Matthieu chapitre 7 : Jésus enseigne à ne pas juger mais discerner

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Dans Matthieu chapitre 7, Jésus enseigne sur l’importance de la sincérité et de l’humilité dans le comportement du chrétien. Il condamne les jugements hâtifs, encourage la prière fervente, et souligne la nécessité de vivre selon sa parole.

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Matthieu chapitre 7 – Étude biblique

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1 – Matthieu chapitre 7 :1-6 -Le blâme des critiques injustes

1 Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil?

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien?

Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Il faut faire attention au verbe juger car selon le contexte, ce mot peut avoir plusieurs sens. Il peut avoir le sens de juger-condamner, mais aussi celui de discerner, d’évaluer.

Ce passage souligne l’esprit d’auto-justification qui juge plus sévèrement les autres que soi-même. Dans ce cas, la personne excuse ses propres fautes ou les justifie tout en ne trouvant aucune excuse pour les fautes d’autrui. Rappelons-nous la colère de David en 2 Samuel 12:1-9 et de la réponse que lui fit Nathan au verset 7 qui va lui dire : ‘tu es cet homme-là !’

L’attitude et les motivations d’une personne dans ses actes, sont des clés dont il faut tenir compte. Pour cela nous pouvons nous reporter à Galates 6:1 : Romains 2:1-11 et Jacques 4:11-12.

Le mot hypocrite provient du théâtre grec pour parler d’un acteur qui jouait derrière un masque. La personne qui agit d’une manière alors qu’elle est une tout autre personne, agit en hypocrite. Le danger est d’être déconnecté de la réalité. C’est l’attitude du pharisien qui se croit juste par rapport au publicain.

Luc 18:9

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

Jésus a souvent utilisé ce terme d’hypocrite à l’endroit des pharisiens et des scribes.

Galates 6:1 est un bon conseil

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Nous pouvons voir des personnes manifester un complexe de supériorité alors qu’en réalité, leur comportement cache un complexe d’infériorité et un manque d’assurance. Ces personnes vivent dans la fausseté alors qu’il est plus reposant de vivre dans la vérité et la simplicité et l’humilité. Il ne faut jamais chercher à vouloir être meilleur que ce que nous sommes.

Matthieu 7:6

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

La Didachè, un livre utilisé par l’église primitive appliquait ce verset à des personnes non baptisées qui étaient exclues du repas du Seigneur (Didachè 9 :5)

Cette expression du verset 6  signifie par exemple que les disciples du Christ ne doivent pas continuer à apporter sans cesse le message de l’Évangile à ceux qui le méprisent. Quand le message de l’Évangile est rejeté par une personne, il ne faut pas insister. Il faut arrêter de lui parler, et simplement prier pour elle. Nous retrouvons cette même pensée en:

Matthieu 10:14

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Mais qu’elles sont ces choses saintes ? Il s’agit de tout le texte du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7 dans lesquels sont rassemblés les enseignements de Jésus (l’Evangile).

Les perles étaient des biens très précieux dans le monde antique. Elles avaient une grande valeur et étaient facilement transportables.

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2 – Matthieu chapitre 7 :7-11 – L’encouragement à la prière

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Dans ce passage, les verbes demandez, cherchez, frappez sont à l’impératif. Ce ne sont donc pas de simples invitations, mais bien des ordres. Vous devez demander, chercher et frapper.

Ce commandement trouve son écho dès l’Ancien Testament :

Deutéronome 4:19

29 C’est de là aussi que tu chercheras l’Éternel, ton Dieu, et que tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme.

Jérémie 29:13

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

La clé d’une prière efficace : la ressemblance avec Christ

Prier au nom de Jésus ne signifie pas simplement conclure nos prières avec une belle formule. Il s’agit de prier selon son caractère, son cœur, et sa volonté. Jésus lui-même est l’exemple parfait :

Luc 22:42-43

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

Dieu ne répond pas toujours selon nos attentes. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus a prié trois fois pour la même chose. De même, Paul a prié à trois reprises pour être délivré de son « écharde » :

2 Corinthiens 12:8-9

Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi,

et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ni Jésus ni Paul n’ont reçu une réponse favorable à leur demande, mais ce qui compte avant tout, ce n’est pas la réponse, c’est la prière elle-même. Quand la réponse à la prière n’est pas celle attendue mais qu’elle est acceptée, elle est un acte de foi, une preuve de confiance et de dépendance à Dieu.

Ce passage encourage à prier avec persévérance, et à croire avec certitude que Dieu répond, non pas toujours comme nous le souhaitons, mais selon Sa volonté et en Son temps.

Les paraboles de l’ami importun (Luc 11) et de la veuve face au juge inique (Luc 18) enseignent l’importance de l’insistance et de la persévérance dans la prière.

Enfin, Matthieu 7:9-11 nous rassure. Dieu ne nous donnera jamais quelque chose de mauvais, même si nous le lui demandons dans notre ignorance.

Matthieu 7:11

11  … à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Pour accepter un refus dans la prière, il faut se rappeler que Dieu est un Père aimant, qui connaît mieux que nous ce dont nous avons réellement besoin. Il y a aussi le temps de l’exaucement. À chercher à tout prix, un résultat selon notre attente, nous oublions bien souvent l’aspect le plus précieux de la prière, celui de passer du temps avec Dieu en se confiant à lui.

Luc dans son Évangile précise que la meilleure chose que Dieu nous donne, est le Saint-Esprit

Luc 11:13

13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
 

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3 – Matthieu chapitre 7 :12-14 – La règle d’or et les deux chemins

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 12, connu comme la règle d’or, résume l’essence même de la Loi et des Prophètes. Elle représente la version positive de l’enseignement du rabbin Hillel (Talmud de Babylone, Shabbat 31a) :

 » Ce qui t’est odieux, ne le fais pas à ton prochain. C’est là toute la Torah ; le reste n’est que commentaire. Va et étudie. »

Ce commandement est un appel à l’amour inconditionnel et à l’empathie, ce qui implique de rechercher le bien des autres comme nous voudrions qu’ils le fassent pour nous. Ceci est bien plus qu’une simple abstention de faire le mal. Il s’agit d’un engagement actif envers ce qui est juste et bon. C’est l’attitude de quelqu’un qui a un cœur nouveau, et qui n’a pas une attitude humaine égocentrique.

Les versets 13 et 14 forment ce que la tradition appelle les deux chemins, ou ‘deux voies’, un thème déjà présent dans l’Ancien Testament : (Psaume 1; Proverbes 4:10-19 ; Ésaïe 1:19-20 et …)

Deutéronome 30:15, 19 – les deux voies

15 Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal.

19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,

Jérémie 21:8

Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort.

Au verset 14, l’expression: « il y en a peu qui les trouvent », est en résonance avec:

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit :

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Dans Matthieu 7, le fait que la porte soit mentionnée avant le chemin suggère un ordre spirituel. En effet, il faut d’abord entrer en relation personnelle avec Dieu.

La porte, c’est en premier lieu, la foi en Jésus-Christ et la repentance, qui seront ensuite confirmées par le baptême.

Le chemin est une vie menée à l’image de Christ. Il s’agit de marcher sur le chemin de la sanctification.

Cela fait également référence à nos propres paroles, ainsi qu’à notre foi en Jésus comme Sauveur (la porte) et Seigneur (le chemin).

Le chemin resserré : le mot grec thlibo veut dire resserrer, presser, être affligé, exposé à des tribulations et à la persécution, ce qui donne un autre regard sur ce chemin qui est un chemin difficile de tribulations

Ainsi, deux styles de vie s’opposent :

  • Une vie centrée sur le moi et l’instant présent, menant à la perdition;
  • Une vie centrée sur Dieu et l’éternité, menant à la vie véritable.

Le Sermon sur la Montagne se termine par une série d’avertissements et d’appels à faire un choix clair (Matthieu 7:13-27), présentés sous forme de contrastes :

  1. Vv. 13-14 : Deux voies – deux manières de vivre;
  2. Vv. 16-20 : Deux types de fruits – bons ou mauvais;
  3. Vv. 21-23 : Deux professions de foi – authentiques ou superficielles;
  4. Vv. 24-27 : Deux fondations, l’une solide, l’autre fragile sur laquelle l’homme fonde notre vie.

Chacun de ces contrastes appelle à une introspection sincère et à un engagement profond à marcher sur la voie étroite, celle qui mène à la vie. Cependant il ne faut pas oublier que Jésus dit de lui-même qu’il est la porte et le chemin. Ainsi, nul ne vient au Père que par lui. (Jean 14:6)

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4 – Matthieu chapitre 7 :15-23 Les faux prophètes et la fausse profession religieuse

Matthieu 7:15-20

15 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ces versets soulignent que les fruits visibles d’une vie, c’est-à-dire les actions, les comportements et les effets de l’enseignement, permettent de reconnaître la véritable nature d’une personne. Ceci est la première étape de discernement spirituel, à savoir qu’il ne pas se laisser tromper par les apparences d’une personne ou ses belles paroles.

Il y a à la fois “une porte”, c’est-à-dire une foi initiale, et “un chemin”, une vie de foi !

Il ne faut jamais juger les personnes à leurs seules paroles. Leurs actes doivent confirmer leurs paroles, de la même façon que les miracles et les guérisons confirmaient les enseignements de Jésus.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Ces versets vont plus loin. Ils montrent que même des actions religieuses spectaculaires (prophéties, délivrances des démons, miracles) peuvent masquer l’absence d’une vraie relation personnelle avec Dieu de la part de ceux qui les pratiquent. Il est donc possible de paraître spirituel sans être véritablement connu de Dieu.

Cela souligne une vérité essentielle : il ne suffit pas de dire « Seigneur », mais encore faut-il vivre sous son autorité. Le mot grec Kurios signifie « Seigneur » ou « Maître ». Employer ces mots, implique une soumission réelle, une obéissance sincère.

La clé : faire la volonté de Dieu

La volonté de Dieu est clairement exprimée dans Jean 6:28-29, 40 :

Jean 6:28-29

28 Ils lui dirent : Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu ?

29 Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Jean 6:40

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ces versets rappellent le cœur de l’Évangile :

→ Croire en Jésus, le Fils de Dieu (la porte)
→ Et vivre à sa ressemblance, dans l’obéissance et la transformation (le chemin)

Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’une foi déclarée, mais d’une foi vécue.

Le chrétien qui veut entrer dans le royaume de Dieu s’interroge : comment faire ?

La réponse est donnée : faire la volonté de Dieu (v.21) ; Entendre les paroles de l’Évangile et les mettre en pratique (v.24)

En Matthieu 7:22 : en ce jour-là ! Il s’agit de la seconde venue de Jésus.

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5 – Matthieu chapitre 7 :24-27 – La parabole des deux constructeurs

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

C’est la parabole des deux constructeurs dont l’explication est à lire en cliquant sur le lien ci-avant.

Matthieu chapitre 7 :28-29

28 Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine;

29 car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.

« Après que Jésus eut achevé ces discours » Cette expression conclut le sermon sur la montagne.

Matthieu chapitre 7 :28 conclut l’enseignement du sermon sur la montagne. L’Évangile de Matthieu est constitué de cinq sections séparées par l’expression :’lorsque Jésus eut achevé …’ que nous retrouvons en Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 et 26:1

Les enseignements de Jésus étaient très différents de ceux des lettrés. L’autorité de Jésus se manifestait dans ses propres paroles : « Mais moi, je vous dis » qui se retrouve au chapitre 5, alors que les scribes et les rabbins ne faisaient que rapporter les paroles d’anciens rabbins reconnus.

Matthieu nous présente Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur. Celui qui était annoncé en Deutéronome 18:15

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6 – Enseignement et application personnelle

Matthieu chapitre 7 invite chacun à vivre selon les principes du royaume de Dieu, principes marqués par l’humilité, la prière, l’amour et la sagesse. Jésus appelle à éviter les jugements hâtifs et à faire preuve d’empathie envers les autres. Il encourage à prier avec confiance, sachant que Dieu répond à nos besoins. La règle d’or nous guide dans nos relations humaines, et la parabole des deux constructeurs nous rappelle l’importance de fonder notre vie sur la Parole de Dieu. En appliquant ces enseignements, nous pourrons mener une vie chrétienne authentique, solide et pleine de fruits, car c’est selon la volonté de Dieu notre Père.

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Jean-Baptiste, repentance, baptême, Esprit, voix

Introduction à l’évangile de Matthieu

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L’introduction à l’évangile de Matthieu montre Jésus comme le Messie promis, accomplissant les prophéties de l’Ancien Testament. Matthieu relie l’histoire de Jésus à la promesse divine pour enseigner et évangéliser les Juifs et les Gentils (païens).

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Introduction à l’évangile de Matthieu

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1 – Introduction à l’Évangile de Matthieu : l’accomplissement des prophéties

L’Évangile de Matthieu se distingue par sa structure unique et son objectif d’évangéliser tout en formant des disciples. Destiné principalement à un public juif, Matthieu relie habilement l’Ancien Testament à la vie de Jésus, prouvant que ce dernier est l’accomplissement des prophéties messianiques. Cet évangile présente la vie, les enseignements et les miracles de Jésus, tout en insistant sur l’importance cruciale de sa mort et de sa résurrection pour le salut du monde. La mission de Matthieu est double : informer les Juifs de la messianité de Jésus et former les nouveaux convertis, Juifs et Gentils, à la vie de disciple selon l’enseignement de Jésus.

Matthieu cite plus de cinquante passages de l’Ancien Testament. Cela a pour but de montrer que les promesses divines de l’Ancien Testament se réalisent dans le Nouveau Testament. À travers des citations, il établit un pont entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, entre les croyants juifs et gentils. C’est cette même idée qui se retrouve dans le livre des Actes des Apôtres.

Actes 3:18

Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir.

Les expressions telles que « s’accomplit » marquent une transition clé entre les événements de la vie de Jésus et les prophéties, ces expressions démontrant que le plan de Dieu se déroule sans hasard.

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2 – Une Structure Thématique Unique

L’Évangile de Matthieu présente une organisation thématique, avec cinq grands discours de Jésus. Chacun se termine par l’expression « Après que Jésus eut achevé ces discours », (cf. Matthieu 7:28; 11:1; 13:53; 19:1; 26:1).

Ceci révèle une progression claire dans le récit. Certains exégètes voient dans cette structure un parallèle avec les cinq livres de Moïse. Ils suggèrent que Matthieu présente Jésus comme un nouveau Moïse, guide spirituel et législateur divin.

Cet évangile ne se limite pas à rapporter des faits. Il structure les événements et les enseignements de Jésus pour guider les croyants dans leur foi. Pour Matthieu, il est essentiel que chaque lecteur, qu’il soit juif ou gentil, comprenne que Jésus accomplit les Écritures (Ancien Testament) et qu’il apporte un salut universel.

L’accent est mis par Matthieu sur les passages prophétiques de l’Ancien Testament en utilisant le terme-clé de “s’accomplit” (cf. Matthieu 1:22; 2:15, 17, 23; 4:14; 8:17; 12:17; 13:14; 13:35; 21:4; 27:9 ; 27:35). Ces prophéties de l’ancienne alliance trouvent leur réalisation en Jésus, comme l’illustre :

Matthieu 26:54

54 Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ?

Les “Évangiles” sont un genre littéraire unique. Ils ne sont pas des biographies, ni des récits historiques détaillés, mais sont des écrits théologiques sélectifs et structurés. Chaque auteur a choisi des enseignements et des événements spécifiques de la vie de Jésus pour les présenter de manière adaptée à son public. Les Évangiles s’apparentent ainsi à des tracts ou des brochures d’évangélisation.  

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3. L’auteur

L’Évangile de Matthieu est attribué à Matthieu, également connu sous le nom de Lévi, l’un des douze apôtres de Jésus. Avant de devenir disciple, Matthieu était un collecteur d’impôts, un métier méprisé par les Juifs en raison de sa collaboration avec l’ennemi romain. Il a été appelé par Jésus à le suivre (Marc 2:14, Luc 5:27-28), et il a ensuite rédigé son évangile en mettant l’accent sur l’accomplissement des prophéties messianiques. Bien que le texte ne porte pas son nom directement, la tradition chrétienne l’identifie comme son auteur.

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4. La datation

L’Évangile de Matthieu a probablement été écrit entre 70 et 85 après Jésus-Christ, bien que certains chercheurs avancent une date antérieure, autour des années 60. La destruction du Temple de Jérusalem qui a eu lieu en 70 après J.-C., à laquelle Matthieu semble faire allusion, est un indice important pour situer la rédaction de cet écrit après cet événement.

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5. Les destinataires

L’évangile de Matthieu est principalement destiné à un public juif, plus précisément aux Juifs convertis au christianisme. Il relie en effet constamment les événements de la vie de Jésus aux prophéties de l’Ancien Testament pour montrer que Jésus est bien le Messie annoncé. Il utilise des références et des coutumes juives sans les expliquer, ce qui laisse supposer que ses lecteurs en sont familiers. Toutefois, il s’adresse également aux Gentils (non-Juifs), soulignant l’universalité du message de Jésus.

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6. Le thème de l’évangile

Le thème central de l’Évangile de Matthieu est que Jésus est le Messie, le roi promis, venu accomplir les prophéties de l’Ancien Testament. Il présente Jésus comme l’accomplissement de la Loi et des Prophètes,

Luc 24:44

44 Puis il leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.

Établissant une continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, Matthieu met également en avant le Royaume de Dieu et l’enseignement de Jésus sur la justice, la foi et la miséricorde.

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7. Le but de l’évangile

L’Évangile de Matthieu a un double objectif , celui de d’abord évangéliser en annonçant que Jésus est le Messie tant attendu par les Juifs et ensuite d’enseigner aux nouveaux croyants, tant juifs que gentils, comment vivre en tant que disciples. Matthieu veut prouver que Jésus n’est pas seulement un prophète, mais qu’il est le Fils de Dieu, envoyé pour apporter le salut à l’humanité entière. Il encourage également les disciples à suivre l’enseignement de Jésus et à propager son message à travers le monde.

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6. Plan de l’évangile

L’Évangile de Matthieu se structure autour de cinq grands discours de Jésus, chacun concluant une section narrative :

La naissance et l’enfance de Jésus (Matthieu 1–2)
Généalogie, naissance virginale, fuite en Égypte, retour à Nazareth.

Le Sermon sur la montagne (Matthieu 3–7)
Préparation de Jésus (baptême, tentation), puis son enseignement sur la justice, la prière, et le Royaume.

Les instructions aux disciples (Matthieu 8–10)
Miracles de guérison, enseignement sur la mission et le discipulat.

Les paraboles du Royaume (Matthieu 11–13)
Paraboles expliquant la nature du Royaume de Dieu et ses mystères.

Les instructions sur l’Église (Matthieu 14–18)
Enseignement sur la communauté des croyants, la discipline et le pardon.

Le discours eschatologique (Matthieu 19–25)
Prophéties sur les temps de la fin, avertissements et encouragements aux disciples.

La Passion et la résurrection (Matthieu 26–28)
Arrestation, crucifixion, mort, et résurrection de Jésus, se concluant par la Grande Commission.

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Parabole de Matthieu 11:16-19 : enfants assis, le cœur endurci

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Dans la parabole de Matthieu 11:16-19, Jésus expose le rejet systématique du message divin par les hommes. Cette courte parabole éclaire la responsabilité de chacun face à la révélation. Elle enseigne qu’un cœur endurci reste sourd, peu importe le contenu du message. Quelle est la signification de cette parabole et son application pour la vie chrétienne.

La parabole modèle

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1 – L’enseignement

Matthieu 11:16-19

16 A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants,

17 disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés.

18 Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: Il a un démon.

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Par « cette génération », Jésus s’adresse aux religieux très opposés à la révélation divine. Il vise en particulier les pharisiens, les scribes mais aussi la foule animée d’un esprit religieux qui suivaient son ministère. Ces groupes connaissaient Jean le Baptiste. Ils avaient vu les miracles de Jésus, entendu ses messages mais restaient incrédules ou critiques.

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3-  Le contexte :

Ce passage s’inscrit dans un moment où l’opposition à Jésus grandit (Matthieu 11:1-24). Jean-Baptiste en prison, envoie ses disciples pour vérifier si Jésus est le Messie. Jésus lui fait répondre avec les œuvres visibles du Royaume que sont les guérisons, les libérations, la bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres. Par là, il cite les critères de messianité  énoncés par le prophète Ésaïe en 35:5-6.

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4-  Explication de la parabole

Une parabole brève, mais riche de sens

La paresse intellectuelle de l’homme le pousse parfois à négliger les paraboles qui tiennent en un seul verset, surtout lorsque Jésus n’en donne pas une explication explicite. Pourtant, celles-ci méritent toute notre attention, car elles recèlent un sens caché que nous sommes appelés à découvrir (cf. Deutéronome 29:29).

Dans cette parabole concise mais percutante, Jésus compare la génération de son temps à des enfants assis sur les places publiques, qui refusent de réagir quel que soit le message qu’on leur adresse.

Les enfants qui jouent de la flûte symbolisent l’appel joyeux et festif du message de Jésus, mais leurs compagnons restent impassibles et ne dansent pas.
Les complaintes en revanche, illustrent l’appel grave et solennel de Jean-Baptiste à la repentance. Là encore, l’indifférence est de mise car personne ne se lamente, personne ne se repent.

Un rejet systématique du message divin

Les versets 18 et 19 viennent éclairer cette image. Jésus met en évidence un refus systématique de la part des hommes, quel que soit le canal par lequel Dieu parle :

  • Jean est jugé trop austère ;
  • Jésus, trop proche des pécheurs.

Toujours prêts à critiquer, ses auditeurs refusent d’entendre. Leur rejet ne vient pas d’un manque de révélation, mais d’un cœur volontairement fermé, endurci par l’orgueil, la critique et l’indifférence.

Le vrai problème : la disposition du cœur

Cette parabole révèle une vérité spirituelle profonde :
Le problème n’est pas le message qui est donné, mais la disposition du cœur de celui qui l’entend.
Lorsque le cœur est fermé, aucun appel, qu’il soit joyeux comme celui de Jésus, ou grave comme celui de Jean Baptiste ne porte de fruit.

Jésus dénonce ici le sectarisme religieux de ceux qui rejettent aussi bien Jean que lui-même, mais pour des raisons opposées :

  • Jean, l’ascète qui « ne mange ni ne boit », est accusé d’avoir un démon ;
  • Jésus, « mangeant et buvant » avec les pécheurs, est traité de glouton et d’ivrogne.

Dans les deux cas, les hommes refusent de reconnaître que l’autorité de Jean comme celle de Jésus vient de Dieu. Ils vont même jusqu’à attribuer leur œuvre à des puissances démoniaques, ce qui, selon Jésus, constitue un blasphème impardonnable (cf. Matthieu 12:31-32).

La sagesse justifiée par ses œuvres

Jésus conclut :

« Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres. »

L’expression utilisée, fait écho à Proverbes 8, où la sagesse est personnifiée.

Proverbes 8:1

1 La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix?

Dans l’Évangile, Jésus incarne cette sagesse divine. En Matthieu 12, il affirme être plus grand que Salomon dont la sagesse était pourtant légendaire.

Le mot « œuvres »du verset 19 renvoie à Matthieu 11:2, où il est question des « œuvres du Christ ».
Autrement dit, la sagesse de Jésus, manifestée dans ses enseignements (notamment dans le Sermon sur la montagne dont il est question en Matthieu 5–7), est confirmée par ses miracles, ses guérisons et par la transformation profonde des vies.

C’est cette même logique qu’on retrouve dans la réponse de Jésus aux disciples de Jean :

« Ce que vous voyez et entendez » (les œuvres) atteste la véracité de son message.

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5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Cette parabole enseigne que la réaction au message de Dieu dépend de l’état du cœur. Ce n’est ni la forme du message, ni le style du messager qui compte. Un cœur endurci résistera toujours, même devant des miracles.

Cette parabole nous appelle à examiner notre réceptivité à la Parole de Dieu. Sommes-nous comme ces enfants insensibles ? Ou bien avons-nous un cœur ouvert, humble, disposé à entendre même ce qui nous dérange ?

Aujourd’hui quand nous parlons de Jésus aux autres, nous sommes les messagers de la bonne nouvelle de l’Évangile. Si le rejet ne porte que sur le messager, ce n’est pas grave,  mais si le rejet porte sur le message, c’est extrêmement grave, car c’est Jésus-Christ qui est rejeté;

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Matthieu chapitre 6 est un enseignement sur la foi

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En Matthieu chapitre 6, Jésus met en garde contre le formalisme religieux. Il insiste sur l’importance de la sincérité dans les actions de foi, qu’il s’agisse de l’aumône, de la prière ou du jeûne. Leur objectif est de plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 7

Matthieu chapitre 6 – Étude biblique

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Introduction

Matthieu 5 décrit les caractéristiques du nouveau peuple de Dieu et la vision divine de la véritable justice. Matthieu 6, quant à lui, aborde la vision traditionnelle des Juifs concernant ce qui constitue la justice, à savoir l’aumône, la prière et le jeûne.

Jésus s’oppose aux religieux légalistes afin d’en sauver quelques-uns mais aussi pour qu’ils n’entrainent pas d’autres personnes en les rendant pire qu’eux.

Matthieu 23:15

15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.

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1 – Matthieu chapitre 6 :1-18 La propre justice et la justice de Dieu

Comme il est question de justice, rappelons-nous de ce qui est dit en:

Matthieu 5:20

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

A l’époque de Jésus et avant, la compréhension de la justice en Israël, portait sur les trois points suivant: l’aumône, la prière et le jeûne.

En regardant dans le détail ces trois thèmes abordés par Jésus, nous voyons que les scribes et les pharisiens avaient une attitude commune qui était l’exhibitionnisme, ou le paraître. En cela le verset 1 résume une grande partie de ce chapitre.

Matthieu 6:1

1 Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.

Verset 2 lorsque tu fais l’aumône … Hypocrite !

Verset 5 lorsque tu pries  ….  Hypocrites !

Verset 16 lorsque tu jeûnes … hypocrites !

Jésus dénonce une mauvaise attitude, celle de ne pas avoir un cœur vrai. Tout était faux et n’était qu’apparence chez ces pharisiens et scribes.

La religiosité d’une manière générale, est un mal pernicieux. En effet, l’homme religieux concentre ses efforts sur les apparences en imposant des règles extérieures, tout en négligeant la véritable relation avec Dieu et la transformation intérieure. Il s’agit d’un homme qui se veut super spirituel. Les scribes et les pharisiens manquaient de compassion, d’humilité et de justice. La foi authentique se vit dans l’amour sincère pour Dieu et pour son prochain, non dans des pratiques vides ou superficielles.

Pour éviter la religiosité, il est essentiel de se concentrer sur la perception divine plutôt que sur celle des autres, en favorisant une relation personnelle avec Dieu à travers la prière.

La foi chrétienne repose sur l’authenticité devant Dieu, visant à établir un lien proche avec Lui sans souci des opinions des autres. Cela libère de l’hypocrisie et de la religiosité, qui ne visent qu’à impressionner ou à suivre des règles pour obtenir l’approbation humaine. Une vie en relation avec Dieu exige une sincérité intérieure et la quête de sa volonté, qui apportent transformation et paix.

En résumé : le Chrétien doit chercher à être juste aux yeux de Dieu au lieu de vouloir paraître juste aux yeux des autres. Dans ce dernier cas, le risque est de devenir juste à ses propres yeux et de perdre sa relation à Dieu.

Il ne faut pas oublier aussi que nous ne sommes justes qu’en Jésus-Christ, selon ce qui est écrit en :

2 Corinthiens 5:21

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

Comprendre l’œuvre de Jésus doit nous conduire à lui exprimer notre gratitude et à être de plus en plus à sa ressemblance.

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Psaumes 37:7

Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ; Ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, Contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.

Il est important de noter que nos actes sont vus, ou observés par les hommes, Cependant, ils ne sont pas destinés à obtenir leur approbation, selon :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

2 – Le chrétien doit agir devant les hommes, mais pour Dieu :

Il y a en effet des choses que les croyants sont appelés à faire “devant les hommes” tout en gardant à l’esprit que leur motivation première doit être tournée vers Dieu :

1 Que votre lumière luise, Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

2. Confesser Christ, Matthieu 10:32

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

3. Se comporter comme Paul Actes 24:16

16 C’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes.

Et aussi:

2 Corinthiens 8:21

21 car nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes.

Dieu juge non seulement les actes, mais aussi les motivations profondes, les intentions du cœur.
Jérémie 11:20

20 Mais l’Éternel des armées est un juste juge, Qui sonde les reins et les cœurs. Je verrai ta vengeance s’exercer contre eux, Car c’est à toi que je confie ma cause.

Sonder les reins signifie sonder les actes alors que sonder les cœurs signifie sonder les motivations.

Tout ceci contraste avec l’attitude des pharisiens qui agissaient de manière théâtrale, et ce uniquement pour être vus des hommes.


En Matthieu chapitre 6, Jésus met aussi en garde contre le formalisme religieux sous trois aspects.

Matthieu chapitre 6 :2-4 L’aumône

Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite,

afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

A l’époque, la pratique de l’aumône était un système Juif de dons volontaires hebdomadaires pour aider les pauvres et les nécessiteux.

Ce verset invite le chrétien à ne pas faire l’aumône ou des dons de façon ostentatoire.

En extrapolant ce qui est dit en Matthieu 6:24, on ne peut servir deux maîtres. Nous pourrions dire que soit nous touchons un salaire immédiat par le fait d’être vu par les autres alors que nous agissons de manière ostentatoire, soit nous touchons un salaire de la part de Dieu (ton Père te le rendra).

Nous retrouvons cette expression : ‘ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra’ par trois fois dans ce chapitre. Celle-ci termine à chaque fois les trois thèmes abordés : aumône, prière et Jeûne, en Matthieu 6:4 ; 6:6 ; 6:18

Le mot secret n’est pas à prendre à la lettre. Il signifie que la véritable et la seule motivation à avoir est la suivante: je fais quelque chose par amour pour Dieu, et je le fais par amour pour les autres en tout simplicité parce que c’est naturel. Je ne le fais pas pour être glorifié par les autres.

Matthieu chapitre 6 :5-15 – la prière

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

Les versets 5 et 6 discutent des problèmes juifs liés à la prière, tandis que les versets 7 et 8 traitent des répétitions vides de sens chez les païens.

Matthieu chapitre 6 :9-15 Les instructions de Jésus sur la prière

Aux versets de 9 à 15, Jésus va donner un modèle de prière qui n’est pas à répéter textuellement comme des moulins à parole. Ce modèle est là pour servir de guide. Ainsi, la prière doit commencer par une adoration et une glorification de Dieu. Ensuite, nous pouvons lui exprimer nos besoins simplement. Cette prière doit être un moment de communion avec Dieu où l’on partage avec lui nos préoccupations.

Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié ;

10 que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

11 Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;

12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !

14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi;

15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Aux versets 9 et 10, « que ton nom soit sanctifié » signifie que le nom de Dieu doit être honoré, respecté, tenu en haute estime. Le nom se réfère au caractère et à la personne de Dieu et il ne doit pas être un simple mot. Quand le mot « sanctifié » est utilisé pour nous, son sens bien évidemment est différent. Il veut dire alors : purifié, séparé, consacré. Les termes sur la terre comme au ciel concernent les trois verbes précédents des versets 9 et 10.

Nous voyons bien que le monde ne vit pas sous le règne de Dieu ! Mais quand nous prions « Que ton règne vienne sur la terre », cela revient à demander à Dieu de régner dans nos vies et que nous nous soumettions à sa volonté. C’est ainsi que son nom sera sanctifié !  

Le « aujourd’hui » manifeste notre dépendance à Dieu de vivre au jour le jour en comptant sur lui pour tous nos besoins, ce qui peuvent être symbolisé par le pain.

Le pain quotidien doit se comprendre par la quantité de pain qui nous est nécessaire ? Sinon le terme serait redondant avec le aujourd’hui. Le pain peut être pris dans le sens de nos besoins dont il est question aux versets en fin de chapitre.

Il peut aussi être interprété par la nourriture spirituelle dont nous avons besoin pour vivre : la Parole de Dieu !

L’offense vient d’un mot qui veut dire une chose due. Pour exemple: nous devions le respect à une personne, mais nous n’avons pas respecté cette personne (Dieu). Nous manquons de respect à une autorité. Il s’agit de la rébellion !

La tentation : Matthieu 6:13

13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!

Le problème avec le mot tentation dans la Bible, c’est qu’il a deux sens. Il y a la tentation et l’épreuve. Cependant, l’épreuve poussée trop loin, peut devenir une tentation dans laquelle nous chutons.

Nous pourrions dire, « ne nous mets pas dans une situation d’épreuves ».

Il y a deux versets qui peuvent nous éclairer.

Jacques 1:13

13 Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.

Et 1 Corinthiens 10:13

13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

Nous pouvons considérer que nous sommes soumis à des épreuves. Si nous en sortons victorieux, celles-ci resteront des épreuves qui nous aurons fait grandir spirituellement. Mais si nous chutons, elles sont devenues des tentations. Si nous n’avons pas d’épreuves, comment pouvons-nous savoir que nous sommes capables de résister au Diable ? La réponse se trouve en 1 Corinthiens 10:13. C’est Dieu qui nous donne la force de résister ! Dieu n’éprouve pas les croyants pour les détruire, mais pour les fortifier. Pas d’épreuves, pas de preuves !

Matthieu chapitre 6 :12 ; 14-15 – le pardon

12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi;

15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Si nous nous entêtons à ne pas vouloir pardonner à une personne, qui nous aurait blessés, il faut au moins le faire pour nous-mêmes si nous désirons être pardonnés. Le mot grec pour offense signifie tomber à côté ou près de, ou déviation, péché.

En effet, nous devons manifester de l’amour envers tous, et le non-pardon constitue un manque d’amour.

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3 – Le jeûne, l’humilité

Matthieu chapitre 6 :16-18 – le jeûne

16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,

18 afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Jésus dénonce ici encore un exemple d’exhibitionnisme religieux. Il faut savoir que les religieux de l’époque de Jésus, avaient progressivement rajouté des temps de jeûne quand au départ il n’y en avait qu’un, celui prévu en Lévitique 16 pour le jour des expiations. Aujourd’hui, les personnes animées d’un esprit de religiosité en font de même.

Par ailleurs, si nous faisons quelque chose pour Dieu, cela ne regarde que nous et Dieu. Si notre intention est d’être vu des hommes, cela perd toute sa valeur et aux yeux de Dieu c’est nul, et cela n’a aucune valeur.

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4 – L’attitude envers les biens terrestres

Matthieu chapitre 6 :19-24

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

22 L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;

23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Dans ce passage, trois idées sont exprimées.

La première idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Ces versets soulignent la nécessité d’investir pour le royaume, pour notre avenir éternel. Les biens matériels ne sont pas mauvais, mais c’est l’attachement que nous portons à ceux-ci qui est mauvais. Tout ce qui est amassé sur terre, peut être détruit ou volé et sera de toutes façons, inutile dans l’au-delà.

Il y a ici aussi l’idée d’amasser des biens pour l’avenir au lieu de dépendre de Dieu. C’est le même problème qui est dénoncé dans la parabole du riche insensé de Luc 12.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Paul exprime parfaitement ce concept en :

1 Timothée 6:17-19

17 Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions.

18 Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité,

19 et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.

L’héritage céleste ne peut pas se corrompre.

Pierre de son côté, nous dit :

1 Pierre 1:4-5

pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux,

à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !

Les versets 21 et 24 expriment en des termes différents que l’on peut, soit se concentrer sur les biens matériels comme les païens en investissant pour l’avenir terrestre, soit se tourner vers Dieu et son service en investissant pour l’avenir éternel.

La deuxième idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :22-23

22 L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;

23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

Le troisième conditionnel : ‘Si donc la lumière … ‘ est la conséquence logique des deux autres « si ».

« L’œil est la lampe du corps » est une déclaration qui vient d’un concept Juif selon lequel l’œil était la fenêtre de l’âme.

Ceci reprend l’idée de Matthieu 5:16, lorsqu’il dit que votre lumière luise devant les hommes. Ainsi, la lumière intérieure va s’extérioriser par les yeux. De cette façon, les autres verront si nous sommes ténèbres ou lumière à l’image d’une boite percée de deux trous. Comment savoir si dans cette boite, il y a une lumière allumée ? Cela se verra par la lumière qui passe par ces deux trous. C’est pourquoi il est dit en:

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Ce qu’une personne laisse entrer dans sa pensée ou sa vie mentale influence son identité. La pensée mène au désir, le désir mène à l’action, et l’action révèle l’identité de la personne.

De la même façon que les cellules de notre corps se régénèrent, comme par exemple pour le foie dont les cellules se régénèrent en moins de trois ans, notre être en entier évolue avec le temps. De la même façon, notre vie spirituelle évolue et notre foi se régénère avec la nourriture spirituelle que nous prenons.

La façon dont nous vivons notre foi chrétienne nous transforme. Si nous nous nourrissons de la Bible, Christ grandit en nous, le but du chrétien étant de devenir semblable à Jésus de plus en plus. Pour cela, il est nécessaire et impératif de marcher sur le chemin resserré dont parle Jésus en Matthieu 7:14, et qui est le chemin de sanctification.

De quelle nourriture spirituelle nous nourrissons-nous ? Pour le savoir, il faut d’abord examiner ce que nous écoutons et entendons au regard de :

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Plus nous nourrissons de la Parole de Christ, plus Christ grandit en nous !

La troisième idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :24

24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Chaque homme est face à un choix . Où bien il choisit le terrestre ou bien il choisit le céleste. L’apôtre Jean dira :

1 Jean 2:15-17

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

17 Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

Le verbe haïr au verset 24 utilisé par Jésus, est fort. La question pour chacun est de savoir qui il met en premier. Est-ce que je sers Dieu en le mettant à la première place, ou est-ce que je le place en seconde place, en privilégiant les biens matériels ?

N’oublions surtout pas l’avertissement de Paul à Timothée:

1 Timothée 6:10

10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

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Ne vous inquiétez de rien

Matthieu 6:25-34

25 C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement?

26 Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?

27 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?

28 Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent;

29 cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.

30 Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi?

31 Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus?

32 Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Le « c’est pourquoi je vous dis » au verset 25 est le lien logique avec les versets de 19 à 24

Nous retrouvons encore l’ expression « ne vous inquiétez de rien » qui est répétée trois fois . « Ne vous inquiétez de rien », au début de ce passage et à la fin est là comme pour insister, sans compter le verset 27 par ses inquiétudes le verset 28 « pourquoi vous inquiéter ». L’inquiétude chez chacun, peut survenir à tout moment, mais nous ne devons pas la laisser s’installer en nous. Dans le cas contraire, ce serait faire preuve d’un manque de foi envers Dieu et envers la providence divine.

Jésus aborde avec insistance la question de l’inquiétude pour montrer notre besoin de prier. Prier, c’est exprimer à Dieu nos besoins ou celui des autres. C’est un lien que Dieu veut que nous entretenions avec lui. L’explication nous sera donnée en Matthieu 7:7

Jacques évoquera le même thème en:

Jacques 5:1-3

1 A vous maintenant, riches! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous.

Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes.

Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours!

L’idée principale de cette seconde partie du chapitre 6 de l’Évangile de Matthieu, se résume dans le verset 33

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Pour le chrétien, ceci peut se traduire par : je cherche à établir le royaume de Dieu dans le cœur de ceux qui ne sont pas encore à Dieu, et Dieu s’occupe de mes besoins. Dit autrement sous une forme simplifiée : je m’occupe des affaires de Dieu et Dieu s’occupe de mes affaires.

L’expression « justice de Dieu » n’est pas à prendre ici dans un sens légal mais dans un sens éthique, dans le sens d’avoir un comportement juste envers tous.

Enseignement et application personnelle

Matthieu chapitre 6 rappelle que notre relation avec Dieu ne doit pas être influencée par l’apparence ou la recherche de reconnaissance. Que ce soit dans l’aumône, la prière ou le jeûne, l’essentiel est d’agir pour Dieu seul, dans la sincérité et l’humilité. Jésus invite chacun à ne pas chercher à amasser des biens matériels mais à investir dans ce qui est éternel, c’est à dire le royaume de Dieu. De plus, il enseigne à vivre sans inquiétude en ayant confiance que Dieu pourvoira à nos besoins. En appliquant ces principes, nous vivrons selon les priorités du royaume des cieux avec une foi profonde et une dévotion authentique envers notre Père céleste.

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Parabole de l’esprit impur : avertissement de Jésus-Christ

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Dans la parabole de l’esprit impur, Jésus met en garde contre le danger d’un cœur vide après la délivrance. Une rechute peut entraîner une situation pire que l’état initial spirituellement destructeur.

La parabole de l’esprit impur de Matthieu 12:43-45

1 – L’enseignement

Matthieu 12:43-45

43 Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point.

44 Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée.

45 Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Au chapitre 12 de Matthieu, Jésus est confronté aux pharisiens qui cherchent toutes les occasions pour le critiquer. Dans ce passage, Jésus s’adresse à eux et à la foule présente qui l’entoure, en parlant de génération méchante. Au sens biblique, le terme méchant s’applique à celui qui se détourne de Dieu ou qui est contre Dieu.

3-  Le contexte :

Le contexte de cette parabole se situe dans les versets précédents de Matthieu 12:22-42 quand Jésus délivre un démoniaque aveugle et muet.

Matthieu 12:22

22 Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait.

Pour parodier le verset de Matthieu 12:24, on pourrait dire spirituellement parlant, que l’orgueil des pharisiens les rendait eux aussi aveugles et muets. Ceux-ci en effet, étaient incapables de voir la vérité et de reconnaître Jésus comme le Messie qu’ils attendaient pourtant.

L’ironie du passage, c’est que ceux qui pensaient voir clair, étaient en réalité les premiers à avoir besoin de délivrance, non pas d’une délivrance physique, mais d’une délivrance spirituelle.

Ceci amène à une question essentielle :
L’orgueil religieux ne serait-il pas en lui même une manifestation d’une influence spirituelle mauvaise ?

En effet, un cœur fermé, rempli de suffisance spirituelle, empêche la lumière de Christ d’y pénétrer. Il s’agit là d’une forme subtile mais puissante d’aveuglement contre laquelle Jésus a souvent mis en garde.

Cette délivrance qu’a pratiquée Jésus, était le signe manifeste de sa messianité selon ce qui est écrit en :

Ésaïe 35:4-6

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Comme si cela ne suffisait pas, des scribes et des pharisiens réclament un autre miracle.

Pour comprendre le sens de cette parabole et l’intention voulue par Jésus, il faut retenir le mot : ‘génération méchante’. Cela pour réaliser que l’homme symbolise le peuple israélite, cette génération méchante.

4-  Explication de la parabole

L’esprit impur dans les lieux arides :

Dans l’Ancien Testament le désert était considéré comme le repaire des démons. C’est ainsi qu’il est écrit en Lévitique 16 que le jour de l’expiation (Yom Kippour), l’un des boucs chargé symboliquement des péchés d’Israël, était envoyé dans le désert pour ‘Azazel’ .

Lévitique 16:8, 10

Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel.

10 Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel.

La signification du mot Azazel est incertaine. Il peut désigner « le bouc qui part »,le bouc émissaire, un lieu désertique ou même un ange déchu puisque le verset 8 parle d’un sort pour Azazel. Quoi qu’il en soit, l’idée principale reste celle de renvoyer les péchés à l’envoyeur.

Ce passage biblique enseigne plusieurs choses :

1. Une délivrance incomplète

À l’époque, les Juifs pratiquaient une forme de délivrance des esprits mauvais, mais celle-ci était souvent incomplète puisque personne ne remplaçait l’esprit mauvais. Les démons finissaient par revenir parce qu’on se contentait de les chasser sans enseigner à la personne délivrée d’avoir une foi active et durable en Dieu.

Cette réalité fait aussi écho à la situation de la nation d’Israël. Celle-ci en effet, avait rejeté le culte des idoles mais sans le remplacer par une véritable relation vivante avec l’Éternel. Comme le dit le proverbe : la nature a horreur du vide. Jésus enseigne que si ce vide n’est pas comblé, il peut être occupé par un plus grand nombre d’esprits mauvais.

On se souviendra de ce que Jésus a dit à l’homme guéri à la piscine de Béthesda :

Jean 5:14

« Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. »

2. Le piège du « ne fais pas »

La religion juive de l’époque se focalisait surtout sur l’interdiction : « ne fais pas ceci, ne fais pas cela ». Les pharisiens et docteurs de la loi insistaient davantage sur les aspects négatifs de la Loi que sur ses commandements positifs. Jésus, lui, nous appelle à agir positivement.

En Luc 10, un docteur de la loi interroge Jésus au sujet de la vie éternelle :

Luc 10:26-28

26 Jésus lui dit : Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?

27 Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.

28 Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras.

La fin du verset 27 fait écho à Lévitique 19:18. Dans Matthieu 12, les pharisiens ne montrent aucune compassion pour l’homme que Jésus libère d’un démon, contrairement à l’esprit de la Loi qui exigeait l’amour du prochain.

3. Être rempli du Saint-Esprit

Pour le chrétien, il ne suffit pas d’être délivré des esprits impurs, mais il faut ensuite être rempli du Saint-Esprit, Esprit de Dieu qui transforme et renouvelle l’être intérieur.

Ésaïe 11:2

2 L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel.

4. Aller au-delà du mal : faire le bien

Ne pas faire le mal est un bon début, mais ce n’est que la moitié du chemin. Le vide moral doit être comblé par des actions concrètes : faire le bien, aimer son prochain, et laisser le fruit de l’Esprit s’épanouir en nous.

Galates 5:22

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. »

Le message principal

Jésus dit : «Il en sera de même pour cette génération mauvaise. » Ce qu’il déclare au sujet de la maison propre mais vide s’appliquait à cette génération corrompue, la nation d’Israël, qui a refusé de reconnaître et de croire que Jésus était son Messie. Mais aujourd’hui, alors que nous avons du recul sur ces évènements, considérons-nous Jésus comme notre Sauveur et Seigneur ? Il sera très difficile de nous justifier si ce n’est pas le cas. Nous serons jugés plus sévèrement que ces pharisiens.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Le verset 45 est un sérieux avertissement que Jésus adresse à la foule, qu’il qualifie de génération méchante.

Il est dit au verset 43 :

«  Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme … »

La manière dont cet esprit sort, n’est pas précisée : s’agit-il d’une délivrance ? D’un acte de repentance ? D’une réforme morale ?

Cela peut aussi représenter une repentance partielle ou une réforme extérieure, sans qu’il y ait eu une véritable transformation intérieure. L’homme est alors « nettoyé », c’est-à-dire purifié en apparence, mais il demeure vide, car il n’est pas habité par l’Esprit de Dieu.

Le mal ne peut pas simplement être « expulsé » : il doit être remplacé par quelque chose de plus fort — la présence de Dieu, la foi, la justice.

Jean-Baptiste avait appelé le peuple d’Israël à la repentance. Puis, ce même peuple a été exposé aux enseignements de Jésus, qui invitait à un changement de vie profond, fondé sur l’amour, la justice, et la foi.

L’apôtre Pierre fait un constat similaire dans sa deuxième épître :

2 Pierre 2:20-21

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

Si nous mettons la parabole du fils prodigue de Luc 15 en parallèle avec celle de l’esprit impur, nous observons un contraste marquant Le fils revient vers son père avec des vêtements souillés, symboles de sa souillure intérieure. Il se repent devant son Père. Il n’est pas écrit qu’il s’est lavé , mais la purification est implicite. Ensuite il est revêtu de la plus belle robe. En revanche dans la parabole de l’esprit impur, l’homme après avoir été purifié, délivré du démon, est retourné à son vomi. Il reprend les vêtements souillés qu’il avait abandonnés. Il n’y a eu ni transformation durable, ni vraie habitation de l’Esprit.

Conclusion et application personnelle

Pour comprendre cette parabole et en tirer un enseignement pratique pour notre propre vie, il est important de reconnaître notre état spirituel.

Nous ressemblons parfois à ce peuple qui certes, s’efforçait déjà de ne pas haïr son prochain, ce qui constituait déjà une étape louable. Cependant, Jésus nous appelle à aller plus loin en ne haïssant pas notre prochain mais en l’aimant, en étant bienveillant à son égard et à nous réjouir du bien qu’il reçoit.

Prenons cet exemple de Matthieu 12:22-24, où Jésus délivre un homme possédé, aveugle et muet. Les pharisiens au lieu de se réjouir de la guérison à laquelle ils ont assisté, ont critiqué et accusé Jésus d’agir par la puissance de Béelzébul.

Ce passage doit pousser chacun à faire un examen de conscience :
Sommes-nous simplement « nettoyés », ou habités par l’Esprit de Dieu ?
Notre foi se limite-t-elle à éviter le mal, ou est-elle aussi active, vivante, engagée dans l’amour et la transformation intérieure ?

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Matthieu chapitre 5 : Les enseignements de Jésus sur le Royaume

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Dans Matthieu chapitre 5, Jésus enseigne les principes fondamentaux du gouvernement du Roi à travers les béatitudes et des paraboles. Ces enseignements montrent comment vivre selon les valeurs du royaume des cieux.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 6

Matthieu chapitre 5 – Étude biblique

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Introduction

Les chapitre 5, 6 et 7 le l’Évangile de Matthieu, ont été appelés le sermon sur la montagne par Saint Augustin. C’est ainsi que ce nom est resté et s’est transmis. Ces trois chapitres constituent un condensé de la doctrine chrétienne.

Il existe une différence avec le sermon sur la montagne de Luc 6, différence qui est peut-être liée à celle du public ciblé par les auteurs des Évangiles. Les lecteurs de Matthieu étaient des juifs locaux alors que ceux de Luc étaient des gentils, c’est à dire à des païens.

Rappelons que les Évangiles sont plus à considérer comme des brochures d’évangélisation ou des enseignements pour disciples que des biographies de Jésus. Chaque auteur (évangéliste) a composé son évangile en fonction de sa pensée, de son but et du public à qui il s’adressait.

Il nous faut donc chercher à comprendre ce qu’ils ont voulu nous communiquer.

Les Évangiles sont destinés à convaincre les perdus et à motiver les sauvés. C’est ce que nous devons garder en mémoire. Il faut savoir que lorsque nous proclamons la bonne nouvelle du salut, l’Évangile, celle-ci apporte soit la condamnation pour celui qui la rejette, soit le salut pour celui qui l’accepte en l’incitant à une vie de foi et d’obéissance à Dieu. Le but de l’évangile n’est pas de montrer aux perdus comment être sauvés mais plutôt comment Dieu s’attend à ce que les sauvés vivent.

En écoutant notamment les béatitudes, qui pourraient prétendre mériter son salut.

Le constat est dit en:

Romains 3:23

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

Ce verset pousse les croyants à s’appuyer sur la grâce qui est la seule espérance pour le salut.

Ésaïe 55:1-3

1 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !

Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents.

Prêtez l’oreille, et venez à moi, Écoutez, et votre âme vivra : Je traiterai avec vous une alliance éternelle, pour rendre durables mes faveurs envers David.

Il nous faut compter sur la puissance de l’Esprit qui est la seule espérance pour la vie du royaume.

Ésaïe 55:6-7

Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve ; Invoquez-le, tandis qu’il est près.

Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.

Il faut se rappeler que le public de Jésus était composé de plusieurs groupes : les disciples, les curieux, les malades, les sceptiques et les religieux.

Le sermon sur la montagne s’adresse principalement aux disciples, même si d’autres personnes écoutaient. Certaines paroles ne concernent que les disciples. Les douze apôtres n’étaient pas les seuls disciples dont le nombre s’est augmenté de soixante, voire plus.

Luc 10:1

1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Voyant la foule dont il est question en Matthieu 4, Jésus monte sur la montagne, mais la foule le suivait-elle ? Probablement au moins une partie.

Matthieu 5:1-2

1 Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui.

Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit

Les béatitudes sont comme une échelle spirituelle de dix barreaux dont chaque barreau est identifié par « Heureux » pour finir avec le dernier barreau : « réjouissez-vous ». Cela commence par le salut pour monter de plus en plus à la ressemblance avec Jésus. C’est l’identification à ce que Jésus a vécu.

Jésus nous donne au premier « heureux » la finalité : « le royaume des cieux est à eux »

Puis il donne les étapes à franchir pour atteindre le but.

Ainsi, le Seigneur montre qu’il veut transformer notre caractère pour nous faire découvrir le secret du bonheur. Il s’agit d’un travail intérieur à effectuer sur nous-mêmes, travail qui ne peut se faire qu’avec l’aide et par le Saint-Esprit.

Matthieu 5:1-2

1 Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui.

Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

Il ne faut pas oublier que Matthieu présente Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur, d’où le parallèle entre ici le mot la montagne et le mont Sinaï ( Matthieu 5:21-48)

1 – Les béatitudes

Matthieu 5:3-12

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Heureux les affligés, car ils seront consolés!

Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre!

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde!

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu!

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!

11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

Première observation : Ces versets rappellent les Psaumes

Psaumes 1 :1 ; Psaumes 32 :1

Heureux l’homme … ; heureux celui dont …

Puisque nous parlerons de Jésus en tant que nouveau législateur, il faut avant de rentrer dans le détail, considérer que si nous comparons les béatitudes avec les tables de la loi, la grande différence se trouve dans la manière de donner le commandement.

Par Moïse : « tu ne feras pas … »

Par Jésus : « fais cela et tu vivras » : Luc 10:28

Il faut comprendre le mot Heureux comme afférent à un bonheur intérieur, à une joie intérieure, qui est de connaître Dieu.

L’objectif est une transformation de notre être. Cependant, cette transformation ne peut pas venir de l’extérieur. Elle est intérieure. Il s’agit de faire un travail sur soi, sur notre caractère.

Les principes de bases sont :
  1. Le caractère est le secret du bonheur ( optimisme-pessimiste : le verre a moitié plein)
  2. La justice est fondée sur la vie intérieure. Le caractère n’est pas quelque chose d’imposé de l’extérieur mais c’est un travail qui se fait de l’intérieur.
  3. Le caractère et la vie existent dans et pour une communion avec Dieu le Père par le Saint-Esprit.
  4. C’est parce que notre caractère va changer, que notre vie va changer. C’est le chemin de sanctification qui a pour but la transformation qui se manifeste par le fruit de l’Esprit.
  5. Il est évident que la manifestation du fruit de l’Esprit, qui est l’expression de l’amour sous ses différentes formes ne peut se faire avec le temps que par la transformation de notre caractère et cela avec l’aide du Saint-Esprit et non par nos propres forces.
  6. Pour cela, cela va demander de l’endurance et c’est un travail de toute une vie. C’est l’épreuve finale.
Le verset 3 – les pauvres en esprit :

 Le terme grec pour pauvre est le terme le plus dur pour exprimer la pauvreté. Il qualifie celui qui est totalement démuni, ce qui implique pour lui que son espérance est en Dieu seul. Il ne se sent pas fort mais faible et il ne compte pas sur ses propres forces mentales (2 Corinthiens 12:9: « ma grâce te suffit »). Dieu montre dans sa Parole, qu’il est près de ceux qui ont le coeur brisé et humilié. Il en est ainsi en:

Ésaïe 57:15

15 Car ainsi parle le Très Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les cœurs contrits.

Psaumes 34:19

19 L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.

Ces premières béatitudes se réfèrent probablement à:

Ésaïe 61:1-3

L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;

Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.

 C’est le passage que Jésus a lu dans la synagogue de Nazareth (Luc 4:17-19)

Le verset 4 – les affligés :

Les affligés sont ceux qui ont conscience de leurs péchés et qui se lamentent, crient et expriment leur repentance et Dieu console son peuple comme il est écrit en :

Ésaïe 49:13

13 Cieux, réjouissez-vous ! Terre, sois dans l’allégresse ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car l’Éternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux.

Le verset 5 – humble de cœur :

Se traduit aussi par : débonnaire, plein de douceur, esprit doux, esprit de soumission

Jésus s’est attribué à lui-même ce trait de caractère en :

Matthieu 11:29

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

Psaumes 37:11

11 Les misérables possèdent le pays, Et ils jouissent abondamment de la paix.

L’origine du mot implique une force domestiquée comme un cheval dressé. Cela fait penser à la maitrise de soi.

La dépendance à Dieu et à Jésus-Christ rend le croyant humble et soumis, enseignable par le Saint-Esprit. C’est ainsi que Dieu peut diriger nos forces pour accomplir ses desseins.

Le verset 6 – Faim et soif de justice :

Le bonheur ne peut se comprendre que dans la justice. Cela implique la justification et le fait d’être justifié, mais aussi la sanctification et une vie sanctifiée.

Ésaïe 51:1

1 Écoutez-moi, vous qui poursuivez la justice, Qui cherchez l’Éternel! Portez les regards sur le rocher d’où vous avez été taillés, Sur le creux de la fosse d’où vous avez été tirés.

Le verset 7 – Miséricordieux :

Être capable de souffrir avec, d’avoir de la compassion, fait que nous obtiendrons miséricorde.

Jacques 2:13

13 car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.

Ici, il y a l’idée qu’au jugement dernier, nous serons pardonnés si nous avons été capables de pardon.

Le verset 8 – Cœur pur :

Le mot grec pour coeur désigne ce qui est à l’intérieur de l’homme, la source ou le siège de la pensée, des désirs, des passions, c’est à dire la nature profonde de l’homme.

« Ils verront Dieu » :  l’interprétation première est de dire qu’à la fin, ils verront Dieu au paradis. Cependant, ce n’est pas la seule pensée de l’auteur qui est que, quelqu’un de simple, de pur verra Dieu dans toute sa création et dans chaque situation.

Psaumes 73:1 , Ps 24:4

1 Psaume d’Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, Pour ceux qui ont le cœur pur.

Il faut comprendre le fait que les béatitudes n’ont pas pour but d’informer mais celui de motiver pour mettre en pratique l’enseignement.

Le verset 9 – procurent la paix :

Ici, la paix vient d’une personne capable d’humilité plutôt que campée sur sa position par orgueil. Il s’agit d’une personne capable de repentance manifestant sa foi en Dieu.

Les termes « Appelés fils de Dieu », sont dans le sens où ceux qui procurent la paix, manifestent le caractère de Dieu. (fruit de l’Esprit).

Le verset 10 – persécutés pour la justice :

Il s’agit de ceux qui seront persécutés pour leur foi en Dieu (la justice) car ils sont justes. Ils sont à l’image de Christ qui a été persécuté pour son témoignage.

Il faut pour chacun choisir: ou nous témoignons et nous sommes rejetés voire persécutés, ou bien nous nous taisons, donnant ainsi l’illusion que nous sommes comme les gens du monde. Cette dernière position est une position entre deux qui ne tient pas devant Dieu. Ou nous sommes pour Dieu, ou nous sommes contre. Il n’existe pas d’entre deux.

Les versets 11 et 12

11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

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Ces deux versets se distinguent des versets précédents avec un changement de pronom. Les verbes sont ici passés de la troisième personne du pluriel à la deuxième personne. Ils sont pourtant dans la continuité du verset 10.

Ici en fait, Jésus s’adresse directement à ses disciples parce que les outrages et les persécutions sont potentielles, et qu’il faut le savoir pour ne pas être surpris.

Jacques 1:2-4

Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés,

sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience.

Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.

1 Pierre 4:12-19

12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.

13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

15 Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui.

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

17 Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu?

18 Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ?

19 Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien.

Ainsi, le chrétien ne doit pas refuser la persécution, mais il ne doit pas non plus la rechercher pour paraître plus spirituel, meilleur chrétien.

Paul dresse dans la première Épître à Timothée, un simple constat :

1 Timothée 3:12

12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.

Être disciple de Jésus a un coût, non pas un coût financier mais les persécutions sont spécifiquement liées au fait d’être un disciple actif de Jésus-Christ ! (Matthieu 5:11)

11 … On dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

Ceci est une pratique courante que nous retrouvons dans le proverbe : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ! »

Nous avons vu cela avec le peuple juif. Nous pouvons voir cela encore envers les chrétiens.

Pour nous, il faut considérer que la souffrance a un but dans le plan de Dieu. Elle fait partie du chemin de la sanctification.

12 … car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

Les prophètes de l’Ancienne Alliance étaient persécutés parce qu’ils servaient Dieu. De la même façon, nous qui servons Jésus, nous serons persécutés.

2 – Deux paraboles le sel et la lumière du monde

Matthieu 5:13-16

13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;

15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Il faut se reporter ici à l’étude qui a été préalablement faite sur ces deux paraboles: le sel de la terre et la lumière du monde

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3 – Jésus et la loi

Jésus a rejeté la tradition orale (Talmud) de l’interprétation de la Thora. Jésus se présente comme le véritable accomplissement de la loi, et comme son interprète.

Sa vie a démontré qu’il était possible d’accomplir la loi.

Par leur interprétation, les anciens tordaient les Écritures en leur donnant un sens qu’elles n’avaient pas, et Jésus a cassé ainsi l’orgueil des religieux légalistes qui s’auto-justifiaient.

Les pharisiens et les scribes plaçaient en fait la tradition orale, donc humaine, au-dessus des commandements de Dieu. 

Matthieu 23:23

23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses.

Matthieu 5:17-20

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

19 Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

Le verset 19 explique toute la pensée de Jésus. Pour lui, il y a d’une part, l’observance des commandements, et d’autre part la mauvaise interprétation faites par les légalistes (Pharisiens et scribes) avec leur mauvais enseignement totalement condamnables. C’est pourquoi:

Jacques 3:1 dit :

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

La loi est parfaite et par conséquent, il n’est pas question d’en changer la moindre chose.

David disait déjà:

Psaumes 19:8

8 La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme; Le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant.

Jacques redit les paroles du Seigneur en:

Jacques 1:25

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

4 – Jésus le nouveau législateur

Il faut comprendre Matthieu quand il compare Jésus avec Moïse. Jésus est le nouveau législateur, mais la comparaison ne s’arrête pas là. Il y a plus.

L’Ancienne Alliance était caractérisée par un ensemble de règles écrites sur des tables de la loi (des tables de pierre)

La Nouvelle Alliance est caractérisée par une personne, Jésus. La loi de Jésus sera écrite sur des cœur de chair.

Ceci est déjà évoqué en:

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

2 Corinthiens 3:3

3 Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs.

Il existe un grand changement. En effet, la loi de Moïse écrite, l’était sur des tables de pierre et jugeait les actes extérieurs, alors qu’avec Jésus, c’est le cœur qui est jugé par les actes mais aussi les pensées.

Le verset 18 – le ciel et la terre :

Le ciel et la terre sont pris comme deux témoins, ce qui était nécessaire pour juger une personne. La terre et le ciel sont les deux témoins qui confirment la déclaration de Dieu.

L’expression « jusqu’à ce que tout soit arrivé » peut se comprendre par le « tout est accompli » de Jésus ou par l’accomplissement de toutes choses.

Il faut comprendre que Jésus combattait la dureté de cœur des légalistes, et il dit au sujet du divorce:

Marc 10:4-5 ou Matthieu 19:8

Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier.

Et Jésus leur dit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte.

Le verset 20 est très dur envers les scribes et les pharisiens, il conclut ce passage.

5 – Le nouveau législateur est plus strict

Vous avez entendu qu’il a été dit  … et Mais moi je vous dis …

Ceci est répété plusieurs fois, montrant que Jésus n’assouplit pas la loi. Cela montre que les pensées, les intentions seront jugées tout autant que les acte commis. Nous avons ainsi l’idée que l’intention est tout autant condamnable que l’acte lui-même.

Matthieu 5:21-26

21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.

25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

Le verset 21, tu ne tueras point est la citation de Exode 20:13 figurant dans les dix commandements et la suite « celui qui tuera mérite d’être puni par les juges » est probablement une citation d’une école rabbinique.

Les rabbins de l’époque tiraient leur autorité des citations d’anciens enseignants juifs alors que Jésus manifeste son autorité personnelle.

 

 

Hypocrisie cachée

Nous retrouvons cela encore aujourd’hui quand les personnes plutôt que de dire clairement ce qu’elles pensent en s’engageant par leurs paroles, se réfugient derrière tel auteur. Untel a dit que …Ainsi si vous contestez, lui ne se sent pas concerné. C’est la preuve d’un manque de courage de sa part.

Jésus quant à lui assumait totalement ses paroles ce qui déplaisaient aux religieux légalistes.

Au passage : quiconque se met en colère contre son frère. Certaines versions de la Bible précisent : sans cause.

Raca signifie insensé, stupide, homme à la tête vide. Il s’agit d’un terme de reproche.

Pourtant en Matthieu 23:17 Jésus utilise le terme d’insensé à l’encontre des Pharisiens et des scribes. Alors pourquoi ?

Matthieu 23:17

17 Insensés et aveugles! lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or?

D’une part, les propos de ces pharisiens et scribes, étaient insensés et d’autre part leur orgueil les aveuglait et ils ne comprenaient pas qu’ils étaient loin de mériter le ciel.

Attention à l’usage de mot « insensé » qui pourrait être fait. Il ne s’agit de mépriser un frère, un frère qui partage la même foi. Ceci veut dire qu’il nous faut faire attention à nos paroles envers un frère chrétien. Un chrétien qui reconnait Jésus comme son sauveur ne peut pas être un insensé. Le terme insensé ne peut s’appliquer qu’à ceux qui rejettent Jésus.

Avec Jésus ce ne sont pas seulement nos actes qui sont jugés comme ils sont jugés par la loi. Sont jugés non seulement nos actes mais aussi nos pensées, nos motivations, nos attitudes. Si nous avons de la haine contre un frère ou une sœur, cela démontre que nous ne connaissons pas Dieu, car la foi chrétienne est basée sur l’amour du prochain (1 Jean 2:9-11 ; 3:15 ; 4:20)

Le chemin de la sanctification se comprend par le fait de grandir dans l’amour et par le fait de manifester le fruit de l’Esprit qui se résume en l’amour ce que Jacques appelle la loi royale.

Jacques 2:8

Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.

Ce passage de Matthieu 5 :17-20 est destiné à briser tout orgueil et toute autojustification. Le fait de se réconcilier avec son frère permet de recréer le lien d’amour. C’est à cette condition que Dieu le Père peut nous accueillir et recevoir notre offrande. L’amour précède les actes religieux, et les relations que nous entretenons entre frères priment sur les rituels. Nous retrouvons toujours le principe que ce qui est dans notre cœur prévaut sur nos actes, car nos actes peuvent être hypocrites.

A propos du verset 25, quand il existe un différend avec une personne, notre attitude est de deux types. Si l’autre nous a blessé d’une façon ou d’une autre, nous devons pardonner. Si nous avons blessé l’autre, nous devons chercher la réconciliation en nous mettant en règle avec lui.

Au verset 26, le quadrant était la plus petite pièce de monnaie romaine de l’époque.

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6 – La convoitise, l’adultère et le divorce.

Matthieu 5:27-30

27 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère.

28 Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.

29 Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne.

30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.

Le verset 27 fait référence à Exode 20:14 et à Deutéronome 5:18. Cela ne se limite pas au seul adultère mais cela concerne toute activité sexuelle illicite qui est en dehors du mariage.

Le verset 30 une occasion de chute : La responsabilité de chacun est de se retirer de tous lieux de tentation. Ne croyons pas que nous puissions être plus fort que Satan. Les avertissements dans le Nouveau Testament ne manquent pas (Jacques 4 :7 ; 1 Pierre 5 :8-9)

L’union d’un homme et d’une femme est la base de la société voulue par Dieu. Toute autre forme de relation est contraire à la volonté de Dieu.

Matthieu 5:31-32

31 Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce.

32 Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

Au verset 28 et 32, deux causes d’adultère qui n’existaient pas dans l’Ancien Testament sont donnés par Jésus. D’une part, il s’agit de la convoitise charnelle qui est déjà un adultère et d’autre part, donner une lettre de divorce pour en épouser une autre est un adultère.

Le seul fait de divorcer d’une femme faisait que cette femme était stigmatisée comme une femme adultère, que cela soit justifié ou non. Celui qui épousait une femme répudiée était lui aussi stigmatisé (il faut penser à ce sujet à la samaritaine de Jean 4).

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7 – L’interdiction du parjure et de la vengeance

Matthieu 5:33-37

33 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne te parjureras point, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de ce que tu as déclaré par serment.

34 Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu;

35 ni par la terre, parce que c’est son marchepied; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi.

36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu.

37 Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin.

Au verset 33, il est question du parjure, de la violation d’un serment. D’une manière générale, il faut faire très attention à nos paroles car celles-ci nous engagent. Lorsqu’on fait une promesse, il s’agit à la fois d’un engagement envers un homme et d’un engagement pris devant Dieu. Il faut faire aussi très attention au fait d’invoquer le nom de Dieu de manière inconsidérée, par exemple dans l’expression : « je te le jure au nom de Dieu …ou devant Dieu… »

Comme il est dit en Jacques 5:12, il suffit que notre oui soit oui, et que notre non, soit non ! Il n’est pas nécessaire dans ce cas de jurer.

Le mais derrière un oui, constitue déjà le début d’une restriction. La question devient : jusqu’où va la restriction ?

Le problème n’est pas de prendre un engagement par serment, mais il est, de ne pas ensuite le respecter.

Matthieu 5:38-42

38 Vous avez appris qu’il a été dit: œil pour œil, et dent pour dent.

39 Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.

40 Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.

41 Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.

42 Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.

Le œil pour œil dont il est question dans l’Ancien Testament, constituait seulement une limite à la vengeance. Ce n’était pas un dû. Cela voulait dire que la personne ne pouvait pas se venger au-delà du préjudice subi.

Ce n’était pas comme l’a fait Lemec qui s’est vengé de façon excessive, en:

Genèse 4:23-24

23 Lémec dit à ses femmes: Ada et Tsilla, écoutez ma voix! Femmes de Lémec, écoutez ma parole! J’ai tué un homme pour ma blessure, Et un jeune homme pour ma meurtrissure.

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Ce passage de Matthieu 5:39-42 est simplement une recommandation d’un comportement à adopter sans qu’il y ait une obligation. Plutôt que de répondre au mal par le mal, il faut répondre par le bien. C’est ce que nous dira Paul en:

Romains 12:21

21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

Notre réponse au mal, doit -être motivée par l’amour sans pour autant que cela conduise à répondre à des demandes inappropriées ou répétées de la part de personnes rusées ou paresseuses.

L’idée est plus dans le sens de répondre aux exigences et de faire même au-delà de ce qui est attendu. C’est une attitude d’amour envers les autres en particulier envers ceux qui sont dans le besoin.

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8 – La loi de l’amour

Matthieu 5:43-48

43 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.

44 Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,

45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même?

47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même?

48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

Le verset 43 dans sa première partie est une citation de Lévitique 19:18, mais dans sa seconde partie, il s’agit d’une inférence de certains religieux juifs (conséquence considérée comme logique)

Le verset 44 quant à lui, défie la logique charnelle en concluant qu’il faut faire du bien à ceux qui nous veulent du mal.

Tout ce passage de Matthieu 5:43-48 se retrouve dans l’épître aux Romains 12:10-21

Romains 12:20

20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.

Nous dirions aujourd’hui de façon familière qu’en faisant cela, cela va « mettre la tempête sous le casque » de celui qui nous fait du mal.

Victor Hugo a parlé de la tempête sous le crâne. Cela veut dire que faire quelque chose à quelqu’un qui ne s’y attend pas, ce qui va le déconcerter. Cela va alors chercher à comprendre pourquoi nous répondons à sa méchanceté par une gentillesse .

Ceci est une vieille expression qui signifie que la bienveillance est le meilleur moyen de changer l’ennemi en un ami.

Ce verset 44 introduit le verset 45. Par cette attitude d’amour même envers un ennemi, le chrétien témoigne du caractère de Dieu et par cela de sa filiation. La preuve est que Dieu ne fait pas de différence de traitement envers le juste et le méchant.

45il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

Le verset 46 fait une correction envers le chrétien qui se justifierait en disant qu’il aime ses enfants ou qu’il fait du bien à ses enfants.

46 … Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même?

C’est-à-dire que ceux qui sont considérés comme des personnes de mauvaise vie, en font tout autant. C’est le minimum que l’on puisse attendre d’un être humain.

Le chrétien doit se démarquer des non-croyants !

La conclusion du chapitre

Ce chapitre se termine par une exhortation puissante :

Matthieu 5:48

48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

Le mot parfait ici se comprend dans le sens de mature, accompli, ne manquant de rien. Il ne s’agit pas d’une perfection absolue selon nos standards humains, mais d’une plénitude spirituelle rendue possible uniquement en Christ. C’est en étant enracinés en lui que nous devenons des chrétiens accomplis et matures.

La seule manière pour un croyant d’être « parfait comme le Père », est d’être en Christ et de tendre vers sa ressemblance.

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Tel est le désir de Dieu pour nous : que nous devenions semblables à son Fils.

Romains 8:29

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Pour parvenir à cette ressemblance, deux principes sont fondamentaux :

1 – Le chemin de sanctification dans lequel Christ grandit en nous par l’œuvre du Saint-Esprit.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit

2 – Le développement de l’amour, qui se manifeste à travers le fruit de l’Esprit, le fruit de l’amour de Galates 5:22.

Dans ce processus, Jésus s’oppose fermement aux scribes et aux pharisiens, non par orgueil pour simplement les humilier, mais par amour, pour les interpeller et les amener à la repentance et au salut.

Matthieu 23:3

Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

Dieu, dans sa miséricorde, est toujours proche de ceux qui s’humilient :

Psaumes 34:19

19 L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.

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Parabole de l’homme fort : Jésus plus fort que Satan

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La parabole de l’homme fort de Matthieu 12:28-29 présente Jésus plus fort que Satan (Jean 12:31 ; Jean 16:11). Jésus est venu sur terre pour libérer les captif et le chapitre 12 de l’Évangile de Matthieu invite à chasser l’esprit religieux en nous, et à laisser toute la place à Jésus. L’homme fort de cette parabole, Satan, est celui que les Écritures appellent le prince de ce monde.

Jean 12:31

31 Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors.

Quand il est question d’esprits démoniaques, un des mots pour les désigner est domination. Celui-ci est utilisé à plusieurs reprises :

En : 1 Corinthiens 15:24 ; Éphésiens 1:21 ; 3:10 ; 6:12 ; Colossiens 1:16 ; 2:10 ; 2:15

1 Corinthiens 15:24

Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.

En Éphésiens 1: 16-21, Paul déclare que Jésus est au-dessus de toute domination, de toute autorité.

Éphésiens 1:21

21 au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.

La parabole de Matthieu 12:28-29

L’établissement du royaume de Dieu

Le chapitre 12 de Matthieu présente deux paraboles très courtes qui traitent de deux sujets proches mais distincts. Celles-ci constituent en quelque sorte l’introduction du chapitre 13 qui comprend huit paraboles en relation avec le royaume des cieux. Il faut bien faire la distinction entre ces deux paraboles de Matthieu 12 parce qu’elles présentent deux personnages distincts. Dans cette parabole de l’homme fort, il est question de Jésus qui vient délivrer le monde du joug de Satan, appelé ici l’homme fort, alors que la parabole de Matthieu 12:43-45 parle de la responsabilité de l’homme après la délivrance.

1 – L’enseignement

Matthieu 12:28-29

28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

29 Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison.

Jésus ne dit pas qu’il s’agit d’une parabole. Il n’a pas prémédité ce qu’il dit comme un enseignement, mais il profite de l’occasion de la fausse accusation des pharisiens pour donner un enseignement.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

A des pharisiens jaloux qui contestent l’autorité de Jésus (par quelle autorité Jésus chasse les démons ?)

Il réplique à leur fausse accusation car :

  1. Versets 23-24 – l’accusation a pour but de cacher la réalité, les pharisiens refusant de reconnaître la messianité de Jésus.
  2. Verset 25 – l’accusation est illogique : tout royaume divisé est dévasté
  3. Versets 31-32 – l’accusation est impardonnable : c’est le péché contre le Saint-Esprit que d’attribuer à Satan l’œuvre du Saint-Esprit.
  4. Cette accusation révèle la vraie nature des accusateurs que l’orgueil religieux pousse à la jalousie et à la méchanceté.

3-  Le contexte : Matthieu 12:22-30

Le contexte débute lorsqu’un démoniaque est amené à Jésus pour le délivrer.

22 Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait.

23 Toute la foule étonnée disait: N’est-ce point là le Fils de David?

24 Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent: Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons.

25 Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit: Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister.

26 Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même; comment donc son royaume subsistera-t-il?

27 Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.

28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

29 Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison.

30 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.

31 C’est pourquoi je vous dis: Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné.

32 Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné; mais quiconque parlera contre le Saint Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir.

A la suite de la guérison par Jésus du démoniaque aveugle et muet, l’opposition des pharisiens et des religieux se manifeste en raison de la réflexion de la foule : ‘’N’est-ce point là le Fils de David ?’’

L’expression ‘’Fils de David’’ était synonyme de messie. La foule s’interroge sur la signification de ce qu’elle a vu car les juifs qui attendaient le messie, avaient reconnu les signes messianiques donnés par le prophète Ésaïe :

Ésaïe 35:4-6

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

4-  Explication de la parabole

Il est question ici de deux hommes, d’une part l’homme fort, image de Satan, esprit démoniaque et l’homme plus fort, Jésus animé de l’Esprit de Dieu (v.28)

En entendant la foule dire que Jésus serait le messie (Le Fils de David), les pharisiens jaloux en deviennent aveugles intellectuellement et spirituellement. Jésus répond à l’accusation des religieux pour montrer toute l’incohérence de leurs paroles :

Matthieu 12:25

«… Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. »

Un royaume divisé ne peut perdurer. Si Satan chasse Satan, alors son royaume est condamné à la disparition.

Puis, Il retourne ensuite l’accusation contre eux :

Matthieu 12:27

« Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils ? …»

Si les religieux acceptent que d’autres pratiquent des délivrances sans les accuser d’agir par Satan, pourquoi Jésus serait-il le seul qu’ils accusent d’agir ainsi ?

Puis il les met face à une possibilité décisive : Le royaume de Dieu est là !

Matthieu 12:28

28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.

Ce verset est la clé de la parabole de l’homme fort. Jésus affirme que sa puissance vient de l’Esprit de Dieu ce qui est donc un signe que le Royaume de Dieu est déjà à l’œuvre sur terre. C’est la réalisation de la prophétie de Jean Baptiste :

Matthieu 3:2

Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Ce verset 28 de cette parabole donne l’explication spirituelle du verset 29. Sans lui, le verset 29 est banal et ne justifie par lui-même aucun commentaire. Seul un homme plus fort peut maitriser et lier un homme fort. C’est une évidence !

Le message principal :

En la personne de Jésus, le royaume de Dieu est venu sur terre. C’est l’annonce de la victoire du Royaume de Dieu sur le royaume de Satan. C’est une réponse à la prière de Matthieu 6.

Matthieu 6:10

10 que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Dans le verset 29 que représente la maison ? C’est le monde sur lequel Satan exerce sa domination.

Matthieu 12:29

29 Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison.

Le diable, l’ennemi de nos âmes est cet homme fort qui exerce sa domination. Il agit en troublant le cœur des hommes pour qu’ils ne croient pas à la parole du salut, et pour les maintenir captifs.

Les versets 28 et 29 de Matthieu 12 sont la réalisation de la parole de Jésus en:

Luc 4:18-19

18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur

Ces versets de Luc 4 sont la citation de la prophétie d’Ésaïe 61.

C’est parce que l’Esprit du Seigneur est sur Jésus qu’il peut libérer les captifs !

Un épisode cité en Luc 13 montre la réalité de cette parabole de l’homme fort.

Luc 13:11, 16

11 Et voici, il y avait là une femme possédée d’un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était courbée, et ne pouvait pas du tout se redresser.

16 Et cette femme, qui est une fille d’Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat?

Ceci nous est confirmé en Colossiens 2:15 où il est dit en que Jésus a vaincu et dépouillé les dominations démoniaques.

Colossiens 2:1

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Ce qui avait été annoncé par Jésus en:

Jean 12:31-32

31 Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors.

32 Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.

La conséquence de tout le passage est donnée en Matthieu 12:31-32

Attribuer à Satan, l’œuvre du Saint-Esprit, constitue un blasphème. C’est faire insulte à Dieu, et à l’Esprit Saint. C’est ce grave péché que les pharisiens commettent par leur accusation.

En agissant ainsi, l’homme montre son hostilité envers Dieu en considérant son acte de bonté, de bienveillance comme émanant de Satan qui est parfaitement incapable d’agir avec amour et bonté.

La concrétisation définitive du verset 29 de ce chapitre 12 de Matthieu, aura lieu à la fin des temps, pour un temps comme il est écrit en:

 Apocalypse 20:2-3

2  Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.

Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.

Puis, elle sera totale et définitive en

Apocalypse 20:10

10 Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. 

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Le monde est sous la domination de Satan, mais avec la venue de Jésus, le royaume de Dieu est venu sur terre. C’est une réalité, même si le monde reste sous l’influence de Satan qui manipule la chair par la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie.

1 Jean 2:16

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Après avoir reconnu vrai ce constat, pour s’approprier et garder la victoire de Jésus, il faut garder en mémoire :

1 Jean 4:4

Vous, petits-enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.

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Matthieu chapitre 4 : Début du ministère, les premiers disciples

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Matthieu chapitre 4 met en lumière des étapes cruciales du ministère de Jésus-Christ. Ce chapitre traite de la tentation de Jésus, du début de son ministère à Capernaüm, de l’appel de ses premiers disciples, et de ses enseignements en Galilée. Cette étude biblique approfondit chaque section tout en soulignant les applications personnelles pour le croyant d’aujourd’hui.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 5

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1 – La tentation de Jésus-Christ Matthieu chapitre 4 :1-11

Matthieu 4:1-11

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Le tentateur, s’étant approché, lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

Jésus répondit: Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit: Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

Jésus lui dit: Il est aussi écrit: Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

11 Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient.

Jésus est conduit par l’Esprit dans le désert pour y être mis à l’épreuve. Cette tentation n’est pas pour l’éprouver, mais elle est une étape dans sa préparation spirituelle, comme le souligne:

Hébreux 5:8

(Jésus) a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

La durée de quarante jours rappelle la période vécue par Moïse au mont Sinaï (Exode 34:28), renforçant ainsi l’idée que Jésus est le prophète annoncé en :

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Le tentateur se manifeste après cette longue période de jeûne, au moment où Jésus se trouve dans un grand état de faiblesse physique. Il en est également ainsi pour nous, dans des moments de vulnérabilité.

Luc 4:13

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Ceci nous appelle à une vigilance constante :

Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

Au moment du baptême, Jésus est déclaré fils de Dieu. Au désert, Satan va lui tendre un piège en lui disant en substance de le prouver.

Les trois tentations et la Parole comme réponse

À deux reprises, Satan dit à Jésus : « Si tu es le Fils de Dieu… ». Par cette expression, il va tenter de semer le doute chez Jésus, juste après que celui-ci ait été proclamé Fils bien-aimé lors de son baptême (Matthieu 3:17). Le piège est clair : « prouve-le ! ». Cependant, Jésus refuse de se justifier.

À chaque tentation, Jésus répond par la Parole de Dieu, tirée du Deutéronome :

1 – Convoitise de la chair – Transforme ces pierres en pain

Deutéronome 8:3

Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel.

Jésus fait ici référence à la manne, le pain venant du ciel que Dieu a donné dans le désert.

2 – Orgueil de la vie – Jette-toi du haut du temple

Deutéronome 6:16

16 Vous ne tenterez point l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa.

Satan cite le Psaume 91:11-12,

Psaumes 91:11-13

11 Car il ordonnera à ses anges De te garder dans toutes tes voies;

12 Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

13 Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic, Tu fouleras le lionceau et le dragon.

Cependant, il se garde bien, et ce volontairement de citer le verset 13, qui parle de la domination sur le lion et le dragon — symboles du mal. Le diable connaît parfaitement les Écritures, mais il les détournent ou les tronquent à son avantage.

3 – Convoitise des yeux – Je te donnerai tous les royaumes du monde

Deutéronome 6:13

Tu craindras l’Éternel, ton Dieu, tu le serviras, et tu jureras par son nom.

Ces trois tentations correspondent aux trois domaines mentionnés en :

1 Jean 2:16

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Jésus et le sommet du temple : un faux Messie ?

Pourquoi le diable place-t-il Jésus au sommet du Temple ? Parce que, selon Malachie 3:1, le Messie devait apparaître subitement dans le Temple. Satan tente ainsi d’amener Jésus à forcer sa reconnaissance publique. Cependant, ce dernier refuse la voie du spectaculaire.

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager ; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez ; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Jésus, Fils de Dieu, mais aussi Serviteur

Face à la provocation du diable, Jésus ne cherche pas à prouver son identité. Il sait que Dieu seul justifie, comme le rappelle:

Romains 8:33

33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!

Enfin, notons que le diable (le tentateur) et Satan (l’accusateur) désignent deux aspects de l’adversaire, l’un cherchant à nous faire tomber, l’autre cherchant à nous condamner.

Matthieu 4:11 – la diable le laissa

11 Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient.

Le comportement de Jésus illustre parfaitement le verset de :

Jacques 4:7

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous.

Face à la tentation de transformer des pierres en pain, Jésus refuse d’agir de manière égoïste. Il choisit plutôt de faire confiance à Dieu le Père pour pourvoir à ses besoins. Cela souligne le principe fondamental que la victoire sur la tentation ne vient pas de nos propres forces, mais d’une soumission totale à Dieu et d’une fidélité à sa Parole.

Enseignement : Un croyant doit résister à la tentation en s’appuyant sur les Écritures et en se soumettant à la volonté divine.

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2 – Jésus-Christ commence son ministère en Galilée Matthieu chapitre 4 :12-17

Matthieu 4:12-17

12 Jésus, ayant appris que Jean avait été livré, se retira dans la Galilée.

13 Il quitta Nazareth, et vint demeurer à Capernaüm, située près de la mer, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali,

14 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète:

15 Le peuple de Zabulon et de Nephthali, De la contrée voisine de la mer, du pays au delà du Jourdain, Et de la Galilée des Gentils,

16 Ce peuple, assis dans les ténèbres, A vu une grande lumière; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort La lumière s’est levée.

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Matthieu 14:3-5

Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère,

parce que Jean lui disait : Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.

Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu’elle regardait Jean comme un prophète.

À la suite de cette arrestation, Jésus quitte la Judée sous l’autorité d’Hérode pour s’installer en Galilée, à Capernaüm. Le nom de cette ville signifie « village de Nahum ».

Le fait que Jésus commence son ministère en Galilée, suscite des controverses.

Jean 7:41

41 D’autres disaient: C’est le Christ. Et d’autres disaient: Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ?

Beaucoup s’attendaient à ce que le Messie exerce son ministère à Jérusalem, la ville du Grand Roi, comme évoqué en Matthieu 5:35.

Psaumes 48:3

3 Belle est la colline, joie de toute la terre, la montagne de Sion; Le côté septentrional, c’est la ville du grand roi.

En Matthieu 4:17, l’expression « Dès ce moment » marque un tournant :

17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Jésus reprend ici le message de Jean-Baptiste en ce qui concerne la repentance. La repentance est au cœur de l’évangile. Elle ne consiste pas simplement en un regret, mais en un changement profond, produit par une tristesse sincère :

 2 Corinthiens 7:10

10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

Par contraste, la fausse repentance de Judas ou d’Ésaü n’a pas conduit à un réel changement.

L’expression grecque « tote » (dès lors, alors, dès ce moment) apparaît à plusieurs moments charnières de l’évangile selon Matthieu. (la révélation de la divinité de Jésus.)

  • Matthieu 4:17 : Après la déclaration de Dieu lors du baptême — « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. »
  • Matthieu 16:21 : Après la confession de Pierre — « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
  • Matthieu 26:16 : Après l’onction de Jésus avec un parfum de grand prix, symbolisant sa mort.

Enseignement : L’appel à la repentance reste un message central de la foi chrétienne. Il nous rappelle l’importance de reconnaître nos fautes, de nous détourner du mal et de nous tourner sincèrement vers Dieu.

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3 – Jésus appelle ses premiers disciples – Matthieu chapitre 4 :18-22

Matthieu 4:18-22

18 Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.

19 Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.

20 Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent.

21 De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets.

22 Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent.

Il n’est pas ici précisé si Jésus avait déjà rencontré ces hommes auparavant. Cependant l’apôtre Jean nous informe qu’André et Jean étaient disciples de Jean Baptiste avant de suivre Jésus

Jean 1:35-37

35 Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples;

36 et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit: Voilà l’Agneau de Dieu.

37 Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

En Matthieu 4:18, il est question d’un filet jeté, probablement un filet en forme d’épervier, lancé depuis un bateau. Les filets mentionnés aux versets 20 et 21 désignent plutôt de longs filets traînés entre deux barques, utilisés pour la pêche en eau profonde.

Jésus utilise un jeu de mots lié à leur profession :

« Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »

Il ne change pas seulement leur activité, mais leur vocation. Il les appelle à un nouveau type de mission : ramener les âmes à Dieu.

Matthieu 4:20

20 Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent.

Ce verset met en contraste la réponse immédiate de ces premiers disciples avec celle des aspirants disciples de Luc 9-57 à 62, qui voulaient retarder leur engagement.

Enseignement : Le véritable disciple répond sans hésitation à l’appel du Seigneur, prêt à tout abandonner pour accomplir la volonté de Dieu.

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4 – Le ministère de Jésus-Christ en Galilée – Matthieu chapitre 4 : 23-25

Matthieu 4:23-25

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

24 Sa renommée se répandit dans toute la Syrie, et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques; et il les guérissait.

25 Une grande foule le suivit, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et d’au delà du Jourdain.

Le ministère de Jésus s’articule autour de trois dimensions fondamentales :

  1. L’enseignement (dans les synagogues)
  2. La prédication (de la bonne nouvelle du royaume)
  3. La guérison (des maladies et infirmités)

Ces guérisons venaient confirmer la Parole annoncée. Pourtant, les foules se focalisaient davantage sur les miracles que sur le message. Comme il est dit en:

1 Samuel 16:7 :

Et l’Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur.

« L’homme regarde à ce qui frappe les yeux. »

Les chefs religieux, quant à eux, deviennent jaloux de la popularité croissante de Jésus, craignant de perdre leur influence sur le peuple (cf. Jean 12).

Enseignement : Le ministère de Jésus montre que l’annonce du royaume de Dieu va de pair avec la guérison, aussi bien spirituelle que physique. Le royaume n’est pas qu’un discours : il se manifeste dans la vie, dans la restauration, et dans la puissance.

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5 – Leçon à retenir et application personnelle de Matthieu 4 :

Matthieu 4 enseigne que la vie chrétienne implique des épreuves, un appel clair à suivre Jésus, et un engagement actif dans son œuvre.
Jésus a résisté à la tentation en s’appuyant sur la Parole de Dieu. Nous sommes donc appelés, nous aussi, à connaître, à méditer et à utiliser les Écritures pour tenir ferme face aux tentations.
Il a appelé ses disciples à le suivre sans délai . Cela nous invite à répondre à son appel avec obéissance et foi, sans excuses ni demi-mesure.
Enfin, son ministère allie annonce du royaume et guérison . Cela nous rappelle que notre témoignage doit toucher l’esprit, l’âme et le corps, en paroles comme en actes.

Application personnelle :

Suis-je prêt(e) à faire confiance à Dieu dans les moments d’épreuve ?
Ma réponse à l’appel de Jésus est-elle immédiate et sincère ?
Est-ce que je vis ma foi de manière active, en annonçant l’Évangile et en servant les autres avec compassion ?

Comment la parabole du serviteur inutile nous instruit

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La Parabole du serviteur inutile pousse à repenser notre attitude de service envers Dieu. Elle déconstruit toute prétention religieuse et exalte l’humilité. En mettant en lumière notre rôle de simples serviteurs, cette parabole appelle à obéir sans attendre de récompense. Elle s’inscrit dans une logique de foi active et de soumission volontaire.

La parabole de Luc 17:7-10

1 – L’enseignement

Luc 17:7-10

Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs: Approche vite, et mets-toi à table?

Ne lui dira-t-il pas au contraire: Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu; après cela, toi, tu mangeras et boiras?

Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné?

10 Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire.

En Luc 17:7-10, Jésus expose une vérité déroutante qui est, que l’obéissance à Dieu ne mérite aucune gloire personnelle. Il compare le disciple à un serviteur qui, après une journée de labeur, sert encore son maître sans réclamer d’honneur. Cette parabole remet en cause notre perception du mérite spirituel. Jésus enseigne que servir Dieu est un devoir et non un exploit.

L’accent ne porte pas sur le rendement du serviteur, mais sur son attitude. L’obéissance sans attente de quoique ce soit, reflète une foi sincère. Le croyant n’agit pas pour gagner des faveurs, mais pour honorer Dieu. Cette mentalité libère de la quête de reconnaissance et recentre notre vie spirituelle sur la fidélité. Paul appuie cette idée :

Galates 1:10

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Même si d’autres personnes que les disciples entendaient ses paroles (par exemple, des pharisiens – cf. Luc 16:1,14 ; 17:20), Jésus s’adresse ici principalement à ses disciples (Luc 17:1,5). Le sérieux de son avertissement concerne aussi les non-croyants, mais le cœur de son message vise les disciples, les chrétiens, et en particulier ceux engagés dans un ministère.

Matthieu 13:41

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité:

Cela montre que le Royaume de Dieu sur terre n’est pas exempt de scandales, et ce même parmi ceux qui s’en réclament.

En Luc 17, Jésus parle à ses disciples. Ces paroles suivent un appel au pardon constant (Luc 17:3-4). Conscients de la difficulté d’un tel engagement, les apôtres demandent à Jésus d’augmenter leur foi. En réponse, Jésus leur propose une parabole : celle du serviteur inutile (Luc 17:7-10).

Cette parabole souligne une vérité essentielle, c’est que la foi ne donne pas des droits ou des mérites particuliers. Au contraire, elle renforce l’humilité. Elle rappelle que le service pour Dieu n’élève pas le croyant au-dessus des autres, mais qu’il reste un serviteur, accomplissant simplement ce qu’il doit faire.

Ainsi, cette parabole ne s’adresse pas aux foules ni aux pharisiens, mais aux croyants sincères. Elle vient corriger une tentation subtile qui est de croire que l’obéissance donne des privilèges. Jésus appelle ses disciples à vivre dans une conscience constante de leur statut de serviteurs inutiles au sens où leur fidélité ne mérite pas de récompense particulière, mais reflète simplement leur devoir.

3-  Le contexte :

Cette parabole se situe dans le chapitre 17 de l’Évangile de Luc, plus précisément dans une section allant des versets 1 à 6 et poursuivant jusqu’aux versets 11 à 19. Le passage traite principalement des relations entre disciples. Il aborde les sujets du scandale, du pardon et de la foi.

Dans ce contexte, Jésus élève le niveau d’exigence spirituelle. Il montre que même une foi vivante, capable de grandes choses, ne modifie pas la nature fondamentale de notre position devant Dieu, c’est à dire que nous restons des serviteurs.

À l’époque, il n’était pas habituel pour un maître de remercier ses serviteurs pour l’accomplissement de leur devoir quotidien. Jésus se sert de cette réalité sociale pour frapper les esprits. Il n’approuve pas l’injustice des rapports maîtres-serviteurs, mais il s’appuie sur un cadre culturel bien connu de ses auditeurs pour illustrer son enseignement spirituel.

Cette parabole s’inscrit dans une continuité logique avec d’autres enseignements de Jésus sur l’humilité, notamment en Luc 14:7-11 (l’invité prétentieux), où il exhorte à ne pas rechercher les premières places. Le message est clair : le Royaume de Dieu appartient aux humbles. Servir Dieu, même avec zèle et fidélité, ne nous place pas en position de réclamer une récompense. C’est dans l’humilité et la reconnaissance de notre dépendance que réside la véritable grandeur spirituelle.

4-  Explication de la parabole

Dans cette parabole, le maître représente Dieu, et le serviteur symbolise le croyant. Travailler aux champs ou préparer le repas évoque les différentes formes de service chrétien. Qu’il s’agisse d’un engagement visible ou plus discret, tout service appartient à Dieu. Le fait que le maître ne remercie pas son serviteur illustre une vérité importante, c’est que Dieu ne nous doit rien, même lorsque nous Lui obéissons fidèlement. Notre obéissance n’est pas un mérite, mais simplement notre devoir.

Lorsque Jésus déclare : « Nous sommes des serviteurs inutiles » (Luc 17:10), il ne nie pas la valeur du croyant aux yeux de Dieu. Il souligne plutôt que notre service n’ajoute rien à Dieu, qui est parfait en Lui-même. Cette déclaration vient renverser la logique humaine selon laquelle le mérite appelle automatiquement une récompense. Dans le Royaume, tout est grâce.

le mot inutile

Le mot grec achréios, traduit ici par « inutile », ne signifie pas « sans valeur » ou « bon à rien », mais plutôt « non indispensable ». Dieu n’a pas besoin de nous, mais Il choisit de nous utiliser par amour et par grâce. Le même terme achréios est utilisé dans la parabole des talents (Matthieu 25), mais dans un contexte différent. En Matthieu 25, le « serviteur inutile » est celui qui n’a pas accompli la volonté de son maître et a été rejeté. En Luc 17, au contraire, le serviteur a accompli son devoir — et c’est précisément ce que Jésus veut souligner : avoir fait ce qui était attendu ne donne pas lieu à une récompense spéciale. C’est simplement normal.

Nous servons Dieu, non dans l’attente d’une récompense, mais dans la reconnaissance de sa grâce. Tout est don. Dieu nous fait grâce, et nous servons par grâce, par gratitude.

Dans le Sermon sur la montagne (Matthieu 5:23-48), Jésus distingue l’ordinaire de l’extraordinaire. L’ordinaire correspond au minimum que Dieu attend de ses disciples. L’extraordinaire, c’est quand nous allons au-delà, animés par l’amour. Par exemple :

Matthieu 5:40-41

40 Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.

41 Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.

Ces paroles illustrent une obéissance qui dépasse le devoir, une réponse pleine de grâce, à l’image du Christ.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelles

L’enseignement principal de cette parabole est clair : servir Dieu ne donne aucun droit particulier. Le croyant fidèle ne cherche pas les honneurs. Il ne sert ni pour la reconnaissance ni pour une récompense, mais par amour et par reconnaissance pour la grâce reçue. Ce principe nous pousse à cultiver l’humilité, l’obéissance et la persévérance. L’orgueil spirituel n’a pas sa place dans le Royaume de Dieu.

Appliquer cette leçon dans notre vie quotidienne, c’est continuer à servir même lorsque personne ne le voit ou ne le reconnaît. C’est pardonner sans limite, aider sans être applaudi, enseigner ou prier sans chercher de retour. C’est aussi se souvenir que tout ce que nous avons et faisons vient de Dieu.

L’apôtre Paul le résume magnifiquement en:

1 Corinthiens 4:7 :

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? »

Quel type de serviteur sommes-nous ?

Voici quelques figures bibliques de serviteurs à méditer :

  • Un serviteur indigne ou fidèle ? (Matthieu 25) – Celui qui enterre le talent ou celui qui le fait fructifier ?
  • Un serviteur ordinaire ou extraordinaire ? (Matthieu 5:23-48) – Celui qui fait le strict minimum ou celui qui dépasse les attentes ?
  • Un serviteur reconnaissant ? (Luc 17:11-19) – Comme le lépreux guéri qui revient pour remercier Jésus.
  • Un serviteur humble ? (Luc 12:35-37 ; Luc 22:27) – Celui qui veille et sert, même en l’absence du maître.
  • Un serviteur sincère ? (Colossiens 3:22-24) – Qui sert non pour plaire aux hommes, mais avec droiture de cœur, comme pour le Seigneur.

Jésus lui-même, nous a montré l’exemple suprême du serviteur. Il s’est abaissé, il a lavé les pieds de ses disciples, il a donné sa vie. Il est allé bien au-delà de ce qui était attendu, et il nous dit : « Faites de même » (Jean 13:14-15).

Jean 13:15

15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.

Jésus-Christ confie à chaque croyant des tâches et des responsabilités. Il attend de nous fidélité, zèle, joie et amour dans le service, non pas pour être récompensés, mais pour glorifier Celui qui nous a tout donné.

Paul nous offre également un modèle à suivre :

1 Corinthiens 9:22

22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.

1 Corinthiens 10:31

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

Le vrai chrétien ne sert pas sous la contrainte, mais avec joie, poussé par l’amour pour son Maître. Il se distingue du religieux qui se comporte comme un esclave. Ce service libre et aimant témoigne de la grâce de Dieu à l’œuvre dans sa vie.

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Matthieu 5:13-16 : Parabole du sel et de la lumière

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La parabole du sel et de la lumière, enseignée par Jésus en Matthieu 5:13-16, invite chacun à vivre une foi active et visible. Elle souligne l’importance de témoigner de notre lumière dans le monde.

Parabole du sel et de la lumière : Témoigner activement

Introduction

La parabole du sel et de la lumière s’inscrit dans le sermon sur la montagne de Matthieu 5-7. Elle illustre l’impact que doivent avoir les disciples de Jésus dans le monde. Jésus les compare au sel qui conserve et donne du goût, de la saveur, et à la lumière qui éclaire les ténèbres. Ce passage souligne le rôle essentiel que le chrétien doit jouer dans la société où il se trouve. Il doit donner d’une part envie aux non croyants de devenir semblables à lui, et d’autre part éclairer leur chemin, c’est à dire les enseigner pour devenir semblables à Jésus en prenant celui-ci comme modèle.

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1 – La parabole du sel et de la lumière

Matthieu 5:13-16

13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;

15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

2 – À qui s’adresse Jésus ?

Bien que la foule entende Jésus, ses paroles ne s’adressent qu’à ses disciples. Il veut que ceux-ci comprennent leur rôle d’influence et de témoignage dans le monde. Jésus leur parle de la manifestation de leur relation avec Dieu dans la société. La parabole du sel et de la lumière les appelle à partager activement leur foi, plutôt que de la vivre en secret.

3 – Le contexte :

La parabole du sel et de la lumière dans Matthieu 5, fait partie du Sermon sur la Montagne, où Jésus expose les principes du royaume de Dieu à ses disciples. Avant cette parabole, il a présenté les Béatitudes qui décrivent une vie d’humilité, de pureté, et de miséricorde. Jésus incite ses disciples à incarner ces valeurs divines malgré le risque de persécution.

Matthieu 5:11-12

11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

Ces versets sont une explication de Jésus concernant les raisons pour lesquelles nous serons persécutés. Cela ne doit ni nous surprendre, ni nous inquiéter car c’est attendu. Ceci est illustré par les versets suivants :

Jean 15:19

19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.

et de Jean 17:14

14 Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

4 – L’explication des paraboles

a-   Le sel :

Considérons plusieurs caractéristiques du sel : sa blancheur, sa saveur et son pouvoir conservateur. Il préserve de la détérioration. En presqu’île guérandaise, en « Terre de sel », on peut aussi parler de fleur de sel. En effet, la fleur de sel se distingue par sa pureté et sa blancheur, du gros sel. Par ailleurs, la fleur de sel, grâce à sa saveur, améliore le goût des aliments. Il faut se rappeler que toute offrande doit être faite avec du sel selon :

Lévitique 2:13

13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l’alliance de ton Dieu; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.

Le gros sel, ou sel gris, est utilisé pour préserver les aliments grâce à son pouvoir antiseptique et conservateur. Il empêche la décomposition et ajoute de la saveur (Lévitique 2:13 ; Colossiens 4:6). Il est dit que nous devons offrir nos corps en …

Romains 12:1

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Nos paroles doivent être aussi assaisonnées de sel ainsi qu’il est écrit

Colossiens 4:6

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

L’action du sel a deux fonctions pour lutter contre la corruption.

Il combat la corruption intérieure et extérieure, ambiante, préservant les aliments. Le Saint-Esprit est ce sel en nous.

Matthieu 5:13

13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

Si nous sommes chrétiens (sel), et que nous connaissons la corruption, nous sommes devenus inutiles pour Dieu. Si nous sommes corrompus, comment pourrions-nous combattre la corruption extérieure, ambiante ? Nos paroles ne seront plus crédibles. Selon la critique : « Il dit, mais il ne fait pas ». Nous serons foulés aux pieds par les hommes qui nous mépriseront.

Le meilleur exemple biblique à imiter est celui de Daniel et de ses trois compagnons.

Daniel 1:8

Daniel résolut de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont le roi buvait, et il pria le chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller.

Mais si le chrétien est devenu comme le sel qui a perdu sa saveur …

Luc 14:34-35

34 Le sel est une bonne chose; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on?

35 Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Il n’est plus apte pour le service du Seigneur, il est jeté au dehors, sous-entendu dans les ténèbres du dehors.

2- La lumière :

Le fidèle chrétien est appelé à être une source de lumière dans ce monde de ténèbres. Il a la responsabilité de guider autrui vers l’illumination véritable. Examinons ce qui est indiqué :

Matthieu 5:14-16

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;

15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Dans ces versets, il est question du monde, puis d’une ville, puis d’une maison, puis du chrétien. Il faut comprendre que la lumière doit d’abord être présente dans le chrétien (le Saint-Esprit), puis s’étendre à sa maison, son quartier, sa ville, et enfin au monde entier, comme l’a fait Jésus.

Jean 1:9

9 Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

Jean décrit Jésus comme la lumière, symbolisant le Saint-Esprit en nous. Nous portons cette lumière lorsque nous annonçons la Parole de Dieu. Ainsi, nous devenons des sources de lumière pour nos familles, notre voisinage et même dans nos missions à l’étranger.

Psaumes 119:105

105 Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier.

Les deux actions du Saint-Esprit sont le sel et la lumière. Le sel révèle la corruption du monde et montre que ce n’est pas inéluctable, à travers notre témoignage chrétien. La lumière expose l’état du monde et guide vers Jésus, la vraie lumière.

5 – La leçon à retenir et son application personnelle

Être sel et lumière implique de vivre selon les principes de Christ et de témoigner de sa grâce. Les croyants doivent influencer leur entourage, rejeter le compromis et manifester la justice (rejeter la corruption). Cette parabole rappelle l’importance de rayonner la vérité divine au quotidien. Le chrétien est censé porter le message du salut à son entourage.

Luc 8:16-17

16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.

17 Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour.

Ce passage exhorte les chrétiens à manifester leur foi ouvertement. Il est essentiel de ne pas cacher son identité chrétienne alors que nous vivons dans des pays sans persécution d’état.

Ces versets sont suivis d’un avertissement.

Luc 8:18

18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir.

Voilà ce que le Seigneur attend de nous :

Éphésiens 4:29

29 Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent.

Colossiens 4:6

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

1 Timothée 4:12

12 Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté.

Plus nous serons remplis du Saint-Esprit, plus cela combattra la corruption morale et spirituelle en nous et cela se répercutera sur notre entourage. Il y aura un combat contre la corruption morale et spirituelle de ceux qui nous entourent et du monde.

Voici ce que nous sommes ! ou ce que nous devrions être :

Philippiens 2:15

15 afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde,

Les hommes voient-ils en nous Jésus ?

Avant la résurrection, des pharisiens comme Joseph d’Arimathée et Nicodème ont caché leur foi en Jésus. Cachons-nous aussi notre foi ? Prenons-nous soin de rester intègres et d’influencer positivement les autres ?

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

Que nos œuvres amènent les hommes à glorifier Dieu. La lumière de Christ en nous doit inspirer les autres. L’objectif de cette parabole du sel et de la lumière nous est donné en :

1 Jean 1:5-7

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité.

Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

6 – Supplément Comprendre la parabole de la LAMPE 

Comprendre la parabole de la LAMPE : Jésus, la LUMIÈRE du monde !

La première fonction d’une lampe, que nous pouvons comparer à la lumière de la Parole de Dieu, est de nous éclairer pas à pas. Comme Abraham, qui a marché par la foi sans connaître sa destination, la lumière divine nous montre notre chemin actuel. Elle nous permet de laisser notre passé derrière nous, car en Christ, nous sommes de nouvelles créatures.

La deuxième fonction de la lampe est de ne pas révéler la destination finale. Cela rappelle que Dieu connaît notre destinée, même si nous ne la comprenons pas toujours. Joseph, par exemple, a dû endurer de nombreuses épreuves avant que la promesse de Dieu ne se réalise dans sa vie. Nos chemins peuvent être mystérieux, mais Dieu travaille toujours pour notre bien.

Enfin, la troisième fonction de la lampe est de ne montrer que deux ou trois pas devant nous. Cette réalité nous enseigne à vivre un jour à la fois, à ne pas nous inquiéter du lendemain, mais à faire confiance à Dieu pour notre avenir. Alors, que tu marches dans une période de ténèbres ou que tu cherches à comprendre le rôle de la lumière divine, sache que Jésus est là pour te guider. Il t’aime inconditionnellement, au point de donner sa vie pour toi. Chaque pas que tu fais avec Lui t’éloigne des ténèbres et te rapproche de la lumière éternelle.

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Matthieu chapitre 3 : Jean-Baptiste prépare le chemin du Seigneur

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Le chapitre 3 de Matthieu marque une étape clé. Jean-Baptiste, le précurseur, annonce la venue imminente du Messie. Il prêche la repentance et prépare les cœurs à recevoir Jésus. Ce chapitre présente également le baptême de Jésus, moment crucial où sa mission publique débute, accompagnée d’une révélation divine affirmant son identité de Fils de Dieu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 4

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1 – Le ministère de Jean-Baptiste, le précurseur

Matthieu 3:1-12

1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu’il dit: C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui;

et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

10 Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

11 Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.

12 Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

Matthieu 3:1-4 Présentation de Jean

1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu’il dit: C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Jean-Baptiste, bien qu’apparaissant dans le Nouveau Testament, est en réalité le dernier prophète de l’Ancien Testament. Après quatre cents ans de silence prophétique, celui-ci est envoyé pour préparer le chemin du Messie. Il fait ainsi le lien entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

Il prêche dans le désert (en hébreu Midbar), une région semi-aride où paissent les troupeaux. Ceux qui veulent entendre son message doivent faire l’effort de se déplacer, ce qui renforce le caractère intentionnel d’une démarche spirituelle.

Son message est nouveau car il ne se contente pas de dénoncer le péché comme les prophètes avant lui, mais il appelle à la repentance et annonce l’imminence du royaume des cieux. En cela, il prépare directement la venue de Jésus-Christ.

Matthieu identifie Jean comme l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe :

Ésaïe 40:3

Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

Le prophète Malachie est encore plus précis que le prophète Esaïe en :

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Ainsi, lorsque Jean proclame :

Matthieu 3:3

3 … Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

Celui-ci annonce la venue d’une personne royale, le Roi lui-même, Dieu incarné.

Nous comprenons que si le royaume est proche, c’est qu’il vient en personne, puisque l’expression » aplanissez ses sentiers » est une expression utilisée pour la venue d’une personne royale.

Le message de Jean-Baptiste repose sur trois points essentiels :

  1. Repentez-vous;
  2. Le royaume des cieux est proche;
  3. Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

La repentance est le premier pas vers Dieu. Elle prépare le cœur à accueillir le Christ. C’est une disposition intérieure qui consiste à reconnaître son péché, s’en détourner, et se tourner vers Dieu avec foi.

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2 – Le baptême de Jean : une nouveauté spirituelle

À l’époque de Jean, les bains rituels de purification étaient connus et pratiqués, mais ils étaient auto-administrés, c’est-à-dire que les personnes descendaient elles-mêmes dans un mikvé et qu’elles s’y plongeaient elles-mêmes. En revanche, le baptême de Jean est différent. En effet, Jean baptisait personnellement ceux qui venaient à lui, et il les appelait à confesser publiquement leurs péchés.

Cela s’inscrit dans la continuité de l’appel d’Ésaïe :

Ésaïe 1:16-18

16 Lavez-vous, purifiez-vous, Ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions ; Cessez de faire le mal.

17 Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l’opprimé ; Faites droit à l’orphelin, Défendez la veuve.

18 Venez et plaidons ! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; S’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.

Ce baptême de repentance est mentionné aussi dans le livre des Actes : (13:24 ; 19:4) et préfigurait le baptême instauré par Jésus.

Actes 19:3-5

Il dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Et ils répondirent : Du baptême de Jean.

Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.

Jean demandait aux personnes de confesser publiquement leurs péchés ce qui ne plaisait pas aux Pharisiens et aux sadducéens. Par cette pratique du baptême de repentance, Jean est véritablement une préfiguration de Jésus. Le manteau de poils de chameau est pour montrer son rôle de prophète.

Matthieu 3:5-6

5 Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui;

6 et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

Le peuple reconnaît en Jean un véritable prophète. Sa ferveur témoigne d’un profond désir de retour à Dieu. Jean annonce le royaume des cieux, mais pour y entrer, la repentance est indispensable :

Luc 13:3

Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

En hébreu, « se repentir » signifie changer de comportement, et en grec, cela signifie changer d’avis ou de pensée. Pour le chrétien, c’est un changement global : vision, valeurs, actions. Il s’agit pour lui, de ne plus vivre selon sa propre volonté, mais selon celle de Dieu.

Pour accueillir Jésus dans son cœur, il faut que le cœur soit préparé à le recevoir, et cela passe par un acte de repentance.
La repentance procède de trois actions. Il doit y avoir reconnaissance du péché, suivie d’une décision de s’en détourner, et elle doit conduire à chercher Dieu et sa justice.

Matthieu 3:7-10– Une dénonciation des hypocrites religieux

Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?

Produisez donc du fruit digne de la repentance,

et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

10 Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

L’expression « races de vipères » évoque la tromperie et l’hypocrisie, en lien avec le serpent de Genèse 3. Jean reproche aux chefs religieux leur prétention à être justes par le fait qu’ils descendent d’Abraham, sans produire les fruits de la repentance.

Matthieu 3:9

et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

Les Juifs croyaient que le mérite de la foi d’Abraham leur était imputé automatiquement. Leur comportement était humain. En effet, il est humain de vouloir bénéficier de ce qui est bien chez l’autre comme un héritage.
Cependant, un véritable enfant d’Abraham se reconnait (cf. Romains 2:28-29) à sa vie de foi, et non à sa lignée.

Romains 2:28-29

28 Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.

29 Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

Par analogie, on peut dire que le chrétien, ce n’est pas celui qui en a l’apparence, mais celui dont le coeur est transformé par l’Esprit de Dieu.

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3 – Jean annonce Jésus et le baptême à venir

Matthieu 3:11

11 Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu.

Ce feu peut symboliser à la fois le jugement (comme dans Malachie 3:2-3) et la purification, comme lors de la Pentecôte (Actes 2), où des langues de feu sont venues sur les croyants, les revêtant de puissance.

Malachie 3:1-3

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Qui pourra soutenir le jour de sa venue? Qui restera debout quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur, Comme la potasse des foulons.

Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent ; Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, Et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice.

Matthieu 3:12 – Une image du jugement

12 Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

Cette image est celle d’un jugement final : le blé représente les justes, et la paille, les méchants. Jean annonce une séparation, une sélection opérée par le Christ à sa venue.

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4 – Le baptême de Jésus-Christ

Matthieu 3:13-17

13 Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui.

14 Mais Jean s’y opposait, en disant: C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi!

15 Jésus lui répondit: Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus.

16 Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

Le baptême de Jésus peut surprendre, car il semble paradoxal. En effet, le baptême de Jean était un baptême de repentance alors que Jésus était sans péché et qu’il n’avait donc pas besoin de repentance. Pourtant, celui-ci a choisi d’être baptisé.

Pourquoi ?

Il faut comprendre ce geste comme un acte volontaire d’identification et un modèle à suivre. Jésus ouvre la voie. Il est l’exemple parfait pour tous les croyants. De la même manière qu’en Luc 9, la parabole de la main à la charrue trouve son sens dans l’exemple donné par Jésus en Luc 9:51, alors qu’il se dirige résolument vers Jérusalem, déterminé à accomplir jusqu’au bout la mission que le Père lui a confiée, c’est à dire se sacrifier pour sauver l’humanité et subir le supplice de la crucifixion.

Le baptême de Jésus par Jean peut être compris sous plusieurs angles spirituels et théologiques qui sont :

1. Un exemple à suivre pour les croyants

Jésus montre l’importance de l’obéissance. Il ne demande rien qu’il ne soit prêt à faire lui-même. En se faisant baptiser, il valide et montre le chemin que ses disciples devront emprunter.

2. Une identification avec les pécheurs

Bien qu’il soit sans péché, Jésus s’identifie aux êtres humains dans leur condition, prenant sur lui leur fardeau et leurs besoins spirituels.

3. Une ordination et un équipement pour le ministère

Ce moment marque le début public de son ministère. Il est « oint » de l’Esprit, non par onction d’huile, mais par la descente du Saint-Esprit sur lui.

4. Un symbole de sa mission rédemptrice

Son baptême préfigure son œuvre de salut : mort, ensevelissement et résurrection.

Romains 6:4

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Colossiens 2:12

12 ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts.

5. Une approbation du ministère et du message de Jean-Baptiste

En se soumettant au baptême de Jean, Jésus valide son ministère et son message : l’appel à la repentance et la préparation du peuple à l’accueil du Messie.

6. Une image prophétique de sa mort, de son ensevelissement et de sa résurrection

a – Le baptême est une immersion dans la mort et une remontée vers une vie nouvelle — une image puissante de la croix et de la résurrection.

b – Le baptême de Jésus confirme publiquement l’identité divine de Jésus et inaugure son ministère public.

c – Le baptême de Jésus est aussi un moment clé dans la révélation de l’identité trinitaire de Dieu. C’est l’un des rares passages de la Bible où les trois personnes de la Trinité sont manifestées simultanément :

  • Le Fils est baptisé,
  • Le Saint-Esprit descend sur lui comme une colombe,
  • Le Père parle du ciel :
Matthieu 3:17

17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

 

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La Parabole du pharisien et du publicain – deux attitudes opposées

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La Parabole du pharisien éclaire notre compréhension de l’humilité devant Dieu. Jésus y confronte deux attitudes spirituelles : l’orgueil religieux et la repentance sincère. Par cette image forte, il nous interpelle sur l’authenticité de notre foi. L’enseignement révèle que seule l’humilité attire la grâce divine, et non les apparences de justice.

La parabole de Luc 18:9-14

1 – L’enseignement

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

10 Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain.

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain;

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Au verset 9

Se persuadant :  le mot grec « peitho » est traduit par différents mots.

  • Se persuader est un très bon choix dans le sens où la personne n’est pas sûre d’elle, mais veut se convaincre de la chose.
  • Une autre traduction : être assuré indiquerait une certitude sans fondement, mais nous pouvons aussi en déduire qu’à force de nous persuader d’une chose, nous finissons par en être assuré.
  • C’est-à-dire qu’à force de refuser la réalité, nous finissons par croire à la fausseté, et nous nous éloignons de la réalité.  

Le contraste souligne la valeur que Dieu accorde à l’attitude du cœur. La parabole ne rejette pas les bonnes œuvres, mais elle montre que l’orgueil spirituel en annule leur portée. Jésus rappelle que Dieu s’oppose aux orgueilleux et élève les humbles.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Si en Luc 15 à 17, les paraboles sont adressées aux pharisiens et aux disciples, ici l’auditoire n’est pas précisé spécifiquement : « en vue de certaines personnes. » 

Luc 18:9

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

Cela s’adresse donc à ceux qui se croient supérieurs aux autres, souvent des chefs religieux. Cette parabole vise les cœurs endurcis par l’orgueil religieux. Les paraboles étaient toujours contées dans des lieux publics. Elles clarifiaient ou voilaient/cachaient la vérité selon la disposition de cœur de l’auditeur !

3-  Le contexte :

Les juifs avaient l’habitude de prier trois fois par jour.

Daniel 6:10

10 Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant.

Cette parabole s’insère dans un ensemble d’enseignements sur la prière et le Royaume de Dieu (Luc 17–18). Elle suit immédiatement la parabole de la veuve importune, qui parle de la persévérance dans la prière. Jésus enchaîne avec une autre leçon sur la prière, mais cette fois sur l’attitude intérieure.

Jésus dénonce une attitude qu’il voyait régulièrement de la part des pharisiens. Il n’y a pas un contexte précis. Jésus veut nous montrer la bonne et la mauvaise attitude à adopter lorsque nous prions.

Le contexte de la parabole est donné en Luc 18:9 :

Il est très probable que Jésus ait raconté cette parabole à un groupe de pharisiens.

Luc 16:15

15 Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Ces hommes étaient convaincus de leur propre justice. Ils se croyaient justes aux yeux de Dieu, et de ce fait, n’avaient ni faim ni soif de la vraie justice. Parce qu’ils se considéraient comme justes, ils ne ressentaient pas le besoin d’un médecin ni celui de la repentance :

Luc 5:31-32

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

Les pharisiens rejetaient ainsi le dessein de Dieu pour leur vie, qui était qu’ils se repentent de leurs péchés et reçoivent le pardon :

Luc 7:30

30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

4-  Explication de la parabole

Jésus utilise cette parabole pour opposer deux personnages aux profils radicalement différents : le pharisien et le publicain. Il souligne non seulement leur contraste, mais aussi tout ce qui les distingue profondément.

Luc 18:11-12 – Le pharisien :

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain;

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 11 : Il se tient debout, bien en vue, les mains et les yeux levés vers le ciel. Son attitude n’a rien d’inhabituelle pour un juif pieux :

1 Timothée 2:8

 Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées.

Mais il est probable qu’il se tenait là où tout le monde pouvait le voir. En apparence, il s’adresse à Dieu, mais en réalité, il parle à lui-même — et de lui-même. Toute sa prière n’est qu’un monologue d’autosatisfaction. Il se félicite, se compare aux autres, mais jamais à des hommes vraiment pieux comme Samuel ou David. Il se mesure plutôt à ceux qu’il considère comme des pécheurs.

Dans la première partie de sa prière, il se présente comme pur en dénonçant les fautes qu’il attribue aux autres, en particulier au publicain.
Dans la seconde partie, il énumère ses œuvres religieuses, qu’il accomplit avec excès : il jeûne plus que la Loi ne l’exige et donne la dîme même sur des produits non concernés par cette obligation (Deutéronome 14:22-23).

Deutéronome 14:22

22 Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année.

Luc 11:42

42 Mais malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses.

Nulle part dans sa prière, le pharisien confesse un péché, et ne demande pardon. Il n’implore rien ; il se convainc juste de sa propre piété.
Sa prière n’est pas tournée vers Dieu, mais vers lui-même. Il se satisfait de lui-même. Et en conséquence … il ne reçoit rien.

Il se glorifie !

Luc 18:13 – le publicain :

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

Le publicain, lui, se tient à distance — probablement loin du sanctuaire, quelque part dans le complexe du temple. Son attitude est l’exact opposé de celle du pharisien. Il baisse les yeux, il se frappe la poitrine en signe de repentir. Cet homme reconnaît ses fautes et ses péchés.

Il est seul devant Dieu et ne se compare à personne. Le publicain confesse son péché et supplie Dieu de lui faire grâce.

Il s’humilie !

Bilan de ce temps de prière.

  • Le pharisien repart chez lui sans que rien n’ait changé. Il aurait tout aussi bien pu ne pas venir.
  • Le publicain, lui, repart justifié. Dieu lui pardonne. Il est déclaré juste et accepté par Dieu.
Luc 18:14

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

L’humilité est l’une des caractéristiques fondamentales du royaume de Dieu. Les véritables sujets de ce royaume n’adoptent pas une attitude orgueilleuse ou de propre justice. Au contraire, ils cultivent une conscience réaliste et sincère de leur besoin de pardon de la part de Dieu et que celui-ci leur accorde sa grâce.

Ils expriment leur humilité en confessant leurs péchés, et Dieu manifeste son approbation en les pardonnant — c’est-à-dire en les justifiant à ses yeux. Ceux qui renoncent à leur orgueil et à leur propre justice en confessant leurs fautes à Dieu découvriront qu’il leur a effectivement pardonné.

5- La leçon pour nous à retenir, et son application personnelle

Cette parabole traite de ceux qui, en apparence, semblent croire en Dieu et le respectent, mais qui en réalité, s’appuient sur leur propre bonté et leurs efforts personnels. Ils estiment que Dieu leur doit quelque chose ! Ils s’attendent à des récompenses en retour de leurs actes de justice — comme l’aumône, le jeûne, la prière, ou encore l’observance des règles issues de la Tradition Orale des anciens.

Cependant, elle interpelle aussi chaque croyant. Le danger de l’autojustification guette tous ceux qui fréquentent assidûment les lieux de culte. Jésus appelle chacun à s’examiner honnêtement. Qui suis-je dans cette parabole ? Le pharisien ou le publicain ?

L’autojustification est peut-être le péché le plus dangereux pour les personnes “religieuses”. (cf. Luc 10:29 ; 16:15 ; 18:9, 14)

Luc 16:15

15 Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Chaque chrétien doit cultiver une prière authentique, sans masque. Le pardon ne se mérite pas, il se reçoit. Ainsi, la vie chrétienne repose non sur nos performances, mais sur la grâce de Dieu.

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Matthieu chapitre 2 : Jésus est menacé dès son enfance

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Matthieu chapitre 2 rapporte des événements majeurs liés à la naissance de Jésus, qui sont l’arrivée des mages, leur adoration, puis la fuite en Égypte de Joseph et Marie. Ce chapitre met en lumière la direction divine, la protection de Dieu et l’accomplissement des prophéties.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 3

Matthieu chapitre 2 – Étude biblique

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Introduction

Un point est tout d’abord à rappeler, c’est que les Évangiles ne sont pas des biographies. Ce sont des textes destinés à l’évangélisation et à l’enseignement. Ce qui y est rapporté peut s’interpréter de plusieurs manières, selon ce que l’on cherche à comprendre. Il est donc essentiel de faire la distinction entre ce qui est fondamental et ce qui est secondaire.

Les récits proviennent de témoins humains. Ils peuvent contenir des imprécisions liées à leur condition humaine. C’est pourquoi, la lecture de la Bible demande un esprit de recherche et de discernement (cf. Matthieu 7:7).

Nous devons en premier lieu comprendre que les Évangiles ne cherchent pas à offrir un récit chronologique parfait, mais à transmettre un message spirituel fort. Se focaliser uniquement sur les détails ou sur la cohérence des faits, c’est risquer de passer à côté du message.

Or manquer le but, c’est pécher.

La vraie question est donc :
Qu’est-ce que Dieu veut que je comprenne à travers ce texte ?

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1 – Matthieu 2:1-12 – L’arrivée des mages à Jérusalem

1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,

et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.

Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.

Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ.

Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète:

6[a] Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.

Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.

Puis il les envoya à Bethléhem, en disant: Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer.

Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.

L’adoration des mages

10 Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.

11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

12 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Le chapitre s’ouvre sur l’arrivée des mages à Jérusalem. Leur venue souligne l’universalité du salut. Des non-Juifs reconnaissent Jésus comme roi et Sauveur. Ces mages venus d’Orient représentent tous ceux qui cherchent Dieu pour l’adorer. Leur observation de l’étoile marque un appel divin, que l’on peut voir comme la manifestation du Saint-Esprit, guidant ceux qui désirent la vérité.

Matthieu 2:1-2-3

1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,

et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.

Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.

À quel âge Jésus se trouvait-il à ce moment-là ?

Il est important de comprendre que la Bible ne donne pas toujours des repères temporels précis. On trouve souvent des expressions comme « après cela… », ce qui laisse place à un laps de temps entre les événements.

Les mages ont voyagé depuis l’Orient, ce qui implique que du temps s’était écoulé entre la naissance de Jésus et leur arrivée à Jérusalem. Cela explique pourquoi en Matthieu 2:16, Hérode fait tuer les enfants âgés de deux ans et moins :

Matthieu 2:16

16 Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages.

En effet, le mot grec utilisé ici, paidion, désigne un jeune enfant, et non un nourrisson. En revanche, en Luc 2:12, c’est le mot grec brephos (nouveau-né) qui est utilisé :

Luc 2:12

12 Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche.

 Concernant la naissance de Jésus, on sait qu’Hérode le Grand est mort en 4 av. J.-C., ce qui situe la naissance de Jésus entre 6 et 4 av. J.-C. Cela montre qu’il faut relativiser la notion de temps dans les récits bibliques. Dieu n’a pas jugé utile de nous donner certains détails, y compris cette date précise, car ce n’est pas l’essentiel.

Une attitude à adopter : chercher la vérité, sans naïveté

Matthieu 2:7

Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.

Hérode ne cherche pas la vérité par foi, mais par stratégie politique. En effet, il veut déterminer l’âge de l’enfant pour pouvoir l’éliminer. Que lui soit troublé est compréhensible, mais que tout Jérusalem le soit aussi, voilà qui interroge. Le peuple attendait le Messie. Cette naissance aurait dû susciter de la joie et non de la peur.

Un autre repère temporel donné par Luc

Luc rapporte un autre événement important : la présentation de Jésus au Temple, huit jours après sa naissance.

Luc 2:25-27

25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.

26 Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.

27 Il vint au temple, poussé par l’Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu’ordonnait la loi,

Bethléhem se trouve à seulement 6 à 8 kilomètres de Jérusalem. Jésus fut donc présenté au Temple. Ensuite, sa famille est retournée à Bethléhem, bien avant l’arrivée des mages. Cela confirme que leur venue n’a pas eu lieu le jour de la naissance.

Matthieu 2:4-9

Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ.

Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète:

Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.

Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.

Puis il les envoya à Bethléhem, en disant: Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer.

Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.

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2 – Matthieu 2:4-9 – Les différents personnages

Ce passage présente quatre groupes d’hommes :

  1. Les mages d’Orient, venus de loin pour adorer Jésus.
  2. Hérode, représentant le pouvoir politique menacé.
  3. Les religieux, à travers les principaux sacrificateurs.
  4. Les érudits, c’est-à-dire les scribes.

Hérode incarne une autorité politique inquiète de perdre son pouvoir. Il est l’image de Satan qui cherche à éliminer Jésus, non seulement physiquement, mais aussi dans le cœur des hommes.

Le Sanhédrin, composé des sacrificateurs et des scribes, représente l’élite religieuse. Les sacrificateurs veulent préserver leurs privilèges. Les scribes quant à eux, détiennent le savoir et se présentent comme les gardiens de la connaissance. Pourtant, au lieu de se réjouir de la naissance du Messie, ils se sentent menacés dans leurs positions.

Alors que le peuple juif attendait le Messie, chacun s’accroche à son petit pouvoir, même si cela signifie fermer les yeux sur l’accomplissement des prophéties. Dès le début, des étrangers sont prêts à accueillir le Rédempteur, tandis que la classe dirigeante juive le rejette.

Cette opposition anticipée rejoint l’enseignement de Jésus sur la main à la charrue : certains regardent en arrière, prisonniers de leurs habitudes, alors que d’autres, sans héritage religieux, avancent avec foi.

La révélation et les Écritures

Un point fondamental ressort de ce récit :

  • Les mages ont reçu la révélation (l’étoile), mais pas les Écritures pour l’interpréter.
  • Les érudits religieux ont les Écritures, mais pas la révélation.

Ce n’est que lorsque la révélation et les Écritures se rencontrent que naît la lumière. C’est un principe essentiel dans la vie chrétienne : toute révélation doit s’appuyer sur la Parole écrite. Sans cela, elle est à rejeter.

Comme le rappelle Luc 24:45

Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent les Écritures.

Bethléhem : Un lieu chargé de sens

Bethléhem, la « maison du pain », est un lieu symbolique et prophétique :

  • C’est là que fut enterrée Rachel.
  • Boaz y est né, tout comme David.
  • Attention : il existe deux Bethléhem, l’un en Juda (Michée 5:2), l’autre en Zabulon (Josué 19:15).
    C’est bien Bethléhem de Juda qui est concerné ici, comme précisé au verset 6 :

« Et toi, Bethléhem, terre de Juda… »
La prophétie de Michée 5:2 a été écrite 750 ans avant la venue de Jésus.

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3. Matthieu 2:10-12 L’adoration des mages

Matthieu 2:10-12

10 Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.

11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

12 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Les mages, remplis de joie, se prosternent devant Jésus et lui offrent des présents symboliques :

  • L’or : pour sa royauté.
  • L’encens : pour sa divinité.
  • La myrrhe : annonçant sa souffrance et sa mort. (La myrrhe était un puissant analgésique mélangé au vinaigre, qu’on donna à Jésus sur la croix.)
Pourquoi parle-t-on de « rois mages » ?

C’est Tertullien, théologien du IIe siècle né à Carthage, qui établit ce lien en s’appuyant sur

Ésaïe 60:3

Des nations marchent à ta lumière, Et des rois à la clarté de tes rayons.

Ce lien est renforcé par Matthieu 2:11

11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

et d’autres textes prophétiques :

Ésaïe 49:23

23 Des rois seront tes nourriciers, et leurs princesses tes nourrices ; Ils se prosterneront devant toi la face contre terre, Et ils lécheront la poussière de tes pieds, Et tu sauras que je suis l’Éternel, Et que ceux qui espèrent en moi ne seront point confus.

Ou le Psaumes 72:10-12 (royaume messianique)

10 Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs, Les rois de Séba et de Saba offriront des présents.

11 Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront.

12 Car il délivrera le pauvre qui crie, Et le malheureux qui n’a point d’aide.

Ces versets éclairent la portée spirituelle de l’adoration des mages. Ils confirment que le Christ est reconnu comme Roi, Dieu et Sauveur et ce, même par des étrangers, accomplissant ainsi les Écritures.

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4 – Matthieu 2:13-20 – La fuite en Égypte

13 Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.

14 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.

15 Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: [c]J’ai appelé mon fils hors d’Égypte.

16 Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages.

17 Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète:

18 On a entendu des [d]cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations: Rachel pleure ses enfants, Et n’a pas voulu être consolée, Parce qu’ils ne sont plus.

Le retour de Joseph et son établissement à Nazareth

19 Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte,

20 et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.

La fuite en Égypte révèle la protection de Dieu envers ceux qui Lui obéissent. Cette fuite n’est pas un simple acte de survie, mais l’accomplissement d’une prophétie :

Osée 11:1

1 Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.

Dieu parle ici à la fois d’Israël, son peuple, et prophétiquement de Jésus, son Fils. Matthieu voit en Jésus le véritable Israël, celui qui revit l’histoire du peuple, mais l’accomplit parfaitement.

Le verset 18 de Matthieu 2 cite Jérémie 31:15, une autre prophétie bouleversante :

 Jérémie 31:15

15 Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, Des lamentations, des larmes amères; Rachel pleure ses enfants; Elle refuse d’être consolée sur ses enfants, Car ils ne sont plus.

Rachel, figure maternelle d’Israël, pleure les enfants massacrés sur ordre d’Hérode. Cette tragédie annonce la résistance du mal à l’incarnation du salut.

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5 – Matthieu 2:21-23 – Retour d’Égypte et installation à Nazareth

21 Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d’Israël.

22 Mais, ayant appris qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit de s’y rendre; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée,

23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes: Il sera appelé Nazaréen.

Après la mort d’Hérode, un ange ordonne à Joseph de revenir en Israël, mais apprenant qu’Archélaüs, fils d’Hérode, règne sur la Judée, il craint pour la sécurité de sa famille. Il choisit alors de s’installer à Nazareth, en Galilée. Ce choix n’est pas anodin : il accomplit encore une prophétie :

Matthieu 2:23 

23 Il vint habiter dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

Bien que le terme exact « Nazaréen » ne soit pas cité littéralement dans l’Ancien Testament, ce verset fait référence à plusieurs courants prophétiques.

Le Nazaréen — Significations du terme

Le mot « Nazaréen » (hébreu : נָצְרִי / Natsré) peut s’interpréter de plusieurs façons selon le contexte biblique, linguistique et théologique.

1. Origine géographique

Le sens le plus simple est géographique : un habitant de Nazareth. Jésus a grandi dans cette ville de Galilée. C’est ce que Matthieu souligne en disant :

« Il sera appelé Nazaréen » (Matthieu 2:23).

2. Lien prophétique : le rameau d’Ésaïe

Certains exégètes lient ce terme à :

Ésaïe 11:1 :

1 Un rameau (נֵצֶר, nétsér) sortira du tronc d’Isaïe, et un rejeton naîtra de ses racines.

Le mot nétsér (rameau) et natsré (Nazaréen) sont phonétiquement proches. Cette ressemblance linguistique pourrait expliquer pourquoi les évangélistes voient en Nazareth l’accomplissement d’une prophétie messianique.

3. Le vœu de Naziréat

Il ne faut pas confondre « Nazaréen » avec « Naziréen ». Le Naziréat (Nombres 6) est un vœu de consécration à Dieu. Un Naziréen s’abstenait de vin, ne se coupait pas les cheveux et évitait tout contact avec les morts. Jésus n’a pas pris ce vœu, mais certains traits de sa vie spirituelle (sa consécration, sa sobriété) rappellent cette démarche.

Amos 2:11

11 J’ai suscité parmi vos fils des prophètes, Et parmi vos jeunes hommes des nazaréens. N’en est-il pas ainsi, enfants d’Israël? dit l’Éternel…

4. Symbole de rejet

Nazareth était une ville obscure et peu considérée. Être « de Nazareth » équivalait à venir de nulle part. C’est ce que laisse entendre Nathanaël en:

Jean 1:46

46 Nathanaël lui dit : « Que peut-il venir de bon de Nazareth ? »

Le titre de Nazaréen souligne alors l’humilité de Jésus, son ancrage dans ce que le monde méprise. Ce rejet accomplit aussi la prophétie du serviteur souffrant.

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6 – Enseignement et application personnelle

Matthieu 2 enseigne la souveraineté de Dieu dans les détails, les dangers et les détours. Dieu veille sur Jésus et guide les siens pas à pas, même dans l’adversité.

Comme les mages, nous sommes appelés à chercher activement le Messie, avec foi, persévérance et humilité. Leur voyage, malgré la distance et les obstacles, symbolise la quête spirituelle de tout croyant.

L’attitude de ces mages, nous enseigne à :

  • Offrir à Dieu ce que nous avons de meilleur ;
  • Obéir aux directives divines comme Joseph l’a fait ;
  • Écouter Dieu, et ce même en rêve ou dans des circonstances incertaines.

Dieu protège et dirige ceux qui Lui sont fidèles. Il agit souvent dans l’ombre, dans des lieux insignifiants, avec des gens ordinaires. Le retour à Nazareth en est l’exemple : Dieu ne choisit pas selon les critères humains.

Être appelé Nazaréen, c’est aussi accepter de marcher à contre-courant, dans la modestie et l’humilité, à l’image de Christ.

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Parabole des deux chemins pour un destin final

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La parabole des deux chemins en Matthieu 7:13-14, illustre le contraste entre la voie facile menant à la perdition et le chemin étroit conduisant à la vie. Jésus appelle ainsi à faire un choix clair et exigeant, soulignant que suivre Dieu demande une foi authentique et une obéissance sincère, loin des compromis et de la foule.

La parabole des deux chemins de Matthieu 7:13-14

1 – L’enseignement

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Ce passage fait partie du Sermon sur la Montagne (Matthieu 5 à 7). Il s’agit d’un enseignement fondamental adressé à la foule qui suivait Jésus, mais aussi à ses disciples. Par extension, cet appel s’adresse à chacun de nous aujourd’hui, confrontés à ce même choix : quel chemin allons-nous prendre ?

3-  Le contexte :

Cette parabole se place dans l’ensemble des enseignements que Matthieu a rassemblés. Jésus résume son message et invite à une réponse concrète. Cette parabole se présente aussi comme une partie de la conclusion de l’ensemble du sermon.

4-  Explication de la parabole des deux chemins

Dans ce passage, Jésus évoque quatre éléments : deux portes et deux chemins, formant deux paires opposées :

  • d’un côté, la porte large et le chemin spacieux,
  • de l’autre, la porte étroite et le chemin resserré.
La porte large

Cette porte large est comparable à une porte cochère que l’on trouve dans les anciennes façades d’immeubles et conçue pour laisser passer des véhicules. Elle est haute, imposante et dotée de deux grands battants. Elle symbolise la facilité, le confort, et le courant majoritaire. On y entre sans réflexion, souvent porté par la foule. Beaucoup la choisissent. Cependant, se laisser entraîner par la foule, peut être dangereux et Jésus avertit : le chemin large qui se présente conduit à la perdition.

La porte étroite

En ce qui concerne la porte étroite, il s’agit d’une petite ouverture, souvent dissimulée, ne laissant passer qu’une personne à la fois, par laquelle il faut se courber pour entrer.

Les deux chemins
  • Le chemin spacieux ressemble à l’autoroute du soleil très animée un jour de départ en vacances : large, encombrée par des foules en quête de confort ou de plaisir. Ce chemin semble facile, mais il mène à la perdition, dit Jésus.
  • Le chemin resserré, en revanche, est comme un sentier de montagne, étroit, escarpé, raide, parfois isolé. Il demande persévérance, vigilance et foi.. Pourtant, c’est le chemin qui mène à la vie. Une belle image est celle du GR20, chemin de crête exigeant, où le Saint-Esprit est notre guide.

Choisir la porte étroite et le chemin resserré, c’est choisir un style de vie différent, souvent incompris, mais conduisant à la vie véritable.

5 – Marcher entre légalisme et antinomisme

Le chemin étroit évoque un sentier sur la crête d’une montagne, avec un danger de chute de chaque côté :

  • Le légalisme, d’un côté,
  • L’antinomisme, de l’autre.

Le légalisme
Le légalisme est l’idée que l’obéissance stricte à la loi, voire à des règles humaines, peut assurer le salut. Il donne une apparence de piété, mais oublie la grâce et l’intention du cœur.

L’antinomisme
À l’inverse, l’antinomisme rejette toute loi, sous prétexte que la grâce suffit. Il néglige la sainteté de Dieu et la transformation de vie attendue du croyant. ( la sanctification)
L’antinomisme affirme que, puisque Jésus-Christ a accompli parfaitement la Loi, les chrétiens ne sont plus soumis à aucune règle morale et peuvent vivre sans contrainte légale, ce qui est une grave déviation de l’Évangile.

Cette doctrine met en avant la suprématie de la Grâce au point de considérer la Loi comme inutile, voire nuisible. Elle enseigne que la liberté chrétienne implique une absence totale d’obligation morale.

En résumé :
  • Le légalisme affirme que le salut dépend de l’obéissance scrupuleuse à la loi, en plus de la foi en Jésus.
  • L’antinomisme à l’inverse, enseigne que la foi en Jésus seule suffit, rendant toute loi caduque.

Ce genre de message n’est pas nouveau. En effet : Les versets 13 et 14 de Matthieu 7 constituent ce que la tradition appelle « les deux chemins » ou « les deux voies », un thème bien ancré dans l’Ancien Testament. Ce motif oppose deux styles de vie : l’un mène à la vie, l’autre à la perdition.

On retrouve cette idée dans plusieurs passages bibliques, en :

  • Psaume 1 : où le juste est comparé à un arbre planté près d’un courant d’eau, tandis que le méchant est comme la paille emportée par le vent.
  • Proverbes 4:10-19 : qui est un appel à suivre le chemin de la sagesse, en évitant le sentier des méchants.
  • Ésaïe 1:19-20 : où sont présentées deux issues opposées à l’appel de Dieu : bénédiction pour l’obéissance, jugement pour la rébellion.

et particulièrement en :

Deutéronome 30:15, 19 – les deux voies

15 Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal.

19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,

Jérémie 21:8

Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort.

Dans Matthieu 7:14, Jésus affirme : « Il y en a peu qui les trouvent », ce qui fait écho à:

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit :

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Jésus ici, appelle à l’effort spirituel pour entrer par la porte étroite, soulignant que le salut n’est pas automatique.

L’ordre spirituel : d’abord la porte, ensuite le chemin

Cet ordre est essentiel :

  • La porte représente la foi initiale en Jésus-Christ, la repentance, et la nouvelle naissance suivies du baptême par immersion.
  • Le chemin symbolise la vie chrétienne vécue en conformité avec Christ — le chemin de la sanctification.

Jésus est à la fois la porte et le chemin :

Jean 14:6

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

Le mot  »resserré  » en grec

Le mot grec  »thlibo » signifie être pressé, affligé, opprimé. Le chemin chrétien est fait de tension et de résistance parfois difficile, mais empreint de la présence de Dieu. Il appelle à la fidélité dans les épreuves, non au confort. Il demande renoncement, persévérance et foi.

Deux styles de vie opposés

Jésus oppose clairement deux modes de vie :

  • L’un centré sur soi-même avec le plaisir immédiat, la facilité qui mène à la perdition.
  • L’autre centré sur Dieu, l’obéissance, et l’espérance éternelle qui mène à la vie véritable.

Ce n’est pas simplement la fin qui diffère, mais toute la manière de vivre ici-bas.

6- Son application personnelle : quelle voie choisir ?

La parabole de la porte étroite est un appel personnel et urgent. Elle nous dit que :

  • Le salut commence par une décision initiale : entrer par la porte étroite, en recevant Jésus par la foi.
  • Cette décision transforme notre mode de vie : suivre un chemin parfois exigeant, mais plein de sens.

Elle fait deux mises en garde :

  1. Il est naturel de préférer ce qui est large, visible, et facile.
  2. Il est naturel de suivre la majorité.

Mais Jésus appelle à une démarche qui va à l’encontre du plus grand nombre, à un choix lucide et courageux :

Choisis la vie !

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