Jonas 1:3 – Fuir Dieu n’éteint jamais son appel

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Jonas 1:3 a été un prophète qui a voulu fuir l’appel divin. Ce verset montre notre propre tendance à éviter de faire la volonté de Dieu. Pourtant, Celui-ci poursuit avec patience ceux qu’Il appelle.

fuir ne sery à rien - Jonas 1:3
Jonas 1:3 Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel

Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel. Il descendit à Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis; il paya le prix du transport, et s’embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l’Éternel.

Jonas 1:3

Jonas 1:3 est un homme choisi par Dieu, mais qui était décidé à prendre la direction opposée à celle que le Seigneur lui a montrée. Dieu l’envoie vers Ninive mais Jonas s’embarque vers Tarsis, symbole d’une fuite totale. Ce geste montre le combat intérieur présent chez tout chrétien. Parfois, nous connaissons la volonté de Dieu, mais nous reculons devant son exigence, sa portée ou ses conséquences. Pourtant, fuir n’apporte jamais la paix. Jonas descend dans le navire, puis dans la cale, puis finalement dans les profondeurs de la mer. La fuite éloigne toujours un peu plus de la lumière.

Ce verset montre aussi la patience de Dieu. Malgré la désobéissance, l’Éternel poursuit Jonas non pour le briser, mais pour le restaurer. Le vent, la tempête et le grand poisson deviennent des instruments de grâce. Le Seigneur corrige pour ramener, et jamais pour détruire. Ainsi, même la tempête porte un sens. Dieu refuse d’abandonner ses enfants.

Ce passage doit nous rappeller un principe essentiel, c’est que l’appel de Dieu demeure, même lorsque nous résistons. La vraie paix s’enracine dans l’obéissance. Jonas 1:3 invite donc à revenir sans tarder à Dieu qui prépare une route meilleure que toutes nos échappatoires.

Versets associés
  • Psaumes 32:8 – Dieu instruit et conseille.
  • Psaumes 139:7 – « Où irais-je loin de ton esprit ? »
  • Hébreux 12:6 – Dieu corrige ceux qu’Il aime.
  • Ésaïe 30:21 – « Voici le chemin, marchez-y. »
  • Proverbes 3:6 – Il aplanit nos sentiers.

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Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.

Psaumes 32:8

Jonas 1 à 4 – – – Apocalypse 10

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Apocalypse 9:20 – Quand le cœur refuse encore la repentance

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Apocalypse 9:20 montre la tragédie d’un cœur qui refuse la repentance malgré les appels de Dieu. Ce verset révèle la gravité de l’endurcissement humain et la patience divine qui invite encore au retour.

ils refusèrent de se repentir - Apocalypse 9:20
Ils ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains – Apocalypse 9:20

20 Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ;

Apocalypse 9:20

Apocalypse 9:20 décrit une réalité, c’est que les jugements successifs de Dieu ne poussent pas les hommes à se repentir. Malgré la souffrance, malgré les avertissements, leurs cœurs restent fermés. Le texte souligne que la véritable repentance ne naît pas de la peur, mais d’un cœur touché par la grâce du Seigneur. Sans l’action de celui-ci, l’homme reste attaché à ses idoles, qu’elles soient visibles, c’est à dire extérieures, ou intérieures.

Ce verset montre aussi la gravité de l’endurcissement spirituel. Plus un cœur repousse la lumière, plus il s’attache aux ténèbres. Jésus l’avait déjà affirmé en :

 Jean 3:19

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

L’Apocalypse expose cette même dynamique, mais dans sa forme ultime. Toutefois, Dieu persévère encore. Les trompettes ne sont pas seulement des jugements, mais elles sont des appels à revenir à Lui. En effet, Dieu ne prend aucun plaisir à la mort du méchant.

Ézéchiel 33:11

11 Dis-leur: je suis vivant! dit le Seigneur, l’Éternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?

Pour le chrétien, ce verset rappelle l’urgence de la vigilance. Le péché non confessé endurcit. La repentance quotidienne garde le cœur sensible. Elle ouvre à la vie, à la paix et à la communion. Apocalypse 9:20 appelle ainsi chacun à entendre la voix du Seigneur avant que la nuit ne tombe.

Versets associés
  • Actes 17:30 – Dieu commande à tous de se repentir.
  • Jean 3:19 – Les hommes ont préféré les ténèbres.
  • Ézéchiel 33:11 – Dieu ne veut pas la mort du méchant.
  • Romains 2:4 – La bonté de Dieu pousse à la repentance.
  • Hébreux 3:15 – N’endurcissez pas vos cœurs.

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Ou méprises-tu les richesses de sa té, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance?

Romains 2:4

Abdias – – – Apocalypse 9

     

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Ézéchiel 33:7 — Le guetteur fidèle au service de Dieu

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Ézéchiel 33:7 rappelle la mission confiée par Dieu à ses serviteurs, mission qui est d’avertir, de parler en son nom, et de veiller sur les âmes. La fidélité à cet appel reflète notre responsabilité spirituelle.

Sentinelle veillant sur la muraille, illustrant la mission du gardien selon Ézéchiel 33:7.
selon Ézéchiel 33:7 – Dieu établit Ézéchiel comme sentinelle pour avertir son peuple.

Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part.

Ézéchiel 33:7

Dieu confie à Ézéchiel une mission vitale : être le guetteur. Son rôle n’est pas d’imposer, mais d’avertir. En Ézéchiel 33:7, Dieu établit un principe spirituel qui s’applique encore à son Église, à savoir que chaque croyant est responsable de transmettre la vérité reçue de la Parole.

Le guetteur veille, discerne le danger et parle au nom du Seigneur. Il ne choisit pas son message, mais il le reçoit directement de Dieu. Cela illustre la fidélité à la mission divine et l’importance de l’obéissance spirituelle. Le silence du guetteur équivaut à une faute grave car ne pas avertir, c’est laisser périr.

Dans notre marche chrétienne, ce verset nous interpelle. Dieu nous appelle à veiller sur nos cœurs, sur nos frères, sur notre monde. La vigilance spirituelle ne se limite pas à observer, mais à agir, à prier, à avertir avec amour et vérité.

Comme Paul le dira plus tard :

Actes 20:26-27

26 C’est pourquoi je vous déclare aujourd’hui que je suis pur du sang de vous tous,

27 car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher.

Ézéchiel 33:7 nous enseigne donc la responsabilité personnelle du croyant dans le plan divin. Nous sommes appelés à être des sentinelles fidèles, des témoins vigilants et des intercesseurs constants, porteurs d’un message de vie et de repentance.

Versets associés :

  • Actes 20:26-27 – Fidélité dans la proclamation de la Parole
  • Matthieu 24:42 – « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. »
  • 1 Thessaloniciens 5:6 – « Ne dormons pas comme les autres, mais veillons. »
  • Hébreux 13:17 – Responsabilité spirituelle des conducteurs
  • Ésaïe 62:6 – « J’ai posté des gardes sur tes murs, Jérusalem. »

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Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes; Ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l’Éternel, Point de repos pour vous!

Ésaïe 62:6

Ézéchiel 33-34 – – – 1 Pierre 5

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Matthieu chapitre 22 : aimer Dieu et répondre à son appel

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Matthieu chapitre 22 contient la troisième des paraboles adressées aux religieux dans laquelle Jésus révèle l’appel de Dieu à tous. Il enseigne la priorité suprême : aimer Dieu et son prochain. Ce chapitre met en lumière la grâce offerte, mais aussi la responsabilité pour chacun de répondre avec foi et obéissance.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 23

Matthieu chapitre 22 – Étude biblique

Rappelons-nous que Jésus était dans le temple et qu’il enseignait….

Matthieu 21:23

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

Dans le chapitre 21, Jésus s’adressait à la foule en présence des religieux et avait donné deux paraboles, celle des deux fils et celle des vignerons. La parabole des noces qui débute dans ce chapitre 22 est la dernière qu’il adresse aux chefs religieux.Toutes ces paraboles furent données dans le contexte de la purification du Temple (cf. Matthieu 21:12-17) et de la malédiction du figuier (cf. Matthieu 21:18-22), deux signes du rejet par Dieu des chefs Juifs, du Judaïsme rabbinique et de la nation Juive.

Les trois paraboles du chapitre 21 et du chapitre 22 ont un rapport étroit :

a. La première parabole parle du rejet du messager de Dieu, à savoir Jean Baptiste. (et des précédents prophètes)

b. La deuxième parabole parle du rejet du fils de Dieu, le Messie.

c. Cette troisième parabole des noces parle du rejet de la grâce de Dieu.

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1 – Matthieu 22:1-14 – La parabole des noces

Le mot parabole au début de ce chapitre 22, est au pluriel, ce qui sous entendrait qu’il y a deux paraboles en une.

Matthieu 22:1-10

1 Jésus, prenant la parole, leur parla de nouveau en paraboles, et il dit:

Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils.

Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces; mais ils ne voulurent pas venir.

Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant: Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces.

Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic;

et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.

Le roi fut irrité; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs: Les noces sont prêtes; mais les conviés n’en étaient pas dignes.

Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez.

10 Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives.

Le verset 6 rappelle le sort réservé aux serviteurs de la parabole des méchants vignerons de Matthieu 21:35. C’est le rejet à revenir à Dieu du peuple d’Israël qui a été jusqu’à tuer des prophètes de Dieu.

Matthieu 21:35-36

35 Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième.

36 Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

Cette parabole est à bien des égards, semblable à celle du grand banquet de Luc 14:16-24.

Nous pouvons penser que les versets 1-10 ont trait à la grâce imméritée que Dieu accorde à l’homme déchu et que les versets 11 à 13 ont trait à la responsabilité humaine après avoir expérimenté la grâce de Dieu.

Matthieu 22:11-14

11 Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces.

12 Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces? Cet homme eut la bouche fermée.

13 Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Cette partie de la parabole diffère de la précédente : la première traite du salut par grâce, la seconde traite de la vie qui suit ce salut. Le salut provient de la grâce divine en réponse à notre foi et repentance, mais il doit être entretenu toute la vie. Nous ne sommes pas sauvés par les œuvres, mais pour accomplir de bonnes œuvres.

Dans ce passage, il y a trois catégories de personnes.

La première catégorie est constituée des hommes qui ont rejeté la grâce (refus de venir au festin des noces)

La deuxième catégorie est constituée des personnes qui ont accepté la grâce, et qui ont revêtu l’habit de noces (bonnes œuvres)

La troisième catégorie est constituée de personnes qui se sont contentées d’accepter la grâce sans plus. Elles ont accepté le salut, mais elles ont continué à vivre comme avant. Tout est dit en :

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

L’habit de noces dont il est question au verset 11 est à associé à:

Apocalypse 19:7-9

Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,

et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints.

Et l’ange me dit: Écris: Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.

Dans ce passage, au verset 8, le fin lin représente les œuvres justes des saints.

Ce que nous dit le prophète Ésaïe en:

Ésaïe 61:10

10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Pour comprendre ce passage des versets 11-13, il faut se rappeler ce que nous dit Jacques en:

Jacques 4:17

17 Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.

C’est ce qui s’appelle le péché par omission du serviteur inutile de la parabole des talents ou de celle des dix mines. Leur attitude est sanctionnée par l’expression qui est dite par sept fois dans les évangiles

‘il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

À chaque fois, cette expression est dite d’une personne qui savait ce qu’elle devait faire et qui ne l’a pas accompli par paresse ou négligence. Tout serviteur doit penser que l’heure des comptes arrivera. La fidélité et le zèle déployés seront récompensés : ‘bon et fidèle serviteur’.

L’incrédulité et la paresse seront condamnées et ceux qui auront été incrédules ou paresseux seront jetés dans les ténèbres.

Les pharisiens et les responsables comprirent que Jésus parlait d’eux, car à la fin de la parabole des méchants vignerons il est écrit :

Matthieu 21:45

45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

Au verset 15 qui termine la parabole

Matthieu 22:15

15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.

Ces religieux ne supportaient pas que Jésus puisse dire que toutes les personnes qu’ils méprisaient, publicains, prostituées, païens, Romains puissent entrer dans le royaume de Dieu et pas eux.

Voir pour une étude approfondie: la parabole des noces

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2 – Matthieu 22:15-22 – le tribut à césar

Matthieu 22:15-22

15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.

16 Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t’inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.

17 Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?

18 Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?

19 Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

20 Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

22 Étonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent, et s’en allèrent.

Nous voyons ici une coalition de deux groupes (les pharisiens et les hérodiens) qui ne s’entendaient pas mais qui se sont alliés face à leur ennemi commun, Jésus. Les chefs pharisiens quant à eux, ne se sont pas compromis en envoyant leurs disciples.

Le verset 16 montre la flatterie utilisée, comme s’ils croyaient ce qu’ils disaient.  Nous savons que :

1. tu es vrai

2. tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité

3. tu fais cela sans t’inquiéter de personne

4. Nous savons que tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.

Au verset 18  ‘il faut prendre l’expression ‘’pourquoi me tentez vous’’ de Jésus dans le sens de pourquoi voulez vous me nuire, me détruire. Par leur question, ces hommes religieux voulaient mettre Jésus en mauvaise posture. En effet, ils pensaient que quelque soit la réponse qu’il donnerait, il se mettrait en difficulté et aurait soit des problèmes avec l’autorité romaine, soit se rendrait impopulaire auprès du peuple.

Le verset 22 montre combien la déception de ces religieux, a été grande et combien ils ont été impressionnés par la réponse de Jésus qui n’est pas tombé dans leur piège.

Paul nous rappelle un principe en:

Romains 13:1

1 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

Ce que dit Jésus, et ce que sous-entend Paul, veut dire qu’il ne convient pas de frauder le fisc.

À retenir : Le disciple vit en respectant les règles et les lois du pays dans lequel il vit, qui ne contreviennent pas aux lois de Dieu et que son cœur appartient au Seigneur.

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3 – Matthieu 22:23-33 – les problèmes de la résurrection

Matthieu 22:23-33

23 Le même jour, les sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, vinrent auprès de Jésus, et lui firent cette question :

24 Maître, Moïse a dit : Si quelqu’un meurt sans enfants, son frère épousera sa veuve, et suscitera une postérité à son frère.

25 Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier se maria, et mourut ; et, comme il n’avait pas d’enfants, il laissa sa femme à son frère.

26 Il en fut de même du second, puis du troisième, jusqu’au septième.

27 Après eux tous, la femme mourut aussi.

28 A la résurrection, duquel des sept sera-t-elle donc la femme ? Car tous l’ont eue.

29 Jésus leur répondit : Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.

30 Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.

31 Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit :

32 Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants.

33 La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Jésus.

Après les Pharisiens, les Hérodiens, c’est au tour des Sadducéens de venir tenter de mettre Jésus en difficulté.

La question qu’ils posent est relative au verset de:

Deutéronome 25:5-6

Lorsque des frères demeureront ensemble, et que l’un d’eux mourra sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera point au dehors avec un étranger, mais son beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l’épousera comme beau-frère.

Le premier-né qu’elle enfantera succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d’Israël.

La résurrection était un sujet à polémique entre les Pharisiens et les sadducéens.

Au verset 29, Jésus a formulé une accusation forte envers des religieux qui prétendaient connaître les Écritures. Ceux-ci connaissaient peut-être celles-ci mais ils ne les comprenaient pas, comme ils ne comprenaient pas la puissance de Dieu. En effet, Dieu est vivant et il est le Dieu des vivants.

Le verset 33 s’explique par le fait que Jésus citait les écrits sans jamais se référer à la tradition orale (interprétation de la thora).

Le verset 32 est un rappel du verset de:

Exode 3:6

Et il ajouta: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.

Cependant, il faut comprendre aussi que Dieu est le Père de ceux qui ont foi en lui. Il n’est pas le Père des incroyants qui ne le reconnaissent pas. Aux yeux de Dieu, seuls les croyants sont vivants, les autres sont morts, dans la géhenne.

À retenir : La vie éternelle n’est pas une prolongation terrestre, mais une communion nouvelle avec Dieu. 

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4 – Matthieu 22:34-40 – Le grand commandement

Matthieu 22:34-40

34 Les pharisiens, ayant appris qu’il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent,

35 et l’un d’eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver:

36 Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?

37 Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.

38 C’est le premier et le plus grand commandement.

39 Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

40 De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

La réponse de Jésus : « tu aimeras de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée », est l’exacte citation de Deutéronome 6:5. Il faut retenir ici l’idée d’une implication totale. Dans sa réponse, Jésus va plus loin en parlant de l’amour du prochain.

L’apôtre Jean dira :

1 Jean 4:20

20 Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?

L’amour envers le prochain, prouve notre amour pour Dieu. Notre prochain comme nous-mêmes, sommes à l’image de Dieu. Jésus cite le verset de:

Lévitique 19:18

18 Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.

 Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

Nous sommes appelés à être à la ressemblance de Christ, et si Dieu est amour, cela implique que nous devons devenir comme lui, amour.

À retenir : La foi chrétienne s’exprime par l’amour envers Dieu et envers les autres.

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5 -Matthieu 22:41-46 – Les pharisiens au sujet du Messie

Matthieu 22:41-46

41 Comme les pharisiens étaient assemblés, Jésus les interrogea,

42 en disant: Que pensez-vous du Christ? De qui est-il fils? Ils lui répondirent: De David.

43 Et Jésus leur dit: Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit:

44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied?

45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils?

46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions.

Qui est le Christ ? De qui est-il le fils ? De David ! D’où l’affirmation de ceux qui reconnaissaient la messianité de Jésus en l’appelant fils de David. Les juifs de l’époque n’attendaient pas une incarnation divine mais un revêtement de puissance comme ce fut le cas pour les juges ou les prophètes.

Le Psaume 110 montre la lignée humaine et la lignée divine du Messie.

Psaumes 110:1

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

יְהֹוָה : YHWH se traduit par l’Éternel ou Seigneur. Ce mot représente le Dieu d’Israël. Le second mot אָדוֹן :Adonaï, veut dire Seigneur et fait référence au Messie.

Les chefs religieux avaient posé à Jésus plusieurs questions pour l’éprouver. À son tour, Jésus leur posa ici une question qui mit au grand jour leur manque d’entendement spirituel. Quand Jésus leur pose une question, ils sont incapables d’y répondre. Le piège de leurs questions, se retourne contre eux, si bien, qu’il est écrit au verset 46, que nul n’osa plus lui proposer des questions.

6 – La leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 22 nous enseigne que :

  • Le salut est une invitation ouverte à tous les hommes, mais que chacun doit répondre avec foi et revêtir la justice de Christ.
  • Le disciple doit respecter l’État, sans oublier que sa vraie patrie est céleste.
  • La résurrection est une réalité promise par Dieu.
  • La foi chrétienne s’exprime par l’amour envers Dieu et envers les autres.
  • Jésus-Christ est pleinement homme (descendant de David) et pleinement Dieu (Seigneur).

Application : Vivre sous l’autorité de Christ, avec un cœur revêtu de sa justice, dans l’amour de Dieu et du prochain, en attendant la résurrection. 

 

 

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La parabole des ouvriers et du vigneron de Matthieu 20:1-16

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La parabole des ouvriers et du vigneron illustre la générosité et la souveraineté de Dieu dans la rétribution. Jésus utilise cette histoire pour révéler que le royaume des cieux ne fonctionne pas selon la logique humaine, mais selon la grâce divine. Chaque croyant est appelé à comprendre et accepter cette justice céleste.

La parabole de Matthieu 20:1-16

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1 – L’enseignement

Matthieu 20:1-16

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Le même salaire pour tous les ouvriers

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

La notion du temps de travail : la journée de travail était à l’époque de Jésus, de douze heures. Elle commençait à six heures du matin et se finissait vers dix huit heures. Il faut préciser ici que selon le temps romain :

  • La troisième heure  = 9 h
  • La sixième heure     = 12 h
  • La neuvième heure = 15 h
  • La onzième heure    = 17 h

Vouloir embaucher des ouvriers à la dernière heure, n’était pas une pratique courante. Jésus ne cherchait pas à coller au plus près à la réalité. Son objectif était de nous donner un enseignement. Jésus force le trait volontairement en illustrant sa parabole avec des ouvriers ayant fourni un travail différent et très inégal, les uns ayant travaillé douze heures, les autres une heure.

Ces ouvriers étaient ce que l’on appelait en France des journaliers, c’est-à-dire des personnes engagées à la journée. Nous retrouvons encore cela dans certains pays où les gens qui cherchent du travail viennent dans un lieu, près d’une porte principale, la place du marché où ceux qui cherchent des ouvriers savent où les trouver.

Un denier était le salaire ordinaire d’une journée de travail d’un ouvrier agricole ou d’un soldat. Il s’agissait d’ une somme d’argent suffisante pour la nourriture et les besoins vitaux quotidiens d’une famille.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Après que Jésus eut répondu au jeune homme riche, Pierre et les disciples s’interrogeaient sur leur cas, eux qui avaient tout quitté. Jésus va leur donner une première réponse en:

Matthieu 19:28-29

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Réponse à laquelle il ajoute ‘’ et héritera la vie éternelle’’, ce qui se rapporte à la question du jeune homme riche. Jésus ajoute ensuite une phrase déroutante :

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Ce dernier verset du chapitre 19, est en réalité l’introduction à la parabole. Le fait qu’elle commence par la conjonction ‘’Car’’ montre qu’elle est rattachée à ce qui précède. De plus, nous constatons que cette parabole est encadrée par deux versets exprimant la même idée. C’est comme si ces versets étaient une parenthèse qui ouvrait et qui fermait cette parabole : les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

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3-  Le contexte :

 Le contexte est celui de la fin du chapitre de Matthieu 19 depuis le verset 16 jusqu’au verset 30. Un jeune homme riche vient interroger Jésus en présence de ses disciples.

Matthieu 19:16

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?

L’échange est suivi par la réflexion de Jésus sur la difficulté pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux.

Matthieu 19:23

23 Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

À l’époque de Jésus, la richesse était considérée comme un signe de bénédiction de Dieu qui prouvaient aux riches qu’ils étaient dignes d’hériter le royaume de Dieu. Aujourd’hui la tendance serait que les pauvres en seraient plus dignes. Cependant, la réalité est toute autre et n’a rien avoir avec la richesse ou la pauvreté mais dans la façon dont la personne s’implique en réponse à l’appel de Jésus en commençant par la repentance et le baptême.

’Que faut-il faire pour mériter la vie éternelle ?’’ Suite à la réponse de Jésus, les disciples sont dans l’étonnement et l’interrogation.

Matthieu 19:25-26

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

La parabole semble être une réponse à la question de Pierre :

Matthieu 19:27-29

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous ?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Mais ce n’est pas le cas. Elle est la réponse à la question de jeune homme, et elle ne parle que de ceux qui hériteront la vie éternelle (symbolisé par le dernier).

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4-  Explication de la parabole

Pour comprendre cette parabole, et le choix de l’image choisie par Jésus, rappelons-nous que la vigne symbolisait Israël (Ésaïe), le peuple de Dieu. Aujourd’hui, la vigne peut symboliser le peuple de Dieu croyant en Jésus-Christ.

La difficulté pour comprendre cette parabole comme pour d’autres, est de se rappeler que le royaume des cieux comprend deux notions.

Avec la venue de Jésus sur terre, le royaume de Dieu (ou des cieux) est déjà présent dans le cœur du croyant. Quant au royaume des cieux qui est à venir auprès du Père, il s’agit alors de la vie éternelle.

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Jésus dresse le décor. Les ouvriers ont travaillé dans la vigne un temps qui va de douze heures pour les premiers, à neuf heures pour les deuxièmes, à six heures, trois heures et  une heure pour les derniers.

Matthieu 20:8-12

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

Le maître de la vigne demande à son intendant de payer les salaires aux ouvriers en commençant par les derniers. Dieu le Père est le maître de la maison, et Jésus est l’intendant.

En voyant les derniers ouvriers recevoir un denier, les premiers ouvriers espéraient recevoir plus compte tenu de leur temps de travail, et vont d’autant plus être amers de ne recevoir qu’un denier. La déception va leur faire oublier que l’accord passé avec le maître portait sur un denier pour le travail de la journée.

En nous associant au point de vue des premiers ouvriers, nous allons tomber dans le même piège qu’eux. Jésus, en effet, préparait son auditoire par la réponse du maître à leur faire comprendre en quoi le point de vue de cet auditoire, était erroné.

Matthieu 20:13-15

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

Qui sommes-nous pour contester avec le maître (Dieu)?

Romains 9:20

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi ?

Par trois questions, Le maître défend la parfaite justice de sa conduite.

13  …n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ?

Il a respecté son contrat avec les premiers ouvriers. Alors, de quoi peut-on l’accuser ?

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ?

Il est libre de disposer comme il l’entend de ce qui lui appartient !

15 … Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ?

Le maître peut-il manifester de la bonté envers ceux qui n’avaient pas de travail en leur donnant à eux et à leur famille de quoi subsister ?

Ce qui à première vue, a paru injuste, était en réalité parfaitement justifié, et ce non seulement parce que conforme aux droits légitimes du maître, mais aussi comme acte de compassion.

Pour ce qui est des choses de Dieu, nous sommes invités à laisser de côté nos raisonnements humains et à ne pas penser en termes de mérite. J’ai fait … donc, je mérite …  Rappelons-nous ce qui est écrit en :

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Par cette parabole, Jésus rappelle ici ce qu’il a dit en :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La quête du royaume de Dieu, doit être le premier objectif de notre vie afin d’y entrer.  Pour le reste, nul ne sait. Cela dépend de la bonté de Dieu.

Romains 9:16

14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

La parabole ne parle que de la vie éternelle symbolisée par le denier.

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5 – Les derniers et les premiers

Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16 :

Matthieu 20:16

16  les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Si nous associons ce verset dans le contexte de cette parabole, nous pouvons comprendre qu’il n’y aura pas de différence de traitement entre les premiers et les derniers. Les derniers seront comme les premiers et les premiers comme les derniers.

Ce sujet se retrouve en Marc dans le même contexte de la question de Pierre avec quelques différences.

Marc 10:31

31 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Luc place cette phrase dans un contexte différent qui peut nous aider à comprendre le sens de cette phrase.

En Luc 13:29-30

29 Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu.

30 Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers.

Ces deux versets de Luc, font suite au passage où Jésus parle de la porte étroite.

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Ces versets 29 et 30 de Luc 13 où il est question du salut, peuvent nous donner un éclairage sur l’expression des premiers et des derniers.

Le peuple d’Israël a été appelé en premier mais tous n’ont pas répondu à l’appel de Dieu. (Luc 13). Les païens venus de l’orient ou de l’occident sont les derniers à avoir été appelés, et certains ont répondu à cet appel.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

La richesse ou les affaires de ce monde peuvent être un lien dont certains hommes ne se sont pas détachés, ce qui les empêche d’entrer dans le royaume.

Donc, ces premiers qui n’ont pas répondu à l’appel de Jésus, sont les derniers et ils n’entreront pas dans le royaume, alors que les païens qui ont répondus, eux les derniers, seront les premiers car ils entreront dans le royaume.

An final, les premiers sont donc ceux qui bénéficient de la vie éternelle, quand les derniers sont ceux qui sont en dehors.

Par ailleurs, ces versets nous enseignent que dans le royaume de Dieu, le mérite humain s’efface devant la grâce divine, Dieu agissant selon sa souveraineté et son amour.

Le monde fonctionne en théorie selon la méritocratie, mais il n’en est pas ainsi avec le Seigneur avec qui tout est grâce. La grâce et le mérite sont antinomiques.

Dans cette parabole, Dieu nous propose de le servir. C’est une grâce qu’il nous fait. À cette grâce est associée une autre grâce, celle qu’il nous accorde la vie éternelle, symbolisée ici par le denier.

Les versets de Matthieu 20:13-15 nous enseignent à nous soumettre à sa volonté avec humilité, et à nous réjouir de la grâce accordée aux autres. Avec Dieu, tout est grâce !

Comprendre comme Paul dit en: 

1 Corinthiens 15:10

10 Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Ainsi, il n’y a pas lieu de s’enorgueillir d’un quelconque mérite.

La question pour nous, n’est pas de savoir comment le Seigneur nous récompensera, mais d’être dans le service et d’accomplir la tâche qu’il nous a assignée. La récompense du service lui appartient. Nous avons déjà l’honneur de le servir.

En effet, tout service est une grâce, un privilège qui nous est accordé et qui ne nous confère aucun droit. L’apôtre Paul dira :

2 Corinthiens 4:1

1 C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. (ou ne nous lassons point)

Même si nous avons beaucoup travaillé, ce n’est pas dans un but d’être récompensé, mais c’est par amour, par fidélité et par reconnaissance que nous le faisons. Dieu est souverain. Il n’est donc pas question de discuter de ses choix et décisions.

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6 – La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Tout d’abord, dans les paraboles, Dieu est présenté sous plusieurs formes : roi, père, maître de maison, employeur et juge. Dans toutes ces formes, son image est celle d’une personne qui offre le pardon par grâce et miséricorde, mais qui attend de notre part de prendre une décision … Le salut est disponible à tous mais il demande d’être accepté. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance et de se soumettre à la volonté de Dieu.

Avec Jésus tout est miséricorde, tout est grâce. Nous serons toujours redevables à Jésus pour le salut offert. C’est par reconnaissance que nous travaillons dans le champs missionnaire. Le mot grec ‘’doulos’’ traduit par serviteur, signifie esclave. L’esclave n’a rien à dire au maître. Il est là pour le servir.

Soumettons-nous à la volonté de Dieu en acceptant de ne pas comprendre toutes ses décisions. Étant surs de son amour, acceptons en toute confiance sa justice, son équité.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

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Matthieu chapitre 9 : Le pardon et les miracles de Jésus

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Matthieu chapitre 9 révèle la puissance de Jésus à travers des actes de pardon et de guérison. Ce texte montre comment Jésus-Christ répond à la foi par des actions concrètes. Il manifeste son autorité non seulement sur la maladie, mais aussi sur le péché.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 10

Matthieu chapitre 9 – Étude biblique

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1 – Jésus pardonne au paralytique ses péchés, puis le guérit

Matthieu 9:1-8

1 Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville.

Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.

Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux: Cet homme blasphème.

Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs?

Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?

Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.

Et il se leva, et s’en alla dans sa maison.

Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.

Les Évangiles de Marc et de Luc rapportent cet épisode avec davantage de détails que Matthieu. Chaque évangéliste met en avant certains aspects en fonction du message qu’il souhaite transmettre à ses lecteurs. Il ne faut pas oublier que les évangélistes ne sont pas des historiens au sens moderne du terme. Leur objectif n’était pas de livrer un récit chronologique exhaustif, mais de proclamer un message fondé sur la vie de Jésus. Ce message varie selon leur intention et le public qu’ils cherchent à atteindre.

La maladie et le péché

Ce chapitre commence avec Jésus guérissant un homme paralysé. Les Juifs associaient souvent le péché et la maladie (cf. Jean 5:14; 9:2).

Jean 5:14

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

et en Jean 9:2

Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?

Dans ce chapitre 9 de Matthieu, se trouve illustrée la foi agissante et l’intercession audacieuse et persévérante des amis du paralytique qui le portent.

Avant même de le faire marcher, Jésus lui déclare : « Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Cette déclaration choque les scribes parce que là Jésus va affirmer son autorité divine en ajoutant : « Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés… »

Jésus démontre ainsi qu’Il peut non seulement guérir, mais aussi pardonner les péchés. Cette vérité est essentielle pour nous aujourd’hui, comme pour les croyants de tous les temps. Par cette guérison, Jésus confirme la puissance de ses paroles à la fois sur le plan spirituel et sur le plan physique. Il a le pouvoir, c’est-à-dire le droit, la puissance et l’autorité, d’agir. Cela témoigne aussi de sa messianité.

Au verset de Matthieu 9:5

Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?

Nous pouvons toujours parler, mais avons-nous la puissance nécessaire pour que nos paroles se traduisent en actes ? Jésus démontre que ses paroles ne sont pas de simples paroles en l’air.

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2 – L’appel de Matthieu et la grâce envers les pécheurs

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Matthieu portait aussi le nom de Lévi. Ceci s’explique par le fait que les Juifs avaient souvent deux noms, un nom Juif et un nom Grec, qui leur étaient généralement donnés à la naissance. Le fait qu’il soit collecteur d’impôt montre qu’il était un lettré connaissant plusieurs langues, le latin, grec, l’hébreu, et l’araméen lui permettant de dialoguer avec ses différents interlocuteurs. Son salaire de collecteur d’impôt était constitué des recettes supplémentaires perçues par lui sur les contribuables, d’où son impopularité et ce qui explique l’attitude de Zachée de Luc 19, lui-même collecteur d’impôts.

L’obéissance parfaite de Matthieu contraste avec les postulants disciples du chapitre 8. Nous pouvons penser que Matthieu avait déjà entendu les enseignements de Jésus à défaut de l’avoir personnellement rencontré pour laisser tout immédiatement et partir avec lui. Il était au moins informé de sa notoriété.

Luc et Marc précise que la maison dans laquelle avait lieu le repas, était celle de Matthieu. S’agissant de lui, Matthieu en écrivant son Évangile, ne fait aucune mention de ce détail sans intérêt à ses yeux. Il relate simplement cet évènement pour rapporter l’enseignement de Jésus sur le besoin de tout homme d’avoir un sauveur.

D’une manière générale, Jésus répond à toute invitation qu’on lui adresse. Ce qui est confirmé en:

Apocalypse 3:20

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Matthieu ici offre un repas pour marquer son changement de vie, suite à sa décision de suivre Jésus. (cf. Zachée en Luc 19) Par le fait que des gens de mauvaise vie se mettent à table avec Jésus, Matthieu montre que Jésus ne fait pas de différence entre les uns et les autres.

Les pharisiens interpellent les disciples et non directement Jésus. À l’époque toute personne pouvait venir dans une maison sans y être invitée, simplement pour écouter et participer aux conversations tout en étant en dehors de la table.

La réponse de Jésus aux pharisiens des versets 12 et 13:

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

Ce verset s’interprète en : seul celui qui a conscience d’être pécheur cherchera un sauveur. Le jour où un pharisien aura conscience d’être pécheur et non juste, il se tournera vers celui qui sauve. Il est en de même pour tout homme. La difficulté avec le péché est sa prise de conscience. Il est comme le cancer, où la personne malade au moins d’en un premier temps, n’en a pas conscience. Il faut que se révèle des symptômes, un malaise pour réaliser son état de malade. Il en est ainsi pour le pécheur.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Jésus va répondre aux pharisiens en mettant en cause leur attitude par la citation de :

Osée 6:6

Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

‘’Allez, et apprenez ce que signifie ‘’ était un idiome utilisé par les rabbins pour inviter leurs disciples à étudier tel sujet. Ici, nous revenons toujours à un thème central de la Bible qui est : l’attitude intérieure du cœur et non l’apparence d’actes vides de sens.

Luc dans un texte parallèle ajoute en:

 Luc 5:32

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

La repentance n’est pas une simple émotion. C’est bien plus que cela. Celle-ci implique une volonté réelle de changement, un renversement des priorités et une transformation du mode de vie.

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3. Le jeûne – Le drap neuf et les outres neuves : un message de renouveau

Matthieu 9:14-15

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Quand Jésus parle des amis de l’époux, il y a la notion du temps qui précède les noces. Une fois marié, l’époux sera avec son épouse et moins avec ses amis. Ceci est une annonce des noces de l’Agneau et Jésus et ses disciples sont dans le temps qui précède.

Dans l’Ancien Testament, il n’y avait officiellement qu’un seul jour de jeûne, celui du Yom Kippour. Les rabbins, quant à eux, instituèrent en plus deux jours de jeûne par semaine.

Luc 18:12

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 15 de Matthieu 9, fait une première allusion à sa crucifixion à venir. Ici, L’analogie avec l’époux a une connotation messianique.

Matthieu 9:16-17

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit ; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

L’enseignement de Jésus est radicalement nouveau. Il ne peut être compris ni accueilli sans une remise en cause profonde de tout notre héritage religieux. Cet arrière-plan doit non seulement être interrogé, mais souvent abandonné.

Nous ne pouvons pas bâtir notre foi sur les traditions religieuses humaines. Nous devons les examiner à la lumière de l’Évangile. C’est pourquoi, Jésus déclare qu’il faut « naître de nouveau ». Ici, il ne s’agit pas simplement d’ajouter un peu de nouveauté à l’ancien, mais d’un changement total de perspective.

la tradition humaine

Les religieux de l’époque avaient transformé les lois de Dieu en rituels figés, vidés de leur sens. Leurs règles, souvent purement humaines, ne portaient plus la vie. Jésus oppose ces traditions aux commandements vivants et spirituels de Dieu. Son enseignement rétablit l’autorité divine au-dessus des coutumes humaines.

L’image du vin nouveau dans de vieilles outres, illustre ce contraste. C’est comme si un jeune homme plein d’énergie était enfermé dans un corps trop vieux pour suivre le rythme. La puissance de vie que Jésus apporte ne peut s’exprimer dans des structures religieuses mortes.

Le jeûne évoqué juste avant ce passage, illustre bien cela. C’était une règle ancienne, adaptée à une autre époque. Jésus inaugure un nouveau temps. Le vin nouveau représente cette relation vivante avec Dieu, fondée sur la liberté, la vérité et l’adoration en esprit. Les outres neuves, quant à elles, symbolisent des cœurs renouvelés, ouverts à l’œuvre de Dieu.

Voici un petit rappel de l’étude du chapitre 5 portant sur la différence entre la loi de Moïse et la recommandation de Jésus d’agir positivement:

Avec Moïse : « tu ne feras pas … » que nous retrouvons dans les religions.

Avec Jésus : « fais cela et tu vivras » : Luc 10:28

Jésus dira en Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Jésus invite ses auditeurs à se libérer des formes anciennes d’expressions de la loi cérémonielle juive ainsi que des traditions des anciens (interprétation de certaines lois par les rabbins)

Ésaïe déjà en son temps faisait ce reproche :

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

Le vin nouveau ‘travaille’, il pétille, c’est le salut par grâce, les outres neuves représentent les formes nouvelles d’expression de la vie en Christ, avec la gratitude et la joie. Il est triste d’entendre des personnes qui disent  : « j’ai ma religion ! je n’en changerai pas ». Le problème de ces personnes est d’être dans des rituels qui ont perdu tout sens. Tout est extérieur quand la relation à Dieu est avant tout intérieure.

 Voir le lien avec la parabole des outres neuves

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4. Deux miracles en une : guérison et résurrection

Matthieu 9:18-26

18 Tandis qu’il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.

19 Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples.

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

22 Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même.

23 Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu’il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante,

24 il leur dit: Retirez-vous; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.

25 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.

26 Le bruit s’en répandit dans toute la contrée.

Les Évangiles de Marc et de Luc précisent que Jaïrus est un chef de la synagogue. Il est inhabituel qu’un responsable de synagogue approche publiquement Jésus. La mort de sa fille est la seule motivation qui lui a fait passer outre ces considérations. Il se prosterne ce qui est une marque de déférence vis à vis de Jésus, quand Marc et Luc disent qu’il se jeta à ses pieds.

Deux types de foi

Par opposition au centenier, la présence physique de Jésus conditionne la foi de Jaïrus. Il demande l’imposition des mains. Puis vient l’épisode de la femme atteinte de perte de sang. Elle souffre de ce mal depuis douze ans. Cela la rend impure et l’exclue des réunions de culte. C’est un cas à part de guérison puisque Jésus n’intervient pas dans cette guérison. C’est la foi seule de cette femme qui est agissante. Dieu récompense sa foi. ‘’ Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie’’

Cette femme pensait que son geste passerait inaperçu au milieu de la foule, car elle savait que tout contact avec Jésus le rendait impur aux yeux de la loi. Elle ne va toucher que le bord de son vêtement.

Matthieu dans ce chapitre marque une progression dans les miracles, après les guérisons sous différentes formes. Maintenant avec le fils de Jaïrus, il va s’agir d’une ressuscitation.

En Jésus, il y a la vie et toute sa puissance qui s’exprime par la puissance de guérison, la puissance de chasser les démons et la puissance sur la mort.

Ces mêmes moqueurs du verset 24 répandirent probablement eux-mêmes la nouvelle de la ressuscitation de la jeune fille dans toute la contrée.

Dans ces deux épisodes, les évangiles en Marc 5 et en Luc 8 donnent plus de détails.

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5. Deux aveugles et un démoniaque sont délivrés

Matthieu 9:27-34

27 Étant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient: Aie pitié de nous, Fils de David!

28 Lorsqu’il fut arrivé à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit: Croyez-vous que je puisse faire cela? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils.

29 Alors il leur toucha leurs yeux, en disant: Qu’il vous soit fait selon votre foi.

30 Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache.

31 Mais, dès qu’ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans tout le pays.

32 Comme ils s’en allaient, voici, on amena à Jésus un démoniaque muet.

33 Le démon ayant été chassé, le muet parla. Et la foule étonnée disait: Jamais pareille chose ne s’est vue en Israël.

34 Mais les pharisiens dirent: C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Matthieu mentionne systématiquement deux personnes dans certains récits de miracles (cf.Matthieu 8:28 ; Matthieu 20:30), comme ici au verset 27, alors que Marc et Luc ne parlent que d’une seule personne. Ceci pourrait refléter une volonté de se conformer à l’exigence de la Loi en ce qui concerne le témoignage de deux personnes (voir Deutéronome 17:6 et 19:15), ce qui renforcerait la crédibilité des faits rapportés.

Au verset 32, le mot grec kōphos peut être traduit à la fois par « muet » et « sourd ». Ce terme est utilisé de manière variable selon les contextes. Par ailleurs, les Évangiles opèrent généralement une distinction claire entre possession démoniaque et maladie physique (voir Marc 7:32-35 pour un sourd, et Marc 9:25 pour un esprit impur rendant sourd et muet).

Marc 9:25

25 Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.

Les pharisiens bien qu’ils soient témoins des enseignements et des miracles accomplis par Jésus, refusent d’en reconnaître l’origine divine. Au lieu de cela, ils attribuent son pouvoir de guérison à une influence démoniaque, révélant ainsi leur aveuglement spirituel et leur hostilité envers Jésus (fort probablement leur jalousie et leur orgueil).

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6. Jésus ému de compassion devant la foule perdue

Matthieu 9:35-38

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Ce passage de Matthieu 9:35-38 est comme une articulation entre les précédents chapitres depuis

Matthieu 4:23

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

Le verset 35 n’étant que sa répétition et l’introduction du chapitre 10 avec l’envoi en mission des disciples qui aura lieu.

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7. Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu chapitre 9 nous appelle à reconnaître Jésus comme Seigneur. Il guérit, appelle, délivre, pardonne, et compatit.

Application personnelle :

  • Crois qu’il peut te guérir en profondeur.
  • Réponds à son appel sans hésiter.
  • Laisse le vin nouveau te remplir d’une vie renouvelée.

Aujourd’hui encore, Jésus dit à chacun d’entre nous : « Suis-moi ! »

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Actes 25:11 : L’appel à César, Confiance Dans La Justice Divine

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En Actes 25:11, Paul ne craint pas d’affirmer sa foi. Face à l’injustice, il fait appel à César. Ce verset révèle une confiance inébranlable dans la justice divine, bien au-delà des tribunaux humains.

J’en appelle à César. Actes 25:11
Paul en appelle à César – Actes 25:11

11 Si j’ai commis quelque injustice, ou quelque crime digne de mort, je ne refuse pas de mourir; mais, si les choses dont ils m’accusent sont fausses, personne n’a le droit de me livrer à eux. J’en appelle à César.

Actes 25:11

Cette déclaration va bien au-delà d’un simple recours juridique.

Paul exprime ici une confiance absolue en la souveraineté de Dieu. Il reconnaît l’autorité de César, mais il sait que le vrai juge est l’Éternel. Plutôt que de céder à l’oppression, il défend la vérité sans orgueil, ni peur. Il agit selon sa conscience qui est éclairée par la Parole de Dieu.

Le croyant ne fuit pas le monde mais il marche avec droiture au milieu des épreuves. Parfois, l’injustice surgit, les accusations pleuvent. Pourtant, celui qui s’abandonne entre les mains de Dieu, trouve paix et force.

Paul ne cherche pas à éviter le procès, il cherche la justice. Il sait que Dieu dirige les cœurs, même ceux des rois (Proverbes 21-1). Son appel à César devient une proclamation de foi. Il affirme que la justice divine surpasse tous les systèmes humains.

Dans notre monde souvent troublé, cette attitude inspire. Elle rappelle que nous devons agir avec foi, défendre la vérité, tout en plaçant notre pleine espérance en Dieu car au final, c’est Lui qui rend justice.

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17 Toute arme forgée contre toi sera sans effet; Et toute langue qui s’élèvera en justice contre toi, Tu la condamneras. Tel est l’héritage des serviteurs de l’Éternel, Tel est le salut qui leur viendra de moi, Dit l’Éternel.

Ésaïe 54:17

Psaume 35 à 36 – – – Actes 25

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Actes 9:6 : Un cœur transformé par l’appel de Jésus

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En Actes 9:6, Saul, frappé par la lumière divine, entend l’appel de Jésus. Sa réponse inaugure une transformation radicale. Cette rencontre révèle comment un cœur sincère change face à la voix du Seigneur.

le Seigneur lui dit: Lève-toi, entre dans la ville, - Actes 9:6
Seigneur, que veux-tu que je fasse? – Actes 9:6

9 Tremblant et saisi d’effroi, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse ?

Actes 9:6

L’homme qui persécutait les chrétiens entend une voix céleste. Jésus l’interpelle. Saul répond : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » Cette parole révèle une soumission immédiate et sincère.

La rencontre avec Christ change tout. Elle ne laisse aucune vie intacte. En un instant, la lumière renverse nos certitudes. La voix du Maître déplace nos priorités. Ce que nous croyions juste, devient inutile sans lui.

Saul avait du zèle. Mais il marchait dans l’erreur. Jésus ne l’a pas détruit. Il l’a redirigé. C’est là la grâce de Dieu qui ne rejette pas les égarés mais les transforme, les équipe et les envoie.

L’appel de Jésus ne se limite pas à une émotion forte mais exige une réponse. Obéir devient l’évidence pour celui qui rencontre la Vérité. Ainsi, Saul obéit, même sans comprendre tout de suite.

Ce récit nous interpelle. Nous pouvons avoir des convictions, des projets, même religieux. Cependant Jésus attend autre chose : une obéissance totale à son appel. C’est là que commence la vraie transformation.

Aujourd’hui, si tu entends sa voix, ne résiste pas. Dis-lui simplement : « Que veux-tu que je fasse ? » Il saura t’éclairer, te conduire et faire de toi un instrument puissant pour sa gloire.

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15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Galates 1:15-16

Job 11-13 – – – Actes 9:1-21

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Jean 21:21-22 : Suivre Jésus, une mission personnelle et unique

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Jean 21:21-22 nous plonge dans une scène intime entre Jésus et Pierre. Celui-ci troublé par la destinée du disciple Jean, demande : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus répond fermement : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »

- Que t'importe, toi suis-moi - Jean 21:21-22
Un jeune et un adulte représentant Pierre et Jean – Jean 21:21-22

21 En le voyant, Pierre dit à Jésus: Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il?

22 Jésus lui dit: Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi.

Jean 21:21-22

Cette réponse de Jésus à Pierre, contient un enseignement crucial pour nous aujourd’hui. Trop souvent, nous comparons notre appel à celui des autres. Nous nous laissons distraire par leur parcours, leurs dons ou leurs responsabilités. Pourtant, Jésus nous recentre sur l’essentiel : suivre fidèlement notre propre appel.

Il ne s’agit pas d’ignorer les autres, mais de ne pas détourner notre regard de Christ. Chaque disciple reçoit une mission unique, façonnée par Dieu. Le chemin de Jean ne sera pas celui de Pierre. De même, Dieu trace pour chacun de nous un itinéraire spécifique, adapté à notre vocation et à sa volonté.

Dès lors, cette parole de Jésus prend une portée personnelle. Il nous dit aujourd’hui : « Ne perds pas de vue ton appel. Marche avec moi. » En d’autres termes, ne laisse ni jalousie ni inquiétude t’éloigner de ton but. La fidélité se mesure à l’obéissance, non à la comparaison.

Suivre Jésus exige de la constance, de l’humilité et une écoute sincère. Le Seigneur connaît la fin dès le commencement. Il nous conduit, non comme des copies conformes, mais comme des témoins singuliers de sa grâce.

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Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers.

Proverbes 3:6

Esdras 6-8 – – – Jean 21

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Jean 15:16 : Choisis par Dieu pour porter du fruit

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Jean 15:16 révèle une vérité fondatrice : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis. » Jésus affirme ici son initiative souveraine. Il appelle ses disciples non par hasard, mais dans un dessein précis.

Personne portant fruits mûrs, symbole d’appel divin fécond - Jean 15:16
Porter du fruit selon l’appel divin – Jean 15:16

16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.

Jean 15:16

Jésus ne se contente pas d’élire ses disciples. Il les établit afin qu’ils aillent et portent du fruit. Ce fruit n’est pas temporaire. Il demeure. Ainsi, l’appel divin implique une mission et une fécondité durable.

Aujourd’hui, cette parole garde toute sa force. Chaque croyant vit une vocation divine. Il ne s’est pas tourné vers Dieu par lui-même, mais Dieu l’a attiré, sauvé, puis envoyé. Cette vérité libère de l’orgueil et de l’angoisse. Dieu prend l’initiative et soutient ceux qu’il appelle.

De plus, porter du fruit ne signifie aucunement produire selon nos efforts seuls. Ce fruit provient d’une relation vivante avec Christ. Il jaillit d’une vie enracinée en lui. Cela inclut l’amour, la paix, la fidélité, mais aussi l’impact spirituel autour de nous.

En conséquence, notre appel ne vise pas la performance, mais la fidélité. Dieu attend que nous demeurions en lui pour porter ce fruit. Il promet aussi d’exaucer la prière de ceux qui accomplissent sa volonté.

Jean 15:16 nous rappelle donc que nous sommes choisis avec intention. Nous existons pour porter un fruit visible, vrai et éternel. Que cette conviction renouvelle notre engagement à demeurer en Christ chaque jour.

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10 pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu,

Colossiens 1:10

2 Chroniques 23-24 – – – Jean 15

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Lecture de la Bible le 18 Août

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La Lecture de la Bible le 18 août explore l’importance de la louange, de l’intégrité et de la supplication. Les Psaumes 100 à 102 célèbrent la bonté de Dieu, encouragent à une vie intègre et expriment une prière en temps de détresse. 1 Corinthiens 1 souligne la position du croyant en Christ.

Proposition de lecture de la Bible le 18 Août

Ancien Testament  :

  • Psaume 100 : Louange et action de grâces
  • Le Psaume 100 invite tout le peuple à entrer dans la présence de Dieu avec des chants de louange. Il célèbre la bonté éternelle de l’Éternel et sa fidélité envers toutes les générations. Cette louange universelle reflète la reconnaissance des bienfaits divins et de son caractère immuable.
  • Psaume 101 : La décision pour une vie intègre
  • Le Psaume 101 présente la résolution de mener une vie intègre et juste. Le roi David y exprime sa volonté de suivre les voies de Dieu avec droiture, tant dans sa vie privée que publique. Ce psaume appelle les croyants à veiller sur leur conduite et à rejeter le mal.
  • et
  • Psaume 102 : La requête au Dieu immuable
  • Dans ce psaume, l’auteur exprime sa détresse face à une situation difficile et fait appel à la compassion de Dieu. Toutefois, au-delà de ses souffrances, il reconnaît l’immuabilité et la grandeur de Dieu. Cette prière reflète la confiance en l’Éternel, qui demeure fidèle, même lorsque les circonstances sont sombres.

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Nouveau Testament :

  • 1 Corinthiens 1 : La position du croyant en Christ
  • Dans 1 Corinthiens 1, Paul rappelle aux croyants leur appel à la sainteté et leur position en Christ. Il souligne que la sagesse humaine ne peut rivaliser avec la sagesse divine. Le croyant est appelé à vivre dans l’unité et à se reposer sur la grâce de Dieu, qui l’a appelé à la communion avec Jésus-Christ.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains 11:29 les dons et l’appel de Dieu

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Dieu connaissant toutes choses par avance, quand il décide, c’est en toute connaissance des choses. C’est pourquoi, il est dit en Romains 11:29

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Romains 11:29

Entre les dons et l’appel, il y a deux êtres: Dieu et l’homme. Pour ce qui est de Dieu, la Bible nous dit en Nombres 23:19 qu’Il n’est pas fils d’un homme pour se repentir.

Nombres 23:19

Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t il pas?

L’homme par contre, est changeant au gré des circonstances et des opportunités. Ce n’est pas le cas de Dieu. En face de ce dernier, il y a l’homme avec son orgueil, ses faiblesses et sa versatilité. L’homme est libre d’accepter ou de refuser, voire d’ignorer le don ou l’appel de Dieu. C’est son libre arbitre accordé par Dieu.

Cependant qui sait si pour chaque chose, il n’y pas un temps. Attention ! Passé le temps fixé par Dieu, les choses ne sont plus et il est trop tard. C’est pourquoi, rappelons-nous la parabole des dix vierges de Matthieu 25 où la porte est fermée devant les vierges folles. Car Dieu, plus que quiconque mérite le respect. Ce respect se manifeste dans la considération que nous avons pour ses dons à développer, son appel auquel nous sommes invités à répondre. Respectons l’honneur qui nous est fait, de servir Dieu.

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C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

Psaumes 81-83 – – – Romains 11:19-36

     

Psaumes 83:18-19 toi seul, dont le nom est l’Éternel

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18 Qu’ils soient confus et épouvantés pour toujours, Qu’ils soient honteux et qu’ils périssent!

19 Qu’ils sachent que toi seul, dont le nom est l’Éternel, Tu es le Très Haut sur toute la terre!

Psaumes 83:18-19

Seigneur, Vois notre tristesse, notre souffrance. Nous sommes dans le même état d’esprit qu’Asaph pour des raisons différentes. C’est ainsi que nous reconnaissons que la Parole de Dieu est vivante et efficace. Nous pouvons constater la vérité que nous dit Salomon.

Ecclésiaste 3 :15

15 Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé.

Le monde reste incrédule face à la Bible, la Parole de Dieu et considère que la Bible n’est qu’une invention humaine. Mais, nous qui croyons, nous voyons la vérité de la Bible, Parole de Dieu qui est vivante, hier comme aujourd’hui. Cela implique que nous soyons encore plus imprégnés de la Parole de Dieu, et que nous portions fièrement le flambeau de Dieu dans ce monde de ténèbres.

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C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

Psaumes 81-83 – – – Romains 11:19-36

Romains 11:29 : Dieu ne reprend jamais ce qu’Il a donné

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L’apôtre Paul déclare dans Romains 11:29 : « Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables. » Ce verset dévoile la stabilité absolue des décisions divines. Dieu ne change pas d’avis. Il n’annule ni ses promesses ni ses appels.

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Romains 11:29

Trop souvent, nos fautes nous font douter de notre légitimité devant Dieu. Nous craignons d’avoir épuisé sa patience. Pourtant, ce verset balaie cette crainte. Dieu ne reprend jamais ce qu’il a décidé de donner. Il reste fidèle, même si nous sommes infidèles.

Il convient néanmoins de distinguer grâce et abus. Dieu ne tolère pas le péché, mais Il ne renonce pas à ses enfants. Il corrige, Il purifie, mais Il n’abandonne pas. L’appel demeure, même dans nos luttes.

Cette vérité réconforte. Elle donne espoir à ceux qui pensent avoir échoué. Elle redonne vigueur à ceux qui se croient disqualifiés. En effet, Dieu voit plus loin que nos erreurs. Il travaille même à travers nos chutes pour accomplir ses desseins.

Par conséquent, avançons avec confiance. Ne laissons pas la honte nous éloigner de Dieu. Revenons à Lui, car ses dons ne s’annulent pas. Il restaure, relève et continue d’agir.

Le plan de Dieu pour ta vie ne change pas selon tes humeurs, mais selon sa grâce inébranlable. Crois-le, Dieu t’appelle encore.

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19 Dieu n’est point un [a]homme pour mentir, Ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t il pas?

Nombres 23:19

Psaumes 81-83 – – – Romains 11:19-36

     

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