Zacharie 14:9 – Le règne universel de Dieu annoncé

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Zacharie 14:9 promet le règne absolu et universel de Dieu. Ce verset montre que malgré le chaos et les conflits, le Seigneur établit sa souveraineté, et que son nom sera exalté sur toute la création.

Zacharie 14:9 - L’Éternel sera roi de toute la terre;
Zacharie 14:9 – L’Éternel sera roi de toute la terre en ce jour-là

L’Éternel sera roi de toute la terre; En ce jour-là, l’Éternel sera le seul Éternel, Et son nom sera le seul nom.

Zacharie 14:9

Zacharie 14 décrit un jour de jugement et de restauration où Dieu interviendra puissamment dans l’histoire. Le verset 9 annonce que « l’Éternel régnera sur toute la terre » ce qui est une promesse de justice, de paix et de stabilité. Cette royauté ne se limite pas à un peuple ou un territoire mais elle est universelle, englobant toute la création.

La proclamation de l’unicité de Dieu souligne que tous les regards, toutes les adorations et toutes les vies doivent se tourner vers Lui. Les conflits humains, les idoles et les fausses sécurités sont éphémères. Seul le règne de Dieu est éternel. Cette vérité apporte l’assurance au chrétien que la souveraineté de Dieu ne peut être contestée.

Ce verset invite aussi à l’adoration et à la fidélité. Reconnaître que l’Éternel règne universellement, transforme la manière dont nous vivons chaque jour. Chaque action, chaque décision, chaque pensée trouve sa place dans la lumière de son règne. Le chrétien marche avec humilité et confiance, sachant que Dieu accomplit ses plans parfaits.

Zacharie 14:9 rappelle aussi que la véritable paix et la véritable sécurité résident dans la soumission à Dieu, et que son nom sera glorifié sur toute la terre.

Versets associés
  • Apocalypse 11:15 – Le royaume du monde devient le royaume du Seigneur.
  • Psaumes 103:19 – L’Éternel a établi son trône dans les cieux.
  • Ésaïe 2:2–3 – Tous les peuples afflueront vers Lui.
  • Philippiens 2:10–11 – Tout genou fléchira et toute langue confessera.
  • 1 Corinthiens 15:24–25 – Christ soumettra tout à Dieu.

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19 L’Éternel a établi son trône dans les cieux, Et son règne domine sur toutes choses.

Psaumes 103:19

Zacharie 13-14 – – – Apocalypse 21

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Ésaïe 19:23 – Les nations unies dans le service du Seigneur

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Ésaïe 19:23 révèle l’œuvre de Dieu qui unit des nations autrefois ennemies. L’Éternel transforme la rivalité en alliance et appelle tous les hommes à le servir avec un cœur sincère.

Tous les peuples servent les Seigneur - Ésaïe 19:23
Les nations unies dans le service du Seigneur – Ésaïe 19:23

23 En ce même temps, il y aura une route d’Égypte en Assyrie: Les Assyriens iront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie, Et les Égyptiens avec les Assyriens serviront l’Éternel.

Ésaïe 19:23

Ce verset montre la puissance de Dieu pour réconcilier les peuples. Alors que l’Égypte et l’Assyrie étaient traditionnellement en conflit, Dieu promet une route de paix et d’alliance.

Cette prophétie dépasse les frontières historiques et parle au cœur des hommes. Dieu est capable de transformer les divisions, les conflits et la haine en collaboration et service commun. Il appelle les nations à reconnaître sa souveraineté et à marcher dans la justice.

Le verset souligne aussi la dimension spirituelle : servir l’Éternel devient le point de convergence des hommes. Les différences culturelles, politiques ou sociales s’effacent devant l’unité en Dieu. Comme Paul l’affirme en :

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Ésaïe 19:23 nous encourage donc à espérer la réconciliation, à œuvrer pour la paix et à rechercher la justice divine dans nos relations. Dieu transforme la division en alliance et le conflit en service fidèle.

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14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

Éphésiens 2:14

Ésaïe 17-19 – – – Éphésiens 5:17-33

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Proverbes 1:32-33 – Vivre tranquille avec assurance dans le repos

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Le passage de Proverbes 1:32-33 trace un contraste fort entre l’insouciance des insensés et la sécurité de ceux qui écoutent Dieu. Ce passage montre le chemin qui conduit à une paix véritable et durable.

Proverbes 1:32-33 vivre tranquille
vivre tranquille avec assurance dans le repos – Proverbes 1:32-33

32 Car la résistance des stupides les tue, Et la sécurité des insensés les perd;

33 Mais celui qui m’écoute reposera avec assurance, Il vivra tranquille et sans craindre aucun mal.

Proverbes 1:32-33

Ces versets révèlent que la sagesse divine n’est pas seulement un idéal spirituel, mais qu’elle est un refuge concret. Salomon sous l’inspiration du Saint Esprit montre qu’il existe deux voies, l’une qui mène à la ruine, et l’autre qui mène à la paix.

Les insensés dans leur suffisance, confondent leur confort avec la sécurité. Ils s’appuient sur leur propre compréhension et méprisent la voix de la sagesse. Cette illusion de contrôle est leur perte. En refusant d’écouter ce que dit Dieu, ils s’exposent au désastre. Leur résistance n’est pas sans conséquence puisqu’elle mène à leur chute.

En contraste, celui qui prête l’oreille à la sagesse divine trouve le repos. Il ne fuit pas le mal par crainte, mais il vit au-delà de la peur. Son assurance ne vient pas de ses capacités, mais de sa communion avec Dieu. Son repos intérieur dépasse les troubles extérieurs. Cela découle d’une relation nourrie avec Dieu par son écoute, par l’humilité et sa confiance totale en Dieu.

Ce passage nous exhorte à renoncer à l’orgueil de notre propre suffisance spirituelle. Il appelle à rechercher la paix dans l’obéissance, et ce quelles que soient les circonstances. Le véritable repos se trouve dans l’écoute de la voix de Dieu et dans l’obéissance à ses préceptes.

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A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi.

Ésaïe 26:3

Proverbes 1-2 – – – 1 Corinthiens 16

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Psaumes 28:7 – Dieu est ma force et ma paix

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Le Psaumes 28:7 enseigne que Dieu, source de force et de paix, soutient ceux qui se confient en Lui. Ce verset fortifie le croyant face aux épreuves et éclaire la puissance divine agissante dans la foi.

En Dieu mon cœur se confie, Psaumes 28:7
Psaumes 28:7 L’Éternel est ma force et mon bouclier

L’Éternel est ma force et mon bouclier; En lui mon cœur se confie, et je suis secouru; J’ai de l’allégresse dans le cœur, Et je le loue par mes chants.

Psaumes 28:7

Le roi David exprime dans ce verset une profonde conviction, celle que Dieu est sa force et son bouclier. Ce psaume ne jaillit pas d’un confort, mais d’une détresse surmontée par la foi. La confiance ne vient pas après la délivrance, mais la précède. David choisit de croire pendant l’épreuve. Son choix transforme son attitude et son cœur s’épanche en louange.

Aujourd’hui encore, ceux qui s’appuient sur Dieu découvrent la même paix que David. Le monde chancelle, les hommes changent, mais l’Éternel reste fidèle. Il donne une force intérieure que rien ne peut ébranler. Le cœur du croyant ne se ferme pas sous la pression mais il chante, car Dieu a entendu sa prière.

Ce verset révèle aussi l’unité entre la force reçue et la louange rendue. Celui qui expérimente la puissance de Dieu, ne peut demeurer silencieux. Son cœur déborde de reconnaissance, reconnaissance qui n’est pas abstraite mais qui s’exprime par le chant, la joie, le témoignage. En cela, David devient un exemple pour tout croyant quand il reconnait la main de Dieu dans une épreuve, même avant d’en voir l’issue.

Par ailleurs, la paix dans le coeur ne dépend pas de circonstances paisibles. Elle naît de la présence active de Dieu. Elle remplit l’âme de celui qui regarde au Seigneur plus qu’à ses défis. Ainsi, le croyant peut dire comme David : « Mon cœur se confie en lui, et je suis secouru »..

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« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Philippiens 4:7

Psaume 26 à 28 – – – Actes 22

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Psaumes 23:6 : Grâce et paix tous les jours de vie

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Le Psaumes 23:6 affirme une vérité forte, c’est que la grâce divine nous accompagne chaque jour. Cette parole invite à vivre dans la confiance et l’espérance, sachant que la bonté de Dieu demeure fidèle, aujourd’hui comme demain.

j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours Psaumes 23:6
Psaumes 23:6 Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront

6 Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours .

Psaumes 23:6

Ces mots ne relèvent pas d’un simple optimisme, mais d’une foi enracinée dans la fidélité de Dieu.

Le roi David ne parle pas de circonstances parfaites, mais d’une présence divine constante. Même lorsque les jours deviennent sombres, la bonté du Seigneur reste. Cette grâce, imméritée et constante, nous soutient, nous relève et nous guide.

Chaque jour, nous affrontons des choix, des défis, des pertes. Pourtant, au milieu de cette réalité, la promesse demeure : Dieu marche avec nous, non de loin, mais tout près, comme un berger avec ses brebis. Sa paix ne dépend pas de l’extérieur, mais elle réside au fond de l’âme qui se confie en Lui.

De plus, cette parole évoque un avenir glorieux : « J’habiterai dans la maison de l’Éternel pour la durée de mes jours. » La fidélité de Dieu ne s’arrête pas à la vie terrestre. Elle s’étend à l’éternité.

Ainsi, chaque matin, nous pouvons nous lever avec assurance car la grâce nous entoure. Chaque nuit, nous pouvons nous coucher en paix car la bonté divine veille encore. Psaumes 23:6 devient alors un chant d’espérance, une boussole de foi et un ancrage d’âme.

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que la [g]grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ,

Galates 1:3

Psaume 23 à 25 – – – Actes 21:18-40

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Psaume 4:9 – Dieu donne un sommeil paisible et sûr

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Psaume 4:9 rappelle que la paix véritable vient de Dieu. Même dans les moments d’angoisse, le croyant peut dormir tranquille. Ce verset enseigne chacun à placer toute sa confiance en l’Éternel, source de repos véritable.

dormir dans la paix et la tranquilité Psaumes 4:9
Psaumes 4:9 : Je me couche et je m’endors en paix

9 Je me couche et je m’endors en paix, Car toi seul, ô Éternel! tu me donnes la sécurité dans ma demeure.

Psaumes 4:9

Ce verset révèle une foi paisible, enracinée dans la fidélité divine. David ne dort pas grâce à l’absence de problème, mais grâce à la présence de Dieu. C’est l’assurance que l’Éternel veille sur lui, qui lui permet de se reposer pleinement.

Dans un monde troublé, nombreux sont ceux qui cherchent le sommeil sans jamais le trouver. Les angoisses modernes, les bruits de l’âme, les soucis du lendemain… tout cela empêche la paix intérieure. Pourtant, le Seigneur invite chacun à déposer ses fardeaux à ses pieds.

La paix que Dieu donne, dépasse l’entendement. Elle agit dans le silence de la nuit. Elle rassure le cœur, éclaire les pensées, et apaise l’âme. Pour celui qui se confie en Dieu, même l’obscurité devient un sanctuaire.

De plus, cette paix ne dépend ni des circonstances, ni des ressources matérielles. Elle jaillit d’une relation intime et vivante avec Dieu. Comme David, le croyant peut se coucher en paix, confiant dans la garde du Très-Haut.

Ainsi, avant de dormir, tournons-nous vers Dieu avec foi. Remettons-lui nos peurs. Élevons vers lui une prière simple, sincère et confiante. Dieu n’échoue jamais à garder ceux qui s’abandonnent à Lui.

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« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. »

Jean 14:27

Psaume 4 à 6 – – – Actes 17:16-34

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Hébreux chapitre 12 : Leçon de foi et persévérance chrétienne

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Hébreux chapitre 12, invite ses lecteurs à suivre l’exemple de Jésus, à persévérer dans la foi et à accueillir la discipline divine comme un moyen de croissance spirituelle. Il s’agit d’un appel à la sainteté et à la persévérance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 13

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Hébreux chapitre 12 – Étude biblique

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Le chapitre 12 de l’Épitre aux hébreux, encourage les croyants à persévérer dans la foi en prenant exemple sur Jésus-Christ, le « chef et consommateur de la foi ». Ce chapitre souligne l’importance de la discipline divine, qui bien que parfois douloureuse, produit des fruits de justice et de paix. Il appelle à rejeter tout ce qui entrave la marche chrétienne et à fixer les yeux sur Jésus. Hébreux chapitre 12 exhorte à la persévérance et à la droiture dans la course spirituelle, en s’appuyant sur l’exemple des croyants du passé évoqués au chapitre 11.

Courir avec persévérance en fixant les yeux sur Jésus.

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1 – Hébreux chapitre 12:1-2 : Persévérance et Discipline dans la Course de la Foi

Hébreux 12:1-2

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Dans le verset 1, il est question de témoins, mais témoins de quoi ? Ce sont ceux qui ont témoigné de leur foi. La grande nuée de témoins concerne tous ces héros de la foi de Hébreux 11. Nous avons dans ce verset l’idée de tous ces témoins dans les gradins d’un stade assistant à une course. Le mot traduit par carrière désignant un lieu de rassemblement comme un stade, une arène où ont lieu des épreuves.

Pour avoir la plus grande chance de gagner la course, il est évident que l’athlète ne s’encombre pas d’affaires inutiles. Paul dira en :

2 Corinthiens 9:24

24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.

L’auteur explique que, tout comme un athlète se débarrasse de tout poids pour courir plus librement, le chrétien doit se débarrasser du péché et des distractions qui l’éloignent de Dieu. Les fardeaux peuvent aussi être comparés aux préoccupations de la vie dont parle Paul en :

2 Timothée 2:4-5

Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ;

et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles.

Et en Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

et Philippiens 3:12-14

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.

Dans ces versets Paul dit que le chrétien doit s’impliquer pour bénéficier de ce salut gratuit.

v.1 –Courir est une exhortation qui s’oppose à la tentation de se retirer qu’avaient ces judéo-chrétiens. L’auteur de l’Épître, se place dans la même situation que ses lecteurs.

La persévérance est le maitre mot de cette épître.

La carrière qui nous est ouverte  (pour garder l’image) veut dire que nous avons accès au stade et que nous avons droit de participer à la course. La vie chrétienne est souvent comparée à une course par l’apôtre Paul.

v.2 – Jésus : le christianisme est une personne à recevoir : Jésus,

Une vérité à croire (l’Évangile) relative à une personne : Jésus

Une vie en conformité à cette personne (à la ressemblance de Jésus) de la même façon que nous avons été créés à la ressemblance de Dieu, de Jésus.

Le verset 2 qui nous parle de tout ce que Jésus a supporté pour nous, est la raison pour laquelle nous devons en réponse, manifester de la persévérance (v.1) dans notre marche chrétienne.

Maintenant que nous avons pris conscience de la nuée de témoins qui occupe les gradins, il faut tourner les regards vers le podium où est Jésus et Dieu le Père. Il faut courir en nous montrant digne de Jésus.

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

v.2 la croix : elle est considérée par les érudits juifs comme étant un sujet de malédiction selon les versets de:

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

 Mais comme le dira Paul en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette malédiction nous était destinée en raison du péché, mais Jésus a pris cette malédiction sur lui.

Ce verset 2 est à mettre en relation avec ce qui est dit en :

Ésaïe 53:10-12

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

Il est dit de Jésus qu’il est assis à la droite de Dieu par huit fois dans le Nouveau Testament. dont quatre fois dans cette épître. Cela rappelle l’autorité de Jésus.

Le non croyant, l’incrédule ne croit pas au monde spirituel si ce n’est dans le sens négatif, satanique, en refusant de croire au côté positif., à l’existence de Dieu et de son royaume.

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2 – Hébreux chapitre 12:3-4 : Persévérer dans la foi face aux épreuves

Hébreux 12:3-4

Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.

L’auteur dans les versets 1 et 2, parle par affirmation, et c’est comme s’il disait à ses lecteurs : « vous doutez de mes paroles, alors considérez…. » Ceci invite à la réflexion et à l’analyse.

Cet auteur se comporte avec autorité comme un entraineur le fait avec les membres de son équipe.

Si Christ a supporté l’opprobre, ce n’est pas pour que nous tombions dans le découragement. Au contraire, c’est pour nous encourager à persévérer et à continuer dans la foi chrétienne.

Jésus-Christ est le modèle, il a donné son sang, il a donné sa vie. Il doit en être de même pour nous.

1 Jean 3:16

16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

Notre attitude est aussi un encouragement pour les frères. Certains des destinaires de l’Épître avaient pu subir des tribulations, mais ce n’était que superficiel. Dans ce passage, les souffrances de Jésus sont prises comme référence pour la comparaison.

Puis, s’appuyant sur l’Ancien Testament l’auteur rappelle l’attitude du Père vis-à-vis de son enfant. Les tribulations que celui-ci peut vivre, sont là pour le faire grandir et sont un témoignage de l’amour du Père. N’est-il pas dit en :

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3 – Hébreux chapitre 12:5-11 : Discipline divine pour notre croissance spirituelle

Hébreux 12:5-11

Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

6 Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.

Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?

10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

L’auteur met en lumière un aspect essentiel de la vie chrétienne qui est celui de la discipline divine. Ce passage, du verset 5 au verset 11, rappelle que les tribulations et les épreuves que nous traversons ne sont pas des signes de rejet de Dieu, mais de son amour profond pour nous. Il s’appuie sur l’Ancien Testament, et notamment sur:

Deutéronome 8:5

Reconnais en ton cœur que l’Éternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Cette comparaison souligne l’amour que Dieu porte à ses enfants, un amour qui se manifeste par des corrections destinées à nous faire grandir spirituellement.

L’auteur cite également Proverbes 3:11-12 pour renforcer son message.

En Hébreux 12:5 il écrit :

5  … : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

Même si la discipline semble douloureuse au début, celle-ci a pour but de produire en nous une paix et une justice durables (v. 11). Dieu nous corrige pour notre bien, afin que nous devenions participants de sa sainteté (v. 10).

Participer à la Sainteté de Dieu à travers les Épreuves

Il est important de comprendre que cette discipline divine n’est pas une punition sadique, mais un moyen par lequel Dieu nous façonne pour devenir plus comme lui. L’objectif est clair : nous faire participer à sa nature divine, comme le mentionne l’apôtre Pierre en:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, par les tribulations, Dieu nous rend plus semblables à Christ, en nous purifiant et en nous enseignant à vivre selon ses principes.

L’auteur de l’épître de Hébreux nous invite également à réfléchir à la différence entre les croyants et les non-croyants. Si nous n’endurons pas cette discipline, cela signifierait que nous ne sommes pas des enfants légitimes. En effet,

Hébreux 12:8 affirme :

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

Les épreuves que nous subissons sont un signe de notre appartenance à Dieu, un signe de son amour et de son désir de nous voir grandir dans la foi.

Enfin, l’apôtre Paul rappelle aux croyants en:

Actes 14:22

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

Ces tribulations ne sont pas à fuir, mais à accepter comme un moyen divin pour nous façonner et nous conduire à la maturité spirituelle.

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4 – Hébreux chapitre 12:12-13 : Rétablir le chemin de la paix et justice

Hébreux 12:12-13

12 Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis ;

13 et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.

Que ce soit dans une lutte ou dans une course, il faut tenir, fortifier les mains dans la lutte, fortifier les genoux dans la course. Nous ne devons pas nous relâcher quelle que soit la situation. Il faut encore tenir ferme après avoir tout surmonté (Éphésiens 6:13)

La vie chrétienne est une course à la fois individuelle et collective. Nous devons prendre garde à nous-mêmes mais aussi aider les autres les encourager, les soutenir …

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5 – Hébreux 12:14-17 : Rechercher la Paix et la Sanctification en Christ

Hébreux 12:14-17

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ;

16 à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.

17 Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet.

L’auteur met en avant deux valeurs essentielles de la vie chrétienne : la paix et la sanctification. Il exhorte les croyants à rechercher la paix avec tous et à poursuivre la sanctification, soulignant que sans cela, « personne ne verra le Seigneur » (v. 14). La sanctification, en effet, est un objectif fondamental du salut chrétien. Nous sommes appelés à devenir de plus en plus semblables à Christ. Cela implique non seulement une transformation intérieure mais aussi une relation harmonieuse avec les autres. Ainsi, la recherche de la paix n’est pas optionnelle, mais essentielle pour entretenir une vie chrétienne saine et une communion véritable avec Dieu.

Veiller à la Grâce de Dieu : L’Unité et l’Absorption Spirituelle

Le verset 15 appelle les croyants à veiller attentivement à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu. Cela inclut aussi l’importance de ne pas laisser « racine d’amertume » prendre racine dans le cœur, car elle peut se propager et troubler l’ensemble de la communauté. L’amertume, fruit du péché, peut rapidement se propager et nuire à l’unité du corps de Christ. L’auteur renvoie à

Deutéronome 29:18

Qu’il n’y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cœur se détourne aujourd’hui de l’Éternel, notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-là. Qu’il n’y ait point parmi vous de racine qui produise du poison et de l’absinthe.

Il rappelle le danger de laisser de telles racines germer, perturbant ainsi l’harmonie du peuple de Dieu.

De plus, il est essentiel de comprendre que la maturité spirituelle est primordiale pour éviter de tomber dans l’apostasie. C’est pourquoi, il est dit en:

Hébreux 5:14

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Les croyants matures, capables de discerner le bien du mal sont appelés à guider et à maintenir la stabilité de l’assemblée. Ce discernement est crucial pour qu’aucun croyant ne perde la grâce de Dieu et que l’unité reste intacte.

L’exemple d’Ésaü : Ne Pas Vendre Ses Bénédictions

Le verset 16 met en garde contre l’esprit charnel et impie d’Ésaü, qui, pour un simple repas, vendit son droit d’aînesse. Ce passage illustre le danger de ne pas reconnaître les promesses divines et de ne pas agir en conformité avec elles. Ésaü connaissait la valeur de la bénédiction de Dieu, mais il a choisi de la sacrifier pour un plaisir temporaire. Cette attitude contraste fortement avec l’appel à la sanctification, qui nous invite à vivre à la lumière des promesses de Dieu. Comme le souligne Hébreux 12:16, un tel comportement peut avoir des conséquences graves, car la bénédiction de Dieu, une fois donnée, ne peut être annulée.

Dans le contexte chrétien, cela rappelle l’importance de comprendre et de préserver la valeur des bénédictions spirituelles, ainsi que de vivre dans une obéissance constante à Dieu. La parole de Dieu est puissante et porte des effets durables. Retenons ce qui est dit en :

Ésaïe 55:10-11

10 Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange,

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Tout cela invite à ne pas prendre à la légère les bénédictions spirituelles, tout comme Ésaü le fit en méprisant son héritage.

Conclusion : La Pureté Spirituelle et la Sagesse dans les Relations

L’appel à la paix et à la sanctification dans Hébreux 12:14-17 rappelle l’importance de maintenir des relations harmonieuses avec Dieu et avec les autres. Cela implique de veiller à ce que rien ne vienne troubler cette paix, ni racines d’amertume ni attitudes charnelles. Les croyants doivent s’efforcer de croître dans la maturité spirituelle, tout en honorant les promesses divines. En fin de compte, rechercher la paix et la sanctification est essentiel pour « voir le Seigneur ». C’est l’objectif ultime de la vie chrétienne.

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6 – Hébreux chapitre 12:18-21 : Le Contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance

Hébreux 12:18-21

18 Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête,

19 ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus,

20 car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

21 Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant !

L’auteur décrit la terreur associée à l’approche de la montagne de Sinaï lors de la remise de la loi à Moïse. Ce passage souligne que les Israélites ne pouvaient s’approcher de la montagne, sous peine de mort, car elle était sanctifiée par la présence de Dieu. Le Sinaï, entouré de feu, de nuées et de tempêtes, évoquait un Dieu majestueux et redoutable. Moïse lui-même, témoin de cette scène, était épouvanté et tremblant devant la grandeur de Dieu. Cette vision montre que, sous l’ancienne alliance, l’accès direct à Dieu était impossible pour le peuple en raison de la sainteté et de la puissance de Dieu ce qui générait une grande peur.

Cependant, Hébreux 12:22-24 présente un contraste saisissant avec cette image du Sinaï.

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7 – Hébreux chapitre 12:22-24 : L’Invitation à Approcher la Montagne de Sion

Hébreux 12:22-24

22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,

23 de l’assemblé des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

24 de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Ce passage invite à s’approcher de la montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. L’auteur de l’épître nous conduit d’un lieu de terreur à un lieu de bénédiction, où les croyants sont invités à se joindre à la « myriade des anges » et à « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ». La montagne de Sion est un symbole de la Nouvelle Alliance, un lieu où la relation avec Dieu est transformée par la grâce de Jésus-Christ. Là, le peuple de Dieu n’est plus dans la peur, mais dans la joie d’une communion parfaite et accessible à tous ceux qui croient.

Dans cette nouvelle réalité, le chrétien est appelé à se réjouir de savoir que son nom est inscrit dans le livre de vie.

Luc 10:20

20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Cette inscription représente la sécurité et l’assurance du salut, un don de Dieu pour ceux qui croient en Jésus-Christ. Contrairement à l’Ancienne Alliance, qui exigeait des sacrifices et des rites pour se rapprocher de Dieu, la Nouvelle Alliance est donnée par Jésus, le « médiateur d’un meilleur pacte » (Hébreux 12:24). Le sang de Jésus, versé pour les péchés du monde, parle mieux que celui d’Abel, non pour la vengeance, mais pour la miséricorde, le pardon et l’amour.

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8 – Jésus, Médiateur et Souverain Sacrificateur

Ce passage met également en lumière le rôle de Jésus comme médiateur entre Dieu et les hommes. Dans l’Ancien Testament, les alliances étaient souvent scellées par des actes d’aspersion de sang, comme on le voit dans:

1 Pierre 1:2

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !

Là, les croyants sont invités à participer « à l’aspersion du sang de Jésus-Christ ». Le sang d’Abel, en criant vengeance après son meurtre, contraste avec le sang de Jésus, qui crie miséricorde et réconciliation. Jésus, par son sacrifice sur la croix, a ouvert un accès direct à Dieu, un accès fondé sur la grâce et non sur la loi.

Jésus est le souverain sacrificateur qui intercède pour les croyants devant Dieu. Contrairement à Moïse, qui n’osait pas s’approcher de Dieu sur le Sinaï, Jésus nous permet d’approcher Dieu librement, non par la peur, mais par la foi. Il est celui qui, par son sang, nous offre un salut éternel, nous rendant capables d’adorer Dieu dans la beauté de la sainteté, comme il est écrit en:

Hébreux 12:28

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

Conclusion : Une Nouvelle Espérance

Le contraste entre le Sinaï et Sion n’est pas seulement géographique, mais est aussi spirituel. Il symbolise le passage d’une relation marquée par la crainte de la loi à une relation fondée sur la grâce et la réconciliation. Les croyants en Christ, sont invités à s’approcher de Dieu avec confiance et adoration, un privilège qui leur est offert par l’œuvre parfaite de Jésus. En effet, grâce à Jésus, la montagne de Sion est devenue un lieu d’espérance, un lieu de paix et de sanctification où nous pouvons rencontrer Dieu avec révérence et joie. C’est une invitation à reconnaître la grandeur de l’œuvre de Christ, qui nous permet d’approcher la présence de Dieu avec un cœur purifié et une foi vivante.

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9 – Hébreux chapitre 12:25-29 : Recevoir un royaume inébranlable avec crainte et révérence

Hébreux 12:25-29

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

26 lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.

27 Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent.

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

29 avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Dans ce passage de Hébreux 12:25-29, l’auteur poursuit son exhortation en soulignant l’importance de la réponse des croyants face à l’appel de Dieu. Ce texte met en lumière deux réalités principales : l’appel à écouter la voix de Dieu avec une profonde révérence et la promesse d’un royaume inébranlable offert à ceux qui restent fidèles. Ce passage, bien que fortement ancré dans les principes de l’Ancienne Alliance, se réfère également à la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, qui garantit une plus grande sécurité et une relation plus intime avec Dieu.

Hébreux 12:25 : L’appel à ne pas refuser Celui qui parle

Le verset 25 commence par une mise en garde très claire : «  Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle. » Ce « Celui qui parle » est bien sûr Dieu, qui, dans l’Ancien Testament, parlait à travers la loi et les prophètes. Mais dans la Nouvelle Alliance, il parle à travers son Fils, Jésus-Christ (Hébreux 1:1-2). Cette exhortation appelle les croyants à ne pas ignorer ni rejeter l’appel de Dieu, qui nous a parlé de manière définitive par Jésus.

L’auteur fait référence à un événement fondamental lorsque le peuple d’Israël a rejeté l’autorité de Dieu dans l’Ancien Testament (en particulier lors du refus d’écouter Dieu au mont Sinaï). Ceci a entraîné de terribles conséquences (cf. Hébreux 12:18-21). En effet, le rejet de la parole de Dieu n’a pas été sans conséquences à ce moment-là. Ce principe reste vrai pour les croyants sous la Nouvelle Alliance.

Les conséquences du rejet de l’appel de Dieu sont encore plus graves aujourd’hui parce que dans la Nouvelle Alliance, Dieu parle de manière plus claire et plus directe à travers Christ. Rejeter Jésus, c’est rejeter la grâce et l’espérance du salut.

Hébreux 12:26-27 : Le jugement de Dieu sur les nations

Le verset 26 rappelle un événement de l’Ancien Testament, où la voix de Dieu a ébranlé la terre, faisant référence à l’expérience sur le mont Sinaï. Toutefois, ce passage annonce également un ébranlement futur, non seulement de la terre, mais aussi du ciel. L’auteur cite ici:

Aggée 2:6-7

Car ainsi parle l’Éternel des armées: Encore un peu de temps, Et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec;

J’ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, Dit l’Éternel des armées.

Ceci souligne que la promesse de Dieu concerne non pas un royaume matériel transitoire, mais un royaume spirituel, éternel et inébranlable. Cet ébranlement symbolise l’élimination des choses temporaires et humaines, en vue de l’établissement d’un royaume permanent, celui de Dieu.

Cette promesse fait écho à:

2 Pierre 3:10

10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

 Ce verset décrit le jour où le Seigneur viendra, où la terre et ses œuvres seront consumées par le feu. Ce jugement purificateur préparera la venue d’un royaume qui ne sera jamais ébranlé.

Hébreux 12:28 : L’invitation à recevoir un royaume inébranlable

Ce verset 28 contraste avec ce qui va se passer sur terre, c’est à dire la secousse et la destruction du monde physique. Les croyants quant à eux, sont invités à recevoir « un royaume inébranlable ». Ce royaume est le royaume de Dieu, établi par la victoire de Jésus-Christ sur la mort et le péché. C’est un royaume spirituel, non dépendant des événements terrestres, et qui ne sera jamais détruit.

Le royaume de Dieu, dans lequel nous sommes appelés à entrer, est une promesse que nous pouvons saisir dès maintenant par la foi, et nous devons y vivre selon des principes de sanctification et de service. Cette promesse fait écho à l’idée de la « cité céleste » et de la « montagne de Sion » que l’auteur évoquait dans les versets précédents. Le royaume de Dieu est donc inébranlable non seulement dans le futur, mais il s’étend également dans la vie des croyants dès maintenant. En recevant ce royaume, les croyants se trouvent placés dans une position d’assurance et de sécurité, car Dieu ne peut être ébranlé.

Hébreux 12:29 : Servir Dieu avec piété et crainte

Les versets 28 et 29 se terminent par une exhortation importante : « servons Dieu avec piété et crainte, car notre Dieu est un feu dévorant. » Le chrétien est appelé à rendre un culte à Dieu dans un esprit de révérence et de crainte respectueuse. Cette crainte n’est pas une peur paralysante, mais un profond respect pour la grandeur et la sainteté de Dieu.

L’image de Dieu comme un « feu dévorant », rappelle l’aspect de sa justice et de sa sainteté, souvent manifeste dans l’Ancien Testament. Ce feu symbolise non seulement la pureté divine, mais aussi le jugement qui frappe le péché. Les croyants, tout en ayant accès à Dieu par Jésus, doivent néanmoins s’approcher de Lui avec une profonde conscience de sa majesté et de sa justice.

Application et Conclusion

Le verset 29 termine ce passage en rappelant que « notre Dieu est aussi un feu dévorant ». Cette image fait écho à l’épisode du mont Sinaï.

Exode 24:17

17 L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël.

et Deutéronome 4:24

24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.

 C’est au Sinaï que la gloire de Dieu s’est manifestée sous la forme d’un feu dévorant. Dans l’Ancien Testament, ce feu symbolisait la présence, la justice et la sainteté de Dieu, caractéristiques qui rappellent l’aspect redoutable de la divinité. Bien que, sous la Nouvelle Alliance, les croyants aient accès à la grâce de Dieu par Jésus-Christ, cette image de feu nous invite à un respect profond et à une crainte révérencieuse de la sainteté de Dieu.

Le passage conclut ainsi avec l’importance de servir Dieu avec respect et crainte, soulignant que, tout en étant accueillis dans une relation pleine de grâce, les croyants ne doivent jamais perdre de vue la majesté et la justice de Dieu.

Conclusion

Hébreux 12:25-29 nous invite à écouter attentivement la voix de Dieu, à ne pas rejeter son appel et à répondre par une vie d’adoration fidèle. Ce passage établit un contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, soulignant que, sous la Nouvelle Alliance, nous avons accès à un royaume inébranlable. Cet avertissement appelle à une soumission totale à Dieu, à une piété authentique et à une vie marquée par la crainte révérencieuse de sa majesté. Le royaume de Dieu, éternel et stable, est un don merveilleux que les croyants sont appelés à recevoir avec gratitude, tout en vivant dans l’espérance de son accomplissement final.

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Galates chapitre 5 – Étude Biblique

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Dans ce chapitre 5 de Galates, Paul met l’accent sur l’application concrète de la justification par la grâce, obtenue non par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ. Il souligne que la véritable piété, la vie chrétienne authentique, ne résulte pas d’une simple observance de règles et de pratiques extérieures, mais d’une transformation profonde et intérieure du cœur, opérée par le Saint-Esprit.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 6

Galates chapitre 5 : vivre selon l’Esprit et la liberté chrétienne

Cette transformation, fruit de la foi, produit une vie de liberté spirituelle, où le croyant n’est plus esclave des exigences légales, mais vit dans la liberté que Christ a rendue possible. Paul enseigne que la loi ne peut ni sauver ni sanctifier. A contrario, c’est la grâce reçue par la foi, qui nous justifie et nous rend capables de mener une vie conforme à la volonté de Dieu.

La liberté chrétienne n’est cependant pas une excuse pour vivre dans le péché ou dans l’égoïsme. Paul insiste sur le fait que cette liberté doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres. La transformation intérieure produit des fruits visibles, comme l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi, fruits de l’Esprit énumérés aux versets de Galates 5:22-23.

Ainsi, la vie chrétienne est un cheminement qui commence par la justification par la foi et qui se manifeste dans une vie de liberté, d’amour et de service, en opposition totale à la religiosité fondée sur les œuvres et les rites externes.

1 – Par Jésus-Christ nous recevons la grâce qui nous libère de la loi

Dans le chapitre 4 de l’épître aux Galates, l’apôtre Paul a établi une distinction claire entre le fils de l’esclave et celui de la femme libre. Son objectif est de montrer que revenir à l’observance de la loi, c’est choisir de se soumettre à nouveau à l’esclavage spirituel. Ainsi, il affirme avec force :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Cette déclaration met l’accent sur le fait que Christ nous a libérés pour vivre dans la liberté. Mais de quoi exactement nous a-t-il libérés ? Paul répond à cette question en rappelant que nous avons été affranchis de la malédiction de la loi :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette liberté, que Christ nous a acquise au prix de sa propre vie, nous affranchit du fardeau de la loi, mais elle n’est pas sans responsabilité. La question qui se pose alors est : comment devons-nous vivre cette liberté ? Si Christ nous a affranchis, ne devrions-nous pas adopter une attitude digne de Lui, en honorant Celui qui nous a libérés et en reconnaissant le prix qu’Il a payé pour cette liberté ?

Paul aborde dans Galates 5 deux dérives possibles concernant la liberté chrétienne :

  1. La perversion légaliste (versets 1 à 12) : Certains déforment la liberté en la subordonnant aux œuvres de la loi, cherchant à obtenir le salut par leurs propres mérites. Paul exhorte ici les croyants à ne pas se laisser piéger par un retour au légalisme, qui fait perdre de vue la grâce.
  2. La perversion antinomique (versets 13 à 15) : D’autres utilisent la liberté comme un prétexte pour céder à la chair et commettre le péché. Paul avertit que la liberté chrétienne n’est pas une licence pour l’immoralité, mais qu’elle doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres.

En conclusion, la véritable liberté en Christ est bien plus grande que la simple libération des contraintes légales : elle nous libère du péché et de la malédiction de la loi, mais elle s’accompagne aussi d’une responsabilité. Elle nous appelle à résister à ceux qui voudraient nous ramener à la loi, et à vivre fermement dans la grâce, en suivant le chemin tracé par Jésus, en clair en marchant sur le chemin étroit et resserré de la sanctification dont il est question en Matthieu 7:15

2 – Galates 5:2-12 – La vie d’un croyant justifié par la foi

Ce passage peut être mis en parallèle avec d’autres sections de l’épître aux Galates, notamment Galates 1:6-9; 2:3-5; 3:1-7 et 4:1-11, dans lesquelles Paul aborde le même thème : la justification par la foi et non par la loi.

Galates 5:2-4

Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien.

Et j’affirme encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière.

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

Paul commence par une déclaration forte, en utilisant une forme d’autorité directe : « Voici, moi Paul, je vous dis que… » Il adresse cette parole aux Galates qui se laissent influencer par ceux qui tentent de les ramener à la pratique du judaïsme. Son message est clair : si l’on cherche à être justifié par les œuvres de la loi, et en particulier par la circoncision, alors on se détourne de la grâce de Christ. Il est impossible de chercher la justification dans la loi et en même temps de profiter du salut offert par Jésus. Le verset 4 est particulièrement percutant : chercher la justification par la loi, c’est se couper de la grâce, parce que cela signifie s’appuyer sur ses propres œuvres au lieu d’avoir la foi en Christ.

Galates 5:5-6

Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice.

Car, en Jésus Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par l’amour.

Dans ce texte, Paul pose une distinction fondamentale. En effet, ce n’est pas la circoncision ni toute autre œuvre externe qui compte, mais la foi qui se manifeste par l’amour. La véritable foi en Jésus-Christ nous pousse à agir, non pas en faisant des efforts humains, mais sous l’influence de l’Esprit. La mention de l’« espérance de la justice » montre que la justification ne se résume pas à un événement passé, mais qu’elle inclut aussi une attente future, celle de la plénitude du salut lors de la venue du Christ. Cette « espérance » fait écho à une réalité à la fois déjà accomplie, mais aussi en cours et encore à venir. Les croyants sont sauvés, sont en train de l’être, et le seront pleinement à la fin des temps.

Le verset 6 réaffirme que la justification s’opère par la foi en Jésus et non par les œuvres de la loi. La foi, animée par l’amour, doit être le moteur de notre vie chrétienne.

Galates 5:7-12

Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité?

Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle.

Un peu de levain fait lever toute la pâte.

10 J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera la peine.

11 Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu !

12 Puissent-ils être retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous !

Dans ces versets, Paul exprime son étonnement et sa déception en disant : « Vous couriez bien », c’est-à-dire vous avez bien commencé dans la foi, mais quelque chose vous a détournés de la vérité. Il souligne qu’une telle déviation ne vient pas de Dieu, car celui qui les appelle dans la grâce, ne pousse pas vers la loi. L’image du « levain » montre combien une petite erreur peut contaminer toute la vie chrétienne. Ce détour vers la loi, même si minime soit-il, corrompt la pureté de l’Évangile.

Pourquoi alors la persécution ?

Paul, en affirmant qu’il n’enseigne plus la circoncision, pose une question décisive : si tel était son enseignement, pourquoi serait-il persécuté ? Il met en lumière le fait que le scandale de la croix réside dans le rejet de l’autojustification par la loi et l’affirmation que seul Jésus-Christ est le salut. La croix de Christ est un affront à toute tentative de salut par les œuvres humaines.

Enfin, Paul exprime le vœu que ceux qui perturbent les Galates soient « retranchés ». Cette expression pourrait faire référence à une excommunication ou à une exclusion sévère de ceux-ci, indiquant la gravité de l’impact de leurs enseignements erronés sur la communauté.

Le « qui » des versets 7 et 10 fait probablement référence à une personne ou un groupe spécifique qui a influencé les Galates, tandis que le « ils » du verset 12 pourrait désigner les leaders judaïsant qui semaient la confusion parmi les croyants. Cette mention montre que, derrière l’influence de certains individus, il y avait un effort collectif pour détourner les croyants du message pur de l’Évangile.

3 – Galates 5:13-15 – Appelés à la liberté

Galates 5:13-14

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Paul adresse aussi ici un avertissement solennel contre la dérive de l’hyper-grâce, où certains pourraient croire que la liberté chrétienne justifie toute forme de conduite, même pécheresse. Il nous rappelle que la liberté en Christ n’est pas une licence pour vivre selon les désirs de la chair, mais un appel à l’amour et au service mutuel. La véritable liberté en Christ s’exprime par un amour qui se manifeste concrètement par le service envers les autres. Il nous enseigne que l’essence de la loi divine réside dans un principe fondamental : aimer son prochain comme soi-même.

Cette vérité fondamentale est aussi exprimée dans d’autres passages des Écritures :

Romains 13:8

Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.

 Jacques 2:8

Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.

Ces passages de la Parole de Dieu rappellent la parabole du bon Samaritain, où Jésus élargit notre compréhension du « prochain » qui va bien au-delà de nos relations immédiates.

Luc 10:29 

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?

Notre prochain n’est pas seulement celui que nous choisissons ; il s’agit de quiconque est dans le besoin, celui que nous croisons sur notre chemin.

Galates 5:15

15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres.

Dans ce verset, Paul met en garde contre les divisions et les conflits au sein de la communauté. Il utilise l’image des bêtes sauvages qui se dévorent mutuellement pour illustrer la gravité des disputes et des querelles entre croyants. Si les chrétiens se laissent emporter par des divisions internes, cela peut mener à une destruction spirituelle mutuelle. Cette image montre au combien les divisions peuvent être destructrices, et souligne l’importance de l’unité et de l’amour fraternel dans la vie de l’Église.

Paul invite donc les croyants à exercer leur liberté de manière responsable et édifiante, en s’élevant au-dessus des tentations de la chair et en vivant selon l’Esprit, dans l’amour et le service mutuel.

4 – Galates 5:16 – La marche par l’Esprit et non par la chair

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ce verset nous invite à une transformation radicale. L’opposition entre la chair et l’Esprit est au cœur du combat spirituel. Le charnel se confronte au spirituel, l’orgueil à l’humilité, et l’égoïsme au service des autres. Ce conflit, qui se déroule à l’intérieur de chacun de nous, est une réalité quotidienne pour le croyant.

Autrefois, nous étions guidés par les désirs de la chair, résistants à l’action du Saint Esprit. Cependant, le passage nous appelle à un renversement : résister à la chair et s’abandonner pleinement au Saint Esprit. L’expression « marchez selon l’Esprit » porte une signification profonde. Ce n’est pas simplement un appel à être sauvés, mais un appel à vivre une vie de transformation progressive, pour être de plus en plus semblables à Jésus-Christ.

Cela ne peut se réaliser que par la puissance du Saint-Esprit, l’Esprit de Jésus, qui nous équipe et nous dirige. Ce n’est pas par nos propres efforts ou en nous appuyant sur la loi, mais par l’action vivifiante de l’Esprit en nous que nous pouvons vaincre les désirs de la chair et vivre une vie qui honore Dieu.

5 – Galates 5:17-25 – L’Esprit donne la victoire sur le péché

Galates 5:17-21

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18 Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,

21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Galates 5:22 – La vie selon l’Esprit

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

L’utilisation du singulier « le fruit de l’Esprit » dans ce verset, bien qu’il soit suivi de neuf caractéristiques, peut apparaître curieux. Pourquoi n’est il pas dit « les fruits » au lieu de « le fruit ». Ce choix du singulier doit être compris comme faisant référence à l’amour, qui se manifeste sous différentes formes. Chaque aspect de ce fruit révèle une dimension particulière de l’amour divin qui doit se traduire concrètement dans nos vies.

Le fruit de l’Esprit se manifeste surtout dans nos relations avec notre prochain. Il représente les huit aspects essentiels de l’amour « agape » (l’amour divin), qui viennent de Dieu et sont rendus possibles grâce et uniquement par l’action du Saint-Esprit :

La joie est l’amour rayonnant — se réjouir indépendamment des circonstances (Romains 14:17 ; 1 Thessaloniciens 5:16 ; Jude 24).

La paix est l’amour serein — elle engendre la paix intérieure et extérieure, manifestée par la tranquillité dans nos rapports avec les autres (Romains 5:1 ; Philippiens 4:7).

La patience est l’amour persévérant — elle incarne la capacité d’endurer avec sérénité (Éphésiens 4:2-3).

La bonté est l’amour bienveillant — une bonté de cœur désintéressée (1 Corinthiens 13:4 ; Éphésiens 5:9).

La bienveillance est l’amour attentionné — une disposition à faire le bien (Galates 6:10).

La fidélité est l’amour fiable — la constance et la loyauté dans nos engagements (1 Corinthiens 4:2 ; Philippiens 4:3).

La douceur est l’amour humble — la grâce et la tendresse dans nos attitudes (2 Corinthiens 10:1 ; Éphésiens 4:2 ; Philippiens 4:5).

La maîtrise de soi est l’amour maîtrisé — l’autodiscipline qui reflète la maturité spirituelle et la ressemblance à Christ (Tite 1:8 ; 2 Pierre 1:6).

L’Esprit nous est accordé par Dieu

Les différentes composantes du fruit de l’Esprit ne peuvent être pleinement vécues que si Dieu les met en nous par la puissance de Son Esprit. Cela ne s’acquiert pas par en faisant des efforts humains, mais par la transformation opérée par l’Esprit Saint. Le fruit de l’Esprit est l’antithèse des œuvres de la chair. Aussi, sommes nous exhortés à crucifier la chair pour permettre à l’Esprit de produire ces vertus en nous. Ce fruit de l’esprit n’est pas seulement un ensemble de bonnes actions, mais révèle une réalité spirituelle se manifestant par une vie profondément transformée et alignée sur la volonté de Dieu.

Galates 5:23-26

23 la loi n’est pas contre ces choses.

24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

Le verset 23 rappelle une vérité fondamentale : « La loi n’est pas contre ces choses ». En effet, les vertus du fruit de l’Esprit, telles que l’amour, la paix, la patience, etc…, sont en totale harmonie avec la loi de Dieu. En vivant selon ces principes spirituels, nous accomplissons la loi dans sa vérité profonde, celle de l’amour envers notre prochain (Galates 5:14). Par contre, la chair, par ses désirs et ses passions, engendre les œuvres du péché mentionnées dans les versets 19 à 21 (impudicité, impureté, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table…), qui sont en opposition avec la volonté divine.

Le verset 24, où il est dit que « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs », fait référence à une union avec Christ, un concept que Paul développe aussi dans Galates 2:20 et 6:14. Cette crucifixion de la chair implique une décision volontaire de renoncer aux passions et aux désirs du péché, en choisissant de vivre selon l’Esprit. Cette démarche est un processus constant de sanctification et de soumission à Dieu.

Dans Galates 5:25 :

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

Paul nous exhorte à faire plus que simplement vivre par l’Esprit. Nous devons aussi marcher, c’est-à-dire nous laisser guider quotidiennement par l’Esprit. Cela signifie aligner notre conduite avec Sa direction et Ses enseignements. Cette invitation à marcher selon l’Esprit se fait en parallèle avec le verset 5:16, où il nous est dit que

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Cependant, le verset 25 est au conditionnel, ce qui signifie que le fait de ne pas marcher selon l’Esprit indique en réalité que nous ne vivons pas pleinement par l’Esprit.

Cela soulève une question essentielle pour nous : marchons-nous réellement selon l’Esprit dans notre vie quotidienne ? Notre conduite reflète-t-elle la direction divine, ou laissons-nous encore la chair prendre le dessus ?

Enfin, Paul met en garde contre la vanité et les rivalités qui peuvent naître parmi les croyants, comme il le montre dans le verset 26 : « Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres ». Ces comportements sont l’antithèse de l’œuvre de l’Esprit. Au contraire, nous sommes appelés à vivre dans l’humilité, à nous encourager mutuellement, et à manifester l’amour agape dans nos relations.

Romains chapitre 14 – Étude Biblique

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Romains chapitre 14 : Les exhortations de Paul sont en relation avec le Seigneur, et portent sur la conduite à tenir pour le chrétien en tant que sujet du royaume de Dieu qui ne doit pas être un sujet de chute pour son prochain.

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Romains chapitre 14 : jugement, liberté et amour fraternel en Christ

1 – Introduction

Du chapitre 14 au chapitre 16 de l’épître aux romains, Paul parle de la morale pratique dans la vie sociale.

Avec le chapitre 14, va être abordé un autre aspect de la conduite à tenir autre que ceux déjà étudiés dans les chapitres précédents, et qui va aussi nous aider dans notre Foi. Nous sommes invités à nous reporter à 1 Corinthiens 10:13-33 au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, pour mieux comprendre ce chapitre mais aussi à Actes 21:25, et à Apocalypse 2:14, 20. Le premier verset à garder en mémoire est :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Nous pouvons parfois rencontrer des personnes qui sont faibles dans la foi et qui n’en ont pas conscience, ou qui veulent le cacher ou encore qui pensent être plus spirituelles que ce qu’elles sont. Avec tous ces gens là, il ne faut pas les heurter et leur laisser avoir une certaine attitude qui les amènent à comprendre que leur opinion est peut être fausse.  

Nous voyons qu’à la fin de ce premier verset de cette épître, il est parlé d’opinions et que le dernier verset de ce chapitre 14 parle de conviction. Tout ce qui n’est pas conviction est péché, y est il dit. Il y a un point important, c’est qu’une opinion est une vague idée, pas très précise alors que la conviction est une pensée bien arrêtée. Cependant, attention, une conviction n’est pas forcément la vérité. On peut être convaincu de quelque chose, et que cette chose soit fausse, et de ce fait être dans l’erreur. Quand deux convictions s’opposent, c’est que fatalement au moins une des deux est fausse et que les deux sont peut être fausses.

Il y a des choses qui sont clairement dites dans la Bible, sur lesquelles il n’y a pas sujet à discussion mais il y a par contre d’autres sujets où la position ne semble pas tranchée. C’est là où nous pouvons avoir plusieurs opinions. Pour autant, ce n’est pas parce que l’autre a une opinion qui est différente de la notre qu’il faut se quereller. Tout le problème, c’est que bien souvent, chacun dans une discussion, veut camper sur sa position et l’emporter à tout prix, et veut avoir raison. C’est ainsi que se créent des divisions. C’est comme cela que des sectes sont créées. Ainsi en élevant une doctrine, on trouve des baptistes, des pentecôtistes, des mennonites … L’objectif du chrétien doit être de rester dans un certain consensus, tant que les choses clairement dites dans la Parole ne sont pas remises en cause.

Nous devons bien garder en mémoire ce verset pour comprendre l’esprit dans lequel Paul nous enseigne, en nous rappelant le verset de :

2 Corinthiens 3:6

6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

Par conséquent, il faut toujours chercher l’esprit, l’esprit de la lettre, c’est à dire ce qu’il y a dernière ce qui est écrit. Les juifs disent avoir quatre interprétations des textes bibliques. La première interprétation est celle qui est littérale, puis l’interprétation allégorique….Même l’interprétation allégorique (imagée) doit rester conforme à l’interprétation littérale ce qui est très important. Quand Jésus parle de certaines choses, il donne des images. Cependant l’image donnée peut se comprendre sur un plan spirituel puisqu’il va parler du royaume des cieux mais il faut que cela soit en accord avec ce qui est dit simplement. Cela reste une image qu’il ne faut pas complétement déformée. Donc quand on dit l’esprit, l’esprit ne va pas s’opposer forcément à la lettre, mais l’esprit va nous donner la compréhension de la lettre. Par contre, si on est obtus, on va s’enfermer sur une interprétation et encore bien souvent pour un mot, il peut y avoir plusieurs interprétations possibles, plusieurs sens. Il faut faire très attention.

Avant de discuter des autres opinions, la première chose à faire est d’adopter une position d’humilité. Cette position d’humilité va faire que cela évitera que nous soyons dans la confrontation. On peut ne pas être d’accord mais il faut l’exprimer sans chercher à avoir le dessus. Bien souvent, en cherchant à avoir le dessus, on perd alors que, quand on laisse faire les choses, cela peut jouer. Il ne faut pas que cela soit notre chair qui parle. Il faut laisser parler l’esprit au travers de nous. Bien souvent, le fait de s’humilier, va faire que l’esprit qui est en nous, même pour des choses anodines, peut toucher le coeur de la personne qui se trouve en face de nous. Si au contraire, nous montrons de l’orgueil, l’Esprit n’est plus là. Le Saint Esprit ne va pas favoriser notre propre orgueil. C’est très important de comprendre cela. Gagner un combat, c’est peut être perdre une âme dans certains cas. Il ne faut jamais oublier que l’objectif du chrétien est de gagner les âmes.

Avant même d’aller dans une confrontation, il faut toujours penser quel est objectif que l’on se fixe. En effet, si on oublie l’objectif qu’on s’est fixé, on se laisse emporter par la discussion, et on perdra notre objectif et on passera à côté. Passer à côté, c’est quoi? C’est comme pour le péché. En hébreu, le mot péché, est manquer la cible. Le fait de dériver dans notre propos alors que nous nous étions fixé un objectif, va faire que nous n’allons pas atteindre l’objectif  que nous nous étions fixé. Dans certains cas, il vaut mieux en apparence perdre dans une discussion.

Il faut regarder à l’intérêt de l’autre avant son propre intérêt et considérer l’autre comme supérieur à soi même en ayant une attitude d’humilité.

Nous allons voir un peu plus en détail, certains sujets pour lesquels les gens ont tendance à vouloir discuter les opinions, à savoir les viandes sacrifiées aux idoles et les fêtes. 

Regardons ce qui est dit en Romains 12:3 et Philippiens 2:3

Romains 12:3

3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Philippiens 2:3

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ces deux versets confirment ce que nous venons de voir.

De Romains 14:1 à Romains 15:7, il est question de la liberté individuelle du croyant, notamment vis-à-vis des autres chrétiens. Ici, ne seront pas abordés les versets de Romains 15 qui sont un peu à part puisque dans les sept premiers de ce chapitre, il est question du modèle qui est Jésus. Pour ce qui est de la liberté individuelle du croyant notamment vis à vis des autres chrétiens, il faut que chacun agisse avec une bonne conscience et avec conviction. Ceci impose qu’il n’y ait aucune contrainte ni dans un sens ni dans l’autre, en se rappelant que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. En fonction de notre maturité spirituelle, nous avons une compréhension de la Bible qui peut être plus ou moins approfondie. Le problème du jeune converti, c’est que bien souvent, il va avoir peur d’être dans péché, et être de ce fait excessif dans un sens. Pour lui, tout peut lui apparaitre être un danger. Il convient de ne pas le choquer mais de l’amener progressivement à grandir et à comprendre. Un des versets à retenir dans ce chapitre de l’épître aux romains, est le verset 12.

Romains 14:12

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous sommes responsables de ce que nous disons, nous sommes responsables de ce que nous entendons et de ce que nous acceptons ou non. Nous sommes responsables de nous-mêmes par rapport à notre attitude. Dieu peut nous reprendre parce que nous avons eu une mauvaise attitude vis à vis des autres.

Il faut savoir que dans ses lettres, Paul traite des sujets en fonction des situations différentes que les chrétiens d’une église rencontrent. Il devait avoir des informations sur ce qui se passait dans telle ou telle église. A Rome, il devait y avoir des rivalités et des mauvaises compréhensions sur l’application des lois juives, et sur les viandes sacrifiées aux idoles. C’est ainsi que :

* Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul aborde le cas de chrétiens qui traînent les autres chrétiens devant les tribunaux civils, le cas de ceux qui tolèrent la désobéissance parmi eux au sujet du mariage et du divorce, etc.

et * Dans sa lettre aux Galates, il aborde la fausse doctrine selon laquelle les chrétiens pourraient être sauvés en pratiquant les œuvres de la loi juive (notamment, la circoncision).

* Dans sa lettre aux Colossiens, il aborde la fausse doctrine des gnostiques selon laquelle, il faudrait libérer l’esprit humain du corps humain, en pratiquant un ascétisme rigoureux (mortifier le corps).

(Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance cachée, non pas toute la connaissance, apporte à l’homme le salut.

Quand Paul parle aux romains des sujets qui aboutissent à une dispute, c’est parce que ce problème existait dans l’église de Rome, chacun voulant imposer son opinion.

Opinion ou conviction

Une opinion est une idée probable, quand la conviction est une doctrine fermement établie pour nous.

Observons que ce chapitre commence par opinion pour se terminer par conviction. Cela peut sous-entendre que Paul veut que nos opinions soient abandonnées pour avoir des convictions. Mais attention comme cela a déjà été dit, conviction ne veut pas dire vérité !

 C’est ainsi que Paul traitera dans ce chapitre 14, le problème de la nourriture et des fêtes.

A Rome, la communauté chrétienne était composée de juifs et de prosélytes qui s’étaient convertis. Le problème était pour les juifs de savoir comment se comporter par rapport aux six cent treize lois et réglements imposés dans le judaïsme. Pour les païens, qui avaient pratiqué l’idolâtrie, pouvaient ils consommer les viandes sacrifiées aux idoles vendues au marché moins chères que les autres. Quand on sait que la viande a été sacrifiée aux idoles, il faut s’abstenir de l’acheter. Si on ne le sait pas, on peut la manger tranquillement dans la mesure où prions pour sanctifier le repas.

Paul répond à ces deux points en :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Il est question ici des juifs et des païens qui sont tous sous l’autorité de Jésus qui a anéanti dans sa chair les ordonnances dans ses prescriptions (sous entendu les ordonnances juives). Ainsi, il n’y a plus ni juifs, ni grecs.

2-   La liberté et la responsabilité individuelle du croyant

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Que veut dire « celui qui est faible dans la foi ?

Ici, il ne s’agit pas ici de la foi en Jésus pour le salut. Le conseil de ce verset est pour la conduite du chrétien tous les jours. Il est question dans ce verset d’un frère récemment mais véritablement converti, qui est convaincu du salut en Jésus. A ce titre, il est l’égal d’un « vieux » chrétien, c’est à dire, depuis longtemps converti. Il n’est pas son inférieur. Dans ce verset, il est question de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire en tant que chrétiens. Si quelqu’un est faible dans la foi parce qu’il ne sait pas comment se comporter par rapport par exemple aux viandes sacrifiées, s’il a des scrupules sur ce qu’il convient de manger ou non comme par exemple boire ou non du vin, s’il est convaincu qu’il ne faut pas boire de vin par exemple, il faut le laisser ne pas boire de vin. Mais celui qui est convaincu qu’il ne doit pas boire de vin, ne doit pas non plus empêcher l’autre d’en boire d’une manière raisonnable.

Romains 14:2-3

Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.

Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

 Quand par exemple quelqu’un ne veut pas manger du porc, on ne doit pas de le critiquer.

Qui est faible ? Qui est fort ? Et comment chacun doit-il se comporter ?

D’abord, qui est faible dans la Foi ? Ce peut être une personne qui vient de venir à Jésus. Ce peut être aussi une personne chrétienne qui traverse des difficultés (maladie…) et qui de ce fait a une foi chancelante. Ce peut être encore une personne suffisante qui croit savoir, et qui par orgueil ne progresse pas ou encore une personne qui ne sait rien ou peu, parce qu’elle n’a pas pris et ne prend pas le temps d’étudier et de méditer la Parole de Dieu, et qui de ce fait est restée un bébé spirituel.

Vous voyez, il y a bien des raisons qui peuvent nous rendre faibles. Ce chapitre s’adresse en particulier à celui qui se croit fort dans la foi et à celui qui est fort. Ceux-ci, plutôt que de manifester de l’arrogance, devraient montrer qu’ils connaissent bien les Écritures. Le chrétien doit non seulement étudier les Écritures mais aussi être à l’écoute du Saint Esprit en toutes circonstances. Chaque personne peut être faible à un moment donné, ce qui doit amener à avoir de la compassion pour quelqu’un qui traverse un moment difficile.

Le fort en aucun cas, ne doit pas mépriser le faible et ne doit pas juger, voire condamner– Dieu nous accueille tous sans distinction.

Romains 14:4-5

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.

Nous n’avons pas à juger. C’est le maître qui doit juger. Qui est notre maître? C’est Jésus. Quand un enfant fait une bêtise, et qu’une personne qui n’est pas son père, le reprend, bien souvent l’enfant va dire : « toi, tu n’es pas mon père », en clair « je ne suis pas sous ton autorité ». Nous ne sommes pas l’autorité de l’autre pour lui dire « fais ceci, fais cela ». Ce que dit Paul en substance, c’est « laisse le Seigneur régler le problème » « car le Seigneur a le pouvoir d’affermir ». En clair, on n’a pas à juger le serviteur de Jésus, cela regarde son maître. Si une personne tombe, le rôle du chrétien est plutôt de la relever, de l’encourager mais en aucun cas de la juger ou de la condamner.

Nous allons maintenant aborder le sujet des fêtes chrétiennes. Un problème est survenu à propos des dates des fêtes . L’origine du problème est l’Église romaine. En effet, les fêtes de notre calendrier, ont été instituées par l’église catholique qui a voulu se démarquer du calendrier hébraïque, des fêtes juives pour rompre avec les juifs notamment du fait que dans le livre de l’Apocalypse, il est question de la synagogue de Satan. Or dans le grec, le mot utilisé  est « ecclesia »  qui veut dire église ou synagogue…  

On pourrait pu penser que le catholicisme aurait fixé à une date précise la date de la fête de Pâques par exemple parce que le calendrier juif afférent aux fêtes n’est pas simple par rapport à notre calendrier de trois cent soixante cinq jours. Or, la fête chrétienne de Pâques a été calculée d’une manière totalement incompréhensible, et tordue. Pourquoi Pâques n’a pas été fixée à la même date que les juifs, cette date ayant été fixée par Dieu à une date précise.  

La fête de Pâques devrait pas conséquent être fixée à Pessah (sortie d’Égypte) et la Pentecôte (le don du Saint-Esprit) à Chavouot (le don de la loi). Par ailleurs, pourquoi les chrétiens fêtent Pâques et la Pentecôte et pourquoi fêtent ils Noël  qui correspond exactement aux saturnales, fête eminnement païenne alors que la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue. Il aurait été plus logique de fêter Noël éventuellement au moment de la fête juive des lumières Hanouka dont le symbole est le chiffre 8, qui est aussi le symbole de Jésus, la lumière du monde. Il y a aussi une troisième fête dans les regalim (fêtes de l’Éternel). Il s’agit de Souccoth qui n’est pas fêté par les chrétiens. On devrait pourtant fêter cela d’une certaine façon pour dire au Seigneur de revenir. Il est dit en 1 Corinthiens 11 à propos de la Sainte Cène, « jusqu’à ce qu’il vienne ».

Nous avons par conséquent le problème avec certaines fêtes chrétiennes que certains veulent fêter et d’autres pas. L’important est la conviction que chacun a. Nous retrouvons aussi un problème à propos  des tenues vestimentaires. Que dit la Bible à ce sujet que tout est une question de sobriété, et de pudeur.

Les sujets de disputes sont sans fin hélas dans le corps de Christ.

Nous devons avoir des convictions, sans pour autant imposer notre conviction, et savoir être tolérant.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Cela ne doit pas être un sujet de désaccord , et suivons ce qui nous est dit en :

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ?

Imaginons que nous ayons chacun des serviteurs. Chacun dans ce cas, est libre ou non de laisser son serviteur faire telle chose. Il en va de la responsabilité du maître du serviteur et non pas de l’autre, pour laisser agir le serviteur selon sa convenance.

Romains 14:6-7

Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.

Faites ce que vous faites pour le Seigneur, selon ce qui est dit en :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

Romains 14:8-9

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Nous devons faire attention à l’uniformité et à la conformité. Certaines églises ou chrétiens influents veulent imposer telle ou telle règle. Ceci est un problème et n’est pas forcément bon. Il faut être en harmonie. Paul nous exhorte à accepter l’autre dans sa différence dans sa conviction, et ses opinions. Le fait de vouloir camper sur une opinion veut dire qu’on veut laisser notre orgueil prendre le dessus et chercher à toutes forces à avoir raison. En faisant cela, on risque de se couper de la réalité et de la vérité parce qu’en faisant cela on ferme ses oreilles, ses yeux et on va tête baissée comme le cheval avec des œillères. Les gens qui font cela, oublient de manifester de l’amour.

Le chrétien doit suivre sa propre conviction, quitte à en changer quand il devient plus mature avec l’objectif de tout faire comme pour le Seigneur !

Colossiens 3:17 ; 23

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

3- La liberté chrétienne et la responsabilité envers Dieu

Car nous sommes au Seigneur, alors …

Romains 14:10-12

10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous comparaîtrons tous sans exception devant le tribunal de Dieu, donc :

Pourquoi juger, pourquoi mépriser les autres ? Car chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (règle de la responsabilité personnelle)

4- Le principe du bien du prochain

Romains 14:13-14 – Ne pas être une occasion de chute

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.

Il ne faut pas être une occasion de chute pour l’autre.

Discerner ce qui est agréable à Dieu ! Finalement, si notre obsession est d’être agréable à Dieu, on va être à son écoute pour savoir que faire pour cela dans nos agissements. Si on cherche à être agréable à Dieu, on cherchera à être agréable à l’autre, même s’il n’est pas du même avis. On va pouvoir discuter en toute gentillesse avec patience et bienveillance.

Il y a ce qui est objectivement vrai, c’est-à-dire écrit dans la Bible, et il y a ce qui est subjectivement vrai, car il n’existe pas d’enseignements sur le sujet. C’est dans ces domaines que les opinions peuvent diverger.

Romains 14:15 – Le frère pour lequel Christ est mort 

15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

Romains 14:16 – La liberté en Christ

16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

Un comportement arrogant peut être la cause d’une calomnie envers Dieu de la part d’un chrétien faible, voire de non chrétiens qui assistent à la scène. Il ne faut pas être pour un frère une cause de chute ou de scandale. Nous devons marcher selon l’amour. Nous devons manifester que Christ est en nous par la joie, par la paix, par la justice..

Romains 14:17-18 La liberté chrétienne et la communion fraternelle

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

Le Règne de Dieu n’est pas une affaire de nourriture ou de boisson. Notre préoccupation est la Justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint : voilà ce qui est agréable à Dieu. Il faut par conséquent, vivre en harmonie au sein des assemblées.

Romains 14:19-23

19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

En résumé, recherchons ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle.

Romains 14:21

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

Que rien qui puisse faire tomber ton frère.

Romains 14:22

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

Garde pour toi ta conviction en acceptant que l’autre puisse ne pas la partager. En effet, la conviction n’est pas vérité. Si on considère notre conviction comme la vérité, le dialogue n’est plus possible. La seule conviction que nous pouvons avoir qui soit vérité, c’est ce qui est écrit dans la Bible. A ce moment là, on peut conseiller à notre contradicteur de regarder dans la Bible.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Ce qui ne procède pas d’une conviction de foi est péché.

Un rappel du contexte de l’épître pour nous permettre de mieux comprendre ce chapitre. Les chrétiens de Rome étaient soit des juifs, soit des gentils. Par conséquent, ils n’avaient pas la même approche des choses de par leur arrière-plan religieux. De ce fait, ils s’opposaient sur certaines règles. Remarquons aussi l’amour, la tendresse dans les propos de Paul, qui change de la manière dont il parlait aux Galates avec lesquels, il employait un ton sévère.

5 – Une synthèse de ce chapitre

            Les conseils personnels

-a         Le chrétien ne doit pas porter de jugement sur les pratiques des autres concernant des faits qui sont sujet à interprétations diverses (V3). Il doit demander à recevoir la révélation par le Saint-Esprit.

-b         Chaque chrétien rendra compte à Dieu personnellement de ses actes. (V.12). Notre attitude doit aider l’autre et pas le forcer.

-c        Le chrétien bénéficie de la liberté des enfants de Dieu dans ses décisions. (V.14, 20)

-d         Le chrétien ne doit commettre aucun acte qui serait condamné par sa conscience. (V.22)

-e         Le chrétien doit suivre l’exemple de Jésus-Christ. (ce qui sera vu au chapitre.15 :1-3 ultérieurement)

Les conseils envers les autres

-f         Le chrétien ne doit rien faire qui soit une pierre d’achoppement pour ses frères. (V.13)

-g         Le chrétien doit rechercher ce qui édifie ses frères. (V.19)

-h         Le chrétien doit même renoncer volontairement à certaines habitudes par égard pour ses frères plus faibles dans la foi. (V.21)

   Liste des règles de Paul relatives aux sujets qui prêtent à discussion :

– a.      Ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas mon opinion ;

– b.      Ne pas juger ceux dont je pense qu’ils ne respectent pas les bons standards de vie ; 

– c.       Le standard d’une personne peut ne pas être le même que pour une autre ; et, 

– d.      Si nous avons un autre standard, ne le mettons pas en application en face de ceux qui n’ont pas encore intégré les trois premières règles !

 Revenons aux deux exemples pris par Paul, car chose surprenante, ces deux exemples sont toujours d’actualité.

1 Corinthiens 8:1-3

Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. –La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

3    Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. » 

Les premiers chrétiens avaient pour arrière-plan religieux, soit le Judaïsme, soit le paganisme. Les uns comme les autres étaient habitués à des pratiques religieuses particulières.

–           Soit ils voulaient les réintroduire et forcer les gens à les pratiquer (juifs)

–           Soit ils voulaient s’en séparer ou faire accepter les leurs(païens) ; et rejeter les rites juifs

Le problème est toujours l’équilibre, « que dois-je faire ? qu’est-ce qui est bon et juste ?» Comment agir en toute bonne conscience. C’est un problème que nous connaissons tous aujourd’hui encore. Cette interrogation est un signe, celui de notre besoin de maturité. Nous devons agir et avoir la conscience en paix, après avoir cherché la volonté de Dieu dans ce ou ces domaines.

Les viandes sacrifiées : aujourd’hui nous parlerions des viandes Hallal ou des aliments offerts sur l’autel des ancêtres dans le bouddhisme ou dans d’autres religions.

Le faible dans la foi (d’origine juive) voulait pratiquer les rites juifs, des sacrifices au Temple, respecter le shabbat, les fêtes juives, respecter les interdictions alimentaires.

Le faible dans la foi (d’origine païenne) se sentait souillé par les rites et pratiques païennes de viandes sacrifiées, revendues au marché à bas prix car elles avaient été offertes à des divinités païennes. Du coup, les faibles dans la foi, afin de ne pas pécher contre Dieu, ne mangeaient que des légumes.

Revenons sur les versets clés de ce chapitre.
  • La responsabilité personnelle vis-à-vis de nous-mêmes et les autres, ne pas choquer l’autre, plus faible dans la foi. (versets 1, 4)

4    Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

  • Tout ce que nous faisons, faisons-le comme pour le Seigneur (v. 8)

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

  • Nous rendrons compte pour nous-même (v. 12)

12    Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

17    Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

  • Évitons les discussions vaines et recherchons la paix et l’édification mutuelle (v. 19)

19  Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20    Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21    Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22    Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !

  • Agissons par conviction (v.23)

23    Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

 Le danger que nous pouvons rencontrer dans nos assemblées est celui de la discussion qui dégénère en dispute, et qui conduit au trouble. C’est de cela dont Paul nous met en garde.

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Notre attitude doit avant tout être guidée par l’amour pour l’autre, et non pas manifester notre arrogance, notre orgueil, notre pseudo supériorité spirituelle de celui qui sait. Au travers de l’amour pour l’autre, c’est l’amour pour Jésus que nous témoignons.

Agir avec conviction et laisser le Saint-Esprit nous corriger car une conviction, n’est pas une vérité ! Demander au Saint-Esprit de nous éclairer les uns, les autres.

Pour résumer ce chapitre nous pouvons dire aussi que nous avons en Jésus-Christ, la liberté, mais que nous n’avons pas à abuser de cette liberté, et que cela est de notre responsabilité individuelle. Notre liberté ne doit pas provoquer la chute d’un frère en Christ, mais nous devons manifester une solidarité, la solidarité chrétienne. Le meilleur principe est celui de suivre Jésus-Christ, sans oublier que le Royaume de Dieu est avant tout la Justice, la paix, la joie.

            Nous verrons au chapitre suivant l’exemple de Jésus.

Matthieu 5:9 Heureux ceux qui procurent la paix

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Au début du sermon sur la montagne en ce qui concerne les béatitudes, il est écrit en Matthieu 5:9 :

9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu!

Matthieu 5:9

Ceci est l’appel lancé à toute personne qui veut devenir un vrai chrétien. Mais il y a un préalable à cela. Il faut être en paix avec Dieu, car la véritable paix est dans une bonne relation avec Lui. Il est la véritable source de paix.

Jésus dira :

Jean 14:27

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.

Jésus est très clair sur ce point. C’est lui qui donne la paix et sa paix n’est pas la paix artificielle et éphémère que donne le monde.

Cette paix, Dieu nous la donne après qu’on ait fait un acte de repentance et qu’on ait manifesté notre foi en lui.

Si nous voulons être de ’CEUX’ qui procurent la paix, la condition première est d’être en paix avec Dieu, de connaître son amour. Alors, les autres seront désireux de recevoir la paix qui est en nous, la paix de Dieu.

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13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!  

Romains 15:13

Genèse 13 à 15 – – – Matthieu 5

Romains 14:17 Le royaume de Dieu est paix, et joie

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Paul nous rappelle de ne pas nous attacher à des satisfactions matérielles toutes passagères. Il précise en Romains 15:17 les motivations qui doivent nous animer.

« Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. »

Romains 14:17

Une des différences fondamentales entre un disciple de Jésus et un humain sans Jésus, c’est le Saint-Esprit et sa puissance qui anime le disciple. Par le Saint-Esprit, il reçoit la paix, la joie et une sensation de pleine satisfaction supérieures à tout ce que l’homme peut obtenir par ses propres moyens (richesse, du pouvoir et gloire venant des humains).

Ainsi, un vrai disciple se réjouira davantage de vivre l’action du Saint-Esprit en lui plutôt que des bénédictions matérielles que même les païens reçoivent.

Ô Seigneur, nous voulons vivre de Ton Esprit !

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13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!  

Romains 15:13

Psaumes 89-90 – – – Romains 14

     

Lecture de la Bible le 4 Juin

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La lecture de la Bible le 4 Juin nous invite à réfléchir sur les transitions de pouvoir et les épreuves que traversent les souverains de Juda. À travers les récits d’Achazia et les paroles réconfortantes de Jésus, nous sommes appelés à trouver notre force en Dieu et à nous en remettre à Lui dans nos moments de doute. 

Proposition de lecture de la Bible le 4 Juin

Ancien Testament  :

  • 2 Chroniques 21 : À la mort de Josaphat, Joram lui succède
  • Après la mort de Josaphat, son fils Joram devient roi de Juda. Cependant, Joram se détourne des voies de Dieu en suivant des pratiques idolâtres et en imitant les mauvais exemples d’Israël. Il tue ses frères pour sécuriser son trône, plongeant ainsi son royaume dans le péché. Ce chapitre nous montre les dangers du pouvoir lorsqu’il est utilisé à des fins personnelles, loin de la volonté divine. La malédiction qui pèse sur Joram nous rappelle que la justice de Dieu s’applique toujours à ceux qui s’éloignent de Sa voie.
  • et
  • 2 Chroniques 22 : Achazia est roi de Juda
  • Achazia, fils de Joram, succède à son père sur le trône de Juda. Cependant, comme son père, Achazia suit les mauvais conseils de la famille d’Achab, roi d’Israël. Ce mauvais choix conduit à sa chute, car il se laisse influencer par des alliés impies. Son règne est bref, et il est tué par les partisans de Jéhu. Ce chapitre met en lumière les conséquences tragiques d’une direction spirituelle erronée. Il nous rappelle l’importance de choisir des leaders qui suivent les principes de Dieu pour garantir la bénédiction du royaume.

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Nouveau Testament :

  • Jean 14 : Jésus réconforte les apôtres
  • Dans ce passage, Jésus réconforte ses disciples alors qu’Il leur annonce Son départ. Il leur promet le Saint-Esprit, qui les guidera et leur donnera la paix. Jésus leur assure que, malgré Sa disparition, Il reviendra pour les prendre avec Lui dans la maison de Son Père. Cette promesse de paix et de présence divine est un véritable encouragement pour les croyants, car elle témoigne de la fidélité de Dieu à Ses enfants. Jésus nous invite à placer notre confiance en Lui, source de paix et d’espérance.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains chapitre 5 – Étude Biblique

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Romains chapitre 5 décrit les fruits de la justification par la foi qui sont les conséquences positives de celle-ci. Alors que dans les chapitres 3 et 4 de l’Épître, les fondements de la justification par la foi sont posés :

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. (Romains 3:24).

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. (Romains 4:25).

Étude biblique suivante : Romains chapitre 6

Romains chapitre 5 : la paix avec Dieu par Jésus-Christ

Maintenant dans le chapitre 5, l’apôtre Paul présente la conséquence de la justification qui n’est pas une transformation de la nature du pécheur repentant, mais un changement de statut devant Dieu. La personne justifiée est devenue juste aux yeux de Dieu.

Il convient de se poser la question de notre motivation à suivre des enseignements bibliques, parce qu’il faut éviter les deux écueils décrits en :

1 Corinthiens 8:1b-2

1 …, nous savons que nous avons tous la connaissance. La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

Et qu’il faut faire attention à suivre l’avertissement de

Jacques 1:22-25

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

Les études bibliques comme les prédications, ont pour seul but de conduire chacun à mener une vie en toute obéissance à la volonté de Dieu, et d’aider à marcher sur le chemin de sanctification :

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Que le Seigneur n’ait jamais à nous dire :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

1 – Romains Chapitre 5 : Conséquences de la justification par la foi

Ce chapitre décrit les fruits de la justification par la foi qui sont des conséquences positives.

Un petit rappel :

Paul a fait la démonstration que pas un seul homme n’est juste devant Dieu en cherchant seulement à respecter la loi reçue par Moïse. Dieu avait pendant un temps, laissé l’homme vivre sans loi, ce qui s’est révélé être une faillite avec pour conséquence le déluge. Aussi un peu plus tard, a-t-il donné les tables de la loi, ce qui a montré à l’homme son incapacité d’être juste par lui-même. En fait, la loi agit comme un précepteur qui met en évidence l’incapacité de l’homme à être juste par lui-même et qui l’incite à se tourner vers Dieu pour obtenir sa grâce. Cette grâce est l’œuvre de Jésus à la croix. D’esclaves du péché que nous étions, acceptons-nous d’être les esclaves de Jésus par la rédemption ? Car il est écrit :

Romains 6:18

6 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

Selon Romains 3, on n’est justifié par Dieu que par la foi, et le chapitre 4 de l’Épître aux Romains présente comme exemple deux personnages de l’Ancien Testament, Abraham et David, qui ont été justifiés par la foi.

2-   la justification par la foi

Romains 5:1-11

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Vouloir être juste selon la loi est une grave erreur qui ne fait que conduire à la condamnation.

Galates 5:4

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

A contrario, la justification qui vient de Dieu, nous donne la grâce et la paix avec l’espérance de la gloire.

Romains 5:1-2 :

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

– Étant donc justifiés par la foi,

1° – v. 1, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes réconciliés avec lui;

2° – v. 2, nous avons accès à sa grâce, et nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

3° – v. 3-5, Cela conduit à la persévérance, puis à l’espérance et à l’amour de Dieu;

4° – v. 9, nous sommes justifiés par son sang;           

5° – v. 9, nous sommes sauvés par lui de la colère à venir;   

6° – v. 10-11, nous sommes réconciliés avec Dieu;    

==> v. 20, là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.  

Qu’est ce que la gloire de Dieu dont il est question au verset 2 ? Il s’agit de l’espérance de recevoir un corps de résurrection semblable à celui de Jésus-Christ par lequel nous serons participants de la nature de Dieu. (2 Pierre 1:4)

Par la foi que nous avons en Jésus-Christ, Dieu nous justifie et nous accorde sa paix. Nous sommes au bénéfice de la justice qui est en Jésus-Christ, parce que nous sommes en Christ une nouvelle créature ( 2 Corinthiens 5:17)

Si nous sommes justifiés et sanctifiés, nous pouvons avoir l’assurance de partager dans le futur la gloire de Dieu. Certains pourraient penser que c’est de la présomption de dire cela, mais nous savons que ceci est le privilège des chrétiens, parce que ceux-ci sont devenus enfants de Dieu.

Romains 5:3-5 – l’assurance d’être aimés de Dieu

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

De quelles afflictions s’agit-il dans ces versets ? Il s’agit des persécutions, des pressions, des difficultés, des souffrances qui ont pour but la formation du caractère du chrétien, et de sa maturité spirituelle. Hébreux 12:5-11 (le châtiment du père comme à des fils) et

 1 Pierre 4:12-16

12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.

13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

15 Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui.

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

L’amour que Dieu déverse dans nos cœurs, est indissociable de la foi en Lui, et de la persévérance dans les afflictions.

De la même façon qu’à l’armée, les soldats s’entraînent au parcours du combattant en passant une série d’épreuves, d’obstacles, le chrétien a son parcours du combattant chrétien lui permettant de s’aguerrir. Les épreuves en effet, fortifient la foi, et aident à résister dans les mauvais jours, à tenir ferme après avoir tout surmonté. Pas d’épreuves … Pas de preuves ! 

Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

Romains 5:9-11 – l’assurance de notre salut final

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Il résulte de ces versets que si nous sommes justifiés, nous sommes réconciliés avec Dieu et serons sauvés de sa colère. Nous ne connaîtrons pas la colère de Dieu. Au verset 10, il est expliqué que nous sommes réconciliés avec Dieu par la mort de Jésus et que nous somme sauvés par sa vie, par sa résurrection. La résurrection de Jésus est en effet pour chaque chrétien la promesse, l’assurance de sa propre résurrection.  

Il reste un point à aborder qui est celui de notre transformation, de celle dont parle l’apôtre Paul en: 

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

La transformation dont il s’agit, ou changement de forme, est celle qui permet de devenir conformes à Jésus, c’est-à-dire formés à son image. Paul emploiera pour expliquer cela l’image de la tente (la sanctification, puis la glorification) en:

            2 Corinthiens 5:1-5

1   Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.

2 Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste,

3 si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus.

4 Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. 

5 Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit. 

Pourquoi Paul utilise-t-il l’image de la tente ? Il est permis tout d’abord de penser que Paul a utilisé cette image parce que lui-même fabriquait des tentes pour subvenir à ses besoins. Cependant plus que cela, il est permis de penser qu’il se référait au tabernacle, à cette tente utilisée dans le désert qui servait de lieu où Dieu résidait parmi son peuple, tente qui ne fut plus utilisée après la construction du temple par Salomon. Nous pouvons utiliser la même comparaison pour notre corps et la tente du tabernacle avec notre futur corps céleste identifié au temple de Jérusalem.

Par ailleurs, il est indiqué dans la Bible que pour le chrétien, son corps est devenu le temple du Saint Esprit (1 Corinthiens 6:19). De même que tous les ustensiles nécessaires au culte de Dieu ont été transférés dans le temple après sa construction, de même les parties de notre « corps » qui adorent Dieu, seront-elles aussi transportées dans ce nouveau temple.

Juste :

Les mots : juste, justifier, justification qui se trouvent cent une fois dans tout le Nouveau Testament, se retrouvent quarante trois fois dans l’Épitre aux Romains. (43/101)

Justice 30/73 ; Justifier 12/25 ; la Justification 4/6 en Romains, 1 fois en 2 Corinthiens et 1 fois en Galates.

Toutefois se pose un autre problème, celui de la sanctification que Paul va aborder. En effet, si Paul utilise abondamment le terme de justice et ses dérivés, par contre, nous ne trouvons le verbe sanctifier qu’une fois sur quinze dans toute cette Épître, en Romains 15:16, et aucune fois le mot sanctification. Pourtant ce problème de la sanctification sera abordée par Paul au chapitre suivant.

Pour rappel : La justification est une déclaration juridique unique aux conséquences permanentes. La justification inclut le pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu qui va et doit être suivie immédiatement de la sanctification qui est un processus continu dans le temps.

La justification est l’œuvre de Christ pour nous, quand la sanctification est l’œuvre qui a lieu en nous par le Saint-Esprit.

3-  La comparaison et le contraste entre la justification et la condamnation

Romains 5:12-16

12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, …

13 car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.

14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

15 Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

Versets 12-14 : Le péché d’un seul homme a entraîné la mort de tous les hommes, alors même que celui-ci n’avait pas pu être imputé aux autres hommes puisque la loi n’avait pas encore été promulguée . Le péché a eu malgré tout pour conséquence la mort pour tous les humains.

Verset 15-16 : Si la condamnation est la conséquence d’une seule offense, il en est autrement de la justification puisque celle-ci a lieu après plusieurs offenses.

Pour comprendre le développement de Paul, il faut considérer que tous les hommes sont en Adam et qu’ils subissent la conséquence de la transgression de ce dernier. A l’inverse, tous les croyants en Christ bénéficient de la grâce et du salut par la rédemption.

Pour donner une image, il faut penser qu’en Adam, se trouvait tout le potentiel humain, sa descendance. C’est ainsi que dans l’Ancien Testament quand une personne était tuée, c’était la personne et sa descendance potentielle qui était considérée tuée avec lui. Avec Adam, « l’ADN » de mort qui était en lui, a été transmis à tous les hommes.

D’un autre côté, quand nous sommes en Jésus, le même principe s’applique. En Jésus, nous recevons « l’ADN » de la vie éternelle.

4-  La justice obtenue par un seul acte

Romains 5:16-19

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

17 Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus Christ lui seul.

18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.

19 Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.

La condamnation est venue par une seule offense, la justice quant à elle est venue par un seul acte de justice.

Du verset 12 au verset 19, le mot ‘seul’ apparait douze fois pour mettre en lumière l’œuvre de Jésus et l’amour de Dieu par rapport aux conséquences du péché.

Les versets 18 et 19 mettent en parallèle la désobéissance d’Adam qui a entraîné la chute de tous les hommes, avec la justice de Jésus-Christ qui a entraîné la justification de tous ceux qui croient en Jésus.

Avant la loi, le péché existait mais il n’y avait pas d’offenses puisqu’il n’y avait pas de loi. Lorsque Dieu a donné la loi à Moïse, l’offense due au péché a abondée. Cependant avec l’œuvre de Jésus à la croix, la grâce qui en a découlé, a surabondé :

Romains 5:20-21

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur.

La loi n’a fait que révéler l’offense faite à Dieu par le péché. Plus que cela, l’esprit de rébellion de l’homme fait que puisque c’est interdit, il l’a commis (Romains 7). Ainsi, le péché a abondé. La loi a révélé notre incapacité à être justes par nous-mêmes et son seul but a été de révéler notre véritable situation de perdus, notre besoin d’un sauveur.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

  1. Principe universel : nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi ;
  2. Principe général : l’homme est justifié par la foi en Jésus Christ et non par les œuvres de la loi ;
  3. Principe personnel  : nous avons cru en Jésus Christ afin d’être justifiés par la foi en Christ.

Le péché produit l’offense et conduit à la mort !

La grâce produit la justification et conduit à la vie éternelle !

Toute affirmation que le salut s’obtient par la foi en Jésus-Christ plus autre chose, est blasphématoire.

La grâce de Dieu surpassera toujours l’abondance du mal.

Rappel : de la justification

v. 1-2 – Nous avons l’assurance de la paix avec Dieu;

v.2     – Nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

v.3-5  – Nous avons l’assurance d’être aimés par Dieu;

v. 6-11 – Nous avons l’assurance de notre salut final et complet.

Ésaïe 48:22 point de paix pour les méchants

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Tout être humain, à moins d’être totalement perverti, n’est pas en paix quand il commet un acte injuste. De plus, le méchant, celui qui ne croit pas en Dieu et qui ne se plie pas à sa volonté, ne connait pas la paix. C’est ce que nous dit Ésaïe 48:22

 22 Il n’y a point de paix pour les méchants, dit l’Éternel.

Ésaïe 48:22

le méchant ne connait pas la paix intérieure, la paix intérieure que seul Dieu peut donner. Ce qu’il peut ressentir n’est qu’une fausse paix, que de l’arrogance. A l’inverse, le chrétien véritable comme il est dit en :

Romains 5:1

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

Le sort du juste et du méchant sont mis en opposition au psaume 37 qui dit:

Psaumes 37:37-38

37 Observe celui qui est intègre, et regarde celui qui est droit; Car il y a une postérité pour l’homme de paix.

38 Mais les rebelles sont tous anéantis, La postérité des méchants est retranchée.

Le verset de Ésaïe 48:22 est en réalité un véritable rappel à toute personne qui s’est éloignée de Dieu à revenir à lui, à se repentir pour que Dieu lui accorde en retour une paix, la vraie paix qui vient de lui.

Jésus nous dit en :

Jean 14:27

27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.

Quand nous expérimentons cette paix qui vient de Dieu, nous reconnaissons la différence quelles que soient les circonstances. La paix est là, la vraie paix avec la joie en plus !

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Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Romains 12:2

Ésaïe 47 – 49 – – – 1 Thessaloniciens 4