L’incrédulité à Dieu au regard de la Bible.

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L’incrédulité est l’attitude de l’homme qui refuse de faire confiance à Dieu et à sa Parole. Elle ne se limite pas à un simple doute passager, mais devient une disposition du cœur qui rejette la vérité divine. C est un thème central de la Bible. Elle révèle le refus de croire aux promesses divines et ses conséquences spirituelles. Comprendre ses causes et ses effets aide le chrétien à fortifier sa foi.

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Introduction

définition

L’incrédulité est l’attitude d’une personne qui fait preuve de scepticisme. Elle met en doute des faits, des croyances ou des événements qui lui sont présentés pour vrais, ce qui est contraire à la foi.

L’incrédulité, quelqu’en soit le domaine, révèle l’orgueil du cœur humain. Ceux qui s’y enferment, pensent tout savoir et refusent d’apprendre. On rencontre des personnes qui contestent systématiquement, manifestant ainsi leur ignorance. Elles rejettent toute parole qui ne correspond pas à leur manière de penser, et ce sans même prendre le temps de l’examiner.

La Bible présente l’incrédulité comme l’opposé de la foi ce qui coupe l’homme de la vie spirituelle et l’empêche de recevoir les promesses de Dieu.

Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Pourtant, dès les premières pages de l’Écriture jusqu’au ministère de Jésus, nous voyons que l’homme lutte avec l’incrédulité. Celle-ci ne se réduit pas à un doute passager. Elle traduit un cœur qui refuse de faire confiance à Dieu. Comprendre la nature et les conséquences de l’incrédulité, nous aide à la combattre et à mieux cultiver une foi solide et vivante.

1 – La nature de l’incrédulité

L’incrédulité n’est pas seulement un doute intellectuel. Il s’agit d’une attitude du cœur qui refuse de faire confiance à Dieu. Elle se nourrit de l’orgueil humain, de l’autonomie, et du rejet de la vérité divine. Elle est avant tout le refus de croire Dieu, même après avoir vu ses œuvres.

Le psalmiste déclare :

Psaumes 78:22

22 Parce qu’ils ne crurent pas en Dieu, Parce qu’ils n’eurent pas confiance dans son secours.

Elle se manifeste aussi par une confiance déplacée, mise dans l’homme ou dans soi-même plutôt qu’en Dieu :

Jérémie 17:5

Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son cœur de l’Éternel!

L’incrédulité se traduit encore par une fermeture du cœur à l’action du Saint-Esprit. Étienne reprochait aux chefs religieux :

Actes 7:51

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

Sa racine profonde est l’orgueil et l’autosuffisance : l’homme préfère se faire confiance plutôt que de s’appuyer sur Dieu. Elle peut prendre plusieurs formes :

  • Intellectuelle : refus de croire aux vérités bibliques.
  • Morale : refus d’obéir à la volonté de Dieu.
  • Spirituelle : endurcissement volontaire du cœur.

Elle se nourrit de la peur, de l’ignorance et du désir d’indépendance. Jésus lui-même a résumé ce problème :

Jean 5:39-40

39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!

Ainsi, l’incrédulité n’est pas seulement une faiblesse de compréhension ou une hésitation intellectuelle. Elle touche profondément la disposition du cœur humain et exprime un refus volontaire de dépendre de Dieu.

2 – Exemples bibliques d’incrédulité

L’incrédulité traverse toute l’histoire biblique, de la Genèse jusqu’au Nouveau Testament. Elle touche les premiers parents, le peuple d’Israël, mais aussi des disciples proches de Jésus.

a) Dans l’Ancien Testament

Adam et Ève doutèrent de la parole de Dieu et crurent au mensonge du serpent.

Genèse 3:4-6

Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point;

mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

L’incrédulité se manifesta ici par le refus de se fier à la vérité divine.

Israël au désert refusa d’entrer en Canaan malgré les prodiges de Dieu. L’éternel dit :

Nombres 14:11

11 Et l’Éternel dit à Moïse: Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui?

L’auteur des Hébreux conclut :

Hébreux 3:19

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

Sarah rit à l’annonce de la naissance d’un fils malgré la promesse divine :

Genèse 18:12-13

12 Elle rit en elle-même, en disant: Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs? Mon seigneur aussi est vieux.

13 L’Éternel dit à Abraham: Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant: Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille?

b) Dans le Nouveau Testament

Zacharie, qui ne crut pas l’annonce de l’ange concernant la naissance de Jean-Baptiste

Luc 1:18-20

18 Zacharie dit à l’ange: A quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge.

19 L’ange lui répondit: Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.

20 Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps.

Nazareth : Jésus ne put accomplir beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité.

Matthieu 13:58

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Thomas : l’un des disciples, exprima son doute face à la résurrection :

Jean 20:25-27

25 Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit: La paix soit avec vous!

27 Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois.

Ces exemples montrent que l’incrédulité peut surgir partout : dès les commencements de l’humanité, au sein du peuple choisi de Dieu, ou même dans le cercle intime des disciples. Elle peut naître même après avoir été témoin des œuvres de Dieu. L’incrédulité révèle la tendance universelle de l’homme à douter de la fidélité de Dieu, malgré ses œuvres et ses promesses.

3 – Les conséquences de l’incrédulité

L’incrédulité n’est pas neutre. Elle entraîne toujours des conséquences spirituelles graves, visibles dès l’histoire d’Israël et confirmées par l’enseignement de Jésus.

a. La perte des bénédictions de Dieu

Le peuple d’Israël, malgré les prodiges divins, resta quarante ans dans le désert sans entrer dans la terre promise. L’auteur des Hébreux conclut :

Hébreux 3:19

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

De même, Jésus ne fit pas beaucoup de miracles à Nazareth,

Matthieu 13:58

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Le refus de croire a pour conséquence de priver l’homme des bénédictions que Dieu désire lui accorder.

b. L’endurcissement du cœur et le jugement

L’incrédulité conduit à rejeter la lumière pour aimer les ténèbres. Jésus déclare :

Jean 3:18-19

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Refuser de croire endurcit le cœur et expose l’homme au jugement éternel.

c. L’échec spirituel et la stérilité de la foi

Même les disciples de Jésus échouèrent à chasser un démon à cause de leur manque de foi. Jésus leur dit :

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

L’incrédulité ferme la porte à l’action de Dieu et empêche de voir sa gloire.

d. La privation de paix et d’espérance

Au-delà des événements ponctuels, l’incrédulité prive l’homme de la joie, de la paix et de l’espérance promises à ceux qui croient.

Romains 15:13

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Elle éloigne de la communion avec Dieu et conduit à la perdition éternelle si elle persiste.

En somme, l’incrédulité ferme la porte au repos de Dieu, empêche l’expérience de sa puissance, endurcit le cœur et prépare le jugement.

4 – Le remède à l’incrédulité

Dieu ne laisse pas l’homme désarmé face à l’incrédulité. La Bible propose des moyens puissants pour fortifier la foi et vaincre le doute.

a – L’écoute et la méditation de la Parole

La foi naît du contact vivant avec l’Écriture :

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

b – La prière sincère

Comme le père désespéré qui s’écria :

Marc 9:24

24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité !

c – Fixer les regards sur Jésus

L’épître aux Hébreux exhorte :

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

C’est en contemplant son exemple d’obéissance et de confiance que notre foi se renforce.

d – Se souvenir de la fidélité de Dieu

La mémoire nourrit la foi :

Psaumes 103:2

Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits!

Se rappeler ses interventions passées, fortifie notre assurance pour le présent et l’avenir.

e – L’obéissance mise en pratique

La foi se consolide en marchant dans l’obéissance. Chaque pas selon la Parole confirme la fiabilité de Dieu et fait grandir la confiance.

Ainsi, la Parole, la prière, le regard sur Jésus, la mémoire des bienfaits divins et l’obéissance concrète constituent les armes spirituelles pour vaincre l’incrédulité et marcher par la foi.

2 Corinthiens 5:6-8

Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur-

car nous marchons par la foi et non par la vue,

nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur.

5 – Application pratique

Vaincre l’incrédulité ne se limite pas à une théorie biblique. Cela demande des pas concrets dans la vie chrétienne de chaque jour.

a. Identifier nos faiblesses

Reconnaissons honnêtement les domaines où nous avons du mal à faire confiance à Dieu. C’est le premier pas pour laisser sa lumière chasser nos doutes.

b. Méditer la Parole quotidiennement

La foi se nourrit de la vérité divine. Lire et méditer chaque jour une promesse biblique, fortifie notre confiance dans la fidélité de Dieu.

c. Remplacer la peur par la prière

Au lieu de céder à l’inquiétude, appliquons l’exhortation de Paul :

Philippiens 4:6-7

Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.

Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ.

d. Témoigner de la fidélité de Dieu

Partager les interventions divines dans nos vies, renforce non seulement notre foi, mais aussi celle des autres croyants.

Hébreux 10:24-25

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

e. Vivre dans l’humilité et la communion fraternelle

Renonçons à l’orgueil qui nourrit le doute, et cultivons un cœur enseignable. Restons entourés de frères et sœurs qui encouragent et témoignent de la puissance de Dieu.

Ainsi, par la méditation, la prière, l’humilité, le témoignage et le soutien mutuel, nous développons une foi vivante et victorieuse face à l’incrédulité.

6 – Conclusion

L’incrédulité n’est pas une fatalité. Même Thomas, qui exigeait de voir pour croire, est devenu un apôtre puissant une fois affermi dans sa foi. Cela montre que Dieu peut transformer nos doutes en une confiance inébranlable.

La clé demeure dans notre regard fixé sur Jésus, « le chef et le consommateur de la foi »

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

 Plus nous apprenons à le connaître à travers l’étude des Écritures et la communion avec Lui, plus notre foi se fortifie et l’incrédulité recule.

Dieu appelle chacun à passer du doute à une foi vivante en Jésus-Christ. La foi n’est pas seulement une émotion, mais un choix quotidien : décider de se confier en Dieu, quelles que soient les circonstances. Refuser l’incrédulité, c’est entrer dans la joie d’une relation intime avec le Seigneur et expérimenter la puissance de ses promesses.

Ainsi, le chrétien peut marcher dans une confiance renouvelée et goûter pleinement aux bénédictions de Dieu.

7 – Face à un inconverti incrédule :

 Il faut combiner prudence, amour et sagesse biblique. Voici quelques conseils concrets :

a. Prier pour lui et avec lui

Avant toute discussion, confiez la personne à Dieu. Jésus enseignait à prier pour ceux qui ne connaissent pas la vérité

Luc 6:28

28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.

La prière prépare son cœur à recevoir la Parole.

b. Témoigner par votre vie

Une personne incrédule est souvent sensible à ce qu’elle voit. Une vie honnête, intègre et marquée par l’amour de Dieu parle plus fort que des arguments intellectuels.

 1 Pierre 3:15-16

15 Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous,

16 et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion.

c. Être patient et respectueux

Ne forcez pas la conversion ni le débat. L’incrédulité naît souvent de blessures, de préjugés ou de peur. Respecter le temps et le rythme de chacun est essentiel. Il vaut mieux se taire que de vouloir convaincre de force.

d. Partager la Parole avec douceur

Expliquez l’Évangile simplement et clairement. Évitez le jargon religieux. La Bible nous encourage à parler avec douceur et respect.

Colossiens 4:6

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

e. Utiliser des témoignages et des histoires bibliques

Les exemples concrets de la fidélité de Dieu ou les récits bibliques de transformation peuvent toucher le cœur plus efficacement que des arguments abstraits.

f. Éviter la confrontation inutile

L’orgueil et l’incrédulité se renforcent dans les disputes. Cherchez le dialogue, pas la victoire intellectuelle.

g. Laisser le Saint-Esprit agir

La conversion est l’œuvre de Dieu :

Jean 6:44

44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour.

Notre rôle est de semer, de témoigner et d’accompagner, pas de forcer le miracle. Laissons Dieu agir par son Saint-Esprit, c’est là aussi une preuve de foi.

Matthieu chapitre 19 : le jeune homme riche face à la vérité

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Matthieu chapitre 19 confronte les cœurs à la vérité divine. Ici, Jésus enseigne sur le mariage, les enfants, l’attachement aux richesses et les récompenses éternelles, révélant ce qui compte vraiment pour suivre pleinement Dieu.

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Matthieu chapitre 19 – Étude biblique

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1 – Matthieu 19:1-12 – L’enseignement de Jésus sur le divorce

Matthieu 19:1-2

1 Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain.

Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades.

19:1 – L’expression « Lorsque Jésus eut achevé ces discours » marque une nouvelle section de l’Évangile de Matthieu. En effet, celui-ci l’utilise pour structurer les grandes étapes de l’enseignement de Jésus (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1). (voir l’annexe : Les grands enseignements de Jésus )

19:1 – il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. : Pour rejoindre la Judée depuis la Galilée, les Juifs évitaient la Samarie car les Samaritains étaient considérés par eux comme des ‘’demi juif’’ à cause de leur généalogie incertaine et ils étaient méprisés. Aussi, les Juifs empruntaient-ils une route qui passait par la Pérée, située à l’est du Jourdain, et ils entraient en Judée par Jéricho (cf. Matthieu 20:29), ce qui évitaient des tensions ethniques et religieuses.

Matthieu 20:29

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

Pour cette raison, les chapitres 19 et 20 sont appelés le ministère péréen par certains.

19:2– Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades : Il s’agit vraisemblablement de la première traversée de cette région transjordanienne par Jésus. Sa réputation ayant précédé son arrivée, d’importantes foules s’étaient rassemblées, certaines pour solliciter une guérison, d’autres dans le but d’écouter son enseignement. Des pèlerins à destination de Jérusalem étaient également présents. Les guérisons qui y ont été réalisées, témoignent de l’autorité attribuée à Jésus et reflètent la manifestation de la compassion divine.

Jésus est très souvent ému de compassion pour la foule. Cela confirme le verset de :

Psaumes 34:7

7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

Matthieu 19:3-9– le dessein divin du mariage

Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ?

Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme

et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?

Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi.

Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

19:3 –Les pharisiens l’abordèrent … pour l’éprouver : Leur but était de piéger Jésus. Ils ne cherchaient pas la volonté de Dieu.

19:3 – pour un motif quelconque ?- Leur question porte sur les motifs du divorce (contrairement à Marc 10, où elle concerne le divorce en général).

Deux grandes écoles rabbiniques s’opposaient sur ce sujet :

L’école stricte de Shammaï ne tolérait le divorce qu’en cas d’adultère ou de faute grave, en s’appuyant sur;

Deutéronome 24:1

1 Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison.

L’École de Hillel était plus souple et s’appuyait sur : ‘’ ne pas trouver grâce’’ et acceptait le divorce pour n’importe quel motif, même une simple préférence pour une autre femme.

Pour Shammaï, seuls l’adultère ou un acte sexuel prohibé constituaient une raison de divorce. Plus tard, le rabbin Akiba de l’école d’Hillel dira même qu’un homme pouvait divorcer de sa femme s’il rencontrait une autre femme plus jolie ! C’est ce qui s’appelle « tordre les Écritures… »

En arrière-plan, cette question évoque aussi Hérode Antipas qui fit exécuter Jean-Baptiste pour avoir dénoncé son divorce et son remariage avec Hérodias.

Les écoles rabbiniques de Shammaï et de Hillel sont les plus connues. Elles représentaient deux courants d’interprétation de la Loi (la Torah) au sein du judaïsme pharisien.

L’école de Shammaï : rigueur et austérité

Fondée par le rabbin Shammaï, cette école adoptait une lecture littérale, stricte et rigoureuse de la Loi. Elle insistait sur l’observance stricte des commandements, même au détriment de l’humain.

En ce qui concerne le divorce, l’école de Shammaï affirmait qu’un homme ne pouvait répudier sa femme que pour une faute grave, comme l’adultère. Elle défendait aussi une restriction forte des relations avec les païens pour préserver la pureté du peuple. Cette vision visait à protéger la sainteté d’Israël mais pouvait devenir légaliste, au point d’étouffer la miséricorde.

L’école de Hillel : miséricorde et souplesse

Hillel, plus ancien que Jésus (mort vers 10 ap. J.-C.), était connu pour sa sagesse, sa douceur et sa compassion. Son école interprétait la Loi avec une grande souplesse.

En matière de divorce, Hillel permettait à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif, même trivial (comme un plat mal préparé).

Il enseignait cependant que l’amour du prochain était le cœur de la Torah : « Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas à autrui. Ceci est toute la Torah et le reste n’est que commentaire. » Il était ouvert aux païens et encourageait leur conversion.

La position de Jésus

Dans Matthieu 19:3-9, les pharisiens posent une question en ligne directe avec ce débat : « Est-il permis de répudier sa femme pour un motif quelconque ? »

Cette formulation renvoie clairement à l’école de Hillel. Jésus ne soutient ni Hillel ni Shammaï : il rejette les deux positions pour revenir au plan divin originel (Genèse 2:24).

Jésus enseigne que le mariage est une alliance indissoluble. La seule exception qu’il accorde, est l’infidélité (Matthieu 19:9), ce qui rejoint plutôt la rigueur de Shammaï, mais avec un fondement différent : la volonté du Créateur.

19:4N’avez-vous pas lu : Jésus leur rappelle le verset de Deutéronome qu’ils étaient censés connaître. La question se pose aussi à nous : connaissons-nous la Bible ?

19:4 – le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme : Jésus s’appuie sur Genèse 1:27 et Genèse 5:2

19:5 – Dieu institue la mariage (monogame) dès le commencement. Alors que dans les sociétés antiques plusieurs générations vivaient sous le même toit, Jésus rappelle que le mariage marque une rupture des liens avec la famille.

Genèse 2:24

24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Ce verset affirme la priorité et l’indépendance de chaque génération et l’amour fusionne l’homme et la femme qui deviennent une seule chair !

19:6 – Ce que Dieu a joint : il s’agit de l’institution du mariage, et ce n’est pas « ceux » que Dieu a joints.

Le verbe « joindre » évoque l’idée d’un attelage, d’une union durable et inséparable.

Le prophète Malachie réaffirmera la position de Dieu.

Malachie 2:14-16

14 Et vous dites: Pourquoi?… Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

15 Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul (Abraham) l’a fait, et pourquoi? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse!

16 Car je hais la répudiation, Dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, Et celui qui couvre de violence son vêtement, Dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles!

Moïse et la dureté du cœur

19:7-8 – Pourquoi Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce : Cela se rapporte à Deutéronome 24. Jésus affirma que Moïse avait autorisé cela non pas que Dieu le voulait, mais en raison de la dureté des cœurs des hommes. En fait, Moïse avait compassion de la femme à cause de sa condition. Cette lettre de divorce:

  • Imposait un délai de réflexion,
  • Fixait un cadre légal,
  • Pouvait exiger la restitution de la dot,
  • Permettait un éventuel remariage.

Ce passage montre que l’Ancien Testament doit être lu à la lumière de Jésus. Il est venu non pour abolir la Loi mais pour l’accomplir.

Matthieu 5:17

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

L’interprétation du Nouveau Testament éclaire celle de l’Ancien. Ne cherchons pas à donner une interprétation qui ne s’appuie pas sur les Écritures. Jésus est la Parole ! Il interprète la Loi selon la volonté du Créateur, non selon des concessions faites au péché.

L’exception de l’infidélité

Matthieu 19:9

Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

À l’époque, seuls les hommes juifs avaient le droit de divorcer.

Dans Marc 10:12

12 et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère.

Dans les évangiles de Marc et de Luc qui sont adressés à un public non juif, Jésus évoque aussi la possibilité pour une femme de divorcer. Ce verset 9 soulève aussi la question de la femme injustement répudiée et considérée comme adultère par la société. Gardons en mémoire que la fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Matthieu 19:10-12

10 Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier.

11 Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.

12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

Pourquoi une telle réaction de la part des disciples ?

  • Les disciples comprennent que le mariage engage toute la vie et qu’il ne faut pas compter sur un divorce facile en cas de difficultés.
  • Cela leur semble tellement contraignant qu’ils disent : « Autant ne pas se marier ! »
  • Leur réaction montre la radicalité de l’enseignement de Jésus, qui place le mariage sous l’autorité du dessein de Dieu, et non sous le confort humain.

En d’autres termes, ils disent : « Si on ne peut pas se séparer, c’est un engagement trop lourd. »

Le sens pour nous

Jésus rehausse la valeur sacrée du mariage. Il veut que ses disciples comprennent que :

  • Le mariage n’est pas une décision à prendre à la légère.
  • Il exige fidélité, engagement et amour sacrificiel.
  • Il faut discerner et prier avant de s’engager.

19:10-11 – La réaction des disciples reflète leur culture. Pourtant, selon Genèse 2:18, « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Le mariage reste la norme divine, mais le célibat peut être un don spirituel.

Le célibat consacré

Paul le souligne en:

1 Corinthiens 7:7, 17

Je voudrais que tous les hommes soient comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.

17 Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les Églises.

Jésus ne valorise pas une vie sans mariage par défaut mais le choix volontaire du célibat doit être pour mieux servir Dieu.

1 Corinthiens 7:32-33

32 Or, je voudrais que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur;

33 et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme.

La fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Le chapitre 7 du livre de 1 Corinthiens, traite de la sainteté dans le mariage

En conclusion, Jésus présente une vision élevée du mariage

Jésus rappelle la valeur originelle du mariage, que le divorce est une concession face au péché et que le dessein de Dieu reste une union fidèle et durable. Le célibat s’il est choisi par appel, devient un chemin de consécration.

La fidélité conjugale reflète l’alliance entre Dieu et son peuple, et dans les deux cas, mariage ou célibat, le service de Dieu doit rester au centre.

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2 – Jésus bénit les petits enfants

Matthieu 19:13-15

13 Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent.

14 Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

15 Il leur imposa les mains, et il partit de là.

Jésus accueille les enfants avec tendresse et autorité. Il ne discute pas ici de leur salut personnel, mais les prend comme modèles de foi. Leur simplicité, leur confiance et leur dépendance naturelle incarnent l’attitude requise pour entrer dans le royaume de Dieu.

Ce passage ne soutient pas la pratique du baptême des enfants, car celui-ci exige compréhension et engagement volontaire. Le baptême biblique, par immersion, suppose une identification consciente à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ.

Jésus invite chacun à venir à lui avec un cœur humble, sincère et soumis, comme un enfant qui se confie pleinement à son père.

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3 – Le jeune homme riche – Matthieu 19:16-26

Matthieu 19:16-22

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?

17 Il lui répondit: Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il.

18 Et Jésus répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère;

19 et: tu aimeras ton prochain comme toi-même.

20 Le jeune homme lui dit: J’ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore?

21 Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

22 Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens.

19:16 – Ce jeune homme, riche et influent (Luc 18:18 le qualifie de chef), cherche à mériter la vie éternelle par ses propres efforts. Sa question révèle une compréhension erronée du salut. Comme beaucoup à son époque, il croit que l’observation de la Loi suffit à obtenir la faveur divine.

 Romains 9:30-33

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Certaines religions chrétiennes raisonnent encore ainsi. Ces chrétiens s’appuient sur des règles qui leur servent de canne pour avancer. C’est un manque de foi et une incompréhension en la personne de Dieu. C’est le concept humain : tout travail mérite salaire. Ce concept s’applique dans le domaine spirituel à la condition que nous fassions la volonté de Dieu, sinon ce que nous ferions, seraient des œuvres mortes.

19:17 – un seul est bon – Si nous ne retenons que les tribulations de l’Ancien Testament, nous oublions la réalité de:

Psaumes 118:1

1 Louez l’Éternel, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours!

La liste de commandements énoncés par Jésus, correspond à la partie de Exode 20:12-17 qui concerne la relation avec son prochain.

19:18 – Jésus répond d’abord selon la loi en citant les commandements relatifs au prochain (Exode 20:12-17), puis il va révèler à ce jeune homme riche, l’état de son cœur. Celui-ci malgré ses bonnes œuvres, est empêché de suivre Jésus à cause de son attachement aux richesses.

19:20 – ‘’J’ai observé toutes ces choses.’’  Cette réponse montre le caractère légaliste de l’interprétation juive de l’Ancien Testament. C’est un reproche que Jésus a déjà fait en:

Matthieu 5:20

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

19:20 – ‘’ que me manque-t-il encore ? ‘’ Cette expression montre l’inquiétude du cœur de l’homme qui accomplit des œuvres, car il sait qu’il lui manque quelque chose, qu’il n’a pas la paix.

19:21 – Le mot « parfait » ne signifie pas sans péché, mais complet, mature. Jésus invite ce jeune homme à une consécration totale. Cependant, celui-ci refuse, dominé par son amour des biens matériels. Son problème n’est pas le fait d’être riche, mais de ne pas mettre Jésus en toute première priorité.

1 Timothée 6:10

1Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

Dans tous les Évangiles, comme dans tout le Nouveau Testament, la consécration du disciple est un engagement total de la personne.

Matthieu 19:23-26

23 Jésus dit à ses disciples : Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

24 Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

Ce n’est en aucun cas la richesse qui est un problème, mais l’attachement à la richesse. Il s’agit d’une forme d’idolâtrie. En Matthieu 6:24, Jésus va la personnifier sous le nom de Mammon.

Comment peut on s’élever vers le ciel quand on est retenu sur terre par une chaine : la richesse ?

Les disciples sont troublés par les propos de Jésus, mais celui-ci les rassure : ‘’ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.’

C’est ce que dit Job en:

Job 42:2

Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées.

Dans l’Ancien Testament, toutes les tribus d’Israël avaient reçu des terres en héritage, sauf la tribu de Lévi qui elle avait Dieu pour héritage. Le chrétien est comparable aux lévites. Leur héritage, c’est Dieu, ce qui peut se résumer en « Dieu est mon seul bien »

Apocalypse 5:10

10 tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.

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4 – Matthieu 19:27-30 – l’héritage de la vie éternelle.

Matthieu 19:27-30

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Pierre exprime ici une attente légitime et Jésus ne le blâme pas. Les disciples s’attendaient à l’instauration d’un royaume terrestre avec une récompense pour eux-mêmes.

19:28 – ‘au renouvellement de toutes choses ‘’ Il s’agit des nouveaux cieux et de la nouvelle terre d’Apocalypse 21

Apocalypse 21:1

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Dans ce royaume futur, les apôtres jugeront les douze tribus d’Israël. Le renoncement pour Christ, ouvre à des responsabilités éternelles. Dieu honore ceux qui l’honorent .

1 Samuel 2:30

30 C’est pourquoi voici ce que dit l’Éternel, le Dieu d’Israël: J’avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l’Éternel, loin de moi! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.

Le prix du renoncement et la récompense promise

Jésus promet une double récompense : une bénédiction déjà ici-bas, et l’héritage de la vie éternelle (v.29). Quitter pour Christ ses proches, ses biens ou ses projets, n’est pas un abandon désespéré. C’est un acte de foi :

Matthieu 19:29

29Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Ce principe se retrouve en :

Marc 8:35

35 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.

Dieu ne demande jamais un sacrifice sans préparer une récompense plus grande. Le renoncement n’est jamais une perte quand on gagne Christ.

Philippiens 3:7-8

Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ.

Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ,

Dieu renverse les hiérarchies humaines

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

 Dieu renverse les logiques humaines. Ce qui brille aux yeux des hommes, compte peu aux yeux de Dieu. Le critère du royaume reste l’obéissance et la fidélité, et non le prestige. L’apparente insignifiance aux yeux du monde, peut cacher une grande valeur aux yeux du Seigneur.

Une remarque importante

Jésus évoque ici le fait de quitter père, mère, enfants ou épouse pour lui (v.29). Cela ne signifie pas divorcer, mais accepter de mettre Christ avant tout attachement humain. Ce principe s’éclaire avec le verset de:

Matthieu 10:37

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

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5 – Quelle leçon retenir pour une application personnelle

Matthieu 19 nous appelle à une consécration sans réserve. Suivre Christ implique des choix :

  • Se confier à lui avec une foi simple et soumise (comme un enfant).
  • Se détacher des biens matériels qui nous retiennent éloignés de Dieu.
  • Accueillir sa grâce, plutôt que de vouloir mériter la vie éternelle.
  • Vivre une vie de renoncement avec l’assurance que Dieu récompense au centuple.

Le cœur du disciple est un cœur donné et le vrai trésor, c’est Christ lui-même.

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6 – Annexe : Les grands enseignements de Jésus

1. Matthieu 5–7 — Le Sermon sur la montagne

Clôturé en Matthieu 7:28
Thème : La vie du disciple dans le Royaume

  • Enseignement sur les Béatitudes, la Loi accomplie, la prière, le jeûne, le pardon, la confiance en Dieu et le discernement.
  • C’est le manifeste de la justice du Royaume.

2. Matthieu 10 — Le Discours missionnaire

Clôturé en Matthieu 11:1
Thème : La mission des disciples

  • Instructions pour l’envoi des douze : dépendance de Dieu, persécution, fidélité et témoignage courageux.
  • Jésus prépare ses apôtres à l’opposition.

3. Matthieu 13 — Le Discours en paraboles

Clôturé en Matthieu 13:53
Thème : Les mystères du Royaume

  • Sept paraboles qui révèlent la croissance, la valeur et le tri du Royaume.
  • Jésus révèle la nature cachée et spirituelle du Royaume.

4. Matthieu 18 — Le Discours sur la vie communautaire

Clôturé en Matthieu 19:1
Thème : Les relations dans l’Église

  • Humilité, pardon, discipline fraternelle, soin des petits et réconciliation.
  • Jésus enseigne comment vivre ensemble comme enfants du Père.

5. Matthieu 24–25 — Le Discours eschatologique (discours sur le mont des Oliviers)

Clôturé en Matthieu 26:1
Thème : Le retour du Fils de l’homme

  • Signes de la fin, vigilance, paraboles du jugement et récompenses.
  • Jésus prépare ses disciples à sa venue et au jugement final.

Résumé :

Matthieu construit ainsi un parallèle avec les cinq livres de Moïse, montrant Jésus comme le nouveau Législateur et Maître du peuple de Dieu.

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La parabole des dix mines de Luc 19:11-27

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La parabole des dix mines de Luc 19:11-27, illustre la responsabilité du croyant dans l’attente du retour de Jésus-Christ. Elle rappelle que le temps présent ne doit pas être pour lui une attente passive puisque que le Seigneur a investi chacun d’une mission. Il est écrit en:

Luc 19:13

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

 

« Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne » . Ce message demeure actuel. Notre fidélité sera récompensée, mais notre négligence sera jugée.

La parabole de Luc 19:11-27

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1 – L’histoire

Luc 19:11-27

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

15 Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir.

16 Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.

17 Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.

18 Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines.

19 Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes.

Le méchant serviteur

20 Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge;

21 car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

22 Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé;

23 pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt?

24 Puis il dit à ceux qui étaient là: Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.

25 Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. –

26 Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

 
 

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’adresse d’abord aux disciples de Jésus et à la foule qui l’écoutaient. Luc précise :

Luc 19:11

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Jésus va corriger leur attente immédiate en enseignant la nécessité de fidélité durant son absence.

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3-  Le contexte :

Le contexte se trouve en:

Luc 19:1-11

1 Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville.

Et voici, un homme riche, appelé Zachée, chef des publicains, cherchait à voir qui était Jésus;

Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.

Jésus lui dit: Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Après avoir été reçu par Zachée, Jésus quitte Jéricho et se dirige vers Jérusalem pour y accomplir sa mission rédemptrice. Beaucoup espéraient un royaume terrestre immédiat, mais Jésus par cette parabole annonce un délai. Il donne de l’espoir quand il dit au verset 10:

« 10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Ses auditeurs croyaient le royaume messianique proche.

11 … et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Jean 6:15

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

Après la résurrection, les apôtres pensaient vivre le royaume de Dieu sur terre.

Actes 1:6

Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ?

Ils ne pensaient pas qu’au royaume du grand Israël comme du temps de David et de Salomon.

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4-  Explication de la parabole

L’homme de haute naissance

Cet homme représente Jésus, qui part recevoir un royaume auprès du Père.

Luc 19:12

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

Ce qui est confirmé par l’apôtre Jean en:

Jean 14:2-3

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.

Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.

Jésus donne une précision au verset 14 de Luc 19:

Luc 19:14

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

Jésus fait allusion à tous ces hommes, religieux ou non qui s’opposèrent à lui, refusant de reconnaître sa personne.

À son retour, Jésus sera investi de l’autorité royale, les juifs de l’époque pouvaient comprendre qu’il parlait du royaume messianique.

En Luc 19:27

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

Ce verset montre le destin de ceux qui n’auront pas reconnu Jésus comme leur sauveur et seigneur.

Les mines

La mine a pour valeur cent drachmes (ou deniers), la drachme correspondant au salaire d’une journée de travail.
Elles représentent les ressources, dons et responsabilités confiées à chaque croyant. C’est ici la mise à l’épreuve du service.  Chaque serviteur reçoit la même valeur à faire fructifier, ce qui fait la distinction avec la parabole des talents de Matthieu 25, où les serviteurs reçoivent en fonction de leurs aptitudes.

Les serviteurs fidèles

Le premier reçoit l’approbation : « C’est bien, bon serviteur » (Luc 19:17). Pour le second devons-nous comprendre que le « toi aussi » sous-entend la même approbation. Toujours est-il qu’ils sont récompensés proportionnellement au résultat de leur service. Ils obtinrent l’administration de villes en proportion de leurs gains, l’un dix, l’autre cinq.

Si la relation qui existe entre le maître et son serviteur est basée sur l’amour et la confiance, le service s’en ressent.

Le serviteur infidèle

 Qui cache sa mine, illustre celui qui ne met pas en pratique ce que Dieu lui confie. C’est la même scène avec le serviteur méchant de la parabole des talents de Matthieu 25. Le jugement de ce méchant serviteur manifeste un manque d’amour mais aussi un jugement sévère envers son maître.

Les reproches du méchant serviteur vis-à-vis de son maître, sont injustes et démontrent simplement qu’ils ne servent qu’à justifier sa négligence et sa paresse. S’il avait cru à ses propres paroles, il aurait au moins assuré un service minimum en gagnant une drachme.

Le jugement porté se retourne contre lui.

Les ennemis

Ils symbolisent tous ceux qui rejettent l’autorité de Christ et qui subiront son jugement.

Apocalypse 20:12 ; 15

12 Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres.

15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.

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5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Attendre le retour du Seigneur est une chose positive, mais elle ne suffit pas. Cette attente doit être active, dans le service.

Cette parabole appelle à une attente active. Jésus déclare : « Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! »

Matthieu 24:45-47

45 Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?

46 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!

47 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.

Paul exhorte chacun en :

1 Corinthiens 15:58

58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.

Il est donc recommandé d’utiliser au mieux ses talents, ses ressources et son temps. La fidélité dans les tâches, même modestes, peut conduire à des résultats significatifs. Plusieurs passages du Nouveau Testament suggèrent l’importance d’éviter la passivité et de faire preuve de constance dans le service et l’engagement.

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La réponse de l’homme au plan de Dieu

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La réponse de l’homme au plan de Dieu selon la Bible. Cette étude examine la réponse attendue de l’homme au plan divin, en montrant comment y répondre conformément aux Écritures.

Étude suivante : L’incrédulité de l’homme

La Bible est considérée comme la Parole de Dieu et la vérité. Ce point est la base de cette étude. Le plan divin vise à sauver, à transformer l’homme et à le faire entrer dans l’éternité pour la gloire de Dieu. Ceci requiert une réponse concrète du croyant en Jésus, passant par sept étapes essentielles, le but ultime étant de ressembler toujours plus à Jésus-Christ.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

1 – Reconnaître et accepter le salut en Jésus

Dieu a manifesté son amour en donnant son Fils unique.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 Ce salut ne se trouve en aucune autre personne, ni en aucune œuvre humaine.

Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

 Reconnaître le salut de Jésus, c’est d’abord comprendre que nous avons besoin de lui. L’homme est pécheur et séparé de Dieu. Il est incapable de se sauver lui-même. Le salut n’est pas le résultat d’un mérite, obtenu par nos propres forces, mais c’est un don de la grâce de Dieu.

Accepter Jésus, signifie l’accueillir dans sa vie par la foi. Jean déclare :

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Cette adoption transforme notre identité parce que nous ne sommes plus étrangers, mais membres de la famille de Dieu.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

En recevant Jésus dans notre vie, nous trouvons non seulement le pardon, mais aussi la direction à suivre et la véritable vie. Accepter le salut offert par Jésus-Christ, c’est confier notre présent et notre avenir à celui qui est Seigneur. Il s’agit d’une décision personnelle, d’un choix qui ouvre la porte d’une vie nouvelle et éternelle. Seul Jésus peut nous conduire au Père, et personne d’autre.

Aujourd’hui encore, Dieu appelle chacun à reconnaître ce salut et à l’accepter par la foi. Ce pas de foi change tout, car il fait de nous de nouvelles créatures, des héritiers de la vie éternelle.

Le salut collectif n’existe pas. Il n’est qu’individuel. C’est pourquoi, il est écrit en

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ce n’est donc pas le fait de faire partie d’une religion dite chrétienne, ni même d’une assemblée qui nous accorde le salut.

Dieu a établi Jésus-Christ comme le seul chemin de salut. Répondre au plan de Dieu commence par recevoir Jésus comme Sauveur et Seigneur.

Application pratique :
  • Confesser ses péchés devant Dieu.
  • Placer sa foi uniquement en Jésus et non dans ses propres œuvres.
  • Témoigner publiquement de sa foi par le baptême par immersion, pour s’identifier à la mort et à la résurrection de Jésus. (Actes 2:38).
Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

C’est par la réponse à ces deux points qui sont de reconnaître Jésus d’une part comme son Sauveur, et d’autre part comme son Seigneur que l’homme peut devenir un chrétien. Tous les autres points abordés dans cette étude sont sans valeur si la personne n’est pas passé par cette première étape. Reconnaître Jésus comme son Sauveur et son Seigneur symbolisé par la repentance et le baptême par immersion, revient à entrer par la porte étroite dont il est question en Matthieu 7.

Après avoir répondu à ces deux conditions, les autres points de cette étude prennent tout leur sens. Ils sont symbolisés par le chemin resserré.

Il faut comprendre que le baptême n’est pas la finalité de la vie chrétienne. Il n’en est que le commencement. C’est une certitude. Il est la porte étroite qui s’ouvre sur ce chemin resserré qu’est la vie chrétienne. C’est l’image biblique de Matthieu 7:14

Matthieu 7:14

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

2 – Vivre chaque jour dans l’obéissance

Jésus dit en :

Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

L’obéissance ne doit pas être un fardeau, mais l’expression concrète de notre amour pour Christ. Elle démontre la réalité de notre foi et notre engagement à marcher dans la volonté du Seigneur.

Obéir chaque jour, signifie choisir la voie de Dieu et ce, même quand elle s’oppose à nos désirs naturels. Jacques 1:22 nous exhorte à ne pas être seulement des auditeurs de la Parole, mais à la mettre en pratique.

Jacques 1:22

22  Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

Lire et entendre la Bible sans la vivre, conduit à l’illusion spirituelle, mais l’appliquer transforme notre caractère.

L’obéissance se manifeste dans les petites choses : pardonner une offense, aimer son prochain, résister à la tentation, marcher dans l’intégrité. Chaque pas d’obéissance fortifie notre relation avec Jésus et nous rapproche de son image. Elle n’est pas possible par nos seules forces. Nous avons besoin du Saint-Esprit pour nous conduire et nous donner la force de marcher selon la vérité.

Vivre dans l’obéissance, c’est aussi expérimenter la joie de voir la fidélité de Dieu dans nos vies. Celui qui obéit découvre la paix, la bénédiction et la liberté d’une vie soumise à Christ. Ainsi, chaque jour devient une opportunité de glorifier Dieu par nos choix et nos actes.

Répondre au plan de Dieu, c’est apprendre à vivre selon sa Parole. L’obéissance n’est pas une contrainte, mais une preuve d’amour.

Le chrétien montre son amour pour Christ en gardant ses commandements. L’obéissance devient le style de vie du disciple.

Application pratique :
  • Lire et méditer la Bible chaque jour.
  • Prier régulièrement pour discerner la volonté de Dieu.
  • Refuser les compromis avec le péché.

La foi véritable se prouve par une obéissance concrète.

3 – Se laisser transformer par le Saint-Esprit

Paul exhorte :

Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

La transformation chrétienne n’est pas le fruit d’un effort humain, mais l’œuvre du Saint-Esprit dans un cœur soumis. C’est Lui qui façonne en nous le caractère de Jésus.

Job 23:12

12 Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche.

Le Saint-Esprit produit un fruit visible :

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Ces qualités ne viennent pas de notre nature charnelle, mais du travail intérieur de Dieu. Plus nous laissons l’Esprit agir, plus ces fruits deviennent évidents dans notre vie quotidienne.

Se laisser transformer par l’Esprit suppose une attitude d’ouverture et de dépendance. Cela signifie renoncer à nos pensées charnelles, à nos habitudes anciennes, et permettre à Dieu de renouveler notre intelligence. La prière, la méditation de la Parole et l’obéissance à sa voix sont des moyens concrets de collaborer à cette transformation.

Un chrétien qui se laisse transformer reflète progressivement l’image de Christ. Sa vie devient un témoignage vivant de la puissance de l’Évangile. Ainsi, la transformation opérée par l’Esprit n’est pas seulement pour nous. Elle manifeste aussi la gloire de Dieu au monde.

Dieu ne veut pas seulement que nous soyons sauvés, mais il veut aussi que nous soyons transformés. Le Saint-Esprit renouvelle nos pensées et produit en nous son fruit.

Application pratique :
  • Abandonner les anciennes habitudes contraires à Dieu.
  • Rechercher une vie remplie de l’Esprit (Éphésiens 5:18).
  • Rechercher le fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23), abandonner les vieilles habitudes, prier pour une vie guidée par l’Esprit.
  • Cultiver les vertus chrétiennes : amour, patience, douceur, maîtrise de soi.

La transformation intérieure est la preuve que le plan de Dieu est en marche dans notre vie.

Dieu veut sanctifier le croyant, c’est-à-dire le rendre semblable à Christ. Cela demande une attitude de dépendance envers le Saint-Esprit.

4 –  Servir Dieu avec ses dons et talents

Dieu a donné à chaque croyant des dons et des talents uniques pour le service. Pierre écrit : « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pierre 4:10). Nos capacités ne nous appartiennent pas ; elles sont un dépôt confié pour glorifier Dieu et bénir notre prochain.

Paul rappelle que ces dons sont différents mais qu’ils ont tous la même source : « Ayant des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don, l’exerce selon la mesure de la foi » (Romains 12:6). L’enseignement, le service, l’exhortation, le partage, la direction ou la miséricorde, tous ces dons sont utiles et nécessaires au corps de Christ.

Servir Dieu, c’est reconnaître nos dons, les développer et les mettre à disposition de l’Église et du monde. Aucun don n’est trop petit ou inutile. Ce qui importe, c’est la fidélité et l’amour avec lesquels nous les exerçons.

Lorsque nous servons selon nos talents, nous découvrons la joie de collaborer à l’œuvre de Dieu. Nous devenons des instruments vivants par lesquels sa grâce se manifeste. Ainsi, chaque croyant a une place précieuse et une mission à accomplir.

1 Pierre 4:10

10 Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu,

Romains 12:6-8

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Dieu équipe chaque chrétien de dons spirituels et de talents pour servir. Le plan divin inclut notre participation active à l’édification de l’Église.

Application pratique :
  • Identifier ses dons par la prière et l’expérience.
  • S’engager dans un service concret (accueil, aide, prière, musique, évangélisation, entraide).
  • Servir avec fidélité, sans chercher la gloire personnelle.

Servir Dieu, c’est investir dans l’éternité.

Chaque chrétien a reçu des dons spirituels et des talents pour participer à l’œuvre de Dieu. Le plan divin inclut notre service dans l’Église et dans le monde.

Ainsi, il doit s’impliquer dans une assemblée, utiliser ses compétences (enseignement, aide, prière, évangélisation, service pratique), vivre dans l’amour fraternel.

5 – Témoigner de l’Évangile

Jésus a laissé à ses disciples une mission claire : « Allez, faites de toutes les nations des disciples… et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28:19-20). Le témoignage de l’Évangile n’est pas une option pour le chrétien, mais une obéissance à l’ordre du Seigneur.

Il ne nous demande pas de le faire par nos propres forces. Jésus a promis : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1:8). Témoigner, c’est donc parler de Christ avec l’assurance que l’Esprit agit dans les cœurs.

Ce témoignage prend plusieurs formes : annoncer la Bonne Nouvelle par la parole, vivre une vie qui reflète Christ, montrer l’amour de Dieu par nos actes. Chaque chrétien est appelé à être une lumière dans son entourage, à manifester l’espérance que donne l’Évangile.

Témoigner, c’est aussi un acte d’amour : partager la vérité qui sauve avec ceux qui se perdent. C’est se joindre au plan de Dieu pour le monde, en conduisant d’autres à la foi en Jésus-Christ.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Actes 1:8

Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Le plan de Dieu inclut le salut des nations. Chaque chrétien est appelé à être témoin de Christ, par ses paroles et sa vie.

Application pratique :
  • Partager sa foi avec simplicité dans la vie quotidienne.
  • Soutenir l’œuvre missionnaire par la prière et les ressources.
  • Vivre d’une manière cohérente qui reflète Christ.

Un chrétien qui ne témoigne pas garde pour lui le trésor que Dieu veut partager au monde.

Répondre au plan de Dieu, c’est aussi partager la Bonne Nouvelle. L’évangélisation n’est pas réservée aux pasteurs, mais à tous les disciples.

Témoigner autour de soi, partager sa foi avec simplicité, soutenir la mission, vivre de façon cohérente pour refléter Christ.

6 – Attendre le retour de Jésus

L’attente du retour de Jésus fait partie de la vie du croyant. Dieu a promis que son Fils reviendra établir définitivement son règne. Cette espérance nourrit la persévérance, purifie la conduite et recentre le cœur sur l’essentiel. Le chrétien ne vit pas tourné vers le passé, mais tend vers l’accomplissement glorieux du plan de Dieu.

Une espérance vivante

Tite 2:11-13 affirme :

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

La grâce de Dieu nous enseigne et nous place dans cette attente active tout en marchant dans la sainteté. Le croyant garde les yeux fixés sur la promesse divine, convaincu que Dieu tiendra parole. Chaque jour devient une occasion de se préparer à cette rencontre glorieuse.

Une attente vigilante

Matthieu 24:42 nous exhorte :

42 Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.

Attendre le retour de Jésus, ce n’est pas rester passif, mais vivre dans une vigilance constante. Le chrétien aligne ses priorités sur les valeurs du Royaume, sachant que le Maître peut revenir à tout instant.

Une attente joyeuse

Le croyant attend son Seigneur non avec crainte, mais avec joie en attendant de voir s’accomplir la promesse faite en:

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Cette espérance transforme l’épreuve en occasion de croissance, et la souffrance en tremplin vers quelque chose de glorieux.

7 – Garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle

La vie chrétienne s’éclaire lorsqu’on se rappelle que « notre cité à nous, est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 3:20). Le croyant ne vit pas tourné vers ce monde passager, mais vers la patrie céleste que Dieu lui prépare. Cette espérance donne un sens à nos luttes, à nos choix et à notre fidélité.

L’apôtre Pierre ajoute :

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

L’attente de l’accomplissement de la promesse de Dieu, ne doit pas nous décourager mais nous fortifier. Cette promesse révèle son immense amour et son désir que tous aient l’occasion de se tourner vers lui. Fixer les yeux sur l’espérance éternelle, c’est marcher chaque jour avec une perspective céleste. Cela nourrit notre persévérance, nous garde dans la joie malgré les épreuves et nous pousse à vivre une vie de sainteté.

L’espérance chrétienne n’est pas une illusion : elle est l’ancre de notre âme.

Hébreux 6:19

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

Elle nous rappelle que Jésus va revenir, qu’il transformera nos corps humiliés et qu’il établira son règne de justice et de paix pour l’éternité. Dieu veut que ses enfants vivent dans l’attente joyeuse du retour de Jésus. Cette espérance influence notre manière de vivre aujourd’hui.

Application pratique :

  • Garder une vie centrée sur les priorités éternelles.
  • Persévérer malgré les épreuves, en fixant les yeux sur la récompense céleste.
  • Vivre comme un pèlerin, sachant que notre vraie patrie est céleste.

L’espérance du retour de Jésus pousse à la vigilance et à la sainteté. Le chrétien ne vit pas seulement pour aujourd’hui, mais en vue de l’éternité. Cela change sa manière de gérer les épreuves, les biens et les priorités. Il va vivre avec un cœur détaché des choses du monde, cultiver la persévérance en espérant dans le retour de Christ.

8 – Conclusion

Répondre pleinement au plan de Dieu pour sa vie.

Répondre au plan de Dieu n’est pas une démarche ponctuelle, mais un chemin de vie. En Jésus-Christ, Dieu a révélé son amour et ouvert la voie du salut. Reconnaître ce salut et l’accepter, c’est poser la première pierre. Une fois converti, c’est l’engagement de toute une vie car le chemin continue : vivre dans l’obéissance, se laisser transformer par l’Esprit, servir avec ses dons, témoigner de l’Évangile et garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle. Ces étapes ne s’opposent pas, mais elles s’entrelacent et composent une vie chrétienne épanouie.

Le chrétien ne marche pas seul. Dieu a donné son Esprit pour le guider, le fortifier et le transformer. C’est Lui qui rend possible ce que nos forces ne sauraient accomplir. Ainsi, répondre au plan de Dieu, c’est apprendre chaque jour à dépendre de sa grâce, à écouter sa Parole et à marcher dans la foi.

Notre réponse n’est pas motivée par la peur, mais par l’amour. Dieu veut notre cœur, notre vie entière, afin de refléter l’image de son Fils. Lorsque nous acceptons ce processus, nous découvrons la véritable liberté : vivre pour Lui et avec Lui, dans la joie d’une espérance vivante.

En suivant l’exemple de Ésaïe :

Ésaïe 6:8

J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.

Répondre au plan de Dieu, c’est dire chaque jour : « Seigneur, me voici. Conduis-moi, transforme-moi, et fais de ma vie un témoignage de ton amour. »

Répondre au plan de Dieu, ce n’est pas un concept théologique abstrait, c’est un style de vie :

  • Je reçois Jésus comme mon Sauveur.
  • Je marche dans l’obéissance.
  • Je me laisse transformer par l’Esprit.
  • Je sers avec mes dons.
  • Je témoigne de l’Évangile.
  • Je garde l’espérance vivante.
1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Le chrétien est conduit à vivre chaque jour en accord avec le plan de Dieu.

Matthieu chapitre 18 : restaurer les frères tombés avec amour

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Matthieu chapitre 18 enseigne comment vivre en communauté selon le cœur de Dieu. Jésus appelle à l’humilité, met en garde contre le scandale, et montre comment corriger avec amour. Il insiste aussi sur le pardon sans limite. Un vrai guide pour restaurer et garder l’unité entre frères.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 19

Matthieu chapitre 18 – Étude biblique

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1 – Le plus grand dans le royaume des cieux

Matthieu 18:1-5 — L’humilité, clé du royaume

1 En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Le verset 1 montre que Jésus s’adresse ici à ses disciples, donc à des croyants, et non à des non-croyants.

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

Cette question révèle que les disciples entretiennent encore une mentalité de compétition, de comparaison. Ils cherchent à savoir qui surpassera les autres. Dans les églises locales, il est possible de constater le même problème. Cependant, dans le royaume des cieux, tous sont égaux en valeur, bien que les fonctions puissent varier.

Aujourd’hui encore, ce royaume est accessible à quiconque entend l’appel de Jésus et y répond avec foi.

Comme ce petit enfant… (verset 4)

Cette scène se produit quand Jésus est de retour à Capernaum. Marc 9:33-37, il est précisé que Jésus se trouve dans une maison sans doute celle de Pierre car il ne faut pas oublier que sa belle mère y réside et qu’il prend un enfant et le place au milieu. Il pourrait s’agir alors de l’un des enfants de Pierre. Ce détail n’est pas central, mais il montre l’intérêt de lire et de comparer les passages parallèles dans la Bible pour enrichir notre compréhension dans nos études. C’est en accompagnant l’apôtre Pierre et c’est à partir des échanges qu’il a eu avec lui sur la vie de Jésus que Marc a écrit son évangile.

Avec ces premiers versets de Matthieu 18, Jésus nous appelle à adopter une attitude simple et confiante, semblable à celle d’un enfant. Il s’agit de cette foi enfantine qui dit : « Je le crois, parce que c’est écrit dans la Bible ! »

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Jésus insiste ainsi sur l’humilité qui est une condition d’entrée dans le royaume des cieux. Cette humilité s’oppose à l’orgueil naturel du cœur humain. Il s’agit d’accepter de faire confiance, de croire sans tout comprendre, de marcher par la foi et non par la vue.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Matthieu 18:5

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Ici, le petit enfant peut aussi symboliser un nouveau converti. Recevoir une telle personne « en mon nom », c’est accueillir Jésus lui-même. Rejeter ce croyant revient donc à rejeter Christ.

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2 – Les scandales : une mise en garde solennelle

Matthieu 18:6-7

6Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.

Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!

Après avoir exhorté ses disciples à devenir comme des petits enfants, Jésus les avertit qu’il ne faut pas devenir une pierre d’achoppement pour les « petits », c’est-à-dire les croyants humbles, fragiles ou nouveaux dans la foi.

Des scandales inévitables… mais impardonnables

Jésus déclare que les scandales sont inévitables dans un monde corrompu par le péché. Le mot grec « anankē » peut se traduire par obligé, nécessaire ou inévitable, selon le contexte. Mais cette nécessité n’excuse en rien celui qui en est la cause. Le terme « scandale » (grec ‘skandalon’) évoque un piège, un obstacle volontairement placé pour faire trébucher un croyant, le pousser à pécher, ou l’éloigner de Dieu. Un tel comportement trahit l’ordre clair de Jésus de faire des disciples, non de les détruire.

Un avertissement très clair nous est donné par Paul en:

Romains 14:13

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

Et en:

1 Corinthiens 8:9-13

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Ainsi, les croyants doivent surveiller leur comportement, leurs conseils, leur enseignement parce qu’un faux pas peut ébranler la foi d’un frère faible et avoir des conséquences graves.

C’est la raison pour laquelle Jacques nous dit :

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Les versets de Matthieu 18:6-7 nous exhortent à surveiller notre témoignage, nos paroles, nos conseils et notre comportement. En effet, une négligence morale ou doctrinale peut avoir de graves conséquences sur la vie d’un autre croyant. C’est aussi un encouragement à prendre soin des autres croyants, et en particulier des plus faibles dans la foi.

Matthieu 18:8-10 – Prendre le péché au sérieux

Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.

Ces paroles fortes de Jésus ne doivent pas être prises littéralement mais il s’agit d’une image forte pour souligner la gravité du péché et les conséquences éternelles qu’il entraîne. Rien ne vaut la perte du salut. Le feu de la géhenne mentionné ici, renvoie symboliquement à l’enfer. C’est dans la vallée de la Géhenne située hors les murs de Jérusalem qu’ont eu lieu des sacrifice d’enfants passés par le feu dans le cadre du culte de Baal, et où étaient brulées constamment les ordures (déchets ménagers et autres). Cela évoque le jugement en enfer sans fin.

Ces paroles rappellent celles de Matthieu 5:29-30, où Jésus appelait déjà à la radicalité contre le péché. L’objectif est qu’il faut ne rien laisser dans notre vie qui puisse devenir un piège pour nous ou pour autrui.

Honorer et protéger les petits

Le verset 10 nous ramène au cœur du message de Matthieu 18 qui est de prendre soin des croyants les plus fragiles. Ces « petits » ont une valeur immense aux yeux de Dieu. Leurs anges, dit Jésus, contemplent constamment la face du Père.

Nous n’avons pas le droit de les mépriser, ni de les négliger. Il s’agit de prendre soin les uns des autres et de ne pas avoir l’attitude de Caïn rapportée en :

Genèse 4:9

9 L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère?

La réponse implicite de Jésus à cette question est : OUI !

Matthieu 18:11 – La mission du disciple

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

Nous ne sommes pas appelés à causer la chute des autres, mais à participer au salut. Le disciple authentique suit l’exemple de Jésus. Ainsi, il prend soin, protège, relève et conduit vers Dieu ceux qui vacillent.

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3 – La brebis égarée : la valeur d’une seule âme

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Voir la parabole de la brebis perdue pour une étude approfondie.

Une parabole profondément pastorale

Cette courte parabole illustre le cœur de Dieu et la mission de Jésus : sauver ce qui était perdu (v.11). Celle-ci ne s’adresse pas aux incroyants, mais aux croyants égarés, tombés dans le péché ou affaiblis dans leur marche. Jésus affirme la valeur inestimable de chaque âme en disant que le bon berger quitte les quatre vingt dix neuf pour chercher la brebis unique qui s’est éloignée.

Il n’est pas ici question d’un reproche, mais d’un acte d’amour, et la joie du berger lorsqu’il retrouve cette brebis perdue dépasse même celle qu’il éprouve pour les autres qui sont restées dans l’enclos. Cela nous parle du regard de grâce que Dieu porte sur ceux qui reviennent à lui, même après un écart.

La restauration est un devoir communautaire

En tant que disciples, nous avons la responsabilité d’imiter le bon berger. Paul rappelle que lorsqu’un frère tombe, les croyants « spirituels » doivent agir, non dans le jugement, mais avec douceur.

Galates 6:1-2

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Plutôt que de rejeter ceux qui faiblissent, nous devons les relever, les entourer et les restaurer, dans un esprit de miséricorde.

Une mission de salut, non de condamnation

Jésus n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Le célèbre passage de Jean 3:16-18 nous rappelle que la volonté de Dieu est la vie éternelle pour tous, et non la perte d’un seul.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Matthieu 18:14 Une vérité essentielle : Dieu ne veut perdre aucun des siens

14 Ce n’est pas la volonté de votre Père… qu’il se perde un seul de ces petits.

Cette affirmation éclaire tout le chapitre 18. Jésus insiste sur l’attention à porter aux plus faibles, aux plus fragiles, à ceux que le monde méprise ou oublie. Dans l’Église, personne ne doit être abandonné.

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4 – La discipline dans l’Église

Matthieu 18:15-20

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Une démarche ordonnée et guidée par l’Esprit

Ce passage s’inscrit dans le prolongement de tout le chapitre 18, où Jésus enseigne comment ses disciples doivent se comporter les uns envers les autres, notamment face au péché au sein de la communauté.

Lorsqu’un frère chute, Jésus commande d’agir discrètement, avec sagesse et douceur, en suivant une progression claire :

  1. (v.15) Commencer en privé: ne pas exposer publiquement la faute.
  2. (v.16) Impliquer des témoins: assurer l’équité du processus.
  3. (v.17) Informer l’Église : si le frère persiste, l’assemblée intervient.
  4. La séparation spirituelle : s’il refuse encore, il est considéré « comme un païen et un publicain » – c’est-à-dire en dehors de la communion, sans haine ni mépris, mais comme quelqu’un à reconquérir par l’amour.
Proverbes 19:11

11 L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses.

Un appel à l’humilité dans la correction

Toute démarche de discipline doit se faire avec un esprit d’humilité, en se gardant de toute supériorité. Le but reste toujours le même, la restauration du frère et non sa condamnation.

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Jacques 5:15 ; 19-20

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,

20 qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Ignorer un péché non confessé peut nuire à la santé spirituelle de toute l’assemblée. Comme une gangrène, il peut contaminer d’autres membres. Laisser la situation se détériorer, c’est abandonner la responsabilité que Dieu a confiée à son peuple.

Matthieu 18:18 – Lier et délier : juger selon la Parole

Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel…

Jésus reprend ici ce qu’il avait dit à Pierre (Matthieu 16:19), mais cette fois à la forme plurielle : tous les disciples sont concernés. « Lier et délier » signifie exercer un jugement spirituel, en accord avec la volonté divine révélée dans les Écritures.

Jean 20:23

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Il ne s’agit pas d’accorder un pouvoir arbitraire, mais de discerner et déclarer ce que Dieu a déjà tranché, sous la conduite du Saint-Esprit.

Matthieu 18:19-20 – L’unité dans la prière, la clé du discernement spirituel

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Ces versets, souvent cités hors contexte, font ici référence à la discipline dans l’Église. Jésus promet sa présence et l’action du Père lorsque deux ou trois croyants, unis dans la prière et dans l’Esprit, recherchent la volonté de Dieu dans une situation difficile.

Son application se trouve en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

Psaumes 133:1

1 Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux Pour des frères de demeurer ensemble !

Cette promesse encourage les petits groupes, les familles, les couples ou les croyants isolés. La puissance spirituelle ne dépend pas du nombre, mais de l’unité sincère et de la communion autour de Christ.

Une Église saine prend ses responsabilités

Ce passage nous rappelle que la discipline spirituelle est une responsabilité donnée à l’Église qui doit agir avec discernement, unité et obéissance. Son but reste toujours la restauration, la paix, et la gloire de Dieu au milieu de son peuple.

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5 – Le pardon des offenses

Matthieu 18:21-22

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Pardonner sans compter : une exigence du royaume

Pierre pensait bien faire en proposant de pardonner jusqu’à sept fois, bien au-delà des trois fois enseignées dans le judaïsme rabbinique. Mais Jésus élargit radicalement la perspective. Il ne donne pas un nouveau plafond numérique. Il supprime le calcul même du pardon.

Soixante-dix fois sept fois ne signifie pas quatre vingt dix sept fois, mais un pardon illimité. C’est un contraste direct avec la logique de vengeance sans fin, exprimée en Genèse 4:24 par Lemec.

Genèse 4:24

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Jésus renverse cette dynamique de violence. Il substitue au cycle de la vengeance une dynamique de grâce, fondée sur l’amour inlassable de Dieu.

Le pardon, reflet du cœur du Père

Le pardon n’est pas une option dans le royaume de Dieu. Il en est le fondement moral. Pardonner, c’est refléter la nature même du Père céleste.

Éphésiens 4:32

32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Le pardon ne minimise pas le péché, mais choisit l’amour plutôt que la rancune, la réconciliation plutôt que la séparation.

Le pardon restaure la communion fraternelle

L’objectif ne consiste pas simplement à passer l’éponge, mais à gagner son frère. Le pardon ouvre la voie à la restauration, à la paix, et à l’unité dans l’Église. Il exige de l’humilité, de la patience, et une foi active dans la puissance de Dieu à changer les cœurs.

Un enseignement approfondi par une parabole

La suite du passage (Matthieu 18:23-35) illustre cet enseignement par la parabole du serviteur impitoyable, qui met en contraste un pardon immense accordé par le roi, et l’intransigeance cruelle d’un homme envers son semblable. Jésus y montre que celui qui refuse de pardonner, ferme sur lui-même la porte du pardon divin.

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6 – Le serviteur impitoyable

Voir l’étude de la parabole

Matthieu 18:23-27

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Le pardon immense de Dieu

Dans cette parabole, le roi représente Dieu, et le serviteur, chacun de nous. Notre dette envers Dieu est écrasante : dix mille talents, une somme astronomique, impossible à rembourser. Pourtant, lorsque nous nous prosternons devant lui avec un cœur repentant, Dieu choisit la compassion. Il nous remet tout.

Matthieu 18:26

 … : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

C’est la prière de chaque pécheur sincère. Et Dieu répond avec grâce, sans exiger le paiement de ce que nous ne pourrons jamais rendre.

Matthieu 18:28-35 – Le scandale de l’oubli du pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Après avoir été pardonné, le méchant serviteur rencontre un compagnon qui lui doit une somme dérisoire au regard de la dette remise qui lui a été remise. ( 1 talent = 6 000 deniers, soit 600 000 fois moins) Il oublie les paroles prononcées qu’il a prononcées devant le roi et reste sourd à la demande de clémence, verset 29 :

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

Matthieu 18:33

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?

Le maître le traite alors comme il a traité son compagnon. Il le livre aux bourreaux. Puis Jésus conclut d’une parole ferme, sans équivoque :

Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Ce verset exprime sans ambiguïté la pensée de Jésus. Le pardon entre frères n’est pas facultatif. Pardonner aux autres est la condition essentielle si nous voulons être pardonné par Dieu le Père.

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7 – Leçon à retenir et application personnelle

Vivre en assemblée selon le cœur de Dieu

Ce chapitre entier de Matthieu 18 trace les fondations d’une vie communautaire conforme au royaume des cieux. Il appelle chaque disciple à :

. Marcher dans l’humilité, à l’image de Jésus :

Philippiens 2:8

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

. Prendre soin des petits, des faibles et des égarés avec compassion et bienveillance.

. Rechercher la restauration et non la condamnation.

. Pardonner sans limite comme Dieu nous a pardonné.

. Vivre une communion sincère et fraternelle.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

L’Église ne repose pas sur des hiérarchies humaines, mais sur l’égalité entre frères et sœurs, unis par l’Esprit pour une édification mutuelle.

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Parabole du figuier dans la vigne de Luc 13:6-9

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La parabole du figuier dans la vigne montre la patience et la justice de Dieu. Jésus y enseigne l’importance de produire des fruits spirituels. Ce message doit interpeller chaque croyant sur l’usage du temps de grâce offert par le Seigneur avant le jugement final.

La parabole de Luc 13:6-9

1 – L’histoire

Luc 13:6-9

Il dit aussi cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point.

Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?

Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier.

Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’est adressé aux foules en leur reprochant de manquer de discernement concernant les temps dans lesquels elles vivaient (Luc 12:54-59)

Luc 12:54

54 Il dit encore aux foules: Quand vous voyez un nuage se lever à l’occident, vous dites aussitôt: La pluie vient. Et cela arrive ainsi.

Le Seigneur reprend aussi le reproche qu’a fait Jean Baptiste aux pharisiens et aux sadducéens et qui est relaté en:

Matthieu 3:8

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

Ceci sera un des thèmes abordés par la parabole.

3-  Le contexte :

Cette parabole est donnée à la suite du reproche de Jésus concernant le manque de discernement des temps et juste après l’appel à la repentance.

Luc 13:1-5

1 En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens soient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte?

Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles soient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

4-  Explication de la parabole

A la suite du contexte de Luc 12:54-59 à Luc 13:1-5, Jésus va traiter deux thèmes qui sont le discernement des temps spirituels et l’appel à la repentance. L’évocation de ces deux thèmes aura pour conclusion un troisième thème.

La question est d’interpréter les images de la parabole et ce qu’elles pourraient symboliser sans être pour autant catégorique.

  • Le figuier : peut représenter un individu, Israélite du temps de Jésus, et aujourd’hui chaque croyant en Jésus.
  • La vigne : si nous nous rapportons au livre d’Ésaïe, la vigne représente l’ensemble du peuple de Dieu, Israël du temps de Jésus.
Ésaïe 5:7

La vigne de l’Éternel des armées, c’est la maison d’Israël, Et les hommes de Juda, c’est le plant qu’il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé! De la justice, et voici des cris de détresse !

  • Le propriétaire : Dieu le Père, qui attend des fruits.
  • Le vigneron : Jésus-Christ qui intercède pour tous les hommes selon Jean 3:16.
  • Les trois ans : le temps de la croissance, période suffisante pour constater la stérilité.
  • Le délai demandé : la patience et la miséricorde divines.
  • L’abattage du figuier : le jugement qui viendra si aucun fruit n’apparaît.

Chaque symbole rappelle l’équilibre entre la miséricorde et la justice de Dieu. Cette parabole souligne le grand amour et la patience de Dieu envers les gens et, dans ce contexte, particulièrement envers la nation d’Israël.

Par Jean Baptiste, Dieu appelle son peuple à la repentance.

Matthieu 3:1

1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Un certain nombre de personnes se convertirent… Jésus vient ensuite.

Matthieu 4:17

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Aujourd’hui, nous sommes au bénéfice de la grâce offerte par Jésus, si nous nous repentons. La repentance comme la grâce du salut, ne sont pas collectives mais elles sont individuelles et associées. Jésus nous fait la grâce du salut suite à notre acte de repentance.

Le contexte des Galiléens tués par Pilate et la tour de Siloé est un avertissement à se repentir avant qu’il ne soit trop tard. Il faut absolument profiter du temps où la patience de Dieu s’exerce encore, car après il sera trop tard.

Cette explication est vraie encore aujourd’hui pour toute personne qui ne s’est pas encore repentie. Jésus l’appelle à la repentance avant qu’il ne soit tard pour elle.

Le troisième thème

Jésus par cette parabole, parle à chacun de l’amour de Dieu pour les hommes, amour qui se manifeste par sa patience et sa miséricorde.

5- La leçon à retenir et son application personnelle

La parabole ne porte que sur la repentance. Tout vrai chrétien s’est repenti et a pris les eaux du baptême.

Une application personnelle nous conduit à faire une extrapolation de cette parabole pour la placer aujourd’hui.

  • Le figuier : représente chaque individu;
  • La vigne : représente l’ensemble des assemblées chrétiennes : l’Église, lieu des bénédictions de Dieu;
  • Le propriétaire : Dieu le Père, qui attend des fruits;
  • Le vigneron : Jésus-Christ qui intercède pour les croyants;
  • Les trois ans : le temps de la patience, temps accordé pour atteindre la maturité spirituelle;
  • Le délai demandé : la patience et la miséricorde divines;
  • Mettre du fumier : diriger le chrétien par le Saint-Esprit, l’inspirer pour de bonnes œuvres.
Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Tous les croyants sont appelés au service et à porter beaucoup de fruits, et ce sans attendre.

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Quel est le plan de Dieu pour l’homme

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Pourquoi traiter de ce sujet ?

Comment pourrions-nous entrer dans le plan de Dieu pour nous si nous n’en avons pas une pleine compréhension ?

Le plan de Dieu est de toute éternité et il n’a pas changé.

Jacques 1:7

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

Étude suivante : La réponse de l’homme au plan de Dieu

1 – La chute : l’homme séparé de Dieu

Le plan initial de Dieu pour l’humanité

Dieu a créé l’homme et la femme pour vivre en communion avec eux.

Genèse 1:27

27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Dans le jardin d’Éden, Adam et Ève jouissaient de la présence divine, d’une liberté parfaite et d’une mission claire : cultiver le jardin et garder la création.

 Genèse 2:15

15 L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder.

Leur relation avec Dieu reposait sur la confiance et l’obéissance. Tant qu’ils ont suivi la Parole de Dieu, ils vivaient dans la paix, la joie et l’harmonie.

Cette communion, cependant, reposait sur un principe : l’obéissance. Dieu avait averti Adam de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, sous peine de mort.

 Genèse 2:17

17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Ce commandement n’était pas une limite oppressive, mais une invitation à la confiance et à la dépendance envers le Créateur.

La tentation et la désobéissance

Le serpent, figure de Satan, introduit le doute et la convoitise dans le cœur de l’homme. Il dit à Ève :

Genèse 3:5

mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

La tentation agit sur trois plans :

  • La convoitise de la chair (le désir de satisfaire un besoin immédiat).
  • La convoitise des yeux (l’attirance pour ce qui est séduisant).
  • L’orgueil de la vie (le désir d’indépendance et de puissance).

Jean résume ce triple danger :

1 Jean 2:16

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Adam et Ève y ont succombé.

Genèse 3:6-7

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.

En mangeant ainsi du fruit défendu, ils ont rompu délibérément l’alliance avec Dieu

Les conséquences du péché

La désobéissance entraîne immédiatement des conséquences graves :

  1. La honte et la peur – Adam et Ève prennent conscience de leur nudité et se cachent de Dieu.
  2. La rupture spirituelle – la communion intime avec Dieu est brisée.
  3. La condamnation universelle – par leur faute, le péché et la mort entrent dans le monde.

Paul résume cette réalité :

Romains 3:23

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

Romains 6:23

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Le péché n’est pas seulement une faute morale. C’est une rébellion contre Dieu, une puissance qui corrompt et qui sépare l’homme de son Créateur. Depuis Adam, l’humanité entière hérite de cette nature pécheresse.

L’espérance au cœur de la chute

Malgré la gravité de la désobéissance, Dieu annonce immédiatement une promesse de salut :

Genèse 3:15

15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Cette prophétie, appelée le proto-évangile, annonce la venue d’un Sauveur qui vaincra le serpent. Jésus-Christ, la postérité de la femme, accomplira cette promesse par sa mort et sa résurrection.

Application personnelle

Reconnaître notre état de pécheur peut paraître comme une humiliation. Notre orgueil nous retient mais cet acte de repentance est une étape incontournable pour recevoir la grâce en s’appropriant le sacrifice de Jésus à la croix. Sans Christ, nous restons séparés de Dieu. Accepter la vérité du péché ouvre la porte au salut.

N’essayons pas de justifier ou de minimiser notre péché.  Reconnaissons notre condition devant Dieu. La honte, la peur et la séparation spirituelle ne peuvent disparaître que par la repentance et la foi en Jésus-Christ.

2 – La promesse : Dieu annonce un Sauveur

L’espérance au cœur du jugement

Dès la chute, Dieu ne laisse pas l’homme dans le désespoir. Alors qu’Adam et Ève viennent de désobéir, Dieu annonce une promesse extraordinaire. Au serpent, il déclare :

Genèse 3:15

15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Ce verset est la première annonce de l’Évangile. Il préfigure la victoire future de Jésus-Christ sur Satan. Déjà, Dieu révèle son plan de rédemption : un Sauveur viendra restaurer la relation brisée.

Les promesses de l’alliance

Dieu renouvelle cette promesse à travers l’histoire biblique :

  • À Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ».
Genèse 12:3

Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

Cette bénédiction trouve son accomplissement en Jésus-Christ, la descendance promise.

  • À Moïse et Israël : par la loi et les sacrifices, Dieu annonce l’ombre du salut futur. Le sang des animaux préfigure le sacrifice parfait de l’Agneau de Dieu.
  • À David : « Ton trône sera affermi pour toujours ».
2 Samuel 7:16

16 Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi

Cette promesse messianique s’accomplit dans la royauté éternelle du Christ.

Tout l’Ancien Testament trace une ligne de promesses convergeant vers une seule personne : Jésus.

Les prophéties messianiques

Les prophètes annoncent avec précision l’identité et l’œuvre du Sauveur :

Ésaïe 7:14

14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

Ésaïe 9:5-6

5 Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

6 Donner à l’empire de l’accroissement, Et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, L’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, Dès maintenant et à toujours: Voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées.

Tout le chapitre d’Ésaïe 53 parle de Jésus et notamment de son sacrifice. Il y est présenté comme le serviteur souffrant « méprisé et abandonné des hommes » qui portera nos péchés et nous apportera la guérison.

Michée 5:1

1 Et toi, Bethléhem Éphrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l’origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l’éternité.

Ces prophéties montrent que le salut ne viendrait pas d’un système religieux ou d’efforts humains, mais d’une personne : Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

L’accomplissement en Jésus-Christ

Le Nouveau Testament confirme que Jésus est l’accomplissement parfait des promesses de Dieu.

Galates 4:4-5

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.

2 Corinthiens 1:20

20 car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.

En Jésus, Dieu tient sa parole. La promesse faite dès la chute, va s’accomplir pleinement à la croix et dans la résurrection.

Application personnelle

Dieu n’abandonne jamais ses enfants. Même quand s’ils chutent, il a un plan de restauration. Sa fidélité est inébranlable. Les promesses de la Bible ne sont pas de simples paroles anciennes et désuètes. Elles s’accomplissent dans notre vie par la foi en Christ.

Ne laissons pas le doute ou l’épreuve nous faire oublier les promesses de Dieu. Ce qu’il dit, il l’accomplit toujours. Mettons notre confiance en Jésus, l’accomplissement vivant de toutes les promesses divines.

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

3 – La rédemption : Jésus accomplit le salut

Jésus, l’Agneau de Dieu

Depuis la chute, l’humanité se trouve captive du péché et de la mort. Les sacrifices d’animaux de l’Ancien Testament rappelaient sans cesse cette réalité.

Hébreux 9:22

22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.

Mais ces sacrifices restaient insuffisants. Ils annonçaient seulement le sacrifice parfait de Jésus-Christ.

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Jésus est présenté comme l’Agneau sans défaut, venu pour offrir sa vie en rançon pour beaucoup.

Marc 10:45

45 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

La croix est le cœur de la rédemption

À la croix, Jésus accomplit l’œuvre du salut :

  • Il prend sur lui nos péchés.
2 Corinthiens 5:21

21 Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

  • Il porte la condamnation que nous méritions.
Ésaïe 53:5-6

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

  • Il réconcilie l’homme avec Dieu.
2 Corinthiens 5:19

19 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.

La croix n’est pas un accident tragique, mais le centre du plan de Dieu pour sauver l’humanité.

La résurrection est la victoire sur la mort

La rédemption ne s’arrête pas au vendredi saint. Le troisième jour, Jésus ressuscite, scellant sa victoire sur le péché, la mort et l’enfer.

Luc 24:6

Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée,

La résurrection prouve que son sacrifice a été accepté par Dieu. Elle inaugure une nouvelle ère : ceux qui croient en lui, reçoivent la vie éternelle.

Romains 4:25

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

1 Corinthiens 15:20-22

20 Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.

21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.

22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,

Le salut offert à tous

La rédemption accomplie par Jésus, n’est pas limitée à un peuple, à une race, à une culture ou à une époque. Elle est universelle, accessible à tous ceux qui croient.

Jean 3:16

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Le salut est un don gratuit de la grâce de Dieu, reçu par la foi seule, et non par les œuvres.

Éphésiens 2:8-9

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Application personnelle

La rédemption en Christ n’est pas seulement une vérité historique, elle transforme notre vie aujourd’hui. En croyant en Jésus, nous sommes pardonnés, réconciliés avec Dieu et libérés de la condamnation.

Approprions-nous ce salut par la foi. Rejetons l’idée de mériter la grâce de Dieu. Recevons-la comme un don parfait en Christ. Marchons chaque jour dans la reconnaissance, la liberté et la joie qu’offre la croix et la résurrection.

4 – La sanctification : Dieu forme un peuple à son image

Un peuple mis à part pour Dieu

Le salut ne s’arrête pas au pardon individuel. Dieu a toujours voulu former un peuple qui lui appartienne. L’apôtre Pierre le rappelle.

1 Pierre 2:9

Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,

Ainsi, la sanctification n’est pas une option pour le croyant, mais elle est le fruit normal du salut.

La transformation à l’image de Christ

Dieu nous a prédestinés à ressembler à son Fils.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Par le Saint-Esprit, le croyant est transformé de l’intérieur.

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Le fruit de l’Esprit se manifeste progressivement.

Cette transformation ne se fait pas en un instant, mais dans un processus quotidien de toute une vie, où le croyant apprend à obéir, à renoncer au péché et à manifester le caractère de Jésus.

Une marche de sainteté et d’obéiss

ance

Être sanctifié signifie être mis à part pour Dieu. Cela implique.

  • Rejeter les anciennes pratiques.
Éphésiens 4:22-24

22 eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

  • Marcher dans l’obéissance et l’amour.
Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

  • Se laisser purifier et sanctifier par la Parole et l’Esprit.
 Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Éphésiens 5:26

26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole,

La sanctification engage donc le croyant à vivre une foi active, visible dans ses relations, ses choix et son caractère.

La sanctification : une œuvre de l’Esprit

Elle n’est pas une performance humaine. Elle s’opère par la puissance de l’Esprit.

Philippiens 2:13

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Ainsi, la vie chrétienne n’est pas une simple réforme morale, mais une œuvre surnaturelle du Saint-Esprit.

Application personnelle

La sanctification rappelle que le salut est à la fois un don et un chemin. Nous sommes sauvés gratuitement par grâce, mais nous sommes aussi appelés à progresser chaque jour dans la ressemblance avec Christ.

Laissons le Saint-Esprit produire son fruit en nous. Cherchons la sainteté dans nos pensées, nos paroles et nos actes. Ne considérons pas notre foi comme statique : Dieu veut nous transformer chaque jour pour refléter l’image de Jésus en nous.

5 – La mission : Témoigner de l’Évangile

Le mandat universel de Jésus

Avant de retourner au ciel, Jésus a confié à ses disciples une mission claire et incontournable.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Ce commandement n’était pas réservé aux apôtres et à ses disciples du premier siècle. Il concerne toute l’Église et tous croyants, jusqu’à aujourd’hui.

La puissance pour être témoins

Cette mission n’est pas laissée à nos seules forces. Jésus a promis le Saint-Esprit :

Actes 1:8

Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Être témoin signifie refléter Jésus par nos paroles, nos actes et notre caractère. L’évangélisation n’est pas seulement un discours, mais une vie transformée qui attire les autres à Christ.

Le témoignage d’une vie et l’action du Saint-Esprit, sont plus efficaces qu’un beau discours.

1 Corinthiens 2:4

4 Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une action manifeste de l’Esprit et de puissance.

Une mission globale et urgente

Le plan de Dieu ne concerne pas seulement le salut individuel, mais aussi la rédemption des nations. Jésus a annoncé en :

Matthieu 24:14

14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

Ainsi, la mission de l’Église est directement liée au retour de Christ. Plus l’Évangile progresse, plus nous nous approchons de l’accomplissement final du plan de Dieu.

Les moyens de la mission

La mission se vit de plusieurs manières :

  • Personnellement : en témoignant dans sa famille, son voisinage, son milieu professionnel.
  • Communautairement : en participant à l’œuvre de l’Église, au soutien missionnaire, à la prière.
  • Globalement : en soutenant ou en prenant part à l’évangélisation des peuples non atteints.

Chaque croyant a un rôle à jouer, selon ses dons et ses opportunités.

Application personnelle

Nous ne sommes pas sauvés seulement pour nous-mêmes. Nous faisons partie du plan de Dieu pour notre entourage et pour le monde. Jésus nous appelle à être ses témoins là où il nous a placés.

Ne gardons pas pour nous la Bonne Nouvelle. Partageons notre témoignage, soutenons la mission de notre Église, et soyons une petite lumière dans les ténèbres. Considérons notre quotidien comme un terrain de mission.

6 – La glorification : L’espérance éternelle

Le retour de Jésus-Christ

Le plan de Dieu culmine avec le retour glorieux de Jésus-Christ. Il reviendra pour établir son royaume parfait et restaurer toute chose : « Voici, je fais toutes choses nouvelles »

Apocalypse 21:5

Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.

Apocalypse 21:4

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Le retour de Christ n’est pas seulement un événement futur, mais la promesse qui soutient notre marche dans la foi. Ce retour marque l’accomplissement de tout le plan divin.

La résurrection et la vie éternelle

Tous ceux qui sont en Christ ressusciteront pour vivre avec Lui pour l’éternité.

1 Thessaloniciens 4:16-17

16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

17 Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Cette résurrection concerne à la fois le corps et l’esprit. La glorification transforme le croyant en une nouvelle créature parfaitement conforme à l’image de Christ.

Une création nouvelle

Le plan de Dieu inclut non seulement le salut individuel, mais la restauration complète de la création.

Apocalypse 21:5

Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.

La glorification implique un monde purifié, sans douleur, sans souffrance, ni mort. Les croyants vivront dans la présence parfaite de Dieu, dans un corps glorifié et dans une relation intime avec Lui pour toujours.

Application personnelle

La glorification transforme notre perspective quotidienne :

  • Elle nous aide à affronter et à surmonter les épreuves, car notre espérance ne s’appuie pas sur les réalités passagères de ce monde, mais sur la promesse d’une gloire éternelle.
  • Elle nous encourage à marcher dans la fidélité et la sainteté, convaincus que chaque effort, même caché aux yeux des hommes, a une valeur éternelle devant Dieu.
  • Elle nous pousse à fixer notre regard sur l’avenir glorieux avec Christ. Nos souffrances présentes ne sont que temporaires. L’espérance de la vie éternelle nous communique force, courage et persévérance.

Ayons la même attitude que Paul :

Philippiens 3:13-14

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.

N’oublions pas non plus ce que Dieu affirme dans sa Parole :

Deutéronome 29:29

29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Ainsi, Dieu révèle clairement ce qui nous concerne, pour que nous mettions sa volonté en pratique et marchions vers l’espérance de la gloire.

Matthieu chapitre 17 – Foi authentique et puissance du Royaume

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Matthieu chapitre 17 dévoile la gloire de Jésus lors de la transfiguration. Les disciples découvrent lors de cet événement sa vraie nature divine. Jésus enseigne aussi sur la foi simple, la prière, et annonce de nouveau sa mort. Un chapitre clé pour comprendre la puissance du Royaume et l’humilité du Roi.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 18

Matthieu chapitre 17 – Étude biblique

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1 – La transfiguration

Matthieu 17:1-8

1 Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne.

Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.

Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.

Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection: écoutez-le!

Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur.

Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit: Levez-vous, n’ayez pas peur!

Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul.

Six jours après : Marc parle aussi de six jours quand Luc parle d’environ huit jours. Cela dépend de la façon dont les jours sont comptés. Cette différence ne présente pas un intérêt, mais dans les trois évangiles la transfiguration est directement reliée au verset de:

Matthieu 16:28

28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne. ( ou le royaume de Dieu. )

En manifestant de façon tangible sa divinité, Jésus montre que le royaume de Dieu est venu sur terre en sa personne. La transfiguration de Jésus confirme ce verset 28 : « quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne ».

Pour nous, la transfiguration de Jésus est en quelque sorte l’émanation de la divinité qui est en Jésus et qui émane de son corps. Dieu est dans le chrétien. On ne le voit pas. Mais il est en nous. Plus, nous travaillerons à notre sanctification pour être à la stature parfaite de Christ selon Ephésiens 4:13, quand nous serons glorifiés (avoir un corps glorieux à l’image de Jésus), dans la gloire de Dieu au ciel, c’est à dire après la mort, plus nous brillerons.

Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, : A plusieurs reprises nous voyons que Pierre, Jacques et Jean sont appelés à certains événements comme la ressuscitation de la fille de Jaïrus. (Marc 5:37 ; Luc 8:51), à Gethsémané. Seuls trois ont été choisis. Cela interpelle. Jésus ne faisait pas de favoritisme. Alors pourquoi ce choix ? Sans doute, étaient-ils plus spirituellement sensibles et enseignables car Jésus ne faisait pas de favoritisme.

Il peut y avoir eu encore un problème d’incrédulité pour les autres disciples, ce qui aurait pu empêcher certains miracles, comme il est écrit en :

Matthieu 13:58 ( à Nazareth)

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Jésus fera au verset 20 le reproche aux disciples restés en bas de la montagne de leur incrédulité.

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible.

Matthieu 17:1 et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne: Matthieu présente toujours Jésus comme le nouveau législateur, comme le nouveau Moïse. La transfiguration de Jésus est à mettre en parallèle avec Exode 19:24 et Exode 24:2 lorsque Moïse monte sur la montagne vers l’Éternel mais aussi avec Exode 34:29 où il est dit que la peau du visage de ce dernier rayonnait.

La comparaison porte sur quatre éléments

1. Jésus comme Moïse étaient tous les deux sur une montagne;

2. Dieu parla du milieu d’une nuée dans les deux cas (cf. Exode 24:16);

3. Le visage de Moïse brilla (cf. Exode 34:29) comme tout le corps de Jésus a resplendi;

4. Ceux qui étaient autour de Moïse eurent peur, et les disciples qui accompagnaient Jésus ont été saisis d’une grande frayeur.

Attention cependant parce que le parallèle entre Moïse et Jésus se limite à cela. En effet, Moïse a reçu la Parole de Dieu alors que Jésus est la Parole de Dieu !

Lieu géographique du mont Thabor

Beaucoup, et notamment les catholiques, situent le lieu de la transfiguration au Mont Thabor. Or situer ce lieu à cet endroit n’est pas convainquant. En effet, La haute montagne dont il s’agit, serait plus probablement le mont Meron qui est la plus haute montagne d’Israël et qui se situe sur la route reliant Césarée de Philippe (Matthieu 16) à Capernaüm, tous deux au nord du lac de Tibériade , alors que le mont Thabor se trouve bien plus bas, au sud du lac de Tibériade à la hauteur de Nazareth.

L’apôtre Pierre confirmera cet évènement de la transfiguration dans sa deuxième lettre.

2 Pierre 1:16-18

16 Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.

17 Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

18 Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne.

Matthieu 17:2 :Il fut transfiguré :  le mot grec ‘’metamorphoo’’ est traduit par transformé en Romains 12:2, et il est traduit de la même façon en 2 Corinthiens 3:18 quand il s’agit de nous.

Matthieu 17:2

son visage resplendit comme le soleil ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Les vêtements blancs sont la caractéristique des êtres célestes, anges ou saints glorifiés.

Matthieu 17:3

Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.

Il est difficile de donner une juste explication symbolique de la présence de Moïse et d’Élie. Il est possible que Moïse représente la loi et qu’Élie représente les prophètes, comme il est écrit en différents versets :

Matthieu 5:17

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

Cette présence de Moïse et d’Élie est l’affirmation d’une vie consciente dans l’au-delà après la mort physique.

Matthieu 17:4 – Ce verset montre que Pierre est toujours à l’initiative, toujours à l’avant, anticipant toute demande. Tel est son caractère. Cette expérience révèle aux trois disciples la nature divine de Jésus. La nuée lumineuse est un rappel de la nuée (shekinah) de l’Ancien Testament qui symbolise la présence Dieu. La voix qui se fait entendre, rappelle ce qui s’est passé lors du baptême de Jésus.  

En Luc 9:35

35 Et de la nuée sortit une voix, qui dit: Celui-ci est mon Fils élu: écoutez-le!

Ces paroles de Luc sont une combinaison des versets du Psaumes 2:7 et de Ésaïe 42:1

Psaumes 2:7

7  Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Ésaïe 42:1

1 Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations.

Le chapitre 42 d’Ésaïe annonçait la venue de Jésus en tant que serviteur souffrant.

Écoutez-le : fait référence à:

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Les apôtres comme le peuple au mont Sinaï, ont été pris de frayeur à la voix de Dieu. Dans tout son évangile, Matthieu donne un certain nombre de détails en lien avec Moïse sur la montagne de Sinaï.

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2 – La venue d’Élie

Matthieu 17:9-13

Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts

10 Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ?

11 Il répondit: Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses.

12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.

13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.

L’ordre donné à ses disciples par Jésus de garder secrète la vision qu’ils ont eue, est de la simple sagesse vis-à-vis du peuple comme des autorités religieuses. Comme il le précise, il y aura un temps pour parler de cela. Ce n’est qu’à la Pentecôte, quand ils aurons reçu le baptême du Saint Esprit, que les disciples pourront parler ouvertement de cela.

Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? : Les scribes , les érudits, s’appuyaient sur les écrits du prophète Malachie.

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Malachie 4:5

Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Jean le Baptiste n’était pas Élie ressuscité, mais il accomplissait symboliquement le ministère de préparation annoncé par Malachie. C’est dans ce sens qu’il était Élie.

Jésus annonce ses souffrances à venir, mais les disciples ne pouvaient l’écouter car, comme le peuple juif, ils n’attendaient pas un messie souffrant, mais un messie glorieux qui vaincrait l’ennemi romain.

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3 – La guérison d’un lunatique

Matthieu 17:14-18

14 Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se jeter à genoux devant Jésus, et dit:

15 Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique, et qui souffre cruellement; il tombe souvent dans le feu, et souvent dans l’eau.

16 Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir.

17 Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici.

18 Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même.

aie pitié de : est une expression qui se retrouve principalement dans les Psaumes. Il s’agit d’un appel à la miséricorde de Dieu.

Ésaïe 33:2

2 Éternel, aie pitié de nous! Nous espérons en toi. Sois notre aide chaque matin, Et notre délivrance au temps de la détresse !

La puissance et la compassion de Jésus étaient des ‘’signes’’ de sa messianité, mais les chefs religieux refusaient de les reconnaître.

Ésaïe 35:2-6

Elle se couvrira de fleurs, et tressaillira de joie, Avec chants d’allégresse et cris de triomphe; La gloire du Liban lui sera donnée, La magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l’Éternel, la magnificence de notre Dieu.

Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent;

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Ésaïe 61:1-3

1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;

Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.

Ces mêmes versets de Ésaïe 61 furent lus par Jésus dans la synagogue de Nazareth (Luc 4:17-19)

Race incrédule et perverse : ici le mot grec ‘’genea’’ est traduit par race et dans d’autres passages, il est traduit par génération « une génération méchante et adultère ». La question est de savoir à qui s’adressait Jésus par ces mots ?

S’adressait-il-aux disciples, à la foule, aux chefs religieux ou d’une manière générale à l’homme déchu ?

Jésus utilise l’expression de ‘’race perverse ‘’ de Deutéronome 32:5 , 20.

Matthieu 17:19-21

19 Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon?

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.

Le Nouveau Testament fait une différence entre la maladie physique et la possession démoniaque. Jésus qui jeunait et priait, a pratiqué ici un exorcisme et non une guérison.

Dans l’image de la foi qui déplace la montagne, rappelons-nous que Jésus vient de descendre de la montagne et que les disciples ont encore cette montagne devant leurs yeux.

Marc dans son évangile donne quant à lui, plus de détails et insiste sur l’incrédulité.

Marc 9:21-24

21 Jésus demanda au père: Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive? Depuis son enfance, répondit-il.

22 Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.

23 Jésus lui dit: Si tu peux!… Tout est possible à celui qui croit.

24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité!

Ce passage de Marc révèle l’attitude d’un père conscient de sa faiblesse spirituelle. Celui-ci reconnaît faire partie de ceux qui luttent contre l’incrédulité. Jésus met en lumière ce problème en rappelant : « Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé… » (Matthieu 17:20). Ainsi, l’incrédulité empêche l’action de Dieu. Cependant, elle n’est pas toujours seule en cause. Le doute agit aussi souvent comme une force qui freine, voire neutralise la foi, alors même qu’elle existe déjà dans le cœur.

L’incrédulité aussi grande qu’une montagne peut être chassée par une foi pas plus grande qu’un grain de sénevé.

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

Marc 11:23

23 Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

C’est ce qui est dit en:

Hébreux 11:1

1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

Bien souvent, nous sommes des hommes de peu de foi, ce qui revient à dire que nous doutons. Jésus a reproché par quatre fois ses disciples leur manque de foi, et il ne s’adressait pas à la foule quant il faisait cela, mais à chaque fois à ses disciples. Cela devrait nous encourager quand nous lisons dans la Bible ce dont ils ont été capables ensuite.

 Il faut faire la différence entre le peu de foi et l’incrédulité qui est une absence totale de foi caractérisant un rejet complet de Jésus qui va jusqu’à nier l’évidence.

Matthieu 21:21

21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

Dans nos vies, la montagne est l’image d’un problème majeur qui nous parait insurmontable. Là dans ce verset, la pensée est celle d’aplanir les difficultés qui se dressent devant nous pour ouvrir le chemin de la foi en Dieu. C’est la mission reçue et accomplie par Jean Baptiste. C’est un travail personnel à faire par tout chrétien. Celui-ci doit chasser tout doute pour accueillir le Seigneur.

Ésaïe 40:3-5

3 Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

4 Que toute vallée soit exhaussée, Que toute montagne et toute colline soient abaissées! Que les coteaux se changent en plaines, Et les défilés étroits en vallons!

5 Alors la gloire de l’Éternel sera révélée, Et au même instant toute chair la verra; Car la bouche de l’Éternel a parlé.

Au verset 5, le but est clairement dit: « Alors la gloire de l’Éternel sera révélée. »

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4 – Jésus annonce sa mort et sa résurrection

Matthieu 17:22-23

22 Pendant qu’ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes;

23 ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. Ils furent profondément attristés.

Marc (9:32) et Luc (9:45) précisent qu’ils ne comprenaient pas, et qu’ils craignaient de l’interroger.

Jésus commençait à préparer ses disciples à pouvoir comprendre ce qui allait arriver dans la dernière semaine de sa vie. Ce passage nous apprend que Jésus allait être livré aux Gentils/Païens (c’est à dire aux Romains)

Matthieu 20:19

19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.

Il est surprenant que les chefs religieux croient possible la résurrection de Jésus ( les pharisiens croyaient à la résurrection)

Matthieu 27:63-64

63 et dirent: Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai.

64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.

Quand les disciples eurent du mal à reconnaître Jésus ressuscité !

Luc 24:36-38

36 Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous!

37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.

38 Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs?

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5 – L’impôt du temple

Matthieu 17:24-27

24 Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre, et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes?

25 Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit: Que t’en semble, Simon? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts? de leurs fils, ou des étrangers?

26 Il lui dit: Des étrangers. Et Jésus lui répondit: Les fils en sont donc exempts.

27 Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.

Quand Jésus et ses disciples sont arrivés à Capharnaüm, ceux qui collectaient l’impôt de deux drachmes pour l’entretien du Temple à Jérusalem, se sont manifestés auprès de Pierre pour que Jésus le paye. Cette redevance était volontaire, mais considérée comme importante et obligatoire par les religieux.

Le raisonnement de Jésus était que le Temple était la maison de Dieu sur terre. Jésus rappelle par ses mots sa nature divine, sa messianité. En tant que Fils de Dieu, il n’était pas dans l’obligation de payer cet impôt. Cependant, il ne voulait pas créer de polémique. Le problème était que ni Pierre, ni Jésus n’avaient pas d’argent. Ce ne fut pas un obstacle insurmontable comme une montagne. Ici, dans cet épisode, il va s’agir de la mise en action de la foi qui a eu pour conséquence de pécher un poisson … et le résultat fut la découverte d’un statère (valant deux drachmes) dans la bouche de cet animal.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 17 met en lumière quatre vérités centrales :

  1. La gloire de Christ – La transfiguration est la manifestation de la divinité de Jésus. C’est un rappel de ce que Dieu le Père a dit lors du baptême en Matthieu 3:17

Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Suivi d’un ordre :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » (Matthieu 17:5).

  1. La faiblesse de la foi – La foi ne doit pas reposer sur nos capacités, mais sur la puissance du nom de Jésus.
  2. La voie de l’humilité – Jésus annonce à nouveau sa mort et sa résurrection (Matthieu 17:22-23). La gloire passe par la croix, symbole de l’humiliation extrême.
  3. La soumission – Jésus en payant l’impôt du temple (Matthieu 17:27), montre sa soumission volontaire.

Pour vivre notre future transfiguration, auprès de Jésus, nous devons croire en Jésus, fils de Dieu, chasser toutes formes d’incrédulité, développer notre foi en Jésus, en la puissance de son nom, écouter Jésus et lui obéir en nous soumettant à sa volonté.

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Parabole du figuier discernement des temps de Matthieu 24:32-35

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La parabole du figuier enseignée par Jésus en Matthieu 24:32-35 appelle chacun à discerner les signes des temps. Elle invite chaque croyant à rester attentif aux événements annonçant le retour du Seigneur. Cette parabole doit inciter à la vigilance spirituelle et à la préparation du cœur face à l’accomplissement des prophéties bibliques.

La parabole de Matthieu 24:32-35

Le thème de cette parabole est la vigilance en vue du retour de Jésus.

1 – L’histoire

Matthieu 24:32-35  et  Marc 13:28-31

32 Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche.

33 De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.

34 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive.

35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

et en Luc 21:29-33

29 Et il leur dit une comparaison : Voyez le figuier, et tous les arbres.

30 Dès qu’ils ont poussé, vous connaissez de vous-mêmes, en regardant, que déjà l’été est proche.

31 De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche.

32 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive.

33 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

Le passage de Luc 21 diffère quelque peu, et cette étude de la parabole portera uniquement sur le passage de Matthieu 24.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus se trouve avec ses disciples sur la montagne des oliviers, face au Temple de Jérusalem, et ces derniers lui posent deux questions précises à propos de la destruction du temple, du signe de son avènement et de la fin du monde.

Matthieu 24:2-3

Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée.

Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?

Pour résumer, les deux questions des disciples étaient:

1 – Quand le Temple sera-t-il détruit ?

2 – Quel sera le signe de l’avènement de Jésus-Christ et de la fin du monde ?

3-  Le contexte :

En Matthieu 24:1-31, se situe le contexte de la parabole qui fait suite à ces deux questions.

  • Jésus parle d’abord de la prophétie de Daniel (24:4-28).
  • Puis, il décrit son retour sur terre (24:29-31).

Les chapitres 24 et 25 contiennent l’enseignement de Jésus sur les événements de la fin. Dans ceux-ci, il annonce le jugement et la récompense à son retour, invitant ses disciples à veiller et être prêts.

Ces prophéties mêlent deux horizons :

  • Un avenir proche : la destruction prochaine de Jérusalem.
  • La fin des temps : le jugement final lors de la seconde venue.

La catastrophe qui frappera Jérusalem sert de « type », d’exemple annonçant la grande tribulation des derniers jours.

4-  Explication de la parabole du figuier

La parabole du figuier (Matthieu 24:32-35) se relie directement aux deux questions des disciples.

Première partie – Matthieu 24:33

33 De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.

Ici, le « vous » s’adresse directement aux disciples. Jésus avertit que la prophétie sur la destruction du Temple s’accomplira de leur vivant.

Que la prophétie de Jésus sur la destruction du Temple se réalise du vivant des disciples comme annoncé, est la chose importante à retenir pour nous.

Du verset 4 au verset 8, Jésus décrit plusieurs événements qu’il appelle « le commencement des douleurs ».

Matthieu 24:8

Tout cela ne sera que le commencement des douleurs.

Deuxième partie – Matthieu 24:34

Cette deuxième partie répond à la question sur la fin du monde. Jésus dit :

34 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive.

Le « tout cela » désigne les événements qui se déroulent et se dérouleront au fil des siècles jusqu’à la seconde venue de Jésus-Christ.

Un détail donné au verset 14 nous concerne particulièrement car il est de notre responsabilité de prêcher la bonne nouvelle du royaume !

Matthieu 24:14

14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

La bonne nouvelle de l’Évangile doit être prêchée dans le monde entier selon l’ordre de:

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Bien sûr les événements qui se produisent jusqu’à la seconde venue de Christ n’ont pas été vus par le petit groupe de disciples de Christ.

Note sur “cette génération” du verset 34
Dans la Bible, cette expression peut désigner un type de personnes plutôt qu’une tranche d’années. Exemple :

  • Hébreux 3:10 – « Ils ont toujours un cœur qui s’égare. »
  • Philippiens 2:15 – « Une génération perverse et corrompue. »
Hébreux 3:10

10 Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies.

Philippiens 2:15

15 afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde,

Ainsi, Jésus parle d’une catégorie d’hommes rebelles et incrédules, présente sur terre jusqu’à son retour.

Troisième partie – Matthieu 24:35

35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

L’accomplissement de la prophétie sur Jérusalem en l’an 70 confirme la fiabilité absolue des paroles de Jésus. Les paroles de Jésus verront toutes leur accomplissement.

5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Le croyant doit rester centré sur la Parole immuable de Dieu, sans se laisser troubler par l’instabilité du monde.

Même si les disciples du premier siècle n’ont pas vu tous les signes, ceux-ci s’accompliront avec certitude. Les générations passées ont espéré le retour du Seigneur, tout comme nous aujourd’hui. La Parole est le fondement de notre foi en Jésus.

1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Les générations qui nous ont précédé, ont attendu le retour du Seigneur et ne l’ont pas vu. De même, nous pouvons espérer et attendre sa venue sans la voir. Pierre nous en donne la raison. Dieu use de patience pour que le plus grand nombre arrive à la repentance :

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

Cette parabole appelle à une vigilance constante de notre part. Le Seigneur en effet, reviendra à l’improviste. Il invite chacun à se préparer, à être attentifs aux signes. Jésus par plusieurs paraboles, fortifie notre foi dans cette attente. Cela demande de notre part, patience, vigilance et persévérance.

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Pourquoi la Bible est la vérité : les fondements bibliques

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Dire que la Bible est la vérité peut sembler arbitraire pour certains. Que dire alors si nous affirmons qu’elle est la Parole de Dieu !

Pour le chrétien, il s’agit d’une conviction qui se renforce de jour en jour avec les années d’étude. Cette conviction s’appuie aussi sur des fondements bibliques, historiques et spirituels. Depuis des siècles, la Bible suscite l’admiration, l’interrogation et parfois la contestation. Pourtant, pour les chrétiens, elle demeure bien plus qu’un simple recueil de textes anciens : elle est la Parole de Dieu vivante et immuable.

Étude suivante : Quel est le plan de Dieu pour l’homme

1 – Introduction

Jésus lui-même, a déclaré dans sa prière :

Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Cette affirmation place l’Écriture au centre de la vie du croyant. Elle ne se limite pas à transmettre des doctrines, mais elle agit comme une lumière qui éclaire nos pas, comme une boussole qui oriente nos choix et une force qui transforme nos vies.

Affirmer que la Bible est la vérité ne découle pas d’une tradition aveugle, mais d’une certitude nourrie par des preuves solides. Les prophéties accomplies, la cohérence interne du texte et l’expérience spirituelle des croyants à travers les siècles confirment sa fiabilité.

Cette étude propose d’explorer sept fondements clairs qui établissent la Bible comme la vérité. Cependant la vérité biblique ne doit pas restée simplement théorique, elle doit être mise en pratique. C’est alors, elle devient une puissance active, capable de transformer le cœur, d’apporter la paix et de fortifier la foi de tout croyant.

2 – Jean 17:17 – La Parole de Dieu est vérité

Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Jésus, le Fils de Dieu, confirme avec autorité que l’Écriture est la norme absolue et infaillible. Pour lui, la Parole de Dieu n’est pas simplement « vraie » parmi d’autres vérités possibles. Elle est la vérité, la seule norme divine qui sanctifie et éclaire le croyant.

Dans sa prière sacerdotale, il s’adresse à son Père en ces termes : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17:17). Par ces paroles, Jésus ne réduit pas la vérité à une idée relative ou partielle. Il l’affirme comme une réalité absolue, immuable et sanctifiante. Ainsi, la Parole de Dieu sépare le croyant du mensonge, éclaire son chemin et le rend capable de marcher dans la lumière.

Un point demeure fondamental : si Jésus, le Fils de Dieu, atteste que la Parole est vérité, alors chaque croyant doit la recevoir avec la même conviction. Lire la Bible ne consiste pas seulement à parcourir un texte ancien. C’est écouter la voix vivante de Dieu. C’est se laisser corriger, enseigner et transformer par elle.

S’approcher chaque jour de l’Écriture avec humilité et foi devient donc un exercice vital. C’est dans ce contact constant que le croyant grandit, se fortifie et découvre la puissance sanctifiante de la Parole.

3 – Jean 14:6 – Jésus est la vérité incarnée

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Jésus déclare : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». La vérité n’est donc pas seulement un concept abstrait, elle se trouve incarnée dans la personne même de Jésus-Christ. Toute la Bible rend témoignage de lui, comme il l’affirme :

Jean 5:39

39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

Ainsi, si Christ est la vérité et si l’Écriture oriente vers lui, la Bible reflète et contient cette vérité. Toute l’Écriture converge vers Jésus-Christ et révèle progressivement son œuvre. L’Ancien Testament l’annonce par les prophètes. Les Évangiles le présentent comme le Messie promis. Les Actes et les Épîtres expliquent et appliquent sa mission rédemptrice. Enfin, l’Apocalypse proclame son triomphe final et éternel.

À chaque lecture de la Bible, le croyant est invité à chercher comment le passage étudié révèle Christ. Cette approche donne un sens et une unité à la lecture biblique. Elle transforme l’étude en une rencontre vivante avec le Seigneur lui-même.

La cohérence parfaite entre la personne de Jésus et le témoignage de l’Écriture démontre puissamment que la Bible est vérité. Elle ne conduit pas à une idée ou à une philosophie, mais à une personne vivante, Jésus-Christ, en qui se trouvent la vie et la vérité éternelle.

4 – 2 Timothée 3:16 – La Bible est inspirée par Dieu

Paul affirme :

2 Timothée 3:16

16 Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,

Le mot grec  »théopneustos » signifie littéralement « soufflée par Dieu ». Cette expression révèle que la Bible n’est pas un simple recueil humain, mais une révélation divine donnée par l’Esprit Saint.

Bien que des hommes l’aient rédigée, ils n’étaient pas livrés à eux-mêmes. Le Saint-Esprit a guidé leurs paroles tout en respectant leur style et leur personnalité. Ainsi, l’Écriture porte l’empreinte humaine, mais son origine est entièrement divine. Elle dépasse les limites d’une culture ou d’une époque, et conserve une vérité universelle et intemporelle.

Elle n’est pas une opinion parmi d’autres, mais la pensée même de Dieu, révélée aux hommes. C’est pourquoi il faut considérer la Bible avec respect, et obéir à la parole devient essentiel. Chaque lecture devrait être précédée d’une prière au Saint-Esprit afin qu’il éclaire notre esprit et notre cœur, nous donnant la révélation et compréhension du message de Dieu.

Comme il est écrit dans ce verset, la Bible se présente comme un guide sûr pour enseigner, corriger et instruire. Elle forme le croyant à vivre dans la justice et à marcher selon la volonté de Dieu. Reconnaître son inspiration divine, c’est reconnaître que ses paroles possèdent autorité et puissance pour transformer nos vies.

5 – L’accomplissement des prophéties confirme sa vérité

Les prophéties bibliques annoncent :
  • Ésaïe 53 (le sacrifice de Jésus, le Messie)
  • Michée 5:1 (sa naissance à Bethléem)
  • Zacharie 9:9 (son entrée triomphale de Jésus à Jérusalem)

L’un des fondements les plus solides de la vérité biblique réside dans l’accomplissement des prophéties. Des centaines d’annonces faites dans l’Ancien Testament, se sont réalisées avec précision en Jésus-Christ, confirmant que la Bible n’est pas une invention humaine, mais une révélation divine fidèle reçue par les prophètes.

Ésaïe 53 décrit en détail le sacrifice du Serviteur souffrant, préfigurant la mort expiatoire de Jésus pour nos péchés.

Michée annonce que le Messie naîtra à Bethléem, un détail étonnant puisque cette petite ville était jugée insignifiante dans l’histoire d’Israël.

Michée 5:1

1 Et toi, Bethléhem Éphrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l’origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l’éternité.

Zacharie quant à lui, annonce l’entrée triomphale du Roi juste et humble à Jérusalem. Cela s’est accompli lorsque Jésus entra sur un ânon comme il est écrit, quelques jours avant sa crucifixion.

Zacharie 9:9

Sois transportée d’allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse.

Ces prophéties, écrites plusieurs siècles avant les événements, s’accomplirent à la lettre. Elles témoignent que Dieu conduit l’histoire et que sa Parole ne peut faillir. La Bible parle vrai parce qu’elle révèle un Dieu qui annonce d’avance ce qu’il accomplit avec puissance et fidélité.

La réalisation des prophéties passées est la garantie que les prophéties à venir se réaliseront. Elles sont la preuve que la parole de Dieu s’accomplit toujours.

Pour le croyant, ces promesses ne sont pas de simples preuves intellectuelles, mais elles sont le roc sur lequel repose sa foi, Dieu confirmant cela en :

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

6 – La cohérence interne de la Bible atteste de son origine divine

Matthieu 7:24

24  C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

La Bible se distingue par son unité interne, une preuve puissante de son origine divine. Rédigée sur environ mille cinq cents ans par une quarantaine d’auteurs issus de milieux très différents : rois, prophètes, bergers, scribes, médecins ou pêcheurs, elle forme pourtant un seul message cohérent : le plan de salut de Dieu en Jésus-Christ.

Malgré la diversité des époques, des cultures et des styles littéraires, la Bible ne présente aucune contradiction essentielle. Au contraire, elle développe un fil conducteur clair et continu. Depuis la création, en passant par l’histoire d’Israël, les prophéties messianiques, la venue de Jésus-Christ et l’annonce de son retour glorieux, tout converge vers un même but : révéler l’amour de Dieu et son plan de rédemption pour l’humanité.

Une telle cohérence, maintenue sur une aussi longue période et par des auteurs aussi divers, demeure humainement impossible. Elle atteste que l’Esprit de Dieu a inspiré chaque écrivain pour transmettre un message unique et fidèle. La Bible n’est pas une collection aléatoire de textes religieux, mais une révélation progressive, orchestrée par Dieu lui-même.

Sur le plan pratique, il est essentiel de lire l’Écriture dans son ensemble, et pas seulement par fragments.

Découvrir le fil conducteur de la création à la rédemption fortifie la foi, éclaire la compréhension et permet de contempler l’unité parfaite de la Parole de Dieu.

7 – Hébreux 4:12 – Sa puissance transformante démontre sa vérité

L’auteur de l’épître aux Hébreux déclare :

Hébreux 4:12

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Ce verset montre que la Bible n’est pas un livre mort ou figé dans l’histoire. Elle agit avec puissance, elle transforme les vies et elle éclaire les consciences.

La Parole de Dieu convertit les cœurs, guérit les blessures intérieures et libère des chaînes du péché. Jésus a affirmé :

Jean 8:32

32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.

À travers les siècles, des millions de croyants ont fait l’expérience de cette liberté. Ils sont le témoignage de la puissance régénératrice de l’Écriture. Seule une vérité vivante peut produire une telle transformation.

La Bible ne se limite donc pas à transmettre des informations : elle communique la vie de Dieu. Chaque lecture devient une rencontre avec le Seigneur qui parle, éclaire et façonne celui qui se met à son écoute.

Pour le croyant, il est essentiel d’aborder la lecture biblique avec foi et disponibilité. Lire la Parole, c’est s’exposer à son action puissante, accepter d’être corrigé, consolé et transformé à l’image du Christ. C’est dans ce contact vivant que la foi s’enracine et que la vie spirituelle s’épanouit.

8 – Psaumes 119:160 – L’expérience des croyants confirme sa véracité

Le psalmiste déclare :

Psaumes 119:160

160 Le fondement de ta parole est la vérité, Et toutes les lois de ta justice sont éternelles.

Jésus ajoute :

Jean 8:32

32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.

Ces affirmations révèlent que la Parole de Dieu n’est pas une vérité abstraite, mais une réalité vivante et libératrice. L’Ancien Testament affirme aussi :

2 Samuel 22:31 et Psaumes 18:31

31 Les voies de Dieu sont parfaites, la parole de l’Éternel est éprouvée ; Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui.

Le psalmiste répète ailleurs :

Psaumes 119:140

140 Ta parole est entièrement éprouvée, Et ton serviteur l’aime.

Tandis qu’il est rappelé en :

Proverbes 30:5

Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge.

Ces témoignages convergent pour affirmer que l’Écriture a traversé l’épreuve du temps, et s’est toujours montrée digne de confiance.

La vérité biblique ne reste pas théorique, elle se vérifie dans la vie quotidienne. Quand le croyant met en pratique la Parole, il expérimente la fidélité de Dieu et constate l’accomplissement de ses promesses. La Bible devient alors une force pratique qui éclaire, fortifie et libère.

9 – Conclusion

Nous pouvons affirmer que la Bible est la vérité parce qu’elle repose sur sept piliers solides.

Premièrement – Jésus lui-même l’a proclamée et a déclaré : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17:17).

Deuxièmement – elle révèle Christ, la vérité incarnée, et toute l’Écriture converge vers lui (Jean 14:6 ; Jean 5:39).

Troisièmement – la Bible est inspirée de Dieu : chaque mot a été guidé par le Saint-Esprit (2 Timothée 3:16), ce qui lui donne une autorité supérieure à toute pensée humaine.

Quatrièmement – Ses prophéties s’accomplissent avec exactitude : Ésaïe 53 décrit le Messie souffrant, Michée 5:1 annonce sa naissance à Bethléhem, et Zacharie 9:9 son entrée triomphale à Jérusalem.

Cinquièmement – La Bible est aussi unique par sa cohérence interne. En effet, écrite sur mille cinq cents ans par environ quarante auteurs différents, la Bible présente un message unifié, celui du plan de salut de Dieu en Christ.

Sixièmement – elle transforme les vies. Vivante et efficace, elle régénère, éclaire, libère et fortifie (Hébreux 4:12 ; Jean 8:32).

Enfin, son autorité demeure inchangée à travers les siècles.

Aujourd’hui par elle, Dieu nous avertit par son prophète:

Osée 4:6

6 Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants

Recherchons donc la Parole et la connaissance de Dieu pour marcher dans la vérité et ne pas périr.

La Bible est la vérité vivante de Dieu pour nous aujourd’hui. Croire en elle, c’est reconnaître la révélation ultime de Dieu à l’homme et c’est recevoir sa Parole comme un guide sûr et fiable pour toute la vie.

Matthieu chapitre 16 : Sur cette proclamation, l’Église est bâtie

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Matthieu chapitre 16 donne la compréhension de l’identité du Christ, de la foi authentique et du prix du renoncement. Ce passage fondamental pousse à examiner notre cœur et notre engagement envers Jésus.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 17

Matthieu chapitre 16 – Étude biblique

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1 – Les reproches aux pharisiens aveugles

Matthieu 16 :1-4

1 Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Jésus et, pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel.

Jésus leur répondit: Le soir, vous dites: Il fera beau, car le ciel est rouge; et le matin:

Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps.

Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Puis il les quitta, et s’en alla.

L’expression « pour l’éprouver » veut dire que les pharisiens ne voulaient pas seulement tester Jésus mais voulaient le détruire. Pour cela, ceux-ci ont utilisé la même tentation que celle que Satan avait utilisée précédemment contre Lui et qui est rapportée en Matthieu 4:5-6. Par leur jalousie et leur orgueil, ces pharisiens et ces sadducéens étaient devenus des instruments du diable. Ils demandaient un signe venant de Dieu, ce qui revenait à demander à Jésus de prouver qu’il était le fils de Dieu.

Nous avons une confirmation de cela en:

Jean 3:1-2

1 Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Mais avec cette différence que Nicodème reconnait que Jésus venait de Dieu.

Jésus parle du temps météorologique pour passer à des temps (périodes). En effet, ces personnes étaient capables de reconnaître le temps météorologique, et elles n’avaient pas compris qu’il y avait un changement des temps, l’âge actuel et l’âge des temps à venir. Ils ne comprenaient pas que la venue de Jésus marquait ce changement.

Voir la parabole sur le signe des temps.

Au verset 4, quand Jésus parle d’une génération adultère, il s’agit d’un adultère spirituel.

Jacques 4:4

Adultères que vous êtes! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.

C’est l’adultère dénoncé par les différents prophètes de l’Ancien Testament. (Jérémie, Ézéchiel, Osée, Malachie)

Par le signe de Jonas, Jésus leur donna une réponse de manière voilée et future de sa résurrection, mais ces personnes étaient dans l’impossibilité de comprendre de quoi il parlait.

Une génération méchante et adultère : voir une explication dans l’étude de la parabole du retour de l’esprit impur.

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2 – Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens.

Matthieu 16:5-12 

Les disciples, en passant à l’autre bord, avaient oublié de prendre des pains.

Jésus leur dit: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens.

Les disciples raisonnaient en eux-mêmes, et disaient: C’est parce que nous n’avons pas pris de pains.

Jésus, l’ayant connu, dit: Pourquoi raisonnez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n’avez pas pris de pains?

9 Êtes-vous encore sans intelligence, et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des cinq mille hommes et combien de paniers vous avez emportés,

10 ni les sept pains des quatre mille hommes et combien de corbeilles vous avez emportées?

11 Comment ne comprenez-vous pas que ce n’est pas au sujet de pains que je vous ai parlé? Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens.

12 Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens.

Le levain ici représente les mauvais enseignements des Pharisiens qui s’appuyaient surtout sur leurs traditions orales et ce, au détriment des commandements de Dieu. Ceci est à mettre en rapport avec les versets de:

Matthieu 15:3, 6

3 Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?

6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.

Les disciples quant à eux, ne comprenaient pas la parole de Jésus qui était capable de lire les pensées de ses disciples. Eux-aussi étaient aveugles bien qu’ils aient vu par deux fois la multiplication des pains alors même qu’ils n’avaient pas de pains avec eux. Ils n’avaient pas cherché à comprendre, en prenant le mot levain dans son sens naturel.

Pourquoi tant de sévérité ?

Les paroles sévères de condamnation de Jésus envers les Pharisiens étaient dues à leur légalisme et à leur manque d’amour ! Souvent pour ne pas dire toujours la religion et ce, quelle qu’elle soit, s’érige en barrière : « ne fais pas … » quand Jésus dit « fais cela … et tu vivras » (Luc 10:28)

Jésus parlait de choses spirituelles et les disciples en restaient aux choses naturelles. Les mots ‘’gens de peu de foi’’ et ‘’sans intelligence’’ montrent que Jésus et les disciples n’étaient pas dans la même dimension. Ces derniers raisonnaient de façon terre à terre.

Ils n’avaient pas réalisé la nature divine de Jésus, ni compris le sens de ses enseignements. Ce passage introduit directement la révélation de la vraie nature de Jésus.

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3 – Pierre reconnait Jésus comme le messie.

Matthieu 16:13-20 

13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme?

14 Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.

15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?

16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

17 Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.

18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.

19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

20 Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.

L’expression ‘’Fils de l’homme’’ associe l’humanité et la divinité.

Psaumes 8:5 – l’humanité

5 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ?

 Daniel 7:13 – la divinité

13  Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui.,

Ce passage comporte deux niveaux. Le niveau général : « Qui dit-on que je suis? »

Et le niveau personnel, plus important : « Et vous, qui dites-vous que je suis? »

Il y a ce que pensent les personnes en général, mais il faut avoir sa propre pensée et ses propres convictions qui peuvent différer des autres. Les disciples avaient l’avantage non seulement d’écouter, et de voir Jésus exerçant son ministère auprès des foules, mais surtout de s’entretenir avec lui et avoir ses interprétations en privé. Jésus leur fait comprendre qu’ils ne devaient pas demeurer comme la plupart des auditeurs.

Au verset 18, en français, il y a un jeu de mots entre le prénom Pierre et la pierre mais ce n’est vrai qu’en Français. Cependant, cela ne reflète pas la pensée de l’auteur, Matthieu. Le nom Pierre en grec est ‘’Petros’’ et la pierre en grec « Petra’’ veut dire un roc ou un rocher.

« Petra » correspond à l’affirmation de Pierre : ‘’Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.’’

La conception de l’Église, assemblée de Jésus

C’est à partir de cette affirmation que Jésus bâtira son assemblée, Église (l’assemblée de tous les croyants en Jésus), avec pour chef à sa tête Jésus comme il est écrit en Colossiens 1:17-18, Éphésiens 5:22-25.

Le mot grec  »Ekklesia » signifie « appelé hors de ». Cela signifie nous sommes appelés à sortir du mode de pensée du monde, à être différent (cf.: Jean 15:19).

Pierre manifestement, n’avait pas pleinement compris ses propres mots  et c’est sous l’inspiration du Saint-Esprit qu’il les avait exprimés. La révélation vient de Dieu mais nous pouvons être inspirés par Dieu et l’être ensuite par Satan comme cela va l’être démontré dans les versets suivants.

La recommandation de Jésus à ses disciples au verset 20 est sage. En effet, ceux-ci n’auraient pas pu parler de la messianité de Jésus, car ils n’avaient pas tous les arguments ni la compréhension. Il faudra l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte, après la résurrection pour qu’ils puissent parler avec efficacité, ce qui fut le cas avec la conversion de trois mille personnes. (Actes 2:41)

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4 – verset Jésus annonce sa mort et sa résurrection

Matthieu 16:21- 23

Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.

22 Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t’arrivera pas.

23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.

« Il fallait » : Jésus savait qu’il y avait un plan divin pour sa vie et son ministère. Il annonce lui-même ses souffrances à venir, ce qui est annoncé aussi dans l’Évangile de Jean, en parlant de l’Agneau de Dieu. Cette annonce des souffrances à venir, était dure à accepter pour les disciples, et Jésus la répète à plusieurs reprises. Par ces annonces répétées, Jésus démontrait qu’il contrôlait sa propre destinée. Quand il serait parti, les disciples pourraient se fortifier en pensant que Jésus contrôlait tout, pour la mission qui leur sera confiée en Matthieu 28.

L’expression : ‘’ des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes,’’ désigne le Sanhédrin.

La réaction de Pierre au verset 22 montre que le sentimentalisme humain n’accomplit pas la volonté de Dieu, et cela montre comme il a été dit précédemment que l’inspiration peut venir du Saint Esprit mais aussi de Satan (verset23)

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5 –le prix de la consécration du disciple

Matthieu 16:24-28

24 Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.

25 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera.

26 Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ?

27 Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne.

Dans ce passage, Jésus parle de l’engagement nécessaire quand on veut le suivre, et du coût de la consécration du disciple.

Qu’il renonce à lui-même  veut dire un engagement total, car le disciple ne s’appartient plus. Il s’agit un concept similaire à la repentance où nous sommes appelés à changer de vie.

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Qu’il se charge de sa croix, est l’image des condamnés qui devaient porter leur croix jusqu’au lieu du supplice, et cela représente la mort à soi-même.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

2 Corinthiens 5:14-15

14 Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts;

15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.

Et qu’il me suive : Nous savons que Jésus nous invite à le suivre sur le chemin qui mène au Père (Jean 14:6), mais nous oublions facilement que ce chemin passe par la croix comme pour Jésus.

Le verset 25 nous parle d’un investissement. Si nous voulons gérer notre vie par nous-mêmes, nous la perdrons ce qui veut dire que la mort spirituelle et éternelle nous attendra au bout du chemin.

Si nous donnons notre vie à Jésus, en la lui offrant, nous aurons la vie éternelle auprès de lui. Ainsi, nous avons le choix entre une vie égocentrique, tournée vers nous-mêmes et une vie excentrique, tournée vers Dieu et les autres. Si nous voulons faire le meilleur des placements, il faut placer notre âme entre les mains de Jésus.

2 Timothée 2:2

Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.

1 Jean 3:16

16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

Quand nous acceptons de remettre notre vie à Jésus en devenant son disciple, il s’agit en quelque sorte d’une restauration dans le corps du chrétien de ce qui était prévu à l’origine : Être à l’image de Dieu !

Genèse 1:26-27

26 Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Ainsi il nous faut reprendre à notre propre compte les paroles de Jean Baptiste parlant de Jésus :

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Le verset 26, Jésus soulève deux questions.

Matthieu 16:26

26 Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ?

Dans le monde actuel, beaucoup de personnes sont immensément riches et leur obsession est de posséder encore plus. Cela nous conduit à la première question. À quoi cela sert-il puisqu’elles ne pourront jamais profiter de tous ces biens? Les emporteront-elles avec elles dans l’au-delà, selon la croyance des pharaons d’Égypte ?

En agissant ainsi, elles perdent leur âme, leur éternité !

Cela nous ramène à l’une des questions de l’humanité : Qui suis-je et où vais-je ?

Celui qui est attaché aux biens terrestres ne se pose pas la deuxième question. Il se complait dans la première : je suis riche, je suis l’un des plus riches du monde et cela satisfait son égo, mais ensuite ?

Le jour venu, que donnera-t’il pour corriger son erreur ? Mais ce sera trop tard.

Une vie égoïste, centrée sur soi, aboutit à la mort, mais une vie consacrée à Christ, aboutit à la vie éternelle. C’est tout le programme proposé par Jésus. Pour cela, il faut marcher sur le chemin de sanctification qui nous transforme à l’image de Christ, afin d’avoir un avenir éternel.

C’est ce que Dieu nous annonce par son prophète.

Jérémie 29:11

11 Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

Cette espérance et cet avenir sont éternels.

Au verset 27, Jésus annonce sa seconde venue.

« Il rendra à chacun selon ses œuvres« , est une citation de Psaumes 62:13 et de Proverbes 24:12.

Jésus jugera les fruits, c’est-à-dire nos actions.

1 Corinthiens 3:12-14

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Ce qui nous est annoncé au dernier chapitre du dernier livre de la Bible.

Apocalypse 22:12

12 Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre.

Matthieu 16:28

28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne.

Le verset 28 est difficile à interpréter autrement que par les versets qui suivent immédiatement.

Matthieu 17:1-2

1 Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne.

Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Dans ce verset 28 de Matthieu 16, Jésus pourrait faire allusion à sa transfiguration, où il apparait dans sa gloire aux trois disciples, Pierre, Jacques et Jean.

Il faut en effet se rappeler quand nous étudions la Bible que le découpage en chapitres, est purement arbitraire.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

1 – La question la plus importante à laquelle chacun doit répondre et qui conditionne notre avenir éternel est :

15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?

2 – Attention à ne pas laisser s’exprimer nos sentiments qui peuvent nous sortir du chemin tracé de la sanctification.

3 – Il faut pouvoir dire comme Paul:

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

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La parabole des signes des temps de Matthieu 16:1-4

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En Matthieu 16:1-4, Jésus révèle l’hypocrisie des chefs religieux incapables de discerner les signes des temps. Malgré les miracles évidents, leur incrédulité persiste. Cette parole nous interpelle encore aujourd’hui : savons-nous reconnaître les œuvres de Dieu ? Sommes nous capables de discerner les choses importantes ?

La parabole de Matthieu 16:1-4

1 – L’enseignement

Matthieu 16:1-4

1 Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Jésus et, pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel.

Jésus leur répondit : Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge; et le matin:

Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps.

Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Puis il les quitta, et s’en alla.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Matthieu 16:1

1 Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Jésus et, pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel.

Les pharisiens et les sadducéens, adversaires doctrinaux, s’unissent pourtant ici pour affronter Jésus. Les pharisiens croyaient à la résurrection, les sadducéens la rejetaient. Mais leur opposition commune à Jésus les rassemblait. Ensemble, ils représentaient l’élite religieuse et politique du judaïsme et oubliaient manifestement la loi de Dieu

Deutéronome 6:16

16 Vous ne tenterez point l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa.

Ce verset est repris par Jésus face à Satan :

Matthieu 4:7

7 Jésus lui dit: Il est aussi écrit: Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

Marc 8:11-12 rapporte la même scène

11 Les pharisiens survinrent, se mirent à discuter avec Jésus, et, pour l’éprouver, lui demandèrent un signe venant du ciel.

12 Jésus, soupirant profondément en son esprit, dit: Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Je vous le dis en vérité, il ne sera point donné de signe à cette génération.

Dans le Nouveau Testament, le même mot grec ‘’semeion’’ traduit ici par signe, est traduit aussi par miracle selon le contexte de la phrase.

En Matthieu 16, il s’agit d’un signe venant du ciel. En Matthieu 12:38, il s’agit d’un miracle : le signe de Jonas. Le problème pour les pharisiens, n’est pas l’absence de miracles, mais leur refus de les reconnaître comme venant de Dieu. Par jalousie et aveuglement, ils vont les attribuer à Satan.

Jésus est peiné par leur endurcissement. Malgré les nombreuses preuves déjà données par lui de sa messianité, ils exigent encore un signe. leur entêtement ferme leur cœur à la vérité. Aujourd’hui encore, nous rencontrons cette même incrédulité chez certaines personnes. Ceux qui contestent sans cesse l’Évangile, refusant de croire, adoptent l’attitude de ces chefs religieux avec une résistance volontaire à la lumière.

3-  Le contexte :

Depuis le début de son ministère, Jésus enseigne et accomplit des miracles. Les pharisiens et les sadducéens cherchent à le discréditer, comme en témoigne :

 Matthieu 22:15

15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.

Probablement témoins de la multiplication des pains (Matthieu 15), ils ne peuvent nier le miracle. Leur objectif est de piéger Jésus dans ses paroles pour l’accuser.

4-  Explication de la parabole

Matthieu 16:2-3

Jésus leur répondit : Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge; et le matin:

Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps.

Les pharisiens demandent un signe “du ciel” spectaculaire, comme la manne avec Moïse, le soleil arrêté avec Josué ou le feu descendu du ciel avec Élie. Jésus va leur opposer deux réalités : les signes visibles dans la nature et les signes prophétiques des temps.

Le mot temps ici, ne désigne pas une durée, mais l’ère nouvelle marquée par l’accomplissement des prophéties messianiques. Jésus est lui-même le signe du ciel, mais ils refusent de le voir. Les Juifs attendaient la venue du Messie. Ils n’avaient pas compris, ou refusaient de reconnaître que le Messie était là en la personne de Jésus. L’Ancien Testament touche à sa fin et le Nouveau commence.

Depuis le temps du prophète Ésaïe, les juifs attendaient leur Messie. Les signes messianiques de:

Ésaïe 35:4-6

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

  • les aveugles voient,
  • les sourds entendent,
  • les boiteux marchent,
  • les muets louent Dieu.

Ces miracles s’accomplissent en Jésus. Pierre en parlera plus tard dans Actes 3:19-21, appelant à la repentance et annonçant les “temps de rafraîchissement” venant du Seigneur.

Actes 3:19-21

19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés,

20 afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus Christ,

21 que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes.

Matthieu 16:4

Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Puis il les quitta, et s’en alla.

Jésus venu sur terre est le signe suprême, mais il ne leur sera donné d’autre preuve supplémentaire que le signe de Jonas. Des précisions sont données en :

Matthieu 12:40

40 Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

Jonas fut le prophète d’un grand réveil . Il prêcha la repentance à Ninive, et la ville entière se tourna vers Dieu. Après sa résurrection, Jésus amènera à la foi des milliers de personnes.

Matthieu 12:41 avertit

41  Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu’ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas.

Les sadducéens, qui nient la résurrection, rejettent Jésus. On pouvait s’y attendre. Mais les pharisiens, qui y croient, sont sans excuse. Leur refus de reconnaître Jésus comme leur Messie, ne fait qu’accroître leur culpabilité.

5- La leçon à retenir et son application personnelle

Les juifs religieux connaissaient tous le signe de Jonas. Ils ignoraient qu’il était une préfiguration de la mort et de la résurrection de Jésus. Ils n’avaient pas compris que la venue de Jésus marquait un changement de temps

Aujourd’hui, Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

La résurrection de Jésus devient la preuve irréfutable et la garantie de notre propre résurrection. Notre responsabilité est donc immense. Nous devons vivre pour refléter Christ et préparer notre avenir éternel avec lui.

Aujourd’hui, la Bible avec le Nouveau Testament est à disposition dans le monde entier. Elle est la Parole de Dieu qui annonce dans quel temps nous sommes. Elle nous annonce la seconde venue de Jésus et donne des signes et des avertissements (Matthieu 24).

Il appartient à chacun de comprendre les temps que nous vivons, la seconde venue de Jésus étant particulièrement proche. La question est : Sommes-nous prêts pour ce jour ?

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Matthieu chapitre 15 : Jésus est ému de compassion

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Matthieu chapitre 15 commence par une confrontation directe entre Jésus et les pharisiens. Jésus démontre sa compassion envers une femme païenne persévérante et guérit des foules. Ce chapitre révèle l’étendue de la grâce du Seigneur au-delà d’Israël et appelle à une foi authentique.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 16

Matthieu chapitre 15 – Étude biblique

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1 – Les pharisiens et la tradition

Matthieu 15:1-9

1 Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent:

Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.

Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition?

Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère.

Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.

Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:

8 Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.

C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes.

Les scribes étaient un groupe de juristes religieux professionnels, instruits en matière de loi écrite (thora) et de la tradition orale.

Ils sont venus vraisemblablement avec les pharisiens à Capernaüm après avoir fait un long chemin pour confronter Jésus. Ils étaient en quelque sorte une délégation envoyée par les hautes autorités juives de l’époque (Sanhédrin).

Le reproche fait aux disciples est lié au fait que les originaires de Galilée étaient moins rigoureux dans l’observance de la loi juive et des traditions, que ceux de Jérusalem.

L’expression « tradition » correspond à ce qui est appelé mishnah qui rassemblait l’ensemble des traditions orales interprétant la loi de Moïse (Torah). Elle est divisée en six ordres (Sedarim).

  1. Zeraïm (Graines) – lois agricoles et prières
  2. Moed (Temps) – sabbats et fêtes
  3. Nashim (Femmes) – mariage, divorce, vœux
  4. Nezikin (Dommages) – droit civil et pénal
  5. Kodashim (Choses sacrées) – Temple, sacrifices
  6. Tohorot (Purifications) – pureté/impureté rituelle

Cette expression devint plus tard une partie du Talmud.

Les rabbins considéraient que la mishnah avait la même autorité que la Torah (Parole de Dieu) parce qu’ils considéraient que Dieu l’avait donnée à Moïse.

Deutéronome 4:14

14 En ce temps-là, l’Éternel me commanda de vous enseigner des lois et des ordonnances, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession.

Matthieu 15:2

Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.

Le problème en ce qui concerne le lavage des mains avant de prendre un repas, n’est pas lié à l’hygiène mais à la pureté cérémonielle. Ces religieux se basaient sur deux versets:

Exode 30:19

19 avec laquelle Aaron et ses fils se laveront les mains et les pieds.

Et Lévitique 15 exigeait de se laver quiconque avait touché quelque chose d’impur.

Matthieu 15:4

Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

En disant « Dieu a dit », Jésus se place en opposition à la mishnah et revient à ce que Moïse à dit, et que nous retrouvons en:

Marc 7:10

10 Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

Que Marc utilise dans un passage parallèle en Marc 7:1-13

Jésus montre ainsi la supériorité de la Torah par rapport à la mishnah. La Parole de Dieu est supérieure à celle de Moïse !

Ce qui se vérifie avec le verset 6

Matthieu 15:6

Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.

Le verset 4 est une citation de Exode 20:12 et de Deutéronome 5:16, et sa seconde partie n’est autre que celle de Exode 21:17 et de Lévitique 20:9.

La famille au temps de Jésus était jugée comme étant la base de la société et l’a longtemps été. Nous ne pouvons que constater aujourd’hui que les familles ont été détruites depuis un certain nombre d’années et que des dégâts s’en sont suivis dans la société.

Jésus à travers ces versets montre que les religieux étaient capables de tordre les Écritures tout en s’abritant derrière l’interprétation de la mishnah.

Le verset 7 va traiter ces religieux, d’hypocrites. A l’origine, le mot hypocrite était un terme de théâtre pour désigner les acteurs qui jouaient en portant un masque, le masques ayant pour objet de permettre au public d’identifier de loin les personnages sur scène.

Les versets 8 et 9 sont une citation de Ésaie 29:3 qui montrent que la foi d’une personne est clairement révélée par ses actes. En effet, les actes révèlent la véritable nature d’une personne et permettent de voir si les paroles de celle-ci sont en accord avec eux. 

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2 – Le verdict sur le cœur humain

Matthieu 15:10-11

10 Ayant appelé à lui la foule, il lui dit: Écoutez, et comprenez.

11 Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme.

 

Jésus a dénoncé précédemment l’hypocrisie de ces religieux venus de Jérusalem, et maintenant, il interpelle la foule : « Écoutez et comprenez ».

Le verset 11 fait référence au fait de manger sans se laver des mains et le verbe souiller est en opposition à la purification des mains du verset 3. Ceci est confirmé par le verset 20.

Marc précisera en:

Marc 7:19

19 Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments.

La pureté d’un homme vient du cœur, de l’intérieur et non de l’extérieur par des pratiques et des rituels. C’est pourquoi a Salomon dit :

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Jérémie rappelle aussi une réalité à ne pas oublier quand il dit :

Jérémie 17:9-10

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?

10 Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses œuvres.

Jésus quant à lui, révèle le besoin d’une transformation intérieure de l’homme. Le lavage rituel ne suffit pas, et seule une régénération spirituelle opérée par le Saint Esprit, transforme vraiment l’homme.

Matthieu 15:12-14

12 Alors ses disciples s’approchèrent, et lui dirent: Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés des paroles qu’ils ont entendues?

13 Il répondit: Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.

14 Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

Les religieux ont été scandalisés par les propos de Jésus et leur malaise montre bien qu’ils ont conscience qu’ils ne sont pas dans la vérité. Jésus par les mots du verset 13 affirme leur condamnation spirituelle. Ce verset est à rapprocher de la parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13:24-30) dans laquelle il est dit que tout ce que Dieu n’a pas planté sera arraché et jeté au feu.

Toutes les paroles de Jésus ont pour but d’amener les personnes égarées à revenir à lui par la repentance. Si des personnes persistent dans leurs errements, après qu’on les ait averties, il faut s’en détourner : ‘’Laissez-les’’.

Le verset 14 montre le drame des religieux qui égarent le peuple de Dieu.

Ceux qui refusent de voir la vérité, sont devenus aveugles et les faux enseignements de ces religieux entraînent d’autres personnes à leur suite, et tous tombent dans la fosse.

Jésus met en garde ici contre les faux enseignements. La situation aujourd’hui est la même qu’hier. Notre seul secours est de rester attachés à la Parole de Dieu et de ne pas nous laisser égarer par ceux qui se revendiquent faussement de Dieu.

Matthieu 15:15-20

15 Pierre, prenant la parole, lui dit: Explique-nous cette parabole.

16 Et Jésus dit: Vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence?

17 Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets?

18 Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme.

19 Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies.

20 Voilà les choses qui souillent l’homme; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme.

Au regard de ces versets, nous comprenons que ce n’est pas ce qui vient de l’extérieur qui rend pur ou impur. Si la vigilance ne se porte que sur ce qui est extérieur, notre état intérieur ne changera pas. Toutes les sources des mauvaises choses proviennent du cœur. Ce sont elles qui doivent être purifiées.

Précédemment il est dit en :

Matthieu 12:34

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

La liberté qui est offerte en Christ par rapport aux lois sur la nourriture, ne doit cependant pas être un sujet pour choquer nos proches.

Au verset 19 l’impudicité désigne tout ce qui concerne les rapports sexuels illicites. Cela comprend aussi la prostitution spirituelle, l’idolâtrie. Cette liste du verset 19 font réfèrence aux dix paroles de Exode 20.

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3 – Jésus et la femme cananéenne

Matthieu 15:21-28

21 Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon.

22 Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.

23 Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec insistance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous.

24 Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.

25 Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi!

26 Il répondit: Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.

27 Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.

28 Alors Jésus lui dit: Femme, ta foi est grande; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Tyr et Sidon étaient des villes côtières phéniciennes où étaient pratiqué le culte de Baal.

La femme cananéenne est appelée dans l’évangile de Marc, une femme syro-phénicienne, ce qui désigne le sud de Liban. Par conséquent, elle n’était pas juive.

Elle s’est mise à crier avec insistance et a fait appel à la miséricorde de Jésus : Aie pitié de moi ! La réputation de compassion et de miséricorde était venue jusqu’elle car elle emprunte une expression juive qui est: « Seigneur fils de David ». L’emploi de ces termes indique qu’elle savait quelque chose sur la foi et l’espérance juives.

Quand Jésus guérissait les malades, il ne se demandait pas si la personne était juive ou non. Alors pourquoi la laissa-t-il crier au point que les disciples lui demandent avec insistance de la renvoyer ?

En tenant compte de l’amour de Jésus pour tous les hommes, lui qui ne fait acception de personne, une seule conclusion s’impose, c’est que Jésus par son comportement a mis à l’épreuve la foi de cette femme. La suite du récit le confirme, jusqu’à cette déclaration remarquable de Jésus : « Ta foi est grande. » Cet épisode illustre parfaitement la puissance d’une prière persévérante.

Le verset 24

24 Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.

s’adresse aux disciples. C’est la réponse qui est faite à la suite du verset 23 où ils lui demandent de la renvoyer. Cette phrase n’est pas une réflexion adressée à la femme cananéenne.

Ici, Jésus est en dehors du territoire d’Israël. De plus ‘aux brebis perdues de la maison d’Israël.’ englobe dans la pensée de Jésus, tout Israël.

Cela montre la condition spirituelle du peuple Juif.

Matthieu 10:5-6

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Matthieu 9:36

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

En ce qui concerne l’expression, « les petits chiens », il faut savoir que les juifs appelaient les étrangers ‘chiens’. Ici, Jésus utilise la forme diminutive de petit chien, ce qui a pour effet de diminuer la dureté de son propos.

Il est à noter que la femme ne perd pas son objectif de voir sa fille délivrée du démon qui l’habite, et ne s’indigne pas de la réflexion de Jésus. Elle lui rappelle simplement que les petits chiens dans une maison se nourrissent des miettes qui tombent. Par là, elle explique qu’elle se contentera donc des restes que les juifs ont laissés tomber. Ce dialogue était important parce qu’il avait pour but d’aider les disciples à surmonter leurs préjugés vis à vis des gentils (païens). Avec cet épisode, c’est la seconde fois que Jésus exprime son admiration pour la grande foi d’une personne. N’oublions pas que les disciples sont constamment en formation et qu’ils devront surpasser leurs préjugés avant d’être envoyés au milieu des gentils à travers le monde.

Comme avec le centenier romain, la parole de Jésus a suffi à cette femme cananéenne. Rien est dit sur la présence, ou non de sa fille. La femme a cru, la guérison est là !

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4 – Jésus opère de nouvelles guérisons

Matthieu 15:29-31

29 Jésus quitta ces lieux, et vint près de la mer de Galilée. Étant monté sur la montagne, il s’y assit.

30 Alors s’approcha de lui une grande foule, ayant avec elle des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d’autres malades. On les mit à ses pieds, et il les guérit ;

31 en sorte que la foule était dans l’admiration de voir que les muets parlaient, que les estropiés étaient guéris, que les boiteux marchaient, que les aveugles voyaient ; et elle glorifiait le Dieu d’Israël. 

Les guérisons relatées ici sont encore des signes de la messianité de Jésus (Esaïe 35:5-6)

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5 – La multiplication des pains pour quatre mille hommes

Matthieu 15:32-39

32 Jésus, ayant appelé ses disciples, dit: Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.

33 Les disciples lui dirent: Comment nous procurer dans ce lieu désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?

34 Jésus leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.

35 Alors il fit asseoir la foule par terre,

36 prit les sept pains et les poissons, et, après avoir rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.

37 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.

38 Ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, sans les femmes et les enfants.

39 Ensuite, il renvoya la foule, monta dans la barque, et se rendit dans la contrée de Magadan.

Les versets 33 et 34 montrent que les disciples ont déjà oublié la première multiplication des pains pour les cinq mille hommes relatée en Matthieu 14:13-21.

Ces passages doivent encore fortifier notre foi et il faut nous appuyer sur ce que Paul dira aux Philippiens :

Philippiens 4:19

19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.

Au verset 39, la contrée de Magadan citée, est inconnue.  Certains l’associent à Magdala quand le passage parallèle de Marc 8 :10 parle de Dalmanutha qui est tout aussi inconnu.

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6 – Leçons à retenir et son application personnelle

Matthieu chapitre 15 nous enseigne plusieurs vérités essentielles :
– Dieu veut l’authenticité d’un cœur pur, et non une religion basée sur une tradition vide.
– Ce qui souille l’homme vient du cœur, non pas de l’extérieur.
– La foi humble et persévérante attire la grâce.
– Jésus guérit et pourvoit avec compassion.

Ces leçons nous appellent à vivre une foi réelle, intérieure et confiante. Comme David nous devons prier Dieu selon :

Psaume 51.12

12 O Dieu! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

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La parabole du grand banquet selon Luc 14:15-24

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La parabole du grand banquet nous plonge au cœur de l’appel divin au salut. Jésus utilise un festin pour illustrer la grâce offerte à tous. En lisant Luc 14:15-24, nous découvrons l’urgence de répondre à l’invitation de Dieu, et cela révèle l’exclusion de ceux qui refusent son appel, malgré les privilèges reçus.

La parabole de Luc 14:15-24

1 – L’enseignement

Luc 14:15-24

15 Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus : Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu !

16 Et Jésus lui répondit : Un homme donna un grand repas, et il invita beaucoup de gens.

17 A l’heure du repas, il envoya son serviteur dire aux conviés : Venez, car tout est déjà prêt.

18 Mais tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier lui dit : J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; excuse-moi, je te prie.

19 Un autre dit : J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; excuse-moi, je te prie.

20 Un autre dit : Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne puis aller.

21 Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur : Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.

22 Le serviteur dit : Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place.

23 Et le maître dit au serviteur : Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie.

24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon repas.

Cette parabole n’est pas une parabole parallèle à celle du festin des noces. Il y a quelques différences entre elles. Le festin de noces se tenait dans la salle de noces à l’invitation d’un roi, tandis que le grand banquet est un grand repas offert par un maître de maison chez lui.

Ceci est une évocation de ce que le prophète Ésaïe décrit en :

Ésaïe 25:6

L’Éternel des armées prépare à tous les peuples, sur cette montagne, Un festin de mets succulents, Un festin de vins vieux, De mets succulents, pleins de moelle, De vins vieux, clarifiés.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Au verset 1, il est dit que Jésus était invité chez un chef des pharisiens.

Luc 14:1

1 Jésus étant entré, un jour de sabbat, dans la maison de l’un des chefs des pharisiens, pour prendre un repas, les pharisiens l’observaient.

Et voici, un homme hydropique était devant lui.

Jésus prit la parole, et dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens : Est-il permis, ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ?

Là, le Seigneur se trouve en présence de docteurs de la loi et de pharisiens. Ceux-ci représentent l’ensemble des religieux à qui au départ, est accordé de partager le grand banquet dans le royaume des cieux.

C’est l’occasion pour Jésus de donner des enseignements par deux paraboles. Celle de l’invité prétentieux qui a dû être inspirée par ce que Jésus avait pu observer dans l’attitude des autres invités. Cette parabole du grand banquet est une réponse à une réflexion d’un des participants au repas.

Jésus donne cette parabole en présence de ses disciples mais aussi de ces docteurs de la loi, de ces pharisiens.

3-  Le contexte :

Le contexte est celui d’un repas dans la maison d’un chef des pharisiens donné en Luc 14:1-15.

Dans la parabole de l’invité prétentieux, Jésus prône l’humilité, puis il encourage l’auditoire à prendre en considération les plus petits, sachant que cette attitude sera récompensée à la résurrection des justes, ce qui entraîne la réflexion d’un invité qui reprend le mot « heureux » :

Luc 14:14-15

1Et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent pas te rendre la pareille ; car elle te sera rendue à la résurrection des justes.

15 Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus : Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu !

Elle fait suite à la parole de Jésus qui parle de la résurrection des justes cité au verset 14.

4-  Explication de la parabole

Jésus parle d’un homme, sans plus de précision.

Luc 14:16

16 Et Jésus lui répondit: Un homme donna un grand repas, et il invita beaucoup de gens.

C’est l’image de celui qui l’a convié au repas. Dans la parabole, beaucoup de gens sont invités. Personne n’a refusé l’invitation. Le repas est donc préparé en conséquence pour le nombre d’invités prévus.

Les invités tardent à venir. Celui qui avait invité, finit par envoyer son serviteur les chercher. Alors que le banquet est prêt et que le maitre attend ses invités, tous s’excusent !

Les excuses que Jésus met dans leur bouche ne sont pas quelconques. Elles sont toutes trois bibliques et répondent aux cas d’exception prévus par la loi juive, en cas de guerre.

Deutéronome 20:5-7

Les officiers parleront ensuite au peuple et diront : Qui est-ce qui a bâti une maison neuve, et ne s’y est point encore établi ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne s’y établisse.

Qui est-ce qui a planté une vigne, et n’en a point encore joui ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre n’en jouisse.

Qui est-ce qui a fiancé une femme, et ne l’a point encore prise ? Qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne meure dans la bataille et qu’un autre ne la prenne.

Devant le refus des invités, le maître envoie son serviteur dans les places et les rues de la ville pour remplir la salle.

Luc 14:21

21 Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur: Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.

Ce sont toutes ces personnes dont Jésus parlait au verset 13 précédent

Luc 14:13

13 Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles.

Il y a encore de la place, le serviteur est donc envoyé chercher ceux du dehors, c’est-à-dire tous ceux que la société des bien-pensants méprise et rejette : les péagers, les gens de mauvaise vie et les étrangers. Cela veut dire que si l’invitation a été faite pour les proches, devant leur refus, ce sont tous les gens de la ville qui sont conviées et l’invitation devient une invitation universelle.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Les religieux de l’époque se considéraient justes. Par conséquent, quand Jésus parle de résurrection des justes (v.14), ils s’y associent. Bien sûr, il ne s’agit pas là de propre justice mais d’être trouvé juste aux yeux de Dieu. Le contraste est fait entre ceux qui croient être proches de Dieu par leurs oeuvres et ceux qui en vérité, sont sensibles à l’appel de Dieu. Le festin n’est pas pour ceux qui s’en croient dignes, mais pour ceux qui répondent à l’invitation avec foi.

Sur le plan spirituel, l’homme qui organise le grand banquet, est Dieu. Le serviteur, puisqu’il n’y a qu’un serviteur dans cette parabole (à la différence des serviteurs dans la parabole du festin des noces de Matthieu 22), est Jésus.

Les invités sont tous les religieux qui se considèrent justes et à qui est réservé le royaume des cieux. Ceux du verset 21 sont toutes ces personnes avec qui Jésus mange régulièrement, en l’occurrence, les marginaux. Au verset 23, il s’agit de tous ceux qui sont étrangers à la nation juive. Ceci est la même idée qui est exprimée au verset de Actes 1:8, quand il va s’agir d’évangélisation, et que Jésus dira à ses disciples : » vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’au extrémités de la terre. »
 Ces différents groupes d’hommes forment l’ensemble de la société humaine. La question maintenant est de savoir dans quelle catégorie nous nous trouvons.

Avons-nous accepté l’invitation en recevant l’Évangile de Jésus-Christ. Si nous n’avons pas encore répondu favorablement à l’Évangile, il est encore temps.

2 Corinthiens 6:2

Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.

Le salut est une grâce, mais il exige une réponse. Il demande de prendre conscience de sa misère, et de faire preuve d’humilité.

Que nos centres d’intérêt ne deviennent pas des sujets d’excuses : possessions, travail, relations familiales et amicales. Apprenons à nous détacher du monde, de ce qui détourne nos cœurs de l’appel de Dieu.

Préférons-nous jouir des biens de ce monde pour ce temps que nous vivons sur terre, ou investissons-nous dans un avenir éternel en répondant au salut de Dieu.

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