Romains chapitre 7 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

A partir du chapitre 6 de Romains, Paul traite de la sanctification par l’union du chrétien avec Christ en sa mort et en sa résurrection. Un point important à ne jamais oublier est celui d’associer mort et résurrection, la résurrection étant la confirmation que Dieu le Père a agréé le sacrifice de son Fils, Jésus-Christ. En effet, s’il n’était pas ressuscité, sa mort serait passée inaperçue.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 8

Romains chapitre 7 : la lutte contre le péché et la loi

Il a été dit précédemment que :

Romains 6:14, 18

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

Ainsi, les chrétiens ne sont plus sous la puissance du péché, mais ils sont sous la grâce de Dieu, et sont devenus esclaves de la justice de Dieu.

Cependant, n’étant plus sous la puissance du péché, nous ne pouvons plus dire que le fait de pécher est hors de notre contrôle. Il faut garder ces deux versets en mémoire car Paul va parler du conflit qui en résulte.

Au verset 1 de ce chapitre 7, Paul montre qu’il s’adresse à des personnes qui fréquentaient la synagogue, considérant qu’ils connaissaient la loi.

1 – Introduction

Dans ce chapitre 7, Paul décrit la position du chrétien devant la loi et affirme que le chrétien est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le bon moyen pour lui d’obtenir la justification et la sanctification.

Romains 7:1

Ignorez-vous, frères, –car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? »

La puissance de la loi vient activer la puissance du péché. Il suffit d’observer un petit enfant à qui l’on a interdit de faire quelque chose et qui, quand même, va vouloir faire la chose interdite. Ainsi la loi pousse à pécher et ne fait que révéler le péché. Sa fonction est de dresser un diagnostic sans apporter de solution définitive, de remède au péché et par là même aucune guérison. Elle ne permet que de dresser le diagnostic que tu es pécheur. Alors, que faut-il faire puisque ce n’est pas la loi qui va le dire ?

Dans ce chapitre de Romains 7, Paul décrit en fait, la position du chrétien devant la loi. Il affirme que celui-ci est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le moyen pour obtenir la justification, puisqu’il est écrit que nous sommes justifiés par grâce et par la foi. La loi ne fait que révéler l’ancien état de pécheur du chrétien.

A partir du verset 2, Paul prend l’exemple d’une femme mariée pour montrer que nous sommes libérés de la loi, comme la femme mariée quand son mari meurt.

Romains 7:2-4

Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Ainsi, les juifs qui étaient liés à la loi et qui se sont convertis, ont été mis à mort en ce qui concerne la loi et sont ressuscités. Leur vie est désormais en Christ. Ceux-ci et les chrétiens qui voudraient judaïser, c’est à dire revenir à la loi, seraient en quelque sorte des adultères par rapport à Jésus.

Les véritables chrétiens, en effet, n’étant plus sous la domination du péché, ne sont plus sous la loi parce que la loi est liée au péché, et elle n’est jamais qu’un révélateur de celui-ci (versets 7 à 13). Ainsi, les chrétiens ne sont plus liés au péché, mais liés à Jésus-Christ comme Paul le dit en :

Colossiens 3:3

Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

De la même façon que le chrétien est mort au péché, il est mort à la loi, ce qui veut dire qu’il est affranchi de l’autorité et du pouvoir de la loi. Il est très important de bien comprendre le verset de :

Romains 7:4

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Les chrétiens sont donc morts en Jésus-Christ, et ainsi la loi n’a plus de pouvoir sur eux, mais ??? Et nous allons voir que ce n’est pas aussi simple que cela, parce qu’il existe une lutte.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

La conséquence de ce verset, c’est que le chrétien n’est plus poussé à faire les œuvres de la chair de Galates 5:19-21 qui sont des péchés, ce que Paul appelle des fruits pour la mort. Il n’est plus poussé non plus à faire des œuvres mortes dont il est question en Hébreux 6, mais les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour qu’il les pratique comme il est écrit en Éphésiens 2:10.

Romains 7:5-6

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

« La lettre tue et l’esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:6), est une autre façon d’exprimer cela.

La loi en fait, a été comme un précepteur pour conduire les croyants à Christ. Si elle n’avait pas été donnée à Moïse, nous aurions vécu de façon libre parce que la notion de péché n’aurait pas existé. Cette notion de péché en effet, n’existe pas dans la mesure où aucune loi ne dit que telle chose est péché. A partir du moment où il y a une loi, une règle, on peut être sanctionné. Ainsi en est-il pour le code de la route. Quand on contrevient à celui-ci, on est sanctionné.

Galates 3:23-24

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Maintenant que les chrétiens servent dans un esprit nouveau, ils portent du fruit, le fruit de l’Esprit de

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Il faut comprendre que le croyant vit la foi en Jésus, et que la loi n’est plus que la norme à laquelle il doit conformer sa vie. C’est un ligne de conduite. Cependant, si nous ne sommes plus sous la puissance de la loi, cela ne nous empêche pas de la respecter.

2 – L’impuissance de la loi

Romains 7:7-13

Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi n’est pas un remède au péché. Elle ne fait que dresser un diagnostic comme cela se passe en médecine, sachant qu’un diagnostic n’a jamais guéri personne. Celui-ci ne fait que dresser l’état de santé d’une personne pour conduire le médecin à proposer le bon remède.

Finalement, la loi nous a conduit vers Jésus, le bon médecin qui nous apporte le bon remède. La personne qui va refuser la loi, refusera Jésus, puisque cette personne se considère comme parfaite en s’affranchissant de toutes les normes, et en n’acceptant pas le diagnostic.

Le but premier de la loi est de révéler le péché, c’est-à-dire plus exactement la nature pécheresse de l’homme. Cette nature pécheresse et rebelle est ce principe de mal dans le cœur de l’homme naturel depuis la chute d’Adam. Celle-ci pousse l’homme naturel à vouloir comprendre pourquoi telle chose est interdite, en particulier quand l’interdit vient directement de Dieu. Il se comporte comme l’enfant à qui on interdit de faire quelque chose qui est dangereuse pour lui mais que la curiosité pousse à faire par incrédulité, et qui va avoir des conséquences néfastes pour lui.

Ne pas respecter la loi de Dieu révèle en premier lieu un manque de confiance de l’homme vis à vis de son créateur. C’est ce qui s’est passé avec le péché originel d’Adam quand Satan est venu et à mis en doute la Parole de Dieu dans le cœur de celui-ci. Paul va expliquer ensuite le conflit de l’homme naturel face au péché.

Et là, après les belles déclarations que l’apôtre a faites au chapitre 6 (justification et sanctification), il met le croyant en présence d’un échec lamentable : son impuissance face au péché (v.14).

C’est là où cela devient délicat, où on ne comprend plus. Si je suis libéré, c’est donc qu’il n’y a plus de problème. Or, nous n’avons pas changé. Nous allons voir cela un peu plus en détail.

Paul parle de sa propre expérience face au péché et à la loi et de son vécu, il dresse un constat. C’est cela qui est intéressant. Paul a été presque sublime en montrant ses difficultés à lui. Et chaque chrétien peut se reconnaître dans ses mêmes difficultés. C’est une aide précieuse que nous donne Paul.

Romains 7:14-20

14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

15 Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne.

17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.

18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Pour résumer:

Nous sommes nés de nouveau et nous sommes en Christ. Nous sommes donc libérés de la puissance du péché mais nous avons toujours en nous cette nature pécheresse. L’homme est avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, mais sa nature pécheresse ne meurt pas. Elle est toujours là. Quand on sort des eaux du baptême, deux natures cohabitent en nous, la nature charnelle pécheresse et la nature spirituelle, l’homme nouveau. Martin Luther a fait une réflexion après avoir pris les eaux du baptême par immersion. Celle qu’avec le baptême, il avait pensé avoir tuer le vieil homme mais qu’il s’est aperçu que celui-ci savait nager !!! Cela veut dire qu’il ne faut donc pas oublier qu’en nous, cohabitent deux natures.

D’ailleurs, Paul nous dit pour illustrer cela en Romains 7:15 qu’il ne fait pas ce qu’il veut et qu’il fait ce qu’il hait.

L’expression “Car je ne sais pas ce que je fais”, serait plus compréhensible si elle était traduite par « je ne comprends pas ce que je fais ». Bref par son expression, Paul était conscient de commettre des actes alors qu’il les désapprouvait.

Tout le problème est de comprendre qu’à partir du baptême, le chrétien s’est identifié à Christ en sa mort et sa résurrection, d’où la nullité d’un baptême qui ne serait pas par immersion. C’est pour cela qu’il est appelé le baptême de Jésus pour le différencier du baptême de Jean qui n’était qu’un baptême de repentance.

Voici ce que Paul dit en :

Éphésiens 2:1-3

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

Si l’homme est libéré du pouvoir du péché, sa nature pécheresse n’a pas changée.

L’homme naît avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, un être régénéré, mais sa nature pécheresse est toujours là. Il a maintenant en lui deux natures :

– la nature pécheresse (l’homme naturel) et

– la nature régénérée (l’homme spirituel).

Il est devant le chemin de sanctification et il ne doit pas s’en détourner. En effet, c’est en marchant sur ce chemin de sanctification, que la nature régénérée va prendre le pas sur la nature pécheresse. Ainsi la nature spirituelle va croître, quand l’autre, la nature charnelle va diminuer. Dans la Bible, il est question ainsi de l’homme spirituel ou de l’homme nouveau et de l’homme charnel ou du vieil homme.

Le chrétien doit réaliser toute l’importance de la sanctification conduisant à ce que l’homme nouveau prenne le dessus sur le vieil homme. C’est le combat spirituel intérieur.

Celui qui veut être très spirituel, pourra être très spirituel, mais tôt ou tard sa nature pécheresse l’amènera à pécher, à être plus fragile parce qu’il sera moins vigilant. A contrario, celui qui a bien conscience qu’il a une nature pécheresse et qu’il doit veiller sans cesse, sera sur ses gardes pour ne pas tomber. “Veiller et prier” comme l’a dit Jésus. Il faut être honnête, et reconnaître que le chrétien ne peut pas faire le bien, même s’il le veut. Sa volonté est impuissante parce qu’esclave du péché.

Donc, quand après avoir été justifié, on sort des eaux du baptême, nous avons devant nous le chemin de la sanctification, ce chemin étroit et resserré dont il est question en Matthieu 7:14, sur lequel nous sommes sensés marcher. De chaque côté de ce chemin, se trouvent deux précipices dans lesquels il ne faut pas tomber, qui sont d’un côté la loi (vie sous la forme légaliste), et de l’autre côté la grâce permissive (c’est à dire que puisque je suis sous la grâce, je vis comme je veux). C’est là, où c’est délicat. En fait, le chemin de sanctification, c’est vivre selon la loi, tout en sachant que nous ne sommes plus sous la loi. La loi ainsi, ne doit être qu’un modèle de vie, celui de Jésus qui était dans une totale obéissance au modèle de vie qu’est la loi. Donc en marchant sur ce chemin de sanctification, la nature régénérée va prendre le pas sur la nature charnelle pécheresse, l’objectif étant que la nature spirituelle grandisse en nous et que la nature pécheresse diminue. C’est rappelez-vous ce que disait Jean Baptiste en Jean 3:30 “il faut qu’il croise et que je diminue”. Jean ne disait pas cela dans le même sens, mais cela montre qu’il comprenait parfaitement que lui, devait laisser la place totalement à Jésus. Mais, quand il dit cela, c’est tout simplement l’image du chemin de sanctification où nous, nous devons laisser notre nature pécheresse diminuer pour que Christ puisse croître en nous.  

Il faut réaliser toute l’importance de la sanctification qui amène  l’homme à prendre le dessus sur le vieil homme. C’est ce que j’appelle le combat spirituel intérieur parce qu’il est très facile de parler du combat spirituel, de dire “qu’on va chasser les démons, qu’on va faire ceci, qu’on va faire cela », sans lutter contre sa propre chair. Le chrétien a intérêt à mener en tout premier lieu, le combat spirituel personnel, intérieur à lui-même, avant de s’attaquer à un combat spirituel extérieur, sinon il  prendra des raclées. 

Donc, ce que je veux mettre aussi en évidence, c’est que la nature pécheresse des chrétiens se voient principalement chez ceux qui ne grandissent pas spirituellement. D’ailleurs ceux-ci, bien souvent, ne grandissent pas mais régressent. Paul s’adressant aux corinthiens va dire en 

1 Corinthiens 3:1 ,3

1 Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.

3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme?

Ces deux versets aident à comprendre pourquoi des chrétiens se comportent comme des inconvertis. On peut alors se poser la question de savoir si ces personnes sont encore charnelles ou si elles ne sont pas tout bonnement non converties. Il ne nous appartient pas de juger (Jean 3: 16 à 18). Jésus n’est pas venu dans le monde pour juger le monde mais pour le sauver. Par conséquent, nous sommes là pour sauver le monde et non pas pour le juger car on n’est pas en mesure de juger.

Pour le chrétiens régénérés qui se comportent comme des inconvertis, il faut comprendre qu’une nature régénérée (spirituelle) ne connait pas la sanctification. Par conséquent, être «non spirituel ou charnel» ne signifie pas être non régénéré. Quelqu’un peut être régénéré mais encore charnel parce que cette personne n’a pas avancé sur le chemin de la sanctification. Donc il peut y avoir des gens, et je pense qu’il y en a un certain nombre dans les assemblées, qui ont pris les eaux du baptême mais qui se sont arrêtés là. C’est ainsi qu’ils vont rester charnels longtemps, sauf si Dieu veut les toucher par sa grâce et qu’ils réalisent par une prédication peut être, par une parole qu’ils sont dans l’erreur et qu’ils ont quelque chose à faire pour marcher dans les voies du Seigneur. Le problème aussi est de la responsabilité des responsables qu’ils soient pasteurs, ou qu’ils portent simplement la Parole. En effet, on peut te demander de porter la Parole alors que tu n’as aucune autorité reconnue. Donc tout est possible, mais il faut que la personne ait conscience, qu’à un moment elle réalise son état. Il faut que la personne soit suffisamment humble pour écouter, accepter et se remettre en question, ne serait que pour se poser la question de savoir si ce qui a été dit est juste ou pas. Est ce que cela me concerne ou pas ? C’est tout le problème de la responsabilité. L’un a la responsabilité de parler, l’autre a la responsabilité d’accepter ou de rejeter.

Tant que chez le chrétien, l’homme spirituel en lui, est plus faible que l’homme naturel, comme Paul il ne pourra que dire : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7:14-24). En clair, tant que l’homme spirituel ne domine pas l’homme charnel, il sera plus faible que ce dernier.

Il est extraordinaire de trouver ces paroles. Là, Paul transmet son expérience, ses combats, et le chrétien peut facilement s’identifier à lui. On peut rendre grâce à Paul de dire cela. C’est un encouragement à lutter parce que quand on voit qu’une personne comme Paul, dire par quoi elle est passée, et que l’on se dit que nous sommes sur le même chemin, nous ne pouvons que constater que nous sommes dans un même combat.

3 – Le combat intérieur

Romains 7:21-25

21 Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

24    Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?… »

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! …Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Belle conclusion que ces versets !

Alors je me lui livré à une étude sur les mots utilisés par Paul. Comment expliquer cette défaite après les si belles promesses de Romains 6 ? La communion avec Christ serait-elle illusoire ? Ceci est une reconnaissance de défaite, mais c’est cependant la reconnaissance de tous chrétiens qui sont passés par là, qu’ils ne peuvent pas s’appuyer sur leurs propres forces et résister. Le message est là. Nous ne pouvons pas lutter avec nos propres forces. Cela ne suffit pas. Il faut rechercher l’appui et l’aide du Saint-Esprit.

Alors, nous allons reprendre les versets 17 à 24. Regardez quelle nature fait les choses, celle qui est spirituelle ou celle qui est charnelle.

NS = Nature Spirituelle ; NC = Nature Charnelle
17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. 17 Et maintenant ce n’est plus moi (NS) qui le fais, mais c’est le péché (NC) qui habite en moi.
18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair (NC): j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. 20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi (NS) qui le fais, c’est le péché (NC) qui habite en moi.
21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je (NS) veux faire le bien, le mal (NC) est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; (NS)
23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (NC)
24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?…

Le verset de Galates 5:17 donne l’explication de ce qui se passe.

Galates 5:17

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

Pour comprendre cette défaite, il faut faire une étude de cinq mots que l’on trouve dans l’Épître aux Romains au chapitre 7 versets 14 à 24 et dans toute l’Épître aux Romains. Les mots sont “je”, “moi”, “la loi”,”Jésus”, le Saint-Esprit”. Combien fois trouvons nous ces mots ?

On trouve :

 Romains 7:14-24Romains 7Romains maisRomains 7:14-24Romains 7Romains
Je22 fois 3073 Jésus0 fois136
Moi3 fois 726 le Saint-Esprit0 fois128
la loi5 fois1350     

En Romains 7:14-24, rien qu’en regardant combien de fois sont utilisés ces mots, on s’aperçoit que l’homme décrit n’a pas cherché l’appui de Jésus. Il n’a pas cherché l’appui du Saint Esprit, et s’est appuyé uniquement sur ses propres forces. Donc, l’échec était au bout. Intéressant ! En conséquence, après un tel constat, il faut chercher ailleurs qu’en soi le secret de la victoire. C’est pourquoi, Paul dira aux Corinthiens en :

2 Corinthiens 12:9-10

9  et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Donc, en comparant le passage Romains 7:14-24 avec ces deux versets de Épître aux Corinthiens, on a l’explication. Il faut accepter d’être faible pour chercher l’aide et la force dans le Seigneur. Celles-ci nous sont données par son Saint-Esprit.

Ce secret se trouve aussi au chapitre 8 de l’Épître aux Romains qui est un véritable chant de victoire.

Plus le chrétien travaille à sa sanctification avec, et sous la conduite du Saint-Esprit, plus il lui sera facile de combattre sa nature charnelle et de la vaincre.

Pour résumer, Romains 7 est comme si le chrétien avait en lui un chien noir et qu’après le baptême un deuxième chien blanc vienne vivre en lui (pour reprendre une image tirée d’une BD de Tintin). Le problème est que le chien blanc et le chien noir se battent constamment chez le nouveau converti. Le chien blanc pousse le chrétien à faire le bien, tandis que le chien noir le pousse à faire le mal. La grande question est lequel a le dessus ? La réponse est que cela dépend de celui que le chrétien nourrit le plus ! Il faut qu’il nourrisse le chien blanc, et n’alimente pas le chien noir pour l’affaiblir au maximum. Cela s’explique par le fait que dans la vie du chrétien, se trouve soit le fruit de la chair de Galates 5:19-21 soit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22.

Alors, prions selon ce qui est écrit en Psaumes 51:12-15 (Prière de David)

Psaumes 51:12-15

12 O Dieu! crée-en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

13 Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.

14  Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne!

15  J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.

Romains chapitre 6 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le chapitre 6 de l’épître aux Romains parle de la sanctification à laquelle tous les chrétiens sont appelés, sans que ce terme soit employé. Cette sanctification est la suite logique de la justification des chapitres précédents. Il s’agit de la marche du chrétien qui est conduit par l’Esprit.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 7

Romains chapitre 6 : vivre une nouvelle vie en Christ

Introduction

Rappel :

Le salut que Dieu donne gratuitement à quiconque croit, ne dépend en rien de ce que le croyant peut faire mais repose sur ce que Dieu fait pour celui-ci par Jésus-Christ.

1 – Les chapitres 6 à 8 traitent de la sanctification en Jésus   

Ceci étant dit, le problème de la sanctification est un problème angoissant qui tourmente les jeunes et les vieux chrétiens et qui malheureusement, semble souvent mal compris.

Romains 1:16 enseigne que l’Évangile « est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » en Jésus-Christ, et Romains 3 à 5 enseigne «la puissance de Dieu pour sauver ou pour justifier » celui qui croit en Christ.

Romains 6 enseigne «la puissance de Dieu pour rendre saint celui qui croit en Christ. »

Si Romains 5 évoque le statut (ou position) juridique du chrétien, c’est-à-dire sa justification une fois pour toutes, Romains 6 ne parle pas du processus de la sanctification, mais du statut (ou condition) moral du chrétien, du fait qu’il a été rendu saint une fois pour toutes. Il faut préciser que nous sommes déclarés saints lors de notre justification, mais que nous devons travailler à notre sanctification en marchant par l’Esprit parce que la sanctification ne va pas sans le Saint Esprit. Il n’est pas possible de penser qu’on va se sanctifier soi-même. Ce serait faire des œuvres mortes et travailler inutilement.

Voici un petit récapitulatif de Romains 6 :

Romains 6:1-10 constitue un exposé doctrinal sur ce «qu’il faut croire» alors que Romains 6:11-16 constitue une exhortation sur «comment il faut vivre». Les versets de Romains 6:17-23 quant eux, consistent en un encouragement devant les progrès déjà accomplis par rapport à ce qui a pu déjà être réalisé par les romains.

Ce chapitre est un modèle pour la façon dont le chrétien doit être édifié. Il ne faut pas oublier que les mots édifier et sanctifier représentent à peu près une même idée. Quand on se sanctifie ou quand on est édifié, il y a comme une forme d’élévation. Il faut avoir une foi saine et la mettre en application. La mise en application est importante. C’est un encouragement à persévérer, puisque notre sanctification est le chemin qu’il faut emprunter jusqu’au rendez vous final avec le Seigneur.

Les trois chapitres de Romains 6, 7 et 8 peuvent être vus comme un triptyque.

Le premier tableau dressé est sombre : La loi du péché, la loi et moi, c’est à dire par exemple:

6:1 « Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? 

Le deuxième tableau est encore plus sombre : là, c’est moi face à la loi avec mes propres forces.

7:21 « Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. »

Pour arriver au troisième tableau qui est glorieux, resplendissant qui est la loi de l’esprit de vie

8:2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

 A la fin du chapitre 5, il a été question de la grâce de Dieu. Le découpage en chapitres de la Bible, est très pratique pour avoir des repères, mais il faut faire attention en abordant un chapitre qu’il n’y ait pas dans la fin du chapitre précédent une introduction . En effet, nous en voyons ici un exemple, parce que le verset 1 de Romains 6 est la suite des versets de Romains 5:20 et 21 et qu’il ne peut bien être compris que si on relit les deux versets précédents, ou qu’on se les rappelle. 

Là on voit que Paul pose une question, et cette question peut interroger et nous amener à une grande interrogation quand on nous pose la question suivante: Quand nous sommes sous la grâce, peut-on pécher comme avant? Après avoir étudié Romains 6, il n’est pas possible de penser cela. Ceux qui ont étudié l’épître aux romains et qui disent cela, sont impardonnables.

Voici ce que Paul dit à Tite.

Tite 2:11-13

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

Le verset 13 de ce chapitre 2 de Tite est très important parce qu’il nous dit « en attendant la bienheureuse espérance », c’est à dire en attendant de mourir physiquement. Qu’est que c’est que cette bienheureuse espérance ? C’est l’espérance d’être auprès de Dieu, dans la gloire de Dieu, et d’être participant de la nature divine selon 2 Pierre 1:4, ce qui est extraordinaire.

2 – Romains chapitre 6 : La délivrance de la puissance du péché

La repentance a eu pour conséquence l’effacement du péché. Cependant cette repentance n’est qu’un des aspect du salut, puisqu’avec le salut nous sommes libérés de la puissance du péché. Si le chrétien ne l’était pas, il succomberait régulièrement au péché. Cela ne veut pas dire qu’il ne succombe plus, mais cela n’arrive plus régulièrement. Par le Saint Esprit, le Seigneur nous donne la force de résister parce que nous ne sommes plus esclaves du péché. Nous allons voir que nous sommes par contre, esclaves de la justice de Dieu, esclaves de Jésus-Christ. Nous sommes tous pour bénéficier de cette grâce, mais notre nature charnelle nous pousse à faire le mal. C’est pourquoi Paul introduit les réponses divines, par deux questions fréquemment soulevées, verset 1 et verset 15

Romains 6:1, 15

1 Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?

15 Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Quand nous lisons « loin de là », il est possible de traduire par aucunement, ce qui veut dire : il n’en est pas question. Il est préférable de prendre ce sens d’aucunement parce que c’est catégorique, tranchant.

Cette expression « loin de là » exprime un véritable sentiment d’indignation et de rejet qui pousse chacun à reconnaître le caractère infondé de cette déclaration du verset 1.

Romains 6:2-4

Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Qu’est-ce que Paul veut nous dire ?

Avant comme tout humain, nous vivions dans le péché. Maintenant, nous sommes morts au péché et nous vivons en Christ ! Ce que nous disent ces trois versets, c’est qu’il nous faut prendre conscience de notre nouvelle identité !

Alors une grande question se pose : comment évangéliser ? En effet, l’évangélisation doit être efficace, car sinon elle ne sert à rien. Si nous parlons, que ce soit au moins pour apporter quelque chose aux personnes rencontrées. Si elles n’acceptent pas le message immédiatement, cela n’a pas d’importance. L’important pour chaque chrétien est de semer en étant dirigé par le Saint Esprit, et pas en l’ayant programmé lui même, par ses propres forces.

En ce qui concerne la nouvelle identité :

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Ce qui est dit en Galates, c’est un peu ce qui est écrit, mais sous une autre forme en Romains. Il faut lire l’épître aux Galates parce que c’est un bon complément, mais Romains est plus structuré.

Je vis en Christ, et Christ vit en moi ! Qu’est ce que cela veut dire?

Dire : ‘Christ en moi, et moi en Christ.’ signifie que l’on ne peut plus dissocier l’un de l’autre. Christ est en chaque cellule de notre corps.

Une des racines du péché consiste à vivre selon ses propres normes. Je décide moi-même de ce qui est bien et de ce qui est mal. Conclusion : je me considère comme mon propre dieu !

Il faut comprendre que la loi n’est pas le moyen pour arriver au salut, mais la norme à laquelle le chrétien doit conformer sa vie, c’est-à-dire qu’il ne vit plus selon ses propres normes, mais selon les normes de Dieu, qui se trouvent dans la Bible.

La responsabilité personnelle du croyant à l’égard de l’œuvre divine de la sanctification ressort au travers de quatre expressions mentionnées dans ce chapitre.

  1. Comme croyants, nous ne devons pas ignorer (v.3) (Ici il s’agit d’une question), mais nous devons savoir (v.6,9) c’est-à-dire connaître les faits de notre union et de notre identification avec Christ dans sa mort et sa résurrection ;
  2. Comme croyants, nous devons regarder (v.11) c’est-à-dire reconnaître ces faits comme vrais à notre égard; 
  3. Comme croyants, nous avons à nous donner (v.13), à nous livrer (v.13, 16, 19) à nous offrir (v.13) une fois pour toute à Dieu, comme étant vivants de morts que nous étions, et nous mettre à sa disposition.
  4. Comme croyants, nous avons à obéir (v.16, 17) sachant que la sanctification se poursuit dans la mesure de notre obéissance à la volonté de Dieu révélée dans sa Parole.

La sanctification, c’est jusqu’au bout.

Voyons ce qui est dit :

Romains 6:4

4  … de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Le mot marcher en grec est  »péripateo », mais celui-ci peut être traduit également par se conduire, vivre. De même nous, nous marchons en nouveauté de vie. Nous conduisons notre vie d’une nouvelle façon. Ici, nous sommes bien loin de la grâce permissive de certains « chrétiens » à qui Jésus dira : ‘‘je ne vous connais pas, vous qui commettez l’iniquité » ainsi qu’il est écrit en Matthieu 7:21. La marche dans la sanctification ou la marche par l’Esprit est cette nouvelle façon de conduire notre vie, parce que par nos propres forces, nous n’en sommes pas capables. Il est dit en:

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ceci est vraiment très important de comprendre cela. Nous rencontrerons toujours des personnes qui diront que puisqu’elles sont sous la grâce, elles peuvent vivre comme elles veulent, en toute liberté. Paul s’oppose à ces personnes qu’on appelle antinomiens, c’est à dire celles qui sont contre la loi. Si une personne continue à vivre dans le péché, c’est la preuve qu’elle n’est pas morte au péché. Nous en déduisons donc qu’elle ne vit pas en Christ ! Une personne en effet, ne peut pas vivre en même temps dans le péché et en Christ, sinon inconsciemment par son propos, elle décrète que Christ est péché !

Romains 6:3-4

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Cette signification du baptême est très importante à comprendre et à retenir. Si nous ne comprenons pas pleinement cela, notre vie chrétienne sera bancale. Comprendre ne veut pas dire seulement comprendre intellectuellement. Il faut que cela soit imprégné en nous, et que nous vivions en conséquence  (en nouveauté de vie).

Si un chrétien ne comprend pas le véritable sens du baptême chrétien avec cette identification à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, il ne pourra pas mener pleinement une vie chrétienne ! C’est toute la différence qu’il y a entre pécher involontairement par accident ,et vivre dans le péché volontairement, négligemment ! C’est mépriser la Grâce de Dieu !

Comment une personne peut-elle venir à Christ pour être délivrée du péché et ensuite prétendre qu’étant sous la grâce, elle peut continuer à vivre dans le péché. Cela veut dire qu’elle continuerait à vivre comme avant, au lieu de vivre en nouveauté de vie ! Ceci est bien entendu incohérent Paul développe son raisonnement en :

Romains 6:5-7

En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,

sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;

car celui qui est mort est libre du péché.

Quand il est question d’être libéré du péché, il ne s’agit pas seulement d’être libéré de la sanction du péché, mais d’être délivré du pouvoir du péché.

Dans les versets 2 à 7, nous avons le fondement de la justification et de la sanctification qui est l’union spirituelle avec Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection.

Le baptême par immersion est très important dans sa signification. En prenant le baptême nous nous identifions à Jésus. Nous mourons au péché et nous ressuscitons pour la vie de Dieu. Dans les versets 5 et 8, le temps des verbes n’exprime pas un simple futur mais une certitude.

Verset 5 : ‘nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,’

Verset 8 : ‘nous vivrons aussi avec lui,’

Il est important d’avoir ces certitudes là. En effet, si nous avons un doute, nous allons nous laisser aller, tandis que si nous avons la certitude que nous le serons aussi par la conformité à la résurrection de Jésus, que nous vivrons aussi avec lui, ce sera différent. En fonction de ce que nous avons dans la tête, nous agirons de telle ou telle manière. La pensée est le lieu du combat spirituel.

Le chrétien participe à la mort de Christ afin de pouvoir participer à sa vie de résurrection. Ceci conduit à une réflexion : Peut-il prétendre à la vie de résurrection de Jésus-Christ s’il ne s’est pas identifié à la mort de Jésus par le baptême ?

Au verset 6 Paul emploie le mot doulos qui veut dire « esclave ». Ce mot a perdu de sa force aujourd’hui car nous ne sommes plus à l’époque où les gens se distinguaient par classe : hommes libres et esclaves. Si nous appelons Jésus, notre Seigneur, c’est qu’implicitement, nous sommes ses esclaves. L’esclave n’a pas de vie propre, il vit et fait ce que le maitre exige. EXIGE !

3 – Romains 6:8-15 – Nous sommes morts en Christ

Romains 6:8-10

Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,

sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Approprions-nous ce verset en proclamant :

Car je suis mort, et c’est pour le péché que je suis mort une fois pour toutes; je suis revenu à la vie, et c’est pour Dieu que je vis.

D’autre part, le chrétien ne peut pas jouir des bienfaits de la mort de Christ sans bénéficier en même temps de la puissance de sa vie de résurrection. Pour que les hommes soient saints, il faut d’abord que Dieu les justifie. Nous ne pouvons pas devenir saint sans être justifié au préalable. Cela veut dire qu’il faut s’être repenti. Dans le Nouveau Testament la sanctification est inséparable de la justification !

Souvent, on nous dit que quand on obtient le salut, c’est une fois pour toutes et que « si tu crois, tu seras sauvé ». Un bémol doit cependant être mis à cette affirmation. Qu’est que ce « je crois »? Tu crois quoi? Est ce que c’est un « je crois » purement intellectuel ? Ou un « je crois » affermi?.. Ce qui fait que ce qui peut être vrai dans le fait d’un salut éternel, qu’on ne peut pas perdre son salut, encore faut il déjà le gagner, l’acquérir. Quand on lit un certain nombre de versets, on se dit qu’on peut perdre le salut mais c’est sans doute parce qu’on ne l’a pas acquis. On peut le perdre parce qu’on ne l’a pas acquis véritablement parce qu’on hésite. Ceci est une interprétation. Le chrétien doit travailler à sa sanctification Paul d’ailleurs, dit en:

Philippiens 3:10-12

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir,

11 si je puis, à la résurrection d’entre les morts.

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

Si mon salut a été acquis une fois pour toutes, que voudrait dire la sanctification? Que voudrait dire : être édifié jusqu’à avoir la stature de Christ ? Que voudrait dire le verset de 2 Corinthiens 3:18

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

L’expression de gloire en gloire montre la marche progressive du chrétien au cours de laquelle il devient de plus en plus à l’image de Christ.

Dans le nouveau testament, la sanctification est inséparable de la justification. Cela veut dire que lorsqu’on est justifié, on ouvre la porte étroite qui débouche sur le chemin étroit et resserré de la sanctification.

Dans ce chapitre 6 de Romains, Paul commence par nous parler du péché et l’oppose à la Grâce, à la Grâce de Dieu. Paul nous dit que le péché a été vaincu à la croix, qu’il est mort à la croix pour celui qui croit. Il nous dit aussi que le croyant est en Christ, même s’il ne le dit pas explicitement comme il le fait en 2 Corinthiens (1:21 ; 5:17 ;12:19 ;13:5) ainsi qu’en Galates :

Galates 3:27

27  vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 

Ceci est une expression que Paul reprend au verset 3 de Romains 6.

Le péché sous son esclavage nous conduit à produire des fruits conduisant à la condamnation et à la mort spirituelle. Paul utilise dans cette épître un terme propre au marché aux esclaves : la rédemption. C’est le mot grec « apolutrosis » qu’il utilise et qui veut dire : délivrance obtenue par rachat ou libération effectuée par paiement d’une rançon.

Romains 6:10-15

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

La structure de ce verset 15 est identique à celle du verset 1.

Quand au verset 11, on lit « regardez-vous comme morts », cela peut être compris dans le sens de: considérez-vous comme morts au péché, pour que cela soit plus concret.

Dans ce passage de Romains 6: 10-15, Paul nous explique que si nous nous identifions à la mort de Jésus à la croix, nous sommes morts avec Lui, ce qui veut dire que nous sommes morts au péché. Donc, en étant mort au péché, nous ne sommes plus sous son esclavage. C’est ce qui différencie le chrétien des non-croyants qui ne comprennent pas que celui-ci puisse vivre sans faire telle et telle chose. S’il en est ainsi, c’est que tout simplement nous sommes morts au péché et esclave de la Justice de Dieu. Nous ne sommes plus sous la Loi, mais sous la Grâce. Nous avons changé d’esclavage. Nous avons changé de maitre. Alors que nous étions sur le marché aux esclaves, Jésus nous a vus, et il a payé le prix pour nous racheter. Nous sommes devenus ainsi esclaves de Dieu, esclaves à l’obéissance envers Lui, esclaves de sa Justice. Cependant cet esclavage est doux puisque son joug est doux et léger.

Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Le verset 15 parle d’un changement de situation, et Paul nous donne deux illustrations pour expliquer sa pensée :

  • En Romains 6:16-23 , il donne l’illustration de l’esclave et de l’asservissement
  • Et en Romains 7:1-6, il donne l’illustration de la veuve et de la libération légale par la mort de son mari. En effet, la femme mariée en fréquentant un autre homme, commet un adultère mais si la femme est devenue veuve, celle-ci est libre par rapport à son mari.

 Dans ces deux illustrations, se trouvent deux notions de liberté mais qui sont cependant différentes.

Le péché produit en nous des fruits qui nous conduisent à la mort, alors que l’obéissance (la justice) produit des fruits de sainteté ce qui nous conduit à la vie éternelle.

Dans ce chapitre 6, l’apôtre Paul expose le principe de la sanctification mais sans jamais utiliser ce mot. Cinq mots vont définir ce qu’est la mort au péché. Le croyant est :

1° – v. 6:3 – baptisé, c’est-à-dire plongé, noyé, immergé en Jésus-Christ

2° – v. 6:4 – enseveli avec lui

3° – v. 6:5 – greffé, et fait une même plante avec Jésus

4° – v. 6:6 – crucifié avec Christ

5° – v. 6:7 – mort avec lui

 Paul réalise en même temps les cinq caractères de la vie avec Christ. Le chrétien est :

1° – v. 6:4 – ressuscité avec lui,

2° – v. 6:4 – Il marche avec lui,

3° – v. 6:7 – libre du péché,

4° – v. 6:11 – il est vivant pour Dieu,

5° – v. 6:13 – Il se donne à Dieu.

Donc, nous ne sommes plus esclaves du péché, et nous avons la capacité de vivre une vie nouvelle dans l’obéissance à Christ, dans un état de sainteté. De même que la mort et la résurrection n’ont eu lieu qu’une fois pour toutes pour Jésus, notre état de justification – sanctification, est définitif pour nous, lorsque nous croyons en Jésus-Christ. Même si par accident il nous arrive de pécher, cela ne change pas notre état.

Il faut vraiment être imprégné du verset de

Romains 6:11

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

le mot « ainsi » entraîne une conséquence de tout ce qui vient d’être dit. C’est pourquoi, Paul exhorte le croyant à :

v. 11-12 regardez-vous, considérez-vous comme …

v. 13-14 et donnez-vous …

Romains 6:11-13

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

Paul dira en d’autres mots :

Colossiens 3:10

10 et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé.

Regardez bien cette notion d’évolution de mouvement: « ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance ». Il y a toujours encore cette notion de progression qui se fait par la connaissance. Par la connaissance de quoi ? Par la connaissance de la Parole de Dieu, Jésus étant la Parole. Par conséquent, en même temps que nous approfondissons notre connaissance de la Parole, nous approfondissons notre connaissance de Jésus selon « l’image de celui qui l’a créé ».

Galates 5:16-18

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

Ayant toujours en tête le problème de la sanctification qui est essentielle, il faut insister sur certains aspects de la Parole qui nous éclairent sur cette sanctification, comme marcher par l’Esprit, conduit par l’Esprit.

La nature pécheresse, la nature non régénérée est appelée le vieil homme. La nouvelle nature, la nature régénérée est appelée l’homme nouveau qui marche avec la puissance du Saint Esprit.

Verset 13. Ce verset commence par « Ne livrez pas vos membres au péché … «  Cela veut dire que cela dépend d’une décision personnelle, de notre propre volonté de répondre à la tentation par la résistance et le refus. Paul nous dit que nous aurons des tentations, mais que c’est à nous qu’il appartient de dire non à la tentation. Et nous avons en :

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Nous rejoignons ici « car c’est Dieu qui produit le vouloir et le faire, selon son bon plaisir », la prédication donnée sur la souveraineté de Dieu et le libre arbitre de l’homme. Il y a le « vouloir et le faire de Dieu », mais il y a aussi « ne vous livrez pas vos membres au péché » qui est le libre arbitre de l’homme qui s’exerce là. Le salut en réalité se construit. Il a trois étapes: le passé avec la repentance, le chemin de sanctification et la glorification quand on est auprès de Dieu en étant dans sa gloire (dans la vie éternelle). C’est un tout. Malheureusement, la notion de salut pour beaucoup, est inconnue. Un combat spirituel a lieu avec le côté charnel qui lutte et résiste à la volonté de Dieu.

Romains 6:13-15

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Paul revient avec insistance sur le fait que nous avons été libérés de la puissance du péché. Nous sommes sous la grâce, ce qui veut dire que nous sommes appelés à ne plus pécher. La grâce ne doit en aucun cas être une justification pour pécher.

Les convoitises de ce monde se présenteront toujours à nous. Cependant nous ne sommes plus sous l’esclavage du péché qui nous entrainait irrésistiblement à succomber aux tentations. Étant sous la grâce, Dieu nous donne la force de résister. Nous ne péchons plus parce que la loi nous dit que c’est mal ce qui serait du légalisme chrétien mais nous ne faisons plus le mal par amour pour notre maître, Dieu qui nous en donne la force.

Le chrétien ne retombera plus sous le coup de la loi puisqu’il a été justifié par Dieu. Il ne s’appuie pas sur ses propres forces, mais sur Jésus, sur le Saint Esprit.

Philippiens 4:13

13 Je puis tout par Christ qui me fortifie.

Cela ne veut pas dire qu’un chrétien ne péchera jamais. Voici trois versets de 1 Jean 3 sur le péché:

1 Jean 3:6-9

Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu.

Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.

Il faut faire attention à l’expression « ne pratique pas ». Si quelqu’un pratique le péché, il ne s’agit pas d’un accident, mais d’une pratique habituelle. Le vrai chrétien peut tomber dans le péché, mais il n’y reste pas, il ne s’y vautre pas. Il se repent, il confesse et obtient le pardon de Dieu.

1 Jean 1:9

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Vivre sous la grâce et vivre de la grâce de Dieu !

Hébreux 12:14-15

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés;

Éphésiens 2:8

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu

De la même façon, nous devons vivre la grâce de Dieu par la foi.

4 – Romains 6:16-23 – de qui sommes-nous esclave

Romains 6:16-23

16 Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice?

17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.

20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice.

21 Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Regardez le parallèle qu’il y a entre le verset 21 et le verset 22. Les fruits de la sainteté sont les fruits de la sanctification.

Le verset 16 est à rapprocher de celui de :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Être esclave du péché a pour conséquence la mort spirituelle dans cette vie, la mort physique à la fin de notre vie et la mort éternelle ensuite. Alors que lorsque nous sommes sous la justice de Dieu, que nous sommes justifiés, nous avons la vie spirituelle, et nous connaitrons la résurrection après la mort et la vie éternelle auprès de Dieu.

Cela peut-être incompréhensible pour certaines personnes ainsi qu’il écrit en :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Pourquoi en est-il ainsi? Parce qu’une personne qui n’est pas convertie ne peut pas comprendre. Et même dans certains cas, un jeune converti ne comprend pas forcément. Il faut un minimum. Cela répond au verset précédent qui dit que :

13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.

Comprenez-vous le problème que nous pouvons rencontrer avec des personnes qui n’ont pas la connaissance spirituelle de la Bible, et qui sont spirituellement mortes. Une personne qui a bac +5 va comprendre le français, ce qui littéralement est dit, mais spirituellement elle ne va pas comprendre ce que Dieu dit.

Paul conclut que d’esclaves du péché, nous sommes devenus esclaves de la justice de Dieu. Cela révèle un autre point. L’homme n’est jamais entièrement libre et cela doit être compris. Les anarchistes ont la devise qui dit: « ni Dieu, ni maître ». En réalité, ils se font des illusions parce que, soit l’homme est esclave du péché, soit il est esclave de la justice de Dieu. La puissance du péché est telle que l’homme ne peut en être libéré que par la puissance de Dieu.

Tout cela aboutit à la magnifique déclaration qui est la conclusion de ce chapitre :

Romains 6:22-23

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Donc d’un côté, verset 22, on a le fruit de la sainteté qui est la sanctification et d’un autre côté, verset 23, on a la grâce ou le don gratuit de Dieu.

Un petit rappel:

Éphésiens 2:8-9

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Après avoir étudié le chapitre 6 de Romains, il est impossible pour une personne honnête de dire que sous la grâce nous pouvons vivre comme avant, une vie de péché.
C’est un admirable témoignage qui semble tout conclure. Cependant voici que le chapitre suivant, le chapitre 7 de l’Épître aux romains, va révéler le combat qui se livre, non chez l’inconverti, mais dans le cœur même du croyant.

Matthieu 25 Parabole des dix vierges, sages et folles

Classé dans : Bible Nouveau Testament | 0

Matthieu 25 – Ce chapitre contient plusieurs paraboles, dont celle des dix vierges et des talents, qui illustrent l’importance de la préparation et de la fidélité envers Dieu. Jésus enseigne également sur le jugement des nations, soulignant que les œuvres de miséricorde envers les autres sont l’expression concrète de la foi véritable.

Étude biblique : Matthieu chapitre 25

Matthieu 25 – Bible Louis Segond  

La parabole des dix vierges

1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.

Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.

Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;

mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.

Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.

Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.

Les sages répondirent: Non; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

11 Plus tard, les autres [a]vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.

12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (où le fils de l’homme viendra)

La parabole des talents

14 Il en sera comme d’un [b]homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.

15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.

16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.

17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.

18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.

19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.

21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.

23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

le serviteur méchant et paresseux

24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;

25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.

26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;

27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.

28 Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.

29 Car [c]on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Le jugement des individus, membres des nations lors du retour de Christ sur terre 

31 Lorsque le [d]Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?

38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?

39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

40 Et le roi leur répondra: [e]Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Le jugement des maudits

41 Ensuite[f] il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;

43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?

45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

46 Et [g]ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

Chapitre suivant de la Bible : Matthieu 26

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.11-12 – Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Matthieu 7:21-23
[b] v.14-15 – Luc 19:12-14

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

Luc 19:12-14
[c] v.29 – Matthieu 13:12

12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

Matthieu 13:12
[d] v.31 – Matthieu 16:27

27 Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

Matthieu 16:27
[e] v.40 – Marc 9:41

41 Et quiconque vous donnera à boire un verre d’eau en mon nom, parce que vous appartenez à Christ, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Marc 9:41
[f] v.41 – Psaumes 6:9

Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal! Car l’Éternel entend la voix de mes larmes;

Psaumes 6:9
[f] v.41 – Matthieu 13:42

42 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Matthieu 13:42
[f] v.41 – Apocalypse 20:10

10 Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. 

Apocalypse 20:10
[g] v.46 – Jean 5:29

29 Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.

Jean 5:29

Exode 21 Les lois civiles la compensation du préjudice

Classé dans : Bible Ancien Testament | 0

Exode 21 Présentation des lois. Un esclave hébreux servira six ans et sera libre la septième année. La loi sur les personnes, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. La loi sur les atteintes aux biens. Si un bœuf frappe un esclave, un homme, une femme ou le bœuf d’un autre homme.

Exode 21 – Bible Louis Segond

Lois civiles : les relations de maître à esclave

1 Voici les lois que tu leur présenteras.

Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.

S’il est entré seul, il sortira seul; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui.

Si c’est son maître qui lui a donné une femme, et qu’il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul.

Si l’esclave dit: J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, –

alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service.

Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves.

Si elle déplaît à son maître, qui s’était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle.

S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.

10 S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal.

11 Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l’argent.

Lois civiles : les dommages corporels

12 Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.

13 S’il ne lui a point dressé d’embûches, et que Dieu l’ait fait tomber sous sa main, je t’établirai un lieu où il pourra se réfugier.

14 Mais si quelqu’un agit méchamment contre son prochain, en employant la ruse pour le tuer, tu l’arracheras même de mon autel, pour le faire mourir.

15 Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.

16 Celui qui dérobera un homme, et qui l’aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort.

17[a] Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

18 Si des hommes se querellent, et que l’un d’eux frappe l’autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort, mais en l’obligeant à garder le lit,

19 celui qui aura frappé ne sera point puni, dans le cas où l’autre viendrait à se lever et à se promener dehors avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail, et il le fera soigner jusqu’à sa guérison.

20 Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l’esclave meure sous sa main, le maître sera puni.

21 Mais s’il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni; car c’est son argent.

22 Si des hommes se querellent, et qu’ils heurtent une femme enceinte, et la fasse accoucher, sans autre accident, ils seront punis d’une amende imposée par le mari de la femme, et qu’ils paieront devant les juges.

la compensation du préjudice

23 Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie,

24[b] œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,

25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.

26 Si un homme frappe l’œil de son esclave, homme ou femme, et qu’il lui fasse perdre l’oeil, il le mettra en liberté, pour prix de son œil.

27 Et s’il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le mettra en liberté, pour prix de sa dent.

28 Si un bœuf frappe de ses cornes un homme ou une femme, et que la mort en soit la suite, le bœuf sera lapidé, sa chair ne sera point mangée, et le maître du bœuf ne sera point puni.

29 Mais si le bœuf était auparavant sujet à frapper, et qu’on en ait averti le maître, qui ne l’a point surveillé, le bœuf sera lapidé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, et son maître sera puni de mort.

30 Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé.

31 Lorsque le bœuf frappera un fils ou une fille, cette loi recevra son application;

32[c] mais si le bœuf frappe un esclave, homme ou femme, on donnera trente sicles d’argent au maître de l’esclave, et le bœuf sera lapidé.

Lois civiles : les atteintes aux biens

33 Si un homme met à découvert une citerne, ou si un homme en creuse une et ne la couvre pas, et qu’il y tombe un bœuf ou un âne,

34 le possesseur de la citerne paiera au maître la valeur de l’animal en argent, et aura pour lui l’animal mort.

35 Si le bœuf d’un homme frappe de ses cornes le bœuf d’un autre homme, et que la mort en soit la suite, ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix; ils partageront aussi le bœuf mort.

36 Mais s’il est connu que le bœuf était auparavant sujet à frapper, et que son maître ne l’ait point surveillé, ce maître rendra bœuf pour bœuf, et aura pour lui le bœuf mort.

Chapitre suivant de la Bible : Exode 22

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.17 – Matthieu 15:4

Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

Matthieu 15:4
[b] v.24 – Matthieu 5:38

38 Vous avez appris qu’il a été dit: œil pour œil, et dent pour dent.

Matthieu 5:38
[c] v.32 – Zacharie 11:12,13

12 Je leur dis: Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13 L’Éternel me dit: Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

Zacharie 11:12-13
[c] v.32 – Matthieu 26:15

15 et dit: Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent.

Matthieu 26:15

Exode 1 Égypte, oppression d’Israël et conflit avec Pharaon

Classé dans : Bible Ancien Testament | 0

Exode 1 introduit la situation difficile des Israélites en Égypte. Après la mort de Joseph, un nouveau pharaon qui ne connaît pas Joseph prend le pouvoir et soumet les Israélites à l’esclavage. Le chapitre met en lumière la souffrance croissante du peuple d’Israël, tout en soulignant la multiplication des Hébreux malgré l’oppression, annonçant le début de l’histoire de leur libération.

  Étude biblique : Exode 1

Exode 1 – Bible Louis Segond

I – Israël en Égypte ; oppression et conflit avec Pharaon (1:1 – 12:36)

Les événements consécutifs à la mort de Joseph

1[a] Voici les noms des fils d’Israël, venus en Égypte avec Jacob et la famille de chacun d’eux:

Ruben, Siméon, Lévi, Juda,

Issacar, Zabulon, Benjamin,

Dan, Nephthali, Gad et Aser.

Les personnes issues de Jacob étaient au nombre de soixante-dix en tout. Joseph était alors en Égypte.

Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là.

Les enfants d’Israël furent [b]féconds et multiplièrent, ils s’accrurent et devinrent de plus en plus puissants. Et le pays en fut rempli.

L’esclavage en Égypte

Il s’éleva sur l’Égypte un nouveau roi, qui n’avait point connu Joseph.

Il dit à son peuple: Voilà les enfants d’Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous.

10 Allons! montrons-nous habiles à son égard; empêchons qu’il ne s’accroisse, et que, s’il survient une guerre, il ne se joigne à nos ennemis, pour nous combattre et sortir ensuite du pays.

11 Et l’on établit sur lui des chefs de corvées, afin de l’accabler de travaux pénibles. C’est ainsi qu’il bâtit les villes de Pithom et de Ramsès, pour servir de magasins à Pharaon.

12 Mais plus on l’accablait, plus il multipliait et s’accroissait; et l’on prit en aversion les enfants d’Israël.

13 Alors les Égyptiens réduisirent les enfants d’Israël à une dure servitude.

14 Ils leur rendirent la vie amère par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs: et c’était avec cruauté qu’ils leur imposaient toutes ces charges.

15 Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées l’une Schiphra, et l’autre Pua.

16 Il leur dit: Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir; si c’est une fille, laissez-la vivre.

17 Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne [c]firent point ce que leur avait dit le roi d’Égypte; elles laissèrent vivre les enfants.

18 Le roi d’Égypte appela les sages-femmes, et leur dit: Pourquoi avez-vous agi ainsi, et avez-vous laissé vivre les enfants?

L’attitude des sages-femmes

19 Les sages-femmes répondirent à Pharaon: C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes; elles sont vigoureuses et elles accouchent avant l’arrivée de la sage-femme.

20 Dieu fit du bien aux sages-femmes; et le peuple multiplia et devint très nombreux.

21 Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons.

22 Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple: Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra, et vous laisserez vivre toutes les filles.

Chapitre suivant de la Bible : Exode 2

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre.

[a] v.1 – Genèse 46:8

Voici les noms des fils d’Israël, qui vinrent en Égypte. Jacob et ses fils. Premier-né de Jacob: Ruben.

Genèse 46:8
[b] v.7 – Psaumes 105:24

24 Il rendit son peuple très fécond, Et plus puissant que ses adversaires.

Psaumes 105:24
[b] v.7 – Actes 7:17

17 Le temps approchait où devait s’accomplir la promesse que Dieu avait faite à Abraham, et le peuple s’accrut et se multiplia en Égypte,

Actes 7:17
[c] v.17 – Daniel 3:18

18 Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée.

Daniel 3:18
[c] v.17 – Daniel 6:13

13 Ils prirent de nouveau la parole et dirent au roi: Daniel, l’un des captifs de Juda, n’a tenu aucun compte de toi, ô roi, ni de la défense que tu as écrite, et il fait sa prière trois fois le jour.

Daniel 6:13
[c] v.17 – Actes 5:29

29 Pierre et les apôtres répondirent: Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.

Actes 5:29