Grâce et vérité, Jésus est au-dessus de la loi

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Jésus-Christ révèle la grâce et la vérité, dépassant la loi ancienne. Il a accompli parfaitement la loi et a ouvert une nouvelle alliance fondée sur l’amour. Le croyant en Jésus-Christ vit désormais dans une relation vivante avec Dieu.

Invitation à la réflexion de la semaine :

Le salut par la grâce – une révélation des choses cachées

True - la Vérité
Par Jésus sont venues la grâce et la vérité – Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Jean 1:17 – Grâce et vérité

« Grâce et vérité » (Jean 1:17) sont venues par Jésus-Christ, qui a accompli toute la loi (Matthieu 5:17) sans l’abolir. Il en est la finalité (Romains 10:4), parce qu’il l a satisfait les exigences de la loi par son sacrifice parfait, ce qu’aucun homme par ses propres forces ne peut faire. Ainsi, la loi, qui révèle le péché (Romains 3:20), trouve en Jésus-Christ son aboutissement, savoir la justification par la foi.

Jésus nous a offert et nous offre ainsi une meilleure alliance (Hébreux 8:6), fondée sur des promesses de grâce et non sur des œuvres. En effaçant l’acte de nos péchés (Colossiens 2:14) à la croix, il nous libère de la condamnation de la loi et nous introduit dans la liberté de l’Esprit (Galates 5:1). La loi condamnait, mais la grâce justifie (Romains 3:28).

Ainsi, « Grâce et vérité » montrent que Jésus dépasse la loi par son amour. Il n’a pas annulé la loi, mais a rempli toutes ses exigences et nous offre une vie nouvelle, non sous le joug de la loi, mais dans la liberté des enfants de Dieu (Romains 8:2).

La loi révèle le péché, mais elle ne peut jamais sauver. Jésus-Christ apporte la grâce et la vérité. Il accomplit parfaitement la loi et ouvre un chemin nouveau.

Matthieu 5:17 montre que Jésus n’abolit pas la loi, mais l’accomplit. Il est affirmé en Romains 10:4 qu’il est la fin de la loi pour ceux qui croient.

Par sa mort, il efface la condamnation (Colossiens 2:14). Il établit une alliance meilleure (Hébreux 8:6). En conséquence, la relation avec Dieu ne repose plus sur des règles, mais sur la grâce.

Ainsi, grâce et vérité se rencontrent en Jésus. Celui-ci révèle Dieu pleinement et offre un salut vivant. Le croyant marche désormais dans une relation fondée sur l’amour et la vérité.

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Prière

Seigneur Jésus,
Merci pour ta grâce et ta vérité que tu nous accordes. Aide-nous à vivre dans ta lumière. Libère-nous de tout esprit de condamnation. Que par ton soutien, nous soyons capables de marcher chaque jour avec toi.
Amen.

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Voici le texte des versets de la méditation dans leur intégralité

  • Matthieu 5:17
    • 17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
  • Romains 3:20
    • 20 Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.
  • Romains 3:28
    • 28 Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi.
  • Romains 8:2
    • En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
  • Romains 10:4
    • car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient.
  • Galates 5:1
    • 1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.
  • Colossiens 2:14
    • 14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix;
  • Hébreux 8:6
    • Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses.

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Matthieu chapitre 22 : aimer Dieu et répondre à son appel

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Matthieu chapitre 22 contient la troisième des paraboles adressées aux religieux dans laquelle Jésus révèle l’appel de Dieu à tous. Il enseigne la priorité suprême : aimer Dieu et son prochain. Ce chapitre met en lumière la grâce offerte, mais aussi la responsabilité pour chacun de répondre avec foi et obéissance.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 23

Matthieu chapitre 22 – Étude biblique

Rappelons-nous que Jésus était dans le temple et qu’il enseignait….

Matthieu 21:23

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

Dans le chapitre 21, Jésus s’adressait à la foule en présence des religieux et avait donné deux paraboles, celle des deux fils et celle des vignerons. La parabole des noces qui débute dans ce chapitre 22 est la dernière qu’il adresse aux chefs religieux.Toutes ces paraboles furent données dans le contexte de la purification du Temple (cf. Matthieu 21:12-17) et de la malédiction du figuier (cf. Matthieu 21:18-22), deux signes du rejet par Dieu des chefs Juifs, du Judaïsme rabbinique et de la nation Juive.

Les trois paraboles du chapitre 21 et du chapitre 22 ont un rapport étroit :

a. La première parabole parle du rejet du messager de Dieu, à savoir Jean Baptiste. (et des précédents prophètes)

b. La deuxième parabole parle du rejet du fils de Dieu, le Messie.

c. Cette troisième parabole des noces parle du rejet de la grâce de Dieu.

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1 – Matthieu 22:1-14 – La parabole des noces

Le mot parabole au début de ce chapitre 22, est au pluriel, ce qui sous entendrait qu’il y a deux paraboles en une.

Matthieu 22:1-10

1 Jésus, prenant la parole, leur parla de nouveau en paraboles, et il dit:

Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils.

Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces; mais ils ne voulurent pas venir.

Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant: Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces.

Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic;

et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.

Le roi fut irrité; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs: Les noces sont prêtes; mais les conviés n’en étaient pas dignes.

Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez.

10 Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives.

Le verset 6 rappelle le sort réservé aux serviteurs de la parabole des méchants vignerons de Matthieu 21:35. C’est le rejet à revenir à Dieu du peuple d’Israël qui a été jusqu’à tuer des prophètes de Dieu.

Matthieu 21:35-36

35 Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième.

36 Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

Cette parabole est à bien des égards, semblable à celle du grand banquet de Luc 14:16-24.

Nous pouvons penser que les versets 1-10 ont trait à la grâce imméritée que Dieu accorde à l’homme déchu et que les versets 11 à 13 ont trait à la responsabilité humaine après avoir expérimenté la grâce de Dieu.

Matthieu 22:11-14

11 Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces.

12 Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces? Cet homme eut la bouche fermée.

13 Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Cette partie de la parabole diffère de la précédente : la première traite du salut par grâce, la seconde traite de la vie qui suit ce salut. Le salut provient de la grâce divine en réponse à notre foi et repentance, mais il doit être entretenu toute la vie. Nous ne sommes pas sauvés par les œuvres, mais pour accomplir de bonnes œuvres.

Dans ce passage, il y a trois catégories de personnes.

La première catégorie est constituée des hommes qui ont rejeté la grâce (refus de venir au festin des noces)

La deuxième catégorie est constituée des personnes qui ont accepté la grâce, et qui ont revêtu l’habit de noces (bonnes œuvres)

La troisième catégorie est constituée de personnes qui se sont contentées d’accepter la grâce sans plus. Elles ont accepté le salut, mais elles ont continué à vivre comme avant. Tout est dit en :

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

L’habit de noces dont il est question au verset 11 est à associé à:

Apocalypse 19:7-9

Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,

et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints.

Et l’ange me dit: Écris: Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.

Dans ce passage, au verset 8, le fin lin représente les œuvres justes des saints.

Ce que nous dit le prophète Ésaïe en:

Ésaïe 61:10

10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Pour comprendre ce passage des versets 11-13, il faut se rappeler ce que nous dit Jacques en:

Jacques 4:17

17 Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.

C’est ce qui s’appelle le péché par omission du serviteur inutile de la parabole des talents ou de celle des dix mines. Leur attitude est sanctionnée par l’expression qui est dite par sept fois dans les évangiles

‘il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

À chaque fois, cette expression est dite d’une personne qui savait ce qu’elle devait faire et qui ne l’a pas accompli par paresse ou négligence. Tout serviteur doit penser que l’heure des comptes arrivera. La fidélité et le zèle déployés seront récompensés : ‘bon et fidèle serviteur’.

L’incrédulité et la paresse seront condamnées et ceux qui auront été incrédules ou paresseux seront jetés dans les ténèbres.

Les pharisiens et les responsables comprirent que Jésus parlait d’eux, car à la fin de la parabole des méchants vignerons il est écrit :

Matthieu 21:45

45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

Au verset 15 qui termine la parabole

Matthieu 22:15

15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.

Ces religieux ne supportaient pas que Jésus puisse dire que toutes les personnes qu’ils méprisaient, publicains, prostituées, païens, Romains puissent entrer dans le royaume de Dieu et pas eux.

Voir pour une étude approfondie: la parabole des noces

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2 – Matthieu 22:15-22 – le tribut à césar

Matthieu 22:15-22

15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.

16 Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t’inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.

17 Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?

18 Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?

19 Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

20 Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

22 Étonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent, et s’en allèrent.

Nous voyons ici une coalition de deux groupes (les pharisiens et les hérodiens) qui ne s’entendaient pas mais qui se sont alliés face à leur ennemi commun, Jésus. Les chefs pharisiens quant à eux, ne se sont pas compromis en envoyant leurs disciples.

Le verset 16 montre la flatterie utilisée, comme s’ils croyaient ce qu’ils disaient.  Nous savons que :

1. tu es vrai

2. tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité

3. tu fais cela sans t’inquiéter de personne

4. Nous savons que tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.

Au verset 18  ‘il faut prendre l’expression ‘’pourquoi me tentez vous’’ de Jésus dans le sens de pourquoi voulez vous me nuire, me détruire. Par leur question, ces hommes religieux voulaient mettre Jésus en mauvaise posture. En effet, ils pensaient que quelque soit la réponse qu’il donnerait, il se mettrait en difficulté et aurait soit des problèmes avec l’autorité romaine, soit se rendrait impopulaire auprès du peuple.

Le verset 22 montre combien la déception de ces religieux, a été grande et combien ils ont été impressionnés par la réponse de Jésus qui n’est pas tombé dans leur piège.

Paul nous rappelle un principe en:

Romains 13:1

1 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

Ce que dit Jésus, et ce que sous-entend Paul, veut dire qu’il ne convient pas de frauder le fisc.

À retenir : Le disciple vit en respectant les règles et les lois du pays dans lequel il vit, qui ne contreviennent pas aux lois de Dieu et que son cœur appartient au Seigneur.

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3 – Matthieu 22:23-33 – les problèmes de la résurrection

Matthieu 22:23-33

23 Le même jour, les sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, vinrent auprès de Jésus, et lui firent cette question :

24 Maître, Moïse a dit : Si quelqu’un meurt sans enfants, son frère épousera sa veuve, et suscitera une postérité à son frère.

25 Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier se maria, et mourut ; et, comme il n’avait pas d’enfants, il laissa sa femme à son frère.

26 Il en fut de même du second, puis du troisième, jusqu’au septième.

27 Après eux tous, la femme mourut aussi.

28 A la résurrection, duquel des sept sera-t-elle donc la femme ? Car tous l’ont eue.

29 Jésus leur répondit : Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.

30 Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.

31 Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit :

32 Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants.

33 La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Jésus.

Après les Pharisiens, les Hérodiens, c’est au tour des Sadducéens de venir tenter de mettre Jésus en difficulté.

La question qu’ils posent est relative au verset de:

Deutéronome 25:5-6

Lorsque des frères demeureront ensemble, et que l’un d’eux mourra sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera point au dehors avec un étranger, mais son beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l’épousera comme beau-frère.

Le premier-né qu’elle enfantera succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d’Israël.

La résurrection était un sujet à polémique entre les Pharisiens et les sadducéens.

Au verset 29, Jésus a formulé une accusation forte envers des religieux qui prétendaient connaître les Écritures. Ceux-ci connaissaient peut-être celles-ci mais ils ne les comprenaient pas, comme ils ne comprenaient pas la puissance de Dieu. En effet, Dieu est vivant et il est le Dieu des vivants.

Le verset 33 s’explique par le fait que Jésus citait les écrits sans jamais se référer à la tradition orale (interprétation de la thora).

Le verset 32 est un rappel du verset de:

Exode 3:6

Et il ajouta: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.

Cependant, il faut comprendre aussi que Dieu est le Père de ceux qui ont foi en lui. Il n’est pas le Père des incroyants qui ne le reconnaissent pas. Aux yeux de Dieu, seuls les croyants sont vivants, les autres sont morts, dans la géhenne.

À retenir : La vie éternelle n’est pas une prolongation terrestre, mais une communion nouvelle avec Dieu. 

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4 – Matthieu 22:34-40 – Le grand commandement

Matthieu 22:34-40

34 Les pharisiens, ayant appris qu’il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent,

35 et l’un d’eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver:

36 Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?

37 Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.

38 C’est le premier et le plus grand commandement.

39 Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

40 De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

La réponse de Jésus : « tu aimeras de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée », est l’exacte citation de Deutéronome 6:5. Il faut retenir ici l’idée d’une implication totale. Dans sa réponse, Jésus va plus loin en parlant de l’amour du prochain.

L’apôtre Jean dira :

1 Jean 4:20

20 Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?

L’amour envers le prochain, prouve notre amour pour Dieu. Notre prochain comme nous-mêmes, sommes à l’image de Dieu. Jésus cite le verset de:

Lévitique 19:18

18 Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.

 Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

Nous sommes appelés à être à la ressemblance de Christ, et si Dieu est amour, cela implique que nous devons devenir comme lui, amour.

À retenir : La foi chrétienne s’exprime par l’amour envers Dieu et envers les autres.

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5 -Matthieu 22:41-46 – Les pharisiens au sujet du Messie

Matthieu 22:41-46

41 Comme les pharisiens étaient assemblés, Jésus les interrogea,

42 en disant: Que pensez-vous du Christ? De qui est-il fils? Ils lui répondirent: De David.

43 Et Jésus leur dit: Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit:

44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied?

45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils?

46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions.

Qui est le Christ ? De qui est-il le fils ? De David ! D’où l’affirmation de ceux qui reconnaissaient la messianité de Jésus en l’appelant fils de David. Les juifs de l’époque n’attendaient pas une incarnation divine mais un revêtement de puissance comme ce fut le cas pour les juges ou les prophètes.

Le Psaume 110 montre la lignée humaine et la lignée divine du Messie.

Psaumes 110:1

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

יְהֹוָה : YHWH se traduit par l’Éternel ou Seigneur. Ce mot représente le Dieu d’Israël. Le second mot אָדוֹן :Adonaï, veut dire Seigneur et fait référence au Messie.

Les chefs religieux avaient posé à Jésus plusieurs questions pour l’éprouver. À son tour, Jésus leur posa ici une question qui mit au grand jour leur manque d’entendement spirituel. Quand Jésus leur pose une question, ils sont incapables d’y répondre. Le piège de leurs questions, se retourne contre eux, si bien, qu’il est écrit au verset 46, que nul n’osa plus lui proposer des questions.

6 – La leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 22 nous enseigne que :

  • Le salut est une invitation ouverte à tous les hommes, mais que chacun doit répondre avec foi et revêtir la justice de Christ.
  • Le disciple doit respecter l’État, sans oublier que sa vraie patrie est céleste.
  • La résurrection est une réalité promise par Dieu.
  • La foi chrétienne s’exprime par l’amour envers Dieu et envers les autres.
  • Jésus-Christ est pleinement homme (descendant de David) et pleinement Dieu (Seigneur).

Application : Vivre sous l’autorité de Christ, avec un cœur revêtu de sa justice, dans l’amour de Dieu et du prochain, en attendant la résurrection. 

 

 

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1 Corinthiens 9:22 – Se faire tout à tous pour sauver

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1 Corinthiens 9:22 révèle l’engagement radical de Paul à s’adapter pour le salut des autres. Ce verset inspire chaque croyant à vivre avec un cœur missionnaire, centré sur la compassion, la flexibilité et l’amour désintéressé de Christ.

Sélectionner Proverbes 27:6 – La vérité qui blesse peut sauver une vie Proverbes 27:6 – La vérité qui blesse peut sauver une vie
1 Corinthiens 9:22 – J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles.

22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.

1 Corinthiens 9:22

Paul n’a pas recherché sa propre gloire. Il s’est abaissé, s’identifiant aux faibles pour les rejoindre dans leur réalité. Dans 1 Corinthiens 9:22, il incarne l’attitude du Christ, qui s’est fait homme pour nous sauver. Ce choix volontaire d’humilité et d’adaptation ouvre la voie à une mission authentique.

Aujourd’hui, Dieu t’appelle à vivre cette dynamique. Il ne te demande pas d’être parfait, mais d’être accessible. Le monde observe, non nos discours, mais nos actes. Lorsque tu rejoins l’autre dans sa souffrance ou son questionnement, tu ouvres une brèche pour l’Évangile. Loin d’un compromis doctrinal, il s’agit ici de sagesse relationnelle.

Le message de Paul souligne aussi une urgence : « afin d’en sauver quelques-uns ». Il savait que tous ne croiraient pas, mais cela ne l’a pas freiné. Chaque âme compte. Cette passion doit nourrir ta marche. Te rends-tu disponible ? T’adaptes-tu pour mieux aimer, mieux servir, mieux témoigner ?

Mais attention, cette approche demande une vie centrée sur Dieu. S’adapter sans se perdre, exige de garder les yeux fixés sur Christ. Il reste ton repère inébranlable. Tu agis dans l’amour, pas dans la peur du rejet.

Chaque jour offre des occasions d’appliquer cette vérité. En famille, au travail, dans l’Église, tu peux refléter Jésus en te faisant « tout à tous ». Ta flexibilité devient alors un instrument puissant entre les mains du Seigneur.

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10 C’est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est en Jésus Christ, avec la gloire éternelle.

2 Timothée 2:10

Psaume 119:89-176 – – – 1 Corinthiens 8

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Matthieu chapitre 5 : Les enseignements de Jésus sur le Royaume

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Dans Matthieu chapitre 5, Jésus enseigne les principes fondamentaux du gouvernement du Roi à travers les béatitudes et des paraboles. Ces enseignements montrent comment vivre selon les valeurs du royaume des cieux.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 6

Matthieu chapitre 5 – Étude biblique

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Introduction

Les chapitre 5, 6 et 7 le l’Évangile de Matthieu, ont été appelés le sermon sur la montagne par Saint Augustin. C’est ainsi que ce nom est resté et s’est transmis. Ces trois chapitres constituent un condensé de la doctrine chrétienne.

Il existe une différence avec le sermon sur la montagne de Luc 6, différence qui est peut-être liée à celle du public ciblé par les auteurs des Évangiles. Les lecteurs de Matthieu étaient des juifs locaux alors que ceux de Luc étaient des gentils, c’est à dire à des païens.

Rappelons que les Évangiles sont plus à considérer comme des brochures d’évangélisation ou des enseignements pour disciples que des biographies de Jésus. Chaque auteur (évangéliste) a composé son évangile en fonction de sa pensée, de son but et du public à qui il s’adressait.

Il nous faut donc chercher à comprendre ce qu’ils ont voulu nous communiquer.

Les Évangiles sont destinés à convaincre les perdus et à motiver les sauvés. C’est ce que nous devons garder en mémoire. Il faut savoir que lorsque nous proclamons la bonne nouvelle du salut, l’Évangile, celle-ci apporte soit la condamnation pour celui qui la rejette, soit le salut pour celui qui l’accepte en l’incitant à une vie de foi et d’obéissance à Dieu. Le but de l’évangile n’est pas de montrer aux perdus comment être sauvés mais plutôt comment Dieu s’attend à ce que les sauvés vivent.

En écoutant notamment les béatitudes, qui pourraient prétendre mériter son salut.

Le constat est dit en:

Romains 3:23

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

Ce verset pousse les croyants à s’appuyer sur la grâce qui est la seule espérance pour le salut.

Ésaïe 55:1-3

1 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !

Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents.

Prêtez l’oreille, et venez à moi, Écoutez, et votre âme vivra : Je traiterai avec vous une alliance éternelle, pour rendre durables mes faveurs envers David.

Il nous faut compter sur la puissance de l’Esprit qui est la seule espérance pour la vie du royaume.

Ésaïe 55:6-7

Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve ; Invoquez-le, tandis qu’il est près.

Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.

Il faut se rappeler que le public de Jésus était composé de plusieurs groupes : les disciples, les curieux, les malades, les sceptiques et les religieux.

Le sermon sur la montagne s’adresse principalement aux disciples, même si d’autres personnes écoutaient. Certaines paroles ne concernent que les disciples. Les douze apôtres n’étaient pas les seuls disciples dont le nombre s’est augmenté de soixante, voire plus.

Luc 10:1

1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Voyant la foule dont il est question en Matthieu 4, Jésus monte sur la montagne, mais la foule le suivait-elle ? Probablement au moins une partie.

Matthieu 5:1-2

1 Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui.

Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit

Les béatitudes sont comme une échelle spirituelle de dix barreaux dont chaque barreau est identifié par « Heureux » pour finir avec le dernier barreau : « réjouissez-vous ». Cela commence par le salut pour monter de plus en plus à la ressemblance avec Jésus. C’est l’identification à ce que Jésus a vécu.

Jésus nous donne au premier « heureux » la finalité : « le royaume des cieux est à eux »

Puis il donne les étapes à franchir pour atteindre le but.

Ainsi, le Seigneur montre qu’il veut transformer notre caractère pour nous faire découvrir le secret du bonheur. Il s’agit d’un travail intérieur à effectuer sur nous-mêmes, travail qui ne peut se faire qu’avec l’aide et par le Saint-Esprit.

Matthieu 5:1-2

1 Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui.

Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

Il ne faut pas oublier que Matthieu présente Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur, d’où le parallèle entre ici le mot la montagne et le mont Sinaï ( Matthieu 5:21-48)

1 – Les béatitudes

Matthieu 5:3-12

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Heureux les affligés, car ils seront consolés!

Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre!

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde!

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu!

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!

11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

Première observation : Ces versets rappellent les Psaumes

Psaumes 1 :1 ; Psaumes 32 :1

Heureux l’homme … ; heureux celui dont …

Puisque nous parlerons de Jésus en tant que nouveau législateur, il faut avant de rentrer dans le détail, considérer que si nous comparons les béatitudes avec les tables de la loi, la grande différence se trouve dans la manière de donner le commandement.

Par Moïse : « tu ne feras pas … »

Par Jésus : « fais cela et tu vivras » : Luc 10:28

Il faut comprendre le mot Heureux comme afférent à un bonheur intérieur, à une joie intérieure, qui est de connaître Dieu.

L’objectif est une transformation de notre être. Cependant, cette transformation ne peut pas venir de l’extérieur. Elle est intérieure. Il s’agit de faire un travail sur soi, sur notre caractère.

Les principes de bases sont :
  1. Le caractère est le secret du bonheur ( optimisme-pessimiste : le verre a moitié plein)
  2. La justice est fondée sur la vie intérieure. Le caractère n’est pas quelque chose d’imposé de l’extérieur mais c’est un travail qui se fait de l’intérieur.
  3. Le caractère et la vie existent dans et pour une communion avec Dieu le Père par le Saint-Esprit.
  4. C’est parce que notre caractère va changer, que notre vie va changer. C’est le chemin de sanctification qui a pour but la transformation qui se manifeste par le fruit de l’Esprit.
  5. Il est évident que la manifestation du fruit de l’Esprit, qui est l’expression de l’amour sous ses différentes formes ne peut se faire avec le temps que par la transformation de notre caractère et cela avec l’aide du Saint-Esprit et non par nos propres forces.
  6. Pour cela, cela va demander de l’endurance et c’est un travail de toute une vie. C’est l’épreuve finale.
Le verset 3 – les pauvres en esprit :

 Le terme grec pour pauvre est le terme le plus dur pour exprimer la pauvreté. Il qualifie celui qui est totalement démuni, ce qui implique pour lui que son espérance est en Dieu seul. Il ne se sent pas fort mais faible et il ne compte pas sur ses propres forces mentales (2 Corinthiens 12:9: « ma grâce te suffit »). Dieu montre dans sa Parole, qu’il est près de ceux qui ont le coeur brisé et humilié. Il en est ainsi en:

Ésaïe 57:15

15 Car ainsi parle le Très Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les cœurs contrits.

Psaumes 34:19

19 L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.

Ces premières béatitudes se réfèrent probablement à:

Ésaïe 61:1-3

L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;

Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.

 C’est le passage que Jésus a lu dans la synagogue de Nazareth (Luc 4:17-19)

Le verset 4 – les affligés :

Les affligés sont ceux qui ont conscience de leurs péchés et qui se lamentent, crient et expriment leur repentance et Dieu console son peuple comme il est écrit en :

Ésaïe 49:13

13 Cieux, réjouissez-vous ! Terre, sois dans l’allégresse ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car l’Éternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux.

Le verset 5 – humble de cœur :

Se traduit aussi par : débonnaire, plein de douceur, esprit doux, esprit de soumission

Jésus s’est attribué à lui-même ce trait de caractère en :

Matthieu 11:29

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

Psaumes 37:11

11 Les misérables possèdent le pays, Et ils jouissent abondamment de la paix.

L’origine du mot implique une force domestiquée comme un cheval dressé. Cela fait penser à la maitrise de soi.

La dépendance à Dieu et à Jésus-Christ rend le croyant humble et soumis, enseignable par le Saint-Esprit. C’est ainsi que Dieu peut diriger nos forces pour accomplir ses desseins.

Le verset 6 – Faim et soif de justice :

Le bonheur ne peut se comprendre que dans la justice. Cela implique la justification et le fait d’être justifié, mais aussi la sanctification et une vie sanctifiée.

Ésaïe 51:1

1 Écoutez-moi, vous qui poursuivez la justice, Qui cherchez l’Éternel! Portez les regards sur le rocher d’où vous avez été taillés, Sur le creux de la fosse d’où vous avez été tirés.

Le verset 7 – Miséricordieux :

Être capable de souffrir avec, d’avoir de la compassion, fait que nous obtiendrons miséricorde.

Jacques 2:13

13 car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.

Ici, il y a l’idée qu’au jugement dernier, nous serons pardonnés si nous avons été capables de pardon.

Le verset 8 – Cœur pur :

Le mot grec pour coeur désigne ce qui est à l’intérieur de l’homme, la source ou le siège de la pensée, des désirs, des passions, c’est à dire la nature profonde de l’homme.

« Ils verront Dieu » :  l’interprétation première est de dire qu’à la fin, ils verront Dieu au paradis. Cependant, ce n’est pas la seule pensée de l’auteur qui est que, quelqu’un de simple, de pur verra Dieu dans toute sa création et dans chaque situation.

Psaumes 73:1 , Ps 24:4

1 Psaume d’Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, Pour ceux qui ont le cœur pur.

Il faut comprendre le fait que les béatitudes n’ont pas pour but d’informer mais celui de motiver pour mettre en pratique l’enseignement.

Le verset 9 – procurent la paix :

Ici, la paix vient d’une personne capable d’humilité plutôt que campée sur sa position par orgueil. Il s’agit d’une personne capable de repentance manifestant sa foi en Dieu.

Les termes « Appelés fils de Dieu », sont dans le sens où ceux qui procurent la paix, manifestent le caractère de Dieu. (fruit de l’Esprit).

Le verset 10 – persécutés pour la justice :

Il s’agit de ceux qui seront persécutés pour leur foi en Dieu (la justice) car ils sont justes. Ils sont à l’image de Christ qui a été persécuté pour son témoignage.

Il faut pour chacun choisir: ou nous témoignons et nous sommes rejetés voire persécutés, ou bien nous nous taisons, donnant ainsi l’illusion que nous sommes comme les gens du monde. Cette dernière position est une position entre deux qui ne tient pas devant Dieu. Ou nous sommes pour Dieu, ou nous sommes contre. Il n’existe pas d’entre deux.

Les versets 11 et 12

11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

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Ces deux versets se distinguent des versets précédents avec un changement de pronom. Les verbes sont ici passés de la troisième personne du pluriel à la deuxième personne. Ils sont pourtant dans la continuité du verset 10.

Ici en fait, Jésus s’adresse directement à ses disciples parce que les outrages et les persécutions sont potentielles, et qu’il faut le savoir pour ne pas être surpris.

Jacques 1:2-4

Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés,

sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience.

Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.

1 Pierre 4:12-19

12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.

13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

15 Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui.

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

17 Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu?

18 Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ?

19 Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien.

Ainsi, le chrétien ne doit pas refuser la persécution, mais il ne doit pas non plus la rechercher pour paraître plus spirituel, meilleur chrétien.

Paul dresse dans la première Épître à Timothée, un simple constat :

1 Timothée 3:12

12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.

Être disciple de Jésus a un coût, non pas un coût financier mais les persécutions sont spécifiquement liées au fait d’être un disciple actif de Jésus-Christ ! (Matthieu 5:11)

11 … On dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

Ceci est une pratique courante que nous retrouvons dans le proverbe : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ! »

Nous avons vu cela avec le peuple juif. Nous pouvons voir cela encore envers les chrétiens.

Pour nous, il faut considérer que la souffrance a un but dans le plan de Dieu. Elle fait partie du chemin de la sanctification.

12 … car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

Les prophètes de l’Ancienne Alliance étaient persécutés parce qu’ils servaient Dieu. De la même façon, nous qui servons Jésus, nous serons persécutés.

2 – Deux paraboles le sel et la lumière du monde

Matthieu 5:13-16

13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;

15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Il faut se reporter ici à l’étude qui a été préalablement faite sur ces deux paraboles: le sel de la terre et la lumière du monde

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3 – Jésus et la loi

Jésus a rejeté la tradition orale (Talmud) de l’interprétation de la Thora. Jésus se présente comme le véritable accomplissement de la loi, et comme son interprète.

Sa vie a démontré qu’il était possible d’accomplir la loi.

Par leur interprétation, les anciens tordaient les Écritures en leur donnant un sens qu’elles n’avaient pas, et Jésus a cassé ainsi l’orgueil des religieux légalistes qui s’auto-justifiaient.

Les pharisiens et les scribes plaçaient en fait la tradition orale, donc humaine, au-dessus des commandements de Dieu. 

Matthieu 23:23

23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses.

Matthieu 5:17-20

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

19 Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

Le verset 19 explique toute la pensée de Jésus. Pour lui, il y a d’une part, l’observance des commandements, et d’autre part la mauvaise interprétation faites par les légalistes (Pharisiens et scribes) avec leur mauvais enseignement totalement condamnables. C’est pourquoi:

Jacques 3:1 dit :

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

La loi est parfaite et par conséquent, il n’est pas question d’en changer la moindre chose.

David disait déjà:

Psaumes 19:8

8 La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme; Le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant.

Jacques redit les paroles du Seigneur en:

Jacques 1:25

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

4 – Jésus le nouveau législateur

Il faut comprendre Matthieu quand il compare Jésus avec Moïse. Jésus est le nouveau législateur, mais la comparaison ne s’arrête pas là. Il y a plus.

L’Ancienne Alliance était caractérisée par un ensemble de règles écrites sur des tables de la loi (des tables de pierre)

La Nouvelle Alliance est caractérisée par une personne, Jésus. La loi de Jésus sera écrite sur des cœur de chair.

Ceci est déjà évoqué en:

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

2 Corinthiens 3:3

3 Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.

Il existe un grand changement. En effet, la loi de Moïse écrite, l’était sur des tables de pierre et jugeait les actes extérieurs, alors qu’avec Jésus, c’est le cœur qui est jugé par les actes mais aussi les pensées.

Le verset 18 – le ciel et la terre :

Le ciel et la terre sont pris comme deux témoins, ce qui était nécessaire pour juger une personne. La terre et le ciel sont les deux témoins qui confirment la déclaration de Dieu.

L’expression « jusqu’à ce que tout soit arrivé » peut se comprendre par le « tout est accompli » de Jésus ou par l’accomplissement de toutes choses.

Il faut comprendre que Jésus combattait la dureté de cœur des légalistes, et il dit au sujet du divorce:

Marc 10:4-5 ou Matthieu 19:8

Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier.

Et Jésus leur dit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte.

Le verset 20 est très dur envers les scribes et les pharisiens, il conclut ce passage.

5 – Le nouveau législateur est plus strict

Vous avez entendu qu’il a été dit  … et Mais moi je vous dis …

Ceci est répété plusieurs fois, montrant que Jésus n’assouplit pas la loi. Cela montre que les pensées, les intentions seront jugées tout autant que les acte commis. Nous avons ainsi l’idée que l’intention est tout autant condamnable que l’acte lui-même.

Matthieu 5:21-26

21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.

25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

Le verset 21, tu ne tueras point est la citation de Exode 20:13 figurant dans les dix commandements et la suite « celui qui tuera mérite d’être puni par les juges » est probablement une citation d’une école rabbinique.

Les rabbins de l’époque tiraient leur autorité des citations d’anciens enseignants juifs alors que Jésus manifeste son autorité personnelle.

 

 

Hypocrisie cachée

Nous retrouvons cela encore aujourd’hui quand les personnes plutôt que de dire clairement ce qu’elles pensent en s’engageant par leurs paroles, se réfugient derrière tel auteur. Untel a dit que …Ainsi si vous contestez, lui ne se sent pas concerné. C’est la preuve d’un manque de courage de sa part.

Jésus quant à lui assumait totalement ses paroles ce qui déplaisaient aux religieux légalistes.

Au passage : quiconque se met en colère contre son frère. Certaines versions de la Bible précisent : sans cause.

Raca signifie insensé, stupide, homme à la tête vide. Il s’agit d’un terme de reproche.

Pourtant en Matthieu 23:17 Jésus utilise le terme d’insensé à l’encontre des Pharisiens et des scribes. Alors pourquoi ?

Matthieu 23:17

17 Insensés et aveugles! lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or?

D’une part, les propos de ces pharisiens et scribes, étaient insensés et d’autre part leur orgueil les aveuglait et ils ne comprenaient pas qu’ils étaient loin de mériter le ciel.

Attention à l’usage de mot « insensé » qui pourrait être fait. Il ne s’agit de mépriser un frère, un frère qui partage la même foi. Ceci veut dire qu’il nous faut faire attention à nos paroles envers un frère chrétien. Un chrétien qui reconnait Jésus comme son sauveur ne peut pas être un insensé. Le terme insensé ne peut s’appliquer qu’à ceux qui rejettent Jésus.

Avec Jésus ce ne sont pas seulement nos actes qui sont jugés comme ils sont jugés par la loi. Sont jugés non seulement nos actes mais aussi nos pensées, nos motivations, nos attitudes. Si nous avons de la haine contre un frère ou une sœur, cela démontre que nous ne connaissons pas Dieu, car la foi chrétienne est basée sur l’amour du prochain (1 Jean 2:9-11 ; 3:15 ; 4:20)

Le chemin de la sanctification se comprend par le fait de grandir dans l’amour et par le fait de manifester le fruit de l’Esprit qui se résume en l’amour ce que Jacques appelle la loi royale.

Jacques 2:8

Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.

Ce passage de Matthieu 5 :17-20 est destiné à briser tout orgueil et toute autojustification. Le fait de se réconcilier avec son frère permet de recréer le lien d’amour. C’est à cette condition que Dieu le Père peut nous accueillir et recevoir notre offrande. L’amour précède les actes religieux, et les relations que nous entretenons entre frères priment sur les rituels. Nous retrouvons toujours le principe que ce qui est dans notre cœur prévaut sur nos actes, car nos actes peuvent être hypocrites.

A propos du verset 25, quand il existe un différend avec une personne, notre attitude est de deux types. Si l’autre nous a blessé d’une façon ou d’une autre, nous devons pardonner. Si nous avons blessé l’autre, nous devons chercher la réconciliation en nous mettant en règle avec lui.

Au verset 26, le quadrant était la plus petite pièce de monnaie romaine de l’époque.

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6 – La convoitise, l’adultère et le divorce.

Matthieu 5:27-30

27 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère.

28 Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.

29 Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne.

30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.

Le verset 27 fait référence à Exode 20:14 et à Deutéronome 5:18. Cela ne se limite pas au seul adultère mais cela concerne toute activité sexuelle illicite qui est en dehors du mariage.

Le verset 30 une occasion de chute : La responsabilité de chacun est de se retirer de tous lieux de tentation. Ne croyons pas que nous puissions être plus fort que Satan. Les avertissements dans le Nouveau Testament ne manquent pas (Jacques 4 :7 ; 1 Pierre 5 :8-9)

L’union d’un homme et d’une femme est la base de la société voulue par Dieu. Toute autre forme de relation est contraire à la volonté de Dieu.

Matthieu 5:31-32

31 Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce.

32 Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

Au verset 28 et 32, deux causes d’adultère qui n’existaient pas dans l’Ancien Testament sont donnés par Jésus. D’une part, il s’agit de la convoitise charnelle qui est déjà un adultère et d’autre part, donner une lettre de divorce pour en épouser une autre est un adultère.

Le seul fait de divorcer d’une femme faisait que cette femme était stigmatisée comme une femme adultère, que cela soit justifié ou non. Celui qui épousait une femme répudiée était lui aussi stigmatisé (il faut penser à ce sujet à la samaritaine de Jean 4).

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7 – L’interdiction du parjure et de la vengeance

Matthieu 5:33-37

33 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne te parjureras point, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de ce que tu as déclaré par serment.

34 Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu;

35 ni par la terre, parce que c’est son marchepied; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi.

36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu.

37 Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin.

Au verset 33, il est question du parjure, de la violation d’un serment. D’une manière générale, il faut faire très attention à nos paroles car celles-ci nous engagent. Lorsqu’on fait une promesse, il s’agit à la fois d’un engagement envers un homme et d’un engagement pris devant Dieu. Il faut faire aussi très attention au fait d’invoquer le nom de Dieu de manière inconsidérée, par exemple dans l’expression : « je te le jure au nom de Dieu …ou devant Dieu… »

Comme il est dit en Jacques 5:12, il suffit que notre oui soit oui, et que notre non, soit non ! Il n’est pas nécessaire dans ce cas de jurer.

Le mais derrière un oui, constitue déjà le début d’une restriction. La question devient : jusqu’où va la restriction ?

Le problème n’est pas de prendre un engagement par serment, mais il est, de ne pas ensuite le respecter.

Matthieu 5:38-42

38 Vous avez appris qu’il a été dit: œil pour œil, et dent pour dent.

39 Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.

40 Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.

41 Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.

42 Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.

Le œil pour œil dont il est question dans l’Ancien Testament, constituait seulement une limite à la vengeance. Ce n’était pas un dû. Cela voulait dire que la personne ne pouvait pas se venger au-delà du préjudice subi.

Ce n’était pas comme l’a fait Lemec qui s’est vengé de façon excessive, en:

Genèse 4:23-24

23 Lémec dit à ses femmes: Ada et Tsilla, écoutez ma voix! Femmes de Lémec, écoutez ma parole! J’ai tué un homme pour ma blessure, Et un jeune homme pour ma meurtrissure.

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Ce passage de Matthieu 5:39-42 est simplement une recommandation d’un comportement à adopter sans qu’il y ait une obligation. Plutôt que de répondre au mal par le mal, il faut répondre par le bien. C’est ce que nous dira Paul en:

Romains 12:21

21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

Notre réponse au mal, doit -être motivée par l’amour sans pour autant que cela conduise à répondre à des demandes inappropriées ou répétées de la part de personnes rusées ou paresseuses.

L’idée est plus dans le sens de répondre aux exigences et de faire même au-delà de ce qui est attendu. C’est une attitude d’amour envers les autres en particulier envers ceux qui sont dans le besoin.

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8 – La loi de l’amour

Matthieu 5:43-48

43 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.

44 Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,

45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même?

47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même?

48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

Le verset 43 dans sa première partie est une citation de Lévitique 19:18, mais dans sa seconde partie, il s’agit d’une inférence de certains religieux juifs (conséquence considérée comme logique)

Le verset 44 quant à lui, défie la logique charnelle en concluant qu’il faut faire du bien à ceux qui nous veulent du mal.

Tout ce passage de Matthieu 5:43-48 se retrouve dans l’épître aux Romains 12:10-21

Romains 12:20

20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.

Nous dirions aujourd’hui de façon familière qu’en faisant cela, cela va « mettre la tempête sous le casque » de celui qui nous fait du mal.

Victor Hugo a parlé de la tempête sous le crâne. Cela veut dire que faire quelque chose à quelqu’un qui ne s’y attend pas, ce qui va le déconcerter. Cela va alors chercher à comprendre pourquoi nous répondons à sa méchanceté par une gentillesse .

Ceci est une vieille expression qui signifie que la bienveillance est le meilleur moyen de changer l’ennemi en un ami.

Ce verset 44 introduit le verset 45. Par cette attitude d’amour même envers un ennemi, le chrétien témoigne du caractère de Dieu et par cela de sa filiation. La preuve est que Dieu ne fait pas de différence de traitement envers le juste et le méchant.

45il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

Le verset 46 fait une correction envers le chrétien qui se justifierait en disant qu’il aime ses enfants ou qu’il fait du bien à ses enfants.

46 … Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même?

C’est-à-dire que ceux qui sont considérés comme des personnes de mauvaise vie, en font tout autant. C’est le minimum que l’on puisse attendre d’un être humain.

Le chrétien doit se démarquer des non-croyants !

La conclusion du chapitre

Ce chapitre se termine par une exhortation puissante :

Matthieu 5:48

48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

Le mot parfait ici se comprend dans le sens de mature, accompli, ne manquant de rien. Il ne s’agit pas d’une perfection absolue selon nos standards humains, mais d’une plénitude spirituelle rendue possible uniquement en Christ. C’est en étant enracinés en lui que nous devenons des chrétiens accomplis et matures.

La seule manière pour un croyant d’être « parfait comme le Père », est d’être en Christ et de tendre vers sa ressemblance.

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Tel est le désir de Dieu pour nous : que nous devenions semblables à son Fils.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Pour parvenir à cette ressemblance, deux principes sont fondamentaux :

1 – Le chemin de sanctification dans lequel Christ grandit en nous par l’œuvre du Saint-Esprit.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit

2 – Le développement de l’amour, qui se manifeste à travers le fruit de l’Esprit, le fruit de l’amour de Galates 5:22.

Dans ce processus, Jésus s’oppose fermement aux scribes et aux pharisiens, non par orgueil pour simplement les humilier, mais par amour, pour les interpeller et les amener à la repentance et au salut.

Matthieu 23:3

Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

Dieu, dans sa miséricorde, est toujours proche de ceux qui s’humilient :

Psaumes 34:19

19 L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.

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Hébreux chapitre 9 : Le sacrifice parfait et son importance

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En Hébreux chapitre 9, l’auteur compare l’ancien système des sacrifices avec le sacrifice parfait de Jésus-Christ. Ce chapitre décrit comment le sang de Christ purifie nos consciences et ouvre le chemin vers la rédemption éternelle.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 10

Hébreux chapitre 9 : Étude biblique

Le chapitre 9 révèle le nouveau culte céleste, soulignant la supériorité du service sacerdotal céleste par rapport à celui de l’ancienne alliance. Cette supériorité repose sur deux vérités essentielles :

a) Christ s’est offert une fois pour toutes, à la différence des sacrifices continus de l’ancienne alliance.
b) Ce sacrifice a été accompli par son propre sang, et non par celui des animaux.

Une observation importante doit être faite ici : il est essentiel de saisir la valeur et la puissance du sang selon sa source. Le sang d’un animal, d’un homme, ou du Fils de Dieu ne possède pas la même valeur. De plus, le sang d’un premier-né a une importance particulière, supérieure à celles des autres individus. Ainsi :

  • Le sang d’un taureau ordinaire est moins précieux que celui d’un taureau premier-né.
  • Le sang d’un homme est plus précieux que celui d’un animal.
  • Le sang d’un premier-né humain a une valeur supérieure à celle des autres humains.
  • Mais le sang du Fils unique de Dieu dépasse toutes ces valeurs, étant d’une portée incommensurable.

Cela met en lumière la grandeur inégalée du sacrifice de Christ, qui surpasse tous les autres sacrifices grâce à la puissance et à la valeur incomparable de son sang divin.

1 – Hébreux chapitre 9:1-5 – La première alliance

Hébreux 9:1-5

1 La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre.

Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.

Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints,

renfermant l’autel d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.

Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus.

La première alliance comprenait des ordonnances relatives au culte, ainsi qu’un sanctuaire terrestre.

  1. Un tabernacle fut construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, se trouvaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.
  2. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le « Saint des saints »,
  3. contenant l’autel des parfums et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. À l’intérieur de l’arche se trouvaient un vase d’or avec la manne, la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.
  4. Au-dessus de l’arche, les chérubins de la gloire couvraient de leur ombre le propitiatoire. L’auteur indique alors : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. »
Le sanctuaire et le tabernacle : signification et éléments

Le terme grec « hagion » pour sanctuaire désigne un lieu sacré, réservé exclusivement à Dieu, digne de vénération. Le mot grec « skene » est l’équivalent de l’hébreu « Ohel », qui se réfère à la tente d’assignation ou au tabernacle, la demeure de l’Éternel. L’auteur décrit précisément le contenu du tabernacle.

La tente d’assignation : le lieu de rencontre avec Dieu

La tente d’assignation représente un lieu où Dieu avait fixé un rendez-vous avec son peuple, souvent lors des fêtes solennelles. Mais l’expression « tente de la rencontre » porte un sens plus profond, car c’est là où Dieu disait : « Je me rencontrerai avec toi »

Exode 30:36

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

Cela fait écho à Matthieu 6:6, où Jésus nous invite à prier dans notre chambre, transformant ainsi cet espace en lieu de rencontre avec Dieu.

Description détaillée du tabernacle

Pour une description plus complète du tabernacle, il faut se référer aux chapitres 25, 31 et 40 de l’Exode. Dans le lieu saint se trouvaient le chandelier et la table des pains de proposition. Le second voile séparait le lieu saint du lieu très saint, tandis que le premier voile marquait l’entrée du tabernacle. Dans le lieu très saint se trouvait l’autel d’or pour les parfums et l’arche de l’alliance, sur laquelle reposait le propitiatoire, en hébreu « kapporeth », signifiant « le siège de la miséricorde », lieu d’expiation.

L’autel d’or et l’encensoir

Il est important de ne pas confondre l’autel d’or pour les parfums avec l’encensoir utilisé par Aaron lors du Jour des Expiations, car l’encensoir n’était pas conservé dans le saint des saints. L’emplacement de l’autel d’or semble poser un problème par rapport aux instructions de l’Exode. En effet, Exode 30:6 et 40:5 mentionnent que l’autel doit être placé « devant le voile »,

Exode 30:6

Tu placeras l’autel en face du voile qui est devant l’arche du témoignage, en face du propitiatoire qui est sur le témoignage, et où je me rencontrerai avec toi.

Exode 40:5

Tu placeras l’autel d’or pour le parfum devant l’arche du témoignage, et tu mettras le rideau à l’entrée du tabernacle

Tandis que Lévitique 16:13 précise que la nuée de l’encens doit couvrir le propitiatoire afin qu’Aaron ne meure pas.

Lévitique 16:13

13 il mettra le parfum sur le feu devant l’Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point.

Ce détail pourrait refléter une différence d’interprétation sur le terme « devant le voile ».

Lévitique 16:2

2 L’Éternel dit à Moïse : Parle à ton frère Aaron, afin qu’il n’entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, de peur qu’il ne meure ; car j’apparaîtrai dans la nuée sur le propitiatoire.

Lévitique 16:2 avertit qu’Aaron ne doit pas entrer dans le lieu très saint en tout temps, sous peine de mort, car Dieu apparaissait dans la nuée sur le propitiatoire.

La présence divine et le lien avec la tradition juive

Dans la tradition juive, il est enseigné que nul ne peut voir Dieu et vivre. Dieu se manifestait entre les chérubins du propitiatoire, une image qui rappelle la vision de Marie de Magdala au tombeau où elle aperçoit deux anges assis là où le corps de Jésus avait été déposé, un à la tête et l’autre aux pieds.

Jean 20:11-12

11 Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre;

12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.

Cette vision évoque le « kapporeth », le siège de la miséricorde. Cela est également évoqué dans 1 Samuel 4:4, où il est dit que l’Éternel des armées siège entre les chérubins.

1 Samuel 4:4

4 Le peuple envoya à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées,

Les chérubins de la gloire et les réalités célestes

Au verset 5 du chapitre 9, l’auteur parle des chérubins de la gloire, mais il interrompt sa description pour se concentrer sur des réalités plus urgentes. En disant : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus », il indique qu’il pourrait approfondir ces aspects, mais qu’il y a une urgence plus grande. L’auteur cherche à alerter ses lecteurs sur l’importance de leur avenir éternel, surtout ceux qui envisagent de revenir au culte judaïque, en les invitant à comprendre la gravité et la portée des réalités célestes qu’il expose.

2 – Hébreux 9:6-10 – le chemin du lieu très saint

Hébreux 9:6-10

Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle ;

et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple.

Le Saint Esprit montrait par-là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait.

C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte,

10 et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation.

Analyse et implications des deux alliances

L’auteur de l’épître aux Hébreux met ici en lumière plusieurs points fondamentaux qui permettent de distinguer les deux alliances et leurs implications. Tous les sacrificateurs avaient un accès régulier au lieu saint pour y accomplir leur service quotidien. Cependant, l’accès au « Saint des saints » était réservé exclusivement au souverain sacrificateur, qui n’y entrait qu’une fois par an, et toujours avec du sang, d’abord pour ses propres péchés, puis pour les péchés involontaires du peuple. Cet accès restreint montre que le chemin du lieu très saint, qui représente la présence directe de Dieu, n’était pas encore pleinement ouvert.

Le verset 9, en utilisant le temps présent, indique que le Temple de Jérusalem n’avait pas encore été détruit au moment de la rédaction de l’épître, ce qui situe ce texte avant la chute du Temple en 70 après J.-C. Mais comment comprendre que « le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait » ? L’auteur souligne que tant que le système ancien restait en place, l’accès direct à Dieu, représenté par le Saint des saints, demeurait fermé.

Les offrandes et sacrifices, bien qu’importants dans l’ancienne alliance, ne pouvaient rendre la conscience parfaite. Selon Nombres 15:22-29, seuls les péchés involontaires étaient pardonnés par ces sacrifices, tandis que rien n’était prévu pour les péchés volontaires. Cela démontre une limite évidente de l’ancienne alliance.

Nombres 15:25

25 Le sacrificateur fera l’expiation pour toute l’assemblée des enfants d’Israël, et il leur sera pardonné ; car ils ont péché involontairement, et ils ont apporté leur offrande, un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel et une victime expiatoire devant l’Éternel, à cause du péché qu’ils ont involontairement commis.

Le lieu très saint : la présence de Dieu

Le lieu très saint, ou Saint des saints, est décrit comme le lieu où se manifeste la présence de Dieu, selon Lévitique 16:2. Nul ne pouvait y accéder librement, pas même le souverain sacrificateur, sauf lors de l’annuelle fête des expiations, et ce sous peine de mort. Cela renforce l’idée que l’accès à Dieu était restreint et temporaire sous l’ancienne alliance.

Le tabernacle de Dieu, qu’il soit sous forme de tente durant l’époque de Moïse ou sous forme de temple (comme celui construit par Salomon), a toujours été un symbole temporaire. Le Temple de Salomon, édifié avec l’aide du roi Hiram de Tyr, fut détruit par Nabuchodonosor, puis reconstruit après l’exil, avant d’être finalement amélioré par Hérode. Ce temple fut lui aussi détruit par les Romains en l’an 70. Cela souligne le caractère éphémère et non définitif de ces structures.

Le culte de l’ancienne alliance : imparfait et temporaire

Le problème de l’ancienne alliance réside dans le fait que ses rites ne permettaient pas une purification complète de la conscience. Les sacrifices lévitiques ne pouvaient rendre les adorateurs « parfaits » (dans le sens de matures ou accomplis). La conscience, définie comme cette partie de l’âme qui distingue le bien du mal, ne pouvait être pleinement purifiée par les sacrifices d’animaux. C’est ce que Jésus reprochait aux scribes et pharisiens, qui se focalisaient sur les apparences extérieures sans purifier leur cœur.

Matthieu 23:25-26

25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

26 Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net.

27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.

28 Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

Ils perdaient ainsi toute conscience de leur propre état spirituel.

Dans le Nouveau Testament, la conscience est vue comme un guide moral et spirituel. Pierre fait une analogie avec le baptême, qui ne consiste pas en une purification extérieure, mais en l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

Ce guide moral était absent chez les pharisiens, qui apparaissaient justes extérieurement mais étaient pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

L’éveil de la conscience et la réformation

La conscience est le lieu où Dieu peut parler à chacun de nous de manière subtile, comme Il l’a fait avec Élie dans un murmure doux et léger.

1 Rois 19:12-13

12 Et après le tremblement de terre, un feu : l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.

13 Quand Élie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles : Que fais-tu ici, Élie ?         

Les versets 8 à 10 nous montrent que tant que le premier tabernacle subsistait, le système de l’ancienne alliance restait en place, avec ses rituels et ses ordonnances charnelles. Ces rituels étaient imposés jusqu’à l’ère de la « réformation », c’est-à-dire jusqu’à la venue de Christ, qui apporte une nouvelle alliance.

Cette « époque de réformation » mentionnée au verset 10 se réfère à l’arrivée de Jésus-Christ, qui a accompli ce que le sacerdoce lévitique ne pouvait réaliser : la perfection et la maturité spirituelle. C’est un temps où tout est mis en ordre, comme annoncé dans Jérémie, où Dieu appelle à réformer ses voies et ses œuvres.

 Jérémie 7:3

Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Réformez vos voies et vos œuvres, Et je vous laisserai demeurer dans ce lieu.

Conclusion : articulation entre l’ancien et le nouveau

Les versets 7 à 10 marquent la transition entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Il est important de rappeler qu’entre la mort de Jésus et la destruction du Temple, les sacrifices continuaient à être offerts au Temple. Ces sacrifices servaient de préfiguration à ce qui se passait dans les cieux. Les versets 9 et 10 agissent comme une parenthèse dans le texte, introduisant la venue du Christ au verset 11 : « Mais Christ est venu ». Cette période de l’ancienne alliance était temporaire, et les rituels imposés ne dureraient que jusqu’à l’avènement du temps de réformation, où Jésus mène l’humanité à la maturité spirituelle et où les choses terrestres sont mises en ordre à la lumière des réalités célestes.

3 – Hébreux chapitre 9 :11-14 – Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités

Hébreux 9:11-14 

 11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ;

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Explication et approfondissement

L’auteur de l’épître aux Hébreux fait ici une démonstration cruciale pour ses lecteurs : revenir à l’ancienne alliance et au sacerdoce lévitique, avec ses rituels et ses sacrifices, serait non seulement inefficace, mais insensé. Le sacerdoce de Christ et son sacrifice surpassent infiniment le culte lévitique, car il inaugure une réalité spirituelle durable : les « biens à venir » dont le tabernacle céleste fait partie.

Le verset 11 met l’accent sur le rôle de Jésus en tant que souverain sacrificateur d’une alliance supérieure. Le tabernacle qu’il a traversé n’est pas une copie ou une ombre de la réalité céleste, mais la réalité elle-même. Contrairement aux anciens sacrificateurs, qui entraient dans un tabernacle construit de mains humaines, Christ accède au tabernacle véritable, éternel et parfait.

Au verset 12, l’expression « une fois pour toutes » est centrale. Elle est utilisée trois fois dans l’épître aux Hébreux :

Hébreux 7:27

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

et Hébreux 9:12

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

Hébreux 10:10

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ces versets soulignent que l’œuvre de Christ est complète et définitive, et ce contrairement aux sacrifices répétitifs de l’ancienne alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés complètement. Jésus est entré dans le lieu très saint céleste avec son propre sang, apportant ainsi une rédemption éternelle.

Le contraste avec l’ancienne alliance est encore plus frappant dans les versets 13 et 14. Les sacrifices lévitiques, incluant le sang des taureaux et des boucs ainsi que la cendre de la vache rousse (cf. Nombres 19), purifiaient seulement l’extérieur. Ces rites pouvaient rendre quelqu’un rituellement pur, mais ils ne touchaient pas à la conscience ni ne fournissaient une purification intérieure. Jésus, en s’offrant lui-même, sans tache, « par l’Esprit éternel », purifie la conscience humaine.

Le sacrifice de Christ : plus grand, plus efficace, plus profond

Le sang de Jésus a une valeur infinie, incomparable à celui des animaux sacrifiés sous la loi. Non seulement Jésus est sans péché, mais il est aussi le Fils unique de Dieu, rendant son sacrifice d’une valeur inestimable. Le texte de Lévitique 16, qui parle des sacrifices pour le souverain sacrificateur (le veau) et pour le peuple (le bouc), met en lumière la différence marquée entre ces sacrifices d’animaux et l’offrande de Jésus, l’agneau sans tache.

1 Pierre 1:19

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

Dans les sacrifices de l’ancienne alliance, il était essentiel que les animaux soient sans défaut, reflétant une exigence de pureté rituelle (cf. Malachie 1:6-8). Jésus, lui, est le sacrifice parfait, sans tache ni péché. Son sacrifice va bien au-delà des rites extérieurs pour toucher à l’essence même de la nature humaine : la conscience.

Les « œuvres mortes » mentionnées au verset 14 font référence à toutes les actions religieuses, rituelles ou morales, qui sont faites en dehors de la volonté de Dieu ou sans véritable vie spirituelle. Elles ne produisent aucun fruit spirituel et ne peuvent pas sauver. C’est par la purification de la conscience, rendue possible par le sang de Christ, que les croyants peuvent entrer dans un service vivant et authentique pour Dieu.

Une rédemption relationnelle

La rédemption obtenue par Christ n’est pas simplement légale, mais elle est profondément relationnelle. L’image de la rédemption dans l’Ancien Testament, notamment dans le livre de Ruth, montre que la rédemption est liée au proche parent. En cela, Dieu nous rachète non comme des étrangers, mais comme des membres de sa famille. Le sacrifice de Jésus démontre la volonté de Dieu de nous adopter et de nous faire entrer dans une relation intime avec Lui.

Le service du « Dieu vivant » n’est donc pas un simple accomplissement de devoirs religieux. Il s’agit d’une réponse active, joyeuse et volontaire à l’amour de Dieu, enracinée dans la purification de notre conscience et dans la grâce qui découle de l’œuvre parfaite de Christ. C’est à cela que nous sommes appelés en tant que membres du corps de Christ, vivant et animé par l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens 12:7,12

Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ.

Conclusion

Ce passage de Hébreux 9:11-14 met en lumière la supériorité de l’œuvre de Jésus-Christ, notre souverain sacrificateur parfait. Contrairement à l’ancien système de sacrifices répétitifs, inefficaces pour purifier la conscience, Christ a accompli une œuvre éternelle et parfaite. Par son propre sang, il a obtenu une rédemption complète, ouvrant la voie à un service vivant et authentique du Dieu vivant. Sa rédemption est un appel à une relation personnelle et pleine de sens avec Dieu, et à un engagement dans un service fondé sur l’amour et la foi.

4 – Hébreux chapitre 9:15-22 – La nouvelle alliance expose les clauses du testament de Christ

Hébreux 9:15-22

15 Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis.

16 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.

17 Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit.

18 Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée.

19 Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant:

20 Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous.

21 Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte.

22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.

Les termes « alliance » et « testament » (ainsi que « disposition ») traduisent le même mot grec, diatheke. Ce terme, largement utilisé dans l’épître aux Hébreux (17 fois sur les 33 fois du Nouveau Testament), est particulièrement prévalent en Hébreux 8 (5 fois) et Hébreux 9 (7 fois). Le contexte détermine l’usage du mot « testament », qui n’apparaît que trois fois dans le Nouveau Testament.

L’auteur avait déjà montré, aux versets 11-14, la supériorité du sacerdoce du Christ. Il arrive maintenant à une conclusion logique : un sacerdoce parfait nécessite une alliance parfaite, une nouvelle alliance, meilleure que l’ancienne.

Hébreux 7:22 déclare

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Le problème de la première alliance était que le sang des animaux ne supprimait pas les péchés ; il les couvrait simplement, les cachant aux yeux de Dieu, mais les péchés subsistaient. Le sang de Christ, en revanche, efface véritablement les transgressions de ceux qui par la foi, reçoivent l’héritage promis. Ceux-ci bénéficient pleinement du sacrifice de Christ.

Le sang des animaux avait une action superficielle, tandis que le sang de Jésus purifie en profondeur, agissant dans le cœur et l’esprit des croyants, créant un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Cette idée est reflétée également en :

Apocalypse 7:14

14 Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.

L’image ici évoque une comparaison avec certaines publicités sur les produits de lessive : avec le sang des animaux, les vêtements restent marqués par les péchés passés, tandis qu’avec le sang de Jésus, les vêtements sont comme neufs, sans aucune trace de péché.

Il est question de « testament » aux versets 16 et 17 parce que le verset 15 parle d’héritage. L’héritage, ou la transmission d’une propriété, est la conséquence d’un testament. Pourquoi un testament ? Parce que Jésus est mort en se sacrifiant pour nous, et nous bénéficions de son sacrifice. Nous sommes les héritiers de Jésus, et l’héritage qu’il nous laisse est sa vie, c’est-à-dire la vie éternelle.

Imaginons un instant être devant un notaire qui nous lit le testament de Jésus : « Je vous donne ma vie, la vie éternelle. » Ceux qui entendent ce testament sont ceux qui ont répondu à l’appel de Christ et ont réclamé son sacrifice pour eux-mêmes.

L’argumentation de l’auteur implique la mort du testateur, Jésus. Les péchés commis sous l’ancienne alliance n’ont pu être effacés qu’après sa mort, soulignant que l’événement central de la foi chrétienne est la mort de Jésus, non sa naissance. C’est pourquoi Pâques, marquant la mort et la résurrection de Jésus, est d’une importance capitale pour le chrétien, bien plus que Noël.

Les versets 20-21 rappellent l’épisode de Exode 24:4-8 où Moïse scelle l’alliance avec le peuple d’Israël en aspergeant du sang sur l’autel et le peuple.

Exode 24:4-8

Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.

Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Éternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces.

Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel.

Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent: Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons.

Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles.

 Ce passage évoque directement la parole de Jésus en :

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

L’auteur de l’épître souligne en Hébreux 9:22 que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon », renforçant la signification de Matthieu 26:28. Il s’appuie sur :

Lévitique 17:11

11 Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.

La démonstration de l’auteur est magistrale, débouchant logiquement sur Hébreux 10:22 : « Approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. »

5 – Hébreux chapitre 9 :23-28 – Le sanctuaire céleste a été purifié par un sacrifice plus excellent

Hébreux 9:23-28

23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le soient par des sacrifices plus excellents que ceux-là.

24 Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu.

25 Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;

26 autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

28 de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.

Analyse du passage

Le verset 23 commence par une comparaison entre le tabernacle terrestre, qui devait être purifié par le sang d’animaux, et le tabernacle céleste. Cette comparaison implique que le sanctuaire céleste, bien plus parfait, devait également être purifié, mais par un sacrifice bien plus excellent : le sang de Jésus.

Lévitique 16:33 décrit l’expiation que le souverain sacrificateur faisait pour purifier le sanctuaire terrestre.

Lévitique 16:33

Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblée.

Mais ici, il est question du sanctuaire céleste, qui exigeait une purification par un sacrifice supérieur.

Le verset 23 soulève plusieurs questions clés :

  1. Quels sont ces « meilleurs sacrifices » ?
    Il semble que l’auteur utilise ici le pluriel pour insister sur l’excellence unique du sacrifice de Jésus par rapport aux nombreux sacrifices lévitiques. Il ne s’agit pas d’une multiplicité de sacrifices, mais d’un sacrifice d’une valeur infinie.
  2. Quelles sont ces réalités célestes purifiées ?
    Les réalités célestes mentionnées semblent désigner le tabernacle céleste où Jésus, après sa résurrection, a présenté son sang en tant que sacrifice parfait devant Dieu.
  3. Pourquoi une purification des choses célestes était-elle nécessaire ?
    Cela pourrait sembler surprenant à première vue, mais Romains 8:19-22 nous éclaire
Romains 8:19-22

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, –

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

En expliquant que la création tout entière, à cause du péché, a été soumise à la vanité et attend la rédemption. Cette malédiction consécutive à la chute s’étend à l’ensemble de la création. (voir Genèse 3:17)

Genèse 3:17

17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,

Par conséquent, la purification s’applique même aux réalités célestes, car le péché de l’homme a affecté toute la création.
Par le sacrifice de Jésus, la purification de la création a commencé, incluant le sanctuaire céleste, lieu où se rétablit l’ordre divin.

Le sacrifice unique de Christ

Le contraste est ensuite établi entre le souverain sacrificateur qui offrait chaque année un sang étranger (c’est-à-dire le sang des animaux) et Jésus, qui a offert son propre sang. Les versets 25 et 26 insistent sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, contrairement aux sacrifices répétés du système lévitique. Le Christ, par son unique sacrifice, a définitivement aboli le péché.

Hébreux 9:27-28 introduit un parallèle entre le destin de l’humanité (mourir une seule fois, puis être jugé) et celui de Jésus (qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés). Ce sacrifice unique est suffisant pour effacer les péchés de « plusieurs », c’est-à-dire de tous ceux qui croient en lui. La répétition de l’expression « une seule fois » souligne la perfection et l’achèvement de l’œuvre rédemptrice du Christ.

La deuxième venue de Christ

Le verset 28 évoque également la seconde venue de Christ. Cette fois, il apparaîtra « sans péché » pour ceux qui attendent son salut. Ici, l’auteur parle du retour de Christ pour sauver pleinement ceux qui espèrent en lui, leur offrant la plénitude du salut qu’ils attendent avec foi. Cette idée de la seconde venue est confirmée par :

2 Thessaloniciens 1:7-9

et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance,

au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.

Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force,

 Versets qui parlent du retour de Jésus pour rendre justice à ceux qui n’ont pas obéi à l’Évangile, mais aussi pour apporter le repos à ses fidèles.

Réfutation des fausses doctrines

Hébreux 9:27 répond également aux conceptions erronées telles que la réincarnation ou le purgatoire. La Bible est claire : l’homme meurt une seule fois, et après cela vient le jugement. Le destin éternel de chacun est scellé à la mort, et c’est durant sa vie que l’homme doit se tourner vers Dieu.

Ces versets insistent sur l’importance du sacrifice unique de Christ, la purification des réalités célestes, et la différence fondamentale entre les sacrifices répétés du système lévitique et le sacrifice parfait de Jésus. Ils rappellent également aux destinataires de l’épître l’importance de la foi en Jésus-Christ, afin de ne pas retourner aux anciens systèmes religieux.

Enfin, il faut noter l’insistance répétée sur le caractère unique de l’offrande de Jésus : « une seule fois, une fois pour toutes ». Le sacrifice de Christ est parfait, accompli, et ne nécessite ni répétition ni complément.

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Hébreux chapitre 8 médiation de Jésus dans la nouvelle alliance

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En Hébreux chapitre 8, l’auteur explique la nouvelle alliance établie par Jésus, meilleure que l’ancienne, car elle repose sur de meilleures promesses. Le rôle de Christ en tant que Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste y est également mis en avant.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 9

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Hébreux chapitre 8 – Étude biblique

Ce chapitre 8 de l’épître aux Hébreux est crucial parce qu’il sert à la fois de récapitulatif des sept premiers chapitres dans lesquels les gloires et les perfections de Christ sont magnifiées, et d’introduction aux vérités fondamentales qui vont suivre. Après avoir démontré dans le chapitre 7 la supériorité du sacerdoce de Jésus sur celui des Lévites, en introduisant un changement de sacerdoce, l’auteur de l’épître va maintenant approfondir la nature de ce sacerdoce.

Dans ce chapitre 8, l’accent est mis sur le sanctuaire céleste dans lequel Jésus, en tant que véritable souverain sacrificateur, accomplit son ministère. Il s’agit du lieu d’où est administrée une Nouvelle Alliance bien supérieure à l’ancienne, tant par sa nature que par ses effets.

Points clés à garder à l’esprit :
  1. Le sacerdoce de Christ est fondé sur une Nouvelle et meilleure Alliance
    Ce chapitre introduit l’idée que l’ancienne Alliance basée sur la loi mosaïque, est remplacée par une Alliance Nouvelle fondée sur de meilleures promesses (Hébreux 8:6). Jésus est le garant de cette dernière qui n’est plus basée sur des sacrifices répétitifs et imparfaits, mais sur un sacrifice unique et parfait.
  2. Un nouveau et meilleur sanctuaire (chapitre 9)
    Contrairement aux prêtres lévitiques qui servaient dans un sanctuaire terrestre, une ombre de la réalité céleste, Jésus officie dans le sanctuaire céleste dans la présence même de Dieu. Le chapitre 9 mettra en lumière la nature de ce sanctuaire supérieur, où Jésus agit comme médiateur entre Dieu et les hommes.
  3. Un nouveau sacrifice parfait (chapitre 10)
    Le chapitre 10 développera l’idée que Jésus n’a pas seulement offert un sacrifice, mais s’est offert lui-même une fois pour toutes. Ce sacrifice parfait met fin aux sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance, en apportant la rémission complète des péchés et en rendant les croyants justes devant Dieu.

En résumé, le chapitre 8 fait la transition entre l’explication de la supériorité du sacerdoce de Christ et les chapitres suivants, où seront détaillés les aspects essentiels de la Nouvelle Alliance, du sanctuaire céleste et du sacrifice parfait de Jésus. Tout cela démontre la perfection et la finalité de l’œuvre rédemptrice de Christ.

1 – Hébreux chapitre 8 :1-2 – Jésus assis à la droite du trône

Hébreux 8:1-2

1 Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux,

comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme.

Hébreux 8:1-2 est un moment charnière où l’auteur met en avant l’idée centrale de son argumentation. L’accent est mis sur la fonction supérieure et unique de Jésus en tant que souverain sacrificateur. L’auteur de cette épître souligne qu’il ne s’agit pas seulement d’un grand sacrificateur terrestre, mais de celui qui exerce son ministère dans le véritable tabernacle, c’est-à-dire au ciel, le sanctuaire originel et parfait, dressé par Dieu lui-même.

Points d’amélioration :
  1. Un point capital :
    L’auteur précise que ce qu’il vient de dire culmine ici. Ce « point capital » est que nous avons non seulement un souverain sacrificateur, mais un souverain sacrificateur parfait qui est directement auprès de Dieu. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus accomplit son ministère dans le sanctuaire céleste, un tabernacle non fait de mains humaines. C’est le sanctuaire authentique, celui que les structures terrestres ne faisaient que symboliser.
  2. L’original et la copie :
    L’auteur met en évidence la différence fondamentale entre le tabernacle céleste et son reflet terrestre. Comme dans de nombreux domaines, l’original est toujours plus précieux que la copie. Le tabernacle terrestre, bien qu’il ait été institué par Dieu, n’était qu’une ombre, une préfiguration du sanctuaire céleste. Le ministère de Jésus se déroule dans cet original, ce qui renforce encore la supériorité de son sacerdoce.
  3. « Jésus qui s’est assis » :
    Le fait que Jésus soit assis à la droite du trône de Dieu est d’une immense signification. Dans l’Ancien Testament, le souverain sacrificateur devait accomplir continuellement des sacrifices, jamais assis, car son travail n’était jamais terminé. Mais Jésus, après avoir offert son sacrifice une fois pour toutes, est assis. Cela montre que son œuvre rédemptrice est entièrement achevée. Il a accompli pleinement le salut des croyants.
  4. « À la droite de Dieu » :
    Être assis à la droite de Dieu n’est pas une simple posture. Cela révèle la position royale et l’autorité suprême de Jésus. « La droite » symbolise la place d’honneur, de pouvoir et d’autorité. Jésus est non seulement notre sacrificateur, mais il est aussi le Roi des rois qui a reçu tout pouvoir dans les cieux et sur la terre. De cette position d’autorité, il intercède continuellement pour nous (Hébreux 7:25 ; Romains 8:34 ; Ésaïe 53:12).
L’œuvre de Jésus est parfaite

Ainsi, ces versets réaffirment que l’œuvre de Christ est complète, parfaite, et que Jésus, notre Souverain Sacrificateur, officie dans le sanctuaire céleste avec une autorité totale, à la droite de Dieu. Ce ministère céleste garantit la puissance et l’efficacité de son intercession pour tous ceux qui s’approchent de Dieu par lui.

2 – Hébreux chapitre 8:3-5 – Le rôle du souverain sacrificateur

Hébreux 8:3-5

Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Hébreux 8:3-5 est une section clé qui renforce l’argument de l’auteur sur la supériorité du sacerdoce de Jésus par rapport à celui des prêtres lévitiques. Elle établit un contraste entre le ministère céleste de Jésus et le ministère terrestre des sacrificateurs lévitiques, tout en soulignant que ces derniers n’étaient qu’une ombre des réalités célestes. Voici des améliorations pour clarifier et enrichir l’exposition de ces versets :

Hébreux chapitre 8:3 :

Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

L’auteur commence par rappeler la fonction fondamentale du souverain sacrificateur : il est établi pour offrir des sacrifices et des offrandes à Dieu. Cela met en lumière l’essence même du sacerdoce, qu’il soit terrestre ou céleste. Mais ici, l’auteur souligne une différence cruciale : Jésus, en tant que souverain sacrificateur céleste, devait aussi avoir quelque chose à offrir. Ce sacrifice, comme nous l’avons vu dans Hébreux 7:27, est unique, parfait et offert une fois pour toutes.

Cette mention renforce l’idée que l’offrande de Jésus n’est pas une répétition des sacrifices terrestres faits par les prêtres lévitiques, mais un acte singulier et définitif.

Hébreux chapitre 8:4 : Le ministère terrestre et céleste

S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

L’auteur fait une transition en disant que si Jésus était encore sur terre, il ne serait même pas sacrificateur. Cela s’explique par le fait que Jésus n’était pas de la tribu de Lévi, mais de la tribu de Juda. La loi mosaïque exigeait que seuls les Lévites puissent servir comme prêtres. Ainsi, Jésus ne pouvait pas exercer cette fonction sous l’ancienne loi sans la transgresser. Cependant, il est le souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, une réalité spirituelle et céleste qui dépasse le cadre légal terrestre.

Le ministère de Jésus ne se limite donc pas à une fonction sacerdotale liée à la loi mosaïque. Il s’agit d’un ministère céleste exercé dans le véritable tabernacle, le sanctuaire céleste. Ce ministère dépasse la temporalité de la loi, révélant la nécessité d’un sacerdoce supérieur et éternel.

Hébreux chapitre 8:5 : L’ombre et la réalité

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Ce verset apporte un éclaircissement essentiel : le culte lévitique n’était qu’une image et une ombre des choses célestes. L’auteur utilise ici une analogie visuelle, évoquant une sorte de théâtre d’ombres où les prêtres terrestres, à travers leurs rites, projetaient une image imparfaite des réalités célestes. Le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint dans le tabernacle est ici particulièrement important. Ce voile représentait la séparation entre Dieu et l’humanité. Cependant, par le sacrifice de Jésus, ce voile a été déchiré, dévoilant ainsi les réalités célestes et permettant un accès direct à Dieu.

Hébreux 10:20

20 par la route Nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

L’auteur cite également l’instruction donnée à Moïse : « Fais tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne ».

Exode 25:40

40 Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.

Cela montre que le tabernacle terrestre n’était qu’une réplique, une copie du véritable sanctuaire céleste. Le tabernacle de Moïse servait de représentation temporaire de ce que Jésus a accompli une fois pour toutes.

Le contraste entre l’ombre et la réalité

L’exemple de l’ombre permet de comprendre que vouloir retourner aux pratiques de l’ancienne loi équivaut à abandonner la réalité pour l’ombre. L’auteur avertit ses lecteurs : de ne pas « lâcher la proie pour l’ombre », c’est-à-dire de ne pas abandonner le salut complet en Christ pour un retour au judaïsme ou aux anciennes pratiques sacrificielles. Cela concernait directement les judéo-chrétiens du premier siècle, tentés de revenir au cadre rassurant de la loi mosaïque. Mais l’avertissement est tout aussi valable pour ceux, aujourd’hui, qui cherchent à judaïser leur foi ou à se tourner vers des pratiques rituelles pour se sentir plus spirituels. Le message est clair :’’ en ayant Christ, nous avons tout.’’ Christ est la réalité suprême, et retourner aux pratiques rituelles de l’Ancienne Alliance est une perte.

Application personnelle

L’auteur souligne que, de même que Moïse a construit le tabernacle selon un modèle divin, notre vie doit aussi être bâtie selon le modèle parfait de Jésus-Christ. Cela implique de suivre son exemple, non seulement dans l’obéissance aux commandements, mais aussi dans la manière de vivre en relation avec Dieu et les autres. Jésus est le modèle parfait, et les Écritures – aussi bien l’Ancien que le Nouveau Testament – nous montrent comment aligner nos vies sur cet exemple.

Ainsi, l’auteur montre que l’œuvre de Christ est parfaite, accomplie dans le véritable sanctuaire céleste. Il n’y a donc plus besoin de se raccrocher aux ombres de l’Ancienne Alliance, car la réalité est en Christ, notre Souverain Sacrificateur céleste.

3 – Hébreux chapitre 8:6-7 Christ est “le Médiateur d’une Alliance plus excellente”

Hébreux 8:6-7

Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses.

En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde.

Les versets de Hébreux 8:6-7 développe une idée centrale de l’épître aux Hébreux : la supériorité de Jésus-Christ en tant que médiateur d’une Nouvelle Alliance, plus excellente que l’ancienne. L’auteur montre ici la transition entre l’ombre et la réalité, entre l’Ancienne Alliance qui avait des limites, et la Nouvelle Alliance fondée sur des promesses meilleures. Jésus est présenté comme le garant de cette Nouvelle Alliance, accomplissant ainsi la prophétie de Jérémie et offrant une relation plus intime et directe avec Dieu.

Hébreux chapitre 8:6 : Un ministère supérieur, une meilleure Alliance

L’auteur de l’épître souligne que Christ a obtenu un ministère supérieur parce qu’il est le médiateur d’une Alliance plus excellente. Cette Nouvelle Alliance est établie sur de meilleures promesses. Contrairement à l’ancienne Alliance, fondée sur la loi mosaïque et ses rituels, la Nouvelle Alliance repose sur la grâce et l’œuvre achevée de Jésus-Christ. L’expression « meilleures promesses » implique que cette Nouvelle Alliance contient des bénédictions spirituelles plus profondes, notamment le pardon complet des péchés, une relation directe avec Dieu, et la vie éternelle.

L’Ancienne Alliance, bien qu’instituée par Dieu, était imparfaite en raison de l’incapacité de la loi à transformer pleinement le cœur humain. Cette incapacité résidait dans le fait que la loi révélait le péché mais ne pouvait pas le vaincre. La Nouvelle Alliance, en revanche, est fondée sur la puissance de l’Esprit de Dieu et sur l’œuvre de Jésus-Christ, qui non seulement révèle le péché, mais l’efface définitivement.

Hébreux chapitre 8:7 : La nécessité d’une Nouvelle Alliance

L’auteur explique que si la première Alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu besoin d’une Nouvelle. Le fait que Dieu ait prévu une seconde Alliance montre les limites de la première. Comme cela a été mentionné en Hébreux 7:18-19, l’Ancienne Alliance malgré sa sainteté, était impuissante à conduire l’homme à la perfection. Elle ne permettait pas une transformation intérieure, mais était plutôt un ensemble de règles et de rituels externes. C’est pourquoi, elle devait être remplacée par quelque chose de plus efficace et de plus profond, à savoir la Nouvelle Alliance en Christ.

L’Ancienne Alliance servait essentiellement de préparation à la venue de Jésus et à l’établissement de la Nouvelle Alliance. Elle soulignait les besoins de l’humanité et montrait notre incapacité à atteindre la justice parfaite par nos propres efforts. La Nouvelle Alliance répond à ces besoins en offrant une réconciliation définitive avec Dieu, non plus par des sacrifices animaux répétés, mais par le sacrifice unique de Jésus-Christ.

Ombre et réalité

L’auteur de l’épître aux Hébreux compare souvent l’Ancienne Alliance à une ombre, tandis que la réalité est en Christ. Comme le dit:

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

 Les rituels et les observances de la loi mosaïque n’étaient que des représentations imparfaites des choses célestes à venir. Jésus, en tant que réalité de ces ombres, incarne l’accomplissement total des promesses divines.

Cette transition entre l’ombre et la réalité souligne que tout ce qui a été fait dans l’Ancien Testament depuis les sacrifices jusqu’aux rites du tabernacle, n’était que des préfigurations du ministère parfait de Jésus. Le sacrifice des animaux, par exemple, n’était qu’un symbole temporaire de la purification spirituelle, tandis que le sacrifice de Jésus purifie véritablement et définitivement du péché.

La meilleure espérance, comme il est dit :

Hébreux 7:19

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

La loi n’a rien amené à la perfection. Toutefois, la Nouvelle Alliance introduit une meilleure espérance par laquelle nous nous approchons de Dieu. Cette meilleure espérance se trouve dans l’œuvre de Jésus, qui nous ouvre un accès direct à Dieu. Contrairement à l’Ancienne Alliance où le souverain sacrificateur devait intercéder pour le peuple, Jésus est notre médiateur parfait, assis à la droite de Dieu, intercédant continuellement en notre faveur.

Le médiateur parfait

Le rôle de médiateur dans l’Ancienne Alliance était exercé par le souverain sacrificateur, un homme imparfait qui devait offrir des sacrifices pour ses propres péchés avant de pouvoir intercéder pour le peuple. Jésus, en revanche, est sans péché et n’a pas eu besoin de faire un sacrifice pour lui-même. Son œuvre est complète, et il exerce son ministère dans le sanctuaire céleste, non dans un temple fait de mains d’homme.

L’auteur rappelle ici la prophétie de Jérémie 31:31-34, qui annonce cette Nouvelle Alliance bien avant sa venue.

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

32 Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Jérémie parle d’une transformation intérieure, où la loi de Dieu sera inscrite dans le cœur des croyants, et non simplement sur des tablettes de pierre. C’est cette promesse d’une transformation spirituelle et d’une relation intime avec Dieu qui rend la Nouvelle Alliance supérieure à l’ancienne.

Conclusion

Cette section de l’épître aux Hébreux nous montre que Jésus est bien plus qu’un simple sacrificateur terrestre. Il est le médiateur d’une Alliance Nouvelle, fondée sur des promesses éternelles. L’Ancienne Alliance bien que sainte et juste, était insuffisante pour nous amener à la perfection. En Christ, la réalité des promesses divines est pleinement révélée et accessible à ceux qui croient. Par son sacrifice unique, Jésus a accompli ce que les sacrifices de l’Ancienne Alliance ne pouvaient faire : il a offert une rédemption complète et une relation directe avec Dieu.

Hébreux 8:8-13 présente une réflexion profonde sur la transition entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. L’auteur souligne que l’Ancienne Alliance, bien qu’instaurée par Dieu, a révélé les faiblesses de l’homme à la respecter pleinement.

4 – Hébreux chapitre 8:8-13 – Annonce d’une nouvelle alliance

Hébreux 8:8-13

Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte ; Car ils n’ont pas persévéré dans mon Alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

10 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

11 Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ;

12 Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés.

13 En disant : une Alliance Nouvelle, il a déclaré la première ancienne ; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître.

Un rappel des Alliances du passé

Ce passage commence par un blâme qui concerne non seulement l’Ancienne Alliance, mais aussi ceux qui étaient censés la respecter. Dans une Alliance, il y a toujours deux parties. Dieu s’engageait à bénir, protéger et guider, tandis que le peuple s’engageait à obéir et à respecter ses commandements. Cependant, les Écritures montrent comment l’humanité a échoué à respecter ses engagements à maintes reprises :

  1. Adam devait obéir à Dieu en ne mangeant pas de l’arbre de la connaissance (Genèse 2:16-17).
  2. Noé, par la foi, a obéi en construisant l’arche, malgré l’absence de signe de pluie (Genèse 6-9).
  3. Abraham a quitté sa terre natale, croyant aux promesses divines d’une postérité (Genèse 15).
  4. Moïse a reçu la Loi au Sinaï, qui contenait des bénédictions et des malédictions en fonction de l’obéissance du peuple (Deutéronome 27-28).

Ces Alliances ont révélé la difficulté humaine à rester fidèle, et l’épître aux Hébreux 8 souligne cette faiblesse.

La Nouvelle Alliance : un changement fondamental

Ce passage introduit la promesse d’une Nouvelle Alliance. Contrairement à l’ancienne, écrite sur des tables de pierre et imposée extérieurement, cette Nouvelle Alliance sera écrite dans les cœurs. Ce passage est tiré de Jérémie 31:31-34 où Dieu promet une transformation intérieure : ses lois ne seront plus perçues comme des règles externes à suivre, mais comme une expression d’un amour interne, profondément gravé dans l’esprit de ceux qui l’acceptent.

Dans cette Nouvelle Alliance, il n’y a plus besoin d’enseigner à quelqu’un à connaître le Seigneur, car tous auront une relation directe avec Lui, du plus petit au plus grand. La loi n’est plus simplement un ensemble de règlements, mais un désir intime de vivre selon la volonté de Dieu. Ce passage fait écho à ce que Paul exprime dans 2 Corinthiens 3:18, où il est question de transformation à l’image du Seigneur.

Le rôle du pardon

Le verset 12 met l’accent sur le pardon : « Parce que je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » L’Ancienne Alliance était marquée par des sacrifices répétés pour expier les péchés, un rappel constant des faiblesses humaines. La Nouvelle Alliance, en revanche, s’appuie sur le sacrifice unique et parfait de Jésus, qui pardonne une fois pour toutes les péchés, permettant ainsi une réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité.

Réflexion sur la Nouvelle Alliance

L’Ancienne Alliance, bien qu’importante dans le cadre de l’histoire du salut, a montré ses limites à cause de la nature déchue de l’homme. Les sacrifices de l’Ancienne Alliance devaient être continuellement répétés, sans jamais résoudre le problème du péché à sa racine. Dans la Nouvelle Alliance, Dieu fait tout le travail : Il place ses lois dans les cœurs, transforme les esprits, et garantit le pardon des péchés. Tout cela ne dépend plus des œuvres humaines mais de la grâce divine.

Cela ne signifie pas pour autant que l’effort humain est totalement exclu. L’homme est toujours invité à répondre par la foi, la repentance, et une vie de transformation à l’image de Christ. Mais cette transformation est rendue possible grâce à la présence du Saint-Esprit en chacun des croyants. Dieu ne réside plus dans une tente ou un temple, mais en chaque individu, faisant de chaque croyant un temple du Saint-Esprit.

Conclusion

Hébreux 8:8-13 invite chacun à réfléchir profondément sur la manière dont Dieu a établi cette Nouvelle Alliance. Alors que l’Ancienne Alliance rappelait constamment aux hommes leur incapacité à être justes par eux-mêmes, la Nouvelle Alliance offre une solution radicale : la loi de Dieu, écrite dans leurs cœurs, combinée au pardon total des péchés par le sacrifice de Jésus. L’obéissance n’est plus une question de conformité extérieure, mais d’un amour et d’un désir profondément ancrés en nous.

Il est important de souligner que l’expression ‘Nouvelle Alliance’ n’apparaît qu’une seule fois dans l’Ancien Testament, précisément dans le passage de Jérémie précité. Cependant, nous en trouvons une description détaillée en :

Ézéchiel 36:22-38

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

5 – Le thème central de l’épitre aux Hébreux est en résumé :

« Jésus, le véritable souverain sacrificateur ».

Ce concept est présenté de manière claire dans Hébreux 4:14-16

: Hébreux 4:14-16.

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Ce passage souligne à la fois l’humanité de Jésus, qui peut comprendre nos faiblesses parce qu’il a été tenté comme nous, et sa divinité parce que sans péché et qu’il siège auprès de Dieu, prêt à offrir sa miséricorde.

Application du thème central

L’application de ce thème est exposée en détail dans Hébreux 7:1 – 10:18 et se décompose en cinq parties distinctes, mettant en lumière la supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur à différents niveaux :

  1. Hébreux 7:1-28 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek
    Jésus est comparé à Melchisédek, un prêtre mystérieux qui apparaît dans l’Ancien Testament. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus appartient à un ordre supérieur, éternel, sans début ni fin, soulignant la permanence et l’efficacité de son sacerdoce.
  2. Hébreux 8:1-5 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur dans le tabernacle céleste
    Jésus n’exerce pas son sacerdoce dans un tabernacle terrestre, comme les prêtres de l’Ancienne Alliance, mais dans le tabernacle céleste, un sanctuaire parfait et éternel, auprès de Dieu lui-même.
  3. Hébreux 8:6-13 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur de la Nouvelle Alliance
    Jésus est le médiateur d’une Nouvelle Alliance, supérieure à l’ancienne. Contrairement à l’Ancienne Alliance, basée sur des lois extérieures, la Nouvelle Alliance est gravée dans les cœurs et fondée sur une relation directe et personnelle avec Dieu.
  4. Hébreux 9:15-28 – La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la Nouvelle Alliance
    En tant que médiateur de cette Nouvelle Alliance, Jésus inaugure une relation de grâce où son sacrifice une fois pour toutes, purifie les croyants de manière définitive. Il entre une fois pour toutes dans le sanctuaire céleste avec son propre sang, offrant une rédemption éternelle.
  5. Hébreux 10:1-18 – La supériorité de Jésus en tant que véritable et parfait sacrifice
    Contrairement aux sacrifices répétés de l’Ancienne Alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière permanente, Jésus, par son sacrifice unique, a accompli parfaitement ce que les sacrifices animaux ne pouvaient pas faire : une purification totale et définitive.
Jésus le souverain sacrificateur éternel

Ainsi, l’épître aux Hébreux nous montre la supériorité de Jésus à chaque étape du sacerdoce : il est un prêtre éternel, exerçant son ministère dans le tabernacle céleste, médiateur d’une Nouvelle Alliance et offrant le seul sacrifice parfait et définitif. Tout cela fait de lui le véritable souverain sacrificateur qui nous permet de nous approcher avec assurance du trône de la grâce.

Hébreux chapitre 7 Le sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek

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En Hébreux chapitre 7, Jésus est présenté comme le Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek, supérieur aux prêtres selon l’ordre d’Aaron. L’auteur de cette épître démontre ainsi que le sacerdoce de Jésus est éternel et parfait en apportant un salut définitif.

 La lignée ou généalogie de Melchisédek n’est jamais mentionnée, mais Abraham lui rend hommage.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 8

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Hébreux chapitre 7 – Étude biblique

Le nom de Melchisédek signifie “mon roi de justice” (très similaire au nom du roi de Jérusalem dont il est question en Josué 10:1, Adoni Tsédek, ce qui signifie “mon seigneur est juste”).

Josué 10 :1

1 Adoni Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Aï et l’avait dévouée par interdit, qu’il avait traité Aï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec Israël et étaient au milieu d’eux.

1-   Melchisédek, roi de Salem

Il convient de se rappeler des derniers versets du chapitre 6 de l’épître aux hébreux, cités ci après, pour comprendre le ‘En effet‘ du verset 1.

 Hébreux 6:18-20

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

 Hébreux 7:1-3

1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,

qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

Les versets 1 et 2 d’Hébreux 7 reprennent ce qui est écrit en Genèse 14:18-20. L’auteur ajoute qu’on ne lui connait pas de généalogie. Il faut noter que Melchisédek est la seule personne à qui ont été attribuées la royauté et la sacrificature dans l’Ancien Testament.

L’auteur va maintenant aborder la question essentielle de qui est Jésus ?

Ceci est le point central de la démonstration de la supériorité de Jésus, non pas pour nous pour qui c’est évident, mais surtout pour les chrétiens d’origine juive, ceux que nous appelons aujourd’hui des juifs messianiques. Ce chapitre 7 aborde en effet ‘’les choses difficiles à expliquer’’ de

Hébreux 5:11

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut’ est la seule personne à combiner la royauté avec le sacerdoce dans l’Ancien Testament (Psaume 110)

Le souverain sacrificateur était la personne la plus respectée du monde juif. Rappelons-nous de l’épisode de :

Actes 23:2-5

Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.

Alors Paul lui dit: Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!

Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu!

Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

Le souverain sacrificateur était sous l’ancienne alliance, l’intercesseur pour le peuple devant Dieu. Il était descendant d’Aaron de la famille de Lévi. Il y avait donc un souverain sacrificateur selon l’ordre de Aaron, c’est-à-dire descendant d’Aaron. Par ailleurs, il y avait eu Melchisédek, sacrifice du très haut qu’avait rencontré Abraham.

Le nom de Melchisédek מַלְכִּי־צֶדֶק se décompose en Melek מֶלֶךְ roi très haut et en צֶדֶק Tsedeq roi de justice. Il est à la fois roi de justice, d’après son nom et roi de paix selon son titre.

‘Roi de justice’ est un des titres attribués au Messie en:

Jérémie 23:5-6

Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.

En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice.

Genèse 14:18-20

18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

19 Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!

20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.

Deux choses nous sont ainsi révélées dans ce passage de Genèse. La dîme est une notion antérieure à la loi de Moïse comme le sont le sabbat et les prémices. La dîme est une façon de témoigner que nous reconnaissons Dieu comme le propriétaire de tout. Dans le même ordre d’idée, Dieu nous fait grâce et nous lui rendons grâce.

Le supérieur bénit l’inférieur. L’inférieur donne la dîme au supérieur.

Un point est troublant quand nous mettons ceci en lien avec Jésus. Il fit apporter du pain et du vin. C’est-à-dire qu’en tant que sacrificateur du Dieu très haut, il va offrir un sacrifice. Cette offrande est constituée de pain et de vin. Ceci n’est pas sans rappeler la sainte cène au cours de laquelle Jésus a présenté le pain et le vin.

Matthieu 26:26-29

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Ceci rappelle aussi ce qu’a écrit l’apôtre Paul en:

1 Corinthiens 11:23-29

25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

Mais cela nous rappelle ce qui est écrit de nous chrétiens en Apocalypse, et ce par trois fois, qu’il a fait de nous, un royaume et des sacrificateurs :  Apocalypse 1:6 ; 5:10 et en :

Apocalypse 20:6

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

En instituant la sainte cène, l’offrande de son corps et de son sang, Jésus a montré l’exemple du sacrifice personnel et nous apprend ainsi notre futur rôle de sacrificateur, à l’image de Melchisédek, Jésus étant le souverain sacrificateur.

L’auteur de l’épître aux hébreux dit au verset 3 de ce chapitre 7 que Melchisédek est sans généalogie, qu’il n’a ni commencement ni fin de vie. Il est sacrificateur à perpétuité ce que ni Aaron, ni ses descendants ne furent. Il ajoute qu’il « est rendu semblable au fils de Dieu » ! L’auteur présente ainsi Melchisédek rendu semblable au Fils de Dieu.

Il est rendu semblable au fils de Dieu parce qu’il est sans généalogie. Cependant attention, l’inverse n’est pas vrai. Dieu a un unique fils. Jésus est Fils de Dieu donc, sans faire de démonstration, il laisse ses lecteurs arriver à la conclusion que Melchisédek est une figure de Jésus, ce que nous appelons un type de… Il est une représentation de Jésus.

Melchisédek roi de justice et roi de paix, ces deux termes sont attribués à Jésus :

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Éphésiens 2:14

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

Si nous reprenons Genèse 14:18-20, Melchisédek bénit Abraham et Abraham lui donne la dîme . Dans la culture juive, le supérieur bénit l’inférieur et l’inférieur donne la dîme. Abraham est le ‘’Père ‘’ des juifs. Ce point sera relevé dans les versets suivants.

2- Du Sacerdoce Lévitique au Sacerdoce de Melchisédek

Hébreux 7:4-10

Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;

et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.

Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ;

10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce qu’Aaron a donné par Abraham la dîme à Melchisédek

Dans la pensée juive, les personnes à venir sont dans l’homme. Par exemple, tuer un homme revient à tuer cet homme et sa descendance en devenir. Ainsi, Lévi comme Aaron et ses descendants ont donné la dîme à Melchisédek par l’entremise d’Abraham. Ceci alors, est la preuve de la supériorité du sacerdoce de Melchisédek par rapport à celui d’Aaron.

Il est demandé aux destinataires de la lettre de considérer combien grand est Melchisédek pour que Abraham lui donne la dîme de tout.

  1. Les Lévites recevaient la dîme de leurs frères, quand Abraham, le patriarche a donné la dîme à plus grand que lui.
  2. Le plus grand qu’Abraham, était sans généalogie
  3. Melchisédek apparait ainsi plus grand qu’Abraham
  4. Melchisédek est une figure de Christ, son sacerdoce comme celui de Christ étant sans fin. Ce sacerdoce est toujours actif puisque Melchisédek est vivant quand les lévites sont des hommes mortels
  5. Lévi dans les reins d’Abraham a donné la dîme à Melchisédek. Le sacerdoce de Melchisédek est donc plus grand que celui des lévites.

Au verset 7, il est question de l’inférieur et du supérieur? Ceci est une comparaison entre l’alliance de l’Ancien Testament et la nouvelle alliance en Christ qui est le cœur de l’épître.

le terme supérieur peut signifier meilleur, plus excellent, de rang plus élevé.

3- Abolition de la loi ancienne

Hébreux 7:11-19

11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron?

12 Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.

13 En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ;

14 car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.

15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,

16 institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ;

17 car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.

18 Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

Au verset 11, le « si donc » précède une démonstration pour dire que le sacerdoce lévitique avec un souverain sacrificateur issu de la descendance d’Aaron, n’était pas parfait, et qu’il fallait le remplacer par un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. En effet, le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron n’a rien amené à la perfection, sinon il n’aurait pas été besoin de le remplacer.

Il faut comprendre le mot perfection dans le sens d’achèvement, d’accomplissement. Il fallait que cela amène à la maturité spirituelle.

‘‘par le sacerdoce lévitique’’.  C’est sur le sacerdoce lévitique que repose la loi donnée au peuple juif.  Ceci se réfère soit à Moïse en tant que descendant de la tribu de Lévi et messager de Dieu qui a donné à Israël son système sacrificatoire, soit aux Lévites et sacrificateurs en tant qu’enseignants de la loi auprès du peuple.

Le sacerdoce de la tribu de Lévi est apparu avec la loi reçue par Moïse. Pourquoi un nouveau sacerdoce selon Melchisédek et non selon Aaron ? S’il y a un nouveau sacerdoce, il y a une nouvelle loi. Il est à relever qu’il est mentionné ici que la loi repose sur le sacerdoce et non l’inverse.

Le sacerdoce ne se limitait pas au service du Temple, mais comprenait aussi un travail extérieur au Temple comme l’enseignement, le conseil, les directives, la guérison …

Malachie 2:7

Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, Et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, Parce qu’il est un envoyé de l’Éternel des armées.

Ce sont des activités visibles que Jésus mena durant sa vie terrestre.

Verset 12 : puisqu’il y a changement de sacerdoce, il y a changement de loi. La loi de Moïse avait pour seul but de montrer à l’homme son incapacité à être juste aux yeux de Dieu. Cela a conduit à la nouvelle alliance.

Verset 13 : la remarque porte sur Jésus qui est descendant par Marie de la tribu de Juda et non de Lévi. La sacrificature de Jésus ne procède pas d’une ordonnance charnelle. C’est un point particulier pour les juifs. C’est une raison pour laquelle, ils ont eu et ont du mal à accepter Jésus comme sacrificateur.

Nous retrouvons les mots perfection et parfait huit fois dans le nouveau testament et cinq fois dans cette épître en lien avec la sacrificature de Jésus selon l’ordre de Melchisédek. La supériorité de la sacrificature de Jésus-Christ l’est par la puissance d’une vie impérissable alors que les sacrificateurs selon Aaron étaient tous mortels (v.8). La vie impérissable l’emporte sur l’ordonnance charnelle, le parfait sur l’imparfait, l’éternel sur le passager.

2 Corinthiens 3:7-11

Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,

combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux!

Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.

10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.

11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.

Versets 17-19 : Par Jésus il y a abolition de l’ancien système en raison de son impuissance et de son inutilité, qui a été remplacé par la perfection et une meilleure espérance de nous approcher de Dieu. (Le souverain sacrificateur était un intercesseur auprès de Dieu.)

Pourquoi l’impuissance l’ordonnance antérieure ? Ce n’est pas l’ordonnance qui est en cause mais la nature déchue de l’homme qui la rendait impuissante et inutile.

Prenons le temps de lire attentivement les versets 18 et 19 qui sont la conséquence de ce qui est dit au verset 17. Il y a ainsi ! Quoi ? Il y a ainsi deux choses.

Premièrement : abolition d’une ordonnance antérieure …

Deuxièmement : introduction d’une meilleure espérance …

Pourquoi parler d’impuissance et de faiblesse de la loi ?  Il faut nous reporter à ce qui est dit par Paul en:

Romains 7:7-13

7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi met en évidence le péché, mais elle ne résout pas le problème du péché. Elle nous conduit à chercher celui qui peut résoudre ce problème, à savoir Christ !

Galates 3:21-29

21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

La loi conduisait à la mort (Romains 7:10), mais par Jésus nous avons la vie, la vie éternelle.

La loi était là pour nous conduire à Christ !

4- Sacrificateur pour toujours

Hébreux 7:20-22

20 Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,

21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Verset 20: Les promesses de Dieu sont fiables

Ésaïe 46:10

10 J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, Et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; Je dis: Mes arrêts subsisteront, Et j’exécuterai toute ma volonté.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels alors que Christ demeure éternellement.

Les lévites deviennent sacrificateurs sans avoir prêté serment, alors que Jésus-Christ est devenu sacrificateur par serment de Dieu lui-même. Ceci est une preuve de plus de la supériorité de la sacrificature de Jésus. Non seulement Dieu a dit, mais en plus, Il n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19), et plus encore il a juré !

Les lévites étaient sacrificateurs durant leur vie adulte, Jésus l’est éternellement. Pour dire les choses autrement : quelle garantie avons-nous de cette alliance plus excellente que l’ancienne ? Jésus ! Dieu l’a juré ! Jésus s’est porté garant pour nous.

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Jérémie 31:31-34 parle de cette nouvelle alliance

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

5-  Le sacerdoce immuable de Christ

Hébreux 7:23-25

23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.

24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

D’un côté plusieurs sacrificateurs mortels, de l’autre un seul sacrificateur éternel. L’importance d’avoir un intercesseur éternel se révèle dans le fait qu’il faut un avocat auprès du Père.

1 Jean 2:1

1 Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

Car n’oublions pas que nous avons besoin d’un avocat parce qu’il y a un accusateur auprès de Dieu

Apocalypse 12:10

10 Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

Jésus est là pour plaider notre cause. Face à Satan, il intercède pour nous. Aujourd’hui encore Jésus intercède pour les siens car il est vivant !

Verset 25 : ceux qui s’approchent de Dieu par lui : Ceci est une invitation universelle pour quiconque veut venir. C’est le même ‘ceux’ de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Verset 25, ‘’étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.’’ : Jésus n’est plus sur la croix. Alors, pourquoi certains veulent le représenter ou le présentent sur une croix ? Il est ressuscité, il est auprès du Père et il intercède pour nous parce qu’il est vivant !

6- La perfection du souverain sacrificateur céleste

Hébreux 7:26-28

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Verset 26 : sans tâche, c’est-à-dire sans défaut, terme pour les animaux sacrifiés dans l’Ancien Testament.

‘’saint, innocent, sans tache’’ cela décrit l’état originel de l’homme dans le jardin d’Éden de Genèse 2.

Pour bien comprendre la différence entre la sacrificature de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek et la sacrificature selon Aaron, il suffit de prendre un exemple dans la vie professionnelle.

Dans une entreprise, une faute a été commise dans deux services différents, celui de Aaron et celui de Jésus. Le patron demande des explications à Aaron qui explique que la faute vient de X. Puis le patron se tourne vers Jésus à qui il pose la même question. Jésus répond la faute m’en incombe en tant que responsable de ce service. Je prends la faute sur moi.

N’oublions pas que le souverain sacrificateur faisait des sacrifices pour ses propres fautes et pour celles du peuple et que cela se répétait tous les ans.

Jésus lui, qui n’a pas commis de péché, s’est offert en sacrifice et a versé son propre sang devant Dieu pour tous les péchés de tous ceux qui lui confieraient leur vie.

C’est en cela que Jésus est le souverain sacrificateur parfait.

Romains 8:1-4

1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

            L’auteur résume sa pensée : il convenait … avec un rappel de

Hébreux 2:10

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

Hébreux 7:26

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

Pourquoi ?

  • Il est saint pour le service devant le vrai tabernacle devant Dieu (Hébreux 8:2 ;9:11)
  • Il est innocent et sans tâche devant les hommes, s’étant montré en toutes choses un modèle de justice et d’équité (2 Corinthiens 5:21; 1 Jean 3:5).
  • De ce fait, il est maintenant séparé des pécheurs bien que pendant un temps il dût vivre parmi eux. Cependant, il ne participa point à leur iniquité, seulement à leur chair.
  • Ayant surmonté les tentations de sa chair (4:15), ayant été élevé à la perfection (5:9),

il est maintenant plus élevé que les cieux (Philippiens 2:9-10), une preuve de plus de sa supériorité sur les fils d’Aaron.

Galates chapitre 4 – Étude Biblique

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Dans l’Épître aux Galates, au chapitre 4 , Paul établit une comparaison entre la loi et la grâce en se référant aux figures d’Ismaël et d’Isaac. Il développe ensuite une allégorie dans laquelle Agar incarne la Jérusalem terrestre, marquée par l’esclavage de la loi, tandis que Sarah symbolise la Jérusalem céleste, synonyme de liberté et de la promesse divine.

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Galates chapitre 4 : héritiers par la foi en Jésus-Christ

1 – L’enfant et l’héritier

À travers les âges, le croyant est comparé à un homme qui traverse les différentes étapes de son développement, en commençant par l’enfance. Le croyant a Dieu pour Père, et, en tant qu’enfant de Dieu, il est héritier de Ses promesses.

Galates 4:1-3

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

La loi a ainsi joué le rôle de tuteur pour le croyant. Sa fonction principale était de révéler à ce dernier sa condition de pécheur. En mettant à nu son péché, la loi en effet, le condamne à mort.

Galates 4:4-5 – racheté de la loi

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.

Lorsque le moment fut venu, Jésus est venu sur terre, né d’une femme, et donc sous la loi, afin de nous en délivrer. Il nous a affranchis pour nous offrir la véritable liberté.

Galates 4:6-7 – la filiation du croyant

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Sous la loi, nous étions comme des enfants, immatures et assujettis à des règles. Mais par la foi en Jésus-Christ, nous devenons héritiers avec Lui. La repentance et le baptême symbolisent un rite de passage : un moment d’introspection suivi de repentance, puis une proclamation, qui mène au baptême. Ce rite marque un changement de statut, où nous devenons enfants de Dieu. Cela correspond à la justification, que Paul exprime par : « vous avez revêtu Christ » (Galates 3:27).

Après ce rite, commence la croissance spirituelle. A partir de ce moment là, le chrétien avance vers la maturité spirituelle, en progressant « vers la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:13), et il est transformé à son image, « de gloire en gloire » (2 Corinthiens 3:18).

Ce point est fondamental car il redéfinit notre nouvelle identité en Christ. Cette progression spirituelle, qui nous façonne à l’image de Christ, est ce que l’on appelle la sanctification.

2 – Le légalisme, une religion élémentaire

Galates 4:8-11

Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature;

mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?

10 Vous observez les jours, les mois, les temps et les années !

11 Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous.

Le verset 4:9 rappelle les paroles de Jésus en Matthieu 7:23 : « Je ne vous ai jamais connus. » Cela souligne l’importance non seulement de connaître Dieu, mais surtout d’être connu de Lui, car c’est cette relation intime qui authentifie notre foi.

Lorsque Paul parle des « pauvres rudiments », il fait référence aux principes élémentaires du monde, à ce qui est terrestre et imparfait, façonné par notre compréhension humaine limitée. Ce contraste entre le divin et l’humain est renforcé par :

1 Corinthiens 15:46

46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.

Paul avait déjà enseigné aux Galates les vérités spirituelles et leur avait montré la voie de la liberté en Christ. Cependant, ils retournaient maintenant aux pratiques légales et aux rites extérieurs, cherchant leur salut dans des observances du passé. Cela a dérouté Paul, car, après avoir compris l’Évangile de la grâce, il est inconcevable qu’un chrétien revienne à la loi pour obtenir le salut.

Cette même attitude se retrouve de nos jours chez certains qui après avoir saisi l’essence de l’Évangile, se replient sur des rituels ou des pratiques religieuses, et qui cherchent une sécurité en se reposant sur des œuvres humaines plutôt que sur la grâce divine.

3 – Galates 4:12 – 6:10 – L’exhortation à vivre la liberté chrétienne

Il est essentiel de noter que dans ce passage, tous les verbes sont à l’impératif, ce qui souligne la force de l’appel de Paul aux Galates.

Galates 4:12

12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie.

« Soyez comme moi » ! Cette invitation peut être comprise de deux manières complémentaires. D’une part, Paul encourage les Galates à atteindre une maturité spirituelle, marquée par la liberté vis-à-vis de la loi. En tant que Judéo-chrétien, Paul est bien placé pour leur adresser cet appel. D’autre part, c’est aussi une façon de dire :

1 Corinthiens 11:1

1 Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Ou en Philippiens 3:17-19

17 Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous.

18 Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant.

19 Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre.

Paul souligne ici l’importance de ne pas céder aux tendances charnelles ou à l’obsession pour les choses terrestres, mais de chercher à vivre en conformité avec l’Évangile.

Sous la loi, les croyants vivaient sous le fardeau de l’esclavage, mais Paul rappelle en :

Galates 5 :1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Dans sa conversion, Paul a compris que la loi ne pouvait pas offrir le salut et que seule la foi en Christ le pouvait.

Galates 4:13-16

13 Vous ne m’avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Évangile.

14 Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus Christ.

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

16 Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?

Paul exprime ici son incompréhension face au changement d’attitude des Galates. Alors qu’ils l’avaient autrefois reçu avec amour et dévotion, ils semblaient maintenant réagir comme s’il était leur ennemi, simplement parce qu’il leur disait la vérité. En se tournant vers des pratiques légalistes et en se détournant de l’Évangile de la grâce, les Galates agissaient comme des adversaires, non seulement de Paul, mais aussi de la vérité de l’Évangile.

4 – Galates 4:17-20– Le légalisme prive de la bénédiction

Galates 4:17-48

17 Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux.

18 Il est beau d’avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous.

Le zèle est en soi une qualité louable, mais ce qui importe réellement, c’est la motivation qui le sous-tend. Paul met en garde contre un zèle mal orienté, motivé par l’intérêt personnel ou le désir d’influencer les autres à des fins égoïstes. Il insiste sur la nécessité d’un zèle guidé par de pures intentions, tourné vers ce qui est véritablement bien. Paul rappelle ce principe dans :

Romains 10:2

2 Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

Romains 12:11

11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

Nous devons donc nous poser une question fondamentale : qu’est-ce qui motive notre zèle ? Est-il sincèrement dirigé vers Dieu et animé par une quête de la vérité ? Ou est-il déformé par des intentions cachées ?

Galates 4:19-20

19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous,

20 je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l’inquiétude à votre sujet.

Paul utilise ici un terme affectueux, « mes petits enfants », pour exprimer son profond attachement aux Galates. Il leur rappelle le travail qu’il a accompli parmi eux, soulignant son amour et son dévouement à leur égard. En les voyant s’égarer, il éprouve une grande douleur, comparable à celle d’une femme en travail. Son but est que Christ soit pleinement formé en eux, c’est-à-dire qu’ils atteignent une maturité spirituelle où ils vont refléter véritablement la vie de Christ.

Le problème des Galates résidait dans leur incapacité à comprendre les différences fondamentales entre vivre sous la Loi et vivre sous la grâce. En cherchant à revenir à la Loi, ils ne faisaient que régresser, car il n’y avait aucun avantage à revenir à un système d’obligations légales alors qu’ils avaient été libérés pour vivre dans la grâce. Paul leur fait comprendre que leur retour à la Loi est une erreur qui les prive de la liberté et de la bénédiction offertes par Christ.

5 – Galates 4:21-31 – Enfant de l’esclave ou enfant de la promesse

La loi et la grâce ne peuvent coexister, l’une excluant l’autre. On ne peut être à la fois libre et esclave. Paul illustre cette vérité par une allégorie.

Galates 4:21-23

21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi?

22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.

23 Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse.

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

Paul rappelle ici la réalité fondamentale qu’Ismaël, l’enfant de l’esclave Agar, était né selon un désir charnel d’Abraham et de Sarah, cherchant à accomplir la promesse de Dieu par leurs propres moyens. Isaac, quant à lui, était l’enfant né de la promesse divine. Il était le résultat de la grâce, du miracle de Dieu, intervenant dans l’incapacité humaine.

Galates 4:25-26

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

25 car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.

26 Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère;

Agar symbolise ainsi l’ancienne alliance, celle donnée au mont Sinaï avec la Loi mosaïque, cette alliance conduisant à la servitude, car la Loi révèle le péché sans offrir de salut en elle-même. Ismaël, né de cette femme esclave, représente ceux qui cherchent à s’approcher de Dieu par leurs propres forces, en faisant des œuvres charnelles. Il est l’image de la Jérusalem terrestre, enchaînée à ses propres règles, incapable de libérer. En revanche, Sarah, la femme libre, symbolise la nouvelle alliance, celle de la grâce, où nous sommes libérés du fardeau de la Loi et vivons sous la promesse. Cette Jérusalem céleste est libre et représente la vraie communauté des enfants de Dieu.

Galates 4:27-28

27 car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée.

28 Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse;

Ismaël est en opposition avec Isaac, l’enfant de la promesse, qui représente la lignée de la foi. Comme celui-ci, les croyants sont les héritiers des promesses de Dieu. La stérilité de Sarah, miraculeusement surmontée par la promesse divine, symbolise la manière dont Dieu accomplit son plan malgré l’incapacité humaine. C’est ici une illustration de la grâce, opposée à la tentative humaine de contrôle représentée par Agar. En tant que croyants, nous sommes invités à nous réjouir de cette filiation spirituelle, née non de la chair mais de la foi en Christ.

Depuis le début de ce chapitre, Paul établit une opposition claire entre la chair et l’Esprit, le charnel et le spirituel. Cela rappelle le récit d’Abel et de Caïn, qui symbolisent respectivement l’homme né selon la chair (Caïn) et l’homme né selon l’Esprit (Abel). Le Salut, représenté par l’héritage promis, est réservé à l’homme nouveau, celui qui naît de l’Esprit, conformément à la promesse réalisée par la venue de Jésus, la descendance d’Abraham. De plus, il est possible de voir un parallèle entre la persécution d’Isaac par Ismaël et celle des chrétiens (nés de l’Esprit) par les descendants d’Ismaël (nés selon la chair).

Galates 4:29-30

29 et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.

30 Mais que dit l’Écriture? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre.

La persécution d’Isaac par Ismaël symbolise l’opposition constante entre la chair et l’Esprit. L’homme charnel, représenté par Ismaël, persécute toujours l’homme spirituel, celui qui vit selon la promesse divine. Paul reprend ici l’instruction de Sarah en :

Genèse 21:10

10 et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Cette exhortation est cruciale pour Paul . En effet, il nous faut rejeter tout ce qui est charnel. Dans le contexte des Galates, cela signifie qu’ils devaient rejeter les influences légalistes qui tentaient de les ramener sous la Loi. Spirituellement, cela implique qu’il faut mourir à nous-mêmes et rejeter tout ce qui relève de la nature pécheresse.

Galates 4:31

31 C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre.

Paul conclut en réaffirmant notre identité en Christ. Nous ne sommes plus sous le joug de l’esclavage légaliste, mais nous sommes enfants de la femme libre, héritiers de la promesse par la grâce. Mourir à soi-même, c’est rejeter l’homme charnel (l’esclave) et embrasser l’homme spirituel, libéré en Christ. Seuls ceux qui sont nés de l’Esprit hériteront de la vie éternelle et des promesses faites à Abraham.

Galates chapitre 3 – Étude Biblique

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Galates Chapitre 3 – L’exemple d’Abraham et la justification par la foi.

Dans l’Épître aux Galates au chapitre 3, Paul prend l’exemple d’Abraham, qui fut justifié par la foi quatre siècles avant que la Loi ne soit donnée par Moïse. Ce chapitre présente l’essentiel de l’enseignement de Paul, basé sur les Écritures. Pour mieux comprendre ce passage, il est utile de lire Actes 14, qui relate l’épisode de la mission en Galatie du Sud.

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Galates chapitre 3 : comprendre la relation entre foi et loi

1 – Galates 3:1 – 4:11 – La preuve par les Écritures

Ce passage de Galates chapitre 3 présente l’essence de l’enseignement de Paul, basé solidement sur les Écritures. Tous les verbes sont conjugués à l’indicatif, marquant des vérités absolues. Pour une meilleure compréhension du contexte, il est conseillé de lire Actes 14, qui relate l’épisode en Galatie du Sud.

Galates 3:1-5 – par la loi ou par la foi ?

1 Ô Galates, dépourvus de sens! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus Christ a été peint comme crucifié? (1) – fascinés = charmés, jetés un sort, ensorcellés

Voici seulement ce que je veux apprendre de vous: Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi? (2)

3 Êtes-vous tellement dépourvus de sens (3) ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?

Avez-vous tant souffert en vain (4) ? si toutefois c’est en vain.

Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? (5)

Paul utilise ici une série de cinq questions pour amener les Galates à réfléchir et revenir à la raison. Ces questions soulignent la simplicité et la profondeur de l’Évangile, centré sur la foi en Jésus-Christ.

(1) – Qui a souffert sur la croix pour vous ? Jésus !

(2) – Qui vous a donné le Saint-Esprit ? Jésus !

(3) – Voulez-vous marcher selon l’Esprit ou selon la chair ? Jésus a tout accompli, il n’y a donc plus besoin de sacrifices, car il a satisfait à toutes les exigences.

(4) – Pour qui avez-vous souffert de la part des Juifs ? Pour Jésus ! – (Les souffrances sont souvent dues à l’opposition des Juifs, comme mentionné en Actes 14:21-22.)

Actes 14:21-22

21 Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche,

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

– (5) Qui a fait des miracles parmi vous ? Jésus ! (Actes 14:3, 8-11)

Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

Le don du Saint-Esprit est directement lié à la foi en Jésus, crucifié et ressuscité. Ce don n’est pas le résultat des œuvres, mais une réponse du Seigneur à la foi.

Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Pour renforcer son argumentation, Paul rappelle la foi d’Abraham, le père de la foi, comme exemple suprême de la justification par la foi et non par les œuvres.

2 – Galates 3:6-9 – L’alliance avec Abraham est une alliance de foi.

Galates 3:6

Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,

La justice imputée signifie que nul ne peut être juste par ses propres efforts ou mérites. C’est Dieu seul qui attribue la justice à une personne, en la reconnaissant comme juste devant lui. Le terme « imputer » est d’ailleurs un terme comptable : il s’agit de placer quelque chose dans une colonne spécifique, ici dans la colonne de la justice divine.

Ce verset fait directement référence à Genèse 15:6, où il est dit qu’Abraham fut justifié par sa foi. De même, aujourd’hui, nous sommes justifiés sur la base de notre foi en Dieu, et non par nos œuvres. En conséquence :

Galates 3:7

reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham.

Paul insiste sur le fait que l’appartenance spirituelle à Abraham ne se base pas sur la descendance biologique ou les œuvres de la loi, mais sur la foi. Les véritables enfants d’Abraham sont donc ceux qui partagent sa foi en Dieu.

Galates 3:8

Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !

Paul rappelle que dès les temps anciens, Dieu avait prévu d’inclure les païens (les non-Juifs) dans son plan de salut, non par la loi, mais par la foi. Cette promesse, que « toutes les nations seront bénies en toi », était en réalité une annonce anticipée de l’Évangile à venir.

Galates 3:9

9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.

Paul affirme ici que la bénédiction divine promise à Abraham se prolonge à tous ceux qui, comme lui, croient en Dieu. Les croyants de toutes les nations, par la foi en Christ, partagent la même bénédiction.

Cette promesse divine de bénédiction à travers Abraham est répétée à plusieurs reprises dans le livre de la Genèse, soulignant son importance :

Genèse 18:18

« Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. »

Genèse 22:18

« Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. »

Genèse 26:4

« Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées ; et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, »

Paul montre ainsi que la promesse de bénédiction faite à Abraham s’applique aux croyants et qu’elle précède la loi, qui fut donnée quatre cents ans plus tard. Il est essentiel de comprendre que le Nouveau Testament est en continuité avec l’Ancien Testament. La promesse faite à Abraham dès la Genèse trouve son accomplissement dans le Christ et dans la foi en lui, qui s’étend à toutes les nations.

3 – Galates 3:10-14 – la loi nous place sous la malédiction

Galates 3:10

10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.

Ce verset renvoie à Deutéronome 27:26, où il est clairement affirmé que toute personne qui ne respecte pas parfaitement la loi est sous la malédiction divine. La loi exige une obéissance totale et infaillible, ce qui est impossible pour l’homme. Cela amène logiquement à la suite du raisonnement de Paul.

Deutéronome 27:26

26 Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique! -Et tout le peuple dira: Amen!

Galates 3:11

11    Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. »

Ce verset central résume l’enseignement de l’épître aux Galates. Paul cite Habakuk 2:4 pour souligner que la justification ne vient pas par l’accomplissement des œuvres de la loi, mais par la foi. Cette foi ne se limite pas à une simple croyance intellectuelle, mais à une confiance active en Dieu qui procure la vie spirituelle et éternelle.

Galates 3:12

12 Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Paul cite ici Lévitique 18:5 pour montrer que la loi ne repose pas sur la foi, mais sur l’obéissance aux commandements. Celui qui suit la loi doit la pratiquer parfaitement pour vivre par elle, mais cette perfection est hors de portée pour les humains.

Citation de Lévitique 18:5

Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, –

Ce verset se réfère à Deutéronome 21:23, qui explique que toute personne pendue au bois (crucifiée) est maudite. Jésus, en mourant sur la croix, a volontairement pris sur lui la malédiction que la loi imposait à ceux qui ne pouvaient la respecter. Par son sacrifice, il nous libère de cette condamnation.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Galates 3:14

14 afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis.

Paul conclut en expliquant que, grâce à Jésus, la bénédiction d’Abraham, initialement destinée à Israël, est désormais accessible aux non-Juifs. Cette bénédiction inclut non seulement la justification par la foi, mais aussi le don de l’Esprit Saint, promis à tous les croyants. Ce don est immédiat et effectif par la foi.

Les Points essentiels à retenir :
  • 0 – Tous les hommes sont sous la malédiction de la loi, car personne n’est capable d’observer la loi parfaitement.
  • 1 – Jésus a pris cette malédiction sur lui en se sacrifiant sur la croix.
  • 2 – En Christ, nous recevons la bénédiction promise à Abraham.
  • 3 – Nous recevons aussi l’Esprit Saint, don de Dieu, par la foi en Jésus.
  • Et tout cela s’accomplit par la foi.

Nous sommes libérés de la malédiction grâce à cet échange divin où nous devenons « plus que vainqueurs » (Romains 8:37), en recevant non seulement la bénédiction promise à Abraham, mais aussi le Saint-Esprit. La foi en Jésus est la clé qui nous ouvre les portes de la bénédiction et nous libère de la condamnation de la loi.

Il est également important de comprendre que la promesse de la vie éternelle est une espérance future, mais la promesse de l’Esprit se réalise immédiatement pour celui qui croit. Cependant, il est crucial de nous interroger : avons-nous pleinement saisi cette grâce ? Sommes-nous encore influencés par des comportements semblables à ceux des Galates, cherchant à nous justifier par des œuvres, ou avons-nous véritablement compris la libération que procure la foi en Christ ?

C’est pourquoi, il est essentiel d’étudier les épîtres comme celles aux Romains, aux Galates, et aux Hébreux, qui proclament cette vérité fondamentale : « Le juste vivra par la foi. » Ces lettres montrent que ni les Juifs, ni les Grecs, ni aucune autre origine ne confère un avantage particulier devant Dieu. Nous sommes tous égaux, et nous devons rejeter toute tentation de revenir à des œuvres légales pour obtenir la grâce de Dieu, car il est dit qu’en Christ :

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

4 – Galates 3:15-21 – la loi et la promesse

Galates 3:15

15    Frères (je parle à la manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute.

Paul souligne ici que les accords humains, une fois conclus, sont inaltérables. Il établit un parallèle avec l’alliance de Dieu, qui, de la même manière, est irrévocable.

Galates 3:16

16    Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Ici, Paul clarifie que la promesse faite à Abraham ne concerne pas seulement ses descendants au sens biologique (Isaac, et sa lignée), mais spécifiquement Jésus-Christ, la postérité unique par laquelle toutes les nations sont bénies. Cela signifie que la promesse de salut ne repose pas sur l’Israël charnel, mais sur la personne de Jésus-Christ.

Galates 3:17

17    Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait référence en Exode 12:40, qui mentionne la durée du séjour des Israélites en Égypte.

Exode 12:40

4Le séjour des enfants d’Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.

Il souligne que la loi, donnée des siècles après la promesse à Abraham, n’annule en rien cette promesse. La loi est venue après, mais elle ne modifie pas la validité de la promesse de Dieu à Abraham.

Galates 3:18

18    Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.

Paul insiste sur un point crucial, savoir que le salut et l’héritage spirituel ne découlent pas de la loi, mais de la promesse de Dieu faite à Abraham. Si l’héritage venait de la loi, cela contredirait la nature même de la promesse qui est un acte de grâce, librement donnée.

Galates 3:19

19    Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur.

Paul explique ici que la loi n’a pas été donnée comme un moyen de salut, mais comme un « arrêt » provisoire en attendant la venue de Jésus. La loi met en évidence le péché humain et prépare le chemin pour la foi en Christ. De plus, la loi a été transmise par l’intermédiaire des anges et d’un médiateur, qui est Moïse.

Galates 3:20

20    Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul.

Ce verset souligne la distinction entre Moïse, médiateur de la loi, et Dieu, l’unique médiateur dans le cadre de la nouvelle alliance, qui est Jésus-Christ. Moïse était médiateur pour Israël, mais il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ.

Galates 3:21

21    La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

Paul répond ici à une objection possible : la loi n’est pas contre la promesse de Dieu. Si la loi avait pu donner la vie, elle aurait été suffisante, mais en réalité, elle ne fait que révéler l’incapacité de l’homme à atteindre la perfection. La promesse de la justice par la foi en Christ est donc supérieure à la loi.

Les points clés de ce passage :

  • La promesse de Dieu à Abraham est irrévocable : Bien que la loi ait été donnée plus tard, elle n’annule en rien la promesse faite à Abraham, qui trouve son accomplissement en Christ.
  • La postérité d’Abraham est identifiée à Jésus-Christ : La promesse du salut est liée à Jésus, et non à un héritage biologique ou national.
  • La loi a été donnée pour mettre en évidence les transgressions : Elle n’est pas un moyen de salut, mais un guide temporaire jusqu’à la venue de la postérité promise (Jésus).
  • La loi ne donne pas la vie : Si une loi pouvait donner la vie, elle aurait procuré la justice, mais ce n’est pas le cas. C’est par la foi en Christ que la justification est donnée.
  • Le médiateur de la loi (Moïse) est distinct du médiateur de la nouvelle alliance (Jésus) : Moïse a été le médiateur de la loi, mais Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance, apportant la réconciliation parfaite entre Dieu et les hommes.
Conclusion

Ce passage met en lumière la distinction entre la loi et la promesse. Si la loi était essentielle pour montrer le péché et la nécessité d’un sauveur, elle n’était pas suffisante pour procurer la vie éternelle. La promesse faite à Abraham, réalisée en Christ, est ce qui apporte la véritable bénédiction. C’est par la foi en Jésus-Christ, et non par l’observance de la loi, que nous recevons l’héritage promis et l’accès à la vie éternelle.

5 – Galates 3:22-24 – L’enseignement de la loi et la préparation à la foi.

Galates 3:22

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux : qui croient.


Paul souligne ici que la loi a mis en lumière notre condition pécheresse et a révélé notre incapacité à accomplir parfaitement la volonté de Dieu. Cela a préparé le terrain pour la promesse faite à Abraham, une promesse réalisée en Jésus-Christ, accessible par la foi. Le péché, ainsi mis en évidence, a conduit à la révélation de la grâce par la foi en Jésus.

Galates 3:23

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

Avant l’avènement de Jésus, la loi agissait comme un gardien ou une protection, empêchant l’humanité de sombrer dans le péché absolu, tout en la maintenant dans un état de préparation pour la révélation de la foi véritable, c’est-à-dire en Jésus-Christ.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

La loi a agi comme un guide, ou « pédagogue », visant à nous mener vers Christ. Elle n’était pas en soi un moyen de salut, mais elle nous enseignait la nécessité de la grâce et du salut par la foi en Jésus, aucun homme n’étant capable d’accomplir toute la loi. La justification ne vient donc pas de la loi, mais de la foi.

6 – Galates 3:25-29 – La sanctification par grâce

Galates 3:25

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

Depuis l’apparition de la foi en Jésus-Christ, représentée par son sacrifice, la loi n’est plus notre guide principal. Nous sommes désormais libérés du tutorat de la loi, vivant sous la grâce de Dieu.

Galates 3:26

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

Paul déclare ici la nouvelle identité des croyants : ils ne sont plus seulement des serviteurs ou des sujets de la loi, mais des enfants de Dieu, adoptés dans sa famille par la foi en Jésus-Christ.

Galates 3:27

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

Le baptême, symbole de la nouvelle naissance, marque notre identification avec Jésus-Christ. Par lui, nous « revêtons » Christ, devenant participants de sa justice et de sa nature divine.

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Paul déclare ici l’abolition de toutes les distinctions humaines et sociales devant Dieu. Les croyants, qu’ils soient Juifs ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, sont tous égaux en Christ. Il n’y a plus de barrière entre les peuples, car tous sont unis par la foi.

Galates 3:29

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Ce verset souligne que ceux qui sont en Christ sont les véritables héritiers des promesses faites à Abraham, non pas par héritage physique, mais par la foi. Ils font partie de la « postérité » spirituelle d’Abraham, et reçoivent l’héritage de la bénédiction divine.

7 – Explication et application

Nous étions autrefois sous l’emprise de la loi, comme des enfants sous la tutelle d’un précepteur, incapables de répondre parfaitement aux exigences divines. La loi nous montrait notre état de péché, tout en nous préparant à recevoir la révélation de la foi en Jésus-Christ. Cette révélation a pris forme avec le sacrifice de Jésus, qui a accompli la loi et ouvert la voie à la grâce. Par la foi en lui, nous devenons enfants de Dieu et héritiers des promesses de Dieu faites à Abraham, non par nos œuvres, mais par la grâce.

Le baptême, en tant que signe de cette nouvelle naissance, marque notre transformation. Nous sommes « revêtus » de Christ, ayant échangé notre ancienne nature pécheresse pour la justice de Dieu. Ce revêtement est un symbole de notre identification à Jésus, qui est devenu notre justice.

De plus, Paul révèle ici un mystère profond qui est qu’en Christ, toutes les distinctions sociales et ethniques sont abolies. La division entre Juifs et non-Juifs, esclaves et libres, hommes et femmes disparaît dans l’unité en Jésus. L’Église, composée de toutes ces nations et cultures, est une seule réalité en Christ. Il est tragique que certains chrétiens continuent de créer des divisions inutiles et des hiérarchies, oubliant qu’en Christ, nous sommes tous un.

Cela souligne un principe fondamental du christianisme : l’unité du corps de Christ. Toutes les distinctions humaines sont mises de côté, et l’égalité devant Dieu est affirmée. En Christ, tous les croyants sont unifiés, et ce mystère est la base de la nouvelle humanité que Jésus est venu inaugurer.

Conclusion

Le message de Paul dans ce passage est clair : nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. La foi en Jésus-Christ est ce qui nous justifie, et en lui, nous sommes tous un, quelle que soit notre origine ou statut. Nous devenons les héritiers de la promesse faite à Abraham, et l’Église est unie en Christ, formant une communauté de croyants égaux devant Dieu.

Galates chapitre 2 – Étude Biblique

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Galates Chapitre 2 – L’importance de la foi en Jésus-Christ et la défense de l’Évangile de la grâce. Ce chapitre met en lumière la défense de Paul de l’Évangile de la grâce et la foi en Jésus-Christ, en opposition aux pratiques judaïques que certains cherchaient à réintroduire parmi les nouveaux convertis. Paul, fidèle à sa mission d’apôtre des incirconcis, clarifie les choses et montre que les traditions du judaïsme, comme la circoncision, ne sont plus nécessaires pour le salut. Ce passage est crucial dans la défense de la foi chrétienne centrée sur la grâce, en contraste avec les exigences légales de la Loi mosaïque.

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Galates chapitre 2 : l’appel de Paul à la liberté chrétienne

1 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Dans ces versets de Galates 2:1-6, Paul explique qu’il est monté à Jérusalem quatorze ans après sa conversion, accompagné de Barnabas et de Tite, pour discuter de l’Évangile qu’il prêchait parmi les païens. Il précise que cette démarche fut motivée par une révélation, et non une pression humaine. Paul présente l’Évangile aux responsables de l’Église de Jérusalem pour s’assurer qu’il ne prêche pas en vain. Cependant, malgré la pression des « faux frères » qui cherchaient à imposer la circoncision aux convertis non juifs, Paul maintient fermement que la liberté en Christ ne doit pas être compromise.

Ce passage se réfère également au concile de Jérusalem en Actes 15:1-35

Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Lors de ce concile de Jérusalem, la question de la circoncision des païens fut débattue. La conclusion de ce concile, qui rejetait l’imposition des rites juifs aux convertis païens, témoigne de l’unité de l’Église sur ce sujet crucial. Paul affirme que même à Jérusalem, Tite, un Grec, n’a pas été forcé à se faire circoncire, prouvant ainsi que la foi en Christ suffit pour être justifié, sans besoin d’ajouter les œuvres de la Loi.

Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Les vrais chrétiens œuvrent ensemble sans esprit partisan et répartissent les tâches.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Galates 2:7-10 souligne la reconnaissance de l’apostolat de Paul par les autres apôtres. Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, qui lui ont donné la main d’association, validant ainsi sa mission auprès des païens. La seule recommandation qu’ils lui firent fut de se souvenir des pauvres, ce que Paul s’efforça de faire à travers ses diverses collectes (cf. Actes 11:28-30 ; Romains 15:25-26 ; 1 Corinthiens 16:1-4).

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Paul mentionne également l’aide financière qu’il apporte à Jérusalem en :

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Ainsi que dans :

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

2 – Paul s’oppose à Pierre à Antioche (Galates 2:11-14)

Galates 2:11-14

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage de Galates 2:11-14, Paul relate un incident survenu à Antioche, où il dut s’opposer à Pierre (Céphas) parce que celui-ci agissait hypocritement. Bien qu’il mangeait auparavant avec les païens, Pierre se retira par crainte des partisans de la circoncision venus de Jérusalem. Cette dissimulation conduisit même Barnabas à suivre son exemple. Paul le réprimanda publiquement, rappelant que la vérité de l’Évangile ne permet pas de telles divisions. Il souligne que la conduite hypocrite de Pierre risquait de détourner les païens de la foi en Christ.

3 – La foi en Christ, non les œuvres de la loi (Galates 2:15-21)

Galates 2:15-18 – Le chrétien est mort à la loi

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

Galates 2:15-21 introduit le cœur de l’Évangile prêché par Paul : la justification par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la Loi. Ce passage est crucial pour comprendre la doctrine de la grâce. Paul, tout en affirmant son héritage juif, explique que la justification ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. Il rejette toute idée selon laquelle l’observance des rituels juifs serait nécessaire pour être sauvé.

Psaumes 143:2 

N’entre pas en jugement avec ton serviteur! Car aucun vivant n’est juste devant toi.

La justification, ou être jugé juste aux yeux de Dieu, ne s’obtient pas par les œuvres de la Loi, mais par la foi en Jésus-Christ et son sacrifice à la croix. Galates 2:15-18 est complexe : si Pierre avait raison d’éviter de manger avec les pagano-chrétiens, alors Paul et les autres judéo-chrétiens auraient péché selon la loi, suggérant que la justification en Christ sans la loi mène au péché. Mais Paul réfute cette idée absurde. Il explique que la Loi nous condamnait tous car nous étions pécheurs. Cette condamnation a été prise par Jésus, qui est devenu péché pour nous. Lorsque Jésus mourut sur la croix, nous mourions avec lui, et quand Dieu le ressuscita, nous fûmes aussi ressuscités par la foi.

Galates 2:19-21

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. 

Galates 2:19-21 résume la transformation spirituelle opérée en Christ. Paul déclare qu’il est « mort à la loi » pour vivre pour Dieu. Sa vie est désormais une vie de foi en Jésus-Christ, qui l’a aimé et s’est livré pour lui. Le verset 20 exprime de manière poignante la nouvelle identité du chrétien : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ». Cette nouvelle réalité spirituelle libère le croyant de la condamnation de la Loi et lui permet de vivre sous la grâce.

Paul conclut en affirmant que si la justice pouvait être obtenue par la Loi, alors Christ serait mort en vain. Cette affirmation est essentielle : le sacrifice de Jésus est suffisant et parfait pour le salut. Toute tentative de justifier sa vie par des œuvres annule la grâce de Dieu.

Réflexion et application pour aujourd’hui

Le message central de Galates 2 est que la foi en Jésus-Christ suffit pour être sauvé. Aucun ajout d’œuvres ou de pratiques religieuses n’est nécessaire. Ce passage est d’une importance capitale pour la compréhension chrétienne du salut par la foi et de la liberté en Christ.

Le défi lancé aux croyants aujourd’hui est de résister aux tentations de revenir à une forme de légalisme ou de traditions qui ont prospéré aux cours des siècles, qui risquent d’obscurcir la vérité de l’Évangile. Paul exhorte à une foi authentique et cohérente, libre des pressions humaines, centrée uniquement sur la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

En somme, Galates 2 nous rappelle que la vraie justice ne se trouve pas dans nos efforts humains, mais dans notre union avec Christ, qui nous a sauvés par son sacrifice.

Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

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L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

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Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Lecture de la Bible le 30 Juillet

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La Lecture de la Bible le 30 Juillet explore la profondeur de la repentance, le jugement du trompeur et la condition de l’impie à travers les Psaumes 51, 52 et 53. Dans le Nouveau Testament, Romains 2 aborde la responsabilité de ceux qui connaissent la loi divine.

Proposition de lecture de la Bible le 30 Juillet

Ancien Testament  :

  • Psaume 51 : Psaume de repentance
  • Le Psaume 51 est une prière de repentance profonde. David, après son péché avec Bath-Schéba, implore la miséricorde de Dieu. Ce texte nous montre la sincérité d’un cœur brisé et contrit qui cherche le pardon divin. L’aveu de sa faute, la demande de purification et la reconnaissance de la justice de Dieu font de ce psaume un modèle pour quiconque se tourne vers Dieu dans un esprit de repentance. Il enseigne aussi que Dieu ne méprise jamais un cœur repentant.
  • Psaume 52 : Le jugement du trompeur
  • Dans le Psaume 52, le psalmiste décrit la chute inévitable des méchants, en particulier ceux qui trompent et manipulent par leur parole. Dieu, en tant que juge juste, voit les intentions cachées et juge ceux qui utilisent leur langue pour tromper et détruire. Le texte rappelle que, même si le trompeur semble prospérer, son jugement approche. En contraste, les justes, malgré les adversités, trouvent leur refuge en Dieu et prospèrent dans Sa présence.
  • et
  • Psaume 53 : Le portrait de l’impie
  • Le Psaume 53 dresse un portrait sombre de l’impie. Il déclare que « l’insensé dit en son cœur qu’il n’y a pas de Dieu ». Ce psaume dépeint la corruption universelle de l’humanité, marquée par l’injustice et l’iniquité. Pourtant, Dieu veille et cherche ceux qui Le cherchent sincèrement. Ce texte rappelle que, malgré la rébellion généralisée, la foi en Dieu est toujours possible pour ceux qui choisissent de se détourner de l’impiété.

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Nouveau Testament :

  • Romains 2 : La connaissance de la loi
  • Dans Romains 2, Paul exhorte ceux qui connaissent la loi à la pratiquer avec intégrité. La connaissance de la loi n’est pas suffisante en elle-même ; elle doit s’accompagner de l’obéissance. Paul met en garde ceux qui jugent les autres tout en violant eux-mêmes la loi, car Dieu juge les cœurs avec impartialité. La vraie justice provient de la pratique sincère de la loi de Dieu, et non de simples déclarations de foi.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains chapitre 7 – Étude Biblique

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A partir du chapitre 6 de Romains, Paul traite de la sanctification par l’union du chrétien avec Christ en sa mort et en sa résurrection. Un point important à ne jamais oublier est celui d’associer mort et résurrection, la résurrection étant la confirmation que Dieu le Père a agréé le sacrifice de son Fils, Jésus-Christ. En effet, s’il n’était pas ressuscité, sa mort serait passée inaperçue.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 8

Romains chapitre 7 : la lutte contre le péché et la loi

Il a été dit précédemment que :

Romains 6:14, 18

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

Ainsi, les chrétiens ne sont plus sous la puissance du péché, mais ils sont sous la grâce de Dieu, et sont devenus esclaves de la justice de Dieu.

Cependant, n’étant plus sous la puissance du péché, nous ne pouvons plus dire que le fait de pécher est hors de notre contrôle. Il faut garder ces deux versets en mémoire car Paul va parler du conflit qui en résulte.

Au verset 1 de ce chapitre 7, Paul montre qu’il s’adresse à des personnes qui fréquentaient la synagogue, considérant qu’ils connaissaient la loi.

1 – Introduction

Dans ce chapitre 7, Paul décrit la position du chrétien devant la loi et affirme que le chrétien est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le bon moyen pour lui d’obtenir la justification et la sanctification.

Romains 7:1

Ignorez-vous, frères, –car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? »

La puissance de la loi vient activer la puissance du péché. Il suffit d’observer un petit enfant à qui l’on a interdit de faire quelque chose et qui, quand même, va vouloir faire la chose interdite. Ainsi la loi pousse à pécher et ne fait que révéler le péché. Sa fonction est de dresser un diagnostic sans apporter de solution définitive, de remède au péché et par là même aucune guérison. Elle ne permet que de dresser le diagnostic que tu es pécheur. Alors, que faut-il faire puisque ce n’est pas la loi qui va le dire ?

Dans ce chapitre de Romains 7, Paul décrit en fait, la position du chrétien devant la loi. Il affirme que celui-ci est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le moyen pour obtenir la justification, puisqu’il est écrit que nous sommes justifiés par grâce et par la foi. La loi ne fait que révéler l’ancien état de pécheur du chrétien.

A partir du verset 2, Paul prend l’exemple d’une femme mariée pour montrer que nous sommes libérés de la loi, comme la femme mariée quand son mari meurt.

Romains 7:2-4

Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Ainsi, les juifs qui étaient liés à la loi et qui se sont convertis, ont été mis à mort en ce qui concerne la loi et sont ressuscités. Leur vie est désormais en Christ. Ceux-ci et les chrétiens qui voudraient judaïser, c’est à dire revenir à la loi, seraient en quelque sorte des adultères par rapport à Jésus.

Les véritables chrétiens, en effet, n’étant plus sous la domination du péché, ne sont plus sous la loi parce que la loi est liée au péché, et elle n’est jamais qu’un révélateur de celui-ci (versets 7 à 13). Ainsi, les chrétiens ne sont plus liés au péché, mais liés à Jésus-Christ comme Paul le dit en :

Colossiens 3:3

Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

De la même façon que le chrétien est mort au péché, il est mort à la loi, ce qui veut dire qu’il est affranchi de l’autorité et du pouvoir de la loi. Il est très important de bien comprendre le verset de :

Romains 7:4

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Les chrétiens sont donc morts en Jésus-Christ, et ainsi la loi n’a plus de pouvoir sur eux, mais ??? Et nous allons voir que ce n’est pas aussi simple que cela, parce qu’il existe une lutte.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

La conséquence de ce verset, c’est que le chrétien n’est plus poussé à faire les œuvres de la chair de Galates 5:19-21 qui sont des péchés, ce que Paul appelle des fruits pour la mort. Il n’est plus poussé non plus à faire des œuvres mortes dont il est question en Hébreux 6, mais les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour qu’il les pratique comme il est écrit en Éphésiens 2:10.

Romains 7:5-6

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

« La lettre tue et l’esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:6), est une autre façon d’exprimer cela.

La loi en fait, a été comme un précepteur pour conduire les croyants à Christ. Si elle n’avait pas été donnée à Moïse, nous aurions vécu de façon libre parce que la notion de péché n’aurait pas existé. Cette notion de péché en effet, n’existe pas dans la mesure où aucune loi ne dit que telle chose est péché. A partir du moment où il y a une loi, une règle, on peut être sanctionné. Ainsi en est-il pour le code de la route. Quand on contrevient à celui-ci, on est sanctionné.

Galates 3:23-24

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Maintenant que les chrétiens servent dans un esprit nouveau, ils portent du fruit, le fruit de l’Esprit de

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Il faut comprendre que le croyant vit la foi en Jésus, et que la loi n’est plus que la norme à laquelle il doit conformer sa vie. C’est un ligne de conduite. Cependant, si nous ne sommes plus sous la puissance de la loi, cela ne nous empêche pas de la respecter.

2 – L’impuissance de la loi

Romains 7:7-13

Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi n’est pas un remède au péché. Elle ne fait que dresser un diagnostic comme cela se passe en médecine, sachant qu’un diagnostic n’a jamais guéri personne. Celui-ci ne fait que dresser l’état de santé d’une personne pour conduire le médecin à proposer le bon remède.

Finalement, la loi nous a conduit vers Jésus, le bon médecin qui nous apporte le bon remède. La personne qui va refuser la loi, refusera Jésus, puisque cette personne se considère comme parfaite en s’affranchissant de toutes les normes, et en n’acceptant pas le diagnostic.

Le but premier de la loi est de révéler le péché, c’est-à-dire plus exactement la nature pécheresse de l’homme. Cette nature pécheresse et rebelle est ce principe de mal dans le cœur de l’homme naturel depuis la chute d’Adam. Celle-ci pousse l’homme naturel à vouloir comprendre pourquoi telle chose est interdite, en particulier quand l’interdit vient directement de Dieu. Il se comporte comme l’enfant à qui on interdit de faire quelque chose qui est dangereuse pour lui mais que la curiosité pousse à faire par incrédulité, et qui va avoir des conséquences néfastes pour lui.

Ne pas respecter la loi de Dieu révèle en premier lieu un manque de confiance de l’homme vis à vis de son créateur. C’est ce qui s’est passé avec le péché originel d’Adam quand Satan est venu et à mis en doute la Parole de Dieu dans le cœur de celui-ci. Paul va expliquer ensuite le conflit de l’homme naturel face au péché.

Et là, après les belles déclarations que l’apôtre a faites au chapitre 6 (justification et sanctification), il met le croyant en présence d’un échec lamentable : son impuissance face au péché (v.14).

C’est là où cela devient délicat, où on ne comprend plus. Si je suis libéré, c’est donc qu’il n’y a plus de problème. Or, nous n’avons pas changé. Nous allons voir cela un peu plus en détail.

Paul parle de sa propre expérience face au péché et à la loi et de son vécu, il dresse un constat. C’est cela qui est intéressant. Paul a été presque sublime en montrant ses difficultés à lui. Et chaque chrétien peut se reconnaître dans ses mêmes difficultés. C’est une aide précieuse que nous donne Paul.

Romains 7:14-20

14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

15 Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne.

17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.

18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Pour résumer:

Nous sommes nés de nouveau et nous sommes en Christ. Nous sommes donc libérés de la puissance du péché mais nous avons toujours en nous cette nature pécheresse. L’homme est avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, mais sa nature pécheresse ne meurt pas. Elle est toujours là. Quand on sort des eaux du baptême, deux natures cohabitent en nous, la nature charnelle pécheresse et la nature spirituelle, l’homme nouveau. Martin Luther a fait une réflexion après avoir pris les eaux du baptême par immersion. Celle qu’avec le baptême, il avait pensé avoir tuer le vieil homme mais qu’il s’est aperçu que celui-ci savait nager !!! Cela veut dire qu’il ne faut donc pas oublier qu’en nous, cohabitent deux natures.

D’ailleurs, Paul nous dit pour illustrer cela en Romains 7:15 qu’il ne fait pas ce qu’il veut et qu’il fait ce qu’il hait.

L’expression “Car je ne sais pas ce que je fais”, serait plus compréhensible si elle était traduite par « je ne comprends pas ce que je fais ». Bref par son expression, Paul était conscient de commettre des actes alors qu’il les désapprouvait.

Tout le problème est de comprendre qu’à partir du baptême, le chrétien s’est identifié à Christ en sa mort et sa résurrection, d’où la nullité d’un baptême qui ne serait pas par immersion. C’est pour cela qu’il est appelé le baptême de Jésus pour le différencier du baptême de Jean qui n’était qu’un baptême de repentance.

Voici ce que Paul dit en :

Éphésiens 2:1-3

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

Si l’homme est libéré du pouvoir du péché, sa nature pécheresse n’a pas changée.

L’homme naît avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, un être régénéré, mais sa nature pécheresse est toujours là. Il a maintenant en lui deux natures :

– la nature pécheresse (l’homme naturel) et

– la nature régénérée (l’homme spirituel).

Il est devant le chemin de sanctification et il ne doit pas s’en détourner. En effet, c’est en marchant sur ce chemin de sanctification, que la nature régénérée va prendre le pas sur la nature pécheresse. Ainsi la nature spirituelle va croître, quand l’autre, la nature charnelle va diminuer. Dans la Bible, il est question ainsi de l’homme spirituel ou de l’homme nouveau et de l’homme charnel ou du vieil homme.

Le chrétien doit réaliser toute l’importance de la sanctification conduisant à ce que l’homme nouveau prenne le dessus sur le vieil homme. C’est le combat spirituel intérieur.

Celui qui veut être très spirituel, pourra être très spirituel, mais tôt ou tard sa nature pécheresse l’amènera à pécher, à être plus fragile parce qu’il sera moins vigilant. A contrario, celui qui a bien conscience qu’il a une nature pécheresse et qu’il doit veiller sans cesse, sera sur ses gardes pour ne pas tomber. “Veiller et prier” comme l’a dit Jésus. Il faut être honnête, et reconnaître que le chrétien ne peut pas faire le bien, même s’il le veut. Sa volonté est impuissante parce qu’esclave du péché.

Donc, quand après avoir été justifié, on sort des eaux du baptême, nous avons devant nous le chemin de la sanctification, ce chemin étroit et resserré dont il est question en Matthieu 7:14, sur lequel nous sommes sensés marcher. De chaque côté de ce chemin, se trouvent deux précipices dans lesquels il ne faut pas tomber, qui sont d’un côté la loi (vie sous la forme légaliste), et de l’autre côté la grâce permissive (c’est à dire que puisque je suis sous la grâce, je vis comme je veux). C’est là, où c’est délicat. En fait, le chemin de sanctification, c’est vivre selon la loi, tout en sachant que nous ne sommes plus sous la loi. La loi ainsi, ne doit être qu’un modèle de vie, celui de Jésus qui était dans une totale obéissance au modèle de vie qu’est la loi. Donc en marchant sur ce chemin de sanctification, la nature régénérée va prendre le pas sur la nature charnelle pécheresse, l’objectif étant que la nature spirituelle grandisse en nous et que la nature pécheresse diminue. C’est rappelez-vous ce que disait Jean Baptiste en Jean 3:30 “il faut qu’il croise et que je diminue”. Jean ne disait pas cela dans le même sens, mais cela montre qu’il comprenait parfaitement que lui, devait laisser la place totalement à Jésus. Mais, quand il dit cela, c’est tout simplement l’image du chemin de sanctification où nous, nous devons laisser notre nature pécheresse diminuer pour que Christ puisse croître en nous.  

Il faut réaliser toute l’importance de la sanctification qui amène  l’homme à prendre le dessus sur le vieil homme. C’est ce que j’appelle le combat spirituel intérieur parce qu’il est très facile de parler du combat spirituel, de dire “qu’on va chasser les démons, qu’on va faire ceci, qu’on va faire cela », sans lutter contre sa propre chair. Le chrétien a intérêt à mener en tout premier lieu, le combat spirituel personnel, intérieur à lui-même, avant de s’attaquer à un combat spirituel extérieur, sinon il  prendra des raclées. 

Donc, ce que je veux mettre aussi en évidence, c’est que la nature pécheresse des chrétiens se voient principalement chez ceux qui ne grandissent pas spirituellement. D’ailleurs ceux-ci, bien souvent, ne grandissent pas mais régressent. Paul s’adressant aux corinthiens va dire en 

1 Corinthiens 3:1 ,3

1 Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.

3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme?

Ces deux versets aident à comprendre pourquoi des chrétiens se comportent comme des inconvertis. On peut alors se poser la question de savoir si ces personnes sont encore charnelles ou si elles ne sont pas tout bonnement non converties. Il ne nous appartient pas de juger (Jean 3: 16 à 18). Jésus n’est pas venu dans le monde pour juger le monde mais pour le sauver. Par conséquent, nous sommes là pour sauver le monde et non pas pour le juger car on n’est pas en mesure de juger.

Pour le chrétiens régénérés qui se comportent comme des inconvertis, il faut comprendre qu’une nature régénérée (spirituelle) ne connait pas la sanctification. Par conséquent, être «non spirituel ou charnel» ne signifie pas être non régénéré. Quelqu’un peut être régénéré mais encore charnel parce que cette personne n’a pas avancé sur le chemin de la sanctification. Donc il peut y avoir des gens, et je pense qu’il y en a un certain nombre dans les assemblées, qui ont pris les eaux du baptême mais qui se sont arrêtés là. C’est ainsi qu’ils vont rester charnels longtemps, sauf si Dieu veut les toucher par sa grâce et qu’ils réalisent par une prédication peut être, par une parole qu’ils sont dans l’erreur et qu’ils ont quelque chose à faire pour marcher dans les voies du Seigneur. Le problème aussi est de la responsabilité des responsables qu’ils soient pasteurs, ou qu’ils portent simplement la Parole. En effet, on peut te demander de porter la Parole alors que tu n’as aucune autorité reconnue. Donc tout est possible, mais il faut que la personne ait conscience, qu’à un moment elle réalise son état. Il faut que la personne soit suffisamment humble pour écouter, accepter et se remettre en question, ne serait que pour se poser la question de savoir si ce qui a été dit est juste ou pas. Est ce que cela me concerne ou pas ? C’est tout le problème de la responsabilité. L’un a la responsabilité de parler, l’autre a la responsabilité d’accepter ou de rejeter.

Tant que chez le chrétien, l’homme spirituel en lui, est plus faible que l’homme naturel, comme Paul il ne pourra que dire : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7:14-24). En clair, tant que l’homme spirituel ne domine pas l’homme charnel, il sera plus faible que ce dernier.

Il est extraordinaire de trouver ces paroles. Là, Paul transmet son expérience, ses combats, et le chrétien peut facilement s’identifier à lui. On peut rendre grâce à Paul de dire cela. C’est un encouragement à lutter parce que quand on voit qu’une personne comme Paul, dire par quoi elle est passée, et que l’on se dit que nous sommes sur le même chemin, nous ne pouvons que constater que nous sommes dans un même combat.

3 – Le combat intérieur

Romains 7:21-25

21 Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

24    Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?… »

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! …Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Belle conclusion que ces versets !

Alors je me lui livré à une étude sur les mots utilisés par Paul. Comment expliquer cette défaite après les si belles promesses de Romains 6 ? La communion avec Christ serait-elle illusoire ? Ceci est une reconnaissance de défaite, mais c’est cependant la reconnaissance de tous chrétiens qui sont passés par là, qu’ils ne peuvent pas s’appuyer sur leurs propres forces et résister. Le message est là. Nous ne pouvons pas lutter avec nos propres forces. Cela ne suffit pas. Il faut rechercher l’appui et l’aide du Saint-Esprit.

Alors, nous allons reprendre les versets 17 à 24. Regardez quelle nature fait les choses, celle qui est spirituelle ou celle qui est charnelle.

NS = Nature Spirituelle ; NC = Nature Charnelle
17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. 17 Et maintenant ce n’est plus moi (NS) qui le fais, mais c’est le péché (NC) qui habite en moi.
18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair (NC): j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. 20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi (NS) qui le fais, c’est le péché (NC) qui habite en moi.
21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je (NS) veux faire le bien, le mal (NC) est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; (NS)
23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (NC)
24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?…

Le verset de Galates 5:17 donne l’explication de ce qui se passe.

Galates 5:17

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

Pour comprendre cette défaite, il faut faire une étude de cinq mots que l’on trouve dans l’Épître aux Romains au chapitre 7 versets 14 à 24 et dans toute l’Épître aux Romains. Les mots sont “je”, “moi”, “la loi”,”Jésus”, le Saint-Esprit”. Combien fois trouvons nous ces mots ?

On trouve :

 Romains 7:14-24Romains 7Romains maisRomains 7:14-24Romains 7Romains
Je22 fois 3073 Jésus0 fois136
Moi3 fois 726 le Saint-Esprit0 fois128
la loi5 fois1350     

En Romains 7:14-24, rien qu’en regardant combien de fois sont utilisés ces mots, on s’aperçoit que l’homme décrit n’a pas cherché l’appui de Jésus. Il n’a pas cherché l’appui du Saint Esprit, et s’est appuyé uniquement sur ses propres forces. Donc, l’échec était au bout. Intéressant ! En conséquence, après un tel constat, il faut chercher ailleurs qu’en soi le secret de la victoire. C’est pourquoi, Paul dira aux Corinthiens en :

2 Corinthiens 12:9-10

9  et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Donc, en comparant le passage Romains 7:14-24 avec ces deux versets de Épître aux Corinthiens, on a l’explication. Il faut accepter d’être faible pour chercher l’aide et la force dans le Seigneur. Celles-ci nous sont données par son Saint-Esprit.

Ce secret se trouve aussi au chapitre 8 de l’Épître aux Romains qui est un véritable chant de victoire.

Plus le chrétien travaille à sa sanctification avec, et sous la conduite du Saint-Esprit, plus il lui sera facile de combattre sa nature charnelle et de la vaincre.

Pour résumer, Romains 7 est comme si le chrétien avait en lui un chien noir et qu’après le baptême un deuxième chien blanc vienne vivre en lui (pour reprendre une image tirée d’une BD de Tintin). Le problème est que le chien blanc et le chien noir se battent constamment chez le nouveau converti. Le chien blanc pousse le chrétien à faire le bien, tandis que le chien noir le pousse à faire le mal. La grande question est lequel a le dessus ? La réponse est que cela dépend de celui que le chrétien nourrit le plus ! Il faut qu’il nourrisse le chien blanc, et n’alimente pas le chien noir pour l’affaiblir au maximum. Cela s’explique par le fait que dans la vie du chrétien, se trouve soit le fruit de la chair de Galates 5:19-21 soit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22.

Alors, prions selon ce qui est écrit en Psaumes 51:12-15 (Prière de David)

Psaumes 51:12-15

12 O Dieu! crée-en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

13 Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.

14  Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne!

15  J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.

Romains chapitre 3 – Étude Biblique

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Romains chapitre 3 est le grand chapitre de Luther. Le moine qu’il était, tourmenté dans son âme au couvent d’Erfurt, finit par découvrir la délivrance à travers ce texte.
Dans celui-ci et dans les deux chapitres suivants se trouvent les trois fondements du salut, pierres angulaires de la rédemption portant sur la justification par la Foi.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 4

Romains chapitre 3 : justification par la foi et la grâce divine

Romains chapitre 3 : Culpabilité et justification

En résumé, l’Épître aux romains fait trois constats nécessaires pour comprendre le salut

1-   Romains 3:10.  « Il n’y a point de juste, pas même un seul »

Voilà la base d’où il faut partir. Il n’y a pas de distinction entre les hommes. Que nous soyons Juifs ou grecs, nous sommes tous coupables et également tous indignes du salut.

2-   Romains 3:20. « Nul ne sera justifié par les œuvres de la Loi… »

 Par œuvres, il ne faut pas entendre seulement l’accomplissement de la loi mosaïque, mais aussi l’observation de la loi morale et la pratique de l’honnêteté. En réalité, rien de tout cela ne peut sauver l’homme, car tout est marqué d’imperfection et d’orgueil.

Mais voici la glorieuse nouvelle, l’admirable message libérateur :

3-   Romains 3:24.  « Tous sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ »

On comprend le cri de Luther : « Embrasse ce texte. Car c’est ici que vient périr le mérite des œuvres et la gloire de l’homme. C’est là le point capital de cette épître, c’est-à-dire que tout ce qui n’est pas purifié par le sang de Christ est péché. »
La grâce humilie le pécheur. Elle lui fait reconnaître sa misère et le jette au pied de la croix. En Christ, il trouve une victime expiatoire et réalise que par la foi, il est gracié, justifié, régénéré.

1 – Romains 3:1-8 : Les privilèges des Juifs

Romains 3:1-8

1 Quel est donc l’avantage des Juifs, ou quelle est l’utilité de la circoncision?

Il est grand de toute manière, et tout d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés.

Eh quoi! si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu?

Loin de là! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsqu’on te juge.

Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous? Dieu est-il injuste quand il déchaîne sa colère? (Je parle à la manière des hommes.)

Loin de là! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde?

Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore jugé comme pécheur?

Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu’il en arrive du bien, comme quelques-uns, qui nous calomnient, prétendent que nous le disons? La condamnation de ces gens est juste.

Question : à quoi se réfère le verset 2 ? Il est grand de toute manière

Paul par avance réfute les objections, que celles-ci viennent des juifs ou des non juifs. Il doit s’agir d’objections qu’il a dû entendre de la part de différents contradicteurs dans les villes qu’il a précédemment évangélisées. Rappelons-nous de ce qui s’est passé à Antioche (Actes 13:38-52)

Actes 13:46

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Les adversaires de Paul se sont efforcés de le discréditer comme nous pouvons l’être face aux adversaires de notre foi, des adversaires de Jésus. De la même façon que du temps de l’Ancien Testament, les juifs se sont opposés aux prophètes.

Du temps de Jésus, ils se sont opposés à Jésus. Ils se considéraient comme le peuple choisi par Dieu, ce qui est vrai jusqu’à l’avènement de Jésus. (rappeler vous la réaction d’étonnement de Pierre en Actes 10-11)

Mais depuis que Jésus a annoncé l’Évangile, la bonne nouvelle du salut, tous les hommes sont appelés à répondre à la grâce offerte.

Du temps de Paul, les juifs considéraient qu’ils avaient une destinée éternelle qui leur était réservée quels que furent leurs péchés et leur désobéissance envers Dieu. Ils n’ont pas écouté Jésus leur disant :

Matthieu 8:11-12

11 Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l’orient et de l’occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux.

12 Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Au contraire, l’orgueil et la vanité les ont poussés à s’opposer à lui jusqu’à le crucifier selon le plan de Dieu.

Matthieu 21:42-43 (Psaumes 118:22-23)

42 Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux?

43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

C’est aujourd’hui encore le problème de toute personne qui s’accroche à son arrière-plan religieux, et qui refuse de juger, de mesurer en quoi nos paroles sont justes. Ils ne veulent pas se remettre en cause.(peut-être par peur d’avoir toujours vécu dans l’erreur et le mensonge). A chaque fois que nous annonçons l’Évangile, nous aurons à faire aux contradicteurs de la même façon. Mais en faisant cela, ils portent sur eux-mêmes une condamnation, car en portant l’Évangile nous annonçons le salut ou la condamnation pour ceux qui le rejette ainsi que cela découle de Jean 3:18 .

2 – Romains 3:9-20 – Le monde entier est coupable devant Dieu !

Romains 3:9-20

Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché,

10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

11 Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis;

12 Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul;

13 Leur gosier est un sépulcre ouvert; Ils se servent de leurs langues pour tromper; Ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic;

14 Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume;

15 Ils ont les pieds légers pour répandre le sang;

16 La destruction et le malheur sont sur leur route;

17 Ils ne connaissent pas le chemin de la paix;

18 La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux.

19 Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.

Ce passage de Romains 3:1-20 clôture tout ce qui a été dit depuis le premier chapitre. Quand il est écrit : sommes-nous plus excellents ? De qui Paul veut-il parler ? Qui est ce nous ?

Tous les humains seront traités de la même façon. Dieu ne fait pas de favoritisme, sinon il ne serait pas un Dieu juste !

Paul dans son argumentation s’appuie sur un grand nombre références de l’Ancien Testament, notamment dans les Psaumes.

Au verset 9 Paul dit :

Quoi donc! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché,

Le « sommes-nous plus excellents ? » peut se comprendre de deux manières. Ou Paul parle de lui-même et de ceux qui l’accompagnent, ou des juifs dont il fait partie, ou des chrétiens en général.

Peu importe comment le lecteur comprendra cette phrase, puisque le résultat est le même. Tous les humains sont sous la domination du péché ! Il réfute par avance une critique. Paul est comme les autres, les chrétiens ne sont pas plus excellents que les autres.

Des versets 10 à 18, Paul s’appuyant sur les Écritures, démontre le coté universel du péché. Il prouve par les Écritures que les Juifs sont placés sous la même condamnation que les gentils.

Versets 11 et 12 : nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu (Psaumes 14:2 et 53:3). Chercher Dieu veut dire chercher à connaître la volonté de Dieu pour la faire.

Aux versets 13 à 14 , tous nous péchons par la parole.

Et aux versets 15-17 , tous nous péchons par les actes.

Les versets 19 et 20 sont comme une conclusion du passage 10-18

Romains 3:19-20

19 Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.

Il faut comprendre par les œuvres de la loi, les actes motivés par notre propre justice.

3 – La justification :

La justification est l’acte par lequel Dieu considère un pécheur comme étant absolument digne du ciel, et ce à partir du moment où ce pécheur croit au Seigneur Jésus-Christ. Le pécheur ne devient pas sans péché, ou juste par lui-même, et en lui-même, mais plutôt parce que Dieu couvre le pécheur d’un vêtement de justice. Le pécheur est considéré en Christ et donc accepter non pas en vertu de ses mérites mais à cause de la personne et de l’œuvre de Jésus à la Croix.

C’est l’histoire du fils perdu et retrouvé

Luc 15:22

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

 Le principe de la justification est important à comprendre, car nous disons que Dieu est Saint, Juste et Amour. Ce sont des qualificatifs qui peuvent s’opposer quand il s’agit de considérer juste, un pécheur.

Si au nom de l’Amour, Dieu ne punit pas le pécheur il n’est pas juste. Mais s’il punit le pécheur, tous les pécheurs, il doit punir l’humanité entière, présente passée et à venir. Dans ce cas, il n’est pas amour ! Or Dieu est Saint ! Il ne peut côtoyer le péché. La solution a été l’œuvre de Jésus à la croix, qui fait qu’un homme, quoiqu’il ait été dans le passé, est justifié par sa Foi en Jésus, par le fait qu’il s’approprie, qu’il revendique l’œuvre à la croix pour lui.

La «justification» désigne en premier lieu l’état d’une relation juste avec le Dieu de la Bible (état ou position du croyant après la repentance et la conversion). Elle caractérise ensuite l’état de celui qui fait ce qui est bien aux yeux du Dieu (c’est la marche du croyant).

Qu’est-ce que l’Évangile ? C’est la méthode de Dieu, et la seule pour justifier, sauver les hommes. Comment ? Par sa grâce et au moyen de la foi en Jésus-Christ.

4 – Romains 3:21-31 – La justification par la foi en Christ

Romains 3:21-24

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

Dès l’Ancien Testament, Ésaïe avait annoncé la Justice de Dieu par la rédemption

Ésaïe 53:5-6

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Nous pourrions lire , Romains 3:22, 24

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient.

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

Mais il y a une insistance de la part Paul, il appuie sur ce détail :

22bIl n’y a point de distinction. 23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

Paul apporte un nouveau terme : la rédemption.

Romains 3:24b-25

24 par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je..

Rédemption : ‘’Rachat’’

Terme qui était utilisé pour le rachat d’un esclave ou d’un prisonnier. La personne était libre après le paiement d’une rançon.

Dans le cas du chrétien, cette rançon (la vie et le sang de Jésus) est payée à Dieu.

Marc 10:45

45 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Par sa mort, Jésus est devenu justice, sanctification et rédemption selon :

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

La grâce de Dieu est immense quand nous réalisons ce qui est dit en

Éphésiens 2:4-7

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,

nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);

il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ,

afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ.

5 – Romains 3:25-26 – Le but de la justification

Romains 3:25-26

25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je,

26 de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

 Par la rédemption en Jésus, Dieu montre qu’il est juste, mais de plus il est capable de justifier, en montrant à l’homme qu’il peut être justifié par la foi en Jésus.

6 – Romains 3:27-31 – Le résultat de la justification

Romains 3:27-31

27 Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des œuvres? Non, mais par la loi de la foi.

28 Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi.

29 Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs? Ne l’est-il pas aussi des païens? Oui, il l’est aussi des païens,

30 puisqu’il y a un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis, et par la foi les incirconcis.

31 Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.

Quand l’être humain fait une œuvre, il peut se glorifier de cette œuvre quelqu’elle soit ! Si pour notre salut, nous avons un sujet de gloire, elle est en Jésus qui nous a rachetés.

7 – La sanctification :

La sanctification est l’acte par lequel Dieu considère le croyant comme étant saint, « séparé », et ensuite il continue son œuvre pour le rendre saint. Cette action connue sous le nom de sanctification est progressive et ne sera complète que lorsque le croyant sera au ciel.

Les versets de Romains 3:10-12 sont la citation des versets 1 à 3 du Psaume 14

1  Au chef des chantres. De David. L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; Il n’en est aucun qui fasse le bien.

2 L’Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, Pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, Qui cherche Dieu.

3 Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul. 

Un Rappel :

1-   Romains 3:10.  « Il n’y a point de juste, pas même un seul »

Voilà la base d’où il faut partir. Il n’y a pas de distinction. Que nous soyons Juifs ou grecs, nous sommes tous coupables. Nous sommes également tous indignes du salut.

2-   Romains 3:20. « Nul ne sera justifié par les œuvres de la Loi… »

 Par les œuvres, il ne faut pas entendre seulement l’accomplissement de la loi mosaïque, mais encore l’observation de la loi morale et la pratique de l’honnêteté. Rien de tout cela ne peut sauver l’homme. Car tout est marqué d’imperfection et d’orgueil.

Mais voici la glorieuse nouvelle, l’admirable message libérateur :

3-   Romains 3:24.  « Tous sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ »

On comprend le cri de Luther : « Embrasse ce texte. Car c’est ici que vient périr le mérite des œuvres et la gloire de l’homme. C’est là le point capital de cette épître, c’est-à-dire que tout ce qui n’est pas purifié par le sang de Christ est péché. »
La grâce humilie le pécheur. Elle lui fait reconnaître sa misère et le jette au pied de la croix. En Christ, il trouve une victime expiatoire et réalise que par la foi, il est gracié, justifié, régénéré.

Nous venons de voir la justification

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

La justification est la porte, la sanctification est le chemin, le chemin qui mène au Père.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Le Saint-Esprit nous guide dans notre marche de sanctification, chemin qui mène au Père. Cela occupera tout le reste de notre vie.