Jésus est le Messie, les prophéties d’Ésaïe énoncent les signes qui permettent de reconnaître le Messie. Parmi eux, se trouvent la guérison des malades, la bonne nouvelle annoncée aux pauvres, les aveugles qui retrouvent la vue (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1-2).

Ésaïe 35:5-6

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds ;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

Ésaïe 61:1-2

1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu ; Pour consoler tous les affligés ;

Jésus a prononcé ces paroles d’Esaïe dans la synagogue de Nazareth en se les appropriant. Jean-Baptiste, précurseur désigné (cf. Ésaïe 40:3 ; Malachie 3:1) était celui qui annonçait la venue imminente du Messie.

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Jésus accomplit les signes montrant sa messianité de manière évidente, comme en témoignent les miracles rapportés dans Matthieu 8 et 9 : guérison de lépreux, résurrection, délivrance de démoniaques, paralysés marchant, aveugles voyant…, autant de preuves concrètes que le Royaume de Dieu était à l’œuvre.

Matthieu 11:1

1 Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.

‘’Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions” Cette formule apparaît à la conclusion de chacune des cinq grandes parties du livre de Matthieu (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1), et semble faire écho à la structure en cinq livres du Pentateuque, soulignant le rôle de Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur.

Les mots “Pour enseigner et prêcher dans les villes du pays” soulignent la mission centrale de Jésus : annoncer l’Évangile. Il ne s’agit pas pour Lui en premier lieu de guérir (cf. Matthieu 4:23 ; 9:35), et ce même si les guérisons ont occupé une place importante dans son ministère sur terre. Celles-ci avaient une fonction précise et étaient subordonnées à la proclamation de l’Évangile :

  1. Manifester l’amour de Dieu envers les hommes.
  2. Révéler la puissance et l’autorité de Jésus, authentifiant sa personne et son message.
  3. Accomplir les prophéties de l’Ancien Testament relatives au Messie (cf. Matthieu 11:5 ; Ésaïe 35:5-6).

Aujourd’hui encore, il est fréquent que la guérison soit davantage mise en avant que l’enseignement. Pourtant, dans la perspective biblique, la guérison est un signe qui atteste la vérité du message, et ne doit jamais éclipser la prédication de l’Évangile qui demeure au cœur du ministère du Christ.

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1 – Jésus fait l’éloge de Jean-Baptiste

Matthieu 11:2-6

Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples:

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?

Jésus leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:

les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute.

Le mot « Christ » est l’équivalent grec du mot hébreu « Mashiah » (ou « Messie »), qui signifie « l’oint de l’Éternel ». Dans l’Ancien Testament, les prophètes, les sacrificateurs et les rois étaient oints. Jésus quant à lui, va accomplir ces trois fonctions de oint.

Hébreux 1:1-3

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

Il est intéressant de noter que même le roi Cyrus, souverain de l’Empire perse, non-juif et non-croyant, fut appelé « l’oint de Dieu » (cf. Ésaïe 44:28 ; 45:1). Cela montre que dans certains contextes, l’onction divine désigne un choix souverain de Dieu pour accomplir ses desseins, indépendamment de l’appartenance ethnique ou religieuse de la personne concernée.

Ésaïe 44:28-45:1

28 Je dis de Cyrus : Il est mon berger, Et il accomplira toute ma volonté ; Il dira de Jérusalem: Qu’elle soit rebâtie ! Et du temple : Qu’il soit fondé !

45:1 Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus,

Cyrus s’est soumis à la volonté de Dieu et l’a accomplie (Cyrus est cité vingt fois dans l’Ancien Testament)

Comment expliquer le verset de Matthieu 11:3 ?

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

Pour comprendre cette expression, il faut se reporter au:

Psaumes 118:26

26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel! Nous vous bénissons de la maison de l’Éternel.

Dans ce verset, il s’agit du Messie qui vient au nom du Seigneur  ( Matthieu 21:9, il y a cinq autres références bibliques sur le sujet)

Jean-Baptiste avait clairement reconnu Jésus comme l’Envoyé de Dieu, celui dont il préparait le chemin (cf. Matthieu 3:11-14 ; Jean 1:29-34). Pourtant, en Matthieu 11:3, il envoie ses disciples lui demander :
« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Cette question peut surprendre, car elle semble exprimer un doute.

Il est possible que Jean ait été troublé parce que Jésus ne correspondait pas aux attentes traditionnelles du Messie. Le peuple, tout comme Jean, attendait un libérateur politique, un Messie de jugement et de puissance, capable de renverser l’oppresseur romain. Or, Jésus annonçait un message de salut, de guérison et de miséricorde, même envers les exclus. Il était venu nous libérer du péché.

Romains 6:14

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

D’après Jean Calvin, il se peut aussi que, dans sa fidélité à sa mission, Jean ait voulu diriger ses disciples vers Jésus. Comme André et Jean (futurs apôtres), qui avaient quitté Jean-Baptiste pour suivre Jésus (cf. Jean 1:35-37), Jean aurait pu chercher à encourager les disciples qui le suivaient, en les envoyant personnellement à la rencontre de Jésus et à avoir la révélation de sa personne.

Rappelons-nous les paroles de Jean Baptiste:

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

La réponse de Jésus

Jésus répond en citant le prophète Ésaïe (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1), mettant l’accent sur ce que les disciples de Jean, voient et entendent eux-mêmes :

« Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. »

Il ne s’agit pas de rumeurs ou de ouï-dire, mais ce sont des faits qu’ils ont vu eux-mêmes. Ce sont des faits concrets, montrant que les prophéties messianiques s’accomplissent. Jésus se présente comme le Messie annoncé, mais dans une forme inattendue, humble et miséricordieuse.

Matthieu 11:6 – Une douce réprimande

« Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! »

Ces paroles nous interpellent encore aujourd’hui. En effet, quand les circonstances nous déroutent, quand Dieu n’agit pas comme nous l’espérions, serons-nous pris de doutes ? Ou resterons-nous attachés à la vérité de ce que nous avons vu et entendu de Jésus à travers sa Parole ?

La question est toujours actuelle :

Ce passage nous ramène à la question essentielle :

Qui est Jésus ? Plus encore : Qui est Jésus pour moi ?

La réponse ne vient pas d’une théorie, mais d’une rencontre personnelle, avec celui dont les œuvres parlent d’elles-mêmes.

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2 – Jésus interroge : « Qu’êtes-vous donc allés voir? »

Matthieu 11:7-15

Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent?

Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits précieux sont dans les maisons des rois.

Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.

10 Car c’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi.

11 Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

13 Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean;

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Jésus interpelle la foule par une question répétée trois fois : « Qu’êtes-vous allés voir ? »
Par cette question insistante, il pousse la foule à réfléchir sérieusement au rôle de Jean-Baptiste, rôle annoncé par les prophètes. En reconnaissant qui est Jean, la foule est aussi conduite à se poser la question fondamentale : qui est Jésus ?

Jean est le dernier prophète de l’Ancien Testament. Avec lui, se clôt l’ère prophétique de l’ancienne alliance, et sa mort marque la transition vers le temps du Nouveau Testament. Il est véritablement la charnière entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

Jésus affirme que Jean est l’accomplissement de la prophétie de Malachie 3:1. Cela s’inscrit dans la volonté de Matthieu de convaincre ses lecteurs juifs que Jésus est bien le Messie attendu, annoncé tout au long de l’Ancien Testament. Sous différentes formes, il fait référence à des prophéties de l’Ancien Testament, et notamment en commençant par écrire en Matthieu 1:22 :« tout cela arriva afin que s’accomplit ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète… »

Verset 11 : une parole solennelle

Au verset 11, Jésus introduit son affirmation avec « Amen », qui est traduit souvent par « en vérité ».

אֱמוּנָה est la même racine que le mot emounah de Habakuk 2:4 traduit par foi.

Cette expression, utilisée fréquemment par Jésus, sert à souligner une déclaration importante. Elle signifie littéralement :

« C’est vrai, je vous le dis » — autrement dit : « Écoutez bien et prêtez attention ».

Nous pouvons aussi dire « amen » à une parole quand nous sommes d’accord avec celle-ci.

Jésus affirme ainsi que parmi les hommes, aucun n’est plus grand que Jean, mais que le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Cela souligne la grandeur de l’œuvre inaugurée par Jésus, qui dépasse même celle des prophètes précédents.

Avec Jean se termine l’Ancienne Alliance. Avec Jésus, il s’agit de la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie et Ézéchiel.

Jérémie 31:31-34 = annonce de la nouvelle alliance sans qu’il soit donné de détails

Ézéchiel 36:22-38 = les détails de la nouvelle alliance : une purification, un cœur et un esprit nouveaux

Verset 12 : les violents et le Royaume

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

Ce verset 12 fait l’objet de nombreuses discussions :

« Le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. »

Deux façons de comprendre ce verset :

  • Des hommes violents (religieux) tentent de détourner les personnes du Royaume en les empêchant d’y entrer.
  • C’est celui seul qui est prêt à se libérer de tout pour y entrer, qui a une foi déterminée ! C’est le prix de la consécration du chapitre 10.
    Dans la perspective spirituelle, la « violence » ici ne désigne pas l’agressivité charnelle, mais la détermination spirituelle. Elle parle d’une foi active, d’un engagement profond et total, d’un cœur résolu à saisir les promesses de Dieu.

Ce n’est pas par une foi tiède ou passive que l’on entre dans le Royaume, mais par une volonté ferme de suivre le Christ coûte que coûte. Il faut chercher à être à l’image de Christ, ce qui demande de la détermination.

Versets 13-14 : les Écritures et Jean comme Élie

Au verset 13, Jésus dit :

« Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean. »

Il fait ici référence aux deux premières grandes sections du canon hébraïque :

  • La Loi (la Torah : les cinq livres de Moïse),
  • Les Prophètes (de Josué à Malachie).

La troisième partie du canon juif, appelée les Écrits (ou Hagiographes), comprend des livres comme Job, Psaumes, Esther, etc …  Jésus souligne ici que l’ensemble de la révélation prophétique converge vers Jean, qui marque la fin d’une époque.

Matthieu 11:14

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

Cela renvoie à Malachie 4:5, où Dieu annonce l’envoi d’Élie avant le jour du jugement.

Malachie 4:5

Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Jean-Baptiste n’est pas la réincarnation d’Élie, mais il vient dans l’esprit et la puissance d’Élie (cf. Luc 1:17), accomplissant ainsi cette prophétie.

Matthieu 11:15 – est une invitation personnelle

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cette parole de Jésus est un appel à l’écoute spirituelle. Pour comprendre les vérités du Royaume, il faut ouvrir ses oreilles spirituelles à la voix du Saint-Esprit. Cela demande un engagement personnel, une attitude d’humilité pour se soumettre à la volonté de Dieu pour entendre et répondre à son appel.

La véritable différence entre un chrétien et un non-chrétien ne réside pas simplement dans une appartenance religieuse, mais dans cette ouverture du cœur. Le chrétien choisit d’obéir à la voix du Saint-Esprit, de se rendre disponible à sa direction, et de conformer sa vie à la Parole révélée.

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3 – Les enfants assis dans les places publiques

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

Une parabole brève, mais riche de sens

Notre paresse intellectuelle nous pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas l’explication explicite. Pourtant, elles méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir, quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles : ils ne dansent pas.
Les complaintes, en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance ; et là encore, l’indifférence domine : personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part de cette génération, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ces auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas dans le message, mais dans la disposition du cœur.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel — qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean — ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, ils refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques — ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

Cette expression fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon, dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne, Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

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4 – Jésus dénonce les indifférents.

Matthieu 11:20-24

20 Alors il se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties.

21 Malheur à toi, Chorazin! malheur à toi, Bethsaïda! car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre.

22 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.

23 Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.

24 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi. 

Ce passage est lourd de gravité, car il enseigne que ceux qui l’auront beaucoup entendu mais qui l’auront rejeté, seront jugés plus sévèrement que ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’entendre l’Évangile.
Jésus nous pousse à une profonde repentance, à une réponse personnelle et sérieuse à l’appel de Dieu.

Rappelons que la repentance, selon les Écritures, est bien plus qu’un simple remord. Elle implique un changement de mentalité qui conduit à un changement de comportement.
Comme le dit Paul dans 2 Corinthiens 7:8-11, la vraie repentance produit des fruits visibles : elle mène à un renouveau de vie, pas seulement à des émotions passagères.

2 Corinthiens 7:8-11

je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.

10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

11 Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire.

Le témoignage contre Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm

Jésus adresse un reproche sévère à trois villes : Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, où il avait accompli de nombreux miracles. Ces villes avaient reçu une grande lumière, mais elles n’ont pas répondu par la foi et la repentance.

  • Chorazin n’est mentionnée que deux fois dans tout le Nouveau Testament : ici, et dans Luc 10:13. Cela suggère que Jésus y a exercé une partie de son ministère, même si les Évangiles n’en donnent pas de détails.
  • Ce silence partiel montre que les Évangiles synoptiques ne sont pas des biographies complètes de Jésus, mais des témoignages, centrés sur la proclamation de la Bonne Nouvelle et l’enseignement du Royaume.
Le symbole du sac et de la cendre

Lorsque Jésus dit que Tyr et Sidon, voire Sodome, se seraient repenties « en prenant le sac et la cendre », il utilise une expression profondément enracinée dans la culture biblique.
Ce geste symbolise une attitude d’humiliation, de deuil, et de retour sincère vers Dieu.

Ce passage souligne que le problème des villes condamnées n’est pas un manque de preuves de la vérité de l’Évangile, mais un refus de se repentir, malgré les œuvres puissantes dont elles ont été témoins.

1. Origine et contexte biblique

L’expression de prendre le sac et la cendre, est tirée de pratiques culturelles anciennes, notamment en Israël et au Proche-Orient ancien, où les gens, en période de détresse ou de repentance, revêtaient un sac (vêtement grossier en poil de chèvre) et s’asseyaient dans la cendre ou s’en couvraient.

Quelques exemples clés dans l’Écriture :

Jonas 3:6 :

 La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre.

Job 42:6 :

C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre.
C’est là l’illustration d’une repentance personnelle, profonde, celle de Job.

Daniel 9:3 :

 Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant, en prenant le sac et la cendre.

2. autre signification
  • Le sac et la cendre sont des symboles extérieurs d’un cœur brisé et contrit, que Dieu ne méprise pas (cf. Psaume 51:19).
  • Ces gestes n’ont pas de pouvoir en eux-mêmes. Ce qui compte, c’est la disposition intérieure du cœur (cf. Joël 2:13 : « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements »).
  • Ils représentent une attitude de dépendance totale envers Dieu, marquée par la reconnaissance du péché et le désir de restauration.
  • Ceci appelle chaque croyant à une repentance authentique, visible par une vie transformée.
  • Dans les temps de crise, personnels ou collectifs, elle incite à chercher Dieu avec humilité et ferveur.

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5 – La relation personnelle du disciple avec son Seigneur.

Matthieu 11:25-27 – La révélation souveraine du Père par le Fils

25 En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.

26 Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

« Seigneur du ciel et de la terre » du verset 25

Cette expression souligne que Dieu est le Créateur souverain de toutes choses, aussi bien dans le ciel que sur la terre. Elle fait référence à la création physique et cosmique.

Jésus en tant que Fils, participe pleinement à cette œuvre créatrice, comme le confirment plusieurs textes du Nouveau Testament :

  • Jean 1:3,10 : « Tout a été fait par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui. »
1 Corinthiens 8:6

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

  • Colossiens 1:16 ; Hébreux 1:2 ; 2:10 : témoignent également de la médiation de Christ dans la création.
Les « enfants » au verset 25

Les « enfants » désignent ici les nouveaux croyants, humbles de cœur. Ce sont ceux qui reçoivent la révélation divine avec simplicité et foi.
Ils sont opposés aux sages et intelligents – c’est-à-dire aux religieux orgueilleux ou aux érudits qui se ferment à la révélation parce qu’ils s’appuient sur leur propre savoir.

Cela rejoint Ésaïe 50:5

Le Seigneur, l’Éternel, m’a ouvert l’oreille, Et je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière.

Il faut une oreille spirituelle ouverte pour accueillir le message du Royaume.

Matthieu 11:27

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

« Toutes choses m’ont été données par mon Père » verset 27

Cette déclaration est extraordinairement forte. Jésus affirme ici qu’il a reçu toute autorité du Père, autorité sur la révélation, sur le salut, et sur toutes choses.

Jésus n’est donc pas simplement un grand enseignant ou un génie religieux, mais le Fils de Dieu incarné.

C.S. Lewis (auteur de Narnia) dans son livre « Mere christianity » soulève le trilemme suivant:

Il est soit le Fils de Dieu, soit un fou, soit un imposteur et menteur et il n’y a pas d’alternative intermédiaire. Il n’est pas possible qu’il soit fou compte tenu de la sagesse qu’il a utilisé dans ses paroles et ce qu’il a fait. Par ailleurs, un imposteur n’aurait jamais été jusqu’au bout des souffrances qui lui ont été infligées, jusqu’à souffrir le supplice de la croix. Ainsi, si Jésus n’est pas un imposteur, s’il n’est pas fou, la seule possibilité qu’il reste est qu’il est Dieu.

Cela rejoint l’enseignement de 1 Corinthiens 15:12-19, où Paul affirme que si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine, et le christianisme est une illusion.

Il faut donc se positionner : ou bien le Nouveau Testament dit vrai, ou bien le christianisme est un mensonge.

Cette même affirmation d’autorité revient dans Matthieu 28:18 :

« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. »

« Celui à qui le Fils veut le révéler » verset 27

Il ne s’agit pas ici d’une sélection arbitraire de Jésus, mais d’une réponse volontaire de la personne à la révélation du Christ.

Celui qui reconnaît Jésus comme le Fils de Dieu reçoit, par lui, la révélation du Père.

Jésus est le seul chemin par lequel on peut connaître Dieu :

  1. Il est le seul à révéler le Père :
    • Jean 1:18 – « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique… l’a fait connaître. »
    • Jean 3:11 – « Nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu. »
  2. Il est le chemin qui mène au Père :
    • Jean 14:6 – « Nul ne vient au Père que par moi. »
    • Actes 4:12 – « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom… par lequel nous devions être sauvés. »
    • 1 Timothée 2:5 – « Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ. »
Matthieu 11:28-30 – Le repos en Christ

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Venez à moi est un appel personnel à suivre Jésus en ayant une relation personnelle avec lui. Il ne s’agit pas d’une doctrine.

Ces versets sont uniques à l’Évangile de Matthieu et représentent un sommet d’appel spirituel à la fois intime et profond. Ils condensent deux doctrines fondamentales de la vie chrétienne.

Le verset 28 reflète la doctrine de la justification. (je vous donnerai du repos, c’est Jésus qui nous justifie et notre âme trouve le repos car elle a été pardonnée)

Le verset 29 affirme la doctrine de la sanctification progressive que nous retrouvons en 2 Corinthiens 3:18. (vous trouverez du repos, la finalité est le repos éternel)

Le verset 29 est à comparer en opposition avec:

Actes 15:10

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ?

La Nouvelle Alliance avec Jésus a elle aussi des exigences tout comme l’Ancienne Alliance. Dieu veut toujours un peuple juste qui reflète le caractère de Christ :

1. la repentance

2. la foi

3. l’obéissance

4. la persévérance

Nous sommes appelés à être semblables à l’image de son Fils, Jésus.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

‘Recevez mes instructions’ : Jésus s’adresse à ses disciples et comme eux, nous sommes à l’écoute de ses instructions afin d’agir.

‘Je suis doux et humble de cœur’ : Jésus nous a montré l’exemple. L’humilité et la douceur devinrent les mots-clés du nouveau royaume de Dieu. C’est à cette attitude d’humilité et de douceur que le chrétien se fera reconnaître.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

L’exemple de Jean baptiste montre que même les plus grands serviteurs peuvent douter. La foi n’exclut pas les moments de doute. Ce n’est pas le doute qui condamne, mais ce que nous en faisons.

La parabole des enfants montre qu’un cœur endurci rejette toute forme de vérité. La disposition du cœur change tout. Un cœur endurci tiendra même des propos contradictoires pour ne pas croire.

La connaissance de Dieu ne dépend pas de l’intellect, mais de l’humilité du cœur. La véritable sagesse est une grâce, un don de Dieu.

Jésus ne propose pas une religion pesante, mais une relation qui restaure. Son joug est « doux » et son fardeau « léger », car il est porté avec lui, dans l’amour et la grâce.

Matthieu 11 dévoile un double mouvement :

  • D’une part, un rejet progressif de Jésus par ceux qui refusent d’ouvrir leur cœur.
  • D’autre part, un dévoilement du Royaume à ceux qui, comme Jean, doutent mais qui cherchent, ou comme les petits, acceptent avec foi.
Applications actuelles

Examinons notre cœur : sommes-nous comme les enfants capricieux ou comme les petits auxquels Dieu se révèle ?

Ne laissons pas le doute nous éloigner de Jésus ; laissons-le nous conduire à chercher des réponses fondées.

Marchons dans l’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles.

Acceptons le joug de Christ : non comme une charge, mais comme un chemin de repos.

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Parabole de l’époux, drap neuf et des outres neuves

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Dans cette triple parabole (Matthieu 9:14-17), Jésus illustre la nouveauté de son enseignement par rapport au judaïsme en prenant l’image de l’époux, d’un drap neuf et des outres neuves. Il ne s’agit pas ici d’un simple ajustement par rapport au judaïsme, mais d’une transformation radicale de pensée. Les images données révèlent l’incompatibilité entre l’ancien système religieux et la grâce du Royaume.

Les paraboles de Matthieu 9:14-17

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1 – L’enseignement

Matthieu 9:14-17

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

Jésus sur un même thème utilise trois paraboles pour illustrer sa réponse.

L’époux et ses amis dans le temps des fiançailles

Le drap neuf sur un habit déchiré

Le vin nouveau mis dans de vieilles outres.

Ces trois paraboles ne sont pas parallèles mais complémentaires.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond aux disciples de Jean venu l’interroger sur la question du jeûne. Cependant ce qu’il dit, s’adresse tout autant aux pharisiens présents qu’à ses disciples.

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3-  Le contexte :

Matthieu 9:9-14

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ?

Ces paraboles sont rapportées immédiatement après l’appel fait par Jésus à Matthieu de le suivre, dans les trois évangiles synoptiques.

Ici, Jésus festoyait avec ses disciples alors que les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, ce qui explique le pourquoi de la parabole de l’époux.

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4-  Explication de la parabole

La Bible compare souvent la relation de Dieu avec son peuple à un lien qui unit le marié et son épouse. Dans le Nouveau Testament, ceci est encore plus explicite pour ce qui est de Jésus et de son Église. La présence de Jésus sur terre peut être comprise comme un temps de fiançailles avant les noces de l’Agneau dont il est question dans la parabole du festin des noces et dans la parabole des dix vierges de Matthieu 22 et 25 )

Les paraboles du drap neuf et des outres neuves qui suivent vont renforcer le message central de Jésus, a savoir que l’Ancienne Alliance ne peut pas cohabiter avec la Nouvelle Alliance. Les principes de l’Ancien Testament ne sont en effet pas compatibles avec ceux du Nouveau Testament. Ainsi, il n’est pas possible de vivre sous la grâce en s’appuyant sur un système fondé sur la Loi. L’apôtre Paul résume cela clairement en :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Vouloir mêler l’ancien au nouveau va provoquer des tiraillements spirituels et doctrinaux. Paul exhorte donc les croyants à ne pas revenir aux anciennes traditions. Dans Galates 4:21-31, il illustre parfaitement ce conflit avec l’allégorie des deux enfants dont l’un est né de l’esclave, et l’autre de la femme libre. Et il va conclure en :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Luc souligne un autre obstacle dans l’accueil de l’Évangile :

Luc 5:39

39 Et personne, après avoir bu du vin vieux, ne veut du nouveau, car il dit : Le vieux est bon.

Ce verset désigne les religieux qui s’accrochent à leurs traditions humaines. Ainsi, certains chrétiens marqués par des coutumes héritées de leurs pères et des interprétations erronées élevées en dogmes, peinent à recevoir la simplicité du véritable Évangile.

En effet, dans des systèmes religieux dévoyés, des écrits humains reçoivent plus d’autorité que la Bible. Ainsi, les traditions prennent le pas sur la Parole de Dieu qui est reléguée au second plan. Celle-ci n’est plus alors qu’un vernis servant à se réclamer du christianisme, mais sans en vivre la substance.

Ces croyants mettent en avant une religion d’apparence et de rituels, au détriment d’une transformation intérieure réelle. Or, l’Évangile appelle à un changement radical du cœur à une mort à soi-même, souvent douloureuse, mais nécessaire. Le Royaume que Christ a inauguré repose sur la grâce, la liberté, la restauration, et la joie du salut. Il s’agit d’une vie nouvelle, d’une vie profondément transformée, voulue et rendue possible par le Seigneur lui-même.

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5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Jésus jeûnait peut-être plus que tout autre ce qui veut dire qu’il n’était pas contre le jeûne. Cependant le jeûne ne doit pas être ostentatoire.

Matthieu 6:16-18

16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,

18 afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

La vie chrétienne est avant tout une vie intérieure et une relation avec Dieu le Père et Jésus-Christ.

Si le chrétien jeûne, ce n’est pas par contrainte et dans le respect de règles, mais c’est un acte volontaire d’amour envers notre Seigneur.  Ce jeûne doit être en cohérence avec notre vie de tous les jours empreint d’amour et de bienveillance pour les autres. Il doit se pratiquer avec un coeur repentant.

Le véritable jeûne qui plait à Dieu n’est pas de se priver de nourriture mais de rejeter la méchanceté.

Ésaïe 58:3-13

Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug;

Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.

Zacharie 7:4-10

Ainsi parlait l’Éternel des armées: Rendez véritablement la justice, Et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de la miséricorde.

10 N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, Et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans vos cœurs.

Le jeûne est accompagné de la prière dans les cas particuliers de délivrance selon:

Matthieu 17:21

21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.

Le jeûne n’est pas une obligation mais un libre choix pour le chrétien. Il appartient au domaine privé de la personne.

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La parabole du médecin et des malades de Matthieu 9

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La parabole du médecin de Matthieu 9:12-13, révèle que la mission de Jésus est de guérir les âmes malades par le pardon. Il n’est pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Sa déclaration bouleverse les normes religieuses de son temps et invite chacun à reconnaître l’amour de Jésus-Christ pour nous et notre besoin vital de sa grâce qui transforme.

La parabole de Matthieu 9:12-13

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1 – L’enseignement

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Des passages parallèles se trouvent en Marc 2:13-17 et Luc 5:27-32 dans lesquels se trouve un détail que Matthieu ne relève pas, à savoir que le repas avait lieu dans la maison de Lévi, c’est à dire dans sa propre maison.

Marc 2:15

15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec lui et avec ses disciples; car ils étaient nombreux et l’avaient suivi?

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse spécifiquement aux pharisiens venus lui reprocher indirectement de manger avec des publicains et les gens de mauvaise vie?

Matthieu 9:11

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

Le fait que les pharisiens posent la question en s’adressant aux disciples et non directement à Jésus, est une marque de mépris envers Jésus. C’est une façon de leur dire : Pourquoi choisir Jésus comme maître alors que vous pourriez être des nôtres et suivre un vrai maître.

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3-  Le contexte :

Le contexte immédiat est celui de l’appel de Matthieu suivi d’un repas.

Matthieu 9:9-11

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

Jésus a appelé le péager Matthieu à le suivre en tant que disciple. Pour marquer son changement de vie, Matthieu va donner un grand festin.

Luc 5:29

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

Considéré comme un paria par la bonne société, Matthieu ne fréquentait que les autres péagers et les gens dits de ‘mauvaise vie’.

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4-  Explication de la parabole

Les pharisiens reprochaient à Jésus de fréquenter même les gens de mauvaise vie, tous ceux que la société rejetait. Face à leurs critiques, Jésus utilise une courte métaphore pleine de sens. Il établit un parallèle clair entre ceux qui se reconnaissent pécheurs, donc malades, alors que ceux qui se croient justes, ressemblent à des personnes qui s’estiment en bonne santé.

Par cette image, Jésus rappelle sa mission : offrir le salut à tous. Cependant, il est nécessaire pour chacun de reconnaitre son état de pécheur et de faire une démarche de repentance. Oui, le salut est gratuit, mais il doit être réclamé avec humilité. Celui qui par orgueil, se considère juste et estime n’avoir rien à confesser, s’exclut lui-même du salut offert.

En revanche, celui qui se sait pécheur, est semblable à un malade qui cherche un médecin pour le guérir. Ici, le mal, n’est pas physique, mais spirituel. C’est le péché. Celui qui se croit juste, ne voit pas d’urgence. Il pense n’avoir besoin de rien comme une personne persuadée d’être en bonne santé. Il ne consultera donc pas. Pour lui, chercher un médecin semble inutile.

Le combat de Jésus contre les religieux, et notamment contre les pharisiens, visait à leur faire prendre conscience de leur véritable état parce qu’ils étaient eux aussi pécheurs mais refusaient de le reconnaître.

Comme le dit l’Ecclésiaste :

Ecclésiaste 7:20

2Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.

Paul renchérit sur ce point en rappelant :

Romains 3:10

10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

Jésus est le divin médecin qui s’occupe des malades qui viennent à lui. Tant que les pharisiens croient en leur bonne santé, ils restent à l’écart non parce que Jésus les rejette, mais parce qu’ils refusent son diagnostic. Ainsi, ils s’excluent eux-mêmes du salut.

Le péché ressemble à un cancer. S’il n’est pas traité, il mène à la mort spirituelle. Jésus le sait, et c’est pourquoi il affirme dans la synagogue de Nazareth :

Luc 4:18

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

La métaphore utilisée par Jésus, est d’autant plus percutante que les pharisiens lui reprochaient aussi de guérir les malades le jour du sabbat. Cependant les foules ne s’y trompaient pas : elles venaient à lui pour être guéries. Ce que les pharisiens refusaient de voir, c’est que Jésus guérissait aussi les âmes.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

La parabole de Jésus pose une question directe à chacun de nous : comment nous considérons-nous spirituellement ? Avons-nous conscience de notre besoin d’un médecin-sauveur ou, comme les pharisiens, croyons-nous en bonne santé spirituelle ?

Nous voyons-nous comme des pécheurs aux yeux de Dieu, appartenant à ceux que la Bible appelle les « gens de mauvaise vie » ? Ou avons-nous endossé une fausse justice, persuadés que notre conduite suffit à plaire à Dieu ?

Une autre question s’impose : gardons-nous Jésus pour nous seuls, ou le partageons-nous avec ceux qui nous entourent ? Présentons-nous le Sauveur des âmes, celui qui guérit les cœurs brisés, ou laissons-nous notre foi enfermée dans la discrétion ou la peur du jugement ?

Le témoignage fait partie intégrante de la vie du disciple. Être disciple, c’est annoncer Jésus, celui qui guérit les âmes et offre le salut éternel. Ce n’est pas une option, mais une responsabilité spirituelle. Le disciple ne garde pas la lumière pour lui mais il la transmet.

Dès le début de son ministère, Jésus a lancé un appel clair et sans compromis :

Matthieu 4:17

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Cet appel reste d’actualité. La repentance n’est pas un événement ponctuel, mais est une disposition constante du cœur. Elle ouvre la porte au salut. Jésus ne force personne, mais il appelle chacun à reconnaître son besoin et à s’abandonner à lui.

Alors, posons-nous la vraie question : avons-nous accepté Jésus comme notre médecin personnel ? Et si oui, le faisons-nous connaître autour de nous comme celui qui sauve, restaure, et transforme les cœurs ?

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Introduction à l’évangile de Matthieu

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L’introduction à l’évangile de Matthieu montre Jésus comme le Messie promis, accomplissant les prophéties de l’Ancien Testament. Matthieu relie l’histoire de Jésus à la promesse divine pour enseigner et évangéliser les Juifs et les Gentils (païens).

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 1

Introduction à l’évangile de Matthieu

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1 – Introduction à l’Évangile de Matthieu : l’accomplissement des prophéties

L’Évangile de Matthieu se distingue par sa structure unique et son objectif d’évangéliser tout en formant des disciples. Destiné principalement à un public juif, Matthieu relie habilement l’Ancien Testament à la vie de Jésus, prouvant que ce dernier est l’accomplissement des prophéties messianiques. Cet évangile présente la vie, les enseignements et les miracles de Jésus, tout en insistant sur l’importance cruciale de sa mort et de sa résurrection pour le salut du monde. La mission de Matthieu est double : informer les Juifs de la messianité de Jésus et former les nouveaux convertis, Juifs et Gentils, à la vie de disciple selon l’enseignement de Jésus.

Matthieu cite plus de cinquante passages de l’Ancien Testament. Cela a pour but de montrer que les promesses divines de l’Ancien Testament se réalisent dans le Nouveau Testament. À travers des citations, il établit un pont entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, entre les croyants juifs et gentils. C’est cette même idée qui se retrouve dans le livre des Actes des Apôtres.

Actes 3:18

Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir.

Les expressions telles que « s’accomplit » marquent une transition clé entre les événements de la vie de Jésus et les prophéties, ces expressions démontrant que le plan de Dieu se déroule sans hasard.

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2 – Une Structure Thématique Unique

L’Évangile de Matthieu présente une organisation thématique, avec cinq grands discours de Jésus. Chacun se termine par l’expression « Après que Jésus eut achevé ces discours », (cf. Matthieu 7:28; 11:1; 13:53; 19:1; 26:1).

Ceci révèle une progression claire dans le récit. Certains exégètes voient dans cette structure un parallèle avec les cinq livres de Moïse. Ils suggèrent que Matthieu présente Jésus comme un nouveau Moïse, guide spirituel et législateur divin.

Cet évangile ne se limite pas à rapporter des faits. Il structure les événements et les enseignements de Jésus pour guider les croyants dans leur foi. Pour Matthieu, il est essentiel que chaque lecteur, qu’il soit juif ou gentil, comprenne que Jésus accomplit les Écritures (Ancien Testament) et qu’il apporte un salut universel.

L’accent est mis par Matthieu sur les passages prophétiques de l’Ancien Testament en utilisant le terme-clé de “s’accomplit” (cf. Matthieu 1:22; 2:15, 17, 23; 4:14; 8:17; 12:17; 13:14; 13:35; 21:4; 27:9 ; 27:35). Ces prophéties de l’ancienne alliance trouvent leur réalisation en Jésus, comme l’illustre :

Matthieu 26:54

54 Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ?

Les “Évangiles” sont un genre littéraire unique. Ils ne sont pas des biographies, ni des récits historiques détaillés, mais sont des écrits théologiques sélectifs et structurés. Chaque auteur a choisi des enseignements et des événements spécifiques de la vie de Jésus pour les présenter de manière adaptée à son public. Les Évangiles s’apparentent ainsi à des tracts ou des brochures d’évangélisation.  

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3. L’auteur

L’Évangile de Matthieu est attribué à Matthieu, également connu sous le nom de Lévi, l’un des douze apôtres de Jésus. Avant de devenir disciple, Matthieu était un collecteur d’impôts, un métier méprisé par les Juifs en raison de sa collaboration avec l’ennemi romain. Il a été appelé par Jésus à le suivre (Marc 2:14, Luc 5:27-28), et il a ensuite rédigé son évangile en mettant l’accent sur l’accomplissement des prophéties messianiques. Bien que le texte ne porte pas son nom directement, la tradition chrétienne l’identifie comme son auteur.

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4. La datation

L’Évangile de Matthieu a probablement été écrit entre 70 et 85 après Jésus-Christ, bien que certains chercheurs avancent une date antérieure, autour des années 60. La destruction du Temple de Jérusalem qui a eu lieu en 70 après J.-C., à laquelle Matthieu semble faire allusion, est un indice important pour situer la rédaction de cet écrit après cet événement.

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5. Les destinataires

L’évangile de Matthieu est principalement destiné à un public juif, plus précisément aux Juifs convertis au christianisme. Il relie en effet constamment les événements de la vie de Jésus aux prophéties de l’Ancien Testament pour montrer que Jésus est bien le Messie annoncé. Il utilise des références et des coutumes juives sans les expliquer, ce qui laisse supposer que ses lecteurs en sont familiers. Toutefois, il s’adresse également aux Gentils (non-Juifs), soulignant l’universalité du message de Jésus.

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6. Le thème de l’évangile

Le thème central de l’Évangile de Matthieu est que Jésus est le Messie, le roi promis, venu accomplir les prophéties de l’Ancien Testament. Il présente Jésus comme l’accomplissement de la Loi et des Prophètes,

Luc 24:44

44 Puis il leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.

Établissant une continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, Matthieu met également en avant le Royaume de Dieu et l’enseignement de Jésus sur la justice, la foi et la miséricorde.

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7. Le but de l’évangile

L’Évangile de Matthieu a un double objectif , celui de d’abord évangéliser en annonçant que Jésus est le Messie tant attendu par les Juifs et ensuite d’enseigner aux nouveaux croyants, tant juifs que gentils, comment vivre en tant que disciples. Matthieu veut prouver que Jésus n’est pas seulement un prophète, mais qu’il est le Fils de Dieu, envoyé pour apporter le salut à l’humanité entière. Il encourage également les disciples à suivre l’enseignement de Jésus et à propager son message à travers le monde.

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6. Plan de l’évangile

L’Évangile de Matthieu se structure autour de cinq grands discours de Jésus, chacun concluant une section narrative :

La naissance et l’enfance de Jésus (Matthieu 1–2)
Généalogie, naissance virginale, fuite en Égypte, retour à Nazareth.

Le Sermon sur la montagne (Matthieu 3–7)
Préparation de Jésus (baptême, tentation), puis son enseignement sur la justice, la prière, et le Royaume.

Les instructions aux disciples (Matthieu 8–10)
Miracles de guérison, enseignement sur la mission et le discipulat.

Les paraboles du Royaume (Matthieu 11–13)
Paraboles expliquant la nature du Royaume de Dieu et ses mystères.

Les instructions sur l’Église (Matthieu 14–18)
Enseignement sur la communauté des croyants, la discipline et le pardon.

Le discours eschatologique (Matthieu 19–25)
Prophéties sur les temps de la fin, avertissements et encouragements aux disciples.

La Passion et la résurrection (Matthieu 26–28)
Arrestation, crucifixion, mort, et résurrection de Jésus, se concluant par la Grande Commission.

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Parabole de Matthieu 11:16-19 : enfants assis, le cœur endurci

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Dans la parabole de Matthieu 11:16-19, Jésus expose le rejet systématique du message divin par les hommes. Cette courte parabole éclaire la responsabilité de chacun face à la révélation. Elle enseigne qu’un cœur endurci reste sourd, peu importe le contenu du message. Quelle est la signification de cette parabole et son application pour la vie chrétienne.

La parabole modèle

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1 – L’enseignement

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Par « cette génération », Jésus s’adresse aux religieux très opposés à la révélation divine. Il vise en particulier les pharisiens, les scribes mais aussi la foule animée d’un esprit religieux qui suivaient son ministère. Ces groupes connaissaient Jean le Baptiste. Ils avaient vu les miracles de Jésus, entendu ses messages mais restaient incrédules ou critiques.

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3-  Le contexte :

Ce passage s’inscrit dans un moment où l’opposition à Jésus grandit (Matthieu 11:1-24). Jean-Baptiste en prison, envoie ses disciples pour vérifier si Jésus est le Messie. Jésus lui fait répondre avec les œuvres visibles du Royaume que sont les guérisons, les libérations, la bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres. Par là, il cite les critères de messianité  énoncés par le prophète Ésaïe en 35:5-6.

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4-  Explication de la parabole

Une parabole brève, mais riche de sens

La paresse intellectuelle de l’homme le pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas une explication explicite. Pourtant, celles-ci méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles et ne dansent pas.
Les complaintes en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance. Là encore, l’indifférence est de mise car personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part des hommes, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ses auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas le message qui est donné, mais la disposition du cœur de celui qui l’entend.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel, qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean Baptiste ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui-même, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, les hommes refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques, ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

L’expression utilisée, fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne dont il est question en Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

 

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Cette parabole enseigne que la réaction au message de Dieu dépend de l’état du cœur. Ce n’est ni la forme du message, ni le style du messager qui compte. Un cœur endurci résistera toujours, même devant des miracles.

Cette parabole nous appelle à examiner notre réceptivité à la Parole de Dieu. Sommes-nous comme ces enfants insensibles ? Ou bien avons-nous un cœur ouvert, humble, disposé à entendre même ce qui nous dérange ?

Aujourd’hui quand nous parlons de Jésus aux autres, nous sommes les messagers de la bonne nouvelle de l’Évangile. Si le rejet ne porte que sur le messager, ce n’est pas grave,  mais si le rejet porte sur le message, c’est extrêmement grave, car c’est Jésus-Christ qui est rejeté

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Actes 4:12 : Jésus, notre unique chemin vers le salut

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Ce verset de Actes 4:12, rappelle une vérité fondamentale de la foi chrétienne. Jésus est l’unique et le seul chemin vers le salut. Cette déclaration, faite par Pierre devant le Sanhédrin, souligne l’exclusivité de l’œuvre de Christ pour l’humanité.

Pierre répond aux religieux en Actes 4:12
Pierre proclame : Jésus est celui qui sauve – Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom( que le nom de Jésus) qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Actes 4:12

Aujourd’hui, ce verset résonne comme un appel à la réflexion. Beaucoup cherchent des chemins alternatifs, des philosophies, ou des religions qui prétendent offrir une voie vers la paix ou le salut. Pourtant, comme le déclare Pierre, ces voies ne peuvent conduire qu’à la déception. Seul Jésus, par son sacrifice à la croix et sa résurrection, offre la véritable réconciliation avec Dieu.

Le salut en Jésus-Christ est gratuit et accessible à tous, mais il n’est offert que par la foi en Lui. Il n’y a pas d’autre moyen. Cette vérité doit nous guider dans notre quotidien, dans nos actions et dans nos choix. En effet, le salut ne réside pas dans nos œuvres, mais dans l’œuvre achevée de Jésus.

Pour nous aujourd’hui, ce verset rappelle l’importance de proclamer cette vérité. Jésus est le seul moyen de salut, et chaque croyant a la mission de partager ce message. Il ne s’agit pas de persuader par des arguments humains, mais de témoigner de l’amour et de la grâce qui ont été manifestés en Jésus.

Nous devons nous rappeler que le salut n’est pas une option parmi d’autres. Il est en Jésus seul.

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Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

Romains 10:9

Néhémie 10-11 – – – Actes 4:1-22

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Hébreux chapitre 12 : Leçon de foi et persévérance chrétienne

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Hébreux chapitre 12, invite ses lecteurs à suivre l’exemple de Jésus, à persévérer dans la foi et à accueillir la discipline divine comme un moyen de croissance spirituelle. Il s’agit d’un appel à la sainteté et à la persévérance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 13

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Hébreux chapitre 12 – Étude biblique

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Le chapitre 12 de l’Épitre aux hébreux, encourage les croyants à persévérer dans la foi en prenant exemple sur Jésus-Christ, le « chef et consommateur de la foi ». Ce chapitre souligne l’importance de la discipline divine, qui bien que parfois douloureuse, produit des fruits de justice et de paix. Il appelle à rejeter tout ce qui entrave la marche chrétienne et à fixer les yeux sur Jésus. Hébreux chapitre 12 exhorte à la persévérance et à la droiture dans la course spirituelle, en s’appuyant sur l’exemple des croyants du passé évoqués au chapitre 11.

Courir avec persévérance en fixant les yeux sur Jésus.

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1 – Hébreux chapitre 12:1-2 : Persévérance et Discipline dans la Course de la Foi

Hébreux 12:1-2

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Dans le verset 1, il est question de témoins, mais témoins de quoi ? Ce sont ceux qui ont témoigné de leur foi. La grande nuée de témoins concerne tous ces héros de la foi de Hébreux 11. Nous avons dans ce verset l’idée de tous ces témoins dans les gradins d’un stade assistant à une course. Le mot traduit par carrière désignant un lieu de rassemblement comme un stade, une arène où ont lieu des épreuves.

Pour avoir la plus grande chance de gagner la course, il est évident que l’athlète ne s’encombre pas d’affaires inutiles. Paul dira en :

2 Corinthiens 9:24

24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.

L’auteur explique que, tout comme un athlète se débarrasse de tout poids pour courir plus librement, le chrétien doit se débarrasser du péché et des distractions qui l’éloignent de Dieu. Les fardeaux peuvent aussi être comparés aux préoccupations de la vie dont parle Paul en :

2 Timothée 2:4-5

Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ;

et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles.

Et en Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

et Philippiens 3:12-14

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.

Dans ces versets Paul dit que le chrétien doit s’impliquer pour bénéficier de ce salut gratuit.

v.1 –Courir est une exhortation qui s’oppose à la tentation de se retirer qu’avaient ces judéo-chrétiens. L’auteur de l’Épître, se place dans la même situation que ses lecteurs.

La persévérance est le maitre mot de cette épître.

La carrière qui nous est ouverte  (pour garder l’image) veut dire que nous avons accès au stade et que nous avons droit de participer à la course. La vie chrétienne est souvent comparée à une course par l’apôtre Paul.

v.2 – Jésus : le christianisme est une personne à recevoir : Jésus,

Une vérité à croire (l’Évangile) relative à une personne : Jésus

Une vie en conformité à cette personne (à la ressemblance de Jésus) de la même façon que nous avons été créés à la ressemblance de Dieu, de Jésus.

Le verset 2 qui nous parle de tout ce que Jésus a supporté pour nous, est la raison pour laquelle nous devons en réponse, manifester de la persévérance (v.1) dans notre marche chrétienne.

Maintenant que nous avons pris conscience de la nuée de témoins qui occupe les gradins, il faut tourner les regards vers le podium où est Jésus et Dieu le Père. Il faut courir en nous montrant digne de Jésus.

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

v.2 la croix : elle est considérée par les érudits juifs comme étant un sujet de malédiction selon les versets de:

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

 Mais comme le dira Paul en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette malédiction nous était destinée en raison du péché, mais Jésus a pris cette malédiction sur lui.

Ce verset 2 est à mettre en relation avec ce qui est dit en :

Ésaïe 53:10-12

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

Il est dit de Jésus qu’il est assis à la droite de Dieu par huit fois dans le Nouveau Testament. dont quatre fois dans cette épître. Cela rappelle l’autorité de Jésus.

Le non croyant, l’incrédule ne croit pas au monde spirituel si ce n’est dans le sens négatif, satanique, en refusant de croire au côté positif., à l’existence de Dieu et de son royaume.

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2 – Hébreux chapitre 12:3-4 : Persévérer dans la foi face aux épreuves

Hébreux 12:3-4

Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.

L’auteur dans les versets 1 et 2, parle par affirmation, et c’est comme s’il disait à ses lecteurs : « vous doutez de mes paroles, alors considérez…. » Ceci invite à la réflexion et à l’analyse.

Cet auteur se comporte avec autorité comme un entraineur le fait avec les membres de son équipe.

Si Christ a supporté l’opprobre, ce n’est pas pour que nous tombions dans le découragement. Au contraire, c’est pour nous encourager à persévérer et à continuer dans la foi chrétienne.

Jésus-Christ est le modèle, il a donné son sang, il a donné sa vie. Il doit en être de même pour nous.

1 Jean 3:16

16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

Notre attitude est aussi un encouragement pour les frères. Certains des destinaires de l’Épître avaient pu subir des tribulations, mais ce n’était que superficiel. Dans ce passage, les souffrances de Jésus sont prises comme référence pour la comparaison.

Puis, s’appuyant sur l’Ancien Testament l’auteur rappelle l’attitude du Père vis-à-vis de son enfant. Les tribulations que celui-ci peut vivre, sont là pour le faire grandir et sont un témoignage de l’amour du Père. N’est-il pas dit en :

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3 – Hébreux chapitre 12:5-11 : Discipline divine pour notre croissance spirituelle

Hébreux 12:5-11

Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

6 Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.

Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?

10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

L’auteur met en lumière un aspect essentiel de la vie chrétienne qui est celui de la discipline divine. Ce passage, du verset 5 au verset 11, rappelle que les tribulations et les épreuves que nous traversons ne sont pas des signes de rejet de Dieu, mais de son amour profond pour nous. Il s’appuie sur l’Ancien Testament, et notamment sur:

Deutéronome 8:5

Reconnais en ton cœur que l’Éternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Cette comparaison souligne l’amour que Dieu porte à ses enfants, un amour qui se manifeste par des corrections destinées à nous faire grandir spirituellement.

L’auteur cite également Proverbes 3:11-12 pour renforcer son message.

En Hébreux 12:5 il écrit :

5  … : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

Même si la discipline semble douloureuse au début, celle-ci a pour but de produire en nous une paix et une justice durables (v. 11). Dieu nous corrige pour notre bien, afin que nous devenions participants de sa sainteté (v. 10).

Participer à la Sainteté de Dieu à travers les Épreuves

Il est important de comprendre que cette discipline divine n’est pas une punition sadique, mais un moyen par lequel Dieu nous façonne pour devenir plus comme lui. L’objectif est clair : nous faire participer à sa nature divine, comme le mentionne l’apôtre Pierre en:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, par les tribulations, Dieu nous rend plus semblables à Christ, en nous purifiant et en nous enseignant à vivre selon ses principes.

L’auteur de l’épître de Hébreux nous invite également à réfléchir à la différence entre les croyants et les non-croyants. Si nous n’endurons pas cette discipline, cela signifierait que nous ne sommes pas des enfants légitimes. En effet,

Hébreux 12:8 affirme :

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

Les épreuves que nous subissons sont un signe de notre appartenance à Dieu, un signe de son amour et de son désir de nous voir grandir dans la foi.

Enfin, l’apôtre Paul rappelle aux croyants en:

Actes 14:22

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

Ces tribulations ne sont pas à fuir, mais à accepter comme un moyen divin pour nous façonner et nous conduire à la maturité spirituelle.

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4 – Hébreux chapitre 12:12-13 : Rétablir le chemin de la paix et justice

Hébreux 12:12-13

12 Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis ;

13 et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.

Que ce soit dans une lutte ou dans une course, il faut tenir, fortifier les mains dans la lutte, fortifier les genoux dans la course. Nous ne devons pas nous relâcher quelle que soit la situation. Il faut encore tenir ferme après avoir tout surmonté (Éphésiens 6:13)

La vie chrétienne est une course à la fois individuelle et collective. Nous devons prendre garde à nous-mêmes mais aussi aider les autres les encourager, les soutenir …

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5 – Hébreux 12:14-17 : Rechercher la Paix et la Sanctification en Christ

Hébreux 12:14-17

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ;

16 à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.

17 Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet.

L’auteur met en avant deux valeurs essentielles de la vie chrétienne : la paix et la sanctification. Il exhorte les croyants à rechercher la paix avec tous et à poursuivre la sanctification, soulignant que sans cela, « personne ne verra le Seigneur » (v. 14). La sanctification, en effet, est un objectif fondamental du salut chrétien. Nous sommes appelés à devenir de plus en plus semblables à Christ. Cela implique non seulement une transformation intérieure mais aussi une relation harmonieuse avec les autres. Ainsi, la recherche de la paix n’est pas optionnelle, mais essentielle pour entretenir une vie chrétienne saine et une communion véritable avec Dieu.

Veiller à la Grâce de Dieu : L’Unité et l’Absorption Spirituelle

Le verset 15 appelle les croyants à veiller attentivement à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu. Cela inclut aussi l’importance de ne pas laisser « racine d’amertume » prendre racine dans le cœur, car elle peut se propager et troubler l’ensemble de la communauté. L’amertume, fruit du péché, peut rapidement se propager et nuire à l’unité du corps de Christ. L’auteur renvoie à

Deutéronome 29:18

Qu’il n’y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cœur se détourne aujourd’hui de l’Éternel, notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-là. Qu’il n’y ait point parmi vous de racine qui produise du poison et de l’absinthe.

Il rappelle le danger de laisser de telles racines germer, perturbant ainsi l’harmonie du peuple de Dieu.

De plus, il est essentiel de comprendre que la maturité spirituelle est primordiale pour éviter de tomber dans l’apostasie. C’est pourquoi, il est dit en:

Hébreux 5:14

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Les croyants matures, capables de discerner le bien du mal sont appelés à guider et à maintenir la stabilité de l’assemblée. Ce discernement est crucial pour qu’aucun croyant ne perde la grâce de Dieu et que l’unité reste intacte.

L’exemple d’Ésaü : Ne Pas Vendre Ses Bénédictions

Le verset 16 met en garde contre l’esprit charnel et impie d’Ésaü, qui, pour un simple repas, vendit son droit d’aînesse. Ce passage illustre le danger de ne pas reconnaître les promesses divines et de ne pas agir en conformité avec elles. Ésaü connaissait la valeur de la bénédiction de Dieu, mais il a choisi de la sacrifier pour un plaisir temporaire. Cette attitude contraste fortement avec l’appel à la sanctification, qui nous invite à vivre à la lumière des promesses de Dieu. Comme le souligne Hébreux 12:16, un tel comportement peut avoir des conséquences graves, car la bénédiction de Dieu, une fois donnée, ne peut être annulée.

Dans le contexte chrétien, cela rappelle l’importance de comprendre et de préserver la valeur des bénédictions spirituelles, ainsi que de vivre dans une obéissance constante à Dieu. La parole de Dieu est puissante et porte des effets durables. Retenons ce qui est dit en :

Ésaïe 55:10-11

10 Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange,

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Tout cela invite à ne pas prendre à la légère les bénédictions spirituelles, tout comme Ésaü le fit en méprisant son héritage.

Conclusion : La Pureté Spirituelle et la Sagesse dans les Relations

L’appel à la paix et à la sanctification dans Hébreux 12:14-17 rappelle l’importance de maintenir des relations harmonieuses avec Dieu et avec les autres. Cela implique de veiller à ce que rien ne vienne troubler cette paix, ni racines d’amertume ni attitudes charnelles. Les croyants doivent s’efforcer de croître dans la maturité spirituelle, tout en honorant les promesses divines. En fin de compte, rechercher la paix et la sanctification est essentiel pour « voir le Seigneur ». C’est l’objectif ultime de la vie chrétienne.

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6 – Hébreux chapitre 12:18-21 : Le Contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance

Hébreux 12:18-21

18 Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête,

19 ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus,

20 car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

21 Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant !

L’auteur décrit la terreur associée à l’approche de la montagne de Sinaï lors de la remise de la loi à Moïse. Ce passage souligne que les Israélites ne pouvaient s’approcher de la montagne, sous peine de mort, car elle était sanctifiée par la présence de Dieu. Le Sinaï, entouré de feu, de nuées et de tempêtes, évoquait un Dieu majestueux et redoutable. Moïse lui-même, témoin de cette scène, était épouvanté et tremblant devant la grandeur de Dieu. Cette vision montre que, sous l’ancienne alliance, l’accès direct à Dieu était impossible pour le peuple en raison de la sainteté et de la puissance de Dieu ce qui générait une grande peur.

Cependant, Hébreux 12:22-24 présente un contraste saisissant avec cette image du Sinaï.

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7 – Hébreux chapitre 12:22-24 : L’Invitation à Approcher la Montagne de Sion

Hébreux 12:22-24

22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,

23 de l’assemblé des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

24 de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Ce passage invite à s’approcher de la montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. L’auteur de l’épître nous conduit d’un lieu de terreur à un lieu de bénédiction, où les croyants sont invités à se joindre à la « myriade des anges » et à « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ». La montagne de Sion est un symbole de la Nouvelle Alliance, un lieu où la relation avec Dieu est transformée par la grâce de Jésus-Christ. Là, le peuple de Dieu n’est plus dans la peur, mais dans la joie d’une communion parfaite et accessible à tous ceux qui croient.

Dans cette nouvelle réalité, le chrétien est appelé à se réjouir de savoir que son nom est inscrit dans le livre de vie.

Luc 10:20

20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Cette inscription représente la sécurité et l’assurance du salut, un don de Dieu pour ceux qui croient en Jésus-Christ. Contrairement à l’Ancienne Alliance, qui exigeait des sacrifices et des rites pour se rapprocher de Dieu, la Nouvelle Alliance est donnée par Jésus, le « médiateur d’un meilleur pacte » (Hébreux 12:24). Le sang de Jésus, versé pour les péchés du monde, parle mieux que celui d’Abel, non pour la vengeance, mais pour la miséricorde, le pardon et l’amour.

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8 – Jésus, Médiateur et Souverain Sacrificateur

Ce passage met également en lumière le rôle de Jésus comme médiateur entre Dieu et les hommes. Dans l’Ancien Testament, les alliances étaient souvent scellées par des actes d’aspersion de sang, comme on le voit dans:

1 Pierre 1:2

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !

Là, les croyants sont invités à participer « à l’aspersion du sang de Jésus-Christ ». Le sang d’Abel, en criant vengeance après son meurtre, contraste avec le sang de Jésus, qui crie miséricorde et réconciliation. Jésus, par son sacrifice sur la croix, a ouvert un accès direct à Dieu, un accès fondé sur la grâce et non sur la loi.

Jésus est le souverain sacrificateur qui intercède pour les croyants devant Dieu. Contrairement à Moïse, qui n’osait pas s’approcher de Dieu sur le Sinaï, Jésus nous permet d’approcher Dieu librement, non par la peur, mais par la foi. Il est celui qui, par son sang, nous offre un salut éternel, nous rendant capables d’adorer Dieu dans la beauté de la sainteté, comme il est écrit en:

Hébreux 12:28

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

Conclusion : Une Nouvelle Espérance

Le contraste entre le Sinaï et Sion n’est pas seulement géographique, mais est aussi spirituel. Il symbolise le passage d’une relation marquée par la crainte de la loi à une relation fondée sur la grâce et la réconciliation. Les croyants en Christ, sont invités à s’approcher de Dieu avec confiance et adoration, un privilège qui leur est offert par l’œuvre parfaite de Jésus. En effet, grâce à Jésus, la montagne de Sion est devenue un lieu d’espérance, un lieu de paix et de sanctification où nous pouvons rencontrer Dieu avec révérence et joie. C’est une invitation à reconnaître la grandeur de l’œuvre de Christ, qui nous permet d’approcher la présence de Dieu avec un cœur purifié et une foi vivante.

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9 – Hébreux chapitre 12:25-29 : Recevoir un royaume inébranlable avec crainte et révérence

Hébreux 12:25-29

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

26 lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.

27 Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent.

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

29 avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Dans ce passage de Hébreux 12:25-29, l’auteur poursuit son exhortation en soulignant l’importance de la réponse des croyants face à l’appel de Dieu. Ce texte met en lumière deux réalités principales : l’appel à écouter la voix de Dieu avec une profonde révérence et la promesse d’un royaume inébranlable offert à ceux qui restent fidèles. Ce passage, bien que fortement ancré dans les principes de l’Ancienne Alliance, se réfère également à la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, qui garantit une plus grande sécurité et une relation plus intime avec Dieu.

Hébreux 12:25 : L’appel à ne pas refuser Celui qui parle

Le verset 25 commence par une mise en garde très claire : «  Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle. » Ce « Celui qui parle » est bien sûr Dieu, qui, dans l’Ancien Testament, parlait à travers la loi et les prophètes. Mais dans la Nouvelle Alliance, il parle à travers son Fils, Jésus-Christ (Hébreux 1:1-2). Cette exhortation appelle les croyants à ne pas ignorer ni rejeter l’appel de Dieu, qui nous a parlé de manière définitive par Jésus.

L’auteur fait référence à un événement fondamental lorsque le peuple d’Israël a rejeté l’autorité de Dieu dans l’Ancien Testament (en particulier lors du refus d’écouter Dieu au mont Sinaï). Ceci a entraîné de terribles conséquences (cf. Hébreux 12:18-21). En effet, le rejet de la parole de Dieu n’a pas été sans conséquences à ce moment-là. Ce principe reste vrai pour les croyants sous la Nouvelle Alliance.

Les conséquences du rejet de l’appel de Dieu sont encore plus graves aujourd’hui parce que dans la Nouvelle Alliance, Dieu parle de manière plus claire et plus directe à travers Christ. Rejeter Jésus, c’est rejeter la grâce et l’espérance du salut.

Hébreux 12:26-27 : Le jugement de Dieu sur les nations

Le verset 26 rappelle un événement de l’Ancien Testament, où la voix de Dieu a ébranlé la terre, faisant référence à l’expérience sur le mont Sinaï. Toutefois, ce passage annonce également un ébranlement futur, non seulement de la terre, mais aussi du ciel. L’auteur cite ici:

Aggée 2:6-7

Car ainsi parle l’Éternel des armées: Encore un peu de temps, Et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec;

J’ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, Dit l’Éternel des armées.

Ceci souligne que la promesse de Dieu concerne non pas un royaume matériel transitoire, mais un royaume spirituel, éternel et inébranlable. Cet ébranlement symbolise l’élimination des choses temporaires et humaines, en vue de l’établissement d’un royaume permanent, celui de Dieu.

Cette promesse fait écho à:

2 Pierre 3:10

10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

 Ce verset décrit le jour où le Seigneur viendra, où la terre et ses œuvres seront consumées par le feu. Ce jugement purificateur préparera la venue d’un royaume qui ne sera jamais ébranlé.

Hébreux 12:28 : L’invitation à recevoir un royaume inébranlable

Ce verset 28 contraste avec ce qui va se passer sur terre, c’est à dire la secousse et la destruction du monde physique. Les croyants quant à eux, sont invités à recevoir « un royaume inébranlable ». Ce royaume est le royaume de Dieu, établi par la victoire de Jésus-Christ sur la mort et le péché. C’est un royaume spirituel, non dépendant des événements terrestres, et qui ne sera jamais détruit.

Le royaume de Dieu, dans lequel nous sommes appelés à entrer, est une promesse que nous pouvons saisir dès maintenant par la foi, et nous devons y vivre selon des principes de sanctification et de service. Cette promesse fait écho à l’idée de la « cité céleste » et de la « montagne de Sion » que l’auteur évoquait dans les versets précédents. Le royaume de Dieu est donc inébranlable non seulement dans le futur, mais il s’étend également dans la vie des croyants dès maintenant. En recevant ce royaume, les croyants se trouvent placés dans une position d’assurance et de sécurité, car Dieu ne peut être ébranlé.

Hébreux 12:29 : Servir Dieu avec piété et crainte

Les versets 28 et 29 se terminent par une exhortation importante : « servons Dieu avec piété et crainte, car notre Dieu est un feu dévorant. » Le chrétien est appelé à rendre un culte à Dieu dans un esprit de révérence et de crainte respectueuse. Cette crainte n’est pas une peur paralysante, mais un profond respect pour la grandeur et la sainteté de Dieu.

L’image de Dieu comme un « feu dévorant », rappelle l’aspect de sa justice et de sa sainteté, souvent manifeste dans l’Ancien Testament. Ce feu symbolise non seulement la pureté divine, mais aussi le jugement qui frappe le péché. Les croyants, tout en ayant accès à Dieu par Jésus, doivent néanmoins s’approcher de Lui avec une profonde conscience de sa majesté et de sa justice.

Application et Conclusion

Le verset 29 termine ce passage en rappelant que « notre Dieu est aussi un feu dévorant ». Cette image fait écho à l’épisode du mont Sinaï.

Exode 24:17

17 L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël.

et Deutéronome 4:24

24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.

 C’est au Sinaï que la gloire de Dieu s’est manifestée sous la forme d’un feu dévorant. Dans l’Ancien Testament, ce feu symbolisait la présence, la justice et la sainteté de Dieu, caractéristiques qui rappellent l’aspect redoutable de la divinité. Bien que, sous la Nouvelle Alliance, les croyants aient accès à la grâce de Dieu par Jésus-Christ, cette image de feu nous invite à un respect profond et à une crainte révérencieuse de la sainteté de Dieu.

Le passage conclut ainsi avec l’importance de servir Dieu avec respect et crainte, soulignant que, tout en étant accueillis dans une relation pleine de grâce, les croyants ne doivent jamais perdre de vue la majesté et la justice de Dieu.

Conclusion

Hébreux 12:25-29 nous invite à écouter attentivement la voix de Dieu, à ne pas rejeter son appel et à répondre par une vie d’adoration fidèle. Ce passage établit un contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, soulignant que, sous la Nouvelle Alliance, nous avons accès à un royaume inébranlable. Cet avertissement appelle à une soumission totale à Dieu, à une piété authentique et à une vie marquée par la crainte révérencieuse de sa majesté. Le royaume de Dieu, éternel et stable, est un don merveilleux que les croyants sont appelés à recevoir avec gratitude, tout en vivant dans l’espérance de son accomplissement final.

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Jean 12:26 : Suivre Jésus, un appel à l’engagement total

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En Jean 12:26, Jésus nous adresse un appel radical : « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. »

Un homme marche vers la croix, Jean 12:26
Jean 12:26 : Suivre Jésus demande un engagement total

26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.

Jean 12:26

Ce verset met en lumière l’engagement total que Jésus attend de ses disciples. Suivre Jésus n’est pas un simple acte de croyance, mais un appel à une vie de dévouement absolu et d’obéissance. Jésus nous invite à le suivre dans son œuvre, mais aussi à le suivre dans sa souffrance.

Aujourd’hui, ce verset nous incite à réfléchir sur notre propre engagement envers Jésus. Il ne s’agit pas seulement de le suivre dans les moments de joie, mais aussi dans les moments difficiles. Le véritable disciple accepte de porter sa croix et de marcher sur le chemin que Jésus a tracé. Cela implique un renoncement à lui-même et un désir ardent de servir Dieu dans toutes ses actions.

Ce passage enseigne également que suivre Jésus va de pair avec une relation intime avec lui. Il promet à ses disciples qu’ils seront là où il est. Cela nous rappelle qu’un véritable engagement avec Jésus conduit à une communion profonde avec lui. Il ne s’agit pas seulement d’être des croyants passifs, mais de participer activement à son œuvre. Il nous appelle à le suivre, à le servir, et à chercher sa gloire dans toutes nos actions.

Ainsi, aujourd’hui, nous devons nous interroger : Suivons-nous Jésus de manière totale, avec un engagement sans réserve ? La question du disciple est avant tout une question de foi vécue au quotidien, dans chaque aspect de sa vie. Celui qui marche sur la terre, dans un mouvement chrétien où Jésus seul n’est pas le centre de tout, devra en assumer les conséquences désastreuses. Il finira dans le même lieu que les autorités de ce mouvement.

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C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

2 Chroniques 13-14 – – – Jean 12:1-26

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Jean 11:41-42 : L’importance de la prière dans les miracles

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En Jean 11:41-42, Jésus se tient devant le tombeau de Lazare, entouré de ses proches et disciples. Avant d’accomplir ce miracle exceptionnel, il adresse d’abord une prière à son Père céleste : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. »

Un homme prie au soleil couchant, Jean 11:41-42.
La prière ouvre la voie aux miracles.- Jean 11:41-42

41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé.

42 Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.

Jean 11:41-42

Par cette prière, Jésus enseigne l’importance de communiquer avec Dieu avant d’agir. Il lui exprime sa gratitude et reconnaît qu’il est la source de tout pouvoir.

La prière est un acte de foi. Jésus, tout en étant Fils de Dieu, se soumet à la volonté de son Père, afin de démontrer que tout miracle provient de Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’une demande, mais d’une déclaration de dépendance envers Dieu. Dans notre propre vie, les prières ouvrent la voie aux miracles. Elles témoignent de notre foi en un Dieu capable de tout accomplir.

Aujourd’hui, ce passage invite à pratiquer une prière pleine de foi et de reconnaissance. Avant de chercher des solutions ou de tenter de faire des actions par nos propres forces, nous devons nous tourner vers Dieu. Jésus a montré l’exemple en priant avant d’agir. Il montre ainsi que la prière doit être le préalable à toute intervention divine.

Les miracles que nous espérons dans nos vies, ne sont pas uniquement des moments de grande puissance. Ils naissent dans une relation intime avec Dieu, où la prière fait le lien. Que ce soit pour une guérison, un changement de situation, ou une bénédiction, la prière est essentielle pour que la volonté divine se manifeste.

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Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.

Philippiens 4:6

2 Chroniques 10-12 – – – Jean 11:30-57

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Jean 10:10 : Jésus offre la vie en abondance

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Ce verset de Jean 10:10 révèle l’opposition existant entre les intentions de Jésus et celles du diable. Tandis que ce dernier cherche à détruire, Jésus, lui, a un projet de vie abondante pour ses disciples. Cette promesse faite à ceux-ci, ne se limite pas à l’après-vie, mais touche aussi notre existence ici et maintenant.

Jésus le bon berger de Jean 10:10-11 donne sa vie pour ses brebis
Je suis le bon berger prêt à donner va vie Jean 10:10

« Le voleur vient uniquement pour voler, tuer et détruire. Moi, je suis venu pour que les humains aient la vie et l’aient en abondance.

Jean 10:10

La vie en abondance dont parle Jésus ne se résume pas simplement à une prospérité matérielle. Elle englobe la paix intérieure, la joie profonde, et une relation restaurée avec Dieu. Jésus ne veut pas seulement que nous survivions dans ce monde, mais il veut nous accorder une vie pleine de sens et de plénitude. Dans un monde souvent marqué par le stress, les conflits et les incertitudes, cette promesse prend toute son importance. Elle rappelle que nous sommes appelés à vivre dans la liberté de l’amour de Dieu, loin des chaînes que le péché et la peur tentent d’imposer.

Aujourd’hui, Jésus nous invite à accueillir cette abondance. En suivant ses enseignements, en cultivant une vie spirituelle nourrie par la prière et la méditation de Sa parole, nous pouvons expérimenter cette vie nouvelle. Ainsi, vivre selon la volonté de Dieu nous permet d’entrer dans une dimension de vie que le monde ne peut offrir. Alors, nous devons veiller à ne pas tomber dans les pièges du voleur, mais à saisir la vie que Jésus nous propose.

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Tu me fais connaître le chemin de la vie; Il y a d’abondantes joies en ta présence, des délices éternelles à ta droite.

Psaumes 16:11

2 Chroniques 1 à 3 – – – Jean 10:1-23

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