Jean chapitre 3 annonce l’amour de Dieu pour le monde

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Jean 3 montre l’amour inconditionnel de Dieu pour l’humanité à travers le dialogue entre Jésus et Nicodème. C’est ainsi que Jésus va expliquer la nouvelle naissance et déclarer : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique » (Jean 3:16), offrant la vie éternelle à quiconque croit en Lui.

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Jean chapitre 3 – Étude biblique

Jean 3:1-13 : Jésus et Nicodème

1Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit.

Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.

Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire?

10 Jésus lui répondit: Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses!

11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage.

12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes?

13 Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

Jean 3:1– « Pharisien »  veut dire membre du parti politique et religieux des pharisiens, dont l’origine remonte à la période des Maccabées. C’est-à-dire 2 siècles avant J.C., au milieu de la période inter testamentaire qui a duré 400 ans.

Nicodème est un prénom d’origine grecque qui signifie conquérant.

Jean 3:2 – » « qui vint de nuit » : Le fait que Nicodème vienne trouver Jésus de nuit n’est pas anodin. Ce détail souligne la réalité spirituelle dans laquelle il se trouve : plongé dans l’obscurité, il aspire à la lumière, c’est-à-dire à la vérité. Bien qu’il reconnaisse en Jésus un envoyé de Dieu, sa compréhension reste limitée, s’arrêtant essentiellement aux miracles réalisés par Jésus. Sur le plan humain, il est probable que Nicodème ait choisi la nuit pour ne pas être vu en compagnie de Jésus, évitant ainsi de compromettre sa réputation et sa position sociale. Cependant, c’est surtout l’image spirituelle qui retient l’attention, car Jean oppose fréquemment les ténèbres à la lumière dans son Évangile. Cette quête de vérité est si profonde chez Nicodème qu’il n’hésite pas à prendre des risques pour rencontrer Jésus, lui qui est une figure de référence et une autorité reconnue.

Nicodème prend conscience de sa propre obscurité spirituelle et se sent attiré par Jésus, la lumière véritable. À l’image d’un papillon de nuit attiré par une source lumineuse, Nicodème incarne la condition de tout être humain avant de rencontrer Jésus. Sa démarche illustre cette soif de vérité qui pousse à chercher la lumière, même lorsque cela implique de sortir de l’anonymat ou de braver la peur de l’opinion publique.

Ainsi, Nicodème représente ceux qui, malgré les craintes et les incertitudes, osent s’approcher de Jésus. Par ses questions et son attitude, il manifeste une véritable recherche de la vérité, observant avec objectivité la personne et les œuvres de Jésus. Sa venue nocturne témoigne de sa soif profonde de comprendre et de s’abreuver à la source même de la vérité.

Nicodème prend conscience de sa propre obscurité spirituelle et se sent attiré par Jésus, la Lumière véritable. A l’image d’un papillon de nuit attiré par une source lumineuse, Nicodème incarne la condition de tout être humain avant de rencontrer Jésus. Sa démarche illustre une soif de vérité qui pousse à chercher la lumière, même lorsque cela implique de sortir de l’anonymat ou de braver la peur de l’opinion publique.

Ainsi, Nicodème représente ceux qui malgré leurs craintes et les incertitudes, osent s’approcher de Jésus. Par ses questions et son attitude, il manifeste une véritable recherche de la vérité, observant avec objectivité la personne et les œuvres de Jésus. Sa venue nocturne témoigne de sa soif profonde de comprendre et s’abreuver à la source même de la vérité.

Jean 3:2 – La motivation de Nicodème, est d’aller au ciel auprès de Dieu. Cela se révèle par sa phrase : « nous savons que tu es un docteur venu de Dieu. » . Il fait un constat et ne nie pas l’évidence. Sa motivation est d’aller au ciel près de Dieu. Qui peut montrer le chemin qui mène à Dieu si ce n’est celui qui vient de Dieu ? Ce constat basé sur des preuves matérielles, le pousse à connaître la personne de Jésus. La question qu’il ne pose pas directement est : Qui es-tu Jésus?

Jean 3:3« En vérité, en vérité« , est une déclaration pour attirer l’attention sur un point important. Cette expression précède l’affirmation d’une vérité et est spécifique à l’Évangile de Jean dans lequel elle figure vingt-cinq fois.

A propos de « si un homme ne nait de nouveau », le mot grec « anothen » traduit par nouveau, se traduit aussi par d’en haut. Ainsi, « naître de nouveau » pourrait se dire tout autant, naître d’en haut, et cela serait plus précis. Il ne s’agit pas d’une amélioration morale de la personne mais d’une réalité spirituelle opérée par le Saint-Esprit, d’une transformation radicale par l’Esprit.

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Tite 3:5

il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit,

Jean 3:3-10 – Le dialogue entre Jésus et Nicodème montre la distance existant entre eux, Jésus parlant de choses spirituelles quand Nicodème en est encore aux choses terrestres.

Jean 3:5 – « naître d’eau et d’Esprit » : Jésus fait ici une allusion au baptême chrétien où la personne est immergée complètement, comme dans le liquide amniotique de la mère, et qu’elle sort des eaux. C’est une nouvelle naissance !

« Naître d’eau et d’Esprit » : L’eau peut symboliser la purification (Ézéchiel 36:25). L’Esprit quant à lui, est l’agent de la transformation intérieure. Ensemble, ils représentent la repentance (l’eau) et la foi (l’Esprit), deux aspects inséparables de la conversion.

Ézéchiel 36:25

25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.

Il faut bien comprendre le sens donné au baptême chrétien qui est d’une part tout différent du bain de purification et qui est d’autre part baptême de repentance de Jean-Baptiste. En actes 19, les disciples de Jean qui avaient déjà pris le baptême de repentance précédemment, se sont fait baptiser au nom de Jésus, ce qui était totalement différent.

1 Pierre 1:23

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

Actes 19:3-7

Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean.

Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient.

Ils étaient en tout environ douze hommes.

Jean 3:5 – « Le royaume de Dieu » : Le royaume de Dieu est le domaine sur lequel les gens reconnaissent la seigneurie de Dieu par Christ et s’y soumettent. C’est le domaine et dans lequel la grâce de Dieu prévaut. Il s’exprime par le règne de Dieu dans le cœur et la vie des croyants.

Luc 17:20-21

20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Paul dira aux Romains en:

Romains 14:17

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

Jean 3:6 – Pour paraphraser ce verset, on peut dire: ce qui est terrestre est terrestre, et ce qui est spirituel est spirituel.

Jean 3:7 – En ce qui concerne la forme singulier et la forme pluriel, le »tu » correspond à Nicodème, et le « vous » concerne tous les humains, notamment les juifs, les juifs se considérant une race à part, élue de Dieu. Cette race a été élue, oui, mais pour témoigner de Dieu au monde. Jésus dira d’ailleurs en Jean 4:22, le salut vient des Juifs.

Jean 3:8 – Les mots: le vent, souffler et l’Esprit sont la traduction du mot racine grec « pneo » ou de son dérivé « pneuma »

Le vent et l’Esprit partagent une liberté semblable parce qu’on ne les perçoit qu’à travers leurs effets ou leurs actions. Ce verset 8 nous fait comprendre que de deux personnes qui écoutent l’Évangile, l’une est touchée par l’Esprit et croit, quand l’autre va rester insensible et ne croira pas. C’est l’énigme de la foi ! Le Saint-Esprit touche tout le monde mais chacun est libre de sa réponse à l’offre du salut.

La foi en Jésus commence quand nous acceptons de ne pas tout comprendre avec notre intelligence. Celui qui s’appuie sur sa propre intelligence en voulant comprendre avant de croire, commet une grave erreur. Son orgueil est un obstacle à la révélation. De plus, la révélation complète de la personne de Jésus va se faire progressivement et va dépendre de la malléabilité de chacun de son humilité.

Jean 3:10– Jésus ici, se montre surpris de la réaction de Nicodème exprimée au verset 9. Le Saint-Esprit a parlé et a agi dans les prophètes ce qui les a poussés à agir par des témoignages sortant de l’ordinaire.

Jean 3:11 –  La question est de savoir à qui se rapporte le pronom « nous ». Est-ce qu’il est question de Jésus et de l’apôtre, ou est-ce qu’il s’agit de Jésus et de Dieu le Père ? Nous pouvons considérer juste la deuxième réponse dans la mesure ou l’Évangile est une révélation divine.

Jean 3:11-12 – Pourquoi dans ces versets, l’emploi de la forme singulier (te) et la forme plurielle (vous) sont-elles utilisées ? L’explication de l’utilisation du vous est que celle-ci concerne Nicodème mais comme représentant l’ensemble des pharisiens, du peuple juif et de l’humanité…

Cependant, une chose importante est à comprendre :

  • Le « tu » de Jésus nous rappelle que :
    • La vérité de l’Évangile est une parole adressée à chaque individu personnellement (moi).
    • Ma réponse personnelle (foi, obéissance, repentir) est cruciale.
  • Le « vous » de Jésus nous rappelle que :
    • Le rejet de Dieu est souvent un phénomène culturel ou collectif (ex. : la société qui ignore Dieu).
    • Nous sommes appelés à sortir de la mentalité de foule pour avoir une relation individuelle avec Christ.

Jean 3:12 – « choses terrestres et choses célestes » De quoi Jésus veut-il parler sous ces deux appellations ? S’agit-il du baptême et de la régénération de l’être qui sont de nature et d’origine célestes mais qui se déroulent sur terre ?  Et les choses célestes, liées au sacrifice de Jésus et ses conséquences spirituelles ? Comme l’apôtre Paul dira en :

1 Corinthiens 1:18

18 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

Jean 3:13 – Ce verset vient renforcer la compréhension de la motivation de Nicodème. Si je veux savoir comment aller au ciel, j’interroge celui qui en ait descendu. Ce verset confirme la divinité et la préexistence de Jésus.

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Jean 3:14-21 – le serpent d’airain

 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées;

21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Jean 3:14-21 – Il est difficile de savoir avec certitude là où la conversation entre Jésus et Nicodème s’est arrêtée, et là où les commentaires de Jésus ou de l’apôtre Jean commencent.

On peut décomposer ce passage en trois parties :

  • Les versets 14-15 se rapportent à Jésus
  • Les versets 16-17 sont relatifs à Dieu le Père
  • Les versets 18-21 concernent l’humanité.

Jean 3:14 – est une référence à Nombres 21:4-9 au sujet des serpents brulants et du serpent d’airain de Moïse.

Nombres 21:7-9

Le peuple vint à Moïse, et dit: Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.

L’Éternel dit à Moïse: Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

Tout comme les Hébreux étaient sauvés lorsqu’ils regardaient le serpent d’airain érigé par Moïse, ceux qui se tournent vers Jésus et la croix sont sauvés spirituellement. Le salut est le résultat de la foi mise en action, comme il est écrit de nombreuses fois dans l’épître aux Romains.

Romains 3:22

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

Comment comprendre que le simple fait de se tourner vers le serpent de Moïse pouvait sauver ? C’était par la foi ! Bien sûr, cela pourrait être considéré comme de l’idolâtrie, le serpent d’airain étant un simple symbole sans pouvoir de guérison. Ce serpent d’airain élevé sur un bâton dont il est question dans l’Ancien Testament, n’était que la préfiguration de Jésus-Christ élevé sur la croix. En vrai, la guérison venait de Dieu, et non de l’objet lui-même. Il faut dire qu’aujourd’hui, considérer une croix en bois peut être considéré comme un acte magique, et c’est le grand problème des catholiques avec les crucifix, c’est à dire des croix avec la représentation de Jésus-christ mort, accroché dessus. Jésus en effet, n’est plus sur la croix. Il est ressuscité, il vit, il est vivant ce qui est la promesse de la vie éternelle. La croix vide est le symbole de la promesse de la vie en Jésus. Alors prier devant un crucifix, l’embrasser….est un acte magique et d’idolâtrie.

Jean 3:15 ;16 ;18 – « Quiconque croit, ou celui qui croit » : montre que le salut est universel, mais bien qu’élevé à la vue de tous, Jésus ne sauve pas tous les hommes.

Plus tard, Jésus répètera ces paroles:

Jean 12:32-33

32 Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.

33 En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. –

Un rappel du chapitre 1 de l’Évangile de Jean: la Parole qui est Jésus (logos) est à la fois un message auquel il faut croire et une personne, Jésus, qu’il faut accepter et auquel il faut obéir.

Jean 3:16

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

« Dieu a tant aimé »– le temps employé montre que dès la création, Dieu nous a aimé. Il est dit au verset de :

Genèse 1:31

31 Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour.

Dieu a aimé tous les hommes sans distinction, et cela même après la chute d’Adam en Genèse 3. Nous étions alors tous perdus et ennemis de Dieu, mais :

Romains 5:10

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

Dire que Dieu nous a aimé de toute éternité, ne représente rien. C’est le passé. Nous n’existions pas ! Aujourd’hui, ce qui est important pour nous, est : Est-ce qu’il nous aime toujours? Et quelle preuve pouvons-nous en avoir ? L’amour de Dieu s’est manifesté tout au long de l’histoire. Et soyons honnêtes, Dieu n’a t-il pas manifesté son amour durant notre vie ? Probablement beaucoup plus souvent que nous l’imaginons. Si nous avons des problèmes de mémoire, demandons lui de nous rappeler toutes les fois où il nous a protégés comme un Père aimant. Nous sommes des témoignages vivants de son amour. C’est ce que nous devons témoigner au monde qui ne le reconnait pas encore comme son Sauveur et Seigneur.

Jean 3:16 – « Fils unique » (monogenes) ce qui signifie « unique en son genre »

Dieu ne veut pas la mort du pécheur cela est déjà dit dans l’Ancien Testament.

Ézéchiel 18:23 ; 32

23 Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive?

32 Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc, et vivez.

« Quiconque croit en lui » – Le verbe utilisé est un présent continue, c’est-à-dire, je crois et je continue de croire, je ne cesse pas de croire. Notre vie de chaque jour doit témoigner pour nous de notre foi en Jésus. Qu’en est-il de ceux que l’apôtre Pierre décrit en :

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

La foi chrétienne n’est pas une foi intellectuelle, et surtout pas une foi émotionnelle. Elle est une foi qui embrasse tout notre être. Ainsi, nous devons proclamer comme Paul en:

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Philippiens 1:21

21 car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain.

La vraie foi persévère dans la relation personnelle avec Jésus-Christ jour après jour et jusqu’à la fin. La vie nouvelle se vit dès aujourd’hui et elle inclut l’assurance du salut.

Jean 3:16: Avoir «la vie éternelle», c’est connaître personnellement Christ et cultiver une relation personnelle avec lui à partir du moment où on croit.

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Jean 3:17 – Il faut distinguer deux choses : Jésus jugera, et cela à la fin des temps, au jugement dernier (Jean 5:22-29 ; Apocalypse 20:11-15). Cependant, quand Jésus est venu sur terre, il n’est pas venu pour juger, mais pour sauver.

Jean 3:18 – la personne qui ne croit pas, se condamne elle-même. Ce n’est pas Dieu qui la condamne mais c’est elle qui fait ce choix.

Jean 3:19-21

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées;

21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Jean 3:19-21 – L’apôtre Jean reste sur le jugement et explique ce qui était déjà dit en:

Job 24:13

13 D’autres sont ennemis de la lumière, Ils n’en connaissent pas les voies, Ils n’en pratiquent pas les sentiers.

Il y a chez l’apôtre Jean, l’idée de dualité : la lumière et les ténèbres, la vérité face au mensonge …

Au verset 19 le mot grec « agapao » traduit par aimé au verset 16, est ici traduit par préféré. Pour appuyer cette pensée, nous devrions dire qu’ils ont préféré aimer les ténèbres, ce qui apparait choquant pour un chrétien.

Jésus est la lumière du monde !

Jean 8:12

12 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Cette lumière représente la vérité, la justice et la présence de Dieu, quand les ténèbres représentent le péché, l’ignorance spirituelle et l’éloignement de Dieu. L’état du chrétien est résumé par le verset de:

Éphésiens 5:8

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Ces versets 19-21 de Jean3, montrent simplement que les personnes ont fait un choix. D’un coté il y a les ténèbres, de l’autre la lumière. Ils ont choisi le coté obscur des ténèbres pour ne pas avoir de compte à rendre, pensent-ils.

La lumière révèle les péchés.

Éphésiens 5:13

13 mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière.

Vivre dans la lumière, c’est accepter de marcher dans la vérité, et que nos actes soient exposés au grand jour avec pour conséquence :

1 Jean 1:7

Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

Choisir de vivre à la lumière de Christ, n’est pas une menace mais une libération. Cela nous permet de vivre dans la vérité et la paix.

Choisir de vivre à la lumière de Christ implique aussi de témoigner de sa lumière. Comme Nicodème, qui est venu de nuit (Jean 3:2) mais finira par défendre Jésus (Jean 7:50-51), nous sommes appelés à passer des ténèbres à la lumière et à en témoigner.

La vie éternelle n’est pas à venir, elle est déjà en nous selon ce qui est dit en:

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

C’est maintenant, durant cette vie, que l’homme se décide pour le salut ou pour la condamnation.

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Jean 3:22-30 : Jésus et Jean Baptiste

Jean 3:22-24

22 Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit dans la terre de Judée; et là il demeurait avec eux, et il baptisait.

23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau; et on y venait pour être baptisé.

24 Car Jean n’avait pas encore été mis en prison.

Jésus prêchait beaucoup aux foules mais il enseignait aussi ses disciples, théorie et pratique par l’exemple. Dans ces premiers temps, le baptême n’était pas un baptême chrétien mais un baptême de repentance identique à celui de Jean-Baptiste.

Jean 3:25-30

25 Or, il s’éleva de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif touchant la purification.

26 Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui.

27 Jean répondit: Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.

28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

29 Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Les disciples de Jean, comme les disciples de Jésus sont jaloux pour leur maitre. Cela conduit Jean Baptiste à reconnaitre la suprématie de Jésus. Jean Baptiste est un modèle d’humilité est un exemple de serviteur, humble et fidèle dans son service. La réaction humaine des serviteurs est de toujours vouloir se trouver dans le meilleur groupe. Aujourd’hui encore dans le milieu chrétien, il peut être constaté qu’au lieu de se réjouir du succès d’une certaine assemblée, c’est la jalousie et la rivalité qui prime alors que tous sont censées suivre et servir le même Seigneur, Jésus-Christ.

Jean 3:27 – Cette déclaration atteste qu’il n’y a pas dans le spirituel de concurrence. Chacun a une mission et est équipé pour cette mission. La mission de l’un n’est pas la mission de l’autre. Même si nous ne le voyons pas, ces missions sont complémentaires et ont le même but : La gloire du Seigneur. Nous n’avons aucun mérite puisque tout est grâce.

Jean 3:28-30 – Jean Baptiste est très explicite. Il n’est pas le Messie. Lui en tant qu’ami de l’époux, se réjouit de sa présence. Il a ouvert le chemin, mais maintenant il laisse toute la place. Jean Baptiste est celui qui était annoncé en Malachie 3:1 ; 4:5-6 et Ésaïe 40:3-5

L’attitude de Jean Baptiste est celle que rappelle Paul aux Philippiens en:

Philippiens 2:3-4

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Que chacun de vous, au lieu de considérer ses [a]propres intérêts, considère aussi ceux des autres.

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Jean 3:31-36 – Celui qui vient du ciel

31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,

32 il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.

33 Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai;

34 car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure.

35 Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains.

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Jean 3:31 – « d’en haut », c’est le même mot grec « anothen » qui est traduit au verset 3 par « de nouveau » dans naître de nouveau ou naître d’en haut. C’est-à-dire naître spirituellement.

L’apôtre Jean affirme que Jésus qui vient d’en-haut, est au-dessus de tout homme, et qu’il est même supérieur aux prophètes, puisqu’il parle de ce qu’il a vu, quand les prophètes rapportent les paroles inspirées par le Saint-Esprit.

Jean 3:33-34 – Nous qui avons reçu le témoignage de Jésus par son Évangile, nous certifions que c’est la vérité. Jésus que Dieu a envoyé, nous a transmis les paroles de Dieu. Le verbe « sphragizo » certifier, signifie sceller. C’est comme un sceau de Dieu garantissant la vérité des paroles de Jésus.

Les rabbins considéraient que les prophètes étaient inspirés de Dieu, mais qu’ils n’avaient pas la plénitude de l’Esprit. C’est là la supériorité de Jésus sur les prophètes et sur tous les hommes.

Jean 3:35 – il a remis toutes choses entre ses mains est l’équivalent de ce qui est dit en:

Matthieu 28:18

18 Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.

Ce chapitre 3 de l’Évangile de Jean, se clôt par un résumé sur celui qui a la vie éternelle.

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

L’Évangile n’est pas seulement une personne que nous recevons et une vérité que nous acceptons. Quand nous l’acceptons, il transforme la vie que nous menons parce que nous nous soumettons au Seigneur (Luc 6:46) et que nous faisons ses œuvres, (Éphésiens 2:8-10)

Le verset 36 est là pour rappeler que celui qui croit au Fils, a la vie éternelle et ce, non pas demain, mais dès aujourd’hui. En rappelant:

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Ce verset est à mettre en relation avec:

 Jean 5:24

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

1 Jean 5:12

12 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

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Prière : La nouvelle naissance

« Père, merci de nous révéler ton amour par Jésus que tu as envoyé. Quiconque croit en Lui a la vie éternelle, nous le croyons car ta Parole est vérité. Nous voulons naître de nouveau par ton Esprit. Éclaire-nous pour marcher dans ta lumière. Que, dans ce monde, notre vie reflète ta grâce et ta vérité. Au nom de Jésus, nous te prions, Amen.« 

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Jean chapitre 1 présente Jésus, lumière véritable du monde

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Le chapitre 1 de l’Évangile de Jean commence avec cette révélation que Jésus est la Parole éternelle, la lumière véritable venue dans le monde. Ce texte fondamental pose les bases de la foi chrétienne et révèle l’identité divine de Jésus-Christ incarné.

Étude biblique suivante : Jean chapitre 2

Jean chapitre 1

Jean 1:1-18 – Le prologue de Jean

Jean 1:1-2

1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Elle était au commencement avec Dieu.

Ce prologue de l’Évangile de Jean montre la divinité de Jésus par sa préexistence. Il fait un parallèle avec le verset de:

Genèse 1:1

1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

Jean reprend aussi par analogie ce qui se trouve dans les écrits de l’Ancien Testament à propos de la sagesse en :

Proverbes 8:22-23

22 L’Éternel m’a créée la première de ses œuvres, avant ses œuvres les plus anciennes.

23 J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre.

Et en:

Proverbes 3:19

19 C’est par la sagesse que l’Éternel a fondé la terre, C’est par l’intelligence qu’il a affermi les cieux;

Jean a aussi choisi pour la Parole, le terme de logos afin d’affirmer que la Parole de Dieu est à la fois une personne et un message. La personne, c’est bien sûr Jésus et le message est celui du salut, ce salut étant inséparable de Jésus.

Le Nouveau Testament affirme que Jésus de Nazareth est pleinement Dieu mais qu’il est distinct de la personne du Père. L’unicité de l’essence divine est mise en relief en Jean 1:1, tandis que la différence entre leurs deux personnalités est mise en valeur en Jean 1:2.

Jean 1:3-5

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Le verset 3 rappelle que Jésus était à l’œuvre lors de la création comme il est dit en Proverbes 3:19.

Jean 1:4 – « Elle était la vie. » Cette phrase dit expressément que la “vie” en elle-même tire son origine du Fils, la Parole. Jean utilise le terme « zoē » pour se référer à la vie de résurrection, la vie éternelle, la vie de Dieu (cf. 1:4; 6:27 …)

Jean 6:27

27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau.

Un autre terme grec désigne la vie, c’est “bios”. Celui-ci est utilisé pour la vie terrestre, biologique comme dans le verset de:

1 Jean 2:16

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Tous les êtres humains ont la vie (bios), mais seul le croyant en Jésus Christ, a la vie (zoe)

Jean 1:4 – “la vie était la lumière des hommes” – Jean utilise souvent cette métaphore pour désigner la vérité et la connaissance, la révélation de Dieu.

Jean 1:5 – « la lumière, les ténèbres » : Les ténèbres sont comparables à l’ignorance, à l’incompréhension quand la lumière donne la compréhension, la révélation, ce qui se retrouve dans les paroles du chant « Amazing grâce » qui dit: « j’étais aveugle, maintenant je vois ».

Jean 1:6-8

Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean.

Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.

Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.

Jean Baptiste est le dernier prophète de l’Ancien Testament et est le précurseur de Jésus annoncé par le prophète Malachie. C’est lui qui fait la transition entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Jean 1:7 – « afin que tous croient par lui. » : Ce verset montre le but de la venue de Jean le Baptiste, à savoir que les hommes croient en Dieu et en Jésus, le fils de Dieu. De même qu’à la fin de son Évangile, Jean poursuit le même but au verset de:

 Jean 20:31

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

Jean 1:8-9 –« Il n’était pas la lumière ». Jean était ainsi un témoin. De la même manière, de notre personne doit émaner de la lumière pour rendre témoignage de la véritable lumière : Jésus-Christ.

Jean 1:9-13

Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

10 Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.

11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Jean 1:9 – « pour éclairer tout homme » : Avec Jésus- Christ, notre compréhension spirituelle s’accroît progressivement.La révélation du message du salut permet de passer de la vie (bios) à la vie (zoe) éternelle. Ce verset amène au verset 12 où il est dit que cette révélation donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

Philippiens 2:15

15 afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde,

Jean 1:10 – Dans ce verset, le verbe grec « ginosko » peut être traduit par connaître mais aussi par savoir, comprendre. Il s’agit d’un idiome juif pour parler de la relation intime existant entre un homme et une femme, quant au verset 18 plus loin, se traduit par raconter et faire connaître. Dans un cas pour ginosko, la connaissance est intime et intérieure. Dans le cas du verset 18 le mot grec est exegeomai et veut dire que la connaissance vient de l’extérieur, qu’elle nous est rapportée, et fait connaître par quelqu’un.

Il en est ainsi pour le verset de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

 «mais à tous ceux qui l’ont reçue » : le mot grec ‘’lambano’’= recevoir, se traduit aussi par prendre, se saisir. Ceci veut dire qu’il faut comprendre que le salut est offert à tous, mais que seuls, ceux qui s’en emparent, le reçoivent. Il faut donc comprendre que Dieu offre le salut à tous les hommes, mais que chaque homme peut ou non accepté ce salut. L’homme doit répondre à l’offre de la grâce de Dieu en Jésus-Christ, en croyant, en se repentant de son péché et de ses péchés, en obéissant, et en persévérant dans la foi.

Recevoir la Parole, c’est recevoir Jésus et son message du salut. Celui qui croit au nom de Jésus, établit non seulement une relation avec Jésus mais aussi une relation avec le Père et il devient par la grâce et la grâce seule, enfant de Dieu. La foi chrétienne n’est aucunement une religion, mais une relation avec Dieu le Père et Jésus, toutes religions étant basées sur l’effort de l’homme pour atteindre Dieu, par des œuvres qui n’apportent pas le salut.

 »Ceux qui croient » : le verbe est au temps présent continu, actif qui signifie « ceux qui continuent de croire ». La foi est en un Dieu qui ne change pas (Jacques 1:17)

Croire au nom de Jésus-Christ, c’est croire en lui tel qu’il s’est lui-même révélé dans la Bible. Croire, c’est accepter, ce qui signifie l’accueillir dans son cœur et dans sa vie.

“de devenir enfants de Dieu” : Les auteurs du Nouveau Testament utilisent constamment des métaphores familiales : le Père, le Fils, enfants, naître de nouveau, adoption. La chrétienté est semblable à une famille. Le message du salut nous fait entrer dans une famille. Il n’est pas un produit comme un billet pour le Ciel, ni une police d’assurance incendie (enfer).

Le lien qui unit l’ensemble est l’amour ! (Jean est appelé l’apôtre de l’amour)

Jean 1:13

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Les juifs se considéraient les enfants d’Abraham, une filiation par le sang. Le croyant en Jésus devient enfant de Dieu par le sang de Jésus, car c’est la volonté de Dieu. Nous sommes justifiés et pardonnés.

Vient ensuite un processus graduel appelé sanctification qui consiste à devenir de plus en plus à la ressemblance de Jésus, le Fils unique de Dieu.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

L’objectif pour chaque chrétien, étant celui de:

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

La dernière étape étant celle de la glorification, dans notre esprit

1 Jean 3:1-3

1 Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

Et ensuite dans ‘notre corps’

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Ce verset de Jean 1:13 est à mettre en relation avec

1 Pierre 1:3, 23

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,

23 puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

Il y a ceux qui croient, et ceux qui rejettent par incrédulité. la conséquence pour chacun d’eux, est donnée en:

1 Pierre 2:6-8

Car il est dit dans l’Écriture : « Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. »

L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; »

8ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés.

Nous devenons enfants de Dieu au moment où nous avons cru, en vertu de l’acte de régénération opéré par Dieu.

La foi en sa Parole, a fait de nous des enfants de Dieu par la grâce de celui-ci. Le Saint-Esprit a agi dans notre cœur, il nous convaincu de péché, et il nous a révélé la vraie personne de Jésus-Christ. Le Saint-Esprit nous a régénéré et a commencé en nous son œuvre de transformation.

Jean 1:12-13

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Ces versets 12 et 13 illustrent l’équilibre de l’alliance entre la souveraineté de Dieu et la nécessité de la réponse de l’homme. En nous nous soumettant à la volonté de Dieu par la foi que nous manifestons en Jésus, Dieu nous régénère et fait de nous ses enfants.

Ces versets enseignent à tout nouveau lecteur comment devenir enfant de Dieu. À ceux qui se sont emparés du message et se sont appropriés celui-ci, ces deux versets devraient être gravés sur leur cœur pour les mémoriser afin qu’ils se rappelent l’importance d’avoir de la reconnaissance envers Dieu.

Réflexion : En se plaçant dans la perspective de Jean lors de la rédaction du prologue, il apparaît que le terme « Logos » demeure incontournable pour désigner la Parole, c’est-à-dire Jésus, Fils de Dieu, avant son incarnation terrestre. Aucun autre mot ne semble convenir dans ce contexte. Dès lors, comment évoquer cette réalité et avec quels termes ? Seul le terme « Logos », traduit par « la Parole », s’impose. La révélation de l’identité de Jésus, Fils de Dieu, s’effectue de manière progressive. Il incarne à la fois une personne et un message, dont la pleine révélation s’accomplit progressivement au fil du récit évangélique.

Jean 1:14

14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

La Parole est devenue chair. Nous pourrons maintenant parler de Jésus de Nazareth, pas avant ! Le terme chair dans les écrits de Jean ne fait jamais référence à la nature pécheresse de l’homme comme dans les écrits de Paul.

Ésaïe 7:14

14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

Jean 1:14 – « elle a habité parmi nous » : Dans ces termes, il y a l’idée du Tabernacle de l’Ancien Testament dans lequel Dieu habitait au milieu de son peuple, que nous retrouvons en:

Apocalypse 7:15 et 21:3

15 C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux;

Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

Jean 1:14 – « Pleine de grâce et de vérité« . Le mot « charis » regroupe tant d’aspects bénéfiques qu’il est difficile de le définir en peu de mots.

Le mot « aletheia » est une vérité certaine si l’on peut utiliser cette expression. Certains diraient une vérité vraie, une vérité qui vient de Dieu, donc certaine parce que Dieu n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19)

Les deux mots sont utilisés dans l’Ancien Testament pour parler de Dieu (compatissant, miséricordieux et riche en bonté) et notamment en:

Proverbes 16:6

Par la bonté et la fidélité on expie l’iniquité, Et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal.

Bonté (Checed) est aussi traduit par grâce et fidélité (Emeth) est traduit par vérité. C’est en faisant appel à la bonté-grâce et à la fidélité-vérité de Dieu en Jésus que nous sommes pardonnés de nos iniquités.

Ces deux termes, grâce et vérité, au verset 17, décrivent le caractère de Jésus.

Jean 1:14 – « Nous avons contemplé sa gloire » : La gloire (Kabod) de l’Ancien Testament, s’est maintenant personnifiée et incarnée, ce qui se révèlera lors de la transfiguration (Matthieu 17:2) et l’ascension (Actes 1:9).

Jean 1:15-18

16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce;

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

18 Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

Dans l’Ancien Testament, la loi transmise à Moïse visait à préparer les Israélites à la venue du Messie, soulignant leur péché sans y remédier. Elle montrait leur besoin de salut, tout comme une maladie révèle la nécessité d’un médecin.

En Jésus-Christ se trouve la grâce et la vérité, car lui seul, par sa mort et sa résurrection, nous accorde la grâce qui pardonne le péché, et il est la vérité qui révèle le plan du salut.

Jean 1:17 – Le Fils préexistant est maintenant devenu le Fils incarné, Jésus ! C’est la première mention du nom humain du Christ dans l’Évangile de Jean.

Jean 1:18 – « Personne n’a jamais vu Dieu » Jésus est l’expression et la révélation visibles de Dieu :

Jean 14:9

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Colossiens 1:15

15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Par sa déclaration à Philippe : «Celui qui m’a vu a vu le Père.», le croyant voit Dieu le Père à travers Jésus, par sa vie, ses paroles et ses actes. Celui-ci nous révèle la nature du Dieu invisible.

Jean 1:18 – « qui est dans le sein du Père » : Cela fait référence à la communion intime entre le Fils et le Père.

celui qui l’a fait connaître : Cette expression implique une révélation pleine et intégrale. Faire connaître le Père était une des taches de Jésus (Jean 14:7-10 ; Hébreux 1:2-3)

Fin du Prologue

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Jean 1:19-23 le témoignage de Jean Baptiste

19 Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander: Toi, qui es-tu?

20 Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ.

21 Et ils lui demandèrent: Quoi donc? es-tu Élie? Et il dit: Je ne le suis point. Es-tu le prophète? Et il répondit: Non.

22 Ils lui dirent alors: Qui es-tu? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même?

23 Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète.

Jean 1:19 – ‘Les juifs‘ . Dans les écrits de Jean ces mots se rapporte : (1) aux populations de la Judée qui étaient hostiles à Jésus ou (2) seulement aux leaders religieux juifs.

Seuls les habitants de la Judée étaient appelés juifs, quand les autres tribus étaient appelées Israël. Dans le contexte du verset, nous pouvons penser qu’il s’agit ici des autorités religieuses.

Jean 1:21 – « es-tu Élie? » : Les Juifs attendaient qu’Élie revienne avant l’apparition du Messie. Ils s’appuyaient sur une interprétation littérale du verset de:

Malachie 4.5-6

    5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

   6 Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit.

Jean Baptiste sera le précurseur de Jésus. Il fera son œuvre avec « l’esprit et la puissance d’Élie. »

Luc dans son Évangile dit ceci de Jean Baptiste en:

Luc 1:17

17 il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants , et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.

Jésus appela Jean Baptiste « Élie » en:

Matthieu 17:10-13

12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.

13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.

Jean Baptiste a accompli la prophétie de Malachie. Il était de la lignée des sacrificateurs.

Luc 1 :5-

Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth.

Depuis Malachie jusqu’à Jean Baptiste, Dieu était resté silencieux pendant quatre cents ans.

Jean Baptiste s’approprie la parole d’Ésaïe:

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Au verset 23, « aplanissez « du mot grec « euthuno » apparait deux fois, et est traduit par aplanir ou piloter (Jacques 3:4) ce qui révèle le sens de tracer. De la même façon que dans un désert de pierre, les routes caravanières se repèrent avec des traces à force que les caravanes passent au même endroit. (nous avons là l’idée de aplanir et de tracer). Dans ce mot, il y a aussi l’idée de droiture, de justice que nous retrouvons dans le verset d’Ésaïe 40:3 où le mot hébreu a pour sens être juste, être droit ou rendre droit.

Jean 1:24-28

24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.

25 Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète?

26 Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi;

27 je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

28 Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Jean 1:25 – le baptême d’eau de Jean. L’acte de purification était un acte auto pratiqué (avant de se rendre au Temple) ou chez les Esséniens. Le baptême était pour une purification physique (Lévitique 14-15). Mais il y avait la purification intérieure de:

Ézéchiel 36:25

25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.

Ce verset précède l’annonce d’une nouvelle alliance en Ézéchiel 36:26.

Il est question également d’une source qui purifie les péchés et les impuretés en:

Zacharie 13:1

1 En ce jour-là, une source sera ouverte pour la maison de David et les habitants de Jérusalem, pour le péché et pour l’impureté.

C’est par rapport à ces références de l’Ancien Testament que les autorités religieuses interrogeaient Jean Baptiste sur sa personne (le Messie, Élie ?) et sur ses actes (baptême ?)

Jean 1:25

25 Ils lui firent encore cette question : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète ?

Le baptême pratiqué par Jean Baptiste sous entendait aux yeux des religieux une autorité. La même question sera posée à Jésus, cette fois-ci de façon ouverte ainsi que rapportée en:

Matthieu 21:23 ; Marc 11:28 ; Luc 20:2

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

La réponse de Jésus ramène à Jean Baptiste :

Matthieu 21:24-25

24 Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

La réponse de Jean:

Jean 1:26

26 Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi;

Pour « d’eau », la préposition grecque « ev » traduite par ‘’d’ ‘’, signifie en et se traduit par ‘’dans’’, ‘’avec’’. Le ‘’d’ ‘’ laisse un doute sur la manière de baptiser. Cependant le baptême de Jean est un baptême de purification, il est donc fort probable qu’il était par immersion. Celui de Jésus procède de la même manière avec cette idée de la nouvelle naissance où nous sommes immergés dans les « eaux de la mère », le liquide amniotique.

Jean 1:27

27 je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

Cet acte de délier la courroie des souliers, se rapporte à la tâche accomplie par un esclave qui déliait les sandales de son maître dès que ce dernier entrait dans sa maison. Cela était considéré comme la plus basse des besognes qu’un esclave était appelé à faire. Le judaïsme rabbinique affirme qu’un disciple doit être prêt à faire tout ce qu’un esclave peut faire à l’exception de délier les sandales. Cette phrase illustre la façon dont Jean Baptiste se percevait en comparaison avec Jésus.

Jean 1:28 – Dans ce verset, Béthanie ne désigne pas la Béthanie près de Jérusalem, mais un autre lieu situé près de Jéricho au-delà du Jourdain.

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Jean 1:29-34 – Voici l’Agneau de Dieu

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

30 C’est celui dont j’ai dit: Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi.

31 Je ne le connaissais pas, mais c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d’eau.

32 Jean rendit ce témoignage: J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui.

33 Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit: Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint Esprit.

34 Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu.

Jean 1:29« l’Agneau de Dieu » : Seul l’apôtre Jean utilise ce titre pour désigner Jésus.

Si les noces de Cana eurent lieu trois jours plus tard, et qu’il est dit que la Pâque était proche, l’allusion à l’Agneau de Dieu prend tout son sens !

Jean 2:13

13 La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

Jean faisait ainsi un parallèle entre l’agneau pascal qui symbolise la délivrance de l’Égypte et Jésus, l’Agneau de Dieu.

Jean 1:29 – « qui ôte le péché du monde ». : Cette phrase signifie prendre sur soi et emporter. Ceci est semblable au concept du bouc émissaire de Lévitique 16. Le « péché du monde » révèle la nature universelle de l’œuvre de l’Agneau.

Jean 1:32-33« J’ai vu…  » : les manifestations du Saint Esprit, permettaient à Jean Baptiste d’identifier Jésus en tant que Messie.

En dehors de ces manifestations relatées par l’apôtre, Jean ne donne pas de détails du baptême comme l’ont fait les autres évangélistes. De la même manière Jean ne rapporte pas les détails de la sainte cène.

Mais pourquoi fallait-il que Jésus-Christ reçoive le Saint-Esprit alors que dans sa nature divine, le Fils de Dieu, c’est l’Esprit.

2 Corinthiens 3:17

17 Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.

Quand Jésus a reçu le Saint-Esprit lors de son baptême d’eau, il l’a reçu dans sa nature humaine. Il a été ainsi oint du Saint-Esprit, mis à part par Dieu pour sa tâche spécifique de Médiateur, et il a été équipé du Saint-Esprit pour accomplir sa tâche. Jésus citera ainsi la prophétie d’Ésaïe 61:1-2 en :

Luc 4:18-19

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.

En disant aujourd’hui cette Parole de l’Écriture s’est accomplie.

Jean 1:33 – « Je ne le connaissais pas » : Jean Baptiste était le cousin de Jésus et le connaissait donc. Cependant, ce qu’il dit dans ce verset 33, veut dire tout simplement dire qu’il ne le connaissais pas en tant que Messie.

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Jean 1:35-42 – les premiers disciples

Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples;

36 et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit: Voilà l’Agneau de Dieu.

37 Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

38 Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit: Que cherchez-vous? Ils lui répondirent: Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu?

39 Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.

40 André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.

41 Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).

42 Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit: Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).

« Disciple » – Le terme disciple signifie à la fois, apprenti et adepte de la doctrine. Le Nouveau Testament ordonne au croyant d’être un disciple et non une personne qui fait profession de suivre Jésus. Cela demande après une décision initiale (foi et repentance) d’avoir ensuite une vie d’obéissance et de persévérance.

Jean Baptiste est l’exemple même à suivre. Il fait des disciples, mais il les dirige ensuite vers Jésus. Il ne les dirige pas vers lui-même. Il dira d’ailleurs en parlant de Jésus :

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Jean 1:38 – « (ce qui signifie maitre) » Cette précision montre que Jean écrivait pour des gentils.

« Où demeures-tu ? » : cette expression montre l’intention de passer davantage de temps avec Jésus.

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Jean 1:43-51 – les premières rencontres

43 Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit: Suis-moi.

44 Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre.

45 Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.

46 Nathanaël lui dit: Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? Philippe lui répondit: Viens, et vois.

47 Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.

48 D’où me connais-tu? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.

49 Nathanaël répondit et lui dit: Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.

50 Jésus lui répondit: Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci.

51 Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

L’Évangile de Jean s’articule autour du ministère de Jésus en Judée et surtout à Jérusalem.  Ici, il quitte la Judée pour aller aux noces de Cana en Galilée.

« Bethsaïda » : se traduit par la maison du poisson

« Nathanaël » : signifie « Dieu a donné ». Ce nom ne figure pas autre part dans d’autres chapitres de l’Évangile de Jean. Il est à rapprocher de Barthélémy car là où ne figure pas Nathanael avec les autres disciples, figure Barthélémy.

Jean 1:45– « de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé » : c’est-à-dire le Tanach ce que nous appelons l’Ancien Testament (avec les écrits poétiques)

Jean 1:46 – « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » : Nathanaël devaient connaître les Écritures. Michée 5 parle d de Bethléhem en Judée et non de Nazareth en Galilée. Par ailleurs, le village de Nazareth était situé en Galilée dont les habitants étaient méprisés par les religieux juifs et les judéens.

Jean 1:47 – « dans lequel il n’y a point de fraude » : l’expression désigne un homme intègre et rappelle le:

Psaumes 32:2

Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude!

Jean 1:49 – « tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » : Ces deux titres ont une implication nationaliste messianique qui était déjà évoquée au Psaume 2.

Jean 1:51 – Amen, Amen ou en vérité, en vérité. Ce double usage de ces mots ne se trouve qu’en Jean. Ces expressions sont utilisées comme une affirmation, et en début de phrase invite à faire attention aux paroles qui suivent et à leur importance.

le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

Ce verset est une allusion à l’échelle de Jacob. Ceci voulait dire que Dieu allait pourvoir aux besoins de Jésus comme il avait pourvu aux besoins de Jacob.

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Prière : La Parole faite chair

« Père céleste, merci de nous révéler Jésus, Parole éternelle et Lumière du monde. Qu’Il remplisse chacun de sa présence, de son Esprit et de sa grâce. Ouvre nos yeux à ta gloire et donne nous la foi pour le reconnaître comme notre sauveur personnel.

Au nom de Jésus, nous te prions, Amen. »

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Jonas 1:3 – Fuir Dieu n’éteint jamais son appel

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Jonas 1:3 a été un prophète qui a voulu fuir l’appel divin. Ce verset montre notre propre tendance à éviter de faire la volonté de Dieu. Pourtant, Celui-ci poursuit avec patience ceux qu’Il appelle.

fuir ne sery à rien - Jonas 1:3
Jonas 1:3 Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel

Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel. Il descendit à Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis; il paya le prix du transport, et s’embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l’Éternel.

Jonas 1:3

Jonas 1:3 est un homme choisi par Dieu, mais qui était décidé à prendre la direction opposée à celle que le Seigneur lui a montrée. Dieu l’envoie vers Ninive mais Jonas s’embarque vers Tarsis, symbole d’une fuite totale. Ce geste montre le combat intérieur présent chez tout chrétien. Parfois, nous connaissons la volonté de Dieu, mais nous reculons devant son exigence, sa portée ou ses conséquences. Pourtant, fuir n’apporte jamais la paix. Jonas descend dans le navire, puis dans la cale, puis finalement dans les profondeurs de la mer. La fuite éloigne toujours un peu plus de la lumière.

Ce verset montre aussi la patience de Dieu. Malgré la désobéissance, l’Éternel poursuit Jonas non pour le briser, mais pour le restaurer. Le vent, la tempête et le grand poisson deviennent des instruments de grâce. Le Seigneur corrige pour ramener, et jamais pour détruire. Ainsi, même la tempête porte un sens. Dieu refuse d’abandonner ses enfants.

Ce passage doit nous rappeller un principe essentiel, c’est que l’appel de Dieu demeure, même lorsque nous résistons. La vraie paix s’enracine dans l’obéissance. Jonas 1:3 invite donc à revenir sans tarder à Dieu qui prépare une route meilleure que toutes nos échappatoires.

Versets associés
  • Psaumes 32:8 – Dieu instruit et conseille.
  • Psaumes 139:7 – « Où irais-je loin de ton esprit ? »
  • Hébreux 12:6 – Dieu corrige ceux qu’Il aime.
  • Ésaïe 30:21 – « Voici le chemin, marchez-y. »
  • Proverbes 3:6 – Il aplanit nos sentiers.

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Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.

Psaumes 32:8

Jonas 1 à 4 – – – Apocalypse 10

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Ézéchiel 23:35 – Oublier Dieu, la racine de toute infidélité

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Ézéchiel 23:35 expose la gravité d’un cœur qui oublie Dieu. Ce verset rappelle que l’oubli spirituel mène à l’infidélité et éloigne le croyant de la source de la vraie vie.

Homme et femme séparés, symbolisant l’oubli de Dieu selon Ézéchiel 23:35.
Ézéchiel 23:35 – Le peuple oublie Dieu et subit les conséquences de sa désobéissance.

35 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Parce que tu m’as oublié, Parce que tu m’as rejeté derrière ton dos, Porte donc aussi la peine de tes crimes et de tes prostitutions.

Ézéchiel 23:35

Dans ce verset, Dieu reproche à son peuple non seulement la désobéissance, mais surtout l’oubli. Oublier Dieu, c’est cesser de le placer au centre de notre vie. Israël, séduit par les idoles et les alliances politiques, a tourné le dos à l’amour de son créateur.

L’oubli spirituel commence souvent subtilement avec la prière qui se raréfie, la Parole qui perd son autorité, la foi qui devient routine. Alors, le cœur se vide de la présence divine. Dieu par la bouche d’Ézéchiel, dénonce cet éloignement avec une intensité qui doit interpeller aujourd’hui.

Le croyant qui oublie Dieu, perd sa direction et sa force, mais celui qui se souvient, retrouve la vie. Le Seigneur dit :

Apocalypse 2:5

Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.

L’oubli de Dieu n’est jamais sans conséquence, mais la repentance restaure la communion perdue. En Jésus-Christ, Dieu offre le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.

Hébreux 10:17

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

Revenir à Dieu, c’est retrouver la fidélité du premier amour. Ézéchiel 23:35 devient alors un appel vibrant à la vigilance spirituelle, à ne pas rejeter Celui qui nous a choisis par grâce.

Versets associés :

  • Deutéronome 8:11 – « Garde-toi d’oublier l’Éternel ton Dieu. »
  • Psaumes 9:18 – « Les malheureux n’oublient pas toujours Dieu. »
  • Jérémie 2:32 – « Ma fille oubliera-t-elle ses ornements ? »
  • Apocalypse 2:4-5 – « Tu as abandonné ton premier amour. »
  • Hébreux 10:17 – « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés. »

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Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour.

Apocalypse 2:4

Ézéchiel 22-23 1 Pierre 1

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Ézéchiel 20:44 – La miséricorde triomphe du souvenir de nos fautes

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Ézéchiel 20:44 révèle un Dieu qui, malgré les infidélités de son peuple, agit selon sa miséricorde. Ce verset dévoile la puissance de la grâce divine, plus forte que nos fautes.

Homme aidant un blessé, symbole de la miséricorde de Dieu selon Ézéchiel 20:44.
Dieu agit avec miséricorde envers son peuple malgré ses fautes. selon Ézéchiel 20:44.

44 Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand j’agirai avec vous par égard pour mon nom, et nullement d’après votre conduite mauvaise et vos actions corrompues, ô maison d’Israël! dit le Seigneur, l’Éternel.

Ézéchiel 20:44

Ce verset résume l’un des plus beaux contrastes de la Bible : la justice de Dieu et sa miséricorde. Israël, malgré ses révoltes, découvre un Dieu fidèle à son alliance. Le peuple a brisé la communion, mais Dieu ne renie pas son nom.

Agir « à cause de son nom » signifie que le salut dépend du caractère constant de Dieu, et non des mérites humains. La gloire de celui-ci s’exprime dans le pardon, car Il demeure inchangé.

Malachie 3:6

Car je suis l’Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés.

Cette vérité préfigure la grâce en Jésus-Christ :

Éphésiens 2:9

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Même lorsque nos fautes s’accumulent, Dieu demeure constant. Il restaure, non pour excuser le péché, mais pour révéler sa fidélité. Son nom devient le fondement de notre espérance.

L’homme repentant découvre que la miséricorde de Dieu précède toujours la condamnation. Ce message rejoint l’Évangile :

Romains 5:20

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

Ainsi, Ézéchiel 20:44 appelle chaque croyant à contempler le Dieu de la deuxième chance, celui qui agit pour son honneur et transforme la honte en restauration.

Versets associés :

  • Romains 5:8 – « Christ est mort pour nous alors que nous étions pécheurs. »
  • Éphésiens 2:4-5 – « Dieu est riche en miséricorde. »
  • Michée 7:18 – « Qui est un Dieu comme toi, qui pardonne l’iniquité ? »
  • Psaumes 103:10 – « Il ne nous traite pas selon nos péchés. »
  • Malachie 3:6 – « Car je suis l’Éternel, je ne change pas. »

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18 Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde.

Michée 7:18

Ézéchiel 20 à 21 – – – Jacques 5

     

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Ézéchiel 16:8 – Dieu nous couvre de son alliance d’amour

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En Ézéchiel 16:8, Dieu dépeint son alliance comme un geste d’amour profond. Il couvre la nudité de son peuple, signe de sa grâce qui restaure et engage malgré l’infidélité humaine.

Croix et cœur symbolisant l’alliance d’amour de Dieu selon Ézéchiel 16:8.
Dieu étend son alliance d’amour et de grâce sur son peuple. Ézéchiel 16:8

Je passai près de toi, je te regardai, et voici, ton temps était là, le temps des amours. J’étendis sur toi le pan de ma robe, je couvris ta nudité, je te jurai fidélité, je fis alliance avec toi, dit le Seigneur, l’Éternel, et tu fus à moi.

Ézéchiel 16:8

Ce verset nous plonge au cœur du message de l’Évangile : l’amour de Dieu qui choisit, couvre et restaure. Israël, comparé à un enfant abandonné puis à une femme adultère, symbolise notre humanité perdue, incapable de se sauver. Pourtant, Dieu s’approche, Il voit, Il aime et Il engage son alliance.

Le geste de couvrir la nudité évoque la protection, la dignité retrouvée et la grâce qui efface la honte. C’est un avant-goût du salut en Christ :

Romains 4:7

Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts !

Mais l’histoire ne s’arrête pas à la trahison d’Israël. Dieu reste fidèle. Son amour est plus fort que l’infidélité. Par Jésus, l’Époux céleste, Il renouvelle cette alliance en versant son sang :

Éphésiens 5:25

25 Maris, que chacun aime sa femme, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle,

Cette alliance nous appelle à la fidélité. Elle n’est pas seulement un lien juridique, mais une relation d’amour. Être couvert par Dieu, c’est marcher dans sa lumière, porter sa sainteté et refléter sa gloire dans le monde.

Versets associés :
  • Osée 2:19 – « Je te fiancerai à moi pour toujours. »
  • Ésaïe 61:10 – « Il m’a revêtu des vêtements du salut. »
  • Romains 4:7 – « Les péchés sont couverts. »
  • Éphésiens 5:25-27 – « Christ a aimé l’Église. »
  • Apocalypse 19:7 – « Les noces de l’Agneau sont venues. »

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10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Ésaïe 61:10

Ézéchiel 16 à 17 – – – Jacques 3

     

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Matthieu chapitre 20 : servir comme Christ selon son exemple

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Matthieu chapitre 20 enseigne que le Royaume de Dieu renverse les logiques humaines. Jésus illustre la grâce divine avec la parabole des ouvriers et appelle ses disciples à un service humble. Il montre que la vraie grandeur se trouve dans le don de soi, comme lui-même l’a vécu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 21

Matthieu chapitre 20 – Étude biblique

La parabole des ouvriers est encadrée par deux versets identiques Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16. Comme si ces versets constituaient une coquille d’huitre perlière à l’intérieur de laquelle se trouve une perle: le Salut ! En entrant par cette perle, le salut nous est accordé. Ceci nous fait penser à la Jérusalem céleste décrite en Apocalypse 21 où il est dit :

Apocalypse 21:21

21 Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent.

Le salut nous ouvre les portes de la Jérusalem céleste.

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1 – La parabole des ouvriers et du vigneron

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?

Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Cette parabole est unique à Matthieu. Le “royaume des cieux” était un thème central du ministère d’enseignement et de prédication de Jésus.

Le royaume de Dieu s’exerce déjà dans les cœurs de ceux qui ont accepté Jésus (première venue de Jésus) et il est à venir, lors de la seconde venue de Jésus quand son règne s’étendra sur toute la terre.

20:1 –‘’ la vigne’’ : dans l’Ancien Testament, désignait habituellement le peuple d’Israël (Esaïe); Ceci pourrait s’appliquer à l’ensemble des croyants en Christ, mais comme elle peut aussi ne pas être symbolique.

20:2 – ‘’Il convint avec eux d’un denier par jour’’ : à l’époque de Jésus, le denier était le salaire journalier d’un ouvrier agricole. Le premier groupe d’ouvriers est le seul pour lequel un salaire journalier fixe est négocié. (dès le matin, c’est à dire six heures du matin)

20:3 – ‘’vers la troisième heure’’ : Toutes les désignations (Matthieu 20:3,5,6) du temps dans cette parabole sont basées sur l’hypothèse que le jour commençait à six heures du matin (temps Romain). Ainsi, la troisième heure correspondant à neuf heures du matin. Chez les Juifs, en revanche, le nouveau jour commençait à dix huit heures (cf. Genèse 1:5)

Les autres groupes d’ouvriers reçoivent une simple promesse : ‘’je vous donnerai ce qui sera raisonnable.’’

La place désigne le lieu habituel où les journaliers se retrouvaient pour être embauchés par des employeurs. Le dernier groupe d’ouvriers, embauchés à la onzième heure n’a travaillé qu’une heure.

Pour une étude approfondie de la parabole, cliquez sur ce lien : les ouvriers et le vigneron

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2 – Le même salaire pour tous les ouvriers

Matthieu 20:8-16

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Qui est le maître, qui est l’intendant? Le maître ne précise pas le salaire à donner aux ouvriers. Le maître et l’intendant se comprennent sans se parler, Dieu le Père et Jésus !

20:8 – Il était prescrit dans la Loi Mosaïque que les ouvriers devaient être payés à la fin de la journée de travail pour qu’ils puissent acheter de la nourriture pour leurs familles.

Lévitique 19:13

13 Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence. Tu ne retiendras point jusqu’au lendemain le salaire du mercenaire.

Deutéronome 24:15

15 Tu lui donneras le salaire de sa journée avant le coucher du soleil; car il est pauvre, et il lui tarde de le recevoir. Sans cela, il crierait à l’Éternel contre toi, et tu te chargerais d’un péché.

Le mercenaire est l’équivalent de l’ouvrier journalier. Il est libre de travailler pour quelqu’un d’autre le lendemain. Mais, souvent, les propriétaires fonciers tentaient de retenir leur salaire jusqu’au lendemain afin de s’assurer qu’ils reviendraient, mais cela était contraire à la Loi Mosaïque.

Malachie 3:5

Je m’approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l’orphelin, Qui font tort à l’étranger, et ne me craignent pas, Dit l’Éternel des armées.

À la fin de la journée, « le soir étant venu » (v.8), tous reçoivent un denier. Ce dénouement révèle que dans le Royaume, l’égalité devant la grâce surpasse les distinctions humaines.

Pierre enseigne que Dieu « ne fait point acception de personnes »

Actes 10:34

34 Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point de favoritisme

Que l’on serve Dieu depuis longtemps ou depuis peu, la récompense de la vie éternelle est la même pour tous. Ce message s’oppose à la jalousie, à l’orgueil spirituel et invite à la gratitude envers Jésus-Christ.

Le royaume de Dieu a des critères d’évaluation totalement différents de ceux de notre monde.

 Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Le nouveau royaume de Dieu repose uniquement sur la grâce et non sur le mérite humain.

 C’est ce qui nous est dit en :

 Ézéchiel 36:26-27

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille déprécier ou discréditer une vie active de disciple, bien au contraire. Cependant, la grâce est fondamentale pour le salut et une vie juste de sanctification.

 La vie de disciple doit être motivée par la gratitude et non par le mérite.

Romains 3:21-24 ; 6:23

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

6:23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Dieu est présenté sous plusieurs formes dans les paraboles. Il est soit le roi, le père, soit propriétaire foncier, l’employeur, soit encore le père et le juge. Dans toutes ces formes, l’image est celle d’une personne qui offre un pardon gracieux et miséricordieux, mais qui exige en même temps une décision … Le salut est présenté. Cependant il demande instamment une réponse. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance. Par un acte de repentance nous exprimons notre désir de recevoir ce salut, de le posséder.

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3 – Jésus annonce à nouveau Sa mort et Sa résurrection.

Matthieu 20:17-19

17 Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin:

18 Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort,

19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.

L’horreur de la crucifixion n’était pas seulement dans l’humiliation et la douleur d’être exposé publiquement, mais pour les juifs, le fait d’être pendu au bois était un signe de malédiction.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

L’apôtre Paul fait référence à ce verset en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

L’annonce souligne que notre salut repose sur la mort et la résurrection du Christ.

1 Corinthiens 15:3-4

Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Tout ceci est pour nous appeller à vivre chaque jour dans la reconnaissance et la persévérance.

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4 – La réponse de Christ à la mère des fils de Zébédée

Matthieu 20:20-28

20 Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande.

21 Il lui dit: Que veux-tu? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche.

22 Jésus répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils.

23 Et il leur répondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui mon Père l’a réservé.

24 Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères.

25 Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent.

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur;

27 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre serviteur.

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

A l’ambition charnelle exprimée par la mère des fils de Zébédée, Jésus oppose une vision radicalement différente. Pour lui, la vraie grandeur se mesure au service et à l’humilité. Le modèle suprême est lui-même, le Fils de l’homme qui a donné sa vie comme rançon pour sauver les autres.

Philippiens 2:5-8

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

 Ce passage de Philippiens rappelle à chacun que Jésus, bien qu’égal à Dieu, « s’est dépouillé lui-même, en prenant la forme de serviteur ». La grandeur spirituelle se mesure ainsi au service humble et non aux honneurs.

Cette scène montre que le royaume de Dieu ne repose pas sur le pouvoir, mais sur le sacrifice. Jésus renverse les valeurs du monde et appelle ses disciples à marcher sur ses traces, en servant les autres avec amour et humilité.

Matthieu 20:20-28 est à comparer avec Marc 10:35-45

La demande de la mère des fils de Zébédée peut, peut-être, s’expliquer par le fait qu’elle soit possiblement la sœur de Marie, mère de Jésus, selon les versets suivants.

En effet, il est question de trois ou quatre femmes au pied de la croix.

En Matthieu 27:56

56 Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

En Marc 15:40

40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé,

En Jean 19:25

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

  1. Marie de Magdala est toujours citée ;
  2. Marie, mère de Jacques et de Joseph, c’est la mère de Jésus ;
  3. la quatrième Marie femme de Clopas
  4. la mère des fils de Zébédée en Matthieu, et la sœur de sa mère en Jean 19:25. Celle qui est appelée Salomé en Marc 15 :40

Il est difficile de comprendre pourquoi Ioses est traduit tantôt par Joseph, tantôt par Joses ? Ce n’est que dans l’évangile de Marc que Ioses est traduit par Joses. Cela pourrait s’expliquer par un traducteur différent de celui de l’évangile de Matthieu.

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5 – Deux aveugles recouvrent la vue

Matthieu 20:29-34

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

30 Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

31 La foule les reprenait, pour les faire taire; mais ils crièrent plus fort: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

32 Jésus s’arrêta, les appela, et dit: Que voulez-vous que je vous fasse?

33 Ils lui dirent: Seigneur, que nos yeux s’ouvrent.

34 Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent.

Ce passage est à rapprocher de celui de Marc 10 :46-53 où il est question de l’aveugle Bartimée et de celui de Luc 18:35-43

Il est question chez Luc d’un aveugle avant Jéricho, quand en Matthieu et en Marc, Jésus quittait Jéricho. Erreur ? Peut-être pas, car il y avait deux villes de Jéricho. L’une ancienne, celle de Josué, et une autre nouvellement construite par Hérode le grand dans laquelle il avait un palais d’hiver. Cette existence de deux Jéricho, explique certains détails divergeant, mais en réalité ces récits ne se contredisent pas :

Jésus quittait l’ancienne Jéricho et en même temps s’approchait de la nouvelle Jéricho.

Jésus, ému de compassion, touche les yeux de ces aveugles, et ceux-ci recouvrent la vue.

Cette guérison montre que Jésus répond à la foi humble et au cri sincère de celui qui le reconnaît comme Messie. (Fils de David)

Ces aveugles guéris, à la différence de neuf lépreux de Luc 17, ne rentrent pas chez eux, mais suivent Jésus qui va vers Jérusalem.

Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

L’attitude de ces deux aveugles de Matthieu 20, symbolise aussi l’illumination spirituelle que Christ donne. En reconnaissant Jésus comme le Messie, ils avaient la vue spirituelle et en la manifestant, ils reçoivent la vue physique.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 20:8-16

Matthieu chapitre 20 nous appelle à reconnaître que :

  • Dieu agit souverainement dans sa grâce.
  • Le salut est un don égal pour tous.
  • La grandeur se trouve dans le service.
  • La compassion de Jésus transforme nos vies.

Nous devons donc servir sans chercher la gloire, persévérer dans la foi, et accueillir la grâce de Dieu avec reconnaissance.

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La parabole des ouvriers et du vigneron de Matthieu 20:1-16

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La parabole des ouvriers et du vigneron illustre la générosité et la souveraineté de Dieu dans la rétribution. Jésus utilise cette histoire pour révéler que le royaume des cieux ne fonctionne pas selon la logique humaine, mais selon la grâce divine. Chaque croyant est appelé à comprendre et accepter cette justice céleste.

La parabole de Matthieu 20:1-16

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1 – L’enseignement

Matthieu 20:1-16

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Le même salaire pour tous les ouvriers

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

La notion du temps de travail : la journée de travail était à l’époque de Jésus, de douze heures. Elle commençait à six heures du matin et se finissait vers dix huit heures. Il faut préciser ici que selon le temps romain :

  • La troisième heure  = 9 h
  • La sixième heure     = 12 h
  • La neuvième heure = 15 h
  • La onzième heure    = 17 h

Vouloir embaucher des ouvriers à la dernière heure, n’était pas une pratique courante. Jésus ne cherchait pas à coller au plus près à la réalité. Son objectif était de nous donner un enseignement. Jésus force le trait volontairement en illustrant sa parabole avec des ouvriers ayant fourni un travail différent et très inégal, les uns ayant travaillé douze heures, les autres une heure.

Ces ouvriers étaient ce que l’on appelait en France des journaliers, c’est-à-dire des personnes engagées à la journée. Nous retrouvons encore cela dans certains pays où les gens qui cherchent du travail viennent dans un lieu, près d’une porte principale, la place du marché où ceux qui cherchent des ouvriers savent où les trouver.

Un denier était le salaire ordinaire d’une journée de travail d’un ouvrier agricole ou d’un soldat. Il s’agissait d’ une somme d’argent suffisante pour la nourriture et les besoins vitaux quotidiens d’une famille.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Après que Jésus eut répondu au jeune homme riche, Pierre et les disciples s’interrogeaient sur leur cas, eux qui avaient tout quitté. Jésus va leur donner une première réponse en:

Matthieu 19:28-29

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Réponse à laquelle il ajoute ‘’ et héritera la vie éternelle’’, ce qui se rapporte à la question du jeune homme riche. Jésus ajoute ensuite une phrase déroutante :

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Ce dernier verset du chapitre 19, est en réalité l’introduction à la parabole. Le fait qu’elle commence par la conjonction ‘’Car’’ montre qu’elle est rattachée à ce qui précède. De plus, nous constatons que cette parabole est encadrée par deux versets exprimant la même idée. C’est comme si ces versets étaient une parenthèse qui ouvrait et qui fermait cette parabole : les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

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3-  Le contexte :

 Le contexte est celui de la fin du chapitre de Matthieu 19 depuis le verset 16 jusqu’au verset 30. Un jeune homme riche vient interroger Jésus en présence de ses disciples.

Matthieu 19:16

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?

L’échange est suivi par la réflexion de Jésus sur la difficulté pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux.

Matthieu 19:23

23 Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

À l’époque de Jésus, la richesse était considérée comme un signe de bénédiction de Dieu qui prouvaient aux riches qu’ils étaient dignes d’hériter le royaume de Dieu. Aujourd’hui la tendance serait que les pauvres en seraient plus dignes. Cependant, la réalité est toute autre et n’a rien avoir avec la richesse ou la pauvreté mais dans la façon dont la personne s’implique en réponse à l’appel de Jésus en commençant par la repentance et le baptême.

’Que faut-il faire pour mériter la vie éternelle ?’’ Suite à la réponse de Jésus, les disciples sont dans l’étonnement et l’interrogation.

Matthieu 19:25-26

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

La parabole semble être une réponse à la question de Pierre :

Matthieu 19:27-29

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous ?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Mais ce n’est pas le cas. Elle est la réponse à la question de jeune homme, et elle ne parle que de ceux qui hériteront la vie éternelle (symbolisé par le dernier).

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4-  Explication de la parabole

Pour comprendre cette parabole, et le choix de l’image choisie par Jésus, rappelons-nous que la vigne symbolisait Israël (Ésaïe), le peuple de Dieu. Aujourd’hui, la vigne peut symboliser le peuple de Dieu croyant en Jésus-Christ.

La difficulté pour comprendre cette parabole comme pour d’autres, est de se rappeler que le royaume des cieux comprend deux notions.

Avec la venue de Jésus sur terre, le royaume de Dieu (ou des cieux) est déjà présent dans le cœur du croyant. Quant au royaume des cieux qui est à venir auprès du Père, il s’agit alors de la vie éternelle.

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Jésus dresse le décor. Les ouvriers ont travaillé dans la vigne un temps qui va de douze heures pour les premiers, à neuf heures pour les deuxièmes, à six heures, trois heures et  une heure pour les derniers.

Matthieu 20:8-12

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

Le maître de la vigne demande à son intendant de payer les salaires aux ouvriers en commençant par les derniers. Dieu le Père est le maître de la maison, et Jésus est l’intendant.

En voyant les derniers ouvriers recevoir un denier, les premiers ouvriers espéraient recevoir plus compte tenu de leur temps de travail, et vont d’autant plus être amers de ne recevoir qu’un denier. La déception va leur faire oublier que l’accord passé avec le maître portait sur un denier pour le travail de la journée.

En nous associant au point de vue des premiers ouvriers, nous allons tomber dans le même piège qu’eux. Jésus, en effet, préparait son auditoire par la réponse du maître à leur faire comprendre en quoi le point de vue de cet auditoire, était erroné.

Matthieu 20:13-15

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

Qui sommes-nous pour contester avec le maître (Dieu)?

Romains 9:20

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi ?

Par trois questions, Le maître défend la parfaite justice de sa conduite.

13  …n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ?

Il a respecté son contrat avec les premiers ouvriers. Alors, de quoi peut-on l’accuser ?

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ?

Il est libre de disposer comme il l’entend de ce qui lui appartient !

15 … Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ?

Le maître peut-il manifester de la bonté envers ceux qui n’avaient pas de travail en leur donnant à eux et à leur famille de quoi subsister ?

Ce qui à première vue, a paru injuste, était en réalité parfaitement justifié, et ce non seulement parce que conforme aux droits légitimes du maître, mais aussi comme acte de compassion.

Pour ce qui est des choses de Dieu, nous sommes invités à laisser de côté nos raisonnements humains et à ne pas penser en termes de mérite. J’ai fait … donc, je mérite …  Rappelons-nous ce qui est écrit en :

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Par cette parabole, Jésus rappelle ici ce qu’il a dit en :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La quête du royaume de Dieu, doit être le premier objectif de notre vie afin d’y entrer.  Pour le reste, nul ne sait. Cela dépend de la bonté de Dieu.

Romains 9:16

14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

La parabole ne parle que de la vie éternelle symbolisée par le denier.

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5 – Les derniers et les premiers

Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16 :

Matthieu 20:16

16  les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Si nous associons ce verset dans le contexte de cette parabole, nous pouvons comprendre qu’il n’y aura pas de différence de traitement entre les premiers et les derniers. Les derniers seront comme les premiers et les premiers comme les derniers.

Ce sujet se retrouve en Marc dans le même contexte de la question de Pierre avec quelques différences.

Marc 10:31

31 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Luc place cette phrase dans un contexte différent qui peut nous aider à comprendre le sens de cette phrase.

En Luc 13:29-30

29 Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu.

30 Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers.

Ces deux versets de Luc, font suite au passage où Jésus parle de la porte étroite.

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Ces versets 29 et 30 de Luc 13 où il est question du salut, peuvent nous donner un éclairage sur l’expression des premiers et des derniers.

Le peuple d’Israël a été appelé en premier mais tous n’ont pas répondu à l’appel de Dieu. (Luc 13). Les païens venus de l’orient ou de l’occident sont les derniers à avoir été appelés, et certains ont répondu à cet appel.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

La richesse ou les affaires de ce monde peuvent être un lien dont certains hommes ne se sont pas détachés, ce qui les empêche d’entrer dans le royaume.

Donc, ces premiers qui n’ont pas répondu à l’appel de Jésus, sont les derniers et ils n’entreront pas dans le royaume, alors que les païens qui ont répondus, eux les derniers, seront les premiers car ils entreront dans le royaume.

An final, les premiers sont donc ceux qui bénéficient de la vie éternelle, quand les derniers sont ceux qui sont en dehors.

Par ailleurs, ces versets nous enseignent que dans le royaume de Dieu, le mérite humain s’efface devant la grâce divine, Dieu agissant selon sa souveraineté et son amour.

Le monde fonctionne en théorie selon la méritocratie, mais il n’en est pas ainsi avec le Seigneur avec qui tout est grâce. La grâce et le mérite sont antinomiques.

Dans cette parabole, Dieu nous propose de le servir. C’est une grâce qu’il nous fait. À cette grâce est associée une autre grâce, celle qu’il nous accorde la vie éternelle, symbolisée ici par le denier.

Les versets de Matthieu 20:13-15 nous enseignent à nous soumettre à sa volonté avec humilité, et à nous réjouir de la grâce accordée aux autres. Avec Dieu, tout est grâce !

Comprendre comme Paul dit en: 

1 Corinthiens 15:10

10 Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Ainsi, il n’y a pas lieu de s’enorgueillir d’un quelconque mérite.

La question pour nous, n’est pas de savoir comment le Seigneur nous récompensera, mais d’être dans le service et d’accomplir la tâche qu’il nous a assignée. La récompense du service lui appartient. Nous avons déjà l’honneur de le servir.

En effet, tout service est une grâce, un privilège qui nous est accordé et qui ne nous confère aucun droit. L’apôtre Paul dira :

2 Corinthiens 4:1

1 C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. (ou ne nous lassons point)

Même si nous avons beaucoup travaillé, ce n’est pas dans un but d’être récompensé, mais c’est par amour, par fidélité et par reconnaissance que nous le faisons. Dieu est souverain. Il n’est donc pas question de discuter de ses choix et décisions.

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6 – La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Tout d’abord, dans les paraboles, Dieu est présenté sous plusieurs formes : roi, père, maître de maison, employeur et juge. Dans toutes ces formes, son image est celle d’une personne qui offre le pardon par grâce et miséricorde, mais qui attend de notre part de prendre une décision … Le salut est disponible à tous mais il demande d’être accepté. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance et de se soumettre à la volonté de Dieu.

Avec Jésus tout est miséricorde, tout est grâce. Nous serons toujours redevables à Jésus pour le salut offert. C’est par reconnaissance que nous travaillons dans le champs missionnaire. Le mot grec ‘’doulos’’ traduit par serviteur, signifie esclave. L’esclave n’a rien à dire au maître. Il est là pour le servir.

Soumettons-nous à la volonté de Dieu en acceptant de ne pas comprendre toutes ses décisions. Étant surs de son amour, acceptons en toute confiance sa justice, son équité.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

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Matthieu chapitre 18 : restaurer les frères tombés avec amour

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Matthieu chapitre 18 enseigne comment vivre en communauté selon le cœur de Dieu. Jésus appelle à l’humilité, met en garde contre le scandale, et montre comment corriger avec amour. Il insiste aussi sur le pardon sans limite. Un vrai guide pour restaurer et garder l’unité entre frères.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 19

Matthieu chapitre 18 – Étude biblique

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1 – Le plus grand dans le royaume des cieux

Matthieu 18:1-5 — L’humilité, clé du royaume

1 En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Le verset 1 montre que Jésus s’adresse ici à ses disciples, donc à des croyants, et non à des non-croyants.

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

Cette question révèle que les disciples entretiennent encore une mentalité de compétition, de comparaison. Ils cherchent à savoir qui surpassera les autres. Dans les églises locales, il est possible de constater le même problème. Cependant, dans le royaume des cieux, tous sont égaux en valeur, bien que les fonctions puissent varier.

Aujourd’hui encore, ce royaume est accessible à quiconque entend l’appel de Jésus et y répond avec foi.

Comme ce petit enfant… (verset 4)

Cette scène se produit quand Jésus est de retour à Capernaum. Marc 9:33-37, il est précisé que Jésus se trouve dans une maison sans doute celle de Pierre car il ne faut pas oublier que sa belle mère y réside et qu’il prend un enfant et le place au milieu. Il pourrait s’agir alors de l’un des enfants de Pierre. Ce détail n’est pas central, mais il montre l’intérêt de lire et de comparer les passages parallèles dans la Bible pour enrichir notre compréhension dans nos études. C’est en accompagnant l’apôtre Pierre et c’est à partir des échanges qu’il a eu avec lui sur la vie de Jésus que Marc a écrit son évangile.

Avec ces premiers versets de Matthieu 18, Jésus nous appelle à adopter une attitude simple et confiante, semblable à celle d’un enfant. Il s’agit de cette foi enfantine qui dit : « Je le crois, parce que c’est écrit dans la Bible ! »

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Jésus insiste ainsi sur l’humilité qui est une condition d’entrée dans le royaume des cieux. Cette humilité s’oppose à l’orgueil naturel du cœur humain. Il s’agit d’accepter de faire confiance, de croire sans tout comprendre, de marcher par la foi et non par la vue.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Matthieu 18:5

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Ici, le petit enfant peut aussi symboliser un nouveau converti. Recevoir une telle personne « en mon nom », c’est accueillir Jésus lui-même. Rejeter ce croyant revient donc à rejeter Christ.

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2 – Les scandales : une mise en garde solennelle

Matthieu 18:6-7

6Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.

Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!

Après avoir exhorté ses disciples à devenir comme des petits enfants, Jésus les avertit qu’il ne faut pas devenir une pierre d’achoppement pour les « petits », c’est-à-dire les croyants humbles, fragiles ou nouveaux dans la foi.

Des scandales inévitables… mais impardonnables

Jésus déclare que les scandales sont inévitables dans un monde corrompu par le péché. Le mot grec « anankē » peut se traduire par obligé, nécessaire ou inévitable, selon le contexte. Mais cette nécessité n’excuse en rien celui qui en est la cause. Le terme « scandale » (grec ‘skandalon’) évoque un piège, un obstacle volontairement placé pour faire trébucher un croyant, le pousser à pécher, ou l’éloigner de Dieu. Un tel comportement trahit l’ordre clair de Jésus de faire des disciples, non de les détruire.

Un avertissement très clair nous est donné par Paul en:

Romains 14:13

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

Et en:

1 Corinthiens 8:9-13

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Ainsi, les croyants doivent surveiller leur comportement, leurs conseils, leur enseignement parce qu’un faux pas peut ébranler la foi d’un frère faible et avoir des conséquences graves.

C’est la raison pour laquelle Jacques nous dit :

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Les versets de Matthieu 18:6-7 nous exhortent à surveiller notre témoignage, nos paroles, nos conseils et notre comportement. En effet, une négligence morale ou doctrinale peut avoir de graves conséquences sur la vie d’un autre croyant. C’est aussi un encouragement à prendre soin des autres croyants, et en particulier des plus faibles dans la foi.

Matthieu 18:8-10 – Prendre le péché au sérieux

Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.

Ces paroles fortes de Jésus ne doivent pas être prises littéralement mais il s’agit d’une image forte pour souligner la gravité du péché et les conséquences éternelles qu’il entraîne. Rien ne vaut la perte du salut. Le feu de la géhenne mentionné ici, renvoie symboliquement à l’enfer. C’est dans la vallée de la Géhenne située hors les murs de Jérusalem qu’ont eu lieu des sacrifice d’enfants passés par le feu dans le cadre du culte de Baal, et où étaient brulées constamment les ordures (déchets ménagers et autres). Cela évoque le jugement en enfer sans fin.

Ces paroles rappellent celles de Matthieu 5:29-30, où Jésus appelait déjà à la radicalité contre le péché. L’objectif est qu’il faut ne rien laisser dans notre vie qui puisse devenir un piège pour nous ou pour autrui.

Honorer et protéger les petits

Le verset 10 nous ramène au cœur du message de Matthieu 18 qui est de prendre soin des croyants les plus fragiles. Ces « petits » ont une valeur immense aux yeux de Dieu. Leurs anges, dit Jésus, contemplent constamment la face du Père.

Nous n’avons pas le droit de les mépriser, ni de les négliger. Il s’agit de prendre soin les uns des autres et de ne pas avoir l’attitude de Caïn rapportée en :

Genèse 4:9

9 L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère?

La réponse implicite de Jésus à cette question est : OUI !

Matthieu 18:11 – La mission du disciple

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

Nous ne sommes pas appelés à causer la chute des autres, mais à participer au salut. Le disciple authentique suit l’exemple de Jésus. Ainsi, il prend soin, protège, relève et conduit vers Dieu ceux qui vacillent.

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3 – La brebis égarée : la valeur d’une seule âme

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Voir la parabole de la brebis perdue pour une étude approfondie.

Une parabole profondément pastorale

Cette courte parabole illustre le cœur de Dieu et la mission de Jésus : sauver ce qui était perdu (v.11). Celle-ci ne s’adresse pas aux incroyants, mais aux croyants égarés, tombés dans le péché ou affaiblis dans leur marche. Jésus affirme la valeur inestimable de chaque âme en disant que le bon berger quitte les quatre vingt dix neuf pour chercher la brebis unique qui s’est éloignée.

Il n’est pas ici question d’un reproche, mais d’un acte d’amour, et la joie du berger lorsqu’il retrouve cette brebis perdue dépasse même celle qu’il éprouve pour les autres qui sont restées dans l’enclos. Cela nous parle du regard de grâce que Dieu porte sur ceux qui reviennent à lui, même après un écart.

La restauration est un devoir communautaire

En tant que disciples, nous avons la responsabilité d’imiter le bon berger. Paul rappelle que lorsqu’un frère tombe, les croyants « spirituels » doivent agir, non dans le jugement, mais avec douceur.

Galates 6:1-2

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Plutôt que de rejeter ceux qui faiblissent, nous devons les relever, les entourer et les restaurer, dans un esprit de miséricorde.

Une mission de salut, non de condamnation

Jésus n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Le célèbre passage de Jean 3:16-18 nous rappelle que la volonté de Dieu est la vie éternelle pour tous, et non la perte d’un seul.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Matthieu 18:14 Une vérité essentielle : Dieu ne veut perdre aucun des siens

14 Ce n’est pas la volonté de votre Père… qu’il se perde un seul de ces petits.

Cette affirmation éclaire tout le chapitre 18. Jésus insiste sur l’attention à porter aux plus faibles, aux plus fragiles, à ceux que le monde méprise ou oublie. Dans l’Église, personne ne doit être abandonné.

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4 – La discipline dans l’Église

Matthieu 18:15-20

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Une démarche ordonnée et guidée par l’Esprit

Ce passage s’inscrit dans le prolongement de tout le chapitre 18, où Jésus enseigne comment ses disciples doivent se comporter les uns envers les autres, notamment face au péché au sein de la communauté.

Lorsqu’un frère chute, Jésus commande d’agir discrètement, avec sagesse et douceur, en suivant une progression claire :

  1. (v.15) Commencer en privé: ne pas exposer publiquement la faute.
  2. (v.16) Impliquer des témoins: assurer l’équité du processus.
  3. (v.17) Informer l’Église : si le frère persiste, l’assemblée intervient.
  4. La séparation spirituelle : s’il refuse encore, il est considéré « comme un païen et un publicain » – c’est-à-dire en dehors de la communion, sans haine ni mépris, mais comme quelqu’un à reconquérir par l’amour.
Proverbes 19:11

11 L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses.

Un appel à l’humilité dans la correction

Toute démarche de discipline doit se faire avec un esprit d’humilité, en se gardant de toute supériorité. Le but reste toujours le même, la restauration du frère et non sa condamnation.

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Jacques 5:15 ; 19-20

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,

20 qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Ignorer un péché non confessé peut nuire à la santé spirituelle de toute l’assemblée. Comme une gangrène, il peut contaminer d’autres membres. Laisser la situation se détériorer, c’est abandonner la responsabilité que Dieu a confiée à son peuple.

Matthieu 18:18 – Lier et délier : juger selon la Parole

Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel…

Jésus reprend ici ce qu’il avait dit à Pierre (Matthieu 16:19), mais cette fois à la forme plurielle : tous les disciples sont concernés. « Lier et délier » signifie exercer un jugement spirituel, en accord avec la volonté divine révélée dans les Écritures.

Jean 20:23

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Il ne s’agit pas d’accorder un pouvoir arbitraire, mais de discerner et déclarer ce que Dieu a déjà tranché, sous la conduite du Saint-Esprit.

Matthieu 18:19-20 – L’unité dans la prière, la clé du discernement spirituel

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Ces versets, souvent cités hors contexte, font ici référence à la discipline dans l’Église. Jésus promet sa présence et l’action du Père lorsque deux ou trois croyants, unis dans la prière et dans l’Esprit, recherchent la volonté de Dieu dans une situation difficile.

Son application se trouve en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

Psaumes 133:1

1 Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux Pour des frères de demeurer ensemble !

Cette promesse encourage les petits groupes, les familles, les couples ou les croyants isolés. La puissance spirituelle ne dépend pas du nombre, mais de l’unité sincère et de la communion autour de Christ.

Une Église saine prend ses responsabilités

Ce passage nous rappelle que la discipline spirituelle est une responsabilité donnée à l’Église qui doit agir avec discernement, unité et obéissance. Son but reste toujours la restauration, la paix, et la gloire de Dieu au milieu de son peuple.

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5 – Le pardon des offenses

Matthieu 18:21-22

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Pardonner sans compter : une exigence du royaume

Pierre pensait bien faire en proposant de pardonner jusqu’à sept fois, bien au-delà des trois fois enseignées dans le judaïsme rabbinique. Mais Jésus élargit radicalement la perspective. Il ne donne pas un nouveau plafond numérique. Il supprime le calcul même du pardon.

Soixante-dix fois sept fois ne signifie pas quatre vingt dix sept fois, mais un pardon illimité. C’est un contraste direct avec la logique de vengeance sans fin, exprimée en Genèse 4:24 par Lemec.

Genèse 4:24

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Jésus renverse cette dynamique de violence. Il substitue au cycle de la vengeance une dynamique de grâce, fondée sur l’amour inlassable de Dieu.

Le pardon, reflet du cœur du Père

Le pardon n’est pas une option dans le royaume de Dieu. Il en est le fondement moral. Pardonner, c’est refléter la nature même du Père céleste.

Éphésiens 4:32

32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Le pardon ne minimise pas le péché, mais choisit l’amour plutôt que la rancune, la réconciliation plutôt que la séparation.

Le pardon restaure la communion fraternelle

L’objectif ne consiste pas simplement à passer l’éponge, mais à gagner son frère. Le pardon ouvre la voie à la restauration, à la paix, et à l’unité dans l’Église. Il exige de l’humilité, de la patience, et une foi active dans la puissance de Dieu à changer les cœurs.

Un enseignement approfondi par une parabole

La suite du passage (Matthieu 18:23-35) illustre cet enseignement par la parabole du serviteur impitoyable, qui met en contraste un pardon immense accordé par le roi, et l’intransigeance cruelle d’un homme envers son semblable. Jésus y montre que celui qui refuse de pardonner, ferme sur lui-même la porte du pardon divin.

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6 – Le serviteur impitoyable

Voir l’étude de la parabole

Matthieu 18:23-27

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Le pardon immense de Dieu

Dans cette parabole, le roi représente Dieu, et le serviteur, chacun de nous. Notre dette envers Dieu est écrasante : dix mille talents, une somme astronomique, impossible à rembourser. Pourtant, lorsque nous nous prosternons devant lui avec un cœur repentant, Dieu choisit la compassion. Il nous remet tout.

Matthieu 18:26

 … : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

C’est la prière de chaque pécheur sincère. Et Dieu répond avec grâce, sans exiger le paiement de ce que nous ne pourrons jamais rendre.

Matthieu 18:28-35 – Le scandale de l’oubli du pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Après avoir été pardonné, le méchant serviteur rencontre un compagnon qui lui doit une somme dérisoire au regard de la dette remise qui lui a été remise. ( 1 talent = 6 000 deniers, soit 600 000 fois moins) Il oublie les paroles prononcées qu’il a prononcées devant le roi et reste sourd à la demande de clémence, verset 29 :

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

Matthieu 18:33

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?

Le maître le traite alors comme il a traité son compagnon. Il le livre aux bourreaux. Puis Jésus conclut d’une parole ferme, sans équivoque :

Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Ce verset exprime sans ambiguïté la pensée de Jésus. Le pardon entre frères n’est pas facultatif. Pardonner aux autres est la condition essentielle si nous voulons être pardonné par Dieu le Père.

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7 – Leçon à retenir et application personnelle

Vivre en assemblée selon le cœur de Dieu

Ce chapitre entier de Matthieu 18 trace les fondations d’une vie communautaire conforme au royaume des cieux. Il appelle chaque disciple à :

. Marcher dans l’humilité, à l’image de Jésus :

Philippiens 2:8

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

. Prendre soin des petits, des faibles et des égarés avec compassion et bienveillance.

. Rechercher la restauration et non la condamnation.

. Pardonner sans limite comme Dieu nous a pardonné.

. Vivre une communion sincère et fraternelle.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

L’Église ne repose pas sur des hiérarchies humaines, mais sur l’égalité entre frères et sœurs, unis par l’Esprit pour une édification mutuelle.

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Ésaïe 13:11 – Dieu abat l’orgueil et juge l’iniquité

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Ésaïe 13:11 annonce la justice divine.

l'orgueil en prison Esaïe 13:11
Ésaïe 13:11 – Dieu abat l’orgueil et juge l’iniquité

11 Je punirai le monde pour sa malice, Et les méchants pour leurs iniquités; Je ferai cesser l’orgueil des hautains, Et j’abattrai l’arrogance des tyrans.

Ésaïe 13:11

Ésaïe 13:11 dévoile un aspect essentiel du caractère de Dieu : sa justice. Alors que les hommes glorifient leur force, leur pouvoir ou leur richesse, Dieu annonce qu’il mettra fin à l’orgueil humain.

Ce message s’inscrit dans un contexte prophétique où Babylone symbolise la puissance arrogante et rebelle contre Dieu. Pourtant, l’avertissement dépasse son époque. Il rappelle à chaque génération que l’arrogance et l’iniquité attirent le jugement. Dieu ne se laisse pas tourner en dérision.

Cependant, ce jugement a aussi une dimension rédemptrice. En renversant les puissances arrogantes, Dieu prépare un peuple humble, disposé à marcher dans sa crainte. Comme Jacques l’affirme :

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Ainsi, ce verset d’Ésaïe n’est pas seulement un avertissement, mais aussi un appel. L’humilité ouvre la porte à la grâce. L’orgueil ferme l’accès à Dieu, mais l’homme qui s’abaisse devant lui reçoit le pardon et la restauration.

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11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

Luc 14:11

Ésaïe 11- 13 – – – Éphésiens 4

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Éphésiens 1:3 – Une vie bénie, enracinée dans les cieux

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Éphésiens 1:3 rappelle que toute bénédiction véritable trouve sa source en Jésus-Christ. En Lui, le croyant possède une richesse céleste qui dépasse tout ce que ce monde peut offrir, ici-bas aujourd’hui et demain.

Bénédictions célestes Éphésiens 1:3
Éphésiens 1:3 – bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ!

Éphésiens 1:3

Ce verset ouvre l’épître aux Éphésiens avec une louange. Paul n’y parle pas de bénédictions matérielles, mais spirituelles. Celles-ci sont enracinées dans les cieux, où Jésus-Christ siège. En Lui, tout croyant devient héritier d’un trésor éternel.

Le monde mesure la bénédiction à travers la réussite visible. Dieu quant à Lui, bénit d’abord l’âme. La paix, la rédemption, la communion, la sagesse, la joie du salut, tels sont les dons spirituels que Dieu accorde généreusement.

2 Pierre 1:3

Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu,

Nous recevons ces bénédictions en Jésus-Christ. En dehors de Lui, rien ne dure, mais en lui, chaque grâce spirituelle s’active pour notre croissance. Cela nous appelle à lever les yeux vers le ciel, là où réside notre identité véritable.

Paul insiste : « Dieu nous a bénis« . Ce verbe au passé, souligne une réalité déjà acquise. Le croyant n’attend pas une faveur incertaine. Il vit déjà dans l’assurance d’un don parfait. Un encouragement nous est donné en :

Colossiens 3:1-2

1 Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.

Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre.

Ainsi, une vie bénie commence avec Jésus-Christ, se poursuit par lui, et s’achèvera en gloire. Cette bénédiction céleste transforme notre quotidien. Elle donne un sens à la souffrance, une force dans le service, et une espérance au milieu des épreuves.

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16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce;

Jean 1:16

Ésaïe 5-6 – – – Éphésiens 1

     

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Ésaïe 1:18 – Viens plaider et reçois un pardon parfait

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Ésaïe 1:18 dévoile l’invitation divine à plaider notre cause devant Dieu. Ce verset illumine l’accès libre à un pardon parfait, offert non par mérite, mais par la grâce du Dieu juste et compatissant.

Ésaïe 1:18 plaidons
Ésaïe 1:18 – Venez et plaidons! dit l’Éternel

18 Venez et plaidons! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; S’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.

Ésaïe 1:18

Ce verset éclaire le cœur de Dieu. Celui-ci invite non pour condamner mais Il ouvre la porte à ceux que le péché accable. Il appelle à la discussion, non pour juger, mais pour restaurer.

Cette parole montre que Dieu ne ferme pas la porte aux pécheurs. Il engage un dialogue. L’expression « venez et plaidons » évoque un tribunal où Dieu devient à la fois juge et défenseur. Cela rejoint ce qui est dit en:

 1 Jean 1:9 :

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Le pardon parfait ne minimise pas la gravité du péché, mais il l’efface totalement. Le cramoisi, couleur de sang, indélébile, devient aussi blanc que la neige. Ce contraste souligne la puissance de la grâce. Elle transforme ce qui semblait irrécupérable.

Dieu veut notre participation. Il nous appelle à venir, à reconnaître, à plaider. Cette démarche n’est pas légaliste, mais relationnelle. Dieu, dans son amour, ne tolère pas la séparation causée par le péché. Il tend la main.

Ce verset annonce déjà l’œuvre de Christ. En lui, cette promesse trouve son accomplissement.

Hébreux 9:14

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Nous n’avons rien à offrir, sinon une foi honnête, et Dieu répond par une justice qui blanchit tout.

Répondre à l’appel d’Ésaïe 1:18, c’est entrer dans un dialogue qui change l’âme. C’est reconnaître notre besoin, confesser notre faute, et recevoir sans réserve le pardon divin, parfait et éternel.

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12 Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions.

Psaumes 103:12

Ésaïe 1-2 – – – Galates 5

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Cantique 7:11 – Aimée, désirée, enracinée dans son regard d’amour

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Cantique 7:11 nous transporte dans l’intimité spirituelle entre l’âme et Dieu. Ce verset exprime le désir réciproque d’un amour enraciné dans la présence divine. Il affirme combien Dieu chérit ceux qui l’aiment.

Cantique 7:11 – Aimée, désirée, enracinée dans son regard d’amour
Cantique 7:11 – Aimée, désirée, enracinée dans son regard d’amour

11 Je suis à mon bien-aimé, Et ses désirs se portent vers moi.

Cantique 7:11

Cette déclaration contient une des plus profondes révélations bibliques sur notre relation avec Dieu. L’amour que Dieu nous porte ne se contente pas de tolérance ou de pitié : Il nous désire.

Le « bien-aimé » représente ici Christ, et l’Épouse, l’Église ou l’âme du croyant. Ce verset exprime à la fois une appartenance exclusive et un attachement passionné. C’est un cri d’intimité : « Je suis à lui. » Cela évoque le passage où Jésus affirme que personne n’arrachera ses brebis de sa main.

Jean 10:28-29

28 Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.

29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père.

Mais ce lien va plus loin. Non seulement nous appartenons à Dieu, mais Son désir se tourne vers nous. Il nous appelle, nous recherche, nous attend. Ce regard amoureux transforme notre compréhension de la grâce. Ce que le prophète Sophonie exprime en :

Sophonie 3:17

L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; Il fera de toi sa plus grande joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi des transports d’allégresse.

Ce regard constant de Dieu nous enracine. Il offre une sécurité émotionnelle, spirituelle, existentielle. Il calme nos peurs, guérit nos blessures et ravive notre foi. Le chrétien enraciné dans ce regard d’amour développe une intimité avec Dieu, libéré de la crainte de l’abandon.

Cantique 7:11 appelle chacun à répondre à cet amour, non par obligation, mais par attirance. Le Seigneur nous voit, nous connaît, et pourtant nous désire. Ce n’est pas une simple image poétique, mais une vérité spirituelle. Si nous vivons dans cette perspective, notre marche chrétienne s’en trouvera renouvelée, nourrie par une relation vivante et joyeuse.

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21 Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde;

22 je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l’Éternel.

Osée 2:21-22

Cantique des cantiques 6-8 – – – Galates 4

     

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2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves

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2 Corinthiens 11:23-28 dévoile les épreuves extrêmes vécues par Paul. Cette méditation montre comment la grâce de Dieu soutient puissamment ceux qui souffrent pour Christ, affirmant qu’Il se glorifie dans notre faiblesse.

2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves
2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine pour surmonter les épreuves

23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,

24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.

28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.

2 Corinthiens 11:23-28

Ce passage n’exalte pas la douleur, mais la fidélité de Dieu dans l’adversité. Paul ne se vante pas de ses épreuves. Il souligne la force divine qui l’a porté au milieu des périls. La grâce ne retire pas toujours la souffrance, mais elle équipe, fortifie, et transforme la douleur en témoignage.

Paul a subi les coups, la faim, les naufrages, les trahisons. Pourtant, il a persévéré et ce non par ses propres forces, mais par la puissance du Christ. Ceci est confirmé en :

2 Corinthiens 12:9

9 et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ce paradoxe glorieux renverse notre logique humaine. L’apôtre ne parle pas comme un héros, mais comme un serviteur brisé et dépendant. C’est là que réside la grandeur de sa mission.


Philippiens 1:29

29 et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui,

La souffrance du juste n’est jamais vaine. Elle façonne l’âme, purifie la foi, glorifie Dieu. Aujourd’hui, les épreuves restent nombreuses. Rejet, solitude, persécutions ou maladies éprouvent notre foi. Mais en Christ, aucune souffrance n’est stérile.


Romains 8:18

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

2 Corinthiens 11:23-28 nous enseigne que Dieu reste fidèle. Quand tout vacille, Sa force soutient. Elle se manifeste dans les larmes, les failles, et l’abandon total. Cette force n’exalte pas l’homme mais elle révèle la grandeur du Rédempteur.

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« Il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. »

Philippiens 1:29

Proverbes 30-31 – – – 2 Corinthiens 11 :1-15

     

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