A partir du chapitre 6 de Romains, Paul traite de la sanctification par l’union du chrétien avec Christ en sa mort et en sa résurrection. Un point important à ne jamais oublier est celui d’associer mort et résurrection, la résurrection étant la confirmation que Dieu le Père a agréé le sacrifice de son Fils, Jésus-Christ. En effet, s’il n’était pas ressuscité, sa mort serait passée inaperçue.
Étude biblique suivante : Romains chapitre 8
Romains chapitre 7 : la lutte contre le péché et la loi

Il a été dit précédemment que :
Romains 6:14, 18
14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.
18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
Ainsi, les chrétiens ne sont plus sous la puissance du péché, mais ils sont sous la grâce de Dieu, et sont devenus esclaves de la justice de Dieu.
Cependant, n’étant plus sous la puissance du péché, nous ne pouvons plus dire que le fait de pécher est hors de notre contrôle. Il faut garder ces deux versets en mémoire car Paul va parler du conflit qui en résulte.
Au verset 1 de ce chapitre 7, Paul montre qu’il s’adresse à des personnes qui fréquentaient la synagogue, considérant qu’ils connaissaient la loi.
1 – Introduction
Dans ce chapitre 7, Paul décrit la position du chrétien devant la loi et affirme que le chrétien est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le bon moyen pour lui d’obtenir la justification et la sanctification.
Romains 7:1
1 Ignorez-vous, frères, –car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? »
La puissance de la loi vient activer la puissance du péché. Il suffit d’observer un petit enfant à qui l’on a interdit de faire quelque chose et qui, quand même, va vouloir faire la chose interdite. Ainsi la loi pousse à pécher et ne fait que révéler le péché. Sa fonction est de dresser un diagnostic sans apporter de solution définitive, de remède au péché et par là même aucune guérison. Elle ne permet que de dresser le diagnostic que tu es pécheur. Alors, que faut-il faire puisque ce n’est pas la loi qui va le dire ?
Dans ce chapitre de Romains 7, Paul décrit en fait, la position du chrétien devant la loi. Il affirme que celui-ci est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le moyen pour obtenir la justification, puisqu’il est écrit que nous sommes justifiés par grâce et par la foi. La loi ne fait que révéler l’ancien état de pécheur du chrétien.
A partir du verset 2, Paul prend l’exemple d’une femme mariée pour montrer que nous sommes libérés de la loi, comme la femme mariée quand son mari meurt.
Romains 7:2-4
2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.
3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.
4 De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
Ainsi, les juifs qui étaient liés à la loi et qui se sont convertis, ont été mis à mort en ce qui concerne la loi et sont ressuscités. Leur vie est désormais en Christ. Ceux-ci et les chrétiens qui voudraient judaïser, c’est à dire revenir à la loi, seraient en quelque sorte des adultères par rapport à Jésus.
Les véritables chrétiens, en effet, n’étant plus sous la domination du péché, ne sont plus sous la loi parce que la loi est liée au péché, et elle n’est jamais qu’un révélateur de celui-ci (versets 7 à 13). Ainsi, les chrétiens ne sont plus liés au péché, mais liés à Jésus-Christ comme Paul le dit en :
Colossiens 3:3
3 Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.
De la même façon que le chrétien est mort au péché, il est mort à la loi, ce qui veut dire qu’il est affranchi de l’autorité et du pouvoir de la loi. Il est très important de bien comprendre le verset de :
Romains 7:4
4 De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
Les chrétiens sont donc morts en Jésus-Christ, et ainsi la loi n’a plus de pouvoir sur eux, mais ??? Et nous allons voir que ce n’est pas aussi simple que cela, parce qu’il existe une lutte.
Galates 2:20
20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.
La conséquence de ce verset, c’est que le chrétien n’est plus poussé à faire les œuvres de la chair de Galates 5:19-21 qui sont des péchés, ce que Paul appelle des fruits pour la mort. Il n’est plus poussé non plus à faire des œuvres mortes dont il est question en Hébreux 6, mais les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour qu’il les pratique comme il est écrit en Éphésiens 2:10.
Romains 7:5-6
5 Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.
6 Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.
« La lettre tue et l’esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:6), est une autre façon d’exprimer cela.
La loi en fait, a été comme un précepteur pour conduire les croyants à Christ. Si elle n’avait pas été donnée à Moïse, nous aurions vécu de façon libre parce que la notion de péché n’aurait pas existé. Cette notion de péché en effet, n’existe pas dans la mesure où aucune loi ne dit que telle chose est péché. A partir du moment où il y a une loi, une règle, on peut être sanctionné. Ainsi en est-il pour le code de la route. Quand on contrevient à celui-ci, on est sanctionné.
Galates 3:23-24
23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.
Maintenant que les chrétiens servent dans un esprit nouveau, ils portent du fruit, le fruit de l’Esprit de
Galates 5:22
22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;
Il faut comprendre que le croyant vit la foi en Jésus, et que la loi n’est plus que la norme à laquelle il doit conformer sa vie. C’est un ligne de conduite. Cependant, si nous ne sommes plus sous la puissance de la loi, cela ne nous empêche pas de la respecter.
2 – L’impuissance de la loi
Romains 7:7-13
7 Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point.
8 Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.
9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.
10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.
11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.
12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.
La loi n’est pas un remède au péché. Elle ne fait que dresser un diagnostic comme cela se passe en médecine, sachant qu’un diagnostic n’a jamais guéri personne. Celui-ci ne fait que dresser l’état de santé d’une personne pour conduire le médecin à proposer le bon remède.
Finalement, la loi nous a conduit vers Jésus, le bon médecin qui nous apporte le bon remède. La personne qui va refuser la loi, refusera Jésus, puisque cette personne se considère comme parfaite en s’affranchissant de toutes les normes, et en n’acceptant pas le diagnostic.
Le but premier de la loi est de révéler le péché, c’est-à-dire plus exactement la nature pécheresse de l’homme. Cette nature pécheresse et rebelle est ce principe de mal dans le cœur de l’homme naturel depuis la chute d’Adam. Celle-ci pousse l’homme naturel à vouloir comprendre pourquoi telle chose est interdite, en particulier quand l’interdit vient directement de Dieu. Il se comporte comme l’enfant à qui on interdit de faire quelque chose qui est dangereuse pour lui mais que la curiosité pousse à faire par incrédulité, et qui va avoir des conséquences néfastes pour lui.
Ne pas respecter la loi de Dieu révèle en premier lieu un manque de confiance de l’homme vis à vis de son créateur. C’est ce qui s’est passé avec le péché originel d’Adam quand Satan est venu et à mis en doute la Parole de Dieu dans le cœur de celui-ci. Paul va expliquer ensuite le conflit de l’homme naturel face au péché.
Et là, après les belles déclarations que l’apôtre a faites au chapitre 6 (justification et sanctification), il met le croyant en présence d’un échec lamentable : son impuissance face au péché (v.14).
C’est là où cela devient délicat, où on ne comprend plus. Si je suis libéré, c’est donc qu’il n’y a plus de problème. Or, nous n’avons pas changé. Nous allons voir cela un peu plus en détail.
Paul parle de sa propre expérience face au péché et à la loi et de son vécu, il dresse un constat. C’est cela qui est intéressant. Paul a été presque sublime en montrant ses difficultés à lui. Et chaque chrétien peut se reconnaître dans ses mêmes difficultés. C’est une aide précieuse que nous donne Paul.
Romains 7:14-20
14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
15 Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.
16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne.
17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.
18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.
Pour résumer:
Nous sommes nés de nouveau et nous sommes en Christ. Nous sommes donc libérés de la puissance du péché mais nous avons toujours en nous cette nature pécheresse. L’homme est avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, mais sa nature pécheresse ne meurt pas. Elle est toujours là. Quand on sort des eaux du baptême, deux natures cohabitent en nous, la nature charnelle pécheresse et la nature spirituelle, l’homme nouveau. Martin Luther a fait une réflexion après avoir pris les eaux du baptême par immersion. Celle qu’avec le baptême, il avait pensé avoir tuer le vieil homme mais qu’il s’est aperçu que celui-ci savait nager !!! Cela veut dire qu’il ne faut donc pas oublier qu’en nous, cohabitent deux natures.
D’ailleurs, Paul nous dit pour illustrer cela en Romains 7:15 qu’il ne fait pas ce qu’il veut et qu’il fait ce qu’il hait.
L’expression “Car je ne sais pas ce que je fais”, serait plus compréhensible si elle était traduite par « je ne comprends pas ce que je fais ». Bref par son expression, Paul était conscient de commettre des actes alors qu’il les désapprouvait.
Tout le problème est de comprendre qu’à partir du baptême, le chrétien s’est identifié à Christ en sa mort et sa résurrection, d’où la nullité d’un baptême qui ne serait pas par immersion. C’est pour cela qu’il est appelé le baptême de Jésus pour le différencier du baptême de Jean qui n’était qu’un baptême de repentance.
Voici ce que Paul dit en :
Éphésiens 2:1-3
1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,
2 dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.
3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…
Si l’homme est libéré du pouvoir du péché, sa nature pécheresse n’a pas changée.
L’homme naît avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, un être régénéré, mais sa nature pécheresse est toujours là. Il a maintenant en lui deux natures :
– la nature pécheresse (l’homme naturel) et
– la nature régénérée (l’homme spirituel).
Il est devant le chemin de sanctification et il ne doit pas s’en détourner. En effet, c’est en marchant sur ce chemin de sanctification, que la nature régénérée va prendre le pas sur la nature pécheresse. Ainsi la nature spirituelle va croître, quand l’autre, la nature charnelle va diminuer. Dans la Bible, il est question ainsi de l’homme spirituel ou de l’homme nouveau et de l’homme charnel ou du vieil homme.
Le chrétien doit réaliser toute l’importance de la sanctification conduisant à ce que l’homme nouveau prenne le dessus sur le vieil homme. C’est le combat spirituel intérieur.
Celui qui veut être très spirituel, pourra être très spirituel, mais tôt ou tard sa nature pécheresse l’amènera à pécher, à être plus fragile parce qu’il sera moins vigilant. A contrario, celui qui a bien conscience qu’il a une nature pécheresse et qu’il doit veiller sans cesse, sera sur ses gardes pour ne pas tomber. “Veiller et prier” comme l’a dit Jésus. Il faut être honnête, et reconnaître que le chrétien ne peut pas faire le bien, même s’il le veut. Sa volonté est impuissante parce qu’esclave du péché.
Donc, quand après avoir été justifié, on sort des eaux du baptême, nous avons devant nous le chemin de la sanctification, ce chemin étroit et resserré dont il est question en Matthieu 7:14, sur lequel nous sommes sensés marcher. De chaque côté de ce chemin, se trouvent deux précipices dans lesquels il ne faut pas tomber, qui sont d’un côté la loi (vie sous la forme légaliste), et de l’autre côté la grâce permissive (c’est à dire que puisque je suis sous la grâce, je vis comme je veux). C’est là, où c’est délicat. En fait, le chemin de sanctification, c’est vivre selon la loi, tout en sachant que nous ne sommes plus sous la loi. La loi ainsi, ne doit être qu’un modèle de vie, celui de Jésus qui était dans une totale obéissance au modèle de vie qu’est la loi. Donc en marchant sur ce chemin de sanctification, la nature régénérée va prendre le pas sur la nature charnelle pécheresse, l’objectif étant que la nature spirituelle grandisse en nous et que la nature pécheresse diminue. C’est rappelez-vous ce que disait Jean Baptiste en Jean 3:30 “il faut qu’il croise et que je diminue”. Jean ne disait pas cela dans le même sens, mais cela montre qu’il comprenait parfaitement que lui, devait laisser la place totalement à Jésus. Mais, quand il dit cela, c’est tout simplement l’image du chemin de sanctification où nous, nous devons laisser notre nature pécheresse diminuer pour que Christ puisse croître en nous.
Il faut réaliser toute l’importance de la sanctification qui amène l’homme à prendre le dessus sur le vieil homme. C’est ce que j’appelle le combat spirituel intérieur parce qu’il est très facile de parler du combat spirituel, de dire “qu’on va chasser les démons, qu’on va faire ceci, qu’on va faire cela », sans lutter contre sa propre chair. Le chrétien a intérêt à mener en tout premier lieu, le combat spirituel personnel, intérieur à lui-même, avant de s’attaquer à un combat spirituel extérieur, sinon il prendra des raclées.
Donc, ce que je veux mettre aussi en évidence, c’est que la nature pécheresse des chrétiens se voient principalement chez ceux qui ne grandissent pas spirituellement. D’ailleurs ceux-ci, bien souvent, ne grandissent pas mais régressent. Paul s’adressant aux corinthiens va dire en
1 Corinthiens 3:1 ,3
1 Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.
3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme?
Ces deux versets aident à comprendre pourquoi des chrétiens se comportent comme des inconvertis. On peut alors se poser la question de savoir si ces personnes sont encore charnelles ou si elles ne sont pas tout bonnement non converties. Il ne nous appartient pas de juger (Jean 3: 16 à 18). Jésus n’est pas venu dans le monde pour juger le monde mais pour le sauver. Par conséquent, nous sommes là pour sauver le monde et non pas pour le juger car on n’est pas en mesure de juger.
Pour le chrétiens régénérés qui se comportent comme des inconvertis, il faut comprendre qu’une nature régénérée (spirituelle) ne connait pas la sanctification. Par conséquent, être «non spirituel ou charnel» ne signifie pas être non régénéré. Quelqu’un peut être régénéré mais encore charnel parce que cette personne n’a pas avancé sur le chemin de la sanctification. Donc il peut y avoir des gens, et je pense qu’il y en a un certain nombre dans les assemblées, qui ont pris les eaux du baptême mais qui se sont arrêtés là. C’est ainsi qu’ils vont rester charnels longtemps, sauf si Dieu veut les toucher par sa grâce et qu’ils réalisent par une prédication peut être, par une parole qu’ils sont dans l’erreur et qu’ils ont quelque chose à faire pour marcher dans les voies du Seigneur. Le problème aussi est de la responsabilité des responsables qu’ils soient pasteurs, ou qu’ils portent simplement la Parole. En effet, on peut te demander de porter la Parole alors que tu n’as aucune autorité reconnue. Donc tout est possible, mais il faut que la personne ait conscience, qu’à un moment elle réalise son état. Il faut que la personne soit suffisamment humble pour écouter, accepter et se remettre en question, ne serait que pour se poser la question de savoir si ce qui a été dit est juste ou pas. Est ce que cela me concerne ou pas ? C’est tout le problème de la responsabilité. L’un a la responsabilité de parler, l’autre a la responsabilité d’accepter ou de rejeter.
Tant que chez le chrétien, l’homme spirituel en lui, est plus faible que l’homme naturel, comme Paul il ne pourra que dire : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7:14-24). En clair, tant que l’homme spirituel ne domine pas l’homme charnel, il sera plus faible que ce dernier.
Il est extraordinaire de trouver ces paroles. Là, Paul transmet son expérience, ses combats, et le chrétien peut facilement s’identifier à lui. On peut rendre grâce à Paul de dire cela. C’est un encouragement à lutter parce que quand on voit qu’une personne comme Paul, dire par quoi elle est passée, et que l’on se dit que nous sommes sur le même chemin, nous ne pouvons que constater que nous sommes dans un même combat.
3 – Le combat intérieur
Romains 7:21-25
21 Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;
23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.
24 Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?… »
25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! …Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.
Belle conclusion que ces versets !
Alors je me lui livré à une étude sur les mots utilisés par Paul. Comment expliquer cette défaite après les si belles promesses de Romains 6 ? La communion avec Christ serait-elle illusoire ? Ceci est une reconnaissance de défaite, mais c’est cependant la reconnaissance de tous chrétiens qui sont passés par là, qu’ils ne peuvent pas s’appuyer sur leurs propres forces et résister. Le message est là. Nous ne pouvons pas lutter avec nos propres forces. Cela ne suffit pas. Il faut rechercher l’appui et l’aide du Saint-Esprit.
Alors, nous allons reprendre les versets 17 à 24. Regardez quelle nature fait les choses, celle qui est spirituelle ou celle qui est charnelle.
| NS = Nature Spirituelle ; NC = Nature Charnelle | ||
| 17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. | 17 Et maintenant ce n’est plus moi (NS) qui le fais, mais c’est le péché (NC) qui habite en moi. | |
| 18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair (NC): j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. | ||
| 19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. | ||
| 20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. | 20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi (NS) qui le fais, c’est le péché (NC) qui habite en moi. | |
| 21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je (NS) veux faire le bien, le mal (NC) est attaché à moi. | ||
| 22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; (NS) | ||
| 23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (NC) | ||
| 24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… | ||
Le verset de Galates 5:17 donne l’explication de ce qui se passe.
Galates 5:17
17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.
Pour comprendre cette défaite, il faut faire une étude de cinq mots que l’on trouve dans l’Épître aux Romains au chapitre 7 versets 14 à 24 et dans toute l’Épître aux Romains. Les mots sont “je”, “moi”, “la loi”,”Jésus”, le Saint-Esprit”. Combien fois trouvons nous ces mots ?
On trouve :
| Romains 7:14-24 | Romains 7 | Romains | mais | Romains 7:14-24 | Romains 7 | Romains | ||
| Je | 22 fois | 30 | 73 | Jésus | 0 fois | 1 | 36 | |
| Moi | 3 fois | 7 | 26 | le Saint-Esprit | 0 fois | 1 | 28 | |
| la loi | 5 fois | 13 | 50 |
En Romains 7:14-24, rien qu’en regardant combien de fois sont utilisés ces mots, on s’aperçoit que l’homme décrit n’a pas cherché l’appui de Jésus. Il n’a pas cherché l’appui du Saint Esprit, et s’est appuyé uniquement sur ses propres forces. Donc, l’échec était au bout. Intéressant ! En conséquence, après un tel constat, il faut chercher ailleurs qu’en soi le secret de la victoire. C’est pourquoi, Paul dira aux Corinthiens en :
2 Corinthiens 12:9-10
9 et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.
Donc, en comparant le passage Romains 7:14-24 avec ces deux versets de Épître aux Corinthiens, on a l’explication. Il faut accepter d’être faible pour chercher l’aide et la force dans le Seigneur. Celles-ci nous sont données par son Saint-Esprit.
Ce secret se trouve aussi au chapitre 8 de l’Épître aux Romains qui est un véritable chant de victoire.
Plus le chrétien travaille à sa sanctification avec, et sous la conduite du Saint-Esprit, plus il lui sera facile de combattre sa nature charnelle et de la vaincre.
Pour résumer, Romains 7 est comme si le chrétien avait en lui un chien noir et qu’après le baptême un deuxième chien blanc vienne vivre en lui (pour reprendre une image tirée d’une BD de Tintin). Le problème est que le chien blanc et le chien noir se battent constamment chez le nouveau converti. Le chien blanc pousse le chrétien à faire le bien, tandis que le chien noir le pousse à faire le mal. La grande question est lequel a le dessus ? La réponse est que cela dépend de celui que le chrétien nourrit le plus ! Il faut qu’il nourrisse le chien blanc, et n’alimente pas le chien noir pour l’affaiblir au maximum. Cela s’explique par le fait que dans la vie du chrétien, se trouve soit le fruit de la chair de Galates 5:19-21 soit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22.
Alors, prions selon ce qui est écrit en Psaumes 51:12-15 (Prière de David)
Psaumes 51:12-15
12 O Dieu! crée-en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
13 Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.
14 Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne!
15 J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.


