Matthieu chapitre 14 : mort de Jean et miracle puissant

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Matthieu chapitre 14 nous plonge dans un contraste saisissant : la mort tragique de Jean-Baptiste et la puissance de Jésus nourrissant les foules et marchant sur les eaux. Ce chapitre révèle la souveraineté et la divinité de Jésus-Christ face à la souffrance humaine ce qui renforce la foi en Lui.

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Matthieu chapitre 14 – Étude biblique

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1 – Le meurtre de Jean Baptiste

Matthieu 14:1-12

1 En ce temps-là, Hérode le tétrarque, ayant entendu parler de Jésus, dit à ses serviteurs: C’est Jean Baptiste!

Il est ressuscité des morts, et c’est pour cela qu’il se fait par lui des miracles.

Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère,

parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.

Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu’elle regardait Jean comme un prophète.

Or, lorsqu’on célébra l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa au milieu des convives, et plut à Hérode,

de sorte qu’il promit avec serment de lui donner ce qu’elle demanderait.

A l’instigation de sa mère, elle dit: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean Baptiste.

Le roi fut attristé; mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda qu’on la lui donne,

10 et il envoya décapiter Jean dans la prison.

11 Sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère.

12 Les disciples de Jean vinrent prendre son corps, et l’ensevelirent. Et ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Attention : les versets 1 et 2 ne sont que l’introduction des versets suivants. Cependant, chronologiquement ils se placent après le verset 12.

Hérode le tétrarque devait être tourmenté par la mort de Jean Baptiste qu’il avait organisée.  il est à noter qu’aucun miracle n’avait été attribué à Jean Baptiste.

Josèphe Flavius, historien romain juif, relate l’enfermement de Jean dans la forteresse Machaérus située près de la mer morte du côté de la Jordanie.

Matthieu 14:4

4 parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.

Cette accusation était fondée soit sur le fait que le lien familial entre Hérode Antipas et Hérodias (sa nièce) était trop proche pour être des mariés (cf. Lévitique 18:16), soit hypothèse la plus probable, sur le fait qu’ils avaient été tous deux illégalement divorcés (cf. Deutéronome 24:1-4).

La relation d’Hérode et de Jean Baptiste était complexe :

Marc 6:20

20 Mais elle ne le pouvait; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint; il le protégeait, et, après l’avoir entendu, il était souvent perplexe, et l’écoutait avec plaisir.

Les Antiquités juives 18.5.4 de Flavius Josèphe mentionne le nom de Salomé la fille d’Hérodias.

Il est surprenant que celle-ci, une princesse, danse devant les convives masculins car les femmes qui dansaient étaient considérées comme immorales, et étaient souvent des esclaves. La danse exécutée était sensuelle, ce qui a été l’objet de convoitise de la part d’Hérode. La moralité dans la famille d’Hérode le grand, apparait plus que douteuse. Salomé, la fille d’Hérodias, devait avoir entre douze et dix sept ans. En effet, le mot « Korasion » est utilisé veut dire jeune fille. C’est le mot qui a été utilisé pour la fille de Jaïrus où il est dit qu’elle avait douze ans (Marc 5:41-42)

Est-ce qu’Hérodias a poussé sa fille à danser devant Hérode ? Il est certain que la jeune fille était sous l’influence de sa mère et que la demande fut faite à l’instigation de sa mère.

Dans son sermon sur la montagne, Jésus avait dit :

Matthieu 5:10

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!

Ce verset s’applique pleinement à la personne de Jean Baptiste. Pour ce qui nous concerne Paul dit :

2 Timothée 3:12

12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.

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2 – La multiplication des pains

Matthieu 14:13-21

13 A cette nouvelle, Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l’écart dans un lieu désert; et la foule, l’ayant su, sortit des villes et le suivit à pied.

14 Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades.

15 Le soir étant venu, les disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages, pour s’acheter des vivres.

16 Jésus leur répondit: Ils n’ont pas besoin de s’en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.

17 Mais ils lui dirent: Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons.

18 Et il dit: Apportez-les-moi.

19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

20 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.

21 Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfant s.

En Matthieu 14:13

L’expression « A cette nouvelle », fait suite à la mort de Jean-Baptiste après que Jésus en ait été informé par ses disciples.

Jésus part alors à l’écart dans un lieu désert, fort probablement pour prier comme il le faisait habituellement à plusieurs reprises. Cependant, la foule va le suivre.

Jésus va alors répondre aux besoins de cette foule sans se lasser, ni s’impatienter. Face à elle, Il est ému de compassion. Cette expression pour Jésus, est utilisée huit fois dans les Évangiles, ce qui montre son amour pour les hommes.

Ce lieu désert ne signifie pas que le lieu était désertique mais simplement qu’il n’y avait pas de ville ou de grand village à proximité.

La multiplication des pains, comme la tempête durant laquelle Jésus marche sur les eaux, constituent des temps de formation pour les disciples.

Dieu pourvoit aux besoins. Mais Matthieu donne deux autres enseignements au sujet des douze paniers pleins des restes, c’est que Dieu pourvoit au-delà de nos besoins, mais que nous ne devons pas gaspiller les bienfaits de Dieu.

La prière de Jésus lors de cette multiplication des pains, est un enseignement sur la prière et sur sa puissance. Quand Jésus a levé les yeux vers le ciel et qu’il a rendu grâce, il priait !

la multiplication des pains

La multiplication des pains rappelle plusieurs épisodes, ceux de  :

Exode 16 – Quand Dieu donne au peuple la manne comme nourriture.

1 Rois 17 – Quand Elie rencontre la veuve de Sarepta et qu’a lieu le miracle de la farine.

Matthieu 4:1-4 – Quand Jésus est confronté à Satan qui lui demandait de changer les pierres en pain. Le Seigneur pouvait faire ce miracle, mais la motivation n’aurait pas été bonne parce qu’égoïste.

La multiplication des pains répondait à deux objectifs, celui de répondre aux besoins de la foule et celui d’enseigner les disciples.

L’apôtre Jean qui rapporte ce même évènement, ajoute que la foule voulait faire roi, Jésus.

Jean 6:15

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

Cette multiplication des pains de Matthieu 14, est aussi une préfiguration de la sainte cène expliquée par Paul en 1 Corinthiens 11

1 Corinthiens 11:24

24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.

Matthieu 14:19

19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

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3 – Jésus marche sur les eaux

Matthieu 14:22-27

22 Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule.

23 Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul.

24 La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire.

25 A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.

26 Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C’est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.

27 Jésus leur dit aussitôt: Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur!

Jésus renvoie la foule et accomplit ce pourquoi il était venu faire dans ce lieu : prier !

C’est pourquoi, il ordonne à ses disciples de passer de l’autre côté de la mer de Galilée.

C’était pour cette raison que Jésus avait besoin de se retirer à l’écart, pour aller prier et parler avec le Père de la suite de son ministère. C’est aussi en cela que Jésus est notre modèle. En effet, nous devrions avoir une vie de prière comme lui pour chercher la face de Dieu afin de connaître sa direction.

Sans dire qu’il y avait de la tempête, la mer était très agitée par les vents.

Matthieu 14:25 – la quatrième veille de la nuit correspond au découpage romain de la nuit, et va de 3 heures du matin à 6 heures du matin. À l’origine, les juifs décomposaient la nuit en trois veilles.

Les disciples dans la barque ne progressaient pas en raison des vents contraires et de la mer agitée. Dans la semi-obscurité, avec la barque qui est secouée, ils ont vu une forme marcher sur l’eau. Comment imaginer que cela puisse être un homme ? Aucun homme n’est capable de marcher sur les eaux. Pour eux, il s’agissait donc d’un fantôme ! Plus tard après la résurrection quand Jésus viendra les visiter dans la chambre haute, il ne pouvait croire que Jésus était présent au milieu d’eux, et que ce qui leur apparaissait, était un esprit.

Marc dans son Évangile donne une précision sur cet évènement de Jésus marchant sur l’eau.

Marc 6:51-52

51 Puis il monta vers eux dans la barque, et le vent cessa. Ils furent en eux-même tout stupéfaits et remplis d’étonnement;

52 car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.

En fait, ils n’avaient pas encore réalisé la divinité de Jésus, et que de ce fait il dominait sur toute la création.

Luc 24:37

37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.

Dans la barque ils pouvaient craindre que la barque coule sous les flots et dans la chambre haute, ils étaient dans la crainte des autorités religieuses.

L’expression : « c’est moi, n’ayez pas peur », rappelle le « Je suis » de Dieu.

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4 – Pierre marche vers Jésus

Matthieu 14:28-33

28 Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.

29 Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.

30 Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi!

31 Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?

32 Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.

33 Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu.

Si Marc et Jean relatent l’épisode de Jésus marchant sur l’eau, seul Matthieu rapporte ce passage des versets 28 à 32.

Pierre était un personnage très impétueux et était un mélange de grande foi et de grand doute. Il faudra la pentecôte pour que le doute soit chassé et que la foi grandisse.

C’est cet épisode qui est à l’origine de l’expression « garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les circonstances ». Le fait de fixer les yeux fixés sur Jésus, maintient notre foi alors que le fait de regarder aux circonstances, génère le doute. Si la foi grandit, elle chasse le doute. Si le doute grandit, la foi diminue.

N’oublions pas que nous n’avons pas besoin d’une foi grande comme une montagne pour déplacer un grain de moutarde, mais à l’inverse, que nous avons besoin d’une foi ferme, grosse comme un grain de moutarde, pour déplacer une montagne. Il s’agit ici d’une foi mise en Dieu qui fait que celui-ci va répondre à notre foi, en déplaçant la montagne.

La leçon est, de toujours se rappeler que dans les tempêtes de la vie, Dieu est là ! Invoquons-le.

Psaumes 34:7

7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

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5 – à Génésareth, la guérison des malades par la foi

Matthieu 14:34-36

34 Après avoir traversé la mer, ils vinrent dans le pays de Génésareth.

35 Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades.

36 Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.

Il n’est pas dit dans ces versets que Jésus ait fait quoique ce soit pour guérir les malades. Ceux-ci malades furent guéris parce qu’ils avaient manifesté la foi dans le simple fait de toucher le bord du vêtement du Seigneur comme la femme atteinte de perte de sang de:

Matthieu 9:20-21

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

La foi est le canal de la grâce divine.
Il est vrai que la foi de ces personnes, était peut-être une foi superstitieuse car liée à un acte dit magique : « si je fais … » il y aura telle conséquence. Peut-être, mais ces personnes ne manifestent-elles pas une foi plus grande que celui qui s’approche de Jésus pour obtenir la guérison, ou comme ces personnes qui demandent qu’on leur impose les mains (même si c’est Jésus qui fait l’imposition des mains) ? Cela mérite réflexion.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Ce chapitre nous encourage à développer la foi en sachant que:

Jean 16:33

33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde

Jésus s’adresse à ses disciples pour leur annoncer ce qui se passera pour eux. Ainsi, le chrétien engagé connaîtra des tribulations dans sa vie personnelle, dans sa vie sociale à cause de sa foi.

Cependant, Dieu et Jésus sont toujours au contrôle. Quelles que soient les tempêtes de la vie, il est important de garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les éléments déstabilisant de la vie. La foi est notre moteur. C’est en approfondissant la connaissance et la compréhension de la Parole de Dieu sous la conduite du Saint-Esprit que notre foi grandira.

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La Parabole de l’invité prétentieux de Luc 14:7-11

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La parabole de l’invité prétentieux de Luc 14:7-11, enseigne une leçon essentielle en ce qui concerne l’humilité. Avec celle-ci , Jésus dénonce l’orgueil spirituel. Il appelle chaque croyant à adopter une posture d’humilité. Cette parabole met en lumière la valeur que Dieu accorde à l’humilité sincère.

La parabole de Luc 14:7-11

1 – L’enseignement

Luc 14:7-11

Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places ; et il leur dit:

Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi,

et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire: Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place.

10 Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi.

11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

2- Le contexte :

Il ne faut pas croire que tous les Pharisiens étaient hostiles à Jésus. Ce ne fut pas le cas par exemple de Nicodème, de Joseph d’Arimathie, de Simon … qui avaient un regard favorable à son égard, même si celui-ci les intriguait. Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter à l’échange de Jésus avec Nicodème au chapitre 3 de l’Évangile de Jean.

Jean 3:1-2

1 Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Ceci d’ailleurs peut expliquer que Jésus soit invité à un repas par ‘un des chefs de Pharisiens’.

Les repas qui clôturaient le sabbat étaient un moment de partage mais aussi un temps d’enseignement sur la parachat du jour (nourriture naturelle et nourriture spirituelle). Jésus était probablement l’invité d’honneur à qui on a demandé de donner un enseignement. Les circonstances le conduisent à donner l’enseignement sur l’humilité à partir de cette parabole.

Luc 14 :1, 7

1 Jésus étant entré, un jour de sabbat, dans la maison de l’un des chefs des pharisiens, pour prendre un repas, les pharisiens l’observaient.

Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places ; et il leur dit:

Jésus observe le comportement des conviés, pharisiens ou chefs religieux. Il s’adresse donc à tous ces invités et en particulier à ceux qui cherchaient à prendre les meilleures places. Toute société a des règles de savoir-vivre et lors d’un repas, les places sont distribuées en fonction de la hiérarchie ou de la mise en honneur d’un invité particulier. C’était probablement ce jour-là, le cas pour Jésus.

3- A qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, il est dit clairement au verset 7 que Jésus s’adresse aux invités.

Luc 14:7

Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu’ils choisissaient les premières places ; et il leur dit:

Tous les invités religieux connaissaient les Écritures et notamment les versets du livre d’Escaîe qui rappellent :

Ésaïe 2:11-12

11 L’homme au regard hautain sera abaissé, Et l’orgueilleux sera humilié: L’Éternel seul sera élevé ce jour-là.

12 Car il y a un jour pour l’Éternel des armées Contre tout homme orgueilleux et hautain, Contre quiconque s’élève, afin qu’il soit abaissé;

Le message n’est donc pas nouveau, mais Jésus le met en situation.

4-  Explication de la parabole

Luc 14:8-10

Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi,

et que celui qui vous a invités l’un et l’autre ne vienne te dire : Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d’aller occuper la dernière place.

10 Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise : Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi. 

Dans sa parabole, Jésus parle d’un repas, mais plus précisément d’un repas de noces. Ceci relie cette parabole à celle du grand banquet qui la suit et à celle du festin des noces de Matthieu 22. Comme ces trois paraboles concernent le royaume de Dieu, cela se réfère aux noces de l’Agneau d’Apocalypse 19.

Le maitre de maison indique la place de chacun, et ce en particulier pour les premières places d’honneur puisque les places n’étaient pas nominatives et que des cartons n’indiquaient pas le nom de chacun comme cela se fait de nos jours. Les invités pouvaient ainsi s’installer sans attendre le maître de maison. Certains devaient se précipiter pour prendre une place d’honneur près du maître, ce qui amenait l’hôte à demander à des personnes de changer de place pour respecter l’honneur dû à chacun. Il faut s’imaginer la scène, et la tête de l’orgueilleux qui se faisait renvoyer au bout de la table.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Le message est celui de l’humilité. La nature charnelle pousse naturellement à l’orgueil. Il appartient à chacun de faire preuve de retenue en développant l’humilité.

Luc 14:11

11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

L’apôtre Paul dira en :

Philippiens 2:3

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Il est évident que chacun souhaite être au plus près de l’hôte et de l’invité d’honneur pour pouvoir entendre les échanges et même y participer. Mais ceci est le raisonnement de l’homme qui souhaite se mettre en valeur et qui oublie les conseils de Dieu donnés dans l’Ancien Testament en Proverbes et en Sophonie.

Le chrétien doit cultiver l’humilité, car comme il est écrit en Ésaïe 2:11-12, 17, Dieu n’accepte pas les orgueilleux.

L’orgueil a été la cause de la chute de Satan, qui a voulu être l’égal de Dieu.

Ésaïe 14:12-15

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations!

13 Tu disais en ton cœur: Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut.

 Ézéchiel 28:13-17

13 Tu étais en Éden, le jardin de Dieu; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, de sardoine, de topaze, de diamant, de chrysolithe, d’onyx, de jaspe, de saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce tu as été rempli de violence, et tu as péché; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; je te jette par terre, je te livre en spectacle aux rois.

Dans plusieurs circonstances Jésus fustigera les Pharisiens avec les mêmes paroles.

Matthieu 23:12

12 Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé.

Et dans la parabole du pharisien et du publicain, Jésus répète encore les mêmes mots.

Luc 18:14

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

L’enseignement à mettre en application nous est donné par l’apôtre Paul.

Celui-ci ne concerne pas que les autres. Paul, dans son épître aux Philippiens, nous exhorte à prendre exemple sur Jésus et dit en :

Philippiens 2:5-11

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Jésus-Christ nous a donné des enseignements, mais en plus, il nous a montré l’exemple.

Dans sa première lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul montre qu’il a compris l’exemple de Jésus et l’a suivi.

1 Corinthiens 9:20-23

20 Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi;

21 avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi.

22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.

23 Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part.

Tout l’enseignement du Nouveau Testament est dirigé sur la personne de Jésus à laquelle nous sommes appelés à ressembler selon les versets suivants:

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

2 Corinthiens 3:18

Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

Un constat rappelé par cette parabole :

Avec le temps, la routine s’installe et beaucoup de chrétiens oublient que les cultes sont à l’image d’un repas de sabbat. Il s’agit d’un temps de partage, de sainte cène et aussi un temps d’enseignement, sans oublier que la place d’honneur est réservée à Jésus qui est présent au milieu de nous. Chaque chrétien devrait se rappeler de cela avant chaque culte. Comment se comporterait-il si la présence de Jésus était physique ?

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Matthieu chapitre 13 : Des paraboles pour expliquer le royaume

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Matthieu chapitre 13 rassemble plusieurs paraboles dans lesquelles Jésus révèle les mystères du royaume des cieux. Ces récits simples éclairent sur ce que sont la croissance spirituelle, le tri entre les vrais et les faux croyants, et la réponse humaine à l’Évangile. Il s’agit d’un enseignement essentiel pour discerner la réalité du royaume de Dieu et l’investissement personnel que le Seigneur attend de ses disciples.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 14

Matthieu chapitre 13 – Étude biblique

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Introduction

Matthieu dans ce chapitre rassemble un certain nombre de paraboles que Jésus utilise pour donner une image du royaume des cieux. Certaines sont partagées avec la foule, sans qu’elles soient expliquées alors que d’autres sont réservées aux disciples.

Ces paraboles ont déjà été traitées et disponibles sur une page du site dont le lien est le suivant: paraboles de Jésus.

Pour chacune de ces paraboles en particulier un lien (de couleur bleue) sera mis dans ce texte pour accéder à une étude approfondie de celles-ci.

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1 – La parabole du semeur et des quatre terrains

Matthieu 13:1-9

1 Ce même jour, Jésus sortit de la maison, et s’assit au bord de la mer.

Une grande foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.

Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit:

Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent.

Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond;

mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.

Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l’étouffèrent.

Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cf. La parabole du semeur avec son explication.

Matthieu 13:10-17 – explication donnée en privé aux disciples de Jésus

Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaïe: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!

17 Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Les versets 14-15 sont une citation de Ésaïe 6:9-10.

Ésaïe 6:9-10

Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.

10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.

Dieu endurcit le cœur de celui qui refuse de l’entendre pour qu’il ne comprenne pas. Cette citation est répétée en Jean 12:40 et en Actes 28:25-27. Elle concerne en particulier les personnes assimilées au terrain pierreux.

Matthieu 13:18-23

18 Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.

19 Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

20 Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

21 mais il n’a pas de racines en lui-même, il croit pour un temps, et dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

22 Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Cf. : La parabole du semeur et son explication

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2 – La parabole du bon grain et de l’ivraie

Matthieu 13:24-30 ; 36-43

24 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ.

25 Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.

26 Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi.

27 Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie?

28 Il leur répondit: C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher?

29 Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.

30 Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

Cf.: La parabole du bon grain et de l’ivraie et son explication.

Matthieu 13: 36-43 – explication

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

37 Il répondit: Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme;

38 le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l’ivraie, ce sont les fils du malin;

39 l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.

40 Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde.

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité:

42 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Dieu attend de la part des hommes une réponse immédiate à son appel et qu’ils lui fassent confiance

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3 – Les paraboles enseignées aux disciples

Les paraboles qui suivent, ont leur explication à retrouver avec le lien suivant : Les paraboles confidentielles de Matthieu 13

Elles parlent de la croissance du royaume dans deux domaines, extérieur (le monde) et intérieur (l’homme).

Cf.: Parabole du grain de sénevé – la croissance extérieure dans le monde

Matthieu 13:31-32

31 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.

32 C’est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Cf.: Parabole du levain – la croissance intérieure en l’homme

Matthieu 13:33

33 Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée.

Matthieu 13:34-35

34 Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles, et il ne lui parlait point sans parabole,

35 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: J’ouvrirai ma bouche en paraboles, Je publierai des choses cachées depuis la création du monde.

Ces versets sont une citation du psaume d’Asaph

Psaumes 78:2

J’ouvre la bouche par des sentences, Je publie la sagesse des temps anciens.

Pourquoi parler en parabole ? Dans les Évangiles nous pouvons observer que des enseignements ou certains miracles n’avaient pas lieu en raison de l’incrédulité des personnes ( voir le verset 58 de ce chapitre et l’épisode de la résurrection de la fille de Jaïrus)

Les paraboles suivantes portent sur un sujet qui ne concerne que les disciples, c’est-à-dire ceux qui veulent suivre et servir Jésus.

Cf.: Parabole du trésor caché

Matthieu 13:44

44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

Cf.: Parabole de la perle de grand prix

Matthieu 13:45-46

45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

46 Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

Cf.: Parabole du filet

Matthieu 13:47-50

47 Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce.

48 Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais.

49 Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes,

50 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

51 Avez-vous compris toutes ces choses? -Oui, répondirent-ils.

Cf.: Parabole du maitre de la maison

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

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4 – Jésus à Nazareth face à l’incrédulité

Matthieu 13:53-58 – Jésus à Nazareth

53 Lorsque Jésus eut achevé ces paraboles, il partit de là.

54 S’étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l’entendirent étaient étonnés et disaient: D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles?

55 N’est-ce pas le fils du charpentier? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

56 et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D’où lui viennent donc toutes ces choses?

57 Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit: Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison.

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Ce passage se résume par un mot : incrédulité ! les interrogations des gens de Nazareth montrent qu’au lieu d’accepter les miracles et les enseignements de Jésus, ils restaient bloqué au fait qu’ils connaissaient Jésus et sa famille. Leur incrédulité a été pour eux une occasion de chute.

Parmi les frères et les sœurs de Jésus, nous connaissons Jacques qui devint chef de l’église de Jérusalem, Jude qui a écrit une épître. Par contre, nous ne savons rien de Joseph et de Simon.

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5 – Leçon à retenir et son application personnelle

Matthieu a regroupé dans ce chapitre un ensemble de paraboles de Jésus présentant le royaume des cieux. Ce royaume est celui sur terre, dans le cœur des hommes. Il est comme une semence qui grandit selon la nature de la personne. Il est d’une valeur inestimable et il exige pour le posséder de tout abandonner pour le posséder. Le grain de sénevé montre qu’il est insignifiant au départ mais qu’il peut devenir très grand. Le levain (dans son sens positif) montre l’action du Saint-Esprit qui fait un travail intérieur. Le royaume peut se dévoiler à celui qui ne le cherche pas ou se révèle à celui qui le cherche, mais dans tous les cas, il demande une consécration totale, sachant par la parabole du filet qu’aura lieu un tri qui séparera les uns et les autres avant l’entrée dans le royaume des cieux.

Toutes les paraboles dont il a été question dans ce chapitre 13 de l’Évangile de Matthieu, appellent à une foi active, à un engagement total et à une vie transformée avec l’aide du Saint-Esprit. C’est à ce prix qu’une personne entrera dans le royaume.

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Paraboles sur la consécration du disciple de Luc 14

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Luc 14:25-35 regroupe trois paraboles : le constructeur d’une tour, le roi qui part en guerre, et le sel sans saveur. Jésus y définit les conditions pour être son disciple. Il appelle à un choix réfléchi, radical et total. La foi ne se vit pas à moitié. Ces paraboles révèlent la nature exigeante du véritable engagement chrétien.

Les paraboles de Luc 14:25-35

Luc a rassemblé dans ce même chapitre trois paraboles de Jésus, portant sur la consécration de celui qui veut le suivre en tant que disciple. Pour une étude complète sur le sujet, il faut rajouter l’étude sur les paraboles du trésor caché et de la perle de grand prix de Matthieu 13.

1 – La consécration du disciple

Luc 14:25-27

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

28 Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer,

29 de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler,

30 en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever?

31 Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille?

32 S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

33 Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.

34 Le sel est une bonne chose; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on?

35 Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Ces versets constituent un avertissement pour toutes les personnes qui voudraient s’engager à suivre Jésus. Un disciple est une personne qui reçoit l’enseignement d’un maître. Dans le contexte du Nouveau Testament, cette personne met sa foi en Jésus comme Seigneur et comme sauveur. Comme Seigneur, il cherche à faire sa volonté en devenant semblable à lui. Comme sauveur, il place en lui sa garantie du salut éternel.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Luc 14:25

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:

Jésus s’adresse à une foule nombreuse. Parmi tous ces gens qui suivaient Jésus, certains le faisaient par curiosité ou par intérêt. D’autres voulaient sincèrement devenir ses disciples. Cette distinction demeure essentielle. Suivre Jésus extérieurement ne suffit pas. Il faut aussi marcher selon sa Parole et vivre une transformation intérieure.

Le contexte :

Luc ne nous précise pas le contexte de ces trois paraboles. Celles-ci parlent de la consécration du disciple.  Elles sont à rapprocher des deux paraboles de Matthieu 13 : le trésor dans le champ et la perle de grand prix. Ces deux paraboles parlent de la valeur inestimable du royaume des cieux et le posséder demande un investissement total. Devenir disciple exige donc un renoncement réel à soi-même. Celui qui s’engage sans en évaluer les coûts, s’expose à un abandon. Comme le sel sans saveur, il devient inutile.

3 – Introduction à la consécration

Luc 14:25-27

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

les paroles de Jésus choquent, mais il les prononce pour secouer les indécis. Il ne s’agit pas bien sûr de haïr au sens émotionnel, mais de placer Jésus au-dessus de tout : famille, relations, ambitions. Suivre Jésus, c’est aussi renoncer à soi-même. Ainsi le Seigneur appelle ses disciples à une vie nouvelle, centrée sur sa volonté.

Romains 6:4

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Porter sa croix signifie mourir à soi-même chaque jour. Cela implique de vivre une vie crucifiée, animée par la foi et l’amour du Christ.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

4-  Le bâtisseur d’une tour :

Luc 14:28-30

28 Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer,

29 de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler,

30 en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever?

La tour dont il s’agit, est peut-être la tour de guet et de réserve dans une vigne dont il est question en :

Ésaïe 5:1-2

1 Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile.

Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux; Il bâtit une tour au milieu d’elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais.

Évaluer la dépense : Tout homme d’affaires avisé commence par évaluer le coût d’un projet qu’il forme pour savoir s’il peut aller au bout de celui-ci.

Les observateurs : La jalousie précède la critique et la moquerie. L’être humain est connu pour railler les projets et se moquer des personnes, surtout si leur projet échoue.

A partir du moment où nous nous démarquerons des autres par une vie consacrée à Jésus, il y aura des moqueurs dès le départ. Les gens n’aiment pas que nous soyons différents d’eux.

C’est le refrain d’une chanson de Georges Brassens : La Mauvaise Réputation

« Mais les braves gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux
Non, les braves gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux
« 

Vivre la foi en Jésus en tant que disciple, est remettre en cause sa façon de vivre. C’est pourquoi, cela sera pire si nous n’allons pas au bout de notre engagement.

5-  Le roi qui veut faire la guerre :

Luc 14:31-33

31 Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille?

32 S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

33 Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.

Si nous ne sommes pas sûr de vaincre, il faut renoncer. La sagesse veut qu’il vaut mieux négocier une paix plutôt que de perdre une guerre dont nous serions à l’origine.

Nous sommes toujours dans le même contexte de Luc 14:25-30. L’idée est toujours la même. Avant de s’engager il faut mesurer à la dépense, mais ici, il s’agit de guerre, du conflit spirituel auquel le disciple devra faire face.

Livrer un combat alors que nous sommes en infériorité numérique, veut dire qu’il va falloir engager toutes ses forces dans la bataille. Cela demande donc réflexion. Celui qui suit Jésus-Christ, doit se préparer à affronter un monde hostile. Jésus nous dit qu’il y aura un combat intérieur entre la recherche des biens matériels, du succès, de la notoriété, de la vie sociale et l’obéissance absolue à Jésus-Christ.

Les versets 31 et 32 ne sont qu’une introduction au message du verset 33.

Mise en relation de Luc 14:31-32 avec Matthieu 12:30

Quelle leçon peut-on tirer quand on fait un lien entre ces deux passages ?

Matthieu 12:30

30 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.

Les deux passages soulignent qu’on ne peut pas être neutre envers Jésus et qu’il faut prendre un engagement réfléchi et total.

Luc 14:31-32 insiste sur la nécessité de bien peser les conséquences avant de suivre Jésus, car cela demande endurance et renoncement.

Matthieu 12:30 rappelle qu’on est soit avec Jésus, soit contre lui. Il n’y a pas de position intermédiaire. Ainsi, ne pas s’engager pour Jésus, c’est déjà être contre lui.

Les deux passages se rejoignent sur un point fondamental :
L’engagement envers Christ doit être total, réfléchi et actif.

  • Luc 14:31-32 insiste : Avant de suivre, réfléchis bien à ce que cela implique.
  • Matthieu 12:30 affirme : Qu’une fois que tu sais, tu ne peux pas rester neutre.

Celui qui ne suit pas jusqu’au bout, ou qui retarde l’engagement, devient un ennemi involontaire. Ainsi, ne pas choisir Jésus, c’est déjà choisir de ne pas être avec lui.

L’engagement total ici revient à renoncer à tout ce que l’on possède et à livrer sa vie au Seigneur Jésus. Cela signifie que le vrai disciple est totalement consacré à Jésus-Christ.

Nous avons une répétition aux versets 27 et 33 « quiconque … ne peut être mon disciple. »

6-  Le sel qui perd sa saveur :

Luc 14;34-35

34 Le sel est une bonne chose; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on?

35 Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Quelles sont les fonctions du sel ? Il sert à la purification, à la préservation de la nourriture, à l’assaisonnement de la nourriture et à sa consommation pour permettre de ne pas être déshydrater dans les pays chauds. Pour toutes ces raisons le sel est précieux. À l’époque il servait au paiement de la solde des soldats.

En Matthieu 5:13, le chrétien est appelé le sel du monde parce qu’il préserve de la corruption du monde perdu. Si comme le sel, le chrétien ne préserve pas de la corruption, il devient inutile et il est jeté dehors.

Le verset 35 : que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.

Nous avons tous deux oreilles, mais il est question des oreilles spirituelles capables d’entendre ce que dit le Saint-Esprit. Il y a aussi le fait que nous pouvons aussi refuser d’entendre. Cela se comprend aussi par agir sans attendre pour mettre en action ce que nous avons entendu.

7-  Explication des paraboles

La première caractéristique du disciple est de mettre Jésus à la première place avant tout attachement humain.

La deuxième est celle de porter sa croix, avec l’idée de la mort à soi-même. Le disciple ne s’appartient plus, il est l’esclave de son maître, Jésus.

La troisième est le renoncement aux biens matériels. Jésus veut un disciple réfléchi et résolu plutôt qu’une personne qui prend une décision sous le coup de l’émotion. La tour est l’image de notre vie construite sur la Parole de Jésus (la parabole des deux constructeurs de Matthieu 7)

La quatrième est celle d’avoir les mêmes propriétés que le sel : purification, préservation, saveur.

Le disciple ne doit pas perdre son identité au risque de devenir inutile.

Quand Jésus parle du sel qui perd sa saveur — « on le met dehors » — il fait écho à l’avertissement solennel de:

Luc 13:28

28 C’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.

Cette expression « jetés dehors » ne désigne pas simplement un rejet passager, mais bien une exclusion définitive du Royaume de Dieu. Le lien entre ces deux passages souligne que la perte de saveur spirituelle, comme le manque de véritable engagement, conduit au jugement.

8- La leçon à retenir et son application personnelle

Tous les vrais chrétiens devraient devenir des disciples, car à l’origine les opposants donnèrent par dérision le nom de chrétien aux disciples de Jésus, les traitant de petits Christ.

Actes 11:26

26 et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

Toute personne est appelée à devenir à l’image de Jésus. (Romains 8:29 ; Éphésiens 4:13 ; 2 Corinthiens 3:18). On ne devient pas chrétien après un simple baptême et vivre ensuite une vie ordinaire de païen. Il faut avoir pour objectif de ressembler de plus en plus à Jésus par une vie de consécration. Pour exprimer cela d’une autre manière, il faut marcher sur le chemin de sanctification.

Jean 14:4-6

Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin.

Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin ?

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Par ses paroles, Jésus annonce qu’il va au Père et que pour le suivre, il faut suivre son exemple, marcher sur ses traces.

Luc 6:40

40 Le disciple n’est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître

Le passage de Jean 6:60-69 montre l’épreuve de la consécration des disciples.

Jésus appelle tous les hommes à le suivre. Il dira ‘’venez et voyez’’ ou ‘’Suis-moi’’

La réponse appartient à chacun, c’est ce qui fait la différence. C’est pourquoi il est écrit en :

Matthieu 22:14

14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Le disciple est avant tout un élève. Dans le cas du vrai chrétien, il est un élève de Jésus. Il apprend en étudiant ses enseignements et en les mettant en pratique. Jésus est son modèle.

Paul dira aux Philippiens:

Philippiens 4:9

Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.

Ce verset s’applique à tout chrétien qui suit tous les enseignements de la Bible.

Luc 14:26-27

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

Verset 26 : Jésus prime sur tout, les relations humaines étant secondaires, et même les relations familiales.

Verset 27 : de la même façon que Jésus s’est soumis à la volonté du Père allant jusqu’à la croix, le disciple est appelé à se soumettre à la volonté de Jésus, allant jusqu’à porter sa croix (le sacrifice de ses ambitions et de sa sécurité). Il ne s’appartient plus !

Bâtir une tour demande un investissement financier et un investissement en temps … De même devenir disciple demandera un engagement total, présentant un coût, financier, en temps, et parfois une perte dans ses relations familiales et amicales.

9 – Quelques caractéristiques essentielles d’un disciple selon le Nouveau Testament :

  1. Il croit en Jésus comme le Fils de Dieu, et le proclame.
Matthieu 16:16

16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

  1. Il renonce à lui-même pour suivre Jésus
Luc 9:23

23 Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

  1. Il demeure dans la Parole de Christ
Jean 8:31

31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples;

  1. Il aime les autres comme Christ a aimé
Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

  1. Il porte du fruit spirituel
Jean 15:8

Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.

  1. Il développe en lui le fruit de l’Esprit
Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

  1. Il obéit à l’ordre de faire d’autres disciples
Matthieu 28:19

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

Un disciple de Jésus-Christ n’est pas un simple croyant. Il ne se contente pas d’écouter la Parole, il la met en pratique chaque jour. Sa vie est transformée. Il met sa foi en action, il marche par la foi, dans l’amour et l’obéissance, avec un cœur bien disposé à servir et à grandir continuellement. Son objectif de vie est d’être transformé à l’image de Jésus de plus en plus.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

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Matthieu chapitre 12 : Le signe prophète Jonas pour  miracle

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Matthieu chapitre 12 montre la tension croissante entre Jésus et les autorités religieuses. Il expose la souveraineté de Jésus- Christ, sa compassion, sa mission prophétique et son appel à la vraie repentance. À travers des épisodes marquants, ce chapitre met en lumière des vérités fondamentales pour la foi chrétienne.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 13

Matthieu chapitre 12 – Étude biblique

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Introduction

Ce chapitre 12 fait écho à Matthieu 11:28-30 où la tradition juive est décrite à travers les termes « fardeau » et « joug ». Le « joug » de Jésus, quant à lui, est facile à porter et léger, et il apporte le repos, et ce contrairement aux règles cérémonielles rigides imposées par les Pharisiens.

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1 – Versets 1-8 : Jésus est le maître du sabbat

Matthieu 12:1-8

1 En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger.

Les Pharisiens, voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat.

Mais Jésus leur répondit: N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui;

comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls?

Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables?

Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple.

Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents.

Car le Fils de l’homme est maître du sabbat.

En ce temps là : Cette expression est un moyen de passer d’un sujet ou d’un événement à un autre, plutôt que comme un indicateur de temps au sens littéral du terme.

Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat : Le Talmud enseignait que toute marche de plus de deux mille pas le jour du sabbat, était considérée comme du travail, et donc interdite. Il est curieux que des foules, y compris les Pharisiens et les scribes, suivaient Jésus durant les sabbats car si c’était le cas, ils violaient eux aussi cette loi du sabbat.

Matthieu 12:3

Mais Jésus leur répondit: N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui;

Jésus a un côté provocateur envers les Pharisiens pour leur rappeler ce qu’ils sont censés connaître et qu’ils veulent taire, car cela va à l’encontre de leurs traditions.

Jésus rappelle aussi que les sacrificateurs remplissent leur fonction durant le sabbat selon l’ordre de Dieu en:

 Nombres 28:9-10

Le jour du sabbat, vous offrirez deux agneaux d’un an sans défaut, et, pour l’offrande, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, avec la libation.

10 C’est l’holocauste du sabbat, pour chaque sabbat, outre l’holocauste perpétuel et la libation.

N’oublions pas que Jésus est venu sauver le monde et que son amour est envers tous les hommes. Les Pharisiens et les scribes s’opposaient à lui, mais Jésus ne les considérait pas comme des ennemis mais comme des personnes à sauver. Au verset 7, il y a comme une forme de tristesse quand Jésus dit : Si vous saviez ce que signifie :

Matthieu 12:7

Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents.

Si Jésus parlait avec sévérité aux scribes et aux Pharisiens, c’est parce qu’il désirait les sauver tout autant que les autres. Ces derniers possèdaient la connaissance des Écritures, mais sans en saisir l’Esprit. Ils auraient du être les premiers à reconnaître sa messianité.

Ce verset 7 est la citation de:

Osée 6:6

Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Déjà les prophètes de l’Ancien Testament, mettaient l’accent beaucoup plus sur l’attitude que sur le rituel.

Et de Michée 6:6-8

Avec quoi me présenterai-je devant l’Éternel, Pour m’humilier devant le Dieu Très Haut? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an?

7L’Éternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile? Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles? –

On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Cela ne veut pas dire que Jésus leur demande de ne plus faire de sacrifices, mais qu’ils le fassent avec une bonne disposition de cœur. Mais notons ce qui est dit en Michée 6:8

Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Si les érudits de l’époque avaient fait preuve d’humilité, ils auraient reconnu la vraie nature de Jésus.

Ces versets sont un rappel de:

1 Samuel 15:22

22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.

Des avertissements semblables se retrouvent en Ésaïe 1:11-13 en Jérémie 7:21-23 et Amos 5:21-24

Soyons vigilants à pas être semblables à ces pharisiens et faisons toujours attention à l’avertissement de:

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

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2- Versets 9-15 : L’homme qui a la main sèche

Matthieu 12:9-15

Étant parti de là, Jésus entra dans la synagogue.

10 Et voici, il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils demandèrent à Jésus: Est-il permis de faire une guérison les jours de sabbat? C’était afin de pouvoir l’accuser.

11 Il leur répondit: Lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira pour l’en retirer?

12 Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.

13 Alors il dit à l’homme: Étends ta main. Il l’étendit, et elle devint saine comme l’autre.

14 Les Pharisiens sortirent, et ils se consultèrent sur les moyens de le faire périr.

15 Mais Jésus, l’ayant su, s’éloigna de ce lieu. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades,

Le côté provocateur des opposants à Jésus, va les pousser à profiter de l’opportunité d’une guérison pour se manifester.

Matthieu 12:10

10 Et voici, il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils demandèrent à Jésus: Est-il permis de faire une guérison les jours de sabbat ? C’était afin de pouvoir l’accuser.

Face à cette question perfide, Jésus ne répond pas directement à la question. Au lieu de cela, il retourne la situation contre ses accusateurs en évoquant une situation concrète que ses interlocuteurs ont pu vivre ou pourraient vivre et qu’ils ne peuvent nier :

En Matthieu 12:11 :

11 Il leur répondit: Lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira pour l’en retirer?

Par cette comparaison, Jésus expose l’incohérence de ses contradicteurs qui sont prêts à faire une entorse aux règles du sabbat pour sauver un animal qui leur appartient mais qui s’indignent que Jésus veuille guérir un homme. Celui-ci conclut:

Matthieu 12:12

12 Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis ! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.

Ce raisonnement, implacable, révèle l’hypocrisie des Pharisiens qui utilisent la loi, non pour servir Dieu, mais pour piéger et accuser. Leur réaction est immédiate :

Matthieu 12:14

14 Les Pharisiens sortirent, et ils se consultèrent sur les moyens de le faire périr.

Confrontés à la vérité de leur propre dureté de cœur, ils choisissent non pas de se repentir, mais de chercher à éliminer Jésus. Cependant, Jésus ne se laisse pas surprendre.

Il met les pharisiens face à leur hypocrisie et révèlent ce qu’ils ont dans le cœur ce qu’ils n’ont pas supporté. C’est pourquoi, ils veulent le faire périr.

Au verset de Matthieu 12:15

15 Mais Jésus, l’ayant su, s’éloigna de ce lieu. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades,

Le retrait de Jésus, n’est pas un acte de peur, mais de sagesse. Il sait que les Pharisiens, attachés à leurs règles strictes du sabbat, ne pourront pas le suivre sans transgresser leurs propres normes. En même temps, il continue d’agir avec compassion envers les malades, montrant que la miséricorde dépasse les prescriptions légales.

Cette tension entre la lettre et l’esprit de la loi atteint un sommet. Les Pharisiens cherchent à défendre le sabbat, mais, paradoxalement, ils sont prêts à comploter un meurtre, violant ainsi un commandement fondamental de Dieu :

Exode 20:13

13 Tu ne tueras point.

Même s’ils ne tueront pas Jésus de leurs propres mains, ils orchestreront sa condamnation en s’appuyant sur l’autorité romaine. L’intention, cependant, est bien présente,et selon l’enseignement de Jésus tout au long de l’Évangile, c’est l’intention du cœur qui importe le plus aux yeux de Dieu.

Ainsi, ce passage met en lumière une vérité centrale du message de Jésus qui est que, ce n’est pas la conformité extérieure à la loi qui plaît à Dieu, mais l’attitude intérieure, le cœur tourné vers la miséricorde, la justice, et la vérité.

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3 – Versets 16-21 :  Jésus le serviteur

Matthieu 12:16-21

16 et il leur recommanda sévèrement de ne pas le faire connaître,

17 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète:

18 Voici mon serviteur que j’ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations.

19 Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n’entendra sa voix dans les rues.

20 Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice.

21 Et les nations espéreront en son nom.

Au verset 16 :

Jésus demandait aux gens de ne pas divulguer ses miracles, mais beaucoup plus de propager l’enseignement reçu. Jésus ne voulait pas être connu comme un simple guérisseur itinérant qui parcourait le pays ! Il doit en être de même pour nous. Le plus important est de transmettre le message de l’Évangile, et non de s’arrêter aux miracles, à ce qui frappe les yeux.

1 Samuel 16:7

7 Et l’Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur.

Les versets 18 à 21 du chapitre 11 de Matthieu, sont la citation d’Ésaïe 42:1-4, appelé le premier cantique du serviteur.

L’expression « mon serviteur » n’était utilisé que pour Abraham, Moïse et David. Dans ce verset 18 de Matthieu 12, nous voyons qu’il est question des trois personnes de la trinité : « Je mettrai mon Esprit sur lui ».

Il annoncera la justice aux nations, … v.21 les nations espèreront en son nom. L’ouverture du salut offert par Dieu à toutes les nations était déjà inscrit dans l’Ancien Testament (Ésaïe 41:1). Ceci était une déclaration choquante pour les Juifs.

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4 – Versets 22-28 : Un signe de messianité et son rejet

Matthieu 12:22-23

22 Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait.

23 Toute la foule étonnée disait: N’est-ce point là le Fils de David?

Ce verset 22 comporte deux critères de messianité de :

Ésaïe 35:4-6

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Ceci se retrouve aussi en Ésaïe 29:18 et en Ésaïe 42:7, 16

La foule reconnaissait les signes de messianité, c’est pourquoi elle s’interrogeait …

Matthieu 12:23

23 Toute la foule étonnée disait : N’est-ce point là le Fils de David ?

Pourtant les Pharisiens dans leur aveuglement niaient les faits. Plus grave encore, ils attribuaient à Satan les miracles opérés par Jésus, au lieu de rendre gloire à Dieu.

Matthieu 12:24

24 Les Pharisiens, ayant entendu cela, dirent: Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons.

L’aveuglement de l’orgueil pousse les Pharisiens à ne pas reconnaître ce que la foule constate. Ils attribuent les miracles et les guérisons à Satan (Beelzébul)

Matthieu 12:25-28

25 Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit: Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister.

26 Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même; comment donc son royaume subsistera-t-il?

27 Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.

28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

Les Juifs pratiquaient l’exorcisme par des formules et des invocations magiques. Cependant, s’ils chassaient les démons, ils ne les remplaçaient pas par la foi en Dieu ce qui provoquait un vide spirituel que Jésus évoquera aux versets 43-45.

Matthieu 12:28

28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

C’est l’une des rares fois où Matthieu utilise l’expression royaume de Dieu que nous retrouvons aussi en Matthieu 19:24 ; 21:31 ; 21:43 alors qu’il utilise l’expression royaume des cieux trente et une fois.

Matthieu 12:29

29 Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison.

Pour une étude de Matthieu 12:28-29, reportez-vous à la parabole de l’homme fort.

Matthieu 12:30

30 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.

Ce verset est un sérieux avertissement pour ceux qui ne se positionneraient pas franchement pour Jésus. Il n’y a que deux alternatives. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ! Il n’y a pas de position neutre. Il en va de même de celui qui n’assemble pas, c’est à dire de celui qui n’œuvre pas avec Jésus dans le champ missionnaire.

Le chrétien de la porte, un pied dedans, un pied dehors, cela n’existe pas ! Malheureusement, des personnes se disent des chrétiens de la porte pour dire qu’elles ne se positionnent pas. C’est pourquoi, ce verset nous invite à faire un choix clair et radical. Ce verset se retrouve en Luc 11:23.

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5Versets 31-32 : Le péché irrémissible

Matthieu 12:31-32

31 C’est pourquoi je vous dis: Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné.

32 Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné; mais quiconque parlera contre le Saint Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir.

Matthieu 12:31-32 parle du péché irrémissible. Jésus prononce ces paroles en réaction à l’accusation des Pharisiens qui prétendaient qu’il chassait les démons par la puissance de Satan (Beelzébul), ce qui revenait à refuser l’évidence de l’intervention du Saint-Esprit de Dieu. Ce verset ne condamne pas une parole irréfléchie ou une ignorance momentanée, mais condamne un rejet délibéré, conscient et persistant de l’action évidente du Saint-Esprit.

Ce péché irrémissible est commis lorsqu’on rejette continuellement Jésus, au point d’être spirituellement insensible, après avoir reçu la révélation de sa personne. Pour une compréhension de ce passage, il faut le mettre en relation avec :

Hébreux 6:4-6

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Hébreux 10:26-31

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

Le verset 33 nous invite à juger les actes et les paroles (fruits) des personnes pour savoir qui elles sont en réalité.

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6 – Versets 33-37 : l’arbre et son fruit

33 Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais; car on connaît l’arbre par le fruit.

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

35 L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor.

36 Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée.

37 Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.

Attention : l’étude, qui nous pousse à traiter un verset ou un passage, ne doit pas nous faire oublier le contexte et comprendre la continuité de la pensée de l’auteur. C’est ainsi que depuis l’interrogation de la foule sur la messianité de Jésus au verset 23, il y a un fil conducteur. Une pensée conduit à une autre pensée.

Ce passage de Matthieu 12:33-37 se situe dans un contexte de confrontation entre Jésus et les Pharisiens, à la suite de l’accusation selon laquelle Jésus chasserait les démons par la puissance de Béelzébul (v.24) parce qu’ils refusent et ils rejettent la messianité potentielle de Jésus. Jésus répond par une série de déclarations puissantes sur la nature du bien et du mal, sur l’identité du Messie, et sur la responsabilité morale des paroles humaines.

Jésus invite à le juger et à juger les autres dont les Pharisiens sur les paroles et sur les actes. C’est-à-dire à avoir du discernement avec les conséquences qui s’en suivent (v.36-37)

Matthieu 12:33-35

33 Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais ; car on connaît l’arbre par le fruit.

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

35 L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor.

Est-ce que Jésus porte de bons fruits (paroles et actes) ? Est-ce que les Pharisiens portent de bons fruits ? Ici, l’avertissement porte sur les paroles qui sortent de notre bouche. En l’occurrence, celle blasphématoire des Pharisiens.

D’autres passages nous avertissent à ce sujet

Éphésiens 4:29

29 Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent.

Colossiens 3:8

Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche.

Avec l’avertissement de Jacques 3:10-18

10 De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi.

11 La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère?

Revenons à Matthieu 12 !

Verset 33 – on connaît l’arbre par le fruit. : La véritable nature d’une personne se révèle par ses propres paroles et ses actions. Il ne faut pas juger selon l’apparence des choses, mais selon les fruits. Un cœur pur produit des paroles et des actes purs, un cœur corrompu produit des actes mauvais. Jésus dénonce ici l’hypocrisie des Pharisiens qui, bien que voyant des miracles bons, accusent Jésus d’agir par un esprit mauvais.

Verset 34 – Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes :

Leurs paroles les condamnent. Jésus parle avec fermeté, reprenant l’expression de Jean Baptiste, en les qualifiant de « race de vipères ». Ce terme fait allusion à leur filiation spirituelle parce qu’ils se comportent comme les enfants du diable (cf. Genèse 3), ce que Jésus exprimera clairement plus loin :

Jean 8:44

44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge.

Pour en arriver à un constat au verset 34 :

: c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle 

La bouche en réalité ne fait que révéler la véritable nature de la personne, ses pensées, ses motivations.

v.35 – L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor.

Jérémie 17:9

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître ?

Verset 35 – Le trésor se réfère au moi intérieur de la personne. Il représente l’ensemble des pensées, des désirs, et des affections du cœur. Pour le chrétien, ce que nous cultivons dans notre cœur (par la prière, la Parole, la sanctification) détermine la qualité de nos paroles et de nos actions.

Quand Jésus utilise la métaphore de l’arbre qui symbolise l’homme, nous pouvons dire que les fleurs de l’arbre représentent ses paroles, quand les fruits représentent ses actes.

Cela implique : La nouvelle naissance en Christ transforme ce trésor intérieur, permettant à l’homme régénéré de produire des paroles et de fruits bons. Il faut être régénéré selon :

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Toutes ces recommandations concernant les paroles, trouvent leur fondement dans l’avertissement de:

Matthieu 12:36-37

36 Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée.

37 Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.

Les paroles vaines, vides de sens, sont des paroles dépourvues d’édification, de vérité ou de miséricorde, de réconfort. Ce verset nous enseigne que Dieu prend au sérieux toutes nos paroles, même celles que nous croyons anodines.

Au jour du jugement, chaque mot comptera. Ceci est une exhortation à la responsabilité spirituelle de chacun.

Verset 37 – Ce verset ne contredit pas le verset de:

Romains 5:1

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

mais il en révèle la preuve. Ainsi, nos paroles manifestent l’état véritable du cœur. Elles deviennent des éléments de preuve pour le jour du jugement.

Ce verset se rapporte principalement à ceux qui rejettent Jésus. Leur vie, leurs priorités et leurs paroles reflètent leurs choix spirituels.

Cela doit conduire à :

  1. Vérifier son cœur : Ce passage nous pousse à examiner si notre cœur est rempli de l’Évangile et de l’amour pour Christ, ou du poison religieux.
  2. Surveiller sa langue : En effet, nos paroles peuvent bénir ou détruire, et Dieu nous demande de parler avec grâce, vérité et sagesse.
Colossiens 4:6

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

  1. Se reposer dans la grâce : Pour le chrétien, ce passage n’est pas une condamnation, mais un appel à la vigilance. Il doit s’appuyer sur la puissance du Saint-Esprit pour transformer le cœur.

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7 – Versets 38-42 : Le signe de Jonas

Matthieu 12:38-42

38 Alors quelques-uns des scribes et des Pharisiens prirent la parole, et dirent: Maître, nous voudrions te voir faire un miracle.

39 Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas.

40 Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

41 Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu’ils se repentirent à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas.

42 La reine du Midi se lèvera, au jour du jugement, avec cette génération et la condamnera, parce qu’elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon.

Ces scribes et ces Pharisiens voulaient voir un nouveau miracle, mais même un nouveau miracle n’aurait pas changé leur cœur incrédule. Leur demande confirme ce que dit le prophète :

Ésaïe 6:8-10

J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.

Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.

10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.

Ils ne voulaient pas voir. Un voile d’aveuglement était sur leurs yeux.

Verset 39 – Adultère : il s’agit ici d’une infidélité spirituelle (Lévitique 20:5)

Lévitique 20:5

je tournerai, moi, ma face contre cet homme et contre sa famille, et je le retrancherai du milieu de son peuple, avec tous ceux qui se prostituent comme lui en se prostituant à Moloc.

Jacques 4:4

Adultères que vous êtes! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.

‘’d’autre miracle que celui du prophète Jonas.’’ De la même façon que Jonas passa trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, Jésus annonce les trois jours qu’il passera dans la tombe. Attention, il s’agit de trois jours selon la division juive du temps.

Verset 41 – les hommes de Ninive se repentirent à la prédication de Jonas. : Ici, les hommes rejettent les prédications de Jésus. Or comme il le dit : il y a ici plus qu’un prophète, c’est le Messie que vous rejetez.

Verset 42 – Les gens étaient étonnés par la sagesse de Jésus au point de s’interroger :

Matthieu 13:54

54 S’étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l’entendirent étaient étonnés et disaient : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

Les auditeurs contemporains de Jésus n’ont pu comprendre ses paroles qu’après sa résurrection. Matthieu a structuré les paroles de Jésus en fonction de ses objectifs d’enseignement, et non selon l’ordre chronologique. C’est pourquoi, les versets de Matthieu 7:21-23 n’ont pu avoir un sens que beaucoup plus tard et c’est ainsi que beaucoup se convertirent à la prédication de Pierre relatée en Actes 2:14 et suivants

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8 – Versets 43-45 : Le retour de l’esprit impur

Matthieu 12:43-45

43 Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point.

44 Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée.

45 Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante.

Voir la parabole du retour du mauvais esprit de Matthieu 12:43-45

Ce passage est à mettre en relation avec celui de :

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

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9 – Versets 46-50 : La mère et les frères de Jésus

Matthieu 12:46-50

46 Comme Jésus s’adressait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler.

47 Quelqu’un lui dit: Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler.

48 Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait: Qui est ma mère, et qui sont mes frères?

49 Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit: Voici ma mère et mes frères.

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Jésus comme a son habitude profite d’une circonstance pour donner un enseignement. Voici, sa mère et ses frères !

Jésus a un côté provocateur pour nous pousser à aller plus loin dans notre réflexion et ne pas nous arrêter aux apparences. Qui sont les véritables frères et sœurs de Jésus ?

Ce sont tous les vrais chrétiens, non pas ceux qui se disent chrétiens, mais de vrais chrétiens. Comment les identifier ? Jésus donne ici la réponse :

Matthieu 12:50

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Ce verset confirme celui de Matthieu 7:21 : Qui entrera dans le royaume des cieux ?

Matthieu 7:21

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Car nous sommes tous appelés à être les frères et sœurs de Jésus

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

1 Jean 2:17

17 Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

La volonté de Dieu est que nous nous repentions comme les gens de Ninive, et dans l’Évangile de Jean, il est précisé :

Jean 6:39-40

39 Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.

La volonté de Dieu est que chaque croyant soit à la ressemblance de Jésus-Christ (cf. Romains 8:28-29 ; Galates 4:19).

Galates 4:19

19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous,

Pour le chrétien né de nouveau, il s’agit du travail de toute une vie. Tout le problème est celui de réaliser que nous sommes une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, c’est-à-dire que les liens familiaux charnels n’existent plus. Voici toutes choses sont devenues nouvelles. Nous avons une nouvelle famille, la famille chrétienne et Jésus est notre frère aîné. Il est le premier-né d’entre plusieurs frères. (2 Corinthiens 5:17 ; Romains 8:29). L’objectif est de conduire par notre exemple et notre témoignage, notre famille charnelle à rejoindre notre famille spirituelle. Pour appuyer ce fait, nous avons aussi les versets de :

Romains 8:15-17

15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

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10 – Leçon à retenir et application personnelle

Dans ce chapitre 12 de Matthieu, Jésus révèle que la miséricorde et la compassion prévalent sur les règles religieuses, et que l’obéissance du cœur est plus importante que l’adhésion stricte et rigide à la loi.
Ce chapitre met en évidence les conflits entre Jésus et les Pharisiens au sujet du sabbat, des œuvres de puissance (miracles), et de la véritable identité du Messie. Il montre aussi le danger de l’endurcissement du cœur face à la vérité révélée.

Des détails clés :
  1. Jésus Seigneur du sabbat :
Marc 2:27

27 Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat,

Faire le bien est plus important que de suivre les règles cérémonielles.

  1. La véritable famille de Jésus :
    Jésus enseigne que ceux qui font la volonté de Dieu sont sa vraie famille, affirmant la primauté de la relation spirituelle sur les liens de sang.
Application personnelle :
  1. Prioriser la miséricorde sur les rituels :
    Comme Jésus l’a dit au verset 7 : « Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. » Suis-je animé par l’amour envers Dieu et les autres ?
     :  Seigneur, aide-moi à vivre la foi avec compassion, et non comme une simple liste de règles à suivre.
  2. Garder un cœur réceptif :
    A l’inverse des Pharisiens, suis-je ouvert à la vérité, même quand elle me dérange ?
     : Je veux cultiver un cœur humble, qui répond à la parole de Dieu avec foi et obéissance.
  3. Vivre comme membre de la famille de Dieu :
    Suivre Jésus n’est pas se donner juste une étiquette (de chrétien), mais c’est faire la volonté du Père.
     : Seigneur, montre-moi aujourd’hui une façon concrète d’accomplir ta volonté dans mes relations, mes décisions, mes priorités.

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La parabole des serviteurs vigilants selon Luc 12:35-40

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La Parabole des serviteurs vigilants, enseignée par Jésus en Luc 12:35-40, appelle chaque croyant à vivre dans l’attente active de son retour. Elle donne une vision claire du service fidèle, de l’humilité, et d’une foi en éveil. En analysant cette parabole, nous découvrons que la vigilance est une marque essentielle du disciple.

La parabole de Luc 12:35-40

1 – L’histoire

Luc 12:35-40

35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.

36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera.

37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.

38 Qu’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s’il les trouve veillant!

39 Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

Chaque chrétien est appelé à suivre ces mêmes recommandations.

Ce message est à s’approprier personnellement.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse à ses disciples

Luc 12:22

22 Jésus dit ensuite à ses disciples: C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus.

Jésus veut former en eux un esprit de vigilance se caractérisant par de la patience, de l’attente et de la fidélité. Ce message concerne tous les croyants, car nul ne connaît l’heure du retour du Seigneur.
La parabole vise aussi ceux qui vivent dans l’illusion d’un délai avant son retour. Jésus brise cette mentalité en affirmant que son retour pourrait survenir à tout moment. Il appelle chaque génération à se tenir prête, sans relâche, jusqu’à son avènement.

La vigilance est le thème de cette parabole : être prêt à tout moment à voir la venue du Seigneur.

3-  Le contexte :

Le contexte de cette parabole se trouve en Luc 12:13-34, où Jésus émet plusieurs avertissements sur la vigilance et la gestion fidèle des biens confiés par Dieu. Elle s’inscrit dans un discours plus large qui aborde le Royaume, l’attitude face aux richesses et la persécution.

Cette parabole fait écho à Matthieu 24:42-44 et Marc 13:33-37. Dans tous ces passages, l’enseignement central reste le même : être prêt et veiller. L’absence d’avertissement préalable au retour de Jésus, rend la vigilance indispensable pour ne pas être pris au dépourvu.

Luc place cet enseignement dans un discours sur les priorités : le spirituel avant le matériel, l’éternel avant le terrestre. Jésus met en garde contre l’attachement aux biens et appelle à faire confiance à Dieu, et à investir dans la véritable richesse :

Luc 12:31

31 Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La vie ne dépend pas de l’abondance des biens, mais de notre relation avec Dieu.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Après la parabole du riche insensé (Luc 12:16-21), Jésus insiste en disant « cherchez plutôt le Royaume » (Luc 12:31).

C’est dans ce contexte que la parabole des serviteurs vigilants prend toute sa force. Jésus y dessine le portrait du disciple authentique qui veille, qui sert et qui espère. Il ne se contente pas d’observer, mais il met sa foi en action.

4-  Explication de la parabole

Luc 12:35

35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.

Ce verset signifie symboliquement qu’il faut être prêt pour le service. Les vêtements de l’époque étaient amples et devaient être relevés et retenus par une ceinture. Il y a plusieurs années en arrière, en France, dans les campagnes les hommes portaient une large bande de tissus entourant les reins afin de fortifier leurs reins en prévision de travaux pénibles.

Que vos lampes soient allumées précise que le retour du maître peut être de nuit. Ainsi, il faut être prêt à toute heure du jour et de la nuit.

Luc 12:36

36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera

Jésus s’adresse directement à ses disciples, et il demande à ce que nous soyons semblables à des hommes qui attendent leur maître.

Le message est que tout doit être prêt pour accueillir le Seigneur, et dans le cas où il rentrerait durant la nuit, les lampes doivent être allumées.

Luc 12:37

37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.

Il est très inhabituel que le maître se mette au service de ses serviteurs. Jésus veut exprimer ici la reconnaissance du maître envers ses serviteurs dévoués.

Verset 38, la deuxième ou à la troisième veille : les Juifs divisaient la nuit en trois veilles de quatre heures (Juges 7:19), les Romains en quatre veilles de trois heures. (Matthieu 14:25) La nuit commençant à six heures du soir jusqu’à six heures du matin.

Luc 12:39

39 Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

Ce verset renverse la perspective. Jésus place le maître dans la position des serviteurs face à l’arrivée imprévisible d’un voleur. Dans une telle situation, le maître agirait exactement comme eux devraient le faire : il veillerait pour protéger sa maison.

En conséquence, en tant que serviteurs, nous sommes appelés à une vigilance constante.

En conséquence, en tant que serviteurs, nous sommes appelés à une vigilance constante.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Cette parabole appelle à la vigilance spirituelle. Jésus ne nous demande pas de spéculer sur la date de son retour, mais de rester fidèles dans le service. L’attente ressemble à celle d’une fiancée qui guette avec joie et bonheur le retour de son fiancé.

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Matthieu chapitre 11 : A quoi comparer cette génération

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En Matthieu chapitre 11 , Jésus après avoir enseigné ses disciples, les a envoyés en mission, et de son côté il enseigne et prêche. Dans ce chapitre, Jean-Baptiste occupe une place centrale (cf. Jean 1:6-8, 19-36). Il est le dernier des prophètes de l’Ancienne Alliance (cf. Matthieu 11:9), et fait le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament puisqu’il annonce les temps nouveaux.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 12

Matthieu chapitre 11 – Étude biblique

Concernant la question de savoir si Jésus est le Messie, les prophéties d’Ésaïe énoncent les signes qui permettent de reconnaître le Messie. Parmi eux, se trouvent la guérison des malades, la bonne nouvelle annoncée aux pauvres, les aveugles qui retrouvent la vue (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1-2).

Ésaïe 35:5-6

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds ;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude ;

Ésaïe 61:1-2

1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu ; Pour consoler tous les affligés ;

Jésus a prononcé ces paroles d’Esaïe dans la synagogue de Nazareth en se les appropriant. Jean-Baptiste, précurseur désigné (cf. Ésaïe 40:3 ; Malachie 3:1) était celui qui annonçait la venue imminente du Messie.

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Jésus accomplit les signes montrant sa messianité de manière évidente, comme en témoignent les miracles rapportés dans Matthieu 8 et 9 : guérison de lépreux, résurrection, délivrance de démoniaques, paralysés marchant, aveugles voyant…, autant de preuves concrètes que le Royaume de Dieu était à l’œuvre.

Matthieu 11:1

1 Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.

‘’Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions” Cette formule apparaît à la conclusion de chacune des cinq grandes parties du livre de Matthieu (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1), et semble faire écho à la structure en cinq livres du Pentateuque, soulignant le rôle de Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur.

Les mots “Pour enseigner et prêcher dans les villes du pays” soulignent la mission centrale de Jésus : annoncer l’Évangile. Il ne s’agit pas pour Lui en premier lieu de guérir (cf. Matthieu 4:23 ; 9:35), et ce même si les guérisons ont occupé une place importante dans son ministère sur terre. Celles-ci avaient une fonction précise et étaient subordonnées à la proclamation de l’Évangile :

  1. Manifester l’amour de Dieu envers les hommes.
  2. Révéler la puissance et l’autorité de Jésus, authentifiant sa personne et son message.
  3. Accomplir les prophéties de l’Ancien Testament relatives au Messie (cf. Matthieu 11:5 ; Ésaïe 35:5-6).

Aujourd’hui encore, il est fréquent que la guérison soit davantage mise en avant que l’enseignement. Pourtant, dans la perspective biblique, la guérison est un signe qui atteste la vérité du message, et ne doit jamais éclipser la prédication de l’Évangile qui demeure au cœur du ministère du Christ.

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1 – Jésus fait l’éloge de Jean-Baptiste

Matthieu 11:2-6

Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples:

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?

Jésus leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:

les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute.

Le mot « Christ » est l’équivalent grec du mot hébreu « Mashiah » (ou « Messie »), qui signifie « l’oint de l’Éternel ». Dans l’Ancien Testament, les prophètes, les sacrificateurs et les rois étaient oints. Jésus quant à lui, va accomplir ces trois fonctions de oint.

Hébreux 1:1-3

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

Il est intéressant de noter que même le roi Cyrus, souverain de l’Empire perse, non-juif et non-croyant, fut appelé « l’oint de Dieu » (cf. Ésaïe 44:28 ; 45:1). Cela montre que dans certains contextes, l’onction divine désigne un choix souverain de Dieu pour accomplir ses desseins, indépendamment de l’appartenance ethnique ou religieuse de la personne concernée.

Ésaïe 44:28-45:1

28 Je dis de Cyrus : Il est mon berger, Et il accomplira toute ma volonté ; Il dira de Jérusalem: Qu’elle soit rebâtie ! Et du temple : Qu’il soit fondé !

45:1 Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus,

Cyrus s’est soumis à la volonté de Dieu et l’a accomplie (Cyrus est cité vingt fois dans l’Ancien Testament)

Comment expliquer le verset de Matthieu 11:3 ?

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

Pour comprendre cette expression, il faut se reporter au:

Psaumes 118:26

26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel! Nous vous bénissons de la maison de l’Éternel.

Dans ce verset, il s’agit du Messie qui vient au nom du Seigneur  ( Matthieu 21:9, il y a cinq autres références bibliques sur le sujet)

Jean-Baptiste avait clairement reconnu Jésus comme l’Envoyé de Dieu, celui dont il préparait le chemin (cf. Matthieu 3:11-14 ; Jean 1:29-34). Pourtant, en Matthieu 11:3, il envoie ses disciples lui demander :
« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Cette question peut surprendre, car elle semble exprimer un doute.

Il est possible que Jean ait été troublé parce que Jésus ne correspondait pas aux attentes traditionnelles du Messie. Le peuple, tout comme Jean, attendait un libérateur politique, un Messie de jugement et de puissance, capable de renverser l’oppresseur romain. Or, Jésus annonçait un message de salut, de guérison et de miséricorde, même envers les exclus. Il était venu nous libérer du péché.

Romains 6:14

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

D’après Jean Calvin, il se peut aussi que, dans sa fidélité à sa mission, Jean ait voulu diriger ses disciples vers Jésus. Comme André et Jean (futurs apôtres), qui avaient quitté Jean-Baptiste pour suivre Jésus (cf. Jean 1:35-37), Jean aurait pu chercher à encourager les disciples qui le suivaient, en les envoyant personnellement à la rencontre de Jésus et à avoir la révélation de sa personne.

Rappelons-nous les paroles de Jean Baptiste:

Jean 3:30

30 Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

La réponse de Jésus

Jésus répond en citant le prophète Ésaïe (cf. Ésaïe 35:5-6 ; 61:1), mettant l’accent sur ce que les disciples de Jean, voient et entendent eux-mêmes :

« Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. »

Il ne s’agit pas de rumeurs ou de ouï-dire, mais ce sont des faits qu’ils ont vu eux-mêmes. Ce sont des faits concrets, montrant que les prophéties messianiques s’accomplissent. Jésus se présente comme le Messie annoncé, mais dans une forme inattendue, humble et miséricordieuse.

Matthieu 11:6 – Une douce réprimande

« Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! »

Ces paroles nous interpellent encore aujourd’hui. En effet, quand les circonstances nous déroutent, quand Dieu n’agit pas comme nous l’espérions, serons-nous pris de doutes ? Ou resterons-nous attachés à la vérité de ce que nous avons vu et entendu de Jésus à travers sa Parole ?

La question est toujours actuelle :

Ce passage nous ramène à la question essentielle :

Qui est Jésus ? Plus encore : Qui est Jésus pour moi ?

La réponse ne vient pas d’une théorie, mais d’une rencontre personnelle, avec celui dont les œuvres parlent d’elles-mêmes.

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2 – Jésus interroge : « Qu’êtes-vous donc allés voir? »

Matthieu 11:7-15

Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent?

Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits précieux sont dans les maisons des rois.

Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.

10 Car c’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi.

11 Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

13 Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean;

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Jésus interpelle la foule par une question répétée trois fois : « Qu’êtes-vous allés voir ? »
Par cette question insistante, il pousse la foule à réfléchir sérieusement au rôle de Jean-Baptiste, rôle annoncé par les prophètes. En reconnaissant qui est Jean, la foule est aussi conduite à se poser la question fondamentale : qui est Jésus ?

Jean est le dernier prophète de l’Ancien Testament. Avec lui, se clôt l’ère prophétique de l’ancienne alliance, et sa mort marque la transition vers le temps du Nouveau Testament. Il est véritablement la charnière entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

Jésus affirme que Jean est l’accomplissement de la prophétie de Malachie 3:1. Cela s’inscrit dans la volonté de Matthieu de convaincre ses lecteurs juifs que Jésus est bien le Messie attendu, annoncé tout au long de l’Ancien Testament. Sous différentes formes, il fait référence à des prophéties de l’Ancien Testament, et notamment en commençant par écrire en Matthieu 1:22 :« tout cela arriva afin que s’accomplit ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète… »

Verset 11 : une parole solennelle

Au verset 11, Jésus introduit son affirmation avec « Amen », qui est traduit souvent par « en vérité ».

אֱמוּנָה est la même racine que le mot emounah de Habakuk 2:4 traduit par foi.

Cette expression, utilisée fréquemment par Jésus, sert à souligner une déclaration importante. Elle signifie littéralement :

« C’est vrai, je vous le dis » — autrement dit : « Écoutez bien et prêtez attention ».

Nous pouvons aussi dire « amen » à une parole quand nous sommes d’accord avec celle-ci.

Jésus affirme ainsi que parmi les hommes, aucun n’est plus grand que Jean, mais que le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Cela souligne la grandeur de l’œuvre inaugurée par Jésus, qui dépasse même celle des prophètes précédents.

Avec Jean se termine l’Ancienne Alliance. Avec Jésus, il s’agit de la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie et Ézéchiel.

Jérémie 31:31-34 = annonce de la nouvelle alliance sans qu’il soit donné de détails

Ézéchiel 36:22-38 = les détails de la nouvelle alliance : une purification, un cœur et un esprit nouveaux

Verset 12 : les violents et le Royaume

12 Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

Ce verset 12 fait l’objet de nombreuses discussions :

« Le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. »

Deux façons de comprendre ce verset :

  • Des hommes violents (religieux) tentent de détourner les personnes du Royaume en les empêchant d’y entrer.
  • C’est celui seul qui est prêt à se libérer de tout pour y entrer, qui a une foi déterminée ! C’est le prix de la consécration du chapitre 10.
    Dans la perspective spirituelle, la « violence » ici ne désigne pas l’agressivité charnelle, mais la détermination spirituelle. Elle parle d’une foi active, d’un engagement profond et total, d’un cœur résolu à saisir les promesses de Dieu.

Ce n’est pas par une foi tiède ou passive que l’on entre dans le Royaume, mais par une volonté ferme de suivre le Christ coûte que coûte. Il faut chercher à être à l’image de Christ, ce qui demande de la détermination.

Versets 13-14 : les Écritures et Jean comme Élie

Au verset 13, Jésus dit :

« Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean. »

Il fait ici référence aux deux premières grandes sections du canon hébraïque :

  • La Loi (la Torah : les cinq livres de Moïse),
  • Les Prophètes (de Josué à Malachie).

La troisième partie du canon juif, appelée les Écrits (ou Hagiographes), comprend des livres comme Job, Psaumes, Esther, etc …  Jésus souligne ici que l’ensemble de la révélation prophétique converge vers Jean, qui marque la fin d’une époque.

Matthieu 11:14

14 et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir.

Cela renvoie à Malachie 4:5, où Dieu annonce l’envoi d’Élie avant le jour du jugement.

Malachie 4:5

Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Jean-Baptiste n’est pas la réincarnation d’Élie, mais il vient dans l’esprit et la puissance d’Élie (cf. Luc 1:17), accomplissant ainsi cette prophétie.

Matthieu 11:15 – est une invitation personnelle

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cette parole de Jésus est un appel à l’écoute spirituelle. Pour comprendre les vérités du Royaume, il faut ouvrir ses oreilles spirituelles à la voix du Saint-Esprit. Cela demande un engagement personnel, une attitude d’humilité pour se soumettre à la volonté de Dieu pour entendre et répondre à son appel.

La véritable différence entre un chrétien et un non-chrétien ne réside pas simplement dans une appartenance religieuse, mais dans cette ouverture du cœur. Le chrétien choisit d’obéir à la voix du Saint-Esprit, de se rendre disponible à sa direction, et de conformer sa vie à la Parole révélée.

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3 – Les enfants assis dans les places publiques

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

Une parabole brève, mais riche de sens

Notre paresse intellectuelle nous pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas l’explication explicite. Pourtant, elles méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir, quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles : ils ne dansent pas.
Les complaintes, en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance ; et là encore, l’indifférence domine : personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part de cette génération, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ces auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas dans le message, mais dans la disposition du cœur.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel — qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean — ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, ils refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques — ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

Cette expression fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon, dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne, Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

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4 – Jésus dénonce les indifférents.

Matthieu 11:20-24

20 Alors il se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties.

21 Malheur à toi, Chorazin! malheur à toi, Bethsaïda! car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre.

22 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.

23 Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui.

24 C’est pourquoi je vous le dis: au jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi. 

Ce passage est lourd de gravité, car il enseigne que ceux qui l’auront beaucoup entendu mais qui l’auront rejeté, seront jugés plus sévèrement que ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’entendre l’Évangile.
Jésus nous pousse à une profonde repentance, à une réponse personnelle et sérieuse à l’appel de Dieu.

Rappelons que la repentance, selon les Écritures, est bien plus qu’un simple remord. Elle implique un changement de mentalité qui conduit à un changement de comportement.
Comme le dit Paul dans 2 Corinthiens 7:8-11, la vraie repentance produit des fruits visibles : elle mène à un renouveau de vie, pas seulement à des émotions passagères.

2 Corinthiens 7:8-11

je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.

10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

11 Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire.

Le témoignage contre Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm

Jésus adresse un reproche sévère à trois villes : Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, où il avait accompli de nombreux miracles. Ces villes avaient reçu une grande lumière, mais elles n’ont pas répondu par la foi et la repentance.

  • Chorazin n’est mentionnée que deux fois dans tout le Nouveau Testament : ici, et dans Luc 10:13. Cela suggère que Jésus y a exercé une partie de son ministère, même si les Évangiles n’en donnent pas de détails.
  • Ce silence partiel montre que les Évangiles synoptiques ne sont pas des biographies complètes de Jésus, mais des témoignages, centrés sur la proclamation de la Bonne Nouvelle et l’enseignement du Royaume.
Le symbole du sac et de la cendre

Lorsque Jésus dit que Tyr et Sidon, voire Sodome, se seraient repenties « en prenant le sac et la cendre », il utilise une expression profondément enracinée dans la culture biblique.
Ce geste symbolise une attitude d’humiliation, de deuil, et de retour sincère vers Dieu.

Ce passage souligne que le problème des villes condamnées n’est pas un manque de preuves de la vérité de l’Évangile, mais un refus de se repentir, malgré les œuvres puissantes dont elles ont été témoins.

1. Origine et contexte biblique

L’expression de prendre le sac et la cendre, est tirée de pratiques culturelles anciennes, notamment en Israël et au Proche-Orient ancien, où les gens, en période de détresse ou de repentance, revêtaient un sac (vêtement grossier en poil de chèvre) et s’asseyaient dans la cendre ou s’en couvraient.

Quelques exemples clés dans l’Écriture :

Jonas 3:6 :

 La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre.

Job 42:6 :

C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre.
C’est là l’illustration d’une repentance personnelle, profonde, celle de Job.

Daniel 9:3 :

 Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant, en prenant le sac et la cendre.

2. autre signification
  • Le sac et la cendre sont des symboles extérieurs d’un cœur brisé et contrit, que Dieu ne méprise pas (cf. Psaume 51:19).
  • Ces gestes n’ont pas de pouvoir en eux-mêmes. Ce qui compte, c’est la disposition intérieure du cœur (cf. Joël 2:13 : « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements »).
  • Ils représentent une attitude de dépendance totale envers Dieu, marquée par la reconnaissance du péché et le désir de restauration.
  • Ceci appelle chaque croyant à une repentance authentique, visible par une vie transformée.
  • Dans les temps de crise, personnels ou collectifs, elle incite à chercher Dieu avec humilité et ferveur.

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5 – La relation personnelle du disciple avec son Seigneur.

Matthieu 11:25-27 – La révélation souveraine du Père par le Fils

25 En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.

26 Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

« Seigneur du ciel et de la terre » du verset 25

Cette expression souligne que Dieu est le Créateur souverain de toutes choses, aussi bien dans le ciel que sur la terre. Elle fait référence à la création physique et cosmique.

Jésus en tant que Fils, participe pleinement à cette œuvre créatrice, comme le confirment plusieurs textes du Nouveau Testament :

  • Jean 1:3,10 : « Tout a été fait par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui. »
1 Corinthiens 8:6

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

  • Colossiens 1:16 ; Hébreux 1:2 ; 2:10 : témoignent également de la médiation de Christ dans la création.
Les « enfants » au verset 25

Les « enfants » désignent ici les nouveaux croyants, humbles de cœur. Ce sont ceux qui reçoivent la révélation divine avec simplicité et foi.
Ils sont opposés aux sages et intelligents – c’est-à-dire aux religieux orgueilleux ou aux érudits qui se ferment à la révélation parce qu’ils s’appuient sur leur propre savoir.

Cela rejoint Ésaïe 50:5

Le Seigneur, l’Éternel, m’a ouvert l’oreille, Et je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière.

Il faut une oreille spirituelle ouverte pour accueillir le message du Royaume.

Matthieu 11:27

27 Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

« Toutes choses m’ont été données par mon Père » verset 27

Cette déclaration est extraordinairement forte. Jésus affirme ici qu’il a reçu toute autorité du Père, autorité sur la révélation, sur le salut, et sur toutes choses.

Jésus n’est donc pas simplement un grand enseignant ou un génie religieux, mais le Fils de Dieu incarné.

C.S. Lewis (auteur de Narnia) dans son livre « Mere christianity » soulève le trilemme suivant:

Il est soit le Fils de Dieu, soit un fou, soit un imposteur et menteur et il n’y a pas d’alternative intermédiaire. Il n’est pas possible qu’il soit fou compte tenu de la sagesse qu’il a utilisé dans ses paroles et ce qu’il a fait. Par ailleurs, un imposteur n’aurait jamais été jusqu’au bout des souffrances qui lui ont été infligées, jusqu’à souffrir le supplice de la croix. Ainsi, si Jésus n’est pas un imposteur, s’il n’est pas fou, la seule possibilité qu’il reste est qu’il est Dieu.

Cela rejoint l’enseignement de 1 Corinthiens 15:12-19, où Paul affirme que si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine, et le christianisme est une illusion.

Il faut donc se positionner : ou bien le Nouveau Testament dit vrai, ou bien le christianisme est un mensonge.

Cette même affirmation d’autorité revient dans Matthieu 28:18 :

« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. »

« Celui à qui le Fils veut le révéler » verset 27

Il ne s’agit pas ici d’une sélection arbitraire de Jésus, mais d’une réponse volontaire de la personne à la révélation du Christ.

Celui qui reconnaît Jésus comme le Fils de Dieu reçoit, par lui, la révélation du Père.

Jésus est le seul chemin par lequel on peut connaître Dieu :

  1. Il est le seul à révéler le Père :
    • Jean 1:18 – « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique… l’a fait connaître. »
    • Jean 3:11 – « Nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu. »
  2. Il est le chemin qui mène au Père :
    • Jean 14:6 – « Nul ne vient au Père que par moi. »
    • Actes 4:12 – « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom… par lequel nous devions être sauvés. »
    • 1 Timothée 2:5 – « Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ. »
Matthieu 11:28-30 – Le repos en Christ

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Venez à moi est un appel personnel à suivre Jésus en ayant une relation personnelle avec lui. Il ne s’agit pas d’une doctrine.

Ces versets sont uniques à l’Évangile de Matthieu et représentent un sommet d’appel spirituel à la fois intime et profond. Ils condensent deux doctrines fondamentales de la vie chrétienne.

Le verset 28 reflète la doctrine de la justification. (je vous donnerai du repos, c’est Jésus qui nous justifie et notre âme trouve le repos car elle a été pardonnée)

Le verset 29 affirme la doctrine de la sanctification progressive que nous retrouvons en 2 Corinthiens 3:18. (vous trouverez du repos, la finalité est le repos éternel)

Le verset 29 est à comparer en opposition avec:

Actes 15:10

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ?

La Nouvelle Alliance avec Jésus a elle aussi des exigences tout comme l’Ancienne Alliance. Dieu veut toujours un peuple juste qui reflète le caractère de Christ :

1. la repentance

2. la foi

3. l’obéissance

4. la persévérance

Nous sommes appelés à être semblables à l’image de son Fils, Jésus.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

‘Recevez mes instructions’ : Jésus s’adresse à ses disciples et comme eux, nous sommes à l’écoute de ses instructions afin d’agir.

‘Je suis doux et humble de cœur’ : Jésus nous a montré l’exemple. L’humilité et la douceur devinrent les mots-clés du nouveau royaume de Dieu. C’est à cette attitude d’humilité et de douceur que le chrétien se fera reconnaître.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

L’exemple de Jean baptiste montre que même les plus grands serviteurs peuvent douter. La foi n’exclut pas les moments de doute. Ce n’est pas le doute qui condamne, mais ce que nous en faisons.

La parabole des enfants montre qu’un cœur endurci rejette toute forme de vérité. La disposition du cœur change tout. Un cœur endurci tiendra même des propos contradictoires pour ne pas croire.

La connaissance de Dieu ne dépend pas de l’intellect, mais de l’humilité du cœur. La véritable sagesse est une grâce, un don de Dieu.

Jésus ne propose pas une religion pesante, mais une relation qui restaure. Son joug est « doux » et son fardeau « léger », car il est porté avec lui, dans l’amour et la grâce.

Matthieu 11 dévoile un double mouvement :

  • D’une part, un rejet progressif de Jésus par ceux qui refusent d’ouvrir leur cœur.
  • D’autre part, un dévoilement du Royaume à ceux qui, comme Jean, doutent mais qui cherchent, ou comme les petits, acceptent avec foi.
Applications actuelles

Examinons notre cœur : sommes-nous comme les enfants capricieux ou comme les petits auxquels Dieu se révèle ?

Ne laissons pas le doute nous éloigner de Jésus ; laissons-le nous conduire à chercher des réponses fondées.

Marchons dans l’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles.

Acceptons le joug de Christ : non comme une charge, mais comme un chemin de repos.

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Comment comprendre La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26

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La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26 confronte chaque homme à l’urgence de la réconciliation avec Dieu avant le jugement. En quelques versets, Jésus nous appelle à agir pendant qu’il en est encore temps. Comprendre cette parabole éclaire sur la responsabilité personnelle et spirituelle de chacun face aux conflits non résolus.

La parabole parabole de l’adversaire

1 – L’enseignement

Matthieu 5:25-26

25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’inscrit dans le discours sur la montagne. Il s’adresse donc à toute une foule venue écouter Jésus, et notamment à ses disciples.

Jésus corrige la compréhension du sixième commandement : Tu ne tueras point. Nous pourrions dire qu’il durcit le commandement pour répondre à l’exigence de la loi d’amour. Les autorités religieuses s’en tenaient à la lettre de la loi. Jésus apporte quant à Lui, l’esprit de la loi.

3-  Le contexte :

Matthieu 5:21-24

21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.

Les versets 21 et 22 traitent de l’interprétation de la loi et s’inscrit dans l’enseignement de Jésus sur la justice. Jésus ne traite pas le mal. Le mal est fait, la personne est tuée. Il laisse le problème aux juges. Il veut traiter le problème en amont avant que celui-ci n’arrive. C’est la cause qu’il faut traiter !

Il ne s’arrête pas aux seuls actes extérieurs de transgression. Il va jusqu’à la racine des causes de ces transgressions extérieures, à savoir les attitudes coupables du cœur qui sont à l’origine des actes coupables !

Nous avons ici un des thèmes principaux de la Bible.

Jérémie 17:9

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Matthieu 12:34

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

C’est pourquoi avec la nouvelle alliance, Dieu veut changer les cœurs.

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Nous savons tous que nous ne pouvons pas traiter les conséquences d’un problème mais que nous pouvons traiter ses causes. Il faut travailler à la racine du mal. Les paroles amères qu’une personne prononce, ne sont qu’une expression de la colère, de la haine et de l’amertume dans son cœur ! L’acte extérieur qu’est le crime prend toujours sa source dans l’attitude coupable du cœur. L’homme considère généralement le problème superficiel. Dieu, quant à Lui, s’intéresse toujours à la cause profonde et il veut que nous fassions de même. Rappelons-nous de :

Jacques 1:18-19

19 Sachez -le, mes frères bien-aimés. Ainsi que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère:

20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.

4-  Explication de la parabole

Les insultes (insensé, idiot…) expriment la colère, la haine qu’une personne nourrit dans son cœur envers une autre personne. Il faut dire stop avant que cela aille plus loin, puis travailler dans le contrôle de soi pour ne plus exprimer sa colère, et pour vider le cœur de toute colère.

Traiter son frère de « Raca » doit être considéré comme un signal nous avertissant de l’état de notre cœur. Si nous n’y prenons pas garde, cela peut nous conduire au meurtre.

En même temps que Jésus nous parle de la justice humaine, il fait aussi une allusion au jugement éternel, à Dieu qui est le juste juge, puisqu’il fait référence aux versets 23 et 24 de l’offrande à l’autel. Cela veut dire qu’au moment où nous venons devant Dieu (Jésus nous dit qu’avant de venir devant l’autel) si nous avons fait du tort à quelqu’un, nous devons régler le problème tout de suite !

Toute personne avec qui nous avons un différend devient notre adversaire. Le Seigneur nous demande de nous réconcilier avec lui avant qu’il ne devienne dans notre cœur un ennemi, voire un ennemi à abattre. C’est pendant que nous sommes vivants (pendant que tu es en chemin avec lui,) que nous devons régler les différends pour que cela ne nous soit pas reproché au jour du jugement.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Nous ne devons pas différer une réconciliation. Comme il est écrit en :

Éphésiens 4:26-27

26 Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère,

27 et ne donnez pas accès au diable.

Nous avons tous un travail personnel à faire, et nul autre ne peut le faire à notre place.

La racine du mal se trouve dans le cœur de l’être humain. C’est dans le cœur de l’être humain que la haine et l’indifférence doivent être remplacées par l’amour, et que l’hypocrisie et l’égoïsme doivent laisser place à la sincérité.

Il faut demander au Seigneur de changer notre cœur de pierre en cœur de chair, d’avoir un cœur aimant pour tous les autres. C’est un travail que nous ne pouvons pas faire seul. C’est un travail que le Saint-Esprit ne peut pas faire seul. C’est un travail qui se fait en collaboration entre nous et le Saint Esprit. Notre cœur doit être animé par le fruit de l’Esprit.

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Matthieu chapitre 10 : la consécration du disciple a un prix

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Matthieu chapitre 10 met en lumière l’appel de Jésus à ses disciples, les instructions précises qu’ils reçoivent pour la mission, les oppositions annoncées et le prix de l’engagement car suivre Jésus exige courage, foi et fidélité.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 11

Matthieu chapitre 10 – Étude biblique

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1 – La mission des douze apôtres. Comparé à Marc 6:7-13 ; Luc 9:1-6)

Matthieu 10:1-4

1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ;

Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;

Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.

Les disciples nouvellement choisis sont envoyés en mission, ce qui était annoncé en :

Matthieu 9:37:38

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Le message de Jésus aux douze apôtres, est subdivisé en trois parties marquées par l’expression récurrente: ‘‘Je vous le dis en vérité,’’ Matthieu 10:15, 23, 42

Cette mission n’est pas de la propre initiative des disciples. Elle découle d’un appel clair et divin. Marc précise en Marc 6:7 que Jésus les a envoyé deux à deux. Luc 9:1-2 ajoute qu’ils devaient annoncer le royaume de Dieu.

Ces disciples ne sont pas des spectateurs de l’Évangile. Ils en sont les porteurs, les témoins vivants, chargés d’une mission urgente.

Après avoir délivré un démoniaque, Jésus donne à ses disciples ce même pouvoir de chasser les démons, les miracles étant un moyen de confirmer la bonne nouvelle de l’Évangile.

Pour rappel le terme apôtre dérive du terme grec « apostello » qui veut dire envoyer.

Application personnelle :

Dieu t’appelle aussi à porter du fruit. Pour cela, il faut lui obéir. L’obéissance précède la puissance spirituelle.

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2 – Les instructions avant l’envoi en mission

Matthieu 10:5-15

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures ;

10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton ; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

12 En entrant dans la maison, saluez-la ;

13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

15 Je vous le dis en vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Matthieu 10:5 

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

Ce commandement s’aligne parfaitement avec Actes 1:8, où Jésus annonce une stratégie missionnaire progressive :

Actes 1:8

Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Jésus commence par envoyer les Douze vers les brebis perdues d’Israël (verset 6). L’Évangile devait d’abord toucher le peuple élu, préparé par les Écritures et la culture religieuse, à reconnaître le Messie.
La progression est claire et intentionnelle. Rien n’est improvisé. Dès le début, Dieu établit un plan structuré pour la diffusion de l’Évangile.

Une puissance gratuite pour un service confiant :

Matthieu 10:8 

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Ce verset n’est pas un argument contre le soutien financier des missionnaires. Il rappelle plutôt une attitude de foi et de générosité. Les disciples doivent compter sur Dieu, non sur eux-mêmes et sur les hommes, pour leur subsistance. De plus, cela peut concerner spécifiquement ce qui précède dans le verset : ne pas chercher à tirer un profit d’une personne que vous avez guérie.

Dieu promet de pourvoir à trois niveaux :

  1. Sa puissance – pour accomplir la mission.
  2. Ses provisions – pour les besoins matériels.
  3. Sa grâce pour atteindre les objectifs qu’Il fixe.
  4. Beaucoup sortent ce passage de son contexte pour exiger que tout soit gratuit dans l’Église. Ce faux esprit de « spiritualité » cache souvent des abus entre chrétiens, qui attendent des services ou des biens sans contrepartie.
  5. Mais le vrai message, c’est : aie une foi totale dans la fidélité de Dieu. Paul rappelle cela en:
Philippiens 4:19

19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.

Cette confiance en Dieu, est le prolongement direct de l’enseignement de Jésus en Matthieu 6:25-34, dans lequel Il appelle à ne pas s’inquiéter du lendemain.

Rappel : les chapitres 8 et 9 sont la mise ne pratique de l’enseignement du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7.

Le maître prend soin de ses ouvriers:

Matthieu 10:9-10

Ne prenez ni or ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;

10ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

Ce principe est déjà inscrit en:

Deutéronome 25:4

Tu n’emmuselleras point le bœuf, quand il foulera le grain.

Paul cite ce verset en 1 Corinthiens 9:9 et 1 Timothée 5:18, pour montrer que ceux qui servent l’Évangile doivent vivre de l’Évangile, Dieu prenant soin de ses ouvriers.

3 – Discernement et paix dans la mission – Matthieu 1011-13

Nous voyons que la mission requiert discernement, prudence et paix.

Ainsi au verset 11

 11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

Jésus enseigne ici le discernement. Il ne s’agit pas de chercher le confort, mais de rester là où le cœur est ouvert à l’Évangile. Changer de maison pour améliorer son confort serait mal perçu.

La personne digne n’est pas parfaite, mais elle montre une disposition à accueillir le message et à soutenir l’envoyé de Dieu.

Le rejet de l’Évangile et ses conséquences – Matthieu 10:14-15

Matthieu 10:14 :

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Ce geste symbolique vient de la tradition juive. Il marque une rupture nette et un rejet clair. Les Juifs secouaient la poussière de leurs pieds en quittant un territoire païen pour exprimer qu’ils ne voulaient rien emporter de ce lieu impur.

On retrouve cela en :

Actes 13:51

51 Paul et Barnabas secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds, et allèrent à Icone,

Quand une personne rejette l’amour de Dieu (sa Parole), cette personne tombe sous le jugement.

Le jugement annoncé au verset 15 est sévère.

Et encore en Actes 18:6, face au rejet obstiné de certains Juifs.

Rejeter l’Évangile, c’est rejeter l’amour de Dieu, et cela expose à un jugement inévitable.

Matthieu 10:15

15 Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de [c]Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Le jugement annoncé ici est sévère. Pourquoi ? Parce que plus grande est la lumière reçue, plus grande est la responsabilité de celui qu’il l’a reçue. Refuser le message du Christ, c’est refuser le salut.

Application personnelle

La mission confiée aux Douze doit nous inspirer aujourd’hui encore. Elle exige :

  • Une foi totale en Dieu, pour la puissance et les ressources.
  • Un discernement spirituel, pour choisir où et comment agir.
  • Une attitude de paix, sans chercher son avantage personnel.
  • Une fermeté face au rejet de l’Évangile.

Dieu appelle chacun de nous à collaborer avec Lui, à faire confiance à sa provision, et à porter fidèlement le message du Royaume.

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3 – l’Évangile du royaume doit-être proclamé

Matthieu 10:16-23

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

17 Mettez-vous en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18  vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

19 Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même;

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

La brebis au milieu des loups – Matthieu 10:16

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Jésus utilise l’image de la brebis pour souligner ses trois traits de caractère : sa vulnérabilité, sa douceur et son obéissance. La brebis n’a ni défense naturelle ni agressivité.
Ainsi doit être l’attitude du messager de l’Évangile. Il doit être humble, paisible, et dépendant de son Berger.

L’Évangile ne se proclame pas avec violence ou arrogance, mais avec douceur et clarté. Ce sont les cœurs bien disposés qui répondront à l’appel de Dieu.

Mais qui sont les loups ?
Ce sont les persécuteurs : autorités religieuses ou civiles, païens hostiles, et tous ceux qui rejettent Jésus. Le monde ne reste jamais neutre face au Christ.

Prudence et pureté : une double posture Matthieu 10:16

Jésus appelle ses disciples à deux attitudes complémentaires :

  • La prudence du serpent : Ainsi, il faut faire preuve de discernement, savoir quand parler, quand se taire, et comment agir avec sagesse.
  • La simplicité de la colombe : Il faut rester sincère, sans duplicité, avec un cœur pur et des intentions droites.

Cette double posture protège le chrétien contre les pièges de l’ennemi, tout en gardant un témoignage fidèle.

La persécution annoncée – Matthieu 10:17-18

17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

Les tribunaux évoqués dans ce texte sont ceux des synagogues. Ces lieux, au-delà de l’enseignement et de la prière, servaient aussi de centres communautaires où l’on réglait des litiges religieux et civils mineurs.

Jésus n’idéalise pas la mission : il annonce clairement l’opposition. Les disciples seront maltraités, arrêtés et traînés devant les autorités, mais cela servira un but plus grand.

Le verset 18 anticipe la portée mondiale de l’Évangile, en lien direct avec Actes 1:8 :

Le Saint-Esprit parle en eux – Matthieu 10:20

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Jésus rassure ses disciples en leur disant qu’ils ne seront jamais seuls. Le Saint-Esprit les inspirera au moment opportun.
Ici, Matthieu parle de l’Esprit du Père. Après la résurrection, le Nouveau Testament parlera aussi de l’Esprit du Fils. Il s’agit toujours de l’Esprit de Dieu, à la fois celui du Père et du Fils, pleinement uni dans la Trinité.

La division au sein des familles – Matthieu 10:21-22

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

La persécution ne viendra pas seulement de l’extérieur. Elle surgira parfois au sein même des familles. C’est une réalité douloureuse mais prévisible.
Rester fidèle à Jésus exigera persévérance, loyauté et courage.

« Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »

La persévérance n’est pas optionnelle. Elle fait partie intégrante de la vie chrétienne.

Fuir n’est pas trahir – Matthieu 10:23

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

Fuir n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent une stratégie de sagesse. Jésus n’appelle pas à la confrontation systématique. Il demande de la sagesse et de l’humilité pour éviter les conflits inutiles et préserver l’Évangile.

Dieu n’honore pas l’orgueil déguisé en zèle. Il cherche des serviteurs obéissants, fidèles et stratégiques.

Application personnelle

Nous sommes appelés, nous  aussi, à annoncer l’Évangile dans un monde hostile. Jésus ne promet pas un chemin facile, mais il garantit sa présence, sa sagesse, et son Esprit.

Voici trois attitudes essentielles à cultiver :

  • La prudence du serpent : réfléchir avant d’agir, user de discernement.
  • La simplicité de la colombe : rester vrai, humble, et pur dans nos intentions.
  • La persévérance du disciple : avancer, même dans l’opposition.

La mission continue, et le Maître est avec nous jusqu’à la fin.

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4 – Le prix de la consécration du disciple :

Matthieu 10:24-33

24 Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur.

25 Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison!

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Matthieu 10:24-25

Jésus montre ici une réalité simple et percutante : ses disciples ne doivent pas s’attendre à un meilleur traitement que celui qu’il a reçu lui-même. Il y a ici un jeu de mots significatif autour de l’expression « maître de la maison ». Le terme « Béelzébul » est un mot composé.

  • « Beel » vient de Baal, qui signifie seigneur ou maître.
  • Selon les interprétations, Béelzébul peut vouloir dire : seigneur de la maison, seigneur des mouches, ou même seigneur du fumier.

Ce jeu de mots ironique souligne le mépris des adversaires de Jésus. Ils traitent le véritable Maître de la maison comme un démon. C’est exactement ce que les pharisiens ont dit en:

Matthieu 9:34

34 Mais les pharisiens dirent:  C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Si Jésus a été diffamé de cette manière, ses disciples peuvent s’attendre au même traitement, et ils ne doivent pas en être surpris.

Matthieu 10:26-27

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

Ici, Jésus encourage ses disciples à ne pas se laisser intimider.

  • Ne les craignez pas signifie aussi : n’y prenez pas garde, n’en soyez pas troublés.
  • Ce qui est maintenant caché, les motivations profondes, les vérités spirituelles, sera bientôt révélé.
  • Ce que Jésus enseigne en privé, les disciples doivent le proclamer publiquement.

À l’époque, les toits plats des maisons servaient de lieux de vie, de repos et de communication. Crier un message depuis un toit signifiait le rendre public au maximum. L’Évangile n’est pas destiné à rester secret, mais à être annoncé sans peur.

Matthieu 10:28

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

Le contraste est net. Jésus nous appelle à replacer nos priorités :

  • Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps (les hommes).
  • Craignez plutôt Dieu, qui seul peut juger l’âme pour l’éternité.

Le mot « géhenne » fait ici référence à la vallée de Hinnom, située au sud de Jérusalem.

  • Cette vallée a été un lieu de cultes idolâtres horribles, notamment à celui de Moloch, où des enfants étaient sacrifiés par le feu.
  • Plus tard, les Juifs ont fait de ce lieu une décharge publique, où les ordures brûlaient constamment.
  • La géhenne est ainsi devenue une image parlante du jugement éternel avec l’enfer.
Matthieu 10:29-31

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

Ces versets révèlent la tendresse et la souveraineté de Dieu.

  • Dieu connaît chaque détail de notre vie.
  • Même ce qui semble insignifiant (comme un moineau ou un cheveu) a de la valeur à ses yeux.
  • À plus forte raison, vous avez de la valeur pour lui. Ne craignez rien : votre vie est entre les mains de votre Père.
Matthieu 10:32-33

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Jésus demande une foi publique, assumée, courageuse.

  • Le suivre ne peut pas rester privé.
  • Ceux qui confessent Christ sans honte, recevront sa reconnaissance dans l’éternité.
  • Mais ceux qui le renient par peur ou par compromis, s’exposent à un rejet de Dieu lui-même.

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5 – Suivre Jésus : un choix radical aux conséquences profondes

Matthieu 10:34-42

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Jésus, source de division – Matthieu 10:34

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Les Juifs attendaient un Messie triomphant, imposant la paix par la force, un ordre militaire en faveur d’Israël. Cependant, Jésus n’est pas venu avec une épée terrestre.L’épée ici est symbolique et elle représente la division que provoque son message. Il n’est pas possible de rester neutre face à lui. Soit on choisit de le suivre ou soit on le rejette (cf. Jean 3:18). Ce choix divise, et parfois jusqu’au cœur des familles.

Jean 3:18

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Jésus est au-dessus de tout attachement (versets 35-36)

Matthieu 10:35-66

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

Jésus cite le verset de:

Michée 7:6

Car le fils outrage le père, La fille se soulève contre sa mère, La belle-fille contre sa belle-mère; Chacun a pour ennemis les gens de sa maison..

 Le parallèle de Luc 14:26 comporte l’idiome hébreu de comparaison ‘’haïr son père’’

Luc 14:26

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

Ce langage choquant est un idiome hébraïque. Il signifie simplement qu’il faut préférer Christ à tout autre. Il ne s’agit pas de haïr littéralement, mais de placer l’amour pour Jésus au-dessus de tout.

Suivre Jésus exige tout – Matthieu 10:37-39

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

L’engagement envers Jésus ne tolère aucune concurrence. Il appelle à un amour exclusif et à une obéissance totale. C’est l’image forte que donne :

Luc 9:62 :

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Porter sa croix, c’est assumer le rejet, la souffrance, et la perte, par fidélité à Jésus. Avant même sa crucifixion, le Seigneur annonce que le disciple devra suivre la même voie que lui.

Accueillir les envoyés de Jésus – Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Recevoir un disciple revient à recevoir Jésus lui-même, et donc le Père. Le disciple agit en ambassadeur du Christ. Cette dignité confère une grande responsabilité à celui qui l’accueille.

« Celui qui reçoit un prophète… recevra une récompense de prophète. »

Jésus semble se désigner ici lui-même comme le Prophète annoncé en Deutéronome 18:15 et comme le Juste en Actes 7:52

Actes 7:52

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Chaque geste d’hospitalité envers un disciple du Christ, et ce même un simple verre d’eau (v. 42), sera récompensé.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

Suivre Jésus n’est pas un choix confortable. Il s’agit d’un engagement radical qui peut coûter cher : relations, réputation, confort…et même sa vie, mais il vaut tout.

Jésus ne cherche pas des admirateurs. Il appelle des disciples prêts à tout lui donner.

Posez-nous ces questions :

  • Est-ce que je place Jésus au-dessus de tout et de tous ?
  • Suis-je prêt à perdre pour gagner ?
  • Est-ce que ma vie reflète la fidélité, l’obéissance et l’abandon total à Jésus ?

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Parabole de l’époux, drap neuf et des outres neuves

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Dans cette triple parabole (Matthieu 9:14-17), Jésus illustre la nouveauté de son enseignement par rapport au judaïsme en prenant l’image de l’époux, d’un drap neuf et des outres neuves. Il ne s’agit pas ici d’un simple ajustement par rapport au judaïsme, mais d’une transformation radicale de pensée. Les images données révèlent l’incompatibilité entre l’ancien système religieux et la grâce du Royaume.

Les paraboles de Matthieu 9:14-17

1 – L’enseignement

Matthieu 9:14-17

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

Jésus sur un même thème utilise trois paraboles pour illustrer sa réponse.

L’époux et ses amis dans le temps des fiançailles

Le drap neuf sur un habit déchiré

Le vin nouveau mis dans de vieilles outres.

Ces trois paraboles ne sont pas parallèles mais complémentaires.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond aux disciples de Jean venu l’interroger sur la question du jeûne. Cependant ce qu’il dit, s’adresse tout autant aux pharisiens présents qu’à ses disciples.

3-  Le contexte :

Matthieu 9:9-14

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ?

Ces paraboles sont rapportées immédiatement après l’appel fait par Jésus à Matthieu de le suivre, dans les trois évangiles synoptiques.

Ici, Jésus festoyait avec ses disciples alors que les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, ce qui explique le pourquoi de la parabole de l’époux.

4-  Explication de la parabole

La Bible compare souvent la relation de Dieu avec son peuple à un lien qui unit le marié et son épouse. Dans le Nouveau Testament, ceci est encore plus explicite pour ce qui est de Jésus et de son Église. La présence de Jésus sur terre peut être comprise comme un temps de fiançailles avant les noces de l’Agneau dont il est question dans la parabole du festin des noces et dans la parabole des dix vierges de Matthieu 22 et 25 )

Les paraboles du drap neuf et des outres neuves qui suivent vont renforcer le message central de Jésus, a savoir que l’Ancienne Alliance ne peut pas cohabiter avec la Nouvelle Alliance. Les principes de l’Ancien Testament ne sont en effet pas compatibles avec ceux du Nouveau Testament. Ainsi, il n’est pas possible de vivre sous la grâce en s’appuyant sur un système fondé sur la Loi. L’apôtre Paul résume cela clairement en :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Vouloir mêler l’ancien au nouveau va provoquer des tiraillements spirituels et doctrinaux. Paul exhorte donc les croyants à ne pas revenir aux anciennes traditions. Dans Galates 4:21-31, il illustre parfaitement ce conflit avec l’allégorie des deux enfants dont l’un est né de l’esclave, et l’autre de la femme libre. Et il va conclure en :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Luc souligne un autre obstacle dans l’accueil de l’Évangile :

Luc 5:39

39 Et personne, après avoir bu du vin vieux, ne veut du nouveau, car il dit : Le vieux est bon.

Ce verset désigne les religieux qui s’accrochent à leurs traditions humaines. Ainsi, certains chrétiens marqués par des coutumes héritées de leurs pères et des interprétations erronées élevées en dogmes, peinent à recevoir la simplicité du véritable Évangile.

En effet, dans des systèmes religieux dévoyés, des écrits humains reçoivent plus d’autorité que la Bible. Ainsi, les traditions prennent le pas sur la Parole de Dieu qui est reléguée au second plan. Celle-ci n’est plus alors qu’un vernis servant à se réclamer du christianisme, mais sans en vivre la substance.

Ces croyants mettent en avant une religion d’apparence et de rituels, au détriment d’une transformation intérieure réelle. Or, l’Évangile appelle à un changement radical du cœur à une mort à soi-même, souvent douloureuse, mais nécessaire. Le Royaume que Christ a inauguré repose sur la grâce, la liberté, la restauration, et la joie du salut. Il s’agit d’une vie nouvelle, d’une vie profondément transformée, voulue et rendue possible par le Seigneur lui-même.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Jésus jeûnait peut-être plus que tout autre ce qui veut dire qu’il n’était pas contre le jeûne. Cependant le jeûne ne doit pas être ostentatoire.

Matthieu 6:16-18

16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,

18 afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

La vie chrétienne est avant tout une vie intérieure et une relation avec Dieu le Père et Jésus-Christ.

Si le chrétien jeûne, ce n’est pas par contrainte et dans le respect de règles, mais c’est un acte volontaire d’amour envers notre Seigneur.  Ce jeûne doit être en cohérence avec notre vie de tous les jours empreint d’amour et de bienveillance pour les autres. Il doit se pratiquer avec un cœur repentant.

Le véritable jeûne qui plait à Dieu n’est pas de se priver de nourriture mais de rejeter la méchanceté.

Ésaïe 58:3-13

Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug;

Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.

Zacharie 7:4-10

Ainsi parlait l’Éternel des armées: Rendez véritablement la justice, Et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de la miséricorde.

10 N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, Et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans vos cœurs.

Le jeûne est accompagné de la prière dans les cas particuliers de délivrance selon:

Matthieu 17:21

21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.

Le jeûne n’est pas une obligation mais un libre choix pour le chrétien. Il appartient au domaine privé de la personne.

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Matthieu chapitre 9 : Le pardon et les miracles de Jésus

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Matthieu chapitre 9 révèle la puissance de Jésus à travers des actes de pardon et de guérison. Ce texte montre comment Jésus-Christ répond à la foi par des actions concrètes. Il manifeste son autorité non seulement sur la maladie, mais aussi sur le péché.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 10

Matthieu chapitre 9 – Étude biblique

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1 – Jésus pardonne au paralytique ses péchés, puis le guérit

Matthieu 9:1-8

1 Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville.

Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.

Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux: Cet homme blasphème.

Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs?

Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?

Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.

Et il se leva, et s’en alla dans sa maison.

Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.

Les Évangiles de Marc et de Luc rapportent cet épisode avec davantage de détails que Matthieu. Chaque évangéliste met en avant certains aspects en fonction du message qu’il souhaite transmettre à ses lecteurs. Il ne faut pas oublier que les évangélistes ne sont pas des historiens au sens moderne du terme. Leur objectif n’était pas de livrer un récit chronologique exhaustif, mais de proclamer un message fondé sur la vie de Jésus. Ce message varie selon leur intention et le public qu’ils cherchent à atteindre.

La maladie et le péché

Ce chapitre commence avec Jésus guérissant un homme paralysé. Les Juifs associaient souvent le péché et la maladie (cf. Jean 5:14; 9:2).

Jean 5:14

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

et en Jean 9:2

Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?

Dans ce chapitre 9 de Matthieu, se trouve illustrée la foi agissante et l’intercession audacieuse et persévérante des amis du paralytique qui le portent.

Avant même de le faire marcher, Jésus lui déclare : « Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Cette déclaration choque les scribes parce que là Jésus va affirmer son autorité divine en ajoutant : « Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés… »

Jésus démontre ainsi qu’Il peut non seulement guérir, mais aussi pardonner les péchés. Cette vérité est essentielle pour nous aujourd’hui, comme pour les croyants de tous les temps. Par cette guérison, Jésus confirme la puissance de ses paroles à la fois sur le plan spirituel et sur le plan physique. Il a le pouvoir, c’est-à-dire le droit, la puissance et l’autorité, d’agir. Cela témoigne aussi de sa messianité.

Au verset de Matthieu 9:5

Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?

Nous pouvons toujours parler, mais avons-nous la puissance nécessaire pour que nos paroles se traduisent en actes ? Jésus démontre que ses paroles ne sont pas de simples paroles en l’air.

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2 – L’appel de Matthieu et la grâce envers les pécheurs

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Matthieu portait aussi le nom de Lévi. Ceci s’explique par le fait que les Juifs avaient souvent deux noms, un nom Juif et un nom Grec, qui leur étaient généralement donnés à la naissance. Le fait qu’il soit collecteur d’impôt montre qu’il était un lettré connaissant plusieurs langues, le latin, grec, l’hébreu, et l’araméen lui permettant de dialoguer avec ses différents interlocuteurs. Son salaire de collecteur d’impôt était constitué des recettes supplémentaires perçues par lui sur les contribuables, d’où son impopularité et ce qui explique l’attitude de Zachée de Luc 19, lui-même collecteur d’impôts.

L’obéissance parfaite de Matthieu contraste avec les postulants disciples du chapitre 8. Nous pouvons penser que Matthieu avait déjà entendu les enseignements de Jésus à défaut de l’avoir personnellement rencontré pour laisser tout immédiatement et partir avec lui. Il était au moins informé de sa notoriété.

Luc et Marc précise que la maison dans laquelle avait lieu le repas, était celle de Matthieu. S’agissant de lui, Matthieu en écrivant son Évangile, ne fait aucune mention de ce détail sans intérêt à ses yeux. Il relate simplement cet évènement pour rapporter l’enseignement de Jésus sur le besoin de tout homme d’avoir un sauveur.

D’une manière générale, Jésus répond à toute invitation qu’on lui adresse. Ce qui est confirmé en:

Apocalypse 3:20

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Matthieu ici offre un repas pour marquer son changement de vie, suite à sa décision de suivre Jésus. (cf. Zachée en Luc 19) Par le fait que des gens de mauvaise vie se mettent à table avec Jésus, Matthieu montre que Jésus ne fait pas de différence entre les uns et les autres.

Les pharisiens interpellent les disciples et non directement Jésus. À l’époque toute personne pouvait venir dans une maison sans y être invitée, simplement pour écouter et participer aux conversations tout en étant en dehors de la table.

La réponse de Jésus aux pharisiens des versets 12 et 13:

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

Ce verset s’interprète en : seul celui qui a conscience d’être pécheur cherchera un sauveur. Le jour où un pharisien aura conscience d’être pécheur et non juste, il se tournera vers celui qui sauve. Il est en de même pour tout homme. La difficulté avec le péché est sa prise de conscience. Il est comme le cancer, où la personne malade au moins d’en un premier temps, n’en a pas conscience. Il faut que se révèle des symptômes, un malaise pour réaliser son état de malade. Il en est ainsi pour le pécheur.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Jésus va répondre aux pharisiens en mettant en cause leur attitude par la citation de :

Osée 6:6

Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

‘’Allez, et apprenez ce que signifie ‘’ était un idiome utilisé par les rabbins pour inviter leurs disciples à étudier tel sujet. Ici, nous revenons toujours à un thème central de la Bible qui est : l’attitude intérieure du cœur et non l’apparence d’actes vides de sens.

Luc dans un texte parallèle ajoute en:

 Luc 5:32

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

La repentance n’est pas une simple émotion. C’est bien plus que cela. Celle-ci implique une volonté réelle de changement, un renversement des priorités et une transformation du mode de vie.

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3. Le jeûne – Le drap neuf et les outres neuves : un message de renouveau

Matthieu 9:14-15

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Quand Jésus parle des amis de l’époux, il y a la notion du temps qui précède les noces. Une fois marié, l’époux sera avec son épouse et moins avec ses amis. Ceci est une annonce des noces de l’Agneau et Jésus et ses disciples sont dans le temps qui précède.

Dans l’Ancien Testament, il n’y avait officiellement qu’un seul jour de jeûne, celui du Yom Kippour. Les rabbins, quant à eux, instituèrent en plus deux jours de jeûne par semaine.

Luc 18:12

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 15 de Matthieu 9, fait une première allusion à sa crucifixion à venir. Ici, L’analogie avec l’époux a une connotation messianique.

Matthieu 9:16-17

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit ; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

L’enseignement de Jésus est radicalement nouveau. Il ne peut être compris ni accueilli sans une remise en cause profonde de tout notre héritage religieux. Cet arrière-plan doit non seulement être interrogé, mais souvent abandonné.

Nous ne pouvons pas bâtir notre foi sur les traditions religieuses humaines. Nous devons les examiner à la lumière de l’Évangile. C’est pourquoi, Jésus déclare qu’il faut « naître de nouveau ». Ici, il ne s’agit pas simplement d’ajouter un peu de nouveauté à l’ancien, mais d’un changement total de perspective.

la tradition humaine

Les religieux de l’époque avaient transformé les lois de Dieu en rituels figés, vidés de leur sens. Leurs règles, souvent purement humaines, ne portaient plus la vie. Jésus oppose ces traditions aux commandements vivants et spirituels de Dieu. Son enseignement rétablit l’autorité divine au-dessus des coutumes humaines.

L’image du vin nouveau dans de vieilles outres, illustre ce contraste. C’est comme si un jeune homme plein d’énergie était enfermé dans un corps trop vieux pour suivre le rythme. La puissance de vie que Jésus apporte ne peut s’exprimer dans des structures religieuses mortes.

Le jeûne évoqué juste avant ce passage, illustre bien cela. C’était une règle ancienne, adaptée à une autre époque. Jésus inaugure un nouveau temps. Le vin nouveau représente cette relation vivante avec Dieu, fondée sur la liberté, la vérité et l’adoration en esprit. Les outres neuves, quant à elles, symbolisent des cœurs renouvelés, ouverts à l’œuvre de Dieu.

Voici un petit rappel de l’étude du chapitre 5 portant sur la différence entre la loi de Moïse et la recommandation de Jésus d’agir positivement:

Avec Moïse : « tu ne feras pas … » que nous retrouvons dans les religions.

Avec Jésus : « fais cela et tu vivras » : Luc 10:28

Jésus dira en Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Jésus invite ses auditeurs à se libérer des formes anciennes d’expressions de la loi cérémonielle juive ainsi que des traditions des anciens (interprétation de certaines lois par les rabbins)

Ésaïe déjà en son temps faisait ce reproche :

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

Le vin nouveau ‘travaille’, il pétille, c’est le salut par grâce, les outres neuves représentent les formes nouvelles d’expression de la vie en Christ, avec la gratitude et la joie. Il est triste d’entendre des personnes qui disent  : « j’ai ma religion ! je n’en changerai pas ». Le problème de ces personnes est d’être dans des rituels qui ont perdu tout sens. Tout est extérieur quand la relation à Dieu est avant tout intérieure.

 Voir le lien avec la parabole des outres neuves

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4. Deux miracles en une : guérison et résurrection

Matthieu 9:18-26

18 Tandis qu’il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.

19 Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples.

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

22 Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même.

23 Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu’il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante,

24 il leur dit: Retirez-vous; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.

25 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.

26 Le bruit s’en répandit dans toute la contrée.

Les Évangiles de Marc et de Luc précisent que Jaïrus est un chef de la synagogue. Il est inhabituel qu’un responsable de synagogue approche publiquement Jésus. La mort de sa fille est la seule motivation qui lui a fait passer outre ces considérations. Il se prosterne ce qui est une marque de déférence vis à vis de Jésus, quand Marc et Luc disent qu’il se jeta à ses pieds.

Deux types de foi

Par opposition au centenier, la présence physique de Jésus conditionne la foi de Jaïrus. Il demande l’imposition des mains. Puis vient l’épisode de la femme atteinte de perte de sang. Elle souffre de ce mal depuis douze ans. Cela la rend impure et l’exclue des réunions de culte. C’est un cas à part de guérison puisque Jésus n’intervient pas dans cette guérison. C’est la foi seule de cette femme qui est agissante. Dieu récompense sa foi. ‘’ Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie’’

Cette femme pensait que son geste passerait inaperçu au milieu de la foule, car elle savait que tout contact avec Jésus le rendait impur aux yeux de la loi. Elle ne va toucher que le bord de son vêtement.

Matthieu dans ce chapitre marque une progression dans les miracles, après les guérisons sous différentes formes. Maintenant avec le fils de Jaïrus, il va s’agir d’une ressuscitation.

En Jésus, il y a la vie et toute sa puissance qui s’exprime par la puissance de guérison, la puissance de chasser les démons et la puissance sur la mort.

Ces mêmes moqueurs du verset 24 répandirent probablement eux-mêmes la nouvelle de la ressuscitation de la jeune fille dans toute la contrée.

Dans ces deux épisodes, les évangiles en Marc 5 et en Luc 8 donnent plus de détails.

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5. Deux aveugles et un démoniaque sont délivrés

Matthieu 9:27-34

27 Étant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient: Aie pitié de nous, Fils de David!

28 Lorsqu’il fut arrivé à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit: Croyez-vous que je puisse faire cela? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils.

29 Alors il leur toucha leurs yeux, en disant: Qu’il vous soit fait selon votre foi.

30 Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache.

31 Mais, dès qu’ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans tout le pays.

32 Comme ils s’en allaient, voici, on amena à Jésus un démoniaque muet.

33 Le démon ayant été chassé, le muet parla. Et la foule étonnée disait: Jamais pareille chose ne s’est vue en Israël.

34 Mais les pharisiens dirent: C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Matthieu mentionne systématiquement deux personnes dans certains récits de miracles (cf.Matthieu 8:28 ; Matthieu 20:30), comme ici au verset 27, alors que Marc et Luc ne parlent que d’une seule personne. Ceci pourrait refléter une volonté de se conformer à l’exigence de la Loi en ce qui concerne le témoignage de deux personnes (voir Deutéronome 17:6 et 19:15), ce qui renforcerait la crédibilité des faits rapportés.

Au verset 32, le mot grec kōphos peut être traduit à la fois par « muet » et « sourd ». Ce terme est utilisé de manière variable selon les contextes. Par ailleurs, les Évangiles opèrent généralement une distinction claire entre possession démoniaque et maladie physique (voir Marc 7:32-35 pour un sourd, et Marc 9:25 pour un esprit impur rendant sourd et muet).

Marc 9:25

25 Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.

Les pharisiens bien qu’ils soient témoins des enseignements et des miracles accomplis par Jésus, refusent d’en reconnaître l’origine divine. Au lieu de cela, ils attribuent son pouvoir de guérison à une influence démoniaque, révélant ainsi leur aveuglement spirituel et leur hostilité envers Jésus (fort probablement leur jalousie et leur orgueil).

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6. Jésus ému de compassion devant la foule perdue

Matthieu 9:35-38

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Ce passage de Matthieu 9:35-38 est comme une articulation entre les précédents chapitres depuis

Matthieu 4:23

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

Le verset 35 n’étant que sa répétition et l’introduction du chapitre 10 avec l’envoi en mission des disciples qui aura lieu.

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7. Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu chapitre 9 nous appelle à reconnaître Jésus comme Seigneur. Il guérit, appelle, délivre, pardonne, et compatit.

Application personnelle :

  • Crois qu’il peut te guérir en profondeur.
  • Réponds à son appel sans hésiter.
  • Laisse le vin nouveau te remplir d’une vie renouvelée.

Aujourd’hui encore, Jésus dit à chacun d’entre nous : « Suis-moi ! »

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La parabole du médecin et des malades de Matthieu 9

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La parabole du médecin de Matthieu 9:12-13, révèle que la mission de Jésus est de guérir les âmes malades par le pardon. Il n’est pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Sa déclaration bouleverse les normes religieuses de son temps et invite chacun à reconnaître l’amour de Jésus-Christ pour nous et notre besoin vital de sa grâce qui transforme.

La parabole de Matthieu 9:12-13

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1 – L’enseignement

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Des passages parallèles se trouvent en Marc 2:13-17 et Luc 5:27-32 dans lesquels se trouve un détail que Matthieu ne relève pas, à savoir que le repas avait lieu dans la maison de Lévi, c’est à dire dans sa propre maison.

Marc 2:15

15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec lui et avec ses disciples; car ils étaient nombreux et l’avaient suivi?

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse spécifiquement aux pharisiens venus lui reprocher indirectement de manger avec des publicains et les gens de mauvaise vie?

Matthieu 9:11

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

Le fait que les pharisiens posent la question en s’adressant aux disciples et non directement à Jésus, est une marque de mépris envers Jésus. C’est une façon de leur dire : Pourquoi choisir Jésus comme maître alors que vous pourriez être des nôtres et suivre un vrai maître.

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3-  Le contexte :

Le contexte immédiat est celui de l’appel de Matthieu suivi d’un repas.

Matthieu 9:9-11

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

Jésus a appelé le péager Matthieu à le suivre en tant que disciple. Pour marquer son changement de vie, Matthieu va donner un grand festin.

Luc 5:29

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

Considéré comme un paria par la bonne société, Matthieu ne fréquentait que les autres péagers et les gens dits de ‘mauvaise vie’.

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4-  Explication de la parabole

Les pharisiens reprochaient à Jésus de fréquenter même les gens de mauvaise vie, tous ceux que la société rejetait. Face à leurs critiques, Jésus utilise une courte métaphore pleine de sens. Il établit un parallèle clair entre ceux qui se reconnaissent pécheurs, donc malades, alors que ceux qui se croient justes, ressemblent à des personnes qui s’estiment en bonne santé.

Par cette image, Jésus rappelle sa mission : offrir le salut à tous. Cependant, il est nécessaire pour chacun de reconnaitre son état de pécheur et de faire une démarche de repentance. Oui, le salut est gratuit, mais il doit être réclamé avec humilité. Celui qui par orgueil, se considère juste et estime n’avoir rien à confesser, s’exclut lui-même du salut offert.

En revanche, celui qui se sait pécheur, est semblable à un malade qui cherche un médecin pour le guérir. Ici, le mal, n’est pas physique, mais spirituel. C’est le péché. Celui qui se croit juste, ne voit pas d’urgence. Il pense n’avoir besoin de rien comme une personne persuadée d’être en bonne santé. Il ne consultera donc pas. Pour lui, chercher un médecin semble inutile.

Le combat de Jésus contre les religieux, et notamment contre les pharisiens, visait à leur faire prendre conscience de leur véritable état parce qu’ils étaient eux aussi pécheurs mais refusaient de le reconnaître.

Comme le dit l’Ecclésiaste :

Ecclésiaste 7:20

2Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.

Paul renchérit sur ce point en rappelant :

Romains 3:10

10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

Jésus est le divin médecin qui s’occupe des malades qui viennent à lui. Tant que les pharisiens croient en leur bonne santé, ils restent à l’écart non parce que Jésus les rejette, mais parce qu’ils refusent son diagnostic. Ainsi, ils s’excluent eux-mêmes du salut.

Le péché ressemble à un cancer. S’il n’est pas traité, il mène à la mort spirituelle. Jésus le sait, et c’est pourquoi il affirme dans la synagogue de Nazareth :

Luc 4:18

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

La métaphore utilisée par Jésus, est d’autant plus percutante que les pharisiens lui reprochaient aussi de guérir les malades le jour du sabbat. Cependant les foules ne s’y trompaient pas : elles venaient à lui pour être guéries. Ce que les pharisiens refusaient de voir, c’est que Jésus guérissait aussi les âmes.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

La parabole de Jésus pose une question directe à chacun de nous : comment nous considérons-nous spirituellement ? Avons-nous conscience de notre besoin d’un médecin-sauveur ou, comme les pharisiens, croyons-nous en bonne santé spirituelle ?

Nous voyons-nous comme des pécheurs aux yeux de Dieu, appartenant à ceux que la Bible appelle les « gens de mauvaise vie » ? Ou avons-nous endossé une fausse justice, persuadés que notre conduite suffit à plaire à Dieu ?

Une autre question s’impose : gardons-nous Jésus pour nous seuls, ou le partageons-nous avec ceux qui nous entourent ? Présentons-nous le Sauveur des âmes, celui qui guérit les cœurs brisés, ou laissons-nous notre foi enfermée dans la discrétion ou la peur du jugement ?

Le témoignage fait partie intégrante de la vie du disciple. Être disciple, c’est annoncer Jésus, celui qui guérit les âmes et offre le salut éternel. Ce n’est pas une option, mais une responsabilité spirituelle. Le disciple ne garde pas la lumière pour lui mais il la transmet.

Dès le début de son ministère, Jésus a lancé un appel clair et sans compromis :

Matthieu 4:17

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Cet appel reste d’actualité. La repentance n’est pas un événement ponctuel, mais est une disposition constante du cœur. Elle ouvre la porte au salut. Jésus ne force personne, mais il appelle chacun à reconnaître son besoin et à s’abandonner à lui.

Alors, posons-nous la vraie question : avons-nous accepté Jésus comme notre médecin personnel ? Et si oui, le faisons-nous connaître autour de nous comme celui qui sauve, restaure, et transforme les cœurs ?

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Matthieu chapitre 8 : Foi, guérisons et miracles de Jésus

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Matthieu chapitre 8 et chapitre 9 forment une unité littéraire. Ils rapportent dix miracles qui décrivent la puissance et l’autorité de Jésus, non seulement sur les êtres humains, mais également sur les maladies et la nature. Ce n’est pas un hasard si ces puissants miracles suivent le Sermon sur la Montagne car ils étaient destinés à:

1. confirmer le message du Christ

2. montrer la réalité du monde céleste

3. montrer la compassion de Dieu

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 9

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 9

Matthieu chapitre 8 – Étude biblique

Dans ce chapitre, Jésus exerce son ministère auprès de plusieurs groupes dépréciés ou rejetés par la société Juive, à savoir les lépreux, les païens appelés aussi les gentils, les femmes, les personnes démonisées. Cette liste peut être étendue aux pauvres, aux samaritains, aux collecteurs d’impôts…

Matthieu invite à réfléchir sur le rôle de la foi dans nos vies et sur la manière dont Jésus répond aux besoins humains.​

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1 – Matthieu 8:1-17 – Jésus guérit

Matthieu 8:1-4

1 Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit.

Et voici, un lépreux s’étant approché se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.

Jésus étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur. Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.

Puis Jésus lui dit: Garde-toi d’en parler à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage.

Matthieu rapporte que Jésus descend de la montagne, établissant ainsi un parallèle avec Moïse qui descendit du mont Sinaï. Toutefois, à la différence de Moïse qui reçut la loi, Jésus la donne. Il est ainsi le nouveau législateur qui apporte une loi nouvelle.

Après l’enseignement des chapitres 5 à 7 viennent les miracles et les prodiges pour appuyer la Parole. Jésus manifeste son autorité par ceux-là. Une même scène est relatée en:

En Marc 1:40-41

40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur.

41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur.

Le terme « lepros » désigne plusieurs types de problème de peau et non spécifiquement ce que nous appelons la lèpre. Ce qui est le plus remarquable, c’est la foi de cet homme lépreux après qu’il ait entendu l’enseignement de Jésus. En effet, en disant: « si tu le veux », il s’aligne sur la volonté de Jésus et de celle du Père. Jésus toucha le lépreux, ce qui le rendait lui-même impur jusqu’au soir selon la loi juive.

Jésus répond immédiatement : « Je le veux, sois guéri ! » Ce miracle montre que Jésus guérit par pure compassion et qu’il ne refuse jamais ceux qui viennent à lui avec foi. Cela fait écho à ce que dit en:

Jacques 5:15

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

Quand la prière est en harmonie avec la volonté de Dieu, la prière est exhaussée. Ici le lépreux est guéri. Jésus ne s’oppose pas à la loi et il demande à cet homme d’accomplir ce que la loi exige après sa guérison.

« afin que cela leur serve de témoignage”. D’une part, il y a le témoignage de la guérison qui permet à la personne de revenir dans la société et d’autre part, il y a le témoignage auprès des autorités de la guérison miraculeuse.

Retenons que tout comme Jésus a purifié le lépreux, le Seigneur peut aussi nous purifier de nos péchés.

Matthieu présente dans un premier temps la prière personnelle du lépreux, puis dans un second temps la prière d’intercession du centenier romain.

Matthieu 8:5-13

Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l’aborda,

le priant et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup.

Jésus lui dit: J’irai, et je le guérirai.

Le centenier répondit: Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri.

Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l’un: Va! et il va; à l’autre: Viens! et il vient; et à mon serviteur: Fais cela! et il le fait.

10 Après l’avoir entendu, Jésus fut dans l’étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi.

11 Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l’orient et de l’occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux.

12 Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

13 Puis Jésus dit au centenier: Va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et à l’heure même le serviteur fut guéri.

Il faut remarquer que le lépreux et le centenier romain étaient deux figures marginalisées dans la société juive de l’époque. Le lépreux était exclu à cause des lois de pureté rituelle et le centenier, officier romain donc païen, était rejeté en raison de son appartenance à l’armée romaine. Tous deux étaient méprisés selon les normes sociales et religieuses du peuple juif.

La vraie foi est récompensée

Pourtant, ce sont ces hommes rejetés qui manifestent une foi sincère, profonde et remarquable. Ils s’approchent de Jésus avec humilité et pleins de confiance en son autorité divine. Ce contraste est frappant face à l’attitude de nombreux religieux juifs de l’époque. Ceux-ci en effet, bien qu’ils connaissaient les Écritures, dans leur majorité restaient enfermés dans l’orgueil ou l’incrédulité. Les exclus, quant à eux, reconnaissaient pleinement qui était Jésus et croyaient en sa puissance.

Matthieu dans ce passage révèle une vérité fondamentale de l’Évangile et sa nature universelle.
La foi authentique ne dépend pas de la culture ni du statut religieux. Elle dépend uniquement de l’attitude de cœur devant Dieu.

Jésus est prêt à transgresser un tabou, celui d’entrer chez un non juif, et plus encore, chez un occupant romain. Le centenier exprime un acte de repentance par ses mots.  » Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »

L’attitude du centenier romain

Le centenier maitrise parfaitement le principe de l’autorité et de la soumission. Il reconnaît en Jésus une autorité véritable et supérieure, et il s’y soumet. Dans le premier cas, celui du lépreux, Jésus le guérit en le touchant. Dans le second cas, Jésus guérit le serviteur du centenier à distance, par sa proclamation.

Un récit analogue est rapporté en Luc 7 avec quelques différences. Il ne faut pas chercher où est le fait réel mais il faut chercher ce que chaque évangéliste veut nous transmettre comme enseignement.

L’épisode du centenier romain permet à Jésus d’annoncer l’ouverture aux gentils dans la famille de Dieu (verset 11). Jésus affirme dans Matthieu 8:12 que beaucoup de ceux qui ne faisaient pas partie historiquement du peuple de Dieu seront inclus, et que beaucoup de ceux qui pensaient en faire partie, en seront exclus.

Matthieu 8:14-17

14 Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre.

15 Il toucha sa main, et la fièvre la quitta; puis elle se leva, et le servit.

16 Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades,

17 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies.

La belle-mère de Pierre, après être totalement guérie par Jésus, va se comporter comme si elle n’avait jamais été malade. Quand Jésus guérit, la guérison est parfaite !

Au verset 16, il est précisé « le soir ». Cela peut indiquer que c’était un jour de sabbat et que les personnes ont attendu l’heure de la fin du sabbat pour sortir.

Le verset 17 fait référence au verset d’ Ésaïe 53:4. Ce passage confirme que ce que fait Jésus est l’accomplissement des promesses messianiques de l’Ancien Testament et qu’il est venu pour apporter la guérison spirituelle et physique à l’humanité.

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2 – Matthieu 8:18-22 -La mise à l’épreuve de la consécration d’un disciple

Matthieu 8:18-22

18 Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer à l’autre bord.

19 Un scribe s’approcha, et lui dit: Maître, je te suivrai partout où tu iras.

20 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.

21 Un autre, d’entre les disciples, lui dit: Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

22 Mais Jésus lui répondit: Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.

Jésus dans ces versets, met en lumière le coût de l’engagement dans le discipulat. Un scribe lui déclare vouloir Le suivre, et Jésus répond : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête. » Cette réponse montre que suivre Jésus exige de renoncer à tout confort.

La réponse de l’autre disciple au verset 21 qui veut ensevelir son père avant de suivre Jésus, est légitime en apparence . Cependant, il s’agit là d’un idiome culturel impliquant de rester à la maison prendre soin de ses parents aussi longtemps qu’ils vivront ce qui pouvait durer des années. C’était une obligation sociale bien ancrée chez le peuple juif (cf. 1 Rois 19:20 – Élie-Élisée). Cependant, cette réponse du scribe démontrait sa réticence à suivre Jésus totalement en tant que disciple, et il en connaissait le coût.

Pour la compréhension de ce passage, une précédente étude été faite. Nous vous invitons à vous reporter à la parabole de la main à la charrue de Luc 9 en cliquant sur le lien bleu.

Dans Luc 9:23

23 Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

Jésus réitère ici ce message : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. » Suivre Jésus demande un sacrifice, un abandon total des sécurités humaines, pour vivre pleinement dans Sa volonté.

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3 – Matthieu 8:23-27 – Jésus calme la tempête

Matthieu 8:23-27

23 Il monta dans la barque, et ses disciples le suivirent.

24 Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui, il dormait.

25 Les disciples s’étant approchés le réveillèrent, et dirent: Seigneur, sauve-nous, nous périssons!

26 Il leur dit: Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme.

27 Ces hommes furent saisis d’étonnement: Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer?

Les disciples dont certains sont des pêcheurs, connaissaient le danger d’une telle tempête. Agités par les flots, trempés par les vagues qui passaient par dessus bord, Jésus dormait ! Ces versets ont leur équivalent en :

Marc 4:39

39 S’étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer: Silence! tais-toi! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme.

Les disciples étaient étonnés de la puissance de Jésus qui s’exerçait même sur la nature. Ceci était aussi un signe de sa divinité que nous retrouvons en:

Psaumes 89:9-10

9 Éternel, Dieu des armées! qui est comme toi puissant, ô Éternel? Ta fidélité t’environne.

10 Tu domptes l’orgueil de la mer; Quand ses flots se soulèvent, tu les apaises.

 

Seul le créateur peut contrôler la nature (Psaumes 107:23-32) Ce passage de Matthieu 8 est décrit parfaitement en:

Psaumes 107:28-29

28 Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses;

29 Il arrêta la tempête, ramena le calme, Et les ondes se turent.

« Jésus se leva, menaça le vent et dit à la mer : Silence ! Tais-toi » ! Même dans les circonstances de la vie semblables à des tempêtes, nous devons avoir confiance en Jésus. Il faut se tourner vers lui et prier. Il est capable de calmer toutes les tempêtes de notre vie.

Les disciples sont dans l’étonnement. Ils n’ont pas encore réalisé la véritable nature de Jésus, à savoir qu’Il est le créateur et qu’il détient l’autorité sur toute la création.

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4 – Matthieu 8:28-34 – Jésus chasse des démons à Gadara

Matthieu 8:28-34

28 Lorsqu’il fut à l’autre bord, dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent au-devant de lui. Ils étaient si furieux que personne n’osait passer par là.

29 Et voici, ils s’écrièrent: Qu’y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps?

30 Il y avait loin d’eux un grand troupeau de pourceaux qui paissaient.

31 Les démons priaient Jésus, disant: Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux.

32 Il leur dit: Allez! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux.

33 Ceux qui les faisaient paître s’enfuirent, et allèrent dans la ville raconter tout ce qui s’était passé et ce qui était arrivé aux démoniaques.

34 Alors toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et, dès qu’ils le virent, ils le supplièrent de quitter leur territoire.

À l’époque, les sépulcres étaient des cavités naturelles ou creusées dans la roche, ce qui explique pourquoi les démoniaques s’y réfugiaient pour se mettre à l’abri. Ce sont les démons qui habitaient ces hommes qui les ont amenés à reconnaître que Jésus est le Fils de Dieu.

Jacques 2:19

19 Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent.

Ce verset de Jacques montre que les puissances démoniaques reconnaissent la divinité de Jésus. Dans ce passage, Matthieu met en évidence l’autorité de Jésus sur les démons, ce qui est confirmé dans :

Luc 10:19 :

19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire.

Ce passage montre que Jésus a triomphé de toutes les forces du mal.
En Lui, nous possédons la victoire.

La présence d’un troupeau de porcs et la réaction des habitants qui chassèrent Jésus, indiquent que la région était majoritairement peuplée de non-Juifs. Ces habitants n’ont vu que la perte de leurs biens sans considérer la valeur de la personne de Jésus ni la délivrance des démoniaques. Ils ont donné plus d’importance à leurs intérêts matériels qu’à la transformation spirituelle qui venait de se produire.

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5 – Leçon à retenir et son application personnelle

Matthieu chapitre 8 invite à réfléchir sur nos réactions face aux épreuves, à la souffrance et à la tentation. Les guérisons et les miracles de Jésus montrent que la foi ouvre l’accès à Sa puissance dans notre quotidien. Jésus ne promet pas une vie sans tempêtes, mais Il appelle à une foi ferme en toute circonstance. Même quand tout semble perdu, Il demande de Lui faire confiance sans hésitation. Les épreuves vécues par les disciples révèlent une vérité profonde sur le vrai disciple.
Suivre Jésus implique de renoncer à notre confort et à notre sécurité personnelle. Cela demande une confiance totale en Sa volonté, même quand elle nous déstabilise. L’autorité de Jésus sur les démons et la nature est clairement démontrée dans ce chapitre.
Ces signes confirment que rien, absolument rien, n’échappe à son pouvoir souverain.

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Paraboles confidentielles du royaume de Matthieu 13

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Ces paraboles confidentielles de Matthieu 13:31-52 révèlent d’une manière discrète la nature et la valeur du Royaume de Dieu.
Jésus pour celles-ci, s’adresse à ses seuls disciples notamment pour celles du trésor caché et de la perle de grand prix, et ce afin de les amener à comprendre le prix à payer pour le suivre. En effet, le suivre implique un abandon total de soi.

Les paraboles de Matthieu 13:31-52

1 – La parabole du grain de sénevé

 Cf. Marc 4:30-32 ; Luc 13:18-19

Matthieu 13:31-32

31 Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.

32 C’est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Explication :

Le grain de sénevé est considéré comme la semence la plus petite, mais en elle se trouve la vie. Il est difficile d’imaginer la force qui est en elle. C’est ainsi que Jésus dira en:

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

Cette parabole montre qu’il ne faut pas regarder à l’apparence des choses et mépriser les petits commencements, mais il faut regarder plutôt à la finalité, car le grain de sénevé devient une plante atteignant trois mètres et plus. Les oiseaux peuvent ainsi s’y réfugier en y trouvant nourriture et abri. C’est l’image du royaume de Dieu où nous trouverons de la même façon nourriture et abri. Il s’agit d’un endroit où il fait bon vivre.

Cela peut être comparé à une assemblée dans laquelle un bon pasteur qui avec un bon enseignement, apporte nourriture spirituelle et abri, sécurité.

Cependant, cela représente aussi la venue du royaume de Dieu sur terre en la personne de Jésus. Cela commence par une personne, Jésus, puis cela continue avec des disciples d’abord au nombre 12, puis de 70, de 120… Et cela va aller jusqu’aux extrémités de la terre. Ainsi grandit le royaume de Dieu sur terre avec l’annonce de l’Évangile.

2- La parabole du levain 

cf. Luc 13:20-21

Matthieu 13:33

33 Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée.

La quantité de levain n’est pas indiquée mais pour la farine, trois mesures représentent environ vingt-deux litres. Au regard de la logique du chapitre, cela devait être une petite quantité de levain pour une grande quantité de farine.

Il convient à la lecture de la Bible de faire attention à ce qu’une chose puisse avoir soit un côté négatif soit un côté positif selon le contexte. Ici le levain représente quelque chose de positif.

Cette parabole vient compléter celle du grain de sénevé, l’une parlant de croissance extérieure, l’autre parlant de transformation intérieure.

la parole portée par les disciples qui va toucher le monde entier, est représentée ici par les trois mesures de farine. C’est aussi le petit nombre de disciples qui va aller croissant jusqu’à remplir le monde entier. C’est l’image du royaume de Dieu décrit en:

Luc 17:21

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Cependant, cela peut se comprendre aussi pour le chrétien comme une semence qui va se développer et finir par embraser tout son être.

Dans ce cas, il s’agit du principe de la sanctification qui produit en nous une transformation dans tous les domaines selon ce qui est écrit en:

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

Et en 1 Jean 3:2-3

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

Ce levain transforme la pâte, la fait gonfler, de la même façon que la foi grandit dans le chrétien,

Comme la farine au contact du levain, le chrétien est transformé par l’Évangile et devient une autre créature.

La consécration du disciple

Les deux paraboles suivantes, celle du trésor et celle de la perle parlent de la consécration du disciple. C’est pourquoi, seuls les disciples sont concernés. Ces deux paraboles traitent d’un même sujet, avec un détail qui les différencie.

Connaître Jésus vaut plus que tout ! Le paradoxe est:

1. Le salut de Dieu est accordé par sa seule grâce. En conséquence, il est absolument gratuit (cf. Romains 3:24 ; 5:15 ; 6:23 ; Éphésiens 2:8-9)

2. Cependant, il exige tout du disciple qui veut le servir (cf. Matthieu 10:34-39 ; 13:44, 46)

3- La parabole du trésor caché

Matthieu 13:44

44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

La première observation qui peut être faite, est que la personne qui trouve le trésor est honnête. Elle ne part pas avec le trésor après l’avoir trouvé. Elle s’en rend propriétaire en achetant le champ.

La seconde observation est que le trésor caché est découvert par une personne qui ne le cherchait pas. Il découle de cela que Dieu peut se révéler en la personne de Jésus ou par l’Évangile à une personne qui ne le cherchait pas. Cette réalité est exprimée dans le livre d’Ésaïe :

Ésaïe 65:1

1 J’ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas; J’ai dit: Me voici, me voici! A une nation qui ne s’appelait pas de mon nom.

Ce passage est repris par l’apôtre Paul, qui insiste sur cette grâce souveraine :

Romains 10:20

20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.

Cette parabole illustre donc une révélation souveraine et inattendue de Dieu. Le royaume se manifeste comme une grâce inattendue, trouvée sans avoir été cherchée et accueillie avec joie.

4- La parabole de la perle de grand prix

Matthieu 13:45-46

45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

46 Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

À l’époque de Jésus, la perle était un objet de grande valeur qui pouvait se transporter et se cacher sur soi discrètement vu sa petite taille.

Contrairement à la parabole précédente, ici la perle est trouvée par un homme qui la cherchait activement. Cette recherche intentionnelle correspond à l’invitation de Jésus dans :

Matthieu 7:7-8

Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Deux chemins, une même réponse

Ces deux paraboles illustrent deux manières de découvrir le royaume de Dieu :

  • Dans un cas, Dieu se révèle à une personne sans qu’elle s’y attende.
  • Dans l’autre cas, Dieu répond à celui qui le cherche de tout cœur.

Dans les deux situations, il s’agit de la découverte d’un trésor inestimable : la personne de Dieu et son royaume.

Dans les deux cas, la réponse reste la même, tout vendre pour obtenir le royaume. Ce n’est pas une décision subie, mais cela reste un choix libre, porté par la joie de reconnaître la valeur inestimable de ce que l’on reçoit. La vérité centrale est claire : le royaume de Dieu a une telle valeur qu’il mérite qu’on renonce entièrement à tout le reste.

Le coût et la valeur du royaume

Jésus enseigne que le royaume exige tout, sans pour autant être inaccessible. Il est offert gratuitement, mais il demande en retour un dépouillement total de la part de l’homme. Cela ne se fait pas sous la contrainte, mais avec joie par amour. Comme Job l’a exprimé avec sagesse :

Job 1:21

21 et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. …

Jésus nous donne également une priorité claire :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Ces deux paraboles résonnent avec l’enseignement de Jésus sur les vrais trésors :

Matthieu 6:19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Jésus nous demande d’investir dans l’éternité, auprès de lui.

Une parole décisive : « Vends tout et suis-moi »

Enfin, Jésus nous montre ce qu’implique concrètement ce renoncement dans son échange avec le jeune homme riche :

Marc 10:21

21 Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

Dans les deux paraboles, celle du trésor caché et celle de la perle de grand prix, il est question du royaume de Dieu. Il se révèle à l’homme, parfois sans qu’il le cherche, parfois en réponse à une quête sincère. Cependant, dans les deux cas la réaction attendue est la même : vends tout et suis-moi.

5-  La parabole du filet

Matthieu 13:47-50

47 Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce.

48 Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais.

49 Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes,

50 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Cette parabole du filet jeté dans la mer est à rapprocher de la parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13:24-30). Dans les deux cas se retrouve la même idée, qu’il y a une coexistence temporaire entre le vrai et le faux, entre les justes et les méchants, entre les enfants du Royaume et ceux du malin.

Comme il y a deux semences dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, ici il y a deux sortes de poissons, ceux qui sont bons et ceux qui sont mauvais.

Deux types de croyants dans l’assemblée

Cette parabole montre que dans l’Église visible, c’est-à-dire dans les assemblées, se côtoient deux types de croyant :

  • Le vrai chrétien, né de nouveau, qui vit selon l’Esprit.
  • Et celui qui n’en a que l’apparence, qui professe la foi mais sans une transformation réelle de sa nature.

Discerner cela, n’est pas toujours évident pour l’homme. Nous ne voyons que l’extérieur des êtres humains, alors que Dieu seul connaît les cœurs.

1 Samuel 16:7

Et l’Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur.

Ainsi, ce n’est pas à l’homme de vouloir juger et séparer les vrais croyants des faux. Cette tâche revient aux anges, à la fin du monde. Ce sont eux qui sépareront les justes des injustes.

Le danger de certaines affirmations religieuses

Il existe des expressions dangereuses qui circulent dans certaines assemblées, telles que :

« En dehors de cette (notre) assemblée, point de salut »

ou

« Nous sommes une église de vérité ».

Ces affirmations sont non seulement injustifiées, mais elles mettent en danger la foi des croyants en les détournant de l’Évangile. Qui peut prétendre détenir la vérité ? Cela ressemble à la méthode Coué . Le salut ne se trouve pas dans une structure humaine, mais en Jésus-Christ seul, par la foi.

La parabole du filet est un avertissement solennel. Un jour viendra où le tri final aura lieu. Ce tri ne dépendra pas de l’apparence ou de l’appartenance à une église visible, mais de la vérité intérieure du cœur.

Ce jour-là, seuls les vrais croyants, véritablement nés de l’Esprit et marchant par l’Esprit, seront « mis dans les vases », les autres seront jetés.

Il appartient donc à chacun de se poser cette question : Suis-je un vrai disciple de Christ ? Et pour cela de s’examiner à la lumière de la Parole de Dieu.

Quelle réponse donnons-nous à la question que Jésus pose :

Matthieu 13:51

51 Avez-vous compris toutes ces choses? -Oui, répondirent-ils.

6- La parabole du maître de maison

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Dans ce verset, Jésus compare le scribe instruit au sujet du royaume des cieux à un maître de maison. Le scribe, dans ce contexte, représente l’érudit qui connaît bien les Écritures de l’Ancien Testament et qui en recevant l’Évangile, se trouve en possession d’un véritable trésor de connaissance (l’Ancien et le Nouveau Testament).

La continuité entre l’Ancien et le Nouveau Testament

Le message de Jésus ne vient pas contredire l’Ancien Testament. Il l’accomplit, il l’éclaire, il en révèle la profondeur cachée. C’est pourquoi le scribe, désormais disciple du Christ, peut tirer de son trésor des choses anciennes (l’Ancien Testament) et des choses nouvelles (l’enseignement du royaume révélé par Jésus-Christ).

Cette double richesse lui permet de faire des liens profonds entre ce que Dieu a dit auparavant et ce qu’il dit maintenant à travers son Fils.

Comme le souligne l’apôtre Paul :

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Ainsi, les événements de l’Ancien Testament ont une portée prophétique et pédagogique pour les croyants du Nouveau Testament.

La vraie intelligence vient de l’Esprit

Le disciple né de nouveau reçoit par le Saint-Esprit la capacité de comprendre les pensées de Dieu. Ici, il ne s’agit pas simplement d’intelligence humaine ou d’érudition théologique, mais de révélation spirituelle. Cette intelligence vient d’en haut, et elle est donnée à celui qui se rend disponible avec un cœur humble.

C’est dans cet esprit que Paul explique :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Et Jésus lui-même déclare dans les Béatitudes :

Matthieu 5:3

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Être pauvre en esprit, c’est reconnaître son besoin, son vide intérieur, et recevoir avec humilité et simplicité de cœur ce que Dieu veut enseigner. L’orgueil intellectuel empêche d’accepter et de comprendre les mystères du Royaume.

Cette parabole enseigne que le véritable disciple, à l’image du scribe, maître de maison, est un homme enrichi par la Parole de Dieu, capable de faire le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Celui-ci ne se limite pas à un savoir intellectuel, mais vit une compréhension spirituelle nourrie par le Saint-Esprit.

Il tire de son trésor ce qui est ancien (les fondations) et ce qui est nouveau (la révélation en Christ), non pour lui-même seulement, mais pour nourrir les autres, comme un bon maître de maison qui distribue la nourriture au temps convenable. Il doit en être ainsi dans une assemblée pour celui qui porte la parole fidèlement et qui est ainsi semblable à ce maitre de maison.

7-  A qui s’adresse Jésus ?

Dans un premier temps, Jésus s’adresse à une foule qui s’est assemblée auprès de lui. Puis après les paraboles du grain de sénevé et du levain, il renvoie la foule et s’adresse à ses seuls disciples

Matthieu 13:36

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

Puis Jésus enseignera ses disciples avec ces autres paraboles.

8- La leçon à retenir et Son application personnelle

Leçon à retenir de Matthieu 13:31-52

Les paraboles de Matthieu 13:31-52 enseignent que le royaume de Dieu est à la fois discret, transformateur et d’une valeur inestimable. Il commence petit comme une graine, agit silencieusement comme du levain, mais exige une réponse radicale : tout quitter pour le posséder. Elles montrent aussi qu’un tri final aura lieu, et que seuls ceux qui ont vraiment reçu le Royaume y entreront.

Application personnelle :

Il faut :

  1. Ne pas mépriser les petits commencements (grain de sénevé) : être fidèle dans les choses simples (Luc 16:10).
  2. Laisser Dieu nous transformer intérieurement (levain) : ouvrir notre cœur à l’action du Saint-Esprit chaque jour (Romains 12:2).
  3. Rechercher le Royaume avant tout (trésor, perle) : il faut évaluer les priorités et abandonner ce qui freine la marche avec Dieu (Matthieu 6:33).
  4. Se préparer au jugement à venir (filet) : vivre dans la sainteté, sachant que le tri viendra (1 Pierre 1:15-17).
  5. Être un disciple bien formé (maître de maison) : Se nourrir des Écritures et transmettre la connaissance fidèlement (2 Timothée 2:2).

Conclusion : Ces paraboles appellent à une foi active, à un engagement entier et à une vie transformée. Le Royaume en vaut le prix.

Réflexion

Si nous mettons en relation la parabole du grain de sénevé et celle du maitre de maison,

Matthieu 13:32

32 C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Nous comprenons que l’arbre issu du grain de sénevé, où les oiseaux viennent habiter, peut symboliser une assemblée. Les chrétiens sont alors comparables à ces oiseaux : ils y trouvent à la fois nourriture et abri. Autrement dit, Jésus nous enseigne que les assemblées chrétiennes doivent être des lieux de sécurité spirituelle et de bon enseignement, des refuges face aux faux enseignements qui circulent largement, notamment sur internet.

Le maître de maison, quant à lui, représente le responsable d’une assemblée. Il nourrit les croyants à partir de son trésor, c’est-à-dire la Parole de Dieu et sa connaissance personnelle. Il puise dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament pour transmettre un enseignement équilibré, solide et édifiant.

Comme il est écrit en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

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