La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26 confronte chaque homme à l’urgence de la réconciliation avec Dieu avant le jugement. En quelques versets, Jésus nous appelle à agir pendant qu’il en est encore temps. Comprendre cette parabole éclaire sur la responsabilité personnelle et spirituelle de chacun face aux conflits non résolus.
La parabole parabole de l’adversaire
1 – L’enseignement
Matthieu 5:25-26
25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.
26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.
2- A qui s’adresse Jésus ?
Cette parabole s’inscrit dans le discours sur la montagne. Il s’adresse donc à toute une foule venue écouter Jésus, et notamment à ses disciples.
Jésus corrige la compréhension du sixième commandement : Tu ne tueras point. Nous pourrions dire qu’il durcit le commandement pour répondre à l’exigence de la loi d’amour. Les autorités religieuses s’en tenaient à la lettre de la loi. Jésus apporte quant à Lui, l’esprit de la loi.
3- Le contexte :
Matthieu 5:21-24
21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.
22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.
23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.
Les versets 21 et 22 traitent de l’interprétation de la loi et s’inscrit dans l’enseignement de Jésus sur la justice. Jésus ne traite pas le mal. Le mal est fait, la personne est tuée. Il laisse le problème aux juges. Il veut traiter le problème en amont avant que celui-ci n’arrive. C’est la cause qu’il faut traiter !
Il ne s’arrête pas aux seuls actes extérieurs de transgression. Il va jusqu’à la racine des causes de ces transgressions extérieures, à savoir les attitudes coupables du cœur qui sont à l’origine des actes coupables !
Nous avons ici un des thèmes principaux de la Bible.
Jérémie 17:9
9 Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?
Proverbes 4:23
23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.
Matthieu 12:34
34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.
C’est pourquoi avec la nouvelle alliance, Dieu veut changer les cœurs.
Ézéchiel 36:26
26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.
Nous savons tous que nous ne pouvons pas traiter les conséquences d’un problème mais que nous pouvons traiter ses causes. Il faut travailler à la racine du mal. Les paroles amères qu’une personne prononce, ne sont qu’une expression de la colère, de la haine et de l’amertume dans son cœur ! L’acte extérieur qu’est le crime prend toujours sa source dans l’attitude coupable du cœur. L’homme considère généralement le problème superficiel. Dieu, quant à Lui, s’intéresse toujours à la cause profonde et il veut que nous fassions de même. Rappelons-nous de :
Jacques 1:18-19
19 Sachez -le, mes frères bien-aimés. Ainsi que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère:
20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.
4- Explication de la parabole
Les insultes (insensé, idiot…) expriment la colère, la haine qu’une personne nourrit dans son cœur envers une autre personne. Il faut dire stop avant que cela aille plus loin, puis travailler dans le contrôle de soi pour ne plus exprimer sa colère, et pour vider le cœur de toute colère.
Traiter son frère de « Raca » doit être considéré comme un signal nous avertissant de l’état de notre cœur. Si nous n’y prenons pas garde, cela peut nous conduire au meurtre.
En même temps que Jésus nous parle de la justice humaine, il fait aussi une allusion au jugement éternel, à Dieu qui est le juste juge, puisqu’il fait référence aux versets 23 et 24 de l’offrande à l’autel. Cela veut dire qu’au moment où nous venons devant Dieu (Jésus nous dit qu’avant de venir devant l’autel) si nous avons fait du tort à quelqu’un, nous devons régler le problème tout de suite !
Toute personne avec qui nous avons un différend devient notre adversaire. Le Seigneur nous demande de nous réconcilier avec lui avant qu’il ne devienne dans notre cœur un ennemi, voire un ennemi à abattre. C’est pendant que nous sommes vivants (pendant que tu es en chemin avec lui,) que nous devons régler les différends pour que cela ne nous soit pas reproché au jour du jugement.
5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle
Nous ne devons pas différer une réconciliation. Comme il est écrit en :
Éphésiens 4:26-27
26 Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère,
27 et ne donnez pas accès au diable.
Nous avons tous un travail personnel à faire, et nul autre ne peut le faire à notre place.
La racine du mal se trouve dans le cœur de l’être humain. C’est dans le cœur de l’être humain que la haine et l’indifférence doivent être remplacées par l’amour, et que l’hypocrisie et l’égoïsme doivent laisser place à la sincérité.
Il faut demander au Seigneur de changer notre cœur de pierre en cœur de chair, d’avoir un cœur aimant pour tous les autres. C’est un travail que nous ne pouvons pas faire seul. C’est un travail que le Saint-Esprit ne peut pas faire seul. C’est un travail qui se fait en collaboration entre nous et le Saint Esprit. Notre cœur doit être animé par le fruit de l’Esprit.
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