La parabole du médecin de Matthieu 9:12-13, révèle que la mission de Jésus est de guérir les âmes malades par le pardon. Il n’est pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Sa déclaration bouleverse les normes religieuses de son temps et invite chacun à reconnaître l’amour de Jésus-Christ pour nous et notre besoin vital de sa grâce qui transforme.
La parabole de Matthieu 9:12-13

1 – L’enseignement
Matthieu 9:9-13
9 De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.
10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.
11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?
12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.
13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
Des passages parallèles se trouvent en Marc 2:13-17 et Luc 5:27-32 dans lesquels se trouve un détail que Matthieu ne relève pas, à savoir que le repas avait lieu dans la maison de Lévi, c’est à dire dans sa propre maison.
Marc 2:15
15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec lui et avec ses disciples; car ils étaient nombreux et l’avaient suivi?
2- A qui s’adresse Jésus ?
Jésus s’adresse spécifiquement aux pharisiens venus lui reprocher indirectement de manger avec des publicains et les gens de mauvaise vie?
Matthieu 9:11
11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?
Le fait que les pharisiens posent la question en s’adressant aux disciples et non directement à Jésus, est une marque de mépris envers Jésus. C’est une façon de leur dire : Pourquoi choisir Jésus comme maître alors que vous pourriez être des nôtres et suivre un vrai maître.
3- Le contexte :
Le contexte immédiat est celui de l’appel de Matthieu suivi d’un repas.
Matthieu 9:9-11
9 De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.
10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.
11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?
Jésus a appelé le péager Matthieu à le suivre en tant que disciple. Pour marquer son changement de vie, Matthieu va donner un grand festin.
Luc 5:29
29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.
Considéré comme un paria par la bonne société, Matthieu ne fréquentait que les autres péagers et les gens dits de ‘mauvaise vie’.
4- Explication de la parabole
Les pharisiens reprochaient à Jésus de fréquenter même les gens de mauvaise vie, tous ceux que la société rejetait. Face à leurs critiques, Jésus utilise une courte métaphore pleine de sens. Il établit un parallèle clair entre ceux qui se reconnaissent pécheurs, donc malades, alors que ceux qui se croient justes, ressemblent à des personnes qui s’estiment en bonne santé.
Par cette image, Jésus rappelle sa mission : offrir le salut à tous. Cependant, il est nécessaire pour chacun de reconnaitre son état de pécheur et de faire une démarche de repentance. Oui, le salut est gratuit, mais il doit être réclamé avec humilité. Celui qui par orgueil, se considère juste et estime n’avoir rien à confesser, s’exclut lui-même du salut offert.
En revanche, celui qui se sait pécheur, est semblable à un malade qui cherche un médecin pour le guérir. Ici, le mal, n’est pas physique, mais spirituel. C’est le péché. Celui qui se croit juste, ne voit pas d’urgence. Il pense n’avoir besoin de rien comme une personne persuadée d’être en bonne santé. Il ne consultera donc pas. Pour lui, chercher un médecin semble inutile.
Le combat de Jésus contre les religieux, et notamment contre les pharisiens, visait à leur faire prendre conscience de leur véritable état parce qu’ils étaient eux aussi pécheurs mais refusaient de le reconnaître.
Comme le dit l’Ecclésiaste :
Ecclésiaste 7:20
20 Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.
Paul renchérit sur ce point en rappelant :
Romains 3:10
10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;
Jésus est le divin médecin qui s’occupe des malades qui viennent à lui. Tant que les pharisiens croient en leur bonne santé, ils restent à l’écart non parce que Jésus les rejette, mais parce qu’ils refusent son diagnostic. Ainsi, ils s’excluent eux-mêmes du salut.
Le péché ressemble à un cancer. S’il n’est pas traité, il mène à la mort spirituelle. Jésus le sait, et c’est pourquoi il affirme dans la synagogue de Nazareth :
Luc 4:18
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,
La métaphore utilisée par Jésus, est d’autant plus percutante que les pharisiens lui reprochaient aussi de guérir les malades le jour du sabbat. Cependant les foules ne s’y trompaient pas : elles venaient à lui pour être guéries. Ce que les pharisiens refusaient de voir, c’est que Jésus guérissait aussi les âmes.
5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle
La parabole de Jésus pose une question directe à chacun de nous : comment nous considérons-nous spirituellement ? Avons-nous conscience de notre besoin d’un médecin-sauveur ou, comme les pharisiens, croyons-nous en bonne santé spirituelle ?
Nous voyons-nous comme des pécheurs aux yeux de Dieu, appartenant à ceux que la Bible appelle les « gens de mauvaise vie » ? Ou avons-nous endossé une fausse justice, persuadés que notre conduite suffit à plaire à Dieu ?
Une autre question s’impose : gardons-nous Jésus pour nous seuls, ou le partageons-nous avec ceux qui nous entourent ? Présentons-nous le Sauveur des âmes, celui qui guérit les cœurs brisés, ou laissons-nous notre foi enfermée dans la discrétion ou la peur du jugement ?
Le témoignage fait partie intégrante de la vie du disciple. Être disciple, c’est annoncer Jésus, celui qui guérit les âmes et offre le salut éternel. Ce n’est pas une option, mais une responsabilité spirituelle. Le disciple ne garde pas la lumière pour lui mais il la transmet.
Dès le début de son ministère, Jésus a lancé un appel clair et sans compromis :
Matthieu 4:17
17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.
Cet appel reste d’actualité. La repentance n’est pas un événement ponctuel, mais est une disposition constante du cœur. Elle ouvre la porte au salut. Jésus ne force personne, mais il appelle chacun à reconnaître son besoin et à s’abandonner à lui.
Alors, posons-nous la vraie question : avons-nous accepté Jésus comme notre médecin personnel ? Et si oui, le faisons-nous connaître autour de nous comme celui qui sauve, restaure, et transforme les cœurs ?
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