2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves

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2 Corinthiens 11:23-28 dévoile les épreuves extrêmes vécues par Paul. Cette méditation montre comment la grâce de Dieu soutient puissamment ceux qui souffrent pour Christ, affirmant qu’Il se glorifie dans notre faiblesse.

2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves
2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine pour surmonter les épreuves

23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,

24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.

28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.

2 Corinthiens 11:23-28

Ce passage n’exalte pas la douleur, mais la fidélité de Dieu dans l’adversité. Paul ne se vante pas de ses épreuves. Il souligne la force divine qui l’a porté au milieu des périls. La grâce ne retire pas toujours la souffrance, mais elle équipe, fortifie, et transforme la douleur en témoignage.

Paul a subi les coups, la faim, les naufrages, les trahisons. Pourtant, il a persévéré et ce non par ses propres forces, mais par la puissance du Christ. Ceci est confirmé en :

2 Corinthiens 12:9

9 et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ce paradoxe glorieux renverse notre logique humaine. L’apôtre ne parle pas comme un héros, mais comme un serviteur brisé et dépendant. C’est là que réside la grandeur de sa mission.


Philippiens 1:29

29 et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui,

La souffrance du juste n’est jamais vaine. Elle façonne l’âme, purifie la foi, glorifie Dieu. Aujourd’hui, les épreuves restent nombreuses. Rejet, solitude, persécutions ou maladies éprouvent notre foi. Mais en Christ, aucune souffrance n’est stérile.


Romains 8:18

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

2 Corinthiens 11:23-28 nous enseigne que Dieu reste fidèle. Quand tout vacille, Sa force soutient. Elle se manifeste dans les larmes, les failles, et l’abandon total. Cette force n’exalte pas l’homme mais elle révèle la grandeur du Rédempteur.

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« Il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. »

Philippiens 1:29

Proverbes 30-31 – – – 2 Corinthiens 11 :1-15

     

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Job 30:20 – Dieu se tait, mais il n’abandonne jamais

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Job 30:20 montre la détresse de l’homme face au silence divin. Lorsque Dieu semble absent, notre foi est mise à l’épreuve. Cette méditation aide à comprendre que le silence de Dieu ne signifie jamais son abandon.

Job 30:20 : Je me tiens debout, et tu me lances ton regard.
Job 30:20 – Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas

20 Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas; Je me tiens debout, et tu me lances ton regard.

Job 30:20

Ce verset exprime une douleur brute. Job, fidèle serviteur de Dieu, affronte une souffrance extrême. Pourtant, Dieu se tait.

Dans ces moments, le silence devient plus lourd que l’épreuve. Nous prions, nous pleurons, mais le ciel semble fermé. Job connaît cette réalité. Il supplie, mais n’entend rien en retour. Ce silence nous pousse souvent à douter de la présence divine. Pourtant, Dieu est là.

Il ne répond pas toujours selon notre attente ou notre timing. Mais son silence n’est jamais synonyme d’indifférence. Il travaille en profondeur, au cœur même de notre foi. Le silence façonne la confiance. Il apprend à dépendre non des réponses immédiates, mais de la fidélité divine.

Souviens-toi : Jésus, sur la croix, a crié : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46). Le Fils a connu ce silence. Pourtant, même dans l’abandon apparent, le Père préparait la victoire.

Ainsi, Job n’a jamais été seul. Le Seigneur l’observait, guidait les étapes invisibles de sa restauration. De même, lorsque tu ne perçois pas Dieu, il œuvre pour ton bien.

Ne laisse pas le silence t’éloigner. Laisse-le t’enraciner plus profondément. La foi mûrit lorsque les réponses tardent. Et lorsque Dieu parle enfin, sa parole éclaire, réconforte et relève.

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« Jusques à quand, Éternel ! m’oublieras-tu sans cesse ? Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? »

Psaume 13:2

Job 30-31 – – – Actes 13:26-52

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Job 24:12 – Silence de Dieu face aux douleurs du monde

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Job 24:12 évoque un cri profond, celui des victimes d’injustice. Ce verset interpelle nos cœurs. Pourquoi Dieu semble-t-il rester silencieux face aux douleurs du monde ? Cherchons ensemble un éclairage biblique.

la douleur du monde - Job 24:12
en Job 24:12 Job s’interroge sur l’attitude de Dieu face çà l’infamie

12 Dans les villes s’exhalent les soupirs des mourants, L’âme des blessés jette des cris… Et Dieu ne prend pas garde à ces infamies!

Job 24:12

Le monde gémit sous le poids de l’injustice. Chaque jour, des innocents souffrent. Leurs cris montent, mais Dieu paraît lointain. Cette tension spirituelle bouscule notre foi. Pourtant, les Écritures ne nient pas cette réalité.

Le prophète Habacuc posait déjà cette question angoissante :

Habacuc 1:2

« Jusqu’à quand, Éternel, appellerai-je au secours, Et tu n’écouteras pas ? »

Dans ces moments de silence, Dieu ne reste cependant pas inactif. Il agit, souvent dans l’ombre, à son rythme. Son silence devient un espace de foi. Il permet aux cœurs sincères de s’attacher à Lui, et non à des réponses immédiates.

David lui-même s’écriait, tout en espérant :

Psaume 10:17-18 affirme :

« Tu entends les vœux de ceux qui souffrent, ô Éternel ! Tu affermis leur cœur ; tu prêtes l’oreille, pour rendre justice à l’orphelin et à l’opprimé. »

Le silence apparent de Dieu n’est pas un abandon. C’est parfois un temps de patience, d’accomplissement ou d’épreuve. Dieu n’ignore pas la souffrance. Il prépare une délivrance durable. Comme Paul l’écrivait avec assurance :

Romains 8:18 nous rassure :

« Les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir. »

Le silence de Dieu ne signifie pas son absence. Il façonne notre espérance et purifie notre foi. Restons confiants car son œuvre s’accomplit, même dans les larmes.

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46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani? c’est-à-dire:Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?

Matthieu 27:46

Job 22-24 – – –  Actes 11

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Job 19:25 – Mon Rédempteur Vit, Mon Espoir Demeure Fort

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En Job 19:25, au cœur de l’épreuve, Job affirme : « Je sais que mon Rédempteur est vivant ». Ce cri de foi, né dans la souffrance, transcende la douleur et annonce l’espérance éternelle.

Mon rédempteur est vivant - Job 19:25
L’espérance : je sais que Mon rédempteur est vivant – Job 19:25

25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

Job 19:25

Job, accablé de toutes parts, ne voit plus aucun secours humain. Pourtant, il proclame une vérité inébranlable : « Je sais que mon Rédempteur est vivant ». Cette confession jaillit d’un cœur brisé, mais ancré en Dieu.

La foi véritable ne dépend pas des circonstances. Elle repose sur la connaissance intime du Dieu vivant. Job ne dit pas « je pense » ou « j’espère », mais « je sais ». Malgré la perte, la douleur et le silence apparent de Dieu, il choisit de croire.

Notre espérance ne réside pas dans l’absence d’épreuve, mais dans la présence d’un Rédempteur vivant. Ce mot — Rédempteur — évoque une personne qui rachète, restaure, relève. C’est Jésus-Christ, notre avocat fidèle et notre Sauveur éternel.

Parfois, tout semble s’écrouler. Les promesses tardent à s’accomplir, les réponses n’arrivent pas. Cependant, la foi déclare : « Dieu vit. Il me voit. Il me relèvera. » Comme Job, nous pouvons affirmer cette vérité, même dans les ténèbres.

Car si Christ vit, alors notre espoir demeure. C’est lui qui soutient nos pas, et assure notre avenir. En Lui, nous trouvons la force d’attendre, de croire, et de tenir ferme jusqu’au bout.

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J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir.

Romains 8:18

Job 17-19 – – – Actes 10:1-23

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Actes 7:59-60 : L’amour qui pardonne jusqu’au dernier souffle

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Actes 7:59-60 décrit le martyre de l’apôtre Étienne, un homme rempli de foi et de courage. Alors qu’il est lapidé, Étienne prononce des paroles de pardon et d’amour. Il s’écrie : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit », et tombe à genoux, demandant à Dieu de ne pas tenir ce péché contre ses persécuteurs.

Seigneur, ne leur impute pas ce péché! - Actes 7:59-60
Étienne à genoux priait – Actes 7:59-60

59 Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit!

60 Puis, s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte: Seigneur, ne leur impute pas ce péché! Et, après ces paroles, il s’endormit.

Actes 7:59-60

Ces mots poignants illustrent l’amour divin et le pardon absolu, même au moment de la plus extrême souffrance. Etienne n’a pas cherché à se venger, n’a pas maudit ses ennemis, mais a offert son dernier souffle en prière pour eux.

Cet exemple enseigne que l’amour chrétien ne connaît pas de limites. Même face à la violence et à l’injustice, Étienne choisit de suivre l’exemple de Jésus, qui a pardonné à ses bourreaux sur la croix. Aujourd’hui, cela nous appelle à examiner notre propre cœur face à l’offense. Nous sommes invités à pardonner, non pas dans des circonstances idéales, mais dans les moments où la douleur est la plus grande. Le pardon ne signifie pas oublier ou excuser, mais libérer notre cœur de la rancune, comme Jésus et Étienne l’ont fait.

Ce verset nous défie également dans un monde où les rancœurs et les divisions sont fréquentes. En choisissant de pardonner, nous imitons l’amour incommensurable de Dieu. Il est facile de se laisser envahir par la colère, mais l’appel du Christ est de répondre par l’amour, même dans la souffrance.

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« Quand il était maltraité, il ne rendait pas le mal pour le mal, il ne menaçait pas, mais il s’en remettait à celui qui juge justement. »

1 pierre 2:23

Job 3-4 – – – Actes 7:44-60

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Job 2:9-10 : Ne jamais renier Dieu sous la pression

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Job 2:9-10 nous présente l’une des épreuves les plus difficiles que l’homme puisse affronter. Alors que Job est accablé de souffrances physiques et psychologiques, sa femme, désespérée, lui propose de renier Dieu et de mourir. Cependant, Job va lui répondre avec sagesse :

La femme de Job supplie Job - Job 2:9-10
Tu demeures ferme dans ton intégrité – Job 2:9-10

Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs!

10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.

Job 2:9-10

Par ces mots, Job refuse de succomber à la tentation de rejeter Dieu sous la pression des épreuves. Cette attitude témoigne de sa foi inébranlable, malgré la douleur.

Aujourd’hui, ce passage doit interpeller profondément. Face aux épreuves et à la souffrance, la tentation de douter de Dieu ou de l’accuser est réelle. Cependant, Job enseigne qu’en toutes circonstances, il est essentiel de maintenir sa confiance en Dieu. La foi ne doit pas être conditionnée à notre bien-être ou à l’absence de souffrance. En effet, Dieu est toujours souverain, même lorsque nous traversons des moments de grande affliction.

Ce passage rappelle aussi l’importance de la persévérance dans la foi. Parfois, les épreuves semblent insurmontables, mais c’est dans ces moments-là que notre foi doit être la plus solide. Au lieu de renier Dieu, nous devons le chercher, le louer et lui faire confiance, comme Job l’a fait.

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« Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Éternel l’en délivre toujours. »

Psaumes 34:19

Job 1-2 – – – Actes 7 : 22-43

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Jean 12:27-28 : Maintenant mon âme est troublée

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Jean 12:27-28 expose avec intensité le combat intérieur du Christ. Alors que le jour de sa mort approche, Jésus confie : « Maintenant mon âme est troublée. » En réalité, cette confession n’est ni une faiblesse ni une hésitation. Elle révèle l’humanité réelle du Fils éternel.

Silhouette tête humaine, âme lumineuse, esprit troublé selon Évangile
Silhouette illustrant Jean 12:27-28, âme en détresse

27 Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-je?…Père, délivre moi de cette heure ?…. Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure.

28 Père, glorifie ton nom ! Et une voix vint du ciel: Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore.

Jean 12:27-28

Dans cette prière, Jésus ne fuit pas la croix qui va bientôt se présenter. Il exprime sa souffrance, mais il se soumet. Il dit : « Père, glorifie ton nom. » Ainsi, malgré l’angoisse, il choisit d’obéir. Ce passage enseigne que l’obéissance ne nie pas la douleur, mais la traverse.

Aujourd’hui encore, nos âmes peuvent être troublées. La pression des choix, le poids de la souffrance ou les épreuves de foi nous accablent. Pourtant, comme le Christ, nous pouvons nous tourner vers le Père. L’assurance de sa présence permet d’avancer, même dans le trouble.

Ce texte rappelle aussi que la gloire divine se manifeste souvent dans la souffrance acceptée. Jésus n’a pas fui la croix et l’a portée pour nous. Il nous laisse un exemple vivant : rechercher la volonté de Dieu avant notre confort.

Il est donc crucial d’apprendre à prier en disant : « Père, glorifie ton nom. » Cela transforme notre regard sur l’épreuve. La paix ne vient pas de l’absence de trouble, mais de la confiance en Dieu pour le cœur troublé.

Ainsi, Jean 12:27-28 nous invite à suivre Jésus dans une obéissance confiante, même lorsque l’âme chancelle.

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Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore.

Psaumes 42:6

2 Chroniques 15-16 – – – Jean 12:27-50

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Hébreux chapitre 10 : Le sacrifice ultime pour l’humanité

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Hébreux chapitre 10 souligne la valeur unique du sacrifice de Christ, offrant un pardon complet et permanent. L’auteur exhorte les croyants à persévérer dans la foi, à s’encourager mutuellement et à ne pas abandonner leur assemblée.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 11

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Hébreux chapitre 10 – Étude biblique

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Dans ce chapitre l’auteur approfondit son argumentation en introduisant de nouvelles idées, notamment l’obéissance de Christ à la volonté du Père, obéissance qui l’a conduit à se sacrifier pour le salut de l’humanité. Il explique également que la loi mosaïque n’était qu’une ombre des réalités à venir, une simple préfiguration du plan de rédemption en Christ. Comme toute ombre, elle n’a pas de substance propre mais elle pointe vers quelque chose de plus grand, à savoir que la réalité est en Christ. La loi révèle le péché, comme l’explique Romains 7, mais elle ne peut l’effacer ni apporter la réconciliation avec Dieu. Seul le sacrifice de Jésus peut réellement ôter le péché et offrir la solution définitive à la condition humaine.

Les sacrifices de la loi, bien qu’offerts perpétuellement, ne pouvaient en eux-mêmes pas régler de manière définitive le problème du péché. Leur répétition prouvait leur inefficacité. Si ces sacrifices avaient été suffisants, ils auraient cessé car ceux qui participaient au culte auraient été purifiés une fois pour toutes, sans avoir conscience de leurs péchés.

1- Hébreux chapitre 10 :1-4 – Insuffisance des sacrifices de l’Ancienne Alliance

Hébreux 10:1-4 met en lumière cette insuffisance

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ?

Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ;

car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

Le verset 1 souligne que la loi est « une ombre des biens à venir ». Il est important de noter que le terme « ombre » n’est pas utilisé ici de la même manière qu’en Hébreux 8:5 où il est écrit:

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Dans ce verset, il s’agissait du contraste entre le culte céleste et son reflet imparfait sur terre. Ici, « ombre » signifie une préfiguration, c’est à dire comme un croquis avant la réalisation d’une œuvre d’art. La loi montre une esquisse du plan de salut divin, mais elle n’a pas la précision ni la clarté de la réalité accomplie en Christ. L’ombre a pour fonction de diriger notre attention vers la réalité à venir.

En Hébreux 9:11, les « biens à venir » se réfèrent au ministère sacerdotal de Jésus dans le tabernacle céleste, plus grand et parfait. Jésus est le souverain sacrificateur des biens à venir. L’auteur de l’épître insiste à nouveau sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, en contraste avec les sacrifices lévitiques répétés et inefficaces.

Le terme « amener à la perfection » (v.1) fait référence à l’accomplissement, la maturation, ou la complétude. Les sacrifices de la loi n’ont jamais amené les adorateurs à cette perfection spirituelle et morale. Le verset 2 introduit une hypothèse : si la loi avait pu rendre parfaits ceux qui l’observaient, elle aurait effacé le souvenir du péché. Cependant, le fait que le culte se répétait, montre bien que cette perfection n’était pas atteinte.

Le verset 4 rappelle la réalité de l’impuissance des sacrifices animaux : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés ». Ce constat remet en question l’efficacité du culte mosaïque et souligne la nécessité d’un autre sacrifice, parfait et définitif : celui de Jésus-Christ. En fait, on pourrait presque lire le verset 4 immédiatement après le verset 1 pour renforcer cette idée : « ne peut jamais… car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. »

L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite avant l’an 70, avant la destruction du Temple, puisque l’auteur parle d’un culte encore en vigueur. Ce passage met en lumière l’impossibilité du culte mosaïque à purifier totalement l’homme. Les sacrifices sous l’ancienne alliance pouvaient laver le corps des souillures extérieures, mais ils ne pouvaient pas purifier le cœur et l’esprit de la culpabilité. En revanche, la Nouvelle Alliance en Christ offre une purification intérieure et permet aux croyants de s’approcher de Dieu avec une bonne conscience.

Hébreux 4:16 résume cette grâce :

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le verset 3 fait référence au jour des expiations (Yom Kippour), où les péchés étaient rappelés chaque année par les sacrifices offerts. Chaque année, le peuple d’Israël renouvelait le souvenir de ses transgressions, mais la loi ne pouvait pas les en libérer. Cela fait également écho aux sacrifices quotidiens, comme le sacrifice d’un taureau offert chaque jour pour les péchés du peuple.

Exode 29:36

36 Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le péché, pour l’expiation; tu purifieras l’autel par cette expiation, et tu l’oindras pour le sanctifier.

Le but ultime de la loi n’était pas de purifier l’homme du péché, mais de révéler son besoin de rédemption. Comme le dit Jean-Baptiste en :

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

En conclusion, l’auteur de l’épître aux Hébreux montre que le sacrifice unique de Jésus est parfait, complet et suffisant. Là où les sacrifices lévitiques échouaient, le sacrifice de Christ accomplit ce que la loi ne pouvait jamais réaliser : l’effacement définitif du péché et la réconciliation avec Dieu. Jésus est la réalité à laquelle la loi et les sacrifices faisaient allusion, le seul capable d’amener les croyants à la perfection spirituelle et de les libérer de la culpabilité du péché.

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2 – Hébreux chapitre 10:5-10 – Voici, je viens Pour faire ta volonté

Hébreux 10:5-10

C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;

Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.

Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),

il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ce passage met en lumière la suprématie du sacrifice de Christ et le remplacement de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance. Les versets 5 à 7 citent Psaumes 40:7-9, et l’auteur de l’épître aux Hébreux applique cette prophétie à Jésus-Christ. Les paroles de David deviennent celles du Christ, qui affirme que Dieu ne veut ni sacrifices ni offrandes, mais un cœur obéissant. Cette déclaration souligne la mission de Jésus, incarné pour accomplir la volonté du Père.

Les versets 5 et 6 révèlent une vérité fondamentale, à savoir que les sacrifices et les holocaustes de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à satisfaire pleinement Dieu. Bien qu’ils aient été ordonnés par la loi, ils n’apportaient pas la purification véritable du péché. La clé réside dans le fait que Jésus, dans son humanité, a offert quelque chose de totalement différent : lui-même. En recevant un corps, il est venu pour accomplir la volonté de Dieu, et ce sacrifice unique a remplacé les rituels répétés des sacrifices animaux.

Philippiens 2:6-7

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

Illustre cette idée en expliquant que, bien que Jésus fût égal à Dieu, il s’est dépouillé pour prendre la forme d’un serviteur, se rendant semblable aux hommes.

Le verset 6 exprime aussi la déception divine face à l’obéissance mécanique aux sacrifices. Dans l’Ancien Testament, plusieurs passages montrent que Dieu valorise bien plus l’obéissance sincère et un cœur repentant que le simple rituel sacrificiel.

1 Samuel 15:22 dit :

22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.

De même, des passages comme Ésaïe 1:11-17, Osée 6:6 et Michée 6:6-8 montrent que ce que Dieu recherche, c’est la justice, la miséricorde et un cœur véritablement dévoué à lui.

La répétition des sacrifices sous la loi mosaïque trahissait leur inefficacité. De même, certains chrétiens perpétuent aujourd’hui des rituels similaires, notamment dans la liturgie de la messe catholique, où le sacrifice de Christ est reproduit symboliquement chaque jour. Toutefois, Hébreux 10 nous enseigne que le sacrifice de Jésus a été accompli une fois pour toutes et n’a nul besoin d’être répété, contrairement aux sacrifices juifs. Le danger ici est de tomber dans un schéma de culte répétitif, oubliant la perfection du sacrifice du Christ. Il en va de même pour ceux qui se préparent à rebâtir un temple à Jérusalem pour restaurer les sacrifices de l’Ancien Testament : ces efforts sont inutiles à la lumière de l’accomplissement en Christ.

La volonté de Dieu, révélée est que nous soyons sanctifiés, ainsi qu’il est écrit en :

1 Thessaloniciens 4:3

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

Cette sanctification découle directement de l’œuvre de Jésus. Le verset de :

Hébreux 10 :10 nous rappelle que

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Le sacrifice de Jésus n’a pas besoin d’être renouvelé ; il est complet et parfait.

Hébreux 10:7 souligne une distinction essentielle : les sacrifices d’animaux étaient involontaires de la part de ces derniers, tandis que Jésus a volontairement offert sa vie pour accomplir la volonté du Père. Cela contraste avec les sacrifices imposés par la loi. De plus,

Hébreux 10:8 récapitule les différents types de sacrifices offerts sous l’ancienne alliance, montrant que tous ces sacrifices n’étaient qu’une préfiguration du sacrifice ultime de Jésus.

Hébreux 10:9 déclare que Jésus a aboli la première alliance pour établir la seconde. L’Ancienne Alliance, marquée par les sacrifices répétés et la loi mosaïque, a été remplacée par la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Christ, comme l’illustre le verset de:

Colossiens 2:14

14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ;

Ceci fait écho à Jérémie 31:31-34, qui prophétise une nouvelle alliance où Dieu mettra sa loi dans le cœur de son peuple.

Hébreux 10:10 insiste sur l’importance de la volonté de Dieu, soulignant que la sanctification des croyants découle de l’offrande du corps de Jésus, « une fois pour toutes ». Cela signifie que l’œuvre de Jésus est parfaite et complète. Rien ne peut y être ajouté. Il nous est simplement demandé d’y répondre par la foi, comme l’explique :

Romains 10:8-11

Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Cette foi repentante est le chemin vers la sanctification et la communion avec Dieu.

Enfin, le véritable chrétien se reconnaît par son désir de ressembler à Jésus-Christ, en cherchant à vivre selon la volonté divine.

Éphésiens 1:4 nous rappelle que

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

Cette sainteté, rendue possible par l’œuvre unique de Christ, doit être l’objectif de toute vie chrétienne, et non un retour aux rituels de l’Ancienne Alliance.

Ainsi, Hébreux 10:5-10 nous montre la plénitude du sacrifice de Jésus, l’abolition de l’ancienne loi des sacrifices et l’appel à vivre une vie sanctifiée en réponse à l’œuvre parfaite de Christ, accomplie une fois pour toutes.

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3 – Hébreux chapitre 10:11-18 – un seul sacrifice pour les péchés

Hébreux 10:11-18

11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,

12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,

13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15 C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :

16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute :

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.

Ce passage de Hébreux 10:11-18 développe davantage la supériorité du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’Ancien Testament, en soulignant que l’œuvre du Christ est parfaite, accomplie une fois pour toutes, et qu’elle n’a pas besoin d’être répétée.

Verset 11 : « Tout sacrificateur se tient debout… »

Ce verset souligne une distinction cruciale entre les sacrificateurs lévitiques de l’Ancien Testament et Jésus. Les prêtres de l’Ancienne Alliance se tenaient debout quotidiennement, symbolisant le caractère inachevé et répétitif de leur travail. Les sacrifices offerts par les prêtres ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière définitive. Il s’agissait d’un processus perpétuel, sans fin, car le sang des animaux ne pouvait purifier les consciences ni apporter la rédemption complète.

Verset 12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis… »

En contraste, Jésus est « assis pour toujours à la droite de Dieu ». Cette posture d’être assis, symbolise l’accomplissement de son œuvre. Il n’a pas besoin de se lever et de recommencer car son sacrifice est parfait et complet. Il s’agit d’un acte final qui marque la fin des sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance. Le fait qu’il soit assis à la droite de Dieu est une référence directe au

Psaumes 110:1 où Dieu dit au Messie

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

La droite de Dieu représente la position d’honneur et de puissance, et le fait que Jésus y soit assis signifie également qu’il intercède constamment pour les croyants.

Verset 13 : « Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied… »

Bien que l’œuvre rédemptrice de Jésus soit achevée, l’histoire du salut n’est pas encore pleinement accomplie. Le « jusqu’à ce que » indique une attente active du moment où ses ennemis seront totalement soumis à son autorité. Ce moment sera celui de la pleine réalisation du règne de Christ à la fin des temps. La bataille spirituelle a déjà été gagnée à la croix, comme le dit :

Colossiens 2:15

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Bien que la victoire soit assurée, elle ne sera pleinement manifestée qu’à la fin des temps, quand ses ennemis seront définitivement vaincus.

Verset 14 : « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

Ce verset révèle une vérité essentielle qui est que par son unique sacrifice, Jésus a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cette « perfection » fait référence à la maturité spirituelle, à la plénitude de la réconciliation avec Dieu. Cela ne signifie pas que les croyants sont parfaits dans leur comportement, mais qu’ils sont rendus parfaits devant Dieu grâce à l’œuvre de Jésus. Ils sont justifiés et sanctifiés par la foi en ce sacrifice unique. Ceux qui reçoivent ce don par la foi sont ainsi amenés à une position parfaite devant Dieu, non par leurs propres œuvres, mais par l’œuvre accomplie de Christ.

Verset 15 : « C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi… »

L’auteur cite à nouveau:

Jérémie 31:33-34

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Rappelant que c’est le Saint-Esprit qui avait prophétisé cette Nouvelle Alliance. Le Saint-Esprit témoigne de la nouvelle relation que Dieu établit avec son peuple : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. » Il ne s’agit plus d’une loi extérieure imposée, mais d’une transformation intérieure. Le croyant, par la puissance du Saint-Esprit, reçoit la loi divine dans son cœur et vit selon cette loi, intérieurement transformé et en communion avec Dieu. L’auteur de l’épître attribue explicitement cette prophétie à l’inspiration divine du Saint-Esprit, ce qui souligne l’autorité de cette déclaration prophétique.

Verset 17 : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »

Le pardon des péchés est un aspect central de la Nouvelle Alliance. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui couvraient les péchés sans les effacer complètement, le sacrifice de Jésus efface définitivement les péchés. Dieu promet de ne plus se souvenir des péchés de ceux qui sont en Christ. Cela ne signifie pas que Dieu oublie littéralement, mais que, dans son amour et sa grâce, il choisit de ne plus tenir compte des péchés qui ont été pardonnés. Cette promesse est la base de l’assurance du salut des croyants.

Verset 18 : « Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. »

Ce verset conclut avec une logique irréfutable : si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire d’offrir des sacrifices pour les expier. Le pardon obtenu par Jésus est définitif et complet. Cela souligne l’inutilité des rituels sacrificiels répétitifs, que ce soit sous l’ancienne alliance juive ou dans toute pratique religieuse actuelle qui chercherait à ajouter quelque chose au sacrifice de Jésus. Le pardon total en Christ nous libère de toute tentative d’obtenir la faveur divine par nos propres moyens.

Conclusion

Dans ces versets, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous rappelle la grandeur et l’accomplissement final du sacrifice de Jésus. Contrairement aux sacrifices lévitiques qui étaient répétitifs et inefficaces, le sacrifice de Jésus a apporté une purification définitive. Cette œuvre achevée est symbolisée par le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu, dans une position d’autorité et de repos, attendant l’accomplissement final de la soumission de ses ennemis. Par ce sacrifice, ceux qui sont sanctifiés sont amenés à la perfection spirituelle, et le Saint-Esprit témoigne de cette Nouvelle Alliance où les péchés sont pardonnés de façon irrévocable. Là où il y a pardon, il n’y a plus besoin d’offrande pour le péché, et c’est là la grande espérance des croyants.

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4- Un rappel :

Le thème central de l’épître aux Hébreux est l’affirmation que Jésus est le véritable Souverain Sacrificateur. Cette idée se trouve explicitement exprimée dans:

Hébreux 4:14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Cette déclaration est développée de manière approfondie dans les chapitres 5 à 10:18, répartis en sept sections distinctes :

● Hébreux 7:1-28La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
● Hébreux 8:1-5La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.
● Hébreux 8:6-13La supériorité de Jésus en tant que médiateur d’une alliance plus excellente établie sur de meilleures promesses
● Hébreux 9:1-7Le sanctuaire de l’ancienne alliance dans la structure et le fonctionnement n’étaient que des symboles.
● Hébreux 9:11-14Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
● Hébreux 9:15-28La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la nouvelle alliance
● Hébreux 10:1-18La supériorité de Jésus en tant que véritable sacrifice.

4 – Hébreux chapitre 10:19-25 – L’Exhortation à la Vie de Foi

Hébreux 10:19-25

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,

22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

Avec ce passage, l’auteur conclut la partie doctrinale de l’épître aux Hébreux et entre dans une exhortation pleine d’enthousiasme. Il encourage vivement les destinataires à persévérer dans la foi et à ne pas retourner au judaïsme. L’auteur adopte le ton d’un leader qui avance en tête, motivant la communauté à suivre le chemin tracé par Jésus-Christ.

L’expression « Ainsi donc, frères » marque un tournant dans le discours. En s’appuyant sur tout ce qui a été dit précédemment — sur la doctrine exposée — nous sommes appelés à manifester notre foi. Cette exhortation est un appel à lever haut les cœurs et à avancer avec assurance. Ce même encouragement s’adresse à nous aujourd’hui, nous incitant à vivre pleinement notre foi, car nous voyons s’approcher le jour du Seigneur.

1. Une « libre entrée » pleine d’assurance

Le mot grec « parrhesia », traduit ici par « libre entrée », évoque une notion d’ouverture, de courage et de confiance. Contrairement à Adam qui en:

Genèse 3:10

10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

 Adam se cachait par crainte de Dieu à cause de son péché, quand nous, nous pouvons désormais nous approcher de Dieu avec hardiesse. Par le sacrifice de Jésus, nous avons accès au propitiatoire, au trône de la grâce (Hébreux 4:16). L’accès au sanctuaire céleste, thème central de cette épître, est garanti par le pardon obtenu par le sang de Christ.

Le verset 20 souligne que ce chemin, cette route nouvelle et vivante, a été inaugurée à travers le voile, qui est le corps de Jésus. Tout comme le voile du Temple a été déchiré lors de la crucifixion (Matthieu 27:51), la chair de Jésus brisée symbolise la restauration de la relation avec Dieu. Ce voile déchiré rappelle également l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, où des animaux étaient coupés en deux (Genèse 15:9-18).

2. La route nouvelle et vivante

Le terme grec pour « nouvelle » signifie également « fraîchement tué », soulignant la simultanéité entre la mort de Jésus et le déchirement du voile. Cette route est vivante parce que Jésus n’est plus mort, mais qu’il est ressuscité. Il s’agit d’une affirmation de la résurrection de Jésus face aux judéo-chrétiens tentés de revenir au judaïsme. L’Agneau immolé, comme décrit en Apocalypse 5:6, est vivant et règne désormais.

Apocalypse 5:6

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

Verset 21 : La « maison de Dieu » fait référence à l’ensemble des croyants, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Moïse était serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus en est le souverain sacrificateur.

4.  Hébreux 10:22-25 est un appel à la progression dans la foi

Dans les versets suivants, nous voyons une progression dans l’exhortation :

  • v.22 : Approchons-nous avec un cœur sincère
  • v.23 : Retenons fermement la profession de notre foi
  • v.24 : Veillons les uns sur les autres
  • v.25 : N’abandonnons pas notre assemblée, mais exhortons-nous réciproquement

La nouvelle alliance apportée par Jésus transforme les cœurs et donne un esprit nouveau. C’est un don gratuit qui, cependant, exige une réponse : nous devons porter du fruit. La sincérité de cœur (v.22) est essentielle dans cette nouvelle alliance, en opposition à l’hypocrisie, qui consiste à avoir un double langage. La foi doit être vécue dans la plénitude, avec une pleine assurance, comme on le voit dans Actes 4:29 et Philippiens 1:20.

4. L’assurance fondée sur Christ

Cette pleine assurance repose sur trois piliers :

  1. Une vie de foi, qui prouve notre conversion.
  2. L’œuvre parfaite de Christ (2 Corinthiens 5:21) : Il est devenu péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en lui.
  3. Le témoignage de l’Esprit (Romains 8:16) : L’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

La foi ne se limite pas à une simple doctrine à affirmer, elle doit être vécue au quotidien. Nos actes témoignent de la réalité de notre foi, et si ceux-ci ne correspondent pas à nos paroles, cela révèle de l’hypocrisie.

5. Veillons les uns sur les autres

Le verset 24 nous appelle à veiller les uns sur les autres, à nous stimuler mutuellement à l’amour et aux bonnes œuvres, deux signes distinctifs du chrétien authentique. L’amour et les bonnes œuvres ne sont pas optionnels et ils témoignent de la foi vivante en Christ.

Les versets 24-25 dressent une liste de quatre choses que chaque chrétien doit faire :

  1. Veiller sur les autres,
  2. S’encourager à l’amour et aux bonnes œuvres,
  3. Ne pas abandonner les assemblées,
  4. S’exhorter réciproquement.

Le « jour » mentionné au verset 25 fait probablement référence au jour du retour de Christ, mais peut aussi désigner le jour du jugement. En tous les cas, ce jour approche, et l’urgence est d’autant plus grande pour rester fermes dans la foi et persévérer dans la communion fraternelle.

Les versets suivants (Hébreux 10:26-31 et 10:32-39) suggèrent que l’épître s’adresse à deux groupes distincts au sein d’une même assemblée, d’une part les indécis qui n’ont pas encore fait le pas de la foi en Jésus, et d’autre part ceux qui sont déjà convertis.

En résumé, Hébreux 10:19-25 est un appel vibrant à la foi active et à la persévérance. Il nous rappelle que notre espérance est fondée sur la fidélité de Dieu et que cette espérance doit être visible dans notre vie de tous les jours, par l’amour, les bonnes œuvres, et la fidélité à la communauté de croyants.

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5 – Hébreux 10:26-31 – Avertissement aux indécis.

Hébreux 10:26-31

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

Ce passage de Hébreux 10:26-31 est un avertissement solennel à ceux qui, après avoir reçu la connaissance de la vérité, continuent à pécher volontairement. L’auteur appelle à une prise de conscience sérieuse des conséquences spirituelles de l’apostasie, surtout face à l’œuvre rédemptrice de Christ. Cet avertissement souligne la gravité d’abandonner la foi après avoir expérimenté la vérité de l’Évangile, particulièrement dans un contexte où les croyants sont tentés de retourner au Judaïsme.

Verset 26 : Pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité

L’auteur parle ici d’un rejet délibéré, conscient et volontaire du salut offert par Jésus-Christ. Cela concerne ceux qui ont pleinement saisi la vérité du message évangélique, mais qui choisissent de retourner dans un mode de vie de péché ou, pire encore, de rejeter le sacrifice de Christ. Ce n’est pas une question de péchés occasionnels ou involontaires, mais d’une posture délibérée de rejet.

Il n’y a plus de sacrifice pour les péchés après que l’on ait volontairement rejeté le sacrifice parfait de Christ. Le péché volontaire ici évoqué est l’apostasie — un abandon définitif et conscient de la foi, comme déjà mentionné en:

Hébreux 6:4-6

4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Verset 27 : Attente du jugement

Ceux qui commettent ce péché d’apostasie doivent s’attendre à un jugement implacable. Il ne reste pour eux qu’une « attente terrible du jugement », marquée par un feu dévorant réservé aux ennemis de Dieu. Cette description rappelle la sévérité de la justice divine pour ceux qui, ayant eu la révélation de la vérité, l’ont sciemment rejetée. L’apostasie expose l’individu au jugement final, car il ne reste aucun autre sacrifice pour les péchés.

Hébreux 9:27 nous dit :

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

Verset 28 : Comparaison avec la loi de Moïse

L’auteur compare la sévérité du jugement pour ceux qui violent la loi de Moïse avec celui des apostats du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne Alliance, la peine capitale pouvait être appliquée pour les crimes graves, comme l’idolâtrie ou le blasphème, sur la déposition de deux ou trois témoins (voir Deutéronome 17:2-7). Si une telle infraction était punie de mort, le rejet du sacrifice de Christ et la profanation de l’Esprit de grâce appellent un châtiment encore plus sévère.

Verset 29 : Fouler aux pieds le Fils de Dieu

Le verset 29 expose trois péchés majeurs liés à l’apostasie :

  1. Fouler aux pieds le Fils de Dieu : un acte de mépris ouvert envers Christ, rejetant sa personne et son œuvre.
  2. Tenir pour profane le sang de l’alliance : considérer le sacrifice de Jésus comme n’ayant aucune valeur, traitant le sang qui a sanctifié le croyant comme une chose impure.
  3. Outrager l’Esprit de grâce : ce qui peut être interprété comme le blasphème contre le Saint-Esprit, un péché impardonnable.
Marc 3:29

29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.

Rejeter l’Esprit de grâce, c’est rejeter le seul moyen par lequel nous pouvons être sauvés.

Ces péchés mènent à une condamnation certaine, et l’apostasie est jugée plus sévèrement que la désobéissance sous la loi mosaïque.

Verset 30 : Le Seigneur jugera son peuple

Le jugement de Dieu ne doit pas être pris à la légère. L’auteur cite deux passages de l’Ancien Testament : Deutéronome 32:35 (« À moi la vengeance, à moi la rétribution ! ») et Deutéronome 32:36 (« Le Seigneur jugera son peuple »). Cela souligne que Dieu est non seulement juste, mais qu’il est aussi celui qui punit l’apostasie, en particulier parmi ceux qui ont été éclairés par l’Évangile.

Verset 31 : Tomber entre les mains du Dieu vivant

L’expression « tomber entre les mains du Dieu vivant » renforce la terreur du jugement divin. C’est une chose terrible, car Dieu, en tant que juge souverain, est aussi celui qui rendra justice avec équité. Rejeter l’offre de salut expose à la colère de Dieu, un concept effrayant mais juste.

Conclusion : Un avertissement contre l’apostasie

Ce passage est une sérieuse mise en garde contre le danger de rejeter délibérément la foi en Christ après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité. Le ton de l’auteur est urgent et grave, soulignant que l’apostasie est irréparable et entraîne une condamnation certaine.

Pour les premiers destinataires de cette épître, principalement des judéo-chrétiens tentés de retourner au Judaïsme, l’auteur leur rappelle que le retour aux sacrifices lévitiques est vain. Christ est le sacrifice parfait et unique, et toute tentative de revenir à un système ancien n’apporte plus de rémission des péchés. Christ ou le jugement, tel est le choix solennel.

Cet avertissement est pertinent pour les croyants de toutes générations. Il nous appelle à demeurer fidèles, à ne pas traiter avec légèreté le sacrifice de Christ, et à prendre notre marche avec Dieu au sérieux, en veillant à ne pas tomber dans le piège de l’apathie spirituelle ou de l’abandon de la foi.

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6 – Hébreux chapitre 10:32-39 – Souvenez-vous de ces premiers jours

Hébreux 10:32-39

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

37 Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

38 Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

L’auteur, après avoir mis en garde les croyants contre l’apostasie, adopte ici un ton plus encourageant en rappelant aux destinataires de la lettre, les premiers jours de leur foi, et leur endurance passée au milieu des épreuves.

Souvenirs des premiers combats de foi (v. 32-34)

L’auteur commence par exhorter les croyants à se rappeler ces premiers temps où, après avoir été « éclairés » (v. 32), c’est-à-dire après avoir reçu la révélation de la foi chrétienne, ils ont dû faire face à de grandes souffrances. Ils ont enduré non seulement des opprobres et des tribulations, mais aussi se sont associés à ceux qui étaient dans la même situation (v. 33). Cette association avec ceux qui souffraient, par solidarité chrétienne, démontre une vie de foi active et compassionnelle.

Au verset 34, l’auteur rappelle que ces croyants ont même accepté la perte de leurs biens matériels avec joie, car ils étaient pleinement conscients de posséder des biens célestes supérieurs et durables. Cela révèle une foi qui ne repose pas sur des richesses terrestres, mais sur l’espérance des « biens meilleurs », ceux de l’éternité.

Encouragement à la persévérance (v. 35-36)

L’auteur encourage à ne pas abandonner cette « assurance » (v. 35), cette certitude en Christ, à laquelle est attachée une grande récompense. Il rappelle que la persévérance est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et recevoir la promesse (v. 36). La foi chrétienne n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une course à courir avec endurance.

L’imminence du retour de Christ (v. 37-38)

L’auteur cite le prophète Habakuk (Habakuk 2:3-4) pour souligner l’urgence de la situation : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (v. 37). Cette attente du retour imminent de Christ est un rappel que la promesse de Dieu se réalisera en son temps, et que les croyants doivent vivre par la foi en attendant. Le verset 38 est un avertissement clair : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » La foi, ici, est continue et dynamique. Se retirer, c’est renoncer à cette foi vivante, ce qui déplaît à Dieu.

Conclusion : l’identité des croyants (v. 39)

L’auteur termine sur une note pleine d’espoir : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (v. 39). Il s’identifie avec ses lecteurs en affirmant qu’ils appartiennent à ceux qui persévèrent dans la foi, ceux qui avancent vers le salut.

Réflexions complémentaires
  1. Rappel des œuvres de foi : Ces croyants ont soutenu un grand combat dans leurs premiers jours de foi. Ils ont montré une compassion pratique pour les prisonniers, se sont exposés aux opprobres, et ont accepté la perte de leurs biens matériels (v. 33-34). Cela montre que leur foi était accompagnée d’œuvres, un thème central dans les écrits de Jacques.
Jacques 2:14-18

14 Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?

15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,

16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?

17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

 La foi véritable, selon l’Écriture, se manifeste par des œuvres concrètes de compassion, de persévérance et de sacrifice.

  1. La persévérance, clé de la promesse : L’auteur insiste sur la persévérance (v. 36). Il ne s’agit pas d’une foi temporaire ou de façade, mais d’une foi qui résiste aux épreuves et qui se manifeste dans la durée. Le parallèle avec l’athlète est pertinent ici :
Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

 Tout comme l’athlète s’entraîne pour être prêt lors de la compétition, le chrétien doit fortifier sa foi pour les épreuves spirituelles à venir.

  1. La foi vivante et agissante : Le verset 38 montre clairement que la foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais une relation vivante avec Dieu qui doit persister. Si quelqu’un se retire, il montre qu’il n’a pas cette foi vivante, et cela ne plaît pas à Dieu. Ce verset, associé à Jacques 2, montre que la foi authentique se manifeste par des œuvres.
  2. Le danger de la non-persévérance : Ces croyants, ayant résisté à la persécution dans le passé, sont maintenant en danger de relâchement. Il est important de noter que le danger spirituel est parfois plus grand en période de paix, car le chrétien peut être tenté de s’endormir spirituellement. L’appel de l’auteur est donc à une vigilance constante et à une préparation spirituelle continue.

Conclusion

L’auteur de l’épître aux Hébreux appelle ses lecteurs à ne pas se relâcher dans leur foi, mais à persévérer. Leur passé de résistance aux souffrances est un témoignage de leur engagement, mais ce n’est pas le moment de faiblir. La promesse divine, bien que différée, est certaine, et ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la grande récompense.

Le chrétien est appelé à une foi vivante, persévérante, active, qui s’exprime par des œuvres concrètes et une relation toujours plus étroite avec Dieu. Le véritable croyant ne se retire pas, mais avance avec assurance vers la promesse du salut.

Hébreux 10:39

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

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Rappel de la Partie didactique

a)  Hébreux 1:1 à 7:28 –  La majesté de la personne de Christ.

Dans les premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, l’auteur met en lumière la grandeur et la supériorité de Jésus-Christ en comparaison avec diverses figures et institutions importantes du judaïsme. Cela révèle la centralité de Christ dans la foi chrétienne et son rôle unique dans l’histoire du salut.

  • Hébreux 1:1-3 – Jésus est plus grand que les prophètes
    L’auteur commence par affirmer que Dieu a parlé autrefois aux prophètes de manière fragmentée, mais qu’il parle maintenant de manière définitive par son Fils. Jésus est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa nature, montrant ainsi sa suprématie sur les prophètes.
  • Hébreux 1:4-14 – Jésus est plus grand que les anges
    Christ, étant appelé Fils de Dieu, est supérieur aux anges. Il est celui à qui Dieu a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (v. 5), et c’est à Lui que tous les anges doivent se prosterner. Sa supériorité est aussi marquée par l’éternité de son règne et la stabilité de sa personne.
Premier rappel : Hébreux 2:1 – 3:6

L’auteur interpelle les lecteurs avec un avertissement solennel : si la parole donnée par les anges a eu des conséquences, combien plus la parole apportée par Christ ?

Hébreux 2:1-4 – Comment échapperons-nous

Si nous négligeons un si grand salut ?

Hébreux 2:5-18 – L’humiliation de Jésus au-dessous des anges
Ce passage met en lumière l’incarnation de Christ. Bien qu’il soit supérieur aux anges, il a été temporairement abaissé en devenant homme, pour pouvoir souffrir et mourir en notre place.

Hébreux 2:5-9 – Le constat
Jésus a été fait un peu inférieur aux anges par son incarnation, mais il est maintenant couronné de gloire en raison de sa souffrance pour le salut de l’humanité.

Hébreux 2:10-13 – La nécessité, le motif
Il convenait que le « chef de leur salut » soit rendu parfait par les souffrances. Christ s’est identifié à nous pour nous conduire à la gloire.

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction, les conséquences
En devenant chair et sang, Jésus a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Ainsi, il délivre ceux qui, par crainte de la mort, étaient soumis à la servitude. Il est devenu un souverain sacrificateur compatissant et fidèle.

Hébreux 3:1-6 – Jésus est plus grand que Moïse.
Moïse, bien qu’il soit honoré en tant que serviteur fidèle dans la maison de Dieu, n’est qu’un serviteur dans cette maison. Jésus, lui, est le Fils sur cette maison, montrant ainsi qu’il a une autorité supérieure à celle de Moïse.

Deuxième rappel : Hébreux 3:7 – 5:10

L’exhortation ici est à la foi et à l’obéissance.

Hébreux 3:7-4:13 –Aujourd’hui, si vous entendez sa voix

N’endurcissez pas vos cœurs. Le repos promis par Dieu est encore accessible, mais seuls ceux qui persévèrent dans la foi peuvent y entrer.

Hébreux 4:14-5:10 – Jésus est plus grand qu’Aaron
Jésus est présenté comme le souverain sacrificateur parfait, plus grand qu’Aaron, car il est non seulement humain, mais aussi divin. Son sacerdoce est éternel, et son sacrifice est une fois pour toutes.

Troisième rappel : Hébreux 5:11 – 7:28

Hébreux 5:11-6:20 –Que vous ne deveniez pas nonchalant.

L’auteur met en garde contre la nonchalance spirituelle et appelle les croyants à la maturité. Il les exhorte à ne pas devenir paresseux, mais à suivre l’exemple de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Hébreux 7:1-28 – Jésus est plus grand que Melchisédek
Le sacerdoce de Jésus est comparé à celui de Melchisédek. Comme Melchisédek, Christ est roi et prêtre, mais il est encore plus grand, car son sacerdoce est éternel et immuable. Contrairement aux prêtres lévitiques, il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Son sacrifice est parfait et unique.

b) Hébreux 8:1-10:18 – La grandeur de son ministère sacerdotal élevé

Dans cette deuxième partie de l’épître, l’accent est mis sur la supériorité du ministère de Christ en tant que souverain sacrificateur.

Hébreux 8:1-5 – La mission céleste
Christ est notre souverain sacrificateur qui siège à la droite de Dieu dans les cieux. Son sacerdoce se déroule dans le sanctuaire céleste, le véritable tabernacle construit par Dieu et non par les hommes.

Hébreux 8:6-13 – Le nouveau médiateur
Christ est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses. Le « nouveau Testament » promet une transformation intérieure : « Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur » (v. 10).

Hébreux 9:1-10 – Le sacerdoce parfait
L’ancien tabernacle et ses rites étaient des copies et des ombres des réalités célestes. Ils étaient temporaires et incapables d’apporter une purification parfaite.

Hébreux 9:11-10:18 – Le sacrifice expiatoire parfait et unique
Par son propre sang, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint céleste, obtenant une rédemption éternelle. Son sacrifice parfait a mis fin aux sacrifices répétés de l’ancienne alliance, car il ôte définitivement le péché.

Thèmes clés :

Assurance : Mentionnée 24 fois dans le Nouveau Testament dont 5 fois dans l’épître. Elle souligne la confiance que les croyants doivent avoir en Christ et dans son œuvre accomplie.

Espérance : Mentionnée 53 dans le Nouveau Testament dont 6 fois dans l’épître. Elle met en lumière l’attente confiante des promesses futures, ancrée dans l’œuvre de Christ.

Persévérance : Mentionnée 18 fois dans le Nouveau Testament dont 3 fois dans l’épître. Elle souligne l’importance de rester ferme dans la foi, surtout face aux épreuves.

Ainsi, l’épître aux Hébreux met en avant la suprématie de Jésus-Christ, la nécessité de persévérer dans la foi, et l’assurance que son œuvre est complète, parfaite, et éternelle.

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2 Samuel 3:39 : Lamentation du roi David dépourvu de force

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Dans 2 Samuel 3:39, le roi David exprime une profonde lamentation, en se sentant dépourvu de force devant la perte de son fidèle Abner.

Homme se lamentant, symbole de la faiblesse du roi David.
2 Samuel 3:39, lamentation du roi David, dépourvu de force.

39 Je suis encore faible, quoique j’aie reçu l’onction royale; et ces gens, les fils de Tseruja, sont trop puissants pour moi. Que l’Éternel rende selon sa méchanceté à celui qui fait le mal!

2 Samuel 3:39

Ce verset montre un moment d’intense vulnérabilité de David qui, malgré son autorité royale, est accablé par la douleur. Il réalise que le royaume est à un tournant difficile, et que même en tant que roi, il est dépendant de la grâce et de la force de Dieu pour surmonter la perte et avancer.

Aujourd’hui, ce passage rappelle que, peu importe notre rôle dans la société ou notre statut, nous connaissons tous des moments de faiblesse. Même les leaders spirituels, comme David, peuvent se sentir épuisés, dévastés et impuissants. Ceci est un appel à reconnaître notre propre fragilité humaine et à dépendre de Dieu en tout temps et en particulier dans nos moments de souffrance.

David montre qu’il n’y a pas de honte à se laisser aller à la tristesse et à l’expression de nos émotions. Au contraire, dans notre faiblesse, nous pouvons nous tourner vers Dieu pour chercher réconfort et force. La lamentation de David n’est pas un signe de défaite, mais une occasion de se rappeler que la vraie force vient de Dieu, même au cœur de nos faiblesses.

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L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu.

Psaumes 34:18

2 Samuel 3 à 5 – – – Luc 14:25-35

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Luc 13:4-5 Ces personnes sur qui est tombée

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Dans Luc 13:4-5, Jésus raconte l’histoire de certains Galiléens sur lesquels la calamité est tombée, et il demande de méditer sur ce sujet.

Tour effondrée, rappel de la repentance pour éviter la chute - Luc 13:4-5
uc 13:4-5, repentance nécessaire pour éviter la chute spirituelle

Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

Luc 13:4-5

Jésus réfute l’idée selon laquelle ces personnes auraient été plus pécheresses que d’autres, soulignant que toutes les personnes, sans exception, ont besoin de repentance. Il nous invite à ne pas juger les tragédies avec une perspective humaine et à ne pas attribuer la souffrance à une faute spécifique.

Aujourd’hui, ces versets rappellent que la souffrance dans ce monde ne peut pas toujours être expliquée par nos actions. Nombreux sont ceux qui, face à des épreuves, se demandent s’ils ont péché ou s’ils sont responsables de ce qui leur arrive. Pourtant, Jésus enseigne que la calamité n’est pas toujours un châtiment divin direct pour une mauvaise conduite.

Il invite plutôt à regarder nos propres vies et à nous examiner nous-mêmes. Sommes-nous prêts à répondre à l’appel à la repentance ? La calamité devrait nous inciter à revenir à Dieu de tout notre coeur, à chercher son pardon et à vivre dans une relation plus profonde avec Lui.

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Il est pour votre bien que vous souffrez, afin que vous soyez disciplinés par lui.

Hébreux 12:7

1 Samuel  27 à 29 – – – Luc 13:1-22

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Hébreux chapitre 2 L’importance du salut et de la foi

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Dans Hébreux chapitre 2, l’auteur exhorte les croyants à rester attentifs aux enseignements du salut annoncé par Jésus-Christ. Il souligne l’importance de ne pas négliger cette grande délivrance et explique la nécessité de la souffrance de celui-ci pour le salut.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 3

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Hébreux chapitre 2 : L’importance du salut et de la foi

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Dans ce chapitre 2, son auteur développe le fondement sur lequel il s’appuie pour présenter la Seigneurie de Jésus, sa domination future et son sacerdoce visible, ceci dans sa nature humaine. Ce thème est poursuivi en Hébreux 4:14-16 et la suite.

1 – Hébreux chapitre 2 :1-4 -Avertissement à ceux qui ont entendu

Hébreux 2:1-4 – comment échapperons-nous

1 C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles.

Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution,

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

v.1 Le « C’est pourquoi » veut dire que tout ce qui a été dit au sujet de la supériorité de Jésus, le Fils de Dieu dans le chapitre 1, doit être l’objet de toute notre attention.

v.1 Quelles sont ces choses que nous avons entendues ? Cela ne peut pas être autre chose que l’Évangile ! Il s’agit de l’Évangile par rapport à tout l’Ancien Testament. Dans l’épître aux hébreux, il est montré la supériorité de l’Évangile qui n’est jamais que l’accomplissement de l’Ancien Testament. En effet, Jésus a été annoncé par Dieu. Celui-ci nous a parlé par le Fils, puis par les premiers disciples, dont les apôtres.

Au verset 2, il est question de la loi qui sanctionne toute transgression et toute désobéissance (cf la révolte de Koré dont il est question en Nombres… ). Il s’agit de la Loi mosaïque de l’Ancien Testament vers laquelle les hébreux convertis à Jésus, sont tentés de retourner. Elle fut annoncée par des anges. Elle a été annoncée par Moïse, non pas que Moïse fut un ange. Ceci est en référence à:

Actes 7:53

53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée!…

Que nous trouvons dans le résumé de l’histoire d’Israël par Étienne :

Actes 7:51-53

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

    52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

    53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée ! …

Chaque mot ou expression du verset 3 est important, et mérite que nous prenions un temps pour les peser. Ils sont comme martelés.

comment échapperons-nous … en négligeant …  un si grand salut, …  qui, annoncé d’abord par le Seigneur, … nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Comment échapperons-nous? Oui, mais à quoi ? Au même sort qui a été réservé à ceux qui ont transgressé et désobéi à la Loi mosaïque.

Comme si cela ne suffisait pas, le verset 4 est là pour frapper un grand coup :

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

« Comment échapperons-nous » est le premier avertissement d’une série de cinq. Cet avertissement porte sur l’importance du message du salut annoncé par le Seigneur lui-même. Nous avons dans cette partie doctrinale des avertissements à prendre au sérieux. Le premier est d’écouter le Seigneur et de garder les yeux fixés sur Lui pour ne pas nous égarer dans des fausses doctrines. En effet, large est le chemin qui mène à la perdition, étroit et resserré est le chemin qui mène au Père.

Jésus le centre de notre foi

Si Jésus n’est pas le centre de notre foi, nous risquons d’être emportés à tout vent de doctrine ce qui affaiblirait notre foi et nous écarterait de Lui.

V. 2:1 – « de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles ». (choses entendues =Évangile)

V. 3:12 – « au point de se détourner du Dieu vivant »;

v. 5:11 – « parce que vous êtes devenus lents à comprendre »;

v. 6:6 – « puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu »;

v. 10:29 – « celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu »;

Tout cela veut dire que la négligence fait qu’on s’écarte de Jésus, qu’on abandonne, et qu’on devient paresseux. En fin de compte, cette négligence va aboutir à mépriser le Fils de Dieu et son sacrifice.

La solution pour ne pas se détourner de la saine doctrine se trouve en :

Hébreux 10:25, 32, 35

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

L’annonce faite par le Seigneur, le Fils de Dieu, est plus importante que celle venant des anges qui sont de simples messagers. La source est plus digne de confiance.

Après avoir pris en considération ces deux premiers versets d’Hébreux 2, la conclusion s’impose au verset 3 : « Comment échapperons-nous … » à un jugement encore plus sévère que ceux qui désobéirent du temps de Moïse ainsi que cela est écrit en:

Hébreux 12:25

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

 et Hébreux 10:29

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

En négligeant un si grand salut veut dire: ne faire aucun cas de …

Le salut annoncé est d’autant plus grand qu’il a été annoncé par le Fils de Dieu, lui-même, puis confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Les versets de Hébreux 2:3-4

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

  • Jésus nous annonce le salut acquis à la croix
  • Les disciples propagent la bonne nouvelle du salut au monde entier
  • Les miracles sont l’attestation de la vérité de la Parole annoncée et une confirmation venant de Dieu
  • Le Saint-Esprit confirme par des dons.

Que nous disent ces deux versets ? De quoi s’agit-il ? Du salut. Et quel est le rôle respectif du Seigneur, des disciples, des miracles et du Saint-Esprit ?

Par les signes, les prodiges et les miracles, Dieu atteste le témoignage des premiers chrétiens. Ce verset indique aussi que la manifestation des miracles était plus rare au temps de la rédaction de cette Épître au moins dans ce milieu hébreux.

2 – Hébreux chapitre 2 :5-9 – Le but de Dieu : soumettre le monde à Christ

Hébreux 2:5-9 – l’humiliation de Jésus est un fait

En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Ps 8:5-7)

Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l’as couronné de gloire et d’honneur,

Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.

Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

v.5 A qui a été soumis le monde ?

Qui est ce quelqu’un du verset 6 du Psaume 8 de David ?

L’auteur insiste sur la supériorité de Christ sur les anges. C’est une autre façon de démontrer que l’Évangile apporté par Jésus est supérieur à la loi de Moïse apportée par les anges.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Toutes choses sont soumises non aux anges, mais à Jésus. C’est Jésus le chef ! Le monde à venir est à mettre en relation avec le règne millénaire de Jésus, en référence à la cité qui est à venir de

Hébreux 13:14

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

Nous avons une référence à ce qui est dit en:

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

 Ce temps dont Pierre parle en :

2 Pierre 3:13

Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.

Mais il est plus probable que l’auteur parle des temps messianiques que les juifs attendaient, en disant que ces temps étaient arrivés. La littérature juive divisait le temps en deux périodes, l’âge présent et l’âge à venir. L’âge à venir faisait référence aux temps messianiques, l’âge présent étant celui de l’ancienne alliance qui n’était que l’ombre des choses à venir.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Cet âge à venir est le temps de Jésus qui verra son apogée dans la gloire du ciel. C’est l’âge que les chrétiens goûtent dès à présent.

Hébreux 6:4-5

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

N’oublions pas ce que nous dit l’apôtre Paul à propos de Dieu le Père en:

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Cela veut dire que le chrétien né de nouveau est spirituellement déjà dans les lieux célestes.

Les versets 6-8 font référence à:

  Psaumes 8:5-7

5 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui?

6 Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence.

7 Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds,

Le Fils de l’homme est l’expression utilisée par Jésus pour parler de lui-même. Au Psaume 8, il est décrit comme de peu inférieur à Dieu, quand en Hébreux 2 il est dit : ‘’Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges‘’.

Quand il s’agit des hommes, c’est une gloire d’être placé juste en dessous des anges mais pour Jésus, lui le fils de Dieu, c’était une humiliation.

Philippiens 2:6-8

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Cet abaissement est la raison de sa supériorité sur les anges aujourd’hui. Jésus était supérieur aux anges, mais son humiliation et son sacrifice l’a rendu parfait, complet et fait que sa supériorité est devenue plus grande vis-à-vis des anges.

Philippiens 2:9-10

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

Au verset de Hébreux 2:9, une expression est troublante : afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

Peut-on mesurer la Grâce que Dieu nous ai fait, que Jésus puisse avoir souffert pour nous ? Ce n’est certes pas une grâce pour la personne que de souffrir un tel châtiment. Cependant, grâce à ce châtiment qu’il a reçu pour nos péchés, nous les chrétiens sommes au bénéfice de son œuvre. C’est une grâce pour nous.

3 – Hébreux chapitre 2 :10-13 – la raison de cette humiliation

Hébreux 2:10-13

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

11 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères,

12 lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

13 Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés.

« Il convenait, en effet » : l’auteur se confronte à la pensée juive d’un Messie glorieux et non pas d’un messie souffrant. C’est la raison pour laquelle nombreux sont les juifs qui ne reconnaissent pas la messianité de Jésus. Comment le sauveur du peuple juif peut-il être appelé à s’humilier à ce point ? (dans leurs pensées, le messie venait pour les juifs et pas pour toutes les nations, et ce pour les délivrer des dominateurs, en l’occurence des romains à l’époque de Jésus).

Mais c’était selon le dessein de Dieu, selon ce qui est dit en :

Éphésiens 3:11-12

11 selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus Christ notre Seigneur,

12 en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance.

Quand il est dit : Par qui et pour qui : il s’agit de Dieu le Père tout autant que de Jésus.

Colossiens 1:16

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

Voir aussi 1 Corinthiens 15:27

27 Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté.

Au verset 2, « élevé à la perfection » veut dire parfait dans le sens de complet en tout. Il ne manque plus rien. Là, il est question de maturité spirituelle. Jésus a connu la douleur, les souffrances qu’un homme peut connaître, et ce au plus haut point.

Nous pouvons considérer que la sanctification désigne notre maturité spirituelle reçue de Jésus.

Éphésiens 1:22-23

22 Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église,

23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

Le verset 11 du livre aux hébreux parle de : ‘’Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul.’’ Il s’agit de Jésus qui nous sanctifie et de nous qui sommes sanctifiés.

« Beaucoup de fils » : Le Nouveau Testament montre que nous devenons fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Nous sommes des enfants de Dieu par l’adoption.

« Tous issus d’un seul » : il ne s’agit pas d’Adam mais de Dieu, car il s’agit d’enfants spirituels et non d’enfants charnels.

Le verset 12 est la citation du:

Psaumes 22:23

23 Je publierai ton nom parmi mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

Le verset 13 est la citation de

Ésaïe 8:17-18

17 J’espère en l’Éternel, Qui cache sa face à la maison de Jacob; Je place en lui ma confiance.

18 Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, Nous sommes des signes et des présages en Israël, De la part de l’Éternel des armées, Qui habite sur la montagne de Sion.

Ainsi, les chrétiens sont en tant qu’enfants de Dieu associés au triomphe sur la mort et les souffrances de Jésus.

 Jésus parle des enfants que Dieu lui a donnés, et nous retrouvons cela en

Jean 17:6

J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole.

De la même façon qu’il est question de sa postérité en :

Ésaïe 53:10

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

4 – Hébreux chapitre 2:14-18 L’humanité de Jésus et ses souffrances

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction qui résulte de l’humiliation de Jésus

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Ce passage explique pourquoi Jésus devait prendre une chair semblable à la nôtre. C’était pour que son sacrifice soit effectif, c’est-à-dire valide.

v.14-15 : À quel pouvoir les croyants étaient-ils soumis ?

Jésus par sa mort a vaincu le diable et la mort, et ceux qui s’identifient à Christ, sont délivrés de Satan et de l’esclavage de la mort et du péché.

C’est par sa mort qu’il a anéanti le pouvoir de Satan, lui l’homme sans péché. C’est ainsi que nous pouvons comprendre les dernières tentations de Satan qui étaient de la provocation.

Matthieu 27:40-42

40 en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

Les chrétiens nés de nouveau sont délivrés de la crainte de la mort. Ce n’est pas le cas pour ceux qui ne sont pas enfants de Dieu, qui ne reconnaissent pas Jésus comme leur sauveur et qui ont peur de la mort. Cette crainte les maintient dans la servitude de la mort. L’enfant de Dieu au contraire, est assuré de la vie éternelle, et il est délivré de la mort.

1 Jean 3:8

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Au verset 16 : « vient en aide » se traduit aussi par prendre la main, saisir, avec l’idée de sauver. Ceci est en rapport avec la rédemption. Cette même idée se retrouve en Hébreux 8:9 :

Hébreux 8:9

Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

Le verset 17 qui commence par « En conséquence », veut dire: pour donner suite à tout ce qui vient d’être dit ! Ce verset explique la mission de Jésus :

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

Il est question pour la première fois de Jésus en tant que souverain sacrificateur, ce qui sera mentionné à plusieurs reprises par la suite dans cette épître.

Décomposons ce verset 17 :

L’expression, »il a dû être rendu« , indique une obligation, une nécessité, mais laquelle ? A être semblable en toutes choses à ses frères,

Quel est le but cette obligation ? « afin qu’il fût un souverain sacrificateur ».

Oui, mais comment ? En tant que sacrificateur « miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu ».

Pourquoi faire ? pour faire l’expiation des péchés du peuple .

Tout se trouve expliqué ici. Tout ce qui se dessinait dans les deux premiers chapîtres est clairement dit.

La chute est au verset 18 :

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Jésus venu en chair, a subi les mêmes tentations que les nôtres sauf que l’enjeu de celles-ci était le salut des âmes de l’humanité entière, et qu’il a résisté aux diverses tentations.

Jésus qui n’a pas chuté, est le seul capable de nous tendre la main pour nous aider à nous relever et nous permettre de poursuivre le chemin. Encore faut-il nous tourner vers lui pour obtenir miséricorde et son aide à nous relever.

Rappel des points essentiels de Hébreux 1 et Hébreux 2

Jésus est plus grand que les prophètes. Hébreux 1:1-3

Jésus est plus grand que les anges. Hébreux 1:4-14

Comment échapperons nous… Hébreux 2:1- 4

Humiliation de Jésus au-dessous des anges… Hébreux 2:5-18

v. 2:5-9 … Le fait = constat

v. 2:10-13 … La nécessité, la raison = le motif, il convenait

v. 2:14-18 …La bénédiction  = en conséquence

Exode 3:7-8 j’ai vu la souffrance de mon peuple

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Au milieu d’un buisson en feu, Dieu se révèle à Moïse et il est écrit en Exode 3:7-8:

L’Éternel dit: J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs.

Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, …

Exode 3:7-8

Il est possible de vivre des temps difficiles, surtout qu’on sait que dans ces temps de la fin, les choses ne vont pas s’améliorer quand il est écrit en :

Apocalypse 12:12

12 C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps.

Mais il est aussi écrit en Ecclésiaste 7:8 que « mieux vaut la fin d’une chose que son commencement ». Fortifions-nous donc , et manifestons notre foi en notre Dieu. Il est le Dieu tout puissant et il est fidèle.

Le but de notre vie chrétienne est de vivre dans la gloire du Seigneur. Gardons les yeux fixés sur lui et ses promesses. Elles se réaliseront !

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Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande!

Lamentations 3:22-23

Exode 1 à 3 – – – Matthieu 14:1-21

Lecture de la Bible le 25 Novembre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La Lecture de la Bible le 25 Novembre nous plonge dans des récits poignants du jugement divin sur les nations, de la parabole de la chaudière bouillante à la prophétie contre Tyr. Ce passage nous invite également à méditer sur la souffrance de Christ et la position du croyant face à elle.

Proposition de lecture de la Bible le 25 Novembre

Ancien Testament  :

  • Ézéchiel 24 : Parabole de la chaudière bouillante
  • Dans Ézéchiel 24, Dieu présente une parabole d’une chaudière bouillante, symbolisant la purification de Jérusalem. Le jugement divin est représenté par la cuisson des morceaux de viande, laissant les impuretés à l’extérieur. Cette image met en évidence la nécessité d’un jugement purificateur pour un peuple dévoyé. Dieu annonce le malheur imminent qui frappera Jérusalem, soulignant ainsi Sa colère contre le péché.
  • Ézéchiel 25 : Prophétie sur Ammon
  • Ézéchiel 25 annonce la destruction d’Ammon, l’un des ennemis d’Israël. Ces peuples voisins, réjouissant de la chute d’Israël, seront eux-mêmes jugés. La prophétie révèle que Dieu ne tolérera aucune moquerie ni aucune réjouissance à l’égard de Son peuple. L’orgueil des nations qui s’opposent à Israël est un avertissement pour toutes les nations. La vengeance de Dieu est sévère, mais elle montre également Sa justice et Sa souveraineté.
  • et
  • Ézéchiel 26 : Jugement de Tyr
  • Dans ce chapitre, Ézéchiel prophétise la chute de Tyr, une grande ville commerciale et maritime. Tyr, qui s’était enrichie en exploitant les nations, va être dévastée par les Babyloniens. Dieu déclare qu’aucune nation ne pourra sauver Tyr de Sa colère. Ce jugement illustre la fragilité des puissances humaines face à la justice divine. Il nous rappelle que Dieu abaisse les orgueilleux et qu’aucune richesse ne peut échapper à Son regard.

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Nouveau Testament :

  • 1 Pierre 2 : La position du croyant et les souffrances de Christ
  • Dans 1 Pierre 2, l’apôtre Pierre nous rappelle la position du chrétien en Christ, soulignant que les souffrances de Jésus-Christ sont un modèle à suivre. Jésus, rejeté par les hommes, a accepté la souffrance avec humilité, sans pécher ni menacer. Pierre exhorte les croyants à imiter cette attitude face aux épreuves. En Christ, nous sommes appelés à la sainteté, même si cela implique des souffrances. La souffrance est un moyen de purification et une participation à l’œuvre rédemptrice du Christ.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 24 Novembre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La Lecture de la Bible le 24 Novembre nous invite à réfléchir sur la profonde réprobation de Dieu envers Israël et Juda, à travers les péchés du peuple et la parabole d’Ohola et Oholiba. Ce jour met également en lumière les souffrances que le chrétien peut rencontrer dans sa foi, tout en restant ferme dans l’espérance.

Proposition de lecture de la Bible le 24 Novembre

Ancien Testament  :

  • Ézéchiel 22 : Énumération des péchés d’Israël
  • Dans Ézéchiel 22, Dieu, par l’intermédiaire du prophète, énumère les péchés de Jérusalem. Il décrit comment la ville a abandonné la justice, opprimé les pauvres et commis des actes d’idolâtrie. Les leaders et les habitants de Jérusalem se sont détournés des voies de Dieu. Ce passage est un avertissement solennel, nous rappelant que la rébellion contre Dieu entraîne des conséquences graves, et que la purification par le jugement est nécessaire.
  • et
  • Ézéchiel 23 : Parabole d’Ohola (Israël) et de Oholiba (Juda)
  • Ézéchiel 23 raconte la parabole d’Ohola (représentant Israël) et Oholiba (représentant Juda), deux sœurs dévoyées. Ces deux nations se sont engagées dans des alliances impures et ont recherché des puissances étrangères plutôt que de se confier en Dieu. Le prophète utilise cette parabole pour dénoncer l’infidélité spirituelle et la corruption des deux royaumes. Ce texte souligne l’importance de la fidélité à Dieu et de l’obéissance à Ses commandements.

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Nouveau Testament :

  • 1 Pierre 1 : Les souffrances du chrétien
  • 1 Pierre 1 évoque les épreuves et les souffrances que le chrétien peut rencontrer dans sa marche de foi. Pierre encourage les croyants à persévérer dans l’espérance, car ces souffrances sont temporaires et ont pour but de purifier la foi, la rendant plus précieuse que l’or. Le passage enseigne que les difficultés font partie intégrante du processus de sanctification et que l’épreuve produit la gloire éternelle.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante.