Hébreux chapitre 7 Le sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek

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En Hébreux chapitre 7, Jésus est présenté comme le Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek, supérieur aux prêtres selon l’ordre d’Aaron. L’auteur de cette épître démontre ainsi que le sacerdoce de Jésus est éternel et parfait en apportant un salut définitif.

 La lignée ou généalogie de Melchisédek n’est jamais mentionnée, mais Abraham lui rend hommage.

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Hébreux chapitre 7 – Étude biblique

Le nom de Melchisédek signifie “mon roi de justice” (très similaire au nom du roi de Jérusalem dont il est question en Josué 10:1, Adoni Tsédek, ce qui signifie “mon seigneur est juste”).

Josué 10 :1

1 Adoni Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Aï et l’avait dévouée par interdit, qu’il avait traité Aï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec Israël et étaient au milieu d’eux.

1-   Melchisédek, roi de Salem

Il convient de se rappeler des derniers versets du chapitre 6 de l’épître aux hébreux, cités ci après, pour comprendre le ‘En effet‘ du verset 1.

 Hébreux 6:18-20

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

 Hébreux 7:1-3

1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,

qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

Les versets 1 et 2 d’Hébreux 7 reprennent ce qui est écrit en Genèse 14:18-20. L’auteur ajoute qu’on ne lui connait pas de généalogie. Il faut noter que Melchisédek est la seule personne à qui ont été attribuées la royauté et la sacrificature dans l’Ancien Testament.

L’auteur va maintenant aborder la question essentielle de qui est Jésus ?

Ceci est le point central de la démonstration de la supériorité de Jésus, non pas pour nous pour qui c’est évident, mais surtout pour les chrétiens d’origine juive, ceux que nous appelons aujourd’hui des juifs messianiques. Ce chapitre 7 aborde en effet ‘’les choses difficiles à expliquer’’ de

Hébreux 5:11

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut’ est la seule personne à combiner la royauté avec le sacerdoce dans l’Ancien Testament (Psaume 110)

Le souverain sacrificateur était la personne la plus respectée du monde juif. Rappelons-nous de l’épisode de :

Actes 23:2-5

Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.

Alors Paul lui dit: Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!

Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu!

Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

Le souverain sacrificateur était sous l’ancienne alliance, l’intercesseur pour le peuple devant Dieu. Il était descendant d’Aaron de la famille de Lévi. Il y avait donc un souverain sacrificateur selon l’ordre de Aaron, c’est-à-dire descendant d’Aaron. Par ailleurs, il y avait eu Melchisédek, sacrifice du très haut qu’avait rencontré Abraham.

Le nom de Melchisédek מַלְכִּי־צֶדֶק se décompose en Melek מֶלֶךְ roi très haut et en צֶדֶק Tsedeq roi de justice. Il est à la fois roi de justice, d’après son nom et roi de paix selon son titre.

‘Roi de justice’ est un des titres attribués au Messie en:

Jérémie 23:5-6

Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.

En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice.

Genèse 14:18-20

18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

19 Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!

20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.

Deux choses nous sont ainsi révélées dans ce passage de Genèse. La dîme est une notion antérieure à la loi de Moïse comme le sont le sabbat et les prémices. La dîme est une façon de témoigner que nous reconnaissons Dieu comme le propriétaire de tout. Dans le même ordre d’idée, Dieu nous fait grâce et nous lui rendons grâce.

Le supérieur bénit l’inférieur. L’inférieur donne la dîme au supérieur.

Un point est troublant quand nous mettons ceci en lien avec Jésus. Il fit apporter du pain et du vin. C’est-à-dire qu’en tant que sacrificateur du Dieu très haut, il va offrir un sacrifice. Cette offrande est constituée de pain et de vin. Ceci n’est pas sans rappeler la sainte cène au cours de laquelle Jésus a présenté le pain et le vin.

Matthieu 26:26-29

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Ceci rappelle aussi ce qu’a écrit l’apôtre Paul en:

1 Corinthiens 11:23-29

25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

Mais cela nous rappelle ce qui est écrit de nous chrétiens en Apocalypse, et ce par trois fois, qu’il a fait de nous, un royaume et des sacrificateurs :  Apocalypse 1:6 ; 5:10 et en :

Apocalypse 20:6

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

En instituant la sainte cène, l’offrande de son corps et de son sang, Jésus a montré l’exemple du sacrifice personnel et nous apprend ainsi notre futur rôle de sacrificateur, à l’image de Melchisédek, Jésus étant le souverain sacrificateur.

L’auteur de l’épître aux hébreux dit au verset 3 de ce chapitre 7 que Melchisédek est sans généalogie, qu’il n’a ni commencement ni fin de vie. Il est sacrificateur à perpétuité ce que ni Aaron, ni ses descendants ne furent. Il ajoute qu’il « est rendu semblable au fils de Dieu » ! L’auteur présente ainsi Melchisédek rendu semblable au Fils de Dieu.

Il est rendu semblable au fils de Dieu parce qu’il est sans généalogie. Cependant attention, l’inverse n’est pas vrai. Dieu a un unique fils. Jésus est Fils de Dieu donc, sans faire de démonstration, il laisse ses lecteurs arriver à la conclusion que Melchisédek est une figure de Jésus, ce que nous appelons un type de… Il est une représentation de Jésus.

Melchisédek roi de justice et roi de paix, ces deux termes sont attribués à Jésus :

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Éphésiens 2:14

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

Si nous reprenons Genèse 14:18-20, Melchisédek bénit Abraham et Abraham lui donne la dîme . Dans la culture juive, le supérieur bénit l’inférieur et l’inférieur donne la dîme. Abraham est le ‘’Père ‘’ des juifs. Ce point sera relevé dans les versets suivants.

2- Du Sacerdoce Lévitique au Sacerdoce de Melchisédek

Hébreux 7:4-10

Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;

et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.

Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ;

10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce qu’Aaron a donné par Abraham la dîme à Melchisédek

Dans la pensée juive, les personnes à venir sont dans l’homme. Par exemple, tuer un homme revient à tuer cet homme et sa descendance en devenir. Ainsi, Lévi comme Aaron et ses descendants ont donné la dîme à Melchisédek par l’entremise d’Abraham. Ceci alors, est la preuve de la supériorité du sacerdoce de Melchisédek par rapport à celui d’Aaron.

Il est demandé aux destinataires de la lettre de considérer combien grand est Melchisédek pour que Abraham lui donne la dîme de tout.

  1. Les Lévites recevaient la dîme de leurs frères, quand Abraham, le patriarche a donné la dîme à plus grand que lui.
  2. Le plus grand qu’Abraham, était sans généalogie
  3. Melchisédek apparait ainsi plus grand qu’Abraham
  4. Melchisédek est une figure de Christ, son sacerdoce comme celui de Christ étant sans fin. Ce sacerdoce est toujours actif puisque Melchisédek est vivant quand les lévites sont des hommes mortels
  5. Lévi dans les reins d’Abraham a donné la dîme à Melchisédek. Le sacerdoce de Melchisédek est donc plus grand que celui des lévites.

Au verset 7, il est question de l’inférieur et du supérieur? Ceci est une comparaison entre l’alliance de l’Ancien Testament et la nouvelle alliance en Christ qui est le cœur de l’épître.

le terme supérieur peut signifier meilleur, plus excellent, de rang plus élevé.

3- Abolition de la loi ancienne

Hébreux 7:11-19

11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron?

12 Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.

13 En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ;

14 car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.

15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,

16 institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ;

17 car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.

18 Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

Au verset 11, le « si donc » précède une démonstration pour dire que le sacerdoce lévitique avec un souverain sacrificateur issu de la descendance d’Aaron, n’était pas parfait, et qu’il fallait le remplacer par un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. En effet, le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron n’a rien amené à la perfection, sinon il n’aurait pas été besoin de le remplacer.

Il faut comprendre le mot perfection dans le sens d’achèvement, d’accomplissement. Il fallait que cela amène à la maturité spirituelle.

‘‘par le sacerdoce lévitique’’.  C’est sur le sacerdoce lévitique que repose la loi donnée au peuple juif.  Ceci se réfère soit à Moïse en tant que descendant de la tribu de Lévi et messager de Dieu qui a donné à Israël son système sacrificatoire, soit aux Lévites et sacrificateurs en tant qu’enseignants de la loi auprès du peuple.

Le sacerdoce de la tribu de Lévi est apparu avec la loi reçue par Moïse. Pourquoi un nouveau sacerdoce selon Melchisédek et non selon Aaron ? S’il y a un nouveau sacerdoce, il y a une nouvelle loi. Il est à relever qu’il est mentionné ici que la loi repose sur le sacerdoce et non l’inverse.

Le sacerdoce ne se limitait pas au service du Temple, mais comprenait aussi un travail extérieur au Temple comme l’enseignement, le conseil, les directives, la guérison …

Malachie 2:7

Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, Et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, Parce qu’il est un envoyé de l’Éternel des armées.

Ce sont des activités visibles que Jésus mena durant sa vie terrestre.

Verset 12 : puisqu’il y a changement de sacerdoce, il y a changement de loi. La loi de Moïse avait pour seul but de montrer à l’homme son incapacité à être juste aux yeux de Dieu. Cela a conduit à la nouvelle alliance.

Verset 13 : la remarque porte sur Jésus qui est descendant par Marie de la tribu de Juda et non de Lévi. La sacrificature de Jésus ne procède pas d’une ordonnance charnelle. C’est un point particulier pour les juifs. C’est une raison pour laquelle, ils ont eu et ont du mal à accepter Jésus comme sacrificateur.

Nous retrouvons les mots perfection et parfait huit fois dans le nouveau testament et cinq fois dans cette épître en lien avec la sacrificature de Jésus selon l’ordre de Melchisédek. La supériorité de la sacrificature de Jésus-Christ l’est par la puissance d’une vie impérissable alors que les sacrificateurs selon Aaron étaient tous mortels (v.8). La vie impérissable l’emporte sur l’ordonnance charnelle, le parfait sur l’imparfait, l’éternel sur le passager.

2 Corinthiens 3:7-11

Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,

combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux!

Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.

10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.

11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.

Versets 17-19 : Par Jésus il y a abolition de l’ancien système en raison de son impuissance et de son inutilité, qui a été remplacé par la perfection et une meilleure espérance de nous approcher de Dieu. (Le souverain sacrificateur était un intercesseur auprès de Dieu.)

Pourquoi l’impuissance l’ordonnance antérieure ? Ce n’est pas l’ordonnance qui est en cause mais la nature déchue de l’homme qui la rendait impuissante et inutile.

Prenons le temps de lire attentivement les versets 18 et 19 qui sont la conséquence de ce qui est dit au verset 17. Il y a ainsi ! Quoi ? Il y a ainsi deux choses.

Premièrement : abolition d’une ordonnance antérieure …

Deuxièmement : introduction d’une meilleure espérance …

Pourquoi parler d’impuissance et de faiblesse de la loi ?  Il faut nous reporter à ce qui est dit par Paul en:

Romains 7:7-13

7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi met en évidence le péché, mais elle ne résout pas le problème du péché. Elle nous conduit à chercher celui qui peut résoudre ce problème, à savoir Christ !

Galates 3:21-29

21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

La loi conduisait à la mort (Romains 7:10), mais par Jésus nous avons la vie, la vie éternelle.

La loi était là pour nous conduire à Christ !

4- Sacrificateur pour toujours

Hébreux 7:20-22

20 Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,

21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Verset 20: Les promesses de Dieu sont fiables

Ésaïe 46:10

10 J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, Et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; Je dis: Mes arrêts subsisteront, Et j’exécuterai toute ma volonté.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels alors que Christ demeure éternellement.

Les lévites deviennent sacrificateurs sans avoir prêté serment, alors que Jésus-Christ est devenu sacrificateur par serment de Dieu lui-même. Ceci est une preuve de plus de la supériorité de la sacrificature de Jésus. Non seulement Dieu a dit, mais en plus, Il n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19), et plus encore il a juré !

Les lévites étaient sacrificateurs durant leur vie adulte, Jésus l’est éternellement. Pour dire les choses autrement : quelle garantie avons-nous de cette alliance plus excellente que l’ancienne ? Jésus ! Dieu l’a juré ! Jésus s’est porté garant pour nous.

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Jérémie 31:31-34 parle de cette nouvelle alliance

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

5-  Le sacerdoce immuable de Christ

Hébreux 7:23-25

23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.

24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

D’un côté plusieurs sacrificateurs mortels, de l’autre un seul sacrificateur éternel. L’importance d’avoir un intercesseur éternel se révèle dans le fait qu’il faut un avocat auprès du Père.

1 Jean 2:1

1 Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

Car n’oublions pas que nous avons besoin d’un avocat parce qu’il y a un accusateur auprès de Dieu

Apocalypse 12:10

10 Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

Jésus est là pour plaider notre cause. Face à Satan, il intercède pour nous. Aujourd’hui encore Jésus intercède pour les siens car il est vivant !

Verset 25 : ceux qui s’approchent de Dieu par lui : Ceci est une invitation universelle pour quiconque veut venir. C’est le même ‘ceux’ de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Verset 25, ‘’étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.’’ : Jésus n’est plus sur la croix. Alors, pourquoi certains veulent le représenter ou le présentent sur une croix ? Il est ressuscité, il est auprès du Père et il intercède pour nous parce qu’il est vivant !

6- La perfection du souverain sacrificateur céleste

Hébreux 7:26-28

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Verset 26 : sans tâche, c’est-à-dire sans défaut, terme pour les animaux sacrifiés dans l’Ancien Testament.

‘’saint, innocent, sans tache’’ cela décrit l’état originel de l’homme dans le jardin d’Éden de Genèse 2.

Pour bien comprendre la différence entre la sacrificature de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek et la sacrificature selon Aaron, il suffit de prendre un exemple dans la vie professionnelle.

Dans une entreprise, une faute a été commise dans deux services différents, celui de Aaron et celui de Jésus. Le patron demande des explications à Aaron qui explique que la faute vient de X. Puis le patron se tourne vers Jésus à qui il pose la même question. Jésus répond la faute m’en incombe en tant que responsable de ce service. Je prends la faute sur moi.

N’oublions pas que le souverain sacrificateur faisait des sacrifices pour ses propres fautes et pour celles du peuple et que cela se répétait tous les ans.

Jésus lui, qui n’a pas commis de péché, s’est offert en sacrifice et a versé son propre sang devant Dieu pour tous les péchés de tous ceux qui lui confieraient leur vie.

C’est en cela que Jésus est le souverain sacrificateur parfait.

Romains 8:1-4

1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

            L’auteur résume sa pensée : il convenait … avec un rappel de

Hébreux 2:10

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

Hébreux 7:26

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

Pourquoi ?

  • Il est saint pour le service devant le vrai tabernacle devant Dieu (Hébreux 8:2 ;9:11)
  • Il est innocent et sans tâche devant les hommes, s’étant montré en toutes choses un modèle de justice et d’équité (2 Corinthiens 5:21; 1 Jean 3:5).
  • De ce fait, il est maintenant séparé des pécheurs bien que pendant un temps il dût vivre parmi eux. Cependant, il ne participa point à leur iniquité, seulement à leur chair.
  • Ayant surmonté les tentations de sa chair (4:15), ayant été élevé à la perfection (5:9),

il est maintenant plus élevé que les cieux (Philippiens 2:9-10), une preuve de plus de sa supériorité sur les fils d’Aaron.

Hébreux chapitre 5 Christ, grand prêtre et médiateur

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Hébreux chapitre 5 souligne le rôle de Jésus en tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Le texte encourage aussi les croyants à progresser dans la maturité spirituelle, en abandonnant les enseignements de base pour aller vers la perfection.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 6

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– Hébreux chapitre 5 – Étude biblique

S’adressant à des Hébreux, l’auteur de l’épître continue à démontrer la supériorité de Christ dans sa fonction de grand souverain sacrificateur. Il le fait en établissant des similitudes et des contrastes avec Aaron, le premier et le plus grand des sacrificateurs de l’ancienne alliance, qui avait été oint pour offrir les sacrifices à Dieu au nom du peuple. Alors qu’Aaron et ses successeurs exerçaient un sacerdoce limité dans le temps et dans l’espace, Christ, en tant que souverain sacrificateur éternel, a offert un sacrifice unique et parfait, non pas d’animaux, mais de sa propre vie. Son sacrifice transcende et accomplit ainsi pleinement les exigences de la loi. Aaron, quant à lui, intercédait au moyen de rituels terrestres. Christ a quant à lui traversé les cieux et siège à la droite de Dieu, assurant une réconciliation définitive entre Dieu et les hommes qui le reconnaitraient comme leur Sauveur et Seigneur.

1 – Le sacerdoce de Christ

À partir du chapitre 5 jusqu’au verset 18 du chapitre 10, l’épître développe le thème central du sacerdoce de Jésus-Christ, en insistant sur sa prééminence et sa perfection. Ce sacerdoce a déjà été évoqué dans les chapitres précédents (2:9, 11, 17 ; 3:1 ; 4:14-16). Le chapitre 6 qui sert de transition, mène à une discussion approfondie dès le chapitre 7 sur la supériorité du sacerdoce de Christ par rapport à l’ordre lévitique. Cela introduit aussi la nouvelle alliance à partir de Hébreux 8:6. Nous devons maintenant porter le regard sur notre grand souverain sacrificateur, Jésus-Christ, qui a traversé les cieux.

Un ministère accompli par un homme pour les hommes
Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le ministère du grand prêtre était accompli par un homme en faveur des hommes. Un souverain sacrificateur légitime devait être appelé par Dieu. Cela était vrai pour le sacerdoce aaronique (Hébreux 5:1-4) et l’est encore plus pour celui de Christ (Hébreux 5:5-10). Contrairement aux prêtres terrestres, Jésus-Christ exerce un sacerdoce céleste, éternel et parfait. Il a offert un sacrifice unique, suffisant pour le salut. Sa traversée des cieux souligne la portée transcendante et éternelle de son œuvre.

2 – Les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance

Hébreux 5:1-3

1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage.

Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Dans ces versets, l’auteur présente les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance. Premièrement, il doit être choisi parmi les hommes, partageant leur humanité et leurs faiblesses. En tant qu’homme, il comprend les faiblesses des autres et peut être indulgent envers eux. Jésus, lui aussi, a partagé la chair et le sang pour accomplir ce rôle pleinement.

Hébreux 2:14-16

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie, retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Un intermédiaire entre Dieu et les hommes

Le sacrificateur servait Dieu au nom des hommes, jouant un rôle d’intermédiaire. Il offrait des sacrifices et des offrandes pour expier les péchés du peuple. Ainsi, il formait le lien entre les hommes pécheurs et le Dieu saint. Sous l’ancienne alliance, le souverain sacrificateur devait d’abord offrir un sacrifice pour ses propres péchés avant de pouvoir présenter les sacrifices pour le peuple, comme cela est montré dans le rituel du Yom Kippour (Lévitique 16:6, 11). Ce rituel souligne la faiblesse du prêtre humain, qui devait être purifié avant d’approcher Dieu.

Christ, le souverain sacrificateur parfait

Le contraste avec Jésus est frappant. Bien qu’il ait partagé notre humanité, il était sans péché et n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour lui-même. Jésus était le souverain sacrificateur parfait, capable d’offrir un sacrifice unique et parfait pour les péchés du monde. Il était à la fois homme et sans péché.

3 – L’appel divin au sacerdoce de Christ

Hébreux 5:4-6

Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron.

Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

La charge de souverain sacrificateur ne peut être assumée par volonté personnelle ou ambition humaine. C’est une vocation divine, un appel direct de Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. De la même manière, Jésus-Christ n’a pas pris pour lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur. Dieu, son Père, l’a appelé à cette fonction. La citation du Psaume 2:7 montre que Dieu a déclaré Jésus comme son Fils :

Psaume 2:7  

7  Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Un sacerdoce éternel selon l’ordre de Melchisédek

Le verset 6 renforce cette idée en citant le Psaume 110:4 : « Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Jésus n’est pas un sacrificateur temporaire. Il est souverain sacrificateur pour toujours, marquant ainsi la continuité et l’importance de son ministère céleste, bien au-delà de l’ordre selon Aaron.

4 – l’humanité de Jésus

Hébreux 5:7-10

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,

a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

10 Dieu l’ayant souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:7-10 décrit l’humanité de Jésus, notamment avec l’expression « dans les jours de sa chair ». Ceci désigne son incarnation, lorsqu’il partageait notre condition humaine. Il a vécu comme nous, avec des faiblesses et des passions, comme le souligne :

Romains 7:5

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Ce verset illustre que la chair est le siège des passions pécheresses. Galates 5:13, 19 donne aussi des instructions claires pour ne pas vivre selon la chair, malgré la liberté chrétienne.

Galates 5:13, 19

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

Cela exhorte à ne pas utiliser la liberté chrétienne pour vivre selon la chair.

Dans Hébreux 5:7, Jésus exprime son humanité par ses prières, ses cris et ses larmes dans le jardin de Gethsémané. Luc 22:42-44 relate cette scène douloureuse

Luc 22:42-44

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Jésus, dans une profonde humanité, prie plus intensément jusqu’à ce que sa sueur devienne comme des gouttes de sang. Cette prière montre à la fois sa nature humaine et sa soumission totale à la volonté de Dieu.

Hébreux 5:8 introduit le paradoxe suivant : Jésus, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par la souffrance. Cela ne signifie pas qu’il manquait d’obéissance, mais qu’il a expérimenté l’obéissance dans toute son ampleur, même au prix de la souffrance. Philippiens 2:7-8 décrit bien cette soumission :

Philippiens 2:7-8

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix.

Hébreux 5:9 affirme que Jésus, après avoir été « élevé à la perfection », est devenu l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Ici, la perfection désigne l’accomplissement complet de sa mission. Jésus n’avait pas de défauts à corriger, mais il a achevé son rôle de rédempteur par l’obéissance et la souffrance. Sa mission se résume ainsi : « pas d’épreuves, pas de preuves ».

Luc 19:10 éclaire la raison de la venue de Jésus :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

La perfection de Jésus inclut non seulement sa mission terrestre, mais aussi son rôle éternel. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui étaient temporaires, le sacrifice de Jésus est définitif. Il est à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice parfait.

Hébreux 5:10 confirme que Jésus est « souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », un concept développé dans les chapitres suivants. Avant d’expliquer cela en détail, l’auteur adresse un avertissement à ses lecteurs concernant leur stagnation spirituelle.

5 – Avertissements et reproches pour l’immaturité spirituelle

Hébreux 5:11-14

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Hébreux 5:11 commence par un avertissement. L’auteur souligne que le sujet à venir est complexe, mais que les destinataires de sa lettre, sont devenus lents à comprendre. Le terme grec « nothros », traduit ici par « lents », peut aussi signifier « nonchalants » ou « indolents ». Cela révèle leur affaiblissement spirituel dû à un manque de diligence. Ils sont en effet responsables de leur propre stagnation.

Au verset 12, le reproche est direct : « Vous devriez être des maîtres. » Après un long apprentissage, ils auraient dû atteindre la maturité nécessaire pour enseigner. Pourtant, ils avaient encore besoin des bases, des premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils sont restés comme des enfants spirituels. Leur situation n’est pas due à un manque de capacité, mais à une absence d’application personnelle dans l’étude et la mise en pratique de la doctrine.

Le contraste entre le lait et la nourriture solide

L’expression « besoin de lait » contraste avec la « nourriture solide ». Le lait symbolise les enseignements de base, destinés aux nouveaux convertis ou aux croyants faibles. En revanche, la nourriture solide est réservée à ceux qui ont atteint une maturité spirituelle. Cette distinction est aussi mentionnée dans :

1 Pierre 2:2

2 Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

De même, Paul en parle dans :

1 Corinthiens 3:2

2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter.

La maturité spirituelle ne se limite pas à la connaissance théologique mais elle inclut aussi la capacité à discerner le bien du mal. Hébreux 5:14 souligne que ceux qui consomment une nourriture solide ont exercé leurs facultés à travers l’usage. Ils ont ainsi développé un jugement éclairé et la capacité de naviguer dans les complexités morales de la vie chrétienne.

Croître en maturité spirituelle

Cette croissance est essentielle pour devenir des hommes et des femmes accomplis dans la foi. Éphésiens 4:13 en donne l’objectif :

Éphésiens 4:13 :

13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

L’immaturité spirituelle se manifeste souvent par une incapacité à vaincre les désirs de la chair. Cette opposition entre la chair et l’Esprit est clairement décrite dans :

Galates 5:16-17

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

La chair et l’Esprit en opposition

Dans la Bible, la chair désigne souvent ce qui est périssable et corruptible. Elle est associée à la faiblesse humaine et à la tendance au péché. Romains 8:7 en donne un exemple :

Romains 8:7

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

En Christ, cependant, la puissance de la chair est brisée.

Romains 8:3 déclare que Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Romains 8:3 déclare

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Vivre selon l’Esprit et non selon la chair

Éphésiens 2:14-16 montre que, par sa chair, Jésus a anéanti l’inimitié entre Dieu et les hommes :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Ainsi, en Christ, les chrétiens ne vivent plus selon la chair, mais selon l’Esprit, comme l’affirme :

Romains 8:9

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Appel à la maturité spirituelle

L’appel à la maturité spirituelle est une exhortation à dépasser les enseignements de base et à développer une compréhension plus profonde de la foi. Cela nécessite de s’efforcer à discerner avec sagesse. 2 Timothée 2:15 encourage à un tel effort :

2 Timothée 2:15

15 Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité.

La véritable maturité chrétienne ne consiste donc pas seulement en une accumulation de connaissances, mais en une transformation de la vie, capable de discerner spirituellement et de résister aux désirs de la chair. Cela permet de vivre selon l’Esprit, en progressant vers la perfection promise par Dieu, comme le souligne :

2 Pierre 1:4

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, la croissance spirituelle conduit à une vie en harmonie avec la volonté de Dieu, marquée par la capacité de discerner et de résister aux tentations de la chair.

Lecture de la Bible le 10 Novembre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 10 novembre nous invite à explorer des prophéties majeures et des enseignements spirituels profonds. À travers les livres de Jérémie et d’Hébreux, ce jour offre une méditation sur le jugement divin et l’illustration du Christ par Melchisédek.

Proposition de lecture de la Bible le 10 Novembre

Ancien Testament  :

  • Jérémie 48 : Prophétie sur Moab
    Dans ce chapitre, Jérémie annonce la chute de Moab, une nation voisine d’Israël. Ce jugement découle de son orgueil et de son rejet de Dieu. Moab avait cru pouvoir résister aux armées de Babylone, mais la parole divine déclare sa défaite. Ce passage nous montre l’humilité nécessaire devant Dieu, car aucune nation, ni aucun individu, ne peut échapper à sa volonté souveraine.
  • et
  • Jérémie 49 : Prophétie sur Ammon
    Jérémie continue avec une prophétie contre Ammon, un autre ennemi d’Israël. Le jugement sur Ammon est aussi lié à l’injustice, l’idolâtrie et la cruauté envers le peuple de Dieu. Ces prophéties rappellent que Dieu n’ignore ni les injustices ni les péchés des nations. À travers cela, il enseigne aux croyants qu’ils doivent toujours marcher dans la justice et la droiture.

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Nouveau Testament :

  • Hébreux 7 : Melchisédek est une figure de Christ
  • Le chapitre 7 de l’épître aux Hébreux nous révèle que Melchisédek, roi de Salem, est une figure du Christ. Ce passage met en lumière la préfiguration de la prêtrise parfaite et éternelle que Jésus incarne. Comme Melchisédek, Jésus n’a pas de commencement ni de fin, ce qui souligne sa divinité et sa supériorité. Ainsi, les croyants sont appelés à reconnaître le Christ comme leur prêtre éternel et souverain.
  • Méta description

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Psaumes 110:4 Tu es sacrificateur pour toujours

Classé dans : Méditation du Jour | 0

David dès le début de ce psaume 110 dit : « Parole de l’Éternel à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ». David parle ici bien avant sa naissance de notre Seigneur Jésus, et le psaumes 110:4 confirme ce fait.

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Psaumes 110:4

Ce verset nous parle de Jésus. Il est et il était sacrificateur depuis toujours et pour toujours. Melchisédec est appelé roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix. Qu’il soit dit que Jésus est souverain sacrificateur à la manière de Melchisédec montre qu’Il est d’un rang bien supérieur à celui d’Aaron le premier des souverains sacrificateurs et frère de Moïse pour le peuple d’Israël puisque Melchisédec apparait quand Abraham revient de la guerre

18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

Genèse 14:18

Ceci nous est confirmé par l’apôtre Paul dans l’épître aux Hébreux

Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui!

Comme il dit encore ailleurs: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:5 -6

Jésus est notre souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec !

C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

Psaumes 110-112 – – – 1 Corinthiens 5

     

Hébreux 7 Melchisédek sacrificateur du Très Haut est figure de Christ

Classé dans : Bible Nouveau Testament | 0

Hébreux 7 – Melchisédech roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut est une figure de Christ. Son sacerdoce est supérieur à celui d’Aaron: Parce qu’Aaron a donné par Abraham la dime à Melchisédech, et que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels, mais Christ demeure éternellement. Melchisédech alla au-devant d’Abraham qui revenait de la défaite des rois.

  Hébreux 7 – Bible Louis Segond  

Melchisédek est une figure de Christ

(cp. Génèse 14)

1 En effet, ce [a]Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,

qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

Le sacerdoce de Melchisédek est supérieur à celui d’Aaron:
a) Parce qu’Aaron a donné par Abraham la dîme à Melchisédek

Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la [b]dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;

et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.

Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham;

10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

b) Parce que le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron n’a rien amené à la perfection

11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron?

12 Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.

13 En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel;

14 car il est notoire que notre Seigneur est sorti de [c]Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.

15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,

16 institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable;

17 car ce témoignage lui est rendu: [d]Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.

18 Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

c) Parce que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels, mais Christ demeure éternellement

20 Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,

21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.

24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

27qui n’a pas besoin, comme les [e] souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Chapitre suivant de la Bible : Hébreux 8

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.1,2 – Genèse 14:18-20

18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

19 Il bénit Abram, et dit: Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!

20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! Et Abram lui donna la dîme de tout.

Genèse 14:15-20
[a] v.1,2 – Psaumes 110:4

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Psaumes 110:4
[b] v.5 – Nombres 18:21

21 Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël, pour le service qu’ils font, le service de la tente d’assignation.

Nombres 18:21
[c] v.14 – Genèse 49:10

10 Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, Ni le bâton souverain d’entre ses pieds, Jusqu’à ce que vienne le Schilo, Et que les peuples lui obéissent.

Genèse 49:10
[d] v.17 – Psaumes 110:4

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Psaumes 110:4
[e] v.27 – Lévitique 9:7

Moïse dit à Aaron: Approche-toi de l’autel; offre ton sacrifice d’expiation et ton holocauste, et fais l’expiation pour toi et pour le peuple; offre aussi le sacrifice du peuple, et fais l’expiation pour lui, comme l’Éternel l’a ordonné.

Lévitique 9:7

Genèse 14 Abram offre la dîme à Melchisédek, roi de Salem

Classé dans : Bible Ancien Testament | 0

Genèse 14 Guerre des rois de Sodome, de Gomorrhe contre les rois Amraphel, de Schinéar, Arjoc, d’Ellasar, Kedorlaomer, d’Elam, et Tideal, de Gojim. Abram délivre Lot prisonnier. Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut apporta du pain et du vin.

Genèse 14 – Bible Louis Segond

Abram délivre Lot

1 Dans le temps d’Amraphel, roi de Schinéar, d’Arjoc, roi d’Ellasar, de Kedorlaomer, roi d’Élam, et de Tideal, roi de Gojim,

il arriva qu’ils firent la guerre à Béra, roi de Sodome, à Birscha, roi de Gomorrhe, à Schineab, roi d’Adma, à Schémeéber, roi de Tseboïm, et au roi de Béla, qui est Tsoar.

Ces derniers s’assemblèrent tous dans la vallée de Siddim, qui est la mer Salée.

Pendant douze ans, ils avaient été soumis à Kedorlaomer; et la treizième année, ils s’étaient révoltés.

Mais, la quatorzième année, Kedorlaomer et les rois qui étaient avec lui se mirent en marche, et ils battirent les Rephaïm à Aschteroth Karnaïm, les Zuzim à Ham, les Émim à Schavé Kirjathaïm,

et les Horiens dans leur montagne de Séir, jusqu’au chêne de Paran, qui est près du désert.

Puis ils s’en retournèrent, vinrent à En Mischpath, qui est Kadès, et battirent les Amalécites sur tout leur territoire, ainsi que les Amoréens établis à Hatsatson Thamar.

La guerre de quatre rois contre cinq

Alors s’avancèrent le roi de Sodome, le roi de Gomorrhe, le roi d’Adma, le roi de Tseboïm, et le roi de Béla, qui est Tsoar; et ils se rangèrent en bataille contre eux, dans la vallée de Siddim,

contre Kedorlaomer, roi d’Élam, Tideal, roi de Gojim, Amraphel, roi de Schinéar, et Arjoc, roi d’Ellasar: quatre rois contre cinq.

10 La vallée de Siddim était couverte de puits de bitume; le roi de Sodome et celui de Gomorrhe prirent la fuite, et y tombèrent; le reste s’enfuit vers la montagne.

11 Les vainqueurs enlevèrent toutes les richesses de Sodome et de Gomorrhe, et toutes leurs provisions; et ils s’en allèrent.

12 Ils enlevèrent aussi, avec ses [a]biens, Lot, fils du frère d’Abram, qui demeurait à Sodome; et ils s’en allèrent.

13 Un fuyard vint l’annoncer à Abram, l’Hébreu; celui-ci habitait parmi les chênes de Mamré, l’Amoréen, frère d’Eschcol et frère d’Aner, qui avaient fait alliance avec Abram.

14 Dès qu’Abram eut appris que son frère avait été fait prisonnier, il arma trois cent dix-huit de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison, et il poursuivit les rois jusqu’à Dan.

15 Il divisa sa troupe, pour les attaquer de nuit, lui et ses serviteurs; il les battit, et les poursuivit jusqu’à Choba, qui est à la gauche de Damas.

16 Il ramena toutes les richesses; il ramena aussi Lot, son frère, avec ses biens, ainsi que les femmes et le peuple.

El Elyon, la révélation du Dieu Très Haut

17 Après qu’Abram fut revenu vainqueur de Kedorlaomer et des rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Schavé, qui est la vallée du roi.

18[b] Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

19 Il bénit Abram, et dit: Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!

20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! Et Abram lui donna la dîme de tout.

21 Le roi de Sodome dit à Abram: Donne-moi les personnes, et prends pour toi les richesses.

22 Abram répondit au roi de Sodome: Je lève la main vers l’Éternel, le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre:

23 je ne prendrai rien de tout ce qui est à toi, pas même un fil, ni un cordon de soulier, afin que tu ne dises pas: J’ai enrichi Abram. Rien pour moi!

24 Seulement, ce qu’ont mangé les jeunes gens, et la part des hommes qui ont marché avec moi, Aner, Eschcol et Mamré: eux, ils prendront leur part.

Chapitre suivant de la Bible : Genèse 15

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.12 – 1 Timothée 6:9

Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition.

1 Timothée 6:9
[b] v.18-20 – Hébreux 7:1-10

1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,

qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

Le sacerdoce de Melchisédek est supérieur à celui d’Aaron

Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;

et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.

Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham;

10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

Hébreux 7:1-10