Romains chapitre 14 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Romains chapitre 14 : Les exhortations de Paul sont en relation avec le Seigneur, et portent sur la conduite à tenir pour le chrétien en tant que sujet du royaume de Dieu qui ne doit pas être un sujet de chute pour son prochain.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 15

Romains chapitre 14 : jugement, liberté et amour fraternel en Christ

1 – Introduction

Du chapitre 14 au chapitre 16 de l’épître aux romains, Paul parle de la morale pratique dans la vie sociale.

Avec le chapitre 14, va être abordé un autre aspect de la conduite à tenir autre que ceux déjà étudiés dans les chapitres précédents, et qui va aussi nous aider dans notre Foi. Nous sommes invités à nous reporter à 1 Corinthiens 10:13-33 au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, pour mieux comprendre ce chapitre mais aussi à Actes 21:25, et à Apocalypse 2:14, 20. Le premier verset à garder en mémoire est :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Nous pouvons parfois rencontrer des personnes qui sont faibles dans la foi et qui n’en ont pas conscience, ou qui veulent le cacher ou encore qui pensent être plus spirituelles que ce qu’elles sont. Avec tous ces gens là, il ne faut pas les heurter et leur laisser avoir une certaine attitude qui les amènent à comprendre que leur opinion est peut être fausse.  

Nous voyons qu’à la fin de ce premier verset de cette épître, il est parlé d’opinions et que le dernier verset de ce chapitre 14 parle de conviction. Tout ce qui n’est pas conviction est péché, y est il dit. Il y a un point important, c’est qu’une opinion est une vague idée, pas très précise alors que la conviction est une pensée bien arrêtée. Cependant, attention, une conviction n’est pas forcément la vérité. On peut être convaincu de quelque chose, et que cette chose soit fausse, et de ce fait être dans l’erreur. Quand deux convictions s’opposent, c’est que fatalement au moins une des deux est fausse et que les deux sont peut être fausses.

Il y a des choses qui sont clairement dites dans la Bible, sur lesquelles il n’y a pas sujet à discussion mais il y a par contre d’autres sujets où la position ne semble pas tranchée. C’est là où nous pouvons avoir plusieurs opinions. Pour autant, ce n’est pas parce que l’autre a une opinion qui est différente de la notre qu’il faut se quereller. Tout le problème, c’est que bien souvent, chacun dans une discussion, veut camper sur sa position et l’emporter à tout prix, et veut avoir raison. C’est ainsi que se créent des divisions. C’est comme cela que des sectes sont créées. Ainsi en élevant une doctrine, on trouve des baptistes, des pentecôtistes, des mennonites … L’objectif du chrétien doit être de rester dans un certain consensus, tant que les choses clairement dites dans la Parole ne sont pas remises en cause.

Nous devons bien garder en mémoire ce verset pour comprendre l’esprit dans lequel Paul nous enseigne, en nous rappelant le verset de :

2 Corinthiens 3:6

6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

Par conséquent, il faut toujours chercher l’esprit, l’esprit de la lettre, c’est à dire ce qu’il y a dernière ce qui est écrit. Les juifs disent avoir quatre interprétations des textes bibliques. La première interprétation est celle qui est littérale, puis l’interprétation allégorique….Même l’interprétation allégorique (imagée) doit rester conforme à l’interprétation littérale ce qui est très important. Quand Jésus parle de certaines choses, il donne des images. Cependant l’image donnée peut se comprendre sur un plan spirituel puisqu’il va parler du royaume des cieux mais il faut que cela soit en accord avec ce qui est dit simplement. Cela reste une image qu’il ne faut pas complétement déformée. Donc quand on dit l’esprit, l’esprit ne va pas s’opposer forcément à la lettre, mais l’esprit va nous donner la compréhension de la lettre. Par contre, si on est obtus, on va s’enfermer sur une interprétation et encore bien souvent pour un mot, il peut y avoir plusieurs interprétations possibles, plusieurs sens. Il faut faire très attention.

Avant de discuter des autres opinions, la première chose à faire est d’adopter une position d’humilité. Cette position d’humilité va faire que cela évitera que nous soyons dans la confrontation. On peut ne pas être d’accord mais il faut l’exprimer sans chercher à avoir le dessus. Bien souvent, en cherchant à avoir le dessus, on perd alors que, quand on laisse faire les choses, cela peut jouer. Il ne faut pas que cela soit notre chair qui parle. Il faut laisser parler l’esprit au travers de nous. Bien souvent, le fait de s’humilier, va faire que l’esprit qui est en nous, même pour des choses anodines, peut toucher le coeur de la personne qui se trouve en face de nous. Si au contraire, nous montrons de l’orgueil, l’Esprit n’est plus là. Le Saint Esprit ne va pas favoriser notre propre orgueil. C’est très important de comprendre cela. Gagner un combat, c’est peut être perdre une âme dans certains cas. Il ne faut jamais oublier que l’objectif du chrétien est de gagner les âmes.

Avant même d’aller dans une confrontation, il faut toujours penser quel est objectif que l’on se fixe. En effet, si on oublie l’objectif qu’on s’est fixé, on se laisse emporter par la discussion, et on perdra notre objectif et on passera à côté. Passer à côté, c’est quoi? C’est comme pour le péché. En hébreu, le mot péché, est manquer la cible. Le fait de dériver dans notre propos alors que nous nous étions fixé un objectif, va faire que nous n’allons pas atteindre l’objectif  que nous nous étions fixé. Dans certains cas, il vaut mieux en apparence perdre dans une discussion.

Il faut regarder à l’intérêt de l’autre avant son propre intérêt et considérer l’autre comme supérieur à soi même en ayant une attitude d’humilité.

Nous allons voir un peu plus en détail, certains sujets pour lesquels les gens ont tendance à vouloir discuter les opinions, à savoir les viandes sacrifiées aux idoles et les fêtes. 

Regardons ce qui est dit en Romains 12:3 et Philippiens 2:3

Romains 12:3

3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Philippiens 2:3

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ces deux versets confirment ce que nous venons de voir.

De Romains 14:1 à Romains 15:7, il est question de la liberté individuelle du croyant, notamment vis-à-vis des autres chrétiens. Ici, ne seront pas abordés les versets de Romains 15 qui sont un peu à part puisque dans les sept premiers de ce chapitre, il est question du modèle qui est Jésus. Pour ce qui est de la liberté individuelle du croyant notamment vis à vis des autres chrétiens, il faut que chacun agisse avec une bonne conscience et avec conviction. Ceci impose qu’il n’y ait aucune contrainte ni dans un sens ni dans l’autre, en se rappelant que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. En fonction de notre maturité spirituelle, nous avons une compréhension de la Bible qui peut être plus ou moins approfondie. Le problème du jeune converti, c’est que bien souvent, il va avoir peur d’être dans péché, et être de ce fait excessif dans un sens. Pour lui, tout peut lui apparaitre être un danger. Il convient de ne pas le choquer mais de l’amener progressivement à grandir et à comprendre. Un des versets à retenir dans ce chapitre de l’épître aux romains, est le verset 12.

Romains 14:12

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous sommes responsables de ce que nous disons, nous sommes responsables de ce que nous entendons et de ce que nous acceptons ou non. Nous sommes responsables de nous-mêmes par rapport à notre attitude. Dieu peut nous reprendre parce que nous avons eu une mauvaise attitude vis à vis des autres.

Il faut savoir que dans ses lettres, Paul traite des sujets en fonction des situations différentes que les chrétiens d’une église rencontrent. Il devait avoir des informations sur ce qui se passait dans telle ou telle église. A Rome, il devait y avoir des rivalités et des mauvaises compréhensions sur l’application des lois juives, et sur les viandes sacrifiées aux idoles. C’est ainsi que :

* Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul aborde le cas de chrétiens qui traînent les autres chrétiens devant les tribunaux civils, le cas de ceux qui tolèrent la désobéissance parmi eux au sujet du mariage et du divorce, etc.

et * Dans sa lettre aux Galates, il aborde la fausse doctrine selon laquelle les chrétiens pourraient être sauvés en pratiquant les œuvres de la loi juive (notamment, la circoncision).

* Dans sa lettre aux Colossiens, il aborde la fausse doctrine des gnostiques selon laquelle, il faudrait libérer l’esprit humain du corps humain, en pratiquant un ascétisme rigoureux (mortifier le corps).

(Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance cachée, non pas toute la connaissance, apporte à l’homme le salut.

Quand Paul parle aux romains des sujets qui aboutissent à une dispute, c’est parce que ce problème existait dans l’église de Rome, chacun voulant imposer son opinion.

Opinion ou conviction

Une opinion est une idée probable, quand la conviction est une doctrine fermement établie pour nous.

Observons que ce chapitre commence par opinion pour se terminer par conviction. Cela peut sous-entendre que Paul veut que nos opinions soient abandonnées pour avoir des convictions. Mais attention comme cela a déjà été dit, conviction ne veut pas dire vérité !

 C’est ainsi que Paul traitera dans ce chapitre 14, le problème de la nourriture et des fêtes.

A Rome, la communauté chrétienne était composée de juifs et de prosélytes qui s’étaient convertis. Le problème était pour les juifs de savoir comment se comporter par rapport aux six cent treize lois et réglements imposés dans le judaïsme. Pour les païens, qui avaient pratiqué l’idolâtrie, pouvaient ils consommer les viandes sacrifiées aux idoles vendues au marché moins chères que les autres. Quand on sait que la viande a été sacrifiée aux idoles, il faut s’abstenir de l’acheter. Si on ne le sait pas, on peut la manger tranquillement dans la mesure où prions pour sanctifier le repas.

Paul répond à ces deux points en :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Il est question ici des juifs et des païens qui sont tous sous l’autorité de Jésus qui a anéanti dans sa chair les ordonnances dans ses prescriptions (sous entendu les ordonnances juives). Ainsi, il n’y a plus ni juifs, ni grecs.

2-   La liberté et la responsabilité individuelle du croyant

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Que veut dire « celui qui est faible dans la foi ?

Ici, il ne s’agit pas ici de la foi en Jésus pour le salut. Le conseil de ce verset est pour la conduite du chrétien tous les jours. Il est question dans ce verset d’un frère récemment mais véritablement converti, qui est convaincu du salut en Jésus. A ce titre, il est l’égal d’un « vieux » chrétien, c’est à dire, depuis longtemps converti. Il n’est pas son inférieur. Dans ce verset, il est question de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire en tant que chrétiens. Si quelqu’un est faible dans la foi parce qu’il ne sait pas comment se comporter par rapport par exemple aux viandes sacrifiées, s’il a des scrupules sur ce qu’il convient de manger ou non comme par exemple boire ou non du vin, s’il est convaincu qu’il ne faut pas boire de vin par exemple, il faut le laisser ne pas boire de vin. Mais celui qui est convaincu qu’il ne doit pas boire de vin, ne doit pas non plus empêcher l’autre d’en boire d’une manière raisonnable.

Romains 14:2-3

Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.

Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

 Quand par exemple quelqu’un ne veut pas manger du porc, on ne doit pas de le critiquer.

Qui est faible ? Qui est fort ? Et comment chacun doit-il se comporter ?

D’abord, qui est faible dans la Foi ? Ce peut être une personne qui vient de venir à Jésus. Ce peut être aussi une personne chrétienne qui traverse des difficultés (maladie…) et qui de ce fait a une foi chancelante. Ce peut être encore une personne suffisante qui croit savoir, et qui par orgueil ne progresse pas ou encore une personne qui ne sait rien ou peu, parce qu’elle n’a pas pris et ne prend pas le temps d’étudier et de méditer la Parole de Dieu, et qui de ce fait est restée un bébé spirituel.

Vous voyez, il y a bien des raisons qui peuvent nous rendre faibles. Ce chapitre s’adresse en particulier à celui qui se croit fort dans la foi et à celui qui est fort. Ceux-ci, plutôt que de manifester de l’arrogance, devraient montrer qu’ils connaissent bien les Écritures. Le chrétien doit non seulement étudier les Écritures mais aussi être à l’écoute du Saint Esprit en toutes circonstances. Chaque personne peut être faible à un moment donné, ce qui doit amener à avoir de la compassion pour quelqu’un qui traverse un moment difficile.

Le fort en aucun cas, ne doit pas mépriser le faible et ne doit pas juger, voire condamner– Dieu nous accueille tous sans distinction.

Romains 14:4-5

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.

Nous n’avons pas à juger. C’est le maître qui doit juger. Qui est notre maître? C’est Jésus. Quand un enfant fait une bêtise, et qu’une personne qui n’est pas son père, le reprend, bien souvent l’enfant va dire : « toi, tu n’es pas mon père », en clair « je ne suis pas sous ton autorité ». Nous ne sommes pas l’autorité de l’autre pour lui dire « fais ceci, fais cela ». Ce que dit Paul en substance, c’est « laisse le Seigneur régler le problème » « car le Seigneur a le pouvoir d’affermir ». En clair, on n’a pas à juger le serviteur de Jésus, cela regarde son maître. Si une personne tombe, le rôle du chrétien est plutôt de la relever, de l’encourager mais en aucun cas de la juger ou de la condamner.

Nous allons maintenant aborder le sujet des fêtes chrétiennes. Un problème est survenu à propos des dates des fêtes . L’origine du problème est l’Église romaine. En effet, les fêtes de notre calendrier, ont été instituées par l’église catholique qui a voulu se démarquer du calendrier hébraïque, des fêtes juives pour rompre avec les juifs notamment du fait que dans le livre de l’Apocalypse, il est question de la synagogue de Satan. Or dans le grec, le mot utilisé  est « ecclesia »  qui veut dire église ou synagogue…  

On pourrait pu penser que le catholicisme aurait fixé à une date précise la date de la fête de Pâques par exemple parce que le calendrier juif afférent aux fêtes n’est pas simple par rapport à notre calendrier de trois cent soixante cinq jours. Or, la fête chrétienne de Pâques a été calculée d’une manière totalement incompréhensible, et tordue. Pourquoi Pâques n’a pas été fixée à la même date que les juifs, cette date ayant été fixée par Dieu à une date précise.  

La fête de Pâques devrait pas conséquent être fixée à Pessah (sortie d’Égypte) et la Pentecôte (le don du Saint-Esprit) à Chavouot (le don de la loi). Par ailleurs, pourquoi les chrétiens fêtent Pâques et la Pentecôte et pourquoi fêtent ils Noël  qui correspond exactement aux saturnales, fête eminnement païenne alors que la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue. Il aurait été plus logique de fêter Noël éventuellement au moment de la fête juive des lumières Hanouka dont le symbole est le chiffre 8, qui est aussi le symbole de Jésus, la lumière du monde. Il y a aussi une troisième fête dans les regalim (fêtes de l’Éternel). Il s’agit de Souccoth qui n’est pas fêté par les chrétiens. On devrait pourtant fêter cela d’une certaine façon pour dire au Seigneur de revenir. Il est dit en 1 Corinthiens 11 à propos de la Sainte Cène, « jusqu’à ce qu’il vienne ».

Nous avons par conséquent le problème avec certaines fêtes chrétiennes que certains veulent fêter et d’autres pas. L’important est la conviction que chacun a. Nous retrouvons aussi un problème à propos  des tenues vestimentaires. Que dit la Bible à ce sujet que tout est une question de sobriété, et de pudeur.

Les sujets de disputes sont sans fin hélas dans le corps de Christ.

Nous devons avoir des convictions, sans pour autant imposer notre conviction, et savoir être tolérant.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Cela ne doit pas être un sujet de désaccord , et suivons ce qui nous est dit en :

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ?

Imaginons que nous ayons chacun des serviteurs. Chacun dans ce cas, est libre ou non de laisser son serviteur faire telle chose. Il en va de la responsabilité du maître du serviteur et non pas de l’autre, pour laisser agir le serviteur selon sa convenance.

Romains 14:6-7

Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.

Faites ce que vous faites pour le Seigneur, selon ce qui est dit en :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

Romains 14:8-9

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Nous devons faire attention à l’uniformité et à la conformité. Certaines églises ou chrétiens influents veulent imposer telle ou telle règle. Ceci est un problème et n’est pas forcément bon. Il faut être en harmonie. Paul nous exhorte à accepter l’autre dans sa différence dans sa conviction, et ses opinions. Le fait de vouloir camper sur une opinion veut dire qu’on veut laisser notre orgueil prendre le dessus et chercher à toutes forces à avoir raison. En faisant cela, on risque de se couper de la réalité et de la vérité parce qu’en faisant cela on ferme ses oreilles, ses yeux et on va tête baissée comme le cheval avec des œillères. Les gens qui font cela, oublient de manifester de l’amour.

Le chrétien doit suivre sa propre conviction, quitte à en changer quand il devient plus mature avec l’objectif de tout faire comme pour le Seigneur !

Colossiens 3:17 ; 23

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

3- La liberté chrétienne et la responsabilité envers Dieu

Car nous sommes au Seigneur, alors …

Romains 14:10-12

10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous comparaîtrons tous sans exception devant le tribunal de Dieu, donc :

Pourquoi juger, pourquoi mépriser les autres ? Car chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (règle de la responsabilité personnelle)

4- Le principe du bien du prochain

Romains 14:13-14 – Ne pas être une occasion de chute

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.

Il ne faut pas être une occasion de chute pour l’autre.

Discerner ce qui est agréable à Dieu ! Finalement, si notre obsession est d’être agréable à Dieu, on va être à son écoute pour savoir que faire pour cela dans nos agissements. Si on cherche à être agréable à Dieu, on cherchera à être agréable à l’autre, même s’il n’est pas du même avis. On va pouvoir discuter en toute gentillesse avec patience et bienveillance.

Il y a ce qui est objectivement vrai, c’est-à-dire écrit dans la Bible, et il y a ce qui est subjectivement vrai, car il n’existe pas d’enseignements sur le sujet. C’est dans ces domaines que les opinions peuvent diverger.

Romains 14:15 – Le frère pour lequel Christ est mort 

15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

Romains 14:16 – La liberté en Christ

16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

Un comportement arrogant peut être la cause d’une calomnie envers Dieu de la part d’un chrétien faible, voire de non chrétiens qui assistent à la scène. Il ne faut pas être pour un frère une cause de chute ou de scandale. Nous devons marcher selon l’amour. Nous devons manifester que Christ est en nous par la joie, par la paix, par la justice..

Romains 14:17-18 La liberté chrétienne et la communion fraternelle

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

Le Règne de Dieu n’est pas une affaire de nourriture ou de boisson. Notre préoccupation est la Justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint : voilà ce qui est agréable à Dieu. Il faut par conséquent, vivre en harmonie au sein des assemblées.

Romains 14:19-23

19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

En résumé, recherchons ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle.

Romains 14:21

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

Que rien qui puisse faire tomber ton frère.

Romains 14:22

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

Garde pour toi ta conviction en acceptant que l’autre puisse ne pas la partager. En effet, la conviction n’est pas vérité. Si on considère notre conviction comme la vérité, le dialogue n’est plus possible. La seule conviction que nous pouvons avoir qui soit vérité, c’est ce qui est écrit dans la Bible. A ce moment là, on peut conseiller à notre contradicteur de regarder dans la Bible.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Ce qui ne procède pas d’une conviction de foi est péché.

Un rappel du contexte de l’épître pour nous permettre de mieux comprendre ce chapitre. Les chrétiens de Rome étaient soit des juifs, soit des gentils. Par conséquent, ils n’avaient pas la même approche des choses de par leur arrière-plan religieux. De ce fait, ils s’opposaient sur certaines règles. Remarquons aussi l’amour, la tendresse dans les propos de Paul, qui change de la manière dont il parlait aux Galates avec lesquels, il employait un ton sévère.

5 – Une synthèse de ce chapitre

            Les conseils personnels

-a         Le chrétien ne doit pas porter de jugement sur les pratiques des autres concernant des faits qui sont sujet à interprétations diverses (V3). Il doit demander à recevoir la révélation par le Saint-Esprit.

-b         Chaque chrétien rendra compte à Dieu personnellement de ses actes. (V.12). Notre attitude doit aider l’autre et pas le forcer.

-c        Le chrétien bénéficie de la liberté des enfants de Dieu dans ses décisions. (V.14, 20)

-d         Le chrétien ne doit commettre aucun acte qui serait condamné par sa conscience. (V.22)

-e         Le chrétien doit suivre l’exemple de Jésus-Christ. (ce qui sera vu au chapitre.15 :1-3 ultérieurement)

Les conseils envers les autres

-f         Le chrétien ne doit rien faire qui soit une pierre d’achoppement pour ses frères. (V.13)

-g         Le chrétien doit rechercher ce qui édifie ses frères. (V.19)

-h         Le chrétien doit même renoncer volontairement à certaines habitudes par égard pour ses frères plus faibles dans la foi. (V.21)

   Liste des règles de Paul relatives aux sujets qui prêtent à discussion :

– a.      Ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas mon opinion ;

– b.      Ne pas juger ceux dont je pense qu’ils ne respectent pas les bons standards de vie ; 

– c.       Le standard d’une personne peut ne pas être le même que pour une autre ; et, 

– d.      Si nous avons un autre standard, ne le mettons pas en application en face de ceux qui n’ont pas encore intégré les trois premières règles !

 Revenons aux deux exemples pris par Paul, car chose surprenante, ces deux exemples sont toujours d’actualité.

1 Corinthiens 8:1-3

Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. –La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

3    Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. » 

Les premiers chrétiens avaient pour arrière-plan religieux, soit le Judaïsme, soit le paganisme. Les uns comme les autres étaient habitués à des pratiques religieuses particulières.

–           Soit ils voulaient les réintroduire et forcer les gens à les pratiquer (juifs)

–           Soit ils voulaient s’en séparer ou faire accepter les leurs(païens) ; et rejeter les rites juifs

Le problème est toujours l’équilibre, « que dois-je faire ? qu’est-ce qui est bon et juste ?» Comment agir en toute bonne conscience. C’est un problème que nous connaissons tous aujourd’hui encore. Cette interrogation est un signe, celui de notre besoin de maturité. Nous devons agir et avoir la conscience en paix, après avoir cherché la volonté de Dieu dans ce ou ces domaines.

Les viandes sacrifiées : aujourd’hui nous parlerions des viandes Hallal ou des aliments offerts sur l’autel des ancêtres dans le bouddhisme ou dans d’autres religions.

Le faible dans la foi (d’origine juive) voulait pratiquer les rites juifs, des sacrifices au Temple, respecter le shabbat, les fêtes juives, respecter les interdictions alimentaires.

Le faible dans la foi (d’origine païenne) se sentait souillé par les rites et pratiques païennes de viandes sacrifiées, revendues au marché à bas prix car elles avaient été offertes à des divinités païennes. Du coup, les faibles dans la foi, afin de ne pas pécher contre Dieu, ne mangeaient que des légumes.

Revenons sur les versets clés de ce chapitre.
  • La responsabilité personnelle vis-à-vis de nous-mêmes et les autres, ne pas choquer l’autre, plus faible dans la foi. (versets 1, 4)

4    Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

  • Tout ce que nous faisons, faisons-le comme pour le Seigneur (v. 8)

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

  • Nous rendrons compte pour nous-même (v. 12)

12    Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

17    Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

  • Évitons les discussions vaines et recherchons la paix et l’édification mutuelle (v. 19)

19  Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20    Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21    Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22    Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !

  • Agissons par conviction (v.23)

23    Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

 Le danger que nous pouvons rencontrer dans nos assemblées est celui de la discussion qui dégénère en dispute, et qui conduit au trouble. C’est de cela dont Paul nous met en garde.

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Notre attitude doit avant tout être guidée par l’amour pour l’autre, et non pas manifester notre arrogance, notre orgueil, notre pseudo supériorité spirituelle de celui qui sait. Au travers de l’amour pour l’autre, c’est l’amour pour Jésus que nous témoignons.

Agir avec conviction et laisser le Saint-Esprit nous corriger car une conviction, n’est pas une vérité ! Demander au Saint-Esprit de nous éclairer les uns, les autres.

Pour résumer ce chapitre nous pouvons dire aussi que nous avons en Jésus-Christ, la liberté, mais que nous n’avons pas à abuser de cette liberté, et que cela est de notre responsabilité individuelle. Notre liberté ne doit pas provoquer la chute d’un frère en Christ, mais nous devons manifester une solidarité, la solidarité chrétienne. Le meilleur principe est celui de suivre Jésus-Christ, sans oublier que le Royaume de Dieu est avant tout la Justice, la paix, la joie.

            Nous verrons au chapitre suivant l’exemple de Jésus.

Romains chapitre 13 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

En Romains 13, Paul expose la suite de la mise en pratique de l’Évangile dont il a commencé à parler dans le chapitre précédent. Là, il présente la bonne façon pour un chrétien de se comporter face aux autorités et à son prochain.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 14

Romains chapitre 13 : soumission aux autorités et vie chrétienne

1-    Le troisième sacrifice : La soumission aux autorités (13:1-7)

Après avoir évoqué précédemment à la fin de l’étude de Romains 12, deux sacrifices à faire pour le chrétien, à savoir se laisser briser pour parvenir à l’humilité, et manifester de l’amour envers tous les hommes quels qu’ils soient, il est question maintenant d’un troisième sacrifice à faire, celui de se soumettre aux autorités.

Notre attitude – Que toute personne soit soumise aux autorités

Le chrétien vit dans le monde et de ce fait, se trouve placé sous diverses autorités : parents, professeurs, gouvernement, magistrats .….  Alors, la question est à de savoir quelle doit-être pour le chrétien la bonne manière de se comporter face à ces autorités.

Romains 13:1-2 ; Reconnaître les autorités comme venant de Dieu

Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

2 C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.

Dans un premier temps, il faut pouvoir reconnaître qui sont ces autorités et comprendre que celles-ci viennent de Dieu. En clair, quand nous obéissons à une autorité quel qu’en soit le type , nous obéissons à Dieu. Au delà de l’autorité, il y a Dieu. C’est pour cela qu’il faut obéir à l’autorité car sinon nous n’obéissons pas à Dieu.

Dans le verset 1, il est question d’autorités supérieures. C’est vrai qu’il est possible de se poser la question du pourquoi il est précisé « supérieures ». C’est parce qu’en tant nous mêmes qu’autorité, nous pourrions avoir une autorité supérieure. Ainsi en tant que père, nous avons une autorité sur nos enfants. En tant que mari, nous avons une autorité par rapport à notre épouse. Pour autant, nous avons d’autres autorités. De la même façon, on peut dire qu’au sein d’une assemblée, un responsable, un ancien, voire un diacre sont des autorités dans le domaine qui leur a été dévolu.  

C’est ainsi qu’un diacre va avoir une fonction bien définie et que son autorité ne va pouvoir s’exercer que dans le domaine qui lui a été confié. S’il n’est diacre que pour s’occuper de l’organisation des agapes, son autorité ne s’exercera que dans ce domaine mais pas, par exemple, dans le domaine du service du ménage, encore moins de la prédication. Il faut donc faire attention.

Il est important de replacer ce passage de Romains 13 dans son contexte historique. Il faut en effet savoir qu’à l’époque de Paul, il y a eu des troubles politiques dans la ville de Rome et que Suétone, auteur romain, écrit que l’empereur Claude expulsa tous les Juifs de Rome. Cet événement a eu lieu en l’an 49 de notre ère, à cause des troubles qui avaient surgi à propos d’un certain «Chrestus». Lorsque cet édit ne fut plus appliqué, de nombreux Juifs retournèrent à Rome. C’est ainsi qu’il est dit en:

Actes 18:2

Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome. Il se lia avec eux;

Les récits de Suétone, auteur païen, confirme ainsi la véracité de ce qui est dit dans la Bible. Paul a vécu notamment à l’époque de Néron qui a régné de 54 à 68 et les historiens estiment que l’épître aux Romains date des années 58-59. Le grand incendie de Rome qui a précédé la persécution des chrétiens date de l’an 64. Paul serait arrivé à Rome comme prisonnier en l’an 61, et sa mort serait intervenue dans les années qui ont suivies.

Reconnaissons que la situation que l’apôtre Paul a vécue, a été bien pire que la nôtre !

L’apôtre Pierre a fait la même exhortation à propos de la soumission aux autorités en:

1 Pierre 2:13-17 soumission aux autorités

13 Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain,

14 soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien.

15 Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés,

16étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu.

17 Honorez tout le monde ; aimez les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.

Cet apôtre continue en parlant de la soumission aux maîtres en :

1 Pierre 2:18-21

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement.

20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces,

Ainsi donc, il faut obéir à Dieu, à sa Parole, même s’il arrive de mauvaises choses. Il suffit de regarder l’attitude de Joseph qui a été mis dans un premier temps dans une citerne par ses frères qui voulaient le faire mourir, qui a été finalement vendu par ceux ci comme esclaves à des Amalécites, puis qui s’est retrouvé esclave en Égypte chez Potiphar le chef des gardes où il a été accusé faussement de viol, et mis en prison où il a été oublié. Entre la promesse de régner sur sa famille, qui lui avait été faite par Dieu à travers un songe, et le moment où il est devenu ministre de Pharaon, il s’est passé au moins dix sept ans. La Bible ne rapporte aucune plainte de sa part. Tout au long de cette longue période, Joseph a été soumis aux personnes qui avaient une autorité sur lui. Il est un type de Christ et le meilleur exemple de la soumission.

Par motif de conscience : Dès lors que Paul nous dit que la conscience est une raison pour obéir, cela aurait-il du sens de conclure que si le gouvernement est engagé dans de mauvaises choses ou pire, cela requiert de nous impliquer dans ces mauvaises choses comme par exemple l’avortement, l’euthanasie …? – Bien sûr que non ! Dans ces cas, la conscience est une raison pour ne pas obéir.

Au tribunal de Nuremberg, beaucoup de soldats allemands ont essayé de minimiser leurs actes en disant qu’ils avaient obéi aux ordres. Il en a été ainsi également pour des officiers supérieurs mais leur défense n’a pas fonctionné et ils ont été condamnés.

Quand nous regardons les autorités qui existent en France, et les hommes ou les femmes qui aspirent à exercer l’autorité suprême dans le pays, nous ne pouvons qu’être tristes. Il est parfois difficile de se dire que pour plaire à Dieu, il faut se soumettre à ces autorités. Si la personne est méprisable, il n’empêche que cela n’est pas une raison pour ne pas lui obéir. Quand un président est méprisable, il reste le président, et nous devons respecter la fonction de président. Cela n’est pas facile. Il faut obéir à la figure d’autorité et non à l’homme. En obéissant à la figure d’autorité, nous nous soumettons à Dieu, et nous ne contestons pas le choix de Dieu.

Pour résumer: les deux premiers versets de Romains 13 sont à retenir, pour notre conduite vis-à-vis des différentes formes d’autorité, car toute autorité vient de Dieu, et en obéissant à l’autorité, nous obéissons à Dieu. En désobéissant à l’autorité, nous désobéissons à Dieu (sauf dans le cas où les décisions de l’autorité sont ouvertement contraires à la volonté de Dieu et à ses commandements).

Il ne faut surtout pas oublier ce que dit Dieu en:

Proverbes 8:15

15 Par moi les rois règnent, Et les princes ordonnent ce qui est juste;

Notre Dieu est un Dieu d’ordre et il ne soutient pas tel ou tel, mais il refuse le désordre, l’anarchie. L’anarchie est le refus de toute forme d’autorité et c’est de fait le refus de l’autorité de Dieu. Il s’agit de la forme la plus pure de la rébellion. Si notre pays est dans l’état où il est, c’est sans doute parce que les chrétiens ne prient pas suffisamment pour leurs autorités, qu’ils n’ont pas tenu leur rôle. Il est dit aussi dans la bible que les autorités sont là pour nous permettre de vivre en paix. Les versets de 1 Timothée 2:2-3 prescrivent de prier pour les autorités afin qu’on puisse mener une vie paisible et tranquille. Manifestement, les chrétiens face à tout ce qui se passe dans dans notre pays, ne prient pas suffisamment pour cela.

En acceptant les figures d’autorité que Dieu a mis en place, le chrétien se soumet à la volonté de Dieu.

Romains 13:3-5 

Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité? Fais-le bien, et tu auras son approbation.

Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.

Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience.

Au verset 5, se retrouve la même expression « par motif de conscience » qui a été évoquée précédemment à propos du verset de 1 Pierre 2:19. Nous ne reviendrons pas sur celle-ci.

Paul ici nous invite à payer nos impôts pour que les magistrats puissent être embauchés et rémunérés par l’état pour leur travail. Quand il est dit « à payer nos impôts », il est bien sûr sous-entendu, sans tricher sur notre déclaration. Ceci est une forme d’obéissance à Dieu.

Romains 13:6-7 

6  C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction.

7 Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur.

Ces versets font penser à l’échange que Jésus a eu avec les scribes et les pharisiens alors que ceux-ci étaient venus le provoquer à propos du paiement du tribut à César. Cet événement est relaté en :

Matthieu 22:17-21 – l’impôt à César

17 Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?

18 Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?

19 Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

20 Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

La réponse de Jésus est admirable. En effet, à travers ces versets, il nous donne pour instruction de payer l’impôt et Paul confirme cela.

Voici maintenant sept figures d’autorité.

2 – Les sept autorités

Dieu a établi sept types de relations autorité-soumission sur la terre (Romains 13:1-2).

1- Dieu en Christ exerce l’autorité sur toutes les personnes et sur toutes les choses. Voici quelques références : (1 Corinthiens 11:3; Éphésiens 1:20-23; Colossiens 1:18).

2- L’homme a autorité sur la création de Dieu : terre, arbres, plantes et animaux (Genèse 1:28; 2:15-16; Psaumes 8:4-8).

3- Le mari a autorité sur la femme dans la relation conjugale (Genèse 3:16; Éphésiens 5:22-24; Colossiens 3:18; 1 Pierre 3:1-6) et dans les réunions officielles dans l’église (1 Corinthiens 11:3; 14:33-35; 1 Timothée 2:11-14 et 3:2-5)

4- Les parents ont autorité sur leurs enfants mineurs (Éphésiens 6:1-3; Colossiens 3:20).

5- Le gouvernement d’un pays a autorité sur ses citoyens (Romains 13:1-7; 1 Pierre 2:13-17).

6- L’employeur a autorité sur ses employés (Éphésiens 6:5-9; Colossiens 3:22-4:1; 1 Pierre 2:18-23). On peut d’ailleurs s’interroger à cet égard quant aux comportements des syndicats en France.

7- Les anciens d’une église ont autorité sur les membres de l’église (Actes 20:28; 1 Thessaloniciens 5:12; Hébreux 13:17).

Dieu a institué ces sept relations autorité-soumission, et l’homme ne doit pas chercher à les modifier. Chacune des autorités, a l’exception de la première, ont des responsabilités et une autorité limitée, la première autorité étant celle de Dieu et de Jésus qui est illimitée et supérieure à toutes les autres.

Dans ce verset 7 de Romains 13 : « rendez à tous, … à qui vous devez ». Puis verset 8 « ne devez rien », il faut comprendre qu’il s’agit dans le premier cas du devoir de régler une dette, et dans le second cas d’avoir une obligation d’amour envers son prochain.

3 – L’amour du chrétien envers le prochain

Le chrétien doit absolument prendre conscience de l’importance de l’amour dans ses relations avec tous les autres en ce compris tous les païens. Toutes nos actions doivent être conformes aux deux commandements de Dieu, à savoir d’aimer le Seigneur de toute sa force, de toute son âme et d’aimer tous les autres comme soi-même. En fin de compte tout est là, tout est dit. Quand une personne ne s’aime pas elle-même, elle offense Dieu (cf Psaumes 139-14), puisque c’est Dieu qui l’a créée et qu’elle conteste ainsi son créateur.

Pour le passage de Romains 13:8-10, il est important de garder en mémoire la parabole du bon samaritain de Luc 10:29-37 : … « Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même ».

Romains 13:8-10 

8 Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. »

En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

10 L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

Entre le verset 7 et le verset 8, l’expression « vous devez » est utilisé par cinq fois, et au verset 8 « Ne devez rien à personne’« . C’est comme si en quelque sorte, nous avions une dette par rapport aux personnes. Il ne s’agit pas d’une dette mais d’une obligation .

Paul joue sur le verbe devoir : Ne devez rien à personne, mais vous devez aimer les autres, non pas là dans le sens de dette, mais dans le sens d’une obligation venant de la part de Dieu.  L’amour ici revient dans les propos de Paul avec l’expression: celui qui aime, a accompli toute la Loi ! Nous qui sommes appelés chrétiens, des petits Christ en devenir, nous sommes appelés à être à l’image de Jésus. Si Jésus est Amour, nous sommes appelés à être amour, comme Lui. Nous devons veiller par conséquent à ce que nos actes ne nuisent en rien à autrui. En développant le fruit de l’Esprit de Galates 5:22, nous accomplissons toute la loi (verset 10).

De plus, Paul dit qu’il faut comprendre les temps dans lesquels nous sommes.

 Romains 13:11-12

11  Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.

Au verset 11, il est dit en clair que nous sommes dans l’attente du prochain retour du Seigneur et que c’est un motif supplémentaire pour être attentif aux exhortations pratiques, qui se résument dans l’invitation à réaliser la vie de Christ en nous. Il faut s’imaginer un instant la portée de ces propos, si Paul était présent au milieu de nous et nous les exprimait. Ces versets constituent un appel pressant à se réveiller!

L’image de celui qui dort, est celle de celui qui est inconscient de ce qui se passe autour de lui. Ces versets sont là pour nous parler de l’apathie spirituelle, de la léthargie vis-à-vis des choses de Dieu qui peut nous envahir.

Paul invite chacun à observer les évènements des temps présents et à les confronter à ce qui est dit des temps de la fin dans la Parole de Dieu. Il faut toujours revenir à ce qui est dit notamment en Matthieu 24 lorsque les apôtres demandent au Seigneur quels seront les signes de la fin du monde et de son avènement.

Paul au verset 12 donne l’image d’un homme qui, après avoir dormi, se lève. Pour prendre une image, cet homme retire sa chemise de nuit (Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres,) et s’habille pour le combat (revêtons les armes de la lumière). Il nous invite ainsi à marcher comme des enfants de Lumière.

 Romains 13:13-14

13 Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.

14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Pour comprendre la pensée de Paul, nous pouvons lire les versets 12 à 14 comme suit :

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres…13 loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.

14….et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Mais revêtons les armes de la lumière. c’est à dire : revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, Marchons honnêtement, comme en plein jour,

Revêtir les armes de la lumière sont selon Éphésiens 6 : la vérité pour ceinture, les chaussures de zèle que donne l’évangile de paix, le bouclier de la foi, le casque du salut, l’épée de l’esprit qui est la parole de Dieu. 

Paul revient ainsi sur ses recommandations de ne pas chercher à satisfaire nos sens. L’idée dans ces deux versets 13 et 14 est la sanctification pour nous préparer à accueillir Jésus lors de son retour. 

Revêtir Jésus-Christ, revient à être transformés selon :

1 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Et Éphésiens 4:13 ; 24

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

Pour résumer, l’apôtre Paul dans ce chapitre 13 de l’épître aux romains, invite chacun à être soumis aux autorités et à manifester de l’amour pour tous les autres.

Romains chapitre 12 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Romains chapitre 12 : L’apôtre Paul, après fait une présentation doctrinale de l’Évangile dans les huit premiers chapitres de son Épitre aux Romains, va maintenant présenter ce que doit être la mise en pratique de cette doctrine. C’est ainsi que dans ce chapitre 12, il va exposer la conduite à tenir par les chrétiens dans leur assemblée.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 13

Romains chapitre 12 : vivre selon la volonté de Dieu et l’amour

Introduction

En commençant l’étude de Romains 12, nous entamons la troisième partie de cet épître composée d’abord d’une partie doctrinale du chapitre 1 à 8, puis d’un complément avec les chapitres 9-10-11 relatifs à Israël. Les chapitres 12 à 15 quant à eux, constituent la partie pratique. Cela veut dire que tout ce qui a été énoncé pour la doctrine, va être développé pour la mise en pratique. Le chapitre 16 quant à lui, constitue le final de cette épître, final qui est réservé aux salutations et aux dernières recommandations.

1 – La morale individuelle et dans l’assemblée

Le sujet du chapitre 12 est la sanctification du chrétien. Déjà le chapitre 6 a enseigné que le fondement de la justification et de la sanctification, est l’identification du chrétien, ou son union spirituelle avec Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection. (Romains 6:2-7 ; 1 Corinthiens 1:30)

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Cette sanctification est importante selon ce qui est dit en :

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

L’union spirituelle du chrétien avec Jésus-Christ passe par le Saint-Esprit qui est en lui. Son identification à Jésus-Christ ne peut se comprendre qu’avec l’aide du Saint-Esprit qui est en lui parce que le Saint Esprit est l’Esprit de Jésus. Donc si l’Esprit de Jésus est en nous, nous avons une relation d’intimité en quelque sorte par le même Esprit avec Jésus. Les progrès dans la sanctification sont possibles parce que le chrétien appartient à Christ et parce que Christ agit dans sa vie par le Saint-Esprit. En clair, si nous ne sommes pas à Jésus-Christ, notre sanctification ne sera pas possible. C’est ainsi que nous pouvons comprendre :

Romains 6:10-11

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

En quelque sorte, on pourrait dire que ce verset résume tout le chapitre 12. Nous sommes donc morts au péché, à cette vie terrestre et nous sommes vivants pour Dieu.

Cette sanctification est progressive, dynamique. Il s’agit d’une marche de chaque jour sur le chemin de la sanctification pour devenir semblable à Jésus. Cette marche ne s’arrêtera qu’au dernier jour de notre vie.

La sanctification ne peut se comprendre qu’avec l’aide du Saint-Esprit à qui il faut laisser la direction de notre vie en apprenant à nous soumettre à lui. La sanctification doit se faire tous les jours, à chaque heure, à chaque instant. Il appartient à chacun de travailler à cette sanctification. Sans le Saint Esprit, rien n’est possible. Il suffit de regarder ce qui s’est passé avec le comportement des hébreux dans le désert. Ils n’avaient pas le Saint Esprit comme nous, nous pouvons l’avoir. Le Saint Esprit venait ponctuellement sur les prophètes pour apporter une parole venant de Dieu, mais en ce qui concerne les chrétiens, il y a une grande différence, c’est qu’ils ont l’aide du Saint Esprit à condition qu’ils en soient remplis.

Œuvrer avec le Saint-Esprit

Il ne suffit pas d’avoir le Saint Esprit en nous, si nous prenons celui-ci comme un trésor que nous enfermons au coffre fort ! Il faut le laisser agir en nous.

Jésus ressuscité règne au ciel et par son Esprit, le Saint-Esprit, il règne en nous. Le combat spirituel est avant tout un combat intérieur. C’est le combat de notre esprit dirigé par le Saint-Esprit contre la chair (Jean 6:63 ; Matthieu 26:41) parce que la chair a des désirs contraires à l’Esprit. La chair est faible et a du mal à résister au péché. Si elle n’est pas contrôlée, c’est elle qui va nous contrôler. Le problème est là. Notre chair est faible parce qu’elle est portée au péché, porté à tout ce qui est sensuel. 

Galates 5:17

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

Romains 12:1 : La véritable consécration et sa source

1   Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Ici se trouve presque tout le condensé du chapitre 12. Nous remarquons toutefois qu’il y a au début de ce verset une conjonction qui est le mot donc. Ainsi, le premier verset du chapitre 12 marque une transition avec cette conjonction, et introduit une conséquence sur tout ce qui vient d’être dit (les 11 chapitres précédents). Cependant, nous pouvons comprendre aussi que cela fait suite au verset de :

Romains 11:36

36 C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles !  Amen !

Tout d’abord, le ‘je vous exhorte donc’ du premier verset introduit bien l’intention d’exhorter de Paul, car nous avons dans ce seul chapitre 12 une véritable exhortation. En effet, tous les verbes et notamment les verbes être et avoir, à partir du verset 9 jusqu’au verset 21, sont à l’impératif.

Exhorter est la traduction du verbe grec  » parakaleo  » qui veut dire appeler à son coté, supplier, prier, chercher à convaincre à agir de telle façon, inciter. Donc Paul nous supplie de faire ce qu’il va dire. Quand il est dit: « Exhortez », cela veut dire chercher à convaincre, inciter à. Mais revenons à la suite de ce verset :

(v.1)  par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Raisonnable est la traduction de ‘’logikos’’, donc raisonnable dans le sens logique, naturel, qui va de soi.

Des repères historiques

Le temple de Jérusalem n’ayant été détruit qu’en l’an 70, le culte au moment où Paul écrit, devait encore y avoir lieu. La lettre aux romains quant à elle, a du être écrite dans les années 60. C’est sans doute à cause de cela que Paul a pris l’image du culte de cette époque avec le sacrifice offert.  Cependant, dans ce verset, il est question d’un sacrifice vivant ! Cela signifie que nous devons nous-mêmes faire le choix de monter sur l’autel et de nous offrir en sacrifice. Cela veut dire quand même, que certaines conditions doivent être réunies car ici, il n’est pas question du sacrifice d’un animal mort mais de nous vivants.

Que choisissait-on comme animal pour offrir en sacrifice au temple de Jérusalem ? Ce devait être un animal parfait, sans tâche ni défaut. En clair, pour s’offrir comme un sacrifice vivant, il faut être propre. Il faut donc passer avant de s’offrir, par la repentance, nous purifier, nous laver, passer par le baptême par immersion… Ce sont les conditions exigées de notre part. Avec l’expression culte agréable, il y a une analogie avec le sacrifice fait au temple. Ce point sous-entend aussi que nous sommes morts à nous-mêmes, que notre vie est dirigée par le Saint-Esprit et que nous ne faisons plus notre propre volonté mais celle de notre Seigneur et Maître, Jésus-Christ. Ce n’est qu’à cette condition que nous marcherons sur le chemin de sanctification. Cette exhortation découle du verset de :

Romains 6:13 ; 22

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

Tant que nous n’étions pas convertis, nous étions aux yeux de Dieu, comme morts. L’expression « vous avez pour fruit la sainteté » montre le résultat de la sanctification qui aboutit à la vie éternelle ou notre corps sera transformé en corps glorieux semblable à celui de Jésus ressuscité. Notre sanctification est une préparation à la transformation en corps glorieux comme il est écrit en :

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Le chrétien est appelé à livrer son corps à la sainteté et non à la convoitise de ses sens, en se soumettant à la volonté de Dieu. L’offrande du corps du chrétien est un culte spirituel. S’il est spirituel, il n’est donc pas physique. Il s’agit d’un travail intérieur, personnel qui est un combat spirituel et pour lequel nous aurons des oppositions. L’opposition est à l’intérieur de nous. Bien souvent, les gens parlent du combat spirituel à l’extérieur d’eux alors qu’il doit être d’abord et surtout en eux. Il est plus facile d’accuser les autres que soi-même alors que c’est nous mêmes qui sommes le problème.

Paul au verset 2, va expliquer comment faire par rapport à ce qui est dit au verset 1.

Romains 12:2 : La volonté de Dieu

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. 

Ce verset est à rapprocher de :

1 Jean 2:15

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

La bible invite chacun à être amour, ce qui implique d’être détaché du monde. Ce verset dit que deux modèles de vie sont possibles et qu’il nous faut choisir quel modèle nous voulons suivre.

« Ne vous conformez pas au siècle présent » signifie simplement qu’il ne faut pas imiter les gens du monde. C’est ce que les chrétiens faisaient avant leur conversion, et ce tout naturellement. Avec la conversion, les chrétiens ne vivent plus cela. Quand les gens les voient vivre, ils doivent constater qu’ils ne vivent pas comme eux par leurs actes, par leurs paroles. Ils doivent voir la différence. C’est pour cela qu’on parle de mise à part. Ceci est très important. Les chrétiens doivent assumer leur différence ce qui est une des choses les plus difficiles. Ils ne doivent ni avoir honte, ni peur. Il est écrit en Luc 9:26 que si une personne a honte de Jésus, il aura honte d’elle quand il viendra dans sa gloire.

Pour prendre un exemple, si un enfant est né dans une famille de voleurs, celui-ci tout naturellement va voler et ce tout simplement parce que pour lui, cela fait partie des choses naturelles, qu’il a apprises, ne serait ce qu’en regardant ce que faisait son entourage. Voler n’est qu’un exemple, cela pourrait être n’importe quoi d’autre. C’est pourquoi, nous voyons aujourd’hui beaucoup de familles divisées (divorce, avortement ….). C’est l’exemple du monde qui nous entoure qui joue d’une grande influence.

Paul explique comment nous vivions auparavant en :

Éphésiens 2:1-3

1    Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

2  dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… 

Tout ceci constitue le premier modèle qu’il faut rejeter.

Le deuxième modèle, le bon modèle, c’est Jésus qui doit être imité. Pour cela il faut se laisser : transformés par le renouvellement de l’intelligence. Comme il est dit en Romains 12:2, et Paul dans sa lettre aux éphésiens donne la marche à suivre.

Éphésiens 5:1-2

1 Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés;

et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.

Jésus s’est soumis à la volonté de son père. C’est cela le modèle à suivre.

Le mot « transformé » du verset 2 de cette épître aux romains, vient du grec : ‘Métamorphoo’, qui exprime un changement de nature, une métamorphose, mot traduit au sujet de Jésus par « transfiguré » en Matthieu 17:2.

Matthieu 17:2

Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Pour le chrétien tant qu’il est sur terre, sa transformation se fait lentement, progressivement.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Le « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire » sous-entend bien que cette transformation est progressive.

C’est en se laissant transformer par Dieu lui-même par son Saint-Esprit que nous pourrons respecter la norme de vie de Dieu et ce n’est qu’à cette condition. Cette norme de vie est celle qu’il a donnée dans la loi.

Nous nous soumettrons plus facilement à la volonté de Dieu si nous reconnaissons : « ce qui est bon, agréable et parfait« . Ce sera d’autant plus facile si nous reconnaissons pour vrai, le verset de:

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

La marche chrétienne est dans le dévouement à Dieu et dans l’obéissance. La vie du chrétien est une vie de soumission à la volonté d’autrui, en l’occurrence à la volonté de Dieu. Le chrétien doit par exemple obéir aux autorités qui ont été voulues par Dieu. Quand on obéit aux autorités qui sont au dessus de nous, nous faisons la volonté de Dieu. Si on ne le fait pas, on sort de la volonté de Dieu. On doit se soumettre tant que cette obéissance ne nous fait pas pécher vis à vis du Seigneur, et là c’est le Saint Esprit qui donnera la direction, d’où l’importance d’être rempli à déborder du Saint Esprit. Cette soumission est empreinte d’humilité et de dépendance qui se caractérise par la mort à soi-même.

Romains 12:3 : L’humilité dans le service

Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Avec ce verset, nous abordons la question de l’humilité dans le service. Il ne nous appartient pas de réclamer et de convoiter une fonction qui ne nous est pas destinée et que nous pensons devoir nous revenir de droit. Rien ne nous empêche par humilité de participer au service de ménage…Bien souvent, ce n’est pas ce genre de service que les gens recherchent mais plutôt d’être derrière un micro, d’être sur une estrade. Personne ne reprochera à quelqu’un de faire le ménage ou de rendre des services modestes. Comme il est dit en Ecclésiaste 9:10, que tout ce que ta main trouve à faire, fais le. C’est cela aussi l’humilité, plutôt que se dire « ce n’est pas digne de moi, c’est dégradant ».

Nous ne devons pas non plus avoir de la fausse modestie en faisant semblant, mais nous devons être humble. La véritable humilité est aussi de reconnaître ce que nous sommes, tout simplement. L’orgueil est la pierre d’achoppement qui est en chaque homme, et ce n’est que dans un lâché prise que nous pouvons parvenir à l’humilité. Cela passe par le brisement, le brisement de notre volonté, de ce que nous sommes en tant qu’être humain. La véritable humilité consiste à savoir être à sa place, ce qui veut dire être à sa place aujourd’hui.

Suivre l’exemple de David

Aujourd’hui, le Seigneur nous place à tel endroit, mais il peut nous placer après à une autre place. Il ne faut pas vouloir brûler les étapes en disant « cette place est pour moi ». Il faut laisser Dieu nous amener à cette place au moment voulu. Les gens reconnaîtront nos qualités, et les choses se feront naturellement, et cela se fera sous la direction du Seigneur. Prenons le simple exemple de David. Saül a été oint roi. Peu de temps après, parce qu’il a désobéi à Dieu, Samuel sur ordre de ce dernier, a oint David.

Ainsi David dès ce moment là était roi. Cependant il n’a jamais cherché à se débarrasser de Saül alors qu’il a eu plusieurs fois l’occasion de le faire, en le tuant alors que Saül, lui cherchait à le tuer. Pour David le problème était celui de Dieu. Il s’est dit qu’il ne régnerait comme roi qu’au temps fixé par celui-ci. David est le modèle à suivre pour cela. Le chrétien doit attendre le temps de Dieu pour exercer la fonction qu’il a prévue pour lui.

Philippiens 2:3, 5, 8

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Voilà ce qui est dit et qui est tout simple. Tout est très bien expliqué dans ces trois versets. Avoir une idée juste de soi même, ne veut pas dire que l’on ne peut pas prendre une position inférieure. Jésus savait pertinemment qu’il était Dieu. Cependant cela ne l’a pas empêché de s’abaisser jusqu’à se laisser condamner et subir le châtiment des criminels sur la croix, châtiment qui était la pire des humiliations.

Les versets de Romains 12:4-5 constituent le seul passage dans ce chapitre où il est question du corps de Christ en tant qu’Église.

Romains 12:4-5 : La vie du corps de Christ : l’Église !

Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction,

ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres.

L’orgueil de l’homme est égocentrique. Il l’amène à ne plus penser qu’à lui, à ramener tout à lui. Tout ce qu’il fait, est pour sa gloire. Beaucoup pour ne pas dire tous dans les assemblées chrétiennes, veulent être différents des autres, veulent être supérieurs aux autres en cherchant à être prophète, pasteur, et ce sans aucunement chercher la volonté de Dieu pour eux.  Paul dit dans ces deux versets que la vie chrétienne ne fonctionne pas ainsi.

L’Église, un corps

L’Église est formée d’un seul corps, et nous ne sommes qu’une partie de ce corps, ce qui crée une interdépendance. Paul veut dire par là que si nous voulons quelque chose d’harmonieux au sein de l’Église, il faut que chacun accomplisse la fonction pour laquelle il a été choisi par Dieu. Jésus, la tête de l’Église demande à ce que le nerf commande le muscle qui commande le bras qui commande la main pour cueillir la pomme. Ceci est bien sûr une image pour montrer que les membres du corps de Christ doivent agir pour que les ordres du Seigneur soient suivis, et que ce qu’il attend de nous, soit accompli.  Ce corps est rattaché à une tête Jésus-Christ. Nous pourrions donner comme image que le Saint-Esprit coule dans nos veines, qu’il lui donne la vie mais aussi le mouvement. 

En paraphrasant la pensée d’une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place, il peut être dit: une fonction pour chaque chrétien, et chaque chrétien à sa fonction. Une armée en ordre de bataille exige que chacun soit à sa place, le tout étant pour l’utilité commune, selon 1 Corinthiens 12:7. Il y a une fonction attribuée par Dieu à chaque chrétien, mais il faut que chaque chrétien exerce sa fonction, sans vouloir usurper celle d’un autre. Nous avons en :

Éphésiens 4:15-16

15 mais en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ.

16 C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour.

Dans les trois versets suivants, il est question de l’appel au service.

Romains 12:6-8 : L’appel au service

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Chaque membre d’une assemblée doit être à sa place, et remplir la fonction que Dieu lui a assignée, et pas une autre. Paul a dit des choses quasiment identiques à ses différents interlocuteurs. Ainsi en est-il dans sa lettre aux corinthiens en 1 Corinthiens 12:7. D’une manière générale, quand on étudie la Bible, ce qui est intéressant, c’est de trouver la même pensée (c’est là que nous pouvons voir que le Saint Esprit est à l’œuvre) chez Paul, chez Pierre, chez Jean, voire chez Jacques et Jude. Si chaque membre est à sa place, celui-ci doit bien remplir la fonction que Dieu lui a assignée que l’on utilise le terme de ministère ou de service. Les deux mots de ministre et serviteur veulent dire exactement la même chose, c’est à dire esclave.

Avertissements

Deux avertissements s’adressent à tous ceux qui exercent un service qui leur est accordé. Tout d’abord, il faut faire attention à ne pas confondre le prophète avec le diseur ou la diseuse de bonne aventure, ce dernier répondant aux aspirations des gens mus par l’orgueil de la vie, la convoitise de la chair, ce qui n’est pas ce que le Seigneur a envie de dire à ceux qui les consultent. Si le prophète peut annoncer des choses à venir, son rôle est celui de porte-voix de Dieu.

En général, quand il est le porte voix de Dieu, ce n’est jamais pour de bonnes choses, mais pour redresser. Il appelle le peuple à revenir dans les voies de Dieu. Il y a moins de prophètes aujourd’hui dans les assemblées, et ce particulièrement depuis la fin du temps apostolique, puisque aujourd’hui tous les écrits de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament sont rassemblés dans la Bible.

Dieu nous parle ainsi directement par la Bible, sans oublier que comme il est dit en Apocalypse 19-10, l’esprit de la prophétie, c’est le témoignage de Jésus. Par ailleurs, Dieu peut nous parler aussi par le biais d’une personne qu’elle soit prophète ou non. L’expression utilisée au verset 6 de cet épître aux Romains « en proportion de leur foi » peut s’interpréter en: ne pas aller au-delà de ce que Dieu dit. Si le prophète dit quelque chose qui va à l’encontre de ce qui est dit dans la Bible, il faut l’arrêter immédiatement et se détourner de lui. Le prophète avertit le peuple de Dieu. Un avertissement est donné en :

Jérémie 23:21-23

21 Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé.

22 S’ils avaient assisté à mon conseil, Ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, Et les faire revenir de leur mauvaise voie, De la méchanceté de leurs actions.

23 Ne suis-je un Dieu que de près, dit l’Éternel, Et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin?

Le travail du prophète est de faire revenir les hommes de leurs mauvaises voies, de leur méchanceté, de leurs mauvaises actions. Si Dieu est Dieu, qu’il soit près ou loin, il est toujours Dieu.

Regardez à propos du ministère, ce qui est dit en :

Colossiens 4:17

17 Et dites à Archippe: Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir.

Il faut demander au Seigneur d’indiquer le service qu’il attend de nous, et lui demander qu’il nous aide à bien le remplir, à être fidèle dans ce service. Le mot serviteur s’applique à tout le monde. Regardez ce que Paul disait à Timothée en :

1 Timothée 4:13-16

13 Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.

14 Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens.

15 Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous.

16 Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent.

Timothée très jeune, a été formé par Paul et puis a été envoyé en mission et chargé de s’occuper d’une assemblée. Cependant, il lui est demandé de continuer à se former pour pouvoir enseigner. En veillant sur lui-même et sur son enseignement, il se sauvera lui même, et il sauvera les gens qui l’écoutent. L’expression « Veille sur ton enseignement » veut dire que la personne qui enseigne ne doit pas dire ce qui lui passe par la tête, mais qu’elle doit veiller à porter la parole avec soin. Elle doit continuer encore et encore à étudier la Parole de Dieu et à se laisser conduire par le Saint Esprit.

Tout le monde ne pourra pas être sauvé, mais seulement ceux qui entendent et qui acceptent la Parole de Dieu.Ce n’est pas seulement entendre, mais c’est aussi juger, peser, accepter et croire ce qui est dit, et faire comme Jésus le dit :

Jean 5:30

30 Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Chacun peut appliquer ce verset à lui-même, à la différence près, que c’est Jésus qui nous envoie. Nous ne devons pas chercher à faire notre propre volonté, mais à faire la volonté de Jésus qui nous envoie. C’est une question de fidélité. Nous allons prendre l’ exemple de Barnabas qui arrive à Antioche ainsi que cela est relaté en :

Actes 11:23-25

23 Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.

24 Car c’était un homme de bien, plein d’Esprit Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur.

25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul;

C’est Barnabas qui avait amené Paul à Jérusalem et qui l’avait présenté aux apôtres. C’est lui qui en quelque sorte a expliqué ce qu’était devenu Paul parce que les gens tremblaient à la simple évocation de son nom, sachant comment il était avant. Là, Barnabas arrive à Antioche et voit qu’il y a une transformation des gens qui se convertissent. Il s’est dit qu’il n’était pas suffisant pour remplir la mission . Le Seigneur va en quelque sorte, le pousser à aller chercher Paul à Tarse qui avait le don d’exhortation, pour qu’il vienne à Antioche et l’aide dans le travail, les hommes de cette ville ayant besoin de plus de nourriture spirituelle. C’est ainsi qu’ils seront deux à travailler ensemble pour le ministère.

Si Barnabas avait marché par la chair, il aurait garder la gloire pour lui-même. Nous voyons hélas parfois des gens qui évitent de s’associer à telle ou telle personne qui pourraient vraiment les aider par peur que ceux-ci leur ravissent leur gloire. En réalité, ce qui s’est passé ici, ce n’est pas Paul qui a été l’aide de Barnabas, mais que c’est ce dernier qui est devenu l’aide de Paul.

la révélation par les petits détails

Bien souvent, ce sont dans les petits détails de la Bible que nous pouvons avoir une meilleure compréhension des choses. Barnabas a reconnu les qualités de Paul. Il faut dire que ce dernier avait une solide connaissance des Écritures (Ancien Testament), qu’il avait été touché par la puissance et la grâce de Dieu, qu’il avait passé trois ans en Arabie où il avait été enseigné directement par le Seigneur, chose que Barnabas n’avait pas eue. Quand nous regardons bien les premiers disciples, nous observons qu’ils étaient pleins d’humilité après avoir reçu le baptême du Saint Esprit, ce qui n’était pas le cas avant. Ils ne cherchaient pas à se battre pour jouer tel rôle ou tel rôle.

Il faut faire attention à deux choses : Si l’enseignement reste au niveau théorique, l’exhortation risque fort d’être légaliste (ce qui conduit à la mort). Au contraire, l’enseignement doit être pratique et produire vie.

2 – Les exhortations pour la conduite des croyants.

Nous entrons dans ce passage où Paul exhorte les croyants en employant trente fois des verbes à l’impératif.

Romains 12:9-16 : L’amour pour les autres

Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien.

10 Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques.

11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.

13 Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité.

14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.

15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent.

16 Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux.

Ceci a déjà été vu avec l’étude des précédents versets. Toute la première partie de ce passage, concerne l’amour envers les autres. La deuxième partie de cette fin de chapitre (versets 17-21) concerne la conduite à tenir vis à vis des autres qui consiste à ne pas nous venger.

Romains 12:17-21 : Ne pas se venger

17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.

18 S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

19 Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. (Hébreux 12:14)

20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.

21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

Voici toute la conduite à tenir face à la méchanceté des autres. Nous pouvons observer qu’à partir du verset 9, l’amour est cité en premier en précisant qu’il doit être sans hypocrisie, c’est à dire sincère. Ceci doit être la première qualité attendue du chrétien. L’amour dont il s’agit, est l’amour que Dieu déverse dans nos cœurs par le Saint-Esprit. C’est le maître mot de l’Évangile !

Jésus en Marc 12:30-31 dira « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second: tu aimeras ton prochain comme toi même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là« .

Donc, l’Ancien Testament, s’il est bien compris, et le Nouveau Testament, invitent à avoir de l’amour pour tous les hommes. Ceci est normal dans la mesure où Dieu est Amour et que les chrétiens sont appelés ses enfants. Par conséquent, ceux-ci doivent être des enfants remplis d’amour pour tous les hommes.

Romains 5:5

5 Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Dans ce verset, le mot grec agape signifie amour divin Il ne s’agit pas de l’amour humain (philae en grec) qui est un amour toujours intéressé, et qui attend un retour, une contrepartie. Dans ce verset, il est important de voir que c’est le Saint Esprit qui répand l’amour divin dans le cœur du chrétien.

1 Corinthiens 13:6

il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité;

Éphésiens 5:1-2

1 Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés;

et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.

La transformation du chrétien va s’opérer aussi sur un autre plan

Éphésiens 5:8

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Plus nous avancerons sur le chemin de sanctification, plus la lumière de Dieu sera en nous. Même si elle n’est pas visible, les autres la percevront, la détecteront.

La première piste à suivre est le fait qu’avant sa conversion, le chrétien, comme tout homme, vivait pour lui. Il centrait tout sur lui. Il développait son égoïsme et son égocentrisme. Cet égoïsme et cet égocentrisme allaient de pair avec l’orgueil qui l’encourageait dans cette voie. C’est cette partie de l’être qui doit mourir. Le chrétien ne s’appartient plus, il appartient à Jésus qui l’a racheté. Dieu va lui demander trois sacrifices, le troisième est exposé en Romains 13 qui sera étudié ultérieurement. Les deux premiers sacrifice à faire sont les suivants:

3 – a)   Premier sacrifice : l’humilité

Le premier sacrifice de l’humilité consiste dans le brisement, le brisement de notre orgueil. En effet, l’humilité chez l’homme n’est pas naturelle. Il doit passer par le brisement. Au verset de Romains 12:3, Paul invite le chrétien à développer la modestie, l’humilité.

3  Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Il est nécessaire d’apprendre et de pratiquer l’humilité pour détruire l’orgueil ou du moins le contrôler, l’étouffer jusqu’à ce qu’il disparaisse. Pour cela, il faut laisser l’Esprit Saint contrôler notre vie.

Notre humilité témoignera de la mesure de foi que nous avons. L’humilité sera le vrai baromètre de la foi, car est-il pensable d’avoir une foi orgueilleuse ? L’orgueil qui se manifeste chez quelqu’un est bien le signe que le vieil homme en lui n’est pas mort, et que sa chair est encore au contrôle de sa vie.

Le don, ou la qualité spécifique de chacun n’est pas pour se mettre en valeur par rapport à l’autre, mais pour se mettre à son service. Il faut s’oublier en mourant à soi-même pour servir l’autre. Celui qui exerce un ministère n’est pas au-dessus des autres. Il est inférieur aux autres, puisque dans l’exercice de son ministère, il est à leur service. Voyez ce que dit Jésus en :

Matthieu 18:4

C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Jésus a montré l’exemple en faisant lui-même la démonstration de son humilité lorsqu’il a lavé les pieds des disciples ainsi que cela est relaté en Jean 13 :14-15. Il a mis cela en pratique en prenant la place d’un esclave pour que ses disciples comprennent bien. A l’époque, quand une personne rentrait dans une maison, la première chose qui se faisait, était qu’un esclave de la maison lave les pieds de l’invité. Jésus là, a pris la position la plus basse, celui de l’esclave, et il n’est pas possible d’être plus humble que le dernier des esclaves.

Ce qui se passe avec Dieu, c’est que tout ce qui est spirituel, est comme une image inversée du naturel, et inversement. Ce qui est élevé, sera abaissé, et ce qui sera abaissé sera élevé. Il y a ainsi une totale inversion des valeurs.

– b) Deuxième sacrifice : l’amour

Le deuxième sacrifice est l’amour.

Romains 12:9

9  Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien.

Ce verset pose des questions et il mérite qu’on s’y attarde. Pourquoi ? Parce que je dois aimer sans hypocrisie, sans arrière-pensée. L’hypocrisie chez les grecs était représentée par leur dieu Janus, le dieu aux deux visages. Le mot grec « agape » traduit par charité ou amour, est le mot pour parler d’amour divin comme cela a déjà été dit. C’est le niveau suprême de l’amour. Le mot charité a perdu de sa force dans notre société où il est plutôt associé à l’aumône, les œuvres de bienfaisance. Trop souvent les personnes cachent leur vraie nature derrière une charité extérieure, au point où l’on parle de « charity business » deux mots bien incompatibles, mais qui révèle la fausse charité, le faux amour.

Le mot grec « Anupokritos » traduit ici par sans hypocrisie, peut aussi être traduit par sincère. Ces deux expressions se complètent bien, et se renforcent. Cet amour s’exprime sans arrière-pensée.

Ce verset à lui seul pose bien des questions, et mérite de s’y attarder.

– 1 Je dois aimer sans arrière-pensées (ex : ne pas dire du bien devant, et du mal derrière.)

– 2 Je dois avoir le mal (ce qui est mauvais) en horreur, l’avoir en aversion, l’abhorrer

-3 Au contraire, je dois m’attacher au bien

la mise en pratique

Ainsi il faut :

Avoir le mal en horreur ce qui conduit à réprouver le péché, péché qui bien souvent s’expose ouvertement sur la place publique. Pour autant, cela doit se faire sans haine. Il faut apprendre à aimer le pécheur (ex : homosexuel….), tout en désapprouvant sa conduire, lui dire librement et sans agressivité que nous haïssons le péché (ex : l’homosexualité). Cependant plus que tout, nous devons haïr le mal, c’est-à-dire tout ce qui est mauvais en nous.

Il faut apprendre aussi une chose difficile, celle qui est de vivre en harmonie avec tout le monde, ce qui est plus que de vivre en paix. Cependant Paul dira :

Romains 12:18

18   S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

Bref dans la mesure du possible, de notre possible, la paix doit émaner de notre être, l’animosité devant venir des autres et en aucun cas de nous.

L’amour est une puissance, une très grande puissance.

L’amour a la puissance de la bombe atomique, mais nous ne savons pas l’utiliser. Dieu seul, Dieu qui est Amour pleinement, est capable de s’en servir parfaitement. C’est pourquoi, il est le tout puissant « El Shaddaï »

Là où il y a de la haine, du mal, nous devons manifester de l’amour, de la bonté, de la compassion. Ce sont toutes des valeurs qui ne sont pas de ce monde.

Dans ce passage de Romains 12:9-21 sont citées les quatre vertus de 2 Pierre 1:5-7 : l’amour, la patience, la piété et l’amitié fraternelle.

Les versets 18 à 21 de cette épître aux romains concernent l’attitude à adopter envers les païens avec lesquels nous pourrions être en conflit. Notre attitude doit être pacifique et nous devons chercher à établir une relation harmonieuse.

Pour mettre en pratique le verset 18, toujours dans la mesure du possible :

– Le chrétien ne doit pas se quereller avec les hommes

– Le chrétien s’efforce de réparer les relations brisées avec eux

– De plus, le chrétien leur fait du bien, sans oublier de bénir ceux qui le persécutent.

– Le chrétien doit être en paix

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Bref, le chrétien doit triompher du mal par le bien !

Notre attitude de bienveillance perturbera le méchant qui ne comprendra pas que nous puissions répondre à la méchanceté par de la gentillesse. Il s’interrogera car il s’attend à ce que nous agissions de la même façon que lui.

Notre modèle étant Jésus, il suffit de l’imiter après qu’il se soit fait arrêter dans le jardin de Gethsémané.

Il est intéressant de faire une comparaison entre Romains 12:9-18 et Galates 5:22 à propos du fruit de l’Esprit que doit produire le chrétien :

22 Mais le fruit de l’Esprit c’est :

En Galates 5:22 En Romains 12:9-18

– l’amour,                        – v.9-10 amour

– la joie,                                   – v.15 réjouissez-vous

– la paix,                                   – v.18 soyez en paix

– la patience,                           – v.12 patience

– la bonté,                                – v.17 rechercher le bien

– la bienveillance,                  – v.13 pourvoir, hospitalité

– la foi,                                     – v.11-19 laissez agir Dieu

– la douceur,                            – v.16  laissez-vous attirer par ce qui est humble

– la maîtrise de soi ;               – v.19 ne vous vengez pas

Romains chapitre 11 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le chapitre 11 de l’Epître aux Romains montre un revirement dans le raisonnement de Paul. Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! Il en est personnellement la preuve puisque lui-même est Israélite, de la postérité d’Abraham, pharisien, de la tribu de Benjamin.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 12

Romains chapitre 11 Israël, rejeté temporairement pour l’inclusion des nations

1 – Introduction

Romains 9 enseigne qu’il n’a jamais été dans le plan de Dieu de sauver chaque individu de la nation naturelle d’Israël. Cela découle de Romains 9:6 et de Deutéronome 7:6-10. Dieu a toujours eu le projet de ne sauver que ceux qu’il avait élus dans sa souveraineté, c’est-à-dire ceux qui sont venus à la foi comme il est dit en Romains 9:11.

La souveraineté de Dieu se comprend dans les normes qu’il exige pour qu’une personne soit sauvée. Il s’agit d’une personne qui a manifesté sa foi en Dieu comme l’ont fait Abraham, Isaac et Jacob, et après la venue de Jésus-Christ, de tous ceux qui ont cru à l’œuvre rédemptrice de celui-ci. c’est-à-dire de tous ceux qui sont venus à la foi.

cf. Actes 13:44-48

44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. (Matt. 21:43)

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre. (Ésaïe 42:6 ; 49:6)

48 Les païens se réjouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent.

Ce passage est à mettre en relation avec les versets de Galates 2:6-7 où il est dit que Pierre est l’apôtre des circoncis et que Paul est l’apôtre des incirconcis (des païens).  Il y est dit aussi que ceux qui sont les plus considérés quels qu’ils aient été considérés jadis, importe peu, Dieu ne faisant point acception des personnes. 

Par ailleurs, il est dit que même si Paul est l’apôtre des païens, c’est Pierre qui a été le premier à convertir des non juifs comme cela ressort d’Actes 10 avec Corneille quand il s’est déplacé à Césarée Maritime. Par ailleurs, si Paul est devenu l’apôtre des païens, il n’a pas pour autant cessé de prêcher aux juifs, de les disposer à écouter la Parole. Au point de vue mission, Pierre allait peut être plus vers les communautés juives dans la diaspora juive, alors que Paul allait au delà de ces lieux. Les autres apôtres évangélisaient aussi. 

2 Timothée 1:9-10

9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

10 et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile.

On a ici le côté de la grâce.

Romains 10 quant à lui, explique pourquoi Israël, en tant que nation, a échoué. Les Juifs dans leur ensemble ont essayé d’être sauvés par l’observance des œuvres de la loi, au lieu de l’être par la foi au Messie, Jésus-Christ. On voit que dès le début, à l’exemple d’Abraham, les hommes sont sauvés par la foi (Genèse 15:6), la chair rendant impossible l’observance de toute la loi comme le dit Romains 8:3. Donc les juifs ne pouvaient pas être justifiés par la chair, celle-ci rendant impossible l’observance de toute la loi.

Aujourd’hui, les gens qui disent qu’ils sont sauvés, qu’ils méritent d’aller au paradis parce que leur vie est correcte, qu’ils font de bonnes oeuvres, se trompent totalement, parce qu’il est impossible à l’homme d’obéir à toute la loi de Dieu par ses propres forces.

Quand quelqu’un vient de se convertir, il se trouve dans le temps de la sanctification, sur le chemin étroit et resserré  de Matthieu 7. Cela veut dire qu’il est censé suivre la loi. Cependant ce n’est pas par la chair qu’il réussira à faire cela. Seul l’Esprit de Dieu rend cela possible. C’est par l’Esprit de Jésus, l’Esprit Saint que le chrétien est appelé à tendre à avoir la stature de l’homme parfait, c’est à dire la stature de Jésus. L’autre image donnée par Paul, c’est de gloire en gloire, c’est à dire progressivement.

Plus le Saint Esprit est en quelqu’un, plus cette personne développe le fruit de l’Esprit de Galates 5:22 qui se résume en l’amour. Cela transparaîtra par l’aspect de la personne qui de sombre deviendra lumineuse. Son entourage constatera un grand changement dans sa vie. Si tel n’est pas le cas, c’est qu’il existe un problème.

Romains 11 enseigne que le dessein divin éternel pour les Juifs comme pour les non-Juifs se réalisera infailliblement et que la plénitude d’Israël comme la plénitude des païens seront sauvées !

Le verset 1 du chapitre 11 de Romains, marque un retournement dans la pensée de Paul exprimée au chapitre 10.

Romains 11:1

1 Je dis donc: Dieu a-t-il rejeté son peuple? Loin de là! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin.

Après avoir parlé de toute la difficulté que les juifs ont eu à venir à Jésus, il dit que les juifs ne sont pas oubliés. Ce verset contient la première preuve que Dieu n’a pas rejeté son peuple, puisque Paul fait partie de ce peuple après avoir persécuté les premiers chrétiens. De plus, celui-ci dit en:

2 Timothée 2:19

19 Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité.

Là nous avons dans ce verset de 2 Timothée 2:19, un éclairage pour bien comprendre le verset de Matthieu 7: 21 et 23 dans lesquels il est écrit :

21 Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n’entreront pas tous dans les royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux………..

23 Ceux Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Si on ne s’éloigne pas de l’iniquité, et si après la conversion on ne marche pas sur le chemin de sanctification comme nous l’avons expliqué, alors Jésus nous dira qu’il ne nous connait pas. Il est très important de bien comprendre ce que le chrétien est censé être et censé faire. Cela ne sert à rien de faire telle ou telle chose qui est accessoire, si on ne fait pas ce que Dieu demande, à savoir notre sanctification avec l’aide du Saint Esprit. En clair, ce n’est pas parce que vous vous prétendez être chrétien que vous l’êtes. Il est important que cela soit rappelé régulièrement dans les assemblées, car chacun doit se préparer à la rencontre avec son Dieu. Qui peut savoir quand aura lieu le retour de Jésus, ou quand l’heure de sa mort sonnera? Prépare-toi !

2- Le salut en Christ est trouvé par une partie des Israélites

La seconde preuve que Dieu n’a pas rejeté son peuple, c’est ce que Dieu dit à Élie en 1 Rois 19:18 et que Paul rapporte ici.

Romains 11:2-5

Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance. Ne savez-vous pas ce que l’Écriture rapporte d’Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël:

3 Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie?

Mais quelle réponse Dieu lui fait-il? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n’ont point fléchi le genou devant Baal.

De même aussi dans le temps présent il y un reste, selon l’élection de la grâce.

Quand on parle de reste, cela ne veut rien dire en terme de nombre. Si on prend Élie, celui-ci s’imaginait que le reste était lui seul. Dieu va lui dire qu’en réalité, il y avait sept mille hommes qui n’avait point fléchi le genou devant Baal.

1 Rois 19:18

18 Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé.

Le rejet du peuple d’Israël n’est que partiel

 Donc, quand il est question de reste, nous ne savons pas du tout ce que cela veut dire. Est que c’est dix pour cent de la population, est ce que c’est cinquante pour cent ?…On ne peut pas savoir. Par conséquent, il faut faire très attention si on veut parler du reste, parce que cela recouvre bien souvent un coté élitiste dans les discours de certains qui se croient supérieurs, et qui prétendent faire partie du reste. L’exemple d’Elie pris par Paul,  a pour but de montrer que Dieu du temps d’Elie, avait déjà mis de côté des personnes qui le servaient. Paul prend cet exemple pour faire comprendre que le rejet d’Israël n’est que partiel.

Pour comprendre pleinement la grâce en suivant le raisonnement de Paul dans cette épître, nous pouvons comparer avec le temps où la peine capitale existait encore en France. Un avocat pouvait faire un recours en grâce auprès du président de la république pour son client condamné à mort. Jusqu’à notre conversion à cause de nos péchés, nous étions tous condamnés à finir en enfer. Celui qui est véritablement converti, a un avocat, Jésus. C’est celui-ci qui intercède en sa faveur auprès du Père, comme il est dit en :

Romains 8:34

34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

Dieu nous fait grâce parce que Jésus le lui demande. Cependant pour cela, encore faut-il avoir foi en Jésus, et en son œuvre à la croix.

Romains 11:6

Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce; autrement l’œuvre n’est plus une œuvre.

Il n’est pas possible d’être à l’extérieur d’une porte et être en même temps à l’intérieur. Il n’existe pas d’entre deux. Soit nous vivons la grâce et nous sommes à l’intérieur, soit nous sommes à l’extérieur en cherchant le salut par les œuvres. Ce verset donne un sérieux avertissement. Il faut choisir. C’est la grâce ou les œuvres. Cela sous-entend que nous ne pouvons pas mélanger la grâce avec quoique ce soit d’autre car ce ne serait plus une grâce. La grâce exige qu’on s’abandonne à Dieu ce qui n’est pas facile parce que cela n’est pas dans la nature humaine. Certains ont tendance à vouloir faire quelque chose, à faire des œuvres pour obtenir le salut, alors que la grâce donne. Si on a reçu par grâce, cela ne sert à rien de chercher à faire quelque chose en plus pour obtenir. Il faut faire très attention en lisant trop vite les écrits de Paul et de Jacques. Ce dernier (Jacques 2:18) quand il parle des œuvres, parle des œuvres de la foi et non des œuvres de la loi. Cela veut dire que les chrétiens montrent leur foi par les œuvres qu’ils produisent sous la direction du Saint Esprit. Autrement dit, par leurs actes, par leur comportement, ils témoignent qu’ils ont la foi.

Certaines personnes veulent par exemple judaïser. En réalité, celles ci veulent meilleures que les autres avec certaines pratiques (circoncision…) C’est ce que l’apôtre Paul a reproché aux Galates comme cela est écrit en Galates. En tout cas, faire cela révèle l’orgueil de ces personnes. 

Romains 11:7-12

Quoi donc? Ce qu’Israël cherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, tandis que les autres ont été endurcis,

selon qu’il est écrit: Dieu leur a donné un esprit d’assoupissement, Des yeux pour ne point voir, Et des oreilles pour ne point entendre, Jusqu’à ce jour. Et David dit:

Que leur table soit pour eux un piège, Un filet, une occasion de chute, et une rétribution!

10 Que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir, Et tiens leur dos continuellement courbé!

11 Je dis donc: Est-ce pour tomber qu’ils ont bronché? Loin de là! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils soient excités à la jalousie.

12 Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi quand ils se convertiront tous.

Le verset 8 fait référence à Deutéronome 29:4

Mais, jusqu’à ce jour, l’Éternel ne vous a pas donné un cœur pour comprendre, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre.

Paul en Actes 13:46, va dire aux juifs qui l’ont rejeté et qui ne l’ont pas écouté, que puisqu’ils ont fait cela, il va se tourner vers les païens. Ainsi il va accomplir le plan de Dieu. Pourquoi les juifs ne l’ont-ils pas écouté? Parce qu’ils n’avaient pas les yeux pour voir et pas les yeux pour entendre. Beaucoup ont rejeté l’évangile annoncé par Paul, mais quelques uns ont cru. Il en sera toujours ainsi. Quand les gens nous rejettent, c’est Dieu qu’ils rejettent. Ce n’est pas nous qui convertissons mais c’est l’Esprit Saint qui convainc les personnes de se convertir. Notre rôle est juste de témoigner et de parler. La responsabilité de l’autre est d’entendre.

Galates 2:6-7

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point acception de personnes, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien.

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, –

Certains ont rejeté la prédication de l’Évangile de Paul, mais quelques-uns ont cru. Il en sera toujours ainsi ! Le rejet est partiel, mais il est aussi temporaire. Ceci est encourageant parce que des personnes à qui on a parlé de Jésus et qui ont rejeté le message, ne veut pas dire qu’elles ne viendront pas à Christ plus tard. Il est important de prier pour ces personnes.

Le rejet de Jésus par les juifs,  a permis la réconciliation du monde avec Dieu. Cependant,  il y aura un jour le rétablissement de la relation d’Israël avec Dieu selon la prophétie de Jérémie. 

Jérémie 31:1

1 En ce temps-là, dit l’Éternel, Je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, Et ils seront mon peuple.

 

Ici, c’est un futur qui est exprimé.

3- Le rejet d’Israël est temporaire :

Romains 11:13-15

13 Je vous le dis à vous, païens: en tant qu’apôtre des païens, je glorifie mon ministère,

14 afin, s’il est possible, d’exciter la jalousie de ceux de ma race, et d’en sauver quelques-uns.

15 Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts?

Susciter la jalousie ! Dieu cherche le moyen de toucher le cœur des juifs. Pour cela il va utiliser leur jalousie. Le meilleur exemple est ce qui se passe avec un enfant. Quand un enfant attend un cadeau de son père, et qu’il n’obtient pas ce qu’il voulait, il va dire qu’il ne veut pas du cadeau. Il va le dédaigner. Quand son père va récupérer l’objet offert et le donner à un autre enfant, à ce moment là, son fils, pensant que ce cadeau doit avoir de la valeur, va le saisir en disant « c’est à moi ». Pourquoi le païen aurait-il le salut alors que celui-ci m’était destiné en priorité ?

C’est ainsi que les quelques israélites qui ont écouté Paul et qui ont vu la conversion des païens sont venus aussi à la conversion. La question que tout homme devrait se poser est : est-ce que les croyants en Jésus-Christ sont au bénéfice d’une chose que je rejette ? Pourquoi laisser aux autres une grâce qui m’appartient de plein droit ? il faut susciter la jalousie des uns et des autres. Le salut est offert à tout le monde.

Nous avons ensuite le verset 16 qui sert de transition pour faire la liaison entre la branche et la racine. Le peuple juif est imagé en un olivier franc avec ses branches, et les païens en un olivier sauvage greffé sur l’olivier franc.

Romains 11:16-24

16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.

17 Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui était un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et rendu participant de la racine nourricière de l’olivier, (bénédictions)

18 ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.

19 Tu diras donc: Les branches ont été retranchées, afin que moi je sois greffé.

20 Cela est vrai; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains;

21 car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus.

22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté; autrement, tu seras aussi retranché.

23 Eux de même, s’ils ne persistent pas dans l’incrédulité, ils seront greffés; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau.

24 Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage, et greffé contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.

Pour prendre une autre image, l’ensemble des croyants en Jésus sont comme un arbre généalogique qui a pour tronc Abraham et les autres patriarches, mais la racine est Jésus. Les croyants juifs sont les branches, les juifs incroyants ont été retranchés et les païens croyants en Jésus figurent sur cet arbre comme des enfants adoptés. (ils sont greffés). Les juifs qui reviendront de leur incrédulité seront à nouveau greffés. La foi en Dieu est la sève, la vie. C’est la même image que Jésus utilise quand il parle du sarment. Quand celui-ci est détaché du cep, il ne produira rien.

4- La révélation du mystère concernant Israël

Romains 11:25-27

25    « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée.

26    Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés

27    Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés. 

Paul parle d’un mystère. Qui dit mystère dit mystérieux. Si c’est mystérieux, c’est qu’on ne sait pas de quoi il s’agit, que cela n’est pas révélé (Deutéronome 29:29). Cependant cela n’était pas révélé du temps de l’Ancien Testament mais au verset 26 de ce chapitre 11 de Romains, nous avons la révélation du mystère concernant Israël.

De quel mystère s’agit-il ? La réponse est donnée  en:

Éphésiens 3:2-6

si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous.

C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots.

En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ.

Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ.

Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus Christ par l’Évangile,

Ceci est clair. Il s’agit de l’évocation de l’épisode relaté en Actes 10 et 11 où les apôtres découvrent que le salut est aussi pour les païens.

Le verset 26 de ce chapitre 11 de Romains est une citation de :

 Ésaïe 59:20

Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Éternel.

Nous avons aussi :

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Le verset 33 fait penser à Ruth qui a dit à sa belle mère en Ruth 1:16: « ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ». Au verset 26 de Romains 11, quand il est question de tout Israël, c’est la réalisation de la parole de :

Zacharie 12:10

10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

Ces versets sont extraordinaires au plan prophétique avec l’expression « celui qu’ils ont percé » « fils unique » « comme on pleure sur un premier né ». Israël aussi est appelé le premier né lorsque Dieu parle à Moïse en Exode 4:22.

            Romains 11:28-29

28 En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères.

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. 

Il convient de se rappeler qu’il est dit en Actes 13:46 que Paul à pris la décision de se détourner des Israélites pour se tourner vers les païens. Cela voulait dire qu’il ne se contenterait plus de prêcher dans les synagogues. Ainsi, Paul a prêché par exemple dans l’aréopage à Athènes….

Nous ne nous attarderons pas sur le verset 29 qui expose que Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel parce qu’on pourrait donner de fausses interprétations. Cela n’est pas particulièrement évident. Ce verset est régulièrement cité par les uns et les autres. Cependant reste à savoir ce que contient le mot don et ce que contient le mot appel. Ce n’est pas le verset qui est en cause mais le sens qui est donné dans les différents dons car il en existe un certain nombre. L’amour, la patience… sont des dons de l’Esprit. Quand Dieu donne cela, il ne le retire pas. Qu’appelle t-on réellement un appel ? Certains vont traduire cela à leur profit quelquefois. Il est dangereux de vouloir tordre les écritures pour leur donner un sens que Dieu n’a pas donné.

Les versets 30 à 32 insistent sur le fait que Dieu ne fait pas de favoritisme,

Romains 11:30-32

30 De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde,

31 de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde.

32 Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous.

Depuis Romains 9 jusqu’à Romains 11, quand Paul écrit et particulièrement dans le passage du verset 25 à 32, il s’adresse à des païens pour parler des juifs. Il va dire par exemple à ces païens : « de même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde ». La désobéissance des juifs a fait que Dieu accorde sa miséricorde aux païens. Ainsi accordant sa miséricorde aux païens, il ne peut qu’accorder sa miséricorde aux juifs car il ne fait acception de personne. Juifs et païens sont semblables et ont besoin de la miséricorde de Dieu et Dieu fait miséricorde à tous sans exception.

Interprétation du verset 32 : la loi a montré que l’homme était incapable d’obéir à toute la loi. Ainsi tous les hommes sont enfermés dans la désobéissance. Cela montre qu’ils ont besoin d’un sauveur (un libérateur) par lequel ils peuvent obtenir la miséricorde de Dieu.

5- La sagesse de Dieu et la gloire de Dieu :


Romains 11:33

33 O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! 

Ce verset fait référence au verset de

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Nous ne pouvons qu’être admiratifs et reconnaissants à Dieu pour ce qu’Il est, et qu’être poussés à l’humilité et à ne pas vouloir le concurrencer par notre intelligence en lui disant « mais qu’est ce que tu fais ? pourquoi ceci, pourquoi cela ? ». Quand nous sommes dans une situation difficile, il est possible de crier à Dieu pour qu’il nous délivre. Sa réponse sera la paix qu’il mettra dans notre coeur dans l’épreuve que nous traversons.(Ésaïe 30:15 et Zacharie 4:6)

Romains 11:34-36

34    Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ?

35    Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ?

Le verset 34 est une citation de :

Ésaïe 40:13

« Qui a sondé l’esprit de l’Éternel, Et qui l’a éclairé de ses conseils ? »

Le verset 35 est une citation de :

Job 41:2

2  « De qui suis-je le débiteur ? Je le paierai. Sous le ciel tout m’appartient. »

Romains 11:36

36    C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! »

Ce verset 36 est une doxologie qui laisserait penser que Paul a terminé sa lettre et qu’il l’a reprise ensuite pour rédiger une partie pratique. En effet, les chapitres 12 et 15 sont la mise en pratique des onze premiers chapitres qui sont des chapitres doctrinaux.

La parabole du semeur de Matthieu 13:3-23

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le contexte de cette parabole du semeur est le suivant: Jésus est entouré d’une grande foule au bord de la mer de Galilée. Pour que sa voix puisse porter, il est monté dans une barque et s’est assis. C’est cette grande foule disparate, en ce compris les pharisiens qui n’arrêtaient pas de le contredire, qu’il va décrire dans cette parabole des quatre terrains et montrer ce que va être sa réaction par rapport à sa parole.

La parabole du semeur

1 – La parabole du semeur

Matthieu 13:3-23 ( Marc 4:1-20 ; Luc 8:4-15)

Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit:

Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent.

Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond;

mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.

Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l’étouffèrent.

Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cette parabole se termine par un avertissement :

Matthieu 13:9

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Le chapitre de Matthieu 13 marque un tournant dans l’enseignement de Jésus. En présence de l’opposition qu’il rencontre, il adresse maintenant ses enseignements essentiellement en paraboles et il donnera pour certaines l’explication aux disciples.

L’explication faite en privé aux disciples (v. 10-17)

10 Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaie : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!

17 Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

L’explication de ce changement est en Matthieu 13:15.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

Les gens qui s’opposaient à lui, endurcissaient leur cœur de plus en plus. Mais comme avec Pharaon, quand la personne a endurci son cœur jusqu’à un certain point, c’est Dieu lui-même qui va endurcir le cœur de la personne.

Exode 9:12

12 L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse.

C’est pourquoi, il nous est dit à plusieurs reprises :

Hébreux 3:15

15 pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

Ces personnes dont le coeur est endurci, ont entendu la Parole, et elles ont vu les miracles qui l’accompagnaient. Les pharisiens ont même accusé Jésus de chasser les démons par Béelzébul, le prince des démons. 

Voici ce qui est dit de ces personnes en :

Hébreux 6:4-8

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu;

8 mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

Ceci est un avertissement qu’il ne faut pas prendre à la légère !

.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

A la foule ! La société de l’époque est essentiellement agraire. C’est ainsi que beaucoup de paraboles traitent de la culture, mais aussi de la pêche, et des activités traditionnelles de l’époque.

Matthieu 13:2

Une grande foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.

Comme nous le voyons par l’explication donnée, Jésus s’adresse à ses disciples qui lui ont demandé pourquoi il parlait en parabole.

Matthieu 13:10-11

10 Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

Faisons attention à bien différencier les disciples des apôtres puisqu’il est dit en :

Marc 4:10

10 Lorsqu’il fut en particulier, ceux qui l’entouraient avec les douze l’interrogèrent sur les paraboles.

Le nombre de disciples était probablement de plus de soixante-dix puisque nous avons en:

Luc 10:1

1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Il faut comprendre que par le terme « autres disciples », les apôtres ne sont pas compris parmi ces soixante-dix.

.

3-  Le contexte :

Il n’y a pas ici de contexte particulier. Cette parabole n’est pas la réponse à la question d’un individu. Il s’agit d’un simple enseignement et Jésus profite de la présence d’une grande foule autour de lui pour donner cet enseignement.

Nous pouvons observer en étudiant les paraboles de Jésus qu’il ne s’attache pas à des règles de lieu ou de temps. Il saisit toutes les opportunités qui se présentent à lui pour communiquer son message. C’est déjà en soi un enseignement pour nous d’être vigilant aux circonstances pour parler de Jésus et de notre foi. Il faut être réactif pour porter la Parole de l’Évangile en toutes circonstances qui s’offrent à nous.

.

4-  Explication de la parabole

L’explication nous est donnée ici par Jésus lui-même, en réponse à la demande des disciples.

Matthieu 13:18-23
L’explication faite en privé aux disciples

18 Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.

19 Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

20 Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

21 mais il n’a pas de racines en lui-même, il croit pour un temps, et dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

22 Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Les observations sur les différents éléments

Le semeur n’est pas identifié spécifiquement. Dans un premier temps, ce semeur, c’est Jésus, mais nous sommes appelés à être des semeurs, soit par l’évangélisation, soit par l’enseignement, ou lors une simple conversation … C’est la proclamation qui compte, c’est le fait de semer. On est appelé à semer la parole sans nous préoccuper du terrain. La parabole montre que c’est la nature du terrain qui conditionne le résultat. Le Seigneur nous demande d’être fidèles et de ne pas déformer sa Parole. (ne pas être mauvais ou faux serviteurs)

La semence représente la Parole de Dieu, le message du royaume. Il faut attacher plus d’importance à la Parole de Dieu qu’à celles des hommes. Que cette Parole soit lue par nous, étudiée ou dite par une autre personne, elle est, et demeure la Parole de Dieu : la Bible. Il est question d’une même qualité de semence qui tombe dans les terrains.

Les différents terrains : Jésus a devant lui la foule qui est l’exemple même des quatre terrains. Le sol représente le cœur des personnes. De notre attitude de cœur dépendra la réponse que nous donnerons à la Parole, les différentes sortes de terrain représentant les différents types de personnes.

Les oiseaux sont l’image du diable et ceux qui, animés par le diable s’opposent à la Parole et cherchent à détruire, à enlever.

Les quatre terrains

Le sentier, le long du chemin: Les pharisiens endurcis, les hommes religieux dans le mauvais sens du terme peuvent être comparés à « le long du chemin ». Ils écoutent, mais il y a un rejet de la Parole.

Le sol pierreux symbolise la personne inconséquente sans réelle volonté. (J’voudrais bien, mais j’peux point !). Quand elle entend la parole, elle s’enflamme tout de suite, est exaltée mais manque de constance. La couche de terre n’est pas suffisante pour que la semence puisse aller en profondeur. La personne ne persiste pas dans la lecture de la bible et ne la médite pas. La semence doit être arrosée . Comment est arrosée la semence ? Par l’eau de la Parole. La Parole reste alors au niveau intellectuel et ne descend pas jusqu’à son cœur.

Les épines sont les plaisirs et les biens de ce monde qui détournent les personnes de la Parole. Elles acceptent la Parole et la comprennent mais elles font passer les choses du monde avant. Ces personnes sont plus préoccupées par les soucis de la vie que de la vie éternelle. Pour ces personnes, les avertissements ne manquent pas dans la Bible par exemple avec le jeune homme riche.

La bonne terre produit. Elle représente tous les disciples et les apôtres, chacun donnant du fruit différemment. C’est celui qui entend la Parole avec un cœur honnête et bon (Luc 8:15) et qui la met la Parole en pratique avec persévérance.

Comment recevons-nous la Parole de Dieu ?

Par notre réaction à la Parole, nous sommes identifiés à l’un ou l’autre terrain. Pour ce qui concerne le quatrième terrain, la quantité de fruits que nous porterons sera variable : 30 , 60 , 100. Le nombre produit n’est pas important. Le plus important, c’est que ce terrain produise. La condition du sol et sa production sont des détails essentiels pour le chrétien.

« Que celui qui a des oreilles » est une mise en garde qui se retrouve en Apocalypse 2 et 3 quand Jésus s’adresse aux sept églises.

Il faut entendre, comprendre, voire désirer la révélation, aspirer à la recevoir, retenir et la mettre en pratique.

Une étude approfondie à partir des trois évangiles

Il est important de lire les différents évangiles et de comparer la façon dont est rapportée cette parabole du semeur en Marc 13, en Marc 4 et en Luc 8. 

Luc 8:11 Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c’est la parole de Dieu.

Le premier terrain :

Matthieu 13:19Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

Marc 4 :15Les uns sont le long du chemin, où la parole est semée; quand ils l’ont entendue, aussitôt Satan vient et enlève la parole qui a été semée en eux.

Luc 8:12 Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.

  • Le cœur de cet homme est fermé, endurci. La parole ne peut pas entrer dans son coeur. Il ne veut pas entendre. Il ne sent pas concerné.
  • (Romains 11:7-10 et Hébreux 3:7-8) Satan est toujours prêt à enlever ce qui n’est pas accepté.
Le deuxième terrain :

Matthieu 13:20Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

Matthieu 13:21mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

Marc 4 :16Les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux; quand ils entendent la parole, ils la reçoivent d’abord avec joie;

Marc 4 :17mais ils n’ont pas de racine en eux-mêmes, ils manquent de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute

Luc 8:13Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

  • C’est la personne enthousiaste mais qui est inconséquente. Elle manque de persévérance et dès que survient une tribulation ou une persécution, ou même une tentation, elle abandonne la foi alors qu’il lui fallait résister.
  • On trouve des exemples de personnes de ce genre dans Matthieu 8:19-20 (le candidat disciple), Matthieu 19:16-22 (le jeune homme riche), Matthieu 26:14-16 (Judas Iscariot) et dans 2 Timothée 4:10 (Démas).
Le troisième terrain :

Matthieu 13:22Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

Marc 4:18 D’autres reçoivent la semence parmi les épines; ce sont ceux qui entendent la parole,

Marc 4:19mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse.

Luc 8:14 Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.

  • Le cœur de la personne est divisé. La personne a deux maîtres dont Mammon bien souvent qui l’emporte. Il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup d’argent pour tomber dans ce piège (Luc 16:13- deux maitres)
  • Nous ne pouvons pas parvenir à la maturité spirituelle si nous sommes préoccupés par autre chose. (Voir Jean 4:35-36 et Jean 15:16)
  • « car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. » (1 Jean 2:15-17)
Le quatrième terrain :

Matthieu 13:23Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Marc 4 :20D’autres reçoivent la semence dans la bonne terre; ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit, trente, soixante, et cent pour un.

 Luc 8:15 Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.

  • Comprendre et accepter la Parole est lié à la motivation et à la qualité de l’écoute. Il y a un désir de transformation par la Parole qui conduit au salut.
  • Ils retiennent la Parole (Luc 8:15)
  • 11 Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi. (Psaumes 119:11)
  • N’oublions pas de considérer notre propre personne comme un fruit : le fruit désigne la conversion, la croissance spirituelle, la consécration, qui conduisent à l’évangélisation et à la conversion des autres.

.

5- Les leçons pour nous à retenir 

La première chose à noter est que ce passage de Matthieu 13 contient deux enseignements.

Matthieu 13:3-8 : Le semeur et les quatre terrains, avec son explication en Matthieu 13:18-23

Matthieu 13:10-17 : Pourquoi parler en parabole ?

Avec Jésus, le royaume de Dieu est descendu sur terre, et il est en chacun des croyants en Jésus. Les paraboles sont des images pour nous parler du royaume de Dieu, ou comment entrer dans le royaume de Dieu.

La parabole du semeur dans Matthieu 13.3-23 concerne « la Parole de Dieu (Bible) dans le royaume de Dieu. » Voici son message essentiel: «la condition et l’attitude de notre cœur déterminera la réponse que nous donnerons à la Parole de Dieu ». Cette réponse déterminera le résultat dans notre vie.

Imitons Jésus qui enseignait dans tous les lieux, dans les synagogues, dans le temple, sur la montagne, dans une maison, au bord de l’eau, dans le désert, et même dans un cimetière.

Parler en tout temps et en tous lieux.

La révélation de la Parole est donnée à ceux qui ont le cœur bien disposé (un cœur honnête et bon). Pour ceux qui ont le cœur endurci, Dieu endurcira les cœurs comme il a endurci le cœur de Pharaon lors de l’épisode des dix plaies d’Égypte.

En Matthieu 13 : Le semeur sème, la semence tomba. Notre responsabilité est donc de semer, de porter la Parole sans nous préoccuper du résultat de celle-ci chez la personne et de la qualité du terrain. La personne qui voudra en savoir plus, nous demandera des explications, comme les disciples.

En Marc 4 : Les premiers entendent, mais Satan enlève, les autres reçoivent la Parole avec plus ou moins de bonheur.

« Que celui qui a des oreilles entendent » est un avertissement à prendre au sérieux.

Comme il est dit en Ésaïe 6:9-10

Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.

10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.

Jésus cite ces versets. Pour lui, l’expression « ne soit point guéri » veut tout bonnement dire « ne se soit point sauvé ». En fait dans le « ne se convertisse » est exprimé l’idée du salut. Dieu est un père pour celui qui se reconnait comme son enfant. Pour les autres, Dieu ne s’en occupe pas, tout comme un parent qui n’est responsable que de ses enfants, de leur éducation …

Dieu donne aussi un avertissement en Hébreux 3:13, 15

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

15 pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

Ne nous contentons pas de lire les paraboles comme de simples histoires, mais cherchons comprendre le sens que le Seigneur Jésus veut leur donner.

Recommandation de Jésus en Marc 4:13

 13 Il leur dit encore: Vous ne comprenez pas cette parabole? Comment donc comprendrez-vous toutes les paraboles?

.

Romains chapitre 10 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le chapitre 10 de l’Épître aux Romains concerne spécifiquement les juifs. Quand Paul est appelé l’apôtre des païens, il ne faut pas penser qu’il ne s’adressait qu’aux païens, loin de là. Son ministère s’exerçait certes en terre païenne et non en Judée et Samarie où les juifs étaient les plus nombreux. Cependant il suffit d’observer que dans chaque lieu où il allait, il commençait par aller prêcher dans la synagogue.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 11

Romains chapitre 10 : la foi en Jésus, clé du salut

Introduction

Dans Romains aux chapitres 9 à 11, Paul parle du rejet des juifs et du salut des non juifs croyants qui étaient déjà annoncés dans l’Ancien Testament. Un point peut rendre mal à l’aise, c’est celui concernant la prérogative souveraine de Dieu de sauver qui il veut et d’endurcir qui il veut, ce qui ne peut pas s’expliquer clairement au regard de ce que nous connaissons de Dieu, savoir : son équité, sa justice et son amour.

Comme il l’a été dit précédemment, Paul a prêché d’abord aux juifs en terre païenne. Cependant, dans son travail d’évangélisation, un virage a eu pris à Antioche de Pisidie.

Actes 13:44-46

44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Mettons nous un instant la place de Paul et de Barnabas. Si nous avons quelque chose de précieux à offrir gracieusement à des personnes et que celles-ci rejettent ce que nous leur proposons avec mépris, c’est dur pour nous ! Là à travers ces versets, on peut constater que les juifs jaloux n’étaient même pas disposés à écouter le message de Paul pour voir s’il était juste ou faux. Il est toujours possible de contredire quelqu’un, de s’opposer à un message dans la mesure où l’on considère qu’il n’est pas juste. Mais de là à injurier et à contredire systématiquement, il y a une marge. La parole de Paul est dure. La façon de parler de Paul constitue une bonne leçon pour les chrétiens « puisque vous vous jugez indignes », qui doivent veiller à toujours être justes, et à ne jamais prendre une décision pour quelqu’un d’autre.

En tant que chrétiens, nous avons quelque chose de précieux à offrir puisque c’est le salut, la vie éternelle que nous présentons. Cependant, nous pouvons nous trouver exactement dans la même situation que Paul et Barnabas. Dans ce cas, il ne faut pas prendre les injures pour nous mêmes. Dans ces circonstances, ce n’est pas le messager qui est rejeté mais c’est le message de Dieu qui est rejeté. Ceci est évidemment très grave pour ceux qui rejettent le message du salut, car en rejetant le message, c’est Dieu qu’ils  rejettent.

1 – Prêcher l’Évangile de Dieu aux perdus

Hélas, c’est bien souvent ce que nous vivons aujourd’hui quand nous parlons de Jésus et du salut par grâce. Si nous disons que le salut est gratuit, le raisonnement humain habituel veut que si c’est gratuit, cela n’a pas de valeur. Or c’est bien sûr tout le contraire. Si le salut nous est offert et qu’il est une grâce de Dieu, cela ne veut pas dire que celui qui aura accepté ce salut n’aura rien à faire et que cela ne lui coûtera pas. Le salut pourra coûter très cher par la suite. S’il est offert par Dieu, celui-ci a un cout puisqu’avec la conversion, la personne sauvée est amenée à changer sa façon de voir la vie, de changer sa façon de vivre avec le risque de perdre sa famille, ses relations, et d’être rejeté par la société… Aussi faut-il faire attention aux paroles que nous prononçons dans l’évangélisation. Il est toujours préférable de parler du salut par grâce au lieu de parler de salut gratuit.

Paul malgré la mauvais accueil de la part de certains juifs,  a continué à prêcher dans les synagogues et la meilleure preuve en est le verset de: 

Romains 10:1

1 Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés.

En effet, Paul, comme pharisien versé dans la connaissance des Écritures, était particulièrement bien placé pour parler à son peuple. Il pouvait répondre à toutes les questions qui lui étaient posées. Il pouvait répondre à tous ses contradicteurs parce qu’il était rompu aux Écritures.

Alors lors de l’évangélisation, pourquoi certains se convertissent à Jésus et d’autres pas? Cela reste un mystère pour nous, si ce n’est que certains sont convaincus par l’action du Saint Esprit en fonction de leur disposition de cœur. Alors, ne cherchons pas à comprendre, et contentons nous de faire notre part en annonçant l’évangile à tous, quels qu’ils soient, et prions pour que Dieu par son Saint Esprit touche les cœurs et qui entendent le message. L’élection est la prérogative de Dieu, et la proclamation de l’Évangile est notre devoir.

Romains 10:2-4

Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu;

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Ce passage oppose deux types de justice: la justice qui vient de la loi et la justice qui vient de la foi.

La justice qui vient de la loi, est la justice obtenue sous la contrainte des œuvres, sans joie. Les gens qui pratiquent la justice de la loi, font en quelque sorte leur propre justice et sorte de la justice de Dieu. Ils pensent qu’en faisant de bonnes oeuvres selon eux, ils plaisent à Dieu et méritent leur salut.

Paul explique que la véritable justice est celle qui vient de la foi. C’est la justice obtenue par amour, par l’abandon de soi et non par les oeuvres « Je m’en remets à Dieu et à son amour ». Les chrétiens doivent tendre à observer les commandements de Dieu mais doivent le faire avec confiance et amour pour Dieu. Il n’est pas possible de dissocier la foi et l’amour. Si on n’a pas foi en Dieu, une totale confiance,  on pratiquera la loi pour obtenir le salut, alors que le salut ne s’obtient que par la foi. La loi ne peut servir que de balise pour marcher sur le chemin étroit et resserré de la sanctification. La loi de Moïse telle que les gens la comprenaient, les mettait sous la contrainte, dans l’esclavage. Or Jésus nous a affranchis de la malédiction de la loi ainsi qu’il est écrit en Galates 3:13.

Israël n’a pas réussi à obtenir la justice de Dieu non seulement parce qu’il a refusé de se soumettre à la justice de Dieu mais aussi parce qu’il a cherché à établir sa propre justice. Ce passage n’est pas spécifique aux Israélites. Il est aussi vrai pour ceux qui ont entendu l’Évangile mais qui veulent établir leur propre justice, selon leur propre pensée, au lieu de chercher Dieu, sa pensée et sa volonté. Or il est dit en :

Ésaïe 55:8

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Il ne faut pas avoir une pensée, et vouloir l’attribuer à Dieu. Bien souvent, le raisonnement humain se trouve diamétralement opposé aux pensées de Dieu. Ceci est le plus souvent du à un problème de méconnaissance des Écritures et de mauvaises interprétations de celles-ci. Regardez le verset de:

Ésaïe 30:15

15 Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël: C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu!

Si nous prenons ce verset en considérant que notre salut est dans les mains de Dieu et que nous nous abandonnons à lui dans le calme et la confiance, il ne faut pas que la fin du verset s’applique à nous (vous ne l’avez pas voulu). C’est une question de choix. Trop souvent malheureusement, les gens veulent gagner leur salut. Or le salut s’obtient par grâce et vient de la foi seule en Jésus-Christ et en Jésus seul.

Depuis le début du ministère de Jésus, les juifs n’ont pas pris conscience qu’ils ne pouvaient pas obtenir le salut par les œuvres mais par la foi en Jésus seule.

Romains 10:4

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Le mot fin ici est la traduction du grec « telos »= fin, dans le sens de finalité, de but, tandis qu’en

Hébreux 6:16

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. 

Mettre fin qui est la traduction du mot grec « peras » se traduit aussi par mettre un terme, une extrémité, une limite, une frontière.

Le choix des mots change la compréhension du texte. Ici,  Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir, comme Il le dit même en :

            Matthieu 5:17

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. »

Jésus-Christ est la finalité de la Loi. La finalité de la loi était pour nous amener à Jésus, alors qu’en Hébreux 6:16, la fin signifie clôture, ce qui est bien différent de ce que veut dire le verset de Romains 10:4

C’est important de comprendre cela. Les juifs n’ont pas compris que l’objectif final de la loi était de les amener à Jésus ce que Paul explique parfaitement.

Le verset de Matthieu 5:17  est un des versets les plus importants du sermon sur la montagne. Jésus lui même dit qu’il est venu non pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Cela veut dire que la révélation de Jésus nous vient par les commandements. La sanctification qui doit suivre la conversion, est de marcher sur ce chemin étroit et resserré de Matthieu 7:14 ce qui demande de tendre à obéir à toute la loi pour ressembler de plus en plus à Jésus parce que nous l’aimons et nous voulons lui plaire en lui obéissant.

Tout homme qui voudrait par ses propres forces obéir à toute la loi, à un moment donné, va tomber sur une impasse. Il va se retrouver bloqué, se rendant compte de son impuissance à vouloir être juste par ses propres forces Et là, Jésus va se présenter avec un choix : accepter ou ne pas accepter. Au bout de la loi, Jésus est là qui propose sa grâce et qui peut ouvrir la porte étroite de la justification par la foi qui débouche sur le chemin resserré de la sanctification qui peut en rebuter quelques uns.

La loi doit amener à prendre conscience de notre impuissance à nous sauver par nous-mêmes et de notre besoin d’un sauveur. Nous ne pouvons pas obtenir la Justice de Dieu par nos propres forces, par notre propre justice, mais par Jésus. En cela Jésus est le but de la Loi. La Loi nous pousse à constater notre impuissance et à nous tourner vers Jésus pour obtenir par lui la Justice de Dieu. Nous sommes alors justifiés. Christ est l’accomplissement et la fin de la loi.

2 – l’Ancien Testament enseigne la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Donc, avec Jésus vient le salut par grâce.

Romains 10:5

5 En effet, Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi : L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Ce verset fait référence à un verset de l’Ancien Testament que les juifs connaissaient. Par conséquent, ceux-ci ne pouvaient donc pas contredire Paul. Il s’agit de:

Lévitique 18:5

Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Paul invite à faire un choix entre faire les œuvres de la Loi, ou faire les œuvres de la Foi  avec les trois versets suivants:

Romains 1:17

17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit: Le juste vivra par la foi. 

Galates 3:11

11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit: Le juste vivra par la foi. »

Hébreux 10:38

38 Et mon juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

Il y a une insistance sur ce fait que Le juste vivra par la foi. » . Ces versets font référence à :

Habacuc 2:4

4 Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi.

Avoir la foi, c’est manifester de l’amour pour Dieu qui désire que nous l’aimions. Et comment pouvons nous prouver tout simplement que nous l’aimons ? En manifestant de la foi vis à vis de lui et de sa parole. Nos actes manifestent plus notre foi que nos paroles et nos paroles et nos actes doivent être en adéquation si non ce serait être hypocrite.

La loi est la condition absolue pour la justification (salut). Le problème est qu’aucun être humain ne possède cette perfection. Par conséquent,  il a  besoin d’un Sauveur qui mérite cette justification et qui l’a lui impute (crédite, attribue, accorde).

La loi est la condition absolue de Dieu pour la sanctification. Elle est la norme d’une vie conforme à la volonté de Dieu. Pour l’homme, il  est impossible de respecter la loi,  d’où l’absolue nécessité d’être en Christ.

La loi est la norme absolue pour la sanctification. Ainsi aujourd’hui pour le chrétien, la loi doit être la norme de vie, conforme à la volonté de Dieu et cela n’est rendu possible qu’avec l’aide du Saint Esprit. Par conséquent, la sanctification ne peut pas se faire en dehors du Saint Esprit et de la Parole (Jean 17:17)

La loi est la norme absolue selon laquelle Dieu juge et condamne le péché. C’est à juste titre que Dieu exige que tous les péchés des hommes soient punis. Aucun homme ne peut répondre à l’exigence d’être sans péché. D’où la nécessité d’avoir un médiateur, un substitut.

Romains 10:6-8

6    Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi: Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel? c’est en faire descendre Christ;

7    ou: Qui descendra dans l’abîme? c’est faire remonter Christ d’entre les morts.

8    Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Ce passage de Romains est la transposition de

Deutéronome 30:11-14

11Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée.

12 Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises: Qui montera pour nous au ciel et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

13 Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises: Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

14 C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.

3 – La proclamation de la parole

Paul dit que la justice de Dieu vient par :

            v.6 – La première venue de Jésus-Christ;

            v.7 – La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts

par la proclamation de l’Évangile qui fait connaître la justice de Dieu en Jésus-Christ.

            v.8 – Par la parole de Dieu dans le cœur et la bouche

En Romains 1:16 il est écrit que l’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.

Il faut rappeler et ne pas oublier que la parole a une puissance. Une parole de malédiction va produire un effet. Toute parole a une puissance. Elle peut être positive ou négative. La proclamation de la Parole de Dieu quant à elle, a une extraordinaire et très grande puissance. Il est écrit en :

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Aussi est il très important dans nos temps de prières de proclamer la parole de Dieu pour rappeler à celui-ci ses promesses. C’est une invitation pour lui à exécuter sa parole.

Romains 10:9-11

9    Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10    Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11    Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Ce passage est le préambule du salut. Le problème est dans quelle mesure tu crois. Il y a plusieurs façons de comprendre le mot croire. Crois-tu intellectuellement ou  crois-tu de tout ton être ce qui est la marque d’une conviction. Il faut faire très attention à ce que veut dire un verset. Ces versets ne sont qu’une entrée en matière au salut car il faut passer par la repentance, passer par les eaux du baptême et ensuite marcher sur le chemin de la sanctification.  Ces versets sont  à mettre en parallèle avec celui de :

1 Corinthiens 15:1-4

1 Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré,

et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain.

Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

4 qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Ces quatre versets de 1 Corinthiens 15:1-4 sont le résumé de la Bible. Il nous faut nous les approprier en reconnaissant la seigneurie de Jésus, croire et proclamer (ou confesser)

Après avoir dit dans Romains 10 : 10-11 que le salut ne s’obtient pas par les œuvres, Paul nous dit dans ces versets comment obtenir le salut, comment être justifié aux yeux de Dieu. 

Il y a deux conditions pour être sauvé ! Ne nous arrêtons pas seulement à la première. Comme le dit le verset 10, le salut passe par le cœur puis par la bouche.

Matthieu 12:34 

34… de l’abondance du cœur la bouche parle 

C’est parce que tu crois dans ton cœur que Dieu a ressuscité Jésus, que tu proclames (confesses) de ta bouche le Seigneur Jésus, avec cette précision : croire dans ton cœur, c’est avoir la conviction profonde de …

Le cœur désigne ce qui est au plus profond de l’être humain, ses entrailles, sa volonté, ses émotions. C’est pourquoi, Salomon dit en :

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

«Croire et Confesser» n’ont pas la même fonction ni le même effet quant à la justification (salut). Confesser sans croire est vain, et ne trompe pas Jésus.

cf. Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Et croire sans confesser n’est pas mieux et n’est pas sincère. C’est avoir honte de Jésus et c’est très grave. Si nous croyons, nous sommes censés confesser, proclamer la Seigneurie de Jésus, témoigner et répondre ainsi à la grande mission de Matthieu 28:19-20. Les conséquences de ne pas confesser Jésus se trouve dans les versets de :

Luc 9:26

26 Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.

 cf. Matthieu 10:32

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

 Jean 12:42-43

42 Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue.

43 Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

Pour chacun de nous, il convient de mesurer la conséquence de nos choix et de nous rappeler de ces versets. Pour un chrétien qui chute, celui-ci peut toujours se repentir à l’instar de Pierre qui a renié Jésus par trois fois et que Jésus a restauré.

La foi dans le cœur est absolument indispensable au salut (cf. Jean 3:18, 36). Avec le fait de croire ou de ne pas croire, un jugement s’opère. Comme les œuvres bonnes, la confession de la bouche est la preuve de la foi authentique dans le cœur.

Un verset est à mettre en pratique pour les chrétiens, il s’agit de :

2 Corinthiens 4:13

13 Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Écriture: J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons,

Les personnes qui croient sincèrement, ne peuvent s’empêcher de dire ce qu’elles ont vu ou entendu ainsi qu’il est écrit en (Actes 4:20; Jean 4:15)

Actes 4:20

20 car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 Aussi nous sommes tous invités à parler. Il est écrit : ce que ta main trouve à faire, fais le. On peut dire aussi que si tu trouves l’opportunité de parler, parle. C’est le Seigneur qui créé les opportunités pour parler. Il n’est pas toujours facile de savoir à quel moment il faut parler. Pour cela, il faut avoir une disposition d’esprit, d’être à l’écoute du Saint Esprit, en bref d’être disponible.

4 – Il n’y a plus ni Juif, ni Grec

Romains 10:12-13

12 Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent.

13 Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Paul montre ici qu’il arrive à la même conclusion que Pierre à Césarée Maritime : il n’y a plus de différence entre le Juif et le Grec. Ainsi quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. L’Évangile s’adresse à tous !

Paul insiste sur le quiconque, puisque les Juifs ne se sont pas montrés meilleurs que les païens et que des païens ont été sauvés grâce à Pierre ainsi que cela est écrit en Actes 10. Le verset de Romains 12:13 est une citation d’un des versets du livre de Joël.

Joël 2:32

32 Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé; Le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Comme a dit l’Éternel, Et parmi les réchappés que l’Éternel appellera.

Le mot invoquer a pour signification : appeler à l’aide par la prière. Donc, quand on invoque le nom de l’Éternel, on appelle la puissance de Dieu par la prière.

Quand on lit qu’il n’y a plus ni juif, ni grec au temps de Paul, il est surprenant de voir à notre époque des chrétiens soit mépriser les juifs et être antisémites, soit les envier. Certaines personnes même, voudraient se trouver des racines juives, comme si cela allait les rendre supérieures aux autres chrétiens. Qu’est ce qu’un juif messianique, si ce n’est tout simplement un juif qui croit en Jésus comme nous qui sommes des gentils, croyons en Jésus. « Il n’y a plus ni juif, ni grec », il n’y a plus que des croyants en Jésus qui font partie du corps de Christ, de l’Épouse. L’esprit humain est souvent tortueux. Pourquoi vouloir s’identifier aux autres, tout en se distinguant et en voulant paraître supérieur et faire croire être ce qu’on n’est pas? Les gens qui font cela se fatiguent pour rien, car cela est vain ! Cette attitude est purement charnelle.

La diffusion mondiale de l’Évangile :

Romains 10:14-16

14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche?

15 Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!

16 Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication?

Paul parle des Israélites, mais aujourd’hui, tout homme quel qu’il soit, doit entendre l’Évangile. Ce n’est pas parce que les Juifs ont rejeté Jésus qu’il ne faut pas leur parler. Aujourd’hui, il nous faut parler à tout homme en dehors de toute considération de races, de couleurs, de religion. Ce passage est un envoi en mission. Chaque chrétien doit être en mission là où il se trouve déjà.

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Dans certaines bibles, il est écrit parole de Dieu au lieu de parole de Christ, ce qui n’est pas exact, puisque le mot grec est Christos qui veut dire Christ. Ce verset important à retenir est la raison qui découle des versets précédents 14-16. C’est parce que nous parlerons de l’Évangile, que les non croyants seront amenés à croire en Jésus. Il y a dans ce chapitre une insistance à ce que chaque chrétien parle de l’Évangile. Nous savons l’influence des paroles que nous entendons. Il en est de même pour les autres. Si nous sommes convertis, c’est parce que des personnes nous ont parlé. Alors faisons de même ! Et …

Matthieu 11:15

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

La foi n’est pas l’adhésion à une vérité, à un concept, mais à une personne : Jésus-Christ

Nous sommes tous mandatés pour annoncer l’Évangile, mais il est important d’avoir une bonne connaissance des Écritures pour annoncer la bonne nouvelle pour ne pas tordre les écritures et ne pas donner une interprétation qui ne serait pas juste. Il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions. Nous ne sommes pas appelés à interpréter la Parole à notre convenance, il faut lui être fidèle.

La responsabilité du chrétien est de parler, mais surtout en rapportant fidèlement la Parole. La responsabilité de l’auditeur est d’accepter et de se soumettre à la Parole.

Romains 10:18

18 Mais je dis: N’ont-ils pas entendu? Au contraire! Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde.

La Parole de Dieu et la connaissance de Jésus se sont répandues dans tout l’empire romain et au-delà par les Juifs qui, notamment, étaient venus à Jérusalem lors de la Pâque et de la Pentecôte et qui sont ensuite repartis dans leur pays où ils ont essaimé.

Romains 10:19-21

19 Mais je dis: Israël ne l’a-t-il pas su? Moïse le premier dit: J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est point une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence.

20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.

21 Mais au sujet d’Israël, il dit: J’ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant.

Le versait 20 du chapitre 10 de Romains est la reprise du verset d’Ésaïe 65:1 qui dit « Je me suis laissé trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas ». Le fait que les païens croient en Jésus doit susciter la jalousie des Israélites qui peuvent considérer qu’on les dépossède de ce qui leur appartient de droit, et cela afin de les amener à Jésus.

La jalousie est un des problèmes des humains. Il suffit de voir comment se comportent les enfants avec leurs jouets qu’ils délaissent et qu’ils veulent reprendre quand un autre enfant s’y intéresse. Pour Israël, c’est pareil. Les juifs avaient quelque chose qu’ils dédaignaient, chose qui leur était pourtant destinée. C’est pourquoi, Paul reprend la parole citée en Ésaïe « j’exciterai leur jalousie ». Les chrétiens doivent susciter la jalousie des juifs et pas seulement des juifs, mais de tout le monde. Ce passage de Romains 10: 19-21 est un rappel de :

Deutéronome 32:21

21 Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, Ils m’ont irrité par leurs vaines idoles; Et moi, j’exciterai leur jalousie par ce qui n’est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée

Il faut jouer avec les travers humains pour amener des personnes à la conversion. Ce chapitre s’adresse aux juifs, mais nous voyons quand même qu’il y a une grande insistance à proclamer la Parole, l’Évangile à tout le monde.

Une grande leçon de ce chapitre est l’invitation à proclamer l’évangile à tout le monde. Comment une personne pourrait-elle se tourner vers Jésus et lui donner sa vie si personne ne lui a jamais parlé de lui auparavant ?

Après que nous ayons parlé, la responsabilité appartient à chacun de croire ou de ne pas croire.

Luc 10:16

16 Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé.

Romains chapitre 9 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

La lettre aux Romains du chapitre 9 au chapitre 11 constitue une lettre dans la lettre parce que le sujet qui y est traité, s’adresse plus spécifiquement aux juifs convertis. Son objet est la révélation de la position d’Israël par rapport à l’élection des non juifs.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 10

Romains chapitre 9 : le mystère de l’élection divine et Israël

Introduction

Paul n’utilise plus, à l’exception d’une seule fois, le mot de Juifs mais celui d’Israélites pour qualifier spécifiquement les descendants de Jacob-Israël. Pourquoi ? Parce que le mot juif désigne logiquement les descendants de Juda. Cependant en grec, ce même mot désigne les Israélites et les habitants de Judée composée des descendants de Juda et de Benjamin. Pour rappel le royaume d’Israël était composé de dix tribus et celui de Juda de deux tribus qui étaient Juda et de Benjamin.

Paul commence par montrer à ses lecteurs qu’il n’a pas changé, qu’il était juif pratiquant scrupuleusement les règles juives, et que sa conversion ne l’a pas fait renier ses origines. Le chrétien né de nouveau peut connaître la même situation en étant considéré comme un traître qui provoque le trouble dans les rangs d’une assemblée traditionnelle, et ce quelle que soit son appellation. Pourquoi ? C’est simple ! Les membres de celles-ci considèrent détenir seuls la Vérité et que leur religion est la seule bonne, parce qu’elle est la leur, et qu’ils ne peuvent à leurs yeux pas se tromper. La conversion d’un de leurs membres (tournée vers Jésus) est prise comme une trahison, un changement de religion, alors que bien sûr, il ne s’agit pas de cela. La raison profonde de ce comportement est le refus de remettre en cause leur propre croyance alors que la conversion est le premier objectif à atteindre pour arriver au salut par Jésus qui est le vrai et unique but d’une vie de Foi.

Une question vient à l’esprit

Dieu aurait-il manqué à ses promesses de faire du peuple hébreu, le peuple élu par Lui ? Le peuple juif fait partie de la promesse.

Pour bien faire comprendre la promesse faite à Abraham, Paul distingue les enfants ou descendants d’Israël nés de la chair, des enfants nés de la promesse. Paul, au verset 6, reprend à sa façon un verset d’Ésaïe qui dit que:

 Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

De même que les Israélites ne font pas tous partie de la promesse, de même, tous les descendants d’Abraham, né d’Agar et de Kétura ne font pas non plus partie de la promesse. Nous ne devons jamais oublier que Dieu n’est pas homme pour mentir. Dieu a fait une promesse unilatérale, et inconditionnelle. Cependant Dieu est juste, et amour. Où serait l’Amour et la Justice si dès les temps anciens, les choses étaient arrêtées d’avance et figées.

Paul rappelle l’épisode relaté Exode 33:19 où Dieu répond à Moïse qui venait de lui demander de lui faire voir sa gloire.

Exode 33:19

19  L’Éternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. 

Nous avons ici une aide pour la compréhension de l’élection. Ce verset montre la souveraineté de Dieu. La bonté de Dieu n’est pas sans limite et c’est lui qui décide. L’élection ou non sera pour chaque humain en fonction de son comportement. C’est là où se joue l’équilibre entre le libre arbitre de l’homme et de la décision de Dieu en fonction de la position de celui-ci.

Le peuple d’Israël n’est pas le peuple élu au sens strict du terme. Cela veut dire que ce n’est pas le seul peuple élu. Si tel était le cas, cela voudrait dire que lui seul aurait le Salut. Dans ce cas, où serait la justice de Dieu ? Paul va faire à ce sujet un développement très intéressant.

Abraham eut plusieurs descendants Isaac, Ismaël, plus les six fils qu’il eut de Kétura. Or seul Isaac a pu revendiquer le titre de fils de la promesse.

De même Isaac eut deux fils Esaü et Jacob (Israël), et ces deux fils ne sont pas tous les deux, les fils de la promesse dans le sens où la promesse est prise dans un autre sens que la simple promesse d’une postérité charnelle. D’ailleurs, en Malachie 1:2, Dieu dit qu’il a aimé Jacob et qu’il a eu de la haine pour Esaü, Esaü à qui il a pourtant donné de grands biens matériels. En fait la promesse d’une descendance faite à Abraham est autant une descendance naturelle (enfant) qu’une descendance spirituelle. Abraham étant le père de la Foi, en cela il a une descendance spirituelle de fils et de petit fils tous animés par la Foi. Ainsi, nous sommes par la Foi, des descendants d’Abraham, des fils de la promesse quand nous sommes nés de nouveau. Les personnes juives à cause de leur choix personnel d’être incrédules à propos de l’oeuvre de Jésus Christ à la croix, ne font pas partie des descendants de la promesse tant qu’ils n’ont pas la foi en Jésus-Christ. Il en est de même du païen qui pourra faire partie du peuple de Dieu quand il aura foi en Dieu et en l’oeuvre de Jésus-Christ à la croix.

.

1 – Une description des privilèges d’Israël

 Romains 9:1-5

1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint Esprit:

J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel.

Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,

qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,

et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!

Les privilèges d’Israël dont il est question dans ces versets, était en quelque sorte une mise à part des israélites par rapport à l’ensemble des peuples de la terre, pour que ces Israélites connaissent Dieu, qu’ils le servent et qu’ils le fassent connaître au monde entier. Quand on parle de peuple témoin, cela est à double sens. Il s’agit du peuple qui témoigne de Dieu aux autres peuples, mais qui témoigne aussi à Dieu de ce que sont les autres peuples avec leur faiblesse, leurs défauts.

Actes 13:16-23

16 Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit: Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez!

17 Le Dieu de ce peuple d’Israël a choisi nos pères. Il mit ce peuple en honneur pendant son séjour au pays d’Égypte, et il l’en fit sortir par son bras puissant.

23 C’est de la postérité de David que Dieu, selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus.

Le chapitre 13 du livre des actes des apôtres, constitue une charnière. En effet, Paul va changer sa façon d’évangéliser. Au début, Paul et Silas allaient dans les synagogues et beaucoup de juifs venaient. Un grand nombre d’entre eux pris de jalousie, s’opposaient à Paul en le contredisant et en l’injuriant. Paul va leur dire que c’est à eux premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée, mais puisqu’ils la repoussent et qu’ils se jugent eux mêmes indignes de la vie éternelle, il va se tourner vers les païens. A partir de ce moment là, Paul va plus porter ses regards vers les païens.

Éphésiens 2:11-13

11 C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme,

12 souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

13 Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.

On va s’arrêter sur les versets 4 et 5 de Romains 9 où il est question d’adoption, de gloire, d’alliances, de promesses. Au verset 4 il est question de l’adoption. Cependant Israël n’est pas le seul, il est le premier né. A quel moment parle t-on d’Israël comme le premier né ? C’est en:

Exode 4:22

22 Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l’Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né.

Ceci est répété en:

Osée 11:1

1 Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.

Revenons sur les différents privilèges du peuple d’Israël :

La gloire : Cette gloire de Dieu s’est manifestée au peuple dans le désert par la colonne de nuée de jour et le feu pendant la nuit.

Exode 13:21-22

21 L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit.

22 La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.

Les alliances : Dieu a fait alliance avec Abraham. Il a confirmé son alliance avec Isaac, avec Jacob sans même parler de l’alliance pour la terre promise qu’il a faite au Sinaï avec Moïse. Il a aussi fait alliance avec David. Dieu a donc fait un certain nombre d’alliance avec le peuple d’Israël.

Il ne faut pas oublier aussi la promesse de la venue de Jésus en 1 Chroniques 17:11-14. Il y a là en quelque sorte un mélange entre Salomon et Jésus-Christ (j’affermirai son royaume pour toujours).

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Ici, c’est la nouvelle alliance qui est clairement annoncée, une alliance qui sera faite dans le cœur des gens. Ce sera une alliance personnelle avec les individus. Toujours dans les alliances, on a:

Galates 3:16-17

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

17 Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait une référence à la promesse qui a été faite à Abraham en Genèse 15:13 de faire sortir du pays d’Égypte ses descendants qui y auront été asservis pendant quatre cents ans.

La loi : quand on parle de loi, cela fait référence aux lois reçues par Moïse (Pentateuque ou Thora composé de cinq livres)

Le culte est le culte qui était célébré d’abord dans le tabernacle et ensuite dans le Temple de Jérusalem jusqu’à l’an 70.

Les promesses : différentes promesses sont évoquées qui ont été faites et que l’on trouve dans l’Ancien Testament. En effet, quand Paul parle des Écritures, il parle de l’ensemble des livres de l’Ancien Testament. Quand les personnes du Nouveau Testament parlent des Écritures, cela fait référence à l’Ancien Testament. Il n’est pas question du Nouveau Testament car à l’époque de Jésus et des apôtres il n’était pas encore écrit.

Les patriarches dont il est question sont Abraham, Isaac et Jacob.

Le Christ selon la chair : En final, Paul rappelle aux juifs comme aux non juifs que le Christ selon la chair, est issu du peuple juif. Les non juifs ne doivent pas oublier cela et ne pas le mettre à part, ce qui malheureusement se voit aujourd’hui chez certains qui extrait Jésus de ses racines juives. Charnellement, Jésus est issu du peuple juif.

.

2- Paul défend la fidélité de Dieu

Dans ce chapitre, Paul s’adresse principalement aux juifs.

Romains 9:6-13

Ce n’est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël,

et, pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais il est dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité,

c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.

Voici, en effet, la parole de la promesse: Je reviendrai à cette même époque, et Sara aura un fils.

10 Et, de plus, il en fut ainsi de Rebecca, qui conçut du seul Isaac notre père;

11 car, quoique les enfants ne soient pas encore nés et ils n’eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, –

12 il fut dit à Rebecca: L’aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu’il est écrit:

13 J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Ésaü.

La postérité d’Abraham, n’est pas tout Israël. Quand Paul dit Israël, il s’agit du peuple élu de Dieu. Cependant tout Israël naturel ne fait pas partie de la postérité d’Abraham au plan spirituel. Il y a les enfants naturels, et les enfants de la promesse. Quand on regarde les descendants de Jacob sur plusieurs générations, on voit que par leur comportement, certains sont sortis du peuple d’Israël parce qu’ils n’étaient plus dans la volonté de Dieu. Dieu fait alliance, mais il faut rester dans son alliance. L’alliance avec Dieu comporte des conditions. Il est très important de comprendre cela. Cette alliance n’a pas changé et a toujours des conditions. Ce n’est pas parce qu’on a pris les eaux du baptême qu’il est permis de faire n’importe quoi (cf Matthieu 7). Ainsi, Esaü par son choix, est un enfant naturel mais il n’est pas un enfant de la promesse, un enfant spirituel.

De la même façon des personnes se sont jointes à Israël alors qu’elles n’étaient pas d’Israël, et furent comptées comme en faisant partie parce qu’elles avaient manifesté leur foi en Dieu. Ainsi en a-t-il été de Rahab, Ruth …et il en est ainsi quelles que soient la couleur de peau, la race des personnes.

A cause de leur expression de foi, Dieu reconnait telles et telles personnes comme ses enfants.

Ésaïe 56:6-8

Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,

Le Seigneur, l’Éternel, parle, Lui qui rassemble les exilés d’Israël: Je réunirai d’autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés.

En Ésaïe, il est déjà question de rassembler avec le peuple juif les gens d’autres peuples pour faire un même peuple. N’oublions pas qu’au moment où Esaïe qui a vécu sous le règne de trois rois, parle, une partie des israélites (les dix tribus du nord) a déjà subi la déportation.

.

3 – La miséricorde de Dieu dépend de Sa volonté souveraine

Romains 9:14-18

14 Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

17 Car l’Écriture dit à Pharaon: Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.

18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

Par la grâce de Dieu, nous recevons de lui sa miséricorde et sa compassion. Cela vient de lui. Beaucoup de choses nous dépassent mais font partie du plan de Dieu. Par conséquent, il ne sert à rien de vouloir regimber. Au contraire, il faut être souples et nous soumettre en quelque sorte aux événements parce qu’en nous soumettant aux événements, nous nous soumettons aussi à la volonté de Dieu. Cela vaut mieux que chercher à réagir face à des événements que nous ne comprenons pas et que nous ne pouvons pas maîtriser. Ceci est aussi l’expression d’une confiance vis à vis de Dieu. Si Dieu veut que nous réagissions, il va se manifester. Cependant, il faut avoir une disposition de coeur, et de soumission. Dieu veut des personnes humbles et qui lui soient soumises.

Dieu est souverain, et il fait grâce à qui il veut faire grâce. (v. 15-16, et 18). Ce point est sujet à interrogation parce que la grâce s’oppose à la justice. La justice de Dieu serait-elle selon la pensée humaine de la justice ? Non! Elle lui est bien supérieure.

Il faut faire très attention de ne pas la comparer, et surtout ne pas remettre en question les actes de Dieu car ce serait se placer sur un pied d’égalité avec Lui. Il est possible de ne pas comprendre certaines choses. Pour autant, mettons en pratique le verset de Deutéronome 29:29 qui dit que « les choses cachées sont à l’Éternelle notre Dieu et que les choses révélées sont à nous et à nos enfants afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi ».

Donc quand on ne comprend pas, on doit se soumettre en en attendant une révélation éventuelle de Dieu. Celui-ci peut nous donner l’explication ou non. Alors attention à notre attitude.Reconnaissons simplement que nous ne savons pas et manifestons de la soumission à Dieu plutôt que de réagir.

Notre nature est pécheresse ( Romains 5:12 ; Psaumes 51:7 ; Job 14:4)

Selon la justice de Dieu nous méritions tous la mort, mais son amour fait qu’il sauve un grand nombre de personnes injustes. La grâce s’oppose à la justice. Dieu déclare qu’il aura compassion de qui il aura compassion et qu’il fera miséricorde à qui il fera miséricorde. Ceci est la souveraineté de Dieu.

En conclusion : Les gens ne deviennent pas enfants de Dieu par leur propre volonté ou leur décision. Ils deviennent enfants de Dieu uniquement en vertu de la volonté souveraine et déterminante de Dieu ! C’est un constat dont nul n’a à se glorifier. On ne peut pas se glorifier d’être chrétien par rapport à un autre qui n’est pas chrétien. On n’a aucune raison de se glorifier car il s’agit d’une grâce venant de Dieu. Par conséquent, cela doit conduire à l’humilité et à beaucoup de reconnaissance.

Romains 9:19-26

19 Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté?

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?

21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?

22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition,

23 et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire?

24 Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens,

25 selon qu’il le dit dans Osée: J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée;

26 et là où on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant.

Il est des choses que nous ne comprenons pas, mais nous devons les accepter. Comme nous l’avons dit précédemment, nous aurons la révélation au temps nécessaire, selon

Deutéronome 29:29

29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Nous pouvons toujours penser que Dieu a un plan, mais nous pouvons choisir comme Paul le rappelle ici en citant les versets d’Osée 2: 25-26 :

Osée 2:25

25 Je planterai pour moi Lo Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde; je dirai à Lo Ammi: Tu es mon peuple! et il répondra: Mon Dieu!

Le mot « Lo » veut dire non ou pas. Le mot Ruchama » veut dire miséricorde et l’expression « Lo Ammi » veut dire pas mon peuple. Pour comprendre ce qu’est le véritable peuple de Dieu, l’Israël spirituel, il faut se référer à : Galates 6:1-16 ; 2 Corinthiens 6:16-18 ; 1 Pierre 2:9-10.

Dieu adresse l’invitation à partager sa grâce. C’est par pure grâce que des gens qui autrefois n’étaient pas le peuple de Dieu, font maintenant partie du peuple de Dieu. (v.25-26)

Un reste d’Israël, et un reste des autres peuples seront sauvés, mais nous ne connaissons pas le nombre de personnes qui seront ces restes.

Romains 9:27-32

27 Ésaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël: Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé.

28 Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu.

29 Et, comme Ésaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe.

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

Beaucoup de passages de l’Ancien Testament parlent d’un reste. Ainsi en est-il de : Ésaïe 10:22-23 ; Jérémie 50:20 ; Joël 2:32 ; Michée 2:12. Dans ces quatre versets sont exprimées différentes idées. Si une grande partie du peuple juif a rejeté Jésus, nombreux sont ceux qui crurent en Jésus et furent sauvés.

Regardez le verset 27 de Romains 9, il est dit qu’un reste seulement sera sauvé. Il y a une relation entre ce verset et ce qui est dit en :

Jean 1:11-13

1Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Là encore avec ce verset, le chrétien n’a pas à se glorifier car ce n’est pas de sa volonté, de la volonté de la chair qu’il est devenu enfant de Dieu, mais c’est de la volonté de Dieu. Depuis le verset 20 de Romains 9, Paul justifie Dieu, en comparant les hommes (création) à des vases façonnés par le potier et Dieu (le créateur).

Le verset 29 de cette épître 9, cite Ésaïe 1:9 qui veut dire qu’Israël n’existerait plus et que nous aurions complètement disparu si Dieu ne nous avait pas sauvés.

Romains 9:30-32

30   Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31  tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32  Pourquoi ? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement 

Quelle est cette pierre d’achoppement ? Il s’agit de Jésus. Pourquoi, est-il la pierre d’achoppement ? Parce qu’il dérangeait les religieux juifs qui se sont opposés à Lui. Le message de Jésus en effet, ne s’opposait pas à la loi, mais s’opposait à la mauvaise compréhension de la loi. Quand Jésus dit qu’il est la fin de la loi, il faut comprendre qu’il n’est pas question de la suppression de la loi mais de la finalité de la loi, la loi ayant pour finalité Jésus. La loi amène à Jésus qui a dit lui même qu’il n’est pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Les versets 30 à 33 sont toujours d’actualité. Le véritable sens de la loi est en Jésus.

Pourquoi faut-il insister sur les versets 30 à 33 ? Tout simplement parce que si nous regardons bien, ceux-ci restent toujours d’actualité. Ils mettent en évidence la justice recherchée par ses propres forces (la chair) et la justice obtenue en opposition par la foi en Jésus, par la grâce de Dieu.

Le religieux veut obtenir le salut par ses propres forces, ne faisant confiance qu’à lui-même alors que lorsque l’homme, reconnaissant son impuissance, place sa foi en Jésus, et va ainsi obtenir le salut par grâce.

La volonté de l’homme face à la volonté de Dieu.

Quand la volonté de l’homme est en dehors de la volonté de Dieu, l’homme est dans la rébellion. Quand la volonté de l’homme s’aligne sur la volonté de Dieu (ou du moins cherche à s’aligner) il est dans l’obéissance, il est en harmonie avec Dieu, d’où l’importance de chercher la volonté de Dieu avant d’agir, et non pas après.

La responsabilité de l’homme est de croire, d’obéir et de mener une vie sainte. (sanctification)

Romains 9:33

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Le rocher de scandale, la pierre d’achoppement, c’est Jésus ! Ce verset est une citation de :

Ésaïe 8:14-15

14 Et il sera un sanctuaire, Mais aussi une pierre d’achoppement, Un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël, Un filet et un piège Pour les habitants de Jérusalem.

15 Plusieurs trébucheront; Ils tomberont et se briseront, Ils seront enlacés et pris.

4 – Qu’est-ce que la Justice de Dieu ?

La justice de Dieu est une expression que nous trouvons principalement en Romains 5:9. Certains diront que c’est Jésus !

Il faut cependant être plus nuancé sans dire pour autant que c’est faux.

Romains 1:17

17  parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. 

Avec le verset de Romains 1:17, nous constatons qu’en Jésus est révélée la Justice venue de Dieu, mais nous n’irons pas jusqu’à dire que Jésus est la Justice de Dieu. Elle est cependant indissociable de Lui. C’est notre Foi en Jésus qui nous donne la Justice de Dieu.

Romains 3:21

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, 


Romains 3:22

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. 


et en Romains 10:3

3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; 

On peut tout de même constater que nous pouvons remplacer les mots « la justice de Dieu » par Jésus, sans changer le sens du verset.

« ne connaissant pas Jésus, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à Jésus ; »

La question qui se pose avec ce chapitre 9 est de savoir si Israël est rejeté ? Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas reconnu Jésus pour qui il était. Est-ce définitif ? Que nous dit Paul à ce sujet dans les chapitres suivants ?

La parabole des dix vierges de Matthieu 25:1-13

Classé dans : Etude Biblique | 0

La Bible parle à de nombreuses reprises de mariage, de noces avec des références tirées de Genèse. Jésus qui se présente comme l’époux, connaissait parfaitement la façon dont se déroulaient les noces à son époque et il avait même participé aux noces de Cana où il réalisa son premier miracle. Avant d’étudier la parabole des dix vierges, relevons ce qui est dit dans la Bible et comparons avec le déroulement d’un mariage à cette époque.

La parabole des dix vierges

1 – Introduction

Dans un premier temps, il est nécessaire de savoir comment se déroulait un mariage juif à l’époque de Jésus et de voir les références bibliques correspondantes pour mieux comprendre la parabole des dix vierges qui a trait aux temps de la fin. Cette parabole d’ailleurs ne s’insère que dans un petit passage du mariage juif.

Tout d’abord, Jésus parle de lui-même en se désignant comme l’époux.

Matthieu 9:15 – Marc 2:19-20

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Jean Baptiste dira :

Jean 3:28-29

28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

29 Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.

Donc Jésus est véritablement l’époux et nous savons tous que l’épouse de Christ, c’est l’Église, c’est à dire l’ensemble des chrétiens véritables. Et Paul parle de nous fiancer à Christ en:

2 Corinthiens 11:2

2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.

Commençons par les grandes lignes du mariage juif et voyons ensuite l’analogie avec la vie chrétienne. Qu’est ce que cela peut nous apprendre sur l’avenir car il existe une grande incidence sur l’avenir.

Le déroulement d’un mariage

Le mariage juif se passait en trois étapes : La promesse, les fiançailles, puis les noces avec les festivités qui duraient sept jours.

La promesse n’était qu’un simple engagement qui n’avait rien de définitif. C’était un temps durant lequel le couple apprenait à se connaître pour décider s’ils allaient s’engager dans des fiançailles.

Le mariage était arrangé et approuvé par les parents.

(1) Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses :

‘’Le prix d’achat de la fiancée’’, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin. Tout était arrangé avec les pères.

(2) Un prix était fixé pour “l’acquisition” de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

(3) La fiancée devait donner son consentement.

l’accord est conclu

Dès que l’accord était conclu, on versait du vin dans une coupe, pour sceller l’alliance. Les fiançailles étaient alors conclues. Les fiancés se trouvaient alors légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter. S’il y avait pendant cette période de fiançailles un problème d’infidélité, cela était considéré comme un adultère, et ce même si le mariage n’était pas consommé.

(4) Un document écrit dénommé la “ketubah », était alors établi. Celui-ci fixait notamment le prix de la fiancée, mais aussi les promesses faites par le fiancé, et les droits de la fiancée.

(5) Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à la fiancée.

(6) La fiancée devait passer par un bain rituel, ou “mikveh” symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle. Il s’agissait d’un bain de purification.

(7) Le fiancé retournait dans la maison de son père, pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la «chambre.»

Pendant ce temps

(8) La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé.

(9) Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée.

• Il est facile de voir tous les merveilleux symboles qui se retrouvent dans la relation de Christ et de Son Épouse.

Voyons maintenant l’analogie possible entre l’œuvre de Jésus et la vie chrétienne

(1) Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses : le prix pour acquérir la fiancée, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin.

  • Jésus est venu sur terre pour chercher son épouse, et nous connaissons le prix qu’il a payé pour l’acquérir.
Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

(2) Un prix était fixé pour “l’acquisition” de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

Jésus a payé de sa vie pour racheter les hommes. En regardant ce qui est dit du mariage de Jacob, c’est Laban, le père de Rachel qui a fixé le prix à payer par Jacob pour avoir droit d’épouser sa fille. Comme le jour des noces, l’épouse était cachée sous un voile, Jacob a découvert trop tard que ce n’était pas Rachel mais Léa qu’il avait épousée. Jacob a donc du travailler pendant sept ans supplémentaires pour épouser enfin Rachel.

Genèse 29:18- 22

18 Jacob aimait Rachel, et il dit: Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette.

19 Et Laban dit: J’aime mieux te la donner que de la donner à un autre homme. Reste chez moi!

20 Ainsi Jacob servit sept années pour Rachel: et elles furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait.

21 Ensuite Jacob dit à Laban: Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli: et j’irai vers elle.

22 Laban réunit tous les gens du lieu, et fit un festin.

De même, Jésus est venu pour servir et donner sa vie pour son épouse, l’Église.

Matthieu 20:28

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Jean 10:11 ==> Le bon berger donne sa vie pour ses brebis

1 Corinthiens 6:20

20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois, –

(3) La fiancée devait donner son consentement.

Nous retrouvons cela avec Rebecca qui a donné son consentement au mariage face à Eliézer

Genèse 24:57-58

57 Alors ils répondirent: Appelons la jeune fille et consultons-la.

58 Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent: Veux-tu aller avec cet homme? Elle répondit: J’irai.

Devenir vraiment chrétien, faire partie de l’Église, est un engagement de fidélité envers Jésus. Nous le faisons par un acte de repentance et par une profession de foi. C’est cela qui exprime notre consentement, notre désir de faire partie de l’épouse de Christ.

Une fois que les fiançailles étaient conclues :

Les fiancés étaient alors légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter. 

(5) Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à la fiancée.

Qu’à reçu le chrétien ? Des dons et la grâce de Dieu.

Romains 11:29

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Romains 12:6

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

Hébreux 2:4

4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

(6) La fiancée devait passer par un bain rituel, ou “mikveh” symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle.

Et nous que faisons nous ? Le chrétien prend les eaux du baptême (par immersion). Il naît de nouveau, et devient une nouvelle créature selon 2 Corinthiens 5:17. Voici le verset d’Éphésiens 5:26 selon les version de Louis Segond et de la Bible du semeur.

Éphésiens 5:26

26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole,

26 afin de la rendre digne de se tenir devant Dieu après l’avoir purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial.

Jean 3:5

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Romains 6:4

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

(7) Le fiancé retournait dans la maison de son père pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la «chambre». Un passage de l’Évangile de Jean montre que Jésus va préparer une place pour ses disciples.

Jean 14:2-3

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.

Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi.

(8) La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé. Pour l’épouse de Christ, voici quelques versets.

Apocalypse 19:7

Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,

La préparation des chrétiens consiste en la sanctification. Ils doivent marcher sur le chemin étroit et resserré de sanctification de Jean 14:6, chemin qui mène au Père.

2 Corinthiens 7:1

1 Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

(9) Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée. Nous avons quant à nous:

Matthieu 24:36

36 Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

Une observation-réflexion en relation avec la parabole

Par rapport à tout cet ensemble, si nous réfléchissons un petit peu, il est régulièrement question de mariage, même dans l’ancien testament (mariage de David, mariage de Samson, de Boaz et de Ruth, de Juda)

Alors voici une réflexion, qui est une supposition, mais qui n’est pas une affirmation catégorique. Si nous faisons la relation entre les sept jours que duraient les noces, et les sept années de tribulation correspondant à la dernière semaine de Daniel (soit sept jours), cela conduit à penser que les Noces de l’Agneau auront lieu au ciel pendant les sept années de la grande tribulation sur la terre, évoquée en Apocalypse 2:22 et Apocalypse 7:14

relation avec l’enlèvement

Dans ce cas, l’enlèvement correspondant à la Parabole des dix vierges, devrait avoir lieu juste avant la grande tribulation. Les noces avec leurs réjouissances dureraient les sept années de la tribulation. Le retour sur terre de Jésus accompagné de son Église (son Épouse) pour régner sur terre pendant le millénium, aurait lieu après ces noces. Dans cette hypothèse, l’enlèvement serait bien plus proche pour nous que nous aurions éventuellement pu le penser. C’est pourquoi Jésus sans arrêt nous dit : « Veillez et priez » « Tenez vous prêts ».

Selon la tradition juive, la cérémonie des noces avait toujours lieu le soir, au coucher du soleil. Le moment le plus solennel, et qui marquait l’accomplissement du mariage était celui où la fiancée entrait dans la maison de son fiancé, sa nouvelle demeure. Aussi appelait-on le mariage : « réception » ou « introduction de l’épouse » (dans la maison de l’époux).

La rencontre

Comme il est dit dans la parabole des dix vierges, le fiancé venait de nuit après le coucher du soleil chercher sa fiancée dans la maison de ses parents pour l’amener chez les siens. Cependant comme il est dit, l’époux tardait et les jeunes filles dans la maison des parents de la fiancée, s’étaient endormies. Le fiancé était alors accompagné par ses amis qui criaient : « Voici l’époux », au son du shofar, parce que la maisonnée de la fiancée dormait. La fille devait sortir sans hésitation, à sa rencontre. Les parents de la fiancée lui donnaient leur bénédiction. Elle sortait de chez son père parfumée, parée, avec une couronne sur la tête. On plaçait la fiancée sous un dais.

Ésaïe 61:10

10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Cantique des cantiques 3:11

11 Sortez, filles de Sion, regardez Le roi Salomon, Avec la couronne dont sa mère l’a couronné Le jour de ses fiançailles, Le jour de la joie de son cœur. –

Le fiancé portait un diadème. La fiancée était suivie par un cortège composé de ses amies qui agitaient au-dessus de sa tête de longues branches de myrte. Chacune de ces jeunes filles avait une lampe à huile allumée qui était formée d’un bâton de bois, terminé par un petit vase ou une sorte de plateau dans lequel il y avait une mèche avec de l’huile et de la poix.
L’Évangile parle de « dix vierges ». Il y en avait parfois bien davantage, mais rarement moins. Ce chiffre dix n’est pas sans rappeler le minian ou miniame qui est le nombre de dix hommes adultes nécessaire à la récitation des prières juives de tout office ou de toute cérémonie.

Le fiancé emmenait sa fiancée dans sa « chambre, » où leur union était consommée.

Quand on veut comprendre la parabole des dix vierges, il est impératif de connaître le déroulement du mariage juif de l’époque de Jésus.Faute de cela, on se limite à deux choses : l’histoire de la lampe et de l’huile et la différence entre les vierges folles et les vierges sages. C’est dommage, car on passe à côté de beaucoup de choses. Le mariage juif en effet est la préfiguration de ce qui va se passer avec l’enlèvement de l’Église, les noces de l’Agneau…

La parabole des dix vierges se situe dans le temps d’attente de l’époux, suivi de la procession de la fiancée vers la maison de l’époux.

La parabole des dix vierges

Matthieu 25:1-13

1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.

Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.

Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;

mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.

Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.

Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.

Les sages répondirent: Non; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.

12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (où le fils de l’homme viendra)

Tout d’abord, il est à remarquer que par rapport à la tradition, il est écrit que les « portes étaient fermées ». La fiancée attendait son époux dans la maison de ses parents. Nous pouvons aussi observer qu’il n’est pas fait mention une seule fois de la fiancée ou de l’Épouse. Toute la parabole tourne autour du comportement des dix vierges, personnages centraux parce que Jésus voulait mettre l’accent sur leur comportement.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse tout simplement à ses disciples qui s’interrogeaient pour savoir quels seraient les temps de la fin, et quand son règne viendrait.

En Matthieu 24, les disciples posent deux questions à Jésus.

Matthieu 24:3

Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

Jésus en Matthieu 24:14 explique que la fin viendra quand la bonne nouvelle du royaume aura été prêchée dans le monde entier, d’où l’importance de travailler à cela. Il va aussi parler des évènements dont il est question dans la prophétie du chapitre 9 du prophète Daniel et notamment de la dernière semaine. Il invitera ses disciples à la vigilance et présentera plusieurs paraboles: celle des deux serviteurs, celle des dix vierges, celle des talents et celle des boucs et des brebis.

3-  Le contexte :

Le contexte est celui de Matthieu 24 et de la venue de Jésus pour son avènement. Le grand thème de ces chapitres est l’ignorance de l’heure de sa venue, et c’est le grand problème pour nous de ne pas savoir quand aura lieu cet enlèvement. Cela nous impose une chose, celle de veiller et de prier. Bref de nous tenir prêts en permanence, ce qui n’est pas facile. Un certain nombre d’autres paraboles parlent d’un roi ou d’un maître qui s’est absenté. Régulièrement, il est dit que celui-ci vient alors qu’il n’est pas attendu. Ceci est important car que la nature de chacune des personnes étant à son service, se révèle. Est ce que son serviteur est fidèle, travaille-t-il avec amour, avec reconnaissance pour son maître ou bien agit-il par contrainte ? Le fait pour le maître de revenir à l’improviste, lui montre la véritable nature des personnes, le méchant serviteur se croyant tout permis (violence vis à vis des autres, beuverie avec les ivrognes, acte de malhonnêteté…). Bien souvent quand un maître tarde, les gens commencent à se relâcher.

Matthieu 24:44

44  C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

Ceci est l’exhortation de Jésus qui précède la parabole des deux serviteurs qui clôture le chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu. C’est aussi à rapprocher de l’enlèvement de l’Église annoncé en :

1 Thessaloniciens 4:16-17

16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

17 Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

4-  Explication de la parabole

Rappelons-nous ce qui est dit du mariage juif du temps de Jésus:

L’époux vient chercher sa fiancée pour l’amener à la maison de son père.

C’est Jésus qui vient chercher sa fiancée, son épouse, pour l’amener à la maison du Père et célébrer les noces de l’Agneau qui vont durer sept jours (une semaine)

Le fiancé que l’on attendait au coucher du soleil tarde à venir. A l’annonce de la venue de l’époux, les vierges préparent leurs lampes. Les lampes étaient placées sur des bâtons pour la procession, (il faut imaginer les torches de jardin d’aujourd’hui.)

Les vierges folles manquent d’anticipation. Elles sont arrivées dans la maison des parents mais ne se sont pas posées la question de savoir si elles avaient de l’huile. Donc premièrement elles n’ont pas pris une provision d’huile avec elles. Dès le début, si elles avaient pris conscience de leur oubli, elles auraient pu aller en chercher pendant que l’époux tardait, mais ce n’est qu’au moment où l’époux est annoncé qu’elles se préoccupent du problème. Celles ci ont été particulièrement négligentes. Ces vierges représentent les personnes inconséquentes qui attendent toujours que les autres viennent régler leur problème. Nous rencontrons parfois ce genre de personnes dans la vie courante. Il s’agit de personnes qui n’anticipent pas et qui ne font pas preuve d’organisation et de prévoyance.

Pourtant en Matthieu 24:36 à 51, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance et à l’anticipation.

Les dix vierges représentent les chrétiens. Certaines sont sages et représentent les vrais chrétiens qui marchent selon l’esprit. Les autres sont folles et représentent les chrétiens de nom ou chrétiens « professant » qui prétendent être chrétiens mais qui ne le sont pas en réalité. Ces derniers ont l’apparence extérieure des chrétiens, mais intérieurement ne sont pas prêts. Ils ne cherchent pas à faire en tout temps la volonté du Seigneur, ne se sanctifient pas, et ainsi ne se sont pas préparés à la venue de l’époux.

2 Thessaloniciens 2:13

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

La sanctification est une chose primordiale dans la marche chrétienne. Par ailleurs, le vrai chrétien a l’amour de la vérité et suit scrupuleusement la Parole de Dieu sans rien n’y ajouter et sans rien en retrancher.

La lampe: qu’est ce que la lampe? C’est elle qui diffuse la lumière. Cette lumière est à rapprocher de la lumière dont il est question en :

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Ce verset donne une possible explication sur ce que représente l’huile. Ce sont les œuvres ! Oui, mais il ne s’agit pas ici de n’importe quelles œuvres, et pas de celles appelées œuvres mortes faites par la chair et non selon selon la conduite du Saint Esprit. L’huile selon nous représenté les œuvres accomplies par la foi avec et sous la direction du Saint-Esprit pendant la marche de sanctification dont il est question en Éphésiens 2:10, qui ont été préparées d’avance par le Seigneur pour que nous les pratiquions. En clair, les vierges folles n’avaient fait des œuvres par leurs propres forces en suivant leur volonté propre, et celles de la foi prévues par Dieu. Elles ne s’étaient pas appuyées sur la grâce divine. Il convient de rappeler à nouveau ce qui est dit en Matthieu 5:16

« … afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

Par ailleurs, Jacques au chapitre 2 de son épître, nous parle des œuvres de la foi. Les vierges folles n’ont pas fait les œuvres de la foi, et n’ont fait que des œuvres de la chair qui ne glorifient qu’elles-mêmes, au lieu de glorifier Dieu.

Certains considèrent quant à eux que l’huile est le symbole du Saint-Esprit à cause du verset de:

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Cette théorie n’est pas totalement fausse puisque la sanctification se fait sous la conduite du Saint Esprit et que ce sont les œuvres de la foi que nous faisons, conduits et poussés par le Saint-Esprit, les œuvres que Dieu a préparées d’avance et que le Saint Esprit nous amène à faire qui sont l’huile. Le Saint Esprit ne peut pas être mis à part. Il est impliqué dans notre vie et fait partie de la vie du chrétien véritable.

1 Corinthiens 6:19

19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?

A partir du moment où le contrat de mariage a été signé, nous sommes considérés comme étant déjà mariés. L’huile doit donc être plutôt les œuvres de la foi que nous faisons, poussés par le Saint Esprit.

5- La leçon pour nous à retenir 

La leçon à retenir de cette parabole est d’être vigilant, de veiller et prier pour être prêt à tout moment.

Matthieu 25:13

13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (où le fils de l’homme viendra)

Pendant cette période d’attente de la venue de Jésus, il faut bien comprendre qu’après notre baptême nous sommes appelés à marcher sur le chemin de sanctification. Pour ce chemin de sanctification, deux choses sont à retenir avec le verset de :

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Par conséquent le modèle à suivre pour le chrétien est Jésus et ce verset est à mettre en relation avec :

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Tout est lié. Le chemin de sanctification est un chemin de purification. Attention, ce n’est pas un chemin de perfection mais c’est un chemin où nous nous séparons de plus en plus de la vie du monde. Nous sommes de plus en plus détachés du monde, c’est à dire que nous nous détachons de tout ce qui fait les richesses du monde, les références du monde. Ainsi, on ne va plus chercher la gloire humaine, mondaine, on ne va pas s’attacher aux biens matériels….On est détaché, c’est à dire que plus nous serons détachés, moins nous aurons de liens nous rattachant à la terre, plus nous serons capables de participer à l’enlèvement. Tous les liens qui nous rattachent, voire même les liens familiaux, il faut en être détaché. C’est cela le chemin de la sanctification. Il faut être détaché de ce qui fait le monde: la gloire, les honneurs, la convoitise des yeux, de la chair, et l’orgueil de la vie. Aujourd’hui, c’est le temps de faire les œuvres de la foi et le chrétien est poussé à faire les œuvres qui glorifient Dieu aux yeux des hommes.

Martin Luther (1483-1546) donnera une interprétation de la parabole de la façon suivante : Les cinq vierges folles furent rejetées, non parce qu’elles ne servaient pas, mais parce qu’elles servaient sans huile, c’est-à-dire sans la grâce de Dieu. Elles s’appuyaient sur leurs propres ressources et non en vertu de la grâce divine. Elles recherchaient leur propre gloire, non celle de Dieu.

Le verset de Matthieu 25:12

12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

Ce verset est à rapprocher de

Luc 13:23-25

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

25 Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous! il vous répondra: Je ne sais d’où vous êtes.

Passage semblable à celui de :

Matthieu 7:21, 23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Ceci sera un grand drame pour les personnes qui côtoient des assemblées chrétiennes et qui ne se seront pas pleinement engagées comme ne l’étaient pas les personnes du temps d’Elie ainsi que cela est relaté 1 Rois 18:21 et à qui Elie dit :« Jusqu’à quand clocherez vous des deux côtés? Si l’Éternel est votre Dieu, allez après lui!, si c’est Baal , allez après lui! » .

Devant la porte

Ce sera un drame épouvantable quand elles se trouveront face à une porte qui restera fermée et quand Jésus leur dira « je ne vous connais pas » et pire « je ne vous ai jamais connus ». C’est comme des femmes qui se disent catholiques, et qui disent « nous sommes des chrétiennes de la porte »! Sauf que où tu es dedans, ou tu es dehors, mais tu ne peux pas être au milieu. Avec la porte fermée, tu ne peux pas être au milieu. C’est ce que dit Jésus en Apocalypse 3:16, « parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche… ».

Le vrai chrétien ne vit pas selon les fantaisies de sa chair en faisant sa propre volonté et en se contentant d’assister au culte du dimanche seulement. Les personnes se pensant chrétiennes et qui ne le sont pas véritablement, vivront un drame absolu quand elles se retrouveront devant une porte fermée. La responsabilité appartient à chacun. Il ne sera pas possible de dire le pasteur m’a dit ou untel m’a dit ou je ne savais pas, compte tenu de l’abondante littérature chrétienne (bibles…) existant à notre époque dans notre pays.

Au verset 25:5 de l’Évangile de Matthieu, il est dit :

Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

De notre point de vue, on pourrait estimer que Dieu tarde. Cependant, Dieu ne tarde pas !! Cela fait partie de son plan.

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

La repentance est importante. Plus cela va, plus il va falloir parler de repentance.

Matthieu 25:6

Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

L’Évangile de Dieu est un appel à nous séparer du monde des ténèbres, et à aller à la rencontre de l’époux. Sans arrêt, il est question de l’opposition entre les ténèbres et la lumière. Il faut choisir.

1 Thessaloniciens 5:4-8

Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur;

vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.

Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres.

Car ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent, s’enivrent la nuit.

Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l’amour, et ayant pour casque l’espérance du salut.

Et en Romains 13:11-12

11 Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.

Tout est un avertissement à chercher la sanctification, à marcher sur le chemin de sanctification. L’amour que nous avons pour Jésus, nous fait aspirer ardemment à son retour. Tout, dans les deux chapitres de Matthieu 24 et 25, est une sollicitation à marcher sur le chemin de la sanctification dans le but d’entrer dans la Maison du Père. En plus, nous avons la promesse de participer aux noces de l’Agneau qui sera un temps de réjouissance au lieu de vivre le temps des tribulations, temps de douleurs sur terre.

Romains chapitre 8 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Romains chapitre 8 souligne la victoire en Christ, affirmant que les croyants ne sont plus condamnés et vivent selon l’Esprit. Ce chapitre met en avant l’amour indéfectible de Dieu et la liberté offerte par l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Ce chapitre 8de Romains débute par un cri de victoire :  »Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » Cette victoire n’est due qu’à l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du chrétien.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 9

Romains chapitre 8 : la vie dans l’Esprit et la gloire

1 – La victoire par le Saint-Esprit

Il existe une véritable continuité entre les versets 24 et 25 du chapitre 7 précédent et le chapitre 8. Au cri d’angoisse du chapitre 7, verset 24 : « Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ? …», ce que peut proclamer tout chrétien contraint de constater, qu’il s’est laissé dominer par le péché. Celui ci peut répondre par le même cri de triomphe que Paul en:

Romains 7:25 et 1 Corinthiens 15:57

« Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Quel est donc le secret de la victoire ? C’est qui est révélé dans ce chapitre 8, chapitre qui parle du Saint Esprit.

2- La libération par l’Esprit de vie

Le premier verset de Romains chapitre 8 est la conclusion du verset de :

 Romains 7:25

 25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Romains 8:1-4

1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Au début du chapitre 8, le mot « donc » introduit la conclusion qu’il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ !

Ce verset 1 est la conclusion de tout ce que Paul a dit dans les sept chapitres précédents. Si le monde entier est sous la condamnation, ceci n’est plus le cas pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Le croyant doit cependant comprendre que :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Toute la façon de penser, de raisonner ne doit plus s’appuyer sur les choses anciennes, car toutes choses sont nouvelles. La difficulté qui existe toujours, est qu’extérieurement le corps n’a pas changé, que le monde autour du chrétien n’a pas changé. Pour bien comprendre, nous allons utiliser une image comme une parabole, même si dans la réalité physique les voitures hybrides (diesel-électrique) n’existent pas. Cette image fantaisiste n’est qu’une image pour une bonne compréhension.

Le chrétien donc pourrait être comparé à une voiture diesel dont on aurait échangé la motorisation thermique par une motorisation hybride, le moteur électrique étant le Saint Esprit. Le baptême avec cette image serait la transformation en cette nouvelle nature, cette nouvelle « motorisation », et le chrétien aurait en quelque sorte un certificat : la justification.

Pour certains, l’autonomie de fonctionnement du Saint-Esprit n’est que de courte durée, quand d’autres ont développé une plus grande autonomie. Pour un bon fonctionnement, le chrétien doit venir recharger les batteries de son véhicule régulièrement à la borne que sont la Bible et la prière, et refaire le plein d’énergie, sinon il ne fonctionnera qu’avec son ancienne motorisation.

Certains chrétiens ont apparemment oublié qu’ils avaient une nouvelle motorisation et ils ne s’en servent pas. Ils fonctionnent toujours avec l’ancienne motorisation qui pollue en produisant le péché.

Romains 8:4

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Le chrétien marche, non selon la chair (moteur diesel qui pollue par le péché), mais selon l’Esprit (moteur électrique qui est propre, saint)

Les passages de Romains 7:25 à Romains 8:4 forment un tout. Si le verset 4 de Romains chapitre 8 est supprimé, la compréhension change complètement et tout est bancal.

Le péché empêchait l’homme d’obéir à la loi de Dieu. Par son sacrifice, Jésus a condamné le péché et son pouvoir, et il l’a cloué à la croix. Le « en effet » du verset 2, est là pour appuyer sa conclusion et en donner la raison :

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

De cette façon, non seulement la justification mais également la sanctification sont devenues possibles et réalité. Cependant, cette sanctification n’est possible que si le chrétien marche par l’Esprit.

L’esprit de vie agit comme la nouvelle puissance dans la vie des croyants. L’obéissance à Christ et la sanctification qui en découlent, commencent à la régénération (avec la justification comme certificat)

1 Pierre 1:2

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées!

L’Esprit-Saint continue de sanctifier le croyant jusqu’à ce qu’il soit libéré de son corps physique.

Actes 5:32

32 Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.

Il faut reconnaître qu’avec une nature pécheresse, ce n’est seulement qu’à la mort physique du chrétien qu’il sera totalement affranchi du pouvoir du péché.

3-    La victoire de l’Esprit sur la vieille nature

Romains 8:5

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.

Ce verset parle de la régénération opérée par le Saint-Esprit et de la sanctification qui devient possible par l’action du Saint-Esprit. ( s’affectionnent = un lien d’affection, un attachement)

Romains 8:6-13

Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix;

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice.

11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

12 Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Ces versets 6 à 13 renvoient à Galates 5:16-25. Le non chrétien mène une vie de péché alors que le chrétien mène une vie régénérée sous la conduite du Saint-Esprit. C’est ce que révèle Jésus à Nicodème en :

Jean 3:3-5

Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Le chrétien dirige sa vie dans le but de glorifier Dieu et le passage de Romains 8:5-13 révèle pourquoi le chrétien est capable de vivre en nouveauté de vie. Il explique que c’est le Saint-Esprit qui donne cette capacité.

Être en Christ, et Christ en nous est la clé du salut.

Jésus était dans un corps (la chair) qui n’était pas corrompu par le péché, et qui était complètement animé par le Saint-Esprit. Le chrétien est semblable à Jésus à la différence que son corps connait la corruption du péché. C’est uniquement grâce au Saint-Esprit qui habite en lui qu’il peut résister à la tentation, résister à sa nature charnelle, résister à sa nature pécheresse. C’est ce qu’explique ce passage de Romains chapitre 8.

Par six fois le mot « SI » est employé du verset 9 au verset 13. Par conséquent, ce « si » impose à tout chrétien de faire son introspection pour voir s’il est vraiment animé par le Saint-Esprit ? En effet, ce passage arrive au constat du verset 13 qui doit interpeller chaque chrétien.

Romains 8:13

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Quelle est l’interprétation possible de ce verset ? Reprenons l’exemple imagé et fantaisiste d’une voiture hybride (diesel- électrique). Le chrétien utilise-t-il délibérément le moteur diesel (qui pollue avec le péché), ou utilise-t-il le moteur électrique (guidé par le Saint Esprit) ?  S’il utilise exclusivement le moteur diesel, il mourra, parce qu’il aura choisi de vivre délibérément en dehors de la volonté de Dieu. Attention danger ! Il s’agit ici d’une question d’assurance du salut que l’apôtre Paul soulève. Celui qui vit selon la chair, n’a aucune assurance du salut pour lui.

Alors le chemin de sanctification ne peut se comprendre qu’avec l’aide et sous la conduite du Saint-Esprit. Cette marche dans la sanctification ne se constate pas seulement dans les paroles d’une personne, mais surtout par ses actes et sa conduite de vie.

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Le mot « connaître » dans la Bible, ne doit pas être pris dans le sens d’une compréhension intellectuelle, charnelle. Dans la Parole de Dieu, connaître une personne, veut dire connaître intimement, faire un avec cette personne. Par conséquent, le chrétien doit être un avec Dieu le Père par le Saint-Esprit. C’est cela qui fait la différence entre le vrai chrétien, et celui qui se prétend être chrétien mais qui en réalité ne l’est que de nom. Ce sont ceux que certains appellent des chrétiens professant.

Il ne sert à rien de dire : j’ai le Saint-Esprit en moi. Ou il est présent ou il ne l’est pas. Le proclamer de façon répété amène les autres personnes à douter de vous. Celui qui agit ainsi ne peut qu’impressionner les non croyants. Le vrai chrétien n’a pas à prouver quoi que ce soit. Il suit les directives du Saint-Esprit et son témoignage de vie le montre.

4- Les chrétiens sont devenus enfants de Dieu

Romains 8:14-17

14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

Le fait d’avoir le Saint-Esprit en nous, fait de nous des enfants de Dieu ! Ce passage de Romains chapitre 8 aux versets 14-17 est à mettre en relation avec celui de Galates 4:1-7 qui le confirme.

Galates 4:1-7

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Le verset de Romains chapitre 8 verset 15 est aussi confirmé par le verset de 2 Timothée 1:7, et il explique celui-ci.

2 Timothée 1:7

7 Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

Le chrétien n’est donc plus sous la domination d’un esprit de servitude vis à vis du péché. D’esclave qu’il était, il est devenu enfant de Dieu par l’adoption.

Esclave du péché, il était dans la crainte. Devenu enfant de Dieu, il est dans la joie ce qui lui donne de la force et du courage, et l’amour pour Dieu le pousse à ne plus pécher. Ses vêtements souillés (par le péché) ont fait place à une belle robe qu’il ne veut pas salir.

Paul avertit le chrétien qu’il rencontrera des souffrances sur son chemin.

Colossiens 1:24

24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église.

1 Pierre 2:18-23

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement.

20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces,

22Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude;

23 lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement;

Les souffrances que le chrétien peut rencontrer, sont plus à prendre par lui comme une purification ( épuration), voire de mort à lui-même.

1 Pierre 1:7 *

afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra,

5 – Dans la perspective de la gloire à venir.

Romains 8:17-18

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Verset 17-18 – La gloire à venir passe par les souffrances d’aujourd’hui, mais les souffrances du chrétien ne sont pas comparables à celles de Christ. Elles sont des afflictions que le chrétien est capable de supporter grâce au Saint-Esprit. Paul reconnait les difficultés de la vie chrétienne, avec ses tribulations, ses afflictions, et ses souffrances et ne les cache pas. Cependant après avoir réfléchi, il dresse le constat suivant : qu’est-ce à côté de la gloire à venir ?

Paul rappelle aux chrétiens d’Éphèse leur statut d’héritiers en :

Éphésiens 1:11

En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté,

Romains 8:19-23

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise,

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Autre constat, la création ayant aussi subi la déchéance liée au péché et ayant de ce fait connu une transformation, attend le jour de la rédemption. Paul au verset 21, prend l’enfantement comme image. C’est-à-dire que nous sommes ici sur terre à souffrir comme une femme en travail qui va mettre au monde un enfant. Il s’agit de notre propre enfantement et les douleurs présentes qui ne sont que passagères, déboucheront sur notre naissance dans un corps glorieux et éternel.

Genèse 3:18

18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.

 De la même façon que le chrétien a par la régénération une nouvelle nature, de même il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre au renouvellement de toutes choses, Dieu faisant toutes choses nouvelles (Apocalypse 21:5)

Romains 8:24-25

24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance: ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore?

25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Il est encore redit que la persévérance est associée à l’espérance. L’espérance du chrétien le pousse à la persévérance dans sa marche de sanctification, conduit par le Saint-Esprit, et ce sans oublier qu’il s’agit non pas de l’espérance d’un avenir temporaire, passager, mais d’un avenir éternel. Jésus annonce à ses apôtres ce qu’il leur adviendra dans l’éternité :

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

Romains 8:26-27

26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables;

27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.

Le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu, ce paraclet, cette aide, cet avocat auprès du Père est près de nous. Le chrétien peut se trouver dans des situations où il est désemparé et ne sachant pas comment implorer Dieu. Le Saint-Esprit est là comme médiateur et il agit dans les deux sens. Il plaide, intercède auprès du Père par des soupirs. En cela, il est l’avocat. Il console le chrétien, (consolateur). Il le fortifie. Il vient à son secours (aide).

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

Le chrétien est uni à Dieu par un amour réciproque. Il connait l’amour de Dieu pour lui et il ne doute pas que les afflictions passagères qu’il traverse, sont pour son éducation et sa fortification sur ce chemin de sanctification.

6 – Le chrétien est en sécurité dans le plan de Dieu

Romains 8:29-30

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Attention à l’interprétation de ce passage. Certains parlent de la prédestination, une élection selon de dessein de Dieu. Cependant ce serait oublié qu’il est écrit au début du verset 28 : ‘Car ceux qu’il a connus d’avance’.

La prédestination ne s’explique que par la prescience de Dieu.

Voir 2 Thessaloniciens 2:1-15

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

2 Timothée 1:9

9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

Pour donner une image simple de la prédestination, paraphrasons Matthieu 7:13-14. Imaginons que les humains du monde entier soient sur une route très large, comme une autoroute, puis apparait un panneau indiquant une sortie : ‘Jésus le sauveur du monde’. La route large et spacieuse se poursuit. A la sortie se trouve un chemin resserré. Celui qui a reconnu Jésus comme son sauveur, voit le panneau et sort de cette autoroute pour poursuivre sa marche sur ce chemin resserré. Il est alors prédestiné à la vie éternelle, quand les autres poursuivent leur marche sur cette autoroute qui mène à la perdition.

Ce chrétiens qui sont sortis de l’autoroute, parlent entre eux et disent :

1 Jean 4:14 (voir Jean 4:42)

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.

Ce sont eux qui sont prédestinés à la vie éternelle selon ces deux versets de Romains chapitre 8. Dieu fait concourir toutes choses selon son dessein éternel (justification, sanctification, glorification).

Le but de la sanctification est de nous rendre saints et irréprochables. Il est donné en:

Éphésiens 1:4-5

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,

Sur le sujet de la prédestination, gardons toujours en mémoire que Dieu est juste et amour et que l’homme a son libre arbitre et qu’il ne fait acception de personne ainsi qu’il est écrit en Romains 2:11.

7 – Le chrétien est en sécurité parce que Dieu est pour lui

Romains 8:31-33

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

32 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?

33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!

Le verset 31 ne fait que dresser un état des lieux des versets précédents : sachant que … v 28-30, que dirons-nous donc ?

Romains 8:28-30

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

Qui peut s’opposer à Dieu ? Personne ! A partir du moment où Dieu a justifié les chrétiens, ils sont devenus ses enfants et il les protège de toutes attaques. N’oublions pas que Dieu est puissant. Il est le tout puissant ! Il est le seul Dieu !

Jésus a été accusé injustement, et condamné, mais c’était selon le plan de Dieu pour le salut des hommes. Aujourd’hui des personnes peuvent être accusées et condamnées pour leur foi en Jésus, et certaines le sont, mais ce n’est au pire que la mort du corps physiques. Ces personnes sont justifiées devant Dieu et elles seront glorifiées ! C’est ce qui importe !

S’il arrive au chrétien de pécher accidentellement, Jésus plaide pour lui.

Romains 8:34

34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

A rapprocher de Hébreux 7:25

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

1 Jean 2:1

1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

En effet, Jésus s’est sacrifié pour nous justifier et sa résurrection montre que Dieu le Père a agréé son sacrifice, et il est à la droite du Père

8-    Le chrétien est en sécurité en raison de l’amour de Dieu

Romains 8:35-36

35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée?

36 selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.

Il est aussi possible de dire que le chrétiens sont dans le creux de la main de Dieu où nul ne peut les ravir. Au verset 35-36, les épreuves citées ne sont là que pour purifier le chrétien. Elles viennent de Dieu, de la même façon que l’orfèvre purifie l’or dans un creuset en le passant par l’épreuve du feu pour obtenir un or pur. Les épreuves sont là pour que les chrétiens soient à l’image de Jésus que Dieu n’a pas épargné (v.32)

Romains 8:37

37 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.

N’extrapolons surtout pas, pour donner un sens à ce verset qu’il n’a pas !  Les chrétiens sont plus que vainqueurs non pas en toutes choses mais dans la tribulation, l’angoisse, la persécution, c’est-à-dire dans toutes les choses énumérées au verset 35. Et n’oublions surtout pas que les souffrances que les chrétiens endurent à cause de leur foi, glorifient Dieu.

Ésaïe 48:10

10  Je t’ai mis au creuset, mais non pour retirer de l’argent ; Je t’ai éprouvé dans la fournaise de l’adversité.

Ce verset d’Ésaïe montre que Dieu veut purifier son peuple dont le chrétien fait partie.

Il faut comprendre que si une personne chrétienne déploie une activité, celle-ci doit y avoir un repos parfait en Dieu. Quand le chrétien se repose sur le Seigneur, il trouve que toutes les circonstances qu’il traverse, deviennent des moyens que Dieu emploie pour lui faire du bien parce qu’il sait que Dieu l’aime et veut son bien. L’apôtre Paul se glorifie dans la certitude de ces choses. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’évangile comme une prospérité spirituelle (et non une prospérité toute matérielle que prône l’évangile dit « de la prospérité »). Dieu développe chez le chrétien l’image de Christ. Cette métamorphose s’opère chez lui, d’une manière comparable à celle d’une chenille (être terrestre) qui passe par l’étape de la chrysalide (le creuset de Dieu) pour devenir un papillon (être spirituel à l’image de Jésus). 

Romains 8:38-39

38 Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,

39 ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.

En effet, l’amour de Dieu ne change pas parce qu’il n’y a pas en Dieu une ombre de variation comme il est dit en :

Jacques 1:17

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

Paul dans l’épître aux Romains mentionne 7 lois.

– la loi de Moïse qui condamne (Romains 3:19)

– la loi en tant que principe général (Romains 3:21)

– la loi de des œuvres ou de propre justice (Romains 3:27)

– la loi de la foi qui exclut la loi des œuvres (Romains 3:27)

– la loi du péché dans les membres, (Romains 7:21, 23, 25)

– la loi de l’entendement que l’homme, malgré son consentement aux exigences de la loi mosaïque, ne peut y satisfaire en raison de la Loi du péché. (Romains 7:16, 23, 25)

– Et une nouvelle loi est révélée, celle de l’Esprit de vie qui a le pouvoir de délivrer le croyant de la loi du péché qui est dans ses membres, et qui a le pouvoir de libérer sa conscience de la condamnation de la loi mosaïque (Romains chapitre 8 versets 2 et 4)

Le chrétien, après avoir voulu combattre seul, avec ses propres forces (au chapitre 7) est épuisé, et il dresse le constat de son impuissance et crie au secours. Dieu par son Esprit Saint vient au secours de celui qui reconnait son impuissance. Il y a alors ce cri de victoire qui éclate.

8:1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

Les actions du Saint-Esprit chez le chrétien.

1. Romains 8:2 – La puissance de l’Esprit le libère de la puissance du péché. Par loi de l’Esprit, il faut entendre la puissance de l’Esprit. C’est un esprit nouveau qui se répand dans le cœur du croyant. Se réalise ainsi la promesse de

 Ézéchiel 36:26

26  Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair.

2. Romains 8:13 – Le Saint-Esprit fait mourir au péché. Le fidèle qui obéit à l’Esprit réalise bientôt la victoire. Un miracle s’accomplit. Il est affranchi du péché.

3. Romains 8:14 – Le Saint-Esprit conduit le croyant. Pour que le miracle s’opère, une condition est à remplir. Il faut que le croyant obéisse aux inspirations de l’Esprit, à cette voix intérieure qui lui montre sans cesse le chemin qui monte.

 4. Romains 8:16 – Le Saint-Esprit rend témoignage à son esprit. Le fidèle qui obéit à son Dieu entend en lui une douce voix qui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. Prends courage »

5. Romains 8:28 – Le Saint-Esprit donne l’assurance du salut. Celui qui est engagé sur ce chemin n’a plus rien à craindre ni sur la terre, ni dans l’éternité. Il peut entonner l’hymne de l’assurance du salut de Romains chapitre 8 aux versets 28-29), et proclamer avec joie :
« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui les justifie. Nous sommes vainqueurs et plus encore. Nous avons l’assurance que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. »

Il n’y a plus de condamnation

Pour comprendre le fait qu’il n’y a plus de condamnation, le chrétien doit retenir deux faits:

1 Le Saint-Esprit est en lui, et il est en Christ.

2 La justice de Dieu veut que là où il y a péché, il y ait condamnation mais l’amour de Dieu opère une substitution. Jésus a pris la place de celui qui le reconnait comme Sauveur et Seigneur, et a subi la condamnation à mort que ce dernier méritait.

Pour revenir à l’image de la voiture hybride, le Seigneur veut que le chrétien prenne l’habitude de n’utiliser que le moteur à énergie électrique (Saint Esprit), plutôt que celui à énergie fossile (chair) car quand il ressuscitera, ce sera comme si son corps, son véhicule était remplacé par un véhicule tout électrique avec une nouvelle et ‘glorieuse’ carrosserie. Le corps du chrétien sera alors animé exclusivement par le Saint-Esprit. Il doit donc, tant qu’il est encore sur cette terre, s’habituer dès à présent à marcher selon l’esprit et non selon la chair, et il doit considérer ce temps de la sanctification comme un temps d’adaptation au nouveau mode de fonctionnement qui sera le sien dans l’éternité.

Revenons à l’exemple de la voiture

La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir comment faire fonctionner le mieux possible le moteur électrique. La réponse est simplement en faisant appel à Dieu par la prière dès le matin avant de commencer la journée pour lui demander de prendre le contrôle de sa vie, de rester en communion avec lui en tout temps (prière, lecture de la Bible) et pour lui demander son aide avant toute activité.

Additifs

Quelques développements sur des concepts abordés dans ce chapitre.

La rédemption : (apolutosis)

En Romains 8:23

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Le mot rédemption signifie la libération effectuée par le paiement d’une rançon. La libération, la délivrance est obtenue par le rachat.

Au chapitre 3 de l’Épître aux romains, il est question des trois fondements du salut, et je veux revenir sur le mot que nous y retrouvons, savoir la rédemption.

La rédemption s’opère par le sang et par le pouvoir divin, et nous en avons une illustration en

Exode 14:30

30    En ce jour, l’Éternel délivra Israël de la main des Égyptiens ; et Israël vit sur le rivage de la mer les Égyptiens qui étaient morts.

 Délivra : « yascha » en hébreu qui est la racine de Jehoschua,  Yésous étant la forme grecque de ce mot « Yéschua » et qui veut dire : Dieu sauve, délivre

Et en Ésaïe 59:20

20   « Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Éternel. »

Dès l’Ancien Testament, nous avions l’annonce de la venue de Jésus

Chez les Hébreux la rédemption ou rachat se faisait par un proche parent comme dans le livre de Ruth. Boaz, le « goël » est la magnifique illustration de Jésus, de celui qui a droit de rachat.

La rédemption par le proche parent concernait à la fois la personne et son héritage (Galates 4:5)

5    « afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. »

Le rédempteur doit avoir la capacité de rachat.

Et la rédemption devient effective quand le « goël » s’est acquitté de la totalité de la somme due pour le rachat. Jésus a donné sa vie en rançon. En clair, il a donné sa vie pour la libération, le rachat des hommes de la puissance du péché.

Adoption (Romains chapitre 8 versets 14-17)

L’adoption exprime plus une position qu’une relation de parenté, le mot grec signifiant qui donne la place d’un fils. La régénération, nouvelle naissance, fait du croyant un enfant de Dieu, et l’adoption lui confère la position de fils de Dieu.

On distingue dans les écritures le mot fils et enfant.

Un enfant devient un fils passé un certain âge. Je vous invite à vous reporter à l’étude de Galates au chapitre 4:1-7

Enfant : comme le dit Paul en Galates 4-1 un enfant n’est pas plus qu’un esclave

Fils : d’enfant que nous étions, quand nous recevons l’esprit d’adoption, nous devenons fils, et l’Esprit de son fils en nous crie « Abba, Père » (Galates 4:6)

Nous retrouvons en Romains 8:15, ce que Paul a écrit et développé en Galates 4:1-7.

La nouvelle naissance fait de nous des enfants de Dieu, l’adoption fait de nous des Fils de Dieu.

Abba-Père : Abba est un mot de la langue araméenne, langue courante parlée du temps de Jésus, rapportée après le retour d’exil de Babylone, parlée encore aujourd’hui en Irak dans la région de l’ancienne Babylone. Abba veut dire père, proche de l’hébreu « AB »

Ce mot Abba est employé par les enfants s’adressant à leur père, et qui exprime une totale confiance. Cependant, il peut être employé de la part d’un jeune adulte quand il s’adresse de manière respectueuse à un homme âgé. Il contient donc en lui-même une forme de respect et d’affection due à une personne plus âgée.

Le Saint-Esprit, le Paraclet
Jean 14:16

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,

A propos du Saint Esprit, certaines traductions utilisent le mot « aide », tandis que d’autres utilisent le mot « consolateur ». Le mot grec traduit par l’un ou l’autre terme est parakletos. C’est de lui que vient le mot français paraclet. Ce mot comprend un préfixe, para-, qui signifie « à côté », et une racine qui est une forme du verbe kletos et qui signifie « appeler ». Un parakletos est donc une personne appelée à se tenir aux côtés d’une autre. Ce terme s’appliquait généralement à un avocat, mais pas à n’importe lequel. D’un point de vue technique, le parakletos était l’avocat de la famille qui avait un mandat permanent. Chaque fois qu’un problème survenait dans la famille, le parakletos était appelé, et il venait immédiatement pour aider à trouver une solution. Il en va de même dans notre relation avec le Saint‑Esprit. Nous faisons partie de la famille de Dieu, et l’avocat de la famille est le Saint‑Esprit lui-même. Il est toujours présent pour nous accompagner et nous aider dans les moments difficiles.

Romains chapitre 7 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

A partir du chapitre 6 de Romains, Paul traite de la sanctification par l’union du chrétien avec Christ en sa mort et en sa résurrection. Un point important à ne jamais oublier est celui d’associer mort et résurrection, la résurrection étant la confirmation que Dieu le Père a agréé le sacrifice de son Fils, Jésus-Christ. En effet, s’il n’était pas ressuscité, sa mort serait passée inaperçue.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 8

Romains chapitre 7 : la lutte contre le péché et la loi

Il a été dit précédemment que :

Romains 6:14, 18

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

Ainsi, les chrétiens ne sont plus sous la puissance du péché, mais ils sont sous la grâce de Dieu, et sont devenus esclaves de la justice de Dieu.

Cependant, n’étant plus sous la puissance du péché, nous ne pouvons plus dire que le fait de pécher est hors de notre contrôle. Il faut garder ces deux versets en mémoire car Paul va parler du conflit qui en résulte.

Au verset 1 de ce chapitre 7, Paul montre qu’il s’adresse à des personnes qui fréquentaient la synagogue, considérant qu’ils connaissaient la loi.

1 – Introduction

Dans ce chapitre 7, Paul décrit la position du chrétien devant la loi et affirme que le chrétien est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le bon moyen pour lui d’obtenir la justification et la sanctification.

Romains 7:1

Ignorez-vous, frères, –car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? »

La puissance de la loi vient activer la puissance du péché. Il suffit d’observer un petit enfant à qui l’on a interdit de faire quelque chose et qui, quand même, va vouloir faire la chose interdite. Ainsi la loi pousse à pécher et ne fait que révéler le péché. Sa fonction est de dresser un diagnostic sans apporter de solution définitive, de remède au péché et par là même aucune guérison. Elle ne permet que de dresser le diagnostic que tu es pécheur. Alors, que faut-il faire puisque ce n’est pas la loi qui va le dire ?

Dans ce chapitre de Romains 7, Paul décrit en fait, la position du chrétien devant la loi. Il affirme que celui-ci est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le moyen pour obtenir la justification, puisqu’il est écrit que nous sommes justifiés par grâce et par la foi. La loi ne fait que révéler l’ancien état de pécheur du chrétien.

A partir du verset 2, Paul prend l’exemple d’une femme mariée pour montrer que nous sommes libérés de la loi, comme la femme mariée quand son mari meurt.

Romains 7:2-4

Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Ainsi, les juifs qui étaient liés à la loi et qui se sont convertis, ont été mis à mort en ce qui concerne la loi et sont ressuscités. Leur vie est désormais en Christ. Ceux-ci et les chrétiens qui voudraient judaïser, c’est à dire revenir à la loi, seraient en quelque sorte des adultères par rapport à Jésus.

Les véritables chrétiens, en effet, n’étant plus sous la domination du péché, ne sont plus sous la loi parce que la loi est liée au péché, et elle n’est jamais qu’un révélateur de celui-ci (versets 7 à 13). Ainsi, les chrétiens ne sont plus liés au péché, mais liés à Jésus-Christ comme Paul le dit en :

Colossiens 3:3

Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

De la même façon que le chrétien est mort au péché, il est mort à la loi, ce qui veut dire qu’il est affranchi de l’autorité et du pouvoir de la loi. Il est très important de bien comprendre le verset de :

Romains 7:4

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Les chrétiens sont donc morts en Jésus-Christ, et ainsi la loi n’a plus de pouvoir sur eux, mais ??? Et nous allons voir que ce n’est pas aussi simple que cela, parce qu’il existe une lutte.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

La conséquence de ce verset, c’est que le chrétien n’est plus poussé à faire les œuvres de la chair de Galates 5:19-21 qui sont des péchés, ce que Paul appelle des fruits pour la mort. Il n’est plus poussé non plus à faire des œuvres mortes dont il est question en Hébreux 6, mais les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour qu’il les pratique comme il est écrit en Éphésiens 2:10.

Romains 7:5-6

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

« La lettre tue et l’esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:6), est une autre façon d’exprimer cela.

La loi en fait, a été comme un précepteur pour conduire les croyants à Christ. Si elle n’avait pas été donnée à Moïse, nous aurions vécu de façon libre parce que la notion de péché n’aurait pas existé. Cette notion de péché en effet, n’existe pas dans la mesure où aucune loi ne dit que telle chose est péché. A partir du moment où il y a une loi, une règle, on peut être sanctionné. Ainsi en est-il pour le code de la route. Quand on contrevient à celui-ci, on est sanctionné.

Galates 3:23-24

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Maintenant que les chrétiens servent dans un esprit nouveau, ils portent du fruit, le fruit de l’Esprit de

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Il faut comprendre que le croyant vit la foi en Jésus, et que la loi n’est plus que la norme à laquelle il doit conformer sa vie. C’est un ligne de conduite. Cependant, si nous ne sommes plus sous la puissance de la loi, cela ne nous empêche pas de la respecter.

2 – L’impuissance de la loi

Romains 7:7-13

Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi n’est pas un remède au péché. Elle ne fait que dresser un diagnostic comme cela se passe en médecine, sachant qu’un diagnostic n’a jamais guéri personne. Celui-ci ne fait que dresser l’état de santé d’une personne pour conduire le médecin à proposer le bon remède.

Finalement, la loi nous a conduit vers Jésus, le bon médecin qui nous apporte le bon remède. La personne qui va refuser la loi, refusera Jésus, puisque cette personne se considère comme parfaite en s’affranchissant de toutes les normes, et en n’acceptant pas le diagnostic.

Le but premier de la loi est de révéler le péché, c’est-à-dire plus exactement la nature pécheresse de l’homme. Cette nature pécheresse et rebelle est ce principe de mal dans le cœur de l’homme naturel depuis la chute d’Adam. Celle-ci pousse l’homme naturel à vouloir comprendre pourquoi telle chose est interdite, en particulier quand l’interdit vient directement de Dieu. Il se comporte comme l’enfant à qui on interdit de faire quelque chose qui est dangereuse pour lui mais que la curiosité pousse à faire par incrédulité, et qui va avoir des conséquences néfastes pour lui.

Ne pas respecter la loi de Dieu révèle en premier lieu un manque de confiance de l’homme vis à vis de son créateur. C’est ce qui s’est passé avec le péché originel d’Adam quand Satan est venu et à mis en doute la Parole de Dieu dans le cœur de celui-ci. Paul va expliquer ensuite le conflit de l’homme naturel face au péché.

Et là, après les belles déclarations que l’apôtre a faites au chapitre 6 (justification et sanctification), il met le croyant en présence d’un échec lamentable : son impuissance face au péché (v.14).

C’est là où cela devient délicat, où on ne comprend plus. Si je suis libéré, c’est donc qu’il n’y a plus de problème. Or, nous n’avons pas changé. Nous allons voir cela un peu plus en détail.

Paul parle de sa propre expérience face au péché et à la loi et de son vécu, il dresse un constat. C’est cela qui est intéressant. Paul a été presque sublime en montrant ses difficultés à lui. Et chaque chrétien peut se reconnaître dans ses mêmes difficultés. C’est une aide précieuse que nous donne Paul.

Romains 7:14-20

14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

15 Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne.

17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.

18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Pour résumer:

Nous sommes nés de nouveau et nous sommes en Christ. Nous sommes donc libérés de la puissance du péché mais nous avons toujours en nous cette nature pécheresse. L’homme est avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, mais sa nature pécheresse ne meurt pas. Elle est toujours là. Quand on sort des eaux du baptême, deux natures cohabitent en nous, la nature charnelle pécheresse et la nature spirituelle, l’homme nouveau. Martin Luther a fait une réflexion après avoir pris les eaux du baptême par immersion. Celle qu’avec le baptême, il avait pensé avoir tuer le vieil homme mais qu’il s’est aperçu que celui-ci savait nager !!! Cela veut dire qu’il ne faut donc pas oublier qu’en nous, cohabitent deux natures.

D’ailleurs, Paul nous dit pour illustrer cela en Romains 7:15 qu’il ne fait pas ce qu’il veut et qu’il fait ce qu’il hait.

L’expression “Car je ne sais pas ce que je fais”, serait plus compréhensible si elle était traduite par « je ne comprends pas ce que je fais ». Bref par son expression, Paul était conscient de commettre des actes alors qu’il les désapprouvait.

Tout le problème est de comprendre qu’à partir du baptême, le chrétien s’est identifié à Christ en sa mort et sa résurrection, d’où la nullité d’un baptême qui ne serait pas par immersion. C’est pour cela qu’il est appelé le baptême de Jésus pour le différencier du baptême de Jean qui n’était qu’un baptême de repentance.

Voici ce que Paul dit en :

Éphésiens 2:1-3

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

Si l’homme est libéré du pouvoir du péché, sa nature pécheresse n’a pas changée.

L’homme naît avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, un être régénéré, mais sa nature pécheresse est toujours là. Il a maintenant en lui deux natures :

– la nature pécheresse (l’homme naturel) et

– la nature régénérée (l’homme spirituel).

Il est devant le chemin de sanctification et il ne doit pas s’en détourner. En effet, c’est en marchant sur ce chemin de sanctification, que la nature régénérée va prendre le pas sur la nature pécheresse. Ainsi la nature spirituelle va croître, quand l’autre, la nature charnelle va diminuer. Dans la Bible, il est question ainsi de l’homme spirituel ou de l’homme nouveau et de l’homme charnel ou du vieil homme.

Le chrétien doit réaliser toute l’importance de la sanctification conduisant à ce que l’homme nouveau prenne le dessus sur le vieil homme. C’est le combat spirituel intérieur.

Celui qui veut être très spirituel, pourra être très spirituel, mais tôt ou tard sa nature pécheresse l’amènera à pécher, à être plus fragile parce qu’il sera moins vigilant. A contrario, celui qui a bien conscience qu’il a une nature pécheresse et qu’il doit veiller sans cesse, sera sur ses gardes pour ne pas tomber. “Veiller et prier” comme l’a dit Jésus. Il faut être honnête, et reconnaître que le chrétien ne peut pas faire le bien, même s’il le veut. Sa volonté est impuissante parce qu’esclave du péché.

Donc, quand après avoir été justifié, on sort des eaux du baptême, nous avons devant nous le chemin de la sanctification, ce chemin étroit et resserré dont il est question en Matthieu 7:14, sur lequel nous sommes sensés marcher. De chaque côté de ce chemin, se trouvent deux précipices dans lesquels il ne faut pas tomber, qui sont d’un côté la loi (vie sous la forme légaliste), et de l’autre côté la grâce permissive (c’est à dire que puisque je suis sous la grâce, je vis comme je veux). C’est là, où c’est délicat. En fait, le chemin de sanctification, c’est vivre selon la loi, tout en sachant que nous ne sommes plus sous la loi. La loi ainsi, ne doit être qu’un modèle de vie, celui de Jésus qui était dans une totale obéissance au modèle de vie qu’est la loi. Donc en marchant sur ce chemin de sanctification, la nature régénérée va prendre le pas sur la nature charnelle pécheresse, l’objectif étant que la nature spirituelle grandisse en nous et que la nature pécheresse diminue. C’est rappelez-vous ce que disait Jean Baptiste en Jean 3:30 “il faut qu’il croise et que je diminue”. Jean ne disait pas cela dans le même sens, mais cela montre qu’il comprenait parfaitement que lui, devait laisser la place totalement à Jésus. Mais, quand il dit cela, c’est tout simplement l’image du chemin de sanctification où nous, nous devons laisser notre nature pécheresse diminuer pour que Christ puisse croître en nous.  

Il faut réaliser toute l’importance de la sanctification qui amène  l’homme à prendre le dessus sur le vieil homme. C’est ce que j’appelle le combat spirituel intérieur parce qu’il est très facile de parler du combat spirituel, de dire “qu’on va chasser les démons, qu’on va faire ceci, qu’on va faire cela », sans lutter contre sa propre chair. Le chrétien a intérêt à mener en tout premier lieu, le combat spirituel personnel, intérieur à lui-même, avant de s’attaquer à un combat spirituel extérieur, sinon il  prendra des raclées. 

Donc, ce que je veux mettre aussi en évidence, c’est que la nature pécheresse des chrétiens se voient principalement chez ceux qui ne grandissent pas spirituellement. D’ailleurs ceux-ci, bien souvent, ne grandissent pas mais régressent. Paul s’adressant aux corinthiens va dire en 

1 Corinthiens 3:1 ,3

1 Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.

3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme?

Ces deux versets aident à comprendre pourquoi des chrétiens se comportent comme des inconvertis. On peut alors se poser la question de savoir si ces personnes sont encore charnelles ou si elles ne sont pas tout bonnement non converties. Il ne nous appartient pas de juger (Jean 3: 16 à 18). Jésus n’est pas venu dans le monde pour juger le monde mais pour le sauver. Par conséquent, nous sommes là pour sauver le monde et non pas pour le juger car on n’est pas en mesure de juger.

Pour le chrétiens régénérés qui se comportent comme des inconvertis, il faut comprendre qu’une nature régénérée (spirituelle) ne connait pas la sanctification. Par conséquent, être «non spirituel ou charnel» ne signifie pas être non régénéré. Quelqu’un peut être régénéré mais encore charnel parce que cette personne n’a pas avancé sur le chemin de la sanctification. Donc il peut y avoir des gens, et je pense qu’il y en a un certain nombre dans les assemblées, qui ont pris les eaux du baptême mais qui se sont arrêtés là. C’est ainsi qu’ils vont rester charnels longtemps, sauf si Dieu veut les toucher par sa grâce et qu’ils réalisent par une prédication peut être, par une parole qu’ils sont dans l’erreur et qu’ils ont quelque chose à faire pour marcher dans les voies du Seigneur. Le problème aussi est de la responsabilité des responsables qu’ils soient pasteurs, ou qu’ils portent simplement la Parole. En effet, on peut te demander de porter la Parole alors que tu n’as aucune autorité reconnue. Donc tout est possible, mais il faut que la personne ait conscience, qu’à un moment elle réalise son état. Il faut que la personne soit suffisamment humble pour écouter, accepter et se remettre en question, ne serait que pour se poser la question de savoir si ce qui a été dit est juste ou pas. Est ce que cela me concerne ou pas ? C’est tout le problème de la responsabilité. L’un a la responsabilité de parler, l’autre a la responsabilité d’accepter ou de rejeter.

Tant que chez le chrétien, l’homme spirituel en lui, est plus faible que l’homme naturel, comme Paul il ne pourra que dire : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7:14-24). En clair, tant que l’homme spirituel ne domine pas l’homme charnel, il sera plus faible que ce dernier.

Il est extraordinaire de trouver ces paroles. Là, Paul transmet son expérience, ses combats, et le chrétien peut facilement s’identifier à lui. On peut rendre grâce à Paul de dire cela. C’est un encouragement à lutter parce que quand on voit qu’une personne comme Paul, dire par quoi elle est passée, et que l’on se dit que nous sommes sur le même chemin, nous ne pouvons que constater que nous sommes dans un même combat.

3 – Le combat intérieur

Romains 7:21-25

21 Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

24    Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?… »

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! …Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Belle conclusion que ces versets !

Alors je me lui livré à une étude sur les mots utilisés par Paul. Comment expliquer cette défaite après les si belles promesses de Romains 6 ? La communion avec Christ serait-elle illusoire ? Ceci est une reconnaissance de défaite, mais c’est cependant la reconnaissance de tous chrétiens qui sont passés par là, qu’ils ne peuvent pas s’appuyer sur leurs propres forces et résister. Le message est là. Nous ne pouvons pas lutter avec nos propres forces. Cela ne suffit pas. Il faut rechercher l’appui et l’aide du Saint-Esprit.

Alors, nous allons reprendre les versets 17 à 24. Regardez quelle nature fait les choses, celle qui est spirituelle ou celle qui est charnelle.

NS = Nature Spirituelle ; NC = Nature Charnelle
17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. 17 Et maintenant ce n’est plus moi (NS) qui le fais, mais c’est le péché (NC) qui habite en moi.
18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair (NC): j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. 20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi (NS) qui le fais, c’est le péché (NC) qui habite en moi.
21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je (NS) veux faire le bien, le mal (NC) est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; (NS)
23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (NC)
24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?…

Le verset de Galates 5:17 donne l’explication de ce qui se passe.

Galates 5:17

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

Pour comprendre cette défaite, il faut faire une étude de cinq mots que l’on trouve dans l’Épître aux Romains au chapitre 7 versets 14 à 24 et dans toute l’Épître aux Romains. Les mots sont “je”, “moi”, “la loi”,”Jésus”, le Saint-Esprit”. Combien fois trouvons nous ces mots ?

On trouve :

 Romains 7:14-24Romains 7Romains maisRomains 7:14-24Romains 7Romains
Je22 fois 3073 Jésus0 fois136
Moi3 fois 726 le Saint-Esprit0 fois128
la loi5 fois1350     

En Romains 7:14-24, rien qu’en regardant combien de fois sont utilisés ces mots, on s’aperçoit que l’homme décrit n’a pas cherché l’appui de Jésus. Il n’a pas cherché l’appui du Saint Esprit, et s’est appuyé uniquement sur ses propres forces. Donc, l’échec était au bout. Intéressant ! En conséquence, après un tel constat, il faut chercher ailleurs qu’en soi le secret de la victoire. C’est pourquoi, Paul dira aux Corinthiens en :

2 Corinthiens 12:9-10

9  et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Donc, en comparant le passage Romains 7:14-24 avec ces deux versets de Épître aux Corinthiens, on a l’explication. Il faut accepter d’être faible pour chercher l’aide et la force dans le Seigneur. Celles-ci nous sont données par son Saint-Esprit.

Ce secret se trouve aussi au chapitre 8 de l’Épître aux Romains qui est un véritable chant de victoire.

Plus le chrétien travaille à sa sanctification avec, et sous la conduite du Saint-Esprit, plus il lui sera facile de combattre sa nature charnelle et de la vaincre.

Pour résumer, Romains 7 est comme si le chrétien avait en lui un chien noir et qu’après le baptême un deuxième chien blanc vienne vivre en lui (pour reprendre une image tirée d’une BD de Tintin). Le problème est que le chien blanc et le chien noir se battent constamment chez le nouveau converti. Le chien blanc pousse le chrétien à faire le bien, tandis que le chien noir le pousse à faire le mal. La grande question est lequel a le dessus ? La réponse est que cela dépend de celui que le chrétien nourrit le plus ! Il faut qu’il nourrisse le chien blanc, et n’alimente pas le chien noir pour l’affaiblir au maximum. Cela s’explique par le fait que dans la vie du chrétien, se trouve soit le fruit de la chair de Galates 5:19-21 soit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22.

Alors, prions selon ce qui est écrit en Psaumes 51:12-15 (Prière de David)

Psaumes 51:12-15

12 O Dieu! crée-en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

13 Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.

14  Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne!

15  J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.

l’amour pour les perdus dans les paraboles de Luc 15

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le chapitre 15 de l’Évangile de Luc sur les perdus , montre l’énergie et la persévérance du Seigneur Jésus dans la parabole de la Brebis perdue, celles du Saint-Esprit dans la parabole de la drachme perdue. Il montre aussi l’amour patient du Père, et le libre arbitre de l’homme dans la parabole du fils perdu.

.

L’attitude de Dieu à l’égard des perdus

Dans les trois paraboles qui se suivent en Luc 15 : la brebis perdue, la drachme perdue et le fils perdu, est présenté l’attitude ou/ et l’action d’une personne de la trinité.

   Le contexte de ces trois paraboles :

Luc 15:1-2

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Pour une meilleure compréhension, ce passage est à rapprocher de celui de

Luc 5:29-32

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

30 Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples: Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

Deux types de personnes se retrouvent face à Jésus qui exerce sur elles une certaine fascination. Cependant la réaction de ces deux sortes de personne, est diamétralement opposée.

Les pharisiens et les scribes ne comprennent pas que Jésus puisse côtoyer les gens de mauvaise vie, en raison de leur peur de se souiller au contact de tous ceux qui ne faisaient pas partie de leur communauté. Par leur orgueil religieux, ils considéraient qu’eux seuls méritaient que Jésus s’intéresse à eux.

La critique des pharisiens était : pourquoi perdre son temps avec des personnes qui n’en sont pas dignes.

Les publicains et les gens de mauvaise vie quant à eux, rejetés par la « ’bonne société », voient en Jésus une personne qui ne les rejette pas, qui ne tient pas un langage religieux mais un langage simple utilisant des exemples de la vie de tous les jours.

A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à la remarque des pharisiens et des scribes, mais il en profite pour enseigner les autres personnes présentes.

Les paraboles sont des images de la vie courante. Pour bien comprendre leur sens, il faut faire l’effort de chercher les réalités spirituelles qui se cachent derrière le langage simple et imagé employé par Jésus.

Celui-ci lui-même justifie ce fait en :

Matthieu 13:13

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

Paul donne en 1 Corinthiens 2:14 une explication pour cela :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Il appartient donc à chacun de prendre du temps pour méditer et chercher à connaître et comprendre pleinement le sens de l’enseignement que Jésus veut donner.

La Brebis perdue

Luc 15:3-7

Mais il leur dit cette parabole:

Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve?

Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,

et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

En Israël, plusieurs types de désert existent. Ils se distinguent selon leur degré d’aridité. Ici, il s’agit manifestement d’un désert semi-aride où le berger fait paître son troupeau.

Tout au long de la Bible, la brebis représente l’homme juste, ou repentant. Il s’agit du chrétien soumis et obéissant alors que le bouc (ou la chèvre) représente le méchant, le rebelle caractérisé par son entêtement et son manque de docilité.

Cette parabole nous enseigne l’amour et le souci de Dieu pour tous les perdus.

Jésus, lui le bon berger, va chercher la brebis perdue jusqu’à ce qu’il la trouve  et il la ramène à la maison. Il témoigne par là de l’amour et de la persévérance pour une seule âme perdue.

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Comme David qui arrachait la brebis de la gueule du lion ou de l’ours, (1 Samuel 17:34-35), tel est Jésus ! C’est la différence existant avec monsieur Séguin qui restait à la porte de sa maison pour appeler sa chèvre : « reviens, reviens ! », Jésus va chercher sa brebis perdue, et il la cherche jusqu’à ce qu’il la trouve.

Le verset 7 de ce chapitre 15 de Luc, s’adresse plus particulièrement à ceux qui se croient justes et qui estiment ne pas avoir besoin de se repentir, de la même façon que quelqu’un qui ne se considére pas malade, n’ira pas consulter un médecin. Si nous ne nous considérons pas comme perdu, nous n’avons pas besoin d’un sauveur. Si, par orgueil, nous ne nous considérons pas pécheur, nous n’avons pas besoin d’exprimer de repentance.

Jean 9:39-41

39 Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles?

41 Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Dans cette parabole, il est question de Jésus, le bon berger du psaume 23. Il est celui, qui prend soin de toutes ses brebis, dont parle le prophète Ézéchiel en :

Ézéchiel 34:16

16 Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice.

Cette parabole est à mettre en relation avec le passage de

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Dans ce passage, un détail supplémentaire, très important doit être relevé: « Ce n’est pas la volonté du Père qu’il se perde un seul de ses petits !« 

Voyez ce qu’exprime David au

Psaumes 119:176

176 Je suis errant comme une brebis perdue; cherche ton serviteur, Car je n’oublie point tes commandements.

Seigneur, nous proclamons nous aussi cette prière quand nous nous sentons perdus.

  La Drachme perdue

Luc 15:8-10

Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?

Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.

10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Là, dans cette parabole de la drachme perdue, il est question du Saint-Esprit, représenté par la femme, qui comme Jésus manifeste la persévérance dans la recherche de l’égarée.

La drachme, objet inanimé,témoigne de l’impuissance de l’homme naturel à opérer son propre salut. Par nature, nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés selon:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Le Saint-Esprit révèle les choses en les mettant à la lumière. C’est lui qui donne la révélation de la Parole de Dieu et dans ce monde des ténèbres, il fait luire sa lumière pour chercher les perdus et leur révèle leur vraie nature.

1 Jean 2:9-11

Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres.

10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui.

11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

La lumière est celle du Saint-Esprit qui se manifeste par l’amour, fruit du Saint-Esprit. Celui-ci nous fait prendre conscience de notre véritable état de perdu et de notre besoin d’un sauveur.

Le fils perdu

Ici dans cette parabole du fils perdu, Dieu le Père est le personnage principal.

Luc 15:11-32

11 Il dit encore: Un homme avait deux fils.

12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

15 Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux.

16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

De la pensée à la mise en actes

21 Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.

26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.

27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras!

Il fallait se réjouir

31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi;

32 mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Le père représente Dieu le Père, le fils perdu représente les publicains et les prostituées, le fils aîné quant lui est une figure des pharisiens, des hommes religieux de l’époque. En effet, ces derniers se croyaient meilleurs que les autres qu’ils rejetaient et condamnaient par avance.

Au-delà , et sans remettre en cause l’interprétation classique de cette parabole bien connue, il est nécessaire de s’attacher à certains détails et d’étudier les trois personnages principaux de cette parabole, : le Père, le fils cadet et le fils aîné, en nous identifiant aux fils. Si le père est l’image de Dieu le Père, nous pouvons nous interroger en quoi nous pourrions être semblables au fils cadet, mais aussi au fils aîné.

_   Le Père

Le père est le personnage central de la parabole représentant Dieu le Père. Aux yeux du père, le départ du fils, et son retour est vécu ainsi en :

Luc 15:24

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Ceci est à rapprocher du verset de:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Ce père attendait que son fils revienne à lui non par la contrainte, mais en exerçant son libre arbitre. Son attachement au père (Dieu) est d’autant plus fort qu’il est librement choisi et n’est pas par un sentiment d’obligation.

L’amour du père pour autant ne change pas après le départ de son fils. Il attend tous les jours que celui-ci revienne. Sa douleur de l’absence est intérieure et elle n’est pas exprimée. Cependant celle-ci apparait en :

Luc 15:20

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Ce père rétablit son fils dans tous ses droits. Il le fait revêtir de la plus belle robe ,et il lui fait mettre un anneau symbole de son appartenance.

Luc 15:22

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

_  Jésus:

Jésus en apparence n’apparait pas, mais il est le chemin qu’emprunte le fils perdu qui conduit au Père.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

_  Le fils cadet :

Ce fils cadet est l’image des publicains et des prostitués du temps de Jésus, quand le fils aîné est l’image des Pharisiens.

En replaçant cette parabole comme une suite des trois paraboles de Luc 15, la maison du père est l’image de l’Église. Ce fils cadet est l’image d’un chrétien apostat qui s’est détourné de la foi chrétienne, qui retourne dans le monde. Voyons un détail en :

Luc 15:13

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

Après avoir reçu sa part d’héritage, ce fils n’est pas resté dans la maison, ni même dans la ville. Il est parti dans un pays lointain pour vivre loin du regard du père, car il connait la droiture du père. Il pense pouvoir vivre sans contrainte, puis il réalise son erreur, et revient vers le père.

Ce fils de la parabole a pleinement conscience de la nature aimante de son Père . Il ne s’est pas adressé à son frère aîné pour qu’il intercède en sa faveur auprès de son père.

La prise de conscience de notre état réel appelée introspection ou examen de conscience est très importante comme la prise de conscience du fils perdu.

Luc 15:18-19

 18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

Quand nous faisons du tort à une personne, nous péchons contre le ciel, contre Dieu en même temps qu’envers cette personne.

Le fils perdu peut être comparé à une chèvre à cause de son entêtement à vouloir gérer sa vie tout seul, à cause de son insoumission. En réalisant son erreur par une introspection et par une repentance, ce fils redevient brebis. Il revient à la bergerie comme il est dit en :

1 Pierre 2:25

25 Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Ce fils se présente au père en vêtements souillés, image de l’état dans lequel nous nous trouvions au moment de notre repentance et de notre conversion.

_ Le fils aîné

Le fils aîné se considère meilleur que son frère. Cependant, il manque d’amour. Il méprise son frère, et en est jaloux. Il fait les choses par obligation, sous la contrainte qu’il s’impose à lui-même, et par conséquent sans joie.

C’est l’image du chrétien sans joie, animé d’un esprit religieux qui se croit plus spirituel que les autres, meilleur qu’eux, mais qui fait en réalité des œuvres mortes.

Ce fils aîné est injuste envers son père, puisque son père a partagé l’héritage, et qu’il peut jouir de celui-ci à sa guise, mais non!

Luc 15:28-29

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

Ce fils aîné vivait dans la maison, mais elle était pour lui une maison de servitude. Comme dit précédemment, il est l’image de ces chrétiens qui font des œuvres et des œuvres, mais qui ne connaissent pas la joie du service. Il s’agit pour eux d’un devoir, d’une obligation, d’une contrainte.

Une observation particulière pour chaque chrétien :

Ce fils aîné n’a pas bougé pour chercher son frère, pour le ramener à la maison. Une attitude que nous ne devons pas avoir. Il y a un réel manque d’amour chez lui. Le Seigneur nous a demandé d’annoncer l’Évangile et de faire des disciples. La joie du salut que le Seigneur nous a accordé, doit nous pousser à partager cette révélation. Nous ne devrions jamais oublier que nous étions pécheurs comme eux. Ne fermons pas nos cœurs, ni nos assemblées pour vivre notre foi dans un « entre soi » égoïste, et quand un frère montre des signes de faiblesse, prions pour lui.

Le message principal :

Dans ces trois paraboles de Luc 15, nous est présenté l’action des trois personnes de la trinité pour ramener tous les perdus. Dans celles-ci, il y a l’expression de l’amour, de l’amour inconditionnel, de la patience et de la persévérance de Dieu. C’est une invitation pour chaque chrétien à manifester de l’amour pour tous les autres quels qu’ils soient. Que la lumière du Saint-Esprit en nous brille.

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Qu’elle brille pour que ceux qui ne sont pas pleinement convertis réalisent leur état de perdus à la lumière du Saint-Esprit.

Dans notre évangélisation s’il est vrai qu’il est important de parler de l’amour de Dieu, il est tout aussi important voire plus important de parler de la repentance, car certains voudraient s’affranchir de cette étape alors que c’est elle qui permet la justification par Dieu. La parabole du berger qui cherche sa brebis perdue, montre l’amour, l’attachement et la persévérance de Dieu pour tous les perdus, attitude que nous devons tous avoir envers les perdus qui ne sont pas encore sauvés.

Retenons que ces trois paraboles se terminent par des réjouissances et de la joie, versets 7, 10 et 32 : « Réjouissez-vous avec moi« 

Elles montrent la joie de Dieu et des anges chaque fois qu’une personne est sauvée.

  En résumé :

1 – La brebis égarée dans le désert représente le chrétien en devenir. Jésus cherche les perdus à l’extérieur.

2 – La drachme perdue dans la maison: le Saint-Esprit apporte la révélation par sa lumière aux personnes qui sont dans l’assemblée (dans la maison) mais qui ne sont pas pleinement engagées. Elles pensent être chrétiennes, mais ne le sont pas. Le Saint-Esprit révèle la vraie nature de chacun.

3 – Le fils perdu, Le Père accueille celui qui avait quitté la maison et qui revient. En fils cadet, nous nous étions éloignés de notre foi chrétienne, mais nous réalisons notre erreur, et revenons à Dieu, et à l’Église. En Fils aîné ? Réalisons l’orgueil qui peut nous animer et manifestons de l’amour vrai pour tous les autres, de la bienveillance, et de la joie d’être sauvés. Ne soyons pas religieux et apprenons à faire des œuvres sous la conduite du Saint-Esprit, des œuvres que Dieu a préparées d’avance

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Et préoccupons nous des perdus, en répondant à l’ordre donné en Matthieu 28:19-20

Romains chapitre 6 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le chapitre 6 de l’épître aux Romains parle de la sanctification à laquelle tous les chrétiens sont appelés, sans que ce terme soit employé. Cette sanctification est la suite logique de la justification des chapitres précédents. Il s’agit de la marche du chrétien qui est conduit par l’Esprit.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 7

Romains chapitre 6 : vivre une nouvelle vie en Christ

Introduction

Rappel :

Le salut que Dieu donne gratuitement à quiconque croit, ne dépend en rien de ce que le croyant peut faire mais repose sur ce que Dieu fait pour celui-ci par Jésus-Christ.

1 – Les chapitres 6 à 8 traitent de la sanctification en Jésus   

Ceci étant dit, le problème de la sanctification est un problème angoissant qui tourmente les jeunes et les vieux chrétiens et qui malheureusement, semble souvent mal compris.

Romains 1:16 enseigne que l’Évangile « est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » en Jésus-Christ, et Romains 3 à 5 enseigne «la puissance de Dieu pour sauver ou pour justifier » celui qui croit en Christ.

Romains 6 enseigne «la puissance de Dieu pour rendre saint celui qui croit en Christ. »

Si Romains 5 évoque le statut (ou position) juridique du chrétien, c’est-à-dire sa justification une fois pour toutes, Romains 6 ne parle pas du processus de la sanctification, mais du statut (ou condition) moral du chrétien, du fait qu’il a été rendu saint une fois pour toutes. Il faut préciser que nous sommes déclarés saints lors de notre justification, mais que nous devons travailler à notre sanctification en marchant par l’Esprit parce que la sanctification ne va pas sans le Saint Esprit. Il n’est pas possible de penser qu’on va se sanctifier soi-même. Ce serait faire des œuvres mortes et travailler inutilement.

Voici un petit récapitulatif de Romains 6 :

Romains 6:1-10 constitue un exposé doctrinal sur ce «qu’il faut croire» alors que Romains 6:11-16 constitue une exhortation sur «comment il faut vivre». Les versets de Romains 6:17-23 quant eux, consistent en un encouragement devant les progrès déjà accomplis par rapport à ce qui a pu déjà être réalisé par les romains.

Ce chapitre est un modèle pour la façon dont le chrétien doit être édifié. Il ne faut pas oublier que les mots édifier et sanctifier représentent à peu près une même idée. Quand on se sanctifie ou quand on est édifié, il y a comme une forme d’élévation. Il faut avoir une foi saine et la mettre en application. La mise en application est importante. C’est un encouragement à persévérer, puisque notre sanctification est le chemin qu’il faut emprunter jusqu’au rendez vous final avec le Seigneur.

Les trois chapitres de Romains 6, 7 et 8 peuvent être vus comme un triptyque.

Le premier tableau dressé est sombre : La loi du péché, la loi et moi, c’est à dire par exemple:

6:1 « Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? 

Le deuxième tableau est encore plus sombre : là, c’est moi face à la loi avec mes propres forces.

7:21 « Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. »

Pour arriver au troisième tableau qui est glorieux, resplendissant qui est la loi de l’esprit de vie

8:2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

 A la fin du chapitre 5, il a été question de la grâce de Dieu. Le découpage en chapitres de la Bible, est très pratique pour avoir des repères, mais il faut faire attention en abordant un chapitre qu’il n’y ait pas dans la fin du chapitre précédent une introduction . En effet, nous en voyons ici un exemple, parce que le verset 1 de Romains 6 est la suite des versets de Romains 5:20 et 21 et qu’il ne peut bien être compris que si on relit les deux versets précédents, ou qu’on se les rappelle. 

Là on voit que Paul pose une question, et cette question peut interroger et nous amener à une grande interrogation quand on nous pose la question suivante: Quand nous sommes sous la grâce, peut-on pécher comme avant? Après avoir étudié Romains 6, il n’est pas possible de penser cela. Ceux qui ont étudié l’épître aux romains et qui disent cela, sont impardonnables.

Voici ce que Paul dit à Tite.

Tite 2:11-13

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

Le verset 13 de ce chapitre 2 de Tite est très important parce qu’il nous dit « en attendant la bienheureuse espérance », c’est à dire en attendant de mourir physiquement. Qu’est que c’est que cette bienheureuse espérance ? C’est l’espérance d’être auprès de Dieu, dans la gloire de Dieu, et d’être participant de la nature divine selon 2 Pierre 1:4, ce qui est extraordinaire.

2 – Romains chapitre 6 : La délivrance de la puissance du péché

La repentance a eu pour conséquence l’effacement du péché. Cependant cette repentance n’est qu’un des aspect du salut, puisqu’avec le salut nous sommes libérés de la puissance du péché. Si le chrétien ne l’était pas, il succomberait régulièrement au péché. Cela ne veut pas dire qu’il ne succombe plus, mais cela n’arrive plus régulièrement. Par le Saint Esprit, le Seigneur nous donne la force de résister parce que nous ne sommes plus esclaves du péché. Nous allons voir que nous sommes par contre, esclaves de la justice de Dieu, esclaves de Jésus-Christ. Nous sommes tous pour bénéficier de cette grâce, mais notre nature charnelle nous pousse à faire le mal. C’est pourquoi Paul introduit les réponses divines, par deux questions fréquemment soulevées, verset 1 et verset 15

Romains 6:1, 15

1 Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?

15 Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Quand nous lisons « loin de là », il est possible de traduire par aucunement, ce qui veut dire : il n’en est pas question. Il est préférable de prendre ce sens d’aucunement parce que c’est catégorique, tranchant.

Cette expression « loin de là » exprime un véritable sentiment d’indignation et de rejet qui pousse chacun à reconnaître le caractère infondé de cette déclaration du verset 1.

Romains 6:2-4

Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Qu’est-ce que Paul veut nous dire ?

Avant comme tout humain, nous vivions dans le péché. Maintenant, nous sommes morts au péché et nous vivons en Christ ! Ce que nous disent ces trois versets, c’est qu’il nous faut prendre conscience de notre nouvelle identité !

Alors une grande question se pose : comment évangéliser ? En effet, l’évangélisation doit être efficace, car sinon elle ne sert à rien. Si nous parlons, que ce soit au moins pour apporter quelque chose aux personnes rencontrées. Si elles n’acceptent pas le message immédiatement, cela n’a pas d’importance. L’important pour chaque chrétien est de semer en étant dirigé par le Saint Esprit, et pas en l’ayant programmé lui même, par ses propres forces.

En ce qui concerne la nouvelle identité :

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Ce qui est dit en Galates, c’est un peu ce qui est écrit, mais sous une autre forme en Romains. Il faut lire l’épître aux Galates parce que c’est un bon complément, mais Romains est plus structuré.

Je vis en Christ, et Christ vit en moi ! Qu’est ce que cela veut dire?

Dire : ‘Christ en moi, et moi en Christ.’ signifie que l’on ne peut plus dissocier l’un de l’autre. Christ est en chaque cellule de notre corps.

Une des racines du péché consiste à vivre selon ses propres normes. Je décide moi-même de ce qui est bien et de ce qui est mal. Conclusion : je me considère comme mon propre dieu !

Il faut comprendre que la loi n’est pas le moyen pour arriver au salut, mais la norme à laquelle le chrétien doit conformer sa vie, c’est-à-dire qu’il ne vit plus selon ses propres normes, mais selon les normes de Dieu, qui se trouvent dans la Bible.

La responsabilité personnelle du croyant à l’égard de l’œuvre divine de la sanctification ressort au travers de quatre expressions mentionnées dans ce chapitre.

  1. Comme croyants, nous ne devons pas ignorer (v.3) (Ici il s’agit d’une question), mais nous devons savoir (v.6,9) c’est-à-dire connaître les faits de notre union et de notre identification avec Christ dans sa mort et sa résurrection ;
  2. Comme croyants, nous devons regarder (v.11) c’est-à-dire reconnaître ces faits comme vrais à notre égard; 
  3. Comme croyants, nous avons à nous donner (v.13), à nous livrer (v.13, 16, 19) à nous offrir (v.13) une fois pour toute à Dieu, comme étant vivants de morts que nous étions, et nous mettre à sa disposition.
  4. Comme croyants, nous avons à obéir (v.16, 17) sachant que la sanctification se poursuit dans la mesure de notre obéissance à la volonté de Dieu révélée dans sa Parole.

La sanctification, c’est jusqu’au bout.

Voyons ce qui est dit :

Romains 6:4

4  … de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Le mot marcher en grec est  »péripateo », mais celui-ci peut être traduit également par se conduire, vivre. De même nous, nous marchons en nouveauté de vie. Nous conduisons notre vie d’une nouvelle façon. Ici, nous sommes bien loin de la grâce permissive de certains « chrétiens » à qui Jésus dira : ‘‘je ne vous connais pas, vous qui commettez l’iniquité » ainsi qu’il est écrit en Matthieu 7:21. La marche dans la sanctification ou la marche par l’Esprit est cette nouvelle façon de conduire notre vie, parce que par nos propres forces, nous n’en sommes pas capables. Il est dit en:

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ceci est vraiment très important de comprendre cela. Nous rencontrerons toujours des personnes qui diront que puisqu’elles sont sous la grâce, elles peuvent vivre comme elles veulent, en toute liberté. Paul s’oppose à ces personnes qu’on appelle antinomiens, c’est à dire celles qui sont contre la loi. Si une personne continue à vivre dans le péché, c’est la preuve qu’elle n’est pas morte au péché. Nous en déduisons donc qu’elle ne vit pas en Christ ! Une personne en effet, ne peut pas vivre en même temps dans le péché et en Christ, sinon inconsciemment par son propos, elle décrète que Christ est péché !

Romains 6:3-4

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Cette signification du baptême est très importante à comprendre et à retenir. Si nous ne comprenons pas pleinement cela, notre vie chrétienne sera bancale. Comprendre ne veut pas dire seulement comprendre intellectuellement. Il faut que cela soit imprégné en nous, et que nous vivions en conséquence  (en nouveauté de vie).

Si un chrétien ne comprend pas le véritable sens du baptême chrétien avec cette identification à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, il ne pourra pas mener pleinement une vie chrétienne ! C’est toute la différence qu’il y a entre pécher involontairement par accident ,et vivre dans le péché volontairement, négligemment ! C’est mépriser la Grâce de Dieu !

Comment une personne peut-elle venir à Christ pour être délivrée du péché et ensuite prétendre qu’étant sous la grâce, elle peut continuer à vivre dans le péché. Cela veut dire qu’elle continuerait à vivre comme avant, au lieu de vivre en nouveauté de vie ! Ceci est bien entendu incohérent Paul développe son raisonnement en :

Romains 6:5-7

En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,

sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;

car celui qui est mort est libre du péché.

Quand il est question d’être libéré du péché, il ne s’agit pas seulement d’être libéré de la sanction du péché, mais d’être délivré du pouvoir du péché.

Dans les versets 2 à 7, nous avons le fondement de la justification et de la sanctification qui est l’union spirituelle avec Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection.

Le baptême par immersion est très important dans sa signification. En prenant le baptême nous nous identifions à Jésus. Nous mourons au péché et nous ressuscitons pour la vie de Dieu. Dans les versets 5 et 8, le temps des verbes n’exprime pas un simple futur mais une certitude.

Verset 5 : ‘nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,’

Verset 8 : ‘nous vivrons aussi avec lui,’

Il est important d’avoir ces certitudes là. En effet, si nous avons un doute, nous allons nous laisser aller, tandis que si nous avons la certitude que nous le serons aussi par la conformité à la résurrection de Jésus, que nous vivrons aussi avec lui, ce sera différent. En fonction de ce que nous avons dans la tête, nous agirons de telle ou telle manière. La pensée est le lieu du combat spirituel.

Le chrétien participe à la mort de Christ afin de pouvoir participer à sa vie de résurrection. Ceci conduit à une réflexion : Peut-il prétendre à la vie de résurrection de Jésus-Christ s’il ne s’est pas identifié à la mort de Jésus par le baptême ?

Au verset 6 Paul emploie le mot doulos qui veut dire « esclave ». Ce mot a perdu de sa force aujourd’hui car nous ne sommes plus à l’époque où les gens se distinguaient par classe : hommes libres et esclaves. Si nous appelons Jésus, notre Seigneur, c’est qu’implicitement, nous sommes ses esclaves. L’esclave n’a pas de vie propre, il vit et fait ce que le maitre exige. EXIGE !

3 – Romains 6:8-15 – Nous sommes morts en Christ

Romains 6:8-10

Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,

sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Approprions-nous ce verset en proclamant :

Car je suis mort, et c’est pour le péché que je suis mort une fois pour toutes; je suis revenu à la vie, et c’est pour Dieu que je vis.

D’autre part, le chrétien ne peut pas jouir des bienfaits de la mort de Christ sans bénéficier en même temps de la puissance de sa vie de résurrection. Pour que les hommes soient saints, il faut d’abord que Dieu les justifie. Nous ne pouvons pas devenir saint sans être justifié au préalable. Cela veut dire qu’il faut s’être repenti. Dans le Nouveau Testament la sanctification est inséparable de la justification !

Souvent, on nous dit que quand on obtient le salut, c’est une fois pour toutes et que « si tu crois, tu seras sauvé ». Un bémol doit cependant être mis à cette affirmation. Qu’est que ce « je crois »? Tu crois quoi? Est ce que c’est un « je crois » purement intellectuel ? Ou un « je crois » affermi?.. Ce qui fait que ce qui peut être vrai dans le fait d’un salut éternel, qu’on ne peut pas perdre son salut, encore faut il déjà le gagner, l’acquérir. Quand on lit un certain nombre de versets, on se dit qu’on peut perdre le salut mais c’est sans doute parce qu’on ne l’a pas acquis. On peut le perdre parce qu’on ne l’a pas acquis véritablement parce qu’on hésite. Ceci est une interprétation. Le chrétien doit travailler à sa sanctification Paul d’ailleurs, dit en:

Philippiens 3:10-12

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir,

11 si je puis, à la résurrection d’entre les morts.

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

Si mon salut a été acquis une fois pour toutes, que voudrait dire la sanctification? Que voudrait dire : être édifié jusqu’à avoir la stature de Christ ? Que voudrait dire le verset de 2 Corinthiens 3:18

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

L’expression de gloire en gloire montre la marche progressive du chrétien au cours de laquelle il devient de plus en plus à l’image de Christ.

Dans le nouveau testament, la sanctification est inséparable de la justification. Cela veut dire que lorsqu’on est justifié, on ouvre la porte étroite qui débouche sur le chemin étroit et resserré de la sanctification.

Dans ce chapitre 6 de Romains, Paul commence par nous parler du péché et l’oppose à la Grâce, à la Grâce de Dieu. Paul nous dit que le péché a été vaincu à la croix, qu’il est mort à la croix pour celui qui croit. Il nous dit aussi que le croyant est en Christ, même s’il ne le dit pas explicitement comme il le fait en 2 Corinthiens (1:21 ; 5:17 ;12:19 ;13:5) ainsi qu’en Galates :

Galates 3:27

27  vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 

Ceci est une expression que Paul reprend au verset 3 de Romains 6.

Le péché sous son esclavage nous conduit à produire des fruits conduisant à la condamnation et à la mort spirituelle. Paul utilise dans cette épître un terme propre au marché aux esclaves : la rédemption. C’est le mot grec « apolutrosis » qu’il utilise et qui veut dire : délivrance obtenue par rachat ou libération effectuée par paiement d’une rançon.

Romains 6:10-15

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

La structure de ce verset 15 est identique à celle du verset 1.

Quand au verset 11, on lit « regardez-vous comme morts », cela peut être compris dans le sens de: considérez-vous comme morts au péché, pour que cela soit plus concret.

Dans ce passage de Romains 6: 10-15, Paul nous explique que si nous nous identifions à la mort de Jésus à la croix, nous sommes morts avec Lui, ce qui veut dire que nous sommes morts au péché. Donc, en étant mort au péché, nous ne sommes plus sous son esclavage. C’est ce qui différencie le chrétien des non-croyants qui ne comprennent pas que celui-ci puisse vivre sans faire telle et telle chose. S’il en est ainsi, c’est que tout simplement nous sommes morts au péché et esclave de la Justice de Dieu. Nous ne sommes plus sous la Loi, mais sous la Grâce. Nous avons changé d’esclavage. Nous avons changé de maitre. Alors que nous étions sur le marché aux esclaves, Jésus nous a vus, et il a payé le prix pour nous racheter. Nous sommes devenus ainsi esclaves de Dieu, esclaves à l’obéissance envers Lui, esclaves de sa Justice. Cependant cet esclavage est doux puisque son joug est doux et léger.

Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Le verset 15 parle d’un changement de situation, et Paul nous donne deux illustrations pour expliquer sa pensée :

  • En Romains 6:16-23 , il donne l’illustration de l’esclave et de l’asservissement
  • Et en Romains 7:1-6, il donne l’illustration de la veuve et de la libération légale par la mort de son mari. En effet, la femme mariée en fréquentant un autre homme, commet un adultère mais si la femme est devenue veuve, celle-ci est libre par rapport à son mari.

 Dans ces deux illustrations, se trouvent deux notions de liberté mais qui sont cependant différentes.

Le péché produit en nous des fruits qui nous conduisent à la mort, alors que l’obéissance (la justice) produit des fruits de sainteté ce qui nous conduit à la vie éternelle.

Dans ce chapitre 6, l’apôtre Paul expose le principe de la sanctification mais sans jamais utiliser ce mot. Cinq mots vont définir ce qu’est la mort au péché. Le croyant est :

1° – v. 6:3 – baptisé, c’est-à-dire plongé, noyé, immergé en Jésus-Christ

2° – v. 6:4 – enseveli avec lui

3° – v. 6:5 – greffé, et fait une même plante avec Jésus

4° – v. 6:6 – crucifié avec Christ

5° – v. 6:7 – mort avec lui

 Paul réalise en même temps les cinq caractères de la vie avec Christ. Le chrétien est :

1° – v. 6:4 – ressuscité avec lui,

2° – v. 6:4 – Il marche avec lui,

3° – v. 6:7 – libre du péché,

4° – v. 6:11 – il est vivant pour Dieu,

5° – v. 6:13 – Il se donne à Dieu.

Donc, nous ne sommes plus esclaves du péché, et nous avons la capacité de vivre une vie nouvelle dans l’obéissance à Christ, dans un état de sainteté. De même que la mort et la résurrection n’ont eu lieu qu’une fois pour toutes pour Jésus, notre état de justification – sanctification, est définitif pour nous, lorsque nous croyons en Jésus-Christ. Même si par accident il nous arrive de pécher, cela ne change pas notre état.

Il faut vraiment être imprégné du verset de

Romains 6:11

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

le mot « ainsi » entraîne une conséquence de tout ce qui vient d’être dit. C’est pourquoi, Paul exhorte le croyant à :

v. 11-12 regardez-vous, considérez-vous comme …

v. 13-14 et donnez-vous …

Romains 6:11-13

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

Paul dira en d’autres mots :

Colossiens 3:10

10 et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé.

Regardez bien cette notion d’évolution de mouvement: « ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance ». Il y a toujours encore cette notion de progression qui se fait par la connaissance. Par la connaissance de quoi ? Par la connaissance de la Parole de Dieu, Jésus étant la Parole. Par conséquent, en même temps que nous approfondissons notre connaissance de la Parole, nous approfondissons notre connaissance de Jésus selon « l’image de celui qui l’a créé ».

Galates 5:16-18

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

Ayant toujours en tête le problème de la sanctification qui est essentielle, il faut insister sur certains aspects de la Parole qui nous éclairent sur cette sanctification, comme marcher par l’Esprit, conduit par l’Esprit.

La nature pécheresse, la nature non régénérée est appelée le vieil homme. La nouvelle nature, la nature régénérée est appelée l’homme nouveau qui marche avec la puissance du Saint Esprit.

Verset 13. Ce verset commence par « Ne livrez pas vos membres au péché … «  Cela veut dire que cela dépend d’une décision personnelle, de notre propre volonté de répondre à la tentation par la résistance et le refus. Paul nous dit que nous aurons des tentations, mais que c’est à nous qu’il appartient de dire non à la tentation. Et nous avons en :

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Nous rejoignons ici « car c’est Dieu qui produit le vouloir et le faire, selon son bon plaisir », la prédication donnée sur la souveraineté de Dieu et le libre arbitre de l’homme. Il y a le « vouloir et le faire de Dieu », mais il y a aussi « ne vous livrez pas vos membres au péché » qui est le libre arbitre de l’homme qui s’exerce là. Le salut en réalité se construit. Il a trois étapes: le passé avec la repentance, le chemin de sanctification et la glorification quand on est auprès de Dieu en étant dans sa gloire (dans la vie éternelle). C’est un tout. Malheureusement, la notion de salut pour beaucoup, est inconnue. Un combat spirituel a lieu avec le côté charnel qui lutte et résiste à la volonté de Dieu.

Romains 6:13-15

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Paul revient avec insistance sur le fait que nous avons été libérés de la puissance du péché. Nous sommes sous la grâce, ce qui veut dire que nous sommes appelés à ne plus pécher. La grâce ne doit en aucun cas être une justification pour pécher.

Les convoitises de ce monde se présenteront toujours à nous. Cependant nous ne sommes plus sous l’esclavage du péché qui nous entrainait irrésistiblement à succomber aux tentations. Étant sous la grâce, Dieu nous donne la force de résister. Nous ne péchons plus parce que la loi nous dit que c’est mal ce qui serait du légalisme chrétien mais nous ne faisons plus le mal par amour pour notre maître, Dieu qui nous en donne la force.

Le chrétien ne retombera plus sous le coup de la loi puisqu’il a été justifié par Dieu. Il ne s’appuie pas sur ses propres forces, mais sur Jésus, sur le Saint Esprit.

Philippiens 4:13

13 Je puis tout par Christ qui me fortifie.

Cela ne veut pas dire qu’un chrétien ne péchera jamais. Voici trois versets de 1 Jean 3 sur le péché:

1 Jean 3:6-9

Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu.

Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.

Il faut faire attention à l’expression « ne pratique pas ». Si quelqu’un pratique le péché, il ne s’agit pas d’un accident, mais d’une pratique habituelle. Le vrai chrétien peut tomber dans le péché, mais il n’y reste pas, il ne s’y vautre pas. Il se repent, il confesse et obtient le pardon de Dieu.

1 Jean 1:9

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Vivre sous la grâce et vivre de la grâce de Dieu !

Hébreux 12:14-15

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés;

Éphésiens 2:8

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu

De la même façon, nous devons vivre la grâce de Dieu par la foi.

4 – Romains 6:16-23 – de qui sommes-nous esclave

Romains 6:16-23

16 Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice?

17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.

20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice.

21 Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Regardez le parallèle qu’il y a entre le verset 21 et le verset 22. Les fruits de la sainteté sont les fruits de la sanctification.

Le verset 16 est à rapprocher de celui de :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Être esclave du péché a pour conséquence la mort spirituelle dans cette vie, la mort physique à la fin de notre vie et la mort éternelle ensuite. Alors que lorsque nous sommes sous la justice de Dieu, que nous sommes justifiés, nous avons la vie spirituelle, et nous connaitrons la résurrection après la mort et la vie éternelle auprès de Dieu.

Cela peut-être incompréhensible pour certaines personnes ainsi qu’il écrit en :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Pourquoi en est-il ainsi? Parce qu’une personne qui n’est pas convertie ne peut pas comprendre. Et même dans certains cas, un jeune converti ne comprend pas forcément. Il faut un minimum. Cela répond au verset précédent qui dit que :

13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.

Comprenez-vous le problème que nous pouvons rencontrer avec des personnes qui n’ont pas la connaissance spirituelle de la Bible, et qui sont spirituellement mortes. Une personne qui a bac +5 va comprendre le français, ce qui littéralement est dit, mais spirituellement elle ne va pas comprendre ce que Dieu dit.

Paul conclut que d’esclaves du péché, nous sommes devenus esclaves de la justice de Dieu. Cela révèle un autre point. L’homme n’est jamais entièrement libre et cela doit être compris. Les anarchistes ont la devise qui dit: « ni Dieu, ni maître ». En réalité, ils se font des illusions parce que, soit l’homme est esclave du péché, soit il est esclave de la justice de Dieu. La puissance du péché est telle que l’homme ne peut en être libéré que par la puissance de Dieu.

Tout cela aboutit à la magnifique déclaration qui est la conclusion de ce chapitre :

Romains 6:22-23

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Donc d’un côté, verset 22, on a le fruit de la sainteté qui est la sanctification et d’un autre côté, verset 23, on a la grâce ou le don gratuit de Dieu.

Un petit rappel:

Éphésiens 2:8-9

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Après avoir étudié le chapitre 6 de Romains, il est impossible pour une personne honnête de dire que sous la grâce nous pouvons vivre comme avant, une vie de péché.
C’est un admirable témoignage qui semble tout conclure. Cependant voici que le chapitre suivant, le chapitre 7 de l’Épître aux romains, va révéler le combat qui se livre, non chez l’inconverti, mais dans le cœur même du croyant.

Le royaume de Dieu ou le royaume des cieux

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dieu est le souverain de l’univers. En cela, le royaume de Dieu s’étend sur tout l’univers. Dans la Bible, plusieurs sens sont donnés au mot royaume. Par le péché, la terre et tout ce qu’elle contient, est devenue le royaume de Satan. Par Jésus, le royaume de Dieu s’est approché et il est parmi nous, dans chacune des personnes qui reconnaissent la souveraineté de Dieu sur leur vie.

Le royaume de Dieu ou le royaume des cieux

Sommaire

1 – Qu’est-ce qu’un royaume
2 – Qu’est-ce que le royaume de Dieu ?
3 – Avec la conversion, nous changeons d’identité
4 – Établissement du royaume

.

Commençons par :

1-   Qu’est-ce qu’un royaume

Sur un plan terrestre, un royaume est un état gouverné par une seule personne, un roi ou une reine. Le titre et l’autorité sont transmis de façon héréditaire. Le mot royaume s’entend autant sur un plan géographique (territoire) que sur un plan humain puisqu’il est composé de l’ensemble de ses habitants. L’autorité du roi s’exerce sur l’ensemble des personnes qui y résident, qu’il s’agisse des nationaux, ou des visiteurs (touristes…).

D’une certaine façon, le chrétien peut dire qu’il fait partie du royaume de Dieu, tout en vivant sur terre. Ainsi, il est étranger sur terre mais en tant que ressortissant des cieux. Deux références confirment cela.

Hébreux 11:13

13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

1 Pierre 2:11

11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme.

.

2-  Qu’est-ce que le royaume de Dieu ?

Avant tout, il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de différence entre les deux appellations : royaume de Dieu et royaume des cieux.

Matthieu s’adressant aux juifs, a évité ce terme pour ne pas choquer les juifs à qui son Évangile était adressé.

Par ailleurs, si nous voulons comprendre les paraboles de Jésus, et tout particulièrement quand il est dit que le royaume des cieux est comparable à … il faut savoir ce que Jésus entendait par ce terme.

Il est préférable de parler de royaume de Dieu pour éviter l’idée que le royaume de Dieu ne se situe que dans les cieux. Il est le domaine où l’autorité de Dieu s’exerce pleinement.

Par ailleurs Satan dira à Jésus lors de la tentation :

Matthieu 4:8-9

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

Ceci veut dire que la terre depuis le péché d’Adam, est tombée sous la domination de Satan, que l’on nomme aussi le royaume des ténèbres. Par conséquent, il existe deux royaumes qui s’opposent. Tout homme dès sa naissance est un sujet du royaume des ténèbres, sous la domination de Satan.

Cependant, pour les chrétiens, le royaume de Dieu est le domaine où l’autorité de Jésus-Christ s’exerce car il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs.

Avec la venue de Jésus sur terre, il est dit par Jean Baptiste que le royaume des cieux est proche :

Matthieu 3:2

2 Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Ou le royaume de Dieu s’est approché :

Luc 10:8-11

Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté,

guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur: Le royaume de Dieu s’est approché de vous.

10 Mais dans quelque ville que vous entriez, et où l’on ne vous recevra pas, allez dans ses rues, et dites:

11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds; sachez cependant que le royaume de Dieu s’est approché.

Mais le royaume de Dieu n’est pas physiquement sur terre. Il n’est encore que spirituel, dans le cœur des croyants.

Jésus répondra à Pilate en :

Jean 18:36

36 Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

Nous étions dans le royaume des ténèbres, nous avons cru et répondu à l’appel de Jésus et nous sommes maintenant dans le royaume spirituel de Dieu

1 Pierre 2:9

9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,

Luc 17:20-21

20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,

.

3-  Avec la conversion, nous changeons d’identité

Colossiens 1:12-13

1Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière,

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Nous sommes devenus citoyens des cieux

Philippiens 3:20

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

Et l’apôtre Paul dira qu’en Jésus-Christ, nous sommes assis dans les lieux célestes.

Éphésiens 2:6

il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ,

Le véritable citoyen des cieux est celui qui se soumet à l’autorité qui gouverne le royaume, c’est à dire Dieu. Un orgueilleux ne peut pas se soumettre à qui que ce soit. Il faut de l’humilité pour reconnaitre une autorité, et par conséquent se soumettre à Dieu.

Jacques 4:6-8

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous.

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.

Le vrai chrétien est devenu enfant de Dieu, conduit par l’Esprit.

Romains 8:16

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

.

4- Établissement du royaume

Aujourd’hui le royaume de Dieu est sur terre une entité spirituelle, et n’est pas physique. Il deviendra une entité physique sur terre lors du retour corporel de Jésus-Christ pour son règne de mille ans. Le royaume sera alors à son apogée.

Apocalypse 11:15

15 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles.

 Apocalypse 20:6

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

Puis il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre : Apocalypse 21. Alors son règne sera éternel.

Apocalypse 21:1-8

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux.

Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.

Et il me dit: C’est fait! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement.

Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils.

Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

En attendant ce jour, nous devons travailler à faire croître ce royaume en amenant des pécheurs à la repentance pour qu’ils obtiennent par pure grâce la citoyenneté des cieux.

Romains chapitre 5 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Romains chapitre 5 décrit les fruits de la justification par la foi qui sont les conséquences positives de celle-ci. Alors que dans les chapitres 3 et 4 de l’Épître, les fondements de la justification par la foi sont posés :

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. (Romains 3:24).

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. (Romains 4:25).

Étude biblique suivante : Romains chapitre 6

Romains chapitre 5 : la paix avec Dieu par Jésus-Christ

Maintenant dans le chapitre 5, l’apôtre Paul présente la conséquence de la justification qui n’est pas une transformation de la nature du pécheur repentant, mais un changement de statut devant Dieu. La personne justifiée est devenue juste aux yeux de Dieu.

Il convient de se poser la question de notre motivation à suivre des enseignements bibliques, parce qu’il faut éviter les deux écueils décrits en :

1 Corinthiens 8:1b-2

1 …, nous savons que nous avons tous la connaissance. La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

Et qu’il faut faire attention à suivre l’avertissement de

Jacques 1:22-25

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

Les études bibliques comme les prédications, ont pour seul but de conduire chacun à mener une vie en toute obéissance à la volonté de Dieu, et d’aider à marcher sur le chemin de sanctification :

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Que le Seigneur n’ait jamais à nous dire :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

1 – Romains Chapitre 5 : Conséquences de la justification par la foi

Ce chapitre décrit les fruits de la justification par la foi qui sont des conséquences positives.

Un petit rappel :

Paul a fait la démonstration que pas un seul homme n’est juste devant Dieu en cherchant seulement à respecter la loi reçue par Moïse. Dieu avait pendant un temps, laissé l’homme vivre sans loi, ce qui s’est révélé être une faillite avec pour conséquence le déluge. Aussi un peu plus tard, a-t-il donné les tables de la loi, ce qui a montré à l’homme son incapacité d’être juste par lui-même. En fait, la loi agit comme un précepteur qui met en évidence l’incapacité de l’homme à être juste par lui-même et qui l’incite à se tourner vers Dieu pour obtenir sa grâce. Cette grâce est l’œuvre de Jésus à la croix. D’esclaves du péché que nous étions, acceptons-nous d’être les esclaves de Jésus par la rédemption ? Car il est écrit :

Romains 6:18

6 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

Selon Romains 3, on n’est justifié par Dieu que par la foi, et le chapitre 4 de l’Épître aux Romains présente comme exemple deux personnages de l’Ancien Testament, Abraham et David, qui ont été justifiés par la foi.

2-   la justification par la foi

Romains 5:1-11

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Vouloir être juste selon la loi est une grave erreur qui ne fait que conduire à la condamnation.

Galates 5:4

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

A contrario, la justification qui vient de Dieu, nous donne la grâce et la paix avec l’espérance de la gloire.

Romains 5:1-2 :

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

– Étant donc justifiés par la foi,

1° – v. 1, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes réconciliés avec lui;

2° – v. 2, nous avons accès à sa grâce, et nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

3° – v. 3-5, Cela conduit à la persévérance, puis à l’espérance et à l’amour de Dieu;

4° – v. 9, nous sommes justifiés par son sang;           

5° – v. 9, nous sommes sauvés par lui de la colère à venir;   

6° – v. 10-11, nous sommes réconciliés avec Dieu;    

==> v. 20, là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.  

Qu’est ce que la gloire de Dieu dont il est question au verset 2 ? Il s’agit de l’espérance de recevoir un corps de résurrection semblable à celui de Jésus-Christ par lequel nous serons participants de la nature de Dieu. (2 Pierre 1:4)

Par la foi que nous avons en Jésus-Christ, Dieu nous justifie et nous accorde sa paix. Nous sommes au bénéfice de la justice qui est en Jésus-Christ, parce que nous sommes en Christ une nouvelle créature ( 2 Corinthiens 5:17)

Si nous sommes justifiés et sanctifiés, nous pouvons avoir l’assurance de partager dans le futur la gloire de Dieu. Certains pourraient penser que c’est de la présomption de dire cela, mais nous savons que ceci est le privilège des chrétiens, parce que ceux-ci sont devenus enfants de Dieu.

Romains 5:3-5 – l’assurance d’être aimés de Dieu

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

De quelles afflictions s’agit-il dans ces versets ? Il s’agit des persécutions, des pressions, des difficultés, des souffrances qui ont pour but la formation du caractère du chrétien, et de sa maturité spirituelle. Hébreux 12:5-11 (le châtiment du père comme à des fils) et

 1 Pierre 4:12-16

12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.

13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

15 Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui.

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

L’amour que Dieu déverse dans nos cœurs, est indissociable de la foi en Lui, et de la persévérance dans les afflictions.

De la même façon qu’à l’armée, les soldats s’entraînent au parcours du combattant en passant une série d’épreuves, d’obstacles, le chrétien a son parcours du combattant chrétien lui permettant de s’aguerrir. Les épreuves en effet, fortifient la foi, et aident à résister dans les mauvais jours, à tenir ferme après avoir tout surmonté. Pas d’épreuves … Pas de preuves ! 

Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

Romains 5:9-11 – l’assurance de notre salut final

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Il résulte de ces versets que si nous sommes justifiés, nous sommes réconciliés avec Dieu et serons sauvés de sa colère. Nous ne connaîtrons pas la colère de Dieu. Au verset 10, il est expliqué que nous sommes réconciliés avec Dieu par la mort de Jésus et que nous somme sauvés par sa vie, par sa résurrection. La résurrection de Jésus est en effet pour chaque chrétien la promesse, l’assurance de sa propre résurrection.  

Il reste un point à aborder qui est celui de notre transformation, de celle dont parle l’apôtre Paul en: 

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

La transformation dont il s’agit, ou changement de forme, est celle qui permet de devenir conformes à Jésus, c’est-à-dire formés à son image. Paul emploiera pour expliquer cela l’image de la tente (la sanctification, puis la glorification) en:

            2 Corinthiens 5:1-5

1   Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.

2 Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste,

3 si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus.

4 Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. 

5 Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit. 

Pourquoi Paul utilise-t-il l’image de la tente ? Il est permis tout d’abord de penser que Paul a utilisé cette image parce que lui-même fabriquait des tentes pour subvenir à ses besoins. Cependant plus que cela, il est permis de penser qu’il se référait au tabernacle, à cette tente utilisée dans le désert qui servait de lieu où Dieu résidait parmi son peuple, tente qui ne fut plus utilisée après la construction du temple par Salomon. Nous pouvons utiliser la même comparaison pour notre corps et la tente du tabernacle avec notre futur corps céleste identifié au temple de Jérusalem.

Par ailleurs, il est indiqué dans la Bible que pour le chrétien, son corps est devenu le temple du Saint Esprit (1 Corinthiens 6:19). De même que tous les ustensiles nécessaires au culte de Dieu ont été transférés dans le temple après sa construction, de même les parties de notre « corps » qui adorent Dieu, seront-elles aussi transportées dans ce nouveau temple.

Juste :

Les mots : juste, justifier, justification qui se trouvent cent une fois dans tout le Nouveau Testament, se retrouvent quarante trois fois dans l’Épitre aux Romains. (43/101)

Justice 30/73 ; Justifier 12/25 ; la Justification 4/6 en Romains, 1 fois en 2 Corinthiens et 1 fois en Galates.

Toutefois se pose un autre problème, celui de la sanctification que Paul va aborder. En effet, si Paul utilise abondamment le terme de justice et ses dérivés, par contre, nous ne trouvons le verbe sanctifier qu’une fois sur quinze dans toute cette Épître, en Romains 15:16, et aucune fois le mot sanctification. Pourtant ce problème de la sanctification sera abordée par Paul au chapitre suivant.

Pour rappel : La justification est une déclaration juridique unique aux conséquences permanentes. La justification inclut le pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu qui va et doit être suivie immédiatement de la sanctification qui est un processus continu dans le temps.

La justification est l’œuvre de Christ pour nous, quand la sanctification est l’œuvre qui a lieu en nous par le Saint-Esprit.

3-  La comparaison et le contraste entre la justification et la condamnation

Romains 5:12-16

12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, …

13 car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.

14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

15 Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

Versets 12-14 : Le péché d’un seul homme a entraîné la mort de tous les hommes, alors même que celui-ci n’avait pas pu être imputé aux autres hommes puisque la loi n’avait pas encore été promulguée . Le péché a eu malgré tout pour conséquence la mort pour tous les humains.

Verset 15-16 : Si la condamnation est la conséquence d’une seule offense, il en est autrement de la justification puisque celle-ci a lieu après plusieurs offenses.

Pour comprendre le développement de Paul, il faut considérer que tous les hommes sont en Adam et qu’ils subissent la conséquence de la transgression de ce dernier. A l’inverse, tous les croyants en Christ bénéficient de la grâce et du salut par la rédemption.

Pour donner une image, il faut penser qu’en Adam, se trouvait tout le potentiel humain, sa descendance. C’est ainsi que dans l’Ancien Testament quand une personne était tuée, c’était la personne et sa descendance potentielle qui était considérée tuée avec lui. Avec Adam, « l’ADN » de mort qui était en lui, a été transmis à tous les hommes.

D’un autre côté, quand nous sommes en Jésus, le même principe s’applique. En Jésus, nous recevons « l’ADN » de la vie éternelle.

4-  La justice obtenue par un seul acte

Romains 5:16-19

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

17 Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus Christ lui seul.

18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.

19 Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.

La condamnation est venue par une seule offense, la justice quant à elle est venue par un seul acte de justice.

Du verset 12 au verset 19, le mot ‘seul’ apparait douze fois pour mettre en lumière l’œuvre de Jésus et l’amour de Dieu par rapport aux conséquences du péché.

Les versets 18 et 19 mettent en parallèle la désobéissance d’Adam qui a entraîné la chute de tous les hommes, avec la justice de Jésus-Christ qui a entraîné la justification de tous ceux qui croient en Jésus.

Avant la loi, le péché existait mais il n’y avait pas d’offenses puisqu’il n’y avait pas de loi. Lorsque Dieu a donné la loi à Moïse, l’offense due au péché a abondée. Cependant avec l’œuvre de Jésus à la croix, la grâce qui en a découlé, a surabondé :

Romains 5:20-21

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur.

La loi n’a fait que révéler l’offense faite à Dieu par le péché. Plus que cela, l’esprit de rébellion de l’homme fait que puisque c’est interdit, il l’a commis (Romains 7). Ainsi, le péché a abondé. La loi a révélé notre incapacité à être justes par nous-mêmes et son seul but a été de révéler notre véritable situation de perdus, notre besoin d’un sauveur.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

  1. Principe universel : nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi ;
  2. Principe général : l’homme est justifié par la foi en Jésus Christ et non par les œuvres de la loi ;
  3. Principe personnel  : nous avons cru en Jésus Christ afin d’être justifiés par la foi en Christ.

Le péché produit l’offense et conduit à la mort !

La grâce produit la justification et conduit à la vie éternelle !

Toute affirmation que le salut s’obtient par la foi en Jésus-Christ plus autre chose, est blasphématoire.

La grâce de Dieu surpassera toujours l’abondance du mal.

Rappel : de la justification

v. 1-2 – Nous avons l’assurance de la paix avec Dieu;

v.2     – Nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

v.3-5  – Nous avons l’assurance d’être aimés par Dieu;

v. 6-11 – Nous avons l’assurance de notre salut final et complet.