Hébreux chapitre 10 : Le sacrifice ultime pour l’humanité

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Hébreux chapitre 10 souligne la valeur unique du sacrifice de Christ, offrant un pardon complet et permanent. L’auteur exhorte les croyants à persévérer dans la foi, à s’encourager mutuellement et à ne pas abandonner leur assemblée.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 11

Hébreux chapitre 10 – Étude biblique

Dans ce chapitre l’auteur approfondit son argumentation en introduisant de nouvelles idées, notamment l’obéissance de Christ à la volonté du Père, obéissance qui l’a conduit à se sacrifier pour le salut de l’humanité. Il explique également que la loi mosaïque n’était qu’une ombre des réalités à venir, une simple préfiguration du plan de rédemption en Christ. Comme toute ombre, elle n’a pas de substance propre mais elle pointe vers quelque chose de plus grand, à savoir que la réalité est en Christ. La loi révèle le péché, comme l’explique Romains 7, mais elle ne peut l’effacer ni apporter la réconciliation avec Dieu. Seul le sacrifice de Jésus peut réellement ôter le péché et offrir la solution définitive à la condition humaine.

Les sacrifices de la loi, bien qu’offerts perpétuellement, ne pouvaient en eux-mêmes pas régler de manière définitive le problème du péché. Leur répétition prouvait leur inefficacité. Si ces sacrifices avaient été suffisants, ils auraient cessé car ceux qui participaient au culte auraient été purifiés une fois pour toutes, sans avoir conscience de leurs péchés.

1- Hébreux chapitre 10 :1-4 – Insuffisance des sacrifices de l’Ancienne Alliance

Hébreux 10:1-4 met en lumière cette insuffisance

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ?

Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ;

car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

Le verset 1 souligne que la loi est « une ombre des biens à venir ». Il est important de noter que le terme « ombre » n’est pas utilisé ici de la même manière qu’en Hébreux 8:5 où il est écrit:

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Dans ce verset, il s’agissait du contraste entre le culte céleste et son reflet imparfait sur terre. Ici, « ombre » signifie une préfiguration, c’est à dire comme un croquis avant la réalisation d’une œuvre d’art. La loi montre une esquisse du plan de salut divin, mais elle n’a pas la précision ni la clarté de la réalité accomplie en Christ. L’ombre a pour fonction de diriger notre attention vers la réalité à venir.

En Hébreux 9:11, les « biens à venir » se réfèrent au ministère sacerdotal de Jésus dans le tabernacle céleste, plus grand et parfait. Jésus est le souverain sacrificateur des biens à venir. L’auteur de l’épître insiste à nouveau sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, en contraste avec les sacrifices lévitiques répétés et inefficaces.

Le terme « amener à la perfection » (v.1) fait référence à l’accomplissement, la maturation, ou la complétude. Les sacrifices de la loi n’ont jamais amené les adorateurs à cette perfection spirituelle et morale. Le verset 2 introduit une hypothèse : si la loi avait pu rendre parfaits ceux qui l’observaient, elle aurait effacé le souvenir du péché. Cependant, le fait que le culte se répétait, montre bien que cette perfection n’était pas atteinte.

Le verset 4 rappelle la réalité de l’impuissance des sacrifices animaux : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés ». Ce constat remet en question l’efficacité du culte mosaïque et souligne la nécessité d’un autre sacrifice, parfait et définitif : celui de Jésus-Christ. En fait, on pourrait presque lire le verset 4 immédiatement après le verset 1 pour renforcer cette idée : « ne peut jamais… car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. »

L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite avant l’an 70, avant la destruction du Temple, puisque l’auteur parle d’un culte encore en vigueur. Ce passage met en lumière l’impossibilité du culte mosaïque à purifier totalement l’homme. Les sacrifices sous l’ancienne alliance pouvaient laver le corps des souillures extérieures, mais ils ne pouvaient pas purifier le cœur et l’esprit de la culpabilité. En revanche, la Nouvelle Alliance en Christ offre une purification intérieure et permet aux croyants de s’approcher de Dieu avec une bonne conscience.

Hébreux 4:16 résume cette grâce :

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le verset 3 fait référence au jour des expiations (Yom Kippour), où les péchés étaient rappelés chaque année par les sacrifices offerts. Chaque année, le peuple d’Israël renouvelait le souvenir de ses transgressions, mais la loi ne pouvait pas les en libérer. Cela fait également écho aux sacrifices quotidiens, comme le sacrifice d’un taureau offert chaque jour pour les péchés du peuple.

Exode 29:36

36 Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le péché, pour l’expiation; tu purifieras l’autel par cette expiation, et tu l’oindras pour le sanctifier.

Le but ultime de la loi n’était pas de purifier l’homme du péché, mais de révéler son besoin de rédemption. Comme le dit Jean-Baptiste en :

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

En conclusion, l’auteur de l’épître aux Hébreux montre que le sacrifice unique de Jésus est parfait, complet et suffisant. Là où les sacrifices lévitiques échouaient, le sacrifice de Christ accomplit ce que la loi ne pouvait jamais réaliser : l’effacement définitif du péché et la réconciliation avec Dieu. Jésus est la réalité à laquelle la loi et les sacrifices faisaient allusion, le seul capable d’amener les croyants à la perfection spirituelle et de les libérer de la culpabilité du péché.

2 – Hébreux chapitre 10:5-10 – Voici, je viens Pour faire ta volonté

Hébreux 10:5-10

C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;

Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.

Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),

il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ce passage met en lumière la suprématie du sacrifice de Christ et le remplacement de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance. Les versets 5 à 7 citent Psaumes 40:7-9, et l’auteur de l’épître aux Hébreux applique cette prophétie à Jésus-Christ. Les paroles de David deviennent celles du Christ, qui affirme que Dieu ne veut ni sacrifices ni offrandes, mais un cœur obéissant. Cette déclaration souligne la mission de Jésus, incarné pour accomplir la volonté du Père.

Les versets 5 et 6 révèlent une vérité fondamentale, à savoir que les sacrifices et les holocaustes de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à satisfaire pleinement Dieu. Bien qu’ils aient été ordonnés par la loi, ils n’apportaient pas la purification véritable du péché. La clé réside dans le fait que Jésus, dans son humanité, a offert quelque chose de totalement différent : lui-même. En recevant un corps, il est venu pour accomplir la volonté de Dieu, et ce sacrifice unique a remplacé les rituels répétés des sacrifices animaux.

Philippiens 2:6-7

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

Illustre cette idée en expliquant que, bien que Jésus fût égal à Dieu, il s’est dépouillé pour prendre la forme d’un serviteur, se rendant semblable aux hommes.

Le verset 6 exprime aussi la déception divine face à l’obéissance mécanique aux sacrifices. Dans l’Ancien Testament, plusieurs passages montrent que Dieu valorise bien plus l’obéissance sincère et un cœur repentant que le simple rituel sacrificiel.

1 Samuel 15:22 dit :

22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.

De même, des passages comme Ésaïe 1:11-17, Osée 6:6 et Michée 6:6-8 montrent que ce que Dieu recherche, c’est la justice, la miséricorde et un cœur véritablement dévoué à lui.

La répétition des sacrifices sous la loi mosaïque trahissait leur inefficacité. De même, certains chrétiens perpétuent aujourd’hui des rituels similaires, notamment dans la liturgie de la messe catholique, où le sacrifice de Christ est reproduit symboliquement chaque jour. Toutefois, Hébreux 10 nous enseigne que le sacrifice de Jésus a été accompli une fois pour toutes et n’a nul besoin d’être répété, contrairement aux sacrifices juifs. Le danger ici est de tomber dans un schéma de culte répétitif, oubliant la perfection du sacrifice du Christ. Il en va de même pour ceux qui se préparent à rebâtir un temple à Jérusalem pour restaurer les sacrifices de l’Ancien Testament : ces efforts sont inutiles à la lumière de l’accomplissement en Christ.

La volonté de Dieu, révélée est que nous soyons sanctifiés, ainsi qu’il est écrit en :

1 Thessaloniciens 4:3

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

Cette sanctification découle directement de l’œuvre de Jésus. Le verset de :

Hébreux 10 :10 nous rappelle que

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Le sacrifice de Jésus n’a pas besoin d’être renouvelé ; il est complet et parfait.

Hébreux 10:7 souligne une distinction essentielle : les sacrifices d’animaux étaient involontaires de la part de ces derniers, tandis que Jésus a volontairement offert sa vie pour accomplir la volonté du Père. Cela contraste avec les sacrifices imposés par la loi. De plus,

Hébreux 10:8 récapitule les différents types de sacrifices offerts sous l’ancienne alliance, montrant que tous ces sacrifices n’étaient qu’une préfiguration du sacrifice ultime de Jésus.

Hébreux 10:9 déclare que Jésus a aboli la première alliance pour établir la seconde. L’Ancienne Alliance, marquée par les sacrifices répétés et la loi mosaïque, a été remplacée par la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Christ, comme l’illustre le verset de:

Colossiens 2:14

14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ;

Ceci fait écho à Jérémie 31:31-34, qui prophétise une nouvelle alliance où Dieu mettra sa loi dans le cœur de son peuple.

Hébreux 10:10 insiste sur l’importance de la volonté de Dieu, soulignant que la sanctification des croyants découle de l’offrande du corps de Jésus, « une fois pour toutes ». Cela signifie que l’œuvre de Jésus est parfaite et complète. Rien ne peut y être ajouté. Il nous est simplement demandé d’y répondre par la foi, comme l’explique :

Romains 10:8-11

Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Cette foi repentante est le chemin vers la sanctification et la communion avec Dieu.

Enfin, le véritable chrétien se reconnaît par son désir de ressembler à Jésus-Christ, en cherchant à vivre selon la volonté divine.

Éphésiens 1:4 nous rappelle que

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

Cette sainteté, rendue possible par l’œuvre unique de Christ, doit être l’objectif de toute vie chrétienne, et non un retour aux rituels de l’Ancienne Alliance.

Ainsi, Hébreux 10:5-10 nous montre la plénitude du sacrifice de Jésus, l’abolition de l’ancienne loi des sacrifices et l’appel à vivre une vie sanctifiée en réponse à l’œuvre parfaite de Christ, accomplie une fois pour toutes.

3 – Hébreux chapitre 10:11-18 – un seul sacrifice pour les péchés

Hébreux 10:11-18

11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,

12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,

13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15 C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :

16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute :

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.

Ce passage de Hébreux 10:11-18 développe davantage la supériorité du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’Ancien Testament, en soulignant que l’œuvre du Christ est parfaite, accomplie une fois pour toutes, et qu’elle n’a pas besoin d’être répétée.

Verset 11 : « Tout sacrificateur se tient debout… »

Ce verset souligne une distinction cruciale entre les sacrificateurs lévitiques de l’Ancien Testament et Jésus. Les prêtres de l’Ancienne Alliance se tenaient debout quotidiennement, symbolisant le caractère inachevé et répétitif de leur travail. Les sacrifices offerts par les prêtres ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière définitive. Il s’agissait d’un processus perpétuel, sans fin, car le sang des animaux ne pouvait purifier les consciences ni apporter la rédemption complète.

Verset 12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis… »

En contraste, Jésus est « assis pour toujours à la droite de Dieu ». Cette posture d’être assis, symbolise l’accomplissement de son œuvre. Il n’a pas besoin de se lever et de recommencer car son sacrifice est parfait et complet. Il s’agit d’un acte final qui marque la fin des sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance. Le fait qu’il soit assis à la droite de Dieu est une référence directe au

Psaumes 110:1 où Dieu dit au Messie

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

La droite de Dieu représente la position d’honneur et de puissance, et le fait que Jésus y soit assis signifie également qu’il intercède constamment pour les croyants.

Verset 13 : « Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied… »

Bien que l’œuvre rédemptrice de Jésus soit achevée, l’histoire du salut n’est pas encore pleinement accomplie. Le « jusqu’à ce que » indique une attente active du moment où ses ennemis seront totalement soumis à son autorité. Ce moment sera celui de la pleine réalisation du règne de Christ à la fin des temps. La bataille spirituelle a déjà été gagnée à la croix, comme le dit :

Colossiens 2:15

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Bien que la victoire soit assurée, elle ne sera pleinement manifestée qu’à la fin des temps, quand ses ennemis seront définitivement vaincus.

Verset 14 : « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

Ce verset révèle une vérité essentielle qui est que par son unique sacrifice, Jésus a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cette « perfection » fait référence à la maturité spirituelle, à la plénitude de la réconciliation avec Dieu. Cela ne signifie pas que les croyants sont parfaits dans leur comportement, mais qu’ils sont rendus parfaits devant Dieu grâce à l’œuvre de Jésus. Ils sont justifiés et sanctifiés par la foi en ce sacrifice unique. Ceux qui reçoivent ce don par la foi sont ainsi amenés à une position parfaite devant Dieu, non par leurs propres œuvres, mais par l’œuvre accomplie de Christ.

Verset 15 : « C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi… »

L’auteur cite à nouveau:

Jérémie 31:33-34

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Rappelant que c’est le Saint-Esprit qui avait prophétisé cette Nouvelle Alliance. Le Saint-Esprit témoigne de la nouvelle relation que Dieu établit avec son peuple : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. » Il ne s’agit plus d’une loi extérieure imposée, mais d’une transformation intérieure. Le croyant, par la puissance du Saint-Esprit, reçoit la loi divine dans son cœur et vit selon cette loi, intérieurement transformé et en communion avec Dieu. L’auteur de l’épître attribue explicitement cette prophétie à l’inspiration divine du Saint-Esprit, ce qui souligne l’autorité de cette déclaration prophétique.

Verset 17 : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »

Le pardon des péchés est un aspect central de la Nouvelle Alliance. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui couvraient les péchés sans les effacer complètement, le sacrifice de Jésus efface définitivement les péchés. Dieu promet de ne plus se souvenir des péchés de ceux qui sont en Christ. Cela ne signifie pas que Dieu oublie littéralement, mais que, dans son amour et sa grâce, il choisit de ne plus tenir compte des péchés qui ont été pardonnés. Cette promesse est la base de l’assurance du salut des croyants.

Verset 18 : « Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. »

Ce verset conclut avec une logique irréfutable : si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire d’offrir des sacrifices pour les expier. Le pardon obtenu par Jésus est définitif et complet. Cela souligne l’inutilité des rituels sacrificiels répétitifs, que ce soit sous l’ancienne alliance juive ou dans toute pratique religieuse actuelle qui chercherait à ajouter quelque chose au sacrifice de Jésus. Le pardon total en Christ nous libère de toute tentative d’obtenir la faveur divine par nos propres moyens.

Conclusion

Dans ces versets, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous rappelle la grandeur et l’accomplissement final du sacrifice de Jésus. Contrairement aux sacrifices lévitiques qui étaient répétitifs et inefficaces, le sacrifice de Jésus a apporté une purification définitive. Cette œuvre achevée est symbolisée par le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu, dans une position d’autorité et de repos, attendant l’accomplissement final de la soumission de ses ennemis. Par ce sacrifice, ceux qui sont sanctifiés sont amenés à la perfection spirituelle, et le Saint-Esprit témoigne de cette Nouvelle Alliance où les péchés sont pardonnés de façon irrévocable. Là où il y a pardon, il n’y a plus besoin d’offrande pour le péché, et c’est là la grande espérance des croyants.

4- Un rappel :

Le thème central de l’épître aux Hébreux est l’affirmation que Jésus est le véritable Souverain Sacrificateur. Cette idée se trouve explicitement exprimée dans:

Hébreux 4:14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Cette déclaration est développée de manière approfondie dans les chapitres 5 à 10:18, répartis en sept sections distinctes :

● Hébreux 7:1-28La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
● Hébreux 8:1-5La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.
● Hébreux 8:6-13La supériorité de Jésus en tant que médiateur d’une alliance plus excellente établie sur de meilleures promesses
● Hébreux 9:1-7Le sanctuaire de l’ancienne alliance dans la structure et le fonctionnement n’étaient que des symboles.
● Hébreux 9:11-14Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
● Hébreux 9:15-28La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la nouvelle alliance
● Hébreux 10:1-18La supériorité de Jésus en tant que véritable sacrifice.

4 – Hébreux chapitre 10:19-25 – L’Exhortation à la Vie de Foi

Hébreux 10:19-25

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,

22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

Avec ce passage, l’auteur conclut la partie doctrinale de l’épître aux Hébreux et entre dans une exhortation pleine d’enthousiasme. Il encourage vivement les destinataires à persévérer dans la foi et à ne pas retourner au judaïsme. L’auteur adopte le ton d’un leader qui avance en tête, motivant la communauté à suivre le chemin tracé par Jésus-Christ.

L’expression « Ainsi donc, frères » marque un tournant dans le discours. En s’appuyant sur tout ce qui a été dit précédemment — sur la doctrine exposée — nous sommes appelés à manifester notre foi. Cette exhortation est un appel à lever haut les cœurs et à avancer avec assurance. Ce même encouragement s’adresse à nous aujourd’hui, nous incitant à vivre pleinement notre foi, car nous voyons s’approcher le jour du Seigneur.

1. Une « libre entrée » pleine d’assurance

Le mot grec « parrhesia », traduit ici par « libre entrée », évoque une notion d’ouverture, de courage et de confiance. Contrairement à Adam qui en:

Genèse 3:10

10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

 Adam se cachait par crainte de Dieu à cause de son péché, quand nous, nous pouvons désormais nous approcher de Dieu avec hardiesse. Par le sacrifice de Jésus, nous avons accès au propitiatoire, au trône de la grâce (Hébreux 4:16). L’accès au sanctuaire céleste, thème central de cette épître, est garanti par le pardon obtenu par le sang de Christ.

Le verset 20 souligne que ce chemin, cette route nouvelle et vivante, a été inaugurée à travers le voile, qui est le corps de Jésus. Tout comme le voile du Temple a été déchiré lors de la crucifixion (Matthieu 27:51), la chair de Jésus brisée symbolise la restauration de la relation avec Dieu. Ce voile déchiré rappelle également l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, où des animaux étaient coupés en deux (Genèse 15:9-18).

2. La route nouvelle et vivante

Le terme grec pour « nouvelle » signifie également « fraîchement tué », soulignant la simultanéité entre la mort de Jésus et le déchirement du voile. Cette route est vivante parce que Jésus n’est plus mort, mais qu’il est ressuscité. Il s’agit d’une affirmation de la résurrection de Jésus face aux judéo-chrétiens tentés de revenir au judaïsme. L’Agneau immolé, comme décrit en Apocalypse 5:6, est vivant et règne désormais.

Apocalypse 5:6

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

Verset 21 : La « maison de Dieu » fait référence à l’ensemble des croyants, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Moïse était serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus en est le souverain sacrificateur.

4.  Hébreux 10:22-25 est un appel à la progression dans la foi

Dans les versets suivants, nous voyons une progression dans l’exhortation :

  • v.22 : Approchons-nous avec un cœur sincère
  • v.23 : Retenons fermement la profession de notre foi
  • v.24 : Veillons les uns sur les autres
  • v.25 : N’abandonnons pas notre assemblée, mais exhortons-nous réciproquement

La nouvelle alliance apportée par Jésus transforme les cœurs et donne un esprit nouveau. C’est un don gratuit qui, cependant, exige une réponse : nous devons porter du fruit. La sincérité de cœur (v.22) est essentielle dans cette nouvelle alliance, en opposition à l’hypocrisie, qui consiste à avoir un double langage. La foi doit être vécue dans la plénitude, avec une pleine assurance, comme on le voit dans Actes 4:29 et Philippiens 1:20.

4. L’assurance fondée sur Christ

Cette pleine assurance repose sur trois piliers :

  1. Une vie de foi, qui prouve notre conversion.
  2. L’œuvre parfaite de Christ (2 Corinthiens 5:21) : Il est devenu péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en lui.
  3. Le témoignage de l’Esprit (Romains 8:16) : L’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

La foi ne se limite pas à une simple doctrine à affirmer, elle doit être vécue au quotidien. Nos actes témoignent de la réalité de notre foi, et si ceux-ci ne correspondent pas à nos paroles, cela révèle de l’hypocrisie.

5. Veillons les uns sur les autres

Le verset 24 nous appelle à veiller les uns sur les autres, à nous stimuler mutuellement à l’amour et aux bonnes œuvres, deux signes distinctifs du chrétien authentique. L’amour et les bonnes œuvres ne sont pas optionnels et ils témoignent de la foi vivante en Christ.

Les versets 24-25 dressent une liste de quatre choses que chaque chrétien doit faire :

  1. Veiller sur les autres,
  2. S’encourager à l’amour et aux bonnes œuvres,
  3. Ne pas abandonner les assemblées,
  4. S’exhorter réciproquement.

Le « jour » mentionné au verset 25 fait probablement référence au jour du retour de Christ, mais peut aussi désigner le jour du jugement. En tous les cas, ce jour approche, et l’urgence est d’autant plus grande pour rester fermes dans la foi et persévérer dans la communion fraternelle.

Les versets suivants (Hébreux 10:26-31 et 10:32-39) suggèrent que l’épître s’adresse à deux groupes distincts au sein d’une même assemblée, d’une part les indécis qui n’ont pas encore fait le pas de la foi en Jésus, et d’autre part ceux qui sont déjà convertis.

En résumé, Hébreux 10:19-25 est un appel vibrant à la foi active et à la persévérance. Il nous rappelle que notre espérance est fondée sur la fidélité de Dieu et que cette espérance doit être visible dans notre vie de tous les jours, par l’amour, les bonnes œuvres, et la fidélité à la communauté de croyants.

5 – Hébreux 10:26-31 – Avertissement aux indécis.

Hébreux 10:26-31

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

Ce passage de Hébreux 10:26-31 est un avertissement solennel à ceux qui, après avoir reçu la connaissance de la vérité, continuent à pécher volontairement. L’auteur appelle à une prise de conscience sérieuse des conséquences spirituelles de l’apostasie, surtout face à l’œuvre rédemptrice de Christ. Cet avertissement souligne la gravité d’abandonner la foi après avoir expérimenté la vérité de l’Évangile, particulièrement dans un contexte où les croyants sont tentés de retourner au Judaïsme.

Verset 26 : Pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité

L’auteur parle ici d’un rejet délibéré, conscient et volontaire du salut offert par Jésus-Christ. Cela concerne ceux qui ont pleinement saisi la vérité du message évangélique, mais qui choisissent de retourner dans un mode de vie de péché ou, pire encore, de rejeter le sacrifice de Christ. Ce n’est pas une question de péchés occasionnels ou involontaires, mais d’une posture délibérée de rejet.

Il n’y a plus de sacrifice pour les péchés après que l’on ait volontairement rejeté le sacrifice parfait de Christ. Le péché volontaire ici évoqué est l’apostasie — un abandon définitif et conscient de la foi, comme déjà mentionné en:

Hébreux 6:4-6

4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Verset 27 : Attente du jugement

Ceux qui commettent ce péché d’apostasie doivent s’attendre à un jugement implacable. Il ne reste pour eux qu’une « attente terrible du jugement », marquée par un feu dévorant réservé aux ennemis de Dieu. Cette description rappelle la sévérité de la justice divine pour ceux qui, ayant eu la révélation de la vérité, l’ont sciemment rejetée. L’apostasie expose l’individu au jugement final, car il ne reste aucun autre sacrifice pour les péchés.

Hébreux 9:27 nous dit :

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

Verset 28 : Comparaison avec la loi de Moïse

L’auteur compare la sévérité du jugement pour ceux qui violent la loi de Moïse avec celui des apostats du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne Alliance, la peine capitale pouvait être appliquée pour les crimes graves, comme l’idolâtrie ou le blasphème, sur la déposition de deux ou trois témoins (voir Deutéronome 17:2-7). Si une telle infraction était punie de mort, le rejet du sacrifice de Christ et la profanation de l’Esprit de grâce appellent un châtiment encore plus sévère.

Verset 29 : Fouler aux pieds le Fils de Dieu

Le verset 29 expose trois péchés majeurs liés à l’apostasie :

  1. Fouler aux pieds le Fils de Dieu : un acte de mépris ouvert envers Christ, rejetant sa personne et son œuvre.
  2. Tenir pour profane le sang de l’alliance : considérer le sacrifice de Jésus comme n’ayant aucune valeur, traitant le sang qui a sanctifié le croyant comme une chose impure.
  3. Outrager l’Esprit de grâce : ce qui peut être interprété comme le blasphème contre le Saint-Esprit, un péché impardonnable.
Marc 3:29

29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.

Rejeter l’Esprit de grâce, c’est rejeter le seul moyen par lequel nous pouvons être sauvés.

Ces péchés mènent à une condamnation certaine, et l’apostasie est jugée plus sévèrement que la désobéissance sous la loi mosaïque.

Verset 30 : Le Seigneur jugera son peuple

Le jugement de Dieu ne doit pas être pris à la légère. L’auteur cite deux passages de l’Ancien Testament : Deutéronome 32:35 (« À moi la vengeance, à moi la rétribution ! ») et Deutéronome 32:36 (« Le Seigneur jugera son peuple »). Cela souligne que Dieu est non seulement juste, mais qu’il est aussi celui qui punit l’apostasie, en particulier parmi ceux qui ont été éclairés par l’Évangile.

Verset 31 : Tomber entre les mains du Dieu vivant

L’expression « tomber entre les mains du Dieu vivant » renforce la terreur du jugement divin. C’est une chose terrible, car Dieu, en tant que juge souverain, est aussi celui qui rendra justice avec équité. Rejeter l’offre de salut expose à la colère de Dieu, un concept effrayant mais juste.

Conclusion : Un avertissement contre l’apostasie

Ce passage est une sérieuse mise en garde contre le danger de rejeter délibérément la foi en Christ après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité. Le ton de l’auteur est urgent et grave, soulignant que l’apostasie est irréparable et entraîne une condamnation certaine.

Pour les premiers destinataires de cette épître, principalement des judéo-chrétiens tentés de retourner au Judaïsme, l’auteur leur rappelle que le retour aux sacrifices lévitiques est vain. Christ est le sacrifice parfait et unique, et toute tentative de revenir à un système ancien n’apporte plus de rémission des péchés. Christ ou le jugement, tel est le choix solennel.

Cet avertissement est pertinent pour les croyants de toutes générations. Il nous appelle à demeurer fidèles, à ne pas traiter avec légèreté le sacrifice de Christ, et à prendre notre marche avec Dieu au sérieux, en veillant à ne pas tomber dans le piège de l’apathie spirituelle ou de l’abandon de la foi.

6 – Hébreux chapitre 10:32-39 – Souvenez-vous de ces premiers jours

Hébreux 10:32-39

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

37 Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

38 Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

L’auteur, après avoir mis en garde les croyants contre l’apostasie, adopte ici un ton plus encourageant en rappelant aux destinataires de la lettre, les premiers jours de leur foi, et leur endurance passée au milieu des épreuves.

Souvenirs des premiers combats de foi (v. 32-34)

L’auteur commence par exhorter les croyants à se rappeler ces premiers temps où, après avoir été « éclairés » (v. 32), c’est-à-dire après avoir reçu la révélation de la foi chrétienne, ils ont dû faire face à de grandes souffrances. Ils ont enduré non seulement des opprobres et des tribulations, mais aussi se sont associés à ceux qui étaient dans la même situation (v. 33). Cette association avec ceux qui souffraient, par solidarité chrétienne, démontre une vie de foi active et compassionnelle.

Au verset 34, l’auteur rappelle que ces croyants ont même accepté la perte de leurs biens matériels avec joie, car ils étaient pleinement conscients de posséder des biens célestes supérieurs et durables. Cela révèle une foi qui ne repose pas sur des richesses terrestres, mais sur l’espérance des « biens meilleurs », ceux de l’éternité.

Encouragement à la persévérance (v. 35-36)

L’auteur encourage à ne pas abandonner cette « assurance » (v. 35), cette certitude en Christ, à laquelle est attachée une grande récompense. Il rappelle que la persévérance est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et recevoir la promesse (v. 36). La foi chrétienne n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une course à courir avec endurance.

L’imminence du retour de Christ (v. 37-38)

L’auteur cite le prophète Habakuk (Habakuk 2:3-4) pour souligner l’urgence de la situation : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (v. 37). Cette attente du retour imminent de Christ est un rappel que la promesse de Dieu se réalisera en son temps, et que les croyants doivent vivre par la foi en attendant. Le verset 38 est un avertissement clair : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » La foi, ici, est continue et dynamique. Se retirer, c’est renoncer à cette foi vivante, ce qui déplaît à Dieu.

Conclusion : l’identité des croyants (v. 39)

L’auteur termine sur une note pleine d’espoir : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (v. 39). Il s’identifie avec ses lecteurs en affirmant qu’ils appartiennent à ceux qui persévèrent dans la foi, ceux qui avancent vers le salut.

Réflexions complémentaires
  1. Rappel des œuvres de foi : Ces croyants ont soutenu un grand combat dans leurs premiers jours de foi. Ils ont montré une compassion pratique pour les prisonniers, se sont exposés aux opprobres, et ont accepté la perte de leurs biens matériels (v. 33-34). Cela montre que leur foi était accompagnée d’œuvres, un thème central dans les écrits de Jacques.
Jacques 2:14-18

14 Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?

15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,

16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?

17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

 La foi véritable, selon l’Écriture, se manifeste par des œuvres concrètes de compassion, de persévérance et de sacrifice.

  1. La persévérance, clé de la promesse : L’auteur insiste sur la persévérance (v. 36). Il ne s’agit pas d’une foi temporaire ou de façade, mais d’une foi qui résiste aux épreuves et qui se manifeste dans la durée. Le parallèle avec l’athlète est pertinent ici :
Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

 Tout comme l’athlète s’entraîne pour être prêt lors de la compétition, le chrétien doit fortifier sa foi pour les épreuves spirituelles à venir.

  1. La foi vivante et agissante : Le verset 38 montre clairement que la foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais une relation vivante avec Dieu qui doit persister. Si quelqu’un se retire, il montre qu’il n’a pas cette foi vivante, et cela ne plaît pas à Dieu. Ce verset, associé à Jacques 2, montre que la foi authentique se manifeste par des œuvres.
  2. Le danger de la non-persévérance : Ces croyants, ayant résisté à la persécution dans le passé, sont maintenant en danger de relâchement. Il est important de noter que le danger spirituel est parfois plus grand en période de paix, car le chrétien peut être tenté de s’endormir spirituellement. L’appel de l’auteur est donc à une vigilance constante et à une préparation spirituelle continue.

Conclusion

L’auteur de l’épître aux Hébreux appelle ses lecteurs à ne pas se relâcher dans leur foi, mais à persévérer. Leur passé de résistance aux souffrances est un témoignage de leur engagement, mais ce n’est pas le moment de faiblir. La promesse divine, bien que différée, est certaine, et ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la grande récompense.

Le chrétien est appelé à une foi vivante, persévérante, active, qui s’exprime par des œuvres concrètes et une relation toujours plus étroite avec Dieu. Le véritable croyant ne se retire pas, mais avance avec assurance vers la promesse du salut.

Hébreux 10:39

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

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Rappel de la Partie didactique

a)  Hébreux 1:1 à 7:28 –  La majesté de la personne de Christ.

Dans les premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, l’auteur met en lumière la grandeur et la supériorité de Jésus-Christ en comparaison avec diverses figures et institutions importantes du judaïsme. Cela révèle la centralité de Christ dans la foi chrétienne et son rôle unique dans l’histoire du salut.

  • Hébreux 1:1-3 – Jésus est plus grand que les prophètes
    L’auteur commence par affirmer que Dieu a parlé autrefois aux prophètes de manière fragmentée, mais qu’il parle maintenant de manière définitive par son Fils. Jésus est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa nature, montrant ainsi sa suprématie sur les prophètes.
  • Hébreux 1:4-14 – Jésus est plus grand que les anges
    Christ, étant appelé Fils de Dieu, est supérieur aux anges. Il est celui à qui Dieu a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (v. 5), et c’est à Lui que tous les anges doivent se prosterner. Sa supériorité est aussi marquée par l’éternité de son règne et la stabilité de sa personne.
Premier rappel : Hébreux 2:1 – 3:6

L’auteur interpelle les lecteurs avec un avertissement solennel : si la parole donnée par les anges a eu des conséquences, combien plus la parole apportée par Christ ?

Hébreux 2:1-4 – Comment échapperons-nous

Si nous négligeons un si grand salut ?

Hébreux 2:5-18 – L’humiliation de Jésus au-dessous des anges
Ce passage met en lumière l’incarnation de Christ. Bien qu’il soit supérieur aux anges, il a été temporairement abaissé en devenant homme, pour pouvoir souffrir et mourir en notre place.

Hébreux 2:5-9 – Le constat
Jésus a été fait un peu inférieur aux anges par son incarnation, mais il est maintenant couronné de gloire en raison de sa souffrance pour le salut de l’humanité.

Hébreux 2:10-13 – La nécessité, le motif
Il convenait que le « chef de leur salut » soit rendu parfait par les souffrances. Christ s’est identifié à nous pour nous conduire à la gloire.

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction, les conséquences
En devenant chair et sang, Jésus a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Ainsi, il délivre ceux qui, par crainte de la mort, étaient soumis à la servitude. Il est devenu un souverain sacrificateur compatissant et fidèle.

Hébreux 3:1-6 – Jésus est plus grand que Moïse.
Moïse, bien qu’il soit honoré en tant que serviteur fidèle dans la maison de Dieu, n’est qu’un serviteur dans cette maison. Jésus, lui, est le Fils sur cette maison, montrant ainsi qu’il a une autorité supérieure à celle de Moïse.

Deuxième rappel : Hébreux 3:7 – 5:10

L’exhortation ici est à la foi et à l’obéissance.

Hébreux 3:7-4:13 –Aujourd’hui, si vous entendez sa voix

N’endurcissez pas vos cœurs. Le repos promis par Dieu est encore accessible, mais seuls ceux qui persévèrent dans la foi peuvent y entrer.

Hébreux 4:14-5:10 – Jésus est plus grand qu’Aaron
Jésus est présenté comme le souverain sacrificateur parfait, plus grand qu’Aaron, car il est non seulement humain, mais aussi divin. Son sacerdoce est éternel, et son sacrifice est une fois pour toutes.

Troisième rappel : Hébreux 5:11 – 7:28

Hébreux 5:11-6:20 –Que vous ne deveniez pas nonchalant.

L’auteur met en garde contre la nonchalance spirituelle et appelle les croyants à la maturité. Il les exhorte à ne pas devenir paresseux, mais à suivre l’exemple de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Hébreux 7:1-28 – Jésus est plus grand que Melchisédek
Le sacerdoce de Jésus est comparé à celui de Melchisédek. Comme Melchisédek, Christ est roi et prêtre, mais il est encore plus grand, car son sacerdoce est éternel et immuable. Contrairement aux prêtres lévitiques, il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Son sacrifice est parfait et unique.

b) Hébreux 8:1-10:18 – La grandeur de son ministère sacerdotal élevé

Dans cette deuxième partie de l’épître, l’accent est mis sur la supériorité du ministère de Christ en tant que souverain sacrificateur.

Hébreux 8:1-5 – La mission céleste
Christ est notre souverain sacrificateur qui siège à la droite de Dieu dans les cieux. Son sacerdoce se déroule dans le sanctuaire céleste, le véritable tabernacle construit par Dieu et non par les hommes.

Hébreux 8:6-13 – Le nouveau médiateur
Christ est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses. Le « nouveau Testament » promet une transformation intérieure : « Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur » (v. 10).

Hébreux 9:1-10 – Le sacerdoce parfait
L’ancien tabernacle et ses rites étaient des copies et des ombres des réalités célestes. Ils étaient temporaires et incapables d’apporter une purification parfaite.

Hébreux 9:11-10:18 – Le sacrifice expiatoire parfait et unique
Par son propre sang, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint céleste, obtenant une rédemption éternelle. Son sacrifice parfait a mis fin aux sacrifices répétés de l’ancienne alliance, car il ôte définitivement le péché.

Thèmes clés :

Assurance : Mentionnée 24 fois dans le Nouveau Testament dont 5 fois dans l’épître. Elle souligne la confiance que les croyants doivent avoir en Christ et dans son œuvre accomplie.

Espérance : Mentionnée 53 dans le Nouveau Testament dont 6 fois dans l’épître. Elle met en lumière l’attente confiante des promesses futures, ancrée dans l’œuvre de Christ.

Persévérance : Mentionnée 18 fois dans le Nouveau Testament dont 3 fois dans l’épître. Elle souligne l’importance de rester ferme dans la foi, surtout face aux épreuves.

Ainsi, l’épître aux Hébreux met en avant la suprématie de Jésus-Christ, la nécessité de persévérer dans la foi, et l’assurance que son œuvre est complète, parfaite, et éternelle.

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Hébreux chapitre 9 : Le sacrifice parfait et son importance

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En Hébreux chapitre 9, l’auteur compare l’ancien système des sacrifices avec le sacrifice parfait de Jésus-Christ. Ce chapitre décrit comment le sang de Christ purifie nos consciences et ouvre le chemin vers la rédemption éternelle.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 10

Hébreux chapitre 9 : Étude biblique

Le chapitre 9 révèle le nouveau culte céleste, soulignant la supériorité du service sacerdotal céleste par rapport à celui de l’ancienne alliance. Cette supériorité repose sur deux vérités essentielles :

a) Christ s’est offert une fois pour toutes, à la différence des sacrifices continus de l’ancienne alliance.
b) Ce sacrifice a été accompli par son propre sang, et non par celui des animaux.

Une observation importante doit être faite ici : il est essentiel de saisir la valeur et la puissance du sang selon sa source. Le sang d’un animal, d’un homme, ou du Fils de Dieu ne possède pas la même valeur. De plus, le sang d’un premier-né a une importance particulière, supérieure à celles des autres individus. Ainsi :

  • Le sang d’un taureau ordinaire est moins précieux que celui d’un taureau premier-né.
  • Le sang d’un homme est plus précieux que celui d’un animal.
  • Le sang d’un premier-né humain a une valeur supérieure à celle des autres humains.
  • Mais le sang du Fils unique de Dieu dépasse toutes ces valeurs, étant d’une portée incommensurable.

Cela met en lumière la grandeur inégalée du sacrifice de Christ, qui surpasse tous les autres sacrifices grâce à la puissance et à la valeur incomparable de son sang divin.

1 – Hébreux chapitre 9:1-5 – La première alliance

Hébreux 9:1-5

1 La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre.

Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.

Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints,

renfermant l’autel d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.

Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus.

La première alliance comprenait des ordonnances relatives au culte, ainsi qu’un sanctuaire terrestre.

  1. Un tabernacle fut construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, se trouvaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.
  2. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le « Saint des saints »,
  3. contenant l’autel des parfums et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. À l’intérieur de l’arche se trouvaient un vase d’or avec la manne, la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.
  4. Au-dessus de l’arche, les chérubins de la gloire couvraient de leur ombre le propitiatoire. L’auteur indique alors : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. »
Le sanctuaire et le tabernacle : signification et éléments

Le terme grec « hagion » pour sanctuaire désigne un lieu sacré, réservé exclusivement à Dieu, digne de vénération. Le mot grec « skene » est l’équivalent de l’hébreu « Ohel », qui se réfère à la tente d’assignation ou au tabernacle, la demeure de l’Éternel. L’auteur décrit précisément le contenu du tabernacle.

La tente d’assignation : le lieu de rencontre avec Dieu

La tente d’assignation représente un lieu où Dieu avait fixé un rendez-vous avec son peuple, souvent lors des fêtes solennelles. Mais l’expression « tente de la rencontre » porte un sens plus profond, car c’est là où Dieu disait : « Je me rencontrerai avec toi »

Exode 30:36

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

Cela fait écho à Matthieu 6:6, où Jésus nous invite à prier dans notre chambre, transformant ainsi cet espace en lieu de rencontre avec Dieu.

Description détaillée du tabernacle

Pour une description plus complète du tabernacle, il faut se référer aux chapitres 25, 31 et 40 de l’Exode. Dans le lieu saint se trouvaient le chandelier et la table des pains de proposition. Le second voile séparait le lieu saint du lieu très saint, tandis que le premier voile marquait l’entrée du tabernacle. Dans le lieu très saint se trouvait l’autel d’or pour les parfums et l’arche de l’alliance, sur laquelle reposait le propitiatoire, en hébreu « kapporeth », signifiant « le siège de la miséricorde », lieu d’expiation.

L’autel d’or et l’encensoir

Il est important de ne pas confondre l’autel d’or pour les parfums avec l’encensoir utilisé par Aaron lors du Jour des Expiations, car l’encensoir n’était pas conservé dans le saint des saints. L’emplacement de l’autel d’or semble poser un problème par rapport aux instructions de l’Exode. En effet, Exode 30:6 et 40:5 mentionnent que l’autel doit être placé « devant le voile »,

Exode 30:6

Tu placeras l’autel en face du voile qui est devant l’arche du témoignage, en face du propitiatoire qui est sur le témoignage, et où je me rencontrerai avec toi.

Exode 40:5

Tu placeras l’autel d’or pour le parfum devant l’arche du témoignage, et tu mettras le rideau à l’entrée du tabernacle

Tandis que Lévitique 16:13 précise que la nuée de l’encens doit couvrir le propitiatoire afin qu’Aaron ne meure pas.

Lévitique 16:13

13 il mettra le parfum sur le feu devant l’Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point.

Ce détail pourrait refléter une différence d’interprétation sur le terme « devant le voile ».

Lévitique 16:2

2 L’Éternel dit à Moïse : Parle à ton frère Aaron, afin qu’il n’entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, de peur qu’il ne meure ; car j’apparaîtrai dans la nuée sur le propitiatoire.

Lévitique 16:2 avertit qu’Aaron ne doit pas entrer dans le lieu très saint en tout temps, sous peine de mort, car Dieu apparaissait dans la nuée sur le propitiatoire.

La présence divine et le lien avec la tradition juive

Dans la tradition juive, il est enseigné que nul ne peut voir Dieu et vivre. Dieu se manifestait entre les chérubins du propitiatoire, une image qui rappelle la vision de Marie de Magdala au tombeau où elle aperçoit deux anges assis là où le corps de Jésus avait été déposé, un à la tête et l’autre aux pieds.

Jean 20:11-12

11 Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre;

12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.

Cette vision évoque le « kapporeth », le siège de la miséricorde. Cela est également évoqué dans 1 Samuel 4:4, où il est dit que l’Éternel des armées siège entre les chérubins.

1 Samuel 4:4

4 Le peuple envoya à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées,

Les chérubins de la gloire et les réalités célestes

Au verset 5 du chapitre 9, l’auteur parle des chérubins de la gloire, mais il interrompt sa description pour se concentrer sur des réalités plus urgentes. En disant : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus », il indique qu’il pourrait approfondir ces aspects, mais qu’il y a une urgence plus grande. L’auteur cherche à alerter ses lecteurs sur l’importance de leur avenir éternel, surtout ceux qui envisagent de revenir au culte judaïque, en les invitant à comprendre la gravité et la portée des réalités célestes qu’il expose.

2 – Hébreux 9:6-10 – le chemin du lieu très saint

Hébreux 9:6-10

Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle ;

et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple.

Le Saint Esprit montrait par-là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait.

C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte,

10 et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation.

Analyse et implications des deux alliances

L’auteur de l’épître aux Hébreux met ici en lumière plusieurs points fondamentaux qui permettent de distinguer les deux alliances et leurs implications. Tous les sacrificateurs avaient un accès régulier au lieu saint pour y accomplir leur service quotidien. Cependant, l’accès au « Saint des saints » était réservé exclusivement au souverain sacrificateur, qui n’y entrait qu’une fois par an, et toujours avec du sang, d’abord pour ses propres péchés, puis pour les péchés involontaires du peuple. Cet accès restreint montre que le chemin du lieu très saint, qui représente la présence directe de Dieu, n’était pas encore pleinement ouvert.

Le verset 9, en utilisant le temps présent, indique que le Temple de Jérusalem n’avait pas encore été détruit au moment de la rédaction de l’épître, ce qui situe ce texte avant la chute du Temple en 70 après J.-C. Mais comment comprendre que « le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait » ? L’auteur souligne que tant que le système ancien restait en place, l’accès direct à Dieu, représenté par le Saint des saints, demeurait fermé.

Les offrandes et sacrifices, bien qu’importants dans l’ancienne alliance, ne pouvaient rendre la conscience parfaite. Selon Nombres 15:22-29, seuls les péchés involontaires étaient pardonnés par ces sacrifices, tandis que rien n’était prévu pour les péchés volontaires. Cela démontre une limite évidente de l’ancienne alliance.

Nombres 15:25

25 Le sacrificateur fera l’expiation pour toute l’assemblée des enfants d’Israël, et il leur sera pardonné ; car ils ont péché involontairement, et ils ont apporté leur offrande, un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel et une victime expiatoire devant l’Éternel, à cause du péché qu’ils ont involontairement commis.

Le lieu très saint : la présence de Dieu

Le lieu très saint, ou Saint des saints, est décrit comme le lieu où se manifeste la présence de Dieu, selon Lévitique 16:2. Nul ne pouvait y accéder librement, pas même le souverain sacrificateur, sauf lors de l’annuelle fête des expiations, et ce sous peine de mort. Cela renforce l’idée que l’accès à Dieu était restreint et temporaire sous l’ancienne alliance.

Le tabernacle de Dieu, qu’il soit sous forme de tente durant l’époque de Moïse ou sous forme de temple (comme celui construit par Salomon), a toujours été un symbole temporaire. Le Temple de Salomon, édifié avec l’aide du roi Hiram de Tyr, fut détruit par Nabuchodonosor, puis reconstruit après l’exil, avant d’être finalement amélioré par Hérode. Ce temple fut lui aussi détruit par les Romains en l’an 70. Cela souligne le caractère éphémère et non définitif de ces structures.

Le culte de l’ancienne alliance : imparfait et temporaire

Le problème de l’ancienne alliance réside dans le fait que ses rites ne permettaient pas une purification complète de la conscience. Les sacrifices lévitiques ne pouvaient rendre les adorateurs « parfaits » (dans le sens de matures ou accomplis). La conscience, définie comme cette partie de l’âme qui distingue le bien du mal, ne pouvait être pleinement purifiée par les sacrifices d’animaux. C’est ce que Jésus reprochait aux scribes et pharisiens, qui se focalisaient sur les apparences extérieures sans purifier leur cœur.

Matthieu 23:25-26

25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

26 Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net.

27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.

28 Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

Ils perdaient ainsi toute conscience de leur propre état spirituel.

Dans le Nouveau Testament, la conscience est vue comme un guide moral et spirituel. Pierre fait une analogie avec le baptême, qui ne consiste pas en une purification extérieure, mais en l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

Ce guide moral était absent chez les pharisiens, qui apparaissaient justes extérieurement mais étaient pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

L’éveil de la conscience et la réformation

La conscience est le lieu où Dieu peut parler à chacun de nous de manière subtile, comme Il l’a fait avec Élie dans un murmure doux et léger.

1 Rois 19:12-13

12 Et après le tremblement de terre, un feu : l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.

13 Quand Élie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles : Que fais-tu ici, Élie ?         

Les versets 8 à 10 nous montrent que tant que le premier tabernacle subsistait, le système de l’ancienne alliance restait en place, avec ses rituels et ses ordonnances charnelles. Ces rituels étaient imposés jusqu’à l’ère de la « réformation », c’est-à-dire jusqu’à la venue de Christ, qui apporte une nouvelle alliance.

Cette « époque de réformation » mentionnée au verset 10 se réfère à l’arrivée de Jésus-Christ, qui a accompli ce que le sacerdoce lévitique ne pouvait réaliser : la perfection et la maturité spirituelle. C’est un temps où tout est mis en ordre, comme annoncé dans Jérémie, où Dieu appelle à réformer ses voies et ses œuvres.

 Jérémie 7:3

Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Réformez vos voies et vos œuvres, Et je vous laisserai demeurer dans ce lieu.

Conclusion : articulation entre l’ancien et le nouveau

Les versets 7 à 10 marquent la transition entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Il est important de rappeler qu’entre la mort de Jésus et la destruction du Temple, les sacrifices continuaient à être offerts au Temple. Ces sacrifices servaient de préfiguration à ce qui se passait dans les cieux. Les versets 9 et 10 agissent comme une parenthèse dans le texte, introduisant la venue du Christ au verset 11 : « Mais Christ est venu ». Cette période de l’ancienne alliance était temporaire, et les rituels imposés ne dureraient que jusqu’à l’avènement du temps de réformation, où Jésus mène l’humanité à la maturité spirituelle et où les choses terrestres sont mises en ordre à la lumière des réalités célestes.

3 – Hébreux chapitre 9 :11-14 – Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités

Hébreux 9:11-14 

 11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ;

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Explication et approfondissement

L’auteur de l’épître aux Hébreux fait ici une démonstration cruciale pour ses lecteurs : revenir à l’ancienne alliance et au sacerdoce lévitique, avec ses rituels et ses sacrifices, serait non seulement inefficace, mais insensé. Le sacerdoce de Christ et son sacrifice surpassent infiniment le culte lévitique, car il inaugure une réalité spirituelle durable : les « biens à venir » dont le tabernacle céleste fait partie.

Le verset 11 met l’accent sur le rôle de Jésus en tant que souverain sacrificateur d’une alliance supérieure. Le tabernacle qu’il a traversé n’est pas une copie ou une ombre de la réalité céleste, mais la réalité elle-même. Contrairement aux anciens sacrificateurs, qui entraient dans un tabernacle construit de mains humaines, Christ accède au tabernacle véritable, éternel et parfait.

Au verset 12, l’expression « une fois pour toutes » est centrale. Elle est utilisée trois fois dans l’épître aux Hébreux :

Hébreux 7:27

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

et Hébreux 9:12

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

Hébreux 10:10

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ces versets soulignent que l’œuvre de Christ est complète et définitive, et ce contrairement aux sacrifices répétitifs de l’ancienne alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés complètement. Jésus est entré dans le lieu très saint céleste avec son propre sang, apportant ainsi une rédemption éternelle.

Le contraste avec l’ancienne alliance est encore plus frappant dans les versets 13 et 14. Les sacrifices lévitiques, incluant le sang des taureaux et des boucs ainsi que la cendre de la vache rousse (cf. Nombres 19), purifiaient seulement l’extérieur. Ces rites pouvaient rendre quelqu’un rituellement pur, mais ils ne touchaient pas à la conscience ni ne fournissaient une purification intérieure. Jésus, en s’offrant lui-même, sans tache, « par l’Esprit éternel », purifie la conscience humaine.

Le sacrifice de Christ : plus grand, plus efficace, plus profond

Le sang de Jésus a une valeur infinie, incomparable à celui des animaux sacrifiés sous la loi. Non seulement Jésus est sans péché, mais il est aussi le Fils unique de Dieu, rendant son sacrifice d’une valeur inestimable. Le texte de Lévitique 16, qui parle des sacrifices pour le souverain sacrificateur (le veau) et pour le peuple (le bouc), met en lumière la différence marquée entre ces sacrifices d’animaux et l’offrande de Jésus, l’agneau sans tache.

1 Pierre 1:19

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

Dans les sacrifices de l’ancienne alliance, il était essentiel que les animaux soient sans défaut, reflétant une exigence de pureté rituelle (cf. Malachie 1:6-8). Jésus, lui, est le sacrifice parfait, sans tache ni péché. Son sacrifice va bien au-delà des rites extérieurs pour toucher à l’essence même de la nature humaine : la conscience.

Les « œuvres mortes » mentionnées au verset 14 font référence à toutes les actions religieuses, rituelles ou morales, qui sont faites en dehors de la volonté de Dieu ou sans véritable vie spirituelle. Elles ne produisent aucun fruit spirituel et ne peuvent pas sauver. C’est par la purification de la conscience, rendue possible par le sang de Christ, que les croyants peuvent entrer dans un service vivant et authentique pour Dieu.

Une rédemption relationnelle

La rédemption obtenue par Christ n’est pas simplement légale, mais elle est profondément relationnelle. L’image de la rédemption dans l’Ancien Testament, notamment dans le livre de Ruth, montre que la rédemption est liée au proche parent. En cela, Dieu nous rachète non comme des étrangers, mais comme des membres de sa famille. Le sacrifice de Jésus démontre la volonté de Dieu de nous adopter et de nous faire entrer dans une relation intime avec Lui.

Le service du « Dieu vivant » n’est donc pas un simple accomplissement de devoirs religieux. Il s’agit d’une réponse active, joyeuse et volontaire à l’amour de Dieu, enracinée dans la purification de notre conscience et dans la grâce qui découle de l’œuvre parfaite de Christ. C’est à cela que nous sommes appelés en tant que membres du corps de Christ, vivant et animé par l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens 12:7,12

Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ.

Conclusion

Ce passage de Hébreux 9:11-14 met en lumière la supériorité de l’œuvre de Jésus-Christ, notre souverain sacrificateur parfait. Contrairement à l’ancien système de sacrifices répétitifs, inefficaces pour purifier la conscience, Christ a accompli une œuvre éternelle et parfaite. Par son propre sang, il a obtenu une rédemption complète, ouvrant la voie à un service vivant et authentique du Dieu vivant. Sa rédemption est un appel à une relation personnelle et pleine de sens avec Dieu, et à un engagement dans un service fondé sur l’amour et la foi.

4 – Hébreux chapitre 9:15-22 – La nouvelle alliance expose les clauses du testament de Christ

Hébreux 9:15-22

15 Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis.

16 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.

17 Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit.

18 Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée.

19 Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant:

20 Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous.

21 Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte.

22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.

Les termes « alliance » et « testament » (ainsi que « disposition ») traduisent le même mot grec, diatheke. Ce terme, largement utilisé dans l’épître aux Hébreux (17 fois sur les 33 fois du Nouveau Testament), est particulièrement prévalent en Hébreux 8 (5 fois) et Hébreux 9 (7 fois). Le contexte détermine l’usage du mot « testament », qui n’apparaît que trois fois dans le Nouveau Testament.

L’auteur avait déjà montré, aux versets 11-14, la supériorité du sacerdoce du Christ. Il arrive maintenant à une conclusion logique : un sacerdoce parfait nécessite une alliance parfaite, une nouvelle alliance, meilleure que l’ancienne.

Hébreux 7:22 déclare

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Le problème de la première alliance était que le sang des animaux ne supprimait pas les péchés ; il les couvrait simplement, les cachant aux yeux de Dieu, mais les péchés subsistaient. Le sang de Christ, en revanche, efface véritablement les transgressions de ceux qui par la foi, reçoivent l’héritage promis. Ceux-ci bénéficient pleinement du sacrifice de Christ.

Le sang des animaux avait une action superficielle, tandis que le sang de Jésus purifie en profondeur, agissant dans le cœur et l’esprit des croyants, créant un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Cette idée est reflétée également en :

Apocalypse 7:14

14 Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.

L’image ici évoque une comparaison avec certaines publicités sur les produits de lessive : avec le sang des animaux, les vêtements restent marqués par les péchés passés, tandis qu’avec le sang de Jésus, les vêtements sont comme neufs, sans aucune trace de péché.

Il est question de « testament » aux versets 16 et 17 parce que le verset 15 parle d’héritage. L’héritage, ou la transmission d’une propriété, est la conséquence d’un testament. Pourquoi un testament ? Parce que Jésus est mort en se sacrifiant pour nous, et nous bénéficions de son sacrifice. Nous sommes les héritiers de Jésus, et l’héritage qu’il nous laisse est sa vie, c’est-à-dire la vie éternelle.

Imaginons un instant être devant un notaire qui nous lit le testament de Jésus : « Je vous donne ma vie, la vie éternelle. » Ceux qui entendent ce testament sont ceux qui ont répondu à l’appel de Christ et ont réclamé son sacrifice pour eux-mêmes.

L’argumentation de l’auteur implique la mort du testateur, Jésus. Les péchés commis sous l’ancienne alliance n’ont pu être effacés qu’après sa mort, soulignant que l’événement central de la foi chrétienne est la mort de Jésus, non sa naissance. C’est pourquoi Pâques, marquant la mort et la résurrection de Jésus, est d’une importance capitale pour le chrétien, bien plus que Noël.

Les versets 20-21 rappellent l’épisode de Exode 24:4-8 où Moïse scelle l’alliance avec le peuple d’Israël en aspergeant du sang sur l’autel et le peuple.

Exode 24:4-8

Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.

Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Éternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces.

Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel.

Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent: Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons.

Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles.

 Ce passage évoque directement la parole de Jésus en :

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

L’auteur de l’épître souligne en Hébreux 9:22 que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon », renforçant la signification de Matthieu 26:28. Il s’appuie sur :

Lévitique 17:11

11 Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.

La démonstration de l’auteur est magistrale, débouchant logiquement sur Hébreux 10:22 : « Approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. »

5 – Hébreux chapitre 9 :23-28 – Le sanctuaire céleste a été purifié par un sacrifice plus excellent

Hébreux 9:23-28

23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le soient par des sacrifices plus excellents que ceux-là.

24 Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu.

25 Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;

26 autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

28 de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.

Analyse du passage

Le verset 23 commence par une comparaison entre le tabernacle terrestre, qui devait être purifié par le sang d’animaux, et le tabernacle céleste. Cette comparaison implique que le sanctuaire céleste, bien plus parfait, devait également être purifié, mais par un sacrifice bien plus excellent : le sang de Jésus.

Lévitique 16:33 décrit l’expiation que le souverain sacrificateur faisait pour purifier le sanctuaire terrestre.

Lévitique 16:33

Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblée.

Mais ici, il est question du sanctuaire céleste, qui exigeait une purification par un sacrifice supérieur.

Le verset 23 soulève plusieurs questions clés :

  1. Quels sont ces « meilleurs sacrifices » ?
    Il semble que l’auteur utilise ici le pluriel pour insister sur l’excellence unique du sacrifice de Jésus par rapport aux nombreux sacrifices lévitiques. Il ne s’agit pas d’une multiplicité de sacrifices, mais d’un sacrifice d’une valeur infinie.
  2. Quelles sont ces réalités célestes purifiées ?
    Les réalités célestes mentionnées semblent désigner le tabernacle céleste où Jésus, après sa résurrection, a présenté son sang en tant que sacrifice parfait devant Dieu.
  3. Pourquoi une purification des choses célestes était-elle nécessaire ?
    Cela pourrait sembler surprenant à première vue, mais Romains 8:19-22 nous éclaire
Romains 8:19-22

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, –

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

En expliquant que la création tout entière, à cause du péché, a été soumise à la vanité et attend la rédemption. Cette malédiction consécutive à la chute s’étend à l’ensemble de la création. (voir Genèse 3:17)

Genèse 3:17

17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,

Par conséquent, la purification s’applique même aux réalités célestes, car le péché de l’homme a affecté toute la création.
Par le sacrifice de Jésus, la purification de la création a commencé, incluant le sanctuaire céleste, lieu où se rétablit l’ordre divin.

Le sacrifice unique de Christ

Le contraste est ensuite établi entre le souverain sacrificateur qui offrait chaque année un sang étranger (c’est-à-dire le sang des animaux) et Jésus, qui a offert son propre sang. Les versets 25 et 26 insistent sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, contrairement aux sacrifices répétés du système lévitique. Le Christ, par son unique sacrifice, a définitivement aboli le péché.

Hébreux 9:27-28 introduit un parallèle entre le destin de l’humanité (mourir une seule fois, puis être jugé) et celui de Jésus (qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés). Ce sacrifice unique est suffisant pour effacer les péchés de « plusieurs », c’est-à-dire de tous ceux qui croient en lui. La répétition de l’expression « une seule fois » souligne la perfection et l’achèvement de l’œuvre rédemptrice du Christ.

La deuxième venue de Christ

Le verset 28 évoque également la seconde venue de Christ. Cette fois, il apparaîtra « sans péché » pour ceux qui attendent son salut. Ici, l’auteur parle du retour de Christ pour sauver pleinement ceux qui espèrent en lui, leur offrant la plénitude du salut qu’ils attendent avec foi. Cette idée de la seconde venue est confirmée par :

2 Thessaloniciens 1:7-9

et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance,

au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.

Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force,

 Versets qui parlent du retour de Jésus pour rendre justice à ceux qui n’ont pas obéi à l’Évangile, mais aussi pour apporter le repos à ses fidèles.

Réfutation des fausses doctrines

Hébreux 9:27 répond également aux conceptions erronées telles que la réincarnation ou le purgatoire. La Bible est claire : l’homme meurt une seule fois, et après cela vient le jugement. Le destin éternel de chacun est scellé à la mort, et c’est durant sa vie que l’homme doit se tourner vers Dieu.

Ces versets insistent sur l’importance du sacrifice unique de Christ, la purification des réalités célestes, et la différence fondamentale entre les sacrifices répétés du système lévitique et le sacrifice parfait de Jésus. Ils rappellent également aux destinataires de l’épître l’importance de la foi en Jésus-Christ, afin de ne pas retourner aux anciens systèmes religieux.

Enfin, il faut noter l’insistance répétée sur le caractère unique de l’offrande de Jésus : « une seule fois, une fois pour toutes ». Le sacrifice de Christ est parfait, accompli, et ne nécessite ni répétition ni complément.

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Hébreux chapitre 7 Le sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek

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En Hébreux chapitre 7, Jésus est présenté comme le Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek, supérieur aux prêtres selon l’ordre d’Aaron. L’auteur de cette épître démontre ainsi que le sacerdoce de Jésus est éternel et parfait en apportant un salut définitif.

 La lignée ou généalogie de Melchisédek n’est jamais mentionnée, mais Abraham lui rend hommage.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 8

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Hébreux chapitre 7 – Étude biblique

Le nom de Melchisédek signifie “mon roi de justice” (très similaire au nom du roi de Jérusalem dont il est question en Josué 10:1, Adoni Tsédek, ce qui signifie “mon seigneur est juste”).

Josué 10 :1

1 Adoni Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Aï et l’avait dévouée par interdit, qu’il avait traité Aï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec Israël et étaient au milieu d’eux.

1-   Melchisédek, roi de Salem

Il convient de se rappeler des derniers versets du chapitre 6 de l’épître aux hébreux, cités ci après, pour comprendre le ‘En effet‘ du verset 1.

 Hébreux 6:18-20

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

 Hébreux 7:1-3

1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,

qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

Les versets 1 et 2 d’Hébreux 7 reprennent ce qui est écrit en Genèse 14:18-20. L’auteur ajoute qu’on ne lui connait pas de généalogie. Il faut noter que Melchisédek est la seule personne à qui ont été attribuées la royauté et la sacrificature dans l’Ancien Testament.

L’auteur va maintenant aborder la question essentielle de qui est Jésus ?

Ceci est le point central de la démonstration de la supériorité de Jésus, non pas pour nous pour qui c’est évident, mais surtout pour les chrétiens d’origine juive, ceux que nous appelons aujourd’hui des juifs messianiques. Ce chapitre 7 aborde en effet ‘’les choses difficiles à expliquer’’ de

Hébreux 5:11

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut’ est la seule personne à combiner la royauté avec le sacerdoce dans l’Ancien Testament (Psaume 110)

Le souverain sacrificateur était la personne la plus respectée du monde juif. Rappelons-nous de l’épisode de :

Actes 23:2-5

Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.

Alors Paul lui dit: Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!

Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu!

Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

Le souverain sacrificateur était sous l’ancienne alliance, l’intercesseur pour le peuple devant Dieu. Il était descendant d’Aaron de la famille de Lévi. Il y avait donc un souverain sacrificateur selon l’ordre de Aaron, c’est-à-dire descendant d’Aaron. Par ailleurs, il y avait eu Melchisédek, sacrifice du très haut qu’avait rencontré Abraham.

Le nom de Melchisédek מַלְכִּי־צֶדֶק se décompose en Melek מֶלֶךְ roi très haut et en צֶדֶק Tsedeq roi de justice. Il est à la fois roi de justice, d’après son nom et roi de paix selon son titre.

‘Roi de justice’ est un des titres attribués au Messie en:

Jérémie 23:5-6

Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.

En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice.

Genèse 14:18-20

18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

19 Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!

20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.

Deux choses nous sont ainsi révélées dans ce passage de Genèse. La dîme est une notion antérieure à la loi de Moïse comme le sont le sabbat et les prémices. La dîme est une façon de témoigner que nous reconnaissons Dieu comme le propriétaire de tout. Dans le même ordre d’idée, Dieu nous fait grâce et nous lui rendons grâce.

Le supérieur bénit l’inférieur. L’inférieur donne la dîme au supérieur.

Un point est troublant quand nous mettons ceci en lien avec Jésus. Il fit apporter du pain et du vin. C’est-à-dire qu’en tant que sacrificateur du Dieu très haut, il va offrir un sacrifice. Cette offrande est constituée de pain et de vin. Ceci n’est pas sans rappeler la sainte cène au cours de laquelle Jésus a présenté le pain et le vin.

Matthieu 26:26-29

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Ceci rappelle aussi ce qu’a écrit l’apôtre Paul en:

1 Corinthiens 11:23-29

25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

Mais cela nous rappelle ce qui est écrit de nous chrétiens en Apocalypse, et ce par trois fois, qu’il a fait de nous, un royaume et des sacrificateurs :  Apocalypse 1:6 ; 5:10 et en :

Apocalypse 20:6

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

En instituant la sainte cène, l’offrande de son corps et de son sang, Jésus a montré l’exemple du sacrifice personnel et nous apprend ainsi notre futur rôle de sacrificateur, à l’image de Melchisédek, Jésus étant le souverain sacrificateur.

L’auteur de l’épître aux hébreux dit au verset 3 de ce chapitre 7 que Melchisédek est sans généalogie, qu’il n’a ni commencement ni fin de vie. Il est sacrificateur à perpétuité ce que ni Aaron, ni ses descendants ne furent. Il ajoute qu’il « est rendu semblable au fils de Dieu » ! L’auteur présente ainsi Melchisédek rendu semblable au Fils de Dieu.

Il est rendu semblable au fils de Dieu parce qu’il est sans généalogie. Cependant attention, l’inverse n’est pas vrai. Dieu a un unique fils. Jésus est Fils de Dieu donc, sans faire de démonstration, il laisse ses lecteurs arriver à la conclusion que Melchisédek est une figure de Jésus, ce que nous appelons un type de… Il est une représentation de Jésus.

Melchisédek roi de justice et roi de paix, ces deux termes sont attribués à Jésus :

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Éphésiens 2:14

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

Si nous reprenons Genèse 14:18-20, Melchisédek bénit Abraham et Abraham lui donne la dîme . Dans la culture juive, le supérieur bénit l’inférieur et l’inférieur donne la dîme. Abraham est le ‘’Père ‘’ des juifs. Ce point sera relevé dans les versets suivants.

2- Du Sacerdoce Lévitique au Sacerdoce de Melchisédek

Hébreux 7:4-10

Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;

et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.

Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ;

10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce qu’Aaron a donné par Abraham la dîme à Melchisédek

Dans la pensée juive, les personnes à venir sont dans l’homme. Par exemple, tuer un homme revient à tuer cet homme et sa descendance en devenir. Ainsi, Lévi comme Aaron et ses descendants ont donné la dîme à Melchisédek par l’entremise d’Abraham. Ceci alors, est la preuve de la supériorité du sacerdoce de Melchisédek par rapport à celui d’Aaron.

Il est demandé aux destinataires de la lettre de considérer combien grand est Melchisédek pour que Abraham lui donne la dîme de tout.

  1. Les Lévites recevaient la dîme de leurs frères, quand Abraham, le patriarche a donné la dîme à plus grand que lui.
  2. Le plus grand qu’Abraham, était sans généalogie
  3. Melchisédek apparait ainsi plus grand qu’Abraham
  4. Melchisédek est une figure de Christ, son sacerdoce comme celui de Christ étant sans fin. Ce sacerdoce est toujours actif puisque Melchisédek est vivant quand les lévites sont des hommes mortels
  5. Lévi dans les reins d’Abraham a donné la dîme à Melchisédek. Le sacerdoce de Melchisédek est donc plus grand que celui des lévites.

Au verset 7, il est question de l’inférieur et du supérieur? Ceci est une comparaison entre l’alliance de l’Ancien Testament et la nouvelle alliance en Christ qui est le cœur de l’épître.

le terme supérieur peut signifier meilleur, plus excellent, de rang plus élevé.

3- Abolition de la loi ancienne

Hébreux 7:11-19

11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron?

12 Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.

13 En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ;

14 car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.

15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,

16 institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ;

17 car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.

18 Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

Au verset 11, le « si donc » précède une démonstration pour dire que le sacerdoce lévitique avec un souverain sacrificateur issu de la descendance d’Aaron, n’était pas parfait, et qu’il fallait le remplacer par un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. En effet, le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron n’a rien amené à la perfection, sinon il n’aurait pas été besoin de le remplacer.

Il faut comprendre le mot perfection dans le sens d’achèvement, d’accomplissement. Il fallait que cela amène à la maturité spirituelle.

‘‘par le sacerdoce lévitique’’.  C’est sur le sacerdoce lévitique que repose la loi donnée au peuple juif.  Ceci se réfère soit à Moïse en tant que descendant de la tribu de Lévi et messager de Dieu qui a donné à Israël son système sacrificatoire, soit aux Lévites et sacrificateurs en tant qu’enseignants de la loi auprès du peuple.

Le sacerdoce de la tribu de Lévi est apparu avec la loi reçue par Moïse. Pourquoi un nouveau sacerdoce selon Melchisédek et non selon Aaron ? S’il y a un nouveau sacerdoce, il y a une nouvelle loi. Il est à relever qu’il est mentionné ici que la loi repose sur le sacerdoce et non l’inverse.

Le sacerdoce ne se limitait pas au service du Temple, mais comprenait aussi un travail extérieur au Temple comme l’enseignement, le conseil, les directives, la guérison …

Malachie 2:7

Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, Et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, Parce qu’il est un envoyé de l’Éternel des armées.

Ce sont des activités visibles que Jésus mena durant sa vie terrestre.

Verset 12 : puisqu’il y a changement de sacerdoce, il y a changement de loi. La loi de Moïse avait pour seul but de montrer à l’homme son incapacité à être juste aux yeux de Dieu. Cela a conduit à la nouvelle alliance.

Verset 13 : la remarque porte sur Jésus qui est descendant par Marie de la tribu de Juda et non de Lévi. La sacrificature de Jésus ne procède pas d’une ordonnance charnelle. C’est un point particulier pour les juifs. C’est une raison pour laquelle, ils ont eu et ont du mal à accepter Jésus comme sacrificateur.

Nous retrouvons les mots perfection et parfait huit fois dans le nouveau testament et cinq fois dans cette épître en lien avec la sacrificature de Jésus selon l’ordre de Melchisédek. La supériorité de la sacrificature de Jésus-Christ l’est par la puissance d’une vie impérissable alors que les sacrificateurs selon Aaron étaient tous mortels (v.8). La vie impérissable l’emporte sur l’ordonnance charnelle, le parfait sur l’imparfait, l’éternel sur le passager.

2 Corinthiens 3:7-11

Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,

combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux!

Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.

10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.

11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.

Versets 17-19 : Par Jésus il y a abolition de l’ancien système en raison de son impuissance et de son inutilité, qui a été remplacé par la perfection et une meilleure espérance de nous approcher de Dieu. (Le souverain sacrificateur était un intercesseur auprès de Dieu.)

Pourquoi l’impuissance l’ordonnance antérieure ? Ce n’est pas l’ordonnance qui est en cause mais la nature déchue de l’homme qui la rendait impuissante et inutile.

Prenons le temps de lire attentivement les versets 18 et 19 qui sont la conséquence de ce qui est dit au verset 17. Il y a ainsi ! Quoi ? Il y a ainsi deux choses.

Premièrement : abolition d’une ordonnance antérieure …

Deuxièmement : introduction d’une meilleure espérance …

Pourquoi parler d’impuissance et de faiblesse de la loi ?  Il faut nous reporter à ce qui est dit par Paul en:

Romains 7:7-13

7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi met en évidence le péché, mais elle ne résout pas le problème du péché. Elle nous conduit à chercher celui qui peut résoudre ce problème, à savoir Christ !

Galates 3:21-29

21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

La loi conduisait à la mort (Romains 7:10), mais par Jésus nous avons la vie, la vie éternelle.

La loi était là pour nous conduire à Christ !

4- Sacrificateur pour toujours

Hébreux 7:20-22

20 Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,

21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Verset 20: Les promesses de Dieu sont fiables

Ésaïe 46:10

10 J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, Et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; Je dis: Mes arrêts subsisteront, Et j’exécuterai toute ma volonté.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels alors que Christ demeure éternellement.

Les lévites deviennent sacrificateurs sans avoir prêté serment, alors que Jésus-Christ est devenu sacrificateur par serment de Dieu lui-même. Ceci est une preuve de plus de la supériorité de la sacrificature de Jésus. Non seulement Dieu a dit, mais en plus, Il n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19), et plus encore il a juré !

Les lévites étaient sacrificateurs durant leur vie adulte, Jésus l’est éternellement. Pour dire les choses autrement : quelle garantie avons-nous de cette alliance plus excellente que l’ancienne ? Jésus ! Dieu l’a juré ! Jésus s’est porté garant pour nous.

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Jérémie 31:31-34 parle de cette nouvelle alliance

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

5-  Le sacerdoce immuable de Christ

Hébreux 7:23-25

23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.

24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

D’un côté plusieurs sacrificateurs mortels, de l’autre un seul sacrificateur éternel. L’importance d’avoir un intercesseur éternel se révèle dans le fait qu’il faut un avocat auprès du Père.

1 Jean 2:1

1 Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

Car n’oublions pas que nous avons besoin d’un avocat parce qu’il y a un accusateur auprès de Dieu

Apocalypse 12:10

10 Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

Jésus est là pour plaider notre cause. Face à Satan, il intercède pour nous. Aujourd’hui encore Jésus intercède pour les siens car il est vivant !

Verset 25 : ceux qui s’approchent de Dieu par lui : Ceci est une invitation universelle pour quiconque veut venir. C’est le même ‘ceux’ de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Verset 25, ‘’étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.’’ : Jésus n’est plus sur la croix. Alors, pourquoi certains veulent le représenter ou le présentent sur une croix ? Il est ressuscité, il est auprès du Père et il intercède pour nous parce qu’il est vivant !

6- La perfection du souverain sacrificateur céleste

Hébreux 7:26-28

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Verset 26 : sans tâche, c’est-à-dire sans défaut, terme pour les animaux sacrifiés dans l’Ancien Testament.

‘’saint, innocent, sans tache’’ cela décrit l’état originel de l’homme dans le jardin d’Éden de Genèse 2.

Pour bien comprendre la différence entre la sacrificature de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek et la sacrificature selon Aaron, il suffit de prendre un exemple dans la vie professionnelle.

Dans une entreprise, une faute a été commise dans deux services différents, celui de Aaron et celui de Jésus. Le patron demande des explications à Aaron qui explique que la faute vient de X. Puis le patron se tourne vers Jésus à qui il pose la même question. Jésus répond la faute m’en incombe en tant que responsable de ce service. Je prends la faute sur moi.

N’oublions pas que le souverain sacrificateur faisait des sacrifices pour ses propres fautes et pour celles du peuple et que cela se répétait tous les ans.

Jésus lui, qui n’a pas commis de péché, s’est offert en sacrifice et a versé son propre sang devant Dieu pour tous les péchés de tous ceux qui lui confieraient leur vie.

C’est en cela que Jésus est le souverain sacrificateur parfait.

Romains 8:1-4

1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

            L’auteur résume sa pensée : il convenait … avec un rappel de

Hébreux 2:10

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

Hébreux 7:26

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

Pourquoi ?

  • Il est saint pour le service devant le vrai tabernacle devant Dieu (Hébreux 8:2 ;9:11)
  • Il est innocent et sans tâche devant les hommes, s’étant montré en toutes choses un modèle de justice et d’équité (2 Corinthiens 5:21; 1 Jean 3:5).
  • De ce fait, il est maintenant séparé des pécheurs bien que pendant un temps il dût vivre parmi eux. Cependant, il ne participa point à leur iniquité, seulement à leur chair.
  • Ayant surmonté les tentations de sa chair (4:15), ayant été élevé à la perfection (5:9),

il est maintenant plus élevé que les cieux (Philippiens 2:9-10), une preuve de plus de sa supériorité sur les fils d’Aaron.

Hébreux chapitre 5 Christ, grand prêtre et médiateur

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Hébreux chapitre 5 souligne le rôle de Jésus en tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Le texte encourage aussi les croyants à progresser dans la maturité spirituelle, en abandonnant les enseignements de base pour aller vers la perfection.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 6

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– Hébreux chapitre 5 – Étude biblique

S’adressant à des Hébreux, l’auteur de l’épître continue à démontrer la supériorité de Christ dans sa fonction de grand souverain sacrificateur. Il le fait en établissant des similitudes et des contrastes avec Aaron, le premier et le plus grand des sacrificateurs de l’ancienne alliance, qui avait été oint pour offrir les sacrifices à Dieu au nom du peuple. Alors qu’Aaron et ses successeurs exerçaient un sacerdoce limité dans le temps et dans l’espace, Christ, en tant que souverain sacrificateur éternel, a offert un sacrifice unique et parfait, non pas d’animaux, mais de sa propre vie. Son sacrifice transcende et accomplit ainsi pleinement les exigences de la loi. Aaron, quant à lui, intercédait au moyen de rituels terrestres. Christ a quant à lui traversé les cieux et siège à la droite de Dieu, assurant une réconciliation définitive entre Dieu et les hommes qui le reconnaitraient comme leur Sauveur et Seigneur.

1 – Le sacerdoce de Christ

À partir du chapitre 5 jusqu’au verset 18 du chapitre 10, l’épître développe le thème central du sacerdoce de Jésus-Christ, en insistant sur sa prééminence et sa perfection. Ce sacerdoce a déjà été évoqué dans les chapitres précédents (2:9, 11, 17 ; 3:1 ; 4:14-16). Le chapitre 6 qui sert de transition, mène à une discussion approfondie dès le chapitre 7 sur la supériorité du sacerdoce de Christ par rapport à l’ordre lévitique. Cela introduit aussi la nouvelle alliance à partir de Hébreux 8:6. Nous devons maintenant porter le regard sur notre grand souverain sacrificateur, Jésus-Christ, qui a traversé les cieux.

Un ministère accompli par un homme pour les hommes
Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le ministère du grand prêtre était accompli par un homme en faveur des hommes. Un souverain sacrificateur légitime devait être appelé par Dieu. Cela était vrai pour le sacerdoce aaronique (Hébreux 5:1-4) et l’est encore plus pour celui de Christ (Hébreux 5:5-10). Contrairement aux prêtres terrestres, Jésus-Christ exerce un sacerdoce céleste, éternel et parfait. Il a offert un sacrifice unique, suffisant pour le salut. Sa traversée des cieux souligne la portée transcendante et éternelle de son œuvre.

2 – Les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance

Hébreux 5:1-3

1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage.

Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Dans ces versets, l’auteur présente les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance. Premièrement, il doit être choisi parmi les hommes, partageant leur humanité et leurs faiblesses. En tant qu’homme, il comprend les faiblesses des autres et peut être indulgent envers eux. Jésus, lui aussi, a partagé la chair et le sang pour accomplir ce rôle pleinement.

Hébreux 2:14-16

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie, retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Un intermédiaire entre Dieu et les hommes

Le sacrificateur servait Dieu au nom des hommes, jouant un rôle d’intermédiaire. Il offrait des sacrifices et des offrandes pour expier les péchés du peuple. Ainsi, il formait le lien entre les hommes pécheurs et le Dieu saint. Sous l’ancienne alliance, le souverain sacrificateur devait d’abord offrir un sacrifice pour ses propres péchés avant de pouvoir présenter les sacrifices pour le peuple, comme cela est montré dans le rituel du Yom Kippour (Lévitique 16:6, 11). Ce rituel souligne la faiblesse du prêtre humain, qui devait être purifié avant d’approcher Dieu.

Christ, le souverain sacrificateur parfait

Le contraste avec Jésus est frappant. Bien qu’il ait partagé notre humanité, il était sans péché et n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour lui-même. Jésus était le souverain sacrificateur parfait, capable d’offrir un sacrifice unique et parfait pour les péchés du monde. Il était à la fois homme et sans péché.

3 – L’appel divin au sacerdoce de Christ

Hébreux 5:4-6

Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron.

Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

La charge de souverain sacrificateur ne peut être assumée par volonté personnelle ou ambition humaine. C’est une vocation divine, un appel direct de Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. De la même manière, Jésus-Christ n’a pas pris pour lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur. Dieu, son Père, l’a appelé à cette fonction. La citation du Psaume 2:7 montre que Dieu a déclaré Jésus comme son Fils :

Psaume 2:7  

7  Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Un sacerdoce éternel selon l’ordre de Melchisédek

Le verset 6 renforce cette idée en citant le Psaume 110:4 : « Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Jésus n’est pas un sacrificateur temporaire. Il est souverain sacrificateur pour toujours, marquant ainsi la continuité et l’importance de son ministère céleste, bien au-delà de l’ordre selon Aaron.

4 – l’humanité de Jésus

Hébreux 5:7-10

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,

a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

10 Dieu l’ayant souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:7-10 décrit l’humanité de Jésus, notamment avec l’expression « dans les jours de sa chair ». Ceci désigne son incarnation, lorsqu’il partageait notre condition humaine. Il a vécu comme nous, avec des faiblesses et des passions, comme le souligne :

Romains 7:5

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Ce verset illustre que la chair est le siège des passions pécheresses. Galates 5:13, 19 donne aussi des instructions claires pour ne pas vivre selon la chair, malgré la liberté chrétienne.

Galates 5:13, 19

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

Cela exhorte à ne pas utiliser la liberté chrétienne pour vivre selon la chair.

Dans Hébreux 5:7, Jésus exprime son humanité par ses prières, ses cris et ses larmes dans le jardin de Gethsémané. Luc 22:42-44 relate cette scène douloureuse

Luc 22:42-44

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Jésus, dans une profonde humanité, prie plus intensément jusqu’à ce que sa sueur devienne comme des gouttes de sang. Cette prière montre à la fois sa nature humaine et sa soumission totale à la volonté de Dieu.

Hébreux 5:8 introduit le paradoxe suivant : Jésus, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par la souffrance. Cela ne signifie pas qu’il manquait d’obéissance, mais qu’il a expérimenté l’obéissance dans toute son ampleur, même au prix de la souffrance. Philippiens 2:7-8 décrit bien cette soumission :

Philippiens 2:7-8

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix.

Hébreux 5:9 affirme que Jésus, après avoir été « élevé à la perfection », est devenu l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Ici, la perfection désigne l’accomplissement complet de sa mission. Jésus n’avait pas de défauts à corriger, mais il a achevé son rôle de rédempteur par l’obéissance et la souffrance. Sa mission se résume ainsi : « pas d’épreuves, pas de preuves ».

Luc 19:10 éclaire la raison de la venue de Jésus :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

La perfection de Jésus inclut non seulement sa mission terrestre, mais aussi son rôle éternel. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui étaient temporaires, le sacrifice de Jésus est définitif. Il est à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice parfait.

Hébreux 5:10 confirme que Jésus est « souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », un concept développé dans les chapitres suivants. Avant d’expliquer cela en détail, l’auteur adresse un avertissement à ses lecteurs concernant leur stagnation spirituelle.

5 – Avertissements et reproches pour l’immaturité spirituelle

Hébreux 5:11-14

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Hébreux 5:11 commence par un avertissement. L’auteur souligne que le sujet à venir est complexe, mais que les destinataires de sa lettre, sont devenus lents à comprendre. Le terme grec « nothros », traduit ici par « lents », peut aussi signifier « nonchalants » ou « indolents ». Cela révèle leur affaiblissement spirituel dû à un manque de diligence. Ils sont en effet responsables de leur propre stagnation.

Au verset 12, le reproche est direct : « Vous devriez être des maîtres. » Après un long apprentissage, ils auraient dû atteindre la maturité nécessaire pour enseigner. Pourtant, ils avaient encore besoin des bases, des premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils sont restés comme des enfants spirituels. Leur situation n’est pas due à un manque de capacité, mais à une absence d’application personnelle dans l’étude et la mise en pratique de la doctrine.

Le contraste entre le lait et la nourriture solide

L’expression « besoin de lait » contraste avec la « nourriture solide ». Le lait symbolise les enseignements de base, destinés aux nouveaux convertis ou aux croyants faibles. En revanche, la nourriture solide est réservée à ceux qui ont atteint une maturité spirituelle. Cette distinction est aussi mentionnée dans :

1 Pierre 2:2

2 Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

De même, Paul en parle dans :

1 Corinthiens 3:2

2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter.

La maturité spirituelle ne se limite pas à la connaissance théologique mais elle inclut aussi la capacité à discerner le bien du mal. Hébreux 5:14 souligne que ceux qui consomment une nourriture solide ont exercé leurs facultés à travers l’usage. Ils ont ainsi développé un jugement éclairé et la capacité de naviguer dans les complexités morales de la vie chrétienne.

Croître en maturité spirituelle

Cette croissance est essentielle pour devenir des hommes et des femmes accomplis dans la foi. Éphésiens 4:13 en donne l’objectif :

Éphésiens 4:13 :

13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

L’immaturité spirituelle se manifeste souvent par une incapacité à vaincre les désirs de la chair. Cette opposition entre la chair et l’Esprit est clairement décrite dans :

Galates 5:16-17

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

La chair et l’Esprit en opposition

Dans la Bible, la chair désigne souvent ce qui est périssable et corruptible. Elle est associée à la faiblesse humaine et à la tendance au péché. Romains 8:7 en donne un exemple :

Romains 8:7

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

En Christ, cependant, la puissance de la chair est brisée.

Romains 8:3 déclare que Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Romains 8:3 déclare

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Vivre selon l’Esprit et non selon la chair

Éphésiens 2:14-16 montre que, par sa chair, Jésus a anéanti l’inimitié entre Dieu et les hommes :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Ainsi, en Christ, les chrétiens ne vivent plus selon la chair, mais selon l’Esprit, comme l’affirme :

Romains 8:9

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Appel à la maturité spirituelle

L’appel à la maturité spirituelle est une exhortation à dépasser les enseignements de base et à développer une compréhension plus profonde de la foi. Cela nécessite de s’efforcer à discerner avec sagesse. 2 Timothée 2:15 encourage à un tel effort :

2 Timothée 2:15

15 Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité.

La véritable maturité chrétienne ne consiste donc pas seulement en une accumulation de connaissances, mais en une transformation de la vie, capable de discerner spirituellement et de résister aux désirs de la chair. Cela permet de vivre selon l’Esprit, en progressant vers la perfection promise par Dieu, comme le souligne :

2 Pierre 1:4

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, la croissance spirituelle conduit à une vie en harmonie avec la volonté de Dieu, marquée par la capacité de discerner et de résister aux tentations de la chair.

Hébreux chapitre 1 Étude biblique : La supériorité de Jésus-Christ

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Hébreux chapitre 1 : La Supériorité de Christ

Le message central de l’épître aux Hébreux est l’élévation de Jésus-Christ. Ce texte est à relier au Psaume 110. Jésus y est présenté dans son triple ministère : Prêtre, Prophète et Roi. Le terme de souverain sacrificateur prend tout son sens en la personne de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek. Aucun autre livre du Nouveau Testament ne reflète autant l’image grandiose de Christ dans sa gloire divine. Il y est présenté en tant qu’homme et en tant que ministère unique.

Cette épître est présentée parfois comme le cinquième évangile.

1 – Hébreux chapitre 1:1-4 Jésus fils de Dieu

Hébreux 1:1-4

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Autrefois Dieu a parlé par les prophètes, mais mieux encore ensuite, il a parlé par le fils !

Rappelons-nous de la parole de Moïse en :

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez !

Ce qui est redit avec un avertissement en :

Deutéronome 18:18-19

18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.

19 Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte.
 

Jésus est ainsi présenté comme supérieur aux prophètes dont le premier d’entre eux, Moïse.

L’expression, dans les « derniers temps », ou derniers jours, désigne l’époque qui a commencé avec Christ et son Église, et qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui, et se poursuivra jusqu’à son retour.

Jésus est présenté dans sa supériorité dans tous les domaines.

2 – Hébreux chapitre 1 : « la présentation de Jésus »

1: v.2 – Il est l’héritier de toutes choses, le fils.

2: v.2 – Il est le créateur du monde.

3: v.3 – Il est le reflet de la gloire de Dieu.

4: v.3 – Il est l’empreinte de la personne de Dieu.

5: v.3 – Il est le soutien de toutes choses.

6: v.3 – Il nous purifie de nos péchés.

7: v.3 – Il est le Roi sur son trône à la droite du Père.

8: v.5 – Il est engendré par le Père et non pas créé.

9: v.9 – Il est l’oint de Dieu d’une huile de joie.

10: v.10-12 – Il est le Seigneur éternel.

Dans ce seul chapitre, l’auteur fait référence par huit fois à l’Ancien Testament, dont sept fois aux Psaumes.

Comme il est écrit dans les deux premiers versets, nous passons régulièrement de l’Ancien Testament au Nouveau Testament, la comparaison se faisant entre « dans les derniers temps » et « Autrefois ». Le mot père est à prendre au sens général, en ce compris, les patriarches, les responsables, les anciens et cela sous-entend toutes les générations passées.

Ces derniers temps sont les temps qui étaient annoncés déjà par Jacob en:

Genèse 49:1

1 Jacob appela ses fils, et dit: Assemblez-vous, et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans la suite des temps.

au moment où il s’apprêtait à bénir prophétiquement ses enfants.

A propos de l’expression « le reflet de la gloire de Dieu », il convient de faire attention à bien en comprendre le sens. Si nous voyons la lune, c’est parce qu’elle réfléchit la lumière du soleil, qu’elle la renvoie. Par contre, si nous voyons le soleil c’est qu’il rayonne lui-même, que ce rayonnement émane de sa personne. Quant à Jésus, celui-ci est le rayonnement de Dieu. C’est pourquoi, Jésus dira à Philippe en:

Jean 14:9

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Le mot « empreinte » de sa personne vient du grec « charakter » qui veut dire, l’exacte reproduction, l’expression de son être.

Ayant présenté Jésus dans ses différents aspects, l’auteur montre qu’avec Jésus les choses sont meilleures dans la nouvelle alliance qu’avec l’ancienne alliance.

Dans les versets suivants, il va présenter la supériorité de Jésus par rapport aux anges et va dérouler sa démonstration dans la suite de ce chapitre.

3 – Hébreux chapitre 1:5-9 – supériorité sur les anges

Hébreux 1:5-9

Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?

Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !

De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, Et de ses serviteurs une flamme de feu.

Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ;

Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie au-dessus de tes égaux.

Le « aujourd’hui » du verset 5, est le aujourd’hui de Dieu. Il n’y a donc pas de notion de temps, de datation.

Le verset 6 avec l’expression « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » montre la suprématie de Jésus par rapport aux anges d’une part, et démontre aussi son rang en tant que Dieu, puisque seul Dieu doit-être adoré. (Matthieu 4:9 et Apocalypse 22:9)

l’expression de nouveau se traduit aussi par encore. Il faut comprendre :

 « Et encore lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !« 

Ainsi, quand Jésus vient dans notre monde, les anges continuent de l’adorer. En Matthieu 4-11, on voit que les anges le servent.

Au verset 9 le mot « égaux » désignent ceux qui partagent une dignité, une fonction, ceux qui sont participant à … Pour rappel, les chrétiens serons participants à la gloire et à la nature divine ainsi qu’il est écrit en 2 Pierre 1:4.

Ce pourrait être les humains que Dieu a adoptés et qui sont devenus les frères de Jésus.

Tout ce qu’il vient de dire est l’explication de ce qui est dit au verset 4 : il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Jésus a ainsi une supériorité aux anges non seulement de rang, mais aussi de nature.

4 – Hébreux chapitre 1 :10-14 En faveur de ceux qui doivent hériter du salut

Hébreux 1:10-14

10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;

11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement,

12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, Et tes années ne finiront point.

13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

De plus, en démontrant la grandeur de Jésus qui est exprimée dans l’ancien Testament, il confirme la validité des Écritures dans l’annonce du Messie.

En s’appuyant sur l’Ancien Testament, notamment sur les Psaumes pour démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, l’auteur pousse ses lecteurs à reconnaître cette supériorité ou à rejeter les Écritures auxquelles ils s’accrochent alors qu’ils sont tentés de revenir au judaïsme puisque les Écritures témoignent de sa supériorité.

Dans ce premier chapitre, la différence, ou la distinction du fils d’avec les anges est faite.

En Hébreux chapitre 1 Le Fils est présenté supérieur aux anges
  1. v.5 – Dieu n’a jamais appelé un ange Fils. (Psaumes 2:7)
  2. v.6 – Dieu ordonne aux anges d’adorer le Fils. (Psaumes 97:7)
  3. v.7 – Les anges sont des serviteurs, le Fils est Dieu. (Psaumes 104:4)
  4. v.8-9 – Le Fils, est oint de Dieu, il règne. (Psaumes 45:7-8)
  5. v.10 – Le Fils éternel est le créateur des cieux et de la terre. (Psaumes 102:26-28)
  6. v.13 – Le Fils est assis à la droite de Dieu le Père, lui seul. (Psaumes 110:1)
  7. v.14 – Les anges sont au service de ceux qui sont appelés à hériter du royaume.

Cette démonstration de la grandeur de Jésus, fils de Dieu, doit fortifier notre foi et démontrer toute la cohérence de la Bible dans son entier. Il n’est pas possible de dissocier le Nouveau Testament de l’Ancien, et encore moins d’ignorer l’Ancien Testament sous prétexte d’être chrétien.

Observons que Dieu n’a jamais appelé un ange : fils ! Dans ce chapitre le nom de Jésus n’est jamais évoqué, il est question du Fils, tout simplement parce que dans l’Ancien Testament le nom de Jésus n’est pas mentionné.

Dieu a toujours reconnu Jésus comme son Fils, et la preuve en est sa résurrection.

Actes 13:32-33

32 Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères,

33 Dieu l’a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui.  (Ps 2:7)

Romains 1:4

et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus Christ notre Seigneur,

Un aspect à ne pas négliger vu l’insistance à démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, est celui de dissuader toute personne à pratiquer le culte des anges. En effet, ceci est un danger qui a existé de tous temps, et qui existe encore.

Le rôle des anges pour autant n’est pas à négliger puisqu’il est dit :

Hébreux 1:14

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

Ceci est d’une grande valeur pour nous puisque d’une part, les anges sont au service de Dieu et que d’autre part, ils exercent un ministère en faveur des sauvés.

Paul donne un sévère avertissement en :

Colossiens 2:18

18 Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,

Dans le judaïsme, il existe un grand nombre d’anges qui ont chacun leur fonction. Cependant, ne nous trompons pas, un ange peut être un messager, mais il n’est pas un médiateur. Nous ne pouvons pas lui adresser une prière comme nous faisons une prière à Jésus. L’action d’un ange est à sens unique. Elle vient de Dieu vers les hommes et non des hommes vers Dieu.

1 Timothée 2:5

5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme,

Il sera plus tard question de médiateur.

Jésus est supérieur aux anges, et de plus il est d’une nature différente.

Quand il est question dans l’Ancien Testament de l’ange de l’Éternel, il s’agit de Jésus.

Ex : Zacharie 3 :1

1 Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser.

Il est important de lire Colossiens 1:13-20 qui résume qui est Jésus (v. 15 à 18), ce qu’il a fait (v. 14) et l’influence qu’il doit avoir dans nos vies.

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Hébreux Introduction : Contexte et Enseignements

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Introduction à l’épître aux Hébreux. Cette épître parle de la grandeur et de la perfection de l’œuvre de Jésus Christ. Elle fait entrevoir les cieux tels qu’ils sont actuellement, illuminés par le Seigneur Jésus. Jésus est sacrificateur, prophète et roi. Le but de ce livre est de montrer comment détacher les regards d’un christianisme judaïsant terrestre, pour les porter sur Jésus Christ, personne glorieuse et céleste, qui seul remplit le christianisme. À part l’évangile de Jean, aucun livre ne met autant en lumière la gloire du Seigneur Jésus, sa divinité et son humanité, sa gloire comme homme sur la terre et maintenant au ciel.

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Hébreux Introduction à l’étude biblique de l’épître

Cette épître est d’une importance capitale. Pourquoi ? Parce qu’elle donne des certitudes à la foi et éclaire le plan rédempteur de notre Dieu Sauveur. Il s’agit cependant d’un livre difficile et pour bien en saisir le contenu, il est nécessaire de connaître le service lévitique des sacrificateurs, inauguré par Aaron, et le livre du Lévitique n’est pas un livre très facile à lire.

1-   L’auteur :

Des spécialistes se sont penchés sur le problème de l’identité de l’auteur sans arriver à aucune certitude sur qui a écrit cette épître.  Si des spécialistes en sont incapables, nous le sommes encore moins. Acceptons en le fait et ne procédons pas par affirmation quand les spécialistes reconnaissent leurs incertitudes.

À défaut de précisions définitives données par l’auteur lui-même, nous ne pouvons que nous en tenir aux caractéristiques qui ressortent de l’épître et qui nous permettent de nous faire une idée sur son identité. Selon ces indices, nous pouvons affirmer que de l’auteur que :

1 : C’est un Juif (1:1, nos pères) qui dispense avec habilité les écrits sacrés de la religion juive, surtout en ce qui concerne les détails des rites lévitiques.

Hébreux 1:1

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

2 : C’est un Juif helléniste, ou à la limite un Juif ayant reçu une bonne formation grecque. Il connaît à fond l’Ancien Testament dans sa traduction grecque, prenant toutes ses citations dans la version des Septante (datant du 3e siècle av. J-C) excepté celle de:

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

cf. Deutéronome 32:35-36.

35 A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas.

36 L’Éternel jugera son peuple; Mais il aura pitié de ses serviteurs, En voyant que leur force est épuisée, Et qu’il n’y a plus ni esclave ni homme libre.

Le style et la méthode d’argumentation suggèrent également une formation poussée dans la pensée grecque.

– La septante est la traduction des écritures des cinq livres de la Thora de l’hébreu en grec. Elle a été faite à Alexandrie sous le règne de Ptolémée II Philadelphe à l’initiative du responsable de la bibliothèque. Ce sont des savants juifs venus de Jérusalem (six représentants des douze tribus) d’où son nom de septante. Cette traduction sera achevée en septante deux jours. Elle ne porte que sur les cinq livres de Moïse. La traduction des autres livres du TaNaK s’est effectuée ensuite sur plusieurs siècles.

– TaNaK est l’acronyme de Torah (Pentateuque) qui comprend les Nevi’im (prophètes) et Ketouvim (autres écrits, hagiographes = livres poétiques et historiques)

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

3: C’est un juif qui connaît ses lecteurs :

Hébreux 5:12

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

Il appelle ses lecteurs, ses bien-aimés.

Hébreux 6:9

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

4: C’est quelqu’un qui est connu de ses lecteurs :

Hébreux 13:18 ; 22-23

18 Priez pour nous; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

22 Je vous prie, frères, de supporter ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement.

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

5 :C’est un ami de Timothée :

Hébreux 13:23

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

            Par exemple, Barnabas étant présent lorsque Paul a circoncis Timothée.

Actes 16:1-3

1 Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

Paul voulut l’emmener avec lui; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

6: C’est un juif qui est de la deuxième génération de chrétiens :

Hébreux 2:3

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Pour conclure, toutes ces caractéristiques prises dans leur ensemble, tendent à éliminer Paul comme auteur de cette lettre aux hébreux. L’une des trois autres possibilités sérieuses (Barnabas, Apollos, Silas) semblerait plus plausible, en particulier, Barnabas, originaire de Chypre qui était Lévite selon:

Actes 4:36

36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre,

Ne cherchons cependant pas à en savoir plus, et restons sur ce qui nous est révélé. Si Dieu n’a pas permis que nous sachions, acceptons le fait. Le message est plus important que le messager.

Les incrédules contestent le fait que la Bible soit d’origine divine et l’attribuent à Pierre, Paul, … Ici, le fait que nous ne connaissions pas l’écrivain pourrait conduire en effet à regarder plus au messager qui n’est que le secrétaire qui a rédigé la lettre sous la dictée et l’inspiration de Dieu, ce qui n’est pas bon.

2- La datation :

L’épître fut écrite bien avant 96 après J-C, date à laquelle Clément de Rome la cite abondamment dans une lettre à l’Église de Corinthe. Qu’elle ait été rédigée avant la destruction de Jérusalem en l’en 70 semble aussi évident, et ce pour plusieurs raisons. La première raison est que lorsque l’auteur décrit le service des sacrificateurs dans le temple (8:3 ; 10:11) il emploie le temps présent, ce qui n’est pas sans importance. Si la destruction du temple et de la ville sainte avait déjà eu lieu, il n’aurait certainement pas été question de parler des rites du temple et de la ville comme s’ils étaient toujours en place. Ensuite, le dessein de l’auteur était de prévenir des judéo-chrétiens contre un retour au Judaïsme.

3- Les destinataires

L’épître s’adresse à des Judéo-chrétiens ayant une connaissance de l’histoire du peuple d’Israël et ils étaient en grand danger de retourner au Judaïsme. Ils pouvaient faire aussi partie d’un groupe ou d’une communauté particulière comme celle des Esséniens qui avaient eu des relations avec Jésus. Leur identité est tout aussi cachée que l’est celle de l’auteur.

Il faut faire la distinction entre cette épître, et celle adressée aux Galates qui étaient, eux, des pagano-chrétiens troublés par des judéo-chrétiens. Les destinataires ici, sont clairement des judéo-chrétiens ayant une bonne connaissance des rites lévitiques.

Nous comprenons que le danger que dénonce cette lettre est que ces derniers s’apprêtaient à céder à la pression juive, au point de renoncer à leur foi en Jésus en faveur d’un retour vers leur ancien mode de vie.

Comprendre le sens du mot « Hébreux »

À cet égard, le titre lui-même constitue le premier point à considérer. Bien qu’ajouté sans doute par un scribe quelque temps après la rédaction de l’épître, les mots «aux Hébreux» se trouvent sur les plus anciens manuscrits. Ensuite il y a le terme en lui-même. Alors que dans l’Ancien Testament le terme Hébreux et celui d’Israélites sont interchangeables, tel n’est pas le cas pour le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, un Hébreu est plutôt celui qui a gardé la langue et la culture juives, à l’opposé de l’Helléniste qui, tout en étant Juif, a épousé la culture et la langue des Grecs. (Actes 6:1 ; Actes 9:29 ) Ce dernier avait droit au nom d’Israélite mais non pas à celui d’Hébreu.

Actes 6:1

1 En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour.

et en Actes 9:29

29 Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.

Ne nous trompons pas, une lecture attentive de l’épître démontre, en outre, qu’elle est destinée non pas à toute la nation juive, mais plutôt à une petite communauté de judéo-chrétiens, sans doute au sein d’une assemblée plus grande. Certaines expressions telles que «Saluez tous vos conducteurs et tous les saints» (13:24) et «N’abandonnons pas notre assemblée» (10:25) s’adresseraient aisément à un groupement de chrétiens dévoués à une œuvre spéciale à l’intérieur d’une plus grande assemblée. Leur mission était peut-être d’évangéliser d’autres juifs d’où le trouble qu’ils pouvaient avoir d’être confrontés au judaïsme, et de devoir argumenter face à une opposition théologique.

Il est possible qu’un groupe de sacrificateurs lévitiques devenus chrétiens, peut-être même, aussi des docteurs de la loi, se soient rassemblés, simplement sur le fait d’avoir des points communs. Ils pouvaient confronter leur compréhension en s’appuyant sur leur connaissance approfondie de l’Ancien Testament. Face à la persécution, il y avait la tentation de retourner aux rituels mosaïques.

Les destinataires de la lettre

On relève dans le texte les indices suivants au sujet des destinataires :

1- Ce sont des Hébreux (1:1), descendants d’Abraham l’Hébreu (Genèse 14:13).

2- Ils sont versés dans l’Ancien Testament (1:5, 7-8, 10 ; 2:6, 12, etc.).

3- Ce sont des Juifs devenus chrétiens qui ont reçu l’Évangile de la part de ceux qui ont entendu eux-mêmes le Seigneur (2:3).

4- Ils ont été témoins des miracles et des dons du Saint-Esprit (2:4).

5- Ils sont chrétiens depuis un certain temps déjà, car ils sont en âge, spirituellement parlant, d’être des maîtres (5:12).

6- Ils ont fait preuve d’amour envers les saints (6:10). C’est-à-dire envers d’autres chrétiens.

7- Ils ont soutenu un grand combat et enduré beaucoup de souffrances, entre autres l’enlèvement de leurs biens. Ils ont montré un esprit de fraternité envers ceux qui subissaient le même sort et envers les prisonniers (10:32-34).

8- Ils appartiennent à une assemblée précise (13:19, 23) sans précision de lieu.

9- Ils sont en danger de retomber sous le joug du judaïsme (2:1; 3:6, 14; 6:1-8, 11-12; 10:25, 36-39; 13:9-12).

4- Le thème de l’épître

L’auteur montre la messianité de Jésus en s’appuyant sur les Écritures, c’est-à-dire sur l’Ancien Testament. Il montre aussi que Jésus est supérieur aux anges et que la supériorité de la prêtrise de Jésus en relation avec Melchisédech, est supérieure à celle selon l’ordre d’Aaron. Tout cela est pour amener les lecteurs à suivre Jésus avec foi. (Hébreux 13). Il présente toute la grandeur du sacrifice de Jésus en comparaison avec les sacrifices de l’Ancien Testament en utilisant l’expression ‘’combien plus’’. L’auteur s’appuie surtout sur le psaume 110 qui est un psaume messianique. Le nom de Melchisédek est cité dix fois dans cette épître et les versets de Genèse 14:18 et de Psaumes 110:4 y sont aussi cités.

Hébreux 1:1-3 ‘Le Seigneur parle’,  – Ps 110:1

En Hébreux 1:13 ‘Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. – Ps 110:1

et en Hébreux 5:5 ‘tu es sacrificateur’, – Ps 110:4

Hébreux 5:6 ; 6:20 ; 7:1-17 ; 7:21 ‘sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek’, – Ps 110:4

Psaume 110

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

L’Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis !

Ton peuple est plein d’ardeur, quand tu rassembles ton armée ; Avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée.

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Le Seigneur, à ta droite, Brise des rois au jour de sa colère.

Il exerce la justice parmi les nations : tout est plein de cadavres ; Il brise des têtes sur toute l’étendue du pays.

Il boit au torrent pendant la marche : C’est pourquoi il relève la tête.

5-  Les circonstances et le but de l’épître

Comme dit précédemment, les destinataires de cette lettre sont des Juifs qui risquaient de retomber dans le judaïsme. Ils étaient donc en grand danger, entourés de toutes les difficultés qui les avaient conduits à remettre ainsi en question leur foi en Christ. De même qu’ils avaient déjà enduré des persécutions (10:32-34), d’autres étaient encore à venir. Leur foi semblait s’être affaiblie au point qu’ils couraient le risque de négliger leur salut (2:3).

Ils risquaient de se détourner de Dieu par l’incrédulité de leurs cœurs endurcis (3:12), de fouler aux pieds le Fils de Dieu et son sacrifice (10:29), et de se laisser entraîner par le découragement et le refus d’entendre le raisonnement divin (12:3 ; 12:25). Il existait peut-être une tentation aux « doctrines diverses et étrangères » (13:9 ; 9:10) liées à certains aliments ou même au culte des anges, d’où le souci de l’auteur de montrer la supériorité du Christ sur ces derniers (1:4-14 ; 2:5).

la tentation du retour au passé

Un point important à comprendre est celui de la résistance de l’homme à tout changement. Selon une expression, on sait ce que l’on quitte, mais on ne sait pas ce que l’on va trouver, d’où la tentation de revenir en arrière. Ce fut vrai des Hébreux quittant l’Égypte qui se lamentaient mais c’est vrai encore aujourd’hui quand nous parlons de la vérité de l’Évangile à un catholique. C’est vrai ici dans cette épître avec les Judéo-chrétiens qui sont tentés à un retour au judaïsme.

En effet, les destinataires avaient probablement beaucoup de mal à comprendre que l’époque de la loi Mosaïque était révolue, et que Jésus Christ n’était pas seulement un grand réformateur cherchant à renouveler et à compléter la religion de leurs pères, mais qu’il était l’auteur de la nouvelle ère rédemptrice, de la miséricorde, de l’amour et de grâce. Ce que l’apôtre Jean résume en :

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Deux versets sont à méditer en relation avec cette épître. L’auteur s’applique d’ailleurs à lui-même le verset :

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Cela veut dire que pour chaque déclaration importante, l’auteur de l’épître s’appuie sur des citations de l’Ancien Testament. En d’autres termes il fait comprendre à ses lecteurs que ce n’est pas forcément quelque chose de nouveau, mais un éclairage nouveau des choses anciennes qu’il apporte.

Et pour résumer l’épître il leur dit :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Il ne faut jamais négliger la résistance de l’homme au changement. Certains commettent l’erreur après leur conversion de retourner dans leur assemblée catholique pour amener d’autres personnes à la conversion et ils se leurrent en agissant ainsi. D’une part il y a cette résistance au changement et d’autre part il y a ce qui est dit en

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

C’est-à-dire que cette personne prend le risque de revenir à son vomi, comme il est dit en:

2 Pierre 2:22

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

C’est le danger que l’auteur dénonce ici.

Le chrétien d’aujourd’hui qui voudrait agir ainsi est soit inconscient du risque, soit présomptueux, n’ayant pas envisagé ce risque.

Le but de l’auteur motivé par ces graves circonstances est d’encourager, et exhorter (13:22) ces chrétiens affaiblis dans leur vie de foi qu’ils risquent de nier, ce qui les conduirait à leur perte. À cette fin, l’auteur ne ménage pas ses avertissements. Ainsi, il donne plusieurs séries d’avertissements d’une sévérité qui va grandissante.

1. v. 2:1-4 – Le danger de la dérive : emportés loin d’elles

2. v. 3:7- 4:2 – Le danger de l’incrédulité : N’endurcissez pas vos cœurs

3. v. 5:11-14 – Le danger de la sourde oreille : vous êtes devenus lents à comprendre

4. v. 6:1-20 – Le danger de la chute : qui sont tombés, soient encore renouvelés

5. v. 10:26-39 – Le danger du dédain : si nous péchons volontairement

6. v. 12:14-29 – Le danger du rejet : qu’aucune racine d’amertume

Après ces avertissements plutôt négatifs, l’auteur va encourager ses lecteurs en présentant :

  • Jésus-Christ : l’éclaireur qui ouvre et trace le chemin étroit et resserré devant les pèlerins (6:20; 10:20; 12:2; 2:10).
Hébreux 6:19-20

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au-delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 10:20

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

  • Jésus-Christ : celui qui connaît à fond leurs faiblesses (4:14-16; 2:14, 17) et
  • Jésus-Christ : celui qui intercède pour eux (7:25).

Par ces moyens, l’auteur espère éviter la catastrophe que représente pour lui le reniement de la foi par ceux qui ont ‘’été une fois éclairés’’, qui ont ‘’goûté le don céleste’’ (6:4-5). Leur fin, dit-il, sera d’être maudits et prêts pour le feu (cf. 6:8; voir 2 Pierre 2:20-22).

Hébreux 6:8

mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Cette épître se compose de deux parties :

  • La partie doctrinale (1:1 – 10:18) ;
  • La partie pratique (10:19 – 13:19).

.

.

6 – Plan de l’Épître

Le Prologue 1:1-3: Gloire personnelle du Fils de Dieu

La Partie doctrinale : Christ médiateur d’une alliance meilleure

1:4 – 7:28 : Christ supérieur aux personnalités de l’A.T.

8:1 – 10:18 : Christ supérieur aux institutions de l’A.T.

La Partie pratique : la vie de la foi

10:19 – 13:19 : La vie céleste transposée dans les réalités de notre vie terrestre.

10:19 – 11:40 : La plénitude de vie dans la foi

12:1 – 13:19 : La vie de la foi : persévérance ; espérance et amour

Épilogue 13:20-25 : les vœux et les salutations.

Toute l’épître tourne autour de la personne de Jésus qui est révélée et annoncée dans l’Ancien Testament.

 Le personnage important de l’épître est Melchisédek, figure de Jésus qui est citée par dix fois dans les chapitres 5 à 7. Jésus est Melchisédek ou Melchisédek est Jésus. Ceci faisait référence au Psaume 110

Il faut être attentif à la lecture car par exemple dans toute l’épître aux Hébreux il y a douze « c’est pourquoi » :

en Hébreux 1:9 ; Hébreux 2:1 ; Hébreux 2:11 ; Hébreux 3:1 ; Hébreux 3:7; Hébreux 6:1; Hébreux 6:17; Hébreux 9:18; Hébreux 10:5; Hébreux 11:12 ; Hébreux 11:16 ; Hébreux 12:28

Galates chapitre 1- Étude Biblique

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Galates chapitre 1 introduit l’apôtre Paul, qui défend son autorité apostolique et le véritable évangile face aux fausses doctrines. Il exhorte les Galates à rester fidèles à l’Évangile de Christ, prêché sans altération.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 2

Galates chapitre 1 – étude approfondie de la justification par la foi

Paul avait annoncé l’Évangile aux Galates, les conduisant à la conversion. Il exprime sa mission avec ferveur dans :

 Actes 20:24

24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Paul se consacre en effet entièrement à la proclamation de la grâce de Dieu, la bonne nouvelle libératrice. Cependant, il s’inquiète en apprenant que de faux docteurs judaïsants tentent de soumettre les Galates au joug de la loi mosaïque, s’éloignant ainsi de la grâce.

Galates 1:1-5- Les salutations

1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts,

et tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie:

que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ,

qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père,

à qui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!

Les salutations de Paul dans cette épître sont marquées par un ton plus sec en comparaison avec ses autres lettres, soulignant la gravité de la situation des Galates. Dès le début, Paul réaffirme l’origine divine de son ministère : il est apôtre, non par un homme, mais par Jésus-Christ lui-même. Ce détail est important parce qu’il répond directement aux doutes semés par ses détracteurs sur son autorité apostolique.

« La grâce et la paix » : Paul commence par ces termes pour rappeler la liberté en Christ et la paix que la grâce apporte, en opposition avec l’emprisonnement sous la loi. Les mots « grâce » (charis en grec) et « paix » (shalom en hébreu) sont des salutations respectivement grecque et juive, indiquant aussi l’unité dans le corps de Christ, au-delà des divisions culturelles.

Galates 1:6-9 – Il n’y a pas d’autre Évangile 

Paul est stupéfait par la rapidité avec laquelle les Galates se détournent de la grâce de Christ pour un « autre évangile ». Ce passage est également abordé en Galates 4:8-20 et Galates 5:1-12.

Galates 1:6-7

6 « Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre (hétéros) Évangile.

7    Non pas qu’il y ait un autre (allos) Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. »

Paul choisit des mots durs pour exprimer son désarroi face à ce dévoiement rapide. Il utilise deux termes grecs différents pour « autre » : héteros (autre de nature différente) et allos (autre de même nature). En d’autres termes, Paul souligne que ce nouveau message n’est pas un simple ajustement de l’Évangile qu’il a prêché, mais un évangile totalement différent qui détourne les Galates de la grâce pour les ramener à l’esclavage de la loi.

Galates 1:8-9  -Malheur à celui qui porte un faux évangile

Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème!

Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème!

Paul prononce une malédiction (anathème) sur ceux qui prêchent un faux évangile, une parole forte pour démontrer le sérieux de la situation. Le mot grec pour anathème à la même signification qu’un mot hébreu qui est traduit en français par dévoué par interdit. Ce faux évangile n’est pas seulement une opposition aux doctrines de Paul, mais une perversion du cœur même de la foi chrétienne, la grâce en Christ. Paul souligne ici l’immuabilité de l’Évangile qui ne peut être modifié, même par un ange

Application à nous aujourd’hui

Les épîtres, comme celle aux Galates, nous rappellent qu’il est impossible de mélanger l’Évangile de la grâce avec des préceptes humains, tels que les traditions ou les œuvres de la loi. Cela dénaturerait la pureté de l’Évangile. Paul avertit contre tout ajout ou soustraction à l’Évangile, comme il est également mentionné dans Apocalypse 22:18-19.

Chaque chrétien est appelé à user de discernement et à veiller à la pureté de l’Évangile qu’il reçoit et annonce. Cela nécessite une solide connaissance des Écritures et une relation constante avec Christ, afin de ne pas tomber dans l’erreur.

1 Corinthiens 2:2

Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.

C’est Jésus-Christ crucifié et ressuscité qui est le centre de notre foi. Rien ne doit détourner notre regard de lui et de l’œuvre parfaite de la croix.

Conclusion

La lettre aux Galates est un appel urgent à demeurer fermes dans la grâce de Dieu. Paul nous met en garde contre toute tentative de retour aux pratiques légales qui pourraient voiler la liberté que nous avons en Christ.

Galates 1:10-24

Ces versets ont été étudiés dans Galates introduction

Romains chapitre 15 – Étude Biblique

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Dans le chapitre 15 de l’Épitre aux romains , Paul continue d’enseigner aux chrétiens leurs devoirs dans les relations entre eux, en fonction de leur niveau de foi, forte ou faible. Puis il enseigne le devoir des chrétiens à l’égard des autres nations.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 16

Romains chapitre 15 : l’appel à l’unité et à la mission mondiale

Introduction

Le chrétien doit soutenir et supporter les autres chrétiens.

Un rappel de Romains 14 : quand Paul parle d’être faible ou fort dans la foi, il ne parle pas de la foi en Jésus. Il parle de la foi pratique dans la vie courante, des choses qu’il est permis de faire ou non en tant que chrétien.

Romains 15:1-6 – L’exemple de Jésus

1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification.

Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit: Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance.

Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus Christ,

afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Ne pas choquer le frère

Le mot complaire indique qu’il ne faut pas dans notre attitude choquer les autres mais leur être agréable. Nous avons tous différents niveaux de maturité spirituelle. Ce qui se passe, c’est que celui qui a une bonne compréhension de la Parole, sait mieux que tout autre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, alors que le jeune converti peut sans cesse se poser la question qu’est ce qui est permis et qu’est ce qui ne l’est pas. Bien souvent, il va s’interdire beaucoup de choses. En s’arrêtant sur un seul verset, il peut faire de celui-ci sa doctrine et s’interdire quelque chose, ne sachant pas qu’il y a d’autres versets qui peuvent contredire (viandes sacrifiées…).

Exemple de la viande sur un marché

Ainsi par exemple, il est interdit de manger de la viande sacrifiée aux idoles, mais quid pour celle qui se retrouve sur un étal du marché sans mention particulière. Dans ce cas là, le fait de prier et de sanctifier le repas fait qu’on peut manger sans crainte. Quand un jeune converti campe sur sa position, il ne faut pas insister pour essayer d’avoir raison et il faut le laisser jusqu’à ce qu’il comprenne, afin que cela ne provoque pas une dispute au sujet du manger et du boire. L’objectif est de rester dans l’unité afin de glorifier Dieu.

Il faut donc supporter les faibles et ne pas rechercher ce qui nous plait (v1).

Le but est de plaire à notre prochain en vue de son édification. (v2) Il faut toujours chercher à édifier. Le fil rouge est l’humilité.

L’objectif est aussi de plaire à Jésus-Christ (v3) car Christ ne s’est point complu en lui-même, comme il est écrit en :

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Quand quelqu’un insulte un chrétien pour sa foi, derrière ce chrétien, c’est Dieu que cette personne insulte.

Le verset 4 du chapitre 15 nous dit que par la patience, et par la consolation donnée par les Écritures, nous possédions l’espérance. Il est dit aussi en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Le verset 15:5 nous demande d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. Il faut rechercher l’unité du corps de Christ. L’objectif est l’unité et non la division.

Le verset 15:6 nous dit que la finalité est que tous ensemble, d’une seule bouche, nous glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cela demande d’établir une relation de confiance, en considérant l’autre comme son égal. Cela demande simplement à tous de manifester de l’humilité. Ne croyons pas que seul le fort dans la foi puisse manifester de l’orgueil. Il est très impressionnant parfois de voir une personne socialement modeste ou faible dans la foi faire preuve d’un orgueil démesuré. Bien souvent, l’orgueil se manifeste pour cacher un complexe d’infériorité. Chacun doit comprendre qu’il ne sait rien par rapport à ce qu’il peut imaginer savoir. Nous aurons une connaissance complète quand nous serons près de Jésus. C’est pourquoi, il ne sert à rien de vouloir prétendre en savoir plus que l’autre. Plus nous rentrons dans la connaissance de la Bible par l’étude, et plus nous prenons conscience que nous ne savons rien.

Notre attitude doit être dictée par :

Galates 1:10

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Il ne faut pas oublier cela. Nous sommes serviteurs de Christ. Notre seul objectif est de faire tout pour plaire au Seigneur. Tout ce que nous faisons, faisons le comme pour le Seigneur.

Pour résumer, à l’époque de Paul, cela concernait principalement le manger et le boire relatif aux viandes sacrifiées aux idoles comme il est écrit dans les deux passages suivants :

1 Corinthiens 8:7-13

Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

1 Corinthiens 10:31-33

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

32 Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu,

33 de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

Retenons une chose de ces passages : quoi que nous fassions, faisons tout pour la gloire de Dieu. Les anciens dans la foi, doivent faire attention à leurs actes, et doivent donner l’exemple en ne semant pas le trouble avec une attitude équivoque.

Romains 15:7-13

Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,

tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit: C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore:

10 Nations, réjouissez-vous avec son peuple!

11 Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples!

12 Ésaïe dit aussi: Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui.

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Là, nous quittons tout ce passage afférent au faible et au fort. Nous passons à une autre pensée et Paul commence à nous dire : Accueillons-nous donc les uns les autres. Le but est toujours d’être dans un esprit d’unité. Paul dira aussi « saluez vous d’un saint baiser ». Si on dit cela, c’est véritablement sans hypocrisie, sans arrière pensée mais en unité d’esprit.

Au verset 7, il est dit : » Christ nous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »Ceci est un rappel de :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Quelles que soient nos origines, nous devons accepter l’autre comme un frère qu’il s’agisse d’origines ethniques, d’origines de pays, d’origines religieuses, sociales.

Le verset 8 nous dit que Christ est le serviteur des circoncis, par la fidélité de Dieu. Donc Paul est toujours en train de faire un parallèle entre le juif et le grec. En ce qui concerne les juifs, la venue de Jésus n’est jamais que la confirmation de toutes les promesses que Dieu avait faites au peuple juif. D’un autre côté, en ce qui concerne les grecs, il va manifester sa miséricorde pour toutes les nations qu’il accueillera au sein de l’Église. Nous avons le verset de :

Galates 3:16

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Du verset 9 au verset 12, il est question de cet accomplissement de toutes les promesses faites au peuple juif, qui se résument en une seule, la venue de Jésus.

 Les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde ce qui reprend le verset de :

Psaumes 18:50

50 C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Éternel! Et je chanterai à la gloire de ton nom.

On peut interpréter ce verset de différentes façons. Ce sont, soit les juifs qui louent Dieu parmi les nations ce qui peut interpeller les païens, mais cela peut être tout autant un païen qui a la révélation de Dieu, de Jésus, et qui loue parmi les nations avec le même résultat d’amener les autres à Jésus Christ et à Dieu. Nous voyons au verset 13 de ce chapitre 15 de Romains l’action du Saint Esprit qui est toujours un peu en retrait mais qui agit.

La circoncision était le sceau de l’alliance avec le peuple juif. Cette question sera étudiée ultérieurement.

Paul demande à tous d’accueillir l’autre, les uns, juifs pour la réalisation de la promesse de Dieu, d’un rédempteur, les autres païens, pour la miséricorde qui leur est accordée.

2 – Le ministère de Paul

Romains 15:14-23

14 Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

15 Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

19 par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ.

20 Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui, selon qu’il est écrit:

21 Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront.

22 C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous.

23 Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous,

Les versets 14-16 concernent le ministère de l’Évangile auprès des païens. Paul encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leurs bonnes dispositions, ayant une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres. Il s’agit de la connaissance des Écritures (c’est à dire de l’Ancien Testament) pour comprendre les réalités avec la venue de Jésus-Christ.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Hébreux 10:1

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Avec les versets 15 et 16 de ce chapitre 15 de l’Épitre aux romains, les païens sont présentés comme une offrande agréable à Dieu. Il y a un rappel de :

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

au verset 15:16 : Cette offrande est sanctifiée par le Saint-Esprit.

Dans les versets 17 à 19, Paul se glorifie en Jésus, ce qui veut dire qu’il rend gloire à Jésus pour l’œuvre qu’il lui a permis d’accomplir. Il explique que ce n’est pas lui, Paul, qui a œuvré à la conversion, de même que ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion, par la prédication de la Parole et par les actes, miracles, guérisons, prodiges, mais que c’est Jésus et le Saint Esprit.

2 Corinthiens 12:12

12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ces prodiges, ne sont que des signes attestant que Paul était un ministre de Jésus. Nous sommes bien loin des gens qui se vantent d’avoir fait des conversions. Paul était la main guidée par le Saint Esprit pour amener les païens à Christ? Ce n’est que par l’action du Saint Esprit que les miracles peuvent se faire. Ceux-ci ne font jamais qu’accompagner la Parole. Nous aimerions, pour nous dire que la parole que nous portons est juste, que Dieu y met son sceau avec un prodige, un miracle. Il faut pas rechercher le miracle pour le miracle mais comme sceau. Ce n’est pas le miracle qui amènera une personne à la conversion. Combien de pharisiens ont demandé à Jésus de leur faire voir un miracle? Ce n’est pas pour autant qu’ils se sont convertis. Jésus a fait beaucoup de miracles et peu se sont convertis.

Le principe que Paul s’applique à lui-même

Le verset 20 montre que Paul a annoncé l’Évangile là où le Christ n’avait pas encore été annoncé. Ce passage peut être relevé pour s’opposer à l’église catholique lorsqu’elle dit que Pierre a été enterré à Rome et que son tombeau est dans la basilique de Rome. Or dans la basilique ne figure qu’un cénotaphe (tombeau vide). Pierre a été du côté de Babylone. L’objectif de l’évêque de Rome était d’obtenir la primauté sur tous les évêques parce qu’il fut un temps où il y avait un évêque (le mot évêque voulant dire ancien) dans toutes les villes. Or l’évêque de Rome s’est imposé avec l’appui de l’empereur Constantin et de ses armées.

A propos des versets 20-21, Paul avait voulu évangéliser les villes qui n’avaient pas encore entendu la bonne nouvelle de Jésus-Christ, et le verset 21 fait référence au verset d’Ésaïe 52:15 qui dit que « de même, il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, Ils apprendront ce qui n’avaient point entendu ».

Paul a une très bonne connaissance des Écritures, et c’était pour lui quand il citait des versets de l’ancien testament, une façon d’appuyer ce qu’il disait pour les personnes qui connaissaient les écritures en attirant particulièrement leur attention. Chaque chrétien doit avoir une bonne connaissance des Écritures pour pouvoir instruire les autres.

Paul a été enseigné par le Seigneur

Le ministre de l’Évangile auprès des païens qu’est Paul, encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leur bonne disposition. Il ne se place pas comme une personne qui a une meilleure connaissance (verset 14) et pourtant il pouvait le faire car personne d’autre que lui n’avait reçu la révélation directement par Jésus. Rappelez vous 1 Corinthiens 11: 23 où Paul dit: « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné..« . Dans un autre passage, il va dire que la compréhension de la Parole lui a été révélée par Jésus-Christ. En fonction de notre état de maturité, nous devons nous tourner vers le Saint Esprit avant de lire la Bible, et prier pour demander au Seigneur de nous donner la révélation et la compréhension de sa Parole. C’est très important.

Il faut avoir une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres, pour les édifier. Les érudits dans les Écritures du temps de Paul, devaient pouvoir comprendre que Jésus était venu pour réaliser les Écritures. Ce que nous devons apprendre, c’est que ce soit dans l’ancien testament, que ce soit dans le nouveau testament, tout tourne autour de la personne de Jésus.

Dans le même esprit que dans Colossiens 2:17, nous avons

Hébreux 10:1 qui nous dit que

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Donc on parle ici encore de l’ombre des choses à venir? Les juifs s’arrêtent à ce qui est écrit dans l’Ancien Testament où il est décrit l’ombre des choses à venir. L’expression française qui correspond à cela est « laisser la proie pour son ombre ».

Aux versets 15 et 16, il est question des païens présentés comme une offrande agréable à Dieu. A propos des fondements de la foi, nous devons nous-mêmes par notre propre volonté monter sur l’autel des sacrifices et nous offrir librement à Dieu comme un sacrifice vivant.

En Ésaïe 66:18-21 nous avons aussi un rappel par Ésaïe, prophète messianique où il est écrit:

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

Donc, il est déjà annoncé que la sacrificature va changer. Pour revenir au verset 16 de ce chapitre

Romains 15:16

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

Cette offrande des hommes païens est sanctifiée par le Saint Esprit. Ce n’est pas Paul qui a œuvré à la conversion des païens, de même ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion. C’est le Saint Esprit par la prédication de la Parole, qui attestait par les prodiges et les signes que Paul était un ministre de Jésus. Et Paul dira en 2 Corinthiens 12:12 que les preuves de son apostolat ont éclaté par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ceci est dit parce que des gens à plusieurs reprises,  rejetaient l’apostolat de Paul, disant que celui-ci n’avait pas connu Jésus de son vivant. Cela peut se comprendre, sauf qu’en écoutant la personne, on ne peut que s’incliner surtout quand Paul dit que ce n’est pas de la part des hommes ou d’un homme qu’il a reçu la révélation mais par Jésus-Christ lui même. 

Aux versets 20 et 21, l’Évangile est annoncé là où Jésus Christ n’avait pas encore été  annoncés

3 – Les projets de Paul

Paul a priori était à Corinthe. Plusieurs choses font dire cela lorsqu’il a rédigé cette lettre de Romains 5. Les projets de Paul étaient les suivants:

a) D’aller voir les chrétiens à Rome sur la route qui devait le mener vers l’Espagne avec leur aide comme il est dit aux versets 15:22-24

b) Cependant (versets 15:25-28) , avant d’aller à Jérusalem parce qu’il avait reçu des dons en faveur des pauvres de Jérusalem (cp. 2 Corinthiens 8-9), il rappelle qu’il avait pris cet engagement auprès de Pierre, de Jacques et de Jean lors du concile de Jérusalem dont il parle en :

Galates 2:9-10

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

c) Paul a aussi pour objectif d’arriver chez les romains dans la joie et de prendre avec eux quelque repos (V. 15.29-33).

4-   Un rappel :

La première partie de ce chapitre 15 du verset 1 au verset 7, nous parle de Jésus comme modèle par rapport à la conduite à tenir pour le fort envers le faible. Il faut en conséquence toujours être vigilant, faire les choses pour Jésus, faire les choses comme Jésus aimerait que nous les fassions.

Nous ne devons pas chercher ce qui nous plait, ce que nous avons envie de faire mais chercher ce qui plait à Dieu (v.3)

 Et là, que nous soyons juifs ou gentils, nous avons tous sujet à glorifier Dieu. Paul pour cela, emprunte des références bibliques comme: Romains 15:10 qui est la citation du Deutéronome 32:43; Romains 15:11 qui est la citation du Psaume 117:1; et Romains 15:12 qui est celle de Ésaïe 11:1-10.

Paul nous exhorte à l’unité, et qu’aux yeux du monde, nous soyons semblables à une chorale. Mais cette chorale chante t’elle d’un même cœur, d’une même bouche, c’est-à-dire dans l’unité? Ou bien est-ce que ce sont des voix dissonantes, discordantes, bref une véritable cacophonie ? Nous pouvons craindre que trop souvent cela soit le cas.

Les Lévites et les chrétiens

Le verset 16 peut se comprendre comme un parallèle que Paul fait entre les lévites et les chrétiens. La dernière plaie d’Égypte portait sur les premiers nés des hommes et des animaux qui ont été tués. Cependant, Dieu est juste, et ainsi il n’a pas tué les premiers nés des hébreux. A partir de ce moment là, tout premier né des hébreux, devenait la possession de Dieu. Il fallait faire un rachat. Il fallait racheter l’enfant par des sacrifices. C’est ainsi que toute la tribu de Lévi a été consacrée au service de Dieu et a en quelque sorte servi de rachat pour tous les premiers nés de l’ensemble des tribus. L’ensemble des lévites étaient l’image des premiers nés.

En Nombres 3:45 il est écrit :

45 Prends les Lévites à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de leur bétail ; et les Lévites m’appartiendront. Je suis l’Éternel.

De même les chrétiens sont pris en lieu et place de tout premier né des enfants des nations. Ils appartiennent à Dieu pour son service. Ils sont en quelque sorte des lévites au service de Dieu dans la mission que Dieu leur a donnée. Leur comportement doit-être digne pour être une offrande agréable à Dieu. S’ils s’appuient sur la grâce de Dieu, ils seront capables de ne plus pécher. C’est par la grâce qui est active qu’ils sont capables de faire cela.

Le Saint-Esprit nous prend et nous offre à Dieu et nous retrouvons là, ce qui a été dit plus haut.

Nous sommes invités à nous édifier ensemble selon :

Colossiens 3:16

16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce.

La grâce, c’est le Saint Esprit qui agit.

N’oublions pas le besoin de prière, (c’est une nécessité) pour notre groupe comme pour tous les autres chrétiens, et notamment pour les chrétiens persécutés afin que le Seigneur les fortifie. 

1 Corinthiens 8:5-6 il n’y a qu’un seul Dieu

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L’être humain ne supporte pas qu’il puisse y avoir un être supérieur à lui, qu’il ne peut pas contrôler. Pourtant comme il est écrit en 1 Corinthiens 8:5-6 :

Car, s’il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs,

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

1 Corinthiens 8:5-6

Même si nous avons conscience qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, sommes-nous à l’abri des faux dieux, des idoles, tels que l’argent, la notoriété, la puissance du pouvoir à quelque niveau que ce soit, tels que notre réussite sociale, parfois même, notre nom de famille …

Jésus nous rappelle en Matthieu 6:24 que nous ne pouvons pas servir deux maîtres!

Matthieu 6:24

« Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. »

Nul n’est à l’abri de ces tentations qui nous détournent de Dieu, tentations qui viennent de l’ennemi, et qui jouent sur les faiblesses de notre chair.

Qui veux tu servir ?

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11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur

Romains 12:11

Psaume 119:89-176 – – – 1 Corinthiens 8

Romains 3:23 Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce

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Après avoir reconnu que parmi les humains, il n’y a point de juste, Paul explique en Romains 3:23 :

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

Romains 3:23

Lorsqu’un homme meurt sans avoir payé ses dettes d’impôt à l’État, celui-ci peut demander aux enfants de cet homme de les régler. Ou encore, si un homme meurt en laissant de grands biens, ses enfants peuvent saisir la justice si leur père les a déshérités pour contester cette décision.

Puisque nous sommes descendants d’Adam, nous sommes aussi héritiers du péché.  Mais voici, Jésus-Christ par son sang versé à la croix, a payé cette dette pour celui qui en a fait son sauveur et Seigneur. Cependant, celui qui est son propre chef demeure endetté !

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Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

Tite 2:11

Psaume 54 à 56 – – – Romains 3

1 Timothée 1:15-16 Jésus-Christ est venu dans le monde 

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15 C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier.

16 Mais j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus Christ fît voir en moi le premier toute sa longanimité, pour que je servisse d’exemple à ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle.

1 Timothée 1:15-16

Les péchés ne doivent pas nous décourager au point de freiner complètement notre marche. Jésus les a tous pris sur Lui à la croix.

Cependant, si nous voulons une réelle délivrance, nous ne devons jamais cacher ni sous-évaluer nos péchés. Nous devons éviter également de nous justifier.

13 Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.

Proverbes 28:13

C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

Esaïe 62 à 64 – – – 1 Timothée 1

Romains 8:1-3 : La loi de l’Esprit qui nous libère

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Romains 8:1-3 proclame la liberté du croyant en Jésus-Christ. Par l’Esprit, la loi du péché perd sa domination. La condamnation disparaît, car Dieu a agi puissamment en envoyant son Fils pour nous délivrer.

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché,… »

Romains 8:1-3

Cette déclaration change tout. Elle ne repose pas sur notre mérite, mais sur l’œuvre achevée du Christ.

La loi de l’Esprit nous affranchit de la loi du péché et de la mort. Le péché voulait régner, mais l’Esprit donne la vie. La grâce n’annule pas la justice, elle l’accomplit pleinement en Christ. Dieu n’a pas affaibli la loi. Il l’a satisfaite par le sacrifice de son propre Fils.

En effet, ce que la loi ne pouvait faire à cause de la faiblesse de la chair, Dieu l’a accompli. Il a condamné le péché dans la chair. Cette vérité libère notre conscience. Nous n’avons plus à craindre la condamnation si nous marchons selon l’Esprit.

Cela nous invite à une vie nouvelle, conduite non par nos efforts humains, mais par la puissance de Dieu. La liberté en Christ n’est pas une permission de pécher, mais une capacité à vaincre. L’Esprit Saint nous pousse vers la sainteté, vers une obéissance motivée par l’amour.

Ainsi, le croyant vit dans la liberté de l’Esprit, affranchi de la culpabilité et du joug du péché. Romains 8:1-3 est un fondement solide pour notre assurance et notre marche quotidienne. Dieu ne se contente pas de pardonner, il transforme et renouvelle.

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1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Galates 5:1

Psaumes 68-69 – – – Romains 8:1-21

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Romains 3:23 – Tous ont péché, Dieu offre sa grâce gratuite

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Romains 3:23 révèle une vérité universelle : l’humanité entière est coupable devant Dieu. Ce verset, utilisé comme mot-clé ici, souligne la nécessité urgente de la grâce divine offerte librement à tous, sans exception.

« Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. »

Romains 3:23

Ce verset brise l’illusion de justice personnelle. Aucun être humain n’échappe au constat divin : nous sommes tous coupables devant Lui.

Cette vérité dérange, mais elle ouvre aussi la porte à l’espérance. En effet, reconnaître notre péché prépare notre cœur à recevoir la grâce. Paul poursuit en affirmant que cette justification vient gratuitement par la grâce, par le moyen de la rédemption en Jésus-Christ (Romains 3:24).

Dieu ne laisse pas le péché impuni. Par amour, Il a offert son Fils comme sacrifice. Ainsi, la justice est satisfaite et la grâce peut couler librement. Ce salut ne repose pas sur nos mérites, mais sur la foi en l’œuvre parfaite de Christ.

Chaque croyant doit se souvenir que cette vérité concerne tout le monde, sans distinction. Que l’on soit religieux, moraliste ou rebelle, tous ont péché. Pourtant, Dieu ne rejette personne. Il appelle chacun à la repentance et à la foi.

Ne tombons pas dans la culpabilité paralysante. Levons les yeux vers Celui qui sauve, pardonne et restaure. Sa grâce est suffisante, même pour le pire des pécheurs. Ce verset n’accuse pas seulement : il annonce une bonne nouvelle.

Marchons donc avec humilité, mais aussi avec assurance, car en Jésus, la gloire de Dieu nous est rendue.

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6[d] Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Ésaïe 53:6

Psaume 54 à 56 – – – Romains 3

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Apocalypse 22-Le nouveau paradis et son arbre de vie

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Apocalypse 22 décrit la vision finale de Jean, où la Nouvelle Jérusalem descend du ciel. Ce chapitre annonce la restauration complète de la création et la communion parfaite avec Dieu. La vision présente l’arbre de vie, la rivière de l’eau de la vie, et l’assurance de la victoire finale pour les croyants, marquant l’éternité.

Apocalypse 22– Bible Louis Segond                 

Le nouveau paradis ; son fleuve et son arbre de vie.

 1 Et il me montra un fleuve d’eau[a] de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau.

Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.

Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et verront sa face,

et son nom sera sur leurs fronts.

Il n’y aura plus de nuit; et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu[b] les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.

V. Conclusion

Le dernier message de la Bible

Et il me dit: Ces paroles sont certaines et véritables; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. –

Et voici, je viens bientôt. – Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre!

C’est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer.

Mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.

10 Et il me dit: Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre. Car le temps est proche.

11 Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.

Voici, je viens bientôt !

12 Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.

13Je suis l’alpha et l’oméga[c] , le premier et le dernier, le commencement et la fin.

14 Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie[d], et d’entrer par les portes dans la ville!

15 Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge!

16 Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton[e] et la postérité de David, l’étoile brillante du matin.

17 Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que [f]celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement.

18 Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre;

19[g] et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.

20[h] Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus!

21 Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous!

Premier chapitre de la Bible: Genèse 1

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Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

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[a] v.1-2 – Ézéchiel 47:1,7 – Fleuve d’eau

1 Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient, car la face de la maison était à l’orient; l’eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l’autel.

Ézéchiel 47:1

Quand il m’eut ramené, voici, il y avait sur le bord du torrent beaucoup d’arbres de chaque côté.

Ézéchiel 47:7
[a] v.1-2 – Zacharie 14:8

En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem, Et couleront moitié vers la mer orientale, Moitié vers la mer occidentale; Il en sera ainsi été et hiver.

Zacharie 14:8
[b] v.5 – Ésaïe 60:19 – Seigneur Dieu

19 Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, Ni la lune qui t’éclairera de sa lueur; Mais l’Éternel sera ta lumière à toujours, Ton Dieu sera ta gloire.

Ésaïe 60:19
[b] v.5 – Apocalypse 21:23

23La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.

Apocalypse 21:23
[c] v.13 – Ésaïe 44:6 – Alpha

Ainsi parle l’Éternel, roi d’Israël et son rédempteur, L’Éternel des armées: Je suis le premier et je suis le dernier, Et hors moi il n’y a point de Dieu.

Ésaïe 44:6
[c] v.13 – Apocalypse 1:8

Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout Puissant.

Apocalypse 1:8
[d] v.14 – Genèse 2:9 – arbre de vie

L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Genèse 2:9
[d] v.14 – Genèse 3:22

22 L’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement.

Genèse 3:22
[d] v.14 – Proverbes 11:30

30 Le fruit du juste est un arbre de vie, Et le sage s’empare des âmes.

Proverbes 11:30
[e] v.16 – Ésaïe 11:1

1 Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï, Et un rejeton naîtra de ses racines.

Ésaïe 11:1
[e] v.16 – Nombres 24:17

17 Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s’élève d’Israël. Il perce les flancs de Moab, Et il abat tous les enfants de Seth.

Nombres 24:17
[f] v.17 – Ésaïe 55:1

1 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer!

Ésaïe 55:1
[f] v.17 – Apocalypse 21:6

Et il me dit: C’est fait! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement.

Apocalypse 21:6
[g] v.19 – Deutéronome 4:2

Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris.

Deutéronome 4:2
[g] v.19 – Deutéronome 12:32

32 Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien.

Deutéronome 12:32
[g] v.19 – Proverbes 30:6

N’ajoute rien à ses paroles, De peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur.

Proverbes 30:6
[h] v.20 – Hébreux 9:28

28 de même Christ, qui s’est offert une seul fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.

Hébreux 9:28
[h] v.20 – Hébreux 10:37

37 Encore un peu, un peu de temps: celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

Hébreux 10:37