Construire sur le roc : La parabole des deux constructeurs

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La parabole des deux constructeurs est un enseignement central de Jésus. Elle souligne l’importance d’une fondation solide pour la vie spirituelle.

La parabole des deux constructeurs : Choix Fondamentaux

1 – Introduction

Matthieu 7:24-27

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

Et en Luc 6:46-49

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

48 Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie.

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples et à la foule présente lors du Sermon sur la Montagne. Ses enseignements visent tous ceux qui entendent sa parole, croyants comme non-croyants. Matthieu 7:24-27 fait suite à un ensemble d’instructions morales, pratiques et spirituelles. Jésus veut que ses auditeurs saisissent l’importance de vivre selon ses paroles, car il sait que la solidité de leur foi va dépendre de leur obéissance.

Luc 6:17

17 Il descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies.

3-  Le contexte :

Cette parabole se trouve dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu chapitres 5-7). Jésus y enseigne divers aspects de la vie chrétienne, allant de l’attitude intérieure à la manière de vivre en tant que croyant dans le monde. Il compare deux types de personnes : ceux qui écoutent ses enseignements et les mettent en pratique, et ceux qui les ignorent. Dans ce contexte, la parabole montre que l’obéissance aux enseignements de Jésus est la clé pour surmonter les épreuves de la vie.
Heureux seront ceux qui entreront dans le royaume des cieux, mais pour y parvenir, il faut faire la volonté de Dieu, celle de Jésus. Il faut suivre Jésus, le seul chemin qui mène à la vie éternelle auprès du Père.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ne nous trompons pas, ce n’est pas la simple fréquentation d’une assemblée qui garantit que nous sommes sur le chemin qui mène au Père.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Observons que prophétiser, chasser des démons, et faire des miracles ne sont que des paroles. Mais prenons les versets plus explicites de:  

Luc 6:46-47

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

Voulons-nous construire notre éternité ? Alors, mettons en pratique ce que le Seigneur enseigne.

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4-  Explication de la parabole

Avertissement : Pour comprendre pleinement cette parabole, il est essentiel de la replacer dans le contexte des versets de Matthieu 7:13-23.
Les versets 13 à 23 qui précèdent cette parabole, contiennent des éléments clés qui éclairent la pensée de Jésus. Jésus compare deux constructeurs, l’un construisant sa maison sur le roc, l’autre sur le sable. La maison sur le roc représente la vie de celui qui écoute et applique les enseignements de Jésus. Cette maison résiste aux tempêtes. En revanche, la maison bâtie sur le sable illustre la vie de celui qui entend les paroles de Jésus, mais ne les applique pas. Lorsqu’une tempête survient, cette maison s’effondre. Le roc symbolise une fondation solide, fondée sur l’obéissance à la Parole de Dieu (Matthieu 7:24-25), tandis que le sable représente une vie superficielle, sans profondeur spirituelle (Matthieu 7:26-27).

Qu’est-ce que symbolise le roc ?

Dans Matthieu 16, Jésus pose la question à ses disciples : « Qui suis-je ? »
Au verset 16, Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Au verset 18, Jésus dit : « Sur ce rocher (pétra, sur cette proclamation), je bâtirai mon Église. »
Le roc de la parabole, c’est Jésus et sa Parole. L’Église est bâtie sur la vérité que Jésus est le Messie, le Sauveur.

Pour interpréter pleinement la parabole, nous devons imaginer les constructeurs comme des hommes arrivant dans une ville, prêts à construire une maison. Ils se rendent au service de l’urbanisme, où ils reçoivent des documents avec des recommandations. Les deux terrains sont soumis aux mêmes intempéries.
La maison dont il est question représente une maison pour l’éternité !
Le temps de la construction correspond à la vie chrétienne.

Tandis que les intempéries, les torrents, symbolisent les tribulations, les convoitises et les épreuves de la vie.
Les terrains où les hommes construisent représentent une assemblée, où ils arrivent et se convertissent. Ils reçoivent le même enseignement de la part d’un prédicateur, par exemple Paul.

Le premier homme, prudent, consulte un sage architecte.

1 Corinthiens 3:10-11

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Cet homme suit les instructions et les bons enseignements de Paul, basés sur la parole de Dieu. Il met en pratique les enseignements de Jésus et marche sur le chemin de sanctification, fondé sur les bases de la foi exposées dans Hébreux 6. Sa maison est bâtie pour l’éternité car elle repose sur Jésus, le roc. La maison représente la glorification.

Le deuxième homme, paresseux et négligent, trouve que les enseignements de Paul sont trop exigeants. Il préfère écouter des messages d’une grâce permissive ou de prospérité. Ne suivant pas les recommandations de Paul, il n’applique pas les enseignements de Jésus. Il vit une foi superficielle, sans fondement. Quand les épreuves vont venir, il sera emporté, car il n’est pas ancré en Christ.
Dans les assemblées chrétiennes, il y a des vrais croyants et des croyants professant, du bon grain et de l’ivraie et à première vue, rien ne les différencie. Seul, face aux épreuves celui qui a bâti sur le fondement solide de Jésus-Christ, tiendra ferme.

1 Corinthiens 3:10-14

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Ceux qui ont compris le message de Jésus, sont prêts à affronter les tribulations. Ils ne choisissent pas la facilité, mais s’engagent sur le chemin de l’obéissance, en étant bien fondés sur Jésus-Christ.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 13 est à rapprocher de l’attitude de l’homme insensé (v.26). Il choisit la solution de facilité, celle du moindre effort.
Le verset 14, quant à lui, est à rapprocher de l’attitude de l’homme sage (v.24), qui est décidé à construire sa vie chrétienne de manière solide, ce qui lui demandera des efforts.
Il se gardera des faux prophètes, ou des mauvais enseignants qui prêchent la facilité. Nous sommes tous invités à juger et à peser les paroles qui nous sont dites avant de les recevoir et de les accepter.
Les versets de Matthieu 7:21-23 se résument ainsi :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis?

ésus demande de faire la volonté de Dieu en mettant en pratique sa Parole.

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5- La leçon pour nous à retenir 

La parabole des deux constructeurs est avant tout une exhortation. Elle enseigne que la foi seule ne suffit pas. Il est crucial d’agir selon les enseignements de Jésus. Les tempêtes de la vie peuvent être des épreuves, des difficultés ou des tentations. Celui qui a bâti sa vie sur une base spirituelle solide, c’est-à-dire sur l’obéissance à la Parole de Dieu, restera ferme face aux épreuves. Cette parabole pousse chacun à réfléchir sur l’état de sa foi et son engagement à vivre selon les préceptes bibliques.
Il ne suffit pas d’entendre les paroles de Jésus, par exemple en venant simplement au culte le dimanche et en vivant une vie profane le reste de la semaine. Il faut entendre, écouter, comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu.
Chercher à comprendre l’enseignement afin de le mettre en pratique demande des efforts. Cet effort est représenté par les fondations de la maison dans la parabole.
Mettre en pratique la Parole de Dieu n’est pas une nouveauté du Nouveau Testament, mais une exigence de l’Ancien Testament, notamment dans le Pentateuque. Les paroles en question sont celles que Jésus a prononcées, particulièrement dans les chapitres 5 à 7 de Matthieu.

Jacques 1:22-25 le rappelle

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

6-   Son application personnelle

Dans la vie quotidienne, cette parabole des deux constructeurs invite à examiner la solidité de notre fondation spirituelle. Est-ce que nos décisions, nos comportements et nos priorités s’alignent sur la Parole de Dieu ? Nous sommes appelés à appliquer les enseignements de Jésus dans tous les aspects de notre vie. En bâtissant notre vie sur le roc de la Parole divine, nous serons capables de résister aux tentations et aux épreuves avec une foi inébranlable.

Jésus met en garde contre les beaux parleurs, ceux qui parlent comme des chrétiens mais qui ne mettent pas la Parole de Dieu en pratique. Ils prétendent être chrétiens, mais ne sont pas nés de nouveau. Ce ne sont pas des chrétiens authentiques, mais des personnes qui n’ont de chrétien que le nom.
Jésus ne nie pas que des non-chrétiens puissent opérer certains miracles par la puissance de Dieu, mais cela relève de la volonté permissive de Dieu, dont nous ignorons toujours les raisons. Nous avons l’exemple de:

Marc 9:38

38 Jean lui dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.

Ou cela peut aussi provenir de la puissance de Satan, comme le montre :

2 Thessaloniciens 2:9-10

L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers,

10 et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.

Si ces gens dont il est question en Matthieu 7:21-23 sont condamnés, ce n’est pas parce que leur prédication était fausse ou que leurs miracles étaient des contrefaçons, mais parce qu’ils n’avaient pas mis en pratique ce qu’ils professaient. Ils n’obéissaient pas à la Parole.

Matthieu 23:3

Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

Celui qui agit, est celui qui dit et fait ce qui plaît à Dieu. Il est dans l’obéissance. Il prêche la vérité et pratique la vérité qu’il prêche. Celui qui met en pratique la Parole de Dieu, se reconnaît à son témoignage de vie.

Le constructeur insensé est comparable au terrain pierreux, où la semence n’a pas de racines, ou au terrain recouvert de ronces et d’épines, qui représentent les soucis et les tribulations qui étouffent la foi dont il est question en Matthieu 13.

Hébreux chapitre 3 – Jésus Christ est supérieur aux prophètes

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Le chapitre 3 de l’épître aux Hébreux compare Jésus à Moïse. Il souligne la fidélité supérieure du Christ en tant que Fils sur la maison de Dieu. Il exhorte aussi les croyants à garder une foi ferme et à éviter l’incrédulité qui a conduit Israël à l’errance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 4

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Hébreux chapitre 3 – Étude biblique

1- Hébreux chapitre 3 :1-6:  Christ, le Fils, supérieur à Moïse, le serviteur

Hébreux 3:1-6

1 C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons,

Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison.

Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même.

Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu.

Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ;

mais Christ l’est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.

Après avoir montré la supériorité de Jésus par rapport aux prophètes et aux anges, l’auteur démontre que Jésus est supérieur à Moïse. Il choisit ses termes avec soin, et touche ainsi un point très sensible pour tout Juif : la personne de Moïse. Il en est ainsi lorsqu’il s’agit des catholiques que nous pouvons entendre dire : « On ne touche pas à la personne de Marie ! », alors que le dogme de leur église est en contradiction sur beaucoup de points essentiels avec la Bible.

Rappelons-nous de l’épisode de l’aveugle de naissance guéri et de l’échange très vif qui a eu lieu entre les pharisiens et lui.

Jean 9:28-29

27 Il leur répondit: Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ?

28 Ils l’injurièrent et dirent: C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse.

29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est.

Moïse a rapporté les paroles de Dieu : « Le Seigneur a dit ». Mais que dit Jésus par six fois en Matthieu 5, lors du sermon sur la montagne ? « Mais moi, je vous dis… ».

De la même manière, il dira : « Je suis… » et les personnes étaient étonnées de l’entendre parler avec autorité.

« Frères saints » est une expression qui englobe tous les chrétiens d’origine juive ou païenne. Elle est à rapprocher du verset d’Exode 19:6, où il est question des enfants d’Israël comme d’une nation sainte : « Qui avez part à la vocation céleste. »

Exode 19:6

vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël.

C’est dans Colossiens 1:2 que les deux termes « frère » et « saint » sont associés pour la première fois dans le Nouveau Testament. Les chrétiens sont habituellement tantôt appelés « frères », tantôt appelés « saints ». Cela sert probablement à bien marquer qu’il n’est plus question de race ou de nationalité, mais que cela concerne tous ceux « qui avez part à la vocation céleste », c’est-à-dire tous ceux qui sont en Jésus-Christ et qui ont part à la vocation céleste. Ils sont à la fois des frères et des saints.

Cette épître passe du temporel au spirituel, du terrestre au céleste, de l’ombre à la réalité.

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Le mot « considérez » au premier verset signifie qu’il s’agit d une recommandation à prendre en compte, à ne pas négliger, ni à minimiser la position de l’apôtre et du souverain sacrificateur de notre foi. Arrêtez-vous et examinez !

Les deux titres, « apôtre » et « souverain sacrificateur », sont très importants car l’auteur veut démontrer la supériorité de Jésus sur Moïse.

Le terme « apôtre » peut surprendre, mais c’est parce que Moïse était l’apôtre de leur confession. Un apôtre désigne une personne qui se met au service d’une idée ou d’une cause. C’est par lui que Dieu avait donné la loi. Les Juifs vénéraient Moïse au point de le déifier. C’est pourquoi il est dit en…

Deutéronome 34:6

Et l’Éternel l’enterra dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth Peor. Personne n’a connu son sépulcre jusqu’à ce jour.

Même si le mot « apôtre » n’est pas présent dans l’Ancien Testament, son rôle avait un équivalent puisqu’il était un envoyé de Dieu pour le peuple juif.

Le terme « apôtre » pour Jésus peut également surprendre, mais il désigne lui aussi un envoyé de Dieu.

En revanche, le terme de « souverain sacrificateur » ne s’applique pas à Moïse qui n’a jamais été souverain sacrificateur.

L’auteur aurait pu rappeler le verset de…

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Il arrive au verset 3 à dire que Jésus est supérieur à Moïse en tant que créateur, bâtisseur de la maison, l’Église. Jésus, le fils est supérieur au serviteur Moïse.

Au verset 6 le:

« pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.« 

a pour but d’inciter les gens à ne pas faire comme les juifs qui n’ont pas tenu ‘jusqu’à la fin leur ferme confiance et leur espérance.

2 – Hébreux chapitre 3 :7-11 Aujourd’hui si vous entendez sa voix

Hébreux 3:7-11

C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,

N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert,

Où vos pères me tentèrent, Pour m’éprouver, et ils virent mes œuvres Pendant quarante ans.

10 Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies.

11 Je jurai donc dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos!

Ici, est abordé le deuxième avertissement de l’épître et l’auteur s’appuie sur le Psaume 95 qui est inspiré par le Saint-Esprit.

Psaumes 95:7-11

Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix!

N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Où vos pères me tentèrent, M’éprouvèrent, quoiqu’ils voient mes œuvres.

10 Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, Et je dis: C’est un peuple dont le cœur est égaré; Ils ne connaissent pas mes voies.

11 Aussi je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos!

Meriba veut dire « querelle », et Massa veut dire « tentation ». Ces deux noms évoquent la contestation des enfants d’Israël contre Moïse relatée en :

Exode 17:3

Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait: Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour me faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux?

Ce ne fut pas la seule fois que le peuple par son attitude, irrita Dieu au point qu’il est dit en :

Nombres 14:11-12

11 Et l’Éternel dit à Moïse: Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui?

12 Je le frapperai par la peste, et je le détruirai; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui.

Et cela ne restera pas sans conséquence ainsi qu’il est écrit en :

Nombres 14:20-23

20 Et l’Éternel dit: Je pardonne, comme tu l’as demandé.

21 Mais, je suis vivant! et la gloire de l’Éternel remplira toute la terre.

22 Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j’ai faits en Égypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois, et qui n’ont point écouté ma voix,

23 tous ceux-là ne verront point le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont méprisé ne le verront point.

Ces versets d’Hébreux 3:7-11 rappellent le sort du peuple hébreux qui mourut dans le désert (Nombres 14:26-33), à l’exception de Josué et de Caleb, qui seuls entrèrent dans le repos de la terre promise, en Canaan.

Ceci est un très sérieux avertissement pour les lecteurs qui risquent le même sort que ceux qui vécurent du temps de Moïse. Cet avertissement est d’autant plus grand qu’ils :

  • Commettraient l’erreur de tenter Dieu comme du temps de Massa et de Meriba.
  • Rejetteraient Jésus, le Fils de Dieu, le Fils de la maison et non Moïse qui n’était qu’un serviteur.

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix ». Cette phrase est un sérieux avertissement pour chacun. Nous serons appelés à reparler de cela. La voie dont il s’agit est la voix du Saint-Esprit ! Nous pouvons lire la Bible, l’étudier et la méditer, mais ce que nous devons surtout faire, c’est être à l’écoute du Saint-Esprit, qui nous donne une révélation de la parole de Dieu. Cela veut dire que le Saint-Esprit nous donne une compréhension spirituelle de la Parole ce qui est bien différent d’une simple lecture. Nous pouvons comprendre intellectuellement ce qui est écrit dans la Bible, et cela se passe au niveau du cerveau, mais il y a une compréhension que le Saint-Esprit nous donne et cela est au fond de nous, cela remplit tout notre être. Si nous lisons d’une manière intellectuelle, nous sommes comme sourds et aveugles. C’est pourquoi il est dit : « n’endurcissez pas vos cœurs ».

3 – Hébreux chapitre 3 :12-15 Avertissement : retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance

Hébreux 3:12-15

12 Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

14 Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement,

15 pendant qu’il est dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

« Prenez garde, frères, que » : L’avertissement se fait plus insistant. Le terme « frère » adoucit le propos. Les lecteurs ne sont pas considérés comme des étrangers, mais il y a un lien fraternel, d’égalité.

« Un cœur mauvais et incrédule« , comme ceux qui contestèrent avec Moïse. De la même façon qu’il est dit en Nombres 14:20-21 : « Je suis vivant », le Fils de Dieu, Jésus est vivant, tandis que le serviteur Moïse est mort. L’expression de « Dieu vivant » se retrouve trois autres fois dans l’épître (en Hébreux 9:14, 10:31 et 12:22). Le but est pour insister sur la supériorité de Jésus par rapport à Moïse. Dans une maison, contester face à un serviteur et face au maître de la maison ou à son fils n’est pas la même chose. Contester avec le fils est bien plus grave que contester avec un serviteur.

Le Dieu vivant

Cette expression « Dieu vivant », que nous retrouvons à plusieurs reprises, désigne le seul vrai Dieu par opposition aux idoles et aux faux dieux. Se détourner de Jésus reviendrait à se détourner du vrai Dieu. Quitter la vie de Jésus revient à commettre une apostasie.

Un premier péché, puis la répétition de ce péché, entraîne l’endurcissement du cœur et l’incrédulité. Ce sont des étapes sur le chemin de l’apostasie.

Le verset 13 qui dit : « exhortez-vous » nous montre la nécessité d’être entouré afin d’avoir des encouragements mutuels ou des corrections quand notre foi défaille. C’est pourquoi, il est très dangereux d’être et de rester isolé. Il est même précisé que l’exhortation doit être quotidienne. Par trois fois dans ce chapitre aux versets 7, 13 et 15, il est question d’« aujourd’hui »et par deux fois en Hébreux 4 au verset 7, figure cet avertissement.

Cette injonction peut se comprendre ainsi :

Mets-toi en règle aujourd’hui, car demain il sera peut-être trop tard. Il s’agit de l’instant présent, car l’instant d’après, nous pouvons être morts. Ceci est exhortation pour la personne à ne pas se laisser aller à la procrastination.

2 Corinthiens 6:1-2

1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain.

Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.

De la même façon qu’il est dit : « N’endurcissez pas vos cœurs » par trois fois dans l’épître, en Hébreux 3:8, 15 et en Hébreux 4:7, il est impératif de se repentir, de revenir à Dieu avant que l’endurcissement fasse que nous devenions insensibles à l’appel de Dieu.

Au verset 14, il est écrit « Nous sommes devenus participants de Christ »

Nous sommes devenus participants de Christ certes, mais il y a une condition à cela qui est « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement« .

Nous sommes devenus participants de Christ ! Oui, mais à quel moment ? Lors de notre justification ? Ou au bout de notre sanctification ? Cela semble plutôt être la deuxième réponse puisqu’il y a cette condition qui vient d’être évoquée qu’il faut retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. 

Nous avons du mal à imaginer ce fait d’être participants à la nature de Christ, mais il est précisé : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance« , ce qui veut dire garder la foi. Rien n’est acquis d’avance !

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

Non seulement nous sommes participants de la nature de Christ, mais nous devenons par ce fait, participants de la nature de Dieu !

1 Pierre 5:1

1 Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

La condition émise par le verset 14 de ce chapitre 3 d’Hébreux : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement » est la répétition de la condition du verset 6 : « pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance. »

Il faut comprendre que rien n’est acquis une fois pour toutes, que notre marche est continue et que nous devons être persévérants. Par analogie avec les Hébreux qui ont quitté l’Égypte, prendre la décision de partir n’est pas le plus difficile, le plus difficile étant de traverser le désert de la vie et de garder la foi jusqu’au bout. Il faut, pour cela, faire preuve de volonté.

Les Hébreux ont quitté l’Égypte et ont traversé la mer Rouge. Ceci est l’image du chrétien qui se sépare du monde dans sa façon de vivre, qui prend les eaux du baptême, mais après il y a tout le désert de la vie, et beaucoup chutent.

Le chapitre de 1 Corinthiens 10 relate cet épisode du désert.

Rappelons-nous de ce qui y est dit:

1 Corinthiens 10:5-11

Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert.

Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu.

Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux, selon qu’il est écrit: Le peuple s’assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir.

Ne nous livrons point à l’impudicité, comme quelques-uns d’eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.

Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents.

10 Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur.

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

4 – Hébreux chapitre 3 :16-19 la désobéissance et l’incrédulité

Hébreux 3:16-19

16 Qui furent, en effet, ceux qui se révoltèrent après l’avoir entendue, sinon tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse?

17 Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert?

18 Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi?

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

D’après ces versets, pourquoi les hébreux n’entrèrent pas dans le repos de Dieu ? Parce qu’ils étaient coupables de désobéissance (v.18) et d’incrédulité (v.19).

L’avertissement donné aux Judéo-chrétiens à qui l’auteur écrit, est valable pour nous. Les Hébreux, sous le joug de l’esclavage en Égypte, ont crié à Dieu pour être délivrés de leur esclavage physique. Cependant, ils n’ont vu que l’esclavage par les égyptiens, alors que Dieu voulait les délivrer de l’esclavage du péché.

Il ne faut pas se tromper de but. Le fait pour ces Judéo-chrétiens de vouloir retourner à leur arrière-plan religieux du judaïsme est plus grave puisqu’ils avaient tendance à se détourner du Fils de Dieu pour revenir aux lois de Moïse.

a) Désobéir au Fils de Dieu est bien plus grave que de désobéir à un ordre donné par un serviteur de Dieu comme Moïse.

b) Le repos dont il est question ici n’est pas l’entrée en terre promise. C’est bien plus que cela ! C’est le repos de Dieu, dans sa présence.

c) Qui est le prophète par excellence dans l’Ancien Testament (Deutéronome 18:15 et 34:10) ? Moïse ! Qui est le souverain sacrificateur par excellence dans l’Ancien Testament (Exode 29:9) ? Aaron ! Mais Jésus est tout à la fois prophète et souverain sacrificateur, d’une sacrificature plus excellente !

La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare

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La parabole de l’homme riche et de Lazare (Luc 16:19-31) révèle une profonde leçon spirituelle. Jésus enseigne sur l’importance de la compassion et des conséquences éternelles liées à nos choix sur terre.

La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare de Luc 16:19-31

1 – L’enseignement

Luc 16:19-31

19 Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.

20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères,

21 et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

22 Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.

23 Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.

24 Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme.

25 Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.

26 D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.

27 Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères.

28 C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

Suivre les enseignements de la loi de Moïse et les prophètes ( la Bible, par extension)

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

30 Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.

31 Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’inscrit dans un contexte plus large qui est donné en :

Luc 15:1-2

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Jésus adresse cette parabole à ses disciples, mais aussi principalement aux pharisiens qui étaient souvent attachés aux richesses matérielles. Leur amour de l’argent et leur mépris des nécessiteux trahissaient une foi superficielle. En,

Luc 16:14-15

14 Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui.

15 Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Jésus leur reproche de se justifier devant les hommes. Cependant Dieu connaît les cœurs. Le Seigneur veut montrer que les richesses ne garantissent pas la faveur divine. Les disciples et d’autres auditeurs présents recevaient aussi cette leçon, mais le message principal concernait l’hypocrisie et la fausse sécurité des riches dans leur vie spirituelle.

3-  Le contexte :

Il y a un contexte général qui englobe les paraboles de Luc 15 dans lesquelles Jésus raconte celles de la brebis perdue, de la pièce de monnaie égarée et du fils prodigue. Dans ces paraboles, Celui-ci décrit l’attitude de Dieu envers les perdus dans le monde.

Dans Luc chapitre 16, Jésus raconte deux autres paraboles, celles de l’économe infidèle (Luc 16:1-13), et celle de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16:19-31). Jésus y condamne l’usage irresponsable des possessions matérielles. Dans la parabole du riche et du pauvre Lazare, il va dénoncer la mauvaise gestion des personnes et des biens, le riche ayant totalement négligé de se faire des amis au moyen des richesse terrestres (Luc 16:9).
Ce riche de la parabole de l’homme riche et de Lazare, était hautement estimé parmi les hommes, mais honni par Dieu (Luc 16:15). Il était le contraire du bon Samaritain (Luc 10:30-37).

4-  Explication de la parabole

Les vies de l’homme nanti et du pauvre mendiant avant leur mort, sont présentées d’une manière tout à fait réaliste. Ce qui suit après leur mort est une description figurée qu’en donne Jésus.

La parabole montre d’abord un contraste frappant entre deux vies. Avant leur mort, le riche vit dans l’abondance et le superflu tandis que Lazare est un mendiant qui souffre dans son corps. Ce qui se passe après leur mort est une description figurée qu’en donne Jésus.

Les détails pertinents à retenir

Cette parabole contient certaines vérités concernant la vie après la mort, qui sont également enseignées dans d’autres passages de la Bible. Le fait que les défunts ne sommeillent pas mais sont totalement conscients est un détail pertinent. Il en est de même du fait que certaines personnes sont réellement sauvées dans le ciel et auprès de Dieu, tandis que d’autres souffrent en enfer.

Un autre détail important à relever, est l’interdiction imposée par Dieu aux esprits des défunts de communiquer avec les gens sur terre :

Ecclésiaste 9:5-6

Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée.

Et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri; et ils n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil.

Dieu veut que tout le monde écoute sa Parole, telle qu’elle est révélée dans la Bible.

Ésaïe 8:19-20

19 Si l’on vous dit: Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, Qui poussent des sifflements et des soupirs, Répondez: Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants?

20 A la loi et au témoignage! Si l’on ne parle pas ainsi, Il n’y aura point d’aurore pour le peuple.

Être riche et vivre dans le luxe n’est pas répréhensible en soi. Par contre, ce qui est condamnable, c’est l’égoïsme et le refus d’utiliser ses biens pour aider autrui. L’homme riche n’a pas été puni pour avoir commis un acte mauvais, mais pour ne pas avoir fait le bien envers son prochain.

Le fait que Lazare soit transporté dans le sein d’Abraham est significatif. Abraham représente le père de tous les croyants (Romains 4:11). Le fait que Lazare soit accueilli dans le sein d’Abraham indique qu’il a été reçu au ciel. Au ciel, les âmes des justes se trouvent dans la présence de Dieu.

Hébreux 12:23

23 de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

En nommant le mendiant Lazare, qui signifie « Dieu a secouru », Jésus souligne que malgré ses souffrances terrestres, cet homme croyait en Dieu.

L’enfer, où le riche a connu les tourments, est une réalité solennelle conforme à l’enseignement biblique. L’enfer existe réellement et est l’endroit où les incroyants et les impies passeront l’éternité.

Le grand abîme qui sépare les deux lieux n’est là que pour expliquer certains détails mais en réalité les deux mondes sont totalement séparés l’un de l’autre. Comment un élu pourrait-t-il  vivre dans la félicité quand il voit un autre souffrir en enfer. Comme l’enseigne la Bible, la destinée de chaque individu, que ce soit le ciel ou l’enfer, est déterminée par sa foi en Jésus-Christ et la vie qu’il a menée sur terre. Cette destinée est irréversible ! Après la mort, il n’y a plus de seconde chance pour choisir Jésus-Christ.

La parabole souligne l’insistance sur le fait que la Loi et les Prophètes, c’est à dire les Écritures, suffisent pour guider le comportement humain.

Luc 16:29

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

L’écoute de la Parole de Dieu et son application, comme la compassion, la bienveillance … sont essentielles pour éviter la condamnation. La parabole montre d’abord un contraste frappant entre deux vies, celle du riche qui vit dans l’abondance, et celle de Lazare qui mendie, et qui souffre. À leur mort, leur sort s’inverse. Lazare est consolé aux côtés d’Abraham, symbole de la bénédiction éternelle, tandis que le riche souffre dans l’Hadès. Son appel à Abraham pour un peu d’eau, reflète son désespoir, mais Abraham rappelle que son sort est la conséquence de ses choix terrestres.

La parabole souligne également qu’il n’y a pas de retour après la mort pour corriger les erreurs passées (Luc 16.26). L’insistance sur le fait que la Loi et les Prophètes suffisent pour guider le comportement humain (Luc 16.29) montre que le pardon, la repentance et l’écoute de la Parole de Dieu sont essentiels pour éviter la condamnation.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

La parabole enseigne l’importance de la compassion et de l’attention aux besoins des autres. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à agir avec miséricorde, à ne pas nous laisser piéger par les richesses matérielles, et à rester attentifs aux enseignements bibliques. Le pardon est au cœur de la foi chrétienne : en pardonnant et en se repentant, nous évitons le sort du riche. Nous devons nous poser la question : agissons-nous aujourd’hui en vue de l’éternité ou sommes-nous uniquement préoccupés par nos conforts terrestres ?

Le message principal de cette parabole

Le style de vie d’une personne avant sa mort a des conséquences irréversibles après sa mort ! La destinée éternelle (ciel ou enfer) de chaque être humain, dépend de la personne en qui il a cru et qu’il a servie dans ce monde ! Dieu tient chaque personne responsable de la manière dont elle s’est comportée en particulier envers les déshérités, et de l’utilisation de ses biens matériels.

Versets en relation avec la parabole :
  • Luc 12.33-34 : « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux. »
  • Proverbes 19.17 : « Celui qui a pitié du pauvre, prête à l’Éternel. »
  • 1 Jean 3.17 : « Si quelqu’un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? »

Hébreux chapitre 2 L’importance du salut et de la foi

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Dans Hébreux chapitre 2, l’auteur exhorte les croyants à rester attentifs aux enseignements du salut annoncé par Jésus-Christ. Il souligne l’importance de ne pas négliger cette grande délivrance et explique la nécessité de la souffrance de celui-ci pour le salut.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 3

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Hébreux chapitre 2 : L’importance du salut et de la foi

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Dans ce chapitre 2, son auteur développe le fondement sur lequel il s’appuie pour présenter la Seigneurie de Jésus, sa domination future et son sacerdoce visible, ceci dans sa nature humaine. Ce thème est poursuivi en Hébreux 4:14-16 et la suite.

1 – Hébreux chapitre 2 :1-4 -Avertissement à ceux qui ont entendu

Hébreux 2:1-4 – comment échapperons-nous

1 C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles.

Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution,

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

v.1 Le « C’est pourquoi » veut dire que tout ce qui a été dit au sujet de la supériorité de Jésus, le Fils de Dieu dans le chapitre 1, doit être l’objet de toute notre attention.

v.1 Quelles sont ces choses que nous avons entendues ? Cela ne peut pas être autre chose que l’Évangile ! Il s’agit de l’Évangile par rapport à tout l’Ancien Testament. Dans l’épître aux hébreux, il est montré la supériorité de l’Évangile qui n’est jamais que l’accomplissement de l’Ancien Testament. En effet, Jésus a été annoncé par Dieu. Celui-ci nous a parlé par le Fils, puis par les premiers disciples, dont les apôtres.

Au verset 2, il est question de la loi qui sanctionne toute transgression et toute désobéissance (cf la révolte de Koré dont il est question en Nombres… ). Il s’agit de la Loi mosaïque de l’Ancien Testament vers laquelle les hébreux convertis à Jésus, sont tentés de retourner. Elle fut annoncée par des anges. Elle a été annoncée par Moïse, non pas que Moïse fut un ange. Ceci est en référence à:

Actes 7:53

53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée!…

Que nous trouvons dans le résumé de l’histoire d’Israël par Étienne :

Actes 7:51-53

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

    52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

    53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée ! …

Chaque mot ou expression du verset 3 est important, et mérite que nous prenions un temps pour les peser. Ils sont comme martelés.

comment échapperons-nous … en négligeant …  un si grand salut, …  qui, annoncé d’abord par le Seigneur, … nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Comment échapperons-nous? Oui, mais à quoi ? Au même sort qui a été réservé à ceux qui ont transgressé et désobéi à la Loi mosaïque.

Comme si cela ne suffisait pas, le verset 4 est là pour frapper un grand coup :

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

« Comment échapperons-nous » est le premier avertissement d’une série de cinq. Cet avertissement porte sur l’importance du message du salut annoncé par le Seigneur lui-même. Nous avons dans cette partie doctrinale des avertissements à prendre au sérieux. Le premier est d’écouter le Seigneur et de garder les yeux fixés sur Lui pour ne pas nous égarer dans des fausses doctrines. En effet, large est le chemin qui mène à la perdition, étroit et resserré est le chemin qui mène au Père.

Jésus le centre de notre foi

Si Jésus n’est pas le centre de notre foi, nous risquons d’être emportés à tout vent de doctrine ce qui affaiblirait notre foi et nous écarterait de Lui.

V. 2:1 – « de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles ». (choses entendues =Évangile)

V. 3:12 – « au point de se détourner du Dieu vivant »;

v. 5:11 – « parce que vous êtes devenus lents à comprendre »;

v. 6:6 – « puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu »;

v. 10:29 – « celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu »;

Tout cela veut dire que la négligence fait qu’on s’écarte de Jésus, qu’on abandonne, et qu’on devient paresseux. En fin de compte, cette négligence va aboutir à mépriser le Fils de Dieu et son sacrifice.

La solution pour ne pas se détourner de la saine doctrine se trouve en :

Hébreux 10:25, 32, 35

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

L’annonce faite par le Seigneur, le Fils de Dieu, est plus importante que celle venant des anges qui sont de simples messagers. La source est plus digne de confiance.

Après avoir pris en considération ces deux premiers versets d’Hébreux 2, la conclusion s’impose au verset 3 : « Comment échapperons-nous … » à un jugement encore plus sévère que ceux qui désobéirent du temps de Moïse ainsi que cela est écrit en:

Hébreux 12:25

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

 et Hébreux 10:29

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

En négligeant un si grand salut veut dire: ne faire aucun cas de …

Le salut annoncé est d’autant plus grand qu’il a été annoncé par le Fils de Dieu, lui-même, puis confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Les versets de Hébreux 2:3-4

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

  • Jésus nous annonce le salut acquis à la croix
  • Les disciples propagent la bonne nouvelle du salut au monde entier
  • Les miracles sont l’attestation de la vérité de la Parole annoncée et une confirmation venant de Dieu
  • Le Saint-Esprit confirme par des dons.

Que nous disent ces deux versets ? De quoi s’agit-il ? Du salut. Et quel est le rôle respectif du Seigneur, des disciples, des miracles et du Saint-Esprit ?

Par les signes, les prodiges et les miracles, Dieu atteste le témoignage des premiers chrétiens. Ce verset indique aussi que la manifestation des miracles était plus rare au temps de la rédaction de cette Épître au moins dans ce milieu hébreux.

2 – Hébreux chapitre 2 :5-9 – Le but de Dieu : soumettre le monde à Christ

Hébreux 2:5-9 – l’humiliation de Jésus est un fait

En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Ps 8:5-7)

Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l’as couronné de gloire et d’honneur,

Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.

Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

v.5 A qui a été soumis le monde ?

Qui est ce quelqu’un du verset 6 du Psaume 8 de David ?

L’auteur insiste sur la supériorité de Christ sur les anges. C’est une autre façon de démontrer que l’Évangile apporté par Jésus est supérieur à la loi de Moïse apportée par les anges.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Toutes choses sont soumises non aux anges, mais à Jésus. C’est Jésus le chef ! Le monde à venir est à mettre en relation avec le règne millénaire de Jésus, en référence à la cité qui est à venir de

Hébreux 13:14

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

Nous avons une référence à ce qui est dit en:

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

 Ce temps dont Pierre parle en :

2 Pierre 3:13

Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.

Mais il est plus probable que l’auteur parle des temps messianiques que les juifs attendaient, en disant que ces temps étaient arrivés. La littérature juive divisait le temps en deux périodes, l’âge présent et l’âge à venir. L’âge à venir faisait référence aux temps messianiques, l’âge présent étant celui de l’ancienne alliance qui n’était que l’ombre des choses à venir.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Cet âge à venir est le temps de Jésus qui verra son apogée dans la gloire du ciel. C’est l’âge que les chrétiens goûtent dès à présent.

Hébreux 6:4-5

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

N’oublions pas ce que nous dit l’apôtre Paul à propos de Dieu le Père en:

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Cela veut dire que le chrétien né de nouveau est spirituellement déjà dans les lieux célestes.

Les versets 6-8 font référence à:

  Psaumes 8:5-7

5 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui?

6 Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence.

7 Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds,

Le Fils de l’homme est l’expression utilisée par Jésus pour parler de lui-même. Au Psaume 8, il est décrit comme de peu inférieur à Dieu, quand en Hébreux 2 il est dit : ‘’Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges‘’.

Quand il s’agit des hommes, c’est une gloire d’être placé juste en dessous des anges mais pour Jésus, lui le fils de Dieu, c’était une humiliation.

Philippiens 2:6-8

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Cet abaissement est la raison de sa supériorité sur les anges aujourd’hui. Jésus était supérieur aux anges, mais son humiliation et son sacrifice l’a rendu parfait, complet et fait que sa supériorité est devenue plus grande vis-à-vis des anges.

Philippiens 2:9-10

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

Au verset de Hébreux 2:9, une expression est troublante : afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

Peut-on mesurer la Grâce que Dieu nous ai fait, que Jésus puisse avoir souffert pour nous ? Ce n’est certes pas une grâce pour la personne que de souffrir un tel châtiment. Cependant, grâce à ce châtiment qu’il a reçu pour nos péchés, nous les chrétiens sommes au bénéfice de son œuvre. C’est une grâce pour nous.

3 – Hébreux chapitre 2 :10-13 – la raison de cette humiliation

Hébreux 2:10-13

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

11 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères,

12 lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

13 Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés.

« Il convenait, en effet » : l’auteur se confronte à la pensée juive d’un Messie glorieux et non pas d’un messie souffrant. C’est la raison pour laquelle nombreux sont les juifs qui ne reconnaissent pas la messianité de Jésus. Comment le sauveur du peuple juif peut-il être appelé à s’humilier à ce point ? (dans leurs pensées, le messie venait pour les juifs et pas pour toutes les nations, et ce pour les délivrer des dominateurs, en l’occurence des romains à l’époque de Jésus).

Mais c’était selon le dessein de Dieu, selon ce qui est dit en :

Éphésiens 3:11-12

11 selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus Christ notre Seigneur,

12 en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance.

Quand il est dit : Par qui et pour qui : il s’agit de Dieu le Père tout autant que de Jésus.

Colossiens 1:16

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

Voir aussi 1 Corinthiens 15:27

27 Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté.

Au verset 2, « élevé à la perfection » veut dire parfait dans le sens de complet en tout. Il ne manque plus rien. Là, il est question de maturité spirituelle. Jésus a connu la douleur, les souffrances qu’un homme peut connaître, et ce au plus haut point.

Nous pouvons considérer que la sanctification désigne notre maturité spirituelle reçue de Jésus.

Éphésiens 1:22-23

22 Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église,

23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

Le verset 11 du livre aux hébreux parle de : ‘’Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul.’’ Il s’agit de Jésus qui nous sanctifie et de nous qui sommes sanctifiés.

« Beaucoup de fils » : Le Nouveau Testament montre que nous devenons fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Nous sommes des enfants de Dieu par l’adoption.

« Tous issus d’un seul » : il ne s’agit pas d’Adam mais de Dieu, car il s’agit d’enfants spirituels et non d’enfants charnels.

Le verset 12 est la citation du:

Psaumes 22:23

23 Je publierai ton nom parmi mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

Le verset 13 est la citation de

Ésaïe 8:17-18

17 J’espère en l’Éternel, Qui cache sa face à la maison de Jacob; Je place en lui ma confiance.

18 Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, Nous sommes des signes et des présages en Israël, De la part de l’Éternel des armées, Qui habite sur la montagne de Sion.

Ainsi, les chrétiens sont en tant qu’enfants de Dieu associés au triomphe sur la mort et les souffrances de Jésus.

 Jésus parle des enfants que Dieu lui a donnés, et nous retrouvons cela en

Jean 17:6

J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole.

De la même façon qu’il est question de sa postérité en :

Ésaïe 53:10

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

4 – Hébreux chapitre 2:14-18 L’humanité de Jésus et ses souffrances

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction qui résulte de l’humiliation de Jésus

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Ce passage explique pourquoi Jésus devait prendre une chair semblable à la nôtre. C’était pour que son sacrifice soit effectif, c’est-à-dire valide.

v.14-15 : À quel pouvoir les croyants étaient-ils soumis ?

Jésus par sa mort a vaincu le diable et la mort, et ceux qui s’identifient à Christ, sont délivrés de Satan et de l’esclavage de la mort et du péché.

C’est par sa mort qu’il a anéanti le pouvoir de Satan, lui l’homme sans péché. C’est ainsi que nous pouvons comprendre les dernières tentations de Satan qui étaient de la provocation.

Matthieu 27:40-42

40 en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

Les chrétiens nés de nouveau sont délivrés de la crainte de la mort. Ce n’est pas le cas pour ceux qui ne sont pas enfants de Dieu, qui ne reconnaissent pas Jésus comme leur sauveur et qui ont peur de la mort. Cette crainte les maintient dans la servitude de la mort. L’enfant de Dieu au contraire, est assuré de la vie éternelle, et il est délivré de la mort.

1 Jean 3:8

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Au verset 16 : « vient en aide » se traduit aussi par prendre la main, saisir, avec l’idée de sauver. Ceci est en rapport avec la rédemption. Cette même idée se retrouve en Hébreux 8:9 :

Hébreux 8:9

Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

Le verset 17 qui commence par « En conséquence », veut dire: pour donner suite à tout ce qui vient d’être dit ! Ce verset explique la mission de Jésus :

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

Il est question pour la première fois de Jésus en tant que souverain sacrificateur, ce qui sera mentionné à plusieurs reprises par la suite dans cette épître.

Décomposons ce verset 17 :

L’expression, »il a dû être rendu« , indique une obligation, une nécessité, mais laquelle ? A être semblable en toutes choses à ses frères,

Quel est le but cette obligation ? « afin qu’il fût un souverain sacrificateur ».

Oui, mais comment ? En tant que sacrificateur « miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu ».

Pourquoi faire ? pour faire l’expiation des péchés du peuple .

Tout se trouve expliqué ici. Tout ce qui se dessinait dans les deux premiers chapîtres est clairement dit.

La chute est au verset 18 :

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Jésus venu en chair, a subi les mêmes tentations que les nôtres sauf que l’enjeu de celles-ci était le salut des âmes de l’humanité entière, et qu’il a résisté aux diverses tentations.

Jésus qui n’a pas chuté, est le seul capable de nous tendre la main pour nous aider à nous relever et nous permettre de poursuivre le chemin. Encore faut-il nous tourner vers lui pour obtenir miséricorde et son aide à nous relever.

Rappel des points essentiels de Hébreux 1 et Hébreux 2

Jésus est plus grand que les prophètes. Hébreux 1:1-3

Jésus est plus grand que les anges. Hébreux 1:4-14

Comment échapperons nous… Hébreux 2:1- 4

Humiliation de Jésus au-dessous des anges… Hébreux 2:5-18

v. 2:5-9 … Le fait = constat

v. 2:10-13 … La nécessité, la raison = le motif, il convenait

v. 2:14-18 …La bénédiction  = en conséquence

La parabole du bon grain et de l’ivraie de Matthieu 13:24-30

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La parabole du bon grain et de l’ivraie, racontée par Jésus, enseigne l’importance de discerner les bons et mauvais éléments dans le monde, afin de mieux comprendre la réalité du royaume de Dieu.

La parabole du bon grain et de l’ivraie expliquée

1 – La parabole du bon grain et de l’ivraie : Une réflexion sur l’hypocrisie et la vraie appartenance

La parabole de l’ivraie qui figure uniquement dans l’Évangile de Matthieu, invite à réfléchir non seulement sur la question de l’appartenance à l’Église, mais aussi sur le danger de l’hypocrisie et de la tromperie. Le message essentiel ici n’est pas de minimiser l’importance de l’adhésion à la communauté chrétienne, mais de reconnaître que ceux qui appartiennent à Dieu ne sont pleinement connus que de Lui. L’appartenance à la véritable Église de Jésus-Christ n’est pas visible aux yeux des hommes. Ce principe se rapproche de l’affirmation de

2 Timothée 2:19

19 Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité.

Cela étend à l’Église ce que Paul disait concernant Israël, à savoir que tous ceux qui descendent d’Israël, ne sont pas tous véritablement Israël, mais que seuls les enfants de la promesse en font partie (Romains 9:6-8). Cette parabole met aussi en garde contre la tentation de semer dans la chair, en récoltant de la corruption (Galates 6:7; Romains 8:12-13). Paul lui-même a reconnu la nécessité de la discipline spirituelle pour ne pas être rejeté (1 Corinthiens 9:27; Philippiens 2:12-13).

Enfin, la possibilité pour les membres de l’Église de se détourner, est un thème récurrent dans l’épître aux Hébreux, et elle est également suggérée dans les paraboles de l’ivraie (Matthieu 13:24-43) et des brebis et des boucs (Matthieu 25:31-46). Les avertissements qui en découlent, rappellent à chacun que la vigilance est essentielle.

2-   À qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples, mais aussi aux foules qui l’entourent. Il leur révèle une vérité importante concernant le royaume des cieux. Pour ce faire, Il utilise des images agricoles simples et accessibles à tous pour illustrer la coexistence du bien et du mal dans ce monde. Tout en soulignant que ce monde n’est pas exempt de difficultés, Il enseigne que le jugement final viendra au moment opportun. Son message ne se limite pas aux croyants, mais s’adresse aussi à ceux qui n’ont pas encore accepté l’Évangile. Jésus appelle chacun à une introspection spirituelle, et à vivre selon les principes du royaume de Dieu. Le mal existe ici-bas, mais il n’aura pas le dernier mot. Le jugement final, tel qu’expliqué dans la parabole, rappelle que Dieu, dans Sa souveraineté, jugera en distinguant le bon grain et l’ivraie.

3-  Le contexte :

La parabole se trouve en Matthieu 13 dans laquelle Jésus répond à des questions sur le royaume des cieux. Avant cette parabole, Jésus a enseigné celle du semeur (Matthieu 13:1-23), qui met en évidence les différentes manières dont les gens reçoivent la parole de Dieu. La parabole du bon grain et de l’ivraie introduit une autre dimension, celle de la coexistence des bons et des mauvais éléments dans le royaume. Elle illustre comment jusqu’au jour du jugement, le mal et le bien peuvent sembler se mélanger. Jésus explique que la séparation des bons et des mauvais ne se fera qu’à la fin des temps. Dans cette parabole, contrairement à celle du semeur, il est question de deux semeurs et deux semences différentes. Le mal est semé intentionnellement par l’ennemi. Le champ représente le monde, et Satan, l’ennemi, cherche à semer l’ivraie parmi le bon grain.

Comment faire pour reconnaître le bon grain de l’ivraie ?

Matthieu 7:16 ;20

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ces deux versets s’appliquent parfaitement à cette parabole, où la distinction ne peut être faite que lorsque les fruits apparaissent. Nous recevons l’avertissement qu’il est impossible d’identifier l’un de l’autre tant que la plante n’a pas poussé. Une personne faisant partie d’une assemblée, peut ne pas porter de fruits pendant un certain temps, mais se révéler plus tard être du bon grain, c’est à dire un croyant authentique.

4 – La parabole du bon grain et l’ivraie

Matthieu 13:24-30

24 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ.

25 Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.

26 Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi.

27 Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie?

28 Il leur répondit: C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher?

29 Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.

30 Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

Et voici l’Explication de la parabole donnée par Jésus

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

37 Il répondit: Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme;

38 le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l’ivraie, ce sont les fils du malin;

39 l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.

40 Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde.

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité:

42 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

5-  Explication de la parabole

La parabole du bon grain et de l’ivraie révèle que, dans ce monde, le mal et le bien coexistent. Ce n’est qu’à la fin des temps, lors du jugement, que Dieu séparera les deux. Le « bon grain » symbolise les enfants du royaume de Dieu, ceux qui suivent ses préceptes, qui sont des disciples de Jésus, et qui tendent à porter le fruit de l’Esprit de Galates 5:22, c’est à dire « l’amour, la paix, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur et la tempérance ». L' »ivraie », quant à elle, représente des personnes non chrétiennes ou des personnes qui ont l’air d’être chrétiennes mais qui en réalité, ne sont pas des disciples de Jésus qui vivent dans le péché, en déviant des enseignements divins. Les serviteurs demandent s’ils doivent arracher l’ivraie, mais le maître de la moisson, Dieu, leur dit de laisser croître ensemble les deux jusqu’à la récolte parce que dans un champ, les racines du blé et de l’ivraie sont entremêlées . Ceci montre la patience et la sagesse de Dieu. Parfois, Il permet que le mal persiste, mais un jugement final est prévu. Ce jugement surviendra lors de la moisson, quand les justes seront séparés des impies, des faux chrétiens.

L’ expression le « fils de l’homme » est Jésus, un titre tiré de:

Daniel 7:13-14

13  Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui.

14  On lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit.

Ce titre souligne son pouvoir divin. Jésus n’est pas seulement le Messie, mais le Sauveur du monde, comme le déclare:

Jean 4:42

42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

Il est celui qui a la domination éternelle et qui reviendra pour juger. Ses disciples, appelés à être « les fils du royaume », doivent discerner la vérité de l’erreur, contrairement aux « fils du malin ». Dans l’assemblée, il est important de ne pas juger prématurément. Les chrétiens, jeunes ou anciens, connaissent des degrés différents de maturité spirituelle. L’Évangile enseigne la patience, car le jugement n’interviendra qu’à la fin des temps.

Dans cette idée, il y a le concept de la sanctification qui est différent d’un chrétien à un autre. Ce sera à la fin de la vie que le jugement se fera, avec cet avertissement que l’ivraie sera brulée à la fin du monde. Ce sera le sort réservé à tous ceux qui ne sont pas réellement chrétiens.

L’apôtre Pierre a donné l’avertissement en:

2 Pierre 2:1-2

1 Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.

Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.

Il y a de faux chrétiens, comme il y a de faux serviteurs, les premiers suivant les seconds dans leurs enseignements.

1 Jean 2:19

19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres.

Les leçons à mettre en pratique

Cette parabole enseigne plusieurs leçons pratiques. La première est que chacun doit veiller sur lui-même et sur ce qu’il reçoit comme enseignement. Il doit en effet discerner le vrai du faux et porter du fruit. D’autre part :

Matthieu 18:15-18

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

 Ce passage enseigne également comment reprendre une personne pécheresse pour la ramener à la vérité. Parfois, dans les études bibliques, des fausses doctrines peuvent être introduites par des personnes mal informées ou influencées par de mauvaises intentions. Cela correspond à l’image des deux semeurs et des deux semences. Nous devons être vigilants, car, consciemment ou non, certains peuvent semer de l’ivraie, compromettant ainsi la pureté de l’enseignement chrétien. La question est : de quel esprit sommes-nous animés ?

La parabole du semeur, quant à elle, parle d’un seul semeur et d’une seule semence. Ce sont les différents types de terrain qui produisent des résultats variés. Dans celle du bon grain et de l’ivraie, nous voyons deux semeurs et deux types de semence différents. C’est la nature de la semence qui va faire la différence dans le résultat.

6- La leçon à retenir

La leçon principale de cette parabole, est que le mal ne sera pas éternellement toléré dans le royaume de Dieu. Bien que le mal puisse prospérer et paraître triompher sur terre, Dieu séparera le bien du mal au moment voulu. Aussi, les croyants doivent persévérer dans la foi et ne pas se laisser décourager par les injustices présentes. Même si le mal existe, il est cependant limité par la souveraineté de Dieu. Ainsi, cette parabole enseigne à ne pas juger hâtivement, mais à attendre le tri final que Dieu effectuera lors de son retour.

7- Son application personnelle

Cette parabole invite chacun à examiner son propre cœur. Sommes-nous le bon grain, porteurs de fruits spirituels, ou laissons-nous l’ivraie du péché croître en nous ? Elle nous exhorte aussi à être patients et persévérants, sachant que Dieu jugera tout en temps voulu. Bien qu’il existe des injustices et des épreuves dans ce monde, Dieu régnera souverainement à la fin des temps. En attendant ce jugement final, concentrons-nous sur la vie selon les principes du royaume de Dieu, tout en laissant Dieu gérer les injustices qui nous entourent. La séparation du bon grain et de l’ivraie nous rappelle que nous devons cultiver une vie de sainteté, sans nous laisser envahir par le mal qui nous entoure.

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Hébreux chapitre 1 Étude biblique : La supériorité de Jésus-Christ

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Hébreux chapitre 1 : La Supériorité de Christ

Le message central de l’épître aux Hébreux est l’élévation de Jésus-Christ. Ce texte est à relier au Psaume 110. Jésus y est présenté dans son triple ministère : Prêtre, Prophète et Roi. Le terme de souverain sacrificateur prend tout son sens en la personne de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek. Aucun autre livre du Nouveau Testament ne reflète autant l’image grandiose de Christ dans sa gloire divine. Il y est présenté en tant qu’homme et en tant que ministère unique.

Cette épître est présentée parfois comme le cinquième évangile.

1 – Hébreux chapitre 1:1-4 Jésus fils de Dieu

Hébreux 1:1-4

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Autrefois Dieu a parlé par les prophètes, mais mieux encore ensuite, il a parlé par le fils !

Rappelons-nous de la parole de Moïse en :

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez !

Ce qui est redit avec un avertissement en :

Deutéronome 18:18-19

18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.

19 Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte.
 

Jésus est ainsi présenté comme supérieur aux prophètes dont le premier d’entre eux, Moïse.

L’expression, dans les « derniers temps », ou derniers jours, désigne l’époque qui a commencé avec Christ et son Église, et qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui, et se poursuivra jusqu’à son retour.

Jésus est présenté dans sa supériorité dans tous les domaines.

2 – Hébreux chapitre 1 : « la présentation de Jésus »

1: v.2 – Il est l’héritier de toutes choses, le fils.

2: v.2 – Il est le créateur du monde.

3: v.3 – Il est le reflet de la gloire de Dieu.

4: v.3 – Il est l’empreinte de la personne de Dieu.

5: v.3 – Il est le soutien de toutes choses.

6: v.3 – Il nous purifie de nos péchés.

7: v.3 – Il est le Roi sur son trône à la droite du Père.

8: v.5 – Il est engendré par le Père et non pas créé.

9: v.9 – Il est l’oint de Dieu d’une huile de joie.

10: v.10-12 – Il est le Seigneur éternel.

Dans ce seul chapitre, l’auteur fait référence par huit fois à l’Ancien Testament, dont sept fois aux Psaumes.

Comme il est écrit dans les deux premiers versets, nous passons régulièrement de l’Ancien Testament au Nouveau Testament, la comparaison se faisant entre « dans les derniers temps » et « Autrefois ». Le mot père est à prendre au sens général, en ce compris, les patriarches, les responsables, les anciens et cela sous-entend toutes les générations passées.

Ces derniers temps sont les temps qui étaient annoncés déjà par Jacob en:

Genèse 49:1

1 Jacob appela ses fils, et dit: Assemblez-vous, et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans la suite des temps.

au moment où il s’apprêtait à bénir prophétiquement ses enfants.

A propos de l’expression « le reflet de la gloire de Dieu », il convient de faire attention à bien en comprendre le sens. Si nous voyons la lune, c’est parce qu’elle réfléchit la lumière du soleil, qu’elle la renvoie. Par contre, si nous voyons le soleil c’est qu’il rayonne lui-même, que ce rayonnement émane de sa personne. Quant à Jésus, celui-ci est le rayonnement de Dieu. C’est pourquoi, Jésus dira à Philippe en:

Jean 14:9

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Le mot « empreinte » de sa personne vient du grec « charakter » qui veut dire, l’exacte reproduction, l’expression de son être.

Ayant présenté Jésus dans ses différents aspects, l’auteur montre qu’avec Jésus les choses sont meilleures dans la nouvelle alliance qu’avec l’ancienne alliance.

Dans les versets suivants, il va présenter la supériorité de Jésus par rapport aux anges et va dérouler sa démonstration dans la suite de ce chapitre.

3 – Hébreux chapitre 1:5-9 – supériorité sur les anges

Hébreux 1:5-9

Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?

Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !

De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, Et de ses serviteurs une flamme de feu.

Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ;

Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie au-dessus de tes égaux.

Le « aujourd’hui » du verset 5, est le aujourd’hui de Dieu. Il n’y a donc pas de notion de temps, de datation.

Le verset 6 avec l’expression « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » montre la suprématie de Jésus par rapport aux anges d’une part, et démontre aussi son rang en tant que Dieu, puisque seul Dieu doit-être adoré. (Matthieu 4:9 et Apocalypse 22:9)

l’expression de nouveau se traduit aussi par encore. Il faut comprendre :

 « Et encore lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !« 

Ainsi, quand Jésus vient dans notre monde, les anges continuent de l’adorer. En Matthieu 4-11, on voit que les anges le servent.

Au verset 9 le mot « égaux » désignent ceux qui partagent une dignité, une fonction, ceux qui sont participant à … Pour rappel, les chrétiens serons participants à la gloire et à la nature divine ainsi qu’il est écrit en 2 Pierre 1:4.

Ce pourrait être les humains que Dieu a adoptés et qui sont devenus les frères de Jésus.

Tout ce qu’il vient de dire est l’explication de ce qui est dit au verset 4 : il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Jésus a ainsi une supériorité aux anges non seulement de rang, mais aussi de nature.

4 – Hébreux chapitre 1 :10-14 En faveur de ceux qui doivent hériter du salut

Hébreux 1:10-14

10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;

11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement,

12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, Et tes années ne finiront point.

13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

De plus, en démontrant la grandeur de Jésus qui est exprimée dans l’ancien Testament, il confirme la validité des Écritures dans l’annonce du Messie.

En s’appuyant sur l’Ancien Testament, notamment sur les Psaumes pour démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, l’auteur pousse ses lecteurs à reconnaître cette supériorité ou à rejeter les Écritures auxquelles ils s’accrochent alors qu’ils sont tentés de revenir au judaïsme puisque les Écritures témoignent de sa supériorité.

Dans ce premier chapitre, la différence, ou la distinction du fils d’avec les anges est faite.

En Hébreux chapitre 1 Le Fils est présenté supérieur aux anges
  1. v.5 – Dieu n’a jamais appelé un ange Fils. (Psaumes 2:7)
  2. v.6 – Dieu ordonne aux anges d’adorer le Fils. (Psaumes 97:7)
  3. v.7 – Les anges sont des serviteurs, le Fils est Dieu. (Psaumes 104:4)
  4. v.8-9 – Le Fils, est oint de Dieu, il règne. (Psaumes 45:7-8)
  5. v.10 – Le Fils éternel est le créateur des cieux et de la terre. (Psaumes 102:26-28)
  6. v.13 – Le Fils est assis à la droite de Dieu le Père, lui seul. (Psaumes 110:1)
  7. v.14 – Les anges sont au service de ceux qui sont appelés à hériter du royaume.

Cette démonstration de la grandeur de Jésus, fils de Dieu, doit fortifier notre foi et démontrer toute la cohérence de la Bible dans son entier. Il n’est pas possible de dissocier le Nouveau Testament de l’Ancien, et encore moins d’ignorer l’Ancien Testament sous prétexte d’être chrétien.

Observons que Dieu n’a jamais appelé un ange : fils ! Dans ce chapitre le nom de Jésus n’est jamais évoqué, il est question du Fils, tout simplement parce que dans l’Ancien Testament le nom de Jésus n’est pas mentionné.

Dieu a toujours reconnu Jésus comme son Fils, et la preuve en est sa résurrection.

Actes 13:32-33

32 Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères,

33 Dieu l’a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui.  (Ps 2:7)

Romains 1:4

et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus Christ notre Seigneur,

Un aspect à ne pas négliger vu l’insistance à démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, est celui de dissuader toute personne à pratiquer le culte des anges. En effet, ceci est un danger qui a existé de tous temps, et qui existe encore.

Le rôle des anges pour autant n’est pas à négliger puisqu’il est dit :

Hébreux 1:14

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

Ceci est d’une grande valeur pour nous puisque d’une part, les anges sont au service de Dieu et que d’autre part, ils exercent un ministère en faveur des sauvés.

Paul donne un sévère avertissement en :

Colossiens 2:18

18 Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,

Dans le judaïsme, il existe un grand nombre d’anges qui ont chacun leur fonction. Cependant, ne nous trompons pas, un ange peut être un messager, mais il n’est pas un médiateur. Nous ne pouvons pas lui adresser une prière comme nous faisons une prière à Jésus. L’action d’un ange est à sens unique. Elle vient de Dieu vers les hommes et non des hommes vers Dieu.

1 Timothée 2:5

5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme,

Il sera plus tard question de médiateur.

Jésus est supérieur aux anges, et de plus il est d’une nature différente.

Quand il est question dans l’Ancien Testament de l’ange de l’Éternel, il s’agit de Jésus.

Ex : Zacharie 3 :1

1 Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser.

Il est important de lire Colossiens 1:13-20 qui résume qui est Jésus (v. 15 à 18), ce qu’il a fait (v. 14) et l’influence qu’il doit avoir dans nos vies.

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La parabole des ouvriers dans la moisson de Matthieu 9:35-38

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La parabole des ouvriers dans la moisson (Matthieu 9:35-38) enseigne l’importance du service dans le Royaume de Dieu. Ainsi, Jésus appelle ses disciples à la moisson avec un message de grâce et de justice divine.

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La parabole des ouvriers dans la moisson

1 – L’enseignement

Matthieu 9:35-38

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Cette parabole est à mettre en relation avec les versets de :

Luc 10:1-3

1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Partez; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

Marc 6:34

34 Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont point de berger; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans ce passage, Jésus s’adresse à ses disciples et à la foule qui le suit. Il exprime sa compassion pour les multitudes de personnes qu’il voit comme « des brebis sans berger ». Jésus utilise cette image pour décrire l’état spirituel de son auditoire. Les gens sont égarés, vulnérables, et ont besoin d’une direction. Jésus va alors appeler ses disciples à prier pour que le Seigneur envoie plus d’ouvriers pour récolter une moisson abondante. Cela montre que le message de Jésus n’est pas limité à un groupe spécifique, mais s’adresse à tous ceux qui sont prêts à répondre à l’appel du service dans le Royaume.

3-  Le contexte :

Jésus dresse un constat après avoir parcouru les villes et les villages, et en voyant la foule languissante et abattue. Son constat : des brebis n’ont pas de berger pour prendre soin d’elles. En effet, les responsables religieux ne prenaient pas soin de la foule. Ils se paissaient sur elle.

Qu’en est-il aujourd’hui de nos hommes politiques ? Le monde n’a pas de véritable solution à proposer. Et qu’en est-il de certains responsables religieux ?

Le chrétien conscient de sa responsabilité détient la clé, celle qui donne accès à la vie éternelle. Jésus utilise cette parabole pour souligner le besoin urgent d’ouvriers dans la moisson. Le contexte de cette parabole met en lumière la compassion divine et le besoin de travailleurs engagés dans la mission de Dieu. Ce passage s’inscrit dans la mission de Jésus qui appelle ses disciples à participer activement à l’œuvre de la moisson spirituelle.

4-  Explication de la parabole

La parabole des ouvriers dans la moisson présente une image claire : le monde est comme une grande moisson, prête à être récoltée. Jésus en tant que Seigneur de la moisson, appelle les croyants à être ces ouvriers. Les ouvriers symbolisent les disciples, appelés à servir dans l’œuvre de Dieu en prêchant l’Évangile et en soutenant ceux qui en ont besoin. Cette parabole montre que, dans le Royaume de Dieu, l’appel au service est urgent. Tous sont invités à répondre à cet appel, peu importe leur position ou leur statut. Chaque ouvrier bien qu’imparfait, est appelé à participer à l’œuvre du salut.

Le mot « languissant » montre un grand état de grande faiblesse physique et psychologique.

Le terme « abattue »  signifie qui est triste, découragée, qui n’a plus de force.

L’invitation de Jésus à tous les hommes se trouve en:

Matthieu 11:28

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

Le découpage en chapitres et en versets est une aide mais peut être aussi une source de mauvaise compréhension. La parabole des ouvriers dans la mission, n’est jamais que l’introduction au chapitre 10 de cet évangile, où il est exposé que Jésus envoie les disciples en mission après les avoir préparés. Il y a plusieurs moissons. De la même façon qu’en Israël, au plan terrestre, il y avait dans un premier temps la moisson de l’orge puis plus tard la moisson du blé, il va y avoir une première moisson parmi le peuple juif, les brebis perdues d’Israël,

Matthieu 10:5-7

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains;

allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

Puis ensuite, aura lieu la moisson du reste du monde, les brebis perdues dans le monde.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Attention :

Jésus nous demande de prier pour que des ouvriers soient envoyés par Dieu, c’est-à-dire des ouvriers qualifiés, choisis par Dieu. Il s’agit de personnes que Dieu aura équipées, comme Jésus dit en Matthieu 10.

Ainsi chacun doit répondre à l’appel de Dieu et non pas devancer l’appel. Les gens ne doivent pas partir sans être formés, car si ce n’est pas le cas, ils feront plus de dégâts que de disciples. Les disciples sont des personnes qui aiment vraiment Dieu et qui ont compassion pour les personnes perdues. Ils doivent être des personnes qui travaillent avec l’humilité d’un serviteur et non avec de l’arrogance de celui qui se croit supérieur.

L’invitation, l’appel de Dieu à témoigner dans le monde se trouve déjà dans l’Ancien Testament en :

Ésaïe 55:4-7

Voici, je l’ai établi comme témoin auprès des peuples, comme chef et dominateur des peuples.

Voici, tu appelleras des nations que tu ne connais pas, et les nations qui ne te connaissent pas accourront vers toi, A cause de l’Éternel, ton Dieu, du Saint d’Israël, qui te glorifie.

Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve; Invoquez-le, tandis qu’il est près.

Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.

5- La leçon à retenir 

La principale leçon à retenir de cette parabole est que le travail pour le Royaume de Dieu est à la fois une responsabilité et un privilège. Jésus appelle les ouvriers non seulement à prêcher, mais aussi à servir avec humilité, et compassion. Dans le service chrétien, chacun a son rôle à jouer. Les ouvriers ne sont pas parfaits, mais Dieu les utilise malgré leurs défauts et leurs faiblesses. Il est important de comprendre que la moisson ne peut être faite que par la grâce et sous la direction du Seigneur, et que tous les croyants sont appelés à y participer. Dieu agit et utilise le chrétien de bonne volonté.

6- Son application personnelle

Appliquer cette parabole dans la vie chrétienne, signifie répondre activement à l’appel de Jésus à servir les autres et à répandre la Bonne Nouvelle du salut. Cela demande un engagement personnel à être un ouvrier dans la moisson, prêt à partager l’Évangile et à montrer la compassion de Christ. Parce qu’il a reçu la grâce de Dieu, le chrétien doit présenter cette même grâce aux autres dans son service, que ce soit au sein de l’Église, dans son assemblée, de son voisinage et dans sa vie personnelle. Cette parabole invite chacun à travailler humblement pour Dieu, tout en gardant à l’esprit que c’est Lui qui est le maître de la moisson.

Pourquoi une application personnelle ? Parce que chacun doit se sentir concerné par les messages de la Bible et prendre la décision de s’impliquer. Cela ne concerne pas que les autres.

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Hébreux Introduction : Contexte et Enseignements

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Introduction à l’épître aux Hébreux. Cette épître parle de la grandeur et de la perfection de l’œuvre de Jésus Christ. Elle fait entrevoir les cieux tels qu’ils sont actuellement, illuminés par le Seigneur Jésus. Jésus est sacrificateur, prophète et roi. Le but de ce livre est de montrer comment détacher les regards d’un christianisme judaïsant terrestre, pour les porter sur Jésus Christ, personne glorieuse et céleste, qui seul remplit le christianisme. À part l’évangile de Jean, aucun livre ne met autant en lumière la gloire du Seigneur Jésus, sa divinité et son humanité, sa gloire comme homme sur la terre et maintenant au ciel.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 1

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Hébreux Introduction à l’étude biblique de l’épître

Cette épître est d’une importance capitale. Pourquoi ? Parce qu’elle donne des certitudes à la foi et éclaire le plan rédempteur de notre Dieu Sauveur. Il s’agit cependant d’un livre difficile et pour bien en saisir le contenu, il est nécessaire de connaître le service lévitique des sacrificateurs, inauguré par Aaron, et le livre du Lévitique n’est pas un livre très facile à lire.

1-   L’auteur :

Des spécialistes se sont penchés sur le problème de l’identité de l’auteur sans arriver à aucune certitude sur qui a écrit cette épître.  Si des spécialistes en sont incapables, nous le sommes encore moins. Acceptons en le fait et ne procédons pas par affirmation quand les spécialistes reconnaissent leurs incertitudes.

À défaut de précisions définitives données par l’auteur lui-même, nous ne pouvons que nous en tenir aux caractéristiques qui ressortent de l’épître et qui nous permettent de nous faire une idée sur son identité. Selon ces indices, nous pouvons affirmer que de l’auteur que :

1 : C’est un Juif (1:1, nos pères) qui dispense avec habilité les écrits sacrés de la religion juive, surtout en ce qui concerne les détails des rites lévitiques.

Hébreux 1:1

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

2 : C’est un Juif helléniste, ou à la limite un Juif ayant reçu une bonne formation grecque. Il connaît à fond l’Ancien Testament dans sa traduction grecque, prenant toutes ses citations dans la version des Septante (datant du 3e siècle av. J-C) excepté celle de:

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

cf. Deutéronome 32:35-36.

35 A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas.

36 L’Éternel jugera son peuple; Mais il aura pitié de ses serviteurs, En voyant que leur force est épuisée, Et qu’il n’y a plus ni esclave ni homme libre.

Le style et la méthode d’argumentation suggèrent également une formation poussée dans la pensée grecque.

– La septante est la traduction des écritures des cinq livres de la Thora de l’hébreu en grec. Elle a été faite à Alexandrie sous le règne de Ptolémée II Philadelphe à l’initiative du responsable de la bibliothèque. Ce sont des savants juifs venus de Jérusalem (six représentants des douze tribus) d’où son nom de septante. Cette traduction sera achevée en septante deux jours. Elle ne porte que sur les cinq livres de Moïse. La traduction des autres livres du TaNaK s’est effectuée ensuite sur plusieurs siècles.

– TaNaK est l’acronyme de Torah (Pentateuque) qui comprend les Nevi’im (prophètes) et Ketouvim (autres écrits, hagiographes = livres poétiques et historiques)

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

3: C’est un juif qui connaît ses lecteurs :

Hébreux 5:12

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

Il appelle ses lecteurs, ses bien-aimés.

Hébreux 6:9

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

4: C’est quelqu’un qui est connu de ses lecteurs :

Hébreux 13:18 ; 22-23

18 Priez pour nous; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

22 Je vous prie, frères, de supporter ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement.

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

5 :C’est un ami de Timothée :

Hébreux 13:23

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

            Par exemple, Barnabas étant présent lorsque Paul a circoncis Timothée.

Actes 16:1-3

1 Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

Paul voulut l’emmener avec lui; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

6: C’est un juif qui est de la deuxième génération de chrétiens :

Hébreux 2:3

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Pour conclure, toutes ces caractéristiques prises dans leur ensemble, tendent à éliminer Paul comme auteur de cette lettre aux hébreux. L’une des trois autres possibilités sérieuses (Barnabas, Apollos, Silas) semblerait plus plausible, en particulier, Barnabas, originaire de Chypre qui était Lévite selon:

Actes 4:36

36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre,

Ne cherchons cependant pas à en savoir plus, et restons sur ce qui nous est révélé. Si Dieu n’a pas permis que nous sachions, acceptons le fait. Le message est plus important que le messager.

Les incrédules contestent le fait que la Bible soit d’origine divine et l’attribuent à Pierre, Paul, … Ici, le fait que nous ne connaissions pas l’écrivain pourrait conduire en effet à regarder plus au messager qui n’est que le secrétaire qui a rédigé la lettre sous la dictée et l’inspiration de Dieu, ce qui n’est pas bon.

2- La datation :

L’épître fut écrite bien avant 96 après J-C, date à laquelle Clément de Rome la cite abondamment dans une lettre à l’Église de Corinthe. Qu’elle ait été rédigée avant la destruction de Jérusalem en l’en 70 semble aussi évident, et ce pour plusieurs raisons. La première raison est que lorsque l’auteur décrit le service des sacrificateurs dans le temple (8:3 ; 10:11) il emploie le temps présent, ce qui n’est pas sans importance. Si la destruction du temple et de la ville sainte avait déjà eu lieu, il n’aurait certainement pas été question de parler des rites du temple et de la ville comme s’ils étaient toujours en place. Ensuite, le dessein de l’auteur était de prévenir des judéo-chrétiens contre un retour au Judaïsme.

3- Les destinataires

L’épître s’adresse à des Judéo-chrétiens ayant une connaissance de l’histoire du peuple d’Israël et ils étaient en grand danger de retourner au Judaïsme. Ils pouvaient faire aussi partie d’un groupe ou d’une communauté particulière comme celle des Esséniens qui avaient eu des relations avec Jésus. Leur identité est tout aussi cachée que l’est celle de l’auteur.

Il faut faire la distinction entre cette épître, et celle adressée aux Galates qui étaient, eux, des pagano-chrétiens troublés par des judéo-chrétiens. Les destinataires ici, sont clairement des judéo-chrétiens ayant une bonne connaissance des rites lévitiques.

Nous comprenons que le danger que dénonce cette lettre est que ces derniers s’apprêtaient à céder à la pression juive, au point de renoncer à leur foi en Jésus en faveur d’un retour vers leur ancien mode de vie.

Comprendre le sens du mot « Hébreux »

À cet égard, le titre lui-même constitue le premier point à considérer. Bien qu’ajouté sans doute par un scribe quelque temps après la rédaction de l’épître, les mots «aux Hébreux» se trouvent sur les plus anciens manuscrits. Ensuite il y a le terme en lui-même. Alors que dans l’Ancien Testament le terme Hébreux et celui d’Israélites sont interchangeables, tel n’est pas le cas pour le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, un Hébreu est plutôt celui qui a gardé la langue et la culture juives, à l’opposé de l’Helléniste qui, tout en étant Juif, a épousé la culture et la langue des Grecs. (Actes 6:1 ; Actes 9:29 ) Ce dernier avait droit au nom d’Israélite mais non pas à celui d’Hébreu.

Actes 6:1

1 En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour.

et en Actes 9:29

29 Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.

Ne nous trompons pas, une lecture attentive de l’épître démontre, en outre, qu’elle est destinée non pas à toute la nation juive, mais plutôt à une petite communauté de judéo-chrétiens, sans doute au sein d’une assemblée plus grande. Certaines expressions telles que «Saluez tous vos conducteurs et tous les saints» (13:24) et «N’abandonnons pas notre assemblée» (10:25) s’adresseraient aisément à un groupement de chrétiens dévoués à une œuvre spéciale à l’intérieur d’une plus grande assemblée. Leur mission était peut-être d’évangéliser d’autres juifs d’où le trouble qu’ils pouvaient avoir d’être confrontés au judaïsme, et de devoir argumenter face à une opposition théologique.

Il est possible qu’un groupe de sacrificateurs lévitiques devenus chrétiens, peut-être même, aussi des docteurs de la loi, se soient rassemblés, simplement sur le fait d’avoir des points communs. Ils pouvaient confronter leur compréhension en s’appuyant sur leur connaissance approfondie de l’Ancien Testament. Face à la persécution, il y avait la tentation de retourner aux rituels mosaïques.

Les destinataires de la lettre

On relève dans le texte les indices suivants au sujet des destinataires :

1- Ce sont des Hébreux (1:1), descendants d’Abraham l’Hébreu (Genèse 14:13).

2- Ils sont versés dans l’Ancien Testament (1:5, 7-8, 10 ; 2:6, 12, etc.).

3- Ce sont des Juifs devenus chrétiens qui ont reçu l’Évangile de la part de ceux qui ont entendu eux-mêmes le Seigneur (2:3).

4- Ils ont été témoins des miracles et des dons du Saint-Esprit (2:4).

5- Ils sont chrétiens depuis un certain temps déjà, car ils sont en âge, spirituellement parlant, d’être des maîtres (5:12).

6- Ils ont fait preuve d’amour envers les saints (6:10). C’est-à-dire envers d’autres chrétiens.

7- Ils ont soutenu un grand combat et enduré beaucoup de souffrances, entre autres l’enlèvement de leurs biens. Ils ont montré un esprit de fraternité envers ceux qui subissaient le même sort et envers les prisonniers (10:32-34).

8- Ils appartiennent à une assemblée précise (13:19, 23) sans précision de lieu.

9- Ils sont en danger de retomber sous le joug du judaïsme (2:1; 3:6, 14; 6:1-8, 11-12; 10:25, 36-39; 13:9-12).

4- Le thème de l’épître

L’auteur montre la messianité de Jésus en s’appuyant sur les Écritures, c’est-à-dire sur l’Ancien Testament. Il montre aussi que Jésus est supérieur aux anges et que la supériorité de la prêtrise de Jésus en relation avec Melchisédech, est supérieure à celle selon l’ordre d’Aaron. Tout cela est pour amener les lecteurs à suivre Jésus avec foi. (Hébreux 13). Il présente toute la grandeur du sacrifice de Jésus en comparaison avec les sacrifices de l’Ancien Testament en utilisant l’expression ‘’combien plus’’. L’auteur s’appuie surtout sur le psaume 110 qui est un psaume messianique. Le nom de Melchisédek est cité dix fois dans cette épître et les versets de Genèse 14:18 et de Psaumes 110:4 y sont aussi cités.

Hébreux 1:1-3 ‘Le Seigneur parle’,  – Ps 110:1

En Hébreux 1:13 ‘Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. – Ps 110:1

et en Hébreux 5:5 ‘tu es sacrificateur’, – Ps 110:4

Hébreux 5:6 ; 6:20 ; 7:1-17 ; 7:21 ‘sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek’, – Ps 110:4

Psaume 110

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

L’Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis !

Ton peuple est plein d’ardeur, quand tu rassembles ton armée ; Avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée.

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Le Seigneur, à ta droite, Brise des rois au jour de sa colère.

Il exerce la justice parmi les nations : tout est plein de cadavres ; Il brise des têtes sur toute l’étendue du pays.

Il boit au torrent pendant la marche : C’est pourquoi il relève la tête.

5-  Les circonstances et le but de l’épître

Comme dit précédemment, les destinataires de cette lettre sont des Juifs qui risquaient de retomber dans le judaïsme. Ils étaient donc en grand danger, entourés de toutes les difficultés qui les avaient conduits à remettre ainsi en question leur foi en Christ. De même qu’ils avaient déjà enduré des persécutions (10:32-34), d’autres étaient encore à venir. Leur foi semblait s’être affaiblie au point qu’ils couraient le risque de négliger leur salut (2:3).

Ils risquaient de se détourner de Dieu par l’incrédulité de leurs cœurs endurcis (3:12), de fouler aux pieds le Fils de Dieu et son sacrifice (10:29), et de se laisser entraîner par le découragement et le refus d’entendre le raisonnement divin (12:3 ; 12:25). Il existait peut-être une tentation aux « doctrines diverses et étrangères » (13:9 ; 9:10) liées à certains aliments ou même au culte des anges, d’où le souci de l’auteur de montrer la supériorité du Christ sur ces derniers (1:4-14 ; 2:5).

la tentation du retour au passé

Un point important à comprendre est celui de la résistance de l’homme à tout changement. Selon une expression, on sait ce que l’on quitte, mais on ne sait pas ce que l’on va trouver, d’où la tentation de revenir en arrière. Ce fut vrai des Hébreux quittant l’Égypte qui se lamentaient mais c’est vrai encore aujourd’hui quand nous parlons de la vérité de l’Évangile à un catholique. C’est vrai ici dans cette épître avec les Judéo-chrétiens qui sont tentés à un retour au judaïsme.

En effet, les destinataires avaient probablement beaucoup de mal à comprendre que l’époque de la loi Mosaïque était révolue, et que Jésus Christ n’était pas seulement un grand réformateur cherchant à renouveler et à compléter la religion de leurs pères, mais qu’il était l’auteur de la nouvelle ère rédemptrice, de la miséricorde, de l’amour et de grâce. Ce que l’apôtre Jean résume en :

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Deux versets sont à méditer en relation avec cette épître. L’auteur s’applique d’ailleurs à lui-même le verset :

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Cela veut dire que pour chaque déclaration importante, l’auteur de l’épître s’appuie sur des citations de l’Ancien Testament. En d’autres termes il fait comprendre à ses lecteurs que ce n’est pas forcément quelque chose de nouveau, mais un éclairage nouveau des choses anciennes qu’il apporte.

Et pour résumer l’épître il leur dit :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Il ne faut jamais négliger la résistance de l’homme au changement. Certains commettent l’erreur après leur conversion de retourner dans leur assemblée catholique pour amener d’autres personnes à la conversion et ils se leurrent en agissant ainsi. D’une part il y a cette résistance au changement et d’autre part il y a ce qui est dit en

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

C’est-à-dire que cette personne prend le risque de revenir à son vomi, comme il est dit en:

2 Pierre 2:22

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

C’est le danger que l’auteur dénonce ici.

Le chrétien d’aujourd’hui qui voudrait agir ainsi est soit inconscient du risque, soit présomptueux, n’ayant pas envisagé ce risque.

Le but de l’auteur motivé par ces graves circonstances est d’encourager, et exhorter (13:22) ces chrétiens affaiblis dans leur vie de foi qu’ils risquent de nier, ce qui les conduirait à leur perte. À cette fin, l’auteur ne ménage pas ses avertissements. Ainsi, il donne plusieurs séries d’avertissements d’une sévérité qui va grandissante.

1. v. 2:1-4 – Le danger de la dérive : emportés loin d’elles

2. v. 3:7- 4:2 – Le danger de l’incrédulité : N’endurcissez pas vos cœurs

3. v. 5:11-14 – Le danger de la sourde oreille : vous êtes devenus lents à comprendre

4. v. 6:1-20 – Le danger de la chute : qui sont tombés, soient encore renouvelés

5. v. 10:26-39 – Le danger du dédain : si nous péchons volontairement

6. v. 12:14-29 – Le danger du rejet : qu’aucune racine d’amertume

Après ces avertissements plutôt négatifs, l’auteur va encourager ses lecteurs en présentant :

  • Jésus-Christ : l’éclaireur qui ouvre et trace le chemin étroit et resserré devant les pèlerins (6:20; 10:20; 12:2; 2:10).
Hébreux 6:19-20

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au-delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 10:20

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

  • Jésus-Christ : celui qui connaît à fond leurs faiblesses (4:14-16; 2:14, 17) et
  • Jésus-Christ : celui qui intercède pour eux (7:25).

Par ces moyens, l’auteur espère éviter la catastrophe que représente pour lui le reniement de la foi par ceux qui ont ‘’été une fois éclairés’’, qui ont ‘’goûté le don céleste’’ (6:4-5). Leur fin, dit-il, sera d’être maudits et prêts pour le feu (cf. 6:8; voir 2 Pierre 2:20-22).

Hébreux 6:8

mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Cette épître se compose de deux parties :

  • La partie doctrinale (1:1 – 10:18) ;
  • La partie pratique (10:19 – 13:19).

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6 – Plan de l’Épître

Le Prologue 1:1-3: Gloire personnelle du Fils de Dieu

La Partie doctrinale : Christ médiateur d’une alliance meilleure

1:4 – 7:28 : Christ supérieur aux personnalités de l’A.T.

8:1 – 10:18 : Christ supérieur aux institutions de l’A.T.

La Partie pratique : la vie de la foi

10:19 – 13:19 : La vie céleste transposée dans les réalités de notre vie terrestre.

10:19 – 11:40 : La plénitude de vie dans la foi

12:1 – 13:19 : La vie de la foi : persévérance ; espérance et amour

Épilogue 13:20-25 : les vœux et les salutations.

Toute l’épître tourne autour de la personne de Jésus qui est révélée et annoncée dans l’Ancien Testament.

 Le personnage important de l’épître est Melchisédek, figure de Jésus qui est citée par dix fois dans les chapitres 5 à 7. Jésus est Melchisédek ou Melchisédek est Jésus. Ceci faisait référence au Psaume 110

Il faut être attentif à la lecture car par exemple dans toute l’épître aux Hébreux il y a douze « c’est pourquoi » :

en Hébreux 1:9 ; Hébreux 2:1 ; Hébreux 2:11 ; Hébreux 3:1 ; Hébreux 3:7; Hébreux 6:1; Hébreux 6:17; Hébreux 9:18; Hébreux 10:5; Hébreux 11:12 ; Hébreux 11:16 ; Hébreux 12:28

La parabole du riche insensé de Luc 12:13-21

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La parabole du riche insensé de Luc 12:13-21 met en garde chacun contre la dépendance aux richesses matérielles et contre l’oubli des réalités spirituelles. Ainsi Jésus enseigne que l’accumulation de biens sans souci de l’éternité, est insensée et futile.

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La parabole du riche insensé

1 – L’enseignement

Luc 12:16-21

16 Et il leur dit cette parabole: Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté.

17 Et il raisonnait en lui-même, disant: Que ferai-je? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte.

18 Voici, dit-il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens;

19 et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi.

20 Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?

21 Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus adresse cette parabole à un homme dans la foule qui lui demande d’intervenir pour régler un conflit d’héritage.

Luc 12:13

13 Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule: Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.

La personne dont il s’agit, par sa demande reconnait l’autorité de Jésus. Cependant, elle oublie que celui-ci parle du royaume de Dieu, du salut de l’âme et non pas des biens matériels. Sa demande était donc tout à fait déplacée, car elle n’est pas adressée à la bonne personne. Cette question était à l’opposé de celle posée par le jeune homme riche de :

Marc 10:17

17 Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et se jetant à genoux devant lui: Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

Dans cette parabole de Luc 12:13-21, il n’est question que d’un homme plus préoccupé par tout ce qui est matériel en négligeant le spirituel.

3-  Le contexte :

Luc 12:13-15

13 Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule: Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.

14 Jésus lui répondit: O homme, qui m’a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages?

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Jésus met ici en garde contre les dangers de l’attachement aux richesses. La société de l’époque tout comme celle d’aujourd’hui, valorisait la prospérité matérielle.

C’est ce que nous dit Paul quand il écrit à Timothée en:

2 Timothée 3:1-2

1 Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles.

Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux,

Comme il est écrit en 1 Samuel 16:7, l’homme regarde à ce qui frappe les yeux. Ainsi, bien souvent il ne se préoccupe pas du monde spirituel qu’il ne voit pas.

4-  Explication de la parabole

L’explication de cette parabole est donnée par Jésus à ses disciples en :

Luc 12:22-30

22 Jésus dit ensuite à ses disciples: C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus.

23 La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.

24 Considérez les corbeaux: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier; et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus que les oiseaux!

25 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?

26 Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste?

27 Considérez comment croissent les lis: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.

28 Si Dieu revêt ainsi l’herbe qui est aujourd’hui dans les champs et qui demain sera jetée au four, à combien plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas, gens de peu de foi?

29 Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et ne soyez pas inquiets.

30 Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin.

Pourquoi cet homme riche est-il qualifié d’insensé ? Parce que, comme nous l’avons dit, il n’y avait pas de place dans sa vie pour Dieu. Il ne reconnait pas l’action de Dieu. Il ignorait Dieu, dans la main duquel il se trouvait. A ses yeux tous ses biens étaient le produit de son labeur. Maintenant, il croyait pouvoir jouir de sa vie, mais il n’en était pas le maître puisque Dieu reprend sa vie le soir même !

Dieu l’avait béni puisqu’il avait déjà des greniers remplis. Au verset 17-18

Luc 22:17-18

17 Et il raisonnait en lui-même, disant: Que ferai-je? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte.

18 Voici, dit-il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens;

 Sa richesse est encore plus grande après la récolte.

Mais Dieu dit au verset 20:

Luc 22:20

20 Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?

5- La leçon à retenir et son application personnelle

Pourquoi cet homme est-il qualifié d’insensé ?

Il est insensé en raison de sa vision égoïste et de son ignorance des priorités spirituelles et éternelles. Voici les principales raisons :

1-     Confiance en ses biens matériels

Le riche considère que sa sécurité et son avenir sont garantis principalement par ses ressources matérielles. Le verset 18 illustre son état d’esprit. Il place toute sa confiance pour l’avenir uniquement dans l’abondance de ses biens. Il est convaincu qu’il n’a plus rien à craindre et qu’il peut se reposer sereinement pour le restant de ses jours.

2-    Manque de considération pour Dieu et l’éternité

La parole du riche montre un détachement total de la dimension spirituelle de la vie. Il ne prend pas en compte Dieu ni ses priorités. L’insensé, selon la Bible, est celui qui vit comme si Dieu n’existait pas, comme s’il n’y avait pas de jugement éternel ou de vie après la mort.

Dans cette parabole, Dieu intervient en disant : Insensé !

Luc 12:20

20 Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?

Il ne pourra pas emporter ses richesses avec lui. Il ne jouira pas de ses richesses accumulées.

1 Timothée 6:7

car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter;

3-    Égoïsme et manque de générosité

Le riche est insensé car il ne pense qu’à lui-même, accumulant des richesses sans partager ni aider les autres. Jésus montre que la valeur d’un homme réside dans son cœur et ses actions envers Dieu et les autres, pas dans ses possessions (Luc 12:15).

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

4-   Absence de prévoyance spirituelle

Enfin, la plus grande folie du riche est de ne pas prendre en compte la fragilité de la vie humaine. Il planifie à long terme en termes matériels mais néglige totalement la question de l’âme et de la vie éternelle. Cette attitude contraste avec l’enseignement biblique qui nous exhorte à accumuler des trésors dans le ciel plutôt que sur la terre.

Matthieu 6:19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Il est question de la dernière partie de la grande question existentielle : qui suis-je, d’où je viens et où vais-je ?

Matthieu 16:26

Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme?

Jésus souligne que la véritable richesse ne se mesure pas par les possessions matérielles, mais par la qualité de notre relation avec Dieu et autrui. Il met en garde contre l’accumulation de biens terrestres, qui peut entraîner une vie dénuée de valeurs spirituelles. Ce message est particulièrement pertinent dans le contexte des sociétés modernes, où la consommation et l’accumulation de biens matériels sont souvent perçues comme des indicateurs de succès. Jésus affirme que la valeur d’une vie ne réside pas dans ses possessions matérielles.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Galates chapitre 6 – Étude Biblique

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Galates chapitre 6 : Ce chapitre est un appel à vivre la nouvelle vie en Jésus-Christ, sujet qui a déjà été évoqué au chapitre 5. L’amour et la grâce de Dieu, révélés par l’Évangile de Christ, doivent se traduire par une réponse de notre part, à savoir une repentance sincère et une foi vivante, visible dans chacune de nos actions quotidiennes. Cela doit se concrétiser par une transformation spirituelle, en suivant l’exemple de Christ, en portant les fardeaux les uns des autres, et en cultivant l’humilité et la bienveillance dans nos relations.

Étude biblique suivante :

Galates chapitre 6 : porter les fardeaux et semer dans l’Esprit

1 – Le chapitre dans ses grandes lignes

A. Galates 5:1-6:10 présente l’aspect pratique de l’Évangile offert aux croyants par l’amour et la grâce de Dieu que Paul prêche. Les chrétiens sont ainsi appelés à une transformation profonde, exprimée par la repentance et une foi active.

Galates 6:1-5 donne des instructions précises sur la manière de traiter un frère chrétien ou une sœur chrétienne qui a été surpris dans le péché. Paul met ici l’accent sur la restauration de ce chrétien ou de cette chrétienne dans l’esprit de douceur et d’humilité, tout en encourageant les croyants à se soutenir mutuellement dans leur vie chrétienne.

Galates 6:6-10 contient des vérités essentielles, dont deux citations mémorables du Nouveau Testament. Tandis que certains y voient un ensemble de principes sans lien direct, d’autres considèrent cette section comme une unité cohérente, centrée en partie sur la gestion des biens matériels et les relations au sein de la communauté chrétienne.

B. Galates 6:12-16 sert de résumé succinct à l’ensemble de la lettre, rappelant les thèmes centraux que Paul a abordés tout au long de son épître. Cette section souligne les contrastes entre l’esprit légaliste et la liberté offerte par la foi en Christ.

C. La conclusion de Paul dans Galates 6:17-18 se distingue par une brièveté et une absence des salutations personnelles habituelles, ce qui marque une conclusion solennelle, à la manière de sa lettre aux Éphésiens. Il est important de se souvenir que l’épître aux Galates s’adressait non seulement à une église, mais à plusieurs églises situées dans une même région géographique, ce qui donne une portée collective et pastorale à son message.

2 – La mise en pratique de la vie nouvelle

Le verset de Galates 6:1 doit être interprété à la lumière des versets précédents de :

Galates 5:24-26

24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

Ainsi, nous sommes appelés à crucifier la chair avec ses passions et ses désirs. Cependant, Paul nous rappelle l’importance de traiter avec douceur ceux qui sont surpris en faute en :

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Ce verset doit être compris en lien avec le verset 24 de Galates 5, tout en contrastant avec le verset 25. Redresser un frère avec douceur n’est possible que si l’ensemble de l’assemblée vit dans l’amour, et non dans la rivalité, la jalousie ou d’autres sentiments destructeurs. Ceci est un avertissement parce que si nous réprimandons quelqu’un avec dureté, mais que nous tombions ensuite dans la même faute, nous serons jugés encore plus sévèrement. La chute d’un autre doit être un avertissement que nous devons prendre au sérieux.

Galates 6:2-5

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même.

Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui;

car chacun portera son propre fardeau.

Le mot « fardeau » dans le verset 2 est traduit du grec baros, signifiant une lourde charge ou un accablement. Il se réfère aux fardeaux lourds qui accablent l’âme, tandis qu’au verset 5, le mot traduit par fardeau est le mot grec phortion qui désigne une charge personnelle, plus légère, souvent liée aux responsabilités de chacun. Le verset 3, « s’abuser lui-même », signifie se tromper ou se séduire soi-même par orgueil. Le verset 4 invite chacun à ne pas se comparer aux autres, mais à examiner ses propres actions. Ce principe est rappelé en 2 Corinthiens 10-12.

Galates 6:6

Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne.

Cet appel à l’équilibre entre le spirituel et le matériel souligne la nécessité pour ceux qui bénéficient de l’enseignement de partager leurs biens avec ceux qui les instruisent, comme mentionné en Luc 10:7, Romains 15:27, et 1 Corinthiens 9:9-14. Il est rappelé que l’enseignant consacre son temps à l’Évangile et ne doit pas être accablé par ses besoins matériels.

Matthieu 11:30

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. ’phortion’

Au verset 3 : « s’abuser lui-même » signifie se tromper ou se séduire soi-même, tout simplement parce que la personne pense être quelque chose par orgueil.

Le verset 4 invite chacun à ne pas se comparer aux autres, mais à examiner ses propres actions, comme il est dit en…

2 Corinthiens 10:12

12 Nous n’osons pas nous égaler ou nous comparer à quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes. Mais, en se mesurant à leur propre mesure et en se comparant à eux-mêmes, ils manquent d’intelligence.

Galates 6:6

Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne.

L’enseignement de la parole dont il est question ici, concerne l’explication des Écritures (l’Ancien Testament), ainsi que le récit de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus, et les enseignements de ce dernier, en d’autres termes, une transmission orale des évangiles. Cela pourrait également inclure les premières épîtres qui circulaient parmi les croyants.

Il s’agit d’un équilibre entre le spirituel et le matériel. Le temps que l’enseignant consacre à instruire ne lui permet pas de se préoccuper de ses propres besoins matériels. C’est pourquoi ceux qui bénéficient de cet enseignement sont invités à partager leurs biens avec lui (Luc 10:7, Romains 15:27, 1 Corinthiens 9:9-14).

Galates 6:7-10

Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle.

Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas.

10 Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi.

Le principe de la moisson met en lumière l’importance de nos actions et de notre cœur. Jésus a dit dans :

Matthieu 10:42

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Matthieu 25:40

40 Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Ces versets doivent amener à réfléchir à notre attitude envers les autres, comme si nous voyions Christ en eux. Le verset 9 nous encourage à persévérer dans le bien, à ne pas nous laisser décourager, car les fruits viendront en temps voulu. Ceci rejoint :

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Il est précisé que, bien que nous ne soyons pas sauvés par nos œuvres, nous sommes appelés à accomplir de bonnes œuvres préparées d’avance par Dieu.

Galates 6:11-16

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

12 Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix de Christ.

13 Car les circoncis eux-mêmes n’observent point la loi; mais ils veulent que vous soyez circoncis, pour se glorifier dans votre chair.

14 Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

15 Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature.

16 Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l’Israël de Dieu!

Paul rappelle que ce qui compte, ce n’est pas la circoncision extérieure de la chair, mais la nouvelle création en Christ. Ceci est un appel à se détourner des pratiques extérieures visant à se glorifier soi-même et à se concentrer sur la réalité de la transformation intérieure. Le verset 16, avec l’expression « l’Israël de Dieu », désigne maintenant les croyants (juifs et chrétiens) en Christ, en opposition à l’Israël selon la chair.

3 – Conclusion

 Galates 6:17-18

17 Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus.

18 Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit! Amen!

L’épître se termine de manière frappante, sans salutations personnelles, remerciements ou louanges habituels qui marquent d’ordinaire les lettres de Paul. Cette absence met en lumière la gravité et l’urgence de son message. Paul, en évoquant les « marques de Jésus » qu’il porte sur son corps, rappelle les souffrances qu’il a endurées pour l’Évangile. Ces marques sont le témoignage visible de son engagement total envers le Christ, comme le montre le récit qu’il fait en :

2 Corinthiens 11:24-26

24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

Ce passage souligne l’intensité des épreuves auxquelles Paul a été confronté en raison de sa foi. Dans le contexte de cette lettre, il est clair que les motivations des judaïsants qui troublaient les Galates étaient loin d’être désintéressées. Ces derniers cherchaient-ils à prouver leur fidélité à la loi de Moïse, ou étaient-ils plutôt motivés par la volonté d’éviter les persécutions des Juifs traditionalistes ? En effet, les disciples de Jésus étaient mal perçus par ces derniers, qui considéraient le message chrétien comme une hérésie. Par ailleurs, les païens étaient également hostiles aux disciples de Jésus-Christ parce que l’Évangile remettait en cause le culte impérial de César, et ils considéraient cela comme une menace.

Ainsi, à travers cette conclusion, Paul invite les Galates et nous invite à méditer sur les réalités spirituelles qui se jouent, tout en exhortant à rester fermes dans la foi, malgré les pressions extérieures.

La parabole des méchants vignerons de Matthieu 21:33-45

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Dans la Parabole des méchants vignerons (Matthieu 21:33-46), Jésus dénonce les autorités religieuses juives de son époque, notamment les pharisiens et les principaux sacrificateurs, qui ont rejeté les prophètes envoyés par Dieu et qui finiront par tuer Son Fils. À l’époque de Jésus, ces vignerons symbolisaient les dirigeants spirituels d’Israël. Aujourd’hui, ce sont les bergers (pasteurs…) qui détournent la foi chrétienne en s’éloignant de la Bible et en mettant en place des structures humaines où l’homme prend la place de Jésus, le véritable Chef de l’Église. Cette parabole invite chacun à s’examiner en se posant la question : obéissons-nous pleinement à la Parole de Dieu et portons-nous du fruit pour Son royaume ?

La parabole des méchants vignerons

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1 – Introduction

Cette parabole de Matthieu 21:33-45 a des parallèles dans Marc 12:1-12 et Luc 20:9-19. Elle est l’une des plus puissantes concernant le rejet d’Israël et de ses dirigeants par Dieu.

Or tout chrétien doit savoir que la mission est en :

Matthieu 24:14

14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

L’établissement du royaume

Matthieu 21:33-45 – Marc 12:1-12 ; Luc 20:9-19

33 Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays.

34 Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne.

35 Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième. (Hébreux 11:37)

36 Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

37 Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils.

38 Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: Voici l’héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage.

Jésus, le Fils rejeté par les hommes

39 Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.

40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?

41 Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.

42 Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux?

43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

44 Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse aux principaux sacrificateurs et aux anciens du peuple juif dans le Temple, c’est-à-dire aux plus hautes autorités religieuses juives. Ce sont eux qui, au verset 23, lui demandent : « Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? », faisant référence à ses actions, telles que ses guérisons et ses enseignements.

Matthieu 21:23

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

3-  Le contexte :

Qui planta une vigne et que représente cette vigne ? Cette image de la vigne a un lien évident avec le chapitre d’Ésaïe 5, où la vigne symbolise la nation d’Israël. La parabole étudiée est très allégorique. Le vigneron représente Dieu, le Père. Les serviteurs représentent les prophètes, le fils représente le Messie, et les vignerons symbolisent les dirigeants religieux d’Israël. Il est important de noter que dans chacune des paraboles de ce chapitre, il y a un fils, mais avec des significations différentes.

Ésaïe 5:1-7

1 Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile.

Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux; Il bâtit une tour au milieu d’elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais.

Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne!

Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n’aie pas fait pour elle? Pourquoi, quand j’ai espéré qu’elle produirait de bons raisins, En a-t-elle produit de mauvais?

Je vous dirai maintenant Ce que je vais faire à ma vigne. J’en arracherai la haie, pour qu’elle soit broutée; J’en abattrai la clôture, pour qu’elle soit foulée aux pieds.

Je la réduirai en ruine; elle ne sera plus taillée, ni cultivée; Les ronces et les épines y croîtront; Et je donnerai mes ordres aux nuées, Afin qu’elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle.

La vigne de l’Éternel des armées, c’est la maison d’Israël, Et les hommes de Juda, c’est le plant qu’il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé! De la justice, et voici des cris de détresse!

Si nous revenons au début du chapitre 21 de l’Évangile de Matthieu, Jésus entre triomphalement dans Jérusalem et se rend directement au Temple (v. 8-11), où il chasse ensuite les marchands (v. 12). Ces événements se déroulent durant la semaine qui précède sa crucifixion, connue comme la semaine de la Passion.

Jésus enseigne dans le Temple à seulement quelques jours de la Pâque. Comme mentionné précédemment en Matthieu 21:23, les autorités religieuses, les principaux sacrificateurs et les anciens, l’interrogent sur l’autorité avec laquelle il enseigne et agit.

Le figuier stérile

Profitons de ce passage pour expliquer la signification du figuier stérile, qui offre un éclairage sur les personnes et sert d’avertissement sérieux.

Matthieu 21:19-20 (Marc 11:20-21)

19 Voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha; mais il n’y trouva que des feuilles, et il lui dit: Que jamais fruit ne naisse de toi! Et à l’instant le figuier sécha.

20 Les disciples, qui virent cela, furent étonnés, et dirent: Comment ce figuier est-il devenu sec en un instant?

Ce figuier avait des feuilles, une belle apparence, mais ne portait aucun fruit. Cet arbre symbolise les personnes religieuses qui en apparence, semblent spirituellement actives mais qui sont stériles intérieurement. Aujourd’hui, les fruits que nous sommes appelés à porter ne sont pas des œuvres de propre justice, mais des actions guidées par l’Esprit. Comme il est dit dans l’Évangile de Jean, le sarment qui ne porte pas de fruit sera retranché.

L’histoire telle qu’elle est :

Le propriétaire de la vigne n’est pas seulement son maître, mais il en est aussi son créateur et il prend soin de la protéger en l’entourant d’une haie pour qu’elle ne soit ni piétinée, ni volée, ni dévorée par les animaux. Il creuse un pressoir et construit une tour pour veiller sur celle-ci. Rien ne manque. C’est exactement ce type de propriété que l’on aurait pu voir à l’époque de Jésus.

Le propriétaire loue la vigne à des vignerons en établissant un contrat stipulant qu’ils doivent lui remettre un pourcentage de la récolte. Cependant, ces vignerons refusent de rendre au propriétaire ce qui lui est dû. Ils tuent les premiers serviteurs qui viennent à eux, puis les suivants, et finissent par assassiner le propre fils du propriétaire.

Aujourd’hui, nous dirions que cela fait partie des faits divers. Cependant cette parabole révèle bien plus. Elle parle de l’injustice et du rejet du véritable propriétaire, en l’occurrence de Dieu lui-même, par ceux qui refusent de reconnaître son autorité.

4-  Explication de la parabole

Cette parabole doit être rapprochée du Psaume 80 et d’Ésaïe 5, à lire dans leur contexte. Elle raconte l’histoire d’Israël, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à l’époque de Jésus.

  • Le maître de la vigne représente Dieu.
  • La vigne symbolise Israël. Dieu a planté son peuple en Terre promise, en prenant soin de lui avec bienveillance et en le protégeant des nations voisines. Il a confié la vigne aux autorités religieuses qui sont les descendants d’Aaron.
  • Les serviteurs sont les prophètes que Dieu a envoyés pour appeler Israël à la repentance. Ces prophètes furent persécutés et tués. Comme le rappelle Hébreux 11:37 :
    « Ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités. »
  • Le fils est Jésus.
    Tandis que les serviteurs avaient l’autorité déléguée par le maître, le fils possédait une autorité supérieure et naturelle à eux, en tant qu’héritier. L’envoi répété des serviteurs, puis du fils, démontre la patience de Dieu, qui espérait voir ces méchants vignerons se repentir de leurs mauvaises actions.

Jésus souligne ici cette patience divine et reproche aux autorités religieuses leur héritage spirituel corrompu. Comme il le dit dans :

Matthieu 23:31

31 Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes.

Dans cette parabole, Jésus annonce que ces mêmes autorités vont le tuer :

Matthieu 21:39

39 Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.

Remarquez que Jésus fut exécuté hors de Jérusalem, symbolisant son rejet par le peuple.

L’explication :

Jésus ne donne pas lui-même l’explication de la parabole. Cependant, ses auditeurs, les autorités religieuses, comprennent clairement qu’il parle d’eux à travers l’image des méchants vignerons. Ils en arrivent même à prononcer leur propre condamnation.

Matthieu 21:40-41

40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?

41 Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.

Par leurs propres paroles, ils se condamnent. Jésus poursuit alors cite aux versets 42 à 44, le Psaumes 118:22-23), et les responsables comprennent alors parfaitement qu’il parle d’eux.

Matthieu 21:45-46

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

46 et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu’elle le tenait pour un prophète.

À quel passage de l’Ancien Testament cela fait-il penser ? A celui du livre de Daniel.

Daniel 2:34

34 Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces.

Le message principal :

Les autorités religieuses, au lieu de guider le peuple de Dieu pour sa gloire, s’approprient ce peuple à des fins personnelles. Cela était vrai des autorités juives du temps de Jésus, mais ce constat s’applique également aujourd’hui à certaines autorités religieuses qui se réclament du christianisme. Plutôt que de porter du fruit pour Dieu, elles cherchent à « capter l’héritage » spirituel pour leur propre avantage. Mais quel est ce fruit attendu ?

Jean Baptiste nous explique dans Matthieu 3:7-8

Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

Le fruit commence par la repentance, par laquelle les personnes deviennent membres du peuple de Dieu, échappant ainsi à la colère divine à venir.

La conséquence :

Porter du fruit pour Dieu débute avec notre propre repentance. Ce processus se poursuit par l’application pratique de la Parole, comme Jésus l’enseigne en.

Matthieu 28:19-20 :

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Il ne s’agit pas simplement d’aller prêcher dans les rues, de faire prier une personne et de lui dire qu’elle est désormais enfant de Dieu. C’est la pire des choses que de donner cette fausse assurance sans véritable fondement. Qu’est ce que Jésus demande ? De faire des disciples, de les baptiser, et de leur enseigner à observer les commandements de Jésus.

Prenons le temps de nous poser, de prier, et de rechercher la direction du Saint-Esprit. Être rempli du Saint-Esprit ne se proclame pas seulement par des paroles, mais se démontre par nos actions, qui révèlent si oui ou non, nous sommes véritablement conduits par l’Esprit.

5- La leçon à retenir 

Produire du fruit pour le chrétien peut être compris de plusieurs manières. Tout d’abord, il s’agit de produire un fruit digne de la repentance (justification) et ensuite de manifester le fruit de l’Esprit (sanctification) en accomplissant des œuvres motivées par la foi.

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

La sanctification, en tant qu’œuvre, est réalisée sous la direction du Saint-Esprit. En effet, comme nous le rappelle :

1 Corinthiens 3:12

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

Ce n’est pas nous qui touchons les cœurs et convertissons les personnes, c’est l’œuvre du Saint-Esprit ! Nous ne sommes que des instruments entre les mains de Dieu.

Une véritable conversion débute par la repentance. Il est difficile d’imaginer une personne dans la rue, confesser ses péchés de manière authentique. Il est nécessaire qu’elle soit dirigée vers une véritable église où elle pourra entamer un processus complet de conversion. Comme Jésus le dit dans:

Matthieu 15:13-14

13 Il répondit: Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.

14 Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

Trop de personnes se disent chrétiennes et se lancent dans l’évangélisation, et ce sans vraiment comprendre ce qu’elles font. Il est essentiel de ne pas se contenter de gestes et d’actions superficielles. Prions davantage et cherchons la direction du Saint-Esprit. Il vaut mieux conduire une seule personne à un salut véritable que de semer de fausses assurances en enseignant incorrectement, laissant croire à des individus qu’ils sont sauvés alors qu’ils ne le sont pas.

C’est l’une des plus grandes tragédies, et malheureusement, bon nombre de personnes dans nos églises se trouvent dans cette situation.

Mise en pratique de la parabole :

Aujourd’hui, cette parabole nous appelle à vivre en soumission à l’autorité de Christ, en rejetant les enseignements et les structures qui ne sont pas fondés sur la Bible. Elle nous exhorte à produire des fruits dignes de la repentance, en vivant selon l’Esprit et en partageant l’Évangile avec ceux qui en ont besoin.

Galates chapitre 5 – Étude Biblique

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Dans ce chapitre 5 de Galates, Paul met l’accent sur l’application concrète de la justification par la grâce, obtenue non par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ. Il souligne que la véritable piété, la vie chrétienne authentique, ne résulte pas d’une simple observance de règles et de pratiques extérieures, mais d’une transformation profonde et intérieure du cœur, opérée par le Saint-Esprit.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 6

Galates chapitre 5 : vivre selon l’Esprit et la liberté chrétienne

Cette transformation, fruit de la foi, produit une vie de liberté spirituelle, où le croyant n’est plus esclave des exigences légales, mais vit dans la liberté que Christ a rendue possible. Paul enseigne que la loi ne peut ni sauver ni sanctifier. A contrario, c’est la grâce reçue par la foi, qui nous justifie et nous rend capables de mener une vie conforme à la volonté de Dieu.

La liberté chrétienne n’est cependant pas une excuse pour vivre dans le péché ou dans l’égoïsme. Paul insiste sur le fait que cette liberté doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres. La transformation intérieure produit des fruits visibles, comme l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi, fruits de l’Esprit énumérés aux versets de Galates 5:22-23.

Ainsi, la vie chrétienne est un cheminement qui commence par la justification par la foi et qui se manifeste dans une vie de liberté, d’amour et de service, en opposition totale à la religiosité fondée sur les œuvres et les rites externes.

1 – Par Jésus-Christ nous recevons la grâce qui nous libère de la loi

Dans le chapitre 4 de l’épître aux Galates, l’apôtre Paul a établi une distinction claire entre le fils de l’esclave et celui de la femme libre. Son objectif est de montrer que revenir à l’observance de la loi, c’est choisir de se soumettre à nouveau à l’esclavage spirituel. Ainsi, il affirme avec force :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Cette déclaration met l’accent sur le fait que Christ nous a libérés pour vivre dans la liberté. Mais de quoi exactement nous a-t-il libérés ? Paul répond à cette question en rappelant que nous avons été affranchis de la malédiction de la loi :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette liberté, que Christ nous a acquise au prix de sa propre vie, nous affranchit du fardeau de la loi, mais elle n’est pas sans responsabilité. La question qui se pose alors est : comment devons-nous vivre cette liberté ? Si Christ nous a affranchis, ne devrions-nous pas adopter une attitude digne de Lui, en honorant Celui qui nous a libérés et en reconnaissant le prix qu’Il a payé pour cette liberté ?

Paul aborde dans Galates 5 deux dérives possibles concernant la liberté chrétienne :

  1. La perversion légaliste (versets 1 à 12) : Certains déforment la liberté en la subordonnant aux œuvres de la loi, cherchant à obtenir le salut par leurs propres mérites. Paul exhorte ici les croyants à ne pas se laisser piéger par un retour au légalisme, qui fait perdre de vue la grâce.
  2. La perversion antinomique (versets 13 à 15) : D’autres utilisent la liberté comme un prétexte pour céder à la chair et commettre le péché. Paul avertit que la liberté chrétienne n’est pas une licence pour l’immoralité, mais qu’elle doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres.

En conclusion, la véritable liberté en Christ est bien plus grande que la simple libération des contraintes légales : elle nous libère du péché et de la malédiction de la loi, mais elle s’accompagne aussi d’une responsabilité. Elle nous appelle à résister à ceux qui voudraient nous ramener à la loi, et à vivre fermement dans la grâce, en suivant le chemin tracé par Jésus, en clair en marchant sur le chemin étroit et resserré de la sanctification dont il est question en Matthieu 7:15

2 – Galates 5:2-12 – La vie d’un croyant justifié par la foi

Ce passage peut être mis en parallèle avec d’autres sections de l’épître aux Galates, notamment Galates 1:6-9; 2:3-5; 3:1-7 et 4:1-11, dans lesquelles Paul aborde le même thème : la justification par la foi et non par la loi.

Galates 5:2-4

Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien.

Et j’affirme encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière.

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

Paul commence par une déclaration forte, en utilisant une forme d’autorité directe : « Voici, moi Paul, je vous dis que… » Il adresse cette parole aux Galates qui se laissent influencer par ceux qui tentent de les ramener à la pratique du judaïsme. Son message est clair : si l’on cherche à être justifié par les œuvres de la loi, et en particulier par la circoncision, alors on se détourne de la grâce de Christ. Il est impossible de chercher la justification dans la loi et en même temps de profiter du salut offert par Jésus. Le verset 4 est particulièrement percutant : chercher la justification par la loi, c’est se couper de la grâce, parce que cela signifie s’appuyer sur ses propres œuvres au lieu d’avoir la foi en Christ.

Galates 5:5-6

Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice.

Car, en Jésus Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par l’amour.

Dans ce texte, Paul pose une distinction fondamentale. En effet, ce n’est pas la circoncision ni toute autre œuvre externe qui compte, mais la foi qui se manifeste par l’amour. La véritable foi en Jésus-Christ nous pousse à agir, non pas en faisant des efforts humains, mais sous l’influence de l’Esprit. La mention de l’« espérance de la justice » montre que la justification ne se résume pas à un événement passé, mais qu’elle inclut aussi une attente future, celle de la plénitude du salut lors de la venue du Christ. Cette « espérance » fait écho à une réalité à la fois déjà accomplie, mais aussi en cours et encore à venir. Les croyants sont sauvés, sont en train de l’être, et le seront pleinement à la fin des temps.

Le verset 6 réaffirme que la justification s’opère par la foi en Jésus et non par les œuvres de la loi. La foi, animée par l’amour, doit être le moteur de notre vie chrétienne.

Galates 5:7-12

Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité?

Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle.

Un peu de levain fait lever toute la pâte.

10 J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera la peine.

11 Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu !

12 Puissent-ils être retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous !

Dans ces versets, Paul exprime son étonnement et sa déception en disant : « Vous couriez bien », c’est-à-dire vous avez bien commencé dans la foi, mais quelque chose vous a détournés de la vérité. Il souligne qu’une telle déviation ne vient pas de Dieu, car celui qui les appelle dans la grâce, ne pousse pas vers la loi. L’image du « levain » montre combien une petite erreur peut contaminer toute la vie chrétienne. Ce détour vers la loi, même si minime soit-il, corrompt la pureté de l’Évangile.

Pourquoi alors la persécution ?

Paul, en affirmant qu’il n’enseigne plus la circoncision, pose une question décisive : si tel était son enseignement, pourquoi serait-il persécuté ? Il met en lumière le fait que le scandale de la croix réside dans le rejet de l’autojustification par la loi et l’affirmation que seul Jésus-Christ est le salut. La croix de Christ est un affront à toute tentative de salut par les œuvres humaines.

Enfin, Paul exprime le vœu que ceux qui perturbent les Galates soient « retranchés ». Cette expression pourrait faire référence à une excommunication ou à une exclusion sévère de ceux-ci, indiquant la gravité de l’impact de leurs enseignements erronés sur la communauté.

Le « qui » des versets 7 et 10 fait probablement référence à une personne ou un groupe spécifique qui a influencé les Galates, tandis que le « ils » du verset 12 pourrait désigner les leaders judaïsant qui semaient la confusion parmi les croyants. Cette mention montre que, derrière l’influence de certains individus, il y avait un effort collectif pour détourner les croyants du message pur de l’Évangile.

3 – Galates 5:13-15 – Appelés à la liberté

Galates 5:13-14

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Paul adresse aussi ici un avertissement solennel contre la dérive de l’hyper-grâce, où certains pourraient croire que la liberté chrétienne justifie toute forme de conduite, même pécheresse. Il nous rappelle que la liberté en Christ n’est pas une licence pour vivre selon les désirs de la chair, mais un appel à l’amour et au service mutuel. La véritable liberté en Christ s’exprime par un amour qui se manifeste concrètement par le service envers les autres. Il nous enseigne que l’essence de la loi divine réside dans un principe fondamental : aimer son prochain comme soi-même.

Cette vérité fondamentale est aussi exprimée dans d’autres passages des Écritures :

Romains 13:8

Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.

 Jacques 2:8

Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.

Ces passages de la Parole de Dieu rappellent la parabole du bon Samaritain, où Jésus élargit notre compréhension du « prochain » qui va bien au-delà de nos relations immédiates.

Luc 10:29 

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?

Notre prochain n’est pas seulement celui que nous choisissons ; il s’agit de quiconque est dans le besoin, celui que nous croisons sur notre chemin.

Galates 5:15

15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres.

Dans ce verset, Paul met en garde contre les divisions et les conflits au sein de la communauté. Il utilise l’image des bêtes sauvages qui se dévorent mutuellement pour illustrer la gravité des disputes et des querelles entre croyants. Si les chrétiens se laissent emporter par des divisions internes, cela peut mener à une destruction spirituelle mutuelle. Cette image montre au combien les divisions peuvent être destructrices, et souligne l’importance de l’unité et de l’amour fraternel dans la vie de l’Église.

Paul invite donc les croyants à exercer leur liberté de manière responsable et édifiante, en s’élevant au-dessus des tentations de la chair et en vivant selon l’Esprit, dans l’amour et le service mutuel.

4 – Galates 5:16 – La marche par l’Esprit et non par la chair

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ce verset nous invite à une transformation radicale. L’opposition entre la chair et l’Esprit est au cœur du combat spirituel. Le charnel se confronte au spirituel, l’orgueil à l’humilité, et l’égoïsme au service des autres. Ce conflit, qui se déroule à l’intérieur de chacun de nous, est une réalité quotidienne pour le croyant.

Autrefois, nous étions guidés par les désirs de la chair, résistants à l’action du Saint Esprit. Cependant, le passage nous appelle à un renversement : résister à la chair et s’abandonner pleinement au Saint Esprit. L’expression « marchez selon l’Esprit » porte une signification profonde. Ce n’est pas simplement un appel à être sauvés, mais un appel à vivre une vie de transformation progressive, pour être de plus en plus semblables à Jésus-Christ.

Cela ne peut se réaliser que par la puissance du Saint-Esprit, l’Esprit de Jésus, qui nous équipe et nous dirige. Ce n’est pas par nos propres efforts ou en nous appuyant sur la loi, mais par l’action vivifiante de l’Esprit en nous que nous pouvons vaincre les désirs de la chair et vivre une vie qui honore Dieu.

5 – Galates 5:17-25 – L’Esprit donne la victoire sur le péché

Galates 5:17-21

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18 Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,

21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Galates 5:22 – La vie selon l’Esprit

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

L’utilisation du singulier « le fruit de l’Esprit » dans ce verset, bien qu’il soit suivi de neuf caractéristiques, peut apparaître curieux. Pourquoi n’est il pas dit « les fruits » au lieu de « le fruit ». Ce choix du singulier doit être compris comme faisant référence à l’amour, qui se manifeste sous différentes formes. Chaque aspect de ce fruit révèle une dimension particulière de l’amour divin qui doit se traduire concrètement dans nos vies.

Le fruit de l’Esprit se manifeste surtout dans nos relations avec notre prochain. Il représente les huit aspects essentiels de l’amour « agape » (l’amour divin), qui viennent de Dieu et sont rendus possibles grâce et uniquement par l’action du Saint-Esprit :

La joie est l’amour rayonnant — se réjouir indépendamment des circonstances (Romains 14:17 ; 1 Thessaloniciens 5:16 ; Jude 24).

La paix est l’amour serein — elle engendre la paix intérieure et extérieure, manifestée par la tranquillité dans nos rapports avec les autres (Romains 5:1 ; Philippiens 4:7).

La patience est l’amour persévérant — elle incarne la capacité d’endurer avec sérénité (Éphésiens 4:2-3).

La bonté est l’amour bienveillant — une bonté de cœur désintéressée (1 Corinthiens 13:4 ; Éphésiens 5:9).

La bienveillance est l’amour attentionné — une disposition à faire le bien (Galates 6:10).

La fidélité est l’amour fiable — la constance et la loyauté dans nos engagements (1 Corinthiens 4:2 ; Philippiens 4:3).

La douceur est l’amour humble — la grâce et la tendresse dans nos attitudes (2 Corinthiens 10:1 ; Éphésiens 4:2 ; Philippiens 4:5).

La maîtrise de soi est l’amour maîtrisé — l’autodiscipline qui reflète la maturité spirituelle et la ressemblance à Christ (Tite 1:8 ; 2 Pierre 1:6).

L’Esprit nous est accordé par Dieu

Les différentes composantes du fruit de l’Esprit ne peuvent être pleinement vécues que si Dieu les met en nous par la puissance de Son Esprit. Cela ne s’acquiert pas par en faisant des efforts humains, mais par la transformation opérée par l’Esprit Saint. Le fruit de l’Esprit est l’antithèse des œuvres de la chair. Aussi, sommes nous exhortés à crucifier la chair pour permettre à l’Esprit de produire ces vertus en nous. Ce fruit de l’esprit n’est pas seulement un ensemble de bonnes actions, mais révèle une réalité spirituelle se manifestant par une vie profondément transformée et alignée sur la volonté de Dieu.

Galates 5:23-26

23 la loi n’est pas contre ces choses.

24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

Le verset 23 rappelle une vérité fondamentale : « La loi n’est pas contre ces choses ». En effet, les vertus du fruit de l’Esprit, telles que l’amour, la paix, la patience, etc…, sont en totale harmonie avec la loi de Dieu. En vivant selon ces principes spirituels, nous accomplissons la loi dans sa vérité profonde, celle de l’amour envers notre prochain (Galates 5:14). Par contre, la chair, par ses désirs et ses passions, engendre les œuvres du péché mentionnées dans les versets 19 à 21 (impudicité, impureté, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table…), qui sont en opposition avec la volonté divine.

Le verset 24, où il est dit que « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs », fait référence à une union avec Christ, un concept que Paul développe aussi dans Galates 2:20 et 6:14. Cette crucifixion de la chair implique une décision volontaire de renoncer aux passions et aux désirs du péché, en choisissant de vivre selon l’Esprit. Cette démarche est un processus constant de sanctification et de soumission à Dieu.

Dans Galates 5:25 :

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

Paul nous exhorte à faire plus que simplement vivre par l’Esprit. Nous devons aussi marcher, c’est-à-dire nous laisser guider quotidiennement par l’Esprit. Cela signifie aligner notre conduite avec Sa direction et Ses enseignements. Cette invitation à marcher selon l’Esprit se fait en parallèle avec le verset 5:16, où il nous est dit que

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Cependant, le verset 25 est au conditionnel, ce qui signifie que le fait de ne pas marcher selon l’Esprit indique en réalité que nous ne vivons pas pleinement par l’Esprit.

Cela soulève une question essentielle pour nous : marchons-nous réellement selon l’Esprit dans notre vie quotidienne ? Notre conduite reflète-t-elle la direction divine, ou laissons-nous encore la chair prendre le dessus ?

Enfin, Paul met en garde contre la vanité et les rivalités qui peuvent naître parmi les croyants, comme il le montre dans le verset 26 : « Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres ». Ces comportements sont l’antithèse de l’œuvre de l’Esprit. Au contraire, nous sommes appelés à vivre dans l’humilité, à nous encourager mutuellement, et à manifester l’amour agape dans nos relations.

La Parabole des deux fils de Matthieu 21:28-32

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La parabole des deux fils, rapportée dans Matthieu 21:28-32, met en lumière la différence qu’il y a entre les paroles et les actes. Jésus montre comment la véritable obéissance à Dieu ne réside pas dans les promesses vides, mais dans la repentance sincère et l’action. À travers cette parabole, le Seigneur défie les autorités religieuses de son époque et nous invite à un examen profond en ce qui concerne notre propre soumission.

La parabole des deux fils de Matthieu 21:28-32

1 – Introduction

En Matthieu 21:1-27, Jésus monté sur un âne, entre triomphalement à Jérusalem, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 9:9. Il purifie le Temple en chassant les marchands, affirmant que la maison de Dieu est un lieu de prière. Il va alors se trouver confronté à l’opposition des autorités religieuses qui le questionnent sur son autorité. C’est dans ce contexte de défiance et d’opposition que Jésus expose la parabole des deux fils qui illustre ce qu’est la vraie soumission à Dieu.

La parabole des deux fils de Matthieu 21:28-32

28 Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.

29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.

30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.

31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

L’enseignement de Jésus s’adresse à la foule, mais principalement aux responsables religieux qui sont les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple qui doutaient de son autorité. Le message de Jésus invite chacun à faire une introspection et à se poser la question « En quoi cet enseignement peut-il m’affecter personnellement ? »

L’autorité de Jésus n’est pas simplement un trait de caractère, mais un pouvoir qui lui a été donné par Dieu et qui s’est manifesté à travers ses miracles, ses enseignements et sa purification du Temple (Matthieu 21:12-13).

L’autorité de Jésus se manifestait par :

  • Les miracles qu’il accomplissait
  • Les enseignements qu’il donnait
  • Et ici, il vient de chasser les vendeurs du Temple (purification du Temple)

3-  Le contexte :

Matthieu 21:1-17

1 Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux disciples,

en leur disant: Allez au village qui est devant vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle; détachez-les, et amenez-les-moi.

Si, quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller.

Or, ceci arriva afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète:

Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d’une ânesse.

Les disciples allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné.

Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs vêtements, et le firent asseoir dessus.

La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin; d’autres coupèrent des branches d’arbres, et en jonchèrent la route.

Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!

10 Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et l’on disait: Qui est celui-ci?

11 La foule répondait: C’est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée.

Jésus chasse les marchands du Temple

12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

13 Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.

14 Des aveugles et des boiteux s’approchèrent de lui dans le temple. Et il les guérit.

Avec son entrée triomphale à Jérusalem relaté en Matthieu 21:5, Jésus accomplit la prophétie de Zacharie 9:9, et se révèle ouvertement comme le Messie. Il chasse les marchands du Temple, purifiant ainsi la maison de Dieu et guérit les malades. Ce geste prophétique de chasser les marchands du Temple souligne l’importance de la pureté du cœur et de l’obéissance à la volonté divine.

Matthieu 21:5 en référence à Zacharie 9:9

Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d’une ânesse.

Sois transportée d’allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse. 

Matthieu 21:23

Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

La simple question que les anciens du temple et les principaux sacrificateurs posent à Jésus concernant son autorité, montre qu’ils lui contestent son autorité. Jésus alors leur retourne une question :

Matthieu 21:24-25

24 Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

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4-  Explication de la parabole

Pour un ordre donné par Dieu d’accomplir une tâche, il existe quatre possibilités de réponse qui sont :

1- « Je veux bien et je fais » : soumission totale et obéissance.

2- « Je veux bien mais je ne fais pas » : soumission apparente, mais désobéissance

3- « Je ne veux pas mais je fais » : désobéissance apparente, mais obéissance sincère.

4- « Je ne veux pas et je ne fais pas » : rébellion.

Il faut préciser ici que l’obéissance ne se limite pas à faire ce qui est demandé. Elle implique aussi une attitude de soumission et de repentir, comme le montre le premier fils, qui se repent et obéit.

 Le premier des fils :

29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.

Ce fils représente tous ceux qui se repentent de leur incrédulité et de leur désobéissance initiales.

Le second fils :

30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.

Ce fils se soumets parce qu’il reconnait l’autorité. Cependant il n’obéit pas. Il représente toute personne qui prétend être soumise à la Parole de Dieu mais qui, en réalité est incroyante; désobéissante et qui est dotée d’un esprit rebelle.

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5 –   Le message principal :

Jésus remet en question l’attitude des autorités religieuses qui, en apparence obéissent à la loi, mais qui en réalité restent éloignées de la véritable repentance et de la soumission à Dieu. Matthieu 21:31 souligne que ceux qui, comme les publicains et les prostituées, se repentent sincèrement, entreront dans le royaume de Dieu, à l’inverse des religieux imbus de leur propre justice.

Matthieu 21:31

31 Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

La question du baptême de Jean est entièrement en filigrane de cette parabole.

Matthieu 21:25

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

Et souvenons-nous de ce qui est dit en :

Matthieu 21:31

31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

Pourquoi les publicains et les prostituées les devanceront ? A cause de leur repentance !

Luc 7:29-30

29 Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean;

30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

Voyez la conclusion de Jésus en:

Matthieu 21:32

32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Les responsables, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple, ne se sont pas soumis à Dieu en ne se faisant pas baptiser par Jean.

Dans les faits, ils obéissent en apparence aux lois de Dieu (règles du Temple) mais ils le font sans joie, de façon religieuse, quand des gens de mauvaise vie acceptent les paroles de Jésus et s’y soumettent, alors qu’ils ne menaient pas une vie d’obéissance.

Nous avons dans la nature humaine les quatre cas évoqués précédemment: la personne qui se soumet et qui obéit, la personne qui se rebelle et qui n’obéit pas, la personne qui se soumet mais qui n’obéit pas, et la personne rebelle qui se repent et obéit.

Prétendre faire la volonté de Dieu, mais ne pas la faire, est purement hypocrite. C’est le cas typique de l’homme religieux qui veille seulement à paraître bien aux yeux des autres.

Le mot clé qui peut paraître surprenant dans cette parabole, est le mot : repentance.

6- La leçon à retenir 

Il convient de ne pas se faire d’illusion sur les assemblées chrétiennes qui sont constituées des différents types de personnes.

A chaque fois, Jésus nous place devant notre responsabilité personnelle d’obéir ou non, la vraie obéissance n’étant pas dans les paroles mais dans les actes. Jésus veut que nous soyons soumis et obéissants.

L’autorité de Jésus est mise à l’épreuve encore aujourd’hui au travers de sa Parole. Sommes-nous vraiment soumis à sa Parole et obéissons-nous ?

2 Timothée 3:16

16 Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,

Mettre en doute la Parole, la contester revient à contester l’autorité de Jésus. L’acte de repentance est extrêmement important car il est la porte de la justification par Dieu.

Qui que nous soyons, la responsabilité personnelle est fondamentale face à Dieu. La véritable obéissance à Dieu n’est pas simplement un acte extérieur, mais un changement intérieur, une soumission sincère. Les enseignements de Jésus nous appellent à ne pas seulement suivre des règles, mais à cultiver une attitude de repentance. En réfléchissant à notre propre vie, nous devons nous demander : sommes-nous réellement soumis à l’autorité divine, ou ne faisons-nous que respecter les apparences ? La repentance est la clé de cette soumission et de cette obéissance.

7 – Mise en pratique de la Parabole

La leçon de cette parabole est claire : Dieu ne se contente pas de nos paroles, mais recherche un cœur repentant et obéissant. Prenons un moment pour examiner nos actions et nos motivations. Repentons-nous sincèrement de nos échecs et engageons-nous à suivre pleinement la volonté de Dieu. Que notre soumission ne soit pas une simple formalité, mais un acte profond et transformateur, en réponse à l’appel de Jésus à vivre selon ses commandements.

Gardons en mémoire :

Jean 15:14

14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.

Que retenir des épîtres de Romains, Galates, Hébreux

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Que retenir des épîtres de Romains, Galates et Hébreux ? L’étude des épîtres de Romains, Galates et Hébreux est essentielle pour comprendre la doctrine chrétienne fondamentale et nourrir la vie spirituelle. Ces lettres, riches en enseignements théologiques, nous révèlent la puissance de la grâce, la liberté en Christ et l’appel à une foi vivante. À travers elles, le chrétien trouve des clés pour affermir sa marche avec Dieu.

Étude biblique suivante : chapitre

Que retenir de ces études sur ces trois épîtres

A – Que retenir de l’Épître aux Romains

1 – La Justice de Dieu révélée

Dans l’Épître aux Romains, Paul expose le plan de salut de Dieu, en soulignant que la justice de Dieu est révélée à travers l’Évangile. Tous les êtres humains sont pécheurs et se trouvent sous le jugement de Dieu, mais la justification est offerte gratuitement à ceux qui croient en Jésus-Christ. La justification par la foi est un thème central, et elle est accessible à tous, juifs et païens.

Référence : Romains 1:16-17, Romains 3:23-24

Que retenir de cette épître et à mémoriser :
  • Romains 3:23-24 (Justification par la grâce)
  • Romains 6:23 (Le salaire du péché et le don de Dieu)
  • Romains 8:1-2 (La liberté en Christ)

2 – La Sanctification et la Vie dans l’Esprit

Paul explique que, bien que nous soyons justifiés par la foi, la vie chrétienne ne s’arrête pas à la justification. Les croyants sont appelés à vivre une vie nouvelle en Christ, remplie de l’Esprit Saint, qui les aide à surmonter le péché et à vivre selon les standards de Dieu.

Référence : Romains 6:4-14, Romains 8:1-11

3 – L’Unité dans le Corps de Christ

Paul insiste sur l’unité des croyants en Christ, qu’ils soient juifs ou païens. L’Église, composée de nombreux membres, doit vivre en harmonie, en s’édifiant mutuellement et en se soutenant dans la foi. Les différences culturelles ne doivent pas créer de divisions.

Référence : Romains 12:4-5, Romains 15:5-7

B : Que retenir de l’Épître aux Galates

1 -La Justification par la foi seule

L’Épître aux Galates se concentre sur la justification par la foi seule, une vérité que Paul défend fermement contre les judaïsant, qui insistaient sur la nécessité d’observer la loi pour être sauvé. Paul rappelle que la loi ne justifie personne, mais c’est par la foi en Jésus-Christ que l’homme est justifié.

Référence : Galates 2:15-16, Galates 3:24-25

2 -La Liberté chrétienne

Les croyants sont appelés à vivre dans la liberté que Jésus-Christ leur a donnée. Cette liberté n’est pas une licence pour pécher, mais une liberté de servir Dieu et les autres dans l’amour. Paul exhorte les chrétiens à ne pas se laisser asservir par les œuvres de la loi, mais à marcher selon l’Esprit.

Référence : Galates 5:1, Galates 5:13-14

3 – L’Esprit contre la chair

L’un des grands enseignements de cette épître est la lutte entre la chair et l’Esprit. Les croyants sont appelés à vivre sous la conduite de l’Esprit, ce qui produit les fruits de l’Esprit, tandis que les œuvres de la chair sont source de corruption et de destruction.

Référence : Galates 5:16-26

Que retenir de cette épître et à mémoriser :
  • Galates 2:16 (Justification par la foi)
  • Galates 3:10 (La malédiction de la loi)
  • Galates 5:1 (Liberté en Christ)

C: Que retenir de l’Épître aux Hébreux

1 – La Supériorité de Jésus-Christ

L’Épître aux Hébreux met en lumière la supériorité de Jésus-Christ par rapport aux anges, à Moïse, et au sacerdoce lévitique. Jésus est présenté comme le Fils de Dieu, le Créateur et le Sauveur qui a accompli une œuvre de rédemption infiniment plus grande que tout ce qui avait précédé dans l’Ancien Testament. Il est à la fois le souverain prêtre et le sacrifice parfait pour les péchés de l’humanité.

Référence : Hébreux 1:1-3, Hébreux 7:23-28

2 – La Nouvelle Alliance et son caractère supérieur

La Nouvelle Alliance, fondée sur le sacrifice de Jésus, est décrite comme supérieure à l’ancienne alliance, car elle offre un accès direct à Dieu et transforme les cœurs des croyants par le Saint-Esprit. Ce n’est plus une relation fondée sur des rites extérieurs, mais sur une transformation intérieure par la foi.

Référence : Hébreux 8:6-13, Hébreux 10:1-18

3 – La foi et la persévérance dans l’épreuve

L’auteur encourage les chrétiens à persévérer dans la foi, en prenant exemple sur les héros de la foi de l’Ancien Testament, qui ont vécu selon la promesse de Dieu malgré les difficultés. La foi en Christ est la clé pour surmonter les épreuves de la vie chrétienne.

Référence : Hébreux 11:1-40, Hébreux 12:1-2

Que retenir de cette épître et à mémoriser :
  • Hébreux 9:12-14 (Le sacrifice parfait de Christ)
  • Hébreux 12:1-2 (Persévérer dans la foi)
  • Hébreux 10:10 (Le sacrifice unique de Christ)
  • Hébreux 12:14 (La nécessité de la sanctification )

D: Conseils pour la Vie Chrétienne

1- Vivre selon la foi en Christ

Les trois épîtres nous rappellent que la foi en Jésus-Christ est au cœur de la vie chrétienne. La justification par la foi seule est un principe fondamental, et il est essentiel de se reposer sur ce sacrifice parfait pour le pardon des péchés. L’épître aux Romains et aux Galates insistent sur le fait que les croyants doivent se reposer sur la grâce de Dieu et non sur leurs propres efforts pour être justifiés.

Cette vérité libère les croyants du fardeau des règles religieuses et les appelle à une foi vivante en Jésus-Christ comme seul Sauveur.

Référence : Romains 3:28, Galates 2:16

2 – Persévérer dans la foi, même dans les épreuves

Les trois épîtres appellent les croyants à persévérer dans la foi. Dans les épreuves, dans les luttes contre le péché, il est essentiel de garder les yeux fixés sur Jésus, qui est le modèle de la foi chrétienne et notre force pour vivre cette marche (Hébreux 12:1-2, Romains 6:4-6).

Référence : Hébreux 12:1-2, Romains 6:4-6

3 – Vivre sous la conduite de l’Esprit Saint

La sanctification et la transformation chrétienne ne sont possibles que par l’action du Saint-Esprit. Tant dans l’Épître aux Romains que dans celle aux Galates, il est question de vivre selon l’Esprit, en rejetant les œuvres de la chair et en portant les fruits de l’Esprit. Cela implique une soumission quotidienne à la volonté de Dieu et un engagement à vivre dans l’amour et la paix.

Référence : Romains 8:5-9, Galates 5:22-23, Hébreux 12:14

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

4 – La liberté chrétienne dans l’amour et l’unité

Les épîtres aux Galates et aux Romains soulignent que la liberté en Christ signifie vivre selon l’Esprit et non selon la chair. Cette liberté ne nous permet pas de pécher, mais de vivre une vie nouvelle dans la grâce de Dieu, manifestant les fruits de l’Esprit (Galates 5:22-23, Romains 8:1-2). C’est une vie de sanctification, de renoncement au péché et de consécration à Dieu.

Référence : Galates 5:13,  Romains 8:1-2

En conclusion :

En résumé, ces trois épîtres nous enseignent que la vie chrétienne repose sur la foi en Jésus-Christ, le sacrifice parfait de Christ pour notre salut, et la liberté en Lui pour vivre une vie selon l’Esprit. La marche chrétienne est une vie de sanctification, de persévérance et de fruits spirituels, tout en restant centré sur l’œuvre parfaite de Jésus.

Ces épîtres soulignent l’importance de la grâce et de la foi, tout en appelant à une vie sainte, renouvelée et focalisée sur l’espérance en Christ.