Parabole de l’ami intercesseur – prière persévérante de Luc 11:5-10

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La parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 enseigne la puissance de la prière persévérante. Jésus utilise une situation du quotidien pour illustrer une vérité spirituelle profonde. Cette parabole nous interpelle sur notre relation à Dieu et nous pousse à la persévérance et au pardon dans la vie chrétienne.

Ceci est le rappel que les prières adressées à Dieu, sont faites pour répondre aux besoins des uns et des autres.

1 – L’enseignement

Luc 11:5-10

Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus avec cette parabole, répond à un de ses disciples qui lui demandait de leur apprendre à prier.

Luc 11:1

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Dans les premiers versets de ce chapitre, Jésus donne la structure de la prière à adresser au Père, puis partage une parabole. Avec celle-ci, Jésus veut former ceux qui le suivent, à prier avec foi, constance et persévérance. Son auditoire était composé de croyants désireux d’approfondir leur vie de prière. Ce détail change la compréhension que nous pourrions avoir. La parabole ne s’adresse pas à des non-croyants mais à ceux qui veulent marcher avec Dieu. Jésus leur montre que la prière n’est pas faite d’automatismes à répétition. Elle doit être avant tout relationnelle et persévérante.

Cette précision est essentielle parce que la prière enseignée ici, suppose qu’il y a un lien d’intimité entre celui qui prie et Dieu, ce lien se développant à travers la foi et la constance, malgré les apparences de silence. La foi est aussi le fait de croire que Dieu entend nos prières et de reconnaître qu’elles sont exhaussées quand nous sommes dans sa volonté.

3-  Le contexte :

Luc place cette parabole juste après l’enseignement du Notre Père, où Jésus parle de la prière comme d’un acte quotidien. Il faut savoir qu’en Israël à l’époque de Jésus, l’hospitalité était sacrée et que recevoir un invité sans nourriture était impensable.

Luc 11:1-4

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.

Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;

pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et ne nous induis pas en tentation.

Le pain de la parabole fait référence au pain quotidien de la prière. La prière exprime ainsi un besoin adressé à Dieu. Jésus utilise le contexte social et culturel de son époque pour souligner l’importance de l’hospitalité et pour donner à cette scène un sens spirituel fort. Il montre que Dieu n’est pas distant et qu’il répond à ceux qui persévèrent dans leur demande. Ce passage de l’Évangile de Luc relie la persévérance à la réponse divine.

4-  Explication de la parabole

L’histoire par elle-même est contenue en:

Luc 11:5-7

Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

Pour comprendre pleinement cette parabole, il est utile de s’y plonger. Cela implique d’examiner chacun des personnages et de ressentir leurs émotions. Dans cette parabole, Jésus encourage chaque personne de son auditoire à se projeter : ‘Si l’un de vous a un ami’. Le cadre nocturne de l’histoire, avec l’ami et sa famille déjà couchés, montre que le moment est le plus défavorable pour faire cette demande. Jésus illustre alors comment chacun réagirait, concluant que nous devons agir de même avec Dieu en priant.

La réaction du troisième ami est donnée en :

Luc 11:8

je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Jésus montre que même sans une amitié étroite, cet ami aurait fini par répondre favorablement à la prière en raison de l’insistance, voire de l’importunité de la personne.

La conclusion de la parabole est donnée :

Luc 11:9-10

Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lorsque nous adressons nos prières à Dieu le Père, il est essentiel de le faire avec insistance et persévérance jusqu’à ce que la prière soit exaucée.

Ces versets 9 et 10 se retrouvent en Matthieu dans un autre contexte:

Marc 11:24

24 C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Cela veut dire qu’il faut prier jusqu’à l’exhaussement. Si nous ne croyons pas à l’exhaussement, pourquoi prier ? Le fait de ne pas continuer à prier jusqu’à l’exaucement montre un manque de foi manifeste.

5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Qui peut prétendre savoir prier. les disciples ont pu voir Jésus prier et désirer prier comme lui, en vérité, avec intensité sur les sujets qui se présentaient.

Dans cette parabole de l’ami intercesseur

Dans cette parabole, l’ami imprévu qui arrive, est l’image d’un besoin inattendu et urgent. Il est question ici de la prière d’intercession. A travers elle, nous n’exprimons pas un besoin personnel mais nous prenons à cœur le besoin d’une autre personne, comme il est dit en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

  1. L’ami dérangé dans sa maison représente Dieu dans la parabole — non pas par ressemblance, mais par contraste :
    • Dieu n’est pas agacé de nos prières.
    • Il ne dort pas. ( Psaumes 121:4)
    • Il répond avec bonté.
    • Mais Jésus utilise ici l’argument du « a fortiori » : si un homme finit par répondre par lassitude, combien plus Dieu, notre Père bienveillant, répondra-t-il avec amour à nos requêtes persévérantes !
Cette parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 encourage chacun à :

Prier avec persévérance. Ne pas abandonner après avoir fait une ou deux prières. Dieu honore ceux qui cherchent avec foi et ténacité.

Nous attendre à Dieu qui peut différer sa réponse, non par refus, mais pour affermir notre foi.

Nous approcher de Dieu avec audace, et ce non comme un mendiant craintif, mais comme un enfant qui sait que son Père est bon.

Être sensibles aux besoins des autres. L’homme de la parabole demande non pour lui, mais pour son visiteur. Intercédons aussi pour les autres !

Hébreux chapitre 6 : Croissance spirituelle et assurance du salut

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Hébreux chapitre 6 invite à tendre vers ce qui est parfait, pour des choses meilleures et favorables au salut en prenant appui sur l’exemple d’Abraham, et ce pour saisir l’espérance qui est proposée en Jésus.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 7

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Hébreux chapitre 6 – Étude biblique

1 – Hébreux chapitre 6 :1-8 : Avancer vers la perfection

Hébreux 6:1-3

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.

C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet.

Le « C’est pourquoi », fait suite à ce qui a été dit prédemment. L’auteur de cette épître veut amener ses lecteurs à une maturité spirituelle !

L’expression « Sans poser de nouveau le fondement« , leur rappelle qu’ils ont été enseignés probablement par lui-même sur les points qui suivent.

Les « éléments de la Parole » veut dire les principes élémentaires, ou enseignements élémentaires de la Parole de Christ qui devraient constituer les éléments de base de tout enseignement. Il est question de six éléments regroupés en trois paires :

1 – Le stade initial de l’obéissance à Christ : repentance des œuvres mortes et foi en Dieu, car les œuvres mortes s’opposent à la foi en Dieu.

2 – la vie de l’église : les baptêmes et l’imposition des mains.

3 – L’espérance chrétienne : la résurrection des morts et le jugement éternel

Cette liste peut paraître courte mais l’auteur cible les points pour ramener les personnes juives converties à Jésus tentées de retourner au judaïsme, montrant que le christianisme est la suite logique du judaïsme. Le Nouveau Testament en effet, est la réalisation de l’Ancien Testament.

Puisque le chrétien s’est repenti, le renoncement aux œuvres mortes correspond au renoncement aux œuvres de la loi. Ces règles n’étaient que l’ombre des choses à venir avec Jésus-Christ. (Hébreux 8:5 ; 10:1)

Jésus lui-même, associe la repentance et la foi :

Marc 1:15

15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Autre point : La foi en Dieu est le principe fondamental de la religion juive.

Habakuk 2:4

Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi.

Il faut se repentir de nos péchés mais il faut aussi se repentir des œuvres mortes qui sont les pratiques religieuses stériles. Ceci est confirmé en :

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

 Nous avons la purification et la foi en Dieu. Cependant en Christ, il ne s’agit pas de la purification des juifs qui étaient appelé à se purifier dans un mikvé à plusieurs reprises alors que le baptême a lieu une seul fois.. Rappelons-nous de l’épisode de :

Jean 13:9-10

Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

10 Jésus lui dit: Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.

La foi en Jésus-Christ est implicite avec la foi en Dieu.

Le mot grec ’’baptismos’’ est un pluriel ce qui sous-entend qu’il fait référence à plusieurs types de baptême. Il se traduit par les mots lavage, ablutions, baptêmes.

Pour rappel, chez les juifs, il y avait un bain de purification pour les femmes sortant de la période de menstruation notamment, et une purification après certaines maladies telles que la lèpre …

Pour ce qui est de l’imposition des mains, il s’agissait d’une pratique que nous retrouvons dans les Évangiles et qui se faisait dans l’Ancien Testament. Nous voyons l’imposition des mains sur un animal pour le transfert des péchés en Exode 29 et en Lévitique.

De même, Jacob posa ses mains sur les enfants de Joseph pour les bénir.

Genèse 48:12-19

14 Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né.

et Moïse posa ses mains sur Josué pour transmettre l’esprit de sagesse.

Deutéronome 34:9

9 Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse.

Avec le Nouveau Testament l’imposition des mains étaient plus réservée à la transmission du Saint-Esprit ou de dons par la main des apôtres.

En ce qui concerne la résurrection des morts et le jugement éternel, dans l’Ancien Testament il en est aussi question:

Ésaïe 26:9

19 Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! -Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante, Et la terre redonnera le jour aux ombres.

Et en Daniel 12:2

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

Et aussi en Job 19:25-27

25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

26 Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

27 Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre ; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.

Cette doctrine de la résurrection n’était pas partagée par tous puisqu’il y avait opposition à ce sujet entre les Sadducéens et les Pharisiens. Jésus précise que Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts.

Marc 12:27

27 Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur.

C’est aussi comprendre que seuls, ceux qui appartiennent à Dieu connaîtront la résurrection et que les autres iront en enfer.

Actes 4:2

mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts.

Quant au jugement éternel, il était une réalité pour les Juifs.

Genèse 18:25

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir !

Psaumes 58:12

12 Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.

Jésus parle du jugement éternel dans la parabole des boucs et des brebis :

Matthieu 25:31-46

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

Ces six doctrines de Hébreux 6 se trouvaient dans la religion juive, mais elles prennent toute leur signification en Jésus. Ces doctrines qui sont le fondement de la foi chrétienne, étaient connues des Juifs.

Le verset 3 qui dit «  si Dieu le permet »,montre une soumission à Dieu de l’auteur de cette épître et son humilité, mais il démontre aussi sa détermination. L’auteur va tout faire pour ramener à la foi en Jésus ceux qui ont tendance à revenir au judaïsme, mais il sait que tout seul, il en sera incapable et qu’il lui faut pour ce faire, l’aide du Saint-Esprit.

Hébreux 6:4-8

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;

8mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

L’expression : « il est impossible« , montre que les judéo-chrétiens avaient reçu un bon enseignement de la doctrine chrétienne, mais que certains avaient la tentation de revenir au judaïsme.

Verset 4-6 : L’auteur met l’accent sur le danger de l’apostasie. Ceux qui ne se sont pas affermis dans la foi en Jésus peuvent-ils revenir ? S’ils sont tombés, c’est trop tard, cela est devenu impossible !

Verset 7-8: l’eau de la Parole sur les hommes est comparée à la pluie sur la terre. Les uns produisent de l’herbe utile (de bonnes œuvres) et vont au paradis, les autres sont voués au feu de l’enfer.

Nous retrouvons ici l’idée exprimée dans la parabole des quatre terrains de Matthieu 13.

Ce passage de Hébreux 6:4-6 constitue un avertissement des plus sévères !

Rappelons-nous que le but de l’épître est un avertissement à l’encontre d’une apostasie éventuelle. Certains de ces judéo-chrétiens à qui étaient destinés cette lettre, étaient peut-être déjà tombés dans l’apostasie et risquaient d’entraîner l’ensemble de leur groupe. Par ailleurs, la grande erreur est de ne pas comprendre que chaque chrétien est appelé à devenir à l’image de Christ sous la direction du Saint-Esprit et de croire qu’il n’y a plus rien à faire.

Voyons ce passage en détails :

Verset 4 – une fois éclairés ou illuminés: signifie que ces personnes se sont converties et avaient une connaissance de l’évangile, en référence à

1 Jean 1:5

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Voyez ce que nous pouvons voir dans le : une fois éclairés ou illuminés

1 – Celui qui une fois, s’est tourné vers Dieu, ne doit plus se détourner de Dieu.

2 – Celui qui une fois, a été sauvé, doit continuer à vivre en tant que personne sauvée.

3 – Celui qui une fois, a été pardonné de ses péchés, doit vivre en tant que personne pardonnée en se rappelant de ce pardon.

4 – Celui qui une fois, s’est converti doit continuer à vivre en tant que converti.

5 – Celui qui une fois, a été délivré, doit continuer à vivre dans la liberté.

6 – Celui qui une fois, a reçu le Saint Esprit, doit continuer à vivre sous l’action du Saint Esprit.

7 – Celui qui, une fois, a obtenu la grâce, doit continuer à vivre dans la grâce.

8 – Celui qui une fois, a été béni, doit continuer à rester dans les bénédictions.

9 – Celui qui une fois, a reçu les dons du Saint Esprit, doit continuer à utiliser ses dons, à les développer et en acquérir d’autres.

10 – Celui qui une fois, a reçu l’appel de Dieu, doit continuer à vivre dans cet appel et dans son action.

Il y a là, la notion de mouvement. C’est la marche chrétienne !

Quand Dieu agit, il agit une fois pour toutes !

Romains 6:10

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Cette idée de une fois pour toutes se retrouve en Hébreux 7:27 ; 9:12 ; 10:10.

verset 4 – qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit, Ils ont expérimenté l’Esprit Saint, ses dons, son action.

verset 5 – ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir :  Il s’agit de l’évangile de Jésus manifesté avec puissance par des signes et des prodiges.

Le siècle à venir est à prendre au sens juif du terme. Il s’agit des temps messianiques (vu précédemment)

L’auteur qui connaissait ses lecteurs, n’avait aucun doute sur leur conversion d’où le fait qu’il parle d’impossibilité et qu’ils soient amenés à une nouvelle repentance.

Rappelons-nous que sous l’ancienne alliance, ceux qui ne respectaient pas le sabbat, ou simplement qui faisait un parfum semblable à celui réservé à Dieu, étaient retranchés du peuple de Dieu.

Exode 30:35-38

35 Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

37 Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Éternel.

38 Quiconque en fera de semblable, pour le sentir, sera retranché de son peuple.

Le châtiment peut-il être moindre ?

Exode 31:14 – Le sabbat

14 Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple.

Cet avertissement de l’Ancien Testament faisait aussi partie de ce qu’on appelle l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire l’ombre de la nouvelle alliance ! Il y a un point de bascule à ne pas franchir. La gravité de la faute est d’autant plus grande que la personne aurait dû pouvoir l’éviter. N’oublions pas que la réconciliation avec Dieu le Père est le résultat du sacrifice de Jésus à la croix.

Cet avertissement est répété de façon plus explicite en :

Hébreux 10:26-29

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

C’est un point sur lequel l’apôtre Pierre se penche dans ses termes propres.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Le secret pour une croissance spirituelle réside dans la continuité constante de celle-ci.

2 – Hébreux chapitre 6:9-12 : Avoir du Zèle et de la persévérance

Hébreux 6:9-12

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

11 Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,

12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Verset 9 – Tout n’est pas perdu ou du moins tous ne sont pas perdus ! Au contraire l’auteur espère pour eux qu’ils continuent pour qu’ils obtiennent des choses meilleures. Par ce passage des versets 9 à 12, l’auteur adoucit son propos des versets précédents. Nous dirions que par ses avertissements, l’auteur veut secouer ses lecteurs avec des électro-chocs pour que ceux-ci réalisent l’état dans lequel ils se trouvent. Par l’expression « bien-aimés », il montre son attachement aux destinataires de sa lettre.

Verset 10 – l’auteur rappelle aux judéo-chrétiens leurs actions passées, leur travail, leur amour et leur dit: ressaisissez-vous ! Ceci est pour eux un encouragement à persévérer et à revenir pleinement à la pureté de l’Évangile. Il parle du travail et de l’amour manifestés par l’ensemble du groupe, sans présager de qui a fait quoi. L’auteur rappelle que Dieu n’est pas injuste pour oublier le travail accompli.

Verset 11 – Il s’adresse ensuite à chacun personnellement en disant en substance que chacun agisse avec le même zèle, et le même empressement.

Verset 12 – Ne pas se relâcher, persévérer, tenir ferme. Nous avons là l’idée d’un groupe face à l’ennemi qui tient une position en attendant que les renforts arrivent. Cela rappelle la prière de Daniel où un homme vêtu de lin, lui apparait :

Daniel 10:12-13

12 Il me dit : Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.

13 Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse.

L’appel à l’aide de Daniel par la prière, a été entendue. Cependant, l’ange de l’Éternel a été empêché par le prince de Perse. Il a fallu l’intervention de Michaël pour qu’il puisse venir. Dieu viendra à notre secours par son Saint-Esprit, mais en attendant nous devons résister et tenir ferme. C’est ce que Dieu attend de nous. Par cette attitude nous témoignons de notre foi.      

Verset 12 – Ce verset est un rappel à ne pas oublier les promesses liées à notre marche de foi.

3 – Hébreux chapitre 6:13-15 : L’exemple d’Abraham

Hébreux 6:13-15

13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit:

14 Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité.

15 Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.

Quand Dieu fait une promesse, il tient parole, mais il ne dit pas quand viendra la réalisation de sa promesse. Nous sommes alors à l’épreuve de la foi en exerçant notre patience pour attendre l’intervention ou l’action de Dieu.

Ainsi, nous sommes régulièrement encouragés à développer la patience, comme il est dit en :

Colossiens 1:11

11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.

et en Colossiens 3:12

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

De même, Jacques, le frère de Jésus, dit en :

Jacques 5:7-8

Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison.

Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Comme Abraham qui a persévéré, nous verrons se réaliser les promesses de Dieu. Pour rappel, Abraham avait 75 ans lors de la première promesse qu’il fera de lui une grande nation (Genèse 12 :1-7) et 100 ans lorsqu’Isaac son premier né, est né. (Genèse 25:5)

4 – Hébreux chapitre 6:16-20 : La promesse et le serment de Dieu

Hébreux 6:16-20

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à toutes leurs différends.

17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment,

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Versets 17-18 – l’immuabilité de la promesse se démontre par deux choses immuables, de la même façon que l’on condamne un homme sur la base de deux ou trois témoins. (Deutéronome 17:6)

Mais qu’elles sont ces deux choses immuables dont parle l’auteur ?

Il faut revenir au verset 17 où l’auteur parle de la promesse et du serment de Dieu.

Dieu ne mentant pas, nous trouvons là un puissant encouragement.

Une ancre à la mer

Versets 19-20 – Notre espérance est comme une ancre. L’auteur nous compare à un bateau dont l’ancre est jetée pour résister aux éléments, évènements qui se déchaînent sur nos vies. C’est la même idée que Jésus exprime dans la parabole du constructeur qui bâtit sur le roc. Cette ancre est sûre et solide. Ici, c’est l’image du monde naturel au-dessus de la mer quand l’ancre est au fond de l’eau, image du monde spirituel.

L’ancre d’un bateau s’accroche au fond pour ne pas laisser le bateau dériver en raison du mauvais temps. Ainsi, notre espérance est dans le Dieu invisible. Elle est en Jésus. Et, parce que notre espérance est en Jésus, elle est placée dans la présence même de Dieu au-delà du voile qui sépare le lieu saint du lieu très saint. Notre espérance est en Dieu !

C’est au-delà du voile que Jésus est entré. Il s’agit du voile du Temple, le voile derrière lequel se trouve le lieu très saint, là où se trouve la présence de Dieu. Notre espérance est en Dieu !

Jésus entrant dans le lieu très saint, montre par ce fait qu’il est le souverain sacrificateur, le souverain sacrificateur de notre foi, et selon l’ordre de Melchisédek, ce qui introduit le chapitre 7.

Un rappel sur le fait de tendre vers ce qui est parfait.

Hébreux 6 :1

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

Tendre vers la perfection ! C’est-à-dire vers la maturité.

Ceci implique que nous devons toujours être en action, car il y a l’idée de ne jamais l’atteindre mais de s’en rapprocher le plus possible. Seul Dieu est parfait, seul Jésus est parfait et l’idée qui est exprimée dans tout le Nouveau Testament est celui d’être à l’image de Jésus, de plus en plus et ce, non par nos propres forces, mais en laissant le Saint-Esprit œuvrer en nous.

Proverbes 4:18

18 Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

Au fur et à mesure que nous avançons dans la foi, l’image de Jésus doit se voir de plus en plus (sa lumière en nous). Nous avons la même idée exprimée différemment en

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Et l’inverse est donné au verset suivant :

Éphésiens 4:14

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

Pour reprendre l’idée exprimée au verset 19 de ce chapitre, si notre espérance n’est pas fondée, accrochée à Jésus comme une ancre, nous sommes des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine.

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Hébreux chapitre 5 Christ, grand prêtre et médiateur

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Hébreux chapitre 5 souligne le rôle de Jésus en tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Le texte encourage aussi les croyants à progresser dans la maturité spirituelle, en abandonnant les enseignements de base pour aller vers la perfection.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 6

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– Hébreux chapitre 5 – Étude biblique

S’adressant à des Hébreux, l’auteur de l’épître continue à démontrer la supériorité de Christ dans sa fonction de grand souverain sacrificateur. Il le fait en établissant des similitudes et des contrastes avec Aaron, le premier et le plus grand des sacrificateurs de l’ancienne alliance, qui avait été oint pour offrir les sacrifices à Dieu au nom du peuple. Alors qu’Aaron et ses successeurs exerçaient un sacerdoce limité dans le temps et dans l’espace, Christ, en tant que souverain sacrificateur éternel, a offert un sacrifice unique et parfait, non pas d’animaux, mais de sa propre vie. Son sacrifice transcende et accomplit ainsi pleinement les exigences de la loi. Aaron, quant à lui, intercédait au moyen de rituels terrestres. Christ a quant à lui traversé les cieux et siège à la droite de Dieu, assurant une réconciliation définitive entre Dieu et les hommes qui le reconnaitraient comme leur Sauveur et Seigneur.

1 – Le sacerdoce de Christ

À partir du chapitre 5 jusqu’au verset 18 du chapitre 10, l’épître développe le thème central du sacerdoce de Jésus-Christ, en insistant sur sa prééminence et sa perfection. Ce sacerdoce a déjà été évoqué dans les chapitres précédents (2:9, 11, 17 ; 3:1 ; 4:14-16). Le chapitre 6 qui sert de transition, mène à une discussion approfondie dès le chapitre 7 sur la supériorité du sacerdoce de Christ par rapport à l’ordre lévitique. Cela introduit aussi la nouvelle alliance à partir de Hébreux 8:6. Nous devons maintenant porter le regard sur notre grand souverain sacrificateur, Jésus-Christ, qui a traversé les cieux.

Un ministère accompli par un homme pour les hommes
Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le ministère du grand prêtre était accompli par un homme en faveur des hommes. Un souverain sacrificateur légitime devait être appelé par Dieu. Cela était vrai pour le sacerdoce aaronique (Hébreux 5:1-4) et l’est encore plus pour celui de Christ (Hébreux 5:5-10). Contrairement aux prêtres terrestres, Jésus-Christ exerce un sacerdoce céleste, éternel et parfait. Il a offert un sacrifice unique, suffisant pour le salut. Sa traversée des cieux souligne la portée transcendante et éternelle de son œuvre.

2 – Les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance

Hébreux 5:1-3

1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage.

Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Dans ces versets, l’auteur présente les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance. Premièrement, il doit être choisi parmi les hommes, partageant leur humanité et leurs faiblesses. En tant qu’homme, il comprend les faiblesses des autres et peut être indulgent envers eux. Jésus, lui aussi, a partagé la chair et le sang pour accomplir ce rôle pleinement.

Hébreux 2:14-16

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie, retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Un intermédiaire entre Dieu et les hommes

Le sacrificateur servait Dieu au nom des hommes, jouant un rôle d’intermédiaire. Il offrait des sacrifices et des offrandes pour expier les péchés du peuple. Ainsi, il formait le lien entre les hommes pécheurs et le Dieu saint. Sous l’ancienne alliance, le souverain sacrificateur devait d’abord offrir un sacrifice pour ses propres péchés avant de pouvoir présenter les sacrifices pour le peuple, comme cela est montré dans le rituel du Yom Kippour (Lévitique 16:6, 11). Ce rituel souligne la faiblesse du prêtre humain, qui devait être purifié avant d’approcher Dieu.

Christ, le souverain sacrificateur parfait

Le contraste avec Jésus est frappant. Bien qu’il ait partagé notre humanité, il était sans péché et n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour lui-même. Jésus était le souverain sacrificateur parfait, capable d’offrir un sacrifice unique et parfait pour les péchés du monde. Il était à la fois homme et sans péché.

3 – L’appel divin au sacerdoce de Christ

Hébreux 5:4-6

Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron.

Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

La charge de souverain sacrificateur ne peut être assumée par volonté personnelle ou ambition humaine. C’est une vocation divine, un appel direct de Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. De la même manière, Jésus-Christ n’a pas pris pour lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur. Dieu, son Père, l’a appelé à cette fonction. La citation du Psaume 2:7 montre que Dieu a déclaré Jésus comme son Fils :

Psaume 2:7  

7  Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Un sacerdoce éternel selon l’ordre de Melchisédek

Le verset 6 renforce cette idée en citant le Psaume 110:4 : « Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Jésus n’est pas un sacrificateur temporaire. Il est souverain sacrificateur pour toujours, marquant ainsi la continuité et l’importance de son ministère céleste, bien au-delà de l’ordre selon Aaron.

4 – l’humanité de Jésus

Hébreux 5:7-10

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,

a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

10 Dieu l’ayant souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:7-10 décrit l’humanité de Jésus, notamment avec l’expression « dans les jours de sa chair ». Ceci désigne son incarnation, lorsqu’il partageait notre condition humaine. Il a vécu comme nous, avec des faiblesses et des passions, comme le souligne :

Romains 7:5

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Ce verset illustre que la chair est le siège des passions pécheresses. Galates 5:13, 19 donne aussi des instructions claires pour ne pas vivre selon la chair, malgré la liberté chrétienne.

Galates 5:13, 19

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

Cela exhorte à ne pas utiliser la liberté chrétienne pour vivre selon la chair.

Dans Hébreux 5:7, Jésus exprime son humanité par ses prières, ses cris et ses larmes dans le jardin de Gethsémané. Luc 22:42-44 relate cette scène douloureuse

Luc 22:42-44

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Jésus, dans une profonde humanité, prie plus intensément jusqu’à ce que sa sueur devienne comme des gouttes de sang. Cette prière montre à la fois sa nature humaine et sa soumission totale à la volonté de Dieu.

Hébreux 5:8 introduit le paradoxe suivant : Jésus, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par la souffrance. Cela ne signifie pas qu’il manquait d’obéissance, mais qu’il a expérimenté l’obéissance dans toute son ampleur, même au prix de la souffrance. Philippiens 2:7-8 décrit bien cette soumission :

Philippiens 2:7-8

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix.

Hébreux 5:9 affirme que Jésus, après avoir été « élevé à la perfection », est devenu l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Ici, la perfection désigne l’accomplissement complet de sa mission. Jésus n’avait pas de défauts à corriger, mais il a achevé son rôle de rédempteur par l’obéissance et la souffrance. Sa mission se résume ainsi : « pas d’épreuves, pas de preuves ».

Luc 19:10 éclaire la raison de la venue de Jésus :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

La perfection de Jésus inclut non seulement sa mission terrestre, mais aussi son rôle éternel. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui étaient temporaires, le sacrifice de Jésus est définitif. Il est à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice parfait.

Hébreux 5:10 confirme que Jésus est « souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », un concept développé dans les chapitres suivants. Avant d’expliquer cela en détail, l’auteur adresse un avertissement à ses lecteurs concernant leur stagnation spirituelle.

5 – Avertissements et reproches pour l’immaturité spirituelle

Hébreux 5:11-14

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Hébreux 5:11 commence par un avertissement. L’auteur souligne que le sujet à venir est complexe, mais que les destinataires de sa lettre, sont devenus lents à comprendre. Le terme grec « nothros », traduit ici par « lents », peut aussi signifier « nonchalants » ou « indolents ». Cela révèle leur affaiblissement spirituel dû à un manque de diligence. Ils sont en effet responsables de leur propre stagnation.

Au verset 12, le reproche est direct : « Vous devriez être des maîtres. » Après un long apprentissage, ils auraient dû atteindre la maturité nécessaire pour enseigner. Pourtant, ils avaient encore besoin des bases, des premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils sont restés comme des enfants spirituels. Leur situation n’est pas due à un manque de capacité, mais à une absence d’application personnelle dans l’étude et la mise en pratique de la doctrine.

Le contraste entre le lait et la nourriture solide

L’expression « besoin de lait » contraste avec la « nourriture solide ». Le lait symbolise les enseignements de base, destinés aux nouveaux convertis ou aux croyants faibles. En revanche, la nourriture solide est réservée à ceux qui ont atteint une maturité spirituelle. Cette distinction est aussi mentionnée dans :

1 Pierre 2:2

2 Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

De même, Paul en parle dans :

1 Corinthiens 3:2

2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter.

La maturité spirituelle ne se limite pas à la connaissance théologique mais elle inclut aussi la capacité à discerner le bien du mal. Hébreux 5:14 souligne que ceux qui consomment une nourriture solide ont exercé leurs facultés à travers l’usage. Ils ont ainsi développé un jugement éclairé et la capacité de naviguer dans les complexités morales de la vie chrétienne.

Croître en maturité spirituelle

Cette croissance est essentielle pour devenir des hommes et des femmes accomplis dans la foi. Éphésiens 4:13 en donne l’objectif :

Éphésiens 4:13 :

13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

L’immaturité spirituelle se manifeste souvent par une incapacité à vaincre les désirs de la chair. Cette opposition entre la chair et l’Esprit est clairement décrite dans :

Galates 5:16-17

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

La chair et l’Esprit en opposition

Dans la Bible, la chair désigne souvent ce qui est périssable et corruptible. Elle est associée à la faiblesse humaine et à la tendance au péché. Romains 8:7 en donne un exemple :

Romains 8:7

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

En Christ, cependant, la puissance de la chair est brisée.

Romains 8:3 déclare que Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Romains 8:3 déclare

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Vivre selon l’Esprit et non selon la chair

Éphésiens 2:14-16 montre que, par sa chair, Jésus a anéanti l’inimitié entre Dieu et les hommes :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Ainsi, en Christ, les chrétiens ne vivent plus selon la chair, mais selon l’Esprit, comme l’affirme :

Romains 8:9

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Appel à la maturité spirituelle

L’appel à la maturité spirituelle est une exhortation à dépasser les enseignements de base et à développer une compréhension plus profonde de la foi. Cela nécessite de s’efforcer à discerner avec sagesse. 2 Timothée 2:15 encourage à un tel effort :

2 Timothée 2:15

15 Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité.

La véritable maturité chrétienne ne consiste donc pas seulement en une accumulation de connaissances, mais en une transformation de la vie, capable de discerner spirituellement et de résister aux désirs de la chair. Cela permet de vivre selon l’Esprit, en progressant vers la perfection promise par Dieu, comme le souligne :

2 Pierre 1:4

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, la croissance spirituelle conduit à une vie en harmonie avec la volonté de Dieu, marquée par la capacité de discerner et de résister aux tentations de la chair.

Luc 16:1-13 – Comprendre la parabole de l’économe infidèle

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La parabole de l’économe infidèle (Luc 16:1-13) enseigne sur la gestion des biens et la fidélité. Celle-ci peut apparaître choquante si on ne comprend pas l’intention de Jésus. Il est donc crucial de chercher à comprendre sa finalité. Tout d’abord, il faut se rappeler que les Évangiles ne sont pas des biographies de la vie de Jésus, mais des publications d’évangélisation et d’enseignement. Ainsi, il est important de réfléchir au message que cette parabole véhicule et son impact sur notre vie chrétienne, tel que voulu par l’auteur.

Avec cette parabole, Jésus rappelle l’importance d’investir dans le royaume plutôt que dans la vie terrestre.

Parabole de l’économe infidèle

1 – L’enseignement

Luc 16:1-13

1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.

Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.

L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? j’en ai honte.

Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi.

Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître?

Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante.

Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts.

Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.

On ne peut servir deux maîtres

Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.

11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables?

12 Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous?

13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus adresse cette parabole à ses disciples (v.1) mais également aux Pharisiens qui l’écoutaient. Il est précisé en :

Luc 1614

14 Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui.

Par cette parabole, Jésus veut leur montrer qu’une gestion spirituelle des biens ne consiste pas à amasser des richesses terrestres, mais à les utiliser avec sagesse pour le royaume de Dieu. Ainsi, en prenant un exemple d’économe infidèle, il défie leur compréhension matérialiste et les invite à repenser leurs priorités spirituelles.

3-  Le contexte :

Pour comprendre cette parabole de l’économe infidèle, il faut garder la vision globale du chapitre 16 qui parle des richesses matérielles et de leur usage en reliant cette parabole à celle de l’homme riche et du pauvre Lazare.

Luc 16:1-13 se situe dans un contexte où Jésus enseigne à ses disciples comment gérer les ressources matérielles de manière fidèle et responsable. Cette parabole suit d’autres enseignements sur l’humilité et la vraie richesse, dans un contexte où les valeurs mondaines se heurtent aux principes divins. Jésus, en utilisant l’exemple de cet économe, met en lumière l’importance de la fidélité dans les petites choses avant de recevoir des responsabilités plus grandes (Luc 16:10).

4-  Explication de la parabole

Dans cette parabole, Jésus raconte l’histoire d’un économe accusé de gaspiller les biens de son maître pour son profit. En effet, cet économe gérait tous les biens de son maître visiblement fort riche, que ce soit en argent ou en terres. Si cet économe n’avait pas été dénoncé, le maître ne se serait pas aperçu de la malhonnêteté de celui-ci. Cela indique l’immense fortune ce maître. Ce dernier, après avoir appris que son économe agissait de manière irresponsable, décide de le congédier. Cependant, avant de partir, l’économe prend une décision audacieuse pour se garantir un avenir.

La décision de l’économe : un acte de ruse

Cet économe, réalisant qu’il va perdre son emploi, prend une mesure extrême pour assurer sa survie. Il va continuer à dilapider les biens de son maître, mais cette fois au profit de débiteurs pour s’assurer de leur bienveillance future.

Il convoque les débiteurs de son maître et leur propose de réduire leurs dettes. Par exemple, il dit à l’un des débiteurs : « Combien dois-tu à mon maître ? » et après une réponse, il lui propose de réduire la dette de manière significative. Ce geste, bien qu’astucieux, est bien sûr moralement douteux. Ce économe fait ainsi preuve de ruse en ajustant les dettes à son avantage, dans l’espoir que ces débiteurs le reconnaîtront favorablement et lui fourniront une aide une fois qu’il sera sans travail.

Le maître loue l’économe : une leçon inattendue

Le maître, pourtant victime d’une fraude, réagit de manière surprenante. Il loue l’économe pour sa sagesse. La phrase du maître semble paradoxale : « Le maître fit l’éloge de cet économe malhonnête parce qu’il avait agi avec intelligence »

 Luc 16:8

Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.

Ce verset comporte deux parties. La première relate la réaction du maître. La seconde énonce la réflexion de Jésus à ce propos. C’est donc cette seconde partie qui doit conduire le chrétien à chercher l’enseignement que donne le Seigneur .

La louange dont il est question dans ce verset 8, ne porte pas sur l’immoralité de l’économe, mais sur son ingéniosité dans le contexte difficile où il se trouve. En effet, l’économe a su utiliser son intelligence pour résoudre un problème qui engage son avenir, et le maître lui reconnaît cette aptitude à gérer une situation délicate. Bien sûr, Jésus ne fait pas ici la promotion de l’immoralité de l’économe, mais il souligne l’ingéniosité dont il fait preuve dans la gestion des biens temporaires, même en situation de crise.

Luc 16:8-13 est une leçon spirituelle : La gestion des biens temporaires

… Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.

Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.

11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ?

12 Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ?

13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Jésus prend cette situation pour en tirer une leçon spirituelle importante. Il ne justifie pas les actions malhonnêtes de l’économe, mais il utilise la ruse de ce dernier, pour enseigner une vérité plus profonde. Jésus veut que ses disciples comprennent la nécessité d’agir avec sagesse dans la gestion des biens terrestres. Le maître loue l’économe non pas pour sa malhonnêteté, mais pour la manière dont il a su anticiper sa situation à venir, et ce même si ce n’est pas avec ses biens propres, qu’il s’est assuré son avenir.

Cet économe s’est posé la question : où vais-je ? Ou dit autrement quel sera mon avenir? S’étant posé cette question, il cherche à trouver l’issue la plus favorable en investissant pour son avenir.

Il est plus sage, selon Jésus, de prévoir soigneusement l’avenir avec les ressources dont nous disposons. Si nous prenons en considération les deux paraboles de Luc 16, dans les deux cas, il s’agit de richesses. Ce qui les différencie, c’est la gestion que l’on en fait. Ainsi, Jésus montre qu’il faut savoir investir dans le spirituel, et cela, avec des ressources temporaires, en répondant à l’attente de Dieu.

La question est comment investir dans le spirituel avec des biens terrestres ?

Il faut définir quelque mots pour aider à comprendre.

Les enfants de ce siècle : Cette expression de ce siècle désigne les gens du monde qui sont sous la domination de Satan « le dieu de ce siècle ».

2 Corinthiens 4:4

pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu.

Les enfants de ce siècle sont en opposition avec :

Les enfants de Lumière qui ont la compréhension de l’Évangile et qui ont accepté Jésus comme leur sauveur et seigneur.

Éphésiens 5:8

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière !

1 Thessaloniciens 5:5

vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.

Il faut bien reconnaître qu’il arrive d’être impressionné par l’ingéniosité à faire le mal de certaines personnes, notamment pour voler.

Le fait que Jésus traite cet économe d’infidèle (traduction du mot « adikia » signifiant iniquité, injustice) prouve bien que Jésus n’approuve pas son comportement.

Les versets suivants complètent sa pensée.

Luc 16:9

 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

Les richesses injustes ou Mammon qui est la personnification des richesses terrestres.

Jésus enchaîne avec une application spirituelle :

Luc 16:10-12

10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.

11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ?

12 Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous?

Dans ces versets, Jésus invite le chrétien à être fidèle dans la gestion des biens matériels, en commençant par les petites choses. En effet, si nous sommes fidèles dans les petites choses, nous le serons aussi dans les grandes, car cela relève d’une question de rigueur de caractère.

Jésus invite ses disciples à être dignes de confiance dans les petites responsabilités quotidiennes, car c’est ainsi qu’ils seront jugés dignes de recevoir des responsabilités plus grandes dans le royaume de Dieu. Cette idée met l’accent sur la fidélité, qu’elle concerne des biens matériels ou des responsabilités spirituelles. Jésus encourage à gérer avec sagesse et intégrité ce qui nous est confié, même les petites choses, car cela peut affecter notre manière de servir Dieu à une échelle plus large.

Au verset 11, il faut comprendre :

Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses terrestres (temporaires), qui vous confiera les célestes éternelles et vraies ?

Au verset 9, il est question des âmes de ceux qui, sur la terre, auront bénéficié de notre générosité financière ou matérielle et qui reconnaîtront nos bonnes œuvres devant Dieu dans le ciel.

Par opposition à cet exemple, l’homme riche de la parabole suivante n’a pas pu être accueilli par Lazare car cet homme ne lui avait accordé aucun bien durant sa vie terrestre bien qu’il fut à sa porte.

Luc 16:23-25

23 Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.

24 Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme.

25 Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.

Il est question ici de la gestion des biens qui touchent à notre salut éternel.

Ceci rappelle le verset de :

Matthieu 6:19-20

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

Cette parabole de l’économe infidèle est rendue plus complexe par la traduction des mots grecs, qui ne rendent pas le véritable sens de la parabole.

Les richesses injustes sont les richesses terrestres (v.11)

Ceci est à mettre en lien avec la recommandation de Paul à Timothée dans :

1 Timothée 6:17-19

17 Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions.

18 Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité,

19 et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.

Dans ces versets, c’est comme si Paul donnait à Timothée son interprétation et sa compréhension de cette parabole de l’économe infidèle.

La question qui découle des versets 10 à 12 est la suivante : si nous ne sommes pas capables de partager le peu que nous avons, comment pourrions-nous le faire avec de grands biens ?

Aux versets 11 et 12, le parallélisme est le suivant : le «Mammon injuste» (les richesses terrestres) correspond aux biens d’«autrui» et désigne les possessions terrestres ainsi que l’argent, qui appartiennent toujours à Dieu, même s’il nous les confie pour que nous en fassions un usage avisé et responsable. Et les « véritables» richesses correspondent à «ce qui est à vous», et désignent les richesses célestes, c’est-à-dire le royaume que Dieu donne comme héritage aux croyants.

Enfin, Jésus termine la parabole par une déclaration fondamentale :

Luc 16:13

Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Cette déclaration met en lumière le danger de l’amour de l’argent et des biens terrestres. Jésus souligne que les croyants ne peuvent pas se laisser dominer par les biens matériels sans risquer de perdre de vue les valeurs spirituelles du royaume de Dieu. L’argent, bien que nécessaire dans le monde terrestre, ne doit pas devenir un maître. Ceux qui cherchent à accumuler des richesses sans tenir compte de leur responsabilité spirituelle se retrouvent dans un conflit de loyauté. 

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Pour comprendre pleinement la parabole, il faut faire une transposition :

L’homme riche : C’est Dieu le Père à qui tout appartient, l’or et l’argent …

Aggée 2:8

8 L’argent est à moi, et l’or est à moi, Dit l’Éternel des armées.

L’économe : c’est chaque chrétien

Les débiteurs : ce sont les gens du monde

Les biens du maître : ce sont les biens que Dieu met à notre disposition ainsi que le message de la bonne nouvelle qu’il faut partager avec eux.

Rendre compte de l’administration : Ceci se fera le jour du tribunal de Christ.

2 Corinthiens 5:10

Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

La parabole de l’économe infidèle invite chacun à réfléchir à la manière dont nous gérons nos ressources matérielles. Bien que l’économe agisse de manière trompeuse, Jésus souligne la sagesse de son action dans un contexte difficile. Pour les croyants, cela enseigne à être sages dans l’utilisation de nos biens, non pas pour amasser des richesses terrestres, mais pour les utiliser au service de Dieu, car nous sommes les gestionnaires des biens que Dieu nous accorde. Il est important de se rappeler que notre fidélité dans la gestion des biens temporaires a des répercussions éternelles. Cette parabole invite aussi à éviter tout compromis pour des gains matériels. En fin de compte, la vraie richesse réside dans les valeurs spirituelles et dans le royaume de Dieu.

Les deux paraboles de Luc 16, celle du riche et de Lazare et celle-ci, nous incitent à être généreux avec les biens que Dieu nous accorde, plutôt que de vivre en égoïstes. Il s’agit de bienveillance, de bonté et cela se comprend aussi dans le partage de notre temps, de nos qualités (dons et talents).

La conclusion

Jésus enseigne que la manière dont nous gérons nos ressources sur terre a un impact sur nos responsabilités dans le royaume de Dieu. Par cette parabole, il rappelle que la fidélité, même dans les petites choses, est essentielle pour être digne de plus grandes responsabilités spirituelles. Les chrétiens doivent être dignes de confiance dans les petites responsabilités quotidiennes, car c’est ainsi qu’ils seront jugés dignes de recevoir des responsabilités plus grandes dans le royaume de Dieu.
De plus, cette parabole met en garde contre la manière dont nous mettons l’argent et les biens matériels à notre service, sans que ceux-ci ne deviennent des maîtres dans notre vie.
Nous ne pouvons pas servir Dieu et Mammon qui sont les richesses terrestres divinisées. Mais surtout, nous ne pouvons pas aimer Dieu et aimer les richesses.

Maintenant, la question est : quel avenir céleste préparons-nous ?

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Hébreux chapitre 4 – Entrer dans le repos de Dieu

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Dans Hébreux chapitre 4, l’auteur invite les croyants à entrer dans le repos de Dieu en maintenant leur foi en Jésus-Christ. Il souligne la puissance de la Parole de Dieu et l’accès que nous avons à son trône de grâce.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 5

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– Hébreux chapitre 4 : Étude biblique

Une première réflexion : L’épître aux Hébreux peut être vue comme une étude approfondie de l’Ancien Testament, en particulier sur le rôle de la sacrificature et de son accomplissement en Jésus-Christ. Ainsi, lorsque nous faisons une étude biblique sur cette épître, nous sommes en quelque sorte en train d’étudier une étude biblique déjà existante. L’auteur de l’épître, en effet, examine les Écritures de l’Ancienne Alliance pour montrer comment elles pointent toutes vers la personne et l’œuvre de Jésus, et nous poursuivons cette exploration à travers notre propre étude.

1-   Hébreux chapitre 4 : Le repos de Dieu

Hébreux 4:1-3

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.

Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, quoique ses œuvres aient été achevées depuis la création du monde.

Le verset 1 – L’expression « Craignons donc »

Ce verset fait écho à l’avertissement donné en Hébreux 3:17-19, où il est rappelé que les Hébreux, au cours de leur séjour dans le désert, ont été privés d’entrer dans le repos de Dieu à cause de leur désobéissance et de leur incrédulité. Ceux qui ont vu les miracles de Dieu mais qui ont manqué de foi, en ont payé le prix. Ce même avertissement s’applique aux lecteurs de cette épître qui les exhortent à ne pas commettre la même erreur. Il y a une invitation solennelle à craindre de rater cette opportunité d’entrer dans le repos de Dieu.

Les Hébreux dans le désert ont vu les miracles de Dieu. De même les juifs du temps de Jésus ont vu des miracles. Mais cela ‘’ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.’’

Nous comprenons que le repos de Dieu est toujours accessible aujourd’hui, ce qui souligne la continuité de cette promesse à travers les âges. Cependant, l’auteur met en garde : personne ne doit croire qu’il est trop tard ou qu’il est exclu de cette promesse, à moins qu’il ne manque de foi.

Il peut être parfois difficile de suivre la pensée de l’auteur de l’épître car il fait le lien entre le repos promis aux Hébreux dans le désert – celui de la terre de Canaan – et le repos spirituel offert par Dieu dans le ciel. Canaan est ici une préfiguration du repos spirituel et éternel que Dieu réserve à ses fidèles.

Le verset 2 : Qui est désigné par le « eux » ?

Ce « eux » pourrait simplement faire référence aux Hébreux du temps de l’Exode, qui, à cause de leur incrédulité, n’ont pas accédé au repos de Dieu. Cependant, l’auteur semble aussi s’adresser aux Juifs contemporains de Jésus, qui ont refusé de croire en lui, et qui, de ce fait, ne peuvent entrer dans ce repos spirituel. Ce repos est donc à la disposition de toute personne qui manifeste une foi véritable en Dieu, contrairement à ceux qui, par incrédulité, se coupent de cette bénédiction.

Le fait que « le repos de Dieu subsiste encore » souligne l’importance de ne pas se détourner de cette promesse en restant dans l’incrédulité. « Qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard » est un appel pressant à répondre à cette invitation divine.

L’auteur semble établir un parallèle entre les Juifs croyants ou non en Jésus, et les Hébreux du temps de l’Exode. Cela invite à une réflexion personnelle : si ce parallèle est valable pour eux, qu’en est-il pour nous ? Nous devons nous poser cette même question. Manifestons-nous la foi nécessaire pour entrer dans ce repos, ou restons-nous dans l’incrédulité qui nous en prive ?

Le verset 3 reprend le passage de

Psaume 95:11

11 Aussi je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Cette phrase résonne comme un avertissement solennel à ceux qui, par manque de foi, et par désobéissance, se privent de l’accès au repos de Dieu.

Les versets 3-4 font référence à

Genèse 2:2

Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.

 Dieu instaure ainsi un modèle de repos après l’accomplissement de la création, un repos parfait et achevé qui symbolise ce vers quoi tend le croyant : un repos spirituel avec Dieu, après l’accomplissement de sa foi.

Bien que Josué ait conduit le peuple dans la terre promise et leur ait procuré un certain repos, ce repos n’était pas celui de Dieu en plénitude. En effet, les combats ont continué, montrant ainsi que ce repos physique et temporaire n’était qu’un avant-goût du repos ultime. Le repos véritable et définitif reste à venir, réservé à ceux qui croient et persévèrent dans la foi.

Ce passage nous rappelle que le repos offert par Dieu n’est pas simplement physique, mais qu’il est spirituel et éternel. Il est encore accessible aujourd’hui pour ceux qui manifestent leur foi en Lui, et il trouve son accomplissement ultime dans la communion parfaite avec Dieu.

2 – Hébreux chapitre 4 :4-7 : Dieu fixe un nouveau jour

Hébreux 4:4-7

Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour.

Et ici encore : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,

Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs.

Le verset 4 commence par rappeler un verset fondamental de la création :
« Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour. »
Dieu établit ainsi un modèle de repos après l’achèvement de la création, un repos sacré et exemplaire. Pourtant, un contraste est immédiatement souligné au verset 5 : « Ils n’entreront pas dans mon repos ! »
Cela montre que certains, malgré l’offre divine, n’ont pas pu accéder à ce repos à cause de leur désobéissance.

Les versets 6 et 7

Le verset 6 clarifie que bien que ce repos soit encore accessible, il reste réservé à ceux qui, par la foi, y entrent. Les Hébreux, à qui la promesse avait été faite en premier, n’ont pas pu entrer à cause de leur manque de foi et de leur désobéissance. Cependant, Dieu, dans sa miséricorde, renouvelle son invitation :
Le verset 7 déclare que Dieu fixe « un jour – aujourd’hui ». Il appelle à la repentance et à l’obéissance, reprenant l’appel du psalmiste :
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »

Les Hébreux, qui étaient sortis du dur esclavage égyptien, devaient goûter au repos promis par Dieu. Ce repos est une image du repos divin que Dieu désirait leur offrir, symbolisant également le repos dont Dieu jouit après la création. Le livre de Josué (21:43-45) témoigne de cette promesse partiellement réalisée :

« L’Éternel leur accorda du repos tout alentour… De toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël, aucune ne resta sans effet : toutes s’accomplirent. »

Cependant, ce repos n’était pas complet, car le peuple continuait à pécher et à désobéir, empêchant la pleine réalisation de la promesse. C’est pourquoi, dans le verset 7, Dieu renouvelle cette promesse, fixant un autre jour, « aujourd’hui », pour inviter à entrer dans ce repos spirituel à travers la foi.

L’auteur de l’épître aux Hébreux reprend l’appel du psalmiste au retour à Dieu, citant:

Psaumes 97:7-8

Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix !

N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Ce rappel poignant souligne l’urgence de la foi. Le mot clé de ce passage est « aujourd’hui » — un appel pressant à ne pas retarder la réponse à Dieu. Aujourd’hui est le moment de faire le bon choix, de choisir le chemin qui mène au repos spirituel et à la communion avec Dieu.

Cette décision est cruciale, car elle engage notre avenir éternel. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, mais aujourd’hui, nous avons l’opportunité de répondre à l’appel de Dieu.

3 – Hébreux chapitre 4 :8-11 : Être dans le repos de Dieu

Hébreux 4:8-11

Car, si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.

Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.

10 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

Ce passage souligne que le repos promis par Dieu n’était pas pleinement réalisé à l’époque de Josué :
Le verset 8 « Si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour. »
Le repos mentionné par les Psaumes (notamment 95 et 97), bien après l’époque de Josué, indique clairement qu’il existe un repos supérieur, un repos éternel et définitif, distinct de celui de Canaan.

Le verset 9 établit qu’il reste « un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu ». Ce repos, plus qu’une simple cessation des activités humaines, est spirituel, reflétant la paix et l’harmonie avec Dieu. Le sabbat, en tant qu’institution divine, symbolise un repos parfait et total que Dieu accorde à son peuple.

Le parallèle entre Josué et Jésus est pertinent ici. Josué (dont le nom en hébreu, Yéhowshuwa, signifie « l’Éternel est salut ») avait conduit Israël dans la terre promise, mais il n’a pu leur procurer le repos ultime. En revanche, Jésus (dont le nom, Yéshua, est la forme contractée de Yéhowshuwa) a accompli ce que Josué n’a pu : offrir le repos éternel par son sacrifice.

1 Pierre 1:18-21 nous rappelle l’immensité de ce salut :

18 sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères,

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

20 prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous,

21 qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu.

Ce rachat acquis par le sacrifice de Jésus, est ce qui nous permet d’entrer dans ce repos divin.

Le verset 10 : « Celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. » Cette déclaration implique que ceux qui ont accompli les œuvres préparées d’avance par Dieu, peuvent enfin entrer dans le repos. Ces œuvres ne sont pas de simples actions humaines, mais des bonnes œuvres préparées d’avance par Dieu, comme le souligne:

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Ces œuvres sont le fruit de la foi et de l’obéissance à Dieu.

Le verset 11 exhorte à nous « efforcer d’entrer dans ce repos ». Cela implique qu’il y a un effort de foi et de persévérance pour entrer dans ce repos, et l’obstacle majeur à cela est la désobéissance, tout comme celle des Hébreux dans le désert qui les a empêchés d’entrer dans la terre promise.

Mais qu’est-ce que ce repos de Dieu ?
Le repos de Dieu est intimement lié à la paix avec Dieu. Il s’agit d’une cessation des œuvres humaines de justification ou de lutte contre Dieu, et d’un état d’harmonie parfaite avec Lui. Cette paix est le résultat de la réconciliation avec Dieu par Jésus-Christ, nous permettant de vivre dans la plénitude de son repos ici et maintenant, tout en attendant le repos éternel dans la gloire à venir.

4 – Hébreux chapitre 4 :12-13 La parole de Dieu

Hébreux 4:12-13

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

Le verset 12 commence par le mot « Car », soulignant une insistance particulière sur ce qui suit. L’auteur met en garde : « Vous refusez cette Parole, mais c’est elle qui vous jugera ». Cette Parole n’est pas une simple écriture figée ou morte. Elle est « vivante et efficace » et elle a une puissance dynamique et active, capable d’opérer des changements profonds dans l’être humain. Elle est « plus tranchante qu’une épée à deux tranchants », une métaphore qui évoque non seulement la précision et la force de cette Parole, mais aussi sa capacité à pénétrer les aspects les plus profonds et intimes de notre être. La Parole « pénètre jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles », c’est-à-dire qu’elle atteint ce que nous avons de plus caché, même ce que nous ignorons parfois nous-mêmes. Elle « juge les sentiments et les pensées du cœur », révélant les intentions véritables, souvent dissimulées derrière nos actions ou nos paroles.

L’immuabilité de Dieu même dans sa Parole

Contrairement aux lois humaines qui changent et évoluent selon les époques, la Parole de Dieu est éternelle et immuable, semblable à Dieu lui-même. Elle est stable, ne se soumettant pas aux fluctuations des normes sociales. Sa « vivacité » fait qu’elle n’est jamais caduque ou inefficace.

L’efficacité de la Parole de Dieu est illustrée par:

Ésaïe 55:11 :

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Ainsi, lorsque nous acceptons cette Parole, elle agit en nous, nous transforme et nous donne la vie. Elle travaille en nous en collaboration avec le Saint-Esprit, éclairant notre chemin, réorientant nos pensées et renouvelant notre cœur. Il est donc essentiel que toute révélation personnelle soit soumise à la Parole de Dieu, pour s’assurer qu’elle provient réellement du Saint-Esprit et non de nos propres désirs ou d’influences externes.

Le Verset 13 poursuit cette idée en approfondissant l’effet de la Parole divine :
« Nulle créature n’est cachée devant lui« . Dieu, par sa Parole, voit tout, connaît tout. Rien ne lui échappe, ni nos actions, ni nos pensées les plus secrètes. « Tout est à nu et à découvert«  devant lui, soulignant que rien ne peut être caché à celui à qui nous devons rendre compte.
Le terme grec « trachelizo » utilisé ici, traduit par « à découvert », a une connotation forte. Il peut signifier saisir quelqu’un à la gorge ou forcer un accusé à lever la tête devant un juge pour montrer son visage. L’idée est que devant Dieu, il n’y a aucune dissimulation possible. Nous serons forcés à la vérité. Tout sera révélé, comme si nous étions mis à nu devant le juge divin.

Cette image impose un sérieux avertissement. Sachant cela, la seule réponse logique serait de se soumettre à cette Parole maintenant, tant qu’il est encore temps, plutôt que d’attendre qu’elle nous juge implacablement dans le futur.

5 – Hébreux chapitre 4 :14-16 – Jésus le grand souverain sacrificateur

Hébreux 4 :14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le Verset 14 : L’auteur commence par un ton moins sévère, plus chaleureux, presque encourageant, en affirmant une vérité fondamentale pour les croyants : « Puisque nous avons un grand souverain sacrificateur« , il devient évident que notre foi doit rester solide. Ce souverain sacrificateur, c’est Jésus, non seulement un homme, mais le Fils de Dieu lui-même, qui a « traversé les cieux« . Cela nous invite à garder « ferme dans la foi que nous professons ».

Quelle est donc cette foi ? C’est la confession que Jésus est le Messie, le Christ, le Fils de Dieu, et l’héritier de toutes choses. Il est celui que nous proclamons et celui en qui nous plaçons toute notre confiance. Personne ne peut mieux nous comprendre que Jésus, parce qu’il a vécu dans la chair, affrontant les mêmes épreuves et tentations que nous.

Une vérité réconfortante

Le Verset 15 souligne : « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses« . Contrairement à un Dieu distant et inatteignable, Jésus est pleinement capable de comprendre nos difficultés et nos luttes, car il a été « tenté en toutes choses comme nous« , mais avec une différence capitale : « sans commettre de péché ». Ce détail essentiel est aussi affirmé dans d’autres Écritures telles que 2 Corinthiens 5:21, 1 Pierre 1:19, 1 Pierre 2:22, et Jean 7:18.

Jésus, bien qu’il ait connu la tentation, n’a jamais failli, ce qui en fait l’intercesseur parfait entre Dieu et les hommes.

Ce qui est particulièrement touchant dans ce passage, c’est que Jésus ne se contente pas d’être un juge : il est aussi un frère compatissant. Cette compassion fait de lui non seulement un souverain sacrificateur parfait, mais aussi un refuge sûr, vers qui nous pouvons nous tourner avec confiance.

L’exhortation à être dans l’assurance

Le verset 16 : C’est pourquoi l’auteur nous exhorte : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce« . Contrairement à l’Ancienne Alliance, où le peuple ne pouvait s’approcher de Dieu (seul le grand sacrificateur pouvait entrer dans le lieu très saint du tabernacle), nous avons maintenant la possibilité de nous approcher de Dieu « avec assurance« , non pas pour être jugés, mais pour « obtenir miséricorde et trouver grâce« . Le trône de la grâce évoque l’autel où les sacrificateurs offraient des sacrifices dans l’Ancienne Alliance, mais ici, nous sommes invités à nous approcher directement de Dieu pour recevoir son pardon et son aide.

« Être secourus dans nos besoins«  montre que l’œuvre de Christ n’est pas seulement eschatologique, réservée pour un jugement futur, mais elle est également présente et active aujourd’hui. Il est notre aide quotidienne, celui qui pourvoit à nos besoins immédiats, et qui agit dans nos vies ici et maintenant. Cette grâce est accessible à tous ceux qui s’en approchent avec un cœur repentant et une foi sincère.

Le trône de la grâce représente donc non seulement l’autel de l’ancien culte, mais aussi l’endroit spirituel où nous pouvons trouver refuge, assistance, et communion intime avec Dieu.

Hébreux 4:1

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

L’avertissement du verset commence par « Craignons », un terme qui exprime une véritable solennité et une prise de conscience. Nous ne devons pas aborder la promesse de Dieu « la fleur au fusil », avec désinvolture ou présomption. Il est nécessaire de reconnaître notre besoin profond de la grâce de Dieu, car entrer dans son repos n’est pas automatique ni acquis d’avance. Ce verset met en lumière le sérieux avec lequel nous devons répondre à l’invitation divine.

Le combat ici évoqué est avant tout intérieur. Il s’agit d’un affrontement contre notre incrédulité et notre orgueil, deux obstacles qui vont souvent de pair. L’orgueil en particulier, nous pousse à refuser de croire que nous avons besoin de Dieu, car il nous incite à penser que nous savons mieux que quiconque. Cette tentation n’était pas étrangère au peuple d’Israël, qui, se croyant le peuple élu, pensait automatiquement être en sécurité sous la protection de Dieu. Cependant l’auteur de l’épître avertit que cette sécurité ne peut être considérée comme un dû.

Le piège subtil de l’orgueil

De même, un piège subtil de l’orgueil, est de croire que nous en sommes dépourvus. Lorsque nous nous sentons sûrs de notre foi et de notre statut devant Dieu, il est facile de tomber dans cette illusion. Pourtant, l’orgueil spirituel est l’un des plus grands dangers, car il nous empêche de reconnaître notre besoin de grâce et de transformation.

Par ailleurs, nous pouvons parfois attendre des manifestations extérieures spectaculaires pour prouver la présence de Dieu dans nos vies, alors que Dieu désire souvent se révéler dans l’intimité, dans la simplicité d’un doux murmure (1 Rois 19:12). Il nous invite à écouter sa voix, non pas dans le tonnerre ou les éclairs, mais dans la tranquillité de notre cœur. Comme l’enseigne Jean 10:27, « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent« , nous sommes appelés à être attentifs et humbles, reconnaissant la voix de notre berger.

Le verset nous invite donc à être vigilants, à examiner notre cœur, et à rester à l’écoute de Dieu avec humilité, afin de ne pas manquer l’occasion d’entrer dans son repos, ceci par manque de foi ou à cause d’un cœur endurci.

Hébreux 4:11

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

En réponse à la grâce que Dieu nous offre, l’auteur nous exhorte à nous efforcer d’entrer dans son repos. Le verbe « efforcer » suggère bien plus qu’un simple souhait ou une intention passive. Il implique de se hâter, de s’appliquer avec sérieux, de mettre tout son cœur et son énergie à l’œuvre. Cela nous appelle à un engagement ardent et délibéré.

Cependant, il est important de comprendre que cet effort n’est pas un acte de performance humaine ou d’auto-justification, mais une réponse humble à l’œuvre de Dieu en nous. La véritable démarche spirituelle consiste à s’abandonner à Dieu, à reconnaître que ce n’est pas notre propre force qui nous permet d’entrer dans son repos, mais sa grâce qui nous transforme. Ce n’est pas par l’orgueil ou la prétention que nous accédons à ce repos, mais par l’humilité, en nous laissant guider et toucher par lui.

S’abandonner à Dieu

Cette expression ne signifie pas pour autant la passivité ou l’inaction. L’obéissance à Dieu nécessite des efforts conscients et des actions. En d’autres termes, nous sommes appelés à agir avec diligence, à faire les œuvres de Dieu avec zèle et à être pleinement investis dans sa volonté. Cet effort demande de l’obéissance, non à la manière de ceux qui désobéissaient dans le désert, mais en suivant l’exemple de ceux qui marchent par la foi, animés par l’amour de Dieu.

Nous devons comprendre que ce repos que Dieu propose n’est pas un simple arrêt des activités humaines, mais un état spirituel de paix et d’harmonie avec lui, accessible à ceux qui obéissent et se confient en lui. Le véritable danger réside dans la désobéissance, qui nous empêche d’entrer dans ce repos. C’est pourquoi l’exhortation ici est à la vigilance et que personne ne tombe en reproduisant l’exemple des Hébreux de l’Exode, qui ont manqué le repos de Dieu en raison de leur incrédulité et de leur rébellion.

Apprendre à se soumettre à la volonté de Dieu

L’effort demandé est donc à la fois un acte de foi et de soumission, un abandon actif à la volonté de Dieu. Nous ne nous reposons pas en nous-mêmes, mais en lui, tout en demeurant fidèles à l’appel qu’il nous adresse.

En réponse à la grâce de Dieu, nous nous efforçons. S’efforcer veut dire se hâter, s’appliquer, avoir soin, avec ardeur. Nos mots sont bien souvent faibles pour exprimer une pensée. Faisons tout notre possible pour entrer dans le repos de Dieu, et cela en nous laissant toucher par Dieu. Nous avons là l’humilité et non l’orgueil. S’abandonner à Dieu; s’en remettre à lui ne veut pas dire paresse, mais au contraire faire les œuvres de Dieu avec diligence (efforcez-vous) et dans l’obéissance.

Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le verbe « professer » signifie déclarer ouvertement ce qui est notre conviction profonde, proclamer notre foi sans hésitation ni crainte. Professer sa foi, c’est aligner nos paroles avec la Parole de Dieu, affirmant avec clarté et conviction ce que nous croyons. Il ne s’agit pas seulement d’une déclaration ponctuelle, mais d’un engagement à parler et vivre selon cette foi jour après jour.

Dans ce contexte, demeurer fermes dans cette confession signifie que, même face aux difficultés, aux tentations ou aux doutes, nous devons rester inébranlables dans notre foi en Jésus-Christ, notre grand souverain sacrificateur. Il a non seulement traversé les cieux, mais il intercède pour nous auprès de Dieu, assurant notre salut.

Cela nous donne l’assurance nécessaire pour proclamer notre foi avec audace et confiance. « Parce que la Bible le dit, je le crois » devient plus qu’une simple phrase. C’est la fondation de notre confiance inébranlable en la promesse de Dieu.

Hébreux 4:16

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Parce que nous avons confessé notre foi avec assurance et obéi aux injonctions précédentes – craindre (verset 1), s’efforcer (verset 11), et demeurer ferme (verset 14) – nous pouvons nous approcher du trône de la grâce avec une pleine confiance.

Le trône de la grâce évoque la présence de Dieu où son amour, sa miséricorde et son pardon sont offerts sans restriction. Nous venons à lui non pas comme des étrangers, mais comme des enfants qui s’adressent à leur père. Même si nous avons échoué ou péché, Dieu nous invite à venir sans crainte. Le but de notre approche est double : obtenir miséricorde pour nos fautes, car nous reconnaissons notre état de pécheur, et trouver grâce, c’est-à-dire recevoir ce don immérité qui découle de l’amour de Dieu.

Être secourus dans nos besoins

Contrairement à l’attitude de ce monde où beaucoup réclament leurs droits et exigent ce qui leur est dû, nous venons devant Dieu non avec des revendications, mais avec humilité, en nous reposant sur sa grâce et sa miséricorde. Nous reconnaissons que ce que nous recevons ne dépend pas de ce que nous méritons, mais de l’amour et de la bienveillance de Dieu envers nous.

Enfin, la promesse à la fin du verset est capitale : « pour être secourus dans nos besoins. » Nous ne venons pas avec nos solutions ou nos exigences, mais simplement pour exposer nos besoins à Dieu, en sachant qu’il peut agir même là où tout semble impossible. Dieu est le Dieu de l’impossible, et c’est vers lui que nous nous tournons, convaincus qu’il saura répondre à nos nécessités selon sa volonté parfaite.

Construire sur le roc : La parabole des deux constructeurs

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La parabole des deux constructeurs est un enseignement central de Jésus. Elle souligne l’importance d’une fondation solide pour la vie spirituelle.

La parabole des deux constructeurs : Choix Fondamentaux

1 – Introduction

Matthieu 7:24-27

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

Et en Luc 6:46-49

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

48 Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie.

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples et à la foule présente lors du Sermon sur la Montagne. Ses enseignements visent tous ceux qui entendent sa parole, croyants comme non-croyants. Matthieu 7:24-27 fait suite à un ensemble d’instructions morales, pratiques et spirituelles. Jésus veut que ses auditeurs saisissent l’importance de vivre selon ses paroles, car il sait que la solidité de leur foi va dépendre de leur obéissance.

Luc 6:17

17 Il descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies.

3-  Le contexte :

Cette parabole se trouve dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu chapitres 5-7). Jésus y enseigne divers aspects de la vie chrétienne, allant de l’attitude intérieure à la manière de vivre en tant que croyant dans le monde. Il compare deux types de personnes : ceux qui écoutent ses enseignements et les mettent en pratique, et ceux qui les ignorent. Dans ce contexte, la parabole montre que l’obéissance aux enseignements de Jésus est la clé pour surmonter les épreuves de la vie.
Heureux seront ceux qui entreront dans le royaume des cieux, mais pour y parvenir, il faut faire la volonté de Dieu, celle de Jésus. Il faut suivre Jésus, le seul chemin qui mène à la vie éternelle auprès du Père.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ne nous trompons pas, ce n’est pas la simple fréquentation d’une assemblée qui garantit que nous sommes sur le chemin qui mène au Père.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Observons que prophétiser, chasser des démons, et faire des miracles ne sont que des paroles. Mais prenons les versets plus explicites de:  

Luc 6:46-47

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

Voulons-nous construire notre éternité ? Alors, mettons en pratique ce que le Seigneur enseigne.

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4-  Explication de la parabole

Avertissement : Pour comprendre pleinement cette parabole, il est essentiel de la replacer dans le contexte des versets de Matthieu 7:13-23.
Les versets 13 à 23 qui précèdent cette parabole, contiennent des éléments clés qui éclairent la pensée de Jésus. Jésus compare deux constructeurs, l’un construisant sa maison sur le roc, l’autre sur le sable. La maison sur le roc représente la vie de celui qui écoute et applique les enseignements de Jésus. Cette maison résiste aux tempêtes. En revanche, la maison bâtie sur le sable illustre la vie de celui qui entend les paroles de Jésus, mais ne les applique pas. Lorsqu’une tempête survient, cette maison s’effondre. Le roc symbolise une fondation solide, fondée sur l’obéissance à la Parole de Dieu (Matthieu 7:24-25), tandis que le sable représente une vie superficielle, sans profondeur spirituelle (Matthieu 7:26-27).

Qu’est-ce que symbolise le roc ?

Dans Matthieu 16, Jésus pose la question à ses disciples : « Qui suis-je ? »
Au verset 16, Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Au verset 18, Jésus dit : « Sur ce rocher (pétra, sur cette proclamation), je bâtirai mon Église. »
Le roc de la parabole, c’est Jésus et sa Parole. L’Église est bâtie sur la vérité que Jésus est le Messie, le Sauveur.

Pour interpréter pleinement la parabole, nous devons imaginer les constructeurs comme des hommes arrivant dans une ville, prêts à construire une maison. Ils se rendent au service de l’urbanisme, où ils reçoivent des documents avec des recommandations. Les deux terrains sont soumis aux mêmes intempéries.
La maison dont il est question représente une maison pour l’éternité !
Le temps de la construction correspond à la vie chrétienne.

Tandis que les intempéries, les torrents, symbolisent les tribulations, les convoitises et les épreuves de la vie.
Les terrains où les hommes construisent représentent une assemblée, où ils arrivent et se convertissent. Ils reçoivent le même enseignement de la part d’un prédicateur, par exemple Paul.

Le premier homme, prudent, consulte un sage architecte.

1 Corinthiens 3:10-11

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Cet homme suit les instructions et les bons enseignements de Paul, basés sur la parole de Dieu. Il met en pratique les enseignements de Jésus et marche sur le chemin de sanctification, fondé sur les bases de la foi exposées dans Hébreux 6. Sa maison est bâtie pour l’éternité car elle repose sur Jésus, le roc. La maison représente la glorification.

Le deuxième homme, paresseux et négligent, trouve que les enseignements de Paul sont trop exigeants. Il préfère écouter des messages d’une grâce permissive ou de prospérité. Ne suivant pas les recommandations de Paul, il n’applique pas les enseignements de Jésus. Il vit une foi superficielle, sans fondement. Quand les épreuves vont venir, il sera emporté, car il n’est pas ancré en Christ.
Dans les assemblées chrétiennes, il y a des vrais croyants et des croyants professant, du bon grain et de l’ivraie et à première vue, rien ne les différencie. Seul, face aux épreuves celui qui a bâti sur le fondement solide de Jésus-Christ, tiendra ferme.

1 Corinthiens 3:10-14

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Ceux qui ont compris le message de Jésus, sont prêts à affronter les tribulations. Ils ne choisissent pas la facilité, mais s’engagent sur le chemin de l’obéissance, en étant bien fondés sur Jésus-Christ.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 13 est à rapprocher de l’attitude de l’homme insensé (v.26). Il choisit la solution de facilité, celle du moindre effort.
Le verset 14, quant à lui, est à rapprocher de l’attitude de l’homme sage (v.24), qui est décidé à construire sa vie chrétienne de manière solide, ce qui lui demandera des efforts.
Il se gardera des faux prophètes, ou des mauvais enseignants qui prêchent la facilité. Nous sommes tous invités à juger et à peser les paroles qui nous sont dites avant de les recevoir et de les accepter.
Les versets de Matthieu 7:21-23 se résument ainsi :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis?

ésus demande de faire la volonté de Dieu en mettant en pratique sa Parole.

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5- La leçon pour nous à retenir 

La parabole des deux constructeurs est avant tout une exhortation. Elle enseigne que la foi seule ne suffit pas. Il est crucial d’agir selon les enseignements de Jésus. Les tempêtes de la vie peuvent être des épreuves, des difficultés ou des tentations. Celui qui a bâti sa vie sur une base spirituelle solide, c’est-à-dire sur l’obéissance à la Parole de Dieu, restera ferme face aux épreuves. Cette parabole pousse chacun à réfléchir sur l’état de sa foi et son engagement à vivre selon les préceptes bibliques.
Il ne suffit pas d’entendre les paroles de Jésus, par exemple en venant simplement au culte le dimanche et en vivant une vie profane le reste de la semaine. Il faut entendre, écouter, comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu.
Chercher à comprendre l’enseignement afin de le mettre en pratique demande des efforts. Cet effort est représenté par les fondations de la maison dans la parabole.
Mettre en pratique la Parole de Dieu n’est pas une nouveauté du Nouveau Testament, mais une exigence de l’Ancien Testament, notamment dans le Pentateuque. Les paroles en question sont celles que Jésus a prononcées, particulièrement dans les chapitres 5 à 7 de Matthieu.

Jacques 1:22-25 le rappelle

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

6-   Son application personnelle

Dans la vie quotidienne, cette parabole des deux constructeurs invite à examiner la solidité de notre fondation spirituelle. Est-ce que nos décisions, nos comportements et nos priorités s’alignent sur la Parole de Dieu ? Nous sommes appelés à appliquer les enseignements de Jésus dans tous les aspects de notre vie. En bâtissant notre vie sur le roc de la Parole divine, nous serons capables de résister aux tentations et aux épreuves avec une foi inébranlable.

Jésus met en garde contre les beaux parleurs, ceux qui parlent comme des chrétiens mais qui ne mettent pas la Parole de Dieu en pratique. Ils prétendent être chrétiens, mais ne sont pas nés de nouveau. Ce ne sont pas des chrétiens authentiques, mais des personnes qui n’ont de chrétien que le nom.
Jésus ne nie pas que des non-chrétiens puissent opérer certains miracles par la puissance de Dieu, mais cela relève de la volonté permissive de Dieu, dont nous ignorons toujours les raisons. Nous avons l’exemple de:

Marc 9:38

38 Jean lui dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.

Ou cela peut aussi provenir de la puissance de Satan, comme le montre :

2 Thessaloniciens 2:9-10

L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers,

10 et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.

Si ces gens dont il est question en Matthieu 7:21-23 sont condamnés, ce n’est pas parce que leur prédication était fausse ou que leurs miracles étaient des contrefaçons, mais parce qu’ils n’avaient pas mis en pratique ce qu’ils professaient. Ils n’obéissaient pas à la Parole.

Matthieu 23:3

Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

Celui qui agit, est celui qui dit et fait ce qui plaît à Dieu. Il est dans l’obéissance. Il prêche la vérité et pratique la vérité qu’il prêche. Celui qui met en pratique la Parole de Dieu, se reconnaît à son témoignage de vie.

Le constructeur insensé est comparable au terrain pierreux, où la semence n’a pas de racines, ou au terrain recouvert de ronces et d’épines, qui représentent les soucis et les tribulations qui étouffent la foi dont il est question en Matthieu 13.

Hébreux chapitre 3 – Jésus Christ est supérieur aux prophètes

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Le chapitre 3 de l’épître aux Hébreux compare Jésus à Moïse. Il souligne la fidélité supérieure du Christ en tant que Fils sur la maison de Dieu. Il exhorte aussi les croyants à garder une foi ferme et à éviter l’incrédulité qui a conduit Israël à l’errance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 4

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Hébreux chapitre 3 – Étude biblique

1- Hébreux chapitre 3 :1-6:  Christ, le Fils, supérieur à Moïse, le serviteur

Hébreux 3:1-6

1 C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons,

Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison.

Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même.

Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu.

Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ;

mais Christ l’est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.

Après avoir montré la supériorité de Jésus par rapport aux prophètes et aux anges, l’auteur démontre que Jésus est supérieur à Moïse. Il choisit ses termes avec soin, et touche ainsi un point très sensible pour tout Juif : la personne de Moïse. Il en est ainsi lorsqu’il s’agit des catholiques que nous pouvons entendre dire : « On ne touche pas à la personne de Marie ! », alors que le dogme de leur église est en contradiction sur beaucoup de points essentiels avec la Bible.

Rappelons-nous de l’épisode de l’aveugle de naissance guéri et de l’échange très vif qui a eu lieu entre les pharisiens et lui.

Jean 9:28-29

27 Il leur répondit: Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ?

28 Ils l’injurièrent et dirent: C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse.

29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est.

Moïse a rapporté les paroles de Dieu : « Le Seigneur a dit ». Mais que dit Jésus par six fois en Matthieu 5, lors du sermon sur la montagne ? « Mais moi, je vous dis… ».

De la même manière, il dira : « Je suis… » et les personnes étaient étonnées de l’entendre parler avec autorité.

« Frères saints » est une expression qui englobe tous les chrétiens d’origine juive ou païenne. Elle est à rapprocher du verset d’Exode 19:6, où il est question des enfants d’Israël comme d’une nation sainte : « Qui avez part à la vocation céleste. »

Exode 19:6

vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël.

C’est dans Colossiens 1:2 que les deux termes « frère » et « saint » sont associés pour la première fois dans le Nouveau Testament. Les chrétiens sont habituellement tantôt appelés « frères », tantôt appelés « saints ». Cela sert probablement à bien marquer qu’il n’est plus question de race ou de nationalité, mais que cela concerne tous ceux « qui avez part à la vocation céleste », c’est-à-dire tous ceux qui sont en Jésus-Christ et qui ont part à la vocation céleste. Ils sont à la fois des frères et des saints.

Cette épître passe du temporel au spirituel, du terrestre au céleste, de l’ombre à la réalité.

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Le mot « considérez » au premier verset signifie qu’il s’agit d une recommandation à prendre en compte, à ne pas négliger, ni à minimiser la position de l’apôtre et du souverain sacrificateur de notre foi. Arrêtez-vous et examinez !

Les deux titres, « apôtre » et « souverain sacrificateur », sont très importants car l’auteur veut démontrer la supériorité de Jésus sur Moïse.

Le terme « apôtre » peut surprendre, mais c’est parce que Moïse était l’apôtre de leur confession. Un apôtre désigne une personne qui se met au service d’une idée ou d’une cause. C’est par lui que Dieu avait donné la loi. Les Juifs vénéraient Moïse au point de le déifier. C’est pourquoi il est dit en…

Deutéronome 34:6

Et l’Éternel l’enterra dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth Peor. Personne n’a connu son sépulcre jusqu’à ce jour.

Même si le mot « apôtre » n’est pas présent dans l’Ancien Testament, son rôle avait un équivalent puisqu’il était un envoyé de Dieu pour le peuple juif.

Le terme « apôtre » pour Jésus peut également surprendre, mais il désigne lui aussi un envoyé de Dieu.

En revanche, le terme de « souverain sacrificateur » ne s’applique pas à Moïse qui n’a jamais été souverain sacrificateur.

L’auteur aurait pu rappeler le verset de…

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Il arrive au verset 3 à dire que Jésus est supérieur à Moïse en tant que créateur, bâtisseur de la maison, l’Église. Jésus, le fils est supérieur au serviteur Moïse.

Au verset 6 le:

« pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.« 

a pour but d’inciter les gens à ne pas faire comme les juifs qui n’ont pas tenu ‘jusqu’à la fin leur ferme confiance et leur espérance.

2 – Hébreux chapitre 3 :7-11 Aujourd’hui si vous entendez sa voix

Hébreux 3:7-11

C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,

N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert,

Où vos pères me tentèrent, Pour m’éprouver, et ils virent mes œuvres Pendant quarante ans.

10 Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies.

11 Je jurai donc dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos!

Ici, est abordé le deuxième avertissement de l’épître et l’auteur s’appuie sur le Psaume 95 qui est inspiré par le Saint-Esprit.

Psaumes 95:7-11

Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix!

N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Où vos pères me tentèrent, M’éprouvèrent, quoiqu’ils voient mes œuvres.

10 Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, Et je dis: C’est un peuple dont le cœur est égaré; Ils ne connaissent pas mes voies.

11 Aussi je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos!

Meriba veut dire « querelle », et Massa veut dire « tentation ». Ces deux noms évoquent la contestation des enfants d’Israël contre Moïse relatée en :

Exode 17:3

Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait: Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour me faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux?

Ce ne fut pas la seule fois que le peuple par son attitude, irrita Dieu au point qu’il est dit en :

Nombres 14:11-12

11 Et l’Éternel dit à Moïse: Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui?

12 Je le frapperai par la peste, et je le détruirai; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui.

Et cela ne restera pas sans conséquence ainsi qu’il est écrit en :

Nombres 14:20-23

20 Et l’Éternel dit: Je pardonne, comme tu l’as demandé.

21 Mais, je suis vivant! et la gloire de l’Éternel remplira toute la terre.

22 Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j’ai faits en Égypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois, et qui n’ont point écouté ma voix,

23 tous ceux-là ne verront point le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont méprisé ne le verront point.

Ces versets d’Hébreux 3:7-11 rappellent le sort du peuple hébreux qui mourut dans le désert (Nombres 14:26-33), à l’exception de Josué et de Caleb, qui seuls entrèrent dans le repos de la terre promise, en Canaan.

Ceci est un très sérieux avertissement pour les lecteurs qui risquent le même sort que ceux qui vécurent du temps de Moïse. Cet avertissement est d’autant plus grand qu’ils :

  • Commettraient l’erreur de tenter Dieu comme du temps de Massa et de Meriba.
  • Rejetteraient Jésus, le Fils de Dieu, le Fils de la maison et non Moïse qui n’était qu’un serviteur.

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix ». Cette phrase est un sérieux avertissement pour chacun. Nous serons appelés à reparler de cela. La voie dont il s’agit est la voix du Saint-Esprit ! Nous pouvons lire la Bible, l’étudier et la méditer, mais ce que nous devons surtout faire, c’est être à l’écoute du Saint-Esprit, qui nous donne une révélation de la parole de Dieu. Cela veut dire que le Saint-Esprit nous donne une compréhension spirituelle de la Parole ce qui est bien différent d’une simple lecture. Nous pouvons comprendre intellectuellement ce qui est écrit dans la Bible, et cela se passe au niveau du cerveau, mais il y a une compréhension que le Saint-Esprit nous donne et cela est au fond de nous, cela remplit tout notre être. Si nous lisons d’une manière intellectuelle, nous sommes comme sourds et aveugles. C’est pourquoi il est dit : « n’endurcissez pas vos cœurs ».

3 – Hébreux chapitre 3 :12-15 Avertissement : retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance

Hébreux 3:12-15

12 Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

14 Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement,

15 pendant qu’il est dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

« Prenez garde, frères, que » : L’avertissement se fait plus insistant. Le terme « frère » adoucit le propos. Les lecteurs ne sont pas considérés comme des étrangers, mais il y a un lien fraternel, d’égalité.

« Un cœur mauvais et incrédule« , comme ceux qui contestèrent avec Moïse. De la même façon qu’il est dit en Nombres 14:20-21 : « Je suis vivant », le Fils de Dieu, Jésus est vivant, tandis que le serviteur Moïse est mort. L’expression de « Dieu vivant » se retrouve trois autres fois dans l’épître (en Hébreux 9:14, 10:31 et 12:22). Le but est pour insister sur la supériorité de Jésus par rapport à Moïse. Dans une maison, contester face à un serviteur et face au maître de la maison ou à son fils n’est pas la même chose. Contester avec le fils est bien plus grave que contester avec un serviteur.

Le Dieu vivant

Cette expression « Dieu vivant », que nous retrouvons à plusieurs reprises, désigne le seul vrai Dieu par opposition aux idoles et aux faux dieux. Se détourner de Jésus reviendrait à se détourner du vrai Dieu. Quitter la vie de Jésus revient à commettre une apostasie.

Un premier péché, puis la répétition de ce péché, entraîne l’endurcissement du cœur et l’incrédulité. Ce sont des étapes sur le chemin de l’apostasie.

Le verset 13 qui dit : « exhortez-vous » nous montre la nécessité d’être entouré afin d’avoir des encouragements mutuels ou des corrections quand notre foi défaille. C’est pourquoi, il est très dangereux d’être et de rester isolé. Il est même précisé que l’exhortation doit être quotidienne. Par trois fois dans ce chapitre aux versets 7, 13 et 15, il est question d’« aujourd’hui »et par deux fois en Hébreux 4 au verset 7, figure cet avertissement.

Cette injonction peut se comprendre ainsi :

Mets-toi en règle aujourd’hui, car demain il sera peut-être trop tard. Il s’agit de l’instant présent, car l’instant d’après, nous pouvons être morts. Ceci est exhortation pour la personne à ne pas se laisser aller à la procrastination.

2 Corinthiens 6:1-2

1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain.

Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.

De la même façon qu’il est dit : « N’endurcissez pas vos cœurs » par trois fois dans l’épître, en Hébreux 3:8, 15 et en Hébreux 4:7, il est impératif de se repentir, de revenir à Dieu avant que l’endurcissement fasse que nous devenions insensibles à l’appel de Dieu.

Au verset 14, il est écrit « Nous sommes devenus participants de Christ »

Nous sommes devenus participants de Christ certes, mais il y a une condition à cela qui est « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement« .

Nous sommes devenus participants de Christ ! Oui, mais à quel moment ? Lors de notre justification ? Ou au bout de notre sanctification ? Cela semble plutôt être la deuxième réponse puisqu’il y a cette condition qui vient d’être évoquée qu’il faut retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. 

Nous avons du mal à imaginer ce fait d’être participants à la nature de Christ, mais il est précisé : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance« , ce qui veut dire garder la foi. Rien n’est acquis d’avance !

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

Non seulement nous sommes participants de la nature de Christ, mais nous devenons par ce fait, participants de la nature de Dieu !

1 Pierre 5:1

1 Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

La condition émise par le verset 14 de ce chapitre 3 d’Hébreux : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement » est la répétition de la condition du verset 6 : « pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance. »

Il faut comprendre que rien n’est acquis une fois pour toutes, que notre marche est continue et que nous devons être persévérants. Par analogie avec les Hébreux qui ont quitté l’Égypte, prendre la décision de partir n’est pas le plus difficile, le plus difficile étant de traverser le désert de la vie et de garder la foi jusqu’au bout. Il faut, pour cela, faire preuve de volonté.

Les Hébreux ont quitté l’Égypte et ont traversé la mer Rouge. Ceci est l’image du chrétien qui se sépare du monde dans sa façon de vivre, qui prend les eaux du baptême, mais après il y a tout le désert de la vie, et beaucoup chutent.

Le chapitre de 1 Corinthiens 10 relate cet épisode du désert.

Rappelons-nous de ce qui y est dit:

1 Corinthiens 10:5-11

Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert.

Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu.

Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux, selon qu’il est écrit: Le peuple s’assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir.

Ne nous livrons point à l’impudicité, comme quelques-uns d’eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.

Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents.

10 Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur.

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

4 – Hébreux chapitre 3 :16-19 la désobéissance et l’incrédulité

Hébreux 3:16-19

16 Qui furent, en effet, ceux qui se révoltèrent après l’avoir entendue, sinon tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse?

17 Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert?

18 Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi?

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

D’après ces versets, pourquoi les hébreux n’entrèrent pas dans le repos de Dieu ? Parce qu’ils étaient coupables de désobéissance (v.18) et d’incrédulité (v.19).

L’avertissement donné aux Judéo-chrétiens à qui l’auteur écrit, est valable pour nous. Les Hébreux, sous le joug de l’esclavage en Égypte, ont crié à Dieu pour être délivrés de leur esclavage physique. Cependant, ils n’ont vu que l’esclavage par les égyptiens, alors que Dieu voulait les délivrer de l’esclavage du péché.

Il ne faut pas se tromper de but. Le fait pour ces Judéo-chrétiens de vouloir retourner à leur arrière-plan religieux du judaïsme est plus grave puisqu’ils avaient tendance à se détourner du Fils de Dieu pour revenir aux lois de Moïse.

a) Désobéir au Fils de Dieu est bien plus grave que de désobéir à un ordre donné par un serviteur de Dieu comme Moïse.

b) Le repos dont il est question ici n’est pas l’entrée en terre promise. C’est bien plus que cela ! C’est le repos de Dieu, dans sa présence.

c) Qui est le prophète par excellence dans l’Ancien Testament (Deutéronome 18:15 et 34:10) ? Moïse ! Qui est le souverain sacrificateur par excellence dans l’Ancien Testament (Exode 29:9) ? Aaron ! Mais Jésus est tout à la fois prophète et souverain sacrificateur, d’une sacrificature plus excellente !

La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare

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La parabole de l’homme riche et de Lazare (Luc 16:19-31) révèle une profonde leçon spirituelle. Jésus enseigne sur l’importance de la compassion et des conséquences éternelles liées à nos choix sur terre.

La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare de Luc 16:19-31

1 – L’enseignement

Luc 16:19-31

19 Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.

20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères,

21 et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

22 Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.

23 Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.

24 Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme.

25 Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.

26 D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.

27 Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères.

28 C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

Suivre les enseignements de la loi de Moïse et les prophètes ( la Bible, par extension)

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

30 Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.

31 Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’inscrit dans un contexte plus large qui est donné en :

Luc 15:1-2

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Jésus adresse cette parabole à ses disciples, mais aussi principalement aux pharisiens qui étaient souvent attachés aux richesses matérielles. Leur amour de l’argent et leur mépris des nécessiteux trahissaient une foi superficielle. En,

Luc 16:14-15

14 Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui.

15 Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Jésus leur reproche de se justifier devant les hommes. Cependant Dieu connaît les cœurs. Le Seigneur veut montrer que les richesses ne garantissent pas la faveur divine. Les disciples et d’autres auditeurs présents recevaient aussi cette leçon, mais le message principal concernait l’hypocrisie et la fausse sécurité des riches dans leur vie spirituelle.

3-  Le contexte :

Il y a un contexte général qui englobe les paraboles de Luc 15 dans lesquelles Jésus raconte celles de la brebis perdue, de la pièce de monnaie égarée et du fils prodigue. Dans ces paraboles, Celui-ci décrit l’attitude de Dieu envers les perdus dans le monde.

Dans Luc chapitre 16, Jésus raconte deux autres paraboles, celles de l’économe infidèle (Luc 16:1-13), et celle de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16:19-31). Jésus y condamne l’usage irresponsable des possessions matérielles. Dans la parabole du riche et du pauvre Lazare, il va dénoncer la mauvaise gestion des personnes et des biens, le riche ayant totalement négligé de se faire des amis au moyen des richesse terrestres (Luc 16:9).
Ce riche de la parabole de l’homme riche et de Lazare, était hautement estimé parmi les hommes, mais honni par Dieu (Luc 16:15). Il était le contraire du bon Samaritain (Luc 10:30-37).

4-  Explication de la parabole

Les vies de l’homme nanti et du pauvre mendiant avant leur mort, sont présentées d’une manière tout à fait réaliste. Ce qui suit après leur mort est une description figurée qu’en donne Jésus.

La parabole montre d’abord un contraste frappant entre deux vies. Avant leur mort, le riche vit dans l’abondance et le superflu tandis que Lazare est un mendiant qui souffre dans son corps. Ce qui se passe après leur mort est une description figurée qu’en donne Jésus.

Les détails pertinents à retenir

Cette parabole contient certaines vérités concernant la vie après la mort, qui sont également enseignées dans d’autres passages de la Bible. Le fait que les défunts ne sommeillent pas mais sont totalement conscients est un détail pertinent. Il en est de même du fait que certaines personnes sont réellement sauvées dans le ciel et auprès de Dieu, tandis que d’autres souffrent en enfer.

Un autre détail important à relever, est l’interdiction imposée par Dieu aux esprits des défunts de communiquer avec les gens sur terre :

Ecclésiaste 9:5-6

Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée.

Et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri; et ils n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil.

Dieu veut que tout le monde écoute sa Parole, telle qu’elle est révélée dans la Bible.

Ésaïe 8:19-20

19 Si l’on vous dit: Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, Qui poussent des sifflements et des soupirs, Répondez: Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants?

20 A la loi et au témoignage! Si l’on ne parle pas ainsi, Il n’y aura point d’aurore pour le peuple.

Être riche et vivre dans le luxe n’est pas répréhensible en soi. Par contre, ce qui est condamnable, c’est l’égoïsme et le refus d’utiliser ses biens pour aider autrui. L’homme riche n’a pas été puni pour avoir commis un acte mauvais, mais pour ne pas avoir fait le bien envers son prochain.

Le fait que Lazare soit transporté dans le sein d’Abraham est significatif. Abraham représente le père de tous les croyants (Romains 4:11). Le fait que Lazare soit accueilli dans le sein d’Abraham indique qu’il a été reçu au ciel. Au ciel, les âmes des justes se trouvent dans la présence de Dieu.

Hébreux 12:23

23 de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

En nommant le mendiant Lazare, qui signifie « Dieu a secouru », Jésus souligne que malgré ses souffrances terrestres, cet homme croyait en Dieu.

L’enfer, où le riche a connu les tourments, est une réalité solennelle conforme à l’enseignement biblique. L’enfer existe réellement et est l’endroit où les incroyants et les impies passeront l’éternité.

Le grand abîme qui sépare les deux lieux n’est là que pour expliquer certains détails mais en réalité les deux mondes sont totalement séparés l’un de l’autre. Comment un élu pourrait-t-il  vivre dans la félicité quand il voit un autre souffrir en enfer. Comme l’enseigne la Bible, la destinée de chaque individu, que ce soit le ciel ou l’enfer, est déterminée par sa foi en Jésus-Christ et la vie qu’il a menée sur terre. Cette destinée est irréversible ! Après la mort, il n’y a plus de seconde chance pour choisir Jésus-Christ.

La parabole souligne l’insistance sur le fait que la Loi et les Prophètes, c’est à dire les Écritures, suffisent pour guider le comportement humain.

Luc 16:29

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

L’écoute de la Parole de Dieu et son application, comme la compassion, la bienveillance … sont essentielles pour éviter la condamnation. La parabole montre d’abord un contraste frappant entre deux vies, celle du riche qui vit dans l’abondance, et celle de Lazare qui mendie, et qui souffre. À leur mort, leur sort s’inverse. Lazare est consolé aux côtés d’Abraham, symbole de la bénédiction éternelle, tandis que le riche souffre dans l’Hadès. Son appel à Abraham pour un peu d’eau, reflète son désespoir, mais Abraham rappelle que son sort est la conséquence de ses choix terrestres.

La parabole souligne également qu’il n’y a pas de retour après la mort pour corriger les erreurs passées (Luc 16.26). L’insistance sur le fait que la Loi et les Prophètes suffisent pour guider le comportement humain (Luc 16.29) montre que le pardon, la repentance et l’écoute de la Parole de Dieu sont essentiels pour éviter la condamnation.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

La parabole enseigne l’importance de la compassion et de l’attention aux besoins des autres. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à agir avec miséricorde, à ne pas nous laisser piéger par les richesses matérielles, et à rester attentifs aux enseignements bibliques. Le pardon est au cœur de la foi chrétienne : en pardonnant et en se repentant, nous évitons le sort du riche. Nous devons nous poser la question : agissons-nous aujourd’hui en vue de l’éternité ou sommes-nous uniquement préoccupés par nos conforts terrestres ?

Le message principal de cette parabole

Le style de vie d’une personne avant sa mort a des conséquences irréversibles après sa mort ! La destinée éternelle (ciel ou enfer) de chaque être humain, dépend de la personne en qui il a cru et qu’il a servie dans ce monde ! Dieu tient chaque personne responsable de la manière dont elle s’est comportée en particulier envers les déshérités, et de l’utilisation de ses biens matériels.

Versets en relation avec la parabole :
  • Luc 12.33-34 : « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux. »
  • Proverbes 19.17 : « Celui qui a pitié du pauvre, prête à l’Éternel. »
  • 1 Jean 3.17 : « Si quelqu’un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? »

Hébreux chapitre 2 L’importance du salut et de la foi

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Dans Hébreux chapitre 2, l’auteur exhorte les croyants à rester attentifs aux enseignements du salut annoncé par Jésus-Christ. Il souligne l’importance de ne pas négliger cette grande délivrance et explique la nécessité de la souffrance de celui-ci pour le salut.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 3

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Hébreux chapitre 2 : L’importance du salut et de la foi

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Dans ce chapitre 2, son auteur développe le fondement sur lequel il s’appuie pour présenter la Seigneurie de Jésus, sa domination future et son sacerdoce visible, ceci dans sa nature humaine. Ce thème est poursuivi en Hébreux 4:14-16 et la suite.

1 – Hébreux chapitre 2 :1-4 -Avertissement à ceux qui ont entendu

Hébreux 2:1-4 – comment échapperons-nous

1 C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles.

Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution,

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

v.1 Le « C’est pourquoi » veut dire que tout ce qui a été dit au sujet de la supériorité de Jésus, le Fils de Dieu dans le chapitre 1, doit être l’objet de toute notre attention.

v.1 Quelles sont ces choses que nous avons entendues ? Cela ne peut pas être autre chose que l’Évangile ! Il s’agit de l’Évangile par rapport à tout l’Ancien Testament. Dans l’épître aux hébreux, il est montré la supériorité de l’Évangile qui n’est jamais que l’accomplissement de l’Ancien Testament. En effet, Jésus a été annoncé par Dieu. Celui-ci nous a parlé par le Fils, puis par les premiers disciples, dont les apôtres.

Au verset 2, il est question de la loi qui sanctionne toute transgression et toute désobéissance (cf la révolte de Koré dont il est question en Nombres… ). Il s’agit de la Loi mosaïque de l’Ancien Testament vers laquelle les hébreux convertis à Jésus, sont tentés de retourner. Elle fut annoncée par des anges. Elle a été annoncée par Moïse, non pas que Moïse fut un ange. Ceci est en référence à:

Actes 7:53

53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée!…

Que nous trouvons dans le résumé de l’histoire d’Israël par Étienne :

Actes 7:51-53

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

    52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

    53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée ! …

Chaque mot ou expression du verset 3 est important, et mérite que nous prenions un temps pour les peser. Ils sont comme martelés.

comment échapperons-nous … en négligeant …  un si grand salut, …  qui, annoncé d’abord par le Seigneur, … nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Comment échapperons-nous? Oui, mais à quoi ? Au même sort qui a été réservé à ceux qui ont transgressé et désobéi à la Loi mosaïque.

Comme si cela ne suffisait pas, le verset 4 est là pour frapper un grand coup :

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

« Comment échapperons-nous » est le premier avertissement d’une série de cinq. Cet avertissement porte sur l’importance du message du salut annoncé par le Seigneur lui-même. Nous avons dans cette partie doctrinale des avertissements à prendre au sérieux. Le premier est d’écouter le Seigneur et de garder les yeux fixés sur Lui pour ne pas nous égarer dans des fausses doctrines. En effet, large est le chemin qui mène à la perdition, étroit et resserré est le chemin qui mène au Père.

Jésus le centre de notre foi

Si Jésus n’est pas le centre de notre foi, nous risquons d’être emportés à tout vent de doctrine ce qui affaiblirait notre foi et nous écarterait de Lui.

V. 2:1 – « de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles ». (choses entendues =Évangile)

V. 3:12 – « au point de se détourner du Dieu vivant »;

v. 5:11 – « parce que vous êtes devenus lents à comprendre »;

v. 6:6 – « puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu »;

v. 10:29 – « celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu »;

Tout cela veut dire que la négligence fait qu’on s’écarte de Jésus, qu’on abandonne, et qu’on devient paresseux. En fin de compte, cette négligence va aboutir à mépriser le Fils de Dieu et son sacrifice.

La solution pour ne pas se détourner de la saine doctrine se trouve en :

Hébreux 10:25, 32, 35

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

L’annonce faite par le Seigneur, le Fils de Dieu, est plus importante que celle venant des anges qui sont de simples messagers. La source est plus digne de confiance.

Après avoir pris en considération ces deux premiers versets d’Hébreux 2, la conclusion s’impose au verset 3 : « Comment échapperons-nous … » à un jugement encore plus sévère que ceux qui désobéirent du temps de Moïse ainsi que cela est écrit en:

Hébreux 12:25

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

 et Hébreux 10:29

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

En négligeant un si grand salut veut dire: ne faire aucun cas de …

Le salut annoncé est d’autant plus grand qu’il a été annoncé par le Fils de Dieu, lui-même, puis confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Les versets de Hébreux 2:3-4

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

  • Jésus nous annonce le salut acquis à la croix
  • Les disciples propagent la bonne nouvelle du salut au monde entier
  • Les miracles sont l’attestation de la vérité de la Parole annoncée et une confirmation venant de Dieu
  • Le Saint-Esprit confirme par des dons.

Que nous disent ces deux versets ? De quoi s’agit-il ? Du salut. Et quel est le rôle respectif du Seigneur, des disciples, des miracles et du Saint-Esprit ?

Par les signes, les prodiges et les miracles, Dieu atteste le témoignage des premiers chrétiens. Ce verset indique aussi que la manifestation des miracles était plus rare au temps de la rédaction de cette Épître au moins dans ce milieu hébreux.

2 – Hébreux chapitre 2 :5-9 – Le but de Dieu : soumettre le monde à Christ

Hébreux 2:5-9 – l’humiliation de Jésus est un fait

En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Ps 8:5-7)

Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l’as couronné de gloire et d’honneur,

Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.

Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

v.5 A qui a été soumis le monde ?

Qui est ce quelqu’un du verset 6 du Psaume 8 de David ?

L’auteur insiste sur la supériorité de Christ sur les anges. C’est une autre façon de démontrer que l’Évangile apporté par Jésus est supérieur à la loi de Moïse apportée par les anges.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Toutes choses sont soumises non aux anges, mais à Jésus. C’est Jésus le chef ! Le monde à venir est à mettre en relation avec le règne millénaire de Jésus, en référence à la cité qui est à venir de

Hébreux 13:14

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

Nous avons une référence à ce qui est dit en:

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

 Ce temps dont Pierre parle en :

2 Pierre 3:13

Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.

Mais il est plus probable que l’auteur parle des temps messianiques que les juifs attendaient, en disant que ces temps étaient arrivés. La littérature juive divisait le temps en deux périodes, l’âge présent et l’âge à venir. L’âge à venir faisait référence aux temps messianiques, l’âge présent étant celui de l’ancienne alliance qui n’était que l’ombre des choses à venir.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Cet âge à venir est le temps de Jésus qui verra son apogée dans la gloire du ciel. C’est l’âge que les chrétiens goûtent dès à présent.

Hébreux 6:4-5

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

N’oublions pas ce que nous dit l’apôtre Paul à propos de Dieu le Père en:

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Cela veut dire que le chrétien né de nouveau est spirituellement déjà dans les lieux célestes.

Les versets 6-8 font référence à:

  Psaumes 8:5-7

5 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui?

6 Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence.

7 Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds,

Le Fils de l’homme est l’expression utilisée par Jésus pour parler de lui-même. Au Psaume 8, il est décrit comme de peu inférieur à Dieu, quand en Hébreux 2 il est dit : ‘’Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges‘’.

Quand il s’agit des hommes, c’est une gloire d’être placé juste en dessous des anges mais pour Jésus, lui le fils de Dieu, c’était une humiliation.

Philippiens 2:6-8

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Cet abaissement est la raison de sa supériorité sur les anges aujourd’hui. Jésus était supérieur aux anges, mais son humiliation et son sacrifice l’a rendu parfait, complet et fait que sa supériorité est devenue plus grande vis-à-vis des anges.

Philippiens 2:9-10

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

Au verset de Hébreux 2:9, une expression est troublante : afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

Peut-on mesurer la Grâce que Dieu nous ai fait, que Jésus puisse avoir souffert pour nous ? Ce n’est certes pas une grâce pour la personne que de souffrir un tel châtiment. Cependant, grâce à ce châtiment qu’il a reçu pour nos péchés, nous les chrétiens sommes au bénéfice de son œuvre. C’est une grâce pour nous.

3 – Hébreux chapitre 2 :10-13 – la raison de cette humiliation

Hébreux 2:10-13

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

11 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères,

12 lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

13 Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés.

« Il convenait, en effet » : l’auteur se confronte à la pensée juive d’un Messie glorieux et non pas d’un messie souffrant. C’est la raison pour laquelle nombreux sont les juifs qui ne reconnaissent pas la messianité de Jésus. Comment le sauveur du peuple juif peut-il être appelé à s’humilier à ce point ? (dans leurs pensées, le messie venait pour les juifs et pas pour toutes les nations, et ce pour les délivrer des dominateurs, en l’occurence des romains à l’époque de Jésus).

Mais c’était selon le dessein de Dieu, selon ce qui est dit en :

Éphésiens 3:11-12

11 selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus Christ notre Seigneur,

12 en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance.

Quand il est dit : Par qui et pour qui : il s’agit de Dieu le Père tout autant que de Jésus.

Colossiens 1:16

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

Voir aussi 1 Corinthiens 15:27

27 Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté.

Au verset 2, « élevé à la perfection » veut dire parfait dans le sens de complet en tout. Il ne manque plus rien. Là, il est question de maturité spirituelle. Jésus a connu la douleur, les souffrances qu’un homme peut connaître, et ce au plus haut point.

Nous pouvons considérer que la sanctification désigne notre maturité spirituelle reçue de Jésus.

Éphésiens 1:22-23

22 Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église,

23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

Le verset 11 du livre aux hébreux parle de : ‘’Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul.’’ Il s’agit de Jésus qui nous sanctifie et de nous qui sommes sanctifiés.

« Beaucoup de fils » : Le Nouveau Testament montre que nous devenons fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Nous sommes des enfants de Dieu par l’adoption.

« Tous issus d’un seul » : il ne s’agit pas d’Adam mais de Dieu, car il s’agit d’enfants spirituels et non d’enfants charnels.

Le verset 12 est la citation du:

Psaumes 22:23

23 Je publierai ton nom parmi mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

Le verset 13 est la citation de

Ésaïe 8:17-18

17 J’espère en l’Éternel, Qui cache sa face à la maison de Jacob; Je place en lui ma confiance.

18 Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, Nous sommes des signes et des présages en Israël, De la part de l’Éternel des armées, Qui habite sur la montagne de Sion.

Ainsi, les chrétiens sont en tant qu’enfants de Dieu associés au triomphe sur la mort et les souffrances de Jésus.

 Jésus parle des enfants que Dieu lui a donnés, et nous retrouvons cela en

Jean 17:6

J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole.

De la même façon qu’il est question de sa postérité en :

Ésaïe 53:10

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

4 – Hébreux chapitre 2:14-18 L’humanité de Jésus et ses souffrances

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction qui résulte de l’humiliation de Jésus

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Ce passage explique pourquoi Jésus devait prendre une chair semblable à la nôtre. C’était pour que son sacrifice soit effectif, c’est-à-dire valide.

v.14-15 : À quel pouvoir les croyants étaient-ils soumis ?

Jésus par sa mort a vaincu le diable et la mort, et ceux qui s’identifient à Christ, sont délivrés de Satan et de l’esclavage de la mort et du péché.

C’est par sa mort qu’il a anéanti le pouvoir de Satan, lui l’homme sans péché. C’est ainsi que nous pouvons comprendre les dernières tentations de Satan qui étaient de la provocation.

Matthieu 27:40-42

40 en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

Les chrétiens nés de nouveau sont délivrés de la crainte de la mort. Ce n’est pas le cas pour ceux qui ne sont pas enfants de Dieu, qui ne reconnaissent pas Jésus comme leur sauveur et qui ont peur de la mort. Cette crainte les maintient dans la servitude de la mort. L’enfant de Dieu au contraire, est assuré de la vie éternelle, et il est délivré de la mort.

1 Jean 3:8

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Au verset 16 : « vient en aide » se traduit aussi par prendre la main, saisir, avec l’idée de sauver. Ceci est en rapport avec la rédemption. Cette même idée se retrouve en Hébreux 8:9 :

Hébreux 8:9

Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

Le verset 17 qui commence par « En conséquence », veut dire: pour donner suite à tout ce qui vient d’être dit ! Ce verset explique la mission de Jésus :

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

Il est question pour la première fois de Jésus en tant que souverain sacrificateur, ce qui sera mentionné à plusieurs reprises par la suite dans cette épître.

Décomposons ce verset 17 :

L’expression, »il a dû être rendu« , indique une obligation, une nécessité, mais laquelle ? A être semblable en toutes choses à ses frères,

Quel est le but cette obligation ? « afin qu’il fût un souverain sacrificateur ».

Oui, mais comment ? En tant que sacrificateur « miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu ».

Pourquoi faire ? pour faire l’expiation des péchés du peuple .

Tout se trouve expliqué ici. Tout ce qui se dessinait dans les deux premiers chapîtres est clairement dit.

La chute est au verset 18 :

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Jésus venu en chair, a subi les mêmes tentations que les nôtres sauf que l’enjeu de celles-ci était le salut des âmes de l’humanité entière, et qu’il a résisté aux diverses tentations.

Jésus qui n’a pas chuté, est le seul capable de nous tendre la main pour nous aider à nous relever et nous permettre de poursuivre le chemin. Encore faut-il nous tourner vers lui pour obtenir miséricorde et son aide à nous relever.

Rappel des points essentiels de Hébreux 1 et Hébreux 2

Jésus est plus grand que les prophètes. Hébreux 1:1-3

Jésus est plus grand que les anges. Hébreux 1:4-14

Comment échapperons nous… Hébreux 2:1- 4

Humiliation de Jésus au-dessous des anges… Hébreux 2:5-18

v. 2:5-9 … Le fait = constat

v. 2:10-13 … La nécessité, la raison = le motif, il convenait

v. 2:14-18 …La bénédiction  = en conséquence

La parabole du bon grain et de l’ivraie de Matthieu 13:24-30

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La parabole du bon grain et de l’ivraie, racontée par Jésus, enseigne l’importance de discerner les bons et mauvais éléments dans le monde, afin de mieux comprendre la réalité du royaume de Dieu.

La parabole du bon grain et de l’ivraie expliquée

1 – La parabole du bon grain et de l’ivraie : Une réflexion sur l’hypocrisie et la vraie appartenance

La parabole de l’ivraie qui figure uniquement dans l’Évangile de Matthieu, invite à réfléchir non seulement sur la question de l’appartenance à l’Église, mais aussi sur le danger de l’hypocrisie et de la tromperie. Le message essentiel ici n’est pas de minimiser l’importance de l’adhésion à la communauté chrétienne, mais de reconnaître que ceux qui appartiennent à Dieu ne sont pleinement connus que de Lui. L’appartenance à la véritable Église de Jésus-Christ n’est pas visible aux yeux des hommes. Ce principe se rapproche de l’affirmation de

2 Timothée 2:19

19 Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité.

Cela étend à l’Église ce que Paul disait concernant Israël, à savoir que tous ceux qui descendent d’Israël, ne sont pas tous véritablement Israël, mais que seuls les enfants de la promesse en font partie (Romains 9:6-8). Cette parabole met aussi en garde contre la tentation de semer dans la chair, en récoltant de la corruption (Galates 6:7; Romains 8:12-13). Paul lui-même a reconnu la nécessité de la discipline spirituelle pour ne pas être rejeté (1 Corinthiens 9:27; Philippiens 2:12-13).

Enfin, la possibilité pour les membres de l’Église de se détourner, est un thème récurrent dans l’épître aux Hébreux, et elle est également suggérée dans les paraboles de l’ivraie (Matthieu 13:24-43) et des brebis et des boucs (Matthieu 25:31-46). Les avertissements qui en découlent, rappellent à chacun que la vigilance est essentielle.

2-   À qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples, mais aussi aux foules qui l’entourent. Il leur révèle une vérité importante concernant le royaume des cieux. Pour ce faire, Il utilise des images agricoles simples et accessibles à tous pour illustrer la coexistence du bien et du mal dans ce monde. Tout en soulignant que ce monde n’est pas exempt de difficultés, Il enseigne que le jugement final viendra au moment opportun. Son message ne se limite pas aux croyants, mais s’adresse aussi à ceux qui n’ont pas encore accepté l’Évangile. Jésus appelle chacun à une introspection spirituelle, et à vivre selon les principes du royaume de Dieu. Le mal existe ici-bas, mais il n’aura pas le dernier mot. Le jugement final, tel qu’expliqué dans la parabole, rappelle que Dieu, dans Sa souveraineté, jugera en distinguant le bon grain et l’ivraie.

3-  Le contexte :

La parabole se trouve en Matthieu 13 dans laquelle Jésus répond à des questions sur le royaume des cieux. Avant cette parabole, Jésus a enseigné celle du semeur (Matthieu 13:1-23), qui met en évidence les différentes manières dont les gens reçoivent la parole de Dieu. La parabole du bon grain et de l’ivraie introduit une autre dimension, celle de la coexistence des bons et des mauvais éléments dans le royaume. Elle illustre comment jusqu’au jour du jugement, le mal et le bien peuvent sembler se mélanger. Jésus explique que la séparation des bons et des mauvais ne se fera qu’à la fin des temps. Dans cette parabole, contrairement à celle du semeur, il est question de deux semeurs et deux semences différentes. Le mal est semé intentionnellement par l’ennemi. Le champ représente le monde, et Satan, l’ennemi, cherche à semer l’ivraie parmi le bon grain.

Comment faire pour reconnaître le bon grain de l’ivraie ?

Matthieu 7:16 ;20

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ces deux versets s’appliquent parfaitement à cette parabole, où la distinction ne peut être faite que lorsque les fruits apparaissent. Nous recevons l’avertissement qu’il est impossible d’identifier l’un de l’autre tant que la plante n’a pas poussé. Une personne faisant partie d’une assemblée, peut ne pas porter de fruits pendant un certain temps, mais se révéler plus tard être du bon grain, c’est à dire un croyant authentique.

4 – La parabole du bon grain et l’ivraie

Matthieu 13:24-30

24 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ.

25 Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.

26 Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi.

27 Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie?

28 Il leur répondit: C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher?

29 Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.

30 Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

Et voici l’Explication de la parabole donnée par Jésus

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

37 Il répondit: Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme;

38 le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l’ivraie, ce sont les fils du malin;

39 l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.

40 Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde.

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité:

42 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

5-  Explication de la parabole

La parabole du bon grain et de l’ivraie révèle que, dans ce monde, le mal et le bien coexistent. Ce n’est qu’à la fin des temps, lors du jugement, que Dieu séparera les deux. Le « bon grain » symbolise les enfants du royaume de Dieu, ceux qui suivent ses préceptes, qui sont des disciples de Jésus, et qui tendent à porter le fruit de l’Esprit de Galates 5:22, c’est à dire « l’amour, la paix, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur et la tempérance ». L' »ivraie », quant à elle, représente des personnes non chrétiennes ou des personnes qui ont l’air d’être chrétiennes mais qui en réalité, ne sont pas des disciples de Jésus qui vivent dans le péché, en déviant des enseignements divins. Les serviteurs demandent s’ils doivent arracher l’ivraie, mais le maître de la moisson, Dieu, leur dit de laisser croître ensemble les deux jusqu’à la récolte parce que dans un champ, les racines du blé et de l’ivraie sont entremêlées . Ceci montre la patience et la sagesse de Dieu. Parfois, Il permet que le mal persiste, mais un jugement final est prévu. Ce jugement surviendra lors de la moisson, quand les justes seront séparés des impies, des faux chrétiens.

L’ expression le « fils de l’homme » est Jésus, un titre tiré de:

Daniel 7:13-14

13  Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui.

14  On lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit.

Ce titre souligne son pouvoir divin. Jésus n’est pas seulement le Messie, mais le Sauveur du monde, comme le déclare:

Jean 4:42

42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

Il est celui qui a la domination éternelle et qui reviendra pour juger. Ses disciples, appelés à être « les fils du royaume », doivent discerner la vérité de l’erreur, contrairement aux « fils du malin ». Dans l’assemblée, il est important de ne pas juger prématurément. Les chrétiens, jeunes ou anciens, connaissent des degrés différents de maturité spirituelle. L’Évangile enseigne la patience, car le jugement n’interviendra qu’à la fin des temps.

Dans cette idée, il y a le concept de la sanctification qui est différent d’un chrétien à un autre. Ce sera à la fin de la vie que le jugement se fera, avec cet avertissement que l’ivraie sera brulée à la fin du monde. Ce sera le sort réservé à tous ceux qui ne sont pas réellement chrétiens.

L’apôtre Pierre a donné l’avertissement en:

2 Pierre 2:1-2

1 Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.

Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.

Il y a de faux chrétiens, comme il y a de faux serviteurs, les premiers suivant les seconds dans leurs enseignements.

1 Jean 2:19

19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres.

Les leçons à mettre en pratique

Cette parabole enseigne plusieurs leçons pratiques. La première est que chacun doit veiller sur lui-même et sur ce qu’il reçoit comme enseignement. Il doit en effet discerner le vrai du faux et porter du fruit. D’autre part :

Matthieu 18:15-18

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

 Ce passage enseigne également comment reprendre une personne pécheresse pour la ramener à la vérité. Parfois, dans les études bibliques, des fausses doctrines peuvent être introduites par des personnes mal informées ou influencées par de mauvaises intentions. Cela correspond à l’image des deux semeurs et des deux semences. Nous devons être vigilants, car, consciemment ou non, certains peuvent semer de l’ivraie, compromettant ainsi la pureté de l’enseignement chrétien. La question est : de quel esprit sommes-nous animés ?

La parabole du semeur, quant à elle, parle d’un seul semeur et d’une seule semence. Ce sont les différents types de terrain qui produisent des résultats variés. Dans celle du bon grain et de l’ivraie, nous voyons deux semeurs et deux types de semence différents. C’est la nature de la semence qui va faire la différence dans le résultat.

6- La leçon à retenir

La leçon principale de cette parabole, est que le mal ne sera pas éternellement toléré dans le royaume de Dieu. Bien que le mal puisse prospérer et paraître triompher sur terre, Dieu séparera le bien du mal au moment voulu. Aussi, les croyants doivent persévérer dans la foi et ne pas se laisser décourager par les injustices présentes. Même si le mal existe, il est cependant limité par la souveraineté de Dieu. Ainsi, cette parabole enseigne à ne pas juger hâtivement, mais à attendre le tri final que Dieu effectuera lors de son retour.

7- Son application personnelle

Cette parabole invite chacun à examiner son propre cœur. Sommes-nous le bon grain, porteurs de fruits spirituels, ou laissons-nous l’ivraie du péché croître en nous ? Elle nous exhorte aussi à être patients et persévérants, sachant que Dieu jugera tout en temps voulu. Bien qu’il existe des injustices et des épreuves dans ce monde, Dieu régnera souverainement à la fin des temps. En attendant ce jugement final, concentrons-nous sur la vie selon les principes du royaume de Dieu, tout en laissant Dieu gérer les injustices qui nous entourent. La séparation du bon grain et de l’ivraie nous rappelle que nous devons cultiver une vie de sainteté, sans nous laisser envahir par le mal qui nous entoure.

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Hébreux chapitre 1 Étude biblique : La supériorité de Jésus-Christ

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Hébreux chapitre 1 : La Supériorité de Christ

Le message central de l’épître aux Hébreux est l’élévation de Jésus-Christ. Ce texte est à relier au Psaume 110. Jésus y est présenté dans son triple ministère : Prêtre, Prophète et Roi. Le terme de souverain sacrificateur prend tout son sens en la personne de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek. Aucun autre livre du Nouveau Testament ne reflète autant l’image grandiose de Christ dans sa gloire divine. Il y est présenté en tant qu’homme et en tant que ministère unique.

Cette épître est présentée parfois comme le cinquième évangile.

1 – Hébreux chapitre 1:1-4 Jésus fils de Dieu

Hébreux 1:1-4

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,

devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Autrefois Dieu a parlé par les prophètes, mais mieux encore ensuite, il a parlé par le fils !

Rappelons-nous de la parole de Moïse en :

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez !

Ce qui est redit avec un avertissement en :

Deutéronome 18:18-19

18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.

19 Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte.
 

Jésus est ainsi présenté comme supérieur aux prophètes dont le premier d’entre eux, Moïse.

L’expression, dans les « derniers temps », ou derniers jours, désigne l’époque qui a commencé avec Christ et son Église, et qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui, et se poursuivra jusqu’à son retour.

Jésus est présenté dans sa supériorité dans tous les domaines.

2 – Hébreux chapitre 1 : « la présentation de Jésus »

1: v.2 – Il est l’héritier de toutes choses, le fils.

2: v.2 – Il est le créateur du monde.

3: v.3 – Il est le reflet de la gloire de Dieu.

4: v.3 – Il est l’empreinte de la personne de Dieu.

5: v.3 – Il est le soutien de toutes choses.

6: v.3 – Il nous purifie de nos péchés.

7: v.3 – Il est le Roi sur son trône à la droite du Père.

8: v.5 – Il est engendré par le Père et non pas créé.

9: v.9 – Il est l’oint de Dieu d’une huile de joie.

10: v.10-12 – Il est le Seigneur éternel.

Dans ce seul chapitre, l’auteur fait référence par huit fois à l’Ancien Testament, dont sept fois aux Psaumes.

Comme il est écrit dans les deux premiers versets, nous passons régulièrement de l’Ancien Testament au Nouveau Testament, la comparaison se faisant entre « dans les derniers temps » et « Autrefois ». Le mot père est à prendre au sens général, en ce compris, les patriarches, les responsables, les anciens et cela sous-entend toutes les générations passées.

Ces derniers temps sont les temps qui étaient annoncés déjà par Jacob en:

Genèse 49:1

1 Jacob appela ses fils, et dit: Assemblez-vous, et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans la suite des temps.

au moment où il s’apprêtait à bénir prophétiquement ses enfants.

A propos de l’expression « le reflet de la gloire de Dieu », il convient de faire attention à bien en comprendre le sens. Si nous voyons la lune, c’est parce qu’elle réfléchit la lumière du soleil, qu’elle la renvoie. Par contre, si nous voyons le soleil c’est qu’il rayonne lui-même, que ce rayonnement émane de sa personne. Quant à Jésus, celui-ci est le rayonnement de Dieu. C’est pourquoi, Jésus dira à Philippe en:

Jean 14:9

Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Le mot « empreinte » de sa personne vient du grec « charakter » qui veut dire, l’exacte reproduction, l’expression de son être.

Ayant présenté Jésus dans ses différents aspects, l’auteur montre qu’avec Jésus les choses sont meilleures dans la nouvelle alliance qu’avec l’ancienne alliance.

Dans les versets suivants, il va présenter la supériorité de Jésus par rapport aux anges et va dérouler sa démonstration dans la suite de ce chapitre.

3 – Hébreux chapitre 1:5-9 – supériorité sur les anges

Hébreux 1:5-9

Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?

Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !

De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, Et de ses serviteurs une flamme de feu.

Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ;

Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie au-dessus de tes égaux.

Le « aujourd’hui » du verset 5, est le aujourd’hui de Dieu. Il n’y a donc pas de notion de temps, de datation.

Le verset 6 avec l’expression « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » montre la suprématie de Jésus par rapport aux anges d’une part, et démontre aussi son rang en tant que Dieu, puisque seul Dieu doit-être adoré. (Matthieu 4:9 et Apocalypse 22:9)

l’expression de nouveau se traduit aussi par encore. Il faut comprendre :

 « Et encore lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !« 

Ainsi, quand Jésus vient dans notre monde, les anges continuent de l’adorer. En Matthieu 4-11, on voit que les anges le servent.

Au verset 9 le mot « égaux » désignent ceux qui partagent une dignité, une fonction, ceux qui sont participant à … Pour rappel, les chrétiens serons participants à la gloire et à la nature divine ainsi qu’il est écrit en 2 Pierre 1:4.

Ce pourrait être les humains que Dieu a adoptés et qui sont devenus les frères de Jésus.

Tout ce qu’il vient de dire est l’explication de ce qui est dit au verset 4 : il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.

Jésus a ainsi une supériorité aux anges non seulement de rang, mais aussi de nature.

4 – Hébreux chapitre 1 :10-14 En faveur de ceux qui doivent hériter du salut

Hébreux 1:10-14

10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;

11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement,

12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, Et tes années ne finiront point.

13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

De plus, en démontrant la grandeur de Jésus qui est exprimée dans l’ancien Testament, il confirme la validité des Écritures dans l’annonce du Messie.

En s’appuyant sur l’Ancien Testament, notamment sur les Psaumes pour démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, l’auteur pousse ses lecteurs à reconnaître cette supériorité ou à rejeter les Écritures auxquelles ils s’accrochent alors qu’ils sont tentés de revenir au judaïsme puisque les Écritures témoignent de sa supériorité.

Dans ce premier chapitre, la différence, ou la distinction du fils d’avec les anges est faite.

En Hébreux chapitre 1 Le Fils est présenté supérieur aux anges
  1. v.5 – Dieu n’a jamais appelé un ange Fils. (Psaumes 2:7)
  2. v.6 – Dieu ordonne aux anges d’adorer le Fils. (Psaumes 97:7)
  3. v.7 – Les anges sont des serviteurs, le Fils est Dieu. (Psaumes 104:4)
  4. v.8-9 – Le Fils, est oint de Dieu, il règne. (Psaumes 45:7-8)
  5. v.10 – Le Fils éternel est le créateur des cieux et de la terre. (Psaumes 102:26-28)
  6. v.13 – Le Fils est assis à la droite de Dieu le Père, lui seul. (Psaumes 110:1)
  7. v.14 – Les anges sont au service de ceux qui sont appelés à hériter du royaume.

Cette démonstration de la grandeur de Jésus, fils de Dieu, doit fortifier notre foi et démontrer toute la cohérence de la Bible dans son entier. Il n’est pas possible de dissocier le Nouveau Testament de l’Ancien, et encore moins d’ignorer l’Ancien Testament sous prétexte d’être chrétien.

Observons que Dieu n’a jamais appelé un ange : fils ! Dans ce chapitre le nom de Jésus n’est jamais évoqué, il est question du Fils, tout simplement parce que dans l’Ancien Testament le nom de Jésus n’est pas mentionné.

Dieu a toujours reconnu Jésus comme son Fils, et la preuve en est sa résurrection.

Actes 13:32-33

32 Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères,

33 Dieu l’a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui.  (Ps 2:7)

Romains 1:4

et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus Christ notre Seigneur,

Un aspect à ne pas négliger vu l’insistance à démontrer la supériorité de Jésus par rapport aux anges, est celui de dissuader toute personne à pratiquer le culte des anges. En effet, ceci est un danger qui a existé de tous temps, et qui existe encore.

Le rôle des anges pour autant n’est pas à négliger puisqu’il est dit :

Hébreux 1:14

14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

Ceci est d’une grande valeur pour nous puisque d’une part, les anges sont au service de Dieu et que d’autre part, ils exercent un ministère en faveur des sauvés.

Paul donne un sévère avertissement en :

Colossiens 2:18

18 Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,

Dans le judaïsme, il existe un grand nombre d’anges qui ont chacun leur fonction. Cependant, ne nous trompons pas, un ange peut être un messager, mais il n’est pas un médiateur. Nous ne pouvons pas lui adresser une prière comme nous faisons une prière à Jésus. L’action d’un ange est à sens unique. Elle vient de Dieu vers les hommes et non des hommes vers Dieu.

1 Timothée 2:5

5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme,

Il sera plus tard question de médiateur.

Jésus est supérieur aux anges, et de plus il est d’une nature différente.

Quand il est question dans l’Ancien Testament de l’ange de l’Éternel, il s’agit de Jésus.

Ex : Zacharie 3 :1

1 Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser.

Il est important de lire Colossiens 1:13-20 qui résume qui est Jésus (v. 15 à 18), ce qu’il a fait (v. 14) et l’influence qu’il doit avoir dans nos vies.

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La parabole des ouvriers dans la moisson de Matthieu 9:35-38

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La parabole des ouvriers dans la moisson (Matthieu 9:35-38) enseigne l’importance du service dans le Royaume de Dieu. Ainsi, Jésus appelle ses disciples à la moisson avec un message de grâce et de justice divine.

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La parabole des ouvriers dans la moisson

1 – L’enseignement

Matthieu 9:35-38

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Cette parabole est à mettre en relation avec les versets de :

Luc 10:1-3

1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Partez; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

Marc 6:34

34 Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont point de berger; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans ce passage, Jésus s’adresse à ses disciples et à la foule qui le suit. Il exprime sa compassion pour les multitudes de personnes qu’il voit comme « des brebis sans berger ». Jésus utilise cette image pour décrire l’état spirituel de son auditoire. Les gens sont égarés, vulnérables, et ont besoin d’une direction. Jésus va alors appeler ses disciples à prier pour que le Seigneur envoie plus d’ouvriers pour récolter une moisson abondante. Cela montre que le message de Jésus n’est pas limité à un groupe spécifique, mais s’adresse à tous ceux qui sont prêts à répondre à l’appel du service dans le Royaume.

3-  Le contexte :

Jésus dresse un constat après avoir parcouru les villes et les villages, et en voyant la foule languissante et abattue. Son constat : des brebis n’ont pas de berger pour prendre soin d’elles. En effet, les responsables religieux ne prenaient pas soin de la foule. Ils se paissaient sur elle.

Qu’en est-il aujourd’hui de nos hommes politiques ? Le monde n’a pas de véritable solution à proposer. Et qu’en est-il de certains responsables religieux ?

Le chrétien conscient de sa responsabilité détient la clé, celle qui donne accès à la vie éternelle. Jésus utilise cette parabole pour souligner le besoin urgent d’ouvriers dans la moisson. Le contexte de cette parabole met en lumière la compassion divine et le besoin de travailleurs engagés dans la mission de Dieu. Ce passage s’inscrit dans la mission de Jésus qui appelle ses disciples à participer activement à l’œuvre de la moisson spirituelle.

4-  Explication de la parabole

La parabole des ouvriers dans la moisson présente une image claire : le monde est comme une grande moisson, prête à être récoltée. Jésus en tant que Seigneur de la moisson, appelle les croyants à être ces ouvriers. Les ouvriers symbolisent les disciples, appelés à servir dans l’œuvre de Dieu en prêchant l’Évangile et en soutenant ceux qui en ont besoin. Cette parabole montre que, dans le Royaume de Dieu, l’appel au service est urgent. Tous sont invités à répondre à cet appel, peu importe leur position ou leur statut. Chaque ouvrier bien qu’imparfait, est appelé à participer à l’œuvre du salut.

Le mot « languissant » montre un grand état de grande faiblesse physique et psychologique.

Le terme « abattue »  signifie qui est triste, découragée, qui n’a plus de force.

L’invitation de Jésus à tous les hommes se trouve en:

Matthieu 11:28

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

Le découpage en chapitres et en versets est une aide mais peut être aussi une source de mauvaise compréhension. La parabole des ouvriers dans la mission, n’est jamais que l’introduction au chapitre 10 de cet évangile, où il est exposé que Jésus envoie les disciples en mission après les avoir préparés. Il y a plusieurs moissons. De la même façon qu’en Israël, au plan terrestre, il y avait dans un premier temps la moisson de l’orge puis plus tard la moisson du blé, il va y avoir une première moisson parmi le peuple juif, les brebis perdues d’Israël,

Matthieu 10:5-7

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains;

allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

Puis ensuite, aura lieu la moisson du reste du monde, les brebis perdues dans le monde.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Attention :

Jésus nous demande de prier pour que des ouvriers soient envoyés par Dieu, c’est-à-dire des ouvriers qualifiés, choisis par Dieu. Il s’agit de personnes que Dieu aura équipées, comme Jésus dit en Matthieu 10.

Ainsi chacun doit répondre à l’appel de Dieu et non pas devancer l’appel. Les gens ne doivent pas partir sans être formés, car si ce n’est pas le cas, ils feront plus de dégâts que de disciples. Les disciples sont des personnes qui aiment vraiment Dieu et qui ont compassion pour les personnes perdues. Ils doivent être des personnes qui travaillent avec l’humilité d’un serviteur et non avec de l’arrogance de celui qui se croit supérieur.

L’invitation, l’appel de Dieu à témoigner dans le monde se trouve déjà dans l’Ancien Testament en :

Ésaïe 55:4-7

Voici, je l’ai établi comme témoin auprès des peuples, comme chef et dominateur des peuples.

Voici, tu appelleras des nations que tu ne connais pas, et les nations qui ne te connaissent pas accourront vers toi, A cause de l’Éternel, ton Dieu, du Saint d’Israël, qui te glorifie.

Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve; Invoquez-le, tandis qu’il est près.

Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.

5- La leçon à retenir 

La principale leçon à retenir de cette parabole est que le travail pour le Royaume de Dieu est à la fois une responsabilité et un privilège. Jésus appelle les ouvriers non seulement à prêcher, mais aussi à servir avec humilité, et compassion. Dans le service chrétien, chacun a son rôle à jouer. Les ouvriers ne sont pas parfaits, mais Dieu les utilise malgré leurs défauts et leurs faiblesses. Il est important de comprendre que la moisson ne peut être faite que par la grâce et sous la direction du Seigneur, et que tous les croyants sont appelés à y participer. Dieu agit et utilise le chrétien de bonne volonté.

6- Son application personnelle

Appliquer cette parabole dans la vie chrétienne, signifie répondre activement à l’appel de Jésus à servir les autres et à répandre la Bonne Nouvelle du salut. Cela demande un engagement personnel à être un ouvrier dans la moisson, prêt à partager l’Évangile et à montrer la compassion de Christ. Parce qu’il a reçu la grâce de Dieu, le chrétien doit présenter cette même grâce aux autres dans son service, que ce soit au sein de l’Église, dans son assemblée, de son voisinage et dans sa vie personnelle. Cette parabole invite chacun à travailler humblement pour Dieu, tout en gardant à l’esprit que c’est Lui qui est le maître de la moisson.

Pourquoi une application personnelle ? Parce que chacun doit se sentir concerné par les messages de la Bible et prendre la décision de s’impliquer. Cela ne concerne pas que les autres.

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Hébreux Introduction : Contexte et Enseignements

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Introduction à l’épître aux Hébreux. Cette épître parle de la grandeur et de la perfection de l’œuvre de Jésus Christ. Elle fait entrevoir les cieux tels qu’ils sont actuellement, illuminés par le Seigneur Jésus. Jésus est sacrificateur, prophète et roi. Le but de ce livre est de montrer comment détacher les regards d’un christianisme judaïsant terrestre, pour les porter sur Jésus Christ, personne glorieuse et céleste, qui seul remplit le christianisme. À part l’évangile de Jean, aucun livre ne met autant en lumière la gloire du Seigneur Jésus, sa divinité et son humanité, sa gloire comme homme sur la terre et maintenant au ciel.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 1

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Hébreux Introduction à l’étude biblique de l’épître

Cette épître est d’une importance capitale. Pourquoi ? Parce qu’elle donne des certitudes à la foi et éclaire le plan rédempteur de notre Dieu Sauveur. Il s’agit cependant d’un livre difficile et pour bien en saisir le contenu, il est nécessaire de connaître le service lévitique des sacrificateurs, inauguré par Aaron, et le livre du Lévitique n’est pas un livre très facile à lire.

1-   L’auteur :

Des spécialistes se sont penchés sur le problème de l’identité de l’auteur sans arriver à aucune certitude sur qui a écrit cette épître.  Si des spécialistes en sont incapables, nous le sommes encore moins. Acceptons en le fait et ne procédons pas par affirmation quand les spécialistes reconnaissent leurs incertitudes.

À défaut de précisions définitives données par l’auteur lui-même, nous ne pouvons que nous en tenir aux caractéristiques qui ressortent de l’épître et qui nous permettent de nous faire une idée sur son identité. Selon ces indices, nous pouvons affirmer que de l’auteur que :

1 : C’est un Juif (1:1, nos pères) qui dispense avec habilité les écrits sacrés de la religion juive, surtout en ce qui concerne les détails des rites lévitiques.

Hébreux 1:1

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

2 : C’est un Juif helléniste, ou à la limite un Juif ayant reçu une bonne formation grecque. Il connaît à fond l’Ancien Testament dans sa traduction grecque, prenant toutes ses citations dans la version des Septante (datant du 3e siècle av. J-C) excepté celle de:

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

cf. Deutéronome 32:35-36.

35 A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas.

36 L’Éternel jugera son peuple; Mais il aura pitié de ses serviteurs, En voyant que leur force est épuisée, Et qu’il n’y a plus ni esclave ni homme libre.

Le style et la méthode d’argumentation suggèrent également une formation poussée dans la pensée grecque.

– La septante est la traduction des écritures des cinq livres de la Thora de l’hébreu en grec. Elle a été faite à Alexandrie sous le règne de Ptolémée II Philadelphe à l’initiative du responsable de la bibliothèque. Ce sont des savants juifs venus de Jérusalem (six représentants des douze tribus) d’où son nom de septante. Cette traduction sera achevée en septante deux jours. Elle ne porte que sur les cinq livres de Moïse. La traduction des autres livres du TaNaK s’est effectuée ensuite sur plusieurs siècles.

– TaNaK est l’acronyme de Torah (Pentateuque) qui comprend les Nevi’im (prophètes) et Ketouvim (autres écrits, hagiographes = livres poétiques et historiques)

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

3: C’est un juif qui connaît ses lecteurs :

Hébreux 5:12

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

Il appelle ses lecteurs, ses bien-aimés.

Hébreux 6:9

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

4: C’est quelqu’un qui est connu de ses lecteurs :

Hébreux 13:18 ; 22-23

18 Priez pour nous; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

22 Je vous prie, frères, de supporter ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement.

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

5 :C’est un ami de Timothée :

Hébreux 13:23

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

            Par exemple, Barnabas étant présent lorsque Paul a circoncis Timothée.

Actes 16:1-3

1 Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

Paul voulut l’emmener avec lui; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

6: C’est un juif qui est de la deuxième génération de chrétiens :

Hébreux 2:3

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Pour conclure, toutes ces caractéristiques prises dans leur ensemble, tendent à éliminer Paul comme auteur de cette lettre aux hébreux. L’une des trois autres possibilités sérieuses (Barnabas, Apollos, Silas) semblerait plus plausible, en particulier, Barnabas, originaire de Chypre qui était Lévite selon:

Actes 4:36

36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre,

Ne cherchons cependant pas à en savoir plus, et restons sur ce qui nous est révélé. Si Dieu n’a pas permis que nous sachions, acceptons le fait. Le message est plus important que le messager.

Les incrédules contestent le fait que la Bible soit d’origine divine et l’attribuent à Pierre, Paul, … Ici, le fait que nous ne connaissions pas l’écrivain pourrait conduire en effet à regarder plus au messager qui n’est que le secrétaire qui a rédigé la lettre sous la dictée et l’inspiration de Dieu, ce qui n’est pas bon.

2- La datation :

L’épître fut écrite bien avant 96 après J-C, date à laquelle Clément de Rome la cite abondamment dans une lettre à l’Église de Corinthe. Qu’elle ait été rédigée avant la destruction de Jérusalem en l’en 70 semble aussi évident, et ce pour plusieurs raisons. La première raison est que lorsque l’auteur décrit le service des sacrificateurs dans le temple (8:3 ; 10:11) il emploie le temps présent, ce qui n’est pas sans importance. Si la destruction du temple et de la ville sainte avait déjà eu lieu, il n’aurait certainement pas été question de parler des rites du temple et de la ville comme s’ils étaient toujours en place. Ensuite, le dessein de l’auteur était de prévenir des judéo-chrétiens contre un retour au Judaïsme.

3- Les destinataires

L’épître s’adresse à des Judéo-chrétiens ayant une connaissance de l’histoire du peuple d’Israël et ils étaient en grand danger de retourner au Judaïsme. Ils pouvaient faire aussi partie d’un groupe ou d’une communauté particulière comme celle des Esséniens qui avaient eu des relations avec Jésus. Leur identité est tout aussi cachée que l’est celle de l’auteur.

Il faut faire la distinction entre cette épître, et celle adressée aux Galates qui étaient, eux, des pagano-chrétiens troublés par des judéo-chrétiens. Les destinataires ici, sont clairement des judéo-chrétiens ayant une bonne connaissance des rites lévitiques.

Nous comprenons que le danger que dénonce cette lettre est que ces derniers s’apprêtaient à céder à la pression juive, au point de renoncer à leur foi en Jésus en faveur d’un retour vers leur ancien mode de vie.

Comprendre le sens du mot « Hébreux »

À cet égard, le titre lui-même constitue le premier point à considérer. Bien qu’ajouté sans doute par un scribe quelque temps après la rédaction de l’épître, les mots «aux Hébreux» se trouvent sur les plus anciens manuscrits. Ensuite il y a le terme en lui-même. Alors que dans l’Ancien Testament le terme Hébreux et celui d’Israélites sont interchangeables, tel n’est pas le cas pour le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, un Hébreu est plutôt celui qui a gardé la langue et la culture juives, à l’opposé de l’Helléniste qui, tout en étant Juif, a épousé la culture et la langue des Grecs. (Actes 6:1 ; Actes 9:29 ) Ce dernier avait droit au nom d’Israélite mais non pas à celui d’Hébreu.

Actes 6:1

1 En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour.

et en Actes 9:29

29 Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.

Ne nous trompons pas, une lecture attentive de l’épître démontre, en outre, qu’elle est destinée non pas à toute la nation juive, mais plutôt à une petite communauté de judéo-chrétiens, sans doute au sein d’une assemblée plus grande. Certaines expressions telles que «Saluez tous vos conducteurs et tous les saints» (13:24) et «N’abandonnons pas notre assemblée» (10:25) s’adresseraient aisément à un groupement de chrétiens dévoués à une œuvre spéciale à l’intérieur d’une plus grande assemblée. Leur mission était peut-être d’évangéliser d’autres juifs d’où le trouble qu’ils pouvaient avoir d’être confrontés au judaïsme, et de devoir argumenter face à une opposition théologique.

Il est possible qu’un groupe de sacrificateurs lévitiques devenus chrétiens, peut-être même, aussi des docteurs de la loi, se soient rassemblés, simplement sur le fait d’avoir des points communs. Ils pouvaient confronter leur compréhension en s’appuyant sur leur connaissance approfondie de l’Ancien Testament. Face à la persécution, il y avait la tentation de retourner aux rituels mosaïques.

Les destinataires de la lettre

On relève dans le texte les indices suivants au sujet des destinataires :

1- Ce sont des Hébreux (1:1), descendants d’Abraham l’Hébreu (Genèse 14:13).

2- Ils sont versés dans l’Ancien Testament (1:5, 7-8, 10 ; 2:6, 12, etc.).

3- Ce sont des Juifs devenus chrétiens qui ont reçu l’Évangile de la part de ceux qui ont entendu eux-mêmes le Seigneur (2:3).

4- Ils ont été témoins des miracles et des dons du Saint-Esprit (2:4).

5- Ils sont chrétiens depuis un certain temps déjà, car ils sont en âge, spirituellement parlant, d’être des maîtres (5:12).

6- Ils ont fait preuve d’amour envers les saints (6:10). C’est-à-dire envers d’autres chrétiens.

7- Ils ont soutenu un grand combat et enduré beaucoup de souffrances, entre autres l’enlèvement de leurs biens. Ils ont montré un esprit de fraternité envers ceux qui subissaient le même sort et envers les prisonniers (10:32-34).

8- Ils appartiennent à une assemblée précise (13:19, 23) sans précision de lieu.

9- Ils sont en danger de retomber sous le joug du judaïsme (2:1; 3:6, 14; 6:1-8, 11-12; 10:25, 36-39; 13:9-12).

4- Le thème de l’épître

L’auteur montre la messianité de Jésus en s’appuyant sur les Écritures, c’est-à-dire sur l’Ancien Testament. Il montre aussi que Jésus est supérieur aux anges et que la supériorité de la prêtrise de Jésus en relation avec Melchisédech, est supérieure à celle selon l’ordre d’Aaron. Tout cela est pour amener les lecteurs à suivre Jésus avec foi. (Hébreux 13). Il présente toute la grandeur du sacrifice de Jésus en comparaison avec les sacrifices de l’Ancien Testament en utilisant l’expression ‘’combien plus’’. L’auteur s’appuie surtout sur le psaume 110 qui est un psaume messianique. Le nom de Melchisédek est cité dix fois dans cette épître et les versets de Genèse 14:18 et de Psaumes 110:4 y sont aussi cités.

Hébreux 1:1-3 ‘Le Seigneur parle’,  – Ps 110:1

En Hébreux 1:13 ‘Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. – Ps 110:1

et en Hébreux 5:5 ‘tu es sacrificateur’, – Ps 110:4

Hébreux 5:6 ; 6:20 ; 7:1-17 ; 7:21 ‘sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek’, – Ps 110:4

Psaume 110

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

L’Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis !

Ton peuple est plein d’ardeur, quand tu rassembles ton armée ; Avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée.

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Le Seigneur, à ta droite, Brise des rois au jour de sa colère.

Il exerce la justice parmi les nations : tout est plein de cadavres ; Il brise des têtes sur toute l’étendue du pays.

Il boit au torrent pendant la marche : C’est pourquoi il relève la tête.

5-  Les circonstances et le but de l’épître

Comme dit précédemment, les destinataires de cette lettre sont des Juifs qui risquaient de retomber dans le judaïsme. Ils étaient donc en grand danger, entourés de toutes les difficultés qui les avaient conduits à remettre ainsi en question leur foi en Christ. De même qu’ils avaient déjà enduré des persécutions (10:32-34), d’autres étaient encore à venir. Leur foi semblait s’être affaiblie au point qu’ils couraient le risque de négliger leur salut (2:3).

Ils risquaient de se détourner de Dieu par l’incrédulité de leurs cœurs endurcis (3:12), de fouler aux pieds le Fils de Dieu et son sacrifice (10:29), et de se laisser entraîner par le découragement et le refus d’entendre le raisonnement divin (12:3 ; 12:25). Il existait peut-être une tentation aux « doctrines diverses et étrangères » (13:9 ; 9:10) liées à certains aliments ou même au culte des anges, d’où le souci de l’auteur de montrer la supériorité du Christ sur ces derniers (1:4-14 ; 2:5).

la tentation du retour au passé

Un point important à comprendre est celui de la résistance de l’homme à tout changement. Selon une expression, on sait ce que l’on quitte, mais on ne sait pas ce que l’on va trouver, d’où la tentation de revenir en arrière. Ce fut vrai des Hébreux quittant l’Égypte qui se lamentaient mais c’est vrai encore aujourd’hui quand nous parlons de la vérité de l’Évangile à un catholique. C’est vrai ici dans cette épître avec les Judéo-chrétiens qui sont tentés à un retour au judaïsme.

En effet, les destinataires avaient probablement beaucoup de mal à comprendre que l’époque de la loi Mosaïque était révolue, et que Jésus Christ n’était pas seulement un grand réformateur cherchant à renouveler et à compléter la religion de leurs pères, mais qu’il était l’auteur de la nouvelle ère rédemptrice, de la miséricorde, de l’amour et de grâce. Ce que l’apôtre Jean résume en :

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Deux versets sont à méditer en relation avec cette épître. L’auteur s’applique d’ailleurs à lui-même le verset :

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Cela veut dire que pour chaque déclaration importante, l’auteur de l’épître s’appuie sur des citations de l’Ancien Testament. En d’autres termes il fait comprendre à ses lecteurs que ce n’est pas forcément quelque chose de nouveau, mais un éclairage nouveau des choses anciennes qu’il apporte.

Et pour résumer l’épître il leur dit :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Il ne faut jamais négliger la résistance de l’homme au changement. Certains commettent l’erreur après leur conversion de retourner dans leur assemblée catholique pour amener d’autres personnes à la conversion et ils se leurrent en agissant ainsi. D’une part il y a cette résistance au changement et d’autre part il y a ce qui est dit en

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

C’est-à-dire que cette personne prend le risque de revenir à son vomi, comme il est dit en:

2 Pierre 2:22

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

C’est le danger que l’auteur dénonce ici.

Le chrétien d’aujourd’hui qui voudrait agir ainsi est soit inconscient du risque, soit présomptueux, n’ayant pas envisagé ce risque.

Le but de l’auteur motivé par ces graves circonstances est d’encourager, et exhorter (13:22) ces chrétiens affaiblis dans leur vie de foi qu’ils risquent de nier, ce qui les conduirait à leur perte. À cette fin, l’auteur ne ménage pas ses avertissements. Ainsi, il donne plusieurs séries d’avertissements d’une sévérité qui va grandissante.

1. v. 2:1-4 – Le danger de la dérive : emportés loin d’elles

2. v. 3:7- 4:2 – Le danger de l’incrédulité : N’endurcissez pas vos cœurs

3. v. 5:11-14 – Le danger de la sourde oreille : vous êtes devenus lents à comprendre

4. v. 6:1-20 – Le danger de la chute : qui sont tombés, soient encore renouvelés

5. v. 10:26-39 – Le danger du dédain : si nous péchons volontairement

6. v. 12:14-29 – Le danger du rejet : qu’aucune racine d’amertume

Après ces avertissements plutôt négatifs, l’auteur va encourager ses lecteurs en présentant :

  • Jésus-Christ : l’éclaireur qui ouvre et trace le chemin étroit et resserré devant les pèlerins (6:20; 10:20; 12:2; 2:10).
Hébreux 6:19-20

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au-delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 10:20

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

  • Jésus-Christ : celui qui connaît à fond leurs faiblesses (4:14-16; 2:14, 17) et
  • Jésus-Christ : celui qui intercède pour eux (7:25).

Par ces moyens, l’auteur espère éviter la catastrophe que représente pour lui le reniement de la foi par ceux qui ont ‘’été une fois éclairés’’, qui ont ‘’goûté le don céleste’’ (6:4-5). Leur fin, dit-il, sera d’être maudits et prêts pour le feu (cf. 6:8; voir 2 Pierre 2:20-22).

Hébreux 6:8

mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Cette épître se compose de deux parties :

  • La partie doctrinale (1:1 – 10:18) ;
  • La partie pratique (10:19 – 13:19).

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6 – Plan de l’Épître

Le Prologue 1:1-3: Gloire personnelle du Fils de Dieu

La Partie doctrinale : Christ médiateur d’une alliance meilleure

1:4 – 7:28 : Christ supérieur aux personnalités de l’A.T.

8:1 – 10:18 : Christ supérieur aux institutions de l’A.T.

La Partie pratique : la vie de la foi

10:19 – 13:19 : La vie céleste transposée dans les réalités de notre vie terrestre.

10:19 – 11:40 : La plénitude de vie dans la foi

12:1 – 13:19 : La vie de la foi : persévérance ; espérance et amour

Épilogue 13:20-25 : les vœux et les salutations.

Toute l’épître tourne autour de la personne de Jésus qui est révélée et annoncée dans l’Ancien Testament.

 Le personnage important de l’épître est Melchisédek, figure de Jésus qui est citée par dix fois dans les chapitres 5 à 7. Jésus est Melchisédek ou Melchisédek est Jésus. Ceci faisait référence au Psaume 110

Il faut être attentif à la lecture car par exemple dans toute l’épître aux Hébreux il y a douze « c’est pourquoi » :

en Hébreux 1:9 ; Hébreux 2:1 ; Hébreux 2:11 ; Hébreux 3:1 ; Hébreux 3:7; Hébreux 6:1; Hébreux 6:17; Hébreux 9:18; Hébreux 10:5; Hébreux 11:12 ; Hébreux 11:16 ; Hébreux 12:28

La parabole du riche insensé de Luc 12:13-21

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La parabole du riche insensé de Luc 12:13-21 met en garde chacun contre la dépendance aux richesses matérielles et contre l’oubli des réalités spirituelles. Ainsi Jésus enseigne que l’accumulation de biens sans souci de l’éternité, est insensée et futile.

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La parabole du riche insensé

1 – L’enseignement

Luc 12:16-21

16 Et il leur dit cette parabole: Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté.

17 Et il raisonnait en lui-même, disant: Que ferai-je? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte.

18 Voici, dit-il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens;

19 et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi.

20 Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?

21 Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus adresse cette parabole à un homme dans la foule qui lui demande d’intervenir pour régler un conflit d’héritage.

Luc 12:13

13 Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule: Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.

La personne dont il s’agit, par sa demande reconnait l’autorité de Jésus. Cependant, elle oublie que celui-ci parle du royaume de Dieu, du salut de l’âme et non pas des biens matériels. Sa demande était donc tout à fait déplacée, car elle n’est pas adressée à la bonne personne. Cette question était à l’opposé de celle posée par le jeune homme riche de :

Marc 10:17

17 Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et se jetant à genoux devant lui: Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

Dans cette parabole de Luc 12:13-21, il n’est question que d’un homme plus préoccupé par tout ce qui est matériel en négligeant le spirituel.

3-  Le contexte :

Luc 12:13-15

13 Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule: Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.

14 Jésus lui répondit: O homme, qui m’a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages?

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Jésus met ici en garde contre les dangers de l’attachement aux richesses. La société de l’époque tout comme celle d’aujourd’hui, valorisait la prospérité matérielle.

C’est ce que nous dit Paul quand il écrit à Timothée en:

2 Timothée 3:1-2

1 Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles.

Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux,

Comme il est écrit en 1 Samuel 16:7, l’homme regarde à ce qui frappe les yeux. Ainsi, bien souvent il ne se préoccupe pas du monde spirituel qu’il ne voit pas.

4-  Explication de la parabole

L’explication de cette parabole est donnée par Jésus à ses disciples en :

Luc 12:22-30

22 Jésus dit ensuite à ses disciples: C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus.

23 La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.

24 Considérez les corbeaux: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier; et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus que les oiseaux!

25 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?

26 Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste?

27 Considérez comment croissent les lis: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.

28 Si Dieu revêt ainsi l’herbe qui est aujourd’hui dans les champs et qui demain sera jetée au four, à combien plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas, gens de peu de foi?

29 Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et ne soyez pas inquiets.

30 Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin.

Pourquoi cet homme riche est-il qualifié d’insensé ? Parce que, comme nous l’avons dit, il n’y avait pas de place dans sa vie pour Dieu. Il ne reconnait pas l’action de Dieu. Il ignorait Dieu, dans la main duquel il se trouvait. A ses yeux tous ses biens étaient le produit de son labeur. Maintenant, il croyait pouvoir jouir de sa vie, mais il n’en était pas le maître puisque Dieu reprend sa vie le soir même !

Dieu l’avait béni puisqu’il avait déjà des greniers remplis. Au verset 17-18

Luc 22:17-18

17 Et il raisonnait en lui-même, disant: Que ferai-je? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte.

18 Voici, dit-il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens;

 Sa richesse est encore plus grande après la récolte.

Mais Dieu dit au verset 20:

Luc 22:20

20 Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?

5- La leçon à retenir et son application personnelle

Pourquoi cet homme est-il qualifié d’insensé ?

Il est insensé en raison de sa vision égoïste et de son ignorance des priorités spirituelles et éternelles. Voici les principales raisons :

1-     Confiance en ses biens matériels

Le riche considère que sa sécurité et son avenir sont garantis principalement par ses ressources matérielles. Le verset 18 illustre son état d’esprit. Il place toute sa confiance pour l’avenir uniquement dans l’abondance de ses biens. Il est convaincu qu’il n’a plus rien à craindre et qu’il peut se reposer sereinement pour le restant de ses jours.

2-    Manque de considération pour Dieu et l’éternité

La parole du riche montre un détachement total de la dimension spirituelle de la vie. Il ne prend pas en compte Dieu ni ses priorités. L’insensé, selon la Bible, est celui qui vit comme si Dieu n’existait pas, comme s’il n’y avait pas de jugement éternel ou de vie après la mort.

Dans cette parabole, Dieu intervient en disant : Insensé !

Luc 12:20

20 Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?

Il ne pourra pas emporter ses richesses avec lui. Il ne jouira pas de ses richesses accumulées.

1 Timothée 6:7

car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter;

3-    Égoïsme et manque de générosité

Le riche est insensé car il ne pense qu’à lui-même, accumulant des richesses sans partager ni aider les autres. Jésus montre que la valeur d’un homme réside dans son cœur et ses actions envers Dieu et les autres, pas dans ses possessions (Luc 12:15).

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

4-   Absence de prévoyance spirituelle

Enfin, la plus grande folie du riche est de ne pas prendre en compte la fragilité de la vie humaine. Il planifie à long terme en termes matériels mais néglige totalement la question de l’âme et de la vie éternelle. Cette attitude contraste avec l’enseignement biblique qui nous exhorte à accumuler des trésors dans le ciel plutôt que sur la terre.

Matthieu 6:19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Il est question de la dernière partie de la grande question existentielle : qui suis-je, d’où je viens et où vais-je ?

Matthieu 16:26

Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme?

Jésus souligne que la véritable richesse ne se mesure pas par les possessions matérielles, mais par la qualité de notre relation avec Dieu et autrui. Il met en garde contre l’accumulation de biens terrestres, qui peut entraîner une vie dénuée de valeurs spirituelles. Ce message est particulièrement pertinent dans le contexte des sociétés modernes, où la consommation et l’accumulation de biens matériels sont souvent perçues comme des indicateurs de succès. Jésus affirme que la valeur d’une vie ne réside pas dans ses possessions matérielles.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.