Romains chapitre 15 – Étude Biblique

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Dans le chapitre 15 de l’Épitre aux romains , Paul continue d’enseigner aux chrétiens leurs devoirs dans les relations entre eux, en fonction de leur niveau de foi, forte ou faible. Puis il enseigne le devoir des chrétiens à l’égard des autres nations.

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Romains chapitre 15 : l’appel à l’unité et à la mission mondiale

Introduction

Le chrétien doit soutenir et supporter les autres chrétiens.

Un rappel de Romains 14 : quand Paul parle d’être faible ou fort dans la foi, il ne parle pas de la foi en Jésus. Il parle de la foi pratique dans la vie courante, des choses qu’il est permis de faire ou non en tant que chrétien.

Romains 15:1-6 – L’exemple de Jésus

1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification.

Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit: Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance.

Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus Christ,

afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Ne pas choquer le frère

Le mot complaire indique qu’il ne faut pas dans notre attitude choquer les autres mais leur être agréable. Nous avons tous différents niveaux de maturité spirituelle. Ce qui se passe, c’est que celui qui a une bonne compréhension de la Parole, sait mieux que tout autre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, alors que le jeune converti peut sans cesse se poser la question qu’est ce qui est permis et qu’est ce qui ne l’est pas. Bien souvent, il va s’interdire beaucoup de choses. En s’arrêtant sur un seul verset, il peut faire de celui-ci sa doctrine et s’interdire quelque chose, ne sachant pas qu’il y a d’autres versets qui peuvent contredire (viandes sacrifiées…).

Exemple de la viande sur un marché

Ainsi par exemple, il est interdit de manger de la viande sacrifiée aux idoles, mais quid pour celle qui se retrouve sur un étal du marché sans mention particulière. Dans ce cas là, le fait de prier et de sanctifier le repas fait qu’on peut manger sans crainte. Quand un jeune converti campe sur sa position, il ne faut pas insister pour essayer d’avoir raison et il faut le laisser jusqu’à ce qu’il comprenne, afin que cela ne provoque pas une dispute au sujet du manger et du boire. L’objectif est de rester dans l’unité afin de glorifier Dieu.

Il faut donc supporter les faibles et ne pas rechercher ce qui nous plait (v1).

Le but est de plaire à notre prochain en vue de son édification. (v2) Il faut toujours chercher à édifier. Le fil rouge est l’humilité.

L’objectif est aussi de plaire à Jésus-Christ (v3) car Christ ne s’est point complu en lui-même, comme il est écrit en :

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Quand quelqu’un insulte un chrétien pour sa foi, derrière ce chrétien, c’est Dieu que cette personne insulte.

Le verset 4 du chapitre 15 nous dit que par la patience, et par la consolation donnée par les Écritures, nous possédions l’espérance. Il est dit aussi en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Le verset 15:5 nous demande d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. Il faut rechercher l’unité du corps de Christ. L’objectif est l’unité et non la division.

Le verset 15:6 nous dit que la finalité est que tous ensemble, d’une seule bouche, nous glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cela demande d’établir une relation de confiance, en considérant l’autre comme son égal. Cela demande simplement à tous de manifester de l’humilité. Ne croyons pas que seul le fort dans la foi puisse manifester de l’orgueil. Il est très impressionnant parfois de voir une personne socialement modeste ou faible dans la foi faire preuve d’un orgueil démesuré. Bien souvent, l’orgueil se manifeste pour cacher un complexe d’infériorité. Chacun doit comprendre qu’il ne sait rien par rapport à ce qu’il peut imaginer savoir. Nous aurons une connaissance complète quand nous serons près de Jésus. C’est pourquoi, il ne sert à rien de vouloir prétendre en savoir plus que l’autre. Plus nous rentrons dans la connaissance de la Bible par l’étude, et plus nous prenons conscience que nous ne savons rien.

Notre attitude doit être dictée par :

Galates 1:10

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Il ne faut pas oublier cela. Nous sommes serviteurs de Christ. Notre seul objectif est de faire tout pour plaire au Seigneur. Tout ce que nous faisons, faisons le comme pour le Seigneur.

Pour résumer, à l’époque de Paul, cela concernait principalement le manger et le boire relatif aux viandes sacrifiées aux idoles comme il est écrit dans les deux passages suivants :

1 Corinthiens 8:7-13

Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

1 Corinthiens 10:31-33

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

32 Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu,

33 de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

Retenons une chose de ces passages : quoi que nous fassions, faisons tout pour la gloire de Dieu. Les anciens dans la foi, doivent faire attention à leurs actes, et doivent donner l’exemple en ne semant pas le trouble avec une attitude équivoque.

Romains 15:7-13

Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,

tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit: C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore:

10 Nations, réjouissez-vous avec son peuple!

11 Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples!

12 Ésaïe dit aussi: Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui.

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Là, nous quittons tout ce passage afférent au faible et au fort. Nous passons à une autre pensée et Paul commence à nous dire : Accueillons-nous donc les uns les autres. Le but est toujours d’être dans un esprit d’unité. Paul dira aussi « saluez vous d’un saint baiser ». Si on dit cela, c’est véritablement sans hypocrisie, sans arrière pensée mais en unité d’esprit.

Au verset 7, il est dit : » Christ nous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »Ceci est un rappel de :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Quelles que soient nos origines, nous devons accepter l’autre comme un frère qu’il s’agisse d’origines ethniques, d’origines de pays, d’origines religieuses, sociales.

Le verset 8 nous dit que Christ est le serviteur des circoncis, par la fidélité de Dieu. Donc Paul est toujours en train de faire un parallèle entre le juif et le grec. En ce qui concerne les juifs, la venue de Jésus n’est jamais que la confirmation de toutes les promesses que Dieu avait faites au peuple juif. D’un autre côté, en ce qui concerne les grecs, il va manifester sa miséricorde pour toutes les nations qu’il accueillera au sein de l’Église. Nous avons le verset de :

Galates 3:16

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Du verset 9 au verset 12, il est question de cet accomplissement de toutes les promesses faites au peuple juif, qui se résument en une seule, la venue de Jésus.

 Les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde ce qui reprend le verset de :

Psaumes 18:50

50 C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Éternel! Et je chanterai à la gloire de ton nom.

On peut interpréter ce verset de différentes façons. Ce sont, soit les juifs qui louent Dieu parmi les nations ce qui peut interpeller les païens, mais cela peut être tout autant un païen qui a la révélation de Dieu, de Jésus, et qui loue parmi les nations avec le même résultat d’amener les autres à Jésus Christ et à Dieu. Nous voyons au verset 13 de ce chapitre 15 de Romains l’action du Saint Esprit qui est toujours un peu en retrait mais qui agit.

La circoncision était le sceau de l’alliance avec le peuple juif. Cette question sera étudiée ultérieurement.

Paul demande à tous d’accueillir l’autre, les uns, juifs pour la réalisation de la promesse de Dieu, d’un rédempteur, les autres païens, pour la miséricorde qui leur est accordée.

2 – Le ministère de Paul

Romains 15:14-23

14 Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

15 Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

19 par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ.

20 Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui, selon qu’il est écrit:

21 Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront.

22 C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous.

23 Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous,

Les versets 14-16 concernent le ministère de l’Évangile auprès des païens. Paul encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leurs bonnes dispositions, ayant une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres. Il s’agit de la connaissance des Écritures (c’est à dire de l’Ancien Testament) pour comprendre les réalités avec la venue de Jésus-Christ.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Hébreux 10:1

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Avec les versets 15 et 16 de ce chapitre 15 de l’Épitre aux romains, les païens sont présentés comme une offrande agréable à Dieu. Il y a un rappel de :

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

au verset 15:16 : Cette offrande est sanctifiée par le Saint-Esprit.

Dans les versets 17 à 19, Paul se glorifie en Jésus, ce qui veut dire qu’il rend gloire à Jésus pour l’œuvre qu’il lui a permis d’accomplir. Il explique que ce n’est pas lui, Paul, qui a œuvré à la conversion, de même que ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion, par la prédication de la Parole et par les actes, miracles, guérisons, prodiges, mais que c’est Jésus et le Saint Esprit.

2 Corinthiens 12:12

12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ces prodiges, ne sont que des signes attestant que Paul était un ministre de Jésus. Nous sommes bien loin des gens qui se vantent d’avoir fait des conversions. Paul était la main guidée par le Saint Esprit pour amener les païens à Christ? Ce n’est que par l’action du Saint Esprit que les miracles peuvent se faire. Ceux-ci ne font jamais qu’accompagner la Parole. Nous aimerions, pour nous dire que la parole que nous portons est juste, que Dieu y met son sceau avec un prodige, un miracle. Il faut pas rechercher le miracle pour le miracle mais comme sceau. Ce n’est pas le miracle qui amènera une personne à la conversion. Combien de pharisiens ont demandé à Jésus de leur faire voir un miracle? Ce n’est pas pour autant qu’ils se sont convertis. Jésus a fait beaucoup de miracles et peu se sont convertis.

Le principe que Paul s’applique à lui-même

Le verset 20 montre que Paul a annoncé l’Évangile là où le Christ n’avait pas encore été annoncé. Ce passage peut être relevé pour s’opposer à l’église catholique lorsqu’elle dit que Pierre a été enterré à Rome et que son tombeau est dans la basilique de Rome. Or dans la basilique ne figure qu’un cénotaphe (tombeau vide). Pierre a été du côté de Babylone. L’objectif de l’évêque de Rome était d’obtenir la primauté sur tous les évêques parce qu’il fut un temps où il y avait un évêque (le mot évêque voulant dire ancien) dans toutes les villes. Or l’évêque de Rome s’est imposé avec l’appui de l’empereur Constantin et de ses armées.

A propos des versets 20-21, Paul avait voulu évangéliser les villes qui n’avaient pas encore entendu la bonne nouvelle de Jésus-Christ, et le verset 21 fait référence au verset d’Ésaïe 52:15 qui dit que « de même, il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, Ils apprendront ce qui n’avaient point entendu ».

Paul a une très bonne connaissance des Écritures, et c’était pour lui quand il citait des versets de l’ancien testament, une façon d’appuyer ce qu’il disait pour les personnes qui connaissaient les écritures en attirant particulièrement leur attention. Chaque chrétien doit avoir une bonne connaissance des Écritures pour pouvoir instruire les autres.

Paul a été enseigné par le Seigneur

Le ministre de l’Évangile auprès des païens qu’est Paul, encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leur bonne disposition. Il ne se place pas comme une personne qui a une meilleure connaissance (verset 14) et pourtant il pouvait le faire car personne d’autre que lui n’avait reçu la révélation directement par Jésus. Rappelez vous 1 Corinthiens 11: 23 où Paul dit: « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné..« . Dans un autre passage, il va dire que la compréhension de la Parole lui a été révélée par Jésus-Christ. En fonction de notre état de maturité, nous devons nous tourner vers le Saint Esprit avant de lire la Bible, et prier pour demander au Seigneur de nous donner la révélation et la compréhension de sa Parole. C’est très important.

Il faut avoir une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres, pour les édifier. Les érudits dans les Écritures du temps de Paul, devaient pouvoir comprendre que Jésus était venu pour réaliser les Écritures. Ce que nous devons apprendre, c’est que ce soit dans l’ancien testament, que ce soit dans le nouveau testament, tout tourne autour de la personne de Jésus.

Dans le même esprit que dans Colossiens 2:17, nous avons

Hébreux 10:1 qui nous dit que

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Donc on parle ici encore de l’ombre des choses à venir? Les juifs s’arrêtent à ce qui est écrit dans l’Ancien Testament où il est décrit l’ombre des choses à venir. L’expression française qui correspond à cela est « laisser la proie pour son ombre ».

Aux versets 15 et 16, il est question des païens présentés comme une offrande agréable à Dieu. A propos des fondements de la foi, nous devons nous-mêmes par notre propre volonté monter sur l’autel des sacrifices et nous offrir librement à Dieu comme un sacrifice vivant.

En Ésaïe 66:18-21 nous avons aussi un rappel par Ésaïe, prophète messianique où il est écrit:

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

Donc, il est déjà annoncé que la sacrificature va changer. Pour revenir au verset 16 de ce chapitre

Romains 15:16

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

Cette offrande des hommes païens est sanctifiée par le Saint Esprit. Ce n’est pas Paul qui a œuvré à la conversion des païens, de même ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion. C’est le Saint Esprit par la prédication de la Parole, qui attestait par les prodiges et les signes que Paul était un ministre de Jésus. Et Paul dira en 2 Corinthiens 12:12 que les preuves de son apostolat ont éclaté par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ceci est dit parce que des gens à plusieurs reprises,  rejetaient l’apostolat de Paul, disant que celui-ci n’avait pas connu Jésus de son vivant. Cela peut se comprendre, sauf qu’en écoutant la personne, on ne peut que s’incliner surtout quand Paul dit que ce n’est pas de la part des hommes ou d’un homme qu’il a reçu la révélation mais par Jésus-Christ lui même. 

Aux versets 20 et 21, l’Évangile est annoncé là où Jésus Christ n’avait pas encore été  annoncés

3 – Les projets de Paul

Paul a priori était à Corinthe. Plusieurs choses font dire cela lorsqu’il a rédigé cette lettre de Romains 5. Les projets de Paul étaient les suivants:

a) D’aller voir les chrétiens à Rome sur la route qui devait le mener vers l’Espagne avec leur aide comme il est dit aux versets 15:22-24

b) Cependant (versets 15:25-28) , avant d’aller à Jérusalem parce qu’il avait reçu des dons en faveur des pauvres de Jérusalem (cp. 2 Corinthiens 8-9), il rappelle qu’il avait pris cet engagement auprès de Pierre, de Jacques et de Jean lors du concile de Jérusalem dont il parle en :

Galates 2:9-10

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

c) Paul a aussi pour objectif d’arriver chez les romains dans la joie et de prendre avec eux quelque repos (V. 15.29-33).

4-   Un rappel :

La première partie de ce chapitre 15 du verset 1 au verset 7, nous parle de Jésus comme modèle par rapport à la conduite à tenir pour le fort envers le faible. Il faut en conséquence toujours être vigilant, faire les choses pour Jésus, faire les choses comme Jésus aimerait que nous les fassions.

Nous ne devons pas chercher ce qui nous plait, ce que nous avons envie de faire mais chercher ce qui plait à Dieu (v.3)

 Et là, que nous soyons juifs ou gentils, nous avons tous sujet à glorifier Dieu. Paul pour cela, emprunte des références bibliques comme: Romains 15:10 qui est la citation du Deutéronome 32:43; Romains 15:11 qui est la citation du Psaume 117:1; et Romains 15:12 qui est celle de Ésaïe 11:1-10.

Paul nous exhorte à l’unité, et qu’aux yeux du monde, nous soyons semblables à une chorale. Mais cette chorale chante t’elle d’un même cœur, d’une même bouche, c’est-à-dire dans l’unité? Ou bien est-ce que ce sont des voix dissonantes, discordantes, bref une véritable cacophonie ? Nous pouvons craindre que trop souvent cela soit le cas.

Les Lévites et les chrétiens

Le verset 16 peut se comprendre comme un parallèle que Paul fait entre les lévites et les chrétiens. La dernière plaie d’Égypte portait sur les premiers nés des hommes et des animaux qui ont été tués. Cependant, Dieu est juste, et ainsi il n’a pas tué les premiers nés des hébreux. A partir de ce moment là, tout premier né des hébreux, devenait la possession de Dieu. Il fallait faire un rachat. Il fallait racheter l’enfant par des sacrifices. C’est ainsi que toute la tribu de Lévi a été consacrée au service de Dieu et a en quelque sorte servi de rachat pour tous les premiers nés de l’ensemble des tribus. L’ensemble des lévites étaient l’image des premiers nés.

En Nombres 3:45 il est écrit :

45 Prends les Lévites à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de leur bétail ; et les Lévites m’appartiendront. Je suis l’Éternel.

De même les chrétiens sont pris en lieu et place de tout premier né des enfants des nations. Ils appartiennent à Dieu pour son service. Ils sont en quelque sorte des lévites au service de Dieu dans la mission que Dieu leur a donnée. Leur comportement doit-être digne pour être une offrande agréable à Dieu. S’ils s’appuient sur la grâce de Dieu, ils seront capables de ne plus pécher. C’est par la grâce qui est active qu’ils sont capables de faire cela.

Le Saint-Esprit nous prend et nous offre à Dieu et nous retrouvons là, ce qui a été dit plus haut.

Nous sommes invités à nous édifier ensemble selon :

Colossiens 3:16

16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce.

La grâce, c’est le Saint Esprit qui agit.

N’oublions pas le besoin de prière, (c’est une nécessité) pour notre groupe comme pour tous les autres chrétiens, et notamment pour les chrétiens persécutés afin que le Seigneur les fortifie. 

l’amour pour les perdus dans les paraboles de Luc 15

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Le chapitre 15 de l’Évangile de Luc sur les perdus , montre l’énergie et la persévérance du Seigneur Jésus dans la parabole de la Brebis perdue, celles du Saint-Esprit dans la parabole de la drachme perdue. Il montre aussi l’amour patient du Père, et le libre arbitre de l’homme dans la parabole du fils perdu.

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L’attitude de Dieu à l’égard des perdus

Dans les trois paraboles qui se suivent en Luc 15 : la brebis perdue, la drachme perdue et le fils perdu, est présenté l’attitude ou/ et l’action d’une personne de la trinité.

   Le contexte de ces trois paraboles :

Luc 15:1-2

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Pour une meilleure compréhension, ce passage est à rapprocher de celui de

Luc 5:29-32

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

30 Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples: Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

Deux types de personnes se retrouvent face à Jésus qui exerce sur elles une certaine fascination. Cependant la réaction de ces deux sortes de personne, est diamétralement opposée.

Les pharisiens et les scribes ne comprennent pas que Jésus puisse côtoyer les gens de mauvaise vie, en raison de leur peur de se souiller au contact de tous ceux qui ne faisaient pas partie de leur communauté. Par leur orgueil religieux, ils considéraient qu’eux seuls méritaient que Jésus s’intéresse à eux.

La critique des pharisiens était : pourquoi perdre son temps avec des personnes qui n’en sont pas dignes.

Les publicains et les gens de mauvaise vie quant à eux, rejetés par la « ’bonne société », voient en Jésus une personne qui ne les rejette pas, qui ne tient pas un langage religieux mais un langage simple utilisant des exemples de la vie de tous les jours.

A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à la remarque des pharisiens et des scribes, mais il en profite pour enseigner les autres personnes présentes.

Les paraboles sont des images de la vie courante. Pour bien comprendre leur sens, il faut faire l’effort de chercher les réalités spirituelles qui se cachent derrière le langage simple et imagé employé par Jésus.

Celui-ci lui-même justifie ce fait en :

Matthieu 13:13

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

Paul donne en 1 Corinthiens 2:14 une explication pour cela :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Il appartient donc à chacun de prendre du temps pour méditer et chercher à connaître et comprendre pleinement le sens de l’enseignement que Jésus veut donner.

La Brebis perdue

Luc 15:3-7

Mais il leur dit cette parabole:

Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve?

Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,

et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

En Israël, plusieurs types de désert existent. Ils se distinguent selon leur degré d’aridité. Ici, il s’agit manifestement d’un désert semi-aride où le berger fait paître son troupeau.

Tout au long de la Bible, la brebis représente l’homme juste, ou repentant. Il s’agit du chrétien soumis et obéissant alors que le bouc (ou la chèvre) représente le méchant, le rebelle caractérisé par son entêtement et son manque de docilité.

Cette parabole nous enseigne l’amour et le souci de Dieu pour tous les perdus.

Jésus, lui le bon berger, va chercher la brebis perdue jusqu’à ce qu’il la trouve  et il la ramène à la maison. Il témoigne par là de l’amour et de la persévérance pour une seule âme perdue.

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Comme David qui arrachait la brebis de la gueule du lion ou de l’ours, (1 Samuel 17:34-35), tel est Jésus ! C’est la différence existant avec monsieur Séguin qui restait à la porte de sa maison pour appeler sa chèvre : « reviens, reviens ! », Jésus va chercher sa brebis perdue, et il la cherche jusqu’à ce qu’il la trouve.

Le verset 7 de ce chapitre 15 de Luc, s’adresse plus particulièrement à ceux qui se croient justes et qui estiment ne pas avoir besoin de se repentir, de la même façon que quelqu’un qui ne se considére pas malade, n’ira pas consulter un médecin. Si nous ne nous considérons pas comme perdu, nous n’avons pas besoin d’un sauveur. Si, par orgueil, nous ne nous considérons pas pécheur, nous n’avons pas besoin d’exprimer de repentance.

Jean 9:39-41

39 Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles?

41 Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Dans cette parabole, il est question de Jésus, le bon berger du psaume 23. Il est celui, qui prend soin de toutes ses brebis, dont parle le prophète Ézéchiel en :

Ézéchiel 34:16

16 Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice.

Cette parabole est à mettre en relation avec le passage de

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Dans ce passage, un détail supplémentaire, très important doit être relevé: « Ce n’est pas la volonté du Père qu’il se perde un seul de ses petits !« 

Voyez ce qu’exprime David au

Psaumes 119:176

176 Je suis errant comme une brebis perdue; cherche ton serviteur, Car je n’oublie point tes commandements.

Seigneur, nous proclamons nous aussi cette prière quand nous nous sentons perdus.

  La Drachme perdue

Luc 15:8-10

Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?

Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.

10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Là, dans cette parabole de la drachme perdue, il est question du Saint-Esprit, représenté par la femme, qui comme Jésus manifeste la persévérance dans la recherche de l’égarée.

La drachme, objet inanimé,témoigne de l’impuissance de l’homme naturel à opérer son propre salut. Par nature, nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés selon:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Le Saint-Esprit révèle les choses en les mettant à la lumière. C’est lui qui donne la révélation de la Parole de Dieu et dans ce monde des ténèbres, il fait luire sa lumière pour chercher les perdus et leur révèle leur vraie nature.

1 Jean 2:9-11

Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres.

10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui.

11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

La lumière est celle du Saint-Esprit qui se manifeste par l’amour, fruit du Saint-Esprit. Celui-ci nous fait prendre conscience de notre véritable état de perdu et de notre besoin d’un sauveur.

Le fils perdu

Ici dans cette parabole du fils perdu, Dieu le Père est le personnage principal.

Luc 15:11-32

11 Il dit encore: Un homme avait deux fils.

12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

15 Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux.

16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

De la pensée à la mise en actes

21 Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.

26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.

27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras!

Il fallait se réjouir

31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi;

32 mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Le père représente Dieu le Père, le fils perdu représente les publicains et les prostituées, le fils aîné quant lui est une figure des pharisiens, des hommes religieux de l’époque. En effet, ces derniers se croyaient meilleurs que les autres qu’ils rejetaient et condamnaient par avance.

Au-delà , et sans remettre en cause l’interprétation classique de cette parabole bien connue, il est nécessaire de s’attacher à certains détails et d’étudier les trois personnages principaux de cette parabole, : le Père, le fils cadet et le fils aîné, en nous identifiant aux fils. Si le père est l’image de Dieu le Père, nous pouvons nous interroger en quoi nous pourrions être semblables au fils cadet, mais aussi au fils aîné.

_   Le Père

Le père est le personnage central de la parabole représentant Dieu le Père. Aux yeux du père, le départ du fils, et son retour est vécu ainsi en :

Luc 15:24

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Ceci est à rapprocher du verset de:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Ce père attendait que son fils revienne à lui non par la contrainte, mais en exerçant son libre arbitre. Son attachement au père (Dieu) est d’autant plus fort qu’il est librement choisi et n’est pas par un sentiment d’obligation.

L’amour du père pour autant ne change pas après le départ de son fils. Il attend tous les jours que celui-ci revienne. Sa douleur de l’absence est intérieure et elle n’est pas exprimée. Cependant celle-ci apparait en :

Luc 15:20

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Ce père rétablit son fils dans tous ses droits. Il le fait revêtir de la plus belle robe ,et il lui fait mettre un anneau symbole de son appartenance.

Luc 15:22

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

_  Jésus:

Jésus en apparence n’apparait pas, mais il est le chemin qu’emprunte le fils perdu qui conduit au Père.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

_  Le fils cadet :

Ce fils cadet est l’image des publicains et des prostitués du temps de Jésus, quand le fils aîné est l’image des Pharisiens.

En replaçant cette parabole comme une suite des trois paraboles de Luc 15, la maison du père est l’image de l’Église. Ce fils cadet est l’image d’un chrétien apostat qui s’est détourné de la foi chrétienne, qui retourne dans le monde. Voyons un détail en :

Luc 15:13

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

Après avoir reçu sa part d’héritage, ce fils n’est pas resté dans la maison, ni même dans la ville. Il est parti dans un pays lointain pour vivre loin du regard du père, car il connait la droiture du père. Il pense pouvoir vivre sans contrainte, puis il réalise son erreur, et revient vers le père.

Ce fils de la parabole a pleinement conscience de la nature aimante de son Père . Il ne s’est pas adressé à son frère aîné pour qu’il intercède en sa faveur auprès de son père.

La prise de conscience de notre état réel appelée introspection ou examen de conscience est très importante comme la prise de conscience du fils perdu.

Luc 15:18-19

 18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

Quand nous faisons du tort à une personne, nous péchons contre le ciel, contre Dieu en même temps qu’envers cette personne.

Le fils perdu peut être comparé à une chèvre à cause de son entêtement à vouloir gérer sa vie tout seul, à cause de son insoumission. En réalisant son erreur par une introspection et par une repentance, ce fils redevient brebis. Il revient à la bergerie comme il est dit en :

1 Pierre 2:25

25 Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Ce fils se présente au père en vêtements souillés, image de l’état dans lequel nous nous trouvions au moment de notre repentance et de notre conversion.

_ Le fils aîné

Le fils aîné se considère meilleur que son frère. Cependant, il manque d’amour. Il méprise son frère, et en est jaloux. Il fait les choses par obligation, sous la contrainte qu’il s’impose à lui-même, et par conséquent sans joie.

C’est l’image du chrétien sans joie, animé d’un esprit religieux qui se croit plus spirituel que les autres, meilleur qu’eux, mais qui fait en réalité des œuvres mortes.

Ce fils aîné est injuste envers son père, puisque son père a partagé l’héritage, et qu’il peut jouir de celui-ci à sa guise, mais non!

Luc 15:28-29

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

Ce fils aîné vivait dans la maison, mais elle était pour lui une maison de servitude. Comme dit précédemment, il est l’image de ces chrétiens qui font des œuvres et des œuvres, mais qui ne connaissent pas la joie du service. Il s’agit pour eux d’un devoir, d’une obligation, d’une contrainte.

Une observation particulière pour chaque chrétien :

Ce fils aîné n’a pas bougé pour chercher son frère, pour le ramener à la maison. Une attitude que nous ne devons pas avoir. Il y a un réel manque d’amour chez lui. Le Seigneur nous a demandé d’annoncer l’Évangile et de faire des disciples. La joie du salut que le Seigneur nous a accordé, doit nous pousser à partager cette révélation. Nous ne devrions jamais oublier que nous étions pécheurs comme eux. Ne fermons pas nos cœurs, ni nos assemblées pour vivre notre foi dans un « entre soi » égoïste, et quand un frère montre des signes de faiblesse, prions pour lui.

Le message principal :

Dans ces trois paraboles de Luc 15, nous est présenté l’action des trois personnes de la trinité pour ramener tous les perdus. Dans celles-ci, il y a l’expression de l’amour, de l’amour inconditionnel, de la patience et de la persévérance de Dieu. C’est une invitation pour chaque chrétien à manifester de l’amour pour tous les autres quels qu’ils soient. Que la lumière du Saint-Esprit en nous brille.

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Qu’elle brille pour que ceux qui ne sont pas pleinement convertis réalisent leur état de perdus à la lumière du Saint-Esprit.

Dans notre évangélisation s’il est vrai qu’il est important de parler de l’amour de Dieu, il est tout aussi important voire plus important de parler de la repentance, car certains voudraient s’affranchir de cette étape alors que c’est elle qui permet la justification par Dieu. La parabole du berger qui cherche sa brebis perdue, montre l’amour, l’attachement et la persévérance de Dieu pour tous les perdus, attitude que nous devons tous avoir envers les perdus qui ne sont pas encore sauvés.

Retenons que ces trois paraboles se terminent par des réjouissances et de la joie, versets 7, 10 et 32 : « Réjouissez-vous avec moi« 

Elles montrent la joie de Dieu et des anges chaque fois qu’une personne est sauvée.

  En résumé :

1 – La brebis égarée dans le désert représente le chrétien en devenir. Jésus cherche les perdus à l’extérieur.

2 – La drachme perdue dans la maison: le Saint-Esprit apporte la révélation par sa lumière aux personnes qui sont dans l’assemblée (dans la maison) mais qui ne sont pas pleinement engagées. Elles pensent être chrétiennes, mais ne le sont pas. Le Saint-Esprit révèle la vraie nature de chacun.

3 – Le fils perdu, Le Père accueille celui qui avait quitté la maison et qui revient. En fils cadet, nous nous étions éloignés de notre foi chrétienne, mais nous réalisons notre erreur, et revenons à Dieu, et à l’Église. En Fils aîné ? Réalisons l’orgueil qui peut nous animer et manifestons de l’amour vrai pour tous les autres, de la bienveillance, et de la joie d’être sauvés. Ne soyons pas religieux et apprenons à faire des œuvres sous la conduite du Saint-Esprit, des œuvres que Dieu a préparées d’avance

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Et préoccupons nous des perdus, en répondant à l’ordre donné en Matthieu 28:19-20