Romains chapitre 14 : Les exhortations de Paul sont en relation avec le Seigneur, et portent sur la conduite à tenir pour le chrétien en tant que sujet du royaume de Dieu qui ne doit pas être un sujet de chute pour son prochain.
Romains chapitre 14 : jugement, liberté et amour fraternel en Christ
1 – Introduction
Du chapitre 14 au chapitre 16 de l’épître aux romains, Paul parle de la morale pratique dans la vie sociale.
Avec le chapitre 14, va être abordé un autre aspect de la conduite à tenir autre que ceux déjà étudiés dans les chapitres précédents, et qui va aussi nous aider dans notre Foi. Nous sommes invités à nous reporter à 1 Corinthiens 10:13-33 au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, pour mieux comprendre ce chapitre mais aussi à Actes 21:25, et à Apocalypse 2:14, 20. Le premier verset à garder en mémoire est :
Romains 14:1
1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.
Nous pouvons parfois rencontrer des personnes qui sont faibles dans la foi et qui n’en ont pas conscience, ou qui veulent le cacher ou encore qui pensent être plus spirituelles que ce qu’elles sont. Avec tous ces gens là, il ne faut pas les heurter et leur laisser avoir une certaine attitude qui les amènent à comprendre que leur opinion est peut être fausse.
Nous voyons qu’à la fin de ce premier verset de cette épître, il est parlé d’opinions et que le dernier verset de ce chapitre 14 parle de conviction. Tout ce qui n’est pas conviction est péché, y est il dit. Il y a un point important, c’est qu’une opinion est une vague idée, pas très précise alors que la conviction est une pensée bien arrêtée. Cependant, attention, une conviction n’est pas forcément la vérité. On peut être convaincu de quelque chose, et que cette chose soit fausse, et de ce fait être dans l’erreur. Quand deux convictions s’opposent, c’est que fatalement au moins une des deux est fausse et que les deux sont peut être fausses.
Il y a des choses qui sont clairement dites dans la Bible, sur lesquelles il n’y a pas sujet à discussion mais il y a par contre d’autres sujets où la position ne semble pas tranchée. C’est là où nous pouvons avoir plusieurs opinions. Pour autant, ce n’est pas parce que l’autre a une opinion qui est différente de la notre qu’il faut se quereller. Tout le problème, c’est que bien souvent, chacun dans une discussion, veut camper sur sa position et l’emporter à tout prix, et veut avoir raison. C’est ainsi que se créent des divisions. C’est comme cela que des sectes sont créées. Ainsi en élevant une doctrine, on trouve des baptistes, des pentecôtistes, des mennonites … L’objectif du chrétien doit être de rester dans un certain consensus, tant que les choses clairement dites dans la Parole ne sont pas remises en cause.
Nous devons bien garder en mémoire ce verset pour comprendre l’esprit dans lequel Paul nous enseigne, en nous rappelant le verset de :
2 Corinthiens 3:6
6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.
Par conséquent, il faut toujours chercher l’esprit, l’esprit de la lettre, c’est à dire ce qu’il y a dernière ce qui est écrit. Les juifs disent avoir quatre interprétations des textes bibliques. La première interprétation est celle qui est littérale, puis l’interprétation allégorique….Même l’interprétation allégorique (imagée) doit rester conforme à l’interprétation littérale ce qui est très important. Quand Jésus parle de certaines choses, il donne des images. Cependant l’image donnée peut se comprendre sur un plan spirituel puisqu’il va parler du royaume des cieux mais il faut que cela soit en accord avec ce qui est dit simplement. Cela reste une image qu’il ne faut pas complétement déformée. Donc quand on dit l’esprit, l’esprit ne va pas s’opposer forcément à la lettre, mais l’esprit va nous donner la compréhension de la lettre. Par contre, si on est obtus, on va s’enfermer sur une interprétation et encore bien souvent pour un mot, il peut y avoir plusieurs interprétations possibles, plusieurs sens. Il faut faire très attention.
Avant de discuter des autres opinions, la première chose à faire est d’adopter une position d’humilité. Cette position d’humilité va faire que cela évitera que nous soyons dans la confrontation. On peut ne pas être d’accord mais il faut l’exprimer sans chercher à avoir le dessus. Bien souvent, en cherchant à avoir le dessus, on perd alors que, quand on laisse faire les choses, cela peut jouer. Il ne faut pas que cela soit notre chair qui parle. Il faut laisser parler l’esprit au travers de nous. Bien souvent, le fait de s’humilier, va faire que l’esprit qui est en nous, même pour des choses anodines, peut toucher le coeur de la personne qui se trouve en face de nous. Si au contraire, nous montrons de l’orgueil, l’Esprit n’est plus là. Le Saint Esprit ne va pas favoriser notre propre orgueil. C’est très important de comprendre cela. Gagner un combat, c’est peut être perdre une âme dans certains cas. Il ne faut jamais oublier que l’objectif du chrétien est de gagner les âmes.
Avant même d’aller dans une confrontation, il faut toujours penser quel est objectif que l’on se fixe. En effet, si on oublie l’objectif qu’on s’est fixé, on se laisse emporter par la discussion, et on perdra notre objectif et on passera à côté. Passer à côté, c’est quoi? C’est comme pour le péché. En hébreu, le mot péché, est manquer la cible. Le fait de dériver dans notre propos alors que nous nous étions fixé un objectif, va faire que nous n’allons pas atteindre l’objectif que nous nous étions fixé. Dans certains cas, il vaut mieux en apparence perdre dans une discussion.
Il faut regarder à l’intérêt de l’autre avant son propre intérêt et considérer l’autre comme supérieur à soi même en ayant une attitude d’humilité.
Nous allons voir un peu plus en détail, certains sujets pour lesquels les gens ont tendance à vouloir discuter les opinions, à savoir les viandes sacrifiées aux idoles et les fêtes.
Regardons ce qui est dit en Romains 12:3 et Philippiens 2:3
Romains 12:3
3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.
Philippiens 2:3
3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
Ces deux versets confirment ce que nous venons de voir.
De Romains 14:1 à Romains 15:7, il est question de la liberté individuelle du croyant, notamment vis-à-vis des autres chrétiens. Ici, ne seront pas abordés les versets de Romains 15 qui sont un peu à part puisque dans les sept premiers de ce chapitre, il est question du modèle qui est Jésus. Pour ce qui est de la liberté individuelle du croyant notamment vis à vis des autres chrétiens, il faut que chacun agisse avec une bonne conscience et avec conviction. Ceci impose qu’il n’y ait aucune contrainte ni dans un sens ni dans l’autre, en se rappelant que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. En fonction de notre maturité spirituelle, nous avons une compréhension de la Bible qui peut être plus ou moins approfondie. Le problème du jeune converti, c’est que bien souvent, il va avoir peur d’être dans péché, et être de ce fait excessif dans un sens. Pour lui, tout peut lui apparaitre être un danger. Il convient de ne pas le choquer mais de l’amener progressivement à grandir et à comprendre. Un des versets à retenir dans ce chapitre de l’épître aux romains, est le verset 12.
Romains 14:12
12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
Nous sommes responsables de ce que nous disons, nous sommes responsables de ce que nous entendons et de ce que nous acceptons ou non. Nous sommes responsables de nous-mêmes par rapport à notre attitude. Dieu peut nous reprendre parce que nous avons eu une mauvaise attitude vis à vis des autres.
Il faut savoir que dans ses lettres, Paul traite des sujets en fonction des situations différentes que les chrétiens d’une église rencontrent. Il devait avoir des informations sur ce qui se passait dans telle ou telle église. A Rome, il devait y avoir des rivalités et des mauvaises compréhensions sur l’application des lois juives, et sur les viandes sacrifiées aux idoles. C’est ainsi que :
* Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul aborde le cas de chrétiens qui traînent les autres chrétiens devant les tribunaux civils, le cas de ceux qui tolèrent la désobéissance parmi eux au sujet du mariage et du divorce, etc.
et * Dans sa lettre aux Galates, il aborde la fausse doctrine selon laquelle les chrétiens pourraient être sauvés en pratiquant les œuvres de la loi juive (notamment, la circoncision).
* Dans sa lettre aux Colossiens, il aborde la fausse doctrine des gnostiques selon laquelle, il faudrait libérer l’esprit humain du corps humain, en pratiquant un ascétisme rigoureux (mortifier le corps).
(Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance cachée, non pas toute la connaissance, apporte à l’homme le salut.
Quand Paul parle aux romains des sujets qui aboutissent à une dispute, c’est parce que ce problème existait dans l’église de Rome, chacun voulant imposer son opinion.
Opinion ou conviction
Une opinion est une idée probable, quand la conviction est une doctrine fermement établie pour nous.
Observons que ce chapitre commence par opinion pour se terminer par conviction. Cela peut sous-entendre que Paul veut que nos opinions soient abandonnées pour avoir des convictions. Mais attention comme cela a déjà été dit, conviction ne veut pas dire vérité !
C’est ainsi que Paul traitera dans ce chapitre 14, le problème de la nourriture et des fêtes.
A Rome, la communauté chrétienne était composée de juifs et de prosélytes qui s’étaient convertis. Le problème était pour les juifs de savoir comment se comporter par rapport aux six cent treize lois et réglements imposés dans le judaïsme. Pour les païens, qui avaient pratiqué l’idolâtrie, pouvaient ils consommer les viandes sacrifiées aux idoles vendues au marché moins chères que les autres. Quand on sait que la viande a été sacrifiée aux idoles, il faut s’abstenir de l’acheter. Si on ne le sait pas, on peut la manger tranquillement dans la mesure où prions pour sanctifier le repas.
Paul répond à ces deux points en :
Éphésiens 2:14-16
14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,
15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,
16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.
Il est question ici des juifs et des païens qui sont tous sous l’autorité de Jésus qui a anéanti dans sa chair les ordonnances dans ses prescriptions (sous entendu les ordonnances juives). Ainsi, il n’y a plus ni juifs, ni grecs.
2- La liberté et la responsabilité individuelle du croyant
Romains 14:1
1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.
Que veut dire « celui qui est faible dans la foi ?
Ici, il ne s’agit pas ici de la foi en Jésus pour le salut. Le conseil de ce verset est pour la conduite du chrétien tous les jours. Il est question dans ce verset d’un frère récemment mais véritablement converti, qui est convaincu du salut en Jésus. A ce titre, il est l’égal d’un « vieux » chrétien, c’est à dire, depuis longtemps converti. Il n’est pas son inférieur. Dans ce verset, il est question de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire en tant que chrétiens. Si quelqu’un est faible dans la foi parce qu’il ne sait pas comment se comporter par rapport par exemple aux viandes sacrifiées, s’il a des scrupules sur ce qu’il convient de manger ou non comme par exemple boire ou non du vin, s’il est convaincu qu’il ne faut pas boire de vin par exemple, il faut le laisser ne pas boire de vin. Mais celui qui est convaincu qu’il ne doit pas boire de vin, ne doit pas non plus empêcher l’autre d’en boire d’une manière raisonnable.
Romains 14:2-3
2 Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.
3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.
Quand par exemple quelqu’un ne veut pas manger du porc, on ne doit pas de le critiquer.
Qui est faible ? Qui est fort ? Et comment chacun doit-il se comporter ?
D’abord, qui est faible dans la Foi ? Ce peut être une personne qui vient de venir à Jésus. Ce peut être aussi une personne chrétienne qui traverse des difficultés (maladie…) et qui de ce fait a une foi chancelante. Ce peut être encore une personne suffisante qui croit savoir, et qui par orgueil ne progresse pas ou encore une personne qui ne sait rien ou peu, parce qu’elle n’a pas pris et ne prend pas le temps d’étudier et de méditer la Parole de Dieu, et qui de ce fait est restée un bébé spirituel.
Vous voyez, il y a bien des raisons qui peuvent nous rendre faibles. Ce chapitre s’adresse en particulier à celui qui se croit fort dans la foi et à celui qui est fort. Ceux-ci, plutôt que de manifester de l’arrogance, devraient montrer qu’ils connaissent bien les Écritures. Le chrétien doit non seulement étudier les Écritures mais aussi être à l’écoute du Saint Esprit en toutes circonstances. Chaque personne peut être faible à un moment donné, ce qui doit amener à avoir de la compassion pour quelqu’un qui traverse un moment difficile.
Le fort en aucun cas, ne doit pas mépriser le faible et ne doit pas juger, voire condamner– Dieu nous accueille tous sans distinction.
Romains 14:4-5
4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.
5 Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.
Nous n’avons pas à juger. C’est le maître qui doit juger. Qui est notre maître? C’est Jésus. Quand un enfant fait une bêtise, et qu’une personne qui n’est pas son père, le reprend, bien souvent l’enfant va dire : « toi, tu n’es pas mon père », en clair « je ne suis pas sous ton autorité ». Nous ne sommes pas l’autorité de l’autre pour lui dire « fais ceci, fais cela ». Ce que dit Paul en substance, c’est « laisse le Seigneur régler le problème » « car le Seigneur a le pouvoir d’affermir ». En clair, on n’a pas à juger le serviteur de Jésus, cela regarde son maître. Si une personne tombe, le rôle du chrétien est plutôt de la relever, de l’encourager mais en aucun cas de la juger ou de la condamner.
Nous allons maintenant aborder le sujet des fêtes chrétiennes. Un problème est survenu à propos des dates des fêtes . L’origine du problème est l’Église romaine. En effet, les fêtes de notre calendrier, ont été instituées par l’église catholique qui a voulu se démarquer du calendrier hébraïque, des fêtes juives pour rompre avec les juifs notamment du fait que dans le livre de l’Apocalypse, il est question de la synagogue de Satan. Or dans le grec, le mot utilisé est « ecclesia » qui veut dire église ou synagogue…
On pourrait pu penser que le catholicisme aurait fixé à une date précise la date de la fête de Pâques par exemple parce que le calendrier juif afférent aux fêtes n’est pas simple par rapport à notre calendrier de trois cent soixante cinq jours. Or, la fête chrétienne de Pâques a été calculée d’une manière totalement incompréhensible, et tordue. Pourquoi Pâques n’a pas été fixée à la même date que les juifs, cette date ayant été fixée par Dieu à une date précise.
La fête de Pâques devrait pas conséquent être fixée à Pessah (sortie d’Égypte) et la Pentecôte (le don du Saint-Esprit) à Chavouot (le don de la loi). Par ailleurs, pourquoi les chrétiens fêtent Pâques et la Pentecôte et pourquoi fêtent ils Noël qui correspond exactement aux saturnales, fête eminnement païenne alors que la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue. Il aurait été plus logique de fêter Noël éventuellement au moment de la fête juive des lumières Hanouka dont le symbole est le chiffre 8, qui est aussi le symbole de Jésus, la lumière du monde. Il y a aussi une troisième fête dans les regalim (fêtes de l’Éternel). Il s’agit de Souccoth qui n’est pas fêté par les chrétiens. On devrait pourtant fêter cela d’une certaine façon pour dire au Seigneur de revenir. Il est dit en 1 Corinthiens 11 à propos de la Sainte Cène, « jusqu’à ce qu’il vienne ».
Nous avons par conséquent le problème avec certaines fêtes chrétiennes que certains veulent fêter et d’autres pas. L’important est la conviction que chacun a. Nous retrouvons aussi un problème à propos des tenues vestimentaires. Que dit la Bible à ce sujet que tout est une question de sobriété, et de pudeur.
Les sujets de disputes sont sans fin hélas dans le corps de Christ.
Nous devons avoir des convictions, sans pour autant imposer notre conviction, et savoir être tolérant.
Romains 14:23
23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.
Cela ne doit pas être un sujet de désaccord , et suivons ce qui nous est dit en :
Philippiens 3:15-16
15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.
16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.
Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ?
Imaginons que nous ayons chacun des serviteurs. Chacun dans ce cas, est libre ou non de laisser son serviteur faire telle chose. Il en va de la responsabilité du maître du serviteur et non pas de l’autre, pour laisser agir le serviteur selon sa convenance.
Romains 14:6-7
6 Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
7 En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.
Faites ce que vous faites pour le Seigneur, selon ce qui est dit en :
Colossiens 3:23
23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,
Romains 14:8-9
8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.
9 Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.
Nous devons faire attention à l’uniformité et à la conformité. Certaines églises ou chrétiens influents veulent imposer telle ou telle règle. Ceci est un problème et n’est pas forcément bon. Il faut être en harmonie. Paul nous exhorte à accepter l’autre dans sa différence dans sa conviction, et ses opinions. Le fait de vouloir camper sur une opinion veut dire qu’on veut laisser notre orgueil prendre le dessus et chercher à toutes forces à avoir raison. En faisant cela, on risque de se couper de la réalité et de la vérité parce qu’en faisant cela on ferme ses oreilles, ses yeux et on va tête baissée comme le cheval avec des œillères. Les gens qui font cela, oublient de manifester de l’amour.
Le chrétien doit suivre sa propre conviction, quitte à en changer quand il devient plus mature avec l’objectif de tout faire comme pour le Seigneur !
Colossiens 3:17 ; 23
17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.
23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,
3- La liberté chrétienne et la responsabilité envers Dieu
Car nous sommes au Seigneur, alors …
Romains 14:10-12
10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.
11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.
12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
Nous comparaîtrons tous sans exception devant le tribunal de Dieu, donc :
Pourquoi juger, pourquoi mépriser les autres ? Car chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (règle de la responsabilité personnelle)
4- Le principe du bien du prochain
Romains 14:13-14 – Ne pas être une occasion de chute
13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.
14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.
Il ne faut pas être une occasion de chute pour l’autre.
Discerner ce qui est agréable à Dieu ! Finalement, si notre obsession est d’être agréable à Dieu, on va être à son écoute pour savoir que faire pour cela dans nos agissements. Si on cherche à être agréable à Dieu, on cherchera à être agréable à l’autre, même s’il n’est pas du même avis. On va pouvoir discuter en toute gentillesse avec patience et bienveillance.
Il y a ce qui est objectivement vrai, c’est-à-dire écrit dans la Bible, et il y a ce qui est subjectivement vrai, car il n’existe pas d’enseignements sur le sujet. C’est dans ces domaines que les opinions peuvent diverger.
Romains 14:15 – Le frère pour lequel Christ est mort
15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.
Romains 14:16 – La liberté en Christ
16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.
Un comportement arrogant peut être la cause d’une calomnie envers Dieu de la part d’un chrétien faible, voire de non chrétiens qui assistent à la scène. Il ne faut pas être pour un frère une cause de chute ou de scandale. Nous devons marcher selon l’amour. Nous devons manifester que Christ est en nous par la joie, par la paix, par la justice..
Romains 14:17-18 La liberté chrétienne et la communion fraternelle
17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.
18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
Le Règne de Dieu n’est pas une affaire de nourriture ou de boisson. Notre préoccupation est la Justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint : voilà ce qui est agréable à Dieu. Il faut par conséquent, vivre en harmonie au sein des assemblées.
Romains 14:19-23
19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.
20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.
21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.
22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!
23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.
En résumé, recherchons ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle.
Romains 14:21
21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.
Que rien qui puisse faire tomber ton frère.
Romains 14:22
22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!
Garde pour toi ta conviction en acceptant que l’autre puisse ne pas la partager. En effet, la conviction n’est pas vérité. Si on considère notre conviction comme la vérité, le dialogue n’est plus possible. La seule conviction que nous pouvons avoir qui soit vérité, c’est ce qui est écrit dans la Bible. A ce moment là, on peut conseiller à notre contradicteur de regarder dans la Bible.
Romains 14:23
23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.
Ce qui ne procède pas d’une conviction de foi est péché.
Un rappel du contexte de l’épître pour nous permettre de mieux comprendre ce chapitre. Les chrétiens de Rome étaient soit des juifs, soit des gentils. Par conséquent, ils n’avaient pas la même approche des choses de par leur arrière-plan religieux. De ce fait, ils s’opposaient sur certaines règles. Remarquons aussi l’amour, la tendresse dans les propos de Paul, qui change de la manière dont il parlait aux Galates avec lesquels, il employait un ton sévère.
5 – Une synthèse de ce chapitre
Les conseils personnels
-a Le chrétien ne doit pas porter de jugement sur les pratiques des autres concernant des faits qui sont sujet à interprétations diverses (V3). Il doit demander à recevoir la révélation par le Saint-Esprit.
-b Chaque chrétien rendra compte à Dieu personnellement de ses actes. (V.12). Notre attitude doit aider l’autre et pas le forcer.
-c Le chrétien bénéficie de la liberté des enfants de Dieu dans ses décisions. (V.14, 20)
-d Le chrétien ne doit commettre aucun acte qui serait condamné par sa conscience. (V.22)
-e Le chrétien doit suivre l’exemple de Jésus-Christ. (ce qui sera vu au chapitre.15 :1-3 ultérieurement)
Les conseils envers les autres
-f Le chrétien ne doit rien faire qui soit une pierre d’achoppement pour ses frères. (V.13)
-g Le chrétien doit rechercher ce qui édifie ses frères. (V.19)
-h Le chrétien doit même renoncer volontairement à certaines habitudes par égard pour ses frères plus faibles dans la foi. (V.21)
Liste des règles de Paul relatives aux sujets qui prêtent à discussion :
– a. Ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas mon opinion ;
– b. Ne pas juger ceux dont je pense qu’ils ne respectent pas les bons standards de vie ;
– c. Le standard d’une personne peut ne pas être le même que pour une autre ; et,
– d. Si nous avons un autre standard, ne le mettons pas en application en face de ceux qui n’ont pas encore intégré les trois premières règles !
Revenons aux deux exemples pris par Paul, car chose surprenante, ces deux exemples sont toujours d’actualité.
1 Corinthiens 8:1-3
Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. –La connaissance enfle, mais l’amour édifie.
2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.
3 Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. »
Les premiers chrétiens avaient pour arrière-plan religieux, soit le Judaïsme, soit le paganisme. Les uns comme les autres étaient habitués à des pratiques religieuses particulières.
– Soit ils voulaient les réintroduire et forcer les gens à les pratiquer (juifs)
– Soit ils voulaient s’en séparer ou faire accepter les leurs(païens) ; et rejeter les rites juifs
Le problème est toujours l’équilibre, « que dois-je faire ? qu’est-ce qui est bon et juste ?» Comment agir en toute bonne conscience. C’est un problème que nous connaissons tous aujourd’hui encore. Cette interrogation est un signe, celui de notre besoin de maturité. Nous devons agir et avoir la conscience en paix, après avoir cherché la volonté de Dieu dans ce ou ces domaines.
Les viandes sacrifiées : aujourd’hui nous parlerions des viandes Hallal ou des aliments offerts sur l’autel des ancêtres dans le bouddhisme ou dans d’autres religions.
Le faible dans la foi (d’origine juive) voulait pratiquer les rites juifs, des sacrifices au Temple, respecter le shabbat, les fêtes juives, respecter les interdictions alimentaires.
Le faible dans la foi (d’origine païenne) se sentait souillé par les rites et pratiques païennes de viandes sacrifiées, revendues au marché à bas prix car elles avaient été offertes à des divinités païennes. Du coup, les faibles dans la foi, afin de ne pas pécher contre Dieu, ne mangeaient que des légumes.
Revenons sur les versets clés de ce chapitre.
- La responsabilité personnelle vis-à-vis de nous-mêmes et les autres, ne pas choquer l’autre, plus faible dans la foi. (versets 1, 4)
4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.
- Tout ce que nous faisons, faisons-le comme pour le Seigneur (v. 8)
8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.
- Nous rendrons compte pour nous-même (v. 12)
12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.
- Évitons les discussions vaines et recherchons la paix et l’édification mutuelle (v. 19)
19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.
20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.
21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.
22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !
- Agissons par conviction (v.23)
23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.
Le danger que nous pouvons rencontrer dans nos assemblées est celui de la discussion qui dégénère en dispute, et qui conduit au trouble. C’est de cela dont Paul nous met en garde.
Philippiens 3:15-16
15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.
16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.
Notre attitude doit avant tout être guidée par l’amour pour l’autre, et non pas manifester notre arrogance, notre orgueil, notre pseudo supériorité spirituelle de celui qui sait. Au travers de l’amour pour l’autre, c’est l’amour pour Jésus que nous témoignons.
Agir avec conviction et laisser le Saint-Esprit nous corriger car une conviction, n’est pas une vérité ! Demander au Saint-Esprit de nous éclairer les uns, les autres.
Pour résumer ce chapitre nous pouvons dire aussi que nous avons en Jésus-Christ, la liberté, mais que nous n’avons pas à abuser de cette liberté, et que cela est de notre responsabilité individuelle. Notre liberté ne doit pas provoquer la chute d’un frère en Christ, mais nous devons manifester une solidarité, la solidarité chrétienne. Le meilleur principe est celui de suivre Jésus-Christ, sans oublier que le Royaume de Dieu est avant tout la Justice, la paix, la joie.
Nous verrons au chapitre suivant l’exemple de Jésus.