Luc 19:7-10 : L’accueil de Jésus, une nouvelle chance

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Dans Luc 19:7-10, l’accueil de Jésus chez Zachée est une invitation profonde à la transformation.

Zachée cherchant Jésus sur un arbre, révélant sa foi.
Zachée sur l’arbre : un acte de foi et d’humilité.Luc 19:7-10

Voyant cela, tous murmuraient, et disaient: Il est allé loger chez un homme pécheur.

Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.

Jésus lui dit: Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. 

Luc 19:7-10

Zachée, un collecteur d’impôts méprisé, cherchait Jésus malgré les obstacles sociaux. Il grimpa sur un arbre pour voir Jésus passer, un geste audacieux qui montrait sa foi et sa soif de changement. Jésus, voyant son cœur sincère, a décidé de l’honorer en entrant chez lui. Cet acte de grâce inattendu, va bouleverser la vie de Zachée, qui trouve la rédemption.

L’enseignement que nous tirons de ce passage est clair : l’accueil de Jésus dans nos vies est une chance pour tous, peu importe notre passé. Jésus ne regarde pas nos erreurs passées, mais voit en nous le potentiel de changement. Aujourd’hui encore, il nous offre une nouvelle chance, à condition que nous soyons prêts à le chercher activement, comme Zachée.

Nous devons comprendre que, comme Zachée, il n’y a pas de distance trop grande ou de péché trop lourd pour que Jésus nous accueille. Il est là, prêt à transformer notre vie, à condition d’accepter son invitation à la repentance et à la foi.

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Je vous le dis, de même il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repend que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

Luc 15:7

2 Samuel 23 à 24 – – – Luc 19:1-27

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Luc 18:18-19 : Comment entrer dans le Royaume de Dieu ?

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En Luc 18:18-19, un jeune homme riche interroge Jésus :

Entrée humble dans le Royaume céleste selon Luc 18:18-19.
Le Royaume de Dieu, un appel à l’humilité profonde Luc 18:18-19

18 Un chef interrogea Jésus, et dit: Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

19 Jésus lui répondit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul.

Luc 18:18-19

Jésus, dans sa réponse, lui rappelle que seule une vie conforme aux commandements de Dieu peut mener à l’héritage céleste. Cependant, il lui révèle aussi qu’il lui manque une chose essentielle : se détacher de ses richesses et suivre pleinement le Christ. Ce dialogue est une leçon importante pour nous aujourd’hui. Jésus nous invite à ne pas nous attacher aux biens matériels et aux réussites mondaines qui, bien qu’important dans cette vie, ne nous ouvrent pas la porte du Royaume de Dieu. Au contraire, la véritable richesse se trouve dans la foi sincère et l’humilité.

Aujourd’hui, il nous est demandé de réfléchir sur nos propres priorités. Cherchons-nous d’abord la gloire de Dieu ou la gloire de ce monde ? La question que Jésus pose au jeune homme s’adresse également à nous : qu’est-ce qui nous empêche de suivre Jésus pleinement ? L’enseignant divin nous appelle à un engagement radical, celui de renoncer à tout ce qui entrave notre relation avec Lui. Seul ce sacrifice et cette obéissance sincère nous ouvriront les portes du Royaume de Dieu.

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Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu.

Jean 3:3

2 Samuel 19-20 – – – Luc 18:1-23

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Luc 17:3-4 : Comment pratiquer un pardon constant ?

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Luc 17:3-4 rappelle l’importance d’un pardon constant, même face à des offenses répétées.

Deux personnes se réconciliant, pratiquant le pardon quotidien.
Luc 17:3-4 : Pardonnez toujours, même si cela semble difficile.

Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le; et, s’il se repent, pardonne-lui.

Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant: Je me repens, -tu lui pardonneras.

Luc 17:3-4

Jésus invite à pardonner non pas une fois, mais toujours. Lorsque quelqu’un pèche contre nous, même sept fois en un jour, il nous exhorte à offrir notre pardon, une grâce infinie. Cette invitation à la miséricorde montre qu’un chrétien ne doit pas se laisser envahir par la rancune, mais pratiquer le pardon de manière active et continue.

Dans la vie quotidienne, il peut être difficile d’appliquer ce principe car les blessures, grandes ou petites, ont tendance à laisser des cicatrices profondes. Pourtant, Jésus enseigne que le pardon ne se limite pas à oublier ou à excuser les actes commis. Il s’agit d’une décision du cœur, une volonté de libérer l’autre de sa dette morale, tout comme Dieu nous libère de nos péchés. Cela exige de l’humilité et un engagement profond à suivre l’exemple du Christ.

Aujourd’hui, ce verset appelle chacun à regarder sa propres vie. Sommes-nous prêts à pardonner, encore et encore, comme le Christ nous pardonne ? Appliquons ce principe dans nos relations, afin de vivre en paix et en réconciliation.

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Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a une querelle contre l’autre, pardonnez-vous, comme Christ vous a pardonné.

Colossiens 3:13

2 Samuel 14 à 15 – – – Luc 17:1-19

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Luc 13:25-27 La Porte Étroite et l’Entrée dans le Royaume

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Luc 13:25-27 met en garde contre l’illusion de pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu sans une véritable obéissance.

Un passage étroit, symbolisant l'entrée difficile vers le Royaume.
Entrée étroite, appel à la vigilance selon Luc 13:25-27

25 Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous! il vous répondra: Je ne sais d’où vous êtes.

26 Alors vous vous mettrez à dire: Nous avons mangé et bu devant toi, et tu as enseigné dans nos rues.

27 Et il répondra: Je vous le dis, je ne sais d’où vous êtes; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d’iniquité.

Luc 13:25-27

Jésus décrit en Matthieu 7 la porte étroite par laquelle il faut passer ainsi que le chemin étroit et resserré passant au milieu d’obstacles divers qu’il faut éviter pour ne pas tomber . Beaucoup chercheront à entrer par cette porte mais ne le pourront pas, car ils se seront concentrés sur des apparences extérieures, négligeant la profondeur d’une relation intime avec Dieu.

Aujourd’hui, ces versets de Luc 13 interpellent. De nombreux croyants croient qu’il suffit de fréquenter les églises ou de suivre des rituels pour être sauvés. Pourtant, l’entrée dans le Royaume demande plus. Elle exige une transformation intérieure, une foi vivante et une obéissance à Dieu, loin des faux-semblants. L’accès au Royaume ne se trouve pas dans l’orgueil ou dans des œuvres humaines, mais dans la reconnaissance sincère de notre besoin de Dieu et dans une vie conforme à Sa volonté.

Le chemin étroit de la foi peut être difficile, mais il est le seul qui mène à la véritable liberté et à la vie éternelle. Aujourd’hui, interrogeons-nous : sommes-nous prêts à emprunter ce chemin étroit et resserré ou cherchons-nous des raccourcis qui nous éloignent du cœur de Dieu ?

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Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Hébreux 12:14

1 Samuel 30 à 31 – – – Luc 13:23-35

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Luc 13:4-5 Ces personnes sur qui est tombée

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Dans Luc 13:4-5, Jésus raconte l’histoire de certains Galiléens sur lesquels la calamité est tombée, et il demande de méditer sur ce sujet.

Tour effondrée, rappel de la repentance pour éviter la chute - Luc 13:4-5
uc 13:4-5, repentance nécessaire pour éviter la chute spirituelle

Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

Luc 13:4-5

Jésus réfute l’idée selon laquelle ces personnes auraient été plus pécheresses que d’autres, soulignant que toutes les personnes, sans exception, ont besoin de repentance. Il nous invite à ne pas juger les tragédies avec une perspective humaine et à ne pas attribuer la souffrance à une faute spécifique.

Aujourd’hui, ces versets rappellent que la souffrance dans ce monde ne peut pas toujours être expliquée par nos actions. Nombreux sont ceux qui, face à des épreuves, se demandent s’ils ont péché ou s’ils sont responsables de ce qui leur arrive. Pourtant, Jésus enseigne que la calamité n’est pas toujours un châtiment divin direct pour une mauvaise conduite.

Il invite plutôt à regarder nos propres vies et à nous examiner nous-mêmes. Sommes-nous prêts à répondre à l’appel à la repentance ? La calamité devrait nous inciter à revenir à Dieu de tout notre coeur, à chercher son pardon et à vivre dans une relation plus profonde avec Lui.

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Il est pour votre bien que vous souffrez, afin que vous soyez disciplinés par lui.

Hébreux 12:7

1 Samuel  27 à 29 – – – Luc 13:1-22

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Luc 12:13-15 : Le danger de l’avarice dans la vie chrétienne

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Dans Luc 12:13-15, Jésus met en garde contre l’avarice, un mal qui peut ronger notre cœur et nous éloigner de Dieu :

Vieil homme et bougie, avertissement contre l’avarice spirituelle. de Luc 12:13-15
Luc 12:13-15, l’avarice menace la véritable richesse spirituelle.

13 Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule: Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.

14 Jésus lui répondit: O homme, qui m’a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages?

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Luc 12:13-15

Ces versets invitent à réfléchir sur la manière dont nous considérons nos possessions et notre relation à l’argent. Jésus ne condamne pas la richesse en elle-même, mais il avertit contre l’amour excessif des biens matériels, qui peut nous mener à l’égocentrisme et à l’oubli des vraies valeurs spirituelles.

Aujourd’hui, ce message reste pertinent. Dans une société où l’accumulation de biens semble être un objectif de vie, nous devons nous rappeler que la véritable richesse se trouve dans une relation profonde avec Dieu. Le danger de l’avarice ne réside pas seulement dans la recherche de plus de biens, mais dans l’attachement excessif à ceux-ci. Jésus enseigne qu’une vie épanouie ne dépend pas des possessions matérielles, mais de la générosité, de l’humilité et de la fidélité à Dieu.

Ainsi, dans notre vie chrétienne, nous devons nous libérer de l’avidité pour accueillir une vie fondée sur des valeurs éternelles. Soyons vigilants, car l’avarice peut nous éloigner du véritable sens de la vie chrétienne.

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Car l’amour de l’argent est la racine de tous les maux. Quelques-uns, en étant animés de cet amour, se sont égarés loin de la foi et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

1 Timothée 6:10

1 Samuel 22 à 24 – – – Luc 12:1-31

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Hébreux chapitre 4 – Entrer dans le repos de Dieu

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Dans Hébreux chapitre 4, l’auteur invite les croyants à entrer dans le repos de Dieu en maintenant leur foi en Jésus-Christ. Il souligne la puissance de la Parole de Dieu et l’accès que nous avons à son trône de grâce.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 5

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– Hébreux chapitre 4 : Étude biblique

Une première réflexion : L’épître aux Hébreux peut être vue comme une étude approfondie de l’Ancien Testament, en particulier sur le rôle de la sacrificature et de son accomplissement en Jésus-Christ. Ainsi, lorsque nous faisons une étude biblique sur cette épître, nous sommes en quelque sorte en train d’étudier une étude biblique déjà existante. L’auteur de l’épître, en effet, examine les Écritures de l’Ancienne Alliance pour montrer comment elles pointent toutes vers la personne et l’œuvre de Jésus, et nous poursuivons cette exploration à travers notre propre étude.

1-   Hébreux chapitre 4 : Le repos de Dieu

Hébreux 4:1-3

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.

Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, quoique ses œuvres aient été achevées depuis la création du monde.

Le verset 1 – L’expression « Craignons donc »

Ce verset fait écho à l’avertissement donné en Hébreux 3:17-19, où il est rappelé que les Hébreux, au cours de leur séjour dans le désert, ont été privés d’entrer dans le repos de Dieu à cause de leur désobéissance et de leur incrédulité. Ceux qui ont vu les miracles de Dieu mais qui ont manqué de foi, en ont payé le prix. Ce même avertissement s’applique aux lecteurs de cette épître qui les exhortent à ne pas commettre la même erreur. Il y a une invitation solennelle à craindre de rater cette opportunité d’entrer dans le repos de Dieu.

Les Hébreux dans le désert ont vu les miracles de Dieu. De même les juifs du temps de Jésus ont vu des miracles. Mais cela ‘’ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.’’

Nous comprenons que le repos de Dieu est toujours accessible aujourd’hui, ce qui souligne la continuité de cette promesse à travers les âges. Cependant, l’auteur met en garde : personne ne doit croire qu’il est trop tard ou qu’il est exclu de cette promesse, à moins qu’il ne manque de foi.

Il peut être parfois difficile de suivre la pensée de l’auteur de l’épître car il fait le lien entre le repos promis aux Hébreux dans le désert – celui de la terre de Canaan – et le repos spirituel offert par Dieu dans le ciel. Canaan est ici une préfiguration du repos spirituel et éternel que Dieu réserve à ses fidèles.

Le verset 2 : Qui est désigné par le « eux » ?

Ce « eux » pourrait simplement faire référence aux Hébreux du temps de l’Exode, qui, à cause de leur incrédulité, n’ont pas accédé au repos de Dieu. Cependant, l’auteur semble aussi s’adresser aux Juifs contemporains de Jésus, qui ont refusé de croire en lui, et qui, de ce fait, ne peuvent entrer dans ce repos spirituel. Ce repos est donc à la disposition de toute personne qui manifeste une foi véritable en Dieu, contrairement à ceux qui, par incrédulité, se coupent de cette bénédiction.

Le fait que « le repos de Dieu subsiste encore » souligne l’importance de ne pas se détourner de cette promesse en restant dans l’incrédulité. « Qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard » est un appel pressant à répondre à cette invitation divine.

L’auteur semble établir un parallèle entre les Juifs croyants ou non en Jésus, et les Hébreux du temps de l’Exode. Cela invite à une réflexion personnelle : si ce parallèle est valable pour eux, qu’en est-il pour nous ? Nous devons nous poser cette même question. Manifestons-nous la foi nécessaire pour entrer dans ce repos, ou restons-nous dans l’incrédulité qui nous en prive ?

Le verset 3 reprend le passage de

Psaume 95:11

11 Aussi je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Cette phrase résonne comme un avertissement solennel à ceux qui, par manque de foi, et par désobéissance, se privent de l’accès au repos de Dieu.

Les versets 3-4 font référence à

Genèse 2:2

Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.

 Dieu instaure ainsi un modèle de repos après l’accomplissement de la création, un repos parfait et achevé qui symbolise ce vers quoi tend le croyant : un repos spirituel avec Dieu, après l’accomplissement de sa foi.

Bien que Josué ait conduit le peuple dans la terre promise et leur ait procuré un certain repos, ce repos n’était pas celui de Dieu en plénitude. En effet, les combats ont continué, montrant ainsi que ce repos physique et temporaire n’était qu’un avant-goût du repos ultime. Le repos véritable et définitif reste à venir, réservé à ceux qui croient et persévèrent dans la foi.

Ce passage nous rappelle que le repos offert par Dieu n’est pas simplement physique, mais qu’il est spirituel et éternel. Il est encore accessible aujourd’hui pour ceux qui manifestent leur foi en Lui, et il trouve son accomplissement ultime dans la communion parfaite avec Dieu.

2 – Hébreux chapitre 4 :4-7 : Dieu fixe un nouveau jour

Hébreux 4:4-7

Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour.

Et ici encore : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,

Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs.

Le verset 4 commence par rappeler un verset fondamental de la création :
« Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour. »
Dieu établit ainsi un modèle de repos après l’achèvement de la création, un repos sacré et exemplaire. Pourtant, un contraste est immédiatement souligné au verset 5 : « Ils n’entreront pas dans mon repos ! »
Cela montre que certains, malgré l’offre divine, n’ont pas pu accéder à ce repos à cause de leur désobéissance.

Les versets 6 et 7

Le verset 6 clarifie que bien que ce repos soit encore accessible, il reste réservé à ceux qui, par la foi, y entrent. Les Hébreux, à qui la promesse avait été faite en premier, n’ont pas pu entrer à cause de leur manque de foi et de leur désobéissance. Cependant, Dieu, dans sa miséricorde, renouvelle son invitation :
Le verset 7 déclare que Dieu fixe « un jour – aujourd’hui ». Il appelle à la repentance et à l’obéissance, reprenant l’appel du psalmiste :
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »

Les Hébreux, qui étaient sortis du dur esclavage égyptien, devaient goûter au repos promis par Dieu. Ce repos est une image du repos divin que Dieu désirait leur offrir, symbolisant également le repos dont Dieu jouit après la création. Le livre de Josué (21:43-45) témoigne de cette promesse partiellement réalisée :

« L’Éternel leur accorda du repos tout alentour… De toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël, aucune ne resta sans effet : toutes s’accomplirent. »

Cependant, ce repos n’était pas complet, car le peuple continuait à pécher et à désobéir, empêchant la pleine réalisation de la promesse. C’est pourquoi, dans le verset 7, Dieu renouvelle cette promesse, fixant un autre jour, « aujourd’hui », pour inviter à entrer dans ce repos spirituel à travers la foi.

L’auteur de l’épître aux Hébreux reprend l’appel du psalmiste au retour à Dieu, citant:

Psaumes 97:7-8

Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix !

N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Ce rappel poignant souligne l’urgence de la foi. Le mot clé de ce passage est « aujourd’hui » — un appel pressant à ne pas retarder la réponse à Dieu. Aujourd’hui est le moment de faire le bon choix, de choisir le chemin qui mène au repos spirituel et à la communion avec Dieu.

Cette décision est cruciale, car elle engage notre avenir éternel. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, mais aujourd’hui, nous avons l’opportunité de répondre à l’appel de Dieu.

3 – Hébreux chapitre 4 :8-11 : Être dans le repos de Dieu

Hébreux 4:8-11

Car, si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.

Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.

10 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

Ce passage souligne que le repos promis par Dieu n’était pas pleinement réalisé à l’époque de Josué :
Le verset 8 « Si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour. »
Le repos mentionné par les Psaumes (notamment 95 et 97), bien après l’époque de Josué, indique clairement qu’il existe un repos supérieur, un repos éternel et définitif, distinct de celui de Canaan.

Le verset 9 établit qu’il reste « un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu ». Ce repos, plus qu’une simple cessation des activités humaines, est spirituel, reflétant la paix et l’harmonie avec Dieu. Le sabbat, en tant qu’institution divine, symbolise un repos parfait et total que Dieu accorde à son peuple.

Le parallèle entre Josué et Jésus est pertinent ici. Josué (dont le nom en hébreu, Yéhowshuwa, signifie « l’Éternel est salut ») avait conduit Israël dans la terre promise, mais il n’a pu leur procurer le repos ultime. En revanche, Jésus (dont le nom, Yéshua, est la forme contractée de Yéhowshuwa) a accompli ce que Josué n’a pu : offrir le repos éternel par son sacrifice.

1 Pierre 1:18-21 nous rappelle l’immensité de ce salut :

18 sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères,

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

20 prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous,

21 qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu.

Ce rachat acquis par le sacrifice de Jésus, est ce qui nous permet d’entrer dans ce repos divin.

Le verset 10 : « Celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. » Cette déclaration implique que ceux qui ont accompli les œuvres préparées d’avance par Dieu, peuvent enfin entrer dans le repos. Ces œuvres ne sont pas de simples actions humaines, mais des bonnes œuvres préparées d’avance par Dieu, comme le souligne:

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Ces œuvres sont le fruit de la foi et de l’obéissance à Dieu.

Le verset 11 exhorte à nous « efforcer d’entrer dans ce repos ». Cela implique qu’il y a un effort de foi et de persévérance pour entrer dans ce repos, et l’obstacle majeur à cela est la désobéissance, tout comme celle des Hébreux dans le désert qui les a empêchés d’entrer dans la terre promise.

Mais qu’est-ce que ce repos de Dieu ?
Le repos de Dieu est intimement lié à la paix avec Dieu. Il s’agit d’une cessation des œuvres humaines de justification ou de lutte contre Dieu, et d’un état d’harmonie parfaite avec Lui. Cette paix est le résultat de la réconciliation avec Dieu par Jésus-Christ, nous permettant de vivre dans la plénitude de son repos ici et maintenant, tout en attendant le repos éternel dans la gloire à venir.

4 – Hébreux chapitre 4 :12-13 La parole de Dieu

Hébreux 4:12-13

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

Le verset 12 commence par le mot « Car », soulignant une insistance particulière sur ce qui suit. L’auteur met en garde : « Vous refusez cette Parole, mais c’est elle qui vous jugera ». Cette Parole n’est pas une simple écriture figée ou morte. Elle est « vivante et efficace » et elle a une puissance dynamique et active, capable d’opérer des changements profonds dans l’être humain. Elle est « plus tranchante qu’une épée à deux tranchants », une métaphore qui évoque non seulement la précision et la force de cette Parole, mais aussi sa capacité à pénétrer les aspects les plus profonds et intimes de notre être. La Parole « pénètre jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles », c’est-à-dire qu’elle atteint ce que nous avons de plus caché, même ce que nous ignorons parfois nous-mêmes. Elle « juge les sentiments et les pensées du cœur », révélant les intentions véritables, souvent dissimulées derrière nos actions ou nos paroles.

L’immuabilité de Dieu même dans sa Parole

Contrairement aux lois humaines qui changent et évoluent selon les époques, la Parole de Dieu est éternelle et immuable, semblable à Dieu lui-même. Elle est stable, ne se soumettant pas aux fluctuations des normes sociales. Sa « vivacité » fait qu’elle n’est jamais caduque ou inefficace.

L’efficacité de la Parole de Dieu est illustrée par:

Ésaïe 55:11 :

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Ainsi, lorsque nous acceptons cette Parole, elle agit en nous, nous transforme et nous donne la vie. Elle travaille en nous en collaboration avec le Saint-Esprit, éclairant notre chemin, réorientant nos pensées et renouvelant notre cœur. Il est donc essentiel que toute révélation personnelle soit soumise à la Parole de Dieu, pour s’assurer qu’elle provient réellement du Saint-Esprit et non de nos propres désirs ou d’influences externes.

Le Verset 13 poursuit cette idée en approfondissant l’effet de la Parole divine :
« Nulle créature n’est cachée devant lui« . Dieu, par sa Parole, voit tout, connaît tout. Rien ne lui échappe, ni nos actions, ni nos pensées les plus secrètes. « Tout est à nu et à découvert«  devant lui, soulignant que rien ne peut être caché à celui à qui nous devons rendre compte.
Le terme grec « trachelizo » utilisé ici, traduit par « à découvert », a une connotation forte. Il peut signifier saisir quelqu’un à la gorge ou forcer un accusé à lever la tête devant un juge pour montrer son visage. L’idée est que devant Dieu, il n’y a aucune dissimulation possible. Nous serons forcés à la vérité. Tout sera révélé, comme si nous étions mis à nu devant le juge divin.

Cette image impose un sérieux avertissement. Sachant cela, la seule réponse logique serait de se soumettre à cette Parole maintenant, tant qu’il est encore temps, plutôt que d’attendre qu’elle nous juge implacablement dans le futur.

5 – Hébreux chapitre 4 :14-16 – Jésus le grand souverain sacrificateur

Hébreux 4 :14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le Verset 14 : L’auteur commence par un ton moins sévère, plus chaleureux, presque encourageant, en affirmant une vérité fondamentale pour les croyants : « Puisque nous avons un grand souverain sacrificateur« , il devient évident que notre foi doit rester solide. Ce souverain sacrificateur, c’est Jésus, non seulement un homme, mais le Fils de Dieu lui-même, qui a « traversé les cieux« . Cela nous invite à garder « ferme dans la foi que nous professons ».

Quelle est donc cette foi ? C’est la confession que Jésus est le Messie, le Christ, le Fils de Dieu, et l’héritier de toutes choses. Il est celui que nous proclamons et celui en qui nous plaçons toute notre confiance. Personne ne peut mieux nous comprendre que Jésus, parce qu’il a vécu dans la chair, affrontant les mêmes épreuves et tentations que nous.

Une vérité réconfortante

Le Verset 15 souligne : « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses« . Contrairement à un Dieu distant et inatteignable, Jésus est pleinement capable de comprendre nos difficultés et nos luttes, car il a été « tenté en toutes choses comme nous« , mais avec une différence capitale : « sans commettre de péché ». Ce détail essentiel est aussi affirmé dans d’autres Écritures telles que 2 Corinthiens 5:21, 1 Pierre 1:19, 1 Pierre 2:22, et Jean 7:18.

Jésus, bien qu’il ait connu la tentation, n’a jamais failli, ce qui en fait l’intercesseur parfait entre Dieu et les hommes.

Ce qui est particulièrement touchant dans ce passage, c’est que Jésus ne se contente pas d’être un juge : il est aussi un frère compatissant. Cette compassion fait de lui non seulement un souverain sacrificateur parfait, mais aussi un refuge sûr, vers qui nous pouvons nous tourner avec confiance.

L’exhortation à être dans l’assurance

Le verset 16 : C’est pourquoi l’auteur nous exhorte : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce« . Contrairement à l’Ancienne Alliance, où le peuple ne pouvait s’approcher de Dieu (seul le grand sacrificateur pouvait entrer dans le lieu très saint du tabernacle), nous avons maintenant la possibilité de nous approcher de Dieu « avec assurance« , non pas pour être jugés, mais pour « obtenir miséricorde et trouver grâce« . Le trône de la grâce évoque l’autel où les sacrificateurs offraient des sacrifices dans l’Ancienne Alliance, mais ici, nous sommes invités à nous approcher directement de Dieu pour recevoir son pardon et son aide.

« Être secourus dans nos besoins«  montre que l’œuvre de Christ n’est pas seulement eschatologique, réservée pour un jugement futur, mais elle est également présente et active aujourd’hui. Il est notre aide quotidienne, celui qui pourvoit à nos besoins immédiats, et qui agit dans nos vies ici et maintenant. Cette grâce est accessible à tous ceux qui s’en approchent avec un cœur repentant et une foi sincère.

Le trône de la grâce représente donc non seulement l’autel de l’ancien culte, mais aussi l’endroit spirituel où nous pouvons trouver refuge, assistance, et communion intime avec Dieu.

Hébreux 4:1

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

L’avertissement du verset commence par « Craignons », un terme qui exprime une véritable solennité et une prise de conscience. Nous ne devons pas aborder la promesse de Dieu « la fleur au fusil », avec désinvolture ou présomption. Il est nécessaire de reconnaître notre besoin profond de la grâce de Dieu, car entrer dans son repos n’est pas automatique ni acquis d’avance. Ce verset met en lumière le sérieux avec lequel nous devons répondre à l’invitation divine.

Le combat ici évoqué est avant tout intérieur. Il s’agit d’un affrontement contre notre incrédulité et notre orgueil, deux obstacles qui vont souvent de pair. L’orgueil en particulier, nous pousse à refuser de croire que nous avons besoin de Dieu, car il nous incite à penser que nous savons mieux que quiconque. Cette tentation n’était pas étrangère au peuple d’Israël, qui, se croyant le peuple élu, pensait automatiquement être en sécurité sous la protection de Dieu. Cependant l’auteur de l’épître avertit que cette sécurité ne peut être considérée comme un dû.

Le piège subtil de l’orgueil

De même, un piège subtil de l’orgueil, est de croire que nous en sommes dépourvus. Lorsque nous nous sentons sûrs de notre foi et de notre statut devant Dieu, il est facile de tomber dans cette illusion. Pourtant, l’orgueil spirituel est l’un des plus grands dangers, car il nous empêche de reconnaître notre besoin de grâce et de transformation.

Par ailleurs, nous pouvons parfois attendre des manifestations extérieures spectaculaires pour prouver la présence de Dieu dans nos vies, alors que Dieu désire souvent se révéler dans l’intimité, dans la simplicité d’un doux murmure (1 Rois 19:12). Il nous invite à écouter sa voix, non pas dans le tonnerre ou les éclairs, mais dans la tranquillité de notre cœur. Comme l’enseigne Jean 10:27, « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent« , nous sommes appelés à être attentifs et humbles, reconnaissant la voix de notre berger.

Le verset nous invite donc à être vigilants, à examiner notre cœur, et à rester à l’écoute de Dieu avec humilité, afin de ne pas manquer l’occasion d’entrer dans son repos, ceci par manque de foi ou à cause d’un cœur endurci.

Hébreux 4:11

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

En réponse à la grâce que Dieu nous offre, l’auteur nous exhorte à nous efforcer d’entrer dans son repos. Le verbe « efforcer » suggère bien plus qu’un simple souhait ou une intention passive. Il implique de se hâter, de s’appliquer avec sérieux, de mettre tout son cœur et son énergie à l’œuvre. Cela nous appelle à un engagement ardent et délibéré.

Cependant, il est important de comprendre que cet effort n’est pas un acte de performance humaine ou d’auto-justification, mais une réponse humble à l’œuvre de Dieu en nous. La véritable démarche spirituelle consiste à s’abandonner à Dieu, à reconnaître que ce n’est pas notre propre force qui nous permet d’entrer dans son repos, mais sa grâce qui nous transforme. Ce n’est pas par l’orgueil ou la prétention que nous accédons à ce repos, mais par l’humilité, en nous laissant guider et toucher par lui.

S’abandonner à Dieu

Cette expression ne signifie pas pour autant la passivité ou l’inaction. L’obéissance à Dieu nécessite des efforts conscients et des actions. En d’autres termes, nous sommes appelés à agir avec diligence, à faire les œuvres de Dieu avec zèle et à être pleinement investis dans sa volonté. Cet effort demande de l’obéissance, non à la manière de ceux qui désobéissaient dans le désert, mais en suivant l’exemple de ceux qui marchent par la foi, animés par l’amour de Dieu.

Nous devons comprendre que ce repos que Dieu propose n’est pas un simple arrêt des activités humaines, mais un état spirituel de paix et d’harmonie avec lui, accessible à ceux qui obéissent et se confient en lui. Le véritable danger réside dans la désobéissance, qui nous empêche d’entrer dans ce repos. C’est pourquoi l’exhortation ici est à la vigilance et que personne ne tombe en reproduisant l’exemple des Hébreux de l’Exode, qui ont manqué le repos de Dieu en raison de leur incrédulité et de leur rébellion.

Apprendre à se soumettre à la volonté de Dieu

L’effort demandé est donc à la fois un acte de foi et de soumission, un abandon actif à la volonté de Dieu. Nous ne nous reposons pas en nous-mêmes, mais en lui, tout en demeurant fidèles à l’appel qu’il nous adresse.

En réponse à la grâce de Dieu, nous nous efforçons. S’efforcer veut dire se hâter, s’appliquer, avoir soin, avec ardeur. Nos mots sont bien souvent faibles pour exprimer une pensée. Faisons tout notre possible pour entrer dans le repos de Dieu, et cela en nous laissant toucher par Dieu. Nous avons là l’humilité et non l’orgueil. S’abandonner à Dieu; s’en remettre à lui ne veut pas dire paresse, mais au contraire faire les œuvres de Dieu avec diligence (efforcez-vous) et dans l’obéissance.

Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le verbe « professer » signifie déclarer ouvertement ce qui est notre conviction profonde, proclamer notre foi sans hésitation ni crainte. Professer sa foi, c’est aligner nos paroles avec la Parole de Dieu, affirmant avec clarté et conviction ce que nous croyons. Il ne s’agit pas seulement d’une déclaration ponctuelle, mais d’un engagement à parler et vivre selon cette foi jour après jour.

Dans ce contexte, demeurer fermes dans cette confession signifie que, même face aux difficultés, aux tentations ou aux doutes, nous devons rester inébranlables dans notre foi en Jésus-Christ, notre grand souverain sacrificateur. Il a non seulement traversé les cieux, mais il intercède pour nous auprès de Dieu, assurant notre salut.

Cela nous donne l’assurance nécessaire pour proclamer notre foi avec audace et confiance. « Parce que la Bible le dit, je le crois » devient plus qu’une simple phrase. C’est la fondation de notre confiance inébranlable en la promesse de Dieu.

Hébreux 4:16

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Parce que nous avons confessé notre foi avec assurance et obéi aux injonctions précédentes – craindre (verset 1), s’efforcer (verset 11), et demeurer ferme (verset 14) – nous pouvons nous approcher du trône de la grâce avec une pleine confiance.

Le trône de la grâce évoque la présence de Dieu où son amour, sa miséricorde et son pardon sont offerts sans restriction. Nous venons à lui non pas comme des étrangers, mais comme des enfants qui s’adressent à leur père. Même si nous avons échoué ou péché, Dieu nous invite à venir sans crainte. Le but de notre approche est double : obtenir miséricorde pour nos fautes, car nous reconnaissons notre état de pécheur, et trouver grâce, c’est-à-dire recevoir ce don immérité qui découle de l’amour de Dieu.

Être secourus dans nos besoins

Contrairement à l’attitude de ce monde où beaucoup réclament leurs droits et exigent ce qui leur est dû, nous venons devant Dieu non avec des revendications, mais avec humilité, en nous reposant sur sa grâce et sa miséricorde. Nous reconnaissons que ce que nous recevons ne dépend pas de ce que nous méritons, mais de l’amour et de la bienveillance de Dieu envers nous.

Enfin, la promesse à la fin du verset est capitale : « pour être secourus dans nos besoins. » Nous ne venons pas avec nos solutions ou nos exigences, mais simplement pour exposer nos besoins à Dieu, en sachant qu’il peut agir même là où tout semble impossible. Dieu est le Dieu de l’impossible, et c’est vers lui que nous nous tournons, convaincus qu’il saura répondre à nos nécessités selon sa volonté parfaite.

Construire sur le roc : La parabole des deux constructeurs

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La parabole des deux constructeurs est un enseignement central de Jésus. Elle souligne l’importance d’une fondation solide pour la vie spirituelle.

La parabole des deux constructeurs : Choix Fondamentaux

1 – Introduction

Matthieu 7:24-27

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

Et en Luc 6:46-49

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

48 Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie.

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples et à la foule présente lors du Sermon sur la Montagne. Ses enseignements visent tous ceux qui entendent sa parole, croyants comme non-croyants. Matthieu 7:24-27 fait suite à un ensemble d’instructions morales, pratiques et spirituelles. Jésus veut que ses auditeurs saisissent l’importance de vivre selon ses paroles, car il sait que la solidité de leur foi va dépendre de leur obéissance.

Luc 6:17

17 Il descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies.

3-  Le contexte :

Cette parabole se trouve dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu chapitres 5-7). Jésus y enseigne divers aspects de la vie chrétienne, allant de l’attitude intérieure à la manière de vivre en tant que croyant dans le monde. Il compare deux types de personnes : ceux qui écoutent ses enseignements et les mettent en pratique, et ceux qui les ignorent. Dans ce contexte, la parabole montre que l’obéissance aux enseignements de Jésus est la clé pour surmonter les épreuves de la vie.
Heureux seront ceux qui entreront dans le royaume des cieux, mais pour y parvenir, il faut faire la volonté de Dieu, celle de Jésus. Il faut suivre Jésus, le seul chemin qui mène à la vie éternelle auprès du Père.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ne nous trompons pas, ce n’est pas la simple fréquentation d’une assemblée qui garantit que nous sommes sur le chemin qui mène au Père.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Observons que prophétiser, chasser des démons, et faire des miracles ne sont que des paroles. Mais prenons les versets plus explicites de:  

Luc 6:46-47

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

Voulons-nous construire notre éternité ? Alors, mettons en pratique ce que le Seigneur enseigne.

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4-  Explication de la parabole

Avertissement : Pour comprendre pleinement cette parabole, il est essentiel de la replacer dans le contexte des versets de Matthieu 7:13-23.
Les versets 13 à 23 qui précèdent cette parabole, contiennent des éléments clés qui éclairent la pensée de Jésus. Jésus compare deux constructeurs, l’un construisant sa maison sur le roc, l’autre sur le sable. La maison sur le roc représente la vie de celui qui écoute et applique les enseignements de Jésus. Cette maison résiste aux tempêtes. En revanche, la maison bâtie sur le sable illustre la vie de celui qui entend les paroles de Jésus, mais ne les applique pas. Lorsqu’une tempête survient, cette maison s’effondre. Le roc symbolise une fondation solide, fondée sur l’obéissance à la Parole de Dieu (Matthieu 7:24-25), tandis que le sable représente une vie superficielle, sans profondeur spirituelle (Matthieu 7:26-27).

Qu’est-ce que symbolise le roc ?

Dans Matthieu 16, Jésus pose la question à ses disciples : « Qui suis-je ? »
Au verset 16, Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Au verset 18, Jésus dit : « Sur ce rocher (pétra, sur cette proclamation), je bâtirai mon Église. »
Le roc de la parabole, c’est Jésus et sa Parole. L’Église est bâtie sur la vérité que Jésus est le Messie, le Sauveur.

Pour interpréter pleinement la parabole, nous devons imaginer les constructeurs comme des hommes arrivant dans une ville, prêts à construire une maison. Ils se rendent au service de l’urbanisme, où ils reçoivent des documents avec des recommandations. Les deux terrains sont soumis aux mêmes intempéries.
La maison dont il est question représente une maison pour l’éternité !
Le temps de la construction correspond à la vie chrétienne.

Tandis que les intempéries, les torrents, symbolisent les tribulations, les convoitises et les épreuves de la vie.
Les terrains où les hommes construisent représentent une assemblée, où ils arrivent et se convertissent. Ils reçoivent le même enseignement de la part d’un prédicateur, par exemple Paul.

Le premier homme, prudent, consulte un sage architecte.

1 Corinthiens 3:10-11

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Cet homme suit les instructions et les bons enseignements de Paul, basés sur la parole de Dieu. Il met en pratique les enseignements de Jésus et marche sur le chemin de sanctification, fondé sur les bases de la foi exposées dans Hébreux 6. Sa maison est bâtie pour l’éternité car elle repose sur Jésus, le roc. La maison représente la glorification.

Le deuxième homme, paresseux et négligent, trouve que les enseignements de Paul sont trop exigeants. Il préfère écouter des messages d’une grâce permissive ou de prospérité. Ne suivant pas les recommandations de Paul, il n’applique pas les enseignements de Jésus. Il vit une foi superficielle, sans fondement. Quand les épreuves vont venir, il sera emporté, car il n’est pas ancré en Christ.
Dans les assemblées chrétiennes, il y a des vrais croyants et des croyants professant, du bon grain et de l’ivraie et à première vue, rien ne les différencie. Seul, face aux épreuves celui qui a bâti sur le fondement solide de Jésus-Christ, tiendra ferme.

1 Corinthiens 3:10-14

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Ceux qui ont compris le message de Jésus, sont prêts à affronter les tribulations. Ils ne choisissent pas la facilité, mais s’engagent sur le chemin de l’obéissance, en étant bien fondés sur Jésus-Christ.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 13 est à rapprocher de l’attitude de l’homme insensé (v.26). Il choisit la solution de facilité, celle du moindre effort.
Le verset 14, quant à lui, est à rapprocher de l’attitude de l’homme sage (v.24), qui est décidé à construire sa vie chrétienne de manière solide, ce qui lui demandera des efforts.
Il se gardera des faux prophètes, ou des mauvais enseignants qui prêchent la facilité. Nous sommes tous invités à juger et à peser les paroles qui nous sont dites avant de les recevoir et de les accepter.
Les versets de Matthieu 7:21-23 se résument ainsi :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis?

ésus demande de faire la volonté de Dieu en mettant en pratique sa Parole.

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5- La leçon pour nous à retenir 

La parabole des deux constructeurs est avant tout une exhortation. Elle enseigne que la foi seule ne suffit pas. Il est crucial d’agir selon les enseignements de Jésus. Les tempêtes de la vie peuvent être des épreuves, des difficultés ou des tentations. Celui qui a bâti sa vie sur une base spirituelle solide, c’est-à-dire sur l’obéissance à la Parole de Dieu, restera ferme face aux épreuves. Cette parabole pousse chacun à réfléchir sur l’état de sa foi et son engagement à vivre selon les préceptes bibliques.
Il ne suffit pas d’entendre les paroles de Jésus, par exemple en venant simplement au culte le dimanche et en vivant une vie profane le reste de la semaine. Il faut entendre, écouter, comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu.
Chercher à comprendre l’enseignement afin de le mettre en pratique demande des efforts. Cet effort est représenté par les fondations de la maison dans la parabole.
Mettre en pratique la Parole de Dieu n’est pas une nouveauté du Nouveau Testament, mais une exigence de l’Ancien Testament, notamment dans le Pentateuque. Les paroles en question sont celles que Jésus a prononcées, particulièrement dans les chapitres 5 à 7 de Matthieu.

Jacques 1:22-25 le rappelle

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

6-   Son application personnelle

Dans la vie quotidienne, cette parabole des deux constructeurs invite à examiner la solidité de notre fondation spirituelle. Est-ce que nos décisions, nos comportements et nos priorités s’alignent sur la Parole de Dieu ? Nous sommes appelés à appliquer les enseignements de Jésus dans tous les aspects de notre vie. En bâtissant notre vie sur le roc de la Parole divine, nous serons capables de résister aux tentations et aux épreuves avec une foi inébranlable.

Jésus met en garde contre les beaux parleurs, ceux qui parlent comme des chrétiens mais qui ne mettent pas la Parole de Dieu en pratique. Ils prétendent être chrétiens, mais ne sont pas nés de nouveau. Ce ne sont pas des chrétiens authentiques, mais des personnes qui n’ont de chrétien que le nom.
Jésus ne nie pas que des non-chrétiens puissent opérer certains miracles par la puissance de Dieu, mais cela relève de la volonté permissive de Dieu, dont nous ignorons toujours les raisons. Nous avons l’exemple de:

Marc 9:38

38 Jean lui dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.

Ou cela peut aussi provenir de la puissance de Satan, comme le montre :

2 Thessaloniciens 2:9-10

L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers,

10 et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.

Si ces gens dont il est question en Matthieu 7:21-23 sont condamnés, ce n’est pas parce que leur prédication était fausse ou que leurs miracles étaient des contrefaçons, mais parce qu’ils n’avaient pas mis en pratique ce qu’ils professaient. Ils n’obéissaient pas à la Parole.

Matthieu 23:3

Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

Celui qui agit, est celui qui dit et fait ce qui plaît à Dieu. Il est dans l’obéissance. Il prêche la vérité et pratique la vérité qu’il prêche. Celui qui met en pratique la Parole de Dieu, se reconnaît à son témoignage de vie.

Le constructeur insensé est comparable au terrain pierreux, où la semence n’a pas de racines, ou au terrain recouvert de ronces et d’épines, qui représentent les soucis et les tribulations qui étouffent la foi dont il est question en Matthieu 13.

Hébreux chapitre 3 – Jésus Christ est supérieur aux prophètes

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Le chapitre 3 de l’épître aux Hébreux compare Jésus à Moïse. Il souligne la fidélité supérieure du Christ en tant que Fils sur la maison de Dieu. Il exhorte aussi les croyants à garder une foi ferme et à éviter l’incrédulité qui a conduit Israël à l’errance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 4

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Hébreux chapitre 3 – Étude biblique

1- Hébreux chapitre 3 :1-6:  Christ, le Fils, supérieur à Moïse, le serviteur

Hébreux 3:1-6

1 C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons,

Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison.

Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même.

Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu.

Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ;

mais Christ l’est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.

Après avoir montré la supériorité de Jésus par rapport aux prophètes et aux anges, l’auteur démontre que Jésus est supérieur à Moïse. Il choisit ses termes avec soin, et touche ainsi un point très sensible pour tout Juif : la personne de Moïse. Il en est ainsi lorsqu’il s’agit des catholiques que nous pouvons entendre dire : « On ne touche pas à la personne de Marie ! », alors que le dogme de leur église est en contradiction sur beaucoup de points essentiels avec la Bible.

Rappelons-nous de l’épisode de l’aveugle de naissance guéri et de l’échange très vif qui a eu lieu entre les pharisiens et lui.

Jean 9:28-29

27 Il leur répondit: Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ?

28 Ils l’injurièrent et dirent: C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse.

29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est.

Moïse a rapporté les paroles de Dieu : « Le Seigneur a dit ». Mais que dit Jésus par six fois en Matthieu 5, lors du sermon sur la montagne ? « Mais moi, je vous dis… ».

De la même manière, il dira : « Je suis… » et les personnes étaient étonnées de l’entendre parler avec autorité.

« Frères saints » est une expression qui englobe tous les chrétiens d’origine juive ou païenne. Elle est à rapprocher du verset d’Exode 19:6, où il est question des enfants d’Israël comme d’une nation sainte : « Qui avez part à la vocation céleste. »

Exode 19:6

vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël.

C’est dans Colossiens 1:2 que les deux termes « frère » et « saint » sont associés pour la première fois dans le Nouveau Testament. Les chrétiens sont habituellement tantôt appelés « frères », tantôt appelés « saints ». Cela sert probablement à bien marquer qu’il n’est plus question de race ou de nationalité, mais que cela concerne tous ceux « qui avez part à la vocation céleste », c’est-à-dire tous ceux qui sont en Jésus-Christ et qui ont part à la vocation céleste. Ils sont à la fois des frères et des saints.

Cette épître passe du temporel au spirituel, du terrestre au céleste, de l’ombre à la réalité.

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Le mot « considérez » au premier verset signifie qu’il s’agit d une recommandation à prendre en compte, à ne pas négliger, ni à minimiser la position de l’apôtre et du souverain sacrificateur de notre foi. Arrêtez-vous et examinez !

Les deux titres, « apôtre » et « souverain sacrificateur », sont très importants car l’auteur veut démontrer la supériorité de Jésus sur Moïse.

Le terme « apôtre » peut surprendre, mais c’est parce que Moïse était l’apôtre de leur confession. Un apôtre désigne une personne qui se met au service d’une idée ou d’une cause. C’est par lui que Dieu avait donné la loi. Les Juifs vénéraient Moïse au point de le déifier. C’est pourquoi il est dit en…

Deutéronome 34:6

Et l’Éternel l’enterra dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth Peor. Personne n’a connu son sépulcre jusqu’à ce jour.

Même si le mot « apôtre » n’est pas présent dans l’Ancien Testament, son rôle avait un équivalent puisqu’il était un envoyé de Dieu pour le peuple juif.

Le terme « apôtre » pour Jésus peut également surprendre, mais il désigne lui aussi un envoyé de Dieu.

En revanche, le terme de « souverain sacrificateur » ne s’applique pas à Moïse qui n’a jamais été souverain sacrificateur.

L’auteur aurait pu rappeler le verset de…

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Il arrive au verset 3 à dire que Jésus est supérieur à Moïse en tant que créateur, bâtisseur de la maison, l’Église. Jésus, le fils est supérieur au serviteur Moïse.

Au verset 6 le:

« pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.« 

a pour but d’inciter les gens à ne pas faire comme les juifs qui n’ont pas tenu ‘jusqu’à la fin leur ferme confiance et leur espérance.

2 – Hébreux chapitre 3 :7-11 Aujourd’hui si vous entendez sa voix

Hébreux 3:7-11

C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,

N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert,

Où vos pères me tentèrent, Pour m’éprouver, et ils virent mes œuvres Pendant quarante ans.

10 Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies.

11 Je jurai donc dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos!

Ici, est abordé le deuxième avertissement de l’épître et l’auteur s’appuie sur le Psaume 95 qui est inspiré par le Saint-Esprit.

Psaumes 95:7-11

Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix!

N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Où vos pères me tentèrent, M’éprouvèrent, quoiqu’ils voient mes œuvres.

10 Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, Et je dis: C’est un peuple dont le cœur est égaré; Ils ne connaissent pas mes voies.

11 Aussi je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos!

Meriba veut dire « querelle », et Massa veut dire « tentation ». Ces deux noms évoquent la contestation des enfants d’Israël contre Moïse relatée en :

Exode 17:3

Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait: Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour me faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux?

Ce ne fut pas la seule fois que le peuple par son attitude, irrita Dieu au point qu’il est dit en :

Nombres 14:11-12

11 Et l’Éternel dit à Moïse: Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui?

12 Je le frapperai par la peste, et je le détruirai; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui.

Et cela ne restera pas sans conséquence ainsi qu’il est écrit en :

Nombres 14:20-23

20 Et l’Éternel dit: Je pardonne, comme tu l’as demandé.

21 Mais, je suis vivant! et la gloire de l’Éternel remplira toute la terre.

22 Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j’ai faits en Égypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois, et qui n’ont point écouté ma voix,

23 tous ceux-là ne verront point le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont méprisé ne le verront point.

Ces versets d’Hébreux 3:7-11 rappellent le sort du peuple hébreux qui mourut dans le désert (Nombres 14:26-33), à l’exception de Josué et de Caleb, qui seuls entrèrent dans le repos de la terre promise, en Canaan.

Ceci est un très sérieux avertissement pour les lecteurs qui risquent le même sort que ceux qui vécurent du temps de Moïse. Cet avertissement est d’autant plus grand qu’ils :

  • Commettraient l’erreur de tenter Dieu comme du temps de Massa et de Meriba.
  • Rejetteraient Jésus, le Fils de Dieu, le Fils de la maison et non Moïse qui n’était qu’un serviteur.

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix ». Cette phrase est un sérieux avertissement pour chacun. Nous serons appelés à reparler de cela. La voie dont il s’agit est la voix du Saint-Esprit ! Nous pouvons lire la Bible, l’étudier et la méditer, mais ce que nous devons surtout faire, c’est être à l’écoute du Saint-Esprit, qui nous donne une révélation de la parole de Dieu. Cela veut dire que le Saint-Esprit nous donne une compréhension spirituelle de la Parole ce qui est bien différent d’une simple lecture. Nous pouvons comprendre intellectuellement ce qui est écrit dans la Bible, et cela se passe au niveau du cerveau, mais il y a une compréhension que le Saint-Esprit nous donne et cela est au fond de nous, cela remplit tout notre être. Si nous lisons d’une manière intellectuelle, nous sommes comme sourds et aveugles. C’est pourquoi il est dit : « n’endurcissez pas vos cœurs ».

3 – Hébreux chapitre 3 :12-15 Avertissement : retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance

Hébreux 3:12-15

12 Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

14 Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement,

15 pendant qu’il est dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

« Prenez garde, frères, que » : L’avertissement se fait plus insistant. Le terme « frère » adoucit le propos. Les lecteurs ne sont pas considérés comme des étrangers, mais il y a un lien fraternel, d’égalité.

« Un cœur mauvais et incrédule« , comme ceux qui contestèrent avec Moïse. De la même façon qu’il est dit en Nombres 14:20-21 : « Je suis vivant », le Fils de Dieu, Jésus est vivant, tandis que le serviteur Moïse est mort. L’expression de « Dieu vivant » se retrouve trois autres fois dans l’épître (en Hébreux 9:14, 10:31 et 12:22). Le but est pour insister sur la supériorité de Jésus par rapport à Moïse. Dans une maison, contester face à un serviteur et face au maître de la maison ou à son fils n’est pas la même chose. Contester avec le fils est bien plus grave que contester avec un serviteur.

Le Dieu vivant

Cette expression « Dieu vivant », que nous retrouvons à plusieurs reprises, désigne le seul vrai Dieu par opposition aux idoles et aux faux dieux. Se détourner de Jésus reviendrait à se détourner du vrai Dieu. Quitter la vie de Jésus revient à commettre une apostasie.

Un premier péché, puis la répétition de ce péché, entraîne l’endurcissement du cœur et l’incrédulité. Ce sont des étapes sur le chemin de l’apostasie.

Le verset 13 qui dit : « exhortez-vous » nous montre la nécessité d’être entouré afin d’avoir des encouragements mutuels ou des corrections quand notre foi défaille. C’est pourquoi, il est très dangereux d’être et de rester isolé. Il est même précisé que l’exhortation doit être quotidienne. Par trois fois dans ce chapitre aux versets 7, 13 et 15, il est question d’« aujourd’hui »et par deux fois en Hébreux 4 au verset 7, figure cet avertissement.

Cette injonction peut se comprendre ainsi :

Mets-toi en règle aujourd’hui, car demain il sera peut-être trop tard. Il s’agit de l’instant présent, car l’instant d’après, nous pouvons être morts. Ceci est exhortation pour la personne à ne pas se laisser aller à la procrastination.

2 Corinthiens 6:1-2

1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain.

Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.

De la même façon qu’il est dit : « N’endurcissez pas vos cœurs » par trois fois dans l’épître, en Hébreux 3:8, 15 et en Hébreux 4:7, il est impératif de se repentir, de revenir à Dieu avant que l’endurcissement fasse que nous devenions insensibles à l’appel de Dieu.

Au verset 14, il est écrit « Nous sommes devenus participants de Christ »

Nous sommes devenus participants de Christ certes, mais il y a une condition à cela qui est « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement« .

Nous sommes devenus participants de Christ ! Oui, mais à quel moment ? Lors de notre justification ? Ou au bout de notre sanctification ? Cela semble plutôt être la deuxième réponse puisqu’il y a cette condition qui vient d’être évoquée qu’il faut retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. 

Nous avons du mal à imaginer ce fait d’être participants à la nature de Christ, mais il est précisé : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance« , ce qui veut dire garder la foi. Rien n’est acquis d’avance !

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

Non seulement nous sommes participants de la nature de Christ, mais nous devenons par ce fait, participants de la nature de Dieu !

1 Pierre 5:1

1 Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

La condition émise par le verset 14 de ce chapitre 3 d’Hébreux : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement » est la répétition de la condition du verset 6 : « pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance. »

Il faut comprendre que rien n’est acquis une fois pour toutes, que notre marche est continue et que nous devons être persévérants. Par analogie avec les Hébreux qui ont quitté l’Égypte, prendre la décision de partir n’est pas le plus difficile, le plus difficile étant de traverser le désert de la vie et de garder la foi jusqu’au bout. Il faut, pour cela, faire preuve de volonté.

Les Hébreux ont quitté l’Égypte et ont traversé la mer Rouge. Ceci est l’image du chrétien qui se sépare du monde dans sa façon de vivre, qui prend les eaux du baptême, mais après il y a tout le désert de la vie, et beaucoup chutent.

Le chapitre de 1 Corinthiens 10 relate cet épisode du désert.

Rappelons-nous de ce qui y est dit:

1 Corinthiens 10:5-11

Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert.

Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu.

Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux, selon qu’il est écrit: Le peuple s’assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir.

Ne nous livrons point à l’impudicité, comme quelques-uns d’eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.

Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents.

10 Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur.

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

4 – Hébreux chapitre 3 :16-19 la désobéissance et l’incrédulité

Hébreux 3:16-19

16 Qui furent, en effet, ceux qui se révoltèrent après l’avoir entendue, sinon tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse?

17 Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert?

18 Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi?

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

D’après ces versets, pourquoi les hébreux n’entrèrent pas dans le repos de Dieu ? Parce qu’ils étaient coupables de désobéissance (v.18) et d’incrédulité (v.19).

L’avertissement donné aux Judéo-chrétiens à qui l’auteur écrit, est valable pour nous. Les Hébreux, sous le joug de l’esclavage en Égypte, ont crié à Dieu pour être délivrés de leur esclavage physique. Cependant, ils n’ont vu que l’esclavage par les égyptiens, alors que Dieu voulait les délivrer de l’esclavage du péché.

Il ne faut pas se tromper de but. Le fait pour ces Judéo-chrétiens de vouloir retourner à leur arrière-plan religieux du judaïsme est plus grave puisqu’ils avaient tendance à se détourner du Fils de Dieu pour revenir aux lois de Moïse.

a) Désobéir au Fils de Dieu est bien plus grave que de désobéir à un ordre donné par un serviteur de Dieu comme Moïse.

b) Le repos dont il est question ici n’est pas l’entrée en terre promise. C’est bien plus que cela ! C’est le repos de Dieu, dans sa présence.

c) Qui est le prophète par excellence dans l’Ancien Testament (Deutéronome 18:15 et 34:10) ? Moïse ! Qui est le souverain sacrificateur par excellence dans l’Ancien Testament (Exode 29:9) ? Aaron ! Mais Jésus est tout à la fois prophète et souverain sacrificateur, d’une sacrificature plus excellente !

Luc 6:7-9 : Comment la Foi Ouvre la Voie à la Guérison

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Luc 6:7-9 enseigne qu’un acte de foi peut transformer une situation apparemment sans issue en une guérison miraculeuse.

Main tendue pour être guérie, réponse à l'appel divin.
Luc 6:7-9 : La foi guérit par l’appel de Jésus

Les scribes et les pharisiens observaient Jésus, pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat: c’était afin d’avoir sujet de l’accuser.

Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l’homme qui avait la main sèche: Lève-toi, et tiens-toi là au milieu. Il se leva, et se tint debout.

Et Jésus leur dit: Je vous demande s’il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.

Luc 6:7-9

Dans ce passage, Jésus se trouvait face à un homme ayant la main paralysée, et il est observé par des pharisiens et des scribes qui cherchaient à le piéger. Jésus, conscient de leurs intentions, va poser une question fondamentale : « Est-il permis de faire le bien ou de faire le mal, de sauver ou de détruire, le jour du sabbat ? » Ce questionnement ouvre un espace pour la foi de l’homme qui cherche à être guéri.

Jésus lui dit simplement : « Lève-toi, et tends ta main. » L’obéissance de l’homme et sa foi en la parole de Jésus ouvrent la voie à une guérison instantanée. Ce passage rappelle que la foi en Jésus et l’obéissance à Sa parole sont les clés pour accéder à la guérison spirituelle et physique. Parfois, il suffit d’un acte de foi tout simple, pour que Dieu intervienne dans notre vie et manifeste Sa puissance.

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15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

Jacques 5:15

Juges 11 à 12 – – – Luc 6:1-26

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres

Marc 4:38‭-‬40 Il dormait à la poupe sur le coussin

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Nous pouvons réagir comme les disciples en Marc 4:38-40

38 Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent: Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons?

39 S’étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer: Silence! tais-toi! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme.

40 Puis il leur dit: Pourquoi avez-vous ainsi peur ? Comment n’avez-vous point de foi ?

Marc 4:38‭-‬40

Dans les tempêtes de la vie, nous pouvons penser que le Seigneur s’est éloigné de nous. Ceci est une erreur, car ce n’est pas lui, mais nous qui nous sommes éloignés de Lui. Celui-ci veut que nous grandissions dans la foi et pour cela des tempêtes viennent agiter et bousculer notre vie. Notre foi doit être inconditionnelle. Ce n’est pas quand tout va bien que nous pouvons juger de notre foi. C’est quand une tempête s’abat, que notre réaction témoignera de notre niveau de foi. Les victoires passées doivent nous servir à vivre des épreuves plus grandes.

Comme il est dit au verset 40, Jésus prend même comme une offense le fait que nous nous inquiétions en sa présence. C’est dans les moments les plus difficiles que nous devons manifester notre confiance en Jésus afin de surmonter les épreuves. Gardons en mémoire ce que nous dit l’apôtre :

1 Pierre 1:7

7 afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra,

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8 Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer ? En toi est mon espérance

Psaumes 39:8

Nombres 7-41 à 8 – – – Marc 4:21

Matthieu 27:27-31 Les soldats se moquent de Jésus

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Le passage de Matthieu 27:27-31 montre que les hommes ont poussé l’infamie jusqu’à se moquer de Jésus qui va être condamné.

27 Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.

28 Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate.

29 Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs!

30 Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête.

31 Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

Matthieu 27:27-31

Ce passage de Matthieu 27:27-31, montre la nature humaine dans toute son ignominie qui consiste à se moquer, martyriser une personne dans l’incapacité de se défendre.

Pourquoi celui qui avait autorité sur toute la création, a-t-il accepté de se laisser traiter ainsi ? La Parole donne la réponse en :

Ésaïe 53:5

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Que dire devant un tel amour, devant une telle grâce (« Amazing grace »)? Nous ne pouvons qu’être admiratifs et témoigner notre reconnaissance à Jésus en acceptant cette grâce incroyable et imméritée qui nous accorde le salut. Merci Seigneur !

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11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

Tite 2:11

Lévitique 17 à 18 – – – Matthieu 27:27-50

Matthieu 16:13-17 Qui dit-on que je suis

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Aujourd’hui encore, une grande question est posée à chacun dans le passage de Matthieu 16:13-17

13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme?

14 Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.

15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?

16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

17 Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.

Matthieu 16:13-17

Avoir la révélation de qui est Jésus est simple, mais celle-ci n’est pas immédiate. Il faut non seulement chercher le Seigneur avec son cœur, en rejetant toute incrédulité, mais il faut aussi vouloir le connaître le plus intimement possible en méditant sa Parole. C’est le Seigneur qui se révèlera par son Saint-Esprit dans un cœur humble, comme il le dit :

Jacques 4:6

« …Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles.« 

Soyons humbles en tout temps, et lisons la Bible. Ainsi nous connaîtrons Jésus tel qu’il est vraiment ! Ne cherchons pas à connaître la Bible pour avoir de la simple connaissance, mais pour que Jésus se révèle à nous et que nous ayons une véritable relation d’intimité avec Lui.

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Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

2 Timothée 1:7

Exode 12 à 13 – – – Matthieu 16

Matthieu 8:26 Pourquoi avez vous peur

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La barque est prise dans une grande tempête, les disciples réveillent Jésus qui en Matthieu 8:26 leur répond :

26 Il leur dit: Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme.

Matthieu 8:26

Les disciples ont assisté à des guérisons, à des miracles mais n’avaient pas encore bien réalisé qui était vraiment Jésus. Ici, Jésus manifeste son autorité sur les forces de la nature, ce qui est d’une toute autre dimension.

Ceci se révèle dans la réflexion des disciples au verset suivant.

Matthieu 8:27

27 Ces hommes furent saisis d’étonnement : Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer?

Mettons-nous à la place des disciples. Comment aurions-nous réagi ? Aujoud’hui, nous avons la grâce d’avoir à notre disposition la Bible. Dans un temps difficile où nous ne voyons pas d’issue favorable à une situation, pensons-nous à réveiller le Seigneur pour lui demander d’intervenir en notre faveur ?

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17 Je ne mourrai pas, je vivrai, Et je raconterai les œuvres de l’Éternel.

Psaumes 118:17

Genèse 27-28 – – – Matthieu 8:18-34