Matthieu chapitre 14 : mort de Jean et miracle puissant

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Matthieu chapitre 14 nous plonge dans un contraste saisissant : la mort tragique de Jean-Baptiste et la puissance de Jésus nourrissant les foules et marchant sur les eaux. Ce chapitre révèle la souveraineté et la divinité de Jésus-Christ face à la souffrance humaine ce qui renforce la foi en Lui.

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Matthieu chapitre 14 – Étude biblique

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1 – Le meurtre de Jean Baptiste

Matthieu 14:1-12

1 En ce temps-là, Hérode le tétrarque, ayant entendu parler de Jésus, dit à ses serviteurs: C’est Jean Baptiste!

Il est ressuscité des morts, et c’est pour cela qu’il se fait par lui des miracles.

Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère,

parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.

Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu’elle regardait Jean comme un prophète.

Or, lorsqu’on célébra l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa au milieu des convives, et plut à Hérode,

de sorte qu’il promit avec serment de lui donner ce qu’elle demanderait.

A l’instigation de sa mère, elle dit: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean Baptiste.

Le roi fut attristé; mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda qu’on la lui donne,

10 et il envoya décapiter Jean dans la prison.

11 Sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère.

12 Les disciples de Jean vinrent prendre son corps, et l’ensevelirent. Et ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Attention : les versets 1 et 2 ne sont que l’introduction des versets suivants. Cependant, chronologiquement ils se placent après le verset 12.

Hérode le tétrarque devait être tourmenté par la mort de Jean Baptiste qu’il avait organisée.  il est à noter qu’aucun miracle n’avait été attribué à Jean Baptiste.

Josèphe Flavius, historien romain juif, relate l’enfermement de Jean dans la forteresse Machaérus située près de la mer morte du côté de la Jordanie.

Matthieu 14:4

4 parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.

Cette accusation était fondée soit sur le fait que le lien familial entre Hérode Antipas et Hérodias (sa nièce) était trop proche pour être des mariés (cf. Lévitique 18:16), soit hypothèse la plus probable, sur le fait qu’ils avaient été tous deux illégalement divorcés (cf. Deutéronome 24:1-4).

La relation d’Hérode et de Jean Baptiste était complexe :

Marc 6:20

20 Mais elle ne le pouvait; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint; il le protégeait, et, après l’avoir entendu, il était souvent perplexe, et l’écoutait avec plaisir.

Les Antiquités juives 18.5.4 de Flavius Josèphe mentionne le nom de Salomé la fille d’Hérodias.

Il est surprenant que celle-ci, une princesse, danse devant les convives masculins car les femmes qui dansaient étaient considérées comme immorales, et étaient souvent des esclaves. La danse exécutée était sensuelle, ce qui a été l’objet de convoitise de la part d’Hérode. La moralité dans la famille d’Hérode le grand, apparait plus que douteuse. Salomé, la fille d’Hérodias, devait avoir entre douze et dix sept ans. En effet, le mot « Korasion » est utilisé veut dire jeune fille. C’est le mot qui a été utilisé pour la fille de Jaïrus où il est dit qu’elle avait douze ans (Marc 5:41-42)

Est-ce qu’Hérodias a poussé sa fille à danser devant Hérode ? Il est certain que la jeune fille était sous l’influence de sa mère et que la demande fut faite à l’instigation de sa mère.

Dans son sermon sur la montagne, Jésus avait dit :

Matthieu 5:10

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!

Ce verset s’applique pleinement à la personne de Jean Baptiste. Pour ce qui nous concerne Paul dit :

2 Timothée 3:12

12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.

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2 – La multiplication des pains

Matthieu 14:13-21

13 A cette nouvelle, Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l’écart dans un lieu désert; et la foule, l’ayant su, sortit des villes et le suivit à pied.

14 Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades.

15 Le soir étant venu, les disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages, pour s’acheter des vivres.

16 Jésus leur répondit: Ils n’ont pas besoin de s’en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.

17 Mais ils lui dirent: Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons.

18 Et il dit: Apportez-les-moi.

19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

20 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.

21 Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfant s.

En Matthieu 14:13

L’expression « A cette nouvelle », fait suite à la mort de Jean-Baptiste après que Jésus en ait été informé par ses disciples.

Jésus part alors à l’écart dans un lieu désert, fort probablement pour prier comme il le faisait habituellement à plusieurs reprises. Cependant, la foule va le suivre.

Jésus va alors répondre aux besoins de cette foule sans se lasser, ni s’impatienter. Face à elle, Il est ému de compassion. Cette expression pour Jésus, est utilisée huit fois dans les Évangiles, ce qui montre son amour pour les hommes.

Ce lieu désert ne signifie pas que le lieu était désertique mais simplement qu’il n’y avait pas de ville ou de grand village à proximité.

La multiplication des pains, comme la tempête durant laquelle Jésus marche sur les eaux, constituent des temps de formation pour les disciples.

Dieu pourvoit aux besoins. Mais Matthieu donne deux autres enseignements au sujet des douze paniers pleins des restes, c’est que Dieu pourvoit au-delà de nos besoins, mais que nous ne devons pas gaspiller les bienfaits de Dieu.

La prière de Jésus lors de cette multiplication des pains, est un enseignement sur la prière et sur sa puissance. Quand Jésus a levé les yeux vers le ciel et qu’il a rendu grâce, il priait !

la multiplication des pains

La multiplication des pains rappelle plusieurs épisodes, ceux de  :

Exode 16 – Quand Dieu donne au peuple la manne comme nourriture.

1 Rois 17 – Quand Elie rencontre la veuve de Sarepta et qu’a lieu le miracle de la farine.

Matthieu 4:1-4 – Quand Jésus est confronté à Satan qui lui demandait de changer les pierres en pain. Le Seigneur pouvait faire ce miracle, mais la motivation n’aurait pas été bonne parce qu’égoïste.

La multiplication des pains répondait à deux objectifs, celui de répondre aux besoins de la foule et celui d’enseigner les disciples.

L’apôtre Jean qui rapporte ce même évènement, ajoute que la foule voulait faire roi, Jésus.

Jean 6:15

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

Cette multiplication des pains de Matthieu 14, est aussi une préfiguration de la sainte cène expliquée par Paul en 1 Corinthiens 11

1 Corinthiens 11:24

24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.

Matthieu 14:19

19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

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3 – Jésus marche sur les eaux

Matthieu 14:22-27

22 Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule.

23 Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul.

24 La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire.

25 A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.

26 Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C’est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.

27 Jésus leur dit aussitôt: Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur!

Jésus renvoie la foule et accomplit ce pourquoi il était venu faire dans ce lieu : prier !

C’est pourquoi, il ordonne à ses disciples de passer de l’autre côté de la mer de Galilée.

C’était pour cette raison que Jésus avait besoin de se retirer à l’écart, pour aller prier et parler avec le Père de la suite de son ministère. C’est aussi en cela que Jésus est notre modèle. En effet, nous devrions avoir une vie de prière comme lui pour chercher la face de Dieu afin de connaître sa direction.

Sans dire qu’il y avait de la tempête, la mer était très agitée par les vents.

Matthieu 14:25 – la quatrième veille de la nuit correspond au découpage romain de la nuit, et va de 3 heures du matin à 6 heures du matin. À l’origine, les juifs décomposaient la nuit en trois veilles.

Les disciples dans la barque ne progressaient pas en raison des vents contraires et de la mer agitée. Dans la semi-obscurité, avec la barque qui est secouée, ils ont vu une forme marcher sur l’eau. Comment imaginer que cela puisse être un homme ? Aucun homme n’est capable de marcher sur les eaux. Pour eux, il s’agissait donc d’un fantôme ! Plus tard après la résurrection quand Jésus viendra les visiter dans la chambre haute, il ne pouvait croire que Jésus était présent au milieu d’eux, et que ce qui leur apparaissait, était un esprit.

Marc dans son Évangile donne une précision sur cet évènement de Jésus marchant sur l’eau.

Marc 6:51-52

51 Puis il monta vers eux dans la barque, et le vent cessa. Ils furent en eux-même tout stupéfaits et remplis d’étonnement;

52 car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.

En fait, ils n’avaient pas encore réalisé la divinité de Jésus, et que de ce fait il dominait sur toute la création.

Luc 24:37

37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.

Dans la barque ils pouvaient craindre que la barque coule sous les flots et dans la chambre haute, ils étaient dans la crainte des autorités religieuses.

L’expression : « c’est moi, n’ayez pas peur », rappelle le « Je suis » de Dieu.

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4 – Pierre marche vers Jésus

Matthieu 14:28-33

28 Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.

29 Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.

30 Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi!

31 Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?

32 Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.

33 Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu.

Si Marc et Jean relatent l’épisode de Jésus marchant sur l’eau, seul Matthieu rapporte ce passage des versets 28 à 32.

Pierre était un personnage très impétueux et était un mélange de grande foi et de grand doute. Il faudra la pentecôte pour que le doute soit chassé et que la foi grandisse.

C’est cet épisode qui est à l’origine de l’expression « garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les circonstances ». Le fait de fixer les yeux fixés sur Jésus, maintient notre foi alors que le fait de regarder aux circonstances, génère le doute. Si la foi grandit, elle chasse le doute. Si le doute grandit, la foi diminue.

N’oublions pas que nous n’avons pas besoin d’une foi grande comme une montagne pour déplacer un grain de moutarde, mais à l’inverse, que nous avons besoin d’une foi ferme, grosse comme un grain de moutarde, pour déplacer une montagne. Il s’agit ici d’une foi mise en Dieu qui fait que celui-ci va répondre à notre foi, en déplaçant la montagne.

La leçon est, de toujours se rappeler que dans les tempêtes de la vie, Dieu est là ! Invoquons-le.

Psaumes 34:7

7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

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5 – à Génésareth, la guérison des malades par la foi

Matthieu 14:34-36

34 Après avoir traversé la mer, ils vinrent dans le pays de Génésareth.

35 Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades.

36 Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.

Il n’est pas dit dans ces versets que Jésus ait fait quoique ce soit pour guérir les malades. Ceux-ci malades furent guéris parce qu’ils avaient manifesté la foi dans le simple fait de toucher le bord du vêtement du Seigneur comme la femme atteinte de perte de sang de:

Matthieu 9:20-21

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

La foi est le canal de la grâce divine.
Il est vrai que la foi de ces personnes, était peut-être une foi superstitieuse car liée à un acte dit magique : « si je fais … » il y aura telle conséquence. Peut-être, mais ces personnes ne manifestent-elles pas une foi plus grande que celui qui s’approche de Jésus pour obtenir la guérison, ou comme ces personnes qui demandent qu’on leur impose les mains (même si c’est Jésus qui fait l’imposition des mains) ? Cela mérite réflexion.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Ce chapitre nous encourage à développer la foi en sachant que:

Jean 16:33

33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde

Jésus s’adresse à ses disciples pour leur annoncer ce qui se passera pour eux. Ainsi, le chrétien engagé connaîtra des tribulations dans sa vie personnelle, dans sa vie sociale à cause de sa foi.

Cependant, Dieu et Jésus sont toujours au contrôle. Quelles que soient les tempêtes de la vie, il est important de garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les éléments déstabilisant de la vie. La foi est notre moteur. C’est en approfondissant la connaissance et la compréhension de la Parole de Dieu sous la conduite du Saint-Esprit que notre foi grandira.

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Matthieu chapitre 11 : A quoi comparer cette génération

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En Matthieu chapitre 11 , Jésus après avoir enseigné ses disciples, les a envoyés en mission, et de son côté il enseigne et prêche. Dans ce chapitre, Jean-Baptiste occupe une place centrale (cf. Jean 1:6-8, 19-36). Il est le dernier des prophètes de l’Ancienne Alliance (cf. Matthieu 11:9), et fait le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament puisqu’il annonce les temps nouveaux.

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Matthieu chapitre 11 – Étude biblique

Concernant la question de savoir si Jésus est le Messie, les prophéties d’Ésaïe énoncent les signes qui permettent de reconnaître le Messie. Parmi eux, se trouvent la guérison des malades, la bonne nouvelle annoncée aux pauvres, les aveugles qui retrouvent la vue (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1-2).

Ésaïe 35:5-6

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds ;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

Ésaïe 61:1-2

1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu ; Pour consoler tous les affligés ;

Jésus a prononcé ces paroles d’Esaïe dans la synagogue de Nazareth en se les appropriant. Jean-Baptiste, précurseur désigné (cf. Ésaïe 40:3 ; Malachie 3:1) était celui qui annonçait la venue imminente du Messie.

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Jésus accomplit les signes montrant sa messianité de manière évidente, comme en témoignent les miracles rapportés dans Matthieu 8 et 9 : guérison de lépreux, résurrection, délivrance de démoniaques, paralysés marchant, aveugles voyant…, autant de preuves concrètes que le Royaume de Dieu était à l’œuvre.

Matthieu 11:1

1 Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.

‘’Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions” Cette formule apparaît à la conclusion de chacune des cinq grandes parties du livre de Matthieu (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1), et semble faire écho à la structure en cinq livres du Pentateuque, soulignant le rôle de Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur.

Les mots “Pour enseigner et prêcher dans les villes du pays” soulignent la mission centrale de Jésus : annoncer l’Évangile. Il ne s’agit pas pour Lui en premier lieu de guérir (cf. Matthieu 4:23 ; 9:35), et ce même si les guérisons ont occupé une place importante dans son ministère sur terre. Celles-ci avaient une fonction précise et étaient subordonnées à la proclamation de l’Évangile :

  1. Manifester l’amour de Dieu envers les hommes.
  2. Révéler la puissance et l’autorité de Jésus, authentifiant sa personne et son message.
  3. Accomplir les prophéties de l’Ancien Testament relatives au Messie (cf. Matthieu 11:5 ; Ésaïe 35:5-6).

Aujourd’hui encore, il est fréquent que la guérison soit davantage mise en avant que l’enseignement. Pourtant, dans la perspective biblique, la guérison est un signe qui atteste la vérité du message, et ne doit jamais éclipser la prédication de l’Évangile qui demeure au cœur du ministère du Christ.

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1 – Jésus fait l’éloge de Jean-Baptiste

Matthieu 11:2-6

Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples:

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?

Jésus leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:

les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute.

Le mot « Christ » est l’équivalent grec du mot hébreu « Mashiah » (ou « Messie »), qui signifie « l’oint de l’Éternel ». Dans l’Ancien Testament, les prophètes, les sacrificateurs et les rois étaient oints. Jésus quant à lui, va accomplir ces trois fonctions de oint.

Hébreux 1:1-3

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

Il est intéressant de noter que même le roi Cyrus, souverain de l’Empire perse, non-juif et non-croyant, fut appelé « l’oint de Dieu » (cf. Ésaïe 44:28 ; 45:1). Cela montre que dans certains contextes, l’onction divine désigne un choix souverain de Dieu pour accomplir ses desseins, indépendamment de l’appartenance ethnique ou religieuse de la personne concernée.

Ésaïe 44:28-45:1

28 Je dis de Cyrus : Il est mon berger, Et il accomplira toute ma volonté ; Il dira de Jérusalem: Qu’elle soit rebâtie ! Et du temple : Qu’il soit fondé !

45:1 Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus,

Cyrus s’est soumis à la volonté de Dieu et l’a accomplie (Cyrus est cité vingt fois dans l’Ancien Testament)

Comment expliquer le verset de Matthieu 11:3 ?

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

Pour comprendre cette expression, il faut se reporter au:

Psaumes 118:26

26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel! Nous vous bénissons de la maison de l’Éternel.

Dans ce verset, il s’agit du Messie qui vient au nom du Seigneur  ( Matthieu 21:9, il y a cinq autres références bibliques sur le sujet)

Jean-Baptiste avait clairement reconnu Jésus comme l’Envoyé de Dieu, celui dont il préparait le chemin (cf. Matthieu 3:11-14 ; Jean 1:29-34). Pourtant, en Matthieu 11:3, il envoie ses disciples lui demander :
« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Cette question peut surprendre, car elle semble exprimer un doute.

Il est possible que Jean ait été troublé parce que Jésus ne correspondait pas aux attentes traditionnelles du Messie. Le peuple, tout comme Jean, attendait un libérateur politique, un Messie de jugement et de puissance, capable de renverser l’oppresseur romain. Or, Jésus annonçait un message de salut, de guérison et de miséricorde, même envers les exclus. Il était venu nous libérer du péché.

Romains 6:14

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

D’après Jean Calvin, il se peut aussi que, dans sa fidélité à sa mission, Jean ait voulu diriger ses disciples vers Jésus. Comme André et Jean (futurs apôtres), qui avaient quitté Jean-Baptiste pour suivre Jésus (cf. Jean 1:35-37), Jean aurait pu chercher à encourager les disciples qui le suivaient, en les envoyant personnellement à la rencontre de Jésus et à avoir la révélation de sa personne.

Rappelons-nous les paroles de Jean Baptiste:

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

La réponse de Jésus

Jésus répond en citant le prophète Ésaïe (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1), mettant l’accent sur ce que les disciples de Jean, voient et entendent eux-mêmes :

« Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. »

Il ne s’agit pas de rumeurs ou de ouï-dire, mais ce sont des faits qu’ils ont vu eux-mêmes. Ce sont des faits concrets, montrant que les prophéties messianiques s’accomplissent. Jésus se présente comme le Messie annoncé, mais dans une forme inattendue, humble et miséricordieuse.

Matthieu 11:6 – Une douce réprimande

« Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! »

Ces paroles nous interpellent encore aujourd’hui. En effet, quand les circonstances nous déroutent, quand Dieu n’agit pas comme nous l’espérions, serons-nous pris de doutes ? Ou resterons-nous attachés à la vérité de ce que nous avons vu et entendu de Jésus à travers sa Parole ?

La question est toujours actuelle :

Ce passage nous ramène à la question essentielle :

Qui est Jésus ? Plus encore : Qui est Jésus pour moi ?

La réponse ne vient pas d’une théorie, mais d’une rencontre personnelle, avec celui dont les œuvres parlent d’elles-mêmes.

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2 – Jésus interroge : « Qu’êtes-vous donc allés voir? »

Matthieu 11:7-15

Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent?

Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits précieux sont dans les maisons des rois.

Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.

10 Car c’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi.

11 Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

13 Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean;

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Jésus interpelle la foule par une question répétée trois fois : « Qu’êtes-vous allés voir ? »
Par cette question insistante, il pousse la foule à réfléchir sérieusement au rôle de Jean-Baptiste, rôle annoncé par les prophètes. En reconnaissant qui est Jean, la foule est aussi conduite à se poser la question fondamentale : qui est Jésus ?

Jean est le dernier prophète de l’Ancien Testament. Avec lui, se clôt l’ère prophétique de l’ancienne alliance, et sa mort marque la transition vers le temps du Nouveau Testament. Il est véritablement la charnière entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

Jésus affirme que Jean est l’accomplissement de la prophétie de Malachie 3:1. Cela s’inscrit dans la volonté de Matthieu de convaincre ses lecteurs juifs que Jésus est bien le Messie attendu, annoncé tout au long de l’Ancien Testament. Sous différentes formes, il fait référence à des prophéties de l’Ancien Testament, et notamment en commençant par écrire en Matthieu 1:22 :« tout cela arriva afin que s’accomplit ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète… »

Verset 11 : une parole solennelle

Au verset 11, Jésus introduit son affirmation avec « Amen », qui est traduit souvent par « en vérité ».

אֱמוּנָה est la même racine que le mot emounah de Habakuk 2:4 traduit par foi.

Cette expression, utilisée fréquemment par Jésus, sert à souligner une déclaration importante. Elle signifie littéralement :

« C’est vrai, je vous le dis » — autrement dit : « Écoutez bien et prêtez attention ».

Nous pouvons aussi dire « amen » à une parole quand nous sommes d’accord avec celle-ci.

Jésus affirme ainsi que parmi les hommes, aucun n’est plus grand que Jean, mais que le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Cela souligne la grandeur de l’œuvre inaugurée par Jésus, qui dépasse même celle des prophètes précédents.

Avec Jean se termine l’Ancienne Alliance. Avec Jésus, il s’agit de la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie et Ézéchiel.

Jérémie 31:31-34 = annonce de la nouvelle alliance sans qu’il soit donné de détails

Ézéchiel 36:22-38 = les détails de la nouvelle alliance : une purification, un cœur et un esprit nouveaux

Verset 12 : les violents et le Royaume

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

Ce verset 12 fait l’objet de nombreuses discussions :

« Le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. »

Deux façons de comprendre ce verset :

  • Des hommes violents (religieux) tentent de détourner les personnes du Royaume en les empêchant d’y entrer.
  • C’est celui seul qui est prêt à se libérer de tout pour y entrer, qui a une foi déterminée ! C’est le prix de la consécration du chapitre 10.
    Dans la perspective spirituelle, la « violence » ici ne désigne pas l’agressivité charnelle, mais la détermination spirituelle. Elle parle d’une foi active, d’un engagement profond et total, d’un cœur résolu à saisir les promesses de Dieu.

Ce n’est pas par une foi tiède ou passive que l’on entre dans le Royaume, mais par une volonté ferme de suivre le Christ coûte que coûte. Il faut chercher à être à l’image de Christ, ce qui demande de la détermination.

Versets 13-14 : les Écritures et Jean comme Élie

Au verset 13, Jésus dit :

« Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean. »

Il fait ici référence aux deux premières grandes sections du canon hébraïque :

  • La Loi (la Torah : les cinq livres de Moïse),
  • Les Prophètes (de Josué à Malachie).

La troisième partie du canon juif, appelée les Écrits (ou Hagiographes), comprend des livres comme Job, Psaumes, Esther, etc …  Jésus souligne ici que l’ensemble de la révélation prophétique converge vers Jean, qui marque la fin d’une époque.

Matthieu 11:14

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

Cela renvoie à Malachie 4:5, où Dieu annonce l’envoi d’Élie avant le jour du jugement.

Malachie 4:5

Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Jean-Baptiste n’est pas la réincarnation d’Élie, mais il vient dans l’esprit et la puissance d’Élie (cf. Luc 1:17), accomplissant ainsi cette prophétie.

Matthieu 11:15 – est une invitation personnelle

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cette parole de Jésus est un appel à l’écoute spirituelle. Pour comprendre les vérités du Royaume, il faut ouvrir ses oreilles spirituelles à la voix du Saint-Esprit. Cela demande un engagement personnel, une attitude d’humilité pour se soumettre à la volonté de Dieu pour entendre et répondre à son appel.

La véritable différence entre un chrétien et un non-chrétien ne réside pas simplement dans une appartenance religieuse, mais dans cette ouverture du cœur. Le chrétien choisit d’obéir à la voix du Saint-Esprit, de se rendre disponible à sa direction, et de conformer sa vie à la Parole révélée.

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3 – Les enfants assis dans les places publiques

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

Une parabole brève, mais riche de sens

Notre paresse intellectuelle nous pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas l’explication explicite. Pourtant, elles méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir, quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles : ils ne dansent pas.
Les complaintes, en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance ; et là encore, l’indifférence domine : personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part de cette génération, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ces auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas dans le message, mais dans la disposition du cœur.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel — qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean — ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, ils refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques — ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

Cette expression fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon, dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne, Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

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4 – Jésus dénonce les indifférents.

Matthieu 11:20-24

20 Alors il se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties.

21 Malheur à toi, Chorazin! malheur à toi, Bethsaïda! car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre.

22 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.

23 Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.

24 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi. 

Ce passage est lourd de gravité, car il enseigne que ceux qui l’auront beaucoup entendu mais qui l’auront rejeté, seront jugés plus sévèrement que ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’entendre l’Évangile.
Jésus nous pousse à une profonde repentance, à une réponse personnelle et sérieuse à l’appel de Dieu.

Rappelons que la repentance, selon les Écritures, est bien plus qu’un simple remord. Elle implique un changement de mentalité qui conduit à un changement de comportement.
Comme le dit Paul dans 2 Corinthiens 7:8-11, la vraie repentance produit des fruits visibles : elle mène à un renouveau de vie, pas seulement à des émotions passagères.

2 Corinthiens 7:8-11

je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.

10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

11 Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire.

Le témoignage contre Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm

Jésus adresse un reproche sévère à trois villes : Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, où il avait accompli de nombreux miracles. Ces villes avaient reçu une grande lumière, mais elles n’ont pas répondu par la foi et la repentance.

  • Chorazin n’est mentionnée que deux fois dans tout le Nouveau Testament : ici, et dans Luc 10:13. Cela suggère que Jésus y a exercé une partie de son ministère, même si les Évangiles n’en donnent pas de détails.
  • Ce silence partiel montre que les Évangiles synoptiques ne sont pas des biographies complètes de Jésus, mais des témoignages, centrés sur la proclamation de la Bonne Nouvelle et l’enseignement du Royaume.
Le symbole du sac et de la cendre

Lorsque Jésus dit que Tyr et Sidon, voire Sodome, se seraient repenties « en prenant le sac et la cendre », il utilise une expression profondément enracinée dans la culture biblique.
Ce geste symbolise une attitude d’humiliation, de deuil, et de retour sincère vers Dieu.

Ce passage souligne que le problème des villes condamnées n’est pas un manque de preuves de la vérité de l’Évangile, mais un refus de se repentir, malgré les œuvres puissantes dont elles ont été témoins.

1. Origine et contexte biblique

L’expression de prendre le sac et la cendre, est tirée de pratiques culturelles anciennes, notamment en Israël et au Proche-Orient ancien, où les gens, en période de détresse ou de repentance, revêtaient un sac (vêtement grossier en poil de chèvre) et s’asseyaient dans la cendre ou s’en couvraient.

Quelques exemples clés dans l’Écriture :

Jonas 3:6 :

 La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre.

Job 42:6 :

C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre.
C’est là l’illustration d’une repentance personnelle, profonde, celle de Job.

Daniel 9:3 :

 Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant, en prenant le sac et la cendre.

2. autre signification
  • Le sac et la cendre sont des symboles extérieurs d’un cœur brisé et contrit, que Dieu ne méprise pas (cf. Psaume 51:19).
  • Ces gestes n’ont pas de pouvoir en eux-mêmes. Ce qui compte, c’est la disposition intérieure du cœur (cf. Joël 2:13 : « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements »).
  • Ils représentent une attitude de dépendance totale envers Dieu, marquée par la reconnaissance du péché et le désir de restauration.
  • Ceci appelle chaque croyant à une repentance authentique, visible par une vie transformée.
  • Dans les temps de crise, personnels ou collectifs, elle incite à chercher Dieu avec humilité et ferveur.

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5 – La relation personnelle du disciple avec son Seigneur.

Matthieu 11:25-27 – La révélation souveraine du Père par le Fils

25 En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.

26 Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

« Seigneur du ciel et de la terre » du verset 25

Cette expression souligne que Dieu est le Créateur souverain de toutes choses, aussi bien dans le ciel que sur la terre. Elle fait référence à la création physique et cosmique.

Jésus en tant que Fils, participe pleinement à cette œuvre créatrice, comme le confirment plusieurs textes du Nouveau Testament :

  • Jean 1:3,10 : « Tout a été fait par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui. »
1 Corinthiens 8:6

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

  • Colossiens 1:16 ; Hébreux 1:2 ; 2:10 : témoignent également de la médiation de Christ dans la création.
Les « enfants » au verset 25

Les « enfants » désignent ici les nouveaux croyants, humbles de cœur. Ce sont ceux qui reçoivent la révélation divine avec simplicité et foi.
Ils sont opposés aux sages et intelligents – c’est-à-dire aux religieux orgueilleux ou aux érudits qui se ferment à la révélation parce qu’ils s’appuient sur leur propre savoir.

Cela rejoint Ésaïe 50:5

Le Seigneur, l’Éternel, m’a ouvert l’oreille, Et je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière.

Il faut une oreille spirituelle ouverte pour accueillir le message du Royaume.

Matthieu 11:27

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

« Toutes choses m’ont été données par mon Père » verset 27

Cette déclaration est extraordinairement forte. Jésus affirme ici qu’il a reçu toute autorité du Père, autorité sur la révélation, sur le salut, et sur toutes choses.

Jésus n’est donc pas simplement un grand enseignant ou un génie religieux, mais le Fils de Dieu incarné.

C.S. Lewis (auteur de Narnia) dans son livre « Mere christianity » soulève le trilemme suivant:

Il est soit le Fils de Dieu, soit un fou, soit un imposteur et menteur et il n’y a pas d’alternative intermédiaire. Il n’est pas possible qu’il soit fou compte tenu de la sagesse qu’il a utilisé dans ses paroles et ce qu’il a fait. Par ailleurs, un imposteur n’aurait jamais été jusqu’au bout des souffrances qui lui ont été infligées, jusqu’à souffrir le supplice de la croix. Ainsi, si Jésus n’est pas un imposteur, s’il n’est pas fou, la seule possibilité qu’il reste est qu’il est Dieu.

Cela rejoint l’enseignement de 1 Corinthiens 15:12-19, où Paul affirme que si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine, et le christianisme est une illusion.

Il faut donc se positionner : ou bien le Nouveau Testament dit vrai, ou bien le christianisme est un mensonge.

Cette même affirmation d’autorité revient dans Matthieu 28:18 :

« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. »

« Celui à qui le Fils veut le révéler » verset 27

Il ne s’agit pas ici d’une sélection arbitraire de Jésus, mais d’une réponse volontaire de la personne à la révélation du Christ.

Celui qui reconnaît Jésus comme le Fils de Dieu reçoit, par lui, la révélation du Père.

Jésus est le seul chemin par lequel on peut connaître Dieu :

  1. Il est le seul à révéler le Père :
    • Jean 1:18 – « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique… l’a fait connaître. »
    • Jean 3:11 – « Nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu. »
  2. Il est le chemin qui mène au Père :
    • Jean 14:6 – « Nul ne vient au Père que par moi. »
    • Actes 4:12 – « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom… par lequel nous devions être sauvés. »
    • 1 Timothée 2:5 – « Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ. »
Matthieu 11:28-30 – Le repos en Christ

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Venez à moi est un appel personnel à suivre Jésus en ayant une relation personnelle avec lui. Il ne s’agit pas d’une doctrine.

Ces versets sont uniques à l’Évangile de Matthieu et représentent un sommet d’appel spirituel à la fois intime et profond. Ils condensent deux doctrines fondamentales de la vie chrétienne.

Le verset 28 reflète la doctrine de la justification. (je vous donnerai du repos, c’est Jésus qui nous justifie et notre âme trouve le repos car elle a été pardonnée)

Le verset 29 affirme la doctrine de la sanctification progressive que nous retrouvons en 2 Corinthiens 3:18. (vous trouverez du repos, la finalité est le repos éternel)

Le verset 29 est à comparer en opposition avec:

Actes 15:10

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ?

La Nouvelle Alliance avec Jésus a elle aussi des exigences tout comme l’Ancienne Alliance. Dieu veut toujours un peuple juste qui reflète le caractère de Christ :

1. la repentance

2. la foi

3. l’obéissance

4. la persévérance

Nous sommes appelés à être semblables à l’image de son Fils, Jésus.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

‘Recevez mes instructions’ : Jésus s’adresse à ses disciples et comme eux, nous sommes à l’écoute de ses instructions afin d’agir.

‘Je suis doux et humble de cœur’ : Jésus nous a montré l’exemple. L’humilité et la douceur devinrent les mots-clés du nouveau royaume de Dieu. C’est à cette attitude d’humilité et de douceur que le chrétien se fera reconnaître.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

L’exemple de Jean baptiste montre que même les plus grands serviteurs peuvent douter. La foi n’exclut pas les moments de doute. Ce n’est pas le doute qui condamne, mais ce que nous en faisons.

La parabole des enfants montre qu’un cœur endurci rejette toute forme de vérité. La disposition du cœur change tout. Un cœur endurci tiendra même des propos contradictoires pour ne pas croire.

La connaissance de Dieu ne dépend pas de l’intellect, mais de l’humilité du cœur. La véritable sagesse est une grâce, un don de Dieu.

Jésus ne propose pas une religion pesante, mais une relation qui restaure. Son joug est « doux » et son fardeau « léger », car il est porté avec lui, dans l’amour et la grâce.

Matthieu 11 dévoile un double mouvement :

  • D’une part, un rejet progressif de Jésus par ceux qui refusent d’ouvrir leur cœur.
  • D’autre part, un dévoilement du Royaume à ceux qui, comme Jean, doutent mais qui cherchent, ou comme les petits, acceptent avec foi.
Applications actuelles

Examinons notre cœur : sommes-nous comme les enfants capricieux ou comme les petits auxquels Dieu se révèle ?

Ne laissons pas le doute nous éloigner de Jésus ; laissons-le nous conduire à chercher des réponses fondées.

Marchons dans l’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles.

Acceptons le joug de Christ : non comme une charge, mais comme un chemin de repos.

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Parabole de Matthieu 11:16-19 : enfants assis, le cœur endurci

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Dans la parabole de Matthieu 11:16-19, Jésus expose le rejet systématique du message divin par les hommes. Cette courte parabole éclaire la responsabilité de chacun face à la révélation. Elle enseigne qu’un cœur endurci reste sourd, peu importe le contenu du message. Quelle est la signification de cette parabole et son application pour la vie chrétienne.

La parabole modèle

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1 – L’enseignement

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Par « cette génération », Jésus s’adresse aux religieux très opposés à la révélation divine. Il vise en particulier les pharisiens, les scribes mais aussi la foule animée d’un esprit religieux qui suivaient son ministère. Ces groupes connaissaient Jean le Baptiste. Ils avaient vu les miracles de Jésus, entendu ses messages mais restaient incrédules ou critiques.

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3-  Le contexte :

Ce passage s’inscrit dans un moment où l’opposition à Jésus grandit (Matthieu 11:1-24). Jean-Baptiste en prison, envoie ses disciples pour vérifier si Jésus est le Messie. Jésus lui fait répondre avec les œuvres visibles du Royaume que sont les guérisons, les libérations, la bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres. Par là, il cite les critères de messianité  énoncés par le prophète Ésaïe en 35:5-6.

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4-  Explication de la parabole

Une parabole brève, mais riche de sens

La paresse intellectuelle de l’homme le pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas une explication explicite. Pourtant, celles-ci méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles et ne dansent pas.
Les complaintes en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance. Là encore, l’indifférence est de mise car personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part des hommes, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ses auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas le message qui est donné, mais la disposition du cœur de celui qui l’entend.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel, qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean Baptiste ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui-même, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, les hommes refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques, ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

L’expression utilisée, fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne dont il est question en Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

 

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Cette parabole enseigne que la réaction au message de Dieu dépend de l’état du cœur. Ce n’est ni la forme du message, ni le style du messager qui compte. Un cœur endurci résistera toujours, même devant des miracles.

Cette parabole nous appelle à examiner notre réceptivité à la Parole de Dieu. Sommes-nous comme ces enfants insensibles ? Ou bien avons-nous un cœur ouvert, humble, disposé à entendre même ce qui nous dérange ?

Aujourd’hui quand nous parlons de Jésus aux autres, nous sommes les messagers de la bonne nouvelle de l’Évangile. Si le rejet ne porte que sur le messager, ce n’est pas grave,  mais si le rejet porte sur le message, c’est extrêmement grave, car c’est Jésus-Christ qui est rejeté

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Matthieu chapitre 3 : Jean-Baptiste prépare le chemin du Seigneur

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Le chapitre 3 de Matthieu marque une étape clé. Jean-Baptiste, le précurseur, annonce la venue imminente du Messie. Il prêche la repentance et prépare les cœurs à recevoir Jésus. Ce chapitre présente également le baptême de Jésus, moment crucial où sa mission publique débute, accompagnée d’une révélation divine affirmant son identité de Fils de Dieu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 4

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1 – Le ministère de Jean-Baptiste, le précurseur

Matthieu 3:1-12

1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu’il dit: C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui;

et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

10 Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

11 Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.

12 Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

Matthieu 3:1-4 Présentation de Jean

1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu’il dit: C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Jean-Baptiste, bien qu’apparaissant dans le Nouveau Testament, est en réalité le dernier prophète de l’Ancien Testament. Après quatre cents ans de silence prophétique, celui-ci est envoyé pour préparer le chemin du Messie. Il fait ainsi le lien entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

Il prêche dans le désert (en hébreu Midbar), une région semi-aride où paissent les troupeaux. Ceux qui veulent entendre son message doivent faire l’effort de se déplacer, ce qui renforce le caractère intentionnel d’une démarche spirituelle.

Son message est nouveau car il ne se contente pas de dénoncer le péché comme les prophètes avant lui, mais il appelle à la repentance et annonce l’imminence du royaume des cieux. En cela, il prépare directement la venue de Jésus-Christ.

Matthieu identifie Jean comme l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe :

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Le prophète Malachie est encore plus précis que le prophète Esaïe en :

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Ainsi, lorsque Jean proclame :

Matthieu 3:3

3 … Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Celui-ci annonce la venue d’une personne royale, le Roi lui-même, Dieu incarné.

Nous comprenons que si le royaume est proche, c’est qu’il vient en personne, puisque l’expression » aplanissez ses sentiers » est une expression utilisée pour la venue d’une personne royale.

Le message de Jean-Baptiste repose sur trois points essentiels :

  1. Repentez-vous;
  2. Le royaume des cieux est proche;
  3. Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

La repentance est le premier pas vers Dieu. Elle prépare le cœur à accueillir le Christ. C’est une disposition intérieure qui consiste à reconnaître son péché, s’en détourner, et se tourner vers Dieu avec foi.

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2 – Le baptême de Jean : une nouveauté spirituelle

À l’époque de Jean, les bains rituels de purification étaient connus et pratiqués, mais ils étaient auto-administrés, c’est-à-dire que les personnes descendaient elles-mêmes dans un mikvé et qu’elles s’y plongeaient elles-mêmes. En revanche, le baptême de Jean est différent. En effet, Jean baptisait personnellement ceux qui venaient à lui, et il les appelait à confesser publiquement leurs péchés.

Cela s’inscrit dans la continuité de l’appel d’Ésaïe :

Ésaïe 1:16-18

16 Lavez-vous, purifiez-vous, Ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions ; Cessez de faire le mal.

17 Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l’opprimé ; Faites droit à l’orphelin, Défendez la veuve.

18 Venez et plaidons ! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; S’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.

Ce baptême de repentance est mentionné aussi dans le livre des Actes : (13:24 ; 19:4) et préfigurait le baptême instauré par Jésus.

Actes 19:3-5

Il dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Et ils répondirent : Du baptême de Jean.

Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

Jean demandait aux personnes de confesser publiquement leurs péchés ce qui ne plaisait pas aux Pharisiens et aux sadducéens. Par cette pratique du baptême de repentance, Jean est véritablement une préfiguration de Jésus. Le manteau de poils de chameau est pour montrer son rôle de prophète.

Matthieu 3:5-6

5 Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui;

6 et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

Le peuple reconnaît en Jean un véritable prophète. Sa ferveur témoigne d’un profond désir de retour à Dieu. Jean annonce le royaume des cieux, mais pour y entrer, la repentance est indispensable :

Luc 13:3

Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

En hébreu, « se repentir » signifie changer de comportement, et en grec, cela signifie changer d’avis ou de pensée. Pour le chrétien, c’est un changement global : vision, valeurs, actions. Il s’agit pour lui, de ne plus vivre selon sa propre volonté, mais selon celle de Dieu.

Pour accueillir Jésus dans son cœur, il faut que le cœur soit préparé à le recevoir, et cela passe par un acte de repentance.
La repentance procède de trois actions. Il doit y avoir reconnaissance du péché, suivie d’une décision de s’en détourner, et elle doit conduire à chercher Dieu et sa justice.

Matthieu 3:7-10– Une dénonciation des hypocrites religieux

Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

10 Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

L’expression « races de vipères » évoque la tromperie et l’hypocrisie, en lien avec le serpent de Genèse 3. Jean reproche aux chefs religieux leur prétention à être justes par le fait qu’ils descendent d’Abraham, sans produire les fruits de la repentance.

Matthieu 3:9

et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

Les Juifs croyaient que le mérite de la foi d’Abraham leur était imputé automatiquement. Leur comportement était humain. En effet, il est humain de vouloir bénéficier de ce qui est bien chez l’autre comme un héritage.
Cependant, un véritable enfant d’Abraham se reconnait (cf. Romains 2:28-29) à sa vie de foi, et non à sa lignée.

Romains 2:28-29

28 Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.

29 Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

Par analogie, on peut dire que le chrétien, ce n’est pas celui qui en a l’apparence, mais celui dont le coeur est transformé par l’Esprit de Dieu.

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3 – Jean annonce Jésus et le baptême à venir

Matthieu 3:11

11 Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.

Ce feu peut symboliser à la fois le jugement (comme dans Malachie 3:2-3) et la purification, comme lors de la Pentecôte (Actes 2), où des langues de feu sont venues sur les croyants, les revêtant de puissance.

Malachie 3:1-3

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Qui pourra soutenir le jour de sa venue? Qui restera debout quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur, Comme la potasse des foulons.

Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent ; Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, Et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice.

Matthieu 3:12 – Une image du jugement

12 Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

Cette image est celle d’un jugement final : le blé représente les justes, et la paille, les méchants. Jean annonce une séparation, une sélection opérée par le Christ à sa venue.

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4 – Le baptême de Jésus-Christ

Matthieu 3:13-17

13 Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui.

14 Mais Jean s’y opposait, en disant: C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi!

15 Jésus lui répondit: Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus.

16 Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

Le baptême de Jésus peut surprendre, car il semble paradoxal. En effet, le baptême de Jean était un baptême de repentance alors que Jésus était sans péché et qu’il n’avait donc pas besoin de repentance. Pourtant, celui-ci a choisi d’être baptisé.

Pourquoi ?

Il faut comprendre ce geste comme un acte volontaire d’identification et un modèle à suivre. Jésus ouvre la voie. Il est l’exemple parfait pour tous les croyants. De la même manière qu’en Luc 9, la parabole de la main à la charrue trouve son sens dans l’exemple donné par Jésus en Luc 9:51, alors qu’il se dirige résolument vers Jérusalem, déterminé à accomplir jusqu’au bout la mission que le Père lui a confiée, c’est à dire se sacrifier pour sauver l’humanité et subir le supplice de la crucifixion.

Le baptême de Jésus par Jean peut être compris sous plusieurs angles spirituels et théologiques qui sont :

1. Un exemple à suivre pour les croyants

Jésus montre l’importance de l’obéissance. Il ne demande rien qu’il ne soit prêt à faire lui-même. En se faisant baptiser, il valide et montre le chemin que ses disciples devront emprunter.

2. Une identification avec les pécheurs

Bien qu’il soit sans péché, Jésus s’identifie aux êtres humains dans leur condition, prenant sur lui leur fardeau et leurs besoins spirituels.

3. Une ordination et un équipement pour le ministère

Ce moment marque le début public de son ministère. Il est « oint » de l’Esprit, non par onction d’huile, mais par la descente du Saint-Esprit sur lui.

4. Un symbole de sa mission rédemptrice

Son baptême préfigure son œuvre de salut : mort, ensevelissement et résurrection.

Romains 6:4

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Colossiens 2:12

12 ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts.

5. Une approbation du ministère et du message de Jean-Baptiste

En se soumettant au baptême de Jean, Jésus valide son ministère et son message : l’appel à la repentance et la préparation du peuple à l’accueil du Messie.

6. Une image prophétique de sa mort, de son ensevelissement et de sa résurrection

a – Le baptême est une immersion dans la mort et une remontée vers une vie nouvelle — une image puissante de la croix et de la résurrection.

b – Le baptême de Jésus confirme publiquement l’identité divine de Jésus et inaugure son ministère public.

c – Le baptême de Jésus est aussi un moment clé dans la révélation de l’identité trinitaire de Dieu. C’est l’un des rares passages de la Bible où les trois personnes de la Trinité sont manifestées simultanément :

  • Le Fils est baptisé,
  • Le Saint-Esprit descend sur lui comme une colombe,
  • Le Père parle du ciel :
Matthieu 3:17

17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

 

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Lecture de la Bible le 31 Décembre

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La Lecture de la Bible le 31 Décembre nous invite à réfléchir sur l’amour de Dieu, la discipline divine, et la venue de Jean-Baptiste. Le livre de Malachie prépare nos cœurs pour l’avènement du jour de l’Éternel, tandis qu’Apocalypse 22 nous dévoile la vision du nouveau paradis promis aux croyants.

Proposition de lecture de la Bible le 31 Décembre

Ancien Testament  :

  • Malachie 1 L’inconscience d’Israël devant l’amour de Dieu
    Dans Malachie 1, Dieu exprime Sa déception envers Israël, qui reste indifférent à Son amour fidèle. Bien qu’Il ait choisi ce peuple, Israël ne reconnaît pas la grandeur de la faveur divine. Ce passage nous invite à une introspection sur notre propre réponse à l’amour de Dieu, un appel à ne pas devenir insensibles à Ses bénédictions.
  • – 
  • Malachie 2 La discipline divine
    Malachie 2 évoque la discipline de Dieu à travers les péchés des prêtres et des dirigeants. Leur mauvaise conduite et leur infidélité sont sévèrement réprimandées, car ils ont corrompu l’alliance de Dieu. Cette section rappelle que la discipline divine, bien que dure, est toujours un acte d’amour visant à restaurer et à purifier Son peuple.
  • Malachie 3 La prophétie sur Jean-Baptiste
    Malachie 3 prophétise l’arrivée du messager, Jean-Baptiste, qui préparera le chemin du Seigneur. Il est décrit comme celui qui purifie le peuple et prépare les cœurs pour la venue du Christ. Ce passage souligne l’importance de la repentance et de la purification avant la manifestation de Dieu.
  • et
  • Malachie 4 L’avènement du jour de l’Éternel
    Le dernier chapitre de Malachie annonce le jour de l’Éternel, un jour de jugement mais aussi de guérison et de lumière pour ceux qui craignent Dieu. Ce jour marquera la fin de l’injustice et l’instauration de la paix. La promesse de ce jour glorieux nous incite à attendre fidèlement la rédemption.

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Nouveau Testament :

  • Apocalypse 22 Le nouveau paradis
    Dans Apocalypse 22, Jean décrit le nouveau paradis, un lieu de paix éternelle où Dieu réside parmi Son peuple. Il n’y a plus de souffrance ni de mal, et les croyants jouiront d’une communion parfaite avec Lui. Cette vision consolante nous donne une perspective d’espérance pour l’avenir, où la justice de Dieu triomphera.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante.