Matthieu chapitre 21 : accueillir le Roi avec foi et justice

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Matthieu chapitre 21 marque l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Il se présente comme le Roi humble et juste. Il purifie le temple, confronte les chefs religieux et appelle à porter du fruit dans la foi. Ce chapitre annonce le jugement, mais aussi l’espoir pour ceux qui croient.

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Matthieu chapitre 21 – Étude biblique

Matthieu -

Sommaire

1 – Entrée triomphale de Jésus
2 – Jésus chasse les marchands du Temple
3 – Le figuier stérile
4 – La mise en doute de l’autorité de Jésus-Christ
5 – La parabole des deux fils
6 – La parabole des vignerons
7 -Jésus, le Fils rejeté par les hommes
8 – Leçon à retenir et application personnelle

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Introduction

1 – Matthieu 21:1-11 – Entrée triomphale de Jésus

1 Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux disciples,

2 en leur disant: Allez au village qui est devant vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle; détachez-les, et amenez-les-moi.

3 Si, quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller.

4 Or, ceci arriva afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète:

5 Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d’une ânesse.

6 Les disciples allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné.

7 Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs vêtements, et le firent asseoir dessus.

8 La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin; d’autres coupèrent des branches d’arbres, et en jonchèrent la route.

9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!

10 Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et l’on disait: Qui est celui-ci?

11 La foule répondait: C’est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée.

L’entrée triomphale et la purification du Temple proclamaient Jésus comme le Messie promis.

Bethphage est un village entre Jéricho et Jérusalem près de Béthanie son nom signifie la maison des figues pas mûres.

Les versets 4 et 5 font référence à:

Zacharie 9:9

11 Voici ce que l’Éternel proclame aux extrémités de la terre: Dites à la fille de Sion: Voici, ton sauveur arrive; Voici, le salaire est avec lui, Et les rétributions le précèdent.

Et Ésaïe 62:11

9 Sois transportée d’allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse.

le verset 9 quant à lui, fait référence à:

Psaumes 118:25-26

25 O Éternel, accorde le salut! O Éternel, donne la prospérité!

26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel! Nous vous bénissons de la maison de l’Éternel.

Ces versets appartiennent à un psaume qualifié de Hallel (Ps 113 -118),  Hallel signifiant louange parce qu’il célèbre la grandeur, la bonté et la fidélité de Dieu.

Dans le passage parallèle de Luc 19, au verset 38, il est dit :

Luc 19:38

38 Ils disaient: Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur! Paix dans le ciel, et gloire dans les lieux très hauts!

Il est ajouté en:

Luc 19:41-44

41 Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit:

42 Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux.

43 Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts;

44 ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée.

2 – Matthieu 21:12-17 – Jésus chasse les marchands du Temple

Matthieu 21:12-13

12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

13 Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.

C’est la purification du Temple semblable à celle de:

Jean 2:15

15 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables;

Au niveau du Temple, la monnaie d’usage était le sicle du Temple (sicle tyrien en argent d’une valeur de quatre drachmes grecques). Jésus ne condamnait pas l’usage de la monnaie mais la corruption dans le lieu saint. Les juifs de la diaspora pouvaient dans ce lieu faire changer leur monnaie.

  • Le Sanhédrin était le conseil suprême religieux et judiciaire juif. Il réglementait tout ce qui concernait le culte et l’ordre dans le Temple.
  • Les grands prêtres (kohen gadol) et les familles sacerdotales dirigeantes, notamment la maison de Anne et Caïphe, supervisaient les activités du Temple, y compris les transactions nécessaires aux sacrifices (animaux et change de monnaie).

Ces dirigeants avaient installé ou permis l’installation de commerçants et changeurs dans la cour des Gentils (la plus grande cour du Temple).

L’historien Flavius Josèphe rapporte que les familles de grands prêtres (notamment celle d’Anne) contrôlaient les étals du Temple et en tiraient un grand profit. Ceci explique pourquoi Jésus s’attaque à ce système, non parce que le commerce en soi était interdit, mais parce qu’il était devenu un instrument d’enrichissement injuste au cœur même du culte.

Pour rappel :

Le parvis des étrangers : sa fonction

  • Le parvis des étrangers (ou cour des Gentils) formait la première et plus vaste enceinte du Temple reconstruit par Hérode le Grand.
  • Situé à l’extérieur des cours réservées aux Israélites, il permettait aux non-Juifs (les « étrangers ») qui craignaient le Dieu d’Israël d’approcher du Temple pour prier et adorer sans franchir les limites sacrées réservées aux Juifs.
  • Des inscriptions en grec et en latin avertissaient les étrangers de ne pas franchir la balustrade (soreg) sous peine de mort, ce qui est confirmé par Flavius Josèphe et des découvertes archéologiques.

La prière de Salomon lors de la dédicace du premier Temple, explique cette intention de permettre aux étrangers de venir prier dans ce lieu :

2 Chroniques 6:32

32 Quand l’étranger, qui n’est pas de ton peuple d’Israël, viendra d’un pays lointain, à cause de ton grand nom, de ta main forte et de ton bras étendu, quand il viendra prier dans cette maison,

Le commerce installé dans le parvis des gentils

  • À l’époque de Jésus, les vendeurs d’animaux et les changeurs occupaient ce parvis des étrangers.
  • Ce commerce bruyant et lucratif empêchait par conséquent les non-Juifs de trouver un lieu de recueillement et de prière.
Matthieu 21:12-13

12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

13 Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.

Jésus cite Ésaïe 56:6-7, qui ajoute :

Ésaïe 56:6-7

6 Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,

7 Je les amènerai sur ma montagne sainte, Et je les réjouirai dans ma maison de prière; Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel; Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples.

Ce détail est crucial parce que le seul lieu où les nations pouvaient venir prier, était devenu un marché. Jésus défend donc, non seulement la sainteté du Temple, mais aussi l’accueil des nations dans le culte rendu à Dieu.

Le sens spirituel

  • Le parvis des étrangers rappelait que le dessein de Dieu incluait les nations (cf. Genèse 12:3).
  • L’occupation de ce lieu par le commerce représentait une barrière spirituelle dressée contre les nations, et était contraire au plan de Dieu.
  • En purifiant ce lieu, Jésus rétablit le projet missionnaire de Dieu qui est que tous les peuples puissent venir à lui dans la prière.
Matthieu 21:14-17

14 Des aveugles et des boiteux s’approchèrent de lui dans le temple. Et il les guérit.

15 Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu’il avait faites, et des enfants qui criaient dans le temple: Hosanna au Fils de David!

16 Ils lui dirent: Entends-tu ce qu’ils disent? Oui, leur répondit Jésus. N’avez-vous jamais lu ces paroles: Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle?

17 Et, les ayant laissés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit.

En guérissant des aveugles et des boiteux, Jésus manifestait sa messianité au sein même de la vie religieuse juive. Le résultat fut l’indignation de la classe dirigeante.

Les signes de la messianité de Jésus étaient annoncés en:

1. La vue aux aveugles (cf. Ésaïe 29:18; 42:7,16)

2. Secourir les boiteux (cf. Ésaïe 40:11; Michée 4:6; Sophonie 3:19)

3. Les deux signes ensemble dans Jérémie 31:8 et Ésaïe 35:5-6

Matthieu 21:16

16 Ils lui dirent: Entends-tu ce qu’ils disent? Oui, leur répondit Jésus. N’avez-vous jamais lu ces paroles: Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle?

Les paroles de Jésus ont un coté provocateur car elles sous entendent : vous prétendez connaître les Écritures, alors vous devriez savoir …

Les paroles de Jésus font référence au:

Psaumes 8:3

3 Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, Pour imposer silence à l’ennemi et au vindicatif.

 Jésus retourne à Béthanie pour passer la nuit chez son ami Lazare.

Jean 12:1-3

1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.

2 Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.

3 Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

C’est là que se situe l’épisode du parfum de nard.

3 – Matthieu 21:18-22 – Le figuier stérile

Matthieu 21:18-22

18 Le matin, en retournant à la ville, il eut faim.

19 Voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha; mais il n’y trouva que des feuilles, et il lui dit: Que jamais fruit ne naisse de toi! Et à l’instant le figuier sécha.

20 Les disciples, qui virent cela, furent étonnés, et dirent: Comment ce figuier est-il devenu sec en un instant?

21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

22 Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.

Marc donne une précision:

Marc 11:13

13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.

L’expression « ce n’était pas la saison des figues », donne une portée prophétique aux paroles de Jésus quant au rejet des dirigeants juifs. Les chefs religieux avaient en effet une apparence de prospérité, comme ce figuier plein de feuilles, mais ils ne portaient pas de fruits spirituels.

Paul dira à Timothée en:

2 Timothée 3:5

5 ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là.

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

Ceci est une leçon à tirer de l’exhibitionnisme religieux ostentatoire des dirigeants Juifs et leur manque total d’amour et d’engagement envers Dieu. En effet, cet exhibitionnisme reste malheureusement vrai encore dans le milieu chrétien.

Les versets 21-22 de Matthieu 21, montrent que les prières sont exaucées si elles s’accordent avec la volonté de Dieu.

Par ailleurs, pour celui qui demande quelque chose à Dieu, il est dit en:

Jacques 1:6-8

6 Mais qu’il l’a demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre.

7 Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur:

8 c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.

4 – Matthieu 21:23-27 – La mise en doute de l’autorité de Jésus-Christ

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

24 Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

26 Et si nous répondons: Des hommes, nous avons à craindre la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète.

27 Alors ils répondirent à Jésus: Nous ne savons. Et il leur dit à son tour: Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.

Jésus enseignait au portique de Salomon qui était une colonnade couverte, un lieu privilégié pour cela (Actes 3:11 = Pierre et Jean et Actes 5:12 = les apôtres)

Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

Nous ne savons pas ce que ‘’ces choses’’ incluaient : purification du Temple, guérisons ? Les religieux ne pouvaient pas contester les faits. Par cette question, ils reconnaissent implicitement les miracles, tout en rejetant leur coté divin. Cependant, par cette même question, ils veulent contester l’autorité de Jésus. Son pouvoir a quelle source ? Dieu ou Satan ?

Jésus va inverser les rôles en leur retournant la question sur le baptême de Jean Baptiste.

La question posée par Jésus est à l’origine des paraboles qui suivent. La première porte sur l’obéissance et la seconde sur la rébellion.

La parabole des deux fils, est unique à Matthieu.

5 – Matthieu 21:28-32 – La parabole des deux fils

28 Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit : Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.

29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.

30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.

31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Jean est reconnu comme prophète, c’est-à-dire qu’il parle au nom de Dieu. Il invite au baptême de repentance et peu de religieux se sont fait baptiser, alors que le peuple, les publicains, les prostituées le firent.

Ceux qui visiblement étaient éloignés de Dieu, obéirent en se faisant baptiser quand les religieux qui en apparence se soumettaient à la volonté du Père, ne lui obéirent pas.

Le verset 31 est très dur à entendre pour ces religieux. Comment des prostituées et des publicains pourraient-il entrer dans le royaume de Dieu et pas eux ?

C’est la seule fois où Matthieu utilise l’expression royaume de Dieu. Est-ce pour secouer encore plus les lecteurs?

Jean est venu conformément à la tradition des anciens et il a été rejeté, quand Jésus vint comme un ami des pécheurs, et fut accusé d’être un buveur de vin.

Matthieu 11:19

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

Jean et Jésus sont rejetés par les autorités religieuses. Aucune personne ne trouve grâce à leurs yeux.

Matthieu 21:32

32 Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Les religieux ont vu les publicains et les prostituées se soumettre aux paroles de Jean Baptiste, et cela ne les a pas fait changer d’avis. Derrière leurs paroles, il y avait le refus de reconnaître les œuvres de Jésus.

Pour une étude plus détaillée de la parabole des deux fils

6 – Matthieu 21:33-41 – La parabole des vignerons

Matthieu 21:33-41

33 Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays.

34 Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne.

35 Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième.

36 Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

37 Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils.

38 Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: Voici l’héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage.

39 Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.

40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?

41 Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.

Pour une étude plus détaillée de la parabole des méchants vignerons

Cette parabole des vignerons est la plus forte des paraboles concernant le rejet d’Israël et de ses dirigeants par Dieu!

Cette parabole s’adresse aux pharisiens. Par le verset 41, Jésus proclame leur condamnation car ces pharisiens se font juges d’eux-mêmes. La vigne représente ici Israël. Les vignerons sont les religieux. Les serviteurs sont les prophètes qui ont été tués. En clair, Jésus retrace l’histoire d’Israël en l’abrégeant . Ensuite, Jésus arrive au Fils. Nous savons que Jésus s’est identifié à ce fils.

Dieu étant le maître de la maison, affermera la vigne à d’autres vignerons. les nouveaux vignerons seront tous ceux qui croient en Jésus qu’ils soient juifs ou païens. Dans le contexte immédiat, les nouveaux vignerons seront les gens ordinaires du pays, mais dans un contexte plus large, cela désignera les Gentils (Païens).

7 – Matthieu 21:42-46 – Jésus, le Fils rejeté par les hommes

Matthieu 21:42-46

42 Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux?

43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

44 Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

46 et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu’elle le tenait pour un prophète.

Les religieux n’ont pas réalisé tout de suite que les deux paraboles les concernaient. Il a fallu que Jésus précise en citant les écritures en évoquant de la pierre rejetée pour qu’ils comprennent que cela les concernaient. Ils avaient oublié ce qu’ils avaient dit au verset 41 que le maître fera périr misérablement ces misérables. Le verset 42 est une citation de Psaumes 118 :22-23. À l’origine, il s’agissait du rejet de la nation d’Israël par les Gentils. Les religieux captaient les gens pour leur bien être.

Les religieux ont bâti une religion et ils ont rejeté Jésus qui devient la pierre principale d’un nouvel édifice : la foi en Jésus-Christ, la foi chrétienne.

Ésaïe 28:16

16 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, Une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée; Celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir.

Actes 4:11

11 Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle.

1 Pierre 1:6-7

6 Car il est dit dans l’Écriture: « Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. »

7 L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle » , Et « une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; »

Cette image de la pierre rejetée est la suite de la parabole des méchants vignerons.

Pour nous, il faut se rappeler ce que l’apôtre Paul dit en :

1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

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Comment comprendre la parabole de l’enfant qui demande à son père

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En Matthieu 7:7-12, Jésus compare la prière d’un croyant à celle d’un enfant qui demande à son père. Cette parabole met en lumière la bonté de Dieu-le-Père et la confiance que le croyant doit placer en Lui. Comprendre cette image renforce notre foi et transforme notre manière de prier.

La parabole de Matthieu 7:7-12 et Luc 11:11-13

1 – L’enseignement

Matthieu 7:7-12

7 Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

8 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

9 Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Ce texte se situe dans le sermon sur la montagne où Jésus s’adresse à toutes les personnes présentes venues écouter ses enseignements, qu’il s’agisse de ses disciples, de ses adversaires, des pharisiens, des scribes, qu’il s’agisse de la foule attirée par ses miracles et ses guérisons.

Pour la prière, il s’agit d’une véritable connexion avec le ciel, d’une relation avec Dieu le Père. Nous devons nous placer comme un enfant qui fait une demande à son père, avec la même disposition de cœur qu’un enfant envers son papa.

3-  Le contexte :

Dans ce sermon dit sur la montagne, Matthieu a rassemblé les principaux enseignements relatifs aux croyants, sur la façon de se comporter, l’attitude principale étant d’être dans un état d’esprit de bienveillance réciproque, envers celui qui est face à nous, que ce soit Dieu ou les autres hommes.

La prière demande confiance et humilité.

4-  Explication de la parabole

Le thème principal est contenu dans les versets de:

Matthieu 7:7-8

7 Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

8 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Demander exige de l’humilité avec une prise de conscience de nos besoins. Il ne faut pas prier en ayant une attitude d’orgueil en considérant que notre demande est un dû. Demander dans la prière, c’est manifester de la foi en un Dieu bon et bienveillant.

Hébreux 11:6

6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Chercher exige de demander et d’agir. Il faut mettre sa foi en action que ce soit pour nos besoins propres ou ceux des autres.

Frapper exige de demander, d’agir et de persévérer.

Il faut frapper avec insistance jusqu’à ce que la personne ouvre. Aux deux points précédents, s’ajoute la persévérance, l’opiniâtreté qui manifeste le vrai besoin. Le but est d’obtenir le résultat recherché.

Vient ensuite la parabole qui illustre les versets précédents

Matthieu 7:9-10

9 Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?

Un père voudra toujours le meilleur pour son fils et répondra en fonction de ses capacités humaines. Si l’enfant demande de bonnes choses, pain et poisson, le Père ne saurait lui donner de mauvaises choses, pierre et serpent.

Vient la conclusion en:

Matthieu 7:11-12

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

Luc donnera un détail important supplémentaire

Luc 11:13

13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.

Le Saint-Esprit est ce don parfait qui vient du ciel dont Jacques nous parle en:

Jacques 1:17

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Il y a plusieurs niveaux de demandes, le premier étant pour des besoins terrestres de la vie de tous les jours. Il faut pour cela associer Dieu à notre vie en lui partageant nos besoins. La prière est avant tout une conversation et un échange. Le deuxième niveau est celui de nos besoins spirituels. Dans ce cas, il s’agit de demander à Dieu de nous aider à comprendre sa Parole ce qui revient à chercher sa volonté avec le désir de l’accomplir. Comme il est écrit, Dieu ne nous donnera pas une pierre au lieu d’un pain, ni un serpent à la place du poisson.

Dans la parabole de Luc 18 du pharisien et du publicain, le pharisien n’a rien demandé et il n’a rien reçu, quand le publicain a été justifié. La parabole de la veuve et du juge inique dont il est question également en Luc 18, nous invite à demander avec persévérance. Il en est de même ici.

Nous pourrions penser que Dieu connait tout et que nous n’avons pas besoin de lui demander pour obtenir. Ceci est une erreur, même s’il pourrait le faire. Demander revient à exprimer un besoin. Cela demande de l’humilité, en se soumettant au bon vouloir de la personne. C’est reconnaître notre dépendance envers la personne. D’ailleurs Jacques dira :

Jacques 4:2

2 Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas.

Si en tant que père nous sommes capables de donner ce qui est bon à notre fils, en tant qu’enfant de Dieu, ayons la même confiance envers Dieu notre Père. La prière doit être un temps de relation avec le Père vécu avec simplicité de cœur où nous partageons notre vie et nos besoins.

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La consécration de l’homme : vivre pleinement pour Dieu

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La consécration de l’homme consiste à se mettre entièrement entre les mains de Dieu, à vivre pour Lui seul, et à aligner chaque pensée, chaque parole et chaque action sur sa volonté parfaite.

Étude suivante : la sanctification

Introduction

Le mot consécration signifie littéralement : mettre à part, dédier entièrement à Dieu. Dans la Bible, il ne s’agit pas d’un simple concept religieux, mais d’une nécessité pour le chrétien, Dieu appelant l’homme à se séparer du péché et du monde pour vivre uniquement pour Lui.

1 – Qu’est-ce que la consécration ?

Être consacré, c’est dire : « Seigneur, ma vie t’appartient, utilise-la comme tu le veux. »
Il ne s’agit pas d’une option réservée aux pasteurs ou aux missionnaires, mais c’est la vocation de chaque croyant.

Dès la première phrase de son épître, Paul se présente aux Romains :

Romains 1:1

1 Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu,

Ne sommes-nous pas aussi appelés à être serviteur de Jésus-Christ, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu?

Et il nous exhorte :

Romains 12:1

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

La consécration est donc un acte volontaire de foi et d’amour qui marque une rupture avec l’ancien mode de vie, pour marcher en nouveauté de vie en Christ.

Romains 6:4

4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

2 – L’appel biblique à la consécration

Dès la Genèse, Dieu établit une distinction claire entre son peuple et les nations environnantes. Il ne se contente pas de sauver l’homme. Il l’appelle à lui appartenir pleinement. La consécration est ainsi la réponse d’amour du croyant à ce salut, comme Dieu le déclare :

Lévitique 19:2

2 Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel, votre Dieu.

Cet appel à la sainteté est répété à travers l’Ancien Testament. Ainsi, le livre du Lévitique mentionne cinq fois l’injonction d’être saints que Ésaïe l’évoque une fois et que Pierre rappelle cette même exigence pour le peuple de Dieu en:

1 Pierre 1:16

16 Vous serez saints, car je suis saint.

Il s’agit d’une invitation à se séparer du péché et à marcher dans la pureté.

Dans le Nouveau Testament, Jésus confirme et approfondit cet appel. Il exhorte ses disciples :

Matthieu 16:24

24 Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.


La consécration devient ici un engagement concret et quotidien par abandon de soi, le renoncement au péché, la volonté de vivre selon la volonté divine. Elle n’est pas une option, mais le cœur même de la vie chrétienne, un mode de vie qui transforme progressivement le caractère et aligne chaque pensée et action sur Dieu.

Ainsi, l’appel biblique à la consécration traverse toute l’Écriture. Il s’adresse à chaque croyant, de l’Ancien Testament jusqu’à nous aujourd’hui, et invite chacun à répondre avec fidélité, obéissance et amour.

L’appel à la consécration peut venir directement du Saint-Esprit comme pour Paul et Barnabas.

Actes 13:2

2 Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.

3 – La consécration dans l’Ancien Testament

La consécration dans l’Ancien Testament, montre comment Dieu appelait son peuple à se soumettre entièrement à Lui. Elle se manifeste à travers les personnes, les objets et certains engagements particuliers.

a. Les prêtres et les lévites

Dieu consacrait les prêtres par des rituels précis détaillés dans Exode 28 et 29. Ces rites incluaient l’onction avec l’huile sainte, l’offrande de sacrifices et la mise en place des vêtements sacrés. Les prêtres et les lévites étaient mis à part et ce, exclusivement pour le service de Dieu dans le tabernacle. Leur vie entière était vouée à Dieu, montrant ainsi que la consécration implique un engagement total, où chaque aspect de l’existence est offert au Seigneur.

b. Les objets sacrés

Même les objets du sanctuaire étaient consacrés pour un usage strictement divin.

Nombres 7:1

1 Lorsque Moïse eut achevé de dresser le tabernacle, il l’oignit et le sanctifia avec tous ses ustensiles, de même que l’autel avec tous ses ustensiles; il les oignit et les sanctifia.

Ce verset montre que chaque ustensile, chaque offrande ou instrument avait un rôle sacré. Cela rappelle que tout ce qui touche Dieu, doit être mis à part, et que la consécration ne se limite pas aux personnes, mais englobe ce qui sert au service du Royaume.

c. Les naziréens

Le livre de Nombres (6:1-21) décrit le vœu de naziréat. Un homme ou une femme pouvait se consacrer volontairement pour un temps en s’abstenant de boire du vin, de se couper les cheveux ou d’avoir contact avec des morts. Cette pratique symbolisait la mise à part volontaire pour Dieu et préfigurait la consécration totale attendue de son peuple.

Ces trois exemples montrent que Dieu souhaite que son peuple, ses serviteurs et tout ce qui lui appartient soient mis à part pour Lui, illustrant la sainteté et l’engagement total attendus de ceux qui veulent marcher avec Lui.

4 – La consécration dans le Nouveau Testament

Dans le Nouveau Testament, la consécration devient une réalité intérieure et personnelle, centrée sur Jésus-Christ et l’œuvre du Saint-Esprit. Elle ne se limite plus à des rituels ou des objets, mais touche le cœur et la vie entière du croyant.

a. Jésus-Christ, le modèle de consécration

Jésus est l’exemple parfait de consécration. Dès son enfance et tout au long de sa vie, Il s’est entièrement donné au Père. Il dit en :

Jean 14:23

23 Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.

Montrant que la consécration implique obéissance et fidélité. Son engagement a été total par rapport à la volonté du Père, même jusqu’à la croix.

 Philippiens 2:8

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

 Ce verset révèle que la consécration est un abandon volontaire au service de Dieu.

b. Les apôtres et les croyants

Les apôtres enseignent que chaque chrétien est appelé à être un temple vivant, consacré au Seigneur :

1 Corinthiens 6:19-20

19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?

20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.

Paul exhorte :

Romains 12:1

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

La consécration implique donc de mettre sa vie au service de Dieu, de renoncer au péché et de marcher dans la sainteté.

c. L’Église

L’Église est appelée à refléter la sainteté de Christ.

Éphésiens 4:22-24

22 eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

 Ensemble, les croyants sont mis à part pour servir Dieu et manifester son Royaume sur terre. La consécration collective se traduit par le culte, le service et la mission, chaque membre contribuant à l’œuvre divine par ses dons et sa vie consacrée.

5 – Les dimensions de la consécration

La consécration ne se limite pas à une décision ponctuelle, mais elle englobe toutes les dimensions de la vie chrétienne. Elle touche l’être entier – pensée, cœur, volonté et actions – pour que tout appartienne à Dieu.

a. Séparation du péché

Se consacrer implique de se détourner du mal et de renoncer aux pratiques contraires à la volonté de Dieu. Paul rappelle :

2 Corinthiens 6:17

17 C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

 La consécration commence donc par un choix radical de ne plus vivre selon les convoitises, mais dans la pureté et la justice.

b. Offrande de soi

Le chrétien est appelé à s’offrir entièrement à Dieu.

Romains 12:1 déclare

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, il s’agit ici d’un don volontaire, quotidien et total de sa vie, ses talents et son temps pour le service divin.

c. Service

La consécration se manifeste de part le service envers Dieu et le prochain. Elle pousse le croyant à utiliser ses dons spirituels, à aimer concrètement et à témoigner du Christ. Jésus a dit :

Matthieu 20:26

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur;

Paul et Barnabas, mis à part pour le service selon la volonté de Dieu, montrent ce qu’est la consécration.

Actes 13:2

2 Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.

d. Transformation intérieure

Enfin, la consécration est un processus de transformation par le Saint-Esprit. Ainsi, elle ne se limite pas à des actions extérieures mais agit au plus profond du cœur en renouvelant les pensées

Romains 12:2

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

en produisant le fruit de l’Esprit,

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

et en conformant le croyant à l’image de Christ.

La consécration embrasse donc toutes les dimensions de l’existence. C’est ainsi qu’elle sépare du péché, consacre la vie à Dieu, conduit au service et transforme l’être en profondeur.

6 – Les obstacles à la consécration

Même si l’appel à la consécration est clair, plusieurs obstacles peuvent freiner le chrétien dans ce chemin.

a. L’attachement au péché

  • Beaucoup peinent à se consacrer parce qu’ils restent liés à certaines pratiques contraires à la volonté de Dieu, ainsi que l’explique:
Hébreux 12:1

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

  • Le péché non confessé empêche l’homme de se donner entièrement au Seigneur.

b. L’amour du monde

  • L’apôtre Jean avertit :
1 Jean 2:15

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

  • L’attrait des richesses, des plaisirs et des honneurs détourne le cœur de Dieu. Celui qui cherche d’abord son confort terrestre ne peut vivre une consécration totale.

c. La crainte du renoncement

  • Beaucoup redoutent de perdre quelque chose en se consacrant : amis, réputation, projets personnels. Pourtant, Jésus a promis :
Matthieu 19:29

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

d. La tiédeur spirituelle

  • L’un des plus grands dangers est une foi superficielle, sans engagement profond.
 Apocalypse 3:16 avertit

16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

  • La consécration demande un cœur brûlant, passionné pour Dieu.
  • Ainsi, l’obstacle majeur à la consécration est le compromis. Se consacrer, c’est choisir sans réserve d’appartenir à Dieu, coûte que coûte.

7 – Les fruits de la consécration

La consécration n’est pas une simple exigence religieuse. Elle porte des fruits visibles et bénis dans la vie du chrétien.

a. Une intimité plus profonde avec Dieu

Se consacrer, c’est s’approcher du cœur de Dieu.

Jacques 4:8 dit :

8 Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.

Celui qui choisit de se donner entièrement au Seigneur goûte à une communion plus intime avec Lui.

b. Une utilité dans le Royaume de Dieu

Dieu utilise des vases purs. Paul écrit :

2 Timothée 2:21

21Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre.

La consécration rend le chrétien apte à accomplir la mission confiée par Dieu.

c. Une vie transformée

En se séparant du péché et en s’offrant à Dieu, le chrétien expérimente une véritable transformation intérieure.

Romains 12:2 invite à

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

d. Des bénédictions spirituelles

La consécration attire la faveur divine. Jésus l’a promis ainsi qu’il est dit en:

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

e. Un témoignage vivant

Une vie consacrée impacte les autres. Jésus a dit en :

Matthieu 5:14

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;

Le chrétien consacré reflète la gloire de Dieu autour de lui.

En résumé, la consécration produit des fruits de sainteté, d’efficacité et de bénédiction. Elle rend la vie chrétienne féconde et rayonnante.

8 – Application pratique : comment se consacrer concrètement

La consécration n’est pas un concept lointain réservé aux prêtres de l’Ancien Testament. Elle s’adresse à chaque croyant, ici et maintenant. Paul exhorte en:

Romains 12:1

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

a. Se séparer du péché

La consécration commence par un choix : renoncer à ce qui déplaît à Dieu. Ceci implique d’abandonner les habitudes, pensées ou comportements qui nous éloignent de Lui.

Éphésiens 4:22-24

22 eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

b. Offrir sa vie à Dieu

Il ne s’agit pas seulement d’éviter le mal, mais de remettre chaque domaine de sa vie au Seigneur : famille, travail, temps, finances, projets. Tout doit refléter notre appartenance à Christ

Colossiens 3:17

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

c. Cultiver la communion avec Dieu

La prière, la méditation de la Parole et la vie dans l’Esprit nourrissent notre consécration. Sans cette relation intime, le feu finit par s’éteindre. Il est dit en:

Jean 15:5

5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

d. Servir Dieu et les autres

La consécration s’exprime aussi dans l’action. Jésus a ainsi lavé les pieds de ses disciples.

Jean 13:14-15

14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres;

15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.

Se donner aux autres fait partie de notre dévouement à Dieu.

Ainsi, le chrétien d’aujourd’hui peut vivre une consécration réelle en faisant des choix quotidiens alignés sur la volonté de Dieu.

9 – Conclusion : l’appel pressant à la consécration

9 – Conclusion : un appel à la décision

La consécration de l’homme selon la Bible n’est pas une simple théorie spirituelle, mais un choix décisif. Depuis l’Ancien Testament jusqu’au Nouveau, Dieu appelle son peuple à lui appartenir totalement : « Vous serez saints, car je suis saint » (Lévitique 19:2). Jésus a confirmé cet appel en demandant à ses disciples de renoncer à eux-mêmes et de le suivre (Matthieu 16:24).

La consécration touche chaque aspect de la vie : nos pensées, nos actions, nos relations, nos projets. Elle n’est pas un état ponctuel, mais un chemin de chaque jour. Elle implique à la fois un renoncement au péché et une offrande joyeuse de soi à Dieu.

Les obstacles existent : le monde, la chair, l’orgueil ou l’incrédulité. Cependant les fruits de la consécration sont inestimables : paix, joie, intimité avec Dieu, utilité dans son Royaume.

Aujourd’hui, le Seigneur appelle chacun de nous à faire un pas plus grand vers lui. La consécration n’est pas réservée à quelques-uns, mais elle est le privilège de tout chrétien.

La question est simple : choisis-tu de vivre pour toi-même, ou de vivre pour Dieu pleinement ?

Matthieu chapitre 20 : servir comme Christ selon son exemple

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Matthieu chapitre 20 enseigne que le Royaume de Dieu renverse les logiques humaines. Jésus illustre la grâce divine avec la parabole des ouvriers et appelle ses disciples à un service humble. Il montre que la vraie grandeur se trouve dans le don de soi, comme lui-même l’a vécu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 21

Matthieu chapitre 20 – Étude biblique

La parabole des ouvriers est encadrée par deux versets identiques Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16. Comme si ces versets constituaient une coquille d’huitre perlière à l’intérieur de laquelle se trouve une perle: le Salut ! En entrant par cette perle, le salut nous est accordé. Ceci nous fait penser à la Jérusalem céleste décrite en Apocalypse 21 où il est dit :

Apocalypse 21:21

21 Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent.

Le salut nous ouvre les portes de la Jérusalem céleste.

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1 – La parabole des ouvriers et du vigneron

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

2 Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

3 Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

4 Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

5 Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

6 Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?

7 Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Cette parabole est unique à Matthieu. Le “royaume des cieux” était un thème central du ministère d’enseignement et de prédication de Jésus.

Le royaume de Dieu s’exerce déjà dans les cœurs de ceux qui ont accepté Jésus (première venue de Jésus) et il est à venir, lors de la seconde venue de Jésus quand son règne s’étendra sur toute la terre.

20:1 –‘’ la vigne’’ : dans l’Ancien Testament, désignait habituellement le peuple d’Israël (Esaïe); Ceci pourrait s’appliquer à l’ensemble des croyants en Christ, mais comme elle peut aussi ne pas être symbolique.

20:2 – ‘’Il convint avec eux d’un denier par jour’’ : à l’époque de Jésus, le denier était le salaire journalier d’un ouvrier agricole. Le premier groupe d’ouvriers est le seul pour lequel un salaire journalier fixe est négocié. (dès le matin, c’est à dire six heures du matin)

20:3 – ‘’vers la troisième heure’’ : Toutes les désignations (Matthieu 20:3,5,6) du temps dans cette parabole sont basées sur l’hypothèse que le jour commençait à six heures du matin (temps Romain). Ainsi, la troisième heure correspondant à neuf heures du matin. Chez les Juifs, en revanche, le nouveau jour commençait à dix huit heures (cf. Genèse 1:5)

Les autres groupes d’ouvriers reçoivent une simple promesse : ‘’je vous donnerai ce qui sera raisonnable.’’

La place désigne le lieu habituel où les journaliers se retrouvaient pour être embauchés par des employeurs. Le dernier groupe d’ouvriers, embauchés à la onzième heure n’a travaillé qu’une heure.

Pour une étude approfondie de la parabole, cliquez sur ce lien : les ouvriers et le vigneron

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2 – Le même salaire pour tous les ouvriers

Matthieu 20:8-16

8 Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

9 Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Qui est le maître, qui est l’intendant? Le maître ne précise pas le salaire à donner aux ouvriers. Le maître et l’intendant se comprennent sans se parler, Dieu le Père et Jésus !

20:8 – Il était prescrit dans la Loi Mosaïque que les ouvriers devaient être payés à la fin de la journée de travail pour qu’ils puissent acheter de la nourriture pour leurs familles.

Lévitique 19:13

13 Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence. Tu ne retiendras point jusqu’au lendemain le salaire du mercenaire.

Deutéronome 24:15

15 Tu lui donneras le salaire de sa journée avant le coucher du soleil; car il est pauvre, et il lui tarde de le recevoir. Sans cela, il crierait à l’Éternel contre toi, et tu te chargerais d’un péché.

Le mercenaire est l’équivalent de l’ouvrier journalier. Il est libre de travailler pour quelqu’un d’autre le lendemain. Mais, souvent, les propriétaires fonciers tentaient de retenir leur salaire jusqu’au lendemain afin de s’assurer qu’ils reviendraient, mais cela était contraire à la Loi Mosaïque.

Malachie 3:5

5 Je m’approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l’orphelin, Qui font tort à l’étranger, et ne me craignent pas, Dit l’Éternel des armées.

À la fin de la journée, « le soir étant venu » (v.8), tous reçoivent un denier. Ce dénouement révèle que dans le Royaume, l’égalité devant la grâce surpasse les distinctions humaines.

Pierre enseigne que Dieu « ne fait point acception de personnes »

Actes 10:34

34 Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point de favoritisme

Que l’on serve Dieu depuis longtemps ou depuis peu, la récompense de la vie éternelle est la même pour tous. Ce message s’oppose à la jalousie, à l’orgueil spirituel et invite à la gratitude envers Jésus-Christ.

Le royaume de Dieu a des critères d’évaluation totalement différents de ceux de notre monde.

 Ésaïe 55:8-9

8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Le nouveau royaume de Dieu repose uniquement sur la grâce et non sur le mérite humain.

 C’est ce qui nous est dit en :

 Ézéchiel 36:26-27

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille déprécier ou discréditer une vie active de disciple, bien au contraire. Cependant, la grâce est fondamentale pour le salut et une vie juste de sanctification.

 La vie de disciple doit être motivée par la gratitude et non par le mérite.

Romains 3:21-24 ; 6:23

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

6:23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Éphésiens 2:8-10

8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

9 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Dieu est présenté sous plusieurs formes dans les paraboles. Il est soit le roi, le père, soit propriétaire foncier, l’employeur, soit encore le père et le juge. Dans toutes ces formes, l’image est celle d’une personne qui offre un pardon gracieux et miséricordieux, mais qui exige en même temps une décision … Le salut est présenté. Cependant il demande instamment une réponse. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance. Par un acte de repentance nous exprimons notre désir de recevoir ce salut, de le posséder.

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3 – Jésus annonce à nouveau Sa mort et Sa résurrection.

Matthieu 20:17-19

17 Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin:

18 Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort,

19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.

L’horreur de la crucifixion n’était pas seulement dans l’humiliation et la douleur d’être exposé publiquement, mais pour les juifs, le fait d’être pendu au bois était un signe de malédiction.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

L’apôtre Paul fait référence à ce verset en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

L’annonce souligne que notre salut repose sur la mort et la résurrection du Christ.

1 Corinthiens 15:3-4

3 Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

4 qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Tout ceci est pour nous appeller à vivre chaque jour dans la reconnaissance et la persévérance.

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4 – La réponse de Christ à la mère des fils de Zébédée

Matthieu 20:20-28

20 Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande.

21 Il lui dit: Que veux-tu? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche.

22 Jésus répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils.

23 Et il leur répondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui mon Père l’a réservé.

24 Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères.

25 Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent.

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur;

27 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre serviteur.

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

A l’ambition charnelle exprimée par la mère des fils de Zébédée, Jésus oppose une vision radicalement différente. Pour lui, la vraie grandeur se mesure au service et à l’humilité. Le modèle suprême est lui-même, le Fils de l’homme qui a donné sa vie comme rançon pour sauver les autres.

Philippiens 2:5-8

5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

6 lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

7 mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

 Ce passage de Philippiens rappelle à chacun que Jésus, bien qu’égal à Dieu, « s’est dépouillé lui-même, en prenant la forme de serviteur ». La grandeur spirituelle se mesure ainsi au service humble et non aux honneurs.

Cette scène montre que le royaume de Dieu ne repose pas sur le pouvoir, mais sur le sacrifice. Jésus renverse les valeurs du monde et appelle ses disciples à marcher sur ses traces, en servant les autres avec amour et humilité.

Matthieu 20:20-28 est à comparer avec Marc 10:35-45

La demande de la mère des fils de Zébédée peut, peut-être, s’expliquer par le fait qu’elle soit possiblement la sœur de Marie, mère de Jésus, selon les versets suivants.

En effet, il est question de trois ou quatre femmes au pied de la croix.

En Matthieu 27:56

56 Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

En Marc 15:40

40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé,

En Jean 19:25

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

  1. Marie de Magdala est toujours citée ;
  2. Marie, mère de Jacques et de Joseph, c’est la mère de Jésus ;
  3. la quatrième Marie femme de Clopas
  4. la mère des fils de Zébédée en Matthieu, et la sœur de sa mère en Jean 19:25. Celle qui est appelée Salomé en Marc 15 :40

Il est difficile de comprendre pourquoi Ioses est traduit tantôt par Joseph, tantôt par Joses ? Ce n’est que dans l’évangile de Marc que Ioses est traduit par Joses. Cela pourrait s’expliquer par un traducteur différent de celui de l’évangile de Matthieu.

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5 – Deux aveugles recouvrent la vue

Matthieu 20:29-34

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

30 Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

31 La foule les reprenait, pour les faire taire; mais ils crièrent plus fort: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

32 Jésus s’arrêta, les appela, et dit: Que voulez-vous que je vous fasse?

33 Ils lui dirent: Seigneur, que nos yeux s’ouvrent.

34 Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent.

Ce passage est à rapprocher de celui de Marc 10 :46-53 où il est question de l’aveugle Bartimée et de celui de Luc 18:35-43

Il est question chez Luc d’un aveugle avant Jéricho, quand en Matthieu et en Marc, Jésus quittait Jéricho. Erreur ? Peut-être pas, car il y avait deux villes de Jéricho. L’une ancienne, celle de Josué, et une autre nouvellement construite par Hérode le grand dans laquelle il avait un palais d’hiver. Cette existence de deux Jéricho, explique certains détails divergeant, mais en réalité ces récits ne se contredisent pas :

Jésus quittait l’ancienne Jéricho et en même temps s’approchait de la nouvelle Jéricho.

Jésus, ému de compassion, touche les yeux de ces aveugles, et ceux-ci recouvrent la vue.

Cette guérison montre que Jésus répond à la foi humble et au cri sincère de celui qui le reconnaît comme Messie. (Fils de David)

Ces aveugles guéris, à la différence de neuf lépreux de Luc 17, ne rentrent pas chez eux, mais suivent Jésus qui va vers Jérusalem.

Hébreux 11:6

6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

L’attitude de ces deux aveugles de Matthieu 20, symbolise aussi l’illumination spirituelle que Christ donne. En reconnaissant Jésus comme le Messie, ils avaient la vue spirituelle et en la manifestant, ils reçoivent la vue physique.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 20:8-16

Matthieu chapitre 20 nous appelle à reconnaître que :

  • Dieu agit souverainement dans sa grâce.
  • Le salut est un don égal pour tous.
  • La grandeur se trouve dans le service.
  • La compassion de Jésus transforme nos vies.

Nous devons donc servir sans chercher la gloire, persévérer dans la foi, et accueillir la grâce de Dieu avec reconnaissance.

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La parabole des ouvriers et du vigneron de Matthieu 20:1-16

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La parabole des ouvriers et du vigneron illustre la générosité et la souveraineté de Dieu dans la rétribution. Jésus utilise cette histoire pour révéler que le royaume des cieux ne fonctionne pas selon la logique humaine, mais selon la grâce divine. Chaque croyant est appelé à comprendre et accepter cette justice céleste.

La parabole de Matthieu 20:1-16

1 – L’enseignement

Matthieu 20:1-16

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

2 Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

3 Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

4 Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

5 Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

6 Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

7 Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Le même salaire pour tous les ouvriers

8 Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

9 Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

La notion du temps de travail : la journée de travail était à l’époque de Jésus, de douze heures. Elle commençait à six heures du matin et se finissait vers dix huit heures. Il faut préciser ici que selon le temps romain :

  • La troisième heure  = 9 h
  • La sixième heure     = 12 h
  • La neuvième heure = 15 h
  • La onzième heure    = 17 h

Vouloir embaucher des ouvriers à la dernière heure, n’était pas une pratique courante. Jésus ne cherchait pas à coller au plus près à la réalité. Son objectif était de nous donner un enseignement. Jésus force le trait volontairement en illustrant sa parabole avec des ouvriers ayant fourni un travail différent et très inégal, les uns ayant travaillé douze heures, les autres une heure.

Ces ouvriers étaient ce que l’on appelait en France des journaliers, c’est-à-dire des personnes engagées à la journée. Nous retrouvons encore cela dans certains pays où les gens qui cherchent du travail viennent dans un lieu, près d’une porte principale, la place du marché où ceux qui cherchent des ouvriers savent où les trouver.

Un denier était le salaire ordinaire d’une journée de travail d’un ouvrier agricole ou d’un soldat. Il s’agissait d’ une somme d’argent suffisante pour la nourriture et les besoins vitaux quotidiens d’une famille.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Après que Jésus eut répondu au jeune homme riche, Pierre et les disciples s’interrogeaient sur leur cas, eux qui avaient tout quitté. Jésus va leur donner une première réponse en:

Matthieu 19:28-29

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Réponse à laquelle il ajoute ‘’ et héritera la vie éternelle’’, ce qui se rapporte à la question du jeune homme riche. Jésus ajoute ensuite une phrase déroutante :

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Ce dernier verset du chapitre 19, est en réalité l’introduction à la parabole. Le fait qu’elle commence par la conjonction ‘’Car’’ montre qu’elle est rattachée à ce qui précède. De plus, nous constatons que cette parabole est encadrée par deux versets exprimant la même idée. C’est comme si ces versets étaient une parenthèse qui ouvrait et qui fermait cette parabole : les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

3-  Le contexte :

 Le contexte est celui de la fin du chapitre de Matthieu 19 depuis le verset 16 jusqu’au verset 30. Un jeune homme riche vient interroger Jésus en présence de ses disciples.

Matthieu 19:16

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?

L’échange est suivi par la réflexion de Jésus sur la difficulté pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux.

Matthieu 19:23

23 Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

À l’époque de Jésus, la richesse était considérée comme un signe de bénédiction de Dieu qui prouvaient aux riches qu’ils étaient dignes d’hériter le royaume de Dieu. Aujourd’hui la tendance serait que les pauvres en seraient plus dignes. Cependant, la réalité est toute autre et n’a rien avoir avec la richesse ou la pauvreté mais dans la façon dont la personne s’implique en réponse à l’appel de Jésus en commençant par la repentance et le baptême.

‘’Que faut-il faire pour mériter la vie éternelle ?’’ Suite à la réponse de Jésus, les disciples sont dans l’étonnement et l’interrogation.

Matthieu 19:25-26

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

La parabole semble être une réponse à la question de Pierre :

Matthieu 19:27-29

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous ?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Mais ce n’est pas le cas. Elle est la réponse à la question de jeune homme, et elle ne parle que de ceux qui hériteront la vie éternelle (symbolisé par le dernier).

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4-  Explication de la parabole

Pour comprendre cette parabole, et le choix de l’image choisie par Jésus, rappelons-nous que la vigne symbolisait Israël (Ésaïe), le peuple de Dieu. Aujourd’hui, la vigne peut symboliser le peuple de Dieu croyant en Jésus-Christ.

La difficulté pour comprendre cette parabole comme pour d’autres, est de se rappeler que le royaume des cieux comprend deux notions.

Avec la venue de Jésus sur terre, le royaume de Dieu (ou des cieux) est déjà présent dans le cœur du croyant. Quant au royaume des cieux qui est à venir auprès du Père, il s’agit alors de la vie éternelle.

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

2 Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

3 Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

4 Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

5 Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

6 Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

7 Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Jésus dresse le décor. Les ouvriers ont travaillé dans la vigne un temps qui va de douze heures pour les premiers, à neuf heures pour les deuxièmes, à six heures, trois heures et  une heure pour les derniers.

Matthieu 20:8-12

8 Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

9 Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

Le maître de la vigne demande à son intendant de payer les salaires aux ouvriers en commençant par les derniers. Dieu le Père est le maître de la maison, et Jésus est l’intendant.

En voyant les derniers ouvriers recevoir un denier, les premiers ouvriers espéraient recevoir plus compte tenu de leur temps de travail, et vont d’autant plus être amers de ne recevoir qu’un denier. La déception va leur faire oublier que l’accord passé avec le maître portait sur un denier pour le travail de la journée.

En nous associant au point de vue des premiers ouvriers, nous allons tomber dans le même piège qu’eux. Jésus, en effet, préparait son auditoire par la réponse du maître à leur faire comprendre en quoi le point de vue de cet auditoire, était erroné.

Matthieu 20:13-15

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

Qui sommes-nous pour contester avec le maître (Dieu)?

Romains 9:20

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi ?

Par trois questions, Le maître défend la parfaite justice de sa conduite.

13  …n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ?

Il a respecté son contrat avec les premiers ouvriers. Alors, de quoi peut-on l’accuser ?

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ?

Il est libre de disposer comme il l’entend de ce qui lui appartient !

15 … Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ?

Le maître peut-il manifester de la bonté envers ceux qui n’avaient pas de travail en leur donnant à eux et à leur famille de quoi subsister ?

Ce qui à première vue, a paru injuste, était en réalité parfaitement justifié, et ce non seulement parce que conforme aux droits légitimes du maître, mais aussi comme acte de compassion.

Pour ce qui est des choses de Dieu, nous sommes invités à laisser de côté nos raisonnements humains et à ne pas penser en termes de mérite. J’ai fait … donc, je mérite …  Rappelons-nous ce qui est écrit en :

Ésaïe 55:8-9

8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Par cette parabole, Jésus rappelle ici ce qu’il a dit en :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La quête du royaume de Dieu, doit être le premier objectif de notre vie afin d’y entrer.  Pour le reste, nul ne sait. Cela dépend de la bonté de Dieu.

Romains 9:16

14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

La parabole ne parle que de la vie éternelle symbolisée par le denier.

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5 – Les derniers et les premiers

Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16 :

Matthieu 20:16

16  les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Si nous associons ce verset dans le contexte de cette parabole, nous pouvons comprendre qu’il n’y aura pas de différence de traitement entre les premiers et les derniers. Les derniers seront comme les premiers et les premiers comme les derniers.

Ce sujet se retrouve en Marc dans le même contexte de la question de Pierre avec quelques différences.

Marc 10:31

31 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Luc place cette phrase dans un contexte différent qui peut nous aider à comprendre le sens de cette phrase.

En Luc 13:29-30

29 Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu.

30 Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers.

Ces deux versets de Luc, font suite au passage où Jésus parle de la porte étroite.

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Ces versets 29 et 30 de Luc 13 où il est question du salut, peuvent nous donner un éclairage sur l’expression des premiers et des derniers.

Le peuple d’Israël a été appelé en premier mais tous n’ont pas répondu à l’appel de Dieu. (Luc 13). Les païens venus de l’orient ou de l’occident sont les derniers à avoir été appelés, et certains ont répondu à cet appel.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

La richesse ou les affaires de ce monde peuvent être un lien dont certains hommes ne se sont pas détachés, ce qui les empêche d’entrer dans le royaume.

Donc, ces premiers qui n’ont pas répondu à l’appel de Jésus, sont les derniers et ils n’entreront pas dans le royaume, alors que les païens qui ont répondus, eux les derniers, seront les premiers car ils entreront dans le royaume.

An final, les premiers sont donc ceux qui bénéficient de la vie éternelle, quand les derniers sont ceux qui sont en dehors.

Par ailleurs, ces versets nous enseignent que dans le royaume de Dieu, le mérite humain s’efface devant la grâce divine, Dieu agissant selon sa souveraineté et son amour.

Le monde fonctionne en théorie selon la méritocratie, mais il n’en est pas ainsi avec le Seigneur avec qui tout est grâce. La grâce et le mérite sont antinomiques.

Dans cette parabole, Dieu nous propose de le servir. C’est une grâce qu’il nous fait. À cette grâce est associée une autre grâce, celle qu’il nous accorde la vie éternelle, symbolisée ici par le denier.

Les versets de Matthieu 20:13-15 nous enseignent à nous soumettre à sa volonté avec humilité, et à nous réjouir de la grâce accordée aux autres. Avec Dieu, tout est grâce !

Comprendre comme Paul dit en: 

1 Corinthiens 15:10

10 Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Ainsi, il n’y a pas lieu de s’enorgueillir d’un quelconque mérite.

La question pour nous, n’est pas de savoir comment le Seigneur nous récompensera, mais d’être dans le service et d’accomplir la tâche qu’il nous a assignée. La récompense du service lui appartient. Nous avons déjà l’honneur de le servir.

En effet, tout service est une grâce, un privilège qui nous est accordé et qui ne nous confère aucun droit. L’apôtre Paul dira :

2 Corinthiens 4:1

1 C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. (ou ne nous lassons point)

Même si nous avons beaucoup travaillé, ce n’est pas dans un but d’être récompensé, mais c’est par amour, par fidélité et par reconnaissance que nous le faisons. Dieu est souverain. Il n’est donc pas question de discuter de ses choix et décisions.

6 – La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Tout d’abord, dans les paraboles, Dieu est présenté sous plusieurs formes : roi, père, maître de maison, employeur et juge. Dans toutes ces formes, son image est celle d’une personne qui offre le pardon par grâce et miséricorde, mais qui attend de notre part de prendre une décision … Le salut est disponible à tous mais il demande d’être accepté. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance et de se soumettre à la volonté de Dieu.

Avec Jésus tout est miséricorde, tout est grâce. Nous serons toujours redevables à Jésus pour le salut offert. C’est par reconnaissance que nous travaillons dans le champs missionnaire. Le mot grec ‘’doulos’’ traduit par serviteur, signifie esclave. L’esclave n’a rien à dire au maître. Il est là pour le servir.

Soumettons-nous à la volonté de Dieu en acceptant de ne pas comprendre toutes ses décisions. Étant surs de son amour, acceptons en toute confiance sa justice, son équité.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

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L’incrédulité à Dieu au regard de la Bible.

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L’incrédulité est l’attitude de l’homme qui refuse de faire confiance à Dieu et à sa Parole. Elle ne se limite pas à un simple doute passager, mais devient une disposition du cœur qui rejette la vérité divine. C est un thème central de la Bible. Elle révèle le refus de croire aux promesses divines et ses conséquences spirituelles. Comprendre ses causes et ses effets aide le chrétien à fortifier sa foi.

Étude biblique suivante : La consécration

Introduction

définition

L’incrédulité est l’attitude d’une personne qui fait preuve de scepticisme. Elle met en doute des faits, des croyances ou des événements qui lui sont présentés pour vrais, ce qui est contraire à la foi.

L’incrédulité, quelqu’en soit le domaine, révèle l’orgueil du cœur humain. Ceux qui s’y enferment, pensent tout savoir et refusent d’apprendre. On rencontre des personnes qui contestent systématiquement, manifestant ainsi leur ignorance. Elles rejettent toute parole qui ne correspond pas à leur manière de penser, et ce sans même prendre le temps de l’examiner.

La Bible présente l’incrédulité comme l’opposé de la foi ce qui coupe l’homme de la vie spirituelle et l’empêche de recevoir les promesses de Dieu.

Hébreux 11:6

6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Pourtant, dès les premières pages de l’Écriture jusqu’au ministère de Jésus, nous voyons que l’homme lutte avec l’incrédulité. Celle-ci ne se réduit pas à un doute passager. Elle traduit un cœur qui refuse de faire confiance à Dieu. Comprendre la nature et les conséquences de l’incrédulité, nous aide à la combattre et à mieux cultiver une foi solide et vivante.

1 – La nature de l’incrédulité

L’incrédulité n’est pas seulement un doute intellectuel. Il s’agit d’une attitude du cœur qui refuse de faire confiance à Dieu. Elle se nourrit de l’orgueil humain, de l’autonomie, et du rejet de la vérité divine. Elle est avant tout le refus de croire Dieu, même après avoir vu ses œuvres.

Le psalmiste déclare :

Psaumes 78:22

22 Parce qu’ils ne crurent pas en Dieu, Parce qu’ils n’eurent pas confiance dans son secours.

Elle se manifeste aussi par une confiance déplacée, mise dans l’homme ou dans soi-même plutôt qu’en Dieu :

Jérémie 17:5

5 Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son cœur de l’Éternel!

L’incrédulité se traduit encore par une fermeture du cœur à l’action du Saint-Esprit. Étienne reprochait aux chefs religieux :

Actes 7:51

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

Sa racine profonde est l’orgueil et l’autosuffisance : l’homme préfère se faire confiance plutôt que de s’appuyer sur Dieu. Elle peut prendre plusieurs formes :

  • Intellectuelle : refus de croire aux vérités bibliques.
  • Morale : refus d’obéir à la volonté de Dieu.
  • Spirituelle : endurcissement volontaire du cœur.

Elle se nourrit de la peur, de l’ignorance et du désir d’indépendance. Jésus lui-même a résumé ce problème :

Jean 5:39-40

39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!

Ainsi, l’incrédulité n’est pas seulement une faiblesse de compréhension ou une hésitation intellectuelle. Elle touche profondément la disposition du cœur humain et exprime un refus volontaire de dépendre de Dieu.

2 – Exemples bibliques d’incrédulité

L’incrédulité traverse toute l’histoire biblique, de la Genèse jusqu’au Nouveau Testament. Elle touche les premiers parents, le peuple d’Israël, mais aussi des disciples proches de Jésus.

a) Dans l’Ancien Testament

– Adam et Ève doutèrent de la parole de Dieu et crurent au mensonge du serpent.

Genèse 3:4-6

4 Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point;

5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

6 La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

L’incrédulité se manifesta ici par le refus de se fier à la vérité divine.

– Israël au désert refusa d’entrer en Canaan malgré les prodiges de Dieu. L’éternel dit :

Nombres 14:11

11 Et l’Éternel dit à Moïse: Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui?

L’auteur des Hébreux conclut :

Hébreux 3:19

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

– Sarah rit à l’annonce de la naissance d’un fils malgré la promesse divine :

Genèse 18:12-13

12 Elle rit en elle-même, en disant: Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs? Mon seigneur aussi est vieux.

13 L’Éternel dit à Abraham: Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant: Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille?

b) Dans le Nouveau Testament

– Zacharie, qui ne crut pas l’annonce de l’ange concernant la naissance de Jean-Baptiste

Luc 1:18-20

18 Zacharie dit à l’ange: A quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge.

19 L’ange lui répondit: Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.

20 Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps.

– Nazareth : Jésus ne put accomplir beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité.

Matthieu 13:58

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

– Thomas : l’un des disciples, exprima son doute face à la résurrection :

Jean 20:25-27

25 Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit: La paix soit avec vous!

27 Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois.

Ces exemples montrent que l’incrédulité peut surgir partout : dès les commencements de l’humanité, au sein du peuple choisi de Dieu, ou même dans le cercle intime des disciples. Elle peut naître même après avoir été témoin des œuvres de Dieu. L’incrédulité révèle la tendance universelle de l’homme à douter de la fidélité de Dieu, malgré ses œuvres et ses promesses.

3 – Les conséquences de l’incrédulité

L’incrédulité n’est pas neutre. Elle entraîne toujours des conséquences spirituelles graves, visibles dès l’histoire d’Israël et confirmées par l’enseignement de Jésus.

a. La perte des bénédictions de Dieu

Le peuple d’Israël, malgré les prodiges divins, resta quarante ans dans le désert sans entrer dans la terre promise. L’auteur des Hébreux conclut :

Hébreux 3:19

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

De même, Jésus ne fit pas beaucoup de miracles à Nazareth,

Matthieu 13:58

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Le refus de croire a pour conséquence de priver l’homme des bénédictions que Dieu désire lui accorder.

b. L’endurcissement du cœur et le jugement

L’incrédulité conduit à rejeter la lumière pour aimer les ténèbres. Jésus déclare :

Jean 3:18-19

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Refuser de croire endurcit le cœur et expose l’homme au jugement éternel.

c. L’échec spirituel et la stérilité de la foi

Même les disciples de Jésus échouèrent à chasser un démon à cause de leur manque de foi. Jésus leur dit :

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

L’incrédulité ferme la porte à l’action de Dieu et empêche de voir sa gloire.

d. La privation de paix et d’espérance

Au-delà des événements ponctuels, l’incrédulité prive l’homme de la joie, de la paix et de l’espérance promises à ceux qui croient.

Romains 15:13

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Elle éloigne de la communion avec Dieu et conduit à la perdition éternelle si elle persiste.

En somme, l’incrédulité ferme la porte au repos de Dieu, empêche l’expérience de sa puissance, endurcit le cœur et prépare le jugement.

4 – Le remède à l’incrédulité

Dieu ne laisse pas l’homme désarmé face à l’incrédulité. La Bible propose des moyens puissants pour fortifier la foi et vaincre le doute.

a – L’écoute et la méditation de la Parole

La foi naît du contact vivant avec l’Écriture :

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

b – La prière sincère

Comme le père désespéré qui s’écria :

Marc 9:24

24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité !

c – Fixer les regards sur Jésus

L’épître aux Hébreux exhorte :

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

C’est en contemplant son exemple d’obéissance et de confiance que notre foi se renforce.

d – Se souvenir de la fidélité de Dieu

La mémoire nourrit la foi :

Psaumes 103:2

2 Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits!

Se rappeler ses interventions passées, fortifie notre assurance pour le présent et l’avenir.

e – L’obéissance mise en pratique

La foi se consolide en marchant dans l’obéissance. Chaque pas selon la Parole confirme la fiabilité de Dieu et fait grandir la confiance.

Ainsi, la Parole, la prière, le regard sur Jésus, la mémoire des bienfaits divins et l’obéissance concrète constituent les armes spirituelles pour vaincre l’incrédulité et marcher par la foi.

2 Corinthiens 5:6-8

6 Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur-

7 car nous marchons par la foi et non par la vue,

8 nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur.

5 – Application pratique

Vaincre l’incrédulité ne se limite pas à une théorie biblique. Cela demande des pas concrets dans la vie chrétienne de chaque jour.

a. Identifier nos faiblesses

Reconnaissons honnêtement les domaines où nous avons du mal à faire confiance à Dieu. C’est le premier pas pour laisser sa lumière chasser nos doutes.

b. Méditer la Parole quotidiennement

La foi se nourrit de la vérité divine. Lire et méditer chaque jour une promesse biblique, fortifie notre confiance dans la fidélité de Dieu.

c. Remplacer la peur par la prière

Au lieu de céder à l’inquiétude, appliquons l’exhortation de Paul :

Philippiens 4:6-7

6 Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.

7 Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ.

d. Témoigner de la fidélité de Dieu

Partager les interventions divines dans nos vies, renforce non seulement notre foi, mais aussi celle des autres croyants.

Hébreux 10:24-25

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

e. Vivre dans l’humilité et la communion fraternelle

Renonçons à l’orgueil qui nourrit le doute, et cultivons un cœur enseignable. Restons entourés de frères et sœurs qui encouragent et témoignent de la puissance de Dieu.

Ainsi, par la méditation, la prière, l’humilité, le témoignage et le soutien mutuel, nous développons une foi vivante et victorieuse face à l’incrédulité.

6 – Conclusion

L’incrédulité n’est pas une fatalité. Même Thomas, qui exigeait de voir pour croire, est devenu un apôtre puissant une fois affermi dans sa foi. Cela montre que Dieu peut transformer nos doutes en une confiance inébranlable.

La clé demeure dans notre regard fixé sur Jésus, « le chef et le consommateur de la foi »

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

 Plus nous apprenons à le connaître à travers l’étude des Écritures et la communion avec Lui, plus notre foi se fortifie et l’incrédulité recule.

Dieu appelle chacun à passer du doute à une foi vivante en Jésus-Christ. La foi n’est pas seulement une émotion, mais un choix quotidien : décider de se confier en Dieu, quelles que soient les circonstances. Refuser l’incrédulité, c’est entrer dans la joie d’une relation intime avec le Seigneur et expérimenter la puissance de ses promesses.

Ainsi, le chrétien peut marcher dans une confiance renouvelée et goûter pleinement aux bénédictions de Dieu.

7 – Face à un inconverti incrédule :

 Il faut combiner prudence, amour et sagesse biblique. Voici quelques conseils concrets :

a. Prier pour lui et avec lui

Avant toute discussion, confiez la personne à Dieu. Jésus enseignait à prier pour ceux qui ne connaissent pas la vérité

Luc 6:28

28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.

La prière prépare son cœur à recevoir la Parole.

b. Témoigner par votre vie

Une personne incrédule est souvent sensible à ce qu’elle voit. Une vie honnête, intègre et marquée par l’amour de Dieu parle plus fort que des arguments intellectuels.

 1 Pierre 3:15-16

15 Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous,

16 et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion.

c. Être patient et respectueux

Ne forcez pas la conversion ni le débat. L’incrédulité naît souvent de blessures, de préjugés ou de peur. Respecter le temps et le rythme de chacun est essentiel. Il vaut mieux se taire que de vouloir convaincre de force.

d. Partager la Parole avec douceur

Expliquez l’Évangile simplement et clairement. Évitez le jargon religieux. La Bible nous encourage à parler avec douceur et respect.

Colossiens 4:6

6 Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

e. Utiliser des témoignages et des histoires bibliques

Les exemples concrets de la fidélité de Dieu ou les récits bibliques de transformation peuvent toucher le cœur plus efficacement que des arguments abstraits.

f. Éviter la confrontation inutile

L’orgueil et l’incrédulité se renforcent dans les disputes. Cherchez le dialogue, pas la victoire intellectuelle.

g. Laisser le Saint-Esprit agir

La conversion est l’œuvre de Dieu :

Jean 6:44

44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour.

Notre rôle est de semer, de témoigner et d’accompagner, pas de forcer le miracle. Laissons Dieu agir par son Saint-Esprit, c’est là aussi une preuve de foi.

Matthieu chapitre 19 : le jeune homme riche face à la vérité

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Matthieu chapitre 19 confronte les cœurs à la vérité divine. Ici, Jésus enseigne sur le mariage, les enfants, l’attachement aux richesses et les récompenses éternelles, révélant ce qui compte vraiment pour suivre pleinement Dieu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 20

Matthieu chapitre 19 – Étude biblique

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1 – Matthieu 19:1-12 – L’enseignement de Jésus sur le divorce

Matthieu 19:1-2

1 Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain.

2 Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades.

19:1 – L’expression « Lorsque Jésus eut achevé ces discours » marque une nouvelle section de l’Évangile de Matthieu. En effet, celui-ci l’utilise pour structurer les grandes étapes de l’enseignement de Jésus (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1). (voir l’annexe : Les grands enseignements de Jésus )

19:1 – il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. : Pour rejoindre la Judée depuis la Galilée, les Juifs évitaient la Samarie car les Samaritains étaient considérés par eux comme des ‘’demi juif’’ à cause de leur généalogie incertaine et ils étaient méprisés. Aussi, les Juifs empruntaient-ils une route qui passait par la Pérée, située à l’est du Jourdain, et ils entraient en Judée par Jéricho (cf. Matthieu 20:29), ce qui évitaient des tensions ethniques et religieuses.

Matthieu 20:29

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

Pour cette raison, les chapitres 19 et 20 sont appelés le ministère péréen par certains.

19:2– Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades : Il s’agit vraisemblablement de la première traversée de cette région transjordanienne par Jésus. Sa réputation ayant précédé son arrivée, d’importantes foules s’étaient rassemblées, certaines pour solliciter une guérison, d’autres dans le but d’écouter son enseignement. Des pèlerins à destination de Jérusalem étaient également présents. Les guérisons qui y ont été réalisées, témoignent de l’autorité attribuée à Jésus et reflètent la manifestation de la compassion divine.

Jésus est très souvent ému de compassion pour la foule. Cela confirme le verset de :

Psaumes 34:7

7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

Matthieu 19:3-9– le dessein divin du mariage

3 Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ?

4 Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme

5 et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?

6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

7 Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

8 Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi.

9 Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

19:3 –Les pharisiens l’abordèrent … pour l’éprouver : Leur but était de piéger Jésus. Ils ne cherchaient pas la volonté de Dieu.

19:3 – pour un motif quelconque ?- Leur question porte sur les motifs du divorce (contrairement à Marc 10, où elle concerne le divorce en général).

Deux grandes écoles rabbiniques s’opposaient sur ce sujet :

L’école stricte de Shammaï ne tolérait le divorce qu’en cas d’adultère ou de faute grave, en s’appuyant sur;

Deutéronome 24:1

1 Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison.

L’École de Hillel était plus souple et s’appuyait sur : ‘’ ne pas trouver grâce’’ et acceptait le divorce pour n’importe quel motif, même une simple préférence pour une autre femme.

Pour Shammaï, seuls l’adultère ou un acte sexuel prohibé constituaient une raison de divorce. Plus tard, le rabbin Akiba de l’école d’Hillel dira même qu’un homme pouvait divorcer de sa femme s’il rencontrait une autre femme plus jolie ! C’est ce qui s’appelle « tordre les Écritures… »

En arrière-plan, cette question évoque aussi Hérode Antipas qui fit exécuter Jean-Baptiste pour avoir dénoncé son divorce et son remariage avec Hérodias.

Les écoles rabbiniques de Shammaï et de Hillel sont les plus connues. Elles représentaient deux courants d’interprétation de la Loi (la Torah) au sein du judaïsme pharisien.

L’école de Shammaï : rigueur et austérité

Fondée par le rabbin Shammaï, cette école adoptait une lecture littérale, stricte et rigoureuse de la Loi. Elle insistait sur l’observance stricte des commandements, même au détriment de l’humain.

En ce qui concerne le divorce, l’école de Shammaï affirmait qu’un homme ne pouvait répudier sa femme que pour une faute grave, comme l’adultère. Elle défendait aussi une restriction forte des relations avec les païens pour préserver la pureté du peuple. Cette vision visait à protéger la sainteté d’Israël mais pouvait devenir légaliste, au point d’étouffer la miséricorde.

L’école de Hillel : miséricorde et souplesse

Hillel, plus ancien que Jésus (mort vers 10 ap. J.-C.), était connu pour sa sagesse, sa douceur et sa compassion. Son école interprétait la Loi avec une grande souplesse.

En matière de divorce, Hillel permettait à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif, même trivial (comme un plat mal préparé).

Il enseignait cependant que l’amour du prochain était le cœur de la Torah : « Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas à autrui. Ceci est toute la Torah et le reste n’est que commentaire. » Il était ouvert aux païens et encourageait leur conversion.

La position de Jésus

Dans Matthieu 19:3-9, les pharisiens posent une question en ligne directe avec ce débat : « Est-il permis de répudier sa femme pour un motif quelconque ? »

Cette formulation renvoie clairement à l’école de Hillel. Jésus ne soutient ni Hillel ni Shammaï : il rejette les deux positions pour revenir au plan divin originel (Genèse 2:24).

Jésus enseigne que le mariage est une alliance indissoluble. La seule exception qu’il accorde, est l’infidélité (Matthieu 19:9), ce qui rejoint plutôt la rigueur de Shammaï, mais avec un fondement différent : la volonté du Créateur.

19:4 – N’avez-vous pas lu : Jésus leur rappelle le verset de Deutéronome qu’ils étaient censés connaître. La question se pose aussi à nous : connaissons-nous la Bible ?

19:4 – le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme : Jésus s’appuie sur Genèse 1:27 et Genèse 5:2

19:5 – Dieu institue la mariage (monogame) dès le commencement. Alors que dans les sociétés antiques plusieurs générations vivaient sous le même toit, Jésus rappelle que le mariage marque une rupture des liens avec la famille.

Genèse 2:24

24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Ce verset affirme la priorité et l’indépendance de chaque génération et l’amour fusionne l’homme et la femme qui deviennent une seule chair !

19:6 – Ce que Dieu a joint : il s’agit de l’institution du mariage, et ce n’est pas « ceux » que Dieu a joints.

Le verbe « joindre » évoque l’idée d’un attelage, d’une union durable et inséparable.

Le prophète Malachie réaffirmera la position de Dieu.

Malachie 2:14-16

14 Et vous dites: Pourquoi?… Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

15 Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul (Abraham) l’a fait, et pourquoi? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse!

16 Car je hais la répudiation, Dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, Et celui qui couvre de violence son vêtement, Dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles!

Moïse et la dureté du cœur

19:7-8 – Pourquoi Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce : Cela se rapporte à Deutéronome 24. Jésus affirma que Moïse avait autorisé cela non pas que Dieu le voulait, mais en raison de la dureté des cœurs des hommes. En fait, Moïse avait compassion de la femme à cause de sa condition. Cette lettre de divorce:

  • Imposait un délai de réflexion,
  • Fixait un cadre légal,
  • Pouvait exiger la restitution de la dot,
  • Permettait un éventuel remariage.

Ce passage montre que l’Ancien Testament doit être lu à la lumière de Jésus. Il est venu non pour abolir la Loi mais pour l’accomplir.

Matthieu 5:17

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

L’interprétation du Nouveau Testament éclaire celle de l’Ancien. Ne cherchons pas à donner une interprétation qui ne s’appuie pas sur les Écritures. Jésus est la Parole ! Il interprète la Loi selon la volonté du Créateur, non selon des concessions faites au péché.

L’exception de l’infidélité

Matthieu 19:9

9 Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

À l’époque, seuls les hommes juifs avaient le droit de divorcer.

Dans Marc 10:12

12 et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère.

Dans les évangiles de Marc et de Luc qui sont adressés à un public non juif, Jésus évoque aussi la possibilité pour une femme de divorcer. Ce verset 9 soulève aussi la question de la femme injustement répudiée et considérée comme adultère par la société. Gardons en mémoire que la fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Matthieu 19:10-12

10 Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier.

11 Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.

12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

Pourquoi une telle réaction de la part des disciples ?

  • Les disciples comprennent que le mariage engage toute la vie et qu’il ne faut pas compter sur un divorce facile en cas de difficultés.
  • Cela leur semble tellement contraignant qu’ils disent : « Autant ne pas se marier ! »
  • Leur réaction montre la radicalité de l’enseignement de Jésus, qui place le mariage sous l’autorité du dessein de Dieu, et non sous le confort humain.

En d’autres termes, ils disent : « Si on ne peut pas se séparer, c’est un engagement trop lourd. »

Le sens pour nous

Jésus rehausse la valeur sacrée du mariage. Il veut que ses disciples comprennent que :

  • Le mariage n’est pas une décision à prendre à la légère.
  • Il exige fidélité, engagement et amour sacrificiel.
  • Il faut discerner et prier avant de s’engager.

19:10-11 – La réaction des disciples reflète leur culture. Pourtant, selon Genèse 2:18, « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Le mariage reste la norme divine, mais le célibat peut être un don spirituel.

Le célibat consacré

Paul le souligne en:

1 Corinthiens 7:7, 17

7 Je voudrais que tous les hommes soient comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.

17 Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les Églises.

Jésus ne valorise pas une vie sans mariage par défaut mais le choix volontaire du célibat doit être pour mieux servir Dieu.

1 Corinthiens 7:32-33

32 Or, je voudrais que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur;

33 et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme.

La fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Le chapitre 7 du livre de 1 Corinthiens, traite de la sainteté dans le mariage

En conclusion, Jésus présente une vision élevée du mariage

Jésus rappelle la valeur originelle du mariage, que le divorce est une concession face au péché et que le dessein de Dieu reste une union fidèle et durable. Le célibat s’il est choisi par appel, devient un chemin de consécration.

La fidélité conjugale reflète l’alliance entre Dieu et son peuple, et dans les deux cas, mariage ou célibat, le service de Dieu doit rester au centre.

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2 – Jésus bénit les petits enfants

Matthieu 19:13-15

13 Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent.

14 Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

15 Il leur imposa les mains, et il partit de là.

Jésus accueille les enfants avec tendresse et autorité. Il ne discute pas ici de leur salut personnel, mais les prend comme modèles de foi. Leur simplicité, leur confiance et leur dépendance naturelle incarnent l’attitude requise pour entrer dans le royaume de Dieu.

Ce passage ne soutient pas la pratique du baptême des enfants, car celui-ci exige compréhension et engagement volontaire. Le baptême biblique, par immersion, suppose une identification consciente à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ.

Jésus invite chacun à venir à lui avec un cœur humble, sincère et soumis, comme un enfant qui se confie pleinement à son père.

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3 – Le jeune homme riche – Matthieu 19:16-26

Matthieu 19:16-22

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?

17 Il lui répondit: Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il.

18 Et Jésus répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère;

19 et: tu aimeras ton prochain comme toi-même.

20 Le jeune homme lui dit: J’ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore?

21 Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

22 Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens.

19:16 – Ce jeune homme, riche et influent (Luc 18:18 le qualifie de chef), cherche à mériter la vie éternelle par ses propres efforts. Sa question révèle une compréhension erronée du salut. Comme beaucoup à son époque, il croit que l’observation de la Loi suffit à obtenir la faveur divine.

 Romains 9:30-33

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Certaines religions chrétiennes raisonnent encore ainsi. Ces chrétiens s’appuient sur des règles qui leur servent de canne pour avancer. C’est un manque de foi et une incompréhension en la personne de Dieu. C’est le concept humain : tout travail mérite salaire. Ce concept s’applique dans le domaine spirituel à la condition que nous fassions la volonté de Dieu, sinon ce que nous ferions, seraient des œuvres mortes.

19:17 – un seul est bon – Si nous ne retenons que les tribulations de l’Ancien Testament, nous oublions la réalité de:

Psaumes 118:1

1 Louez l’Éternel, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours!

La liste de commandements énoncés par Jésus, correspond à la partie de Exode 20:12-17 qui concerne la relation avec son prochain.

19:18 – Jésus répond d’abord selon la loi en citant les commandements relatifs au prochain (Exode 20:12-17), puis il va révèler à ce jeune homme riche, l’état de son cœur. Celui-ci malgré ses bonnes œuvres, est empêché de suivre Jésus à cause de son attachement aux richesses.

19:20 – ‘’J’ai observé toutes ces choses.’’  Cette réponse montre le caractère légaliste de l’interprétation juive de l’Ancien Testament. C’est un reproche que Jésus a déjà fait en:

Matthieu 5:20

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

19:20 – ‘’ que me manque-t-il encore ? ‘’ Cette expression montre l’inquiétude du cœur de l’homme qui accomplit des œuvres, car il sait qu’il lui manque quelque chose, qu’il n’a pas la paix.

19:21 – Le mot « parfait » ne signifie pas sans péché, mais complet, mature. Jésus invite ce jeune homme à une consécration totale. Cependant, celui-ci refuse, dominé par son amour des biens matériels. Son problème n’est pas le fait d’être riche, mais de ne pas mettre Jésus en toute première priorité.

1 Timothée 6:10

10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

Dans tous les Évangiles, comme dans tout le Nouveau Testament, la consécration du disciple est un engagement total de la personne.

Matthieu 19:23-26

23 Jésus dit à ses disciples : Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

24 Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

Ce n’est en aucun cas la richesse qui est un problème, mais l’attachement à la richesse. Il s’agit d’une forme d’idolâtrie. En Matthieu 6:24, Jésus va la personnifier sous le nom de Mammon.

Comment peut on s’élever vers le ciel quand on est retenu sur terre par une chaine : la richesse ?

Les disciples sont troublés par les propos de Jésus, mais celui-ci les rassure : ‘’ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.’’

C’est ce que dit Job en:

Job 42:2

2 Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées.

Dans l’Ancien Testament, toutes les tribus d’Israël avaient reçu des terres en héritage, sauf la tribu de Lévi qui elle avait Dieu pour héritage. Le chrétien est comparable aux lévites. Leur héritage, c’est Dieu, ce qui peut se résumer en « Dieu est mon seul bien »

Apocalypse 5:10

10 tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.

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4 – Matthieu 19:27-30 – l’héritage de la vie éternelle.

Matthieu 19:27-30

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Pierre exprime ici une attente légitime et Jésus ne le blâme pas. Les disciples s’attendaient à l’instauration d’un royaume terrestre avec une récompense pour eux-mêmes.

19:28 – ‘au renouvellement de toutes choses ‘’ Il s’agit des nouveaux cieux et de la nouvelle terre d’Apocalypse 21

Apocalypse 21:1

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Dans ce royaume futur, les apôtres jugeront les douze tribus d’Israël. Le renoncement pour Christ, ouvre à des responsabilités éternelles. Dieu honore ceux qui l’honorent .

1 Samuel 2:30

30 C’est pourquoi voici ce que dit l’Éternel, le Dieu d’Israël: J’avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l’Éternel, loin de moi! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.

Le prix du renoncement et la récompense promise

Jésus promet une double récompense : une bénédiction déjà ici-bas, et l’héritage de la vie éternelle (v.29). Quitter pour Christ ses proches, ses biens ou ses projets, n’est pas un abandon désespéré. C’est un acte de foi :

Matthieu 19:29

29Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Ce principe se retrouve en :

Marc 8:35

35 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.

Dieu ne demande jamais un sacrifice sans préparer une récompense plus grande. Le renoncement n’est jamais une perte quand on gagne Christ.

Philippiens 3:7-8

7 Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ.

8 Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ,

Dieu renverse les hiérarchies humaines

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

 Dieu renverse les logiques humaines. Ce qui brille aux yeux des hommes, compte peu aux yeux de Dieu. Le critère du royaume reste l’obéissance et la fidélité, et non le prestige. L’apparente insignifiance aux yeux du monde, peut cacher une grande valeur aux yeux du Seigneur.

Une remarque importante

Jésus évoque ici le fait de quitter père, mère, enfants ou épouse pour lui (v.29). Cela ne signifie pas divorcer, mais accepter de mettre Christ avant tout attachement humain. Ce principe s’éclaire avec le verset de:

Matthieu 10:37

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

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5 – Quelle leçon retenir pour une application personnelle

Matthieu 19 nous appelle à une consécration sans réserve. Suivre Christ implique des choix :

  • Se confier à lui avec une foi simple et soumise (comme un enfant).
  • Se détacher des biens matériels qui nous retiennent éloignés de Dieu.
  • Accueillir sa grâce, plutôt que de vouloir mériter la vie éternelle.
  • Vivre une vie de renoncement avec l’assurance que Dieu récompense au centuple.

Le cœur du disciple est un cœur donné et le vrai trésor, c’est Christ lui-même.

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6 – Annexe : Les grands enseignements de Jésus

1. Matthieu 5–7 — Le Sermon sur la montagne

Clôturé en Matthieu 7:28
Thème : La vie du disciple dans le Royaume

  • Enseignement sur les Béatitudes, la Loi accomplie, la prière, le jeûne, le pardon, la confiance en Dieu et le discernement.
  • C’est le manifeste de la justice du Royaume.

2. Matthieu 10 — Le Discours missionnaire

Clôturé en Matthieu 11:1
Thème : La mission des disciples

  • Instructions pour l’envoi des douze : dépendance de Dieu, persécution, fidélité et témoignage courageux.
  • Jésus prépare ses apôtres à l’opposition.

3. Matthieu 13 — Le Discours en paraboles

Clôturé en Matthieu 13:53
Thème : Les mystères du Royaume

  • Sept paraboles qui révèlent la croissance, la valeur et le tri du Royaume.
  • Jésus révèle la nature cachée et spirituelle du Royaume.

4. Matthieu 18 — Le Discours sur la vie communautaire

Clôturé en Matthieu 19:1
Thème : Les relations dans l’Église

  • Humilité, pardon, discipline fraternelle, soin des petits et réconciliation.
  • Jésus enseigne comment vivre ensemble comme enfants du Père.

5. Matthieu 24–25 — Le Discours eschatologique (discours sur le mont des Oliviers)

Clôturé en Matthieu 26:1
Thème : Le retour du Fils de l’homme

  • Signes de la fin, vigilance, paraboles du jugement et récompenses.
  • Jésus prépare ses disciples à sa venue et au jugement final.

Résumé :

Matthieu construit ainsi un parallèle avec les cinq livres de Moïse, montrant Jésus comme le nouveau Législateur et Maître du peuple de Dieu.

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La parabole des dix mines de Luc 19:11-27

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La parabole des dix mines de Luc 19:11-27, illustre la responsabilité du croyant dans l’attente du retour de Jésus-Christ. Elle rappelle que le temps présent ne doit pas être pour lui une attente passive puisque que le Seigneur a investi chacun d’une mission. Il est écrit en:

Luc 19:13

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

 

« Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne » . Ce message demeure actuel. Notre fidélité sera récompensée, mais notre négligence sera jugée.

La parabole de Luc 19:11-27

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1 – L’histoire

Luc 19:11-27

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

15 Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir.

16 Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.

17 Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.

18 Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines.

19 Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes.

Le méchant serviteur

20 Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge;

21 car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

22 Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé;

23 pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt?

24 Puis il dit à ceux qui étaient là: Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.

25 Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. –

26 Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

 
 

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’adresse d’abord aux disciples de Jésus et à la foule qui l’écoutaient. Luc précise :

Luc 19:11

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Jésus va corriger leur attente immédiate en enseignant la nécessité de fidélité durant son absence.

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3-  Le contexte :

Le contexte se trouve en:

Luc 19:1-11

1 Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville.

2 Et voici, un homme riche, appelé Zachée, chef des publicains, cherchait à voir qui était Jésus;

…

8 Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.

9 Jésus lui dit: Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Après avoir été reçu par Zachée, Jésus quitte Jéricho et se dirige vers Jérusalem pour y accomplir sa mission rédemptrice. Beaucoup espéraient un royaume terrestre immédiat, mais Jésus par cette parabole annonce un délai. Il donne de l’espoir quand il dit au verset 10:

« 10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Ses auditeurs croyaient le royaume messianique proche.

11 … et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Jean 6:15

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

Après la résurrection, les apôtres pensaient vivre le royaume de Dieu sur terre.

Actes 1:6

6 Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ?

Ils ne pensaient pas qu’au royaume du grand Israël comme du temps de David et de Salomon.

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4-  Explication de la parabole

L’homme de haute naissance

Cet homme représente Jésus, qui part recevoir un royaume auprès du Père.

Luc 19:12

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

Ce qui est confirmé par l’apôtre Jean en:

Jean 14:2-3

2 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.

3 Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.

Jésus donne une précision au verset 14 de Luc 19:

Luc 19:14

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

Jésus fait allusion à tous ces hommes, religieux ou non qui s’opposèrent à lui, refusant de reconnaître sa personne.

À son retour, Jésus sera investi de l’autorité royale, les juifs de l’époque pouvaient comprendre qu’il parlait du royaume messianique.

En Luc 19:27

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

Ce verset montre le destin de ceux qui n’auront pas reconnu Jésus comme leur sauveur et seigneur.

Les mines

La mine a pour valeur cent drachmes (ou deniers), la drachme correspondant au salaire d’une journée de travail.
Elles représentent les ressources, dons et responsabilités confiées à chaque croyant. C’est ici la mise à l’épreuve du service.  Chaque serviteur reçoit la même valeur à faire fructifier, ce qui fait la distinction avec la parabole des talents de Matthieu 25, où les serviteurs reçoivent en fonction de leurs aptitudes.

Les serviteurs fidèles

Le premier reçoit l’approbation : « C’est bien, bon serviteur » (Luc 19:17). Pour le second devons-nous comprendre que le « toi aussi » sous-entend la même approbation. Toujours est-il qu’ils sont récompensés proportionnellement au résultat de leur service. Ils obtinrent l’administration de villes en proportion de leurs gains, l’un dix, l’autre cinq.

Si la relation qui existe entre le maître et son serviteur est basée sur l’amour et la confiance, le service s’en ressent.

Le serviteur infidèle

 Qui cache sa mine, illustre celui qui ne met pas en pratique ce que Dieu lui confie. C’est la même scène avec le serviteur méchant de la parabole des talents de Matthieu 25. Le jugement de ce méchant serviteur manifeste un manque d’amour mais aussi un jugement sévère envers son maître.

Les reproches du méchant serviteur vis-à-vis de son maître, sont injustes et démontrent simplement qu’ils ne servent qu’à justifier sa négligence et sa paresse. S’il avait cru à ses propres paroles, il aurait au moins assuré un service minimum en gagnant une drachme.

Le jugement porté se retourne contre lui.

Les ennemis

Ils symbolisent tous ceux qui rejettent l’autorité de Christ et qui subiront son jugement.

Apocalypse 20:12 ; 15

12 Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres.

15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.

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5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Attendre le retour du Seigneur est une chose positive, mais elle ne suffit pas. Cette attente doit être active, dans le service.

Cette parabole appelle à une attente active. Jésus déclare : « Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! »

Matthieu 24:45-47

45 Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?

46 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!

47 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.

Paul exhorte chacun en :

1 Corinthiens 15:58

58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.

Il est donc recommandé d’utiliser au mieux ses talents, ses ressources et son temps. La fidélité dans les tâches, même modestes, peut conduire à des résultats significatifs. Plusieurs passages du Nouveau Testament suggèrent l’importance d’éviter la passivité et de faire preuve de constance dans le service et l’engagement.

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La réponse de l’homme au plan de Dieu

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La réponse de l’homme au plan de Dieu selon la Bible. Cette étude examine la réponse attendue de l’homme au plan divin, en montrant comment y répondre conformément aux Écritures.

Étude suivante : L’incrédulité de l’homme

La Bible est considérée comme la Parole de Dieu et la vérité. Ce point est la base de cette étude. Le plan divin vise à sauver, à transformer l’homme et à le faire entrer dans l’éternité pour la gloire de Dieu. Ceci requiert une réponse concrète du croyant en Jésus, passant par sept étapes essentielles, le but ultime étant de ressembler toujours plus à Jésus-Christ.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

1 – Reconnaître et accepter le salut en Jésus

Dieu a manifesté son amour en donnant son Fils unique.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 Ce salut ne se trouve en aucune autre personne, ni en aucune œuvre humaine.

Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

 Reconnaître le salut de Jésus, c’est d’abord comprendre que nous avons besoin de lui. L’homme est pécheur et séparé de Dieu. Il est incapable de se sauver lui-même. Le salut n’est pas le résultat d’un mérite, obtenu par nos propres forces, mais c’est un don de la grâce de Dieu.

Accepter Jésus, signifie l’accueillir dans sa vie par la foi. Jean déclare :

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Cette adoption transforme notre identité parce que nous ne sommes plus étrangers, mais membres de la famille de Dieu.

Jean 14:6

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

En recevant Jésus dans notre vie, nous trouvons non seulement le pardon, mais aussi la direction à suivre et la véritable vie. Accepter le salut offert par Jésus-Christ, c’est confier notre présent et notre avenir à celui qui est Seigneur. Il s’agit d’une décision personnelle, d’un choix qui ouvre la porte d’une vie nouvelle et éternelle. Seul Jésus peut nous conduire au Père, et personne d’autre.

Aujourd’hui encore, Dieu appelle chacun à reconnaître ce salut et à l’accepter par la foi. Ce pas de foi change tout, car il fait de nous de nouvelles créatures, des héritiers de la vie éternelle.

Le salut collectif n’existe pas. Il n’est qu’individuel. C’est pourquoi, il est écrit en

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ce n’est donc pas le fait de faire partie d’une religion dite chrétienne, ni même d’une assemblée qui nous accorde le salut.

Dieu a établi Jésus-Christ comme le seul chemin de salut. Répondre au plan de Dieu commence par recevoir Jésus comme Sauveur et Seigneur.

Application pratique :
  • Confesser ses péchés devant Dieu.
  • Placer sa foi uniquement en Jésus et non dans ses propres œuvres.
  • Témoigner publiquement de sa foi par le baptême par immersion, pour s’identifier à la mort et à la résurrection de Jésus. (Actes 2:38).
Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

C’est par la réponse à ces deux points qui sont de reconnaître Jésus d’une part comme son Sauveur, et d’autre part comme son Seigneur que l’homme peut devenir un chrétien. Tous les autres points abordés dans cette étude sont sans valeur si la personne n’est pas passé par cette première étape. Reconnaître Jésus comme son Sauveur et son Seigneur symbolisé par la repentance et le baptême par immersion, revient à entrer par la porte étroite dont il est question en Matthieu 7.

Après avoir répondu à ces deux conditions, les autres points de cette étude prennent tout leur sens. Ils sont symbolisés par le chemin resserré.

Il faut comprendre que le baptême n’est pas la finalité de la vie chrétienne. Il n’en est que le commencement. C’est une certitude. Il est la porte étroite qui s’ouvre sur ce chemin resserré qu’est la vie chrétienne. C’est l’image biblique de Matthieu 7:14

Matthieu 7:14

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

2 – Vivre chaque jour dans l’obéissance

Jésus dit en :

Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

L’obéissance ne doit pas être un fardeau, mais l’expression concrète de notre amour pour Christ. Elle démontre la réalité de notre foi et notre engagement à marcher dans la volonté du Seigneur.

Obéir chaque jour, signifie choisir la voie de Dieu et ce, même quand elle s’oppose à nos désirs naturels. Jacques 1:22 nous exhorte à ne pas être seulement des auditeurs de la Parole, mais à la mettre en pratique.

Jacques 1:22

22  Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

Lire et entendre la Bible sans la vivre, conduit à l’illusion spirituelle, mais l’appliquer transforme notre caractère.

L’obéissance se manifeste dans les petites choses : pardonner une offense, aimer son prochain, résister à la tentation, marcher dans l’intégrité. Chaque pas d’obéissance fortifie notre relation avec Jésus et nous rapproche de son image. Elle n’est pas possible par nos seules forces. Nous avons besoin du Saint-Esprit pour nous conduire et nous donner la force de marcher selon la vérité.

Vivre dans l’obéissance, c’est aussi expérimenter la joie de voir la fidélité de Dieu dans nos vies. Celui qui obéit découvre la paix, la bénédiction et la liberté d’une vie soumise à Christ. Ainsi, chaque jour devient une opportunité de glorifier Dieu par nos choix et nos actes.

Répondre au plan de Dieu, c’est apprendre à vivre selon sa Parole. L’obéissance n’est pas une contrainte, mais une preuve d’amour.

Le chrétien montre son amour pour Christ en gardant ses commandements. L’obéissance devient le style de vie du disciple.

Application pratique :
  • Lire et méditer la Bible chaque jour.
  • Prier régulièrement pour discerner la volonté de Dieu.
  • Refuser les compromis avec le péché.

La foi véritable se prouve par une obéissance concrète.

3 – Se laisser transformer par le Saint-Esprit

Paul exhorte :

Romains 12:2

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

La transformation chrétienne n’est pas le fruit d’un effort humain, mais l’œuvre du Saint-Esprit dans un cœur soumis. C’est Lui qui façonne en nous le caractère de Jésus.

Job 23:12

12 Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche.

Le Saint-Esprit produit un fruit visible :

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Ces qualités ne viennent pas de notre nature charnelle, mais du travail intérieur de Dieu. Plus nous laissons l’Esprit agir, plus ces fruits deviennent évidents dans notre vie quotidienne.

Se laisser transformer par l’Esprit suppose une attitude d’ouverture et de dépendance. Cela signifie renoncer à nos pensées charnelles, à nos habitudes anciennes, et permettre à Dieu de renouveler notre intelligence. La prière, la méditation de la Parole et l’obéissance à sa voix sont des moyens concrets de collaborer à cette transformation.

Un chrétien qui se laisse transformer reflète progressivement l’image de Christ. Sa vie devient un témoignage vivant de la puissance de l’Évangile. Ainsi, la transformation opérée par l’Esprit n’est pas seulement pour nous. Elle manifeste aussi la gloire de Dieu au monde.

Dieu ne veut pas seulement que nous soyons sauvés, mais il veut aussi que nous soyons transformés. Le Saint-Esprit renouvelle nos pensées et produit en nous son fruit.

Application pratique :
  • Abandonner les anciennes habitudes contraires à Dieu.
  • Rechercher une vie remplie de l’Esprit (Éphésiens 5:18).
  • Rechercher le fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23), abandonner les vieilles habitudes, prier pour une vie guidée par l’Esprit.
  • Cultiver les vertus chrétiennes : amour, patience, douceur, maîtrise de soi.

La transformation intérieure est la preuve que le plan de Dieu est en marche dans notre vie.

Dieu veut sanctifier le croyant, c’est-à-dire le rendre semblable à Christ. Cela demande une attitude de dépendance envers le Saint-Esprit.

4 –  Servir Dieu avec ses dons et talents

Dieu a donné à chaque croyant des dons et des talents uniques pour le service. Pierre écrit : « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pierre 4:10). Nos capacités ne nous appartiennent pas ; elles sont un dépôt confié pour glorifier Dieu et bénir notre prochain.

Paul rappelle que ces dons sont différents mais qu’ils ont tous la même source : « Ayant des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don, l’exerce selon la mesure de la foi » (Romains 12:6). L’enseignement, le service, l’exhortation, le partage, la direction ou la miséricorde, tous ces dons sont utiles et nécessaires au corps de Christ.

Servir Dieu, c’est reconnaître nos dons, les développer et les mettre à disposition de l’Église et du monde. Aucun don n’est trop petit ou inutile. Ce qui importe, c’est la fidélité et l’amour avec lesquels nous les exerçons.

Lorsque nous servons selon nos talents, nous découvrons la joie de collaborer à l’œuvre de Dieu. Nous devenons des instruments vivants par lesquels sa grâce se manifeste. Ainsi, chaque croyant a une place précieuse et une mission à accomplir.

1 Pierre 4:10

10 Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu,

Romains 12:6-8

6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

7 que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

8 et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Dieu équipe chaque chrétien de dons spirituels et de talents pour servir. Le plan divin inclut notre participation active à l’édification de l’Église.

Application pratique :
  • Identifier ses dons par la prière et l’expérience.
  • S’engager dans un service concret (accueil, aide, prière, musique, évangélisation, entraide).
  • Servir avec fidélité, sans chercher la gloire personnelle.

Servir Dieu, c’est investir dans l’éternité.

Chaque chrétien a reçu des dons spirituels et des talents pour participer à l’œuvre de Dieu. Le plan divin inclut notre service dans l’Église et dans le monde.

Ainsi, il doit s’impliquer dans une assemblée, utiliser ses compétences (enseignement, aide, prière, évangélisation, service pratique), vivre dans l’amour fraternel.

5 – Témoigner de l’Évangile

Jésus a laissé à ses disciples une mission claire : « Allez, faites de toutes les nations des disciples… et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28:19-20). Le témoignage de l’Évangile n’est pas une option pour le chrétien, mais une obéissance à l’ordre du Seigneur.

Il ne nous demande pas de le faire par nos propres forces. Jésus a promis : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1:8). Témoigner, c’est donc parler de Christ avec l’assurance que l’Esprit agit dans les cœurs.

Ce témoignage prend plusieurs formes : annoncer la Bonne Nouvelle par la parole, vivre une vie qui reflète Christ, montrer l’amour de Dieu par nos actes. Chaque chrétien est appelé à être une lumière dans son entourage, à manifester l’espérance que donne l’Évangile.

Témoigner, c’est aussi un acte d’amour : partager la vérité qui sauve avec ceux qui se perdent. C’est se joindre au plan de Dieu pour le monde, en conduisant d’autres à la foi en Jésus-Christ.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Actes 1:8

8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Le plan de Dieu inclut le salut des nations. Chaque chrétien est appelé à être témoin de Christ, par ses paroles et sa vie.

Application pratique :
  • Partager sa foi avec simplicité dans la vie quotidienne.
  • Soutenir l’œuvre missionnaire par la prière et les ressources.
  • Vivre d’une manière cohérente qui reflète Christ.

Un chrétien qui ne témoigne pas garde pour lui le trésor que Dieu veut partager au monde.

Répondre au plan de Dieu, c’est aussi partager la Bonne Nouvelle. L’évangélisation n’est pas réservée aux pasteurs, mais à tous les disciples.

Témoigner autour de soi, partager sa foi avec simplicité, soutenir la mission, vivre de façon cohérente pour refléter Christ.

6 – Attendre le retour de Jésus

L’attente du retour de Jésus fait partie de la vie du croyant. Dieu a promis que son Fils reviendra établir définitivement son règne. Cette espérance nourrit la persévérance, purifie la conduite et recentre le cœur sur l’essentiel. Le chrétien ne vit pas tourné vers le passé, mais tend vers l’accomplissement glorieux du plan de Dieu.

Une espérance vivante

Tite 2:11-13 affirme :

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

La grâce de Dieu nous enseigne et nous place dans cette attente active tout en marchant dans la sainteté. Le croyant garde les yeux fixés sur la promesse divine, convaincu que Dieu tiendra parole. Chaque jour devient une occasion de se préparer à cette rencontre glorieuse.

Une attente vigilante

Matthieu 24:42 nous exhorte :

42 Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.

Attendre le retour de Jésus, ce n’est pas rester passif, mais vivre dans une vigilance constante. Le chrétien aligne ses priorités sur les valeurs du Royaume, sachant que le Maître peut revenir à tout instant.

Une attente joyeuse

Le croyant attend son Seigneur non avec crainte, mais avec joie en attendant de voir s’accomplir la promesse faite en:

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Cette espérance transforme l’épreuve en occasion de croissance, et la souffrance en tremplin vers quelque chose de glorieux.

7 – Garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle

La vie chrétienne s’éclaire lorsqu’on se rappelle que « notre cité à nous, est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 3:20). Le croyant ne vit pas tourné vers ce monde passager, mais vers la patrie céleste que Dieu lui prépare. Cette espérance donne un sens à nos luttes, à nos choix et à notre fidélité.

L’apôtre Pierre ajoute :

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

L’attente de l’accomplissement de la promesse de Dieu, ne doit pas nous décourager mais nous fortifier. Cette promesse révèle son immense amour et son désir que tous aient l’occasion de se tourner vers lui. Fixer les yeux sur l’espérance éternelle, c’est marcher chaque jour avec une perspective céleste. Cela nourrit notre persévérance, nous garde dans la joie malgré les épreuves et nous pousse à vivre une vie de sainteté.

L’espérance chrétienne n’est pas une illusion : elle est l’ancre de notre âme.

Hébreux 6:19

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

Elle nous rappelle que Jésus va revenir, qu’il transformera nos corps humiliés et qu’il établira son règne de justice et de paix pour l’éternité. Dieu veut que ses enfants vivent dans l’attente joyeuse du retour de Jésus. Cette espérance influence notre manière de vivre aujourd’hui.

Application pratique :

  • Garder une vie centrée sur les priorités éternelles.
  • Persévérer malgré les épreuves, en fixant les yeux sur la récompense céleste.
  • Vivre comme un pèlerin, sachant que notre vraie patrie est céleste.

L’espérance du retour de Jésus pousse à la vigilance et à la sainteté. Le chrétien ne vit pas seulement pour aujourd’hui, mais en vue de l’éternité. Cela change sa manière de gérer les épreuves, les biens et les priorités. Il va vivre avec un cœur détaché des choses du monde, cultiver la persévérance en espérant dans le retour de Christ.

8 – Conclusion

Répondre pleinement au plan de Dieu pour sa vie.

Répondre au plan de Dieu n’est pas une démarche ponctuelle, mais un chemin de vie. En Jésus-Christ, Dieu a révélé son amour et ouvert la voie du salut. Reconnaître ce salut et l’accepter, c’est poser la première pierre. Une fois converti, c’est l’engagement de toute une vie car le chemin continue : vivre dans l’obéissance, se laisser transformer par l’Esprit, servir avec ses dons, témoigner de l’Évangile et garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle. Ces étapes ne s’opposent pas, mais elles s’entrelacent et composent une vie chrétienne épanouie.

Le chrétien ne marche pas seul. Dieu a donné son Esprit pour le guider, le fortifier et le transformer. C’est Lui qui rend possible ce que nos forces ne sauraient accomplir. Ainsi, répondre au plan de Dieu, c’est apprendre chaque jour à dépendre de sa grâce, à écouter sa Parole et à marcher dans la foi.

Notre réponse n’est pas motivée par la peur, mais par l’amour. Dieu veut notre cœur, notre vie entière, afin de refléter l’image de son Fils. Lorsque nous acceptons ce processus, nous découvrons la véritable liberté : vivre pour Lui et avec Lui, dans la joie d’une espérance vivante.

En suivant l’exemple de Ésaïe :

Ésaïe 6:8

8 J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.

Répondre au plan de Dieu, c’est dire chaque jour : « Seigneur, me voici. Conduis-moi, transforme-moi, et fais de ma vie un témoignage de ton amour. »

Répondre au plan de Dieu, ce n’est pas un concept théologique abstrait, c’est un style de vie :

  • Je reçois Jésus comme mon Sauveur.
  • Je marche dans l’obéissance.
  • Je me laisse transformer par l’Esprit.
  • Je sers avec mes dons.
  • Je témoigne de l’Évangile.
  • Je garde l’espérance vivante.
1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Le chrétien est conduit à vivre chaque jour en accord avec le plan de Dieu.

Matthieu chapitre 18 : restaurer les frères tombés avec amour

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Matthieu chapitre 18 enseigne comment vivre en communauté selon le cœur de Dieu. Jésus appelle à l’humilité, met en garde contre le scandale, et montre comment corriger avec amour. Il insiste aussi sur le pardon sans limite. Un vrai guide pour restaurer et garder l’unité entre frères.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 19

Matthieu chapitre 18 – Étude biblique

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1 – Le plus grand dans le royaume des cieux

Matthieu 18:1-5 — L’humilité, clé du royaume

1 En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

2 Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,

3 et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

4 C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

5 Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Le verset 1 montre que Jésus s’adresse ici à ses disciples, donc à des croyants, et non à des non-croyants.

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

Cette question révèle que les disciples entretiennent encore une mentalité de compétition, de comparaison. Ils cherchent à savoir qui surpassera les autres. Dans les églises locales, il est possible de constater le même problème. Cependant, dans le royaume des cieux, tous sont égaux en valeur, bien que les fonctions puissent varier.

Aujourd’hui encore, ce royaume est accessible à quiconque entend l’appel de Jésus et y répond avec foi.

Comme ce petit enfant… (verset 4)

Cette scène se produit quand Jésus est de retour à Capernaum. Marc 9:33-37, il est précisé que Jésus se trouve dans une maison sans doute celle de Pierre car il ne faut pas oublier que sa belle mère y réside et qu’il prend un enfant et le place au milieu. Il pourrait s’agir alors de l’un des enfants de Pierre. Ce détail n’est pas central, mais il montre l’intérêt de lire et de comparer les passages parallèles dans la Bible pour enrichir notre compréhension dans nos études. C’est en accompagnant l’apôtre Pierre et c’est à partir des échanges qu’il a eu avec lui sur la vie de Jésus que Marc a écrit son évangile.

Avec ces premiers versets de Matthieu 18, Jésus nous appelle à adopter une attitude simple et confiante, semblable à celle d’un enfant. Il s’agit de cette foi enfantine qui dit : « Je le crois, parce que c’est écrit dans la Bible ! »

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Jésus insiste ainsi sur l’humilité qui est une condition d’entrée dans le royaume des cieux. Cette humilité s’oppose à l’orgueil naturel du cœur humain. Il s’agit d’accepter de faire confiance, de croire sans tout comprendre, de marcher par la foi et non par la vue.

Jacques 4:6

6 Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Matthieu 18:5

5 Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Ici, le petit enfant peut aussi symboliser un nouveau converti. Recevoir une telle personne « en mon nom », c’est accueillir Jésus lui-même. Rejeter ce croyant revient donc à rejeter Christ.

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2 – Les scandales : une mise en garde solennelle

Matthieu 18:6-7

6Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.

7 Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!

Après avoir exhorté ses disciples à devenir comme des petits enfants, Jésus les avertit qu’il ne faut pas devenir une pierre d’achoppement pour les « petits », c’est-à-dire les croyants humbles, fragiles ou nouveaux dans la foi.

Des scandales inévitables… mais impardonnables

Jésus déclare que les scandales sont inévitables dans un monde corrompu par le péché. Le mot grec « anankē » peut se traduire par obligé, nécessaire ou inévitable, selon le contexte. Mais cette nécessité n’excuse en rien celui qui en est la cause. Le terme « scandale » (grec ‘skandalon’) évoque un piège, un obstacle volontairement placé pour faire trébucher un croyant, le pousser à pécher, ou l’éloigner de Dieu. Un tel comportement trahit l’ordre clair de Jésus de faire des disciples, non de les détruire.

Un avertissement très clair nous est donné par Paul en:

Romains 14:13

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

Et en:

1 Corinthiens 8:9-13

9 Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Ainsi, les croyants doivent surveiller leur comportement, leurs conseils, leur enseignement parce qu’un faux pas peut ébranler la foi d’un frère faible et avoir des conséquences graves.

C’est la raison pour laquelle Jacques nous dit :

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Les versets de Matthieu 18:6-7 nous exhortent à surveiller notre témoignage, nos paroles, nos conseils et notre comportement. En effet, une négligence morale ou doctrinale peut avoir de graves conséquences sur la vie d’un autre croyant. C’est aussi un encouragement à prendre soin des autres croyants, et en particulier des plus faibles dans la foi.

Matthieu 18:8-10 – Prendre le péché au sérieux

8 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

9 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.

Ces paroles fortes de Jésus ne doivent pas être prises littéralement mais il s’agit d’une image forte pour souligner la gravité du péché et les conséquences éternelles qu’il entraîne. Rien ne vaut la perte du salut. Le feu de la géhenne mentionné ici, renvoie symboliquement à l’enfer. C’est dans la vallée de la Géhenne située hors les murs de Jérusalem qu’ont eu lieu des sacrifice d’enfants passés par le feu dans le cadre du culte de Baal, et où étaient brulées constamment les ordures (déchets ménagers et autres). Cela évoque le jugement en enfer sans fin.

Ces paroles rappellent celles de Matthieu 5:29-30, où Jésus appelait déjà à la radicalité contre le péché. L’objectif est qu’il faut ne rien laisser dans notre vie qui puisse devenir un piège pour nous ou pour autrui.

Honorer et protéger les petits

Le verset 10 nous ramène au cœur du message de Matthieu 18 qui est de prendre soin des croyants les plus fragiles. Ces « petits » ont une valeur immense aux yeux de Dieu. Leurs anges, dit Jésus, contemplent constamment la face du Père.

Nous n’avons pas le droit de les mépriser, ni de les négliger. Il s’agit de prendre soin les uns des autres et de ne pas avoir l’attitude de Caïn rapportée en :

Genèse 4:9

9 L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère?

La réponse implicite de Jésus à cette question est : OUI !

Matthieu 18:11 – La mission du disciple

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

Nous ne sommes pas appelés à causer la chute des autres, mais à participer au salut. Le disciple authentique suit l’exemple de Jésus. Ainsi, il prend soin, protège, relève et conduit vers Dieu ceux qui vacillent.

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3 – La brebis égarée : la valeur d’une seule âme

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Voir la parabole de la brebis perdue pour une étude approfondie.

Une parabole profondément pastorale

Cette courte parabole illustre le cœur de Dieu et la mission de Jésus : sauver ce qui était perdu (v.11). Celle-ci ne s’adresse pas aux incroyants, mais aux croyants égarés, tombés dans le péché ou affaiblis dans leur marche. Jésus affirme la valeur inestimable de chaque âme en disant que le bon berger quitte les quatre vingt dix neuf pour chercher la brebis unique qui s’est éloignée.

Il n’est pas ici question d’un reproche, mais d’un acte d’amour, et la joie du berger lorsqu’il retrouve cette brebis perdue dépasse même celle qu’il éprouve pour les autres qui sont restées dans l’enclos. Cela nous parle du regard de grâce que Dieu porte sur ceux qui reviennent à lui, même après un écart.

La restauration est un devoir communautaire

En tant que disciples, nous avons la responsabilité d’imiter le bon berger. Paul rappelle que lorsqu’un frère tombe, les croyants « spirituels » doivent agir, non dans le jugement, mais avec douceur.

Galates 6:1-2

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

2 Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Plutôt que de rejeter ceux qui faiblissent, nous devons les relever, les entourer et les restaurer, dans un esprit de miséricorde.

Une mission de salut, non de condamnation

Jésus n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Le célèbre passage de Jean 3:16-18 nous rappelle que la volonté de Dieu est la vie éternelle pour tous, et non la perte d’un seul.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Matthieu 18:14 Une vérité essentielle : Dieu ne veut perdre aucun des siens

14 Ce n’est pas la volonté de votre Père… qu’il se perde un seul de ces petits.

Cette affirmation éclaire tout le chapitre 18. Jésus insiste sur l’attention à porter aux plus faibles, aux plus fragiles, à ceux que le monde méprise ou oublie. Dans l’Église, personne ne doit être abandonné.

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4 – La discipline dans l’Église

Matthieu 18:15-20

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Une démarche ordonnée et guidée par l’Esprit

Ce passage s’inscrit dans le prolongement de tout le chapitre 18, où Jésus enseigne comment ses disciples doivent se comporter les uns envers les autres, notamment face au péché au sein de la communauté.

Lorsqu’un frère chute, Jésus commande d’agir discrètement, avec sagesse et douceur, en suivant une progression claire :

  1. (v.15) Commencer en privé: ne pas exposer publiquement la faute.
  2. (v.16) Impliquer des témoins: assurer l’équité du processus.
  3. (v.17) Informer l’Église : si le frère persiste, l’assemblée intervient.
  4. La séparation spirituelle : s’il refuse encore, il est considéré « comme un païen et un publicain » – c’est-à-dire en dehors de la communion, sans haine ni mépris, mais comme quelqu’un à reconquérir par l’amour.
Proverbes 19:11

11 L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses.

Un appel à l’humilité dans la correction

Toute démarche de discipline doit se faire avec un esprit d’humilité, en se gardant de toute supériorité. Le but reste toujours le même, la restauration du frère et non sa condamnation.

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Jacques 5:15 ; 19-20

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,

20 qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Ignorer un péché non confessé peut nuire à la santé spirituelle de toute l’assemblée. Comme une gangrène, il peut contaminer d’autres membres. Laisser la situation se détériorer, c’est abandonner la responsabilité que Dieu a confiée à son peuple.

Matthieu 18:18 – Lier et délier : juger selon la Parole

Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel…

Jésus reprend ici ce qu’il avait dit à Pierre (Matthieu 16:19), mais cette fois à la forme plurielle : tous les disciples sont concernés. « Lier et délier » signifie exercer un jugement spirituel, en accord avec la volonté divine révélée dans les Écritures.

Jean 20:23

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Il ne s’agit pas d’accorder un pouvoir arbitraire, mais de discerner et déclarer ce que Dieu a déjà tranché, sous la conduite du Saint-Esprit.

Matthieu 18:19-20 – L’unité dans la prière, la clé du discernement spirituel

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Ces versets, souvent cités hors contexte, font ici référence à la discipline dans l’Église. Jésus promet sa présence et l’action du Père lorsque deux ou trois croyants, unis dans la prière et dans l’Esprit, recherchent la volonté de Dieu dans une situation difficile.

Son application se trouve en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

Psaumes 133:1

1 Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux Pour des frères de demeurer ensemble !

Cette promesse encourage les petits groupes, les familles, les couples ou les croyants isolés. La puissance spirituelle ne dépend pas du nombre, mais de l’unité sincère et de la communion autour de Christ.

Une Église saine prend ses responsabilités

Ce passage nous rappelle que la discipline spirituelle est une responsabilité donnée à l’Église qui doit agir avec discernement, unité et obéissance. Son but reste toujours la restauration, la paix, et la gloire de Dieu au milieu de son peuple.

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5 – Le pardon des offenses

Matthieu 18:21-22

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Pardonner sans compter : une exigence du royaume

Pierre pensait bien faire en proposant de pardonner jusqu’à sept fois, bien au-delà des trois fois enseignées dans le judaïsme rabbinique. Mais Jésus élargit radicalement la perspective. Il ne donne pas un nouveau plafond numérique. Il supprime le calcul même du pardon.

Soixante-dix fois sept fois ne signifie pas quatre vingt dix sept fois, mais un pardon illimité. C’est un contraste direct avec la logique de vengeance sans fin, exprimée en Genèse 4:24 par Lemec.

Genèse 4:24

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Jésus renverse cette dynamique de violence. Il substitue au cycle de la vengeance une dynamique de grâce, fondée sur l’amour inlassable de Dieu.

Le pardon, reflet du cœur du Père

Le pardon n’est pas une option dans le royaume de Dieu. Il en est le fondement moral. Pardonner, c’est refléter la nature même du Père céleste.

Éphésiens 4:32

32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Le pardon ne minimise pas le péché, mais choisit l’amour plutôt que la rancune, la réconciliation plutôt que la séparation.

Le pardon restaure la communion fraternelle

L’objectif ne consiste pas simplement à passer l’éponge, mais à gagner son frère. Le pardon ouvre la voie à la restauration, à la paix, et à l’unité dans l’Église. Il exige de l’humilité, de la patience, et une foi active dans la puissance de Dieu à changer les cœurs.

Un enseignement approfondi par une parabole

La suite du passage (Matthieu 18:23-35) illustre cet enseignement par la parabole du serviteur impitoyable, qui met en contraste un pardon immense accordé par le roi, et l’intransigeance cruelle d’un homme envers son semblable. Jésus y montre que celui qui refuse de pardonner, ferme sur lui-même la porte du pardon divin.

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6 – Le serviteur impitoyable

Voir l’étude de la parabole

Matthieu 18:23-27

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Le pardon immense de Dieu

Dans cette parabole, le roi représente Dieu, et le serviteur, chacun de nous. Notre dette envers Dieu est écrasante : dix mille talents, une somme astronomique, impossible à rembourser. Pourtant, lorsque nous nous prosternons devant lui avec un cœur repentant, Dieu choisit la compassion. Il nous remet tout.

Matthieu 18:26

 … : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

C’est la prière de chaque pécheur sincère. Et Dieu répond avec grâce, sans exiger le paiement de ce que nous ne pourrons jamais rendre.

Matthieu 18:28-35 – Le scandale de l’oubli du pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Après avoir été pardonné, le méchant serviteur rencontre un compagnon qui lui doit une somme dérisoire au regard de la dette remise qui lui a été remise. ( 1 talent = 6 000 deniers, soit 600 000 fois moins) Il oublie les paroles prononcées qu’il a prononcées devant le roi et reste sourd à la demande de clémence, verset 29 :

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

Matthieu 18:33

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?

Le maître le traite alors comme il a traité son compagnon. Il le livre aux bourreaux. Puis Jésus conclut d’une parole ferme, sans équivoque :

Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Ce verset exprime sans ambiguïté la pensée de Jésus. Le pardon entre frères n’est pas facultatif. Pardonner aux autres est la condition essentielle si nous voulons être pardonné par Dieu le Père.

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7 – Leçon à retenir et application personnelle

Vivre en assemblée selon le cœur de Dieu

Ce chapitre entier de Matthieu 18 trace les fondations d’une vie communautaire conforme au royaume des cieux. Il appelle chaque disciple à :

. Marcher dans l’humilité, à l’image de Jésus :

Philippiens 2:8

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

. Prendre soin des petits, des faibles et des égarés avec compassion et bienveillance.

. Rechercher la restauration et non la condamnation.

. Pardonner sans limite comme Dieu nous a pardonné.

. Vivre une communion sincère et fraternelle.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

L’Église ne repose pas sur des hiérarchies humaines, mais sur l’égalité entre frères et sœurs, unis par l’Esprit pour une édification mutuelle.

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Parabole du figuier dans la vigne de Luc 13:6-9

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La parabole du figuier dans la vigne montre la patience et la justice de Dieu. Jésus y enseigne l’importance de produire des fruits spirituels. Ce message doit interpeller chaque croyant sur l’usage du temps de grâce offert par le Seigneur avant le jugement final.

La parabole de Luc 13:6-9

1 – L’histoire

Luc 13:6-9

6 Il dit aussi cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point.

7 Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?

8 Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier.

9 Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’est adressé aux foules en leur reprochant de manquer de discernement concernant les temps dans lesquels elles vivaient (Luc 12:54-59)

Luc 12:54

54 Il dit encore aux foules: Quand vous voyez un nuage se lever à l’occident, vous dites aussitôt: La pluie vient. Et cela arrive ainsi.

Le Seigneur reprend aussi le reproche qu’a fait Jean Baptiste aux pharisiens et aux sadducéens et qui est relaté en:

Matthieu 3:8

8 Produisez donc du fruit digne de la repentance,

Ceci sera un des thèmes abordés par la parabole.

3-  Le contexte :

Cette parabole est donnée à la suite du reproche de Jésus concernant le manque de discernement des temps et juste après l’appel à la repentance.

Luc 13:1-5

1 En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

2 Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens soient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte?

3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

4 Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles soient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

4-  Explication de la parabole

A la suite du contexte de Luc 12:54-59 à Luc 13:1-5, Jésus va traiter deux thèmes qui sont le discernement des temps spirituels et l’appel à la repentance. L’évocation de ces deux thèmes aura pour conclusion un troisième thème.

La question est d’interpréter les images de la parabole et ce qu’elles pourraient symboliser sans être pour autant catégorique.

  • Le figuier : peut représenter un individu, Israélite du temps de Jésus, et aujourd’hui chaque croyant en Jésus.
  • La vigne : si nous nous rapportons au livre d’Ésaïe, la vigne représente l’ensemble du peuple de Dieu, Israël du temps de Jésus.
Ésaïe 5:7

7 La vigne de l’Éternel des armées, c’est la maison d’Israël, Et les hommes de Juda, c’est le plant qu’il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé! De la justice, et voici des cris de détresse !

  • Le propriétaire : Dieu le Père, qui attend des fruits.
  • Le vigneron : Jésus-Christ qui intercède pour tous les hommes selon Jean 3:16.
  • Les trois ans : le temps de la croissance, période suffisante pour constater la stérilité.
  • Le délai demandé : la patience et la miséricorde divines.
  • L’abattage du figuier : le jugement qui viendra si aucun fruit n’apparaît.

Chaque symbole rappelle l’équilibre entre la miséricorde et la justice de Dieu. Cette parabole souligne le grand amour et la patience de Dieu envers les gens et, dans ce contexte, particulièrement envers la nation d’Israël.

Par Jean Baptiste, Dieu appelle son peuple à la repentance.

Matthieu 3:1

1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
2 Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Un certain nombre de personnes se convertirent… Jésus vient ensuite.

Matthieu 4:17

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Aujourd’hui, nous sommes au bénéfice de la grâce offerte par Jésus, si nous nous repentons. La repentance comme la grâce du salut, ne sont pas collectives mais elles sont individuelles et associées. Jésus nous fait la grâce du salut suite à notre acte de repentance.

Le contexte des Galiléens tués par Pilate et la tour de Siloé est un avertissement à se repentir avant qu’il ne soit trop tard. Il faut absolument profiter du temps où la patience de Dieu s’exerce encore, car après il sera trop tard.

Cette explication est vraie encore aujourd’hui pour toute personne qui ne s’est pas encore repentie. Jésus l’appelle à la repentance avant qu’il ne soit tard pour elle.

Le troisième thème

Jésus par cette parabole, parle à chacun de l’amour de Dieu pour les hommes, amour qui se manifeste par sa patience et sa miséricorde.

5- La leçon à retenir et son application personnelle

La parabole ne porte que sur la repentance. Tout vrai chrétien s’est repenti et a pris les eaux du baptême.

Une application personnelle nous conduit à faire une extrapolation de cette parabole pour la placer aujourd’hui.

  • Le figuier : représente chaque individu;
  • La vigne : représente l’ensemble des assemblées chrétiennes : l’Église, lieu des bénédictions de Dieu;
  • Le propriétaire : Dieu le Père, qui attend des fruits;
  • Le vigneron : Jésus-Christ qui intercède pour les croyants;
  • Les trois ans : le temps de la patience, temps accordé pour atteindre la maturité spirituelle;
  • Le délai demandé : la patience et la miséricorde divines;
  • Mettre du fumier : diriger le chrétien par le Saint-Esprit, l’inspirer pour de bonnes œuvres.
Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Tous les croyants sont appelés au service et à porter beaucoup de fruits, et ce sans attendre.

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Quel est le plan de Dieu pour l’homme

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Pourquoi traiter de ce sujet ?

Comment pourrions-nous entrer dans le plan de Dieu pour nous si nous n’en avons pas une pleine compréhension ?

Le plan de Dieu est de toute éternité et il n’a pas changé.

Jacques 1:7

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

Étude suivante : La réponse de l’homme au plan de Dieu

1 – La chute : l’homme séparé de Dieu

Le plan initial de Dieu pour l’humanité

Dieu a créé l’homme et la femme pour vivre en communion avec eux.

Genèse 1:27

27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Dans le jardin d’Éden, Adam et Ève jouissaient de la présence divine, d’une liberté parfaite et d’une mission claire : cultiver le jardin et garder la création.

 Genèse 2:15

15 L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder.

Leur relation avec Dieu reposait sur la confiance et l’obéissance. Tant qu’ils ont suivi la Parole de Dieu, ils vivaient dans la paix, la joie et l’harmonie.

Cette communion, cependant, reposait sur un principe : l’obéissance. Dieu avait averti Adam de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, sous peine de mort.

 Genèse 2:17

17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Ce commandement n’était pas une limite oppressive, mais une invitation à la confiance et à la dépendance envers le Créateur.

La tentation et la désobéissance

Le serpent, figure de Satan, introduit le doute et la convoitise dans le cœur de l’homme. Il dit à Ève :

Genèse 3:5

5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

La tentation agit sur trois plans :

  • La convoitise de la chair (le désir de satisfaire un besoin immédiat).
  • La convoitise des yeux (l’attirance pour ce qui est séduisant).
  • L’orgueil de la vie (le désir d’indépendance et de puissance).

Jean résume ce triple danger :

1 Jean 2:16

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Adam et Ève y ont succombé.

Genèse 3:6-7

6 La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

7 Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.

En mangeant ainsi du fruit défendu, ils ont rompu délibérément l’alliance avec Dieu

Les conséquences du péché

La désobéissance entraîne immédiatement des conséquences graves :

  1. La honte et la peur – Adam et Ève prennent conscience de leur nudité et se cachent de Dieu.
  2. La rupture spirituelle – la communion intime avec Dieu est brisée.
  3. La condamnation universelle – par leur faute, le péché et la mort entrent dans le monde.

Paul résume cette réalité :

Romains 3:23

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

Romains 6:23

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Le péché n’est pas seulement une faute morale. C’est une rébellion contre Dieu, une puissance qui corrompt et qui sépare l’homme de son Créateur. Depuis Adam, l’humanité entière hérite de cette nature pécheresse.

L’espérance au cœur de la chute

Malgré la gravité de la désobéissance, Dieu annonce immédiatement une promesse de salut :

Genèse 3:15

15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Cette prophétie, appelée le proto-évangile, annonce la venue d’un Sauveur qui vaincra le serpent. Jésus-Christ, la postérité de la femme, accomplira cette promesse par sa mort et sa résurrection.

Application personnelle

Reconnaître notre état de pécheur peut paraître comme une humiliation. Notre orgueil nous retient mais cet acte de repentance est une étape incontournable pour recevoir la grâce en s’appropriant le sacrifice de Jésus à la croix. Sans Christ, nous restons séparés de Dieu. Accepter la vérité du péché ouvre la porte au salut.

N’essayons pas de justifier ou de minimiser notre péché.  Reconnaissons notre condition devant Dieu. La honte, la peur et la séparation spirituelle ne peuvent disparaître que par la repentance et la foi en Jésus-Christ.

2 – La promesse : Dieu annonce un Sauveur

L’espérance au cœur du jugement

Dès la chute, Dieu ne laisse pas l’homme dans le désespoir. Alors qu’Adam et Ève viennent de désobéir, Dieu annonce une promesse extraordinaire. Au serpent, il déclare :

Genèse 3:15

15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Ce verset est la première annonce de l’Évangile. Il préfigure la victoire future de Jésus-Christ sur Satan. Déjà, Dieu révèle son plan de rédemption : un Sauveur viendra restaurer la relation brisée.

Les promesses de l’alliance

Dieu renouvelle cette promesse à travers l’histoire biblique :

  • À Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ».
Genèse 12:3

3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

Cette bénédiction trouve son accomplissement en Jésus-Christ, la descendance promise.

  • À Moïse et Israël : par la loi et les sacrifices, Dieu annonce l’ombre du salut futur. Le sang des animaux préfigure le sacrifice parfait de l’Agneau de Dieu.
  • À David : « Ton trône sera affermi pour toujours ».
2 Samuel 7:16

16 Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi

Cette promesse messianique s’accomplit dans la royauté éternelle du Christ.

Tout l’Ancien Testament trace une ligne de promesses convergeant vers une seule personne : Jésus.

Les prophéties messianiques

Les prophètes annoncent avec précision l’identité et l’œuvre du Sauveur :

Ésaïe 7:14

14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

Ésaïe 9:5-6

5 Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

6 Donner à l’empire de l’accroissement, Et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, L’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, Dès maintenant et à toujours: Voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées.

Tout le chapitre d’Ésaïe 53 parle de Jésus et notamment de son sacrifice. Il y est présenté comme le serviteur souffrant « méprisé et abandonné des hommes » qui portera nos péchés et nous apportera la guérison.

Michée 5:1

1 Et toi, Bethléhem Éphrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l’origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l’éternité.

Ces prophéties montrent que le salut ne viendrait pas d’un système religieux ou d’efforts humains, mais d’une personne : Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

L’accomplissement en Jésus-Christ

Le Nouveau Testament confirme que Jésus est l’accomplissement parfait des promesses de Dieu.

Galates 4:4-5

4 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

5 afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.

2 Corinthiens 1:20

20 car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.

En Jésus, Dieu tient sa parole. La promesse faite dès la chute, va s’accomplir pleinement à la croix et dans la résurrection.

Application personnelle

Dieu n’abandonne jamais ses enfants. Même quand s’ils chutent, il a un plan de restauration. Sa fidélité est inébranlable. Les promesses de la Bible ne sont pas de simples paroles anciennes et désuètes. Elles s’accomplissent dans notre vie par la foi en Christ.

Ne laissons pas le doute ou l’épreuve nous faire oublier les promesses de Dieu. Ce qu’il dit, il l’accomplit toujours. Mettons notre confiance en Jésus, l’accomplissement vivant de toutes les promesses divines.

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

3 – La rédemption : Jésus accomplit le salut

Jésus, l’Agneau de Dieu

Depuis la chute, l’humanité se trouve captive du péché et de la mort. Les sacrifices d’animaux de l’Ancien Testament rappelaient sans cesse cette réalité.

Hébreux 9:22

22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.

Mais ces sacrifices restaient insuffisants. Ils annonçaient seulement le sacrifice parfait de Jésus-Christ.

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Jésus est présenté comme l’Agneau sans défaut, venu pour offrir sa vie en rançon pour beaucoup.

Marc 10:45

45 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

La croix est le cœur de la rédemption

À la croix, Jésus accomplit l’œuvre du salut :

  • Il prend sur lui nos péchés.
2 Corinthiens 5:21

21 Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

  • Il porte la condamnation que nous méritions.
Ésaïe 53:5-6

5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

  • Il réconcilie l’homme avec Dieu.
2 Corinthiens 5:19

19 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.

La croix n’est pas un accident tragique, mais le centre du plan de Dieu pour sauver l’humanité.

La résurrection est la victoire sur la mort

La rédemption ne s’arrête pas au vendredi saint. Le troisième jour, Jésus ressuscite, scellant sa victoire sur le péché, la mort et l’enfer.

Luc 24:6

6 Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée,

La résurrection prouve que son sacrifice a été accepté par Dieu. Elle inaugure une nouvelle ère : ceux qui croient en lui, reçoivent la vie éternelle.

Romains 4:25

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

1 Corinthiens 15:20-22

20 Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.

21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.

22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,

Le salut offert à tous

La rédemption accomplie par Jésus, n’est pas limitée à un peuple, à une race, à une culture ou à une époque. Elle est universelle, accessible à tous ceux qui croient.

Jean 3:16

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Le salut est un don gratuit de la grâce de Dieu, reçu par la foi seule, et non par les œuvres.

Éphésiens 2:8-9

8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

9 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Application personnelle

La rédemption en Christ n’est pas seulement une vérité historique, elle transforme notre vie aujourd’hui. En croyant en Jésus, nous sommes pardonnés, réconciliés avec Dieu et libérés de la condamnation.

Approprions-nous ce salut par la foi. Rejetons l’idée de mériter la grâce de Dieu. Recevons-la comme un don parfait en Christ. Marchons chaque jour dans la reconnaissance, la liberté et la joie qu’offre la croix et la résurrection.

4 – La sanctification : Dieu forme un peuple à son image

Un peuple mis à part pour Dieu

Le salut ne s’arrête pas au pardon individuel. Dieu a toujours voulu former un peuple qui lui appartienne. L’apôtre Pierre le rappelle.

1 Pierre 2:9

9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,

Ainsi, la sanctification n’est pas une option pour le croyant, mais elle est le fruit normal du salut.

La transformation à l’image de Christ

Dieu nous a prédestinés à ressembler à son Fils.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Par le Saint-Esprit, le croyant est transformé de l’intérieur.

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Le fruit de l’Esprit se manifeste progressivement.

Cette transformation ne se fait pas en un instant, mais dans un processus quotidien de toute une vie, où le croyant apprend à obéir, à renoncer au péché et à manifester le caractère de Jésus.

Une marche de sainteté et d’obéiss

ance

Être sanctifié signifie être mis à part pour Dieu. Cela implique.

  • Rejeter les anciennes pratiques.
Éphésiens 4:22-24

22 eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

  • Marcher dans l’obéissance et l’amour.
Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

  • Se laisser purifier et sanctifier par la Parole et l’Esprit.
 Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Éphésiens 5:26

26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole,

La sanctification engage donc le croyant à vivre une foi active, visible dans ses relations, ses choix et son caractère.

La sanctification : une œuvre de l’Esprit

Elle n’est pas une performance humaine. Elle s’opère par la puissance de l’Esprit.

Philippiens 2:13

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Ainsi, la vie chrétienne n’est pas une simple réforme morale, mais une œuvre surnaturelle du Saint-Esprit.

Application personnelle

La sanctification rappelle que le salut est à la fois un don et un chemin. Nous sommes sauvés gratuitement par grâce, mais nous sommes aussi appelés à progresser chaque jour dans la ressemblance avec Christ.

Laissons le Saint-Esprit produire son fruit en nous. Cherchons la sainteté dans nos pensées, nos paroles et nos actes. Ne considérons pas notre foi comme statique : Dieu veut nous transformer chaque jour pour refléter l’image de Jésus en nous.

5 – La mission : Témoigner de l’Évangile

Le mandat universel de Jésus

Avant de retourner au ciel, Jésus a confié à ses disciples une mission claire et incontournable.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Ce commandement n’était pas réservé aux apôtres et à ses disciples du premier siècle. Il concerne toute l’Église et tous croyants, jusqu’à aujourd’hui.

La puissance pour être témoins

Cette mission n’est pas laissée à nos seules forces. Jésus a promis le Saint-Esprit :

Actes 1:8

8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Être témoin signifie refléter Jésus par nos paroles, nos actes et notre caractère. L’évangélisation n’est pas seulement un discours, mais une vie transformée qui attire les autres à Christ.

Le témoignage d’une vie et l’action du Saint-Esprit, sont plus efficaces qu’un beau discours.

1 Corinthiens 2:4

4 Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une action manifeste de l’Esprit et de puissance.

Une mission globale et urgente

Le plan de Dieu ne concerne pas seulement le salut individuel, mais aussi la rédemption des nations. Jésus a annoncé en :

Matthieu 24:14

14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

Ainsi, la mission de l’Église est directement liée au retour de Christ. Plus l’Évangile progresse, plus nous nous approchons de l’accomplissement final du plan de Dieu.

Les moyens de la mission

La mission se vit de plusieurs manières :

  • Personnellement : en témoignant dans sa famille, son voisinage, son milieu professionnel.
  • Communautairement : en participant à l’œuvre de l’Église, au soutien missionnaire, à la prière.
  • Globalement : en soutenant ou en prenant part à l’évangélisation des peuples non atteints.

Chaque croyant a un rôle à jouer, selon ses dons et ses opportunités.

Application personnelle

Nous ne sommes pas sauvés seulement pour nous-mêmes. Nous faisons partie du plan de Dieu pour notre entourage et pour le monde. Jésus nous appelle à être ses témoins là où il nous a placés.

Ne gardons pas pour nous la Bonne Nouvelle. Partageons notre témoignage, soutenons la mission de notre Église, et soyons une petite lumière dans les ténèbres. Considérons notre quotidien comme un terrain de mission.

6 – La glorification : L’espérance éternelle

Le retour de Jésus-Christ

Le plan de Dieu culmine avec le retour glorieux de Jésus-Christ. Il reviendra pour établir son royaume parfait et restaurer toute chose : « Voici, je fais toutes choses nouvelles »

Apocalypse 21:5

5 Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.

Apocalypse 21:4

4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Le retour de Christ n’est pas seulement un événement futur, mais la promesse qui soutient notre marche dans la foi. Ce retour marque l’accomplissement de tout le plan divin.

La résurrection et la vie éternelle

Tous ceux qui sont en Christ ressusciteront pour vivre avec Lui pour l’éternité.

1 Thessaloniciens 4:16-17

16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

17 Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Cette résurrection concerne à la fois le corps et l’esprit. La glorification transforme le croyant en une nouvelle créature parfaitement conforme à l’image de Christ.

Une création nouvelle

Le plan de Dieu inclut non seulement le salut individuel, mais la restauration complète de la création.

Apocalypse 21:5

5 Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.

La glorification implique un monde purifié, sans douleur, sans souffrance, ni mort. Les croyants vivront dans la présence parfaite de Dieu, dans un corps glorifié et dans une relation intime avec Lui pour toujours.

Application personnelle

La glorification transforme notre perspective quotidienne :

  • Elle nous aide à affronter et à surmonter les épreuves, car notre espérance ne s’appuie pas sur les réalités passagères de ce monde, mais sur la promesse d’une gloire éternelle.
  • Elle nous encourage à marcher dans la fidélité et la sainteté, convaincus que chaque effort, même caché aux yeux des hommes, a une valeur éternelle devant Dieu.
  • Elle nous pousse à fixer notre regard sur l’avenir glorieux avec Christ. Nos souffrances présentes ne sont que temporaires. L’espérance de la vie éternelle nous communique force, courage et persévérance.

Ayons la même attitude que Paul :

Philippiens 3:13-14

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.

N’oublions pas non plus ce que Dieu affirme dans sa Parole :

Deutéronome 29:29

29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Ainsi, Dieu révèle clairement ce qui nous concerne, pour que nous mettions sa volonté en pratique et marchions vers l’espérance de la gloire.

Matthieu chapitre 17 – Foi authentique et puissance du Royaume

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Matthieu chapitre 17 dévoile la gloire de Jésus lors de la transfiguration. Les disciples découvrent lors de cet événement sa vraie nature divine. Jésus enseigne aussi sur la foi simple, la prière, et annonce de nouveau sa mort. Un chapitre clé pour comprendre la puissance du Royaume et l’humilité du Roi.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 18

Matthieu chapitre 17 – Étude biblique

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1 – La transfiguration

Matthieu 17:1-8

1 Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne.

2 Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

3 Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.

4 Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.

5 Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection: écoutez-le!

6 Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur.

7 Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit: Levez-vous, n’ayez pas peur!

8 Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul.

Six jours après : Marc parle aussi de six jours quand Luc parle d’environ huit jours. Cela dépend de la façon dont les jours sont comptés. Cette différence ne présente pas un intérêt, mais dans les trois évangiles la transfiguration est directement reliée au verset de:

Matthieu 16:28

28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne. ( ou le royaume de Dieu. )

En manifestant de façon tangible sa divinité, Jésus montre que le royaume de Dieu est venu sur terre en sa personne. La transfiguration de Jésus confirme ce verset 28 : « quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne ».

Pour nous, la transfiguration de Jésus est en quelque sorte l’émanation de la divinité qui est en Jésus et qui émane de son corps. Dieu est dans le chrétien. On ne le voit pas. Mais il est en nous. Plus, nous travaillerons à notre sanctification pour être à la stature parfaite de Christ selon Ephésiens 4:13, quand nous serons glorifiés (avoir un corps glorieux à l’image de Jésus), dans la gloire de Dieu au ciel, c’est à dire après la mort, plus nous brillerons.

Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, : A plusieurs reprises nous voyons que Pierre, Jacques et Jean sont appelés à certains événements comme la ressuscitation de la fille de Jaïrus. (Marc 5:37 ; Luc 8:51), à Gethsémané. Seuls trois ont été choisis. Cela interpelle. Jésus ne faisait pas de favoritisme. Alors pourquoi ce choix ? Sans doute, étaient-ils plus spirituellement sensibles et enseignables car Jésus ne faisait pas de favoritisme.

Il peut y avoir eu encore un problème d’incrédulité pour les autres disciples, ce qui aurait pu empêcher certains miracles, comme il est écrit en :

Matthieu 13:58 ( à Nazareth)

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Jésus fera au verset 20 le reproche aux disciples restés en bas de la montagne de leur incrédulité.

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible.

Matthieu 17:1 … et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. : Matthieu présente toujours Jésus comme le nouveau législateur, comme le nouveau Moïse. La transfiguration de Jésus est à mettre en parallèle avec Exode 19:24 et Exode 24:2 lorsque Moïse monte sur la montagne vers l’Éternel mais aussi avec Exode 34:29 où il est dit que la peau du visage de ce dernier rayonnait.

La comparaison porte sur quatre éléments

1. Jésus comme Moïse étaient tous les deux sur une montagne;

2. Dieu parla du milieu d’une nuée dans les deux cas (cf. Exode 24:16);

3. Le visage de Moïse brilla (cf. Exode 34:29) comme tout le corps de Jésus a resplendi;

4. Ceux qui étaient autour de Moïse eurent peur, et les disciples qui accompagnaient Jésus ont été saisis d’une grande frayeur.

Attention cependant parce que le parallèle entre Moïse et Jésus se limite à cela. En effet, Moïse a reçu la Parole de Dieu alors que Jésus est la Parole de Dieu !

Lieu géographique du mont Thabor

Beaucoup, et notamment les catholiques, situent le lieu de la transfiguration au Mont Thabor. Or situer ce lieu à cet endroit n’est pas convainquant. En effet, La haute montagne dont il s’agit, serait plus probablement le mont Meron qui est la plus haute montagne d’Israël et qui se situe sur la route reliant Césarée de Philippe (Matthieu 16) à Capernaüm, tous deux au nord du lac de Tibériade , alors que le mont Thabor se trouve bien plus bas, au sud du lac de Tibériade à la hauteur de Nazareth.

L’apôtre Pierre confirmera cet évènement de la transfiguration dans sa deuxième lettre.

2 Pierre 1:16-18

16 Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.

17 Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

18 Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne.

Matthieu 17:2 :Il fut transfiguré :  le mot grec ‘’metamorphoo’’ est traduit par transformé en Romains 12:2, et il est traduit de la même façon en 2 Corinthiens 3:18 quand il s’agit de nous.

Matthieu 17:2

… son visage resplendit comme le soleil ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Les vêtements blancs sont la caractéristique des êtres célestes, anges ou saints glorifiés.

Matthieu 17:3

3 Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.

Il est difficile de donner une juste explication symbolique de la présence de Moïse et d’Élie. Il est possible que Moïse représente la loi et qu’Élie représente les prophètes, comme il est écrit en différents versets :

Matthieu 5:17

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

Cette présence de Moïse et d’Élie est l’affirmation d’une vie consciente dans l’au-delà après la mort physique.

Matthieu 17:4 – Ce verset montre que Pierre est toujours à l’initiative, toujours à l’avant, anticipant toute demande. Tel est son caractère. Cette expérience révèle aux trois disciples la nature divine de Jésus. La nuée lumineuse est un rappel de la nuée (shekinah) de l’Ancien Testament qui symbolise la présence Dieu. La voix qui se fait entendre, rappelle ce qui s’est passé lors du baptême de Jésus.  

En Luc 9:35

35 Et de la nuée sortit une voix, qui dit: Celui-ci est mon Fils élu: écoutez-le!

Ces paroles de Luc sont une combinaison des versets du Psaumes 2:7 et de Ésaïe 42:1

Psaumes 2:7

7  Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Ésaïe 42:1

1 Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations.

Le chapitre 42 d’Ésaïe annonçait la venue de Jésus en tant que serviteur souffrant.

Écoutez-le : fait référence à:

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Les apôtres comme le peuple au mont Sinaï, ont été pris de frayeur à la voix de Dieu. Dans tout son évangile, Matthieu donne un certain nombre de détails en lien avec Moïse sur la montagne de Sinaï.

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2 – La venue d’Élie

Matthieu 17:9-13

9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts

10 Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ?

11 Il répondit: Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses.

12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.

13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.

L’ordre donné à ses disciples par Jésus de garder secrète la vision qu’ils ont eue, est de la simple sagesse vis-à-vis du peuple comme des autorités religieuses. Comme il le précise, il y aura un temps pour parler de cela. Ce n’est qu’à la Pentecôte, quand ils aurons reçu le baptême du Saint Esprit, que les disciples pourront parler ouvertement de cela.

Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? : Les scribes , les érudits, s’appuyaient sur les écrits du prophète Malachie.

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Malachie 4:5

5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Jean le Baptiste n’était pas Élie ressuscité, mais il accomplissait symboliquement le ministère de préparation annoncé par Malachie. C’est dans ce sens qu’il était Élie.

Jésus annonce ses souffrances à venir, mais les disciples ne pouvaient l’écouter car, comme le peuple juif, ils n’attendaient pas un messie souffrant, mais un messie glorieux qui vaincrait l’ennemi romain.

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3 – La guérison d’un lunatique

Matthieu 17:14-18

14 Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se jeter à genoux devant Jésus, et dit:

15 Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique, et qui souffre cruellement; il tombe souvent dans le feu, et souvent dans l’eau.

16 Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir.

17 Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici.

18 Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même.

aie pitié de : est une expression qui se retrouve principalement dans les Psaumes. Il s’agit d’un appel à la miséricorde de Dieu.

Ésaïe 33:2

2 Éternel, aie pitié de nous! Nous espérons en toi. Sois notre aide chaque matin, Et notre délivrance au temps de la détresse !

La puissance et la compassion de Jésus étaient des ‘’signes’’ de sa messianité, mais les chefs religieux refusaient de les reconnaître.

Ésaïe 35:2-6

2 Elle se couvrira de fleurs, et tressaillira de joie, Avec chants d’allégresse et cris de triomphe; La gloire du Liban lui sera donnée, La magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l’Éternel, la magnificence de notre Dieu.

3 Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent;

4 Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

5 Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

6 Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Ésaïe 61:1-3

1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;

2 Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;

3 Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.

Ces mêmes versets de Ésaïe 61 furent lus par Jésus dans la synagogue de Nazareth (Luc 4:17-19)

Race incrédule et perverse : ici le mot grec ‘’genea’’ est traduit par race et dans d’autres passages, il est traduit par génération « une génération méchante et adultère ». La question est de savoir à qui s’adressait Jésus par ces mots ?

S’adressait-il-aux disciples, à la foule, aux chefs religieux ou d’une manière générale à l’homme déchu ?

Jésus utilise l’expression de ‘’race perverse ‘’ de Deutéronome 32:5 , 20.

Matthieu 17:19-21

19 Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon?

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.

Le Nouveau Testament fait une différence entre la maladie physique et la possession démoniaque. Jésus qui jeunait et priait, a pratiqué ici un exorcisme et non une guérison.

Dans l’image de la foi qui déplace la montagne, rappelons-nous que Jésus vient de descendre de la montagne et que les disciples ont encore cette montagne devant leurs yeux.

Marc dans son évangile donne quant à lui, plus de détails et insiste sur l’incrédulité.

Marc 9:21-24

21 Jésus demanda au père: Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive? Depuis son enfance, répondit-il.

22 Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.

23 Jésus lui dit: Si tu peux!… Tout est possible à celui qui croit.

24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité!

Ce passage de Marc révèle l’attitude d’un père conscient de sa faiblesse spirituelle. Celui-ci reconnaît faire partie de ceux qui luttent contre l’incrédulité. Jésus met en lumière ce problème en rappelant : « Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé… » (Matthieu 17:20). Ainsi, l’incrédulité empêche l’action de Dieu. Cependant, elle n’est pas toujours seule en cause. Le doute agit aussi souvent comme une force qui freine, voire neutralise la foi, alors même qu’elle existe déjà dans le cœur.

L’incrédulité aussi grande qu’une montagne peut être chassée par une foi pas plus grande qu’un grain de sénevé.

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

Marc 11:23

23 Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

C’est ce qui est dit en:

Hébreux 11:1

1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

Bien souvent, nous sommes des hommes de peu de foi, ce qui revient à dire que nous doutons. Jésus a reproché par quatre fois ses disciples leur manque de foi, et il ne s’adressait pas à la foule quant il faisait cela, mais à chaque fois à ses disciples. Cela devrait nous encourager quand nous lisons dans la Bible ce dont ils ont été capables ensuite.

 Il faut faire la différence entre le peu de foi et l’incrédulité qui est une absence totale de foi caractérisant un rejet complet de Jésus qui va jusqu’à nier l’évidence.

Matthieu 21:21

21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

Dans nos vies, la montagne est l’image d’un problème majeur qui nous parait insurmontable. Là dans ce verset, la pensée est celle d’aplanir les difficultés qui se dressent devant nous pour ouvrir le chemin de la foi en Dieu. C’est la mission reçue et accomplie par Jean Baptiste. C’est un travail personnel à faire par tout chrétien. Celui-ci doit chasser tout doute pour accueillir le Seigneur.

Ésaïe 40:3-5

3 Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

4 Que toute vallée soit exhaussée, Que toute montagne et toute colline soient abaissées! Que les coteaux se changent en plaines, Et les défilés étroits en vallons!

5 Alors la gloire de l’Éternel sera révélée, Et au même instant toute chair la verra; Car la bouche de l’Éternel a parlé.

Au verset 5, le but est clairement dit: « Alors la gloire de l’Éternel sera révélée. »

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4 – Jésus annonce sa mort et sa résurrection

Matthieu 17:22-23

22 Pendant qu’ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes;

23 ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. Ils furent profondément attristés.

Marc (9:32) et Luc (9:45) précisent qu’ils ne comprenaient pas, et qu’ils craignaient de l’interroger.

Jésus commençait à préparer ses disciples à pouvoir comprendre ce qui allait arriver dans la dernière semaine de sa vie. Ce passage nous apprend que Jésus allait être livré aux Gentils/Païens (c’est à dire aux Romains)

Matthieu 20:19

19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.

Il est surprenant que les chefs religieux croient possible la résurrection de Jésus ( les pharisiens croyaient à la résurrection)

Matthieu 27:63-64

63 et dirent: Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai.

64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.

Quand les disciples eurent du mal à reconnaître Jésus ressuscité !

Luc 24:36-38

36 Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous!

37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.

38 Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs?

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5 – L’impôt du temple

Matthieu 17:24-27

24 Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre, et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes?

25 Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit: Que t’en semble, Simon? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts? de leurs fils, ou des étrangers?

26 Il lui dit: Des étrangers. Et Jésus lui répondit: Les fils en sont donc exempts.

27 Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.

Quand Jésus et ses disciples sont arrivés à Capharnaüm, ceux qui collectaient l’impôt de deux drachmes pour l’entretien du Temple à Jérusalem, se sont manifestés auprès de Pierre pour que Jésus le paye. Cette redevance était volontaire, mais considérée comme importante et obligatoire par les religieux.

Le raisonnement de Jésus était que le Temple était la maison de Dieu sur terre. Jésus rappelle par ses mots sa nature divine, sa messianité. En tant que Fils de Dieu, il n’était pas dans l’obligation de payer cet impôt. Cependant, il ne voulait pas créer de polémique. Le problème était que ni Pierre, ni Jésus n’avaient pas d’argent. Ce ne fut pas un obstacle insurmontable comme une montagne. Ici, dans cet épisode, il va s’agir de la mise en action de la foi qui a eu pour conséquence de pécher un poisson … et le résultat fut la découverte d’un statère (valant deux drachmes) dans la bouche de cet animal.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 17 met en lumière quatre vérités centrales :

  1. La gloire de Christ – La transfiguration est la manifestation de la divinité de Jésus. C’est un rappel de ce que Dieu le Père a dit lors du baptême en Matthieu 3:17

Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Suivi d’un ordre :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » (Matthieu 17:5).

  1. La faiblesse de la foi – La foi ne doit pas reposer sur nos capacités, mais sur la puissance du nom de Jésus.
  2. La voie de l’humilité – Jésus annonce à nouveau sa mort et sa résurrection (Matthieu 17:22-23). La gloire passe par la croix, symbole de l’humiliation extrême.
  3. La soumission – Jésus en payant l’impôt du temple (Matthieu 17:27), montre sa soumission volontaire.

Pour vivre notre future transfiguration, auprès de Jésus, nous devons croire en Jésus, fils de Dieu, chasser toutes formes d’incrédulité, développer notre foi en Jésus, en la puissance de son nom, écouter Jésus et lui obéir en nous soumettant à sa volonté.

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Parabole du figuier discernement des temps de Matthieu 24:32-35

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La parabole du figuier enseignée par Jésus en Matthieu 24:32-35 appelle chacun à discerner les signes des temps. Elle invite chaque croyant à rester attentif aux événements annonçant le retour du Seigneur. Cette parabole doit inciter à la vigilance spirituelle et à la préparation du cœur face à l’accomplissement des prophéties bibliques.

La parabole de Matthieu 24:32-35

Le thème de cette parabole est la vigilance en vue du retour de Jésus.

1 – L’histoire

Matthieu 24:32-35  et  Marc 13:28-31

32 Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche.

33 De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.

34 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive.

35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

et en Luc 21:29-33

29 Et il leur dit une comparaison : Voyez le figuier, et tous les arbres.

30 Dès qu’ils ont poussé, vous connaissez de vous-mêmes, en regardant, que déjà l’été est proche.

31 De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche.

32 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive.

33 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

Le passage de Luc 21 diffère quelque peu, et cette étude de la parabole portera uniquement sur le passage de Matthieu 24.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus se trouve avec ses disciples sur la montagne des oliviers, face au Temple de Jérusalem, et ces derniers lui posent deux questions précises à propos de la destruction du temple, du signe de son avènement et de la fin du monde.

Matthieu 24:2-3

2 Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée.

3 Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?

Pour résumer, les deux questions des disciples étaient:

1 – Quand le Temple sera-t-il détruit ?

2 – Quel sera le signe de l’avènement de Jésus-Christ et de la fin du monde ?

3-  Le contexte :

En Matthieu 24:1-31, se situe le contexte de la parabole qui fait suite à ces deux questions.

  • Jésus parle d’abord de la prophétie de Daniel (24:4-28).
  • Puis, il décrit son retour sur terre (24:29-31).

Les chapitres 24 et 25 contiennent l’enseignement de Jésus sur les événements de la fin. Dans ceux-ci, il annonce le jugement et la récompense à son retour, invitant ses disciples à veiller et être prêts.

Ces prophéties mêlent deux horizons :

  • Un avenir proche : la destruction prochaine de Jérusalem.
  • La fin des temps : le jugement final lors de la seconde venue.

La catastrophe qui frappera Jérusalem sert de « type », d’exemple annonçant la grande tribulation des derniers jours.

4-  Explication de la parabole du figuier

La parabole du figuier (Matthieu 24:32-35) se relie directement aux deux questions des disciples.

Première partie – Matthieu 24:33

33 De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.

Ici, le « vous » s’adresse directement aux disciples. Jésus avertit que la prophétie sur la destruction du Temple s’accomplira de leur vivant.

Que la prophétie de Jésus sur la destruction du Temple se réalise du vivant des disciples comme annoncé, est la chose importante à retenir pour nous.

Du verset 4 au verset 8, Jésus décrit plusieurs événements qu’il appelle « le commencement des douleurs ».

Matthieu 24:8

8 Tout cela ne sera que le commencement des douleurs.

Deuxième partie – Matthieu 24:34

Cette deuxième partie répond à la question sur la fin du monde. Jésus dit :

34 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive.

Le « tout cela » désigne les événements qui se déroulent et se dérouleront au fil des siècles jusqu’à la seconde venue de Jésus-Christ.

Un détail donné au verset 14 nous concerne particulièrement car il est de notre responsabilité de prêcher la bonne nouvelle du royaume !

Matthieu 24:14

14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

La bonne nouvelle de l’Évangile doit être prêchée dans le monde entier selon l’ordre de:

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Bien sûr les événements qui se produisent jusqu’à la seconde venue de Christ n’ont pas été vus par le petit groupe de disciples de Christ.

Note sur “cette génération” du verset 34
Dans la Bible, cette expression peut désigner un type de personnes plutôt qu’une tranche d’années. Exemple :

  • Hébreux 3:10 – « Ils ont toujours un cœur qui s’égare. »
  • Philippiens 2:15 – « Une génération perverse et corrompue. »
Hébreux 3:10

10 Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies.

Philippiens 2:15

15 afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde,

Ainsi, Jésus parle d’une catégorie d’hommes rebelles et incrédules, présente sur terre jusqu’à son retour.

Troisième partie – Matthieu 24:35

35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

L’accomplissement de la prophétie sur Jérusalem en l’an 70 confirme la fiabilité absolue des paroles de Jésus. Les paroles de Jésus verront toutes leur accomplissement.

5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Le croyant doit rester centré sur la Parole immuable de Dieu, sans se laisser troubler par l’instabilité du monde.

Même si les disciples du premier siècle n’ont pas vu tous les signes, ceux-ci s’accompliront avec certitude. Les générations passées ont espéré le retour du Seigneur, tout comme nous aujourd’hui. La Parole est le fondement de notre foi en Jésus.

1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Les générations qui nous ont précédé, ont attendu le retour du Seigneur et ne l’ont pas vu. De même, nous pouvons espérer et attendre sa venue sans la voir. Pierre nous en donne la raison. Dieu use de patience pour que le plus grand nombre arrive à la repentance :

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

Cette parabole appelle à une vigilance constante de notre part. Le Seigneur en effet, reviendra à l’improviste. Il invite chacun à se préparer, à être attentifs aux signes. Jésus par plusieurs paraboles, fortifie notre foi dans cette attente. Cela demande de notre part, patience, vigilance et persévérance.

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