Revenir à Dieu : repentance du cœur ouvrant à sa révélation

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La repentance d’un coeur brisé, est la clé pour revenir à Dieu et accéder à ses révélations. Ce retour sincère nous ouvre les portes de sa miséricorde et éclaire notre chemin par sa Parole. Découvrons comment ce changement intérieur nous rapproche de lui.

Invitation à la réflexion de la semaine :

La repentance : une porte vers les révélations divines

la joie pour un seul qui se repend
Joël 2:12 – la repentance du cœur ouvre à la révélation

12 Maintenant encore, dit l’Éternel, Revenez à moi de tout votre cœur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations!

Joël 2:12 – repentance du cœur

La repentance du cœur n’est pas un simple regret, mais un retour radical vers Dieu. Joël nous exhorte à nous tourner vers Lui « de tout notre cœur », avec humilité et sincérité. Ce mouvement intérieur est la condition pour recevoir la miséricorde et les révélations divines.

Dieu promet : « Je suis compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté » (Joël 2:13). La repentance efface nos péchés et restaure notre relation avec lui, comme le proclame le psalmiste : « L’Éternel est proche de ceux qui ont le cœur brisé » (Psaumes 34:19). Elle nous permet aussi d’accéder à sa sagesse cachée, car « la crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Proverbes 9:10).

Jésus insiste sur cette transformation intérieure : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu » (Matthieu 5:8). La repentance n’est pas une fin en soi, mais une porte vers une vie renouvelée et une compréhension plus profonde de sa volonté. Comme le dit l’apôtre Pierre : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés » (Actes 3:19). Ainsi, en abandonnant nos voies mauvaises, nous ouvrons notre cœur à la révélation de la Parole de Dieu et à la présence de son Esprit.

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Prière

« Seigneur, nous te prions pour une repentance du cœur sincère. Aide-nous à nous tourner vers toi de tout notre être, afin de recevoir ta miséricorde et tes révélations. Ouvre nos yeux pour voir ta vérité et nos oreilles pour entendre ta voix.

Au nom de Jésus, nous te prions. Amen. »

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Voici le texte des versets de la méditation dans leur intégralité

  • Psaumes 34:19
    • 19 L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.
  • Proverbes 9:10
    • 10 Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel; Et la science des saints, c’est l’intelligence.
  • Joël 2:13
    • 13 Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, Et revenez à l’Éternel, votre Dieu; Car il est compatissant et miséricordieux, Lent à la colère et riche en bonté, Et il se repent des maux qu’il envoie.
  • Matthieu 5:8
    • Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!
  • Actes 3:19
    • 19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés,

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Ézéchiel 20:44 – La miséricorde triomphe du souvenir de nos fautes

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Ézéchiel 20:44 révèle un Dieu qui, malgré les infidélités de son peuple, agit selon sa miséricorde. Ce verset dévoile la puissance de la grâce divine, plus forte que nos fautes.

Homme aidant un blessé, symbole de la miséricorde de Dieu selon Ézéchiel 20:44.
Dieu agit avec miséricorde envers son peuple malgré ses fautes. selon Ézéchiel 20:44.

44 Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand j’agirai avec vous par égard pour mon nom, et nullement d’après votre conduite mauvaise et vos actions corrompues, ô maison d’Israël! dit le Seigneur, l’Éternel.

Ézéchiel 20:44

Ce verset résume l’un des plus beaux contrastes de la Bible : la justice de Dieu et sa miséricorde. Israël, malgré ses révoltes, découvre un Dieu fidèle à son alliance. Le peuple a brisé la communion, mais Dieu ne renie pas son nom.

Agir « à cause de son nom » signifie que le salut dépend du caractère constant de Dieu, et non des mérites humains. La gloire de celui-ci s’exprime dans le pardon, car Il demeure inchangé.

Malachie 3:6

Car je suis l’Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés.

Cette vérité préfigure la grâce en Jésus-Christ :

Éphésiens 2:9

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Même lorsque nos fautes s’accumulent, Dieu demeure constant. Il restaure, non pour excuser le péché, mais pour révéler sa fidélité. Son nom devient le fondement de notre espérance.

L’homme repentant découvre que la miséricorde de Dieu précède toujours la condamnation. Ce message rejoint l’Évangile :

Romains 5:20

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

Ainsi, Ézéchiel 20:44 appelle chaque croyant à contempler le Dieu de la deuxième chance, celui qui agit pour son honneur et transforme la honte en restauration.

Versets associés :

  • Romains 5:8 – « Christ est mort pour nous alors que nous étions pécheurs. »
  • Éphésiens 2:4-5 – « Dieu est riche en miséricorde. »
  • Michée 7:18 – « Qui est un Dieu comme toi, qui pardonne l’iniquité ? »
  • Psaumes 103:10 – « Il ne nous traite pas selon nos péchés. »
  • Malachie 3:6 – « Car je suis l’Éternel, je ne change pas. »

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18 Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde.

Michée 7:18

Ézéchiel 20 à 21 – – – Jacques 5

     

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La parabole du médecin et des malades de Matthieu 9

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La parabole du médecin de Matthieu 9:12-13, révèle que la mission de Jésus est de guérir les âmes malades par le pardon. Il n’est pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Sa déclaration bouleverse les normes religieuses de son temps et invite chacun à reconnaître l’amour de Jésus-Christ pour nous et notre besoin vital de sa grâce qui transforme.

La parabole de Matthieu 9:12-13

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1 – L’enseignement

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Des passages parallèles se trouvent en Marc 2:13-17 et Luc 5:27-32 dans lesquels se trouve un détail que Matthieu ne relève pas, à savoir que le repas avait lieu dans la maison de Lévi, c’est à dire dans sa propre maison.

Marc 2:15

15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec lui et avec ses disciples; car ils étaient nombreux et l’avaient suivi?

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse spécifiquement aux pharisiens venus lui reprocher indirectement de manger avec des publicains et les gens de mauvaise vie?

Matthieu 9:11

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

Le fait que les pharisiens posent la question en s’adressant aux disciples et non directement à Jésus, est une marque de mépris envers Jésus. C’est une façon de leur dire : Pourquoi choisir Jésus comme maître alors que vous pourriez être des nôtres et suivre un vrai maître.

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3-  Le contexte :

Le contexte immédiat est celui de l’appel de Matthieu suivi d’un repas.

Matthieu 9:9-11

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

Jésus a appelé le péager Matthieu à le suivre en tant que disciple. Pour marquer son changement de vie, Matthieu va donner un grand festin.

Luc 5:29

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

Considéré comme un paria par la bonne société, Matthieu ne fréquentait que les autres péagers et les gens dits de ‘mauvaise vie’.

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4-  Explication de la parabole

Les pharisiens reprochaient à Jésus de fréquenter même les gens de mauvaise vie, tous ceux que la société rejetait. Face à leurs critiques, Jésus utilise une courte métaphore pleine de sens. Il établit un parallèle clair entre ceux qui se reconnaissent pécheurs, donc malades, alors que ceux qui se croient justes, ressemblent à des personnes qui s’estiment en bonne santé.

Par cette image, Jésus rappelle sa mission : offrir le salut à tous. Cependant, il est nécessaire pour chacun de reconnaitre son état de pécheur et de faire une démarche de repentance. Oui, le salut est gratuit, mais il doit être réclamé avec humilité. Celui qui par orgueil, se considère juste et estime n’avoir rien à confesser, s’exclut lui-même du salut offert.

En revanche, celui qui se sait pécheur, est semblable à un malade qui cherche un médecin pour le guérir. Ici, le mal, n’est pas physique, mais spirituel. C’est le péché. Celui qui se croit juste, ne voit pas d’urgence. Il pense n’avoir besoin de rien comme une personne persuadée d’être en bonne santé. Il ne consultera donc pas. Pour lui, chercher un médecin semble inutile.

Le combat de Jésus contre les religieux, et notamment contre les pharisiens, visait à leur faire prendre conscience de leur véritable état parce qu’ils étaient eux aussi pécheurs mais refusaient de le reconnaître.

Comme le dit l’Ecclésiaste :

Ecclésiaste 7:20

2Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.

Paul renchérit sur ce point en rappelant :

Romains 3:10

10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

Jésus est le divin médecin qui s’occupe des malades qui viennent à lui. Tant que les pharisiens croient en leur bonne santé, ils restent à l’écart non parce que Jésus les rejette, mais parce qu’ils refusent son diagnostic. Ainsi, ils s’excluent eux-mêmes du salut.

Le péché ressemble à un cancer. S’il n’est pas traité, il mène à la mort spirituelle. Jésus le sait, et c’est pourquoi il affirme dans la synagogue de Nazareth :

Luc 4:18

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

La métaphore utilisée par Jésus, est d’autant plus percutante que les pharisiens lui reprochaient aussi de guérir les malades le jour du sabbat. Cependant les foules ne s’y trompaient pas : elles venaient à lui pour être guéries. Ce que les pharisiens refusaient de voir, c’est que Jésus guérissait aussi les âmes.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

La parabole de Jésus pose une question directe à chacun de nous : comment nous considérons-nous spirituellement ? Avons-nous conscience de notre besoin d’un médecin-sauveur ou, comme les pharisiens, croyons-nous en bonne santé spirituelle ?

Nous voyons-nous comme des pécheurs aux yeux de Dieu, appartenant à ceux que la Bible appelle les « gens de mauvaise vie » ? Ou avons-nous endossé une fausse justice, persuadés que notre conduite suffit à plaire à Dieu ?

Une autre question s’impose : gardons-nous Jésus pour nous seuls, ou le partageons-nous avec ceux qui nous entourent ? Présentons-nous le Sauveur des âmes, celui qui guérit les cœurs brisés, ou laissons-nous notre foi enfermée dans la discrétion ou la peur du jugement ?

Le témoignage fait partie intégrante de la vie du disciple. Être disciple, c’est annoncer Jésus, celui qui guérit les âmes et offre le salut éternel. Ce n’est pas une option, mais une responsabilité spirituelle. Le disciple ne garde pas la lumière pour lui mais il la transmet.

Dès le début de son ministère, Jésus a lancé un appel clair et sans compromis :

Matthieu 4:17

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Cet appel reste d’actualité. La repentance n’est pas un événement ponctuel, mais est une disposition constante du cœur. Elle ouvre la porte au salut. Jésus ne force personne, mais il appelle chacun à reconnaître son besoin et à s’abandonner à lui.

Alors, posons-nous la vraie question : avons-nous accepté Jésus comme notre médecin personnel ? Et si oui, le faisons-nous connaître autour de nous comme celui qui sauve, restaure, et transforme les cœurs ?

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Jean 7:24 : Un appel à juger selon la justice divine

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Jean 7:24 nous dit de « Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. » Ce verset met en lumière une vérité fondamentale, c’est que les jugements hâtifs basés sur les apparences peuvent être trompeurs et injustes. Jésus nous invite à adopter une perspective divine qui va au-delà des simples apparences humaines.

Juger selon la justice divine, Jean 7:24.
Jean 7:24 : Jugez selon la justice divine, non l’apparence

24 Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice.

Jean 7:24

Juger selon la justice divine signifie aller au-delà des critères externes et chercher à comprendre la vérité intérieure d’une situation.

Aujourd’hui, dans nos interactions quotidiennes, il est facile de succomber à la tentation de juger rapidement. Que ce soit dans notre vie professionnelle, familiale ou sociale, nos premiers jugements sont souvent façonnés par des critères externes tels que l’apparence, la réputation ou même les stéréotypes. Pourtant, Jésus nous enseigne que ces jugements ne sont pas conformes à la volonté de Dieu.

En nous appelant à juger selon la justice, Jésus nous pousse à un regard plus profond, plus compatissant et plus éclairé. Il nous invite à rechercher la vérité dans chaque situation et à traiter chaque personne avec équité et miséricorde. Il ne s’agit pas seulement de juger ce qui est juste, mais aussi de manifester l’amour et la compréhension dans nos décisions.

L’enseignement de ce verset rappelle que nous sommes appelés à devenir des instruments de justice. Non seulement dans nos actions, mais c’est aussi dans notre façon de percevoir les autres.

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Il ne jugera pas selon ce qu’il voit, ni ne décidera selon ce qu’il entend, mais il jugera les pauvres avec justice et fera droit aux malheureux.

Ésaïe 11:3-4

1 Chroniques 13 à 15 – – – Jean 7:1-27

     

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La parabole du serviteur impitoyable de Matthieu 18:23-35

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La parabole du serviteur impitoyable révèle l’importance du pardon dans la vie chrétienne. Jésus y enseigne un puissant message sur la grâce et la réconciliation.

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La parabole du serviteur impitoyable

1 – La parabole du serviteur impitoyable

Matthieu 18:23-35

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Pratiquer le pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse principalement à ses disciples dans ce passage. La question de Pierre, « Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère lorsqu’il péchera contre moi? »

Matthieu 18:21

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

Ce verset initie cette conversation. Pierre propose une limite de sept fois, ce qui, selon les normes de l’époque, était déjà généreux. Toutefois, Jésus répond que le pardon doit être accordé « jusqu’à soixante-dix fois sept fois »

 Matthieu 18:22

22 Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

La réponse du Seigneur signifie un pardon illimité. Bien que la parabole soit racontée en réponse à une question directe des disciples, son message s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre le pardon à la lumière de la grâce divine.

3-  Le contexte :

La parabole du serviteur impitoyable s’inscrit dans le discours de Jésus sur la discipline et la réconciliation dans la communauté chrétienne (Matthieu 18). Le contexte de ce passage met l’accent sur la nature du royaume de Dieu, où le pardon occupe une place centrale. Les dix mille talents symbolisent une dette incommensurable, représentant la grande dette spirituelle que chaque être humain a envers Dieu. En contraste, la petite somme de cent deniers souligne la différence entre la miséricorde divine et la réticence humaine à pardonner. Jésus veut enseigner à ses disciples que le pardon accordé par Dieu dépasse de loin le mal que les hommes peuvent se faire.

4-  Explication de la parabole

Dans la parabole, un roi décide de régler les comptes avec ses serviteurs. L’un d’eux, qui lui doit dix mille talents (une somme colossale), implore sa miséricorde et se voit entièrement libéré de sa dette. Cependant, ce même serviteur va refuser de faire preuve de clémence à l’égard d’un de ses compagnons qui lui doit une somme beaucoup plus modeste de cent deniers. Indigné, le roi le condamne à subir la conséquence de son manque de miséricorde (Matthieu 18:23-34).

Les dix mille talents représentent l’immensité de la grâce de Dieu, tandis que les cent deniers symbolisent les offenses que nous, humains, subissons les uns des autres. Cette différence souligne l’importance du pardon et la nécessité de refléter la miséricorde divine.

5 – La leçon à retenir :

La leçon principale de cette parabole est claire : nous devons pardonner comme Dieu nous a pardonné. Jésus dit en:

 Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

 Le pardon n’est pas en option pour les croyants, il est une obligation dictée par la grâce divine. La dette que nous avons envers Dieu est incommensurable, et si nous refusons de pardonner les offenses de nos semblables, nous nous mettons en opposition à l’exemple que Dieu nous a donné à travers son pardon illimité.

6 – Son application personnelle :

Sur le plan personnel, cette parabole nous invite à examiner nos propres relations. Sommes-nous prompts à pardonner, ou gardons-nous des rancunes ? Cette parabole rappelle que, tout comme Dieu a effacé notre dette infinie, nous devons pardonner même les plus grandes offenses infligées par les autres. Le pardon est un acte de foi qui reflète la grâce que nous avons reçue. Il libère non seulement celui qui pardonne, mais aussi celui qui est pardonné. Cette leçon doit être intégrée dans notre vie quotidienne, dans nos relations familiales, professionnelles et communautaires. 

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Luc 17:3-4 : Comment pratiquer un pardon constant ?

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Luc 17:3-4 rappelle l’importance d’un pardon constant, même face à des offenses répétées.

Deux personnes se réconciliant, pratiquant le pardon quotidien.
Luc 17:3-4 : Pardonnez toujours, même si cela semble difficile.

Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le; et, s’il se repent, pardonne-lui.

Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant: Je me repens, -tu lui pardonneras.

Luc 17:3-4

Jésus invite à pardonner non pas une fois, mais toujours. Lorsque quelqu’un pèche contre nous, même sept fois en un jour, il nous exhorte à offrir notre pardon, une grâce infinie. Cette invitation à la miséricorde montre qu’un chrétien ne doit pas se laisser envahir par la rancune, mais pratiquer le pardon de manière active et continue.

Dans la vie quotidienne, il peut être difficile d’appliquer ce principe car les blessures, grandes ou petites, ont tendance à laisser des cicatrices profondes. Pourtant, Jésus enseigne que le pardon ne se limite pas à oublier ou à excuser les actes commis. Il s’agit d’une décision du cœur, une volonté de libérer l’autre de sa dette morale, tout comme Dieu nous libère de nos péchés. Cela exige de l’humilité et un engagement profond à suivre l’exemple du Christ.

Aujourd’hui, ce verset appelle chacun à regarder sa propres vie. Sommes-nous prêts à pardonner, encore et encore, comme le Christ nous pardonne ? Appliquons ce principe dans nos relations, afin de vivre en paix et en réconciliation.

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Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a une querelle contre l’autre, pardonnez-vous, comme Christ vous a pardonné.

Colossiens 3:13

2 Samuel 14 à 15 – – – Luc 17:1-19

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Luc 15:31 Le père révèle son amour inébranlable

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Luc 15:31 nous révèle un aspect puissant du cœur de Dieu :

Un père répond à son fils, illustrant Luc 15:31
Luc 15:31 : Le père révèle son amour pour son fils

« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi; »

Luc 15:31

Dans sa réponse à son fils aîné qui se plaignait de son sort par rapport à son frère qui s’était égaré, le père lui manifeste son amour inébranlable, amour qui dépasse toute condition humaine. Le père, loin de se laisser emporter par la colère ou la déception, rappelle à son fils aîné que malgré son manque de joie pour le retour de son frère cadet, tout ce qu’il possède est également à lui.

Ce passage invite chacun à comprendre que, tout comme le père dans la parabole, Dieu offre une grâce constante à ses enfants. Il ne nous rejette pas, et ce même lorsque nous nous éloignons de lui. Son amour est incommensurable et inaltérable.

De même, dans notre vie chrétienne, Dieu nous appelle à refléter cet amour. Il nous demande de ne pas juger, mais de partager cette même réconciliation avec ceux qui s’égarent.

Ce verset enseigne aussi la patience et la miséricorde envers nos semblables. Le père, bien que déçu, se montre prêt à restaurer et à réconcilier. Cela rappelle l’importance d’une attitude de pardon et d’amour inconditionnel envers ceux qui nous entourent.

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Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonnés en Christ.

Éphésiens 4:32

2 Samuel 9-11 – – – Luc 15:11-32

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Lecture de la Bible le 10 Février

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La lecture de la Bible le 10 février vous invite à réfléchir sur des moments clés de la consécration, du jugement et des sacrifices. À travers les chapitres de Lévitique et de Matthieu, explorez des thèmes sur la pureté, l’obéissance et le jugement divin à la fin des temps.

Proposition de Lecture de la Bible le 10 Février

Ancien Testament  :

  • Lévitique 8 La consécration d’Aaron et de ses fils
    Le chapitre 8 de Lévitique décrit le rituel de consécration d’Aaron et de ses fils comme prêtres. Moïse suit les instructions divines pour purifier et consacrer ces hommes à leur service sacerdotal. L’acte de consécration est essentiel, car il marque le début de leur rôle sacré, soulignant l’importance de la sanctification avant de servir Dieu. Ce passage nous rappelle l’appel à la pureté et à l’obéissance dans le service de Dieu.
  • Lévitique 9 Moïse appelle Aaron et ses fils
    Dans le chapitre 9, Moïse appelle Aaron et ses fils pour offrir les sacrifices prescrits par Dieu. Après leur consécration, ils exercent leur rôle pour la première fois. L’acceptation divine de ces sacrifices manifeste la bienveillance de Dieu envers leur obéissance et leur engagement à Le servir. Ce passage montre l’importance de suivre rigoureusement les commandements divins pour recevoir la bénédiction de Dieu.
  • et
  • Lévitique 10 Le feu étranger de Nadab et Abihu
    Le chapitre 10 raconte l’histoire tragique de Nadab et Abihu, les fils d’Aaron, qui offrent un feu étranger devant Dieu. Leur désobéissance, en ne suivant pas les instructions précises de Dieu, entraîne leur mort. Ce récit illustre l’importance de respecter strictement les lois divines, soulignant que Dieu exige une adoration pure et conforme à Sa volonté.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 25 : 31-46 Le jugement des individus au retour de Christ
    Dans Matthieu 25, Jésus parle du jugement dernier où chaque individu sera jugé selon ses actions. Les justes seront séparés des méchants, et ceux qui ont servi les plus démunis seront récompensés. Cette parabole souligne l’importance des actes de miséricorde et de justice envers autrui. Jésus nous enseigne que notre comportement envers les autres reflète notre véritable foi et dévouement à Dieu. Ce passage appelle à une vie de service et de compassion.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour suivre le programme de la Bible en 1 an. Si vous préférez un rythme plus lent, il est aussi possible de lire la Bible en deux ans : l’Ancien Testament durant la première année, puis le Nouveau Testament l’année suivante. Peu importe l’option choisie, l’important est de s’engager à nourrir votre âme quotidiennement à travers la Parole de Dieu.

La parabole des brebis et des boucs – Matthieu 25:31-46

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La parabole des brebis et des boucs, dans Matthieu 25:31-46, fait partie d’une série de paraboles où Jésus évoque la fin des temps. Ces paraboles répondent à la question des disciples concernant le moment de cet avènement et la fin du monde.

La parabole des brebis et des boucs

1 – Introduction

Dans cette parabole, l’accent est mis sur le service et l’attention envers les autres, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations de besoin. Jésus souligne l’importance d’agir avec compassion envers ceux qui sont vulnérables, car ces actions démontrent la vraie foi.

Mais une question clé émerge : qui sont les frères de Jésus ?
Dans Matthieu 12:50, Jésus répond :
« Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Les « frères » de Jésus, dans ce contexte, ne se limitent donc pas à un groupe particulier, mais incluent tous ceux qui suivent et obéissent à Dieu.

Matthieu 25:31-46
Le jugement des justes

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?

38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?

39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Le jugement des maudits

41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;

43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?

45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à une question de ses disciples concernant le moment de son retour.

Matthieu 24:3

Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

3-  Le contexte :

Depuis le chapitre 24 de Matthieu, Jésus évoque les événements des temps de la fin, décrivant notamment le jugement dernier où il apparaîtra dans le ciel.

Matthieu 24:30

30  Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

À travers diverses paraboles, comme celles du figuier, des deux serviteurs, des dix vierges et des talents, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance en ce qui concerne son retour. Il y aura un jugement à la fin des temps, ainsi qu’une récompense pour les justes.

Dans Matthieu 25, la parabole des dix vierges souligne l’importance pour tout chrétien de veiller et de se préparer à la venue du Seigneur. La parabole des talents, quant à elle, enseigne que chaque chrétien doit œuvrer avec diligence. Enfin, la parabole des brebis et des boucs annonce la séparation lors du jugement, une idée déjà présente dans les paraboles précédentes qui opposent les bons serviteurs et les méchants serviteurs.

4-  Explication de la parabole

Dans le Nouveau Testament, la séparation précède toujours le jugement.

En Matthieu 3:12 le blé est séparé de la paille (ce qui est utile, de ce qui est inutile )

En Matthieu 13:30 le blé est séparé de l’ivraie (ce qui est vrai, de ce qui est faux )

En Matthieu 25:12 les vierges sages sont séparées des vierges folles (celui qui est vigilant, de celui qui est insouciant)

En Matthieu 25:31-46 les brebis et les boucs (ceux qui obéissent, de ceux qui se rebellent )

Dans cette scène du jugement dernier, Jésus est assis sur son trône de gloire, entouré de ses anges.

Matthieu 25:31

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

Les brebis représentent ceux qui croient en Jésus et le suivent, manifestant douceur, soumission et obéissance.

Psaumes 79:13

13 Et nous, ton peuple, le troupeau de ton pâturage, Nous te célébrerons éternellement; De génération en génération nous publierons tes louanges.

Le terme « brebis » symbolise les croyants, tandis que les boucs représentent les rebelles, ceux qui suivent leur propre voie, souvent chargés de péchés, comme l’image du bouc émissaire (Azazel) dont il est question en Lévitique 16 qui, chargé des péchés du peuple, était envoyé dans le désert. Les brebis, qualifiées de justes, le sont en raison de leur foi en Jésus, une justice à la fois imputée et impartie :

  • Justice imputée : justification par la foi.
  • Justice impartie : sanctification progressive au cours du temps.

Les brebis ont mené une vie marquée par les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la compassion et la bonté (Galates 5:22), des actes simples qui passent inaperçus, à l’opposé des actions impressionnantes revendiquées par les hypocrites de Matthieu 7:21-23.

Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Les boucs, quant à eux, ne sont pas condamnés seulement pour des péchés flagrants comme l’idolâtrie, mais aussi pour leur négligence à manifester l’amour sous ses différentes formes. Selon

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

La grâce de Dieu est le terreau dans lequel la foi s’enracine pour produire de bonnes œuvres.

Jean 3:36

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. en découle.

Ce verset affirme que « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, la colère de Dieu demeure sur lui. »
Les boucs sont condamnés pour leur incrédulité et leur incapacité à produire des fruits d’amour, n’ayant pas mené une vie sanctifiée.

2 Thessaloniciens 2:12-14

12 afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

14 C’est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.

Le critère de jugement est la foi en Jésus, qui produit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22. Il est important de distinguer le salut du jugement :

  • Le salut est acquis durant la vie terrestre.
  • Le jugement intervient à la fin des temps et repose sur les bonnes ou mauvaises œuvres, évaluées selon la loi divine.
2 Corinthiens 5:10

10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Éphésiens 6:8

sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien.

5- La leçon à retenir 

Quelle distinction est faite entre les brebis et les boucs ? Elle repose sur leur service, leur attention envers les autres et leur manifestation d’amour. Notre foi, la vraie foi, doit être démontrée par des actes. Ce ne sont pas nécessairement des œuvres spectaculaires, mais plutôt des actions ordinaires, remplies d’amour et de bienveillance.

Jacques 2:17-18

17 Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

Cette parabole nous invite à nous examiner nous-mêmes et à nous poser la question : « Qu’avons-nous fait ? » L’objectif du chrétien est de participer à la vie éternelle, à la glorification. Il est important de se rappeler que nous serons sauvés en raison de notre élection, qui se manifeste dans notre appel, notre justification par la foi et notre sanctification par une vie de sainteté, marquée par de bonnes œuvres.

1 Thessaloniciens 4:3-8

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité;

c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté,

sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu;

c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.

Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification.

Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint Esprit.

Le chrétien doit mettre en pratique la Parole de Dieu

1 Pierre 1:22

22 Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur,

2 Pierre 1:5-11

à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science,

à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété,

à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour.

8Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ.

Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.

10 C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.

11 C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera pleinement accordée.

Ce passage de 2 Pierre 1 nous encourage à ajouter à notre foi la vertu, la science, la tempérance, la patience, la piété, l’amitié fraternelle et l’amour, car ces qualités nous rendront efficaces dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui néglige ces choses oublie qu’il a été purifié de ses péchés anciens. C’est pourquoi, il est essentiel de s’appliquer à affermir notre vocation et notre élection, afin d’hériter du royaume éternel.

Observation :

Certains interprètent ce jugement comme basé sur l’attitude envers les juifs, identifiant les « plus petits de mes frères » comme les juifs parmi lesquels Jésus est venu sur terre. D’autres voient dans ces frères les chrétiens démunis. Mais selon le Nouveau Testament, qui sont les frères de Jésus ?

Matthieu 12:50

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Matthieu 28:10

10 Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront.

Pour conclure, Pierre fait une recommandation à chacun :

1 Pierre 4:7

7 La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière.

Pourquoi un jugement final ?

Pour déterminer qui ira au ciel et qui ira en enfer.

Pour révéler la récompense ou la sanction de chacun.

Pour faire éclater la gloire de Jésus aux yeux de tous.
(Romains 11:36 ; Philippiens 2:9-10 ; 2 Thessaloniciens 1:10)

Pour honorer son peuple élu face à ceux qui se sont moqués d’eux.

Lecture de la Bible le 13 Janvier

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La lecture de la Bible le 13 janvier nous conduit à un moment clé de la vie de Jacob, où il reçoit l’ordre divin de retourner à Béthel. Ce passage marque également sa transformation en Israël, et dans le Nouveau Testament, nous découvrons la compassion de Jésus à travers des guérisons miraculeuses.

Proposition de Lecture de la Bible le 13 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 31  Dieu ordonne à Jacob de retourner à Béthel
    Jacob, après de nombreuses années passées avec son oncle Laban, reçoit un ordre divin de retourner à Béthel, le lieu où il avait fait une rencontre marquante avec Dieu. Ce retour est symbolique, marquant le rétablissement de la relation entre Jacob et Dieu. Ce passage nous rappelle l’importance de l’obéissance à la direction divine, même après avoir traversé des épreuves.
  • et
  • Genèse 32  Jacob devient Israël
    En chemin vers Béthel, Jacob lutte toute la nuit avec un homme mystérieux, qui se révèle être Dieu. Après cette lutte, Jacob reçoit un nouveau nom : Israël, signifiant « celui qui lutte avec Dieu ». Ce moment de transformation spirituelle montre l’intensité de la relation entre Jacob et Dieu, qui l’appelle à un engagement plus profond. Ce passage souligne que parfois, les luttes de la vie mènent à une révélation divine.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 9 : 18-38 – Des guérisons miraculeuses, la compassion de Jésus
    Jésus, au cours de son ministère, manifeste sa compassion envers les malades et les opprimés. Dans ce passage, il guérit une femme souffrant d’une hémorragie et ressuscite la fille d’un chef. Chaque guérison est un acte de miséricorde, révélant l’amour profond de Jésus pour les personnes dans la souffrance. De plus, Jésus montre sa compassion pour la foule en guérissant les malades et en prêchant à ceux qui en ont besoin.

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Lecture de la Bible le 19 Décembre

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La Lecture de la Bible le 19 Décembre nous plonge dans l’histoire de Jonas, un prophète qui fuit d’abord l’appel de Dieu avant de connaître la miséricorde divine. En parallèle, l’Apocalypse 10 annonce un prélude au jugement final. 

Proposition de lecture de la Bible le 19 Décembre

Ancien Testament  :

  • Jonas 1 La désobéissance et la fuite de Jonas
    Jonas reçoit une mission divine : se rendre à Ninive pour prêcher la repentance. Cependant, par peur ou rébellion, il fuit en bateau. La tempête qui se lève montre la gravité de sa désobéissance et rappelle que fuir l’appel divin entraîne toujours des conséquences.
  • – 
  •  Jonas 2 La prière de Jonas et son exaucement
    Dans le ventre du grand poisson, Jonas se repentie sincèrement et adresse une prière fervente à Dieu. Il reconnaît sa faute et implore la miséricorde divine. Dieu exauce sa prière en le sauvant, nous rappelant que le Seigneur écoute toujours les prières de ceux qui se tournent vers lui avec un cœur sincère.
  •  
  •  Jonas 3 Ninive se repend et est épargnée
    À la suite de son expérience, Jonas obéit enfin à Dieu et annonce la destruction imminente de Ninive. Cependant, les habitants de la ville se repentent de leurs péchés, et Dieu, dans sa miséricorde, épargne la ville, montrant qu’aucun péché n’est trop grand pour être pardonné.
  • et
  • Jonas 4 La miséricorde de Dieu
    Jonas, contrarié par la clémence de Dieu envers Ninive, exprime son mécontentement. Pourtant, Dieu lui enseigne que sa miséricorde dépasse notre compréhension humaine et que sa volonté est de sauver, non de détruire. Ce chapitre révèle la profondeur de l’amour divin, même pour ceux que nous jugeons indignes.

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Nouveau Testament :

  • Apocalypse 10 Le prélude à la septième trompette
  • Dans Apocalypse 10, un ange puissant annonce la fin imminente des jugements avec le souffle de la septième trompette. Ce moment marque la conclusion des tourments avant l’avènement du royaume de Dieu. L’ange remet à Jean un petit livre, symbolisant la révélation à venir, préparant le terrain pour le jugement final.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 4 Septembre

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La Lecture de la Bible le 4 Septembre nous invite à méditer sur des psaumes puissants de supplication, de confiance et de louange. Ce jour met en lumière l’appel urgent à l’aide de David, sa confiance en Dieu, ainsi que la reconnaissance de la compassion divine. Dans le Nouveau Testament, l’ordre du culte est aussi abordé.

Proposition de lecture de la Bible le 4 Septembre

Ancien Testament  :

  • Psaume 143 Un urgent appel à l’aide
  • Le Psaume 143 exprime un cri désespéré de David alors qu’il fait face à des adversaires et à des épreuves. Il prie pour que Dieu ne le laisse pas succomber aux épreuves, en affirmant dans le verset 1 : « Éternel, écoute ma prière, sois attentif à mes supplications. » Ce psaume nous enseigne à chercher Dieu dans nos moments de détresse, en Lui demandant secours et direction.
  • Psaume 144 Le Psaume de confiance
  • Le Psaume 144 est une prière de confiance et de gratitude envers Dieu pour Sa protection. David, après avoir demandé la protection divine contre ses ennemis, déclare dans le verset 2 : « Mon Dieu, ma forteresse, mon libérateur. » Ce psaume nous rappelle que Dieu est notre défenseur et qu’Il est fidèle pour nous apporter secours, même face aux défis les plus grands.
  • et
  • Psaume 145 L’hymne à la compassion divine
  • Le Psaume 145 est un hymne de louange célébrant la grandeur et la bonté de Dieu. Dans le verset 8, nous lisons : « L’Éternel est compatissant et plein de miséricorde, lent à la colère et riche en bonté. » Ce psaume nous invite à méditer sur la nature miséricordieuse de Dieu, qui, malgré nos fautes, demeure prêt à nous pardonner et à nous bénir.

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Nouveau Testament :

  • 1 Corinthiens 14 : 21-40 Le déroulement du culte
  • Dans 1 Corinthiens 14 : 21-40, Paul expose l’importance de l’ordre dans le culte chrétien. Il met en avant le rôle des dons spirituels et en particulier celui des langues et de la prophétie, expliquant que l’édification de l’Église doit primer. Le verset 40 résume cette idée : « Mais que tout se fasse convenablement et dans l’ordre. » Paul nous enseigne que la véritable adoration doit être centrée sur l’édification de la communauté dans l’amour et la compréhension mutuelle.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 1 Septembre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La Lecture de la Bible le 1 Septembre nous invite à méditer sur des thèmes puissants à travers des psaumes et des épîtres du Nouveau Testament. Ce jour nous aide à réfléchir à la grandeur de Dieu, à Sa miséricorde infinie, ainsi qu’à l’importance de l’amour dans l’exercice des dons spirituels.

Proposition de lecture de la Bible le 1 Septembre

Ancien Testament  :

  • Psaume 135Le Dieu véritable et les idoles
  • Le Psaume 135 déclare la souveraineté de Dieu sur toutes choses. Il distingue clairement le Dieu véritable des idoles, qui ne peuvent rien accomplir. Le verset 15 dit : « Les idoles des nations sont de l’argent et de l’or, l’œuvre des mains de l’homme. » Ce passage nous rappelle que, bien que les hommes créent des objets d’adoration, seule la vraie adoration de Dieu est digne de notre foi et de notre louange. Dieu, dans Sa puissance, mérite toute notre adoration, et aucune idole, aussi précieuse soit-elle, ne peut lui être comparée.
  • et
  • Psaume 136La miséricorde constante de Dieu
  • Le Psaume 136 nous invite à contempler la miséricorde constante de Dieu. À chaque verset, le psalmiste rappelle une action divine et conclut par : « Car sa miséricorde dure à toujours. » Cela nous enseigne que l’amour et la miséricorde de Dieu sont inépuisables. Dans un monde où tout semble éphémère, cette constance de l’amour divin nous réconforte et nous guide à persévérer dans la foi. Ce psaume nous rappelle que même dans nos épreuves, Dieu nous accompagne avec Sa fidélité.

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Nouveau Testament :

  • 1 Corinthiens 12Les dons exercés avec amour
  • Dans 1 Corinthiens 12, Paul aborde les dons spirituels et leur exercice au sein du corps de Christ. Il enseigne que, bien que chaque croyant reçoive des dons différents, ils sont tous importants et doivent être utilisés dans l’amour. Le verset 31 dit : « Aspirez aux dons les meilleurs. » Mais l’apôtre précise qu’au-delà des dons, l’amour est le fondement qui donne de la valeur à ces dons. Sans amour, nos actions sont vaines. Ce chapitre nous appelle à exercer nos dons avec humilité et à servir les autres dans l’esprit de l’amour chrétien.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains chapitre 9 – Étude Biblique

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La lettre aux Romains du chapitre 9 au chapitre 11 constitue une lettre dans la lettre parce que le sujet qui y est traité, s’adresse plus spécifiquement aux juifs convertis. Son objet est la révélation de la position d’Israël par rapport à l’élection des non juifs.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 10

Romains chapitre 9 : le mystère de l’élection divine et Israël

Introduction

Paul n’utilise plus, à l’exception d’une seule fois, le mot de Juifs mais celui d’Israélites pour qualifier spécifiquement les descendants de Jacob-Israël. Pourquoi ? Parce que le mot juif désigne logiquement les descendants de Juda. Cependant en grec, ce même mot désigne les Israélites et les habitants de Judée composée des descendants de Juda et de Benjamin. Pour rappel le royaume d’Israël était composé de dix tribus et celui de Juda de deux tribus qui étaient Juda et de Benjamin.

Paul commence par montrer à ses lecteurs qu’il n’a pas changé, qu’il était juif pratiquant scrupuleusement les règles juives, et que sa conversion ne l’a pas fait renier ses origines. Le chrétien né de nouveau peut connaître la même situation en étant considéré comme un traître qui provoque le trouble dans les rangs d’une assemblée traditionnelle, et ce quelle que soit son appellation. Pourquoi ? C’est simple ! Les membres de celles-ci considèrent détenir seuls la Vérité et que leur religion est la seule bonne, parce qu’elle est la leur, et qu’ils ne peuvent à leurs yeux pas se tromper. La conversion d’un de leurs membres (tournée vers Jésus) est prise comme une trahison, un changement de religion, alors que bien sûr, il ne s’agit pas de cela. La raison profonde de ce comportement est le refus de remettre en cause leur propre croyance alors que la conversion est le premier objectif à atteindre pour arriver au salut par Jésus qui est le vrai et unique but d’une vie de Foi.

Une question vient à l’esprit

Dieu aurait-il manqué à ses promesses de faire du peuple hébreu, le peuple élu par Lui ? Le peuple juif fait partie de la promesse.

Pour bien faire comprendre la promesse faite à Abraham, Paul distingue les enfants ou descendants d’Israël nés de la chair, des enfants nés de la promesse. Paul, au verset 6, reprend à sa façon un verset d’Ésaïe qui dit que:

 Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

De même que les Israélites ne font pas tous partie de la promesse, de même, tous les descendants d’Abraham, né d’Agar et de Kétura ne font pas non plus partie de la promesse. Nous ne devons jamais oublier que Dieu n’est pas homme pour mentir. Dieu a fait une promesse unilatérale, et inconditionnelle. Cependant Dieu est juste, et amour. Où serait l’Amour et la Justice si dès les temps anciens, les choses étaient arrêtées d’avance et figées.

Paul rappelle l’épisode relaté Exode 33:19 où Dieu répond à Moïse qui venait de lui demander de lui faire voir sa gloire.

Exode 33:19

19  L’Éternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. 

Nous avons ici une aide pour la compréhension de l’élection. Ce verset montre la souveraineté de Dieu. La bonté de Dieu n’est pas sans limite et c’est lui qui décide. L’élection ou non sera pour chaque humain en fonction de son comportement. C’est là où se joue l’équilibre entre le libre arbitre de l’homme et de la décision de Dieu en fonction de la position de celui-ci.

Le peuple d’Israël n’est pas le peuple élu au sens strict du terme. Cela veut dire que ce n’est pas le seul peuple élu. Si tel était le cas, cela voudrait dire que lui seul aurait le Salut. Dans ce cas, où serait la justice de Dieu ? Paul va faire à ce sujet un développement très intéressant.

Abraham eut plusieurs descendants Isaac, Ismaël, plus les six fils qu’il eut de Kétura. Or seul Isaac a pu revendiquer le titre de fils de la promesse.

De même Isaac eut deux fils Esaü et Jacob (Israël), et ces deux fils ne sont pas tous les deux, les fils de la promesse dans le sens où la promesse est prise dans un autre sens que la simple promesse d’une postérité charnelle. D’ailleurs, en Malachie 1:2, Dieu dit qu’il a aimé Jacob et qu’il a eu de la haine pour Esaü, Esaü à qui il a pourtant donné de grands biens matériels. En fait la promesse d’une descendance faite à Abraham est autant une descendance naturelle (enfant) qu’une descendance spirituelle. Abraham étant le père de la Foi, en cela il a une descendance spirituelle de fils et de petit fils tous animés par la Foi. Ainsi, nous sommes par la Foi, des descendants d’Abraham, des fils de la promesse quand nous sommes nés de nouveau. Les personnes juives à cause de leur choix personnel d’être incrédules à propos de l’oeuvre de Jésus Christ à la croix, ne font pas partie des descendants de la promesse tant qu’ils n’ont pas la foi en Jésus-Christ. Il en est de même du païen qui pourra faire partie du peuple de Dieu quand il aura foi en Dieu et en l’oeuvre de Jésus-Christ à la croix.

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1 – Une description des privilèges d’Israël

 Romains 9:1-5

1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint Esprit:

J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel.

Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,

qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,

et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!

Les privilèges d’Israël dont il est question dans ces versets, était en quelque sorte une mise à part des israélites par rapport à l’ensemble des peuples de la terre, pour que ces Israélites connaissent Dieu, qu’ils le servent et qu’ils le fassent connaître au monde entier. Quand on parle de peuple témoin, cela est à double sens. Il s’agit du peuple qui témoigne de Dieu aux autres peuples, mais qui témoigne aussi à Dieu de ce que sont les autres peuples avec leur faiblesse, leurs défauts.

Actes 13:16-23

16 Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit: Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez!

17 Le Dieu de ce peuple d’Israël a choisi nos pères. Il mit ce peuple en honneur pendant son séjour au pays d’Égypte, et il l’en fit sortir par son bras puissant.

23 C’est de la postérité de David que Dieu, selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus.

Le chapitre 13 du livre des actes des apôtres, constitue une charnière. En effet, Paul va changer sa façon d’évangéliser. Au début, Paul et Silas allaient dans les synagogues et beaucoup de juifs venaient. Un grand nombre d’entre eux pris de jalousie, s’opposaient à Paul en le contredisant et en l’injuriant. Paul va leur dire que c’est à eux premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée, mais puisqu’ils la repoussent et qu’ils se jugent eux mêmes indignes de la vie éternelle, il va se tourner vers les païens. A partir de ce moment là, Paul va plus porter ses regards vers les païens.

Éphésiens 2:11-13

11 C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme,

12 souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

13 Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.

On va s’arrêter sur les versets 4 et 5 de Romains 9 où il est question d’adoption, de gloire, d’alliances, de promesses. Au verset 4 il est question de l’adoption. Cependant Israël n’est pas le seul, il est le premier né. A quel moment parle t-on d’Israël comme le premier né ? C’est en:

Exode 4:22

22 Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l’Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né.

Ceci est répété en:

Osée 11:1

1 Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.

Revenons sur les différents privilèges du peuple d’Israël :

La gloire : Cette gloire de Dieu s’est manifestée au peuple dans le désert par la colonne de nuée de jour et le feu pendant la nuit.

Exode 13:21-22

21 L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit.

22 La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.

Les alliances : Dieu a fait alliance avec Abraham. Il a confirmé son alliance avec Isaac, avec Jacob sans même parler de l’alliance pour la terre promise qu’il a faite au Sinaï avec Moïse. Il a aussi fait alliance avec David. Dieu a donc fait un certain nombre d’alliance avec le peuple d’Israël.

Il ne faut pas oublier aussi la promesse de la venue de Jésus en 1 Chroniques 17:11-14. Il y a là en quelque sorte un mélange entre Salomon et Jésus-Christ (j’affermirai son royaume pour toujours).

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Ici, c’est la nouvelle alliance qui est clairement annoncée, une alliance qui sera faite dans le cœur des gens. Ce sera une alliance personnelle avec les individus. Toujours dans les alliances, on a:

Galates 3:16-17

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

17 Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait une référence à la promesse qui a été faite à Abraham en Genèse 15:13 de faire sortir du pays d’Égypte ses descendants qui y auront été asservis pendant quatre cents ans.

La loi : quand on parle de loi, cela fait référence aux lois reçues par Moïse (Pentateuque ou Thora composé de cinq livres)

Le culte est le culte qui était célébré d’abord dans le tabernacle et ensuite dans le Temple de Jérusalem jusqu’à l’an 70.

Les promesses : différentes promesses sont évoquées qui ont été faites et que l’on trouve dans l’Ancien Testament. En effet, quand Paul parle des Écritures, il parle de l’ensemble des livres de l’Ancien Testament. Quand les personnes du Nouveau Testament parlent des Écritures, cela fait référence à l’Ancien Testament. Il n’est pas question du Nouveau Testament car à l’époque de Jésus et des apôtres il n’était pas encore écrit.

Les patriarches dont il est question sont Abraham, Isaac et Jacob.

Le Christ selon la chair : En final, Paul rappelle aux juifs comme aux non juifs que le Christ selon la chair, est issu du peuple juif. Les non juifs ne doivent pas oublier cela et ne pas le mettre à part, ce qui malheureusement se voit aujourd’hui chez certains qui extrait Jésus de ses racines juives. Charnellement, Jésus est issu du peuple juif.

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2- Paul défend la fidélité de Dieu

Dans ce chapitre, Paul s’adresse principalement aux juifs.

Romains 9:6-13

Ce n’est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël,

et, pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais il est dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité,

c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.

Voici, en effet, la parole de la promesse: Je reviendrai à cette même époque, et Sara aura un fils.

10 Et, de plus, il en fut ainsi de Rebecca, qui conçut du seul Isaac notre père;

11 car, quoique les enfants ne soient pas encore nés et ils n’eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, –

12 il fut dit à Rebecca: L’aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu’il est écrit:

13 J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Ésaü.

La postérité d’Abraham, n’est pas tout Israël. Quand Paul dit Israël, il s’agit du peuple élu de Dieu. Cependant tout Israël naturel ne fait pas partie de la postérité d’Abraham au plan spirituel. Il y a les enfants naturels, et les enfants de la promesse. Quand on regarde les descendants de Jacob sur plusieurs générations, on voit que par leur comportement, certains sont sortis du peuple d’Israël parce qu’ils n’étaient plus dans la volonté de Dieu. Dieu fait alliance, mais il faut rester dans son alliance. L’alliance avec Dieu comporte des conditions. Il est très important de comprendre cela. Cette alliance n’a pas changé et a toujours des conditions. Ce n’est pas parce qu’on a pris les eaux du baptême qu’il est permis de faire n’importe quoi (cf Matthieu 7). Ainsi, Esaü par son choix, est un enfant naturel mais il n’est pas un enfant de la promesse, un enfant spirituel.

De la même façon des personnes se sont jointes à Israël alors qu’elles n’étaient pas d’Israël, et furent comptées comme en faisant partie parce qu’elles avaient manifesté leur foi en Dieu. Ainsi en a-t-il été de Rahab, Ruth …et il en est ainsi quelles que soient la couleur de peau, la race des personnes.

A cause de leur expression de foi, Dieu reconnait telles et telles personnes comme ses enfants.

Ésaïe 56:6-8

Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,

Le Seigneur, l’Éternel, parle, Lui qui rassemble les exilés d’Israël: Je réunirai d’autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés.

En Ésaïe, il est déjà question de rassembler avec le peuple juif les gens d’autres peuples pour faire un même peuple. N’oublions pas qu’au moment où Esaïe qui a vécu sous le règne de trois rois, parle, une partie des israélites (les dix tribus du nord) a déjà subi la déportation.

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3 – La miséricorde de Dieu dépend de Sa volonté souveraine

Romains 9:14-18

14 Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

17 Car l’Écriture dit à Pharaon: Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.

18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

Par la grâce de Dieu, nous recevons de lui sa miséricorde et sa compassion. Cela vient de lui. Beaucoup de choses nous dépassent mais font partie du plan de Dieu. Par conséquent, il ne sert à rien de vouloir regimber. Au contraire, il faut être souples et nous soumettre en quelque sorte aux événements parce qu’en nous soumettant aux événements, nous nous soumettons aussi à la volonté de Dieu. Cela vaut mieux que chercher à réagir face à des événements que nous ne comprenons pas et que nous ne pouvons pas maîtriser. Ceci est aussi l’expression d’une confiance vis à vis de Dieu. Si Dieu veut que nous réagissions, il va se manifester. Cependant, il faut avoir une disposition de coeur, et de soumission. Dieu veut des personnes humbles et qui lui soient soumises.

Dieu est souverain, et il fait grâce à qui il veut faire grâce. (v. 15-16, et 18). Ce point est sujet à interrogation parce que la grâce s’oppose à la justice. La justice de Dieu serait-elle selon la pensée humaine de la justice ? Non! Elle lui est bien supérieure.

Il faut faire très attention de ne pas la comparer, et surtout ne pas remettre en question les actes de Dieu car ce serait se placer sur un pied d’égalité avec Lui. Il est possible de ne pas comprendre certaines choses. Pour autant, mettons en pratique le verset de Deutéronome 29:29 qui dit que « les choses cachées sont à l’Éternelle notre Dieu et que les choses révélées sont à nous et à nos enfants afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi ».

Donc quand on ne comprend pas, on doit se soumettre en en attendant une révélation éventuelle de Dieu. Celui-ci peut nous donner l’explication ou non. Alors attention à notre attitude.Reconnaissons simplement que nous ne savons pas et manifestons de la soumission à Dieu plutôt que de réagir.

Notre nature est pécheresse ( Romains 5:12 ; Psaumes 51:7 ; Job 14:4)

Selon la justice de Dieu nous méritions tous la mort, mais son amour fait qu’il sauve un grand nombre de personnes injustes. La grâce s’oppose à la justice. Dieu déclare qu’il aura compassion de qui il aura compassion et qu’il fera miséricorde à qui il fera miséricorde. Ceci est la souveraineté de Dieu.

En conclusion : Les gens ne deviennent pas enfants de Dieu par leur propre volonté ou leur décision. Ils deviennent enfants de Dieu uniquement en vertu de la volonté souveraine et déterminante de Dieu ! C’est un constat dont nul n’a à se glorifier. On ne peut pas se glorifier d’être chrétien par rapport à un autre qui n’est pas chrétien. On n’a aucune raison de se glorifier car il s’agit d’une grâce venant de Dieu. Par conséquent, cela doit conduire à l’humilité et à beaucoup de reconnaissance.

Romains 9:19-26

19 Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté?

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?

21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?

22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition,

23 et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire?

24 Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens,

25 selon qu’il le dit dans Osée: J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée;

26 et là où on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant.

Il est des choses que nous ne comprenons pas, mais nous devons les accepter. Comme nous l’avons dit précédemment, nous aurons la révélation au temps nécessaire, selon

Deutéronome 29:29

29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Nous pouvons toujours penser que Dieu a un plan, mais nous pouvons choisir comme Paul le rappelle ici en citant les versets d’Osée 2: 25-26 :

Osée 2:25

25 Je planterai pour moi Lo Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde; je dirai à Lo Ammi: Tu es mon peuple! et il répondra: Mon Dieu!

Le mot « Lo » veut dire non ou pas. Le mot Ruchama » veut dire miséricorde et l’expression « Lo Ammi » veut dire pas mon peuple. Pour comprendre ce qu’est le véritable peuple de Dieu, l’Israël spirituel, il faut se référer à : Galates 6:1-16 ; 2 Corinthiens 6:16-18 ; 1 Pierre 2:9-10.

Dieu adresse l’invitation à partager sa grâce. C’est par pure grâce que des gens qui autrefois n’étaient pas le peuple de Dieu, font maintenant partie du peuple de Dieu. (v.25-26)

Un reste d’Israël, et un reste des autres peuples seront sauvés, mais nous ne connaissons pas le nombre de personnes qui seront ces restes.

Romains 9:27-32

27 Ésaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël: Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé.

28 Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu.

29 Et, comme Ésaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe.

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

Beaucoup de passages de l’Ancien Testament parlent d’un reste. Ainsi en est-il de : Ésaïe 10:22-23 ; Jérémie 50:20 ; Joël 2:32 ; Michée 2:12. Dans ces quatre versets sont exprimées différentes idées. Si une grande partie du peuple juif a rejeté Jésus, nombreux sont ceux qui crurent en Jésus et furent sauvés.

Regardez le verset 27 de Romains 9, il est dit qu’un reste seulement sera sauvé. Il y a une relation entre ce verset et ce qui est dit en :

Jean 1:11-13

1Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Là encore avec ce verset, le chrétien n’a pas à se glorifier car ce n’est pas de sa volonté, de la volonté de la chair qu’il est devenu enfant de Dieu, mais c’est de la volonté de Dieu. Depuis le verset 20 de Romains 9, Paul justifie Dieu, en comparant les hommes (création) à des vases façonnés par le potier et Dieu (le créateur).

Le verset 29 de cette épître 9, cite Ésaïe 1:9 qui veut dire qu’Israël n’existerait plus et que nous aurions complètement disparu si Dieu ne nous avait pas sauvés.

Romains 9:30-32

30   Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31  tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32  Pourquoi ? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement 

Quelle est cette pierre d’achoppement ? Il s’agit de Jésus. Pourquoi, est-il la pierre d’achoppement ? Parce qu’il dérangeait les religieux juifs qui se sont opposés à Lui. Le message de Jésus en effet, ne s’opposait pas à la loi, mais s’opposait à la mauvaise compréhension de la loi. Quand Jésus dit qu’il est la fin de la loi, il faut comprendre qu’il n’est pas question de la suppression de la loi mais de la finalité de la loi, la loi ayant pour finalité Jésus. La loi amène à Jésus qui a dit lui même qu’il n’est pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Les versets 30 à 33 sont toujours d’actualité. Le véritable sens de la loi est en Jésus.

Pourquoi faut-il insister sur les versets 30 à 33 ? Tout simplement parce que si nous regardons bien, ceux-ci restent toujours d’actualité. Ils mettent en évidence la justice recherchée par ses propres forces (la chair) et la justice obtenue en opposition par la foi en Jésus, par la grâce de Dieu.

Le religieux veut obtenir le salut par ses propres forces, ne faisant confiance qu’à lui-même alors que lorsque l’homme, reconnaissant son impuissance, place sa foi en Jésus, et va ainsi obtenir le salut par grâce.

La volonté de l’homme face à la volonté de Dieu.

Quand la volonté de l’homme est en dehors de la volonté de Dieu, l’homme est dans la rébellion. Quand la volonté de l’homme s’aligne sur la volonté de Dieu (ou du moins cherche à s’aligner) il est dans l’obéissance, il est en harmonie avec Dieu, d’où l’importance de chercher la volonté de Dieu avant d’agir, et non pas après.

La responsabilité de l’homme est de croire, d’obéir et de mener une vie sainte. (sanctification)

Romains 9:33

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Le rocher de scandale, la pierre d’achoppement, c’est Jésus ! Ce verset est une citation de :

Ésaïe 8:14-15

14 Et il sera un sanctuaire, Mais aussi une pierre d’achoppement, Un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël, Un filet et un piège Pour les habitants de Jérusalem.

15 Plusieurs trébucheront; Ils tomberont et se briseront, Ils seront enlacés et pris.

4 – Qu’est-ce que la Justice de Dieu ?

La justice de Dieu est une expression que nous trouvons principalement en Romains 5:9. Certains diront que c’est Jésus !

Il faut cependant être plus nuancé sans dire pour autant que c’est faux.

Romains 1:17

17  parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. 

Avec le verset de Romains 1:17, nous constatons qu’en Jésus est révélée la Justice venue de Dieu, mais nous n’irons pas jusqu’à dire que Jésus est la Justice de Dieu. Elle est cependant indissociable de Lui. C’est notre Foi en Jésus qui nous donne la Justice de Dieu.

Romains 3:21

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, 


Romains 3:22

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. 


et en Romains 10:3

3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; 

On peut tout de même constater que nous pouvons remplacer les mots « la justice de Dieu » par Jésus, sans changer le sens du verset.

« ne connaissant pas Jésus, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à Jésus ; »

La question qui se pose avec ce chapitre 9 est de savoir si Israël est rejeté ? Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas reconnu Jésus pour qui il était. Est-ce définitif ? Que nous dit Paul à ce sujet dans les chapitres suivants ?