Galates chapitre 4 – Étude Biblique

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Dans l’Épître aux Galates, au chapitre 4 , Paul établit une comparaison entre la loi et la grâce en se référant aux figures d’Ismaël et d’Isaac. Il développe ensuite une allégorie dans laquelle Agar incarne la Jérusalem terrestre, marquée par l’esclavage de la loi, tandis que Sarah symbolise la Jérusalem céleste, synonyme de liberté et de la promesse divine.

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Galates chapitre 4 : héritiers par la foi en Jésus-Christ

1 – L’enfant et l’héritier

À travers les âges, le croyant est comparé à un homme qui traverse les différentes étapes de son développement, en commençant par l’enfance. Le croyant a Dieu pour Père, et, en tant qu’enfant de Dieu, il est héritier de Ses promesses.

Galates 4:1-3

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

La loi a ainsi joué le rôle de tuteur pour le croyant. Sa fonction principale était de révéler à ce dernier sa condition de pécheur. En mettant à nu son péché, la loi en effet, le condamne à mort.

Galates 4:4-5 – racheté de la loi

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.

Lorsque le moment fut venu, Jésus est venu sur terre, né d’une femme, et donc sous la loi, afin de nous en délivrer. Il nous a affranchis pour nous offrir la véritable liberté.

Galates 4:6-7 – la filiation du croyant

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Sous la loi, nous étions comme des enfants, immatures et assujettis à des règles. Mais par la foi en Jésus-Christ, nous devenons héritiers avec Lui. La repentance et le baptême symbolisent un rite de passage : un moment d’introspection suivi de repentance, puis une proclamation, qui mène au baptême. Ce rite marque un changement de statut, où nous devenons enfants de Dieu. Cela correspond à la justification, que Paul exprime par : « vous avez revêtu Christ » (Galates 3:27).

Après ce rite, commence la croissance spirituelle. A partir de ce moment là, le chrétien avance vers la maturité spirituelle, en progressant « vers la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:13), et il est transformé à son image, « de gloire en gloire » (2 Corinthiens 3:18).

Ce point est fondamental car il redéfinit notre nouvelle identité en Christ. Cette progression spirituelle, qui nous façonne à l’image de Christ, est ce que l’on appelle la sanctification.

2 – Le légalisme, une religion élémentaire

Galates 4:8-11

Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature;

mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore?

10 Vous observez les jours, les mois, les temps et les années !

11 Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous.

Le verset 4:9 rappelle les paroles de Jésus en Matthieu 7:23 : « Je ne vous ai jamais connus. » Cela souligne l’importance non seulement de connaître Dieu, mais surtout d’être connu de Lui, car c’est cette relation intime qui authentifie notre foi.

Lorsque Paul parle des « pauvres rudiments », il fait référence aux principes élémentaires du monde, à ce qui est terrestre et imparfait, façonné par notre compréhension humaine limitée. Ce contraste entre le divin et l’humain est renforcé par :

1 Corinthiens 15:46

46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.

Paul avait déjà enseigné aux Galates les vérités spirituelles et leur avait montré la voie de la liberté en Christ. Cependant, ils retournaient maintenant aux pratiques légales et aux rites extérieurs, cherchant leur salut dans des observances du passé. Cela a dérouté Paul, car, après avoir compris l’Évangile de la grâce, il est inconcevable qu’un chrétien revienne à la loi pour obtenir le salut.

Cette même attitude se retrouve de nos jours chez certains qui après avoir saisi l’essence de l’Évangile, se replient sur des rituels ou des pratiques religieuses, et qui cherchent une sécurité en se reposant sur des œuvres humaines plutôt que sur la grâce divine.

3 – Galates 4:12 – 6:10 – L’exhortation à vivre la liberté chrétienne

Il est essentiel de noter que dans ce passage, tous les verbes sont à l’impératif, ce qui souligne la force de l’appel de Paul aux Galates.

Galates 4:12

12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie.

« Soyez comme moi » ! Cette invitation peut être comprise de deux manières complémentaires. D’une part, Paul encourage les Galates à atteindre une maturité spirituelle, marquée par la liberté vis-à-vis de la loi. En tant que Judéo-chrétien, Paul est bien placé pour leur adresser cet appel. D’autre part, c’est aussi une façon de dire :

1 Corinthiens 11:1

1 Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Ou en Philippiens 3:17-19

17 Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous.

18 Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant.

19 Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre.

Paul souligne ici l’importance de ne pas céder aux tendances charnelles ou à l’obsession pour les choses terrestres, mais de chercher à vivre en conformité avec l’Évangile.

Sous la loi, les croyants vivaient sous le fardeau de l’esclavage, mais Paul rappelle en :

Galates 5 :1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Dans sa conversion, Paul a compris que la loi ne pouvait pas offrir le salut et que seule la foi en Christ le pouvait.

Galates 4:13-16

13 Vous ne m’avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Évangile.

14 Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus Christ.

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

16 Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?

Paul exprime ici son incompréhension face au changement d’attitude des Galates. Alors qu’ils l’avaient autrefois reçu avec amour et dévotion, ils semblaient maintenant réagir comme s’il était leur ennemi, simplement parce qu’il leur disait la vérité. En se tournant vers des pratiques légalistes et en se détournant de l’Évangile de la grâce, les Galates agissaient comme des adversaires, non seulement de Paul, mais aussi de la vérité de l’Évangile.

4 – Galates 4:17-20– Le légalisme prive de la bénédiction

Galates 4:17-48

17 Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux.

18 Il est beau d’avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous.

Le zèle est en soi une qualité louable, mais ce qui importe réellement, c’est la motivation qui le sous-tend. Paul met en garde contre un zèle mal orienté, motivé par l’intérêt personnel ou le désir d’influencer les autres à des fins égoïstes. Il insiste sur la nécessité d’un zèle guidé par de pures intentions, tourné vers ce qui est véritablement bien. Paul rappelle ce principe dans :

Romains 10:2

2 Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

Romains 12:11

11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

Nous devons donc nous poser une question fondamentale : qu’est-ce qui motive notre zèle ? Est-il sincèrement dirigé vers Dieu et animé par une quête de la vérité ? Ou est-il déformé par des intentions cachées ?

Galates 4:19-20

19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous,

20 je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l’inquiétude à votre sujet.

Paul utilise ici un terme affectueux, « mes petits enfants », pour exprimer son profond attachement aux Galates. Il leur rappelle le travail qu’il a accompli parmi eux, soulignant son amour et son dévouement à leur égard. En les voyant s’égarer, il éprouve une grande douleur, comparable à celle d’une femme en travail. Son but est que Christ soit pleinement formé en eux, c’est-à-dire qu’ils atteignent une maturité spirituelle où ils vont refléter véritablement la vie de Christ.

Le problème des Galates résidait dans leur incapacité à comprendre les différences fondamentales entre vivre sous la Loi et vivre sous la grâce. En cherchant à revenir à la Loi, ils ne faisaient que régresser, car il n’y avait aucun avantage à revenir à un système d’obligations légales alors qu’ils avaient été libérés pour vivre dans la grâce. Paul leur fait comprendre que leur retour à la Loi est une erreur qui les prive de la liberté et de la bénédiction offertes par Christ.

5 – Galates 4:21-31 – Enfant de l’esclave ou enfant de la promesse

La loi et la grâce ne peuvent coexister, l’une excluant l’autre. On ne peut être à la fois libre et esclave. Paul illustre cette vérité par une allégorie.

Galates 4:21-23

21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi?

22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.

23 Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse.

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

Paul rappelle ici la réalité fondamentale qu’Ismaël, l’enfant de l’esclave Agar, était né selon un désir charnel d’Abraham et de Sarah, cherchant à accomplir la promesse de Dieu par leurs propres moyens. Isaac, quant à lui, était l’enfant né de la promesse divine. Il était le résultat de la grâce, du miracle de Dieu, intervenant dans l’incapacité humaine.

Galates 4:25-26

24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar,

25 car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.

26 Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère;

Agar symbolise ainsi l’ancienne alliance, celle donnée au mont Sinaï avec la Loi mosaïque, cette alliance conduisant à la servitude, car la Loi révèle le péché sans offrir de salut en elle-même. Ismaël, né de cette femme esclave, représente ceux qui cherchent à s’approcher de Dieu par leurs propres forces, en faisant des œuvres charnelles. Il est l’image de la Jérusalem terrestre, enchaînée à ses propres règles, incapable de libérer. En revanche, Sarah, la femme libre, symbolise la nouvelle alliance, celle de la grâce, où nous sommes libérés du fardeau de la Loi et vivons sous la promesse. Cette Jérusalem céleste est libre et représente la vraie communauté des enfants de Dieu.

Galates 4:27-28

27 car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée.

28 Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse;

Ismaël est en opposition avec Isaac, l’enfant de la promesse, qui représente la lignée de la foi. Comme celui-ci, les croyants sont les héritiers des promesses de Dieu. La stérilité de Sarah, miraculeusement surmontée par la promesse divine, symbolise la manière dont Dieu accomplit son plan malgré l’incapacité humaine. C’est ici une illustration de la grâce, opposée à la tentative humaine de contrôle représentée par Agar. En tant que croyants, nous sommes invités à nous réjouir de cette filiation spirituelle, née non de la chair mais de la foi en Christ.

Depuis le début de ce chapitre, Paul établit une opposition claire entre la chair et l’Esprit, le charnel et le spirituel. Cela rappelle le récit d’Abel et de Caïn, qui symbolisent respectivement l’homme né selon la chair (Caïn) et l’homme né selon l’Esprit (Abel). Le Salut, représenté par l’héritage promis, est réservé à l’homme nouveau, celui qui naît de l’Esprit, conformément à la promesse réalisée par la venue de Jésus, la descendance d’Abraham. De plus, il est possible de voir un parallèle entre la persécution d’Isaac par Ismaël et celle des chrétiens (nés de l’Esprit) par les descendants d’Ismaël (nés selon la chair).

Galates 4:29-30

29 et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.

30 Mais que dit l’Écriture? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre.

La persécution d’Isaac par Ismaël symbolise l’opposition constante entre la chair et l’Esprit. L’homme charnel, représenté par Ismaël, persécute toujours l’homme spirituel, celui qui vit selon la promesse divine. Paul reprend ici l’instruction de Sarah en :

Genèse 21:10

10 et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Cette exhortation est cruciale pour Paul . En effet, il nous faut rejeter tout ce qui est charnel. Dans le contexte des Galates, cela signifie qu’ils devaient rejeter les influences légalistes qui tentaient de les ramener sous la Loi. Spirituellement, cela implique qu’il faut mourir à nous-mêmes et rejeter tout ce qui relève de la nature pécheresse.

Galates 4:31

31 C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre.

Paul conclut en réaffirmant notre identité en Christ. Nous ne sommes plus sous le joug de l’esclavage légaliste, mais nous sommes enfants de la femme libre, héritiers de la promesse par la grâce. Mourir à soi-même, c’est rejeter l’homme charnel (l’esclave) et embrasser l’homme spirituel, libéré en Christ. Seuls ceux qui sont nés de l’Esprit hériteront de la vie éternelle et des promesses faites à Abraham.

Galates chapitre 3 – Étude Biblique

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Galates Chapitre 3 – L’exemple d’Abraham et la justification par la foi.

Dans l’Épître aux Galates au chapitre 3, Paul prend l’exemple d’Abraham, qui fut justifié par la foi quatre siècles avant que la Loi ne soit donnée par Moïse. Ce chapitre présente l’essentiel de l’enseignement de Paul, basé sur les Écritures. Pour mieux comprendre ce passage, il est utile de lire Actes 14, qui relate l’épisode de la mission en Galatie du Sud.

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Galates chapitre 3 : comprendre la relation entre foi et loi

1 – Galates 3:1 – 4:11 – La preuve par les Écritures

Ce passage de Galates chapitre 3 présente l’essence de l’enseignement de Paul, basé solidement sur les Écritures. Tous les verbes sont conjugués à l’indicatif, marquant des vérités absolues. Pour une meilleure compréhension du contexte, il est conseillé de lire Actes 14, qui relate l’épisode en Galatie du Sud.

Galates 3:1-5 – par la loi ou par la foi ?

1 Ô Galates, dépourvus de sens! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus Christ a été peint comme crucifié? (1) – fascinés = charmés, jetés un sort, ensorcellés

Voici seulement ce que je veux apprendre de vous: Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi? (2)

3 Êtes-vous tellement dépourvus de sens (3) ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?

Avez-vous tant souffert en vain (4) ? si toutefois c’est en vain.

Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? (5)

Paul utilise ici une série de cinq questions pour amener les Galates à réfléchir et revenir à la raison. Ces questions soulignent la simplicité et la profondeur de l’Évangile, centré sur la foi en Jésus-Christ.

(1) – Qui a souffert sur la croix pour vous ? Jésus !

(2) – Qui vous a donné le Saint-Esprit ? Jésus !

(3) – Voulez-vous marcher selon l’Esprit ou selon la chair ? Jésus a tout accompli, il n’y a donc plus besoin de sacrifices, car il a satisfait à toutes les exigences.

(4) – Pour qui avez-vous souffert de la part des Juifs ? Pour Jésus ! – (Les souffrances sont souvent dues à l’opposition des Juifs, comme mentionné en Actes 14:21-22.)

Actes 14:21-22

21 Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche,

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

– (5) Qui a fait des miracles parmi vous ? Jésus ! (Actes 14:3, 8-11)

Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

Le don du Saint-Esprit est directement lié à la foi en Jésus, crucifié et ressuscité. Ce don n’est pas le résultat des œuvres, mais une réponse du Seigneur à la foi.

Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Pour renforcer son argumentation, Paul rappelle la foi d’Abraham, le père de la foi, comme exemple suprême de la justification par la foi et non par les œuvres.

2 – Galates 3:6-9 – L’alliance avec Abraham est une alliance de foi.

Galates 3:6

Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,

La justice imputée signifie que nul ne peut être juste par ses propres efforts ou mérites. C’est Dieu seul qui attribue la justice à une personne, en la reconnaissant comme juste devant lui. Le terme « imputer » est d’ailleurs un terme comptable : il s’agit de placer quelque chose dans une colonne spécifique, ici dans la colonne de la justice divine.

Ce verset fait directement référence à Genèse 15:6, où il est dit qu’Abraham fut justifié par sa foi. De même, aujourd’hui, nous sommes justifiés sur la base de notre foi en Dieu, et non par nos œuvres. En conséquence :

Galates 3:7

reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham.

Paul insiste sur le fait que l’appartenance spirituelle à Abraham ne se base pas sur la descendance biologique ou les œuvres de la loi, mais sur la foi. Les véritables enfants d’Abraham sont donc ceux qui partagent sa foi en Dieu.

Galates 3:8

Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !

Paul rappelle que dès les temps anciens, Dieu avait prévu d’inclure les païens (les non-Juifs) dans son plan de salut, non par la loi, mais par la foi. Cette promesse, que « toutes les nations seront bénies en toi », était en réalité une annonce anticipée de l’Évangile à venir.

Galates 3:9

9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.

Paul affirme ici que la bénédiction divine promise à Abraham se prolonge à tous ceux qui, comme lui, croient en Dieu. Les croyants de toutes les nations, par la foi en Christ, partagent la même bénédiction.

Cette promesse divine de bénédiction à travers Abraham est répétée à plusieurs reprises dans le livre de la Genèse, soulignant son importance :

Genèse 18:18

« Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. »

Genèse 22:18

« Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. »

Genèse 26:4

« Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées ; et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, »

Paul montre ainsi que la promesse de bénédiction faite à Abraham s’applique aux croyants et qu’elle précède la loi, qui fut donnée quatre cents ans plus tard. Il est essentiel de comprendre que le Nouveau Testament est en continuité avec l’Ancien Testament. La promesse faite à Abraham dès la Genèse trouve son accomplissement dans le Christ et dans la foi en lui, qui s’étend à toutes les nations.

3 – Galates 3:10-14 – la loi nous place sous la malédiction

Galates 3:10

10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.

Ce verset renvoie à Deutéronome 27:26, où il est clairement affirmé que toute personne qui ne respecte pas parfaitement la loi est sous la malédiction divine. La loi exige une obéissance totale et infaillible, ce qui est impossible pour l’homme. Cela amène logiquement à la suite du raisonnement de Paul.

Deutéronome 27:26

26 Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique! -Et tout le peuple dira: Amen!

Galates 3:11

11    Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. »

Ce verset central résume l’enseignement de l’épître aux Galates. Paul cite Habakuk 2:4 pour souligner que la justification ne vient pas par l’accomplissement des œuvres de la loi, mais par la foi. Cette foi ne se limite pas à une simple croyance intellectuelle, mais à une confiance active en Dieu qui procure la vie spirituelle et éternelle.

Galates 3:12

12 Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Paul cite ici Lévitique 18:5 pour montrer que la loi ne repose pas sur la foi, mais sur l’obéissance aux commandements. Celui qui suit la loi doit la pratiquer parfaitement pour vivre par elle, mais cette perfection est hors de portée pour les humains.

Citation de Lévitique 18:5

Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, –

Ce verset se réfère à Deutéronome 21:23, qui explique que toute personne pendue au bois (crucifiée) est maudite. Jésus, en mourant sur la croix, a volontairement pris sur lui la malédiction que la loi imposait à ceux qui ne pouvaient la respecter. Par son sacrifice, il nous libère de cette condamnation.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Galates 3:14

14 afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis.

Paul conclut en expliquant que, grâce à Jésus, la bénédiction d’Abraham, initialement destinée à Israël, est désormais accessible aux non-Juifs. Cette bénédiction inclut non seulement la justification par la foi, mais aussi le don de l’Esprit Saint, promis à tous les croyants. Ce don est immédiat et effectif par la foi.

Les Points essentiels à retenir :
  • 0 – Tous les hommes sont sous la malédiction de la loi, car personne n’est capable d’observer la loi parfaitement.
  • 1 – Jésus a pris cette malédiction sur lui en se sacrifiant sur la croix.
  • 2 – En Christ, nous recevons la bénédiction promise à Abraham.
  • 3 – Nous recevons aussi l’Esprit Saint, don de Dieu, par la foi en Jésus.
  • Et tout cela s’accomplit par la foi.

Nous sommes libérés de la malédiction grâce à cet échange divin où nous devenons « plus que vainqueurs » (Romains 8:37), en recevant non seulement la bénédiction promise à Abraham, mais aussi le Saint-Esprit. La foi en Jésus est la clé qui nous ouvre les portes de la bénédiction et nous libère de la condamnation de la loi.

Il est également important de comprendre que la promesse de la vie éternelle est une espérance future, mais la promesse de l’Esprit se réalise immédiatement pour celui qui croit. Cependant, il est crucial de nous interroger : avons-nous pleinement saisi cette grâce ? Sommes-nous encore influencés par des comportements semblables à ceux des Galates, cherchant à nous justifier par des œuvres, ou avons-nous véritablement compris la libération que procure la foi en Christ ?

C’est pourquoi, il est essentiel d’étudier les épîtres comme celles aux Romains, aux Galates, et aux Hébreux, qui proclament cette vérité fondamentale : « Le juste vivra par la foi. » Ces lettres montrent que ni les Juifs, ni les Grecs, ni aucune autre origine ne confère un avantage particulier devant Dieu. Nous sommes tous égaux, et nous devons rejeter toute tentation de revenir à des œuvres légales pour obtenir la grâce de Dieu, car il est dit qu’en Christ :

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

4 – Galates 3:15-21 – la loi et la promesse

Galates 3:15

15    Frères (je parle à la manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute.

Paul souligne ici que les accords humains, une fois conclus, sont inaltérables. Il établit un parallèle avec l’alliance de Dieu, qui, de la même manière, est irrévocable.

Galates 3:16

16    Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Ici, Paul clarifie que la promesse faite à Abraham ne concerne pas seulement ses descendants au sens biologique (Isaac, et sa lignée), mais spécifiquement Jésus-Christ, la postérité unique par laquelle toutes les nations sont bénies. Cela signifie que la promesse de salut ne repose pas sur l’Israël charnel, mais sur la personne de Jésus-Christ.

Galates 3:17

17    Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait référence en Exode 12:40, qui mentionne la durée du séjour des Israélites en Égypte.

Exode 12:40

4Le séjour des enfants d’Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.

Il souligne que la loi, donnée des siècles après la promesse à Abraham, n’annule en rien cette promesse. La loi est venue après, mais elle ne modifie pas la validité de la promesse de Dieu à Abraham.

Galates 3:18

18    Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.

Paul insiste sur un point crucial, savoir que le salut et l’héritage spirituel ne découlent pas de la loi, mais de la promesse de Dieu faite à Abraham. Si l’héritage venait de la loi, cela contredirait la nature même de la promesse qui est un acte de grâce, librement donnée.

Galates 3:19

19    Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur.

Paul explique ici que la loi n’a pas été donnée comme un moyen de salut, mais comme un « arrêt » provisoire en attendant la venue de Jésus. La loi met en évidence le péché humain et prépare le chemin pour la foi en Christ. De plus, la loi a été transmise par l’intermédiaire des anges et d’un médiateur, qui est Moïse.

Galates 3:20

20    Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul.

Ce verset souligne la distinction entre Moïse, médiateur de la loi, et Dieu, l’unique médiateur dans le cadre de la nouvelle alliance, qui est Jésus-Christ. Moïse était médiateur pour Israël, mais il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ.

Galates 3:21

21    La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

Paul répond ici à une objection possible : la loi n’est pas contre la promesse de Dieu. Si la loi avait pu donner la vie, elle aurait été suffisante, mais en réalité, elle ne fait que révéler l’incapacité de l’homme à atteindre la perfection. La promesse de la justice par la foi en Christ est donc supérieure à la loi.

Les points clés de ce passage :

  • La promesse de Dieu à Abraham est irrévocable : Bien que la loi ait été donnée plus tard, elle n’annule en rien la promesse faite à Abraham, qui trouve son accomplissement en Christ.
  • La postérité d’Abraham est identifiée à Jésus-Christ : La promesse du salut est liée à Jésus, et non à un héritage biologique ou national.
  • La loi a été donnée pour mettre en évidence les transgressions : Elle n’est pas un moyen de salut, mais un guide temporaire jusqu’à la venue de la postérité promise (Jésus).
  • La loi ne donne pas la vie : Si une loi pouvait donner la vie, elle aurait procuré la justice, mais ce n’est pas le cas. C’est par la foi en Christ que la justification est donnée.
  • Le médiateur de la loi (Moïse) est distinct du médiateur de la nouvelle alliance (Jésus) : Moïse a été le médiateur de la loi, mais Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance, apportant la réconciliation parfaite entre Dieu et les hommes.
Conclusion

Ce passage met en lumière la distinction entre la loi et la promesse. Si la loi était essentielle pour montrer le péché et la nécessité d’un sauveur, elle n’était pas suffisante pour procurer la vie éternelle. La promesse faite à Abraham, réalisée en Christ, est ce qui apporte la véritable bénédiction. C’est par la foi en Jésus-Christ, et non par l’observance de la loi, que nous recevons l’héritage promis et l’accès à la vie éternelle.

5 – Galates 3:22-24 – L’enseignement de la loi et la préparation à la foi.

Galates 3:22

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux : qui croient.


Paul souligne ici que la loi a mis en lumière notre condition pécheresse et a révélé notre incapacité à accomplir parfaitement la volonté de Dieu. Cela a préparé le terrain pour la promesse faite à Abraham, une promesse réalisée en Jésus-Christ, accessible par la foi. Le péché, ainsi mis en évidence, a conduit à la révélation de la grâce par la foi en Jésus.

Galates 3:23

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

Avant l’avènement de Jésus, la loi agissait comme un gardien ou une protection, empêchant l’humanité de sombrer dans le péché absolu, tout en la maintenant dans un état de préparation pour la révélation de la foi véritable, c’est-à-dire en Jésus-Christ.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

La loi a agi comme un guide, ou « pédagogue », visant à nous mener vers Christ. Elle n’était pas en soi un moyen de salut, mais elle nous enseignait la nécessité de la grâce et du salut par la foi en Jésus, aucun homme n’étant capable d’accomplir toute la loi. La justification ne vient donc pas de la loi, mais de la foi.

6 – Galates 3:25-29 – La sanctification par grâce

Galates 3:25

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

Depuis l’apparition de la foi en Jésus-Christ, représentée par son sacrifice, la loi n’est plus notre guide principal. Nous sommes désormais libérés du tutorat de la loi, vivant sous la grâce de Dieu.

Galates 3:26

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

Paul déclare ici la nouvelle identité des croyants : ils ne sont plus seulement des serviteurs ou des sujets de la loi, mais des enfants de Dieu, adoptés dans sa famille par la foi en Jésus-Christ.

Galates 3:27

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

Le baptême, symbole de la nouvelle naissance, marque notre identification avec Jésus-Christ. Par lui, nous « revêtons » Christ, devenant participants de sa justice et de sa nature divine.

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Paul déclare ici l’abolition de toutes les distinctions humaines et sociales devant Dieu. Les croyants, qu’ils soient Juifs ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, sont tous égaux en Christ. Il n’y a plus de barrière entre les peuples, car tous sont unis par la foi.

Galates 3:29

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Ce verset souligne que ceux qui sont en Christ sont les véritables héritiers des promesses faites à Abraham, non pas par héritage physique, mais par la foi. Ils font partie de la « postérité » spirituelle d’Abraham, et reçoivent l’héritage de la bénédiction divine.

7 – Explication et application

Nous étions autrefois sous l’emprise de la loi, comme des enfants sous la tutelle d’un précepteur, incapables de répondre parfaitement aux exigences divines. La loi nous montrait notre état de péché, tout en nous préparant à recevoir la révélation de la foi en Jésus-Christ. Cette révélation a pris forme avec le sacrifice de Jésus, qui a accompli la loi et ouvert la voie à la grâce. Par la foi en lui, nous devenons enfants de Dieu et héritiers des promesses de Dieu faites à Abraham, non par nos œuvres, mais par la grâce.

Le baptême, en tant que signe de cette nouvelle naissance, marque notre transformation. Nous sommes « revêtus » de Christ, ayant échangé notre ancienne nature pécheresse pour la justice de Dieu. Ce revêtement est un symbole de notre identification à Jésus, qui est devenu notre justice.

De plus, Paul révèle ici un mystère profond qui est qu’en Christ, toutes les distinctions sociales et ethniques sont abolies. La division entre Juifs et non-Juifs, esclaves et libres, hommes et femmes disparaît dans l’unité en Jésus. L’Église, composée de toutes ces nations et cultures, est une seule réalité en Christ. Il est tragique que certains chrétiens continuent de créer des divisions inutiles et des hiérarchies, oubliant qu’en Christ, nous sommes tous un.

Cela souligne un principe fondamental du christianisme : l’unité du corps de Christ. Toutes les distinctions humaines sont mises de côté, et l’égalité devant Dieu est affirmée. En Christ, tous les croyants sont unifiés, et ce mystère est la base de la nouvelle humanité que Jésus est venu inaugurer.

Conclusion

Le message de Paul dans ce passage est clair : nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. La foi en Jésus-Christ est ce qui nous justifie, et en lui, nous sommes tous un, quelle que soit notre origine ou statut. Nous devenons les héritiers de la promesse faite à Abraham, et l’Église est unie en Christ, formant une communauté de croyants égaux devant Dieu.

Parabole des talents de Matthieu 25:14-30 fidélité et récompense

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La parabole des talents s’inscrit dans la suite de la parabole des deux serviteurs et de la parabole des dix vierges. Ces trois paraboles enjoignent tous les chrétiens, à être fidèles dans l’attente du retour du Seigneur Jésus.

La parabole des talents de Matthieu 25:14-30

Cette parabole insiste sur un aspect du service différent de celui évoqué dans les paraboles des dix vierges et des deux serviteurs .

Quand la parabole des deux serviteurs insiste sur la vigilance dans l’espérance du retour du Seigneur, la parabole des dix vierges enseigne sur la patience dans l’attente de la venue de Christ et la parabole des talents souligne l’importance d’un travail diligent durant cette attente du retour du Seigneur.

1 – La parabole des talents

Matthieu 25:14-30

14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.

15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.

16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.

17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.

18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.

19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.

21 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.

23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

le serviteur méchant et paresseux

24 Celui qui n’avait reçu qu’un talents s’approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné;

25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talents dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.

26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;

27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.

28 Ôtez-lui donc le talents, et donnez-le à celui qui a les dix talents.

29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse à ses disciples en réponse à leurs questions sur la fin des temps et de sa seconde venue.

3-  Le contexte 

Le contexte des trois paraboles de Matthieu 25 est le même. Il s’agit pour chacun de se préparer, de travailler et d’être prêts à chaque instant pour la venue du Seigneur qui peut avoir lieu à tout moment.

4-  Explication de la parabole

Le royaume des cieux n’est pas seulement dans les cieux mais il est aussi sur terre avec l’Église dans laquelle cohabitent de vrais chrétiens et des chrétiens qui ne le sont que de nom.

Romains 14:17

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

Cela veut dire que ce royaume n’est pas dans les choses charnelles, mais dans les choses produites par le Saint-Esprit.

Les versets 14-18 sont l’image de Jésus qui monte au ciel en laissant à ses disciples des consignes selon leurs capacités. Ici, c’est l’attitude des serviteurs qui est mis en évidence. Ces versets sont un encouragement à travailler avec diligence dans l’attente du retour du maître.

Paul insiste pour chaque chrétien travaille avec zèle.

1 Corinthiens 15:58

58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.

Le chrétien est un gérant qui a la responsabilité de faire fructifier le bien du maître. Le maître a donné à chacun un ou plusieurs dons, ou talents à développer, à faire fructifier.

Les versets de 19-23 montrent deux serviteurs qui ont travaillé et qui rendent compte du travail accompli. Ce que le Seigneur prend compte ici, ce n’est pas la quantité obtenue mais la rentabilité du travail. Chacun des deux serviteurs a eu une rentabilité de 100%. Aussi reçoivent-ils le même compliment :

23 Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

Les versets 24-27 montre un serviteur qui accuse le maître d’être malhonnête, voire dur et méchant, et qui de ce fait s’est contenté d’enfouir son seul talent.  En réalité, ce mauvais serviteur décrit ce qu’il est lui-même en plus d’être paresseux.  Peut-être s’est-il senti méprisé de ne recevoir qu’un seul talent. Cependant, il aurait du pour le moins confier ce talent à un autre pour le faire fructifier, ce qu’il n’a même pas fait.

Les versets 28-30  montre que ce serviteur savait ce qu’il devait faire, mais qu’il ne l’a pas fait et qu’il a ainsi commis un péché par omission

Jacques 4:17

17 Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.

Tout serviteur doit penser à l’heure des comptes qui arrivera. La fidélité et le zèle déployés seront récompensés : ‘bon et fidèle serviteur’.

L’incrédulité et la paresse seront condamnées et ceux qui auront été incrédules ou paresseux seront jetés dans les ténèbres.

où il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Les méchants serviteurs

Ainsi, ils regretteront, mais trop tard, leurs attitudes qui les ont conduits dans cette situation alors que tout était à leur portée.

Le verset 29 qui dit ‘on ôtera même ce qu’il a’, est répété par cinq fois dans les Évangiles (outre dans ce texte de Matthieu 25, mais aussi en Matthieu:13-12, en Marc 4:24, Luc 8:18 et Luc 19:26) . C’est donc avec insistance que Jésus répète cela. Quand quelque chose est répétée plusieurs fois dans la Parole de Dieu, c’est que cette chose arrivera avec certitude.

Il ne faut donc pas se poser trop de questions mais il faut agir selon :

Ecclésiaste 9:10

Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le; car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas.

5- La leçon pour nous à retenir 

Nous voyons bien souvent des personnes envier d’autres personnes pour leurs dons, leur ministère, vouloir ces mêmes dons ou ce ministère quand le Seigneur a prévu autre chose pour chacun.

Il est plus important de chercher ce que Dieu nous a donné, d’être capable de discerner ce dont il nous a équipé, et développer ces dons et ces talents.

Rappelons-nous que nous serons jugés sur la valeur de notre service en rapport avec notre propre capacité et en fonction de notre diligence.

Ne soyons pas à l’image de ce méchant serviteur, en nous rappelant sa fin. Comme il est dit en Romains 12:6-9 que chacun s’attache à ce qui lui est confié.

Romains 12:6-9

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien.

Galates chapitre 2 – Étude Biblique

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Galates Chapitre 2 – L’importance de la foi en Jésus-Christ et la défense de l’Évangile de la grâce. Ce chapitre met en lumière la défense de Paul de l’Évangile de la grâce et la foi en Jésus-Christ, en opposition aux pratiques judaïques que certains cherchaient à réintroduire parmi les nouveaux convertis. Paul, fidèle à sa mission d’apôtre des incirconcis, clarifie les choses et montre que les traditions du judaïsme, comme la circoncision, ne sont plus nécessaires pour le salut. Ce passage est crucial dans la défense de la foi chrétienne centrée sur la grâce, en contraste avec les exigences légales de la Loi mosaïque.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 3

Galates chapitre 2 : l’appel de Paul à la liberté chrétienne

1 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Dans ces versets de Galates 2:1-6, Paul explique qu’il est monté à Jérusalem quatorze ans après sa conversion, accompagné de Barnabas et de Tite, pour discuter de l’Évangile qu’il prêchait parmi les païens. Il précise que cette démarche fut motivée par une révélation, et non une pression humaine. Paul présente l’Évangile aux responsables de l’Église de Jérusalem pour s’assurer qu’il ne prêche pas en vain. Cependant, malgré la pression des « faux frères » qui cherchaient à imposer la circoncision aux convertis non juifs, Paul maintient fermement que la liberté en Christ ne doit pas être compromise.

Ce passage se réfère également au concile de Jérusalem en Actes 15:1-35

Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Lors de ce concile de Jérusalem, la question de la circoncision des païens fut débattue. La conclusion de ce concile, qui rejetait l’imposition des rites juifs aux convertis païens, témoigne de l’unité de l’Église sur ce sujet crucial. Paul affirme que même à Jérusalem, Tite, un Grec, n’a pas été forcé à se faire circoncire, prouvant ainsi que la foi en Christ suffit pour être justifié, sans besoin d’ajouter les œuvres de la Loi.

Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Les vrais chrétiens œuvrent ensemble sans esprit partisan et répartissent les tâches.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Galates 2:7-10 souligne la reconnaissance de l’apostolat de Paul par les autres apôtres. Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, qui lui ont donné la main d’association, validant ainsi sa mission auprès des païens. La seule recommandation qu’ils lui firent fut de se souvenir des pauvres, ce que Paul s’efforça de faire à travers ses diverses collectes (cf. Actes 11:28-30 ; Romains 15:25-26 ; 1 Corinthiens 16:1-4).

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Paul mentionne également l’aide financière qu’il apporte à Jérusalem en :

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Ainsi que dans :

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

2 – Paul s’oppose à Pierre à Antioche (Galates 2:11-14)

Galates 2:11-14

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage de Galates 2:11-14, Paul relate un incident survenu à Antioche, où il dut s’opposer à Pierre (Céphas) parce que celui-ci agissait hypocritement. Bien qu’il mangeait auparavant avec les païens, Pierre se retira par crainte des partisans de la circoncision venus de Jérusalem. Cette dissimulation conduisit même Barnabas à suivre son exemple. Paul le réprimanda publiquement, rappelant que la vérité de l’Évangile ne permet pas de telles divisions. Il souligne que la conduite hypocrite de Pierre risquait de détourner les païens de la foi en Christ.

3 – La foi en Christ, non les œuvres de la loi (Galates 2:15-21)

Galates 2:15-18 – Le chrétien est mort à la loi

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

Galates 2:15-21 introduit le cœur de l’Évangile prêché par Paul : la justification par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la Loi. Ce passage est crucial pour comprendre la doctrine de la grâce. Paul, tout en affirmant son héritage juif, explique que la justification ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. Il rejette toute idée selon laquelle l’observance des rituels juifs serait nécessaire pour être sauvé.

Psaumes 143:2 

N’entre pas en jugement avec ton serviteur! Car aucun vivant n’est juste devant toi.

La justification, ou être jugé juste aux yeux de Dieu, ne s’obtient pas par les œuvres de la Loi, mais par la foi en Jésus-Christ et son sacrifice à la croix. Galates 2:15-18 est complexe : si Pierre avait raison d’éviter de manger avec les pagano-chrétiens, alors Paul et les autres judéo-chrétiens auraient péché selon la loi, suggérant que la justification en Christ sans la loi mène au péché. Mais Paul réfute cette idée absurde. Il explique que la Loi nous condamnait tous car nous étions pécheurs. Cette condamnation a été prise par Jésus, qui est devenu péché pour nous. Lorsque Jésus mourut sur la croix, nous mourions avec lui, et quand Dieu le ressuscita, nous fûmes aussi ressuscités par la foi.

Galates 2:19-21

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. 

Galates 2:19-21 résume la transformation spirituelle opérée en Christ. Paul déclare qu’il est « mort à la loi » pour vivre pour Dieu. Sa vie est désormais une vie de foi en Jésus-Christ, qui l’a aimé et s’est livré pour lui. Le verset 20 exprime de manière poignante la nouvelle identité du chrétien : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ». Cette nouvelle réalité spirituelle libère le croyant de la condamnation de la Loi et lui permet de vivre sous la grâce.

Paul conclut en affirmant que si la justice pouvait être obtenue par la Loi, alors Christ serait mort en vain. Cette affirmation est essentielle : le sacrifice de Jésus est suffisant et parfait pour le salut. Toute tentative de justifier sa vie par des œuvres annule la grâce de Dieu.

Réflexion et application pour aujourd’hui

Le message central de Galates 2 est que la foi en Jésus-Christ suffit pour être sauvé. Aucun ajout d’œuvres ou de pratiques religieuses n’est nécessaire. Ce passage est d’une importance capitale pour la compréhension chrétienne du salut par la foi et de la liberté en Christ.

Le défi lancé aux croyants aujourd’hui est de résister aux tentations de revenir à une forme de légalisme ou de traditions qui ont prospéré aux cours des siècles, qui risquent d’obscurcir la vérité de l’Évangile. Paul exhorte à une foi authentique et cohérente, libre des pressions humaines, centrée uniquement sur la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

En somme, Galates 2 nous rappelle que la vraie justice ne se trouve pas dans nos efforts humains, mais dans notre union avec Christ, qui nous a sauvés par son sacrifice.

La parabole des brebis et des boucs – Matthieu 25:31-46

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La parabole des brebis et des boucs, dans Matthieu 25:31-46, fait partie d’une série de paraboles où Jésus évoque la fin des temps. Ces paraboles répondent à la question des disciples concernant le moment de cet avènement et la fin du monde.

La parabole des brebis et des boucs

1 – Introduction

Dans cette parabole, l’accent est mis sur le service et l’attention envers les autres, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations de besoin. Jésus souligne l’importance d’agir avec compassion envers ceux qui sont vulnérables, car ces actions démontrent la vraie foi.

Mais une question clé émerge : qui sont les frères de Jésus ?
Dans Matthieu 12:50, Jésus répond :
« Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Les « frères » de Jésus, dans ce contexte, ne se limitent donc pas à un groupe particulier, mais incluent tous ceux qui suivent et obéissent à Dieu.

Matthieu 25:31-46
Le jugement des justes

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?

38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?

39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Le jugement des maudits

41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;

43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?

45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à une question de ses disciples concernant le moment de son retour.

Matthieu 24:3

Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

3-  Le contexte :

Depuis le chapitre 24 de Matthieu, Jésus évoque les événements des temps de la fin, décrivant notamment le jugement dernier où il apparaîtra dans le ciel.

Matthieu 24:30

30  Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

À travers diverses paraboles, comme celles du figuier, des deux serviteurs, des dix vierges et des talents, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance en ce qui concerne son retour. Il y aura un jugement à la fin des temps, ainsi qu’une récompense pour les justes.

Dans Matthieu 25, la parabole des dix vierges souligne l’importance pour tout chrétien de veiller et de se préparer à la venue du Seigneur. La parabole des talents, quant à elle, enseigne que chaque chrétien doit œuvrer avec diligence. Enfin, la parabole des brebis et des boucs annonce la séparation lors du jugement, une idée déjà présente dans les paraboles précédentes qui opposent les bons serviteurs et les méchants serviteurs.

4-  Explication de la parabole

Dans le Nouveau Testament, la séparation précède toujours le jugement.

En Matthieu 3:12 le blé est séparé de la paille (ce qui est utile, de ce qui est inutile )

En Matthieu 13:30 le blé est séparé de l’ivraie (ce qui est vrai, de ce qui est faux )

En Matthieu 25:12 les vierges sages sont séparées des vierges folles (celui qui est vigilant, de celui qui est insouciant)

En Matthieu 25:31-46 les brebis et les boucs (ceux qui obéissent, de ceux qui se rebellent )

Dans cette scène du jugement dernier, Jésus est assis sur son trône de gloire, entouré de ses anges.

Matthieu 25:31

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

Les brebis représentent ceux qui croient en Jésus et le suivent, manifestant douceur, soumission et obéissance.

Psaumes 79:13

13 Et nous, ton peuple, le troupeau de ton pâturage, Nous te célébrerons éternellement; De génération en génération nous publierons tes louanges.

Le terme « brebis » symbolise les croyants, tandis que les boucs représentent les rebelles, ceux qui suivent leur propre voie, souvent chargés de péchés, comme l’image du bouc émissaire (Azazel) dont il est question en Lévitique 16 qui, chargé des péchés du peuple, était envoyé dans le désert. Les brebis, qualifiées de justes, le sont en raison de leur foi en Jésus, une justice à la fois imputée et impartie :

  • Justice imputée : justification par la foi.
  • Justice impartie : sanctification progressive au cours du temps.

Les brebis ont mené une vie marquée par les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la compassion et la bonté (Galates 5:22), des actes simples qui passent inaperçus, à l’opposé des actions impressionnantes revendiquées par les hypocrites de Matthieu 7:21-23.

Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Les boucs, quant à eux, ne sont pas condamnés seulement pour des péchés flagrants comme l’idolâtrie, mais aussi pour leur négligence à manifester l’amour sous ses différentes formes. Selon

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

La grâce de Dieu est le terreau dans lequel la foi s’enracine pour produire de bonnes œuvres.

Jean 3:36

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. en découle.

Ce verset affirme que « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, la colère de Dieu demeure sur lui. »
Les boucs sont condamnés pour leur incrédulité et leur incapacité à produire des fruits d’amour, n’ayant pas mené une vie sanctifiée.

2 Thessaloniciens 2:12-14

12 afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

14 C’est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.

Le critère de jugement est la foi en Jésus, qui produit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22. Il est important de distinguer le salut du jugement :

  • Le salut est acquis durant la vie terrestre.
  • Le jugement intervient à la fin des temps et repose sur les bonnes ou mauvaises œuvres, évaluées selon la loi divine.
2 Corinthiens 5:10

10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Éphésiens 6:8

sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien.

5- La leçon à retenir 

Quelle distinction est faite entre les brebis et les boucs ? Elle repose sur leur service, leur attention envers les autres et leur manifestation d’amour. Notre foi, la vraie foi, doit être démontrée par des actes. Ce ne sont pas nécessairement des œuvres spectaculaires, mais plutôt des actions ordinaires, remplies d’amour et de bienveillance.

Jacques 2:17-18

17 Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

Cette parabole nous invite à nous examiner nous-mêmes et à nous poser la question : « Qu’avons-nous fait ? » L’objectif du chrétien est de participer à la vie éternelle, à la glorification. Il est important de se rappeler que nous serons sauvés en raison de notre élection, qui se manifeste dans notre appel, notre justification par la foi et notre sanctification par une vie de sainteté, marquée par de bonnes œuvres.

1 Thessaloniciens 4:3-8

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité;

c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté,

sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu;

c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.

Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification.

Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint Esprit.

Le chrétien doit mettre en pratique la Parole de Dieu

1 Pierre 1:22

22 Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur,

2 Pierre 1:5-11

à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science,

à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété,

à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour.

8Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ.

Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.

10 C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.

11 C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera pleinement accordée.

Ce passage de 2 Pierre 1 nous encourage à ajouter à notre foi la vertu, la science, la tempérance, la patience, la piété, l’amitié fraternelle et l’amour, car ces qualités nous rendront efficaces dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui néglige ces choses oublie qu’il a été purifié de ses péchés anciens. C’est pourquoi, il est essentiel de s’appliquer à affermir notre vocation et notre élection, afin d’hériter du royaume éternel.

Observation :

Certains interprètent ce jugement comme basé sur l’attitude envers les juifs, identifiant les « plus petits de mes frères » comme les juifs parmi lesquels Jésus est venu sur terre. D’autres voient dans ces frères les chrétiens démunis. Mais selon le Nouveau Testament, qui sont les frères de Jésus ?

Matthieu 12:50

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Matthieu 28:10

10 Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront.

Pour conclure, Pierre fait une recommandation à chacun :

1 Pierre 4:7

7 La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière.

Pourquoi un jugement final ?

Pour déterminer qui ira au ciel et qui ira en enfer.

Pour révéler la récompense ou la sanction de chacun.

Pour faire éclater la gloire de Jésus aux yeux de tous.
(Romains 11:36 ; Philippiens 2:9-10 ; 2 Thessaloniciens 1:10)

Pour honorer son peuple élu face à ceux qui se sont moqués d’eux.

Galates chapitre 1- Étude Biblique

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Galates chapitre 1 introduit l’apôtre Paul, qui défend son autorité apostolique et le véritable évangile face aux fausses doctrines. Il exhorte les Galates à rester fidèles à l’Évangile de Christ, prêché sans altération.

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Galates chapitre 1 – étude approfondie de la justification par la foi

Paul avait annoncé l’Évangile aux Galates, les conduisant à la conversion. Il exprime sa mission avec ferveur dans :

 Actes 20:24

24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Paul se consacre en effet entièrement à la proclamation de la grâce de Dieu, la bonne nouvelle libératrice. Cependant, il s’inquiète en apprenant que de faux docteurs judaïsants tentent de soumettre les Galates au joug de la loi mosaïque, s’éloignant ainsi de la grâce.

Galates 1:1-5- Les salutations

1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts,

et tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie:

que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ,

qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père,

à qui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!

Les salutations de Paul dans cette épître sont marquées par un ton plus sec en comparaison avec ses autres lettres, soulignant la gravité de la situation des Galates. Dès le début, Paul réaffirme l’origine divine de son ministère : il est apôtre, non par un homme, mais par Jésus-Christ lui-même. Ce détail est important parce qu’il répond directement aux doutes semés par ses détracteurs sur son autorité apostolique.

« La grâce et la paix » : Paul commence par ces termes pour rappeler la liberté en Christ et la paix que la grâce apporte, en opposition avec l’emprisonnement sous la loi. Les mots « grâce » (charis en grec) et « paix » (shalom en hébreu) sont des salutations respectivement grecque et juive, indiquant aussi l’unité dans le corps de Christ, au-delà des divisions culturelles.

Galates 1:6-9 – Il n’y a pas d’autre Évangile 

Paul est stupéfait par la rapidité avec laquelle les Galates se détournent de la grâce de Christ pour un « autre évangile ». Ce passage est également abordé en Galates 4:8-20 et Galates 5:1-12.

Galates 1:6-7

6 « Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre (hétéros) Évangile.

7    Non pas qu’il y ait un autre (allos) Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. »

Paul choisit des mots durs pour exprimer son désarroi face à ce dévoiement rapide. Il utilise deux termes grecs différents pour « autre » : héteros (autre de nature différente) et allos (autre de même nature). En d’autres termes, Paul souligne que ce nouveau message n’est pas un simple ajustement de l’Évangile qu’il a prêché, mais un évangile totalement différent qui détourne les Galates de la grâce pour les ramener à l’esclavage de la loi.

Galates 1:8-9  -Malheur à celui qui porte un faux évangile

Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème!

Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème!

Paul prononce une malédiction (anathème) sur ceux qui prêchent un faux évangile, une parole forte pour démontrer le sérieux de la situation. Le mot grec pour anathème à la même signification qu’un mot hébreu qui est traduit en français par dévoué par interdit. Ce faux évangile n’est pas seulement une opposition aux doctrines de Paul, mais une perversion du cœur même de la foi chrétienne, la grâce en Christ. Paul souligne ici l’immuabilité de l’Évangile qui ne peut être modifié, même par un ange

Application à nous aujourd’hui

Les épîtres, comme celle aux Galates, nous rappellent qu’il est impossible de mélanger l’Évangile de la grâce avec des préceptes humains, tels que les traditions ou les œuvres de la loi. Cela dénaturerait la pureté de l’Évangile. Paul avertit contre tout ajout ou soustraction à l’Évangile, comme il est également mentionné dans Apocalypse 22:18-19.

Chaque chrétien est appelé à user de discernement et à veiller à la pureté de l’Évangile qu’il reçoit et annonce. Cela nécessite une solide connaissance des Écritures et une relation constante avec Christ, afin de ne pas tomber dans l’erreur.

1 Corinthiens 2:2

Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.

C’est Jésus-Christ crucifié et ressuscité qui est le centre de notre foi. Rien ne doit détourner notre regard de lui et de l’œuvre parfaite de la croix.

Conclusion

La lettre aux Galates est un appel urgent à demeurer fermes dans la grâce de Dieu. Paul nous met en garde contre toute tentative de retour aux pratiques légales qui pourraient voiler la liberté que nous avons en Christ.

Galates 1:10-24

Ces versets ont été étudiés dans Galates introduction

Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

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L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 1

Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Romains chapitre 16 – Étude Biblique

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Le chapitre 16 de l’Épitre aux Romains est une énumération de personnes connues de l’apôtre dont il rappelle les souvenirs avec quelques recommandations.

Romains chapitre 16 : salutations, conseils et encouragements de Paul

1 – Les salutations de Paul

Paul parle de ses compagnons d’œuvre en Jésus-Christ.

Romains 16:1-16

1 Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées,

afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle en a donné aide à plusieurs et à moi-même.

Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus Christ,

qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens.

Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie.

Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous.

Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi.

Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur.

Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé.

10 Saluez Apellès, qui est éprouvé en Christ. Saluez ceux de la maison d’Aristobule.

11 Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur.

D’autres serviteurs du Seigneur

1Saluez Tryphène et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur. Saluez Perside, la bien-aimée, qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur.

13 Saluez Rufus, l’élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne.

14 Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux.

15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympe, et tous les saints qui sont avec eux.

16 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les Églises de Christ vous saluent.

Quelques précisions

Nous ne détaillerons pas tous les versets, mais nous mettrons l’accent sur quelques points essentiels. Phoebé, mentionnée au début de cette Épître, se trouvait à Corinthe puisque Cenchrées était l’un des deux ports de cette ville. Elle semble être celle qui a été chargée par Paul de porter cette lettre aux Romains, comme il est dit : « Je vous recommande Phoebé, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées. »

Le nom de Phoebé signifie brillante et radieuse, et le terme diaconesse correspond à ce que nous appellerions aujourd’hui une servante, tout comme le titre de diacre se traduit par serviteur, dérivé du mot « diakonos ». Phoebé n’avait pas nécessairement un titre spécifique, mais elle s’impliquait activement dans le service. Il est important de noter que les titres sont moins significatifs que les fonctions exercées. Nous devons être prudents dans l’interprétation des termes.

Au verset 3, Prisca et Aquilas sont mentionnés en Actes 18:2, 18 et 26 (Priscille), ainsi qu’en 2 Timothée 4:19. Le même mot grec est traduit par Prisca dans certains cas et Priscilla dans d’autres, ce qui peut semer la confusion.

Au verset 5, il est intéressant de noter qu’à Rome, à cette époque, il y avait plusieurs cellules chrétiennes, des églises de maison ou assemblées, ce qui est tout à fait logique dans les premiers temps du christianisme. Il est souvent mentionné : saluez… ceux de la maison.

Au verset 7, le terme ‘parents’ peut être trompeur. Junias n’est peut-être pas une femme mais un homme, compagnon de captivité de Paul. La terminaison en « ias » est parfois ambiguë, en effet :

Matthieu 16:14

14 Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.

Et en grec Elie est appelé Helias, et Jérémie Jeremias.

Au verset 10, Apellés signifie éprouvé (dokimos) ou approuvé, suggérant que nous sommes approuvés par Christ quand nous sommes éprouvés. Comme écrit en 1 Corinthiens 11:19 : « Il faut qu’il y ait des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels. » Cela implique une épreuve de rester dans la vérité malgré les sectes. Notre comportement déterminera si nous sommes approuvés par le Seigneur.

Au verset 13, Rufus pourrait être le fils de Simon de Cyrène, car il est dit en :

Marc 15:21

21 Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus;

Romains 16:17-20

2 – Romains 16:17-23 Les conseils et les encouragements

17 Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux.

18 Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples.

19 Pour vous, votre obéissance est connue de tous; je me réjouis donc à votre sujet, et je désire que vous soyez sages en ce qui concerne le bien et purs en ce qui concerne le mal.

20 Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous!

Dans ces versets 17-20, Paul appelle à la vigilance envers ceux qui provoquent des divisions et des scandales. Il met en avant l’importance de l’unité et recommande de vérifier si les individus conduisent réellement à Jésus ou s’ils poursuivent leurs propres intérêts. Le message est d’éviter ceux qui prêchent pour des motifs personnels et privilégient la prospérité plutôt que les épreuves : ‘Éloignez-vous d’eux.’

Romains 16:21-23

21 Timothée, mon compagnon d’œuvre, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents.

22 Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre.

23 Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Église, vous salue. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que le frère Quartus.

Dans les versets 21-23, Paul cite Timothée et d’autres compagnons d’œuvre.

Romains 16:24-27

24 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous! Amen!

25 A celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles,

26 mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi,

27 à Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles, par Jésus Christ! Amen!

Au verset 25, Paul évoque un mystère dissimulé :

Éphésiens 3:6

Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus Christ par l’Évangile,

Ainsi, le mystère caché n’est pas le fait que les païens vont être amenés à la foi en Jésus, en Dieu (le Dieu des hébreux), ce qui était déjà annoncé. Ce mystère caché, c’est qu’ils vont faire partie d’un même corps.

Le mystère est que les païens font partie de l’Église, avec les juifs croyant en Jésus. Paul était à Corinthe, comme indiqué dans le verset 22, où il a baptisé Gaïus, mentionné dans 1 Corinthiens 1:14, montrant qu’il y avait une église de maison.

Romains chapitre 15 – Étude Biblique

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Dans le chapitre 15 de l’Épitre aux romains , Paul continue d’enseigner aux chrétiens leurs devoirs dans les relations entre eux, en fonction de leur niveau de foi, forte ou faible. Puis il enseigne le devoir des chrétiens à l’égard des autres nations.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 16

Romains chapitre 15 : l’appel à l’unité et à la mission mondiale

Introduction

Le chrétien doit soutenir et supporter les autres chrétiens.

Un rappel de Romains 14 : quand Paul parle d’être faible ou fort dans la foi, il ne parle pas de la foi en Jésus. Il parle de la foi pratique dans la vie courante, des choses qu’il est permis de faire ou non en tant que chrétien.

Romains 15:1-6 – L’exemple de Jésus

1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification.

Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit: Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance.

Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus Christ,

afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Ne pas choquer le frère

Le mot complaire indique qu’il ne faut pas dans notre attitude choquer les autres mais leur être agréable. Nous avons tous différents niveaux de maturité spirituelle. Ce qui se passe, c’est que celui qui a une bonne compréhension de la Parole, sait mieux que tout autre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, alors que le jeune converti peut sans cesse se poser la question qu’est ce qui est permis et qu’est ce qui ne l’est pas. Bien souvent, il va s’interdire beaucoup de choses. En s’arrêtant sur un seul verset, il peut faire de celui-ci sa doctrine et s’interdire quelque chose, ne sachant pas qu’il y a d’autres versets qui peuvent contredire (viandes sacrifiées…).

Exemple de la viande sur un marché

Ainsi par exemple, il est interdit de manger de la viande sacrifiée aux idoles, mais quid pour celle qui se retrouve sur un étal du marché sans mention particulière. Dans ce cas là, le fait de prier et de sanctifier le repas fait qu’on peut manger sans crainte. Quand un jeune converti campe sur sa position, il ne faut pas insister pour essayer d’avoir raison et il faut le laisser jusqu’à ce qu’il comprenne, afin que cela ne provoque pas une dispute au sujet du manger et du boire. L’objectif est de rester dans l’unité afin de glorifier Dieu.

Il faut donc supporter les faibles et ne pas rechercher ce qui nous plait (v1).

Le but est de plaire à notre prochain en vue de son édification. (v2) Il faut toujours chercher à édifier. Le fil rouge est l’humilité.

L’objectif est aussi de plaire à Jésus-Christ (v3) car Christ ne s’est point complu en lui-même, comme il est écrit en :

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Quand quelqu’un insulte un chrétien pour sa foi, derrière ce chrétien, c’est Dieu que cette personne insulte.

Le verset 4 du chapitre 15 nous dit que par la patience, et par la consolation donnée par les Écritures, nous possédions l’espérance. Il est dit aussi en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Le verset 15:5 nous demande d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. Il faut rechercher l’unité du corps de Christ. L’objectif est l’unité et non la division.

Le verset 15:6 nous dit que la finalité est que tous ensemble, d’une seule bouche, nous glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cela demande d’établir une relation de confiance, en considérant l’autre comme son égal. Cela demande simplement à tous de manifester de l’humilité. Ne croyons pas que seul le fort dans la foi puisse manifester de l’orgueil. Il est très impressionnant parfois de voir une personne socialement modeste ou faible dans la foi faire preuve d’un orgueil démesuré. Bien souvent, l’orgueil se manifeste pour cacher un complexe d’infériorité. Chacun doit comprendre qu’il ne sait rien par rapport à ce qu’il peut imaginer savoir. Nous aurons une connaissance complète quand nous serons près de Jésus. C’est pourquoi, il ne sert à rien de vouloir prétendre en savoir plus que l’autre. Plus nous rentrons dans la connaissance de la Bible par l’étude, et plus nous prenons conscience que nous ne savons rien.

Notre attitude doit être dictée par :

Galates 1:10

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Il ne faut pas oublier cela. Nous sommes serviteurs de Christ. Notre seul objectif est de faire tout pour plaire au Seigneur. Tout ce que nous faisons, faisons le comme pour le Seigneur.

Pour résumer, à l’époque de Paul, cela concernait principalement le manger et le boire relatif aux viandes sacrifiées aux idoles comme il est écrit dans les deux passages suivants :

1 Corinthiens 8:7-13

Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

1 Corinthiens 10:31-33

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

32 Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu,

33 de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

Retenons une chose de ces passages : quoi que nous fassions, faisons tout pour la gloire de Dieu. Les anciens dans la foi, doivent faire attention à leurs actes, et doivent donner l’exemple en ne semant pas le trouble avec une attitude équivoque.

Romains 15:7-13

Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,

tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit: C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore:

10 Nations, réjouissez-vous avec son peuple!

11 Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples!

12 Ésaïe dit aussi: Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui.

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Là, nous quittons tout ce passage afférent au faible et au fort. Nous passons à une autre pensée et Paul commence à nous dire : Accueillons-nous donc les uns les autres. Le but est toujours d’être dans un esprit d’unité. Paul dira aussi « saluez vous d’un saint baiser ». Si on dit cela, c’est véritablement sans hypocrisie, sans arrière pensée mais en unité d’esprit.

Au verset 7, il est dit : » Christ nous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »Ceci est un rappel de :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Quelles que soient nos origines, nous devons accepter l’autre comme un frère qu’il s’agisse d’origines ethniques, d’origines de pays, d’origines religieuses, sociales.

Le verset 8 nous dit que Christ est le serviteur des circoncis, par la fidélité de Dieu. Donc Paul est toujours en train de faire un parallèle entre le juif et le grec. En ce qui concerne les juifs, la venue de Jésus n’est jamais que la confirmation de toutes les promesses que Dieu avait faites au peuple juif. D’un autre côté, en ce qui concerne les grecs, il va manifester sa miséricorde pour toutes les nations qu’il accueillera au sein de l’Église. Nous avons le verset de :

Galates 3:16

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Du verset 9 au verset 12, il est question de cet accomplissement de toutes les promesses faites au peuple juif, qui se résument en une seule, la venue de Jésus.

 Les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde ce qui reprend le verset de :

Psaumes 18:50

50 C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Éternel! Et je chanterai à la gloire de ton nom.

On peut interpréter ce verset de différentes façons. Ce sont, soit les juifs qui louent Dieu parmi les nations ce qui peut interpeller les païens, mais cela peut être tout autant un païen qui a la révélation de Dieu, de Jésus, et qui loue parmi les nations avec le même résultat d’amener les autres à Jésus Christ et à Dieu. Nous voyons au verset 13 de ce chapitre 15 de Romains l’action du Saint Esprit qui est toujours un peu en retrait mais qui agit.

La circoncision était le sceau de l’alliance avec le peuple juif. Cette question sera étudiée ultérieurement.

Paul demande à tous d’accueillir l’autre, les uns, juifs pour la réalisation de la promesse de Dieu, d’un rédempteur, les autres païens, pour la miséricorde qui leur est accordée.

2 – Le ministère de Paul

Romains 15:14-23

14 Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

15 Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

19 par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ.

20 Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui, selon qu’il est écrit:

21 Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront.

22 C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous.

23 Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous,

Les versets 14-16 concernent le ministère de l’Évangile auprès des païens. Paul encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leurs bonnes dispositions, ayant une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres. Il s’agit de la connaissance des Écritures (c’est à dire de l’Ancien Testament) pour comprendre les réalités avec la venue de Jésus-Christ.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Hébreux 10:1

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Avec les versets 15 et 16 de ce chapitre 15 de l’Épitre aux romains, les païens sont présentés comme une offrande agréable à Dieu. Il y a un rappel de :

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

au verset 15:16 : Cette offrande est sanctifiée par le Saint-Esprit.

Dans les versets 17 à 19, Paul se glorifie en Jésus, ce qui veut dire qu’il rend gloire à Jésus pour l’œuvre qu’il lui a permis d’accomplir. Il explique que ce n’est pas lui, Paul, qui a œuvré à la conversion, de même que ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion, par la prédication de la Parole et par les actes, miracles, guérisons, prodiges, mais que c’est Jésus et le Saint Esprit.

2 Corinthiens 12:12

12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ces prodiges, ne sont que des signes attestant que Paul était un ministre de Jésus. Nous sommes bien loin des gens qui se vantent d’avoir fait des conversions. Paul était la main guidée par le Saint Esprit pour amener les païens à Christ? Ce n’est que par l’action du Saint Esprit que les miracles peuvent se faire. Ceux-ci ne font jamais qu’accompagner la Parole. Nous aimerions, pour nous dire que la parole que nous portons est juste, que Dieu y met son sceau avec un prodige, un miracle. Il faut pas rechercher le miracle pour le miracle mais comme sceau. Ce n’est pas le miracle qui amènera une personne à la conversion. Combien de pharisiens ont demandé à Jésus de leur faire voir un miracle? Ce n’est pas pour autant qu’ils se sont convertis. Jésus a fait beaucoup de miracles et peu se sont convertis.

Le principe que Paul s’applique à lui-même

Le verset 20 montre que Paul a annoncé l’Évangile là où le Christ n’avait pas encore été annoncé. Ce passage peut être relevé pour s’opposer à l’église catholique lorsqu’elle dit que Pierre a été enterré à Rome et que son tombeau est dans la basilique de Rome. Or dans la basilique ne figure qu’un cénotaphe (tombeau vide). Pierre a été du côté de Babylone. L’objectif de l’évêque de Rome était d’obtenir la primauté sur tous les évêques parce qu’il fut un temps où il y avait un évêque (le mot évêque voulant dire ancien) dans toutes les villes. Or l’évêque de Rome s’est imposé avec l’appui de l’empereur Constantin et de ses armées.

A propos des versets 20-21, Paul avait voulu évangéliser les villes qui n’avaient pas encore entendu la bonne nouvelle de Jésus-Christ, et le verset 21 fait référence au verset d’Ésaïe 52:15 qui dit que « de même, il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, Ils apprendront ce qui n’avaient point entendu ».

Paul a une très bonne connaissance des Écritures, et c’était pour lui quand il citait des versets de l’ancien testament, une façon d’appuyer ce qu’il disait pour les personnes qui connaissaient les écritures en attirant particulièrement leur attention. Chaque chrétien doit avoir une bonne connaissance des Écritures pour pouvoir instruire les autres.

Paul a été enseigné par le Seigneur

Le ministre de l’Évangile auprès des païens qu’est Paul, encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leur bonne disposition. Il ne se place pas comme une personne qui a une meilleure connaissance (verset 14) et pourtant il pouvait le faire car personne d’autre que lui n’avait reçu la révélation directement par Jésus. Rappelez vous 1 Corinthiens 11: 23 où Paul dit: « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné..« . Dans un autre passage, il va dire que la compréhension de la Parole lui a été révélée par Jésus-Christ. En fonction de notre état de maturité, nous devons nous tourner vers le Saint Esprit avant de lire la Bible, et prier pour demander au Seigneur de nous donner la révélation et la compréhension de sa Parole. C’est très important.

Il faut avoir une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres, pour les édifier. Les érudits dans les Écritures du temps de Paul, devaient pouvoir comprendre que Jésus était venu pour réaliser les Écritures. Ce que nous devons apprendre, c’est que ce soit dans l’ancien testament, que ce soit dans le nouveau testament, tout tourne autour de la personne de Jésus.

Dans le même esprit que dans Colossiens 2:17, nous avons

Hébreux 10:1 qui nous dit que

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Donc on parle ici encore de l’ombre des choses à venir? Les juifs s’arrêtent à ce qui est écrit dans l’Ancien Testament où il est décrit l’ombre des choses à venir. L’expression française qui correspond à cela est « laisser la proie pour son ombre ».

Aux versets 15 et 16, il est question des païens présentés comme une offrande agréable à Dieu. A propos des fondements de la foi, nous devons nous-mêmes par notre propre volonté monter sur l’autel des sacrifices et nous offrir librement à Dieu comme un sacrifice vivant.

En Ésaïe 66:18-21 nous avons aussi un rappel par Ésaïe, prophète messianique où il est écrit:

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

Donc, il est déjà annoncé que la sacrificature va changer. Pour revenir au verset 16 de ce chapitre

Romains 15:16

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

Cette offrande des hommes païens est sanctifiée par le Saint Esprit. Ce n’est pas Paul qui a œuvré à la conversion des païens, de même ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion. C’est le Saint Esprit par la prédication de la Parole, qui attestait par les prodiges et les signes que Paul était un ministre de Jésus. Et Paul dira en 2 Corinthiens 12:12 que les preuves de son apostolat ont éclaté par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ceci est dit parce que des gens à plusieurs reprises,  rejetaient l’apostolat de Paul, disant que celui-ci n’avait pas connu Jésus de son vivant. Cela peut se comprendre, sauf qu’en écoutant la personne, on ne peut que s’incliner surtout quand Paul dit que ce n’est pas de la part des hommes ou d’un homme qu’il a reçu la révélation mais par Jésus-Christ lui même. 

Aux versets 20 et 21, l’Évangile est annoncé là où Jésus Christ n’avait pas encore été  annoncés

3 – Les projets de Paul

Paul a priori était à Corinthe. Plusieurs choses font dire cela lorsqu’il a rédigé cette lettre de Romains 5. Les projets de Paul étaient les suivants:

a) D’aller voir les chrétiens à Rome sur la route qui devait le mener vers l’Espagne avec leur aide comme il est dit aux versets 15:22-24

b) Cependant (versets 15:25-28) , avant d’aller à Jérusalem parce qu’il avait reçu des dons en faveur des pauvres de Jérusalem (cp. 2 Corinthiens 8-9), il rappelle qu’il avait pris cet engagement auprès de Pierre, de Jacques et de Jean lors du concile de Jérusalem dont il parle en :

Galates 2:9-10

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

c) Paul a aussi pour objectif d’arriver chez les romains dans la joie et de prendre avec eux quelque repos (V. 15.29-33).

4-   Un rappel :

La première partie de ce chapitre 15 du verset 1 au verset 7, nous parle de Jésus comme modèle par rapport à la conduite à tenir pour le fort envers le faible. Il faut en conséquence toujours être vigilant, faire les choses pour Jésus, faire les choses comme Jésus aimerait que nous les fassions.

Nous ne devons pas chercher ce qui nous plait, ce que nous avons envie de faire mais chercher ce qui plait à Dieu (v.3)

 Et là, que nous soyons juifs ou gentils, nous avons tous sujet à glorifier Dieu. Paul pour cela, emprunte des références bibliques comme: Romains 15:10 qui est la citation du Deutéronome 32:43; Romains 15:11 qui est la citation du Psaume 117:1; et Romains 15:12 qui est celle de Ésaïe 11:1-10.

Paul nous exhorte à l’unité, et qu’aux yeux du monde, nous soyons semblables à une chorale. Mais cette chorale chante t’elle d’un même cœur, d’une même bouche, c’est-à-dire dans l’unité? Ou bien est-ce que ce sont des voix dissonantes, discordantes, bref une véritable cacophonie ? Nous pouvons craindre que trop souvent cela soit le cas.

Les Lévites et les chrétiens

Le verset 16 peut se comprendre comme un parallèle que Paul fait entre les lévites et les chrétiens. La dernière plaie d’Égypte portait sur les premiers nés des hommes et des animaux qui ont été tués. Cependant, Dieu est juste, et ainsi il n’a pas tué les premiers nés des hébreux. A partir de ce moment là, tout premier né des hébreux, devenait la possession de Dieu. Il fallait faire un rachat. Il fallait racheter l’enfant par des sacrifices. C’est ainsi que toute la tribu de Lévi a été consacrée au service de Dieu et a en quelque sorte servi de rachat pour tous les premiers nés de l’ensemble des tribus. L’ensemble des lévites étaient l’image des premiers nés.

En Nombres 3:45 il est écrit :

45 Prends les Lévites à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de leur bétail ; et les Lévites m’appartiendront. Je suis l’Éternel.

De même les chrétiens sont pris en lieu et place de tout premier né des enfants des nations. Ils appartiennent à Dieu pour son service. Ils sont en quelque sorte des lévites au service de Dieu dans la mission que Dieu leur a donnée. Leur comportement doit-être digne pour être une offrande agréable à Dieu. S’ils s’appuient sur la grâce de Dieu, ils seront capables de ne plus pécher. C’est par la grâce qui est active qu’ils sont capables de faire cela.

Le Saint-Esprit nous prend et nous offre à Dieu et nous retrouvons là, ce qui a été dit plus haut.

Nous sommes invités à nous édifier ensemble selon :

Colossiens 3:16

16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce.

La grâce, c’est le Saint Esprit qui agit.

N’oublions pas le besoin de prière, (c’est une nécessité) pour notre groupe comme pour tous les autres chrétiens, et notamment pour les chrétiens persécutés afin que le Seigneur les fortifie. 

Romains chapitre 14 – Étude Biblique

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Romains chapitre 14 : Les exhortations de Paul sont en relation avec le Seigneur, et portent sur la conduite à tenir pour le chrétien en tant que sujet du royaume de Dieu qui ne doit pas être un sujet de chute pour son prochain.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 15

Romains chapitre 14 : jugement, liberté et amour fraternel en Christ

1 – Introduction

Du chapitre 14 au chapitre 16 de l’épître aux romains, Paul parle de la morale pratique dans la vie sociale.

Avec le chapitre 14, va être abordé un autre aspect de la conduite à tenir autre que ceux déjà étudiés dans les chapitres précédents, et qui va aussi nous aider dans notre Foi. Nous sommes invités à nous reporter à 1 Corinthiens 10:13-33 au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, pour mieux comprendre ce chapitre mais aussi à Actes 21:25, et à Apocalypse 2:14, 20. Le premier verset à garder en mémoire est :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Nous pouvons parfois rencontrer des personnes qui sont faibles dans la foi et qui n’en ont pas conscience, ou qui veulent le cacher ou encore qui pensent être plus spirituelles que ce qu’elles sont. Avec tous ces gens là, il ne faut pas les heurter et leur laisser avoir une certaine attitude qui les amènent à comprendre que leur opinion est peut être fausse.  

Nous voyons qu’à la fin de ce premier verset de cette épître, il est parlé d’opinions et que le dernier verset de ce chapitre 14 parle de conviction. Tout ce qui n’est pas conviction est péché, y est il dit. Il y a un point important, c’est qu’une opinion est une vague idée, pas très précise alors que la conviction est une pensée bien arrêtée. Cependant, attention, une conviction n’est pas forcément la vérité. On peut être convaincu de quelque chose, et que cette chose soit fausse, et de ce fait être dans l’erreur. Quand deux convictions s’opposent, c’est que fatalement au moins une des deux est fausse et que les deux sont peut être fausses.

Il y a des choses qui sont clairement dites dans la Bible, sur lesquelles il n’y a pas sujet à discussion mais il y a par contre d’autres sujets où la position ne semble pas tranchée. C’est là où nous pouvons avoir plusieurs opinions. Pour autant, ce n’est pas parce que l’autre a une opinion qui est différente de la notre qu’il faut se quereller. Tout le problème, c’est que bien souvent, chacun dans une discussion, veut camper sur sa position et l’emporter à tout prix, et veut avoir raison. C’est ainsi que se créent des divisions. C’est comme cela que des sectes sont créées. Ainsi en élevant une doctrine, on trouve des baptistes, des pentecôtistes, des mennonites … L’objectif du chrétien doit être de rester dans un certain consensus, tant que les choses clairement dites dans la Parole ne sont pas remises en cause.

Nous devons bien garder en mémoire ce verset pour comprendre l’esprit dans lequel Paul nous enseigne, en nous rappelant le verset de :

2 Corinthiens 3:6

6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

Par conséquent, il faut toujours chercher l’esprit, l’esprit de la lettre, c’est à dire ce qu’il y a dernière ce qui est écrit. Les juifs disent avoir quatre interprétations des textes bibliques. La première interprétation est celle qui est littérale, puis l’interprétation allégorique….Même l’interprétation allégorique (imagée) doit rester conforme à l’interprétation littérale ce qui est très important. Quand Jésus parle de certaines choses, il donne des images. Cependant l’image donnée peut se comprendre sur un plan spirituel puisqu’il va parler du royaume des cieux mais il faut que cela soit en accord avec ce qui est dit simplement. Cela reste une image qu’il ne faut pas complétement déformée. Donc quand on dit l’esprit, l’esprit ne va pas s’opposer forcément à la lettre, mais l’esprit va nous donner la compréhension de la lettre. Par contre, si on est obtus, on va s’enfermer sur une interprétation et encore bien souvent pour un mot, il peut y avoir plusieurs interprétations possibles, plusieurs sens. Il faut faire très attention.

Avant de discuter des autres opinions, la première chose à faire est d’adopter une position d’humilité. Cette position d’humilité va faire que cela évitera que nous soyons dans la confrontation. On peut ne pas être d’accord mais il faut l’exprimer sans chercher à avoir le dessus. Bien souvent, en cherchant à avoir le dessus, on perd alors que, quand on laisse faire les choses, cela peut jouer. Il ne faut pas que cela soit notre chair qui parle. Il faut laisser parler l’esprit au travers de nous. Bien souvent, le fait de s’humilier, va faire que l’esprit qui est en nous, même pour des choses anodines, peut toucher le coeur de la personne qui se trouve en face de nous. Si au contraire, nous montrons de l’orgueil, l’Esprit n’est plus là. Le Saint Esprit ne va pas favoriser notre propre orgueil. C’est très important de comprendre cela. Gagner un combat, c’est peut être perdre une âme dans certains cas. Il ne faut jamais oublier que l’objectif du chrétien est de gagner les âmes.

Avant même d’aller dans une confrontation, il faut toujours penser quel est objectif que l’on se fixe. En effet, si on oublie l’objectif qu’on s’est fixé, on se laisse emporter par la discussion, et on perdra notre objectif et on passera à côté. Passer à côté, c’est quoi? C’est comme pour le péché. En hébreu, le mot péché, est manquer la cible. Le fait de dériver dans notre propos alors que nous nous étions fixé un objectif, va faire que nous n’allons pas atteindre l’objectif  que nous nous étions fixé. Dans certains cas, il vaut mieux en apparence perdre dans une discussion.

Il faut regarder à l’intérêt de l’autre avant son propre intérêt et considérer l’autre comme supérieur à soi même en ayant une attitude d’humilité.

Nous allons voir un peu plus en détail, certains sujets pour lesquels les gens ont tendance à vouloir discuter les opinions, à savoir les viandes sacrifiées aux idoles et les fêtes. 

Regardons ce qui est dit en Romains 12:3 et Philippiens 2:3

Romains 12:3

3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Philippiens 2:3

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ces deux versets confirment ce que nous venons de voir.

De Romains 14:1 à Romains 15:7, il est question de la liberté individuelle du croyant, notamment vis-à-vis des autres chrétiens. Ici, ne seront pas abordés les versets de Romains 15 qui sont un peu à part puisque dans les sept premiers de ce chapitre, il est question du modèle qui est Jésus. Pour ce qui est de la liberté individuelle du croyant notamment vis à vis des autres chrétiens, il faut que chacun agisse avec une bonne conscience et avec conviction. Ceci impose qu’il n’y ait aucune contrainte ni dans un sens ni dans l’autre, en se rappelant que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. En fonction de notre maturité spirituelle, nous avons une compréhension de la Bible qui peut être plus ou moins approfondie. Le problème du jeune converti, c’est que bien souvent, il va avoir peur d’être dans péché, et être de ce fait excessif dans un sens. Pour lui, tout peut lui apparaitre être un danger. Il convient de ne pas le choquer mais de l’amener progressivement à grandir et à comprendre. Un des versets à retenir dans ce chapitre de l’épître aux romains, est le verset 12.

Romains 14:12

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous sommes responsables de ce que nous disons, nous sommes responsables de ce que nous entendons et de ce que nous acceptons ou non. Nous sommes responsables de nous-mêmes par rapport à notre attitude. Dieu peut nous reprendre parce que nous avons eu une mauvaise attitude vis à vis des autres.

Il faut savoir que dans ses lettres, Paul traite des sujets en fonction des situations différentes que les chrétiens d’une église rencontrent. Il devait avoir des informations sur ce qui se passait dans telle ou telle église. A Rome, il devait y avoir des rivalités et des mauvaises compréhensions sur l’application des lois juives, et sur les viandes sacrifiées aux idoles. C’est ainsi que :

* Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul aborde le cas de chrétiens qui traînent les autres chrétiens devant les tribunaux civils, le cas de ceux qui tolèrent la désobéissance parmi eux au sujet du mariage et du divorce, etc.

et * Dans sa lettre aux Galates, il aborde la fausse doctrine selon laquelle les chrétiens pourraient être sauvés en pratiquant les œuvres de la loi juive (notamment, la circoncision).

* Dans sa lettre aux Colossiens, il aborde la fausse doctrine des gnostiques selon laquelle, il faudrait libérer l’esprit humain du corps humain, en pratiquant un ascétisme rigoureux (mortifier le corps).

(Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance cachée, non pas toute la connaissance, apporte à l’homme le salut.

Quand Paul parle aux romains des sujets qui aboutissent à une dispute, c’est parce que ce problème existait dans l’église de Rome, chacun voulant imposer son opinion.

Opinion ou conviction

Une opinion est une idée probable, quand la conviction est une doctrine fermement établie pour nous.

Observons que ce chapitre commence par opinion pour se terminer par conviction. Cela peut sous-entendre que Paul veut que nos opinions soient abandonnées pour avoir des convictions. Mais attention comme cela a déjà été dit, conviction ne veut pas dire vérité !

 C’est ainsi que Paul traitera dans ce chapitre 14, le problème de la nourriture et des fêtes.

A Rome, la communauté chrétienne était composée de juifs et de prosélytes qui s’étaient convertis. Le problème était pour les juifs de savoir comment se comporter par rapport aux six cent treize lois et réglements imposés dans le judaïsme. Pour les païens, qui avaient pratiqué l’idolâtrie, pouvaient ils consommer les viandes sacrifiées aux idoles vendues au marché moins chères que les autres. Quand on sait que la viande a été sacrifiée aux idoles, il faut s’abstenir de l’acheter. Si on ne le sait pas, on peut la manger tranquillement dans la mesure où prions pour sanctifier le repas.

Paul répond à ces deux points en :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Il est question ici des juifs et des païens qui sont tous sous l’autorité de Jésus qui a anéanti dans sa chair les ordonnances dans ses prescriptions (sous entendu les ordonnances juives). Ainsi, il n’y a plus ni juifs, ni grecs.

2-   La liberté et la responsabilité individuelle du croyant

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Que veut dire « celui qui est faible dans la foi ?

Ici, il ne s’agit pas ici de la foi en Jésus pour le salut. Le conseil de ce verset est pour la conduite du chrétien tous les jours. Il est question dans ce verset d’un frère récemment mais véritablement converti, qui est convaincu du salut en Jésus. A ce titre, il est l’égal d’un « vieux » chrétien, c’est à dire, depuis longtemps converti. Il n’est pas son inférieur. Dans ce verset, il est question de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire en tant que chrétiens. Si quelqu’un est faible dans la foi parce qu’il ne sait pas comment se comporter par rapport par exemple aux viandes sacrifiées, s’il a des scrupules sur ce qu’il convient de manger ou non comme par exemple boire ou non du vin, s’il est convaincu qu’il ne faut pas boire de vin par exemple, il faut le laisser ne pas boire de vin. Mais celui qui est convaincu qu’il ne doit pas boire de vin, ne doit pas non plus empêcher l’autre d’en boire d’une manière raisonnable.

Romains 14:2-3

Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.

Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

 Quand par exemple quelqu’un ne veut pas manger du porc, on ne doit pas de le critiquer.

Qui est faible ? Qui est fort ? Et comment chacun doit-il se comporter ?

D’abord, qui est faible dans la Foi ? Ce peut être une personne qui vient de venir à Jésus. Ce peut être aussi une personne chrétienne qui traverse des difficultés (maladie…) et qui de ce fait a une foi chancelante. Ce peut être encore une personne suffisante qui croit savoir, et qui par orgueil ne progresse pas ou encore une personne qui ne sait rien ou peu, parce qu’elle n’a pas pris et ne prend pas le temps d’étudier et de méditer la Parole de Dieu, et qui de ce fait est restée un bébé spirituel.

Vous voyez, il y a bien des raisons qui peuvent nous rendre faibles. Ce chapitre s’adresse en particulier à celui qui se croit fort dans la foi et à celui qui est fort. Ceux-ci, plutôt que de manifester de l’arrogance, devraient montrer qu’ils connaissent bien les Écritures. Le chrétien doit non seulement étudier les Écritures mais aussi être à l’écoute du Saint Esprit en toutes circonstances. Chaque personne peut être faible à un moment donné, ce qui doit amener à avoir de la compassion pour quelqu’un qui traverse un moment difficile.

Le fort en aucun cas, ne doit pas mépriser le faible et ne doit pas juger, voire condamner– Dieu nous accueille tous sans distinction.

Romains 14:4-5

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.

Nous n’avons pas à juger. C’est le maître qui doit juger. Qui est notre maître? C’est Jésus. Quand un enfant fait une bêtise, et qu’une personne qui n’est pas son père, le reprend, bien souvent l’enfant va dire : « toi, tu n’es pas mon père », en clair « je ne suis pas sous ton autorité ». Nous ne sommes pas l’autorité de l’autre pour lui dire « fais ceci, fais cela ». Ce que dit Paul en substance, c’est « laisse le Seigneur régler le problème » « car le Seigneur a le pouvoir d’affermir ». En clair, on n’a pas à juger le serviteur de Jésus, cela regarde son maître. Si une personne tombe, le rôle du chrétien est plutôt de la relever, de l’encourager mais en aucun cas de la juger ou de la condamner.

Nous allons maintenant aborder le sujet des fêtes chrétiennes. Un problème est survenu à propos des dates des fêtes . L’origine du problème est l’Église romaine. En effet, les fêtes de notre calendrier, ont été instituées par l’église catholique qui a voulu se démarquer du calendrier hébraïque, des fêtes juives pour rompre avec les juifs notamment du fait que dans le livre de l’Apocalypse, il est question de la synagogue de Satan. Or dans le grec, le mot utilisé  est « ecclesia »  qui veut dire église ou synagogue…  

On pourrait pu penser que le catholicisme aurait fixé à une date précise la date de la fête de Pâques par exemple parce que le calendrier juif afférent aux fêtes n’est pas simple par rapport à notre calendrier de trois cent soixante cinq jours. Or, la fête chrétienne de Pâques a été calculée d’une manière totalement incompréhensible, et tordue. Pourquoi Pâques n’a pas été fixée à la même date que les juifs, cette date ayant été fixée par Dieu à une date précise.  

La fête de Pâques devrait pas conséquent être fixée à Pessah (sortie d’Égypte) et la Pentecôte (le don du Saint-Esprit) à Chavouot (le don de la loi). Par ailleurs, pourquoi les chrétiens fêtent Pâques et la Pentecôte et pourquoi fêtent ils Noël  qui correspond exactement aux saturnales, fête eminnement païenne alors que la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue. Il aurait été plus logique de fêter Noël éventuellement au moment de la fête juive des lumières Hanouka dont le symbole est le chiffre 8, qui est aussi le symbole de Jésus, la lumière du monde. Il y a aussi une troisième fête dans les regalim (fêtes de l’Éternel). Il s’agit de Souccoth qui n’est pas fêté par les chrétiens. On devrait pourtant fêter cela d’une certaine façon pour dire au Seigneur de revenir. Il est dit en 1 Corinthiens 11 à propos de la Sainte Cène, « jusqu’à ce qu’il vienne ».

Nous avons par conséquent le problème avec certaines fêtes chrétiennes que certains veulent fêter et d’autres pas. L’important est la conviction que chacun a. Nous retrouvons aussi un problème à propos  des tenues vestimentaires. Que dit la Bible à ce sujet que tout est une question de sobriété, et de pudeur.

Les sujets de disputes sont sans fin hélas dans le corps de Christ.

Nous devons avoir des convictions, sans pour autant imposer notre conviction, et savoir être tolérant.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Cela ne doit pas être un sujet de désaccord , et suivons ce qui nous est dit en :

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ?

Imaginons que nous ayons chacun des serviteurs. Chacun dans ce cas, est libre ou non de laisser son serviteur faire telle chose. Il en va de la responsabilité du maître du serviteur et non pas de l’autre, pour laisser agir le serviteur selon sa convenance.

Romains 14:6-7

Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.

Faites ce que vous faites pour le Seigneur, selon ce qui est dit en :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

Romains 14:8-9

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Nous devons faire attention à l’uniformité et à la conformité. Certaines églises ou chrétiens influents veulent imposer telle ou telle règle. Ceci est un problème et n’est pas forcément bon. Il faut être en harmonie. Paul nous exhorte à accepter l’autre dans sa différence dans sa conviction, et ses opinions. Le fait de vouloir camper sur une opinion veut dire qu’on veut laisser notre orgueil prendre le dessus et chercher à toutes forces à avoir raison. En faisant cela, on risque de se couper de la réalité et de la vérité parce qu’en faisant cela on ferme ses oreilles, ses yeux et on va tête baissée comme le cheval avec des œillères. Les gens qui font cela, oublient de manifester de l’amour.

Le chrétien doit suivre sa propre conviction, quitte à en changer quand il devient plus mature avec l’objectif de tout faire comme pour le Seigneur !

Colossiens 3:17 ; 23

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

3- La liberté chrétienne et la responsabilité envers Dieu

Car nous sommes au Seigneur, alors …

Romains 14:10-12

10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous comparaîtrons tous sans exception devant le tribunal de Dieu, donc :

Pourquoi juger, pourquoi mépriser les autres ? Car chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (règle de la responsabilité personnelle)

4- Le principe du bien du prochain

Romains 14:13-14 – Ne pas être une occasion de chute

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.

Il ne faut pas être une occasion de chute pour l’autre.

Discerner ce qui est agréable à Dieu ! Finalement, si notre obsession est d’être agréable à Dieu, on va être à son écoute pour savoir que faire pour cela dans nos agissements. Si on cherche à être agréable à Dieu, on cherchera à être agréable à l’autre, même s’il n’est pas du même avis. On va pouvoir discuter en toute gentillesse avec patience et bienveillance.

Il y a ce qui est objectivement vrai, c’est-à-dire écrit dans la Bible, et il y a ce qui est subjectivement vrai, car il n’existe pas d’enseignements sur le sujet. C’est dans ces domaines que les opinions peuvent diverger.

Romains 14:15 – Le frère pour lequel Christ est mort 

15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

Romains 14:16 – La liberté en Christ

16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

Un comportement arrogant peut être la cause d’une calomnie envers Dieu de la part d’un chrétien faible, voire de non chrétiens qui assistent à la scène. Il ne faut pas être pour un frère une cause de chute ou de scandale. Nous devons marcher selon l’amour. Nous devons manifester que Christ est en nous par la joie, par la paix, par la justice..

Romains 14:17-18 La liberté chrétienne et la communion fraternelle

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

Le Règne de Dieu n’est pas une affaire de nourriture ou de boisson. Notre préoccupation est la Justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint : voilà ce qui est agréable à Dieu. Il faut par conséquent, vivre en harmonie au sein des assemblées.

Romains 14:19-23

19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

En résumé, recherchons ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle.

Romains 14:21

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

Que rien qui puisse faire tomber ton frère.

Romains 14:22

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

Garde pour toi ta conviction en acceptant que l’autre puisse ne pas la partager. En effet, la conviction n’est pas vérité. Si on considère notre conviction comme la vérité, le dialogue n’est plus possible. La seule conviction que nous pouvons avoir qui soit vérité, c’est ce qui est écrit dans la Bible. A ce moment là, on peut conseiller à notre contradicteur de regarder dans la Bible.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Ce qui ne procède pas d’une conviction de foi est péché.

Un rappel du contexte de l’épître pour nous permettre de mieux comprendre ce chapitre. Les chrétiens de Rome étaient soit des juifs, soit des gentils. Par conséquent, ils n’avaient pas la même approche des choses de par leur arrière-plan religieux. De ce fait, ils s’opposaient sur certaines règles. Remarquons aussi l’amour, la tendresse dans les propos de Paul, qui change de la manière dont il parlait aux Galates avec lesquels, il employait un ton sévère.

5 – Une synthèse de ce chapitre

            Les conseils personnels

-a         Le chrétien ne doit pas porter de jugement sur les pratiques des autres concernant des faits qui sont sujet à interprétations diverses (V3). Il doit demander à recevoir la révélation par le Saint-Esprit.

-b         Chaque chrétien rendra compte à Dieu personnellement de ses actes. (V.12). Notre attitude doit aider l’autre et pas le forcer.

-c        Le chrétien bénéficie de la liberté des enfants de Dieu dans ses décisions. (V.14, 20)

-d         Le chrétien ne doit commettre aucun acte qui serait condamné par sa conscience. (V.22)

-e         Le chrétien doit suivre l’exemple de Jésus-Christ. (ce qui sera vu au chapitre.15 :1-3 ultérieurement)

Les conseils envers les autres

-f         Le chrétien ne doit rien faire qui soit une pierre d’achoppement pour ses frères. (V.13)

-g         Le chrétien doit rechercher ce qui édifie ses frères. (V.19)

-h         Le chrétien doit même renoncer volontairement à certaines habitudes par égard pour ses frères plus faibles dans la foi. (V.21)

   Liste des règles de Paul relatives aux sujets qui prêtent à discussion :

– a.      Ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas mon opinion ;

– b.      Ne pas juger ceux dont je pense qu’ils ne respectent pas les bons standards de vie ; 

– c.       Le standard d’une personne peut ne pas être le même que pour une autre ; et, 

– d.      Si nous avons un autre standard, ne le mettons pas en application en face de ceux qui n’ont pas encore intégré les trois premières règles !

 Revenons aux deux exemples pris par Paul, car chose surprenante, ces deux exemples sont toujours d’actualité.

1 Corinthiens 8:1-3

Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. –La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

3    Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. » 

Les premiers chrétiens avaient pour arrière-plan religieux, soit le Judaïsme, soit le paganisme. Les uns comme les autres étaient habitués à des pratiques religieuses particulières.

–           Soit ils voulaient les réintroduire et forcer les gens à les pratiquer (juifs)

–           Soit ils voulaient s’en séparer ou faire accepter les leurs(païens) ; et rejeter les rites juifs

Le problème est toujours l’équilibre, « que dois-je faire ? qu’est-ce qui est bon et juste ?» Comment agir en toute bonne conscience. C’est un problème que nous connaissons tous aujourd’hui encore. Cette interrogation est un signe, celui de notre besoin de maturité. Nous devons agir et avoir la conscience en paix, après avoir cherché la volonté de Dieu dans ce ou ces domaines.

Les viandes sacrifiées : aujourd’hui nous parlerions des viandes Hallal ou des aliments offerts sur l’autel des ancêtres dans le bouddhisme ou dans d’autres religions.

Le faible dans la foi (d’origine juive) voulait pratiquer les rites juifs, des sacrifices au Temple, respecter le shabbat, les fêtes juives, respecter les interdictions alimentaires.

Le faible dans la foi (d’origine païenne) se sentait souillé par les rites et pratiques païennes de viandes sacrifiées, revendues au marché à bas prix car elles avaient été offertes à des divinités païennes. Du coup, les faibles dans la foi, afin de ne pas pécher contre Dieu, ne mangeaient que des légumes.

Revenons sur les versets clés de ce chapitre.
  • La responsabilité personnelle vis-à-vis de nous-mêmes et les autres, ne pas choquer l’autre, plus faible dans la foi. (versets 1, 4)

4    Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

  • Tout ce que nous faisons, faisons-le comme pour le Seigneur (v. 8)

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

  • Nous rendrons compte pour nous-même (v. 12)

12    Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

17    Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

  • Évitons les discussions vaines et recherchons la paix et l’édification mutuelle (v. 19)

19  Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20    Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21    Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22    Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !

  • Agissons par conviction (v.23)

23    Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

 Le danger que nous pouvons rencontrer dans nos assemblées est celui de la discussion qui dégénère en dispute, et qui conduit au trouble. C’est de cela dont Paul nous met en garde.

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Notre attitude doit avant tout être guidée par l’amour pour l’autre, et non pas manifester notre arrogance, notre orgueil, notre pseudo supériorité spirituelle de celui qui sait. Au travers de l’amour pour l’autre, c’est l’amour pour Jésus que nous témoignons.

Agir avec conviction et laisser le Saint-Esprit nous corriger car une conviction, n’est pas une vérité ! Demander au Saint-Esprit de nous éclairer les uns, les autres.

Pour résumer ce chapitre nous pouvons dire aussi que nous avons en Jésus-Christ, la liberté, mais que nous n’avons pas à abuser de cette liberté, et que cela est de notre responsabilité individuelle. Notre liberté ne doit pas provoquer la chute d’un frère en Christ, mais nous devons manifester une solidarité, la solidarité chrétienne. Le meilleur principe est celui de suivre Jésus-Christ, sans oublier que le Royaume de Dieu est avant tout la Justice, la paix, la joie.

            Nous verrons au chapitre suivant l’exemple de Jésus.

Romains chapitre 13 – Étude Biblique

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En Romains 13, Paul expose la suite de la mise en pratique de l’Évangile dont il a commencé à parler dans le chapitre précédent. Là, il présente la bonne façon pour un chrétien de se comporter face aux autorités et à son prochain.

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Romains chapitre 13 : soumission aux autorités et vie chrétienne

1-    Le troisième sacrifice : La soumission aux autorités (13:1-7)

Après avoir évoqué précédemment à la fin de l’étude de Romains 12, deux sacrifices à faire pour le chrétien, à savoir se laisser briser pour parvenir à l’humilité, et manifester de l’amour envers tous les hommes quels qu’ils soient, il est question maintenant d’un troisième sacrifice à faire, celui de se soumettre aux autorités.

Notre attitude – Que toute personne soit soumise aux autorités

Le chrétien vit dans le monde et de ce fait, se trouve placé sous diverses autorités : parents, professeurs, gouvernement, magistrats .….  Alors, la question est à de savoir quelle doit-être pour le chrétien la bonne manière de se comporter face à ces autorités.

Romains 13:1-2 ; Reconnaître les autorités comme venant de Dieu

Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

2 C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.

Dans un premier temps, il faut pouvoir reconnaître qui sont ces autorités et comprendre que celles-ci viennent de Dieu. En clair, quand nous obéissons à une autorité quel qu’en soit le type , nous obéissons à Dieu. Au delà de l’autorité, il y a Dieu. C’est pour cela qu’il faut obéir à l’autorité car sinon nous n’obéissons pas à Dieu.

Dans le verset 1, il est question d’autorités supérieures. C’est vrai qu’il est possible de se poser la question du pourquoi il est précisé « supérieures ». C’est parce qu’en tant nous mêmes qu’autorité, nous pourrions avoir une autorité supérieure. Ainsi en tant que père, nous avons une autorité sur nos enfants. En tant que mari, nous avons une autorité par rapport à notre épouse. Pour autant, nous avons d’autres autorités. De la même façon, on peut dire qu’au sein d’une assemblée, un responsable, un ancien, voire un diacre sont des autorités dans le domaine qui leur a été dévolu.  

C’est ainsi qu’un diacre va avoir une fonction bien définie et que son autorité ne va pouvoir s’exercer que dans le domaine qui lui a été confié. S’il n’est diacre que pour s’occuper de l’organisation des agapes, son autorité ne s’exercera que dans ce domaine mais pas, par exemple, dans le domaine du service du ménage, encore moins de la prédication. Il faut donc faire attention.

Il est important de replacer ce passage de Romains 13 dans son contexte historique. Il faut en effet savoir qu’à l’époque de Paul, il y a eu des troubles politiques dans la ville de Rome et que Suétone, auteur romain, écrit que l’empereur Claude expulsa tous les Juifs de Rome. Cet événement a eu lieu en l’an 49 de notre ère, à cause des troubles qui avaient surgi à propos d’un certain «Chrestus». Lorsque cet édit ne fut plus appliqué, de nombreux Juifs retournèrent à Rome. C’est ainsi qu’il est dit en:

Actes 18:2

Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome. Il se lia avec eux;

Les récits de Suétone, auteur païen, confirme ainsi la véracité de ce qui est dit dans la Bible. Paul a vécu notamment à l’époque de Néron qui a régné de 54 à 68 et les historiens estiment que l’épître aux Romains date des années 58-59. Le grand incendie de Rome qui a précédé la persécution des chrétiens date de l’an 64. Paul serait arrivé à Rome comme prisonnier en l’an 61, et sa mort serait intervenue dans les années qui ont suivies.

Reconnaissons que la situation que l’apôtre Paul a vécue, a été bien pire que la nôtre !

L’apôtre Pierre a fait la même exhortation à propos de la soumission aux autorités en:

1 Pierre 2:13-17 soumission aux autorités

13 Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain,

14 soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien.

15 Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés,

16étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu.

17 Honorez tout le monde ; aimez les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.

Cet apôtre continue en parlant de la soumission aux maîtres en :

1 Pierre 2:18-21

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement.

20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces,

Ainsi donc, il faut obéir à Dieu, à sa Parole, même s’il arrive de mauvaises choses. Il suffit de regarder l’attitude de Joseph qui a été mis dans un premier temps dans une citerne par ses frères qui voulaient le faire mourir, qui a été finalement vendu par ceux ci comme esclaves à des Amalécites, puis qui s’est retrouvé esclave en Égypte chez Potiphar le chef des gardes où il a été accusé faussement de viol, et mis en prison où il a été oublié. Entre la promesse de régner sur sa famille, qui lui avait été faite par Dieu à travers un songe, et le moment où il est devenu ministre de Pharaon, il s’est passé au moins dix sept ans. La Bible ne rapporte aucune plainte de sa part. Tout au long de cette longue période, Joseph a été soumis aux personnes qui avaient une autorité sur lui. Il est un type de Christ et le meilleur exemple de la soumission.

Par motif de conscience : Dès lors que Paul nous dit que la conscience est une raison pour obéir, cela aurait-il du sens de conclure que si le gouvernement est engagé dans de mauvaises choses ou pire, cela requiert de nous impliquer dans ces mauvaises choses comme par exemple l’avortement, l’euthanasie …? – Bien sûr que non ! Dans ces cas, la conscience est une raison pour ne pas obéir.

Au tribunal de Nuremberg, beaucoup de soldats allemands ont essayé de minimiser leurs actes en disant qu’ils avaient obéi aux ordres. Il en a été ainsi également pour des officiers supérieurs mais leur défense n’a pas fonctionné et ils ont été condamnés.

Quand nous regardons les autorités qui existent en France, et les hommes ou les femmes qui aspirent à exercer l’autorité suprême dans le pays, nous ne pouvons qu’être tristes. Il est parfois difficile de se dire que pour plaire à Dieu, il faut se soumettre à ces autorités. Si la personne est méprisable, il n’empêche que cela n’est pas une raison pour ne pas lui obéir. Quand un président est méprisable, il reste le président, et nous devons respecter la fonction de président. Cela n’est pas facile. Il faut obéir à la figure d’autorité et non à l’homme. En obéissant à la figure d’autorité, nous nous soumettons à Dieu, et nous ne contestons pas le choix de Dieu.

Pour résumer: les deux premiers versets de Romains 13 sont à retenir, pour notre conduite vis-à-vis des différentes formes d’autorité, car toute autorité vient de Dieu, et en obéissant à l’autorité, nous obéissons à Dieu. En désobéissant à l’autorité, nous désobéissons à Dieu (sauf dans le cas où les décisions de l’autorité sont ouvertement contraires à la volonté de Dieu et à ses commandements).

Il ne faut surtout pas oublier ce que dit Dieu en:

Proverbes 8:15

15 Par moi les rois règnent, Et les princes ordonnent ce qui est juste;

Notre Dieu est un Dieu d’ordre et il ne soutient pas tel ou tel, mais il refuse le désordre, l’anarchie. L’anarchie est le refus de toute forme d’autorité et c’est de fait le refus de l’autorité de Dieu. Il s’agit de la forme la plus pure de la rébellion. Si notre pays est dans l’état où il est, c’est sans doute parce que les chrétiens ne prient pas suffisamment pour leurs autorités, qu’ils n’ont pas tenu leur rôle. Il est dit aussi dans la bible que les autorités sont là pour nous permettre de vivre en paix. Les versets de 1 Timothée 2:2-3 prescrivent de prier pour les autorités afin qu’on puisse mener une vie paisible et tranquille. Manifestement, les chrétiens face à tout ce qui se passe dans dans notre pays, ne prient pas suffisamment pour cela.

En acceptant les figures d’autorité que Dieu a mis en place, le chrétien se soumet à la volonté de Dieu.

Romains 13:3-5 

Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité? Fais-le bien, et tu auras son approbation.

Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.

Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience.

Au verset 5, se retrouve la même expression « par motif de conscience » qui a été évoquée précédemment à propos du verset de 1 Pierre 2:19. Nous ne reviendrons pas sur celle-ci.

Paul ici nous invite à payer nos impôts pour que les magistrats puissent être embauchés et rémunérés par l’état pour leur travail. Quand il est dit « à payer nos impôts », il est bien sûr sous-entendu, sans tricher sur notre déclaration. Ceci est une forme d’obéissance à Dieu.

Romains 13:6-7 

6  C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction.

7 Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur.

Ces versets font penser à l’échange que Jésus a eu avec les scribes et les pharisiens alors que ceux-ci étaient venus le provoquer à propos du paiement du tribut à César. Cet événement est relaté en :

Matthieu 22:17-21 – l’impôt à César

17 Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?

18 Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?

19 Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

20 Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

La réponse de Jésus est admirable. En effet, à travers ces versets, il nous donne pour instruction de payer l’impôt et Paul confirme cela.

Voici maintenant sept figures d’autorité.

2 – Les sept autorités

Dieu a établi sept types de relations autorité-soumission sur la terre (Romains 13:1-2).

1- Dieu en Christ exerce l’autorité sur toutes les personnes et sur toutes les choses. Voici quelques références : (1 Corinthiens 11:3; Éphésiens 1:20-23; Colossiens 1:18).

2- L’homme a autorité sur la création de Dieu : terre, arbres, plantes et animaux (Genèse 1:28; 2:15-16; Psaumes 8:4-8).

3- Le mari a autorité sur la femme dans la relation conjugale (Genèse 3:16; Éphésiens 5:22-24; Colossiens 3:18; 1 Pierre 3:1-6) et dans les réunions officielles dans l’église (1 Corinthiens 11:3; 14:33-35; 1 Timothée 2:11-14 et 3:2-5)

4- Les parents ont autorité sur leurs enfants mineurs (Éphésiens 6:1-3; Colossiens 3:20).

5- Le gouvernement d’un pays a autorité sur ses citoyens (Romains 13:1-7; 1 Pierre 2:13-17).

6- L’employeur a autorité sur ses employés (Éphésiens 6:5-9; Colossiens 3:22-4:1; 1 Pierre 2:18-23). On peut d’ailleurs s’interroger à cet égard quant aux comportements des syndicats en France.

7- Les anciens d’une église ont autorité sur les membres de l’église (Actes 20:28; 1 Thessaloniciens 5:12; Hébreux 13:17).

Dieu a institué ces sept relations autorité-soumission, et l’homme ne doit pas chercher à les modifier. Chacune des autorités, a l’exception de la première, ont des responsabilités et une autorité limitée, la première autorité étant celle de Dieu et de Jésus qui est illimitée et supérieure à toutes les autres.

Dans ce verset 7 de Romains 13 : « rendez à tous, … à qui vous devez ». Puis verset 8 « ne devez rien », il faut comprendre qu’il s’agit dans le premier cas du devoir de régler une dette, et dans le second cas d’avoir une obligation d’amour envers son prochain.

3 – L’amour du chrétien envers le prochain

Le chrétien doit absolument prendre conscience de l’importance de l’amour dans ses relations avec tous les autres en ce compris tous les païens. Toutes nos actions doivent être conformes aux deux commandements de Dieu, à savoir d’aimer le Seigneur de toute sa force, de toute son âme et d’aimer tous les autres comme soi-même. En fin de compte tout est là, tout est dit. Quand une personne ne s’aime pas elle-même, elle offense Dieu (cf Psaumes 139-14), puisque c’est Dieu qui l’a créée et qu’elle conteste ainsi son créateur.

Pour le passage de Romains 13:8-10, il est important de garder en mémoire la parabole du bon samaritain de Luc 10:29-37 : … « Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même ».

Romains 13:8-10 

8 Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. »

En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

10 L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

Entre le verset 7 et le verset 8, l’expression « vous devez » est utilisé par cinq fois, et au verset 8 « Ne devez rien à personne’« . C’est comme si en quelque sorte, nous avions une dette par rapport aux personnes. Il ne s’agit pas d’une dette mais d’une obligation .

Paul joue sur le verbe devoir : Ne devez rien à personne, mais vous devez aimer les autres, non pas là dans le sens de dette, mais dans le sens d’une obligation venant de la part de Dieu.  L’amour ici revient dans les propos de Paul avec l’expression: celui qui aime, a accompli toute la Loi ! Nous qui sommes appelés chrétiens, des petits Christ en devenir, nous sommes appelés à être à l’image de Jésus. Si Jésus est Amour, nous sommes appelés à être amour, comme Lui. Nous devons veiller par conséquent à ce que nos actes ne nuisent en rien à autrui. En développant le fruit de l’Esprit de Galates 5:22, nous accomplissons toute la loi (verset 10).

De plus, Paul dit qu’il faut comprendre les temps dans lesquels nous sommes.

 Romains 13:11-12

11  Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.

Au verset 11, il est dit en clair que nous sommes dans l’attente du prochain retour du Seigneur et que c’est un motif supplémentaire pour être attentif aux exhortations pratiques, qui se résument dans l’invitation à réaliser la vie de Christ en nous. Il faut s’imaginer un instant la portée de ces propos, si Paul était présent au milieu de nous et nous les exprimait. Ces versets constituent un appel pressant à se réveiller!

L’image de celui qui dort, est celle de celui qui est inconscient de ce qui se passe autour de lui. Ces versets sont là pour nous parler de l’apathie spirituelle, de la léthargie vis-à-vis des choses de Dieu qui peut nous envahir.

Paul invite chacun à observer les évènements des temps présents et à les confronter à ce qui est dit des temps de la fin dans la Parole de Dieu. Il faut toujours revenir à ce qui est dit notamment en Matthieu 24 lorsque les apôtres demandent au Seigneur quels seront les signes de la fin du monde et de son avènement.

Paul au verset 12 donne l’image d’un homme qui, après avoir dormi, se lève. Pour prendre une image, cet homme retire sa chemise de nuit (Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres,) et s’habille pour le combat (revêtons les armes de la lumière). Il nous invite ainsi à marcher comme des enfants de Lumière.

 Romains 13:13-14

13 Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.

14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Pour comprendre la pensée de Paul, nous pouvons lire les versets 12 à 14 comme suit :

12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres…13 loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies.

14….et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Mais revêtons les armes de la lumière. c’est à dire : revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, Marchons honnêtement, comme en plein jour,

Revêtir les armes de la lumière sont selon Éphésiens 6 : la vérité pour ceinture, les chaussures de zèle que donne l’évangile de paix, le bouclier de la foi, le casque du salut, l’épée de l’esprit qui est la parole de Dieu. 

Paul revient ainsi sur ses recommandations de ne pas chercher à satisfaire nos sens. L’idée dans ces deux versets 13 et 14 est la sanctification pour nous préparer à accueillir Jésus lors de son retour. 

Revêtir Jésus-Christ, revient à être transformés selon :

1 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Et Éphésiens 4:13 ; 24

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

Pour résumer, l’apôtre Paul dans ce chapitre 13 de l’épître aux romains, invite chacun à être soumis aux autorités et à manifester de l’amour pour tous les autres.

Romains chapitre 12 – Étude Biblique

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Romains chapitre 12 : L’apôtre Paul, après fait une présentation doctrinale de l’Évangile dans les huit premiers chapitres de son Épitre aux Romains, va maintenant présenter ce que doit être la mise en pratique de cette doctrine. C’est ainsi que dans ce chapitre 12, il va exposer la conduite à tenir par les chrétiens dans leur assemblée.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 13

Romains chapitre 12 : vivre selon la volonté de Dieu et l’amour

Introduction

En commençant l’étude de Romains 12, nous entamons la troisième partie de cet épître composée d’abord d’une partie doctrinale du chapitre 1 à 8, puis d’un complément avec les chapitres 9-10-11 relatifs à Israël. Les chapitres 12 à 15 quant à eux, constituent la partie pratique. Cela veut dire que tout ce qui a été énoncé pour la doctrine, va être développé pour la mise en pratique. Le chapitre 16 quant à lui, constitue le final de cette épître, final qui est réservé aux salutations et aux dernières recommandations.

1 – La morale individuelle et dans l’assemblée

Le sujet du chapitre 12 est la sanctification du chrétien. Déjà le chapitre 6 a enseigné que le fondement de la justification et de la sanctification, est l’identification du chrétien, ou son union spirituelle avec Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection. (Romains 6:2-7 ; 1 Corinthiens 1:30)

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Cette sanctification est importante selon ce qui est dit en :

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

L’union spirituelle du chrétien avec Jésus-Christ passe par le Saint-Esprit qui est en lui. Son identification à Jésus-Christ ne peut se comprendre qu’avec l’aide du Saint-Esprit qui est en lui parce que le Saint Esprit est l’Esprit de Jésus. Donc si l’Esprit de Jésus est en nous, nous avons une relation d’intimité en quelque sorte par le même Esprit avec Jésus. Les progrès dans la sanctification sont possibles parce que le chrétien appartient à Christ et parce que Christ agit dans sa vie par le Saint-Esprit. En clair, si nous ne sommes pas à Jésus-Christ, notre sanctification ne sera pas possible. C’est ainsi que nous pouvons comprendre :

Romains 6:10-11

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

En quelque sorte, on pourrait dire que ce verset résume tout le chapitre 12. Nous sommes donc morts au péché, à cette vie terrestre et nous sommes vivants pour Dieu.

Cette sanctification est progressive, dynamique. Il s’agit d’une marche de chaque jour sur le chemin de la sanctification pour devenir semblable à Jésus. Cette marche ne s’arrêtera qu’au dernier jour de notre vie.

La sanctification ne peut se comprendre qu’avec l’aide du Saint-Esprit à qui il faut laisser la direction de notre vie en apprenant à nous soumettre à lui. La sanctification doit se faire tous les jours, à chaque heure, à chaque instant. Il appartient à chacun de travailler à cette sanctification. Sans le Saint Esprit, rien n’est possible. Il suffit de regarder ce qui s’est passé avec le comportement des hébreux dans le désert. Ils n’avaient pas le Saint Esprit comme nous, nous pouvons l’avoir. Le Saint Esprit venait ponctuellement sur les prophètes pour apporter une parole venant de Dieu, mais en ce qui concerne les chrétiens, il y a une grande différence, c’est qu’ils ont l’aide du Saint Esprit à condition qu’ils en soient remplis.

Œuvrer avec le Saint-Esprit

Il ne suffit pas d’avoir le Saint Esprit en nous, si nous prenons celui-ci comme un trésor que nous enfermons au coffre fort ! Il faut le laisser agir en nous.

Jésus ressuscité règne au ciel et par son Esprit, le Saint-Esprit, il règne en nous. Le combat spirituel est avant tout un combat intérieur. C’est le combat de notre esprit dirigé par le Saint-Esprit contre la chair (Jean 6:63 ; Matthieu 26:41) parce que la chair a des désirs contraires à l’Esprit. La chair est faible et a du mal à résister au péché. Si elle n’est pas contrôlée, c’est elle qui va nous contrôler. Le problème est là. Notre chair est faible parce qu’elle est portée au péché, porté à tout ce qui est sensuel. 

Galates 5:17

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

Romains 12:1 : La véritable consécration et sa source

1   Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Ici se trouve presque tout le condensé du chapitre 12. Nous remarquons toutefois qu’il y a au début de ce verset une conjonction qui est le mot donc. Ainsi, le premier verset du chapitre 12 marque une transition avec cette conjonction, et introduit une conséquence sur tout ce qui vient d’être dit (les 11 chapitres précédents). Cependant, nous pouvons comprendre aussi que cela fait suite au verset de :

Romains 11:36

36 C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles !  Amen !

Tout d’abord, le ‘je vous exhorte donc’ du premier verset introduit bien l’intention d’exhorter de Paul, car nous avons dans ce seul chapitre 12 une véritable exhortation. En effet, tous les verbes et notamment les verbes être et avoir, à partir du verset 9 jusqu’au verset 21, sont à l’impératif.

Exhorter est la traduction du verbe grec  » parakaleo  » qui veut dire appeler à son coté, supplier, prier, chercher à convaincre à agir de telle façon, inciter. Donc Paul nous supplie de faire ce qu’il va dire. Quand il est dit: « Exhortez », cela veut dire chercher à convaincre, inciter à. Mais revenons à la suite de ce verset :

(v.1)  par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Raisonnable est la traduction de ‘’logikos’’, donc raisonnable dans le sens logique, naturel, qui va de soi.

Des repères historiques

Le temple de Jérusalem n’ayant été détruit qu’en l’an 70, le culte au moment où Paul écrit, devait encore y avoir lieu. La lettre aux romains quant à elle, a du être écrite dans les années 60. C’est sans doute à cause de cela que Paul a pris l’image du culte de cette époque avec le sacrifice offert.  Cependant, dans ce verset, il est question d’un sacrifice vivant ! Cela signifie que nous devons nous-mêmes faire le choix de monter sur l’autel et de nous offrir en sacrifice. Cela veut dire quand même, que certaines conditions doivent être réunies car ici, il n’est pas question du sacrifice d’un animal mort mais de nous vivants.

Que choisissait-on comme animal pour offrir en sacrifice au temple de Jérusalem ? Ce devait être un animal parfait, sans tâche ni défaut. En clair, pour s’offrir comme un sacrifice vivant, il faut être propre. Il faut donc passer avant de s’offrir, par la repentance, nous purifier, nous laver, passer par le baptême par immersion… Ce sont les conditions exigées de notre part. Avec l’expression culte agréable, il y a une analogie avec le sacrifice fait au temple. Ce point sous-entend aussi que nous sommes morts à nous-mêmes, que notre vie est dirigée par le Saint-Esprit et que nous ne faisons plus notre propre volonté mais celle de notre Seigneur et Maître, Jésus-Christ. Ce n’est qu’à cette condition que nous marcherons sur le chemin de sanctification. Cette exhortation découle du verset de :

Romains 6:13 ; 22

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

Tant que nous n’étions pas convertis, nous étions aux yeux de Dieu, comme morts. L’expression « vous avez pour fruit la sainteté » montre le résultat de la sanctification qui aboutit à la vie éternelle ou notre corps sera transformé en corps glorieux semblable à celui de Jésus ressuscité. Notre sanctification est une préparation à la transformation en corps glorieux comme il est écrit en :

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Le chrétien est appelé à livrer son corps à la sainteté et non à la convoitise de ses sens, en se soumettant à la volonté de Dieu. L’offrande du corps du chrétien est un culte spirituel. S’il est spirituel, il n’est donc pas physique. Il s’agit d’un travail intérieur, personnel qui est un combat spirituel et pour lequel nous aurons des oppositions. L’opposition est à l’intérieur de nous. Bien souvent, les gens parlent du combat spirituel à l’extérieur d’eux alors qu’il doit être d’abord et surtout en eux. Il est plus facile d’accuser les autres que soi-même alors que c’est nous mêmes qui sommes le problème.

Paul au verset 2, va expliquer comment faire par rapport à ce qui est dit au verset 1.

Romains 12:2 : La volonté de Dieu

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. 

Ce verset est à rapprocher de :

1 Jean 2:15

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

La bible invite chacun à être amour, ce qui implique d’être détaché du monde. Ce verset dit que deux modèles de vie sont possibles et qu’il nous faut choisir quel modèle nous voulons suivre.

« Ne vous conformez pas au siècle présent » signifie simplement qu’il ne faut pas imiter les gens du monde. C’est ce que les chrétiens faisaient avant leur conversion, et ce tout naturellement. Avec la conversion, les chrétiens ne vivent plus cela. Quand les gens les voient vivre, ils doivent constater qu’ils ne vivent pas comme eux par leurs actes, par leurs paroles. Ils doivent voir la différence. C’est pour cela qu’on parle de mise à part. Ceci est très important. Les chrétiens doivent assumer leur différence ce qui est une des choses les plus difficiles. Ils ne doivent ni avoir honte, ni peur. Il est écrit en Luc 9:26 que si une personne a honte de Jésus, il aura honte d’elle quand il viendra dans sa gloire.

Pour prendre un exemple, si un enfant est né dans une famille de voleurs, celui-ci tout naturellement va voler et ce tout simplement parce que pour lui, cela fait partie des choses naturelles, qu’il a apprises, ne serait ce qu’en regardant ce que faisait son entourage. Voler n’est qu’un exemple, cela pourrait être n’importe quoi d’autre. C’est pourquoi, nous voyons aujourd’hui beaucoup de familles divisées (divorce, avortement ….). C’est l’exemple du monde qui nous entoure qui joue d’une grande influence.

Paul explique comment nous vivions auparavant en :

Éphésiens 2:1-3

1    Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

2  dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… 

Tout ceci constitue le premier modèle qu’il faut rejeter.

Le deuxième modèle, le bon modèle, c’est Jésus qui doit être imité. Pour cela il faut se laisser : transformés par le renouvellement de l’intelligence. Comme il est dit en Romains 12:2, et Paul dans sa lettre aux éphésiens donne la marche à suivre.

Éphésiens 5:1-2

1 Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés;

et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.

Jésus s’est soumis à la volonté de son père. C’est cela le modèle à suivre.

Le mot « transformé » du verset 2 de cette épître aux romains, vient du grec : ‘Métamorphoo’, qui exprime un changement de nature, une métamorphose, mot traduit au sujet de Jésus par « transfiguré » en Matthieu 17:2.

Matthieu 17:2

Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Pour le chrétien tant qu’il est sur terre, sa transformation se fait lentement, progressivement.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

Le « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire » sous-entend bien que cette transformation est progressive.

C’est en se laissant transformer par Dieu lui-même par son Saint-Esprit que nous pourrons respecter la norme de vie de Dieu et ce n’est qu’à cette condition. Cette norme de vie est celle qu’il a donnée dans la loi.

Nous nous soumettrons plus facilement à la volonté de Dieu si nous reconnaissons : « ce qui est bon, agréable et parfait« . Ce sera d’autant plus facile si nous reconnaissons pour vrai, le verset de:

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

La marche chrétienne est dans le dévouement à Dieu et dans l’obéissance. La vie du chrétien est une vie de soumission à la volonté d’autrui, en l’occurrence à la volonté de Dieu. Le chrétien doit par exemple obéir aux autorités qui ont été voulues par Dieu. Quand on obéit aux autorités qui sont au dessus de nous, nous faisons la volonté de Dieu. Si on ne le fait pas, on sort de la volonté de Dieu. On doit se soumettre tant que cette obéissance ne nous fait pas pécher vis à vis du Seigneur, et là c’est le Saint Esprit qui donnera la direction, d’où l’importance d’être rempli à déborder du Saint Esprit. Cette soumission est empreinte d’humilité et de dépendance qui se caractérise par la mort à soi-même.

Romains 12:3 : L’humilité dans le service

Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Avec ce verset, nous abordons la question de l’humilité dans le service. Il ne nous appartient pas de réclamer et de convoiter une fonction qui ne nous est pas destinée et que nous pensons devoir nous revenir de droit. Rien ne nous empêche par humilité de participer au service de ménage…Bien souvent, ce n’est pas ce genre de service que les gens recherchent mais plutôt d’être derrière un micro, d’être sur une estrade. Personne ne reprochera à quelqu’un de faire le ménage ou de rendre des services modestes. Comme il est dit en Ecclésiaste 9:10, que tout ce que ta main trouve à faire, fais le. C’est cela aussi l’humilité, plutôt que se dire « ce n’est pas digne de moi, c’est dégradant ».

Nous ne devons pas non plus avoir de la fausse modestie en faisant semblant, mais nous devons être humble. La véritable humilité est aussi de reconnaître ce que nous sommes, tout simplement. L’orgueil est la pierre d’achoppement qui est en chaque homme, et ce n’est que dans un lâché prise que nous pouvons parvenir à l’humilité. Cela passe par le brisement, le brisement de notre volonté, de ce que nous sommes en tant qu’être humain. La véritable humilité consiste à savoir être à sa place, ce qui veut dire être à sa place aujourd’hui.

Suivre l’exemple de David

Aujourd’hui, le Seigneur nous place à tel endroit, mais il peut nous placer après à une autre place. Il ne faut pas vouloir brûler les étapes en disant « cette place est pour moi ». Il faut laisser Dieu nous amener à cette place au moment voulu. Les gens reconnaîtront nos qualités, et les choses se feront naturellement, et cela se fera sous la direction du Seigneur. Prenons le simple exemple de David. Saül a été oint roi. Peu de temps après, parce qu’il a désobéi à Dieu, Samuel sur ordre de ce dernier, a oint David.

Ainsi David dès ce moment là était roi. Cependant il n’a jamais cherché à se débarrasser de Saül alors qu’il a eu plusieurs fois l’occasion de le faire, en le tuant alors que Saül, lui cherchait à le tuer. Pour David le problème était celui de Dieu. Il s’est dit qu’il ne régnerait comme roi qu’au temps fixé par celui-ci. David est le modèle à suivre pour cela. Le chrétien doit attendre le temps de Dieu pour exercer la fonction qu’il a prévue pour lui.

Philippiens 2:3, 5, 8

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Voilà ce qui est dit et qui est tout simple. Tout est très bien expliqué dans ces trois versets. Avoir une idée juste de soi même, ne veut pas dire que l’on ne peut pas prendre une position inférieure. Jésus savait pertinemment qu’il était Dieu. Cependant cela ne l’a pas empêché de s’abaisser jusqu’à se laisser condamner et subir le châtiment des criminels sur la croix, châtiment qui était la pire des humiliations.

Les versets de Romains 12:4-5 constituent le seul passage dans ce chapitre où il est question du corps de Christ en tant qu’Église.

Romains 12:4-5 : La vie du corps de Christ : l’Église !

Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction,

ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres.

L’orgueil de l’homme est égocentrique. Il l’amène à ne plus penser qu’à lui, à ramener tout à lui. Tout ce qu’il fait, est pour sa gloire. Beaucoup pour ne pas dire tous dans les assemblées chrétiennes, veulent être différents des autres, veulent être supérieurs aux autres en cherchant à être prophète, pasteur, et ce sans aucunement chercher la volonté de Dieu pour eux.  Paul dit dans ces deux versets que la vie chrétienne ne fonctionne pas ainsi.

L’Église, un corps

L’Église est formée d’un seul corps, et nous ne sommes qu’une partie de ce corps, ce qui crée une interdépendance. Paul veut dire par là que si nous voulons quelque chose d’harmonieux au sein de l’Église, il faut que chacun accomplisse la fonction pour laquelle il a été choisi par Dieu. Jésus, la tête de l’Église demande à ce que le nerf commande le muscle qui commande le bras qui commande la main pour cueillir la pomme. Ceci est bien sûr une image pour montrer que les membres du corps de Christ doivent agir pour que les ordres du Seigneur soient suivis, et que ce qu’il attend de nous, soit accompli.  Ce corps est rattaché à une tête Jésus-Christ. Nous pourrions donner comme image que le Saint-Esprit coule dans nos veines, qu’il lui donne la vie mais aussi le mouvement. 

En paraphrasant la pensée d’une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place, il peut être dit: une fonction pour chaque chrétien, et chaque chrétien à sa fonction. Une armée en ordre de bataille exige que chacun soit à sa place, le tout étant pour l’utilité commune, selon 1 Corinthiens 12:7. Il y a une fonction attribuée par Dieu à chaque chrétien, mais il faut que chaque chrétien exerce sa fonction, sans vouloir usurper celle d’un autre. Nous avons en :

Éphésiens 4:15-16

15 mais en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ.

16 C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour.

Dans les trois versets suivants, il est question de l’appel au service.

Romains 12:6-8 : L’appel au service

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Chaque membre d’une assemblée doit être à sa place, et remplir la fonction que Dieu lui a assignée, et pas une autre. Paul a dit des choses quasiment identiques à ses différents interlocuteurs. Ainsi en est-il dans sa lettre aux corinthiens en 1 Corinthiens 12:7. D’une manière générale, quand on étudie la Bible, ce qui est intéressant, c’est de trouver la même pensée (c’est là que nous pouvons voir que le Saint Esprit est à l’œuvre) chez Paul, chez Pierre, chez Jean, voire chez Jacques et Jude. Si chaque membre est à sa place, celui-ci doit bien remplir la fonction que Dieu lui a assignée que l’on utilise le terme de ministère ou de service. Les deux mots de ministre et serviteur veulent dire exactement la même chose, c’est à dire esclave.

Avertissements

Deux avertissements s’adressent à tous ceux qui exercent un service qui leur est accordé. Tout d’abord, il faut faire attention à ne pas confondre le prophète avec le diseur ou la diseuse de bonne aventure, ce dernier répondant aux aspirations des gens mus par l’orgueil de la vie, la convoitise de la chair, ce qui n’est pas ce que le Seigneur a envie de dire à ceux qui les consultent. Si le prophète peut annoncer des choses à venir, son rôle est celui de porte-voix de Dieu.

En général, quand il est le porte voix de Dieu, ce n’est jamais pour de bonnes choses, mais pour redresser. Il appelle le peuple à revenir dans les voies de Dieu. Il y a moins de prophètes aujourd’hui dans les assemblées, et ce particulièrement depuis la fin du temps apostolique, puisque aujourd’hui tous les écrits de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament sont rassemblés dans la Bible.

Dieu nous parle ainsi directement par la Bible, sans oublier que comme il est dit en Apocalypse 19-10, l’esprit de la prophétie, c’est le témoignage de Jésus. Par ailleurs, Dieu peut nous parler aussi par le biais d’une personne qu’elle soit prophète ou non. L’expression utilisée au verset 6 de cet épître aux Romains « en proportion de leur foi » peut s’interpréter en: ne pas aller au-delà de ce que Dieu dit. Si le prophète dit quelque chose qui va à l’encontre de ce qui est dit dans la Bible, il faut l’arrêter immédiatement et se détourner de lui. Le prophète avertit le peuple de Dieu. Un avertissement est donné en :

Jérémie 23:21-23

21 Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé.

22 S’ils avaient assisté à mon conseil, Ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, Et les faire revenir de leur mauvaise voie, De la méchanceté de leurs actions.

23 Ne suis-je un Dieu que de près, dit l’Éternel, Et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin?

Le travail du prophète est de faire revenir les hommes de leurs mauvaises voies, de leur méchanceté, de leurs mauvaises actions. Si Dieu est Dieu, qu’il soit près ou loin, il est toujours Dieu.

Regardez à propos du ministère, ce qui est dit en :

Colossiens 4:17

17 Et dites à Archippe: Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir.

Il faut demander au Seigneur d’indiquer le service qu’il attend de nous, et lui demander qu’il nous aide à bien le remplir, à être fidèle dans ce service. Le mot serviteur s’applique à tout le monde. Regardez ce que Paul disait à Timothée en :

1 Timothée 4:13-16

13 Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.

14 Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens.

15 Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous.

16 Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent.

Timothée très jeune, a été formé par Paul et puis a été envoyé en mission et chargé de s’occuper d’une assemblée. Cependant, il lui est demandé de continuer à se former pour pouvoir enseigner. En veillant sur lui-même et sur son enseignement, il se sauvera lui même, et il sauvera les gens qui l’écoutent. L’expression « Veille sur ton enseignement » veut dire que la personne qui enseigne ne doit pas dire ce qui lui passe par la tête, mais qu’elle doit veiller à porter la parole avec soin. Elle doit continuer encore et encore à étudier la Parole de Dieu et à se laisser conduire par le Saint Esprit.

Tout le monde ne pourra pas être sauvé, mais seulement ceux qui entendent et qui acceptent la Parole de Dieu.Ce n’est pas seulement entendre, mais c’est aussi juger, peser, accepter et croire ce qui est dit, et faire comme Jésus le dit :

Jean 5:30

30 Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Chacun peut appliquer ce verset à lui-même, à la différence près, que c’est Jésus qui nous envoie. Nous ne devons pas chercher à faire notre propre volonté, mais à faire la volonté de Jésus qui nous envoie. C’est une question de fidélité. Nous allons prendre l’ exemple de Barnabas qui arrive à Antioche ainsi que cela est relaté en :

Actes 11:23-25

23 Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.

24 Car c’était un homme de bien, plein d’Esprit Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur.

25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul;

C’est Barnabas qui avait amené Paul à Jérusalem et qui l’avait présenté aux apôtres. C’est lui qui en quelque sorte a expliqué ce qu’était devenu Paul parce que les gens tremblaient à la simple évocation de son nom, sachant comment il était avant. Là, Barnabas arrive à Antioche et voit qu’il y a une transformation des gens qui se convertissent. Il s’est dit qu’il n’était pas suffisant pour remplir la mission . Le Seigneur va en quelque sorte, le pousser à aller chercher Paul à Tarse qui avait le don d’exhortation, pour qu’il vienne à Antioche et l’aide dans le travail, les hommes de cette ville ayant besoin de plus de nourriture spirituelle. C’est ainsi qu’ils seront deux à travailler ensemble pour le ministère.

Si Barnabas avait marché par la chair, il aurait garder la gloire pour lui-même. Nous voyons hélas parfois des gens qui évitent de s’associer à telle ou telle personne qui pourraient vraiment les aider par peur que ceux-ci leur ravissent leur gloire. En réalité, ce qui s’est passé ici, ce n’est pas Paul qui a été l’aide de Barnabas, mais que c’est ce dernier qui est devenu l’aide de Paul.

la révélation par les petits détails

Bien souvent, ce sont dans les petits détails de la Bible que nous pouvons avoir une meilleure compréhension des choses. Barnabas a reconnu les qualités de Paul. Il faut dire que ce dernier avait une solide connaissance des Écritures (Ancien Testament), qu’il avait été touché par la puissance et la grâce de Dieu, qu’il avait passé trois ans en Arabie où il avait été enseigné directement par le Seigneur, chose que Barnabas n’avait pas eue. Quand nous regardons bien les premiers disciples, nous observons qu’ils étaient pleins d’humilité après avoir reçu le baptême du Saint Esprit, ce qui n’était pas le cas avant. Ils ne cherchaient pas à se battre pour jouer tel rôle ou tel rôle.

Il faut faire attention à deux choses : Si l’enseignement reste au niveau théorique, l’exhortation risque fort d’être légaliste (ce qui conduit à la mort). Au contraire, l’enseignement doit être pratique et produire vie.

2 – Les exhortations pour la conduite des croyants.

Nous entrons dans ce passage où Paul exhorte les croyants en employant trente fois des verbes à l’impératif.

Romains 12:9-16 : L’amour pour les autres

Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien.

10 Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques.

11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.

13 Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité.

14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.

15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent.

16 Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux.

Ceci a déjà été vu avec l’étude des précédents versets. Toute la première partie de ce passage, concerne l’amour envers les autres. La deuxième partie de cette fin de chapitre (versets 17-21) concerne la conduite à tenir vis à vis des autres qui consiste à ne pas nous venger.

Romains 12:17-21 : Ne pas se venger

17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.

18 S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

19 Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. (Hébreux 12:14)

20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.

21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

Voici toute la conduite à tenir face à la méchanceté des autres. Nous pouvons observer qu’à partir du verset 9, l’amour est cité en premier en précisant qu’il doit être sans hypocrisie, c’est à dire sincère. Ceci doit être la première qualité attendue du chrétien. L’amour dont il s’agit, est l’amour que Dieu déverse dans nos cœurs par le Saint-Esprit. C’est le maître mot de l’Évangile !

Jésus en Marc 12:30-31 dira « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second: tu aimeras ton prochain comme toi même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là« .

Donc, l’Ancien Testament, s’il est bien compris, et le Nouveau Testament, invitent à avoir de l’amour pour tous les hommes. Ceci est normal dans la mesure où Dieu est Amour et que les chrétiens sont appelés ses enfants. Par conséquent, ceux-ci doivent être des enfants remplis d’amour pour tous les hommes.

Romains 5:5

5 Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Dans ce verset, le mot grec agape signifie amour divin Il ne s’agit pas de l’amour humain (philae en grec) qui est un amour toujours intéressé, et qui attend un retour, une contrepartie. Dans ce verset, il est important de voir que c’est le Saint Esprit qui répand l’amour divin dans le cœur du chrétien.

1 Corinthiens 13:6

il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité;

Éphésiens 5:1-2

1 Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés;

et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.

La transformation du chrétien va s’opérer aussi sur un autre plan

Éphésiens 5:8

Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

Plus nous avancerons sur le chemin de sanctification, plus la lumière de Dieu sera en nous. Même si elle n’est pas visible, les autres la percevront, la détecteront.

La première piste à suivre est le fait qu’avant sa conversion, le chrétien, comme tout homme, vivait pour lui. Il centrait tout sur lui. Il développait son égoïsme et son égocentrisme. Cet égoïsme et cet égocentrisme allaient de pair avec l’orgueil qui l’encourageait dans cette voie. C’est cette partie de l’être qui doit mourir. Le chrétien ne s’appartient plus, il appartient à Jésus qui l’a racheté. Dieu va lui demander trois sacrifices, le troisième est exposé en Romains 13 qui sera étudié ultérieurement. Les deux premiers sacrifice à faire sont les suivants:

3 – a)   Premier sacrifice : l’humilité

Le premier sacrifice de l’humilité consiste dans le brisement, le brisement de notre orgueil. En effet, l’humilité chez l’homme n’est pas naturelle. Il doit passer par le brisement. Au verset de Romains 12:3, Paul invite le chrétien à développer la modestie, l’humilité.

3  Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Il est nécessaire d’apprendre et de pratiquer l’humilité pour détruire l’orgueil ou du moins le contrôler, l’étouffer jusqu’à ce qu’il disparaisse. Pour cela, il faut laisser l’Esprit Saint contrôler notre vie.

Notre humilité témoignera de la mesure de foi que nous avons. L’humilité sera le vrai baromètre de la foi, car est-il pensable d’avoir une foi orgueilleuse ? L’orgueil qui se manifeste chez quelqu’un est bien le signe que le vieil homme en lui n’est pas mort, et que sa chair est encore au contrôle de sa vie.

Le don, ou la qualité spécifique de chacun n’est pas pour se mettre en valeur par rapport à l’autre, mais pour se mettre à son service. Il faut s’oublier en mourant à soi-même pour servir l’autre. Celui qui exerce un ministère n’est pas au-dessus des autres. Il est inférieur aux autres, puisque dans l’exercice de son ministère, il est à leur service. Voyez ce que dit Jésus en :

Matthieu 18:4

C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Jésus a montré l’exemple en faisant lui-même la démonstration de son humilité lorsqu’il a lavé les pieds des disciples ainsi que cela est relaté en Jean 13 :14-15. Il a mis cela en pratique en prenant la place d’un esclave pour que ses disciples comprennent bien. A l’époque, quand une personne rentrait dans une maison, la première chose qui se faisait, était qu’un esclave de la maison lave les pieds de l’invité. Jésus là, a pris la position la plus basse, celui de l’esclave, et il n’est pas possible d’être plus humble que le dernier des esclaves.

Ce qui se passe avec Dieu, c’est que tout ce qui est spirituel, est comme une image inversée du naturel, et inversement. Ce qui est élevé, sera abaissé, et ce qui sera abaissé sera élevé. Il y a ainsi une totale inversion des valeurs.

– b) Deuxième sacrifice : l’amour

Le deuxième sacrifice est l’amour.

Romains 12:9

9  Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien.

Ce verset pose des questions et il mérite qu’on s’y attarde. Pourquoi ? Parce que je dois aimer sans hypocrisie, sans arrière-pensée. L’hypocrisie chez les grecs était représentée par leur dieu Janus, le dieu aux deux visages. Le mot grec « agape » traduit par charité ou amour, est le mot pour parler d’amour divin comme cela a déjà été dit. C’est le niveau suprême de l’amour. Le mot charité a perdu de sa force dans notre société où il est plutôt associé à l’aumône, les œuvres de bienfaisance. Trop souvent les personnes cachent leur vraie nature derrière une charité extérieure, au point où l’on parle de « charity business » deux mots bien incompatibles, mais qui révèle la fausse charité, le faux amour.

Le mot grec « Anupokritos » traduit ici par sans hypocrisie, peut aussi être traduit par sincère. Ces deux expressions se complètent bien, et se renforcent. Cet amour s’exprime sans arrière-pensée.

Ce verset à lui seul pose bien des questions, et mérite de s’y attarder.

– 1 Je dois aimer sans arrière-pensées (ex : ne pas dire du bien devant, et du mal derrière.)

– 2 Je dois avoir le mal (ce qui est mauvais) en horreur, l’avoir en aversion, l’abhorrer

-3 Au contraire, je dois m’attacher au bien

la mise en pratique

Ainsi il faut :

Avoir le mal en horreur ce qui conduit à réprouver le péché, péché qui bien souvent s’expose ouvertement sur la place publique. Pour autant, cela doit se faire sans haine. Il faut apprendre à aimer le pécheur (ex : homosexuel….), tout en désapprouvant sa conduire, lui dire librement et sans agressivité que nous haïssons le péché (ex : l’homosexualité). Cependant plus que tout, nous devons haïr le mal, c’est-à-dire tout ce qui est mauvais en nous.

Il faut apprendre aussi une chose difficile, celle qui est de vivre en harmonie avec tout le monde, ce qui est plus que de vivre en paix. Cependant Paul dira :

Romains 12:18

18   S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

Bref dans la mesure du possible, de notre possible, la paix doit émaner de notre être, l’animosité devant venir des autres et en aucun cas de nous.

L’amour est une puissance, une très grande puissance.

L’amour a la puissance de la bombe atomique, mais nous ne savons pas l’utiliser. Dieu seul, Dieu qui est Amour pleinement, est capable de s’en servir parfaitement. C’est pourquoi, il est le tout puissant « El Shaddaï »

Là où il y a de la haine, du mal, nous devons manifester de l’amour, de la bonté, de la compassion. Ce sont toutes des valeurs qui ne sont pas de ce monde.

Dans ce passage de Romains 12:9-21 sont citées les quatre vertus de 2 Pierre 1:5-7 : l’amour, la patience, la piété et l’amitié fraternelle.

Les versets 18 à 21 de cette épître aux romains concernent l’attitude à adopter envers les païens avec lesquels nous pourrions être en conflit. Notre attitude doit être pacifique et nous devons chercher à établir une relation harmonieuse.

Pour mettre en pratique le verset 18, toujours dans la mesure du possible :

– Le chrétien ne doit pas se quereller avec les hommes

– Le chrétien s’efforce de réparer les relations brisées avec eux

– De plus, le chrétien leur fait du bien, sans oublier de bénir ceux qui le persécutent.

– Le chrétien doit être en paix

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Bref, le chrétien doit triompher du mal par le bien !

Notre attitude de bienveillance perturbera le méchant qui ne comprendra pas que nous puissions répondre à la méchanceté par de la gentillesse. Il s’interrogera car il s’attend à ce que nous agissions de la même façon que lui.

Notre modèle étant Jésus, il suffit de l’imiter après qu’il se soit fait arrêter dans le jardin de Gethsémané.

Il est intéressant de faire une comparaison entre Romains 12:9-18 et Galates 5:22 à propos du fruit de l’Esprit que doit produire le chrétien :

22 Mais le fruit de l’Esprit c’est :

En Galates 5:22 En Romains 12:9-18

– l’amour,                        – v.9-10 amour

– la joie,                                   – v.15 réjouissez-vous

– la paix,                                   – v.18 soyez en paix

– la patience,                           – v.12 patience

– la bonté,                                – v.17 rechercher le bien

– la bienveillance,                  – v.13 pourvoir, hospitalité

– la foi,                                     – v.11-19 laissez agir Dieu

– la douceur,                            – v.16  laissez-vous attirer par ce qui est humble

– la maîtrise de soi ;               – v.19 ne vous vengez pas

Romains chapitre 11 – Étude Biblique

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Le chapitre 11 de l’Epître aux Romains montre un revirement dans le raisonnement de Paul. Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! Il en est personnellement la preuve puisque lui-même est Israélite, de la postérité d’Abraham, pharisien, de la tribu de Benjamin.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 12

Romains chapitre 11 Israël, rejeté temporairement pour l’inclusion des nations

1 – Introduction

Romains 9 enseigne qu’il n’a jamais été dans le plan de Dieu de sauver chaque individu de la nation naturelle d’Israël. Cela découle de Romains 9:6 et de Deutéronome 7:6-10. Dieu a toujours eu le projet de ne sauver que ceux qu’il avait élus dans sa souveraineté, c’est-à-dire ceux qui sont venus à la foi comme il est dit en Romains 9:11.

La souveraineté de Dieu se comprend dans les normes qu’il exige pour qu’une personne soit sauvée. Il s’agit d’une personne qui a manifesté sa foi en Dieu comme l’ont fait Abraham, Isaac et Jacob, et après la venue de Jésus-Christ, de tous ceux qui ont cru à l’œuvre rédemptrice de celui-ci. c’est-à-dire de tous ceux qui sont venus à la foi.

cf. Actes 13:44-48

44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. (Matt. 21:43)

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre. (Ésaïe 42:6 ; 49:6)

48 Les païens se réjouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent.

Ce passage est à mettre en relation avec les versets de Galates 2:6-7 où il est dit que Pierre est l’apôtre des circoncis et que Paul est l’apôtre des incirconcis (des païens).  Il y est dit aussi que ceux qui sont les plus considérés quels qu’ils aient été considérés jadis, importe peu, Dieu ne faisant point acception des personnes. 

Par ailleurs, il est dit que même si Paul est l’apôtre des païens, c’est Pierre qui a été le premier à convertir des non juifs comme cela ressort d’Actes 10 avec Corneille quand il s’est déplacé à Césarée Maritime. Par ailleurs, si Paul est devenu l’apôtre des païens, il n’a pas pour autant cessé de prêcher aux juifs, de les disposer à écouter la Parole. Au point de vue mission, Pierre allait peut être plus vers les communautés juives dans la diaspora juive, alors que Paul allait au delà de ces lieux. Les autres apôtres évangélisaient aussi. 

2 Timothée 1:9-10

9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

10 et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile.

On a ici le côté de la grâce.

Romains 10 quant à lui, explique pourquoi Israël, en tant que nation, a échoué. Les Juifs dans leur ensemble ont essayé d’être sauvés par l’observance des œuvres de la loi, au lieu de l’être par la foi au Messie, Jésus-Christ. On voit que dès le début, à l’exemple d’Abraham, les hommes sont sauvés par la foi (Genèse 15:6), la chair rendant impossible l’observance de toute la loi comme le dit Romains 8:3. Donc les juifs ne pouvaient pas être justifiés par la chair, celle-ci rendant impossible l’observance de toute la loi.

Aujourd’hui, les gens qui disent qu’ils sont sauvés, qu’ils méritent d’aller au paradis parce que leur vie est correcte, qu’ils font de bonnes oeuvres, se trompent totalement, parce qu’il est impossible à l’homme d’obéir à toute la loi de Dieu par ses propres forces.

Quand quelqu’un vient de se convertir, il se trouve dans le temps de la sanctification, sur le chemin étroit et resserré  de Matthieu 7. Cela veut dire qu’il est censé suivre la loi. Cependant ce n’est pas par la chair qu’il réussira à faire cela. Seul l’Esprit de Dieu rend cela possible. C’est par l’Esprit de Jésus, l’Esprit Saint que le chrétien est appelé à tendre à avoir la stature de l’homme parfait, c’est à dire la stature de Jésus. L’autre image donnée par Paul, c’est de gloire en gloire, c’est à dire progressivement.

Plus le Saint Esprit est en quelqu’un, plus cette personne développe le fruit de l’Esprit de Galates 5:22 qui se résume en l’amour. Cela transparaîtra par l’aspect de la personne qui de sombre deviendra lumineuse. Son entourage constatera un grand changement dans sa vie. Si tel n’est pas le cas, c’est qu’il existe un problème.

Romains 11 enseigne que le dessein divin éternel pour les Juifs comme pour les non-Juifs se réalisera infailliblement et que la plénitude d’Israël comme la plénitude des païens seront sauvées !

Le verset 1 du chapitre 11 de Romains, marque un retournement dans la pensée de Paul exprimée au chapitre 10.

Romains 11:1

1 Je dis donc: Dieu a-t-il rejeté son peuple? Loin de là! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin.

Après avoir parlé de toute la difficulté que les juifs ont eu à venir à Jésus, il dit que les juifs ne sont pas oubliés. Ce verset contient la première preuve que Dieu n’a pas rejeté son peuple, puisque Paul fait partie de ce peuple après avoir persécuté les premiers chrétiens. De plus, celui-ci dit en:

2 Timothée 2:19

19 Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité.

Là nous avons dans ce verset de 2 Timothée 2:19, un éclairage pour bien comprendre le verset de Matthieu 7: 21 et 23 dans lesquels il est écrit :

21 Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n’entreront pas tous dans les royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux………..

23 Ceux Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Si on ne s’éloigne pas de l’iniquité, et si après la conversion on ne marche pas sur le chemin de sanctification comme nous l’avons expliqué, alors Jésus nous dira qu’il ne nous connait pas. Il est très important de bien comprendre ce que le chrétien est censé être et censé faire. Cela ne sert à rien de faire telle ou telle chose qui est accessoire, si on ne fait pas ce que Dieu demande, à savoir notre sanctification avec l’aide du Saint Esprit. En clair, ce n’est pas parce que vous vous prétendez être chrétien que vous l’êtes. Il est important que cela soit rappelé régulièrement dans les assemblées, car chacun doit se préparer à la rencontre avec son Dieu. Qui peut savoir quand aura lieu le retour de Jésus, ou quand l’heure de sa mort sonnera? Prépare-toi !

2- Le salut en Christ est trouvé par une partie des Israélites

La seconde preuve que Dieu n’a pas rejeté son peuple, c’est ce que Dieu dit à Élie en 1 Rois 19:18 et que Paul rapporte ici.

Romains 11:2-5

Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance. Ne savez-vous pas ce que l’Écriture rapporte d’Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël:

3 Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie?

Mais quelle réponse Dieu lui fait-il? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n’ont point fléchi le genou devant Baal.

De même aussi dans le temps présent il y un reste, selon l’élection de la grâce.

Quand on parle de reste, cela ne veut rien dire en terme de nombre. Si on prend Élie, celui-ci s’imaginait que le reste était lui seul. Dieu va lui dire qu’en réalité, il y avait sept mille hommes qui n’avait point fléchi le genou devant Baal.

1 Rois 19:18

18 Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé.

Le rejet du peuple d’Israël n’est que partiel

 Donc, quand il est question de reste, nous ne savons pas du tout ce que cela veut dire. Est que c’est dix pour cent de la population, est ce que c’est cinquante pour cent ?…On ne peut pas savoir. Par conséquent, il faut faire très attention si on veut parler du reste, parce que cela recouvre bien souvent un coté élitiste dans les discours de certains qui se croient supérieurs, et qui prétendent faire partie du reste. L’exemple d’Elie pris par Paul,  a pour but de montrer que Dieu du temps d’Elie, avait déjà mis de côté des personnes qui le servaient. Paul prend cet exemple pour faire comprendre que le rejet d’Israël n’est que partiel.

Pour comprendre pleinement la grâce en suivant le raisonnement de Paul dans cette épître, nous pouvons comparer avec le temps où la peine capitale existait encore en France. Un avocat pouvait faire un recours en grâce auprès du président de la république pour son client condamné à mort. Jusqu’à notre conversion à cause de nos péchés, nous étions tous condamnés à finir en enfer. Celui qui est véritablement converti, a un avocat, Jésus. C’est celui-ci qui intercède en sa faveur auprès du Père, comme il est dit en :

Romains 8:34

34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

Dieu nous fait grâce parce que Jésus le lui demande. Cependant pour cela, encore faut-il avoir foi en Jésus, et en son œuvre à la croix.

Romains 11:6

Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce; autrement l’œuvre n’est plus une œuvre.

Il n’est pas possible d’être à l’extérieur d’une porte et être en même temps à l’intérieur. Il n’existe pas d’entre deux. Soit nous vivons la grâce et nous sommes à l’intérieur, soit nous sommes à l’extérieur en cherchant le salut par les œuvres. Ce verset donne un sérieux avertissement. Il faut choisir. C’est la grâce ou les œuvres. Cela sous-entend que nous ne pouvons pas mélanger la grâce avec quoique ce soit d’autre car ce ne serait plus une grâce. La grâce exige qu’on s’abandonne à Dieu ce qui n’est pas facile parce que cela n’est pas dans la nature humaine. Certains ont tendance à vouloir faire quelque chose, à faire des œuvres pour obtenir le salut, alors que la grâce donne. Si on a reçu par grâce, cela ne sert à rien de chercher à faire quelque chose en plus pour obtenir. Il faut faire très attention en lisant trop vite les écrits de Paul et de Jacques. Ce dernier (Jacques 2:18) quand il parle des œuvres, parle des œuvres de la foi et non des œuvres de la loi. Cela veut dire que les chrétiens montrent leur foi par les œuvres qu’ils produisent sous la direction du Saint Esprit. Autrement dit, par leurs actes, par leur comportement, ils témoignent qu’ils ont la foi.

Certaines personnes veulent par exemple judaïser. En réalité, celles ci veulent meilleures que les autres avec certaines pratiques (circoncision…) C’est ce que l’apôtre Paul a reproché aux Galates comme cela est écrit en Galates. En tout cas, faire cela révèle l’orgueil de ces personnes. 

Romains 11:7-12

Quoi donc? Ce qu’Israël cherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, tandis que les autres ont été endurcis,

selon qu’il est écrit: Dieu leur a donné un esprit d’assoupissement, Des yeux pour ne point voir, Et des oreilles pour ne point entendre, Jusqu’à ce jour. Et David dit:

Que leur table soit pour eux un piège, Un filet, une occasion de chute, et une rétribution!

10 Que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir, Et tiens leur dos continuellement courbé!

11 Je dis donc: Est-ce pour tomber qu’ils ont bronché? Loin de là! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils soient excités à la jalousie.

12 Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi quand ils se convertiront tous.

Le verset 8 fait référence à Deutéronome 29:4

Mais, jusqu’à ce jour, l’Éternel ne vous a pas donné un cœur pour comprendre, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre.

Paul en Actes 13:46, va dire aux juifs qui l’ont rejeté et qui ne l’ont pas écouté, que puisqu’ils ont fait cela, il va se tourner vers les païens. Ainsi il va accomplir le plan de Dieu. Pourquoi les juifs ne l’ont-ils pas écouté? Parce qu’ils n’avaient pas les yeux pour voir et pas les yeux pour entendre. Beaucoup ont rejeté l’évangile annoncé par Paul, mais quelques uns ont cru. Il en sera toujours ainsi. Quand les gens nous rejettent, c’est Dieu qu’ils rejettent. Ce n’est pas nous qui convertissons mais c’est l’Esprit Saint qui convainc les personnes de se convertir. Notre rôle est juste de témoigner et de parler. La responsabilité de l’autre est d’entendre.

Galates 2:6-7

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point acception de personnes, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien.

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, –

Certains ont rejeté la prédication de l’Évangile de Paul, mais quelques-uns ont cru. Il en sera toujours ainsi ! Le rejet est partiel, mais il est aussi temporaire. Ceci est encourageant parce que des personnes à qui on a parlé de Jésus et qui ont rejeté le message, ne veut pas dire qu’elles ne viendront pas à Christ plus tard. Il est important de prier pour ces personnes.

Le rejet de Jésus par les juifs,  a permis la réconciliation du monde avec Dieu. Cependant,  il y aura un jour le rétablissement de la relation d’Israël avec Dieu selon la prophétie de Jérémie. 

Jérémie 31:1

1 En ce temps-là, dit l’Éternel, Je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, Et ils seront mon peuple.

 

Ici, c’est un futur qui est exprimé.

3- Le rejet d’Israël est temporaire :

Romains 11:13-15

13 Je vous le dis à vous, païens: en tant qu’apôtre des païens, je glorifie mon ministère,

14 afin, s’il est possible, d’exciter la jalousie de ceux de ma race, et d’en sauver quelques-uns.

15 Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts?

Susciter la jalousie ! Dieu cherche le moyen de toucher le cœur des juifs. Pour cela il va utiliser leur jalousie. Le meilleur exemple est ce qui se passe avec un enfant. Quand un enfant attend un cadeau de son père, et qu’il n’obtient pas ce qu’il voulait, il va dire qu’il ne veut pas du cadeau. Il va le dédaigner. Quand son père va récupérer l’objet offert et le donner à un autre enfant, à ce moment là, son fils, pensant que ce cadeau doit avoir de la valeur, va le saisir en disant « c’est à moi ». Pourquoi le païen aurait-il le salut alors que celui-ci m’était destiné en priorité ?

C’est ainsi que les quelques israélites qui ont écouté Paul et qui ont vu la conversion des païens sont venus aussi à la conversion. La question que tout homme devrait se poser est : est-ce que les croyants en Jésus-Christ sont au bénéfice d’une chose que je rejette ? Pourquoi laisser aux autres une grâce qui m’appartient de plein droit ? il faut susciter la jalousie des uns et des autres. Le salut est offert à tout le monde.

Nous avons ensuite le verset 16 qui sert de transition pour faire la liaison entre la branche et la racine. Le peuple juif est imagé en un olivier franc avec ses branches, et les païens en un olivier sauvage greffé sur l’olivier franc.

Romains 11:16-24

16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.

17 Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui était un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et rendu participant de la racine nourricière de l’olivier, (bénédictions)

18 ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.

19 Tu diras donc: Les branches ont été retranchées, afin que moi je sois greffé.

20 Cela est vrai; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains;

21 car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus.

22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté; autrement, tu seras aussi retranché.

23 Eux de même, s’ils ne persistent pas dans l’incrédulité, ils seront greffés; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau.

24 Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage, et greffé contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.

Pour prendre une autre image, l’ensemble des croyants en Jésus sont comme un arbre généalogique qui a pour tronc Abraham et les autres patriarches, mais la racine est Jésus. Les croyants juifs sont les branches, les juifs incroyants ont été retranchés et les païens croyants en Jésus figurent sur cet arbre comme des enfants adoptés. (ils sont greffés). Les juifs qui reviendront de leur incrédulité seront à nouveau greffés. La foi en Dieu est la sève, la vie. C’est la même image que Jésus utilise quand il parle du sarment. Quand celui-ci est détaché du cep, il ne produira rien.

4- La révélation du mystère concernant Israël

Romains 11:25-27

25    « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée.

26    Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés

27    Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés. 

Paul parle d’un mystère. Qui dit mystère dit mystérieux. Si c’est mystérieux, c’est qu’on ne sait pas de quoi il s’agit, que cela n’est pas révélé (Deutéronome 29:29). Cependant cela n’était pas révélé du temps de l’Ancien Testament mais au verset 26 de ce chapitre 11 de Romains, nous avons la révélation du mystère concernant Israël.

De quel mystère s’agit-il ? La réponse est donnée  en:

Éphésiens 3:2-6

si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous.

C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots.

En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ.

Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ.

Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus Christ par l’Évangile,

Ceci est clair. Il s’agit de l’évocation de l’épisode relaté en Actes 10 et 11 où les apôtres découvrent que le salut est aussi pour les païens.

Le verset 26 de ce chapitre 11 de Romains est une citation de :

 Ésaïe 59:20

Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Éternel.

Nous avons aussi :

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Le verset 33 fait penser à Ruth qui a dit à sa belle mère en Ruth 1:16: « ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ». Au verset 26 de Romains 11, quand il est question de tout Israël, c’est la réalisation de la parole de :

Zacharie 12:10

10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

Ces versets sont extraordinaires au plan prophétique avec l’expression « celui qu’ils ont percé » « fils unique » « comme on pleure sur un premier né ». Israël aussi est appelé le premier né lorsque Dieu parle à Moïse en Exode 4:22.

            Romains 11:28-29

28 En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères.

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. 

Il convient de se rappeler qu’il est dit en Actes 13:46 que Paul à pris la décision de se détourner des Israélites pour se tourner vers les païens. Cela voulait dire qu’il ne se contenterait plus de prêcher dans les synagogues. Ainsi, Paul a prêché par exemple dans l’aréopage à Athènes….

Nous ne nous attarderons pas sur le verset 29 qui expose que Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel parce qu’on pourrait donner de fausses interprétations. Cela n’est pas particulièrement évident. Ce verset est régulièrement cité par les uns et les autres. Cependant reste à savoir ce que contient le mot don et ce que contient le mot appel. Ce n’est pas le verset qui est en cause mais le sens qui est donné dans les différents dons car il en existe un certain nombre. L’amour, la patience… sont des dons de l’Esprit. Quand Dieu donne cela, il ne le retire pas. Qu’appelle t-on réellement un appel ? Certains vont traduire cela à leur profit quelquefois. Il est dangereux de vouloir tordre les écritures pour leur donner un sens que Dieu n’a pas donné.

Les versets 30 à 32 insistent sur le fait que Dieu ne fait pas de favoritisme,

Romains 11:30-32

30 De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde,

31 de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde.

32 Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous.

Depuis Romains 9 jusqu’à Romains 11, quand Paul écrit et particulièrement dans le passage du verset 25 à 32, il s’adresse à des païens pour parler des juifs. Il va dire par exemple à ces païens : « de même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde ». La désobéissance des juifs a fait que Dieu accorde sa miséricorde aux païens. Ainsi accordant sa miséricorde aux païens, il ne peut qu’accorder sa miséricorde aux juifs car il ne fait acception de personne. Juifs et païens sont semblables et ont besoin de la miséricorde de Dieu et Dieu fait miséricorde à tous sans exception.

Interprétation du verset 32 : la loi a montré que l’homme était incapable d’obéir à toute la loi. Ainsi tous les hommes sont enfermés dans la désobéissance. Cela montre qu’ils ont besoin d’un sauveur (un libérateur) par lequel ils peuvent obtenir la miséricorde de Dieu.

5- La sagesse de Dieu et la gloire de Dieu :


Romains 11:33

33 O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! 

Ce verset fait référence au verset de

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Nous ne pouvons qu’être admiratifs et reconnaissants à Dieu pour ce qu’Il est, et qu’être poussés à l’humilité et à ne pas vouloir le concurrencer par notre intelligence en lui disant « mais qu’est ce que tu fais ? pourquoi ceci, pourquoi cela ? ». Quand nous sommes dans une situation difficile, il est possible de crier à Dieu pour qu’il nous délivre. Sa réponse sera la paix qu’il mettra dans notre coeur dans l’épreuve que nous traversons.(Ésaïe 30:15 et Zacharie 4:6)

Romains 11:34-36

34    Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ?

35    Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ?

Le verset 34 est une citation de :

Ésaïe 40:13

« Qui a sondé l’esprit de l’Éternel, Et qui l’a éclairé de ses conseils ? »

Le verset 35 est une citation de :

Job 41:2

2  « De qui suis-je le débiteur ? Je le paierai. Sous le ciel tout m’appartient. »

Romains 11:36

36    C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! »

Ce verset 36 est une doxologie qui laisserait penser que Paul a terminé sa lettre et qu’il l’a reprise ensuite pour rédiger une partie pratique. En effet, les chapitres 12 et 15 sont la mise en pratique des onze premiers chapitres qui sont des chapitres doctrinaux.

La parabole du semeur de Matthieu 13:3-23

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Le contexte de cette parabole du semeur est le suivant: Jésus est entouré d’une grande foule au bord de la mer de Galilée. Pour que sa voix puisse porter, il est monté dans une barque et s’est assis. C’est cette grande foule disparate, en ce compris les pharisiens qui n’arrêtaient pas de le contredire, qu’il va décrire dans cette parabole des quatre terrains et montrer ce que va être sa réaction par rapport à sa parole.

La parabole du semeur

1 – La parabole du semeur

Matthieu 13:3-23 ( Marc 4:1-20 ; Luc 8:4-15)

Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit:

Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent.

Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond;

mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.

Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l’étouffèrent.

Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cette parabole se termine par un avertissement :

Matthieu 13:9

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Le chapitre de Matthieu 13 marque un tournant dans l’enseignement de Jésus. En présence de l’opposition qu’il rencontre, il adresse maintenant ses enseignements essentiellement en paraboles et il donnera pour certaines l’explication aux disciples.

L’explication faite en privé aux disciples (v. 10-17)

10 Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaie : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!

17 Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

L’explication de ce changement est en Matthieu 13:15.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

Les gens qui s’opposaient à lui, endurcissaient leur cœur de plus en plus. Mais comme avec Pharaon, quand la personne a endurci son cœur jusqu’à un certain point, c’est Dieu lui-même qui va endurcir le cœur de la personne.

Exode 9:12

12 L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et Pharaon n’écouta point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit à Moïse.

C’est pourquoi, il nous est dit à plusieurs reprises :

Hébreux 3:15

15 pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

Ces personnes dont le coeur est endurci, ont entendu la Parole, et elles ont vu les miracles qui l’accompagnaient. Les pharisiens ont même accusé Jésus de chasser les démons par Béelzébul, le prince des démons. 

Voici ce qui est dit de ces personnes en :

Hébreux 6:4-8

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu;

8 mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

Ceci est un avertissement qu’il ne faut pas prendre à la légère !

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

A la foule ! La société de l’époque est essentiellement agraire. C’est ainsi que beaucoup de paraboles traitent de la culture, mais aussi de la pêche, et des activités traditionnelles de l’époque.

Matthieu 13:2

Une grande foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.

Comme nous le voyons par l’explication donnée, Jésus s’adresse à ses disciples qui lui ont demandé pourquoi il parlait en parabole.

Matthieu 13:10-11

10 Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

Faisons attention à bien différencier les disciples des apôtres puisqu’il est dit en :

Marc 4:10

10 Lorsqu’il fut en particulier, ceux qui l’entouraient avec les douze l’interrogèrent sur les paraboles.

Le nombre de disciples était probablement de plus de soixante-dix puisque nous avons en:

Luc 10:1

1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Il faut comprendre que par le terme « autres disciples », les apôtres ne sont pas compris parmi ces soixante-dix.

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3-  Le contexte :

Il n’y a pas ici de contexte particulier. Cette parabole n’est pas la réponse à la question d’un individu. Il s’agit d’un simple enseignement et Jésus profite de la présence d’une grande foule autour de lui pour donner cet enseignement.

Nous pouvons observer en étudiant les paraboles de Jésus qu’il ne s’attache pas à des règles de lieu ou de temps. Il saisit toutes les opportunités qui se présentent à lui pour communiquer son message. C’est déjà en soi un enseignement pour nous d’être vigilant aux circonstances pour parler de Jésus et de notre foi. Il faut être réactif pour porter la Parole de l’Évangile en toutes circonstances qui s’offrent à nous.

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4-  Explication de la parabole

L’explication nous est donnée ici par Jésus lui-même, en réponse à la demande des disciples.

Matthieu 13:18-23
L’explication faite en privé aux disciples

18 Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.

19 Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

20 Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

21 mais il n’a pas de racines en lui-même, il croit pour un temps, et dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

22 Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Les observations sur les différents éléments

Le semeur n’est pas identifié spécifiquement. Dans un premier temps, ce semeur, c’est Jésus, mais nous sommes appelés à être des semeurs, soit par l’évangélisation, soit par l’enseignement, ou lors une simple conversation … C’est la proclamation qui compte, c’est le fait de semer. On est appelé à semer la parole sans nous préoccuper du terrain. La parabole montre que c’est la nature du terrain qui conditionne le résultat. Le Seigneur nous demande d’être fidèles et de ne pas déformer sa Parole. (ne pas être mauvais ou faux serviteurs)

La semence représente la Parole de Dieu, le message du royaume. Il faut attacher plus d’importance à la Parole de Dieu qu’à celles des hommes. Que cette Parole soit lue par nous, étudiée ou dite par une autre personne, elle est, et demeure la Parole de Dieu : la Bible. Il est question d’une même qualité de semence qui tombe dans les terrains.

Les différents terrains : Jésus a devant lui la foule qui est l’exemple même des quatre terrains. Le sol représente le cœur des personnes. De notre attitude de cœur dépendra la réponse que nous donnerons à la Parole, les différentes sortes de terrain représentant les différents types de personnes.

Les oiseaux sont l’image du diable et ceux qui, animés par le diable s’opposent à la Parole et cherchent à détruire, à enlever.

Les quatre terrains

Le sentier, le long du chemin: Les pharisiens endurcis, les hommes religieux dans le mauvais sens du terme peuvent être comparés à « le long du chemin ». Ils écoutent, mais il y a un rejet de la Parole.

Le sol pierreux symbolise la personne inconséquente sans réelle volonté. (J’voudrais bien, mais j’peux point !). Quand elle entend la parole, elle s’enflamme tout de suite, est exaltée mais manque de constance. La couche de terre n’est pas suffisante pour que la semence puisse aller en profondeur. La personne ne persiste pas dans la lecture de la bible et ne la médite pas. La semence doit être arrosée . Comment est arrosée la semence ? Par l’eau de la Parole. La Parole reste alors au niveau intellectuel et ne descend pas jusqu’à son cœur.

Les épines sont les plaisirs et les biens de ce monde qui détournent les personnes de la Parole. Elles acceptent la Parole et la comprennent mais elles font passer les choses du monde avant. Ces personnes sont plus préoccupées par les soucis de la vie que de la vie éternelle. Pour ces personnes, les avertissements ne manquent pas dans la Bible par exemple avec le jeune homme riche.

La bonne terre produit. Elle représente tous les disciples et les apôtres, chacun donnant du fruit différemment. C’est celui qui entend la Parole avec un cœur honnête et bon (Luc 8:15) et qui la met la Parole en pratique avec persévérance.

Comment recevons-nous la Parole de Dieu ?

Par notre réaction à la Parole, nous sommes identifiés à l’un ou l’autre terrain. Pour ce qui concerne le quatrième terrain, la quantité de fruits que nous porterons sera variable : 30 , 60 , 100. Le nombre produit n’est pas important. Le plus important, c’est que ce terrain produise. La condition du sol et sa production sont des détails essentiels pour le chrétien.

« Que celui qui a des oreilles » est une mise en garde qui se retrouve en Apocalypse 2 et 3 quand Jésus s’adresse aux sept églises.

Il faut entendre, comprendre, voire désirer la révélation, aspirer à la recevoir, retenir et la mettre en pratique.

Une étude approfondie à partir des trois évangiles

Il est important de lire les différents évangiles et de comparer la façon dont est rapportée cette parabole du semeur en Marc 13, en Marc 4 et en Luc 8. 

Luc 8:11 Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c’est la parole de Dieu.

Le premier terrain :

Matthieu 13:19Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

Marc 4 :15Les uns sont le long du chemin, où la parole est semée; quand ils l’ont entendue, aussitôt Satan vient et enlève la parole qui a été semée en eux.

Luc 8:12 Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.

  • Le cœur de cet homme est fermé, endurci. La parole ne peut pas entrer dans son coeur. Il ne veut pas entendre. Il ne sent pas concerné.
  • (Romains 11:7-10 et Hébreux 3:7-8) Satan est toujours prêt à enlever ce qui n’est pas accepté.
Le deuxième terrain :

Matthieu 13:20Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

Matthieu 13:21mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

Marc 4 :16Les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux; quand ils entendent la parole, ils la reçoivent d’abord avec joie;

Marc 4 :17mais ils n’ont pas de racine en eux-mêmes, ils manquent de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute

Luc 8:13Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

  • C’est la personne enthousiaste mais qui est inconséquente. Elle manque de persévérance et dès que survient une tribulation ou une persécution, ou même une tentation, elle abandonne la foi alors qu’il lui fallait résister.
  • On trouve des exemples de personnes de ce genre dans Matthieu 8:19-20 (le candidat disciple), Matthieu 19:16-22 (le jeune homme riche), Matthieu 26:14-16 (Judas Iscariot) et dans 2 Timothée 4:10 (Démas).
Le troisième terrain :

Matthieu 13:22Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

Marc 4:18 D’autres reçoivent la semence parmi les épines; ce sont ceux qui entendent la parole,

Marc 4:19mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse.

Luc 8:14 Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.

  • Le cœur de la personne est divisé. La personne a deux maîtres dont Mammon bien souvent qui l’emporte. Il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup d’argent pour tomber dans ce piège (Luc 16:13- deux maitres)
  • Nous ne pouvons pas parvenir à la maturité spirituelle si nous sommes préoccupés par autre chose. (Voir Jean 4:35-36 et Jean 15:16)
  • « car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. » (1 Jean 2:15-17)
Le quatrième terrain :

Matthieu 13:23Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Marc 4 :20D’autres reçoivent la semence dans la bonne terre; ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit, trente, soixante, et cent pour un.

 Luc 8:15 Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.

  • Comprendre et accepter la Parole est lié à la motivation et à la qualité de l’écoute. Il y a un désir de transformation par la Parole qui conduit au salut.
  • Ils retiennent la Parole (Luc 8:15)
  • 11 Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi. (Psaumes 119:11)
  • N’oublions pas de considérer notre propre personne comme un fruit : le fruit désigne la conversion, la croissance spirituelle, la consécration, qui conduisent à l’évangélisation et à la conversion des autres.

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5- Les leçons pour nous à retenir 

La première chose à noter est que ce passage de Matthieu 13 contient deux enseignements.

Matthieu 13:3-8 : Le semeur et les quatre terrains, avec son explication en Matthieu 13:18-23

Matthieu 13:10-17 : Pourquoi parler en parabole ?

Avec Jésus, le royaume de Dieu est descendu sur terre, et il est en chacun des croyants en Jésus. Les paraboles sont des images pour nous parler du royaume de Dieu, ou comment entrer dans le royaume de Dieu.

La parabole du semeur dans Matthieu 13.3-23 concerne « la Parole de Dieu (Bible) dans le royaume de Dieu. » Voici son message essentiel: «la condition et l’attitude de notre cœur déterminera la réponse que nous donnerons à la Parole de Dieu ». Cette réponse déterminera le résultat dans notre vie.

Imitons Jésus qui enseignait dans tous les lieux, dans les synagogues, dans le temple, sur la montagne, dans une maison, au bord de l’eau, dans le désert, et même dans un cimetière.

Parler en tout temps et en tous lieux.

La révélation de la Parole est donnée à ceux qui ont le cœur bien disposé (un cœur honnête et bon). Pour ceux qui ont le cœur endurci, Dieu endurcira les cœurs comme il a endurci le cœur de Pharaon lors de l’épisode des dix plaies d’Égypte.

En Matthieu 13 : Le semeur sème, la semence tomba. Notre responsabilité est donc de semer, de porter la Parole sans nous préoccuper du résultat de celle-ci chez la personne et de la qualité du terrain. La personne qui voudra en savoir plus, nous demandera des explications, comme les disciples.

En Marc 4 : Les premiers entendent, mais Satan enlève, les autres reçoivent la Parole avec plus ou moins de bonheur.

« Que celui qui a des oreilles entendent » est un avertissement à prendre au sérieux.

Comme il est dit en Ésaïe 6:9-10

Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.

10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.

Jésus cite ces versets. Pour lui, l’expression « ne soit point guéri » veut tout bonnement dire « ne se soit point sauvé ». En fait dans le « ne se convertisse » est exprimé l’idée du salut. Dieu est un père pour celui qui se reconnait comme son enfant. Pour les autres, Dieu ne s’en occupe pas, tout comme un parent qui n’est responsable que de ses enfants, de leur éducation …

Dieu donne aussi un avertissement en Hébreux 3:13, 15

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

15 pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

Ne nous contentons pas de lire les paraboles comme de simples histoires, mais cherchons comprendre le sens que le Seigneur Jésus veut leur donner.

Recommandation de Jésus en Marc 4:13

 13 Il leur dit encore: Vous ne comprenez pas cette parabole? Comment donc comprendrez-vous toutes les paraboles?

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