La sanctification occupe une place centrale dans la vie chrétienne. Jésus-Christ en est la source par son sacrifice, et le Saint-Esprit en est l’agent qui travaille dans le croyant pour le transformer progressivement à l’image de Dieu.
1 – Le rôle de Jésus-Christ dans la sanctification
2 – Le rôle du Saint-Esprit dans la sanctification
1 – Le rôle de Jésus-Christ dans la sanctification
Jésus-Christ est au centre de toute sanctification. Par son sacrifice sur la croix, Il a ouvert la voie pour que les croyants soient purifiés du péché et mis à part pour Dieu. Paul affirme :
Hébreux 10:10
10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.
La sanctification commence donc par une position en Christ, où le croyant est considéré comme saint aux yeux de Dieu.
Mais la sanctification ne s’arrête pas à la croix. Elle se poursuit par une relation vivante avec Jésus, en demeurant en Lui, comme la vigne et les sarments
Jean 15:5
5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Le chrétien reçoit la force de croître dans la sainteté. Jésus agit aussi comme modèle parfait. En contemplant sa vie et en imitant ses attitudes, nous apprenons à aimer, pardonner et marcher dans la justice.
Enfin, Christ intercède pour nous auprès du Père.
Romains 8:34
35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée?
Il nous soutient dans notre marche quotidienne et sa présence dans notre vie transforme progressivement notre caractère, nous rapprochant de l’image de Dieu. Ainsi, Jésus-Christ est à la fois l’origine, le modèle et l’agent de notre sanctification. Notre coopération consiste à Lui rester fidèlement attaché.
2 – Le rôle du Saint-Esprit dans la sanctification
Le Saint-Esprit joue un rôle central dans la sanctification du croyant. Dès la conversion, Il prend résidence dans le cœur de l’homme, le rendant capable de vivre selon la volonté de Dieu le Père. Paul rappelle :
Romains 8:9
9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.
Le Saint-Esprit convainc le croyant de péché, le guide dans la vérité et l’aide à discerner les choix conformes à la volonté divine.
Jean 16:8-13
8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement:
9 en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi;
10 la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus;
11 le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.
12 J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant.
13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
Il transforme progressivement le cœur du chrétien et produit le fruit de l’Esprit :
Galates 5:22
22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;
Ces qualités sont la preuve concrète d’une vie sanctifiée.
En outre, le Saint-Esprit fortifie le croyant dans l’obéissance, le soutient dans les épreuves et l’encourage à persévérer dans la foi. Il éclaire la Parole de Dieu, la rendant vivante et efficace pour transformer la pensée et le comportement.
Hébreux 4:12
12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.
Ainsi, la sanctification n’est pas un effort humain isolé. Elle est une œuvre en coopération. Le croyant marche dans la sainteté en s’abandonnant à l’action continue de l’Esprit, qui l’amène progressivement à ressembler à Jésus-Christ, l’exemple parfait de sainteté.
Dieu a créé l’homme et la femme pour vivre en communion avec eux.
Genèse 1:27
27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.
Dans le jardin d’Éden, Adam et Ève jouissaient de la présence divine, d’une liberté parfaite et d’une mission claire : cultiver le jardin et garder la création.
Genèse 2:15
15 L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder.
Leur relation avec Dieu reposait sur la confiance et l’obéissance. Tant qu’ils ont suivi la Parole de Dieu, ils vivaient dans la paix, la joie et l’harmonie.
Cette communion, cependant, reposait sur un principe : l’obéissance. Dieu avait averti Adam de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, sous peine de mort.
Genèse 2:17
17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.
Ce commandement n’était pas une limite oppressive, mais une invitation à la confiance et à la dépendance envers le Créateur.
La tentation et la désobéissance
Le serpent, figure de Satan, introduit le doute et la convoitise dans le cœur de l’homme. Il dit à Ève :
Genèse 3:5
5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.
La tentation agit sur trois plans :
La convoitise de la chair (le désir de satisfaire un besoin immédiat).
La convoitise des yeux (l’attirance pour ce qui est séduisant).
L’orgueil de la vie (le désir d’indépendance et de puissance).
Jean résume ce triple danger :
1 Jean 2:16
16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.
Adam et Ève y ont succombé.
Genèse 3:6-7
6 La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.
7 Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.
En mangeant ainsi du fruit défendu, ils ont rompu délibérément l’alliance avec Dieu
Les conséquences du péché
La désobéissance entraîne immédiatement des conséquences graves :
La honte et la peur – Adam et Ève prennent conscience de leur nudité et se cachent de Dieu.
La rupture spirituelle – la communion intime avec Dieu est brisée.
La condamnation universelle – par leur faute, le péché et la mort entrent dans le monde.
Paul résume cette réalité :
Romains 3:23
23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;
Romains 6:23
23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.
Le péché n’est pas seulement une faute morale. C’est une rébellion contre Dieu, une puissance qui corrompt et qui sépare l’homme de son Créateur. Depuis Adam, l’humanité entière hérite de cette nature pécheresse.
L’espérance au cœur de la chute
Malgré la gravité de la désobéissance, Dieu annonce immédiatement une promesse de salut :
Genèse 3:15
15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
Cette prophétie, appelée le proto-évangile, annonce la venue d’un Sauveur qui vaincra le serpent. Jésus-Christ, la postérité de la femme, accomplira cette promesse par sa mort et sa résurrection.
Application personnelle
Reconnaître notre état de pécheur peut paraître comme une humiliation. Notre orgueil nous retient mais cet acte de repentance est une étape incontournable pour recevoir la grâce en s’appropriant le sacrifice de Jésus à la croix. Sans Christ, nous restons séparés de Dieu. Accepter la vérité du péché ouvre la porte au salut.
N’essayons pas de justifier ou de minimiser notre péché. Reconnaissons notre condition devant Dieu. La honte, la peur et la séparation spirituelle ne peuvent disparaître que par la repentance et la foi en Jésus-Christ.
2 – La promesse : Dieu annonce un Sauveur
L’espérance au cœur du jugement
Dès la chute, Dieu ne laisse pas l’homme dans le désespoir. Alors qu’Adam et Ève viennent de désobéir, Dieu annonce une promesse extraordinaire. Au serpent, il déclare :
Genèse 3:15
15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
Ce verset est la première annonce de l’Évangile. Il préfigure la victoire future de Jésus-Christ sur Satan. Déjà, Dieu révèle son plan de rédemption : un Sauveur viendra restaurer la relation brisée.
Les promesses de l’alliance
Dieu renouvelle cette promesse à travers l’histoire biblique :
À Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ».
Genèse 12:3
3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.
Cette bénédiction trouve son accomplissement en Jésus-Christ, la descendance promise.
À Moïse et Israël : par la loi et les sacrifices, Dieu annonce l’ombre du salut futur. Le sang des animaux préfigure le sacrifice parfait de l’Agneau de Dieu.
À David : « Ton trône sera affermi pour toujours ».
2 Samuel 7:16
16 Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi
Cette promesse messianique s’accomplit dans la royauté éternelle du Christ.
Tout l’Ancien Testament trace une ligne de promesses convergeant vers une seule personne : Jésus.
Les prophéties messianiques
Les prophètes annoncent avec précision l’identité et l’œuvre du Sauveur :
Ésaïe 7:14
14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.
Ésaïe 9:5-6
5 Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.
6 Donner à l’empire de l’accroissement, Et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, L’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, Dès maintenant et à toujours: Voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées.
Tout le chapitre d’Ésaïe 53 parle de Jésus et notamment de son sacrifice. Il y est présenté comme le serviteur souffrant « méprisé et abandonné des hommes » qui portera nos péchés et nous apportera la guérison.
Michée 5:1
1 Et toi, Bethléhem Éphrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l’origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l’éternité.
Ces prophéties montrent que le salut ne viendrait pas d’un système religieux ou d’efforts humains, mais d’une personne : Jésus-Christ, le Fils de Dieu.
L’accomplissement en Jésus-Christ
Le Nouveau Testament confirme que Jésus est l’accomplissement parfait des promesses de Dieu.
Galates 4:4-5
4 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,
5 afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.
2 Corinthiens 1:20
20 car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.
En Jésus, Dieu tient sa parole. La promesse faite dès la chute, va s’accomplir pleinement à la croix et dans la résurrection.
Application personnelle
Dieu n’abandonne jamais ses enfants. Même quand s’ils chutent, il a un plan de restauration. Sa fidélité est inébranlable. Les promesses de la Bible ne sont pas de simples paroles anciennes et désuètes. Elles s’accomplissent dans notre vie par la foi en Christ.
Ne laissons pas le doute ou l’épreuve nous faire oublier les promesses de Dieu. Ce qu’il dit, il l’accomplit toujours. Mettons notre confiance en Jésus, l’accomplissement vivant de toutes les promesses divines.
Ésaïe 55:11
11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.
3 – La rédemption : Jésus accomplit le salut
Jésus, l’Agneau de Dieu
Depuis la chute, l’humanité se trouve captive du péché et de la mort. Les sacrifices d’animaux de l’Ancien Testament rappelaient sans cesse cette réalité.
Hébreux 9:22
22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.
Mais ces sacrifices restaient insuffisants. Ils annonçaient seulement le sacrifice parfait de Jésus-Christ.
Jean 1:29
29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.
Jésus est présenté comme l’Agneau sans défaut, venu pour offrir sa vie en rançon pour beaucoup.
Marc 10:45
45 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.
La croix est le cœur de la rédemption
À la croix, Jésus accomplit l’œuvre du salut :
Il prend sur lui nos péchés.
2 Corinthiens 5:21
21 Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.
Il porte la condamnation que nous méritions.
Ésaïe 53:5-6
5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.
Il réconcilie l’homme avec Dieu.
2 Corinthiens 5:19
19 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.
La croix n’est pas un accident tragique, mais le centre du plan de Dieu pour sauver l’humanité.
La résurrection est la victoire sur la mort
La rédemption ne s’arrête pas au vendredi saint. Le troisième jour, Jésus ressuscite, scellant sa victoire sur le péché, la mort et l’enfer.
Luc 24:6
6 Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée,
La résurrection prouve que son sacrifice a été accepté par Dieu. Elle inaugure une nouvelle ère : ceux qui croient en lui, reçoivent la vie éternelle.
Romains 4:25
25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.
1 Corinthiens 15:20-22
20 Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.
21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.
22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,
Le salut offert à tous
La rédemption accomplie par Jésus, n’est pas limitée à un peuple, à une race, à une culture ou à une époque. Elle est universelle, accessible à tous ceux qui croient.
Jean 3:16
16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Actes 4:12
12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.
Le salut est un don gratuit de la grâce de Dieu, reçu par la foi seule, et non par les œuvres.
Éphésiens 2:8-9
8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
9 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.
Application personnelle
La rédemption en Christ n’est pas seulement une vérité historique, elle transforme notre vie aujourd’hui. En croyant en Jésus, nous sommes pardonnés, réconciliés avec Dieu et libérés de la condamnation.
Approprions-nous ce salut par la foi. Rejetons l’idée de mériter la grâce de Dieu. Recevons-la comme un don parfait en Christ. Marchons chaque jour dans la reconnaissance, la liberté et la joie qu’offre la croix et la résurrection.
4 – La sanctification : Dieu forme un peuple à son image
Un peuple mis à part pour Dieu
Le salut ne s’arrête pas au pardon individuel. Dieu a toujours voulu former un peuple qui lui appartienne. L’apôtre Pierre le rappelle.
1 Pierre 2:9
9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,
Ainsi, la sanctification n’est pas une option pour le croyant, mais elle est le fruit normal du salut.
La transformation à l’image de Christ
Dieu nous a prédestinés à ressembler à son Fils.
Romains 8:29
29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.
Par le Saint-Esprit, le croyant est transformé de l’intérieur.
2 Corinthiens 5:17
17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
Galates 5:22
22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;
Le fruit de l’Esprit se manifeste progressivement.
Cette transformation ne se fait pas en un instant, mais dans un processus quotidien de toute une vie, où le croyant apprend à obéir, à renoncer au péché et à manifester le caractère de Jésus.
Une marche de sainteté et d’obéiss
ance
Être sanctifié signifie être mis à part pour Dieu. Cela implique.
Rejeter les anciennes pratiques.
Éphésiens 4:22-24
22 eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,
23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,
24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.
Marcher dans l’obéissance et l’amour.
Jean 14:15
15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.
Se laisser purifier et sanctifier par la Parole et l’Esprit.
Jean 17:17
17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.
Éphésiens 5:26
26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole,
La sanctification engage donc le croyant à vivre une foi active, visible dans ses relations, ses choix et son caractère.
La sanctification : une œuvre de l’Esprit
Elle n’est pas une performance humaine. Elle s’opère par la puissance de l’Esprit.
Philippiens 2:13
13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.
2 Corinthiens 3:18
18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.
Ainsi, la vie chrétienne n’est pas une simple réforme morale, mais une œuvre surnaturelle du Saint-Esprit.
Application personnelle
La sanctification rappelle que le salut est à la fois un don et un chemin. Nous sommes sauvés gratuitement par grâce, mais nous sommes aussi appelés à progresser chaque jour dans la ressemblance avec Christ.
Laissons le Saint-Esprit produire son fruit en nous. Cherchons la sainteté dans nos pensées, nos paroles et nos actes. Ne considérons pas notre foi comme statique : Dieu veut nous transformer chaque jour pour refléter l’image de Jésus en nous.
5 – La mission : Témoigner de l’Évangile
Le mandat universel de Jésus
Avant de retourner au ciel, Jésus a confié à ses disciples une mission claire et incontournable.
Matthieu 28:19-20
19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Ce commandement n’était pas réservé aux apôtres et à ses disciples du premier siècle. Il concerne toute l’Église et tous croyants, jusqu’à aujourd’hui.
La puissance pour être témoins
Cette mission n’est pas laissée à nos seules forces. Jésus a promis le Saint-Esprit :
Actes 1:8
8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.
Être témoin signifie refléter Jésus par nos paroles, nos actes et notre caractère. L’évangélisation n’est pas seulement un discours, mais une vie transformée qui attire les autres à Christ.
Le témoignage d’une vie et l’action du Saint-Esprit, sont plus efficaces qu’un beau discours.
1 Corinthiens 2:4
4 Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une action manifeste de l’Esprit et de puissance.
Une mission globale et urgente
Le plan de Dieu ne concerne pas seulement le salut individuel, mais aussi la rédemption des nations. Jésus a annoncé en :
Matthieu 24:14
14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.
Ainsi, la mission de l’Église est directement liée au retour de Christ. Plus l’Évangile progresse, plus nous nous approchons de l’accomplissement final du plan de Dieu.
Les moyens de la mission
La mission se vit de plusieurs manières :
Personnellement : en témoignant dans sa famille, son voisinage, son milieu professionnel.
Communautairement : en participant à l’œuvre de l’Église, au soutien missionnaire, à la prière.
Globalement : en soutenant ou en prenant part à l’évangélisation des peuples non atteints.
Chaque croyant a un rôle à jouer, selon ses dons et ses opportunités.
Application personnelle
Nous ne sommes pas sauvés seulement pour nous-mêmes. Nous faisons partie du plan de Dieu pour notre entourage et pour le monde. Jésus nous appelle à être ses témoins là où il nous a placés.
Ne gardons pas pour nous la Bonne Nouvelle. Partageons notre témoignage, soutenons la mission de notre Église, et soyons une petite lumière dans les ténèbres. Considérons notre quotidien comme un terrain de mission.
Le plan de Dieu culmine avec le retour glorieux de Jésus-Christ. Il reviendra pour établir son royaume parfait et restaurer toute chose : « Voici, je fais toutes choses nouvelles »
Apocalypse 21:5
5 Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.
Apocalypse 21:4
4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
Le retour de Christ n’est pas seulement un événement futur, mais la promesse qui soutient notre marche dans la foi. Ce retour marque l’accomplissement de tout le plan divin.
La résurrection et la vie éternelle
Tous ceux qui sont en Christ ressusciteront pour vivre avec Lui pour l’éternité.
1 Thessaloniciens 4:16-17
16Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.
17 Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
Cette résurrection concerne à la fois le corps et l’esprit. La glorification transforme le croyant en une nouvelle créature parfaitement conforme à l’image de Christ.
Une création nouvelle
Le plan de Dieu inclut non seulement le salut individuel, mais la restauration complète de la création.
Apocalypse 21:5
5 Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.
La glorification implique un monde purifié, sans douleur, sans souffrance, ni mort. Les croyants vivront dans la présence parfaite de Dieu, dans un corps glorifié et dans une relation intime avec Lui pour toujours.
Application personnelle
La glorification transforme notre perspective quotidienne :
Elle nous aide à affronter et à surmonter les épreuves, car notre espérance ne s’appuie pas sur les réalités passagères de ce monde, mais sur la promesse d’une gloire éternelle.
Elle nous encourage à marcher dans la fidélité et la sainteté, convaincus que chaque effort, même caché aux yeux des hommes, a une valeur éternelle devant Dieu.
Elle nous pousse à fixer notre regard sur l’avenir glorieux avec Christ. Nos souffrances présentes ne sont que temporaires. L’espérance de la vie éternelle nous communique force, courage et persévérance.
Ayons la même attitude que Paul :
Philippiens 3:13-14
13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,
14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.
N’oublions pas non plus ce que Dieu affirme dans sa Parole :
Deutéronome 29:29
29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.
Ainsi, Dieu révèle clairement ce qui nous concerne, pour que nous mettions sa volonté en pratique et marchions vers l’espérance de la gloire.
Matthieu chapitre 17 dévoile la gloire de Jésus lors de la transfiguration. Les disciples découvrent lors de cet événement sa vraie nature divine. Jésus enseigne aussi sur la foi simple, la prière, et annonce de nouveau sa mort. Un chapitre clé pour comprendre la puissance du Royaume et l’humilité du Roi.
1 Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne.
2 Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
3 Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.
4 Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.
5 Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection: écoutez-le!
6 Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur.
7 Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit: Levez-vous, n’ayez pas peur!
8 Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul.
Six jours après : Marc parle aussi de six jours quand Luc parle d’environ huit jours. Cela dépend de la façon dont les jours sont comptés. Cette différence ne présente pas un intérêt, mais dans les trois évangiles la transfiguration est directement reliée au verset de:
Matthieu 16:28
28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne. ( ou le royaume de Dieu. )
En manifestant de façon tangible sa divinité, Jésus montre que le royaume de Dieu est venu sur terre en sa personne. La transfiguration de Jésus confirme ce verset 28 : « quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne ».
Pour nous, la transfiguration de Jésus est en quelque sorte l’émanation de la divinité qui est en Jésus et qui émane de son corps. Dieu est dans le chrétien. On ne le voit pas. Mais il est en nous. Plus, nous travaillerons à notre sanctification pour être à la stature parfaite de Christ selon Ephésiens 4:13, quand nous serons glorifiés (avoir un corps glorieux à l’image de Jésus), dans la gloire de Dieu au ciel, c’est à dire après la mort, plus nous brillerons.
Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, : A plusieurs reprises nous voyons que Pierre, Jacques et Jean sont appelés à certains événements comme la ressuscitation de la fille de Jaïrus. (Marc 5:37 ; Luc 8:51), à Gethsémané. Seuls trois ont été choisis. Cela interpelle. Jésus ne faisait pas de favoritisme. Alors pourquoi ce choix ? Sans doute, étaient-ils plus spirituellement sensibles et enseignables car Jésus ne faisait pas de favoritisme.
Il peut y avoir eu encore un problème d’incrédulité pour les autres disciples, ce qui aurait pu empêcher certains miracles, comme il est écrit en :
Matthieu 13:58 ( à Nazareth)
58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.
Jésus fera au verset 20 le reproche aux disciples restés en bas de la montagne de leur incrédulité.
Matthieu 17:20
20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible.
Matthieu 17:1 … et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. : Matthieu présente toujours Jésus comme le nouveau législateur, comme le nouveau Moïse. La transfiguration de Jésus est à mettre en parallèle avec Exode 19:24 et Exode 24:2 lorsque Moïse monte sur la montagne vers l’Éternel mais aussi avec Exode 34:29 où il est dit que la peau du visage de ce dernier rayonnait.
La comparaison porte sur quatre éléments
1. Jésus comme Moïse étaient tous les deux sur une montagne;
2. Dieu parla du milieu d’une nuée dans les deux cas (cf. Exode 24:16);
3. Le visage de Moïse brilla (cf. Exode 34:29) comme tout le corps de Jésus a resplendi;
4. Ceux qui étaient autour de Moïse eurent peur, et les disciples qui accompagnaient Jésus ont été saisis d’une grande frayeur.
Attention cependant parce que le parallèle entre Moïse et Jésus se limite à cela. En effet, Moïse a reçu la Parole de Dieu alors que Jésus est la Parole de Dieu !
Lieu géographique du mont Thabor
Beaucoup, et notamment les catholiques, situent le lieu de la transfiguration au Mont Thabor. Or situer ce lieu à cet endroit n’est pas convainquant. En effet, La haute montagne dont il s’agit, serait plus probablement le mont Meron qui est la plus haute montagne d’Israël et qui se situe sur la route reliant Césarée de Philippe (Matthieu 16) à Capernaüm, tous deux au nord du lac de Tibériade , alors que le mont Thabor se trouve bien plus bas, au sud du lac de Tibériade à la hauteur de Nazareth.
L’apôtre Pierre confirmera cet évènement de la transfiguration dans sa deuxième lettre.
2 Pierre 1:16-18
16 Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.
17 Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.
18 Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne.
Matthieu 17:2:Il fut transfiguré : le mot grec ‘’metamorphoo’’ est traduit par transformé en Romains 12:2, et il est traduit de la même façon en 2 Corinthiens 3:18 quand il s’agit de nous.
Matthieu 17:2
… son visage resplendit comme le soleil ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Les vêtements blancs sont la caractéristique des êtres célestes, anges ou saints glorifiés.
Matthieu 17:3
3 Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.
Il est difficile de donner une juste explication symbolique de la présence de Moïse et d’Élie. Il est possible que Moïse représente la loi et qu’Élie représente les prophètes, comme il est écrit en différents versets :
Matthieu 5:17
17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
Cette présence de Moïse et d’Élie est l’affirmation d’une vie consciente dans l’au-delà après la mort physique.
Matthieu 17:4 – Ce verset montre que Pierre est toujours à l’initiative, toujours à l’avant, anticipant toute demande. Tel est son caractère. Cette expérience révèle aux trois disciples la nature divine de Jésus. La nuée lumineuse est un rappel de la nuée (shekinah) de l’Ancien Testament qui symbolise la présence Dieu. La voix qui se fait entendre, rappelle ce qui s’est passé lors du baptême de Jésus.
En Luc 9:35
35 Et de la nuée sortit une voix, qui dit: Celui-ci est mon Fils élu: écoutez-le!
Ces paroles de Luc sont une combinaison des versets du Psaumes 2:7 et de Ésaïe 42:1
Psaumes 2:7
7 Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui.
Ésaïe 42:1
1 Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations.
Le chapitre 42 d’Ésaïe annonçait la venue de Jésus en tant que serviteur souffrant.
Écoutez-le : fait référence à:
Deutéronome 18:15
15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!
Les apôtres comme le peuple au mont Sinaï, ont été pris de frayeur à la voix de Dieu. Dans tout son évangile, Matthieu donne un certain nombre de détails en lien avec Moïse sur la montagne de Sinaï.
.
2 – La venue d’Élie
Matthieu 17:9-13
9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts
10 Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ?
11 Il répondit: Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses.
12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.
13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.
L’ordre donné à ses disciples par Jésus de garder secrète la vision qu’ils ont eue, est de la simple sagesse vis-à-vis du peuple comme des autorités religieuses. Comme il le précise, il y aura un temps pour parler de cela. Ce n’est qu’à la Pentecôte, quand ils aurons reçu le baptême du Saint Esprit, que les disciples pourront parler ouvertement de cela.
Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? : Les scribes , les érudits, s’appuyaient sur les écrits du prophète Malachie.
Malachie 3:1
1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.
Malachie 4:5
5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.
Jean le Baptiste n’était pas Élie ressuscité, mais il accomplissait symboliquement le ministère de préparation annoncé par Malachie. C’est dans ce sens qu’il était Élie.
Jésus annonce ses souffrances à venir, mais les disciples ne pouvaient l’écouter car, comme le peuple juif, ils n’attendaient pas un messie souffrant, mais un messie glorieux qui vaincrait l’ennemi romain.
.
3 – La guérison d’un lunatique
Matthieu 17:14-18
14 Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se jeter à genoux devant Jésus, et dit:
15 Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique, et qui souffre cruellement; il tombe souvent dans le feu, et souvent dans l’eau.
16 Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir.
17 Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici.
18 Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même.
aie pitié de : est une expression qui se retrouve principalement dans les Psaumes. Il s’agit d’un appel à la miséricorde de Dieu.
Ésaïe 33:2
2Éternel, aie pitié de nous! Nous espérons en toi. Sois notre aide chaque matin, Et notre délivrance au temps de la détresse !
La puissance et la compassion de Jésus étaient des ‘’signes’’ de sa messianité, mais les chefs religieux refusaient de les reconnaître.
Ésaïe 35:2-6
2 Elle se couvrira de fleurs, et tressaillira de joie, Avec chants d’allégresse et cris de triomphe; La gloire du Liban lui sera donnée, La magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l’Éternel, la magnificence de notre Dieu.
3 Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent;
4 Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.
5 Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;
6 Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;
Ésaïe 61:1-3
1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;
2 Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;
3 Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.
Ces mêmes versets de Ésaïe 61 furent lus par Jésus dans la synagogue de Nazareth (Luc 4:17-19)
Race incrédule et perverse : ici le mot grec ‘’genea’’ est traduit par race et dans d’autres passages, il est traduit par génération « une génération méchante et adultère ». La question est de savoir à qui s’adressait Jésus par ces mots ?
S’adressait-il-aux disciples, à la foule, aux chefs religieux ou d’une manière générale à l’homme déchu ?
Jésus utilise l’expression de ‘’race perverse ‘’ de Deutéronome 32:5 , 20.
Matthieu 17:19-21
19 Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon?
20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.
21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.
Le Nouveau Testament fait une différence entre la maladie physique et la possession démoniaque. Jésus qui jeunait et priait, a pratiqué ici un exorcisme et non une guérison.
Dans l’image de la foi qui déplace la montagne, rappelons-nous que Jésus vient de descendre de la montagne et que les disciples ont encore cette montagne devant leurs yeux.
Marc dans son évangile donne quant à lui, plus de détails et insiste sur l’incrédulité.
Marc 9:21-24
21 Jésus demanda au père: Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive? Depuis son enfance, répondit-il.
22 Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.
23 Jésus lui dit: Si tu peux!… Tout est possible à celui qui croit.
24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité!
Ce passage de Marc révèle l’attitude d’un père conscient de sa faiblesse spirituelle. Celui-ci reconnaît faire partie de ceux qui luttent contre l’incrédulité. Jésus met en lumière ce problème en rappelant : « Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé… » (Matthieu 17:20). Ainsi, l’incrédulité empêche l’action de Dieu. Cependant, elle n’est pas toujours seule en cause. Le doute agit aussi souvent comme une force qui freine, voire neutralise la foi, alors même qu’elle existe déjà dans le cœur.
L’incrédulité aussi grande qu’une montagne peut être chassée par une foi pas plus grande qu’un grain de sénevé.
Matthieu 17:20
20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.
Marc 11:23
23 Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.
C’est ce qui est dit en:
Hébreux 11:1
1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.
Bien souvent, nous sommes des hommes de peu de foi, ce qui revient à dire que nous doutons. Jésus a reproché par quatre fois ses disciples leur manque de foi, et il ne s’adressait pas à la foule quant il faisait cela, mais à chaque fois à ses disciples. Cela devrait nous encourager quand nous lisons dans la Bible ce dont ils ont été capables ensuite.
Il faut faire la différence entre le peu de foi et l’incrédulité qui est une absence totale de foi caractérisant un rejet complet de Jésus qui va jusqu’à nier l’évidence.
Matthieu 21:21
21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.
Dans nos vies, la montagne est l’image d’un problème majeur qui nous parait insurmontable. Là dans ce verset, la pensée est celle d’aplanir les difficultés qui se dressent devant nous pour ouvrir le chemin de la foi en Dieu. C’est la mission reçue et accomplie par Jean Baptiste. C’est un travail personnel à faire par tout chrétien. Celui-ci doit chasser tout doute pour accueillir le Seigneur.
Ésaïe 40:3-5
3 Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.
4 Que toute vallée soit exhaussée, Que toute montagne et toute colline soient abaissées! Que les coteaux se changent en plaines, Et les défilés étroits en vallons!
5Alors la gloire de l’Éternel sera révélée, Et au même instant toute chair la verra; Car la bouche de l’Éternel a parlé.
Au verset 5, le but est clairement dit: « Alors la gloire de l’Éternel sera révélée. »
.
4 – Jésus annonce sa mort et sa résurrection
Matthieu 17:22-23
22 Pendant qu’ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes;
23 ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. Ils furent profondément attristés.
Marc (9:32) et Luc (9:45) précisent qu’ils ne comprenaient pas, et qu’ils craignaient de l’interroger.
Jésus commençait à préparer ses disciples à pouvoir comprendre ce qui allait arriver dans la dernière semaine de sa vie. Ce passage nous apprend que Jésus allait être livré aux Gentils/Païens (c’est à dire aux Romains)
Matthieu 20:19
19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.
Il est surprenant que les chefs religieux croient possible la résurrection de Jésus ( les pharisiens croyaient à la résurrection)
Matthieu 27:63-64
63 et dirent: Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai.
64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.
Quand les disciples eurent du mal à reconnaître Jésus ressuscité !
Luc 24:36-38
36 Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous!
37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.
38 Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs?
.
5 – L’impôt du temple
Matthieu 17:24-27
24 Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre, et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes?
25 Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit: Que t’en semble, Simon? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts? de leurs fils, ou des étrangers?
26 Il lui dit: Des étrangers. Et Jésus lui répondit: Les fils en sont donc exempts.
27 Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.
Quand Jésus et ses disciples sont arrivés à Capharnaüm, ceux qui collectaient l’impôt de deux drachmes pour l’entretien du Temple à Jérusalem, se sont manifestés auprès de Pierre pour que Jésus le paye. Cette redevance était volontaire, mais considérée comme importante et obligatoire par les religieux.
Le raisonnement de Jésus était que le Temple était la maison de Dieu sur terre. Jésus rappelle par ses mots sa nature divine, sa messianité. En tant que Fils de Dieu, il n’était pas dans l’obligation de payer cet impôt. Cependant, il ne voulait pas créer de polémique. Le problème était que ni Pierre, ni Jésus n’avaient pas d’argent. Ce ne fut pas un obstacle insurmontable comme une montagne. Ici, dans cet épisode, il va s’agir de la mise en action de la foi qui a eu pour conséquence de pécher un poisson … et le résultat fut la découverte d’un statère (valant deux drachmes) dans la bouche de cet animal.
.
6 – Leçon à retenir et application personnelle
Matthieu 17 met en lumière quatre vérités centrales :
La gloire de Christ – La transfiguration est la manifestation de la divinité de Jésus. C’est un rappel de ce que Dieu le Père a dit lors du baptême en Matthieu 3:17
Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Suivi d’un ordre :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » (Matthieu 17:5).
La faiblesse de la foi – La foi ne doit pas reposer sur nos capacités, mais sur la puissance du nom de Jésus.
La voie de l’humilité – Jésus annonce à nouveau sa mort et sa résurrection (Matthieu 17:22-23). La gloire passe par la croix, symbole de l’humiliation extrême.
La soumission – Jésus en payant l’impôt du temple (Matthieu 17:27), montre sa soumission volontaire.
Pour vivre notre future transfiguration, auprès de Jésus, nous devons croire en Jésus, fils de Dieu, chasser toutes formes d’incrédulité, développer notre foi en Jésus, en la puissance de son nom, écouter Jésus et lui obéir en nous soumettant à sa volonté.
Ésaïe 16:5 révèle l’espérance d’un règne juste et fidèle. Ce verset prophétique annonce une royauté fondée sur la bonté divine, accomplie pleinement en Jésus-Christ, juge équitable et roi éternel.
Un trône affermi par la bonté et la justice – Ésaïe 16:5
5 Et le trône s’affermira par la clémence; Et l’on y verra siéger fidèlement, dans la maison de David, Un juge ami du droit et zélé pour la justice.
Ésaïe 16:5
Ce verset nous oriente vers une vision messianique. Dans un monde marqué par l’injustice et la violence, ce verset annonce l’établissement d’un trône fondé sur la bonté et la fidélité.
Cette prophétie se rattache à la lignée de David, car Dieu avait promis une descendance éternelle à ce roi choisi.
2 Samuel 7:16
16 Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi.
Jésus-Christ incarne l’accomplissement parfait de cette promesse. En lui, le trône s’affermit non par la force, mais par la justice et la grâce.
Dans nos sociétés, beaucoup de dirigeants règnent par la peur ou la domination. Mais le règne de Christ contraste radicalement avec eux, car il s’établit sur la vérité et la fidélité. Son jugement ne fléchit jamais devant le favoritisme ni la corruption.
De plus, ce verset apporte consolation. Le trône de Dieu ne chancelle pas. Ainsi, même quand le mal semble triompher, sa justice demeure.
Apocalypse 11:15 proclame :
15 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles.
Ainsi, Ésaïe 16:5 nourrit notre espérance. Le règne de Jésus, affermi par bonté et justice, nous appelle à vivre dès maintenant sous son autorité aimante et équitable.
.
5 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.
Matthieu chapitre 14 nous plonge dans un contraste saisissant : la mort tragique de Jean-Baptiste et la puissance de Jésus nourrissant les foules et marchant sur les eaux. Ce chapitre révèle la souveraineté et la divinité de Jésus-Christ face à la souffrance humaine ce qui renforce la foi en Lui.
1 En ce temps-là, Hérode le tétrarque, ayant entendu parler de Jésus, dit à ses serviteurs: C’est Jean Baptiste!
2 Il est ressuscité des morts, et c’est pour cela qu’il se fait par lui des miracles.
3 Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère,
4 parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.
5 Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu’elle regardait Jean comme un prophète.
6 Or, lorsqu’on célébra l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa au milieu des convives, et plut à Hérode,
7 de sorte qu’il promit avec serment de lui donner ce qu’elle demanderait.
8 A l’instigation de sa mère, elle dit: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean Baptiste.
9 Le roi fut attristé; mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda qu’on la lui donne,
10 et il envoya décapiter Jean dans la prison.
11 Sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère.
12 Les disciples de Jean vinrent prendre son corps, et l’ensevelirent. Et ils allèrent l’annoncer à Jésus.
Attention : les versets 1 et 2 ne sont que l’introduction des versets suivants. Cependant, chronologiquement ils se placent après le verset 12.
Hérode le tétrarque devait être tourmenté par la mort de Jean Baptiste qu’il avait organisée. il est à noter qu’aucun miracle n’avait été attribué à Jean Baptiste.
Josèphe Flavius, historien romain juif, relate l’enfermement de Jean dans la forteresse Machaérus située près de la mer morte du côté de la Jordanie.
Matthieu 14:4
4 parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.
Cette accusation était fondée soit sur le fait que le lien familial entre Hérode Antipas et Hérodias (sa nièce) était trop proche pour être des mariés (cf. Lévitique 18:16), soit hypothèse la plus probable, sur le fait qu’ils avaient été tous deux illégalement divorcés (cf. Deutéronome 24:1-4).
La relation d’Hérode et de Jean Baptiste était complexe :
Marc 6:20
20 Mais elle ne le pouvait; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint; il le protégeait, et, après l’avoir entendu, il était souvent perplexe, et l’écoutait avec plaisir.
Les Antiquités juives 18.5.4 de Flavius Josèphe mentionne le nom de Salomé la fille d’Hérodias.
Il est surprenant que celle-ci, une princesse, danse devant les convives masculins car les femmes qui dansaient étaient considérées comme immorales, et étaient souvent des esclaves. La danse exécutée était sensuelle, ce qui a été l’objet de convoitise de la part d’Hérode. La moralité dans la famille d’Hérode le grand, apparait plus que douteuse. Salomé, la fille d’Hérodias, devait avoir entre douze et dix sept ans. En effet, le mot « Korasion » est utilisé veut dire jeune fille. C’est le mot qui a été utilisé pour la fille de Jaïrus où il est dit qu’elle avait douze ans (Marc 5:41-42)
Est-ce qu’Hérodias a poussé sa fille à danser devant Hérode ? Il est certain que la jeune fille était sous l’influence de sa mère et que la demande fut faite à l’instigation de sa mère.
Dans son sermon sur la montagne, Jésus avait dit :
Matthieu 5:10
10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!
Ce verset s’applique pleinement à la personne de Jean Baptiste. Pour ce qui nous concerne Paul dit :
2 Timothée 3:12
12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.
.
2 – La multiplication des pains
Matthieu 14:13-21
13 A cette nouvelle, Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l’écart dans un lieu désert; et la foule, l’ayant su, sortit des villes et le suivit à pied.
14 Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades.
15 Le soir étant venu, les disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages, pour s’acheter des vivres.
16 Jésus leur répondit: Ils n’ont pas besoin de s’en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.
17 Mais ils lui dirent: Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons.
18 Et il dit: Apportez-les-moi.
19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.
20 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.
21 Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfant s.
En Matthieu 14:13
L’expression « A cette nouvelle », fait suite à la mort de Jean-Baptiste après que Jésus en ait été informé par ses disciples.
Jésus part alors à l’écart dans un lieu désert, fort probablement pour prier comme il le faisait habituellement à plusieurs reprises. Cependant, la foule va le suivre.
Jésus va alors répondre aux besoins de cette foule sans se lasser, ni s’impatienter. Face à elle, Il est ému de compassion. Cette expression pour Jésus, est utilisée huit fois dans les Évangiles, ce qui montre son amour pour les hommes.
Ce lieu désert ne signifie pas que le lieu était désertique mais simplement qu’il n’y avait pas de ville ou de grand village à proximité.
La multiplication des pains, comme la tempête durant laquelle Jésus marche sur les eaux, constituent des temps de formation pour les disciples.
Dieu pourvoit aux besoins. Mais Matthieu donne deux autres enseignements au sujet des douze paniers pleins des restes, c’est que Dieu pourvoit au-delà de nos besoins, mais que nous ne devons pas gaspiller les bienfaits de Dieu.
La prière de Jésus lors de cette multiplication des pains, est un enseignement sur la prière et sur sa puissance. Quand Jésus a levé les yeux vers le ciel et qu’il a rendu grâce, il priait !
la multiplication des pains
La multiplication des pains rappelle plusieurs épisodes, ceux de :
Exode 16 – Quand Dieu donne au peuple la manne comme nourriture.
1 Rois 17 – Quand Elie rencontre la veuve de Sarepta et qu’a lieu le miracle de la farine.
Matthieu 4:1-4 – Quand Jésus est confronté à Satan qui lui demandait de changer les pierres en pain. Le Seigneur pouvait faire ce miracle, mais la motivation n’aurait pas été bonne parce qu’égoïste.
La multiplication des pains répondait à deux objectifs, celui de répondre aux besoins de la foule et celui d’enseigner les disciples.
L’apôtre Jean qui rapporte ce même évènement, ajoute que la foule voulait faire roi, Jésus.
Jean 6:15
15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.
Cette multiplication des pains de Matthieu 14, est aussi une préfiguration de la sainte cène expliquée par Paul en 1 Corinthiens 11
1 Corinthiens 11:24
24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.
Matthieu 14:19
19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.
.
3 – Jésus marche sur les eaux
Matthieu 14:22-27
22 Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule.
23 Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul.
24 La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire.
25 A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.
26 Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C’est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.
27 Jésus leur dit aussitôt: Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur!
Jésus renvoie la foule et accomplit ce pourquoi il était venu faire dans ce lieu : prier !
C’est pourquoi, il ordonne à ses disciples de passer de l’autre côté de la mer de Galilée.
C’était pour cette raison que Jésus avait besoin de se retirer à l’écart, pour aller prier et parler avec le Père de la suite de son ministère. C’est aussi en cela que Jésus est notre modèle. En effet, nous devrions avoir une vie de prière comme lui pour chercher la face de Dieu afin de connaître sa direction.
Sans dire qu’il y avait de la tempête, la mer était très agitée par les vents.
Matthieu 14:25 – la quatrième veille de la nuit correspond au découpage romain de la nuit, et va de 3 heures du matin à 6 heures du matin. À l’origine, les juifs décomposaient la nuit en trois veilles.
Les disciples dans la barque ne progressaient pas en raison des vents contraires et de la mer agitée. Dans la semi-obscurité, avec la barque qui est secouée, ils ont vu une forme marcher sur l’eau. Comment imaginer que cela puisse être un homme ? Aucun homme n’est capable de marcher sur les eaux. Pour eux, il s’agissait donc d’un fantôme ! Plus tard après la résurrection quand Jésus viendra les visiter dans la chambre haute, il ne pouvait croire que Jésus était présent au milieu d’eux, et que ce qui leur apparaissait, était un esprit.
Marc dans son Évangile donne une précision sur cet évènement de Jésus marchant sur l’eau.
Marc 6:51-52
51 Puis il monta vers eux dans la barque, et le vent cessa. Ils furent en eux-même tout stupéfaits et remplis d’étonnement;
52 car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.
En fait, ils n’avaient pas encore réalisé la divinité de Jésus, et que de ce fait il dominait sur toute la création.
Luc 24:37
37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.
Dans la barque ils pouvaient craindre que la barque coule sous les flots et dans la chambre haute, ils étaient dans la crainte des autorités religieuses.
L’expression : « c’est moi, n’ayez pas peur », rappelle le « Je suis » de Dieu.
.
4 – Pierre marche vers Jésus
Matthieu 14:28-33
28 Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.
29 Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.
30 Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi!
31 Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?
32 Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.
33 Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu.
Si Marc et Jean relatent l’épisode de Jésus marchant sur l’eau, seul Matthieu rapporte ce passage des versets 28 à 32.
Pierre était un personnage très impétueux et était un mélange de grande foi et de grand doute. Il faudra la pentecôte pour que le doute soit chassé et que la foi grandisse.
C’est cet épisode qui est à l’origine de l’expression « garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les circonstances ». Le fait de fixer les yeux fixés sur Jésus, maintient notre foi alors que le fait de regarder aux circonstances, génère le doute. Si la foi grandit, elle chasse le doute. Si le doute grandit, la foi diminue.
N’oublions pas que nous n’avons pas besoin d’une foi grande comme une montagne pour déplacer un grain de moutarde, mais à l’inverse, que nous avons besoin d’une foi ferme, grosse comme un grain de moutarde, pour déplacer une montagne. Il s’agit ici d’une foi mise en Dieu qui fait que celui-ci va répondre à notre foi, en déplaçant la montagne.
La leçon est, de toujours se rappeler que dans les tempêtes de la vie, Dieu est là ! Invoquons-le.
Psaumes 34:7
7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.
.
5 – à Génésareth, la guérison des malades par la foi
Matthieu 14:34-36
34 Après avoir traversé la mer, ils vinrent dans le pays de Génésareth.
35 Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades.
36 Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.
Il n’est pas dit dans ces versets que Jésus ait fait quoique ce soit pour guérir les malades. Ceux-ci malades furent guéris parce qu’ils avaient manifesté la foi dans le simple fait de toucher le bord du vêtement du Seigneur comme la femme atteinte de perte de sang de:
Matthieu 9:20-21
20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.
21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.
La foi est le canal de la grâce divine. Il est vrai que la foi de ces personnes, était peut-être une foi superstitieuse car liée à un acte dit magique : « si je fais … » il y aura telle conséquence. Peut-être, mais ces personnes ne manifestent-elles pas une foi plus grande que celui qui s’approche de Jésus pour obtenir la guérison, ou comme ces personnes qui demandent qu’on leur impose les mains (même si c’est Jésus qui fait l’imposition des mains) ? Cela mérite réflexion.
.
6 – Leçon à retenir et application personnelle
Ce chapitre nous encourage à développer la foi en sachant que:
Jean 16:33
33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde
Jésus s’adresse à ses disciples pour leur annoncer ce qui se passera pour eux. Ainsi, le chrétien engagé connaîtra des tribulations dans sa vie personnelle, dans sa vie sociale à cause de sa foi.
Cependant, Dieu et Jésus sont toujours au contrôle. Quelles que soient les tempêtes de la vie, il est important de garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les éléments déstabilisant de la vie. La foi est notre moteur. C’est en approfondissant la connaissance et la compréhension de la Parole de Dieu sous la conduite du Saint-Esprit que notre foi grandira.
Romains 1:1,3-4 révèle l’identité divine et humaine de Jésus-Christ. Paul affirme avec clarté que Jésus, né de la postérité de David selon la chair, est puissamment déclaré Fils de Dieu par Sa résurrection.
Paul, serviteur de Jésus Christ, Romains 1:1,3-4
1 Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, –
3 et qui concerne son Fils (né de la postérité de David, selon la chair,
4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts), Jésus Christ notre Seigneur,
Romains 1:1,3-4
Jésus est né « de la postérité de David » (Romains 1:3), ce qui confirme son enracinement dans l’histoire d’Israël et l’accomplissement des promesses messianiques. Il est pleinement homme, ayant vécu nos réalités, nos souffrances et nos limites.
Cependant, Paul ajoute immédiatement une vérité essentielle : Jésus a été « déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts » (Romains 1:4). Cette résurrection ne marque pas seulement sa victoire sur la mort. Elle affirme avec force la divinité éternelle et la souveraineté universelle de celui-ci.
Ainsi, Jésus-Christ est l’envoyé de Dieu, à la fois serviteur souffrant et roi glorieux. Son humanité le rend proche. Sa divinité le rend digne d’adoration. Cette réalité nous appelle à une foi vivante, ancrée dans l’espérance de la résurrection.
Aujourd’hui encore, Christ se révèle comme sauveur et seigneur. Croire en Lui, c’est entrer dans une relation transformante avec le Fils de Dieu, puissant pour sauver, régner et renouveler nos vies.
.
C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!
La parabole des deux chemins en Matthieu 7:13-14, illustre le contraste entre la voie facile menant à la perdition et le chemin étroit conduisant à la vie. Jésus appelle ainsi à faire un choix clair et exigeant, soulignant que suivre Dieu demande une foi authentique et une obéissance sincère, loin des compromis et de la foule.
13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.
14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.
2- A qui s’adresse Jésus ?
Ce passage fait partie du Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7). Il s’agit d’un enseignement fondamental adressé à la foule qui suivait Jésus, mais aussi à ses disciples. Par extension, cet appel s’adresse à chacun de nous aujourd’hui, confrontés à ce même choix : quel chemin allons-nous prendre ?
3- Le contexte :
Cette parabole se place dans l’ensemble des enseignements que Matthieu a rassemblés. Jésus résume son message et invite à une réponse concrète. Cette parabole se présente aussi comme une partie de la conclusion de l’ensemble du sermon.
4- Explication de la parabole des deux chemins
Dans ce passage, Jésus évoque quatre éléments : deux portes et deux chemins, formant deux paires opposées :
d’un côté, la porte large et le chemin spacieux,
de l’autre, la porte étroite et le chemin resserré.
La porte large
Cette porte large est comparable à une porte cochère que l’on trouve dans les anciennes façades d’immeubles et conçue pour laisser passer des véhicules. Elle est haute, imposante et dotée de deux grands battants. Elle symbolise la facilité, le confort, et le courant majoritaire. On y entre sans réflexion, souvent porté par la foule. Beaucoup la choisissent. Cependant, se laisser entraîner par la foule, peut être dangereux et Jésus avertit : le chemin large qui se présente conduit à la perdition.
La porte étroite
En ce qui concerne la porte étroite, il s’agit d’une petite ouverture, souvent dissimulée, ne laissant passer qu’une personne à la fois, par laquelle il faut se courber pour entrer.
Les deux chemins
Le chemin spacieux ressemble à l’autoroute du soleil très animée un jour de départ en vacances : large, encombrée par des foules en quête de confort ou de plaisir. Ce chemin semble facile, mais il mène à la perdition, dit Jésus.
Le chemin resserré, en revanche, est comme un sentier de montagne, étroit, escarpé, raide, parfois isolé. Il demande persévérance, vigilance et foi.. Pourtant, c’est le chemin qui mène à la vie. Une belle image est celle du GR20, chemin de crête exigeant, où le Saint-Esprit est notre guide.
Choisir la porte étroite et le chemin resserré, c’est choisir un style de vie différent, souvent incompris, mais conduisant à la vie véritable.
5 – Marcher entre légalisme et antinomisme
Le chemin étroit évoque un sentier sur la crête d’une montagne, avec un danger de chute de chaque côté :
Le légalisme, d’un côté,
L’antinomisme, de l’autre.
Le légalisme Le légalisme est l’idée que l’obéissance stricte à la loi, voire à des règles humaines, peut assurer le salut. Il donne une apparence de piété, mais oublie la grâce et l’intention du cœur.
L’antinomisme À l’inverse, l’antinomisme rejette toute loi, sous prétexte que la grâce suffit. Il néglige la sainteté de Dieu et la transformation de vie attendue du croyant. ( la sanctification) L’antinomisme affirme que, puisque Jésus-Christ a accompli parfaitement la Loi, les chrétiens ne sont plus soumis à aucune règle morale et peuvent vivre sans contrainte légale, ce qui est une grave déviation de l’Évangile.
Cette doctrine met en avant la suprématie de la Grâce au point de considérer la Loi comme inutile, voire nuisible. Elle enseigne que la liberté chrétienne implique une absence totale d’obligation morale.
En résumé :
Le légalisme affirme que le salut dépend de l’obéissance scrupuleuse à la loi, en plus de la foi en Jésus.
L’antinomisme à l’inverse, enseigne que la foi en Jésus seule suffit, rendant toute loi caduque.
Ce genre de message n’est pas nouveau. En effet : Les versets 13 et 14 de Matthieu 7 constituent ce que la tradition appelle « les deux chemins » ou « les deux voies », un thème bien ancré dans l’Ancien Testament. Ce motif oppose deux styles de vie : l’un mène à la vie, l’autre à la perdition.
On retrouve cette idée dans plusieurs passages bibliques, en :
Psaume 1 : où le juste est comparé à un arbre planté près d’un courant d’eau, tandis que le méchant est comme la paille emportée par le vent.
Proverbes 4:10-19 : qui est un appel à suivre le chemin de la sagesse, en évitant le sentier des méchants.
Ésaïe 1:19-20 : où sont présentées deux issues opposées à l’appel de Dieu : bénédiction pour l’obéissance, jugement pour la rébellion.
et particulièrement en :
Deutéronome 30:15, 19 – les deux voies
15 Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal.
19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,
Jérémie 21:8
8 Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort.
Dans Matthieu 7:14, Jésus affirme : « Il y en a peu qui les trouvent », ce qui fait écho à:
Luc 13:23-24
23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit :
24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.
Jésus ici, appelle à l’effort spirituel pour entrer par la porte étroite, soulignant que le salut n’est pas automatique.
L’ordre spirituel : d’abord la porte, ensuite le chemin
Cet ordre est essentiel :
La porte représente la foi initiale en Jésus-Christ, la repentance, et la nouvelle naissance suivies du baptême par immersion.
Le chemin symbolise la vie chrétienne vécue en conformité avec Christ — le chemin de la sanctification.
Jésus est à la fois la porte et le chemin :
Jean 14:6
« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
Le mot »resserré » en grec
Le mot grec »thlibo » signifie être pressé, affligé, opprimé. Le chemin chrétien est fait de tension et de résistance parfois difficile, mais empreint de la présence de Dieu. Il appelle à la fidélité dans les épreuves, non au confort. Il demande renoncement, persévérance et foi.
Deux styles de vie opposés
Jésus oppose clairement deux modes de vie :
L’un centré sur soi-même avec le plaisir immédiat, la facilité qui mène à la perdition.
L’autre centré sur Dieu, l’obéissance, et l’espérance éternelle qui mène à la vie véritable.
Ce n’est pas simplement la fin qui diffère, mais toute la manière de vivre ici-bas.
6- Son application personnelle : quelle voie choisir ?
La parabole de la porte étroite est un appel personnel et urgent. Elle nous dit que :
Le salut commence par une décision initiale : entrer par la porte étroite, en recevant Jésus par la foi.
Cette décision transforme notre mode de vie : suivre un chemin parfois exigeant, mais plein de sens.
Elle fait deux mises en garde :
Il est naturel de préférer ce qui est large, visible, et facile.
Il est naturel de suivre la majorité.
Mais Jésus appelle à une démarche qui va à l’encontre du plus grand nombre, à un choix lucide et courageux :
Ce verset de Actes 4:12, rappelle une vérité fondamentale de la foi chrétienne. Jésus est l’unique et le seul chemin vers le salut. Cette déclaration, faite par Pierre devant le Sanhédrin, souligne l’exclusivité de l’œuvre de Christ pour l’humanité.
Pierre proclame : Jésus est celui qui sauve – Actes 4:12
12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom( que le nom de Jésus) qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.
Actes 4:12
Aujourd’hui, ce verset résonne comme un appel à la réflexion. Beaucoup cherchent des chemins alternatifs, des philosophies, ou des religions qui prétendent offrir une voie vers la paix ou le salut. Pourtant, comme le déclare Pierre, ces voies ne peuvent conduire qu’à la déception. Seul Jésus, par son sacrifice à la croix et sa résurrection, offre la véritable réconciliation avec Dieu.
Le salut en Jésus-Christ est gratuit et accessible à tous, mais il n’est offert que par la foi en Lui. Il n’y a pas d’autre moyen. Cette vérité doit nous guider dans notre quotidien, dans nos actions et dans nos choix. En effet, le salut ne réside pas dans nos œuvres, mais dans l’œuvre achevée de Jésus.
Pour nous aujourd’hui, ce verset rappelle l’importance de proclamer cette vérité. Jésus est le seul moyen de salut, et chaque croyant a la mission de partager ce message. Il ne s’agit pas de persuader par des arguments humains, mais de témoigner de l’amour et de la grâce qui ont été manifestés en Jésus.
Nous devons nous rappeler que le salut n’est pas une option parmi d’autres. Il est en Jésus seul.
.
Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
Actes 3:6-8 rapporte un miracle de guérison réalisé par Pierre. Ce passage met en lumière la puissance de Jésus Christ, transmise par l’Esprit Saint aux apôtres. Pierre, un simple homme, prononce des paroles de foi qui vont bouleverser la vie d’un mendiant.
Pierre guérit un boiteux à la belle porte – Actes 3:6-8
6 Alors Pierre lui dit: Je n’ai ni argent, ni or; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche.
7 Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes;
8 d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu.
Actes 3:6-8
Ce mendiant, infirme de naissance, se trouvait à la porte du temple. Chaque jour, il espérait des pièces de monnaie, mais ce jour-là, Pierre ne lui donne ni argent ni bien matériel. Au lieu de cela, il lui ordonne : « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! » Ce n’est pas la richesse terrestre qui guérit, mais la puissance divine, agissant au nom de Jésus.
En l’attrapant par la main, Pierre tire le mendiant. Immédiatement, celui-ci se lève, se fortifie, et entre dans le temple en marchant et en louant Dieu. Ce miracle rappelle que la vraie guérison, tant physique que spirituelle, vient par la foi en Jésus Christ. L’appel de Pierre est un appel à faire confiance à la puissance divine au-delà des ressources humaines limitées.
Pour aujourd’hui, ce passage nous invite à regarder au-delà des apparences et des solutions immédiates. L’appel à prier et à agir au nom de Jésus est plus qu’une formule. Il s’agit d’un acte de foi, d’un acte de croyance en la toute-puissante autorité du Christ ressuscité.
Cela appelle chacun à vivre selon cette vérité : la guérison véritable n’est pas seulement physique, mais spirituelle, dans l’âme et dans l’esprit.
.
« Ces signes accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons, ils guériront les malades. »
En Jean 11:25, Jésus déclare : « Je suis la résurrection et la vie. » Par cette affirmation, il révèle sa puissance sur la mort et son rôle essentiel dans notre salut. Jésus ne parle pas seulement d’une résurrection future, mais aussi de la vie éternelle qu’il offre dès maintenant à ceux qui croient en lui.
Jean 11:25 : Jésus, la résurrection et la vie éternelle.
« Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; »
Jean 11:25
Ce verset enseigne que Jésus est la source de la vie véritable, non seulement dans l’au-delà, mais aussi ici et maintenant. Il est celui qui transforme nos vies, qui donne un sens à notre existence quotidienne. En tant que résurrection, il a vaincu la mort, et en tant que vie, il offre une relation personnelle avec Dieu.
Aujourd’hui, ce passage nous appelle à avoir une foi vivante et active. En effet, Jésus nous invite à croire en lui comme le Sauveur et à vivre cette foi chaque jour. En le suivant, nous expérimentons une vie pleine de sens, de paix et d’espérance. La résurrection de Jésus nous assure que la mort n’a plus de pouvoir sur ceux qui croient en lui.
De plus, Jésus enseigne qu’il n’y a pas de vie véritable sans lui. La vie que nous ménerions sans lui serait incomplète, privée de l’espérance du salut. Par conséquent, ce verset invite à réfléchir sur notre relation avec Jésus : croyons-nous en lui comme la source de la vie éternelle ?
Dans un monde marqué par la souffrance et l’incertitude, cette vérité est un réconfort. Jésus, en tant que la résurrection et la vie, nous assure que, même dans la mort, il y a une promesse de vie nouvelle.
.
Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions en nouveauté de vie
En Jean 10:24-25, les Juifs interrogent Jésus. Celui-ci répond, mais les paroles de ces derniers restent empreintes de défi. Il leur explique que ses œuvres témoignent de son identité divine. Cependant, la vérité qu’il leur révèle, demeure incomprise par ceux qui ne croient pas. Ce passage invite chacun à réfléchir sur sa propre perception de Jésus.
24 Les Juifs l’entourèrent, et lui dirent: Jusques à quand tiendras-tu notre esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis-le nous franchement.
25 Jésus leur répondit: Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi.
Jean 10:24-25
Ces versets mettent chacun en face d’une question fondamentale : Croyez-vous en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, comme celui qui révèle la vérité divine ? Jésus ne se contente pas de déclarations abstraites, mais il appuie sa vérité par des actions concrètes, des miracles, des guérisons et des enseignements. Cela rappelle que la foi en lui ne doit pas être basée uniquement sur des paroles, mais sur les témoignages visibles de sa puissance divine.
Aujourd’hui, ce passage nous invite à renouveler notre engagement envers Jésus. Il nous encourage à vivre une foi active se manifestant par des œuvres concrètes et une relation personnelle avec lui. Jésus n’est pas seulement une figure historique ou un enseignant parmi tant d’autres. Il est le Christ, le Sauveur. C’est par lui que nous accédons à la vérité et à la vie éternelle. Dans un monde souvent marqué par l’incertitude et le doute, suivre Jésus est la voie de la vérité.
Il est crucial de nourrir notre foi, non seulement par des paroles, mais il faut la nourrir aussi par une relation authentique et des actions fondées sur la vérité de l’Évangile. Que ce passage rappelle à chacun qu’il faut rechercher constamment Jésus, croire en lui, et témoigner de sa vérité dans toutes nos actions.
.
Ayant les yeux fixés sur Jésus, auteur et consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix.
Hébreux chapitre 10 souligne la valeur unique du sacrifice de Christ, offrant un pardon complet et permanent. L’auteur exhorte les croyants à persévérer dans la foi, à s’encourager mutuellement et à ne pas abandonner leur assemblée.
Dans ce chapitre l’auteur approfondit son argumentation en introduisant de nouvelles idées, notamment l’obéissance de Christ à la volonté du Père, obéissance qui l’a conduit à se sacrifier pour le salut de l’humanité. Il explique également que la loi mosaïque n’était qu’une ombre des réalités à venir, une simple préfiguration du plan de rédemption en Christ. Comme toute ombre, elle n’a pas de substance propre mais elle pointe vers quelque chose de plus grand, à savoir que la réalité est en Christ. La loi révèle le péché, comme l’explique Romains 7, mais elle ne peut l’effacer ni apporter la réconciliation avec Dieu. Seul le sacrifice de Jésus peut réellement ôter le péché et offrir la solution définitive à la condition humaine.
Les sacrifices de la loi, bien qu’offerts perpétuellement, ne pouvaient en eux-mêmes pas régler de manière définitive le problème du péché. Leur répétition prouvait leur inefficacité. Si ces sacrifices avaient été suffisants, ils auraient cessé car ceux qui participaient au culte auraient été purifiés une fois pour toutes, sans avoir conscience de leurs péchés.
1- Hébreux chapitre 10 :1-4 – Insuffisance des sacrifices de l’Ancienne Alliance
Hébreux 10:1-4 met en lumière cette insuffisance
1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.
2 Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ?
3 Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ;
4 car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.
Le verset 1 souligne que la loi est « une ombre des biens à venir ». Il est important de noter que le terme « ombre » n’est pas utilisé ici de la même manière qu’en Hébreux 8:5 où il est écrit:
Hébreux 8:5
5 lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.
Dans ce verset, il s’agissait du contraste entre le culte céleste et son reflet imparfait sur terre. Ici, « ombre » signifie une préfiguration, c’est à dire comme un croquis avant la réalisation d’une œuvre d’art. La loi montre une esquisse du plan de salut divin, mais elle n’a pas la précision ni la clarté de la réalité accomplie en Christ. L’ombre a pour fonction de diriger notre attention vers la réalité à venir.
En Hébreux 9:11, les « biens à venir » se réfèrent au ministère sacerdotal de Jésus dans le tabernacle céleste, plus grand et parfait. Jésus est le souverain sacrificateur des biens à venir. L’auteur de l’épître insiste à nouveau sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, en contraste avec les sacrifices lévitiques répétés et inefficaces.
Le terme « amener à la perfection » (v.1) fait référence à l’accomplissement, la maturation, ou la complétude. Les sacrifices de la loi n’ont jamais amené les adorateurs à cette perfection spirituelle et morale. Le verset 2 introduit une hypothèse : si la loi avait pu rendre parfaits ceux qui l’observaient, elle aurait effacé le souvenir du péché. Cependant, le fait que le culte se répétait, montre bien que cette perfection n’était pas atteinte.
Le verset 4 rappelle la réalité de l’impuissance des sacrifices animaux : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés ». Ce constat remet en question l’efficacité du culte mosaïque et souligne la nécessité d’un autre sacrifice, parfait et définitif : celui de Jésus-Christ. En fait, on pourrait presque lire le verset 4 immédiatement après le verset 1 pour renforcer cette idée : « ne peut jamais… car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. »
L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite avant l’an 70, avant la destruction du Temple, puisque l’auteur parle d’un culte encore en vigueur. Ce passage met en lumière l’impossibilité du culte mosaïque à purifier totalement l’homme. Les sacrifices sous l’ancienne alliance pouvaient laver le corps des souillures extérieures, mais ils ne pouvaient pas purifier le cœur et l’esprit de la culpabilité. En revanche, la Nouvelle Alliance en Christ offre une purification intérieure et permet aux croyants de s’approcher de Dieu avec une bonne conscience.
Hébreux 4:16 résume cette grâce :
16Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
Le verset 3 fait référence au jour des expiations (Yom Kippour), où les péchés étaient rappelés chaque année par les sacrifices offerts. Chaque année, le peuple d’Israël renouvelait le souvenir de ses transgressions, mais la loi ne pouvait pas les en libérer. Cela fait également écho aux sacrifices quotidiens, comme le sacrifice d’un taureau offert chaque jour pour les péchés du peuple.
Exode 29:36
36 Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le péché, pour l’expiation; tu purifieras l’autel par cette expiation, et tu l’oindras pour le sanctifier.
Le but ultime de la loi n’était pas de purifier l’homme du péché, mais de révéler son besoin de rédemption. Comme le dit Jean-Baptiste en :
Jean 1:29
29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.
En conclusion, l’auteur de l’épître aux Hébreux montre que le sacrifice unique de Jésus est parfait, complet et suffisant. Là où les sacrifices lévitiques échouaient, le sacrifice de Christ accomplit ce que la loi ne pouvait jamais réaliser : l’effacement définitif du péché et la réconciliation avec Dieu. Jésus est la réalité à laquelle la loi et les sacrifices faisaient allusion, le seul capable d’amener les croyants à la perfection spirituelle et de les libérer de la culpabilité du péché.
.
2 – Hébreux chapitre 10:5-10 – Voici, je viens Pour faire ta volonté
Hébreux 10:5-10
5 C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;
6 Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.
7 Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.
8 Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),
9 il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.
10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.
Ce passage met en lumière la suprématie du sacrifice de Christ et le remplacement de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance. Les versets 5 à 7 citent Psaumes 40:7-9, et l’auteur de l’épître aux Hébreux applique cette prophétie à Jésus-Christ. Les paroles de David deviennent celles du Christ, qui affirme que Dieu ne veut ni sacrifices ni offrandes, mais un cœur obéissant. Cette déclaration souligne la mission de Jésus, incarné pour accomplir la volonté du Père.
Les versets 5 et 6 révèlent une vérité fondamentale, à savoir que les sacrifices et les holocaustes de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à satisfaire pleinement Dieu. Bien qu’ils aient été ordonnés par la loi, ils n’apportaient pas la purification véritable du péché. La clé réside dans le fait que Jésus, dans son humanité, a offert quelque chose de totalement différent : lui-même. En recevant un corps, il est venu pour accomplir la volonté de Dieu, et ce sacrifice unique a remplacé les rituels répétés des sacrifices animaux.
Philippiens 2:6-7
6 lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,
7 mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,
Illustre cette idée en expliquant que, bien que Jésus fût égal à Dieu, il s’est dépouillé pour prendre la forme d’un serviteur, se rendant semblable aux hommes.
Le verset 6 exprime aussi la déception divine face à l’obéissance mécanique aux sacrifices. Dans l’Ancien Testament, plusieurs passages montrent que Dieu valorise bien plus l’obéissance sincère et un cœur repentant que le simple rituel sacrificiel.
1 Samuel 15:22 dit :
22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.
De même, des passages comme Ésaïe 1:11-17, Osée 6:6 et Michée 6:6-8 montrent que ce que Dieu recherche, c’est la justice, la miséricorde et un cœur véritablement dévoué à lui.
La répétition des sacrifices sous la loi mosaïque trahissait leur inefficacité. De même, certains chrétiens perpétuent aujourd’hui des rituels similaires, notamment dans la liturgie de la messe catholique, où le sacrifice de Christ est reproduit symboliquement chaque jour. Toutefois, Hébreux 10 nous enseigne que le sacrifice de Jésus a été accompli une fois pour toutes et n’a nul besoin d’être répété, contrairement aux sacrifices juifs. Le danger ici est de tomber dans un schéma de culte répétitif, oubliant la perfection du sacrifice du Christ. Il en va de même pour ceux qui se préparent à rebâtir un temple à Jérusalem pour restaurer les sacrifices de l’Ancien Testament : ces efforts sont inutiles à la lumière de l’accomplissement en Christ.
La volonté de Dieu, révélée est que nous soyons sanctifiés, ainsi qu’il est écrit en :
1 Thessaloniciens 4:3
3 Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;
Cette sanctification découle directement de l’œuvre de Jésus. Le verset de :
Hébreux 10 :10 nous rappelle que
10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.
Le sacrifice de Jésus n’a pas besoin d’être renouvelé ; il est complet et parfait.
Hébreux 10:7 souligne une distinction essentielle : les sacrifices d’animaux étaient involontaires de la part de ces derniers, tandis que Jésus a volontairement offert sa vie pour accomplir la volonté du Père. Cela contraste avec les sacrifices imposés par la loi. De plus,
Hébreux 10:8 récapitule les différents types de sacrifices offerts sous l’ancienne alliance, montrant que tous ces sacrifices n’étaient qu’une préfiguration du sacrifice ultime de Jésus.
Hébreux 10:9 déclare que Jésus a aboli la première alliance pour établir la seconde. L’Ancienne Alliance, marquée par les sacrifices répétés et la loi mosaïque, a été remplacée par la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Christ, comme l’illustre le verset de:
Colossiens 2:14
14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ;
Ceci fait écho à Jérémie 31:31-34, qui prophétise une nouvelle alliance où Dieu mettra sa loi dans le cœur de son peuple.
Hébreux 10:10 insiste sur l’importance de la volonté de Dieu, soulignant que la sanctification des croyants découle de l’offrande du corps de Jésus, « une fois pour toutes ». Cela signifie que l’œuvre de Jésus est parfaite et complète. Rien ne peut y être ajouté. Il nous est simplement demandé d’y répondre par la foi, comme l’explique :
Romains 10:8-11
8 Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.
9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :
11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.
Cette foi repentante est le chemin vers la sanctification et la communion avec Dieu.
Enfin, le véritable chrétien se reconnaît par son désir de ressembler à Jésus-Christ, en cherchant à vivre selon la volonté divine.
Éphésiens 1:4 nous rappelle que
4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,
Cette sainteté, rendue possible par l’œuvre unique de Christ, doit être l’objectif de toute vie chrétienne, et non un retour aux rituels de l’Ancienne Alliance.
Ainsi, Hébreux 10:5-10 nous montre la plénitude du sacrifice de Jésus, l’abolition de l’ancienne loi des sacrifices et l’appel à vivre une vie sanctifiée en réponse à l’œuvre parfaite de Christ, accomplie une fois pour toutes.
.
3 – Hébreux chapitre 10:11-18 – un seul sacrifice pour les péchés
Hébreux 10:11-18
11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,
12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,
13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.
14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.
15 C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :
16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute :
17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.
18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.
Ce passage de Hébreux 10:11-18 développe davantage la supériorité du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’Ancien Testament, en soulignant que l’œuvre du Christ est parfaite, accomplie une fois pour toutes, et qu’elle n’a pas besoin d’être répétée.
Verset 11 : « Tout sacrificateur se tient debout… »
Ce verset souligne une distinction cruciale entre les sacrificateurs lévitiques de l’Ancien Testament et Jésus. Les prêtres de l’Ancienne Alliance se tenaient debout quotidiennement, symbolisant le caractère inachevé et répétitif de leur travail. Les sacrifices offerts par les prêtres ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière définitive. Il s’agissait d’un processus perpétuel, sans fin, car le sang des animaux ne pouvait purifier les consciences ni apporter la rédemption complète.
Verset 12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis… »
En contraste, Jésus est « assis pour toujours à la droite de Dieu ». Cette posture d’être assis, symbolise l’accomplissement de son œuvre. Il n’a pas besoin de se lever et de recommencer car son sacrifice est parfait et complet. Il s’agit d’un acte final qui marque la fin des sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance. Le fait qu’il soit assis à la droite de Dieu est une référence directe au
Psaumes 110:1 où Dieu dit au Messie
1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
La droite de Dieu représente la position d’honneur et de puissance, et le fait que Jésus y soit assis signifie également qu’il intercède constamment pour les croyants.
Verset 13 : « Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied… »
Bien que l’œuvre rédemptrice de Jésus soit achevée, l’histoire du salut n’est pas encore pleinement accomplie. Le « jusqu’à ce que » indique une attente active du moment où ses ennemis seront totalement soumis à son autorité. Ce moment sera celui de la pleine réalisation du règne de Christ à la fin des temps. La bataille spirituelle a déjà été gagnée à la croix, comme le dit :
Colossiens 2:15
15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.
Bien que la victoire soit assurée, elle ne sera pleinement manifestée qu’à la fin des temps, quand ses ennemis seront définitivement vaincus.
Verset 14 : « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »
Ce verset révèle une vérité essentielle qui est que par son unique sacrifice, Jésus a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cette « perfection » fait référence à la maturité spirituelle, à la plénitude de la réconciliation avec Dieu. Cela ne signifie pas que les croyants sont parfaits dans leur comportement, mais qu’ils sont rendus parfaits devant Dieu grâce à l’œuvre de Jésus. Ils sont justifiés et sanctifiés par la foi en ce sacrifice unique. Ceux qui reçoivent ce don par la foi sont ainsi amenés à une position parfaite devant Dieu, non par leurs propres œuvres, mais par l’œuvre accomplie de Christ.
Verset 15 : « C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi… »
L’auteur cite à nouveau:
Jérémie 31:33-34
33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.
34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.
Rappelant que c’est le Saint-Esprit qui avait prophétisé cette Nouvelle Alliance. Le Saint-Esprit témoigne de la nouvelle relation que Dieu établit avec son peuple : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. » Il ne s’agit plus d’une loi extérieure imposée, mais d’une transformation intérieure. Le croyant, par la puissance du Saint-Esprit, reçoit la loi divine dans son cœur et vit selon cette loi, intérieurement transformé et en communion avec Dieu. L’auteur de l’épître attribue explicitement cette prophétie à l’inspiration divine du Saint-Esprit, ce qui souligne l’autorité de cette déclaration prophétique.
Verset 17 : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »
Le pardon des péchés est un aspect central de la Nouvelle Alliance. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui couvraient les péchés sans les effacer complètement, le sacrifice de Jésus efface définitivement les péchés. Dieu promet de ne plus se souvenir des péchés de ceux qui sont en Christ. Cela ne signifie pas que Dieu oublie littéralement, mais que, dans son amour et sa grâce, il choisit de ne plus tenir compte des péchés qui ont été pardonnés. Cette promesse est la base de l’assurance du salut des croyants.
Verset 18 : « Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. »
Ce verset conclut avec une logique irréfutable : si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire d’offrir des sacrifices pour les expier. Le pardon obtenu par Jésus est définitif et complet. Cela souligne l’inutilité des rituels sacrificiels répétitifs, que ce soit sous l’ancienne alliance juive ou dans toute pratique religieuse actuelle qui chercherait à ajouter quelque chose au sacrifice de Jésus. Le pardon total en Christ nous libère de toute tentative d’obtenir la faveur divine par nos propres moyens.
Conclusion
Dans ces versets, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous rappelle la grandeur et l’accomplissement final du sacrifice de Jésus. Contrairement aux sacrifices lévitiques qui étaient répétitifs et inefficaces, le sacrifice de Jésus a apporté une purification définitive. Cette œuvre achevée est symbolisée par le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu, dans une position d’autorité et de repos, attendant l’accomplissement final de la soumission de ses ennemis. Par ce sacrifice, ceux qui sont sanctifiés sont amenés à la perfection spirituelle, et le Saint-Esprit témoigne de cette Nouvelle Alliance où les péchés sont pardonnés de façon irrévocable. Là où il y a pardon, il n’y a plus besoin d’offrande pour le péché, et c’est là la grande espérance des croyants.
.
4- Un rappel :
Le thème central de l’épître aux Hébreux est l’affirmation que Jésus est le véritable Souverain Sacrificateur. Cette idée se trouve explicitement exprimée dans:
Hébreux 4:14-16
14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.
15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
Cette déclaration est développée de manière approfondie dans les chapitres 5 à 10:18, répartis en sept sections distinctes :
● Hébreux 7:1-28
La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
● Hébreux 8:1-5
La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.
● Hébreux 8:6-13
La supériorité de Jésus en tant que médiateur d’une alliance plus excellente établie sur de meilleures promesses
● Hébreux 9:1-7
Le sanctuaire de l’ancienne alliance dans la structure et le fonctionnement n’étaient que des symboles.
● Hébreux 9:11-14
Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
● Hébreux 9:15-28
La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la nouvelle alliance
● Hébreux 10:1-18
La supériorité de Jésus en tant que véritable sacrifice.
4 – Hébreux chapitre 10:19-25 – L’Exhortation à la Vie de Foi
Hébreux 10:19-25
19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire
20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,
21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,
22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.
23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.
24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.
25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.
Avec ce passage, l’auteur conclut la partie doctrinale de l’épître aux Hébreux et entre dans une exhortation pleine d’enthousiasme. Il encourage vivement les destinataires à persévérer dans la foi et à ne pas retourner au judaïsme. L’auteur adopte le ton d’un leader qui avance en tête, motivant la communauté à suivre le chemin tracé par Jésus-Christ.
L’expression « Ainsi donc, frères » marque un tournant dans le discours. En s’appuyant sur tout ce qui a été dit précédemment — sur la doctrine exposée — nous sommes appelés à manifester notre foi. Cette exhortation est un appel à lever haut les cœurs et à avancer avec assurance. Ce même encouragement s’adresse à nous aujourd’hui, nous incitant à vivre pleinement notre foi, car nous voyons s’approcher le jour du Seigneur.
1. Une « libre entrée » pleine d’assurance
Le mot grec « parrhesia », traduit ici par « libre entrée », évoque une notion d’ouverture, de courage et de confiance. Contrairement à Adam qui en:
Genèse 3:10
10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.
Adam se cachait par crainte de Dieu à cause de son péché, quand nous, nous pouvons désormais nous approcher de Dieu avec hardiesse. Par le sacrifice de Jésus, nous avons accès au propitiatoire, au trône de la grâce (Hébreux 4:16). L’accès au sanctuaire céleste, thème central de cette épître, est garanti par le pardon obtenu par le sang de Christ.
Le verset 20 souligne que ce chemin, cette route nouvelle et vivante, a été inaugurée à travers le voile, qui est le corps de Jésus. Tout comme le voile du Temple a été déchiré lors de la crucifixion (Matthieu 27:51), la chair de Jésus brisée symbolise la restauration de la relation avec Dieu. Ce voile déchiré rappelle également l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, où des animaux étaient coupés en deux (Genèse 15:9-18).
2. La route nouvelle et vivante
Le terme grec pour « nouvelle » signifie également « fraîchement tué », soulignant la simultanéité entre la mort de Jésus et le déchirement du voile. Cette route est vivante parce que Jésus n’est plus mort, mais qu’il est ressuscité. Il s’agit d’une affirmation de la résurrection de Jésus face aux judéo-chrétiens tentés de revenir au judaïsme. L’Agneau immolé, comme décrit en Apocalypse 5:6, est vivant et règne désormais.
Apocalypse 5:6
6 Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.
Verset 21 : La « maison de Dieu » fait référence à l’ensemble des croyants, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Moïse était serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus en est le souverain sacrificateur.
4. Hébreux 10:22-25 est un appel à la progression dans la foi
Dans les versets suivants, nous voyons une progression dans l’exhortation :
v.22 : Approchons-nous avec un cœur sincère
v.23 : Retenons fermement la profession de notre foi
v.24 : Veillons les uns sur les autres
v.25 : N’abandonnons pas notre assemblée, mais exhortons-nous réciproquement
La nouvelle alliance apportée par Jésus transforme les cœurs et donne un esprit nouveau. C’est un don gratuit qui, cependant, exige une réponse : nous devons porter du fruit. La sincérité de cœur (v.22) est essentielle dans cette nouvelle alliance, en opposition à l’hypocrisie, qui consiste à avoir un double langage. La foi doit être vécue dans la plénitude, avec une pleine assurance, comme on le voit dans Actes 4:29 et Philippiens 1:20.
4. L’assurance fondée sur Christ
Cette pleine assurance repose sur trois piliers :
Une vie de foi, qui prouve notre conversion.
L’œuvre parfaite de Christ (2 Corinthiens 5:21) : Il est devenu péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en lui.
Le témoignage de l’Esprit (Romains 8:16) : L’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
La foi ne se limite pas à une simple doctrine à affirmer, elle doit être vécue au quotidien. Nos actes témoignent de la réalité de notre foi, et si ceux-ci ne correspondent pas à nos paroles, cela révèle de l’hypocrisie.
5. Veillons les uns sur les autres
Le verset 24 nous appelle à veiller les uns sur les autres, à nous stimuler mutuellement à l’amour et aux bonnes œuvres, deux signes distinctifs du chrétien authentique. L’amour et les bonnes œuvres ne sont pas optionnels et ils témoignent de la foi vivante en Christ.
Les versets 24-25 dressent une liste de quatre choses que chaque chrétien doit faire :
Veiller sur les autres,
S’encourager à l’amour et aux bonnes œuvres,
Ne pas abandonner les assemblées,
S’exhorter réciproquement.
Le « jour » mentionné au verset 25 fait probablement référence au jour du retour de Christ, mais peut aussi désigner le jour du jugement. En tous les cas, ce jour approche, et l’urgence est d’autant plus grande pour rester fermes dans la foi et persévérer dans la communion fraternelle.
Les versets suivants (Hébreux 10:26-31 et 10:32-39) suggèrent que l’épître s’adresse à deux groupes distincts au sein d’une même assemblée, d’une part les indécis qui n’ont pas encore fait le pas de la foi en Jésus, et d’autre part ceux qui sont déjà convertis.
En résumé, Hébreux 10:19-25 est un appel vibrant à la foi active et à la persévérance. Il nous rappelle que notre espérance est fondée sur la fidélité de Dieu et que cette espérance doit être visible dans notre vie de tous les jours, par l’amour, les bonnes œuvres, et la fidélité à la communauté de croyants.
.
5 – Hébreux 10:26-31 – Avertissement aux indécis.
Hébreux 10:26-31
26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,
27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.
28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;
29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?
30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.
31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.
Ce passage de Hébreux 10:26-31 est un avertissement solennel à ceux qui, après avoir reçu la connaissance de la vérité, continuent à pécher volontairement. L’auteur appelle à une prise de conscience sérieuse des conséquences spirituelles de l’apostasie, surtout face à l’œuvre rédemptrice de Christ. Cet avertissement souligne la gravité d’abandonner la foi après avoir expérimenté la vérité de l’Évangile, particulièrement dans un contexte où les croyants sont tentés de retourner au Judaïsme.
Verset 26 : Pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité
L’auteur parle ici d’un rejet délibéré, conscient et volontaire du salut offert par Jésus-Christ. Cela concerne ceux qui ont pleinement saisi la vérité du message évangélique, mais qui choisissent de retourner dans un mode de vie de péché ou, pire encore, de rejeter le sacrifice de Christ. Ce n’est pas une question de péchés occasionnels ou involontaires, mais d’une posture délibérée de rejet.
Il n’y a plus de sacrifice pour les péchés après que l’on ait volontairement rejeté le sacrifice parfait de Christ. Le péché volontaire ici évoqué est l’apostasie — un abandon définitif et conscient de la foi, comme déjà mentionné en:
Hébreux 6:4-6
4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,
5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,
6 et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.
Verset 27 : Attente du jugement
Ceux qui commettent ce péché d’apostasie doivent s’attendre à un jugement implacable. Il ne reste pour eux qu’une « attente terrible du jugement », marquée par un feu dévorant réservé aux ennemis de Dieu. Cette description rappelle la sévérité de la justice divine pour ceux qui, ayant eu la révélation de la vérité, l’ont sciemment rejetée. L’apostasie expose l’individu au jugement final, car il ne reste aucun autre sacrifice pour les péchés.
Hébreux 9:27 nous dit :
27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,
Verset 28 : Comparaison avec la loi de Moïse
L’auteur compare la sévérité du jugement pour ceux qui violent la loi de Moïse avec celui des apostats du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne Alliance, la peine capitale pouvait être appliquée pour les crimes graves, comme l’idolâtrie ou le blasphème, sur la déposition de deux ou trois témoins (voir Deutéronome 17:2-7). Si une telle infraction était punie de mort, le rejet du sacrifice de Christ et la profanation de l’Esprit de grâce appellent un châtiment encore plus sévère.
Verset 29 : Fouler aux pieds le Fils de Dieu
Le verset 29 expose trois péchés majeurs liés à l’apostasie :
Fouler aux pieds le Fils de Dieu : un acte de mépris ouvert envers Christ, rejetant sa personne et son œuvre.
Tenir pour profane le sang de l’alliance : considérer le sacrifice de Jésus comme n’ayant aucune valeur, traitant le sang qui a sanctifié le croyant comme une chose impure.
Outrager l’Esprit de grâce : ce qui peut être interprété comme le blasphème contre le Saint-Esprit, un péché impardonnable.
Marc 3:29
29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.
Rejeter l’Esprit de grâce, c’est rejeter le seul moyen par lequel nous pouvons être sauvés.
Ces péchés mènent à une condamnation certaine, et l’apostasie est jugée plus sévèrement que la désobéissance sous la loi mosaïque.
Verset 30 : Le Seigneur jugera son peuple
Le jugement de Dieu ne doit pas être pris à la légère. L’auteur cite deux passages de l’Ancien Testament : Deutéronome 32:35 (« À moi la vengeance, à moi la rétribution ! ») et Deutéronome 32:36 (« Le Seigneur jugera son peuple »). Cela souligne que Dieu est non seulement juste, mais qu’il est aussi celui qui punit l’apostasie, en particulier parmi ceux qui ont été éclairés par l’Évangile.
Verset 31 : Tomber entre les mains du Dieu vivant
L’expression « tomber entre les mains du Dieu vivant » renforce la terreur du jugement divin. C’est une chose terrible, car Dieu, en tant que juge souverain, est aussi celui qui rendra justice avec équité. Rejeter l’offre de salut expose à la colère de Dieu, un concept effrayant mais juste.
Conclusion : Un avertissement contre l’apostasie
Ce passage est une sérieuse mise en garde contre le danger de rejeter délibérément la foi en Christ après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité. Le ton de l’auteur est urgent et grave, soulignant que l’apostasie est irréparable et entraîne une condamnation certaine.
Pour les premiers destinataires de cette épître, principalement des judéo-chrétiens tentés de retourner au Judaïsme, l’auteur leur rappelle que le retour aux sacrifices lévitiques est vain. Christ est le sacrifice parfait et unique, et toute tentative de revenir à un système ancien n’apporte plus de rémission des péchés. Christ ou le jugement, tel est le choix solennel.
Cet avertissement est pertinent pour les croyants de toutes générations. Il nous appelle à demeurer fidèles, à ne pas traiter avec légèreté le sacrifice de Christ, et à prendre notre marche avec Dieu au sérieux, en veillant à ne pas tomber dans le piège de l’apathie spirituelle ou de l’abandon de la foi.
.
6 – Hébreux chapitre 10:32-39 – Souvenez-vous de ces premiers jours
Hébreux 10:32-39
32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,
33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.
34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.
35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.
36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.
37 Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.
38Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.
39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.
L’auteur, après avoir mis en garde les croyants contre l’apostasie, adopte ici un ton plus encourageant en rappelant aux destinataires de la lettre, les premiers jours de leur foi, et leur endurance passée au milieu des épreuves.
Souvenirs des premiers combats de foi (v. 32-34)
L’auteur commence par exhorter les croyants à se rappeler ces premiers temps où, après avoir été « éclairés » (v. 32), c’est-à-dire après avoir reçu la révélation de la foi chrétienne, ils ont dû faire face à de grandes souffrances. Ils ont enduré non seulement des opprobres et des tribulations, mais aussi se sont associés à ceux qui étaient dans la même situation (v. 33). Cette association avec ceux qui souffraient, par solidarité chrétienne, démontre une vie de foi active et compassionnelle.
Au verset 34, l’auteur rappelle que ces croyants ont même accepté la perte de leurs biens matériels avec joie, car ils étaient pleinement conscients de posséder des biens célestes supérieurs et durables. Cela révèle une foi qui ne repose pas sur des richesses terrestres, mais sur l’espérance des « biens meilleurs », ceux de l’éternité.
Encouragement à la persévérance (v. 35-36)
L’auteur encourage à ne pas abandonner cette « assurance » (v. 35), cette certitude en Christ, à laquelle est attachée une grande récompense. Il rappelle que la persévérance est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et recevoir la promesse (v. 36). La foi chrétienne n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une course à courir avec endurance.
L’imminence du retour de Christ (v. 37-38)
L’auteur cite le prophète Habakuk (Habakuk 2:3-4) pour souligner l’urgence de la situation : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (v. 37). Cette attente du retour imminent de Christ est un rappel que la promesse de Dieu se réalisera en son temps, et que les croyants doivent vivre par la foi en attendant. Le verset 38 est un avertissement clair : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » La foi, ici, est continue et dynamique. Se retirer, c’est renoncer à cette foi vivante, ce qui déplaît à Dieu.
Conclusion : l’identité des croyants (v. 39)
L’auteur termine sur une note pleine d’espoir : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (v. 39). Il s’identifie avec ses lecteurs en affirmant qu’ils appartiennent à ceux qui persévèrent dans la foi, ceux qui avancent vers le salut.
Réflexions complémentaires
Rappel des œuvres de foi : Ces croyants ont soutenu un grand combat dans leurs premiers jours de foi. Ils ont montré une compassion pratique pour les prisonniers, se sont exposés aux opprobres, et ont accepté la perte de leurs biens matériels (v. 33-34). Cela montre que leur foi était accompagnée d’œuvres, un thème central dans les écrits de Jacques.
Jacques 2:14-18
14 Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?
15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,
16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?
17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.
18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.
La foi véritable, selon l’Écriture, se manifeste par des œuvres concrètes de compassion, de persévérance et de sacrifice.
La persévérance, clé de la promesse : L’auteur insiste sur la persévérance (v. 36). Il ne s’agit pas d’une foi temporaire ou de façade, mais d’une foi qui résiste aux épreuves et qui se manifeste dans la durée. Le parallèle avec l’athlète est pertinent ici :
Éphésiens 6:13
13C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.
Tout comme l’athlète s’entraîne pour être prêt lors de la compétition, le chrétien doit fortifier sa foi pour les épreuves spirituelles à venir.
La foi vivante et agissante : Le verset 38 montre clairement que la foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais une relation vivante avec Dieu qui doit persister. Si quelqu’un se retire, il montre qu’il n’a pas cette foi vivante, et cela ne plaît pas à Dieu. Ce verset, associé à Jacques 2, montre que la foi authentique se manifeste par des œuvres.
Le danger de la non-persévérance : Ces croyants, ayant résisté à la persécution dans le passé, sont maintenant en danger de relâchement. Il est important de noter que le danger spirituel est parfois plus grand en période de paix, car le chrétien peut être tenté de s’endormir spirituellement. L’appel de l’auteur est donc à une vigilance constante et à une préparation spirituelle continue.
Conclusion
L’auteur de l’épître aux Hébreux appelle ses lecteurs à ne pas se relâcher dans leur foi, mais à persévérer. Leur passé de résistance aux souffrances est un témoignage de leur engagement, mais ce n’est pas le moment de faiblir. La promesse divine, bien que différée, est certaine, et ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la grande récompense.
Le chrétien est appelé à une foi vivante, persévérante, active, qui s’exprime par des œuvres concrètes et une relation toujours plus étroite avec Dieu. Le véritable croyant ne se retire pas, mais avance avec assurance vers la promesse du salut.
Hébreux 10:39
39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.
_______________________
.
Rappel de la Partie didactique
a) Hébreux 1:1 à 7:28 – La majesté de la personne de Christ.
Dans les premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, l’auteur met en lumière la grandeur et la supériorité de Jésus-Christ en comparaison avec diverses figures et institutions importantes du judaïsme. Cela révèle la centralité de Christ dans la foi chrétienne et son rôle unique dans l’histoire du salut.
Hébreux 1:1-3 – Jésus est plus grand que les prophètes L’auteur commence par affirmer que Dieu a parlé autrefois aux prophètes de manière fragmentée, mais qu’il parle maintenant de manière définitive par son Fils. Jésus est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa nature, montrant ainsi sa suprématie sur les prophètes.
Hébreux 1:4-14 – Jésus est plus grand que les anges Christ, étant appelé Fils de Dieu, est supérieur aux anges. Il est celui à qui Dieu a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (v. 5), et c’est à Lui que tous les anges doivent se prosterner. Sa supériorité est aussi marquée par l’éternité de son règne et la stabilité de sa personne.
Premier rappel : Hébreux 2:1 – 3:6
L’auteur interpelle les lecteurs avec un avertissement solennel : si la parole donnée par les anges a eu des conséquences, combien plus la parole apportée par Christ ?
Hébreux 2:1-4 – Comment échapperons-nous
Si nous négligeons un si grand salut ?
Hébreux 2:5-18 – L’humiliation de Jésus au-dessous des anges Ce passage met en lumière l’incarnation de Christ. Bien qu’il soit supérieur aux anges, il a été temporairement abaissé en devenant homme, pour pouvoir souffrir et mourir en notre place.
Hébreux 2:5-9 – Le constat Jésus a été fait un peu inférieur aux anges par son incarnation, mais il est maintenant couronné de gloire en raison de sa souffrance pour le salut de l’humanité.
Hébreux 2:10-13 – La nécessité, le motif Il convenait que le « chef de leur salut » soit rendu parfait par les souffrances. Christ s’est identifié à nous pour nous conduire à la gloire.
Hébreux 2:14-18 – La bénédiction, les conséquences En devenant chair et sang, Jésus a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Ainsi, il délivre ceux qui, par crainte de la mort, étaient soumis à la servitude. Il est devenu un souverain sacrificateur compatissant et fidèle.
Hébreux 3:1-6 – Jésus est plus grand que Moïse. Moïse, bien qu’il soit honoré en tant que serviteur fidèle dans la maison de Dieu, n’est qu’un serviteur dans cette maison. Jésus, lui, est le Fils sur cette maison, montrant ainsi qu’il a une autorité supérieure à celle de Moïse.
Deuxième rappel : Hébreux 3:7 – 5:10
L’exhortation ici est à la foi et à l’obéissance.
Hébreux 3:7-4:13 –Aujourd’hui, si vous entendez sa voix
N’endurcissez pas vos cœurs. Le repos promis par Dieu est encore accessible, mais seuls ceux qui persévèrent dans la foi peuvent y entrer.
Hébreux 4:14-5:10 – Jésus est plus grand qu’Aaron Jésus est présenté comme le souverain sacrificateur parfait, plus grand qu’Aaron, car il est non seulement humain, mais aussi divin. Son sacerdoce est éternel, et son sacrifice est une fois pour toutes.
Troisième rappel : Hébreux 5:11 – 7:28
Hébreux 5:11-6:20 –Que vous ne deveniez pas nonchalant.
L’auteur met en garde contre la nonchalance spirituelle et appelle les croyants à la maturité. Il les exhorte à ne pas devenir paresseux, mais à suivre l’exemple de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.
Hébreux 7:1-28 – Jésus est plus grand que Melchisédek Le sacerdoce de Jésus est comparé à celui de Melchisédek. Comme Melchisédek, Christ est roi et prêtre, mais il est encore plus grand, car son sacerdoce est éternel et immuable. Contrairement aux prêtres lévitiques, il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Son sacrifice est parfait et unique.
b) Hébreux 8:1-10:18 – La grandeur de son ministère sacerdotal élevé
Dans cette deuxième partie de l’épître, l’accent est mis sur la supériorité du ministère de Christ en tant que souverain sacrificateur.
Hébreux 8:1-5 – La mission céleste Christ est notre souverain sacrificateur qui siège à la droite de Dieu dans les cieux. Son sacerdoce se déroule dans le sanctuaire céleste, le véritable tabernacle construit par Dieu et non par les hommes.
Hébreux 8:6-13 – Le nouveau médiateur Christ est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses. Le « nouveau Testament » promet une transformation intérieure : « Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur » (v. 10).
Hébreux 9:1-10 – Le sacerdoce parfait L’ancien tabernacle et ses rites étaient des copies et des ombres des réalités célestes. Ils étaient temporaires et incapables d’apporter une purification parfaite.
Hébreux 9:11-10:18 – Le sacrifice expiatoire parfait et unique Par son propre sang, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint céleste, obtenant une rédemption éternelle. Son sacrifice parfait a mis fin aux sacrifices répétés de l’ancienne alliance, car il ôte définitivement le péché.
Thèmes clés :
Assurance : Mentionnée 24 fois dans le Nouveau Testament dont 5 fois dans l’épître. Elle souligne la confiance que les croyants doivent avoir en Christ et dans son œuvre accomplie.
Espérance : Mentionnée 53 dans le Nouveau Testament dont 6 fois dans l’épître. Elle met en lumière l’attente confiante des promesses futures, ancrée dans l’œuvre de Christ.
Persévérance : Mentionnée 18 fois dans le Nouveau Testament dont 3 fois dans l’épître. Elle souligne l’importance de rester ferme dans la foi, surtout face aux épreuves.
Ainsi, l’épître aux Hébreux met en avant la suprématie de Jésus-Christ, la nécessité de persévérer dans la foi, et l’assurance que son œuvre est complète, parfaite, et éternelle.
En Hébreux chapitre 9, l’auteur compare l’ancien système des sacrifices avec le sacrifice parfait de Jésus-Christ. Ce chapitre décrit comment le sang de Christ purifie nos consciences et ouvre le chemin vers la rédemption éternelle.
Le chapitre 9 révèle le nouveau culte céleste, soulignant la supériorité du service sacerdotal céleste par rapport à celui de l’ancienne alliance. Cette supériorité repose sur deux vérités essentielles :
a) Christ s’est offert une fois pour toutes, à la différence des sacrifices continus de l’ancienne alliance. b) Ce sacrifice a été accompli par son propre sang, et non par celui des animaux.
Une observation importante doit être faite ici : il est essentiel de saisir la valeur et la puissance du sang selon sa source. Le sang d’un animal, d’un homme, ou du Fils de Dieu ne possède pas la même valeur. De plus, le sang d’un premier-né a une importance particulière, supérieure à celles des autres individus. Ainsi :
Le sang d’un taureau ordinaire est moins précieux que celui d’un taureau premier-né.
Le sang d’un homme est plus précieux que celui d’un animal.
Le sang d’un premier-né humain a une valeur supérieure à celle des autres humains.
Mais le sang du Fils unique de Dieu dépasse toutes ces valeurs, étant d’une portée incommensurable.
Cela met en lumière la grandeur inégalée du sacrifice de Christ, qui surpasse tous les autres sacrifices grâce à la puissance et à la valeur incomparable de son sang divin.
.
1 – Hébreux chapitre 9:1-5 – La première alliance
Hébreux 9:1-5
1 La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre.
2 Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.
3 Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints,
4 renfermant l’autel d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.
5 Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus.
La première alliance comprenait des ordonnances relatives au culte, ainsi qu’un sanctuaire terrestre.
Un tabernacle fut construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, se trouvaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.
Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le « Saint des saints »,
contenant l’autel des parfums et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. À l’intérieur de l’arche se trouvaient un vase d’or avec la manne, la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.
Au-dessus de l’arche, les chérubins de la gloire couvraient de leur ombre le propitiatoire. L’auteur indique alors : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. »
Le sanctuaire et le tabernacle : signification et éléments
Le terme grec « hagion » pour sanctuaire désigne un lieu sacré, réservé exclusivement à Dieu, digne de vénération. Le mot grec « skene » est l’équivalent de l’hébreu « Ohel », qui se réfère à la tente d’assignation ou au tabernacle, la demeure de l’Éternel. L’auteur décrit précisément le contenu du tabernacle.
La tente d’assignation : le lieu de rencontre avec Dieu
La tente d’assignation représente un lieu où Dieu avait fixé un rendez-vous avec son peuple, souvent lors des fêtes solennelles. Mais l’expression « tente de la rencontre » porte un sens plus profond, car c’est là où Dieu disait : « Je me rencontrerai avec toi »
Exode 30:36
36Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.
Cela fait écho à Matthieu 6:6, où Jésus nous invite à prier dans notre chambre, transformant ainsi cet espace en lieu de rencontre avec Dieu.
Description détaillée du tabernacle
Pour une description plus complète du tabernacle, il faut se référer aux chapitres 25, 31 et 40 de l’Exode. Dans le lieu saint se trouvaient le chandelier et la table des pains de proposition. Le second voile séparait le lieu saint du lieu très saint, tandis que le premier voile marquait l’entrée du tabernacle. Dans le lieu très saint se trouvait l’autel d’or pour les parfums et l’arche de l’alliance, sur laquelle reposait le propitiatoire, en hébreu « kapporeth », signifiant « le siège de la miséricorde », lieu d’expiation.
L’autel d’or et l’encensoir
Il est important de ne pas confondre l’autel d’or pour les parfums avec l’encensoir utilisé par Aaron lors du Jour des Expiations, car l’encensoir n’était pas conservé dans le saint des saints. L’emplacement de l’autel d’or semble poser un problème par rapport aux instructions de l’Exode. En effet, Exode 30:6 et 40:5 mentionnent que l’autel doit être placé « devant le voile »,
Exode 30:6
6 Tu placeras l’autel en face du voile qui est devant l’arche du témoignage, en face du propitiatoire qui est sur le témoignage, et où je me rencontrerai avec toi.
Exode 40:5
5 Tu placeras l’autel d’or pour le parfum devant l’arche du témoignage, et tu mettras le rideau à l’entrée du tabernacle
Tandis que Lévitique 16:13 précise que la nuée de l’encens doit couvrir le propitiatoire afin qu’Aaron ne meure pas.
Lévitique 16:13
13 il mettra le parfum sur le feu devant l’Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point.
Ce détail pourrait refléter une différence d’interprétation sur le terme « devant le voile ».
Lévitique 16:2
2 L’Éternel dit à Moïse : Parle à ton frère Aaron, afin qu’il n’entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, de peur qu’il ne meure ; car j’apparaîtrai dans la nuée sur le propitiatoire.
Lévitique 16:2 avertit qu’Aaron ne doit pas entrer dans le lieu très saint en tout temps, sous peine de mort, car Dieu apparaissait dans la nuée sur le propitiatoire.
La présence divine et le lien avec la tradition juive
Dans la tradition juive, il est enseigné que nul ne peut voir Dieu et vivre. Dieu se manifestait entre les chérubins du propitiatoire, une image qui rappelle la vision de Marie de Magdala au tombeau où elle aperçoit deux anges assis là où le corps de Jésus avait été déposé, un à la tête et l’autre aux pieds.
Jean 20:11-12
11 Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre;
12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.
Cette vision évoque le « kapporeth », le siège de la miséricorde. Cela est également évoqué dans 1 Samuel 4:4, où il est dit que l’Éternel des armées siège entre les chérubins.
1 Samuel 4:4
4Le peuple envoya à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées,
Les chérubins de la gloire et les réalités célestes
Au verset 5 du chapitre 9, l’auteur parle des chérubins de la gloire, mais il interrompt sa description pour se concentrer sur des réalités plus urgentes. En disant : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus », il indique qu’il pourrait approfondir ces aspects, mais qu’il y a une urgence plus grande. L’auteur cherche à alerter ses lecteurs sur l’importance de leur avenir éternel, surtout ceux qui envisagent de revenir au culte judaïque, en les invitant à comprendre la gravité et la portée des réalités célestes qu’il expose.
.
2 – Hébreux 9:6-10 – le chemin du lieu très saint
Hébreux 9:6-10
6 Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle ;
7 et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple.
8 Le Saint Esprit montrait par-là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait.
9 C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte,
10 et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation.
Analyse et implications des deux alliances
L’auteur de l’épître aux Hébreux met ici en lumière plusieurs points fondamentaux qui permettent de distinguer les deux alliances et leurs implications. Tous les sacrificateurs avaient un accès régulier au lieu saint pour y accomplir leur service quotidien. Cependant, l’accès au « Saint des saints » était réservé exclusivement au souverain sacrificateur, qui n’y entrait qu’une fois par an, et toujours avec du sang, d’abord pour ses propres péchés, puis pour les péchés involontaires du peuple. Cet accès restreint montre que le chemin du lieu très saint, qui représente la présence directe de Dieu, n’était pas encore pleinement ouvert.
Le verset 9, en utilisant le temps présent, indique que le Temple de Jérusalem n’avait pas encore été détruit au moment de la rédaction de l’épître, ce qui situe ce texte avant la chute du Temple en 70 après J.-C. Mais comment comprendre que « le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait » ? L’auteur souligne que tant que le système ancien restait en place, l’accès direct à Dieu, représenté par le Saint des saints, demeurait fermé.
Les offrandes et sacrifices, bien qu’importants dans l’ancienne alliance, ne pouvaient rendre la conscience parfaite. Selon Nombres 15:22-29, seuls les péchés involontaires étaient pardonnés par ces sacrifices, tandis que rien n’était prévu pour les péchés volontaires. Cela démontre une limite évidente de l’ancienne alliance.
Nombres 15:25
25 Le sacrificateur fera l’expiation pour toute l’assemblée des enfants d’Israël, et il leur sera pardonné ; car ils ont péché involontairement, et ils ont apporté leur offrande, un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel et une victime expiatoire devant l’Éternel, à cause du péché qu’ils ont involontairement commis.
Le lieu très saint : la présence de Dieu
Le lieu très saint, ou Saint des saints, est décrit comme le lieu où se manifeste la présence de Dieu, selon Lévitique 16:2. Nul ne pouvait y accéder librement, pas même le souverain sacrificateur, sauf lors de l’annuelle fête des expiations, et ce sous peine de mort. Cela renforce l’idée que l’accès à Dieu était restreint et temporaire sous l’ancienne alliance.
Le tabernacle de Dieu, qu’il soit sous forme de tente durant l’époque de Moïse ou sous forme de temple (comme celui construit par Salomon), a toujours été un symbole temporaire. Le Temple de Salomon, édifié avec l’aide du roi Hiram de Tyr, fut détruit par Nabuchodonosor, puis reconstruit après l’exil, avant d’être finalement amélioré par Hérode. Ce temple fut lui aussi détruit par les Romains en l’an 70. Cela souligne le caractère éphémère et non définitif de ces structures.
Le culte de l’ancienne alliance : imparfait et temporaire
Le problème de l’ancienne alliance réside dans le fait que ses rites ne permettaient pas une purification complète de la conscience. Les sacrifices lévitiques ne pouvaient rendre les adorateurs « parfaits » (dans le sens de matures ou accomplis). La conscience, définie comme cette partie de l’âme qui distingue le bien du mal, ne pouvait être pleinement purifiée par les sacrifices d’animaux. C’est ce que Jésus reprochait aux scribes et pharisiens, qui se focalisaient sur les apparences extérieures sans purifier leur cœur.
Matthieu 23:25-26
25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance.
26 Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net.
27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.
28 Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.
Ils perdaient ainsi toute conscience de leur propre état spirituel.
Dans le Nouveau Testament, la conscience est vue comme un guide moral et spirituel. Pierre fait une analogie avec le baptême, qui ne consiste pas en une purification extérieure, mais en l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.
1 Pierre 3:21
21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,
Ce guide moral était absent chez les pharisiens, qui apparaissaient justes extérieurement mais étaient pleins d’hypocrisie et d’iniquité.
L’éveil de la conscience et la réformation
La conscience est le lieu où Dieu peut parler à chacun de nous de manière subtile, comme Il l’a fait avec Élie dans un murmure doux et léger.
1 Rois 19:12-13
12 Et après le tremblement de terre, un feu : l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.
13 Quand Élie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles : Que fais-tu ici, Élie ?
Les versets 8 à 10 nous montrent que tant que le premier tabernacle subsistait, le système de l’ancienne alliance restait en place, avec ses rituels et ses ordonnances charnelles. Ces rituels étaient imposés jusqu’à l’ère de la « réformation », c’est-à-dire jusqu’à la venue de Christ, qui apporte une nouvelle alliance.
Cette « époque de réformation » mentionnée au verset 10 se réfère à l’arrivée de Jésus-Christ, qui a accompli ce que le sacerdoce lévitique ne pouvait réaliser : la perfection et la maturité spirituelle. C’est un temps où tout est mis en ordre, comme annoncé dans Jérémie, où Dieu appelle à réformer ses voies et ses œuvres.
Jérémie 7:3
3 Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Réformez vos voies et vos œuvres, Et je vous laisserai demeurer dans ce lieu.
Conclusion : articulation entre l’ancien et le nouveau
Les versets 7 à 10 marquent la transition entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Il est important de rappeler qu’entre la mort de Jésus et la destruction du Temple, les sacrifices continuaient à être offerts au Temple. Ces sacrifices servaient de préfiguration à ce qui se passait dans les cieux. Les versets 9 et 10 agissent comme une parenthèse dans le texte, introduisant la venue du Christ au verset 11 : « Mais Christ est venu ». Cette période de l’ancienne alliance était temporaire, et les rituels imposés ne dureraient que jusqu’à l’avènement du temps de réformation, où Jésus mène l’humanité à la maturité spirituelle et où les choses terrestres sont mises en ordre à la lumière des réalités célestes.
.
3 – Hébreux chapitre 9 :11-14 – Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
Hébreux 9:11-14
11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ;
12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.
13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,
14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !
Explication et approfondissement
L’auteur de l’épître aux Hébreux fait ici une démonstration cruciale pour ses lecteurs : revenir à l’ancienne alliance et au sacerdoce lévitique, avec ses rituels et ses sacrifices, serait non seulement inefficace, mais insensé. Le sacerdoce de Christ et son sacrifice surpassent infiniment le culte lévitique, car il inaugure une réalité spirituelle durable : les « biens à venir » dont le tabernacle céleste fait partie.
Le verset 11 met l’accent sur le rôle de Jésus en tant que souverain sacrificateur d’une alliance supérieure. Le tabernacle qu’il a traversé n’est pas une copie ou une ombre de la réalité céleste, mais la réalité elle-même. Contrairement aux anciens sacrificateurs, qui entraient dans un tabernacle construit de mains humaines, Christ accède au tabernacle véritable, éternel et parfait.
Au verset 12, l’expression « une fois pour toutes » est centrale. Elle est utilisée trois fois dans l’épître aux Hébreux :
Hébreux 7:27
27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.
et Hébreux 9:12
12et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.
Hébreux 10:10
10C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.
Ces versets soulignent que l’œuvre de Christ est complète et définitive, et ce contrairement aux sacrifices répétitifs de l’ancienne alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés complètement. Jésus est entré dans le lieu très saint céleste avec son propre sang, apportant ainsi une rédemption éternelle.
Le contraste avec l’ancienne alliance est encore plus frappant dans les versets 13 et 14. Les sacrifices lévitiques, incluant le sang des taureaux et des boucs ainsi que la cendre de la vache rousse (cf. Nombres 19), purifiaient seulement l’extérieur. Ces rites pouvaient rendre quelqu’un rituellement pur, mais ils ne touchaient pas à la conscience ni ne fournissaient une purification intérieure. Jésus, en s’offrant lui-même, sans tache, « par l’Esprit éternel », purifie la conscience humaine.
Le sacrifice de Christ : plus grand, plus efficace, plus profond
Le sang de Jésus a une valeur infinie, incomparable à celui des animaux sacrifiés sous la loi. Non seulement Jésus est sans péché, mais il est aussi le Fils unique de Dieu, rendant son sacrifice d’une valeur inestimable. Le texte de Lévitique 16, qui parle des sacrifices pour le souverain sacrificateur (le veau) et pour le peuple (le bouc), met en lumière la différence marquée entre ces sacrifices d’animaux et l’offrande de Jésus, l’agneau sans tache.
1 Pierre 1:19
19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,
Dans les sacrifices de l’ancienne alliance, il était essentiel que les animaux soient sans défaut, reflétant une exigence de pureté rituelle (cf. Malachie 1:6-8). Jésus, lui, est le sacrifice parfait, sans tache ni péché. Son sacrifice va bien au-delà des rites extérieurs pour toucher à l’essence même de la nature humaine : la conscience.
Les « œuvres mortes » mentionnées au verset 14 font référence à toutes les actions religieuses, rituelles ou morales, qui sont faites en dehors de la volonté de Dieu ou sans véritable vie spirituelle. Elles ne produisent aucun fruit spirituel et ne peuvent pas sauver. C’est par la purification de la conscience, rendue possible par le sang de Christ, que les croyants peuvent entrer dans un service vivant et authentique pour Dieu.
Une rédemption relationnelle
La rédemption obtenue par Christ n’est pas simplement légale, mais elle est profondément relationnelle. L’image de la rédemption dans l’Ancien Testament, notamment dans le livre de Ruth, montre que la rédemption est liée au proche parent. En cela, Dieu nous rachète non comme des étrangers, mais comme des membres de sa famille. Le sacrifice de Jésus démontre la volonté de Dieu de nous adopter et de nous faire entrer dans une relation intime avec Lui.
Le service du « Dieu vivant » n’est donc pas un simple accomplissement de devoirs religieux. Il s’agit d’une réponse active, joyeuse et volontaire à l’amour de Dieu, enracinée dans la purification de notre conscience et dans la grâce qui découle de l’œuvre parfaite de Christ. C’est à cela que nous sommes appelés en tant que membres du corps de Christ, vivant et animé par l’Esprit de Dieu.
1 Corinthiens 12:7,12
7 Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ.
Conclusion
Ce passage de Hébreux 9:11-14 met en lumière la supériorité de l’œuvre de Jésus-Christ, notre souverain sacrificateur parfait. Contrairement à l’ancien système de sacrifices répétitifs, inefficaces pour purifier la conscience, Christ a accompli une œuvre éternelle et parfaite. Par son propre sang, il a obtenu une rédemption complète, ouvrant la voie à un service vivant et authentique du Dieu vivant. Sa rédemption est un appel à une relation personnelle et pleine de sens avec Dieu, et à un engagement dans un service fondé sur l’amour et la foi.
.
4 – Hébreux chapitre 9 :15-22 – La nouvelle alliance expose les clauses du testament de Christ
Hébreux 9:15-22
15 Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis.
16 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.
17 Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit.
18 Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée.
19 Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant:
20 Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous.
21Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte.
22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.
Les termes « alliance » et « testament » (ainsi que « disposition ») traduisent le même mot grec, diatheke. Ce terme, largement utilisé dans l’épître aux Hébreux (17 fois sur les 33 fois du Nouveau Testament), est particulièrement prévalent en Hébreux 8 (5 fois) et Hébreux 9 (7 fois). Le contexte détermine l’usage du mot « testament », qui n’apparaît que trois fois dans le Nouveau Testament.
L’auteur avait déjà montré, aux versets 11-14, la supériorité du sacerdoce du Christ. Il arrive maintenant à une conclusion logique : un sacerdoce parfait nécessite une alliance parfaite, une nouvelle alliance, meilleure que l’ancienne.
Hébreux 7:22 déclare
22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.
Le problème de la première alliance était que le sang des animaux ne supprimait pas les péchés ; il les couvrait simplement, les cachant aux yeux de Dieu, mais les péchés subsistaient. Le sang de Christ, en revanche, efface véritablement les transgressions de ceux qui par la foi, reçoivent l’héritage promis. Ceux-ci bénéficient pleinement du sacrifice de Christ.
Le sang des animaux avait une action superficielle, tandis que le sang de Jésus purifie en profondeur, agissant dans le cœur et l’esprit des croyants, créant un cœur nouveau et un esprit nouveau. Cette idée est reflétée également en :
Apocalypse 7:14
14 Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.
L’image ici évoque une comparaison avec certaines publicités sur les produits de lessive : avec le sang des animaux, les vêtements restent marqués par les péchés passés, tandis qu’avec le sang de Jésus, les vêtements sont comme neufs, sans aucune trace de péché.
Il est question de « testament » aux versets 16 et 17 parce que le verset 15 parle d’héritage. L’héritage, ou la transmission d’une propriété, est la conséquence d’un testament. Pourquoi un testament ? Parce que Jésus est mort en se sacrifiant pour nous, et nous bénéficions de son sacrifice. Nous sommes les héritiers de Jésus, et l’héritage qu’il nous laisse est sa vie, c’est-à-dire la vie éternelle.
Imaginons un instant être devant un notaire qui nous lit le testament de Jésus : « Je vous donne ma vie, la vie éternelle. » Ceux qui entendent ce testament sont ceux qui ont répondu à l’appel de Christ et ont réclamé son sacrifice pour eux-mêmes.
L’argumentation de l’auteur implique la mort du testateur, Jésus. Les péchés commis sous l’ancienne alliance n’ont pu être effacés qu’après sa mort, soulignant que l’événement central de la foi chrétienne est la mort de Jésus, non sa naissance. C’est pourquoi Pâques, marquant la mort et la résurrection de Jésus, est d’une importance capitale pour le chrétien, bien plus que Noël.
Les versets 20-21 rappellent l’épisode de Exode 24:4-8 où Moïse scelle l’alliance avec le peuple d’Israël en aspergeant du sang sur l’autel et le peuple.
Exode 24:4-8
4 Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.
5 Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Éternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces.
6 Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel.
7 Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent: Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons.
8 Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles.
Ce passage évoque directement la parole de Jésus en :
Matthieu 26:28
28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.
L’auteur de l’épître souligne en Hébreux 9:22 que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon », renforçant la signification de Matthieu 26:28. Il s’appuie sur :
Lévitique 17:11
11 Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.
La démonstration de l’auteur est magistrale, débouchant logiquement sur Hébreux 10:22 : « Approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. »
.
5 – Hébreux chapitre 9 :23-28 – Le sanctuaire céleste a été purifié par un sacrifice plus excellent
Hébreux 9:23-28
23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le soient par des sacrifices plus excellents que ceux-là.
24 Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu.
25 Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;
26 autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.
27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,
28 de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.
Analyse du passage
Le verset 23 commence par une comparaison entre le tabernacle terrestre, qui devait être purifié par le sang d’animaux, et le tabernacle céleste. Cette comparaison implique que le sanctuaire céleste, bien plus parfait, devait également être purifié, mais par un sacrifice bien plus excellent : le sang de Jésus.
Lévitique 16:33 décrit l’expiation que le souverain sacrificateur faisait pour purifier le sanctuaire terrestre.
Lévitique 16:33
3 Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblée.
Mais ici, il est question du sanctuaire céleste, qui exigeait une purification par un sacrifice supérieur.
Le verset 23 soulève plusieurs questions clés :
Quels sont ces « meilleurs sacrifices » ? Il semble que l’auteur utilise ici le pluriel pour insister sur l’excellence unique du sacrifice de Jésus par rapport aux nombreux sacrifices lévitiques. Il ne s’agit pas d’une multiplicité de sacrifices, mais d’un sacrifice d’une valeur infinie.
Quelles sont ces réalités célestes purifiées ? Les réalités célestes mentionnées semblent désigner le tabernacle céleste où Jésus, après sa résurrection, a présenté son sang en tant que sacrifice parfait devant Dieu.
Pourquoi une purification des choses célestes était-elle nécessaire ? Cela pourrait sembler surprenant à première vue, mais Romains 8:19-22 nous éclaire
Romains 8:19-22
19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, –
21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.
En expliquant que la création tout entière, à cause du péché, a été soumise à la vanité et attend la rédemption. Cette malédiction consécutive à la chute s’étend à l’ensemble de la création. (voir Genèse 3:17)
Genèse 3:17
17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,
Par conséquent, la purification s’applique même aux réalités célestes, car le péché de l’homme a affecté toute la création. Par le sacrifice de Jésus, la purification de la création a commencé, incluant le sanctuaire céleste, lieu où se rétablit l’ordre divin.
Le sacrifice unique de Christ
Le contraste est ensuite établi entre le souverain sacrificateur qui offrait chaque année un sang étranger (c’est-à-dire le sang des animaux) et Jésus, qui a offert son propre sang. Les versets 25 et 26 insistent sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, contrairement aux sacrifices répétés du système lévitique. Le Christ, par son unique sacrifice, a définitivement aboli le péché.
Hébreux 9:27-28 introduit un parallèle entre le destin de l’humanité (mourir une seule fois, puis être jugé) et celui de Jésus (qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés). Ce sacrifice unique est suffisant pour effacer les péchés de « plusieurs », c’est-à-dire de tous ceux qui croient en lui. La répétition de l’expression « une seule fois » souligne la perfection et l’achèvement de l’œuvre rédemptrice du Christ.
La deuxième venue de Christ
Le verset 28 évoque également la seconde venue de Christ. Cette fois, il apparaîtra « sans péché » pour ceux qui attendent son salut. Ici, l’auteur parle du retour de Christ pour sauver pleinement ceux qui espèrent en lui, leur offrant la plénitude du salut qu’ils attendent avec foi. Cette idée de la seconde venue est confirmée par :
2 Thessaloniciens 1:7-9
7 et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance,
8 au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.
9 Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force,
Versets qui parlent du retour de Jésus pour rendre justice à ceux qui n’ont pas obéi à l’Évangile, mais aussi pour apporter le repos à ses fidèles.
Réfutation des fausses doctrines
Hébreux 9:27 répond également aux conceptions erronées telles que la réincarnation ou le purgatoire. La Bible est claire : l’homme meurt une seule fois, et après cela vient le jugement. Le destin éternel de chacun est scellé à la mort, et c’est durant sa vie que l’homme doit se tourner vers Dieu.
Ces versets insistent sur l’importance du sacrifice unique de Christ, la purification des réalités célestes, et la différence fondamentale entre les sacrifices répétés du système lévitique et le sacrifice parfait de Jésus. Ils rappellent également aux destinataires de l’épître l’importance de la foi en Jésus-Christ, afin de ne pas retourner aux anciens systèmes religieux.
Enfin, il faut noter l’insistance répétée sur le caractère unique de l’offrande de Jésus : « une seule fois, une fois pour toutes ». Le sacrifice de Christ est parfait, accompli, et ne nécessite ni répétition ni complément.
En Hébreux chapitre 7, Jésus est présenté comme le Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek, supérieur aux prêtres selon l’ordre d’Aaron. L’auteur de cette épître démontre ainsi que le sacerdoce de Jésus est éternel et parfait en apportant un salut définitif.
La lignée ou généalogie de Melchisédek n’est jamais mentionnée, mais Abraham lui rend hommage.
Le nom de Melchisédek signifie “mon roi de justice” (très similaire au nom du roi de Jérusalem dont il est question en Josué 10:1, Adoni Tsédek, ce qui signifie “mon seigneur est juste”).
Josué 10 :1
1 Adoni Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Aï et l’avait dévouée par interdit, qu’il avait traité Aï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec Israël et étaient au milieu d’eux.
.
1- Melchisédek, roi de Salem
Il convient de se rappeler des derniers versets du chapitre 6 de l’épître aux hébreux, cités ci après, pour comprendre le ‘En effet‘ du verset 1.
Hébreux 6:18-20
18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.
19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,
20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.
Hébreux 7:1-3
1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,
2 et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,
3 qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.
Les versets 1 et 2 d’Hébreux 7 reprennent ce qui est écrit en Genèse 14:18-20. L’auteur ajoute qu’on ne lui connait pas de généalogie. Il faut noter que Melchisédek est la seule personne à qui ont été attribuées la royauté et la sacrificature dans l’Ancien Testament.
L’auteur va maintenant aborder la question essentielle de qui est Jésus ?
Ceci est le point central de la démonstration de la supériorité de Jésus, non pas pour nous pour qui c’est évident, mais surtout pour les chrétiens d’origine juive, ceux que nous appelons aujourd’hui des juifs messianiques. Ce chapitre 7 aborde en effet ‘’les choses difficiles à expliquer’’ de
Hébreux 5:11
11Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.
‘Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut’ est la seule personne à combiner la royauté avec le sacerdoce dans l’Ancien Testament (Psaume 110)
Le souverain sacrificateur était la personne la plus respectée du monde juif. Rappelons-nous de l’épisode de :
Actes 23:2-5
2 Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.
3 Alors Paul lui dit: Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!
4 Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu!
5 Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.
Le souverain sacrificateur était sous l’ancienne alliance, l’intercesseur pour le peuple devant Dieu. Il était descendant d’Aaron de la famille de Lévi. Il y avait donc un souverain sacrificateur selon l’ordre de Aaron, c’est-à-dire descendant d’Aaron. Par ailleurs, il y avait eu Melchisédek, sacrifice du très haut qu’avait rencontré Abraham.
Le nom de Melchisédek מַלְכִּי־צֶדֶק se décompose en Melek מֶלֶךְ roi très haut et en צֶדֶק Tsedeq roi de justice. Il est à la fois roi de justice, d’après son nom et roi de paix selon son titre.
‘Roi de justice’ est un des titres attribués au Messie en:
Jérémie 23:5-6
5 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.
6 En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice.
Genèse 14:18-20
18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut.
19 Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!
20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.
Deux choses nous sont ainsi révélées dans ce passage de Genèse. La dîme est une notion antérieure à la loi de Moïse comme le sont le sabbat et les prémices. La dîme est une façon de témoigner que nous reconnaissons Dieu comme le propriétaire de tout. Dans le même ordre d’idée, Dieu nous fait grâce et nous lui rendons grâce.
Le supérieur bénit l’inférieur. L’inférieur donne la dîme au supérieur.
Un point est troublant quand nous mettons ceci en lien avec Jésus. Il fit apporter du pain et du vin. C’est-à-dire qu’en tant que sacrificateur du Dieu très haut, il va offrir un sacrifice. Cette offrande est constituée de pain et de vin. Ceci n’est pas sans rappeler la sainte cène au cours de laquelle Jésus a présenté le pain et le vin.
Matthieu 26:26-29
26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.
27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;
28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.
29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.
Ceci rappelle aussi ce qu’a écrit l’apôtre Paul en:
1 Corinthiens 11:23-29
25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.
Mais cela nous rappelle ce qui est écrit de nous chrétiens en Apocalypse, et ce par trois fois, qu’il a fait de nous, un royaume et des sacrificateurs : Apocalypse 1:6 ; 5:10 et en :
Apocalypse 20:6
6 Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
En instituant la sainte cène, l’offrande de son corps et de son sang, Jésus a montré l’exemple du sacrifice personnel et nous apprend ainsi notre futur rôle de sacrificateur, à l’image de Melchisédek, Jésus étant le souverain sacrificateur.
L’auteur de l’épître aux hébreux dit au verset 3 de ce chapitre 7 que Melchisédek est sans généalogie, qu’il n’a ni commencement ni fin de vie. Il est sacrificateur à perpétuité ce que ni Aaron, ni ses descendants ne furent. Il ajoute qu’il « est rendu semblable au fils de Dieu » ! L’auteur présente ainsi Melchisédek rendu semblable au Fils de Dieu.
Il est rendu semblable au fils de Dieu parce qu’il est sans généalogie. Cependant attention, l’inverse n’est pas vrai. Dieu a un unique fils. Jésus est Fils de Dieu donc, sans faire de démonstration, il laisse ses lecteurs arriver à la conclusion que Melchisédek est une figure de Jésus, ce que nous appelons un type de… Il est une représentation de Jésus.
Melchisédek roi de justice et roi de paix, ces deux termes sont attribués à Jésus :
1 Corinthiens 1:30
30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,
Éphésiens 2:14
14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,
Si nous reprenons Genèse 14:18-20, Melchisédek bénit Abraham et Abraham lui donne la dîme . Dans la culture juive, le supérieur bénit l’inférieur et l’inférieur donne la dîme. Abraham est le ‘’Père ‘’ des juifs. Ce point sera relevé dans les versets suivants.
.
2- Du Sacerdoce Lévitique au Sacerdoce de Melchisédek
Hébreux 7:4-10
4 Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.
5 Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;
6 et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.
7 Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.
8 Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.
9 De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ;
10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.
Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce qu’Aaron a donné par Abraham la dîme à Melchisédek
Dans la pensée juive, les personnes à venir sont dans l’homme. Par exemple, tuer un homme revient à tuer cet homme et sa descendance en devenir. Ainsi, Lévi comme Aaron et ses descendants ont donné la dîme à Melchisédek par l’entremise d’Abraham. Ceci alors, est la preuve de la supériorité du sacerdoce de Melchisédek par rapport à celui d’Aaron.
Il est demandé aux destinataires de la lettre de considérer combien grand est Melchisédek pour que Abraham lui donne la dîme de tout.
Les Lévites recevaient la dîme de leurs frères, quand Abraham, le patriarche a donné la dîme à plus grand que lui.
Le plus grand qu’Abraham, était sans généalogie
Melchisédek apparait ainsi plus grand qu’Abraham
Melchisédek est une figure de Christ, son sacerdoce comme celui de Christ étant sans fin. Ce sacerdoce est toujours actif puisque Melchisédek est vivant quand les lévites sont des hommes mortels
Lévi dans les reins d’Abraham a donné la dîme à Melchisédek. Le sacerdoce de Melchisédek est donc plus grand que celui des lévites.
Au verset 7, il est question de l’inférieur et du supérieur? Ceci est une comparaison entre l’alliance de l’Ancien Testament et la nouvelle alliance en Christ qui est le cœur de l’épître.
le terme supérieur peut signifier meilleur, plus excellent, de rang plus élevé.
.
3- Abolition de la loi ancienne
Hébreux 7:11-19
11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron?
12 Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.
13 En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ;
14 car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.
15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,
16 institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ;
17 car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.
18 Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,
19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.
Au verset 11, le « si donc » précède une démonstration pour dire que le sacerdoce lévitique avec un souverain sacrificateur issu de la descendance d’Aaron, n’était pas parfait, et qu’il fallait le remplacer par un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. En effet, le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron n’a rien amené à la perfection, sinon il n’aurait pas été besoin de le remplacer.
Il faut comprendre le mot perfection dans le sens d’achèvement, d’accomplissement. Il fallait que cela amène à la maturité spirituelle.
‘‘par le sacerdoce lévitique’’. C’est sur le sacerdoce lévitique que repose la loi donnée au peuple juif. Ceci se réfère soit à Moïse en tant que descendant de la tribu de Lévi et messager de Dieu qui a donné à Israël son système sacrificatoire, soit aux Lévites et sacrificateurs en tant qu’enseignants de la loi auprès du peuple.
Le sacerdoce de la tribu de Lévi est apparu avec la loi reçue par Moïse. Pourquoi un nouveau sacerdoce selon Melchisédek et non selon Aaron ? S’il y a un nouveau sacerdoce, il y a une nouvelle loi. Il est à relever qu’il est mentionné ici que la loi repose sur le sacerdoce et non l’inverse.
Le sacerdoce ne se limitait pas au service du Temple, mais comprenait aussi un travail extérieur au Temple comme l’enseignement, le conseil, les directives, la guérison …
Malachie 2:7
7 Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, Et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, Parce qu’il est un envoyé de l’Éternel des armées.
Ce sont des activités visibles que Jésus mena durant sa vie terrestre.
Verset 12 : puisqu’il y a changement de sacerdoce, il y a changement de loi. La loi de Moïse avait pour seul but de montrer à l’homme son incapacité à être juste aux yeux de Dieu. Cela a conduit à la nouvelle alliance.
Verset 13 : la remarque porte sur Jésus qui est descendant par Marie de la tribu de Juda et non de Lévi. La sacrificature de Jésus ne procède pas d’une ordonnance charnelle. C’est un point particulier pour les juifs. C’est une raison pour laquelle, ils ont eu et ont du mal à accepter Jésus comme sacrificateur.
Nous retrouvons les mots perfection et parfait huit fois dans le nouveau testament et cinq fois dans cette épître en lien avec la sacrificature de Jésus selon l’ordre de Melchisédek. La supériorité de la sacrificature de Jésus-Christ l’est par la puissance d’une vie impérissable alors que les sacrificateurs selon Aaron étaient tous mortels (v.8). La vie impérissable l’emporte sur l’ordonnance charnelle, le parfait sur l’imparfait, l’éternel sur le passager.
2 Corinthiens 3:7-11
7 Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,
8 combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux!
9 Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.
10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.
11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.
Versets 17-19 : Par Jésus il y a abolition de l’ancien système en raison de son impuissance et de son inutilité, qui a été remplacé par la perfection et une meilleure espérance de nous approcher de Dieu. (Le souverain sacrificateur était un intercesseur auprès de Dieu.)
Pourquoi l’impuissance l’ordonnance antérieure ? Ce n’est pas l’ordonnance qui est en cause mais la nature déchue de l’homme qui la rendait impuissante et inutile.
Prenons le temps de lire attentivement les versets 18 et 19 qui sont la conséquence de ce qui est dit au verset 17. Il y a ainsi ! Quoi ? Il y a ainsi deux choses.
Deuxièmement : introduction d’une meilleure espérance …
Pourquoi parler d’impuissance et de faiblesse de la loi ? Il faut nous reporter à ce qui est dit par Paul en:
Romains 7:7-13
7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.
8 Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.
9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.
10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.
11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.
12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.
La loi met en évidence le péché, mais elle ne résout pas le problème du péché. Elle nous conduit à chercher celui qui peut résoudre ce problème, à savoir Christ !
Galates 3:21-29
21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.
23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.
25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.
26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;
27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.
28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.
29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.
La loi conduisait à la mort (Romains 7:10), mais par Jésus nous avons la vie, la vie éternelle.
La loi était là pour nous conduire à Christ !
.
4- Sacrificateur pour toujours
Hébreux 7:20-22
20 Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,
21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.
22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.
Verset 20: Les promesses de Dieu sont fiables
Ésaïe 46:10
10 J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, Et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; Je dis: Mes arrêts subsisteront, Et j’exécuterai toute ma volonté.
Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels alors que Christ demeure éternellement.
Les lévites deviennent sacrificateurs sans avoir prêté serment, alors que Jésus-Christ est devenu sacrificateur par serment de Dieu lui-même. Ceci est une preuve de plus de la supériorité de la sacrificature de Jésus. Non seulement Dieu a dit, mais en plus, Il n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19), et plus encore il a juré !
Les lévites étaient sacrificateurs durant leur vie adulte, Jésus l’est éternellement. Pour dire les choses autrement : quelle garantie avons-nous de cette alliance plus excellente que l’ancienne ? Jésus ! Dieu l’a juré ! Jésus s’est porté garant pour nous.
Matthieu 26:28
28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.
Jérémie 31:31-34 parle de cette nouvelle alliance
31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,
32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.
33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.
34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.
.
5- Le sacerdoce immuable de Christ
Hébreux 7:23-25
23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.
24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.
25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
D’un côté plusieurs sacrificateurs mortels, de l’autre un seul sacrificateur éternel. L’importance d’avoir un intercesseur éternel se révèle dans le fait qu’il faut un avocat auprès du Père.
1 Jean 2:1
1 Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.
Car n’oublions pas que nous avons besoin d’un avocat parce qu’il y a un accusateur auprès de Dieu
Apocalypse 12:10
10 Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.
Jésus est là pour plaider notre cause. Face à Satan, il intercède pour nous. Aujourd’hui encore Jésus intercède pour les siens car il est vivant !
Verset 25 : ceux qui s’approchent de Dieu par lui: Ceci est une invitation universelle pour quiconque veut venir. C’est le même ‘ceux’ de:
Jean 1:12
12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,
Verset 25, ‘’étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.’’ : Jésus n’est plus sur la croix. Alors, pourquoi certains veulent le représenter ou le présentent sur une croix ? Il est ressuscité, il est auprès du Père et il intercède pour nous parce qu’il est vivant !
.
6- La perfection du souverain sacrificateur céleste
Hébreux 7:26-28
26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,
27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.
28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.
Verset 26 : sans tâche, c’est-à-dire sans défaut, terme pour les animaux sacrifiés dans l’Ancien Testament.
‘’saint, innocent, sans tache’’ cela décrit l’état originel de l’homme dans le jardin d’Éden de Genèse 2.
Pour bien comprendre la différence entre la sacrificature de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek et la sacrificature selon Aaron, il suffit de prendre un exemple dans la vie professionnelle.
Dans une entreprise, une faute a été commise dans deux services différents, celui de Aaron et celui de Jésus. Le patron demande des explications à Aaron qui explique que la faute vient de X. Puis le patron se tourne vers Jésus à qui il pose la même question. Jésus répond la faute m’en incombe en tant que responsable de ce service. Je prends la faute sur moi.
N’oublions pas que le souverain sacrificateur faisait des sacrifices pour ses propres fautes et pour celles du peuple et que cela se répétait tous les ans.
Jésus lui, qui n’a pas commis de péché, s’est offert en sacrifice et a versé son propre sang devant Dieu pour tous les péchés de tous ceux qui lui confieraient leur vie.
C’est en cela que Jésus est le souverain sacrificateur parfait.
Romains 8:1-4
1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.
2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
3 Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,
4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.
L’auteur résume sa pensée : il convenait … avec un rappel de
Hébreux 2:10
10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.
Hébreux 7:26
26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,
Pourquoi ?
Il est saint pour le service devant le vrai tabernacle devant Dieu (Hébreux 8:2 ;9:11)
Il est innocent et sans tâche devant les hommes, s’étant montré en toutes choses un modèle de justice et d’équité (2 Corinthiens 5:21; 1 Jean 3:5).
De ce fait, il est maintenant séparé des pécheurs bien que pendant un temps il dût vivre parmi eux. Cependant, il ne participa point à leur iniquité, seulement à leur chair.
Ayant surmonté les tentations de sa chair (4:15), ayant été élevé à la perfection (5:9),
il est maintenant plus élevé que les cieux (Philippiens 2:9-10), une preuve de plus de sa supériorité sur les fils d’Aaron.