Zacharie 9:11-12 – Dieu libère ceux qui mettent leur foi en Lui

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Zacharie 9:11-12 proclame la délivrance promise par Dieu. Ce verset exhorte le peuple à mettre sa foi en l’Éternel qui rachète et libère ceux qui ont été enchaînés par le péché ou l’oppression.

Zacharie 9:12 - se réfugier dans la forteresse
Zacharie 9:11-12 – Retournez à la forteresse, captifs pleins d’espérance !

11 Et pour toi, à cause de ton alliance scellée par le sang, Je retirerai tes captifs de la fosse où il n’y a pas d’eau.

12 Retournez à la forteresse, captifs pleins d’espérance ! Aujourd’hui encore je le déclare, Je te rendrai le double.

Zacharie 9:11-12

Dans ce passage, Zacharie invite le peuple à se souvenir de la fidélité de Dieu et à reconnaître sa puissance libératrice. Il ne faut pas oublier que le livre de Zacharie est un livre prophétique, et que les mots ne sont pas toujours à prendre à la lettre. En effet, l’image qui est véhiculée, se référe à d’autres passages bibliques.

Zacharie exhorte le peuple à revenir à Dieu qui est la forteresse, comme il est dit dans les Psaumes  et notamment aux:

Psaumes 18:3 ; Psaumes 31:4 ; Psaumes 71:3 ; Psaumes 91:2 ; Psaumes 144:2.

Psaumes 71:3

Sois pour moi un rocher qui me serve d’asile, Où je puisse toujours me retirer! Tu as résolu de me sauver, Car tu es mon rocher et ma forteresse.

La phrase « Je retirerai tes captifs de la fosse où il n’y a pas d’eau » rappelle l’épisode de Jérémie qui avait été jeté dans une fosse. Cependant pour nous chrétiens, ce qui est important, sont les mots : ton alliance scellée par le sang, forteresse et espérance.

Ces deux versets s’adressent à nous. Si les alliances passées avec Abraham et Moïse ont été scellées par le sang, c’était par le sang d’un animal, d’un agneau.

L’alliance que les chrétiens revendiquent, est celle faite par le sang de Jésus. C’est ce sang qui a la plus grande valeur, puisqu’il s’agit du sang du fils unique de Dieu. En raison de cette alliance, le Seigneur nous délivrera de la fosse où nous étions, pour que nous revenions à Lui (la forteresse). Même si nous étions captifs du péché, nous avons l’espérance d’un merveilleux avenir auprès de Lui.

Jérémie 29:11

11 Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

Si nous nous sommes éloignés de Dieu, revenons à lui sans tarder, Il nous attend !

Ce verset rappelle que la foi sincère ouvre la voie à la liberté et à la restauration que seul Dieu peut offrir.

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Versets associés
  • Colossiens 1:13–14 – Dieu nous a délivrés du royaume des ténèbres.
  • Ésaïe 61:1 – Le Seigneur envoie libérer les captifs.
  • Psaumes 146:7 – Dieu ouvre les prisons des opprimés.
  • Luc 4:18 – Jésus accomplit cette prophétie en apportant liberté et salut.
  • Galates 5:1 – Christ nous a affranchis pour marcher dans la liberté.

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1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;

Ésaïe 61:1

Zacharie 9-12 – – – Apocalypse 20

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Ézéchiel 20:44 – La miséricorde triomphe du souvenir de nos fautes

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Ézéchiel 20:44 révèle un Dieu qui, malgré les infidélités de son peuple, agit selon sa miséricorde. Ce verset dévoile la puissance de la grâce divine, plus forte que nos fautes.

Homme aidant un blessé, symbole de la miséricorde de Dieu selon Ézéchiel 20:44.
Dieu agit avec miséricorde envers son peuple malgré ses fautes. selon Ézéchiel 20:44.

44 Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand j’agirai avec vous par égard pour mon nom, et nullement d’après votre conduite mauvaise et vos actions corrompues, ô maison d’Israël! dit le Seigneur, l’Éternel.

Ézéchiel 20:44

Ce verset résume l’un des plus beaux contrastes de la Bible : la justice de Dieu et sa miséricorde. Israël, malgré ses révoltes, découvre un Dieu fidèle à son alliance. Le peuple a brisé la communion, mais Dieu ne renie pas son nom.

Agir « à cause de son nom » signifie que le salut dépend du caractère constant de Dieu, et non des mérites humains. La gloire de celui-ci s’exprime dans le pardon, car Il demeure inchangé.

Malachie 3:6

Car je suis l’Éternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés.

Cette vérité préfigure la grâce en Jésus-Christ :

Éphésiens 2:9

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Même lorsque nos fautes s’accumulent, Dieu demeure constant. Il restaure, non pour excuser le péché, mais pour révéler sa fidélité. Son nom devient le fondement de notre espérance.

L’homme repentant découvre que la miséricorde de Dieu précède toujours la condamnation. Ce message rejoint l’Évangile :

Romains 5:20

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

Ainsi, Ézéchiel 20:44 appelle chaque croyant à contempler le Dieu de la deuxième chance, celui qui agit pour son honneur et transforme la honte en restauration.

Versets associés :

  • Romains 5:8 – « Christ est mort pour nous alors que nous étions pécheurs. »
  • Éphésiens 2:4-5 – « Dieu est riche en miséricorde. »
  • Michée 7:18 – « Qui est un Dieu comme toi, qui pardonne l’iniquité ? »
  • Psaumes 103:10 – « Il ne nous traite pas selon nos péchés. »
  • Malachie 3:6 – « Car je suis l’Éternel, je ne change pas. »

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18 Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde.

Michée 7:18

Ézéchiel 20 à 21 – – – Jacques 5

     

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Matthieu chapitre 18 : restaurer les frères tombés avec amour

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Matthieu chapitre 18 enseigne comment vivre en communauté selon le cœur de Dieu. Jésus appelle à l’humilité, met en garde contre le scandale, et montre comment corriger avec amour. Il insiste aussi sur le pardon sans limite. Un vrai guide pour restaurer et garder l’unité entre frères.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 19

Matthieu chapitre 18 – Étude biblique

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1 – Le plus grand dans le royaume des cieux

Matthieu 18:1-5 — L’humilité, clé du royaume

1 En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Le verset 1 montre que Jésus s’adresse ici à ses disciples, donc à des croyants, et non à des non-croyants.

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

Cette question révèle que les disciples entretiennent encore une mentalité de compétition, de comparaison. Ils cherchent à savoir qui surpassera les autres. Dans les églises locales, il est possible de constater le même problème. Cependant, dans le royaume des cieux, tous sont égaux en valeur, bien que les fonctions puissent varier.

Aujourd’hui encore, ce royaume est accessible à quiconque entend l’appel de Jésus et y répond avec foi.

Comme ce petit enfant… (verset 4)

Cette scène se produit quand Jésus est de retour à Capernaum. Marc 9:33-37, il est précisé que Jésus se trouve dans une maison sans doute celle de Pierre car il ne faut pas oublier que sa belle mère y réside et qu’il prend un enfant et le place au milieu. Il pourrait s’agir alors de l’un des enfants de Pierre. Ce détail n’est pas central, mais il montre l’intérêt de lire et de comparer les passages parallèles dans la Bible pour enrichir notre compréhension dans nos études. C’est en accompagnant l’apôtre Pierre et c’est à partir des échanges qu’il a eu avec lui sur la vie de Jésus que Marc a écrit son évangile.

Avec ces premiers versets de Matthieu 18, Jésus nous appelle à adopter une attitude simple et confiante, semblable à celle d’un enfant. Il s’agit de cette foi enfantine qui dit : « Je le crois, parce que c’est écrit dans la Bible ! »

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Jésus insiste ainsi sur l’humilité qui est une condition d’entrée dans le royaume des cieux. Cette humilité s’oppose à l’orgueil naturel du cœur humain. Il s’agit d’accepter de faire confiance, de croire sans tout comprendre, de marcher par la foi et non par la vue.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Matthieu 18:5

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Ici, le petit enfant peut aussi symboliser un nouveau converti. Recevoir une telle personne « en mon nom », c’est accueillir Jésus lui-même. Rejeter ce croyant revient donc à rejeter Christ.

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2 – Les scandales : une mise en garde solennelle

Matthieu 18:6-7

6Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.

Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!

Après avoir exhorté ses disciples à devenir comme des petits enfants, Jésus les avertit qu’il ne faut pas devenir une pierre d’achoppement pour les « petits », c’est-à-dire les croyants humbles, fragiles ou nouveaux dans la foi.

Des scandales inévitables… mais impardonnables

Jésus déclare que les scandales sont inévitables dans un monde corrompu par le péché. Le mot grec « anankē » peut se traduire par obligé, nécessaire ou inévitable, selon le contexte. Mais cette nécessité n’excuse en rien celui qui en est la cause. Le terme « scandale » (grec ‘skandalon’) évoque un piège, un obstacle volontairement placé pour faire trébucher un croyant, le pousser à pécher, ou l’éloigner de Dieu. Un tel comportement trahit l’ordre clair de Jésus de faire des disciples, non de les détruire.

Un avertissement très clair nous est donné par Paul en:

Romains 14:13

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

Et en:

1 Corinthiens 8:9-13

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Ainsi, les croyants doivent surveiller leur comportement, leurs conseils, leur enseignement parce qu’un faux pas peut ébranler la foi d’un frère faible et avoir des conséquences graves.

C’est la raison pour laquelle Jacques nous dit :

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Les versets de Matthieu 18:6-7 nous exhortent à surveiller notre témoignage, nos paroles, nos conseils et notre comportement. En effet, une négligence morale ou doctrinale peut avoir de graves conséquences sur la vie d’un autre croyant. C’est aussi un encouragement à prendre soin des autres croyants, et en particulier des plus faibles dans la foi.

Matthieu 18:8-10 – Prendre le péché au sérieux

Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.

Ces paroles fortes de Jésus ne doivent pas être prises littéralement mais il s’agit d’une image forte pour souligner la gravité du péché et les conséquences éternelles qu’il entraîne. Rien ne vaut la perte du salut. Le feu de la géhenne mentionné ici, renvoie symboliquement à l’enfer. C’est dans la vallée de la Géhenne située hors les murs de Jérusalem qu’ont eu lieu des sacrifice d’enfants passés par le feu dans le cadre du culte de Baal, et où étaient brulées constamment les ordures (déchets ménagers et autres). Cela évoque le jugement en enfer sans fin.

Ces paroles rappellent celles de Matthieu 5:29-30, où Jésus appelait déjà à la radicalité contre le péché. L’objectif est qu’il faut ne rien laisser dans notre vie qui puisse devenir un piège pour nous ou pour autrui.

Honorer et protéger les petits

Le verset 10 nous ramène au cœur du message de Matthieu 18 qui est de prendre soin des croyants les plus fragiles. Ces « petits » ont une valeur immense aux yeux de Dieu. Leurs anges, dit Jésus, contemplent constamment la face du Père.

Nous n’avons pas le droit de les mépriser, ni de les négliger. Il s’agit de prendre soin les uns des autres et de ne pas avoir l’attitude de Caïn rapportée en :

Genèse 4:9

9 L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère?

La réponse implicite de Jésus à cette question est : OUI !

Matthieu 18:11 – La mission du disciple

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

Nous ne sommes pas appelés à causer la chute des autres, mais à participer au salut. Le disciple authentique suit l’exemple de Jésus. Ainsi, il prend soin, protège, relève et conduit vers Dieu ceux qui vacillent.

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3 – La brebis égarée : la valeur d’une seule âme

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Voir la parabole de la brebis perdue pour une étude approfondie.

Une parabole profondément pastorale

Cette courte parabole illustre le cœur de Dieu et la mission de Jésus : sauver ce qui était perdu (v.11). Celle-ci ne s’adresse pas aux incroyants, mais aux croyants égarés, tombés dans le péché ou affaiblis dans leur marche. Jésus affirme la valeur inestimable de chaque âme en disant que le bon berger quitte les quatre vingt dix neuf pour chercher la brebis unique qui s’est éloignée.

Il n’est pas ici question d’un reproche, mais d’un acte d’amour, et la joie du berger lorsqu’il retrouve cette brebis perdue dépasse même celle qu’il éprouve pour les autres qui sont restées dans l’enclos. Cela nous parle du regard de grâce que Dieu porte sur ceux qui reviennent à lui, même après un écart.

La restauration est un devoir communautaire

En tant que disciples, nous avons la responsabilité d’imiter le bon berger. Paul rappelle que lorsqu’un frère tombe, les croyants « spirituels » doivent agir, non dans le jugement, mais avec douceur.

Galates 6:1-2

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Plutôt que de rejeter ceux qui faiblissent, nous devons les relever, les entourer et les restaurer, dans un esprit de miséricorde.

Une mission de salut, non de condamnation

Jésus n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Le célèbre passage de Jean 3:16-18 nous rappelle que la volonté de Dieu est la vie éternelle pour tous, et non la perte d’un seul.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Matthieu 18:14 Une vérité essentielle : Dieu ne veut perdre aucun des siens

14 Ce n’est pas la volonté de votre Père… qu’il se perde un seul de ces petits.

Cette affirmation éclaire tout le chapitre 18. Jésus insiste sur l’attention à porter aux plus faibles, aux plus fragiles, à ceux que le monde méprise ou oublie. Dans l’Église, personne ne doit être abandonné.

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4 – La discipline dans l’Église

Matthieu 18:15-20

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Une démarche ordonnée et guidée par l’Esprit

Ce passage s’inscrit dans le prolongement de tout le chapitre 18, où Jésus enseigne comment ses disciples doivent se comporter les uns envers les autres, notamment face au péché au sein de la communauté.

Lorsqu’un frère chute, Jésus commande d’agir discrètement, avec sagesse et douceur, en suivant une progression claire :

  1. (v.15) Commencer en privé: ne pas exposer publiquement la faute.
  2. (v.16) Impliquer des témoins: assurer l’équité du processus.
  3. (v.17) Informer l’Église : si le frère persiste, l’assemblée intervient.
  4. La séparation spirituelle : s’il refuse encore, il est considéré « comme un païen et un publicain » – c’est-à-dire en dehors de la communion, sans haine ni mépris, mais comme quelqu’un à reconquérir par l’amour.
Proverbes 19:11

11 L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses.

Un appel à l’humilité dans la correction

Toute démarche de discipline doit se faire avec un esprit d’humilité, en se gardant de toute supériorité. Le but reste toujours le même, la restauration du frère et non sa condamnation.

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Jacques 5:15 ; 19-20

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,

20 qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Ignorer un péché non confessé peut nuire à la santé spirituelle de toute l’assemblée. Comme une gangrène, il peut contaminer d’autres membres. Laisser la situation se détériorer, c’est abandonner la responsabilité que Dieu a confiée à son peuple.

Matthieu 18:18 – Lier et délier : juger selon la Parole

Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel…

Jésus reprend ici ce qu’il avait dit à Pierre (Matthieu 16:19), mais cette fois à la forme plurielle : tous les disciples sont concernés. « Lier et délier » signifie exercer un jugement spirituel, en accord avec la volonté divine révélée dans les Écritures.

Jean 20:23

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Il ne s’agit pas d’accorder un pouvoir arbitraire, mais de discerner et déclarer ce que Dieu a déjà tranché, sous la conduite du Saint-Esprit.

Matthieu 18:19-20 – L’unité dans la prière, la clé du discernement spirituel

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Ces versets, souvent cités hors contexte, font ici référence à la discipline dans l’Église. Jésus promet sa présence et l’action du Père lorsque deux ou trois croyants, unis dans la prière et dans l’Esprit, recherchent la volonté de Dieu dans une situation difficile.

Son application se trouve en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

Psaumes 133:1

1 Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux Pour des frères de demeurer ensemble !

Cette promesse encourage les petits groupes, les familles, les couples ou les croyants isolés. La puissance spirituelle ne dépend pas du nombre, mais de l’unité sincère et de la communion autour de Christ.

Une Église saine prend ses responsabilités

Ce passage nous rappelle que la discipline spirituelle est une responsabilité donnée à l’Église qui doit agir avec discernement, unité et obéissance. Son but reste toujours la restauration, la paix, et la gloire de Dieu au milieu de son peuple.

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5 – Le pardon des offenses

Matthieu 18:21-22

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Pardonner sans compter : une exigence du royaume

Pierre pensait bien faire en proposant de pardonner jusqu’à sept fois, bien au-delà des trois fois enseignées dans le judaïsme rabbinique. Mais Jésus élargit radicalement la perspective. Il ne donne pas un nouveau plafond numérique. Il supprime le calcul même du pardon.

Soixante-dix fois sept fois ne signifie pas quatre vingt dix sept fois, mais un pardon illimité. C’est un contraste direct avec la logique de vengeance sans fin, exprimée en Genèse 4:24 par Lemec.

Genèse 4:24

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Jésus renverse cette dynamique de violence. Il substitue au cycle de la vengeance une dynamique de grâce, fondée sur l’amour inlassable de Dieu.

Le pardon, reflet du cœur du Père

Le pardon n’est pas une option dans le royaume de Dieu. Il en est le fondement moral. Pardonner, c’est refléter la nature même du Père céleste.

Éphésiens 4:32

32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Le pardon ne minimise pas le péché, mais choisit l’amour plutôt que la rancune, la réconciliation plutôt que la séparation.

Le pardon restaure la communion fraternelle

L’objectif ne consiste pas simplement à passer l’éponge, mais à gagner son frère. Le pardon ouvre la voie à la restauration, à la paix, et à l’unité dans l’Église. Il exige de l’humilité, de la patience, et une foi active dans la puissance de Dieu à changer les cœurs.

Un enseignement approfondi par une parabole

La suite du passage (Matthieu 18:23-35) illustre cet enseignement par la parabole du serviteur impitoyable, qui met en contraste un pardon immense accordé par le roi, et l’intransigeance cruelle d’un homme envers son semblable. Jésus y montre que celui qui refuse de pardonner, ferme sur lui-même la porte du pardon divin.

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6 – Le serviteur impitoyable

Voir l’étude de la parabole

Matthieu 18:23-27

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Le pardon immense de Dieu

Dans cette parabole, le roi représente Dieu, et le serviteur, chacun de nous. Notre dette envers Dieu est écrasante : dix mille talents, une somme astronomique, impossible à rembourser. Pourtant, lorsque nous nous prosternons devant lui avec un cœur repentant, Dieu choisit la compassion. Il nous remet tout.

Matthieu 18:26

 … : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

C’est la prière de chaque pécheur sincère. Et Dieu répond avec grâce, sans exiger le paiement de ce que nous ne pourrons jamais rendre.

Matthieu 18:28-35 – Le scandale de l’oubli du pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Après avoir été pardonné, le méchant serviteur rencontre un compagnon qui lui doit une somme dérisoire au regard de la dette remise qui lui a été remise. ( 1 talent = 6 000 deniers, soit 600 000 fois moins) Il oublie les paroles prononcées qu’il a prononcées devant le roi et reste sourd à la demande de clémence, verset 29 :

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

Matthieu 18:33

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?

Le maître le traite alors comme il a traité son compagnon. Il le livre aux bourreaux. Puis Jésus conclut d’une parole ferme, sans équivoque :

Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Ce verset exprime sans ambiguïté la pensée de Jésus. Le pardon entre frères n’est pas facultatif. Pardonner aux autres est la condition essentielle si nous voulons être pardonné par Dieu le Père.

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7 – Leçon à retenir et application personnelle

Vivre en assemblée selon le cœur de Dieu

Ce chapitre entier de Matthieu 18 trace les fondations d’une vie communautaire conforme au royaume des cieux. Il appelle chaque disciple à :

. Marcher dans l’humilité, à l’image de Jésus :

Philippiens 2:8

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

. Prendre soin des petits, des faibles et des égarés avec compassion et bienveillance.

. Rechercher la restauration et non la condamnation.

. Pardonner sans limite comme Dieu nous a pardonné.

. Vivre une communion sincère et fraternelle.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

L’Église ne repose pas sur des hiérarchies humaines, mais sur l’égalité entre frères et sœurs, unis par l’Esprit pour une édification mutuelle.

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Ésaïe 1:18 – Viens plaider et reçois un pardon parfait

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Ésaïe 1:18 dévoile l’invitation divine à plaider notre cause devant Dieu. Ce verset illumine l’accès libre à un pardon parfait, offert non par mérite, mais par la grâce du Dieu juste et compatissant.

Ésaïe 1:18 plaidons
Ésaïe 1:18 – Venez et plaidons! dit l’Éternel

18 Venez et plaidons! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; S’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.

Ésaïe 1:18

Ce verset éclaire le cœur de Dieu. Celui-ci invite non pour condamner mais Il ouvre la porte à ceux que le péché accable. Il appelle à la discussion, non pour juger, mais pour restaurer.

Cette parole montre que Dieu ne ferme pas la porte aux pécheurs. Il engage un dialogue. L’expression « venez et plaidons » évoque un tribunal où Dieu devient à la fois juge et défenseur. Cela rejoint ce qui est dit en:

 1 Jean 1:9 :

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Le pardon parfait ne minimise pas la gravité du péché, mais il l’efface totalement. Le cramoisi, couleur de sang, indélébile, devient aussi blanc que la neige. Ce contraste souligne la puissance de la grâce. Elle transforme ce qui semblait irrécupérable.

Dieu veut notre participation. Il nous appelle à venir, à reconnaître, à plaider. Cette démarche n’est pas légaliste, mais relationnelle. Dieu, dans son amour, ne tolère pas la séparation causée par le péché. Il tend la main.

Ce verset annonce déjà l’œuvre de Christ. En lui, cette promesse trouve son accomplissement.

Hébreux 9:14

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Nous n’avons rien à offrir, sinon une foi honnête, et Dieu répond par une justice qui blanchit tout.

Répondre à l’appel d’Ésaïe 1:18, c’est entrer dans un dialogue qui change l’âme. C’est reconnaître notre besoin, confesser notre faute, et recevoir sans réserve le pardon divin, parfait et éternel.

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12 Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions.

Psaumes 103:12

Ésaïe 1-2 – – – Galates 5

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Comment comprendre La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26

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La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26 confronte chaque homme à l’urgence de la réconciliation avec Dieu avant le jugement. En quelques versets, Jésus nous appelle à agir pendant qu’il en est encore temps. Comprendre cette parabole éclaire sur la responsabilité personnelle et spirituelle de chacun face aux conflits non résolus.

La parabole parabole de l’adversaire

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1 – L’enseignement

Matthieu 5:25-26

25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’inscrit dans le discours sur la montagne. Il s’adresse donc à toute une foule venue écouter Jésus, et notamment à ses disciples.

Jésus corrige la compréhension du sixième commandement : Tu ne tueras point. Nous pourrions dire qu’il durcit le commandement pour répondre à l’exigence de la loi d’amour. Les autorités religieuses s’en tenaient à la lettre de la loi. Jésus apporte quant à Lui, l’esprit de la loi.

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3-  Le contexte :

Matthieu 5:21-24

21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.

Les versets 21 et 22 traitent de l’interprétation de la loi et s’inscrit dans l’enseignement de Jésus sur la justice. Jésus ne traite pas le mal. Le mal est fait, la personne est tuée. Il laisse le problème aux juges. Il veut traiter le problème en amont avant que celui-ci n’arrive. C’est la cause qu’il faut traiter !

Il ne s’arrête pas aux seuls actes extérieurs de transgression. Il va jusqu’à la racine des causes de ces transgressions extérieures, à savoir les attitudes coupables du cœur qui sont à l’origine des actes coupables !

Nous avons ici un des thèmes principaux de la Bible.

Jérémie 17:9

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Matthieu 12:34

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

C’est pourquoi avec la nouvelle alliance, Dieu veut changer les cœurs.

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Nous savons tous que nous ne pouvons pas traiter les conséquences d’un problème mais que nous pouvons traiter ses causes. Il faut travailler à la racine du mal. Les paroles amères qu’une personne prononce, ne sont qu’une expression de la colère, de la haine et de l’amertume dans son cœur ! L’acte extérieur qu’est le crime prend toujours sa source dans l’attitude coupable du cœur. L’homme considère généralement le problème superficiel. Dieu, quant à Lui, s’intéresse toujours à la cause profonde et il veut que nous fassions de même. Rappelons-nous de :

Jacques 1:18-19

19 Sachez -le, mes frères bien-aimés. Ainsi que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère:

20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.

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4-  Explication de la parabole

Les insultes (insensé, idiot…) expriment la colère, la haine qu’une personne nourrit dans son cœur envers une autre personne. Il faut dire stop avant que cela aille plus loin, puis travailler dans le contrôle de soi pour ne plus exprimer sa colère, et pour vider le cœur de toute colère.

Traiter son frère de « Raca » doit être considéré comme un signal nous avertissant de l’état de notre cœur. Si nous n’y prenons pas garde, cela peut nous conduire au meurtre.

En même temps que Jésus nous parle de la justice humaine, il fait aussi une allusion au jugement éternel, à Dieu qui est le juste juge, puisqu’il fait référence aux versets 23 et 24 de l’offrande à l’autel. Cela veut dire qu’au moment où nous venons devant Dieu (Jésus nous dit qu’avant de venir devant l’autel) si nous avons fait du tort à quelqu’un, nous devons régler le problème tout de suite !

Toute personne avec qui nous avons un différend devient notre adversaire. Le Seigneur nous demande de nous réconcilier avec lui avant qu’il ne devienne dans notre cœur un ennemi, voire un ennemi à abattre. C’est pendant que nous sommes vivants (pendant que tu es en chemin avec lui,) que nous devons régler les différends pour que cela ne nous soit pas reproché au jour du jugement.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Nous ne devons pas différer une réconciliation. Comme il est écrit en :

Éphésiens 4:26-27

26 Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère,

27 et ne donnez pas accès au diable.

Nous avons tous un travail personnel à faire, et nul autre ne peut le faire à notre place.

La racine du mal se trouve dans le cœur de l’être humain. C’est dans le cœur de l’être humain que la haine et l’indifférence doivent être remplacées par l’amour, et que l’hypocrisie et l’égoïsme doivent laisser place à la sincérité.

Il faut demander au Seigneur de changer notre cœur de pierre en cœur de chair, d’avoir un cœur aimant pour tous les autres. C’est un travail que nous ne pouvons pas faire seul. C’est un travail que le Saint-Esprit ne peut pas faire seul. C’est un travail qui se fait en collaboration entre nous et le Saint Esprit. Notre cœur doit être animé par le fruit de l’Esprit.

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Matthieu chapitre 9 : Le pardon et les miracles de Jésus

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Matthieu chapitre 9 révèle la puissance de Jésus à travers des actes de pardon et de guérison. Ce texte montre comment Jésus-Christ répond à la foi par des actions concrètes. Il manifeste son autorité non seulement sur la maladie, mais aussi sur le péché.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 10

Matthieu chapitre 9 – Étude biblique

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1 – Jésus pardonne au paralytique ses péchés, puis le guérit

Matthieu 9:1-8

1 Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville.

Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.

Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux: Cet homme blasphème.

Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs?

Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?

Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.

Et il se leva, et s’en alla dans sa maison.

Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.

Les Évangiles de Marc et de Luc rapportent cet épisode avec davantage de détails que Matthieu. Chaque évangéliste met en avant certains aspects en fonction du message qu’il souhaite transmettre à ses lecteurs. Il ne faut pas oublier que les évangélistes ne sont pas des historiens au sens moderne du terme. Leur objectif n’était pas de livrer un récit chronologique exhaustif, mais de proclamer un message fondé sur la vie de Jésus. Ce message varie selon leur intention et le public qu’ils cherchent à atteindre.

La maladie et le péché

Ce chapitre commence avec Jésus guérissant un homme paralysé. Les Juifs associaient souvent le péché et la maladie (cf. Jean 5:14; 9:2).

Jean 5:14

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

et en Jean 9:2

Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?

Dans ce chapitre 9 de Matthieu, se trouve illustrée la foi agissante et l’intercession audacieuse et persévérante des amis du paralytique qui le portent.

Avant même de le faire marcher, Jésus lui déclare : « Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Cette déclaration choque les scribes parce que là Jésus va affirmer son autorité divine en ajoutant : « Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés… »

Jésus démontre ainsi qu’Il peut non seulement guérir, mais aussi pardonner les péchés. Cette vérité est essentielle pour nous aujourd’hui, comme pour les croyants de tous les temps. Par cette guérison, Jésus confirme la puissance de ses paroles à la fois sur le plan spirituel et sur le plan physique. Il a le pouvoir, c’est-à-dire le droit, la puissance et l’autorité, d’agir. Cela témoigne aussi de sa messianité.

Au verset de Matthieu 9:5

Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?

Nous pouvons toujours parler, mais avons-nous la puissance nécessaire pour que nos paroles se traduisent en actes ? Jésus démontre que ses paroles ne sont pas de simples paroles en l’air.

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2 – L’appel de Matthieu et la grâce envers les pécheurs

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Matthieu portait aussi le nom de Lévi. Ceci s’explique par le fait que les Juifs avaient souvent deux noms, un nom Juif et un nom Grec, qui leur étaient généralement donnés à la naissance. Le fait qu’il soit collecteur d’impôt montre qu’il était un lettré connaissant plusieurs langues, le latin, grec, l’hébreu, et l’araméen lui permettant de dialoguer avec ses différents interlocuteurs. Son salaire de collecteur d’impôt était constitué des recettes supplémentaires perçues par lui sur les contribuables, d’où son impopularité et ce qui explique l’attitude de Zachée de Luc 19, lui-même collecteur d’impôts.

L’obéissance parfaite de Matthieu contraste avec les postulants disciples du chapitre 8. Nous pouvons penser que Matthieu avait déjà entendu les enseignements de Jésus à défaut de l’avoir personnellement rencontré pour laisser tout immédiatement et partir avec lui. Il était au moins informé de sa notoriété.

Luc et Marc précise que la maison dans laquelle avait lieu le repas, était celle de Matthieu. S’agissant de lui, Matthieu en écrivant son Évangile, ne fait aucune mention de ce détail sans intérêt à ses yeux. Il relate simplement cet évènement pour rapporter l’enseignement de Jésus sur le besoin de tout homme d’avoir un sauveur.

D’une manière générale, Jésus répond à toute invitation qu’on lui adresse. Ce qui est confirmé en:

Apocalypse 3:20

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Matthieu ici offre un repas pour marquer son changement de vie, suite à sa décision de suivre Jésus. (cf. Zachée en Luc 19) Par le fait que des gens de mauvaise vie se mettent à table avec Jésus, Matthieu montre que Jésus ne fait pas de différence entre les uns et les autres.

Les pharisiens interpellent les disciples et non directement Jésus. À l’époque toute personne pouvait venir dans une maison sans y être invitée, simplement pour écouter et participer aux conversations tout en étant en dehors de la table.

La réponse de Jésus aux pharisiens des versets 12 et 13:

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

Ce verset s’interprète en : seul celui qui a conscience d’être pécheur cherchera un sauveur. Le jour où un pharisien aura conscience d’être pécheur et non juste, il se tournera vers celui qui sauve. Il est en de même pour tout homme. La difficulté avec le péché est sa prise de conscience. Il est comme le cancer, où la personne malade au moins d’en un premier temps, n’en a pas conscience. Il faut que se révèle des symptômes, un malaise pour réaliser son état de malade. Il en est ainsi pour le pécheur.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Jésus va répondre aux pharisiens en mettant en cause leur attitude par la citation de :

Osée 6:6

Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

‘’Allez, et apprenez ce que signifie ‘’ était un idiome utilisé par les rabbins pour inviter leurs disciples à étudier tel sujet. Ici, nous revenons toujours à un thème central de la Bible qui est : l’attitude intérieure du cœur et non l’apparence d’actes vides de sens.

Luc dans un texte parallèle ajoute en:

 Luc 5:32

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

La repentance n’est pas une simple émotion. C’est bien plus que cela. Celle-ci implique une volonté réelle de changement, un renversement des priorités et une transformation du mode de vie.

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3. Le jeûne – Le drap neuf et les outres neuves : un message de renouveau

Matthieu 9:14-15

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Quand Jésus parle des amis de l’époux, il y a la notion du temps qui précède les noces. Une fois marié, l’époux sera avec son épouse et moins avec ses amis. Ceci est une annonce des noces de l’Agneau et Jésus et ses disciples sont dans le temps qui précède.

Dans l’Ancien Testament, il n’y avait officiellement qu’un seul jour de jeûne, celui du Yom Kippour. Les rabbins, quant à eux, instituèrent en plus deux jours de jeûne par semaine.

Luc 18:12

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 15 de Matthieu 9, fait une première allusion à sa crucifixion à venir. Ici, L’analogie avec l’époux a une connotation messianique.

Matthieu 9:16-17

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit ; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

L’enseignement de Jésus est radicalement nouveau. Il ne peut être compris ni accueilli sans une remise en cause profonde de tout notre héritage religieux. Cet arrière-plan doit non seulement être interrogé, mais souvent abandonné.

Nous ne pouvons pas bâtir notre foi sur les traditions religieuses humaines. Nous devons les examiner à la lumière de l’Évangile. C’est pourquoi, Jésus déclare qu’il faut « naître de nouveau ». Ici, il ne s’agit pas simplement d’ajouter un peu de nouveauté à l’ancien, mais d’un changement total de perspective.

la tradition humaine

Les religieux de l’époque avaient transformé les lois de Dieu en rituels figés, vidés de leur sens. Leurs règles, souvent purement humaines, ne portaient plus la vie. Jésus oppose ces traditions aux commandements vivants et spirituels de Dieu. Son enseignement rétablit l’autorité divine au-dessus des coutumes humaines.

L’image du vin nouveau dans de vieilles outres, illustre ce contraste. C’est comme si un jeune homme plein d’énergie était enfermé dans un corps trop vieux pour suivre le rythme. La puissance de vie que Jésus apporte ne peut s’exprimer dans des structures religieuses mortes.

Le jeûne évoqué juste avant ce passage, illustre bien cela. C’était une règle ancienne, adaptée à une autre époque. Jésus inaugure un nouveau temps. Le vin nouveau représente cette relation vivante avec Dieu, fondée sur la liberté, la vérité et l’adoration en esprit. Les outres neuves, quant à elles, symbolisent des cœurs renouvelés, ouverts à l’œuvre de Dieu.

Voici un petit rappel de l’étude du chapitre 5 portant sur la différence entre la loi de Moïse et la recommandation de Jésus d’agir positivement:

Avec Moïse : « tu ne feras pas … » que nous retrouvons dans les religions.

Avec Jésus : « fais cela et tu vivras » : Luc 10:28

Jésus dira en Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Jésus invite ses auditeurs à se libérer des formes anciennes d’expressions de la loi cérémonielle juive ainsi que des traditions des anciens (interprétation de certaines lois par les rabbins)

Ésaïe déjà en son temps faisait ce reproche :

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

Le vin nouveau ‘travaille’, il pétille, c’est le salut par grâce, les outres neuves représentent les formes nouvelles d’expression de la vie en Christ, avec la gratitude et la joie. Il est triste d’entendre des personnes qui disent  : « j’ai ma religion ! je n’en changerai pas ». Le problème de ces personnes est d’être dans des rituels qui ont perdu tout sens. Tout est extérieur quand la relation à Dieu est avant tout intérieure.

 Voir le lien avec la parabole des outres neuves

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4. Deux miracles en une : guérison et résurrection

Matthieu 9:18-26

18 Tandis qu’il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.

19 Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples.

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

22 Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même.

23 Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu’il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante,

24 il leur dit: Retirez-vous; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.

25 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.

26 Le bruit s’en répandit dans toute la contrée.

Les Évangiles de Marc et de Luc précisent que Jaïrus est un chef de la synagogue. Il est inhabituel qu’un responsable de synagogue approche publiquement Jésus. La mort de sa fille est la seule motivation qui lui a fait passer outre ces considérations. Il se prosterne ce qui est une marque de déférence vis à vis de Jésus, quand Marc et Luc disent qu’il se jeta à ses pieds.

Deux types de foi

Par opposition au centenier, la présence physique de Jésus conditionne la foi de Jaïrus. Il demande l’imposition des mains. Puis vient l’épisode de la femme atteinte de perte de sang. Elle souffre de ce mal depuis douze ans. Cela la rend impure et l’exclue des réunions de culte. C’est un cas à part de guérison puisque Jésus n’intervient pas dans cette guérison. C’est la foi seule de cette femme qui est agissante. Dieu récompense sa foi. ‘’ Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie’’

Cette femme pensait que son geste passerait inaperçu au milieu de la foule, car elle savait que tout contact avec Jésus le rendait impur aux yeux de la loi. Elle ne va toucher que le bord de son vêtement.

Matthieu dans ce chapitre marque une progression dans les miracles, après les guérisons sous différentes formes. Maintenant avec le fils de Jaïrus, il va s’agir d’une ressuscitation.

En Jésus, il y a la vie et toute sa puissance qui s’exprime par la puissance de guérison, la puissance de chasser les démons et la puissance sur la mort.

Ces mêmes moqueurs du verset 24 répandirent probablement eux-mêmes la nouvelle de la ressuscitation de la jeune fille dans toute la contrée.

Dans ces deux épisodes, les évangiles en Marc 5 et en Luc 8 donnent plus de détails.

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5. Deux aveugles et un démoniaque sont délivrés

Matthieu 9:27-34

27 Étant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient: Aie pitié de nous, Fils de David!

28 Lorsqu’il fut arrivé à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit: Croyez-vous que je puisse faire cela? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils.

29 Alors il leur toucha leurs yeux, en disant: Qu’il vous soit fait selon votre foi.

30 Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache.

31 Mais, dès qu’ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans tout le pays.

32 Comme ils s’en allaient, voici, on amena à Jésus un démoniaque muet.

33 Le démon ayant été chassé, le muet parla. Et la foule étonnée disait: Jamais pareille chose ne s’est vue en Israël.

34 Mais les pharisiens dirent: C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Matthieu mentionne systématiquement deux personnes dans certains récits de miracles (cf.Matthieu 8:28 ; Matthieu 20:30), comme ici au verset 27, alors que Marc et Luc ne parlent que d’une seule personne. Ceci pourrait refléter une volonté de se conformer à l’exigence de la Loi en ce qui concerne le témoignage de deux personnes (voir Deutéronome 17:6 et 19:15), ce qui renforcerait la crédibilité des faits rapportés.

Au verset 32, le mot grec kōphos peut être traduit à la fois par « muet » et « sourd ». Ce terme est utilisé de manière variable selon les contextes. Par ailleurs, les Évangiles opèrent généralement une distinction claire entre possession démoniaque et maladie physique (voir Marc 7:32-35 pour un sourd, et Marc 9:25 pour un esprit impur rendant sourd et muet).

Marc 9:25

25 Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.

Les pharisiens bien qu’ils soient témoins des enseignements et des miracles accomplis par Jésus, refusent d’en reconnaître l’origine divine. Au lieu de cela, ils attribuent son pouvoir de guérison à une influence démoniaque, révélant ainsi leur aveuglement spirituel et leur hostilité envers Jésus (fort probablement leur jalousie et leur orgueil).

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6. Jésus ému de compassion devant la foule perdue

Matthieu 9:35-38

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Ce passage de Matthieu 9:35-38 est comme une articulation entre les précédents chapitres depuis

Matthieu 4:23

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

Le verset 35 n’étant que sa répétition et l’introduction du chapitre 10 avec l’envoi en mission des disciples qui aura lieu.

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7. Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu chapitre 9 nous appelle à reconnaître Jésus comme Seigneur. Il guérit, appelle, délivre, pardonne, et compatit.

Application personnelle :

  • Crois qu’il peut te guérir en profondeur.
  • Réponds à son appel sans hésiter.
  • Laisse le vin nouveau te remplir d’une vie renouvelée.

Aujourd’hui encore, Jésus dit à chacun d’entre nous : « Suis-moi ! »

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Psaumes 86:5 – Dieu pardonne avec bonté et amour fidèle

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Le Psaumes 86:5 révèle la nature compatissante de Dieu. Ce verset montre que le Seigneur pardonne avec bonté, et qu’il est rempli d’un amour fidèle envers tous ceux qui invoquent sincèrement son nom dans la prière.

rendre grâce pour la bonté de Dieu
Psaumes 826:5Car tu es bon, Seigneur, tu pardonnes,

Car tu es bon, Seigneur, tu pardonnes, Tu es plein d’amour pour tous ceux qui t’invoquent.

Psaumes 86:5

Dans un monde brisé par l’injustice et le péché, ce verset du Psaume 86 apporte un réconfort précieux. Dieu ne se lasse jamais d’écouter les cœurs sincères. Il accueille chaque prière, chaque soupir, avec compassion.

La bonté de Dieu n’est pas passagère. Elle définit son caractère. Il n’attend pas que nous soyons parfaits pour nous aimer. Il répond à ceux qui viennent à Lui dans la vérité. Le pardon qu’il offre ne repose pas sur nos œuvres, mais sur sa nature divine, pleine d’amour.

L’expression « tu pardonnes » souligne l’action continue de Dieu. Il ne se contente pas d’absoudre une faute isolée. Il purifie et restaure. Son pardon transforme, relève, et renouvelle notre relation avec Lui. C’est pourquoi le psalmiste ne parle pas d’un amour abstrait, mais d’un amour fidèle, concret, qui s’éprouve dans la prière et dans l’intimité avec Dieu.

Ainsi, chaque croyant peut s’approcher du trône de la grâce avec confiance. Car l’Éternel ne rejette jamais celui qui l’invoque avec foi. Cette promesse demeure ferme, même lorsque nos fautes nous semblent trop lourdes. Dieu demeure fidèle à sa parole.

Oui, Dieu est le Très Haut, comme l’affirme Psaumes 83:19 : « Qu’ils sachent que toi seul, dont le nom est l’Éternel, tu es le Très Haut sur toute la terre. » Cependant, il se fait proche de ceux qui l’aiment et le recherchent.

Invoquons-le donc avec un cœur humble, sachant que sa bonté dépasse notre compréhension, et que son amour fidèle couvre une multitude de fautes.

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Si nous confessons nos péchés… il est fidèle et juste pour nous les pardonner.

1 Jean 1:9

Psaumes 84-86 – – – Romains 12

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Psaumes 32:5 – Le pardon divin libère et restaure profondément

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Le verset de Psaumes 32:5 enseigne la puissance du pardon divin. Il révèle que la confession sincère ouvre la voie à la liberté intérieure. Dieu ne méprise pas un cœur repentant, mais il restaure pleinement l’âme brisée.

la joie pour un seul qui se repend
Psaumes 32:5 – Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité

Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité; J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. -Pause.

Psaumes 32:5

Le cœur humain porte souvent le poids du péché caché. Ce fardeau ronge l’âme, trouble la paix et éteint la joie. Pourtant, une vérité transformatrice traverse les Écritures, celle que Dieu pardonne pleinement. Le roi David l’a expérimentée personnellement.

Ce verset de Psaumes 32:5 ne parle pas d’un pardon distant, mais d’une restauration intime. Dieu n’attend pas une perfection religieuse, mais une authenticité humble. David a brisé le silence, reconnu sa faute et ouvert son cœur. En réponse, Dieu l’a relevé, et ce, sans reproche ni retard.

Confesser, c’est déposer le fardeau aux pieds du Seigneur. C’est aussi refuser la dissimulation et choisir la lumière. Or, là où la lumière entre, la guérison commence. La honte perd son pouvoir, la culpabilité s’efface, et l’âme respire de nouveau.

Dieu ne rejette jamais un cœur contrit. Son pardon ne se limite pas à l’oubli du péché, car il restaure pleinement l’être. Ainsi, il rend à l’homme la joie du salut et renouvelle en lui un esprit bien disposé. Ainsi, la confession devient un chemin de vie, pas une punition.

Aujourd’hui, celui qui se reconnaît pécheur, peut espérer. Dieu demeure fidèle à sa promesse. Il efface, purifie et renouvelle. Approchons-nous donc de lui avec foi, parce que le pardon n’est pas un espoir incertain, mais une certitude fondée sur la grâce de Dieu.

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« Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. »

Proverbes 28:13

Psaume 31 à 32 – – – Actes 23 :16-35

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La Parabole du pharisien et du publicain – deux attitudes opposées

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La Parabole du pharisien éclaire notre compréhension de l’humilité devant Dieu. Jésus y confronte deux attitudes spirituelles : l’orgueil religieux et la repentance sincère. Par cette image forte, il nous interpelle sur l’authenticité de notre foi. L’enseignement révèle que seule l’humilité attire la grâce divine, et non les apparences de justice.

La parabole de Luc 18:9-14

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1 – L’enseignement

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

10 Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain.

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain;

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Au verset 9

Se persuadant :  le mot grec « peitho » est traduit par différents mots.

  • Se persuader est un très bon choix dans le sens où la personne n’est pas sûre d’elle, mais veut se convaincre de la chose.
  • Une autre traduction : être assuré indiquerait une certitude sans fondement, mais nous pouvons aussi en déduire qu’à force de nous persuader d’une chose, nous finissons par en être assuré.
  • C’est-à-dire qu’à force de refuser la réalité, nous finissons par croire à la fausseté, et nous nous éloignons de la réalité.  

Le contraste souligne la valeur que Dieu accorde à l’attitude du cœur. La parabole ne rejette pas les bonnes œuvres, mais elle montre que l’orgueil spirituel en annule leur portée. Jésus rappelle que Dieu s’oppose aux orgueilleux et élève les humbles.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Si en Luc 15 à 17, les paraboles sont adressées aux pharisiens et aux disciples, ici l’auditoire n’est pas précisé spécifiquement : « en vue de certaines personnes. » 

Luc 18:9

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

Cela s’adresse donc à ceux qui se croient supérieurs aux autres, souvent des chefs religieux. Cette parabole vise les cœurs endurcis par l’orgueil religieux. Les paraboles étaient toujours contées dans des lieux publics. Elles clarifiaient ou voilaient/cachaient la vérité selon la disposition de cœur de l’auditeur !

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3-  Le contexte :

Les juifs avaient l’habitude de prier trois fois par jour.

Daniel 6:10

10 Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant.

Cette parabole s’insère dans un ensemble d’enseignements sur la prière et le Royaume de Dieu (Luc 17–18). Elle suit immédiatement la parabole de la veuve importune, qui parle de la persévérance dans la prière. Jésus enchaîne avec une autre leçon sur la prière, mais cette fois sur l’attitude intérieure.

Jésus dénonce une attitude qu’il voyait régulièrement de la part des pharisiens. Il n’y a pas un contexte précis. Jésus veut nous montrer la bonne et la mauvaise attitude à adopter lorsque nous prions.

Le contexte de la parabole est donné en Luc 18:9 :

Il est très probable que Jésus ait raconté cette parabole à un groupe de pharisiens.

Luc 16:15

15 Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Ces hommes étaient convaincus de leur propre justice. Ils se croyaient justes aux yeux de Dieu, et de ce fait, n’avaient ni faim ni soif de la vraie justice. Parce qu’ils se considéraient comme justes, ils ne ressentaient pas le besoin d’un médecin ni celui de la repentance :

Luc 5:31-32

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

Les pharisiens rejetaient ainsi le dessein de Dieu pour leur vie, qui était qu’ils se repentent de leurs péchés et reçoivent le pardon :

Luc 7:30

30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

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4-  Explication de la parabole

Jésus utilise cette parabole pour opposer deux personnages aux profils radicalement différents : le pharisien et le publicain. Il souligne non seulement leur contraste, mais aussi tout ce qui les distingue profondément.

Luc 18:11-12 – Le pharisien :

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain;

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 11 : Il se tient debout, bien en vue, les mains et les yeux levés vers le ciel. Son attitude n’a rien d’inhabituelle pour un juif pieux :

1 Timothée 2:8

 Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées.

Mais il est probable qu’il se tenait là où tout le monde pouvait le voir. En apparence, il s’adresse à Dieu, mais en réalité, il parle à lui-même — et de lui-même. Toute sa prière n’est qu’un monologue d’autosatisfaction. Il se félicite, se compare aux autres, mais jamais à des hommes vraiment pieux comme Samuel ou David. Il se mesure plutôt à ceux qu’il considère comme des pécheurs.

Dans la première partie de sa prière, il se présente comme pur en dénonçant les fautes qu’il attribue aux autres, en particulier au publicain.
Dans la seconde partie, il énumère ses œuvres religieuses, qu’il accomplit avec excès : il jeûne plus que la Loi ne l’exige et donne la dîme même sur des produits non concernés par cette obligation (Deutéronome 14:22-23).

Deutéronome 14:22

22 Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année.

Luc 11:42

42 Mais malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses.

Nulle part dans sa prière, le pharisien confesse un péché, et ne demande pardon. Il n’implore rien ; il se convainc juste de sa propre piété.
Sa prière n’est pas tournée vers Dieu, mais vers lui-même. Il se satisfait de lui-même. Et en conséquence … il ne reçoit rien.

Il se glorifie !

Luc 18:13 – le publicain :

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

Le publicain, lui, se tient à distance — probablement loin du sanctuaire, quelque part dans le complexe du temple. Son attitude est l’exact opposé de celle du pharisien. Il baisse les yeux, il se frappe la poitrine en signe de repentir. Cet homme reconnaît ses fautes et ses péchés.

Il est seul devant Dieu et ne se compare à personne. Le publicain confesse son péché et supplie Dieu de lui faire grâce.

Il s’humilie !

Bilan de ce temps de prière.

  • Le pharisien repart chez lui sans que rien n’ait changé. Il aurait tout aussi bien pu ne pas venir.
  • Le publicain, lui, repart justifié. Dieu lui pardonne. Il est déclaré juste et accepté par Dieu.
Luc 18:14

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

L’humilité est l’une des caractéristiques fondamentales du royaume de Dieu. Les véritables sujets de ce royaume n’adoptent pas une attitude orgueilleuse ou de propre justice. Au contraire, ils cultivent une conscience réaliste et sincère de leur besoin de pardon de la part de Dieu et que celui-ci leur accorde sa grâce.

Ils expriment leur humilité en confessant leurs péchés, et Dieu manifeste son approbation en les pardonnant — c’est-à-dire en les justifiant à ses yeux. Ceux qui renoncent à leur orgueil et à leur propre justice en confessant leurs fautes à Dieu découvriront qu’il leur a effectivement pardonné.

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5- La leçon pour nous à retenir, et son application personnelle

Cette parabole traite de ceux qui, en apparence, semblent croire en Dieu et le respectent, mais qui en réalité, s’appuient sur leur propre bonté et leurs efforts personnels. Ils estiment que Dieu leur doit quelque chose ! Ils s’attendent à des récompenses en retour de leurs actes de justice — comme l’aumône, le jeûne, la prière, ou encore l’observance des règles issues de la Tradition Orale des anciens.

Cependant, elle interpelle aussi chaque croyant. Le danger de l’autojustification guette tous ceux qui fréquentent assidûment les lieux de culte. Jésus appelle chacun à s’examiner honnêtement. Qui suis-je dans cette parabole ? Le pharisien ou le publicain ?

L’autojustification est peut-être le péché le plus dangereux pour les personnes “religieuses”. (cf. Luc 10:29 ; 16:15 ; 18:9, 14)

Luc 16:15

15 Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Chaque chrétien doit cultiver une prière authentique, sans masque. Le pardon ne se mérite pas, il se reçoit. Ainsi, la vie chrétienne repose non sur nos performances, mais sur la grâce de Dieu.

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Actes 7:59-60 : L’amour qui pardonne jusqu’au dernier souffle

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Actes 7:59-60 décrit le martyre de l’apôtre Étienne, un homme rempli de foi et de courage. Alors qu’il est lapidé, Étienne prononce des paroles de pardon et d’amour. Il s’écrie : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit », et tombe à genoux, demandant à Dieu de ne pas tenir ce péché contre ses persécuteurs.

Seigneur, ne leur impute pas ce péché! - Actes 7:59-60
Étienne à genoux priait – Actes 7:59-60

59 Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit!

60 Puis, s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte: Seigneur, ne leur impute pas ce péché! Et, après ces paroles, il s’endormit.

Actes 7:59-60

Ces mots poignants illustrent l’amour divin et le pardon absolu, même au moment de la plus extrême souffrance. Etienne n’a pas cherché à se venger, n’a pas maudit ses ennemis, mais a offert son dernier souffle en prière pour eux.

Cet exemple enseigne que l’amour chrétien ne connaît pas de limites. Même face à la violence et à l’injustice, Étienne choisit de suivre l’exemple de Jésus, qui a pardonné à ses bourreaux sur la croix. Aujourd’hui, cela nous appelle à examiner notre propre cœur face à l’offense. Nous sommes invités à pardonner, non pas dans des circonstances idéales, mais dans les moments où la douleur est la plus grande. Le pardon ne signifie pas oublier ou excuser, mais libérer notre cœur de la rancune, comme Jésus et Étienne l’ont fait.

Ce verset nous défie également dans un monde où les rancœurs et les divisions sont fréquentes. En choisissant de pardonner, nous imitons l’amour incommensurable de Dieu. Il est facile de se laisser envahir par la colère, mais l’appel du Christ est de répondre par l’amour, même dans la souffrance.

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« Quand il était maltraité, il ne rendait pas le mal pour le mal, il ne menaçait pas, mais il s’en remettait à celui qui juge justement. »

1 pierre 2:23

Job 3-4 – – – Actes 7:44-60

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Jean 8:10-11 : Jésus nous offre le pardon et la liberté.

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Jean 8:10-11 : Jésus nous offre le pardon et la liberté. Ce passage révèle la grâce divine face au péché humain. Alors que la femme prise en flagrant délit d’adultère était condamnée, Jésus lui offre un pardon radical.

Jean 8:10-11 le pardon après la repentance
Jean 8:10-11 : Jésus nous offre le pardon et la liberté.

10 Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée?

11 Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.

Jean 8:10-11

Dans ce passage où une femme allait être lapidée pour avoir commis un adultère, Jésus ne va pas la condamner, mais va lui pardonner et ainsi lui accorder une nouvelle chance. Ce geste de miséricorde nous interpelle, nous aussi qui sommes pécheurs et souvent accablés par nos erreurs.

Seulement, Jésus ne se contente pas de pardonner mais il invite cette femme à changer de vie, en lui disant : « Va, et ne pèche plus. » Il lui offre ainsi une liberté totale, un renouveau spirituel. Aujourd’hui, ce message résonne dans nos cœurs : Jésus nous offre la possibilité de recommencer. Son pardon n’est pas un simple acte d’indulgence, mais un appel à la transformation. Ce passage rappelle aussi qu’aucun péché n’est trop grand pour recevoir la grâce de Dieu.

Pour nous, ce verset est un appel à vivre dans la liberté que Jésus nous procure. Nous ne sommes pas définis par nos erreurs passées, mais par la grâce divine qui nous purifie. Tout comme Jésus a levé la condamnation sur cette femme, il nous invite à vivre dans sa lumière et à marcher selon sa volonté. Le pardon qu’il nous offre est un acte de libération, nous libérant du poids du péché et nous appelant à une vie nouvelle.

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Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Romains 8:1

1 Chroniques 19 à 21 – – – Jean 8:1-27

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La parabole du serviteur impitoyable de Matthieu 18:23-35

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La parabole du serviteur impitoyable révèle l’importance du pardon dans la vie chrétienne. Jésus y enseigne un puissant message sur la grâce et la réconciliation.

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La parabole du serviteur impitoyable

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1 – La parabole du serviteur impitoyable

Matthieu 18:23-35

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Pratiquer le pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse principalement à ses disciples dans ce passage. La question de Pierre, « Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère lorsqu’il péchera contre moi? »

Matthieu 18:21

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

Ce verset initie cette conversation. Pierre propose une limite de sept fois, ce qui, selon les normes de l’époque, était déjà généreux. Toutefois, Jésus répond que le pardon doit être accordé « jusqu’à soixante-dix fois sept fois »

 Matthieu 18:22

22 Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

La réponse du Seigneur signifie un pardon illimité. Bien que la parabole soit racontée en réponse à une question directe des disciples, son message s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre le pardon à la lumière de la grâce divine.

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3-  Le contexte :

La parabole du serviteur impitoyable s’inscrit dans le discours de Jésus sur la discipline et la réconciliation dans la communauté chrétienne (Matthieu 18). Le contexte de ce passage met l’accent sur la nature du royaume de Dieu, où le pardon occupe une place centrale. Les dix mille talents symbolisent une dette incommensurable, représentant la grande dette spirituelle que chaque être humain a envers Dieu. En contraste, la petite somme de cent deniers souligne la différence entre la miséricorde divine et la réticence humaine à pardonner. Jésus veut enseigner à ses disciples que le pardon accordé par Dieu dépasse de loin le mal que les hommes peuvent se faire.

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4-  Explication de la parabole

Dans la parabole, un roi décide de régler les comptes avec ses serviteurs. L’un d’eux, qui lui doit dix mille talents (une somme colossale), implore sa miséricorde et se voit entièrement libéré de sa dette. Cependant, ce même serviteur va refuser de faire preuve de clémence à l’égard d’un de ses compagnons qui lui doit une somme beaucoup plus modeste de cent deniers. Indigné, le roi le condamne à subir la conséquence de son manque de miséricorde (Matthieu 18:23-34).

Les dix mille talents représentent l’immensité de la grâce de Dieu, tandis que les cent deniers symbolisent les offenses que nous, humains, subissons les uns des autres. Cette différence souligne l’importance du pardon et la nécessité de refléter la miséricorde divine.

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5 – La leçon à retenir :

La leçon principale de cette parabole est claire : nous devons pardonner comme Dieu nous a pardonné. Jésus dit en:

 Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

 Le pardon n’est pas en option pour les croyants, il est une obligation dictée par la grâce divine. La dette que nous avons envers Dieu est incommensurable, et si nous refusons de pardonner les offenses de nos semblables, nous nous mettons en opposition à l’exemple que Dieu nous a donné à travers son pardon illimité.

6 – Son application personnelle :

Sur le plan personnel, cette parabole nous invite à examiner nos propres relations. Sommes-nous prompts à pardonner, ou gardons-nous des rancunes ? Cette parabole rappelle que, tout comme Dieu a effacé notre dette infinie, nous devons pardonner même les plus grandes offenses infligées par les autres. Le pardon est un acte de foi qui reflète la grâce que nous avons reçue. Il libère non seulement celui qui pardonne, mais aussi celui qui est pardonné. Cette leçon doit être intégrée dans notre vie quotidienne, dans nos relations familiales, professionnelles et communautaires. 

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Le pardon dans la parabole des deux débiteurs de Luc 7:40-50

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Avec la parabole des deux débiteurs de Luc 7:40-50, Jésus enseigne l’importance du pardon et de la repentance. Ce récit destiné à Simon le Pharisien, met en lumière la manière dont le pardon divin transforme nos vies. À travers cette parabole, Jésus nous invite à comprendre le cœur de Dieu, riche en grâce et en miséricorde.

La parabole des deux débiteurs : comprendre le pardon et l’amour

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1 – L’enseignement

Luc 7:40-43

40 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il.

41 Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?

43 Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.

Un denier à l’époque de Jésus, représentait le salaire d’une journée de travail d’un ouvrier. Ainsi un des débiteurs avait une dette équivalente à dix-huit mois de salaire quand l’autre n’avait qu’une dette équivalente à moins de deux mois de salaire.

Observation

En étudiant cette parabole, bien souvent nous oublions de prendre en compte l’attitude du créancier qui pouvait condamner chacun de ses deux débiteurs à la prison pour dette, et ce parce que l’un et l’autre se trouvaient dans l’incapacité de rembourser. Au lieu de cela, le créancier leur fait remise de leur dette. Il leur fait grâce !

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse à Simon le pharisien, dont il a perçu les pensées lorsque la femme pécheresse est intervenue.

Simon semble avoir mal interprété les actions de Jésus lorsque cette femme s’est présentée et qu’elle l’a oint de parfum. Celui-ci ayant connaissance des pensées de Simon, va utiliser cette parabole pour transmettre une leçon sur le pardon et le jugement, afin de remettre en question son attitude. Il invite Simon et les autres personnes présentes à réfléchir sur le pardon divin et sur l’humilité requise pour l’obtenir.

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3-  Le contexte de la parabole des deux débiteurs

Jésus est invité par Simon le pharisien, et il laisse une femme pécheresse manifester son affection envers lui, ce qui choque Simon. Jésus en effet, suscitait beaucoup l’intérêt de la part des Pharisiens en raison de ses enseignements, des guérisons et des miracles qu’il accomplissait. Tous les pharisiens n’étaient pas hostiles envers Jésus, mais celui-ci défiait leur religiosité. Simon manifeste donc une certaine réserve, peut-être en raison de la présence de coreligionnaires. Il n’a manifestement pas respecté les règles de courtoisie et d’hospitalité envers un invité ce que Jésus d’abord va lui faire remarquer.

Luc 7:36-39

36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,

38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.

39 Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.

Le geste de dévotion de la femme va surprendre Simon, qui se demande si Jésus est véritablement un prophète, puisqu’il laisse une pécheresse le toucher. En réponse, Jésus va raconter la parabole des deux débiteurs pour l’éclairer sur le véritable sens du pardon.

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4-  Explication de la parabole des deux débiteurs

Luc 7:40-43

40 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il.

41 Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?

43 Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.

Il ne faut pas oublier que, dans cette parabole, le créancier représente Dieu le Père. Le récit ne parle pas uniquement de dettes, mais aussi d’amour.

Jésus demande à Simon lequel des deux débiteurs aimera le plus le créancier. Simon répond que ce sera celui à qui l’on a remis la plus grande dette. Jésus approuve sa réponse, puis souligne que la femme pécheresse a montré qu’elle avait compris la valeur du pardon. Contrairement à elle, Simon ne semble pas conscient de son propre besoin de grâce. En comparant leurs attitudes respectives, Jésus enseigne que l’amour et la reconnaissance dépendent de l’ampleur du pardon reçu.

Le pardon est la remise de dette

La parabole illustre donc un principe spirituel fondamental : le pardon est comme une remise de dette, et la reconnaissance qui en découle est proportionnelle à la conscience qu’on a de cette dette.

Quand Jésus pose la question : « Lequel des deux aimera le plus le créancier ? », la réponse de Simon est juste, mais reste théorique. En réalité, c’est la femme pécheresse qui, par ses gestes d’amour et d’humilité, montre une compréhension profonde du pardon. Simon, lui, reste distant et ne perçoit pas son propre besoin de miséricorde.

Jésus met en contraste Simon, le pharisien, et la femme pécheresse pour révéler deux attitudes opposées face à la grâce. Il montre que l’amour et la reconnaissance envers Dieu naissent de la conscience du pardon reçu.

Au verset de Luc 7:42

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

puis au verset de Luc 7:47, il conclut

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

Le cœur du message est que Dieu ne cherche pas une obéissance froide ou contrainte, mais un service motivé par l’amour. Beaucoup adoptent une approche intellectuelle de la foi, sans l’appliquer à leur propre vie, préférant penser : « C’est pour les autres, moi je ne suis pas concerné. »

Luc 7:44-50

44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.

49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés?

50 Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

Dans ce passage, Jésus souligne à Simon son manque d’hospitalité. Il ne l’accuse pas frontalement, mais met en contraste l’accueil de Simon avec l’attitude de la femme pécheresse. Celle-ci a fait preuve d’une profonde humilité et d’un amour sincère, alors que Simon n’a pas respecté les gestes d’hospitalité usuels.

Il est probable que Simon, en présence de ses invités, ait voulu garder ses distances vis-à-vis de Jésus pour ne pas être critiqué par les autres membres de sa secte ou groupe religieux. En agissant ainsi, il pense être juste, oubliant pourtant ce que dit en :

Ecclésiaste 7:20 :

Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.

Si cette femme est entrée dans la maison de Simon, c’est qu’elle savait que Jésus s’y trouvait. Il est probable qu’elle ait déjà entendu son message, peut-être même un appel à la repentance, et qu’elle ait été profondément touchée. Elle a reconnu son péché, accepté le pardon, et vient maintenant exprimer son amour et sa reconnaissance à Jésus.

Jésus dit à Simon et à la femme pécheresse :

Luc 7:47-48

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

48 Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.

Puis, un peu plus loin, en Luc 7:50 :

50 Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

La femme a cru au message de l’Évangile proclamé par Jésus. Son amour envers lui témoigne de sa conviction intérieure. Elle sait qu’elle a été pardonnée. Jésus ne fait ici que confirmer ce qu’elle a déjà expérimenté dans son cœur :

« Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t’a sauvée, va en paix. »

Contrairement à ce qu’il dit à la femme adultère dans :

Jean 8:11

« … Va, et ne pèche plus. »

il dit ici simplement :

Luc 7:50

«… Ta foi t’a sauvée, va en paix. »

Cette nuance est significative. Elle montre que cette femme a déjà entrepris un chemin de transformation intérieure. La parabole du pardon et de l’amour révèle qu’elle a pleinement pris conscience du poids de ses péchés. Libérée de ce fardeau, elle exprime une profonde gratitude envers celui qui a été l’instrument de sa délivrance. Son offrande — un parfum précieux — est le reflet de cette reconnaissance.

Simon, le pharisien, quant à lui, semble avoir entendu les enseignements de Jésus, mais sans que cela produise une conviction personnelle de péché. Il reste dans une posture d’observation, voire de jugement, sans remise en question.

Le message central de cette parabole est le suivant :

L’amour véritable découle de la conscience d’avoir été pardonné, et cette conscience naît de la foi en l’Évangile.
Celui à qui l’on pardonne beaucoup aime beaucoup et celui à qui l’on pardonne peu aime peu.

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5- La leçon à retenir et Son application personnelle

L’attitude de Simon nous invite à une réflexion profonde. Il est facile de juger les autres tout en oubliant de s’examiner soi-même. Jésus, en confrontant Simon à ses manquements d’hospitalité, révèle cette tendance humaine à voir la faute chez autrui, sans reconnaître notre propre besoin de grâce.

La leçon principale de cette parabole est que le pardon de Dieu, bien qu’infini, ne produit ses effets transformateurs que lorsqu’il est pleinement reconnu et accueilli. Ceux qui prennent conscience de la gravité de leurs fautes sont généralement ceux qui manifestent le plus d’amour, de reconnaissance et de dévotion envers Dieu. L’amour que l’on exprime est à la mesure du pardon que l’on a compris avoir reçu.

Jésus nous enseigne aussi que, tout comme Dieu nous pardonne, nous devons apprendre à pardonner aux autres. Le pardon est un acte de grâce — un choix qui libère, restaure, et transforme nos relations, avec Dieu comme avec nos semblables.

La femme pécheresse a pris conscience du poids de ses fautes. Libérée de ce fardeau, elle nourrit dans son cœur un profond sentiment d’amour et de gratitude. C’est ce qui la pousse à poser un geste fort : offrir à Jésus un parfum de grande valeur. Elle ne vient pas chercher le pardon, elle vient l’exprimer — parce qu’elle sait déjà qu’elle a été pardonnée.

Et nous, où en sommes-nous ?

Sommes-nous conscients du pardon que Dieu nous a accordé ?
Vivons-nous dans une reconnaissance active, qui se traduit par l’amour, l’humilité et la grâce envers les autres ?
Ou sommes-nous plus proches de Simon, enclins à la critique, mais lents à reconnaître notre propre besoin de miséricorde ?

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Luc 23:39-42 : La grâce divine à l’heure du repentir

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En Luc 23:39-42, nous assistons à une scène poignante où deux malfaiteurs sont crucifiés aux côtés de Jésus. Alors que l’un d’eux se moque de Jésus, l’autre, en pleine repentance, lui demande de se souvenir de lui quand Il viendra dans Son royaume.

la crucifixion de Jésus

39 L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant: N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!

40 Mais l’autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation?

41 Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal.

42 Et il dit à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. »

Luc 23:39‭-‬42

Ce moment de foi et de repentir d’un des malfaiteurs crucifié avec Jésus, révèle la profondeur de la grâce divine. Jésus, dans Sa compassion, répond avec un acte de miséricorde, assurant à ce pécheur qu’il sera avec Lui au paradis.

Ce passage souligne la puissance du repentir sincère, même à l’heure ultime de la vie. Le malfaiteur, reconnaissant son péché et sa nécessité de rédemption, trouve grâce aux yeux de Dieu. Jésus, par Sa réponse, nous montre qu’aucun moment n’est trop tard pour se tourner vers Lui. La repentance authentique, même dans les derniers instants de la vie, trouve un accueil dans le cœur de Dieu.

Aujourd’hui, ce passage invite chacun à réfléchir à sa propre relation avec Dieu. Bien que nous ne soyons pas confrontés à la mort physique imminente comme le malfaiteur, nous pouvons encore choisir de nous repentir de nos fautes et demander à Dieu de renouveler notre cœur. La grâce de Dieu est toujours accessible, peu importe nos erreurs passées. Ce verset rappelle que par la foi et la repentance, nous pouvons trouver pardon et réconciliation avec Dieu, aujourd’hui et pour l’éternité.

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Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

1 Jean 1:9

1 Rois 21-22 – – – Luc 23:26-56

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