Jonas 1:3 – Fuir Dieu n’éteint jamais son appel

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Jonas 1:3 a été un prophète qui a voulu fuir l’appel divin. Ce verset montre notre propre tendance à éviter de faire la volonté de Dieu. Pourtant, Celui-ci poursuit avec patience ceux qu’Il appelle.

fuir ne sery à rien - Jonas 1:3
Jonas 1:3 Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel

Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel. Il descendit à Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis; il paya le prix du transport, et s’embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l’Éternel.

Jonas 1:3

Jonas 1:3 est un homme choisi par Dieu, mais qui était décidé à prendre la direction opposée à celle que le Seigneur lui a montrée. Dieu l’envoie vers Ninive mais Jonas s’embarque vers Tarsis, symbole d’une fuite totale. Ce geste montre le combat intérieur présent chez tout chrétien. Parfois, nous connaissons la volonté de Dieu, mais nous reculons devant son exigence, sa portée ou ses conséquences. Pourtant, fuir n’apporte jamais la paix. Jonas descend dans le navire, puis dans la cale, puis finalement dans les profondeurs de la mer. La fuite éloigne toujours un peu plus de la lumière.

Ce verset montre aussi la patience de Dieu. Malgré la désobéissance, l’Éternel poursuit Jonas non pour le briser, mais pour le restaurer. Le vent, la tempête et le grand poisson deviennent des instruments de grâce. Le Seigneur corrige pour ramener, et jamais pour détruire. Ainsi, même la tempête porte un sens. Dieu refuse d’abandonner ses enfants.

Ce passage doit nous rappeller un principe essentiel, c’est que l’appel de Dieu demeure, même lorsque nous résistons. La vraie paix s’enracine dans l’obéissance. Jonas 1:3 invite donc à revenir sans tarder à Dieu qui prépare une route meilleure que toutes nos échappatoires.

Versets associés
  • Psaumes 32:8 – Dieu instruit et conseille.
  • Psaumes 139:7 – « Où irais-je loin de ton esprit ? »
  • Hébreux 12:6 – Dieu corrige ceux qu’Il aime.
  • Ésaïe 30:21 – « Voici le chemin, marchez-y. »
  • Proverbes 3:6 – Il aplanit nos sentiers.

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Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.

Psaumes 32:8

Jonas 1 à 4 – – – Apocalypse 10

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Ézéchiel 23:35 – Oublier Dieu, la racine de toute infidélité

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Ézéchiel 23:35 expose la gravité d’un cœur qui oublie Dieu. Ce verset rappelle que l’oubli spirituel mène à l’infidélité et éloigne le croyant de la source de la vraie vie.

Homme et femme séparés, symbolisant l’oubli de Dieu selon Ézéchiel 23:35.
Ézéchiel 23:35 – Le peuple oublie Dieu et subit les conséquences de sa désobéissance.

35 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Parce que tu m’as oublié, Parce que tu m’as rejeté derrière ton dos, Porte donc aussi la peine de tes crimes et de tes prostitutions.

Ézéchiel 23:35

Dans ce verset, Dieu reproche à son peuple non seulement la désobéissance, mais surtout l’oubli. Oublier Dieu, c’est cesser de le placer au centre de notre vie. Israël, séduit par les idoles et les alliances politiques, a tourné le dos à l’amour de son créateur.

L’oubli spirituel commence souvent subtilement avec la prière qui se raréfie, la Parole qui perd son autorité, la foi qui devient routine. Alors, le cœur se vide de la présence divine. Dieu par la bouche d’Ézéchiel, dénonce cet éloignement avec une intensité qui doit interpeller aujourd’hui.

Le croyant qui oublie Dieu, perd sa direction et sa force, mais celui qui se souvient, retrouve la vie. Le Seigneur dit :

Apocalypse 2:5

Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.

L’oubli de Dieu n’est jamais sans conséquence, mais la repentance restaure la communion perdue. En Jésus-Christ, Dieu offre le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.

Hébreux 10:17

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

Revenir à Dieu, c’est retrouver la fidélité du premier amour. Ézéchiel 23:35 devient alors un appel vibrant à la vigilance spirituelle, à ne pas rejeter Celui qui nous a choisis par grâce.

Versets associés :

  • Deutéronome 8:11 – « Garde-toi d’oublier l’Éternel ton Dieu. »
  • Psaumes 9:18 – « Les malheureux n’oublient pas toujours Dieu. »
  • Jérémie 2:32 – « Ma fille oubliera-t-elle ses ornements ? »
  • Apocalypse 2:4-5 – « Tu as abandonné ton premier amour. »
  • Hébreux 10:17 – « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés. »

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Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour.

Apocalypse 2:4

Ézéchiel 22-23 1 Pierre 1

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Ézéchiel 20:44 – La miséricorde triomphe du souvenir de nos fautes

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Ézéchiel 20:44 révèle un Dieu qui, malgré les infidélités de son peuple, agit selon sa miséricorde. Ce verset dévoile la puissance de la grâce divine, plus forte que nos fautes.

Homme aidant un blessé, symbole de la miséricorde de Dieu selon Ézéchiel 20:44.
Dieu agit avec miséricorde envers son peuple malgré ses fautes. selon Ézéchiel 20:44.

44 Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand j’agirai avec vous par égard pour mon nom, et nullement d’après votre conduite mauvaise et vos actions corrompues, ô maison d’Israël! dit le Seigneur, l’Éternel.

Ézéchiel 20:44

Ce verset résume l’un des plus beaux contrastes de la Bible : la justice de Dieu et sa miséricorde. Israël, malgré ses révoltes, découvre un Dieu fidèle à son alliance. Le peuple a brisé la communion, mais Dieu ne renie pas son nom.

Agir « à cause de son nom » signifie que le salut dépend du caractère constant de Dieu, et non des mérites humains. La gloire de celui-ci s’exprime dans le pardon, car Il demeure inchangé.

Malachie 3:6

Car je suis l’Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés.

Cette vérité préfigure la grâce en Jésus-Christ :

Éphésiens 2:9

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Même lorsque nos fautes s’accumulent, Dieu demeure constant. Il restaure, non pour excuser le péché, mais pour révéler sa fidélité. Son nom devient le fondement de notre espérance.

L’homme repentant découvre que la miséricorde de Dieu précède toujours la condamnation. Ce message rejoint l’Évangile :

Romains 5:20

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

Ainsi, Ézéchiel 20:44 appelle chaque croyant à contempler le Dieu de la deuxième chance, celui qui agit pour son honneur et transforme la honte en restauration.

Versets associés :

  • Romains 5:8 – « Christ est mort pour nous alors que nous étions pécheurs. »
  • Éphésiens 2:4-5 – « Dieu est riche en miséricorde. »
  • Michée 7:18 – « Qui est un Dieu comme toi, qui pardonne l’iniquité ? »
  • Psaumes 103:10 – « Il ne nous traite pas selon nos péchés. »
  • Malachie 3:6 – « Car je suis l’Éternel, je ne change pas. »

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18 Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde.

Michée 7:18

Ézéchiel 20 à 21 – – – Jacques 5

     

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Ézéchiel 16:8 – Dieu nous couvre de son alliance d’amour

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En Ézéchiel 16:8, Dieu dépeint son alliance comme un geste d’amour profond. Il couvre la nudité de son peuple, signe de sa grâce qui restaure et engage malgré l’infidélité humaine.

Croix et cœur symbolisant l’alliance d’amour de Dieu selon Ézéchiel 16:8.
Dieu étend son alliance d’amour et de grâce sur son peuple. Ézéchiel 16:8

Je passai près de toi, je te regardai, et voici, ton temps était là, le temps des amours. J’étendis sur toi le pan de ma robe, je couvris ta nudité, je te jurai fidélité, je fis alliance avec toi, dit le Seigneur, l’Éternel, et tu fus à moi.

Ézéchiel 16:8

Ce verset nous plonge au cœur du message de l’Évangile : l’amour de Dieu qui choisit, couvre et restaure. Israël, comparé à un enfant abandonné puis à une femme adultère, symbolise notre humanité perdue, incapable de se sauver. Pourtant, Dieu s’approche, Il voit, Il aime et Il engage son alliance.

Le geste de couvrir la nudité évoque la protection, la dignité retrouvée et la grâce qui efface la honte. C’est un avant-goût du salut en Christ :

Romains 4:7

Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts !

Mais l’histoire ne s’arrête pas à la trahison d’Israël. Dieu reste fidèle. Son amour est plus fort que l’infidélité. Par Jésus, l’Époux céleste, Il renouvelle cette alliance en versant son sang :

Éphésiens 5:25

25 Maris, que chacun aime sa femme, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle,

Cette alliance nous appelle à la fidélité. Elle n’est pas seulement un lien juridique, mais une relation d’amour. Être couvert par Dieu, c’est marcher dans sa lumière, porter sa sainteté et refléter sa gloire dans le monde.

Versets associés :
  • Osée 2:19 – « Je te fiancerai à moi pour toujours. »
  • Ésaïe 61:10 – « Il m’a revêtu des vêtements du salut. »
  • Romains 4:7 – « Les péchés sont couverts. »
  • Éphésiens 5:25-27 – « Christ a aimé l’Église. »
  • Apocalypse 19:7 – « Les noces de l’Agneau sont venues. »

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10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Ésaïe 61:10

Ézéchiel 16 à 17 – – – Jacques 3

     

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Matthieu chapitre 20 : servir comme Christ selon son exemple

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Matthieu chapitre 20 enseigne que le Royaume de Dieu renverse les logiques humaines. Jésus illustre la grâce divine avec la parabole des ouvriers et appelle ses disciples à un service humble. Il montre que la vraie grandeur se trouve dans le don de soi, comme lui-même l’a vécu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 21

Matthieu chapitre 20 – Étude biblique

La parabole des ouvriers est encadrée par deux versets identiques Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16. Comme si ces versets constituaient une coquille d’huitre perlière à l’intérieur de laquelle se trouve une perle: le Salut ! En entrant par cette perle, le salut nous est accordé. Ceci nous fait penser à la Jérusalem céleste décrite en Apocalypse 21 où il est dit :

Apocalypse 21:21

21 Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent.

Le salut nous ouvre les portes de la Jérusalem céleste.

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1 – La parabole des ouvriers et du vigneron

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?

Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Cette parabole est unique à Matthieu. Le “royaume des cieux” était un thème central du ministère d’enseignement et de prédication de Jésus.

Le royaume de Dieu s’exerce déjà dans les cœurs de ceux qui ont accepté Jésus (première venue de Jésus) et il est à venir, lors de la seconde venue de Jésus quand son règne s’étendra sur toute la terre.

20:1 –‘’ la vigne’’ : dans l’Ancien Testament, désignait habituellement le peuple d’Israël (Esaïe); Ceci pourrait s’appliquer à l’ensemble des croyants en Christ, mais comme elle peut aussi ne pas être symbolique.

20:2 – ‘’Il convint avec eux d’un denier par jour’’ : à l’époque de Jésus, le denier était le salaire journalier d’un ouvrier agricole. Le premier groupe d’ouvriers est le seul pour lequel un salaire journalier fixe est négocié. (dès le matin, c’est à dire six heures du matin)

20:3 – ‘’vers la troisième heure’’ : Toutes les désignations (Matthieu 20:3,5,6) du temps dans cette parabole sont basées sur l’hypothèse que le jour commençait à six heures du matin (temps Romain). Ainsi, la troisième heure correspondant à neuf heures du matin. Chez les Juifs, en revanche, le nouveau jour commençait à dix huit heures (cf. Genèse 1:5)

Les autres groupes d’ouvriers reçoivent une simple promesse : ‘’je vous donnerai ce qui sera raisonnable.’’

La place désigne le lieu habituel où les journaliers se retrouvaient pour être embauchés par des employeurs. Le dernier groupe d’ouvriers, embauchés à la onzième heure n’a travaillé qu’une heure.

Pour une étude approfondie de la parabole, cliquez sur ce lien : les ouvriers et le vigneron

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2 – Le même salaire pour tous les ouvriers

Matthieu 20:8-16

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Qui est le maître, qui est l’intendant? Le maître ne précise pas le salaire à donner aux ouvriers. Le maître et l’intendant se comprennent sans se parler, Dieu le Père et Jésus !

20:8 – Il était prescrit dans la Loi Mosaïque que les ouvriers devaient être payés à la fin de la journée de travail pour qu’ils puissent acheter de la nourriture pour leurs familles.

Lévitique 19:13

13 Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence. Tu ne retiendras point jusqu’au lendemain le salaire du mercenaire.

Deutéronome 24:15

15 Tu lui donneras le salaire de sa journée avant le coucher du soleil; car il est pauvre, et il lui tarde de le recevoir. Sans cela, il crierait à l’Éternel contre toi, et tu te chargerais d’un péché.

Le mercenaire est l’équivalent de l’ouvrier journalier. Il est libre de travailler pour quelqu’un d’autre le lendemain. Mais, souvent, les propriétaires fonciers tentaient de retenir leur salaire jusqu’au lendemain afin de s’assurer qu’ils reviendraient, mais cela était contraire à la Loi Mosaïque.

Malachie 3:5

Je m’approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l’orphelin, Qui font tort à l’étranger, et ne me craignent pas, Dit l’Éternel des armées.

À la fin de la journée, « le soir étant venu » (v.8), tous reçoivent un denier. Ce dénouement révèle que dans le Royaume, l’égalité devant la grâce surpasse les distinctions humaines.

Pierre enseigne que Dieu « ne fait point acception de personnes »

Actes 10:34

34 Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point de favoritisme

Que l’on serve Dieu depuis longtemps ou depuis peu, la récompense de la vie éternelle est la même pour tous. Ce message s’oppose à la jalousie, à l’orgueil spirituel et invite à la gratitude envers Jésus-Christ.

Le royaume de Dieu a des critères d’évaluation totalement différents de ceux de notre monde.

 Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Le nouveau royaume de Dieu repose uniquement sur la grâce et non sur le mérite humain.

 C’est ce qui nous est dit en :

 Ézéchiel 36:26-27

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille déprécier ou discréditer une vie active de disciple, bien au contraire. Cependant, la grâce est fondamentale pour le salut et une vie juste de sanctification.

 La vie de disciple doit être motivée par la gratitude et non par le mérite.

Romains 3:21-24 ; 6:23

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

6:23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Dieu est présenté sous plusieurs formes dans les paraboles. Il est soit le roi, le père, soit propriétaire foncier, l’employeur, soit encore le père et le juge. Dans toutes ces formes, l’image est celle d’une personne qui offre un pardon gracieux et miséricordieux, mais qui exige en même temps une décision … Le salut est présenté. Cependant il demande instamment une réponse. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance. Par un acte de repentance nous exprimons notre désir de recevoir ce salut, de le posséder.

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3 – Jésus annonce à nouveau Sa mort et Sa résurrection.

Matthieu 20:17-19

17 Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin:

18 Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort,

19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.

L’horreur de la crucifixion n’était pas seulement dans l’humiliation et la douleur d’être exposé publiquement, mais pour les juifs, le fait d’être pendu au bois était un signe de malédiction.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

L’apôtre Paul fait référence à ce verset en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

L’annonce souligne que notre salut repose sur la mort et la résurrection du Christ.

1 Corinthiens 15:3-4

Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Tout ceci est pour nous appeller à vivre chaque jour dans la reconnaissance et la persévérance.

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4 – La réponse de Christ à la mère des fils de Zébédée

Matthieu 20:20-28

20 Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande.

21 Il lui dit: Que veux-tu? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche.

22 Jésus répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils.

23 Et il leur répondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui mon Père l’a réservé.

24 Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères.

25 Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent.

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur;

27 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre serviteur.

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

A l’ambition charnelle exprimée par la mère des fils de Zébédée, Jésus oppose une vision radicalement différente. Pour lui, la vraie grandeur se mesure au service et à l’humilité. Le modèle suprême est lui-même, le Fils de l’homme qui a donné sa vie comme rançon pour sauver les autres.

Philippiens 2:5-8

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

 Ce passage de Philippiens rappelle à chacun que Jésus, bien qu’égal à Dieu, « s’est dépouillé lui-même, en prenant la forme de serviteur ». La grandeur spirituelle se mesure ainsi au service humble et non aux honneurs.

Cette scène montre que le royaume de Dieu ne repose pas sur le pouvoir, mais sur le sacrifice. Jésus renverse les valeurs du monde et appelle ses disciples à marcher sur ses traces, en servant les autres avec amour et humilité.

Matthieu 20:20-28 est à comparer avec Marc 10:35-45

La demande de la mère des fils de Zébédée peut, peut-être, s’expliquer par le fait qu’elle soit possiblement la sœur de Marie, mère de Jésus, selon les versets suivants.

En effet, il est question de trois ou quatre femmes au pied de la croix.

En Matthieu 27:56

56 Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

En Marc 15:40

40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé,

En Jean 19:25

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

  1. Marie de Magdala est toujours citée ;
  2. Marie, mère de Jacques et de Joseph, c’est la mère de Jésus ;
  3. la quatrième Marie femme de Clopas
  4. la mère des fils de Zébédée en Matthieu, et la sœur de sa mère en Jean 19:25. Celle qui est appelée Salomé en Marc 15 :40

Il est difficile de comprendre pourquoi Ioses est traduit tantôt par Joseph, tantôt par Joses ? Ce n’est que dans l’évangile de Marc que Ioses est traduit par Joses. Cela pourrait s’expliquer par un traducteur différent de celui de l’évangile de Matthieu.

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5 – Deux aveugles recouvrent la vue

Matthieu 20:29-34

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

30 Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

31 La foule les reprenait, pour les faire taire; mais ils crièrent plus fort: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

32 Jésus s’arrêta, les appela, et dit: Que voulez-vous que je vous fasse?

33 Ils lui dirent: Seigneur, que nos yeux s’ouvrent.

34 Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent.

Ce passage est à rapprocher de celui de Marc 10 :46-53 où il est question de l’aveugle Bartimée et de celui de Luc 18:35-43

Il est question chez Luc d’un aveugle avant Jéricho, quand en Matthieu et en Marc, Jésus quittait Jéricho. Erreur ? Peut-être pas, car il y avait deux villes de Jéricho. L’une ancienne, celle de Josué, et une autre nouvellement construite par Hérode le grand dans laquelle il avait un palais d’hiver. Cette existence de deux Jéricho, explique certains détails divergeant, mais en réalité ces récits ne se contredisent pas :

Jésus quittait l’ancienne Jéricho et en même temps s’approchait de la nouvelle Jéricho.

Jésus, ému de compassion, touche les yeux de ces aveugles, et ceux-ci recouvrent la vue.

Cette guérison montre que Jésus répond à la foi humble et au cri sincère de celui qui le reconnaît comme Messie. (Fils de David)

Ces aveugles guéris, à la différence de neuf lépreux de Luc 17, ne rentrent pas chez eux, mais suivent Jésus qui va vers Jérusalem.

Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

L’attitude de ces deux aveugles de Matthieu 20, symbolise aussi l’illumination spirituelle que Christ donne. En reconnaissant Jésus comme le Messie, ils avaient la vue spirituelle et en la manifestant, ils reçoivent la vue physique.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 20:8-16

Matthieu chapitre 20 nous appelle à reconnaître que :

  • Dieu agit souverainement dans sa grâce.
  • Le salut est un don égal pour tous.
  • La grandeur se trouve dans le service.
  • La compassion de Jésus transforme nos vies.

Nous devons donc servir sans chercher la gloire, persévérer dans la foi, et accueillir la grâce de Dieu avec reconnaissance.

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La parabole des ouvriers et du vigneron de Matthieu 20:1-16

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La parabole des ouvriers et du vigneron illustre la générosité et la souveraineté de Dieu dans la rétribution. Jésus utilise cette histoire pour révéler que le royaume des cieux ne fonctionne pas selon la logique humaine, mais selon la grâce divine. Chaque croyant est appelé à comprendre et accepter cette justice céleste.

La parabole de Matthieu 20:1-16

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1 – L’enseignement

Matthieu 20:1-16

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Le même salaire pour tous les ouvriers

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

La notion du temps de travail : la journée de travail était à l’époque de Jésus, de douze heures. Elle commençait à six heures du matin et se finissait vers dix huit heures. Il faut préciser ici que selon le temps romain :

  • La troisième heure  = 9 h
  • La sixième heure     = 12 h
  • La neuvième heure = 15 h
  • La onzième heure    = 17 h

Vouloir embaucher des ouvriers à la dernière heure, n’était pas une pratique courante. Jésus ne cherchait pas à coller au plus près à la réalité. Son objectif était de nous donner un enseignement. Jésus force le trait volontairement en illustrant sa parabole avec des ouvriers ayant fourni un travail différent et très inégal, les uns ayant travaillé douze heures, les autres une heure.

Ces ouvriers étaient ce que l’on appelait en France des journaliers, c’est-à-dire des personnes engagées à la journée. Nous retrouvons encore cela dans certains pays où les gens qui cherchent du travail viennent dans un lieu, près d’une porte principale, la place du marché où ceux qui cherchent des ouvriers savent où les trouver.

Un denier était le salaire ordinaire d’une journée de travail d’un ouvrier agricole ou d’un soldat. Il s’agissait d’ une somme d’argent suffisante pour la nourriture et les besoins vitaux quotidiens d’une famille.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Après que Jésus eut répondu au jeune homme riche, Pierre et les disciples s’interrogeaient sur leur cas, eux qui avaient tout quitté. Jésus va leur donner une première réponse en:

Matthieu 19:28-29

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Réponse à laquelle il ajoute ‘’ et héritera la vie éternelle’’, ce qui se rapporte à la question du jeune homme riche. Jésus ajoute ensuite une phrase déroutante :

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Ce dernier verset du chapitre 19, est en réalité l’introduction à la parabole. Le fait qu’elle commence par la conjonction ‘’Car’’ montre qu’elle est rattachée à ce qui précède. De plus, nous constatons que cette parabole est encadrée par deux versets exprimant la même idée. C’est comme si ces versets étaient une parenthèse qui ouvrait et qui fermait cette parabole : les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

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3-  Le contexte :

 Le contexte est celui de la fin du chapitre de Matthieu 19 depuis le verset 16 jusqu’au verset 30. Un jeune homme riche vient interroger Jésus en présence de ses disciples.

Matthieu 19:16

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?

L’échange est suivi par la réflexion de Jésus sur la difficulté pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux.

Matthieu 19:23

23 Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

À l’époque de Jésus, la richesse était considérée comme un signe de bénédiction de Dieu qui prouvaient aux riches qu’ils étaient dignes d’hériter le royaume de Dieu. Aujourd’hui la tendance serait que les pauvres en seraient plus dignes. Cependant, la réalité est toute autre et n’a rien avoir avec la richesse ou la pauvreté mais dans la façon dont la personne s’implique en réponse à l’appel de Jésus en commençant par la repentance et le baptême.

’Que faut-il faire pour mériter la vie éternelle ?’’ Suite à la réponse de Jésus, les disciples sont dans l’étonnement et l’interrogation.

Matthieu 19:25-26

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

La parabole semble être une réponse à la question de Pierre :

Matthieu 19:27-29

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous ?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Mais ce n’est pas le cas. Elle est la réponse à la question de jeune homme, et elle ne parle que de ceux qui hériteront la vie éternelle (symbolisé par le dernier).

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4-  Explication de la parabole

Pour comprendre cette parabole, et le choix de l’image choisie par Jésus, rappelons-nous que la vigne symbolisait Israël (Ésaïe), le peuple de Dieu. Aujourd’hui, la vigne peut symboliser le peuple de Dieu croyant en Jésus-Christ.

La difficulté pour comprendre cette parabole comme pour d’autres, est de se rappeler que le royaume des cieux comprend deux notions.

Avec la venue de Jésus sur terre, le royaume de Dieu (ou des cieux) est déjà présent dans le cœur du croyant. Quant au royaume des cieux qui est à venir auprès du Père, il s’agit alors de la vie éternelle.

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Jésus dresse le décor. Les ouvriers ont travaillé dans la vigne un temps qui va de douze heures pour les premiers, à neuf heures pour les deuxièmes, à six heures, trois heures et  une heure pour les derniers.

Matthieu 20:8-12

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

Le maître de la vigne demande à son intendant de payer les salaires aux ouvriers en commençant par les derniers. Dieu le Père est le maître de la maison, et Jésus est l’intendant.

En voyant les derniers ouvriers recevoir un denier, les premiers ouvriers espéraient recevoir plus compte tenu de leur temps de travail, et vont d’autant plus être amers de ne recevoir qu’un denier. La déception va leur faire oublier que l’accord passé avec le maître portait sur un denier pour le travail de la journée.

En nous associant au point de vue des premiers ouvriers, nous allons tomber dans le même piège qu’eux. Jésus, en effet, préparait son auditoire par la réponse du maître à leur faire comprendre en quoi le point de vue de cet auditoire, était erroné.

Matthieu 20:13-15

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

Qui sommes-nous pour contester avec le maître (Dieu)?

Romains 9:20

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi ?

Par trois questions, Le maître défend la parfaite justice de sa conduite.

13  …n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ?

Il a respecté son contrat avec les premiers ouvriers. Alors, de quoi peut-on l’accuser ?

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ?

Il est libre de disposer comme il l’entend de ce qui lui appartient !

15 … Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ?

Le maître peut-il manifester de la bonté envers ceux qui n’avaient pas de travail en leur donnant à eux et à leur famille de quoi subsister ?

Ce qui à première vue, a paru injuste, était en réalité parfaitement justifié, et ce non seulement parce que conforme aux droits légitimes du maître, mais aussi comme acte de compassion.

Pour ce qui est des choses de Dieu, nous sommes invités à laisser de côté nos raisonnements humains et à ne pas penser en termes de mérite. J’ai fait … donc, je mérite …  Rappelons-nous ce qui est écrit en :

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Par cette parabole, Jésus rappelle ici ce qu’il a dit en :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La quête du royaume de Dieu, doit être le premier objectif de notre vie afin d’y entrer.  Pour le reste, nul ne sait. Cela dépend de la bonté de Dieu.

Romains 9:16

14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

La parabole ne parle que de la vie éternelle symbolisée par le denier.

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5 – Les derniers et les premiers

Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16 :

Matthieu 20:16

16  les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Si nous associons ce verset dans le contexte de cette parabole, nous pouvons comprendre qu’il n’y aura pas de différence de traitement entre les premiers et les derniers. Les derniers seront comme les premiers et les premiers comme les derniers.

Ce sujet se retrouve en Marc dans le même contexte de la question de Pierre avec quelques différences.

Marc 10:31

31 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Luc place cette phrase dans un contexte différent qui peut nous aider à comprendre le sens de cette phrase.

En Luc 13:29-30

29 Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu.

30 Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers.

Ces deux versets de Luc, font suite au passage où Jésus parle de la porte étroite.

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Ces versets 29 et 30 de Luc 13 où il est question du salut, peuvent nous donner un éclairage sur l’expression des premiers et des derniers.

Le peuple d’Israël a été appelé en premier mais tous n’ont pas répondu à l’appel de Dieu. (Luc 13). Les païens venus de l’orient ou de l’occident sont les derniers à avoir été appelés, et certains ont répondu à cet appel.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

La richesse ou les affaires de ce monde peuvent être un lien dont certains hommes ne se sont pas détachés, ce qui les empêche d’entrer dans le royaume.

Donc, ces premiers qui n’ont pas répondu à l’appel de Jésus, sont les derniers et ils n’entreront pas dans le royaume, alors que les païens qui ont répondus, eux les derniers, seront les premiers car ils entreront dans le royaume.

An final, les premiers sont donc ceux qui bénéficient de la vie éternelle, quand les derniers sont ceux qui sont en dehors.

Par ailleurs, ces versets nous enseignent que dans le royaume de Dieu, le mérite humain s’efface devant la grâce divine, Dieu agissant selon sa souveraineté et son amour.

Le monde fonctionne en théorie selon la méritocratie, mais il n’en est pas ainsi avec le Seigneur avec qui tout est grâce. La grâce et le mérite sont antinomiques.

Dans cette parabole, Dieu nous propose de le servir. C’est une grâce qu’il nous fait. À cette grâce est associée une autre grâce, celle qu’il nous accorde la vie éternelle, symbolisée ici par le denier.

Les versets de Matthieu 20:13-15 nous enseignent à nous soumettre à sa volonté avec humilité, et à nous réjouir de la grâce accordée aux autres. Avec Dieu, tout est grâce !

Comprendre comme Paul dit en: 

1 Corinthiens 15:10

10 Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Ainsi, il n’y a pas lieu de s’enorgueillir d’un quelconque mérite.

La question pour nous, n’est pas de savoir comment le Seigneur nous récompensera, mais d’être dans le service et d’accomplir la tâche qu’il nous a assignée. La récompense du service lui appartient. Nous avons déjà l’honneur de le servir.

En effet, tout service est une grâce, un privilège qui nous est accordé et qui ne nous confère aucun droit. L’apôtre Paul dira :

2 Corinthiens 4:1

1 C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. (ou ne nous lassons point)

Même si nous avons beaucoup travaillé, ce n’est pas dans un but d’être récompensé, mais c’est par amour, par fidélité et par reconnaissance que nous le faisons. Dieu est souverain. Il n’est donc pas question de discuter de ses choix et décisions.

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6 – La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Tout d’abord, dans les paraboles, Dieu est présenté sous plusieurs formes : roi, père, maître de maison, employeur et juge. Dans toutes ces formes, son image est celle d’une personne qui offre le pardon par grâce et miséricorde, mais qui attend de notre part de prendre une décision … Le salut est disponible à tous mais il demande d’être accepté. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance et de se soumettre à la volonté de Dieu.

Avec Jésus tout est miséricorde, tout est grâce. Nous serons toujours redevables à Jésus pour le salut offert. C’est par reconnaissance que nous travaillons dans le champs missionnaire. Le mot grec ‘’doulos’’ traduit par serviteur, signifie esclave. L’esclave n’a rien à dire au maître. Il est là pour le servir.

Soumettons-nous à la volonté de Dieu en acceptant de ne pas comprendre toutes ses décisions. Étant surs de son amour, acceptons en toute confiance sa justice, son équité.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

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Matthieu chapitre 18 : restaurer les frères tombés avec amour

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Matthieu chapitre 18 enseigne comment vivre en communauté selon le cœur de Dieu. Jésus appelle à l’humilité, met en garde contre le scandale, et montre comment corriger avec amour. Il insiste aussi sur le pardon sans limite. Un vrai guide pour restaurer et garder l’unité entre frères.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 19

Matthieu chapitre 18 – Étude biblique

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1 – Le plus grand dans le royaume des cieux

Matthieu 18:1-5 — L’humilité, clé du royaume

1 En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Le verset 1 montre que Jésus s’adresse ici à ses disciples, donc à des croyants, et non à des non-croyants.

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

Cette question révèle que les disciples entretiennent encore une mentalité de compétition, de comparaison. Ils cherchent à savoir qui surpassera les autres. Dans les églises locales, il est possible de constater le même problème. Cependant, dans le royaume des cieux, tous sont égaux en valeur, bien que les fonctions puissent varier.

Aujourd’hui encore, ce royaume est accessible à quiconque entend l’appel de Jésus et y répond avec foi.

Comme ce petit enfant… (verset 4)

Cette scène se produit quand Jésus est de retour à Capernaum. Marc 9:33-37, il est précisé que Jésus se trouve dans une maison sans doute celle de Pierre car il ne faut pas oublier que sa belle mère y réside et qu’il prend un enfant et le place au milieu. Il pourrait s’agir alors de l’un des enfants de Pierre. Ce détail n’est pas central, mais il montre l’intérêt de lire et de comparer les passages parallèles dans la Bible pour enrichir notre compréhension dans nos études. C’est en accompagnant l’apôtre Pierre et c’est à partir des échanges qu’il a eu avec lui sur la vie de Jésus que Marc a écrit son évangile.

Avec ces premiers versets de Matthieu 18, Jésus nous appelle à adopter une attitude simple et confiante, semblable à celle d’un enfant. Il s’agit de cette foi enfantine qui dit : « Je le crois, parce que c’est écrit dans la Bible ! »

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Jésus insiste ainsi sur l’humilité qui est une condition d’entrée dans le royaume des cieux. Cette humilité s’oppose à l’orgueil naturel du cœur humain. Il s’agit d’accepter de faire confiance, de croire sans tout comprendre, de marcher par la foi et non par la vue.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Matthieu 18:5

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Ici, le petit enfant peut aussi symboliser un nouveau converti. Recevoir une telle personne « en mon nom », c’est accueillir Jésus lui-même. Rejeter ce croyant revient donc à rejeter Christ.

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2 – Les scandales : une mise en garde solennelle

Matthieu 18:6-7

6Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.

Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!

Après avoir exhorté ses disciples à devenir comme des petits enfants, Jésus les avertit qu’il ne faut pas devenir une pierre d’achoppement pour les « petits », c’est-à-dire les croyants humbles, fragiles ou nouveaux dans la foi.

Des scandales inévitables… mais impardonnables

Jésus déclare que les scandales sont inévitables dans un monde corrompu par le péché. Le mot grec « anankē » peut se traduire par obligé, nécessaire ou inévitable, selon le contexte. Mais cette nécessité n’excuse en rien celui qui en est la cause. Le terme « scandale » (grec ‘skandalon’) évoque un piège, un obstacle volontairement placé pour faire trébucher un croyant, le pousser à pécher, ou l’éloigner de Dieu. Un tel comportement trahit l’ordre clair de Jésus de faire des disciples, non de les détruire.

Un avertissement très clair nous est donné par Paul en:

Romains 14:13

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

Et en:

1 Corinthiens 8:9-13

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Ainsi, les croyants doivent surveiller leur comportement, leurs conseils, leur enseignement parce qu’un faux pas peut ébranler la foi d’un frère faible et avoir des conséquences graves.

C’est la raison pour laquelle Jacques nous dit :

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Les versets de Matthieu 18:6-7 nous exhortent à surveiller notre témoignage, nos paroles, nos conseils et notre comportement. En effet, une négligence morale ou doctrinale peut avoir de graves conséquences sur la vie d’un autre croyant. C’est aussi un encouragement à prendre soin des autres croyants, et en particulier des plus faibles dans la foi.

Matthieu 18:8-10 – Prendre le péché au sérieux

Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.

Ces paroles fortes de Jésus ne doivent pas être prises littéralement mais il s’agit d’une image forte pour souligner la gravité du péché et les conséquences éternelles qu’il entraîne. Rien ne vaut la perte du salut. Le feu de la géhenne mentionné ici, renvoie symboliquement à l’enfer. C’est dans la vallée de la Géhenne située hors les murs de Jérusalem qu’ont eu lieu des sacrifice d’enfants passés par le feu dans le cadre du culte de Baal, et où étaient brulées constamment les ordures (déchets ménagers et autres). Cela évoque le jugement en enfer sans fin.

Ces paroles rappellent celles de Matthieu 5:29-30, où Jésus appelait déjà à la radicalité contre le péché. L’objectif est qu’il faut ne rien laisser dans notre vie qui puisse devenir un piège pour nous ou pour autrui.

Honorer et protéger les petits

Le verset 10 nous ramène au cœur du message de Matthieu 18 qui est de prendre soin des croyants les plus fragiles. Ces « petits » ont une valeur immense aux yeux de Dieu. Leurs anges, dit Jésus, contemplent constamment la face du Père.

Nous n’avons pas le droit de les mépriser, ni de les négliger. Il s’agit de prendre soin les uns des autres et de ne pas avoir l’attitude de Caïn rapportée en :

Genèse 4:9

9 L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère?

La réponse implicite de Jésus à cette question est : OUI !

Matthieu 18:11 – La mission du disciple

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

Nous ne sommes pas appelés à causer la chute des autres, mais à participer au salut. Le disciple authentique suit l’exemple de Jésus. Ainsi, il prend soin, protège, relève et conduit vers Dieu ceux qui vacillent.

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3 – La brebis égarée : la valeur d’une seule âme

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Voir la parabole de la brebis perdue pour une étude approfondie.

Une parabole profondément pastorale

Cette courte parabole illustre le cœur de Dieu et la mission de Jésus : sauver ce qui était perdu (v.11). Celle-ci ne s’adresse pas aux incroyants, mais aux croyants égarés, tombés dans le péché ou affaiblis dans leur marche. Jésus affirme la valeur inestimable de chaque âme en disant que le bon berger quitte les quatre vingt dix neuf pour chercher la brebis unique qui s’est éloignée.

Il n’est pas ici question d’un reproche, mais d’un acte d’amour, et la joie du berger lorsqu’il retrouve cette brebis perdue dépasse même celle qu’il éprouve pour les autres qui sont restées dans l’enclos. Cela nous parle du regard de grâce que Dieu porte sur ceux qui reviennent à lui, même après un écart.

La restauration est un devoir communautaire

En tant que disciples, nous avons la responsabilité d’imiter le bon berger. Paul rappelle que lorsqu’un frère tombe, les croyants « spirituels » doivent agir, non dans le jugement, mais avec douceur.

Galates 6:1-2

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Plutôt que de rejeter ceux qui faiblissent, nous devons les relever, les entourer et les restaurer, dans un esprit de miséricorde.

Une mission de salut, non de condamnation

Jésus n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Le célèbre passage de Jean 3:16-18 nous rappelle que la volonté de Dieu est la vie éternelle pour tous, et non la perte d’un seul.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Matthieu 18:14 Une vérité essentielle : Dieu ne veut perdre aucun des siens

14 Ce n’est pas la volonté de votre Père… qu’il se perde un seul de ces petits.

Cette affirmation éclaire tout le chapitre 18. Jésus insiste sur l’attention à porter aux plus faibles, aux plus fragiles, à ceux que le monde méprise ou oublie. Dans l’Église, personne ne doit être abandonné.

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4 – La discipline dans l’Église

Matthieu 18:15-20

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Une démarche ordonnée et guidée par l’Esprit

Ce passage s’inscrit dans le prolongement de tout le chapitre 18, où Jésus enseigne comment ses disciples doivent se comporter les uns envers les autres, notamment face au péché au sein de la communauté.

Lorsqu’un frère chute, Jésus commande d’agir discrètement, avec sagesse et douceur, en suivant une progression claire :

  1. (v.15) Commencer en privé: ne pas exposer publiquement la faute.
  2. (v.16) Impliquer des témoins: assurer l’équité du processus.
  3. (v.17) Informer l’Église : si le frère persiste, l’assemblée intervient.
  4. La séparation spirituelle : s’il refuse encore, il est considéré « comme un païen et un publicain » – c’est-à-dire en dehors de la communion, sans haine ni mépris, mais comme quelqu’un à reconquérir par l’amour.
Proverbes 19:11

11 L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses.

Un appel à l’humilité dans la correction

Toute démarche de discipline doit se faire avec un esprit d’humilité, en se gardant de toute supériorité. Le but reste toujours le même, la restauration du frère et non sa condamnation.

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Jacques 5:15 ; 19-20

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,

20 qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Ignorer un péché non confessé peut nuire à la santé spirituelle de toute l’assemblée. Comme une gangrène, il peut contaminer d’autres membres. Laisser la situation se détériorer, c’est abandonner la responsabilité que Dieu a confiée à son peuple.

Matthieu 18:18 – Lier et délier : juger selon la Parole

Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel…

Jésus reprend ici ce qu’il avait dit à Pierre (Matthieu 16:19), mais cette fois à la forme plurielle : tous les disciples sont concernés. « Lier et délier » signifie exercer un jugement spirituel, en accord avec la volonté divine révélée dans les Écritures.

Jean 20:23

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Il ne s’agit pas d’accorder un pouvoir arbitraire, mais de discerner et déclarer ce que Dieu a déjà tranché, sous la conduite du Saint-Esprit.

Matthieu 18:19-20 – L’unité dans la prière, la clé du discernement spirituel

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Ces versets, souvent cités hors contexte, font ici référence à la discipline dans l’Église. Jésus promet sa présence et l’action du Père lorsque deux ou trois croyants, unis dans la prière et dans l’Esprit, recherchent la volonté de Dieu dans une situation difficile.

Son application se trouve en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

Psaumes 133:1

1 Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux Pour des frères de demeurer ensemble !

Cette promesse encourage les petits groupes, les familles, les couples ou les croyants isolés. La puissance spirituelle ne dépend pas du nombre, mais de l’unité sincère et de la communion autour de Christ.

Une Église saine prend ses responsabilités

Ce passage nous rappelle que la discipline spirituelle est une responsabilité donnée à l’Église qui doit agir avec discernement, unité et obéissance. Son but reste toujours la restauration, la paix, et la gloire de Dieu au milieu de son peuple.

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5 – Le pardon des offenses

Matthieu 18:21-22

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Pardonner sans compter : une exigence du royaume

Pierre pensait bien faire en proposant de pardonner jusqu’à sept fois, bien au-delà des trois fois enseignées dans le judaïsme rabbinique. Mais Jésus élargit radicalement la perspective. Il ne donne pas un nouveau plafond numérique. Il supprime le calcul même du pardon.

Soixante-dix fois sept fois ne signifie pas quatre vingt dix sept fois, mais un pardon illimité. C’est un contraste direct avec la logique de vengeance sans fin, exprimée en Genèse 4:24 par Lemec.

Genèse 4:24

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Jésus renverse cette dynamique de violence. Il substitue au cycle de la vengeance une dynamique de grâce, fondée sur l’amour inlassable de Dieu.

Le pardon, reflet du cœur du Père

Le pardon n’est pas une option dans le royaume de Dieu. Il en est le fondement moral. Pardonner, c’est refléter la nature même du Père céleste.

Éphésiens 4:32

32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Le pardon ne minimise pas le péché, mais choisit l’amour plutôt que la rancune, la réconciliation plutôt que la séparation.

Le pardon restaure la communion fraternelle

L’objectif ne consiste pas simplement à passer l’éponge, mais à gagner son frère. Le pardon ouvre la voie à la restauration, à la paix, et à l’unité dans l’Église. Il exige de l’humilité, de la patience, et une foi active dans la puissance de Dieu à changer les cœurs.

Un enseignement approfondi par une parabole

La suite du passage (Matthieu 18:23-35) illustre cet enseignement par la parabole du serviteur impitoyable, qui met en contraste un pardon immense accordé par le roi, et l’intransigeance cruelle d’un homme envers son semblable. Jésus y montre que celui qui refuse de pardonner, ferme sur lui-même la porte du pardon divin.

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6 – Le serviteur impitoyable

Voir l’étude de la parabole

Matthieu 18:23-27

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Le pardon immense de Dieu

Dans cette parabole, le roi représente Dieu, et le serviteur, chacun de nous. Notre dette envers Dieu est écrasante : dix mille talents, une somme astronomique, impossible à rembourser. Pourtant, lorsque nous nous prosternons devant lui avec un cœur repentant, Dieu choisit la compassion. Il nous remet tout.

Matthieu 18:26

 … : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

C’est la prière de chaque pécheur sincère. Et Dieu répond avec grâce, sans exiger le paiement de ce que nous ne pourrons jamais rendre.

Matthieu 18:28-35 – Le scandale de l’oubli du pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Après avoir été pardonné, le méchant serviteur rencontre un compagnon qui lui doit une somme dérisoire au regard de la dette remise qui lui a été remise. ( 1 talent = 6 000 deniers, soit 600 000 fois moins) Il oublie les paroles prononcées qu’il a prononcées devant le roi et reste sourd à la demande de clémence, verset 29 :

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

Matthieu 18:33

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?

Le maître le traite alors comme il a traité son compagnon. Il le livre aux bourreaux. Puis Jésus conclut d’une parole ferme, sans équivoque :

Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Ce verset exprime sans ambiguïté la pensée de Jésus. Le pardon entre frères n’est pas facultatif. Pardonner aux autres est la condition essentielle si nous voulons être pardonné par Dieu le Père.

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7 – Leçon à retenir et application personnelle

Vivre en assemblée selon le cœur de Dieu

Ce chapitre entier de Matthieu 18 trace les fondations d’une vie communautaire conforme au royaume des cieux. Il appelle chaque disciple à :

. Marcher dans l’humilité, à l’image de Jésus :

Philippiens 2:8

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

. Prendre soin des petits, des faibles et des égarés avec compassion et bienveillance.

. Rechercher la restauration et non la condamnation.

. Pardonner sans limite comme Dieu nous a pardonné.

. Vivre une communion sincère et fraternelle.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

L’Église ne repose pas sur des hiérarchies humaines, mais sur l’égalité entre frères et sœurs, unis par l’Esprit pour une édification mutuelle.

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Ésaïe 13:11 – Dieu abat l’orgueil et juge l’iniquité

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Ésaïe 13:11 annonce la justice divine.

l'orgueil en prison Esaïe 13:11
Ésaïe 13:11 – Dieu abat l’orgueil et juge l’iniquité

11 Je punirai le monde pour sa malice, Et les méchants pour leurs iniquités; Je ferai cesser l’orgueil des hautains, Et j’abattrai l’arrogance des tyrans.

Ésaïe 13:11

Ésaïe 13:11 dévoile un aspect essentiel du caractère de Dieu : sa justice. Alors que les hommes glorifient leur force, leur pouvoir ou leur richesse, Dieu annonce qu’il mettra fin à l’orgueil humain.

Ce message s’inscrit dans un contexte prophétique où Babylone symbolise la puissance arrogante et rebelle contre Dieu. Pourtant, l’avertissement dépasse son époque. Il rappelle à chaque génération que l’arrogance et l’iniquité attirent le jugement. Dieu ne se laisse pas tourner en dérision.

Cependant, ce jugement a aussi une dimension rédemptrice. En renversant les puissances arrogantes, Dieu prépare un peuple humble, disposé à marcher dans sa crainte. Comme Jacques l’affirme :

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Ainsi, ce verset d’Ésaïe n’est pas seulement un avertissement, mais aussi un appel. L’humilité ouvre la porte à la grâce. L’orgueil ferme l’accès à Dieu, mais l’homme qui s’abaisse devant lui reçoit le pardon et la restauration.

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11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

Luc 14:11

Ésaïe 11- 13 – – – Éphésiens 4

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Éphésiens 1:3 – Une vie bénie, enracinée dans les cieux

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Éphésiens 1:3 rappelle que toute bénédiction véritable trouve sa source en Jésus-Christ. En Lui, le croyant possède une richesse céleste qui dépasse tout ce que ce monde peut offrir, ici-bas aujourd’hui et demain.

Bénédictions célestes Éphésiens 1:3
Éphésiens 1:3 – bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ!

Éphésiens 1:3

Ce verset ouvre l’épître aux Éphésiens avec une louange. Paul n’y parle pas de bénédictions matérielles, mais spirituelles. Celles-ci sont enracinées dans les cieux, où Jésus-Christ siège. En Lui, tout croyant devient héritier d’un trésor éternel.

Le monde mesure la bénédiction à travers la réussite visible. Dieu quant à Lui, bénit d’abord l’âme. La paix, la rédemption, la communion, la sagesse, la joie du salut, tels sont les dons spirituels que Dieu accorde généreusement.

2 Pierre 1:3

Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu,

Nous recevons ces bénédictions en Jésus-Christ. En dehors de Lui, rien ne dure, mais en lui, chaque grâce spirituelle s’active pour notre croissance. Cela nous appelle à lever les yeux vers le ciel, là où réside notre identité véritable.

Paul insiste : « Dieu nous a bénis« . Ce verbe au passé, souligne une réalité déjà acquise. Le croyant n’attend pas une faveur incertaine. Il vit déjà dans l’assurance d’un don parfait. Un encouragement nous est donné en :

Colossiens 3:1-2

1 Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.

Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre.

Ainsi, une vie bénie commence avec Jésus-Christ, se poursuit par lui, et s’achèvera en gloire. Cette bénédiction céleste transforme notre quotidien. Elle donne un sens à la souffrance, une force dans le service, et une espérance au milieu des épreuves.

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16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce;

Jean 1:16

Ésaïe 5-6 – – – Éphésiens 1

     

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Ésaïe 1:18 – Viens plaider et reçois un pardon parfait

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Ésaïe 1:18 dévoile l’invitation divine à plaider notre cause devant Dieu. Ce verset illumine l’accès libre à un pardon parfait, offert non par mérite, mais par la grâce du Dieu juste et compatissant.

Ésaïe 1:18 plaidons
Ésaïe 1:18 – Venez et plaidons! dit l’Éternel

18 Venez et plaidons! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; S’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.

Ésaïe 1:18

Ce verset éclaire le cœur de Dieu. Celui-ci invite non pour condamner mais Il ouvre la porte à ceux que le péché accable. Il appelle à la discussion, non pour juger, mais pour restaurer.

Cette parole montre que Dieu ne ferme pas la porte aux pécheurs. Il engage un dialogue. L’expression « venez et plaidons » évoque un tribunal où Dieu devient à la fois juge et défenseur. Cela rejoint ce qui est dit en:

 1 Jean 1:9 :

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Le pardon parfait ne minimise pas la gravité du péché, mais il l’efface totalement. Le cramoisi, couleur de sang, indélébile, devient aussi blanc que la neige. Ce contraste souligne la puissance de la grâce. Elle transforme ce qui semblait irrécupérable.

Dieu veut notre participation. Il nous appelle à venir, à reconnaître, à plaider. Cette démarche n’est pas légaliste, mais relationnelle. Dieu, dans son amour, ne tolère pas la séparation causée par le péché. Il tend la main.

Ce verset annonce déjà l’œuvre de Christ. En lui, cette promesse trouve son accomplissement.

Hébreux 9:14

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Nous n’avons rien à offrir, sinon une foi honnête, et Dieu répond par une justice qui blanchit tout.

Répondre à l’appel d’Ésaïe 1:18, c’est entrer dans un dialogue qui change l’âme. C’est reconnaître notre besoin, confesser notre faute, et recevoir sans réserve le pardon divin, parfait et éternel.

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12 Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions.

Psaumes 103:12

Ésaïe 1-2 – – – Galates 5

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Cantique 7:11 – Aimée, désirée, enracinée dans son regard d’amour

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Cantique 7:11 nous transporte dans l’intimité spirituelle entre l’âme et Dieu. Ce verset exprime le désir réciproque d’un amour enraciné dans la présence divine. Il affirme combien Dieu chérit ceux qui l’aiment.

Cantique 7:11 – Aimée, désirée, enracinée dans son regard d’amour
Cantique 7:11 – Aimée, désirée, enracinée dans son regard d’amour

11 Je suis à mon bien-aimé, Et ses désirs se portent vers moi.

Cantique 7:11

Cette déclaration contient une des plus profondes révélations bibliques sur notre relation avec Dieu. L’amour que Dieu nous porte ne se contente pas de tolérance ou de pitié : Il nous désire.

Le « bien-aimé » représente ici Christ, et l’Épouse, l’Église ou l’âme du croyant. Ce verset exprime à la fois une appartenance exclusive et un attachement passionné. C’est un cri d’intimité : « Je suis à lui. » Cela évoque le passage où Jésus affirme que personne n’arrachera ses brebis de sa main.

Jean 10:28-29

28 Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.

29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père.

Mais ce lien va plus loin. Non seulement nous appartenons à Dieu, mais Son désir se tourne vers nous. Il nous appelle, nous recherche, nous attend. Ce regard amoureux transforme notre compréhension de la grâce. Ce que le prophète Sophonie exprime en :

Sophonie 3:17

L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; Il fera de toi sa plus grande joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi des transports d’allégresse.

Ce regard constant de Dieu nous enracine. Il offre une sécurité émotionnelle, spirituelle, existentielle. Il calme nos peurs, guérit nos blessures et ravive notre foi. Le chrétien enraciné dans ce regard d’amour développe une intimité avec Dieu, libéré de la crainte de l’abandon.

Cantique 7:11 appelle chacun à répondre à cet amour, non par obligation, mais par attirance. Le Seigneur nous voit, nous connaît, et pourtant nous désire. Ce n’est pas une simple image poétique, mais une vérité spirituelle. Si nous vivons dans cette perspective, notre marche chrétienne s’en trouvera renouvelée, nourrie par une relation vivante et joyeuse.

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21 Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde;

22 je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l’Éternel.

Osée 2:21-22

Cantique des cantiques 6-8 – – – Galates 4

     

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2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves

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2 Corinthiens 11:23-28 dévoile les épreuves extrêmes vécues par Paul. Cette méditation montre comment la grâce de Dieu soutient puissamment ceux qui souffrent pour Christ, affirmant qu’Il se glorifie dans notre faiblesse.

2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves
2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine pour surmonter les épreuves

23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,

24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.

28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.

2 Corinthiens 11:23-28

Ce passage n’exalte pas la douleur, mais la fidélité de Dieu dans l’adversité. Paul ne se vante pas de ses épreuves. Il souligne la force divine qui l’a porté au milieu des périls. La grâce ne retire pas toujours la souffrance, mais elle équipe, fortifie, et transforme la douleur en témoignage.

Paul a subi les coups, la faim, les naufrages, les trahisons. Pourtant, il a persévéré et ce non par ses propres forces, mais par la puissance du Christ. Ceci est confirmé en :

2 Corinthiens 12:9

9 et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ce paradoxe glorieux renverse notre logique humaine. L’apôtre ne parle pas comme un héros, mais comme un serviteur brisé et dépendant. C’est là que réside la grandeur de sa mission.


Philippiens 1:29

29 et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui,

La souffrance du juste n’est jamais vaine. Elle façonne l’âme, purifie la foi, glorifie Dieu. Aujourd’hui, les épreuves restent nombreuses. Rejet, solitude, persécutions ou maladies éprouvent notre foi. Mais en Christ, aucune souffrance n’est stérile.


Romains 8:18

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

2 Corinthiens 11:23-28 nous enseigne que Dieu reste fidèle. Quand tout vacille, Sa force soutient. Elle se manifeste dans les larmes, les failles, et l’abandon total. Cette force n’exalte pas l’homme mais elle révèle la grandeur du Rédempteur.

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« Il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. »

Philippiens 1:29

Proverbes 30-31 – – – 2 Corinthiens 11 :1-15

     

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2 Corinthiens 8:9 – Jésus s’est fait pauvre pour nous enrichir

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2 Corinthiens 8:9 révèle l’amour de Jésus-Christ qui est allé jusqu’à se laisser sacrifier. Cette méditation montre comment sa pauvreté volontaire est devenu la source de notre richesse spirituelle qui appelle chacun à la gratitude, au don de soi et à une générosité active.

Moi, je suis pauvre - Psaumes 70:6
2 Corinthiens 8:9 – Jésus Christ, pour vous s’est fait pauvre

Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis.

2 Corinthiens 8:9

Jésus possédait tout en gloire auprès du Père. Pourtant, il a choisi l’abaissement, la simplicité, la souffrance et la croix pour nous offrir les trésors de la grâce. Ce dépouillement volontaire n’a pas été une faiblesse, mais est une puissance d’amour agissante.

La richesse qu’il nous offre, n’est pas une richesse matérielle mais est une richesse spirituelle. Par sa pauvreté, nous avons accès au pardon, à la vie éternelle, à la paix, et à l’adoption comme enfants de Dieu (Éphésiens 1:3). Rien ne peut égaler cette richesse.

L’apôtre Paul mentionne ce verset dans un contexte d’encouragement à la générosité. La grâce reçue pousse à la grâce donnée. Celui qui a été enrichi par Christ, ne peut vivre égoïstement. Il apprend à donner de bon cœur, à servir, à se sacrifier librement.
Comme il est écrit en:

Matthieu 10:8 :

… Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

En devenant pauvre, Jésus a vécu l’humilité jusqu’à la croix (Philippiens 2:6-8). Il n’a rien retenu, pas même sa vie. Son exemple devient pour nous une invitation : renoncer à soi pour aimer pleinement.

Philippiens 2:6-8

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

le verset 2 Corinthiens 8:9 n’est pas la relation d’un simple fait mais il s’agit d’une dynamique de vie. En contemplant la pauvreté de Jésus-Christ, nous découvrons la vraie richesse. Celle-ci nous libère de l’attachement au monde et nous oriente vers une vie marquée par la gratitude, le partage et la ressemblance avec notre Seigneur.

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Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ!

Éphésiens 1:3

Proverbe 22-24 – – – 2 Corinthiens 8

2 Corinthiens 3:6 – De la loi à la vie par l’Esprit

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2 Corinthiens 3:6 oppose la lettre à l’Esprit. Ce verset révèle la puissance vivifiante de l’Esprit Saint, qui surpasse la loi écrite, en insufflant une vie nouvelle dans le cœur du croyant.

2 Corinthiens 3:6 - alliance basée sur la Parole
2 Corinthiens 3:6 Une alliance selon l’Esprit de vie


Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

2 Corinthiens 3:6

L’apôtre Paul souligne ici un tournant radical dans l’histoire du salut. Il ne s’agit plus dorénavant de vivre sous l’ancienne alliance marquée par des prescriptions gravées sur la pierre, mais d’entrer dans une réalité nouvelle, celle du Saint Esprit.

La lettre bien qu’inspirée, demeure limitée. Elle condamne le péché, mais ne peut offrir la puissance pour le vaincre. Elle éclaire la faute, mais ne transforme pas le cœur. La loi, par elle-même, révèle la justice de Dieu, mais elle expose aussi notre incapacité à l’atteindre.

Le Saint Esprit en revanche, communique la vie. Il ne se contente pas de dicter, il insuffle, il renouvelle, il transforme. Là où la lettre accuse, lui restaure. Il permet à l’homme de vivre non plus selon un code extérieur, mais selon une vie intérieure en communion avec Dieu.

Ce verset ne nie pas la valeur de la loi, mais il en montre l’accomplissement. En Christ, nous passons de la servitude légale à la liberté spirituelle, de l’effort humain à la puissance divine, bref de la mort à la vie.

Galates 5:18

18Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

Être ministre de cette nouvelle alliance, c’est servir une œuvre de grâce, c’est annoncer un message qui libère et non qui enferme. C’est vivre soi-même sous l’action vivifiante du Saint Esprit, et c’est conduire d’autres personnes sur ce chemin de vie.

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En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Romains 8:2

Proverbes 8-9 – – – 2 Corinthiens 3

     

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