Cantique 3:1-4 – Ne pas lâcher Dieu quand on Le trouve

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Cantique 3:1-4 décrit la quête passionnée de l’âme pour son Bien-Aimé. Ce passage enseigne qu’une fois que Dieu s’est révèlé, il faut s’attacher à Lui fermement, sans jamais Le relâcher.

Cantique 3:1-4 - j'ai cherché et trouvé
Cantique 3:1-4 j’ai trouvé celui que mon cœur aime

1 Sur ma couche, pendant les nuits, j’ai cherché celui que mon cœur aime; Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé…

Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon cœur aime… Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé.

Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon cœur aime?

A peine les avais-je passés, que j’ai trouvé celui que mon cœur aime; Je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché jusqu’à ce que je l’aie amené dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a conçue.

Cantique 3:1-4

Cette image poétique révèle une soif profonde de communion. L’amour de Dieu, lorsqu’il semble se retirer, crée une sainte inquiétude. Le croyant se lève, quitte son confort, et part à la recherche de celui qui fait battre son cœur. Ce cri intérieur, cette insomnie spirituelle, naît de l’absence ressentie du Seigneur. Comme il est dit en :

Jérémie 29:13

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

Dieu ne se cache pas pour nous frustrer, mais pour susciter une foi active, passionnée et réveiller notre amour pour lui.

Dans le chapitre 3 du Cantique des cantiques, l’âme persévère malgré les refus, les rues vides, les sentinelles silencieuses. Et soudain :

A peine les avais-je passés, que j’ai trouvé celui que mon cœur aime; Je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché …

Cette réponse de l’amour trouvé, devient un point tournant. Une fois la présence retrouvée, cette âme refuse de la relâcher. Cette ténacité reflète la sagesse des disciples d’Emmaüs quand …

 Luc 24:29

29 Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est

Notre marche avec Dieu exige cette détermination pour ne pas le perdre de vue. Le monde qui distrait, les affections tièdes, les routines religieuses nous éloignent de sa présence. Mais celui qui le cherche, et persévère, le retrouve.

Dieu honore l’amour fervent et constant. Les versets du Cantique des cantiqes 3:1-4 nous appellent à vivre une relation avec Dieu sans relâche, marquée par le désir, la poursuite, et la fidélité.

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2 O Dieu! tu es mon Dieu, je te cherche; Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau.

Psaumes 63:2

Cantique des cantiques 1-3 – – – Galates 2

     

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Psaumes 53:3 – Qui cherche Dieu avec un cœur sincère ?

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Psaumes 53:3 nous interpelle : Dieu, du haut des cieux, observe l’humanité. Il cherche des cœurs sincères, intelligents, disposés à le connaître. Ce verset révèle son désir profond d’une relation vraie avec ceux qui le cherchent.

bien chercher pour trouver
Psaumes 53:3 – s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, Qui cherche Dieu.

3 Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, Pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, Qui cherche Dieu.

Psaumes 53:3

Dieu n’est pas indifférent aux hommes. Il veille, regarde et évalue les cœurs. Cette observation divine révèle une attente : que quelqu’un se lève et cherche son Créateur avec sincérité.

Dans une époque où l’égocentrisme domine, cette recherche authentique devient rare. Pourtant, Dieu promet de se laisser trouver par ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Jérémie 29:13). L’intelligence spirituelle ne se mesure pas à la connaissance, mais à l’humilité de reconnaître son besoin de Dieu.

Dieu ne cherche pas la perfection, mais l’authenticité. Il désire que l’homme le cherche, non par crainte religieuse, mais par amour. Un cœur sincère le touche plus qu’un rite accompli mécaniquement. Jésus lui-même affirme :

Jean 4:23

23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.

Pourtant, cette recherche commence souvent dans le silence, dans les larmes, ou dans le doute. Dieu ne méprise pas ces débuts fragiles. Il les accueille avec bienveillance. Celui qui cherche avec honnêteté, même maladroitement, trouve un Dieu qui tend la main.

Ainsi, posons-nous cette question essentielle : cherchons-nous Dieu avec un cœur sincère ? Ou contentons-nous de croire sans vraiment désirer le connaître ? Dieu scrute les cœurs. Il ne se cache pas à ceux qui le désirent. Aujourd’hui, décidons de le chercher. Il nous répondra.

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Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Hébreux 11:6

Psaume 51 à 53 – – – Romains 2

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l’amour pour les perdus dans les paraboles de Luc 15

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Le chapitre 15 de l’Évangile de Luc sur les perdus , montre l’énergie et la persévérance du Seigneur Jésus dans la parabole de la Brebis perdue, celles du Saint-Esprit dans la parabole de la drachme perdue. Il montre aussi l’amour patient du Père, et le libre arbitre de l’homme dans la parabole du fils perdu.

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L’attitude de Dieu à l’égard des perdus

Dans les trois paraboles qui se suivent en Luc 15 : la brebis perdue, la drachme perdue et le fils perdu, est présenté l’attitude ou/ et l’action d’une personne de la trinité.

   Le contexte de ces trois paraboles :

Luc 15:1-2

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Pour une meilleure compréhension, ce passage est à rapprocher de celui de

Luc 5:29-32

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

30 Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples: Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

Deux types de personnes se retrouvent face à Jésus qui exerce sur elles une certaine fascination. Cependant la réaction de ces deux sortes de personne, est diamétralement opposée.

Les pharisiens et les scribes ne comprennent pas que Jésus puisse côtoyer les gens de mauvaise vie, en raison de leur peur de se souiller au contact de tous ceux qui ne faisaient pas partie de leur communauté. Par leur orgueil religieux, ils considéraient qu’eux seuls méritaient que Jésus s’intéresse à eux.

La critique des pharisiens était : pourquoi perdre son temps avec des personnes qui n’en sont pas dignes.

Les publicains et les gens de mauvaise vie quant à eux, rejetés par la « ’bonne société », voient en Jésus une personne qui ne les rejette pas, qui ne tient pas un langage religieux mais un langage simple utilisant des exemples de la vie de tous les jours.

A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à la remarque des pharisiens et des scribes, mais il en profite pour enseigner les autres personnes présentes.

Les paraboles sont des images de la vie courante. Pour bien comprendre leur sens, il faut faire l’effort de chercher les réalités spirituelles qui se cachent derrière le langage simple et imagé employé par Jésus.

Celui-ci lui-même justifie ce fait en :

Matthieu 13:13

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

Paul donne en 1 Corinthiens 2:14 une explication pour cela :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Il appartient donc à chacun de prendre du temps pour méditer et chercher à connaître et comprendre pleinement le sens de l’enseignement que Jésus veut donner.

La Brebis perdue

Luc 15:3-7

Mais il leur dit cette parabole:

Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve?

Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,

et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

En Israël, plusieurs types de désert existent. Ils se distinguent selon leur degré d’aridité. Ici, il s’agit manifestement d’un désert semi-aride où le berger fait paître son troupeau.

Tout au long de la Bible, la brebis représente l’homme juste, ou repentant. Il s’agit du chrétien soumis et obéissant alors que le bouc (ou la chèvre) représente le méchant, le rebelle caractérisé par son entêtement et son manque de docilité.

Cette parabole nous enseigne l’amour et le souci de Dieu pour tous les perdus.

Jésus, lui le bon berger, va chercher la brebis perdue jusqu’à ce qu’il la trouve  et il la ramène à la maison. Il témoigne par là de l’amour et de la persévérance pour une seule âme perdue.

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Comme David qui arrachait la brebis de la gueule du lion ou de l’ours, (1 Samuel 17:34-35), tel est Jésus ! C’est la différence existant avec monsieur Séguin qui restait à la porte de sa maison pour appeler sa chèvre : « reviens, reviens ! », Jésus va chercher sa brebis perdue, et il la cherche jusqu’à ce qu’il la trouve.

Le verset 7 de ce chapitre 15 de Luc, s’adresse plus particulièrement à ceux qui se croient justes et qui estiment ne pas avoir besoin de se repentir, de la même façon que quelqu’un qui ne se considére pas malade, n’ira pas consulter un médecin. Si nous ne nous considérons pas comme perdu, nous n’avons pas besoin d’un sauveur. Si, par orgueil, nous ne nous considérons pas pécheur, nous n’avons pas besoin d’exprimer de repentance.

Jean 9:39-41

39 Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles?

41 Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Dans cette parabole, il est question de Jésus, le bon berger du psaume 23. Il est celui, qui prend soin de toutes ses brebis, dont parle le prophète Ézéchiel en :

Ézéchiel 34:16

16 Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice.

Cette parabole est à mettre en relation avec le passage de

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Dans ce passage, un détail supplémentaire, très important doit être relevé: « Ce n’est pas la volonté du Père qu’il se perde un seul de ses petits !« 

Voyez ce qu’exprime David au

Psaumes 119:176

176 Je suis errant comme une brebis perdue; cherche ton serviteur, Car je n’oublie point tes commandements.

Seigneur, nous proclamons nous aussi cette prière quand nous nous sentons perdus.

  La Drachme perdue

Luc 15:8-10

Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?

Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.

10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Là, dans cette parabole de la drachme perdue, il est question du Saint-Esprit, représenté par la femme, qui comme Jésus manifeste la persévérance dans la recherche de l’égarée.

La drachme, objet inanimé,témoigne de l’impuissance de l’homme naturel à opérer son propre salut. Par nature, nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés selon:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Le Saint-Esprit révèle les choses en les mettant à la lumière. C’est lui qui donne la révélation de la Parole de Dieu et dans ce monde des ténèbres, il fait luire sa lumière pour chercher les perdus et leur révèle leur vraie nature.

1 Jean 2:9-11

Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres.

10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui.

11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

La lumière est celle du Saint-Esprit qui se manifeste par l’amour, fruit du Saint-Esprit. Celui-ci nous fait prendre conscience de notre véritable état de perdu et de notre besoin d’un sauveur.

Le fils perdu

Ici dans cette parabole du fils perdu, Dieu le Père est le personnage principal.

Luc 15:11-32

11 Il dit encore: Un homme avait deux fils.

12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

15 Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux.

16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

De la pensée à la mise en actes

21 Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.

26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.

27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras!

Il fallait se réjouir

31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi;

32 mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Le père représente Dieu le Père, le fils perdu représente les publicains et les prostituées, le fils aîné quant lui est une figure des pharisiens, des hommes religieux de l’époque. En effet, ces derniers se croyaient meilleurs que les autres qu’ils rejetaient et condamnaient par avance.

Au-delà , et sans remettre en cause l’interprétation classique de cette parabole bien connue, il est nécessaire de s’attacher à certains détails et d’étudier les trois personnages principaux de cette parabole, : le Père, le fils cadet et le fils aîné, en nous identifiant aux fils. Si le père est l’image de Dieu le Père, nous pouvons nous interroger en quoi nous pourrions être semblables au fils cadet, mais aussi au fils aîné.

_   Le Père

Le père est le personnage central de la parabole représentant Dieu le Père. Aux yeux du père, le départ du fils, et son retour est vécu ainsi en :

Luc 15:24

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Ceci est à rapprocher du verset de:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Ce père attendait que son fils revienne à lui non par la contrainte, mais en exerçant son libre arbitre. Son attachement au père (Dieu) est d’autant plus fort qu’il est librement choisi et n’est pas par un sentiment d’obligation.

L’amour du père pour autant ne change pas après le départ de son fils. Il attend tous les jours que celui-ci revienne. Sa douleur de l’absence est intérieure et elle n’est pas exprimée. Cependant celle-ci apparait en :

Luc 15:20

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Ce père rétablit son fils dans tous ses droits. Il le fait revêtir de la plus belle robe ,et il lui fait mettre un anneau symbole de son appartenance.

Luc 15:22

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

_  Jésus:

Jésus en apparence n’apparait pas, mais il est le chemin qu’emprunte le fils perdu qui conduit au Père.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

_  Le fils cadet :

Ce fils cadet est l’image des publicains et des prostitués du temps de Jésus, quand le fils aîné est l’image des Pharisiens.

En replaçant cette parabole comme une suite des trois paraboles de Luc 15, la maison du père est l’image de l’Église. Ce fils cadet est l’image d’un chrétien apostat qui s’est détourné de la foi chrétienne, qui retourne dans le monde. Voyons un détail en :

Luc 15:13

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

Après avoir reçu sa part d’héritage, ce fils n’est pas resté dans la maison, ni même dans la ville. Il est parti dans un pays lointain pour vivre loin du regard du père, car il connait la droiture du père. Il pense pouvoir vivre sans contrainte, puis il réalise son erreur, et revient vers le père.

Ce fils de la parabole a pleinement conscience de la nature aimante de son Père . Il ne s’est pas adressé à son frère aîné pour qu’il intercède en sa faveur auprès de son père.

La prise de conscience de notre état réel appelée introspection ou examen de conscience est très importante comme la prise de conscience du fils perdu.

Luc 15:18-19

 18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

Quand nous faisons du tort à une personne, nous péchons contre le ciel, contre Dieu en même temps qu’envers cette personne.

Le fils perdu peut être comparé à une chèvre à cause de son entêtement à vouloir gérer sa vie tout seul, à cause de son insoumission. En réalisant son erreur par une introspection et par une repentance, ce fils redevient brebis. Il revient à la bergerie comme il est dit en :

1 Pierre 2:25

25 Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Ce fils se présente au père en vêtements souillés, image de l’état dans lequel nous nous trouvions au moment de notre repentance et de notre conversion.

_ Le fils aîné

Le fils aîné se considère meilleur que son frère. Cependant, il manque d’amour. Il méprise son frère, et en est jaloux. Il fait les choses par obligation, sous la contrainte qu’il s’impose à lui-même, et par conséquent sans joie.

C’est l’image du chrétien sans joie, animé d’un esprit religieux qui se croit plus spirituel que les autres, meilleur qu’eux, mais qui fait en réalité des œuvres mortes.

Ce fils aîné est injuste envers son père, puisque son père a partagé l’héritage, et qu’il peut jouir de celui-ci à sa guise, mais non!

Luc 15:28-29

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

Ce fils aîné vivait dans la maison, mais elle était pour lui une maison de servitude. Comme dit précédemment, il est l’image de ces chrétiens qui font des œuvres et des œuvres, mais qui ne connaissent pas la joie du service. Il s’agit pour eux d’un devoir, d’une obligation, d’une contrainte.

Une observation particulière pour chaque chrétien :

Ce fils aîné n’a pas bougé pour chercher son frère, pour le ramener à la maison. Une attitude que nous ne devons pas avoir. Il y a un réel manque d’amour chez lui. Le Seigneur nous a demandé d’annoncer l’Évangile et de faire des disciples. La joie du salut que le Seigneur nous a accordé, doit nous pousser à partager cette révélation. Nous ne devrions jamais oublier que nous étions pécheurs comme eux. Ne fermons pas nos cœurs, ni nos assemblées pour vivre notre foi dans un « entre soi » égoïste, et quand un frère montre des signes de faiblesse, prions pour lui.

Le message principal :

Dans ces trois paraboles de Luc 15, nous est présenté l’action des trois personnes de la trinité pour ramener tous les perdus. Dans celles-ci, il y a l’expression de l’amour, de l’amour inconditionnel, de la patience et de la persévérance de Dieu. C’est une invitation pour chaque chrétien à manifester de l’amour pour tous les autres quels qu’ils soient. Que la lumière du Saint-Esprit en nous brille.

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Qu’elle brille pour que ceux qui ne sont pas pleinement convertis réalisent leur état de perdus à la lumière du Saint-Esprit.

Dans notre évangélisation s’il est vrai qu’il est important de parler de l’amour de Dieu, il est tout aussi important voire plus important de parler de la repentance, car certains voudraient s’affranchir de cette étape alors que c’est elle qui permet la justification par Dieu. La parabole du berger qui cherche sa brebis perdue, montre l’amour, l’attachement et la persévérance de Dieu pour tous les perdus, attitude que nous devons tous avoir envers les perdus qui ne sont pas encore sauvés.

Retenons que ces trois paraboles se terminent par des réjouissances et de la joie, versets 7, 10 et 32 : « Réjouissez-vous avec moi« 

Elles montrent la joie de Dieu et des anges chaque fois qu’une personne est sauvée.

  En résumé :

1 – La brebis égarée dans le désert représente le chrétien en devenir. Jésus cherche les perdus à l’extérieur.

2 – La drachme perdue dans la maison: le Saint-Esprit apporte la révélation par sa lumière aux personnes qui sont dans l’assemblée (dans la maison) mais qui ne sont pas pleinement engagées. Elles pensent être chrétiennes, mais ne le sont pas. Le Saint-Esprit révèle la vraie nature de chacun.

3 – Le fils perdu, Le Père accueille celui qui avait quitté la maison et qui revient. En fils cadet, nous nous étions éloignés de notre foi chrétienne, mais nous réalisons notre erreur, et revenons à Dieu, et à l’Église. En Fils aîné ? Réalisons l’orgueil qui peut nous animer et manifestons de l’amour vrai pour tous les autres, de la bienveillance, et de la joie d’être sauvés. Ne soyons pas religieux et apprenons à faire des œuvres sous la conduite du Saint-Esprit, des œuvres que Dieu a préparées d’avance

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Et préoccupons nous des perdus, en répondant à l’ordre donné en Matthieu 28:19-20

Cantique des Cantiques 3 Sulamithe et son rêve

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Cantique des Cantiques 3 raconte la recherche passionnée de l’épouse pour son bien-aimé. Ce chapitre met en scène sa quête amoureuse, où elle cherche ardemment son époux, avant de le retrouver et de célébrer leur rencontre. L’amour est ici intense, symbolisant à la fois l’amour humain et la relation spirituelle avec Dieu.

Cantique des Cantiques 3 – Bible Louis Segond

Cantique VI

La Sulamithe raconte le rêve qui l’a troublée, (3:1-5)
La Sulamithe :

1 Sur ma couche, pendant les nuits, j’ai cherché celui que mon cœur aime; Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé…

Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon cœur aime… Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé.

Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon cœur aime?

A peine les avais-je passés, que j’ai trouvé celui que mon cœur aime; Je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché jusqu’à ce que je l’aie amené dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a conçue.

Salomon :

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, Avant qu’elle le veuille.

Cantique VII

Salomon conduit la Sulamithe à Jérusalem (3:6-11)
La Sulamithe :

Qui est celle qui monte du désert, Comme des colonnes de fumée, Au milieu des vapeurs de myrrhe et d’encens Et de tous les aromates des marchands? –

Un officier des gardes du roi Salomon

Voici la litière de Salomon, et autour d’elle soixante vaillants hommes, des plus vaillants d’Israël.

Tous sont armés de l’épée, sont exercés au combat; Chacun porte l’épée sur sa hanche, en vue des alarmes nocturnes.

Le roi Salomon s’est fait une litière de bois du Liban.

10 Il en a fait les colonnes d’argent, le dossier d’or, le siège de pourpre; Au milieu est une broderie, œuvre d’amour des filles de Jérusalem.

Les filles de Jérusalem (chant) :

11 Sortez, filles de Sion, regardez Le roi Salomon, Avec la couronne dont sa mère l’a couronné Le jour de ses fiançailles, Le jour de la joie de son cœur. –

Chapitre suivant de la Bible : Cantique des Cantiques 4

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre.

Job 28 La crainte du Seigneur, c’est la sagesse

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Job 28 Où trouver la sagesse? Mais la sagesse, où se trouve-t-elle? Où est la demeure de l’intelligence? Puis il dit à l’homme: Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse; S’éloigner du mal, c’est l’intelligence.

Étude biblique : Job chapitres 28 à 31

Job 28 – Bible Louis Segond  

Job recherche la sagesse

1 Il y a pour l’argent une mine d’où on le fait sortir, Et pour l’or un lieu d’où on l’extrait pour l’affiner;

Le fer se tire de la poussière, Et la pierre se fond pour produire l’airain.

L’homme fait cesser les ténèbres; Il explore, jusque dans les endroits les plus profonds, Les pierres cachées dans l’obscurité et dans l’ombre de la mort.

Il creuse un puits loin des lieux habités; Ses pieds ne lui sont plus en aide, Et il est suspendu, balancé, loin des humains.

La terre, d’où sort le pain, Est bouleversée dans ses entrailles comme par le feu.

Ses pierres contiennent du saphir, Et l’on y trouve de la poudre d’or.

L’oiseau de proie n’en connaît pas le sentier, L’œil du vautour ne l’a point aperçu;

Les plus fiers animaux ne l’ont point foulé, Le lion n’y a jamais passé.

L’homme porte sa main sur le roc, Il renverse les montagnes depuis la racine;

10 Il ouvre des tranchées dans les rochers, Et son œil contemple tout ce qu’il y a de précieux;

11 Il arrête l’écoulement des eaux, Et il produit à la lumière ce qui est caché.

12 Mais la [a]sagesse, où se trouve-t-elle? Où est la demeure de l’intelligence?

Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse

13 L’homme n’en connaît point le [b]prix; Elle ne se trouve pas dans la terre des vivants.

14 L’abîme dit: Elle n’est point en moi; Et la mer dit: Elle n’est point avec moi.

15 Elle ne se donne pas contre de [c]l’or pur, Elle ne s’achète pas au poids de l’argent;

16 Elle ne se pèse pas contre l’or d’Ophir, Ni contre le précieux onyx, ni contre le saphir;

17 [d]Elle ne peut se comparer à l’or ni au verre, Elle ne peut s’échanger pour un vase d’or fin.

18 Le corail et le cristal ne sont rien auprès d’elle: La sagesse vaut plus que les [e]perles.

19 La topaze d’Éthiopie n’est point son égale, Et [f]l’or pur n’entre pas en balance avec elle.

20[g] D’où vient donc la sagesse? Où est la demeure de l’intelligence?

21 Elle est cachée aux yeux de tout vivant, Elle est cachée aux oiseaux du ciel.

22 Le gouffre et la mort disent: Nous en avons entendu parler.

23 C’est [h]Dieu qui en sait le chemin, C’est lui qui en connaît la demeure;

24 Car il voit jusqu’aux extrémités de la terre, Il aperçoit tout sous les cieux.

25 Quand il régla le poids du vent, Et qu’il fixa la mesure des eaux,

26 Quand il donna des lois à la pluie, Et [i]qu’il traça la route de l’éclair et du tonnerre,

27 Alors il vit la sagesse et la manifesta, Il en posa les fondements et la mit à l’épreuve.

28 Puis il dit à l’homme: Voici, la [j]crainte du Seigneur, c’est la sagesse; S’éloigner du mal, c’est l’intelligence.

Chapitre suivant de la Bible : Job 29

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.12 – Ecclésiaste 7:23-25

23 J’ai éprouvé tout cela par la sagesse. J’ai dit: Je serai sage. Et la sagesse est restée loin de moi.

24 Ce qui est loin, ce qui est profond, profond, qui peut l’atteindre?

25 Je me suis appliqué dans mon cœur à connaître, à sonder, et à chercher la sagesse et la raison des choses, et à connaître la folie de la méchanceté et la stupidité de la sottise.

Ecclésiaste 7:23-25
[a] v.12 – Proverbes 2
[b] v.13 – Proverbes 3:15

15 Elle est plus précieuse que les perles, Elle a plus de valeur que tous les objets de prix.

Proverbes 3:15
[c] v.15 – Proverbes 3:14

14 Car le gain qu’elle procure est préférable à celui de l’argent, Et le profit qu’on en tire vaut mieux que l’or;

Proverbes 3:14
[d] v.17 – Proverbes 8:10

10 Préférez mes instructions à l’argent, Et la science à l’or le plus précieux;

Proverbes 8:10
[d] v.17 – Proverbes 16:16

16 Combien acquérir la sagesse vaut mieux que l’or! Combien acquérir l’intelligence est préférable à l’argent!

Proverbes 16:16
[e] v.18 – Proverbes 8:11

11 Car la sagesse vaut mieux que les perles, Elle a plus de valeur que tous les objets de prix.

Proverbes 8:11
[f] v.19 – Proverbes 8:19

19 Mon fruit est meilleur que l’or, que l’or pur, Et mon produit est préférable à l’argent.

Proverbes 8:19
[g] v.20 – Psaumes 111:10

1La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse; Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gl10oire subsiste à jamais.

Psaumes 111:10
[g] v.20 – Proverbes 1:7

La crainte de l’Éternel est le commencement de la science; Les insensés méprisent la sagesse et l’instruction.

Proverbes 1:7
[g] v.20 – Proverbes 9:10

10 Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel; Et la science des saints, c’est l’intelligence.

Proverbes 9:10
[g] v.20 – Jacques 1:5

Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il l’a demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.

Jacques 1:5
[h] v.23 – Proverbes 8:22-31

22 L’Éternel m’a créée la première de ses œuvres, Avant ses œuvres les plus anciennes.

30 J’étais à l’œuvre auprès de lui, Et je faisais tous les jours ses délices, Jouant sans cesse en sa présence,

Proverbes 8:22-31
[i] v.26 – Psaumes 135:7

Il fait monter les nuages des extrémités de la terre, Il produit les éclairs et la pluie, Il tire le vent de ses trésors.

Psaumes 135:7
[j] v.28 – Psaumes 19:10

10 La crainte de l’Éternel est pure, elle subsiste à toujours; Les jugements de l’Éternel sont vrais, ils sont tous justes.

Psaumes 19:10
[j] v.28 – Psaumes 111:10

1La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse; Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais.

Psaumes 111:10
[j] v.28 – Proverbes 1:7

La crainte de l’Éternel est le commencement de la science; Les insensés méprisent la sagesse et l’instruction.

Proverbes 1:7

1 Samuel 9 Dieu choisit Saül comme roi

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1 Samuel 9 Un homme de Benjamin, nommé Kis, avait un fils nommé Saül, homme fort et vaillant. Dieu amène Saül auprès de Samuel, qui lui déclare que Dieu l’a choisi pour être roi d’Israël, et lui donne ses instructions.

Étude biblique : 1 Samuel chapitres 8 à 11

1 Samuel 9 – Bible Louis Segond  

II – Histoire de Saül, son règne sur Israël

Saül recherche les ânesses de son père, Kis [a]

1 Il y avait un homme de Benjamin, nommé Kis, fils d’Abiel, fils de Tseror, fils de Becorath, fils d’Aphiach, fils d’un Benjamite. C’était un homme fort et vaillant.

Il avait un fils du nom de Saül, jeune et beau, plus beau qu’aucun des enfants d’Israël, et les dépassant tous de la tête.

Les ânesses de Kis, père de Saül, s’égarèrent; et Kis dit à Saül, son fils: Prends avec toi l’un des serviteurs, lève-toi, va, et cherche les ânesses.

Il passa par la montagne d’Éphraïm et traversa le pays de Schalischa, sans les trouver; ils passèrent par le pays de Schaalim, et elles n’y étaient pas; ils parcoururent le pays de Benjamin, et ils ne les trouvèrent pas.

Ils étaient arrivés dans le pays de Tsuph, lorsque Saül dit à son serviteur qui l’accompagnait: Viens, retournons, de peur que mon père, oubliant les ânesses, ne soit en peine de nous.

Le serviteur lui dit: Voici, il y a dans cette ville un homme de Dieu, et c’est un homme considéré; tout ce qu’il dit ne manque pas d’arriver. Allons y donc; peut-être nous fera-t-il connaître le chemin que nous devons prendre.

Saül dit à son serviteur: Mais si nous y allons, que porterons-nous à l’homme de Dieu? Car il n’y a plus de provisions dans nos sacs, et nous n’avons aucun présent à offrir à l’homme de Dieu. Qu’est-ce que nous avons?

Saül à la recherche de Samuel

Le serviteur reprit la parole, et dit à Saül: Voici, j’ai sur moi le quart d’un sicle d’argent; je le donnerai à l’homme de Dieu, et il nous indiquera notre chemin.

Autrefois en Israël, quand on allait consulter Dieu, on disait: Venez, et allons au voyant! Car celui qu’on appelle aujourd’hui le prophète s’appelait autrefois le voyant. –

10 Saül dit à son serviteur: Tu as raison: viens, allons! Et ils se rendirent à la ville où était l’homme de Dieu.

11 Comme ils montaient à la ville, ils rencontrèrent des jeunes filles sorties pour puiser de l’eau, et ils leur dirent: Le voyant est-il ici?

12 Elles leur répondirent en disant: Oui, il est devant toi; mais va promptement, car aujourd’hui il est venu à la ville parce qu’il y a un sacrifice pour le peuple sur le haut lieu.

13 Quand vous serez entrés dans la ville, vous le trouverez avant qu’il monte au haut lieu pour manger; car le peuple ne mangera point qu’il ne soit arrivé, parce qu’il doit bénir le sacrifice; après quoi, les conviés mangeront. Montez donc, car maintenant vous le trouverez.

14 Et ils montèrent à la ville. Ils étaient arrivés au milieu de la ville, quand ils furent rencontrés par Samuel qui sortait pour monter au haut lieu.

15 Or, un jour avant l’arrivée de Saül, l’Éternel avait averti Samuel, en disant:

Dieu choisit Saül comme roi

16 Demain, à cette heure, je t’enverrai un homme du pays de Benjamin, et tu l’oindras pour chef de mon peuple d’Israël. Il sauvera mon peuple de la main des Philistins; car j’ai regardé mon peuple, parce que son cri est venu jusqu’à moi.

17 Lorsque Samuel eut aperçu Saül, l’Éternel lui dit: Voici l’homme dont je t’ai parlé; c’est lui qui [b]régnera sur mon peuple.

18 Saül s’approcha de Samuel au milieu de la porte, et dit: Indique-moi, je te prie, où est la maison du voyant.

19 Samuel répondit à Saül: C’est moi qui suis le voyant. Monte devant moi au haut lieu, et vous mangerez aujourd’hui avec moi. Je te laisserai partir demain, et je te dirai tout ce qui se passe dans ton cœur.

20 Ne t’inquiètes pas des ânesses que tu as perdues il y a trois jours, car elles sont retrouvées. Et pour qui est réservé tout ce qu’il y a de précieux en Israël? N’est-ce pas pour toi et pour toute la maison de ton père?

21 Saül répondit: Ne suis-je pas Benjamite, de l’une des plus petites tribus d’Israël? et ma famille n’est-elle pas la moindre de toutes les familles de la tribu de Benjamin? Pourquoi donc me parles-tu de la sorte?

22 Samuel prit Saül et son serviteur, les fit entrer dans la salle, et leur donna une place à la tête des conviés, qui étaient environ trente hommes.

Samuel confère la royauté à Saül

23 Samuel dit au cuisinier: Sers la portion que je t’ai donnée, en te disant: Mets-la à part.

24 Le cuisinier donna l’épaule et ce qui l’entoure, et il la servit à Saül. Et Samuel dit: Voici ce qui a été réservé; mets-le devant toi, et mange, car on l’a gardé pour toi lorsque j’ai convié le peuple. Ainsi Saül mangea avec Samuel ce jour-là.

25 Ils descendirent du haut lieu à la ville, et Samuel s’entretint avec Saül sur le toit.

26 Puis ils se levèrent de bon matin; et, dès l’aurore, Samuel appela Saül sur le toit, et dit: Viens, et je te laisserai partir. Saül se leva, et ils sortirent tous deux, lui et Samuel.

27 Quand ils furent descendus à l’extrémité de la ville, Samuel dit à Saül: Dis à ton serviteur de passer devant nous. Et le serviteur passa devant. Arrête-toi maintenant, reprit Samuel, et je te ferai entendre la parole de Dieu.

Chapitre suivant de la Bible : 1 Samuel 10

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a]v.1 – Proverbes 16:9

Le cœur de l’homme médite sa voie, Mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas.

Proverbes 16:9
[b]v.17 – Zacharie 12:8

En ce jour-là, l’Éternel protégera les habitants de Jérusalem, et le faible parmi eux sera dans ce jour comme David; La maison de David sera comme Dieu, comme l’ange de l’Éternel devant eux.

Zacharie 12:8