Hébreux chapitre 9 : Le sacrifice parfait et son importance

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En Hébreux chapitre 9, l’auteur compare l’ancien système des sacrifices avec le sacrifice parfait de Jésus-Christ. Ce chapitre décrit comment le sang de Christ purifie nos consciences et ouvre le chemin vers la rédemption éternelle.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 10

Hébreux chapitre 9 : Étude biblique

Le chapitre 9 révèle le nouveau culte céleste, soulignant la supériorité du service sacerdotal céleste par rapport à celui de l’ancienne alliance. Cette supériorité repose sur deux vérités essentielles :

a) Christ s’est offert une fois pour toutes, à la différence des sacrifices continus de l’ancienne alliance.
b) Ce sacrifice a été accompli par son propre sang, et non par celui des animaux.

Une observation importante doit être faite ici : il est essentiel de saisir la valeur et la puissance du sang selon sa source. Le sang d’un animal, d’un homme, ou du Fils de Dieu ne possède pas la même valeur. De plus, le sang d’un premier-né a une importance particulière, supérieure à celles des autres individus. Ainsi :

  • Le sang d’un taureau ordinaire est moins précieux que celui d’un taureau premier-né.
  • Le sang d’un homme est plus précieux que celui d’un animal.
  • Le sang d’un premier-né humain a une valeur supérieure à celle des autres humains.
  • Mais le sang du Fils unique de Dieu dépasse toutes ces valeurs, étant d’une portée incommensurable.

Cela met en lumière la grandeur inégalée du sacrifice de Christ, qui surpasse tous les autres sacrifices grâce à la puissance et à la valeur incomparable de son sang divin.

1 – Hébreux chapitre 9:1-5 – La première alliance

Hébreux 9:1-5

1 La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre.

2 Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.

3 Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints,

4 renfermant l’autel d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.

5 Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus.

La première alliance comprenait des ordonnances relatives au culte, ainsi qu’un sanctuaire terrestre.

  1. Un tabernacle fut construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, se trouvaient le chandelier, la table, et les pains de proposition.
  2. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le « Saint des saints »,
  3. contenant l’autel des parfums et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. À l’intérieur de l’arche se trouvaient un vase d’or avec la manne, la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.
  4. Au-dessus de l’arche, les chérubins de la gloire couvraient de leur ombre le propitiatoire. L’auteur indique alors : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. »
Le sanctuaire et le tabernacle : signification et éléments

Le terme grec « hagion » pour sanctuaire désigne un lieu sacré, réservé exclusivement à Dieu, digne de vénération. Le mot grec « skene » est l’équivalent de l’hébreu « Ohel », qui se réfère à la tente d’assignation ou au tabernacle, la demeure de l’Éternel. L’auteur décrit précisément le contenu du tabernacle.

La tente d’assignation : le lieu de rencontre avec Dieu

La tente d’assignation représente un lieu où Dieu avait fixé un rendez-vous avec son peuple, souvent lors des fêtes solennelles. Mais l’expression « tente de la rencontre » porte un sens plus profond, car c’est là où Dieu disait : « Je me rencontrerai avec toi »

Exode 30:36

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

Cela fait écho à Matthieu 6:6, où Jésus nous invite à prier dans notre chambre, transformant ainsi cet espace en lieu de rencontre avec Dieu.

Description détaillée du tabernacle

Pour une description plus complète du tabernacle, il faut se référer aux chapitres 25, 31 et 40 de l’Exode. Dans le lieu saint se trouvaient le chandelier et la table des pains de proposition. Le second voile séparait le lieu saint du lieu très saint, tandis que le premier voile marquait l’entrée du tabernacle. Dans le lieu très saint se trouvait l’autel d’or pour les parfums et l’arche de l’alliance, sur laquelle reposait le propitiatoire, en hébreu « kapporeth », signifiant « le siège de la miséricorde », lieu d’expiation.

L’autel d’or et l’encensoir

Il est important de ne pas confondre l’autel d’or pour les parfums avec l’encensoir utilisé par Aaron lors du Jour des Expiations, car l’encensoir n’était pas conservé dans le saint des saints. L’emplacement de l’autel d’or semble poser un problème par rapport aux instructions de l’Exode. En effet, Exode 30:6 et 40:5 mentionnent que l’autel doit être placé « devant le voile »,

Exode 30:6

6 Tu placeras l’autel en face du voile qui est devant l’arche du témoignage, en face du propitiatoire qui est sur le témoignage, et où je me rencontrerai avec toi.

Exode 40:5

5 Tu placeras l’autel d’or pour le parfum devant l’arche du témoignage, et tu mettras le rideau à l’entrée du tabernacle

Tandis que Lévitique 16:13 précise que la nuée de l’encens doit couvrir le propitiatoire afin qu’Aaron ne meure pas.

Lévitique 16:13

13 il mettra le parfum sur le feu devant l’Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point.

Ce détail pourrait refléter une différence d’interprétation sur le terme « devant le voile ».

Lévitique 16:2

2 L’Éternel dit à Moïse : Parle à ton frère Aaron, afin qu’il n’entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, de peur qu’il ne meure ; car j’apparaîtrai dans la nuée sur le propitiatoire.

Lévitique 16:2 avertit qu’Aaron ne doit pas entrer dans le lieu très saint en tout temps, sous peine de mort, car Dieu apparaissait dans la nuée sur le propitiatoire.

La présence divine et le lien avec la tradition juive

Dans la tradition juive, il est enseigné que nul ne peut voir Dieu et vivre. Dieu se manifestait entre les chérubins du propitiatoire, une image qui rappelle la vision de Marie de Magdala au tombeau où elle aperçoit deux anges assis là où le corps de Jésus avait été déposé, un à la tête et l’autre aux pieds.

Jean 20:11-12

11 Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre;

12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.

Cette vision évoque le « kapporeth », le siège de la miséricorde. Cela est également évoqué dans 1 Samuel 4:4, où il est dit que l’Éternel des armées siège entre les chérubins.

1 Samuel 4:4

4 Le peuple envoya à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées,

Les chérubins de la gloire et les réalités célestes

Au verset 5 du chapitre 9, l’auteur parle des chérubins de la gloire, mais il interrompt sa description pour se concentrer sur des réalités plus urgentes. En disant : « Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus », il indique qu’il pourrait approfondir ces aspects, mais qu’il y a une urgence plus grande. L’auteur cherche à alerter ses lecteurs sur l’importance de leur avenir éternel, surtout ceux qui envisagent de revenir au culte judaïque, en les invitant à comprendre la gravité et la portée des réalités célestes qu’il expose.

2 – Hébreux 9:6-10 – le chemin du lieu très saint

Hébreux 9:6-10

6 Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle ;

7 et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple.

8 Le Saint Esprit montrait par-là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait.

9 C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte,

10 et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation.

Analyse et implications des deux alliances

L’auteur de l’épître aux Hébreux met ici en lumière plusieurs points fondamentaux qui permettent de distinguer les deux alliances et leurs implications. Tous les sacrificateurs avaient un accès régulier au lieu saint pour y accomplir leur service quotidien. Cependant, l’accès au « Saint des saints » était réservé exclusivement au souverain sacrificateur, qui n’y entrait qu’une fois par an, et toujours avec du sang, d’abord pour ses propres péchés, puis pour les péchés involontaires du peuple. Cet accès restreint montre que le chemin du lieu très saint, qui représente la présence directe de Dieu, n’était pas encore pleinement ouvert.

Le verset 9, en utilisant le temps présent, indique que le Temple de Jérusalem n’avait pas encore été détruit au moment de la rédaction de l’épître, ce qui situe ce texte avant la chute du Temple en 70 après J.-C. Mais comment comprendre que « le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait » ? L’auteur souligne que tant que le système ancien restait en place, l’accès direct à Dieu, représenté par le Saint des saints, demeurait fermé.

Les offrandes et sacrifices, bien qu’importants dans l’ancienne alliance, ne pouvaient rendre la conscience parfaite. Selon Nombres 15:22-29, seuls les péchés involontaires étaient pardonnés par ces sacrifices, tandis que rien n’était prévu pour les péchés volontaires. Cela démontre une limite évidente de l’ancienne alliance.

Nombres 15:25

25 Le sacrificateur fera l’expiation pour toute l’assemblée des enfants d’Israël, et il leur sera pardonné ; car ils ont péché involontairement, et ils ont apporté leur offrande, un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel et une victime expiatoire devant l’Éternel, à cause du péché qu’ils ont involontairement commis.

Le lieu très saint : la présence de Dieu

Le lieu très saint, ou Saint des saints, est décrit comme le lieu où se manifeste la présence de Dieu, selon Lévitique 16:2. Nul ne pouvait y accéder librement, pas même le souverain sacrificateur, sauf lors de l’annuelle fête des expiations, et ce sous peine de mort. Cela renforce l’idée que l’accès à Dieu était restreint et temporaire sous l’ancienne alliance.

Le tabernacle de Dieu, qu’il soit sous forme de tente durant l’époque de Moïse ou sous forme de temple (comme celui construit par Salomon), a toujours été un symbole temporaire. Le Temple de Salomon, édifié avec l’aide du roi Hiram de Tyr, fut détruit par Nabuchodonosor, puis reconstruit après l’exil, avant d’être finalement amélioré par Hérode. Ce temple fut lui aussi détruit par les Romains en l’an 70. Cela souligne le caractère éphémère et non définitif de ces structures.

Le culte de l’ancienne alliance : imparfait et temporaire

Le problème de l’ancienne alliance réside dans le fait que ses rites ne permettaient pas une purification complète de la conscience. Les sacrifices lévitiques ne pouvaient rendre les adorateurs « parfaits » (dans le sens de matures ou accomplis). La conscience, définie comme cette partie de l’âme qui distingue le bien du mal, ne pouvait être pleinement purifiée par les sacrifices d’animaux. C’est ce que Jésus reprochait aux scribes et pharisiens, qui se focalisaient sur les apparences extérieures sans purifier leur cœur.

Matthieu 23:25-26

25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

26 Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net.

27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.

28 Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

Ils perdaient ainsi toute conscience de leur propre état spirituel.

Dans le Nouveau Testament, la conscience est vue comme un guide moral et spirituel. Pierre fait une analogie avec le baptême, qui ne consiste pas en une purification extérieure, mais en l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

Ce guide moral était absent chez les pharisiens, qui apparaissaient justes extérieurement mais étaient pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

L’éveil de la conscience et la réformation

La conscience est le lieu où Dieu peut parler à chacun de nous de manière subtile, comme Il l’a fait avec Élie dans un murmure doux et léger.

1 Rois 19:12-13

12 Et après le tremblement de terre, un feu : l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.

13 Quand Élie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles : Que fais-tu ici, Élie ?         

Les versets 8 à 10 nous montrent que tant que le premier tabernacle subsistait, le système de l’ancienne alliance restait en place, avec ses rituels et ses ordonnances charnelles. Ces rituels étaient imposés jusqu’à l’ère de la « réformation », c’est-à-dire jusqu’à la venue de Christ, qui apporte une nouvelle alliance.

Cette « époque de réformation » mentionnée au verset 10 se réfère à l’arrivée de Jésus-Christ, qui a accompli ce que le sacerdoce lévitique ne pouvait réaliser : la perfection et la maturité spirituelle. C’est un temps où tout est mis en ordre, comme annoncé dans Jérémie, où Dieu appelle à réformer ses voies et ses œuvres.

 Jérémie 7:3

3 Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Réformez vos voies et vos œuvres, Et je vous laisserai demeurer dans ce lieu.

Conclusion : articulation entre l’ancien et le nouveau

Les versets 7 à 10 marquent la transition entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Il est important de rappeler qu’entre la mort de Jésus et la destruction du Temple, les sacrifices continuaient à être offerts au Temple. Ces sacrifices servaient de préfiguration à ce qui se passait dans les cieux. Les versets 9 et 10 agissent comme une parenthèse dans le texte, introduisant la venue du Christ au verset 11 : « Mais Christ est venu ». Cette période de l’ancienne alliance était temporaire, et les rituels imposés ne dureraient que jusqu’à l’avènement du temps de réformation, où Jésus mène l’humanité à la maturité spirituelle et où les choses terrestres sont mises en ordre à la lumière des réalités célestes.

3 – Hébreux chapitre 9 :11-14 – Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités

Hébreux 9:11-14 

 11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ;

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

Explication et approfondissement

L’auteur de l’épître aux Hébreux fait ici une démonstration cruciale pour ses lecteurs : revenir à l’ancienne alliance et au sacerdoce lévitique, avec ses rituels et ses sacrifices, serait non seulement inefficace, mais insensé. Le sacerdoce de Christ et son sacrifice surpassent infiniment le culte lévitique, car il inaugure une réalité spirituelle durable : les « biens à venir » dont le tabernacle céleste fait partie.

Le verset 11 met l’accent sur le rôle de Jésus en tant que souverain sacrificateur d’une alliance supérieure. Le tabernacle qu’il a traversé n’est pas une copie ou une ombre de la réalité céleste, mais la réalité elle-même. Contrairement aux anciens sacrificateurs, qui entraient dans un tabernacle construit de mains humaines, Christ accède au tabernacle véritable, éternel et parfait.

Au verset 12, l’expression « une fois pour toutes » est centrale. Elle est utilisée trois fois dans l’épître aux Hébreux :

Hébreux 7:27

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

et Hébreux 9:12

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

Hébreux 10:10

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ces versets soulignent que l’œuvre de Christ est complète et définitive, et ce contrairement aux sacrifices répétitifs de l’ancienne alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés complètement. Jésus est entré dans le lieu très saint céleste avec son propre sang, apportant ainsi une rédemption éternelle.

Le contraste avec l’ancienne alliance est encore plus frappant dans les versets 13 et 14. Les sacrifices lévitiques, incluant le sang des taureaux et des boucs ainsi que la cendre de la vache rousse (cf. Nombres 19), purifiaient seulement l’extérieur. Ces rites pouvaient rendre quelqu’un rituellement pur, mais ils ne touchaient pas à la conscience ni ne fournissaient une purification intérieure. Jésus, en s’offrant lui-même, sans tache, « par l’Esprit éternel », purifie la conscience humaine.

Le sacrifice de Christ : plus grand, plus efficace, plus profond

Le sang de Jésus a une valeur infinie, incomparable à celui des animaux sacrifiés sous la loi. Non seulement Jésus est sans péché, mais il est aussi le Fils unique de Dieu, rendant son sacrifice d’une valeur inestimable. Le texte de Lévitique 16, qui parle des sacrifices pour le souverain sacrificateur (le veau) et pour le peuple (le bouc), met en lumière la différence marquée entre ces sacrifices d’animaux et l’offrande de Jésus, l’agneau sans tache.

1 Pierre 1:19

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

Dans les sacrifices de l’ancienne alliance, il était essentiel que les animaux soient sans défaut, reflétant une exigence de pureté rituelle (cf. Malachie 1:6-8). Jésus, lui, est le sacrifice parfait, sans tache ni péché. Son sacrifice va bien au-delà des rites extérieurs pour toucher à l’essence même de la nature humaine : la conscience.

Les « œuvres mortes » mentionnées au verset 14 font référence à toutes les actions religieuses, rituelles ou morales, qui sont faites en dehors de la volonté de Dieu ou sans véritable vie spirituelle. Elles ne produisent aucun fruit spirituel et ne peuvent pas sauver. C’est par la purification de la conscience, rendue possible par le sang de Christ, que les croyants peuvent entrer dans un service vivant et authentique pour Dieu.

Une rédemption relationnelle

La rédemption obtenue par Christ n’est pas simplement légale, mais elle est profondément relationnelle. L’image de la rédemption dans l’Ancien Testament, notamment dans le livre de Ruth, montre que la rédemption est liée au proche parent. En cela, Dieu nous rachète non comme des étrangers, mais comme des membres de sa famille. Le sacrifice de Jésus démontre la volonté de Dieu de nous adopter et de nous faire entrer dans une relation intime avec Lui.

Le service du « Dieu vivant » n’est donc pas un simple accomplissement de devoirs religieux. Il s’agit d’une réponse active, joyeuse et volontaire à l’amour de Dieu, enracinée dans la purification de notre conscience et dans la grâce qui découle de l’œuvre parfaite de Christ. C’est à cela que nous sommes appelés en tant que membres du corps de Christ, vivant et animé par l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens 12:7,12

7 Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ.

Conclusion

Ce passage de Hébreux 9:11-14 met en lumière la supériorité de l’œuvre de Jésus-Christ, notre souverain sacrificateur parfait. Contrairement à l’ancien système de sacrifices répétitifs, inefficaces pour purifier la conscience, Christ a accompli une œuvre éternelle et parfaite. Par son propre sang, il a obtenu une rédemption complète, ouvrant la voie à un service vivant et authentique du Dieu vivant. Sa rédemption est un appel à une relation personnelle et pleine de sens avec Dieu, et à un engagement dans un service fondé sur l’amour et la foi.

4 – Hébreux chapitre 9:15-22 – La nouvelle alliance expose les clauses du testament de Christ

Hébreux 9:15-22

15 Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis.

16 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.

17 Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit.

18 Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée.

19 Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant:

20 Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous.

21 Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte.

22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.

Les termes « alliance » et « testament » (ainsi que « disposition ») traduisent le même mot grec, diatheke. Ce terme, largement utilisé dans l’épître aux Hébreux (17 fois sur les 33 fois du Nouveau Testament), est particulièrement prévalent en Hébreux 8 (5 fois) et Hébreux 9 (7 fois). Le contexte détermine l’usage du mot « testament », qui n’apparaît que trois fois dans le Nouveau Testament.

L’auteur avait déjà montré, aux versets 11-14, la supériorité du sacerdoce du Christ. Il arrive maintenant à une conclusion logique : un sacerdoce parfait nécessite une alliance parfaite, une nouvelle alliance, meilleure que l’ancienne.

Hébreux 7:22 déclare

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Le problème de la première alliance était que le sang des animaux ne supprimait pas les péchés ; il les couvrait simplement, les cachant aux yeux de Dieu, mais les péchés subsistaient. Le sang de Christ, en revanche, efface véritablement les transgressions de ceux qui par la foi, reçoivent l’héritage promis. Ceux-ci bénéficient pleinement du sacrifice de Christ.

Le sang des animaux avait une action superficielle, tandis que le sang de Jésus purifie en profondeur, agissant dans le cœur et l’esprit des croyants, créant un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Cette idée est reflétée également en :

Apocalypse 7:14

14 Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.

L’image ici évoque une comparaison avec certaines publicités sur les produits de lessive : avec le sang des animaux, les vêtements restent marqués par les péchés passés, tandis qu’avec le sang de Jésus, les vêtements sont comme neufs, sans aucune trace de péché.

Il est question de « testament » aux versets 16 et 17 parce que le verset 15 parle d’héritage. L’héritage, ou la transmission d’une propriété, est la conséquence d’un testament. Pourquoi un testament ? Parce que Jésus est mort en se sacrifiant pour nous, et nous bénéficions de son sacrifice. Nous sommes les héritiers de Jésus, et l’héritage qu’il nous laisse est sa vie, c’est-à-dire la vie éternelle.

Imaginons un instant être devant un notaire qui nous lit le testament de Jésus : « Je vous donne ma vie, la vie éternelle. » Ceux qui entendent ce testament sont ceux qui ont répondu à l’appel de Christ et ont réclamé son sacrifice pour eux-mêmes.

L’argumentation de l’auteur implique la mort du testateur, Jésus. Les péchés commis sous l’ancienne alliance n’ont pu être effacés qu’après sa mort, soulignant que l’événement central de la foi chrétienne est la mort de Jésus, non sa naissance. C’est pourquoi Pâques, marquant la mort et la résurrection de Jésus, est d’une importance capitale pour le chrétien, bien plus que Noël.

Les versets 20-21 rappellent l’épisode de Exode 24:4-8 où Moïse scelle l’alliance avec le peuple d’Israël en aspergeant du sang sur l’autel et le peuple.

Exode 24:4-8

4 Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.

5 Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Éternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces.

6 Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel.

7 Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent: Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons.

8 Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles.

 Ce passage évoque directement la parole de Jésus en :

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

L’auteur de l’épître souligne en Hébreux 9:22 que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon », renforçant la signification de Matthieu 26:28. Il s’appuie sur :

Lévitique 17:11

11 Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.

La démonstration de l’auteur est magistrale, débouchant logiquement sur Hébreux 10:22 : « Approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. »

5 – Hébreux chapitre 9 :23-28 – Le sanctuaire céleste a été purifié par un sacrifice plus excellent

Hébreux 9:23-28

23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le soient par des sacrifices plus excellents que ceux-là.

24 Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu.

25 Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;

26 autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

28 de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.

Analyse du passage

Le verset 23 commence par une comparaison entre le tabernacle terrestre, qui devait être purifié par le sang d’animaux, et le tabernacle céleste. Cette comparaison implique que le sanctuaire céleste, bien plus parfait, devait également être purifié, mais par un sacrifice bien plus excellent : le sang de Jésus.

Lévitique 16:33 décrit l’expiation que le souverain sacrificateur faisait pour purifier le sanctuaire terrestre.

Lévitique 16:33

3 Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblée.

Mais ici, il est question du sanctuaire céleste, qui exigeait une purification par un sacrifice supérieur.

Le verset 23 soulève plusieurs questions clés :

  1. Quels sont ces « meilleurs sacrifices » ?
    Il semble que l’auteur utilise ici le pluriel pour insister sur l’excellence unique du sacrifice de Jésus par rapport aux nombreux sacrifices lévitiques. Il ne s’agit pas d’une multiplicité de sacrifices, mais d’un sacrifice d’une valeur infinie.
  2. Quelles sont ces réalités célestes purifiées ?
    Les réalités célestes mentionnées semblent désigner le tabernacle céleste où Jésus, après sa résurrection, a présenté son sang en tant que sacrifice parfait devant Dieu.
  3. Pourquoi une purification des choses célestes était-elle nécessaire ?
    Cela pourrait sembler surprenant à première vue, mais Romains 8:19-22 nous éclaire
Romains 8:19-22

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, –

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

En expliquant que la création tout entière, à cause du péché, a été soumise à la vanité et attend la rédemption. Cette malédiction consécutive à la chute s’étend à l’ensemble de la création. (voir Genèse 3:17)

Genèse 3:17

17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,

Par conséquent, la purification s’applique même aux réalités célestes, car le péché de l’homme a affecté toute la création.
Par le sacrifice de Jésus, la purification de la création a commencé, incluant le sanctuaire céleste, lieu où se rétablit l’ordre divin.

Le sacrifice unique de Christ

Le contraste est ensuite établi entre le souverain sacrificateur qui offrait chaque année un sang étranger (c’est-à-dire le sang des animaux) et Jésus, qui a offert son propre sang. Les versets 25 et 26 insistent sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, contrairement aux sacrifices répétés du système lévitique. Le Christ, par son unique sacrifice, a définitivement aboli le péché.

Hébreux 9:27-28 introduit un parallèle entre le destin de l’humanité (mourir une seule fois, puis être jugé) et celui de Jésus (qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés). Ce sacrifice unique est suffisant pour effacer les péchés de « plusieurs », c’est-à-dire de tous ceux qui croient en lui. La répétition de l’expression « une seule fois » souligne la perfection et l’achèvement de l’œuvre rédemptrice du Christ.

La deuxième venue de Christ

Le verset 28 évoque également la seconde venue de Christ. Cette fois, il apparaîtra « sans péché » pour ceux qui attendent son salut. Ici, l’auteur parle du retour de Christ pour sauver pleinement ceux qui espèrent en lui, leur offrant la plénitude du salut qu’ils attendent avec foi. Cette idée de la seconde venue est confirmée par :

2 Thessaloniciens 1:7-9

7 et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance,

8 au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.

9 Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force,

 Versets qui parlent du retour de Jésus pour rendre justice à ceux qui n’ont pas obéi à l’Évangile, mais aussi pour apporter le repos à ses fidèles.

Réfutation des fausses doctrines

Hébreux 9:27 répond également aux conceptions erronées telles que la réincarnation ou le purgatoire. La Bible est claire : l’homme meurt une seule fois, et après cela vient le jugement. Le destin éternel de chacun est scellé à la mort, et c’est durant sa vie que l’homme doit se tourner vers Dieu.

Ces versets insistent sur l’importance du sacrifice unique de Christ, la purification des réalités célestes, et la différence fondamentale entre les sacrifices répétés du système lévitique et le sacrifice parfait de Jésus. Ils rappellent également aux destinataires de l’épître l’importance de la foi en Jésus-Christ, afin de ne pas retourner aux anciens systèmes religieux.

Enfin, il faut noter l’insistance répétée sur le caractère unique de l’offrande de Jésus : « une seule fois, une fois pour toutes ». Le sacrifice de Christ est parfait, accompli, et ne nécessite ni répétition ni complément.

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Le pardon dans la parabole des deux débiteurs de Luc 7:40-50

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Avec la parabole des deux débiteurs de Luc 7:40-50, Jésus enseigne l’importance du pardon et de la repentance. Ce récit destiné à Simon le Pharisien, met en lumière la manière dont le pardon divin transforme nos vies. À travers cette parabole, Jésus nous invite à comprendre le cœur de Dieu, riche en grâce et en miséricorde.

La parabole des deux débiteurs : comprendre le pardon et l’amour

1 – L’enseignement

Luc 7:40-43

40 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il.

41 Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?

43 Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.

Un denier à l’époque de Jésus, représentait le salaire d’une journée de travail d’un ouvrier. Ainsi un des débiteurs avait une dette équivalente à dix-huit mois de salaire quand l’autre n’avait qu’une dette équivalente à moins de deux mois de salaire.

Observation

En étudiant cette parabole, bien souvent nous oublions de prendre en compte l’attitude du créancier qui pouvait condamner chacun de ses deux débiteurs à la prison pour dette, et ce parce que l’un et l’autre se trouvaient dans l’incapacité de rembourser. Au lieu de cela, le créancier leur fait remise de leur dette. Il leur fait grâce !

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse à Simon le pharisien, dont il a perçu les pensées lorsque la femme pécheresse est intervenue.

Simon semble avoir mal interprété les actions de Jésus lorsque cette femme s’est présentée et qu’elle l’a oint de parfum. Celui-ci ayant connaissance des pensées de Simon, va utiliser cette parabole pour transmettre une leçon sur le pardon et le jugement, afin de remettre en question son attitude. Il invite Simon et les autres personnes présentes à réfléchir sur le pardon divin et sur l’humilité requise pour l’obtenir.

3-  Le contexte de la parabole des deux débiteurs

Jésus est invité par Simon le pharisien, et il laisse une femme pécheresse manifester son affection envers lui, ce qui choque Simon. Jésus en effet, suscitait beaucoup l’intérêt de la part des Pharisiens en raison de ses enseignements, des guérisons et des miracles qu’il accomplissait. Tous les pharisiens n’étaient pas hostiles envers Jésus, mais celui-ci défiait leur religiosité. Simon manifeste donc une certaine réserve, peut-être en raison de la présence de coreligionnaires. Il n’a manifestement pas respecté les règles de courtoisie et d’hospitalité envers un invité ce que Jésus d’abord va lui faire remarquer.

Luc 7:36-39

36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,

38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.

39 Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.

Le geste de dévotion de la femme va surprendre Simon, qui se demande si Jésus est véritablement un prophète, puisqu’il laisse une pécheresse le toucher. En réponse, Jésus va raconter la parabole des deux débiteurs pour l’éclairer sur le véritable sens du pardon.

4-  Explication de la parabole des deux débiteurs

Luc 7:40-43

40 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il.

41 Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?

43 Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.

Il ne faut pas oublier que, dans cette parabole, le créancier représente Dieu le Père. Le récit ne parle pas uniquement de dettes, mais aussi d’amour.

Jésus demande à Simon lequel des deux débiteurs aimera le plus le créancier. Simon répond que ce sera celui à qui l’on a remis la plus grande dette. Jésus approuve sa réponse, puis souligne que la femme pécheresse a montré qu’elle avait compris la valeur du pardon. Contrairement à elle, Simon ne semble pas conscient de son propre besoin de grâce. En comparant leurs attitudes respectives, Jésus enseigne que l’amour et la reconnaissance dépendent de l’ampleur du pardon reçu.

Le pardon est la remise de dette

La parabole illustre donc un principe spirituel fondamental : le pardon est comme une remise de dette, et la reconnaissance qui en découle est proportionnelle à la conscience qu’on a de cette dette.

Quand Jésus pose la question : « Lequel des deux aimera le plus le créancier ? », la réponse de Simon est juste, mais reste théorique. En réalité, c’est la femme pécheresse qui, par ses gestes d’amour et d’humilité, montre une compréhension profonde du pardon. Simon, lui, reste distant et ne perçoit pas son propre besoin de miséricorde.

Jésus met en contraste Simon, le pharisien, et la femme pécheresse pour révéler deux attitudes opposées face à la grâce. Il montre que l’amour et la reconnaissance envers Dieu naissent de la conscience du pardon reçu.

Au verset de Luc 7:42

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

puis au verset de Luc 7:47, il conclut

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

Le cœur du message est que Dieu ne cherche pas une obéissance froide ou contrainte, mais un service motivé par l’amour. Beaucoup adoptent une approche intellectuelle de la foi, sans l’appliquer à leur propre vie, préférant penser : « C’est pour les autres, moi je ne suis pas concerné. »

Luc 7:44-50

44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.

49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés?

50 Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

Dans ce passage, Jésus souligne à Simon son manque d’hospitalité. Il ne l’accuse pas frontalement, mais met en contraste l’accueil de Simon avec l’attitude de la femme pécheresse. Celle-ci a fait preuve d’une profonde humilité et d’un amour sincère, alors que Simon n’a pas respecté les gestes d’hospitalité usuels.

Il est probable que Simon, en présence de ses invités, ait voulu garder ses distances vis-à-vis de Jésus pour ne pas être critiqué par les autres membres de sa secte ou groupe religieux. En agissant ainsi, il pense être juste, oubliant pourtant ce que dit en :

Ecclésiaste 7:20 :

Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.

Si cette femme est entrée dans la maison de Simon, c’est qu’elle savait que Jésus s’y trouvait. Il est probable qu’elle ait déjà entendu son message, peut-être même un appel à la repentance, et qu’elle ait été profondément touchée. Elle a reconnu son péché, accepté le pardon, et vient maintenant exprimer son amour et sa reconnaissance à Jésus.

Jésus dit à Simon et à la femme pécheresse :

Luc 7:47-48

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

48 Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.

Puis, un peu plus loin, en Luc 7:50 :

50 Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

La femme a cru au message de l’Évangile proclamé par Jésus. Son amour envers lui témoigne de sa conviction intérieure. Elle sait qu’elle a été pardonnée. Jésus ne fait ici que confirmer ce qu’elle a déjà expérimenté dans son cœur :

« Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t’a sauvée, va en paix. »

Contrairement à ce qu’il dit à la femme adultère dans :

Jean 8:11

« … Va, et ne pèche plus. »

il dit ici simplement :

Luc 7:50

«… Ta foi t’a sauvée, va en paix. »

Cette nuance est significative. Elle montre que cette femme a déjà entrepris un chemin de transformation intérieure. La parabole du pardon et de l’amour révèle qu’elle a pleinement pris conscience du poids de ses péchés. Libérée de ce fardeau, elle exprime une profonde gratitude envers celui qui a été l’instrument de sa délivrance. Son offrande — un parfum précieux — est le reflet de cette reconnaissance.

Simon, le pharisien, quant à lui, semble avoir entendu les enseignements de Jésus, mais sans que cela produise une conviction personnelle de péché. Il reste dans une posture d’observation, voire de jugement, sans remise en question.

Le message central de cette parabole est le suivant :

L’amour véritable découle de la conscience d’avoir été pardonné, et cette conscience naît de la foi en l’Évangile.
Celui à qui l’on pardonne beaucoup aime beaucoup et celui à qui l’on pardonne peu aime peu.

5- La leçon à retenir et son application personnelle

L’attitude de Simon nous invite à une réflexion profonde. Il est facile de juger les autres tout en oubliant de s’examiner soi-même. Jésus, en confrontant Simon à ses manquements d’hospitalité, révèle cette tendance humaine à voir la faute chez autrui, sans reconnaître notre propre besoin de grâce.

La leçon principale de cette parabole est que le pardon de Dieu, bien qu’infini, ne produit ses effets transformateurs que lorsqu’il est pleinement reconnu et accueilli. Ceux qui prennent conscience de la gravité de leurs fautes sont généralement ceux qui manifestent le plus d’amour, de reconnaissance et de dévotion envers Dieu. L’amour que l’on exprime est à la mesure du pardon que l’on a compris avoir reçu.

Jésus nous enseigne aussi que, tout comme Dieu nous pardonne, nous devons apprendre à pardonner aux autres. Le pardon est un acte de grâce — un choix qui libère, restaure, et transforme nos relations, avec Dieu comme avec nos semblables.

La femme pécheresse a pris conscience du poids de ses fautes. Libérée de ce fardeau, elle nourrit dans son cœur un profond sentiment d’amour et de gratitude. C’est ce qui la pousse à poser un geste fort : offrir à Jésus un parfum de grande valeur. Elle ne vient pas chercher le pardon, elle vient l’exprimer — parce qu’elle sait déjà qu’elle a été pardonnée.

Et nous, où en sommes-nous ?

Sommes-nous conscients du pardon que Dieu nous a accordé ?
Vivons-nous dans une reconnaissance active, qui se traduit par l’amour, l’humilité et la grâce envers les autres ?
Ou sommes-nous plus proches de Simon, enclins à la critique, mais lents à reconnaître notre propre besoin de miséricorde ?

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Hébreux chapitre 8 médiation de Jésus dans la nouvelle alliance

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En Hébreux chapitre 8, l’auteur explique la nouvelle alliance établie par Jésus, meilleure que l’ancienne, car elle repose sur de meilleures promesses. Le rôle de Christ en tant que Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste y est également mis en avant.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 9

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Hébreux chapitre 8 – Étude biblique

Ce chapitre 8 de l’épître aux Hébreux est crucial parce qu’il sert à la fois de récapitulatif des sept premiers chapitres dans lesquels les gloires et les perfections de Christ sont magnifiées, et d’introduction aux vérités fondamentales qui vont suivre. Après avoir démontré dans le chapitre 7 la supériorité du sacerdoce de Jésus sur celui des Lévites, en introduisant un changement de sacerdoce, l’auteur de l’épître va maintenant approfondir la nature de ce sacerdoce.

Dans ce chapitre 8, l’accent est mis sur le sanctuaire céleste dans lequel Jésus, en tant que véritable souverain sacrificateur, accomplit son ministère. Il s’agit du lieu d’où est administrée une Nouvelle Alliance bien supérieure à l’ancienne, tant par sa nature que par ses effets.

Points clés à garder à l’esprit :
  1. Le sacerdoce de Christ est fondé sur une Nouvelle et meilleure Alliance
    Ce chapitre introduit l’idée que l’ancienne Alliance basée sur la loi mosaïque, est remplacée par une Alliance Nouvelle fondée sur de meilleures promesses (Hébreux 8:6). Jésus est le garant de cette dernière qui n’est plus basée sur des sacrifices répétitifs et imparfaits, mais sur un sacrifice unique et parfait.
  2. Un nouveau et meilleur sanctuaire (chapitre 9)
    Contrairement aux prêtres lévitiques qui servaient dans un sanctuaire terrestre, une ombre de la réalité céleste, Jésus officie dans le sanctuaire céleste dans la présence même de Dieu. Le chapitre 9 mettra en lumière la nature de ce sanctuaire supérieur, où Jésus agit comme médiateur entre Dieu et les hommes.
  3. Un nouveau sacrifice parfait (chapitre 10)
    Le chapitre 10 développera l’idée que Jésus n’a pas seulement offert un sacrifice, mais s’est offert lui-même une fois pour toutes. Ce sacrifice parfait met fin aux sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance, en apportant la rémission complète des péchés et en rendant les croyants justes devant Dieu.

En résumé, le chapitre 8 fait la transition entre l’explication de la supériorité du sacerdoce de Christ et les chapitres suivants, où seront détaillés les aspects essentiels de la Nouvelle Alliance, du sanctuaire céleste et du sacrifice parfait de Jésus. Tout cela démontre la perfection et la finalité de l’œuvre rédemptrice de Christ.

1 – Hébreux chapitre 8 :1-2 – Jésus assis à la droite du trône

Hébreux 8:1-2

1 Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux,

2 comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme.

Hébreux 8:1-2 est un moment charnière où l’auteur met en avant l’idée centrale de son argumentation. L’accent est mis sur la fonction supérieure et unique de Jésus en tant que souverain sacrificateur. L’auteur de cette épître souligne qu’il ne s’agit pas seulement d’un grand sacrificateur terrestre, mais de celui qui exerce son ministère dans le véritable tabernacle, c’est-à-dire au ciel, le sanctuaire originel et parfait, dressé par Dieu lui-même.

Points d’amélioration :
  1. Un point capital :
    L’auteur précise que ce qu’il vient de dire culmine ici. Ce « point capital » est que nous avons non seulement un souverain sacrificateur, mais un souverain sacrificateur parfait qui est directement auprès de Dieu. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus accomplit son ministère dans le sanctuaire céleste, un tabernacle non fait de mains humaines. C’est le sanctuaire authentique, celui que les structures terrestres ne faisaient que symboliser.
  2. L’original et la copie :
    L’auteur met en évidence la différence fondamentale entre le tabernacle céleste et son reflet terrestre. Comme dans de nombreux domaines, l’original est toujours plus précieux que la copie. Le tabernacle terrestre, bien qu’il ait été institué par Dieu, n’était qu’une ombre, une préfiguration du sanctuaire céleste. Le ministère de Jésus se déroule dans cet original, ce qui renforce encore la supériorité de son sacerdoce.
  3. « Jésus qui s’est assis » :
    Le fait que Jésus soit assis à la droite du trône de Dieu est d’une immense signification. Dans l’Ancien Testament, le souverain sacrificateur devait accomplir continuellement des sacrifices, jamais assis, car son travail n’était jamais terminé. Mais Jésus, après avoir offert son sacrifice une fois pour toutes, est assis. Cela montre que son œuvre rédemptrice est entièrement achevée. Il a accompli pleinement le salut des croyants.
  4. « À la droite de Dieu » :
    Être assis à la droite de Dieu n’est pas une simple posture. Cela révèle la position royale et l’autorité suprême de Jésus. « La droite » symbolise la place d’honneur, de pouvoir et d’autorité. Jésus est non seulement notre sacrificateur, mais il est aussi le Roi des rois qui a reçu tout pouvoir dans les cieux et sur la terre. De cette position d’autorité, il intercède continuellement pour nous (Hébreux 7:25 ; Romains 8:34 ; Ésaïe 53:12).
L’œuvre de Jésus est parfaite

Ainsi, ces versets réaffirment que l’œuvre de Christ est complète, parfaite, et que Jésus, notre Souverain Sacrificateur, officie dans le sanctuaire céleste avec une autorité totale, à la droite de Dieu. Ce ministère céleste garantit la puissance et l’efficacité de son intercession pour tous ceux qui s’approchent de Dieu par lui.

2 – Hébreux chapitre 8:3-5 – Le rôle du souverain sacrificateur

Hébreux 8:3-5

3 Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

4 S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

5 lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Hébreux 8:3-5 est une section clé qui renforce l’argument de l’auteur sur la supériorité du sacerdoce de Jésus par rapport à celui des prêtres lévitiques. Elle établit un contraste entre le ministère céleste de Jésus et le ministère terrestre des sacrificateurs lévitiques, tout en soulignant que ces derniers n’étaient qu’une ombre des réalités célestes. Voici des améliorations pour clarifier et enrichir l’exposition de ces versets :

Hébreux chapitre 8:3 :

3 Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

L’auteur commence par rappeler la fonction fondamentale du souverain sacrificateur : il est établi pour offrir des sacrifices et des offrandes à Dieu. Cela met en lumière l’essence même du sacerdoce, qu’il soit terrestre ou céleste. Mais ici, l’auteur souligne une différence cruciale : Jésus, en tant que souverain sacrificateur céleste, devait aussi avoir quelque chose à offrir. Ce sacrifice, comme nous l’avons vu dans Hébreux 7:27, est unique, parfait et offert une fois pour toutes.

Cette mention renforce l’idée que l’offrande de Jésus n’est pas une répétition des sacrifices terrestres faits par les prêtres lévitiques, mais un acte singulier et définitif.

Hébreux chapitre 8:4 : Le ministère terrestre et céleste

4 S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

L’auteur fait une transition en disant que si Jésus était encore sur terre, il ne serait même pas sacrificateur. Cela s’explique par le fait que Jésus n’était pas de la tribu de Lévi, mais de la tribu de Juda. La loi mosaïque exigeait que seuls les Lévites puissent servir comme prêtres. Ainsi, Jésus ne pouvait pas exercer cette fonction sous l’ancienne loi sans la transgresser. Cependant, il est le souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, une réalité spirituelle et céleste qui dépasse le cadre légal terrestre.

Le ministère de Jésus ne se limite donc pas à une fonction sacerdotale liée à la loi mosaïque. Il s’agit d’un ministère céleste exercé dans le véritable tabernacle, le sanctuaire céleste. Ce ministère dépasse la temporalité de la loi, révélant la nécessité d’un sacerdoce supérieur et éternel.

Hébreux chapitre 8:5 : L’ombre et la réalité

5 lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Ce verset apporte un éclaircissement essentiel : le culte lévitique n’était qu’une image et une ombre des choses célestes. L’auteur utilise ici une analogie visuelle, évoquant une sorte de théâtre d’ombres où les prêtres terrestres, à travers leurs rites, projetaient une image imparfaite des réalités célestes. Le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint dans le tabernacle est ici particulièrement important. Ce voile représentait la séparation entre Dieu et l’humanité. Cependant, par le sacrifice de Jésus, ce voile a été déchiré, dévoilant ainsi les réalités célestes et permettant un accès direct à Dieu.

Hébreux 10:20

20 par la route Nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

L’auteur cite également l’instruction donnée à Moïse : « Fais tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne ».

Exode 25:40

40 Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.

Cela montre que le tabernacle terrestre n’était qu’une réplique, une copie du véritable sanctuaire céleste. Le tabernacle de Moïse servait de représentation temporaire de ce que Jésus a accompli une fois pour toutes.

Le contraste entre l’ombre et la réalité

L’exemple de l’ombre permet de comprendre que vouloir retourner aux pratiques de l’ancienne loi équivaut à abandonner la réalité pour l’ombre. L’auteur avertit ses lecteurs : de ne pas « lâcher la proie pour l’ombre », c’est-à-dire de ne pas abandonner le salut complet en Christ pour un retour au judaïsme ou aux anciennes pratiques sacrificielles. Cela concernait directement les judéo-chrétiens du premier siècle, tentés de revenir au cadre rassurant de la loi mosaïque. Mais l’avertissement est tout aussi valable pour ceux, aujourd’hui, qui cherchent à judaïser leur foi ou à se tourner vers des pratiques rituelles pour se sentir plus spirituels. Le message est clair :’’ en ayant Christ, nous avons tout.’’ Christ est la réalité suprême, et retourner aux pratiques rituelles de l’Ancienne Alliance est une perte.

Application personnelle

L’auteur souligne que, de même que Moïse a construit le tabernacle selon un modèle divin, notre vie doit aussi être bâtie selon le modèle parfait de Jésus-Christ. Cela implique de suivre son exemple, non seulement dans l’obéissance aux commandements, mais aussi dans la manière de vivre en relation avec Dieu et les autres. Jésus est le modèle parfait, et les Écritures – aussi bien l’Ancien que le Nouveau Testament – nous montrent comment aligner nos vies sur cet exemple.

Ainsi, l’auteur montre que l’œuvre de Christ est parfaite, accomplie dans le véritable sanctuaire céleste. Il n’y a donc plus besoin de se raccrocher aux ombres de l’Ancienne Alliance, car la réalité est en Christ, notre Souverain Sacrificateur céleste.

3 – Hébreux chapitre 8:6-7 Christ est “le Médiateur d’une Alliance plus excellente”

Hébreux 8:6-7

6 Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses.

7 En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde.

Les versets de Hébreux 8:6-7 développe une idée centrale de l’épître aux Hébreux : la supériorité de Jésus-Christ en tant que médiateur d’une Nouvelle Alliance, plus excellente que l’ancienne. L’auteur montre ici la transition entre l’ombre et la réalité, entre l’Ancienne Alliance qui avait des limites, et la Nouvelle Alliance fondée sur des promesses meilleures. Jésus est présenté comme le garant de cette Nouvelle Alliance, accomplissant ainsi la prophétie de Jérémie et offrant une relation plus intime et directe avec Dieu.

Hébreux chapitre 8:6 : Un ministère supérieur, une meilleure Alliance

L’auteur de l’épître souligne que Christ a obtenu un ministère supérieur parce qu’il est le médiateur d’une Alliance plus excellente. Cette Nouvelle Alliance est établie sur de meilleures promesses. Contrairement à l’ancienne Alliance, fondée sur la loi mosaïque et ses rituels, la Nouvelle Alliance repose sur la grâce et l’œuvre achevée de Jésus-Christ. L’expression « meilleures promesses » implique que cette Nouvelle Alliance contient des bénédictions spirituelles plus profondes, notamment le pardon complet des péchés, une relation directe avec Dieu, et la vie éternelle.

L’Ancienne Alliance, bien qu’instituée par Dieu, était imparfaite en raison de l’incapacité de la loi à transformer pleinement le cœur humain. Cette incapacité résidait dans le fait que la loi révélait le péché mais ne pouvait pas le vaincre. La Nouvelle Alliance, en revanche, est fondée sur la puissance de l’Esprit de Dieu et sur l’œuvre de Jésus-Christ, qui non seulement révèle le péché, mais l’efface définitivement.

Hébreux chapitre 8:7 : La nécessité d’une Nouvelle Alliance

L’auteur explique que si la première Alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu besoin d’une Nouvelle. Le fait que Dieu ait prévu une seconde Alliance montre les limites de la première. Comme cela a été mentionné en Hébreux 7:18-19, l’Ancienne Alliance malgré sa sainteté, était impuissante à conduire l’homme à la perfection. Elle ne permettait pas une transformation intérieure, mais était plutôt un ensemble de règles et de rituels externes. C’est pourquoi, elle devait être remplacée par quelque chose de plus efficace et de plus profond, à savoir la Nouvelle Alliance en Christ.

L’Ancienne Alliance servait essentiellement de préparation à la venue de Jésus et à l’établissement de la Nouvelle Alliance. Elle soulignait les besoins de l’humanité et montrait notre incapacité à atteindre la justice parfaite par nos propres efforts. La Nouvelle Alliance répond à ces besoins en offrant une réconciliation définitive avec Dieu, non plus par des sacrifices animaux répétés, mais par le sacrifice unique de Jésus-Christ.

Ombre et réalité

L’auteur de l’épître aux Hébreux compare souvent l’Ancienne Alliance à une ombre, tandis que la réalité est en Christ. Comme le dit:

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

 Les rituels et les observances de la loi mosaïque n’étaient que des représentations imparfaites des choses célestes à venir. Jésus, en tant que réalité de ces ombres, incarne l’accomplissement total des promesses divines.

Cette transition entre l’ombre et la réalité souligne que tout ce qui a été fait dans l’Ancien Testament depuis les sacrifices jusqu’aux rites du tabernacle, n’était que des préfigurations du ministère parfait de Jésus. Le sacrifice des animaux, par exemple, n’était qu’un symbole temporaire de la purification spirituelle, tandis que le sacrifice de Jésus purifie véritablement et définitivement du péché.

La meilleure espérance, comme il est dit :

Hébreux 7:19

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

La loi n’a rien amené à la perfection. Toutefois, la Nouvelle Alliance introduit une meilleure espérance par laquelle nous nous approchons de Dieu. Cette meilleure espérance se trouve dans l’œuvre de Jésus, qui nous ouvre un accès direct à Dieu. Contrairement à l’Ancienne Alliance où le souverain sacrificateur devait intercéder pour le peuple, Jésus est notre médiateur parfait, assis à la droite de Dieu, intercédant continuellement en notre faveur.

Le médiateur parfait

Le rôle de médiateur dans l’Ancienne Alliance était exercé par le souverain sacrificateur, un homme imparfait qui devait offrir des sacrifices pour ses propres péchés avant de pouvoir intercéder pour le peuple. Jésus, en revanche, est sans péché et n’a pas eu besoin de faire un sacrifice pour lui-même. Son œuvre est complète, et il exerce son ministère dans le sanctuaire céleste, non dans un temple fait de mains d’homme.

L’auteur rappelle ici la prophétie de Jérémie 31:31-34, qui annonce cette Nouvelle Alliance bien avant sa venue.

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

32 Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Jérémie parle d’une transformation intérieure, où la loi de Dieu sera inscrite dans le cœur des croyants, et non simplement sur des tablettes de pierre. C’est cette promesse d’une transformation spirituelle et d’une relation intime avec Dieu qui rend la Nouvelle Alliance supérieure à l’ancienne.

Conclusion

Cette section de l’épître aux Hébreux nous montre que Jésus est bien plus qu’un simple sacrificateur terrestre. Il est le médiateur d’une Alliance Nouvelle, fondée sur des promesses éternelles. L’Ancienne Alliance bien que sainte et juste, était insuffisante pour nous amener à la perfection. En Christ, la réalité des promesses divines est pleinement révélée et accessible à ceux qui croient. Par son sacrifice unique, Jésus a accompli ce que les sacrifices de l’Ancienne Alliance ne pouvaient faire : il a offert une rédemption complète et une relation directe avec Dieu.

Hébreux 8:8-13 présente une réflexion profonde sur la transition entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. L’auteur souligne que l’Ancienne Alliance, bien qu’instaurée par Dieu, a révélé les faiblesses de l’homme à la respecter pleinement.

4 – Hébreux chapitre 8:8-13 – Annonce d’une nouvelle alliance

Hébreux 8:8-13

8 Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

9 Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte ; Car ils n’ont pas persévéré dans mon Alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

10 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

11 Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ;

12 Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés.

13 En disant : une Alliance Nouvelle, il a déclaré la première ancienne ; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître.

Un rappel des Alliances du passé

Ce passage commence par un blâme qui concerne non seulement l’Ancienne Alliance, mais aussi ceux qui étaient censés la respecter. Dans une Alliance, il y a toujours deux parties. Dieu s’engageait à bénir, protéger et guider, tandis que le peuple s’engageait à obéir et à respecter ses commandements. Cependant, les Écritures montrent comment l’humanité a échoué à respecter ses engagements à maintes reprises :

  1. Adam devait obéir à Dieu en ne mangeant pas de l’arbre de la connaissance (Genèse 2:16-17).
  2. Noé, par la foi, a obéi en construisant l’arche, malgré l’absence de signe de pluie (Genèse 6-9).
  3. Abraham a quitté sa terre natale, croyant aux promesses divines d’une postérité (Genèse 15).
  4. Moïse a reçu la Loi au Sinaï, qui contenait des bénédictions et des malédictions en fonction de l’obéissance du peuple (Deutéronome 27-28).

Ces Alliances ont révélé la difficulté humaine à rester fidèle, et l’épître aux Hébreux 8 souligne cette faiblesse.

La Nouvelle Alliance : un changement fondamental

Ce passage introduit la promesse d’une Nouvelle Alliance. Contrairement à l’ancienne, écrite sur des tables de pierre et imposée extérieurement, cette Nouvelle Alliance sera écrite dans les cœurs. Ce passage est tiré de Jérémie 31:31-34 où Dieu promet une transformation intérieure : ses lois ne seront plus perçues comme des règles externes à suivre, mais comme une expression d’un amour interne, profondément gravé dans l’esprit de ceux qui l’acceptent.

Dans cette Nouvelle Alliance, il n’y a plus besoin d’enseigner à quelqu’un à connaître le Seigneur, car tous auront une relation directe avec Lui, du plus petit au plus grand. La loi n’est plus simplement un ensemble de règlements, mais un désir intime de vivre selon la volonté de Dieu. Ce passage fait écho à ce que Paul exprime dans 2 Corinthiens 3:18, où il est question de transformation à l’image du Seigneur.

Le rôle du pardon

Le verset 12 met l’accent sur le pardon : « Parce que je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » L’Ancienne Alliance était marquée par des sacrifices répétés pour expier les péchés, un rappel constant des faiblesses humaines. La Nouvelle Alliance, en revanche, s’appuie sur le sacrifice unique et parfait de Jésus, qui pardonne une fois pour toutes les péchés, permettant ainsi une réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité.

Réflexion sur la Nouvelle Alliance

L’Ancienne Alliance, bien qu’importante dans le cadre de l’histoire du salut, a montré ses limites à cause de la nature déchue de l’homme. Les sacrifices de l’Ancienne Alliance devaient être continuellement répétés, sans jamais résoudre le problème du péché à sa racine. Dans la Nouvelle Alliance, Dieu fait tout le travail : Il place ses lois dans les cœurs, transforme les esprits, et garantit le pardon des péchés. Tout cela ne dépend plus des œuvres humaines mais de la grâce divine.

Cela ne signifie pas pour autant que l’effort humain est totalement exclu. L’homme est toujours invité à répondre par la foi, la repentance, et une vie de transformation à l’image de Christ. Mais cette transformation est rendue possible grâce à la présence du Saint-Esprit en chacun des croyants. Dieu ne réside plus dans une tente ou un temple, mais en chaque individu, faisant de chaque croyant un temple du Saint-Esprit.

Conclusion

Hébreux 8:8-13 invite chacun à réfléchir profondément sur la manière dont Dieu a établi cette Nouvelle Alliance. Alors que l’Ancienne Alliance rappelait constamment aux hommes leur incapacité à être justes par eux-mêmes, la Nouvelle Alliance offre une solution radicale : la loi de Dieu, écrite dans leurs cœurs, combinée au pardon total des péchés par le sacrifice de Jésus. L’obéissance n’est plus une question de conformité extérieure, mais d’un amour et d’un désir profondément ancrés en nous.

Il est important de souligner que l’expression ‘Nouvelle Alliance’ n’apparaît qu’une seule fois dans l’Ancien Testament, précisément dans le passage de Jérémie précité. Cependant, nous en trouvons une description détaillée en :

Ézéchiel 36:22-38

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

5 – Le thème central de l’épitre aux Hébreux est en résumé :

« Jésus, le véritable souverain sacrificateur ».

Ce concept est présenté de manière claire dans Hébreux 4:14-16

: Hébreux 4:14-16.

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Ce passage souligne à la fois l’humanité de Jésus, qui peut comprendre nos faiblesses parce qu’il a été tenté comme nous, et sa divinité parce que sans péché et qu’il siège auprès de Dieu, prêt à offrir sa miséricorde.

Application du thème central

L’application de ce thème est exposée en détail dans Hébreux 7:1 – 10:18 et se décompose en cinq parties distinctes, mettant en lumière la supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur à différents niveaux :

  1. Hébreux 7:1-28 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek
    Jésus est comparé à Melchisédek, un prêtre mystérieux qui apparaît dans l’Ancien Testament. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus appartient à un ordre supérieur, éternel, sans début ni fin, soulignant la permanence et l’efficacité de son sacerdoce.
  2. Hébreux 8:1-5 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur dans le tabernacle céleste
    Jésus n’exerce pas son sacerdoce dans un tabernacle terrestre, comme les prêtres de l’Ancienne Alliance, mais dans le tabernacle céleste, un sanctuaire parfait et éternel, auprès de Dieu lui-même.
  3. Hébreux 8:6-13 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur de la Nouvelle Alliance
    Jésus est le médiateur d’une Nouvelle Alliance, supérieure à l’ancienne. Contrairement à l’Ancienne Alliance, basée sur des lois extérieures, la Nouvelle Alliance est gravée dans les cœurs et fondée sur une relation directe et personnelle avec Dieu.
  4. Hébreux 9:15-28 – La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la Nouvelle Alliance
    En tant que médiateur de cette Nouvelle Alliance, Jésus inaugure une relation de grâce où son sacrifice une fois pour toutes, purifie les croyants de manière définitive. Il entre une fois pour toutes dans le sanctuaire céleste avec son propre sang, offrant une rédemption éternelle.
  5. Hébreux 10:1-18 – La supériorité de Jésus en tant que véritable et parfait sacrifice
    Contrairement aux sacrifices répétés de l’Ancienne Alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière permanente, Jésus, par son sacrifice unique, a accompli parfaitement ce que les sacrifices animaux ne pouvaient pas faire : une purification totale et définitive.
Jésus le souverain sacrificateur éternel

Ainsi, l’épître aux Hébreux nous montre la supériorité de Jésus à chaque étape du sacerdoce : il est un prêtre éternel, exerçant son ministère dans le tabernacle céleste, médiateur d’une Nouvelle Alliance et offrant le seul sacrifice parfait et définitif. Tout cela fait de lui le véritable souverain sacrificateur qui nous permet de nous approcher avec assurance du trône de la grâce.

Parabole du Bon Samaritain – Leçon de compassion et d’amour

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La Parabole du Bon Samaritain, tirée de Luc 10:30-37, présente une illustration puissante de l’amour du prochain, de la solidarité et de la compassion chrétienne. À travers cette histoire, Jésus nous invite à dépasser nos préjugés et à vivre un amour sans condition envers ceux qui sont dans le besoin. Voyons ce que cette parabole enseigne spirituellement.

La parabole du Bon Samaritain de Luc 10:30-37

1 – L’enseignement

Luc 10:30-37

30 Jésus reprit la parole, et dit: Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort.

31 Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.

32 Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre.

33 Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit.

34 Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.

35 Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.

36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?

37 C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans ce chapitre de Luc 10 à partir du verset 25, Jésus parle à un docteur de la loi qui cherche à l’éprouver en lui posant la question suivante : « Que faut-il faire pour hériter de la vie éternelle ? » Jésus va lui répondre en lui demandant ce qui est écrit dans la Loi, et cet homme va citer les deux plus grands commandements : aimer Dieu et aimer son prochain. La question de l’homme ensuite est, « Qui est mon prochain ? », et cela devient le point de départ de la parabole. Jésus va répondre non seulement par une parabole, mais aussi par une remise en question des limites de l’amour chrétien et de la définition du « prochain ».

3-  Le contexte de la parabole du bon samaritain

Luc 10:30-37 se situe dans un contexte où les tensions religieuses et sociales étaient élevées, notamment entre les Juifs et les Samaritains. Les Juifs en effet, considéraient les Samaritains comme des hérétiques, détestant leurs pratiques religieuses différentes. Jésus va donc utiliser un Samaritain comme héros de l’histoire pour bousculer les attentes de ses auditeurs et montrer que l’amour du prochain dépasse les frontières ethniques et religieuses. Il va en profiter pour montrer que les religieux qui se considèrent comme meilleurs, manquent de compassion, et que le samaritain est une personne meilleure qu’eux. Cette parabole n’est pas seulement une leçon morale, mais un appel pour tous à agir dans un esprit de miséricorde universelle en dehors de toute autre considération.

Le contexte est celui de :

Luc 10:25-29

25 Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

26 Jésus lui dit: Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?

27 Il répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.

28 Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras.

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?

4-  Explication de la parabole

La parabole de Jésus décrit un homme qui est attaqué par des brigands, dépouillé de ses biens, et qui est laissé pour mort. Le fait qu’il soit dépouillé, lui enlève toute identité vestimentaire. Un sacrificateur suivi par un lévite qui en fait de même, passe sans s’arrêter. Ces deux personnages représentent les figures religieuses respectées de l’époque, mais qui, par peur ou indifférence, choisissent de ne pas aider. Ensuite, survient un Samaritain, un homme considéré comme un ennemi des Juifs, qui voit l’homme blessé et qui au lieu de passer son chemin, s’arrête. Celui-ci prend soin des blessures de l’homme, le transporte dans une auberge, et promet à l’aubergiste de rembourser les frais pour sa guérison. Jésus utilise cette histoire pour enseigner que la véritable compassion dépasse les frontières sociales et ethniques et se manifeste par des actions concrètes.

Il ne faut pas chercher à justifier l’attitude du sacrificateur ou du lévite. En effet, ceux-ci connaissent tous les deux parfaitement la loi et le commandement puisque c’est le premier commandement qui est cité par le docteur de la loi :

Luc 10:27

27 Il répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.

Le sacrificateur comme le lévite sont plus attachés à leurs traditions et ne veulent pas se souiller rituellement en touchant l’homme, et vont par là manquer de compassion.

Cette attitude est contraire aux prescriptions du verset de Lévitique 19:34.

Le Samaritain ne s’est pas posé de question de l’identité de l’homme blessé, car sur la route de Jérusalem conduisant à Jéricho, il pouvait être juif. Il a juste eu de la compassion pour cet homme.

Cette façon de se comporter envers l’homme blessé, est l’exemple même que nous devons suivre. Elle est à l’image de la conduite que Dieu attend de nous, à savoir manifester de la compassion et de l’amour envers tous les autres.

Les symboles dans la parabole :
  • Le prêtre et le lévite symbolisent les hommes emprunts de religiosité, vides de compassion.
  • Le Samaritain, souvent vu comme l’ennemi, représente l’amour inconditionnel du prochain, sans égard à la position sociale ou ethnique.
  • L’homme blessé incarne toute personne dans le besoin, en état de faiblesse, à la merci des injustices et de la violence du monde.

5- La leçon à retenir 

La leçon principale de la parabole du Bon Samaritain est l’amour inconditionnel du prochain.

Luc 10:37

37  … Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même.

Jésus enseigne que l’amour du prochain ne se limite pas aux personnes de notre groupe social ou religieux, mais qu’il doit s’étendre à tous, même à ceux que nous pourrions considérer comme « nos ennemis ». Il ne suffit pas de se contenter de bonnes intentions mais il faut passer à l’action et prendre des mesures concrètes pour aider ceux qui sont dans le besoin. En outre, Jésus insiste sur la notion de miséricorde, en indiquant que l’on doit aimer sans chercher à être aimé en retour.

Le message adressé au chrétien

L’expression dite par Jésus : Va, et toi, fais de même ! est adressée à chaque chrétien. Le Samaritain ne s’est pas préoccupé de l’identité du mourant. Son amour, sa compassion n’a vu qu’une seule chose : l’homme avait besoin qu’on lui porte secours.

Le samaritain ne se contente pas de secourir et de soigner l’homme, il s’en occupe jusqu’à son rétablissement. Quand nous parlons de sanctification, du chemin de sanctification, il n’est pas facile de savoir comment vivre cette sanctification. Nous en avons dans cette parabole une parfaite illustration qui est de manifester le fruit de l’Esprit qui est l’amour sous ses différents aspects dont la compassion.

6- Son application personnelle

Cette parabole pousse à réfléchir sur notre comportement envers ceux qui sont dans la souffrance. En tant que chrétiens, nous devons être prêts à faire preuve de compassion et à aider ceux qui sont dans le besoin, indépendamment de leur origine, de leur statut social ou de leur religion. Cela nous interpelle également sur la manière dont nous agissons dans notre vie quotidienne : aidons-nous réellement ceux qui sont blessés, vulnérables et rejetés par la société, ou passons-nous à côté d’eux en détournant le regard, comme le sacrificateur et le lévite ?
Enfin, l’application de cette parabole dans notre vie personnelle se trouve dans la pratique de l’amour authentique, en portant secours aux autres, en pardonnant les offenses et en agissant avec miséricorde. C’est ainsi que nous manifestons l’amour du Christ dans un monde brisé.

Pourquoi une application personnelle ? Ne disons pas : Ce message devrait être entendu par untel … Non, Cela ne concerne pas que les autres.Nous devons tous nous sentir concernés par les messages de la Bible et prendre le temps d’une autocritique, une introspection.

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Hébreux chapitre 7 Le sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek

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En Hébreux chapitre 7, Jésus est présenté comme le Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek, supérieur aux prêtres selon l’ordre d’Aaron. L’auteur de cette épître démontre ainsi que le sacerdoce de Jésus est éternel et parfait en apportant un salut définitif.

 La lignée ou généalogie de Melchisédek n’est jamais mentionnée, mais Abraham lui rend hommage.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 8

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Hébreux chapitre 7 – Étude biblique

Le nom de Melchisédek signifie “mon roi de justice” (très similaire au nom du roi de Jérusalem dont il est question en Josué 10:1, Adoni Tsédek, ce qui signifie “mon seigneur est juste”).

Josué 10 :1

1 Adoni Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Aï et l’avait dévouée par interdit, qu’il avait traité Aï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec Israël et étaient au milieu d’eux.

1-   Melchisédek, roi de Salem

Il convient de se rappeler des derniers versets du chapitre 6 de l’épître aux hébreux, cités ci après, pour comprendre le ‘En effet‘ du verset 1.

 Hébreux 6:18-20

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

 Hébreux 7:1-3

1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

2 et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,

3 qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

Les versets 1 et 2 d’Hébreux 7 reprennent ce qui est écrit en Genèse 14:18-20. L’auteur ajoute qu’on ne lui connait pas de généalogie. Il faut noter que Melchisédek est la seule personne à qui ont été attribuées la royauté et la sacrificature dans l’Ancien Testament.

L’auteur va maintenant aborder la question essentielle de qui est Jésus ?

Ceci est le point central de la démonstration de la supériorité de Jésus, non pas pour nous pour qui c’est évident, mais surtout pour les chrétiens d’origine juive, ceux que nous appelons aujourd’hui des juifs messianiques. Ce chapitre 7 aborde en effet ‘’les choses difficiles à expliquer’’ de

Hébreux 5:11

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

‘Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut’ est la seule personne à combiner la royauté avec le sacerdoce dans l’Ancien Testament (Psaume 110)

Le souverain sacrificateur était la personne la plus respectée du monde juif. Rappelons-nous de l’épisode de :

Actes 23:2-5

2 Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.

3 Alors Paul lui dit: Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!

4 Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu!

5 Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

Le souverain sacrificateur était sous l’ancienne alliance, l’intercesseur pour le peuple devant Dieu. Il était descendant d’Aaron de la famille de Lévi. Il y avait donc un souverain sacrificateur selon l’ordre de Aaron, c’est-à-dire descendant d’Aaron. Par ailleurs, il y avait eu Melchisédek, sacrifice du très haut qu’avait rencontré Abraham.

Le nom de Melchisédek מַלְכִּי־צֶדֶק se décompose en Melek מֶלֶךְ roi très haut et en צֶדֶק Tsedeq roi de justice. Il est à la fois roi de justice, d’après son nom et roi de paix selon son titre.

‘Roi de justice’ est un des titres attribués au Messie en:

Jérémie 23:5-6

5 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.

6 En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice.

Genèse 14:18-20

18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

19 Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!

20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.

Deux choses nous sont ainsi révélées dans ce passage de Genèse. La dîme est une notion antérieure à la loi de Moïse comme le sont le sabbat et les prémices. La dîme est une façon de témoigner que nous reconnaissons Dieu comme le propriétaire de tout. Dans le même ordre d’idée, Dieu nous fait grâce et nous lui rendons grâce.

Le supérieur bénit l’inférieur. L’inférieur donne la dîme au supérieur.

Un point est troublant quand nous mettons ceci en lien avec Jésus. Il fit apporter du pain et du vin. C’est-à-dire qu’en tant que sacrificateur du Dieu très haut, il va offrir un sacrifice. Cette offrande est constituée de pain et de vin. Ceci n’est pas sans rappeler la sainte cène au cours de laquelle Jésus a présenté le pain et le vin.

Matthieu 26:26-29

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Ceci rappelle aussi ce qu’a écrit l’apôtre Paul en:

1 Corinthiens 11:23-29

25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

Mais cela nous rappelle ce qui est écrit de nous chrétiens en Apocalypse, et ce par trois fois, qu’il a fait de nous, un royaume et des sacrificateurs :  Apocalypse 1:6 ; 5:10 et en :

Apocalypse 20:6

6 Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

En instituant la sainte cène, l’offrande de son corps et de son sang, Jésus a montré l’exemple du sacrifice personnel et nous apprend ainsi notre futur rôle de sacrificateur, à l’image de Melchisédek, Jésus étant le souverain sacrificateur.

L’auteur de l’épître aux hébreux dit au verset 3 de ce chapitre 7 que Melchisédek est sans généalogie, qu’il n’a ni commencement ni fin de vie. Il est sacrificateur à perpétuité ce que ni Aaron, ni ses descendants ne furent. Il ajoute qu’il « est rendu semblable au fils de Dieu » ! L’auteur présente ainsi Melchisédek rendu semblable au Fils de Dieu.

Il est rendu semblable au fils de Dieu parce qu’il est sans généalogie. Cependant attention, l’inverse n’est pas vrai. Dieu a un unique fils. Jésus est Fils de Dieu donc, sans faire de démonstration, il laisse ses lecteurs arriver à la conclusion que Melchisédek est une figure de Jésus, ce que nous appelons un type de… Il est une représentation de Jésus.

Melchisédek roi de justice et roi de paix, ces deux termes sont attribués à Jésus :

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Éphésiens 2:14

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

Si nous reprenons Genèse 14:18-20, Melchisédek bénit Abraham et Abraham lui donne la dîme . Dans la culture juive, le supérieur bénit l’inférieur et l’inférieur donne la dîme. Abraham est le ‘’Père ‘’ des juifs. Ce point sera relevé dans les versets suivants.

2- Du Sacerdoce Lévitique au Sacerdoce de Melchisédek

Hébreux 7:4-10

4 Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

5 Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;

6 et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.

7 Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

8 Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

9 De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ;

10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce qu’Aaron a donné par Abraham la dîme à Melchisédek

Dans la pensée juive, les personnes à venir sont dans l’homme. Par exemple, tuer un homme revient à tuer cet homme et sa descendance en devenir. Ainsi, Lévi comme Aaron et ses descendants ont donné la dîme à Melchisédek par l’entremise d’Abraham. Ceci alors, est la preuve de la supériorité du sacerdoce de Melchisédek par rapport à celui d’Aaron.

Il est demandé aux destinataires de la lettre de considérer combien grand est Melchisédek pour que Abraham lui donne la dîme de tout.

  1. Les Lévites recevaient la dîme de leurs frères, quand Abraham, le patriarche a donné la dîme à plus grand que lui.
  2. Le plus grand qu’Abraham, était sans généalogie
  3. Melchisédek apparait ainsi plus grand qu’Abraham
  4. Melchisédek est une figure de Christ, son sacerdoce comme celui de Christ étant sans fin. Ce sacerdoce est toujours actif puisque Melchisédek est vivant quand les lévites sont des hommes mortels
  5. Lévi dans les reins d’Abraham a donné la dîme à Melchisédek. Le sacerdoce de Melchisédek est donc plus grand que celui des lévites.

Au verset 7, il est question de l’inférieur et du supérieur? Ceci est une comparaison entre l’alliance de l’Ancien Testament et la nouvelle alliance en Christ qui est le cœur de l’épître.

le terme supérieur peut signifier meilleur, plus excellent, de rang plus élevé.

3- Abolition de la loi ancienne

Hébreux 7:11-19

11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron?

12 Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.

13 En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ;

14 car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.

15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,

16 institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ;

17 car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.

18 Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

Au verset 11, le « si donc » précède une démonstration pour dire que le sacerdoce lévitique avec un souverain sacrificateur issu de la descendance d’Aaron, n’était pas parfait, et qu’il fallait le remplacer par un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. En effet, le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron n’a rien amené à la perfection, sinon il n’aurait pas été besoin de le remplacer.

Il faut comprendre le mot perfection dans le sens d’achèvement, d’accomplissement. Il fallait que cela amène à la maturité spirituelle.

‘‘par le sacerdoce lévitique’’.  C’est sur le sacerdoce lévitique que repose la loi donnée au peuple juif.  Ceci se réfère soit à Moïse en tant que descendant de la tribu de Lévi et messager de Dieu qui a donné à Israël son système sacrificatoire, soit aux Lévites et sacrificateurs en tant qu’enseignants de la loi auprès du peuple.

Le sacerdoce de la tribu de Lévi est apparu avec la loi reçue par Moïse. Pourquoi un nouveau sacerdoce selon Melchisédek et non selon Aaron ? S’il y a un nouveau sacerdoce, il y a une nouvelle loi. Il est à relever qu’il est mentionné ici que la loi repose sur le sacerdoce et non l’inverse.

Le sacerdoce ne se limitait pas au service du Temple, mais comprenait aussi un travail extérieur au Temple comme l’enseignement, le conseil, les directives, la guérison …

Malachie 2:7

7 Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, Et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, Parce qu’il est un envoyé de l’Éternel des armées.

Ce sont des activités visibles que Jésus mena durant sa vie terrestre.

Verset 12 : puisqu’il y a changement de sacerdoce, il y a changement de loi. La loi de Moïse avait pour seul but de montrer à l’homme son incapacité à être juste aux yeux de Dieu. Cela a conduit à la nouvelle alliance.

Verset 13 : la remarque porte sur Jésus qui est descendant par Marie de la tribu de Juda et non de Lévi. La sacrificature de Jésus ne procède pas d’une ordonnance charnelle. C’est un point particulier pour les juifs. C’est une raison pour laquelle, ils ont eu et ont du mal à accepter Jésus comme sacrificateur.

Nous retrouvons les mots perfection et parfait huit fois dans le nouveau testament et cinq fois dans cette épître en lien avec la sacrificature de Jésus selon l’ordre de Melchisédek. La supériorité de la sacrificature de Jésus-Christ l’est par la puissance d’une vie impérissable alors que les sacrificateurs selon Aaron étaient tous mortels (v.8). La vie impérissable l’emporte sur l’ordonnance charnelle, le parfait sur l’imparfait, l’éternel sur le passager.

2 Corinthiens 3:7-11

7 Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,

8 combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux!

9 Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.

10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.

11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.

Versets 17-19 : Par Jésus il y a abolition de l’ancien système en raison de son impuissance et de son inutilité, qui a été remplacé par la perfection et une meilleure espérance de nous approcher de Dieu. (Le souverain sacrificateur était un intercesseur auprès de Dieu.)

Pourquoi l’impuissance l’ordonnance antérieure ? Ce n’est pas l’ordonnance qui est en cause mais la nature déchue de l’homme qui la rendait impuissante et inutile.

Prenons le temps de lire attentivement les versets 18 et 19 qui sont la conséquence de ce qui est dit au verset 17. Il y a ainsi ! Quoi ? Il y a ainsi deux choses.

Premièrement : abolition d’une ordonnance antérieure …

Deuxièmement : introduction d’une meilleure espérance …

Pourquoi parler d’impuissance et de faiblesse de la loi ?  Il faut nous reporter à ce qui est dit par Paul en:

Romains 7:7-13

7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.

8 Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi met en évidence le péché, mais elle ne résout pas le problème du péché. Elle nous conduit à chercher celui qui peut résoudre ce problème, à savoir Christ !

Galates 3:21-29

21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

La loi conduisait à la mort (Romains 7:10), mais par Jésus nous avons la vie, la vie éternelle.

La loi était là pour nous conduire à Christ !

4- Sacrificateur pour toujours

Hébreux 7:20-22

20 Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,

21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Verset 20: Les promesses de Dieu sont fiables

Ésaïe 46:10

10 J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, Et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; Je dis: Mes arrêts subsisteront, Et j’exécuterai toute ma volonté.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels alors que Christ demeure éternellement.

Les lévites deviennent sacrificateurs sans avoir prêté serment, alors que Jésus-Christ est devenu sacrificateur par serment de Dieu lui-même. Ceci est une preuve de plus de la supériorité de la sacrificature de Jésus. Non seulement Dieu a dit, mais en plus, Il n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19), et plus encore il a juré !

Les lévites étaient sacrificateurs durant leur vie adulte, Jésus l’est éternellement. Pour dire les choses autrement : quelle garantie avons-nous de cette alliance plus excellente que l’ancienne ? Jésus ! Dieu l’a juré ! Jésus s’est porté garant pour nous.

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Jérémie 31:31-34 parle de cette nouvelle alliance

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

5-  Le sacerdoce immuable de Christ

Hébreux 7:23-25

23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.

24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

D’un côté plusieurs sacrificateurs mortels, de l’autre un seul sacrificateur éternel. L’importance d’avoir un intercesseur éternel se révèle dans le fait qu’il faut un avocat auprès du Père.

1 Jean 2:1

1 Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

Car n’oublions pas que nous avons besoin d’un avocat parce qu’il y a un accusateur auprès de Dieu

Apocalypse 12:10

10 Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

Jésus est là pour plaider notre cause. Face à Satan, il intercède pour nous. Aujourd’hui encore Jésus intercède pour les siens car il est vivant !

Verset 25 : ceux qui s’approchent de Dieu par lui : Ceci est une invitation universelle pour quiconque veut venir. C’est le même ‘ceux’ de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Verset 25, ‘’étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.’’ : Jésus n’est plus sur la croix. Alors, pourquoi certains veulent le représenter ou le présentent sur une croix ? Il est ressuscité, il est auprès du Père et il intercède pour nous parce qu’il est vivant !

6- La perfection du souverain sacrificateur céleste

Hébreux 7:26-28

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Verset 26 : sans tâche, c’est-à-dire sans défaut, terme pour les animaux sacrifiés dans l’Ancien Testament.

‘’saint, innocent, sans tache’’ cela décrit l’état originel de l’homme dans le jardin d’Éden de Genèse 2.

Pour bien comprendre la différence entre la sacrificature de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek et la sacrificature selon Aaron, il suffit de prendre un exemple dans la vie professionnelle.

Dans une entreprise, une faute a été commise dans deux services différents, celui de Aaron et celui de Jésus. Le patron demande des explications à Aaron qui explique que la faute vient de X. Puis le patron se tourne vers Jésus à qui il pose la même question. Jésus répond la faute m’en incombe en tant que responsable de ce service. Je prends la faute sur moi.

N’oublions pas que le souverain sacrificateur faisait des sacrifices pour ses propres fautes et pour celles du peuple et que cela se répétait tous les ans.

Jésus lui, qui n’a pas commis de péché, s’est offert en sacrifice et a versé son propre sang devant Dieu pour tous les péchés de tous ceux qui lui confieraient leur vie.

C’est en cela que Jésus est le souverain sacrificateur parfait.

Romains 8:1-4

1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

3 Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

            L’auteur résume sa pensée : il convenait … avec un rappel de

Hébreux 2:10

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

Hébreux 7:26

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

Pourquoi ?

  • Il est saint pour le service devant le vrai tabernacle devant Dieu (Hébreux 8:2 ;9:11)
  • Il est innocent et sans tâche devant les hommes, s’étant montré en toutes choses un modèle de justice et d’équité (2 Corinthiens 5:21; 1 Jean 3:5).
  • De ce fait, il est maintenant séparé des pécheurs bien que pendant un temps il dût vivre parmi eux. Cependant, il ne participa point à leur iniquité, seulement à leur chair.
  • Ayant surmonté les tentations de sa chair (4:15), ayant été élevé à la perfection (5:9),

il est maintenant plus élevé que les cieux (Philippiens 2:9-10), une preuve de plus de sa supériorité sur les fils d’Aaron.

Parabole de l’ami intercesseur – prière persévérante de Luc 11:5-10

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La parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 enseigne la puissance de la prière persévérante. Jésus utilise une situation du quotidien pour illustrer une vérité spirituelle profonde. Cette parabole nous interpelle sur notre relation à Dieu et nous pousse à la persévérance et au pardon dans la vie chrétienne.

Ceci est le rappel que les prières adressées à Dieu, sont faites pour répondre aux besoins des uns et des autres.

1 – L’enseignement

Luc 11:5-10

5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus avec cette parabole, répond à un de ses disciples qui lui demandait de leur apprendre à prier.

Luc 11:1

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Dans les premiers versets de ce chapitre, Jésus donne la structure de la prière à adresser au Père, puis partage une parabole. Avec celle-ci, Jésus veut former ceux qui le suivent, à prier avec foi, constance et persévérance. Son auditoire était composé de croyants désireux d’approfondir leur vie de prière. Ce détail change la compréhension que nous pourrions avoir. La parabole ne s’adresse pas à des non-croyants mais à ceux qui veulent marcher avec Dieu. Jésus leur montre que la prière n’est pas faite d’automatismes à répétition. Elle doit être avant tout relationnelle et persévérante.

Cette précision est essentielle parce que la prière enseignée ici, suppose qu’il y a un lien d’intimité entre celui qui prie et Dieu, ce lien se développant à travers la foi et la constance, malgré les apparences de silence. La foi est aussi le fait de croire que Dieu entend nos prières et de reconnaître qu’elles sont exhaussées quand nous sommes dans sa volonté.

3-  Le contexte :

Luc place cette parabole juste après l’enseignement du Notre Père, où Jésus parle de la prière comme d’un acte quotidien. Il faut savoir qu’en Israël à l’époque de Jésus, l’hospitalité était sacrée et que recevoir un invité sans nourriture était impensable.

Luc 11:1-4

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

2 Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.

3 Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;

4 pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et ne nous induis pas en tentation.

Le pain de la parabole fait référence au pain quotidien de la prière. La prière exprime ainsi un besoin adressé à Dieu. Jésus utilise le contexte social et culturel de son époque pour souligner l’importance de l’hospitalité et pour donner à cette scène un sens spirituel fort. Il montre que Dieu n’est pas distant et qu’il répond à ceux qui persévèrent dans leur demande. Ce passage de l’Évangile de Luc relie la persévérance à la réponse divine.

4-  Explication de la parabole

L’histoire par elle-même est contenue en:

Luc 11:5-7

5 Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

Pour comprendre pleinement cette parabole, il est utile de s’y plonger. Cela implique d’examiner chacun des personnages et de ressentir leurs émotions. Dans cette parabole, Jésus encourage chaque personne de son auditoire à se projeter : ‘Si l’un de vous a un ami’. Le cadre nocturne de l’histoire, avec l’ami et sa famille déjà couchés, montre que le moment est le plus défavorable pour faire cette demande. Jésus illustre alors comment chacun réagirait, concluant que nous devons agir de même avec Dieu en priant.

La réaction du troisième ami est donnée en :

Luc 11:8

8 je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Jésus montre que même sans une amitié étroite, cet ami aurait fini par répondre favorablement à la prière en raison de l’insistance, voire de l’importunité de la personne.

La conclusion de la parabole est donnée :

Luc 11:9-10

9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lorsque nous adressons nos prières à Dieu le Père, il est essentiel de le faire avec insistance et persévérance jusqu’à ce que la prière soit exaucée.

Ces versets 9 et 10 se retrouvent en Matthieu dans un autre contexte:

Marc 11:24

24 C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Cela veut dire qu’il faut prier jusqu’à l’exhaussement. Si nous ne croyons pas à l’exhaussement, pourquoi prier ? Le fait de ne pas continuer à prier jusqu’à l’exaucement montre un manque de foi manifeste.

5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Qui peut prétendre savoir prier. les disciples ont pu voir Jésus prier et désirer prier comme lui, en vérité, avec intensité sur les sujets qui se présentaient.

Dans cette parabole de l’ami intercesseur

Dans cette parabole, l’ami imprévu qui arrive, est l’image d’un besoin inattendu et urgent. Il est question ici de la prière d’intercession. A travers elle, nous n’exprimons pas un besoin personnel mais nous prenons à cœur le besoin d’une autre personne, comme il est dit en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

  1. L’ami dérangé dans sa maison représente Dieu dans la parabole — non pas par ressemblance, mais par contraste :
    • Dieu n’est pas agacé de nos prières.
    • Il ne dort pas. ( Psaumes 121:4)
    • Il répond avec bonté.
    • Mais Jésus utilise ici l’argument du « a fortiori » : si un homme finit par répondre par lassitude, combien plus Dieu, notre Père bienveillant, répondra-t-il avec amour à nos requêtes persévérantes !
Cette parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 encourage chacun à :

Prier avec persévérance. Ne pas abandonner après avoir fait une ou deux prières. Dieu honore ceux qui cherchent avec foi et ténacité.

Nous attendre à Dieu qui peut différer sa réponse, non par refus, mais pour affermir notre foi.

Nous approcher de Dieu avec audace, et ce non comme un mendiant craintif, mais comme un enfant qui sait que son Père est bon.

Être sensibles aux besoins des autres. L’homme de la parabole demande non pour lui, mais pour son visiteur. Intercédons aussi pour les autres !

Hébreux chapitre 6 : Croissance spirituelle et assurance du salut

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Hébreux chapitre 6 invite à tendre vers ce qui est parfait, pour des choses meilleures et favorables au salut en prenant appui sur l’exemple d’Abraham, et ce pour saisir l’espérance qui est proposée en Jésus.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 7

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Hébreux chapitre 6 – Étude biblique

1 – Hébreux chapitre 6 :1-8 : Avancer vers la perfection

Hébreux 6:1-3

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

2 de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.

3 C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet.

Le « C’est pourquoi », fait suite à ce qui a été dit prédemment. L’auteur de cette épître veut amener ses lecteurs à une maturité spirituelle !

L’expression « Sans poser de nouveau le fondement« , leur rappelle qu’ils ont été enseignés probablement par lui-même sur les points qui suivent.

Les « éléments de la Parole » veut dire les principes élémentaires, ou enseignements élémentaires de la Parole de Christ qui devraient constituer les éléments de base de tout enseignement. Il est question de six éléments regroupés en trois paires :

1 – Le stade initial de l’obéissance à Christ : repentance des œuvres mortes et foi en Dieu, car les œuvres mortes s’opposent à la foi en Dieu.

2 – la vie de l’église : les baptêmes et l’imposition des mains.

3 – L’espérance chrétienne : la résurrection des morts et le jugement éternel

Cette liste peut paraître courte mais l’auteur cible les points pour ramener les personnes juives converties à Jésus tentées de retourner au judaïsme, montrant que le christianisme est la suite logique du judaïsme. Le Nouveau Testament en effet, est la réalisation de l’Ancien Testament.

Puisque le chrétien s’est repenti, le renoncement aux œuvres mortes correspond au renoncement aux œuvres de la loi. Ces règles n’étaient que l’ombre des choses à venir avec Jésus-Christ. (Hébreux 8:5 ; 10:1)

Jésus lui-même, associe la repentance et la foi :

Marc 1:15

15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Autre point : La foi en Dieu est le principe fondamental de la religion juive.

Habakuk 2:4

4 Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi.

Il faut se repentir de nos péchés mais il faut aussi se repentir des œuvres mortes qui sont les pratiques religieuses stériles. Ceci est confirmé en :

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

 Nous avons la purification et la foi en Dieu. Cependant en Christ, il ne s’agit pas de la purification des juifs qui étaient appelé à se purifier dans un mikvé à plusieurs reprises alors que le baptême a lieu une seul fois.. Rappelons-nous de l’épisode de :

Jean 13:9-10

9 Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

10 Jésus lui dit: Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.

La foi en Jésus-Christ est implicite avec la foi en Dieu.

Le mot grec ’’baptismos’’ est un pluriel ce qui sous-entend qu’il fait référence à plusieurs types de baptême. Il se traduit par les mots lavage, ablutions, baptêmes.

Pour rappel, chez les juifs, il y avait un bain de purification pour les femmes sortant de la période de menstruation notamment, et une purification après certaines maladies telles que la lèpre …

Pour ce qui est de l’imposition des mains, il s’agissait d’une pratique que nous retrouvons dans les Évangiles et qui se faisait dans l’Ancien Testament. Nous voyons l’imposition des mains sur un animal pour le transfert des péchés en Exode 29 et en Lévitique.

De même, Jacob posa ses mains sur les enfants de Joseph pour les bénir.

Genèse 48:12-19

14 Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né.

et Moïse posa ses mains sur Josué pour transmettre l’esprit de sagesse.

Deutéronome 34:9

9 Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse.

Avec le Nouveau Testament l’imposition des mains étaient plus réservée à la transmission du Saint-Esprit ou de dons par la main des apôtres.

En ce qui concerne la résurrection des morts et le jugement éternel, dans l’Ancien Testament il en est aussi question:

Ésaïe 26:9

19 Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! -Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante, Et la terre redonnera le jour aux ombres.

Et en Daniel 12:2

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

Et aussi en Job 19:25-27

25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

26 Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

27 Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre ; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.

Cette doctrine de la résurrection n’était pas partagée par tous puisqu’il y avait opposition à ce sujet entre les Sadducéens et les Pharisiens. Jésus précise que Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts.

Marc 12:27

27 Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur.

C’est aussi comprendre que seuls, ceux qui appartiennent à Dieu connaîtront la résurrection et que les autres iront en enfer.

Actes 4:2

2 mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts.

Quant au jugement éternel, il était une réalité pour les Juifs.

Genèse 18:25

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir !

Psaumes 58:12

12 Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.

Jésus parle du jugement éternel dans la parabole des boucs et des brebis :

Matthieu 25:31-46

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

Ces six doctrines de Hébreux 6 se trouvaient dans la religion juive, mais elles prennent toute leur signification en Jésus. Ces doctrines qui sont le fondement de la foi chrétienne, étaient connues des Juifs.

Le verset 3 qui dit «  si Dieu le permet »,montre une soumission à Dieu de l’auteur de cette épître et son humilité, mais il démontre aussi sa détermination. L’auteur va tout faire pour ramener à la foi en Jésus ceux qui ont tendance à revenir au judaïsme, mais il sait que tout seul, il en sera incapable et qu’il lui faut pour ce faire, l’aide du Saint-Esprit.

Hébreux 6:4-8

4 Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

6 et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

7 Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;

8mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

L’expression : « il est impossible« , montre que les judéo-chrétiens avaient reçu un bon enseignement de la doctrine chrétienne, mais que certains avaient la tentation de revenir au judaïsme.

Verset 4-6 : L’auteur met l’accent sur le danger de l’apostasie. Ceux qui ne se sont pas affermis dans la foi en Jésus peuvent-ils revenir ? S’ils sont tombés, c’est trop tard, cela est devenu impossible !

Verset 7-8: l’eau de la Parole sur les hommes est comparée à la pluie sur la terre. Les uns produisent de l’herbe utile (de bonnes œuvres) et vont au paradis, les autres sont voués au feu de l’enfer.

Nous retrouvons ici l’idée exprimée dans la parabole des quatre terrains de Matthieu 13.

Ce passage de Hébreux 6:4-6 constitue un avertissement des plus sévères !

Rappelons-nous que le but de l’épître est un avertissement à l’encontre d’une apostasie éventuelle. Certains de ces judéo-chrétiens à qui étaient destinés cette lettre, étaient peut-être déjà tombés dans l’apostasie et risquaient d’entraîner l’ensemble de leur groupe. Par ailleurs, la grande erreur est de ne pas comprendre que chaque chrétien est appelé à devenir à l’image de Christ sous la direction du Saint-Esprit et de croire qu’il n’y a plus rien à faire.

Voyons ce passage en détails :

Verset 4 – une fois éclairés ou illuminés: signifie que ces personnes se sont converties et avaient une connaissance de l’évangile, en référence à

1 Jean 1:5

5 La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Voyez ce que nous pouvons voir dans le : une fois éclairés ou illuminés

1 – Celui qui une fois, s’est tourné vers Dieu, ne doit plus se détourner de Dieu.

2 – Celui qui une fois, a été sauvé, doit continuer à vivre en tant que personne sauvée.

3 – Celui qui une fois, a été pardonné de ses péchés, doit vivre en tant que personne pardonnée en se rappelant de ce pardon.

4 – Celui qui une fois, s’est converti doit continuer à vivre en tant que converti.

5 – Celui qui une fois, a été délivré, doit continuer à vivre dans la liberté.

6 – Celui qui une fois, a reçu le Saint Esprit, doit continuer à vivre sous l’action du Saint Esprit.

7 – Celui qui, une fois, a obtenu la grâce, doit continuer à vivre dans la grâce.

8 – Celui qui une fois, a été béni, doit continuer à rester dans les bénédictions.

9 – Celui qui une fois, a reçu les dons du Saint Esprit, doit continuer à utiliser ses dons, à les développer et en acquérir d’autres.

10 – Celui qui une fois, a reçu l’appel de Dieu, doit continuer à vivre dans cet appel et dans son action.

Il y a là, la notion de mouvement. C’est la marche chrétienne !

Quand Dieu agit, il agit une fois pour toutes !

Romains 6:10

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Cette idée de une fois pour toutes se retrouve en Hébreux 7:27 ; 9:12 ; 10:10.

verset 4 – qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit, Ils ont expérimenté l’Esprit Saint, ses dons, son action.

verset 5 – ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir :  Il s’agit de l’évangile de Jésus manifesté avec puissance par des signes et des prodiges.

Le siècle à venir est à prendre au sens juif du terme. Il s’agit des temps messianiques (vu précédemment)

L’auteur qui connaissait ses lecteurs, n’avait aucun doute sur leur conversion d’où le fait qu’il parle d’impossibilité et qu’ils soient amenés à une nouvelle repentance.

Rappelons-nous que sous l’ancienne alliance, ceux qui ne respectaient pas le sabbat, ou simplement qui faisait un parfum semblable à celui réservé à Dieu, étaient retranchés du peuple de Dieu.

Exode 30:35-38

35 Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

37 Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Éternel.

38 Quiconque en fera de semblable, pour le sentir, sera retranché de son peuple.

Le châtiment peut-il être moindre ?

Exode 31:14 – Le sabbat

14 Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple.

Cet avertissement de l’Ancien Testament faisait aussi partie de ce qu’on appelle l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire l’ombre de la nouvelle alliance ! Il y a un point de bascule à ne pas franchir. La gravité de la faute est d’autant plus grande que la personne aurait dû pouvoir l’éviter. N’oublions pas que la réconciliation avec Dieu le Père est le résultat du sacrifice de Jésus à la croix.

Cet avertissement est répété de façon plus explicite en :

Hébreux 10:26-29

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

C’est un point sur lequel l’apôtre Pierre se penche dans ses termes propres.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Le secret pour une croissance spirituelle réside dans la continuité constante de celle-ci.

2 – Hébreux chapitre 6:9-12 : Avoir du Zèle et de la persévérance

Hébreux 6:9-12

9 Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

11 Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,

12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Verset 9 – Tout n’est pas perdu ou du moins tous ne sont pas perdus ! Au contraire l’auteur espère pour eux qu’ils continuent pour qu’ils obtiennent des choses meilleures. Par ce passage des versets 9 à 12, l’auteur adoucit son propos des versets précédents. Nous dirions que par ses avertissements, l’auteur veut secouer ses lecteurs avec des électro-chocs pour que ceux-ci réalisent l’état dans lequel ils se trouvent. Par l’expression « bien-aimés », il montre son attachement aux destinataires de sa lettre.

Verset 10 – l’auteur rappelle aux judéo-chrétiens leurs actions passées, leur travail, leur amour et leur dit: ressaisissez-vous ! Ceci est pour eux un encouragement à persévérer et à revenir pleinement à la pureté de l’Évangile. Il parle du travail et de l’amour manifestés par l’ensemble du groupe, sans présager de qui a fait quoi. L’auteur rappelle que Dieu n’est pas injuste pour oublier le travail accompli.

Verset 11 – Il s’adresse ensuite à chacun personnellement en disant en substance que chacun agisse avec le même zèle, et le même empressement.

Verset 12 – Ne pas se relâcher, persévérer, tenir ferme. Nous avons là l’idée d’un groupe face à l’ennemi qui tient une position en attendant que les renforts arrivent. Cela rappelle la prière de Daniel où un homme vêtu de lin, lui apparait :

Daniel 10:12-13

12 Il me dit : Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.

13 Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse.

L’appel à l’aide de Daniel par la prière, a été entendue. Cependant, l’ange de l’Éternel a été empêché par le prince de Perse. Il a fallu l’intervention de Michaël pour qu’il puisse venir. Dieu viendra à notre secours par son Saint-Esprit, mais en attendant nous devons résister et tenir ferme. C’est ce que Dieu attend de nous. Par cette attitude nous témoignons de notre foi.      

Verset 12 – Ce verset est un rappel à ne pas oublier les promesses liées à notre marche de foi.

3 – Hébreux chapitre 6:13-15 : L’exemple d’Abraham

Hébreux 6:13-15

13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit:

14 Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité.

15 Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.

Quand Dieu fait une promesse, il tient parole, mais il ne dit pas quand viendra la réalisation de sa promesse. Nous sommes alors à l’épreuve de la foi en exerçant notre patience pour attendre l’intervention ou l’action de Dieu.

Ainsi, nous sommes régulièrement encouragés à développer la patience, comme il est dit en :

Colossiens 1:11

11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.

et en Colossiens 3:12

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

De même, Jacques, le frère de Jésus, dit en :

Jacques 5:7-8

7 Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison.

8 Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Comme Abraham qui a persévéré, nous verrons se réaliser les promesses de Dieu. Pour rappel, Abraham avait 75 ans lors de la première promesse qu’il fera de lui une grande nation (Genèse 12 :1-7) et 100 ans lorsqu’Isaac son premier né, est né. (Genèse 25:5)

4 – Hébreux chapitre 6:16-20 : La promesse et le serment de Dieu

Hébreux 6:16-20

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à toutes leurs différends.

17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment,

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Versets 17-18 – l’immuabilité de la promesse se démontre par deux choses immuables, de la même façon que l’on condamne un homme sur la base de deux ou trois témoins. (Deutéronome 17:6)

Mais qu’elles sont ces deux choses immuables dont parle l’auteur ?

Il faut revenir au verset 17 où l’auteur parle de la promesse et du serment de Dieu.

Dieu ne mentant pas, nous trouvons là un puissant encouragement.

Une ancre à la mer

Versets 19-20 – Notre espérance est comme une ancre. L’auteur nous compare à un bateau dont l’ancre est jetée pour résister aux éléments, évènements qui se déchaînent sur nos vies. C’est la même idée que Jésus exprime dans la parabole du constructeur qui bâtit sur le roc. Cette ancre est sûre et solide. Ici, c’est l’image du monde naturel au-dessus de la mer quand l’ancre est au fond de l’eau, image du monde spirituel.

L’ancre d’un bateau s’accroche au fond pour ne pas laisser le bateau dériver en raison du mauvais temps. Ainsi, notre espérance est dans le Dieu invisible. Elle est en Jésus. Et, parce que notre espérance est en Jésus, elle est placée dans la présence même de Dieu au-delà du voile qui sépare le lieu saint du lieu très saint. Notre espérance est en Dieu !

C’est au-delà du voile que Jésus est entré. Il s’agit du voile du Temple, le voile derrière lequel se trouve le lieu très saint, là où se trouve la présence de Dieu. Notre espérance est en Dieu !

Jésus entrant dans le lieu très saint, montre par ce fait qu’il est le souverain sacrificateur, le souverain sacrificateur de notre foi, et selon l’ordre de Melchisédek, ce qui introduit le chapitre 7.

Un rappel sur le fait de tendre vers ce qui est parfait.

Hébreux 6 :1

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

Tendre vers la perfection ! C’est-à-dire vers la maturité.

Ceci implique que nous devons toujours être en action, car il y a l’idée de ne jamais l’atteindre mais de s’en rapprocher le plus possible. Seul Dieu est parfait, seul Jésus est parfait et l’idée qui est exprimée dans tout le Nouveau Testament est celui d’être à l’image de Jésus, de plus en plus et ce, non par nos propres forces, mais en laissant le Saint-Esprit œuvrer en nous.

Proverbes 4:18

18 Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

Au fur et à mesure que nous avançons dans la foi, l’image de Jésus doit se voir de plus en plus (sa lumière en nous). Nous avons la même idée exprimée différemment en

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Et l’inverse est donné au verset suivant :

Éphésiens 4:14

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

Pour reprendre l’idée exprimée au verset 19 de ce chapitre, si notre espérance n’est pas fondée, accrochée à Jésus comme une ancre, nous sommes des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine.

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Hébreux chapitre 5 Christ, grand prêtre et médiateur

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Hébreux chapitre 5 souligne le rôle de Jésus en tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Le texte encourage aussi les croyants à progresser dans la maturité spirituelle, en abandonnant les enseignements de base pour aller vers la perfection.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 6

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– Hébreux chapitre 5 – Étude biblique

S’adressant à des Hébreux, l’auteur de l’épître continue à démontrer la supériorité de Christ dans sa fonction de grand souverain sacrificateur. Il le fait en établissant des similitudes et des contrastes avec Aaron, le premier et le plus grand des sacrificateurs de l’ancienne alliance, qui avait été oint pour offrir les sacrifices à Dieu au nom du peuple. Alors qu’Aaron et ses successeurs exerçaient un sacerdoce limité dans le temps et dans l’espace, Christ, en tant que souverain sacrificateur éternel, a offert un sacrifice unique et parfait, non pas d’animaux, mais de sa propre vie. Son sacrifice transcende et accomplit ainsi pleinement les exigences de la loi. Aaron, quant à lui, intercédait au moyen de rituels terrestres. Christ a quant à lui traversé les cieux et siège à la droite de Dieu, assurant une réconciliation définitive entre Dieu et les hommes qui le reconnaitraient comme leur Sauveur et Seigneur.

1 – Le sacerdoce de Christ

À partir du chapitre 5 jusqu’au verset 18 du chapitre 10, l’épître développe le thème central du sacerdoce de Jésus-Christ, en insistant sur sa prééminence et sa perfection. Ce sacerdoce a déjà été évoqué dans les chapitres précédents (2:9, 11, 17 ; 3:1 ; 4:14-16). Le chapitre 6 qui sert de transition, mène à une discussion approfondie dès le chapitre 7 sur la supériorité du sacerdoce de Christ par rapport à l’ordre lévitique. Cela introduit aussi la nouvelle alliance à partir de Hébreux 8:6. Nous devons maintenant porter le regard sur notre grand souverain sacrificateur, Jésus-Christ, qui a traversé les cieux.

Un ministère accompli par un homme pour les hommes
Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le ministère du grand prêtre était accompli par un homme en faveur des hommes. Un souverain sacrificateur légitime devait être appelé par Dieu. Cela était vrai pour le sacerdoce aaronique (Hébreux 5:1-4) et l’est encore plus pour celui de Christ (Hébreux 5:5-10). Contrairement aux prêtres terrestres, Jésus-Christ exerce un sacerdoce céleste, éternel et parfait. Il a offert un sacrifice unique, suffisant pour le salut. Sa traversée des cieux souligne la portée transcendante et éternelle de son œuvre.

2 – Les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance

Hébreux 5:1-3

1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

2 Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage.

3 Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Dans ces versets, l’auteur présente les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance. Premièrement, il doit être choisi parmi les hommes, partageant leur humanité et leurs faiblesses. En tant qu’homme, il comprend les faiblesses des autres et peut être indulgent envers eux. Jésus, lui aussi, a partagé la chair et le sang pour accomplir ce rôle pleinement.

Hébreux 2:14-16

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie, retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Un intermédiaire entre Dieu et les hommes

Le sacrificateur servait Dieu au nom des hommes, jouant un rôle d’intermédiaire. Il offrait des sacrifices et des offrandes pour expier les péchés du peuple. Ainsi, il formait le lien entre les hommes pécheurs et le Dieu saint. Sous l’ancienne alliance, le souverain sacrificateur devait d’abord offrir un sacrifice pour ses propres péchés avant de pouvoir présenter les sacrifices pour le peuple, comme cela est montré dans le rituel du Yom Kippour (Lévitique 16:6, 11). Ce rituel souligne la faiblesse du prêtre humain, qui devait être purifié avant d’approcher Dieu.

Christ, le souverain sacrificateur parfait

Le contraste avec Jésus est frappant. Bien qu’il ait partagé notre humanité, il était sans péché et n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour lui-même. Jésus était le souverain sacrificateur parfait, capable d’offrir un sacrifice unique et parfait pour les péchés du monde. Il était à la fois homme et sans péché.

3 – L’appel divin au sacerdoce de Christ

Hébreux 5:4-6

4 Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron.

5 Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

6 Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

La charge de souverain sacrificateur ne peut être assumée par volonté personnelle ou ambition humaine. C’est une vocation divine, un appel direct de Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. De la même manière, Jésus-Christ n’a pas pris pour lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur. Dieu, son Père, l’a appelé à cette fonction. La citation du Psaume 2:7 montre que Dieu a déclaré Jésus comme son Fils :

Psaume 2:7  

7  Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Un sacerdoce éternel selon l’ordre de Melchisédek

Le verset 6 renforce cette idée en citant le Psaume 110:4 : « Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Jésus n’est pas un sacrificateur temporaire. Il est souverain sacrificateur pour toujours, marquant ainsi la continuité et l’importance de son ministère céleste, bien au-delà de l’ordre selon Aaron.

4 – l’humanité de Jésus

Hébreux 5:7-10

7 C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,

8 a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

9 et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

10 Dieu l’ayant souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:7-10 décrit l’humanité de Jésus, notamment avec l’expression « dans les jours de sa chair ». Ceci désigne son incarnation, lorsqu’il partageait notre condition humaine. Il a vécu comme nous, avec des faiblesses et des passions, comme le souligne :

Romains 7:5

5 Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Ce verset illustre que la chair est le siège des passions pécheresses. Galates 5:13, 19 donne aussi des instructions claires pour ne pas vivre selon la chair, malgré la liberté chrétienne.

Galates 5:13, 19

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

Cela exhorte à ne pas utiliser la liberté chrétienne pour vivre selon la chair.

Dans Hébreux 5:7, Jésus exprime son humanité par ses prières, ses cris et ses larmes dans le jardin de Gethsémané. Luc 22:42-44 relate cette scène douloureuse

Luc 22:42-44

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Jésus, dans une profonde humanité, prie plus intensément jusqu’à ce que sa sueur devienne comme des gouttes de sang. Cette prière montre à la fois sa nature humaine et sa soumission totale à la volonté de Dieu.

Hébreux 5:8 introduit le paradoxe suivant : Jésus, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par la souffrance. Cela ne signifie pas qu’il manquait d’obéissance, mais qu’il a expérimenté l’obéissance dans toute son ampleur, même au prix de la souffrance. Philippiens 2:7-8 décrit bien cette soumission :

Philippiens 2:7-8

7 mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix.

Hébreux 5:9 affirme que Jésus, après avoir été « élevé à la perfection », est devenu l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Ici, la perfection désigne l’accomplissement complet de sa mission. Jésus n’avait pas de défauts à corriger, mais il a achevé son rôle de rédempteur par l’obéissance et la souffrance. Sa mission se résume ainsi : « pas d’épreuves, pas de preuves ».

Luc 19:10 éclaire la raison de la venue de Jésus :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

La perfection de Jésus inclut non seulement sa mission terrestre, mais aussi son rôle éternel. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui étaient temporaires, le sacrifice de Jésus est définitif. Il est à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice parfait.

Hébreux 5:10 confirme que Jésus est « souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », un concept développé dans les chapitres suivants. Avant d’expliquer cela en détail, l’auteur adresse un avertissement à ses lecteurs concernant leur stagnation spirituelle.

5 – Avertissements et reproches pour l’immaturité spirituelle

Hébreux 5:11-14

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Hébreux 5:11 commence par un avertissement. L’auteur souligne que le sujet à venir est complexe, mais que les destinataires de sa lettre, sont devenus lents à comprendre. Le terme grec « nothros », traduit ici par « lents », peut aussi signifier « nonchalants » ou « indolents ». Cela révèle leur affaiblissement spirituel dû à un manque de diligence. Ils sont en effet responsables de leur propre stagnation.

Au verset 12, le reproche est direct : « Vous devriez être des maîtres. » Après un long apprentissage, ils auraient dû atteindre la maturité nécessaire pour enseigner. Pourtant, ils avaient encore besoin des bases, des premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils sont restés comme des enfants spirituels. Leur situation n’est pas due à un manque de capacité, mais à une absence d’application personnelle dans l’étude et la mise en pratique de la doctrine.

Le contraste entre le lait et la nourriture solide

L’expression « besoin de lait » contraste avec la « nourriture solide ». Le lait symbolise les enseignements de base, destinés aux nouveaux convertis ou aux croyants faibles. En revanche, la nourriture solide est réservée à ceux qui ont atteint une maturité spirituelle. Cette distinction est aussi mentionnée dans :

1 Pierre 2:2

2 Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

De même, Paul en parle dans :

1 Corinthiens 3:2

2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter.

La maturité spirituelle ne se limite pas à la connaissance théologique mais elle inclut aussi la capacité à discerner le bien du mal. Hébreux 5:14 souligne que ceux qui consomment une nourriture solide ont exercé leurs facultés à travers l’usage. Ils ont ainsi développé un jugement éclairé et la capacité de naviguer dans les complexités morales de la vie chrétienne.

Croître en maturité spirituelle

Cette croissance est essentielle pour devenir des hommes et des femmes accomplis dans la foi. Éphésiens 4:13 en donne l’objectif :

Éphésiens 4:13 :

13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

L’immaturité spirituelle se manifeste souvent par une incapacité à vaincre les désirs de la chair. Cette opposition entre la chair et l’Esprit est clairement décrite dans :

Galates 5:16-17

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

La chair et l’Esprit en opposition

Dans la Bible, la chair désigne souvent ce qui est périssable et corruptible. Elle est associée à la faiblesse humaine et à la tendance au péché. Romains 8:7 en donne un exemple :

Romains 8:7

7 car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

En Christ, cependant, la puissance de la chair est brisée.

Romains 8:3 déclare que Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Romains 8:3 déclare

3 Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Vivre selon l’Esprit et non selon la chair

Éphésiens 2:14-16 montre que, par sa chair, Jésus a anéanti l’inimitié entre Dieu et les hommes :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Ainsi, en Christ, les chrétiens ne vivent plus selon la chair, mais selon l’Esprit, comme l’affirme :

Romains 8:9

9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Appel à la maturité spirituelle

L’appel à la maturité spirituelle est une exhortation à dépasser les enseignements de base et à développer une compréhension plus profonde de la foi. Cela nécessite de s’efforcer à discerner avec sagesse. 2 Timothée 2:15 encourage à un tel effort :

2 Timothée 2:15

15 Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité.

La véritable maturité chrétienne ne consiste donc pas seulement en une accumulation de connaissances, mais en une transformation de la vie, capable de discerner spirituellement et de résister aux désirs de la chair. Cela permet de vivre selon l’Esprit, en progressant vers la perfection promise par Dieu, comme le souligne :

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, la croissance spirituelle conduit à une vie en harmonie avec la volonté de Dieu, marquée par la capacité de discerner et de résister aux tentations de la chair.

Luc 16:1-13 – Comprendre la parabole de l’économe infidèle

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La parabole de l’économe infidèle (Luc 16:1-13) enseigne sur la gestion des biens et la fidélité. Celle-ci peut apparaître choquante si on ne comprend pas l’intention de Jésus. Il est donc crucial de chercher à comprendre sa finalité. Tout d’abord, il faut se rappeler que les Évangiles ne sont pas des biographies de la vie de Jésus, mais des publications d’évangélisation et d’enseignement. Ainsi, il est important de réfléchir au message que cette parabole véhicule et son impact sur notre vie chrétienne, tel que voulu par l’auteur.

Avec cette parabole, Jésus rappelle l’importance d’investir dans le royaume plutôt que dans la vie terrestre.

Parabole de l’économe infidèle

1 – L’enseignement

Luc 16:1-13

1 Jésus dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.

2 Il l’appela, et lui dit: Qu’est-ce que j’entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.

3 L’économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? j’en ai honte.

4 Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi.

5 Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître?

6 Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante.

7 Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts.

8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.

On ne peut servir deux maîtres

9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.

11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables?

12 Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous?

13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus adresse cette parabole à ses disciples (v.1) mais également aux Pharisiens qui l’écoutaient. Il est précisé en :

Luc 1614

14 Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui.

Par cette parabole, Jésus veut leur montrer qu’une gestion spirituelle des biens ne consiste pas à amasser des richesses terrestres, mais à les utiliser avec sagesse pour le royaume de Dieu. Ainsi, en prenant un exemple d’économe infidèle, il défie leur compréhension matérialiste et les invite à repenser leurs priorités spirituelles.

3-  Le contexte :

Pour comprendre cette parabole de l’économe infidèle, il faut garder la vision globale du chapitre 16 qui parle des richesses matérielles et de leur usage en reliant cette parabole à celle de l’homme riche et du pauvre Lazare.

Luc 16:1-13 se situe dans un contexte où Jésus enseigne à ses disciples comment gérer les ressources matérielles de manière fidèle et responsable. Cette parabole suit d’autres enseignements sur l’humilité et la vraie richesse, dans un contexte où les valeurs mondaines se heurtent aux principes divins. Jésus, en utilisant l’exemple de cet économe, met en lumière l’importance de la fidélité dans les petites choses avant de recevoir des responsabilités plus grandes (Luc 16:10).

4-  Explication de la parabole

Dans cette parabole, Jésus raconte l’histoire d’un économe accusé de gaspiller les biens de son maître pour son profit. En effet, cet économe gérait tous les biens de son maître visiblement fort riche, que ce soit en argent ou en terres. Si cet économe n’avait pas été dénoncé, le maître ne se serait pas aperçu de la malhonnêteté de celui-ci. Cela indique l’immense fortune ce maître. Ce dernier, après avoir appris que son économe agissait de manière irresponsable, décide de le congédier. Cependant, avant de partir, l’économe prend une décision audacieuse pour se garantir un avenir.

La décision de l’économe : un acte de ruse

Cet économe, réalisant qu’il va perdre son emploi, prend une mesure extrême pour assurer sa survie. Il va continuer à dilapider les biens de son maître, mais cette fois au profit de débiteurs pour s’assurer de leur bienveillance future.

Il convoque les débiteurs de son maître et leur propose de réduire leurs dettes. Par exemple, il dit à l’un des débiteurs : « Combien dois-tu à mon maître ? » et après une réponse, il lui propose de réduire la dette de manière significative. Ce geste, bien qu’astucieux, est bien sûr moralement douteux. Ce économe fait ainsi preuve de ruse en ajustant les dettes à son avantage, dans l’espoir que ces débiteurs le reconnaîtront favorablement et lui fourniront une aide une fois qu’il sera sans travail.

Le maître loue l’économe : une leçon inattendue

Le maître, pourtant victime d’une fraude, réagit de manière surprenante. Il loue l’économe pour sa sagesse. La phrase du maître semble paradoxale : « Le maître fit l’éloge de cet économe malhonnête parce qu’il avait agi avec intelligence »

 Luc 16:8

8 Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.

Ce verset comporte deux parties. La première relate la réaction du maître. La seconde énonce la réflexion de Jésus à ce propos. C’est donc cette seconde partie qui doit conduire le chrétien à chercher l’enseignement que donne le Seigneur .

La louange dont il est question dans ce verset 8, ne porte pas sur l’immoralité de l’économe, mais sur son ingéniosité dans le contexte difficile où il se trouve. En effet, l’économe a su utiliser son intelligence pour résoudre un problème qui engage son avenir, et le maître lui reconnaît cette aptitude à gérer une situation délicate. Bien sûr, Jésus ne fait pas ici la promotion de l’immoralité de l’économe, mais il souligne l’ingéniosité dont il fait preuve dans la gestion des biens temporaires, même en situation de crise.

Luc 16:8-13 est une leçon spirituelle : La gestion des biens temporaires

8 … Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.

9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.

11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ?

12 Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ?

13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Jésus prend cette situation pour en tirer une leçon spirituelle importante. Il ne justifie pas les actions malhonnêtes de l’économe, mais il utilise la ruse de ce dernier, pour enseigner une vérité plus profonde. Jésus veut que ses disciples comprennent la nécessité d’agir avec sagesse dans la gestion des biens terrestres. Le maître loue l’économe non pas pour sa malhonnêteté, mais pour la manière dont il a su anticiper sa situation à venir, et ce même si ce n’est pas avec ses biens propres, qu’il s’est assuré son avenir.

Cet économe s’est posé la question : où vais-je ? Ou dit autrement quel sera mon avenir? S’étant posé cette question, il cherche à trouver l’issue la plus favorable en investissant pour son avenir.

Il est plus sage, selon Jésus, de prévoir soigneusement l’avenir avec les ressources dont nous disposons. Si nous prenons en considération les deux paraboles de Luc 16, dans les deux cas, il s’agit de richesses. Ce qui les différencie, c’est la gestion que l’on en fait. Ainsi, Jésus montre qu’il faut savoir investir dans le spirituel, et cela, avec des ressources temporaires, en répondant à l’attente de Dieu.

La question est comment investir dans le spirituel avec des biens terrestres ?

Il faut définir quelque mots pour aider à comprendre.

Les enfants de ce siècle : Cette expression de ce siècle désigne les gens du monde qui sont sous la domination de Satan « le dieu de ce siècle ».

2 Corinthiens 4:4

4 pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu.

Les enfants de ce siècle sont en opposition avec :

Les enfants de Lumière qui ont la compréhension de l’Évangile et qui ont accepté Jésus comme leur sauveur et seigneur.

Éphésiens 5:8

8 Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière !

1 Thessaloniciens 5:5

5 vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.

Il faut bien reconnaître qu’il arrive d’être impressionné par l’ingéniosité à faire le mal de certaines personnes, notamment pour voler.

Le fait que Jésus traite cet économe d’infidèle (traduction du mot « adikia » signifiant iniquité, injustice) prouve bien que Jésus n’approuve pas son comportement.

Les versets suivants complètent sa pensée.

Luc 16:9

 9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

Les richesses injustes ou Mammon qui est la personnification des richesses terrestres.

Jésus enchaîne avec une application spirituelle :

Luc 16:10-12

10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.

11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ?

12 Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous?

Dans ces versets, Jésus invite le chrétien à être fidèle dans la gestion des biens matériels, en commençant par les petites choses. En effet, si nous sommes fidèles dans les petites choses, nous le serons aussi dans les grandes, car cela relève d’une question de rigueur de caractère.

Jésus invite ses disciples à être dignes de confiance dans les petites responsabilités quotidiennes, car c’est ainsi qu’ils seront jugés dignes de recevoir des responsabilités plus grandes dans le royaume de Dieu. Cette idée met l’accent sur la fidélité, qu’elle concerne des biens matériels ou des responsabilités spirituelles. Jésus encourage à gérer avec sagesse et intégrité ce qui nous est confié, même les petites choses, car cela peut affecter notre manière de servir Dieu à une échelle plus large.

Au verset 11, il faut comprendre :

Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses terrestres (temporaires), qui vous confiera les célestes éternelles et vraies ?

Au verset 9, il est question des âmes de ceux qui, sur la terre, auront bénéficié de notre générosité financière ou matérielle et qui reconnaîtront nos bonnes œuvres devant Dieu dans le ciel.

Par opposition à cet exemple, l’homme riche de la parabole suivante n’a pas pu être accueilli par Lazare car cet homme ne lui avait accordé aucun bien durant sa vie terrestre bien qu’il fut à sa porte.

Luc 16:23-25

23 Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.

24 Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme.

25 Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.

Il est question ici de la gestion des biens qui touchent à notre salut éternel.

Ceci rappelle le verset de :

Matthieu 6:19-20

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

Cette parabole de l’économe infidèle est rendue plus complexe par la traduction des mots grecs, qui ne rendent pas le véritable sens de la parabole.

Les richesses injustes sont les richesses terrestres (v.11)

Ceci est à mettre en lien avec la recommandation de Paul à Timothée dans :

1 Timothée 6:17-19

17 Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions.

18 Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité,

19 et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.

Dans ces versets, c’est comme si Paul donnait à Timothée son interprétation et sa compréhension de cette parabole de l’économe infidèle.

La question qui découle des versets 10 à 12 est la suivante : si nous ne sommes pas capables de partager le peu que nous avons, comment pourrions-nous le faire avec de grands biens ?

Aux versets 11 et 12, le parallélisme est le suivant : le «Mammon injuste» (les richesses terrestres) correspond aux biens d’«autrui» et désigne les possessions terrestres ainsi que l’argent, qui appartiennent toujours à Dieu, même s’il nous les confie pour que nous en fassions un usage avisé et responsable. Et les « véritables» richesses correspondent à «ce qui est à vous», et désignent les richesses célestes, c’est-à-dire le royaume que Dieu donne comme héritage aux croyants.

Enfin, Jésus termine la parabole par une déclaration fondamentale :

Luc 16:13

3 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Cette déclaration met en lumière le danger de l’amour de l’argent et des biens terrestres. Jésus souligne que les croyants ne peuvent pas se laisser dominer par les biens matériels sans risquer de perdre de vue les valeurs spirituelles du royaume de Dieu. L’argent, bien que nécessaire dans le monde terrestre, ne doit pas devenir un maître. Ceux qui cherchent à accumuler des richesses sans tenir compte de leur responsabilité spirituelle se retrouvent dans un conflit de loyauté. 

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Pour comprendre pleinement la parabole, il faut faire une transposition :

L’homme riche : C’est Dieu le Père à qui tout appartient, l’or et l’argent …

Aggée 2:8

8 L’argent est à moi, et l’or est à moi, Dit l’Éternel des armées.

L’économe : c’est chaque chrétien

Les débiteurs : ce sont les gens du monde

Les biens du maître : ce sont les biens que Dieu met à notre disposition ainsi que le message de la bonne nouvelle qu’il faut partager avec eux.

Rendre compte de l’administration : Ceci se fera le jour du tribunal de Christ.

2 Corinthiens 5:10

Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

La parabole de l’économe infidèle invite chacun à réfléchir à la manière dont nous gérons nos ressources matérielles. Bien que l’économe agisse de manière trompeuse, Jésus souligne la sagesse de son action dans un contexte difficile. Pour les croyants, cela enseigne à être sages dans l’utilisation de nos biens, non pas pour amasser des richesses terrestres, mais pour les utiliser au service de Dieu, car nous sommes les gestionnaires des biens que Dieu nous accorde. Il est important de se rappeler que notre fidélité dans la gestion des biens temporaires a des répercussions éternelles. Cette parabole invite aussi à éviter tout compromis pour des gains matériels. En fin de compte, la vraie richesse réside dans les valeurs spirituelles et dans le royaume de Dieu.

Les deux paraboles de Luc 16, celle du riche et de Lazare et celle-ci, nous incitent à être généreux avec les biens que Dieu nous accorde, plutôt que de vivre en égoïstes. Il s’agit de bienveillance, de bonté et cela se comprend aussi dans le partage de notre temps, de nos qualités (dons et talents).

La conclusion

Jésus enseigne que la manière dont nous gérons nos ressources sur terre a un impact sur nos responsabilités dans le royaume de Dieu. Par cette parabole, il rappelle que la fidélité, même dans les petites choses, est essentielle pour être digne de plus grandes responsabilités spirituelles. Les chrétiens doivent être dignes de confiance dans les petites responsabilités quotidiennes, car c’est ainsi qu’ils seront jugés dignes de recevoir des responsabilités plus grandes dans le royaume de Dieu.
De plus, cette parabole met en garde contre la manière dont nous mettons l’argent et les biens matériels à notre service, sans que ceux-ci ne deviennent des maîtres dans notre vie.
Nous ne pouvons pas servir Dieu et Mammon qui sont les richesses terrestres divinisées. Mais surtout, nous ne pouvons pas aimer Dieu et aimer les richesses.

Maintenant, la question est : quel avenir céleste préparons-nous ?

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Hébreux chapitre 4 – Entrer dans le repos de Dieu

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Dans Hébreux chapitre 4, l’auteur invite les croyants à entrer dans le repos de Dieu en maintenant leur foi en Jésus-Christ. Il souligne la puissance de la Parole de Dieu et l’accès que nous avons à son trône de grâce.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 5

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– Hébreux chapitre 4 : Étude biblique

Une première réflexion : L’épître aux Hébreux peut être vue comme une étude approfondie de l’Ancien Testament, en particulier sur le rôle de la sacrificature et de son accomplissement en Jésus-Christ. Ainsi, lorsque nous faisons une étude biblique sur cette épître, nous sommes en quelque sorte en train d’étudier une étude biblique déjà existante. L’auteur de l’épître, en effet, examine les Écritures de l’Ancienne Alliance pour montrer comment elles pointent toutes vers la personne et l’œuvre de Jésus, et nous poursuivons cette exploration à travers notre propre étude.

1-   Hébreux chapitre 4 : Le repos de Dieu

Hébreux 4:1-3

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

2 Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.

3 Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, quoique ses œuvres aient été achevées depuis la création du monde.

Le verset 1 – L’expression « Craignons donc »

Ce verset fait écho à l’avertissement donné en Hébreux 3:17-19, où il est rappelé que les Hébreux, au cours de leur séjour dans le désert, ont été privés d’entrer dans le repos de Dieu à cause de leur désobéissance et de leur incrédulité. Ceux qui ont vu les miracles de Dieu mais qui ont manqué de foi, en ont payé le prix. Ce même avertissement s’applique aux lecteurs de cette épître qui les exhortent à ne pas commettre la même erreur. Il y a une invitation solennelle à craindre de rater cette opportunité d’entrer dans le repos de Dieu.

Les Hébreux dans le désert ont vu les miracles de Dieu. De même les juifs du temps de Jésus ont vu des miracles. Mais cela ‘’ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.’’

Nous comprenons que le repos de Dieu est toujours accessible aujourd’hui, ce qui souligne la continuité de cette promesse à travers les âges. Cependant, l’auteur met en garde : personne ne doit croire qu’il est trop tard ou qu’il est exclu de cette promesse, à moins qu’il ne manque de foi.

Il peut être parfois difficile de suivre la pensée de l’auteur de l’épître car il fait le lien entre le repos promis aux Hébreux dans le désert – celui de la terre de Canaan – et le repos spirituel offert par Dieu dans le ciel. Canaan est ici une préfiguration du repos spirituel et éternel que Dieu réserve à ses fidèles.

Le verset 2 : Qui est désigné par le « eux » ?

Ce « eux » pourrait simplement faire référence aux Hébreux du temps de l’Exode, qui, à cause de leur incrédulité, n’ont pas accédé au repos de Dieu. Cependant, l’auteur semble aussi s’adresser aux Juifs contemporains de Jésus, qui ont refusé de croire en lui, et qui, de ce fait, ne peuvent entrer dans ce repos spirituel. Ce repos est donc à la disposition de toute personne qui manifeste une foi véritable en Dieu, contrairement à ceux qui, par incrédulité, se coupent de cette bénédiction.

Le fait que « le repos de Dieu subsiste encore » souligne l’importance de ne pas se détourner de cette promesse en restant dans l’incrédulité. « Qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard » est un appel pressant à répondre à cette invitation divine.

L’auteur semble établir un parallèle entre les Juifs croyants ou non en Jésus, et les Hébreux du temps de l’Exode. Cela invite à une réflexion personnelle : si ce parallèle est valable pour eux, qu’en est-il pour nous ? Nous devons nous poser cette même question. Manifestons-nous la foi nécessaire pour entrer dans ce repos, ou restons-nous dans l’incrédulité qui nous en prive ?

Le verset 3 reprend le passage de

Psaume 95:11

11 Aussi je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Cette phrase résonne comme un avertissement solennel à ceux qui, par manque de foi, et par désobéissance, se privent de l’accès au repos de Dieu.

Les versets 3-4 font référence à

Genèse 2:2

2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.

 Dieu instaure ainsi un modèle de repos après l’accomplissement de la création, un repos parfait et achevé qui symbolise ce vers quoi tend le croyant : un repos spirituel avec Dieu, après l’accomplissement de sa foi.

Bien que Josué ait conduit le peuple dans la terre promise et leur ait procuré un certain repos, ce repos n’était pas celui de Dieu en plénitude. En effet, les combats ont continué, montrant ainsi que ce repos physique et temporaire n’était qu’un avant-goût du repos ultime. Le repos véritable et définitif reste à venir, réservé à ceux qui croient et persévèrent dans la foi.

Ce passage nous rappelle que le repos offert par Dieu n’est pas simplement physique, mais qu’il est spirituel et éternel. Il est encore accessible aujourd’hui pour ceux qui manifestent leur foi en Lui, et il trouve son accomplissement ultime dans la communion parfaite avec Dieu.

2 – Hébreux chapitre 4 :4-7 : Dieu fixe un nouveau jour

Hébreux 4:4-7

4 Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour.

5 Et ici encore : Ils n’entreront pas dans mon repos !

6 Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,

7 Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs.

Le verset 4 commence par rappeler un verset fondamental de la création :
« Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour. »
Dieu établit ainsi un modèle de repos après l’achèvement de la création, un repos sacré et exemplaire. Pourtant, un contraste est immédiatement souligné au verset 5 : « Ils n’entreront pas dans mon repos ! »
Cela montre que certains, malgré l’offre divine, n’ont pas pu accéder à ce repos à cause de leur désobéissance.

Les versets 6 et 7

Le verset 6 clarifie que bien que ce repos soit encore accessible, il reste réservé à ceux qui, par la foi, y entrent. Les Hébreux, à qui la promesse avait été faite en premier, n’ont pas pu entrer à cause de leur manque de foi et de leur désobéissance. Cependant, Dieu, dans sa miséricorde, renouvelle son invitation :
Le verset 7 déclare que Dieu fixe « un jour – aujourd’hui ». Il appelle à la repentance et à l’obéissance, reprenant l’appel du psalmiste :
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »

Les Hébreux, qui étaient sortis du dur esclavage égyptien, devaient goûter au repos promis par Dieu. Ce repos est une image du repos divin que Dieu désirait leur offrir, symbolisant également le repos dont Dieu jouit après la création. Le livre de Josué (21:43-45) témoigne de cette promesse partiellement réalisée :

« L’Éternel leur accorda du repos tout alentour… De toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël, aucune ne resta sans effet : toutes s’accomplirent. »

Cependant, ce repos n’était pas complet, car le peuple continuait à pécher et à désobéir, empêchant la pleine réalisation de la promesse. C’est pourquoi, dans le verset 7, Dieu renouvelle cette promesse, fixant un autre jour, « aujourd’hui », pour inviter à entrer dans ce repos spirituel à travers la foi.

L’auteur de l’épître aux Hébreux reprend l’appel du psalmiste au retour à Dieu, citant:

Psaumes 97:7-8

7 Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix !

8 N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Ce rappel poignant souligne l’urgence de la foi. Le mot clé de ce passage est « aujourd’hui » — un appel pressant à ne pas retarder la réponse à Dieu. Aujourd’hui est le moment de faire le bon choix, de choisir le chemin qui mène au repos spirituel et à la communion avec Dieu.

Cette décision est cruciale, car elle engage notre avenir éternel. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, mais aujourd’hui, nous avons l’opportunité de répondre à l’appel de Dieu.

3 – Hébreux chapitre 4 :8-11 : Être dans le repos de Dieu

Hébreux 4:8-11

8 Car, si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.

9 Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.

10 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

Ce passage souligne que le repos promis par Dieu n’était pas pleinement réalisé à l’époque de Josué :
Le verset 8 « Si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour. »
Le repos mentionné par les Psaumes (notamment 95 et 97), bien après l’époque de Josué, indique clairement qu’il existe un repos supérieur, un repos éternel et définitif, distinct de celui de Canaan.

Le verset 9 établit qu’il reste « un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu ». Ce repos, plus qu’une simple cessation des activités humaines, est spirituel, reflétant la paix et l’harmonie avec Dieu. Le sabbat, en tant qu’institution divine, symbolise un repos parfait et total que Dieu accorde à son peuple.

Le parallèle entre Josué et Jésus est pertinent ici. Josué (dont le nom en hébreu, Yéhowshuwa, signifie « l’Éternel est salut ») avait conduit Israël dans la terre promise, mais il n’a pu leur procurer le repos ultime. En revanche, Jésus (dont le nom, Yéshua, est la forme contractée de Yéhowshuwa) a accompli ce que Josué n’a pu : offrir le repos éternel par son sacrifice.

1 Pierre 1:18-21 nous rappelle l’immensité de ce salut :

18 sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères,

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

20 prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous,

21 qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu.

Ce rachat acquis par le sacrifice de Jésus, est ce qui nous permet d’entrer dans ce repos divin.

Le verset 10 : « Celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. » Cette déclaration implique que ceux qui ont accompli les œuvres préparées d’avance par Dieu, peuvent enfin entrer dans le repos. Ces œuvres ne sont pas de simples actions humaines, mais des bonnes œuvres préparées d’avance par Dieu, comme le souligne:

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Ces œuvres sont le fruit de la foi et de l’obéissance à Dieu.

Le verset 11 exhorte à nous « efforcer d’entrer dans ce repos ». Cela implique qu’il y a un effort de foi et de persévérance pour entrer dans ce repos, et l’obstacle majeur à cela est la désobéissance, tout comme celle des Hébreux dans le désert qui les a empêchés d’entrer dans la terre promise.

Mais qu’est-ce que ce repos de Dieu ?
Le repos de Dieu est intimement lié à la paix avec Dieu. Il s’agit d’une cessation des œuvres humaines de justification ou de lutte contre Dieu, et d’un état d’harmonie parfaite avec Lui. Cette paix est le résultat de la réconciliation avec Dieu par Jésus-Christ, nous permettant de vivre dans la plénitude de son repos ici et maintenant, tout en attendant le repos éternel dans la gloire à venir.

4 – Hébreux chapitre 4 :12-13 La parole de Dieu

Hébreux 4:12-13

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

Le verset 12 commence par le mot « Car », soulignant une insistance particulière sur ce qui suit. L’auteur met en garde : « Vous refusez cette Parole, mais c’est elle qui vous jugera ». Cette Parole n’est pas une simple écriture figée ou morte. Elle est « vivante et efficace » et elle a une puissance dynamique et active, capable d’opérer des changements profonds dans l’être humain. Elle est « plus tranchante qu’une épée à deux tranchants », une métaphore qui évoque non seulement la précision et la force de cette Parole, mais aussi sa capacité à pénétrer les aspects les plus profonds et intimes de notre être. La Parole « pénètre jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles », c’est-à-dire qu’elle atteint ce que nous avons de plus caché, même ce que nous ignorons parfois nous-mêmes. Elle « juge les sentiments et les pensées du cœur », révélant les intentions véritables, souvent dissimulées derrière nos actions ou nos paroles.

L’immuabilité de Dieu même dans sa Parole

Contrairement aux lois humaines qui changent et évoluent selon les époques, la Parole de Dieu est éternelle et immuable, semblable à Dieu lui-même. Elle est stable, ne se soumettant pas aux fluctuations des normes sociales. Sa « vivacité » fait qu’elle n’est jamais caduque ou inefficace.

L’efficacité de la Parole de Dieu est illustrée par:

Ésaïe 55:11 :

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Ainsi, lorsque nous acceptons cette Parole, elle agit en nous, nous transforme et nous donne la vie. Elle travaille en nous en collaboration avec le Saint-Esprit, éclairant notre chemin, réorientant nos pensées et renouvelant notre cœur. Il est donc essentiel que toute révélation personnelle soit soumise à la Parole de Dieu, pour s’assurer qu’elle provient réellement du Saint-Esprit et non de nos propres désirs ou d’influences externes.

Le Verset 13 poursuit cette idée en approfondissant l’effet de la Parole divine :
« Nulle créature n’est cachée devant lui« . Dieu, par sa Parole, voit tout, connaît tout. Rien ne lui échappe, ni nos actions, ni nos pensées les plus secrètes. « Tout est à nu et à découvert«  devant lui, soulignant que rien ne peut être caché à celui à qui nous devons rendre compte.
Le terme grec « trachelizo » utilisé ici, traduit par « à découvert », a une connotation forte. Il peut signifier saisir quelqu’un à la gorge ou forcer un accusé à lever la tête devant un juge pour montrer son visage. L’idée est que devant Dieu, il n’y a aucune dissimulation possible. Nous serons forcés à la vérité. Tout sera révélé, comme si nous étions mis à nu devant le juge divin.

Cette image impose un sérieux avertissement. Sachant cela, la seule réponse logique serait de se soumettre à cette Parole maintenant, tant qu’il est encore temps, plutôt que d’attendre qu’elle nous juge implacablement dans le futur.

5 – Hébreux chapitre 4 :14-16 – Jésus le grand souverain sacrificateur

Hébreux 4 :14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le Verset 14 : L’auteur commence par un ton moins sévère, plus chaleureux, presque encourageant, en affirmant une vérité fondamentale pour les croyants : « Puisque nous avons un grand souverain sacrificateur« , il devient évident que notre foi doit rester solide. Ce souverain sacrificateur, c’est Jésus, non seulement un homme, mais le Fils de Dieu lui-même, qui a « traversé les cieux« . Cela nous invite à garder « ferme dans la foi que nous professons ».

Quelle est donc cette foi ? C’est la confession que Jésus est le Messie, le Christ, le Fils de Dieu, et l’héritier de toutes choses. Il est celui que nous proclamons et celui en qui nous plaçons toute notre confiance. Personne ne peut mieux nous comprendre que Jésus, parce qu’il a vécu dans la chair, affrontant les mêmes épreuves et tentations que nous.

Une vérité réconfortante

Le Verset 15 souligne : « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses« . Contrairement à un Dieu distant et inatteignable, Jésus est pleinement capable de comprendre nos difficultés et nos luttes, car il a été « tenté en toutes choses comme nous« , mais avec une différence capitale : « sans commettre de péché ». Ce détail essentiel est aussi affirmé dans d’autres Écritures telles que 2 Corinthiens 5:21, 1 Pierre 1:19, 1 Pierre 2:22, et Jean 7:18.

Jésus, bien qu’il ait connu la tentation, n’a jamais failli, ce qui en fait l’intercesseur parfait entre Dieu et les hommes.

Ce qui est particulièrement touchant dans ce passage, c’est que Jésus ne se contente pas d’être un juge : il est aussi un frère compatissant. Cette compassion fait de lui non seulement un souverain sacrificateur parfait, mais aussi un refuge sûr, vers qui nous pouvons nous tourner avec confiance.

L’exhortation à être dans l’assurance

Le verset 16 : C’est pourquoi l’auteur nous exhorte : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce« . Contrairement à l’Ancienne Alliance, où le peuple ne pouvait s’approcher de Dieu (seul le grand sacrificateur pouvait entrer dans le lieu très saint du tabernacle), nous avons maintenant la possibilité de nous approcher de Dieu « avec assurance« , non pas pour être jugés, mais pour « obtenir miséricorde et trouver grâce« . Le trône de la grâce évoque l’autel où les sacrificateurs offraient des sacrifices dans l’Ancienne Alliance, mais ici, nous sommes invités à nous approcher directement de Dieu pour recevoir son pardon et son aide.

« Être secourus dans nos besoins«  montre que l’œuvre de Christ n’est pas seulement eschatologique, réservée pour un jugement futur, mais elle est également présente et active aujourd’hui. Il est notre aide quotidienne, celui qui pourvoit à nos besoins immédiats, et qui agit dans nos vies ici et maintenant. Cette grâce est accessible à tous ceux qui s’en approchent avec un cœur repentant et une foi sincère.

Le trône de la grâce représente donc non seulement l’autel de l’ancien culte, mais aussi l’endroit spirituel où nous pouvons trouver refuge, assistance, et communion intime avec Dieu.

Hébreux 4:1

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

L’avertissement du verset commence par « Craignons », un terme qui exprime une véritable solennité et une prise de conscience. Nous ne devons pas aborder la promesse de Dieu « la fleur au fusil », avec désinvolture ou présomption. Il est nécessaire de reconnaître notre besoin profond de la grâce de Dieu, car entrer dans son repos n’est pas automatique ni acquis d’avance. Ce verset met en lumière le sérieux avec lequel nous devons répondre à l’invitation divine.

Le combat ici évoqué est avant tout intérieur. Il s’agit d’un affrontement contre notre incrédulité et notre orgueil, deux obstacles qui vont souvent de pair. L’orgueil en particulier, nous pousse à refuser de croire que nous avons besoin de Dieu, car il nous incite à penser que nous savons mieux que quiconque. Cette tentation n’était pas étrangère au peuple d’Israël, qui, se croyant le peuple élu, pensait automatiquement être en sécurité sous la protection de Dieu. Cependant l’auteur de l’épître avertit que cette sécurité ne peut être considérée comme un dû.

Le piège subtil de l’orgueil

De même, un piège subtil de l’orgueil, est de croire que nous en sommes dépourvus. Lorsque nous nous sentons sûrs de notre foi et de notre statut devant Dieu, il est facile de tomber dans cette illusion. Pourtant, l’orgueil spirituel est l’un des plus grands dangers, car il nous empêche de reconnaître notre besoin de grâce et de transformation.

Par ailleurs, nous pouvons parfois attendre des manifestations extérieures spectaculaires pour prouver la présence de Dieu dans nos vies, alors que Dieu désire souvent se révéler dans l’intimité, dans la simplicité d’un doux murmure (1 Rois 19:12). Il nous invite à écouter sa voix, non pas dans le tonnerre ou les éclairs, mais dans la tranquillité de notre cœur. Comme l’enseigne Jean 10:27, « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent« , nous sommes appelés à être attentifs et humbles, reconnaissant la voix de notre berger.

Le verset nous invite donc à être vigilants, à examiner notre cœur, et à rester à l’écoute de Dieu avec humilité, afin de ne pas manquer l’occasion d’entrer dans son repos, ceci par manque de foi ou à cause d’un cœur endurci.

Hébreux 4:11

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

En réponse à la grâce que Dieu nous offre, l’auteur nous exhorte à nous efforcer d’entrer dans son repos. Le verbe « efforcer » suggère bien plus qu’un simple souhait ou une intention passive. Il implique de se hâter, de s’appliquer avec sérieux, de mettre tout son cœur et son énergie à l’œuvre. Cela nous appelle à un engagement ardent et délibéré.

Cependant, il est important de comprendre que cet effort n’est pas un acte de performance humaine ou d’auto-justification, mais une réponse humble à l’œuvre de Dieu en nous. La véritable démarche spirituelle consiste à s’abandonner à Dieu, à reconnaître que ce n’est pas notre propre force qui nous permet d’entrer dans son repos, mais sa grâce qui nous transforme. Ce n’est pas par l’orgueil ou la prétention que nous accédons à ce repos, mais par l’humilité, en nous laissant guider et toucher par lui.

S’abandonner à Dieu

Cette expression ne signifie pas pour autant la passivité ou l’inaction. L’obéissance à Dieu nécessite des efforts conscients et des actions. En d’autres termes, nous sommes appelés à agir avec diligence, à faire les œuvres de Dieu avec zèle et à être pleinement investis dans sa volonté. Cet effort demande de l’obéissance, non à la manière de ceux qui désobéissaient dans le désert, mais en suivant l’exemple de ceux qui marchent par la foi, animés par l’amour de Dieu.

Nous devons comprendre que ce repos que Dieu propose n’est pas un simple arrêt des activités humaines, mais un état spirituel de paix et d’harmonie avec lui, accessible à ceux qui obéissent et se confient en lui. Le véritable danger réside dans la désobéissance, qui nous empêche d’entrer dans ce repos. C’est pourquoi l’exhortation ici est à la vigilance et que personne ne tombe en reproduisant l’exemple des Hébreux de l’Exode, qui ont manqué le repos de Dieu en raison de leur incrédulité et de leur rébellion.

Apprendre à se soumettre à la volonté de Dieu

L’effort demandé est donc à la fois un acte de foi et de soumission, un abandon actif à la volonté de Dieu. Nous ne nous reposons pas en nous-mêmes, mais en lui, tout en demeurant fidèles à l’appel qu’il nous adresse.

En réponse à la grâce de Dieu, nous nous efforçons. S’efforcer veut dire se hâter, s’appliquer, avoir soin, avec ardeur. Nos mots sont bien souvent faibles pour exprimer une pensée. Faisons tout notre possible pour entrer dans le repos de Dieu, et cela en nous laissant toucher par Dieu. Nous avons là l’humilité et non l’orgueil. S’abandonner à Dieu; s’en remettre à lui ne veut pas dire paresse, mais au contraire faire les œuvres de Dieu avec diligence (efforcez-vous) et dans l’obéissance.

Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le verbe « professer » signifie déclarer ouvertement ce qui est notre conviction profonde, proclamer notre foi sans hésitation ni crainte. Professer sa foi, c’est aligner nos paroles avec la Parole de Dieu, affirmant avec clarté et conviction ce que nous croyons. Il ne s’agit pas seulement d’une déclaration ponctuelle, mais d’un engagement à parler et vivre selon cette foi jour après jour.

Dans ce contexte, demeurer fermes dans cette confession signifie que, même face aux difficultés, aux tentations ou aux doutes, nous devons rester inébranlables dans notre foi en Jésus-Christ, notre grand souverain sacrificateur. Il a non seulement traversé les cieux, mais il intercède pour nous auprès de Dieu, assurant notre salut.

Cela nous donne l’assurance nécessaire pour proclamer notre foi avec audace et confiance. « Parce que la Bible le dit, je le crois » devient plus qu’une simple phrase. C’est la fondation de notre confiance inébranlable en la promesse de Dieu.

Hébreux 4:16

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Parce que nous avons confessé notre foi avec assurance et obéi aux injonctions précédentes – craindre (verset 1), s’efforcer (verset 11), et demeurer ferme (verset 14) – nous pouvons nous approcher du trône de la grâce avec une pleine confiance.

Le trône de la grâce évoque la présence de Dieu où son amour, sa miséricorde et son pardon sont offerts sans restriction. Nous venons à lui non pas comme des étrangers, mais comme des enfants qui s’adressent à leur père. Même si nous avons échoué ou péché, Dieu nous invite à venir sans crainte. Le but de notre approche est double : obtenir miséricorde pour nos fautes, car nous reconnaissons notre état de pécheur, et trouver grâce, c’est-à-dire recevoir ce don immérité qui découle de l’amour de Dieu.

Être secourus dans nos besoins

Contrairement à l’attitude de ce monde où beaucoup réclament leurs droits et exigent ce qui leur est dû, nous venons devant Dieu non avec des revendications, mais avec humilité, en nous reposant sur sa grâce et sa miséricorde. Nous reconnaissons que ce que nous recevons ne dépend pas de ce que nous méritons, mais de l’amour et de la bienveillance de Dieu envers nous.

Enfin, la promesse à la fin du verset est capitale : « pour être secourus dans nos besoins. » Nous ne venons pas avec nos solutions ou nos exigences, mais simplement pour exposer nos besoins à Dieu, en sachant qu’il peut agir même là où tout semble impossible. Dieu est le Dieu de l’impossible, et c’est vers lui que nous nous tournons, convaincus qu’il saura répondre à nos nécessités selon sa volonté parfaite.

Construire sur le roc : La parabole des deux constructeurs

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La parabole des deux constructeurs est un enseignement central de Jésus. Elle souligne l’importance d’une fondation solide pour la vie spirituelle.

La parabole des deux constructeurs : Choix Fondamentaux

1 – Introduction

Matthieu 7:24-27

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

Et en Luc 6:46-49

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

48 Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie.

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples et à la foule présente lors du Sermon sur la Montagne. Ses enseignements visent tous ceux qui entendent sa parole, croyants comme non-croyants. Matthieu 7:24-27 fait suite à un ensemble d’instructions morales, pratiques et spirituelles. Jésus veut que ses auditeurs saisissent l’importance de vivre selon ses paroles, car il sait que la solidité de leur foi va dépendre de leur obéissance.

Luc 6:17

17 Il descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies.

3-  Le contexte :

Cette parabole se trouve dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu chapitres 5-7). Jésus y enseigne divers aspects de la vie chrétienne, allant de l’attitude intérieure à la manière de vivre en tant que croyant dans le monde. Il compare deux types de personnes : ceux qui écoutent ses enseignements et les mettent en pratique, et ceux qui les ignorent. Dans ce contexte, la parabole montre que l’obéissance aux enseignements de Jésus est la clé pour surmonter les épreuves de la vie.
Heureux seront ceux qui entreront dans le royaume des cieux, mais pour y parvenir, il faut faire la volonté de Dieu, celle de Jésus. Il faut suivre Jésus, le seul chemin qui mène à la vie éternelle auprès du Père.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ne nous trompons pas, ce n’est pas la simple fréquentation d’une assemblée qui garantit que nous sommes sur le chemin qui mène au Père.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Observons que prophétiser, chasser des démons, et faire des miracles ne sont que des paroles. Mais prenons les versets plus explicites de:  

Luc 6:46-47

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

Voulons-nous construire notre éternité ? Alors, mettons en pratique ce que le Seigneur enseigne.

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4-  Explication de la parabole

Avertissement : Pour comprendre pleinement cette parabole, il est essentiel de la replacer dans le contexte des versets de Matthieu 7:13-23.
Les versets 13 à 23 qui précèdent cette parabole, contiennent des éléments clés qui éclairent la pensée de Jésus. Jésus compare deux constructeurs, l’un construisant sa maison sur le roc, l’autre sur le sable. La maison sur le roc représente la vie de celui qui écoute et applique les enseignements de Jésus. Cette maison résiste aux tempêtes. En revanche, la maison bâtie sur le sable illustre la vie de celui qui entend les paroles de Jésus, mais ne les applique pas. Lorsqu’une tempête survient, cette maison s’effondre. Le roc symbolise une fondation solide, fondée sur l’obéissance à la Parole de Dieu (Matthieu 7:24-25), tandis que le sable représente une vie superficielle, sans profondeur spirituelle (Matthieu 7:26-27).

Qu’est-ce que symbolise le roc ?

Dans Matthieu 16, Jésus pose la question à ses disciples : « Qui suis-je ? »
Au verset 16, Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Au verset 18, Jésus dit : « Sur ce rocher (pétra, sur cette proclamation), je bâtirai mon Église. »
Le roc de la parabole, c’est Jésus et sa Parole. L’Église est bâtie sur la vérité que Jésus est le Messie, le Sauveur.

Pour interpréter pleinement la parabole, nous devons imaginer les constructeurs comme des hommes arrivant dans une ville, prêts à construire une maison. Ils se rendent au service de l’urbanisme, où ils reçoivent des documents avec des recommandations. Les deux terrains sont soumis aux mêmes intempéries.
La maison dont il est question représente une maison pour l’éternité !
Le temps de la construction correspond à la vie chrétienne.

Tandis que les intempéries, les torrents, symbolisent les tribulations, les convoitises et les épreuves de la vie.
Les terrains où les hommes construisent représentent une assemblée, où ils arrivent et se convertissent. Ils reçoivent le même enseignement de la part d’un prédicateur, par exemple Paul.

Le premier homme, prudent, consulte un sage architecte.

1 Corinthiens 3:10-11

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Cet homme suit les instructions et les bons enseignements de Paul, basés sur la parole de Dieu. Il met en pratique les enseignements de Jésus et marche sur le chemin de sanctification, fondé sur les bases de la foi exposées dans Hébreux 6. Sa maison est bâtie pour l’éternité car elle repose sur Jésus, le roc. La maison représente la glorification.

Le deuxième homme, paresseux et négligent, trouve que les enseignements de Paul sont trop exigeants. Il préfère écouter des messages d’une grâce permissive ou de prospérité. Ne suivant pas les recommandations de Paul, il n’applique pas les enseignements de Jésus. Il vit une foi superficielle, sans fondement. Quand les épreuves vont venir, il sera emporté, car il n’est pas ancré en Christ.
Dans les assemblées chrétiennes, il y a des vrais croyants et des croyants professant, du bon grain et de l’ivraie et à première vue, rien ne les différencie. Seul, face aux épreuves celui qui a bâti sur le fondement solide de Jésus-Christ, tiendra ferme.

1 Corinthiens 3:10-14

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Ceux qui ont compris le message de Jésus, sont prêts à affronter les tribulations. Ils ne choisissent pas la facilité, mais s’engagent sur le chemin de l’obéissance, en étant bien fondés sur Jésus-Christ.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 13 est à rapprocher de l’attitude de l’homme insensé (v.26). Il choisit la solution de facilité, celle du moindre effort.
Le verset 14, quant à lui, est à rapprocher de l’attitude de l’homme sage (v.24), qui est décidé à construire sa vie chrétienne de manière solide, ce qui lui demandera des efforts.
Il se gardera des faux prophètes, ou des mauvais enseignants qui prêchent la facilité. Nous sommes tous invités à juger et à peser les paroles qui nous sont dites avant de les recevoir et de les accepter.
Les versets de Matthieu 7:21-23 se résument ainsi :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis?

ésus demande de faire la volonté de Dieu en mettant en pratique sa Parole.

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5- La leçon pour nous à retenir 

La parabole des deux constructeurs est avant tout une exhortation. Elle enseigne que la foi seule ne suffit pas. Il est crucial d’agir selon les enseignements de Jésus. Les tempêtes de la vie peuvent être des épreuves, des difficultés ou des tentations. Celui qui a bâti sa vie sur une base spirituelle solide, c’est-à-dire sur l’obéissance à la Parole de Dieu, restera ferme face aux épreuves. Cette parabole pousse chacun à réfléchir sur l’état de sa foi et son engagement à vivre selon les préceptes bibliques.
Il ne suffit pas d’entendre les paroles de Jésus, par exemple en venant simplement au culte le dimanche et en vivant une vie profane le reste de la semaine. Il faut entendre, écouter, comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu.
Chercher à comprendre l’enseignement afin de le mettre en pratique demande des efforts. Cet effort est représenté par les fondations de la maison dans la parabole.
Mettre en pratique la Parole de Dieu n’est pas une nouveauté du Nouveau Testament, mais une exigence de l’Ancien Testament, notamment dans le Pentateuque. Les paroles en question sont celles que Jésus a prononcées, particulièrement dans les chapitres 5 à 7 de Matthieu.

Jacques 1:22-25 le rappelle

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

6-   Son application personnelle

Dans la vie quotidienne, cette parabole des deux constructeurs invite à examiner la solidité de notre fondation spirituelle. Est-ce que nos décisions, nos comportements et nos priorités s’alignent sur la Parole de Dieu ? Nous sommes appelés à appliquer les enseignements de Jésus dans tous les aspects de notre vie. En bâtissant notre vie sur le roc de la Parole divine, nous serons capables de résister aux tentations et aux épreuves avec une foi inébranlable.

Jésus met en garde contre les beaux parleurs, ceux qui parlent comme des chrétiens mais qui ne mettent pas la Parole de Dieu en pratique. Ils prétendent être chrétiens, mais ne sont pas nés de nouveau. Ce ne sont pas des chrétiens authentiques, mais des personnes qui n’ont de chrétien que le nom.
Jésus ne nie pas que des non-chrétiens puissent opérer certains miracles par la puissance de Dieu, mais cela relève de la volonté permissive de Dieu, dont nous ignorons toujours les raisons. Nous avons l’exemple de:

Marc 9:38

38 Jean lui dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.

Ou cela peut aussi provenir de la puissance de Satan, comme le montre :

2 Thessaloniciens 2:9-10

9 L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers,

10 et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.

Si ces gens dont il est question en Matthieu 7:21-23 sont condamnés, ce n’est pas parce que leur prédication était fausse ou que leurs miracles étaient des contrefaçons, mais parce qu’ils n’avaient pas mis en pratique ce qu’ils professaient. Ils n’obéissaient pas à la Parole.

Matthieu 23:3

3 Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

Celui qui agit, est celui qui dit et fait ce qui plaît à Dieu. Il est dans l’obéissance. Il prêche la vérité et pratique la vérité qu’il prêche. Celui qui met en pratique la Parole de Dieu, se reconnaît à son témoignage de vie.

Le constructeur insensé est comparable au terrain pierreux, où la semence n’a pas de racines, ou au terrain recouvert de ronces et d’épines, qui représentent les soucis et les tribulations qui étouffent la foi dont il est question en Matthieu 13.

Hébreux chapitre 3 – Jésus Christ est supérieur aux prophètes

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Le chapitre 3 de l’épître aux Hébreux compare Jésus à Moïse. Il souligne la fidélité supérieure du Christ en tant que Fils sur la maison de Dieu. Il exhorte aussi les croyants à garder une foi ferme et à éviter l’incrédulité qui a conduit Israël à l’errance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 4

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Hébreux chapitre 3 – Étude biblique

1- Hébreux chapitre 3 :1-6:  Christ, le Fils, supérieur à Moïse, le serviteur

Hébreux 3:1-6

1 C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons,

2 Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison.

3 Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même.

4 Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu.

5 Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ;

6 mais Christ l’est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.

Après avoir montré la supériorité de Jésus par rapport aux prophètes et aux anges, l’auteur démontre que Jésus est supérieur à Moïse. Il choisit ses termes avec soin, et touche ainsi un point très sensible pour tout Juif : la personne de Moïse. Il en est ainsi lorsqu’il s’agit des catholiques que nous pouvons entendre dire : « On ne touche pas à la personne de Marie ! », alors que le dogme de leur église est en contradiction sur beaucoup de points essentiels avec la Bible.

Rappelons-nous de l’épisode de l’aveugle de naissance guéri et de l’échange très vif qui a eu lieu entre les pharisiens et lui.

Jean 9:28-29

27 Il leur répondit: Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ?

28 Ils l’injurièrent et dirent: C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse.

29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est.

Moïse a rapporté les paroles de Dieu : « Le Seigneur a dit ». Mais que dit Jésus par six fois en Matthieu 5, lors du sermon sur la montagne ? « Mais moi, je vous dis… ».

De la même manière, il dira : « Je suis… » et les personnes étaient étonnées de l’entendre parler avec autorité.

« Frères saints » est une expression qui englobe tous les chrétiens d’origine juive ou païenne. Elle est à rapprocher du verset d’Exode 19:6, où il est question des enfants d’Israël comme d’une nation sainte : « Qui avez part à la vocation céleste. »

Exode 19:6

6 vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël.

C’est dans Colossiens 1:2 que les deux termes « frère » et « saint » sont associés pour la première fois dans le Nouveau Testament. Les chrétiens sont habituellement tantôt appelés « frères », tantôt appelés « saints ». Cela sert probablement à bien marquer qu’il n’est plus question de race ou de nationalité, mais que cela concerne tous ceux « qui avez part à la vocation céleste », c’est-à-dire tous ceux qui sont en Jésus-Christ et qui ont part à la vocation céleste. Ils sont à la fois des frères et des saints.

Cette épître passe du temporel au spirituel, du terrestre au céleste, de l’ombre à la réalité.

Hébreux 8:5

5 lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Le mot « considérez » au premier verset signifie qu’il s’agit d une recommandation à prendre en compte, à ne pas négliger, ni à minimiser la position de l’apôtre et du souverain sacrificateur de notre foi. Arrêtez-vous et examinez !

Les deux titres, « apôtre » et « souverain sacrificateur », sont très importants car l’auteur veut démontrer la supériorité de Jésus sur Moïse.

Le terme « apôtre » peut surprendre, mais c’est parce que Moïse était l’apôtre de leur confession. Un apôtre désigne une personne qui se met au service d’une idée ou d’une cause. C’est par lui que Dieu avait donné la loi. Les Juifs vénéraient Moïse au point de le déifier. C’est pourquoi il est dit en…

Deutéronome 34:6

6 Et l’Éternel l’enterra dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth Peor. Personne n’a connu son sépulcre jusqu’à ce jour.

Même si le mot « apôtre » n’est pas présent dans l’Ancien Testament, son rôle avait un équivalent puisqu’il était un envoyé de Dieu pour le peuple juif.

Le terme « apôtre » pour Jésus peut également surprendre, mais il désigne lui aussi un envoyé de Dieu.

En revanche, le terme de « souverain sacrificateur » ne s’applique pas à Moïse qui n’a jamais été souverain sacrificateur.

L’auteur aurait pu rappeler le verset de…

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Il arrive au verset 3 à dire que Jésus est supérieur à Moïse en tant que créateur, bâtisseur de la maison, l’Église. Jésus, le fils est supérieur au serviteur Moïse.

Au verset 6 le:

« pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.« 

a pour but d’inciter les gens à ne pas faire comme les juifs qui n’ont pas tenu ‘jusqu’à la fin leur ferme confiance et leur espérance.‘

2 – Hébreux chapitre 3 :7-11 Aujourd’hui si vous entendez sa voix

Hébreux 3:7-11

7 C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,

8 N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert,

9 Où vos pères me tentèrent, Pour m’éprouver, et ils virent mes œuvres Pendant quarante ans.

10 Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies.

11 Je jurai donc dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos!

Ici, est abordé le deuxième avertissement de l’épître et l’auteur s’appuie sur le Psaume 95 qui est inspiré par le Saint-Esprit.

Psaumes 95:7-11

7 Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix!

8 N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

9 Où vos pères me tentèrent, M’éprouvèrent, quoiqu’ils voient mes œuvres.

10 Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, Et je dis: C’est un peuple dont le cœur est égaré; Ils ne connaissent pas mes voies.

11 Aussi je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos!

Meriba veut dire « querelle », et Massa veut dire « tentation ». Ces deux noms évoquent la contestation des enfants d’Israël contre Moïse relatée en :

Exode 17:3

3 Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait: Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour me faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux?

Ce ne fut pas la seule fois que le peuple par son attitude, irrita Dieu au point qu’il est dit en :

Nombres 14:11-12

11 Et l’Éternel dit à Moïse: Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui?

12 Je le frapperai par la peste, et je le détruirai; mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui.

Et cela ne restera pas sans conséquence ainsi qu’il est écrit en :

Nombres 14:20-23

20 Et l’Éternel dit: Je pardonne, comme tu l’as demandé.

21 Mais, je suis vivant! et la gloire de l’Éternel remplira toute la terre.

22 Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j’ai faits en Égypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois, et qui n’ont point écouté ma voix,

23 tous ceux-là ne verront point le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont méprisé ne le verront point.

Ces versets d’Hébreux 3:7-11 rappellent le sort du peuple hébreux qui mourut dans le désert (Nombres 14:26-33), à l’exception de Josué et de Caleb, qui seuls entrèrent dans le repos de la terre promise, en Canaan.

Ceci est un très sérieux avertissement pour les lecteurs qui risquent le même sort que ceux qui vécurent du temps de Moïse. Cet avertissement est d’autant plus grand qu’ils :

  • Commettraient l’erreur de tenter Dieu comme du temps de Massa et de Meriba.
  • Rejetteraient Jésus, le Fils de Dieu, le Fils de la maison et non Moïse qui n’était qu’un serviteur.

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix ». Cette phrase est un sérieux avertissement pour chacun. Nous serons appelés à reparler de cela. La voie dont il s’agit est la voix du Saint-Esprit ! Nous pouvons lire la Bible, l’étudier et la méditer, mais ce que nous devons surtout faire, c’est être à l’écoute du Saint-Esprit, qui nous donne une révélation de la parole de Dieu. Cela veut dire que le Saint-Esprit nous donne une compréhension spirituelle de la Parole ce qui est bien différent d’une simple lecture. Nous pouvons comprendre intellectuellement ce qui est écrit dans la Bible, et cela se passe au niveau du cerveau, mais il y a une compréhension que le Saint-Esprit nous donne et cela est au fond de nous, cela remplit tout notre être. Si nous lisons d’une manière intellectuelle, nous sommes comme sourds et aveugles. C’est pourquoi il est dit : « n’endurcissez pas vos cœurs ».

3 – Hébreux chapitre 3 :12-15 Avertissement : retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance

Hébreux 3:12-15

12 Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

14 Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement,

15 pendant qu’il est dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

« Prenez garde, frères, que » : L’avertissement se fait plus insistant. Le terme « frère » adoucit le propos. Les lecteurs ne sont pas considérés comme des étrangers, mais il y a un lien fraternel, d’égalité.

« Un cœur mauvais et incrédule« , comme ceux qui contestèrent avec Moïse. De la même façon qu’il est dit en Nombres 14:20-21 : « Je suis vivant », le Fils de Dieu, Jésus est vivant, tandis que le serviteur Moïse est mort. L’expression de « Dieu vivant » se retrouve trois autres fois dans l’épître (en Hébreux 9:14, 10:31 et 12:22). Le but est pour insister sur la supériorité de Jésus par rapport à Moïse. Dans une maison, contester face à un serviteur et face au maître de la maison ou à son fils n’est pas la même chose. Contester avec le fils est bien plus grave que contester avec un serviteur.

Le Dieu vivant

Cette expression « Dieu vivant », que nous retrouvons à plusieurs reprises, désigne le seul vrai Dieu par opposition aux idoles et aux faux dieux. Se détourner de Jésus reviendrait à se détourner du vrai Dieu. Quitter la vie de Jésus revient à commettre une apostasie.

Un premier péché, puis la répétition de ce péché, entraîne l’endurcissement du cœur et l’incrédulité. Ce sont des étapes sur le chemin de l’apostasie.

Le verset 13 qui dit : « exhortez-vous » nous montre la nécessité d’être entouré afin d’avoir des encouragements mutuels ou des corrections quand notre foi défaille. C’est pourquoi, il est très dangereux d’être et de rester isolé. Il est même précisé que l’exhortation doit être quotidienne. Par trois fois dans ce chapitre aux versets 7, 13 et 15, il est question d’« aujourd’hui »et par deux fois en Hébreux 4 au verset 7, figure cet avertissement.

Cette injonction peut se comprendre ainsi :

Mets-toi en règle aujourd’hui, car demain il sera peut-être trop tard. Il s’agit de l’instant présent, car l’instant d’après, nous pouvons être morts. Ceci est exhortation pour la personne à ne pas se laisser aller à la procrastination.

2 Corinthiens 6:1-2

1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain.

2 Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.

De la même façon qu’il est dit : « N’endurcissez pas vos cœurs » par trois fois dans l’épître, en Hébreux 3:8, 15 et en Hébreux 4:7, il est impératif de se repentir, de revenir à Dieu avant que l’endurcissement fasse que nous devenions insensibles à l’appel de Dieu.

Au verset 14, il est écrit « Nous sommes devenus participants de Christ »

Nous sommes devenus participants de Christ certes, mais il y a une condition à cela qui est « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement« .

Nous sommes devenus participants de Christ ! Oui, mais à quel moment ? Lors de notre justification ? Ou au bout de notre sanctification ? Cela semble plutôt être la deuxième réponse puisqu’il y a cette condition qui vient d’être évoquée qu’il faut retenir fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. 

Nous avons du mal à imaginer ce fait d’être participants à la nature de Christ, mais il est précisé : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance« , ce qui veut dire garder la foi. Rien n’est acquis d’avance !

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

Non seulement nous sommes participants de la nature de Christ, mais nous devenons par ce fait, participants de la nature de Dieu !

1 Pierre 5:1

1 Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

La condition émise par le verset 14 de ce chapitre 3 d’Hébreux : « pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement » est la répétition de la condition du verset 6 : « pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance. »

Il faut comprendre que rien n’est acquis une fois pour toutes, que notre marche est continue et que nous devons être persévérants. Par analogie avec les Hébreux qui ont quitté l’Égypte, prendre la décision de partir n’est pas le plus difficile, le plus difficile étant de traverser le désert de la vie et de garder la foi jusqu’au bout. Il faut, pour cela, faire preuve de volonté.

Les Hébreux ont quitté l’Égypte et ont traversé la mer Rouge. Ceci est l’image du chrétien qui se sépare du monde dans sa façon de vivre, qui prend les eaux du baptême, mais après il y a tout le désert de la vie, et beaucoup chutent.

Le chapitre de 1 Corinthiens 10 relate cet épisode du désert.

Rappelons-nous de ce qui y est dit:

1 Corinthiens 10:5-11

5 Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert.

6 Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu.

7 Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux, selon qu’il est écrit: Le peuple s’assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir.

8 Ne nous livrons point à l’impudicité, comme quelques-uns d’eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.

9 Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents.

10 Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur.

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

4 – Hébreux chapitre 3 :16-19 la désobéissance et l’incrédulité

Hébreux 3:16-19

16 Qui furent, en effet, ceux qui se révoltèrent après l’avoir entendue, sinon tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse?

17 Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert?

18 Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi?

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

D’après ces versets, pourquoi les hébreux n’entrèrent pas dans le repos de Dieu ? Parce qu’ils étaient coupables de désobéissance (v.18) et d’incrédulité (v.19).

L’avertissement donné aux Judéo-chrétiens à qui l’auteur écrit, est valable pour nous. Les Hébreux, sous le joug de l’esclavage en Égypte, ont crié à Dieu pour être délivrés de leur esclavage physique. Cependant, ils n’ont vu que l’esclavage par les égyptiens, alors que Dieu voulait les délivrer de l’esclavage du péché.

Il ne faut pas se tromper de but. Le fait pour ces Judéo-chrétiens de vouloir retourner à leur arrière-plan religieux du judaïsme est plus grave puisqu’ils avaient tendance à se détourner du Fils de Dieu pour revenir aux lois de Moïse.

a) Désobéir au Fils de Dieu est bien plus grave que de désobéir à un ordre donné par un serviteur de Dieu comme Moïse.

b) Le repos dont il est question ici n’est pas l’entrée en terre promise. C’est bien plus que cela ! C’est le repos de Dieu, dans sa présence.

c) Qui est le prophète par excellence dans l’Ancien Testament (Deutéronome 18:15 et 34:10) ? Moïse ! Qui est le souverain sacrificateur par excellence dans l’Ancien Testament (Exode 29:9) ? Aaron ! Mais Jésus est tout à la fois prophète et souverain sacrificateur, d’une sacrificature plus excellente !

La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare

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La parabole de l’homme riche et de Lazare (Luc 16:19-31) révèle une profonde leçon spirituelle. Jésus enseigne sur l’importance de la compassion et des conséquences éternelles liées à nos choix sur terre.

La parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare de Luc 16:19-31

1 – L’enseignement

Luc 16:19-31

19 Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.

20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères,

21 et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

22 Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.

23 Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.

24 Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme.

25 Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.

26 D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.

27 Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères.

28 C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

Suivre les enseignements de la loi de Moïse et les prophètes ( la Bible, par extension)

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

30 Et il dit: Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.

31 Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’inscrit dans un contexte plus large qui est donné en :

Luc 15:1-2

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

2 Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Jésus adresse cette parabole à ses disciples, mais aussi principalement aux pharisiens qui étaient souvent attachés aux richesses matérielles. Leur amour de l’argent et leur mépris des nécessiteux trahissaient une foi superficielle. En,

Luc 16:14-15

14 Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui.

15 Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Jésus leur reproche de se justifier devant les hommes. Cependant Dieu connaît les cœurs. Le Seigneur veut montrer que les richesses ne garantissent pas la faveur divine. Les disciples et d’autres auditeurs présents recevaient aussi cette leçon, mais le message principal concernait l’hypocrisie et la fausse sécurité des riches dans leur vie spirituelle.

3-  Le contexte :

Il y a un contexte général qui englobe les paraboles de Luc 15 dans lesquelles Jésus raconte celles de la brebis perdue, de la pièce de monnaie égarée et du fils prodigue. Dans ces paraboles, Celui-ci décrit l’attitude de Dieu envers les perdus dans le monde.

Dans Luc chapitre 16, Jésus raconte deux autres paraboles, celles de l’économe infidèle (Luc 16:1-13), et celle de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16:19-31). Jésus y condamne l’usage irresponsable des possessions matérielles. Dans la parabole du riche et du pauvre Lazare, il va dénoncer la mauvaise gestion des personnes et des biens, le riche ayant totalement négligé de se faire des amis au moyen des richesse terrestres (Luc 16:9).
Ce riche de la parabole de l’homme riche et de Lazare, était hautement estimé parmi les hommes, mais honni par Dieu (Luc 16:15). Il était le contraire du bon Samaritain (Luc 10:30-37).

4-  Explication de la parabole

Les vies de l’homme nanti et du pauvre mendiant avant leur mort, sont présentées d’une manière tout à fait réaliste. Ce qui suit après leur mort est une description figurée qu’en donne Jésus.

La parabole montre d’abord un contraste frappant entre deux vies. Avant leur mort, le riche vit dans l’abondance et le superflu tandis que Lazare est un mendiant qui souffre dans son corps. Ce qui se passe après leur mort est une description figurée qu’en donne Jésus.

Les détails pertinents à retenir

Cette parabole contient certaines vérités concernant la vie après la mort, qui sont également enseignées dans d’autres passages de la Bible. Le fait que les défunts ne sommeillent pas mais sont totalement conscients est un détail pertinent. Il en est de même du fait que certaines personnes sont réellement sauvées dans le ciel et auprès de Dieu, tandis que d’autres souffrent en enfer.

Un autre détail important à relever, est l’interdiction imposée par Dieu aux esprits des défunts de communiquer avec les gens sur terre :

Ecclésiaste 9:5-6

5 Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée.

6 Et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri; et ils n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil.

Dieu veut que tout le monde écoute sa Parole, telle qu’elle est révélée dans la Bible.

Ésaïe 8:19-20

19 Si l’on vous dit: Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, Qui poussent des sifflements et des soupirs, Répondez: Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants?

20 A la loi et au témoignage! Si l’on ne parle pas ainsi, Il n’y aura point d’aurore pour le peuple.

Être riche et vivre dans le luxe n’est pas répréhensible en soi. Par contre, ce qui est condamnable, c’est l’égoïsme et le refus d’utiliser ses biens pour aider autrui. L’homme riche n’a pas été puni pour avoir commis un acte mauvais, mais pour ne pas avoir fait le bien envers son prochain.

Le fait que Lazare soit transporté dans le sein d’Abraham est significatif. Abraham représente le père de tous les croyants (Romains 4:11). Le fait que Lazare soit accueilli dans le sein d’Abraham indique qu’il a été reçu au ciel. Au ciel, les âmes des justes se trouvent dans la présence de Dieu.

Hébreux 12:23

23 de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

En nommant le mendiant Lazare, qui signifie « Dieu a secouru », Jésus souligne que malgré ses souffrances terrestres, cet homme croyait en Dieu.

L’enfer, où le riche a connu les tourments, est une réalité solennelle conforme à l’enseignement biblique. L’enfer existe réellement et est l’endroit où les incroyants et les impies passeront l’éternité.

Le grand abîme qui sépare les deux lieux n’est là que pour expliquer certains détails mais en réalité les deux mondes sont totalement séparés l’un de l’autre. Comment un élu pourrait-t-il  vivre dans la félicité quand il voit un autre souffrir en enfer. Comme l’enseigne la Bible, la destinée de chaque individu, que ce soit le ciel ou l’enfer, est déterminée par sa foi en Jésus-Christ et la vie qu’il a menée sur terre. Cette destinée est irréversible ! Après la mort, il n’y a plus de seconde chance pour choisir Jésus-Christ.

La parabole souligne l’insistance sur le fait que la Loi et les Prophètes, c’est à dire les Écritures, suffisent pour guider le comportement humain.

Luc 16:29

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

L’écoute de la Parole de Dieu et son application, comme la compassion, la bienveillance … sont essentielles pour éviter la condamnation. La parabole montre d’abord un contraste frappant entre deux vies, celle du riche qui vit dans l’abondance, et celle de Lazare qui mendie, et qui souffre. À leur mort, leur sort s’inverse. Lazare est consolé aux côtés d’Abraham, symbole de la bénédiction éternelle, tandis que le riche souffre dans l’Hadès. Son appel à Abraham pour un peu d’eau, reflète son désespoir, mais Abraham rappelle que son sort est la conséquence de ses choix terrestres.

La parabole souligne également qu’il n’y a pas de retour après la mort pour corriger les erreurs passées (Luc 16.26). L’insistance sur le fait que la Loi et les Prophètes suffisent pour guider le comportement humain (Luc 16.29) montre que le pardon, la repentance et l’écoute de la Parole de Dieu sont essentiels pour éviter la condamnation.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

La parabole enseigne l’importance de la compassion et de l’attention aux besoins des autres. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à agir avec miséricorde, à ne pas nous laisser piéger par les richesses matérielles, et à rester attentifs aux enseignements bibliques. Le pardon est au cœur de la foi chrétienne : en pardonnant et en se repentant, nous évitons le sort du riche. Nous devons nous poser la question : agissons-nous aujourd’hui en vue de l’éternité ou sommes-nous uniquement préoccupés par nos conforts terrestres ?

Le message principal de cette parabole

Le style de vie d’une personne avant sa mort a des conséquences irréversibles après sa mort ! La destinée éternelle (ciel ou enfer) de chaque être humain, dépend de la personne en qui il a cru et qu’il a servie dans ce monde ! Dieu tient chaque personne responsable de la manière dont elle s’est comportée en particulier envers les déshérités, et de l’utilisation de ses biens matériels.

Versets en relation avec la parabole :
  • Luc 12.33-34 : « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux. »
  • Proverbes 19.17 : « Celui qui a pitié du pauvre, prête à l’Éternel. »
  • 1 Jean 3.17 : « Si quelqu’un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? »

Hébreux chapitre 2 L’importance du salut et de la foi

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Dans Hébreux chapitre 2, l’auteur exhorte les croyants à rester attentifs aux enseignements du salut annoncé par Jésus-Christ. Il souligne l’importance de ne pas négliger cette grande délivrance et explique la nécessité de la souffrance de celui-ci pour le salut.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 3

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Hébreux chapitre 2 : L’importance du salut et de la foi

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Dans ce chapitre 2, son auteur développe le fondement sur lequel il s’appuie pour présenter la Seigneurie de Jésus, sa domination future et son sacerdoce visible, ceci dans sa nature humaine. Ce thème est poursuivi en Hébreux 4:14-16 et la suite.

1 – Hébreux chapitre 2 :1-4 -Avertissement à ceux qui ont entendu

Hébreux 2:1-4 – comment échapperons-nous

1 C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles.

2 Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution,

3 comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

v.1 Le « C’est pourquoi » veut dire que tout ce qui a été dit au sujet de la supériorité de Jésus, le Fils de Dieu dans le chapitre 1, doit être l’objet de toute notre attention.

v.1 Quelles sont ces choses que nous avons entendues ? Cela ne peut pas être autre chose que l’Évangile ! Il s’agit de l’Évangile par rapport à tout l’Ancien Testament. Dans l’épître aux hébreux, il est montré la supériorité de l’Évangile qui n’est jamais que l’accomplissement de l’Ancien Testament. En effet, Jésus a été annoncé par Dieu. Celui-ci nous a parlé par le Fils, puis par les premiers disciples, dont les apôtres.

Au verset 2, il est question de la loi qui sanctionne toute transgression et toute désobéissance (cf la révolte de Koré dont il est question en Nombres… ). Il s’agit de la Loi mosaïque de l’Ancien Testament vers laquelle les hébreux convertis à Jésus, sont tentés de retourner. Elle fut annoncée par des anges. Elle a été annoncée par Moïse, non pas que Moïse fut un ange. Ceci est en référence à:

Actes 7:53

53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée!…

Que nous trouvons dans le résumé de l’histoire d’Israël par Étienne :

Actes 7:51-53

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

    52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

    53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée ! …

Chaque mot ou expression du verset 3 est important, et mérite que nous prenions un temps pour les peser. Ils sont comme martelés.

comment échapperons-nous … en négligeant …  un si grand salut, …  qui, annoncé d’abord par le Seigneur, … nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Comment échapperons-nous? Oui, mais à quoi ? Au même sort qui a été réservé à ceux qui ont transgressé et désobéi à la Loi mosaïque.

Comme si cela ne suffisait pas, le verset 4 est là pour frapper un grand coup :

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

« Comment échapperons-nous » est le premier avertissement d’une série de cinq. Cet avertissement porte sur l’importance du message du salut annoncé par le Seigneur lui-même. Nous avons dans cette partie doctrinale des avertissements à prendre au sérieux. Le premier est d’écouter le Seigneur et de garder les yeux fixés sur Lui pour ne pas nous égarer dans des fausses doctrines. En effet, large est le chemin qui mène à la perdition, étroit et resserré est le chemin qui mène au Père.

Jésus le centre de notre foi

Si Jésus n’est pas le centre de notre foi, nous risquons d’être emportés à tout vent de doctrine ce qui affaiblirait notre foi et nous écarterait de Lui.

V. 2:1 – « de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles ». (choses entendues =Évangile)

V. 3:12 – « au point de se détourner du Dieu vivant »;

v. 5:11 – « parce que vous êtes devenus lents à comprendre »;

v. 6:6 – « puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu »;

v. 10:29 – « celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu »;

Tout cela veut dire que la négligence fait qu’on s’écarte de Jésus, qu’on abandonne, et qu’on devient paresseux. En fin de compte, cette négligence va aboutir à mépriser le Fils de Dieu et son sacrifice.

La solution pour ne pas se détourner de la saine doctrine se trouve en :

Hébreux 10:25, 32, 35

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

L’annonce faite par le Seigneur, le Fils de Dieu, est plus importante que celle venant des anges qui sont de simples messagers. La source est plus digne de confiance.

Après avoir pris en considération ces deux premiers versets d’Hébreux 2, la conclusion s’impose au verset 3 : « Comment échapperons-nous … » à un jugement encore plus sévère que ceux qui désobéirent du temps de Moïse ainsi que cela est écrit en:

Hébreux 12:25

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

 et Hébreux 10:29

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

En négligeant un si grand salut veut dire: ne faire aucun cas de …

Le salut annoncé est d’autant plus grand qu’il a été annoncé par le Fils de Dieu, lui-même, puis confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Les versets de Hébreux 2:3-4

3 comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

  • Jésus nous annonce le salut acquis à la croix
  • Les disciples propagent la bonne nouvelle du salut au monde entier
  • Les miracles sont l’attestation de la vérité de la Parole annoncée et une confirmation venant de Dieu
  • Le Saint-Esprit confirme par des dons.

Que nous disent ces deux versets ? De quoi s’agit-il ? Du salut. Et quel est le rôle respectif du Seigneur, des disciples, des miracles et du Saint-Esprit ?

Par les signes, les prodiges et les miracles, Dieu atteste le témoignage des premiers chrétiens. Ce verset indique aussi que la manifestation des miracles était plus rare au temps de la rédaction de cette Épître au moins dans ce milieu hébreux.

2 – Hébreux chapitre 2 :5-9 – Le but de Dieu : soumettre le monde à Christ

Hébreux 2:5-9 – l’humiliation de Jésus est un fait

5 En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

6 Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Ps 8:5-7)

7 Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l’as couronné de gloire et d’honneur,

8 Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.

9 Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

v.5 A qui a été soumis le monde ?

Qui est ce quelqu’un du verset 6 du Psaume 8 de David ?

L’auteur insiste sur la supériorité de Christ sur les anges. C’est une autre façon de démontrer que l’Évangile apporté par Jésus est supérieur à la loi de Moïse apportée par les anges.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Toutes choses sont soumises non aux anges, mais à Jésus. C’est Jésus le chef ! Le monde à venir est à mettre en relation avec le règne millénaire de Jésus, en référence à la cité qui est à venir de

Hébreux 13:14

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

Nous avons une référence à ce qui est dit en:

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

 Ce temps dont Pierre parle en :

2 Pierre 3:13

3 Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.

Mais il est plus probable que l’auteur parle des temps messianiques que les juifs attendaient, en disant que ces temps étaient arrivés. La littérature juive divisait le temps en deux périodes, l’âge présent et l’âge à venir. L’âge à venir faisait référence aux temps messianiques, l’âge présent étant celui de l’ancienne alliance qui n’était que l’ombre des choses à venir.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Cet âge à venir est le temps de Jésus qui verra son apogée dans la gloire du ciel. C’est l’âge que les chrétiens goûtent dès à présent.

Hébreux 6:4-5

4 Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

N’oublions pas ce que nous dit l’apôtre Paul à propos de Dieu le Père en:

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Cela veut dire que le chrétien né de nouveau est spirituellement déjà dans les lieux célestes.

Les versets 6-8 font référence à:

  Psaumes 8:5-7

5 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui?

6 Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence.

7 Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds,

Le Fils de l’homme est l’expression utilisée par Jésus pour parler de lui-même. Au Psaume 8, il est décrit comme de peu inférieur à Dieu, quand en Hébreux 2 il est dit : ‘’Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges‘’.

Quand il s’agit des hommes, c’est une gloire d’être placé juste en dessous des anges mais pour Jésus, lui le fils de Dieu, c’était une humiliation.

Philippiens 2:6-8

6 lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

7 mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Cet abaissement est la raison de sa supériorité sur les anges aujourd’hui. Jésus était supérieur aux anges, mais son humiliation et son sacrifice l’a rendu parfait, complet et fait que sa supériorité est devenue plus grande vis-à-vis des anges.

Philippiens 2:9-10

9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

Au verset de Hébreux 2:9, une expression est troublante : afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

Peut-on mesurer la Grâce que Dieu nous ai fait, que Jésus puisse avoir souffert pour nous ? Ce n’est certes pas une grâce pour la personne que de souffrir un tel châtiment. Cependant, grâce à ce châtiment qu’il a reçu pour nos péchés, nous les chrétiens sommes au bénéfice de son œuvre. C’est une grâce pour nous.

3 – Hébreux chapitre 2 :10-13 – la raison de cette humiliation

Hébreux 2:10-13

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

11 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères,

12 lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

13 Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés.

« Il convenait, en effet » : l’auteur se confronte à la pensée juive d’un Messie glorieux et non pas d’un messie souffrant. C’est la raison pour laquelle nombreux sont les juifs qui ne reconnaissent pas la messianité de Jésus. Comment le sauveur du peuple juif peut-il être appelé à s’humilier à ce point ? (dans leurs pensées, le messie venait pour les juifs et pas pour toutes les nations, et ce pour les délivrer des dominateurs, en l’occurence des romains à l’époque de Jésus).

Mais c’était selon le dessein de Dieu, selon ce qui est dit en :

Éphésiens 3:11-12

11 selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus Christ notre Seigneur,

12 en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance.

Quand il est dit : Par qui et pour qui : il s’agit de Dieu le Père tout autant que de Jésus.

Colossiens 1:16

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

Voir aussi 1 Corinthiens 15:27

27 Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté.

Au verset 2, « élevé à la perfection » veut dire parfait dans le sens de complet en tout. Il ne manque plus rien. Là, il est question de maturité spirituelle. Jésus a connu la douleur, les souffrances qu’un homme peut connaître, et ce au plus haut point.

Nous pouvons considérer que la sanctification désigne notre maturité spirituelle reçue de Jésus.

Éphésiens 1:22-23

22 Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église,

23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

Le verset 11 du livre aux hébreux parle de : ‘’Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul.’’ Il s’agit de Jésus qui nous sanctifie et de nous qui sommes sanctifiés.

« Beaucoup de fils » : Le Nouveau Testament montre que nous devenons fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Nous sommes des enfants de Dieu par l’adoption.

« Tous issus d’un seul » : il ne s’agit pas d’Adam mais de Dieu, car il s’agit d’enfants spirituels et non d’enfants charnels.

Le verset 12 est la citation du:

Psaumes 22:23

23 Je publierai ton nom parmi mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

Le verset 13 est la citation de

Ésaïe 8:17-18

17 J’espère en l’Éternel, Qui cache sa face à la maison de Jacob; Je place en lui ma confiance.

18 Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, Nous sommes des signes et des présages en Israël, De la part de l’Éternel des armées, Qui habite sur la montagne de Sion.

Ainsi, les chrétiens sont en tant qu’enfants de Dieu associés au triomphe sur la mort et les souffrances de Jésus.

 Jésus parle des enfants que Dieu lui a donnés, et nous retrouvons cela en

Jean 17:6

6 J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole.

De la même façon qu’il est question de sa postérité en :

Ésaïe 53:10

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

4 – Hébreux chapitre 2:14-18 L’humanité de Jésus et ses souffrances

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction qui résulte de l’humiliation de Jésus

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Ce passage explique pourquoi Jésus devait prendre une chair semblable à la nôtre. C’était pour que son sacrifice soit effectif, c’est-à-dire valide.

v.14-15 : À quel pouvoir les croyants étaient-ils soumis ?

Jésus par sa mort a vaincu le diable et la mort, et ceux qui s’identifient à Christ, sont délivrés de Satan et de l’esclavage de la mort et du péché.

C’est par sa mort qu’il a anéanti le pouvoir de Satan, lui l’homme sans péché. C’est ainsi que nous pouvons comprendre les dernières tentations de Satan qui étaient de la provocation.

Matthieu 27:40-42

40 en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

Les chrétiens nés de nouveau sont délivrés de la crainte de la mort. Ce n’est pas le cas pour ceux qui ne sont pas enfants de Dieu, qui ne reconnaissent pas Jésus comme leur sauveur et qui ont peur de la mort. Cette crainte les maintient dans la servitude de la mort. L’enfant de Dieu au contraire, est assuré de la vie éternelle, et il est délivré de la mort.

1 Jean 3:8

8 Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Au verset 16 : « vient en aide » se traduit aussi par prendre la main, saisir, avec l’idée de sauver. Ceci est en rapport avec la rédemption. Cette même idée se retrouve en Hébreux 8:9 :

Hébreux 8:9

9 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

Le verset 17 qui commence par « En conséquence », veut dire: pour donner suite à tout ce qui vient d’être dit ! Ce verset explique la mission de Jésus :

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

Il est question pour la première fois de Jésus en tant que souverain sacrificateur, ce qui sera mentionné à plusieurs reprises par la suite dans cette épître.

Décomposons ce verset 17 :

L’expression, »il a dû être rendu« , indique une obligation, une nécessité, mais laquelle ? A être semblable en toutes choses à ses frères,

Quel est le but cette obligation ? « afin qu’il fût un souverain sacrificateur ».

Oui, mais comment ? En tant que sacrificateur « miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu ».

Pourquoi faire ? pour faire l’expiation des péchés du peuple .

Tout se trouve expliqué ici. Tout ce qui se dessinait dans les deux premiers chapîtres est clairement dit.

La chute est au verset 18 :

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Jésus venu en chair, a subi les mêmes tentations que les nôtres sauf que l’enjeu de celles-ci était le salut des âmes de l’humanité entière, et qu’il a résisté aux diverses tentations.

Jésus qui n’a pas chuté, est le seul capable de nous tendre la main pour nous aider à nous relever et nous permettre de poursuivre le chemin. Encore faut-il nous tourner vers lui pour obtenir miséricorde et son aide à nous relever.

Rappel des points essentiels de Hébreux 1 et Hébreux 2

Jésus est plus grand que les prophètes. Hébreux 1:1-3

Jésus est plus grand que les anges. Hébreux 1:4-14

Comment échapperons nous… Hébreux 2:1- 4

Humiliation de Jésus au-dessous des anges… Hébreux 2:5-18

v. 2:5-9 … Le fait = constat

v. 2:10-13 … La nécessité, la raison = le motif, il convenait

v. 2:14-18 …La bénédiction  = en conséquence