Galates chapitre 6 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Galates chapitre 6 : Ce chapitre est un appel à vivre la nouvelle vie en Jésus-Christ, sujet qui a déjà été évoqué au chapitre 5. L’amour et la grâce de Dieu, révélés par l’Évangile de Christ, doivent se traduire par une réponse de notre part, à savoir une repentance sincère et une foi vivante, visible dans chacune de nos actions quotidiennes. Cela doit se concrétiser par une transformation spirituelle, en suivant l’exemple de Christ, en portant les fardeaux les uns des autres, et en cultivant l’humilité et la bienveillance dans nos relations.

Étude biblique suivante :

Galates chapitre 6 : porter les fardeaux et semer dans l’Esprit

1 – Le chapitre dans ses grandes lignes

A. Galates 5:1-6:10 présente l’aspect pratique de l’Évangile offert aux croyants par l’amour et la grâce de Dieu que Paul prêche. Les chrétiens sont ainsi appelés à une transformation profonde, exprimée par la repentance et une foi active.

Galates 6:1-5 donne des instructions précises sur la manière de traiter un frère chrétien ou une sœur chrétienne qui a été surpris dans le péché. Paul met ici l’accent sur la restauration de ce chrétien ou de cette chrétienne dans l’esprit de douceur et d’humilité, tout en encourageant les croyants à se soutenir mutuellement dans leur vie chrétienne.

Galates 6:6-10 contient des vérités essentielles, dont deux citations mémorables du Nouveau Testament. Tandis que certains y voient un ensemble de principes sans lien direct, d’autres considèrent cette section comme une unité cohérente, centrée en partie sur la gestion des biens matériels et les relations au sein de la communauté chrétienne.

B. Galates 6:12-16 sert de résumé succinct à l’ensemble de la lettre, rappelant les thèmes centraux que Paul a abordés tout au long de son épître. Cette section souligne les contrastes entre l’esprit légaliste et la liberté offerte par la foi en Christ.

C. La conclusion de Paul dans Galates 6:17-18 se distingue par une brièveté et une absence des salutations personnelles habituelles, ce qui marque une conclusion solennelle, à la manière de sa lettre aux Éphésiens. Il est important de se souvenir que l’épître aux Galates s’adressait non seulement à une église, mais à plusieurs églises situées dans une même région géographique, ce qui donne une portée collective et pastorale à son message.

2 – La mise en pratique de la vie nouvelle

Le verset de Galates 6:1 doit être interprété à la lumière des versets précédents de :

Galates 5:24-26

24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

Ainsi, nous sommes appelés à crucifier la chair avec ses passions et ses désirs. Cependant, Paul nous rappelle l’importance de traiter avec douceur ceux qui sont surpris en faute en :

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Ce verset doit être compris en lien avec le verset 24 de Galates 5, tout en contrastant avec le verset 25. Redresser un frère avec douceur n’est possible que si l’ensemble de l’assemblée vit dans l’amour, et non dans la rivalité, la jalousie ou d’autres sentiments destructeurs. Ceci est un avertissement parce que si nous réprimandons quelqu’un avec dureté, mais que nous tombions ensuite dans la même faute, nous serons jugés encore plus sévèrement. La chute d’un autre doit être un avertissement que nous devons prendre au sérieux.

Galates 6:2-5

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même.

Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui;

car chacun portera son propre fardeau.

Le mot « fardeau » dans le verset 2 est traduit du grec baros, signifiant une lourde charge ou un accablement. Il se réfère aux fardeaux lourds qui accablent l’âme, tandis qu’au verset 5, le mot traduit par fardeau est le mot grec phortion qui désigne une charge personnelle, plus légère, souvent liée aux responsabilités de chacun. Le verset 3, « s’abuser lui-même », signifie se tromper ou se séduire soi-même par orgueil. Le verset 4 invite chacun à ne pas se comparer aux autres, mais à examiner ses propres actions. Ce principe est rappelé en 2 Corinthiens 10-12.

Galates 6:6

Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne.

Cet appel à l’équilibre entre le spirituel et le matériel souligne la nécessité pour ceux qui bénéficient de l’enseignement de partager leurs biens avec ceux qui les instruisent, comme mentionné en Luc 10:7, Romains 15:27, et 1 Corinthiens 9:9-14. Il est rappelé que l’enseignant consacre son temps à l’Évangile et ne doit pas être accablé par ses besoins matériels.

Matthieu 11:30

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. ’phortion’

Au verset 3 : « s’abuser lui-même » signifie se tromper ou se séduire soi-même, tout simplement parce que la personne pense être quelque chose par orgueil.

Le verset 4 invite chacun à ne pas se comparer aux autres, mais à examiner ses propres actions, comme il est dit en…

2 Corinthiens 10:12

12 Nous n’osons pas nous égaler ou nous comparer à quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes. Mais, en se mesurant à leur propre mesure et en se comparant à eux-mêmes, ils manquent d’intelligence.

Galates 6:6

Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne.

L’enseignement de la parole dont il est question ici, concerne l’explication des Écritures (l’Ancien Testament), ainsi que le récit de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus, et les enseignements de ce dernier, en d’autres termes, une transmission orale des évangiles. Cela pourrait également inclure les premières épîtres qui circulaient parmi les croyants.

Il s’agit d’un équilibre entre le spirituel et le matériel. Le temps que l’enseignant consacre à instruire ne lui permet pas de se préoccuper de ses propres besoins matériels. C’est pourquoi ceux qui bénéficient de cet enseignement sont invités à partager leurs biens avec lui (Luc 10:7, Romains 15:27, 1 Corinthiens 9:9-14).

Galates 6:7-10

Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle.

Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas.

10 Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi.

Le principe de la moisson met en lumière l’importance de nos actions et de notre cœur. Jésus a dit dans :

Matthieu 10:42

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Matthieu 25:40

40 Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Ces versets doivent amener à réfléchir à notre attitude envers les autres, comme si nous voyions Christ en eux. Le verset 9 nous encourage à persévérer dans le bien, à ne pas nous laisser décourager, car les fruits viendront en temps voulu. Ceci rejoint :

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Il est précisé que, bien que nous ne soyons pas sauvés par nos œuvres, nous sommes appelés à accomplir de bonnes œuvres préparées d’avance par Dieu.

Galates 6:11-16

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

12 Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix de Christ.

13 Car les circoncis eux-mêmes n’observent point la loi; mais ils veulent que vous soyez circoncis, pour se glorifier dans votre chair.

14 Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

15 Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature.

16 Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l’Israël de Dieu!

Paul rappelle que ce qui compte, ce n’est pas la circoncision extérieure de la chair, mais la nouvelle création en Christ. Ceci est un appel à se détourner des pratiques extérieures visant à se glorifier soi-même et à se concentrer sur la réalité de la transformation intérieure. Le verset 16, avec l’expression « l’Israël de Dieu », désigne maintenant les croyants (juifs et chrétiens) en Christ, en opposition à l’Israël selon la chair.

3 – Conclusion

 Galates 6:17-18

17 Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus.

18 Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit! Amen!

L’épître se termine de manière frappante, sans salutations personnelles, remerciements ou louanges habituels qui marquent d’ordinaire les lettres de Paul. Cette absence met en lumière la gravité et l’urgence de son message. Paul, en évoquant les « marques de Jésus » qu’il porte sur son corps, rappelle les souffrances qu’il a endurées pour l’Évangile. Ces marques sont le témoignage visible de son engagement total envers le Christ, comme le montre le récit qu’il fait en :

2 Corinthiens 11:24-26

24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

Ce passage souligne l’intensité des épreuves auxquelles Paul a été confronté en raison de sa foi. Dans le contexte de cette lettre, il est clair que les motivations des judaïsants qui troublaient les Galates étaient loin d’être désintéressées. Ces derniers cherchaient-ils à prouver leur fidélité à la loi de Moïse, ou étaient-ils plutôt motivés par la volonté d’éviter les persécutions des Juifs traditionalistes ? En effet, les disciples de Jésus étaient mal perçus par ces derniers, qui considéraient le message chrétien comme une hérésie. Par ailleurs, les païens étaient également hostiles aux disciples de Jésus-Christ parce que l’Évangile remettait en cause le culte impérial de César, et ils considéraient cela comme une menace.

Ainsi, à travers cette conclusion, Paul invite les Galates et nous invite à méditer sur les réalités spirituelles qui se jouent, tout en exhortant à rester fermes dans la foi, malgré les pressions extérieures.

La parabole des méchants vignerons de Matthieu 21:33-45

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dans la Parabole des méchants vignerons (Matthieu 21:33-46), Jésus dénonce les autorités religieuses juives de son époque, notamment les pharisiens et les principaux sacrificateurs, qui ont rejeté les prophètes envoyés par Dieu et qui finiront par tuer Son Fils. À l’époque de Jésus, ces vignerons symbolisaient les dirigeants spirituels d’Israël. Aujourd’hui, ce sont les bergers (pasteurs…) qui détournent la foi chrétienne en s’éloignant de la Bible et en mettant en place des structures humaines où l’homme prend la place de Jésus, le véritable Chef de l’Église. Cette parabole invite chacun à s’examiner en se posant la question : obéissons-nous pleinement à la Parole de Dieu et portons-nous du fruit pour Son royaume ?

La parabole des méchants vignerons

.

1 – Introduction

Cette parabole de Matthieu 21:33-45 a des parallèles dans Marc 12:1-12 et Luc 20:9-19. Elle est l’une des plus puissantes concernant le rejet d’Israël et de ses dirigeants par Dieu.

Or tout chrétien doit savoir que la mission est en :

Matthieu 24:14

14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

L’établissement du royaume

Matthieu 21:33-45 – Marc 12:1-12 ; Luc 20:9-19

33 Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays.

34 Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne.

35 Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième. (Hébreux 11:37)

36 Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

37 Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils.

38 Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: Voici l’héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage.

Jésus, le Fils rejeté par les hommes

39 Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.

40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?

41 Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.

42 Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux?

43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

44 Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse aux principaux sacrificateurs et aux anciens du peuple juif dans le Temple, c’est-à-dire aux plus hautes autorités religieuses juives. Ce sont eux qui, au verset 23, lui demandent : « Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? », faisant référence à ses actions, telles que ses guérisons et ses enseignements.

Matthieu 21:23

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

3-  Le contexte :

Qui planta une vigne et que représente cette vigne ? Cette image de la vigne a un lien évident avec le chapitre d’Ésaïe 5, où la vigne symbolise la nation d’Israël. La parabole étudiée est très allégorique. Le vigneron représente Dieu, le Père. Les serviteurs représentent les prophètes, le fils représente le Messie, et les vignerons symbolisent les dirigeants religieux d’Israël. Il est important de noter que dans chacune des paraboles de ce chapitre, il y a un fils, mais avec des significations différentes.

Ésaïe 5:1-7

1 Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile.

Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux; Il bâtit une tour au milieu d’elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais.

Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, Soyez juges entre moi et ma vigne!

Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne, Que je n’aie pas fait pour elle? Pourquoi, quand j’ai espéré qu’elle produirait de bons raisins, En a-t-elle produit de mauvais?

Je vous dirai maintenant Ce que je vais faire à ma vigne. J’en arracherai la haie, pour qu’elle soit broutée; J’en abattrai la clôture, pour qu’elle soit foulée aux pieds.

Je la réduirai en ruine; elle ne sera plus taillée, ni cultivée; Les ronces et les épines y croîtront; Et je donnerai mes ordres aux nuées, Afin qu’elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle.

La vigne de l’Éternel des armées, c’est la maison d’Israël, Et les hommes de Juda, c’est le plant qu’il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé! De la justice, et voici des cris de détresse!

Si nous revenons au début du chapitre 21 de l’Évangile de Matthieu, Jésus entre triomphalement dans Jérusalem et se rend directement au Temple (v. 8-11), où il chasse ensuite les marchands (v. 12). Ces événements se déroulent durant la semaine qui précède sa crucifixion, connue comme la semaine de la Passion.

Jésus enseigne dans le Temple à seulement quelques jours de la Pâque. Comme mentionné précédemment en Matthieu 21:23, les autorités religieuses, les principaux sacrificateurs et les anciens, l’interrogent sur l’autorité avec laquelle il enseigne et agit.

Le figuier stérile

Profitons de ce passage pour expliquer la signification du figuier stérile, qui offre un éclairage sur les personnes et sert d’avertissement sérieux.

Matthieu 21:19-20 (Marc 11:20-21)

19 Voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha; mais il n’y trouva que des feuilles, et il lui dit: Que jamais fruit ne naisse de toi! Et à l’instant le figuier sécha.

20 Les disciples, qui virent cela, furent étonnés, et dirent: Comment ce figuier est-il devenu sec en un instant?

Ce figuier avait des feuilles, une belle apparence, mais ne portait aucun fruit. Cet arbre symbolise les personnes religieuses qui en apparence, semblent spirituellement actives mais qui sont stériles intérieurement. Aujourd’hui, les fruits que nous sommes appelés à porter ne sont pas des œuvres de propre justice, mais des actions guidées par l’Esprit. Comme il est dit dans l’Évangile de Jean, le sarment qui ne porte pas de fruit sera retranché.

L’histoire telle qu’elle est :

Le propriétaire de la vigne n’est pas seulement son maître, mais il en est aussi son créateur et il prend soin de la protéger en l’entourant d’une haie pour qu’elle ne soit ni piétinée, ni volée, ni dévorée par les animaux. Il creuse un pressoir et construit une tour pour veiller sur celle-ci. Rien ne manque. C’est exactement ce type de propriété que l’on aurait pu voir à l’époque de Jésus.

Le propriétaire loue la vigne à des vignerons en établissant un contrat stipulant qu’ils doivent lui remettre un pourcentage de la récolte. Cependant, ces vignerons refusent de rendre au propriétaire ce qui lui est dû. Ils tuent les premiers serviteurs qui viennent à eux, puis les suivants, et finissent par assassiner le propre fils du propriétaire.

Aujourd’hui, nous dirions que cela fait partie des faits divers. Cependant cette parabole révèle bien plus. Elle parle de l’injustice et du rejet du véritable propriétaire, en l’occurrence de Dieu lui-même, par ceux qui refusent de reconnaître son autorité.

4-  Explication de la parabole

Cette parabole doit être rapprochée du Psaume 80 et d’Ésaïe 5, à lire dans leur contexte. Elle raconte l’histoire d’Israël, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à l’époque de Jésus.

  • Le maître de la vigne représente Dieu.
  • La vigne symbolise Israël. Dieu a planté son peuple en Terre promise, en prenant soin de lui avec bienveillance et en le protégeant des nations voisines. Il a confié la vigne aux autorités religieuses qui sont les descendants d’Aaron.
  • Les serviteurs sont les prophètes que Dieu a envoyés pour appeler Israël à la repentance. Ces prophètes furent persécutés et tués. Comme le rappelle Hébreux 11:37 :
    « Ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités. »
  • Le fils est Jésus.
    Tandis que les serviteurs avaient l’autorité déléguée par le maître, le fils possédait une autorité supérieure et naturelle à eux, en tant qu’héritier. L’envoi répété des serviteurs, puis du fils, démontre la patience de Dieu, qui espérait voir ces méchants vignerons se repentir de leurs mauvaises actions.

Jésus souligne ici cette patience divine et reproche aux autorités religieuses leur héritage spirituel corrompu. Comme il le dit dans :

Matthieu 23:31

31 Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes.

Dans cette parabole, Jésus annonce que ces mêmes autorités vont le tuer :

Matthieu 21:39

39 Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.

Remarquez que Jésus fut exécuté hors de Jérusalem, symbolisant son rejet par le peuple.

L’explication :

Jésus ne donne pas lui-même l’explication de la parabole. Cependant, ses auditeurs, les autorités religieuses, comprennent clairement qu’il parle d’eux à travers l’image des méchants vignerons. Ils en arrivent même à prononcer leur propre condamnation.

Matthieu 21:40-41

40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?

41 Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.

Par leurs propres paroles, ils se condamnent. Jésus poursuit alors cite aux versets 42 à 44, le Psaumes 118:22-23), et les responsables comprennent alors parfaitement qu’il parle d’eux.

Matthieu 21:45-46

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

46 et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu’elle le tenait pour un prophète.

À quel passage de l’Ancien Testament cela fait-il penser ? A celui du livre de Daniel.

Daniel 2:34

34 Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces.

Le message principal :

Les autorités religieuses, au lieu de guider le peuple de Dieu pour sa gloire, s’approprient ce peuple à des fins personnelles. Cela était vrai des autorités juives du temps de Jésus, mais ce constat s’applique également aujourd’hui à certaines autorités religieuses qui se réclament du christianisme. Plutôt que de porter du fruit pour Dieu, elles cherchent à « capter l’héritage » spirituel pour leur propre avantage. Mais quel est ce fruit attendu ?

Jean Baptiste nous explique dans Matthieu 3:7-8

Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

Le fruit commence par la repentance, par laquelle les personnes deviennent membres du peuple de Dieu, échappant ainsi à la colère divine à venir.

La conséquence :

Porter du fruit pour Dieu débute avec notre propre repentance. Ce processus se poursuit par l’application pratique de la Parole, comme Jésus l’enseigne en.

Matthieu 28:19-20 :

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Il ne s’agit pas simplement d’aller prêcher dans les rues, de faire prier une personne et de lui dire qu’elle est désormais enfant de Dieu. C’est la pire des choses que de donner cette fausse assurance sans véritable fondement. Qu’est ce que Jésus demande ? De faire des disciples, de les baptiser, et de leur enseigner à observer les commandements de Jésus.

Prenons le temps de nous poser, de prier, et de rechercher la direction du Saint-Esprit. Être rempli du Saint-Esprit ne se proclame pas seulement par des paroles, mais se démontre par nos actions, qui révèlent si oui ou non, nous sommes véritablement conduits par l’Esprit.

5- La leçon à retenir 

Produire du fruit pour le chrétien peut être compris de plusieurs manières. Tout d’abord, il s’agit de produire un fruit digne de la repentance (justification) et ensuite de manifester le fruit de l’Esprit (sanctification) en accomplissant des œuvres motivées par la foi.

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

La sanctification, en tant qu’œuvre, est réalisée sous la direction du Saint-Esprit. En effet, comme nous le rappelle :

1 Corinthiens 3:12

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

Ce n’est pas nous qui touchons les cœurs et convertissons les personnes, c’est l’œuvre du Saint-Esprit ! Nous ne sommes que des instruments entre les mains de Dieu.

Une véritable conversion débute par la repentance. Il est difficile d’imaginer une personne dans la rue, confesser ses péchés de manière authentique. Il est nécessaire qu’elle soit dirigée vers une véritable église où elle pourra entamer un processus complet de conversion. Comme Jésus le dit dans:

Matthieu 15:13-14

13 Il répondit: Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.

14 Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

Trop de personnes se disent chrétiennes et se lancent dans l’évangélisation, et ce sans vraiment comprendre ce qu’elles font. Il est essentiel de ne pas se contenter de gestes et d’actions superficielles. Prions davantage et cherchons la direction du Saint-Esprit. Il vaut mieux conduire une seule personne à un salut véritable que de semer de fausses assurances en enseignant incorrectement, laissant croire à des individus qu’ils sont sauvés alors qu’ils ne le sont pas.

C’est l’une des plus grandes tragédies, et malheureusement, bon nombre de personnes dans nos églises se trouvent dans cette situation.

Mise en pratique de la parabole :

Aujourd’hui, cette parabole nous appelle à vivre en soumission à l’autorité de Christ, en rejetant les enseignements et les structures qui ne sont pas fondés sur la Bible. Elle nous exhorte à produire des fruits dignes de la repentance, en vivant selon l’Esprit et en partageant l’Évangile avec ceux qui en ont besoin.

Galates chapitre 5 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dans ce chapitre 5 de Galates, Paul met l’accent sur l’application concrète de la justification par la grâce, obtenue non par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ. Il souligne que la véritable piété, la vie chrétienne authentique, ne résulte pas d’une simple observance de règles et de pratiques extérieures, mais d’une transformation profonde et intérieure du cœur, opérée par le Saint-Esprit.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 6

Galates chapitre 5 : vivre selon l’Esprit et la liberté chrétienne

Cette transformation, fruit de la foi, produit une vie de liberté spirituelle, où le croyant n’est plus esclave des exigences légales, mais vit dans la liberté que Christ a rendue possible. Paul enseigne que la loi ne peut ni sauver ni sanctifier. A contrario, c’est la grâce reçue par la foi, qui nous justifie et nous rend capables de mener une vie conforme à la volonté de Dieu.

La liberté chrétienne n’est cependant pas une excuse pour vivre dans le péché ou dans l’égoïsme. Paul insiste sur le fait que cette liberté doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres. La transformation intérieure produit des fruits visibles, comme l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi, fruits de l’Esprit énumérés aux versets de Galates 5:22-23.

Ainsi, la vie chrétienne est un cheminement qui commence par la justification par la foi et qui se manifeste dans une vie de liberté, d’amour et de service, en opposition totale à la religiosité fondée sur les œuvres et les rites externes.

1 – Par Jésus-Christ nous recevons la grâce qui nous libère de la loi

Dans le chapitre 4 de l’épître aux Galates, l’apôtre Paul a établi une distinction claire entre le fils de l’esclave et celui de la femme libre. Son objectif est de montrer que revenir à l’observance de la loi, c’est choisir de se soumettre à nouveau à l’esclavage spirituel. Ainsi, il affirme avec force :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Cette déclaration met l’accent sur le fait que Christ nous a libérés pour vivre dans la liberté. Mais de quoi exactement nous a-t-il libérés ? Paul répond à cette question en rappelant que nous avons été affranchis de la malédiction de la loi :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette liberté, que Christ nous a acquise au prix de sa propre vie, nous affranchit du fardeau de la loi, mais elle n’est pas sans responsabilité. La question qui se pose alors est : comment devons-nous vivre cette liberté ? Si Christ nous a affranchis, ne devrions-nous pas adopter une attitude digne de Lui, en honorant Celui qui nous a libérés et en reconnaissant le prix qu’Il a payé pour cette liberté ?

Paul aborde dans Galates 5 deux dérives possibles concernant la liberté chrétienne :

  1. La perversion légaliste (versets 1 à 12) : Certains déforment la liberté en la subordonnant aux œuvres de la loi, cherchant à obtenir le salut par leurs propres mérites. Paul exhorte ici les croyants à ne pas se laisser piéger par un retour au légalisme, qui fait perdre de vue la grâce.
  2. La perversion antinomique (versets 13 à 15) : D’autres utilisent la liberté comme un prétexte pour céder à la chair et commettre le péché. Paul avertit que la liberté chrétienne n’est pas une licence pour l’immoralité, mais qu’elle doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres.

En conclusion, la véritable liberté en Christ est bien plus grande que la simple libération des contraintes légales : elle nous libère du péché et de la malédiction de la loi, mais elle s’accompagne aussi d’une responsabilité. Elle nous appelle à résister à ceux qui voudraient nous ramener à la loi, et à vivre fermement dans la grâce, en suivant le chemin tracé par Jésus, en clair en marchant sur le chemin étroit et resserré de la sanctification dont il est question en Matthieu 7:15

2 – Galates 5:2-12 – La vie d’un croyant justifié par la foi

Ce passage peut être mis en parallèle avec d’autres sections de l’épître aux Galates, notamment Galates 1:6-9; 2:3-5; 3:1-7 et 4:1-11, dans lesquelles Paul aborde le même thème : la justification par la foi et non par la loi.

Galates 5:2-4

Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien.

Et j’affirme encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière.

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

Paul commence par une déclaration forte, en utilisant une forme d’autorité directe : « Voici, moi Paul, je vous dis que… » Il adresse cette parole aux Galates qui se laissent influencer par ceux qui tentent de les ramener à la pratique du judaïsme. Son message est clair : si l’on cherche à être justifié par les œuvres de la loi, et en particulier par la circoncision, alors on se détourne de la grâce de Christ. Il est impossible de chercher la justification dans la loi et en même temps de profiter du salut offert par Jésus. Le verset 4 est particulièrement percutant : chercher la justification par la loi, c’est se couper de la grâce, parce que cela signifie s’appuyer sur ses propres œuvres au lieu d’avoir la foi en Christ.

Galates 5:5-6

Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice.

Car, en Jésus Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par l’amour.

Dans ce texte, Paul pose une distinction fondamentale. En effet, ce n’est pas la circoncision ni toute autre œuvre externe qui compte, mais la foi qui se manifeste par l’amour. La véritable foi en Jésus-Christ nous pousse à agir, non pas en faisant des efforts humains, mais sous l’influence de l’Esprit. La mention de l’« espérance de la justice » montre que la justification ne se résume pas à un événement passé, mais qu’elle inclut aussi une attente future, celle de la plénitude du salut lors de la venue du Christ. Cette « espérance » fait écho à une réalité à la fois déjà accomplie, mais aussi en cours et encore à venir. Les croyants sont sauvés, sont en train de l’être, et le seront pleinement à la fin des temps.

Le verset 6 réaffirme que la justification s’opère par la foi en Jésus et non par les œuvres de la loi. La foi, animée par l’amour, doit être le moteur de notre vie chrétienne.

Galates 5:7-12

Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité?

Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle.

Un peu de levain fait lever toute la pâte.

10 J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera la peine.

11 Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu !

12 Puissent-ils être retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous !

Dans ces versets, Paul exprime son étonnement et sa déception en disant : « Vous couriez bien », c’est-à-dire vous avez bien commencé dans la foi, mais quelque chose vous a détournés de la vérité. Il souligne qu’une telle déviation ne vient pas de Dieu, car celui qui les appelle dans la grâce, ne pousse pas vers la loi. L’image du « levain » montre combien une petite erreur peut contaminer toute la vie chrétienne. Ce détour vers la loi, même si minime soit-il, corrompt la pureté de l’Évangile.

Pourquoi alors la persécution ?

Paul, en affirmant qu’il n’enseigne plus la circoncision, pose une question décisive : si tel était son enseignement, pourquoi serait-il persécuté ? Il met en lumière le fait que le scandale de la croix réside dans le rejet de l’autojustification par la loi et l’affirmation que seul Jésus-Christ est le salut. La croix de Christ est un affront à toute tentative de salut par les œuvres humaines.

Enfin, Paul exprime le vœu que ceux qui perturbent les Galates soient « retranchés ». Cette expression pourrait faire référence à une excommunication ou à une exclusion sévère de ceux-ci, indiquant la gravité de l’impact de leurs enseignements erronés sur la communauté.

Le « qui » des versets 7 et 10 fait probablement référence à une personne ou un groupe spécifique qui a influencé les Galates, tandis que le « ils » du verset 12 pourrait désigner les leaders judaïsant qui semaient la confusion parmi les croyants. Cette mention montre que, derrière l’influence de certains individus, il y avait un effort collectif pour détourner les croyants du message pur de l’Évangile.

3 – Galates 5:13-15 – Appelés à la liberté

Galates 5:13-14

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Paul adresse aussi ici un avertissement solennel contre la dérive de l’hyper-grâce, où certains pourraient croire que la liberté chrétienne justifie toute forme de conduite, même pécheresse. Il nous rappelle que la liberté en Christ n’est pas une licence pour vivre selon les désirs de la chair, mais un appel à l’amour et au service mutuel. La véritable liberté en Christ s’exprime par un amour qui se manifeste concrètement par le service envers les autres. Il nous enseigne que l’essence de la loi divine réside dans un principe fondamental : aimer son prochain comme soi-même.

Cette vérité fondamentale est aussi exprimée dans d’autres passages des Écritures :

Romains 13:8

Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.

 Jacques 2:8

Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.

Ces passages de la Parole de Dieu rappellent la parabole du bon Samaritain, où Jésus élargit notre compréhension du « prochain » qui va bien au-delà de nos relations immédiates.

Luc 10:29 

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?

Notre prochain n’est pas seulement celui que nous choisissons ; il s’agit de quiconque est dans le besoin, celui que nous croisons sur notre chemin.

Galates 5:15

15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres.

Dans ce verset, Paul met en garde contre les divisions et les conflits au sein de la communauté. Il utilise l’image des bêtes sauvages qui se dévorent mutuellement pour illustrer la gravité des disputes et des querelles entre croyants. Si les chrétiens se laissent emporter par des divisions internes, cela peut mener à une destruction spirituelle mutuelle. Cette image montre au combien les divisions peuvent être destructrices, et souligne l’importance de l’unité et de l’amour fraternel dans la vie de l’Église.

Paul invite donc les croyants à exercer leur liberté de manière responsable et édifiante, en s’élevant au-dessus des tentations de la chair et en vivant selon l’Esprit, dans l’amour et le service mutuel.

4 – Galates 5:16 – La marche par l’Esprit et non par la chair

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ce verset nous invite à une transformation radicale. L’opposition entre la chair et l’Esprit est au cœur du combat spirituel. Le charnel se confronte au spirituel, l’orgueil à l’humilité, et l’égoïsme au service des autres. Ce conflit, qui se déroule à l’intérieur de chacun de nous, est une réalité quotidienne pour le croyant.

Autrefois, nous étions guidés par les désirs de la chair, résistants à l’action du Saint Esprit. Cependant, le passage nous appelle à un renversement : résister à la chair et s’abandonner pleinement au Saint Esprit. L’expression « marchez selon l’Esprit » porte une signification profonde. Ce n’est pas simplement un appel à être sauvés, mais un appel à vivre une vie de transformation progressive, pour être de plus en plus semblables à Jésus-Christ.

Cela ne peut se réaliser que par la puissance du Saint-Esprit, l’Esprit de Jésus, qui nous équipe et nous dirige. Ce n’est pas par nos propres efforts ou en nous appuyant sur la loi, mais par l’action vivifiante de l’Esprit en nous que nous pouvons vaincre les désirs de la chair et vivre une vie qui honore Dieu.

5 – Galates 5:17-25 – L’Esprit donne la victoire sur le péché

Galates 5:17-21

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18 Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,

21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Galates 5:22 – La vie selon l’Esprit

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

L’utilisation du singulier « le fruit de l’Esprit » dans ce verset, bien qu’il soit suivi de neuf caractéristiques, peut apparaître curieux. Pourquoi n’est il pas dit « les fruits » au lieu de « le fruit ». Ce choix du singulier doit être compris comme faisant référence à l’amour, qui se manifeste sous différentes formes. Chaque aspect de ce fruit révèle une dimension particulière de l’amour divin qui doit se traduire concrètement dans nos vies.

Le fruit de l’Esprit se manifeste surtout dans nos relations avec notre prochain. Il représente les huit aspects essentiels de l’amour « agape » (l’amour divin), qui viennent de Dieu et sont rendus possibles grâce et uniquement par l’action du Saint-Esprit :

La joie est l’amour rayonnant — se réjouir indépendamment des circonstances (Romains 14:17 ; 1 Thessaloniciens 5:16 ; Jude 24).

La paix est l’amour serein — elle engendre la paix intérieure et extérieure, manifestée par la tranquillité dans nos rapports avec les autres (Romains 5:1 ; Philippiens 4:7).

La patience est l’amour persévérant — elle incarne la capacité d’endurer avec sérénité (Éphésiens 4:2-3).

La bonté est l’amour bienveillant — une bonté de cœur désintéressée (1 Corinthiens 13:4 ; Éphésiens 5:9).

La bienveillance est l’amour attentionné — une disposition à faire le bien (Galates 6:10).

La fidélité est l’amour fiable — la constance et la loyauté dans nos engagements (1 Corinthiens 4:2 ; Philippiens 4:3).

La douceur est l’amour humble — la grâce et la tendresse dans nos attitudes (2 Corinthiens 10:1 ; Éphésiens 4:2 ; Philippiens 4:5).

La maîtrise de soi est l’amour maîtrisé — l’autodiscipline qui reflète la maturité spirituelle et la ressemblance à Christ (Tite 1:8 ; 2 Pierre 1:6).

L’Esprit nous est accordé par Dieu

Les différentes composantes du fruit de l’Esprit ne peuvent être pleinement vécues que si Dieu les met en nous par la puissance de Son Esprit. Cela ne s’acquiert pas par en faisant des efforts humains, mais par la transformation opérée par l’Esprit Saint. Le fruit de l’Esprit est l’antithèse des œuvres de la chair. Aussi, sommes nous exhortés à crucifier la chair pour permettre à l’Esprit de produire ces vertus en nous. Ce fruit de l’esprit n’est pas seulement un ensemble de bonnes actions, mais révèle une réalité spirituelle se manifestant par une vie profondément transformée et alignée sur la volonté de Dieu.

Galates 5:23-26

23 la loi n’est pas contre ces choses.

24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

Le verset 23 rappelle une vérité fondamentale : « La loi n’est pas contre ces choses ». En effet, les vertus du fruit de l’Esprit, telles que l’amour, la paix, la patience, etc…, sont en totale harmonie avec la loi de Dieu. En vivant selon ces principes spirituels, nous accomplissons la loi dans sa vérité profonde, celle de l’amour envers notre prochain (Galates 5:14). Par contre, la chair, par ses désirs et ses passions, engendre les œuvres du péché mentionnées dans les versets 19 à 21 (impudicité, impureté, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table…), qui sont en opposition avec la volonté divine.

Le verset 24, où il est dit que « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs », fait référence à une union avec Christ, un concept que Paul développe aussi dans Galates 2:20 et 6:14. Cette crucifixion de la chair implique une décision volontaire de renoncer aux passions et aux désirs du péché, en choisissant de vivre selon l’Esprit. Cette démarche est un processus constant de sanctification et de soumission à Dieu.

Dans Galates 5:25 :

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

Paul nous exhorte à faire plus que simplement vivre par l’Esprit. Nous devons aussi marcher, c’est-à-dire nous laisser guider quotidiennement par l’Esprit. Cela signifie aligner notre conduite avec Sa direction et Ses enseignements. Cette invitation à marcher selon l’Esprit se fait en parallèle avec le verset 5:16, où il nous est dit que

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Cependant, le verset 25 est au conditionnel, ce qui signifie que le fait de ne pas marcher selon l’Esprit indique en réalité que nous ne vivons pas pleinement par l’Esprit.

Cela soulève une question essentielle pour nous : marchons-nous réellement selon l’Esprit dans notre vie quotidienne ? Notre conduite reflète-t-elle la direction divine, ou laissons-nous encore la chair prendre le dessus ?

Enfin, Paul met en garde contre la vanité et les rivalités qui peuvent naître parmi les croyants, comme il le montre dans le verset 26 : « Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres ». Ces comportements sont l’antithèse de l’œuvre de l’Esprit. Au contraire, nous sommes appelés à vivre dans l’humilité, à nous encourager mutuellement, et à manifester l’amour agape dans nos relations.

La Parabole des deux fils de Matthieu 21:28-32

Classé dans : Etude Biblique | 0

La parabole des deux fils, rapportée dans Matthieu 21:28-32, met en lumière la différence qu’il y a entre les paroles et les actes. Jésus montre comment la véritable obéissance à Dieu ne réside pas dans les promesses vides, mais dans la repentance sincère et l’action. À travers cette parabole, le Seigneur défie les autorités religieuses de son époque et nous invite à un examen profond en ce qui concerne notre propre soumission.

La parabole des deux fils de Matthieu 21:28-32

1 – Introduction

En Matthieu 21:1-27, Jésus monté sur un âne, entre triomphalement à Jérusalem, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 9:9. Il purifie le Temple en chassant les marchands, affirmant que la maison de Dieu est un lieu de prière. Il va alors se trouver confronté à l’opposition des autorités religieuses qui le questionnent sur son autorité. C’est dans ce contexte de défiance et d’opposition que Jésus expose la parabole des deux fils qui illustre ce qu’est la vraie soumission à Dieu.

La parabole des deux fils de Matthieu 21:28-32

28 Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.

29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.

30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.

31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

L’enseignement de Jésus s’adresse à la foule, mais principalement aux responsables religieux qui sont les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple qui doutaient de son autorité. Le message de Jésus invite chacun à faire une introspection et à se poser la question « En quoi cet enseignement peut-il m’affecter personnellement ? »

L’autorité de Jésus n’est pas simplement un trait de caractère, mais un pouvoir qui lui a été donné par Dieu et qui s’est manifesté à travers ses miracles, ses enseignements et sa purification du Temple (Matthieu 21:12-13).

L’autorité de Jésus se manifestait par :

  • Les miracles qu’il accomplissait
  • Les enseignements qu’il donnait
  • Et ici, il vient de chasser les vendeurs du Temple (purification du Temple)

3-  Le contexte :

Matthieu 21:1-17

1 Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux disciples,

en leur disant: Allez au village qui est devant vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle; détachez-les, et amenez-les-moi.

Si, quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller.

Or, ceci arriva afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète:

Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d’une ânesse.

Les disciples allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné.

Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs vêtements, et le firent asseoir dessus.

La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin; d’autres coupèrent des branches d’arbres, et en jonchèrent la route.

Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!

10 Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et l’on disait: Qui est celui-ci?

11 La foule répondait: C’est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée.

Jésus chasse les marchands du Temple

12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

13 Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.

14 Des aveugles et des boiteux s’approchèrent de lui dans le temple. Et il les guérit.

Avec son entrée triomphale à Jérusalem relaté en Matthieu 21:5, Jésus accomplit la prophétie de Zacharie 9:9, et se révèle ouvertement comme le Messie. Il chasse les marchands du Temple, purifiant ainsi la maison de Dieu et guérit les malades. Ce geste prophétique de chasser les marchands du Temple souligne l’importance de la pureté du cœur et de l’obéissance à la volonté divine.

Matthieu 21:5 en référence à Zacharie 9:9

Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d’une ânesse.

Sois transportée d’allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse. 

Matthieu 21:23

Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

La simple question que les anciens du temple et les principaux sacrificateurs posent à Jésus concernant son autorité, montre qu’ils lui contestent son autorité. Jésus alors leur retourne une question :

Matthieu 21:24-25

24 Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

.

4-  Explication de la parabole

Pour un ordre donné par Dieu d’accomplir une tâche, il existe quatre possibilités de réponse qui sont :

1- « Je veux bien et je fais » : soumission totale et obéissance.

2- « Je veux bien mais je ne fais pas » : soumission apparente, mais désobéissance

3- « Je ne veux pas mais je fais » : désobéissance apparente, mais obéissance sincère.

4- « Je ne veux pas et je ne fais pas » : rébellion.

Il faut préciser ici que l’obéissance ne se limite pas à faire ce qui est demandé. Elle implique aussi une attitude de soumission et de repentir, comme le montre le premier fils, qui se repent et obéit.

 Le premier des fils :

29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.

Ce fils représente tous ceux qui se repentent de leur incrédulité et de leur désobéissance initiales.

Le second fils :

30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.

Ce fils se soumets parce qu’il reconnait l’autorité. Cependant il n’obéit pas. Il représente toute personne qui prétend être soumise à la Parole de Dieu mais qui, en réalité est incroyante; désobéissante et qui est dotée d’un esprit rebelle.

.

5 –   Le message principal :

Jésus remet en question l’attitude des autorités religieuses qui, en apparence obéissent à la loi, mais qui en réalité restent éloignées de la véritable repentance et de la soumission à Dieu. Matthieu 21:31 souligne que ceux qui, comme les publicains et les prostituées, se repentent sincèrement, entreront dans le royaume de Dieu, à l’inverse des religieux imbus de leur propre justice.

Matthieu 21:31

31 Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

La question du baptême de Jean est entièrement en filigrane de cette parabole.

Matthieu 21:25

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

Et souvenons-nous de ce qui est dit en :

Matthieu 21:31

31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

Pourquoi les publicains et les prostituées les devanceront ? A cause de leur repentance !

Luc 7:29-30

29 Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean;

30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

Voyez la conclusion de Jésus en:

Matthieu 21:32

32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Les responsables, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple, ne se sont pas soumis à Dieu en ne se faisant pas baptiser par Jean.

Dans les faits, ils obéissent en apparence aux lois de Dieu (règles du Temple) mais ils le font sans joie, de façon religieuse, quand des gens de mauvaise vie acceptent les paroles de Jésus et s’y soumettent, alors qu’ils ne menaient pas une vie d’obéissance.

Nous avons dans la nature humaine les quatre cas évoqués précédemment: la personne qui se soumet et qui obéit, la personne qui se rebelle et qui n’obéit pas, la personne qui se soumet mais qui n’obéit pas, et la personne rebelle qui se repent et obéit.

Prétendre faire la volonté de Dieu, mais ne pas la faire, est purement hypocrite. C’est le cas typique de l’homme religieux qui veille seulement à paraître bien aux yeux des autres.

Le mot clé qui peut paraître surprenant dans cette parabole, est le mot : repentance.

6- La leçon à retenir 

Il convient de ne pas se faire d’illusion sur les assemblées chrétiennes qui sont constituées des différents types de personnes.

A chaque fois, Jésus nous place devant notre responsabilité personnelle d’obéir ou non, la vraie obéissance n’étant pas dans les paroles mais dans les actes. Jésus veut que nous soyons soumis et obéissants.

L’autorité de Jésus est mise à l’épreuve encore aujourd’hui au travers de sa Parole. Sommes-nous vraiment soumis à sa Parole et obéissons-nous ?

2 Timothée 3:16

16 Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,

Mettre en doute la Parole, la contester revient à contester l’autorité de Jésus. L’acte de repentance est extrêmement important car il est la porte de la justification par Dieu.

Qui que nous soyons, la responsabilité personnelle est fondamentale face à Dieu. La véritable obéissance à Dieu n’est pas simplement un acte extérieur, mais un changement intérieur, une soumission sincère. Les enseignements de Jésus nous appellent à ne pas seulement suivre des règles, mais à cultiver une attitude de repentance. En réfléchissant à notre propre vie, nous devons nous demander : sommes-nous réellement soumis à l’autorité divine, ou ne faisons-nous que respecter les apparences ? La repentance est la clé de cette soumission et de cette obéissance.

7 – Mise en pratique de la Parabole

La leçon de cette parabole est claire : Dieu ne se contente pas de nos paroles, mais recherche un cœur repentant et obéissant. Prenons un moment pour examiner nos actions et nos motivations. Repentons-nous sincèrement de nos échecs et engageons-nous à suivre pleinement la volonté de Dieu. Que notre soumission ne soit pas une simple formalité, mais un acte profond et transformateur, en réponse à l’appel de Jésus à vivre selon ses commandements.

Gardons en mémoire :

Jean 15:14

14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.

Que retenir des épîtres de Romains, Galates, Hébreux

Classé dans : Etude Biblique | 0

Que retenir des épîtres de Romains, Galates et Hébreux ? L’étude des épîtres de Romains, Galates et Hébreux est essentielle pour comprendre la doctrine chrétienne fondamentale et nourrir la vie spirituelle. Ces lettres, riches en enseignements théologiques, nous révèlent la puissance de la grâce, la liberté en Christ et l’appel à une foi vivante. À travers elles, le chrétien trouve des clés pour affermir sa marche avec Dieu.

Étude biblique suivante : chapitre

Que retenir de ces études sur ces trois épîtres

A – Que retenir de l’Épître aux Romains

1 – La Justice de Dieu révélée

Dans l’Épître aux Romains, Paul expose le plan de salut de Dieu, en soulignant que la justice de Dieu est révélée à travers l’Évangile. Tous les êtres humains sont pécheurs et se trouvent sous le jugement de Dieu, mais la justification est offerte gratuitement à ceux qui croient en Jésus-Christ. La justification par la foi est un thème central, et elle est accessible à tous, juifs et païens.

Référence : Romains 1:16-17, Romains 3:23-24

Que retenir de cette épître et à mémoriser :
  • Romains 3:23-24 (Justification par la grâce)
  • Romains 6:23 (Le salaire du péché et le don de Dieu)
  • Romains 8:1-2 (La liberté en Christ)

2 – La Sanctification et la Vie dans l’Esprit

Paul explique que, bien que nous soyons justifiés par la foi, la vie chrétienne ne s’arrête pas à la justification. Les croyants sont appelés à vivre une vie nouvelle en Christ, remplie de l’Esprit Saint, qui les aide à surmonter le péché et à vivre selon les standards de Dieu.

Référence : Romains 6:4-14, Romains 8:1-11

3 – L’Unité dans le Corps de Christ

Paul insiste sur l’unité des croyants en Christ, qu’ils soient juifs ou païens. L’Église, composée de nombreux membres, doit vivre en harmonie, en s’édifiant mutuellement et en se soutenant dans la foi. Les différences culturelles ne doivent pas créer de divisions.

Référence : Romains 12:4-5, Romains 15:5-7

B : Que retenir de l’Épître aux Galates

1 -La Justification par la foi seule

L’Épître aux Galates se concentre sur la justification par la foi seule, une vérité que Paul défend fermement contre les judaïsant, qui insistaient sur la nécessité d’observer la loi pour être sauvé. Paul rappelle que la loi ne justifie personne, mais c’est par la foi en Jésus-Christ que l’homme est justifié.

Référence : Galates 2:15-16, Galates 3:24-25

2 -La Liberté chrétienne

Les croyants sont appelés à vivre dans la liberté que Jésus-Christ leur a donnée. Cette liberté n’est pas une licence pour pécher, mais une liberté de servir Dieu et les autres dans l’amour. Paul exhorte les chrétiens à ne pas se laisser asservir par les œuvres de la loi, mais à marcher selon l’Esprit.

Référence : Galates 5:1, Galates 5:13-14

3 – L’Esprit contre la chair

L’un des grands enseignements de cette épître est la lutte entre la chair et l’Esprit. Les croyants sont appelés à vivre sous la conduite de l’Esprit, ce qui produit les fruits de l’Esprit, tandis que les œuvres de la chair sont source de corruption et de destruction.

Référence : Galates 5:16-26

Que retenir de cette épître et à mémoriser :
  • Galates 2:16 (Justification par la foi)
  • Galates 3:10 (La malédiction de la loi)
  • Galates 5:1 (Liberté en Christ)

C: Que retenir de l’Épître aux Hébreux

1 – La Supériorité de Jésus-Christ

L’Épître aux Hébreux met en lumière la supériorité de Jésus-Christ par rapport aux anges, à Moïse, et au sacerdoce lévitique. Jésus est présenté comme le Fils de Dieu, le Créateur et le Sauveur qui a accompli une œuvre de rédemption infiniment plus grande que tout ce qui avait précédé dans l’Ancien Testament. Il est à la fois le souverain prêtre et le sacrifice parfait pour les péchés de l’humanité.

Référence : Hébreux 1:1-3, Hébreux 7:23-28

2 – La Nouvelle Alliance et son caractère supérieur

La Nouvelle Alliance, fondée sur le sacrifice de Jésus, est décrite comme supérieure à l’ancienne alliance, car elle offre un accès direct à Dieu et transforme les cœurs des croyants par le Saint-Esprit. Ce n’est plus une relation fondée sur des rites extérieurs, mais sur une transformation intérieure par la foi.

Référence : Hébreux 8:6-13, Hébreux 10:1-18

3 – La foi et la persévérance dans l’épreuve

L’auteur encourage les chrétiens à persévérer dans la foi, en prenant exemple sur les héros de la foi de l’Ancien Testament, qui ont vécu selon la promesse de Dieu malgré les difficultés. La foi en Christ est la clé pour surmonter les épreuves de la vie chrétienne.

Référence : Hébreux 11:1-40, Hébreux 12:1-2

Que retenir de cette épître et à mémoriser :
  • Hébreux 9:12-14 (Le sacrifice parfait de Christ)
  • Hébreux 12:1-2 (Persévérer dans la foi)
  • Hébreux 10:10 (Le sacrifice unique de Christ)
  • Hébreux 12:14 (La nécessité de la sanctification )

D: Conseils pour la Vie Chrétienne

1- Vivre selon la foi en Christ

Les trois épîtres nous rappellent que la foi en Jésus-Christ est au cœur de la vie chrétienne. La justification par la foi seule est un principe fondamental, et il est essentiel de se reposer sur ce sacrifice parfait pour le pardon des péchés. L’épître aux Romains et aux Galates insistent sur le fait que les croyants doivent se reposer sur la grâce de Dieu et non sur leurs propres efforts pour être justifiés.

Cette vérité libère les croyants du fardeau des règles religieuses et les appelle à une foi vivante en Jésus-Christ comme seul Sauveur.

Référence : Romains 3:28, Galates 2:16

2 – Persévérer dans la foi, même dans les épreuves

Les trois épîtres appellent les croyants à persévérer dans la foi. Dans les épreuves, dans les luttes contre le péché, il est essentiel de garder les yeux fixés sur Jésus, qui est le modèle de la foi chrétienne et notre force pour vivre cette marche (Hébreux 12:1-2, Romains 6:4-6).

Référence : Hébreux 12:1-2, Romains 6:4-6

3 – Vivre sous la conduite de l’Esprit Saint

La sanctification et la transformation chrétienne ne sont possibles que par l’action du Saint-Esprit. Tant dans l’Épître aux Romains que dans celle aux Galates, il est question de vivre selon l’Esprit, en rejetant les œuvres de la chair et en portant les fruits de l’Esprit. Cela implique une soumission quotidienne à la volonté de Dieu et un engagement à vivre dans l’amour et la paix.

Référence : Romains 8:5-9, Galates 5:22-23, Hébreux 12:14

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

4 – La liberté chrétienne dans l’amour et l’unité

Les épîtres aux Galates et aux Romains soulignent que la liberté en Christ signifie vivre selon l’Esprit et non selon la chair. Cette liberté ne nous permet pas de pécher, mais de vivre une vie nouvelle dans la grâce de Dieu, manifestant les fruits de l’Esprit (Galates 5:22-23, Romains 8:1-2). C’est une vie de sanctification, de renoncement au péché et de consécration à Dieu.

Référence : Galates 5:13,  Romains 8:1-2

En conclusion :

En résumé, ces trois épîtres nous enseignent que la vie chrétienne repose sur la foi en Jésus-Christ, le sacrifice parfait de Christ pour notre salut, et la liberté en Lui pour vivre une vie selon l’Esprit. La marche chrétienne est une vie de sanctification, de persévérance et de fruits spirituels, tout en restant centré sur l’œuvre parfaite de Jésus.

Ces épîtres soulignent l’importance de la grâce et de la foi, tout en appelant à une vie sainte, renouvelée et focalisée sur l’espérance en Christ.

Galates chapitre 4 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dans l’Épître aux Galates, au chapitre 4 , Paul établit une comparaison entre la loi et la grâce en se référant aux figures d’Ismaël et d’Isaac. Il développe ensuite une allégorie dans laquelle Agar incarne la Jérusalem terrestre, marquée par l’esclavage de la loi, tandis que Sarah symbolise la Jérusalem céleste, synonyme de liberté et de la promesse divine.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 5

Galates chapitre 4 : héritiers par la foi en Jésus-Christ

1 – L’enfant et l’héritier

À travers les âges, le croyant est comparé à un homme qui traverse les différentes étapes de son développement, en commençant par l’enfance. Le croyant a Dieu pour Père, et, en tant qu’enfant de Dieu, il est héritier de Ses promesses.

Galates 4:1-3

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

La loi a ainsi joué le rôle de tuteur pour le croyant. Sa fonction principale était de révéler à ce dernier sa condition de pécheur. En mettant à nu son péché, la loi en effet, le condamne à mort.

Galates 4:4-5 – racheté de la loi

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.

Lorsque le moment fut venu, Jésus est venu sur terre, né d’une femme, et donc sous la loi, afin de nous en délivrer. Il nous a affranchis pour nous offrir la véritable liberté.

Galates 4:6-7 – la filiation du croyant

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Sous la loi, nous étions comme des enfants, immatures et assujettis à des règles. Mais par la foi en Jésus-Christ, nous devenons héritiers avec Lui. La repentance et le baptême symbolisent un rite de passage : un moment d’introspection suivi de repentance, puis une proclamation, qui mène au baptême. Ce rite marque un changement de statut, où nous devenons enfants de Dieu. Cela correspond à la justification, que Paul exprime par : « vous avez revêtu Christ » (Galates 3:27).

Après ce rite, commence la croissance spirituelle. A partir de ce moment là, le chrétien avance vers la maturité spirituelle, en progressant « vers la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:13), et il est transformé à son image, « de gloire en gloire » (2 Corinthiens 3:18).

Ce point est fondamental car il redéfinit notre nouvelle identité en Christ. Cette progression spirituelle, qui nous façonne à l’image de Christ, est ce que l’on appelle la sanctification.

2 – Le légalisme, une religion élémentaire

Galates 4:8-11

Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature;

mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?

10 Vous observez les jours, les mois, les temps et les années !

11 Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous.

Le verset 4:9 rappelle les paroles de Jésus en Matthieu 7:23 : « Je ne vous ai jamais connus. » Cela souligne l’importance non seulement de connaître Dieu, mais surtout d’être connu de Lui, car c’est cette relation intime qui authentifie notre foi.

Lorsque Paul parle des « pauvres rudiments », il fait référence aux principes élémentaires du monde, à ce qui est terrestre et imparfait, façonné par notre compréhension humaine limitée. Ce contraste entre le divin et l’humain est renforcé par :

1 Corinthiens 15:46

46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.

Paul avait déjà enseigné aux Galates les vérités spirituelles et leur avait montré la voie de la liberté en Christ. Cependant, ils retournaient maintenant aux pratiques légales et aux rites extérieurs, cherchant leur salut dans des observances du passé. Cela a dérouté Paul, car, après avoir compris l’Évangile de la grâce, il est inconcevable qu’un chrétien revienne à la loi pour obtenir le salut.

Cette même attitude se retrouve de nos jours chez certains qui après avoir saisi l’essence de l’Évangile, se replient sur des rituels ou des pratiques religieuses, et qui cherchent une sécurité en se reposant sur des œuvres humaines plutôt que sur la grâce divine.

3 – Galates 4:12 – 6:10 – L’exhortation à vivre la liberté chrétienne

Il est essentiel de noter que dans ce passage, tous les verbes sont à l’impératif, ce qui souligne la force de l’appel de Paul aux Galates.

Galates 4:12

12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie.

« Soyez comme moi » ! Cette invitation peut être comprise de deux manières complémentaires. D’une part, Paul encourage les Galates à atteindre une maturité spirituelle, marquée par la liberté vis-à-vis de la loi. En tant que Judéo-chrétien, Paul est bien placé pour leur adresser cet appel. D’autre part, c’est aussi une façon de dire :

1 Corinthiens 11:1

1 Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Ou en Philippiens 3:17-19

17 Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous.

18 Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant.

19 Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre.

Paul souligne ici l’importance de ne pas céder aux tendances charnelles ou à l’obsession pour les choses terrestres, mais de chercher à vivre en conformité avec l’Évangile.

Sous la loi, les croyants vivaient sous le fardeau de l’esclavage, mais Paul rappelle en :

Galates 5 :1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Dans sa conversion, Paul a compris que la loi ne pouvait pas offrir le salut et que seule la foi en Christ le pouvait.

Galates 4:13-16

13 Vous ne m’avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Évangile.

14 Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus Christ.

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

16 Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?

Paul exprime ici son incompréhension face au changement d’attitude des Galates. Alors qu’ils l’avaient autrefois reçu avec amour et dévotion, ils semblaient maintenant réagir comme s’il était leur ennemi, simplement parce qu’il leur disait la vérité. En se tournant vers des pratiques légalistes et en se détournant de l’Évangile de la grâce, les Galates agissaient comme des adversaires, non seulement de Paul, mais aussi de la vérité de l’Évangile.

4 – Galates 4:17-20– Le légalisme prive de la bénédiction

Galates 4:17-48

17 Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux.

18 Il est beau d’avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous.

Le zèle est en soi une qualité louable, mais ce qui importe réellement, c’est la motivation qui le sous-tend. Paul met en garde contre un zèle mal orienté, motivé par l’intérêt personnel ou le désir d’influencer les autres à des fins égoïstes. Il insiste sur la nécessité d’un zèle guidé par de pures intentions, tourné vers ce qui est véritablement bien. Paul rappelle ce principe dans :

Romains 10:2

2 Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

Romains 12:11

11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

Nous devons donc nous poser une question fondamentale : qu’est-ce qui motive notre zèle ? Est-il sincèrement dirigé vers Dieu et animé par une quête de la vérité ? Ou est-il déformé par des intentions cachées ?

Galates 4:19-20

19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous,

20 je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l’inquiétude à votre sujet.

Paul utilise ici un terme affectueux, « mes petits enfants », pour exprimer son profond attachement aux Galates. Il leur rappelle le travail qu’il a accompli parmi eux, soulignant son amour et son dévouement à leur égard. En les voyant s’égarer, il éprouve une grande douleur, comparable à celle d’une femme en travail. Son but est que Christ soit pleinement formé en eux, c’est-à-dire qu’ils atteignent une maturité spirituelle où ils vont refléter véritablement la vie de Christ.

Le problème des Galates résidait dans leur incapacité à comprendre les différences fondamentales entre vivre sous la Loi et vivre sous la grâce. En cherchant à revenir à la Loi, ils ne faisaient que régresser, car il n’y avait aucun avantage à revenir à un système d’obligations légales alors qu’ils avaient été libérés pour vivre dans la grâce. Paul leur fait comprendre que leur retour à la Loi est une erreur qui les prive de la liberté et de la bénédiction offertes par Christ.

5 – Galates 4:21-31 – Enfant de l’esclave ou enfant de la promesse

La loi et la grâce ne peuvent coexister, l’une excluant l’autre. On ne peut être à la fois libre et esclave. Paul illustre cette vérité par une allégorie.

Galates 4:21-23

21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi?

22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.

23 Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse.

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

Paul rappelle ici la réalité fondamentale qu’Ismaël, l’enfant de l’esclave Agar, était né selon un désir charnel d’Abraham et de Sarah, cherchant à accomplir la promesse de Dieu par leurs propres moyens. Isaac, quant à lui, était l’enfant né de la promesse divine. Il était le résultat de la grâce, du miracle de Dieu, intervenant dans l’incapacité humaine.

Galates 4:25-26

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

25 car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.

26 Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère;

Agar symbolise ainsi l’ancienne alliance, celle donnée au mont Sinaï avec la Loi mosaïque, cette alliance conduisant à la servitude, car la Loi révèle le péché sans offrir de salut en elle-même. Ismaël, né de cette femme esclave, représente ceux qui cherchent à s’approcher de Dieu par leurs propres forces, en faisant des œuvres charnelles. Il est l’image de la Jérusalem terrestre, enchaînée à ses propres règles, incapable de libérer. En revanche, Sarah, la femme libre, symbolise la nouvelle alliance, celle de la grâce, où nous sommes libérés du fardeau de la Loi et vivons sous la promesse. Cette Jérusalem céleste est libre et représente la vraie communauté des enfants de Dieu.

Galates 4:27-28

27 car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée.

28 Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse;

Ismaël est en opposition avec Isaac, l’enfant de la promesse, qui représente la lignée de la foi. Comme celui-ci, les croyants sont les héritiers des promesses de Dieu. La stérilité de Sarah, miraculeusement surmontée par la promesse divine, symbolise la manière dont Dieu accomplit son plan malgré l’incapacité humaine. C’est ici une illustration de la grâce, opposée à la tentative humaine de contrôle représentée par Agar. En tant que croyants, nous sommes invités à nous réjouir de cette filiation spirituelle, née non de la chair mais de la foi en Christ.

Depuis le début de ce chapitre, Paul établit une opposition claire entre la chair et l’Esprit, le charnel et le spirituel. Cela rappelle le récit d’Abel et de Caïn, qui symbolisent respectivement l’homme né selon la chair (Caïn) et l’homme né selon l’Esprit (Abel). Le Salut, représenté par l’héritage promis, est réservé à l’homme nouveau, celui qui naît de l’Esprit, conformément à la promesse réalisée par la venue de Jésus, la descendance d’Abraham. De plus, il est possible de voir un parallèle entre la persécution d’Isaac par Ismaël et celle des chrétiens (nés de l’Esprit) par les descendants d’Ismaël (nés selon la chair).

Galates 4:29-30

29 et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.

30 Mais que dit l’Écriture? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre.

La persécution d’Isaac par Ismaël symbolise l’opposition constante entre la chair et l’Esprit. L’homme charnel, représenté par Ismaël, persécute toujours l’homme spirituel, celui qui vit selon la promesse divine. Paul reprend ici l’instruction de Sarah en :

Genèse 21:10

10 et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Cette exhortation est cruciale pour Paul . En effet, il nous faut rejeter tout ce qui est charnel. Dans le contexte des Galates, cela signifie qu’ils devaient rejeter les influences légalistes qui tentaient de les ramener sous la Loi. Spirituellement, cela implique qu’il faut mourir à nous-mêmes et rejeter tout ce qui relève de la nature pécheresse.

Galates 4:31

31 C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre.

Paul conclut en réaffirmant notre identité en Christ. Nous ne sommes plus sous le joug de l’esclavage légaliste, mais nous sommes enfants de la femme libre, héritiers de la promesse par la grâce. Mourir à soi-même, c’est rejeter l’homme charnel (l’esclave) et embrasser l’homme spirituel, libéré en Christ. Seuls ceux qui sont nés de l’Esprit hériteront de la vie éternelle et des promesses faites à Abraham.

Galates chapitre 3 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Galates Chapitre 3 – L’exemple d’Abraham et la justification par la foi.

Dans l’Épître aux Galates au chapitre 3, Paul prend l’exemple d’Abraham, qui fut justifié par la foi quatre siècles avant que la Loi ne soit donnée par Moïse. Ce chapitre présente l’essentiel de l’enseignement de Paul, basé sur les Écritures. Pour mieux comprendre ce passage, il est utile de lire Actes 14, qui relate l’épisode de la mission en Galatie du Sud.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 4

Galates chapitre 3 : comprendre la relation entre foi et loi

1 – Galates 3:1 – 4:11 – La preuve par les Écritures

Ce passage de Galates chapitre 3 présente l’essence de l’enseignement de Paul, basé solidement sur les Écritures. Tous les verbes sont conjugués à l’indicatif, marquant des vérités absolues. Pour une meilleure compréhension du contexte, il est conseillé de lire Actes 14, qui relate l’épisode en Galatie du Sud.

Galates 3:1-5 – par la loi ou par la foi ?

1 Ô Galates, dépourvus de sens! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus Christ a été peint comme crucifié? (1) – fascinés = charmés, jetés un sort, ensorcellés

Voici seulement ce que je veux apprendre de vous: Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi? (2)

3 Êtes-vous tellement dépourvus de sens (3) ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?

Avez-vous tant souffert en vain (4) ? si toutefois c’est en vain.

Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? (5)

Paul utilise ici une série de cinq questions pour amener les Galates à réfléchir et revenir à la raison. Ces questions soulignent la simplicité et la profondeur de l’Évangile, centré sur la foi en Jésus-Christ.

(1) – Qui a souffert sur la croix pour vous ? Jésus !

(2) – Qui vous a donné le Saint-Esprit ? Jésus !

(3) – Voulez-vous marcher selon l’Esprit ou selon la chair ? Jésus a tout accompli, il n’y a donc plus besoin de sacrifices, car il a satisfait à toutes les exigences.

(4) – Pour qui avez-vous souffert de la part des Juifs ? Pour Jésus ! – (Les souffrances sont souvent dues à l’opposition des Juifs, comme mentionné en Actes 14:21-22.)

Actes 14:21-22

21 Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche,

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

– (5) Qui a fait des miracles parmi vous ? Jésus ! (Actes 14:3, 8-11)

Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

Le don du Saint-Esprit est directement lié à la foi en Jésus, crucifié et ressuscité. Ce don n’est pas le résultat des œuvres, mais une réponse du Seigneur à la foi.

Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Pour renforcer son argumentation, Paul rappelle la foi d’Abraham, le père de la foi, comme exemple suprême de la justification par la foi et non par les œuvres.

2 – Galates 3:6-9 – L’alliance avec Abraham est une alliance de foi.

Galates 3:6

Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,

La justice imputée signifie que nul ne peut être juste par ses propres efforts ou mérites. C’est Dieu seul qui attribue la justice à une personne, en la reconnaissant comme juste devant lui. Le terme « imputer » est d’ailleurs un terme comptable : il s’agit de placer quelque chose dans une colonne spécifique, ici dans la colonne de la justice divine.

Ce verset fait directement référence à Genèse 15:6, où il est dit qu’Abraham fut justifié par sa foi. De même, aujourd’hui, nous sommes justifiés sur la base de notre foi en Dieu, et non par nos œuvres. En conséquence :

Galates 3:7

reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham.

Paul insiste sur le fait que l’appartenance spirituelle à Abraham ne se base pas sur la descendance biologique ou les œuvres de la loi, mais sur la foi. Les véritables enfants d’Abraham sont donc ceux qui partagent sa foi en Dieu.

Galates 3:8

Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !

Paul rappelle que dès les temps anciens, Dieu avait prévu d’inclure les païens (les non-Juifs) dans son plan de salut, non par la loi, mais par la foi. Cette promesse, que « toutes les nations seront bénies en toi », était en réalité une annonce anticipée de l’Évangile à venir.

Galates 3:9

9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.

Paul affirme ici que la bénédiction divine promise à Abraham se prolonge à tous ceux qui, comme lui, croient en Dieu. Les croyants de toutes les nations, par la foi en Christ, partagent la même bénédiction.

Cette promesse divine de bénédiction à travers Abraham est répétée à plusieurs reprises dans le livre de la Genèse, soulignant son importance :

Genèse 18:18

« Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. »

Genèse 22:18

« Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. »

Genèse 26:4

« Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées ; et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, »

Paul montre ainsi que la promesse de bénédiction faite à Abraham s’applique aux croyants et qu’elle précède la loi, qui fut donnée quatre cents ans plus tard. Il est essentiel de comprendre que le Nouveau Testament est en continuité avec l’Ancien Testament. La promesse faite à Abraham dès la Genèse trouve son accomplissement dans le Christ et dans la foi en lui, qui s’étend à toutes les nations.

3 – Galates 3:10-14 – la loi nous place sous la malédiction

Galates 3:10

10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.

Ce verset renvoie à Deutéronome 27:26, où il est clairement affirmé que toute personne qui ne respecte pas parfaitement la loi est sous la malédiction divine. La loi exige une obéissance totale et infaillible, ce qui est impossible pour l’homme. Cela amène logiquement à la suite du raisonnement de Paul.

Deutéronome 27:26

26 Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique! -Et tout le peuple dira: Amen!

Galates 3:11

11    Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. »

Ce verset central résume l’enseignement de l’épître aux Galates. Paul cite Habakuk 2:4 pour souligner que la justification ne vient pas par l’accomplissement des œuvres de la loi, mais par la foi. Cette foi ne se limite pas à une simple croyance intellectuelle, mais à une confiance active en Dieu qui procure la vie spirituelle et éternelle.

Galates 3:12

12 Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Paul cite ici Lévitique 18:5 pour montrer que la loi ne repose pas sur la foi, mais sur l’obéissance aux commandements. Celui qui suit la loi doit la pratiquer parfaitement pour vivre par elle, mais cette perfection est hors de portée pour les humains.

Citation de Lévitique 18:5

Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, –

Ce verset se réfère à Deutéronome 21:23, qui explique que toute personne pendue au bois (crucifiée) est maudite. Jésus, en mourant sur la croix, a volontairement pris sur lui la malédiction que la loi imposait à ceux qui ne pouvaient la respecter. Par son sacrifice, il nous libère de cette condamnation.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Galates 3:14

14 afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis.

Paul conclut en expliquant que, grâce à Jésus, la bénédiction d’Abraham, initialement destinée à Israël, est désormais accessible aux non-Juifs. Cette bénédiction inclut non seulement la justification par la foi, mais aussi le don de l’Esprit Saint, promis à tous les croyants. Ce don est immédiat et effectif par la foi.

Les Points essentiels à retenir :
  • 0 – Tous les hommes sont sous la malédiction de la loi, car personne n’est capable d’observer la loi parfaitement.
  • 1 – Jésus a pris cette malédiction sur lui en se sacrifiant sur la croix.
  • 2 – En Christ, nous recevons la bénédiction promise à Abraham.
  • 3 – Nous recevons aussi l’Esprit Saint, don de Dieu, par la foi en Jésus.
  • Et tout cela s’accomplit par la foi.

Nous sommes libérés de la malédiction grâce à cet échange divin où nous devenons « plus que vainqueurs » (Romains 8:37), en recevant non seulement la bénédiction promise à Abraham, mais aussi le Saint-Esprit. La foi en Jésus est la clé qui nous ouvre les portes de la bénédiction et nous libère de la condamnation de la loi.

Il est également important de comprendre que la promesse de la vie éternelle est une espérance future, mais la promesse de l’Esprit se réalise immédiatement pour celui qui croit. Cependant, il est crucial de nous interroger : avons-nous pleinement saisi cette grâce ? Sommes-nous encore influencés par des comportements semblables à ceux des Galates, cherchant à nous justifier par des œuvres, ou avons-nous véritablement compris la libération que procure la foi en Christ ?

C’est pourquoi, il est essentiel d’étudier les épîtres comme celles aux Romains, aux Galates, et aux Hébreux, qui proclament cette vérité fondamentale : « Le juste vivra par la foi. » Ces lettres montrent que ni les Juifs, ni les Grecs, ni aucune autre origine ne confère un avantage particulier devant Dieu. Nous sommes tous égaux, et nous devons rejeter toute tentation de revenir à des œuvres légales pour obtenir la grâce de Dieu, car il est dit qu’en Christ :

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

4 – Galates 3:15-21 – la loi et la promesse

Galates 3:15

15    Frères (je parle à la manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute.

Paul souligne ici que les accords humains, une fois conclus, sont inaltérables. Il établit un parallèle avec l’alliance de Dieu, qui, de la même manière, est irrévocable.

Galates 3:16

16    Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Ici, Paul clarifie que la promesse faite à Abraham ne concerne pas seulement ses descendants au sens biologique (Isaac, et sa lignée), mais spécifiquement Jésus-Christ, la postérité unique par laquelle toutes les nations sont bénies. Cela signifie que la promesse de salut ne repose pas sur l’Israël charnel, mais sur la personne de Jésus-Christ.

Galates 3:17

17    Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait référence en Exode 12:40, qui mentionne la durée du séjour des Israélites en Égypte.

Exode 12:40

4Le séjour des enfants d’Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.

Il souligne que la loi, donnée des siècles après la promesse à Abraham, n’annule en rien cette promesse. La loi est venue après, mais elle ne modifie pas la validité de la promesse de Dieu à Abraham.

Galates 3:18

18    Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.

Paul insiste sur un point crucial, savoir que le salut et l’héritage spirituel ne découlent pas de la loi, mais de la promesse de Dieu faite à Abraham. Si l’héritage venait de la loi, cela contredirait la nature même de la promesse qui est un acte de grâce, librement donnée.

Galates 3:19

19    Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur.

Paul explique ici que la loi n’a pas été donnée comme un moyen de salut, mais comme un « arrêt » provisoire en attendant la venue de Jésus. La loi met en évidence le péché humain et prépare le chemin pour la foi en Christ. De plus, la loi a été transmise par l’intermédiaire des anges et d’un médiateur, qui est Moïse.

Galates 3:20

20    Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul.

Ce verset souligne la distinction entre Moïse, médiateur de la loi, et Dieu, l’unique médiateur dans le cadre de la nouvelle alliance, qui est Jésus-Christ. Moïse était médiateur pour Israël, mais il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ.

Galates 3:21

21    La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

Paul répond ici à une objection possible : la loi n’est pas contre la promesse de Dieu. Si la loi avait pu donner la vie, elle aurait été suffisante, mais en réalité, elle ne fait que révéler l’incapacité de l’homme à atteindre la perfection. La promesse de la justice par la foi en Christ est donc supérieure à la loi.

Les points clés de ce passage :

  • La promesse de Dieu à Abraham est irrévocable : Bien que la loi ait été donnée plus tard, elle n’annule en rien la promesse faite à Abraham, qui trouve son accomplissement en Christ.
  • La postérité d’Abraham est identifiée à Jésus-Christ : La promesse du salut est liée à Jésus, et non à un héritage biologique ou national.
  • La loi a été donnée pour mettre en évidence les transgressions : Elle n’est pas un moyen de salut, mais un guide temporaire jusqu’à la venue de la postérité promise (Jésus).
  • La loi ne donne pas la vie : Si une loi pouvait donner la vie, elle aurait procuré la justice, mais ce n’est pas le cas. C’est par la foi en Christ que la justification est donnée.
  • Le médiateur de la loi (Moïse) est distinct du médiateur de la nouvelle alliance (Jésus) : Moïse a été le médiateur de la loi, mais Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance, apportant la réconciliation parfaite entre Dieu et les hommes.
Conclusion

Ce passage met en lumière la distinction entre la loi et la promesse. Si la loi était essentielle pour montrer le péché et la nécessité d’un sauveur, elle n’était pas suffisante pour procurer la vie éternelle. La promesse faite à Abraham, réalisée en Christ, est ce qui apporte la véritable bénédiction. C’est par la foi en Jésus-Christ, et non par l’observance de la loi, que nous recevons l’héritage promis et l’accès à la vie éternelle.

5 – Galates 3:22-24 – L’enseignement de la loi et la préparation à la foi.

Galates 3:22

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux : qui croient.


Paul souligne ici que la loi a mis en lumière notre condition pécheresse et a révélé notre incapacité à accomplir parfaitement la volonté de Dieu. Cela a préparé le terrain pour la promesse faite à Abraham, une promesse réalisée en Jésus-Christ, accessible par la foi. Le péché, ainsi mis en évidence, a conduit à la révélation de la grâce par la foi en Jésus.

Galates 3:23

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

Avant l’avènement de Jésus, la loi agissait comme un gardien ou une protection, empêchant l’humanité de sombrer dans le péché absolu, tout en la maintenant dans un état de préparation pour la révélation de la foi véritable, c’est-à-dire en Jésus-Christ.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

La loi a agi comme un guide, ou « pédagogue », visant à nous mener vers Christ. Elle n’était pas en soi un moyen de salut, mais elle nous enseignait la nécessité de la grâce et du salut par la foi en Jésus, aucun homme n’étant capable d’accomplir toute la loi. La justification ne vient donc pas de la loi, mais de la foi.

6 – Galates 3:25-29 – La sanctification par grâce

Galates 3:25

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

Depuis l’apparition de la foi en Jésus-Christ, représentée par son sacrifice, la loi n’est plus notre guide principal. Nous sommes désormais libérés du tutorat de la loi, vivant sous la grâce de Dieu.

Galates 3:26

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

Paul déclare ici la nouvelle identité des croyants : ils ne sont plus seulement des serviteurs ou des sujets de la loi, mais des enfants de Dieu, adoptés dans sa famille par la foi en Jésus-Christ.

Galates 3:27

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

Le baptême, symbole de la nouvelle naissance, marque notre identification avec Jésus-Christ. Par lui, nous « revêtons » Christ, devenant participants de sa justice et de sa nature divine.

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Paul déclare ici l’abolition de toutes les distinctions humaines et sociales devant Dieu. Les croyants, qu’ils soient Juifs ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, sont tous égaux en Christ. Il n’y a plus de barrière entre les peuples, car tous sont unis par la foi.

Galates 3:29

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Ce verset souligne que ceux qui sont en Christ sont les véritables héritiers des promesses faites à Abraham, non pas par héritage physique, mais par la foi. Ils font partie de la « postérité » spirituelle d’Abraham, et reçoivent l’héritage de la bénédiction divine.

7 – Explication et application

Nous étions autrefois sous l’emprise de la loi, comme des enfants sous la tutelle d’un précepteur, incapables de répondre parfaitement aux exigences divines. La loi nous montrait notre état de péché, tout en nous préparant à recevoir la révélation de la foi en Jésus-Christ. Cette révélation a pris forme avec le sacrifice de Jésus, qui a accompli la loi et ouvert la voie à la grâce. Par la foi en lui, nous devenons enfants de Dieu et héritiers des promesses de Dieu faites à Abraham, non par nos œuvres, mais par la grâce.

Le baptême, en tant que signe de cette nouvelle naissance, marque notre transformation. Nous sommes « revêtus » de Christ, ayant échangé notre ancienne nature pécheresse pour la justice de Dieu. Ce revêtement est un symbole de notre identification à Jésus, qui est devenu notre justice.

De plus, Paul révèle ici un mystère profond qui est qu’en Christ, toutes les distinctions sociales et ethniques sont abolies. La division entre Juifs et non-Juifs, esclaves et libres, hommes et femmes disparaît dans l’unité en Jésus. L’Église, composée de toutes ces nations et cultures, est une seule réalité en Christ. Il est tragique que certains chrétiens continuent de créer des divisions inutiles et des hiérarchies, oubliant qu’en Christ, nous sommes tous un.

Cela souligne un principe fondamental du christianisme : l’unité du corps de Christ. Toutes les distinctions humaines sont mises de côté, et l’égalité devant Dieu est affirmée. En Christ, tous les croyants sont unifiés, et ce mystère est la base de la nouvelle humanité que Jésus est venu inaugurer.

Conclusion

Le message de Paul dans ce passage est clair : nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. La foi en Jésus-Christ est ce qui nous justifie, et en lui, nous sommes tous un, quelle que soit notre origine ou statut. Nous devenons les héritiers de la promesse faite à Abraham, et l’Église est unie en Christ, formant une communauté de croyants égaux devant Dieu.

Parabole des talents de Matthieu 25:14-30 fidélité et récompense

Classé dans : Etude Biblique | 0

La parabole des talents s’inscrit dans la suite de la parabole des deux serviteurs et de la parabole des dix vierges. Ces trois paraboles enjoignent tous les chrétiens, à être fidèles dans l’attente du retour du Seigneur Jésus.

La parabole des talents de Matthieu 25:14-30

Cette parabole insiste sur un aspect du service différent de celui évoqué dans les paraboles des dix vierges et des deux serviteurs .

Quand la parabole des deux serviteurs insiste sur la vigilance dans l’espérance du retour du Seigneur, la parabole des dix vierges enseigne sur la patience dans l’attente de la venue de Christ et la parabole des talents souligne l’importance d’un travail diligent durant cette attente du retour du Seigneur.

1 – La parabole des talents

Matthieu 25:14-30

14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.

15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.

16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.

17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.

18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.

19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.

21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.

23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

le serviteur méchant et paresseux

24 Celui qui n’avait reçu qu’un talents s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;

25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talents dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.

26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;

27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.

28 Ôtez-lui donc le talents, et donnez-le à celui qui a les dix talents.

29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse à ses disciples en réponse à leurs questions sur la fin des temps et de sa seconde venue.

3-  Le contexte 

Le contexte des trois paraboles de Matthieu 25 est le même. Il s’agit pour chacun de se préparer, de travailler et d’être prêts à chaque instant pour la venue du Seigneur qui peut avoir lieu à tout moment.

4-  Explication de la parabole

Le royaume des cieux n’est pas seulement dans les cieux mais il est aussi sur terre avec l’Église dans laquelle cohabitent de vrais chrétiens et des chrétiens qui ne le sont que de nom.

Romains 14:17

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

Cela veut dire que ce royaume n’est pas dans les choses charnelles, mais dans les choses produites par le Saint-Esprit.

Les versets 14-18 sont l’image de Jésus qui monte au ciel en laissant à ses disciples des consignes selon leurs capacités. Ici, c’est l’attitude des serviteurs qui est mis en évidence. Ces versets sont un encouragement à travailler avec diligence dans l’attente du retour du maître.

Paul insiste pour chaque chrétien travaille avec zèle.

1 Corinthiens 15:58

58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.

Le chrétien est un gérant qui a la responsabilité de faire fructifier le bien du maître. Le maître a donné à chacun un ou plusieurs dons, ou talents à développer, à faire fructifier.

Les versets de 19-23 montrent deux serviteurs qui ont travaillé et qui rendent compte du travail accompli. Ce que le Seigneur prend compte ici, ce n’est pas la quantité obtenue mais la rentabilité du travail. Chacun des deux serviteurs a eu une rentabilité de 100%. Aussi reçoivent-ils le même compliment :

23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

Les versets 24-27 montre un serviteur qui accuse le maître d’être malhonnête, voire dur et méchant, et qui de ce fait s’est contenté d’enfouir son seul talent.  En réalité, ce mauvais serviteur décrit ce qu’il est lui-même en plus d’être paresseux.  Peut-être s’est-il senti méprisé de ne recevoir qu’un seul talent. Cependant, il aurait du pour le moins confier ce talent à un autre pour le faire fructifier, ce qu’il n’a même pas fait.

Les versets 28-30  montre que ce serviteur savait ce qu’il devait faire, mais qu’il ne l’a pas fait et qu’il a ainsi commis un péché par omission

Jacques 4:17

17 Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.

Tout serviteur doit penser à l’heure des comptes qui arrivera. La fidélité et le zèle déployés seront récompensés : ‘bon et fidèle serviteur’.

L’incrédulité et la paresse seront condamnées et ceux qui auront été incrédules ou paresseux seront jetés dans les ténèbres.

où il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Les méchants serviteurs

Ainsi, ils regretteront, mais trop tard, leurs attitudes qui les ont conduits dans cette situation alors que tout était à leur portée.

Le verset 29 qui dit ‘on ôtera même ce qu’il a’, est répété par cinq fois dans les Évangiles (outre dans ce texte de Matthieu 25, mais aussi en Matthieu:13-12, en Marc 4:24, Luc 8:18 et Luc 19:26) . C’est donc avec insistance que Jésus répète cela. Quand quelque chose est répétée plusieurs fois dans la Parole de Dieu, c’est que cette chose arrivera avec certitude.

Il ne faut donc pas se poser trop de questions mais il faut agir selon :

Ecclésiaste 9:10

Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le; car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas.

5- La leçon pour nous à retenir 

Nous voyons bien souvent des personnes envier d’autres personnes pour leurs dons, leur ministère, vouloir ces mêmes dons ou ce ministère quand le Seigneur a prévu autre chose pour chacun.

Il est plus important de chercher ce que Dieu nous a donné, d’être capable de discerner ce dont il nous a équipé, et développer ces dons et ces talents.

Rappelons-nous que nous serons jugés sur la valeur de notre service en rapport avec notre propre capacité et en fonction de notre diligence.

Ne soyons pas à l’image de ce méchant serviteur, en nous rappelant sa fin. Comme il est dit en Romains 12:6-9 que chacun s’attache à ce qui lui est confié.

Romains 12:6-9

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien.

Galates chapitre 2 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Galates Chapitre 2 – L’importance de la foi en Jésus-Christ et la défense de l’Évangile de la grâce. Ce chapitre met en lumière la défense de Paul de l’Évangile de la grâce et la foi en Jésus-Christ, en opposition aux pratiques judaïques que certains cherchaient à réintroduire parmi les nouveaux convertis. Paul, fidèle à sa mission d’apôtre des incirconcis, clarifie les choses et montre que les traditions du judaïsme, comme la circoncision, ne sont plus nécessaires pour le salut. Ce passage est crucial dans la défense de la foi chrétienne centrée sur la grâce, en contraste avec les exigences légales de la Loi mosaïque.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 3

Galates chapitre 2 : l’appel de Paul à la liberté chrétienne

1 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Dans ces versets de Galates 2:1-6, Paul explique qu’il est monté à Jérusalem quatorze ans après sa conversion, accompagné de Barnabas et de Tite, pour discuter de l’Évangile qu’il prêchait parmi les païens. Il précise que cette démarche fut motivée par une révélation, et non une pression humaine. Paul présente l’Évangile aux responsables de l’Église de Jérusalem pour s’assurer qu’il ne prêche pas en vain. Cependant, malgré la pression des « faux frères » qui cherchaient à imposer la circoncision aux convertis non juifs, Paul maintient fermement que la liberté en Christ ne doit pas être compromise.

Ce passage se réfère également au concile de Jérusalem en Actes 15:1-35

Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Lors de ce concile de Jérusalem, la question de la circoncision des païens fut débattue. La conclusion de ce concile, qui rejetait l’imposition des rites juifs aux convertis païens, témoigne de l’unité de l’Église sur ce sujet crucial. Paul affirme que même à Jérusalem, Tite, un Grec, n’a pas été forcé à se faire circoncire, prouvant ainsi que la foi en Christ suffit pour être justifié, sans besoin d’ajouter les œuvres de la Loi.

Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Les vrais chrétiens œuvrent ensemble sans esprit partisan et répartissent les tâches.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Galates 2:7-10 souligne la reconnaissance de l’apostolat de Paul par les autres apôtres. Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, qui lui ont donné la main d’association, validant ainsi sa mission auprès des païens. La seule recommandation qu’ils lui firent fut de se souvenir des pauvres, ce que Paul s’efforça de faire à travers ses diverses collectes (cf. Actes 11:28-30 ; Romains 15:25-26 ; 1 Corinthiens 16:1-4).

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Paul mentionne également l’aide financière qu’il apporte à Jérusalem en :

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Ainsi que dans :

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

2 – Paul s’oppose à Pierre à Antioche (Galates 2:11-14)

Galates 2:11-14

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage de Galates 2:11-14, Paul relate un incident survenu à Antioche, où il dut s’opposer à Pierre (Céphas) parce que celui-ci agissait hypocritement. Bien qu’il mangeait auparavant avec les païens, Pierre se retira par crainte des partisans de la circoncision venus de Jérusalem. Cette dissimulation conduisit même Barnabas à suivre son exemple. Paul le réprimanda publiquement, rappelant que la vérité de l’Évangile ne permet pas de telles divisions. Il souligne que la conduite hypocrite de Pierre risquait de détourner les païens de la foi en Christ.

3 – La foi en Christ, non les œuvres de la loi (Galates 2:15-21)

Galates 2:15-18 – Le chrétien est mort à la loi

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

Galates 2:15-21 introduit le cœur de l’Évangile prêché par Paul : la justification par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la Loi. Ce passage est crucial pour comprendre la doctrine de la grâce. Paul, tout en affirmant son héritage juif, explique que la justification ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. Il rejette toute idée selon laquelle l’observance des rituels juifs serait nécessaire pour être sauvé.

Psaumes 143:2 

N’entre pas en jugement avec ton serviteur! Car aucun vivant n’est juste devant toi.

La justification, ou être jugé juste aux yeux de Dieu, ne s’obtient pas par les œuvres de la Loi, mais par la foi en Jésus-Christ et son sacrifice à la croix. Galates 2:15-18 est complexe : si Pierre avait raison d’éviter de manger avec les pagano-chrétiens, alors Paul et les autres judéo-chrétiens auraient péché selon la loi, suggérant que la justification en Christ sans la loi mène au péché. Mais Paul réfute cette idée absurde. Il explique que la Loi nous condamnait tous car nous étions pécheurs. Cette condamnation a été prise par Jésus, qui est devenu péché pour nous. Lorsque Jésus mourut sur la croix, nous mourions avec lui, et quand Dieu le ressuscita, nous fûmes aussi ressuscités par la foi.

Galates 2:19-21

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. 

Galates 2:19-21 résume la transformation spirituelle opérée en Christ. Paul déclare qu’il est « mort à la loi » pour vivre pour Dieu. Sa vie est désormais une vie de foi en Jésus-Christ, qui l’a aimé et s’est livré pour lui. Le verset 20 exprime de manière poignante la nouvelle identité du chrétien : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ». Cette nouvelle réalité spirituelle libère le croyant de la condamnation de la Loi et lui permet de vivre sous la grâce.

Paul conclut en affirmant que si la justice pouvait être obtenue par la Loi, alors Christ serait mort en vain. Cette affirmation est essentielle : le sacrifice de Jésus est suffisant et parfait pour le salut. Toute tentative de justifier sa vie par des œuvres annule la grâce de Dieu.

Réflexion et application pour aujourd’hui

Le message central de Galates 2 est que la foi en Jésus-Christ suffit pour être sauvé. Aucun ajout d’œuvres ou de pratiques religieuses n’est nécessaire. Ce passage est d’une importance capitale pour la compréhension chrétienne du salut par la foi et de la liberté en Christ.

Le défi lancé aux croyants aujourd’hui est de résister aux tentations de revenir à une forme de légalisme ou de traditions qui ont prospéré aux cours des siècles, qui risquent d’obscurcir la vérité de l’Évangile. Paul exhorte à une foi authentique et cohérente, libre des pressions humaines, centrée uniquement sur la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

En somme, Galates 2 nous rappelle que la vraie justice ne se trouve pas dans nos efforts humains, mais dans notre union avec Christ, qui nous a sauvés par son sacrifice.

La parabole des brebis et des boucs – Matthieu 25:31-46

Classé dans : Etude Biblique | 0

La parabole des brebis et des boucs, dans Matthieu 25:31-46, fait partie d’une série de paraboles où Jésus évoque la fin des temps. Ces paraboles répondent à la question des disciples concernant le moment de cet avènement et la fin du monde.

La parabole des brebis et des boucs

1 – Introduction

Dans cette parabole, l’accent est mis sur le service et l’attention envers les autres, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations de besoin. Jésus souligne l’importance d’agir avec compassion envers ceux qui sont vulnérables, car ces actions démontrent la vraie foi.

Mais une question clé émerge : qui sont les frères de Jésus ?
Dans Matthieu 12:50, Jésus répond :
« Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Les « frères » de Jésus, dans ce contexte, ne se limitent donc pas à un groupe particulier, mais incluent tous ceux qui suivent et obéissent à Dieu.

Matthieu 25:31-46
Le jugement des justes

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?

38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?

39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Le jugement des maudits

41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;

43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?

45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à une question de ses disciples concernant le moment de son retour.

Matthieu 24:3

Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

3-  Le contexte :

Depuis le chapitre 24 de Matthieu, Jésus évoque les événements des temps de la fin, décrivant notamment le jugement dernier où il apparaîtra dans le ciel.

Matthieu 24:30

30  Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

À travers diverses paraboles, comme celles du figuier, des deux serviteurs, des dix vierges et des talents, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance en ce qui concerne son retour. Il y aura un jugement à la fin des temps, ainsi qu’une récompense pour les justes.

Dans Matthieu 25, la parabole des dix vierges souligne l’importance pour tout chrétien de veiller et de se préparer à la venue du Seigneur. La parabole des talents, quant à elle, enseigne que chaque chrétien doit œuvrer avec diligence. Enfin, la parabole des brebis et des boucs annonce la séparation lors du jugement, une idée déjà présente dans les paraboles précédentes qui opposent les bons serviteurs et les méchants serviteurs.

4-  Explication de la parabole

Dans le Nouveau Testament, la séparation précède toujours le jugement.

En Matthieu 3:12 le blé est séparé de la paille (ce qui est utile, de ce qui est inutile )

En Matthieu 13:30 le blé est séparé de l’ivraie (ce qui est vrai, de ce qui est faux )

En Matthieu 25:12 les vierges sages sont séparées des vierges folles (celui qui est vigilant, de celui qui est insouciant)

En Matthieu 25:31-46 les brebis et les boucs (ceux qui obéissent, de ceux qui se rebellent )

Dans cette scène du jugement dernier, Jésus est assis sur son trône de gloire, entouré de ses anges.

Matthieu 25:31

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

Les brebis représentent ceux qui croient en Jésus et le suivent, manifestant douceur, soumission et obéissance.

Psaumes 79:13

13 Et nous, ton peuple, le troupeau de ton pâturage, Nous te célébrerons éternellement; De génération en génération nous publierons tes louanges.

Le terme « brebis » symbolise les croyants, tandis que les boucs représentent les rebelles, ceux qui suivent leur propre voie, souvent chargés de péchés, comme l’image du bouc émissaire (Azazel) dont il est question en Lévitique 16 qui, chargé des péchés du peuple, était envoyé dans le désert. Les brebis, qualifiées de justes, le sont en raison de leur foi en Jésus, une justice à la fois imputée et impartie :

  • Justice imputée : justification par la foi.
  • Justice impartie : sanctification progressive au cours du temps.

Les brebis ont mené une vie marquée par les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la compassion et la bonté (Galates 5:22), des actes simples qui passent inaperçus, à l’opposé des actions impressionnantes revendiquées par les hypocrites de Matthieu 7:21-23.

Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Les boucs, quant à eux, ne sont pas condamnés seulement pour des péchés flagrants comme l’idolâtrie, mais aussi pour leur négligence à manifester l’amour sous ses différentes formes. Selon

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

La grâce de Dieu est le terreau dans lequel la foi s’enracine pour produire de bonnes œuvres.

Jean 3:36

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. en découle.

Ce verset affirme que « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, la colère de Dieu demeure sur lui. »
Les boucs sont condamnés pour leur incrédulité et leur incapacité à produire des fruits d’amour, n’ayant pas mené une vie sanctifiée.

2 Thessaloniciens 2:12-14

12 afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

14 C’est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.

Le critère de jugement est la foi en Jésus, qui produit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22. Il est important de distinguer le salut du jugement :

  • Le salut est acquis durant la vie terrestre.
  • Le jugement intervient à la fin des temps et repose sur les bonnes ou mauvaises œuvres, évaluées selon la loi divine.
2 Corinthiens 5:10

10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Éphésiens 6:8

sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien.

5- La leçon à retenir 

Quelle distinction est faite entre les brebis et les boucs ? Elle repose sur leur service, leur attention envers les autres et leur manifestation d’amour. Notre foi, la vraie foi, doit être démontrée par des actes. Ce ne sont pas nécessairement des œuvres spectaculaires, mais plutôt des actions ordinaires, remplies d’amour et de bienveillance.

Jacques 2:17-18

17 Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

Cette parabole nous invite à nous examiner nous-mêmes et à nous poser la question : « Qu’avons-nous fait ? » L’objectif du chrétien est de participer à la vie éternelle, à la glorification. Il est important de se rappeler que nous serons sauvés en raison de notre élection, qui se manifeste dans notre appel, notre justification par la foi et notre sanctification par une vie de sainteté, marquée par de bonnes œuvres.

1 Thessaloniciens 4:3-8

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité;

c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté,

sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu;

c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.

Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification.

Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint Esprit.

Le chrétien doit mettre en pratique la Parole de Dieu

1 Pierre 1:22

22 Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur,

2 Pierre 1:5-11

à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science,

à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété,

à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour.

8Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ.

Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.

10 C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.

11 C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera pleinement accordée.

Ce passage de 2 Pierre 1 nous encourage à ajouter à notre foi la vertu, la science, la tempérance, la patience, la piété, l’amitié fraternelle et l’amour, car ces qualités nous rendront efficaces dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui néglige ces choses oublie qu’il a été purifié de ses péchés anciens. C’est pourquoi, il est essentiel de s’appliquer à affermir notre vocation et notre élection, afin d’hériter du royaume éternel.

Observation :

Certains interprètent ce jugement comme basé sur l’attitude envers les juifs, identifiant les « plus petits de mes frères » comme les juifs parmi lesquels Jésus est venu sur terre. D’autres voient dans ces frères les chrétiens démunis. Mais selon le Nouveau Testament, qui sont les frères de Jésus ?

Matthieu 12:50

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Matthieu 28:10

10 Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront.

Pour conclure, Pierre fait une recommandation à chacun :

1 Pierre 4:7

7 La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière.

Pourquoi un jugement final ?

Pour déterminer qui ira au ciel et qui ira en enfer.

Pour révéler la récompense ou la sanction de chacun.

Pour faire éclater la gloire de Jésus aux yeux de tous.
(Romains 11:36 ; Philippiens 2:9-10 ; 2 Thessaloniciens 1:10)

Pour honorer son peuple élu face à ceux qui se sont moqués d’eux.

Galates chapitre 1- Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Galates chapitre 1 introduit l’apôtre Paul, qui défend son autorité apostolique et le véritable évangile face aux fausses doctrines. Il exhorte les Galates à rester fidèles à l’Évangile de Christ, prêché sans altération.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 2

Galates chapitre 1 – étude approfondie de la justification par la foi

Paul avait annoncé l’Évangile aux Galates, les conduisant à la conversion. Il exprime sa mission avec ferveur dans :

 Actes 20:24

24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Paul se consacre en effet entièrement à la proclamation de la grâce de Dieu, la bonne nouvelle libératrice. Cependant, il s’inquiète en apprenant que de faux docteurs judaïsants tentent de soumettre les Galates au joug de la loi mosaïque, s’éloignant ainsi de la grâce.

Galates 1:1-5- Les salutations

1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts,

et tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie:

que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ,

qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père,

à qui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!

Les salutations de Paul dans cette épître sont marquées par un ton plus sec en comparaison avec ses autres lettres, soulignant la gravité de la situation des Galates. Dès le début, Paul réaffirme l’origine divine de son ministère : il est apôtre, non par un homme, mais par Jésus-Christ lui-même. Ce détail est important parce qu’il répond directement aux doutes semés par ses détracteurs sur son autorité apostolique.

« La grâce et la paix » : Paul commence par ces termes pour rappeler la liberté en Christ et la paix que la grâce apporte, en opposition avec l’emprisonnement sous la loi. Les mots « grâce » (charis en grec) et « paix » (shalom en hébreu) sont des salutations respectivement grecque et juive, indiquant aussi l’unité dans le corps de Christ, au-delà des divisions culturelles.

Galates 1:6-9 – Il n’y a pas d’autre Évangile 

Paul est stupéfait par la rapidité avec laquelle les Galates se détournent de la grâce de Christ pour un « autre évangile ». Ce passage est également abordé en Galates 4:8-20 et Galates 5:1-12.

Galates 1:6-7

6 « Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre (hétéros) Évangile.

7    Non pas qu’il y ait un autre (allos) Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. »

Paul choisit des mots durs pour exprimer son désarroi face à ce dévoiement rapide. Il utilise deux termes grecs différents pour « autre » : héteros (autre de nature différente) et allos (autre de même nature). En d’autres termes, Paul souligne que ce nouveau message n’est pas un simple ajustement de l’Évangile qu’il a prêché, mais un évangile totalement différent qui détourne les Galates de la grâce pour les ramener à l’esclavage de la loi.

Galates 1:8-9  -Malheur à celui qui porte un faux évangile

Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème!

Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème!

Paul prononce une malédiction (anathème) sur ceux qui prêchent un faux évangile, une parole forte pour démontrer le sérieux de la situation. Le mot grec pour anathème à la même signification qu’un mot hébreu qui est traduit en français par dévoué par interdit. Ce faux évangile n’est pas seulement une opposition aux doctrines de Paul, mais une perversion du cœur même de la foi chrétienne, la grâce en Christ. Paul souligne ici l’immuabilité de l’Évangile qui ne peut être modifié, même par un ange

Application à nous aujourd’hui

Les épîtres, comme celle aux Galates, nous rappellent qu’il est impossible de mélanger l’Évangile de la grâce avec des préceptes humains, tels que les traditions ou les œuvres de la loi. Cela dénaturerait la pureté de l’Évangile. Paul avertit contre tout ajout ou soustraction à l’Évangile, comme il est également mentionné dans Apocalypse 22:18-19.

Chaque chrétien est appelé à user de discernement et à veiller à la pureté de l’Évangile qu’il reçoit et annonce. Cela nécessite une solide connaissance des Écritures et une relation constante avec Christ, afin de ne pas tomber dans l’erreur.

1 Corinthiens 2:2

Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.

C’est Jésus-Christ crucifié et ressuscité qui est le centre de notre foi. Rien ne doit détourner notre regard de lui et de l’œuvre parfaite de la croix.

Conclusion

La lettre aux Galates est un appel urgent à demeurer fermes dans la grâce de Dieu. Paul nous met en garde contre toute tentative de retour aux pratiques légales qui pourraient voiler la liberté que nous avons en Christ.

Galates 1:10-24

Ces versets ont été étudiés dans Galates introduction

Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 1

Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Romains chapitre 16 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le chapitre 16 de l’Épitre aux Romains est une énumération de personnes connues de l’apôtre dont il rappelle les souvenirs avec quelques recommandations.

Romains chapitre 16 : salutations, conseils et encouragements de Paul

1 – Les salutations de Paul

Paul parle de ses compagnons d’œuvre en Jésus-Christ.

Romains 16:1-16

1 Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées,

afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle en a donné aide à plusieurs et à moi-même.

Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus Christ,

qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens.

Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie.

Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous.

Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi.

Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur.

Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé.

10 Saluez Apellès, qui est éprouvé en Christ. Saluez ceux de la maison d’Aristobule.

11 Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur.

D’autres serviteurs du Seigneur

1Saluez Tryphène et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur. Saluez Perside, la bien-aimée, qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur.

13 Saluez Rufus, l’élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne.

14 Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux.

15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympe, et tous les saints qui sont avec eux.

16 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les Églises de Christ vous saluent.

Quelques précisions

Nous ne détaillerons pas tous les versets, mais nous mettrons l’accent sur quelques points essentiels. Phoebé, mentionnée au début de cette Épître, se trouvait à Corinthe puisque Cenchrées était l’un des deux ports de cette ville. Elle semble être celle qui a été chargée par Paul de porter cette lettre aux Romains, comme il est dit : « Je vous recommande Phoebé, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées. »

Le nom de Phoebé signifie brillante et radieuse, et le terme diaconesse correspond à ce que nous appellerions aujourd’hui une servante, tout comme le titre de diacre se traduit par serviteur, dérivé du mot « diakonos ». Phoebé n’avait pas nécessairement un titre spécifique, mais elle s’impliquait activement dans le service. Il est important de noter que les titres sont moins significatifs que les fonctions exercées. Nous devons être prudents dans l’interprétation des termes.

Au verset 3, Prisca et Aquilas sont mentionnés en Actes 18:2, 18 et 26 (Priscille), ainsi qu’en 2 Timothée 4:19. Le même mot grec est traduit par Prisca dans certains cas et Priscilla dans d’autres, ce qui peut semer la confusion.

Au verset 5, il est intéressant de noter qu’à Rome, à cette époque, il y avait plusieurs cellules chrétiennes, des églises de maison ou assemblées, ce qui est tout à fait logique dans les premiers temps du christianisme. Il est souvent mentionné : saluez… ceux de la maison.

Au verset 7, le terme ‘parents’ peut être trompeur. Junias n’est peut-être pas une femme mais un homme, compagnon de captivité de Paul. La terminaison en « ias » est parfois ambiguë, en effet :

Matthieu 16:14

14 Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.

Et en grec Elie est appelé Helias, et Jérémie Jeremias.

Au verset 10, Apellés signifie éprouvé (dokimos) ou approuvé, suggérant que nous sommes approuvés par Christ quand nous sommes éprouvés. Comme écrit en 1 Corinthiens 11:19 : « Il faut qu’il y ait des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels. » Cela implique une épreuve de rester dans la vérité malgré les sectes. Notre comportement déterminera si nous sommes approuvés par le Seigneur.

Au verset 13, Rufus pourrait être le fils de Simon de Cyrène, car il est dit en :

Marc 15:21

21 Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus;

Romains 16:17-20

2 – Romains 16:17-23 Les conseils et les encouragements

17 Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux.

18 Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples.

19 Pour vous, votre obéissance est connue de tous; je me réjouis donc à votre sujet, et je désire que vous soyez sages en ce qui concerne le bien et purs en ce qui concerne le mal.

20 Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous!

Dans ces versets 17-20, Paul appelle à la vigilance envers ceux qui provoquent des divisions et des scandales. Il met en avant l’importance de l’unité et recommande de vérifier si les individus conduisent réellement à Jésus ou s’ils poursuivent leurs propres intérêts. Le message est d’éviter ceux qui prêchent pour des motifs personnels et privilégient la prospérité plutôt que les épreuves : ‘Éloignez-vous d’eux.’

Romains 16:21-23

21 Timothée, mon compagnon d’œuvre, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents.

22 Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre.

23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Église, vous salue. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus.

Dans les versets 21-23, Paul cite Timothée et d’autres compagnons d’œuvre.

Romains 16:24-27

24 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous! Amen!

25 A celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles,

26 mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi,

27 à Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Jésus Christ! Amen!

Au verset 25, Paul évoque un mystère dissimulé :

Éphésiens 3:6

Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus Christ par l’Évangile,

Ainsi, le mystère caché n’est pas le fait que les païens vont être amenés à la foi en Jésus, en Dieu (le Dieu des hébreux), ce qui était déjà annoncé. Ce mystère caché, c’est qu’ils vont faire partie d’un même corps.

Le mystère est que les païens font partie de l’Église, avec les juifs croyant en Jésus. Paul était à Corinthe, comme indiqué dans le verset 22, où il a baptisé Gaïus, mentionné dans 1 Corinthiens 1:14, montrant qu’il y avait une église de maison.

Romains chapitre 15 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dans le chapitre 15 de l’Épitre aux romains , Paul continue d’enseigner aux chrétiens leurs devoirs dans les relations entre eux, en fonction de leur niveau de foi, forte ou faible. Puis il enseigne le devoir des chrétiens à l’égard des autres nations.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 16

Romains chapitre 15 : l’appel à l’unité et à la mission mondiale

Introduction

Le chrétien doit soutenir et supporter les autres chrétiens.

Un rappel de Romains 14 : quand Paul parle d’être faible ou fort dans la foi, il ne parle pas de la foi en Jésus. Il parle de la foi pratique dans la vie courante, des choses qu’il est permis de faire ou non en tant que chrétien.

Romains 15:1-6 – L’exemple de Jésus

1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification.

Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit: Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance.

Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus Christ,

afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Ne pas choquer le frère

Le mot complaire indique qu’il ne faut pas dans notre attitude choquer les autres mais leur être agréable. Nous avons tous différents niveaux de maturité spirituelle. Ce qui se passe, c’est que celui qui a une bonne compréhension de la Parole, sait mieux que tout autre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, alors que le jeune converti peut sans cesse se poser la question qu’est ce qui est permis et qu’est ce qui ne l’est pas. Bien souvent, il va s’interdire beaucoup de choses. En s’arrêtant sur un seul verset, il peut faire de celui-ci sa doctrine et s’interdire quelque chose, ne sachant pas qu’il y a d’autres versets qui peuvent contredire (viandes sacrifiées…).

Exemple de la viande sur un marché

Ainsi par exemple, il est interdit de manger de la viande sacrifiée aux idoles, mais quid pour celle qui se retrouve sur un étal du marché sans mention particulière. Dans ce cas là, le fait de prier et de sanctifier le repas fait qu’on peut manger sans crainte. Quand un jeune converti campe sur sa position, il ne faut pas insister pour essayer d’avoir raison et il faut le laisser jusqu’à ce qu’il comprenne, afin que cela ne provoque pas une dispute au sujet du manger et du boire. L’objectif est de rester dans l’unité afin de glorifier Dieu.

Il faut donc supporter les faibles et ne pas rechercher ce qui nous plait (v1).

Le but est de plaire à notre prochain en vue de son édification. (v2) Il faut toujours chercher à édifier. Le fil rouge est l’humilité.

L’objectif est aussi de plaire à Jésus-Christ (v3) car Christ ne s’est point complu en lui-même, comme il est écrit en :

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Quand quelqu’un insulte un chrétien pour sa foi, derrière ce chrétien, c’est Dieu que cette personne insulte.

Le verset 4 du chapitre 15 nous dit que par la patience, et par la consolation donnée par les Écritures, nous possédions l’espérance. Il est dit aussi en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Le verset 15:5 nous demande d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. Il faut rechercher l’unité du corps de Christ. L’objectif est l’unité et non la division.

Le verset 15:6 nous dit que la finalité est que tous ensemble, d’une seule bouche, nous glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cela demande d’établir une relation de confiance, en considérant l’autre comme son égal. Cela demande simplement à tous de manifester de l’humilité. Ne croyons pas que seul le fort dans la foi puisse manifester de l’orgueil. Il est très impressionnant parfois de voir une personne socialement modeste ou faible dans la foi faire preuve d’un orgueil démesuré. Bien souvent, l’orgueil se manifeste pour cacher un complexe d’infériorité. Chacun doit comprendre qu’il ne sait rien par rapport à ce qu’il peut imaginer savoir. Nous aurons une connaissance complète quand nous serons près de Jésus. C’est pourquoi, il ne sert à rien de vouloir prétendre en savoir plus que l’autre. Plus nous rentrons dans la connaissance de la Bible par l’étude, et plus nous prenons conscience que nous ne savons rien.

Notre attitude doit être dictée par :

Galates 1:10

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Il ne faut pas oublier cela. Nous sommes serviteurs de Christ. Notre seul objectif est de faire tout pour plaire au Seigneur. Tout ce que nous faisons, faisons le comme pour le Seigneur.

Pour résumer, à l’époque de Paul, cela concernait principalement le manger et le boire relatif aux viandes sacrifiées aux idoles comme il est écrit dans les deux passages suivants :

1 Corinthiens 8:7-13

Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

1 Corinthiens 10:31-33

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

32 Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu,

33 de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

Retenons une chose de ces passages : quoi que nous fassions, faisons tout pour la gloire de Dieu. Les anciens dans la foi, doivent faire attention à leurs actes, et doivent donner l’exemple en ne semant pas le trouble avec une attitude équivoque.

Romains 15:7-13

Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,

tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit: C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore:

10 Nations, réjouissez-vous avec son peuple!

11 Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples!

12 Ésaïe dit aussi: Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui.

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Là, nous quittons tout ce passage afférent au faible et au fort. Nous passons à une autre pensée et Paul commence à nous dire : Accueillons-nous donc les uns les autres. Le but est toujours d’être dans un esprit d’unité. Paul dira aussi « saluez vous d’un saint baiser ». Si on dit cela, c’est véritablement sans hypocrisie, sans arrière pensée mais en unité d’esprit.

Au verset 7, il est dit : » Christ nous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »Ceci est un rappel de :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Quelles que soient nos origines, nous devons accepter l’autre comme un frère qu’il s’agisse d’origines ethniques, d’origines de pays, d’origines religieuses, sociales.

Le verset 8 nous dit que Christ est le serviteur des circoncis, par la fidélité de Dieu. Donc Paul est toujours en train de faire un parallèle entre le juif et le grec. En ce qui concerne les juifs, la venue de Jésus n’est jamais que la confirmation de toutes les promesses que Dieu avait faites au peuple juif. D’un autre côté, en ce qui concerne les grecs, il va manifester sa miséricorde pour toutes les nations qu’il accueillera au sein de l’Église. Nous avons le verset de :

Galates 3:16

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Du verset 9 au verset 12, il est question de cet accomplissement de toutes les promesses faites au peuple juif, qui se résument en une seule, la venue de Jésus.

 Les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde ce qui reprend le verset de :

Psaumes 18:50

50 C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Éternel! Et je chanterai à la gloire de ton nom.

On peut interpréter ce verset de différentes façons. Ce sont, soit les juifs qui louent Dieu parmi les nations ce qui peut interpeller les païens, mais cela peut être tout autant un païen qui a la révélation de Dieu, de Jésus, et qui loue parmi les nations avec le même résultat d’amener les autres à Jésus Christ et à Dieu. Nous voyons au verset 13 de ce chapitre 15 de Romains l’action du Saint Esprit qui est toujours un peu en retrait mais qui agit.

La circoncision était le sceau de l’alliance avec le peuple juif. Cette question sera étudiée ultérieurement.

Paul demande à tous d’accueillir l’autre, les uns, juifs pour la réalisation de la promesse de Dieu, d’un rédempteur, les autres païens, pour la miséricorde qui leur est accordée.

2 – Le ministère de Paul

Romains 15:14-23

14 Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

15 Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

19 par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ.

20 Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui, selon qu’il est écrit:

21 Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront.

22 C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous.

23 Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous,

Les versets 14-16 concernent le ministère de l’Évangile auprès des païens. Paul encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leurs bonnes dispositions, ayant une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres. Il s’agit de la connaissance des Écritures (c’est à dire de l’Ancien Testament) pour comprendre les réalités avec la venue de Jésus-Christ.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Hébreux 10:1

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Avec les versets 15 et 16 de ce chapitre 15 de l’Épitre aux romains, les païens sont présentés comme une offrande agréable à Dieu. Il y a un rappel de :

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

au verset 15:16 : Cette offrande est sanctifiée par le Saint-Esprit.

Dans les versets 17 à 19, Paul se glorifie en Jésus, ce qui veut dire qu’il rend gloire à Jésus pour l’œuvre qu’il lui a permis d’accomplir. Il explique que ce n’est pas lui, Paul, qui a œuvré à la conversion, de même que ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion, par la prédication de la Parole et par les actes, miracles, guérisons, prodiges, mais que c’est Jésus et le Saint Esprit.

2 Corinthiens 12:12

12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ces prodiges, ne sont que des signes attestant que Paul était un ministre de Jésus. Nous sommes bien loin des gens qui se vantent d’avoir fait des conversions. Paul était la main guidée par le Saint Esprit pour amener les païens à Christ? Ce n’est que par l’action du Saint Esprit que les miracles peuvent se faire. Ceux-ci ne font jamais qu’accompagner la Parole. Nous aimerions, pour nous dire que la parole que nous portons est juste, que Dieu y met son sceau avec un prodige, un miracle. Il faut pas rechercher le miracle pour le miracle mais comme sceau. Ce n’est pas le miracle qui amènera une personne à la conversion. Combien de pharisiens ont demandé à Jésus de leur faire voir un miracle? Ce n’est pas pour autant qu’ils se sont convertis. Jésus a fait beaucoup de miracles et peu se sont convertis.

Le principe que Paul s’applique à lui-même

Le verset 20 montre que Paul a annoncé l’Évangile là où le Christ n’avait pas encore été annoncé. Ce passage peut être relevé pour s’opposer à l’église catholique lorsqu’elle dit que Pierre a été enterré à Rome et que son tombeau est dans la basilique de Rome. Or dans la basilique ne figure qu’un cénotaphe (tombeau vide). Pierre a été du côté de Babylone. L’objectif de l’évêque de Rome était d’obtenir la primauté sur tous les évêques parce qu’il fut un temps où il y avait un évêque (le mot évêque voulant dire ancien) dans toutes les villes. Or l’évêque de Rome s’est imposé avec l’appui de l’empereur Constantin et de ses armées.

A propos des versets 20-21, Paul avait voulu évangéliser les villes qui n’avaient pas encore entendu la bonne nouvelle de Jésus-Christ, et le verset 21 fait référence au verset d’Ésaïe 52:15 qui dit que « de même, il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, Ils apprendront ce qui n’avaient point entendu ».

Paul a une très bonne connaissance des Écritures, et c’était pour lui quand il citait des versets de l’ancien testament, une façon d’appuyer ce qu’il disait pour les personnes qui connaissaient les écritures en attirant particulièrement leur attention. Chaque chrétien doit avoir une bonne connaissance des Écritures pour pouvoir instruire les autres.

Paul a été enseigné par le Seigneur

Le ministre de l’Évangile auprès des païens qu’est Paul, encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leur bonne disposition. Il ne se place pas comme une personne qui a une meilleure connaissance (verset 14) et pourtant il pouvait le faire car personne d’autre que lui n’avait reçu la révélation directement par Jésus. Rappelez vous 1 Corinthiens 11: 23 où Paul dit: « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné..« . Dans un autre passage, il va dire que la compréhension de la Parole lui a été révélée par Jésus-Christ. En fonction de notre état de maturité, nous devons nous tourner vers le Saint Esprit avant de lire la Bible, et prier pour demander au Seigneur de nous donner la révélation et la compréhension de sa Parole. C’est très important.

Il faut avoir une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres, pour les édifier. Les érudits dans les Écritures du temps de Paul, devaient pouvoir comprendre que Jésus était venu pour réaliser les Écritures. Ce que nous devons apprendre, c’est que ce soit dans l’ancien testament, que ce soit dans le nouveau testament, tout tourne autour de la personne de Jésus.

Dans le même esprit que dans Colossiens 2:17, nous avons

Hébreux 10:1 qui nous dit que

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Donc on parle ici encore de l’ombre des choses à venir? Les juifs s’arrêtent à ce qui est écrit dans l’Ancien Testament où il est décrit l’ombre des choses à venir. L’expression française qui correspond à cela est « laisser la proie pour son ombre ».

Aux versets 15 et 16, il est question des païens présentés comme une offrande agréable à Dieu. A propos des fondements de la foi, nous devons nous-mêmes par notre propre volonté monter sur l’autel des sacrifices et nous offrir librement à Dieu comme un sacrifice vivant.

En Ésaïe 66:18-21 nous avons aussi un rappel par Ésaïe, prophète messianique où il est écrit:

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

Donc, il est déjà annoncé que la sacrificature va changer. Pour revenir au verset 16 de ce chapitre

Romains 15:16

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

Cette offrande des hommes païens est sanctifiée par le Saint Esprit. Ce n’est pas Paul qui a œuvré à la conversion des païens, de même ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion. C’est le Saint Esprit par la prédication de la Parole, qui attestait par les prodiges et les signes que Paul était un ministre de Jésus. Et Paul dira en 2 Corinthiens 12:12 que les preuves de son apostolat ont éclaté par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ceci est dit parce que des gens à plusieurs reprises,  rejetaient l’apostolat de Paul, disant que celui-ci n’avait pas connu Jésus de son vivant. Cela peut se comprendre, sauf qu’en écoutant la personne, on ne peut que s’incliner surtout quand Paul dit que ce n’est pas de la part des hommes ou d’un homme qu’il a reçu la révélation mais par Jésus-Christ lui même. 

Aux versets 20 et 21, l’Évangile est annoncé là où Jésus Christ n’avait pas encore été  annoncés

3 – Les projets de Paul

Paul a priori était à Corinthe. Plusieurs choses font dire cela lorsqu’il a rédigé cette lettre de Romains 5. Les projets de Paul étaient les suivants:

a) D’aller voir les chrétiens à Rome sur la route qui devait le mener vers l’Espagne avec leur aide comme il est dit aux versets 15:22-24

b) Cependant (versets 15:25-28) , avant d’aller à Jérusalem parce qu’il avait reçu des dons en faveur des pauvres de Jérusalem (cp. 2 Corinthiens 8-9), il rappelle qu’il avait pris cet engagement auprès de Pierre, de Jacques et de Jean lors du concile de Jérusalem dont il parle en :

Galates 2:9-10

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

c) Paul a aussi pour objectif d’arriver chez les romains dans la joie et de prendre avec eux quelque repos (V. 15.29-33).

4-   Un rappel :

La première partie de ce chapitre 15 du verset 1 au verset 7, nous parle de Jésus comme modèle par rapport à la conduite à tenir pour le fort envers le faible. Il faut en conséquence toujours être vigilant, faire les choses pour Jésus, faire les choses comme Jésus aimerait que nous les fassions.

Nous ne devons pas chercher ce qui nous plait, ce que nous avons envie de faire mais chercher ce qui plait à Dieu (v.3)

 Et là, que nous soyons juifs ou gentils, nous avons tous sujet à glorifier Dieu. Paul pour cela, emprunte des références bibliques comme: Romains 15:10 qui est la citation du Deutéronome 32:43; Romains 15:11 qui est la citation du Psaume 117:1; et Romains 15:12 qui est celle de Ésaïe 11:1-10.

Paul nous exhorte à l’unité, et qu’aux yeux du monde, nous soyons semblables à une chorale. Mais cette chorale chante t’elle d’un même cœur, d’une même bouche, c’est-à-dire dans l’unité? Ou bien est-ce que ce sont des voix dissonantes, discordantes, bref une véritable cacophonie ? Nous pouvons craindre que trop souvent cela soit le cas.

Les Lévites et les chrétiens

Le verset 16 peut se comprendre comme un parallèle que Paul fait entre les lévites et les chrétiens. La dernière plaie d’Égypte portait sur les premiers nés des hommes et des animaux qui ont été tués. Cependant, Dieu est juste, et ainsi il n’a pas tué les premiers nés des hébreux. A partir de ce moment là, tout premier né des hébreux, devenait la possession de Dieu. Il fallait faire un rachat. Il fallait racheter l’enfant par des sacrifices. C’est ainsi que toute la tribu de Lévi a été consacrée au service de Dieu et a en quelque sorte servi de rachat pour tous les premiers nés de l’ensemble des tribus. L’ensemble des lévites étaient l’image des premiers nés.

En Nombres 3:45 il est écrit :

45 Prends les Lévites à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de leur bétail ; et les Lévites m’appartiendront. Je suis l’Éternel.

De même les chrétiens sont pris en lieu et place de tout premier né des enfants des nations. Ils appartiennent à Dieu pour son service. Ils sont en quelque sorte des lévites au service de Dieu dans la mission que Dieu leur a donnée. Leur comportement doit-être digne pour être une offrande agréable à Dieu. S’ils s’appuient sur la grâce de Dieu, ils seront capables de ne plus pécher. C’est par la grâce qui est active qu’ils sont capables de faire cela.

Le Saint-Esprit nous prend et nous offre à Dieu et nous retrouvons là, ce qui a été dit plus haut.

Nous sommes invités à nous édifier ensemble selon :

Colossiens 3:16

16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce.

La grâce, c’est le Saint Esprit qui agit.

N’oublions pas le besoin de prière, (c’est une nécessité) pour notre groupe comme pour tous les autres chrétiens, et notamment pour les chrétiens persécutés afin que le Seigneur les fortifie.