Dieu prouve son amour en Christ mort pour nous

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Dieu prouve son amour en Christ d’une manière qui dépasse toute compréhension humaine. Alors que nous étions encore éloignés de Lui, perdus dans nos péchés, Jésus a choisi de mourir à notre place. Son sacrifice n’est pas seulement un acte historique, mais une démonstration vivante de l’amour inconditionnel de Dieu pour nous. Plongeons ensemble dans cette vérité qui transforme nos vies.

Invitation à la réflexion de la semaine :

La base de la foi : Le salut et la grâce

la victoire sur la mort
Dieu prouve son amour en Christ – Romains 5:8

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Romains 5:8 – Dieu prouve son amour en Christ

Un amour inconditionnel

Romains 5:8 nous dit que Dieu prouve son amour en Christ alors que nous n’étions même pas dignes de son regard. Cet amour ne dépend pas de nos mérites, mais de sa nature même. Il nous a aimés le premier et ce, sans attendre que nous soyons parfaits. Cet amour ne se limite pas à des paroles mais s’est manifesté par un sacrifice concret.

Le sacrifice de Christ : notre rédemption

Jésus n’est pas mort pour Lui-même, mais pour nous.

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

Galates 3:13

 Par sa mort, Il a payé le prix de nos péchés et nous a offerts une rédemption totale.

En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,

Éphésiens 1:7

Son sacrifice pour chaque homme n’est pas seulement une libération, mais c’est aussi une invitation à une vie nouvelle.

Une vie transformée par son amour

Quand nous comprenons que Dieu prouve son amour en Christ, cela change tout. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5:17). Nous ne sommes plus définis par nos échecs, mais par son amour.

16 Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

1 Jean 4:16

Comment pouvons-nous répondre à un tel amour ?

Application Pratique : Vivre dans la Gratitude

Face à un tel sacrifice, comment ne pas vivre dans la gratitude ? Prenons un moment pour remercier Dieu pour son amour inconditionnel.

18 Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus Christ.

1 Thessaloniciens 5:18

Que notre vie reflète cet amour en aimant les autres comme Christ nous a aimés.

Dieu prouve son amour en Christ mort pour nous. Que cette vérité nous inspire à vivre chaque jour dans la gratitude et l’abandon à son amour.

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Voici d’autres versets pour une Méditation Personnelle

  • 1 Pierre 2:24« Lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois … »
  • Romains 8:38-39« Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu … »
  • 1 Jean 4:9-10« Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, … »
  • Ésaïe 53:5« Il a été blessé … le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. »
  • Jean 15:13 « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

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18 Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit,

1 Pierre 3:18

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Matthieu chapitre 27 : Jésus condamné, crucifié et enseveli par amour

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Matthieu chapitre 27 décrit la condamnation, la crucifixion et l’ensevelissement de Jésus. Celui-ci est livré à Pilate, cloué sur la croix et meurt dans l’abandon. Pourtant, dans cet acte d’amour ultime, s’accomplit le salut promis à l’humanité pécheresse. Ce chapitre central pour l’Évangile.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 28

Matthieu chapitre 27 – Étude biblique

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1 – La condamnation de Jésus – Matthieu 27:1-2

1 Dès que le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour le faire mourir.

Après l’avoir lié, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur.

Le contexte :

 Après son arrestation, Jésus est conduit devant le Sanhédrin, puis livré à Pilate pour une condamnation romaine.

Les points clés

  • « Tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir» : Le Sanhédrin, après avoir condamné Jésus pour blasphème (Matthieu 26:65-66), cherche à obtenir une condamnation politique de la part des Romains, car ils n’ont pas le droit d’exécuter eux mêmes qui que ce soit (Jean 18:31). Leur motivation est claire : éliminer Jésus, perçu comme une menace pour leur autorité religieuse et politique. Pourtant, pour un blasphème, ils auraient dû le lapider selon ce qui est écrit en:
Lévitique 24:16

16 Celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort: toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu.

Et comme ils l’ont fait pour Étienne en Actes 7.

  • Mais ils tenaient à ce qu’il soit vu par le peuple comme un objet de malédiction selon les versets de :
Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Ceci est confirmé par l’apôtre Paul en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

  • «Ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur » : Pilate, préfet romain de Judée, représente l’autorité impériale. Les chefs religieux doivent obtenir son accord pour exécuter Jésus. Cette livraison marque le début du procès romain au cours duquel Jésus sera accusé de s’être déclaré « roi des Juifs » (une prétention politique dangereuse pour Rome).

L’enseignement

  • Injustice et manipulation : Les autorités religieuses agissent par jalousie et peur (Matthieu 27:18), manipulant la foule et le système judiciaire. Cela montre comment l’ambition et la peur peuvent corrompre la justice.
  • Soumission à la volonté de Dieu : Jésus, bien qu’innocent, se soumet au processus, accomplissant ainsi les Écritures et notamment ce qui est écrit en Ésaïe 53:7.

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2 – Les vains remords de Judas – Matthieu 27:3-10

Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens,

en disant: J’ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent: Que nous importe? Cela te regarde.

Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira, et alla se pendre.

Les principaux sacrificateurs les ramassèrent, et dirent: Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang.

Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers.

C’est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu’à ce jour.

Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète: Ils ont pris les trente pièces d’argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël;

10 et il les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

Le contexte :

Judas, après avoir trahi Jésus, est accablé par le remords. C’est ainsi que s’est accompli la prophétie de:

Zacharie 11:12-13

12 Je leur dis: Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13 L’Éternel me dit: Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

Les points clés

  • « Judas, se repentit» : Le verbe grec metamelomai (se repentir) exprime des remords, mais pas un véritable repentir menant au salut (comparer avec metanoia, qui implique un changement de cœur et de vie). Judas regrette son acte, mais ne cherche pas le pardon de Dieu.
  • « J’ai péché en livrant du sang innocent » : Judas reconnaît l’innocence de Jésus, mais son repentir est désespéré. Il tente de rendre les trente pièces d’argent, symbole de sa trahison (Matthieu 26:15), mais les chefs religieux refusent, montrant leur indifférence à la justice.
  • « Il jeta l’argent dans le temple, se retira, et alla se pendre» : Judas se suicide ce qui constitue un acte de désespoir total. Les chefs religieux utilisent l’argent pour acheter le champ du potier, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 11:12-13
  • ‘’Champ du sang’’ est la traduction du terme Araméen “Hakeldama,” trouvé dans Actes 1:19.

L’enseignement

  • Le danger du désespoir : Judas montre comment les remords sans espérance, peut mener à la destruction. Le vrai repentir implique de se tourner vers Dieu pour confesser son péché et pour recevoir son pardon.
1 Jean 1:9

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

  • L’accomplissement des Écritures : Même dans la trahison, le plan de Dieu s’accomplit. Le champ acheté avec l’argent de Judas devient un lieu maudit, symbole de la conséquence du péché.

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3 – Jésus comparait devant Pilate – Matthieu 27:11-14

11 Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea, en ces termes: Es-tu le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis.

12 Mais il ne répondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens.

13 Alors Pilate lui dit: N’entends-tu pas de combien de choses ils t’accusent?

Le contexte :

Pilate interroge Jésus sur les accusations portées contre lui.

Luc 23:2

Ils se mirent à l’accuser, disant: Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi.

Les points clés

  • « Es-tu le roi des Juifs ? » : C’est la seule question qui intéresse Pilate. Il cherche par là à savoir si Jésus est un agitateur politique. Jésus répond : « Tu le dis », affirmant ainsi sa royauté, mais d’une manière qui dépasse la compréhension terrestre de Pilate.
  • « Il ne répondit rien aux accusations» : Le silence de Jésus accomplit la prophétie d’Ésaïe 53:7 : « Il n’a pas ouvert la bouche, comme un agneau qu’on mène à la boucherie. » Son silence montre sa dignité et sa soumission à la volonté de Dieu, malgré l’injustice.

Enseignement

  • L’autorité de Jésus : Jésus affirme sa royauté, mais pas de la manière attendue par Pilate ou les chefs religieux. Il est roi spirituel, et son royaume n’est « pas de ce monde »
Jean 18:36

36 Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

  • Le silence comme témoignage : Le silence de Jésus devant ses accusateurs, est un témoignage de sa confiance en Dieu et de son innocence. Il ne se défend pas car sa mission est de se sacrifier pour les pécheurs.

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4 – Jésus ou Barabbas – Matthieu 27:15-26

15 A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que demandait la foule.

16 Ils avaient alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas.

17 Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit: Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus, qu’on appelle Christ?

18 Car il savait que c’était par envie qu’ils avaient livré Jésus.

19 Pendant qu’il était assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire: Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste; car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui.

20 Les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.

21 Le gouverneur prenant la parole, leur dit: Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche? Ils répondirent: Barabbas.

22 Pilate leur dit: Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle Christ? Tous répondirent: Qu’il soit crucifié!

23 Le gouverneur dit: Mais quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Qu’il soit crucifié!

24 Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit: Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.

25 Et tout le peuple répondit: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!

26 Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

Le contexte :

  • Pilate propose de relâcher un prisonnier selon la coutume, mais la foule demande la libération de Barabbas et la crucifixion de Jésus.
  • Se laver les mains était une coutume juive et non romaine :
Deutéronome 21:6-8

Tous les anciens de cette ville la plus rapprochée du cadavre laveront leurs mains sur la génisse à laquelle on a brisé la nuque dans le torrent.

Et prenant la parole, ils diront: Nos mains n’ont point répandu ce sang et nos yeux ne l’ont point vu répandre.

Pardonne, ô Éternel! à ton peuple d’Israël, que tu as racheté; n’impute pas le sang innocent à ton peuple d’Israël, et ce sang ne lui sera point imputé.

Psaumes 26:6

Je lave mes mains dans l’innocence, Et je vais autour de ton autel, ô Éternel!

et Psaumes 73:13

13 C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur, Et que j’ai lavé mes mains dans l’innocence :

Les points clés

  • « La foule […] demanda Barabbas » : Barabbas était un criminel notoire (Jean 18:40) et il est préféré à Jésus. Ce choix symbolise comment l’humanité rejette le Sauveur pour privilégier le péché.
  • « Que ferai-je donc de Jésus qu’on appelle Christ ? » : Pilate, conscient de l’innocence de Jésus (Matthieu 27:24), tente de le libérer, mais va cèder à la pression de la foule. « Qu’il soit crucifié ! » devient le cri unanime, montrant la haine des chefs religieux et l’influence qu’ils avaient sur le peuple.
  • « Pilate prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de cet homme » : Ce geste symbolique montre que Pilate rejette toute responsabilité. Cependant, il n’en reste pas moins complice en condamnant Jésus. La foule répond : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! ». Ceci est une déclaration tragique de leur responsabilité collective, une auto-malédiction qui se porte sur les générations suivantes.

L’enseignement

  • La responsabilité morale : Pilate et la foule montrent comment la lâcheté et la manipulation peuvent mener à des injustices graves. Les croyants sont appelés à assumer leurs responsabilités et à résister à la pression sociale et à quelque pression que ce soit.
  • Le rejet de Jésus : Le choix de Barabbas au lieu de Jésus illustre comment l’humanité préfère souvent le péché à la grâce. Cela rappelle l’importance de choisir Jésus-Christ chaque jour.

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5 – Le Roi est couronné d’épines – Matthieu 27:27-32

27 Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.

28 Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate.

29 Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs!

30 Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête.

31 Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

32 Lorsqu’ils sortirent, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, appelé Simon, et ils le forcèrent à porter la croix de Jésus.

Le contexte :

Après la condamnation, Jésus est livré aux soldats romains pour être crucifié. La couronne d’épines rappelle deux épisodes. Celui du sacrifice d’Isaac, où il y a eu substitution avec un bélier.

Genèse 22:13

13 Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils.

Et la malédiction de la terre de:

Genèse 3:17-18

17 Il dit à l’homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre: Tu n’en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,

18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.

Jésus prend sur lui la malédiction liée à nos péchés.

De même, alors que l’humanité méritait la mort, Jésus prend la place de chacun et s’offre lui-même en sacrifice. Il devient ainsi la victime expiatoire, accomplissant le rôle du bélier dans le récit d’Abraham, mais de façon parfaite et définitive.

Les points clés

  • « Les soldats du gouverneur prirent Jésus dans le prétoire » : Les soldats romains vont se moquer de Jésus. Ainsi, Ils lui mettent un manteau écarlate. Marc 15:17 et Jean 19:2 parleront de pourpre, symbole de royauté. Ils le coiffent d’une couronne d’épines, et lui mettent entre les mains un roseau comme un sceptre, le ridiculisant ainsi en le traitant comme un « roi ».
  • « Salut, roi des Juifs ! » : Les soldats se moquent de la prétention royale de Jésus, lui crachent dessus et le frappent. Ces actes montrent le mépris des Romains pour les Juifs et leur Messie.
  • « Après s’être ainsi moqués de lui, ils l’emmenèrent pour le crucifier » : Jésus est conduit au calvaire, portant sa croix (Jean 19:17). Malgré les outrages, il reste silencieux et digne, accomplissant ainsi les Écritures.

L’enseignement

  • L’humiliation de Jésus : Les moqueries des soldats révèlent la profondeur de l’abaissement de Jésus. Il endure l’humiliation pour racheter l’humanité. Paul dira :
Philippiens 2:8

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

  • La royauté de Jésus : Ironiquement, les soldats proclament sans le savoir la vérité. Jésus est bien le Roi, le Roi des rois, mais son royaume est spirituel et éternel.

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6 – Jésus est crucifié – Matthieu 27:33-44

33 Arrivés au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne,

34 ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; mais, quand il l’eut goûté, il ne voulut pas boire.

35 Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique.

36 Puis ils s’assirent, et le gardèrent.

Les points clés

  • 27:34“ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel” Le Talmud Babylonien dit que les femmes de Jérusalem donnaient cette boisson forte aux condamnés pour soulager leur douleur. C’était probablement une référence prophétique au:
Psaumes 69:22

22 Ils mettent du fiel dans ma nourriture, Et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre.

  • 27:35 – « ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort » C’est l’accomplissement de la prophétie de:
Psaumes 22:19

19 Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique.

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Matthieu 27:37-44 – L’inscription : Le roi des Juifs

37 Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête: Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.

38 Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.

39 Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête,

40 en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

43 Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu.

44 Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière.

Les points clés

  • 27:37– Jésus, le roi des Juifs, ou plus précisément,Jésus de Nazareth, roi des Juifs. l’acronyme de « Jésus de Nazareth, roi des Juifs » donne le nom de Dieu, équivalent en latin à « INRI ». C’est ce qui explique la réaction des principaux sacrificateurs relatée en:
Jean 19:20-22

20 Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin.

21 Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N’écris pas: Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit: Je suis roi des Juifs.

22 Pilate répondit: Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.

  • Tous ceux qui se moquent de Jésus et qui le provoquent, sont inspirés par l’ennemi le diable, qui veut faire échouer le plan de Dieu. Le déchainement des puissances démoniaques est révélée au verset de:
Psaumes 22:13-14

13 De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m’environnent.

14 Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit.

  • L’accomplissement des Écritures : Chaque détail (le partage des vêtements, les moqueries…) accomplissait les prophéties de l’Ancien Testament, montrant que la crucifixion faisait partie du plan divin.
  • La souffrance et l’amour : Jésus a enduré toutes les moqueries, les injures et la douleur par amour pour les hommes.
Matthieu 20:28

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

  • Les moqueries des hommes montrent l’incompréhension humaine et démontrent que la sagesse de Dieu est une folie pour le monde.
1 Corinthiens 1:18

18 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

Ne soyons donc pas surpris quand notre témoignage auprès des autres, est rejeté et que nous soyons rejetés à cause de cela.

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7 – Jésus accomplit la loi par sa mort – Matthieu 27:45-56

45 Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre.

46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani? c’est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?

47 Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent: Il appelle Élie.

48 Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire.

49 Mais les autres disaient: Laisse, voyons si Élie viendra le sauver.

50 Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit.

51 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,

52 les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

53 Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes.

54 Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.

55 Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir.

56 Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

Les points clés

  • 27:45 : «il y eut des ténèbres sur toute la terre »: Les ténèbres (de 12 à 15 heures) symbolisent le jugement de Dieu et la souffrance spirituelle de Jésus, qui porte le péché du monde, selon :
Ésaïe 53:6

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Au moment où Jésus prend sur lui tous les péchés du monde, Dieu le Père se retire car il est trop pur pour voir le péché. Jésus perd ainsi pour un temps la communion avec le Père.

Habakuk 1:13

13 Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, Et tu ne peux pas regarder l’iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, Quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui?

  • 27:46 : «Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ce verset est la citation du
Psaumes 22:2

2Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m’as-tu abandonné, Et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?

Ce verset exprime la détresse extrême de Jésus quand sur la croix, Il porte tout le poids du péché, ce qui le sépare temporairement de Dieu, son Père.

  • 27:47 : «Il appelle Élie » Les spectateurs ne comprennent pas les paroles de Jésus, montrant ainsi leur ignorance des Écritures. Pourtant, ce moment est l’accomplissement de celles-ci.
  • 27:50 :« Jésus dans un grand cri rendit l’esprit » : Par son sacrifice volontaire, Jésus a accompli sa mission rédemptrice.
Jean 10:18

18 Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.

Son dernier cri est un cri de victoire.

Jean 19:30

30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

  • 27:51 : « Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ». Le fait que le voile se soit déchiré du haut vers le bas indique que cela s’est produit à l’initiative de Dieu. En effet, ce voile étant particulièrement haut et épais, il était impossible à des hommes de le déchirer de bas en haut d’un seul coup. A partir du moment où il est déchiré, Il offre un accès direct à la présence de Dieu le Père, en réponse au sacrifice accompli par son Fils Jésus. Ceci est confirmé par :
Hébreux 10:19-20

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

  • 27:51-52 : « La terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent » Ces signes surnaturels montrent l’impact de la mort de Jésus même sur la création.
  • 27:52-53 : « des saints ressuscitèrent » Ces résurrections préfigurent la victoire de Jésus sur la mort.
  • 27:54 : « Le centurion … Assurément, cet homme était Fils de Dieu »: Parmi la foule, c’est un païen (le centurion romain) qui reconnaît la divinité de Jésus après avoir vu les signes surnaturels. Cela montre que la vérité de Jésus dépasse les barrières culturelles et religieuses.
  • 27:55-56 : « Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin ». Ces femmes étaient notamment Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée qui sont restées fidèles jusqu’à la fin. Leur présence montre leur dévouement et prépare leur rôle de témoins de la résurrection.
L’enseignement
  • L’accomplissement des Écritures : La mort de Jésus s’accomplissait selon les prophéties de l’Ancien Testament (Psaume 22, Ésaïe 53). Chaque détail (les ténèbres, le cri d’abandon, la déchirure du voile) montre que le plan de Dieu se réalisait.
  • Le sacrifice rédempteur : Jésus porte le péché du monde
 1 Jean 2:2

Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.

Jésus endure la séparation d’avec Dieu pour racheter l’humanité. Sa mort ouvre la voie du pardon et de la réconciliation avec Dieu.

  • L’accès à Dieu : La déchirure du voile symbolise le fait que tout être humain, peut désormais s’approcher de Dieu le Père, au nom de Jésus-Christ, son Fils.
Hébreux 4:16

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

  •  Jésus a aboli la séparation entre Dieu et les hommes.
  • La reconnaissance de la divinité : Même un soldat romain reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu. Cela montre que la vérité de Jésus se révèle même dans les moments les plus sombres.
  • La fidélité des femmes : Les femmes, contrairement aux disciples qui ont fui, sont restées fidèles jusqu’à la fin. Leur présence prépare leur rôle dans l’annonce de la résurrection (Matthieu 28:1-10).

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8 – Jésus est enseveli – Matthieu 27:57-61

57 Le soir étant venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus.

58 Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre.

59 Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul blanc,

60 et le déposa dans un sépulcre neuf, qu’il s’était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du sépulcre, et il s’en alla.

61 Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du sépulcre.

Le contexte :

 Après la mort de Jésus, Joseph d’Arimathée va demander son corps pour l’ensevelir.

Les points clés

  • 27:57 : « Joseph d’Arimathée était aussi disciple de Jésus ». Il est membre du Sanhédrin selon Marc 15:43 et est décrit comme un homme bon et juste, attendant le royaume de Dieu (Luc 23:50-51). Selon Jean 19:38, il était disciple de Jésus en secret et il a fait preuve de détermination en demandant publiquement le corps de Jésus à Pilate. Cette initiative comportait un risque pour sa position sociale, reflétant ainsi une démarche courageuse de foi. Les disciples n’eurent le courage de manifester leur foi en Jésus qu’après la Pentecôte.
  • 27:60 : « Il le déposa dans son sépulcre neuf» L’ensevelissement dans un tombeau neuf, accomplissait la prophétie d’Ésaïe 53:9.
  • 27:61 :« Marie de Magdala et l’autre Marie»: Ces femmes vont faire preuve d’une fidélité constante. Présentes lors de la crucifixion, elles assistent également à la mise au tombeau de Jésus, et se préparent à embaumer son corps.
Marc 16:1

1 Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus.

Leur présence montre leur dévouement.

l’Enseignement

  • Le courage de la foi : Joseph d’Arimathée incarne l’audace de vivre sa foi, même dans l’adversité. Il est pour les croyants une référence pour vivre leur foi avec détermination, même dans des environnements hostiles.
  • L’espérance de la résurrection : Le tombeau neuf et scellé, devient le lieu de la victoire sur la mort. Les chrétiens sont invités à vivre dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle.

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9 – Le sépulcre est scellé et gardé – Matthieu 27:62-66

62 Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate,

63 et dirent: Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore: Après trois jours je ressusciterai.

64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple: Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.

65 Pilate leur dit: Vous avez une garde; allez, gardez-le comme vous l’entendrez.

66 Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre.

Le contexte :

Les chefs religieux demandent à Pilate de sécuriser le tombeau pour empêcher une prétendue supercherie. Peut-être qu’au fond d’eux-mêmes, leur motivation était autre, car ils se rappelaient les paroles de Jésus : « Après trois jours je ressusciterai. » 

Matthieu 16:21

21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, qu’il souffre beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour.

Les points clés
  • 27:62 : « Les autorités religieuses et Pilate » Se souvenant des paroles de Jésus sur sa résurrection, ces autorités religieuses cherchent à empêcher toute rumeur de résurrection.
  • 27:64 : «Ordonne que le sépulcre soit gardé». Pilate ne veut pas prendre la responsabilité de la garde du sépulcre pour ne pas être accusé de négligence.
  • 27:66 :« Ils scellèrent la pierre»: Les religieux prennent toutes les précautions. La garde est devant le sépulcre, la pierre est scellée. Toute tentative de fraude est rendue impossible.
L’enseignement
  • L’impuissance face à Dieu : Les précautions des chefs religieux seront vaines. La résurrection de Jésus est la preuve de la toute-puissance de Dieu
  • La peur de la vérité : Les autorités cherchent à étouffer la vérité, mais leur mensonge sera démasqué (Matthieu 28:11-15). La vérité triomphera toujours.

La synthèse et les enseignements globaux

  1. L’accomplissement des Écritures : Chaque détail de Matthieu 27 (la trahison de Judas, le silence de Jésus, la déchirure du voile, etc.) accomplissait les prophéties de l’Ancien Testament. Cela montre que la mort de Jésus faisait partie du plan rédempteur de Dieu.
  2. L’amour et le sacrifice de Jésus : Jésus endure la trahison, l’humiliation et la mort par amour pour l’humanité. Son sacrifice ouvre la voie du pardon et de la réconciliation avec Dieu.
  3. La faiblesse humaine et la grâce divine :
    • Judas montre comment le remords sans repentir mène au désespoir.
    • Pierre, bien qu’ayant renié Jésus, sera restauré (Jean 21:15-19). Cela rappelle que la grâce de Dieu est plus forte que nos échecs.
  4. La victoire sur la mort : La déchirure du voile et la reconnaissance du centurion montrent que la mort de Jésus ouvre un nouveau chemin vers Dieu. La résurrection (Matthieu 28) confirmera cette victoire.

L’application pratique

  • Méditer sur le sacrifice de Jésus : Prendre un temps pour réfléchir à l’amour de Jésus, qui a enduré la croix pour nous. Comment cela peut-il transformer notre gratitude et notre engagement envers Lui ?
  • Vivre dans la confiance en Dieu : Comme Joseph d’Arimathée, osons vivre notre foi avec courage, même dans un environnement hostile. Dieu honore ceux qui Lui sont fidèles.
  • Proclamer la vérité de la résurrection : Les chefs religieux ont tenté de cacher la vérité, mais elle a éclaté au grand jour. Les croyants sont appelés à partager l’Évangile avec audace, sans crainte des oppositions.
  • Recevoir la grâce et le pardon : Comme Pierre, nous pouvons échouer, mais la grâce de Dieu est toujours disponible. Tournons-nous vers Lui avec un cœur repentant et recevons son pardon.

Question pour la réflexion

Comment ce chapitre 27 de l’Évangile de Matthieu relatant la mort et l’ensevelissement de Jésus, peut-il renforcer notre foi et nous motiver à vivre pour Christ au quotidien ? En particulier, comment pouvons-nous :

  1. Rester fidèle à Jésus, même dans les épreuves ?
  2. Témoigner de son amour autour de nous ?
  3. Vivre dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle ?

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Osée 13:14 – Dieu ouvre un chemin de vie au cœur du jugement

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Osée 13:14 montre une lueur d’espérance au milieu du jugement. Dieu promet de racheter et de délivrer. Le verset annonce sa victoire définitive sur la mort et son désir de sauver les hommes malgré leur infidélité.

C'est Christ qui vit en moi - Galates 2:20
Osée 13:14 – Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts

14 Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts, Je les délivrerai de la mort. O mort, où est ta peste? Séjour des morts, où est ta destruction ? Mais le repentir se dérobe à mes regards !

Osée 13:14

Osée 13 dépeint l’effondrement spirituel d’Israël qui se détourne de Dieu pour adorer des idoles sans vie. Les conséquences deviennent inévitables car l’éloignement du Dieu vivant conduit toujours à la stérilité et au chaos. Pourtant, au cœur du chapitre 13 d’Osée, surgit ce verset 14. Dieu annonce qu’Il rachètera Son peuple de la mort. Cette promesse tranche avec l’ambiance de jugement, comme un rayon de lumière dans une nuit profonde.

Le verset de Osée 13:14 dépasse son contexte immédiat dans lequel Ephraïm par sa conduite mérite la mort.

Paul cite ce verset en :

1 Corinthiens 15:55

55 O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon?

pour montrer que Christ accomplit pleinement cette victoire. Dieu ne se contente pas de suspendre un jugement mais Il ouvre un chemin de vie. Il arrache l’homme à la mort spirituelle par un acte souverain de rédemption. La délivrance promise dans Osée trouve son accomplissement dans l’œuvre de Jésus-Christ qui a triomphé du tombeau et offre une espérance.

Ainsi, ce verset rappelle que la fidélité divine dépasse l’infidélité humaine.

2 Timothée 2:13

13 si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.

Même lorsque les conséquences tombent, Dieu prépare une issue. Il invite chacun à revenir vers Lui, parce qu’en sa présence la mort perd sa puissance et la vie reprend son droit.

Versets associés
  • Romains 6:23 – Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle.
  • 1 Corinthiens 15:55 – Victoire de Christ sur la mort.
  • Ésaïe 25:8 – Dieu engloutit la mort pour toujours.
  • Jean 11:25 – Jésus, la résurrection et la vie.
  • Psaumes 49:16 – Dieu sauve du séjour des morts.

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16 Mais Dieu sauvera mon âme du séjour des morts, Car il me prendra sous sa protection.

Psaumes 49:16

Osée 12 à 14 – – – Apocalypse 4

     

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Cantique 4:7 – Mon amie, toute belle et sans défaut

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Cantique 4:7 révèle le regard d’amour divin posé sur l’Église. En Christ, Dieu voit son épouse comme parfaite, belle et sans défaut, malgré nos luttes. Ce verset nourrit notre identité spirituelle.

ma toute belle amie - Cantique 4:7
Cantique 4:7 – Mon amie, toute belle et sans défaut

Tu es toute belle, mon amie, Et il n’y a point en toi de défaut.

Cantique 4:7

Dans le langage poétique du Cantique des cantiques, l’Époux figure le Christ, et l’Épouse représente l’Église. Ce verset affirme ce que Dieu voit, c’est une Église purifiée, rachetée et revêtue de justice, ce qui nous est confirmé en :

Éphésiens 5:27

27 afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

Dieu ne nie pas nos faiblesses, mais Il voit au travers du sang de Christ. Là où nous voyons des défauts, Lui contemple une beauté restaurée. C’est la position du chrétien en Christ qui le rend agréable à Ses yeux.

Colossiens 1:22

22 pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche,

Ce regard transforme. Il libère de la honte, guérit l’estime blessée, restaure l’assurance spirituelle. L’amour du Christ ne nous écrase pas. Il nous relève. Celui qui entend cette voix divine cessera de se définir par ses échecs. Il apprendra à marcher selon la valeur que Dieu lui accorde.

Cantique 4:7 n’est pas une flatterie, mais une vérité spirituelle. Elle est le fondement sur lequel bâtir notre foi, persévérer dans la sanctification et refléter la gloire du Christ. Accepter ce regard d’amour, c’est commencer à se voir comme Dieu nous voit.

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27 afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

Éphésiens 5:27

Cantique des cantiques 4-5 – – – Galates 3

     

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Actes 4:12 : Jésus, notre unique chemin vers le salut

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Ce verset de Actes 4:12, rappelle une vérité fondamentale de la foi chrétienne. Jésus est l’unique et le seul chemin vers le salut. Cette déclaration, faite par Pierre devant le Sanhédrin, souligne l’exclusivité de l’œuvre de Christ pour l’humanité.

Pierre répond aux religieux en Actes 4:12
Pierre proclame : Jésus est celui qui sauve – Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom( que le nom de Jésus) qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Actes 4:12

Aujourd’hui, ce verset résonne comme un appel à la réflexion. Beaucoup cherchent des chemins alternatifs, des philosophies, ou des religions qui prétendent offrir une voie vers la paix ou le salut. Pourtant, comme le déclare Pierre, ces voies ne peuvent conduire qu’à la déception. Seul Jésus, par son sacrifice à la croix et sa résurrection, offre la véritable réconciliation avec Dieu.

Le salut en Jésus-Christ est gratuit et accessible à tous, mais il n’est offert que par la foi en Lui. Il n’y a pas d’autre moyen. Cette vérité doit nous guider dans notre quotidien, dans nos actions et dans nos choix. En effet, le salut ne réside pas dans nos œuvres, mais dans l’œuvre achevée de Jésus.

Pour nous aujourd’hui, ce verset rappelle l’importance de proclamer cette vérité. Jésus est le seul moyen de salut, et chaque croyant a la mission de partager ce message. Il ne s’agit pas de persuader par des arguments humains, mais de témoigner de l’amour et de la grâce qui ont été manifestés en Jésus.

Nous devons nous rappeler que le salut n’est pas une option parmi d’autres. Il est en Jésus seul.

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Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

Romains 10:9

Néhémie 10-11 – – – Actes 4:1-22

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Jean 19:30 : Tout est accompli

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Jean 19:30 rapporte les derniers mots du Christ en croix : « Tout est accompli. » Cette déclaration brève marque pourtant un tournant décisif dans l’histoire du salut.

Jésus proclame Tout est accompli - Jean 19:30
Jésus a tout accompli avec son sacrifice à la croix – Jean 19:30

30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

Jean 19:30

Jésus ne s’exprime pas en victime résignée, mais en souverain victorieux. Il affirme l’achèvement de l’œuvre confiée par le Père. À cet instant, les prophéties s’accomplissent, la dette du péché s’efface, et l’accès à Dieu s’ouvre.

Aujourd’hui, ce verset interpelle chacun de nous. Nos efforts, nos mérites ou nos œuvres ne peuvent rien ajouter à ce que Christ a pleinement accompli. C’est par grâce que nous entrons dans une relation restaurée avec Dieu. Cette vérité libère du poids des performances religieuses.

Cependant, ce cri de victoire de Jésus n’invite pas à la passivité. Bien au contraire, il nous pousse à vivre une obéissance motivée par la gratitude. En effet, c’est parce que tout est accompli que nous pouvons marcher dans la paix, dans la foi et dans la fidélité, sans peur du rejet.

De plus, cette parole invite à la confiance. Le mal semble parfois dominer, mais Christ a déjà triomphé. Même dans nos détresses, nous savons que la croix n’était pas une défaite, mais une victoire.

Enfin, elle nous appelle à l’espérance. Si Jésus a tout accompli à la croix, il complétera aussi son œuvre en nous jusqu’à la fin.

Jean 19:30 résonne ainsi comme une promesse scellée : ce que Dieu commence, Il l’achève parfaitement.

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14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix;

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Colossiens 2:14-15

Esdras 1-2 – – – Jean 19:23-42

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Jean 19:6 : Quand l’innocence rencontre la haine du monde

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Jean 19:6 rapporte une scène glaçante : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » crient les chefs religieux. Pourtant, Pilate déclare Jésus innocent. Cette opposition entre lumière et ténèbres dévoile la tragédie de l’humanité.

Mains enchaînées symbolisant l’innocence opprimée par l’injustice humaine - Jean 19:6
Innocence liée, cri de haine selon Jean 19:6

6 Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le (Jésus) virent, ils s’écrièrent: Crucifie! crucifie! Pilate leur dit: Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve point de crime en lui.

Jean 19:6

Les responsables religieux rejettent le Fils de Dieu, et ce non par ignorance, mais par choix délibéré. Leur haine s’accroît face à l’innocence qui expose leur propre injustice. Pilate, bien qu’ayant le pouvoir, cède à la pression, préférant sa position à la vérité.

Aujourd’hui encore, Jean 19:6 résonne avec force. La haine du monde envers Christ persiste. Elle se manifeste par l’indifférence, le rejet ou même par la persécution. Pourtant, Jésus demeure l’innocent sacrifié non par faiblesse, mais par amour.

Il accepte l’humiliation pour accomplir le salut. Son silence face à la haine révèle sa maîtrise et sa mission. Il ne subit pas la croix mais il l’embrasse volontairement pour notre rédemption.

Cela nous appelle à deux attitudes. D’abord, cela nous pousse à l’émerveillement devant la justice parfaite du Christ. Ensuite, cela nous pousse à l’introspection : comment réagissons-nous face à la vérité dérangeante ? Acceptons-nous l’appel à la lumière, ou résistons-nous comme les chefs religieux ?

Enfin, cette scène rappelle que suivre Jésus implique parfois d’être rejeté. Cependant la fidélité à la vérité l’emporte toujours sur la faveur des hommes.

Jean 19:6 révèle la tension entre le ciel et la terre. Pourtant, c’est par cette injustice que Dieu réalise la plus grande justice : notre salut.

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Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.

Hébreux 12:3

2 Chroniques 34-36 – – – Jean 19:1-22

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Jean 18:14 Il est avantageux qu’un seul homme meurt

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Jean 18:14 rapporte une parole troublante de Caïphe : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Bien que celui-ci parle sans en saisir la portée prophétique, cette déclaration annonce le cœur de l’Évangile.

Caïphe souverain sacrificateur - Jean 18:14
Caïphe prophétise en Jean 18:14

14 Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.

Jean 18:14

Caïphe en réalité, parlait selon un calcul politique. Il craignait que Jésus suscite des troubles qui auraient engendré des problèmes avec l’occupant romain. Pour préserver la stabilité, il va proposer la mort d’un seul au profit de tous. Or sans le vouloir, il annonce le dessein divin. Dieu avait décidé, dès avant la fondation du monde, que le Christ mourrait pour racheter l’humanité toute entière.

Aujourd’hui, ce verset nous appelle à réfléchir à la portée du sacrifice de Jésus-Christ. Il ne s’agit pas d’un accident de l’histoire. Jésus va donner sa vie volontairement pour que nous vivions pleinement. Par son offrande, il prend sur lui nos fautes, nos douleurs et notre condamnation.

Ainsi, cette parole de Caïphe mue par calcul politicien, devient vérité éternelle. Ce qui semblait un raisonnement humain cache en réalité le plan souverain de Dieu. Jésus devient l’Agneau offert pour nos péchés.

Pour nous aujourd’hui, cela change tout. Nous n’avons plus à craindre le jugement. Celui qui croit en Jésus et qui en fait son Seigneur, reçoit la vie éternelle. Il entre dans une relation réconciliée avec Dieu. Le sacrifice d’un seul a ouvert la porte du salut pour tous.

Jean 18:14 révèle donc la sagesse divine à l’œuvre, même à travers les propos d’un cœur endurci. Croyons avec reconnaissance en celui qui s’est livré pour nous.

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Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités… par ses meurtrissures nous sommes guéris.

Ésaïe 53:5

2 Chroniques 30-31 – – – Jean 18:1-18

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Hébreux chapitre 10 : Le sacrifice ultime pour l’humanité

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Hébreux chapitre 10 souligne la valeur unique du sacrifice de Christ, offrant un pardon complet et permanent. L’auteur exhorte les croyants à persévérer dans la foi, à s’encourager mutuellement et à ne pas abandonner leur assemblée.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 11

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Hébreux chapitre 10 – Étude biblique

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Dans ce chapitre l’auteur approfondit son argumentation en introduisant de nouvelles idées, notamment l’obéissance de Christ à la volonté du Père, obéissance qui l’a conduit à se sacrifier pour le salut de l’humanité. Il explique également que la loi mosaïque n’était qu’une ombre des réalités à venir, une simple préfiguration du plan de rédemption en Christ. Comme toute ombre, elle n’a pas de substance propre mais elle pointe vers quelque chose de plus grand, à savoir que la réalité est en Christ. La loi révèle le péché, comme l’explique Romains 7, mais elle ne peut l’effacer ni apporter la réconciliation avec Dieu. Seul le sacrifice de Jésus peut réellement ôter le péché et offrir la solution définitive à la condition humaine.

Les sacrifices de la loi, bien qu’offerts perpétuellement, ne pouvaient en eux-mêmes pas régler de manière définitive le problème du péché. Leur répétition prouvait leur inefficacité. Si ces sacrifices avaient été suffisants, ils auraient cessé car ceux qui participaient au culte auraient été purifiés une fois pour toutes, sans avoir conscience de leurs péchés.

1- Hébreux chapitre 10 :1-4 – Insuffisance des sacrifices de l’Ancienne Alliance

Hébreux 10:1-4 met en lumière cette insuffisance

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ?

Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ;

car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

Le verset 1 souligne que la loi est « une ombre des biens à venir ». Il est important de noter que le terme « ombre » n’est pas utilisé ici de la même manière qu’en Hébreux 8:5 où il est écrit:

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Dans ce verset, il s’agissait du contraste entre le culte céleste et son reflet imparfait sur terre. Ici, « ombre » signifie une préfiguration, c’est à dire comme un croquis avant la réalisation d’une œuvre d’art. La loi montre une esquisse du plan de salut divin, mais elle n’a pas la précision ni la clarté de la réalité accomplie en Christ. L’ombre a pour fonction de diriger notre attention vers la réalité à venir.

En Hébreux 9:11, les « biens à venir » se réfèrent au ministère sacerdotal de Jésus dans le tabernacle céleste, plus grand et parfait. Jésus est le souverain sacrificateur des biens à venir. L’auteur de l’épître insiste à nouveau sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, en contraste avec les sacrifices lévitiques répétés et inefficaces.

Le terme « amener à la perfection » (v.1) fait référence à l’accomplissement, la maturation, ou la complétude. Les sacrifices de la loi n’ont jamais amené les adorateurs à cette perfection spirituelle et morale. Le verset 2 introduit une hypothèse : si la loi avait pu rendre parfaits ceux qui l’observaient, elle aurait effacé le souvenir du péché. Cependant, le fait que le culte se répétait, montre bien que cette perfection n’était pas atteinte.

Le verset 4 rappelle la réalité de l’impuissance des sacrifices animaux : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés ». Ce constat remet en question l’efficacité du culte mosaïque et souligne la nécessité d’un autre sacrifice, parfait et définitif : celui de Jésus-Christ. En fait, on pourrait presque lire le verset 4 immédiatement après le verset 1 pour renforcer cette idée : « ne peut jamais… car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. »

L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite avant l’an 70, avant la destruction du Temple, puisque l’auteur parle d’un culte encore en vigueur. Ce passage met en lumière l’impossibilité du culte mosaïque à purifier totalement l’homme. Les sacrifices sous l’ancienne alliance pouvaient laver le corps des souillures extérieures, mais ils ne pouvaient pas purifier le cœur et l’esprit de la culpabilité. En revanche, la Nouvelle Alliance en Christ offre une purification intérieure et permet aux croyants de s’approcher de Dieu avec une bonne conscience.

Hébreux 4:16 résume cette grâce :

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le verset 3 fait référence au jour des expiations (Yom Kippour), où les péchés étaient rappelés chaque année par les sacrifices offerts. Chaque année, le peuple d’Israël renouvelait le souvenir de ses transgressions, mais la loi ne pouvait pas les en libérer. Cela fait également écho aux sacrifices quotidiens, comme le sacrifice d’un taureau offert chaque jour pour les péchés du peuple.

Exode 29:36

36 Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le péché, pour l’expiation; tu purifieras l’autel par cette expiation, et tu l’oindras pour le sanctifier.

Le but ultime de la loi n’était pas de purifier l’homme du péché, mais de révéler son besoin de rédemption. Comme le dit Jean-Baptiste en :

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

En conclusion, l’auteur de l’épître aux Hébreux montre que le sacrifice unique de Jésus est parfait, complet et suffisant. Là où les sacrifices lévitiques échouaient, le sacrifice de Christ accomplit ce que la loi ne pouvait jamais réaliser : l’effacement définitif du péché et la réconciliation avec Dieu. Jésus est la réalité à laquelle la loi et les sacrifices faisaient allusion, le seul capable d’amener les croyants à la perfection spirituelle et de les libérer de la culpabilité du péché.

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2 – Hébreux chapitre 10:5-10 – Voici, je viens Pour faire ta volonté

Hébreux 10:5-10

C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;

Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.

Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),

il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ce passage met en lumière la suprématie du sacrifice de Christ et le remplacement de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance. Les versets 5 à 7 citent Psaumes 40:7-9, et l’auteur de l’épître aux Hébreux applique cette prophétie à Jésus-Christ. Les paroles de David deviennent celles du Christ, qui affirme que Dieu ne veut ni sacrifices ni offrandes, mais un cœur obéissant. Cette déclaration souligne la mission de Jésus, incarné pour accomplir la volonté du Père.

Les versets 5 et 6 révèlent une vérité fondamentale, à savoir que les sacrifices et les holocaustes de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à satisfaire pleinement Dieu. Bien qu’ils aient été ordonnés par la loi, ils n’apportaient pas la purification véritable du péché. La clé réside dans le fait que Jésus, dans son humanité, a offert quelque chose de totalement différent : lui-même. En recevant un corps, il est venu pour accomplir la volonté de Dieu, et ce sacrifice unique a remplacé les rituels répétés des sacrifices animaux.

Philippiens 2:6-7

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

Illustre cette idée en expliquant que, bien que Jésus fût égal à Dieu, il s’est dépouillé pour prendre la forme d’un serviteur, se rendant semblable aux hommes.

Le verset 6 exprime aussi la déception divine face à l’obéissance mécanique aux sacrifices. Dans l’Ancien Testament, plusieurs passages montrent que Dieu valorise bien plus l’obéissance sincère et un cœur repentant que le simple rituel sacrificiel.

1 Samuel 15:22 dit :

22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.

De même, des passages comme Ésaïe 1:11-17, Osée 6:6 et Michée 6:6-8 montrent que ce que Dieu recherche, c’est la justice, la miséricorde et un cœur véritablement dévoué à lui.

La répétition des sacrifices sous la loi mosaïque trahissait leur inefficacité. De même, certains chrétiens perpétuent aujourd’hui des rituels similaires, notamment dans la liturgie de la messe catholique, où le sacrifice de Christ est reproduit symboliquement chaque jour. Toutefois, Hébreux 10 nous enseigne que le sacrifice de Jésus a été accompli une fois pour toutes et n’a nul besoin d’être répété, contrairement aux sacrifices juifs. Le danger ici est de tomber dans un schéma de culte répétitif, oubliant la perfection du sacrifice du Christ. Il en va de même pour ceux qui se préparent à rebâtir un temple à Jérusalem pour restaurer les sacrifices de l’Ancien Testament : ces efforts sont inutiles à la lumière de l’accomplissement en Christ.

La volonté de Dieu, révélée est que nous soyons sanctifiés, ainsi qu’il est écrit en :

1 Thessaloniciens 4:3

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

Cette sanctification découle directement de l’œuvre de Jésus. Le verset de :

Hébreux 10 :10 nous rappelle que

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Le sacrifice de Jésus n’a pas besoin d’être renouvelé ; il est complet et parfait.

Hébreux 10:7 souligne une distinction essentielle : les sacrifices d’animaux étaient involontaires de la part de ces derniers, tandis que Jésus a volontairement offert sa vie pour accomplir la volonté du Père. Cela contraste avec les sacrifices imposés par la loi. De plus,

Hébreux 10:8 récapitule les différents types de sacrifices offerts sous l’ancienne alliance, montrant que tous ces sacrifices n’étaient qu’une préfiguration du sacrifice ultime de Jésus.

Hébreux 10:9 déclare que Jésus a aboli la première alliance pour établir la seconde. L’Ancienne Alliance, marquée par les sacrifices répétés et la loi mosaïque, a été remplacée par la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Christ, comme l’illustre le verset de:

Colossiens 2:14

14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ;

Ceci fait écho à Jérémie 31:31-34, qui prophétise une nouvelle alliance où Dieu mettra sa loi dans le cœur de son peuple.

Hébreux 10:10 insiste sur l’importance de la volonté de Dieu, soulignant que la sanctification des croyants découle de l’offrande du corps de Jésus, « une fois pour toutes ». Cela signifie que l’œuvre de Jésus est parfaite et complète. Rien ne peut y être ajouté. Il nous est simplement demandé d’y répondre par la foi, comme l’explique :

Romains 10:8-11

Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Cette foi repentante est le chemin vers la sanctification et la communion avec Dieu.

Enfin, le véritable chrétien se reconnaît par son désir de ressembler à Jésus-Christ, en cherchant à vivre selon la volonté divine.

Éphésiens 1:4 nous rappelle que

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

Cette sainteté, rendue possible par l’œuvre unique de Christ, doit être l’objectif de toute vie chrétienne, et non un retour aux rituels de l’Ancienne Alliance.

Ainsi, Hébreux 10:5-10 nous montre la plénitude du sacrifice de Jésus, l’abolition de l’ancienne loi des sacrifices et l’appel à vivre une vie sanctifiée en réponse à l’œuvre parfaite de Christ, accomplie une fois pour toutes.

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3 – Hébreux chapitre 10:11-18 – un seul sacrifice pour les péchés

Hébreux 10:11-18

11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,

12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,

13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15 C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :

16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute :

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.

Ce passage de Hébreux 10:11-18 développe davantage la supériorité du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’Ancien Testament, en soulignant que l’œuvre du Christ est parfaite, accomplie une fois pour toutes, et qu’elle n’a pas besoin d’être répétée.

Verset 11 : « Tout sacrificateur se tient debout… »

Ce verset souligne une distinction cruciale entre les sacrificateurs lévitiques de l’Ancien Testament et Jésus. Les prêtres de l’Ancienne Alliance se tenaient debout quotidiennement, symbolisant le caractère inachevé et répétitif de leur travail. Les sacrifices offerts par les prêtres ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière définitive. Il s’agissait d’un processus perpétuel, sans fin, car le sang des animaux ne pouvait purifier les consciences ni apporter la rédemption complète.

Verset 12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis… »

En contraste, Jésus est « assis pour toujours à la droite de Dieu ». Cette posture d’être assis, symbolise l’accomplissement de son œuvre. Il n’a pas besoin de se lever et de recommencer car son sacrifice est parfait et complet. Il s’agit d’un acte final qui marque la fin des sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance. Le fait qu’il soit assis à la droite de Dieu est une référence directe au

Psaumes 110:1 où Dieu dit au Messie

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

La droite de Dieu représente la position d’honneur et de puissance, et le fait que Jésus y soit assis signifie également qu’il intercède constamment pour les croyants.

Verset 13 : « Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied… »

Bien que l’œuvre rédemptrice de Jésus soit achevée, l’histoire du salut n’est pas encore pleinement accomplie. Le « jusqu’à ce que » indique une attente active du moment où ses ennemis seront totalement soumis à son autorité. Ce moment sera celui de la pleine réalisation du règne de Christ à la fin des temps. La bataille spirituelle a déjà été gagnée à la croix, comme le dit :

Colossiens 2:15

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Bien que la victoire soit assurée, elle ne sera pleinement manifestée qu’à la fin des temps, quand ses ennemis seront définitivement vaincus.

Verset 14 : « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

Ce verset révèle une vérité essentielle qui est que par son unique sacrifice, Jésus a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cette « perfection » fait référence à la maturité spirituelle, à la plénitude de la réconciliation avec Dieu. Cela ne signifie pas que les croyants sont parfaits dans leur comportement, mais qu’ils sont rendus parfaits devant Dieu grâce à l’œuvre de Jésus. Ils sont justifiés et sanctifiés par la foi en ce sacrifice unique. Ceux qui reçoivent ce don par la foi sont ainsi amenés à une position parfaite devant Dieu, non par leurs propres œuvres, mais par l’œuvre accomplie de Christ.

Verset 15 : « C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi… »

L’auteur cite à nouveau:

Jérémie 31:33-34

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Rappelant que c’est le Saint-Esprit qui avait prophétisé cette Nouvelle Alliance. Le Saint-Esprit témoigne de la nouvelle relation que Dieu établit avec son peuple : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. » Il ne s’agit plus d’une loi extérieure imposée, mais d’une transformation intérieure. Le croyant, par la puissance du Saint-Esprit, reçoit la loi divine dans son cœur et vit selon cette loi, intérieurement transformé et en communion avec Dieu. L’auteur de l’épître attribue explicitement cette prophétie à l’inspiration divine du Saint-Esprit, ce qui souligne l’autorité de cette déclaration prophétique.

Verset 17 : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »

Le pardon des péchés est un aspect central de la Nouvelle Alliance. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui couvraient les péchés sans les effacer complètement, le sacrifice de Jésus efface définitivement les péchés. Dieu promet de ne plus se souvenir des péchés de ceux qui sont en Christ. Cela ne signifie pas que Dieu oublie littéralement, mais que, dans son amour et sa grâce, il choisit de ne plus tenir compte des péchés qui ont été pardonnés. Cette promesse est la base de l’assurance du salut des croyants.

Verset 18 : « Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. »

Ce verset conclut avec une logique irréfutable : si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire d’offrir des sacrifices pour les expier. Le pardon obtenu par Jésus est définitif et complet. Cela souligne l’inutilité des rituels sacrificiels répétitifs, que ce soit sous l’ancienne alliance juive ou dans toute pratique religieuse actuelle qui chercherait à ajouter quelque chose au sacrifice de Jésus. Le pardon total en Christ nous libère de toute tentative d’obtenir la faveur divine par nos propres moyens.

Conclusion

Dans ces versets, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous rappelle la grandeur et l’accomplissement final du sacrifice de Jésus. Contrairement aux sacrifices lévitiques qui étaient répétitifs et inefficaces, le sacrifice de Jésus a apporté une purification définitive. Cette œuvre achevée est symbolisée par le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu, dans une position d’autorité et de repos, attendant l’accomplissement final de la soumission de ses ennemis. Par ce sacrifice, ceux qui sont sanctifiés sont amenés à la perfection spirituelle, et le Saint-Esprit témoigne de cette Nouvelle Alliance où les péchés sont pardonnés de façon irrévocable. Là où il y a pardon, il n’y a plus besoin d’offrande pour le péché, et c’est là la grande espérance des croyants.

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4- Un rappel :

Le thème central de l’épître aux Hébreux est l’affirmation que Jésus est le véritable Souverain Sacrificateur. Cette idée se trouve explicitement exprimée dans:

Hébreux 4:14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Cette déclaration est développée de manière approfondie dans les chapitres 5 à 10:18, répartis en sept sections distinctes :

● Hébreux 7:1-28La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
● Hébreux 8:1-5La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.
● Hébreux 8:6-13La supériorité de Jésus en tant que médiateur d’une alliance plus excellente établie sur de meilleures promesses
● Hébreux 9:1-7Le sanctuaire de l’ancienne alliance dans la structure et le fonctionnement n’étaient que des symboles.
● Hébreux 9:11-14Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
● Hébreux 9:15-28La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la nouvelle alliance
● Hébreux 10:1-18La supériorité de Jésus en tant que véritable sacrifice.

4 – Hébreux chapitre 10:19-25 – L’Exhortation à la Vie de Foi

Hébreux 10:19-25

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,

22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

Avec ce passage, l’auteur conclut la partie doctrinale de l’épître aux Hébreux et entre dans une exhortation pleine d’enthousiasme. Il encourage vivement les destinataires à persévérer dans la foi et à ne pas retourner au judaïsme. L’auteur adopte le ton d’un leader qui avance en tête, motivant la communauté à suivre le chemin tracé par Jésus-Christ.

L’expression « Ainsi donc, frères » marque un tournant dans le discours. En s’appuyant sur tout ce qui a été dit précédemment — sur la doctrine exposée — nous sommes appelés à manifester notre foi. Cette exhortation est un appel à lever haut les cœurs et à avancer avec assurance. Ce même encouragement s’adresse à nous aujourd’hui, nous incitant à vivre pleinement notre foi, car nous voyons s’approcher le jour du Seigneur.

1. Une « libre entrée » pleine d’assurance

Le mot grec « parrhesia », traduit ici par « libre entrée », évoque une notion d’ouverture, de courage et de confiance. Contrairement à Adam qui en:

Genèse 3:10

10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

 Adam se cachait par crainte de Dieu à cause de son péché, quand nous, nous pouvons désormais nous approcher de Dieu avec hardiesse. Par le sacrifice de Jésus, nous avons accès au propitiatoire, au trône de la grâce (Hébreux 4:16). L’accès au sanctuaire céleste, thème central de cette épître, est garanti par le pardon obtenu par le sang de Christ.

Le verset 20 souligne que ce chemin, cette route nouvelle et vivante, a été inaugurée à travers le voile, qui est le corps de Jésus. Tout comme le voile du Temple a été déchiré lors de la crucifixion (Matthieu 27:51), la chair de Jésus brisée symbolise la restauration de la relation avec Dieu. Ce voile déchiré rappelle également l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, où des animaux étaient coupés en deux (Genèse 15:9-18).

2. La route nouvelle et vivante

Le terme grec pour « nouvelle » signifie également « fraîchement tué », soulignant la simultanéité entre la mort de Jésus et le déchirement du voile. Cette route est vivante parce que Jésus n’est plus mort, mais qu’il est ressuscité. Il s’agit d’une affirmation de la résurrection de Jésus face aux judéo-chrétiens tentés de revenir au judaïsme. L’Agneau immolé, comme décrit en Apocalypse 5:6, est vivant et règne désormais.

Apocalypse 5:6

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

Verset 21 : La « maison de Dieu » fait référence à l’ensemble des croyants, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Moïse était serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus en est le souverain sacrificateur.

4.  Hébreux 10:22-25 est un appel à la progression dans la foi

Dans les versets suivants, nous voyons une progression dans l’exhortation :

  • v.22 : Approchons-nous avec un cœur sincère
  • v.23 : Retenons fermement la profession de notre foi
  • v.24 : Veillons les uns sur les autres
  • v.25 : N’abandonnons pas notre assemblée, mais exhortons-nous réciproquement

La nouvelle alliance apportée par Jésus transforme les cœurs et donne un esprit nouveau. C’est un don gratuit qui, cependant, exige une réponse : nous devons porter du fruit. La sincérité de cœur (v.22) est essentielle dans cette nouvelle alliance, en opposition à l’hypocrisie, qui consiste à avoir un double langage. La foi doit être vécue dans la plénitude, avec une pleine assurance, comme on le voit dans Actes 4:29 et Philippiens 1:20.

4. L’assurance fondée sur Christ

Cette pleine assurance repose sur trois piliers :

  1. Une vie de foi, qui prouve notre conversion.
  2. L’œuvre parfaite de Christ (2 Corinthiens 5:21) : Il est devenu péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en lui.
  3. Le témoignage de l’Esprit (Romains 8:16) : L’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

La foi ne se limite pas à une simple doctrine à affirmer, elle doit être vécue au quotidien. Nos actes témoignent de la réalité de notre foi, et si ceux-ci ne correspondent pas à nos paroles, cela révèle de l’hypocrisie.

5. Veillons les uns sur les autres

Le verset 24 nous appelle à veiller les uns sur les autres, à nous stimuler mutuellement à l’amour et aux bonnes œuvres, deux signes distinctifs du chrétien authentique. L’amour et les bonnes œuvres ne sont pas optionnels et ils témoignent de la foi vivante en Christ.

Les versets 24-25 dressent une liste de quatre choses que chaque chrétien doit faire :

  1. Veiller sur les autres,
  2. S’encourager à l’amour et aux bonnes œuvres,
  3. Ne pas abandonner les assemblées,
  4. S’exhorter réciproquement.

Le « jour » mentionné au verset 25 fait probablement référence au jour du retour de Christ, mais peut aussi désigner le jour du jugement. En tous les cas, ce jour approche, et l’urgence est d’autant plus grande pour rester fermes dans la foi et persévérer dans la communion fraternelle.

Les versets suivants (Hébreux 10:26-31 et 10:32-39) suggèrent que l’épître s’adresse à deux groupes distincts au sein d’une même assemblée, d’une part les indécis qui n’ont pas encore fait le pas de la foi en Jésus, et d’autre part ceux qui sont déjà convertis.

En résumé, Hébreux 10:19-25 est un appel vibrant à la foi active et à la persévérance. Il nous rappelle que notre espérance est fondée sur la fidélité de Dieu et que cette espérance doit être visible dans notre vie de tous les jours, par l’amour, les bonnes œuvres, et la fidélité à la communauté de croyants.

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5 – Hébreux 10:26-31 – Avertissement aux indécis.

Hébreux 10:26-31

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

Ce passage de Hébreux 10:26-31 est un avertissement solennel à ceux qui, après avoir reçu la connaissance de la vérité, continuent à pécher volontairement. L’auteur appelle à une prise de conscience sérieuse des conséquences spirituelles de l’apostasie, surtout face à l’œuvre rédemptrice de Christ. Cet avertissement souligne la gravité d’abandonner la foi après avoir expérimenté la vérité de l’Évangile, particulièrement dans un contexte où les croyants sont tentés de retourner au Judaïsme.

Verset 26 : Pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité

L’auteur parle ici d’un rejet délibéré, conscient et volontaire du salut offert par Jésus-Christ. Cela concerne ceux qui ont pleinement saisi la vérité du message évangélique, mais qui choisissent de retourner dans un mode de vie de péché ou, pire encore, de rejeter le sacrifice de Christ. Ce n’est pas une question de péchés occasionnels ou involontaires, mais d’une posture délibérée de rejet.

Il n’y a plus de sacrifice pour les péchés après que l’on ait volontairement rejeté le sacrifice parfait de Christ. Le péché volontaire ici évoqué est l’apostasie — un abandon définitif et conscient de la foi, comme déjà mentionné en:

Hébreux 6:4-6

4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Verset 27 : Attente du jugement

Ceux qui commettent ce péché d’apostasie doivent s’attendre à un jugement implacable. Il ne reste pour eux qu’une « attente terrible du jugement », marquée par un feu dévorant réservé aux ennemis de Dieu. Cette description rappelle la sévérité de la justice divine pour ceux qui, ayant eu la révélation de la vérité, l’ont sciemment rejetée. L’apostasie expose l’individu au jugement final, car il ne reste aucun autre sacrifice pour les péchés.

Hébreux 9:27 nous dit :

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

Verset 28 : Comparaison avec la loi de Moïse

L’auteur compare la sévérité du jugement pour ceux qui violent la loi de Moïse avec celui des apostats du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne Alliance, la peine capitale pouvait être appliquée pour les crimes graves, comme l’idolâtrie ou le blasphème, sur la déposition de deux ou trois témoins (voir Deutéronome 17:2-7). Si une telle infraction était punie de mort, le rejet du sacrifice de Christ et la profanation de l’Esprit de grâce appellent un châtiment encore plus sévère.

Verset 29 : Fouler aux pieds le Fils de Dieu

Le verset 29 expose trois péchés majeurs liés à l’apostasie :

  1. Fouler aux pieds le Fils de Dieu : un acte de mépris ouvert envers Christ, rejetant sa personne et son œuvre.
  2. Tenir pour profane le sang de l’alliance : considérer le sacrifice de Jésus comme n’ayant aucune valeur, traitant le sang qui a sanctifié le croyant comme une chose impure.
  3. Outrager l’Esprit de grâce : ce qui peut être interprété comme le blasphème contre le Saint-Esprit, un péché impardonnable.
Marc 3:29

29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.

Rejeter l’Esprit de grâce, c’est rejeter le seul moyen par lequel nous pouvons être sauvés.

Ces péchés mènent à une condamnation certaine, et l’apostasie est jugée plus sévèrement que la désobéissance sous la loi mosaïque.

Verset 30 : Le Seigneur jugera son peuple

Le jugement de Dieu ne doit pas être pris à la légère. L’auteur cite deux passages de l’Ancien Testament : Deutéronome 32:35 (« À moi la vengeance, à moi la rétribution ! ») et Deutéronome 32:36 (« Le Seigneur jugera son peuple »). Cela souligne que Dieu est non seulement juste, mais qu’il est aussi celui qui punit l’apostasie, en particulier parmi ceux qui ont été éclairés par l’Évangile.

Verset 31 : Tomber entre les mains du Dieu vivant

L’expression « tomber entre les mains du Dieu vivant » renforce la terreur du jugement divin. C’est une chose terrible, car Dieu, en tant que juge souverain, est aussi celui qui rendra justice avec équité. Rejeter l’offre de salut expose à la colère de Dieu, un concept effrayant mais juste.

Conclusion : Un avertissement contre l’apostasie

Ce passage est une sérieuse mise en garde contre le danger de rejeter délibérément la foi en Christ après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité. Le ton de l’auteur est urgent et grave, soulignant que l’apostasie est irréparable et entraîne une condamnation certaine.

Pour les premiers destinataires de cette épître, principalement des judéo-chrétiens tentés de retourner au Judaïsme, l’auteur leur rappelle que le retour aux sacrifices lévitiques est vain. Christ est le sacrifice parfait et unique, et toute tentative de revenir à un système ancien n’apporte plus de rémission des péchés. Christ ou le jugement, tel est le choix solennel.

Cet avertissement est pertinent pour les croyants de toutes générations. Il nous appelle à demeurer fidèles, à ne pas traiter avec légèreté le sacrifice de Christ, et à prendre notre marche avec Dieu au sérieux, en veillant à ne pas tomber dans le piège de l’apathie spirituelle ou de l’abandon de la foi.

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6 – Hébreux chapitre 10:32-39 – Souvenez-vous de ces premiers jours

Hébreux 10:32-39

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

37 Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

38 Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

L’auteur, après avoir mis en garde les croyants contre l’apostasie, adopte ici un ton plus encourageant en rappelant aux destinataires de la lettre, les premiers jours de leur foi, et leur endurance passée au milieu des épreuves.

Souvenirs des premiers combats de foi (v. 32-34)

L’auteur commence par exhorter les croyants à se rappeler ces premiers temps où, après avoir été « éclairés » (v. 32), c’est-à-dire après avoir reçu la révélation de la foi chrétienne, ils ont dû faire face à de grandes souffrances. Ils ont enduré non seulement des opprobres et des tribulations, mais aussi se sont associés à ceux qui étaient dans la même situation (v. 33). Cette association avec ceux qui souffraient, par solidarité chrétienne, démontre une vie de foi active et compassionnelle.

Au verset 34, l’auteur rappelle que ces croyants ont même accepté la perte de leurs biens matériels avec joie, car ils étaient pleinement conscients de posséder des biens célestes supérieurs et durables. Cela révèle une foi qui ne repose pas sur des richesses terrestres, mais sur l’espérance des « biens meilleurs », ceux de l’éternité.

Encouragement à la persévérance (v. 35-36)

L’auteur encourage à ne pas abandonner cette « assurance » (v. 35), cette certitude en Christ, à laquelle est attachée une grande récompense. Il rappelle que la persévérance est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et recevoir la promesse (v. 36). La foi chrétienne n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une course à courir avec endurance.

L’imminence du retour de Christ (v. 37-38)

L’auteur cite le prophète Habakuk (Habakuk 2:3-4) pour souligner l’urgence de la situation : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (v. 37). Cette attente du retour imminent de Christ est un rappel que la promesse de Dieu se réalisera en son temps, et que les croyants doivent vivre par la foi en attendant. Le verset 38 est un avertissement clair : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » La foi, ici, est continue et dynamique. Se retirer, c’est renoncer à cette foi vivante, ce qui déplaît à Dieu.

Conclusion : l’identité des croyants (v. 39)

L’auteur termine sur une note pleine d’espoir : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (v. 39). Il s’identifie avec ses lecteurs en affirmant qu’ils appartiennent à ceux qui persévèrent dans la foi, ceux qui avancent vers le salut.

Réflexions complémentaires
  1. Rappel des œuvres de foi : Ces croyants ont soutenu un grand combat dans leurs premiers jours de foi. Ils ont montré une compassion pratique pour les prisonniers, se sont exposés aux opprobres, et ont accepté la perte de leurs biens matériels (v. 33-34). Cela montre que leur foi était accompagnée d’œuvres, un thème central dans les écrits de Jacques.
Jacques 2:14-18

14 Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?

15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,

16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?

17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

 La foi véritable, selon l’Écriture, se manifeste par des œuvres concrètes de compassion, de persévérance et de sacrifice.

  1. La persévérance, clé de la promesse : L’auteur insiste sur la persévérance (v. 36). Il ne s’agit pas d’une foi temporaire ou de façade, mais d’une foi qui résiste aux épreuves et qui se manifeste dans la durée. Le parallèle avec l’athlète est pertinent ici :
Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

 Tout comme l’athlète s’entraîne pour être prêt lors de la compétition, le chrétien doit fortifier sa foi pour les épreuves spirituelles à venir.

  1. La foi vivante et agissante : Le verset 38 montre clairement que la foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais une relation vivante avec Dieu qui doit persister. Si quelqu’un se retire, il montre qu’il n’a pas cette foi vivante, et cela ne plaît pas à Dieu. Ce verset, associé à Jacques 2, montre que la foi authentique se manifeste par des œuvres.
  2. Le danger de la non-persévérance : Ces croyants, ayant résisté à la persécution dans le passé, sont maintenant en danger de relâchement. Il est important de noter que le danger spirituel est parfois plus grand en période de paix, car le chrétien peut être tenté de s’endormir spirituellement. L’appel de l’auteur est donc à une vigilance constante et à une préparation spirituelle continue.

Conclusion

L’auteur de l’épître aux Hébreux appelle ses lecteurs à ne pas se relâcher dans leur foi, mais à persévérer. Leur passé de résistance aux souffrances est un témoignage de leur engagement, mais ce n’est pas le moment de faiblir. La promesse divine, bien que différée, est certaine, et ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la grande récompense.

Le chrétien est appelé à une foi vivante, persévérante, active, qui s’exprime par des œuvres concrètes et une relation toujours plus étroite avec Dieu. Le véritable croyant ne se retire pas, mais avance avec assurance vers la promesse du salut.

Hébreux 10:39

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

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Rappel de la Partie didactique

a)  Hébreux 1:1 à 7:28 –  La majesté de la personne de Christ.

Dans les premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, l’auteur met en lumière la grandeur et la supériorité de Jésus-Christ en comparaison avec diverses figures et institutions importantes du judaïsme. Cela révèle la centralité de Christ dans la foi chrétienne et son rôle unique dans l’histoire du salut.

  • Hébreux 1:1-3 – Jésus est plus grand que les prophètes
    L’auteur commence par affirmer que Dieu a parlé autrefois aux prophètes de manière fragmentée, mais qu’il parle maintenant de manière définitive par son Fils. Jésus est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa nature, montrant ainsi sa suprématie sur les prophètes.
  • Hébreux 1:4-14 – Jésus est plus grand que les anges
    Christ, étant appelé Fils de Dieu, est supérieur aux anges. Il est celui à qui Dieu a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (v. 5), et c’est à Lui que tous les anges doivent se prosterner. Sa supériorité est aussi marquée par l’éternité de son règne et la stabilité de sa personne.
Premier rappel : Hébreux 2:1 – 3:6

L’auteur interpelle les lecteurs avec un avertissement solennel : si la parole donnée par les anges a eu des conséquences, combien plus la parole apportée par Christ ?

Hébreux 2:1-4 – Comment échapperons-nous

Si nous négligeons un si grand salut ?

Hébreux 2:5-18 – L’humiliation de Jésus au-dessous des anges
Ce passage met en lumière l’incarnation de Christ. Bien qu’il soit supérieur aux anges, il a été temporairement abaissé en devenant homme, pour pouvoir souffrir et mourir en notre place.

Hébreux 2:5-9 – Le constat
Jésus a été fait un peu inférieur aux anges par son incarnation, mais il est maintenant couronné de gloire en raison de sa souffrance pour le salut de l’humanité.

Hébreux 2:10-13 – La nécessité, le motif
Il convenait que le « chef de leur salut » soit rendu parfait par les souffrances. Christ s’est identifié à nous pour nous conduire à la gloire.

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction, les conséquences
En devenant chair et sang, Jésus a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Ainsi, il délivre ceux qui, par crainte de la mort, étaient soumis à la servitude. Il est devenu un souverain sacrificateur compatissant et fidèle.

Hébreux 3:1-6 – Jésus est plus grand que Moïse.
Moïse, bien qu’il soit honoré en tant que serviteur fidèle dans la maison de Dieu, n’est qu’un serviteur dans cette maison. Jésus, lui, est le Fils sur cette maison, montrant ainsi qu’il a une autorité supérieure à celle de Moïse.

Deuxième rappel : Hébreux 3:7 – 5:10

L’exhortation ici est à la foi et à l’obéissance.

Hébreux 3:7-4:13 –Aujourd’hui, si vous entendez sa voix

N’endurcissez pas vos cœurs. Le repos promis par Dieu est encore accessible, mais seuls ceux qui persévèrent dans la foi peuvent y entrer.

Hébreux 4:14-5:10 – Jésus est plus grand qu’Aaron
Jésus est présenté comme le souverain sacrificateur parfait, plus grand qu’Aaron, car il est non seulement humain, mais aussi divin. Son sacerdoce est éternel, et son sacrifice est une fois pour toutes.

Troisième rappel : Hébreux 5:11 – 7:28

Hébreux 5:11-6:20 –Que vous ne deveniez pas nonchalant.

L’auteur met en garde contre la nonchalance spirituelle et appelle les croyants à la maturité. Il les exhorte à ne pas devenir paresseux, mais à suivre l’exemple de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Hébreux 7:1-28 – Jésus est plus grand que Melchisédek
Le sacerdoce de Jésus est comparé à celui de Melchisédek. Comme Melchisédek, Christ est roi et prêtre, mais il est encore plus grand, car son sacerdoce est éternel et immuable. Contrairement aux prêtres lévitiques, il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Son sacrifice est parfait et unique.

b) Hébreux 8:1-10:18 – La grandeur de son ministère sacerdotal élevé

Dans cette deuxième partie de l’épître, l’accent est mis sur la supériorité du ministère de Christ en tant que souverain sacrificateur.

Hébreux 8:1-5 – La mission céleste
Christ est notre souverain sacrificateur qui siège à la droite de Dieu dans les cieux. Son sacerdoce se déroule dans le sanctuaire céleste, le véritable tabernacle construit par Dieu et non par les hommes.

Hébreux 8:6-13 – Le nouveau médiateur
Christ est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses. Le « nouveau Testament » promet une transformation intérieure : « Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur » (v. 10).

Hébreux 9:1-10 – Le sacerdoce parfait
L’ancien tabernacle et ses rites étaient des copies et des ombres des réalités célestes. Ils étaient temporaires et incapables d’apporter une purification parfaite.

Hébreux 9:11-10:18 – Le sacrifice expiatoire parfait et unique
Par son propre sang, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint céleste, obtenant une rédemption éternelle. Son sacrifice parfait a mis fin aux sacrifices répétés de l’ancienne alliance, car il ôte définitivement le péché.

Thèmes clés :

Assurance : Mentionnée 24 fois dans le Nouveau Testament dont 5 fois dans l’épître. Elle souligne la confiance que les croyants doivent avoir en Christ et dans son œuvre accomplie.

Espérance : Mentionnée 53 dans le Nouveau Testament dont 6 fois dans l’épître. Elle met en lumière l’attente confiante des promesses futures, ancrée dans l’œuvre de Christ.

Persévérance : Mentionnée 18 fois dans le Nouveau Testament dont 3 fois dans l’épître. Elle souligne l’importance de rester ferme dans la foi, surtout face aux épreuves.

Ainsi, l’épître aux Hébreux met en avant la suprématie de Jésus-Christ, la nécessité de persévérer dans la foi, et l’assurance que son œuvre est complète, parfaite, et éternelle.

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Hébreux chapitre 9 : Le sacrifice parfait et son importance

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En Hébreux chapitre 9, l’auteur compare l’ancien système des sacrifices avec le sacrifice parfait de Jésus-Christ. Ce chapitre décrit comment le sang de Christ purifie nos consciences et ouvre le chemin vers la rédemption éternelle.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 10

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Hébreux chapitre 9 : Étude biblique

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Le chapitre 9 révèle le nouveau culte céleste, soulignant la supériorité du service sacerdotal céleste par rapport à celui de l’ancienne alliance. Cette supériorité repose sur deux vérités essentielles :

a) Christ s’est offert une fois pour toutes, à la différence des sacrifices continus de l’ancienne alliance.
b) Ce sacrifice a été accompli par son propre sang, et non par celui des animaux.

Une observation importante doit être faite ici : il est essentiel de saisir la valeur et la puissance du sang selon sa source. Le sang d’un animal, d’un homme, ou du Fils de Dieu ne possède pas la même valeur. De plus, le sang d’un premier-né a une importance particulière, supérieure à celles des autres individus. Ainsi :

  • Le sang d’un taureau ordinaire est moins précieux que celui d’un taureau premier-né.
  • Le sang d’un homme est plus précieux que celui d’un animal.
  • Le sang d’un premier-né humain a une valeur supérieure à celle des autres humains.
  • Mais le sang du Fils unique de Dieu dépasse toutes ces valeurs, étant d’une portée incommensurable.

Cela met en lumière la grandeur inégalée du sacrifice de Christ, qui surpasse tous les autres sacrifices grâce à la puissance et à la valeur incomparable de son sang divin.

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1 – Hébreux chapitre 9:1-5 – La première alliance

Hébreux 9:1-5

1 La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre.

Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.

Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints,

renfermant l’autel d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.

Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus.

La première alliance comprenait des ordonnances relatives au culte, ainsi qu’un sanctuaire terrestre.

  1. Un tabernacle fut construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, se trouvaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.
  2. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le « Saint des saints »,
  3. contenant l’autel des parfums et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. À l’intérieur de l’arche se trouvaient un vase d’or avec la manne, la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.
  4. Au-dessus de l’arche, les chérubins de la gloire couvraient de leur ombre le propitiatoire. L’auteur indique alors : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. »
Le sanctuaire et le tabernacle : signification et éléments

Le terme grec « hagion » pour sanctuaire désigne un lieu sacré, réservé exclusivement à Dieu, digne de vénération. Le mot grec « skene » est l’équivalent de l’hébreu « Ohel », qui se réfère à la tente d’assignation ou au tabernacle, la demeure de l’Éternel. L’auteur décrit précisément le contenu du tabernacle.

La tente d’assignation : le lieu de rencontre avec Dieu

La tente d’assignation représente un lieu où Dieu avait fixé un rendez-vous avec son peuple, souvent lors des fêtes solennelles. Mais l’expression « tente de la rencontre » porte un sens plus profond, car c’est là où Dieu disait : « Je me rencontrerai avec toi »

Exode 30:36

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

Cela fait écho à Matthieu 6:6, où Jésus nous invite à prier dans notre chambre, transformant ainsi cet espace en lieu de rencontre avec Dieu.

Description détaillée du tabernacle

Pour une description plus complète du tabernacle, il faut se référer aux chapitres 25, 31 et 40 de l’Exode. Dans le lieu saint se trouvaient le chandelier et la table des pains de proposition. Le second voile séparait le lieu saint du lieu très saint, tandis que le premier voile marquait l’entrée du tabernacle. Dans le lieu très saint se trouvait l’autel d’or pour les parfums et l’arche de l’alliance, sur laquelle reposait le propitiatoire, en hébreu « kapporeth », signifiant « le siège de la miséricorde », lieu d’expiation.

L’autel d’or et l’encensoir

Il est important de ne pas confondre l’autel d’or pour les parfums avec l’encensoir utilisé par Aaron lors du Jour des Expiations, car l’encensoir n’était pas conservé dans le saint des saints. L’emplacement de l’autel d’or semble poser un problème par rapport aux instructions de l’Exode. En effet, Exode 30:6 et 40:5 mentionnent que l’autel doit être placé « devant le voile »,

Exode 30:6

Tu placeras l’autel en face du voile qui est devant l’arche du témoignage, en face du propitiatoire qui est sur le témoignage, et où je me rencontrerai avec toi.

Exode 40:5

Tu placeras l’autel d’or pour le parfum devant l’arche du témoignage, et tu mettras le rideau à l’entrée du tabernacle

Tandis que Lévitique 16:13 précise que la nuée de l’encens doit couvrir le propitiatoire afin qu’Aaron ne meure pas.

Lévitique 16:13

13 il mettra le parfum sur le feu devant l’Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point.

Ce détail pourrait refléter une différence d’interprétation sur le terme « devant le voile ».

Lévitique 16:2

2 L’Éternel dit à Moïse : Parle à ton frère Aaron, afin qu’il n’entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, de peur qu’il ne meure ; car j’apparaîtrai dans la nuée sur le propitiatoire.

Lévitique 16:2 avertit qu’Aaron ne doit pas entrer dans le lieu très saint en tout temps, sous peine de mort, car Dieu apparaissait dans la nuée sur le propitiatoire.

La présence divine et le lien avec la tradition juive

Dans la tradition juive, il est enseigné que nul ne peut voir Dieu et vivre. Dieu se manifestait entre les chérubins du propitiatoire, une image qui rappelle la vision de Marie de Magdala au tombeau où elle aperçoit deux anges assis là où le corps de Jésus avait été déposé, un à la tête et l’autre aux pieds.

Jean 20:11-12

11 Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre;

12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.

Cette vision évoque le « kapporeth », le siège de la miséricorde. Cela est également évoqué dans 1 Samuel 4:4, où il est dit que l’Éternel des armées siège entre les chérubins.

1 Samuel 4:4

4 Le peuple envoya à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées,

Les chérubins de la gloire et les réalités célestes

Au verset 5 du chapitre 9, l’auteur parle des chérubins de la gloire, mais il interrompt sa description pour se concentrer sur des réalités plus urgentes. En disant : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus », il indique qu’il pourrait approfondir ces aspects, mais qu’il y a une urgence plus grande. L’auteur cherche à alerter ses lecteurs sur l’importance de leur avenir éternel, surtout ceux qui envisagent de revenir au culte judaïque, en les invitant à comprendre la gravité et la portée des réalités célestes qu’il expose.

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2 – Hébreux 9:6-10 – le chemin du lieu très saint

Hébreux 9:6-10

Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle ;

et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple.

Le Saint Esprit montrait par-là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait.

C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte,

10 et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation.

Analyse et implications des deux alliances

L’auteur de l’épître aux Hébreux met ici en lumière plusieurs points fondamentaux qui permettent de distinguer les deux alliances et leurs implications. Tous les sacrificateurs avaient un accès régulier au lieu saint pour y accomplir leur service quotidien. Cependant, l’accès au « Saint des saints » était réservé exclusivement au souverain sacrificateur, qui n’y entrait qu’une fois par an, et toujours avec du sang, d’abord pour ses propres péchés, puis pour les péchés involontaires du peuple. Cet accès restreint montre que le chemin du lieu très saint, qui représente la présence directe de Dieu, n’était pas encore pleinement ouvert.

Le verset 9, en utilisant le temps présent, indique que le Temple de Jérusalem n’avait pas encore été détruit au moment de la rédaction de l’épître, ce qui situe ce texte avant la chute du Temple en 70 après J.-C. Mais comment comprendre que « le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait » ? L’auteur souligne que tant que le système ancien restait en place, l’accès direct à Dieu, représenté par le Saint des saints, demeurait fermé.

Les offrandes et sacrifices, bien qu’importants dans l’ancienne alliance, ne pouvaient rendre la conscience parfaite. Selon Nombres 15:22-29, seuls les péchés involontaires étaient pardonnés par ces sacrifices, tandis que rien n’était prévu pour les péchés volontaires. Cela démontre une limite évidente de l’ancienne alliance.

Nombres 15:25

25 Le sacrificateur fera l’expiation pour toute l’assemblée des enfants d’Israël, et il leur sera pardonné ; car ils ont péché involontairement, et ils ont apporté leur offrande, un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel et une victime expiatoire devant l’Éternel, à cause du péché qu’ils ont involontairement commis.

Le lieu très saint : la présence de Dieu

Le lieu très saint, ou Saint des saints, est décrit comme le lieu où se manifeste la présence de Dieu, selon Lévitique 16:2. Nul ne pouvait y accéder librement, pas même le souverain sacrificateur, sauf lors de l’annuelle fête des expiations, et ce sous peine de mort. Cela renforce l’idée que l’accès à Dieu était restreint et temporaire sous l’ancienne alliance.

Le tabernacle de Dieu, qu’il soit sous forme de tente durant l’époque de Moïse ou sous forme de temple (comme celui construit par Salomon), a toujours été un symbole temporaire. Le Temple de Salomon, édifié avec l’aide du roi Hiram de Tyr, fut détruit par Nabuchodonosor, puis reconstruit après l’exil, avant d’être finalement amélioré par Hérode. Ce temple fut lui aussi détruit par les Romains en l’an 70. Cela souligne le caractère éphémère et non définitif de ces structures.

Le culte de l’ancienne alliance : imparfait et temporaire

Le problème de l’ancienne alliance réside dans le fait que ses rites ne permettaient pas une purification complète de la conscience. Les sacrifices lévitiques ne pouvaient rendre les adorateurs « parfaits » (dans le sens de matures ou accomplis). La conscience, définie comme cette partie de l’âme qui distingue le bien du mal, ne pouvait être pleinement purifiée par les sacrifices d’animaux. C’est ce que Jésus reprochait aux scribes et pharisiens, qui se focalisaient sur les apparences extérieures sans purifier leur cœur.

Matthieu 23:25-26

25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

26 Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net.

27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.

28 Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

Ils perdaient ainsi toute conscience de leur propre état spirituel.

Dans le Nouveau Testament, la conscience est vue comme un guide moral et spirituel. Pierre fait une analogie avec le baptême, qui ne consiste pas en une purification extérieure, mais en l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

Ce guide moral était absent chez les pharisiens, qui apparaissaient justes extérieurement mais étaient pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

L’éveil de la conscience et la réformation

La conscience est le lieu où Dieu peut parler à chacun de nous de manière subtile, comme Il l’a fait avec Élie dans un murmure doux et léger.

1 Rois 19:12-13

12 Et après le tremblement de terre, un feu : l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.

13 Quand Élie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles : Que fais-tu ici, Élie ?         

Les versets 8 à 10 nous montrent que tant que le premier tabernacle subsistait, le système de l’ancienne alliance restait en place, avec ses rituels et ses ordonnances charnelles. Ces rituels étaient imposés jusqu’à l’ère de la « réformation », c’est-à-dire jusqu’à la venue de Christ, qui apporte une nouvelle alliance.

Cette « époque de réformation » mentionnée au verset 10 se réfère à l’arrivée de Jésus-Christ, qui a accompli ce que le sacerdoce lévitique ne pouvait réaliser : la perfection et la maturité spirituelle. C’est un temps où tout est mis en ordre, comme annoncé dans Jérémie, où Dieu appelle à réformer ses voies et ses œuvres.

 Jérémie 7:3

Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Réformez vos voies et vos œuvres, Et je vous laisserai demeurer dans ce lieu.

Conclusion : articulation entre l’ancien et le nouveau

Les versets 7 à 10 marquent la transition entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Il est important de rappeler qu’entre la mort de Jésus et la destruction du Temple, les sacrifices continuaient à être offerts au Temple. Ces sacrifices servaient de préfiguration à ce qui se passait dans les cieux. Les versets 9 et 10 agissent comme une parenthèse dans le texte, introduisant la venue du Christ au verset 11 : « Mais Christ est venu ». Cette période de l’ancienne alliance était temporaire, et les rituels imposés ne dureraient que jusqu’à l’avènement du temps de réformation, où Jésus mène l’humanité à la maturité spirituelle et où les choses terrestres sont mises en ordre à la lumière des réalités célestes.

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3 – Hébreux chapitre 9 :11-14 – Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités

Hébreux 9:11-14 

 11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ;

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Explication et approfondissement

L’auteur de l’épître aux Hébreux fait ici une démonstration cruciale pour ses lecteurs : revenir à l’ancienne alliance et au sacerdoce lévitique, avec ses rituels et ses sacrifices, serait non seulement inefficace, mais insensé. Le sacerdoce de Christ et son sacrifice surpassent infiniment le culte lévitique, car il inaugure une réalité spirituelle durable : les « biens à venir » dont le tabernacle céleste fait partie.

Le verset 11 met l’accent sur le rôle de Jésus en tant que souverain sacrificateur d’une alliance supérieure. Le tabernacle qu’il a traversé n’est pas une copie ou une ombre de la réalité céleste, mais la réalité elle-même. Contrairement aux anciens sacrificateurs, qui entraient dans un tabernacle construit de mains humaines, Christ accède au tabernacle véritable, éternel et parfait.

Au verset 12, l’expression « une fois pour toutes » est centrale. Elle est utilisée trois fois dans l’épître aux Hébreux :

Hébreux 7:27

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

et Hébreux 9:12

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

Hébreux 10:10

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ces versets soulignent que l’œuvre de Christ est complète et définitive, et ce contrairement aux sacrifices répétitifs de l’ancienne alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés complètement. Jésus est entré dans le lieu très saint céleste avec son propre sang, apportant ainsi une rédemption éternelle.

Le contraste avec l’ancienne alliance est encore plus frappant dans les versets 13 et 14. Les sacrifices lévitiques, incluant le sang des taureaux et des boucs ainsi que la cendre de la vache rousse (cf. Nombres 19), purifiaient seulement l’extérieur. Ces rites pouvaient rendre quelqu’un rituellement pur, mais ils ne touchaient pas à la conscience ni ne fournissaient une purification intérieure. Jésus, en s’offrant lui-même, sans tache, « par l’Esprit éternel », purifie la conscience humaine.

Le sacrifice de Christ : plus grand, plus efficace, plus profond

Le sang de Jésus a une valeur infinie, incomparable à celui des animaux sacrifiés sous la loi. Non seulement Jésus est sans péché, mais il est aussi le Fils unique de Dieu, rendant son sacrifice d’une valeur inestimable. Le texte de Lévitique 16, qui parle des sacrifices pour le souverain sacrificateur (le veau) et pour le peuple (le bouc), met en lumière la différence marquée entre ces sacrifices d’animaux et l’offrande de Jésus, l’agneau sans tache.

1 Pierre 1:19

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

Dans les sacrifices de l’ancienne alliance, il était essentiel que les animaux soient sans défaut, reflétant une exigence de pureté rituelle (cf. Malachie 1:6-8). Jésus, lui, est le sacrifice parfait, sans tache ni péché. Son sacrifice va bien au-delà des rites extérieurs pour toucher à l’essence même de la nature humaine : la conscience.

Les « œuvres mortes » mentionnées au verset 14 font référence à toutes les actions religieuses, rituelles ou morales, qui sont faites en dehors de la volonté de Dieu ou sans véritable vie spirituelle. Elles ne produisent aucun fruit spirituel et ne peuvent pas sauver. C’est par la purification de la conscience, rendue possible par le sang de Christ, que les croyants peuvent entrer dans un service vivant et authentique pour Dieu.

Une rédemption relationnelle

La rédemption obtenue par Christ n’est pas simplement légale, mais elle est profondément relationnelle. L’image de la rédemption dans l’Ancien Testament, notamment dans le livre de Ruth, montre que la rédemption est liée au proche parent. En cela, Dieu nous rachète non comme des étrangers, mais comme des membres de sa famille. Le sacrifice de Jésus démontre la volonté de Dieu de nous adopter et de nous faire entrer dans une relation intime avec Lui.

Le service du « Dieu vivant » n’est donc pas un simple accomplissement de devoirs religieux. Il s’agit d’une réponse active, joyeuse et volontaire à l’amour de Dieu, enracinée dans la purification de notre conscience et dans la grâce qui découle de l’œuvre parfaite de Christ. C’est à cela que nous sommes appelés en tant que membres du corps de Christ, vivant et animé par l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens 12:7,12

Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ.

Conclusion

Ce passage de Hébreux 9:11-14 met en lumière la supériorité de l’œuvre de Jésus-Christ, notre souverain sacrificateur parfait. Contrairement à l’ancien système de sacrifices répétitifs, inefficaces pour purifier la conscience, Christ a accompli une œuvre éternelle et parfaite. Par son propre sang, il a obtenu une rédemption complète, ouvrant la voie à un service vivant et authentique du Dieu vivant. Sa rédemption est un appel à une relation personnelle et pleine de sens avec Dieu, et à un engagement dans un service fondé sur l’amour et la foi.

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4 – Hébreux chapitre 9 :15-22 – La nouvelle alliance expose les clauses du testament de Christ

Hébreux 9:15-22

15 Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis.

16 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.

17 Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit.

18 Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée.

19 Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant:

20 Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous.

21 Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte.

22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.

Les termes « alliance » et « testament » (ainsi que « disposition ») traduisent le même mot grec, diatheke. Ce terme, largement utilisé dans l’épître aux Hébreux (17 fois sur les 33 fois du Nouveau Testament), est particulièrement prévalent en Hébreux 8 (5 fois) et Hébreux 9 (7 fois). Le contexte détermine l’usage du mot « testament », qui n’apparaît que trois fois dans le Nouveau Testament.

L’auteur avait déjà montré, aux versets 11-14, la supériorité du sacerdoce du Christ. Il arrive maintenant à une conclusion logique : un sacerdoce parfait nécessite une alliance parfaite, une nouvelle alliance, meilleure que l’ancienne.

Hébreux 7:22 déclare

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Le problème de la première alliance était que le sang des animaux ne supprimait pas les péchés ; il les couvrait simplement, les cachant aux yeux de Dieu, mais les péchés subsistaient. Le sang de Christ, en revanche, efface véritablement les transgressions de ceux qui par la foi, reçoivent l’héritage promis. Ceux-ci bénéficient pleinement du sacrifice de Christ.

Le sang des animaux avait une action superficielle, tandis que le sang de Jésus purifie en profondeur, agissant dans le cœur et l’esprit des croyants, créant un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Cette idée est reflétée également en :

Apocalypse 7:14

14 Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.

L’image ici évoque une comparaison avec certaines publicités sur les produits de lessive : avec le sang des animaux, les vêtements restent marqués par les péchés passés, tandis qu’avec le sang de Jésus, les vêtements sont comme neufs, sans aucune trace de péché.

Il est question de « testament » aux versets 16 et 17 parce que le verset 15 parle d’héritage. L’héritage, ou la transmission d’une propriété, est la conséquence d’un testament. Pourquoi un testament ? Parce que Jésus est mort en se sacrifiant pour nous, et nous bénéficions de son sacrifice. Nous sommes les héritiers de Jésus, et l’héritage qu’il nous laisse est sa vie, c’est-à-dire la vie éternelle.

Imaginons un instant être devant un notaire qui nous lit le testament de Jésus : « Je vous donne ma vie, la vie éternelle. » Ceux qui entendent ce testament sont ceux qui ont répondu à l’appel de Christ et ont réclamé son sacrifice pour eux-mêmes.

L’argumentation de l’auteur implique la mort du testateur, Jésus. Les péchés commis sous l’ancienne alliance n’ont pu être effacés qu’après sa mort, soulignant que l’événement central de la foi chrétienne est la mort de Jésus, non sa naissance. C’est pourquoi Pâques, marquant la mort et la résurrection de Jésus, est d’une importance capitale pour le chrétien, bien plus que Noël.

Les versets 20-21 rappellent l’épisode de Exode 24:4-8 où Moïse scelle l’alliance avec le peuple d’Israël en aspergeant du sang sur l’autel et le peuple.

Exode 24:4-8

Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.

Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Éternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces.

Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel.

Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent: Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons.

Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles.

 Ce passage évoque directement la parole de Jésus en :

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

L’auteur de l’épître souligne en Hébreux 9:22 que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon », renforçant la signification de Matthieu 26:28. Il s’appuie sur :

Lévitique 17:11

11 Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.

La démonstration de l’auteur est magistrale, débouchant logiquement sur Hébreux 10:22 : « Approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. »

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5 – Hébreux chapitre 9 :23-28 – Le sanctuaire céleste a été purifié par un sacrifice plus excellent

Hébreux 9:23-28

23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le soient par des sacrifices plus excellents que ceux-là.

24 Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu.

25 Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;

26 autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

28 de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.

Analyse du passage

Le verset 23 commence par une comparaison entre le tabernacle terrestre, qui devait être purifié par le sang d’animaux, et le tabernacle céleste. Cette comparaison implique que le sanctuaire céleste, bien plus parfait, devait également être purifié, mais par un sacrifice bien plus excellent : le sang de Jésus.

Lévitique 16:33 décrit l’expiation que le souverain sacrificateur faisait pour purifier le sanctuaire terrestre.

Lévitique 16:33

Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblée.

Mais ici, il est question du sanctuaire céleste, qui exigeait une purification par un sacrifice supérieur.

Le verset 23 soulève plusieurs questions clés :

  1. Quels sont ces « meilleurs sacrifices » ?
    Il semble que l’auteur utilise ici le pluriel pour insister sur l’excellence unique du sacrifice de Jésus par rapport aux nombreux sacrifices lévitiques. Il ne s’agit pas d’une multiplicité de sacrifices, mais d’un sacrifice d’une valeur infinie.
  2. Quelles sont ces réalités célestes purifiées ?
    Les réalités célestes mentionnées semblent désigner le tabernacle céleste où Jésus, après sa résurrection, a présenté son sang en tant que sacrifice parfait devant Dieu.
  3. Pourquoi une purification des choses célestes était-elle nécessaire ?
    Cela pourrait sembler surprenant à première vue, mais Romains 8:19-22 nous éclaire
Romains 8:19-22

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, –

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

En expliquant que la création tout entière, à cause du péché, a été soumise à la vanité et attend la rédemption. Cette malédiction consécutive à la chute s’étend à l’ensemble de la création. (voir Genèse 3:17)

Genèse 3:17

17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,

Par conséquent, la purification s’applique même aux réalités célestes, car le péché de l’homme a affecté toute la création.
Par le sacrifice de Jésus, la purification de la création a commencé, incluant le sanctuaire céleste, lieu où se rétablit l’ordre divin.

Le sacrifice unique de Christ

Le contraste est ensuite établi entre le souverain sacrificateur qui offrait chaque année un sang étranger (c’est-à-dire le sang des animaux) et Jésus, qui a offert son propre sang. Les versets 25 et 26 insistent sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, contrairement aux sacrifices répétés du système lévitique. Le Christ, par son unique sacrifice, a définitivement aboli le péché.

Hébreux 9:27-28 introduit un parallèle entre le destin de l’humanité (mourir une seule fois, puis être jugé) et celui de Jésus (qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés). Ce sacrifice unique est suffisant pour effacer les péchés de « plusieurs », c’est-à-dire de tous ceux qui croient en lui. La répétition de l’expression « une seule fois » souligne la perfection et l’achèvement de l’œuvre rédemptrice du Christ.

La deuxième venue de Christ

Le verset 28 évoque également la seconde venue de Christ. Cette fois, il apparaîtra « sans péché » pour ceux qui attendent son salut. Ici, l’auteur parle du retour de Christ pour sauver pleinement ceux qui espèrent en lui, leur offrant la plénitude du salut qu’ils attendent avec foi. Cette idée de la seconde venue est confirmée par :

2 Thessaloniciens 1:7-9

et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance,

au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.

Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force,

 Versets qui parlent du retour de Jésus pour rendre justice à ceux qui n’ont pas obéi à l’Évangile, mais aussi pour apporter le repos à ses fidèles.

Réfutation des fausses doctrines

Hébreux 9:27 répond également aux conceptions erronées telles que la réincarnation ou le purgatoire. La Bible est claire : l’homme meurt une seule fois, et après cela vient le jugement. Le destin éternel de chacun est scellé à la mort, et c’est durant sa vie que l’homme doit se tourner vers Dieu.

Ces versets insistent sur l’importance du sacrifice unique de Christ, la purification des réalités célestes, et la différence fondamentale entre les sacrifices répétés du système lévitique et le sacrifice parfait de Jésus. Ils rappellent également aux destinataires de l’épître l’importance de la foi en Jésus-Christ, afin de ne pas retourner aux anciens systèmes religieux.

Enfin, il faut noter l’insistance répétée sur le caractère unique de l’offrande de Jésus : « une seule fois, une fois pour toutes ». Le sacrifice de Christ est parfait, accompli, et ne nécessite ni répétition ni complément.

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Hébreux chapitre 8 médiation de Jésus dans la nouvelle alliance

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En Hébreux chapitre 8, l’auteur explique la nouvelle alliance établie par Jésus, meilleure que l’ancienne, car elle repose sur de meilleures promesses. Le rôle de Christ en tant que Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste y est également mis en avant.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 9

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Hébreux chapitre 8 – Étude biblique

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Ce chapitre 8 de l’épître aux Hébreux est crucial parce qu’il sert à la fois de récapitulatif des sept premiers chapitres dans lesquels les gloires et les perfections de Christ sont magnifiées, et d’introduction aux vérités fondamentales qui vont suivre. Après avoir démontré dans le chapitre 7 la supériorité du sacerdoce de Jésus sur celui des Lévites, en introduisant un changement de sacerdoce, l’auteur de l’épître va maintenant approfondir la nature de ce sacerdoce.

Dans ce chapitre 8, l’accent est mis sur le sanctuaire céleste dans lequel Jésus, en tant que véritable souverain sacrificateur, accomplit son ministère. Il s’agit du lieu d’où est administrée une Nouvelle Alliance bien supérieure à l’ancienne, tant par sa nature que par ses effets.

Points clés à garder à l’esprit :
  1. Le sacerdoce de Christ est fondé sur une Nouvelle et meilleure Alliance
    Ce chapitre introduit l’idée que l’ancienne Alliance basée sur la loi mosaïque, est remplacée par une Alliance Nouvelle fondée sur de meilleures promesses (Hébreux 8:6). Jésus est le garant de cette dernière qui n’est plus basée sur des sacrifices répétitifs et imparfaits, mais sur un sacrifice unique et parfait.
  2. Un nouveau et meilleur sanctuaire (chapitre 9)
    Contrairement aux prêtres lévitiques qui servaient dans un sanctuaire terrestre, une ombre de la réalité céleste, Jésus officie dans le sanctuaire céleste dans la présence même de Dieu. Le chapitre 9 mettra en lumière la nature de ce sanctuaire supérieur, où Jésus agit comme médiateur entre Dieu et les hommes.
  3. Un nouveau sacrifice parfait (chapitre 10)
    Le chapitre 10 développera l’idée que Jésus n’a pas seulement offert un sacrifice, mais s’est offert lui-même une fois pour toutes. Ce sacrifice parfait met fin aux sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance, en apportant la rémission complète des péchés et en rendant les croyants justes devant Dieu.

En résumé, le chapitre 8 fait la transition entre l’explication de la supériorité du sacerdoce de Christ et les chapitres suivants, où seront détaillés les aspects essentiels de la Nouvelle Alliance, du sanctuaire céleste et du sacrifice parfait de Jésus. Tout cela démontre la perfection et la finalité de l’œuvre rédemptrice de Christ.

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1 – Hébreux chapitre 8 :1-2 – Jésus assis à la droite du trône

Hébreux 8:1-2

1 Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux,

comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme.

Hébreux 8:1-2 est un moment charnière où l’auteur met en avant l’idée centrale de son argumentation. L’accent est mis sur la fonction supérieure et unique de Jésus en tant que souverain sacrificateur. L’auteur de cette épître souligne qu’il ne s’agit pas seulement d’un grand sacrificateur terrestre, mais de celui qui exerce son ministère dans le véritable tabernacle, c’est-à-dire au ciel, le sanctuaire originel et parfait, dressé par Dieu lui-même.

Points d’amélioration :
  1. Un point capital :
    L’auteur précise que ce qu’il vient de dire culmine ici. Ce « point capital » est que nous avons non seulement un souverain sacrificateur, mais un souverain sacrificateur parfait qui est directement auprès de Dieu. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus accomplit son ministère dans le sanctuaire céleste, un tabernacle non fait de mains humaines. C’est le sanctuaire authentique, celui que les structures terrestres ne faisaient que symboliser.
  2. L’original et la copie :
    L’auteur met en évidence la différence fondamentale entre le tabernacle céleste et son reflet terrestre. Comme dans de nombreux domaines, l’original est toujours plus précieux que la copie. Le tabernacle terrestre, bien qu’il ait été institué par Dieu, n’était qu’une ombre, une préfiguration du sanctuaire céleste. Le ministère de Jésus se déroule dans cet original, ce qui renforce encore la supériorité de son sacerdoce.
  3. « Jésus qui s’est assis » :
    Le fait que Jésus soit assis à la droite du trône de Dieu est d’une immense signification. Dans l’Ancien Testament, le souverain sacrificateur devait accomplir continuellement des sacrifices, jamais assis, car son travail n’était jamais terminé. Mais Jésus, après avoir offert son sacrifice une fois pour toutes, est assis. Cela montre que son œuvre rédemptrice est entièrement achevée. Il a accompli pleinement le salut des croyants.
  4. « À la droite de Dieu » :
    Être assis à la droite de Dieu n’est pas une simple posture. Cela révèle la position royale et l’autorité suprême de Jésus. « La droite » symbolise la place d’honneur, de pouvoir et d’autorité. Jésus est non seulement notre sacrificateur, mais il est aussi le Roi des rois qui a reçu tout pouvoir dans les cieux et sur la terre. De cette position d’autorité, il intercède continuellement pour nous (Hébreux 7:25 ; Romains 8:34 ; Ésaïe 53:12).
L’œuvre de Jésus est parfaite

Ainsi, ces versets réaffirment que l’œuvre de Christ est complète, parfaite, et que Jésus, notre Souverain Sacrificateur, officie dans le sanctuaire céleste avec une autorité totale, à la droite de Dieu. Ce ministère céleste garantit la puissance et l’efficacité de son intercession pour tous ceux qui s’approchent de Dieu par lui.

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2 – Hébreux chapitre 8:3-5 – Le rôle du souverain sacrificateur

Hébreux 8:3-5

Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Hébreux 8:3-5 est une section clé qui renforce l’argument de l’auteur sur la supériorité du sacerdoce de Jésus par rapport à celui des prêtres lévitiques. Elle établit un contraste entre le ministère céleste de Jésus et le ministère terrestre des sacrificateurs lévitiques, tout en soulignant que ces derniers n’étaient qu’une ombre des réalités célestes. Voici des améliorations pour clarifier et enrichir l’exposition de ces versets :

Hébreux chapitre 8:3 :

Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

L’auteur commence par rappeler la fonction fondamentale du souverain sacrificateur : il est établi pour offrir des sacrifices et des offrandes à Dieu. Cela met en lumière l’essence même du sacerdoce, qu’il soit terrestre ou céleste. Mais ici, l’auteur souligne une différence cruciale : Jésus, en tant que souverain sacrificateur céleste, devait aussi avoir quelque chose à offrir. Ce sacrifice, comme nous l’avons vu dans Hébreux 7:27, est unique, parfait et offert une fois pour toutes.

Cette mention renforce l’idée que l’offrande de Jésus n’est pas une répétition des sacrifices terrestres faits par les prêtres lévitiques, mais un acte singulier et définitif.

Hébreux chapitre 8:4 : Le ministère terrestre et céleste

S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

L’auteur fait une transition en disant que si Jésus était encore sur terre, il ne serait même pas sacrificateur. Cela s’explique par le fait que Jésus n’était pas de la tribu de Lévi, mais de la tribu de Juda. La loi mosaïque exigeait que seuls les Lévites puissent servir comme prêtres. Ainsi, Jésus ne pouvait pas exercer cette fonction sous l’ancienne loi sans la transgresser. Cependant, il est le souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, une réalité spirituelle et céleste qui dépasse le cadre légal terrestre.

Le ministère de Jésus ne se limite donc pas à une fonction sacerdotale liée à la loi mosaïque. Il s’agit d’un ministère céleste exercé dans le véritable tabernacle, le sanctuaire céleste. Ce ministère dépasse la temporalité de la loi, révélant la nécessité d’un sacerdoce supérieur et éternel.

Hébreux chapitre 8:5 : L’ombre et la réalité

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Ce verset apporte un éclaircissement essentiel : le culte lévitique n’était qu’une image et une ombre des choses célestes. L’auteur utilise ici une analogie visuelle, évoquant une sorte de théâtre d’ombres où les prêtres terrestres, à travers leurs rites, projetaient une image imparfaite des réalités célestes. Le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint dans le tabernacle est ici particulièrement important. Ce voile représentait la séparation entre Dieu et l’humanité. Cependant, par le sacrifice de Jésus, ce voile a été déchiré, dévoilant ainsi les réalités célestes et permettant un accès direct à Dieu.

Hébreux 10:20

20 par la route Nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

L’auteur cite également l’instruction donnée à Moïse : « Fais tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne ».

Exode 25:40

40 Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.

Cela montre que le tabernacle terrestre n’était qu’une réplique, une copie du véritable sanctuaire céleste. Le tabernacle de Moïse servait de représentation temporaire de ce que Jésus a accompli une fois pour toutes.

Le contraste entre l’ombre et la réalité

L’exemple de l’ombre permet de comprendre que vouloir retourner aux pratiques de l’ancienne loi équivaut à abandonner la réalité pour l’ombre. L’auteur avertit ses lecteurs : de ne pas « lâcher la proie pour l’ombre », c’est-à-dire de ne pas abandonner le salut complet en Christ pour un retour au judaïsme ou aux anciennes pratiques sacrificielles. Cela concernait directement les judéo-chrétiens du premier siècle, tentés de revenir au cadre rassurant de la loi mosaïque. Mais l’avertissement est tout aussi valable pour ceux, aujourd’hui, qui cherchent à judaïser leur foi ou à se tourner vers des pratiques rituelles pour se sentir plus spirituels. Le message est clair :’’ en ayant Christ, nous avons tout.’’ Christ est la réalité suprême, et retourner aux pratiques rituelles de l’Ancienne Alliance est une perte.

Application personnelle

L’auteur souligne que, de même que Moïse a construit le tabernacle selon un modèle divin, notre vie doit aussi être bâtie selon le modèle parfait de Jésus-Christ. Cela implique de suivre son exemple, non seulement dans l’obéissance aux commandements, mais aussi dans la manière de vivre en relation avec Dieu et les autres. Jésus est le modèle parfait, et les Écritures – aussi bien l’Ancien que le Nouveau Testament – nous montrent comment aligner nos vies sur cet exemple.

Ainsi, l’auteur montre que l’œuvre de Christ est parfaite, accomplie dans le véritable sanctuaire céleste. Il n’y a donc plus besoin de se raccrocher aux ombres de l’Ancienne Alliance, car la réalité est en Christ, notre Souverain Sacrificateur céleste.

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3 – Hébreux chapitre 8:6-7 Christ est “le Médiateur d’une Alliance plus excellente”

Hébreux 8:6-7

Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses.

En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde.

Les versets de Hébreux 8:6-7 développe une idée centrale de l’épître aux Hébreux : la supériorité de Jésus-Christ en tant que médiateur d’une Nouvelle Alliance, plus excellente que l’ancienne. L’auteur montre ici la transition entre l’ombre et la réalité, entre l’Ancienne Alliance qui avait des limites, et la Nouvelle Alliance fondée sur des promesses meilleures. Jésus est présenté comme le garant de cette Nouvelle Alliance, accomplissant ainsi la prophétie de Jérémie et offrant une relation plus intime et directe avec Dieu.

Hébreux chapitre 8:6 : Un ministère supérieur, une meilleure Alliance

L’auteur de l’épître souligne que Christ a obtenu un ministère supérieur parce qu’il est le médiateur d’une Alliance plus excellente. Cette Nouvelle Alliance est établie sur de meilleures promesses. Contrairement à l’ancienne Alliance, fondée sur la loi mosaïque et ses rituels, la Nouvelle Alliance repose sur la grâce et l’œuvre achevée de Jésus-Christ. L’expression « meilleures promesses » implique que cette Nouvelle Alliance contient des bénédictions spirituelles plus profondes, notamment le pardon complet des péchés, une relation directe avec Dieu, et la vie éternelle.

L’Ancienne Alliance, bien qu’instituée par Dieu, était imparfaite en raison de l’incapacité de la loi à transformer pleinement le cœur humain. Cette incapacité résidait dans le fait que la loi révélait le péché mais ne pouvait pas le vaincre. La Nouvelle Alliance, en revanche, est fondée sur la puissance de l’Esprit de Dieu et sur l’œuvre de Jésus-Christ, qui non seulement révèle le péché, mais l’efface définitivement.

Hébreux chapitre 8:7 : La nécessité d’une Nouvelle Alliance

L’auteur explique que si la première Alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu besoin d’une Nouvelle. Le fait que Dieu ait prévu une seconde Alliance montre les limites de la première. Comme cela a été mentionné en Hébreux 7:18-19, l’Ancienne Alliance malgré sa sainteté, était impuissante à conduire l’homme à la perfection. Elle ne permettait pas une transformation intérieure, mais était plutôt un ensemble de règles et de rituels externes. C’est pourquoi, elle devait être remplacée par quelque chose de plus efficace et de plus profond, à savoir la Nouvelle Alliance en Christ.

L’Ancienne Alliance servait essentiellement de préparation à la venue de Jésus et à l’établissement de la Nouvelle Alliance. Elle soulignait les besoins de l’humanité et montrait notre incapacité à atteindre la justice parfaite par nos propres efforts. La Nouvelle Alliance répond à ces besoins en offrant une réconciliation définitive avec Dieu, non plus par des sacrifices animaux répétés, mais par le sacrifice unique de Jésus-Christ.

Ombre et réalité

L’auteur de l’épître aux Hébreux compare souvent l’Ancienne Alliance à une ombre, tandis que la réalité est en Christ. Comme le dit:

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

 Les rituels et les observances de la loi mosaïque n’étaient que des représentations imparfaites des choses célestes à venir. Jésus, en tant que réalité de ces ombres, incarne l’accomplissement total des promesses divines.

Cette transition entre l’ombre et la réalité souligne que tout ce qui a été fait dans l’Ancien Testament depuis les sacrifices jusqu’aux rites du tabernacle, n’était que des préfigurations du ministère parfait de Jésus. Le sacrifice des animaux, par exemple, n’était qu’un symbole temporaire de la purification spirituelle, tandis que le sacrifice de Jésus purifie véritablement et définitivement du péché.

La meilleure espérance, comme il est dit :

Hébreux 7:19

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

La loi n’a rien amené à la perfection. Toutefois, la Nouvelle Alliance introduit une meilleure espérance par laquelle nous nous approchons de Dieu. Cette meilleure espérance se trouve dans l’œuvre de Jésus, qui nous ouvre un accès direct à Dieu. Contrairement à l’Ancienne Alliance où le souverain sacrificateur devait intercéder pour le peuple, Jésus est notre médiateur parfait, assis à la droite de Dieu, intercédant continuellement en notre faveur.

Le médiateur parfait

Le rôle de médiateur dans l’Ancienne Alliance était exercé par le souverain sacrificateur, un homme imparfait qui devait offrir des sacrifices pour ses propres péchés avant de pouvoir intercéder pour le peuple. Jésus, en revanche, est sans péché et n’a pas eu besoin de faire un sacrifice pour lui-même. Son œuvre est complète, et il exerce son ministère dans le sanctuaire céleste, non dans un temple fait de mains d’homme.

L’auteur rappelle ici la prophétie de Jérémie 31:31-34, qui annonce cette Nouvelle Alliance bien avant sa venue.

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

32 Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Jérémie parle d’une transformation intérieure, où la loi de Dieu sera inscrite dans le cœur des croyants, et non simplement sur des tablettes de pierre. C’est cette promesse d’une transformation spirituelle et d’une relation intime avec Dieu qui rend la Nouvelle Alliance supérieure à l’ancienne.

Conclusion

Cette section de l’épître aux Hébreux nous montre que Jésus est bien plus qu’un simple sacrificateur terrestre. Il est le médiateur d’une Alliance Nouvelle, fondée sur des promesses éternelles. L’Ancienne Alliance bien que sainte et juste, était insuffisante pour nous amener à la perfection. En Christ, la réalité des promesses divines est pleinement révélée et accessible à ceux qui croient. Par son sacrifice unique, Jésus a accompli ce que les sacrifices de l’Ancienne Alliance ne pouvaient faire : il a offert une rédemption complète et une relation directe avec Dieu.

Hébreux 8:8-13 présente une réflexion profonde sur la transition entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. L’auteur souligne que l’Ancienne Alliance, bien qu’instaurée par Dieu, a révélé les faiblesses de l’homme à la respecter pleinement.

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4 – Hébreux chapitre 8:8-13 – Annonce d’une nouvelle alliance

Hébreux 8:8-13

Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte ; Car ils n’ont pas persévéré dans mon Alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

10 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

11 Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ;

12 Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés.

13 En disant : une Alliance Nouvelle, il a déclaré la première ancienne ; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître.

Un rappel des Alliances du passé

Ce passage commence par un blâme qui concerne non seulement l’Ancienne Alliance, mais aussi ceux qui étaient censés la respecter. Dans une Alliance, il y a toujours deux parties. Dieu s’engageait à bénir, protéger et guider, tandis que le peuple s’engageait à obéir et à respecter ses commandements. Cependant, les Écritures montrent comment l’humanité a échoué à respecter ses engagements à maintes reprises :

  1. Adam devait obéir à Dieu en ne mangeant pas de l’arbre de la connaissance (Genèse 2:16-17).
  2. Noé, par la foi, a obéi en construisant l’arche, malgré l’absence de signe de pluie (Genèse 6-9).
  3. Abraham a quitté sa terre natale, croyant aux promesses divines d’une postérité (Genèse 15).
  4. Moïse a reçu la Loi au Sinaï, qui contenait des bénédictions et des malédictions en fonction de l’obéissance du peuple (Deutéronome 27-28).

Ces Alliances ont révélé la difficulté humaine à rester fidèle, et l’épître aux Hébreux 8 souligne cette faiblesse.

La Nouvelle Alliance : un changement fondamental

Ce passage introduit la promesse d’une Nouvelle Alliance. Contrairement à l’ancienne, écrite sur des tables de pierre et imposée extérieurement, cette Nouvelle Alliance sera écrite dans les cœurs. Ce passage est tiré de Jérémie 31:31-34 où Dieu promet une transformation intérieure : ses lois ne seront plus perçues comme des règles externes à suivre, mais comme une expression d’un amour interne, profondément gravé dans l’esprit de ceux qui l’acceptent.

Dans cette Nouvelle Alliance, il n’y a plus besoin d’enseigner à quelqu’un à connaître le Seigneur, car tous auront une relation directe avec Lui, du plus petit au plus grand. La loi n’est plus simplement un ensemble de règlements, mais un désir intime de vivre selon la volonté de Dieu. Ce passage fait écho à ce que Paul exprime dans 2 Corinthiens 3:18, où il est question de transformation à l’image du Seigneur.

Le rôle du pardon

Le verset 12 met l’accent sur le pardon : « Parce que je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » L’Ancienne Alliance était marquée par des sacrifices répétés pour expier les péchés, un rappel constant des faiblesses humaines. La Nouvelle Alliance, en revanche, s’appuie sur le sacrifice unique et parfait de Jésus, qui pardonne une fois pour toutes les péchés, permettant ainsi une réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité.

Réflexion sur la Nouvelle Alliance

L’Ancienne Alliance, bien qu’importante dans le cadre de l’histoire du salut, a montré ses limites à cause de la nature déchue de l’homme. Les sacrifices de l’Ancienne Alliance devaient être continuellement répétés, sans jamais résoudre le problème du péché à sa racine. Dans la Nouvelle Alliance, Dieu fait tout le travail : Il place ses lois dans les cœurs, transforme les esprits, et garantit le pardon des péchés. Tout cela ne dépend plus des œuvres humaines mais de la grâce divine.

Cela ne signifie pas pour autant que l’effort humain est totalement exclu. L’homme est toujours invité à répondre par la foi, la repentance, et une vie de transformation à l’image de Christ. Mais cette transformation est rendue possible grâce à la présence du Saint-Esprit en chacun des croyants. Dieu ne réside plus dans une tente ou un temple, mais en chaque individu, faisant de chaque croyant un temple du Saint-Esprit.

Conclusion

Hébreux 8:8-13 invite chacun à réfléchir profondément sur la manière dont Dieu a établi cette Nouvelle Alliance. Alors que l’Ancienne Alliance rappelait constamment aux hommes leur incapacité à être justes par eux-mêmes, la Nouvelle Alliance offre une solution radicale : la loi de Dieu, écrite dans leurs cœurs, combinée au pardon total des péchés par le sacrifice de Jésus. L’obéissance n’est plus une question de conformité extérieure, mais d’un amour et d’un désir profondément ancrés en nous.

Il est important de souligner que l’expression ‘Nouvelle Alliance’ n’apparaît qu’une seule fois dans l’Ancien Testament, précisément dans le passage de Jérémie précité. Cependant, nous en trouvons une description détaillée en :

Ézéchiel 36:22-38

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

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5 – Le thème central de l’épitre aux Hébreux est en résumé :

« Jésus, le véritable souverain sacrificateur ».

Ce concept est présenté de manière claire dans Hébreux 4:14-16

: Hébreux 4:14-16.

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Ce passage souligne à la fois l’humanité de Jésus, qui peut comprendre nos faiblesses parce qu’il a été tenté comme nous, et sa divinité parce que sans péché et qu’il siège auprès de Dieu, prêt à offrir sa miséricorde.

Application du thème central

L’application de ce thème est exposée en détail dans Hébreux 7:1 – 10:18 et se décompose en cinq parties distinctes, mettant en lumière la supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur à différents niveaux :

  1. Hébreux 7:1-28 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek
    Jésus est comparé à Melchisédek, un prêtre mystérieux qui apparaît dans l’Ancien Testament. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus appartient à un ordre supérieur, éternel, sans début ni fin, soulignant la permanence et l’efficacité de son sacerdoce.
  2. Hébreux 8:1-5 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur dans le tabernacle céleste
    Jésus n’exerce pas son sacerdoce dans un tabernacle terrestre, comme les prêtres de l’Ancienne Alliance, mais dans le tabernacle céleste, un sanctuaire parfait et éternel, auprès de Dieu lui-même.
  3. Hébreux 8:6-13 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur de la Nouvelle Alliance
    Jésus est le médiateur d’une Nouvelle Alliance, supérieure à l’ancienne. Contrairement à l’Ancienne Alliance, basée sur des lois extérieures, la Nouvelle Alliance est gravée dans les cœurs et fondée sur une relation directe et personnelle avec Dieu.
  4. Hébreux 9:15-28 – La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la Nouvelle Alliance
    En tant que médiateur de cette Nouvelle Alliance, Jésus inaugure une relation de grâce où son sacrifice une fois pour toutes, purifie les croyants de manière définitive. Il entre une fois pour toutes dans le sanctuaire céleste avec son propre sang, offrant une rédemption éternelle.
  5. Hébreux 10:1-18 – La supériorité de Jésus en tant que véritable et parfait sacrifice
    Contrairement aux sacrifices répétés de l’Ancienne Alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière permanente, Jésus, par son sacrifice unique, a accompli parfaitement ce que les sacrifices animaux ne pouvaient pas faire : une purification totale et définitive.
Jésus le souverain sacrificateur éternel

Ainsi, l’épître aux Hébreux nous montre la supériorité de Jésus à chaque étape du sacerdoce : il est un prêtre éternel, exerçant son ministère dans le tabernacle céleste, médiateur d’une Nouvelle Alliance et offrant le seul sacrifice parfait et définitif. Tout cela fait de lui le véritable souverain sacrificateur qui nous permet de nous approcher avec assurance du trône de la grâce.

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Luc 19:7-10 : L’accueil de Jésus, une nouvelle chance

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Dans Luc 19:7-10, l’accueil de Jésus chez Zachée est une invitation profonde à la transformation.

Zachée cherchant Jésus sur un arbre, révélant sa foi.
Zachée sur l’arbre : un acte de foi et d’humilité.Luc 19:7-10

Voyant cela, tous murmuraient, et disaient: Il est allé loger chez un homme pécheur.

Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.

Jésus lui dit: Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. 

Luc 19:7-10

Zachée, un collecteur d’impôts méprisé, cherchait Jésus malgré les obstacles sociaux. Il grimpa sur un arbre pour voir Jésus passer, un geste audacieux qui montrait sa foi et sa soif de changement. Jésus, voyant son cœur sincère, a décidé de l’honorer en entrant chez lui. Cet acte de grâce inattendu, va bouleverser la vie de Zachée, qui trouve la rédemption.

L’enseignement que nous tirons de ce passage est clair : l’accueil de Jésus dans nos vies est une chance pour tous, peu importe notre passé. Jésus ne regarde pas nos erreurs passées, mais voit en nous le potentiel de changement. Aujourd’hui encore, il nous offre une nouvelle chance, à condition que nous soyons prêts à le chercher activement, comme Zachée.

Nous devons comprendre que, comme Zachée, il n’y a pas de distance trop grande ou de péché trop lourd pour que Jésus nous accueille. Il est là, prêt à transformer notre vie, à condition d’accepter son invitation à la repentance et à la foi.

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Je vous le dis, de même il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repend que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

Luc 15:7

2 Samuel 23 à 24 – – – Luc 19:1-27

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Hébreux chapitre 5 Christ, grand prêtre et médiateur

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Hébreux chapitre 5 souligne le rôle de Jésus en tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Le texte encourage aussi les croyants à progresser dans la maturité spirituelle, en abandonnant les enseignements de base pour aller vers la perfection.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 6

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– Hébreux chapitre 5 – Étude biblique

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S’adressant à des Hébreux, l’auteur de l’épître continue à démontrer la supériorité de Christ dans sa fonction de grand souverain sacrificateur. Il le fait en établissant des similitudes et des contrastes avec Aaron, le premier et le plus grand des sacrificateurs de l’ancienne alliance, qui avait été oint pour offrir les sacrifices à Dieu au nom du peuple. Alors qu’Aaron et ses successeurs exerçaient un sacerdoce limité dans le temps et dans l’espace, Christ, en tant que souverain sacrificateur éternel, a offert un sacrifice unique et parfait, non pas d’animaux, mais de sa propre vie. Son sacrifice transcende et accomplit ainsi pleinement les exigences de la loi. Aaron, quant à lui, intercédait au moyen de rituels terrestres. Christ a quant à lui traversé les cieux et siège à la droite de Dieu, assurant une réconciliation définitive entre Dieu et les hommes qui le reconnaitraient comme leur Sauveur et Seigneur.

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1 – Le sacerdoce de Christ

À partir du chapitre 5 jusqu’au verset 18 du chapitre 10, l’épître développe le thème central du sacerdoce de Jésus-Christ, en insistant sur sa prééminence et sa perfection. Ce sacerdoce a déjà été évoqué dans les chapitres précédents (2:9, 11, 17 ; 3:1 ; 4:14-16). Le chapitre 6 qui sert de transition, mène à une discussion approfondie dès le chapitre 7 sur la supériorité du sacerdoce de Christ par rapport à l’ordre lévitique. Cela introduit aussi la nouvelle alliance à partir de Hébreux 8:6. Nous devons maintenant porter le regard sur notre grand souverain sacrificateur, Jésus-Christ, qui a traversé les cieux.

Un ministère accompli par un homme pour les hommes
Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le ministère du grand prêtre était accompli par un homme en faveur des hommes. Un souverain sacrificateur légitime devait être appelé par Dieu. Cela était vrai pour le sacerdoce aaronique (Hébreux 5:1-4) et l’est encore plus pour celui de Christ (Hébreux 5:5-10). Contrairement aux prêtres terrestres, Jésus-Christ exerce un sacerdoce céleste, éternel et parfait. Il a offert un sacrifice unique, suffisant pour le salut. Sa traversée des cieux souligne la portée transcendante et éternelle de son œuvre.

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2 – Les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance

Hébreux 5:1-3

1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage.

Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Dans ces versets, l’auteur présente les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance. Premièrement, il doit être choisi parmi les hommes, partageant leur humanité et leurs faiblesses. En tant qu’homme, il comprend les faiblesses des autres et peut être indulgent envers eux. Jésus, lui aussi, a partagé la chair et le sang pour accomplir ce rôle pleinement.

Hébreux 2:14-16

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie, retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Un intermédiaire entre Dieu et les hommes

Le sacrificateur servait Dieu au nom des hommes, jouant un rôle d’intermédiaire. Il offrait des sacrifices et des offrandes pour expier les péchés du peuple. Ainsi, il formait le lien entre les hommes pécheurs et le Dieu saint. Sous l’ancienne alliance, le souverain sacrificateur devait d’abord offrir un sacrifice pour ses propres péchés avant de pouvoir présenter les sacrifices pour le peuple, comme cela est montré dans le rituel du Yom Kippour (Lévitique 16:6, 11). Ce rituel souligne la faiblesse du prêtre humain, qui devait être purifié avant d’approcher Dieu.

Christ, le souverain sacrificateur parfait

Le contraste avec Jésus est frappant. Bien qu’il ait partagé notre humanité, il était sans péché et n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour lui-même. Jésus était le souverain sacrificateur parfait, capable d’offrir un sacrifice unique et parfait pour les péchés du monde. Il était à la fois homme et sans péché.

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3 – L’appel divin au sacerdoce de Christ

Hébreux 5:4-6

Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron.

Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

La charge de souverain sacrificateur ne peut être assumée par volonté personnelle ou ambition humaine. C’est une vocation divine, un appel direct de Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. De la même manière, Jésus-Christ n’a pas pris pour lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur. Dieu, son Père, l’a appelé à cette fonction. La citation du Psaume 2:7 montre que Dieu a déclaré Jésus comme son Fils :

Psaume 2:7  

7  Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Un sacerdoce éternel selon l’ordre de Melchisédek

Le verset 6 renforce cette idée en citant le Psaume 110:4 : « Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Jésus n’est pas un sacrificateur temporaire. Il est souverain sacrificateur pour toujours, marquant ainsi la continuité et l’importance de son ministère céleste, bien au-delà de l’ordre selon Aaron.

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4 – l’humanité de Jésus

Hébreux 5:7-10

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,

a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

10 Dieu l’ayant souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:7-10 décrit l’humanité de Jésus, notamment avec l’expression « dans les jours de sa chair ». Ceci désigne son incarnation, lorsqu’il partageait notre condition humaine. Il a vécu comme nous, avec des faiblesses et des passions, comme le souligne :

Romains 7:5

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Ce verset illustre que la chair est le siège des passions pécheresses. Galates 5:13, 19 donne aussi des instructions claires pour ne pas vivre selon la chair, malgré la liberté chrétienne.

Galates 5:13, 19

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

Cela exhorte à ne pas utiliser la liberté chrétienne pour vivre selon la chair.

Dans Hébreux 5:7, Jésus exprime son humanité par ses prières, ses cris et ses larmes dans le jardin de Gethsémané. Luc 22:42-44 relate cette scène douloureuse

Luc 22:42-44

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Jésus, dans une profonde humanité, prie plus intensément jusqu’à ce que sa sueur devienne comme des gouttes de sang. Cette prière montre à la fois sa nature humaine et sa soumission totale à la volonté de Dieu.

Hébreux 5:8 introduit le paradoxe suivant : Jésus, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par la souffrance. Cela ne signifie pas qu’il manquait d’obéissance, mais qu’il a expérimenté l’obéissance dans toute son ampleur, même au prix de la souffrance. Philippiens 2:7-8 décrit bien cette soumission :

Philippiens 2:7-8

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix.

Hébreux 5:9 affirme que Jésus, après avoir été « élevé à la perfection », est devenu l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Ici, la perfection désigne l’accomplissement complet de sa mission. Jésus n’avait pas de défauts à corriger, mais il a achevé son rôle de rédempteur par l’obéissance et la souffrance. Sa mission se résume ainsi : « pas d’épreuves, pas de preuves ».

Luc 19:10 éclaire la raison de la venue de Jésus :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

La perfection de Jésus inclut non seulement sa mission terrestre, mais aussi son rôle éternel. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui étaient temporaires, le sacrifice de Jésus est définitif. Il est à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice parfait.

Hébreux 5:10 confirme que Jésus est « souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », un concept développé dans les chapitres suivants. Avant d’expliquer cela en détail, l’auteur adresse un avertissement à ses lecteurs concernant leur stagnation spirituelle.

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5 – Avertissements et reproches pour l’immaturité spirituelle

Hébreux 5:11-14

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Hébreux 5:11 commence par un avertissement. L’auteur souligne que le sujet à venir est complexe, mais que les destinataires de sa lettre, sont devenus lents à comprendre. Le terme grec « nothros », traduit ici par « lents », peut aussi signifier « nonchalants » ou « indolents ». Cela révèle leur affaiblissement spirituel dû à un manque de diligence. Ils sont en effet responsables de leur propre stagnation.

Au verset 12, le reproche est direct : « Vous devriez être des maîtres. » Après un long apprentissage, ils auraient dû atteindre la maturité nécessaire pour enseigner. Pourtant, ils avaient encore besoin des bases, des premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils sont restés comme des enfants spirituels. Leur situation n’est pas due à un manque de capacité, mais à une absence d’application personnelle dans l’étude et la mise en pratique de la doctrine.

Le contraste entre le lait et la nourriture solide

L’expression « besoin de lait » contraste avec la « nourriture solide ». Le lait symbolise les enseignements de base, destinés aux nouveaux convertis ou aux croyants faibles. En revanche, la nourriture solide est réservée à ceux qui ont atteint une maturité spirituelle. Cette distinction est aussi mentionnée dans :

1 Pierre 2:2

2 Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

De même, Paul en parle dans :

1 Corinthiens 3:2

2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter.

La maturité spirituelle ne se limite pas à la connaissance théologique mais elle inclut aussi la capacité à discerner le bien du mal. Hébreux 5:14 souligne que ceux qui consomment une nourriture solide ont exercé leurs facultés à travers l’usage. Ils ont ainsi développé un jugement éclairé et la capacité de naviguer dans les complexités morales de la vie chrétienne.

Croître en maturité spirituelle

Cette croissance est essentielle pour devenir des hommes et des femmes accomplis dans la foi. Éphésiens 4:13 en donne l’objectif :

Éphésiens 4:13 :

13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

L’immaturité spirituelle se manifeste souvent par une incapacité à vaincre les désirs de la chair. Cette opposition entre la chair et l’Esprit est clairement décrite dans :

Galates 5:16-17

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

La chair et l’Esprit en opposition

Dans la Bible, la chair désigne souvent ce qui est périssable et corruptible. Elle est associée à la faiblesse humaine et à la tendance au péché. Romains 8:7 en donne un exemple :

Romains 8:7

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

En Christ, cependant, la puissance de la chair est brisée.

Romains 8:3 déclare que Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Romains 8:3 déclare

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Vivre selon l’Esprit et non selon la chair

Éphésiens 2:14-16 montre que, par sa chair, Jésus a anéanti l’inimitié entre Dieu et les hommes :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Ainsi, en Christ, les chrétiens ne vivent plus selon la chair, mais selon l’Esprit, comme l’affirme :

Romains 8:9

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Appel à la maturité spirituelle

L’appel à la maturité spirituelle est une exhortation à dépasser les enseignements de base et à développer une compréhension plus profonde de la foi. Cela nécessite de s’efforcer à discerner avec sagesse. 2 Timothée 2:15 encourage à un tel effort :

2 Timothée 2:15

15 Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité.

La véritable maturité chrétienne ne consiste donc pas seulement en une accumulation de connaissances, mais en une transformation de la vie, capable de discerner spirituellement et de résister aux désirs de la chair. Cela permet de vivre selon l’Esprit, en progressant vers la perfection promise par Dieu, comme le souligne :

2 Pierre 1:4

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, la croissance spirituelle conduit à une vie en harmonie avec la volonté de Dieu, marquée par la capacité de discerner et de résister aux tentations de la chair.

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Hébreux chapitre 1 Étude biblique : La supériorité de Jésus-Christ

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Hébreux chapitre 1 : La Supériorité de Christ

Le message central de l’épître aux Hébreux est l’élévation de Jésus-Christ. Ce texte est à relier au Psaume 110. Jésus y est présenté dans son triple ministère : Prêtre, Prophète et Roi. Le terme de souverain sacrificateur prend tout son sens en la personne de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek. Aucun autre livre du Nouveau Testament ne reflète autant l’image grandiose de Christ dans sa gloire divine. Il y est présenté en tant qu’homme et en tant que ministère unique.

Cette épître est présentée parfois comme le cinquième évangile.

1 – Hébreux chapitre 1:1-4 Jésus fils de Dieu

Hébreux 1:1-4

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Autrefois Dieu a parlé par les prophètes, mais mieux encore ensuite, il a parlé par le fils !

Rappelons-nous de la parole de Moïse en :

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez !

Ce qui est redit avec un avertissement en :

Deutéronome 18:18-19

18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.

19 Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte.
 

Jésus est ainsi présenté comme supérieur aux prophètes dont le premier d’entre eux, Moïse.

L’expression, dans les « derniers temps », ou derniers jours, désigne l’époque qui a commencé avec Christ et son Église, et qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui, et se poursuivra jusqu’à son retour.

Jésus est présenté dans sa supériorité dans tous les domaines.

2 – Hébreux chapitre 1 : « la présentation de Jésus »

1: v.2 – Il est l’héritier de toutes choses, le fils.

2: v.2 – Il est le créateur du monde.

3: v.3 – Il est le reflet de la gloire de Dieu.

4: v.3 – Il est l’empreinte de la personne de Dieu.

5: v.3 – Il est le soutien de toutes choses.

6: v.3 – Il nous purifie de nos péchés.

7: v.3 – Il est le Roi sur son trône à la droite du Père.

8: v.5 – Il est engendré par le Père et non pas créé.

9: v.9 – Il est l’oint de Dieu d’une huile de joie.

10: v.10-12 – Il est le Seigneur éternel.

Dans ce seul chapitre, l’auteur fait référence par huit fois à l’Ancien Testament, dont sept fois aux Psaumes.

Comme il est écrit dans les deux premiers versets, nous passons régulièrement de l’Ancien Testament au Nouveau Testament, la comparaison se faisant entre « dans les derniers temps » et « Autrefois ». Le mot père est à prendre au sens général, en ce compris, les patriarches, les responsables, les anciens et cela sous-entend toutes les générations passées.

Ces derniers temps sont les temps qui étaient annoncés déjà par Jacob en:

Genèse 49:1

1 Jacob appela ses fils, et dit: Assemblez-vous, et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans la suite des temps.

au moment où il s’apprêtait à bénir prophétiquement ses enfants.

A propos de l’expression « le reflet de la gloire de Dieu », il convient de faire attention à bien en comprendre le sens. Si nous voyons la lune, c’est parce qu’elle réfléchit la lumière du soleil, qu’elle la renvoie. Par contre, si nous voyons le soleil c’est qu’il rayonne lui-même, que ce rayonnement émane de sa personne. Quant à Jésus, celui-ci est le rayonnement de Dieu. C’est pourquoi, Jésus dira à Philippe en:

Jean 14:9

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Le mot « empreinte » de sa personne vient du grec « charakter » qui veut dire, l’exacte reproduction, l’expression de son être.

Ayant présenté Jésus dans ses différents aspects, l’auteur montre qu’avec Jésus les choses sont meilleures dans la nouvelle alliance qu’avec l’ancienne alliance.

Dans les versets suivants, il va présenter la supériorité de Jésus par rapport aux anges et va dérouler sa démonstration dans la suite de ce chapitre.

3 – Hébreux chapitre 1:5-9 – supériorité sur les anges

Hébreux 1:5-9

Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?

Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !

De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, Et de ses serviteurs une flamme de feu.

Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ;

Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie au-dessus de tes égaux.

Le « aujourd’hui » du verset 5, est le aujourd’hui de Dieu. Il n’y a donc pas de notion de temps, de datation.

Le verset 6 avec l’expression « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » montre la suprématie de Jésus par rapport aux anges d’une part, et démontre aussi son rang en tant que Dieu, puisque seul Dieu doit-être adoré. (Matthieu 4:9 et Apocalypse 22:9)

l’expression de nouveau se traduit aussi par encore. Il faut comprendre :

 « Et encore lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !« 

Ainsi, quand Jésus vient dans notre monde, les anges continuent de l’adorer. En Matthieu 4-11, on voit que les anges le servent.

Au verset 9 le mot « égaux » désignent ceux qui partagent une dignité, une fonction, ceux qui sont participant à … Pour rappel, les chrétiens serons participants à la gloire et à la nature divine ainsi qu’il est écrit en 2 Pierre 1:4.

Ce pourrait être les humains que Dieu a adoptés et qui sont devenus les frères de Jésus.

Tout ce qu’il vient de dire est l’explication de ce qui est dit au verset 4 : il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Jésus a ainsi une supériorité aux anges non seulement de rang, mais aussi de nature.

4 – Hébreux chapitre 1 :10-14 En faveur de ceux qui doivent hériter du salut

Hébreux 1:10-14

10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;

11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement,

12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, Et tes années ne finiront point.

13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

De plus, en démontrant la grandeur de Jésus qui est exprimée dans l’ancien Testament, il confirme la validité des Écritures dans l’annonce du Messie.

En s’appuyant sur l’Ancien Testament, notamment sur les Psaumes pour démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, l’auteur pousse ses lecteurs à reconnaître cette supériorité ou à rejeter les Écritures auxquelles ils s’accrochent alors qu’ils sont tentés de revenir au judaïsme puisque les Écritures témoignent de sa supériorité.

Dans ce premier chapitre, la différence, ou la distinction du fils d’avec les anges est faite.

En Hébreux chapitre 1 Le Fils est présenté supérieur aux anges
  1. v.5 – Dieu n’a jamais appelé un ange Fils. (Psaumes 2:7)
  2. v.6 – Dieu ordonne aux anges d’adorer le Fils. (Psaumes 97:7)
  3. v.7 – Les anges sont des serviteurs, le Fils est Dieu. (Psaumes 104:4)
  4. v.8-9 – Le Fils, est oint de Dieu, il règne. (Psaumes 45:7-8)
  5. v.10 – Le Fils éternel est le créateur des cieux et de la terre. (Psaumes 102:26-28)
  6. v.13 – Le Fils est assis à la droite de Dieu le Père, lui seul. (Psaumes 110:1)
  7. v.14 – Les anges sont au service de ceux qui sont appelés à hériter du royaume.

Cette démonstration de la grandeur de Jésus, fils de Dieu, doit fortifier notre foi et démontrer toute la cohérence de la Bible dans son entier. Il n’est pas possible de dissocier le Nouveau Testament de l’Ancien, et encore moins d’ignorer l’Ancien Testament sous prétexte d’être chrétien.

Observons que Dieu n’a jamais appelé un ange : fils ! Dans ce chapitre le nom de Jésus n’est jamais évoqué, il est question du Fils, tout simplement parce que dans l’Ancien Testament le nom de Jésus n’est pas mentionné.

Dieu a toujours reconnu Jésus comme son Fils, et la preuve en est sa résurrection.

Actes 13:32-33

32 Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères,

33 Dieu l’a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui.  (Ps 2:7)

Romains 1:4

et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus Christ notre Seigneur,

Un aspect à ne pas négliger vu l’insistance à démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, est celui de dissuader toute personne à pratiquer le culte des anges. En effet, ceci est un danger qui a existé de tous temps, et qui existe encore.

Le rôle des anges pour autant n’est pas à négliger puisqu’il est dit :

Hébreux 1:14

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

Ceci est d’une grande valeur pour nous puisque d’une part, les anges sont au service de Dieu et que d’autre part, ils exercent un ministère en faveur des sauvés.

Paul donne un sévère avertissement en :

Colossiens 2:18

18 Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,

Dans le judaïsme, il existe un grand nombre d’anges qui ont chacun leur fonction. Cependant, ne nous trompons pas, un ange peut être un messager, mais il n’est pas un médiateur. Nous ne pouvons pas lui adresser une prière comme nous faisons une prière à Jésus. L’action d’un ange est à sens unique. Elle vient de Dieu vers les hommes et non des hommes vers Dieu.

1 Timothée 2:5

5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme,

Il sera plus tard question de médiateur.

Jésus est supérieur aux anges, et de plus il est d’une nature différente.

Quand il est question dans l’Ancien Testament de l’ange de l’Éternel, il s’agit de Jésus.

Ex : Zacharie 3 :1

1 Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser.

Il est important de lire Colossiens 1:13-20 qui résume qui est Jésus (v. 15 à 18), ce qu’il a fait (v. 14) et l’influence qu’il doit avoir dans nos vies.

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