La parabole des brebis et des boucs – Matthieu 25:31-46

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La parabole des brebis et des boucs, dans Matthieu 25:31-46, fait partie d’une série de paraboles où Jésus évoque la fin des temps. Ces paraboles répondent à la question des disciples concernant le moment de cet avènement et la fin du monde.

La parabole des brebis et des boucs

1 – Introduction

Dans cette parabole, l’accent est mis sur le service et l’attention envers les autres, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations de besoin. Jésus souligne l’importance d’agir avec compassion envers ceux qui sont vulnérables, car ces actions démontrent la vraie foi.

Mais une question clé émerge : qui sont les frères de Jésus ?
Dans Matthieu 12:50, Jésus répond :
« Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Les « frères » de Jésus, dans ce contexte, ne se limitent donc pas à un groupe particulier, mais incluent tous ceux qui suivent et obéissent à Dieu.

Matthieu 25:31-46
Le jugement des justes

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?

38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?

39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Le jugement des maudits

41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;

43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?

45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à une question de ses disciples concernant le moment de son retour.

Matthieu 24:3

3 Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

3-  Le contexte :

Depuis le chapitre 24 de Matthieu, Jésus évoque les événements des temps de la fin, décrivant notamment le jugement dernier où il apparaîtra dans le ciel.

Matthieu 24:30

30  Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

À travers diverses paraboles, comme celles du figuier, des deux serviteurs, des dix vierges et des talents, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance en ce qui concerne son retour. Il y aura un jugement à la fin des temps, ainsi qu’une récompense pour les justes.

Dans Matthieu 25, la parabole des dix vierges souligne l’importance pour tout chrétien de veiller et de se préparer à la venue du Seigneur. La parabole des talents, quant à elle, enseigne que chaque chrétien doit œuvrer avec diligence. Enfin, la parabole des brebis et des boucs annonce la séparation lors du jugement, une idée déjà présente dans les paraboles précédentes qui opposent les bons serviteurs et les méchants serviteurs.

4-  Explication de la parabole

Dans le Nouveau Testament, la séparation précède toujours le jugement.

En Matthieu 3:12 le blé est séparé de la paille (ce qui est utile, de ce qui est inutile )

En Matthieu 13:30 le blé est séparé de l’ivraie (ce qui est vrai, de ce qui est faux )

En Matthieu 25:12 les vierges sages sont séparées des vierges folles (celui qui est vigilant, de celui qui est insouciant)

En Matthieu 25:31-46 les brebis et les boucs (ceux qui obéissent, de ceux qui se rebellent )

Dans cette scène du jugement dernier, Jésus est assis sur son trône de gloire, entouré de ses anges.

Matthieu 25:31

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

Les brebis représentent ceux qui croient en Jésus et le suivent, manifestant douceur, soumission et obéissance.

Psaumes 79:13

13 Et nous, ton peuple, le troupeau de ton pâturage, Nous te célébrerons éternellement; De génération en génération nous publierons tes louanges.

Le terme « brebis » symbolise les croyants, tandis que les boucs représentent les rebelles, ceux qui suivent leur propre voie, souvent chargés de péchés, comme l’image du bouc émissaire (Azazel) dont il est question en Lévitique 16 qui, chargé des péchés du peuple, était envoyé dans le désert. Les brebis, qualifiées de justes, le sont en raison de leur foi en Jésus, une justice à la fois imputée et impartie :

  • Justice imputée : justification par la foi.
  • Justice impartie : sanctification progressive au cours du temps.

Les brebis ont mené une vie marquée par les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la compassion et la bonté (Galates 5:22), des actes simples qui passent inaperçus, à l’opposé des actions impressionnantes revendiquées par les hypocrites de Matthieu 7:21-23.

Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Les boucs, quant à eux, ne sont pas condamnés seulement pour des péchés flagrants comme l’idolâtrie, mais aussi pour leur négligence à manifester l’amour sous ses différentes formes. Selon

Éphésiens 2:8-10

8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

9 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

La grâce de Dieu est le terreau dans lequel la foi s’enracine pour produire de bonnes œuvres.

Jean 3:36

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. en découle.

Ce verset affirme que « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, la colère de Dieu demeure sur lui. »
Les boucs sont condamnés pour leur incrédulité et leur incapacité à produire des fruits d’amour, n’ayant pas mené une vie sanctifiée.

2 Thessaloniciens 2:12-14

12 afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

14 C’est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.

Le critère de jugement est la foi en Jésus, qui produit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22. Il est important de distinguer le salut du jugement :

  • Le salut est acquis durant la vie terrestre.
  • Le jugement intervient à la fin des temps et repose sur les bonnes ou mauvaises œuvres, évaluées selon la loi divine.
2 Corinthiens 5:10

10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Éphésiens 6:8

8 sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien.

5- La leçon à retenir 

Quelle distinction est faite entre les brebis et les boucs ? Elle repose sur leur service, leur attention envers les autres et leur manifestation d’amour. Notre foi, la vraie foi, doit être démontrée par des actes. Ce ne sont pas nécessairement des œuvres spectaculaires, mais plutôt des actions ordinaires, remplies d’amour et de bienveillance.

Jacques 2:17-18

17 Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

Cette parabole nous invite à nous examiner nous-mêmes et à nous poser la question : « Qu’avons-nous fait ? » L’objectif du chrétien est de participer à la vie éternelle, à la glorification. Il est important de se rappeler que nous serons sauvés en raison de notre élection, qui se manifeste dans notre appel, notre justification par la foi et notre sanctification par une vie de sainteté, marquée par de bonnes œuvres.

1 Thessaloniciens 4:3-8

3 Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité;

4 c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté,

5 sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu;

6 c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.

7 Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification.

8 Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint Esprit.

Le chrétien doit mettre en pratique la Parole de Dieu

1 Pierre 1:22

22 Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur,

2 Pierre 1:5-11

5 à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science,

6 à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété,

7 à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour.

8Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ.

9 Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.

10 C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.

11 C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera pleinement accordée.

Ce passage de 2 Pierre 1 nous encourage à ajouter à notre foi la vertu, la science, la tempérance, la patience, la piété, l’amitié fraternelle et l’amour, car ces qualités nous rendront efficaces dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui néglige ces choses oublie qu’il a été purifié de ses péchés anciens. C’est pourquoi, il est essentiel de s’appliquer à affermir notre vocation et notre élection, afin d’hériter du royaume éternel.

Observation :

Certains interprètent ce jugement comme basé sur l’attitude envers les juifs, identifiant les « plus petits de mes frères » comme les juifs parmi lesquels Jésus est venu sur terre. D’autres voient dans ces frères les chrétiens démunis. Mais selon le Nouveau Testament, qui sont les frères de Jésus ?

Matthieu 12:50

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Matthieu 28:10

10 Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront.

Pour conclure, Pierre fait une recommandation à chacun :

1 Pierre 4:7

7 La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière.

Pourquoi un jugement final ?

Pour déterminer qui ira au ciel et qui ira en enfer.

Pour révéler la récompense ou la sanction de chacun.

Pour faire éclater la gloire de Jésus aux yeux de tous.
(Romains 11:36 ; Philippiens 2:9-10 ; 2 Thessaloniciens 1:10)

Pour honorer son peuple élu face à ceux qui se sont moqués d’eux.

Galates chapitre 1- Étude Biblique

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Galates chapitre 1 introduit l’apôtre Paul, qui défend son autorité apostolique et le véritable évangile face aux fausses doctrines. Il exhorte les Galates à rester fidèles à l’Évangile de Christ, prêché sans altération.

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Galates chapitre 1 – étude approfondie de la justification par la foi

Paul avait annoncé l’Évangile aux Galates, les conduisant à la conversion. Il exprime sa mission avec ferveur dans :

 Actes 20:24

24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Paul se consacre en effet entièrement à la proclamation de la grâce de Dieu, la bonne nouvelle libératrice. Cependant, il s’inquiète en apprenant que de faux docteurs judaïsants tentent de soumettre les Galates au joug de la loi mosaïque, s’éloignant ainsi de la grâce.

Galates 1:1-5- Les salutations

1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts,

2 et tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie:

3 que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ,

4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père,

5 à qui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!

Les salutations de Paul dans cette épître sont marquées par un ton plus sec en comparaison avec ses autres lettres, soulignant la gravité de la situation des Galates. Dès le début, Paul réaffirme l’origine divine de son ministère : il est apôtre, non par un homme, mais par Jésus-Christ lui-même. Ce détail est important parce qu’il répond directement aux doutes semés par ses détracteurs sur son autorité apostolique.

« La grâce et la paix » : Paul commence par ces termes pour rappeler la liberté en Christ et la paix que la grâce apporte, en opposition avec l’emprisonnement sous la loi. Les mots « grâce » (charis en grec) et « paix » (shalom en hébreu) sont des salutations respectivement grecque et juive, indiquant aussi l’unité dans le corps de Christ, au-delà des divisions culturelles.

Galates 1:6-9 – Il n’y a pas d’autre Évangile 

Paul est stupéfait par la rapidité avec laquelle les Galates se détournent de la grâce de Christ pour un « autre évangile ». Ce passage est également abordé en Galates 4:8-20 et Galates 5:1-12.

Galates 1:6-7

6 « Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre (hétéros) Évangile.

7    Non pas qu’il y ait un autre (allos) Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. »

Paul choisit des mots durs pour exprimer son désarroi face à ce dévoiement rapide. Il utilise deux termes grecs différents pour « autre » : héteros (autre de nature différente) et allos (autre de même nature). En d’autres termes, Paul souligne que ce nouveau message n’est pas un simple ajustement de l’Évangile qu’il a prêché, mais un évangile totalement différent qui détourne les Galates de la grâce pour les ramener à l’esclavage de la loi.

Galates 1:8-9  -Malheur à celui qui porte un faux évangile

8 Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème!

9 Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème!

Paul prononce une malédiction (anathème) sur ceux qui prêchent un faux évangile, une parole forte pour démontrer le sérieux de la situation. Le mot grec pour anathème à la même signification qu’un mot hébreu qui est traduit en français par dévoué par interdit. Ce faux évangile n’est pas seulement une opposition aux doctrines de Paul, mais une perversion du cœur même de la foi chrétienne, la grâce en Christ. Paul souligne ici l’immuabilité de l’Évangile qui ne peut être modifié, même par un ange

Application à nous aujourd’hui

Les épîtres, comme celle aux Galates, nous rappellent qu’il est impossible de mélanger l’Évangile de la grâce avec des préceptes humains, tels que les traditions ou les œuvres de la loi. Cela dénaturerait la pureté de l’Évangile. Paul avertit contre tout ajout ou soustraction à l’Évangile, comme il est également mentionné dans Apocalypse 22:18-19.

Chaque chrétien est appelé à user de discernement et à veiller à la pureté de l’Évangile qu’il reçoit et annonce. Cela nécessite une solide connaissance des Écritures et une relation constante avec Christ, afin de ne pas tomber dans l’erreur.

1 Corinthiens 2:2

2 Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.

C’est Jésus-Christ crucifié et ressuscité qui est le centre de notre foi. Rien ne doit détourner notre regard de lui et de l’œuvre parfaite de la croix.

Conclusion

La lettre aux Galates est un appel urgent à demeurer fermes dans la grâce de Dieu. Paul nous met en garde contre toute tentative de retour aux pratiques légales qui pourraient voiler la liberté que nous avons en Christ.

Galates 1:10-24

Ces versets ont été étudiés dans Galates introduction

Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

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L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

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Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

…

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

1 Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

4 Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

5 moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

6 quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

2 et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

3 Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

4 Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

5 Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

6 Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

5 Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

7 Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

8 car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

9 et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

2 Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

3 Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

4 Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

7 Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

4 Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Romains chapitre 16 – Étude Biblique

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Le chapitre 16 de l’Épitre aux Romains est une énumération de personnes connues de l’apôtre dont il rappelle les souvenirs avec quelques recommandations.

Romains chapitre 16 : salutations, conseils et encouragements de Paul

1 – Les salutations de Paul

Paul parle de ses compagnons d’œuvre en Jésus-Christ.

Romains 16:1-16

1 Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées,

2 afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle en a donné aide à plusieurs et à moi-même.

3 Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus Christ,

4 qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens.

5 Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie.

6 Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous.

7 Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi.

8 Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur.

9 Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé.

10 Saluez Apellès, qui est éprouvé en Christ. Saluez ceux de la maison d’Aristobule.

11 Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur.

D’autres serviteurs du Seigneur

12 Saluez Tryphène et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur. Saluez Perside, la bien-aimée, qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur.

13 Saluez Rufus, l’élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne.

14 Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux.

15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympe, et tous les saints qui sont avec eux.

16 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les Églises de Christ vous saluent.

Quelques précisions

Nous ne détaillerons pas tous les versets, mais nous mettrons l’accent sur quelques points essentiels. Phoebé, mentionnée au début de cette Épître, se trouvait à Corinthe puisque Cenchrées était l’un des deux ports de cette ville. Elle semble être celle qui a été chargée par Paul de porter cette lettre aux Romains, comme il est dit : « Je vous recommande Phoebé, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées. »

Le nom de Phoebé signifie brillante et radieuse, et le terme diaconesse correspond à ce que nous appellerions aujourd’hui une servante, tout comme le titre de diacre se traduit par serviteur, dérivé du mot « diakonos ». Phoebé n’avait pas nécessairement un titre spécifique, mais elle s’impliquait activement dans le service. Il est important de noter que les titres sont moins significatifs que les fonctions exercées. Nous devons être prudents dans l’interprétation des termes.

Au verset 3, Prisca et Aquilas sont mentionnés en Actes 18:2, 18 et 26 (Priscille), ainsi qu’en 2 Timothée 4:19. Le même mot grec est traduit par Prisca dans certains cas et Priscilla dans d’autres, ce qui peut semer la confusion.

Au verset 5, il est intéressant de noter qu’à Rome, à cette époque, il y avait plusieurs cellules chrétiennes, des églises de maison ou assemblées, ce qui est tout à fait logique dans les premiers temps du christianisme. Il est souvent mentionné : saluez… ceux de la maison.

Au verset 7, le terme ‘parents’ peut être trompeur. Junias n’est peut-être pas une femme mais un homme, compagnon de captivité de Paul. La terminaison en « ias » est parfois ambiguë, en effet :

Matthieu 16:14

14 Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.

Et en grec Elie est appelé Helias, et Jérémie Jeremias.

Au verset 10, Apellés signifie éprouvé (dokimos) ou approuvé, suggérant que nous sommes approuvés par Christ quand nous sommes éprouvés. Comme écrit en 1 Corinthiens 11:19 : « Il faut qu’il y ait des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels. » Cela implique une épreuve de rester dans la vérité malgré les sectes. Notre comportement déterminera si nous sommes approuvés par le Seigneur.

Au verset 13, Rufus pourrait être le fils de Simon de Cyrène, car il est dit en :

Marc 15:21

21 Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus;

Romains 16:17-20

2 – Romains 16:17-23 Les conseils et les encouragements

17 Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux.

18 Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples.

19 Pour vous, votre obéissance est connue de tous; je me réjouis donc à votre sujet, et je désire que vous soyez sages en ce qui concerne le bien et purs en ce qui concerne le mal.

20 Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous!

Dans ces versets 17-20, Paul appelle à la vigilance envers ceux qui provoquent des divisions et des scandales. Il met en avant l’importance de l’unité et recommande de vérifier si les individus conduisent réellement à Jésus ou s’ils poursuivent leurs propres intérêts. Le message est d’éviter ceux qui prêchent pour des motifs personnels et privilégient la prospérité plutôt que les épreuves : ‘Éloignez-vous d’eux.’

Romains 16:21-23

21 Timothée, mon compagnon d’œuvre, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents.

22 Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre.

23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Église, vous salue. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus.

Dans les versets 21-23, Paul cite Timothée et d’autres compagnons d’œuvre.

Romains 16:24-27

24 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous! Amen!

25 A celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles,

26 mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi,

27 à Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Jésus Christ! Amen!

Au verset 25, Paul évoque un mystère dissimulé :

Éphésiens 3:6

6 Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus Christ par l’Évangile,

Ainsi, le mystère caché n’est pas le fait que les païens vont être amenés à la foi en Jésus, en Dieu (le Dieu des hébreux), ce qui était déjà annoncé. Ce mystère caché, c’est qu’ils vont faire partie d’un même corps.

Le mystère est que les païens font partie de l’Église, avec les juifs croyant en Jésus. Paul était à Corinthe, comme indiqué dans le verset 22, où il a baptisé Gaïus, mentionné dans 1 Corinthiens 1:14, montrant qu’il y avait une église de maison.

Romains chapitre 15 – Étude Biblique

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Dans le chapitre 15 de l’Épitre aux romains , Paul continue d’enseigner aux chrétiens leurs devoirs dans les relations entre eux, en fonction de leur niveau de foi, forte ou faible. Puis il enseigne le devoir des chrétiens à l’égard des autres nations.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 16

Romains chapitre 15 : l’appel à l’unité et à la mission mondiale

Introduction

Le chrétien doit soutenir et supporter les autres chrétiens.

Un rappel de Romains 14 : quand Paul parle d’être faible ou fort dans la foi, il ne parle pas de la foi en Jésus. Il parle de la foi pratique dans la vie courante, des choses qu’il est permis de faire ou non en tant que chrétien.

Romains 15:1-6 – L’exemple de Jésus

1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

2 Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification.

3 Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit: Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.

4 Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance.

5 Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus Christ,

6 afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Ne pas choquer le frère

Le mot complaire indique qu’il ne faut pas dans notre attitude choquer les autres mais leur être agréable. Nous avons tous différents niveaux de maturité spirituelle. Ce qui se passe, c’est que celui qui a une bonne compréhension de la Parole, sait mieux que tout autre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, alors que le jeune converti peut sans cesse se poser la question qu’est ce qui est permis et qu’est ce qui ne l’est pas. Bien souvent, il va s’interdire beaucoup de choses. En s’arrêtant sur un seul verset, il peut faire de celui-ci sa doctrine et s’interdire quelque chose, ne sachant pas qu’il y a d’autres versets qui peuvent contredire (viandes sacrifiées…).

Exemple de la viande sur un marché

Ainsi par exemple, il est interdit de manger de la viande sacrifiée aux idoles, mais quid pour celle qui se retrouve sur un étal du marché sans mention particulière. Dans ce cas là, le fait de prier et de sanctifier le repas fait qu’on peut manger sans crainte. Quand un jeune converti campe sur sa position, il ne faut pas insister pour essayer d’avoir raison et il faut le laisser jusqu’à ce qu’il comprenne, afin que cela ne provoque pas une dispute au sujet du manger et du boire. L’objectif est de rester dans l’unité afin de glorifier Dieu.

Il faut donc supporter les faibles et ne pas rechercher ce qui nous plait (v1).

Le but est de plaire à notre prochain en vue de son édification. (v2) Il faut toujours chercher à édifier. Le fil rouge est l’humilité.

L’objectif est aussi de plaire à Jésus-Christ (v3) car Christ ne s’est point complu en lui-même, comme il est écrit en :

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Quand quelqu’un insulte un chrétien pour sa foi, derrière ce chrétien, c’est Dieu que cette personne insulte.

Le verset 4 du chapitre 15 nous dit que par la patience, et par la consolation donnée par les Écritures, nous possédions l’espérance. Il est dit aussi en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Le verset 15:5 nous demande d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. Il faut rechercher l’unité du corps de Christ. L’objectif est l’unité et non la division.

Le verset 15:6 nous dit que la finalité est que tous ensemble, d’une seule bouche, nous glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cela demande d’établir une relation de confiance, en considérant l’autre comme son égal. Cela demande simplement à tous de manifester de l’humilité. Ne croyons pas que seul le fort dans la foi puisse manifester de l’orgueil. Il est très impressionnant parfois de voir une personne socialement modeste ou faible dans la foi faire preuve d’un orgueil démesuré. Bien souvent, l’orgueil se manifeste pour cacher un complexe d’infériorité. Chacun doit comprendre qu’il ne sait rien par rapport à ce qu’il peut imaginer savoir. Nous aurons une connaissance complète quand nous serons près de Jésus. C’est pourquoi, il ne sert à rien de vouloir prétendre en savoir plus que l’autre. Plus nous rentrons dans la connaissance de la Bible par l’étude, et plus nous prenons conscience que nous ne savons rien.

Notre attitude doit être dictée par :

Galates 1:10

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Il ne faut pas oublier cela. Nous sommes serviteurs de Christ. Notre seul objectif est de faire tout pour plaire au Seigneur. Tout ce que nous faisons, faisons le comme pour le Seigneur.

Pour résumer, à l’époque de Paul, cela concernait principalement le manger et le boire relatif aux viandes sacrifiées aux idoles comme il est écrit dans les deux passages suivants :

1 Corinthiens 8:7-13

7 Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

8 Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.

9 Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

1 Corinthiens 10:31-33

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

32 Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu,

33 de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

Retenons une chose de ces passages : quoi que nous fassions, faisons tout pour la gloire de Dieu. Les anciens dans la foi, doivent faire attention à leurs actes, et doivent donner l’exemple en ne semant pas le trouble avec une attitude équivoque.

Romains 15:7-13

7 Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

8 Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,

9 tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit: C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore:

10 Nations, réjouissez-vous avec son peuple!

11 Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples!

12 Ésaïe dit aussi: Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui.

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Là, nous quittons tout ce passage afférent au faible et au fort. Nous passons à une autre pensée et Paul commence à nous dire : Accueillons-nous donc les uns les autres. Le but est toujours d’être dans un esprit d’unité. Paul dira aussi « saluez vous d’un saint baiser ». Si on dit cela, c’est véritablement sans hypocrisie, sans arrière pensée mais en unité d’esprit.

Au verset 7, il est dit : » Christ nous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »Ceci est un rappel de :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Quelles que soient nos origines, nous devons accepter l’autre comme un frère qu’il s’agisse d’origines ethniques, d’origines de pays, d’origines religieuses, sociales.

Le verset 8 nous dit que Christ est le serviteur des circoncis, par la fidélité de Dieu. Donc Paul est toujours en train de faire un parallèle entre le juif et le grec. En ce qui concerne les juifs, la venue de Jésus n’est jamais que la confirmation de toutes les promesses que Dieu avait faites au peuple juif. D’un autre côté, en ce qui concerne les grecs, il va manifester sa miséricorde pour toutes les nations qu’il accueillera au sein de l’Église. Nous avons le verset de :

Galates 3:16

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Du verset 9 au verset 12, il est question de cet accomplissement de toutes les promesses faites au peuple juif, qui se résument en une seule, la venue de Jésus.

 Les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde ce qui reprend le verset de :

Psaumes 18:50

50 C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Éternel! Et je chanterai à la gloire de ton nom.

On peut interpréter ce verset de différentes façons. Ce sont, soit les juifs qui louent Dieu parmi les nations ce qui peut interpeller les païens, mais cela peut être tout autant un païen qui a la révélation de Dieu, de Jésus, et qui loue parmi les nations avec le même résultat d’amener les autres à Jésus Christ et à Dieu. Nous voyons au verset 13 de ce chapitre 15 de Romains l’action du Saint Esprit qui est toujours un peu en retrait mais qui agit.

La circoncision était le sceau de l’alliance avec le peuple juif. Cette question sera étudiée ultérieurement.

Paul demande à tous d’accueillir l’autre, les uns, juifs pour la réalisation de la promesse de Dieu, d’un rédempteur, les autres païens, pour la miséricorde qui leur est accordée.

2 – Le ministère de Paul

Romains 15:14-23

14 Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

15 Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

19 par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ.

20 Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui, selon qu’il est écrit:

21 Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront.

22 C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous.

23 Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous,

Les versets 14-16 concernent le ministère de l’Évangile auprès des païens. Paul encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leurs bonnes dispositions, ayant une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres. Il s’agit de la connaissance des Écritures (c’est à dire de l’Ancien Testament) pour comprendre les réalités avec la venue de Jésus-Christ.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Hébreux 10:1

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Avec les versets 15 et 16 de ce chapitre 15 de l’Épitre aux romains, les païens sont présentés comme une offrande agréable à Dieu. Il y a un rappel de :

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

au verset 15:16 : Cette offrande est sanctifiée par le Saint-Esprit.

Dans les versets 17 à 19, Paul se glorifie en Jésus, ce qui veut dire qu’il rend gloire à Jésus pour l’œuvre qu’il lui a permis d’accomplir. Il explique que ce n’est pas lui, Paul, qui a œuvré à la conversion, de même que ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion, par la prédication de la Parole et par les actes, miracles, guérisons, prodiges, mais que c’est Jésus et le Saint Esprit.

2 Corinthiens 12:12

12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ces prodiges, ne sont que des signes attestant que Paul était un ministre de Jésus. Nous sommes bien loin des gens qui se vantent d’avoir fait des conversions. Paul était la main guidée par le Saint Esprit pour amener les païens à Christ? Ce n’est que par l’action du Saint Esprit que les miracles peuvent se faire. Ceux-ci ne font jamais qu’accompagner la Parole. Nous aimerions, pour nous dire que la parole que nous portons est juste, que Dieu y met son sceau avec un prodige, un miracle. Il faut pas rechercher le miracle pour le miracle mais comme sceau. Ce n’est pas le miracle qui amènera une personne à la conversion. Combien de pharisiens ont demandé à Jésus de leur faire voir un miracle? Ce n’est pas pour autant qu’ils se sont convertis. Jésus a fait beaucoup de miracles et peu se sont convertis.

Le principe que Paul s’applique à lui-même

Le verset 20 montre que Paul a annoncé l’Évangile là où le Christ n’avait pas encore été annoncé. Ce passage peut être relevé pour s’opposer à l’église catholique lorsqu’elle dit que Pierre a été enterré à Rome et que son tombeau est dans la basilique de Rome. Or dans la basilique ne figure qu’un cénotaphe (tombeau vide). Pierre a été du côté de Babylone. L’objectif de l’évêque de Rome était d’obtenir la primauté sur tous les évêques parce qu’il fut un temps où il y avait un évêque (le mot évêque voulant dire ancien) dans toutes les villes. Or l’évêque de Rome s’est imposé avec l’appui de l’empereur Constantin et de ses armées.

A propos des versets 20-21, Paul avait voulu évangéliser les villes qui n’avaient pas encore entendu la bonne nouvelle de Jésus-Christ, et le verset 21 fait référence au verset d’Ésaïe 52:15 qui dit que « de même, il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, Ils apprendront ce qui n’avaient point entendu ».

Paul a une très bonne connaissance des Écritures, et c’était pour lui quand il citait des versets de l’ancien testament, une façon d’appuyer ce qu’il disait pour les personnes qui connaissaient les écritures en attirant particulièrement leur attention. Chaque chrétien doit avoir une bonne connaissance des Écritures pour pouvoir instruire les autres.

Paul a été enseigné par le Seigneur

Le ministre de l’Évangile auprès des païens qu’est Paul, encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leur bonne disposition. Il ne se place pas comme une personne qui a une meilleure connaissance (verset 14) et pourtant il pouvait le faire car personne d’autre que lui n’avait reçu la révélation directement par Jésus. Rappelez vous 1 Corinthiens 11: 23 où Paul dit: « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné..« . Dans un autre passage, il va dire que la compréhension de la Parole lui a été révélée par Jésus-Christ. En fonction de notre état de maturité, nous devons nous tourner vers le Saint Esprit avant de lire la Bible, et prier pour demander au Seigneur de nous donner la révélation et la compréhension de sa Parole. C’est très important.

Il faut avoir une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres, pour les édifier. Les érudits dans les Écritures du temps de Paul, devaient pouvoir comprendre que Jésus était venu pour réaliser les Écritures. Ce que nous devons apprendre, c’est que ce soit dans l’ancien testament, que ce soit dans le nouveau testament, tout tourne autour de la personne de Jésus.

Dans le même esprit que dans Colossiens 2:17, nous avons

Hébreux 10:1 qui nous dit que

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Donc on parle ici encore de l’ombre des choses à venir? Les juifs s’arrêtent à ce qui est écrit dans l’Ancien Testament où il est décrit l’ombre des choses à venir. L’expression française qui correspond à cela est « laisser la proie pour son ombre ».

Aux versets 15 et 16, il est question des païens présentés comme une offrande agréable à Dieu. A propos des fondements de la foi, nous devons nous-mêmes par notre propre volonté monter sur l’autel des sacrifices et nous offrir librement à Dieu comme un sacrifice vivant.

En Ésaïe 66:18-21 nous avons aussi un rappel par Ésaïe, prophète messianique où il est écrit:

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

Donc, il est déjà annoncé que la sacrificature va changer. Pour revenir au verset 16 de ce chapitre

Romains 15:16

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

Cette offrande des hommes païens est sanctifiée par le Saint Esprit. Ce n’est pas Paul qui a œuvré à la conversion des païens, de même ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion. C’est le Saint Esprit par la prédication de la Parole, qui attestait par les prodiges et les signes que Paul était un ministre de Jésus. Et Paul dira en 2 Corinthiens 12:12 que les preuves de son apostolat ont éclaté par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ceci est dit parce que des gens à plusieurs reprises,  rejetaient l’apostolat de Paul, disant que celui-ci n’avait pas connu Jésus de son vivant. Cela peut se comprendre, sauf qu’en écoutant la personne, on ne peut que s’incliner surtout quand Paul dit que ce n’est pas de la part des hommes ou d’un homme qu’il a reçu la révélation mais par Jésus-Christ lui même. 

Aux versets 20 et 21, l’Évangile est annoncé là où Jésus Christ n’avait pas encore été  annoncés

3 – Les projets de Paul

Paul a priori était à Corinthe. Plusieurs choses font dire cela lorsqu’il a rédigé cette lettre de Romains 5. Les projets de Paul étaient les suivants:

a) D’aller voir les chrétiens à Rome sur la route qui devait le mener vers l’Espagne avec leur aide comme il est dit aux versets 15:22-24

b) Cependant (versets 15:25-28) , avant d’aller à Jérusalem parce qu’il avait reçu des dons en faveur des pauvres de Jérusalem (cp. 2 Corinthiens 8-9), il rappelle qu’il avait pris cet engagement auprès de Pierre, de Jacques et de Jean lors du concile de Jérusalem dont il parle en :

Galates 2:9-10

9 et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

c) Paul a aussi pour objectif d’arriver chez les romains dans la joie et de prendre avec eux quelque repos (V. 15.29-33).

4-   Un rappel :

La première partie de ce chapitre 15 du verset 1 au verset 7, nous parle de Jésus comme modèle par rapport à la conduite à tenir pour le fort envers le faible. Il faut en conséquence toujours être vigilant, faire les choses pour Jésus, faire les choses comme Jésus aimerait que nous les fassions.

Nous ne devons pas chercher ce qui nous plait, ce que nous avons envie de faire mais chercher ce qui plait à Dieu (v.3)

 Et là, que nous soyons juifs ou gentils, nous avons tous sujet à glorifier Dieu. Paul pour cela, emprunte des références bibliques comme: Romains 15:10 qui est la citation du Deutéronome 32:43; Romains 15:11 qui est la citation du Psaume 117:1; et Romains 15:12 qui est celle de Ésaïe 11:1-10.

Paul nous exhorte à l’unité, et qu’aux yeux du monde, nous soyons semblables à une chorale. Mais cette chorale chante t’elle d’un même cœur, d’une même bouche, c’est-à-dire dans l’unité? Ou bien est-ce que ce sont des voix dissonantes, discordantes, bref une véritable cacophonie ? Nous pouvons craindre que trop souvent cela soit le cas.

Les Lévites et les chrétiens

Le verset 16 peut se comprendre comme un parallèle que Paul fait entre les lévites et les chrétiens. La dernière plaie d’Égypte portait sur les premiers nés des hommes et des animaux qui ont été tués. Cependant, Dieu est juste, et ainsi il n’a pas tué les premiers nés des hébreux. A partir de ce moment là, tout premier né des hébreux, devenait la possession de Dieu. Il fallait faire un rachat. Il fallait racheter l’enfant par des sacrifices. C’est ainsi que toute la tribu de Lévi a été consacrée au service de Dieu et a en quelque sorte servi de rachat pour tous les premiers nés de l’ensemble des tribus. L’ensemble des lévites étaient l’image des premiers nés.

En Nombres 3:45 il est écrit :

45 Prends les Lévites à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de leur bétail ; et les Lévites m’appartiendront. Je suis l’Éternel.

De même les chrétiens sont pris en lieu et place de tout premier né des enfants des nations. Ils appartiennent à Dieu pour son service. Ils sont en quelque sorte des lévites au service de Dieu dans la mission que Dieu leur a donnée. Leur comportement doit-être digne pour être une offrande agréable à Dieu. S’ils s’appuient sur la grâce de Dieu, ils seront capables de ne plus pécher. C’est par la grâce qui est active qu’ils sont capables de faire cela.

Le Saint-Esprit nous prend et nous offre à Dieu et nous retrouvons là, ce qui a été dit plus haut.

Nous sommes invités à nous édifier ensemble selon :

Colossiens 3:16

16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce.

La grâce, c’est le Saint Esprit qui agit.

N’oublions pas le besoin de prière, (c’est une nécessité) pour notre groupe comme pour tous les autres chrétiens, et notamment pour les chrétiens persécutés afin que le Seigneur les fortifie. 

Romains chapitre 14 – Étude Biblique

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Romains chapitre 14 : Les exhortations de Paul sont en relation avec le Seigneur, et portent sur la conduite à tenir pour le chrétien en tant que sujet du royaume de Dieu qui ne doit pas être un sujet de chute pour son prochain.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 15

Romains chapitre 14 : jugement, liberté et amour fraternel en Christ

1 – Introduction

Du chapitre 14 au chapitre 16 de l’épître aux romains, Paul parle de la morale pratique dans la vie sociale.

Avec le chapitre 14, va être abordé un autre aspect de la conduite à tenir autre que ceux déjà étudiés dans les chapitres précédents, et qui va aussi nous aider dans notre Foi. Nous sommes invités à nous reporter à 1 Corinthiens 10:13-33 au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, pour mieux comprendre ce chapitre mais aussi à Actes 21:25, et à Apocalypse 2:14, 20. Le premier verset à garder en mémoire est :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Nous pouvons parfois rencontrer des personnes qui sont faibles dans la foi et qui n’en ont pas conscience, ou qui veulent le cacher ou encore qui pensent être plus spirituelles que ce qu’elles sont. Avec tous ces gens là, il ne faut pas les heurter et leur laisser avoir une certaine attitude qui les amènent à comprendre que leur opinion est peut être fausse.  

Nous voyons qu’à la fin de ce premier verset de cette épître, il est parlé d’opinions et que le dernier verset de ce chapitre 14 parle de conviction. Tout ce qui n’est pas conviction est péché, y est il dit. Il y a un point important, c’est qu’une opinion est une vague idée, pas très précise alors que la conviction est une pensée bien arrêtée. Cependant, attention, une conviction n’est pas forcément la vérité. On peut être convaincu de quelque chose, et que cette chose soit fausse, et de ce fait être dans l’erreur. Quand deux convictions s’opposent, c’est que fatalement au moins une des deux est fausse et que les deux sont peut être fausses.

Il y a des choses qui sont clairement dites dans la Bible, sur lesquelles il n’y a pas sujet à discussion mais il y a par contre d’autres sujets où la position ne semble pas tranchée. C’est là où nous pouvons avoir plusieurs opinions. Pour autant, ce n’est pas parce que l’autre a une opinion qui est différente de la notre qu’il faut se quereller. Tout le problème, c’est que bien souvent, chacun dans une discussion, veut camper sur sa position et l’emporter à tout prix, et veut avoir raison. C’est ainsi que se créent des divisions. C’est comme cela que des sectes sont créées. Ainsi en élevant une doctrine, on trouve des baptistes, des pentecôtistes, des mennonites … L’objectif du chrétien doit être de rester dans un certain consensus, tant que les choses clairement dites dans la Parole ne sont pas remises en cause.

Nous devons bien garder en mémoire ce verset pour comprendre l’esprit dans lequel Paul nous enseigne, en nous rappelant le verset de :

2 Corinthiens 3:6

6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

Par conséquent, il faut toujours chercher l’esprit, l’esprit de la lettre, c’est à dire ce qu’il y a dernière ce qui est écrit. Les juifs disent avoir quatre interprétations des textes bibliques. La première interprétation est celle qui est littérale, puis l’interprétation allégorique….Même l’interprétation allégorique (imagée) doit rester conforme à l’interprétation littérale ce qui est très important. Quand Jésus parle de certaines choses, il donne des images. Cependant l’image donnée peut se comprendre sur un plan spirituel puisqu’il va parler du royaume des cieux mais il faut que cela soit en accord avec ce qui est dit simplement. Cela reste une image qu’il ne faut pas complétement déformée. Donc quand on dit l’esprit, l’esprit ne va pas s’opposer forcément à la lettre, mais l’esprit va nous donner la compréhension de la lettre. Par contre, si on est obtus, on va s’enfermer sur une interprétation et encore bien souvent pour un mot, il peut y avoir plusieurs interprétations possibles, plusieurs sens. Il faut faire très attention.

Avant de discuter des autres opinions, la première chose à faire est d’adopter une position d’humilité. Cette position d’humilité va faire que cela évitera que nous soyons dans la confrontation. On peut ne pas être d’accord mais il faut l’exprimer sans chercher à avoir le dessus. Bien souvent, en cherchant à avoir le dessus, on perd alors que, quand on laisse faire les choses, cela peut jouer. Il ne faut pas que cela soit notre chair qui parle. Il faut laisser parler l’esprit au travers de nous. Bien souvent, le fait de s’humilier, va faire que l’esprit qui est en nous, même pour des choses anodines, peut toucher le coeur de la personne qui se trouve en face de nous. Si au contraire, nous montrons de l’orgueil, l’Esprit n’est plus là. Le Saint Esprit ne va pas favoriser notre propre orgueil. C’est très important de comprendre cela. Gagner un combat, c’est peut être perdre une âme dans certains cas. Il ne faut jamais oublier que l’objectif du chrétien est de gagner les âmes.

Avant même d’aller dans une confrontation, il faut toujours penser quel est objectif que l’on se fixe. En effet, si on oublie l’objectif qu’on s’est fixé, on se laisse emporter par la discussion, et on perdra notre objectif et on passera à côté. Passer à côté, c’est quoi? C’est comme pour le péché. En hébreu, le mot péché, est manquer la cible. Le fait de dériver dans notre propos alors que nous nous étions fixé un objectif, va faire que nous n’allons pas atteindre l’objectif  que nous nous étions fixé. Dans certains cas, il vaut mieux en apparence perdre dans une discussion.

Il faut regarder à l’intérêt de l’autre avant son propre intérêt et considérer l’autre comme supérieur à soi même en ayant une attitude d’humilité.

Nous allons voir un peu plus en détail, certains sujets pour lesquels les gens ont tendance à vouloir discuter les opinions, à savoir les viandes sacrifiées aux idoles et les fêtes. 

Regardons ce qui est dit en Romains 12:3 et Philippiens 2:3

Romains 12:3

3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Philippiens 2:3

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ces deux versets confirment ce que nous venons de voir.

De Romains 14:1 à Romains 15:7, il est question de la liberté individuelle du croyant, notamment vis-à-vis des autres chrétiens. Ici, ne seront pas abordés les versets de Romains 15 qui sont un peu à part puisque dans les sept premiers de ce chapitre, il est question du modèle qui est Jésus. Pour ce qui est de la liberté individuelle du croyant notamment vis à vis des autres chrétiens, il faut que chacun agisse avec une bonne conscience et avec conviction. Ceci impose qu’il n’y ait aucune contrainte ni dans un sens ni dans l’autre, en se rappelant que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. En fonction de notre maturité spirituelle, nous avons une compréhension de la Bible qui peut être plus ou moins approfondie. Le problème du jeune converti, c’est que bien souvent, il va avoir peur d’être dans péché, et être de ce fait excessif dans un sens. Pour lui, tout peut lui apparaitre être un danger. Il convient de ne pas le choquer mais de l’amener progressivement à grandir et à comprendre. Un des versets à retenir dans ce chapitre de l’épître aux romains, est le verset 12.

Romains 14:12

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous sommes responsables de ce que nous disons, nous sommes responsables de ce que nous entendons et de ce que nous acceptons ou non. Nous sommes responsables de nous-mêmes par rapport à notre attitude. Dieu peut nous reprendre parce que nous avons eu une mauvaise attitude vis à vis des autres.

Il faut savoir que dans ses lettres, Paul traite des sujets en fonction des situations différentes que les chrétiens d’une église rencontrent. Il devait avoir des informations sur ce qui se passait dans telle ou telle église. A Rome, il devait y avoir des rivalités et des mauvaises compréhensions sur l’application des lois juives, et sur les viandes sacrifiées aux idoles. C’est ainsi que :

* Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul aborde le cas de chrétiens qui traînent les autres chrétiens devant les tribunaux civils, le cas de ceux qui tolèrent la désobéissance parmi eux au sujet du mariage et du divorce, etc.

et * Dans sa lettre aux Galates, il aborde la fausse doctrine selon laquelle les chrétiens pourraient être sauvés en pratiquant les œuvres de la loi juive (notamment, la circoncision).

* Dans sa lettre aux Colossiens, il aborde la fausse doctrine des gnostiques selon laquelle, il faudrait libérer l’esprit humain du corps humain, en pratiquant un ascétisme rigoureux (mortifier le corps).

(Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance cachée, non pas toute la connaissance, apporte à l’homme le salut.

Quand Paul parle aux romains des sujets qui aboutissent à une dispute, c’est parce que ce problème existait dans l’église de Rome, chacun voulant imposer son opinion.

Opinion ou conviction

Une opinion est une idée probable, quand la conviction est une doctrine fermement établie pour nous.

Observons que ce chapitre commence par opinion pour se terminer par conviction. Cela peut sous-entendre que Paul veut que nos opinions soient abandonnées pour avoir des convictions. Mais attention comme cela a déjà été dit, conviction ne veut pas dire vérité !

 C’est ainsi que Paul traitera dans ce chapitre 14, le problème de la nourriture et des fêtes.

A Rome, la communauté chrétienne était composée de juifs et de prosélytes qui s’étaient convertis. Le problème était pour les juifs de savoir comment se comporter par rapport aux six cent treize lois et réglements imposés dans le judaïsme. Pour les païens, qui avaient pratiqué l’idolâtrie, pouvaient ils consommer les viandes sacrifiées aux idoles vendues au marché moins chères que les autres. Quand on sait que la viande a été sacrifiée aux idoles, il faut s’abstenir de l’acheter. Si on ne le sait pas, on peut la manger tranquillement dans la mesure où prions pour sanctifier le repas.

Paul répond à ces deux points en :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Il est question ici des juifs et des païens qui sont tous sous l’autorité de Jésus qui a anéanti dans sa chair les ordonnances dans ses prescriptions (sous entendu les ordonnances juives). Ainsi, il n’y a plus ni juifs, ni grecs.

2-   La liberté et la responsabilité individuelle du croyant

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Que veut dire « celui qui est faible dans la foi ?

Ici, il ne s’agit pas ici de la foi en Jésus pour le salut. Le conseil de ce verset est pour la conduite du chrétien tous les jours. Il est question dans ce verset d’un frère récemment mais véritablement converti, qui est convaincu du salut en Jésus. A ce titre, il est l’égal d’un « vieux » chrétien, c’est à dire, depuis longtemps converti. Il n’est pas son inférieur. Dans ce verset, il est question de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire en tant que chrétiens. Si quelqu’un est faible dans la foi parce qu’il ne sait pas comment se comporter par rapport par exemple aux viandes sacrifiées, s’il a des scrupules sur ce qu’il convient de manger ou non comme par exemple boire ou non du vin, s’il est convaincu qu’il ne faut pas boire de vin par exemple, il faut le laisser ne pas boire de vin. Mais celui qui est convaincu qu’il ne doit pas boire de vin, ne doit pas non plus empêcher l’autre d’en boire d’une manière raisonnable.

Romains 14:2-3

2 Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.

3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

 Quand par exemple quelqu’un ne veut pas manger du porc, on ne doit pas de le critiquer.

Qui est faible ? Qui est fort ? Et comment chacun doit-il se comporter ?

D’abord, qui est faible dans la Foi ? Ce peut être une personne qui vient de venir à Jésus. Ce peut être aussi une personne chrétienne qui traverse des difficultés (maladie…) et qui de ce fait a une foi chancelante. Ce peut être encore une personne suffisante qui croit savoir, et qui par orgueil ne progresse pas ou encore une personne qui ne sait rien ou peu, parce qu’elle n’a pas pris et ne prend pas le temps d’étudier et de méditer la Parole de Dieu, et qui de ce fait est restée un bébé spirituel.

Vous voyez, il y a bien des raisons qui peuvent nous rendre faibles. Ce chapitre s’adresse en particulier à celui qui se croit fort dans la foi et à celui qui est fort. Ceux-ci, plutôt que de manifester de l’arrogance, devraient montrer qu’ils connaissent bien les Écritures. Le chrétien doit non seulement étudier les Écritures mais aussi être à l’écoute du Saint Esprit en toutes circonstances. Chaque personne peut être faible à un moment donné, ce qui doit amener à avoir de la compassion pour quelqu’un qui traverse un moment difficile.

Le fort en aucun cas, ne doit pas mépriser le faible et ne doit pas juger, voire condamner– Dieu nous accueille tous sans distinction.

Romains 14:4-5

4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

5 Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.

Nous n’avons pas à juger. C’est le maître qui doit juger. Qui est notre maître? C’est Jésus. Quand un enfant fait une bêtise, et qu’une personne qui n’est pas son père, le reprend, bien souvent l’enfant va dire : « toi, tu n’es pas mon père », en clair « je ne suis pas sous ton autorité ». Nous ne sommes pas l’autorité de l’autre pour lui dire « fais ceci, fais cela ». Ce que dit Paul en substance, c’est « laisse le Seigneur régler le problème » « car le Seigneur a le pouvoir d’affermir ». En clair, on n’a pas à juger le serviteur de Jésus, cela regarde son maître. Si une personne tombe, le rôle du chrétien est plutôt de la relever, de l’encourager mais en aucun cas de la juger ou de la condamner.

Nous allons maintenant aborder le sujet des fêtes chrétiennes. Un problème est survenu à propos des dates des fêtes . L’origine du problème est l’Église romaine. En effet, les fêtes de notre calendrier, ont été instituées par l’église catholique qui a voulu se démarquer du calendrier hébraïque, des fêtes juives pour rompre avec les juifs notamment du fait que dans le livre de l’Apocalypse, il est question de la synagogue de Satan. Or dans le grec, le mot utilisé  est « ecclesia »  qui veut dire église ou synagogue…  

On pourrait pu penser que le catholicisme aurait fixé à une date précise la date de la fête de Pâques par exemple parce que le calendrier juif afférent aux fêtes n’est pas simple par rapport à notre calendrier de trois cent soixante cinq jours. Or, la fête chrétienne de Pâques a été calculée d’une manière totalement incompréhensible, et tordue. Pourquoi Pâques n’a pas été fixée à la même date que les juifs, cette date ayant été fixée par Dieu à une date précise.  

La fête de Pâques devrait pas conséquent être fixée à Pessah (sortie d’Égypte) et la Pentecôte (le don du Saint-Esprit) à Chavouot (le don de la loi). Par ailleurs, pourquoi les chrétiens fêtent Pâques et la Pentecôte et pourquoi fêtent ils Noël  qui correspond exactement aux saturnales, fête eminnement païenne alors que la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue. Il aurait été plus logique de fêter Noël éventuellement au moment de la fête juive des lumières Hanouka dont le symbole est le chiffre 8, qui est aussi le symbole de Jésus, la lumière du monde. Il y a aussi une troisième fête dans les regalim (fêtes de l’Éternel). Il s’agit de Souccoth qui n’est pas fêté par les chrétiens. On devrait pourtant fêter cela d’une certaine façon pour dire au Seigneur de revenir. Il est dit en 1 Corinthiens 11 à propos de la Sainte Cène, « jusqu’à ce qu’il vienne ».

Nous avons par conséquent le problème avec certaines fêtes chrétiennes que certains veulent fêter et d’autres pas. L’important est la conviction que chacun a. Nous retrouvons aussi un problème à propos  des tenues vestimentaires. Que dit la Bible à ce sujet que tout est une question de sobriété, et de pudeur.

Les sujets de disputes sont sans fin hélas dans le corps de Christ.

Nous devons avoir des convictions, sans pour autant imposer notre conviction, et savoir être tolérant.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Cela ne doit pas être un sujet de désaccord , et suivons ce qui nous est dit en :

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ?

Imaginons que nous ayons chacun des serviteurs. Chacun dans ce cas, est libre ou non de laisser son serviteur faire telle chose. Il en va de la responsabilité du maître du serviteur et non pas de l’autre, pour laisser agir le serviteur selon sa convenance.

Romains 14:6-7

6 Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

7 En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.

Faites ce que vous faites pour le Seigneur, selon ce qui est dit en :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

Romains 14:8-9

8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

9 Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Nous devons faire attention à l’uniformité et à la conformité. Certaines églises ou chrétiens influents veulent imposer telle ou telle règle. Ceci est un problème et n’est pas forcément bon. Il faut être en harmonie. Paul nous exhorte à accepter l’autre dans sa différence dans sa conviction, et ses opinions. Le fait de vouloir camper sur une opinion veut dire qu’on veut laisser notre orgueil prendre le dessus et chercher à toutes forces à avoir raison. En faisant cela, on risque de se couper de la réalité et de la vérité parce qu’en faisant cela on ferme ses oreilles, ses yeux et on va tête baissée comme le cheval avec des œillères. Les gens qui font cela, oublient de manifester de l’amour.

Le chrétien doit suivre sa propre conviction, quitte à en changer quand il devient plus mature avec l’objectif de tout faire comme pour le Seigneur !

Colossiens 3:17 ; 23

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

3- La liberté chrétienne et la responsabilité envers Dieu

Car nous sommes au Seigneur, alors …

Romains 14:10-12

10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous comparaîtrons tous sans exception devant le tribunal de Dieu, donc :

Pourquoi juger, pourquoi mépriser les autres ? Car chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (règle de la responsabilité personnelle)

4- Le principe du bien du prochain

Romains 14:13-14 – Ne pas être une occasion de chute

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.

Il ne faut pas être une occasion de chute pour l’autre.

Discerner ce qui est agréable à Dieu ! Finalement, si notre obsession est d’être agréable à Dieu, on va être à son écoute pour savoir que faire pour cela dans nos agissements. Si on cherche à être agréable à Dieu, on cherchera à être agréable à l’autre, même s’il n’est pas du même avis. On va pouvoir discuter en toute gentillesse avec patience et bienveillance.

Il y a ce qui est objectivement vrai, c’est-à-dire écrit dans la Bible, et il y a ce qui est subjectivement vrai, car il n’existe pas d’enseignements sur le sujet. C’est dans ces domaines que les opinions peuvent diverger.

Romains 14:15 – Le frère pour lequel Christ est mort 

15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

Romains 14:16 – La liberté en Christ

16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

Un comportement arrogant peut être la cause d’une calomnie envers Dieu de la part d’un chrétien faible, voire de non chrétiens qui assistent à la scène. Il ne faut pas être pour un frère une cause de chute ou de scandale. Nous devons marcher selon l’amour. Nous devons manifester que Christ est en nous par la joie, par la paix, par la justice..

Romains 14:17-18 La liberté chrétienne et la communion fraternelle

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

Le Règne de Dieu n’est pas une affaire de nourriture ou de boisson. Notre préoccupation est la Justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint : voilà ce qui est agréable à Dieu. Il faut par conséquent, vivre en harmonie au sein des assemblées.

Romains 14:19-23

19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

En résumé, recherchons ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle.

Romains 14:21

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

Que rien qui puisse faire tomber ton frère.

Romains 14:22

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

Garde pour toi ta conviction en acceptant que l’autre puisse ne pas la partager. En effet, la conviction n’est pas vérité. Si on considère notre conviction comme la vérité, le dialogue n’est plus possible. La seule conviction que nous pouvons avoir qui soit vérité, c’est ce qui est écrit dans la Bible. A ce moment là, on peut conseiller à notre contradicteur de regarder dans la Bible.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Ce qui ne procède pas d’une conviction de foi est péché.

Un rappel du contexte de l’épître pour nous permettre de mieux comprendre ce chapitre. Les chrétiens de Rome étaient soit des juifs, soit des gentils. Par conséquent, ils n’avaient pas la même approche des choses de par leur arrière-plan religieux. De ce fait, ils s’opposaient sur certaines règles. Remarquons aussi l’amour, la tendresse dans les propos de Paul, qui change de la manière dont il parlait aux Galates avec lesquels, il employait un ton sévère.

5 – Une synthèse de ce chapitre

            Les conseils personnels

-a         Le chrétien ne doit pas porter de jugement sur les pratiques des autres concernant des faits qui sont sujet à interprétations diverses (V3). Il doit demander à recevoir la révélation par le Saint-Esprit.

-b         Chaque chrétien rendra compte à Dieu personnellement de ses actes. (V.12). Notre attitude doit aider l’autre et pas le forcer.

-c        Le chrétien bénéficie de la liberté des enfants de Dieu dans ses décisions. (V.14, 20)

-d         Le chrétien ne doit commettre aucun acte qui serait condamné par sa conscience. (V.22)

-e         Le chrétien doit suivre l’exemple de Jésus-Christ. (ce qui sera vu au chapitre.15 :1-3 ultérieurement)

Les conseils envers les autres

-f         Le chrétien ne doit rien faire qui soit une pierre d’achoppement pour ses frères. (V.13)

-g         Le chrétien doit rechercher ce qui édifie ses frères. (V.19)

-h         Le chrétien doit même renoncer volontairement à certaines habitudes par égard pour ses frères plus faibles dans la foi. (V.21)

   Liste des règles de Paul relatives aux sujets qui prêtent à discussion :

– a.      Ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas mon opinion ;

– b.      Ne pas juger ceux dont je pense qu’ils ne respectent pas les bons standards de vie ; 

– c.       Le standard d’une personne peut ne pas être le même que pour une autre ; et, 

– d.      Si nous avons un autre standard, ne le mettons pas en application en face de ceux qui n’ont pas encore intégré les trois premières règles !

 Revenons aux deux exemples pris par Paul, car chose surprenante, ces deux exemples sont toujours d’actualité.

1 Corinthiens 8:1-3

Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. –La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

3    Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. » 

Les premiers chrétiens avaient pour arrière-plan religieux, soit le Judaïsme, soit le paganisme. Les uns comme les autres étaient habitués à des pratiques religieuses particulières.

–           Soit ils voulaient les réintroduire et forcer les gens à les pratiquer (juifs)

–           Soit ils voulaient s’en séparer ou faire accepter les leurs(païens) ; et rejeter les rites juifs

Le problème est toujours l’équilibre, « que dois-je faire ? qu’est-ce qui est bon et juste ?» Comment agir en toute bonne conscience. C’est un problème que nous connaissons tous aujourd’hui encore. Cette interrogation est un signe, celui de notre besoin de maturité. Nous devons agir et avoir la conscience en paix, après avoir cherché la volonté de Dieu dans ce ou ces domaines.

Les viandes sacrifiées : aujourd’hui nous parlerions des viandes Hallal ou des aliments offerts sur l’autel des ancêtres dans le bouddhisme ou dans d’autres religions.

Le faible dans la foi (d’origine juive) voulait pratiquer les rites juifs, des sacrifices au Temple, respecter le shabbat, les fêtes juives, respecter les interdictions alimentaires.

Le faible dans la foi (d’origine païenne) se sentait souillé par les rites et pratiques païennes de viandes sacrifiées, revendues au marché à bas prix car elles avaient été offertes à des divinités païennes. Du coup, les faibles dans la foi, afin de ne pas pécher contre Dieu, ne mangeaient que des légumes.

Revenons sur les versets clés de ce chapitre.
  • La responsabilité personnelle vis-à-vis de nous-mêmes et les autres, ne pas choquer l’autre, plus faible dans la foi. (versets 1, 4)

4    Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

  • Tout ce que nous faisons, faisons-le comme pour le Seigneur (v. 8)

8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

  • Nous rendrons compte pour nous-même (v. 12)

12    Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

17    Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

  • Évitons les discussions vaines et recherchons la paix et l’édification mutuelle (v. 19)

19  Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20    Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21    Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22    Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !

  • Agissons par conviction (v.23)

23    Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

 Le danger que nous pouvons rencontrer dans nos assemblées est celui de la discussion qui dégénère en dispute, et qui conduit au trouble. C’est de cela dont Paul nous met en garde.

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Notre attitude doit avant tout être guidée par l’amour pour l’autre, et non pas manifester notre arrogance, notre orgueil, notre pseudo supériorité spirituelle de celui qui sait. Au travers de l’amour pour l’autre, c’est l’amour pour Jésus que nous témoignons.

Agir avec conviction et laisser le Saint-Esprit nous corriger car une conviction, n’est pas une vérité ! Demander au Saint-Esprit de nous éclairer les uns, les autres.

Pour résumer ce chapitre nous pouvons dire aussi que nous avons en Jésus-Christ, la liberté, mais que nous n’avons pas à abuser de cette liberté, et que cela est de notre responsabilité individuelle. Notre liberté ne doit pas provoquer la chute d’un frère en Christ, mais nous devons manifester une solidarité, la solidarité chrétienne. Le meilleur principe est celui de suivre Jésus-Christ, sans oublier que le Royaume de Dieu est avant tout la Justice, la paix, la joie.

            Nous verrons au chapitre suivant l’exemple de Jésus.

Romains chapitre 13 – Étude Biblique

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En Romains 13, Paul expose la suite de la mise en pratique de l’Évangile dont il a commencé à parler dans le chapitre précédent. Là, il présente la bonne façon pour un chrétien de se comporter face aux autorités et à son prochain.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 14

Romains chapitre 13 : soumission aux autorités et vie chrétienne

1-    Le troisième sacrifice : La soumission aux autorités (13:1-7)

Après avoir évoqué précédemment à la fin de l’étude de Romains 12, deux sacrifices à faire pour le chrétien, à savoir se laisser briser pour parvenir à l’humilité, et manifester de l’amour envers tous les hommes quels qu’ils soient, il est question maintenant d’un troisième sacrifice à faire, celui de se soumettre aux autorités.

Notre attitude – Que toute personne soit soumise aux autorités

Le chrétien vit dans le monde et de ce fait, se trouve placé sous diverses autorités : parents, professeurs, gouvernement, magistrats .….  Alors, la question est à de savoir quelle doit-être pour le chrétien la bonne manière de se comporter face à ces autorités.

Romains 13:1-2 ; Reconnaître les autorités comme venant de Dieu

1  Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

2 C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.

Dans un premier temps, il faut pouvoir reconnaître qui sont ces autorités et comprendre que celles-ci viennent de Dieu. En clair, quand nous obéissons à une autorité quel qu’en soit le type , nous obéissons à Dieu. Au delà de l’autorité, il y a Dieu. C’est pour cela qu’il faut obéir à l’autorité car sinon nous n’obéissons pas à Dieu.

Dans le verset 1, il est question d’autorités supérieures. C’est vrai qu’il est possible de se poser la question du pourquoi il est précisé « supérieures ». C’est parce qu’en tant nous mêmes qu’autorité, nous pourrions avoir une autorité supérieure. Ainsi en tant que père, nous avons une autorité sur nos enfants. En tant que mari, nous avons une autorité par rapport à notre épouse. Pour autant, nous avons d’autres autorités. De la même façon, on peut dire qu’au sein d’une assemblée, un responsable, un ancien, voire un diacre sont des autorités dans le domaine qui leur a été dévolu.  

C’est ainsi qu’un diacre va avoir une fonction bien définie et que son autorité ne va pouvoir s’exercer que dans le domaine qui lui a été confié. S’il n’est diacre que pour s’occuper de l’organisation des agapes, son autorité ne s’exercera que dans ce domaine mais pas, par exemple, dans le domaine du service du ménage, encore moins de la prédication. Il faut donc faire attention.

Il est important de replacer ce passage de Romains 13 dans son contexte historique. Il faut en effet savoir qu’à l’époque de Paul, il y a eu des troubles politiques dans la ville de Rome et que Suétone, auteur romain, écrit que l’empereur Claude expulsa tous les Juifs de Rome. Cet événement a eu lieu en l’an 49 de notre ère, à cause des troubles qui avaient surgi à propos d’un certain «Chrestus». Lorsque cet édit ne fut plus appliqué, de nombreux Juifs retournèrent à Rome. C’est ainsi qu’il est dit en:

Actes 18:2

2 Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome. Il se lia avec eux;

Les récits de Suétone, auteur païen, confirme ainsi la véracité de ce qui est dit dans la Bible. Paul a vécu notamment à l’époque de Néron qui a régné de 54 à 68 et les historiens estiment que l’épître aux Romains date des années 58-59. Le grand incendie de Rome qui a précédé la persécution des chrétiens date de l’an 64. Paul serait arrivé à Rome comme prisonnier en l’an 61, et sa mort serait intervenue dans les années qui ont suivies.

Reconnaissons que la situation que l’apôtre Paul a vécue, a été bien pire que la nôtre !

L’apôtre Pierre a fait la même exhortation à propos de la soumission aux autorités en:

1 Pierre 2:13-17 soumission aux autorités

13 Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain,

14 soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien.

15 Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés,

16étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu.

17 Honorez tout le monde ; aimez les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.

Cet apôtre continue en parlant de la soumission aux maîtres en :

1 Pierre 2:18-21

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement.

20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces,

Ainsi donc, il faut obéir à Dieu, à sa Parole, même s’il arrive de mauvaises choses. Il suffit de regarder l’attitude de Joseph qui a été mis dans un premier temps dans une citerne par ses frères qui voulaient le faire mourir, qui a été finalement vendu par ceux ci comme esclaves à des Amalécites, puis qui s’est retrouvé esclave en Égypte chez Potiphar le chef des gardes où il a été accusé faussement de viol, et mis en prison où il a été oublié. Entre la promesse de régner sur sa famille, qui lui avait été faite par Dieu à travers un songe, et le moment où il est devenu ministre de Pharaon, il s’est passé au moins dix sept ans. La Bible ne rapporte aucune plainte de sa part. Tout au long de cette longue période, Joseph a été soumis aux personnes qui avaient une autorité sur lui. Il est un type de Christ et le meilleur exemple de la soumission.

Par motif de conscience : Dès lors que Paul nous dit que la conscience est une raison pour obéir, cela aurait-il du sens de conclure que si le gouvernement est engagé dans de mauvaises choses ou pire, cela requiert de nous impliquer dans ces mauvaises choses comme par exemple l’avortement, l’euthanasie …? – Bien sûr que non ! Dans ces cas, la conscience est une raison pour ne pas obéir.

Au tribunal de Nuremberg, beaucoup de soldats allemands ont essayé de minimiser leurs actes en disant qu’ils avaient obéi aux ordres. Il en a été ainsi également pour des officiers supérieurs mais leur défense n’a pas fonctionné et ils ont été condamnés.

Quand nous regardons les autorités qui existent en France, et les hommes ou les femmes qui aspirent à exercer l’autorité suprême dans le pays, nous ne pouvons qu’être tristes. Il est parfois difficile de se dire que pour plaire à Dieu, il faut se soumettre à ces autorités. Si la personne est méprisable, il n’empêche que cela n’est pas une raison pour ne pas lui obéir. Quand un président est méprisable, il reste le président, et nous devons respecter la fonction de président. Cela n’est pas facile. Il faut obéir à la figure d’autorité et non à l’homme. En obéissant à la figure d’autorité, nous nous soumettons à Dieu, et nous ne contestons pas le choix de Dieu.

Pour résumer: les deux premiers versets de Romains 13 sont à retenir, pour notre conduite vis-à-vis des différentes formes d’autorité, car toute autorité vient de Dieu, et en obéissant à l’autorité, nous obéissons à Dieu. En désobéissant à l’autorité, nous désobéissons à Dieu (sauf dans le cas où les décisions de l’autorité sont ouvertement contraires à la volonté de Dieu et à ses commandements).

Il ne faut surtout pas oublier ce que dit Dieu en:

Proverbes 8:15

15 Par moi les rois règnent, Et les princes ordonnent ce qui est juste;

Notre Dieu est un Dieu d’ordre et il ne soutient pas tel ou tel, mais il refuse le désordre, l’anarchie. L’anarchie est le refus de toute forme d’autorité et c’est de fait le refus de l’autorité de Dieu. Il s’agit de la forme la plus pure de la rébellion. Si notre pays est dans l’état où il est, c’est sans doute parce que les chrétiens ne prient pas suffisamment pour leurs autorités, qu’ils n’ont pas tenu leur rôle. Il est dit aussi dans la bible que les autorités sont là pour nous permettre de vivre en paix. Les versets de 1 Timothée 2:2-3 prescrivent de prier pour les autorités afin qu’on puisse mener une vie paisible et tranquille. Manifestement, les chrétiens face à tout ce qui se passe dans dans notre pays, ne prient pas suffisamment pour cela.

En acceptant les figures d’autorité que Dieu a mis en place, le chrétien se soumet à la volonté de Dieu.

Romains 13:3-5 

3 Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité? Fais-le bien, et tu auras son approbation.

4 Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.

5 Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience.

Au verset 5, se retrouve la même expression « par motif de conscience » qui a été évoquée précédemment à propos du verset de 1 Pierre 2:19. Nous ne reviendrons pas sur celle-ci.

Paul ici nous invite à payer nos impôts pour que les magistrats puissent être embauchés et rémunérés par l’état pour leur travail. Quand il est dit « à payer nos impôts », il est bien sûr sous-entendu, sans tricher sur notre déclaration. Ceci est une forme d’obéissance à Dieu.

Romains 13:6-7 

6  C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction.

7 Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur.

Ces versets font penser à l’échange que Jésus a eu avec les scribes et les pharisiens alors que ceux-ci étaient venus le provoquer à propos du paiement du tribut à César. Cet événement est relaté en :

Matthieu 22:17-21 – l’impôt à César

17 Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?

18 Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?

19 Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

20 Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

La réponse de Jésus est admirable. En effet, à travers ces versets, il nous donne pour instruction de payer l’impôt et Paul confirme cela.

Voici maintenant sept figures d’autorité.

2 – Les sept autorités

Dieu a établi sept types de relations autorité-soumission sur la terre (Romains 13:1-2).

1- Dieu en Christ exerce l’autorité sur toutes les personnes et sur toutes les choses. Voici quelques références : (1 Corinthiens 11:3; Éphésiens 1:20-23; Colossiens 1:18).

2- L’homme a autorité sur la création de Dieu : terre, arbres, plantes et animaux (Genèse 1:28; 2:15-16; Psaumes 8:4-8).

3- Le mari a autorité sur la femme dans la relation conjugale (Genèse 3:16; Éphésiens 5:22-24; Colossiens 3:18; 1 Pierre 3:1-6) et dans les réunions officielles dans l’église (1 Corinthiens 11:3; 14:33-35; 1 Timothée 2:11-14 et 3:2-5)

4- Les parents ont autorité sur leurs enfants mineurs (Éphésiens 6:1-3; Colossiens 3:20).

5- Le gouvernement d’un pays a autorité sur ses citoyens (Romains 13:1-7; 1 Pierre 2:13-17).

6- L’employeur a autorité sur ses employés (Éphésiens 6:5-9; Colossiens 3:22-4:1; 1 Pierre 2:18-23). On peut d’ailleurs s’interroger à cet égard quant aux comportements des syndicats en France.

7- Les anciens d’une église ont autorité sur les membres de l’église (Actes 20:28; 1 Thessaloniciens 5:12; Hébreux 13:17).

Dieu a institué ces sept relations autorité-soumission, et l’homme ne doit pas chercher à les modifier. Chacune des autorités, a l’exception de la première, ont des responsabilités et une autorité limitée, la première autorité étant celle de Dieu et de Jésus qui est illimitée et supérieure à toutes les autres.

Dans ce verset 7 de Romains 13 : « rendez à tous, … à qui vous devez ». Puis verset 8 « ne devez rien », il faut comprendre qu’il s’agit dans le premier cas du devoir de régler une dette, et dans le second cas d’avoir une obligation d’amour envers son prochain.

3 – L’amour du chrétien envers le prochain

Le chrétien doit absolument prendre conscience de l’importance de l’amour dans ses relations avec tous les autres en ce compris tous les païens. Toutes nos actions doivent être conformes aux deux commandements de Dieu, à savoir d’aimer le Seigneur de toute sa force, de toute son âme et d’aimer tous les autres comme soi-même. En fin de compte tout est là, tout est dit. Quand une personne ne s’aime pas elle-même, elle offense Dieu (cf Psaumes 139-14), puisque c’est Dieu qui l’a créée et qu’elle conteste ainsi son créateur.

Pour le passage de Romains 13:8-10, il est important de garder en mémoire la parabole du bon samaritain de Luc 10:29-37 : … « Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même ».

Romains 13:8-10 

8 Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. »

9 En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

10 L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

Entre le verset 7 et le verset 8, l’expression « vous devez » est utilisé par cinq fois, et au verset 8 « Ne devez rien à personne’« . C’est comme si en quelque sorte, nous avions une dette par rapport aux personnes. Il ne s’agit pas d’une dette mais d’une obligation .

Paul joue sur le verbe devoir : Ne devez rien à personne, mais vous devez aimer les autres, non pas là dans le sens de dette, mais dans le sens d’une obligation venant de la part de Dieu.  L’amour ici revient dans les propos de Paul avec l’expression: celui qui aime, a accompli toute la Loi ! Nous qui sommes appelés chrétiens, des petits Christ en devenir, nous sommes appelés à être à l’image de Jésus. Si Jésus est Amour, nous sommes appelés à être amour, comme Lui. Nous devons veiller par conséquent à ce que nos actes ne nuisent en rien à autrui. En développant le fruit de l’Esprit de Galates 5:22, nous accomplissons toute la loi (verset 10).

De plus, Paul dit qu’il faut comprendre les temps dans lesquels nous sommes.

 Romains 13:11-12

11  Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.

Au verset 11, il est dit en clair que nous sommes dans l’attente du prochain retour du Seigneur et que c’est un motif supplémentaire pour être attentif aux exhortations pratiques, qui se résument dans l’invitation à réaliser la vie de Christ en nous. Il faut s’imaginer un instant la portée de ces propos, si Paul était présent au milieu de nous et nous les exprimait. Ces versets constituent un appel pressant à se réveiller!

L’image de celui qui dort, est celle de celui qui est inconscient de ce qui se passe autour de lui. Ces versets sont là pour nous parler de l’apathie spirituelle, de la léthargie vis-à-vis des choses de Dieu qui peut nous envahir.

Paul invite chacun à observer les évènements des temps présents et à les confronter à ce qui est dit des temps de la fin dans la Parole de Dieu. Il faut toujours revenir à ce qui est dit notamment en Matthieu 24 lorsque les apôtres demandent au Seigneur quels seront les signes de la fin du monde et de son avènement.

Paul au verset 12 donne l’image d’un homme qui, après avoir dormi, se lève. Pour prendre une image, cet homme retire sa chemise de nuit (Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres,) et s’habille pour le combat (revêtons les armes de la lumière). Il nous invite ainsi à marcher comme des enfants de Lumière.

 Romains 13:13-14

13 Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.

14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Pour comprendre la pensée de Paul, nous pouvons lire les versets 12 à 14 comme suit :

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres…13 loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.

14….et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Mais revêtons les armes de la lumière. c’est à dire : revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, Marchons honnêtement, comme en plein jour,

Revêtir les armes de la lumière sont selon Éphésiens 6 : la vérité pour ceinture, les chaussures de zèle que donne l’évangile de paix, le bouclier de la foi, le casque du salut, l’épée de l’esprit qui est la parole de Dieu. 

Paul revient ainsi sur ses recommandations de ne pas chercher à satisfaire nos sens. L’idée dans ces deux versets 13 et 14 est la sanctification pour nous préparer à accueillir Jésus lors de son retour. 

Revêtir Jésus-Christ, revient à être transformés selon :

1 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Et Éphésiens 4:13 ; 24

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

Pour résumer, l’apôtre Paul dans ce chapitre 13 de l’épître aux romains, invite chacun à être soumis aux autorités et à manifester de l’amour pour tous les autres.

Romains chapitre 12 – Étude Biblique

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Romains chapitre 12 : L’apôtre Paul, après fait une présentation doctrinale de l’Évangile dans les huit premiers chapitres de son Épitre aux Romains, va maintenant présenter ce que doit être la mise en pratique de cette doctrine. C’est ainsi que dans ce chapitre 12, il va exposer la conduite à tenir par les chrétiens dans leur assemblée.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 13

Romains chapitre 12 : vivre selon la volonté de Dieu et l’amour

Introduction

En commençant l’étude de Romains 12, nous entamons la troisième partie de cet épître composée d’abord d’une partie doctrinale du chapitre 1 à 8, puis d’un complément avec les chapitres 9-10-11 relatifs à Israël. Les chapitres 12 à 15 quant à eux, constituent la partie pratique. Cela veut dire que tout ce qui a été énoncé pour la doctrine, va être développé pour la mise en pratique. Le chapitre 16 quant à lui, constitue le final de cette épître, final qui est réservé aux salutations et aux dernières recommandations.

1 – La morale individuelle et dans l’assemblée

Le sujet du chapitre 12 est la sanctification du chrétien. Déjà le chapitre 6 a enseigné que le fondement de la justification et de la sanctification, est l’identification du chrétien, ou son union spirituelle avec Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection. (Romains 6:2-7 ; 1 Corinthiens 1:30)

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Cette sanctification est importante selon ce qui est dit en :

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

L’union spirituelle du chrétien avec Jésus-Christ passe par le Saint-Esprit qui est en lui. Son identification à Jésus-Christ ne peut se comprendre qu’avec l’aide du Saint-Esprit qui est en lui parce que le Saint Esprit est l’Esprit de Jésus. Donc si l’Esprit de Jésus est en nous, nous avons une relation d’intimité en quelque sorte par le même Esprit avec Jésus. Les progrès dans la sanctification sont possibles parce que le chrétien appartient à Christ et parce que Christ agit dans sa vie par le Saint-Esprit. En clair, si nous ne sommes pas à Jésus-Christ, notre sanctification ne sera pas possible. C’est ainsi que nous pouvons comprendre :

Romains 6:10-11

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

En quelque sorte, on pourrait dire que ce verset résume tout le chapitre 12. Nous sommes donc morts au péché, à cette vie terrestre et nous sommes vivants pour Dieu.

Cette sanctification est progressive, dynamique. Il s’agit d’une marche de chaque jour sur le chemin de la sanctification pour devenir semblable à Jésus. Cette marche ne s’arrêtera qu’au dernier jour de notre vie.

La sanctification ne peut se comprendre qu’avec l’aide du Saint-Esprit à qui il faut laisser la direction de notre vie en apprenant à nous soumettre à lui. La sanctification doit se faire tous les jours, à chaque heure, à chaque instant. Il appartient à chacun de travailler à cette sanctification. Sans le Saint Esprit, rien n’est possible. Il suffit de regarder ce qui s’est passé avec le comportement des hébreux dans le désert. Ils n’avaient pas le Saint Esprit comme nous, nous pouvons l’avoir. Le Saint Esprit venait ponctuellement sur les prophètes pour apporter une parole venant de Dieu, mais en ce qui concerne les chrétiens, il y a une grande différence, c’est qu’ils ont l’aide du Saint Esprit à condition qu’ils en soient remplis.

Œuvrer avec le Saint-Esprit

Il ne suffit pas d’avoir le Saint Esprit en nous, si nous prenons celui-ci comme un trésor que nous enfermons au coffre fort ! Il faut le laisser agir en nous.

Jésus ressuscité règne au ciel et par son Esprit, le Saint-Esprit, il règne en nous. Le combat spirituel est avant tout un combat intérieur. C’est le combat de notre esprit dirigé par le Saint-Esprit contre la chair (Jean 6:63 ; Matthieu 26:41) parce que la chair a des désirs contraires à l’Esprit. La chair est faible et a du mal à résister au péché. Si elle n’est pas contrôlée, c’est elle qui va nous contrôler. Le problème est là. Notre chair est faible parce qu’elle est portée au péché, porté à tout ce qui est sensuel. 

Galates 5:17

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

Romains 12:1 : La véritable consécration et sa source

1   Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Ici se trouve presque tout le condensé du chapitre 12. Nous remarquons toutefois qu’il y a au début de ce verset une conjonction qui est le mot donc. Ainsi, le premier verset du chapitre 12 marque une transition avec cette conjonction, et introduit une conséquence sur tout ce qui vient d’être dit (les 11 chapitres précédents). Cependant, nous pouvons comprendre aussi que cela fait suite au verset de :

Romains 11:36

36 C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles !  Amen !

Tout d’abord, le ‘je vous exhorte donc’ du premier verset introduit bien l’intention d’exhorter de Paul, car nous avons dans ce seul chapitre 12 une véritable exhortation. En effet, tous les verbes et notamment les verbes être et avoir, à partir du verset 9 jusqu’au verset 21, sont à l’impératif.

Exhorter est la traduction du verbe grec  » parakaleo  » qui veut dire appeler à son coté, supplier, prier, chercher à convaincre à agir de telle façon, inciter. Donc Paul nous supplie de faire ce qu’il va dire. Quand il est dit: « Exhortez », cela veut dire chercher à convaincre, inciter à. Mais revenons à la suite de ce verset :

(v.1)  par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Raisonnable est la traduction de ‘’logikos’’, donc raisonnable dans le sens logique, naturel, qui va de soi.

Des repères historiques

Le temple de Jérusalem n’ayant été détruit qu’en l’an 70, le culte au moment où Paul écrit, devait encore y avoir lieu. La lettre aux romains quant à elle, a du être écrite dans les années 60. C’est sans doute à cause de cela que Paul a pris l’image du culte de cette époque avec le sacrifice offert.  Cependant, dans ce verset, il est question d’un sacrifice vivant ! Cela signifie que nous devons nous-mêmes faire le choix de monter sur l’autel et de nous offrir en sacrifice. Cela veut dire quand même, que certaines conditions doivent être réunies car ici, il n’est pas question du sacrifice d’un animal mort mais de nous vivants.

Que choisissait-on comme animal pour offrir en sacrifice au temple de Jérusalem ? Ce devait être un animal parfait, sans tâche ni défaut. En clair, pour s’offrir comme un sacrifice vivant, il faut être propre. Il faut donc passer avant de s’offrir, par la repentance, nous purifier, nous laver, passer par le baptême par immersion… Ce sont les conditions exigées de notre part. Avec l’expression culte agréable, il y a une analogie avec le sacrifice fait au temple. Ce point sous-entend aussi que nous sommes morts à nous-mêmes, que notre vie est dirigée par le Saint-Esprit et que nous ne faisons plus notre propre volonté mais celle de notre Seigneur et Maître, Jésus-Christ. Ce n’est qu’à cette condition que nous marcherons sur le chemin de sanctification. Cette exhortation découle du verset de :

Romains 6:13 ; 22

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

Tant que nous n’étions pas convertis, nous étions aux yeux de Dieu, comme morts. L’expression « vous avez pour fruit la sainteté » montre le résultat de la sanctification qui aboutit à la vie éternelle ou notre corps sera transformé en corps glorieux semblable à celui de Jésus ressuscité. Notre sanctification est une préparation à la transformation en corps glorieux comme il est écrit en :

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Le chrétien est appelé à livrer son corps à la sainteté et non à la convoitise de ses sens, en se soumettant à la volonté de Dieu. L’offrande du corps du chrétien est un culte spirituel. S’il est spirituel, il n’est donc pas physique. Il s’agit d’un travail intérieur, personnel qui est un combat spirituel et pour lequel nous aurons des oppositions. L’opposition est à l’intérieur de nous. Bien souvent, les gens parlent du combat spirituel à l’extérieur d’eux alors qu’il doit être d’abord et surtout en eux. Il est plus facile d’accuser les autres que soi-même alors que c’est nous mêmes qui sommes le problème.

Paul au verset 2, va expliquer comment faire par rapport à ce qui est dit au verset 1.

Romains 12:2 : La volonté de Dieu

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. 

Ce verset est à rapprocher de :

1 Jean 2:15

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

La bible invite chacun à être amour, ce qui implique d’être détaché du monde. Ce verset dit que deux modèles de vie sont possibles et qu’il nous faut choisir quel modèle nous voulons suivre.

« Ne vous conformez pas au siècle présent » signifie simplement qu’il ne faut pas imiter les gens du monde. C’est ce que les chrétiens faisaient avant leur conversion, et ce tout naturellement. Avec la conversion, les chrétiens ne vivent plus cela. Quand les gens les voient vivre, ils doivent constater qu’ils ne vivent pas comme eux par leurs actes, par leurs paroles. Ils doivent voir la différence. C’est pour cela qu’on parle de mise à part. Ceci est très important. Les chrétiens doivent assumer leur différence ce qui est une des choses les plus difficiles. Ils ne doivent ni avoir honte, ni peur. Il est écrit en Luc 9:26 que si une personne a honte de Jésus, il aura honte d’elle quand il viendra dans sa gloire.

Pour prendre un exemple, si un enfant est né dans une famille de voleurs, celui-ci tout naturellement va voler et ce tout simplement parce que pour lui, cela fait partie des choses naturelles, qu’il a apprises, ne serait ce qu’en regardant ce que faisait son entourage. Voler n’est qu’un exemple, cela pourrait être n’importe quoi d’autre. C’est pourquoi, nous voyons aujourd’hui beaucoup de familles divisées (divorce, avortement ….). C’est l’exemple du monde qui nous entoure qui joue d’une grande influence.

Paul explique comment nous vivions auparavant en :

Éphésiens 2:1-3

1    Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

2  dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… 

Tout ceci constitue le premier modèle qu’il faut rejeter.

Le deuxième modèle, le bon modèle, c’est Jésus qui doit être imité. Pour cela il faut se laisser : transformés par le renouvellement de l’intelligence. Comme il est dit en Romains 12:2, et Paul dans sa lettre aux éphésiens donne la marche à suivre.

Éphésiens 5:1-2

1 Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés;

2 et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.

Jésus s’est soumis à la volonté de son père. C’est cela le modèle à suivre.

Le mot « transformé » du verset 2 de cette épître aux romains, vient du grec : ‘Métamorphoo’, qui exprime un changement de nature, une métamorphose, mot traduit au sujet de Jésus par « transfiguré » en Matthieu 17:2.

Matthieu 17:2

2 Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Pour le chrétien tant qu’il est sur terre, sa transformation se fait lentement, progressivement.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Le « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire » sous-entend bien que cette transformation est progressive.

C’est en se laissant transformer par Dieu lui-même par son Saint-Esprit que nous pourrons respecter la norme de vie de Dieu et ce n’est qu’à cette condition. Cette norme de vie est celle qu’il a donnée dans la loi.

Nous nous soumettrons plus facilement à la volonté de Dieu si nous reconnaissons : « ce qui est bon, agréable et parfait« . Ce sera d’autant plus facile si nous reconnaissons pour vrai, le verset de:

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

La marche chrétienne est dans le dévouement à Dieu et dans l’obéissance. La vie du chrétien est une vie de soumission à la volonté d’autrui, en l’occurrence à la volonté de Dieu. Le chrétien doit par exemple obéir aux autorités qui ont été voulues par Dieu. Quand on obéit aux autorités qui sont au dessus de nous, nous faisons la volonté de Dieu. Si on ne le fait pas, on sort de la volonté de Dieu. On doit se soumettre tant que cette obéissance ne nous fait pas pécher vis à vis du Seigneur, et là c’est le Saint Esprit qui donnera la direction, d’où l’importance d’être rempli à déborder du Saint Esprit. Cette soumission est empreinte d’humilité et de dépendance qui se caractérise par la mort à soi-même.

Romains 12:3 : L’humilité dans le service

3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Avec ce verset, nous abordons la question de l’humilité dans le service. Il ne nous appartient pas de réclamer et de convoiter une fonction qui ne nous est pas destinée et que nous pensons devoir nous revenir de droit. Rien ne nous empêche par humilité de participer au service de ménage…Bien souvent, ce n’est pas ce genre de service que les gens recherchent mais plutôt d’être derrière un micro, d’être sur une estrade. Personne ne reprochera à quelqu’un de faire le ménage ou de rendre des services modestes. Comme il est dit en Ecclésiaste 9:10, que tout ce que ta main trouve à faire, fais le. C’est cela aussi l’humilité, plutôt que se dire « ce n’est pas digne de moi, c’est dégradant ».

Nous ne devons pas non plus avoir de la fausse modestie en faisant semblant, mais nous devons être humble. La véritable humilité est aussi de reconnaître ce que nous sommes, tout simplement. L’orgueil est la pierre d’achoppement qui est en chaque homme, et ce n’est que dans un lâché prise que nous pouvons parvenir à l’humilité. Cela passe par le brisement, le brisement de notre volonté, de ce que nous sommes en tant qu’être humain. La véritable humilité consiste à savoir être à sa place, ce qui veut dire être à sa place aujourd’hui.

Suivre l’exemple de David

Aujourd’hui, le Seigneur nous place à tel endroit, mais il peut nous placer après à une autre place. Il ne faut pas vouloir brûler les étapes en disant « cette place est pour moi ». Il faut laisser Dieu nous amener à cette place au moment voulu. Les gens reconnaîtront nos qualités, et les choses se feront naturellement, et cela se fera sous la direction du Seigneur. Prenons le simple exemple de David. Saül a été oint roi. Peu de temps après, parce qu’il a désobéi à Dieu, Samuel sur ordre de ce dernier, a oint David.

Ainsi David dès ce moment là était roi. Cependant il n’a jamais cherché à se débarrasser de Saül alors qu’il a eu plusieurs fois l’occasion de le faire, en le tuant alors que Saül, lui cherchait à le tuer. Pour David le problème était celui de Dieu. Il s’est dit qu’il ne régnerait comme roi qu’au temps fixé par celui-ci. David est le modèle à suivre pour cela. Le chrétien doit attendre le temps de Dieu pour exercer la fonction qu’il a prévue pour lui.

Philippiens 2:3, 5, 8

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Voilà ce qui est dit et qui est tout simple. Tout est très bien expliqué dans ces trois versets. Avoir une idée juste de soi même, ne veut pas dire que l’on ne peut pas prendre une position inférieure. Jésus savait pertinemment qu’il était Dieu. Cependant cela ne l’a pas empêché de s’abaisser jusqu’à se laisser condamner et subir le châtiment des criminels sur la croix, châtiment qui était la pire des humiliations.

Les versets de Romains 12:4-5 constituent le seul passage dans ce chapitre où il est question du corps de Christ en tant qu’Église.

Romains 12:4-5 : La vie du corps de Christ : l’Église !

4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction,

5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres.

L’orgueil de l’homme est égocentrique. Il l’amène à ne plus penser qu’à lui, à ramener tout à lui. Tout ce qu’il fait, est pour sa gloire. Beaucoup pour ne pas dire tous dans les assemblées chrétiennes, veulent être différents des autres, veulent être supérieurs aux autres en cherchant à être prophète, pasteur, et ce sans aucunement chercher la volonté de Dieu pour eux.  Paul dit dans ces deux versets que la vie chrétienne ne fonctionne pas ainsi.

L’Église, un corps

L’Église est formée d’un seul corps, et nous ne sommes qu’une partie de ce corps, ce qui crée une interdépendance. Paul veut dire par là que si nous voulons quelque chose d’harmonieux au sein de l’Église, il faut que chacun accomplisse la fonction pour laquelle il a été choisi par Dieu. Jésus, la tête de l’Église demande à ce que le nerf commande le muscle qui commande le bras qui commande la main pour cueillir la pomme. Ceci est bien sûr une image pour montrer que les membres du corps de Christ doivent agir pour que les ordres du Seigneur soient suivis, et que ce qu’il attend de nous, soit accompli.  Ce corps est rattaché à une tête Jésus-Christ. Nous pourrions donner comme image que le Saint-Esprit coule dans nos veines, qu’il lui donne la vie mais aussi le mouvement. 

En paraphrasant la pensée d’une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place, il peut être dit: une fonction pour chaque chrétien, et chaque chrétien à sa fonction. Une armée en ordre de bataille exige que chacun soit à sa place, le tout étant pour l’utilité commune, selon 1 Corinthiens 12:7. Il y a une fonction attribuée par Dieu à chaque chrétien, mais il faut que chaque chrétien exerce sa fonction, sans vouloir usurper celle d’un autre. Nous avons en :

Éphésiens 4:15-16

15 mais en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ.

16 C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour.

Dans les trois versets suivants, il est question de l’appel au service.

Romains 12:6-8 : L’appel au service

6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

7 que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

8 et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Chaque membre d’une assemblée doit être à sa place, et remplir la fonction que Dieu lui a assignée, et pas une autre. Paul a dit des choses quasiment identiques à ses différents interlocuteurs. Ainsi en est-il dans sa lettre aux corinthiens en 1 Corinthiens 12:7. D’une manière générale, quand on étudie la Bible, ce qui est intéressant, c’est de trouver la même pensée (c’est là que nous pouvons voir que le Saint Esprit est à l’œuvre) chez Paul, chez Pierre, chez Jean, voire chez Jacques et Jude. Si chaque membre est à sa place, celui-ci doit bien remplir la fonction que Dieu lui a assignée que l’on utilise le terme de ministère ou de service. Les deux mots de ministre et serviteur veulent dire exactement la même chose, c’est à dire esclave.

Avertissements

Deux avertissements s’adressent à tous ceux qui exercent un service qui leur est accordé. Tout d’abord, il faut faire attention à ne pas confondre le prophète avec le diseur ou la diseuse de bonne aventure, ce dernier répondant aux aspirations des gens mus par l’orgueil de la vie, la convoitise de la chair, ce qui n’est pas ce que le Seigneur a envie de dire à ceux qui les consultent. Si le prophète peut annoncer des choses à venir, son rôle est celui de porte-voix de Dieu.

En général, quand il est le porte voix de Dieu, ce n’est jamais pour de bonnes choses, mais pour redresser. Il appelle le peuple à revenir dans les voies de Dieu. Il y a moins de prophètes aujourd’hui dans les assemblées, et ce particulièrement depuis la fin du temps apostolique, puisque aujourd’hui tous les écrits de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament sont rassemblés dans la Bible.

Dieu nous parle ainsi directement par la Bible, sans oublier que comme il est dit en Apocalypse 19-10, l’esprit de la prophétie, c’est le témoignage de Jésus. Par ailleurs, Dieu peut nous parler aussi par le biais d’une personne qu’elle soit prophète ou non. L’expression utilisée au verset 6 de cet épître aux Romains « en proportion de leur foi » peut s’interpréter en: ne pas aller au-delà de ce que Dieu dit. Si le prophète dit quelque chose qui va à l’encontre de ce qui est dit dans la Bible, il faut l’arrêter immédiatement et se détourner de lui. Le prophète avertit le peuple de Dieu. Un avertissement est donné en :

Jérémie 23:21-23

21 Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé.

22 S’ils avaient assisté à mon conseil, Ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, Et les faire revenir de leur mauvaise voie, De la méchanceté de leurs actions.

23 Ne suis-je un Dieu que de près, dit l’Éternel, Et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin?

Le travail du prophète est de faire revenir les hommes de leurs mauvaises voies, de leur méchanceté, de leurs mauvaises actions. Si Dieu est Dieu, qu’il soit près ou loin, il est toujours Dieu.

Regardez à propos du ministère, ce qui est dit en :

Colossiens 4:17

17 Et dites à Archippe: Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir.

Il faut demander au Seigneur d’indiquer le service qu’il attend de nous, et lui demander qu’il nous aide à bien le remplir, à être fidèle dans ce service. Le mot serviteur s’applique à tout le monde. Regardez ce que Paul disait à Timothée en :

1 Timothée 4:13-16

13 Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.

14 Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens.

15 Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous.

16 Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent.

Timothée très jeune, a été formé par Paul et puis a été envoyé en mission et chargé de s’occuper d’une assemblée. Cependant, il lui est demandé de continuer à se former pour pouvoir enseigner. En veillant sur lui-même et sur son enseignement, il se sauvera lui même, et il sauvera les gens qui l’écoutent. L’expression « Veille sur ton enseignement » veut dire que la personne qui enseigne ne doit pas dire ce qui lui passe par la tête, mais qu’elle doit veiller à porter la parole avec soin. Elle doit continuer encore et encore à étudier la Parole de Dieu et à se laisser conduire par le Saint Esprit.

Tout le monde ne pourra pas être sauvé, mais seulement ceux qui entendent et qui acceptent la Parole de Dieu.Ce n’est pas seulement entendre, mais c’est aussi juger, peser, accepter et croire ce qui est dit, et faire comme Jésus le dit :

Jean 5:30

30 Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Chacun peut appliquer ce verset à lui-même, à la différence près, que c’est Jésus qui nous envoie. Nous ne devons pas chercher à faire notre propre volonté, mais à faire la volonté de Jésus qui nous envoie. C’est une question de fidélité. Nous allons prendre l’ exemple de Barnabas qui arrive à Antioche ainsi que cela est relaté en :

Actes 11:23-25

23 Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.

24 Car c’était un homme de bien, plein d’Esprit Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur.

25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul;

C’est Barnabas qui avait amené Paul à Jérusalem et qui l’avait présenté aux apôtres. C’est lui qui en quelque sorte a expliqué ce qu’était devenu Paul parce que les gens tremblaient à la simple évocation de son nom, sachant comment il était avant. Là, Barnabas arrive à Antioche et voit qu’il y a une transformation des gens qui se convertissent. Il s’est dit qu’il n’était pas suffisant pour remplir la mission . Le Seigneur va en quelque sorte, le pousser à aller chercher Paul à Tarse qui avait le don d’exhortation, pour qu’il vienne à Antioche et l’aide dans le travail, les hommes de cette ville ayant besoin de plus de nourriture spirituelle. C’est ainsi qu’ils seront deux à travailler ensemble pour le ministère.

Si Barnabas avait marché par la chair, il aurait garder la gloire pour lui-même. Nous voyons hélas parfois des gens qui évitent de s’associer à telle ou telle personne qui pourraient vraiment les aider par peur que ceux-ci leur ravissent leur gloire. En réalité, ce qui s’est passé ici, ce n’est pas Paul qui a été l’aide de Barnabas, mais que c’est ce dernier qui est devenu l’aide de Paul.

la révélation par les petits détails

Bien souvent, ce sont dans les petits détails de la Bible que nous pouvons avoir une meilleure compréhension des choses. Barnabas a reconnu les qualités de Paul. Il faut dire que ce dernier avait une solide connaissance des Écritures (Ancien Testament), qu’il avait été touché par la puissance et la grâce de Dieu, qu’il avait passé trois ans en Arabie où il avait été enseigné directement par le Seigneur, chose que Barnabas n’avait pas eue. Quand nous regardons bien les premiers disciples, nous observons qu’ils étaient pleins d’humilité après avoir reçu le baptême du Saint Esprit, ce qui n’était pas le cas avant. Ils ne cherchaient pas à se battre pour jouer tel rôle ou tel rôle.

Il faut faire attention à deux choses : Si l’enseignement reste au niveau théorique, l’exhortation risque fort d’être légaliste (ce qui conduit à la mort). Au contraire, l’enseignement doit être pratique et produire vie.

2 – Les exhortations pour la conduite des croyants.

Nous entrons dans ce passage où Paul exhorte les croyants en employant trente fois des verbes à l’impératif.

Romains 12:9-16 : L’amour pour les autres

9 Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien.

10 Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques.

11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.

13 Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité.

14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.

15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent.

16 Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux.

Ceci a déjà été vu avec l’étude des précédents versets. Toute la première partie de ce passage, concerne l’amour envers les autres. La deuxième partie de cette fin de chapitre (versets 17-21) concerne la conduite à tenir vis à vis des autres qui consiste à ne pas nous venger.

Romains 12:17-21 : Ne pas se venger

17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.

18 S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

19 Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. (Hébreux 12:14)

20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.

21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

Voici toute la conduite à tenir face à la méchanceté des autres. Nous pouvons observer qu’à partir du verset 9, l’amour est cité en premier en précisant qu’il doit être sans hypocrisie, c’est à dire sincère. Ceci doit être la première qualité attendue du chrétien. L’amour dont il s’agit, est l’amour que Dieu déverse dans nos cœurs par le Saint-Esprit. C’est le maître mot de l’Évangile !

Jésus en Marc 12:30-31 dira « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second: tu aimeras ton prochain comme toi même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là« .

Donc, l’Ancien Testament, s’il est bien compris, et le Nouveau Testament, invitent à avoir de l’amour pour tous les hommes. Ceci est normal dans la mesure où Dieu est Amour et que les chrétiens sont appelés ses enfants. Par conséquent, ceux-ci doivent être des enfants remplis d’amour pour tous les hommes.

Romains 5:5

5 Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Dans ce verset, le mot grec agape signifie amour divin Il ne s’agit pas de l’amour humain (philae en grec) qui est un amour toujours intéressé, et qui attend un retour, une contrepartie. Dans ce verset, il est important de voir que c’est le Saint Esprit qui répand l’amour divin dans le cœur du chrétien.

1 Corinthiens 13:6

6 il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité;

Éphésiens 5:1-2

1 Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés;

2 et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.

La transformation du chrétien va s’opérer aussi sur un autre plan

Éphésiens 5:8

8 Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Plus nous avancerons sur le chemin de sanctification, plus la lumière de Dieu sera en nous. Même si elle n’est pas visible, les autres la percevront, la détecteront.

La première piste à suivre est le fait qu’avant sa conversion, le chrétien, comme tout homme, vivait pour lui. Il centrait tout sur lui. Il développait son égoïsme et son égocentrisme. Cet égoïsme et cet égocentrisme allaient de pair avec l’orgueil qui l’encourageait dans cette voie. C’est cette partie de l’être qui doit mourir. Le chrétien ne s’appartient plus, il appartient à Jésus qui l’a racheté. Dieu va lui demander trois sacrifices, le troisième est exposé en Romains 13 qui sera étudié ultérieurement. Les deux premiers sacrifice à faire sont les suivants:

3 – a)   Premier sacrifice : l’humilité

Le premier sacrifice de l’humilité consiste dans le brisement, le brisement de notre orgueil. En effet, l’humilité chez l’homme n’est pas naturelle. Il doit passer par le brisement. Au verset de Romains 12:3, Paul invite le chrétien à développer la modestie, l’humilité.

3  Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Il est nécessaire d’apprendre et de pratiquer l’humilité pour détruire l’orgueil ou du moins le contrôler, l’étouffer jusqu’à ce qu’il disparaisse. Pour cela, il faut laisser l’Esprit Saint contrôler notre vie.

Notre humilité témoignera de la mesure de foi que nous avons. L’humilité sera le vrai baromètre de la foi, car est-il pensable d’avoir une foi orgueilleuse ? L’orgueil qui se manifeste chez quelqu’un est bien le signe que le vieil homme en lui n’est pas mort, et que sa chair est encore au contrôle de sa vie.

Le don, ou la qualité spécifique de chacun n’est pas pour se mettre en valeur par rapport à l’autre, mais pour se mettre à son service. Il faut s’oublier en mourant à soi-même pour servir l’autre. Celui qui exerce un ministère n’est pas au-dessus des autres. Il est inférieur aux autres, puisque dans l’exercice de son ministère, il est à leur service. Voyez ce que dit Jésus en :

Matthieu 18:4

4 C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Jésus a montré l’exemple en faisant lui-même la démonstration de son humilité lorsqu’il a lavé les pieds des disciples ainsi que cela est relaté en Jean 13 :14-15. Il a mis cela en pratique en prenant la place d’un esclave pour que ses disciples comprennent bien. A l’époque, quand une personne rentrait dans une maison, la première chose qui se faisait, était qu’un esclave de la maison lave les pieds de l’invité. Jésus là, a pris la position la plus basse, celui de l’esclave, et il n’est pas possible d’être plus humble que le dernier des esclaves.

Ce qui se passe avec Dieu, c’est que tout ce qui est spirituel, est comme une image inversée du naturel, et inversement. Ce qui est élevé, sera abaissé, et ce qui sera abaissé sera élevé. Il y a ainsi une totale inversion des valeurs.

– b) Deuxième sacrifice : l’amour

Le deuxième sacrifice est l’amour.

Romains 12:9

9  Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien.

Ce verset pose des questions et il mérite qu’on s’y attarde. Pourquoi ? Parce que je dois aimer sans hypocrisie, sans arrière-pensée. L’hypocrisie chez les grecs était représentée par leur dieu Janus, le dieu aux deux visages. Le mot grec « agape » traduit par charité ou amour, est le mot pour parler d’amour divin comme cela a déjà été dit. C’est le niveau suprême de l’amour. Le mot charité a perdu de sa force dans notre société où il est plutôt associé à l’aumône, les œuvres de bienfaisance. Trop souvent les personnes cachent leur vraie nature derrière une charité extérieure, au point où l’on parle de « charity business » deux mots bien incompatibles, mais qui révèle la fausse charité, le faux amour.

Le mot grec « Anupokritos » traduit ici par sans hypocrisie, peut aussi être traduit par sincère. Ces deux expressions se complètent bien, et se renforcent. Cet amour s’exprime sans arrière-pensée.

Ce verset à lui seul pose bien des questions, et mérite de s’y attarder.

– 1 Je dois aimer sans arrière-pensées (ex : ne pas dire du bien devant, et du mal derrière.)

– 2 Je dois avoir le mal (ce qui est mauvais) en horreur, l’avoir en aversion, l’abhorrer

-3 Au contraire, je dois m’attacher au bien

la mise en pratique

Ainsi il faut :

Avoir le mal en horreur ce qui conduit à réprouver le péché, péché qui bien souvent s’expose ouvertement sur la place publique. Pour autant, cela doit se faire sans haine. Il faut apprendre à aimer le pécheur (ex : homosexuel….), tout en désapprouvant sa conduire, lui dire librement et sans agressivité que nous haïssons le péché (ex : l’homosexualité). Cependant plus que tout, nous devons haïr le mal, c’est-à-dire tout ce qui est mauvais en nous.

Il faut apprendre aussi une chose difficile, celle qui est de vivre en harmonie avec tout le monde, ce qui est plus que de vivre en paix. Cependant Paul dira :

Romains 12:18

18   S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

Bref dans la mesure du possible, de notre possible, la paix doit émaner de notre être, l’animosité devant venir des autres et en aucun cas de nous.

L’amour est une puissance, une très grande puissance.

L’amour a la puissance de la bombe atomique, mais nous ne savons pas l’utiliser. Dieu seul, Dieu qui est Amour pleinement, est capable de s’en servir parfaitement. C’est pourquoi, il est le tout puissant « El Shaddaï »

Là où il y a de la haine, du mal, nous devons manifester de l’amour, de la bonté, de la compassion. Ce sont toutes des valeurs qui ne sont pas de ce monde.

Dans ce passage de Romains 12:9-21 sont citées les quatre vertus de 2 Pierre 1:5-7 : l’amour, la patience, la piété et l’amitié fraternelle.

Les versets 18 à 21 de cette épître aux romains concernent l’attitude à adopter envers les païens avec lesquels nous pourrions être en conflit. Notre attitude doit être pacifique et nous devons chercher à établir une relation harmonieuse.

Pour mettre en pratique le verset 18, toujours dans la mesure du possible :

– Le chrétien ne doit pas se quereller avec les hommes

– Le chrétien s’efforce de réparer les relations brisées avec eux

– De plus, le chrétien leur fait du bien, sans oublier de bénir ceux qui le persécutent.

– Le chrétien doit être en paix

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Bref, le chrétien doit triompher du mal par le bien !

Notre attitude de bienveillance perturbera le méchant qui ne comprendra pas que nous puissions répondre à la méchanceté par de la gentillesse. Il s’interrogera car il s’attend à ce que nous agissions de la même façon que lui.

Notre modèle étant Jésus, il suffit de l’imiter après qu’il se soit fait arrêter dans le jardin de Gethsémané.

Il est intéressant de faire une comparaison entre Romains 12:9-18 et Galates 5:22 à propos du fruit de l’Esprit que doit produire le chrétien :

22 Mais le fruit de l’Esprit c’est :

En Galates 5:22 En Romains 12:9-18

– l’amour,                        – v.9-10 amour

– la joie,                                   – v.15 réjouissez-vous

– la paix,                                   – v.18 soyez en paix

– la patience,                           – v.12 patience

– la bonté,                                – v.17 rechercher le bien

– la bienveillance,                  – v.13 pourvoir, hospitalité

– la foi,                                     – v.11-19 laissez agir Dieu

– la douceur,                            – v.16  laissez-vous attirer par ce qui est humble

– la maîtrise de soi ;               – v.19 ne vous vengez pas

Romains chapitre 11 – Étude Biblique

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Le chapitre 11 de l’Epître aux Romains montre un revirement dans le raisonnement de Paul. Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! Il en est personnellement la preuve puisque lui-même est Israélite, de la postérité d’Abraham, pharisien, de la tribu de Benjamin.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 12

Romains chapitre 11 Israël, rejeté temporairement pour l’inclusion des nations

1 – Introduction

Romains 9 enseigne qu’il n’a jamais été dans le plan de Dieu de sauver chaque individu de la nation naturelle d’Israël. Cela découle de Romains 9:6 et de Deutéronome 7:6-10. Dieu a toujours eu le projet de ne sauver que ceux qu’il avait élus dans sa souveraineté, c’est-à-dire ceux qui sont venus à la foi comme il est dit en Romains 9:11.

La souveraineté de Dieu se comprend dans les normes qu’il exige pour qu’une personne soit sauvée. Il s’agit d’une personne qui a manifesté sa foi en Dieu comme l’ont fait Abraham, Isaac et Jacob, et après la venue de Jésus-Christ, de tous ceux qui ont cru à l’œuvre rédemptrice de celui-ci. c’est-à-dire de tous ceux qui sont venus à la foi.

cf. Actes 13:44-48

44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. (Matt. 21:43)

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre. (Ésaïe 42:6 ; 49:6)

48 Les païens se réjouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent.

Ce passage est à mettre en relation avec les versets de Galates 2:6-7 où il est dit que Pierre est l’apôtre des circoncis et que Paul est l’apôtre des incirconcis (des païens).  Il y est dit aussi que ceux qui sont les plus considérés quels qu’ils aient été considérés jadis, importe peu, Dieu ne faisant point acception des personnes. 

Par ailleurs, il est dit que même si Paul est l’apôtre des païens, c’est Pierre qui a été le premier à convertir des non juifs comme cela ressort d’Actes 10 avec Corneille quand il s’est déplacé à Césarée Maritime. Par ailleurs, si Paul est devenu l’apôtre des païens, il n’a pas pour autant cessé de prêcher aux juifs, de les disposer à écouter la Parole. Au point de vue mission, Pierre allait peut être plus vers les communautés juives dans la diaspora juive, alors que Paul allait au delà de ces lieux. Les autres apôtres évangélisaient aussi. 

2 Timothée 1:9-10

9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

10 et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile.

On a ici le côté de la grâce.

Romains 10 quant à lui, explique pourquoi Israël, en tant que nation, a échoué. Les Juifs dans leur ensemble ont essayé d’être sauvés par l’observance des œuvres de la loi, au lieu de l’être par la foi au Messie, Jésus-Christ. On voit que dès le début, à l’exemple d’Abraham, les hommes sont sauvés par la foi (Genèse 15:6), la chair rendant impossible l’observance de toute la loi comme le dit Romains 8:3. Donc les juifs ne pouvaient pas être justifiés par la chair, celle-ci rendant impossible l’observance de toute la loi.

Aujourd’hui, les gens qui disent qu’ils sont sauvés, qu’ils méritent d’aller au paradis parce que leur vie est correcte, qu’ils font de bonnes oeuvres, se trompent totalement, parce qu’il est impossible à l’homme d’obéir à toute la loi de Dieu par ses propres forces.

Quand quelqu’un vient de se convertir, il se trouve dans le temps de la sanctification, sur le chemin étroit et resserré  de Matthieu 7. Cela veut dire qu’il est censé suivre la loi. Cependant ce n’est pas par la chair qu’il réussira à faire cela. Seul l’Esprit de Dieu rend cela possible. C’est par l’Esprit de Jésus, l’Esprit Saint que le chrétien est appelé à tendre à avoir la stature de l’homme parfait, c’est à dire la stature de Jésus. L’autre image donnée par Paul, c’est de gloire en gloire, c’est à dire progressivement.

Plus le Saint Esprit est en quelqu’un, plus cette personne développe le fruit de l’Esprit de Galates 5:22 qui se résume en l’amour. Cela transparaîtra par l’aspect de la personne qui de sombre deviendra lumineuse. Son entourage constatera un grand changement dans sa vie. Si tel n’est pas le cas, c’est qu’il existe un problème.

Romains 11 enseigne que le dessein divin éternel pour les Juifs comme pour les non-Juifs se réalisera infailliblement et que la plénitude d’Israël comme la plénitude des païens seront sauvées !

Le verset 1 du chapitre 11 de Romains, marque un retournement dans la pensée de Paul exprimée au chapitre 10.

Romains 11:1

1 Je dis donc: Dieu a-t-il rejeté son peuple? Loin de là! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin.

Après avoir parlé de toute la difficulté que les juifs ont eu à venir à Jésus, il dit que les juifs ne sont pas oubliés. Ce verset contient la première preuve que Dieu n’a pas rejeté son peuple, puisque Paul fait partie de ce peuple après avoir persécuté les premiers chrétiens. De plus, celui-ci dit en:

2 Timothée 2:19

19 Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité.

Là nous avons dans ce verset de 2 Timothée 2:19, un éclairage pour bien comprendre le verset de Matthieu 7: 21 et 23 dans lesquels il est écrit :

21 Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n’entreront pas tous dans les royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux………..

23 Ceux Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Si on ne s’éloigne pas de l’iniquité, et si après la conversion on ne marche pas sur le chemin de sanctification comme nous l’avons expliqué, alors Jésus nous dira qu’il ne nous connait pas. Il est très important de bien comprendre ce que le chrétien est censé être et censé faire. Cela ne sert à rien de faire telle ou telle chose qui est accessoire, si on ne fait pas ce que Dieu demande, à savoir notre sanctification avec l’aide du Saint Esprit. En clair, ce n’est pas parce que vous vous prétendez être chrétien que vous l’êtes. Il est important que cela soit rappelé régulièrement dans les assemblées, car chacun doit se préparer à la rencontre avec son Dieu. Qui peut savoir quand aura lieu le retour de Jésus, ou quand l’heure de sa mort sonnera? Prépare-toi !

2- Le salut en Christ est trouvé par une partie des Israélites

La seconde preuve que Dieu n’a pas rejeté son peuple, c’est ce que Dieu dit à Élie en 1 Rois 19:18 et que Paul rapporte ici.

Romains 11:2-5

2 Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance. Ne savez-vous pas ce que l’Écriture rapporte d’Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël:

3 Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie?

4 Mais quelle réponse Dieu lui fait-il? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n’ont point fléchi le genou devant Baal.

5 De même aussi dans le temps présent il y un reste, selon l’élection de la grâce.

Quand on parle de reste, cela ne veut rien dire en terme de nombre. Si on prend Élie, celui-ci s’imaginait que le reste était lui seul. Dieu va lui dire qu’en réalité, il y avait sept mille hommes qui n’avait point fléchi le genou devant Baal.

1 Rois 19:18

18 Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé.

Le rejet du peuple d’Israël n’est que partiel

 Donc, quand il est question de reste, nous ne savons pas du tout ce que cela veut dire. Est que c’est dix pour cent de la population, est ce que c’est cinquante pour cent ?…On ne peut pas savoir. Par conséquent, il faut faire très attention si on veut parler du reste, parce que cela recouvre bien souvent un coté élitiste dans les discours de certains qui se croient supérieurs, et qui prétendent faire partie du reste. L’exemple d’Elie pris par Paul,  a pour but de montrer que Dieu du temps d’Elie, avait déjà mis de côté des personnes qui le servaient. Paul prend cet exemple pour faire comprendre que le rejet d’Israël n’est que partiel.

Pour comprendre pleinement la grâce en suivant le raisonnement de Paul dans cette épître, nous pouvons comparer avec le temps où la peine capitale existait encore en France. Un avocat pouvait faire un recours en grâce auprès du président de la république pour son client condamné à mort. Jusqu’à notre conversion à cause de nos péchés, nous étions tous condamnés à finir en enfer. Celui qui est véritablement converti, a un avocat, Jésus. C’est celui-ci qui intercède en sa faveur auprès du Père, comme il est dit en :

Romains 8:34

34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

Dieu nous fait grâce parce que Jésus le lui demande. Cependant pour cela, encore faut-il avoir foi en Jésus, et en son œuvre à la croix.

Romains 11:6

6 Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce; autrement l’œuvre n’est plus une œuvre.

Il n’est pas possible d’être à l’extérieur d’une porte et être en même temps à l’intérieur. Il n’existe pas d’entre deux. Soit nous vivons la grâce et nous sommes à l’intérieur, soit nous sommes à l’extérieur en cherchant le salut par les œuvres. Ce verset donne un sérieux avertissement. Il faut choisir. C’est la grâce ou les œuvres. Cela sous-entend que nous ne pouvons pas mélanger la grâce avec quoique ce soit d’autre car ce ne serait plus une grâce. La grâce exige qu’on s’abandonne à Dieu ce qui n’est pas facile parce que cela n’est pas dans la nature humaine. Certains ont tendance à vouloir faire quelque chose, à faire des œuvres pour obtenir le salut, alors que la grâce donne. Si on a reçu par grâce, cela ne sert à rien de chercher à faire quelque chose en plus pour obtenir. Il faut faire très attention en lisant trop vite les écrits de Paul et de Jacques. Ce dernier (Jacques 2:18) quand il parle des œuvres, parle des œuvres de la foi et non des œuvres de la loi. Cela veut dire que les chrétiens montrent leur foi par les œuvres qu’ils produisent sous la direction du Saint Esprit. Autrement dit, par leurs actes, par leur comportement, ils témoignent qu’ils ont la foi.

Certaines personnes veulent par exemple judaïser. En réalité, celles ci veulent meilleures que les autres avec certaines pratiques (circoncision…) C’est ce que l’apôtre Paul a reproché aux Galates comme cela est écrit en Galates. En tout cas, faire cela révèle l’orgueil de ces personnes. 

Romains 11:7-12

7 Quoi donc? Ce qu’Israël cherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, tandis que les autres ont été endurcis,

8 selon qu’il est écrit: Dieu leur a donné un esprit d’assoupissement, Des yeux pour ne point voir, Et des oreilles pour ne point entendre, Jusqu’à ce jour. Et David dit:

9 Que leur table soit pour eux un piège, Un filet, une occasion de chute, et une rétribution!

10 Que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir, Et tiens leur dos continuellement courbé!

11 Je dis donc: Est-ce pour tomber qu’ils ont bronché? Loin de là! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils soient excités à la jalousie.

12 Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi quand ils se convertiront tous.

Le verset 8 fait référence à Deutéronome 29:4

4 Mais, jusqu’à ce jour, l’Éternel ne vous a pas donné un cœur pour comprendre, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre.

Paul en Actes 13:46, va dire aux juifs qui l’ont rejeté et qui ne l’ont pas écouté, que puisqu’ils ont fait cela, il va se tourner vers les païens. Ainsi il va accomplir le plan de Dieu. Pourquoi les juifs ne l’ont-ils pas écouté? Parce qu’ils n’avaient pas les yeux pour voir et pas les yeux pour entendre. Beaucoup ont rejeté l’évangile annoncé par Paul, mais quelques uns ont cru. Il en sera toujours ainsi. Quand les gens nous rejettent, c’est Dieu qu’ils rejettent. Ce n’est pas nous qui convertissons mais c’est l’Esprit Saint qui convainc les personnes de se convertir. Notre rôle est juste de témoigner et de parler. La responsabilité de l’autre est d’entendre.

Galates 2:6-7

6 Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point acception de personnes, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien.

7 Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, –

Certains ont rejeté la prédication de l’Évangile de Paul, mais quelques-uns ont cru. Il en sera toujours ainsi ! Le rejet est partiel, mais il est aussi temporaire. Ceci est encourageant parce que des personnes à qui on a parlé de Jésus et qui ont rejeté le message, ne veut pas dire qu’elles ne viendront pas à Christ plus tard. Il est important de prier pour ces personnes.

Le rejet de Jésus par les juifs,  a permis la réconciliation du monde avec Dieu. Cependant,  il y aura un jour le rétablissement de la relation d’Israël avec Dieu selon la prophétie de Jérémie. 

Jérémie 31:1

1 En ce temps-là, dit l’Éternel, Je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, Et ils seront mon peuple.

 

Ici, c’est un futur qui est exprimé.

3- Le rejet d’Israël est temporaire :

Romains 11:13-15

13 Je vous le dis à vous, païens: en tant qu’apôtre des païens, je glorifie mon ministère,

14 afin, s’il est possible, d’exciter la jalousie de ceux de ma race, et d’en sauver quelques-uns.

15 Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts?

Susciter la jalousie ! Dieu cherche le moyen de toucher le cœur des juifs. Pour cela il va utiliser leur jalousie. Le meilleur exemple est ce qui se passe avec un enfant. Quand un enfant attend un cadeau de son père, et qu’il n’obtient pas ce qu’il voulait, il va dire qu’il ne veut pas du cadeau. Il va le dédaigner. Quand son père va récupérer l’objet offert et le donner à un autre enfant, à ce moment là, son fils, pensant que ce cadeau doit avoir de la valeur, va le saisir en disant « c’est à moi ». Pourquoi le païen aurait-il le salut alors que celui-ci m’était destiné en priorité ?

C’est ainsi que les quelques israélites qui ont écouté Paul et qui ont vu la conversion des païens sont venus aussi à la conversion. La question que tout homme devrait se poser est : est-ce que les croyants en Jésus-Christ sont au bénéfice d’une chose que je rejette ? Pourquoi laisser aux autres une grâce qui m’appartient de plein droit ? il faut susciter la jalousie des uns et des autres. Le salut est offert à tout le monde.

Nous avons ensuite le verset 16 qui sert de transition pour faire la liaison entre la branche et la racine. Le peuple juif est imagé en un olivier franc avec ses branches, et les païens en un olivier sauvage greffé sur l’olivier franc.

Romains 11:16-24

16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.

17 Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui était un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et rendu participant de la racine nourricière de l’olivier, (bénédictions)

18 ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.

19 Tu diras donc: Les branches ont été retranchées, afin que moi je sois greffé.

20 Cela est vrai; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains;

21 car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus.

22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté; autrement, tu seras aussi retranché.

23 Eux de même, s’ils ne persistent pas dans l’incrédulité, ils seront greffés; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau.

24 Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage, et greffé contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.

Pour prendre une autre image, l’ensemble des croyants en Jésus sont comme un arbre généalogique qui a pour tronc Abraham et les autres patriarches, mais la racine est Jésus. Les croyants juifs sont les branches, les juifs incroyants ont été retranchés et les païens croyants en Jésus figurent sur cet arbre comme des enfants adoptés. (ils sont greffés). Les juifs qui reviendront de leur incrédulité seront à nouveau greffés. La foi en Dieu est la sève, la vie. C’est la même image que Jésus utilise quand il parle du sarment. Quand celui-ci est détaché du cep, il ne produira rien.

4- La révélation du mystère concernant Israël

Romains 11:25-27

25    « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée.

26    Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés

27    Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés. 

Paul parle d’un mystère. Qui dit mystère dit mystérieux. Si c’est mystérieux, c’est qu’on ne sait pas de quoi il s’agit, que cela n’est pas révélé (Deutéronome 29:29). Cependant cela n’était pas révélé du temps de l’Ancien Testament mais au verset 26 de ce chapitre 11 de Romains, nous avons la révélation du mystère concernant Israël.

De quel mystère s’agit-il ? La réponse est donnée  en:

Éphésiens 3:2-6

2 si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous.

3 C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots.

4 En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ.

5 Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ.

6 Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus Christ par l’Évangile,

Ceci est clair. Il s’agit de l’évocation de l’épisode relaté en Actes 10 et 11 où les apôtres découvrent que le salut est aussi pour les païens.

Le verset 26 de ce chapitre 11 de Romains est une citation de :

 Ésaïe 59:20

0 Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Éternel.

Nous avons aussi :

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Le verset 33 fait penser à Ruth qui a dit à sa belle mère en Ruth 1:16: « ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ». Au verset 26 de Romains 11, quand il est question de tout Israël, c’est la réalisation de la parole de :

Zacharie 12:10

10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

Ces versets sont extraordinaires au plan prophétique avec l’expression « celui qu’ils ont percé » « fils unique » « comme on pleure sur un premier né ». Israël aussi est appelé le premier né lorsque Dieu parle à Moïse en Exode 4:22.

            Romains 11:28-29

28 En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères.

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. 

Il convient de se rappeler qu’il est dit en Actes 13:46 que Paul à pris la décision de se détourner des Israélites pour se tourner vers les païens. Cela voulait dire qu’il ne se contenterait plus de prêcher dans les synagogues. Ainsi, Paul a prêché par exemple dans l’aréopage à Athènes….

Nous ne nous attarderons pas sur le verset 29 qui expose que Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel parce qu’on pourrait donner de fausses interprétations. Cela n’est pas particulièrement évident. Ce verset est régulièrement cité par les uns et les autres. Cependant reste à savoir ce que contient le mot don et ce que contient le mot appel. Ce n’est pas le verset qui est en cause mais le sens qui est donné dans les différents dons car il en existe un certain nombre. L’amour, la patience… sont des dons de l’Esprit. Quand Dieu donne cela, il ne le retire pas. Qu’appelle t-on réellement un appel ? Certains vont traduire cela à leur profit quelquefois. Il est dangereux de vouloir tordre les écritures pour leur donner un sens que Dieu n’a pas donné.

Les versets 30 à 32 insistent sur le fait que Dieu ne fait pas de favoritisme,

Romains 11:30-32

30 De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde,

31 de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde.

32 Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous.

Depuis Romains 9 jusqu’à Romains 11, quand Paul écrit et particulièrement dans le passage du verset 25 à 32, il s’adresse à des païens pour parler des juifs. Il va dire par exemple à ces païens : « de même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde ». La désobéissance des juifs a fait que Dieu accorde sa miséricorde aux païens. Ainsi accordant sa miséricorde aux païens, il ne peut qu’accorder sa miséricorde aux juifs car il ne fait acception de personne. Juifs et païens sont semblables et ont besoin de la miséricorde de Dieu et Dieu fait miséricorde à tous sans exception.

Interprétation du verset 32 : la loi a montré que l’homme était incapable d’obéir à toute la loi. Ainsi tous les hommes sont enfermés dans la désobéissance. Cela montre qu’ils ont besoin d’un sauveur (un libérateur) par lequel ils peuvent obtenir la miséricorde de Dieu.

5- La sagesse de Dieu et la gloire de Dieu :


Romains 11:33

33 O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! 

Ce verset fait référence au verset de

Ésaïe 55:8-9

8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Nous ne pouvons qu’être admiratifs et reconnaissants à Dieu pour ce qu’Il est, et qu’être poussés à l’humilité et à ne pas vouloir le concurrencer par notre intelligence en lui disant « mais qu’est ce que tu fais ? pourquoi ceci, pourquoi cela ? ». Quand nous sommes dans une situation difficile, il est possible de crier à Dieu pour qu’il nous délivre. Sa réponse sera la paix qu’il mettra dans notre coeur dans l’épreuve que nous traversons.(Ésaïe 30:15 et Zacharie 4:6)

Romains 11:34-36

34    Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ?

35    Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ?

Le verset 34 est une citation de :

Ésaïe 40:13

« Qui a sondé l’esprit de l’Éternel, Et qui l’a éclairé de ses conseils ? »

Le verset 35 est une citation de :

Job 41:2

2  « De qui suis-je le débiteur ? Je le paierai. Sous le ciel tout m’appartient. »

Romains 11:36

36    C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! »

Ce verset 36 est une doxologie qui laisserait penser que Paul a terminé sa lettre et qu’il l’a reprise ensuite pour rédiger une partie pratique. En effet, les chapitres 12 et 15 sont la mise en pratique des onze premiers chapitres qui sont des chapitres doctrinaux.

La parabole du semeur de Matthieu 13:3-23

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Le contexte de cette parabole du semeur est le suivant: Jésus est entouré d’une grande foule au bord de la mer de Galilée. Pour que sa voix puisse porter, il est monté dans une barque et s’est assis. C’est cette grande foule disparate, en ce compris les pharisiens qui n’arrêtaient pas de le contredire, qu’il va décrire dans cette parabole des quatre terrains et montrer ce que va être sa réaction par rapport à sa parole.

La parabole du semeur

1 – La parabole du semeur

Matthieu 13:3-23 ( Marc 4:1-20 ; Luc 8:4-15)

3 Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit:

4 Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent.

5 Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond;

6 mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.

7 Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l’étouffèrent.

8 Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.

9 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cette parabole se termine par un avertissement :

Matthieu 13:9

9 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Le chapitre de Matthieu 13 marque un tournant dans l’enseignement de Jésus. En présence de l’opposition qu’il rencontre, il adresse maintenant ses enseignements essentiellement en paraboles et il donnera pour certaines l’explication aux disciples.

L’explication faite en privé aux disciples (v. 10-17)

10 Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaie : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!

17 Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

L’explication de ce changement est en Matthieu 13:15.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

Les gens qui s’opposaient à lui, endurcissaient leur cœur de plus en plus. Mais comme avec Pharaon, quand la personne a endurci son cœur jusqu’à un certain point, c’est Dieu lui-même qui va endurcir le cœur de la personne.

Exode 9:12

12 L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse.

C’est pourquoi, il nous est dit à plusieurs reprises :

Hébreux 3:15

15 pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

Ces personnes dont le coeur est endurci, ont entendu la Parole, et elles ont vu les miracles qui l’accompagnaient. Les pharisiens ont même accusé Jésus de chasser les démons par Béelzébul, le prince des démons. 

Voici ce qui est dit de ces personnes en :

Hébreux 6:4-8

4 Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

6 et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

7 Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu;

8 mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

Ceci est un avertissement qu’il ne faut pas prendre à la légère !

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

A la foule ! La société de l’époque est essentiellement agraire. C’est ainsi que beaucoup de paraboles traitent de la culture, mais aussi de la pêche, et des activités traditionnelles de l’époque.

Matthieu 13:2

2 Une grande foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.

Comme nous le voyons par l’explication donnée, Jésus s’adresse à ses disciples qui lui ont demandé pourquoi il parlait en parabole.

Matthieu 13:10-11

10 Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

Faisons attention à bien différencier les disciples des apôtres puisqu’il est dit en :

Marc 4:10

10 Lorsqu’il fut en particulier, ceux qui l’entouraient avec les douze l’interrogèrent sur les paraboles.

Le nombre de disciples était probablement de plus de soixante-dix puisque nous avons en:

Luc 10:1

1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Il faut comprendre que par le terme « autres disciples », les apôtres ne sont pas compris parmi ces soixante-dix.

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3-  Le contexte :

Il n’y a pas ici de contexte particulier. Cette parabole n’est pas la réponse à la question d’un individu. Il s’agit d’un simple enseignement et Jésus profite de la présence d’une grande foule autour de lui pour donner cet enseignement.

Nous pouvons observer en étudiant les paraboles de Jésus qu’il ne s’attache pas à des règles de lieu ou de temps. Il saisit toutes les opportunités qui se présentent à lui pour communiquer son message. C’est déjà en soi un enseignement pour nous d’être vigilant aux circonstances pour parler de Jésus et de notre foi. Il faut être réactif pour porter la Parole de l’Évangile en toutes circonstances qui s’offrent à nous.

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4-  Explication de la parabole

L’explication nous est donnée ici par Jésus lui-même, en réponse à la demande des disciples.

Matthieu 13:18-23
L’explication faite en privé aux disciples

18 Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.

19 Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

20 Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

21 mais il n’a pas de racines en lui-même, il croit pour un temps, et dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

22 Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Les observations sur les différents éléments

Le semeur n’est pas identifié spécifiquement. Dans un premier temps, ce semeur, c’est Jésus, mais nous sommes appelés à être des semeurs, soit par l’évangélisation, soit par l’enseignement, ou lors une simple conversation … C’est la proclamation qui compte, c’est le fait de semer. On est appelé à semer la parole sans nous préoccuper du terrain. La parabole montre que c’est la nature du terrain qui conditionne le résultat. Le Seigneur nous demande d’être fidèles et de ne pas déformer sa Parole. (ne pas être mauvais ou faux serviteurs)

La semence représente la Parole de Dieu, le message du royaume. Il faut attacher plus d’importance à la Parole de Dieu qu’à celles des hommes. Que cette Parole soit lue par nous, étudiée ou dite par une autre personne, elle est, et demeure la Parole de Dieu : la Bible. Il est question d’une même qualité de semence qui tombe dans les terrains.

Les différents terrains : Jésus a devant lui la foule qui est l’exemple même des quatre terrains. Le sol représente le cœur des personnes. De notre attitude de cœur dépendra la réponse que nous donnerons à la Parole, les différentes sortes de terrain représentant les différents types de personnes.

Les oiseaux sont l’image du diable et ceux qui, animés par le diable s’opposent à la Parole et cherchent à détruire, à enlever.

Les quatre terrains

Le sentier, le long du chemin: Les pharisiens endurcis, les hommes religieux dans le mauvais sens du terme peuvent être comparés à « le long du chemin ». Ils écoutent, mais il y a un rejet de la Parole.

Le sol pierreux symbolise la personne inconséquente sans réelle volonté. (J’voudrais bien, mais j’peux point !). Quand elle entend la parole, elle s’enflamme tout de suite, est exaltée mais manque de constance. La couche de terre n’est pas suffisante pour que la semence puisse aller en profondeur. La personne ne persiste pas dans la lecture de la bible et ne la médite pas. La semence doit être arrosée . Comment est arrosée la semence ? Par l’eau de la Parole. La Parole reste alors au niveau intellectuel et ne descend pas jusqu’à son cœur.

Les épines sont les plaisirs et les biens de ce monde qui détournent les personnes de la Parole. Elles acceptent la Parole et la comprennent mais elles font passer les choses du monde avant. Ces personnes sont plus préoccupées par les soucis de la vie que de la vie éternelle. Pour ces personnes, les avertissements ne manquent pas dans la Bible par exemple avec le jeune homme riche.

La bonne terre produit. Elle représente tous les disciples et les apôtres, chacun donnant du fruit différemment. C’est celui qui entend la Parole avec un cœur honnête et bon (Luc 8:15) et qui la met la Parole en pratique avec persévérance.

Comment recevons-nous la Parole de Dieu ?

Par notre réaction à la Parole, nous sommes identifiés à l’un ou l’autre terrain. Pour ce qui concerne le quatrième terrain, la quantité de fruits que nous porterons sera variable : 30 , 60 , 100. Le nombre produit n’est pas important. Le plus important, c’est que ce terrain produise. La condition du sol et sa production sont des détails essentiels pour le chrétien.

« Que celui qui a des oreilles » est une mise en garde qui se retrouve en Apocalypse 2 et 3 quand Jésus s’adresse aux sept églises.

Il faut entendre, comprendre, voire désirer la révélation, aspirer à la recevoir, retenir et la mettre en pratique.

Une étude approfondie à partir des trois évangiles

Il est important de lire les différents évangiles et de comparer la façon dont est rapportée cette parabole du semeur en Marc 13, en Marc 4 et en Luc 8. 

Luc 8:11 Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c’est la parole de Dieu.

Le premier terrain :

Matthieu 13:19Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

Marc 4 :15Les uns sont le long du chemin, où la parole est semée; quand ils l’ont entendue, aussitôt Satan vient et enlève la parole qui a été semée en eux.

Luc 8:12 Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.

  • Le cœur de cet homme est fermé, endurci. La parole ne peut pas entrer dans son coeur. Il ne veut pas entendre. Il ne sent pas concerné.
  • (Romains 11:7-10 et Hébreux 3:7-8) Satan est toujours prêt à enlever ce qui n’est pas accepté.
Le deuxième terrain :

Matthieu 13:20Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

Matthieu 13:21mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

Marc 4 :16Les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux; quand ils entendent la parole, ils la reçoivent d’abord avec joie;

Marc 4 :17mais ils n’ont pas de racine en eux-mêmes, ils manquent de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute

Luc 8:13Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

  • C’est la personne enthousiaste mais qui est inconséquente. Elle manque de persévérance et dès que survient une tribulation ou une persécution, ou même une tentation, elle abandonne la foi alors qu’il lui fallait résister.
  • On trouve des exemples de personnes de ce genre dans Matthieu 8:19-20 (le candidat disciple), Matthieu 19:16-22 (le jeune homme riche), Matthieu 26:14-16 (Judas Iscariot) et dans 2 Timothée 4:10 (Démas).
Le troisième terrain :

Matthieu 13:22Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

Marc 4:18 D’autres reçoivent la semence parmi les épines; ce sont ceux qui entendent la parole,

Marc 4:19mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse.

Luc 8:14 Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.

  • Le cœur de la personne est divisé. La personne a deux maîtres dont Mammon bien souvent qui l’emporte. Il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup d’argent pour tomber dans ce piège (Luc 16:13- deux maitres)
  • Nous ne pouvons pas parvenir à la maturité spirituelle si nous sommes préoccupés par autre chose. (Voir Jean 4:35-36 et Jean 15:16)
  • « car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. » (1 Jean 2:15-17)
Le quatrième terrain :

Matthieu 13:23Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Marc 4 :20D’autres reçoivent la semence dans la bonne terre; ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit, trente, soixante, et cent pour un.

 Luc 8:15 Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.

  • Comprendre et accepter la Parole est lié à la motivation et à la qualité de l’écoute. Il y a un désir de transformation par la Parole qui conduit au salut.
  • Ils retiennent la Parole (Luc 8:15)
  • 11 Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi. (Psaumes 119:11)
  • N’oublions pas de considérer notre propre personne comme un fruit : le fruit désigne la conversion, la croissance spirituelle, la consécration, qui conduisent à l’évangélisation et à la conversion des autres.

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5- Les leçons pour nous à retenir 

La première chose à noter est que ce passage de Matthieu 13 contient deux enseignements.

Matthieu 13:3-8 : Le semeur et les quatre terrains, avec son explication en Matthieu 13:18-23

Matthieu 13:10-17 : Pourquoi parler en parabole ?

Avec Jésus, le royaume de Dieu est descendu sur terre, et il est en chacun des croyants en Jésus. Les paraboles sont des images pour nous parler du royaume de Dieu, ou comment entrer dans le royaume de Dieu.

La parabole du semeur dans Matthieu 13.3-23 concerne « la Parole de Dieu (Bible) dans le royaume de Dieu. » Voici son message essentiel: «la condition et l’attitude de notre cœur déterminera la réponse que nous donnerons à la Parole de Dieu ». Cette réponse déterminera le résultat dans notre vie.

Imitons Jésus qui enseignait dans tous les lieux, dans les synagogues, dans le temple, sur la montagne, dans une maison, au bord de l’eau, dans le désert, et même dans un cimetière.

Parler en tout temps et en tous lieux.

La révélation de la Parole est donnée à ceux qui ont le cœur bien disposé (un cœur honnête et bon). Pour ceux qui ont le cœur endurci, Dieu endurcira les cœurs comme il a endurci le cœur de Pharaon lors de l’épisode des dix plaies d’Égypte.

En Matthieu 13 : Le semeur sème, la semence tomba. Notre responsabilité est donc de semer, de porter la Parole sans nous préoccuper du résultat de celle-ci chez la personne et de la qualité du terrain. La personne qui voudra en savoir plus, nous demandera des explications, comme les disciples.

En Marc 4 : Les premiers entendent, mais Satan enlève, les autres reçoivent la Parole avec plus ou moins de bonheur.

« Que celui qui a des oreilles entendent » est un avertissement à prendre au sérieux.

Comme il est dit en Ésaïe 6:9-10

9 Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.

10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.

Jésus cite ces versets. Pour lui, l’expression « ne soit point guéri » veut tout bonnement dire « ne se soit point sauvé ». En fait dans le « ne se convertisse » est exprimé l’idée du salut. Dieu est un père pour celui qui se reconnait comme son enfant. Pour les autres, Dieu ne s’en occupe pas, tout comme un parent qui n’est responsable que de ses enfants, de leur éducation …

Dieu donne aussi un avertissement en Hébreux 3:13, 15

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

15 pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

Ne nous contentons pas de lire les paraboles comme de simples histoires, mais cherchons comprendre le sens que le Seigneur Jésus veut leur donner.

Recommandation de Jésus en Marc 4:13

 13 Il leur dit encore: Vous ne comprenez pas cette parabole? Comment donc comprendrez-vous toutes les paraboles?

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Romains chapitre 10 – Étude Biblique

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Le chapitre 10 de l’Épître aux Romains concerne spécifiquement les juifs. Quand Paul est appelé l’apôtre des païens, il ne faut pas penser qu’il ne s’adressait qu’aux païens, loin de là. Son ministère s’exerçait certes en terre païenne et non en Judée et Samarie où les juifs étaient les plus nombreux. Cependant il suffit d’observer que dans chaque lieu où il allait, il commençait par aller prêcher dans la synagogue.

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Romains chapitre 10 : la foi en Jésus, clé du salut

Introduction

Dans Romains aux chapitres 9 à 11, Paul parle du rejet des juifs et du salut des non juifs croyants qui étaient déjà annoncés dans l’Ancien Testament. Un point peut rendre mal à l’aise, c’est celui concernant la prérogative souveraine de Dieu de sauver qui il veut et d’endurcir qui il veut, ce qui ne peut pas s’expliquer clairement au regard de ce que nous connaissons de Dieu, savoir : son équité, sa justice et son amour.

Comme il l’a été dit précédemment, Paul a prêché d’abord aux juifs en terre païenne. Cependant, dans son travail d’évangélisation, un virage a eu pris à Antioche de Pisidie.

Actes 13:44-46

44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Mettons nous un instant la place de Paul et de Barnabas. Si nous avons quelque chose de précieux à offrir gracieusement à des personnes et que celles-ci rejettent ce que nous leur proposons avec mépris, c’est dur pour nous ! Là à travers ces versets, on peut constater que les juifs jaloux n’étaient même pas disposés à écouter le message de Paul pour voir s’il était juste ou faux. Il est toujours possible de contredire quelqu’un, de s’opposer à un message dans la mesure où l’on considère qu’il n’est pas juste. Mais de là à injurier et à contredire systématiquement, il y a une marge. La parole de Paul est dure. La façon de parler de Paul constitue une bonne leçon pour les chrétiens « puisque vous vous jugez indignes », qui doivent veiller à toujours être justes, et à ne jamais prendre une décision pour quelqu’un d’autre.

En tant que chrétiens, nous avons quelque chose de précieux à offrir puisque c’est le salut, la vie éternelle que nous présentons. Cependant, nous pouvons nous trouver exactement dans la même situation que Paul et Barnabas. Dans ce cas, il ne faut pas prendre les injures pour nous mêmes. Dans ces circonstances, ce n’est pas le messager qui est rejeté mais c’est le message de Dieu qui est rejeté. Ceci est évidemment très grave pour ceux qui rejettent le message du salut, car en rejetant le message, c’est Dieu qu’ils  rejettent.

1 – Prêcher l’Évangile de Dieu aux perdus

Hélas, c’est bien souvent ce que nous vivons aujourd’hui quand nous parlons de Jésus et du salut par grâce. Si nous disons que le salut est gratuit, le raisonnement humain habituel veut que si c’est gratuit, cela n’a pas de valeur. Or c’est bien sûr tout le contraire. Si le salut nous est offert et qu’il est une grâce de Dieu, cela ne veut pas dire que celui qui aura accepté ce salut n’aura rien à faire et que cela ne lui coûtera pas. Le salut pourra coûter très cher par la suite. S’il est offert par Dieu, celui-ci a un cout puisqu’avec la conversion, la personne sauvée est amenée à changer sa façon de voir la vie, de changer sa façon de vivre avec le risque de perdre sa famille, ses relations, et d’être rejeté par la société… Aussi faut-il faire attention aux paroles que nous prononçons dans l’évangélisation. Il est toujours préférable de parler du salut par grâce au lieu de parler de salut gratuit.

Paul malgré la mauvais accueil de la part de certains juifs,  a continué à prêcher dans les synagogues et la meilleure preuve en est le verset de: 

Romains 10:1

1 Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés.

En effet, Paul, comme pharisien versé dans la connaissance des Écritures, était particulièrement bien placé pour parler à son peuple. Il pouvait répondre à toutes les questions qui lui étaient posées. Il pouvait répondre à tous ses contradicteurs parce qu’il était rompu aux Écritures.

Alors lors de l’évangélisation, pourquoi certains se convertissent à Jésus et d’autres pas? Cela reste un mystère pour nous, si ce n’est que certains sont convaincus par l’action du Saint Esprit en fonction de leur disposition de cœur. Alors, ne cherchons pas à comprendre, et contentons nous de faire notre part en annonçant l’évangile à tous, quels qu’ils soient, et prions pour que Dieu par son Saint Esprit touche les cœurs et qui entendent le message. L’élection est la prérogative de Dieu, et la proclamation de l’Évangile est notre devoir.

Romains 10:2-4

2 Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu;

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Ce passage oppose deux types de justice: la justice qui vient de la loi et la justice qui vient de la foi.

La justice qui vient de la loi, est la justice obtenue sous la contrainte des œuvres, sans joie. Les gens qui pratiquent la justice de la loi, font en quelque sorte leur propre justice et sorte de la justice de Dieu. Ils pensent qu’en faisant de bonnes oeuvres selon eux, ils plaisent à Dieu et méritent leur salut.

Paul explique que la véritable justice est celle qui vient de la foi. C’est la justice obtenue par amour, par l’abandon de soi et non par les oeuvres « Je m’en remets à Dieu et à son amour ». Les chrétiens doivent tendre à observer les commandements de Dieu mais doivent le faire avec confiance et amour pour Dieu. Il n’est pas possible de dissocier la foi et l’amour. Si on n’a pas foi en Dieu, une totale confiance,  on pratiquera la loi pour obtenir le salut, alors que le salut ne s’obtient que par la foi. La loi ne peut servir que de balise pour marcher sur le chemin étroit et resserré de la sanctification. La loi de Moïse telle que les gens la comprenaient, les mettait sous la contrainte, dans l’esclavage. Or Jésus nous a affranchis de la malédiction de la loi ainsi qu’il est écrit en Galates 3:13.

Israël n’a pas réussi à obtenir la justice de Dieu non seulement parce qu’il a refusé de se soumettre à la justice de Dieu mais aussi parce qu’il a cherché à établir sa propre justice. Ce passage n’est pas spécifique aux Israélites. Il est aussi vrai pour ceux qui ont entendu l’Évangile mais qui veulent établir leur propre justice, selon leur propre pensée, au lieu de chercher Dieu, sa pensée et sa volonté. Or il est dit en :

Ésaïe 55:8

8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Il ne faut pas avoir une pensée, et vouloir l’attribuer à Dieu. Bien souvent, le raisonnement humain se trouve diamétralement opposé aux pensées de Dieu. Ceci est le plus souvent du à un problème de méconnaissance des Écritures et de mauvaises interprétations de celles-ci. Regardez le verset de:

Ésaïe 30:15

15 Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël: C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu!

Si nous prenons ce verset en considérant que notre salut est dans les mains de Dieu et que nous nous abandonnons à lui dans le calme et la confiance, il ne faut pas que la fin du verset s’applique à nous (vous ne l’avez pas voulu). C’est une question de choix. Trop souvent malheureusement, les gens veulent gagner leur salut. Or le salut s’obtient par grâce et vient de la foi seule en Jésus-Christ et en Jésus seul.

Depuis le début du ministère de Jésus, les juifs n’ont pas pris conscience qu’ils ne pouvaient pas obtenir le salut par les œuvres mais par la foi en Jésus seule.

Romains 10:4

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Le mot fin ici est la traduction du grec « telos »= fin, dans le sens de finalité, de but, tandis qu’en

Hébreux 6:16

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. 

Mettre fin qui est la traduction du mot grec « peras » se traduit aussi par mettre un terme, une extrémité, une limite, une frontière.

Le choix des mots change la compréhension du texte. Ici,  Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir, comme Il le dit même en :

            Matthieu 5:17

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. »

Jésus-Christ est la finalité de la Loi. La finalité de la loi était pour nous amener à Jésus, alors qu’en Hébreux 6:16, la fin signifie clôture, ce qui est bien différent de ce que veut dire le verset de Romains 10:4

C’est important de comprendre cela. Les juifs n’ont pas compris que l’objectif final de la loi était de les amener à Jésus ce que Paul explique parfaitement.

Le verset de Matthieu 5:17  est un des versets les plus importants du sermon sur la montagne. Jésus lui même dit qu’il est venu non pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Cela veut dire que la révélation de Jésus nous vient par les commandements. La sanctification qui doit suivre la conversion, est de marcher sur ce chemin étroit et resserré de Matthieu 7:14 ce qui demande de tendre à obéir à toute la loi pour ressembler de plus en plus à Jésus parce que nous l’aimons et nous voulons lui plaire en lui obéissant.

Tout homme qui voudrait par ses propres forces obéir à toute la loi, à un moment donné, va tomber sur une impasse. Il va se retrouver bloqué, se rendant compte de son impuissance à vouloir être juste par ses propres forces Et là, Jésus va se présenter avec un choix : accepter ou ne pas accepter. Au bout de la loi, Jésus est là qui propose sa grâce et qui peut ouvrir la porte étroite de la justification par la foi qui débouche sur le chemin resserré de la sanctification qui peut en rebuter quelques uns.

La loi doit amener à prendre conscience de notre impuissance à nous sauver par nous-mêmes et de notre besoin d’un sauveur. Nous ne pouvons pas obtenir la Justice de Dieu par nos propres forces, par notre propre justice, mais par Jésus. En cela Jésus est le but de la Loi. La Loi nous pousse à constater notre impuissance et à nous tourner vers Jésus pour obtenir par lui la Justice de Dieu. Nous sommes alors justifiés. Christ est l’accomplissement et la fin de la loi.

2 – l’Ancien Testament enseigne la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Donc, avec Jésus vient le salut par grâce.

Romains 10:5

5 En effet, Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi : L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Ce verset fait référence à un verset de l’Ancien Testament que les juifs connaissaient. Par conséquent, ceux-ci ne pouvaient donc pas contredire Paul. Il s’agit de:

Lévitique 18:5

5 Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Paul invite à faire un choix entre faire les œuvres de la Loi, ou faire les œuvres de la Foi  avec les trois versets suivants:

Romains 1:17

17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit: Le juste vivra par la foi. 

Galates 3:11

11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit: Le juste vivra par la foi. »

Hébreux 10:38

38 Et mon juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

Il y a une insistance sur ce fait que Le juste vivra par la foi. » . Ces versets font référence à :

Habacuc 2:4

4 Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi.

Avoir la foi, c’est manifester de l’amour pour Dieu qui désire que nous l’aimions. Et comment pouvons nous prouver tout simplement que nous l’aimons ? En manifestant de la foi vis à vis de lui et de sa parole. Nos actes manifestent plus notre foi que nos paroles et nos paroles et nos actes doivent être en adéquation si non ce serait être hypocrite.

La loi est la condition absolue pour la justification (salut). Le problème est qu’aucun être humain ne possède cette perfection. Par conséquent,  il a  besoin d’un Sauveur qui mérite cette justification et qui l’a lui impute (crédite, attribue, accorde).

La loi est la condition absolue de Dieu pour la sanctification. Elle est la norme d’une vie conforme à la volonté de Dieu. Pour l’homme, il  est impossible de respecter la loi,  d’où l’absolue nécessité d’être en Christ.

La loi est la norme absolue pour la sanctification. Ainsi aujourd’hui pour le chrétien, la loi doit être la norme de vie, conforme à la volonté de Dieu et cela n’est rendu possible qu’avec l’aide du Saint Esprit. Par conséquent, la sanctification ne peut pas se faire en dehors du Saint Esprit et de la Parole (Jean 17:17)

La loi est la norme absolue selon laquelle Dieu juge et condamne le péché. C’est à juste titre que Dieu exige que tous les péchés des hommes soient punis. Aucun homme ne peut répondre à l’exigence d’être sans péché. D’où la nécessité d’avoir un médiateur, un substitut.

Romains 10:6-8

6    Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi: Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel? c’est en faire descendre Christ;

7    ou: Qui descendra dans l’abîme? c’est faire remonter Christ d’entre les morts.

8    Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Ce passage de Romains est la transposition de

Deutéronome 30:11-14

11Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée.

12 Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises: Qui montera pour nous au ciel et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

13 Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises: Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

14 C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.

3 – La proclamation de la parole

Paul dit que la justice de Dieu vient par :

            v.6 – La première venue de Jésus-Christ;

            v.7 – La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts

par la proclamation de l’Évangile qui fait connaître la justice de Dieu en Jésus-Christ.

            v.8 – Par la parole de Dieu dans le cœur et la bouche

En Romains 1:16 il est écrit que l’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.

Il faut rappeler et ne pas oublier que la parole a une puissance. Une parole de malédiction va produire un effet. Toute parole a une puissance. Elle peut être positive ou négative. La proclamation de la Parole de Dieu quant à elle, a une extraordinaire et très grande puissance. Il est écrit en :

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Aussi est il très important dans nos temps de prières de proclamer la parole de Dieu pour rappeler à celui-ci ses promesses. C’est une invitation pour lui à exécuter sa parole.

Romains 10:9-11

9    Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10    Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11    Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Ce passage est le préambule du salut. Le problème est dans quelle mesure tu crois. Il y a plusieurs façons de comprendre le mot croire. Crois-tu intellectuellement ou  crois-tu de tout ton être ce qui est la marque d’une conviction. Il faut faire très attention à ce que veut dire un verset. Ces versets ne sont qu’une entrée en matière au salut car il faut passer par la repentance, passer par les eaux du baptême et ensuite marcher sur le chemin de la sanctification.  Ces versets sont  à mettre en parallèle avec celui de :

1 Corinthiens 15:1-4

1 Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré,

2 et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain.

3 Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

4 qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Ces quatre versets de 1 Corinthiens 15:1-4 sont le résumé de la Bible. Il nous faut nous les approprier en reconnaissant la seigneurie de Jésus, croire et proclamer (ou confesser)

Après avoir dit dans Romains 10 : 10-11 que le salut ne s’obtient pas par les œuvres, Paul nous dit dans ces versets comment obtenir le salut, comment être justifié aux yeux de Dieu. 

Il y a deux conditions pour être sauvé ! Ne nous arrêtons pas seulement à la première. Comme le dit le verset 10, le salut passe par le cœur puis par la bouche.

Matthieu 12:34 

34… de l’abondance du cœur la bouche parle 

C’est parce que tu crois dans ton cœur que Dieu a ressuscité Jésus, que tu proclames (confesses) de ta bouche le Seigneur Jésus, avec cette précision : croire dans ton cœur, c’est avoir la conviction profonde de …

Le cœur désigne ce qui est au plus profond de l’être humain, ses entrailles, sa volonté, ses émotions. C’est pourquoi, Salomon dit en :

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

«Croire et Confesser» n’ont pas la même fonction ni le même effet quant à la justification (salut). Confesser sans croire est vain, et ne trompe pas Jésus.

cf. Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Et croire sans confesser n’est pas mieux et n’est pas sincère. C’est avoir honte de Jésus et c’est très grave. Si nous croyons, nous sommes censés confesser, proclamer la Seigneurie de Jésus, témoigner et répondre ainsi à la grande mission de Matthieu 28:19-20. Les conséquences de ne pas confesser Jésus se trouve dans les versets de :

Luc 9:26

26 Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.

 cf. Matthieu 10:32

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

 Jean 12:42-43

42 Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue.

43 Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

Pour chacun de nous, il convient de mesurer la conséquence de nos choix et de nous rappeler de ces versets. Pour un chrétien qui chute, celui-ci peut toujours se repentir à l’instar de Pierre qui a renié Jésus par trois fois et que Jésus a restauré.

La foi dans le cœur est absolument indispensable au salut (cf. Jean 3:18, 36). Avec le fait de croire ou de ne pas croire, un jugement s’opère. Comme les œuvres bonnes, la confession de la bouche est la preuve de la foi authentique dans le cœur.

Un verset est à mettre en pratique pour les chrétiens, il s’agit de :

2 Corinthiens 4:13

13 Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Écriture: J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons,

Les personnes qui croient sincèrement, ne peuvent s’empêcher de dire ce qu’elles ont vu ou entendu ainsi qu’il est écrit en (Actes 4:20; Jean 4:15)

Actes 4:20

20 car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 Aussi nous sommes tous invités à parler. Il est écrit : ce que ta main trouve à faire, fais le. On peut dire aussi que si tu trouves l’opportunité de parler, parle. C’est le Seigneur qui créé les opportunités pour parler. Il n’est pas toujours facile de savoir à quel moment il faut parler. Pour cela, il faut avoir une disposition d’esprit, d’être à l’écoute du Saint Esprit, en bref d’être disponible.

4 – Il n’y a plus ni Juif, ni Grec

Romains 10:12-13

12 Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent.

13 Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Paul montre ici qu’il arrive à la même conclusion que Pierre à Césarée Maritime : il n’y a plus de différence entre le Juif et le Grec. Ainsi quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. L’Évangile s’adresse à tous !

Paul insiste sur le quiconque, puisque les Juifs ne se sont pas montrés meilleurs que les païens et que des païens ont été sauvés grâce à Pierre ainsi que cela est écrit en Actes 10. Le verset de Romains 12:13 est une citation d’un des versets du livre de Joël.

Joël 2:32

32 Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé; Le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Comme a dit l’Éternel, Et parmi les réchappés que l’Éternel appellera.

Le mot invoquer a pour signification : appeler à l’aide par la prière. Donc, quand on invoque le nom de l’Éternel, on appelle la puissance de Dieu par la prière.

Quand on lit qu’il n’y a plus ni juif, ni grec au temps de Paul, il est surprenant de voir à notre époque des chrétiens soit mépriser les juifs et être antisémites, soit les envier. Certaines personnes même, voudraient se trouver des racines juives, comme si cela allait les rendre supérieures aux autres chrétiens. Qu’est ce qu’un juif messianique, si ce n’est tout simplement un juif qui croit en Jésus comme nous qui sommes des gentils, croyons en Jésus. « Il n’y a plus ni juif, ni grec », il n’y a plus que des croyants en Jésus qui font partie du corps de Christ, de l’Épouse. L’esprit humain est souvent tortueux. Pourquoi vouloir s’identifier aux autres, tout en se distinguant et en voulant paraître supérieur et faire croire être ce qu’on n’est pas? Les gens qui font cela se fatiguent pour rien, car cela est vain ! Cette attitude est purement charnelle.

La diffusion mondiale de l’Évangile :

Romains 10:14-16

14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche?

15 Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!

16 Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication?

Paul parle des Israélites, mais aujourd’hui, tout homme quel qu’il soit, doit entendre l’Évangile. Ce n’est pas parce que les Juifs ont rejeté Jésus qu’il ne faut pas leur parler. Aujourd’hui, il nous faut parler à tout homme en dehors de toute considération de races, de couleurs, de religion. Ce passage est un envoi en mission. Chaque chrétien doit être en mission là où il se trouve déjà.

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Dans certaines bibles, il est écrit parole de Dieu au lieu de parole de Christ, ce qui n’est pas exact, puisque le mot grec est Christos qui veut dire Christ. Ce verset important à retenir est la raison qui découle des versets précédents 14-16. C’est parce que nous parlerons de l’Évangile, que les non croyants seront amenés à croire en Jésus. Il y a dans ce chapitre une insistance à ce que chaque chrétien parle de l’Évangile. Nous savons l’influence des paroles que nous entendons. Il en est de même pour les autres. Si nous sommes convertis, c’est parce que des personnes nous ont parlé. Alors faisons de même ! Et …

Matthieu 11:15

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

La foi n’est pas l’adhésion à une vérité, à un concept, mais à une personne : Jésus-Christ

Nous sommes tous mandatés pour annoncer l’Évangile, mais il est important d’avoir une bonne connaissance des Écritures pour annoncer la bonne nouvelle pour ne pas tordre les écritures et ne pas donner une interprétation qui ne serait pas juste. Il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions. Nous ne sommes pas appelés à interpréter la Parole à notre convenance, il faut lui être fidèle.

La responsabilité du chrétien est de parler, mais surtout en rapportant fidèlement la Parole. La responsabilité de l’auditeur est d’accepter et de se soumettre à la Parole.

Romains 10:18

18 Mais je dis: N’ont-ils pas entendu? Au contraire! Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde.

La Parole de Dieu et la connaissance de Jésus se sont répandues dans tout l’empire romain et au-delà par les Juifs qui, notamment, étaient venus à Jérusalem lors de la Pâque et de la Pentecôte et qui sont ensuite repartis dans leur pays où ils ont essaimé.

Romains 10:19-21

19 Mais je dis: Israël ne l’a-t-il pas su? Moïse le premier dit: J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est point une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence.

20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.

21 Mais au sujet d’Israël, il dit: J’ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant.

Le versait 20 du chapitre 10 de Romains est la reprise du verset d’Ésaïe 65:1 qui dit « Je me suis laissé trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas ». Le fait que les païens croient en Jésus doit susciter la jalousie des Israélites qui peuvent considérer qu’on les dépossède de ce qui leur appartient de droit, et cela afin de les amener à Jésus.

La jalousie est un des problèmes des humains. Il suffit de voir comment se comportent les enfants avec leurs jouets qu’ils délaissent et qu’ils veulent reprendre quand un autre enfant s’y intéresse. Pour Israël, c’est pareil. Les juifs avaient quelque chose qu’ils dédaignaient, chose qui leur était pourtant destinée. C’est pourquoi, Paul reprend la parole citée en Ésaïe « j’exciterai leur jalousie ». Les chrétiens doivent susciter la jalousie des juifs et pas seulement des juifs, mais de tout le monde. Ce passage de Romains 10: 19-21 est un rappel de :

Deutéronome 32:21

21 Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, Ils m’ont irrité par leurs vaines idoles; Et moi, j’exciterai leur jalousie par ce qui n’est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée

Il faut jouer avec les travers humains pour amener des personnes à la conversion. Ce chapitre s’adresse aux juifs, mais nous voyons quand même qu’il y a une grande insistance à proclamer la Parole, l’Évangile à tout le monde.

Une grande leçon de ce chapitre est l’invitation à proclamer l’évangile à tout le monde. Comment une personne pourrait-elle se tourner vers Jésus et lui donner sa vie si personne ne lui a jamais parlé de lui auparavant ?

Après que nous ayons parlé, la responsabilité appartient à chacun de croire ou de ne pas croire.

Luc 10:16

16 Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé.

Romains chapitre 9 – Étude Biblique

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La lettre aux Romains du chapitre 9 au chapitre 11 constitue une lettre dans la lettre parce que le sujet qui y est traité, s’adresse plus spécifiquement aux juifs convertis. Son objet est la révélation de la position d’Israël par rapport à l’élection des non juifs.

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Romains chapitre 9 : le mystère de l’élection divine et Israël

Introduction

Paul n’utilise plus, à l’exception d’une seule fois, le mot de Juifs mais celui d’Israélites pour qualifier spécifiquement les descendants de Jacob-Israël. Pourquoi ? Parce que le mot juif désigne logiquement les descendants de Juda. Cependant en grec, ce même mot désigne les Israélites et les habitants de Judée composée des descendants de Juda et de Benjamin. Pour rappel le royaume d’Israël était composé de dix tribus et celui de Juda de deux tribus qui étaient Juda et de Benjamin.

Paul commence par montrer à ses lecteurs qu’il n’a pas changé, qu’il était juif pratiquant scrupuleusement les règles juives, et que sa conversion ne l’a pas fait renier ses origines. Le chrétien né de nouveau peut connaître la même situation en étant considéré comme un traître qui provoque le trouble dans les rangs d’une assemblée traditionnelle, et ce quelle que soit son appellation. Pourquoi ? C’est simple ! Les membres de celles-ci considèrent détenir seuls la Vérité et que leur religion est la seule bonne, parce qu’elle est la leur, et qu’ils ne peuvent à leurs yeux pas se tromper. La conversion d’un de leurs membres (tournée vers Jésus) est prise comme une trahison, un changement de religion, alors que bien sûr, il ne s’agit pas de cela. La raison profonde de ce comportement est le refus de remettre en cause leur propre croyance alors que la conversion est le premier objectif à atteindre pour arriver au salut par Jésus qui est le vrai et unique but d’une vie de Foi.

Une question vient à l’esprit

Dieu aurait-il manqué à ses promesses de faire du peuple hébreu, le peuple élu par Lui ? Le peuple juif fait partie de la promesse.

Pour bien faire comprendre la promesse faite à Abraham, Paul distingue les enfants ou descendants d’Israël nés de la chair, des enfants nés de la promesse. Paul, au verset 6, reprend à sa façon un verset d’Ésaïe qui dit que:

 Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

De même que les Israélites ne font pas tous partie de la promesse, de même, tous les descendants d’Abraham, né d’Agar et de Kétura ne font pas non plus partie de la promesse. Nous ne devons jamais oublier que Dieu n’est pas homme pour mentir. Dieu a fait une promesse unilatérale, et inconditionnelle. Cependant Dieu est juste, et amour. Où serait l’Amour et la Justice si dès les temps anciens, les choses étaient arrêtées d’avance et figées.

Paul rappelle l’épisode relaté Exode 33:19 où Dieu répond à Moïse qui venait de lui demander de lui faire voir sa gloire.

Exode 33:19

19  L’Éternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. 

Nous avons ici une aide pour la compréhension de l’élection. Ce verset montre la souveraineté de Dieu. La bonté de Dieu n’est pas sans limite et c’est lui qui décide. L’élection ou non sera pour chaque humain en fonction de son comportement. C’est là où se joue l’équilibre entre le libre arbitre de l’homme et de la décision de Dieu en fonction de la position de celui-ci.

Le peuple d’Israël n’est pas le peuple élu au sens strict du terme. Cela veut dire que ce n’est pas le seul peuple élu. Si tel était le cas, cela voudrait dire que lui seul aurait le Salut. Dans ce cas, où serait la justice de Dieu ? Paul va faire à ce sujet un développement très intéressant.

Abraham eut plusieurs descendants Isaac, Ismaël, plus les six fils qu’il eut de Kétura. Or seul Isaac a pu revendiquer le titre de fils de la promesse.

De même Isaac eut deux fils Esaü et Jacob (Israël), et ces deux fils ne sont pas tous les deux, les fils de la promesse dans le sens où la promesse est prise dans un autre sens que la simple promesse d’une postérité charnelle. D’ailleurs, en Malachie 1:2, Dieu dit qu’il a aimé Jacob et qu’il a eu de la haine pour Esaü, Esaü à qui il a pourtant donné de grands biens matériels. En fait la promesse d’une descendance faite à Abraham est autant une descendance naturelle (enfant) qu’une descendance spirituelle. Abraham étant le père de la Foi, en cela il a une descendance spirituelle de fils et de petit fils tous animés par la Foi. Ainsi, nous sommes par la Foi, des descendants d’Abraham, des fils de la promesse quand nous sommes nés de nouveau. Les personnes juives à cause de leur choix personnel d’être incrédules à propos de l’oeuvre de Jésus Christ à la croix, ne font pas partie des descendants de la promesse tant qu’ils n’ont pas la foi en Jésus-Christ. Il en est de même du païen qui pourra faire partie du peuple de Dieu quand il aura foi en Dieu et en l’oeuvre de Jésus-Christ à la croix.

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1 – Une description des privilèges d’Israël

 Romains 9:1-5

1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint Esprit:

2 J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel.

3 Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,

4 qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,

5 et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!

Les privilèges d’Israël dont il est question dans ces versets, était en quelque sorte une mise à part des israélites par rapport à l’ensemble des peuples de la terre, pour que ces Israélites connaissent Dieu, qu’ils le servent et qu’ils le fassent connaître au monde entier. Quand on parle de peuple témoin, cela est à double sens. Il s’agit du peuple qui témoigne de Dieu aux autres peuples, mais qui témoigne aussi à Dieu de ce que sont les autres peuples avec leur faiblesse, leurs défauts.

Actes 13:16-23

16 Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit: Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez!

17 Le Dieu de ce peuple d’Israël a choisi nos pères. Il mit ce peuple en honneur pendant son séjour au pays d’Égypte, et il l’en fit sortir par son bras puissant.

23 C’est de la postérité de David que Dieu, selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus.

Le chapitre 13 du livre des actes des apôtres, constitue une charnière. En effet, Paul va changer sa façon d’évangéliser. Au début, Paul et Silas allaient dans les synagogues et beaucoup de juifs venaient. Un grand nombre d’entre eux pris de jalousie, s’opposaient à Paul en le contredisant et en l’injuriant. Paul va leur dire que c’est à eux premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée, mais puisqu’ils la repoussent et qu’ils se jugent eux mêmes indignes de la vie éternelle, il va se tourner vers les païens. A partir de ce moment là, Paul va plus porter ses regards vers les païens.

Éphésiens 2:11-13

11 C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme,

12 souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

13 Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.

On va s’arrêter sur les versets 4 et 5 de Romains 9 où il est question d’adoption, de gloire, d’alliances, de promesses. Au verset 4 il est question de l’adoption. Cependant Israël n’est pas le seul, il est le premier né. A quel moment parle t-on d’Israël comme le premier né ? C’est en:

Exode 4:22

22 Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l’Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né.

Ceci est répété en:

Osée 11:1

1 Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.

Revenons sur les différents privilèges du peuple d’Israël :

La gloire : Cette gloire de Dieu s’est manifestée au peuple dans le désert par la colonne de nuée de jour et le feu pendant la nuit.

Exode 13:21-22

21 L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit.

22 La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.

Les alliances : Dieu a fait alliance avec Abraham. Il a confirmé son alliance avec Isaac, avec Jacob sans même parler de l’alliance pour la terre promise qu’il a faite au Sinaï avec Moïse. Il a aussi fait alliance avec David. Dieu a donc fait un certain nombre d’alliance avec le peuple d’Israël.

Il ne faut pas oublier aussi la promesse de la venue de Jésus en 1 Chroniques 17:11-14. Il y a là en quelque sorte un mélange entre Salomon et Jésus-Christ (j’affermirai son royaume pour toujours).

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Ici, c’est la nouvelle alliance qui est clairement annoncée, une alliance qui sera faite dans le cœur des gens. Ce sera une alliance personnelle avec les individus. Toujours dans les alliances, on a:

Galates 3:16-17

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

17 Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait une référence à la promesse qui a été faite à Abraham en Genèse 15:13 de faire sortir du pays d’Égypte ses descendants qui y auront été asservis pendant quatre cents ans.

La loi : quand on parle de loi, cela fait référence aux lois reçues par Moïse (Pentateuque ou Thora composé de cinq livres)

Le culte est le culte qui était célébré d’abord dans le tabernacle et ensuite dans le Temple de Jérusalem jusqu’à l’an 70.

Les promesses : différentes promesses sont évoquées qui ont été faites et que l’on trouve dans l’Ancien Testament. En effet, quand Paul parle des Écritures, il parle de l’ensemble des livres de l’Ancien Testament. Quand les personnes du Nouveau Testament parlent des Écritures, cela fait référence à l’Ancien Testament. Il n’est pas question du Nouveau Testament car à l’époque de Jésus et des apôtres il n’était pas encore écrit.

Les patriarches dont il est question sont Abraham, Isaac et Jacob.

Le Christ selon la chair : En final, Paul rappelle aux juifs comme aux non juifs que le Christ selon la chair, est issu du peuple juif. Les non juifs ne doivent pas oublier cela et ne pas le mettre à part, ce qui malheureusement se voit aujourd’hui chez certains qui extrait Jésus de ses racines juives. Charnellement, Jésus est issu du peuple juif.

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2- Paul défend la fidélité de Dieu

Dans ce chapitre, Paul s’adresse principalement aux juifs.

Romains 9:6-13

6 Ce n’est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël,

7 et, pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais il est dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité,

8 c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.

9 Voici, en effet, la parole de la promesse: Je reviendrai à cette même époque, et Sara aura un fils.

10 Et, de plus, il en fut ainsi de Rebecca, qui conçut du seul Isaac notre père;

11 car, quoique les enfants ne soient pas encore nés et ils n’eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, –

12 il fut dit à Rebecca: L’aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu’il est écrit:

13 J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Ésaü.

La postérité d’Abraham, n’est pas tout Israël. Quand Paul dit Israël, il s’agit du peuple élu de Dieu. Cependant tout Israël naturel ne fait pas partie de la postérité d’Abraham au plan spirituel. Il y a les enfants naturels, et les enfants de la promesse. Quand on regarde les descendants de Jacob sur plusieurs générations, on voit que par leur comportement, certains sont sortis du peuple d’Israël parce qu’ils n’étaient plus dans la volonté de Dieu. Dieu fait alliance, mais il faut rester dans son alliance. L’alliance avec Dieu comporte des conditions. Il est très important de comprendre cela. Cette alliance n’a pas changé et a toujours des conditions. Ce n’est pas parce qu’on a pris les eaux du baptême qu’il est permis de faire n’importe quoi (cf Matthieu 7). Ainsi, Esaü par son choix, est un enfant naturel mais il n’est pas un enfant de la promesse, un enfant spirituel.

De la même façon des personnes se sont jointes à Israël alors qu’elles n’étaient pas d’Israël, et furent comptées comme en faisant partie parce qu’elles avaient manifesté leur foi en Dieu. Ainsi en a-t-il été de Rahab, Ruth …et il en est ainsi quelles que soient la couleur de peau, la race des personnes.

A cause de leur expression de foi, Dieu reconnait telles et telles personnes comme ses enfants.

Ésaïe 56:6-8

6 Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,

8 Le Seigneur, l’Éternel, parle, Lui qui rassemble les exilés d’Israël: Je réunirai d’autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés.

En Ésaïe, il est déjà question de rassembler avec le peuple juif les gens d’autres peuples pour faire un même peuple. N’oublions pas qu’au moment où Esaïe qui a vécu sous le règne de trois rois, parle, une partie des israélites (les dix tribus du nord) a déjà subi la déportation.

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3 – La miséricorde de Dieu dépend de Sa volonté souveraine

Romains 9:14-18

14 Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

17 Car l’Écriture dit à Pharaon: Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.

18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

Par la grâce de Dieu, nous recevons de lui sa miséricorde et sa compassion. Cela vient de lui. Beaucoup de choses nous dépassent mais font partie du plan de Dieu. Par conséquent, il ne sert à rien de vouloir regimber. Au contraire, il faut être souples et nous soumettre en quelque sorte aux événements parce qu’en nous soumettant aux événements, nous nous soumettons aussi à la volonté de Dieu. Cela vaut mieux que chercher à réagir face à des événements que nous ne comprenons pas et que nous ne pouvons pas maîtriser. Ceci est aussi l’expression d’une confiance vis à vis de Dieu. Si Dieu veut que nous réagissions, il va se manifester. Cependant, il faut avoir une disposition de coeur, et de soumission. Dieu veut des personnes humbles et qui lui soient soumises.

Dieu est souverain, et il fait grâce à qui il veut faire grâce. (v. 15-16, et 18). Ce point est sujet à interrogation parce que la grâce s’oppose à la justice. La justice de Dieu serait-elle selon la pensée humaine de la justice ? Non! Elle lui est bien supérieure.

Il faut faire très attention de ne pas la comparer, et surtout ne pas remettre en question les actes de Dieu car ce serait se placer sur un pied d’égalité avec Lui. Il est possible de ne pas comprendre certaines choses. Pour autant, mettons en pratique le verset de Deutéronome 29:29 qui dit que « les choses cachées sont à l’Éternelle notre Dieu et que les choses révélées sont à nous et à nos enfants afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi ».

Donc quand on ne comprend pas, on doit se soumettre en en attendant une révélation éventuelle de Dieu. Celui-ci peut nous donner l’explication ou non. Alors attention à notre attitude.Reconnaissons simplement que nous ne savons pas et manifestons de la soumission à Dieu plutôt que de réagir.

Notre nature est pécheresse ( Romains 5:12 ; Psaumes 51:7 ; Job 14:4)

Selon la justice de Dieu nous méritions tous la mort, mais son amour fait qu’il sauve un grand nombre de personnes injustes. La grâce s’oppose à la justice. Dieu déclare qu’il aura compassion de qui il aura compassion et qu’il fera miséricorde à qui il fera miséricorde. Ceci est la souveraineté de Dieu.

En conclusion : Les gens ne deviennent pas enfants de Dieu par leur propre volonté ou leur décision. Ils deviennent enfants de Dieu uniquement en vertu de la volonté souveraine et déterminante de Dieu ! C’est un constat dont nul n’a à se glorifier. On ne peut pas se glorifier d’être chrétien par rapport à un autre qui n’est pas chrétien. On n’a aucune raison de se glorifier car il s’agit d’une grâce venant de Dieu. Par conséquent, cela doit conduire à l’humilité et à beaucoup de reconnaissance.

Romains 9:19-26

19 Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté?

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?

21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?

22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition,

23 et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire?

24 Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens,

25 selon qu’il le dit dans Osée: J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée;

26 et là où on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant.

Il est des choses que nous ne comprenons pas, mais nous devons les accepter. Comme nous l’avons dit précédemment, nous aurons la révélation au temps nécessaire, selon

Deutéronome 29:29

29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Nous pouvons toujours penser que Dieu a un plan, mais nous pouvons choisir comme Paul le rappelle ici en citant les versets d’Osée 2: 25-26 :

Osée 2:25

25 Je planterai pour moi Lo Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde; je dirai à Lo Ammi: Tu es mon peuple! et il répondra: Mon Dieu!

Le mot « Lo » veut dire non ou pas. Le mot Ruchama » veut dire miséricorde et l’expression « Lo Ammi » veut dire pas mon peuple. Pour comprendre ce qu’est le véritable peuple de Dieu, l’Israël spirituel, il faut se référer à : Galates 6:1-16 ; 2 Corinthiens 6:16-18 ; 1 Pierre 2:9-10.

Dieu adresse l’invitation à partager sa grâce. C’est par pure grâce que des gens qui autrefois n’étaient pas le peuple de Dieu, font maintenant partie du peuple de Dieu. (v.25-26)

Un reste d’Israël, et un reste des autres peuples seront sauvés, mais nous ne connaissons pas le nombre de personnes qui seront ces restes.

Romains 9:27-32

27 Ésaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël: Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé.

28 Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu.

29 Et, comme Ésaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe.

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

Beaucoup de passages de l’Ancien Testament parlent d’un reste. Ainsi en est-il de : Ésaïe 10:22-23 ; Jérémie 50:20 ; Joël 2:32 ; Michée 2:12. Dans ces quatre versets sont exprimées différentes idées. Si une grande partie du peuple juif a rejeté Jésus, nombreux sont ceux qui crurent en Jésus et furent sauvés.

Regardez le verset 27 de Romains 9, il est dit qu’un reste seulement sera sauvé. Il y a une relation entre ce verset et ce qui est dit en :

Jean 1:11-13

11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Là encore avec ce verset, le chrétien n’a pas à se glorifier car ce n’est pas de sa volonté, de la volonté de la chair qu’il est devenu enfant de Dieu, mais c’est de la volonté de Dieu. Depuis le verset 20 de Romains 9, Paul justifie Dieu, en comparant les hommes (création) à des vases façonnés par le potier et Dieu (le créateur).

Le verset 29 de cette épître 9, cite Ésaïe 1:9 qui veut dire qu’Israël n’existerait plus et que nous aurions complètement disparu si Dieu ne nous avait pas sauvés.

Romains 9:30-32

30   Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31  tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32  Pourquoi ? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement 

Quelle est cette pierre d’achoppement ? Il s’agit de Jésus. Pourquoi, est-il la pierre d’achoppement ? Parce qu’il dérangeait les religieux juifs qui se sont opposés à Lui. Le message de Jésus en effet, ne s’opposait pas à la loi, mais s’opposait à la mauvaise compréhension de la loi. Quand Jésus dit qu’il est la fin de la loi, il faut comprendre qu’il n’est pas question de la suppression de la loi mais de la finalité de la loi, la loi ayant pour finalité Jésus. La loi amène à Jésus qui a dit lui même qu’il n’est pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Les versets 30 à 33 sont toujours d’actualité. Le véritable sens de la loi est en Jésus.

Pourquoi faut-il insister sur les versets 30 à 33 ? Tout simplement parce que si nous regardons bien, ceux-ci restent toujours d’actualité. Ils mettent en évidence la justice recherchée par ses propres forces (la chair) et la justice obtenue en opposition par la foi en Jésus, par la grâce de Dieu.

Le religieux veut obtenir le salut par ses propres forces, ne faisant confiance qu’à lui-même alors que lorsque l’homme, reconnaissant son impuissance, place sa foi en Jésus, et va ainsi obtenir le salut par grâce.

La volonté de l’homme face à la volonté de Dieu.

Quand la volonté de l’homme est en dehors de la volonté de Dieu, l’homme est dans la rébellion. Quand la volonté de l’homme s’aligne sur la volonté de Dieu (ou du moins cherche à s’aligner) il est dans l’obéissance, il est en harmonie avec Dieu, d’où l’importance de chercher la volonté de Dieu avant d’agir, et non pas après.

La responsabilité de l’homme est de croire, d’obéir et de mener une vie sainte. (sanctification)

Romains 9:33

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Le rocher de scandale, la pierre d’achoppement, c’est Jésus ! Ce verset est une citation de :

Ésaïe 8:14-15

14 Et il sera un sanctuaire, Mais aussi une pierre d’achoppement, Un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël, Un filet et un piège Pour les habitants de Jérusalem.

15 Plusieurs trébucheront; Ils tomberont et se briseront, Ils seront enlacés et pris.

4 – Qu’est-ce que la Justice de Dieu ?

La justice de Dieu est une expression que nous trouvons principalement en Romains 5:9. Certains diront que c’est Jésus !

Il faut cependant être plus nuancé sans dire pour autant que c’est faux.

Romains 1:17

17  parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. 

Avec le verset de Romains 1:17, nous constatons qu’en Jésus est révélée la Justice venue de Dieu, mais nous n’irons pas jusqu’à dire que Jésus est la Justice de Dieu. Elle est cependant indissociable de Lui. C’est notre Foi en Jésus qui nous donne la Justice de Dieu.

Romains 3:21

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, 


Romains 3:22

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. 


et en Romains 10:3

3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; 

On peut tout de même constater que nous pouvons remplacer les mots « la justice de Dieu » par Jésus, sans changer le sens du verset.

« ne connaissant pas Jésus, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à Jésus ; »

La question qui se pose avec ce chapitre 9 est de savoir si Israël est rejeté ? Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas reconnu Jésus pour qui il était. Est-ce définitif ? Que nous dit Paul à ce sujet dans les chapitres suivants ?

La parabole des dix vierges de Matthieu 25:1-13

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La Bible parle à de nombreuses reprises de mariage, de noces avec des références tirées de Genèse. Jésus qui se présente comme l’époux, connaissait parfaitement la façon dont se déroulaient les noces à son époque et il avait même participé aux noces de Cana où il réalisa son premier miracle. Avant d’étudier la parabole des dix vierges, relevons ce qui est dit dans la Bible et comparons avec le déroulement d’un mariage à cette époque.

La parabole des dix vierges

1 – Introduction

Dans un premier temps, il est nécessaire de savoir comment se déroulait un mariage juif à l’époque de Jésus et de voir les références bibliques correspondantes pour mieux comprendre la parabole des dix vierges qui a trait aux temps de la fin. Cette parabole d’ailleurs ne s’insère que dans un petit passage du mariage juif.

Tout d’abord, Jésus parle de lui-même en se désignant comme l’époux.

Matthieu 9:15 – Marc 2:19-20

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Jean Baptiste dira :

Jean 3:28-29

28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

29 Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.

Donc Jésus est véritablement l’époux et nous savons tous que l’épouse de Christ, c’est l’Église, c’est à dire l’ensemble des chrétiens véritables. Et Paul parle de nous fiancer à Christ en:

2 Corinthiens 11:2

2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.

Commençons par les grandes lignes du mariage juif et voyons ensuite l’analogie avec la vie chrétienne. Qu’est ce que cela peut nous apprendre sur l’avenir car il existe une grande incidence sur l’avenir.

Le déroulement d’un mariage

Le mariage juif se passait en trois étapes : La promesse, les fiançailles, puis les noces avec les festivités qui duraient sept jours.

La promesse n’était qu’un simple engagement qui n’avait rien de définitif. C’était un temps durant lequel le couple apprenait à se connaître pour décider s’ils allaient s’engager dans des fiançailles.

Le mariage était arrangé et approuvé par les parents.

(1) Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses :

‘’Le prix d’achat de la fiancée’’, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin. Tout était arrangé avec les pères.

(2) Un prix était fixé pour “l’acquisition” de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

(3) La fiancée devait donner son consentement.

l’accord est conclu

Dès que l’accord était conclu, on versait du vin dans une coupe, pour sceller l’alliance. Les fiançailles étaient alors conclues. Les fiancés se trouvaient alors légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter. S’il y avait pendant cette période de fiançailles un problème d’infidélité, cela était considéré comme un adultère, et ce même si le mariage n’était pas consommé.

(4) Un document écrit dénommé la “ketubah », était alors établi. Celui-ci fixait notamment le prix de la fiancée, mais aussi les promesses faites par le fiancé, et les droits de la fiancée.

(5) Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à la fiancée.

(6) La fiancée devait passer par un bain rituel, ou “mikveh” symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle. Il s’agissait d’un bain de purification.

(7) Le fiancé retournait dans la maison de son père, pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la «chambre.»

Pendant ce temps

(8) La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé.

(9) Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée.

• Il est facile de voir tous les merveilleux symboles qui se retrouvent dans la relation de Christ et de Son Épouse.

Voyons maintenant l’analogie possible entre l’œuvre de Jésus et la vie chrétienne

(1) Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses : le prix pour acquérir la fiancée, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin.

  • Jésus est venu sur terre pour chercher son épouse, et nous connaissons le prix qu’il a payé pour l’acquérir.
Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

(2) Un prix était fixé pour “l’acquisition” de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

Jésus a payé de sa vie pour racheter les hommes. En regardant ce qui est dit du mariage de Jacob, c’est Laban, le père de Rachel qui a fixé le prix à payer par Jacob pour avoir droit d’épouser sa fille. Comme le jour des noces, l’épouse était cachée sous un voile, Jacob a découvert trop tard que ce n’était pas Rachel mais Léa qu’il avait épousée. Jacob a donc du travailler pendant sept ans supplémentaires pour épouser enfin Rachel.

Genèse 29:18- 22

18 Jacob aimait Rachel, et il dit: Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette.

19 Et Laban dit: J’aime mieux te la donner que de la donner à un autre homme. Reste chez moi!

20 Ainsi Jacob servit sept années pour Rachel: et elles furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait.

21 Ensuite Jacob dit à Laban: Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli: et j’irai vers elle.

22 Laban réunit tous les gens du lieu, et fit un festin.

De même, Jésus est venu pour servir et donner sa vie pour son épouse, l’Église.

Matthieu 20:28

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Jean 10:11 ==> Le bon berger donne sa vie pour ses brebis

1 Corinthiens 6:20

20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois, –

(3) La fiancée devait donner son consentement.

Nous retrouvons cela avec Rebecca qui a donné son consentement au mariage face à Eliézer

Genèse 24:57-58

57 Alors ils répondirent: Appelons la jeune fille et consultons-la.

58 Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent: Veux-tu aller avec cet homme? Elle répondit: J’irai.

Devenir vraiment chrétien, faire partie de l’Église, est un engagement de fidélité envers Jésus. Nous le faisons par un acte de repentance et par une profession de foi. C’est cela qui exprime notre consentement, notre désir de faire partie de l’épouse de Christ.

Une fois que les fiançailles étaient conclues :

Les fiancés étaient alors légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter. 

(5) Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à la fiancée.

Qu’à reçu le chrétien ? Des dons et la grâce de Dieu.

Romains 11:29

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Romains 12:6

6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

Hébreux 2:4

4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

(6) La fiancée devait passer par un bain rituel, ou “mikveh” symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle.

Et nous que faisons nous ? Le chrétien prend les eaux du baptême (par immersion). Il naît de nouveau, et devient une nouvelle créature selon 2 Corinthiens 5:17. Voici le verset d’Éphésiens 5:26 selon les version de Louis Segond et de la Bible du semeur.

Éphésiens 5:26

26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole,

26 afin de la rendre digne de se tenir devant Dieu après l’avoir purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial.

Jean 3:5

5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Romains 6:4

4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

(7) Le fiancé retournait dans la maison de son père pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la «chambre». Un passage de l’Évangile de Jean montre que Jésus va préparer une place pour ses disciples.

Jean 14:2-3

2 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.

3 Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi.

(8) La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé. Pour l’épouse de Christ, voici quelques versets.

Apocalypse 19:7

7 Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,

La préparation des chrétiens consiste en la sanctification. Ils doivent marcher sur le chemin étroit et resserré de sanctification de Jean 14:6, chemin qui mène au Père.

2 Corinthiens 7:1

1 Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

(9) Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée. Nous avons quant à nous:

Matthieu 24:36

36 Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

Une observation-réflexion en relation avec la parabole

Par rapport à tout cet ensemble, si nous réfléchissons un petit peu, il est régulièrement question de mariage, même dans l’ancien testament (mariage de David, mariage de Samson, de Boaz et de Ruth, de Juda)

Alors voici une réflexion, qui est une supposition, mais qui n’est pas une affirmation catégorique. Si nous faisons la relation entre les sept jours que duraient les noces, et les sept années de tribulation correspondant à la dernière semaine de Daniel (soit sept jours), cela conduit à penser que les Noces de l’Agneau auront lieu au ciel pendant les sept années de la grande tribulation sur la terre, évoquée en Apocalypse 2:22 et Apocalypse 7:14

relation avec l’enlèvement

Dans ce cas, l’enlèvement correspondant à la Parabole des dix vierges, devrait avoir lieu juste avant la grande tribulation. Les noces avec leurs réjouissances dureraient les sept années de la tribulation. Le retour sur terre de Jésus accompagné de son Église (son Épouse) pour régner sur terre pendant le millénium, aurait lieu après ces noces. Dans cette hypothèse, l’enlèvement serait bien plus proche pour nous que nous aurions éventuellement pu le penser. C’est pourquoi Jésus sans arrêt nous dit : « Veillez et priez » « Tenez vous prêts ».

Selon la tradition juive, la cérémonie des noces avait toujours lieu le soir, au coucher du soleil. Le moment le plus solennel, et qui marquait l’accomplissement du mariage était celui où la fiancée entrait dans la maison de son fiancé, sa nouvelle demeure. Aussi appelait-on le mariage : « réception » ou « introduction de l’épouse » (dans la maison de l’époux).

La rencontre

Comme il est dit dans la parabole des dix vierges, le fiancé venait de nuit après le coucher du soleil chercher sa fiancée dans la maison de ses parents pour l’amener chez les siens. Cependant comme il est dit, l’époux tardait et les jeunes filles dans la maison des parents de la fiancée, s’étaient endormies. Le fiancé était alors accompagné par ses amis qui criaient : « Voici l’époux », au son du shofar, parce que la maisonnée de la fiancée dormait. La fille devait sortir sans hésitation, à sa rencontre. Les parents de la fiancée lui donnaient leur bénédiction. Elle sortait de chez son père parfumée, parée, avec une couronne sur la tête. On plaçait la fiancée sous un dais.

Ésaïe 61:10

10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Cantique des cantiques 3:11

11 Sortez, filles de Sion, regardez Le roi Salomon, Avec la couronne dont sa mère l’a couronné Le jour de ses fiançailles, Le jour de la joie de son cœur. –

Le fiancé portait un diadème. La fiancée était suivie par un cortège composé de ses amies qui agitaient au-dessus de sa tête de longues branches de myrte. Chacune de ces jeunes filles avait une lampe à huile allumée qui était formée d’un bâton de bois, terminé par un petit vase ou une sorte de plateau dans lequel il y avait une mèche avec de l’huile et de la poix.
L’Évangile parle de « dix vierges ». Il y en avait parfois bien davantage, mais rarement moins. Ce chiffre dix n’est pas sans rappeler le minian ou miniame qui est le nombre de dix hommes adultes nécessaire à la récitation des prières juives de tout office ou de toute cérémonie.

Le fiancé emmenait sa fiancée dans sa « chambre, » où leur union était consommée.

Quand on veut comprendre la parabole des dix vierges, il est impératif de connaître le déroulement du mariage juif de l’époque de Jésus.Faute de cela, on se limite à deux choses : l’histoire de la lampe et de l’huile et la différence entre les vierges folles et les vierges sages. C’est dommage, car on passe à côté de beaucoup de choses. Le mariage juif en effet est la préfiguration de ce qui va se passer avec l’enlèvement de l’Église, les noces de l’Agneau…

La parabole des dix vierges se situe dans le temps d’attente de l’époux, suivi de la procession de la fiancée vers la maison de l’époux.

La parabole des dix vierges

Matthieu 25:1-13

1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.

2 Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.

3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;

4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.

5 Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.

8 Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.

9 Les sages répondirent: Non; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.

12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (où le fils de l’homme viendra)

Tout d’abord, il est à remarquer que par rapport à la tradition, il est écrit que les « portes étaient fermées ». La fiancée attendait son époux dans la maison de ses parents. Nous pouvons aussi observer qu’il n’est pas fait mention une seule fois de la fiancée ou de l’Épouse. Toute la parabole tourne autour du comportement des dix vierges, personnages centraux parce que Jésus voulait mettre l’accent sur leur comportement.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse tout simplement à ses disciples qui s’interrogeaient pour savoir quels seraient les temps de la fin, et quand son règne viendrait.

En Matthieu 24, les disciples posent deux questions à Jésus.

Matthieu 24:3

3 Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

Jésus en Matthieu 24:14 explique que la fin viendra quand la bonne nouvelle du royaume aura été prêchée dans le monde entier, d’où l’importance de travailler à cela. Il va aussi parler des évènements dont il est question dans la prophétie du chapitre 9 du prophète Daniel et notamment de la dernière semaine. Il invitera ses disciples à la vigilance et présentera plusieurs paraboles: celle des deux serviteurs, celle des dix vierges, celle des talents et celle des boucs et des brebis.

3-  Le contexte :

Le contexte est celui de Matthieu 24 et de la venue de Jésus pour son avènement. Le grand thème de ces chapitres est l’ignorance de l’heure de sa venue, et c’est le grand problème pour nous de ne pas savoir quand aura lieu cet enlèvement. Cela nous impose une chose, celle de veiller et de prier. Bref de nous tenir prêts en permanence, ce qui n’est pas facile. Un certain nombre d’autres paraboles parlent d’un roi ou d’un maître qui s’est absenté. Régulièrement, il est dit que celui-ci vient alors qu’il n’est pas attendu. Ceci est important car que la nature de chacune des personnes étant à son service, se révèle. Est ce que son serviteur est fidèle, travaille-t-il avec amour, avec reconnaissance pour son maître ou bien agit-il par contrainte ? Le fait pour le maître de revenir à l’improviste, lui montre la véritable nature des personnes, le méchant serviteur se croyant tout permis (violence vis à vis des autres, beuverie avec les ivrognes, acte de malhonnêteté…). Bien souvent quand un maître tarde, les gens commencent à se relâcher.

Matthieu 24:44

44  C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

Ceci est l’exhortation de Jésus qui précède la parabole des deux serviteurs qui clôture le chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu. C’est aussi à rapprocher de l’enlèvement de l’Église annoncé en :

1 Thessaloniciens 4:16-17

16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

17 Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

4-  Explication de la parabole

Rappelons-nous ce qui est dit du mariage juif du temps de Jésus:

L’époux vient chercher sa fiancée pour l’amener à la maison de son père.

C’est Jésus qui vient chercher sa fiancée, son épouse, pour l’amener à la maison du Père et célébrer les noces de l’Agneau qui vont durer sept jours (une semaine)

Le fiancé que l’on attendait au coucher du soleil tarde à venir. A l’annonce de la venue de l’époux, les vierges préparent leurs lampes. Les lampes étaient placées sur des bâtons pour la procession, (il faut imaginer les torches de jardin d’aujourd’hui.)

Les vierges folles manquent d’anticipation. Elles sont arrivées dans la maison des parents mais ne se sont pas posées la question de savoir si elles avaient de l’huile. Donc premièrement elles n’ont pas pris une provision d’huile avec elles. Dès le début, si elles avaient pris conscience de leur oubli, elles auraient pu aller en chercher pendant que l’époux tardait, mais ce n’est qu’au moment où l’époux est annoncé qu’elles se préoccupent du problème. Celles ci ont été particulièrement négligentes. Ces vierges représentent les personnes inconséquentes qui attendent toujours que les autres viennent régler leur problème. Nous rencontrons parfois ce genre de personnes dans la vie courante. Il s’agit de personnes qui n’anticipent pas et qui ne font pas preuve d’organisation et de prévoyance.

Pourtant en Matthieu 24:36 à 51, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance et à l’anticipation.

Les dix vierges représentent les chrétiens. Certaines sont sages et représentent les vrais chrétiens qui marchent selon l’esprit. Les autres sont folles et représentent les chrétiens de nom ou chrétiens « professant » qui prétendent être chrétiens mais qui ne le sont pas en réalité. Ces derniers ont l’apparence extérieure des chrétiens, mais intérieurement ne sont pas prêts. Ils ne cherchent pas à faire en tout temps la volonté du Seigneur, ne se sanctifient pas, et ainsi ne se sont pas préparés à la venue de l’époux.

2 Thessaloniciens 2:13

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

La sanctification est une chose primordiale dans la marche chrétienne. Par ailleurs, le vrai chrétien a l’amour de la vérité et suit scrupuleusement la Parole de Dieu sans rien n’y ajouter et sans rien en retrancher.

La lampe: qu’est ce que la lampe? C’est elle qui diffuse la lumière. Cette lumière est à rapprocher de la lumière dont il est question en :

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Ce verset donne une possible explication sur ce que représente l’huile. Ce sont les œuvres ! Oui, mais il ne s’agit pas ici de n’importe quelles œuvres, et pas de celles appelées œuvres mortes faites par la chair et non selon selon la conduite du Saint Esprit. L’huile selon nous représenté les œuvres accomplies par la foi avec et sous la direction du Saint-Esprit pendant la marche de sanctification dont il est question en Éphésiens 2:10, qui ont été préparées d’avance par le Seigneur pour que nous les pratiquions. En clair, les vierges folles n’avaient fait des œuvres par leurs propres forces en suivant leur volonté propre, et celles de la foi prévues par Dieu. Elles ne s’étaient pas appuyées sur la grâce divine. Il convient de rappeler à nouveau ce qui est dit en Matthieu 5:16

« … afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

Par ailleurs, Jacques au chapitre 2 de son épître, nous parle des œuvres de la foi. Les vierges folles n’ont pas fait les œuvres de la foi, et n’ont fait que des œuvres de la chair qui ne glorifient qu’elles-mêmes, au lieu de glorifier Dieu.

Certains considèrent quant à eux que l’huile est le symbole du Saint-Esprit à cause du verset de:

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Cette théorie n’est pas totalement fausse puisque la sanctification se fait sous la conduite du Saint Esprit et que ce sont les œuvres de la foi que nous faisons, conduits et poussés par le Saint-Esprit, les œuvres que Dieu a préparées d’avance et que le Saint Esprit nous amène à faire qui sont l’huile. Le Saint Esprit ne peut pas être mis à part. Il est impliqué dans notre vie et fait partie de la vie du chrétien véritable.

1 Corinthiens 6:19

19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?

A partir du moment où le contrat de mariage a été signé, nous sommes considérés comme étant déjà mariés. L’huile doit donc être plutôt les œuvres de la foi que nous faisons, poussés par le Saint Esprit.

5- La leçon pour nous à retenir 

La leçon à retenir de cette parabole est d’être vigilant, de veiller et prier pour être prêt à tout moment.

Matthieu 25:13

13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (où le fils de l’homme viendra)

Pendant cette période d’attente de la venue de Jésus, il faut bien comprendre qu’après notre baptême nous sommes appelés à marcher sur le chemin de sanctification. Pour ce chemin de sanctification, deux choses sont à retenir avec le verset de :

Jean 14:6

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Par conséquent le modèle à suivre pour le chrétien est Jésus et ce verset est à mettre en relation avec :

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Tout est lié. Le chemin de sanctification est un chemin de purification. Attention, ce n’est pas un chemin de perfection mais c’est un chemin où nous nous séparons de plus en plus de la vie du monde. Nous sommes de plus en plus détachés du monde, c’est à dire que nous nous détachons de tout ce qui fait les richesses du monde, les références du monde. Ainsi, on ne va plus chercher la gloire humaine, mondaine, on ne va pas s’attacher aux biens matériels….On est détaché, c’est à dire que plus nous serons détachés, moins nous aurons de liens nous rattachant à la terre, plus nous serons capables de participer à l’enlèvement. Tous les liens qui nous rattachent, voire même les liens familiaux, il faut en être détaché. C’est cela le chemin de la sanctification. Il faut être détaché de ce qui fait le monde: la gloire, les honneurs, la convoitise des yeux, de la chair, et l’orgueil de la vie. Aujourd’hui, c’est le temps de faire les œuvres de la foi et le chrétien est poussé à faire les œuvres qui glorifient Dieu aux yeux des hommes.

Martin Luther (1483-1546) donnera une interprétation de la parabole de la façon suivante : Les cinq vierges folles furent rejetées, non parce qu’elles ne servaient pas, mais parce qu’elles servaient sans huile, c’est-à-dire sans la grâce de Dieu. Elles s’appuyaient sur leurs propres ressources et non en vertu de la grâce divine. Elles recherchaient leur propre gloire, non celle de Dieu.

Le verset de Matthieu 25:12

12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

Ce verset est à rapprocher de

Luc 13:23-25

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

25 Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous! il vous répondra: Je ne sais d’où vous êtes.

Passage semblable à celui de :

Matthieu 7:21, 23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Ceci sera un grand drame pour les personnes qui côtoient des assemblées chrétiennes et qui ne se seront pas pleinement engagées comme ne l’étaient pas les personnes du temps d’Elie ainsi que cela est relaté 1 Rois 18:21 et à qui Elie dit :« Jusqu’à quand clocherez vous des deux côtés? Si l’Éternel est votre Dieu, allez après lui!, si c’est Baal , allez après lui! » .

Devant la porte

Ce sera un drame épouvantable quand elles se trouveront face à une porte qui restera fermée et quand Jésus leur dira « je ne vous connais pas » et pire « je ne vous ai jamais connus ». C’est comme des femmes qui se disent catholiques, et qui disent « nous sommes des chrétiennes de la porte »! Sauf que où tu es dedans, ou tu es dehors, mais tu ne peux pas être au milieu. Avec la porte fermée, tu ne peux pas être au milieu. C’est ce que dit Jésus en Apocalypse 3:16, « parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche… ».

Le vrai chrétien ne vit pas selon les fantaisies de sa chair en faisant sa propre volonté et en se contentant d’assister au culte du dimanche seulement. Les personnes se pensant chrétiennes et qui ne le sont pas véritablement, vivront un drame absolu quand elles se retrouveront devant une porte fermée. La responsabilité appartient à chacun. Il ne sera pas possible de dire le pasteur m’a dit ou untel m’a dit ou je ne savais pas, compte tenu de l’abondante littérature chrétienne (bibles…) existant à notre époque dans notre pays.

Au verset 25:5 de l’Évangile de Matthieu, il est dit :

5 Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

De notre point de vue, on pourrait estimer que Dieu tarde. Cependant, Dieu ne tarde pas !! Cela fait partie de son plan.

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

La repentance est importante. Plus cela va, plus il va falloir parler de repentance.

Matthieu 25:6

6 Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

L’Évangile de Dieu est un appel à nous séparer du monde des ténèbres, et à aller à la rencontre de l’époux. Sans arrêt, il est question de l’opposition entre les ténèbres et la lumière. Il faut choisir.

1 Thessaloniciens 5:4-8

4 Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur;

5 vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.

6 Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres.

7 Car ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent, s’enivrent la nuit.

8 Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l’amour, et ayant pour casque l’espérance du salut.

Et en Romains 13:11-12

11 Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.

Tout est un avertissement à chercher la sanctification, à marcher sur le chemin de sanctification. L’amour que nous avons pour Jésus, nous fait aspirer ardemment à son retour. Tout, dans les deux chapitres de Matthieu 24 et 25, est une sollicitation à marcher sur le chemin de la sanctification dans le but d’entrer dans la Maison du Père. En plus, nous avons la promesse de participer aux noces de l’Agneau qui sera un temps de réjouissance au lieu de vivre le temps des tribulations, temps de douleurs sur terre.

Romains chapitre 8 – Étude Biblique

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Romains chapitre 8 souligne la victoire en Christ, affirmant que les croyants ne sont plus condamnés et vivent selon l’Esprit. Ce chapitre met en avant l’amour indéfectible de Dieu et la liberté offerte par l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Ce chapitre 8de Romains débute par un cri de victoire :  »Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » Cette victoire n’est due qu’à l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du chrétien.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 9

Romains chapitre 8 : la vie dans l’Esprit et la gloire

1 – La victoire par le Saint-Esprit

Il existe une véritable continuité entre les versets 24 et 25 du chapitre 7 précédent et le chapitre 8. Au cri d’angoisse du chapitre 7, verset 24 : « Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ? …», ce que peut proclamer tout chrétien contraint de constater, qu’il s’est laissé dominer par le péché. Celui ci peut répondre par le même cri de triomphe que Paul en:

Romains 7:25 et 1 Corinthiens 15:57

« Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Quel est donc le secret de la victoire ? C’est qui est révélé dans ce chapitre 8, chapitre qui parle du Saint Esprit.

2- La libération par l’Esprit de vie

Le premier verset de Romains chapitre 8 est la conclusion du verset de :

 Romains 7:25

 25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Romains 8:1-4

1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

3 Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Au début du chapitre 8, le mot « donc » introduit la conclusion qu’il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ !

Ce verset 1 est la conclusion de tout ce que Paul a dit dans les sept chapitres précédents. Si le monde entier est sous la condamnation, ceci n’est plus le cas pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Le croyant doit cependant comprendre que :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Toute la façon de penser, de raisonner ne doit plus s’appuyer sur les choses anciennes, car toutes choses sont nouvelles. La difficulté qui existe toujours, est qu’extérieurement le corps n’a pas changé, que le monde autour du chrétien n’a pas changé. Pour bien comprendre, nous allons utiliser une image comme une parabole, même si dans la réalité physique les voitures hybrides (diesel-électrique) n’existent pas. Cette image fantaisiste n’est qu’une image pour une bonne compréhension.

Le chrétien donc pourrait être comparé à une voiture diesel dont on aurait échangé la motorisation thermique par une motorisation hybride, le moteur électrique étant le Saint Esprit. Le baptême avec cette image serait la transformation en cette nouvelle nature, cette nouvelle « motorisation », et le chrétien aurait en quelque sorte un certificat : la justification.

Pour certains, l’autonomie de fonctionnement du Saint-Esprit n’est que de courte durée, quand d’autres ont développé une plus grande autonomie. Pour un bon fonctionnement, le chrétien doit venir recharger les batteries de son véhicule régulièrement à la borne que sont la Bible et la prière, et refaire le plein d’énergie, sinon il ne fonctionnera qu’avec son ancienne motorisation.

Certains chrétiens ont apparemment oublié qu’ils avaient une nouvelle motorisation et ils ne s’en servent pas. Ils fonctionnent toujours avec l’ancienne motorisation qui pollue en produisant le péché.

Romains 8:4

4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Le chrétien marche, non selon la chair (moteur diesel qui pollue par le péché), mais selon l’Esprit (moteur électrique qui est propre, saint)

Les passages de Romains 7:25 à Romains 8:4 forment un tout. Si le verset 4 de Romains chapitre 8 est supprimé, la compréhension change complètement et tout est bancal.

Le péché empêchait l’homme d’obéir à la loi de Dieu. Par son sacrifice, Jésus a condamné le péché et son pouvoir, et il l’a cloué à la croix. Le « en effet » du verset 2, est là pour appuyer sa conclusion et en donner la raison :

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

De cette façon, non seulement la justification mais également la sanctification sont devenues possibles et réalité. Cependant, cette sanctification n’est possible que si le chrétien marche par l’Esprit.

L’esprit de vie agit comme la nouvelle puissance dans la vie des croyants. L’obéissance à Christ et la sanctification qui en découlent, commencent à la régénération (avec la justification comme certificat)

1 Pierre 1:2

2 et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées!

L’Esprit-Saint continue de sanctifier le croyant jusqu’à ce qu’il soit libéré de son corps physique.

Actes 5:32

32 Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.

Il faut reconnaître qu’avec une nature pécheresse, ce n’est seulement qu’à la mort physique du chrétien qu’il sera totalement affranchi du pouvoir du péché.

3-    La victoire de l’Esprit sur la vieille nature

Romains 8:5

5 Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.

Ce verset parle de la régénération opérée par le Saint-Esprit et de la sanctification qui devient possible par l’action du Saint-Esprit. ( s’affectionnent = un lien d’affection, un attachement)

Romains 8:6-13

6 Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix;

7 car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

8 Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice.

11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

12 Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Ces versets 6 à 13 renvoient à Galates 5:16-25. Le non chrétien mène une vie de péché alors que le chrétien mène une vie régénérée sous la conduite du Saint-Esprit. C’est ce que révèle Jésus à Nicodème en :

Jean 3:3-5

3 Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

4 Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Le chrétien dirige sa vie dans le but de glorifier Dieu et le passage de Romains 8:5-13 révèle pourquoi le chrétien est capable de vivre en nouveauté de vie. Il explique que c’est le Saint-Esprit qui donne cette capacité.

Être en Christ, et Christ en nous est la clé du salut.

Jésus était dans un corps (la chair) qui n’était pas corrompu par le péché, et qui était complètement animé par le Saint-Esprit. Le chrétien est semblable à Jésus à la différence que son corps connait la corruption du péché. C’est uniquement grâce au Saint-Esprit qui habite en lui qu’il peut résister à la tentation, résister à sa nature charnelle, résister à sa nature pécheresse. C’est ce qu’explique ce passage de Romains chapitre 8.

Par six fois le mot « SI » est employé du verset 9 au verset 13. Par conséquent, ce « si » impose à tout chrétien de faire son introspection pour voir s’il est vraiment animé par le Saint-Esprit ? En effet, ce passage arrive au constat du verset 13 qui doit interpeller chaque chrétien.

Romains 8:13

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Quelle est l’interprétation possible de ce verset ? Reprenons l’exemple imagé et fantaisiste d’une voiture hybride (diesel- électrique). Le chrétien utilise-t-il délibérément le moteur diesel (qui pollue avec le péché), ou utilise-t-il le moteur électrique (guidé par le Saint Esprit) ?  S’il utilise exclusivement le moteur diesel, il mourra, parce qu’il aura choisi de vivre délibérément en dehors de la volonté de Dieu. Attention danger ! Il s’agit ici d’une question d’assurance du salut que l’apôtre Paul soulève. Celui qui vit selon la chair, n’a aucune assurance du salut pour lui.

Alors le chemin de sanctification ne peut se comprendre qu’avec l’aide et sous la conduite du Saint-Esprit. Cette marche dans la sanctification ne se constate pas seulement dans les paroles d’une personne, mais surtout par ses actes et sa conduite de vie.

Jean 17:3

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Le mot « connaître » dans la Bible, ne doit pas être pris dans le sens d’une compréhension intellectuelle, charnelle. Dans la Parole de Dieu, connaître une personne, veut dire connaître intimement, faire un avec cette personne. Par conséquent, le chrétien doit être un avec Dieu le Père par le Saint-Esprit. C’est cela qui fait la différence entre le vrai chrétien, et celui qui se prétend être chrétien mais qui en réalité ne l’est que de nom. Ce sont ceux que certains appellent des chrétiens professant.

Il ne sert à rien de dire : j’ai le Saint-Esprit en moi. Ou il est présent ou il ne l’est pas. Le proclamer de façon répété amène les autres personnes à douter de vous. Celui qui agit ainsi ne peut qu’impressionner les non croyants. Le vrai chrétien n’a pas à prouver quoi que ce soit. Il suit les directives du Saint-Esprit et son témoignage de vie le montre.

4- Les chrétiens sont devenus enfants de Dieu

Romains 8:14-17

14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

Le fait d’avoir le Saint-Esprit en nous, fait de nous des enfants de Dieu ! Ce passage de Romains chapitre 8 aux versets 14-17 est à mettre en relation avec celui de Galates 4:1-7 qui le confirme.

Galates 4:1-7

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

2 mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

3 Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

4 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

5 afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.

6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

7 Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Le verset de Romains chapitre 8 verset 15 est aussi confirmé par le verset de 2 Timothée 1:7, et il explique celui-ci.

2 Timothée 1:7

7 Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

Le chrétien n’est donc plus sous la domination d’un esprit de servitude vis à vis du péché. D’esclave qu’il était, il est devenu enfant de Dieu par l’adoption.

Esclave du péché, il était dans la crainte. Devenu enfant de Dieu, il est dans la joie ce qui lui donne de la force et du courage, et l’amour pour Dieu le pousse à ne plus pécher. Ses vêtements souillés (par le péché) ont fait place à une belle robe qu’il ne veut pas salir.

Paul avertit le chrétien qu’il rencontrera des souffrances sur son chemin.

Colossiens 1:24

24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église.

1 Pierre 2:18-23

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement.

20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces,

22Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude;

23 lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement;

Les souffrances que le chrétien peut rencontrer, sont plus à prendre par lui comme une purification ( épuration), voire de mort à lui-même.

1 Pierre 1:7 *

7 afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra,

5 – Dans la perspective de la gloire à venir.

Romains 8:17-18

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Verset 17-18 – La gloire à venir passe par les souffrances d’aujourd’hui, mais les souffrances du chrétien ne sont pas comparables à celles de Christ. Elles sont des afflictions que le chrétien est capable de supporter grâce au Saint-Esprit. Paul reconnait les difficultés de la vie chrétienne, avec ses tribulations, ses afflictions, et ses souffrances et ne les cache pas. Cependant après avoir réfléchi, il dresse le constat suivant : qu’est-ce à côté de la gloire à venir ?

Paul rappelle aux chrétiens d’Éphèse leur statut d’héritiers en :

Éphésiens 1:11

1 En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté,

Romains 8:19-23

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise,

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Autre constat, la création ayant aussi subi la déchéance liée au péché et ayant de ce fait connu une transformation, attend le jour de la rédemption. Paul au verset 21, prend l’enfantement comme image. C’est-à-dire que nous sommes ici sur terre à souffrir comme une femme en travail qui va mettre au monde un enfant. Il s’agit de notre propre enfantement et les douleurs présentes qui ne sont que passagères, déboucheront sur notre naissance dans un corps glorieux et éternel.

Genèse 3:18

18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.

 De la même façon que le chrétien a par la régénération une nouvelle nature, de même il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre au renouvellement de toutes choses, Dieu faisant toutes choses nouvelles (Apocalypse 21:5)

Romains 8:24-25

24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance: ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore?

25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Il est encore redit que la persévérance est associée à l’espérance. L’espérance du chrétien le pousse à la persévérance dans sa marche de sanctification, conduit par le Saint-Esprit, et ce sans oublier qu’il s’agit non pas de l’espérance d’un avenir temporaire, passager, mais d’un avenir éternel. Jésus annonce à ses apôtres ce qu’il leur adviendra dans l’éternité :

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

Romains 8:26-27

26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables;

27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.

Le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu, ce paraclet, cette aide, cet avocat auprès du Père est près de nous. Le chrétien peut se trouver dans des situations où il est désemparé et ne sachant pas comment implorer Dieu. Le Saint-Esprit est là comme médiateur et il agit dans les deux sens. Il plaide, intercède auprès du Père par des soupirs. En cela, il est l’avocat. Il console le chrétien, (consolateur). Il le fortifie. Il vient à son secours (aide).

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

Le chrétien est uni à Dieu par un amour réciproque. Il connait l’amour de Dieu pour lui et il ne doute pas que les afflictions passagères qu’il traverse, sont pour son éducation et sa fortification sur ce chemin de sanctification.

6 – Le chrétien est en sécurité dans le plan de Dieu

Romains 8:29-30

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Attention à l’interprétation de ce passage. Certains parlent de la prédestination, une élection selon de dessein de Dieu. Cependant ce serait oublié qu’il est écrit au début du verset 28 : ‘Car ceux qu’il a connus d’avance’.

La prédestination ne s’explique que par la prescience de Dieu.

Voir 2 Thessaloniciens 2:1-15

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

2 Timothée 1:9

9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

Pour donner une image simple de la prédestination, paraphrasons Matthieu 7:13-14. Imaginons que les humains du monde entier soient sur une route très large, comme une autoroute, puis apparait un panneau indiquant une sortie : ‘Jésus le sauveur du monde’. La route large et spacieuse se poursuit. A la sortie se trouve un chemin resserré. Celui qui a reconnu Jésus comme son sauveur, voit le panneau et sort de cette autoroute pour poursuivre sa marche sur ce chemin resserré. Il est alors prédestiné à la vie éternelle, quand les autres poursuivent leur marche sur cette autoroute qui mène à la perdition.

Ce chrétiens qui sont sortis de l’autoroute, parlent entre eux et disent :

1 Jean 4:14 (voir Jean 4:42)

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.

Ce sont eux qui sont prédestinés à la vie éternelle selon ces deux versets de Romains chapitre 8. Dieu fait concourir toutes choses selon son dessein éternel (justification, sanctification, glorification).

Le but de la sanctification est de nous rendre saints et irréprochables. Il est donné en:

Éphésiens 1:4-5

4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

5 nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,

Sur le sujet de la prédestination, gardons toujours en mémoire que Dieu est juste et amour et que l’homme a son libre arbitre et qu’il ne fait acception de personne ainsi qu’il est écrit en Romains 2:11.

7 – Le chrétien est en sécurité parce que Dieu est pour lui

Romains 8:31-33

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

32 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?

33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!

Le verset 31 ne fait que dresser un état des lieux des versets précédents : sachant que … v 28-30, que dirons-nous donc ?

Romains 8:28-30

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

Qui peut s’opposer à Dieu ? Personne ! A partir du moment où Dieu a justifié les chrétiens, ils sont devenus ses enfants et il les protège de toutes attaques. N’oublions pas que Dieu est puissant. Il est le tout puissant ! Il est le seul Dieu !

Jésus a été accusé injustement, et condamné, mais c’était selon le plan de Dieu pour le salut des hommes. Aujourd’hui des personnes peuvent être accusées et condamnées pour leur foi en Jésus, et certaines le sont, mais ce n’est au pire que la mort du corps physiques. Ces personnes sont justifiées devant Dieu et elles seront glorifiées ! C’est ce qui importe !

S’il arrive au chrétien de pécher accidentellement, Jésus plaide pour lui.

Romains 8:34

34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

A rapprocher de Hébreux 7:25

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

1 Jean 2:1

1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

En effet, Jésus s’est sacrifié pour nous justifier et sa résurrection montre que Dieu le Père a agréé son sacrifice, et il est à la droite du Père

8-    Le chrétien est en sécurité en raison de l’amour de Dieu

Romains 8:35-36

35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée?

36 selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.

Il est aussi possible de dire que le chrétiens sont dans le creux de la main de Dieu où nul ne peut les ravir. Au verset 35-36, les épreuves citées ne sont là que pour purifier le chrétien. Elles viennent de Dieu, de la même façon que l’orfèvre purifie l’or dans un creuset en le passant par l’épreuve du feu pour obtenir un or pur. Les épreuves sont là pour que les chrétiens soient à l’image de Jésus que Dieu n’a pas épargné (v.32)

Romains 8:37

37 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.

N’extrapolons surtout pas, pour donner un sens à ce verset qu’il n’a pas !  Les chrétiens sont plus que vainqueurs non pas en toutes choses mais dans la tribulation, l’angoisse, la persécution, c’est-à-dire dans toutes les choses énumérées au verset 35. Et n’oublions surtout pas que les souffrances que les chrétiens endurent à cause de leur foi, glorifient Dieu.

Ésaïe 48:10

10  Je t’ai mis au creuset, mais non pour retirer de l’argent ; Je t’ai éprouvé dans la fournaise de l’adversité.

Ce verset d’Ésaïe montre que Dieu veut purifier son peuple dont le chrétien fait partie.

Il faut comprendre que si une personne chrétienne déploie une activité, celle-ci doit y avoir un repos parfait en Dieu. Quand le chrétien se repose sur le Seigneur, il trouve que toutes les circonstances qu’il traverse, deviennent des moyens que Dieu emploie pour lui faire du bien parce qu’il sait que Dieu l’aime et veut son bien. L’apôtre Paul se glorifie dans la certitude de ces choses. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’évangile comme une prospérité spirituelle (et non une prospérité toute matérielle que prône l’évangile dit « de la prospérité »). Dieu développe chez le chrétien l’image de Christ. Cette métamorphose s’opère chez lui, d’une manière comparable à celle d’une chenille (être terrestre) qui passe par l’étape de la chrysalide (le creuset de Dieu) pour devenir un papillon (être spirituel à l’image de Jésus). 

Romains 8:38-39

38 Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,

39 ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.

En effet, l’amour de Dieu ne change pas parce qu’il n’y a pas en Dieu une ombre de variation comme il est dit en :

Jacques 1:17

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

Paul dans l’épître aux Romains mentionne 7 lois.

– la loi de Moïse qui condamne (Romains 3:19)

– la loi en tant que principe général (Romains 3:21)

– la loi de des œuvres ou de propre justice (Romains 3:27)

– la loi de la foi qui exclut la loi des œuvres (Romains 3:27)

– la loi du péché dans les membres, (Romains 7:21, 23, 25)

– la loi de l’entendement que l’homme, malgré son consentement aux exigences de la loi mosaïque, ne peut y satisfaire en raison de la Loi du péché. (Romains 7:16, 23, 25)

– Et une nouvelle loi est révélée, celle de l’Esprit de vie qui a le pouvoir de délivrer le croyant de la loi du péché qui est dans ses membres, et qui a le pouvoir de libérer sa conscience de la condamnation de la loi mosaïque (Romains chapitre 8 versets 2 et 4)

Le chrétien, après avoir voulu combattre seul, avec ses propres forces (au chapitre 7) est épuisé, et il dresse le constat de son impuissance et crie au secours. Dieu par son Esprit Saint vient au secours de celui qui reconnait son impuissance. Il y a alors ce cri de victoire qui éclate.

8:1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

Les actions du Saint-Esprit chez le chrétien.

1. Romains 8:2 – La puissance de l’Esprit le libère de la puissance du péché. Par loi de l’Esprit, il faut entendre la puissance de l’Esprit. C’est un esprit nouveau qui se répand dans le cœur du croyant. Se réalise ainsi la promesse de

 Ézéchiel 36:26

26  Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair.

2. Romains 8:13 – Le Saint-Esprit fait mourir au péché. Le fidèle qui obéit à l’Esprit réalise bientôt la victoire. Un miracle s’accomplit. Il est affranchi du péché.

3. Romains 8:14 – Le Saint-Esprit conduit le croyant. Pour que le miracle s’opère, une condition est à remplir. Il faut que le croyant obéisse aux inspirations de l’Esprit, à cette voix intérieure qui lui montre sans cesse le chemin qui monte.

 4. Romains 8:16 – Le Saint-Esprit rend témoignage à son esprit. Le fidèle qui obéit à son Dieu entend en lui une douce voix qui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. Prends courage »

5. Romains 8:28 – Le Saint-Esprit donne l’assurance du salut. Celui qui est engagé sur ce chemin n’a plus rien à craindre ni sur la terre, ni dans l’éternité. Il peut entonner l’hymne de l’assurance du salut de Romains chapitre 8 aux versets 28-29), et proclamer avec joie :
« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui les justifie. Nous sommes vainqueurs et plus encore. Nous avons l’assurance que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. »

Il n’y a plus de condamnation

Pour comprendre le fait qu’il n’y a plus de condamnation, le chrétien doit retenir deux faits:

1 Le Saint-Esprit est en lui, et il est en Christ.

2 La justice de Dieu veut que là où il y a péché, il y ait condamnation mais l’amour de Dieu opère une substitution. Jésus a pris la place de celui qui le reconnait comme Sauveur et Seigneur, et a subi la condamnation à mort que ce dernier méritait.

Pour revenir à l’image de la voiture hybride, le Seigneur veut que le chrétien prenne l’habitude de n’utiliser que le moteur à énergie électrique (Saint Esprit), plutôt que celui à énergie fossile (chair) car quand il ressuscitera, ce sera comme si son corps, son véhicule était remplacé par un véhicule tout électrique avec une nouvelle et ‘glorieuse’ carrosserie. Le corps du chrétien sera alors animé exclusivement par le Saint-Esprit. Il doit donc, tant qu’il est encore sur cette terre, s’habituer dès à présent à marcher selon l’esprit et non selon la chair, et il doit considérer ce temps de la sanctification comme un temps d’adaptation au nouveau mode de fonctionnement qui sera le sien dans l’éternité.

Revenons à l’exemple de la voiture

La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir comment faire fonctionner le mieux possible le moteur électrique. La réponse est simplement en faisant appel à Dieu par la prière dès le matin avant de commencer la journée pour lui demander de prendre le contrôle de sa vie, de rester en communion avec lui en tout temps (prière, lecture de la Bible) et pour lui demander son aide avant toute activité.

Additifs

Quelques développements sur des concepts abordés dans ce chapitre.

La rédemption : (apolutosis)

En Romains 8:23

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Le mot rédemption signifie la libération effectuée par le paiement d’une rançon. La libération, la délivrance est obtenue par le rachat.

Au chapitre 3 de l’Épître aux romains, il est question des trois fondements du salut, et je veux revenir sur le mot que nous y retrouvons, savoir la rédemption.

La rédemption s’opère par le sang et par le pouvoir divin, et nous en avons une illustration en

Exode 14:30

30    En ce jour, l’Éternel délivra Israël de la main des Égyptiens ; et Israël vit sur le rivage de la mer les Égyptiens qui étaient morts.

 Délivra : « yascha » en hébreu qui est la racine de Jehoschua,  Yésous étant la forme grecque de ce mot « Yéschua » et qui veut dire : Dieu sauve, délivre

Et en Ésaïe 59:20

20   « Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Éternel. »

Dès l’Ancien Testament, nous avions l’annonce de la venue de Jésus

Chez les Hébreux la rédemption ou rachat se faisait par un proche parent comme dans le livre de Ruth. Boaz, le « goël » est la magnifique illustration de Jésus, de celui qui a droit de rachat.

La rédemption par le proche parent concernait à la fois la personne et son héritage (Galates 4:5)

5    « afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. »

Le rédempteur doit avoir la capacité de rachat.

Et la rédemption devient effective quand le « goël » s’est acquitté de la totalité de la somme due pour le rachat. Jésus a donné sa vie en rançon. En clair, il a donné sa vie pour la libération, le rachat des hommes de la puissance du péché.

Adoption (Romains chapitre 8 versets 14-17)

L’adoption exprime plus une position qu’une relation de parenté, le mot grec signifiant qui donne la place d’un fils. La régénération, nouvelle naissance, fait du croyant un enfant de Dieu, et l’adoption lui confère la position de fils de Dieu.

On distingue dans les écritures le mot fils et enfant.

Un enfant devient un fils passé un certain âge. Je vous invite à vous reporter à l’étude de Galates au chapitre 4:1-7

Enfant : comme le dit Paul en Galates 4-1 un enfant n’est pas plus qu’un esclave

Fils : d’enfant que nous étions, quand nous recevons l’esprit d’adoption, nous devenons fils, et l’Esprit de son fils en nous crie « Abba, Père » (Galates 4:6)

Nous retrouvons en Romains 8:15, ce que Paul a écrit et développé en Galates 4:1-7.

La nouvelle naissance fait de nous des enfants de Dieu, l’adoption fait de nous des Fils de Dieu.

Abba-Père : Abba est un mot de la langue araméenne, langue courante parlée du temps de Jésus, rapportée après le retour d’exil de Babylone, parlée encore aujourd’hui en Irak dans la région de l’ancienne Babylone. Abba veut dire père, proche de l’hébreu « AB »

Ce mot Abba est employé par les enfants s’adressant à leur père, et qui exprime une totale confiance. Cependant, il peut être employé de la part d’un jeune adulte quand il s’adresse de manière respectueuse à un homme âgé. Il contient donc en lui-même une forme de respect et d’affection due à une personne plus âgée.

Le Saint-Esprit, le Paraclet
Jean 14:16

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,

A propos du Saint Esprit, certaines traductions utilisent le mot « aide », tandis que d’autres utilisent le mot « consolateur ». Le mot grec traduit par l’un ou l’autre terme est parakletos. C’est de lui que vient le mot français paraclet. Ce mot comprend un préfixe, para-, qui signifie « à côté », et une racine qui est une forme du verbe kletos et qui signifie « appeler ». Un parakletos est donc une personne appelée à se tenir aux côtés d’une autre. Ce terme s’appliquait généralement à un avocat, mais pas à n’importe lequel. D’un point de vue technique, le parakletos était l’avocat de la famille qui avait un mandat permanent. Chaque fois qu’un problème survenait dans la famille, le parakletos était appelé, et il venait immédiatement pour aider à trouver une solution. Il en va de même dans notre relation avec le Saint‑Esprit. Nous faisons partie de la famille de Dieu, et l’avocat de la famille est le Saint‑Esprit lui-même. Il est toujours présent pour nous accompagner et nous aider dans les moments difficiles.