Romains chapitre 10 – Étude Biblique

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Le chapitre 10 de l’Épître aux Romains concerne spécifiquement les juifs. Quand Paul est appelé l’apôtre des païens, il ne faut pas penser qu’il ne s’adressait qu’aux païens, loin de là. Son ministère s’exerçait certes en terre païenne et non en Judée et Samarie où les juifs étaient les plus nombreux. Cependant il suffit d’observer que dans chaque lieu où il allait, il commençait par aller prêcher dans la synagogue.

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Romains chapitre 10 : la foi en Jésus, clé du salut

Introduction

Dans Romains aux chapitres 9 à 11, Paul parle du rejet des juifs et du salut des non juifs croyants qui étaient déjà annoncés dans l’Ancien Testament. Un point peut rendre mal à l’aise, c’est celui concernant la prérogative souveraine de Dieu de sauver qui il veut et d’endurcir qui il veut, ce qui ne peut pas s’expliquer clairement au regard de ce que nous connaissons de Dieu, savoir : son équité, sa justice et son amour.

Comme il l’a été dit précédemment, Paul a prêché d’abord aux juifs en terre païenne. Cependant, dans son travail d’évangélisation, un virage a eu pris à Antioche de Pisidie.

Actes 13:44-46

44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Mettons nous un instant la place de Paul et de Barnabas. Si nous avons quelque chose de précieux à offrir gracieusement à des personnes et que celles-ci rejettent ce que nous leur proposons avec mépris, c’est dur pour nous ! Là à travers ces versets, on peut constater que les juifs jaloux n’étaient même pas disposés à écouter le message de Paul pour voir s’il était juste ou faux. Il est toujours possible de contredire quelqu’un, de s’opposer à un message dans la mesure où l’on considère qu’il n’est pas juste. Mais de là à injurier et à contredire systématiquement, il y a une marge. La parole de Paul est dure. La façon de parler de Paul constitue une bonne leçon pour les chrétiens « puisque vous vous jugez indignes », qui doivent veiller à toujours être justes, et à ne jamais prendre une décision pour quelqu’un d’autre.

En tant que chrétiens, nous avons quelque chose de précieux à offrir puisque c’est le salut, la vie éternelle que nous présentons. Cependant, nous pouvons nous trouver exactement dans la même situation que Paul et Barnabas. Dans ce cas, il ne faut pas prendre les injures pour nous mêmes. Dans ces circonstances, ce n’est pas le messager qui est rejeté mais c’est le message de Dieu qui est rejeté. Ceci est évidemment très grave pour ceux qui rejettent le message du salut, car en rejetant le message, c’est Dieu qu’ils  rejettent.

1 – Prêcher l’Évangile de Dieu aux perdus

Hélas, c’est bien souvent ce que nous vivons aujourd’hui quand nous parlons de Jésus et du salut par grâce. Si nous disons que le salut est gratuit, le raisonnement humain habituel veut que si c’est gratuit, cela n’a pas de valeur. Or c’est bien sûr tout le contraire. Si le salut nous est offert et qu’il est une grâce de Dieu, cela ne veut pas dire que celui qui aura accepté ce salut n’aura rien à faire et que cela ne lui coûtera pas. Le salut pourra coûter très cher par la suite. S’il est offert par Dieu, celui-ci a un cout puisqu’avec la conversion, la personne sauvée est amenée à changer sa façon de voir la vie, de changer sa façon de vivre avec le risque de perdre sa famille, ses relations, et d’être rejeté par la société… Aussi faut-il faire attention aux paroles que nous prononçons dans l’évangélisation. Il est toujours préférable de parler du salut par grâce au lieu de parler de salut gratuit.

Paul malgré la mauvais accueil de la part de certains juifs,  a continué à prêcher dans les synagogues et la meilleure preuve en est le verset de: 

Romains 10:1

1 Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés.

En effet, Paul, comme pharisien versé dans la connaissance des Écritures, était particulièrement bien placé pour parler à son peuple. Il pouvait répondre à toutes les questions qui lui étaient posées. Il pouvait répondre à tous ses contradicteurs parce qu’il était rompu aux Écritures.

Alors lors de l’évangélisation, pourquoi certains se convertissent à Jésus et d’autres pas? Cela reste un mystère pour nous, si ce n’est que certains sont convaincus par l’action du Saint Esprit en fonction de leur disposition de cœur. Alors, ne cherchons pas à comprendre, et contentons nous de faire notre part en annonçant l’évangile à tous, quels qu’ils soient, et prions pour que Dieu par son Saint Esprit touche les cœurs et qui entendent le message. L’élection est la prérogative de Dieu, et la proclamation de l’Évangile est notre devoir.

Romains 10:2-4

Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu;

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Ce passage oppose deux types de justice: la justice qui vient de la loi et la justice qui vient de la foi.

La justice qui vient de la loi, est la justice obtenue sous la contrainte des œuvres, sans joie. Les gens qui pratiquent la justice de la loi, font en quelque sorte leur propre justice et sorte de la justice de Dieu. Ils pensent qu’en faisant de bonnes oeuvres selon eux, ils plaisent à Dieu et méritent leur salut.

Paul explique que la véritable justice est celle qui vient de la foi. C’est la justice obtenue par amour, par l’abandon de soi et non par les oeuvres « Je m’en remets à Dieu et à son amour ». Les chrétiens doivent tendre à observer les commandements de Dieu mais doivent le faire avec confiance et amour pour Dieu. Il n’est pas possible de dissocier la foi et l’amour. Si on n’a pas foi en Dieu, une totale confiance,  on pratiquera la loi pour obtenir le salut, alors que le salut ne s’obtient que par la foi. La loi ne peut servir que de balise pour marcher sur le chemin étroit et resserré de la sanctification. La loi de Moïse telle que les gens la comprenaient, les mettait sous la contrainte, dans l’esclavage. Or Jésus nous a affranchis de la malédiction de la loi ainsi qu’il est écrit en Galates 3:13.

Israël n’a pas réussi à obtenir la justice de Dieu non seulement parce qu’il a refusé de se soumettre à la justice de Dieu mais aussi parce qu’il a cherché à établir sa propre justice. Ce passage n’est pas spécifique aux Israélites. Il est aussi vrai pour ceux qui ont entendu l’Évangile mais qui veulent établir leur propre justice, selon leur propre pensée, au lieu de chercher Dieu, sa pensée et sa volonté. Or il est dit en :

Ésaïe 55:8

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Il ne faut pas avoir une pensée, et vouloir l’attribuer à Dieu. Bien souvent, le raisonnement humain se trouve diamétralement opposé aux pensées de Dieu. Ceci est le plus souvent du à un problème de méconnaissance des Écritures et de mauvaises interprétations de celles-ci. Regardez le verset de:

Ésaïe 30:15

15 Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël: C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu!

Si nous prenons ce verset en considérant que notre salut est dans les mains de Dieu et que nous nous abandonnons à lui dans le calme et la confiance, il ne faut pas que la fin du verset s’applique à nous (vous ne l’avez pas voulu). C’est une question de choix. Trop souvent malheureusement, les gens veulent gagner leur salut. Or le salut s’obtient par grâce et vient de la foi seule en Jésus-Christ et en Jésus seul.

Depuis le début du ministère de Jésus, les juifs n’ont pas pris conscience qu’ils ne pouvaient pas obtenir le salut par les œuvres mais par la foi en Jésus seule.

Romains 10:4

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Le mot fin ici est la traduction du grec « telos »= fin, dans le sens de finalité, de but, tandis qu’en

Hébreux 6:16

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. 

Mettre fin qui est la traduction du mot grec « peras » se traduit aussi par mettre un terme, une extrémité, une limite, une frontière.

Le choix des mots change la compréhension du texte. Ici,  Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir, comme Il le dit même en :

            Matthieu 5:17

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. »

Jésus-Christ est la finalité de la Loi. La finalité de la loi était pour nous amener à Jésus, alors qu’en Hébreux 6:16, la fin signifie clôture, ce qui est bien différent de ce que veut dire le verset de Romains 10:4

C’est important de comprendre cela. Les juifs n’ont pas compris que l’objectif final de la loi était de les amener à Jésus ce que Paul explique parfaitement.

Le verset de Matthieu 5:17  est un des versets les plus importants du sermon sur la montagne. Jésus lui même dit qu’il est venu non pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Cela veut dire que la révélation de Jésus nous vient par les commandements. La sanctification qui doit suivre la conversion, est de marcher sur ce chemin étroit et resserré de Matthieu 7:14 ce qui demande de tendre à obéir à toute la loi pour ressembler de plus en plus à Jésus parce que nous l’aimons et nous voulons lui plaire en lui obéissant.

Tout homme qui voudrait par ses propres forces obéir à toute la loi, à un moment donné, va tomber sur une impasse. Il va se retrouver bloqué, se rendant compte de son impuissance à vouloir être juste par ses propres forces Et là, Jésus va se présenter avec un choix : accepter ou ne pas accepter. Au bout de la loi, Jésus est là qui propose sa grâce et qui peut ouvrir la porte étroite de la justification par la foi qui débouche sur le chemin resserré de la sanctification qui peut en rebuter quelques uns.

La loi doit amener à prendre conscience de notre impuissance à nous sauver par nous-mêmes et de notre besoin d’un sauveur. Nous ne pouvons pas obtenir la Justice de Dieu par nos propres forces, par notre propre justice, mais par Jésus. En cela Jésus est le but de la Loi. La Loi nous pousse à constater notre impuissance et à nous tourner vers Jésus pour obtenir par lui la Justice de Dieu. Nous sommes alors justifiés. Christ est l’accomplissement et la fin de la loi.

2 – l’Ancien Testament enseigne la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Donc, avec Jésus vient le salut par grâce.

Romains 10:5

5 En effet, Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi : L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Ce verset fait référence à un verset de l’Ancien Testament que les juifs connaissaient. Par conséquent, ceux-ci ne pouvaient donc pas contredire Paul. Il s’agit de:

Lévitique 18:5

Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Paul invite à faire un choix entre faire les œuvres de la Loi, ou faire les œuvres de la Foi  avec les trois versets suivants:

Romains 1:17

17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit: Le juste vivra par la foi. 

Galates 3:11

11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit: Le juste vivra par la foi. »

Hébreux 10:38

38 Et mon juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

Il y a une insistance sur ce fait que Le juste vivra par la foi. » . Ces versets font référence à :

Habacuc 2:4

4 Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi.

Avoir la foi, c’est manifester de l’amour pour Dieu qui désire que nous l’aimions. Et comment pouvons nous prouver tout simplement que nous l’aimons ? En manifestant de la foi vis à vis de lui et de sa parole. Nos actes manifestent plus notre foi que nos paroles et nos paroles et nos actes doivent être en adéquation si non ce serait être hypocrite.

La loi est la condition absolue pour la justification (salut). Le problème est qu’aucun être humain ne possède cette perfection. Par conséquent,  il a  besoin d’un Sauveur qui mérite cette justification et qui l’a lui impute (crédite, attribue, accorde).

La loi est la condition absolue de Dieu pour la sanctification. Elle est la norme d’une vie conforme à la volonté de Dieu. Pour l’homme, il  est impossible de respecter la loi,  d’où l’absolue nécessité d’être en Christ.

La loi est la norme absolue pour la sanctification. Ainsi aujourd’hui pour le chrétien, la loi doit être la norme de vie, conforme à la volonté de Dieu et cela n’est rendu possible qu’avec l’aide du Saint Esprit. Par conséquent, la sanctification ne peut pas se faire en dehors du Saint Esprit et de la Parole (Jean 17:17)

La loi est la norme absolue selon laquelle Dieu juge et condamne le péché. C’est à juste titre que Dieu exige que tous les péchés des hommes soient punis. Aucun homme ne peut répondre à l’exigence d’être sans péché. D’où la nécessité d’avoir un médiateur, un substitut.

Romains 10:6-8

6    Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi: Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel? c’est en faire descendre Christ;

7    ou: Qui descendra dans l’abîme? c’est faire remonter Christ d’entre les morts.

8    Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Ce passage de Romains est la transposition de

Deutéronome 30:11-14

11Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée.

12 Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises: Qui montera pour nous au ciel et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

13 Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises: Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

14 C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.

3 – La proclamation de la parole

Paul dit que la justice de Dieu vient par :

            v.6 – La première venue de Jésus-Christ;

            v.7 – La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts

par la proclamation de l’Évangile qui fait connaître la justice de Dieu en Jésus-Christ.

            v.8 – Par la parole de Dieu dans le cœur et la bouche

En Romains 1:16 il est écrit que l’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.

Il faut rappeler et ne pas oublier que la parole a une puissance. Une parole de malédiction va produire un effet. Toute parole a une puissance. Elle peut être positive ou négative. La proclamation de la Parole de Dieu quant à elle, a une extraordinaire et très grande puissance. Il est écrit en :

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Aussi est il très important dans nos temps de prières de proclamer la parole de Dieu pour rappeler à celui-ci ses promesses. C’est une invitation pour lui à exécuter sa parole.

Romains 10:9-11

9    Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10    Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11    Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Ce passage est le préambule du salut. Le problème est dans quelle mesure tu crois. Il y a plusieurs façons de comprendre le mot croire. Crois-tu intellectuellement ou  crois-tu de tout ton être ce qui est la marque d’une conviction. Il faut faire très attention à ce que veut dire un verset. Ces versets ne sont qu’une entrée en matière au salut car il faut passer par la repentance, passer par les eaux du baptême et ensuite marcher sur le chemin de la sanctification.  Ces versets sont  à mettre en parallèle avec celui de :

1 Corinthiens 15:1-4

1 Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré,

et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain.

Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

4 qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Ces quatre versets de 1 Corinthiens 15:1-4 sont le résumé de la Bible. Il nous faut nous les approprier en reconnaissant la seigneurie de Jésus, croire et proclamer (ou confesser)

Après avoir dit dans Romains 10 : 10-11 que le salut ne s’obtient pas par les œuvres, Paul nous dit dans ces versets comment obtenir le salut, comment être justifié aux yeux de Dieu. 

Il y a deux conditions pour être sauvé ! Ne nous arrêtons pas seulement à la première. Comme le dit le verset 10, le salut passe par le cœur puis par la bouche.

Matthieu 12:34 

34… de l’abondance du cœur la bouche parle 

C’est parce que tu crois dans ton cœur que Dieu a ressuscité Jésus, que tu proclames (confesses) de ta bouche le Seigneur Jésus, avec cette précision : croire dans ton cœur, c’est avoir la conviction profonde de …

Le cœur désigne ce qui est au plus profond de l’être humain, ses entrailles, sa volonté, ses émotions. C’est pourquoi, Salomon dit en :

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

«Croire et Confesser» n’ont pas la même fonction ni le même effet quant à la justification (salut). Confesser sans croire est vain, et ne trompe pas Jésus.

cf. Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Et croire sans confesser n’est pas mieux et n’est pas sincère. C’est avoir honte de Jésus et c’est très grave. Si nous croyons, nous sommes censés confesser, proclamer la Seigneurie de Jésus, témoigner et répondre ainsi à la grande mission de Matthieu 28:19-20. Les conséquences de ne pas confesser Jésus se trouve dans les versets de :

Luc 9:26

26 Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.

 cf. Matthieu 10:32

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

 Jean 12:42-43

42 Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue.

43 Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

Pour chacun de nous, il convient de mesurer la conséquence de nos choix et de nous rappeler de ces versets. Pour un chrétien qui chute, celui-ci peut toujours se repentir à l’instar de Pierre qui a renié Jésus par trois fois et que Jésus a restauré.

La foi dans le cœur est absolument indispensable au salut (cf. Jean 3:18, 36). Avec le fait de croire ou de ne pas croire, un jugement s’opère. Comme les œuvres bonnes, la confession de la bouche est la preuve de la foi authentique dans le cœur.

Un verset est à mettre en pratique pour les chrétiens, il s’agit de :

2 Corinthiens 4:13

13 Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Écriture: J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons,

Les personnes qui croient sincèrement, ne peuvent s’empêcher de dire ce qu’elles ont vu ou entendu ainsi qu’il est écrit en (Actes 4:20; Jean 4:15)

Actes 4:20

20 car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 Aussi nous sommes tous invités à parler. Il est écrit : ce que ta main trouve à faire, fais le. On peut dire aussi que si tu trouves l’opportunité de parler, parle. C’est le Seigneur qui créé les opportunités pour parler. Il n’est pas toujours facile de savoir à quel moment il faut parler. Pour cela, il faut avoir une disposition d’esprit, d’être à l’écoute du Saint Esprit, en bref d’être disponible.

4 – Il n’y a plus ni Juif, ni Grec

Romains 10:12-13

12 Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent.

13 Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Paul montre ici qu’il arrive à la même conclusion que Pierre à Césarée Maritime : il n’y a plus de différence entre le Juif et le Grec. Ainsi quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. L’Évangile s’adresse à tous !

Paul insiste sur le quiconque, puisque les Juifs ne se sont pas montrés meilleurs que les païens et que des païens ont été sauvés grâce à Pierre ainsi que cela est écrit en Actes 10. Le verset de Romains 12:13 est une citation d’un des versets du livre de Joël.

Joël 2:32

32 Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé; Le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Comme a dit l’Éternel, Et parmi les réchappés que l’Éternel appellera.

Le mot invoquer a pour signification : appeler à l’aide par la prière. Donc, quand on invoque le nom de l’Éternel, on appelle la puissance de Dieu par la prière.

Quand on lit qu’il n’y a plus ni juif, ni grec au temps de Paul, il est surprenant de voir à notre époque des chrétiens soit mépriser les juifs et être antisémites, soit les envier. Certaines personnes même, voudraient se trouver des racines juives, comme si cela allait les rendre supérieures aux autres chrétiens. Qu’est ce qu’un juif messianique, si ce n’est tout simplement un juif qui croit en Jésus comme nous qui sommes des gentils, croyons en Jésus. « Il n’y a plus ni juif, ni grec », il n’y a plus que des croyants en Jésus qui font partie du corps de Christ, de l’Épouse. L’esprit humain est souvent tortueux. Pourquoi vouloir s’identifier aux autres, tout en se distinguant et en voulant paraître supérieur et faire croire être ce qu’on n’est pas? Les gens qui font cela se fatiguent pour rien, car cela est vain ! Cette attitude est purement charnelle.

La diffusion mondiale de l’Évangile :

Romains 10:14-16

14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche?

15 Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!

16 Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication?

Paul parle des Israélites, mais aujourd’hui, tout homme quel qu’il soit, doit entendre l’Évangile. Ce n’est pas parce que les Juifs ont rejeté Jésus qu’il ne faut pas leur parler. Aujourd’hui, il nous faut parler à tout homme en dehors de toute considération de races, de couleurs, de religion. Ce passage est un envoi en mission. Chaque chrétien doit être en mission là où il se trouve déjà.

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Dans certaines bibles, il est écrit parole de Dieu au lieu de parole de Christ, ce qui n’est pas exact, puisque le mot grec est Christos qui veut dire Christ. Ce verset important à retenir est la raison qui découle des versets précédents 14-16. C’est parce que nous parlerons de l’Évangile, que les non croyants seront amenés à croire en Jésus. Il y a dans ce chapitre une insistance à ce que chaque chrétien parle de l’Évangile. Nous savons l’influence des paroles que nous entendons. Il en est de même pour les autres. Si nous sommes convertis, c’est parce que des personnes nous ont parlé. Alors faisons de même ! Et …

Matthieu 11:15

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

La foi n’est pas l’adhésion à une vérité, à un concept, mais à une personne : Jésus-Christ

Nous sommes tous mandatés pour annoncer l’Évangile, mais il est important d’avoir une bonne connaissance des Écritures pour annoncer la bonne nouvelle pour ne pas tordre les écritures et ne pas donner une interprétation qui ne serait pas juste. Il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions. Nous ne sommes pas appelés à interpréter la Parole à notre convenance, il faut lui être fidèle.

La responsabilité du chrétien est de parler, mais surtout en rapportant fidèlement la Parole. La responsabilité de l’auditeur est d’accepter et de se soumettre à la Parole.

Romains 10:18

18 Mais je dis: N’ont-ils pas entendu? Au contraire! Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde.

La Parole de Dieu et la connaissance de Jésus se sont répandues dans tout l’empire romain et au-delà par les Juifs qui, notamment, étaient venus à Jérusalem lors de la Pâque et de la Pentecôte et qui sont ensuite repartis dans leur pays où ils ont essaimé.

Romains 10:19-21

19 Mais je dis: Israël ne l’a-t-il pas su? Moïse le premier dit: J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est point une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence.

20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.

21 Mais au sujet d’Israël, il dit: J’ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant.

Le versait 20 du chapitre 10 de Romains est la reprise du verset d’Ésaïe 65:1 qui dit « Je me suis laissé trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas ». Le fait que les païens croient en Jésus doit susciter la jalousie des Israélites qui peuvent considérer qu’on les dépossède de ce qui leur appartient de droit, et cela afin de les amener à Jésus.

La jalousie est un des problèmes des humains. Il suffit de voir comment se comportent les enfants avec leurs jouets qu’ils délaissent et qu’ils veulent reprendre quand un autre enfant s’y intéresse. Pour Israël, c’est pareil. Les juifs avaient quelque chose qu’ils dédaignaient, chose qui leur était pourtant destinée. C’est pourquoi, Paul reprend la parole citée en Ésaïe « j’exciterai leur jalousie ». Les chrétiens doivent susciter la jalousie des juifs et pas seulement des juifs, mais de tout le monde. Ce passage de Romains 10: 19-21 est un rappel de :

Deutéronome 32:21

21 Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, Ils m’ont irrité par leurs vaines idoles; Et moi, j’exciterai leur jalousie par ce qui n’est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée

Il faut jouer avec les travers humains pour amener des personnes à la conversion. Ce chapitre s’adresse aux juifs, mais nous voyons quand même qu’il y a une grande insistance à proclamer la Parole, l’Évangile à tout le monde.

Une grande leçon de ce chapitre est l’invitation à proclamer l’évangile à tout le monde. Comment une personne pourrait-elle se tourner vers Jésus et lui donner sa vie si personne ne lui a jamais parlé de lui auparavant ?

Après que nous ayons parlé, la responsabilité appartient à chacun de croire ou de ne pas croire.

Luc 10:16

16 Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé.

Romains chapitre 9 – Étude Biblique

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La lettre aux Romains du chapitre 9 au chapitre 11 constitue une lettre dans la lettre parce que le sujet qui y est traité, s’adresse plus spécifiquement aux juifs convertis. Son objet est la révélation de la position d’Israël par rapport à l’élection des non juifs.

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Romains chapitre 9 : le mystère de l’élection divine et Israël

Introduction

Paul n’utilise plus, à l’exception d’une seule fois, le mot de Juifs mais celui d’Israélites pour qualifier spécifiquement les descendants de Jacob-Israël. Pourquoi ? Parce que le mot juif désigne logiquement les descendants de Juda. Cependant en grec, ce même mot désigne les Israélites et les habitants de Judée composée des descendants de Juda et de Benjamin. Pour rappel le royaume d’Israël était composé de dix tribus et celui de Juda de deux tribus qui étaient Juda et de Benjamin.

Paul commence par montrer à ses lecteurs qu’il n’a pas changé, qu’il était juif pratiquant scrupuleusement les règles juives, et que sa conversion ne l’a pas fait renier ses origines. Le chrétien né de nouveau peut connaître la même situation en étant considéré comme un traître qui provoque le trouble dans les rangs d’une assemblée traditionnelle, et ce quelle que soit son appellation. Pourquoi ? C’est simple ! Les membres de celles-ci considèrent détenir seuls la Vérité et que leur religion est la seule bonne, parce qu’elle est la leur, et qu’ils ne peuvent à leurs yeux pas se tromper. La conversion d’un de leurs membres (tournée vers Jésus) est prise comme une trahison, un changement de religion, alors que bien sûr, il ne s’agit pas de cela. La raison profonde de ce comportement est le refus de remettre en cause leur propre croyance alors que la conversion est le premier objectif à atteindre pour arriver au salut par Jésus qui est le vrai et unique but d’une vie de Foi.

Une question vient à l’esprit

Dieu aurait-il manqué à ses promesses de faire du peuple hébreu, le peuple élu par Lui ? Le peuple juif fait partie de la promesse.

Pour bien faire comprendre la promesse faite à Abraham, Paul distingue les enfants ou descendants d’Israël nés de la chair, des enfants nés de la promesse. Paul, au verset 6, reprend à sa façon un verset d’Ésaïe qui dit que:

 Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

De même que les Israélites ne font pas tous partie de la promesse, de même, tous les descendants d’Abraham, né d’Agar et de Kétura ne font pas non plus partie de la promesse. Nous ne devons jamais oublier que Dieu n’est pas homme pour mentir. Dieu a fait une promesse unilatérale, et inconditionnelle. Cependant Dieu est juste, et amour. Où serait l’Amour et la Justice si dès les temps anciens, les choses étaient arrêtées d’avance et figées.

Paul rappelle l’épisode relaté Exode 33:19 où Dieu répond à Moïse qui venait de lui demander de lui faire voir sa gloire.

Exode 33:19

19  L’Éternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. 

Nous avons ici une aide pour la compréhension de l’élection. Ce verset montre la souveraineté de Dieu. La bonté de Dieu n’est pas sans limite et c’est lui qui décide. L’élection ou non sera pour chaque humain en fonction de son comportement. C’est là où se joue l’équilibre entre le libre arbitre de l’homme et de la décision de Dieu en fonction de la position de celui-ci.

Le peuple d’Israël n’est pas le peuple élu au sens strict du terme. Cela veut dire que ce n’est pas le seul peuple élu. Si tel était le cas, cela voudrait dire que lui seul aurait le Salut. Dans ce cas, où serait la justice de Dieu ? Paul va faire à ce sujet un développement très intéressant.

Abraham eut plusieurs descendants Isaac, Ismaël, plus les six fils qu’il eut de Kétura. Or seul Isaac a pu revendiquer le titre de fils de la promesse.

De même Isaac eut deux fils Esaü et Jacob (Israël), et ces deux fils ne sont pas tous les deux, les fils de la promesse dans le sens où la promesse est prise dans un autre sens que la simple promesse d’une postérité charnelle. D’ailleurs, en Malachie 1:2, Dieu dit qu’il a aimé Jacob et qu’il a eu de la haine pour Esaü, Esaü à qui il a pourtant donné de grands biens matériels. En fait la promesse d’une descendance faite à Abraham est autant une descendance naturelle (enfant) qu’une descendance spirituelle. Abraham étant le père de la Foi, en cela il a une descendance spirituelle de fils et de petit fils tous animés par la Foi. Ainsi, nous sommes par la Foi, des descendants d’Abraham, des fils de la promesse quand nous sommes nés de nouveau. Les personnes juives à cause de leur choix personnel d’être incrédules à propos de l’oeuvre de Jésus Christ à la croix, ne font pas partie des descendants de la promesse tant qu’ils n’ont pas la foi en Jésus-Christ. Il en est de même du païen qui pourra faire partie du peuple de Dieu quand il aura foi en Dieu et en l’oeuvre de Jésus-Christ à la croix.

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1 – Une description des privilèges d’Israël

 Romains 9:1-5

1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint Esprit:

J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel.

Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,

qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,

et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!

Les privilèges d’Israël dont il est question dans ces versets, était en quelque sorte une mise à part des israélites par rapport à l’ensemble des peuples de la terre, pour que ces Israélites connaissent Dieu, qu’ils le servent et qu’ils le fassent connaître au monde entier. Quand on parle de peuple témoin, cela est à double sens. Il s’agit du peuple qui témoigne de Dieu aux autres peuples, mais qui témoigne aussi à Dieu de ce que sont les autres peuples avec leur faiblesse, leurs défauts.

Actes 13:16-23

16 Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit: Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez!

17 Le Dieu de ce peuple d’Israël a choisi nos pères. Il mit ce peuple en honneur pendant son séjour au pays d’Égypte, et il l’en fit sortir par son bras puissant.

23 C’est de la postérité de David que Dieu, selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus.

Le chapitre 13 du livre des actes des apôtres, constitue une charnière. En effet, Paul va changer sa façon d’évangéliser. Au début, Paul et Silas allaient dans les synagogues et beaucoup de juifs venaient. Un grand nombre d’entre eux pris de jalousie, s’opposaient à Paul en le contredisant et en l’injuriant. Paul va leur dire que c’est à eux premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée, mais puisqu’ils la repoussent et qu’ils se jugent eux mêmes indignes de la vie éternelle, il va se tourner vers les païens. A partir de ce moment là, Paul va plus porter ses regards vers les païens.

Éphésiens 2:11-13

11 C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme,

12 souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

13 Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.

On va s’arrêter sur les versets 4 et 5 de Romains 9 où il est question d’adoption, de gloire, d’alliances, de promesses. Au verset 4 il est question de l’adoption. Cependant Israël n’est pas le seul, il est le premier né. A quel moment parle t-on d’Israël comme le premier né ? C’est en:

Exode 4:22

22 Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l’Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né.

Ceci est répété en:

Osée 11:1

1 Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.

Revenons sur les différents privilèges du peuple d’Israël :

La gloire : Cette gloire de Dieu s’est manifestée au peuple dans le désert par la colonne de nuée de jour et le feu pendant la nuit.

Exode 13:21-22

21 L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit.

22 La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.

Les alliances : Dieu a fait alliance avec Abraham. Il a confirmé son alliance avec Isaac, avec Jacob sans même parler de l’alliance pour la terre promise qu’il a faite au Sinaï avec Moïse. Il a aussi fait alliance avec David. Dieu a donc fait un certain nombre d’alliance avec le peuple d’Israël.

Il ne faut pas oublier aussi la promesse de la venue de Jésus en 1 Chroniques 17:11-14. Il y a là en quelque sorte un mélange entre Salomon et Jésus-Christ (j’affermirai son royaume pour toujours).

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Ici, c’est la nouvelle alliance qui est clairement annoncée, une alliance qui sera faite dans le cœur des gens. Ce sera une alliance personnelle avec les individus. Toujours dans les alliances, on a:

Galates 3:16-17

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

17 Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait une référence à la promesse qui a été faite à Abraham en Genèse 15:13 de faire sortir du pays d’Égypte ses descendants qui y auront été asservis pendant quatre cents ans.

La loi : quand on parle de loi, cela fait référence aux lois reçues par Moïse (Pentateuque ou Thora composé de cinq livres)

Le culte est le culte qui était célébré d’abord dans le tabernacle et ensuite dans le Temple de Jérusalem jusqu’à l’an 70.

Les promesses : différentes promesses sont évoquées qui ont été faites et que l’on trouve dans l’Ancien Testament. En effet, quand Paul parle des Écritures, il parle de l’ensemble des livres de l’Ancien Testament. Quand les personnes du Nouveau Testament parlent des Écritures, cela fait référence à l’Ancien Testament. Il n’est pas question du Nouveau Testament car à l’époque de Jésus et des apôtres il n’était pas encore écrit.

Les patriarches dont il est question sont Abraham, Isaac et Jacob.

Le Christ selon la chair : En final, Paul rappelle aux juifs comme aux non juifs que le Christ selon la chair, est issu du peuple juif. Les non juifs ne doivent pas oublier cela et ne pas le mettre à part, ce qui malheureusement se voit aujourd’hui chez certains qui extrait Jésus de ses racines juives. Charnellement, Jésus est issu du peuple juif.

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2- Paul défend la fidélité de Dieu

Dans ce chapitre, Paul s’adresse principalement aux juifs.

Romains 9:6-13

Ce n’est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël,

et, pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais il est dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité,

c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.

Voici, en effet, la parole de la promesse: Je reviendrai à cette même époque, et Sara aura un fils.

10 Et, de plus, il en fut ainsi de Rebecca, qui conçut du seul Isaac notre père;

11 car, quoique les enfants ne soient pas encore nés et ils n’eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, –

12 il fut dit à Rebecca: L’aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu’il est écrit:

13 J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Ésaü.

La postérité d’Abraham, n’est pas tout Israël. Quand Paul dit Israël, il s’agit du peuple élu de Dieu. Cependant tout Israël naturel ne fait pas partie de la postérité d’Abraham au plan spirituel. Il y a les enfants naturels, et les enfants de la promesse. Quand on regarde les descendants de Jacob sur plusieurs générations, on voit que par leur comportement, certains sont sortis du peuple d’Israël parce qu’ils n’étaient plus dans la volonté de Dieu. Dieu fait alliance, mais il faut rester dans son alliance. L’alliance avec Dieu comporte des conditions. Il est très important de comprendre cela. Cette alliance n’a pas changé et a toujours des conditions. Ce n’est pas parce qu’on a pris les eaux du baptême qu’il est permis de faire n’importe quoi (cf Matthieu 7). Ainsi, Esaü par son choix, est un enfant naturel mais il n’est pas un enfant de la promesse, un enfant spirituel.

De la même façon des personnes se sont jointes à Israël alors qu’elles n’étaient pas d’Israël, et furent comptées comme en faisant partie parce qu’elles avaient manifesté leur foi en Dieu. Ainsi en a-t-il été de Rahab, Ruth …et il en est ainsi quelles que soient la couleur de peau, la race des personnes.

A cause de leur expression de foi, Dieu reconnait telles et telles personnes comme ses enfants.

Ésaïe 56:6-8

Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,

Le Seigneur, l’Éternel, parle, Lui qui rassemble les exilés d’Israël: Je réunirai d’autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés.

En Ésaïe, il est déjà question de rassembler avec le peuple juif les gens d’autres peuples pour faire un même peuple. N’oublions pas qu’au moment où Esaïe qui a vécu sous le règne de trois rois, parle, une partie des israélites (les dix tribus du nord) a déjà subi la déportation.

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3 – La miséricorde de Dieu dépend de Sa volonté souveraine

Romains 9:14-18

14 Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

17 Car l’Écriture dit à Pharaon: Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.

18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

Par la grâce de Dieu, nous recevons de lui sa miséricorde et sa compassion. Cela vient de lui. Beaucoup de choses nous dépassent mais font partie du plan de Dieu. Par conséquent, il ne sert à rien de vouloir regimber. Au contraire, il faut être souples et nous soumettre en quelque sorte aux événements parce qu’en nous soumettant aux événements, nous nous soumettons aussi à la volonté de Dieu. Cela vaut mieux que chercher à réagir face à des événements que nous ne comprenons pas et que nous ne pouvons pas maîtriser. Ceci est aussi l’expression d’une confiance vis à vis de Dieu. Si Dieu veut que nous réagissions, il va se manifester. Cependant, il faut avoir une disposition de coeur, et de soumission. Dieu veut des personnes humbles et qui lui soient soumises.

Dieu est souverain, et il fait grâce à qui il veut faire grâce. (v. 15-16, et 18). Ce point est sujet à interrogation parce que la grâce s’oppose à la justice. La justice de Dieu serait-elle selon la pensée humaine de la justice ? Non! Elle lui est bien supérieure.

Il faut faire très attention de ne pas la comparer, et surtout ne pas remettre en question les actes de Dieu car ce serait se placer sur un pied d’égalité avec Lui. Il est possible de ne pas comprendre certaines choses. Pour autant, mettons en pratique le verset de Deutéronome 29:29 qui dit que « les choses cachées sont à l’Éternelle notre Dieu et que les choses révélées sont à nous et à nos enfants afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi ».

Donc quand on ne comprend pas, on doit se soumettre en en attendant une révélation éventuelle de Dieu. Celui-ci peut nous donner l’explication ou non. Alors attention à notre attitude.Reconnaissons simplement que nous ne savons pas et manifestons de la soumission à Dieu plutôt que de réagir.

Notre nature est pécheresse ( Romains 5:12 ; Psaumes 51:7 ; Job 14:4)

Selon la justice de Dieu nous méritions tous la mort, mais son amour fait qu’il sauve un grand nombre de personnes injustes. La grâce s’oppose à la justice. Dieu déclare qu’il aura compassion de qui il aura compassion et qu’il fera miséricorde à qui il fera miséricorde. Ceci est la souveraineté de Dieu.

En conclusion : Les gens ne deviennent pas enfants de Dieu par leur propre volonté ou leur décision. Ils deviennent enfants de Dieu uniquement en vertu de la volonté souveraine et déterminante de Dieu ! C’est un constat dont nul n’a à se glorifier. On ne peut pas se glorifier d’être chrétien par rapport à un autre qui n’est pas chrétien. On n’a aucune raison de se glorifier car il s’agit d’une grâce venant de Dieu. Par conséquent, cela doit conduire à l’humilité et à beaucoup de reconnaissance.

Romains 9:19-26

19 Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté?

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?

21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?

22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition,

23 et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire?

24 Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens,

25 selon qu’il le dit dans Osée: J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée;

26 et là où on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant.

Il est des choses que nous ne comprenons pas, mais nous devons les accepter. Comme nous l’avons dit précédemment, nous aurons la révélation au temps nécessaire, selon

Deutéronome 29:29

29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Nous pouvons toujours penser que Dieu a un plan, mais nous pouvons choisir comme Paul le rappelle ici en citant les versets d’Osée 2: 25-26 :

Osée 2:25

25 Je planterai pour moi Lo Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde; je dirai à Lo Ammi: Tu es mon peuple! et il répondra: Mon Dieu!

Le mot « Lo » veut dire non ou pas. Le mot Ruchama » veut dire miséricorde et l’expression « Lo Ammi » veut dire pas mon peuple. Pour comprendre ce qu’est le véritable peuple de Dieu, l’Israël spirituel, il faut se référer à : Galates 6:1-16 ; 2 Corinthiens 6:16-18 ; 1 Pierre 2:9-10.

Dieu adresse l’invitation à partager sa grâce. C’est par pure grâce que des gens qui autrefois n’étaient pas le peuple de Dieu, font maintenant partie du peuple de Dieu. (v.25-26)

Un reste d’Israël, et un reste des autres peuples seront sauvés, mais nous ne connaissons pas le nombre de personnes qui seront ces restes.

Romains 9:27-32

27 Ésaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël: Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé.

28 Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu.

29 Et, comme Ésaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe.

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

Beaucoup de passages de l’Ancien Testament parlent d’un reste. Ainsi en est-il de : Ésaïe 10:22-23 ; Jérémie 50:20 ; Joël 2:32 ; Michée 2:12. Dans ces quatre versets sont exprimées différentes idées. Si une grande partie du peuple juif a rejeté Jésus, nombreux sont ceux qui crurent en Jésus et furent sauvés.

Regardez le verset 27 de Romains 9, il est dit qu’un reste seulement sera sauvé. Il y a une relation entre ce verset et ce qui est dit en :

Jean 1:11-13

1Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Là encore avec ce verset, le chrétien n’a pas à se glorifier car ce n’est pas de sa volonté, de la volonté de la chair qu’il est devenu enfant de Dieu, mais c’est de la volonté de Dieu. Depuis le verset 20 de Romains 9, Paul justifie Dieu, en comparant les hommes (création) à des vases façonnés par le potier et Dieu (le créateur).

Le verset 29 de cette épître 9, cite Ésaïe 1:9 qui veut dire qu’Israël n’existerait plus et que nous aurions complètement disparu si Dieu ne nous avait pas sauvés.

Romains 9:30-32

30   Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31  tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32  Pourquoi ? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement 

Quelle est cette pierre d’achoppement ? Il s’agit de Jésus. Pourquoi, est-il la pierre d’achoppement ? Parce qu’il dérangeait les religieux juifs qui se sont opposés à Lui. Le message de Jésus en effet, ne s’opposait pas à la loi, mais s’opposait à la mauvaise compréhension de la loi. Quand Jésus dit qu’il est la fin de la loi, il faut comprendre qu’il n’est pas question de la suppression de la loi mais de la finalité de la loi, la loi ayant pour finalité Jésus. La loi amène à Jésus qui a dit lui même qu’il n’est pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Les versets 30 à 33 sont toujours d’actualité. Le véritable sens de la loi est en Jésus.

Pourquoi faut-il insister sur les versets 30 à 33 ? Tout simplement parce que si nous regardons bien, ceux-ci restent toujours d’actualité. Ils mettent en évidence la justice recherchée par ses propres forces (la chair) et la justice obtenue en opposition par la foi en Jésus, par la grâce de Dieu.

Le religieux veut obtenir le salut par ses propres forces, ne faisant confiance qu’à lui-même alors que lorsque l’homme, reconnaissant son impuissance, place sa foi en Jésus, et va ainsi obtenir le salut par grâce.

La volonté de l’homme face à la volonté de Dieu.

Quand la volonté de l’homme est en dehors de la volonté de Dieu, l’homme est dans la rébellion. Quand la volonté de l’homme s’aligne sur la volonté de Dieu (ou du moins cherche à s’aligner) il est dans l’obéissance, il est en harmonie avec Dieu, d’où l’importance de chercher la volonté de Dieu avant d’agir, et non pas après.

La responsabilité de l’homme est de croire, d’obéir et de mener une vie sainte. (sanctification)

Romains 9:33

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Le rocher de scandale, la pierre d’achoppement, c’est Jésus ! Ce verset est une citation de :

Ésaïe 8:14-15

14 Et il sera un sanctuaire, Mais aussi une pierre d’achoppement, Un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël, Un filet et un piège Pour les habitants de Jérusalem.

15 Plusieurs trébucheront; Ils tomberont et se briseront, Ils seront enlacés et pris.

4 – Qu’est-ce que la Justice de Dieu ?

La justice de Dieu est une expression que nous trouvons principalement en Romains 5:9. Certains diront que c’est Jésus !

Il faut cependant être plus nuancé sans dire pour autant que c’est faux.

Romains 1:17

17  parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. 

Avec le verset de Romains 1:17, nous constatons qu’en Jésus est révélée la Justice venue de Dieu, mais nous n’irons pas jusqu’à dire que Jésus est la Justice de Dieu. Elle est cependant indissociable de Lui. C’est notre Foi en Jésus qui nous donne la Justice de Dieu.

Romains 3:21

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, 


Romains 3:22

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. 


et en Romains 10:3

3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; 

On peut tout de même constater que nous pouvons remplacer les mots « la justice de Dieu » par Jésus, sans changer le sens du verset.

« ne connaissant pas Jésus, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à Jésus ; »

La question qui se pose avec ce chapitre 9 est de savoir si Israël est rejeté ? Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas reconnu Jésus pour qui il était. Est-ce définitif ? Que nous dit Paul à ce sujet dans les chapitres suivants ?

La parabole des dix vierges de Matthieu 25:1-13

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La Bible parle à de nombreuses reprises de mariage, de noces avec des références tirées de Genèse. Jésus qui se présente comme l’époux, connaissait parfaitement la façon dont se déroulaient les noces à son époque et il avait même participé aux noces de Cana où il réalisa son premier miracle. Avant d’étudier la parabole des dix vierges, relevons ce qui est dit dans la Bible et comparons avec le déroulement d’un mariage à cette époque.

La parabole des dix vierges

1 – Introduction

Dans un premier temps, il est nécessaire de savoir comment se déroulait un mariage juif à l’époque de Jésus et de voir les références bibliques correspondantes pour mieux comprendre la parabole des dix vierges qui a trait aux temps de la fin. Cette parabole d’ailleurs ne s’insère que dans un petit passage du mariage juif.

Tout d’abord, Jésus parle de lui-même en se désignant comme l’époux.

Matthieu 9:15 – Marc 2:19-20

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Jean Baptiste dira :

Jean 3:28-29

28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

29 Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.

Donc Jésus est véritablement l’époux et nous savons tous que l’épouse de Christ, c’est l’Église, c’est à dire l’ensemble des chrétiens véritables. Et Paul parle de nous fiancer à Christ en:

2 Corinthiens 11:2

2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.

Commençons par les grandes lignes du mariage juif et voyons ensuite l’analogie avec la vie chrétienne. Qu’est ce que cela peut nous apprendre sur l’avenir car il existe une grande incidence sur l’avenir.

Le déroulement d’un mariage

Le mariage juif se passait en trois étapes : La promesse, les fiançailles, puis les noces avec les festivités qui duraient sept jours.

La promesse n’était qu’un simple engagement qui n’avait rien de définitif. C’était un temps durant lequel le couple apprenait à se connaître pour décider s’ils allaient s’engager dans des fiançailles.

Le mariage était arrangé et approuvé par les parents.

(1) Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses :

‘’Le prix d’achat de la fiancée’’, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin. Tout était arrangé avec les pères.

(2) Un prix était fixé pour “l’acquisition” de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

(3) La fiancée devait donner son consentement.

l’accord est conclu

Dès que l’accord était conclu, on versait du vin dans une coupe, pour sceller l’alliance. Les fiançailles étaient alors conclues. Les fiancés se trouvaient alors légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter. S’il y avait pendant cette période de fiançailles un problème d’infidélité, cela était considéré comme un adultère, et ce même si le mariage n’était pas consommé.

(4) Un document écrit dénommé la “ketubah », était alors établi. Celui-ci fixait notamment le prix de la fiancée, mais aussi les promesses faites par le fiancé, et les droits de la fiancée.

(5) Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à la fiancée.

(6) La fiancée devait passer par un bain rituel, ou “mikveh” symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle. Il s’agissait d’un bain de purification.

(7) Le fiancé retournait dans la maison de son père, pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la «chambre.»

Pendant ce temps

(8) La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé.

(9) Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée.

• Il est facile de voir tous les merveilleux symboles qui se retrouvent dans la relation de Christ et de Son Épouse.

Voyons maintenant l’analogie possible entre l’œuvre de Jésus et la vie chrétienne

(1) Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses : le prix pour acquérir la fiancée, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin.

  • Jésus est venu sur terre pour chercher son épouse, et nous connaissons le prix qu’il a payé pour l’acquérir.
Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

(2) Un prix était fixé pour “l’acquisition” de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

Jésus a payé de sa vie pour racheter les hommes. En regardant ce qui est dit du mariage de Jacob, c’est Laban, le père de Rachel qui a fixé le prix à payer par Jacob pour avoir droit d’épouser sa fille. Comme le jour des noces, l’épouse était cachée sous un voile, Jacob a découvert trop tard que ce n’était pas Rachel mais Léa qu’il avait épousée. Jacob a donc du travailler pendant sept ans supplémentaires pour épouser enfin Rachel.

Genèse 29:18- 22

18 Jacob aimait Rachel, et il dit: Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette.

19 Et Laban dit: J’aime mieux te la donner que de la donner à un autre homme. Reste chez moi!

20 Ainsi Jacob servit sept années pour Rachel: et elles furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait.

21 Ensuite Jacob dit à Laban: Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli: et j’irai vers elle.

22 Laban réunit tous les gens du lieu, et fit un festin.

De même, Jésus est venu pour servir et donner sa vie pour son épouse, l’Église.

Matthieu 20:28

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Jean 10:11 ==> Le bon berger donne sa vie pour ses brebis

1 Corinthiens 6:20

20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois, –

(3) La fiancée devait donner son consentement.

Nous retrouvons cela avec Rebecca qui a donné son consentement au mariage face à Eliézer

Genèse 24:57-58

57 Alors ils répondirent: Appelons la jeune fille et consultons-la.

58 Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent: Veux-tu aller avec cet homme? Elle répondit: J’irai.

Devenir vraiment chrétien, faire partie de l’Église, est un engagement de fidélité envers Jésus. Nous le faisons par un acte de repentance et par une profession de foi. C’est cela qui exprime notre consentement, notre désir de faire partie de l’épouse de Christ.

Une fois que les fiançailles étaient conclues :

Les fiancés étaient alors légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter. 

(5) Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à la fiancée.

Qu’à reçu le chrétien ? Des dons et la grâce de Dieu.

Romains 11:29

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Romains 12:6

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

Hébreux 2:4

4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

(6) La fiancée devait passer par un bain rituel, ou “mikveh” symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle.

Et nous que faisons nous ? Le chrétien prend les eaux du baptême (par immersion). Il naît de nouveau, et devient une nouvelle créature selon 2 Corinthiens 5:17. Voici le verset d’Éphésiens 5:26 selon les version de Louis Segond et de la Bible du semeur.

Éphésiens 5:26

26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole,

26 afin de la rendre digne de se tenir devant Dieu après l’avoir purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial.

Jean 3:5

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Romains 6:4

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

(7) Le fiancé retournait dans la maison de son père pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la «chambre». Un passage de l’Évangile de Jean montre que Jésus va préparer une place pour ses disciples.

Jean 14:2-3

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.

Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi.

(8) La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé. Pour l’épouse de Christ, voici quelques versets.

Apocalypse 19:7

Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,

La préparation des chrétiens consiste en la sanctification. Ils doivent marcher sur le chemin étroit et resserré de sanctification de Jean 14:6, chemin qui mène au Père.

2 Corinthiens 7:1

1 Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

(9) Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée. Nous avons quant à nous:

Matthieu 24:36

36 Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

Une observation-réflexion en relation avec la parabole

Par rapport à tout cet ensemble, si nous réfléchissons un petit peu, il est régulièrement question de mariage, même dans l’ancien testament (mariage de David, mariage de Samson, de Boaz et de Ruth, de Juda)

Alors voici une réflexion, qui est une supposition, mais qui n’est pas une affirmation catégorique. Si nous faisons la relation entre les sept jours que duraient les noces, et les sept années de tribulation correspondant à la dernière semaine de Daniel (soit sept jours), cela conduit à penser que les Noces de l’Agneau auront lieu au ciel pendant les sept années de la grande tribulation sur la terre, évoquée en Apocalypse 2:22 et Apocalypse 7:14

relation avec l’enlèvement

Dans ce cas, l’enlèvement correspondant à la Parabole des dix vierges, devrait avoir lieu juste avant la grande tribulation. Les noces avec leurs réjouissances dureraient les sept années de la tribulation. Le retour sur terre de Jésus accompagné de son Église (son Épouse) pour régner sur terre pendant le millénium, aurait lieu après ces noces. Dans cette hypothèse, l’enlèvement serait bien plus proche pour nous que nous aurions éventuellement pu le penser. C’est pourquoi Jésus sans arrêt nous dit : « Veillez et priez » « Tenez vous prêts ».

Selon la tradition juive, la cérémonie des noces avait toujours lieu le soir, au coucher du soleil. Le moment le plus solennel, et qui marquait l’accomplissement du mariage était celui où la fiancée entrait dans la maison de son fiancé, sa nouvelle demeure. Aussi appelait-on le mariage : « réception » ou « introduction de l’épouse » (dans la maison de l’époux).

La rencontre

Comme il est dit dans la parabole des dix vierges, le fiancé venait de nuit après le coucher du soleil chercher sa fiancée dans la maison de ses parents pour l’amener chez les siens. Cependant comme il est dit, l’époux tardait et les jeunes filles dans la maison des parents de la fiancée, s’étaient endormies. Le fiancé était alors accompagné par ses amis qui criaient : « Voici l’époux », au son du shofar, parce que la maisonnée de la fiancée dormait. La fille devait sortir sans hésitation, à sa rencontre. Les parents de la fiancée lui donnaient leur bénédiction. Elle sortait de chez son père parfumée, parée, avec une couronne sur la tête. On plaçait la fiancée sous un dais.

Ésaïe 61:10

10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Cantique des cantiques 3:11

11 Sortez, filles de Sion, regardez Le roi Salomon, Avec la couronne dont sa mère l’a couronné Le jour de ses fiançailles, Le jour de la joie de son cœur. –

Le fiancé portait un diadème. La fiancée était suivie par un cortège composé de ses amies qui agitaient au-dessus de sa tête de longues branches de myrte. Chacune de ces jeunes filles avait une lampe à huile allumée qui était formée d’un bâton de bois, terminé par un petit vase ou une sorte de plateau dans lequel il y avait une mèche avec de l’huile et de la poix.
L’Évangile parle de « dix vierges ». Il y en avait parfois bien davantage, mais rarement moins. Ce chiffre dix n’est pas sans rappeler le minian ou miniame qui est le nombre de dix hommes adultes nécessaire à la récitation des prières juives de tout office ou de toute cérémonie.

Le fiancé emmenait sa fiancée dans sa « chambre, » où leur union était consommée.

Quand on veut comprendre la parabole des dix vierges, il est impératif de connaître le déroulement du mariage juif de l’époque de Jésus.Faute de cela, on se limite à deux choses : l’histoire de la lampe et de l’huile et la différence entre les vierges folles et les vierges sages. C’est dommage, car on passe à côté de beaucoup de choses. Le mariage juif en effet est la préfiguration de ce qui va se passer avec l’enlèvement de l’Église, les noces de l’Agneau…

La parabole des dix vierges se situe dans le temps d’attente de l’époux, suivi de la procession de la fiancée vers la maison de l’époux.

La parabole des dix vierges

Matthieu 25:1-13

1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux.

Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages.

Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles;

mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases.

Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.

Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.

Les sages répondirent: Non; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.

12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (où le fils de l’homme viendra)

Tout d’abord, il est à remarquer que par rapport à la tradition, il est écrit que les « portes étaient fermées ». La fiancée attendait son époux dans la maison de ses parents. Nous pouvons aussi observer qu’il n’est pas fait mention une seule fois de la fiancée ou de l’Épouse. Toute la parabole tourne autour du comportement des dix vierges, personnages centraux parce que Jésus voulait mettre l’accent sur leur comportement.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse tout simplement à ses disciples qui s’interrogeaient pour savoir quels seraient les temps de la fin, et quand son règne viendrait.

En Matthieu 24, les disciples posent deux questions à Jésus.

Matthieu 24:3

Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

Jésus en Matthieu 24:14 explique que la fin viendra quand la bonne nouvelle du royaume aura été prêchée dans le monde entier, d’où l’importance de travailler à cela. Il va aussi parler des évènements dont il est question dans la prophétie du chapitre 9 du prophète Daniel et notamment de la dernière semaine. Il invitera ses disciples à la vigilance et présentera plusieurs paraboles: celle des deux serviteurs, celle des dix vierges, celle des talents et celle des boucs et des brebis.

3-  Le contexte :

Le contexte est celui de Matthieu 24 et de la venue de Jésus pour son avènement. Le grand thème de ces chapitres est l’ignorance de l’heure de sa venue, et c’est le grand problème pour nous de ne pas savoir quand aura lieu cet enlèvement. Cela nous impose une chose, celle de veiller et de prier. Bref de nous tenir prêts en permanence, ce qui n’est pas facile. Un certain nombre d’autres paraboles parlent d’un roi ou d’un maître qui s’est absenté. Régulièrement, il est dit que celui-ci vient alors qu’il n’est pas attendu. Ceci est important car que la nature de chacune des personnes étant à son service, se révèle. Est ce que son serviteur est fidèle, travaille-t-il avec amour, avec reconnaissance pour son maître ou bien agit-il par contrainte ? Le fait pour le maître de revenir à l’improviste, lui montre la véritable nature des personnes, le méchant serviteur se croyant tout permis (violence vis à vis des autres, beuverie avec les ivrognes, acte de malhonnêteté…). Bien souvent quand un maître tarde, les gens commencent à se relâcher.

Matthieu 24:44

44  C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

Ceci est l’exhortation de Jésus qui précède la parabole des deux serviteurs qui clôture le chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu. C’est aussi à rapprocher de l’enlèvement de l’Église annoncé en :

1 Thessaloniciens 4:16-17

16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

17 Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

4-  Explication de la parabole

Rappelons-nous ce qui est dit du mariage juif du temps de Jésus:

L’époux vient chercher sa fiancée pour l’amener à la maison de son père.

C’est Jésus qui vient chercher sa fiancée, son épouse, pour l’amener à la maison du Père et célébrer les noces de l’Agneau qui vont durer sept jours (une semaine)

Le fiancé que l’on attendait au coucher du soleil tarde à venir. A l’annonce de la venue de l’époux, les vierges préparent leurs lampes. Les lampes étaient placées sur des bâtons pour la procession, (il faut imaginer les torches de jardin d’aujourd’hui.)

Les vierges folles manquent d’anticipation. Elles sont arrivées dans la maison des parents mais ne se sont pas posées la question de savoir si elles avaient de l’huile. Donc premièrement elles n’ont pas pris une provision d’huile avec elles. Dès le début, si elles avaient pris conscience de leur oubli, elles auraient pu aller en chercher pendant que l’époux tardait, mais ce n’est qu’au moment où l’époux est annoncé qu’elles se préoccupent du problème. Celles ci ont été particulièrement négligentes. Ces vierges représentent les personnes inconséquentes qui attendent toujours que les autres viennent régler leur problème. Nous rencontrons parfois ce genre de personnes dans la vie courante. Il s’agit de personnes qui n’anticipent pas et qui ne font pas preuve d’organisation et de prévoyance.

Pourtant en Matthieu 24:36 à 51, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance et à l’anticipation.

Les dix vierges représentent les chrétiens. Certaines sont sages et représentent les vrais chrétiens qui marchent selon l’esprit. Les autres sont folles et représentent les chrétiens de nom ou chrétiens « professant » qui prétendent être chrétiens mais qui ne le sont pas en réalité. Ces derniers ont l’apparence extérieure des chrétiens, mais intérieurement ne sont pas prêts. Ils ne cherchent pas à faire en tout temps la volonté du Seigneur, ne se sanctifient pas, et ainsi ne se sont pas préparés à la venue de l’époux.

2 Thessaloniciens 2:13

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

La sanctification est une chose primordiale dans la marche chrétienne. Par ailleurs, le vrai chrétien a l’amour de la vérité et suit scrupuleusement la Parole de Dieu sans rien n’y ajouter et sans rien en retrancher.

La lampe: qu’est ce que la lampe? C’est elle qui diffuse la lumière. Cette lumière est à rapprocher de la lumière dont il est question en :

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Ce verset donne une possible explication sur ce que représente l’huile. Ce sont les œuvres ! Oui, mais il ne s’agit pas ici de n’importe quelles œuvres, et pas de celles appelées œuvres mortes faites par la chair et non selon selon la conduite du Saint Esprit. L’huile selon nous représenté les œuvres accomplies par la foi avec et sous la direction du Saint-Esprit pendant la marche de sanctification dont il est question en Éphésiens 2:10, qui ont été préparées d’avance par le Seigneur pour que nous les pratiquions. En clair, les vierges folles n’avaient fait des œuvres par leurs propres forces en suivant leur volonté propre, et celles de la foi prévues par Dieu. Elles ne s’étaient pas appuyées sur la grâce divine. Il convient de rappeler à nouveau ce qui est dit en Matthieu 5:16

« … afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

Par ailleurs, Jacques au chapitre 2 de son épître, nous parle des œuvres de la foi. Les vierges folles n’ont pas fait les œuvres de la foi, et n’ont fait que des œuvres de la chair qui ne glorifient qu’elles-mêmes, au lieu de glorifier Dieu.

Certains considèrent quant à eux que l’huile est le symbole du Saint-Esprit à cause du verset de:

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Cette théorie n’est pas totalement fausse puisque la sanctification se fait sous la conduite du Saint Esprit et que ce sont les œuvres de la foi que nous faisons, conduits et poussés par le Saint-Esprit, les œuvres que Dieu a préparées d’avance et que le Saint Esprit nous amène à faire qui sont l’huile. Le Saint Esprit ne peut pas être mis à part. Il est impliqué dans notre vie et fait partie de la vie du chrétien véritable.

1 Corinthiens 6:19

19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?

A partir du moment où le contrat de mariage a été signé, nous sommes considérés comme étant déjà mariés. L’huile doit donc être plutôt les œuvres de la foi que nous faisons, poussés par le Saint Esprit.

5- La leçon pour nous à retenir 

La leçon à retenir de cette parabole est d’être vigilant, de veiller et prier pour être prêt à tout moment.

Matthieu 25:13

13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (où le fils de l’homme viendra)

Pendant cette période d’attente de la venue de Jésus, il faut bien comprendre qu’après notre baptême nous sommes appelés à marcher sur le chemin de sanctification. Pour ce chemin de sanctification, deux choses sont à retenir avec le verset de :

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Par conséquent le modèle à suivre pour le chrétien est Jésus et ce verset est à mettre en relation avec :

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Tout est lié. Le chemin de sanctification est un chemin de purification. Attention, ce n’est pas un chemin de perfection mais c’est un chemin où nous nous séparons de plus en plus de la vie du monde. Nous sommes de plus en plus détachés du monde, c’est à dire que nous nous détachons de tout ce qui fait les richesses du monde, les références du monde. Ainsi, on ne va plus chercher la gloire humaine, mondaine, on ne va pas s’attacher aux biens matériels….On est détaché, c’est à dire que plus nous serons détachés, moins nous aurons de liens nous rattachant à la terre, plus nous serons capables de participer à l’enlèvement. Tous les liens qui nous rattachent, voire même les liens familiaux, il faut en être détaché. C’est cela le chemin de la sanctification. Il faut être détaché de ce qui fait le monde: la gloire, les honneurs, la convoitise des yeux, de la chair, et l’orgueil de la vie. Aujourd’hui, c’est le temps de faire les œuvres de la foi et le chrétien est poussé à faire les œuvres qui glorifient Dieu aux yeux des hommes.

Martin Luther (1483-1546) donnera une interprétation de la parabole de la façon suivante : Les cinq vierges folles furent rejetées, non parce qu’elles ne servaient pas, mais parce qu’elles servaient sans huile, c’est-à-dire sans la grâce de Dieu. Elles s’appuyaient sur leurs propres ressources et non en vertu de la grâce divine. Elles recherchaient leur propre gloire, non celle de Dieu.

Le verset de Matthieu 25:12

12 Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

Ce verset est à rapprocher de

Luc 13:23-25

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

25 Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous! il vous répondra: Je ne sais d’où vous êtes.

Passage semblable à celui de :

Matthieu 7:21, 23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Ceci sera un grand drame pour les personnes qui côtoient des assemblées chrétiennes et qui ne se seront pas pleinement engagées comme ne l’étaient pas les personnes du temps d’Elie ainsi que cela est relaté 1 Rois 18:21 et à qui Elie dit :« Jusqu’à quand clocherez vous des deux côtés? Si l’Éternel est votre Dieu, allez après lui!, si c’est Baal , allez après lui! » .

Devant la porte

Ce sera un drame épouvantable quand elles se trouveront face à une porte qui restera fermée et quand Jésus leur dira « je ne vous connais pas » et pire « je ne vous ai jamais connus ». C’est comme des femmes qui se disent catholiques, et qui disent « nous sommes des chrétiennes de la porte »! Sauf que où tu es dedans, ou tu es dehors, mais tu ne peux pas être au milieu. Avec la porte fermée, tu ne peux pas être au milieu. C’est ce que dit Jésus en Apocalypse 3:16, « parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche… ».

Le vrai chrétien ne vit pas selon les fantaisies de sa chair en faisant sa propre volonté et en se contentant d’assister au culte du dimanche seulement. Les personnes se pensant chrétiennes et qui ne le sont pas véritablement, vivront un drame absolu quand elles se retrouveront devant une porte fermée. La responsabilité appartient à chacun. Il ne sera pas possible de dire le pasteur m’a dit ou untel m’a dit ou je ne savais pas, compte tenu de l’abondante littérature chrétienne (bibles…) existant à notre époque dans notre pays.

Au verset 25:5 de l’Évangile de Matthieu, il est dit :

Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

De notre point de vue, on pourrait estimer que Dieu tarde. Cependant, Dieu ne tarde pas !! Cela fait partie de son plan.

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

La repentance est importante. Plus cela va, plus il va falloir parler de repentance.

Matthieu 25:6

Au milieu de la nuit, on cria: Voici l’époux, allez à sa rencontre!

L’Évangile de Dieu est un appel à nous séparer du monde des ténèbres, et à aller à la rencontre de l’époux. Sans arrêt, il est question de l’opposition entre les ténèbres et la lumière. Il faut choisir.

1 Thessaloniciens 5:4-8

Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur;

vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.

Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres.

Car ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent, s’enivrent la nuit.

Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l’amour, et ayant pour casque l’espérance du salut.

Et en Romains 13:11-12

11 Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.

Tout est un avertissement à chercher la sanctification, à marcher sur le chemin de sanctification. L’amour que nous avons pour Jésus, nous fait aspirer ardemment à son retour. Tout, dans les deux chapitres de Matthieu 24 et 25, est une sollicitation à marcher sur le chemin de la sanctification dans le but d’entrer dans la Maison du Père. En plus, nous avons la promesse de participer aux noces de l’Agneau qui sera un temps de réjouissance au lieu de vivre le temps des tribulations, temps de douleurs sur terre.

Romains chapitre 8 – Étude Biblique

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Romains chapitre 8 souligne la victoire en Christ, affirmant que les croyants ne sont plus condamnés et vivent selon l’Esprit. Ce chapitre met en avant l’amour indéfectible de Dieu et la liberté offerte par l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Ce chapitre 8de Romains débute par un cri de victoire :  »Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » Cette victoire n’est due qu’à l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du chrétien.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 9

Romains chapitre 8 : la vie dans l’Esprit et la gloire

1 – La victoire par le Saint-Esprit

Il existe une véritable continuité entre les versets 24 et 25 du chapitre 7 précédent et le chapitre 8. Au cri d’angoisse du chapitre 7, verset 24 : « Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ? …», ce que peut proclamer tout chrétien contraint de constater, qu’il s’est laissé dominer par le péché. Celui ci peut répondre par le même cri de triomphe que Paul en:

Romains 7:25 et 1 Corinthiens 15:57

« Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Quel est donc le secret de la victoire ? C’est qui est révélé dans ce chapitre 8, chapitre qui parle du Saint Esprit.

2- La libération par l’Esprit de vie

Le premier verset de Romains chapitre 8 est la conclusion du verset de :

 Romains 7:25

 25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Romains 8:1-4

1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Au début du chapitre 8, le mot « donc » introduit la conclusion qu’il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ !

Ce verset 1 est la conclusion de tout ce que Paul a dit dans les sept chapitres précédents. Si le monde entier est sous la condamnation, ceci n’est plus le cas pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Le croyant doit cependant comprendre que :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Toute la façon de penser, de raisonner ne doit plus s’appuyer sur les choses anciennes, car toutes choses sont nouvelles. La difficulté qui existe toujours, est qu’extérieurement le corps n’a pas changé, que le monde autour du chrétien n’a pas changé. Pour bien comprendre, nous allons utiliser une image comme une parabole, même si dans la réalité physique les voitures hybrides (diesel-électrique) n’existent pas. Cette image fantaisiste n’est qu’une image pour une bonne compréhension.

Le chrétien donc pourrait être comparé à une voiture diesel dont on aurait échangé la motorisation thermique par une motorisation hybride, le moteur électrique étant le Saint Esprit. Le baptême avec cette image serait la transformation en cette nouvelle nature, cette nouvelle « motorisation », et le chrétien aurait en quelque sorte un certificat : la justification.

Pour certains, l’autonomie de fonctionnement du Saint-Esprit n’est que de courte durée, quand d’autres ont développé une plus grande autonomie. Pour un bon fonctionnement, le chrétien doit venir recharger les batteries de son véhicule régulièrement à la borne que sont la Bible et la prière, et refaire le plein d’énergie, sinon il ne fonctionnera qu’avec son ancienne motorisation.

Certains chrétiens ont apparemment oublié qu’ils avaient une nouvelle motorisation et ils ne s’en servent pas. Ils fonctionnent toujours avec l’ancienne motorisation qui pollue en produisant le péché.

Romains 8:4

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Le chrétien marche, non selon la chair (moteur diesel qui pollue par le péché), mais selon l’Esprit (moteur électrique qui est propre, saint)

Les passages de Romains 7:25 à Romains 8:4 forment un tout. Si le verset 4 de Romains chapitre 8 est supprimé, la compréhension change complètement et tout est bancal.

Le péché empêchait l’homme d’obéir à la loi de Dieu. Par son sacrifice, Jésus a condamné le péché et son pouvoir, et il l’a cloué à la croix. Le « en effet » du verset 2, est là pour appuyer sa conclusion et en donner la raison :

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

De cette façon, non seulement la justification mais également la sanctification sont devenues possibles et réalité. Cependant, cette sanctification n’est possible que si le chrétien marche par l’Esprit.

L’esprit de vie agit comme la nouvelle puissance dans la vie des croyants. L’obéissance à Christ et la sanctification qui en découlent, commencent à la régénération (avec la justification comme certificat)

1 Pierre 1:2

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées!

L’Esprit-Saint continue de sanctifier le croyant jusqu’à ce qu’il soit libéré de son corps physique.

Actes 5:32

32 Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.

Il faut reconnaître qu’avec une nature pécheresse, ce n’est seulement qu’à la mort physique du chrétien qu’il sera totalement affranchi du pouvoir du péché.

3-    La victoire de l’Esprit sur la vieille nature

Romains 8:5

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.

Ce verset parle de la régénération opérée par le Saint-Esprit et de la sanctification qui devient possible par l’action du Saint-Esprit. ( s’affectionnent = un lien d’affection, un attachement)

Romains 8:6-13

Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix;

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice.

11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

12 Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Ces versets 6 à 13 renvoient à Galates 5:16-25. Le non chrétien mène une vie de péché alors que le chrétien mène une vie régénérée sous la conduite du Saint-Esprit. C’est ce que révèle Jésus à Nicodème en :

Jean 3:3-5

Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Le chrétien dirige sa vie dans le but de glorifier Dieu et le passage de Romains 8:5-13 révèle pourquoi le chrétien est capable de vivre en nouveauté de vie. Il explique que c’est le Saint-Esprit qui donne cette capacité.

Être en Christ, et Christ en nous est la clé du salut.

Jésus était dans un corps (la chair) qui n’était pas corrompu par le péché, et qui était complètement animé par le Saint-Esprit. Le chrétien est semblable à Jésus à la différence que son corps connait la corruption du péché. C’est uniquement grâce au Saint-Esprit qui habite en lui qu’il peut résister à la tentation, résister à sa nature charnelle, résister à sa nature pécheresse. C’est ce qu’explique ce passage de Romains chapitre 8.

Par six fois le mot « SI » est employé du verset 9 au verset 13. Par conséquent, ce « si » impose à tout chrétien de faire son introspection pour voir s’il est vraiment animé par le Saint-Esprit ? En effet, ce passage arrive au constat du verset 13 qui doit interpeller chaque chrétien.

Romains 8:13

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Quelle est l’interprétation possible de ce verset ? Reprenons l’exemple imagé et fantaisiste d’une voiture hybride (diesel- électrique). Le chrétien utilise-t-il délibérément le moteur diesel (qui pollue avec le péché), ou utilise-t-il le moteur électrique (guidé par le Saint Esprit) ?  S’il utilise exclusivement le moteur diesel, il mourra, parce qu’il aura choisi de vivre délibérément en dehors de la volonté de Dieu. Attention danger ! Il s’agit ici d’une question d’assurance du salut que l’apôtre Paul soulève. Celui qui vit selon la chair, n’a aucune assurance du salut pour lui.

Alors le chemin de sanctification ne peut se comprendre qu’avec l’aide et sous la conduite du Saint-Esprit. Cette marche dans la sanctification ne se constate pas seulement dans les paroles d’une personne, mais surtout par ses actes et sa conduite de vie.

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Le mot « connaître » dans la Bible, ne doit pas être pris dans le sens d’une compréhension intellectuelle, charnelle. Dans la Parole de Dieu, connaître une personne, veut dire connaître intimement, faire un avec cette personne. Par conséquent, le chrétien doit être un avec Dieu le Père par le Saint-Esprit. C’est cela qui fait la différence entre le vrai chrétien, et celui qui se prétend être chrétien mais qui en réalité ne l’est que de nom. Ce sont ceux que certains appellent des chrétiens professant.

Il ne sert à rien de dire : j’ai le Saint-Esprit en moi. Ou il est présent ou il ne l’est pas. Le proclamer de façon répété amène les autres personnes à douter de vous. Celui qui agit ainsi ne peut qu’impressionner les non croyants. Le vrai chrétien n’a pas à prouver quoi que ce soit. Il suit les directives du Saint-Esprit et son témoignage de vie le montre.

4- Les chrétiens sont devenus enfants de Dieu

Romains 8:14-17

14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

Le fait d’avoir le Saint-Esprit en nous, fait de nous des enfants de Dieu ! Ce passage de Romains chapitre 8 aux versets 14-17 est à mettre en relation avec celui de Galates 4:1-7 qui le confirme.

Galates 4:1-7

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Le verset de Romains chapitre 8 verset 15 est aussi confirmé par le verset de 2 Timothée 1:7, et il explique celui-ci.

2 Timothée 1:7

7 Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

Le chrétien n’est donc plus sous la domination d’un esprit de servitude vis à vis du péché. D’esclave qu’il était, il est devenu enfant de Dieu par l’adoption.

Esclave du péché, il était dans la crainte. Devenu enfant de Dieu, il est dans la joie ce qui lui donne de la force et du courage, et l’amour pour Dieu le pousse à ne plus pécher. Ses vêtements souillés (par le péché) ont fait place à une belle robe qu’il ne veut pas salir.

Paul avertit le chrétien qu’il rencontrera des souffrances sur son chemin.

Colossiens 1:24

24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église.

1 Pierre 2:18-23

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement.

20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces,

22Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude;

23 lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement;

Les souffrances que le chrétien peut rencontrer, sont plus à prendre par lui comme une purification ( épuration), voire de mort à lui-même.

1 Pierre 1:7 *

afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra,

5 – Dans la perspective de la gloire à venir.

Romains 8:17-18

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Verset 17-18 – La gloire à venir passe par les souffrances d’aujourd’hui, mais les souffrances du chrétien ne sont pas comparables à celles de Christ. Elles sont des afflictions que le chrétien est capable de supporter grâce au Saint-Esprit. Paul reconnait les difficultés de la vie chrétienne, avec ses tribulations, ses afflictions, et ses souffrances et ne les cache pas. Cependant après avoir réfléchi, il dresse le constat suivant : qu’est-ce à côté de la gloire à venir ?

Paul rappelle aux chrétiens d’Éphèse leur statut d’héritiers en :

Éphésiens 1:11

En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté,

Romains 8:19-23

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise,

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Autre constat, la création ayant aussi subi la déchéance liée au péché et ayant de ce fait connu une transformation, attend le jour de la rédemption. Paul au verset 21, prend l’enfantement comme image. C’est-à-dire que nous sommes ici sur terre à souffrir comme une femme en travail qui va mettre au monde un enfant. Il s’agit de notre propre enfantement et les douleurs présentes qui ne sont que passagères, déboucheront sur notre naissance dans un corps glorieux et éternel.

Genèse 3:18

18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.

 De la même façon que le chrétien a par la régénération une nouvelle nature, de même il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre au renouvellement de toutes choses, Dieu faisant toutes choses nouvelles (Apocalypse 21:5)

Romains 8:24-25

24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance: ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore?

25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Il est encore redit que la persévérance est associée à l’espérance. L’espérance du chrétien le pousse à la persévérance dans sa marche de sanctification, conduit par le Saint-Esprit, et ce sans oublier qu’il s’agit non pas de l’espérance d’un avenir temporaire, passager, mais d’un avenir éternel. Jésus annonce à ses apôtres ce qu’il leur adviendra dans l’éternité :

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

Romains 8:26-27

26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables;

27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.

Le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu, ce paraclet, cette aide, cet avocat auprès du Père est près de nous. Le chrétien peut se trouver dans des situations où il est désemparé et ne sachant pas comment implorer Dieu. Le Saint-Esprit est là comme médiateur et il agit dans les deux sens. Il plaide, intercède auprès du Père par des soupirs. En cela, il est l’avocat. Il console le chrétien, (consolateur). Il le fortifie. Il vient à son secours (aide).

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

Le chrétien est uni à Dieu par un amour réciproque. Il connait l’amour de Dieu pour lui et il ne doute pas que les afflictions passagères qu’il traverse, sont pour son éducation et sa fortification sur ce chemin de sanctification.

6 – Le chrétien est en sécurité dans le plan de Dieu

Romains 8:29-30

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Attention à l’interprétation de ce passage. Certains parlent de la prédestination, une élection selon de dessein de Dieu. Cependant ce serait oublié qu’il est écrit au début du verset 28 : ‘Car ceux qu’il a connus d’avance’.

La prédestination ne s’explique que par la prescience de Dieu.

Voir 2 Thessaloniciens 2:1-15

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

2 Timothée 1:9

9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

Pour donner une image simple de la prédestination, paraphrasons Matthieu 7:13-14. Imaginons que les humains du monde entier soient sur une route très large, comme une autoroute, puis apparait un panneau indiquant une sortie : ‘Jésus le sauveur du monde’. La route large et spacieuse se poursuit. A la sortie se trouve un chemin resserré. Celui qui a reconnu Jésus comme son sauveur, voit le panneau et sort de cette autoroute pour poursuivre sa marche sur ce chemin resserré. Il est alors prédestiné à la vie éternelle, quand les autres poursuivent leur marche sur cette autoroute qui mène à la perdition.

Ce chrétiens qui sont sortis de l’autoroute, parlent entre eux et disent :

1 Jean 4:14 (voir Jean 4:42)

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.

Ce sont eux qui sont prédestinés à la vie éternelle selon ces deux versets de Romains chapitre 8. Dieu fait concourir toutes choses selon son dessein éternel (justification, sanctification, glorification).

Le but de la sanctification est de nous rendre saints et irréprochables. Il est donné en:

Éphésiens 1:4-5

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,

Sur le sujet de la prédestination, gardons toujours en mémoire que Dieu est juste et amour et que l’homme a son libre arbitre et qu’il ne fait acception de personne ainsi qu’il est écrit en Romains 2:11.

7 – Le chrétien est en sécurité parce que Dieu est pour lui

Romains 8:31-33

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

32 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?

33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!

Le verset 31 ne fait que dresser un état des lieux des versets précédents : sachant que … v 28-30, que dirons-nous donc ?

Romains 8:28-30

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

Qui peut s’opposer à Dieu ? Personne ! A partir du moment où Dieu a justifié les chrétiens, ils sont devenus ses enfants et il les protège de toutes attaques. N’oublions pas que Dieu est puissant. Il est le tout puissant ! Il est le seul Dieu !

Jésus a été accusé injustement, et condamné, mais c’était selon le plan de Dieu pour le salut des hommes. Aujourd’hui des personnes peuvent être accusées et condamnées pour leur foi en Jésus, et certaines le sont, mais ce n’est au pire que la mort du corps physiques. Ces personnes sont justifiées devant Dieu et elles seront glorifiées ! C’est ce qui importe !

S’il arrive au chrétien de pécher accidentellement, Jésus plaide pour lui.

Romains 8:34

34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

A rapprocher de Hébreux 7:25

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

1 Jean 2:1

1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

En effet, Jésus s’est sacrifié pour nous justifier et sa résurrection montre que Dieu le Père a agréé son sacrifice, et il est à la droite du Père

8-    Le chrétien est en sécurité en raison de l’amour de Dieu

Romains 8:35-36

35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée?

36 selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.

Il est aussi possible de dire que le chrétiens sont dans le creux de la main de Dieu où nul ne peut les ravir. Au verset 35-36, les épreuves citées ne sont là que pour purifier le chrétien. Elles viennent de Dieu, de la même façon que l’orfèvre purifie l’or dans un creuset en le passant par l’épreuve du feu pour obtenir un or pur. Les épreuves sont là pour que les chrétiens soient à l’image de Jésus que Dieu n’a pas épargné (v.32)

Romains 8:37

37 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.

N’extrapolons surtout pas, pour donner un sens à ce verset qu’il n’a pas !  Les chrétiens sont plus que vainqueurs non pas en toutes choses mais dans la tribulation, l’angoisse, la persécution, c’est-à-dire dans toutes les choses énumérées au verset 35. Et n’oublions surtout pas que les souffrances que les chrétiens endurent à cause de leur foi, glorifient Dieu.

Ésaïe 48:10

10  Je t’ai mis au creuset, mais non pour retirer de l’argent ; Je t’ai éprouvé dans la fournaise de l’adversité.

Ce verset d’Ésaïe montre que Dieu veut purifier son peuple dont le chrétien fait partie.

Il faut comprendre que si une personne chrétienne déploie une activité, celle-ci doit y avoir un repos parfait en Dieu. Quand le chrétien se repose sur le Seigneur, il trouve que toutes les circonstances qu’il traverse, deviennent des moyens que Dieu emploie pour lui faire du bien parce qu’il sait que Dieu l’aime et veut son bien. L’apôtre Paul se glorifie dans la certitude de ces choses. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’évangile comme une prospérité spirituelle (et non une prospérité toute matérielle que prône l’évangile dit « de la prospérité »). Dieu développe chez le chrétien l’image de Christ. Cette métamorphose s’opère chez lui, d’une manière comparable à celle d’une chenille (être terrestre) qui passe par l’étape de la chrysalide (le creuset de Dieu) pour devenir un papillon (être spirituel à l’image de Jésus). 

Romains 8:38-39

38 Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,

39 ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.

En effet, l’amour de Dieu ne change pas parce qu’il n’y a pas en Dieu une ombre de variation comme il est dit en :

Jacques 1:17

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

Paul dans l’épître aux Romains mentionne 7 lois.

– la loi de Moïse qui condamne (Romains 3:19)

– la loi en tant que principe général (Romains 3:21)

– la loi de des œuvres ou de propre justice (Romains 3:27)

– la loi de la foi qui exclut la loi des œuvres (Romains 3:27)

– la loi du péché dans les membres, (Romains 7:21, 23, 25)

– la loi de l’entendement que l’homme, malgré son consentement aux exigences de la loi mosaïque, ne peut y satisfaire en raison de la Loi du péché. (Romains 7:16, 23, 25)

– Et une nouvelle loi est révélée, celle de l’Esprit de vie qui a le pouvoir de délivrer le croyant de la loi du péché qui est dans ses membres, et qui a le pouvoir de libérer sa conscience de la condamnation de la loi mosaïque (Romains chapitre 8 versets 2 et 4)

Le chrétien, après avoir voulu combattre seul, avec ses propres forces (au chapitre 7) est épuisé, et il dresse le constat de son impuissance et crie au secours. Dieu par son Esprit Saint vient au secours de celui qui reconnait son impuissance. Il y a alors ce cri de victoire qui éclate.

8:1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

Les actions du Saint-Esprit chez le chrétien.

1. Romains 8:2 – La puissance de l’Esprit le libère de la puissance du péché. Par loi de l’Esprit, il faut entendre la puissance de l’Esprit. C’est un esprit nouveau qui se répand dans le cœur du croyant. Se réalise ainsi la promesse de

 Ézéchiel 36:26

26  Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair.

2. Romains 8:13 – Le Saint-Esprit fait mourir au péché. Le fidèle qui obéit à l’Esprit réalise bientôt la victoire. Un miracle s’accomplit. Il est affranchi du péché.

3. Romains 8:14 – Le Saint-Esprit conduit le croyant. Pour que le miracle s’opère, une condition est à remplir. Il faut que le croyant obéisse aux inspirations de l’Esprit, à cette voix intérieure qui lui montre sans cesse le chemin qui monte.

 4. Romains 8:16 – Le Saint-Esprit rend témoignage à son esprit. Le fidèle qui obéit à son Dieu entend en lui une douce voix qui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. Prends courage »

5. Romains 8:28 – Le Saint-Esprit donne l’assurance du salut. Celui qui est engagé sur ce chemin n’a plus rien à craindre ni sur la terre, ni dans l’éternité. Il peut entonner l’hymne de l’assurance du salut de Romains chapitre 8 aux versets 28-29), et proclamer avec joie :
« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui les justifie. Nous sommes vainqueurs et plus encore. Nous avons l’assurance que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. »

Il n’y a plus de condamnation

Pour comprendre le fait qu’il n’y a plus de condamnation, le chrétien doit retenir deux faits:

1 Le Saint-Esprit est en lui, et il est en Christ.

2 La justice de Dieu veut que là où il y a péché, il y ait condamnation mais l’amour de Dieu opère une substitution. Jésus a pris la place de celui qui le reconnait comme Sauveur et Seigneur, et a subi la condamnation à mort que ce dernier méritait.

Pour revenir à l’image de la voiture hybride, le Seigneur veut que le chrétien prenne l’habitude de n’utiliser que le moteur à énergie électrique (Saint Esprit), plutôt que celui à énergie fossile (chair) car quand il ressuscitera, ce sera comme si son corps, son véhicule était remplacé par un véhicule tout électrique avec une nouvelle et ‘glorieuse’ carrosserie. Le corps du chrétien sera alors animé exclusivement par le Saint-Esprit. Il doit donc, tant qu’il est encore sur cette terre, s’habituer dès à présent à marcher selon l’esprit et non selon la chair, et il doit considérer ce temps de la sanctification comme un temps d’adaptation au nouveau mode de fonctionnement qui sera le sien dans l’éternité.

Revenons à l’exemple de la voiture

La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir comment faire fonctionner le mieux possible le moteur électrique. La réponse est simplement en faisant appel à Dieu par la prière dès le matin avant de commencer la journée pour lui demander de prendre le contrôle de sa vie, de rester en communion avec lui en tout temps (prière, lecture de la Bible) et pour lui demander son aide avant toute activité.

Additifs

Quelques développements sur des concepts abordés dans ce chapitre.

La rédemption : (apolutosis)

En Romains 8:23

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Le mot rédemption signifie la libération effectuée par le paiement d’une rançon. La libération, la délivrance est obtenue par le rachat.

Au chapitre 3 de l’Épître aux romains, il est question des trois fondements du salut, et je veux revenir sur le mot que nous y retrouvons, savoir la rédemption.

La rédemption s’opère par le sang et par le pouvoir divin, et nous en avons une illustration en

Exode 14:30

30    En ce jour, l’Éternel délivra Israël de la main des Égyptiens ; et Israël vit sur le rivage de la mer les Égyptiens qui étaient morts.

 Délivra : « yascha » en hébreu qui est la racine de Jehoschua,  Yésous étant la forme grecque de ce mot « Yéschua » et qui veut dire : Dieu sauve, délivre

Et en Ésaïe 59:20

20   « Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Éternel. »

Dès l’Ancien Testament, nous avions l’annonce de la venue de Jésus

Chez les Hébreux la rédemption ou rachat se faisait par un proche parent comme dans le livre de Ruth. Boaz, le « goël » est la magnifique illustration de Jésus, de celui qui a droit de rachat.

La rédemption par le proche parent concernait à la fois la personne et son héritage (Galates 4:5)

5    « afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. »

Le rédempteur doit avoir la capacité de rachat.

Et la rédemption devient effective quand le « goël » s’est acquitté de la totalité de la somme due pour le rachat. Jésus a donné sa vie en rançon. En clair, il a donné sa vie pour la libération, le rachat des hommes de la puissance du péché.

Adoption (Romains chapitre 8 versets 14-17)

L’adoption exprime plus une position qu’une relation de parenté, le mot grec signifiant qui donne la place d’un fils. La régénération, nouvelle naissance, fait du croyant un enfant de Dieu, et l’adoption lui confère la position de fils de Dieu.

On distingue dans les écritures le mot fils et enfant.

Un enfant devient un fils passé un certain âge. Je vous invite à vous reporter à l’étude de Galates au chapitre 4:1-7

Enfant : comme le dit Paul en Galates 4-1 un enfant n’est pas plus qu’un esclave

Fils : d’enfant que nous étions, quand nous recevons l’esprit d’adoption, nous devenons fils, et l’Esprit de son fils en nous crie « Abba, Père » (Galates 4:6)

Nous retrouvons en Romains 8:15, ce que Paul a écrit et développé en Galates 4:1-7.

La nouvelle naissance fait de nous des enfants de Dieu, l’adoption fait de nous des Fils de Dieu.

Abba-Père : Abba est un mot de la langue araméenne, langue courante parlée du temps de Jésus, rapportée après le retour d’exil de Babylone, parlée encore aujourd’hui en Irak dans la région de l’ancienne Babylone. Abba veut dire père, proche de l’hébreu « AB »

Ce mot Abba est employé par les enfants s’adressant à leur père, et qui exprime une totale confiance. Cependant, il peut être employé de la part d’un jeune adulte quand il s’adresse de manière respectueuse à un homme âgé. Il contient donc en lui-même une forme de respect et d’affection due à une personne plus âgée.

Le Saint-Esprit, le Paraclet
Jean 14:16

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,

A propos du Saint Esprit, certaines traductions utilisent le mot « aide », tandis que d’autres utilisent le mot « consolateur ». Le mot grec traduit par l’un ou l’autre terme est parakletos. C’est de lui que vient le mot français paraclet. Ce mot comprend un préfixe, para-, qui signifie « à côté », et une racine qui est une forme du verbe kletos et qui signifie « appeler ». Un parakletos est donc une personne appelée à se tenir aux côtés d’une autre. Ce terme s’appliquait généralement à un avocat, mais pas à n’importe lequel. D’un point de vue technique, le parakletos était l’avocat de la famille qui avait un mandat permanent. Chaque fois qu’un problème survenait dans la famille, le parakletos était appelé, et il venait immédiatement pour aider à trouver une solution. Il en va de même dans notre relation avec le Saint‑Esprit. Nous faisons partie de la famille de Dieu, et l’avocat de la famille est le Saint‑Esprit lui-même. Il est toujours présent pour nous accompagner et nous aider dans les moments difficiles.

Romains chapitre 7 – Étude Biblique

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A partir du chapitre 6 de Romains, Paul traite de la sanctification par l’union du chrétien avec Christ en sa mort et en sa résurrection. Un point important à ne jamais oublier est celui d’associer mort et résurrection, la résurrection étant la confirmation que Dieu le Père a agréé le sacrifice de son Fils, Jésus-Christ. En effet, s’il n’était pas ressuscité, sa mort serait passée inaperçue.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 8

Romains chapitre 7 : la lutte contre le péché et la loi

Il a été dit précédemment que :

Romains 6:14, 18

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

Ainsi, les chrétiens ne sont plus sous la puissance du péché, mais ils sont sous la grâce de Dieu, et sont devenus esclaves de la justice de Dieu.

Cependant, n’étant plus sous la puissance du péché, nous ne pouvons plus dire que le fait de pécher est hors de notre contrôle. Il faut garder ces deux versets en mémoire car Paul va parler du conflit qui en résulte.

Au verset 1 de ce chapitre 7, Paul montre qu’il s’adresse à des personnes qui fréquentaient la synagogue, considérant qu’ils connaissaient la loi.

1 – Introduction

Dans ce chapitre 7, Paul décrit la position du chrétien devant la loi et affirme que le chrétien est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le bon moyen pour lui d’obtenir la justification et la sanctification.

Romains 7:1

Ignorez-vous, frères, –car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? »

La puissance de la loi vient activer la puissance du péché. Il suffit d’observer un petit enfant à qui l’on a interdit de faire quelque chose et qui, quand même, va vouloir faire la chose interdite. Ainsi la loi pousse à pécher et ne fait que révéler le péché. Sa fonction est de dresser un diagnostic sans apporter de solution définitive, de remède au péché et par là même aucune guérison. Elle ne permet que de dresser le diagnostic que tu es pécheur. Alors, que faut-il faire puisque ce n’est pas la loi qui va le dire ?

Dans ce chapitre de Romains 7, Paul décrit en fait, la position du chrétien devant la loi. Il affirme que celui-ci est délivré de l’asservissement de la loi qui n’a jamais été le moyen pour obtenir la justification, puisqu’il est écrit que nous sommes justifiés par grâce et par la foi. La loi ne fait que révéler l’ancien état de pécheur du chrétien.

A partir du verset 2, Paul prend l’exemple d’une femme mariée pour montrer que nous sommes libérés de la loi, comme la femme mariée quand son mari meurt.

Romains 7:2-4

Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Ainsi, les juifs qui étaient liés à la loi et qui se sont convertis, ont été mis à mort en ce qui concerne la loi et sont ressuscités. Leur vie est désormais en Christ. Ceux-ci et les chrétiens qui voudraient judaïser, c’est à dire revenir à la loi, seraient en quelque sorte des adultères par rapport à Jésus.

Les véritables chrétiens, en effet, n’étant plus sous la domination du péché, ne sont plus sous la loi parce que la loi est liée au péché, et elle n’est jamais qu’un révélateur de celui-ci (versets 7 à 13). Ainsi, les chrétiens ne sont plus liés au péché, mais liés à Jésus-Christ comme Paul le dit en :

Colossiens 3:3

Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

De la même façon que le chrétien est mort au péché, il est mort à la loi, ce qui veut dire qu’il est affranchi de l’autorité et du pouvoir de la loi. Il est très important de bien comprendre le verset de :

Romains 7:4

De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Les chrétiens sont donc morts en Jésus-Christ, et ainsi la loi n’a plus de pouvoir sur eux, mais ??? Et nous allons voir que ce n’est pas aussi simple que cela, parce qu’il existe une lutte.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

La conséquence de ce verset, c’est que le chrétien n’est plus poussé à faire les œuvres de la chair de Galates 5:19-21 qui sont des péchés, ce que Paul appelle des fruits pour la mort. Il n’est plus poussé non plus à faire des œuvres mortes dont il est question en Hébreux 6, mais les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour qu’il les pratique comme il est écrit en Éphésiens 2:10.

Romains 7:5-6

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

« La lettre tue et l’esprit vivifie » (2 Corinthiens 3:6), est une autre façon d’exprimer cela.

La loi en fait, a été comme un précepteur pour conduire les croyants à Christ. Si elle n’avait pas été donnée à Moïse, nous aurions vécu de façon libre parce que la notion de péché n’aurait pas existé. Cette notion de péché en effet, n’existe pas dans la mesure où aucune loi ne dit que telle chose est péché. A partir du moment où il y a une loi, une règle, on peut être sanctionné. Ainsi en est-il pour le code de la route. Quand on contrevient à celui-ci, on est sanctionné.

Galates 3:23-24

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Maintenant que les chrétiens servent dans un esprit nouveau, ils portent du fruit, le fruit de l’Esprit de

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Il faut comprendre que le croyant vit la foi en Jésus, et que la loi n’est plus que la norme à laquelle il doit conformer sa vie. C’est un ligne de conduite. Cependant, si nous ne sommes plus sous la puissance de la loi, cela ne nous empêche pas de la respecter.

2 – L’impuissance de la loi

Romains 7:7-13

Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi n’est pas un remède au péché. Elle ne fait que dresser un diagnostic comme cela se passe en médecine, sachant qu’un diagnostic n’a jamais guéri personne. Celui-ci ne fait que dresser l’état de santé d’une personne pour conduire le médecin à proposer le bon remède.

Finalement, la loi nous a conduit vers Jésus, le bon médecin qui nous apporte le bon remède. La personne qui va refuser la loi, refusera Jésus, puisque cette personne se considère comme parfaite en s’affranchissant de toutes les normes, et en n’acceptant pas le diagnostic.

Le but premier de la loi est de révéler le péché, c’est-à-dire plus exactement la nature pécheresse de l’homme. Cette nature pécheresse et rebelle est ce principe de mal dans le cœur de l’homme naturel depuis la chute d’Adam. Celle-ci pousse l’homme naturel à vouloir comprendre pourquoi telle chose est interdite, en particulier quand l’interdit vient directement de Dieu. Il se comporte comme l’enfant à qui on interdit de faire quelque chose qui est dangereuse pour lui mais que la curiosité pousse à faire par incrédulité, et qui va avoir des conséquences néfastes pour lui.

Ne pas respecter la loi de Dieu révèle en premier lieu un manque de confiance de l’homme vis à vis de son créateur. C’est ce qui s’est passé avec le péché originel d’Adam quand Satan est venu et à mis en doute la Parole de Dieu dans le cœur de celui-ci. Paul va expliquer ensuite le conflit de l’homme naturel face au péché.

Et là, après les belles déclarations que l’apôtre a faites au chapitre 6 (justification et sanctification), il met le croyant en présence d’un échec lamentable : son impuissance face au péché (v.14).

C’est là où cela devient délicat, où on ne comprend plus. Si je suis libéré, c’est donc qu’il n’y a plus de problème. Or, nous n’avons pas changé. Nous allons voir cela un peu plus en détail.

Paul parle de sa propre expérience face au péché et à la loi et de son vécu, il dresse un constat. C’est cela qui est intéressant. Paul a été presque sublime en montrant ses difficultés à lui. Et chaque chrétien peut se reconnaître dans ses mêmes difficultés. C’est une aide précieuse que nous donne Paul.

Romains 7:14-20

14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

15 Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne.

17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.

18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Pour résumer:

Nous sommes nés de nouveau et nous sommes en Christ. Nous sommes donc libérés de la puissance du péché mais nous avons toujours en nous cette nature pécheresse. L’homme est avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, mais sa nature pécheresse ne meurt pas. Elle est toujours là. Quand on sort des eaux du baptême, deux natures cohabitent en nous, la nature charnelle pécheresse et la nature spirituelle, l’homme nouveau. Martin Luther a fait une réflexion après avoir pris les eaux du baptême par immersion. Celle qu’avec le baptême, il avait pensé avoir tuer le vieil homme mais qu’il s’est aperçu que celui-ci savait nager !!! Cela veut dire qu’il ne faut donc pas oublier qu’en nous, cohabitent deux natures.

D’ailleurs, Paul nous dit pour illustrer cela en Romains 7:15 qu’il ne fait pas ce qu’il veut et qu’il fait ce qu’il hait.

L’expression “Car je ne sais pas ce que je fais”, serait plus compréhensible si elle était traduite par « je ne comprends pas ce que je fais ». Bref par son expression, Paul était conscient de commettre des actes alors qu’il les désapprouvait.

Tout le problème est de comprendre qu’à partir du baptême, le chrétien s’est identifié à Christ en sa mort et sa résurrection, d’où la nullité d’un baptême qui ne serait pas par immersion. C’est pour cela qu’il est appelé le baptême de Jésus pour le différencier du baptême de Jean qui n’était qu’un baptême de repentance.

Voici ce que Paul dit en :

Éphésiens 2:1-3

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

Si l’homme est libéré du pouvoir du péché, sa nature pécheresse n’a pas changée.

L’homme naît avec une nature pécheresse. Le baptême fait de lui un chrétien, un être régénéré, mais sa nature pécheresse est toujours là. Il a maintenant en lui deux natures :

– la nature pécheresse (l’homme naturel) et

– la nature régénérée (l’homme spirituel).

Il est devant le chemin de sanctification et il ne doit pas s’en détourner. En effet, c’est en marchant sur ce chemin de sanctification, que la nature régénérée va prendre le pas sur la nature pécheresse. Ainsi la nature spirituelle va croître, quand l’autre, la nature charnelle va diminuer. Dans la Bible, il est question ainsi de l’homme spirituel ou de l’homme nouveau et de l’homme charnel ou du vieil homme.

Le chrétien doit réaliser toute l’importance de la sanctification conduisant à ce que l’homme nouveau prenne le dessus sur le vieil homme. C’est le combat spirituel intérieur.

Celui qui veut être très spirituel, pourra être très spirituel, mais tôt ou tard sa nature pécheresse l’amènera à pécher, à être plus fragile parce qu’il sera moins vigilant. A contrario, celui qui a bien conscience qu’il a une nature pécheresse et qu’il doit veiller sans cesse, sera sur ses gardes pour ne pas tomber. “Veiller et prier” comme l’a dit Jésus. Il faut être honnête, et reconnaître que le chrétien ne peut pas faire le bien, même s’il le veut. Sa volonté est impuissante parce qu’esclave du péché.

Donc, quand après avoir été justifié, on sort des eaux du baptême, nous avons devant nous le chemin de la sanctification, ce chemin étroit et resserré dont il est question en Matthieu 7:14, sur lequel nous sommes sensés marcher. De chaque côté de ce chemin, se trouvent deux précipices dans lesquels il ne faut pas tomber, qui sont d’un côté la loi (vie sous la forme légaliste), et de l’autre côté la grâce permissive (c’est à dire que puisque je suis sous la grâce, je vis comme je veux). C’est là, où c’est délicat. En fait, le chemin de sanctification, c’est vivre selon la loi, tout en sachant que nous ne sommes plus sous la loi. La loi ainsi, ne doit être qu’un modèle de vie, celui de Jésus qui était dans une totale obéissance au modèle de vie qu’est la loi. Donc en marchant sur ce chemin de sanctification, la nature régénérée va prendre le pas sur la nature charnelle pécheresse, l’objectif étant que la nature spirituelle grandisse en nous et que la nature pécheresse diminue. C’est rappelez-vous ce que disait Jean Baptiste en Jean 3:30 “il faut qu’il croise et que je diminue”. Jean ne disait pas cela dans le même sens, mais cela montre qu’il comprenait parfaitement que lui, devait laisser la place totalement à Jésus. Mais, quand il dit cela, c’est tout simplement l’image du chemin de sanctification où nous, nous devons laisser notre nature pécheresse diminuer pour que Christ puisse croître en nous.  

Il faut réaliser toute l’importance de la sanctification qui amène  l’homme à prendre le dessus sur le vieil homme. C’est ce que j’appelle le combat spirituel intérieur parce qu’il est très facile de parler du combat spirituel, de dire “qu’on va chasser les démons, qu’on va faire ceci, qu’on va faire cela », sans lutter contre sa propre chair. Le chrétien a intérêt à mener en tout premier lieu, le combat spirituel personnel, intérieur à lui-même, avant de s’attaquer à un combat spirituel extérieur, sinon il  prendra des raclées. 

Donc, ce que je veux mettre aussi en évidence, c’est que la nature pécheresse des chrétiens se voient principalement chez ceux qui ne grandissent pas spirituellement. D’ailleurs ceux-ci, bien souvent, ne grandissent pas mais régressent. Paul s’adressant aux corinthiens va dire en 

1 Corinthiens 3:1 ,3

1 Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.

3 En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme?

Ces deux versets aident à comprendre pourquoi des chrétiens se comportent comme des inconvertis. On peut alors se poser la question de savoir si ces personnes sont encore charnelles ou si elles ne sont pas tout bonnement non converties. Il ne nous appartient pas de juger (Jean 3: 16 à 18). Jésus n’est pas venu dans le monde pour juger le monde mais pour le sauver. Par conséquent, nous sommes là pour sauver le monde et non pas pour le juger car on n’est pas en mesure de juger.

Pour le chrétiens régénérés qui se comportent comme des inconvertis, il faut comprendre qu’une nature régénérée (spirituelle) ne connait pas la sanctification. Par conséquent, être «non spirituel ou charnel» ne signifie pas être non régénéré. Quelqu’un peut être régénéré mais encore charnel parce que cette personne n’a pas avancé sur le chemin de la sanctification. Donc il peut y avoir des gens, et je pense qu’il y en a un certain nombre dans les assemblées, qui ont pris les eaux du baptême mais qui se sont arrêtés là. C’est ainsi qu’ils vont rester charnels longtemps, sauf si Dieu veut les toucher par sa grâce et qu’ils réalisent par une prédication peut être, par une parole qu’ils sont dans l’erreur et qu’ils ont quelque chose à faire pour marcher dans les voies du Seigneur. Le problème aussi est de la responsabilité des responsables qu’ils soient pasteurs, ou qu’ils portent simplement la Parole. En effet, on peut te demander de porter la Parole alors que tu n’as aucune autorité reconnue. Donc tout est possible, mais il faut que la personne ait conscience, qu’à un moment elle réalise son état. Il faut que la personne soit suffisamment humble pour écouter, accepter et se remettre en question, ne serait que pour se poser la question de savoir si ce qui a été dit est juste ou pas. Est ce que cela me concerne ou pas ? C’est tout le problème de la responsabilité. L’un a la responsabilité de parler, l’autre a la responsabilité d’accepter ou de rejeter.

Tant que chez le chrétien, l’homme spirituel en lui, est plus faible que l’homme naturel, comme Paul il ne pourra que dire : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7:14-24). En clair, tant que l’homme spirituel ne domine pas l’homme charnel, il sera plus faible que ce dernier.

Il est extraordinaire de trouver ces paroles. Là, Paul transmet son expérience, ses combats, et le chrétien peut facilement s’identifier à lui. On peut rendre grâce à Paul de dire cela. C’est un encouragement à lutter parce que quand on voit qu’une personne comme Paul, dire par quoi elle est passée, et que l’on se dit que nous sommes sur le même chemin, nous ne pouvons que constater que nous sommes dans un même combat.

3 – Le combat intérieur

Romains 7:21-25

21 Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

24    Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?… »

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! …Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Belle conclusion que ces versets !

Alors je me lui livré à une étude sur les mots utilisés par Paul. Comment expliquer cette défaite après les si belles promesses de Romains 6 ? La communion avec Christ serait-elle illusoire ? Ceci est une reconnaissance de défaite, mais c’est cependant la reconnaissance de tous chrétiens qui sont passés par là, qu’ils ne peuvent pas s’appuyer sur leurs propres forces et résister. Le message est là. Nous ne pouvons pas lutter avec nos propres forces. Cela ne suffit pas. Il faut rechercher l’appui et l’aide du Saint-Esprit.

Alors, nous allons reprendre les versets 17 à 24. Regardez quelle nature fait les choses, celle qui est spirituelle ou celle qui est charnelle.

NS = Nature Spirituelle ; NC = Nature Charnelle
17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. 17 Et maintenant ce n’est plus moi (NS) qui le fais, mais c’est le péché (NC) qui habite en moi.
18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair (NC): j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. 20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi (NS) qui le fais, c’est le péché (NC) qui habite en moi.
21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je (NS) veux faire le bien, le mal (NC) est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; (NS)
23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (NC)
24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?…

Le verset de Galates 5:17 donne l’explication de ce qui se passe.

Galates 5:17

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

Pour comprendre cette défaite, il faut faire une étude de cinq mots que l’on trouve dans l’Épître aux Romains au chapitre 7 versets 14 à 24 et dans toute l’Épître aux Romains. Les mots sont “je”, “moi”, “la loi”,”Jésus”, le Saint-Esprit”. Combien fois trouvons nous ces mots ?

On trouve :

 Romains 7:14-24Romains 7Romains maisRomains 7:14-24Romains 7Romains
Je22 fois 3073 Jésus0 fois136
Moi3 fois 726 le Saint-Esprit0 fois128
la loi5 fois1350     

En Romains 7:14-24, rien qu’en regardant combien de fois sont utilisés ces mots, on s’aperçoit que l’homme décrit n’a pas cherché l’appui de Jésus. Il n’a pas cherché l’appui du Saint Esprit, et s’est appuyé uniquement sur ses propres forces. Donc, l’échec était au bout. Intéressant ! En conséquence, après un tel constat, il faut chercher ailleurs qu’en soi le secret de la victoire. C’est pourquoi, Paul dira aux Corinthiens en :

2 Corinthiens 12:9-10

9  et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Donc, en comparant le passage Romains 7:14-24 avec ces deux versets de Épître aux Corinthiens, on a l’explication. Il faut accepter d’être faible pour chercher l’aide et la force dans le Seigneur. Celles-ci nous sont données par son Saint-Esprit.

Ce secret se trouve aussi au chapitre 8 de l’Épître aux Romains qui est un véritable chant de victoire.

Plus le chrétien travaille à sa sanctification avec, et sous la conduite du Saint-Esprit, plus il lui sera facile de combattre sa nature charnelle et de la vaincre.

Pour résumer, Romains 7 est comme si le chrétien avait en lui un chien noir et qu’après le baptême un deuxième chien blanc vienne vivre en lui (pour reprendre une image tirée d’une BD de Tintin). Le problème est que le chien blanc et le chien noir se battent constamment chez le nouveau converti. Le chien blanc pousse le chrétien à faire le bien, tandis que le chien noir le pousse à faire le mal. La grande question est lequel a le dessus ? La réponse est que cela dépend de celui que le chrétien nourrit le plus ! Il faut qu’il nourrisse le chien blanc, et n’alimente pas le chien noir pour l’affaiblir au maximum. Cela s’explique par le fait que dans la vie du chrétien, se trouve soit le fruit de la chair de Galates 5:19-21 soit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22.

Alors, prions selon ce qui est écrit en Psaumes 51:12-15 (Prière de David)

Psaumes 51:12-15

12 O Dieu! crée-en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

13 Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.

14  Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne!

15  J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.

l’amour pour les perdus dans les paraboles de Luc 15

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Le chapitre 15 de l’Évangile de Luc sur les perdus , montre l’énergie et la persévérance du Seigneur Jésus dans la parabole de la Brebis perdue, celles du Saint-Esprit dans la parabole de la drachme perdue. Il montre aussi l’amour patient du Père, et le libre arbitre de l’homme dans la parabole du fils perdu.

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L’attitude de Dieu à l’égard des perdus

Dans les trois paraboles qui se suivent en Luc 15 : la brebis perdue, la drachme perdue et le fils perdu, est présenté l’attitude ou/ et l’action d’une personne de la trinité.

   Le contexte de ces trois paraboles :

Luc 15:1-2

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.

Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

Pour une meilleure compréhension, ce passage est à rapprocher de celui de

Luc 5:29-32

29 Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux.

30 Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples: Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

Deux types de personnes se retrouvent face à Jésus qui exerce sur elles une certaine fascination. Cependant la réaction de ces deux sortes de personne, est diamétralement opposée.

Les pharisiens et les scribes ne comprennent pas que Jésus puisse côtoyer les gens de mauvaise vie, en raison de leur peur de se souiller au contact de tous ceux qui ne faisaient pas partie de leur communauté. Par leur orgueil religieux, ils considéraient qu’eux seuls méritaient que Jésus s’intéresse à eux.

La critique des pharisiens était : pourquoi perdre son temps avec des personnes qui n’en sont pas dignes.

Les publicains et les gens de mauvaise vie quant à eux, rejetés par la « ’bonne société », voient en Jésus une personne qui ne les rejette pas, qui ne tient pas un langage religieux mais un langage simple utilisant des exemples de la vie de tous les jours.

A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à la remarque des pharisiens et des scribes, mais il en profite pour enseigner les autres personnes présentes.

Les paraboles sont des images de la vie courante. Pour bien comprendre leur sens, il faut faire l’effort de chercher les réalités spirituelles qui se cachent derrière le langage simple et imagé employé par Jésus.

Celui-ci lui-même justifie ce fait en :

Matthieu 13:13

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

Paul donne en 1 Corinthiens 2:14 une explication pour cela :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Il appartient donc à chacun de prendre du temps pour méditer et chercher à connaître et comprendre pleinement le sens de l’enseignement que Jésus veut donner.

La Brebis perdue

Luc 15:3-7

Mais il leur dit cette parabole:

Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve?

Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,

et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

En Israël, plusieurs types de désert existent. Ils se distinguent selon leur degré d’aridité. Ici, il s’agit manifestement d’un désert semi-aride où le berger fait paître son troupeau.

Tout au long de la Bible, la brebis représente l’homme juste, ou repentant. Il s’agit du chrétien soumis et obéissant alors que le bouc (ou la chèvre) représente le méchant, le rebelle caractérisé par son entêtement et son manque de docilité.

Cette parabole nous enseigne l’amour et le souci de Dieu pour tous les perdus.

Jésus, lui le bon berger, va chercher la brebis perdue jusqu’à ce qu’il la trouve  et il la ramène à la maison. Il témoigne par là de l’amour et de la persévérance pour une seule âme perdue.

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Comme David qui arrachait la brebis de la gueule du lion ou de l’ours, (1 Samuel 17:34-35), tel est Jésus ! C’est la différence existant avec monsieur Séguin qui restait à la porte de sa maison pour appeler sa chèvre : « reviens, reviens ! », Jésus va chercher sa brebis perdue, et il la cherche jusqu’à ce qu’il la trouve.

Le verset 7 de ce chapitre 15 de Luc, s’adresse plus particulièrement à ceux qui se croient justes et qui estiment ne pas avoir besoin de se repentir, de la même façon que quelqu’un qui ne se considére pas malade, n’ira pas consulter un médecin. Si nous ne nous considérons pas comme perdu, nous n’avons pas besoin d’un sauveur. Si, par orgueil, nous ne nous considérons pas pécheur, nous n’avons pas besoin d’exprimer de repentance.

Jean 9:39-41

39 Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles?

41 Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Dans cette parabole, il est question de Jésus, le bon berger du psaume 23. Il est celui, qui prend soin de toutes ses brebis, dont parle le prophète Ézéchiel en :

Ézéchiel 34:16

16 Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice.

Cette parabole est à mettre en relation avec le passage de

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Dans ce passage, un détail supplémentaire, très important doit être relevé: « Ce n’est pas la volonté du Père qu’il se perde un seul de ses petits !« 

Voyez ce qu’exprime David au

Psaumes 119:176

176 Je suis errant comme une brebis perdue; cherche ton serviteur, Car je n’oublie point tes commandements.

Seigneur, nous proclamons nous aussi cette prière quand nous nous sentons perdus.

  La Drachme perdue

Luc 15:8-10

Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve?

Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.

10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Là, dans cette parabole de la drachme perdue, il est question du Saint-Esprit, représenté par la femme, qui comme Jésus manifeste la persévérance dans la recherche de l’égarée.

La drachme, objet inanimé,témoigne de l’impuissance de l’homme naturel à opérer son propre salut. Par nature, nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés selon:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Le Saint-Esprit révèle les choses en les mettant à la lumière. C’est lui qui donne la révélation de la Parole de Dieu et dans ce monde des ténèbres, il fait luire sa lumière pour chercher les perdus et leur révèle leur vraie nature.

1 Jean 2:9-11

Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres.

10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui.

11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

La lumière est celle du Saint-Esprit qui se manifeste par l’amour, fruit du Saint-Esprit. Celui-ci nous fait prendre conscience de notre véritable état de perdu et de notre besoin d’un sauveur.

Le fils perdu

Ici dans cette parabole du fils perdu, Dieu le Père est le personnage principal.

Luc 15:11-32

11 Il dit encore: Un homme avait deux fils.

12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

15 Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux.

16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

De la pensée à la mise en actes

21 Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.

26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.

27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras!

Il fallait se réjouir

31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi;

32 mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Le père représente Dieu le Père, le fils perdu représente les publicains et les prostituées, le fils aîné quant lui est une figure des pharisiens, des hommes religieux de l’époque. En effet, ces derniers se croyaient meilleurs que les autres qu’ils rejetaient et condamnaient par avance.

Au-delà , et sans remettre en cause l’interprétation classique de cette parabole bien connue, il est nécessaire de s’attacher à certains détails et d’étudier les trois personnages principaux de cette parabole, : le Père, le fils cadet et le fils aîné, en nous identifiant aux fils. Si le père est l’image de Dieu le Père, nous pouvons nous interroger en quoi nous pourrions être semblables au fils cadet, mais aussi au fils aîné.

_   Le Père

Le père est le personnage central de la parabole représentant Dieu le Père. Aux yeux du père, le départ du fils, et son retour est vécu ainsi en :

Luc 15:24

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Ceci est à rapprocher du verset de:

Éphésiens 2:1

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

Ce père attendait que son fils revienne à lui non par la contrainte, mais en exerçant son libre arbitre. Son attachement au père (Dieu) est d’autant plus fort qu’il est librement choisi et n’est pas par un sentiment d’obligation.

L’amour du père pour autant ne change pas après le départ de son fils. Il attend tous les jours que celui-ci revienne. Sa douleur de l’absence est intérieure et elle n’est pas exprimée. Cependant celle-ci apparait en :

Luc 15:20

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Ce père rétablit son fils dans tous ses droits. Il le fait revêtir de la plus belle robe ,et il lui fait mettre un anneau symbole de son appartenance.

Luc 15:22

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

_  Jésus:

Jésus en apparence n’apparait pas, mais il est le chemin qu’emprunte le fils perdu qui conduit au Père.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

_  Le fils cadet :

Ce fils cadet est l’image des publicains et des prostitués du temps de Jésus, quand le fils aîné est l’image des Pharisiens.

En replaçant cette parabole comme une suite des trois paraboles de Luc 15, la maison du père est l’image de l’Église. Ce fils cadet est l’image d’un chrétien apostat qui s’est détourné de la foi chrétienne, qui retourne dans le monde. Voyons un détail en :

Luc 15:13

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

Après avoir reçu sa part d’héritage, ce fils n’est pas resté dans la maison, ni même dans la ville. Il est parti dans un pays lointain pour vivre loin du regard du père, car il connait la droiture du père. Il pense pouvoir vivre sans contrainte, puis il réalise son erreur, et revient vers le père.

Ce fils de la parabole a pleinement conscience de la nature aimante de son Père . Il ne s’est pas adressé à son frère aîné pour qu’il intercède en sa faveur auprès de son père.

La prise de conscience de notre état réel appelée introspection ou examen de conscience est très importante comme la prise de conscience du fils perdu.

Luc 15:18-19

 18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

Quand nous faisons du tort à une personne, nous péchons contre le ciel, contre Dieu en même temps qu’envers cette personne.

Le fils perdu peut être comparé à une chèvre à cause de son entêtement à vouloir gérer sa vie tout seul, à cause de son insoumission. En réalisant son erreur par une introspection et par une repentance, ce fils redevient brebis. Il revient à la bergerie comme il est dit en :

1 Pierre 2:25

25 Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Ce fils se présente au père en vêtements souillés, image de l’état dans lequel nous nous trouvions au moment de notre repentance et de notre conversion.

_ Le fils aîné

Le fils aîné se considère meilleur que son frère. Cependant, il manque d’amour. Il méprise son frère, et en est jaloux. Il fait les choses par obligation, sous la contrainte qu’il s’impose à lui-même, et par conséquent sans joie.

C’est l’image du chrétien sans joie, animé d’un esprit religieux qui se croit plus spirituel que les autres, meilleur qu’eux, mais qui fait en réalité des œuvres mortes.

Ce fils aîné est injuste envers son père, puisque son père a partagé l’héritage, et qu’il peut jouir de celui-ci à sa guise, mais non!

Luc 15:28-29

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

Ce fils aîné vivait dans la maison, mais elle était pour lui une maison de servitude. Comme dit précédemment, il est l’image de ces chrétiens qui font des œuvres et des œuvres, mais qui ne connaissent pas la joie du service. Il s’agit pour eux d’un devoir, d’une obligation, d’une contrainte.

Une observation particulière pour chaque chrétien :

Ce fils aîné n’a pas bougé pour chercher son frère, pour le ramener à la maison. Une attitude que nous ne devons pas avoir. Il y a un réel manque d’amour chez lui. Le Seigneur nous a demandé d’annoncer l’Évangile et de faire des disciples. La joie du salut que le Seigneur nous a accordé, doit nous pousser à partager cette révélation. Nous ne devrions jamais oublier que nous étions pécheurs comme eux. Ne fermons pas nos cœurs, ni nos assemblées pour vivre notre foi dans un « entre soi » égoïste, et quand un frère montre des signes de faiblesse, prions pour lui.

Le message principal :

Dans ces trois paraboles de Luc 15, nous est présenté l’action des trois personnes de la trinité pour ramener tous les perdus. Dans celles-ci, il y a l’expression de l’amour, de l’amour inconditionnel, de la patience et de la persévérance de Dieu. C’est une invitation pour chaque chrétien à manifester de l’amour pour tous les autres quels qu’ils soient. Que la lumière du Saint-Esprit en nous brille.

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Qu’elle brille pour que ceux qui ne sont pas pleinement convertis réalisent leur état de perdus à la lumière du Saint-Esprit.

Dans notre évangélisation s’il est vrai qu’il est important de parler de l’amour de Dieu, il est tout aussi important voire plus important de parler de la repentance, car certains voudraient s’affranchir de cette étape alors que c’est elle qui permet la justification par Dieu. La parabole du berger qui cherche sa brebis perdue, montre l’amour, l’attachement et la persévérance de Dieu pour tous les perdus, attitude que nous devons tous avoir envers les perdus qui ne sont pas encore sauvés.

Retenons que ces trois paraboles se terminent par des réjouissances et de la joie, versets 7, 10 et 32 : « Réjouissez-vous avec moi« 

Elles montrent la joie de Dieu et des anges chaque fois qu’une personne est sauvée.

  En résumé :

1 – La brebis égarée dans le désert représente le chrétien en devenir. Jésus cherche les perdus à l’extérieur.

2 – La drachme perdue dans la maison: le Saint-Esprit apporte la révélation par sa lumière aux personnes qui sont dans l’assemblée (dans la maison) mais qui ne sont pas pleinement engagées. Elles pensent être chrétiennes, mais ne le sont pas. Le Saint-Esprit révèle la vraie nature de chacun.

3 – Le fils perdu, Le Père accueille celui qui avait quitté la maison et qui revient. En fils cadet, nous nous étions éloignés de notre foi chrétienne, mais nous réalisons notre erreur, et revenons à Dieu, et à l’Église. En Fils aîné ? Réalisons l’orgueil qui peut nous animer et manifestons de l’amour vrai pour tous les autres, de la bienveillance, et de la joie d’être sauvés. Ne soyons pas religieux et apprenons à faire des œuvres sous la conduite du Saint-Esprit, des œuvres que Dieu a préparées d’avance

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Et préoccupons nous des perdus, en répondant à l’ordre donné en Matthieu 28:19-20

Romains chapitre 6 – Étude Biblique

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Le chapitre 6 de l’épître aux Romains parle de la sanctification à laquelle tous les chrétiens sont appelés, sans que ce terme soit employé. Cette sanctification est la suite logique de la justification des chapitres précédents. Il s’agit de la marche du chrétien qui est conduit par l’Esprit.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 7

Romains chapitre 6 : vivre une nouvelle vie en Christ

Introduction

Rappel :

Le salut que Dieu donne gratuitement à quiconque croit, ne dépend en rien de ce que le croyant peut faire mais repose sur ce que Dieu fait pour celui-ci par Jésus-Christ.

1 – Les chapitres 6 à 8 traitent de la sanctification en Jésus   

Ceci étant dit, le problème de la sanctification est un problème angoissant qui tourmente les jeunes et les vieux chrétiens et qui malheureusement, semble souvent mal compris.

Romains 1:16 enseigne que l’Évangile « est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » en Jésus-Christ, et Romains 3 à 5 enseigne «la puissance de Dieu pour sauver ou pour justifier » celui qui croit en Christ.

Romains 6 enseigne «la puissance de Dieu pour rendre saint celui qui croit en Christ. »

Si Romains 5 évoque le statut (ou position) juridique du chrétien, c’est-à-dire sa justification une fois pour toutes, Romains 6 ne parle pas du processus de la sanctification, mais du statut (ou condition) moral du chrétien, du fait qu’il a été rendu saint une fois pour toutes. Il faut préciser que nous sommes déclarés saints lors de notre justification, mais que nous devons travailler à notre sanctification en marchant par l’Esprit parce que la sanctification ne va pas sans le Saint Esprit. Il n’est pas possible de penser qu’on va se sanctifier soi-même. Ce serait faire des œuvres mortes et travailler inutilement.

Voici un petit récapitulatif de Romains 6 :

Romains 6:1-10 constitue un exposé doctrinal sur ce «qu’il faut croire» alors que Romains 6:11-16 constitue une exhortation sur «comment il faut vivre». Les versets de Romains 6:17-23 quant eux, consistent en un encouragement devant les progrès déjà accomplis par rapport à ce qui a pu déjà être réalisé par les romains.

Ce chapitre est un modèle pour la façon dont le chrétien doit être édifié. Il ne faut pas oublier que les mots édifier et sanctifier représentent à peu près une même idée. Quand on se sanctifie ou quand on est édifié, il y a comme une forme d’élévation. Il faut avoir une foi saine et la mettre en application. La mise en application est importante. C’est un encouragement à persévérer, puisque notre sanctification est le chemin qu’il faut emprunter jusqu’au rendez vous final avec le Seigneur.

Les trois chapitres de Romains 6, 7 et 8 peuvent être vus comme un triptyque.

Le premier tableau dressé est sombre : La loi du péché, la loi et moi, c’est à dire par exemple:

6:1 « Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? 

Le deuxième tableau est encore plus sombre : là, c’est moi face à la loi avec mes propres forces.

7:21 « Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. »

Pour arriver au troisième tableau qui est glorieux, resplendissant qui est la loi de l’esprit de vie

8:2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

 A la fin du chapitre 5, il a été question de la grâce de Dieu. Le découpage en chapitres de la Bible, est très pratique pour avoir des repères, mais il faut faire attention en abordant un chapitre qu’il n’y ait pas dans la fin du chapitre précédent une introduction . En effet, nous en voyons ici un exemple, parce que le verset 1 de Romains 6 est la suite des versets de Romains 5:20 et 21 et qu’il ne peut bien être compris que si on relit les deux versets précédents, ou qu’on se les rappelle. 

Là on voit que Paul pose une question, et cette question peut interroger et nous amener à une grande interrogation quand on nous pose la question suivante: Quand nous sommes sous la grâce, peut-on pécher comme avant? Après avoir étudié Romains 6, il n’est pas possible de penser cela. Ceux qui ont étudié l’épître aux romains et qui disent cela, sont impardonnables.

Voici ce que Paul dit à Tite.

Tite 2:11-13

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

Le verset 13 de ce chapitre 2 de Tite est très important parce qu’il nous dit « en attendant la bienheureuse espérance », c’est à dire en attendant de mourir physiquement. Qu’est que c’est que cette bienheureuse espérance ? C’est l’espérance d’être auprès de Dieu, dans la gloire de Dieu, et d’être participant de la nature divine selon 2 Pierre 1:4, ce qui est extraordinaire.

2 – Romains chapitre 6 : La délivrance de la puissance du péché

La repentance a eu pour conséquence l’effacement du péché. Cependant cette repentance n’est qu’un des aspect du salut, puisqu’avec le salut nous sommes libérés de la puissance du péché. Si le chrétien ne l’était pas, il succomberait régulièrement au péché. Cela ne veut pas dire qu’il ne succombe plus, mais cela n’arrive plus régulièrement. Par le Saint Esprit, le Seigneur nous donne la force de résister parce que nous ne sommes plus esclaves du péché. Nous allons voir que nous sommes par contre, esclaves de la justice de Dieu, esclaves de Jésus-Christ. Nous sommes tous pour bénéficier de cette grâce, mais notre nature charnelle nous pousse à faire le mal. C’est pourquoi Paul introduit les réponses divines, par deux questions fréquemment soulevées, verset 1 et verset 15

Romains 6:1, 15

1 Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?

15 Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Quand nous lisons « loin de là », il est possible de traduire par aucunement, ce qui veut dire : il n’en est pas question. Il est préférable de prendre ce sens d’aucunement parce que c’est catégorique, tranchant.

Cette expression « loin de là » exprime un véritable sentiment d’indignation et de rejet qui pousse chacun à reconnaître le caractère infondé de cette déclaration du verset 1.

Romains 6:2-4

Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Qu’est-ce que Paul veut nous dire ?

Avant comme tout humain, nous vivions dans le péché. Maintenant, nous sommes morts au péché et nous vivons en Christ ! Ce que nous disent ces trois versets, c’est qu’il nous faut prendre conscience de notre nouvelle identité !

Alors une grande question se pose : comment évangéliser ? En effet, l’évangélisation doit être efficace, car sinon elle ne sert à rien. Si nous parlons, que ce soit au moins pour apporter quelque chose aux personnes rencontrées. Si elles n’acceptent pas le message immédiatement, cela n’a pas d’importance. L’important pour chaque chrétien est de semer en étant dirigé par le Saint Esprit, et pas en l’ayant programmé lui même, par ses propres forces.

En ce qui concerne la nouvelle identité :

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Ce qui est dit en Galates, c’est un peu ce qui est écrit, mais sous une autre forme en Romains. Il faut lire l’épître aux Galates parce que c’est un bon complément, mais Romains est plus structuré.

Je vis en Christ, et Christ vit en moi ! Qu’est ce que cela veut dire?

Dire : ‘Christ en moi, et moi en Christ.’ signifie que l’on ne peut plus dissocier l’un de l’autre. Christ est en chaque cellule de notre corps.

Une des racines du péché consiste à vivre selon ses propres normes. Je décide moi-même de ce qui est bien et de ce qui est mal. Conclusion : je me considère comme mon propre dieu !

Il faut comprendre que la loi n’est pas le moyen pour arriver au salut, mais la norme à laquelle le chrétien doit conformer sa vie, c’est-à-dire qu’il ne vit plus selon ses propres normes, mais selon les normes de Dieu, qui se trouvent dans la Bible.

La responsabilité personnelle du croyant à l’égard de l’œuvre divine de la sanctification ressort au travers de quatre expressions mentionnées dans ce chapitre.

  1. Comme croyants, nous ne devons pas ignorer (v.3) (Ici il s’agit d’une question), mais nous devons savoir (v.6,9) c’est-à-dire connaître les faits de notre union et de notre identification avec Christ dans sa mort et sa résurrection ;
  2. Comme croyants, nous devons regarder (v.11) c’est-à-dire reconnaître ces faits comme vrais à notre égard; 
  3. Comme croyants, nous avons à nous donner (v.13), à nous livrer (v.13, 16, 19) à nous offrir (v.13) une fois pour toute à Dieu, comme étant vivants de morts que nous étions, et nous mettre à sa disposition.
  4. Comme croyants, nous avons à obéir (v.16, 17) sachant que la sanctification se poursuit dans la mesure de notre obéissance à la volonté de Dieu révélée dans sa Parole.

La sanctification, c’est jusqu’au bout.

Voyons ce qui est dit :

Romains 6:4

4  … de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Le mot marcher en grec est  »péripateo », mais celui-ci peut être traduit également par se conduire, vivre. De même nous, nous marchons en nouveauté de vie. Nous conduisons notre vie d’une nouvelle façon. Ici, nous sommes bien loin de la grâce permissive de certains « chrétiens » à qui Jésus dira : ‘‘je ne vous connais pas, vous qui commettez l’iniquité » ainsi qu’il est écrit en Matthieu 7:21. La marche dans la sanctification ou la marche par l’Esprit est cette nouvelle façon de conduire notre vie, parce que par nos propres forces, nous n’en sommes pas capables. Il est dit en:

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ceci est vraiment très important de comprendre cela. Nous rencontrerons toujours des personnes qui diront que puisqu’elles sont sous la grâce, elles peuvent vivre comme elles veulent, en toute liberté. Paul s’oppose à ces personnes qu’on appelle antinomiens, c’est à dire celles qui sont contre la loi. Si une personne continue à vivre dans le péché, c’est la preuve qu’elle n’est pas morte au péché. Nous en déduisons donc qu’elle ne vit pas en Christ ! Une personne en effet, ne peut pas vivre en même temps dans le péché et en Christ, sinon inconsciemment par son propos, elle décrète que Christ est péché !

Romains 6:3-4

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Cette signification du baptême est très importante à comprendre et à retenir. Si nous ne comprenons pas pleinement cela, notre vie chrétienne sera bancale. Comprendre ne veut pas dire seulement comprendre intellectuellement. Il faut que cela soit imprégné en nous, et que nous vivions en conséquence  (en nouveauté de vie).

Si un chrétien ne comprend pas le véritable sens du baptême chrétien avec cette identification à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, il ne pourra pas mener pleinement une vie chrétienne ! C’est toute la différence qu’il y a entre pécher involontairement par accident ,et vivre dans le péché volontairement, négligemment ! C’est mépriser la Grâce de Dieu !

Comment une personne peut-elle venir à Christ pour être délivrée du péché et ensuite prétendre qu’étant sous la grâce, elle peut continuer à vivre dans le péché. Cela veut dire qu’elle continuerait à vivre comme avant, au lieu de vivre en nouveauté de vie ! Ceci est bien entendu incohérent Paul développe son raisonnement en :

Romains 6:5-7

En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,

sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;

car celui qui est mort est libre du péché.

Quand il est question d’être libéré du péché, il ne s’agit pas seulement d’être libéré de la sanction du péché, mais d’être délivré du pouvoir du péché.

Dans les versets 2 à 7, nous avons le fondement de la justification et de la sanctification qui est l’union spirituelle avec Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection.

Le baptême par immersion est très important dans sa signification. En prenant le baptême nous nous identifions à Jésus. Nous mourons au péché et nous ressuscitons pour la vie de Dieu. Dans les versets 5 et 8, le temps des verbes n’exprime pas un simple futur mais une certitude.

Verset 5 : ‘nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,’

Verset 8 : ‘nous vivrons aussi avec lui,’

Il est important d’avoir ces certitudes là. En effet, si nous avons un doute, nous allons nous laisser aller, tandis que si nous avons la certitude que nous le serons aussi par la conformité à la résurrection de Jésus, que nous vivrons aussi avec lui, ce sera différent. En fonction de ce que nous avons dans la tête, nous agirons de telle ou telle manière. La pensée est le lieu du combat spirituel.

Le chrétien participe à la mort de Christ afin de pouvoir participer à sa vie de résurrection. Ceci conduit à une réflexion : Peut-il prétendre à la vie de résurrection de Jésus-Christ s’il ne s’est pas identifié à la mort de Jésus par le baptême ?

Au verset 6 Paul emploie le mot doulos qui veut dire « esclave ». Ce mot a perdu de sa force aujourd’hui car nous ne sommes plus à l’époque où les gens se distinguaient par classe : hommes libres et esclaves. Si nous appelons Jésus, notre Seigneur, c’est qu’implicitement, nous sommes ses esclaves. L’esclave n’a pas de vie propre, il vit et fait ce que le maitre exige. EXIGE !

3 – Romains 6:8-15 – Nous sommes morts en Christ

Romains 6:8-10

Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,

sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Approprions-nous ce verset en proclamant :

Car je suis mort, et c’est pour le péché que je suis mort une fois pour toutes; je suis revenu à la vie, et c’est pour Dieu que je vis.

D’autre part, le chrétien ne peut pas jouir des bienfaits de la mort de Christ sans bénéficier en même temps de la puissance de sa vie de résurrection. Pour que les hommes soient saints, il faut d’abord que Dieu les justifie. Nous ne pouvons pas devenir saint sans être justifié au préalable. Cela veut dire qu’il faut s’être repenti. Dans le Nouveau Testament la sanctification est inséparable de la justification !

Souvent, on nous dit que quand on obtient le salut, c’est une fois pour toutes et que « si tu crois, tu seras sauvé ». Un bémol doit cependant être mis à cette affirmation. Qu’est que ce « je crois »? Tu crois quoi? Est ce que c’est un « je crois » purement intellectuel ? Ou un « je crois » affermi?.. Ce qui fait que ce qui peut être vrai dans le fait d’un salut éternel, qu’on ne peut pas perdre son salut, encore faut il déjà le gagner, l’acquérir. Quand on lit un certain nombre de versets, on se dit qu’on peut perdre le salut mais c’est sans doute parce qu’on ne l’a pas acquis. On peut le perdre parce qu’on ne l’a pas acquis véritablement parce qu’on hésite. Ceci est une interprétation. Le chrétien doit travailler à sa sanctification Paul d’ailleurs, dit en:

Philippiens 3:10-12

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir,

11 si je puis, à la résurrection d’entre les morts.

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

Si mon salut a été acquis une fois pour toutes, que voudrait dire la sanctification? Que voudrait dire : être édifié jusqu’à avoir la stature de Christ ? Que voudrait dire le verset de 2 Corinthiens 3:18

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

L’expression de gloire en gloire montre la marche progressive du chrétien au cours de laquelle il devient de plus en plus à l’image de Christ.

Dans le nouveau testament, la sanctification est inséparable de la justification. Cela veut dire que lorsqu’on est justifié, on ouvre la porte étroite qui débouche sur le chemin étroit et resserré de la sanctification.

Dans ce chapitre 6 de Romains, Paul commence par nous parler du péché et l’oppose à la Grâce, à la Grâce de Dieu. Paul nous dit que le péché a été vaincu à la croix, qu’il est mort à la croix pour celui qui croit. Il nous dit aussi que le croyant est en Christ, même s’il ne le dit pas explicitement comme il le fait en 2 Corinthiens (1:21 ; 5:17 ;12:19 ;13:5) ainsi qu’en Galates :

Galates 3:27

27  vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 

Ceci est une expression que Paul reprend au verset 3 de Romains 6.

Le péché sous son esclavage nous conduit à produire des fruits conduisant à la condamnation et à la mort spirituelle. Paul utilise dans cette épître un terme propre au marché aux esclaves : la rédemption. C’est le mot grec « apolutrosis » qu’il utilise et qui veut dire : délivrance obtenue par rachat ou libération effectuée par paiement d’une rançon.

Romains 6:10-15

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

La structure de ce verset 15 est identique à celle du verset 1.

Quand au verset 11, on lit « regardez-vous comme morts », cela peut être compris dans le sens de: considérez-vous comme morts au péché, pour que cela soit plus concret.

Dans ce passage de Romains 6: 10-15, Paul nous explique que si nous nous identifions à la mort de Jésus à la croix, nous sommes morts avec Lui, ce qui veut dire que nous sommes morts au péché. Donc, en étant mort au péché, nous ne sommes plus sous son esclavage. C’est ce qui différencie le chrétien des non-croyants qui ne comprennent pas que celui-ci puisse vivre sans faire telle et telle chose. S’il en est ainsi, c’est que tout simplement nous sommes morts au péché et esclave de la Justice de Dieu. Nous ne sommes plus sous la Loi, mais sous la Grâce. Nous avons changé d’esclavage. Nous avons changé de maitre. Alors que nous étions sur le marché aux esclaves, Jésus nous a vus, et il a payé le prix pour nous racheter. Nous sommes devenus ainsi esclaves de Dieu, esclaves à l’obéissance envers Lui, esclaves de sa Justice. Cependant cet esclavage est doux puisque son joug est doux et léger.

Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Le verset 15 parle d’un changement de situation, et Paul nous donne deux illustrations pour expliquer sa pensée :

  • En Romains 6:16-23 , il donne l’illustration de l’esclave et de l’asservissement
  • Et en Romains 7:1-6, il donne l’illustration de la veuve et de la libération légale par la mort de son mari. En effet, la femme mariée en fréquentant un autre homme, commet un adultère mais si la femme est devenue veuve, celle-ci est libre par rapport à son mari.

 Dans ces deux illustrations, se trouvent deux notions de liberté mais qui sont cependant différentes.

Le péché produit en nous des fruits qui nous conduisent à la mort, alors que l’obéissance (la justice) produit des fruits de sainteté ce qui nous conduit à la vie éternelle.

Dans ce chapitre 6, l’apôtre Paul expose le principe de la sanctification mais sans jamais utiliser ce mot. Cinq mots vont définir ce qu’est la mort au péché. Le croyant est :

1° – v. 6:3 – baptisé, c’est-à-dire plongé, noyé, immergé en Jésus-Christ

2° – v. 6:4 – enseveli avec lui

3° – v. 6:5 – greffé, et fait une même plante avec Jésus

4° – v. 6:6 – crucifié avec Christ

5° – v. 6:7 – mort avec lui

 Paul réalise en même temps les cinq caractères de la vie avec Christ. Le chrétien est :

1° – v. 6:4 – ressuscité avec lui,

2° – v. 6:4 – Il marche avec lui,

3° – v. 6:7 – libre du péché,

4° – v. 6:11 – il est vivant pour Dieu,

5° – v. 6:13 – Il se donne à Dieu.

Donc, nous ne sommes plus esclaves du péché, et nous avons la capacité de vivre une vie nouvelle dans l’obéissance à Christ, dans un état de sainteté. De même que la mort et la résurrection n’ont eu lieu qu’une fois pour toutes pour Jésus, notre état de justification – sanctification, est définitif pour nous, lorsque nous croyons en Jésus-Christ. Même si par accident il nous arrive de pécher, cela ne change pas notre état.

Il faut vraiment être imprégné du verset de

Romains 6:11

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

le mot « ainsi » entraîne une conséquence de tout ce qui vient d’être dit. C’est pourquoi, Paul exhorte le croyant à :

v. 11-12 regardez-vous, considérez-vous comme …

v. 13-14 et donnez-vous …

Romains 6:11-13

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

Paul dira en d’autres mots :

Colossiens 3:10

10 et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé.

Regardez bien cette notion d’évolution de mouvement: « ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance ». Il y a toujours encore cette notion de progression qui se fait par la connaissance. Par la connaissance de quoi ? Par la connaissance de la Parole de Dieu, Jésus étant la Parole. Par conséquent, en même temps que nous approfondissons notre connaissance de la Parole, nous approfondissons notre connaissance de Jésus selon « l’image de celui qui l’a créé ».

Galates 5:16-18

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

Ayant toujours en tête le problème de la sanctification qui est essentielle, il faut insister sur certains aspects de la Parole qui nous éclairent sur cette sanctification, comme marcher par l’Esprit, conduit par l’Esprit.

La nature pécheresse, la nature non régénérée est appelée le vieil homme. La nouvelle nature, la nature régénérée est appelée l’homme nouveau qui marche avec la puissance du Saint Esprit.

Verset 13. Ce verset commence par « Ne livrez pas vos membres au péché … «  Cela veut dire que cela dépend d’une décision personnelle, de notre propre volonté de répondre à la tentation par la résistance et le refus. Paul nous dit que nous aurons des tentations, mais que c’est à nous qu’il appartient de dire non à la tentation. Et nous avons en :

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Nous rejoignons ici « car c’est Dieu qui produit le vouloir et le faire, selon son bon plaisir », la prédication donnée sur la souveraineté de Dieu et le libre arbitre de l’homme. Il y a le « vouloir et le faire de Dieu », mais il y a aussi « ne vous livrez pas vos membres au péché » qui est le libre arbitre de l’homme qui s’exerce là. Le salut en réalité se construit. Il a trois étapes: le passé avec la repentance, le chemin de sanctification et la glorification quand on est auprès de Dieu en étant dans sa gloire (dans la vie éternelle). C’est un tout. Malheureusement, la notion de salut pour beaucoup, est inconnue. Un combat spirituel a lieu avec le côté charnel qui lutte et résiste à la volonté de Dieu.

Romains 6:13-15

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Paul revient avec insistance sur le fait que nous avons été libérés de la puissance du péché. Nous sommes sous la grâce, ce qui veut dire que nous sommes appelés à ne plus pécher. La grâce ne doit en aucun cas être une justification pour pécher.

Les convoitises de ce monde se présenteront toujours à nous. Cependant nous ne sommes plus sous l’esclavage du péché qui nous entrainait irrésistiblement à succomber aux tentations. Étant sous la grâce, Dieu nous donne la force de résister. Nous ne péchons plus parce que la loi nous dit que c’est mal ce qui serait du légalisme chrétien mais nous ne faisons plus le mal par amour pour notre maître, Dieu qui nous en donne la force.

Le chrétien ne retombera plus sous le coup de la loi puisqu’il a été justifié par Dieu. Il ne s’appuie pas sur ses propres forces, mais sur Jésus, sur le Saint Esprit.

Philippiens 4:13

13 Je puis tout par Christ qui me fortifie.

Cela ne veut pas dire qu’un chrétien ne péchera jamais. Voici trois versets de 1 Jean 3 sur le péché:

1 Jean 3:6-9

Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu.

Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.

Il faut faire attention à l’expression « ne pratique pas ». Si quelqu’un pratique le péché, il ne s’agit pas d’un accident, mais d’une pratique habituelle. Le vrai chrétien peut tomber dans le péché, mais il n’y reste pas, il ne s’y vautre pas. Il se repent, il confesse et obtient le pardon de Dieu.

1 Jean 1:9

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Vivre sous la grâce et vivre de la grâce de Dieu !

Hébreux 12:14-15

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés;

Éphésiens 2:8

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu

De la même façon, nous devons vivre la grâce de Dieu par la foi.

4 – Romains 6:16-23 – de qui sommes-nous esclave

Romains 6:16-23

16 Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice?

17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.

20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice.

21 Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Regardez le parallèle qu’il y a entre le verset 21 et le verset 22. Les fruits de la sainteté sont les fruits de la sanctification.

Le verset 16 est à rapprocher de celui de :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Être esclave du péché a pour conséquence la mort spirituelle dans cette vie, la mort physique à la fin de notre vie et la mort éternelle ensuite. Alors que lorsque nous sommes sous la justice de Dieu, que nous sommes justifiés, nous avons la vie spirituelle, et nous connaitrons la résurrection après la mort et la vie éternelle auprès de Dieu.

Cela peut-être incompréhensible pour certaines personnes ainsi qu’il écrit en :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Pourquoi en est-il ainsi? Parce qu’une personne qui n’est pas convertie ne peut pas comprendre. Et même dans certains cas, un jeune converti ne comprend pas forcément. Il faut un minimum. Cela répond au verset précédent qui dit que :

13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.

Comprenez-vous le problème que nous pouvons rencontrer avec des personnes qui n’ont pas la connaissance spirituelle de la Bible, et qui sont spirituellement mortes. Une personne qui a bac +5 va comprendre le français, ce qui littéralement est dit, mais spirituellement elle ne va pas comprendre ce que Dieu dit.

Paul conclut que d’esclaves du péché, nous sommes devenus esclaves de la justice de Dieu. Cela révèle un autre point. L’homme n’est jamais entièrement libre et cela doit être compris. Les anarchistes ont la devise qui dit: « ni Dieu, ni maître ». En réalité, ils se font des illusions parce que, soit l’homme est esclave du péché, soit il est esclave de la justice de Dieu. La puissance du péché est telle que l’homme ne peut en être libéré que par la puissance de Dieu.

Tout cela aboutit à la magnifique déclaration qui est la conclusion de ce chapitre :

Romains 6:22-23

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Donc d’un côté, verset 22, on a le fruit de la sainteté qui est la sanctification et d’un autre côté, verset 23, on a la grâce ou le don gratuit de Dieu.

Un petit rappel:

Éphésiens 2:8-9

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Après avoir étudié le chapitre 6 de Romains, il est impossible pour une personne honnête de dire que sous la grâce nous pouvons vivre comme avant, une vie de péché.
C’est un admirable témoignage qui semble tout conclure. Cependant voici que le chapitre suivant, le chapitre 7 de l’Épître aux romains, va révéler le combat qui se livre, non chez l’inconverti, mais dans le cœur même du croyant.

Le royaume de Dieu ou le royaume des cieux

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Dieu est le souverain de l’univers. En cela, le royaume de Dieu s’étend sur tout l’univers. Dans la Bible, plusieurs sens sont donnés au mot royaume. Par le péché, la terre et tout ce qu’elle contient, est devenue le royaume de Satan. Par Jésus, le royaume de Dieu s’est approché et il est parmi nous, dans chacune des personnes qui reconnaissent la souveraineté de Dieu sur leur vie.

Le royaume de Dieu ou le royaume des cieux

Sommaire

1 – Qu’est-ce qu’un royaume
2 – Qu’est-ce que le royaume de Dieu ?
3 – Avec la conversion, nous changeons d’identité
4 – Établissement du royaume

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Commençons par :

1-   Qu’est-ce qu’un royaume

Sur un plan terrestre, un royaume est un état gouverné par une seule personne, un roi ou une reine. Le titre et l’autorité sont transmis de façon héréditaire. Le mot royaume s’entend autant sur un plan géographique (territoire) que sur un plan humain puisqu’il est composé de l’ensemble de ses habitants. L’autorité du roi s’exerce sur l’ensemble des personnes qui y résident, qu’il s’agisse des nationaux, ou des visiteurs (touristes…).

D’une certaine façon, le chrétien peut dire qu’il fait partie du royaume de Dieu, tout en vivant sur terre. Ainsi, il est étranger sur terre mais en tant que ressortissant des cieux. Deux références confirment cela.

Hébreux 11:13

13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

1 Pierre 2:11

11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme.

.

2-  Qu’est-ce que le royaume de Dieu ?

Avant tout, il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de différence entre les deux appellations : royaume de Dieu et royaume des cieux.

Matthieu s’adressant aux juifs, a évité ce terme pour ne pas choquer les juifs à qui son Évangile était adressé.

Par ailleurs, si nous voulons comprendre les paraboles de Jésus, et tout particulièrement quand il est dit que le royaume des cieux est comparable à … il faut savoir ce que Jésus entendait par ce terme.

Il est préférable de parler de royaume de Dieu pour éviter l’idée que le royaume de Dieu ne se situe que dans les cieux. Il est le domaine où l’autorité de Dieu s’exerce pleinement.

Par ailleurs Satan dira à Jésus lors de la tentation :

Matthieu 4:8-9

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

Ceci veut dire que la terre depuis le péché d’Adam, est tombée sous la domination de Satan, que l’on nomme aussi le royaume des ténèbres. Par conséquent, il existe deux royaumes qui s’opposent. Tout homme dès sa naissance est un sujet du royaume des ténèbres, sous la domination de Satan.

Cependant, pour les chrétiens, le royaume de Dieu est le domaine où l’autorité de Jésus-Christ s’exerce car il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs.

Avec la venue de Jésus sur terre, il est dit par Jean Baptiste que le royaume des cieux est proche :

Matthieu 3:2

2 Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Ou le royaume de Dieu s’est approché :

Luc 10:8-11

Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté,

guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur: Le royaume de Dieu s’est approché de vous.

10 Mais dans quelque ville que vous entriez, et où l’on ne vous recevra pas, allez dans ses rues, et dites:

11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds; sachez cependant que le royaume de Dieu s’est approché.

Mais le royaume de Dieu n’est pas physiquement sur terre. Il n’est encore que spirituel, dans le cœur des croyants.

Jésus répondra à Pilate en :

Jean 18:36

36 Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

Nous étions dans le royaume des ténèbres, nous avons cru et répondu à l’appel de Jésus et nous sommes maintenant dans le royaume spirituel de Dieu

1 Pierre 2:9

9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,

Luc 17:20-21

20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,

.

3-  Avec la conversion, nous changeons d’identité

Colossiens 1:12-13

1Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière,

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Nous sommes devenus citoyens des cieux

Philippiens 3:20

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

Et l’apôtre Paul dira qu’en Jésus-Christ, nous sommes assis dans les lieux célestes.

Éphésiens 2:6

il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ,

Le véritable citoyen des cieux est celui qui se soumet à l’autorité qui gouverne le royaume, c’est à dire Dieu. Un orgueilleux ne peut pas se soumettre à qui que ce soit. Il faut de l’humilité pour reconnaitre une autorité, et par conséquent se soumettre à Dieu.

Jacques 4:6-8

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous.

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.

Le vrai chrétien est devenu enfant de Dieu, conduit par l’Esprit.

Romains 8:16

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

.

4- Établissement du royaume

Aujourd’hui le royaume de Dieu est sur terre une entité spirituelle, et n’est pas physique. Il deviendra une entité physique sur terre lors du retour corporel de Jésus-Christ pour son règne de mille ans. Le royaume sera alors à son apogée.

Apocalypse 11:15

15 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles.

 Apocalypse 20:6

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

Puis il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre : Apocalypse 21. Alors son règne sera éternel.

Apocalypse 21:1-8

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux.

Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.

Et il me dit: C’est fait! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement.

Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils.

Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

En attendant ce jour, nous devons travailler à faire croître ce royaume en amenant des pécheurs à la repentance pour qu’ils obtiennent par pure grâce la citoyenneté des cieux.

Romains chapitre 5 – Étude Biblique

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Romains chapitre 5 décrit les fruits de la justification par la foi qui sont les conséquences positives de celle-ci. Alors que dans les chapitres 3 et 4 de l’Épître, les fondements de la justification par la foi sont posés :

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. (Romains 3:24).

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. (Romains 4:25).

Étude biblique suivante : Romains chapitre 6

Romains chapitre 5 : la paix avec Dieu par Jésus-Christ

Maintenant dans le chapitre 5, l’apôtre Paul présente la conséquence de la justification qui n’est pas une transformation de la nature du pécheur repentant, mais un changement de statut devant Dieu. La personne justifiée est devenue juste aux yeux de Dieu.

Il convient de se poser la question de notre motivation à suivre des enseignements bibliques, parce qu’il faut éviter les deux écueils décrits en :

1 Corinthiens 8:1b-2

1 …, nous savons que nous avons tous la connaissance. La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

Et qu’il faut faire attention à suivre l’avertissement de

Jacques 1:22-25

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

Les études bibliques comme les prédications, ont pour seul but de conduire chacun à mener une vie en toute obéissance à la volonté de Dieu, et d’aider à marcher sur le chemin de sanctification :

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Que le Seigneur n’ait jamais à nous dire :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

1 – Romains Chapitre 5 : Conséquences de la justification par la foi

Ce chapitre décrit les fruits de la justification par la foi qui sont des conséquences positives.

Un petit rappel :

Paul a fait la démonstration que pas un seul homme n’est juste devant Dieu en cherchant seulement à respecter la loi reçue par Moïse. Dieu avait pendant un temps, laissé l’homme vivre sans loi, ce qui s’est révélé être une faillite avec pour conséquence le déluge. Aussi un peu plus tard, a-t-il donné les tables de la loi, ce qui a montré à l’homme son incapacité d’être juste par lui-même. En fait, la loi agit comme un précepteur qui met en évidence l’incapacité de l’homme à être juste par lui-même et qui l’incite à se tourner vers Dieu pour obtenir sa grâce. Cette grâce est l’œuvre de Jésus à la croix. D’esclaves du péché que nous étions, acceptons-nous d’être les esclaves de Jésus par la rédemption ? Car il est écrit :

Romains 6:18

6 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

Selon Romains 3, on n’est justifié par Dieu que par la foi, et le chapitre 4 de l’Épître aux Romains présente comme exemple deux personnages de l’Ancien Testament, Abraham et David, qui ont été justifiés par la foi.

2-   la justification par la foi

Romains 5:1-11

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Vouloir être juste selon la loi est une grave erreur qui ne fait que conduire à la condamnation.

Galates 5:4

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

A contrario, la justification qui vient de Dieu, nous donne la grâce et la paix avec l’espérance de la gloire.

Romains 5:1-2 :

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

– Étant donc justifiés par la foi,

1° – v. 1, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes réconciliés avec lui;

2° – v. 2, nous avons accès à sa grâce, et nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

3° – v. 3-5, Cela conduit à la persévérance, puis à l’espérance et à l’amour de Dieu;

4° – v. 9, nous sommes justifiés par son sang;           

5° – v. 9, nous sommes sauvés par lui de la colère à venir;   

6° – v. 10-11, nous sommes réconciliés avec Dieu;    

==> v. 20, là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.  

Qu’est ce que la gloire de Dieu dont il est question au verset 2 ? Il s’agit de l’espérance de recevoir un corps de résurrection semblable à celui de Jésus-Christ par lequel nous serons participants de la nature de Dieu. (2 Pierre 1:4)

Par la foi que nous avons en Jésus-Christ, Dieu nous justifie et nous accorde sa paix. Nous sommes au bénéfice de la justice qui est en Jésus-Christ, parce que nous sommes en Christ une nouvelle créature ( 2 Corinthiens 5:17)

Si nous sommes justifiés et sanctifiés, nous pouvons avoir l’assurance de partager dans le futur la gloire de Dieu. Certains pourraient penser que c’est de la présomption de dire cela, mais nous savons que ceci est le privilège des chrétiens, parce que ceux-ci sont devenus enfants de Dieu.

Romains 5:3-5 – l’assurance d’être aimés de Dieu

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

De quelles afflictions s’agit-il dans ces versets ? Il s’agit des persécutions, des pressions, des difficultés, des souffrances qui ont pour but la formation du caractère du chrétien, et de sa maturité spirituelle. Hébreux 12:5-11 (le châtiment du père comme à des fils) et

 1 Pierre 4:12-16

12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.

13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

15 Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui.

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

L’amour que Dieu déverse dans nos cœurs, est indissociable de la foi en Lui, et de la persévérance dans les afflictions.

De la même façon qu’à l’armée, les soldats s’entraînent au parcours du combattant en passant une série d’épreuves, d’obstacles, le chrétien a son parcours du combattant chrétien lui permettant de s’aguerrir. Les épreuves en effet, fortifient la foi, et aident à résister dans les mauvais jours, à tenir ferme après avoir tout surmonté. Pas d’épreuves … Pas de preuves ! 

Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

Romains 5:9-11 – l’assurance de notre salut final

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Il résulte de ces versets que si nous sommes justifiés, nous sommes réconciliés avec Dieu et serons sauvés de sa colère. Nous ne connaîtrons pas la colère de Dieu. Au verset 10, il est expliqué que nous sommes réconciliés avec Dieu par la mort de Jésus et que nous somme sauvés par sa vie, par sa résurrection. La résurrection de Jésus est en effet pour chaque chrétien la promesse, l’assurance de sa propre résurrection.  

Il reste un point à aborder qui est celui de notre transformation, de celle dont parle l’apôtre Paul en: 

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

La transformation dont il s’agit, ou changement de forme, est celle qui permet de devenir conformes à Jésus, c’est-à-dire formés à son image. Paul emploiera pour expliquer cela l’image de la tente (la sanctification, puis la glorification) en:

            2 Corinthiens 5:1-5

1   Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.

2 Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste,

3 si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus.

4 Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. 

5 Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit. 

Pourquoi Paul utilise-t-il l’image de la tente ? Il est permis tout d’abord de penser que Paul a utilisé cette image parce que lui-même fabriquait des tentes pour subvenir à ses besoins. Cependant plus que cela, il est permis de penser qu’il se référait au tabernacle, à cette tente utilisée dans le désert qui servait de lieu où Dieu résidait parmi son peuple, tente qui ne fut plus utilisée après la construction du temple par Salomon. Nous pouvons utiliser la même comparaison pour notre corps et la tente du tabernacle avec notre futur corps céleste identifié au temple de Jérusalem.

Par ailleurs, il est indiqué dans la Bible que pour le chrétien, son corps est devenu le temple du Saint Esprit (1 Corinthiens 6:19). De même que tous les ustensiles nécessaires au culte de Dieu ont été transférés dans le temple après sa construction, de même les parties de notre « corps » qui adorent Dieu, seront-elles aussi transportées dans ce nouveau temple.

Juste :

Les mots : juste, justifier, justification qui se trouvent cent une fois dans tout le Nouveau Testament, se retrouvent quarante trois fois dans l’Épitre aux Romains. (43/101)

Justice 30/73 ; Justifier 12/25 ; la Justification 4/6 en Romains, 1 fois en 2 Corinthiens et 1 fois en Galates.

Toutefois se pose un autre problème, celui de la sanctification que Paul va aborder. En effet, si Paul utilise abondamment le terme de justice et ses dérivés, par contre, nous ne trouvons le verbe sanctifier qu’une fois sur quinze dans toute cette Épître, en Romains 15:16, et aucune fois le mot sanctification. Pourtant ce problème de la sanctification sera abordée par Paul au chapitre suivant.

Pour rappel : La justification est une déclaration juridique unique aux conséquences permanentes. La justification inclut le pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu qui va et doit être suivie immédiatement de la sanctification qui est un processus continu dans le temps.

La justification est l’œuvre de Christ pour nous, quand la sanctification est l’œuvre qui a lieu en nous par le Saint-Esprit.

3-  La comparaison et le contraste entre la justification et la condamnation

Romains 5:12-16

12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, …

13 car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.

14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

15 Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

Versets 12-14 : Le péché d’un seul homme a entraîné la mort de tous les hommes, alors même que celui-ci n’avait pas pu être imputé aux autres hommes puisque la loi n’avait pas encore été promulguée . Le péché a eu malgré tout pour conséquence la mort pour tous les humains.

Verset 15-16 : Si la condamnation est la conséquence d’une seule offense, il en est autrement de la justification puisque celle-ci a lieu après plusieurs offenses.

Pour comprendre le développement de Paul, il faut considérer que tous les hommes sont en Adam et qu’ils subissent la conséquence de la transgression de ce dernier. A l’inverse, tous les croyants en Christ bénéficient de la grâce et du salut par la rédemption.

Pour donner une image, il faut penser qu’en Adam, se trouvait tout le potentiel humain, sa descendance. C’est ainsi que dans l’Ancien Testament quand une personne était tuée, c’était la personne et sa descendance potentielle qui était considérée tuée avec lui. Avec Adam, « l’ADN » de mort qui était en lui, a été transmis à tous les hommes.

D’un autre côté, quand nous sommes en Jésus, le même principe s’applique. En Jésus, nous recevons « l’ADN » de la vie éternelle.

4-  La justice obtenue par un seul acte

Romains 5:16-19

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

17 Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus Christ lui seul.

18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.

19 Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.

La condamnation est venue par une seule offense, la justice quant à elle est venue par un seul acte de justice.

Du verset 12 au verset 19, le mot ‘seul’ apparait douze fois pour mettre en lumière l’œuvre de Jésus et l’amour de Dieu par rapport aux conséquences du péché.

Les versets 18 et 19 mettent en parallèle la désobéissance d’Adam qui a entraîné la chute de tous les hommes, avec la justice de Jésus-Christ qui a entraîné la justification de tous ceux qui croient en Jésus.

Avant la loi, le péché existait mais il n’y avait pas d’offenses puisqu’il n’y avait pas de loi. Lorsque Dieu a donné la loi à Moïse, l’offense due au péché a abondée. Cependant avec l’œuvre de Jésus à la croix, la grâce qui en a découlé, a surabondé :

Romains 5:20-21

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur.

La loi n’a fait que révéler l’offense faite à Dieu par le péché. Plus que cela, l’esprit de rébellion de l’homme fait que puisque c’est interdit, il l’a commis (Romains 7). Ainsi, le péché a abondé. La loi a révélé notre incapacité à être justes par nous-mêmes et son seul but a été de révéler notre véritable situation de perdus, notre besoin d’un sauveur.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

  1. Principe universel : nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi ;
  2. Principe général : l’homme est justifié par la foi en Jésus Christ et non par les œuvres de la loi ;
  3. Principe personnel  : nous avons cru en Jésus Christ afin d’être justifiés par la foi en Christ.

Le péché produit l’offense et conduit à la mort !

La grâce produit la justification et conduit à la vie éternelle !

Toute affirmation que le salut s’obtient par la foi en Jésus-Christ plus autre chose, est blasphématoire.

La grâce de Dieu surpassera toujours l’abondance du mal.

Rappel : de la justification

v. 1-2 – Nous avons l’assurance de la paix avec Dieu;

v.2     – Nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

v.3-5  – Nous avons l’assurance d’être aimés par Dieu;

v. 6-11 – Nous avons l’assurance de notre salut final et complet.

Romains chapitre 4 – Étude Biblique

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L’apôtre Paul en Romains chapitre 4, prend l’exemple de deux personnages de l’Ancien Testament pour montrer qu’avant et après la loi, des hommes pouvaient être justes aux yeux de Dieu.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 5

Romains chapitre 4 : Abraham, modèle de foi et de justification

Il est dit d’Abraham :

23 Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. ( Jacques 2:23)

Et de David :

22 puis, l’ayant rejeté, il leur suscita pour roi David, auquel il a rendu ce témoignage: J’ai trouvé David, fils d’Isaï, homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés. (Actes 13:22)

1 – Romains 4 : La justification par la foi illustrée : Abraham et David

Ce chapitre démontre l’importance de la foi à travers les deux exemples d’Abraham et de David.

Paul utilise les exemples d’Abraham et de David pour prouver que la justification par la foi, a toujours été le seul moyen de salut dans la Bible. Où trouver meilleur exemple que dans l’Ancien Testament en choisissant deux personnages très différents, qui ont témoigné l’un et l’autre d’une vie de foi. Pour David, cela ressort de ses écrits. Il est à noter que ces deux personnages sont très importants dans la religion juive.

2 – Romains 4:1-5 : Premier raisonnement de Paul

Abraham est un exemple auquel de tout temps, se sont référés et se référent les juifs.

Romains 4:1-5

1 Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair?

Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.

Car que dit l’Écriture? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.

Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due;

et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice.

Paul s’appuie toujours sur les Écritures où il est dit en :

Genèse 15:6

Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice.

Le mot hébreu ‘’aman’’ traduit par « eut confiance », se traduit aussi par croire, éprouver

Il crut dans les promesses de Dieu, et pour bon nombre, il n’a jamais vu leur réalisation.

Jacques 2:23

23 Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu.

Abraham est reconnu juste devant Dieu par la foi qu’il lui témoigne . La foi dans la vie d’Abraham et dans celle de David, s’est exprimée d’une manière différente, mais elle est la même. « À celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit, sa foi lui est imputée à justice » (v. 4:5). Paul nous donne ici, sa définition de la grâce.

C’est pourquoi nous aussi, nous pouvons dire avec Paul s’adressant aux Galates.

Galates 3:6, 9

Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,

de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.

Abraham, l’homme de foi a été justifié pour sa foi. Les versets 4 et 5, montrent que la justification par la foi est en même temps une justification par grâce !

3 – Romains 4:6-8 – Deuxième raisonnement de Paul

L’exemple de David, l’homme selon le cœur de Dieu. (1 Samuel 13:14)

Romains 4:6-8

De même David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les œuvres:

Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts!

Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché!

De même David alors pécheur à plus d’un titre, a été justifié par sa foi en Dieu, foi qu’il exprime dans ses psaumes, notamment en:

Psaumes 32:1-3

De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné !

2 Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude !

3 Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée ; 

A la lecture des versets 2 et 3 de l’Épître aux Romains, et en les appliquant dans la vie courante, il est important de comprendre que lorsqu’une personne se vante qu’elle a la foi en justifiant cela par des œuvres qu’elle ferait, elle peut toujours le dire face à des humains, mais comme il est dit ici, elle ne pourra pas s’en glorifier devant Dieu.

Dans le même esprit au regard du verset 4, comment imaginer une personne réclamer comme un dû le salut devant Dieu ? Le verset de Romains 1:22 concerne une telle personne.

David, le deuxième exemple choisi par Paul, a commis des actes très graves. Ainsi par exemple, il a commis un adultère, puis a essayé de faire endosser la paternité de l’enfant au mari bafoué, Urie. Son plan ayant échoué à cause de la droiture d’Urie, un fidèle serviteur, resté éloigné de sa femme, David a alors commandité le meurtre d’Urie. Si David a été répréhensible devant Dieu, ce n’est pas pour autant qu’il n’était plus juste aux yeux de celui-ci, puisque la justice s’obtient par la foi. C’est là que le psaume 34 prend tout son sens

Pour les péchés commis, face à Nathan, David s’en est repenti.

2 Samuel 12:13 – Repentance de David

13 David dit à Nathan: J’ai péché contre l’Éternel! Et Nathan dit à David: L’Éternel pardonne ton péché, tu ne mourras point.

Paul a choisi ces deux exemples parce que le premier, Abraham, est né avant que Moïse n’ait reçu les tables de la Loi. Abraham était donc sans loi. Le second, David, est né après, et se trouvait sous la loi. Pourtant ces deux personnages sont considérés de la même façon. Paul par ces deux exemples, démontre que dès l’Ancien Testament, les hommes étaient déjà justifiés par la foi, et non par les œuvres. Le signe que nous sommes justifiés est que nos mauvaises actions sont pardonnées.

Paul de conclure comme David :

Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché!

Il faut bien comprendre une chose, c’est que faire des œuvres ou non, n’accroit pas notre mérite aux yeux de Dieu. Nous pouvons faire des œuvres, mais ne nous attendons pas à être gratifié d’un quelconque mérite.

De même nous ne pouvons pas expliquer la justification d’Abraham par le seul fait qu’il ait vécu avant la loi puisque David a été justifié de la même manière, après la loi.

Être justifié pour un humain, c’est à dire, être considéré comme juste aux yeux de Dieu, ne consiste pas dans le seul fait du pardon des péchés. La justification nous fait entrer dans la famille de Dieu.

3 – Romains 4:9-12 – Troisième raisonnement de Paul

La question pour Paul est de savoir quand Abraham fut déclaré juste par Dieu ? Pour lui, la justification ne concernait-elle que les juifs, (circoncis) ou était-elle aussi pour les païens (incirconcis) ?

Romains 4:9-12

Ce bonheur n’est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham.

10 Comment donc lui fut-elle imputée? Était-ce après, ou avant sa circoncision? Il n’était pas encore circoncis, il était incirconcis.

11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu’il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d’être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée,

12 et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.

Abraham ne fut pas justifié par les œuvres, notamment par l’obéissance à pratiquer la circoncision puisque Dieu l’a déclaré juste avant d’ordonner la circoncision.

Genèse 15:6

Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice.

Genèse 17:10

10 C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi: tout mâle parmi vous sera circoncis.

Dieu a déclaré juste Abraham quatorze ans avant que la circoncision soit pratiquée. Celle-ci n’a été en fait qu’un signe, un sceau de l’alliance de la grâce du croyant de l’Ancien Testament. La circoncision n’est jamais que le témoignage de l’existence de la foi chez cette personne et de la justification par la foi.

Le fait qu’Abraham fut circoncis après avoir été justifié, est la garantie que la foi en Jésus-Christ de tout croyant le justifiera. La justification est indépendante de la circoncision.

Abraham a été justifié par la foi, et non par la circoncision. (raison pour laquelle Paul s’est opposé à la circoncision des gentils. voir l’épître aux Galates)

La justification par la foi est en même temps une justification par grâce qui vient de Dieu.

4 – Romains 4:13 – Quatrième raisonnement de Paul

Est-ce que l’héritage, c’est à dire les promesses de Dieu faite à Abraham, concerne seulement les juifs, ou bien tous les croyants justifiés par la foi ?

 Romains 4:13

13 En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi.

En référence à :

 Genèse 12:2

2 Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.

Genèse 22:17

17 je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis.

Abraham reçu cette promesse par la justice de la foi

Galates 3:18, 29

18 Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Comme il est au verset 13, la promesse de l’héritage du monde, n’a rien à voir avec la loi, car elle procède de la grâce, grâce reçue par la foi.

5 – Romains 4:14-16 – La promesse reçue par la foi

Être justifié par les œuvres de la loi et être justifié par la foi en Dieu s’excluent mutuellement. C’est pourquoi, vouloir rajouter un peu d’œuvre de la loi à la justification par la foi, est un contre sens. Tout croyant, quelle que soit sa religion, qui pense pouvoir être justifié par les œuvres de la loi, tombe sous la colère de Dieu, « puisqu’il n’y a pas un juste, pas même un seul » et que l’homme fatalement trébuche sous le coup de l’un ou l’autre des commandements.

Romains 4:14-16

14 Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie,

15 parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression.

16 C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit:

Si l’héritage dépendait de la loi, l’héritage serait perdu à la première faute. Le fait d’être héritier par la foi, fait qu’il s’agit d’une grâce.

6 – Romains 4:16-25 – La promesse de Dieu et le bénéficiaire

Paul oppose la postérité et les postérités pour préciser de qui il s’agit : « Jésus », quand il est question de « ta postérité ». Mot que nous retrouvons en:

Genèse 3:15

15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Romains 4:16b-17

16 C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit:

17 Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.

Paul parle clairement de la postérité qui est sous la loi (les juifs), et à la postérité qui a la foi, c’est-à-dire à tous ceux qui croient en Jésus.

La promesse est faite à Abraham et à sa postérité et non à ses postérités. Si nous lisons :

Galates 3:16

Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

La postérité dont il s’agit, est clairement montrée : Jésus-Christ !

Genèse 12:2-3

Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.

Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

« Toutes les familles de la terre seront bénies en Jésus-Christ » est une promesse qui se réalisera pleinement lors de la seconde venue de Jésus-Christ sur terre.

Romains 4:17-22

17 Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.

18 Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité.

19 Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants.

20 Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,

21 et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir.

22 C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice.

  • L’objet de la foi d’Abraham (transposée à nous)

Verset 17 : Abraham croyait en quelqu’un, et en quelque chose. (Dieu et la promesse)

Certains diront : je crois, je crois ! Oui mais en qui ?  Et en quoi ? Et pourquoi ?

Est-ce que l’être en qui nous croyons, a la capacité de réaliser ce en quoi nous croyons. Et pourquoi ? A-t-il déjà démontré sa capacité de le faire auparavant ? Sur quoi nous appuyons-nous ?

Croire en … demande, le pouvoir, la puissance, la capacité de faire et de plus la fidélité.

  • Le but de la foi d’Abraham

Verset 18 : l’Espérance vient appuyer la foi. C’est une foi ferme. Rappelons-nous la promesse faite et l’âge d’Abraham et de Sarah. Abraham n’a pas regardé à l’impossibilité physique. Il est entré dans cette promesse d’une postérité, et elle est devenue le but de sa vie.

Il doit en être ainsi pour nous, Nous devons nous approprier les promesses de Dieu, et faire qu’elles deviennent réalité pour nous. (A l’espérance est associée la persévérance)

  • La force de la foi d’Abraham

Versets 19-21 : La force d’Abraham doit être la nôtre. Par conséquent, il faut aller au-delà du possible, accepter de ne pas tout savoir, accepter de ne pas tout comprendre et s’appuyer sur la personne et la nature de ce Dieu tout puissant ! La nature de notre foi fera qu’elle sera une force ou une faiblesse. La vraie foi regarde au-delà des circonstances, au-delà de nos possibilités pour ne considérer que les possibilités de Dieu. Dieu est tout puissant et il est fidèle ! Dieu a le pouvoir d’accomplir ce qu’il promet.

Matthieu 21:21

21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

  • Le résultat de la foi d’Abraham

La foi d‘Abraham a eu pour résultat qu’il fut justifié. Elle est la foi qui conduit au salut, elle est une foi salvatrice !

Être au bénéfice de la foi d’Abraham

Romains 4:23-25

23 Mais ce n’est pas à cause de lui seul qu’il est écrit que cela lui fut imputé;

24 c’est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur,

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

Quand il est dit en :

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Paul nous dit que nous devons diriger notre vie en tenant compte de l’Ancien Testament. Pour ce qui est écrit en Romains 4:23-25, il s’agit d’un rappel que nous sommes au bénéfice de la foi d’Abraham, raison pour laquelle il est appelé le père des croyants.

Notre foi doit-être comme celle d’Abraham :

  • Elle a pour objet Dieu lui-même. Dieu nous justifie par la foi que nous lui témoignons.
  • Elle repose sur Dieu qui ressuscite les morts, ce qui est confirmé par la résurrection de Jésus-Christ.
  • Elle repose sur la promesse de notre propre résurrection.
  • La grande différence entre Abraham et nous, est qu’Abraham a reçu une promesse (postérité =Jésus), mais que nous avons reçu la réalisation de la promesse de la venue de Jésus et de son sacrifice pour nos péchés. Il est plus facile pour nous de croire puisque Jésus est ressuscité.

Interpréter les paraboles de la Bible

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Pour interpréter les paraboles et en tirer le meilleur profit, pour en avoir la meilleure compréhension, certaines règles doivent être observées. Il convient pour le moins de se poser un certain nombre de questions.

Interpréter les paraboles de la Bible

Bible ouverte illustrant le verset du Psaumes 119:11.

Sommaire

1 – Qu’est-ce qu’une parabole ?
2 – Quel est le but de cette parabole ?
3 – Les caractéristiques de cette parabole
4 – Récapitulation

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Introduction

En étudiant les Évangiles, nous rencontrons les paraboles de Jésus. Cependant dans les Écritures, que ce soit dans les Évangiles ou ailleurs, existent d’autres paraboles comme celle par exemple de l’homme fort de Matthieu 12:29, qui n’est pas donnée comme une parabole et qui parle de l’entrée dans le royaume de Dieu. 

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1 – Qu’est-ce qu’une parabole ?

Une parabole est un genre littéraire en usage dans le judaïsme. Dans la Bible, il s’agit d’une histoire terrestre qui a une signification céleste. Jésus nous dit :  »Le royaume des cieux est semblable à … »

Exemple :

Matthieu 13:31-32

31 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.

32 C’est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

La parabole est une image qui raconte une histoire terrestre destinée à enseigner une vérité spirituelle. Jésus utilisait beaucoup de paraboles pour enseigner et aussi pour répondre à des questions quand il s’agissait de parler du royaume des cieux (ou de Dieu).

La parabole diffère de l’allégorie qui est une figure de comparaison purement imagée.

Exemple : Jean 15:1-6

1 Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.

Elle n’est pas non plus une image symbolique d’une prophétie

Exemple :Ézéchiel 4:1-8

1 Et toi, fils de l’homme, prends une brique, place-la devant toi, et tu y traceras une ville, Jérusalem.

Représente-la en état de siège, forme des retranchements, élève contre elle des terrasses, environne-la d’un camp, dresse contre elle des béliers tout autour.

...

La prophétie peut ou ne pas correspondre à une réalité.

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2-  Quel est le but d’une parabole ?

La parabole a pour but d’expliquer une chose en s’appuyant sur des éléments que la personne connait.

Si nous parlons d’un fruit exotique que la personne ne connait pas, nous allons décrire en disant à quoi il peut ressembler, en parlant de sa forme, de sa couleur, de son odeur, de son gout.

La parabole biblique va décrire quant à elle une réalité spirituelle en s’appuyant sur des choses terrestres.

Elle nous pousse à chercher la compréhension voulue par le narrateur au-delà de la simple explication du récit.

Que veut me dire Jésus au sujet de cette parabole ? C’est la demande faite par les apôtres lorsque Jésus donne la parabole du semeur et des quatre terrains :

Luc 8:9-10

Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole.

10 Il répondit: Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils ne comprennent point.

Cela conduit à une autre question :

Pourquoi Jésus dit-il dans la parabole du semeur que «la connaissance des secrets du royaume de Dieu» a été donnée aux disciples et pas aux autres ?

Proclamer la vérité publiquement à tout le monde, ne veut pas dire que tout le monde désire l’entendre, ni même la comprendre ! L’attitude des auditeurs est très importante. En racontant des paraboles, Jésus cherche à faire connaître clairement la vérité aux personnes qui adoptent une bonne attitude, et qui réagissent favorablement.

Il cherche à cacher la vérité aux personnes qui adoptent une mauvaise attitude et refusent de réagir favorablement.

L’explication se trouve en:

Matthieu 7:6

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

L’attitude des auditeurs dit s’ils comprendront ou s’ils veulent comprendre ce qui leur est dit, ou bien s’ils rejettent nos propos.

Ceci est un rappel de ce que Jésus a enseigné à ses disciples. En toutes hypothèses, nous devons faire preuve de patience avec celui qui veut savoir, mais cette patience a aussi des limites . En effet, il faut se détourner de ceux qui refusent d’écouter.

Matthieu 10:14

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

La parabole du figuier stérile montre que la patience de Dieu à des limites, ainsi que cela nous est indiqué en:

Luc 13:6-9

Il dit aussi cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point.

Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?

Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier.

Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.

Nous ne devons pas perdre notre temps avec ceux qui refusent d’entendre la Parole de Dieu, car cette perte de temps est au détriment des autres que nous n’avons pas encore visités.

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3-  Les caractéristiques d’une parabole

Il y a plusieurs éléments dont il faut tenir compte pour bien comprendre une parabole.

A – Le récit propre

B – Le contexte dans lequel s’inscrit la parabole

C – L’explication

D – le mot ou l’expression-clé, voire même une expression qui surprend.

A-   Le contexte de la parabole

Parfois, il n’y a que le récit, le contexte n’étant pas toujours donné. Cependant, il peut être caché dans les versets précédents, ou/et suivants.

Exemple : la parabole de l’homme fort de :

Matthieu 12:29

29 Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison

Ici il faut regarder à Matthieu 12:24-30

24 Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent: Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons.

25 Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit: Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister.

26 Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même; comment donc son royaume subsistera-t-il?

27 Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.

28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

29 Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison.

30 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.

Jésus profite d’une réflexion pour parler de lui-même qui par l’esprit de Dieu chasse les démons.  L’homme fort est un démon qu’il faut lier au nom de Jésus.

Un autre exemple : Le bon Samaritain :

Luc 10:30-37 

Le contexte est en Luc 10:25-29 qui est en quelque sorte une introduction à la suite à une question d’un docteur de la loi. : que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

Luc 10:25-29

25 Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

26 Jésus lui dit: Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?

27 Il répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même.

28 Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras.

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?

Puis : qui est mon prochain ?

Observons la façon de pratiquer de Jésus.

Tout d’abord, la personne qui interroge Jésus est un docteur de la loi qui par conséquent connait les écritures, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Jésus lui répond par une autre question, ce qui va en entrainer une autre, puis va le conduire à donner la parabole du bon Samaritain.

Par trois fois dans les évangiles, il est question de Deutéronome 6:4-5

4 Écoute, Israël! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.

Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

En Luc 10:27, en Matthieu 22:37, et Marc 12:30, c’est une invitation à relire ces trois passages.

B-    Le récit de la parabole

Dans la parabole du bon Samaritain, nous imaginons facilement que cette situation aurait vraiment pu se produire. Cela aurait pu être un fait divers qui sert de base à un enseignement.

C-   L’explication de la parabole

La signification et la mise en application de la parabole ne sont pas systématiquement explicites. Pour bien comprendre, il faut regarder le contexte. Par exemple la perle de grand prix suit la parabole du trésor caché. C’est la même idée qui est exprimée.

Pour cela il faut trouver le mot ou l’expression clé. Dans les deux paraboles de la perle et du trésor caché, la personne qui les a trouvés vend tout ce qu’il a.

D-   Le mot ou l’expression-clé ou choquante

Parabole de l’économe infidèle de Luc 16:1-13

Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment.

ou dans d’autres versions :  »il avait agi en homme avisé’‘ ! Mais pourquoi ?

E-   Les détails

Que nous indique les détails qui passent inaperçus ? Car, il n’y a pas de détails superflus.

Exemple l’homme riche et Lazare de

Luc 16:19-31

19 un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin : Un notable, un responsable, la pourpre étant un symbole d’autorité

20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, …

Le riche se retrouve dans le shéol, non parce qu’il était riche mais parce qu’il n’avait pas eu compassion de Lazare qu’il devait voir tous les jours à sa porte. Il était égoïste, son cœur était sec.

F-    A qui Jésus s’adresse-t-il en parabole ?

Aux lettrés, scribes, pharisiens, sadducéens, il parlera de la loi et des commandements qu’ils sont sensés connaître.

A un jeune homme riche, il dira: vends tous tes biens et suis-moi

Aux gens du peuple, il donne des exemples de la vie de tous les jours: semeur, brebis perdue …

Recommandation

Faisons attention. Nous avons beaucoup de leçons à apprendre de Jésus quand il présente la bonne nouvelle de l’Évangile. Étudions comment il pratiquait avec les uns et les autres.

Attention aux prédicateurs qui vous disent de suivre leur exemple dans leur façon de faire. Le prédicateur A dira faites comme moi, sous-entendu devenez des petit a. Le prédicateur B dira faites comme moi, sous-entendu devenez des petit b. Ne tombons pas dans ce piège par aveuglement. Tout prédicateur doit nous montrer Jésus, et dire: suivez l’exemple de Jésus.

D’ailleurs, n’est-ce pas le but de tout chrétien, de toute personne qui se dit chrétienne ? A Antioche, les disciples furent appelés chrétiens, parce que les gens voyaient en eux une image de Jésus-Christ, ils étaient des petits Christ.  

Actes 11:26

26 et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

Ce n’est pas : ‘’regardez-moi’’, et faites comme moi. Mais ce doit être :’ Regardez à Jésus’, et faites comme Jésus’ !

Nous n’avons qu’un seul modèle, Jésus-Christ. Apprenons de notre maître !

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Récapitulation :

  1. Le récit
  2. Le contexte
  3. A qui Jésus s’adresse-t-il ? les auditeurs
  4. Les moindres détails, pertinents ou secondaires ?
  5. Le mot ou l’expression choquante ou surprenante.
  6. Quelle explication tirer de la parabole.
  7. Se référer à d’autres passages bibliques pour renforcer la compréhension de la parabole

Romains chapitre 3 – Étude Biblique

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Romains chapitre 3 est le grand chapitre de Luther. Le moine qu’il était, tourmenté dans son âme au couvent d’Erfurt, finit par découvrir la délivrance à travers ce texte.
Dans celui-ci et dans les deux chapitres suivants se trouvent les trois fondements du salut, pierres angulaires de la rédemption portant sur la justification par la Foi.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 4

Romains chapitre 3 : justification par la foi et la grâce divine

Romains chapitre 3 : Culpabilité et justification

En résumé, l’Épître aux romains fait trois constats nécessaires pour comprendre le salut

1-   Romains 3:10.  « Il n’y a point de juste, pas même un seul »

Voilà la base d’où il faut partir. Il n’y a pas de distinction entre les hommes. Que nous soyons Juifs ou grecs, nous sommes tous coupables et également tous indignes du salut.

2-   Romains 3:20. « Nul ne sera justifié par les œuvres de la Loi… »

 Par œuvres, il ne faut pas entendre seulement l’accomplissement de la loi mosaïque, mais aussi l’observation de la loi morale et la pratique de l’honnêteté. En réalité, rien de tout cela ne peut sauver l’homme, car tout est marqué d’imperfection et d’orgueil.

Mais voici la glorieuse nouvelle, l’admirable message libérateur :

3-   Romains 3:24.  « Tous sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ »

On comprend le cri de Luther : « Embrasse ce texte. Car c’est ici que vient périr le mérite des œuvres et la gloire de l’homme. C’est là le point capital de cette épître, c’est-à-dire que tout ce qui n’est pas purifié par le sang de Christ est péché. »
La grâce humilie le pécheur. Elle lui fait reconnaître sa misère et le jette au pied de la croix. En Christ, il trouve une victime expiatoire et réalise que par la foi, il est gracié, justifié, régénéré.

1 – Romains 3:1-8 : Les privilèges des Juifs

Romains 3:1-8

1 Quel est donc l’avantage des Juifs, ou quelle est l’utilité de la circoncision?

Il est grand de toute manière, et tout d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés.

Eh quoi! si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu?

Loin de là! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsqu’on te juge.

Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous? Dieu est-il injuste quand il déchaîne sa colère? (Je parle à la manière des hommes.)

Loin de là! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde?

Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore jugé comme pécheur?

Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu’il en arrive du bien, comme quelques-uns, qui nous calomnient, prétendent que nous le disons? La condamnation de ces gens est juste.

Question : à quoi se réfère le verset 2 ? Il est grand de toute manière

Paul par avance réfute les objections, que celles-ci viennent des juifs ou des non juifs. Il doit s’agir d’objections qu’il a dû entendre de la part de différents contradicteurs dans les villes qu’il a précédemment évangélisées. Rappelons-nous de ce qui s’est passé à Antioche (Actes 13:38-52)

Actes 13:46

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Les adversaires de Paul se sont efforcés de le discréditer comme nous pouvons l’être face aux adversaires de notre foi, des adversaires de Jésus. De la même façon que du temps de l’Ancien Testament, les juifs se sont opposés aux prophètes.

Du temps de Jésus, ils se sont opposés à Jésus. Ils se considéraient comme le peuple choisi par Dieu, ce qui est vrai jusqu’à l’avènement de Jésus. (rappeler vous la réaction d’étonnement de Pierre en Actes 10-11)

Mais depuis que Jésus a annoncé l’Évangile, la bonne nouvelle du salut, tous les hommes sont appelés à répondre à la grâce offerte.

Du temps de Paul, les juifs considéraient qu’ils avaient une destinée éternelle qui leur était réservée quels que furent leurs péchés et leur désobéissance envers Dieu. Ils n’ont pas écouté Jésus leur disant :

Matthieu 8:11-12

11 Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l’orient et de l’occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux.

12 Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Au contraire, l’orgueil et la vanité les ont poussés à s’opposer à lui jusqu’à le crucifier selon le plan de Dieu.

Matthieu 21:42-43 (Psaumes 118:22-23)

42 Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux?

43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

C’est aujourd’hui encore le problème de toute personne qui s’accroche à son arrière-plan religieux, et qui refuse de juger, de mesurer en quoi nos paroles sont justes. Ils ne veulent pas se remettre en cause.(peut-être par peur d’avoir toujours vécu dans l’erreur et le mensonge). A chaque fois que nous annonçons l’Évangile, nous aurons à faire aux contradicteurs de la même façon. Mais en faisant cela, ils portent sur eux-mêmes une condamnation, car en portant l’Évangile nous annonçons le salut ou la condamnation pour ceux qui le rejette ainsi que cela découle de Jean 3:18 .

2 – Romains 3:9-20 – Le monde entier est coupable devant Dieu !

Romains 3:9-20

Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché,

10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

11 Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis;

12 Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul;

13 Leur gosier est un sépulcre ouvert; Ils se servent de leurs langues pour tromper; Ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic;

14 Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume;

15 Ils ont les pieds légers pour répandre le sang;

16 La destruction et le malheur sont sur leur route;

17 Ils ne connaissent pas le chemin de la paix;

18 La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux.

19 Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.

Ce passage de Romains 3:1-20 clôture tout ce qui a été dit depuis le premier chapitre. Quand il est écrit : sommes-nous plus excellents ? De qui Paul veut-il parler ? Qui est ce nous ?

Tous les humains seront traités de la même façon. Dieu ne fait pas de favoritisme, sinon il ne serait pas un Dieu juste !

Paul dans son argumentation s’appuie sur un grand nombre références de l’Ancien Testament, notamment dans les Psaumes.

Au verset 9 Paul dit :

Quoi donc! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché,

Le « sommes-nous plus excellents ? » peut se comprendre de deux manières. Ou Paul parle de lui-même et de ceux qui l’accompagnent, ou des juifs dont il fait partie, ou des chrétiens en général.

Peu importe comment le lecteur comprendra cette phrase, puisque le résultat est le même. Tous les humains sont sous la domination du péché ! Il réfute par avance une critique. Paul est comme les autres, les chrétiens ne sont pas plus excellents que les autres.

Des versets 10 à 18, Paul s’appuyant sur les Écritures, démontre le coté universel du péché. Il prouve par les Écritures que les Juifs sont placés sous la même condamnation que les gentils.

Versets 11 et 12 : nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu (Psaumes 14:2 et 53:3). Chercher Dieu veut dire chercher à connaître la volonté de Dieu pour la faire.

Aux versets 13 à 14 , tous nous péchons par la parole.

Et aux versets 15-17 , tous nous péchons par les actes.

Les versets 19 et 20 sont comme une conclusion du passage 10-18

Romains 3:19-20

19 Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.

Il faut comprendre par les œuvres de la loi, les actes motivés par notre propre justice.

3 – La justification :

La justification est l’acte par lequel Dieu considère un pécheur comme étant absolument digne du ciel, et ce à partir du moment où ce pécheur croit au Seigneur Jésus-Christ. Le pécheur ne devient pas sans péché, ou juste par lui-même, et en lui-même, mais plutôt parce que Dieu couvre le pécheur d’un vêtement de justice. Le pécheur est considéré en Christ et donc accepter non pas en vertu de ses mérites mais à cause de la personne et de l’œuvre de Jésus à la Croix.

C’est l’histoire du fils perdu et retrouvé

Luc 15:22

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

 Le principe de la justification est important à comprendre, car nous disons que Dieu est Saint, Juste et Amour. Ce sont des qualificatifs qui peuvent s’opposer quand il s’agit de considérer juste, un pécheur.

Si au nom de l’Amour, Dieu ne punit pas le pécheur il n’est pas juste. Mais s’il punit le pécheur, tous les pécheurs, il doit punir l’humanité entière, présente passée et à venir. Dans ce cas, il n’est pas amour ! Or Dieu est Saint ! Il ne peut côtoyer le péché. La solution a été l’œuvre de Jésus à la croix, qui fait qu’un homme, quoiqu’il ait été dans le passé, est justifié par sa Foi en Jésus, par le fait qu’il s’approprie, qu’il revendique l’œuvre à la croix pour lui.

La «justification» désigne en premier lieu l’état d’une relation juste avec le Dieu de la Bible (état ou position du croyant après la repentance et la conversion). Elle caractérise ensuite l’état de celui qui fait ce qui est bien aux yeux du Dieu (c’est la marche du croyant).

Qu’est-ce que l’Évangile ? C’est la méthode de Dieu, et la seule pour justifier, sauver les hommes. Comment ? Par sa grâce et au moyen de la foi en Jésus-Christ.

4 – Romains 3:21-31 – La justification par la foi en Christ

Romains 3:21-24

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

Dès l’Ancien Testament, Ésaïe avait annoncé la Justice de Dieu par la rédemption

Ésaïe 53:5-6

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Nous pourrions lire , Romains 3:22, 24

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient.

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

Mais il y a une insistance de la part Paul, il appuie sur ce détail :

22bIl n’y a point de distinction. 23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

Paul apporte un nouveau terme : la rédemption.

Romains 3:24b-25

24 par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je..

Rédemption : ‘’Rachat’’

Terme qui était utilisé pour le rachat d’un esclave ou d’un prisonnier. La personne était libre après le paiement d’une rançon.

Dans le cas du chrétien, cette rançon (la vie et le sang de Jésus) est payée à Dieu.

Marc 10:45

45 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Par sa mort, Jésus est devenu justice, sanctification et rédemption selon :

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

La grâce de Dieu est immense quand nous réalisons ce qui est dit en

Éphésiens 2:4-7

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,

nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);

il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ,

afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ.

5 – Romains 3:25-26 – Le but de la justification

Romains 3:25-26

25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je,

26 de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

 Par la rédemption en Jésus, Dieu montre qu’il est juste, mais de plus il est capable de justifier, en montrant à l’homme qu’il peut être justifié par la foi en Jésus.

6 – Romains 3:27-31 – Le résultat de la justification

Romains 3:27-31

27 Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des œuvres? Non, mais par la loi de la foi.

28 Car nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi.

29 Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs? Ne l’est-il pas aussi des païens? Oui, il l’est aussi des païens,

30 puisqu’il y a un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis, et par la foi les incirconcis.

31 Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.

Quand l’être humain fait une œuvre, il peut se glorifier de cette œuvre quelqu’elle soit ! Si pour notre salut, nous avons un sujet de gloire, elle est en Jésus qui nous a rachetés.

7 – La sanctification :

La sanctification est l’acte par lequel Dieu considère le croyant comme étant saint, « séparé », et ensuite il continue son œuvre pour le rendre saint. Cette action connue sous le nom de sanctification est progressive et ne sera complète que lorsque le croyant sera au ciel.

Les versets de Romains 3:10-12 sont la citation des versets 1 à 3 du Psaume 14

1  Au chef des chantres. De David. L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; Il n’en est aucun qui fasse le bien.

2 L’Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, Pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, Qui cherche Dieu.

3 Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul. 

Un Rappel :

1-   Romains 3:10.  « Il n’y a point de juste, pas même un seul »

Voilà la base d’où il faut partir. Il n’y a pas de distinction. Que nous soyons Juifs ou grecs, nous sommes tous coupables. Nous sommes également tous indignes du salut.

2-   Romains 3:20. « Nul ne sera justifié par les œuvres de la Loi… »

 Par les œuvres, il ne faut pas entendre seulement l’accomplissement de la loi mosaïque, mais encore l’observation de la loi morale et la pratique de l’honnêteté. Rien de tout cela ne peut sauver l’homme. Car tout est marqué d’imperfection et d’orgueil.

Mais voici la glorieuse nouvelle, l’admirable message libérateur :

3-   Romains 3:24.  « Tous sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ »

On comprend le cri de Luther : « Embrasse ce texte. Car c’est ici que vient périr le mérite des œuvres et la gloire de l’homme. C’est là le point capital de cette épître, c’est-à-dire que tout ce qui n’est pas purifié par le sang de Christ est péché. »
La grâce humilie le pécheur. Elle lui fait reconnaître sa misère et le jette au pied de la croix. En Christ, il trouve une victime expiatoire et réalise que par la foi, il est gracié, justifié, régénéré.

Nous venons de voir la justification

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

La justification est la porte, la sanctification est le chemin, le chemin qui mène au Père.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Le Saint-Esprit nous guide dans notre marche de sanctification, chemin qui mène au Père. Cela occupera tout le reste de notre vie.

Romains chapitre 2 – Étude biblique

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L’Épître aux romains au chapitre 2, montre que tout homme a tendance à juger les autres à l’aune de ses propres critères, que l’homme soit religieux comme le Juif ou soit civilisé comme le Grec. L’homme se jugera toujours meilleur que l’autre en occultant tous ses travers et ses péchés. Cependant n’oublions jamais que tout homme sera un jour face Dieu qui le jugera.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 3

Romains chapitre 2 : le jugement juste de Dieu et la loi

1 – La connaissance de la loi

Si Paul dans ce chapitre s’adresse particulièrement aux juifs qui avaient la connaissance de la loi, cette lettre, et ce chapitre s’adresse à tous ceux qui ont la connaissance de la Bible, spécifiquement aux vrais chrétiens. Le vrai chrétien a la révélation de la Parole de Dieu. Il connait la Vérité. Les avertissements de ce chapitre sont aussi pour lui.

 N’oublions pas ce qui est dit en

Romains 1:16

16 Car je n’ai point honte de l’Évangile: c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

Le chapitre premier d’ l’Épître aux romains, parlait de l’homme en général avant même qu’il ait la révélation de Dieu. Maintenant dans ce chapitre 2, Paul s’adresse à tous ceux qui sont d’origine juive, tout en rappelant que cela touche de la même façon les non juifs : ‘’du Juif premièrement, puis du Grec’’

2 – Romains chapitre 2 :1-16 : s’adresse à tous les moralisateurs, juifs et non juifs

Romains 2:1-4

1 Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses.

Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité.

Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu?

Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance?

Le mot longanimité qui se trouve au verset 4 signifie la patience avec laquelle un être puissant et bon, endure les fautes, les insultes qu’il pourrait punir.

La longanimité de Dieu, ou sa grande patience a pour but de nous conduire à la repentance et non à persévérer dans le mal. Ne nous y trompons pas. Celle-ci n’est pas une tolérance qui serait du laxisme. La grâce n’est pas un permis de pécher !

Le verset 4 est à rapprocher de

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

Ce verset de Pierre explique parfaitement la motivation de Dieu dans sa longanimité.

Ce chapitre commence par : ‘’Ô homme, qui que tu sois !’’ . Cela s’adresse donc à tous les lecteurs qu’ils soient juifs ou grecs (gentils, c’est à dire non-juif)

J’insiste parce que ce chapitre s’adresse en particulier aux juifs qui connaissent la loi, mais il concerne et s’applique en réalité à tous les hommes.

N’oublions pas que les destinataires de la lettre sont des croyants juifs premièrement et Grecs selon l’expression de Paul. Parmi eux, il y avait probablement des personnes du parti des pharisiens qui avaient cru en Jésus.

Actes 15:5

5 Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

Ces pharisiens moralisateurs qui se considéraient plus purs que les autres, avaient tendance à vouloir ramener les non juifs à judaïser et à les mettre sous le joug de la loi.

La différence entre les croyants romains et les juifs, était peut-être la meilleure connaissance des écritures par ces derniers car ils connaissaient l’Ancien Testament et les pratiques religieuses issues du judaïsme, et non le paganisme.

Au verset 2, il est spécifié que le jugement de Dieu est selon la vérité, ce qui oblige à reconnaitre que le jugement de Dieu est juste.

Le chapitre premier de l’épître pourrait faire croire que Paul condamne particulièrement les païens alors que les juifs ont eu la révélation de Dieu et que les reproches ne les concerneraient pas. Les juifs pensaient avoir un jugement différent en raison des pratiques suivantes :

* Ils confessaient la foi en un seul Dieu –

Deutéronome 6:4

4 Écoute, Israël! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.

* Ils priaient trois fois par jour –

Daniel 6:10

10 Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant.

* Ils jeûnaient au cours de quatre mois chaque année –

Zacharie 8:19

19 Ainsi parle l’Éternel des armées: Le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième se changeront pour la maison de Juda en jours d’allégresse et de joie, en fêtes de réjouissance. Mais aimez la vérité et la paix.

 * Et deux fois par semaine

Luc 18:12

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

* Ils donnaient la dîme – (et en Luc 18:12)

Malachie 3:10

10 Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, Dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance.

* Ils faisaient le pèlerinage de Jérusalem trois fois par an, selon l’ordre de Dieu –

Deutéronome 16:16

16 Trois fois par année, tous les mâles d’entre vous se présenteront devant l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu’il choisira: à la fête des pains sans levain, à la fête des semaines, et à la fête des tabernacles. On ne paraîtra point devant l’Éternel les mains vides.

* Ils étaient les descendants biologiques d’Abraham, le père des croyants –

Matthieu 3:9

 et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

* Ils étaient physiquement circoncis –

Actes 15:5

5 Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

Quand Paul dit :’’ Ô homme’’, cela concerne bien chacun de ses lecteurs, qu’il soit juif ou grec (païen). Ne nous trompons pas. Aujourd’hui encore, cela s’applique toujours à tous les croyants chrétiens.

Paul après avoir parlé de l’homme en général, semble dans son propos opposer maintenant le juif et le gentil (Grec), mais ce n’est pas du tout le cas.

Verset 4: Si nous avons la connaissance et la conscience de ce qui est mal, de ce qui est relaté au chapitre 1, et que nous jugeons les autres, nous sommes inexcusables. En agissant ainsi nous portons un jugement sur nous-mêmes, et nous serons jugés plus sévèrement selon notre niveau de connaissance.

La seule attitude à avoir quand nous voyons une personne commettre un adultère, et que nous sommes adultère nous-même, est non pas de juger l’autre, mais de confesser notre péché et de nous repentir. Il en va de même pour tout péché. S’il n’y a pas repentance de notre part, cela va nous conduire à l’endurcissement.

Le croyant connaissant les réalités de Dieu, qui critique les autres et qui vit et agit comme eux, sera plus sévèrement jugé. Il n’est pas foncièrement chrétien, mais il se ment à lui-même en se contentant d’avoir seulement une apparence, un vernis de chrétien.

1 Corinthiens 11:31

31 Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.

Il faut par conséquent se juger soi-même, se repentir devant Dieu, par conséquent se corriger sans attendre.

Romains chapitre 2 :5-8

Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu,

qui rendra à chacun selon ses œuvres;

réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité;

mais l’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’injustice.

Au verset 5, sont exposés les conséquences de l’endurcissement.

Verset 6 et 7, il convient tout d’abord de préciser que les œuvres dont il est question sont les œuvres de la foi et non les œuvres de la chair pour ceux qui vont hériter de la vie éternelle. Nous ne sommes pas justifiés par nos œuvres mais par la foi. Cette expression « rendra à chacun selon ses œuvres » se retrouve par six fois dans la Bible. (Pr. 24:12, 29 ; Esa. 59:18 ;Mat 16:27 ;Ro. 2:6 ; Apo 2:23)

Rappelons-nous une actualité récente. Un certain personnage qui n’avait pas de mots assez durs pour vilipender des personnes accusées d’agressions sexuelles, s’est retrouvé lui-même accusé des mêmes faits, plus graves encore par la façon il opérait !

Verset 7 et 10 Il s’agit de ceux qui ont une bonne disposition de cœur et qui cherchent à faire la volonté de Dieu. Ils sont invités à persévérer dans la pratique du bien. Il faut comprendre que Paul parle des gens qui sont moralement bien, mais il n’est toujours pas question de justification (être juste aux yeux de Dieu). Il n’est pas non plus question de gloire personnelle, humaine. Le mot gloire doit être compris comme étant la participation à la nature divine, en nous appuyant pour cela sur deux versets de Pierre:

2 Pierre 1:4

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

1 Pierre 5:1

1 Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée:

Verset 8, La colère de Dieu est pour les rebelles, ce qui conduit au verset 9

Le jugement de Dieu sera universel et individuel, juste, équitable, exempt de favoritisme, logique, en fonction de leur connaissance de la loi de Dieu. (Un rappel: Dieu est Saint, Juste, et Amour, ne l’oublions pas.)

1- Dieu jugera tous les hommes, païens et Juifs.

 Les croyants en Christ ne seront pas condamnés à la mort éternelle selon :

Jean 5:24

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

2- , mais seront jugés selon la vie qu’ils auront menée :

2 Corinthiens 5:10

10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

et selon ce qui est dit en :

1 Corinthiens 3:11-15

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

15 Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

  • Paul dit déjà aux juifs que le fait d’être juif ne leur apporte rien de plus qu’aux gentils. Pour en arriver au verset 11
  • 11 Car devant Dieu, il n’y a point de favoritisme.
  • Cette expression se retrouve en Galates 2:6, en Jacques 2:1,9 et en 1 Pierre 1:17
  • Paul développera plus loin ce problème.
Romains chapitre 2 :13-16

13 Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.

14 Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes;

15 ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour.

16 C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus Christ les actions secrètes des hommes.

Dans ce passage, Paul précise la façon de juger de Dieu.

Les exigences de Dieu sont écrites dans le cœur de tout homme, ce que l’on peut appeler la révélation générale. Et il y a la révélation spéciale de Dieu (la loi). Il y a aura donc deux groupes distincts qui subiront un jugement différent.

3 – Romains chapitre 2 :17-27 s’adresse aux juifs principalement

Romains 2:17-24

17 Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu,

18 qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi;

19 toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres,

20 le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité;

21 toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes!

22 Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges!

23 Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi!

24 Car le nom de Dieu est, à cause de vous, blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit.

 Paul évoque dans ce passage la plainte exprimée en :

Ézéchiel 36:20-23

20 Ils sont arrivés chez les nations où ils allaient, et ils ont profané mon saint nom, en sorte qu’on disait d’eux: C’est le peuple de l’Éternel, c’est de son pays qu’ils sont sortis.

21 Et j’ai voulu sauver l’honneur de mon saint nom, que profanait la maison d’Israël parmi les nations où elle est allée.

22 C’est pourquoi dis à la maison d’Israël: Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Ce n’est pas à cause de vous que j’agis de la sorte, maison d’Israël; c’est à cause de mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations où vous êtes allés.

23 Je sanctifierai mon grand nom, qui a été profané parmi les nations, que vous avez profané au milieu d’elles. Et les nations sauront que je suis l’Éternel, dit le Seigneur, l’Éternel, quand je serai sanctifié par vous sous leurs yeux.

Le juif a reçu instruction de la loi et il est instruit par la loi. Voici ce qui est dit en :

Néhémie 8:7-8

Josué, Bani, Schérébia, Jamin, Akkub, Schabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaja, et les Lévites, expliquaient la loi au peuple, et chacun restait à sa place.

Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.

Dans ce passage de Romains (versets 17-24) Paul dit que les juifs seront condamnés par la loi.

Avez-vous observé la façon de parler de Paul dans ce passage : ‘’Toi qui … ‘’ . C’est agressif !  Mais imaginez un instant qu’il soit écrit : Toi qui te donnes le nom de chrétien …

Il ne faut pas nous réfugier derrière le fait que cela soit adressé particulièrement aux juifs. Cependant, à chaque fois, posons-nous la question :En quoi suis-je concerné par ce qui est dit ?

Connaître la loi est une bonne chose, mais cela ne suffit pas. Il faut la mettre en pratique, sinon la sanction est d’autant plus sévère que la connaissance était là !

Connaitre la Loi de Dieu, n’est pas un avantage, mais une responsabilité. Cela ne donne pas un droit, mais des devoirs. (Dieu juge le cœur et non l’apparence). Dieu en quelque sorte sera plus sévère vis-à-vis du Juif qui est né sous la Loi et qui la défie par son comportement. Il était jusqu’ici question avant tout des païens. Nous allons voir que Paul parle des juifs pour leur dire qu’ils n’ont pas à se glorifier de leur état.

De même que porter le nom de chrétien est une grande responsabilité, car c’est le nom de Christ que nous portons. Le nom de Christ ne doit pas être blasphémé aux yeux des incroyants. Malheureusement …

Romains chapitre 2 :19-20

19 toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres,

20 le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité;

Au lieu d’être reconnaissants, ils méprisent les autres, et c’est un sujet de prétention et d’orgueil ! Suit dans les versets 21-24 cinq manquements :

Paul ne parle pas du rejet de Jésus leur Messie par ces juifs, puisqu’ils ont reconnu Jésus. Ils sont ce que nous appelons aujourd’hui des juifs messianiques. Considérons combien nous sommes beaucoup plus responsables. Nous avons reçu tous les écrits du Nouveau Testament. Nous vivons dans un pays christianisé, et les autres qui ne sont pas vraiment chrétiens jugent notre conduite, et cela se résume bien souvent en : ‘’ il dit, mais il ne fait pas !’’

Romains 2:21

21 toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes!

Ce verset est à rapprocher de

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Il faut avoir conscience de cela. Beaucoup veulent prêcher, s’imposer sur les autres. C’est leur chair qui parle. D’une part il faut être fidèle à la Parole de Dieu et d’autre part il faut la vivre, la mettre en pratique. Le but de tout ceci, n’est pas de décourager les personnes d’enseigner, mais de rappeler que nous serons jugés sur nos paroles :

Matthieu 12:36-37

36 Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée.

37 Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.

4 – Romains chapitre 2 :25-27 – La circoncision

Romains 2:25-27

25 La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision.

26 Si donc l’incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision?

27 L’incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision?

La circoncision qui était la marque physique de l’appartenance à la religion juive n’a de réelle valeur que si l’on met en pratique les lois de Dieu.

Paul en arrive à une conclusion. Le véritable croyant, ce n’est pas celui qui en a l’apparence par la circoncision

5 – Romains chapitre 2 :28-29 le véritable juif, ou le véritable croyant

Romains 2:28-29

28 Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.

29 Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

La conclusion de Paul pour ce chapitre se résume en ce qu’aux yeux de Dieu, le Juif ne doit pas se considérer comme faisant partie d’une élite, que la circoncision, signe extérieur ne lui sert à rien, mais que c’est la circoncision du cœur qui est importante, c’est à dire l’obéissance à Dieu.

Circoncision du cœur : je coupe, je retire ma volonté, mon orgueil, pour laisser apparaitre l’humilité et faire place à la volonté de Dieu. Je prends la décision de trancher et de me séparer de tout ce qui vient de la chair.

Romains chapitre 2 :28-29 – la version chrétienne

28 Le chrétien, ce n’est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.

29 Mais le chrétien, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce chrétien ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

Quelque expressions…qui se trouvent particulièrement dans cette épître :

« Selon l’Esprit » : huit fois dans le Nouveau Testament, dont cinq fois en Romains, et trois fois en Galates.

« Selon la chair » : vingt-cinq fois dans le Nouveau Testament, dont dix fois en Romains, et quatre fois en Galates.

Quelles leçons tirées de Romains chapitre 2 :1-16 ?

V. 1 – Gardons-nous de juger les autres (surtout si nous faisons les mêmes choses).

V. 4 – Soyons bons, tolérants et patients envers les méchants pour les amener à la repentance.

V. 5 – Soyons prompts à nous repentir de tout péché.

V. 8 – La Bible, la Parole de Dieu est la vérité – Jean 17:17

V. 24 – Faisons de bonnes œuvres afin que les païens glorifient Dieu – Matthieu 5:16

Romains chapitre 1- Étude Biblique

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Romains chapitre 1 introduit l’épître de Paul aux Romains, soulignant la puissance de l’Évangile pour le salut de tous. Ce passage aborde la foi, la justice de Dieu et la condition humaine, révélant l’universalité du besoin de rédemption.

L’Épitre aux Romains peut se résumer en une expression : « La juste position par rapport à Dieu »

Étude biblique suivante : Romains chapitre 2

Romains chapitre 1 : comprendre la révélation de Dieu aux humains

La juste position par rapport à Dieu, c’est avoir la position qui soit parfaitement acceptable par Dieu. Tout le monde est d’accord pour reconnaître que c’est essentiel pour pouvoir jouir d’une véritable expérience spirituelle ! Et cela n’est pas uniquement la position du Nouveau Testament – C’est le sujet de toute la Bible. Avant que Dieu puisse agir de quelque manière que ce soit dans une vie, la personne doit avoir une juste position avec Lui. Recherchez dans votre mémoire les personnages bibliques de l’Ancien Testament, que Dieu a dû former (Moïse pendant quarante ans) jusqu’à ce qu’ils adoptent la juste position avec Lui, ou les personnes qu’Il a du écarter parce qu’elles n’étaient plus dans la bonne position (Saul, Samson…). Notre position est déterminante pour notre relation et notre marche avec le Seigneur. Dieu attend quelque chose et cette chose est notre ajustement par rapport à Lui.

1 – Introduction

Jésus dira en Jean 14:6 :« je suis le chemin… »

Regardons le comportement d’Élie après sa victoire sur les prêtres de Baal. Jézabel, une femme le menace de mort, quand lui-même vient de tuer cinq cents hommes. En 1 Rois 19, un ange le fortifie, et il marche quarante jours et quarante nuits vers la montagne de Dieu, à Horeb.

Rois 19:8-9

Il se leva, mangea et but; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb.

Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots: Que fais-tu ici, Élie?

Il se réfugie dans une caverne, et la parole de Dieu lui est adressée : « Que fais-tu ici, Elie ?», question répétée au verset 13, et sa réponse est encore la même :

1 Rois 19:10

10 J’ai déployé mon zèle pour l’éternel, le Dieu des armées ; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes ; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie.

Élie a commis plusieurs erreurs. Le combat spirituel contre les prêtres de Baal fut rude, éprouvant nerveusement. Il ressent une grande fatigue et ses nerfs tendus ont besoin de se relâcher. Il est vulnérable ! La simple menace de Jézabel suffit à le faire entrer en dépression et il commet une faute. Il laisse son serviteur à Beer Sheba, et s’en va tout seul au lieu d’avoir près de lui quelqu’un pour le soutenir. Et après une journée de marche, il s’adresse à Dieu pour demander la mort :

1 Rois 19:4

C’est assez ! Maintenant, Éternel prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. 

Il n’est plus dans la position attendue par Dieu. Ceci s’exprime par la phrase :

1 Rois 19:9

Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots: Que fais-tu ici, Élie?

Quand Dieu, lui repose la question, Élie n’avait pas compris que Dieu attendait de lui une autre réponse. Or sa réponse est en complet décalage avec la réalité exprimée au verset 18 :

1 Rois 19:18

18 Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé.

Dieu demande à Élie de reprendre sa place :

1 Rois 19:15

15 L’Éternel lui dit: Va, reprends ton chemin par le désert jusqu’à Damas; et quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël pour roi de Syrie.

2 – Préambule

Cette épître aux Romains donne les bases fondamentales chrétiennes pour l’édification de l’Église de Jésus, et permettre à chacun de prendre la bonne position, la bonne attitude devant Dieu. 

Luther disait : « Si l’on venait à perdre les Écritures, mais que l’on conservât l’épître aux Romains et l’épître aux Galates, l’essentiel du message évangélique serait sauvegardé. »

Nous découvrirons beaucoup de similitudes d’expressions et de pensées entre ces deux épîtres qui seront révélées au fur et à mesure.

Le plan de l’épître aux romains, montre combien la pensée de Paul est claire et bien structurée, ce qui rend l’épitre lumineuse. N’oubliez pas que Paul a reçu par révélation les vérités fondamentales que nous allons étudier. Par conséquent, Paul nous retransmet les révélations qu’il a reçues.

 Durant toute cette étude, nous devons garder à l’esprit que Paul s’adresse à des Juifs et à des Grecs ou païens. Par sept fois, il fait un parallèle : Juifs et Grecs (ou païens)

 Romains 1:16

16 Car je n’ai point honte de l’Évangile: c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

Et aussi dans : Romains 2:9 ; Romains 2:10 ; Romains 3:9 ; Romains 3:29 ; Romains 9:24 ; Romains 10:12
 Les juifs auprès desquels Paul avait l’occasion de prêcher, avaient du mal à accepter l’idée que les païens puissent bénéficier eux aussi des promesses de l’Évangile au même titre qu’eux. Cela explique que Paul utilise trois fois l’expression « du juif premièrement » car les juifs sont si l’on peut dire, encore plus responsables puisque Dieu a parlé aux juifs par les prophètes et que la venue de Jésus était annoncée dans l’Ancien Testament, notamment en Deutéronome 18:15 et également en Ésaïe 7:14 où il est écrit: 

 » 14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. »

Vous observerez par ailleurs que le mot juif n’est plus employé ensuite (sauf en Romains 10:12), Paul parle d’Israël, mot qui apparait du chapitre 9 jusqu’au chapitre 11.

La division de L’Épitre :

Vous pouvez vous reporter à la rubrique Intro dans la page du Nouveau Testament

3 – Présentation de l’Épître aux Romains

La datation

C’est pendant l’hiver 58-59 que Paul, de retour de Macédoine, et s’arrêtant à Corinthe, écrivit cette Épître au cours de son troisième voyage missionnaire. 2 Cor 13:1. Il y parle de son prochain voyage à Jérusalem qui aura lieu au printemps 59, et de son désir de se rendre à Rome (Romains 1:11).

L’église de Rome

Elle n’a été fondée par aucun apôtre. La tradition (catholique pour légitimer la suprématie de l’évêque de Rome vis-à-vis de celui de Byzance) qui veut que Pierre ait été pape à Rome pendant vingt cinq ans, est nettement contredite par l’histoire. Paul ne fait jamais mention de Pierre parmi les chrétiens de Rome qu’il fait saluer (Romains 16). Pierre n’est jamais cité parmi les frères de Rome qui vinrent à la rencontre de Paul (en Actes 28:15), ni dans l’Épître aux Philippiens écrite de Rome pendant la captivité de Paul. De plus Paul avait pour principe de ne jamais bâtir sur le fondement d’autrui (Romains 15:20). L’église de Rome a été constituée peu à peu par d’anciens Juifs convertis à la Pentecôte, ou par des chrétiens en voyage.

 L’étude de cette Épitre aux romains est facilitée par sa construction bien structurée.

Avant de commencer, il convient de faire un rappel : L’Épître aux romains est adressée à des chrétiens d’origine juive, et à des gentils allant généralement à la synagogue, c’est-à-dire connaissant la Thora, les Écritures. Ainsi, Paul s’appuie sur ce que nous appelons l’Ancien Testament pour renforcer son propos.


4 – Romains 1:1-8 : La salutation de Paul.

Romains 1:1

1  Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu,

Paul ne s’est pas présenté dès le début comme apôtre. Il est dit ici qu’il est appelé à être apôtre. Ceci est une preuve de modestie que nous devons suivre les uns et les autres. Dieu nous appelle, mais n’oublions pas qu’Il nous forme pour que nous le servions dans le ministère ou à la tache prévue. Un rappel : le mot ministre loin d’être un titre honorifique a pour sens premier: serviteur, esclave.

Le ministère doit se comprendre selon la parole de Jésus.

En Matthieu 20:25-27 :

25 Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent.

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ;

27 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre serviteur.

 Le mot ministre vient, à travers la traduction latine, du mot grec diakonos utilisé dans le Nouveau Testament et signifiant « serviteur ». Il est à la fois masculin et féminin (dans les trois langues), et il s’applique d’ailleurs dans le Nouveau Testament à des personnes des deux sexes.

 Son introduction contenant généralement une salutation à ses destinataires est ici progressive et nous amène directement au cœur de sa pensée.

Romains 1:2-8

2 Évangile qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Écritures,

3 et qui concerne son Fils (né de la postérité de David, selon la chair,

4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts), Jésus Christ notre Seigneur,

5 par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat, pour amener en son nom à l’obéissance de la foi tous les païens,

6 parmi lesquels vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Jésus Christ-

7 à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !

8 Je rends d’abord grâces à mon Dieu par Jésus Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier.

Verset 1 – Paul annonce aux Romains l’Évangile de Dieu, c’est à dire la bonne nouvelle de Dieu. Elle consiste non en ce que doit faire l’être humain pour être sauvé, mais ce que Dieu a fait en Jésus-Christ pour le sauver.

Verset 2-3 – Cette promesse était déjà dans l’Ancien Testament et annoncée par les prophètes.

Au verset 4 – Le sujet de cet Évangile est la mort et la résurrection de Jésus Christ.

Verset 5 – Comment comprendre le nous ? Cela concerne-t-il Paul et son équipe seulement ou est-ce un nous général qui concerne tous les croyants en Jésus ? Nous devons considérer la deuxième solution.

Et au verset 6-7 – Les Romains doivent eux-aussi amener à l’obéissance de la foi les païens qui eux aussi, sont appelés.

Paul introduit généralement toutes ses lettres en souhaitant la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !

Souvenons-nous que Paul a été enseigné par Gamaliel dans les écritures (Ancien Testament)

Actes 22:3

3 Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.


L’évangile n’est jamais que la réponse à la promesse faite par Dieu via les prophètes en ce qui concerne la venue de Jésus le messie. La mission confiée aux chrétiens est d’amener au nom de Jésus à l’obéissance de la Foi, et non pas à l’obéissance de la Loi.

Romains 1:9-10

Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous,

10 demandant continuellement dans mes prières d’avoir enfin, par sa volonté, le bonheur d’aller vers vous.

Paul qui ne connaissait pas les chrétiens romains, priait sans cesse pour eux. Il ne les connaissait que par ce qui lui était rapporté.

Romains 1:11-12

11 Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis,

12 ou plutôt, afin que nous soyons encouragés ensemble au milieu de vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi.

Paul par ces versets nous donne deux raisons pour lesquelles nous devons nous réunir pour un enseignement :

Nous nous affermissons et nous nous encourageons mutuellement dans ces temps d’étude.

5 – Romains 1:16-17 – L’Évangile de Dieu

Romains 1:16-17

16   « Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

17    parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. »

Ces deux versets importants sont à mémoriser, car ils contiennent la pensée principale de Paul : le salut par la Foi.

Faisons attention aux articles une et la. Avec un, ou une : il peut y en avoir plusieurs. Avec la, ou le : c’est un seul !

L’annonce de l’Évangile comporte deux appels:

Un appel intérieur qui est celui d’une conviction, d’une attirance vers Jésus que nous recevons pour le servir. Quand nous entendons la prédication de l’Évangile, nous entrons ou non en résonance avec ce message. De la même façon qu’un verre en cristal qui entrant avec une certaine fréquence, se brise. De la même façon nous pouvons être brisés par l’écoute de la proclamation de l’Évangile, alors que d’autres seront insensibles à l’Évangile.

Un appel extérieur qui est celui de la proclamation de l’Évangile. Nous sommes appelés à être, comme Jean-Baptiste, une voix qui crie dans le désert.

Matthieu 3:3

3 Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu’il dit: C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

En quoi pouvons-nous dire que L’Évangile de Dieu est une puissance ?

L’homme cherche et croit trouver le salut par ses propres forces : sagesse, pouvoir, pratique morale et religieuse. Mais c’est en vain ! La justice ne peut venir que de Dieu, c’est-à-dire que le salut s’obtient seulement si nous répondons au critère de Dieu.

Dieu est simple. Il n’y a pas des critères, mais un critère  qui est de croire en un rédempteur :

1 Corinthiens 2:2

Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.

La mort et la résurrection de Jésus-Christ sont en quelque sorte, pour le chrétien, l’alpha et l’oméga !

Ce critère est à la portée de tout humain :

Romains 10:9-11

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Nous avons ici une précision : Croire que Dieu a ressuscité Jésus, nous justifie

En confessant de la bouche nous parvenons au salut. Et cela concerne quiconque croit !

Nous sommes délivrés de la culpabilité du péché parce qu’ils sont pardonnés.

Nous sommes délivrés de la honte du péché parce qu’ils sont effacés.

De plus, nous sommes délivrés de l’asservissement du péché, Jésus nous en a libérés.

Observation :

Ce n’est pas l’éloquence de l’orateur qui convainc la personne et qui l’amène à la conversion. C’est le Saint-Esprit, la puissance de Dieu. ( ex : feu de paille et feu alimenté en bois)

.

Les bienfaits de l’Évangile pour celui qui croit :

  • Il est juste aux yeux de Dieu.
  • Il peut mener une vie transformée
  • Il peut jouir des bénédictions de Dieu en ayant une communion personnelle avec Dieu,
  • Vivre de l’amour de Dieu, et la vie éternelle auprès de Dieu.

Quand Paul parle et distingue les juifs et les grecs, c’est pour insister sur le fait que Dieu est UN, il est donc le Dieu des juifs comme des grecs, et qu’il n’y a pas de différence dans l’amour de Dieu pour l’un et l’autre. Si les Juifs ont reçu de Dieu la ‘’Loi’’ (la Thora = qui signifie enseignement et non Loi), ils ne sont pas pour autant meilleurs que les autres. La Loi est là pour mettre en évidence le péché de tous. Le Saint-Esprit par l’intermédiaire de Paul montre que l’humanité tout entière n’est pas dans une juste position devant Dieu, mais qu’elle est déchue, d’où la venue du messie, de Jésus et du message du Nouveau Testament qui nous apporte le salut par la Foi.

Du juif premièrement … cela signifie simplement que Dieu s’est révélé en premier à eux, que l’Évangile a d’abord été prêché à eux. Les premiers païens à qui Pierre a prêché sont Corneille, sa famille et ses amis (Actes 10)

Il faut différencier la justice de l’homme et la justice de Dieu.

L’homme peut avoir un comportement juste, faire des actes justes cependant cela ne le justifie en rien aux yeux de Dieu. C’est une forme de justice, mais ce n’est pas la justice de Dieu.

La justice de Dieu ne se gagne pas. Dieu la donne et l’homme la reçoit par la foi.

Romains 1:17

17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit: Le juste vivra par la foi.

C’est une prophétie de

Habakuk 2:4

Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi.

Au verset 17 , ’ parce qu’en lui’’ , Il s’agit de l’Évangile du verset 16.

Dans ce verset 17, le mot foi apparaît trois fois.

  • Le premier aspect de la foi est la connaissance : voir Romains 10:14-17

Pour croire en quelque chose, il faut en avoir connaissance. La foi est donc une compréhension de la vérité telle qu’elle est révélée dans la Bible. La foi vient de ce qu’on entend !

  • Le deuxième aspect de la foi est la confiance.

Ensuite, il faut mettre notre confiance dans la vérité reçue, c’est-à-dire que nous sommes au bénéfice de la justice de Christ. Dieu ouvre notre cœur, comme à Lydie en Actes 16:14. La foi devient conviction

  • Le troisième aspect de la foi est l’action.

Je crois que je suis juste aux yeux de Dieu et je vis en conséquence.

Être justifié par Dieu est comme la main de Dieu qui offre la justice et le croyant qui tend la main vers Dieu pour recevoir la justice que Dieu donne.

La «foi» est une consécration sans réserve à Christ et à ses enseignements. Ce point sera revu dans la sanctification.

6 – Romains 1:18-32 : la culpabilité universelle envers Dieu

Romains 1:18-23

18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,

19 car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.

20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,

21 puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.

22 Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous;

23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

La colère de Dieu est un rappel que nous ne sommes pas justes selon nos critères personnels mais selon celui de Dieu. Avant notre conversion, nous faisions partie des enfants de la colère.

Éphésiens 2:3

Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

Parce que nous vivions selon nos convoitises et non selon la volonté de Dieu, nous étions sous la colère de Dieu. Il faudra la régénération de notre esprit pour chercher à faire la volonté de Dieu.

Actes 14:15-17

15 …, vous apportant une bonne nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve.

16 Ce Dieu, dans les âges passés, a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies,

17 quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie.

En Romains 1:18-20 : le constat de Paul est accablant ! Nous nous posons souvent beaucoup de questions sur le fait d’aider les autres à prendre conscience de l’existence de Dieu, et nous avons tort ! L’œuvre de la création est là pour témoigner mieux que nous de l’existence de Dieu !

Dans Romains 1:18-32 : le but de Paul est de prouver le bien-fondé de la doctrine selon laquelle ‘la justice s’obtient par la foi seule’. Il a développé cette doctrine dans les versets précédents.

Pour cela il faut dresser le constat de la position de l’homme avant la venue de Jésus.

Paul qui connait bien les écritures pour les avoir étudiées aux pieds de Gamaliel, démontre que l’homme était incapable de répondre aux exigences de Dieu. Donc tous les hommes sont tous sous le coup de la condamnation de Dieu.

Paul explique que le péché gravite autour de quatre mots :

L’impiété, l’injustice, l’impureté et la méchanceté.

L’impiété se définissant par le manque de considération vis-à-vis de Dieu, le manque de respect.

7 – Romains 1:18-23 : la révélation de Dieu et l’incrédulité

Romains 1:18

18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,

N’oublions jamais que si Dieu est amour, il est aussi un Dieu saint et un Dieu Juste. Il ne peut accepter impunément l’impiété et l’injustice. La raison nous en est donnée dans ce verset parce que « Ils retiennent injustement la vérité captive »

C’est comme si l’homme retenait la vérité dans un récipient fermé et opaque. Il la cache en s’assurant qu’elle ne sorte pas, l’empêchant de s’exprimer et d’éclater au grand jour. De la même façon que l’on enferme un homme dans un cul de basse-fosse pour cacher la vérité, pour cacher des faits qui dérangent.

Si nous prenons la création, en particulier la flore. ‘’C’est la pharmacie du bon Dieu’’ qu’il met à notre disposition. Nous la mangeons (que ton aliment soit ton médicament, disait Hippocrate). Nous pouvons faire des infusions, et nous pouvons utiliser les huiles essentielles et végétales pour nous soigner.

Voir Apocalypse 22:2

Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.

Avant la médecine moderne et chimique, l’homme a cherché à apprendre de ceux qui avaient une connaissance de la nature et de son usage. Cela existe encore aujourd’hui. Il y avait des herboristes qui avaient des connaissances.  L’état a cherché à faire disparaitre cette profession au profit des laboratoires pharmaceutiques qui eux, cherchent à reproduire ce qui existe dans la nature. Ils envoient des chercheurs pour découvrir dans la nature de nouvelles plantes ayant des propriétés nouvelles pour les reproduire chimiquement. Le médicament chimique peut soigner mais avec le risque d’un grand nombre d’effets secondaires néfastes. Pourtant, on vous dira que se soigner par les plantes est mauvais. Si les plantes n’avaient pas ces propriétés, l’être humain n’aurait pas penser à reproduire ces molécules, ne sachant pas leurs bénéfices pour la santé. Par ailleurs, les animaux savent se soigner par les plantes et l’argile …

Les animaux seraient-ils plus intelligents que les humains ? C’est là que le verset 22 prend tout son sens.

Romains 1:22

22 Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous;

Les adorateurs de la terre divinisée sous le nom de Gaïa, de Gê…ou de la nature, adorent la création au lieu du Créateur ! La création mérite notre admiration mais cela doit nous conduire à glorifier le créateur. Quand nous regardons un tableau nous l‘admirons, mais nous reconnaissons au travers de celui-ci le talent de son auteur.

Au verset 19-20 : Il faut comprendre que les païens avaient une connaissance suffisante de Dieu pour rendre inexcusables leur impiété et leur méchanceté. Mais l’homme a besoin en plus d’une révélation spéciale en plus de cette révélation générale par la nature, pour l’amener au salut. L’Évangile est la révélation spéciale de Dieu !

21 Ils n’ont point glorifié Dieu et ne Lui rendent point grâces.

Cela entraine des conséquences dramatiques. L’homme impie pousse son impiété à se créer des faux dieux à l’image de l’homme ou d’animaux. La conséquence est immédiate de la part de Dieu.

Dans les différentes civilisations, les hommes ont fabriqué un dieu à leur propre image, ce qui leur permettaient de l’adorer sans devoir changer leur nature impie et leur comportement immoral. Ainsi, le guerrier invente un dieu guerrier. Un être immoral invente une divinité immorale. (Cf. les dieux grecs ou romains.) Nous ne sommes guère mieux aujourd’hui avec le panthéon : Aux grands hommes la France reconnaissante ! Pour rappel, le Panthéon était dans l’antiquité, un lieu où étaient vénérés tous les dieux païens.

Voyez ce que nous dit le:

Psaumes 115:8

Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent, Tous ceux qui se confient en elles.

Ces hommes sont différents de celui qui a la révélation du vrai Dieu et qui désire adorer le Dieu vivant, le Dieu de la Bible.Celui-ci a pris conscience que sa nature, son caractère et son comportement doivent être transformés. Il doit naître de nouveau !

 L’impureté : « Dieu les a livrés à l’impureté selon les convoitises de leurs cœurs. »        

8 – Romains 1:24-27 : Les conséquences de l’incrédulité

Romains 1:24-27

24 C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps;

25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen!

26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature;

27 et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

Ces versets sont la description des différentes impuretés et immoralités sexuelles !

Le verset 24 commençant par c’est pourquoi, indique bien la conséquence de ce qui est énoncé aux versets 22 à 23. L’homosexualité n’est pas naturelle, mais elle est une conséquence de l’impiété de tous ceux qui adorent la créature. Ils adorent l’œuvre de leurs mains plutôt que Dieu.

Le verset 25 vient renforcer le verset 18. ‘’Ils retiennent la vérité captive et ils l’ont remplacée par le mensonge.

Le verset 26 commençant par c’est pourquoi, précise la réaction de Dieu : Il les a livrés …

Il y a une insistance dans le : C’est pourquoi Dieu les a livrés à …

La méchanceté. « Ils ont une conduite indigne et sont remplis de toute espèce d’injustice… »

9 – Romains 1:28-32 : Dieu les livre à leurs sens réprouvé

Romains 1:28-32

28 Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes,

29 étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité;

30 rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence,

31 de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde.

32 Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.

Au verset 28 : Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, … Dieu a lâché la bride les laissant faire. Nous avons la liste de tous les travers de l’homme.

Au verset 32 :’’ mais ils approuvent ceux qui les font’’. Aujourd’hui notre société s’est enfoncée encore plus dans le mal. La perversion y est pire, puisque, non seulement ils approuvent, mais ils y encouragent et y incitent particulièrement les personnes innocentes comme les jeunes et les enfants !

La faute en est d’autant plus grave car :

bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, ‘’

Ils ont une pleine conscience, ils sont impardonnables ! C’est de façon délibérée qu’ils agissent ainsi. Ils provoquent Dieu. Une personne même a osé dire à la télévision, pensant faire un bon mot : « Dieu n’est pas assez salaud pour envoyer les gens en enfer ! »

Par ailleurs, il est dit qu’à la fin des temps :

Apocalypse 22:11

11 Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.

Nous avons ici une deuxième conséquence, le verset 28 nous dit : « comme ils ne se sont pas souciés de connaitre Dieu … »

C’est ici une autre clé de compréhension de l’élection. Dieu se manifestant dans la création attend de l’homme qu’il le recherche, et cherche à établir une relation avec Lui (prières…)

 Le verdict tient en quatre mots :
  • Tous les hommes sont donc inexcusables, (v. 1:21 et 2:1)
  • Ils sont tous reconnus coupables, (v. 3:19)
  • Ils sont dignes de la colère de Dieu, (v. 1:18 et 2:5-8)
  • Ils seront appelés en jugement, (v. 2:2-3 et 16)
  • Telle est la condition de l’homme pécheur.

10 – Quelles leçons tirées de ce premier chapitre de Romains

  1. verset 1 – Nous sommes appelés à être serviteurs
  2. verset 1 – Dieu met à part certaines personnes pour des tâches spéciales.
  3. verset 7 – tous les chrétiens sont appelés à être mis à part du mal et consacrés à Dieu.
  4. versets 9-10 – Prier pour les autres
  5. verset 16 – L’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut, à nous de l’annoncer
  6. verset 17 – Vivre par la foi.
  7. verset 18 – Ne jamais cacher la vérité ! La Bible enseigne la vérité (Jean 17:17).
  8. verset 19-20 – L‘importance de relever les perfections invisibles de Dieu dans ses œuvres dans la nature. L’exemple du lis donné par Jésus en Luc 12:27
  9. 20 – Ne jamais invoquer des excuses devant le Dieu vivant, ne pas même essayer. Personne ne peut plaider une totale ignorance.
  10. verset 21 – Rendre grâce à Dieu pour tous ses bienfaits et le glorifier dans tout ce que nous sommes et faisons.
  11. verset 23-24 – Attention! La fausse religion conduit inévitablement au comportement sexuel immoral, et inversement l’immoralité sexuelle mène immanquablement à de fausses croyances!
  12. verset 23, 25 – Ne jamais changer la vérité par un mensonge !
  13. verset 24-28 – Veillons à notre façon de vivre.
  14. verset 27 – Les péchés sexuels ont pour conséquence de graves maladies.
  15. verset 28 – Il est important de chercher à connaître Dieu notamment au travers de la Bible.
  16. verset 29 – L’impiété conduit l’homme à toutes formes de méchanceté.
  17. verset 30-31 – des travers moins graves en apparence, mais plus courants (pour exemple, rebelles à leurs parents)
  18. verset 32 – Dieu a donné à tout homme la conscience du bien et du mal.

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