Galates chapitre 4 – Étude Biblique

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Dans l’Épître aux Galates, au chapitre 4 , Paul établit une comparaison entre la loi et la grâce en se référant aux figures d’Ismaël et d’Isaac. Il développe ensuite une allégorie dans laquelle Agar incarne la Jérusalem terrestre, marquée par l’esclavage de la loi, tandis que Sarah symbolise la Jérusalem céleste, synonyme de liberté et de la promesse divine.

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Galates chapitre 4 : héritiers par la foi en Jésus-Christ

1 – L’enfant et l’héritier

À travers les âges, le croyant est comparé à un homme qui traverse les différentes étapes de son développement, en commençant par l’enfance. Le croyant a Dieu pour Père, et, en tant qu’enfant de Dieu, il est héritier de Ses promesses.

Galates 4:1-3

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

La loi a ainsi joué le rôle de tuteur pour le croyant. Sa fonction principale était de révéler à ce dernier sa condition de pécheur. En mettant à nu son péché, la loi en effet, le condamne à mort.

Galates 4:4-5 – racheté de la loi

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.

Lorsque le moment fut venu, Jésus est venu sur terre, né d’une femme, et donc sous la loi, afin de nous en délivrer. Il nous a affranchis pour nous offrir la véritable liberté.

Galates 4:6-7 – la filiation du croyant

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Sous la loi, nous étions comme des enfants, immatures et assujettis à des règles. Mais par la foi en Jésus-Christ, nous devenons héritiers avec Lui. La repentance et le baptême symbolisent un rite de passage : un moment d’introspection suivi de repentance, puis une proclamation, qui mène au baptême. Ce rite marque un changement de statut, où nous devenons enfants de Dieu. Cela correspond à la justification, que Paul exprime par : « vous avez revêtu Christ » (Galates 3:27).

Après ce rite, commence la croissance spirituelle. A partir de ce moment là, le chrétien avance vers la maturité spirituelle, en progressant « vers la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:13), et il est transformé à son image, « de gloire en gloire » (2 Corinthiens 3:18).

Ce point est fondamental car il redéfinit notre nouvelle identité en Christ. Cette progression spirituelle, qui nous façonne à l’image de Christ, est ce que l’on appelle la sanctification.

2 – Le légalisme, une religion élémentaire

Galates 4:8-11

Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature;

mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?

10 Vous observez les jours, les mois, les temps et les années !

11 Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous.

Le verset 4:9 rappelle les paroles de Jésus en Matthieu 7:23 : « Je ne vous ai jamais connus. » Cela souligne l’importance non seulement de connaître Dieu, mais surtout d’être connu de Lui, car c’est cette relation intime qui authentifie notre foi.

Lorsque Paul parle des « pauvres rudiments », il fait référence aux principes élémentaires du monde, à ce qui est terrestre et imparfait, façonné par notre compréhension humaine limitée. Ce contraste entre le divin et l’humain est renforcé par :

1 Corinthiens 15:46

46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.

Paul avait déjà enseigné aux Galates les vérités spirituelles et leur avait montré la voie de la liberté en Christ. Cependant, ils retournaient maintenant aux pratiques légales et aux rites extérieurs, cherchant leur salut dans des observances du passé. Cela a dérouté Paul, car, après avoir compris l’Évangile de la grâce, il est inconcevable qu’un chrétien revienne à la loi pour obtenir le salut.

Cette même attitude se retrouve de nos jours chez certains qui après avoir saisi l’essence de l’Évangile, se replient sur des rituels ou des pratiques religieuses, et qui cherchent une sécurité en se reposant sur des œuvres humaines plutôt que sur la grâce divine.

3 – Galates 4:12 – 6:10 – L’exhortation à vivre la liberté chrétienne

Il est essentiel de noter que dans ce passage, tous les verbes sont à l’impératif, ce qui souligne la force de l’appel de Paul aux Galates.

Galates 4:12

12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie.

« Soyez comme moi » ! Cette invitation peut être comprise de deux manières complémentaires. D’une part, Paul encourage les Galates à atteindre une maturité spirituelle, marquée par la liberté vis-à-vis de la loi. En tant que Judéo-chrétien, Paul est bien placé pour leur adresser cet appel. D’autre part, c’est aussi une façon de dire :

1 Corinthiens 11:1

1 Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Ou en Philippiens 3:17-19

17 Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous.

18 Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant.

19 Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre.

Paul souligne ici l’importance de ne pas céder aux tendances charnelles ou à l’obsession pour les choses terrestres, mais de chercher à vivre en conformité avec l’Évangile.

Sous la loi, les croyants vivaient sous le fardeau de l’esclavage, mais Paul rappelle en :

Galates 5 :1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Dans sa conversion, Paul a compris que la loi ne pouvait pas offrir le salut et que seule la foi en Christ le pouvait.

Galates 4:13-16

13 Vous ne m’avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Évangile.

14 Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus Christ.

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

16 Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?

Paul exprime ici son incompréhension face au changement d’attitude des Galates. Alors qu’ils l’avaient autrefois reçu avec amour et dévotion, ils semblaient maintenant réagir comme s’il était leur ennemi, simplement parce qu’il leur disait la vérité. En se tournant vers des pratiques légalistes et en se détournant de l’Évangile de la grâce, les Galates agissaient comme des adversaires, non seulement de Paul, mais aussi de la vérité de l’Évangile.

4 – Galates 4:17-20– Le légalisme prive de la bénédiction

Galates 4:17-48

17 Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux.

18 Il est beau d’avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous.

Le zèle est en soi une qualité louable, mais ce qui importe réellement, c’est la motivation qui le sous-tend. Paul met en garde contre un zèle mal orienté, motivé par l’intérêt personnel ou le désir d’influencer les autres à des fins égoïstes. Il insiste sur la nécessité d’un zèle guidé par de pures intentions, tourné vers ce qui est véritablement bien. Paul rappelle ce principe dans :

Romains 10:2

2 Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

Romains 12:11

11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

Nous devons donc nous poser une question fondamentale : qu’est-ce qui motive notre zèle ? Est-il sincèrement dirigé vers Dieu et animé par une quête de la vérité ? Ou est-il déformé par des intentions cachées ?

Galates 4:19-20

19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous,

20 je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l’inquiétude à votre sujet.

Paul utilise ici un terme affectueux, « mes petits enfants », pour exprimer son profond attachement aux Galates. Il leur rappelle le travail qu’il a accompli parmi eux, soulignant son amour et son dévouement à leur égard. En les voyant s’égarer, il éprouve une grande douleur, comparable à celle d’une femme en travail. Son but est que Christ soit pleinement formé en eux, c’est-à-dire qu’ils atteignent une maturité spirituelle où ils vont refléter véritablement la vie de Christ.

Le problème des Galates résidait dans leur incapacité à comprendre les différences fondamentales entre vivre sous la Loi et vivre sous la grâce. En cherchant à revenir à la Loi, ils ne faisaient que régresser, car il n’y avait aucun avantage à revenir à un système d’obligations légales alors qu’ils avaient été libérés pour vivre dans la grâce. Paul leur fait comprendre que leur retour à la Loi est une erreur qui les prive de la liberté et de la bénédiction offertes par Christ.

5 – Galates 4:21-31 – Enfant de l’esclave ou enfant de la promesse

La loi et la grâce ne peuvent coexister, l’une excluant l’autre. On ne peut être à la fois libre et esclave. Paul illustre cette vérité par une allégorie.

Galates 4:21-23

21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi?

22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.

23 Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse.

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

Paul rappelle ici la réalité fondamentale qu’Ismaël, l’enfant de l’esclave Agar, était né selon un désir charnel d’Abraham et de Sarah, cherchant à accomplir la promesse de Dieu par leurs propres moyens. Isaac, quant à lui, était l’enfant né de la promesse divine. Il était le résultat de la grâce, du miracle de Dieu, intervenant dans l’incapacité humaine.

Galates 4:25-26

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

25 car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.

26 Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère;

Agar symbolise ainsi l’ancienne alliance, celle donnée au mont Sinaï avec la Loi mosaïque, cette alliance conduisant à la servitude, car la Loi révèle le péché sans offrir de salut en elle-même. Ismaël, né de cette femme esclave, représente ceux qui cherchent à s’approcher de Dieu par leurs propres forces, en faisant des œuvres charnelles. Il est l’image de la Jérusalem terrestre, enchaînée à ses propres règles, incapable de libérer. En revanche, Sarah, la femme libre, symbolise la nouvelle alliance, celle de la grâce, où nous sommes libérés du fardeau de la Loi et vivons sous la promesse. Cette Jérusalem céleste est libre et représente la vraie communauté des enfants de Dieu.

Galates 4:27-28

27 car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée.

28 Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse;

Ismaël est en opposition avec Isaac, l’enfant de la promesse, qui représente la lignée de la foi. Comme celui-ci, les croyants sont les héritiers des promesses de Dieu. La stérilité de Sarah, miraculeusement surmontée par la promesse divine, symbolise la manière dont Dieu accomplit son plan malgré l’incapacité humaine. C’est ici une illustration de la grâce, opposée à la tentative humaine de contrôle représentée par Agar. En tant que croyants, nous sommes invités à nous réjouir de cette filiation spirituelle, née non de la chair mais de la foi en Christ.

Depuis le début de ce chapitre, Paul établit une opposition claire entre la chair et l’Esprit, le charnel et le spirituel. Cela rappelle le récit d’Abel et de Caïn, qui symbolisent respectivement l’homme né selon la chair (Caïn) et l’homme né selon l’Esprit (Abel). Le Salut, représenté par l’héritage promis, est réservé à l’homme nouveau, celui qui naît de l’Esprit, conformément à la promesse réalisée par la venue de Jésus, la descendance d’Abraham. De plus, il est possible de voir un parallèle entre la persécution d’Isaac par Ismaël et celle des chrétiens (nés de l’Esprit) par les descendants d’Ismaël (nés selon la chair).

Galates 4:29-30

29 et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.

30 Mais que dit l’Écriture? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre.

La persécution d’Isaac par Ismaël symbolise l’opposition constante entre la chair et l’Esprit. L’homme charnel, représenté par Ismaël, persécute toujours l’homme spirituel, celui qui vit selon la promesse divine. Paul reprend ici l’instruction de Sarah en :

Genèse 21:10

10 et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Cette exhortation est cruciale pour Paul . En effet, il nous faut rejeter tout ce qui est charnel. Dans le contexte des Galates, cela signifie qu’ils devaient rejeter les influences légalistes qui tentaient de les ramener sous la Loi. Spirituellement, cela implique qu’il faut mourir à nous-mêmes et rejeter tout ce qui relève de la nature pécheresse.

Galates 4:31

31 C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre.

Paul conclut en réaffirmant notre identité en Christ. Nous ne sommes plus sous le joug de l’esclavage légaliste, mais nous sommes enfants de la femme libre, héritiers de la promesse par la grâce. Mourir à soi-même, c’est rejeter l’homme charnel (l’esclave) et embrasser l’homme spirituel, libéré en Christ. Seuls ceux qui sont nés de l’Esprit hériteront de la vie éternelle et des promesses faites à Abraham.

Galates chapitre 3 – Étude Biblique

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Galates Chapitre 3 – L’exemple d’Abraham et la justification par la foi.

Dans l’Épître aux Galates au chapitre 3, Paul prend l’exemple d’Abraham, qui fut justifié par la foi quatre siècles avant que la Loi ne soit donnée par Moïse. Ce chapitre présente l’essentiel de l’enseignement de Paul, basé sur les Écritures. Pour mieux comprendre ce passage, il est utile de lire Actes 14, qui relate l’épisode de la mission en Galatie du Sud.

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Galates chapitre 3 : comprendre la relation entre foi et loi

1 – Galates 3:1 – 4:11 – La preuve par les Écritures

Ce passage de Galates chapitre 3 présente l’essence de l’enseignement de Paul, basé solidement sur les Écritures. Tous les verbes sont conjugués à l’indicatif, marquant des vérités absolues. Pour une meilleure compréhension du contexte, il est conseillé de lire Actes 14, qui relate l’épisode en Galatie du Sud.

Galates 3:1-5 – par la loi ou par la foi ?

1 Ô Galates, dépourvus de sens! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus Christ a été peint comme crucifié? (1) – fascinés = charmés, jetés un sort, ensorcellés

Voici seulement ce que je veux apprendre de vous: Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi? (2)

3 Êtes-vous tellement dépourvus de sens (3) ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?

Avez-vous tant souffert en vain (4) ? si toutefois c’est en vain.

Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? (5)

Paul utilise ici une série de cinq questions pour amener les Galates à réfléchir et revenir à la raison. Ces questions soulignent la simplicité et la profondeur de l’Évangile, centré sur la foi en Jésus-Christ.

(1) – Qui a souffert sur la croix pour vous ? Jésus !

(2) – Qui vous a donné le Saint-Esprit ? Jésus !

(3) – Voulez-vous marcher selon l’Esprit ou selon la chair ? Jésus a tout accompli, il n’y a donc plus besoin de sacrifices, car il a satisfait à toutes les exigences.

(4) – Pour qui avez-vous souffert de la part des Juifs ? Pour Jésus ! – (Les souffrances sont souvent dues à l’opposition des Juifs, comme mentionné en Actes 14:21-22.)

Actes 14:21-22

21 Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche,

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

– (5) Qui a fait des miracles parmi vous ? Jésus ! (Actes 14:3, 8-11)

Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

Le don du Saint-Esprit est directement lié à la foi en Jésus, crucifié et ressuscité. Ce don n’est pas le résultat des œuvres, mais une réponse du Seigneur à la foi.

Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Pour renforcer son argumentation, Paul rappelle la foi d’Abraham, le père de la foi, comme exemple suprême de la justification par la foi et non par les œuvres.

2 – Galates 3:6-9 – L’alliance avec Abraham est une alliance de foi.

Galates 3:6

Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,

La justice imputée signifie que nul ne peut être juste par ses propres efforts ou mérites. C’est Dieu seul qui attribue la justice à une personne, en la reconnaissant comme juste devant lui. Le terme « imputer » est d’ailleurs un terme comptable : il s’agit de placer quelque chose dans une colonne spécifique, ici dans la colonne de la justice divine.

Ce verset fait directement référence à Genèse 15:6, où il est dit qu’Abraham fut justifié par sa foi. De même, aujourd’hui, nous sommes justifiés sur la base de notre foi en Dieu, et non par nos œuvres. En conséquence :

Galates 3:7

reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham.

Paul insiste sur le fait que l’appartenance spirituelle à Abraham ne se base pas sur la descendance biologique ou les œuvres de la loi, mais sur la foi. Les véritables enfants d’Abraham sont donc ceux qui partagent sa foi en Dieu.

Galates 3:8

Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !

Paul rappelle que dès les temps anciens, Dieu avait prévu d’inclure les païens (les non-Juifs) dans son plan de salut, non par la loi, mais par la foi. Cette promesse, que « toutes les nations seront bénies en toi », était en réalité une annonce anticipée de l’Évangile à venir.

Galates 3:9

9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.

Paul affirme ici que la bénédiction divine promise à Abraham se prolonge à tous ceux qui, comme lui, croient en Dieu. Les croyants de toutes les nations, par la foi en Christ, partagent la même bénédiction.

Cette promesse divine de bénédiction à travers Abraham est répétée à plusieurs reprises dans le livre de la Genèse, soulignant son importance :

Genèse 18:18

« Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. »

Genèse 22:18

« Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. »

Genèse 26:4

« Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées ; et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, »

Paul montre ainsi que la promesse de bénédiction faite à Abraham s’applique aux croyants et qu’elle précède la loi, qui fut donnée quatre cents ans plus tard. Il est essentiel de comprendre que le Nouveau Testament est en continuité avec l’Ancien Testament. La promesse faite à Abraham dès la Genèse trouve son accomplissement dans le Christ et dans la foi en lui, qui s’étend à toutes les nations.

3 – Galates 3:10-14 – la loi nous place sous la malédiction

Galates 3:10

10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.

Ce verset renvoie à Deutéronome 27:26, où il est clairement affirmé que toute personne qui ne respecte pas parfaitement la loi est sous la malédiction divine. La loi exige une obéissance totale et infaillible, ce qui est impossible pour l’homme. Cela amène logiquement à la suite du raisonnement de Paul.

Deutéronome 27:26

26 Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique! -Et tout le peuple dira: Amen!

Galates 3:11

11    Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. »

Ce verset central résume l’enseignement de l’épître aux Galates. Paul cite Habakuk 2:4 pour souligner que la justification ne vient pas par l’accomplissement des œuvres de la loi, mais par la foi. Cette foi ne se limite pas à une simple croyance intellectuelle, mais à une confiance active en Dieu qui procure la vie spirituelle et éternelle.

Galates 3:12

12 Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Paul cite ici Lévitique 18:5 pour montrer que la loi ne repose pas sur la foi, mais sur l’obéissance aux commandements. Celui qui suit la loi doit la pratiquer parfaitement pour vivre par elle, mais cette perfection est hors de portée pour les humains.

Citation de Lévitique 18:5

Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, –

Ce verset se réfère à Deutéronome 21:23, qui explique que toute personne pendue au bois (crucifiée) est maudite. Jésus, en mourant sur la croix, a volontairement pris sur lui la malédiction que la loi imposait à ceux qui ne pouvaient la respecter. Par son sacrifice, il nous libère de cette condamnation.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Galates 3:14

14 afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis.

Paul conclut en expliquant que, grâce à Jésus, la bénédiction d’Abraham, initialement destinée à Israël, est désormais accessible aux non-Juifs. Cette bénédiction inclut non seulement la justification par la foi, mais aussi le don de l’Esprit Saint, promis à tous les croyants. Ce don est immédiat et effectif par la foi.

Les Points essentiels à retenir :
  • 0 – Tous les hommes sont sous la malédiction de la loi, car personne n’est capable d’observer la loi parfaitement.
  • 1 – Jésus a pris cette malédiction sur lui en se sacrifiant sur la croix.
  • 2 – En Christ, nous recevons la bénédiction promise à Abraham.
  • 3 – Nous recevons aussi l’Esprit Saint, don de Dieu, par la foi en Jésus.
  • Et tout cela s’accomplit par la foi.

Nous sommes libérés de la malédiction grâce à cet échange divin où nous devenons « plus que vainqueurs » (Romains 8:37), en recevant non seulement la bénédiction promise à Abraham, mais aussi le Saint-Esprit. La foi en Jésus est la clé qui nous ouvre les portes de la bénédiction et nous libère de la condamnation de la loi.

Il est également important de comprendre que la promesse de la vie éternelle est une espérance future, mais la promesse de l’Esprit se réalise immédiatement pour celui qui croit. Cependant, il est crucial de nous interroger : avons-nous pleinement saisi cette grâce ? Sommes-nous encore influencés par des comportements semblables à ceux des Galates, cherchant à nous justifier par des œuvres, ou avons-nous véritablement compris la libération que procure la foi en Christ ?

C’est pourquoi, il est essentiel d’étudier les épîtres comme celles aux Romains, aux Galates, et aux Hébreux, qui proclament cette vérité fondamentale : « Le juste vivra par la foi. » Ces lettres montrent que ni les Juifs, ni les Grecs, ni aucune autre origine ne confère un avantage particulier devant Dieu. Nous sommes tous égaux, et nous devons rejeter toute tentation de revenir à des œuvres légales pour obtenir la grâce de Dieu, car il est dit qu’en Christ :

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

4 – Galates 3:15-21 – la loi et la promesse

Galates 3:15

15    Frères (je parle à la manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute.

Paul souligne ici que les accords humains, une fois conclus, sont inaltérables. Il établit un parallèle avec l’alliance de Dieu, qui, de la même manière, est irrévocable.

Galates 3:16

16    Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Ici, Paul clarifie que la promesse faite à Abraham ne concerne pas seulement ses descendants au sens biologique (Isaac, et sa lignée), mais spécifiquement Jésus-Christ, la postérité unique par laquelle toutes les nations sont bénies. Cela signifie que la promesse de salut ne repose pas sur l’Israël charnel, mais sur la personne de Jésus-Christ.

Galates 3:17

17    Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait référence en Exode 12:40, qui mentionne la durée du séjour des Israélites en Égypte.

Exode 12:40

4Le séjour des enfants d’Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.

Il souligne que la loi, donnée des siècles après la promesse à Abraham, n’annule en rien cette promesse. La loi est venue après, mais elle ne modifie pas la validité de la promesse de Dieu à Abraham.

Galates 3:18

18    Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.

Paul insiste sur un point crucial, savoir que le salut et l’héritage spirituel ne découlent pas de la loi, mais de la promesse de Dieu faite à Abraham. Si l’héritage venait de la loi, cela contredirait la nature même de la promesse qui est un acte de grâce, librement donnée.

Galates 3:19

19    Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur.

Paul explique ici que la loi n’a pas été donnée comme un moyen de salut, mais comme un « arrêt » provisoire en attendant la venue de Jésus. La loi met en évidence le péché humain et prépare le chemin pour la foi en Christ. De plus, la loi a été transmise par l’intermédiaire des anges et d’un médiateur, qui est Moïse.

Galates 3:20

20    Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul.

Ce verset souligne la distinction entre Moïse, médiateur de la loi, et Dieu, l’unique médiateur dans le cadre de la nouvelle alliance, qui est Jésus-Christ. Moïse était médiateur pour Israël, mais il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ.

Galates 3:21

21    La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

Paul répond ici à une objection possible : la loi n’est pas contre la promesse de Dieu. Si la loi avait pu donner la vie, elle aurait été suffisante, mais en réalité, elle ne fait que révéler l’incapacité de l’homme à atteindre la perfection. La promesse de la justice par la foi en Christ est donc supérieure à la loi.

Les points clés de ce passage :

  • La promesse de Dieu à Abraham est irrévocable : Bien que la loi ait été donnée plus tard, elle n’annule en rien la promesse faite à Abraham, qui trouve son accomplissement en Christ.
  • La postérité d’Abraham est identifiée à Jésus-Christ : La promesse du salut est liée à Jésus, et non à un héritage biologique ou national.
  • La loi a été donnée pour mettre en évidence les transgressions : Elle n’est pas un moyen de salut, mais un guide temporaire jusqu’à la venue de la postérité promise (Jésus).
  • La loi ne donne pas la vie : Si une loi pouvait donner la vie, elle aurait procuré la justice, mais ce n’est pas le cas. C’est par la foi en Christ que la justification est donnée.
  • Le médiateur de la loi (Moïse) est distinct du médiateur de la nouvelle alliance (Jésus) : Moïse a été le médiateur de la loi, mais Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance, apportant la réconciliation parfaite entre Dieu et les hommes.
Conclusion

Ce passage met en lumière la distinction entre la loi et la promesse. Si la loi était essentielle pour montrer le péché et la nécessité d’un sauveur, elle n’était pas suffisante pour procurer la vie éternelle. La promesse faite à Abraham, réalisée en Christ, est ce qui apporte la véritable bénédiction. C’est par la foi en Jésus-Christ, et non par l’observance de la loi, que nous recevons l’héritage promis et l’accès à la vie éternelle.

5 – Galates 3:22-24 – L’enseignement de la loi et la préparation à la foi.

Galates 3:22

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux : qui croient.


Paul souligne ici que la loi a mis en lumière notre condition pécheresse et a révélé notre incapacité à accomplir parfaitement la volonté de Dieu. Cela a préparé le terrain pour la promesse faite à Abraham, une promesse réalisée en Jésus-Christ, accessible par la foi. Le péché, ainsi mis en évidence, a conduit à la révélation de la grâce par la foi en Jésus.

Galates 3:23

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

Avant l’avènement de Jésus, la loi agissait comme un gardien ou une protection, empêchant l’humanité de sombrer dans le péché absolu, tout en la maintenant dans un état de préparation pour la révélation de la foi véritable, c’est-à-dire en Jésus-Christ.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

La loi a agi comme un guide, ou « pédagogue », visant à nous mener vers Christ. Elle n’était pas en soi un moyen de salut, mais elle nous enseignait la nécessité de la grâce et du salut par la foi en Jésus, aucun homme n’étant capable d’accomplir toute la loi. La justification ne vient donc pas de la loi, mais de la foi.

6 – Galates 3:25-29 – La sanctification par grâce

Galates 3:25

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

Depuis l’apparition de la foi en Jésus-Christ, représentée par son sacrifice, la loi n’est plus notre guide principal. Nous sommes désormais libérés du tutorat de la loi, vivant sous la grâce de Dieu.

Galates 3:26

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

Paul déclare ici la nouvelle identité des croyants : ils ne sont plus seulement des serviteurs ou des sujets de la loi, mais des enfants de Dieu, adoptés dans sa famille par la foi en Jésus-Christ.

Galates 3:27

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

Le baptême, symbole de la nouvelle naissance, marque notre identification avec Jésus-Christ. Par lui, nous « revêtons » Christ, devenant participants de sa justice et de sa nature divine.

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Paul déclare ici l’abolition de toutes les distinctions humaines et sociales devant Dieu. Les croyants, qu’ils soient Juifs ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, sont tous égaux en Christ. Il n’y a plus de barrière entre les peuples, car tous sont unis par la foi.

Galates 3:29

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Ce verset souligne que ceux qui sont en Christ sont les véritables héritiers des promesses faites à Abraham, non pas par héritage physique, mais par la foi. Ils font partie de la « postérité » spirituelle d’Abraham, et reçoivent l’héritage de la bénédiction divine.

7 – Explication et application

Nous étions autrefois sous l’emprise de la loi, comme des enfants sous la tutelle d’un précepteur, incapables de répondre parfaitement aux exigences divines. La loi nous montrait notre état de péché, tout en nous préparant à recevoir la révélation de la foi en Jésus-Christ. Cette révélation a pris forme avec le sacrifice de Jésus, qui a accompli la loi et ouvert la voie à la grâce. Par la foi en lui, nous devenons enfants de Dieu et héritiers des promesses de Dieu faites à Abraham, non par nos œuvres, mais par la grâce.

Le baptême, en tant que signe de cette nouvelle naissance, marque notre transformation. Nous sommes « revêtus » de Christ, ayant échangé notre ancienne nature pécheresse pour la justice de Dieu. Ce revêtement est un symbole de notre identification à Jésus, qui est devenu notre justice.

De plus, Paul révèle ici un mystère profond qui est qu’en Christ, toutes les distinctions sociales et ethniques sont abolies. La division entre Juifs et non-Juifs, esclaves et libres, hommes et femmes disparaît dans l’unité en Jésus. L’Église, composée de toutes ces nations et cultures, est une seule réalité en Christ. Il est tragique que certains chrétiens continuent de créer des divisions inutiles et des hiérarchies, oubliant qu’en Christ, nous sommes tous un.

Cela souligne un principe fondamental du christianisme : l’unité du corps de Christ. Toutes les distinctions humaines sont mises de côté, et l’égalité devant Dieu est affirmée. En Christ, tous les croyants sont unifiés, et ce mystère est la base de la nouvelle humanité que Jésus est venu inaugurer.

Conclusion

Le message de Paul dans ce passage est clair : nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. La foi en Jésus-Christ est ce qui nous justifie, et en lui, nous sommes tous un, quelle que soit notre origine ou statut. Nous devenons les héritiers de la promesse faite à Abraham, et l’Église est unie en Christ, formant une communauté de croyants égaux devant Dieu.

Philémon Intercession de Paul en faveur de Onésime

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Philémon – Paul, prisonnier de Jésus Christ, et Timothée, à Philémon, notre bien-aimé compagnon d’œuvre, à sœur Apphia, à Archippe, compagnon de combat, à l’Église qui est dans ta maison. L’intercession en faveur d’Onésime. Les motivations d’un homme de pardon. Grace et paix soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Philémon – Bible Louis Segond  

I – Salutations

Paul, prisonnier de Jésus Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon d’œuvre,

à la sœur Apphia, à [a]Archippe, notre compagnon de combat, et à l’Église qui est dans ta maison:

que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ!

II – Le caractère de Philémon

Je rends continuellement grâces à mon Dieu, faisant mention de toi dans mes prières,

parce que je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ton amour pour tous les saints.

Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace pour la cause de Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien.

J’ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ton amour; car par toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.

III – L’intercession en faveur d’Onésime

C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable,

c’est de préférence au nom de l’amour que je t’adresse une prière, étant ce que je suis, Paul, vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus Christ.

10 Je te prie pour mon enfant, que j’ai engendré étant dans les chaînes, [b]Onésime,

11 qui autrefois t’a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi.

12 Je te le renvoie lui, mes propres entrailles.

13 J’aurais désiré le retenir auprès de moi, pour qu’il me servît à ta place, pendant que je suis dans les chaînes pour l’Évangile.

14 Toutefois, je n’ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu’il soit volontaire.

15 Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l’éternité,

16 non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur.

17 Si donc tu me tiens pour ton ami, reçois-le comme moi-même.

18 Et s’il t’a fait quelque tort, ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte.

IV – Les motivations d’un homme de pardon

19 Moi Paul, je l’écris de ma propre main, -je paierai, pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi.

20 Oui, frère, que j’obtienne de toi cet avantage, dans le Seigneur; tranquillise mon cœur en Christ.

21 C’est en comptant sur ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras même au delà de ce que je dis.

V – Conclusion

22 En même temps, prépare-moi un logement, car j’espère vous être rendu, grâce à vos prières.

23[c] Épaphras, mon compagnon de captivité en Jésus Christ,

24 te salue, ainsi que [c]Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d’œuvre.

25 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit!

Chapitre suivant de la Bible : Hébreux 1

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.2 – Colossiens 4:17

17 Et dites à Archippe: Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir.

Colossiens 4:17
[b] v.10 – Colossiens 4:9

Je l’envoie avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici.

Colossiens 4:9
[c] v.23-24 – Colossiens 1:7

d’après les instructions que vous avez reçues d’Épaphras, notre bien-aimé compagnon de service, qui est pour vous un fidèle ministre de Christ,

Colossiens 1:7
[c] v.23-24 – Actes 12:12

12 Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient.

[c] v.23-24 – Actes 19:29

29 Toute la ville fut dans la confusion. Ils se précipitèrent tous ensemble au théâtre, entraînant avec eux Gaïus et Aristarque, Macédoniens, compagnons de voyage de Paul.

Actes 19:29
[c] v.23-24 – Colossiens 4:14

14 Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas.

Colossiens 4:14

Exode 21 Les lois civiles la compensation du préjudice

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Exode 21 Présentation des lois. Un esclave hébreux servira six ans et sera libre la septième année. La loi sur les personnes, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied. La loi sur les atteintes aux biens. Si un bœuf frappe un esclave, un homme, une femme ou le bœuf d’un autre homme.

Exode 21 – Bible Louis Segond

Lois civiles : les relations de maître à esclave

1 Voici les lois que tu leur présenteras.

Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.

S’il est entré seul, il sortira seul; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui.

Si c’est son maître qui lui a donné une femme, et qu’il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul.

Si l’esclave dit: J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, –

alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service.

Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves.

Si elle déplaît à son maître, qui s’était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle.

S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.

10 S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal.

11 Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l’argent.

Lois civiles : les dommages corporels

12 Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.

13 S’il ne lui a point dressé d’embûches, et que Dieu l’ait fait tomber sous sa main, je t’établirai un lieu où il pourra se réfugier.

14 Mais si quelqu’un agit méchamment contre son prochain, en employant la ruse pour le tuer, tu l’arracheras même de mon autel, pour le faire mourir.

15 Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.

16 Celui qui dérobera un homme, et qui l’aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort.

17[a] Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

18 Si des hommes se querellent, et que l’un d’eux frappe l’autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort, mais en l’obligeant à garder le lit,

19 celui qui aura frappé ne sera point puni, dans le cas où l’autre viendrait à se lever et à se promener dehors avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail, et il le fera soigner jusqu’à sa guérison.

20 Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l’esclave meure sous sa main, le maître sera puni.

21 Mais s’il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni; car c’est son argent.

22 Si des hommes se querellent, et qu’ils heurtent une femme enceinte, et la fasse accoucher, sans autre accident, ils seront punis d’une amende imposée par le mari de la femme, et qu’ils paieront devant les juges.

la compensation du préjudice

23 Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie,

24[b] œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,

25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.

26 Si un homme frappe l’œil de son esclave, homme ou femme, et qu’il lui fasse perdre l’oeil, il le mettra en liberté, pour prix de son œil.

27 Et s’il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le mettra en liberté, pour prix de sa dent.

28 Si un bœuf frappe de ses cornes un homme ou une femme, et que la mort en soit la suite, le bœuf sera lapidé, sa chair ne sera point mangée, et le maître du bœuf ne sera point puni.

29 Mais si le bœuf était auparavant sujet à frapper, et qu’on en ait averti le maître, qui ne l’a point surveillé, le bœuf sera lapidé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, et son maître sera puni de mort.

30 Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé.

31 Lorsque le bœuf frappera un fils ou une fille, cette loi recevra son application;

32[c] mais si le bœuf frappe un esclave, homme ou femme, on donnera trente sicles d’argent au maître de l’esclave, et le bœuf sera lapidé.

Lois civiles : les atteintes aux biens

33 Si un homme met à découvert une citerne, ou si un homme en creuse une et ne la couvre pas, et qu’il y tombe un bœuf ou un âne,

34 le possesseur de la citerne paiera au maître la valeur de l’animal en argent, et aura pour lui l’animal mort.

35 Si le bœuf d’un homme frappe de ses cornes le bœuf d’un autre homme, et que la mort en soit la suite, ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix; ils partageront aussi le bœuf mort.

36 Mais s’il est connu que le bœuf était auparavant sujet à frapper, et que son maître ne l’ait point surveillé, ce maître rendra bœuf pour bœuf, et aura pour lui le bœuf mort.

Chapitre suivant de la Bible : Exode 22

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.17 – Matthieu 15:4

Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

Matthieu 15:4
[b] v.24 – Matthieu 5:38

38 Vous avez appris qu’il a été dit: œil pour œil, et dent pour dent.

Matthieu 5:38
[c] v.32 – Zacharie 11:12,13

12 Je leur dis: Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent.

13 L’Éternel me dit: Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier.

Zacharie 11:12-13
[c] v.32 – Matthieu 26:15

15 et dit: Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent.

Matthieu 26:15