La lettre aux Romains du chapitre 9 au chapitre 11 constitue une lettre dans la lettre parce que le sujet qui y est traité, s’adresse plus spécifiquement aux juifs convertis. Son objet est la révélation de la position d’Israël par rapport à l’élection des non juifs.
Étude biblique suivante : Romains chapitre 10
Romains chapitre 9 : le mystère de l’élection divine et Israël

Introduction
Paul n’utilise plus, à l’exception d’une seule fois, le mot de Juifs mais celui d’Israélites pour qualifier spécifiquement les descendants de Jacob-Israël. Pourquoi ? Parce que le mot juif désigne logiquement les descendants de Juda. Cependant en grec, ce même mot désigne les Israélites et les habitants de Judée composée des descendants de Juda et de Benjamin. Pour rappel le royaume d’Israël était composé de dix tribus et celui de Juda de deux tribus qui étaient Juda et de Benjamin.
Paul commence par montrer à ses lecteurs qu’il n’a pas changé, qu’il était juif pratiquant scrupuleusement les règles juives, et que sa conversion ne l’a pas fait renier ses origines. Le chrétien né de nouveau peut connaître la même situation en étant considéré comme un traître qui provoque le trouble dans les rangs d’une assemblée traditionnelle, et ce quelle que soit son appellation. Pourquoi ? C’est simple ! Les membres de celles-ci considèrent détenir seuls la Vérité et que leur religion est la seule bonne, parce qu’elle est la leur, et qu’ils ne peuvent à leurs yeux pas se tromper. La conversion d’un de leurs membres (tournée vers Jésus) est prise comme une trahison, un changement de religion, alors que bien sûr, il ne s’agit pas de cela. La raison profonde de ce comportement est le refus de remettre en cause leur propre croyance alors que la conversion est le premier objectif à atteindre pour arriver au salut par Jésus qui est le vrai et unique but d’une vie de Foi.
Une question vient à l’esprit
Dieu aurait-il manqué à ses promesses de faire du peuple hébreu, le peuple élu par Lui ? Le peuple juif fait partie de la promesse.
Pour bien faire comprendre la promesse faite à Abraham, Paul distingue les enfants ou descendants d’Israël nés de la chair, des enfants nés de la promesse. Paul, au verset 6, reprend à sa façon un verset d’Ésaïe qui dit que:
Ésaïe 55:11
11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.
De même que les Israélites ne font pas tous partie de la promesse, de même, tous les descendants d’Abraham, né d’Agar et de Kétura ne font pas non plus partie de la promesse. Nous ne devons jamais oublier que Dieu n’est pas homme pour mentir. Dieu a fait une promesse unilatérale, et inconditionnelle. Cependant Dieu est juste, et amour. Où serait l’Amour et la Justice si dès les temps anciens, les choses étaient arrêtées d’avance et figées.
Paul rappelle l’épisode relaté Exode 33:19 où Dieu répond à Moïse qui venait de lui demander de lui faire voir sa gloire.
Exode 33:19
19 L’Éternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde.
Nous avons ici une aide pour la compréhension de l’élection. Ce verset montre la souveraineté de Dieu. La bonté de Dieu n’est pas sans limite et c’est lui qui décide. L’élection ou non sera pour chaque humain en fonction de son comportement. C’est là où se joue l’équilibre entre le libre arbitre de l’homme et de la décision de Dieu en fonction de la position de celui-ci.
Le peuple d’Israël n’est pas le peuple élu au sens strict du terme. Cela veut dire que ce n’est pas le seul peuple élu. Si tel était le cas, cela voudrait dire que lui seul aurait le Salut. Dans ce cas, où serait la justice de Dieu ? Paul va faire à ce sujet un développement très intéressant.
Abraham eut plusieurs descendants Isaac, Ismaël, plus les six fils qu’il eut de Kétura. Or seul Isaac a pu revendiquer le titre de fils de la promesse.
De même Isaac eut deux fils Esaü et Jacob (Israël), et ces deux fils ne sont pas tous les deux, les fils de la promesse dans le sens où la promesse est prise dans un autre sens que la simple promesse d’une postérité charnelle. D’ailleurs, en Malachie 1:2, Dieu dit qu’il a aimé Jacob et qu’il a eu de la haine pour Esaü, Esaü à qui il a pourtant donné de grands biens matériels. En fait la promesse d’une descendance faite à Abraham est autant une descendance naturelle (enfant) qu’une descendance spirituelle. Abraham étant le père de la Foi, en cela il a une descendance spirituelle de fils et de petit fils tous animés par la Foi. Ainsi, nous sommes par la Foi, des descendants d’Abraham, des fils de la promesse quand nous sommes nés de nouveau. Les personnes juives à cause de leur choix personnel d’être incrédules à propos de l’oeuvre de Jésus Christ à la croix, ne font pas partie des descendants de la promesse tant qu’ils n’ont pas la foi en Jésus-Christ. Il en est de même du païen qui pourra faire partie du peuple de Dieu quand il aura foi en Dieu et en l’oeuvre de Jésus-Christ à la croix.
1 – Une description des privilèges d’Israël
Romains 9:1-5
1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint Esprit:
2 J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel.
3 Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,
4 qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,
5 et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!
Les privilèges d’Israël dont il est question dans ces versets, était en quelque sorte une mise à part des israélites par rapport à l’ensemble des peuples de la terre, pour que ces Israélites connaissent Dieu, qu’ils le servent et qu’ils le fassent connaître au monde entier. Quand on parle de peuple témoin, cela est à double sens. Il s’agit du peuple qui témoigne de Dieu aux autres peuples, mais qui témoigne aussi à Dieu de ce que sont les autres peuples avec leur faiblesse, leurs défauts.
Actes 13:16-23
16 Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit: Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez!
17 Le Dieu de ce peuple d’Israël a choisi nos pères. Il mit ce peuple en honneur pendant son séjour au pays d’Égypte, et il l’en fit sortir par son bras puissant.
23 C’est de la postérité de David que Dieu, selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus.
Le chapitre 13 du livre des actes des apôtres, constitue une charnière. En effet, Paul va changer sa façon d’évangéliser. Au début, Paul et Silas allaient dans les synagogues et beaucoup de juifs venaient. Un grand nombre d’entre eux pris de jalousie, s’opposaient à Paul en le contredisant et en l’injuriant. Paul va leur dire que c’est à eux premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée, mais puisqu’ils la repoussent et qu’ils se jugent eux mêmes indignes de la vie éternelle, il va se tourner vers les païens. A partir de ce moment là, Paul va plus porter ses regards vers les païens.
Éphésiens 2:11-13
11 C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme,
12 souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.
13 Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.
On va s’arrêter sur les versets 4 et 5 de Romains 9 où il est question d’adoption, de gloire, d’alliances, de promesses. Au verset 4 il est question de l’adoption. Cependant Israël n’est pas le seul, il est le premier né. A quel moment parle t-on d’Israël comme le premier né ? C’est en:
Exode 4:22
22 Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l’Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né.
Ceci est répété en:
Osée 11:1
1 Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.
Revenons sur les différents privilèges du peuple d’Israël :
La gloire : Cette gloire de Dieu s’est manifestée au peuple dans le désert par la colonne de nuée de jour et le feu pendant la nuit.
Exode 13:21-22
21 L’Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit.
22 La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.
Les alliances : Dieu a fait alliance avec Abraham. Il a confirmé son alliance avec Isaac, avec Jacob sans même parler de l’alliance pour la terre promise qu’il a faite au Sinaï avec Moïse. Il a aussi fait alliance avec David. Dieu a donc fait un certain nombre d’alliance avec le peuple d’Israël.
Il ne faut pas oublier aussi la promesse de la venue de Jésus en 1 Chroniques 17:11-14. Il y a là en quelque sorte un mélange entre Salomon et Jésus-Christ (j’affermirai son royaume pour toujours).
Jérémie 31:31-34
31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,
32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.
33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.
34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.
Ici, c’est la nouvelle alliance qui est clairement annoncée, une alliance qui sera faite dans le cœur des gens. Ce sera une alliance personnelle avec les individus. Toujours dans les alliances, on a:
Galates 3:16-17
16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.
17 Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.
Paul fait une référence à la promesse qui a été faite à Abraham en Genèse 15:13 de faire sortir du pays d’Égypte ses descendants qui y auront été asservis pendant quatre cents ans.
La loi : quand on parle de loi, cela fait référence aux lois reçues par Moïse (Pentateuque ou Thora composé de cinq livres)
Le culte est le culte qui était célébré d’abord dans le tabernacle et ensuite dans le Temple de Jérusalem jusqu’à l’an 70.
Les promesses : différentes promesses sont évoquées qui ont été faites et que l’on trouve dans l’Ancien Testament. En effet, quand Paul parle des Écritures, il parle de l’ensemble des livres de l’Ancien Testament. Quand les personnes du Nouveau Testament parlent des Écritures, cela fait référence à l’Ancien Testament. Il n’est pas question du Nouveau Testament car à l’époque de Jésus et des apôtres il n’était pas encore écrit.
Les patriarches dont il est question sont Abraham, Isaac et Jacob.
Le Christ selon la chair : En final, Paul rappelle aux juifs comme aux non juifs que le Christ selon la chair, est issu du peuple juif. Les non juifs ne doivent pas oublier cela et ne pas le mettre à part, ce qui malheureusement se voit aujourd’hui chez certains qui extrait Jésus de ses racines juives. Charnellement, Jésus est issu du peuple juif.
2- Paul défend la fidélité de Dieu
Dans ce chapitre, Paul s’adresse principalement aux juifs.
Romains 9:6-13
6 Ce n’est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël,
7 et, pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais il est dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité,
8 c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.
9 Voici, en effet, la parole de la promesse: Je reviendrai à cette même époque, et Sara aura un fils.
10 Et, de plus, il en fut ainsi de Rebecca, qui conçut du seul Isaac notre père;
11 car, quoique les enfants ne soient pas encore nés et ils n’eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, –
12 il fut dit à Rebecca: L’aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu’il est écrit:
13 J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Ésaü.
La postérité d’Abraham, n’est pas tout Israël. Quand Paul dit Israël, il s’agit du peuple élu de Dieu. Cependant tout Israël naturel ne fait pas partie de la postérité d’Abraham au plan spirituel. Il y a les enfants naturels, et les enfants de la promesse. Quand on regarde les descendants de Jacob sur plusieurs générations, on voit que par leur comportement, certains sont sortis du peuple d’Israël parce qu’ils n’étaient plus dans la volonté de Dieu. Dieu fait alliance, mais il faut rester dans son alliance. L’alliance avec Dieu comporte des conditions. Il est très important de comprendre cela. Cette alliance n’a pas changé et a toujours des conditions. Ce n’est pas parce qu’on a pris les eaux du baptême qu’il est permis de faire n’importe quoi (cf Matthieu 7). Ainsi, Esaü par son choix, est un enfant naturel mais il n’est pas un enfant de la promesse, un enfant spirituel.
De la même façon des personnes se sont jointes à Israël alors qu’elles n’étaient pas d’Israël, et furent comptées comme en faisant partie parce qu’elles avaient manifesté leur foi en Dieu. Ainsi en a-t-il été de Rahab, Ruth …et il en est ainsi quelles que soient la couleur de peau, la race des personnes.
A cause de leur expression de foi, Dieu reconnait telles et telles personnes comme ses enfants.
Ésaïe 56:6-8
6 Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,
8 Le Seigneur, l’Éternel, parle, Lui qui rassemble les exilés d’Israël: Je réunirai d’autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés.
En Ésaïe, il est déjà question de rassembler avec le peuple juif les gens d’autres peuples pour faire un même peuple. N’oublions pas qu’au moment où Esaïe qui a vécu sous le règne de trois rois, parle, une partie des israélites (les dix tribus du nord) a déjà subi la déportation.
3 – La miséricorde de Dieu dépend de Sa volonté souveraine
Romains 9:14-18
14 Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là!
15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.
16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.
17 Car l’Écriture dit à Pharaon: Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre.
18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
Par la grâce de Dieu, nous recevons de lui sa miséricorde et sa compassion. Cela vient de lui. Beaucoup de choses nous dépassent mais font partie du plan de Dieu. Par conséquent, il ne sert à rien de vouloir regimber. Au contraire, il faut être souples et nous soumettre en quelque sorte aux événements parce qu’en nous soumettant aux événements, nous nous soumettons aussi à la volonté de Dieu. Cela vaut mieux que chercher à réagir face à des événements que nous ne comprenons pas et que nous ne pouvons pas maîtriser. Ceci est aussi l’expression d’une confiance vis à vis de Dieu. Si Dieu veut que nous réagissions, il va se manifester. Cependant, il faut avoir une disposition de coeur, et de soumission. Dieu veut des personnes humbles et qui lui soient soumises.
Dieu est souverain, et il fait grâce à qui il veut faire grâce. (v. 15-16, et 18). Ce point est sujet à interrogation parce que la grâce s’oppose à la justice. La justice de Dieu serait-elle selon la pensée humaine de la justice ? Non! Elle lui est bien supérieure.
Il faut faire très attention de ne pas la comparer, et surtout ne pas remettre en question les actes de Dieu car ce serait se placer sur un pied d’égalité avec Lui. Il est possible de ne pas comprendre certaines choses. Pour autant, mettons en pratique le verset de Deutéronome 29:29 qui dit que « les choses cachées sont à l’Éternelle notre Dieu et que les choses révélées sont à nous et à nos enfants afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi ».
Donc quand on ne comprend pas, on doit se soumettre en en attendant une révélation éventuelle de Dieu. Celui-ci peut nous donner l’explication ou non. Alors attention à notre attitude.Reconnaissons simplement que nous ne savons pas et manifestons de la soumission à Dieu plutôt que de réagir.
Notre nature est pécheresse ( Romains 5:12 ; Psaumes 51:7 ; Job 14:4)
Selon la justice de Dieu nous méritions tous la mort, mais son amour fait qu’il sauve un grand nombre de personnes injustes. La grâce s’oppose à la justice. Dieu déclare qu’il aura compassion de qui il aura compassion et qu’il fera miséricorde à qui il fera miséricorde. Ceci est la souveraineté de Dieu.
En conclusion : Les gens ne deviennent pas enfants de Dieu par leur propre volonté ou leur décision. Ils deviennent enfants de Dieu uniquement en vertu de la volonté souveraine et déterminante de Dieu ! C’est un constat dont nul n’a à se glorifier. On ne peut pas se glorifier d’être chrétien par rapport à un autre qui n’est pas chrétien. On n’a aucune raison de se glorifier car il s’agit d’une grâce venant de Dieu. Par conséquent, cela doit conduire à l’humilité et à beaucoup de reconnaissance.
Romains 9:19-26
19 Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté?
20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi?
21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil?
22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition,
23 et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire?
24 Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens,
25 selon qu’il le dit dans Osée: J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée;
26 et là où on leur disait: Vous n’êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant.
Il est des choses que nous ne comprenons pas, mais nous devons les accepter. Comme nous l’avons dit précédemment, nous aurons la révélation au temps nécessaire, selon
Deutéronome 29:29
29 Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.
Nous pouvons toujours penser que Dieu a un plan, mais nous pouvons choisir comme Paul le rappelle ici en citant les versets d’Osée 2: 25-26 :
Osée 2:25
25 Je planterai pour moi Lo Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde; je dirai à Lo Ammi: Tu es mon peuple! et il répondra: Mon Dieu!
Le mot « Lo » veut dire non ou pas. Le mot Ruchama » veut dire miséricorde et l’expression « Lo Ammi » veut dire pas mon peuple. Pour comprendre ce qu’est le véritable peuple de Dieu, l’Israël spirituel, il faut se référer à : Galates 6:1-16 ; 2 Corinthiens 6:16-18 ; 1 Pierre 2:9-10.
Dieu adresse l’invitation à partager sa grâce. C’est par pure grâce que des gens qui autrefois n’étaient pas le peuple de Dieu, font maintenant partie du peuple de Dieu. (v.25-26)
Un reste d’Israël, et un reste des autres peuples seront sauvés, mais nous ne connaissons pas le nombre de personnes qui seront ces restes.
Romains 9:27-32
27 Ésaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël: Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé.
28 Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu’il a résolu.
29 Et, comme Ésaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe.
30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,
31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.
32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,
Beaucoup de passages de l’Ancien Testament parlent d’un reste. Ainsi en est-il de : Ésaïe 10:22-23 ; Jérémie 50:20 ; Joël 2:32 ; Michée 2:12. Dans ces quatre versets sont exprimées différentes idées. Si une grande partie du peuple juif a rejeté Jésus, nombreux sont ceux qui crurent en Jésus et furent sauvés.
Regardez le verset 27 de Romains 9, il est dit qu’un reste seulement sera sauvé. Il y a une relation entre ce verset et ce qui est dit en :
Jean 1:11-13
11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.
12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,
13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
Là encore avec ce verset, le chrétien n’a pas à se glorifier car ce n’est pas de sa volonté, de la volonté de la chair qu’il est devenu enfant de Dieu, mais c’est de la volonté de Dieu. Depuis le verset 20 de Romains 9, Paul justifie Dieu, en comparant les hommes (création) à des vases façonnés par le potier et Dieu (le créateur).
Le verset 29 de cette épître 9, cite Ésaïe 1:9 qui veut dire qu’Israël n’existerait plus et que nous aurions complètement disparu si Dieu ne nous avait pas sauvés.
Romains 9:30-32
30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,
31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.
32 Pourquoi ? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement
Quelle est cette pierre d’achoppement ? Il s’agit de Jésus. Pourquoi, est-il la pierre d’achoppement ? Parce qu’il dérangeait les religieux juifs qui se sont opposés à Lui. Le message de Jésus en effet, ne s’opposait pas à la loi, mais s’opposait à la mauvaise compréhension de la loi. Quand Jésus dit qu’il est la fin de la loi, il faut comprendre qu’il n’est pas question de la suppression de la loi mais de la finalité de la loi, la loi ayant pour finalité Jésus. La loi amène à Jésus qui a dit lui même qu’il n’est pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Les versets 30 à 33 sont toujours d’actualité. Le véritable sens de la loi est en Jésus.
Pourquoi faut-il insister sur les versets 30 à 33 ? Tout simplement parce que si nous regardons bien, ceux-ci restent toujours d’actualité. Ils mettent en évidence la justice recherchée par ses propres forces (la chair) et la justice obtenue en opposition par la foi en Jésus, par la grâce de Dieu.
Le religieux veut obtenir le salut par ses propres forces, ne faisant confiance qu’à lui-même alors que lorsque l’homme, reconnaissant son impuissance, place sa foi en Jésus, et va ainsi obtenir le salut par grâce.
La volonté de l’homme face à la volonté de Dieu.
Quand la volonté de l’homme est en dehors de la volonté de Dieu, l’homme est dans la rébellion. Quand la volonté de l’homme s’aligne sur la volonté de Dieu (ou du moins cherche à s’aligner) il est dans l’obéissance, il est en harmonie avec Dieu, d’où l’importance de chercher la volonté de Dieu avant d’agir, et non pas après.
La responsabilité de l’homme est de croire, d’obéir et de mener une vie sainte. (sanctification)
Romains 9:33
33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.
Le rocher de scandale, la pierre d’achoppement, c’est Jésus ! Ce verset est une citation de :
Ésaïe 8:14-15
14 Et il sera un sanctuaire, Mais aussi une pierre d’achoppement, Un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël, Un filet et un piège Pour les habitants de Jérusalem.
15 Plusieurs trébucheront; Ils tomberont et se briseront, Ils seront enlacés et pris.
4 – Qu’est-ce que la Justice de Dieu ?
La justice de Dieu est une expression que nous trouvons principalement en Romains 5:9. Certains diront que c’est Jésus !
Il faut cependant être plus nuancé sans dire pour autant que c’est faux.
Romains 1:17
17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi.
Avec le verset de Romains 1:17, nous constatons qu’en Jésus est révélée la Justice venue de Dieu, mais nous n’irons pas jusqu’à dire que Jésus est la Justice de Dieu. Elle est cependant indissociable de Lui. C’est notre Foi en Jésus qui nous donne la Justice de Dieu.
Romains 3:21
21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,
Romains 3:22
22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.
et en Romains 10:3
3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ;
On peut tout de même constater que nous pouvons remplacer les mots « la justice de Dieu » par Jésus, sans changer le sens du verset.
« ne connaissant pas Jésus, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à Jésus ; »
La question qui se pose avec ce chapitre 9 est de savoir si Israël est rejeté ? Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas reconnu Jésus pour qui il était. Est-ce définitif ? Que nous dit Paul à ce sujet dans les chapitres suivants ?



