La parabole des serviteurs vigilants selon Luc 12:35-40

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La Parabole des serviteurs vigilants, enseignée par Jésus en Luc 12:35-40, appelle chaque croyant à vivre dans l’attente active de son retour. Elle donne une vision claire du service fidèle, de l’humilité, et d’une foi en éveil. En analysant cette parabole, nous découvrons que la vigilance est une marque essentielle du disciple.

La parabole de Luc 12:35-40

1 – L’histoire

Luc 12:35-40

35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.

36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera.

37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.

38 Qu’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s’il les trouve veillant!

39 Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

Chaque chrétien est appelé à suivre ces mêmes recommandations.

Ce message est à s’approprier personnellement.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse à ses disciples

Luc 12:22

22 Jésus dit ensuite à ses disciples: C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus.

Jésus veut former en eux un esprit de vigilance se caractérisant par de la patience, de l’attente et de la fidélité. Ce message concerne tous les croyants, car nul ne connaît l’heure du retour du Seigneur.
La parabole vise aussi ceux qui vivent dans l’illusion d’un délai avant son retour. Jésus brise cette mentalité en affirmant que son retour pourrait survenir à tout moment. Il appelle chaque génération à se tenir prête, sans relâche, jusqu’à son avènement.

La vigilance est le thème de cette parabole : être prêt à tout moment à voir la venue du Seigneur.

3-  Le contexte :

Le contexte de cette parabole se trouve en Luc 12:13-34, où Jésus émet plusieurs avertissements sur la vigilance et la gestion fidèle des biens confiés par Dieu. Elle s’inscrit dans un discours plus large qui aborde le Royaume, l’attitude face aux richesses et la persécution.

Cette parabole fait écho à Matthieu 24:42-44 et Marc 13:33-37. Dans tous ces passages, l’enseignement central reste le même : être prêt et veiller. L’absence d’avertissement préalable au retour de Jésus, rend la vigilance indispensable pour ne pas être pris au dépourvu.

Luc place cet enseignement dans un discours sur les priorités : le spirituel avant le matériel, l’éternel avant le terrestre. Jésus met en garde contre l’attachement aux biens et appelle à faire confiance à Dieu, et à investir dans la véritable richesse :

Luc 12:31

31 Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La vie ne dépend pas de l’abondance des biens, mais de notre relation avec Dieu.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Après la parabole du riche insensé (Luc 12:16-21), Jésus insiste en disant « cherchez plutôt le Royaume » (Luc 12:31).

C’est dans ce contexte que la parabole des serviteurs vigilants prend toute sa force. Jésus y dessine le portrait du disciple authentique qui veille, qui sert et qui espère. Il ne se contente pas d’observer, mais il met sa foi en action.

4-  Explication de la parabole

Luc 12:35

35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.

Ce verset signifie symboliquement qu’il faut être prêt pour le service. Les vêtements de l’époque étaient amples et devaient être relevés et retenus par une ceinture. Il y a plusieurs années en arrière, en France, dans les campagnes les hommes portaient une large bande de tissus entourant les reins afin de fortifier leurs reins en prévision de travaux pénibles.

Que vos lampes soient allumées précise que le retour du maître peut être de nuit. Ainsi, il faut être prêt à toute heure du jour et de la nuit.

Luc 12:36

36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera

Jésus s’adresse directement à ses disciples, et il demande à ce que nous soyons semblables à des hommes qui attendent leur maître.

Le message est que tout doit être prêt pour accueillir le Seigneur, et dans le cas où il rentrerait durant la nuit, les lampes doivent être allumées.

Luc 12:37

37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.

Il est très inhabituel que le maître se mette au service de ses serviteurs. Jésus veut exprimer ici la reconnaissance du maître envers ses serviteurs dévoués.

Verset 38, la deuxième ou à la troisième veille : les Juifs divisaient la nuit en trois veilles de quatre heures (Juges 7:19), les Romains en quatre veilles de trois heures. (Matthieu 14:25) La nuit commençant à six heures du soir jusqu’à six heures du matin.

Luc 12:39

39 Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

Ce verset renverse la perspective. Jésus place le maître dans la position des serviteurs face à l’arrivée imprévisible d’un voleur. Dans une telle situation, le maître agirait exactement comme eux devraient le faire : il veillerait pour protéger sa maison.

En conséquence, en tant que serviteurs, nous sommes appelés à une vigilance constante.

En conséquence, en tant que serviteurs, nous sommes appelés à une vigilance constante.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Cette parabole appelle à la vigilance spirituelle. Jésus ne nous demande pas de spéculer sur la date de son retour, mais de rester fidèles dans le service. L’attente ressemble à celle d’une fiancée qui guette avec joie et bonheur le retour de son fiancé.

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Matthieu chapitre 11 : A quoi comparer cette génération

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En Matthieu chapitre 11 , Jésus après avoir enseigné ses disciples, les a envoyés en mission, et de son côté il enseigne et prêche. Dans ce chapitre, Jean-Baptiste occupe une place centrale (cf. Jean 1:6-8, 19-36). Il est le dernier des prophètes de l’Ancienne Alliance (cf. Matthieu 11:9), et fait le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament puisqu’il annonce les temps nouveaux.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 12

Matthieu chapitre 11 – Étude biblique

Concernant la question de savoir si Jésus est le Messie, les prophéties d’Ésaïe énoncent les signes qui permettent de reconnaître le Messie. Parmi eux, se trouvent la guérison des malades, la bonne nouvelle annoncée aux pauvres, les aveugles qui retrouvent la vue (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1-2).

Ésaïe 35:5-6

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds ;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

Ésaïe 61:1-2

1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu ; Pour consoler tous les affligés ;

Jésus a prononcé ces paroles d’Esaïe dans la synagogue de Nazareth en se les appropriant. Jean-Baptiste, précurseur désigné (cf. Ésaïe 40:3 ; Malachie 3:1) était celui qui annonçait la venue imminente du Messie.

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Jésus accomplit les signes montrant sa messianité de manière évidente, comme en témoignent les miracles rapportés dans Matthieu 8 et 9 : guérison de lépreux, résurrection, délivrance de démoniaques, paralysés marchant, aveugles voyant…, autant de preuves concrètes que le Royaume de Dieu était à l’œuvre.

Matthieu 11:1

1 Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.

‘’Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions” Cette formule apparaît à la conclusion de chacune des cinq grandes parties du livre de Matthieu (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1), et semble faire écho à la structure en cinq livres du Pentateuque, soulignant le rôle de Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur.

Les mots “Pour enseigner et prêcher dans les villes du pays” soulignent la mission centrale de Jésus : annoncer l’Évangile. Il ne s’agit pas pour Lui en premier lieu de guérir (cf. Matthieu 4:23 ; 9:35), et ce même si les guérisons ont occupé une place importante dans son ministère sur terre. Celles-ci avaient une fonction précise et étaient subordonnées à la proclamation de l’Évangile :

  1. Manifester l’amour de Dieu envers les hommes.
  2. Révéler la puissance et l’autorité de Jésus, authentifiant sa personne et son message.
  3. Accomplir les prophéties de l’Ancien Testament relatives au Messie (cf. Matthieu 11:5 ; Ésaïe 35:5-6).

Aujourd’hui encore, il est fréquent que la guérison soit davantage mise en avant que l’enseignement. Pourtant, dans la perspective biblique, la guérison est un signe qui atteste la vérité du message, et ne doit jamais éclipser la prédication de l’Évangile qui demeure au cœur du ministère du Christ.

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1 – Jésus fait l’éloge de Jean-Baptiste

Matthieu 11:2-6

Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples:

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?

Jésus leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:

les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute.

Le mot « Christ » est l’équivalent grec du mot hébreu « Mashiah » (ou « Messie »), qui signifie « l’oint de l’Éternel ». Dans l’Ancien Testament, les prophètes, les sacrificateurs et les rois étaient oints. Jésus quant à lui, va accomplir ces trois fonctions de oint.

Hébreux 1:1-3

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

Il est intéressant de noter que même le roi Cyrus, souverain de l’Empire perse, non-juif et non-croyant, fut appelé « l’oint de Dieu » (cf. Ésaïe 44:28 ; 45:1). Cela montre que dans certains contextes, l’onction divine désigne un choix souverain de Dieu pour accomplir ses desseins, indépendamment de l’appartenance ethnique ou religieuse de la personne concernée.

Ésaïe 44:28-45:1

28 Je dis de Cyrus : Il est mon berger, Et il accomplira toute ma volonté ; Il dira de Jérusalem: Qu’elle soit rebâtie ! Et du temple : Qu’il soit fondé !

45:1 Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus,

Cyrus s’est soumis à la volonté de Dieu et l’a accomplie (Cyrus est cité vingt fois dans l’Ancien Testament)

Comment expliquer le verset de Matthieu 11:3 ?

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

Pour comprendre cette expression, il faut se reporter au:

Psaumes 118:26

26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel! Nous vous bénissons de la maison de l’Éternel.

Dans ce verset, il s’agit du Messie qui vient au nom du Seigneur  ( Matthieu 21:9, il y a cinq autres références bibliques sur le sujet)

Jean-Baptiste avait clairement reconnu Jésus comme l’Envoyé de Dieu, celui dont il préparait le chemin (cf. Matthieu 3:11-14 ; Jean 1:29-34). Pourtant, en Matthieu 11:3, il envoie ses disciples lui demander :
« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Cette question peut surprendre, car elle semble exprimer un doute.

Il est possible que Jean ait été troublé parce que Jésus ne correspondait pas aux attentes traditionnelles du Messie. Le peuple, tout comme Jean, attendait un libérateur politique, un Messie de jugement et de puissance, capable de renverser l’oppresseur romain. Or, Jésus annonçait un message de salut, de guérison et de miséricorde, même envers les exclus. Il était venu nous libérer du péché.

Romains 6:14

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

D’après Jean Calvin, il se peut aussi que, dans sa fidélité à sa mission, Jean ait voulu diriger ses disciples vers Jésus. Comme André et Jean (futurs apôtres), qui avaient quitté Jean-Baptiste pour suivre Jésus (cf. Jean 1:35-37), Jean aurait pu chercher à encourager les disciples qui le suivaient, en les envoyant personnellement à la rencontre de Jésus et à avoir la révélation de sa personne.

Rappelons-nous les paroles de Jean Baptiste:

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

La réponse de Jésus

Jésus répond en citant le prophète Ésaïe (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1), mettant l’accent sur ce que les disciples de Jean, voient et entendent eux-mêmes :

« Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. »

Il ne s’agit pas de rumeurs ou de ouï-dire, mais ce sont des faits qu’ils ont vu eux-mêmes. Ce sont des faits concrets, montrant que les prophéties messianiques s’accomplissent. Jésus se présente comme le Messie annoncé, mais dans une forme inattendue, humble et miséricordieuse.

Matthieu 11:6 – Une douce réprimande

« Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! »

Ces paroles nous interpellent encore aujourd’hui. En effet, quand les circonstances nous déroutent, quand Dieu n’agit pas comme nous l’espérions, serons-nous pris de doutes ? Ou resterons-nous attachés à la vérité de ce que nous avons vu et entendu de Jésus à travers sa Parole ?

La question est toujours actuelle :

Ce passage nous ramène à la question essentielle :

Qui est Jésus ? Plus encore : Qui est Jésus pour moi ?

La réponse ne vient pas d’une théorie, mais d’une rencontre personnelle, avec celui dont les œuvres parlent d’elles-mêmes.

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2 – Jésus interroge : « Qu’êtes-vous donc allés voir? »

Matthieu 11:7-15

Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent?

Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits précieux sont dans les maisons des rois.

Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.

10 Car c’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi.

11 Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

13 Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean;

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Jésus interpelle la foule par une question répétée trois fois : « Qu’êtes-vous allés voir ? »
Par cette question insistante, il pousse la foule à réfléchir sérieusement au rôle de Jean-Baptiste, rôle annoncé par les prophètes. En reconnaissant qui est Jean, la foule est aussi conduite à se poser la question fondamentale : qui est Jésus ?

Jean est le dernier prophète de l’Ancien Testament. Avec lui, se clôt l’ère prophétique de l’ancienne alliance, et sa mort marque la transition vers le temps du Nouveau Testament. Il est véritablement la charnière entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

Jésus affirme que Jean est l’accomplissement de la prophétie de Malachie 3:1. Cela s’inscrit dans la volonté de Matthieu de convaincre ses lecteurs juifs que Jésus est bien le Messie attendu, annoncé tout au long de l’Ancien Testament. Sous différentes formes, il fait référence à des prophéties de l’Ancien Testament, et notamment en commençant par écrire en Matthieu 1:22 :« tout cela arriva afin que s’accomplit ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète… »

Verset 11 : une parole solennelle

Au verset 11, Jésus introduit son affirmation avec « Amen », qui est traduit souvent par « en vérité ».

אֱמוּנָה est la même racine que le mot emounah de Habakuk 2:4 traduit par foi.

Cette expression, utilisée fréquemment par Jésus, sert à souligner une déclaration importante. Elle signifie littéralement :

« C’est vrai, je vous le dis » — autrement dit : « Écoutez bien et prêtez attention ».

Nous pouvons aussi dire « amen » à une parole quand nous sommes d’accord avec celle-ci.

Jésus affirme ainsi que parmi les hommes, aucun n’est plus grand que Jean, mais que le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Cela souligne la grandeur de l’œuvre inaugurée par Jésus, qui dépasse même celle des prophètes précédents.

Avec Jean se termine l’Ancienne Alliance. Avec Jésus, il s’agit de la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie et Ézéchiel.

Jérémie 31:31-34 = annonce de la nouvelle alliance sans qu’il soit donné de détails

Ézéchiel 36:22-38 = les détails de la nouvelle alliance : une purification, un cœur et un esprit nouveaux

Verset 12 : les violents et le Royaume

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

Ce verset 12 fait l’objet de nombreuses discussions :

« Le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. »

Deux façons de comprendre ce verset :

  • Des hommes violents (religieux) tentent de détourner les personnes du Royaume en les empêchant d’y entrer.
  • C’est celui seul qui est prêt à se libérer de tout pour y entrer, qui a une foi déterminée ! C’est le prix de la consécration du chapitre 10.
    Dans la perspective spirituelle, la « violence » ici ne désigne pas l’agressivité charnelle, mais la détermination spirituelle. Elle parle d’une foi active, d’un engagement profond et total, d’un cœur résolu à saisir les promesses de Dieu.

Ce n’est pas par une foi tiède ou passive que l’on entre dans le Royaume, mais par une volonté ferme de suivre le Christ coûte que coûte. Il faut chercher à être à l’image de Christ, ce qui demande de la détermination.

Versets 13-14 : les Écritures et Jean comme Élie

Au verset 13, Jésus dit :

« Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean. »

Il fait ici référence aux deux premières grandes sections du canon hébraïque :

  • La Loi (la Torah : les cinq livres de Moïse),
  • Les Prophètes (de Josué à Malachie).

La troisième partie du canon juif, appelée les Écrits (ou Hagiographes), comprend des livres comme Job, Psaumes, Esther, etc …  Jésus souligne ici que l’ensemble de la révélation prophétique converge vers Jean, qui marque la fin d’une époque.

Matthieu 11:14

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

Cela renvoie à Malachie 4:5, où Dieu annonce l’envoi d’Élie avant le jour du jugement.

Malachie 4:5

Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Jean-Baptiste n’est pas la réincarnation d’Élie, mais il vient dans l’esprit et la puissance d’Élie (cf. Luc 1:17), accomplissant ainsi cette prophétie.

Matthieu 11:15 – est une invitation personnelle

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cette parole de Jésus est un appel à l’écoute spirituelle. Pour comprendre les vérités du Royaume, il faut ouvrir ses oreilles spirituelles à la voix du Saint-Esprit. Cela demande un engagement personnel, une attitude d’humilité pour se soumettre à la volonté de Dieu pour entendre et répondre à son appel.

La véritable différence entre un chrétien et un non-chrétien ne réside pas simplement dans une appartenance religieuse, mais dans cette ouverture du cœur. Le chrétien choisit d’obéir à la voix du Saint-Esprit, de se rendre disponible à sa direction, et de conformer sa vie à la Parole révélée.

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3 – Les enfants assis dans les places publiques

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

Une parabole brève, mais riche de sens

Notre paresse intellectuelle nous pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas l’explication explicite. Pourtant, elles méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir, quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles : ils ne dansent pas.
Les complaintes, en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance ; et là encore, l’indifférence domine : personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part de cette génération, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ces auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas dans le message, mais dans la disposition du cœur.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel — qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean — ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, ils refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques — ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

Cette expression fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon, dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne, Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

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4 – Jésus dénonce les indifférents.

Matthieu 11:20-24

20 Alors il se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties.

21 Malheur à toi, Chorazin! malheur à toi, Bethsaïda! car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre.

22 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.

23 Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.

24 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi. 

Ce passage est lourd de gravité, car il enseigne que ceux qui l’auront beaucoup entendu mais qui l’auront rejeté, seront jugés plus sévèrement que ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’entendre l’Évangile.
Jésus nous pousse à une profonde repentance, à une réponse personnelle et sérieuse à l’appel de Dieu.

Rappelons que la repentance, selon les Écritures, est bien plus qu’un simple remord. Elle implique un changement de mentalité qui conduit à un changement de comportement.
Comme le dit Paul dans 2 Corinthiens 7:8-11, la vraie repentance produit des fruits visibles : elle mène à un renouveau de vie, pas seulement à des émotions passagères.

2 Corinthiens 7:8-11

je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.

10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

11 Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire.

Le témoignage contre Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm

Jésus adresse un reproche sévère à trois villes : Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, où il avait accompli de nombreux miracles. Ces villes avaient reçu une grande lumière, mais elles n’ont pas répondu par la foi et la repentance.

  • Chorazin n’est mentionnée que deux fois dans tout le Nouveau Testament : ici, et dans Luc 10:13. Cela suggère que Jésus y a exercé une partie de son ministère, même si les Évangiles n’en donnent pas de détails.
  • Ce silence partiel montre que les Évangiles synoptiques ne sont pas des biographies complètes de Jésus, mais des témoignages, centrés sur la proclamation de la Bonne Nouvelle et l’enseignement du Royaume.
Le symbole du sac et de la cendre

Lorsque Jésus dit que Tyr et Sidon, voire Sodome, se seraient repenties « en prenant le sac et la cendre », il utilise une expression profondément enracinée dans la culture biblique.
Ce geste symbolise une attitude d’humiliation, de deuil, et de retour sincère vers Dieu.

Ce passage souligne que le problème des villes condamnées n’est pas un manque de preuves de la vérité de l’Évangile, mais un refus de se repentir, malgré les œuvres puissantes dont elles ont été témoins.

1. Origine et contexte biblique

L’expression de prendre le sac et la cendre, est tirée de pratiques culturelles anciennes, notamment en Israël et au Proche-Orient ancien, où les gens, en période de détresse ou de repentance, revêtaient un sac (vêtement grossier en poil de chèvre) et s’asseyaient dans la cendre ou s’en couvraient.

Quelques exemples clés dans l’Écriture :

Jonas 3:6 :

 La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre.

Job 42:6 :

C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre.
C’est là l’illustration d’une repentance personnelle, profonde, celle de Job.

Daniel 9:3 :

 Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant, en prenant le sac et la cendre.

2. autre signification
  • Le sac et la cendre sont des symboles extérieurs d’un cœur brisé et contrit, que Dieu ne méprise pas (cf. Psaume 51:19).
  • Ces gestes n’ont pas de pouvoir en eux-mêmes. Ce qui compte, c’est la disposition intérieure du cœur (cf. Joël 2:13 : « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements »).
  • Ils représentent une attitude de dépendance totale envers Dieu, marquée par la reconnaissance du péché et le désir de restauration.
  • Ceci appelle chaque croyant à une repentance authentique, visible par une vie transformée.
  • Dans les temps de crise, personnels ou collectifs, elle incite à chercher Dieu avec humilité et ferveur.

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5 – La relation personnelle du disciple avec son Seigneur.

Matthieu 11:25-27 – La révélation souveraine du Père par le Fils

25 En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.

26 Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

« Seigneur du ciel et de la terre » du verset 25

Cette expression souligne que Dieu est le Créateur souverain de toutes choses, aussi bien dans le ciel que sur la terre. Elle fait référence à la création physique et cosmique.

Jésus en tant que Fils, participe pleinement à cette œuvre créatrice, comme le confirment plusieurs textes du Nouveau Testament :

  • Jean 1:3,10 : « Tout a été fait par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui. »
1 Corinthiens 8:6

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

  • Colossiens 1:16 ; Hébreux 1:2 ; 2:10 : témoignent également de la médiation de Christ dans la création.
Les « enfants » au verset 25

Les « enfants » désignent ici les nouveaux croyants, humbles de cœur. Ce sont ceux qui reçoivent la révélation divine avec simplicité et foi.
Ils sont opposés aux sages et intelligents – c’est-à-dire aux religieux orgueilleux ou aux érudits qui se ferment à la révélation parce qu’ils s’appuient sur leur propre savoir.

Cela rejoint Ésaïe 50:5

Le Seigneur, l’Éternel, m’a ouvert l’oreille, Et je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière.

Il faut une oreille spirituelle ouverte pour accueillir le message du Royaume.

Matthieu 11:27

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

« Toutes choses m’ont été données par mon Père » verset 27

Cette déclaration est extraordinairement forte. Jésus affirme ici qu’il a reçu toute autorité du Père, autorité sur la révélation, sur le salut, et sur toutes choses.

Jésus n’est donc pas simplement un grand enseignant ou un génie religieux, mais le Fils de Dieu incarné.

C.S. Lewis (auteur de Narnia) dans son livre « Mere christianity » soulève le trilemme suivant:

Il est soit le Fils de Dieu, soit un fou, soit un imposteur et menteur et il n’y a pas d’alternative intermédiaire. Il n’est pas possible qu’il soit fou compte tenu de la sagesse qu’il a utilisé dans ses paroles et ce qu’il a fait. Par ailleurs, un imposteur n’aurait jamais été jusqu’au bout des souffrances qui lui ont été infligées, jusqu’à souffrir le supplice de la croix. Ainsi, si Jésus n’est pas un imposteur, s’il n’est pas fou, la seule possibilité qu’il reste est qu’il est Dieu.

Cela rejoint l’enseignement de 1 Corinthiens 15:12-19, où Paul affirme que si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine, et le christianisme est une illusion.

Il faut donc se positionner : ou bien le Nouveau Testament dit vrai, ou bien le christianisme est un mensonge.

Cette même affirmation d’autorité revient dans Matthieu 28:18 :

« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. »

« Celui à qui le Fils veut le révéler » verset 27

Il ne s’agit pas ici d’une sélection arbitraire de Jésus, mais d’une réponse volontaire de la personne à la révélation du Christ.

Celui qui reconnaît Jésus comme le Fils de Dieu reçoit, par lui, la révélation du Père.

Jésus est le seul chemin par lequel on peut connaître Dieu :

  1. Il est le seul à révéler le Père :
    • Jean 1:18 – « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique… l’a fait connaître. »
    • Jean 3:11 – « Nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu. »
  2. Il est le chemin qui mène au Père :
    • Jean 14:6 – « Nul ne vient au Père que par moi. »
    • Actes 4:12 – « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom… par lequel nous devions être sauvés. »
    • 1 Timothée 2:5 – « Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ. »
Matthieu 11:28-30 – Le repos en Christ

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Venez à moi est un appel personnel à suivre Jésus en ayant une relation personnelle avec lui. Il ne s’agit pas d’une doctrine.

Ces versets sont uniques à l’Évangile de Matthieu et représentent un sommet d’appel spirituel à la fois intime et profond. Ils condensent deux doctrines fondamentales de la vie chrétienne.

Le verset 28 reflète la doctrine de la justification. (je vous donnerai du repos, c’est Jésus qui nous justifie et notre âme trouve le repos car elle a été pardonnée)

Le verset 29 affirme la doctrine de la sanctification progressive que nous retrouvons en 2 Corinthiens 3:18. (vous trouverez du repos, la finalité est le repos éternel)

Le verset 29 est à comparer en opposition avec:

Actes 15:10

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ?

La Nouvelle Alliance avec Jésus a elle aussi des exigences tout comme l’Ancienne Alliance. Dieu veut toujours un peuple juste qui reflète le caractère de Christ :

1. la repentance

2. la foi

3. l’obéissance

4. la persévérance

Nous sommes appelés à être semblables à l’image de son Fils, Jésus.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

‘Recevez mes instructions’ : Jésus s’adresse à ses disciples et comme eux, nous sommes à l’écoute de ses instructions afin d’agir.

‘Je suis doux et humble de cœur’ : Jésus nous a montré l’exemple. L’humilité et la douceur devinrent les mots-clés du nouveau royaume de Dieu. C’est à cette attitude d’humilité et de douceur que le chrétien se fera reconnaître.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

L’exemple de Jean baptiste montre que même les plus grands serviteurs peuvent douter. La foi n’exclut pas les moments de doute. Ce n’est pas le doute qui condamne, mais ce que nous en faisons.

La parabole des enfants montre qu’un cœur endurci rejette toute forme de vérité. La disposition du cœur change tout. Un cœur endurci tiendra même des propos contradictoires pour ne pas croire.

La connaissance de Dieu ne dépend pas de l’intellect, mais de l’humilité du cœur. La véritable sagesse est une grâce, un don de Dieu.

Jésus ne propose pas une religion pesante, mais une relation qui restaure. Son joug est « doux » et son fardeau « léger », car il est porté avec lui, dans l’amour et la grâce.

Matthieu 11 dévoile un double mouvement :

  • D’une part, un rejet progressif de Jésus par ceux qui refusent d’ouvrir leur cœur.
  • D’autre part, un dévoilement du Royaume à ceux qui, comme Jean, doutent mais qui cherchent, ou comme les petits, acceptent avec foi.
Applications actuelles

Examinons notre cœur : sommes-nous comme les enfants capricieux ou comme les petits auxquels Dieu se révèle ?

Ne laissons pas le doute nous éloigner de Jésus ; laissons-le nous conduire à chercher des réponses fondées.

Marchons dans l’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles.

Acceptons le joug de Christ : non comme une charge, mais comme un chemin de repos.

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Comment comprendre La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26

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La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26 confronte chaque homme à l’urgence de la réconciliation avec Dieu avant le jugement. En quelques versets, Jésus nous appelle à agir pendant qu’il en est encore temps. Comprendre cette parabole éclaire sur la responsabilité personnelle et spirituelle de chacun face aux conflits non résolus.

La parabole parabole de l’adversaire

1 – L’enseignement

Matthieu 5:25-26

25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’inscrit dans le discours sur la montagne. Il s’adresse donc à toute une foule venue écouter Jésus, et notamment à ses disciples.

Jésus corrige la compréhension du sixième commandement : Tu ne tueras point. Nous pourrions dire qu’il durcit le commandement pour répondre à l’exigence de la loi d’amour. Les autorités religieuses s’en tenaient à la lettre de la loi. Jésus apporte quant à Lui, l’esprit de la loi.

3-  Le contexte :

Matthieu 5:21-24

21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.

Les versets 21 et 22 traitent de l’interprétation de la loi et s’inscrit dans l’enseignement de Jésus sur la justice. Jésus ne traite pas le mal. Le mal est fait, la personne est tuée. Il laisse le problème aux juges. Il veut traiter le problème en amont avant que celui-ci n’arrive. C’est la cause qu’il faut traiter !

Il ne s’arrête pas aux seuls actes extérieurs de transgression. Il va jusqu’à la racine des causes de ces transgressions extérieures, à savoir les attitudes coupables du cœur qui sont à l’origine des actes coupables !

Nous avons ici un des thèmes principaux de la Bible.

Jérémie 17:9

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Matthieu 12:34

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

C’est pourquoi avec la nouvelle alliance, Dieu veut changer les cœurs.

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Nous savons tous que nous ne pouvons pas traiter les conséquences d’un problème mais que nous pouvons traiter ses causes. Il faut travailler à la racine du mal. Les paroles amères qu’une personne prononce, ne sont qu’une expression de la colère, de la haine et de l’amertume dans son cœur ! L’acte extérieur qu’est le crime prend toujours sa source dans l’attitude coupable du cœur. L’homme considère généralement le problème superficiel. Dieu, quant à Lui, s’intéresse toujours à la cause profonde et il veut que nous fassions de même. Rappelons-nous de :

Jacques 1:18-19

19 Sachez -le, mes frères bien-aimés. Ainsi que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère:

20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.

4-  Explication de la parabole

Les insultes (insensé, idiot…) expriment la colère, la haine qu’une personne nourrit dans son cœur envers une autre personne. Il faut dire stop avant que cela aille plus loin, puis travailler dans le contrôle de soi pour ne plus exprimer sa colère, et pour vider le cœur de toute colère.

Traiter son frère de « Raca » doit être considéré comme un signal nous avertissant de l’état de notre cœur. Si nous n’y prenons pas garde, cela peut nous conduire au meurtre.

En même temps que Jésus nous parle de la justice humaine, il fait aussi une allusion au jugement éternel, à Dieu qui est le juste juge, puisqu’il fait référence aux versets 23 et 24 de l’offrande à l’autel. Cela veut dire qu’au moment où nous venons devant Dieu (Jésus nous dit qu’avant de venir devant l’autel) si nous avons fait du tort à quelqu’un, nous devons régler le problème tout de suite !

Toute personne avec qui nous avons un différend devient notre adversaire. Le Seigneur nous demande de nous réconcilier avec lui avant qu’il ne devienne dans notre cœur un ennemi, voire un ennemi à abattre. C’est pendant que nous sommes vivants (pendant que tu es en chemin avec lui,) que nous devons régler les différends pour que cela ne nous soit pas reproché au jour du jugement.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Nous ne devons pas différer une réconciliation. Comme il est écrit en :

Éphésiens 4:26-27

26 Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère,

27 et ne donnez pas accès au diable.

Nous avons tous un travail personnel à faire, et nul autre ne peut le faire à notre place.

La racine du mal se trouve dans le cœur de l’être humain. C’est dans le cœur de l’être humain que la haine et l’indifférence doivent être remplacées par l’amour, et que l’hypocrisie et l’égoïsme doivent laisser place à la sincérité.

Il faut demander au Seigneur de changer notre cœur de pierre en cœur de chair, d’avoir un cœur aimant pour tous les autres. C’est un travail que nous ne pouvons pas faire seul. C’est un travail que le Saint-Esprit ne peut pas faire seul. C’est un travail qui se fait en collaboration entre nous et le Saint Esprit. Notre cœur doit être animé par le fruit de l’Esprit.

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Matthieu chapitre 10 : la consécration du disciple a un prix

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Matthieu chapitre 10 met en lumière l’appel de Jésus à ses disciples, les instructions précises qu’ils reçoivent pour la mission, les oppositions annoncées et le prix de l’engagement car suivre Jésus exige courage, foi et fidélité.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 11

Matthieu chapitre 10 – Étude biblique

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1 – La mission des douze apôtres. Comparé à Marc 6:7-13 ; Luc 9:1-6)

Matthieu 10:1-4

1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ;

Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;

Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.

Les disciples nouvellement choisis sont envoyés en mission, ce qui était annoncé en :

Matthieu 9:37:38

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Le message de Jésus aux douze apôtres, est subdivisé en trois parties marquées par l’expression récurrente: ‘‘Je vous le dis en vérité,’’ Matthieu 10:15, 23, 42

Cette mission n’est pas de la propre initiative des disciples. Elle découle d’un appel clair et divin. Marc précise en Marc 6:7 que Jésus les a envoyé deux à deux. Luc 9:1-2 ajoute qu’ils devaient annoncer le royaume de Dieu.

Ces disciples ne sont pas des spectateurs de l’Évangile. Ils en sont les porteurs, les témoins vivants, chargés d’une mission urgente.

Après avoir délivré un démoniaque, Jésus donne à ses disciples ce même pouvoir de chasser les démons, les miracles étant un moyen de confirmer la bonne nouvelle de l’Évangile.

Pour rappel le terme apôtre dérive du terme grec « apostello » qui veut dire envoyer.

Application personnelle :

Dieu t’appelle aussi à porter du fruit. Pour cela, il faut lui obéir. L’obéissance précède la puissance spirituelle.

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2 – Les instructions avant l’envoi en mission

Matthieu 10:5-15

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures ;

10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton ; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

12 En entrant dans la maison, saluez-la ;

13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

15 Je vous le dis en vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Matthieu 10:5 

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

Ce commandement s’aligne parfaitement avec Actes 1:8, où Jésus annonce une stratégie missionnaire progressive :

Actes 1:8

Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Jésus commence par envoyer les Douze vers les brebis perdues d’Israël (verset 6). L’Évangile devait d’abord toucher le peuple élu, préparé par les Écritures et la culture religieuse, à reconnaître le Messie.
La progression est claire et intentionnelle. Rien n’est improvisé. Dès le début, Dieu établit un plan structuré pour la diffusion de l’Évangile.

Une puissance gratuite pour un service confiant :

Matthieu 10:8 

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Ce verset n’est pas un argument contre le soutien financier des missionnaires. Il rappelle plutôt une attitude de foi et de générosité. Les disciples doivent compter sur Dieu, non sur eux-mêmes et sur les hommes, pour leur subsistance. De plus, cela peut concerner spécifiquement ce qui précède dans le verset : ne pas chercher à tirer un profit d’une personne que vous avez guérie.

Dieu promet de pourvoir à trois niveaux :

  1. Sa puissance – pour accomplir la mission.
  2. Ses provisions – pour les besoins matériels.
  3. Sa grâce pour atteindre les objectifs qu’Il fixe.
  4. Beaucoup sortent ce passage de son contexte pour exiger que tout soit gratuit dans l’Église. Ce faux esprit de « spiritualité » cache souvent des abus entre chrétiens, qui attendent des services ou des biens sans contrepartie.
  5. Mais le vrai message, c’est : aie une foi totale dans la fidélité de Dieu. Paul rappelle cela en:
Philippiens 4:19

19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.

Cette confiance en Dieu, est le prolongement direct de l’enseignement de Jésus en Matthieu 6:25-34, dans lequel Il appelle à ne pas s’inquiéter du lendemain.

Rappel : les chapitres 8 et 9 sont la mise ne pratique de l’enseignement du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7.

Le maître prend soin de ses ouvriers:

Matthieu 10:9-10

Ne prenez ni or ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;

10ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

Ce principe est déjà inscrit en:

Deutéronome 25:4

Tu n’emmuselleras point le bœuf, quand il foulera le grain.

Paul cite ce verset en 1 Corinthiens 9:9 et 1 Timothée 5:18, pour montrer que ceux qui servent l’Évangile doivent vivre de l’Évangile, Dieu prenant soin de ses ouvriers.

3 – Discernement et paix dans la mission – Matthieu 1011-13

Nous voyons que la mission requiert discernement, prudence et paix.

Ainsi au verset 11

 11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

Jésus enseigne ici le discernement. Il ne s’agit pas de chercher le confort, mais de rester là où le cœur est ouvert à l’Évangile. Changer de maison pour améliorer son confort serait mal perçu.

La personne digne n’est pas parfaite, mais elle montre une disposition à accueillir le message et à soutenir l’envoyé de Dieu.

Le rejet de l’Évangile et ses conséquences – Matthieu 10:14-15

Matthieu 10:14 :

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Ce geste symbolique vient de la tradition juive. Il marque une rupture nette et un rejet clair. Les Juifs secouaient la poussière de leurs pieds en quittant un territoire païen pour exprimer qu’ils ne voulaient rien emporter de ce lieu impur.

On retrouve cela en :

Actes 13:51

51 Paul et Barnabas secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds, et allèrent à Icone,

Quand une personne rejette l’amour de Dieu (sa Parole), cette personne tombe sous le jugement.

Le jugement annoncé au verset 15 est sévère.

Et encore en Actes 18:6, face au rejet obstiné de certains Juifs.

Rejeter l’Évangile, c’est rejeter l’amour de Dieu, et cela expose à un jugement inévitable.

Matthieu 10:15

15 Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de [c]Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Le jugement annoncé ici est sévère. Pourquoi ? Parce que plus grande est la lumière reçue, plus grande est la responsabilité de celui qu’il l’a reçue. Refuser le message du Christ, c’est refuser le salut.

Application personnelle

La mission confiée aux Douze doit nous inspirer aujourd’hui encore. Elle exige :

  • Une foi totale en Dieu, pour la puissance et les ressources.
  • Un discernement spirituel, pour choisir où et comment agir.
  • Une attitude de paix, sans chercher son avantage personnel.
  • Une fermeté face au rejet de l’Évangile.

Dieu appelle chacun de nous à collaborer avec Lui, à faire confiance à sa provision, et à porter fidèlement le message du Royaume.

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3 – l’Évangile du royaume doit-être proclamé

Matthieu 10:16-23

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

17 Mettez-vous en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18  vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

19 Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même;

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

La brebis au milieu des loups – Matthieu 10:16

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Jésus utilise l’image de la brebis pour souligner ses trois traits de caractère : sa vulnérabilité, sa douceur et son obéissance. La brebis n’a ni défense naturelle ni agressivité.
Ainsi doit être l’attitude du messager de l’Évangile. Il doit être humble, paisible, et dépendant de son Berger.

L’Évangile ne se proclame pas avec violence ou arrogance, mais avec douceur et clarté. Ce sont les cœurs bien disposés qui répondront à l’appel de Dieu.

Mais qui sont les loups ?
Ce sont les persécuteurs : autorités religieuses ou civiles, païens hostiles, et tous ceux qui rejettent Jésus. Le monde ne reste jamais neutre face au Christ.

Prudence et pureté : une double posture Matthieu 10:16

Jésus appelle ses disciples à deux attitudes complémentaires :

  • La prudence du serpent : Ainsi, il faut faire preuve de discernement, savoir quand parler, quand se taire, et comment agir avec sagesse.
  • La simplicité de la colombe : Il faut rester sincère, sans duplicité, avec un cœur pur et des intentions droites.

Cette double posture protège le chrétien contre les pièges de l’ennemi, tout en gardant un témoignage fidèle.

La persécution annoncée – Matthieu 10:17-18

17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

Les tribunaux évoqués dans ce texte sont ceux des synagogues. Ces lieux, au-delà de l’enseignement et de la prière, servaient aussi de centres communautaires où l’on réglait des litiges religieux et civils mineurs.

Jésus n’idéalise pas la mission : il annonce clairement l’opposition. Les disciples seront maltraités, arrêtés et traînés devant les autorités, mais cela servira un but plus grand.

Le verset 18 anticipe la portée mondiale de l’Évangile, en lien direct avec Actes 1:8 :

Le Saint-Esprit parle en eux – Matthieu 10:20

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Jésus rassure ses disciples en leur disant qu’ils ne seront jamais seuls. Le Saint-Esprit les inspirera au moment opportun.
Ici, Matthieu parle de l’Esprit du Père. Après la résurrection, le Nouveau Testament parlera aussi de l’Esprit du Fils. Il s’agit toujours de l’Esprit de Dieu, à la fois celui du Père et du Fils, pleinement uni dans la Trinité.

La division au sein des familles – Matthieu 10:21-22

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

La persécution ne viendra pas seulement de l’extérieur. Elle surgira parfois au sein même des familles. C’est une réalité douloureuse mais prévisible.
Rester fidèle à Jésus exigera persévérance, loyauté et courage.

« Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »

La persévérance n’est pas optionnelle. Elle fait partie intégrante de la vie chrétienne.

Fuir n’est pas trahir – Matthieu 10:23

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

Fuir n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent une stratégie de sagesse. Jésus n’appelle pas à la confrontation systématique. Il demande de la sagesse et de l’humilité pour éviter les conflits inutiles et préserver l’Évangile.

Dieu n’honore pas l’orgueil déguisé en zèle. Il cherche des serviteurs obéissants, fidèles et stratégiques.

Application personnelle

Nous sommes appelés, nous  aussi, à annoncer l’Évangile dans un monde hostile. Jésus ne promet pas un chemin facile, mais il garantit sa présence, sa sagesse, et son Esprit.

Voici trois attitudes essentielles à cultiver :

  • La prudence du serpent : réfléchir avant d’agir, user de discernement.
  • La simplicité de la colombe : rester vrai, humble, et pur dans nos intentions.
  • La persévérance du disciple : avancer, même dans l’opposition.

La mission continue, et le Maître est avec nous jusqu’à la fin.

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4 – Le prix de la consécration du disciple :

Matthieu 10:24-33

24 Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur.

25 Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison!

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Matthieu 10:24-25

Jésus montre ici une réalité simple et percutante : ses disciples ne doivent pas s’attendre à un meilleur traitement que celui qu’il a reçu lui-même. Il y a ici un jeu de mots significatif autour de l’expression « maître de la maison ». Le terme « Béelzébul » est un mot composé.

  • « Beel » vient de Baal, qui signifie seigneur ou maître.
  • Selon les interprétations, Béelzébul peut vouloir dire : seigneur de la maison, seigneur des mouches, ou même seigneur du fumier.

Ce jeu de mots ironique souligne le mépris des adversaires de Jésus. Ils traitent le véritable Maître de la maison comme un démon. C’est exactement ce que les pharisiens ont dit en:

Matthieu 9:34

34 Mais les pharisiens dirent:  C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Si Jésus a été diffamé de cette manière, ses disciples peuvent s’attendre au même traitement, et ils ne doivent pas en être surpris.

Matthieu 10:26-27

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

Ici, Jésus encourage ses disciples à ne pas se laisser intimider.

  • Ne les craignez pas signifie aussi : n’y prenez pas garde, n’en soyez pas troublés.
  • Ce qui est maintenant caché, les motivations profondes, les vérités spirituelles, sera bientôt révélé.
  • Ce que Jésus enseigne en privé, les disciples doivent le proclamer publiquement.

À l’époque, les toits plats des maisons servaient de lieux de vie, de repos et de communication. Crier un message depuis un toit signifiait le rendre public au maximum. L’Évangile n’est pas destiné à rester secret, mais à être annoncé sans peur.

Matthieu 10:28

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

Le contraste est net. Jésus nous appelle à replacer nos priorités :

  • Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps (les hommes).
  • Craignez plutôt Dieu, qui seul peut juger l’âme pour l’éternité.

Le mot « géhenne » fait ici référence à la vallée de Hinnom, située au sud de Jérusalem.

  • Cette vallée a été un lieu de cultes idolâtres horribles, notamment à celui de Moloch, où des enfants étaient sacrifiés par le feu.
  • Plus tard, les Juifs ont fait de ce lieu une décharge publique, où les ordures brûlaient constamment.
  • La géhenne est ainsi devenue une image parlante du jugement éternel avec l’enfer.
Matthieu 10:29-31

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

Ces versets révèlent la tendresse et la souveraineté de Dieu.

  • Dieu connaît chaque détail de notre vie.
  • Même ce qui semble insignifiant (comme un moineau ou un cheveu) a de la valeur à ses yeux.
  • À plus forte raison, vous avez de la valeur pour lui. Ne craignez rien : votre vie est entre les mains de votre Père.
Matthieu 10:32-33

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Jésus demande une foi publique, assumée, courageuse.

  • Le suivre ne peut pas rester privé.
  • Ceux qui confessent Christ sans honte, recevront sa reconnaissance dans l’éternité.
  • Mais ceux qui le renient par peur ou par compromis, s’exposent à un rejet de Dieu lui-même.

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5 – Suivre Jésus : un choix radical aux conséquences profondes

Matthieu 10:34-42

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Jésus, source de division – Matthieu 10:34

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Les Juifs attendaient un Messie triomphant, imposant la paix par la force, un ordre militaire en faveur d’Israël. Cependant, Jésus n’est pas venu avec une épée terrestre.L’épée ici est symbolique et elle représente la division que provoque son message. Il n’est pas possible de rester neutre face à lui. Soit on choisit de le suivre ou soit on le rejette (cf. Jean 3:18). Ce choix divise, et parfois jusqu’au cœur des familles.

Jean 3:18

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Jésus est au-dessus de tout attachement (versets 35-36)

Matthieu 10:35-66

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

Jésus cite le verset de:

Michée 7:6

Car le fils outrage le père, La fille se soulève contre sa mère, La belle-fille contre sa belle-mère; Chacun a pour ennemis les gens de sa maison..

 Le parallèle de Luc 14:26 comporte l’idiome hébreu de comparaison ‘’haïr son père’’

Luc 14:26

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

Ce langage choquant est un idiome hébraïque. Il signifie simplement qu’il faut préférer Christ à tout autre. Il ne s’agit pas de haïr littéralement, mais de placer l’amour pour Jésus au-dessus de tout.

Suivre Jésus exige tout – Matthieu 10:37-39

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

L’engagement envers Jésus ne tolère aucune concurrence. Il appelle à un amour exclusif et à une obéissance totale. C’est l’image forte que donne :

Luc 9:62 :

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Porter sa croix, c’est assumer le rejet, la souffrance, et la perte, par fidélité à Jésus. Avant même sa crucifixion, le Seigneur annonce que le disciple devra suivre la même voie que lui.

Accueillir les envoyés de Jésus – Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Recevoir un disciple revient à recevoir Jésus lui-même, et donc le Père. Le disciple agit en ambassadeur du Christ. Cette dignité confère une grande responsabilité à celui qui l’accueille.

« Celui qui reçoit un prophète… recevra une récompense de prophète. »

Jésus semble se désigner ici lui-même comme le Prophète annoncé en Deutéronome 18:15 et comme le Juste en Actes 7:52

Actes 7:52

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Chaque geste d’hospitalité envers un disciple du Christ, et ce même un simple verre d’eau (v. 42), sera récompensé.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

Suivre Jésus n’est pas un choix confortable. Il s’agit d’un engagement radical qui peut coûter cher : relations, réputation, confort…et même sa vie, mais il vaut tout.

Jésus ne cherche pas des admirateurs. Il appelle des disciples prêts à tout lui donner.

Posez-nous ces questions :

  • Est-ce que je place Jésus au-dessus de tout et de tous ?
  • Suis-je prêt à perdre pour gagner ?
  • Est-ce que ma vie reflète la fidélité, l’obéissance et l’abandon total à Jésus ?

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Parabole de l’époux, drap neuf et des outres neuves

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Dans cette triple parabole (Matthieu 9:14-17), Jésus illustre la nouveauté de son enseignement par rapport au judaïsme en prenant l’image de l’époux, d’un drap neuf et des outres neuves. Il ne s’agit pas ici d’un simple ajustement par rapport au judaïsme, mais d’une transformation radicale de pensée. Les images données révèlent l’incompatibilité entre l’ancien système religieux et la grâce du Royaume.

Les paraboles de Matthieu 9:14-17

1 – L’enseignement

Matthieu 9:14-17

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

Jésus sur un même thème utilise trois paraboles pour illustrer sa réponse.

L’époux et ses amis dans le temps des fiançailles

Le drap neuf sur un habit déchiré

Le vin nouveau mis dans de vieilles outres.

Ces trois paraboles ne sont pas parallèles mais complémentaires.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond aux disciples de Jean venu l’interroger sur la question du jeûne. Cependant ce qu’il dit, s’adresse tout autant aux pharisiens présents qu’à ses disciples.

3-  Le contexte :

Matthieu 9:9-14

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ?

Ces paraboles sont rapportées immédiatement après l’appel fait par Jésus à Matthieu de le suivre, dans les trois évangiles synoptiques.

Ici, Jésus festoyait avec ses disciples alors que les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, ce qui explique le pourquoi de la parabole de l’époux.

4-  Explication de la parabole

La Bible compare souvent la relation de Dieu avec son peuple à un lien qui unit le marié et son épouse. Dans le Nouveau Testament, ceci est encore plus explicite pour ce qui est de Jésus et de son Église. La présence de Jésus sur terre peut être comprise comme un temps de fiançailles avant les noces de l’Agneau dont il est question dans la parabole du festin des noces et dans la parabole des dix vierges de Matthieu 22 et 25 )

Les paraboles du drap neuf et des outres neuves qui suivent vont renforcer le message central de Jésus, a savoir que l’Ancienne Alliance ne peut pas cohabiter avec la Nouvelle Alliance. Les principes de l’Ancien Testament ne sont en effet pas compatibles avec ceux du Nouveau Testament. Ainsi, il n’est pas possible de vivre sous la grâce en s’appuyant sur un système fondé sur la Loi. L’apôtre Paul résume cela clairement en :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Vouloir mêler l’ancien au nouveau va provoquer des tiraillements spirituels et doctrinaux. Paul exhorte donc les croyants à ne pas revenir aux anciennes traditions. Dans Galates 4:21-31, il illustre parfaitement ce conflit avec l’allégorie des deux enfants dont l’un est né de l’esclave, et l’autre de la femme libre. Et il va conclure en :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Luc souligne un autre obstacle dans l’accueil de l’Évangile :

Luc 5:39

39 Et personne, après avoir bu du vin vieux, ne veut du nouveau, car il dit : Le vieux est bon.

Ce verset désigne les religieux qui s’accrochent à leurs traditions humaines. Ainsi, certains chrétiens marqués par des coutumes héritées de leurs pères et des interprétations erronées élevées en dogmes, peinent à recevoir la simplicité du véritable Évangile.

En effet, dans des systèmes religieux dévoyés, des écrits humains reçoivent plus d’autorité que la Bible. Ainsi, les traditions prennent le pas sur la Parole de Dieu qui est reléguée au second plan. Celle-ci n’est plus alors qu’un vernis servant à se réclamer du christianisme, mais sans en vivre la substance.

Ces croyants mettent en avant une religion d’apparence et de rituels, au détriment d’une transformation intérieure réelle. Or, l’Évangile appelle à un changement radical du cœur à une mort à soi-même, souvent douloureuse, mais nécessaire. Le Royaume que Christ a inauguré repose sur la grâce, la liberté, la restauration, et la joie du salut. Il s’agit d’une vie nouvelle, d’une vie profondément transformée, voulue et rendue possible par le Seigneur lui-même.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Jésus jeûnait peut-être plus que tout autre ce qui veut dire qu’il n’était pas contre le jeûne. Cependant le jeûne ne doit pas être ostentatoire.

Matthieu 6:16-18

16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,

18 afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

La vie chrétienne est avant tout une vie intérieure et une relation avec Dieu le Père et Jésus-Christ.

Si le chrétien jeûne, ce n’est pas par contrainte et dans le respect de règles, mais c’est un acte volontaire d’amour envers notre Seigneur.  Ce jeûne doit être en cohérence avec notre vie de tous les jours empreint d’amour et de bienveillance pour les autres. Il doit se pratiquer avec un cœur repentant.

Le véritable jeûne qui plait à Dieu n’est pas de se priver de nourriture mais de rejeter la méchanceté.

Ésaïe 58:3-13

Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug;

Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.

Zacharie 7:4-10

Ainsi parlait l’Éternel des armées: Rendez véritablement la justice, Et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de la miséricorde.

10 N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, Et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans vos cœurs.

Le jeûne est accompagné de la prière dans les cas particuliers de délivrance selon:

Matthieu 17:21

21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.

Le jeûne n’est pas une obligation mais un libre choix pour le chrétien. Il appartient au domaine privé de la personne.

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Matthieu chapitre 9 : Le pardon et les miracles de Jésus

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Matthieu chapitre 9 révèle la puissance de Jésus à travers des actes de pardon et de guérison. Ce texte montre comment Jésus-Christ répond à la foi par des actions concrètes. Il manifeste son autorité non seulement sur la maladie, mais aussi sur le péché.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 10

Matthieu chapitre 9 – Étude biblique

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1 – Jésus pardonne au paralytique ses péchés, puis le guérit

Matthieu 9:1-8

1 Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville.

Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.

Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux: Cet homme blasphème.

Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs?

Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?

Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.

Et il se leva, et s’en alla dans sa maison.

Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.

Les Évangiles de Marc et de Luc rapportent cet épisode avec davantage de détails que Matthieu. Chaque évangéliste met en avant certains aspects en fonction du message qu’il souhaite transmettre à ses lecteurs. Il ne faut pas oublier que les évangélistes ne sont pas des historiens au sens moderne du terme. Leur objectif n’était pas de livrer un récit chronologique exhaustif, mais de proclamer un message fondé sur la vie de Jésus. Ce message varie selon leur intention et le public qu’ils cherchent à atteindre.

La maladie et le péché

Ce chapitre commence avec Jésus guérissant un homme paralysé. Les Juifs associaient souvent le péché et la maladie (cf. Jean 5:14; 9:2).

Jean 5:14

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

et en Jean 9:2

Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?

Dans ce chapitre 9 de Matthieu, se trouve illustrée la foi agissante et l’intercession audacieuse et persévérante des amis du paralytique qui le portent.

Avant même de le faire marcher, Jésus lui déclare : « Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Cette déclaration choque les scribes parce que là Jésus va affirmer son autorité divine en ajoutant : « Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés… »

Jésus démontre ainsi qu’Il peut non seulement guérir, mais aussi pardonner les péchés. Cette vérité est essentielle pour nous aujourd’hui, comme pour les croyants de tous les temps. Par cette guérison, Jésus confirme la puissance de ses paroles à la fois sur le plan spirituel et sur le plan physique. Il a le pouvoir, c’est-à-dire le droit, la puissance et l’autorité, d’agir. Cela témoigne aussi de sa messianité.

Au verset de Matthieu 9:5

Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?

Nous pouvons toujours parler, mais avons-nous la puissance nécessaire pour que nos paroles se traduisent en actes ? Jésus démontre que ses paroles ne sont pas de simples paroles en l’air.

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2 – L’appel de Matthieu et la grâce envers les pécheurs

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Matthieu portait aussi le nom de Lévi. Ceci s’explique par le fait que les Juifs avaient souvent deux noms, un nom Juif et un nom Grec, qui leur étaient généralement donnés à la naissance. Le fait qu’il soit collecteur d’impôt montre qu’il était un lettré connaissant plusieurs langues, le latin, grec, l’hébreu, et l’araméen lui permettant de dialoguer avec ses différents interlocuteurs. Son salaire de collecteur d’impôt était constitué des recettes supplémentaires perçues par lui sur les contribuables, d’où son impopularité et ce qui explique l’attitude de Zachée de Luc 19, lui-même collecteur d’impôts.

L’obéissance parfaite de Matthieu contraste avec les postulants disciples du chapitre 8. Nous pouvons penser que Matthieu avait déjà entendu les enseignements de Jésus à défaut de l’avoir personnellement rencontré pour laisser tout immédiatement et partir avec lui. Il était au moins informé de sa notoriété.

Luc et Marc précise que la maison dans laquelle avait lieu le repas, était celle de Matthieu. S’agissant de lui, Matthieu en écrivant son Évangile, ne fait aucune mention de ce détail sans intérêt à ses yeux. Il relate simplement cet évènement pour rapporter l’enseignement de Jésus sur le besoin de tout homme d’avoir un sauveur.

D’une manière générale, Jésus répond à toute invitation qu’on lui adresse. Ce qui est confirmé en:

Apocalypse 3:20

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Matthieu ici offre un repas pour marquer son changement de vie, suite à sa décision de suivre Jésus. (cf. Zachée en Luc 19) Par le fait que des gens de mauvaise vie se mettent à table avec Jésus, Matthieu montre que Jésus ne fait pas de différence entre les uns et les autres.

Les pharisiens interpellent les disciples et non directement Jésus. À l’époque toute personne pouvait venir dans une maison sans y être invitée, simplement pour écouter et participer aux conversations tout en étant en dehors de la table.

La réponse de Jésus aux pharisiens des versets 12 et 13:

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

Ce verset s’interprète en : seul celui qui a conscience d’être pécheur cherchera un sauveur. Le jour où un pharisien aura conscience d’être pécheur et non juste, il se tournera vers celui qui sauve. Il est en de même pour tout homme. La difficulté avec le péché est sa prise de conscience. Il est comme le cancer, où la personne malade au moins d’en un premier temps, n’en a pas conscience. Il faut que se révèle des symptômes, un malaise pour réaliser son état de malade. Il en est ainsi pour le pécheur.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Jésus va répondre aux pharisiens en mettant en cause leur attitude par la citation de :

Osée 6:6

Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

‘’Allez, et apprenez ce que signifie ‘’ était un idiome utilisé par les rabbins pour inviter leurs disciples à étudier tel sujet. Ici, nous revenons toujours à un thème central de la Bible qui est : l’attitude intérieure du cœur et non l’apparence d’actes vides de sens.

Luc dans un texte parallèle ajoute en:

 Luc 5:32

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

La repentance n’est pas une simple émotion. C’est bien plus que cela. Celle-ci implique une volonté réelle de changement, un renversement des priorités et une transformation du mode de vie.

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3. Le jeûne – Le drap neuf et les outres neuves : un message de renouveau

Matthieu 9:14-15

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Quand Jésus parle des amis de l’époux, il y a la notion du temps qui précède les noces. Une fois marié, l’époux sera avec son épouse et moins avec ses amis. Ceci est une annonce des noces de l’Agneau et Jésus et ses disciples sont dans le temps qui précède.

Dans l’Ancien Testament, il n’y avait officiellement qu’un seul jour de jeûne, celui du Yom Kippour. Les rabbins, quant à eux, instituèrent en plus deux jours de jeûne par semaine.

Luc 18:12

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 15 de Matthieu 9, fait une première allusion à sa crucifixion à venir. Ici, L’analogie avec l’époux a une connotation messianique.

Matthieu 9:16-17

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit ; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

L’enseignement de Jésus est radicalement nouveau. Il ne peut être compris ni accueilli sans une remise en cause profonde de tout notre héritage religieux. Cet arrière-plan doit non seulement être interrogé, mais souvent abandonné.

Nous ne pouvons pas bâtir notre foi sur les traditions religieuses humaines. Nous devons les examiner à la lumière de l’Évangile. C’est pourquoi, Jésus déclare qu’il faut « naître de nouveau ». Ici, il ne s’agit pas simplement d’ajouter un peu de nouveauté à l’ancien, mais d’un changement total de perspective.

la tradition humaine

Les religieux de l’époque avaient transformé les lois de Dieu en rituels figés, vidés de leur sens. Leurs règles, souvent purement humaines, ne portaient plus la vie. Jésus oppose ces traditions aux commandements vivants et spirituels de Dieu. Son enseignement rétablit l’autorité divine au-dessus des coutumes humaines.

L’image du vin nouveau dans de vieilles outres, illustre ce contraste. C’est comme si un jeune homme plein d’énergie était enfermé dans un corps trop vieux pour suivre le rythme. La puissance de vie que Jésus apporte ne peut s’exprimer dans des structures religieuses mortes.

Le jeûne évoqué juste avant ce passage, illustre bien cela. C’était une règle ancienne, adaptée à une autre époque. Jésus inaugure un nouveau temps. Le vin nouveau représente cette relation vivante avec Dieu, fondée sur la liberté, la vérité et l’adoration en esprit. Les outres neuves, quant à elles, symbolisent des cœurs renouvelés, ouverts à l’œuvre de Dieu.

Voici un petit rappel de l’étude du chapitre 5 portant sur la différence entre la loi de Moïse et la recommandation de Jésus d’agir positivement:

Avec Moïse : « tu ne feras pas … » que nous retrouvons dans les religions.

Avec Jésus : « fais cela et tu vivras » : Luc 10:28

Jésus dira en Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Jésus invite ses auditeurs à se libérer des formes anciennes d’expressions de la loi cérémonielle juive ainsi que des traditions des anciens (interprétation de certaines lois par les rabbins)

Ésaïe déjà en son temps faisait ce reproche :

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

Le vin nouveau ‘travaille’, il pétille, c’est le salut par grâce, les outres neuves représentent les formes nouvelles d’expression de la vie en Christ, avec la gratitude et la joie. Il est triste d’entendre des personnes qui disent  : « j’ai ma religion ! je n’en changerai pas ». Le problème de ces personnes est d’être dans des rituels qui ont perdu tout sens. Tout est extérieur quand la relation à Dieu est avant tout intérieure.

 Voir le lien avec la parabole des outres neuves

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4. Deux miracles en une : guérison et résurrection

Matthieu 9:18-26

18 Tandis qu’il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.

19 Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples.

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

22 Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même.

23 Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu’il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante,

24 il leur dit: Retirez-vous; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.

25 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.

26 Le bruit s’en répandit dans toute la contrée.

Les Évangiles de Marc et de Luc précisent que Jaïrus est un chef de la synagogue. Il est inhabituel qu’un responsable de synagogue approche publiquement Jésus. La mort de sa fille est la seule motivation qui lui a fait passer outre ces considérations. Il se prosterne ce qui est une marque de déférence vis à vis de Jésus, quand Marc et Luc disent qu’il se jeta à ses pieds.

Deux types de foi

Par opposition au centenier, la présence physique de Jésus conditionne la foi de Jaïrus. Il demande l’imposition des mains. Puis vient l’épisode de la femme atteinte de perte de sang. Elle souffre de ce mal depuis douze ans. Cela la rend impure et l’exclue des réunions de culte. C’est un cas à part de guérison puisque Jésus n’intervient pas dans cette guérison. C’est la foi seule de cette femme qui est agissante. Dieu récompense sa foi. ‘’ Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie’’

Cette femme pensait que son geste passerait inaperçu au milieu de la foule, car elle savait que tout contact avec Jésus le rendait impur aux yeux de la loi. Elle ne va toucher que le bord de son vêtement.

Matthieu dans ce chapitre marque une progression dans les miracles, après les guérisons sous différentes formes. Maintenant avec le fils de Jaïrus, il va s’agir d’une ressuscitation.

En Jésus, il y a la vie et toute sa puissance qui s’exprime par la puissance de guérison, la puissance de chasser les démons et la puissance sur la mort.

Ces mêmes moqueurs du verset 24 répandirent probablement eux-mêmes la nouvelle de la ressuscitation de la jeune fille dans toute la contrée.

Dans ces deux épisodes, les évangiles en Marc 5 et en Luc 8 donnent plus de détails.

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5. Deux aveugles et un démoniaque sont délivrés

Matthieu 9:27-34

27 Étant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient: Aie pitié de nous, Fils de David!

28 Lorsqu’il fut arrivé à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit: Croyez-vous que je puisse faire cela? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils.

29 Alors il leur toucha leurs yeux, en disant: Qu’il vous soit fait selon votre foi.

30 Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache.

31 Mais, dès qu’ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans tout le pays.

32 Comme ils s’en allaient, voici, on amena à Jésus un démoniaque muet.

33 Le démon ayant été chassé, le muet parla. Et la foule étonnée disait: Jamais pareille chose ne s’est vue en Israël.

34 Mais les pharisiens dirent: C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Matthieu mentionne systématiquement deux personnes dans certains récits de miracles (cf.Matthieu 8:28 ; Matthieu 20:30), comme ici au verset 27, alors que Marc et Luc ne parlent que d’une seule personne. Ceci pourrait refléter une volonté de se conformer à l’exigence de la Loi en ce qui concerne le témoignage de deux personnes (voir Deutéronome 17:6 et 19:15), ce qui renforcerait la crédibilité des faits rapportés.

Au verset 32, le mot grec kōphos peut être traduit à la fois par « muet » et « sourd ». Ce terme est utilisé de manière variable selon les contextes. Par ailleurs, les Évangiles opèrent généralement une distinction claire entre possession démoniaque et maladie physique (voir Marc 7:32-35 pour un sourd, et Marc 9:25 pour un esprit impur rendant sourd et muet).

Marc 9:25

25 Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.

Les pharisiens bien qu’ils soient témoins des enseignements et des miracles accomplis par Jésus, refusent d’en reconnaître l’origine divine. Au lieu de cela, ils attribuent son pouvoir de guérison à une influence démoniaque, révélant ainsi leur aveuglement spirituel et leur hostilité envers Jésus (fort probablement leur jalousie et leur orgueil).

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6. Jésus ému de compassion devant la foule perdue

Matthieu 9:35-38

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Ce passage de Matthieu 9:35-38 est comme une articulation entre les précédents chapitres depuis

Matthieu 4:23

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

Le verset 35 n’étant que sa répétition et l’introduction du chapitre 10 avec l’envoi en mission des disciples qui aura lieu.

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7. Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu chapitre 9 nous appelle à reconnaître Jésus comme Seigneur. Il guérit, appelle, délivre, pardonne, et compatit.

Application personnelle :

  • Crois qu’il peut te guérir en profondeur.
  • Réponds à son appel sans hésiter.
  • Laisse le vin nouveau te remplir d’une vie renouvelée.

Aujourd’hui encore, Jésus dit à chacun d’entre nous : « Suis-moi ! »

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La parabole du médecin et des malades de Matthieu 9

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La parabole du médecin de Matthieu 9:12-13, révèle que la mission de Jésus est de guérir les âmes malades par le pardon. Il n’est pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Sa déclaration bouleverse les normes religieuses de son temps et invite chacun à reconnaître l’amour de Jésus-Christ pour nous et notre besoin vital de sa grâce qui transforme.

La parabole de Matthieu 9:12-13

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1 – L’enseignement

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Des passages parallèles se trouvent en Marc 2:13-17 et Luc 5:27-32 dans lesquels se trouve un détail que Matthieu ne relève pas, à savoir que le repas avait lieu dans la maison de Lévi, c’est à dire dans sa propre maison.

Marc 2:15

15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec lui et avec ses disciples; car ils étaient nombreux et l’avaient suivi?

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse spécifiquement aux pharisiens venus lui reprocher indirectement de manger avec des publicains et les gens de mauvaise vie?

Matthieu 9:11

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

Le fait que les pharisiens posent la question en s’adressant aux disciples et non directement à Jésus, est une marque de mépris envers Jésus. C’est une façon de leur dire : Pourquoi choisir Jésus comme maître alors que vous pourriez être des nôtres et suivre un vrai maître.

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3-  Le contexte :

Le contexte immédiat est celui de l’appel de Matthieu suivi d’un repas.

Matthieu 9:9-11

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

Jésus a appelé le péager Matthieu à le suivre en tant que disciple. Pour marquer son changement de vie, Matthieu va donner un grand festin.

Luc 5:29

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

Considéré comme un paria par la bonne société, Matthieu ne fréquentait que les autres péagers et les gens dits de ‘mauvaise vie’.

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4-  Explication de la parabole

Les pharisiens reprochaient à Jésus de fréquenter même les gens de mauvaise vie, tous ceux que la société rejetait. Face à leurs critiques, Jésus utilise une courte métaphore pleine de sens. Il établit un parallèle clair entre ceux qui se reconnaissent pécheurs, donc malades, alors que ceux qui se croient justes, ressemblent à des personnes qui s’estiment en bonne santé.

Par cette image, Jésus rappelle sa mission : offrir le salut à tous. Cependant, il est nécessaire pour chacun de reconnaitre son état de pécheur et de faire une démarche de repentance. Oui, le salut est gratuit, mais il doit être réclamé avec humilité. Celui qui par orgueil, se considère juste et estime n’avoir rien à confesser, s’exclut lui-même du salut offert.

En revanche, celui qui se sait pécheur, est semblable à un malade qui cherche un médecin pour le guérir. Ici, le mal, n’est pas physique, mais spirituel. C’est le péché. Celui qui se croit juste, ne voit pas d’urgence. Il pense n’avoir besoin de rien comme une personne persuadée d’être en bonne santé. Il ne consultera donc pas. Pour lui, chercher un médecin semble inutile.

Le combat de Jésus contre les religieux, et notamment contre les pharisiens, visait à leur faire prendre conscience de leur véritable état parce qu’ils étaient eux aussi pécheurs mais refusaient de le reconnaître.

Comme le dit l’Ecclésiaste :

Ecclésiaste 7:20

2Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.

Paul renchérit sur ce point en rappelant :

Romains 3:10

10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

Jésus est le divin médecin qui s’occupe des malades qui viennent à lui. Tant que les pharisiens croient en leur bonne santé, ils restent à l’écart non parce que Jésus les rejette, mais parce qu’ils refusent son diagnostic. Ainsi, ils s’excluent eux-mêmes du salut.

Le péché ressemble à un cancer. S’il n’est pas traité, il mène à la mort spirituelle. Jésus le sait, et c’est pourquoi il affirme dans la synagogue de Nazareth :

Luc 4:18

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

La métaphore utilisée par Jésus, est d’autant plus percutante que les pharisiens lui reprochaient aussi de guérir les malades le jour du sabbat. Cependant les foules ne s’y trompaient pas : elles venaient à lui pour être guéries. Ce que les pharisiens refusaient de voir, c’est que Jésus guérissait aussi les âmes.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

La parabole de Jésus pose une question directe à chacun de nous : comment nous considérons-nous spirituellement ? Avons-nous conscience de notre besoin d’un médecin-sauveur ou, comme les pharisiens, croyons-nous en bonne santé spirituelle ?

Nous voyons-nous comme des pécheurs aux yeux de Dieu, appartenant à ceux que la Bible appelle les « gens de mauvaise vie » ? Ou avons-nous endossé une fausse justice, persuadés que notre conduite suffit à plaire à Dieu ?

Une autre question s’impose : gardons-nous Jésus pour nous seuls, ou le partageons-nous avec ceux qui nous entourent ? Présentons-nous le Sauveur des âmes, celui qui guérit les cœurs brisés, ou laissons-nous notre foi enfermée dans la discrétion ou la peur du jugement ?

Le témoignage fait partie intégrante de la vie du disciple. Être disciple, c’est annoncer Jésus, celui qui guérit les âmes et offre le salut éternel. Ce n’est pas une option, mais une responsabilité spirituelle. Le disciple ne garde pas la lumière pour lui mais il la transmet.

Dès le début de son ministère, Jésus a lancé un appel clair et sans compromis :

Matthieu 4:17

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Cet appel reste d’actualité. La repentance n’est pas un événement ponctuel, mais est une disposition constante du cœur. Elle ouvre la porte au salut. Jésus ne force personne, mais il appelle chacun à reconnaître son besoin et à s’abandonner à lui.

Alors, posons-nous la vraie question : avons-nous accepté Jésus comme notre médecin personnel ? Et si oui, le faisons-nous connaître autour de nous comme celui qui sauve, restaure, et transforme les cœurs ?

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Matthieu chapitre 8 : Foi, guérisons et miracles de Jésus

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Matthieu chapitre 8 et chapitre 9 forment une unité littéraire. Ils rapportent dix miracles qui décrivent la puissance et l’autorité de Jésus, non seulement sur les êtres humains, mais également sur les maladies et la nature. Ce n’est pas un hasard si ces puissants miracles suivent le Sermon sur la Montagne car ils étaient destinés à:

1. confirmer le message du Christ

2. montrer la réalité du monde céleste

3. montrer la compassion de Dieu

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 9

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 9

Matthieu chapitre 8 – Étude biblique

Dans ce chapitre, Jésus exerce son ministère auprès de plusieurs groupes dépréciés ou rejetés par la société Juive, à savoir les lépreux, les païens appelés aussi les gentils, les femmes, les personnes démonisées. Cette liste peut être étendue aux pauvres, aux samaritains, aux collecteurs d’impôts…

Matthieu invite à réfléchir sur le rôle de la foi dans nos vies et sur la manière dont Jésus répond aux besoins humains.​

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1 – Matthieu 8:1-17 – Jésus guérit

Matthieu 8:1-4

1 Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit.

Et voici, un lépreux s’étant approché se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.

Jésus étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur. Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.

Puis Jésus lui dit: Garde-toi d’en parler à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage.

Matthieu rapporte que Jésus descend de la montagne, établissant ainsi un parallèle avec Moïse qui descendit du mont Sinaï. Toutefois, à la différence de Moïse qui reçut la loi, Jésus la donne. Il est ainsi le nouveau législateur qui apporte une loi nouvelle.

Après l’enseignement des chapitres 5 à 7 viennent les miracles et les prodiges pour appuyer la Parole. Jésus manifeste son autorité par ceux-là. Une même scène est relatée en:

En Marc 1:40-41

40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur.

41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur.

Le terme « lepros » désigne plusieurs types de problème de peau et non spécifiquement ce que nous appelons la lèpre. Ce qui est le plus remarquable, c’est la foi de cet homme lépreux après qu’il ait entendu l’enseignement de Jésus. En effet, en disant: « si tu le veux », il s’aligne sur la volonté de Jésus et de celle du Père. Jésus toucha le lépreux, ce qui le rendait lui-même impur jusqu’au soir selon la loi juive.

Jésus répond immédiatement : « Je le veux, sois guéri ! » Ce miracle montre que Jésus guérit par pure compassion et qu’il ne refuse jamais ceux qui viennent à lui avec foi. Cela fait écho à ce que dit en:

Jacques 5:15

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

Quand la prière est en harmonie avec la volonté de Dieu, la prière est exhaussée. Ici le lépreux est guéri. Jésus ne s’oppose pas à la loi et il demande à cet homme d’accomplir ce que la loi exige après sa guérison.

« afin que cela leur serve de témoignage”. D’une part, il y a le témoignage de la guérison qui permet à la personne de revenir dans la société et d’autre part, il y a le témoignage auprès des autorités de la guérison miraculeuse.

Retenons que tout comme Jésus a purifié le lépreux, le Seigneur peut aussi nous purifier de nos péchés.

Matthieu présente dans un premier temps la prière personnelle du lépreux, puis dans un second temps la prière d’intercession du centenier romain.

Matthieu 8:5-13

Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l’aborda,

le priant et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup.

Jésus lui dit: J’irai, et je le guérirai.

Le centenier répondit: Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri.

Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l’un: Va! et il va; à l’autre: Viens! et il vient; et à mon serviteur: Fais cela! et il le fait.

10 Après l’avoir entendu, Jésus fut dans l’étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi.

11 Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l’orient et de l’occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux.

12 Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

13 Puis Jésus dit au centenier: Va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et à l’heure même le serviteur fut guéri.

Il faut remarquer que le lépreux et le centenier romain étaient deux figures marginalisées dans la société juive de l’époque. Le lépreux était exclu à cause des lois de pureté rituelle et le centenier, officier romain donc païen, était rejeté en raison de son appartenance à l’armée romaine. Tous deux étaient méprisés selon les normes sociales et religieuses du peuple juif.

La vraie foi est récompensée

Pourtant, ce sont ces hommes rejetés qui manifestent une foi sincère, profonde et remarquable. Ils s’approchent de Jésus avec humilité et pleins de confiance en son autorité divine. Ce contraste est frappant face à l’attitude de nombreux religieux juifs de l’époque. Ceux-ci en effet, bien qu’ils connaissaient les Écritures, dans leur majorité restaient enfermés dans l’orgueil ou l’incrédulité. Les exclus, quant à eux, reconnaissaient pleinement qui était Jésus et croyaient en sa puissance.

Matthieu dans ce passage révèle une vérité fondamentale de l’Évangile et sa nature universelle.
La foi authentique ne dépend pas de la culture ni du statut religieux. Elle dépend uniquement de l’attitude de cœur devant Dieu.

Jésus est prêt à transgresser un tabou, celui d’entrer chez un non juif, et plus encore, chez un occupant romain. Le centenier exprime un acte de repentance par ses mots.  » Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »

L’attitude du centenier romain

Le centenier maitrise parfaitement le principe de l’autorité et de la soumission. Il reconnaît en Jésus une autorité véritable et supérieure, et il s’y soumet. Dans le premier cas, celui du lépreux, Jésus le guérit en le touchant. Dans le second cas, Jésus guérit le serviteur du centenier à distance, par sa proclamation.

Un récit analogue est rapporté en Luc 7 avec quelques différences. Il ne faut pas chercher où est le fait réel mais il faut chercher ce que chaque évangéliste veut nous transmettre comme enseignement.

L’épisode du centenier romain permet à Jésus d’annoncer l’ouverture aux gentils dans la famille de Dieu (verset 11). Jésus affirme dans Matthieu 8:12 que beaucoup de ceux qui ne faisaient pas partie historiquement du peuple de Dieu seront inclus, et que beaucoup de ceux qui pensaient en faire partie, en seront exclus.

Matthieu 8:14-17

14 Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre.

15 Il toucha sa main, et la fièvre la quitta; puis elle se leva, et le servit.

16 Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades,

17 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies.

La belle-mère de Pierre, après être totalement guérie par Jésus, va se comporter comme si elle n’avait jamais été malade. Quand Jésus guérit, la guérison est parfaite !

Au verset 16, il est précisé « le soir ». Cela peut indiquer que c’était un jour de sabbat et que les personnes ont attendu l’heure de la fin du sabbat pour sortir.

Le verset 17 fait référence au verset d’ Ésaïe 53:4. Ce passage confirme que ce que fait Jésus est l’accomplissement des promesses messianiques de l’Ancien Testament et qu’il est venu pour apporter la guérison spirituelle et physique à l’humanité.

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2 – Matthieu 8:18-22 -La mise à l’épreuve de la consécration d’un disciple

Matthieu 8:18-22

18 Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer à l’autre bord.

19 Un scribe s’approcha, et lui dit: Maître, je te suivrai partout où tu iras.

20 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.

21 Un autre, d’entre les disciples, lui dit: Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

22 Mais Jésus lui répondit: Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.

Jésus dans ces versets, met en lumière le coût de l’engagement dans le discipulat. Un scribe lui déclare vouloir Le suivre, et Jésus répond : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête. » Cette réponse montre que suivre Jésus exige de renoncer à tout confort.

La réponse de l’autre disciple au verset 21 qui veut ensevelir son père avant de suivre Jésus, est légitime en apparence . Cependant, il s’agit là d’un idiome culturel impliquant de rester à la maison prendre soin de ses parents aussi longtemps qu’ils vivront ce qui pouvait durer des années. C’était une obligation sociale bien ancrée chez le peuple juif (cf. 1 Rois 19:20 – Élie-Élisée). Cependant, cette réponse du scribe démontrait sa réticence à suivre Jésus totalement en tant que disciple, et il en connaissait le coût.

Pour la compréhension de ce passage, une précédente étude été faite. Nous vous invitons à vous reporter à la parabole de la main à la charrue de Luc 9 en cliquant sur le lien bleu.

Dans Luc 9:23

23 Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

Jésus réitère ici ce message : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. » Suivre Jésus demande un sacrifice, un abandon total des sécurités humaines, pour vivre pleinement dans Sa volonté.

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3 – Matthieu 8:23-27 – Jésus calme la tempête

Matthieu 8:23-27

23 Il monta dans la barque, et ses disciples le suivirent.

24 Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui, il dormait.

25 Les disciples s’étant approchés le réveillèrent, et dirent: Seigneur, sauve-nous, nous périssons!

26 Il leur dit: Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme.

27 Ces hommes furent saisis d’étonnement: Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer?

Les disciples dont certains sont des pêcheurs, connaissaient le danger d’une telle tempête. Agités par les flots, trempés par les vagues qui passaient par dessus bord, Jésus dormait ! Ces versets ont leur équivalent en :

Marc 4:39

39 S’étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer: Silence! tais-toi! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme.

Les disciples étaient étonnés de la puissance de Jésus qui s’exerçait même sur la nature. Ceci était aussi un signe de sa divinité que nous retrouvons en:

Psaumes 89:9-10

9 Éternel, Dieu des armées! qui est comme toi puissant, ô Éternel? Ta fidélité t’environne.

10 Tu domptes l’orgueil de la mer; Quand ses flots se soulèvent, tu les apaises.

 

Seul le créateur peut contrôler la nature (Psaumes 107:23-32) Ce passage de Matthieu 8 est décrit parfaitement en:

Psaumes 107:28-29

28 Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses;

29 Il arrêta la tempête, ramena le calme, Et les ondes se turent.

« Jésus se leva, menaça le vent et dit à la mer : Silence ! Tais-toi » ! Même dans les circonstances de la vie semblables à des tempêtes, nous devons avoir confiance en Jésus. Il faut se tourner vers lui et prier. Il est capable de calmer toutes les tempêtes de notre vie.

Les disciples sont dans l’étonnement. Ils n’ont pas encore réalisé la véritable nature de Jésus, à savoir qu’Il est le créateur et qu’il détient l’autorité sur toute la création.

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4 – Matthieu 8:28-34 – Jésus chasse des démons à Gadara

Matthieu 8:28-34

28 Lorsqu’il fut à l’autre bord, dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent au-devant de lui. Ils étaient si furieux que personne n’osait passer par là.

29 Et voici, ils s’écrièrent: Qu’y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps?

30 Il y avait loin d’eux un grand troupeau de pourceaux qui paissaient.

31 Les démons priaient Jésus, disant: Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux.

32 Il leur dit: Allez! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux.

33 Ceux qui les faisaient paître s’enfuirent, et allèrent dans la ville raconter tout ce qui s’était passé et ce qui était arrivé aux démoniaques.

34 Alors toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et, dès qu’ils le virent, ils le supplièrent de quitter leur territoire.

À l’époque, les sépulcres étaient des cavités naturelles ou creusées dans la roche, ce qui explique pourquoi les démoniaques s’y réfugiaient pour se mettre à l’abri. Ce sont les démons qui habitaient ces hommes qui les ont amenés à reconnaître que Jésus est le Fils de Dieu.

Jacques 2:19

19 Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent.

Ce verset de Jacques montre que les puissances démoniaques reconnaissent la divinité de Jésus. Dans ce passage, Matthieu met en évidence l’autorité de Jésus sur les démons, ce qui est confirmé dans :

Luc 10:19 :

19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire.

Ce passage montre que Jésus a triomphé de toutes les forces du mal.
En Lui, nous possédons la victoire.

La présence d’un troupeau de porcs et la réaction des habitants qui chassèrent Jésus, indiquent que la région était majoritairement peuplée de non-Juifs. Ces habitants n’ont vu que la perte de leurs biens sans considérer la valeur de la personne de Jésus ni la délivrance des démoniaques. Ils ont donné plus d’importance à leurs intérêts matériels qu’à la transformation spirituelle qui venait de se produire.

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5 – Leçon à retenir et son application personnelle

Matthieu chapitre 8 invite à réfléchir sur nos réactions face aux épreuves, à la souffrance et à la tentation. Les guérisons et les miracles de Jésus montrent que la foi ouvre l’accès à Sa puissance dans notre quotidien. Jésus ne promet pas une vie sans tempêtes, mais Il appelle à une foi ferme en toute circonstance. Même quand tout semble perdu, Il demande de Lui faire confiance sans hésitation. Les épreuves vécues par les disciples révèlent une vérité profonde sur le vrai disciple.
Suivre Jésus implique de renoncer à notre confort et à notre sécurité personnelle. Cela demande une confiance totale en Sa volonté, même quand elle nous déstabilise. L’autorité de Jésus sur les démons et la nature est clairement démontrée dans ce chapitre.
Ces signes confirment que rien, absolument rien, n’échappe à son pouvoir souverain.

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Paraboles confidentielles du royaume de Matthieu 13

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Ces paraboles confidentielles de Matthieu 13:31-52 révèlent d’une manière discrète la nature et la valeur du Royaume de Dieu.
Jésus pour celles-ci, s’adresse à ses seuls disciples notamment pour celles du trésor caché et de la perle de grand prix et ce, afin de les amener à comprendre le prix à payer pour le suivre. En effet, le suivre implique un abandon total de soi.

Les paraboles de Matthieu 13:31-52

1 – La parabole du grain de sénevé

 Cf. Marc 4:30-32 ; Luc 13:18-19

Matthieu 13:31-32

31 Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.

32 C’est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Explication :

Le grain de sénevé est considéré comme la semence la plus petite, mais en elle se trouve la vie. Il est difficile d’imaginer la force qui est en elle. C’est ainsi que Jésus dira en:

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

Cette parabole montre qu’il ne faut pas regarder à l’apparence des choses et mépriser les petits commencements, mais il faut regarder plutôt à la finalité, car le grain de sénevé devient une plante atteignant trois mètres et plus. Les oiseaux peuvent ainsi s’y réfugier en y trouvant nourriture et abri. C’est l’image du royaume de Dieu où nous trouverons de la même façon nourriture et abri. Il s’agit d’un endroit où il fait bon vivre.

Cela peut être comparé à une assemblée dans laquelle un bon pasteur qui avec un bon enseignement, apporte nourriture spirituelle et abri, sécurité.

Cependant, cela représente aussi la venue du royaume de Dieu sur terre en la personne de Jésus. Cela commence par une personne, Jésus, puis cela continue avec des disciples d’abord au nombre 12, puis de 70, de 120… Et cela va aller jusqu’aux extrémités de la terre. Ainsi grandit le royaume de Dieu sur terre avec l’annonce de l’Évangile.

2- La parabole du levain 

cf. Luc 13:20-21

Matthieu 13:33

33 Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée.

La quantité de levain n’est pas indiquée mais pour la farine, trois mesures représentent environ vingt-deux litres. Au regard de la logique du chapitre, cela devait être une petite quantité de levain pour une grande quantité de farine.

Il convient à la lecture de la Bible de faire attention à ce qu’une chose puisse avoir soit un côté négatif soit un côté positif selon le contexte. Ici le levain représente quelque chose de positif.

Cette parabole vient compléter celle du grain de sénevé, l’une parlant de croissance extérieure, l’autre parlant de transformation intérieure.

la parole portée par les disciples qui va toucher le monde entier, est représentée ici par les trois mesures de farine. C’est aussi le petit nombre de disciples qui va aller croissant jusqu’à remplir le monde entier. C’est l’image du royaume de Dieu décrit en:

Luc 17:21

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Cependant, cela peut se comprendre aussi pour le chrétien comme une semence qui va se développer et finir par embraser tout son être.

Dans ce cas, il s’agit du principe de la sanctification qui produit en nous une transformation dans tous les domaines selon ce qui est écrit en:

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

Et en 1 Jean 3:2-3

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

Ce levain transforme la pâte, la fait gonfler, de la même façon que la foi grandit dans le chrétien,

Comme la farine au contact du levain, le chrétien est transformé par l’Évangile et devient une autre créature.

La consécration du disciple

Les deux paraboles suivantes, celle du trésor et celle de la perle parlent de la consécration du disciple. C’est pourquoi, seuls les disciples sont concernés. Ces deux paraboles traitent d’un même sujet, avec un détail qui les différencie.

Connaître Jésus vaut plus que tout ! Le paradoxe est:

1. Le salut de Dieu est accordé par sa seule grâce. En conséquence, il est absolument gratuit (cf. Romains 3:24 ; 5:15 ; 6:23 ; Éphésiens 2:8-9)

2. Cependant, Il exige tout du disciple qui veut le servir (cf. Matthieu 10:34-39 ; 13:44, 46)

3- La parabole du trésor caché

Matthieu 13:44

44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

La première observation qui peut être faite, est que la personne qui trouve le trésor,est honnête. Elle ne part pas avec le trésor après l’avoir trouvé. Elle s’en rend propriétaire en achetant le champ.

La seconde observation est que le trésor caché est découvert par une personne qui ne le cherchait pas. Il découle de cela que Dieu peut se révéler en la personne de Jésus ou par l’Évangile à une personne qui ne le cherchait pas. Cette réalité est exprimée dans le livre d’Ésaïe :

Ésaïe 65:1

1 J’ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas; J’ai dit: Me voici, me voici! A une nation qui ne s’appelait pas de mon nom.

Ce passage est repris par l’apôtre Paul, qui insiste sur cette grâce souveraine :

Romains 10:20

20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.

Cette parabole illustre donc une révélation souveraine et inattendue de Dieu. Le royaume se manifeste comme une grâce inattendue, trouvée sans avoir été cherchée et accueillie avec joie.

4- La parabole de la perle de grand prix

Matthieu 13:45-46

45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

46 Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

À l’époque de Jésus, la perle était un objet de grande valeur qui pouvait se transporter et se cacher sur soi discrètement vu sa petite taille.

Contrairement à la parabole précédente, ici, la perle est trouvée par un homme qui la cherchait activement. Cette recherche intentionnelle correspond à l’invitation de Jésus dans :

Matthieu 7:7-8

Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Deux chemins, une même réponse

Ces deux paraboles illustrent deux manières de découvrir le royaume de Dieu :

  • Dans un cas, Dieu se révèle à une personne sans qu’elle s’y attende.
  • Dans l’autre cas, Dieu répond à celui qui le cherche de tout cœur.

Dans les deux situations, il s’agit de la découverte d’un trésor inestimable : la personne de Dieu et son royaume.

Dans les deux cas, la réponse reste la même : tout vendre pour obtenir le royaume. Ce n’est pas une décision subie, mais cela reste un choix libre, porté par la joie de reconnaître la valeur inestimable de ce que l’on reçoit. La vérité centrale est claire : le royaume de Dieu a une telle valeur qu’il mérite qu’on renonce entièrement à tout le reste.

Le coût et la valeur du royaume

Jésus enseigne que le royaume exige tout, sans pour autant être inaccessible. Il est offert gratuitement, mais il demande en retour un dépouillement total de la part de l’homme. Cela ne se fait pas sous la contrainte, mais avec joie par amour. Comme Job l’a exprimé avec sagesse :

Job 1:21

21 et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. …

Jésus nous donne également une priorité claire :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Ces deux paraboles résonnent avec l’enseignement de Jésus sur les vrais trésors :

Matthieu 6:19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Jésus nous demande d’investir dans l’éternité, auprès de lui.

Une parole décisive : « Vends tout et suis-moi »

Enfin, Jésus nous montre ce qu’implique concrètement ce renoncement dans son échange avec le jeune homme riche :

Marc 10:21

21 Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

Dans les deux paraboles, celle du trésor caché et celle de la perle de grand prix, il est question du royaume de Dieu. Il se révèle à l’homme, parfois sans qu’il le cherche, parfois en réponse à une quête sincère. Cependant, dans les deux cas, la réaction attendue est la même : vends tout et suis-moi.

5-  La parabole du filet

Matthieu 13:47-50

47 Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce.

48 Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais.

49 Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes,

50 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Cette parabole du filet jeté dans la mer est à rapprocher de la parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13:24-30). Dans les deux cas se retrouve la même idée : une coexistence temporaire entre le vrai et le faux, entre les justes et les méchants, entre les enfants du Royaume et ceux du malin.

Comme il y a deux semences dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, ici il y a deux sortes de poissons, ceux qui sont bons et ceux qui sont mauvais.

Deux types de croyants dans l’assemblée

Cette parabole montre que dans l’Église visible, c’est-à-dire dans les assemblées, se côtoient deux types de croyant :

  • Le vrai chrétien, né de nouveau, qui vit selon l’Esprit.
  • Et celui qui n’en a que l’apparence, qui professe la foi mais sans une transformation réelle de sa nature.

Discerner cela, n’est pas toujours évident pour l’homme. Nous ne voyons que l’extérieur des êtres humains, alors que Dieu seul connaît les cœurs.

1 Samuel 16:7

Et l’Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur.

Ainsi, ce n’est pas à l’homme de vouloir juger et séparer les vrais croyants des faux. Cette tâche revient aux anges, à la fin du monde. Ce sont eux qui sépareront les justes des injustes.

Le danger de certaines affirmations religieuses

Il existe des expressions dangereuses qui circulent dans certaines assemblées, telles que :

« En dehors de cette (notre) assemblée, point de salut »

ou

« Nous sommes une église de vérité ».

Ces affirmations sont non seulement injustifiées, mais elles mettent en danger la foi des croyants en les détournant de l’Évangile. Qui peut prétendre détenir la vérité ? Cela ressemble à la méthode Coué . Le salut ne se trouve pas dans une structure humaine, mais en Jésus-Christ seul, par la foi.

La parabole du filet est un avertissement solennel. Un jour viendra où le tri final aura lieu. Ce tri ne dépendra pas de l’apparence ou de l’appartenance à une église visible, mais de la vérité intérieure du cœur.

Ce jour-là, seuls les vrais croyants, véritablement nés de l’Esprit et marchant par l’Esprit, seront « mis dans les vases », les autres seront jetés.

Il appartient donc à chacun de se poser cette question : Suis-je un vrai disciple de Christ ? Et pour cela de s’examiner à la lumière de la Parole de Dieu.

Quelle réponse donnons-nous à la question que Jésus pose :

Matthieu 13:51

51 Avez-vous compris toutes ces choses? -Oui, répondirent-ils.

6- La parabole du maître de maison

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Dans ce verset, Jésus compare le scribe instruit au sujet du royaume des cieux à un maître de maison. Le scribe, dans ce contexte, représente l’érudit qui connaît bien les Écritures de l’Ancien Testament et qui en recevant l’Évangile, se trouve en possession d’un véritable trésor de connaissance (l’Ancien et le Nouveau Testament).

La continuité entre l’Ancien et le Nouveau Testament

Le message de Jésus ne vient pas contredire l’Ancien Testament. Il l’accomplit, il l’éclaire, il en révèle la profondeur cachée. C’est pourquoi le scribe, désormais disciple du Christ, peut tirer de son trésor des choses anciennes (l’Ancien Testament) et des choses nouvelles (l’enseignement du royaume révélé par Jésus-Christ).

Cette double richesse lui permet de faire des liens profonds entre ce que Dieu a dit auparavant et ce qu’il dit maintenant à travers son Fils.

Comme le souligne l’apôtre Paul :

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Ainsi, les événements de l’Ancien Testament ont une portée prophétique et pédagogique pour les croyants du Nouveau Testament.

La vraie intelligence vient de l’Esprit

Le disciple né de nouveau reçoit par le Saint-Esprit la capacité de comprendre les pensées de Dieu. Ici, il ne s’agit pas simplement d’intelligence humaine ou d’érudition théologique, mais de révélation spirituelle. Cette intelligence vient d’en haut, et elle est donnée à celui qui se rend disponible avec un cœur humble.

C’est dans cet esprit que Paul explique :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Et Jésus lui-même déclare dans les Béatitudes :

Matthieu 5:3

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Être pauvre en esprit, c’est reconnaître son besoin, son vide intérieur, et recevoir avec humilité et simplicité de cœur ce que Dieu veut enseigner. L’orgueil intellectuel empêche d’accepter et de comprendre les mystères du Royaume.

Cette parabole enseigne que le véritable disciple, à l’image du scribe, maître de maison, est un homme enrichi par la Parole de Dieu, capable de faire le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Celui-ci ne se limite pas à un savoir intellectuel, mais vit une compréhension spirituelle nourrie par le Saint-Esprit.

Il tire de son trésor ce qui est ancien (les fondations) et ce qui est nouveau (la révélation en Christ), non pour lui-même seulement, mais pour nourrir les autres, comme un bon maître de maison qui distribue la nourriture au temps convenable. Il doit en être ainsi dans une assemblée pour celui qui porte la parole fidèlement et qui est ainsi semblable à ce maitre de maison.

7-  A qui s’adresse Jésus ?

Dans un premier temps, Jésus s’adresse à une foule qui s’est assemblée auprès de lui. Puis après les paraboles du grain de sénevé et du levain, il renvoie la foule et s’adresse à ses seuls disciples

Matthieu 13:36

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

Puis Jésus enseignera ses disciples avec ces autres paraboles.

8- La leçon à retenir et Son application personnelle

Leçon à retenir de Matthieu 13:31-52

Les paraboles de Matthieu 13:31-52 enseignent que le royaume de Dieu est à la fois discret, transformateur et d’une valeur inestimable. Il commence petit comme une graine, agit silencieusement comme du levain, mais exige une réponse radicale : tout quitter pour le posséder. Elles montrent aussi qu’un tri final aura lieu, et que seuls ceux qui ont vraiment reçu le Royaume y entreront.

Application personnelle :

Il faut :

  1. Ne pas mépriser les petits commencements (grain de sénevé) : être fidèle dans les choses simples (Luc 16:10).
  2. Laisser Dieu nous transformer intérieurement (levain) : ouvrir notre cœur à l’action du Saint-Esprit chaque jour (Romains 12:2).
  3. Rechercher le Royaume avant tout (trésor, perle) : il faut évaluer les priorités et abandonner ce qui freine la marche avec Dieu (Matthieu 6:33).
  4. Se préparer au jugement à venir (filet) : vivre dans la sainteté, sachant que le tri viendra (1 Pierre 1:15-17).
  5. Être un disciple bien formé (maître de maison) : Se nourrir des Écritures et transmettre la connaissance fidèlement (2 Timothée 2:2).

Conclusion : Ces paraboles appellent à une foi active, à un engagement entier et à une vie transformée. Le Royaume en vaut le prix.

Réflexion

Si nous mettons en relation la parabole du grain de sénevé et celle du maitre de maison,

Matthieu 13:32

32 C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

nous comprenons que l’arbre issu du grain de sénevé, où les oiseaux viennent habiter, peut symboliser une assemblée. Les chrétiens sont alors comparables à ces oiseaux : ils y trouvent à la fois nourriture et abri. Autrement dit, Jésus nous enseigne que les assemblées chrétiennes doivent être des lieux de sécurité spirituelle et de bon enseignement, des refuges face aux faux enseignements qui circulent largement, notamment sur internet.

Le maître de maison, quant à lui, représente le responsable d’une assemblée. Il nourrit les croyants à partir de son trésor, c’est-à-dire la Parole de Dieu et sa connaissance personnelle. Il puise dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament pour transmettre un enseignement équilibré, solide et édifiant.

Comme il est écrit en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

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Matthieu chapitre 7 : Jésus enseigne à ne pas juger mais discerner

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Dans Matthieu chapitre 7, Jésus enseigne sur l’importance de la sincérité et de l’humilité dans le comportement du chrétien. Il condamne les jugements hâtifs, encourage la prière fervente, et souligne la nécessité de vivre selon sa parole.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 8

Matthieu chapitre 7 – Étude biblique

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1 – Matthieu chapitre 7 :1-6 -Le blâme des critiques injustes

1 Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil?

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien?

Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Il faut faire attention au verbe juger car selon le contexte, ce mot peut avoir plusieurs sens. Il peut avoir le sens de juger-condamner, mais aussi celui de discerner, d’évaluer.

Ce passage souligne l’esprit d’auto-justification qui juge plus sévèrement les autres que soi-même. Dans ce cas, la personne excuse ses propres fautes ou les justifie tout en ne trouvant aucune excuse pour les fautes d’autrui. Rappelons-nous la colère de David en 2 Samuel 12:1-9 et de la réponse que lui fit Nathan au verset 7 qui va lui dire : ‘tu es cet homme-là !’

L’attitude et les motivations d’une personne dans ses actes, sont des clés dont il faut tenir compte. Pour cela nous pouvons nous reporter à Galates 6:1 : Romains 2:1-11 et Jacques 4:11-12.

Le mot hypocrite provient du théâtre grec pour parler d’un acteur qui jouait derrière un masque. La personne qui agit d’une manière alors qu’elle est une tout autre personne, agit en hypocrite. Le danger est d’être déconnecté de la réalité. C’est l’attitude du pharisien qui se croit juste par rapport au publicain.

Luc 18:9

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

Jésus a souvent utilisé ce terme d’hypocrite à l’endroit des pharisiens et des scribes.

Galates 6:1 est un bon conseil

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Nous pouvons voir des personnes manifester un complexe de supériorité alors qu’en réalité, leur comportement cache un complexe d’infériorité et un manque d’assurance. Ces personnes vivent dans la fausseté alors qu’il est plus reposant de vivre dans la vérité et la simplicité et l’humilité. Il ne faut jamais chercher à vouloir être meilleur que ce que nous sommes.

Matthieu 7:6

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

La Didachè, un livre utilisé par l’église primitive appliquait ce verset à des personnes non baptisées qui étaient exclues du repas du Seigneur (Didachè 9 :5)

Cette expression du verset 6  signifie par exemple que les disciples du Christ ne doivent pas continuer à apporter sans cesse le message de l’Évangile à ceux qui le méprisent. Quand le message de l’Évangile est rejeté par une personne, il ne faut pas insister. Il faut arrêter de lui parler, et simplement prier pour elle. Nous retrouvons cette même pensée en:

Matthieu 10:14

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Mais qu’elles sont ces choses saintes ? Il s’agit de tout le texte du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7 dans lesquels sont rassemblés les enseignements de Jésus (l’Evangile).

Les perles étaient des biens très précieux dans le monde antique. Elles avaient une grande valeur et étaient facilement transportables.

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2 – Matthieu chapitre 7 :7-11 – L’encouragement à la prière

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Dans ce passage, les verbes demandez, cherchez, frappez sont à l’impératif. Ce ne sont donc pas de simples invitations, mais bien des ordres. Vous devez demander, chercher et frapper.

Ce commandement trouve son écho dès l’Ancien Testament :

Deutéronome 4:19

29 C’est de là aussi que tu chercheras l’Éternel, ton Dieu, et que tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme.

Jérémie 29:13

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

La clé d’une prière efficace : la ressemblance avec Christ

Prier au nom de Jésus ne signifie pas simplement conclure nos prières avec une belle formule. Il s’agit de prier selon son caractère, son cœur, et sa volonté. Jésus lui-même est l’exemple parfait :

Luc 22:42-43

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

Dieu ne répond pas toujours selon nos attentes. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus a prié trois fois pour la même chose. De même, Paul a prié à trois reprises pour être délivré de son « écharde » :

2 Corinthiens 12:8-9

Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi,

et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ni Jésus ni Paul n’ont reçu une réponse favorable à leur demande, mais ce qui compte avant tout, ce n’est pas la réponse, c’est la prière elle-même. Quand la réponse à la prière n’est pas celle attendue mais qu’elle est acceptée, elle est un acte de foi, une preuve de confiance et de dépendance à Dieu.

Ce passage encourage à prier avec persévérance, et à croire avec certitude que Dieu répond, non pas toujours comme nous le souhaitons, mais selon Sa volonté et en Son temps.

Les paraboles de l’ami importun (Luc 11) et de la veuve face au juge inique (Luc 18) enseignent l’importance de l’insistance et de la persévérance dans la prière.

Enfin, Matthieu 7:9-11 nous rassure. Dieu ne nous donnera jamais quelque chose de mauvais, même si nous le lui demandons dans notre ignorance.

Matthieu 7:11

11  … à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Pour accepter un refus dans la prière, il faut se rappeler que Dieu est un Père aimant, qui connaît mieux que nous ce dont nous avons réellement besoin. Il y a aussi le temps de l’exaucement. À chercher à tout prix, un résultat selon notre attente, nous oublions bien souvent l’aspect le plus précieux de la prière, celui de passer du temps avec Dieu en se confiant à lui.

Luc dans son Évangile précise que la meilleure chose que Dieu nous donne, est le Saint-Esprit

Luc 11:13

13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
 

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3 – Matthieu chapitre 7 :12-14 – La règle d’or et les deux chemins

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 12, connu comme la règle d’or, résume l’essence même de la Loi et des Prophètes. Elle représente la version positive de l’enseignement du rabbin Hillel (Talmud de Babylone, Shabbat 31a) :

 » Ce qui t’est odieux, ne le fais pas à ton prochain. C’est là toute la Torah ; le reste n’est que commentaire. Va et étudie. »

Ce commandement est un appel à l’amour inconditionnel et à l’empathie, ce qui implique de rechercher le bien des autres comme nous voudrions qu’ils le fassent pour nous. Ceci est bien plus qu’une simple abstention de faire le mal. Il s’agit d’un engagement actif envers ce qui est juste et bon. C’est l’attitude de quelqu’un qui a un cœur nouveau, et qui n’a pas une attitude humaine égocentrique.

Les versets 13 et 14 forment ce que la tradition appelle les deux chemins, ou ‘deux voies’, un thème déjà présent dans l’Ancien Testament : (Psaume 1; Proverbes 4:10-19 ; Ésaïe 1:19-20 et …)

Deutéronome 30:15, 19 – les deux voies

15 Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal.

19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,

Jérémie 21:8

Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort.

Au verset 14, l’expression: « il y en a peu qui les trouvent », est en résonance avec:

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit :

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Dans Matthieu 7, le fait que la porte soit mentionnée avant le chemin suggère un ordre spirituel. En effet, il faut d’abord entrer en relation personnelle avec Dieu.

La porte, c’est en premier lieu, la foi en Jésus-Christ et la repentance, qui seront ensuite confirmées par le baptême.

Le chemin est une vie menée à l’image de Christ. Il s’agit de marcher sur le chemin de la sanctification.

Cela fait également référence à nos propres paroles, ainsi qu’à notre foi en Jésus comme Sauveur (la porte) et Seigneur (le chemin).

Le chemin resserré : le mot grec thlibo veut dire resserrer, presser, être affligé, exposé à des tribulations et à la persécution, ce qui donne un autre regard sur ce chemin qui est un chemin difficile de tribulations

Ainsi, deux styles de vie s’opposent :

  • Une vie centrée sur le moi et l’instant présent, menant à la perdition;
  • Une vie centrée sur Dieu et l’éternité, menant à la vie véritable.

Le Sermon sur la Montagne se termine par une série d’avertissements et d’appels à faire un choix clair (Matthieu 7:13-27), présentés sous forme de contrastes :

  1. Vv. 13-14 : Deux voies – deux manières de vivre;
  2. Vv. 16-20 : Deux types de fruits – bons ou mauvais;
  3. Vv. 21-23 : Deux professions de foi – authentiques ou superficielles;
  4. Vv. 24-27 : Deux fondations, l’une solide, l’autre fragile sur laquelle l’homme fonde notre vie.

Chacun de ces contrastes appelle à une introspection sincère et à un engagement profond à marcher sur la voie étroite, celle qui mène à la vie. Cependant il ne faut pas oublier que Jésus dit de lui-même qu’il est la porte et le chemin. Ainsi, nul ne vient au Père que par lui. (Jean 14:6)

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4 – Matthieu chapitre 7 :15-23 Les faux prophètes et la fausse profession religieuse

Matthieu 7:15-20

15 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ces versets soulignent que les fruits visibles d’une vie, c’est-à-dire les actions, les comportements et les effets de l’enseignement, permettent de reconnaître la véritable nature d’une personne. Ceci est la première étape de discernement spirituel, à savoir qu’il ne pas se laisser tromper par les apparences d’une personne ou ses belles paroles.

Il y a à la fois “une porte”, c’est-à-dire une foi initiale, et “un chemin”, une vie de foi !

Il ne faut jamais juger les personnes à leurs seules paroles. Leurs actes doivent confirmer leurs paroles, de la même façon que les miracles et les guérisons confirmaient les enseignements de Jésus.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Ces versets vont plus loin. Ils montrent que même des actions religieuses spectaculaires (prophéties, délivrances des démons, miracles) peuvent masquer l’absence d’une vraie relation personnelle avec Dieu de la part de ceux qui les pratiquent. Il est donc possible de paraître spirituel sans être véritablement connu de Dieu.

Cela souligne une vérité essentielle : il ne suffit pas de dire « Seigneur », mais encore faut-il vivre sous son autorité. Le mot grec Kurios signifie « Seigneur » ou « Maître ». Employer ces mots, implique une soumission réelle, une obéissance sincère.

La clé : faire la volonté de Dieu

La volonté de Dieu est clairement exprimée dans Jean 6:28-29, 40 :

Jean 6:28-29

28 Ils lui dirent : Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu ?

29 Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Jean 6:40

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ces versets rappellent le cœur de l’Évangile :

→ Croire en Jésus, le Fils de Dieu (la porte)
→ Et vivre à sa ressemblance, dans l’obéissance et la transformation (le chemin)

Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’une foi déclarée, mais d’une foi vécue.

Le chrétien qui veut entrer dans le royaume de Dieu s’interroge : comment faire ?

La réponse est donnée : faire la volonté de Dieu (v.21) ; Entendre les paroles de l’Évangile et les mettre en pratique (v.24)

En Matthieu 7:22 : en ce jour-là ! Il s’agit de la seconde venue de Jésus.

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5 – Matthieu chapitre 7 :24-27 – La parabole des deux constructeurs

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

C’est la parabole des deux constructeurs dont l’explication est à lire en cliquant sur le lien ci-avant.

Matthieu chapitre 7 :28-29

28 Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine;

29 car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.

« Après que Jésus eut achevé ces discours » Cette expression conclut le sermon sur la montagne.

Matthieu chapitre 7 :28 conclut l’enseignement du sermon sur la montagne. L’Évangile de Matthieu est constitué de cinq sections séparées par l’expression :’lorsque Jésus eut achevé …’ que nous retrouvons en Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 et 26:1

Les enseignements de Jésus étaient très différents de ceux des lettrés. L’autorité de Jésus se manifestait dans ses propres paroles : « Mais moi, je vous dis » qui se retrouve au chapitre 5, alors que les scribes et les rabbins ne faisaient que rapporter les paroles d’anciens rabbins reconnus.

Matthieu nous présente Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur. Celui qui était annoncé en Deutéronome 18:15

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6 – Enseignement et application personnelle

Matthieu chapitre 7 invite chacun à vivre selon les principes du royaume de Dieu, principes marqués par l’humilité, la prière, l’amour et la sagesse. Jésus appelle à éviter les jugements hâtifs et à faire preuve d’empathie envers les autres. Il encourage à prier avec confiance, sachant que Dieu répond à nos besoins. La règle d’or nous guide dans nos relations humaines, et la parabole des deux constructeurs nous rappelle l’importance de fonder notre vie sur la Parole de Dieu. En appliquant ces enseignements, nous pourrons mener une vie chrétienne authentique, solide et pleine de fruits, car c’est selon la volonté de Dieu notre Père.

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Jean-Baptiste, repentance, baptême, Esprit, voix

Introduction à l’évangile de Matthieu

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L’introduction à l’évangile de Matthieu montre Jésus comme le Messie promis, accomplissant les prophéties de l’Ancien Testament. Matthieu relie l’histoire de Jésus à la promesse divine pour enseigner et évangéliser les Juifs et les Gentils (païens).

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 1

Introduction à l’évangile de Matthieu

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1 – Introduction à l’Évangile de Matthieu : l’accomplissement des prophéties

L’Évangile de Matthieu se distingue par sa structure unique et son objectif d’évangéliser tout en formant des disciples. Destiné principalement à un public juif, Matthieu relie habilement l’Ancien Testament à la vie de Jésus, prouvant que ce dernier est l’accomplissement des prophéties messianiques. Cet évangile présente la vie, les enseignements et les miracles de Jésus, tout en insistant sur l’importance cruciale de sa mort et de sa résurrection pour le salut du monde. La mission de Matthieu est double : informer les Juifs de la messianité de Jésus et former les nouveaux convertis, Juifs et Gentils, à la vie de disciple selon l’enseignement de Jésus.

Matthieu cite plus de cinquante passages de l’Ancien Testament. Cela a pour but de montrer que les promesses divines de l’Ancien Testament se réalisent dans le Nouveau Testament. À travers des citations, il établit un pont entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, entre les croyants juifs et gentils. C’est cette même idée qui se retrouve dans le livre des Actes des Apôtres.

Actes 3:18

Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir.

Les expressions telles que « s’accomplit » marquent une transition clé entre les événements de la vie de Jésus et les prophéties, ces expressions démontrant que le plan de Dieu se déroule sans hasard.

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2 – Une Structure Thématique Unique

L’Évangile de Matthieu présente une organisation thématique, avec cinq grands discours de Jésus. Chacun se termine par l’expression « Après que Jésus eut achevé ces discours », (cf. Matthieu 7:28; 11:1; 13:53; 19:1; 26:1).

Ceci révèle une progression claire dans le récit. Certains exégètes voient dans cette structure un parallèle avec les cinq livres de Moïse. Ils suggèrent que Matthieu présente Jésus comme un nouveau Moïse, guide spirituel et législateur divin.

Cet évangile ne se limite pas à rapporter des faits. Il structure les événements et les enseignements de Jésus pour guider les croyants dans leur foi. Pour Matthieu, il est essentiel que chaque lecteur, qu’il soit juif ou gentil, comprenne que Jésus accomplit les Écritures (Ancien Testament) et qu’il apporte un salut universel.

L’accent est mis par Matthieu sur les passages prophétiques de l’Ancien Testament en utilisant le terme-clé de “s’accomplit” (cf. Matthieu 1:22; 2:15, 17, 23; 4:14; 8:17; 12:17; 13:14; 13:35; 21:4; 27:9 ; 27:35). Ces prophéties de l’ancienne alliance trouvent leur réalisation en Jésus, comme l’illustre :

Matthieu 26:54

54 Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ?

Les “Évangiles” sont un genre littéraire unique. Ils ne sont pas des biographies, ni des récits historiques détaillés, mais sont des écrits théologiques sélectifs et structurés. Chaque auteur a choisi des enseignements et des événements spécifiques de la vie de Jésus pour les présenter de manière adaptée à son public. Les Évangiles s’apparentent ainsi à des tracts ou des brochures d’évangélisation.  

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3. L’auteur

L’Évangile de Matthieu est attribué à Matthieu, également connu sous le nom de Lévi, l’un des douze apôtres de Jésus. Avant de devenir disciple, Matthieu était un collecteur d’impôts, un métier méprisé par les Juifs en raison de sa collaboration avec l’ennemi romain. Il a été appelé par Jésus à le suivre (Marc 2:14, Luc 5:27-28), et il a ensuite rédigé son évangile en mettant l’accent sur l’accomplissement des prophéties messianiques. Bien que le texte ne porte pas son nom directement, la tradition chrétienne l’identifie comme son auteur.

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4. La datation

L’Évangile de Matthieu a probablement été écrit entre 70 et 85 après Jésus-Christ, bien que certains chercheurs avancent une date antérieure, autour des années 60. La destruction du Temple de Jérusalem qui a eu lieu en 70 après J.-C., à laquelle Matthieu semble faire allusion, est un indice important pour situer la rédaction de cet écrit après cet événement.

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5. Les destinataires

L’évangile de Matthieu est principalement destiné à un public juif, plus précisément aux Juifs convertis au christianisme. Il relie en effet constamment les événements de la vie de Jésus aux prophéties de l’Ancien Testament pour montrer que Jésus est bien le Messie annoncé. Il utilise des références et des coutumes juives sans les expliquer, ce qui laisse supposer que ses lecteurs en sont familiers. Toutefois, il s’adresse également aux Gentils (non-Juifs), soulignant l’universalité du message de Jésus.

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6. Le thème de l’évangile

Le thème central de l’Évangile de Matthieu est que Jésus est le Messie, le roi promis, venu accomplir les prophéties de l’Ancien Testament. Il présente Jésus comme l’accomplissement de la Loi et des Prophètes,

Luc 24:44

44 Puis il leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.

Établissant une continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, Matthieu met également en avant le Royaume de Dieu et l’enseignement de Jésus sur la justice, la foi et la miséricorde.

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7. Le but de l’évangile

L’Évangile de Matthieu a un double objectif , celui de d’abord évangéliser en annonçant que Jésus est le Messie tant attendu par les Juifs et ensuite d’enseigner aux nouveaux croyants, tant juifs que gentils, comment vivre en tant que disciples. Matthieu veut prouver que Jésus n’est pas seulement un prophète, mais qu’il est le Fils de Dieu, envoyé pour apporter le salut à l’humanité entière. Il encourage également les disciples à suivre l’enseignement de Jésus et à propager son message à travers le monde.

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6. Plan de l’évangile

L’Évangile de Matthieu se structure autour de cinq grands discours de Jésus, chacun concluant une section narrative :

La naissance et l’enfance de Jésus (Matthieu 1–2)
Généalogie, naissance virginale, fuite en Égypte, retour à Nazareth.

Le Sermon sur la montagne (Matthieu 3–7)
Préparation de Jésus (baptême, tentation), puis son enseignement sur la justice, la prière, et le Royaume.

Les instructions aux disciples (Matthieu 8–10)
Miracles de guérison, enseignement sur la mission et le discipulat.

Les paraboles du Royaume (Matthieu 11–13)
Paraboles expliquant la nature du Royaume de Dieu et ses mystères.

Les instructions sur l’Église (Matthieu 14–18)
Enseignement sur la communauté des croyants, la discipline et le pardon.

Le discours eschatologique (Matthieu 19–25)
Prophéties sur les temps de la fin, avertissements et encouragements aux disciples.

La Passion et la résurrection (Matthieu 26–28)
Arrestation, crucifixion, mort, et résurrection de Jésus, se concluant par la Grande Commission.

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Parabole de Matthieu 11:16-19 : enfants assis, le cœur endurci

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Dans la parabole de Matthieu 11:16-19, Jésus expose le rejet systématique du message divin par les hommes. Cette courte parabole éclaire la responsabilité de chacun face à la révélation. Elle enseigne qu’un cœur endurci reste sourd, peu importe le contenu du message. Quelle est la signification de cette parabole et son application pour la vie chrétienne.

La parabole modèle

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1 – L’enseignement

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Par « cette génération », Jésus s’adresse aux religieux très opposés à la révélation divine. Il vise en particulier les pharisiens, les scribes mais aussi la foule animée d’un esprit religieux qui suivaient son ministère. Ces groupes connaissaient Jean le Baptiste. Ils avaient vu les miracles de Jésus, entendu ses messages mais restaient incrédules ou critiques.

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3-  Le contexte :

Ce passage s’inscrit dans un moment où l’opposition à Jésus grandit (Matthieu 11:1-24). Jean-Baptiste en prison, envoie ses disciples pour vérifier si Jésus est le Messie. Jésus lui fait répondre avec les œuvres visibles du Royaume que sont les guérisons, les libérations, la bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres. Par là, il cite les critères de messianité  énoncés par le prophète Ésaïe en 35:5-6.

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4-  Explication de la parabole

Une parabole brève, mais riche de sens

La paresse intellectuelle de l’homme le pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas une explication explicite. Pourtant, celles-ci méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles et ne dansent pas.
Les complaintes en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance. Là encore, l’indifférence est de mise car personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part des hommes, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ses auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas le message qui est donné, mais la disposition du cœur de celui qui l’entend.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel, qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean Baptiste ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui-même, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, les hommes refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques, ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

L’expression utilisée, fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne dont il est question en Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Cette parabole enseigne que la réaction au message de Dieu dépend de l’état du cœur. Ce n’est ni la forme du message, ni le style du messager qui compte. Un cœur endurci résistera toujours, même devant des miracles.

Cette parabole nous appelle à examiner notre réceptivité à la Parole de Dieu. Sommes-nous comme ces enfants insensibles ? Ou bien avons-nous un cœur ouvert, humble, disposé à entendre même ce qui nous dérange ?

Aujourd’hui quand nous parlons de Jésus aux autres, nous sommes les messagers de la bonne nouvelle de l’Évangile. Si le rejet ne porte que sur le messager, ce n’est pas grave,  mais si le rejet porte sur le message, c’est extrêmement grave, car c’est Jésus-Christ qui est rejeté;

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Matthieu chapitre 6 est un enseignement sur la foi

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En Matthieu chapitre 6, Jésus met en garde contre le formalisme religieux. Il insiste sur l’importance de la sincérité dans les actions de foi, qu’il s’agisse de l’aumône, de la prière ou du jeûne. Leur objectif est de plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 7

Matthieu chapitre 6 – Étude biblique

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Introduction

Matthieu 5 décrit les caractéristiques du nouveau peuple de Dieu et la vision divine de la véritable justice. Matthieu 6, quant à lui, aborde la vision traditionnelle des Juifs concernant ce qui constitue la justice, à savoir l’aumône, la prière et le jeûne.

Jésus s’oppose aux religieux légalistes afin d’en sauver quelques-uns mais aussi pour qu’ils n’entrainent pas d’autres personnes en les rendant pire qu’eux.

Matthieu 23:15

15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.

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1 – Matthieu chapitre 6 :1-18 La propre justice et la justice de Dieu

Comme il est question de justice, rappelons-nous de ce qui est dit en:

Matthieu 5:20

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

A l’époque de Jésus et avant, la compréhension de la justice en Israël, portait sur les trois points suivant: l’aumône, la prière et le jeûne.

En regardant dans le détail ces trois thèmes abordés par Jésus, nous voyons que les scribes et les pharisiens avaient une attitude commune qui était l’exhibitionnisme, ou le paraître. En cela le verset 1 résume une grande partie de ce chapitre.

Matthieu 6:1

1 Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.

Verset 2 lorsque tu fais l’aumône … Hypocrite !

Verset 5 lorsque tu pries  ….  Hypocrites !

Verset 16 lorsque tu jeûnes … hypocrites !

Jésus dénonce une mauvaise attitude, celle de ne pas avoir un cœur vrai. Tout était faux et n’était qu’apparence chez ces pharisiens et scribes.

La religiosité d’une manière générale, est un mal pernicieux. En effet, l’homme religieux concentre ses efforts sur les apparences en imposant des règles extérieures, tout en négligeant la véritable relation avec Dieu et la transformation intérieure. Il s’agit d’un homme qui se veut super spirituel. Les scribes et les pharisiens manquaient de compassion, d’humilité et de justice. La foi authentique se vit dans l’amour sincère pour Dieu et pour son prochain, non dans des pratiques vides ou superficielles.

Pour éviter la religiosité, il est essentiel de se concentrer sur la perception divine plutôt que sur celle des autres, en favorisant une relation personnelle avec Dieu à travers la prière.

La foi chrétienne repose sur l’authenticité devant Dieu, visant à établir un lien proche avec Lui sans souci des opinions des autres. Cela libère de l’hypocrisie et de la religiosité, qui ne visent qu’à impressionner ou à suivre des règles pour obtenir l’approbation humaine. Une vie en relation avec Dieu exige une sincérité intérieure et la quête de sa volonté, qui apportent transformation et paix.

En résumé : le Chrétien doit chercher à être juste aux yeux de Dieu au lieu de vouloir paraître juste aux yeux des autres. Dans ce dernier cas, le risque est de devenir juste à ses propres yeux et de perdre sa relation à Dieu.

Il ne faut pas oublier aussi que nous ne sommes justes qu’en Jésus-Christ, selon ce qui est écrit en :

2 Corinthiens 5:21

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

Comprendre l’œuvre de Jésus doit nous conduire à lui exprimer notre gratitude et à être de plus en plus à sa ressemblance.

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Psaumes 37:7

Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ; Ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, Contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.

Il est important de noter que nos actes sont vus, ou observés par les hommes, Cependant, ils ne sont pas destinés à obtenir leur approbation, selon :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

2 – Le chrétien doit agir devant les hommes, mais pour Dieu :

Il y a en effet des choses que les croyants sont appelés à faire “devant les hommes” tout en gardant à l’esprit que leur motivation première doit être tournée vers Dieu :

1 Que votre lumière luise, Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

2. Confesser Christ, Matthieu 10:32

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

3. Se comporter comme Paul Actes 24:16

16 C’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes.

Et aussi:

2 Corinthiens 8:21

21 car nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes.

Dieu juge non seulement les actes, mais aussi les motivations profondes, les intentions du cœur.
Jérémie 11:20

20 Mais l’Éternel des armées est un juste juge, Qui sonde les reins et les cœurs. Je verrai ta vengeance s’exercer contre eux, Car c’est à toi que je confie ma cause.

Sonder les reins signifie sonder les actes alors que sonder les cœurs signifie sonder les motivations.

Tout ceci contraste avec l’attitude des pharisiens qui agissaient de manière théâtrale, et ce uniquement pour être vus des hommes.


En Matthieu chapitre 6, Jésus met aussi en garde contre le formalisme religieux sous trois aspects.

Matthieu chapitre 6 :2-4 L’aumône

Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite,

afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

A l’époque, la pratique de l’aumône était un système Juif de dons volontaires hebdomadaires pour aider les pauvres et les nécessiteux.

Ce verset invite le chrétien à ne pas faire l’aumône ou des dons de façon ostentatoire.

En extrapolant ce qui est dit en Matthieu 6:24, on ne peut servir deux maîtres. Nous pourrions dire que soit nous touchons un salaire immédiat par le fait d’être vu par les autres alors que nous agissons de manière ostentatoire, soit nous touchons un salaire de la part de Dieu (ton Père te le rendra).

Nous retrouvons cette expression : ‘ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra’ par trois fois dans ce chapitre. Celle-ci termine à chaque fois les trois thèmes abordés : aumône, prière et Jeûne, en Matthieu 6:4 ; 6:6 ; 6:18

Le mot secret n’est pas à prendre à la lettre. Il signifie que la véritable et la seule motivation à avoir est la suivante: je fais quelque chose par amour pour Dieu, et je le fais par amour pour les autres en tout simplicité parce que c’est naturel. Je ne le fais pas pour être glorifié par les autres.

Matthieu chapitre 6 :5-15 – la prière

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

Les versets 5 et 6 discutent des problèmes juifs liés à la prière, tandis que les versets 7 et 8 traitent des répétitions vides de sens chez les païens.

Matthieu chapitre 6 :9-15 Les instructions de Jésus sur la prière

Aux versets de 9 à 15, Jésus va donner un modèle de prière qui n’est pas à répéter textuellement comme des moulins à parole. Ce modèle est là pour servir de guide. Ainsi, la prière doit commencer par une adoration et une glorification de Dieu. Ensuite, nous pouvons lui exprimer nos besoins simplement. Cette prière doit être un moment de communion avec Dieu où l’on partage avec lui nos préoccupations.

Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié ;

10 que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

11 Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;

12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !

14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi;

15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Aux versets 9 et 10, « que ton nom soit sanctifié » signifie que le nom de Dieu doit être honoré, respecté, tenu en haute estime. Le nom se réfère au caractère et à la personne de Dieu et il ne doit pas être un simple mot. Quand le mot « sanctifié » est utilisé pour nous, son sens bien évidemment est différent. Il veut dire alors : purifié, séparé, consacré. Les termes sur la terre comme au ciel concernent les trois verbes précédents des versets 9 et 10.

Nous voyons bien que le monde ne vit pas sous le règne de Dieu ! Mais quand nous prions « Que ton règne vienne sur la terre », cela revient à demander à Dieu de régner dans nos vies et que nous nous soumettions à sa volonté. C’est ainsi que son nom sera sanctifié !  

Le « aujourd’hui » manifeste notre dépendance à Dieu de vivre au jour le jour en comptant sur lui pour tous nos besoins, ce qui peuvent être symbolisé par le pain.

Le pain quotidien doit se comprendre par la quantité de pain qui nous est nécessaire ? Sinon le terme serait redondant avec le aujourd’hui. Le pain peut être pris dans le sens de nos besoins dont il est question aux versets en fin de chapitre.

Il peut aussi être interprété par la nourriture spirituelle dont nous avons besoin pour vivre : la Parole de Dieu !

L’offense vient d’un mot qui veut dire une chose due. Pour exemple: nous devions le respect à une personne, mais nous n’avons pas respecté cette personne (Dieu). Nous manquons de respect à une autorité. Il s’agit de la rébellion !

La tentation : Matthieu 6:13

13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!

Le problème avec le mot tentation dans la Bible, c’est qu’il a deux sens. Il y a la tentation et l’épreuve. Cependant, l’épreuve poussée trop loin, peut devenir une tentation dans laquelle nous chutons.

Nous pourrions dire, « ne nous mets pas dans une situation d’épreuves ».

Il y a deux versets qui peuvent nous éclairer.

Jacques 1:13

13 Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.

Et 1 Corinthiens 10:13

13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

Nous pouvons considérer que nous sommes soumis à des épreuves. Si nous en sortons victorieux, celles-ci resteront des épreuves qui nous aurons fait grandir spirituellement. Mais si nous chutons, elles sont devenues des tentations. Si nous n’avons pas d’épreuves, comment pouvons-nous savoir que nous sommes capables de résister au Diable ? La réponse se trouve en 1 Corinthiens 10:13. C’est Dieu qui nous donne la force de résister ! Dieu n’éprouve pas les croyants pour les détruire, mais pour les fortifier. Pas d’épreuves, pas de preuves !

Matthieu chapitre 6 :12 ; 14-15 – le pardon

12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi;

15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Si nous nous entêtons à ne pas vouloir pardonner à une personne, qui nous aurait blessés, il faut au moins le faire pour nous-mêmes si nous désirons être pardonnés. Le mot grec pour offense signifie tomber à côté ou près de, ou déviation, péché.

En effet, nous devons manifester de l’amour envers tous, et le non-pardon constitue un manque d’amour.

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3 – Le jeûne, l’humilité

Matthieu chapitre 6 :16-18 – le jeûne

16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,

18 afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Jésus dénonce ici encore un exemple d’exhibitionnisme religieux. Il faut savoir que les religieux de l’époque de Jésus, avaient progressivement rajouté des temps de jeûne quand au départ il n’y en avait qu’un, celui prévu en Lévitique 16 pour le jour des expiations. Aujourd’hui, les personnes animées d’un esprit de religiosité en font de même.

Par ailleurs, si nous faisons quelque chose pour Dieu, cela ne regarde que nous et Dieu. Si notre intention est d’être vu des hommes, cela perd toute sa valeur et aux yeux de Dieu c’est nul, et cela n’a aucune valeur.

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4 – L’attitude envers les biens terrestres

Matthieu chapitre 6 :19-24

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

22 L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;

23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Dans ce passage, trois idées sont exprimées.

La première idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Ces versets soulignent la nécessité d’investir pour le royaume, pour notre avenir éternel. Les biens matériels ne sont pas mauvais, mais c’est l’attachement que nous portons à ceux-ci qui est mauvais. Tout ce qui est amassé sur terre, peut être détruit ou volé et sera de toutes façons, inutile dans l’au-delà.

Il y a ici aussi l’idée d’amasser des biens pour l’avenir au lieu de dépendre de Dieu. C’est le même problème qui est dénoncé dans la parabole du riche insensé de Luc 12.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Paul exprime parfaitement ce concept en :

1 Timothée 6:17-19

17 Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions.

18 Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité,

19 et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.

L’héritage céleste ne peut pas se corrompre.

Pierre de son côté, nous dit :

1 Pierre 1:4-5

pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux,

à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !

Les versets 21 et 24 expriment en des termes différents que l’on peut, soit se concentrer sur les biens matériels comme les païens en investissant pour l’avenir terrestre, soit se tourner vers Dieu et son service en investissant pour l’avenir éternel.

La deuxième idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :22-23

22 L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;

23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

Le troisième conditionnel : ‘Si donc la lumière … ‘ est la conséquence logique des deux autres « si ».

« L’œil est la lampe du corps » est une déclaration qui vient d’un concept Juif selon lequel l’œil était la fenêtre de l’âme.

Ceci reprend l’idée de Matthieu 5:16, lorsqu’il dit que votre lumière luise devant les hommes. Ainsi, la lumière intérieure va s’extérioriser par les yeux. De cette façon, les autres verront si nous sommes ténèbres ou lumière à l’image d’une boite percée de deux trous. Comment savoir si dans cette boite, il y a une lumière allumée ? Cela se verra par la lumière qui passe par ces deux trous. C’est pourquoi il est dit en:

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Ce qu’une personne laisse entrer dans sa pensée ou sa vie mentale influence son identité. La pensée mène au désir, le désir mène à l’action, et l’action révèle l’identité de la personne.

De la même façon que les cellules de notre corps se régénèrent, comme par exemple pour le foie dont les cellules se régénèrent en moins de trois ans, notre être en entier évolue avec le temps. De la même façon, notre vie spirituelle évolue et notre foi se régénère avec la nourriture spirituelle que nous prenons.

La façon dont nous vivons notre foi chrétienne nous transforme. Si nous nous nourrissons de la Bible, Christ grandit en nous, le but du chrétien étant de devenir semblable à Jésus de plus en plus. Pour cela, il est nécessaire et impératif de marcher sur le chemin resserré dont parle Jésus en Matthieu 7:14, et qui est le chemin de sanctification.

De quelle nourriture spirituelle nous nourrissons-nous ? Pour le savoir, il faut d’abord examiner ce que nous écoutons et entendons au regard de :

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Plus nous nourrissons de la Parole de Christ, plus Christ grandit en nous !

La troisième idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :24

24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Chaque homme est face à un choix . Où bien il choisit le terrestre ou bien il choisit le céleste. L’apôtre Jean dira :

1 Jean 2:15-17

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

17 Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

Le verbe haïr au verset 24 utilisé par Jésus, est fort. La question pour chacun est de savoir qui il met en premier. Est-ce que je sers Dieu en le mettant à la première place, ou est-ce que je le place en seconde place, en privilégiant les biens matériels ?

N’oublions surtout pas l’avertissement de Paul à Timothée:

1 Timothée 6:10

10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

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Ne vous inquiétez de rien

Matthieu 6:25-34

25 C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement?

26 Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?

27 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?

28 Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent;

29 cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.

30 Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi?

31 Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus?

32 Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Le « c’est pourquoi je vous dis » au verset 25 est le lien logique avec les versets de 19 à 24

Nous retrouvons encore l’ expression « ne vous inquiétez de rien » qui est répétée trois fois . « Ne vous inquiétez de rien », au début de ce passage et à la fin est là comme pour insister, sans compter le verset 27 par ses inquiétudes le verset 28 « pourquoi vous inquiéter ». L’inquiétude chez chacun, peut survenir à tout moment, mais nous ne devons pas la laisser s’installer en nous. Dans le cas contraire, ce serait faire preuve d’un manque de foi envers Dieu et envers la providence divine.

Jésus aborde avec insistance la question de l’inquiétude pour montrer notre besoin de prier. Prier, c’est exprimer à Dieu nos besoins ou celui des autres. C’est un lien que Dieu veut que nous entretenions avec lui. L’explication nous sera donnée en Matthieu 7:7

Jacques évoquera le même thème en:

Jacques 5:1-3

1 A vous maintenant, riches! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous.

Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes.

Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours!

L’idée principale de cette seconde partie du chapitre 6 de l’Évangile de Matthieu, se résume dans le verset 33

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Pour le chrétien, ceci peut se traduire par : je cherche à établir le royaume de Dieu dans le cœur de ceux qui ne sont pas encore à Dieu, et Dieu s’occupe de mes besoins. Dit autrement sous une forme simplifiée : je m’occupe des affaires de Dieu et Dieu s’occupe de mes affaires.

L’expression « justice de Dieu » n’est pas à prendre ici dans un sens légal mais dans un sens éthique, dans le sens d’avoir un comportement juste envers tous.

Enseignement et application personnelle

Matthieu chapitre 6 rappelle que notre relation avec Dieu ne doit pas être influencée par l’apparence ou la recherche de reconnaissance. Que ce soit dans l’aumône, la prière ou le jeûne, l’essentiel est d’agir pour Dieu seul, dans la sincérité et l’humilité. Jésus invite chacun à ne pas chercher à amasser des biens matériels mais à investir dans ce qui est éternel, c’est à dire le royaume de Dieu. De plus, il enseigne à vivre sans inquiétude en ayant confiance que Dieu pourvoira à nos besoins. En appliquant ces principes, nous vivrons selon les priorités du royaume des cieux avec une foi profonde et une dévotion authentique envers notre Père céleste.

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Parabole de l’esprit impur : avertissement de Jésus-Christ

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Dans la parabole de l’esprit impur, Jésus met en garde contre le danger d’un cœur vide après la délivrance. Une rechute peut entraîner une situation pire que l’état initial spirituellement destructeur.

La parabole de l’esprit impur de Matthieu 12:43-45

1 – L’enseignement

Matthieu 12:43-45

43 Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point.

44 Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée.

45 Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Au chapitre 12 de Matthieu, Jésus est confronté aux pharisiens qui cherchent toutes les occasions pour le critiquer. Dans ce passage, Jésus s’adresse à eux et à la foule présente qui l’entoure, en parlant de génération méchante. Au sens biblique, le terme méchant s’applique à celui qui se détourne de Dieu ou qui est contre Dieu.

3-  Le contexte :

Le contexte de cette parabole se situe dans les versets précédents de Matthieu 12:22-42 quand Jésus délivre un démoniaque aveugle et muet.

Matthieu 12:22

22 Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait.

Pour parodier le verset de Matthieu 12:24, on pourrait dire spirituellement parlant, que l’orgueil des pharisiens les rendait eux aussi aveugles et muets. Ceux-ci en effet, étaient incapables de voir la vérité et de reconnaître Jésus comme le Messie qu’ils attendaient pourtant.

L’ironie du passage, c’est que ceux qui pensaient voir clair, étaient en réalité les premiers à avoir besoin de délivrance, non pas d’une délivrance physique, mais d’une délivrance spirituelle.

Ceci amène à une question essentielle :
L’orgueil religieux ne serait-il pas en lui même une manifestation d’une influence spirituelle mauvaise ?

En effet, un cœur fermé, rempli de suffisance spirituelle, empêche la lumière de Christ d’y pénétrer. Il s’agit là d’une forme subtile mais puissante d’aveuglement contre laquelle Jésus a souvent mis en garde.

Cette délivrance qu’a pratiquée Jésus, était le signe manifeste de sa messianité selon ce qui est écrit en :

Ésaïe 35:4-6

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Comme si cela ne suffisait pas, des scribes et des pharisiens réclament un autre miracle.

Pour comprendre le sens de cette parabole et l’intention voulue par Jésus, il faut retenir le mot : ‘génération méchante’. Cela pour réaliser que l’homme symbolise le peuple israélite, cette génération méchante.

4-  Explication de la parabole

L’esprit impur dans les lieux arides :

Dans l’Ancien Testament le désert était considéré comme le repaire des démons. C’est ainsi qu’il est écrit en Lévitique 16 que le jour de l’expiation (Yom Kippour), l’un des boucs chargé symboliquement des péchés d’Israël, était envoyé dans le désert pour ‘Azazel’ .

Lévitique 16:8, 10

Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel.

10 Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel.

La signification du mot Azazel est incertaine. Il peut désigner « le bouc qui part »,le bouc émissaire, un lieu désertique ou même un ange déchu puisque le verset 8 parle d’un sort pour Azazel. Quoi qu’il en soit, l’idée principale reste celle de renvoyer les péchés à l’envoyeur.

Ce passage biblique enseigne plusieurs choses :

1. Une délivrance incomplète

À l’époque, les Juifs pratiquaient une forme de délivrance des esprits mauvais, mais celle-ci était souvent incomplète puisque personne ne remplaçait l’esprit mauvais. Les démons finissaient par revenir parce qu’on se contentait de les chasser sans enseigner à la personne délivrée d’avoir une foi active et durable en Dieu.

Cette réalité fait aussi écho à la situation de la nation d’Israël. Celle-ci en effet, avait rejeté le culte des idoles mais sans le remplacer par une véritable relation vivante avec l’Éternel. Comme le dit le proverbe : la nature a horreur du vide. Jésus enseigne que si ce vide n’est pas comblé, il peut être occupé par un plus grand nombre d’esprits mauvais.

On se souviendra de ce que Jésus a dit à l’homme guéri à la piscine de Béthesda :

Jean 5:14

« Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. »

2. Le piège du « ne fais pas »

La religion juive de l’époque se focalisait surtout sur l’interdiction : « ne fais pas ceci, ne fais pas cela ». Les pharisiens et docteurs de la loi insistaient davantage sur les aspects négatifs de la Loi que sur ses commandements positifs. Jésus, lui, nous appelle à agir positivement.

En Luc 10, un docteur de la loi interroge Jésus au sujet de la vie éternelle :

Luc 10:26-28

26 Jésus lui dit : Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?

27 Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.

28 Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras.

La fin du verset 27 fait écho à Lévitique 19:18. Dans Matthieu 12, les pharisiens ne montrent aucune compassion pour l’homme que Jésus libère d’un démon, contrairement à l’esprit de la Loi qui exigeait l’amour du prochain.

3. Être rempli du Saint-Esprit

Pour le chrétien, il ne suffit pas d’être délivré des esprits impurs, mais il faut ensuite être rempli du Saint-Esprit, Esprit de Dieu qui transforme et renouvelle l’être intérieur.

Ésaïe 11:2

2 L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel.

4. Aller au-delà du mal : faire le bien

Ne pas faire le mal est un bon début, mais ce n’est que la moitié du chemin. Le vide moral doit être comblé par des actions concrètes : faire le bien, aimer son prochain, et laisser le fruit de l’Esprit s’épanouir en nous.

Galates 5:22

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. »

Le message principal

Jésus dit : «Il en sera de même pour cette génération mauvaise. » Ce qu’il déclare au sujet de la maison propre mais vide s’appliquait à cette génération corrompue, la nation d’Israël, qui a refusé de reconnaître et de croire que Jésus était son Messie. Mais aujourd’hui, alors que nous avons du recul sur ces évènements, considérons-nous Jésus comme notre Sauveur et Seigneur ? Il sera très difficile de nous justifier si ce n’est pas le cas. Nous serons jugés plus sévèrement que ces pharisiens.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Le verset 45 est un sérieux avertissement que Jésus adresse à la foule, qu’il qualifie de génération méchante.

Il est dit au verset 43 :

«  Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme … »

La manière dont cet esprit sort, n’est pas précisée : s’agit-il d’une délivrance ? D’un acte de repentance ? D’une réforme morale ?

Cela peut aussi représenter une repentance partielle ou une réforme extérieure, sans qu’il y ait eu une véritable transformation intérieure. L’homme est alors « nettoyé », c’est-à-dire purifié en apparence, mais il demeure vide, car il n’est pas habité par l’Esprit de Dieu.

Le mal ne peut pas simplement être « expulsé » : il doit être remplacé par quelque chose de plus fort — la présence de Dieu, la foi, la justice.

Jean-Baptiste avait appelé le peuple d’Israël à la repentance. Puis, ce même peuple a été exposé aux enseignements de Jésus, qui invitait à un changement de vie profond, fondé sur l’amour, la justice, et la foi.

L’apôtre Pierre fait un constat similaire dans sa deuxième épître :

2 Pierre 2:20-21

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

Si nous mettons la parabole du fils prodigue de Luc 15 en parallèle avec celle de l’esprit impur, nous observons un contraste marquant Le fils revient vers son père avec des vêtements souillés, symboles de sa souillure intérieure. Il se repent devant son Père. Il n’est pas écrit qu’il s’est lavé , mais la purification est implicite. Ensuite il est revêtu de la plus belle robe. En revanche dans la parabole de l’esprit impur, l’homme après avoir été purifié, délivré du démon, est retourné à son vomi. Il reprend les vêtements souillés qu’il avait abandonnés. Il n’y a eu ni transformation durable, ni vraie habitation de l’Esprit.

Conclusion et application personnelle

Pour comprendre cette parabole et en tirer un enseignement pratique pour notre propre vie, il est important de reconnaître notre état spirituel.

Nous ressemblons parfois à ce peuple qui certes, s’efforçait déjà de ne pas haïr son prochain, ce qui constituait déjà une étape louable. Cependant, Jésus nous appelle à aller plus loin en ne haïssant pas notre prochain mais en l’aimant, en étant bienveillant à son égard et à nous réjouir du bien qu’il reçoit.

Prenons cet exemple de Matthieu 12:22-24, où Jésus délivre un homme possédé, aveugle et muet. Les pharisiens au lieu de se réjouir de la guérison à laquelle ils ont assisté, ont critiqué et accusé Jésus d’agir par la puissance de Béelzébul.

Ce passage doit pousser chacun à faire un examen de conscience :
Sommes-nous simplement « nettoyés », ou habités par l’Esprit de Dieu ?
Notre foi se limite-t-elle à éviter le mal, ou est-elle aussi active, vivante, engagée dans l’amour et la transformation intérieure ?

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