Jésus-Christ, le Saint-Esprit et la sanctification

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La sanctification occupe une place centrale dans la vie chrétienne. Jésus-Christ en est la source par son sacrifice, et le Saint-Esprit en est l’agent qui travaille dans le croyant pour le transformer progressivement à l’image de Dieu.

Étude principale : La sanctification de l’homme
Mise à part pour Dieu 2 Corinthiens 6:14-16

– Sommaire

1 – Le rôle de Jésus-Christ dans la sanctification
2 – Le rôle du Saint-Esprit dans la sanctification

1 – Le rôle de Jésus-Christ dans la sanctification

Jésus-Christ est au centre de toute sanctification. Par son sacrifice sur la croix, Il a ouvert la voie pour que les croyants soient purifiés du péché et mis à part pour Dieu. Paul affirme :

Hébreux 10:10

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

La sanctification commence donc par une position en Christ, où le croyant est considéré comme saint aux yeux de Dieu.

Mais la sanctification ne s’arrête pas à la croix. Elle se poursuit par une relation vivante avec Jésus, en demeurant en Lui, comme la vigne et les sarments

Jean 15:5

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

 Le chrétien reçoit la force de croître dans la sainteté. Jésus agit aussi comme modèle parfait. En contemplant sa vie et en imitant ses attitudes, nous apprenons à aimer, pardonner et marcher dans la justice.

Enfin, Christ intercède pour nous auprès du Père.

 Romains 8:34

35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée?

Il nous soutient dans notre marche quotidienne et sa présence dans notre vie transforme progressivement notre caractère, nous rapprochant de l’image de Dieu. Ainsi, Jésus-Christ est à la fois l’origine, le modèle et l’agent de notre sanctification. Notre coopération consiste à Lui rester fidèlement attaché.

2 – Le rôle du Saint-Esprit dans la sanctification

Le Saint-Esprit joue un rôle central dans la sanctification du croyant. Dès la conversion, Il prend résidence dans le cœur de l’homme, le rendant capable de vivre selon la volonté de Dieu le Père. Paul rappelle :

Romains 8:9

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

 Le Saint-Esprit convainc le croyant de péché, le guide dans la vérité et l’aide à discerner les choix conformes à la volonté divine.

 Jean 16:8-13

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement:

en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi;

10 la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus;

11 le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.

12 J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant.

13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Il transforme progressivement le cœur du chrétien et produit le fruit de l’Esprit :

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Ces qualités sont la preuve concrète d’une vie sanctifiée.

En outre, le Saint-Esprit fortifie le croyant dans l’obéissance, le soutient dans les épreuves et l’encourage à persévérer dans la foi. Il éclaire la Parole de Dieu, la rendant vivante et efficace pour transformer la pensée et le comportement.

Hébreux 4:12

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Ainsi, la sanctification n’est pas un effort humain isolé. Elle est une œuvre en coopération. Le croyant marche dans la sainteté en s’abandonnant à l’action continue de l’Esprit, qui l’amène progressivement à ressembler à Jésus-Christ, l’exemple parfait de sainteté.

Matthieu chapitre 22 : aimer Dieu et répondre à son appel

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Matthieu chapitre 22 contient la troisième des paraboles adressées aux religieux dans laquelle Jésus révèle l’appel de Dieu à tous. Il enseigne la priorité suprême : aimer Dieu et son prochain. Ce chapitre met en lumière la grâce offerte, mais aussi la responsabilité pour chacun de répondre avec foi et obéissance.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 23

Matthieu chapitre 22 – Étude biblique

Rappelons-nous que Jésus était dans le temple et qu’il enseignait….

Matthieu 21:23

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

Dans le chapitre 21, Jésus s’adressait à la foule en présence des religieux et avait donné deux paraboles, celle des deux fils et celle des vignerons. La parabole des noces qui débute dans ce chapitre 22 est la dernière qu’il adresse aux chefs religieux.Toutes ces paraboles furent données dans le contexte de la purification du Temple (cf. Matthieu 21:12-17) et de la malédiction du figuier (cf. Matthieu 21:18-22), deux signes du rejet par Dieu des chefs Juifs, du Judaïsme rabbinique et de la nation Juive.

Les trois paraboles du chapitre 21 et du chapitre 22 ont un rapport étroit :

a. La première parabole parle du rejet du messager de Dieu, à savoir Jean Baptiste. (et des précédents prophètes)

b. La deuxième parabole parle du rejet du fils de Dieu, le Messie.

c. Cette troisième parabole des noces parle du rejet de la grâce de Dieu.

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1 – Matthieu 22:1-14 – La parabole des noces

Le mot parabole au début de ce chapitre 22, est au pluriel, ce qui sous entendrait qu’il y a deux paraboles en une.

Matthieu 22:1-10

1 Jésus, prenant la parole, leur parla de nouveau en paraboles, et il dit:

Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils.

Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces; mais ils ne voulurent pas venir.

Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant: Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces.

Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic;

et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.

Le roi fut irrité; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs: Les noces sont prêtes; mais les conviés n’en étaient pas dignes.

Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez.

10 Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives.

Le verset 6 rappelle le sort réservé aux serviteurs de la parabole des méchants vignerons de Matthieu 21:35. C’est le rejet à revenir à Dieu du peuple d’Israël qui a été jusqu’à tuer des prophètes de Dieu.

Matthieu 21:35-36

35 Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième.

36 Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

Cette parabole est à bien des égards, semblable à celle du grand banquet de Luc 14:16-24.

Nous pouvons penser que les versets 1-10 ont trait à la grâce imméritée que Dieu accorde à l’homme déchu et que les versets 11 à 13 ont trait à la responsabilité humaine après avoir expérimenté la grâce de Dieu.

Matthieu 22:11-14

11 Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces.

12 Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces? Cet homme eut la bouche fermée.

13 Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Cette partie de la parabole diffère de la précédente : la première traite du salut par grâce, la seconde traite de la vie qui suit ce salut. Le salut provient de la grâce divine en réponse à notre foi et repentance, mais il doit être entretenu toute la vie. Nous ne sommes pas sauvés par les œuvres, mais pour accomplir de bonnes œuvres.

Dans ce passage, il y a trois catégories de personnes.

La première catégorie est constituée des hommes qui ont rejeté la grâce (refus de venir au festin des noces)

La deuxième catégorie est constituée des personnes qui ont accepté la grâce, et qui ont revêtu l’habit de noces (bonnes œuvres)

La troisième catégorie est constituée de personnes qui se sont contentées d’accepter la grâce sans plus. Elles ont accepté le salut, mais elles ont continué à vivre comme avant. Tout est dit en :

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

L’habit de noces dont il est question au verset 11 est à associé à:

Apocalypse 19:7-9

Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,

et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints.

Et l’ange me dit: Écris: Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.

Dans ce passage, au verset 8, le fin lin représente les œuvres justes des saints.

Ce que nous dit le prophète Ésaïe en:

Ésaïe 61:10

10 Je me réjouirai en l’Éternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.

Pour comprendre ce passage des versets 11-13, il faut se rappeler ce que nous dit Jacques en:

Jacques 4:17

17 Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.

C’est ce qui s’appelle le péché par omission du serviteur inutile de la parabole des talents ou de celle des dix mines. Leur attitude est sanctionnée par l’expression qui est dite par sept fois dans les évangiles

‘il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

À chaque fois, cette expression est dite d’une personne qui savait ce qu’elle devait faire et qui ne l’a pas accompli par paresse ou négligence. Tout serviteur doit penser que l’heure des comptes arrivera. La fidélité et le zèle déployés seront récompensés : ‘bon et fidèle serviteur’.

L’incrédulité et la paresse seront condamnées et ceux qui auront été incrédules ou paresseux seront jetés dans les ténèbres.

Les pharisiens et les responsables comprirent que Jésus parlait d’eux, car à la fin de la parabole des méchants vignerons il est écrit :

Matthieu 21:45

45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

Au verset 15 qui termine la parabole

Matthieu 22:15

15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.

Ces religieux ne supportaient pas que Jésus puisse dire que toutes les personnes qu’ils méprisaient, publicains, prostituées, païens, Romains puissent entrer dans le royaume de Dieu et pas eux.

Voir pour une étude approfondie: la parabole des noces

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2 – Matthieu 22:15-22 – le tribut à césar

Matthieu 22:15-22

15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.

16 Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t’inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.

17 Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?

18 Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites?

19 Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

20 Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

22 Étonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent, et s’en allèrent.

Nous voyons ici une coalition de deux groupes (les pharisiens et les hérodiens) qui ne s’entendaient pas mais qui se sont alliés face à leur ennemi commun, Jésus. Les chefs pharisiens quant à eux, ne se sont pas compromis en envoyant leurs disciples.

Le verset 16 montre la flatterie utilisée, comme s’ils croyaient ce qu’ils disaient.  Nous savons que :

1. tu es vrai

2. tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité

3. tu fais cela sans t’inquiéter de personne

4. Nous savons que tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.

Au verset 18  ‘il faut prendre l’expression ‘’pourquoi me tentez vous’’ de Jésus dans le sens de pourquoi voulez vous me nuire, me détruire. Par leur question, ces hommes religieux voulaient mettre Jésus en mauvaise posture. En effet, ils pensaient que quelque soit la réponse qu’il donnerait, il se mettrait en difficulté et aurait soit des problèmes avec l’autorité romaine, soit se rendrait impopulaire auprès du peuple.

Le verset 22 montre combien la déception de ces religieux, a été grande et combien ils ont été impressionnés par la réponse de Jésus qui n’est pas tombé dans leur piège.

Paul nous rappelle un principe en:

Romains 13:1

1 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

Ce que dit Jésus, et ce que sous-entend Paul, veut dire qu’il ne convient pas de frauder le fisc.

À retenir : Le disciple vit en respectant les règles et les lois du pays dans lequel il vit, qui ne contreviennent pas aux lois de Dieu et que son cœur appartient au Seigneur.

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3 – Matthieu 22:23-33 – les problèmes de la résurrection

Matthieu 22:23-33

23 Le même jour, les sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, vinrent auprès de Jésus, et lui firent cette question :

24 Maître, Moïse a dit : Si quelqu’un meurt sans enfants, son frère épousera sa veuve, et suscitera une postérité à son frère.

25 Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier se maria, et mourut ; et, comme il n’avait pas d’enfants, il laissa sa femme à son frère.

26 Il en fut de même du second, puis du troisième, jusqu’au septième.

27 Après eux tous, la femme mourut aussi.

28 A la résurrection, duquel des sept sera-t-elle donc la femme ? Car tous l’ont eue.

29 Jésus leur répondit : Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.

30 Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.

31 Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit :

32 Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants.

33 La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Jésus.

Après les Pharisiens, les Hérodiens, c’est au tour des Sadducéens de venir tenter de mettre Jésus en difficulté.

La question qu’ils posent est relative au verset de:

Deutéronome 25:5-6

Lorsque des frères demeureront ensemble, et que l’un d’eux mourra sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera point au dehors avec un étranger, mais son beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l’épousera comme beau-frère.

Le premier-né qu’elle enfantera succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d’Israël.

La résurrection était un sujet à polémique entre les Pharisiens et les sadducéens.

Au verset 29, Jésus a formulé une accusation forte envers des religieux qui prétendaient connaître les Écritures. Ceux-ci connaissaient peut-être celles-ci mais ils ne les comprenaient pas, comme ils ne comprenaient pas la puissance de Dieu. En effet, Dieu est vivant et il est le Dieu des vivants.

Le verset 33 s’explique par le fait que Jésus citait les écrits sans jamais se référer à la tradition orale (interprétation de la thora).

Le verset 32 est un rappel du verset de:

Exode 3:6

Et il ajouta: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.

Cependant, il faut comprendre aussi que Dieu est le Père de ceux qui ont foi en lui. Il n’est pas le Père des incroyants qui ne le reconnaissent pas. Aux yeux de Dieu, seuls les croyants sont vivants, les autres sont morts, dans la géhenne.

À retenir : La vie éternelle n’est pas une prolongation terrestre, mais une communion nouvelle avec Dieu. 

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4 – Matthieu 22:34-40 – Le grand commandement

Matthieu 22:34-40

34 Les pharisiens, ayant appris qu’il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent,

35 et l’un d’eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver:

36 Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?

37 Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.

38 C’est le premier et le plus grand commandement.

39 Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

40 De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

La réponse de Jésus : « tu aimeras de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée », est l’exacte citation de Deutéronome 6:5. Il faut retenir ici l’idée d’une implication totale. Dans sa réponse, Jésus va plus loin en parlant de l’amour du prochain.

L’apôtre Jean dira :

1 Jean 4:20

20 Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?

L’amour envers le prochain, prouve notre amour pour Dieu. Notre prochain comme nous-mêmes, sommes à l’image de Dieu. Jésus cite le verset de:

Lévitique 19:18

18 Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel.

 Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

Nous sommes appelés à être à la ressemblance de Christ, et si Dieu est amour, cela implique que nous devons devenir comme lui, amour.

À retenir : La foi chrétienne s’exprime par l’amour envers Dieu et envers les autres.

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5 -Matthieu 22:41-46 – Les pharisiens au sujet du Messie

Matthieu 22:41-46

41 Comme les pharisiens étaient assemblés, Jésus les interrogea,

42 en disant: Que pensez-vous du Christ? De qui est-il fils? Ils lui répondirent: De David.

43 Et Jésus leur dit: Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit:

44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied?

45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils?

46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions.

Qui est le Christ ? De qui est-il le fils ? De David ! D’où l’affirmation de ceux qui reconnaissaient la messianité de Jésus en l’appelant fils de David. Les juifs de l’époque n’attendaient pas une incarnation divine mais un revêtement de puissance comme ce fut le cas pour les juges ou les prophètes.

Le Psaume 110 montre la lignée humaine et la lignée divine du Messie.

Psaumes 110:1

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

יְהֹוָה : YHWH se traduit par l’Éternel ou Seigneur. Ce mot représente le Dieu d’Israël. Le second mot אָדוֹן :Adonaï, veut dire Seigneur et fait référence au Messie.

Les chefs religieux avaient posé à Jésus plusieurs questions pour l’éprouver. À son tour, Jésus leur posa ici une question qui mit au grand jour leur manque d’entendement spirituel. Quand Jésus leur pose une question, ils sont incapables d’y répondre. Le piège de leurs questions, se retourne contre eux, si bien, qu’il est écrit au verset 46, que nul n’osa plus lui proposer des questions.

6 – La leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 22 nous enseigne que :

  • Le salut est une invitation ouverte à tous les hommes, mais que chacun doit répondre avec foi et revêtir la justice de Christ.
  • Le disciple doit respecter l’État, sans oublier que sa vraie patrie est céleste.
  • La résurrection est une réalité promise par Dieu.
  • La foi chrétienne s’exprime par l’amour envers Dieu et envers les autres.
  • Jésus-Christ est pleinement homme (descendant de David) et pleinement Dieu (Seigneur).

Application : Vivre sous l’autorité de Christ, avec un cœur revêtu de sa justice, dans l’amour de Dieu et du prochain, en attendant la résurrection. 

 

 

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La parabole des deux serviteurs de Luc 12:41-48

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La parabole des deux serviteurs illustre l’importance de la vigilance et de la fidélité dans l’attente du retour du Seigneur. Jésus décrit dans celle-ci deux attitudes opposées : la fidélité vigilante et la négligence coupable, rappelant que la fin viendra de manière imprévisible. Ce message appelle chacun à une vie d’obéissance et de persévérance.

La parabole de Luc 12:41-48

Cette parabole nous demande d’être prêt pour le service.

À la fin de la parabole des serviteurs vigilants, Jésus parle de son retour.

Luc 12:40

40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

Pierre réagit par une question qui marque un tournant décisif.

41 Pierre lui dit: Seigneur, est-ce à nous, ou à tous, que tu adresses cette parabole ?

Pierre veut comprendre à qui s’adresse l’avertissement du verset 40.
– Est-ce à tous les disciples ?
– Ou seulement aux apôtres, responsables du peuple de Dieu ?

Cette question sert de charnière entre les deux paraboles
Elle permet à Jésus de passer d’une vigilance individuelle (vv.35-40)
à une responsabilité collective et ministérielle (vv.41-48).

Autrement dit :

Jésus enseigne à faire un travail intérieur sur le cœur, à avoir une bonne disposition de cœur.

Ensuite, il enseigne à faire un travail extérieur en servant fidèlement.

Dans tous les enseignements de Jésus, il nous est demandé de faire premièrement un travail personnel de transformation opérée par le Saint-Esprit avant de faire un travail extérieur, tourné vers les autres. Il faut être rempli du Saint-Esprit avant de vouloir faire l’œuvre du Saint-Esprit. Ne nous précipitons pas par orgueil. Moïse a été à l’école de Dieu pendant quarante ans, de même que Josué.

Cette deuxième parabole est la seconde partie de l’enseignement de Luc 12.

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1 – Le récit

Luc 12:41-48

41 Pierre lui dit: Seigneur, est-ce à nous, ou à tous, que tu adresses cette parabole?

42 Et le Seigneur dit: Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?

43 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!

44 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.

45 Mais, si ce serviteur dit en lui-même: Mon maître tarde à venir; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,

46 le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles.

47 Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups.

48 Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus ne répond pas directement à la question de Pierre :

Luc 12:41

41 Pierre lui dit: Seigneur, est-ce à nous, ou à tous, que tu adresses cette parabole ?

Jésus enchaîne sur un autre enseignement. Nous devons comprendre que cette parabole s’adresse à toute personne qui est touchée par les paroles du Seigneur et qui veut se mettre à son service.

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3-  Le contexte :

Cette parabole ne peut pas être dissociée de la parabole précédente des versets 35-40 concernant le retour du maître des noces. Ces deux passages de Luc 12:35-40 et Luc 12:41-48 forment un même enseignement de Jésus sur la vigilance, mais avec deux angles complémentaires : la préparation du cœur et la fidélité dans le service.

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4-  Explication de la parabole

Si le mot grec « doulos » est traduit par serviteur, il désigne aussi un esclave. La responsabilité de cette personne est celle d’un intendant. Il a la charge et la responsabilité des autres serviteurs. Bien des personnes briguent certaines fonctions qui les placeraient en vue, mais elles occultent la charge et la responsabilité que cela représente. Elles ne convoitent la fonction que pour le titre, ce qui constitue une erreur très grave, dénoncée par Jacques.

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

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5- Le message principal

Le serviteur fidèle et prudent (vv. 42-44)

Le serviteur fidèle représente le croyant qui veille et sert avec constance en attendant le retour du Maître.
Il remplit sa mission : « donner la nourriture au temps convenable ».
C’est une image du service spirituel : nourrir les âmes par la Parole de Dieu.

Jean 21:15-17

15 Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: … Pais mes brebis.

Les Caractéristiques du serviteur fidèle :
  1. Il agit selon la volonté du Maître (v.42).
  2. Il persévère sans se lasser malgré l’attente (v.43).
  3. Il reçoit une récompense : le Maître l’établit « sur tous ses biens » (v.44).

Cette promesse fait écho à ce qui est écrit en Matthieu 25:21 :

« C’est bien, bon et fidèle serviteur… entre dans la joie de ton maître. »

Application :
Le serviteur fidèle est celui qui reste actif dans sa foi, même quand le retour de Christ semble tarder. Il sert avec fidélité, enseigne avec vérité, et nourrit les autres spirituellement.

Le serviteur infidèle (vv.45-46)

Le serviteur infidèle quant à lui, symbolise celui qui profite de l’absence apparente du Maître pour vivre selon ses désirs.
Il dit : « Mon maître tarde à venir », ce qui traduit la perte de vigilance et le relâchement spirituel.

Il y a trois signes de cette infidélité :

  1. La violence envers les autres (abus de pouvoir spirituel).
  2. L’indulgence à la chair : manger, boire, s’enivrer.
  3. Le mépris du retour du Seigneur.

Le jugement sera sévère pour ceux qui ont une responsabilité spirituelle mais qui la trahisse.

Matthieu 24:51

51 il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites: c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Application :
Beaucoup « connaissent » la vérité mais ne la vivent pas. Jésus dénonce ici le danger de la négligence spirituelle, surtout chez ceux qui dirigent ou enseignent (Jacques 3:1).

La responsabilité selon la connaissance (vv.47-48)

Ces versets établissent un principe fondamental du jugement divin :

« On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné. »

Deux types de serviteurs :

  • Celui qui connait la volonté du maître et n’agit pas est grandement coupable.
  • Celui qui ignore cette volonté et qui agit mal est aussi coupable, mais sera moins sévèrement puni.

Ce principe est cohérent avec ce qui est écrit en:

Romains 2:12 :

12 Tous ceux qui ont péché sans loi périront aussi sans loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi.

Application :
Plus nous recevons de lumière — connaissance et compréhension biblique, appels du Saint-Esprit, responsabilités — plus notre responsabilité devant Dieu est grande.

Hébreux 10:26-27

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

Le message central

Cette parabole enseigne :

  • La fidélité dans le service : rester constant, même sans récompense immédiate.
  • La vigilance dans l’attente : ne pas se laisser endormir par le confort ou entraîner par le monde.
  • La responsabilité proportionnelle à la lumière reçue : Dieu juge avec justice et mesure.

Elle est un appel à une foi active, à une intégrité de cœur, et à un sens aigu de la mission confiée.

Versets de soutien
  • Matthieu 24:45-51 — ce verset est le parallèle exact de cette parabole dans un contexte eschatologique.
  • 1 Corinthiens 4:2 — « Ce qu’on demande des dispensateurs, c’est qu’ils soient trouvés fidèles. »
  • Jacques 4:17 — « Celui donc qui sait faire le bien et ne le fait pas, commet un péché. »
  • Hébreux 10:35-37 — « Encore un peu de temps : celui qui doit venir viendra. »
  • Apocalypse 22:12 — « Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi. »

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6- La leçon à retenir et Son application personnelle

Le croyant est un intendant du Royaume de Dieu. Il doit gérer fidèlement ce que le Seigneur lui a confié : son temps, ses dons, sa foi, son témoignage.
L’attente du retour de Jésus-Christ doit produire une vigilance joyeuse et persévérante, et non de la crainte ou de la paresse.

Chaque jour devient alors une occasion de servir avec fidélité, briller dans la vérité, et vivre dans l’espérance du retour du Maître.

Luc 12:43

43 Heureux le serviteur que son maître, en arrivant, trouvera faisant ainsi.

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La sanctification de l’homme, vivre dans la sainteté

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La sanctification, selon la Bible, est l’œuvre de Dieu par laquelle il met à part le croyant pour que celui-ci reflète son caractère et vive dans l’obéissance à sa volonté. Elle ne se limite pas à suivre une simple règle morale ou à une discipline religieuse, mais elle transforme profondément l’être dans ses pensées, ses actions, ses attitudes et ses relations.

Étude suivante : Action de Jésus et du Saint-Esprit dans la sanctification

Introduction

La sanctification est à la fois un acte positionnel (par le salut, nous sommes déclarés saints) et un processus progressif (notre vie se transforme continuellement sous l’action de l’Esprit Saint).

Pierre rappelle l’appel divin de Lévitique 19:2 :

1 Pierre 1:15-16

15 Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:

16 Vous serez saints, car je suis saint.

La sanctification n’est pas une option pour le chrétien. Elle doit refléter la gloire et la perfection de Dieu dans notre vie quotidienne.

1 – Qu’est-ce que la sanctification ?

La sanctification, selon la Bible, est l’œuvre divine par laquelle Dieu met à part le croyant pour Lui-même, afin qu’il reflète son caractère et vive dans l’obéissance à sa volonté. Elle dépasse la simple morale ou à une discipline religieuse et transforme profondément l’être : pensées, actions, attitudes et relations.

L’œuvre de la sanctification se manifeste sous deux aspects :

  • Positionnellement, le croyant est déclaré saint dès sa conversion par le sang de Jésus-Christ.
  • Progressivement, il est transformé jour après jour par l’action du Saint-Esprit.

Pierre rappelle l’appel divin :

 1 Pierre 1:15-16

15 Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:

16 Vous serez saints, car je suis saint.

Être sanctifié signifie être séparé du péché et consacré à Dieu. Ce n’est pas une option, mais un appel. Dans sa marche de foi, le croyant coopère avec le Saint-Esprit. Il rejette le mal, recherche la pureté et grandit à la ressemblance de Jésus-Christ.

La sanctification reflète la gloire et la perfection de Dieu dans la vie du disciple.

2 – La base biblique de la sanctification

La sanctification repose entièrement sur la Parole de Dieu. Elle ne vient ni des traditions humaines ni d’un effort moral, mais de la vérité révélée par Dieu lui-même. Jésus lui-même a prié pour ses disciples :

Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

a. La sanctification positionnelle

Dès que nous croyons en Christ, nous sommes déclarés justes et saints devant Dieu. Paul écrit :

Éphésiens 1:4

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

Cette sanctification est un don immérité de Dieu, acquis par le sacrifice de Jésus. Elle établit notre relation nouvelle avec le Père et notre position en Christ.

b. La sanctification progressive

Après la conversion, le croyant est appelé à croître continuellement dans la sainteté.

Lévitique 11:44

44 Car je suis l’Éternel, votre Dieu ; vous vous sanctifierez, et vous serez saints, car je suis saint; et vous ne vous rendrez point impurs par tous ces reptiles qui rampent sur la terre.

La sanctification est donc une transformation quotidienne opérée par le Saint-Esprit à travers la Parole, la prière et l’obéissance.

 Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

L’Ancien Testament révèle déjà un Dieu saint qui appelle son peuple à refléter sa sainteté (Lévitique 11:44). Le Nouveau Testament confirme cet appel, rappelant aux croyants qu’ils doivent vivre différemment du monde, car ils appartiennent à Christ.

1 Thessaloniciens 4:3

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

Celle-ci découle de la volonté du Père, rendue possible par le Fils et réalisée dans la vie du croyant par l’Esprit.En méditant les Écritures et en marchant dans l’obéissance, le chrétien se laisse transformer, purifier et conduire vers une vie conforme au plan de Dieu.

3 – Les moyens de sanctification

La sanctification se développe par la coopération entre l’obéissance du croyant et l’action du Saint-Esprit. La Bible en révèle les principaux moyens :

a. La Parole de Dieu

Colossiens 3:16

16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce.

La Parole éclaire le chemin du croyant et agit comme une épée qui pénètre jusqu’au plus profond de l’être.

Hébreux 4:12

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Elle révèle le péché, enseigne la volonté de Dieu et montre le chemin de la sainteté. En la méditant chaque jour, le chrétien reçoit force, discernement et lumière pour marcher avec Dieu.

b. La prière et la communion avec Dieu


Colossiens 4:2

Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces.

La prière place le croyant en relation constante avec Dieu, source de sainteté. C’est dans ce dialogue que l’Esprit convainc de péché, façonne le caractère et fortifie la foi. La prière devient alors une source de courage pour obéir et persévérer.

c. L’action du Saint-Esprit

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Le Saint-Esprit joue un rôle central. C’est Lui qui convainc, purifie et transforme le cœur. Il produit le fruit de l’Esprit

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Ce fruit de l’Esprit marque la vie sanctifiée.

d. La vie communautaire et la discipline spirituelle

La sanctification ne se vit pas isolément. L’Église, corps de Christ, joue un rôle précieux par l’exhortation, l’enseignement, la correction fraternelle et le soutien mutuel, et aide le croyant à être fortifié. En même temps, la sanctification se traduit dans les choix quotidiens :

Jacques 1:22

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

Ainsi, la sanctification est une marche régulière et concrète avec Dieu. Elle résulte de la coopération entre l’obéissance du croyant et l’action du Saint-Esprit, nourrie par la Parole, la prière et la communion fraternelle.

4 – La sanctification dans l’Ancien et le Nouveau Testament

La sanctification traverse toute la Bible, mais elle s’exprime différemment dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament.

a. Dans l’Ancien Testament

Dieu appelle Israël à être un peuple mis à part pour Lui. Les lois, les sacrifices et les rituels avaient pour but de séparer le peuple de Dieu des autres peuples aux pratiques païennes, et de l’amener à refléter la sainteté de Dieu :

Lévitique 19:2

Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel, votre Dieu.

 « Vous serez saints, car je suis saint ». Les sacrifices rappelaient la nécessité de purification.

 Hébreux 10:1-4

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés?

Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices;

car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

La consécration des prêtres, le vœu des nazaréens (Nombres 6), et la sanctification des objets du sanctuaire rappelaient que tout ce qui appartenait à Dieu devait être saint. Bien que souvent marquée par des actes extérieurs, cette sanctification visait déjà une consécration intérieure et une obéissance de cœur.

b. Dans le Nouveau Testament

Avec Jésus-Christ, la sanctification devient intérieure et spirituelle. Il déclare :

Jean 17:19

19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

Devenant ainsi le modèle parfait de la sainteté, par son sacrifice unique, Jésus-Christ sanctifie définitivement ceux qui croient en Lui :

Hébreux 10:10

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

La sanctification n’est donc plus fondée sur des rites extérieurs, mais sur la communion vivante avec Christ et la marche selon l’Esprit (1 Thessaloniciens 4:3-7 ; 2 Corinthiens 3:18).

 1 Thessaloniciens 4:3-7

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté,

sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu;

c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.

Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification.

Cela a pour conséquence progressive de nous transformer spirituellement et progressivement en la même image que Jésus.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

c. Une continuité et un accomplissement

Ainsi, l’Ancien Testament annonçait la sanctification, et le Nouveau la réalise pleinement en Christ.

5 – Les dimensions de la sanctification

La sanctification biblique est riche et profonde. Elle ne se limite pas à un seul aspect mais englobe toute la vie du croyant, de sa conversion jusqu’à la gloire éternelle.

a. Une sanctification positionnelle

Dès qu’une personne met sa foi en Jésus-Christ, elle est mise à part pour Dieu. Paul affirme :

1 Corinthiens 6:11

11 Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.

Cette position est un fait accompli en Christ. Le croyant est déclaré saint devant Dieu grâce au sacrifice de Jésus.

b. Une sanctification progressive

La sanctification transforme par le renouvellement de notre esprit par la Parole et l’action du Saint-Esprit.

Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

 C’est une transformation intérieure qui se manifeste par l’obéissance concrète aux commandements, le service dans l’amour,

Galates 5:13

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

et la persévérance dans les épreuves.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Elle demande discipline, humilité et dépendance à Dieu.

c. Une sanctification ultime

Enfin, la sanctification atteindra sa plénitude au retour de Jésus-Christ. Alors, les croyants seront rendus parfaitement conformes à son image :

1 Jean 3:2

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Cette espérance soutient le chrétien dans sa marche présente.

Ainsi, la sanctification est à la fois une position acquise, un processus en cours et une promesse future. Elle se manifeste dans la séparation du péché, la transformation intérieure, l’obéissance pratique, la vie de service et la persévérance dans la foi. Elle touche tout l’être du croyant et reflète progressivement la gloire de Christ.

6 -Les obstacles à la sanctification

Bien que la sanctification soit l’appel de Dieu pour chaque croyant, plusieurs obstacles peuvent en freiner le cheminement.

a. Le péché persistant

Refuser de renoncer aux anciennes habitudes, tolérer le mal ou aimer les choses du monde bloque la progression spirituelle. L’apôtre Jean avertit :

1 Jean 2:15

N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

b. La tiédeur et la négligence spirituelle

Négliger la prière, la méditation de la Parole ou la communion fraternelle conduit à un affaiblissement intérieur. Peu à peu, le feu spirituel s’éteint et la croissance s’arrête.

Hébreux 10:25

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

c. L’orgueil et l’autosuffisance

Compter sur ses propres forces au lieu de dépendre du Saint-Esprit ferme le cœur à l’action de Dieu. L’orgueil rend insensible à sa Parole et conduit à l’échec.

Romains 11:20

20 Cela est vrai; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains;

d. L’influence du monde

Les mauvaises compagnies, les philosophies contraires à la foi et les distractions permanentes détournent l’attention du croyant et affaiblissent sa marche dans la sainteté.

1 Corinthiens 15:33

33 Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.

e. Le manque de foi et de persévérance

Penser que la sanctification dépend uniquement des efforts humains ou se décourager face aux épreuves constitue un frein majeur. Pourtant, c’est souvent dans les difficultés que Dieu purifie et fortifie la foi.

Actes 14:22

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

Ainsi, ces obstacles rappellent que la sanctification est une lutte constante. Cependant, Dieu n’abandonne pas ses enfants :

Philippiens 2:13

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Par son Esprit, Dieu nous accompagne, il donne la force de surmonter chaque barrière et de persévérer dans la sainteté. 

7 – Les fruits de la sanctification

La sanctification n’est pas une simple doctrine abstraite mais elle se manifeste par des fruits concrets dans la vie du croyant. Jésus déclare :

Matthieu 7:16

Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

Ces fruits témoignent de l’œuvre du Saint-Esprit et de la transformation intérieure opérée par Dieu.

a. Paix et assurance

Celui qui marche dans la sainteté expérimente la paix de Dieu et une profonde assurance spirituelle :

Ésaïe 57:15

15 Car ainsi parle le Très Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les cœurs contrits.

La sanctification libère des tourments de la culpabilité et donne une stabilité intérieure.

b. Intimité avec Dieu

En se purifiant et en se consacrant, le croyant s’approche de la présence divine :

Jacques 4:8

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.

La sanctification ouvre la voie à une communion plus profonde avec le Seigneur.

c. Transformation intérieure et sainteté pratique

La sanctification se traduit par une conduite intègre, un rejet du péché et une recherche constante de plaire à Dieu. Paul exhorte :

1 Corinthiens 6:11

11 Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.

Elle touche le cœur, les pensées et les désirs.

d. L’amour et le fruit de l’Esprit

Un fruit essentiel de la sanctification est l’amour :

Colossiens 3:14

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Cet amour se manifeste dans la compassion, le pardon et le service. Avec lui se développent les fruits de l’Esprit :

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

e. Efficacité dans le service

Un croyant sanctifié devient un instrument utile entre les mains de Dieu :

2 Timothée 2:21

21 Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre.

 La sanctification rend le service chrétien plus pur, plus désintéressé et plus fructueux.

f. Témoignage puissant pour le monde

Une vie transformée attire d’autres personnes à Christ. Comme Jésus l’a enseigné :

Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

La sanctification devient alors un témoignage vivant de l’Évangile.

g. Espérance et persévérance

Enfin, la sanctification prépare à l’éternité :

1 Jean 3:2

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Elle soutient le croyant au milieu des épreuves et nourrit l’espérance de la gloire à venir.

Ainsi, les fruits de la sanctification sont la preuve tangible de l’action de Dieu dans la vie du croyant. Ils témoignent de la puissance de l’Évangile et invitent le monde à tourner les regards vers Jésus-Christ.

8 – Application pratique pour le chrétien

La sanctification n’est pas seulement une vérité doctrinale, mais une réalité à vivre chaque jour. Paul exhorte :

Philippiens 2:12-13

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Elle demande une participation active du croyant, tout en se reposant sur la grâce de Dieu.

a. Nourrir son âme par la Parole

La lecture et la méditation quotidiennes de la Bible permettent de discerner le péché, d’apprendre à obéir et de recevoir la lumière de la vérité :

Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Parce que  « Ta parole est la vérité », La Parole purifie et renouvelle l’esprit.

b. Persévérer dans la prière

La prière place le croyant dans la communion avec Dieu et lui donne la force de résister au mal. Paul rappelle :

Colossiens 4:2

Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces.

C’est dans cette relation intime que le Saint-Esprit fortifie et guide.

c. Identifier et traiter ses faiblesses

La sanctification implique d’examiner sa vie et de reconnaître les domaines qui doivent être transformés (colère, orgueil, impureté, etc.). Ensuite, il faut poser des actes concrets de changement en s’appuyant sur l’Esprit.

d. Pratiquer l’obéissance

Reconnaître ses péchés, demander pardon et accepter la discipline spirituelle sont essentiels pour progresser. Jacques exhorte :

Jacques 1:22

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

e. S’entourer de la communauté chrétienne

Vivre la sanctification seul est difficile. L’Église joue un rôle clé par l’encouragement, la correction fraternelle et la responsabilité mutuelle.

Hébreux 3:13

13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

f. Dépendre du Saint-Esprit

La sanctification n’est pas le fruit des seuls efforts humains, mais l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Il renouvelle le cœur, produit son fruit (Galates 5:22) et rend possible la marche dans la sainteté.

Ainsi, la sanctification devient un style de vie : une marche quotidienne où le chrétien s’appuie sur la Parole, la prière, l’obéissance et l’action de l’Esprit pour progresser vers la ressemblance avec Jésus-Christ.

9 – Conclusion : La sanctification est un appel et une promesse

La sanctification est au cœur du plan divin.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Elle commence à la conversion, et elle se poursuit chaque jour, et s’accomplira dans la gloire. Dieu transforme notre caractère pour refléter l’image de son Fils.

Philippiens 1:6

Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ.

Elle conduit à une intimité plus profonde avec Dieu, à un témoignage efficace dans le monde et à une espérance glorieuse pour l’éternité.

Ainsi, la sanctification est à la fois un héritage reçu, une marche quotidienne et une promesse certaine. Nous serons pleinement semblables à Christ au jour de sa venue.

1 Jean 3:2

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Matthieu chapitre 21 : accueillir le Roi avec foi et justice

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Matthieu chapitre 21 marque l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Il se présente comme le Roi humble et juste. Il purifie le temple, confronte les chefs religieux et appelle à porter du fruit dans la foi. Ce chapitre annonce le jugement, mais aussi l’espoir pour ceux qui croient.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 22

Matthieu chapitre 21 – Étude biblique

Matthieu -

Sommaire

1 – Entrée triomphale de Jésus
2 – Jésus chasse les marchands du Temple
3 – Le figuier stérile
4 – La mise en doute de l’autorité de Jésus-Christ
5 – La parabole des deux fils
6 – La parabole des vignerons
7 -Jésus, le Fils rejeté par les hommes
8 – Leçon à retenir et application personnelle

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Introduction

1 – Matthieu 21:1-11 – Entrée triomphale de Jésus

1 Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux disciples,

en leur disant: Allez au village qui est devant vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle; détachez-les, et amenez-les-moi.

Si, quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller.

Or, ceci arriva afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète:

Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d’une ânesse.

Les disciples allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné.

Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs vêtements, et le firent asseoir dessus.

La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin; d’autres coupèrent des branches d’arbres, et en jonchèrent la route.

Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!

10 Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et l’on disait: Qui est celui-ci?

11 La foule répondait: C’est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée.

L’entrée triomphale et la purification du Temple proclamaient Jésus comme le Messie promis.

Bethphage est un village entre Jéricho et Jérusalem près de Béthanie son nom signifie la maison des figues pas mûres.

Les versets 4 et 5 font référence à:

Zacharie 9:9

11 Voici ce que l’Éternel proclame aux extrémités de la terre: Dites à la fille de Sion: Voici, ton sauveur arrive; Voici, le salaire est avec lui, Et les rétributions le précèdent.

Et Ésaïe 62:11

Sois transportée d’allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse.

le verset 9 quant à lui, fait référence à:

Psaumes 118:25-26

25 O Éternel, accorde le salut! O Éternel, donne la prospérité!

26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel! Nous vous bénissons de la maison de l’Éternel.

Ces versets appartiennent à un psaume qualifié de Hallel (Ps 113 -118),  Hallel signifiant louange parce qu’il célèbre la grandeur, la bonté et la fidélité de Dieu.

Dans le passage parallèle de Luc 19, au verset 38, il est dit :

Luc 19:38

38 Ils disaient: Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur! Paix dans le ciel, et gloire dans les lieux très hauts!

Il est ajouté en:

Luc 19:41-44

41 Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit:

42 Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux.

43 Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts;

44 ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée.

2 – Matthieu 21:12-17 – Jésus chasse les marchands du Temple

Matthieu 21:12-13

12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

13 Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.

C’est la purification du Temple semblable à celle de:

Jean 2:15

15 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables;

Au niveau du Temple, la monnaie d’usage était le sicle du Temple (sicle tyrien en argent d’une valeur de quatre drachmes grecques). Jésus ne condamnait pas l’usage de la monnaie mais la corruption dans le lieu saint. Les juifs de la diaspora pouvaient dans ce lieu faire changer leur monnaie.

  • Le Sanhédrin était le conseil suprême religieux et judiciaire juif. Il réglementait tout ce qui concernait le culte et l’ordre dans le Temple.
  • Les grands prêtres (kohen gadol) et les familles sacerdotales dirigeantes, notamment la maison de Anne et Caïphe, supervisaient les activités du Temple, y compris les transactions nécessaires aux sacrifices (animaux et change de monnaie).

Ces dirigeants avaient installé ou permis l’installation de commerçants et changeurs dans la cour des Gentils (la plus grande cour du Temple).

L’historien Flavius Josèphe rapporte que les familles de grands prêtres (notamment celle d’Anne) contrôlaient les étals du Temple et en tiraient un grand profit. Ceci explique pourquoi Jésus s’attaque à ce système, non parce que le commerce en soi était interdit, mais parce qu’il était devenu un instrument d’enrichissement injuste au cœur même du culte.

Pour rappel :

Le parvis des étrangers : sa fonction

  • Le parvis des étrangers (ou cour des Gentils) formait la première et plus vaste enceinte du Temple reconstruit par Hérode le Grand.
  • Situé à l’extérieur des cours réservées aux Israélites, il permettait aux non-Juifs (les « étrangers ») qui craignaient le Dieu d’Israël d’approcher du Temple pour prier et adorer sans franchir les limites sacrées réservées aux Juifs.
  • Des inscriptions en grec et en latin avertissaient les étrangers de ne pas franchir la balustrade (soreg) sous peine de mort, ce qui est confirmé par Flavius Josèphe et des découvertes archéologiques.

La prière de Salomon lors de la dédicace du premier Temple, explique cette intention de permettre aux étrangers de venir prier dans ce lieu :

2 Chroniques 6:32

32 Quand l’étranger, qui n’est pas de ton peuple d’Israël, viendra d’un pays lointain, à cause de ton grand nom, de ta main forte et de ton bras étendu, quand il viendra prier dans cette maison,

Le commerce installé dans le parvis des gentils

  • À l’époque de Jésus, les vendeurs d’animaux et les changeurs occupaient ce parvis des étrangers.
  • Ce commerce bruyant et lucratif empêchait par conséquent les non-Juifs de trouver un lieu de recueillement et de prière.
Matthieu 21:12-13

12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

13 Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs.

Jésus cite Ésaïe 56:6-7, qui ajoute :

Ésaïe 56:6-7

Et les étrangers qui s’attacheront à l’Éternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Éternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance,

Je les amènerai sur ma montagne sainte, Et je les réjouirai dans ma maison de prière; Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel; Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples.

Ce détail est crucial parce que le seul lieu où les nations pouvaient venir prier, était devenu un marché. Jésus défend donc, non seulement la sainteté du Temple, mais aussi l’accueil des nations dans le culte rendu à Dieu.

Le sens spirituel

  • Le parvis des étrangers rappelait que le dessein de Dieu incluait les nations (cf. Genèse 12:3).
  • L’occupation de ce lieu par le commerce représentait une barrière spirituelle dressée contre les nations, et était contraire au plan de Dieu.
  • En purifiant ce lieu, Jésus rétablit le projet missionnaire de Dieu qui est que tous les peuples puissent venir à lui dans la prière.
Matthieu 21:14-17

14 Des aveugles et des boiteux s’approchèrent de lui dans le temple. Et il les guérit.

15 Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu’il avait faites, et des enfants qui criaient dans le temple: Hosanna au Fils de David!

16 Ils lui dirent: Entends-tu ce qu’ils disent? Oui, leur répondit Jésus. N’avez-vous jamais lu ces paroles: Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle?

17 Et, les ayant laissés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit.

En guérissant des aveugles et des boiteux, Jésus manifestait sa messianité au sein même de la vie religieuse juive. Le résultat fut l’indignation de la classe dirigeante.

Les signes de la messianité de Jésus étaient annoncés en:

1. La vue aux aveugles (cf. Ésaïe 29:18; 42:7,16)

2. Secourir les boiteux (cf. Ésaïe 40:11; Michée 4:6; Sophonie 3:19)

3. Les deux signes ensemble dans Jérémie 31:8 et Ésaïe 35:5-6

Matthieu 21:16

16 Ils lui dirent: Entends-tu ce qu’ils disent? Oui, leur répondit Jésus. N’avez-vous jamais lu ces paroles: Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle?

Les paroles de Jésus ont un coté provocateur car elles sous entendent : vous prétendez connaître les Écritures, alors vous devriez savoir …

Les paroles de Jésus font référence au:

Psaumes 8:3

Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, Pour imposer silence à l’ennemi et au vindicatif.

 Jésus retourne à Béthanie pour passer la nuit chez son ami Lazare.

Jean 12:1-3

1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.

Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.

Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

C’est là que se situe l’épisode du parfum de nard.

3 – Matthieu 21:18-22 – Le figuier stérile

Matthieu 21:18-22

18 Le matin, en retournant à la ville, il eut faim.

19 Voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha; mais il n’y trouva que des feuilles, et il lui dit: Que jamais fruit ne naisse de toi! Et à l’instant le figuier sécha.

20 Les disciples, qui virent cela, furent étonnés, et dirent: Comment ce figuier est-il devenu sec en un instant?

21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

22 Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.

Marc donne une précision:

Marc 11:13

13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.

L’expression « ce n’était pas la saison des figues », donne une portée prophétique aux paroles de Jésus quant au rejet des dirigeants juifs. Les chefs religieux avaient en effet une apparence de prospérité, comme ce figuier plein de feuilles, mais ils ne portaient pas de fruits spirituels.

Paul dira à Timothée en:

2 Timothée 3:5

ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là.

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

Ceci est une leçon à tirer de l’exhibitionnisme religieux ostentatoire des dirigeants Juifs et leur manque total d’amour et d’engagement envers Dieu. En effet, cet exhibitionnisme reste malheureusement vrai encore dans le milieu chrétien.

Les versets 21-22 de Matthieu 21, montrent que les prières sont exaucées si elles s’accordent avec la volonté de Dieu.

Par ailleurs, pour celui qui demande quelque chose à Dieu, il est dit en:

Jacques 1:6-8

Mais qu’il l’a demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre.

Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur:

c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.

4 – Matthieu 21:23-27 – La mise en doute de l’autorité de Jésus-Christ

23 Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire: Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

24 Jésus leur répondit: Je vous adresserai aussi une question; et, si vous m’y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.

25 Le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel, ou des hommes? Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux; Si nous répondons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui?

26 Et si nous répondons: Des hommes, nous avons à craindre la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète.

27 Alors ils répondirent à Jésus: Nous ne savons. Et il leur dit à son tour: Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.

Jésus enseignait au portique de Salomon qui était une colonnade couverte, un lieu privilégié pour cela (Actes 3:11 = Pierre et Jean et Actes 5:12 = les apôtres)

Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?

Nous ne savons pas ce que ‘’ces choses’’ incluaient : purification du Temple, guérisons ? Les religieux ne pouvaient pas contester les faits. Par cette question, ils reconnaissent implicitement les miracles, tout en rejetant leur coté divin. Cependant, par cette même question, ils veulent contester l’autorité de Jésus. Son pouvoir a quelle source ? Dieu ou Satan ?

Jésus va inverser les rôles en leur retournant la question sur le baptême de Jean Baptiste.

La question posée par Jésus est à l’origine des paraboles qui suivent. La première porte sur l’obéissance et la seconde sur la rébellion.

La parabole des deux fils, est unique à Matthieu.

5 – Matthieu 21:28-32 – La parabole des deux fils

28 Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit : Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.

29 Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.

30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.

31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Jean est reconnu comme prophète, c’est-à-dire qu’il parle au nom de Dieu. Il invite au baptême de repentance et peu de religieux se sont fait baptiser, alors que le peuple, les publicains, les prostituées le firent.

Ceux qui visiblement étaient éloignés de Dieu, obéirent en se faisant baptiser quand les religieux qui en apparence se soumettaient à la volonté du Père, ne lui obéirent pas.

Le verset 31 est très dur à entendre pour ces religieux. Comment des prostituées et des publicains pourraient-il entrer dans le royaume de Dieu et pas eux ?

C’est la seule fois où Matthieu utilise l’expression royaume de Dieu. Est-ce pour secouer encore plus les lecteurs?

Jean est venu conformément à la tradition des anciens et il a été rejeté, quand Jésus vint comme un ami des pécheurs, et fut accusé d’être un buveur de vin.

Matthieu 11:19

19 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. Mais la sagesse a été justifiée par ses œuvres.

Jean et Jésus sont rejetés par les autorités religieuses. Aucune personne ne trouve grâce à leurs yeux.

Matthieu 21:32

32 Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Les religieux ont vu les publicains et les prostituées se soumettre aux paroles de Jean Baptiste, et cela ne les a pas fait changer d’avis. Derrière leurs paroles, il y avait le refus de reconnaître les œuvres de Jésus.

Pour une étude plus détaillée de la parabole des deux fils

6 – Matthieu 21:33-41 – La parabole des vignerons

Matthieu 21:33-41

33 Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays.

34 Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne.

35 Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième.

36 Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.

37 Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils.

38 Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: Voici l’héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage.

39 Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.

40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?

41 Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.

Pour une étude plus détaillée de la parabole des méchants vignerons

Cette parabole des vignerons est la plus forte des paraboles concernant le rejet d’Israël et de ses dirigeants par Dieu!

Cette parabole s’adresse aux pharisiens. Par le verset 41, Jésus proclame leur condamnation car ces pharisiens se font juges d’eux-mêmes. La vigne représente ici Israël. Les vignerons sont les religieux. Les serviteurs sont les prophètes qui ont été tués. En clair, Jésus retrace l’histoire d’Israël en l’abrégeant . Ensuite, Jésus arrive au Fils. Nous savons que Jésus s’est identifié à ce fils.

Dieu étant le maître de la maison, affermera la vigne à d’autres vignerons. les nouveaux vignerons seront tous ceux qui croient en Jésus qu’ils soient juifs ou païens. Dans le contexte immédiat, les nouveaux vignerons seront les gens ordinaires du pays, mais dans un contexte plus large, cela désignera les Gentils (Païens).

7 – Matthieu 21:42-46 – Jésus, le Fils rejeté par les hommes

Matthieu 21:42-46

42 Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux?

43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

44 Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait,

46 et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu’elle le tenait pour un prophète.

Les religieux n’ont pas réalisé tout de suite que les deux paraboles les concernaient. Il a fallu que Jésus précise en citant les écritures en évoquant de la pierre rejetée pour qu’ils comprennent que cela les concernaient. Ils avaient oublié ce qu’ils avaient dit au verset 41 que le maître fera périr misérablement ces misérables. Le verset 42 est une citation de Psaumes 118 :22-23. À l’origine, il s’agissait du rejet de la nation d’Israël par les Gentils. Les religieux captaient les gens pour leur bien être.

Les religieux ont bâti une religion et ils ont rejeté Jésus qui devient la pierre principale d’un nouvel édifice : la foi en Jésus-Christ, la foi chrétienne.

Ésaïe 28:16

16 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, Une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée; Celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir.

Actes 4:11

11 Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle.

1 Pierre 1:6-7

Car il est dit dans l’Écriture: « Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. »

L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle » , Et « une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; »

Cette image de la pierre rejetée est la suite de la parabole des méchants vignerons.

Pour nous, il faut se rappeler ce que l’apôtre Paul dit en :

1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

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Comment comprendre la parabole de l’enfant qui demande à son père

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En Matthieu 7:7-12, Jésus compare la prière d’un croyant à celle d’un enfant qui demande à son père. Cette parabole met en lumière la bonté de Dieu-le-Père et la confiance que le croyant doit placer en Lui. Comprendre cette image renforce notre foi et transforme notre manière de prier.

La parabole de Matthieu 7:7-12 et Luc 11:11-13

1 – L’enseignement

Matthieu 7:7-12

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Ce texte se situe dans le sermon sur la montagne où Jésus s’adresse à toutes les personnes présentes venues écouter ses enseignements, qu’il s’agisse de ses disciples, de ses adversaires, des pharisiens, des scribes, qu’il s’agisse de la foule attirée par ses miracles et ses guérisons.

Pour la prière, il s’agit d’une véritable connexion avec le ciel, d’une relation avec Dieu le Père. Nous devons nous placer comme un enfant qui fait une demande à son père, avec la même disposition de cœur qu’un enfant envers son papa.

3-  Le contexte :

Dans ce sermon dit sur la montagne, Matthieu a rassemblé les principaux enseignements relatifs aux croyants, sur la façon de se comporter, l’attitude principale étant d’être dans un état d’esprit de bienveillance réciproque, envers celui qui est face à nous, que ce soit Dieu ou les autres hommes.

La prière demande confiance et humilité.

4-  Explication de la parabole

Le thème principal est contenu dans les versets de:

Matthieu 7:7-8

Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Demander exige de l’humilité avec une prise de conscience de nos besoins. Il ne faut pas prier en ayant une attitude d’orgueil en considérant que notre demande est un dû. Demander dans la prière, c’est manifester de la foi en un Dieu bon et bienveillant.

Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Chercher exige de demander et d’agir. Il faut mettre sa foi en action que ce soit pour nos besoins propres ou ceux des autres.

Frapper exige de demander, d’agir et de persévérer.

Il faut frapper avec insistance jusqu’à ce que la personne ouvre. Aux deux points précédents, s’ajoute la persévérance, l’opiniâtreté qui manifeste le vrai besoin. Le but est d’obtenir le résultat recherché.

Vient ensuite la parabole qui illustre les versets précédents

Matthieu 7:9-10

Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?

Un père voudra toujours le meilleur pour son fils et répondra en fonction de ses capacités humaines. Si l’enfant demande de bonnes choses, pain et poisson, le Père ne saurait lui donner de mauvaises choses, pierre et serpent.

Vient la conclusion en:

Matthieu 7:11-12

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

Luc donnera un détail important supplémentaire

Luc 11:13

13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.

Le Saint-Esprit est ce don parfait qui vient du ciel dont Jacques nous parle en:

Jacques 1:17

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Il y a plusieurs niveaux de demandes, le premier étant pour des besoins terrestres de la vie de tous les jours. Il faut pour cela associer Dieu à notre vie en lui partageant nos besoins. La prière est avant tout une conversation et un échange. Le deuxième niveau est celui de nos besoins spirituels. Dans ce cas, il s’agit de demander à Dieu de nous aider à comprendre sa Parole ce qui revient à chercher sa volonté avec le désir de l’accomplir. Comme il est écrit, Dieu ne nous donnera pas une pierre au lieu d’un pain, ni un serpent à la place du poisson.

Dans la parabole de Luc 18 du pharisien et du publicain, le pharisien n’a rien demandé et il n’a rien reçu, quand le publicain a été justifié. La parabole de la veuve et du juge inique dont il est question également en Luc 18, nous invite à demander avec persévérance. Il en est de même ici.

Nous pourrions penser que Dieu connait tout et que nous n’avons pas besoin de lui demander pour obtenir. Ceci est une erreur, même s’il pourrait le faire. Demander revient à exprimer un besoin. Cela demande de l’humilité, en se soumettant au bon vouloir de la personne. C’est reconnaître notre dépendance envers la personne. D’ailleurs Jacques dira :

Jacques 4:2

Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas.

Si en tant que père nous sommes capables de donner ce qui est bon à notre fils, en tant qu’enfant de Dieu, ayons la même confiance envers Dieu notre Père. La prière doit être un temps de relation avec le Père vécu avec simplicité de cœur où nous partageons notre vie et nos besoins.

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La consécration de l’homme : vivre pleinement pour Dieu

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La consécration de l’homme consiste à se mettre entièrement entre les mains de Dieu, à vivre pour Lui seul, et à aligner chaque pensée, chaque parole et chaque action sur sa volonté parfaite.

Étude suivante : la sanctification

Introduction

Le mot consécration signifie littéralement : mettre à part, dédier entièrement à Dieu. Dans la Bible, il ne s’agit pas d’un simple concept religieux, mais d’une nécessité pour le chrétien, Dieu appelant l’homme à se séparer du péché et du monde pour vivre uniquement pour Lui.

1 – Qu’est-ce que la consécration ?

Être consacré, c’est dire : « Seigneur, ma vie t’appartient, utilise-la comme tu le veux. »
Il ne s’agit pas d’une option réservée aux pasteurs ou aux missionnaires, mais c’est la vocation de chaque croyant.

Dès la première phrase de son épître, Paul se présente aux Romains :

Romains 1:1

1 Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu,

Ne sommes-nous pas aussi appelés à être serviteur de Jésus-Christ, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu?

Et il nous exhorte :

Romains 12:1

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

La consécration est donc un acte volontaire de foi et d’amour qui marque une rupture avec l’ancien mode de vie, pour marcher en nouveauté de vie en Christ.

Romains 6:4

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

2 – L’appel biblique à la consécration

Dès la Genèse, Dieu établit une distinction claire entre son peuple et les nations environnantes. Il ne se contente pas de sauver l’homme. Il l’appelle à lui appartenir pleinement. La consécration est ainsi la réponse d’amour du croyant à ce salut, comme Dieu le déclare :

Lévitique 19:2

Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel, votre Dieu.

Cet appel à la sainteté est répété à travers l’Ancien Testament. Ainsi, le livre du Lévitique mentionne cinq fois l’injonction d’être saints que Ésaïe l’évoque une fois et que Pierre rappelle cette même exigence pour le peuple de Dieu en:

1 Pierre 1:16

16 Vous serez saints, car je suis saint.

Il s’agit d’une invitation à se séparer du péché et à marcher dans la pureté.

Dans le Nouveau Testament, Jésus confirme et approfondit cet appel. Il exhorte ses disciples :

Matthieu 16:24

24 Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.


La consécration devient ici un engagement concret et quotidien par abandon de soi, le renoncement au péché, la volonté de vivre selon la volonté divine. Elle n’est pas une option, mais le cœur même de la vie chrétienne, un mode de vie qui transforme progressivement le caractère et aligne chaque pensée et action sur Dieu.

Ainsi, l’appel biblique à la consécration traverse toute l’Écriture. Il s’adresse à chaque croyant, de l’Ancien Testament jusqu’à nous aujourd’hui, et invite chacun à répondre avec fidélité, obéissance et amour.

L’appel à la consécration peut venir directement du Saint-Esprit comme pour Paul et Barnabas.

Actes 13:2

Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.

3 – La consécration dans l’Ancien Testament

La consécration dans l’Ancien Testament, montre comment Dieu appelait son peuple à se soumettre entièrement à Lui. Elle se manifeste à travers les personnes, les objets et certains engagements particuliers.

a. Les prêtres et les lévites

Dieu consacrait les prêtres par des rituels précis détaillés dans Exode 28 et 29. Ces rites incluaient l’onction avec l’huile sainte, l’offrande de sacrifices et la mise en place des vêtements sacrés. Les prêtres et les lévites étaient mis à part et ce, exclusivement pour le service de Dieu dans le tabernacle. Leur vie entière était vouée à Dieu, montrant ainsi que la consécration implique un engagement total, où chaque aspect de l’existence est offert au Seigneur.

b. Les objets sacrés

Même les objets du sanctuaire étaient consacrés pour un usage strictement divin.

Nombres 7:1

1 Lorsque Moïse eut achevé de dresser le tabernacle, il l’oignit et le sanctifia avec tous ses ustensiles, de même que l’autel avec tous ses ustensiles; il les oignit et les sanctifia.

Ce verset montre que chaque ustensile, chaque offrande ou instrument avait un rôle sacré. Cela rappelle que tout ce qui touche Dieu, doit être mis à part, et que la consécration ne se limite pas aux personnes, mais englobe ce qui sert au service du Royaume.

c. Les naziréens

Le livre de Nombres (6:1-21) décrit le vœu de naziréat. Un homme ou une femme pouvait se consacrer volontairement pour un temps en s’abstenant de boire du vin, de se couper les cheveux ou d’avoir contact avec des morts. Cette pratique symbolisait la mise à part volontaire pour Dieu et préfigurait la consécration totale attendue de son peuple.

Ces trois exemples montrent que Dieu souhaite que son peuple, ses serviteurs et tout ce qui lui appartient soient mis à part pour Lui, illustrant la sainteté et l’engagement total attendus de ceux qui veulent marcher avec Lui.

4 – La consécration dans le Nouveau Testament

Dans le Nouveau Testament, la consécration devient une réalité intérieure et personnelle, centrée sur Jésus-Christ et l’œuvre du Saint-Esprit. Elle ne se limite plus à des rituels ou des objets, mais touche le cœur et la vie entière du croyant.

a. Jésus-Christ, le modèle de consécration

Jésus est l’exemple parfait de consécration. Dès son enfance et tout au long de sa vie, Il s’est entièrement donné au Père. Il dit en :

Jean 14:23

23 Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.

Montrant que la consécration implique obéissance et fidélité. Son engagement a été total par rapport à la volonté du Père, même jusqu’à la croix.

 Philippiens 2:8

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

 Ce verset révèle que la consécration est un abandon volontaire au service de Dieu.

b. Les apôtres et les croyants

Les apôtres enseignent que chaque chrétien est appelé à être un temple vivant, consacré au Seigneur :

1 Corinthiens 6:19-20

19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?

20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.

Paul exhorte :

Romains 12:1

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

La consécration implique donc de mettre sa vie au service de Dieu, de renoncer au péché et de marcher dans la sainteté.

c. L’Église

L’Église est appelée à refléter la sainteté de Christ.

Éphésiens 4:22-24

22 eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

 Ensemble, les croyants sont mis à part pour servir Dieu et manifester son Royaume sur terre. La consécration collective se traduit par le culte, le service et la mission, chaque membre contribuant à l’œuvre divine par ses dons et sa vie consacrée.

5 – Les dimensions de la consécration

La consécration ne se limite pas à une décision ponctuelle, mais elle englobe toutes les dimensions de la vie chrétienne. Elle touche l’être entier – pensée, cœur, volonté et actions – pour que tout appartienne à Dieu.

a. Séparation du péché

Se consacrer implique de se détourner du mal et de renoncer aux pratiques contraires à la volonté de Dieu. Paul rappelle :

2 Corinthiens 6:17

17 C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

 La consécration commence donc par un choix radical de ne plus vivre selon les convoitises, mais dans la pureté et la justice.

b. Offrande de soi

Le chrétien est appelé à s’offrir entièrement à Dieu.

Romains 12:1 déclare

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, il s’agit ici d’un don volontaire, quotidien et total de sa vie, ses talents et son temps pour le service divin.

c. Service

La consécration se manifeste de part le service envers Dieu et le prochain. Elle pousse le croyant à utiliser ses dons spirituels, à aimer concrètement et à témoigner du Christ. Jésus a dit :

Matthieu 20:26

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur;

Paul et Barnabas, mis à part pour le service selon la volonté de Dieu, montrent ce qu’est la consécration.

Actes 13:2

Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.

d. Transformation intérieure

Enfin, la consécration est un processus de transformation par le Saint-Esprit. Ainsi, elle ne se limite pas à des actions extérieures mais agit au plus profond du cœur en renouvelant les pensées

Romains 12:2

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

en produisant le fruit de l’Esprit,

 Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

et en conformant le croyant à l’image de Christ.

La consécration embrasse donc toutes les dimensions de l’existence. C’est ainsi qu’elle sépare du péché, consacre la vie à Dieu, conduit au service et transforme l’être en profondeur.

6 – Les obstacles à la consécration

Même si l’appel à la consécration est clair, plusieurs obstacles peuvent freiner le chrétien dans ce chemin.

a. L’attachement au péché

  • Beaucoup peinent à se consacrer parce qu’ils restent liés à certaines pratiques contraires à la volonté de Dieu, ainsi que l’explique:
Hébreux 12:1

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

  • Le péché non confessé empêche l’homme de se donner entièrement au Seigneur.

b. L’amour du monde

  • L’apôtre Jean avertit :
1 Jean 2:15

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

  • L’attrait des richesses, des plaisirs et des honneurs détourne le cœur de Dieu. Celui qui cherche d’abord son confort terrestre ne peut vivre une consécration totale.

c. La crainte du renoncement

  • Beaucoup redoutent de perdre quelque chose en se consacrant : amis, réputation, projets personnels. Pourtant, Jésus a promis :
Matthieu 19:29

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

d. La tiédeur spirituelle

  • L’un des plus grands dangers est une foi superficielle, sans engagement profond.
 Apocalypse 3:16 avertit

16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

  • La consécration demande un cœur brûlant, passionné pour Dieu.
  • Ainsi, l’obstacle majeur à la consécration est le compromis. Se consacrer, c’est choisir sans réserve d’appartenir à Dieu, coûte que coûte.

7 – Les fruits de la consécration

La consécration n’est pas une simple exigence religieuse. Elle porte des fruits visibles et bénis dans la vie du chrétien.

a. Une intimité plus profonde avec Dieu

Se consacrer, c’est s’approcher du cœur de Dieu.

Jacques 4:8 dit :

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.

Celui qui choisit de se donner entièrement au Seigneur goûte à une communion plus intime avec Lui.

b. Une utilité dans le Royaume de Dieu

Dieu utilise des vases purs. Paul écrit :

2 Timothée 2:21

21Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre.

La consécration rend le chrétien apte à accomplir la mission confiée par Dieu.

c. Une vie transformée

En se séparant du péché et en s’offrant à Dieu, le chrétien expérimente une véritable transformation intérieure.

Romains 12:2 invite à

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

d. Des bénédictions spirituelles

La consécration attire la faveur divine. Jésus l’a promis ainsi qu’il est dit en:

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

e. Un témoignage vivant

Une vie consacrée impacte les autres. Jésus a dit en :

Matthieu 5:14

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;

Le chrétien consacré reflète la gloire de Dieu autour de lui.

En résumé, la consécration produit des fruits de sainteté, d’efficacité et de bénédiction. Elle rend la vie chrétienne féconde et rayonnante.

8 – Application pratique : comment se consacrer concrètement

La consécration n’est pas un concept lointain réservé aux prêtres de l’Ancien Testament. Elle s’adresse à chaque croyant, ici et maintenant. Paul exhorte en:

Romains 12:1

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

a. Se séparer du péché

La consécration commence par un choix : renoncer à ce qui déplaît à Dieu. Ceci implique d’abandonner les habitudes, pensées ou comportements qui nous éloignent de Lui.

Éphésiens 4:22-24

22 eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,

24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

b. Offrir sa vie à Dieu

Il ne s’agit pas seulement d’éviter le mal, mais de remettre chaque domaine de sa vie au Seigneur : famille, travail, temps, finances, projets. Tout doit refléter notre appartenance à Christ

Colossiens 3:17

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

c. Cultiver la communion avec Dieu

La prière, la méditation de la Parole et la vie dans l’Esprit nourrissent notre consécration. Sans cette relation intime, le feu finit par s’éteindre. Il est dit en:

Jean 15:5

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

d. Servir Dieu et les autres

La consécration s’exprime aussi dans l’action. Jésus a ainsi lavé les pieds de ses disciples.

Jean 13:14-15

14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres;

15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.

Se donner aux autres fait partie de notre dévouement à Dieu.

Ainsi, le chrétien d’aujourd’hui peut vivre une consécration réelle en faisant des choix quotidiens alignés sur la volonté de Dieu.

9 – Conclusion : l’appel pressant à la consécration

9 – Conclusion : un appel à la décision

La consécration de l’homme selon la Bible n’est pas une simple théorie spirituelle, mais un choix décisif. Depuis l’Ancien Testament jusqu’au Nouveau, Dieu appelle son peuple à lui appartenir totalement : « Vous serez saints, car je suis saint » (Lévitique 19:2). Jésus a confirmé cet appel en demandant à ses disciples de renoncer à eux-mêmes et de le suivre (Matthieu 16:24).

La consécration touche chaque aspect de la vie : nos pensées, nos actions, nos relations, nos projets. Elle n’est pas un état ponctuel, mais un chemin de chaque jour. Elle implique à la fois un renoncement au péché et une offrande joyeuse de soi à Dieu.

Les obstacles existent : le monde, la chair, l’orgueil ou l’incrédulité. Cependant les fruits de la consécration sont inestimables : paix, joie, intimité avec Dieu, utilité dans son Royaume.

Aujourd’hui, le Seigneur appelle chacun de nous à faire un pas plus grand vers lui. La consécration n’est pas réservée à quelques-uns, mais elle est le privilège de tout chrétien.

La question est simple : choisis-tu de vivre pour toi-même, ou de vivre pour Dieu pleinement ?

Matthieu chapitre 20 : servir comme Christ selon son exemple

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Matthieu chapitre 20 enseigne que le Royaume de Dieu renverse les logiques humaines. Jésus illustre la grâce divine avec la parabole des ouvriers et appelle ses disciples à un service humble. Il montre que la vraie grandeur se trouve dans le don de soi, comme lui-même l’a vécu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 21

Matthieu chapitre 20 – Étude biblique

La parabole des ouvriers est encadrée par deux versets identiques Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16. Comme si ces versets constituaient une coquille d’huitre perlière à l’intérieur de laquelle se trouve une perle: le Salut ! En entrant par cette perle, le salut nous est accordé. Ceci nous fait penser à la Jérusalem céleste décrite en Apocalypse 21 où il est dit :

Apocalypse 21:21

21 Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent.

Le salut nous ouvre les portes de la Jérusalem céleste.

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1 – La parabole des ouvriers et du vigneron

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?

Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Cette parabole est unique à Matthieu. Le “royaume des cieux” était un thème central du ministère d’enseignement et de prédication de Jésus.

Le royaume de Dieu s’exerce déjà dans les cœurs de ceux qui ont accepté Jésus (première venue de Jésus) et il est à venir, lors de la seconde venue de Jésus quand son règne s’étendra sur toute la terre.

20:1 –‘’ la vigne’’ : dans l’Ancien Testament, désignait habituellement le peuple d’Israël (Esaïe); Ceci pourrait s’appliquer à l’ensemble des croyants en Christ, mais comme elle peut aussi ne pas être symbolique.

20:2 – ‘’Il convint avec eux d’un denier par jour’’ : à l’époque de Jésus, le denier était le salaire journalier d’un ouvrier agricole. Le premier groupe d’ouvriers est le seul pour lequel un salaire journalier fixe est négocié. (dès le matin, c’est à dire six heures du matin)

20:3 – ‘’vers la troisième heure’’ : Toutes les désignations (Matthieu 20:3,5,6) du temps dans cette parabole sont basées sur l’hypothèse que le jour commençait à six heures du matin (temps Romain). Ainsi, la troisième heure correspondant à neuf heures du matin. Chez les Juifs, en revanche, le nouveau jour commençait à dix huit heures (cf. Genèse 1:5)

Les autres groupes d’ouvriers reçoivent une simple promesse : ‘’je vous donnerai ce qui sera raisonnable.’’

La place désigne le lieu habituel où les journaliers se retrouvaient pour être embauchés par des employeurs. Le dernier groupe d’ouvriers, embauchés à la onzième heure n’a travaillé qu’une heure.

Pour une étude approfondie de la parabole, cliquez sur ce lien : les ouvriers et le vigneron

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2 – Le même salaire pour tous les ouvriers

Matthieu 20:8-16

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Qui est le maître, qui est l’intendant? Le maître ne précise pas le salaire à donner aux ouvriers. Le maître et l’intendant se comprennent sans se parler, Dieu le Père et Jésus !

20:8 – Il était prescrit dans la Loi Mosaïque que les ouvriers devaient être payés à la fin de la journée de travail pour qu’ils puissent acheter de la nourriture pour leurs familles.

Lévitique 19:13

13 Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence. Tu ne retiendras point jusqu’au lendemain le salaire du mercenaire.

Deutéronome 24:15

15 Tu lui donneras le salaire de sa journée avant le coucher du soleil; car il est pauvre, et il lui tarde de le recevoir. Sans cela, il crierait à l’Éternel contre toi, et tu te chargerais d’un péché.

Le mercenaire est l’équivalent de l’ouvrier journalier. Il est libre de travailler pour quelqu’un d’autre le lendemain. Mais, souvent, les propriétaires fonciers tentaient de retenir leur salaire jusqu’au lendemain afin de s’assurer qu’ils reviendraient, mais cela était contraire à la Loi Mosaïque.

Malachie 3:5

Je m’approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l’orphelin, Qui font tort à l’étranger, et ne me craignent pas, Dit l’Éternel des armées.

À la fin de la journée, « le soir étant venu » (v.8), tous reçoivent un denier. Ce dénouement révèle que dans le Royaume, l’égalité devant la grâce surpasse les distinctions humaines.

Pierre enseigne que Dieu « ne fait point acception de personnes »

Actes 10:34

34 Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point de favoritisme

Que l’on serve Dieu depuis longtemps ou depuis peu, la récompense de la vie éternelle est la même pour tous. Ce message s’oppose à la jalousie, à l’orgueil spirituel et invite à la gratitude envers Jésus-Christ.

Le royaume de Dieu a des critères d’évaluation totalement différents de ceux de notre monde.

 Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Le nouveau royaume de Dieu repose uniquement sur la grâce et non sur le mérite humain.

 C’est ce qui nous est dit en :

 Ézéchiel 36:26-27

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille déprécier ou discréditer une vie active de disciple, bien au contraire. Cependant, la grâce est fondamentale pour le salut et une vie juste de sanctification.

 La vie de disciple doit être motivée par la gratitude et non par le mérite.

Romains 3:21-24 ; 6:23

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

6:23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Dieu est présenté sous plusieurs formes dans les paraboles. Il est soit le roi, le père, soit propriétaire foncier, l’employeur, soit encore le père et le juge. Dans toutes ces formes, l’image est celle d’une personne qui offre un pardon gracieux et miséricordieux, mais qui exige en même temps une décision … Le salut est présenté. Cependant il demande instamment une réponse. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance. Par un acte de repentance nous exprimons notre désir de recevoir ce salut, de le posséder.

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3 – Jésus annonce à nouveau Sa mort et Sa résurrection.

Matthieu 20:17-19

17 Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin:

18 Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort,

19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.

L’horreur de la crucifixion n’était pas seulement dans l’humiliation et la douleur d’être exposé publiquement, mais pour les juifs, le fait d’être pendu au bois était un signe de malédiction.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

L’apôtre Paul fait référence à ce verset en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

L’annonce souligne que notre salut repose sur la mort et la résurrection du Christ.

1 Corinthiens 15:3-4

Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Tout ceci est pour nous appeller à vivre chaque jour dans la reconnaissance et la persévérance.

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4 – La réponse de Christ à la mère des fils de Zébédée

Matthieu 20:20-28

20 Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande.

21 Il lui dit: Que veux-tu? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche.

22 Jésus répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils.

23 Et il leur répondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui mon Père l’a réservé.

24 Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères.

25 Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent.

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur;

27 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre serviteur.

28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

A l’ambition charnelle exprimée par la mère des fils de Zébédée, Jésus oppose une vision radicalement différente. Pour lui, la vraie grandeur se mesure au service et à l’humilité. Le modèle suprême est lui-même, le Fils de l’homme qui a donné sa vie comme rançon pour sauver les autres.

Philippiens 2:5-8

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

 Ce passage de Philippiens rappelle à chacun que Jésus, bien qu’égal à Dieu, « s’est dépouillé lui-même, en prenant la forme de serviteur ». La grandeur spirituelle se mesure ainsi au service humble et non aux honneurs.

Cette scène montre que le royaume de Dieu ne repose pas sur le pouvoir, mais sur le sacrifice. Jésus renverse les valeurs du monde et appelle ses disciples à marcher sur ses traces, en servant les autres avec amour et humilité.

Matthieu 20:20-28 est à comparer avec Marc 10:35-45

La demande de la mère des fils de Zébédée peut, peut-être, s’expliquer par le fait qu’elle soit possiblement la sœur de Marie, mère de Jésus, selon les versets suivants.

En effet, il est question de trois ou quatre femmes au pied de la croix.

En Matthieu 27:56

56 Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

En Marc 15:40

40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé,

En Jean 19:25

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

  1. Marie de Magdala est toujours citée ;
  2. Marie, mère de Jacques et de Joseph, c’est la mère de Jésus ;
  3. la quatrième Marie femme de Clopas
  4. la mère des fils de Zébédée en Matthieu, et la sœur de sa mère en Jean 19:25. Celle qui est appelée Salomé en Marc 15 :40

Il est difficile de comprendre pourquoi Ioses est traduit tantôt par Joseph, tantôt par Joses ? Ce n’est que dans l’évangile de Marc que Ioses est traduit par Joses. Cela pourrait s’expliquer par un traducteur différent de celui de l’évangile de Matthieu.

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5 – Deux aveugles recouvrent la vue

Matthieu 20:29-34

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

30 Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

31 La foule les reprenait, pour les faire taire; mais ils crièrent plus fort: Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David!

32 Jésus s’arrêta, les appela, et dit: Que voulez-vous que je vous fasse?

33 Ils lui dirent: Seigneur, que nos yeux s’ouvrent.

34 Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent.

Ce passage est à rapprocher de celui de Marc 10 :46-53 où il est question de l’aveugle Bartimée et de celui de Luc 18:35-43

Il est question chez Luc d’un aveugle avant Jéricho, quand en Matthieu et en Marc, Jésus quittait Jéricho. Erreur ? Peut-être pas, car il y avait deux villes de Jéricho. L’une ancienne, celle de Josué, et une autre nouvellement construite par Hérode le grand dans laquelle il avait un palais d’hiver. Cette existence de deux Jéricho, explique certains détails divergeant, mais en réalité ces récits ne se contredisent pas :

Jésus quittait l’ancienne Jéricho et en même temps s’approchait de la nouvelle Jéricho.

Jésus, ému de compassion, touche les yeux de ces aveugles, et ceux-ci recouvrent la vue.

Cette guérison montre que Jésus répond à la foi humble et au cri sincère de celui qui le reconnaît comme Messie. (Fils de David)

Ces aveugles guéris, à la différence de neuf lépreux de Luc 17, ne rentrent pas chez eux, mais suivent Jésus qui va vers Jérusalem.

Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

L’attitude de ces deux aveugles de Matthieu 20, symbolise aussi l’illumination spirituelle que Christ donne. En reconnaissant Jésus comme le Messie, ils avaient la vue spirituelle et en la manifestant, ils reçoivent la vue physique.

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6 – Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 20:8-16

Matthieu chapitre 20 nous appelle à reconnaître que :

  • Dieu agit souverainement dans sa grâce.
  • Le salut est un don égal pour tous.
  • La grandeur se trouve dans le service.
  • La compassion de Jésus transforme nos vies.

Nous devons donc servir sans chercher la gloire, persévérer dans la foi, et accueillir la grâce de Dieu avec reconnaissance.

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La parabole des ouvriers et du vigneron de Matthieu 20:1-16

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La parabole des ouvriers et du vigneron illustre la générosité et la souveraineté de Dieu dans la rétribution. Jésus utilise cette histoire pour révéler que le royaume des cieux ne fonctionne pas selon la logique humaine, mais selon la grâce divine. Chaque croyant est appelé à comprendre et accepter cette justice céleste.

La parabole de Matthieu 20:1-16

1 – L’enseignement

Matthieu 20:1-16

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Le même salaire pour tous les ouvriers

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

La notion du temps de travail : la journée de travail était à l’époque de Jésus, de douze heures. Elle commençait à six heures du matin et se finissait vers dix huit heures. Il faut préciser ici que selon le temps romain :

  • La troisième heure  = 9 h
  • La sixième heure     = 12 h
  • La neuvième heure = 15 h
  • La onzième heure    = 17 h

Vouloir embaucher des ouvriers à la dernière heure, n’était pas une pratique courante. Jésus ne cherchait pas à coller au plus près à la réalité. Son objectif était de nous donner un enseignement. Jésus force le trait volontairement en illustrant sa parabole avec des ouvriers ayant fourni un travail différent et très inégal, les uns ayant travaillé douze heures, les autres une heure.

Ces ouvriers étaient ce que l’on appelait en France des journaliers, c’est-à-dire des personnes engagées à la journée. Nous retrouvons encore cela dans certains pays où les gens qui cherchent du travail viennent dans un lieu, près d’une porte principale, la place du marché où ceux qui cherchent des ouvriers savent où les trouver.

Un denier était le salaire ordinaire d’une journée de travail d’un ouvrier agricole ou d’un soldat. Il s’agissait d’ une somme d’argent suffisante pour la nourriture et les besoins vitaux quotidiens d’une famille.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Après que Jésus eut répondu au jeune homme riche, Pierre et les disciples s’interrogeaient sur leur cas, eux qui avaient tout quitté. Jésus va leur donner une première réponse en:

Matthieu 19:28-29

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Réponse à laquelle il ajoute ‘’ et héritera la vie éternelle’’, ce qui se rapporte à la question du jeune homme riche. Jésus ajoute ensuite une phrase déroutante :

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Ce dernier verset du chapitre 19, est en réalité l’introduction à la parabole. Le fait qu’elle commence par la conjonction ‘’Car’’ montre qu’elle est rattachée à ce qui précède. De plus, nous constatons que cette parabole est encadrée par deux versets exprimant la même idée. C’est comme si ces versets étaient une parenthèse qui ouvrait et qui fermait cette parabole : les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

3-  Le contexte :

 Le contexte est celui de la fin du chapitre de Matthieu 19 depuis le verset 16 jusqu’au verset 30. Un jeune homme riche vient interroger Jésus en présence de ses disciples.

Matthieu 19:16

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?

L’échange est suivi par la réflexion de Jésus sur la difficulté pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux.

Matthieu 19:23

23 Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

À l’époque de Jésus, la richesse était considérée comme un signe de bénédiction de Dieu qui prouvaient aux riches qu’ils étaient dignes d’hériter le royaume de Dieu. Aujourd’hui la tendance serait que les pauvres en seraient plus dignes. Cependant, la réalité est toute autre et n’a rien avoir avec la richesse ou la pauvreté mais dans la façon dont la personne s’implique en réponse à l’appel de Jésus en commençant par la repentance et le baptême.

’Que faut-il faire pour mériter la vie éternelle ?’’ Suite à la réponse de Jésus, les disciples sont dans l’étonnement et l’interrogation.

Matthieu 19:25-26

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

La parabole semble être une réponse à la question de Pierre :

Matthieu 19:27-29

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous ?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Mais ce n’est pas le cas. Elle est la réponse à la question de jeune homme, et elle ne parle que de ceux qui hériteront la vie éternelle (symbolisé par le dernier).

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4-  Explication de la parabole

Pour comprendre cette parabole, et le choix de l’image choisie par Jésus, rappelons-nous que la vigne symbolisait Israël (Ésaïe), le peuple de Dieu. Aujourd’hui, la vigne peut symboliser le peuple de Dieu croyant en Jésus-Christ.

La difficulté pour comprendre cette parabole comme pour d’autres, est de se rappeler que le royaume des cieux comprend deux notions.

Avec la venue de Jésus sur terre, le royaume de Dieu (ou des cieux) est déjà présent dans le cœur du croyant. Quant au royaume des cieux qui est à venir auprès du Père, il s’agit alors de la vie éternelle.

Matthieu 20:1-7

1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Jésus dresse le décor. Les ouvriers ont travaillé dans la vigne un temps qui va de douze heures pour les premiers, à neuf heures pour les deuxièmes, à six heures, trois heures et  une heure pour les derniers.

Matthieu 20:8-12

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

Le maître de la vigne demande à son intendant de payer les salaires aux ouvriers en commençant par les derniers. Dieu le Père est le maître de la maison, et Jésus est l’intendant.

En voyant les derniers ouvriers recevoir un denier, les premiers ouvriers espéraient recevoir plus compte tenu de leur temps de travail, et vont d’autant plus être amers de ne recevoir qu’un denier. La déception va leur faire oublier que l’accord passé avec le maître portait sur un denier pour le travail de la journée.

En nous associant au point de vue des premiers ouvriers, nous allons tomber dans le même piège qu’eux. Jésus, en effet, préparait son auditoire par la réponse du maître à leur faire comprendre en quoi le point de vue de cet auditoire, était erroné.

Matthieu 20:13-15

13 Il répondit à l’un d’eux: Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon? –

Qui sommes-nous pour contester avec le maître (Dieu)?

Romains 9:20

20 O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé: Pourquoi m’as-tu fait ainsi ?

Par trois questions, Le maître défend la parfaite justice de sa conduite.

13  …n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ?

Il a respecté son contrat avec les premiers ouvriers. Alors, de quoi peut-on l’accuser ?

15 Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ?

Il est libre de disposer comme il l’entend de ce qui lui appartient !

15 … Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ?

Le maître peut-il manifester de la bonté envers ceux qui n’avaient pas de travail en leur donnant à eux et à leur famille de quoi subsister ?

Ce qui à première vue, a paru injuste, était en réalité parfaitement justifié, et ce non seulement parce que conforme aux droits légitimes du maître, mais aussi comme acte de compassion.

Pour ce qui est des choses de Dieu, nous sommes invités à laisser de côté nos raisonnements humains et à ne pas penser en termes de mérite. J’ai fait … donc, je mérite …  Rappelons-nous ce qui est écrit en :

Ésaïe 55:8-9

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Par cette parabole, Jésus rappelle ici ce qu’il a dit en :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La quête du royaume de Dieu, doit être le premier objectif de notre vie afin d’y entrer.  Pour le reste, nul ne sait. Cela dépend de la bonté de Dieu.

Romains 9:16

14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là!

15 Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.

16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

La parabole ne parle que de la vie éternelle symbolisée par le denier.

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5 – Les derniers et les premiers

Matthieu 19:30 et Matthieu 20:16 :

Matthieu 20:16

16  les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Si nous associons ce verset dans le contexte de cette parabole, nous pouvons comprendre qu’il n’y aura pas de différence de traitement entre les premiers et les derniers. Les derniers seront comme les premiers et les premiers comme les derniers.

Ce sujet se retrouve en Marc dans le même contexte de la question de Pierre avec quelques différences.

Marc 10:31

31 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Luc place cette phrase dans un contexte différent qui peut nous aider à comprendre le sens de cette phrase.

En Luc 13:29-30

29 Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu.

30 Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers.

Ces deux versets de Luc, font suite au passage où Jésus parle de la porte étroite.

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Ces versets 29 et 30 de Luc 13 où il est question du salut, peuvent nous donner un éclairage sur l’expression des premiers et des derniers.

Le peuple d’Israël a été appelé en premier mais tous n’ont pas répondu à l’appel de Dieu. (Luc 13). Les païens venus de l’orient ou de l’occident sont les derniers à avoir été appelés, et certains ont répondu à cet appel.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

La richesse ou les affaires de ce monde peuvent être un lien dont certains hommes ne se sont pas détachés, ce qui les empêche d’entrer dans le royaume.

Donc, ces premiers qui n’ont pas répondu à l’appel de Jésus, sont les derniers et ils n’entreront pas dans le royaume, alors que les païens qui ont répondus, eux les derniers, seront les premiers car ils entreront dans le royaume.

An final, les premiers sont donc ceux qui bénéficient de la vie éternelle, quand les derniers sont ceux qui sont en dehors.

Par ailleurs, ces versets nous enseignent que dans le royaume de Dieu, le mérite humain s’efface devant la grâce divine, Dieu agissant selon sa souveraineté et son amour.

Le monde fonctionne en théorie selon la méritocratie, mais il n’en est pas ainsi avec le Seigneur avec qui tout est grâce. La grâce et le mérite sont antinomiques.

Dans cette parabole, Dieu nous propose de le servir. C’est une grâce qu’il nous fait. À cette grâce est associée une autre grâce, celle qu’il nous accorde la vie éternelle, symbolisée ici par le denier.

Les versets de Matthieu 20:13-15 nous enseignent à nous soumettre à sa volonté avec humilité, et à nous réjouir de la grâce accordée aux autres. Avec Dieu, tout est grâce !

Comprendre comme Paul dit en: 

1 Corinthiens 15:10

10 Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Ainsi, il n’y a pas lieu de s’enorgueillir d’un quelconque mérite.

La question pour nous, n’est pas de savoir comment le Seigneur nous récompensera, mais d’être dans le service et d’accomplir la tâche qu’il nous a assignée. La récompense du service lui appartient. Nous avons déjà l’honneur de le servir.

En effet, tout service est une grâce, un privilège qui nous est accordé et qui ne nous confère aucun droit. L’apôtre Paul dira :

2 Corinthiens 4:1

1 C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. (ou ne nous lassons point)

Même si nous avons beaucoup travaillé, ce n’est pas dans un but d’être récompensé, mais c’est par amour, par fidélité et par reconnaissance que nous le faisons. Dieu est souverain. Il n’est donc pas question de discuter de ses choix et décisions.

6 – La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Tout d’abord, dans les paraboles, Dieu est présenté sous plusieurs formes : roi, père, maître de maison, employeur et juge. Dans toutes ces formes, son image est celle d’une personne qui offre le pardon par grâce et miséricorde, mais qui attend de notre part de prendre une décision … Le salut est disponible à tous mais il demande d’être accepté. Le règne de Dieu est caractérisé par la grâce, mais cette grâce exige de l’auditeur qu’il reconnaisse la nécessité de la repentance et de se soumettre à la volonté de Dieu.

Avec Jésus tout est miséricorde, tout est grâce. Nous serons toujours redevables à Jésus pour le salut offert. C’est par reconnaissance que nous travaillons dans le champs missionnaire. Le mot grec ‘’doulos’’ traduit par serviteur, signifie esclave. L’esclave n’a rien à dire au maître. Il est là pour le servir.

Soumettons-nous à la volonté de Dieu en acceptant de ne pas comprendre toutes ses décisions. Étant surs de son amour, acceptons en toute confiance sa justice, son équité.

Pour les derniers et les premiers, nous pouvons nous rappeler la parabole du grand banquet de Luc 14 où les premiers invités n’ont pas daigné venir et d’autres ont rempli la salle.

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L’incrédulité à Dieu au regard de la Bible.

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L’incrédulité est l’attitude de l’homme qui refuse de faire confiance à Dieu et à sa Parole. Elle ne se limite pas à un simple doute passager, mais devient une disposition du cœur qui rejette la vérité divine. C est un thème central de la Bible. Elle révèle le refus de croire aux promesses divines et ses conséquences spirituelles. Comprendre ses causes et ses effets aide le chrétien à fortifier sa foi.

Étude biblique suivante : La consécration

Introduction

définition

L’incrédulité est l’attitude d’une personne qui fait preuve de scepticisme. Elle met en doute des faits, des croyances ou des événements qui lui sont présentés pour vrais, ce qui est contraire à la foi.

L’incrédulité, quelqu’en soit le domaine, révèle l’orgueil du cœur humain. Ceux qui s’y enferment, pensent tout savoir et refusent d’apprendre. On rencontre des personnes qui contestent systématiquement, manifestant ainsi leur ignorance. Elles rejettent toute parole qui ne correspond pas à leur manière de penser, et ce sans même prendre le temps de l’examiner.

La Bible présente l’incrédulité comme l’opposé de la foi ce qui coupe l’homme de la vie spirituelle et l’empêche de recevoir les promesses de Dieu.

Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Pourtant, dès les premières pages de l’Écriture jusqu’au ministère de Jésus, nous voyons que l’homme lutte avec l’incrédulité. Celle-ci ne se réduit pas à un doute passager. Elle traduit un cœur qui refuse de faire confiance à Dieu. Comprendre la nature et les conséquences de l’incrédulité, nous aide à la combattre et à mieux cultiver une foi solide et vivante.

1 – La nature de l’incrédulité

L’incrédulité n’est pas seulement un doute intellectuel. Il s’agit d’une attitude du cœur qui refuse de faire confiance à Dieu. Elle se nourrit de l’orgueil humain, de l’autonomie, et du rejet de la vérité divine. Elle est avant tout le refus de croire Dieu, même après avoir vu ses œuvres.

Le psalmiste déclare :

Psaumes 78:22

22 Parce qu’ils ne crurent pas en Dieu, Parce qu’ils n’eurent pas confiance dans son secours.

Elle se manifeste aussi par une confiance déplacée, mise dans l’homme ou dans soi-même plutôt qu’en Dieu :

Jérémie 17:5

Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son cœur de l’Éternel!

L’incrédulité se traduit encore par une fermeture du cœur à l’action du Saint-Esprit. Étienne reprochait aux chefs religieux :

Actes 7:51

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

Sa racine profonde est l’orgueil et l’autosuffisance : l’homme préfère se faire confiance plutôt que de s’appuyer sur Dieu. Elle peut prendre plusieurs formes :

  • Intellectuelle : refus de croire aux vérités bibliques.
  • Morale : refus d’obéir à la volonté de Dieu.
  • Spirituelle : endurcissement volontaire du cœur.

Elle se nourrit de la peur, de l’ignorance et du désir d’indépendance. Jésus lui-même a résumé ce problème :

Jean 5:39-40

39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!

Ainsi, l’incrédulité n’est pas seulement une faiblesse de compréhension ou une hésitation intellectuelle. Elle touche profondément la disposition du cœur humain et exprime un refus volontaire de dépendre de Dieu.

2 – Exemples bibliques d’incrédulité

L’incrédulité traverse toute l’histoire biblique, de la Genèse jusqu’au Nouveau Testament. Elle touche les premiers parents, le peuple d’Israël, mais aussi des disciples proches de Jésus.

a) Dans l’Ancien Testament

Adam et Ève doutèrent de la parole de Dieu et crurent au mensonge du serpent.

Genèse 3:4-6

Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point;

mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

L’incrédulité se manifesta ici par le refus de se fier à la vérité divine.

Israël au désert refusa d’entrer en Canaan malgré les prodiges de Dieu. L’éternel dit :

Nombres 14:11

11 Et l’Éternel dit à Moïse: Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui?

L’auteur des Hébreux conclut :

Hébreux 3:19

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

Sarah rit à l’annonce de la naissance d’un fils malgré la promesse divine :

Genèse 18:12-13

12 Elle rit en elle-même, en disant: Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs? Mon seigneur aussi est vieux.

13 L’Éternel dit à Abraham: Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant: Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille?

b) Dans le Nouveau Testament

Zacharie, qui ne crut pas l’annonce de l’ange concernant la naissance de Jean-Baptiste

Luc 1:18-20

18 Zacharie dit à l’ange: A quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge.

19 L’ange lui répondit: Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.

20 Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps.

Nazareth : Jésus ne put accomplir beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité.

Matthieu 13:58

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Thomas : l’un des disciples, exprima son doute face à la résurrection :

Jean 20:25-27

25 Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit: La paix soit avec vous!

27 Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois.

Ces exemples montrent que l’incrédulité peut surgir partout : dès les commencements de l’humanité, au sein du peuple choisi de Dieu, ou même dans le cercle intime des disciples. Elle peut naître même après avoir été témoin des œuvres de Dieu. L’incrédulité révèle la tendance universelle de l’homme à douter de la fidélité de Dieu, malgré ses œuvres et ses promesses.

3 – Les conséquences de l’incrédulité

L’incrédulité n’est pas neutre. Elle entraîne toujours des conséquences spirituelles graves, visibles dès l’histoire d’Israël et confirmées par l’enseignement de Jésus.

a. La perte des bénédictions de Dieu

Le peuple d’Israël, malgré les prodiges divins, resta quarante ans dans le désert sans entrer dans la terre promise. L’auteur des Hébreux conclut :

Hébreux 3:19

19 Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

De même, Jésus ne fit pas beaucoup de miracles à Nazareth,

Matthieu 13:58

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Le refus de croire a pour conséquence de priver l’homme des bénédictions que Dieu désire lui accorder.

b. L’endurcissement du cœur et le jugement

L’incrédulité conduit à rejeter la lumière pour aimer les ténèbres. Jésus déclare :

Jean 3:18-19

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Refuser de croire endurcit le cœur et expose l’homme au jugement éternel.

c. L’échec spirituel et la stérilité de la foi

Même les disciples de Jésus échouèrent à chasser un démon à cause de leur manque de foi. Jésus leur dit :

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

L’incrédulité ferme la porte à l’action de Dieu et empêche de voir sa gloire.

d. La privation de paix et d’espérance

Au-delà des événements ponctuels, l’incrédulité prive l’homme de la joie, de la paix et de l’espérance promises à ceux qui croient.

Romains 15:13

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Elle éloigne de la communion avec Dieu et conduit à la perdition éternelle si elle persiste.

En somme, l’incrédulité ferme la porte au repos de Dieu, empêche l’expérience de sa puissance, endurcit le cœur et prépare le jugement.

4 – Le remède à l’incrédulité

Dieu ne laisse pas l’homme désarmé face à l’incrédulité. La Bible propose des moyens puissants pour fortifier la foi et vaincre le doute.

a – L’écoute et la méditation de la Parole

La foi naît du contact vivant avec l’Écriture :

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

b – La prière sincère

Comme le père désespéré qui s’écria :

Marc 9:24

24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité !

c – Fixer les regards sur Jésus

L’épître aux Hébreux exhorte :

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

C’est en contemplant son exemple d’obéissance et de confiance que notre foi se renforce.

d – Se souvenir de la fidélité de Dieu

La mémoire nourrit la foi :

Psaumes 103:2

Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits!

Se rappeler ses interventions passées, fortifie notre assurance pour le présent et l’avenir.

e – L’obéissance mise en pratique

La foi se consolide en marchant dans l’obéissance. Chaque pas selon la Parole confirme la fiabilité de Dieu et fait grandir la confiance.

Ainsi, la Parole, la prière, le regard sur Jésus, la mémoire des bienfaits divins et l’obéissance concrète constituent les armes spirituelles pour vaincre l’incrédulité et marcher par la foi.

2 Corinthiens 5:6-8

Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur-

car nous marchons par la foi et non par la vue,

nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur.

5 – Application pratique

Vaincre l’incrédulité ne se limite pas à une théorie biblique. Cela demande des pas concrets dans la vie chrétienne de chaque jour.

a. Identifier nos faiblesses

Reconnaissons honnêtement les domaines où nous avons du mal à faire confiance à Dieu. C’est le premier pas pour laisser sa lumière chasser nos doutes.

b. Méditer la Parole quotidiennement

La foi se nourrit de la vérité divine. Lire et méditer chaque jour une promesse biblique, fortifie notre confiance dans la fidélité de Dieu.

c. Remplacer la peur par la prière

Au lieu de céder à l’inquiétude, appliquons l’exhortation de Paul :

Philippiens 4:6-7

Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.

Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ.

d. Témoigner de la fidélité de Dieu

Partager les interventions divines dans nos vies, renforce non seulement notre foi, mais aussi celle des autres croyants.

Hébreux 10:24-25

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

e. Vivre dans l’humilité et la communion fraternelle

Renonçons à l’orgueil qui nourrit le doute, et cultivons un cœur enseignable. Restons entourés de frères et sœurs qui encouragent et témoignent de la puissance de Dieu.

Ainsi, par la méditation, la prière, l’humilité, le témoignage et le soutien mutuel, nous développons une foi vivante et victorieuse face à l’incrédulité.

6 – Conclusion

L’incrédulité n’est pas une fatalité. Même Thomas, qui exigeait de voir pour croire, est devenu un apôtre puissant une fois affermi dans sa foi. Cela montre que Dieu peut transformer nos doutes en une confiance inébranlable.

La clé demeure dans notre regard fixé sur Jésus, « le chef et le consommateur de la foi »

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

 Plus nous apprenons à le connaître à travers l’étude des Écritures et la communion avec Lui, plus notre foi se fortifie et l’incrédulité recule.

Dieu appelle chacun à passer du doute à une foi vivante en Jésus-Christ. La foi n’est pas seulement une émotion, mais un choix quotidien : décider de se confier en Dieu, quelles que soient les circonstances. Refuser l’incrédulité, c’est entrer dans la joie d’une relation intime avec le Seigneur et expérimenter la puissance de ses promesses.

Ainsi, le chrétien peut marcher dans une confiance renouvelée et goûter pleinement aux bénédictions de Dieu.

7 – Face à un inconverti incrédule :

 Il faut combiner prudence, amour et sagesse biblique. Voici quelques conseils concrets :

a. Prier pour lui et avec lui

Avant toute discussion, confiez la personne à Dieu. Jésus enseignait à prier pour ceux qui ne connaissent pas la vérité

Luc 6:28

28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.

La prière prépare son cœur à recevoir la Parole.

b. Témoigner par votre vie

Une personne incrédule est souvent sensible à ce qu’elle voit. Une vie honnête, intègre et marquée par l’amour de Dieu parle plus fort que des arguments intellectuels.

 1 Pierre 3:15-16

15 Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous,

16 et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion.

c. Être patient et respectueux

Ne forcez pas la conversion ni le débat. L’incrédulité naît souvent de blessures, de préjugés ou de peur. Respecter le temps et le rythme de chacun est essentiel. Il vaut mieux se taire que de vouloir convaincre de force.

d. Partager la Parole avec douceur

Expliquez l’Évangile simplement et clairement. Évitez le jargon religieux. La Bible nous encourage à parler avec douceur et respect.

Colossiens 4:6

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

e. Utiliser des témoignages et des histoires bibliques

Les exemples concrets de la fidélité de Dieu ou les récits bibliques de transformation peuvent toucher le cœur plus efficacement que des arguments abstraits.

f. Éviter la confrontation inutile

L’orgueil et l’incrédulité se renforcent dans les disputes. Cherchez le dialogue, pas la victoire intellectuelle.

g. Laisser le Saint-Esprit agir

La conversion est l’œuvre de Dieu :

Jean 6:44

44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour.

Notre rôle est de semer, de témoigner et d’accompagner, pas de forcer le miracle. Laissons Dieu agir par son Saint-Esprit, c’est là aussi une preuve de foi.

Matthieu chapitre 19 : le jeune homme riche face à la vérité

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Matthieu chapitre 19 confronte les cœurs à la vérité divine. Ici, Jésus enseigne sur le mariage, les enfants, l’attachement aux richesses et les récompenses éternelles, révélant ce qui compte vraiment pour suivre pleinement Dieu.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 20

Matthieu chapitre 19 – Étude biblique

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1 – Matthieu 19:1-12 – L’enseignement de Jésus sur le divorce

Matthieu 19:1-2

1 Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain.

Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades.

19:1 – L’expression « Lorsque Jésus eut achevé ces discours » marque une nouvelle section de l’Évangile de Matthieu. En effet, celui-ci l’utilise pour structurer les grandes étapes de l’enseignement de Jésus (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1). (voir l’annexe : Les grands enseignements de Jésus )

19:1 – il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. : Pour rejoindre la Judée depuis la Galilée, les Juifs évitaient la Samarie car les Samaritains étaient considérés par eux comme des ‘’demi juif’’ à cause de leur généalogie incertaine et ils étaient méprisés. Aussi, les Juifs empruntaient-ils une route qui passait par la Pérée, située à l’est du Jourdain, et ils entraient en Judée par Jéricho (cf. Matthieu 20:29), ce qui évitaient des tensions ethniques et religieuses.

Matthieu 20:29

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

Pour cette raison, les chapitres 19 et 20 sont appelés le ministère péréen par certains.

19:2– Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades : Il s’agit vraisemblablement de la première traversée de cette région transjordanienne par Jésus. Sa réputation ayant précédé son arrivée, d’importantes foules s’étaient rassemblées, certaines pour solliciter une guérison, d’autres dans le but d’écouter son enseignement. Des pèlerins à destination de Jérusalem étaient également présents. Les guérisons qui y ont été réalisées, témoignent de l’autorité attribuée à Jésus et reflètent la manifestation de la compassion divine.

Jésus est très souvent ému de compassion pour la foule. Cela confirme le verset de :

Psaumes 34:7

7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

Matthieu 19:3-9– le dessein divin du mariage

Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ?

Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme

et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?

Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi.

Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

19:3 –Les pharisiens l’abordèrent … pour l’éprouver : Leur but était de piéger Jésus. Ils ne cherchaient pas la volonté de Dieu.

19:3 – pour un motif quelconque ?- Leur question porte sur les motifs du divorce (contrairement à Marc 10, où elle concerne le divorce en général).

Deux grandes écoles rabbiniques s’opposaient sur ce sujet :

L’école stricte de Shammaï ne tolérait le divorce qu’en cas d’adultère ou de faute grave, en s’appuyant sur;

Deutéronome 24:1

1 Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison.

L’École de Hillel était plus souple et s’appuyait sur : ‘’ ne pas trouver grâce’’ et acceptait le divorce pour n’importe quel motif, même une simple préférence pour une autre femme.

Pour Shammaï, seuls l’adultère ou un acte sexuel prohibé constituaient une raison de divorce. Plus tard, le rabbin Akiba de l’école d’Hillel dira même qu’un homme pouvait divorcer de sa femme s’il rencontrait une autre femme plus jolie ! C’est ce qui s’appelle « tordre les Écritures… »

En arrière-plan, cette question évoque aussi Hérode Antipas qui fit exécuter Jean-Baptiste pour avoir dénoncé son divorce et son remariage avec Hérodias.

Les écoles rabbiniques de Shammaï et de Hillel sont les plus connues. Elles représentaient deux courants d’interprétation de la Loi (la Torah) au sein du judaïsme pharisien.

L’école de Shammaï : rigueur et austérité

Fondée par le rabbin Shammaï, cette école adoptait une lecture littérale, stricte et rigoureuse de la Loi. Elle insistait sur l’observance stricte des commandements, même au détriment de l’humain.

En ce qui concerne le divorce, l’école de Shammaï affirmait qu’un homme ne pouvait répudier sa femme que pour une faute grave, comme l’adultère. Elle défendait aussi une restriction forte des relations avec les païens pour préserver la pureté du peuple. Cette vision visait à protéger la sainteté d’Israël mais pouvait devenir légaliste, au point d’étouffer la miséricorde.

L’école de Hillel : miséricorde et souplesse

Hillel, plus ancien que Jésus (mort vers 10 ap. J.-C.), était connu pour sa sagesse, sa douceur et sa compassion. Son école interprétait la Loi avec une grande souplesse.

En matière de divorce, Hillel permettait à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif, même trivial (comme un plat mal préparé).

Il enseignait cependant que l’amour du prochain était le cœur de la Torah : « Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas à autrui. Ceci est toute la Torah et le reste n’est que commentaire. » Il était ouvert aux païens et encourageait leur conversion.

La position de Jésus

Dans Matthieu 19:3-9, les pharisiens posent une question en ligne directe avec ce débat : « Est-il permis de répudier sa femme pour un motif quelconque ? »

Cette formulation renvoie clairement à l’école de Hillel. Jésus ne soutient ni Hillel ni Shammaï : il rejette les deux positions pour revenir au plan divin originel (Genèse 2:24).

Jésus enseigne que le mariage est une alliance indissoluble. La seule exception qu’il accorde, est l’infidélité (Matthieu 19:9), ce qui rejoint plutôt la rigueur de Shammaï, mais avec un fondement différent : la volonté du Créateur.

19:4N’avez-vous pas lu : Jésus leur rappelle le verset de Deutéronome qu’ils étaient censés connaître. La question se pose aussi à nous : connaissons-nous la Bible ?

19:4 – le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme : Jésus s’appuie sur Genèse 1:27 et Genèse 5:2

19:5 – Dieu institue la mariage (monogame) dès le commencement. Alors que dans les sociétés antiques plusieurs générations vivaient sous le même toit, Jésus rappelle que le mariage marque une rupture des liens avec la famille.

Genèse 2:24

24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Ce verset affirme la priorité et l’indépendance de chaque génération et l’amour fusionne l’homme et la femme qui deviennent une seule chair !

19:6 – Ce que Dieu a joint : il s’agit de l’institution du mariage, et ce n’est pas « ceux » que Dieu a joints.

Le verbe « joindre » évoque l’idée d’un attelage, d’une union durable et inséparable.

Le prophète Malachie réaffirmera la position de Dieu.

Malachie 2:14-16

14 Et vous dites: Pourquoi?… Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

15 Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul (Abraham) l’a fait, et pourquoi? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse!

16 Car je hais la répudiation, Dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, Et celui qui couvre de violence son vêtement, Dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles!

Moïse et la dureté du cœur

19:7-8 – Pourquoi Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce : Cela se rapporte à Deutéronome 24. Jésus affirma que Moïse avait autorisé cela non pas que Dieu le voulait, mais en raison de la dureté des cœurs des hommes. En fait, Moïse avait compassion de la femme à cause de sa condition. Cette lettre de divorce:

  • Imposait un délai de réflexion,
  • Fixait un cadre légal,
  • Pouvait exiger la restitution de la dot,
  • Permettait un éventuel remariage.

Ce passage montre que l’Ancien Testament doit être lu à la lumière de Jésus. Il est venu non pour abolir la Loi mais pour l’accomplir.

Matthieu 5:17

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

L’interprétation du Nouveau Testament éclaire celle de l’Ancien. Ne cherchons pas à donner une interprétation qui ne s’appuie pas sur les Écritures. Jésus est la Parole ! Il interprète la Loi selon la volonté du Créateur, non selon des concessions faites au péché.

L’exception de l’infidélité

Matthieu 19:9

Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

À l’époque, seuls les hommes juifs avaient le droit de divorcer.

Dans Marc 10:12

12 et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère.

Dans les évangiles de Marc et de Luc qui sont adressés à un public non juif, Jésus évoque aussi la possibilité pour une femme de divorcer. Ce verset 9 soulève aussi la question de la femme injustement répudiée et considérée comme adultère par la société. Gardons en mémoire que la fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Matthieu 19:10-12

10 Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier.

11 Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.

12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

Pourquoi une telle réaction de la part des disciples ?

  • Les disciples comprennent que le mariage engage toute la vie et qu’il ne faut pas compter sur un divorce facile en cas de difficultés.
  • Cela leur semble tellement contraignant qu’ils disent : « Autant ne pas se marier ! »
  • Leur réaction montre la radicalité de l’enseignement de Jésus, qui place le mariage sous l’autorité du dessein de Dieu, et non sous le confort humain.

En d’autres termes, ils disent : « Si on ne peut pas se séparer, c’est un engagement trop lourd. »

Le sens pour nous

Jésus rehausse la valeur sacrée du mariage. Il veut que ses disciples comprennent que :

  • Le mariage n’est pas une décision à prendre à la légère.
  • Il exige fidélité, engagement et amour sacrificiel.
  • Il faut discerner et prier avant de s’engager.

19:10-11 – La réaction des disciples reflète leur culture. Pourtant, selon Genèse 2:18, « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Le mariage reste la norme divine, mais le célibat peut être un don spirituel.

Le célibat consacré

Paul le souligne en:

1 Corinthiens 7:7, 17

Je voudrais que tous les hommes soient comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.

17 Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les Églises.

Jésus ne valorise pas une vie sans mariage par défaut mais le choix volontaire du célibat doit être pour mieux servir Dieu.

1 Corinthiens 7:32-33

32 Or, je voudrais que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur;

33 et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme.

La fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Le chapitre 7 du livre de 1 Corinthiens, traite de la sainteté dans le mariage

En conclusion, Jésus présente une vision élevée du mariage

Jésus rappelle la valeur originelle du mariage, que le divorce est une concession face au péché et que le dessein de Dieu reste une union fidèle et durable. Le célibat s’il est choisi par appel, devient un chemin de consécration.

La fidélité conjugale reflète l’alliance entre Dieu et son peuple, et dans les deux cas, mariage ou célibat, le service de Dieu doit rester au centre.

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2 – Jésus bénit les petits enfants

Matthieu 19:13-15

13 Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent.

14 Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

15 Il leur imposa les mains, et il partit de là.

Jésus accueille les enfants avec tendresse et autorité. Il ne discute pas ici de leur salut personnel, mais les prend comme modèles de foi. Leur simplicité, leur confiance et leur dépendance naturelle incarnent l’attitude requise pour entrer dans le royaume de Dieu.

Ce passage ne soutient pas la pratique du baptême des enfants, car celui-ci exige compréhension et engagement volontaire. Le baptême biblique, par immersion, suppose une identification consciente à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ.

Jésus invite chacun à venir à lui avec un cœur humble, sincère et soumis, comme un enfant qui se confie pleinement à son père.

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3 – Le jeune homme riche – Matthieu 19:16-26

Matthieu 19:16-22

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?

17 Il lui répondit: Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il.

18 Et Jésus répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère;

19 et: tu aimeras ton prochain comme toi-même.

20 Le jeune homme lui dit: J’ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore?

21 Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

22 Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens.

19:16 – Ce jeune homme, riche et influent (Luc 18:18 le qualifie de chef), cherche à mériter la vie éternelle par ses propres efforts. Sa question révèle une compréhension erronée du salut. Comme beaucoup à son époque, il croit que l’observation de la Loi suffit à obtenir la faveur divine.

 Romains 9:30-33

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Certaines religions chrétiennes raisonnent encore ainsi. Ces chrétiens s’appuient sur des règles qui leur servent de canne pour avancer. C’est un manque de foi et une incompréhension en la personne de Dieu. C’est le concept humain : tout travail mérite salaire. Ce concept s’applique dans le domaine spirituel à la condition que nous fassions la volonté de Dieu, sinon ce que nous ferions, seraient des œuvres mortes.

19:17 – un seul est bon – Si nous ne retenons que les tribulations de l’Ancien Testament, nous oublions la réalité de:

Psaumes 118:1

1 Louez l’Éternel, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours!

La liste de commandements énoncés par Jésus, correspond à la partie de Exode 20:12-17 qui concerne la relation avec son prochain.

19:18 – Jésus répond d’abord selon la loi en citant les commandements relatifs au prochain (Exode 20:12-17), puis il va révèler à ce jeune homme riche, l’état de son cœur. Celui-ci malgré ses bonnes œuvres, est empêché de suivre Jésus à cause de son attachement aux richesses.

19:20 – ‘’J’ai observé toutes ces choses.’’  Cette réponse montre le caractère légaliste de l’interprétation juive de l’Ancien Testament. C’est un reproche que Jésus a déjà fait en:

Matthieu 5:20

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

19:20 – ‘’ que me manque-t-il encore ? ‘’ Cette expression montre l’inquiétude du cœur de l’homme qui accomplit des œuvres, car il sait qu’il lui manque quelque chose, qu’il n’a pas la paix.

19:21 – Le mot « parfait » ne signifie pas sans péché, mais complet, mature. Jésus invite ce jeune homme à une consécration totale. Cependant, celui-ci refuse, dominé par son amour des biens matériels. Son problème n’est pas le fait d’être riche, mais de ne pas mettre Jésus en toute première priorité.

1 Timothée 6:10

1Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

Dans tous les Évangiles, comme dans tout le Nouveau Testament, la consécration du disciple est un engagement total de la personne.

Matthieu 19:23-26

23 Jésus dit à ses disciples : Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

24 Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

Ce n’est en aucun cas la richesse qui est un problème, mais l’attachement à la richesse. Il s’agit d’une forme d’idolâtrie. En Matthieu 6:24, Jésus va la personnifier sous le nom de Mammon.

Comment peut on s’élever vers le ciel quand on est retenu sur terre par une chaine : la richesse ?

Les disciples sont troublés par les propos de Jésus, mais celui-ci les rassure : ‘’ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.’

C’est ce que dit Job en:

Job 42:2

Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées.

Dans l’Ancien Testament, toutes les tribus d’Israël avaient reçu des terres en héritage, sauf la tribu de Lévi qui elle avait Dieu pour héritage. Le chrétien est comparable aux lévites. Leur héritage, c’est Dieu, ce qui peut se résumer en « Dieu est mon seul bien »

Apocalypse 5:10

10 tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.

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4 – Matthieu 19:27-30 – l’héritage de la vie éternelle.

Matthieu 19:27-30

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Pierre exprime ici une attente légitime et Jésus ne le blâme pas. Les disciples s’attendaient à l’instauration d’un royaume terrestre avec une récompense pour eux-mêmes.

19:28 – ‘au renouvellement de toutes choses ‘’ Il s’agit des nouveaux cieux et de la nouvelle terre d’Apocalypse 21

Apocalypse 21:1

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Dans ce royaume futur, les apôtres jugeront les douze tribus d’Israël. Le renoncement pour Christ, ouvre à des responsabilités éternelles. Dieu honore ceux qui l’honorent .

1 Samuel 2:30

30 C’est pourquoi voici ce que dit l’Éternel, le Dieu d’Israël: J’avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l’Éternel, loin de moi! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.

Le prix du renoncement et la récompense promise

Jésus promet une double récompense : une bénédiction déjà ici-bas, et l’héritage de la vie éternelle (v.29). Quitter pour Christ ses proches, ses biens ou ses projets, n’est pas un abandon désespéré. C’est un acte de foi :

Matthieu 19:29

29Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Ce principe se retrouve en :

Marc 8:35

35 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.

Dieu ne demande jamais un sacrifice sans préparer une récompense plus grande. Le renoncement n’est jamais une perte quand on gagne Christ.

Philippiens 3:7-8

Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ.

Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ,

Dieu renverse les hiérarchies humaines

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

 Dieu renverse les logiques humaines. Ce qui brille aux yeux des hommes, compte peu aux yeux de Dieu. Le critère du royaume reste l’obéissance et la fidélité, et non le prestige. L’apparente insignifiance aux yeux du monde, peut cacher une grande valeur aux yeux du Seigneur.

Une remarque importante

Jésus évoque ici le fait de quitter père, mère, enfants ou épouse pour lui (v.29). Cela ne signifie pas divorcer, mais accepter de mettre Christ avant tout attachement humain. Ce principe s’éclaire avec le verset de:

Matthieu 10:37

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

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5 – Quelle leçon retenir pour une application personnelle

Matthieu 19 nous appelle à une consécration sans réserve. Suivre Christ implique des choix :

  • Se confier à lui avec une foi simple et soumise (comme un enfant).
  • Se détacher des biens matériels qui nous retiennent éloignés de Dieu.
  • Accueillir sa grâce, plutôt que de vouloir mériter la vie éternelle.
  • Vivre une vie de renoncement avec l’assurance que Dieu récompense au centuple.

Le cœur du disciple est un cœur donné et le vrai trésor, c’est Christ lui-même.

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6 – Annexe : Les grands enseignements de Jésus

1. Matthieu 5–7 — Le Sermon sur la montagne

Clôturé en Matthieu 7:28
Thème : La vie du disciple dans le Royaume

  • Enseignement sur les Béatitudes, la Loi accomplie, la prière, le jeûne, le pardon, la confiance en Dieu et le discernement.
  • C’est le manifeste de la justice du Royaume.

2. Matthieu 10 — Le Discours missionnaire

Clôturé en Matthieu 11:1
Thème : La mission des disciples

  • Instructions pour l’envoi des douze : dépendance de Dieu, persécution, fidélité et témoignage courageux.
  • Jésus prépare ses apôtres à l’opposition.

3. Matthieu 13 — Le Discours en paraboles

Clôturé en Matthieu 13:53
Thème : Les mystères du Royaume

  • Sept paraboles qui révèlent la croissance, la valeur et le tri du Royaume.
  • Jésus révèle la nature cachée et spirituelle du Royaume.

4. Matthieu 18 — Le Discours sur la vie communautaire

Clôturé en Matthieu 19:1
Thème : Les relations dans l’Église

  • Humilité, pardon, discipline fraternelle, soin des petits et réconciliation.
  • Jésus enseigne comment vivre ensemble comme enfants du Père.

5. Matthieu 24–25 — Le Discours eschatologique (discours sur le mont des Oliviers)

Clôturé en Matthieu 26:1
Thème : Le retour du Fils de l’homme

  • Signes de la fin, vigilance, paraboles du jugement et récompenses.
  • Jésus prépare ses disciples à sa venue et au jugement final.

Résumé :

Matthieu construit ainsi un parallèle avec les cinq livres de Moïse, montrant Jésus comme le nouveau Législateur et Maître du peuple de Dieu.

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La parabole des dix mines de Luc 19:11-27

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La parabole des dix mines de Luc 19:11-27, illustre la responsabilité du croyant dans l’attente du retour de Jésus-Christ. Elle rappelle que le temps présent ne doit pas être pour lui une attente passive puisque que le Seigneur a investi chacun d’une mission. Il est écrit en:

Luc 19:13

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

 

« Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne » . Ce message demeure actuel. Notre fidélité sera récompensée, mais notre négligence sera jugée.

La parabole de Luc 19:11-27

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1 – L’histoire

Luc 19:11-27

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

15 Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir.

16 Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.

17 Il lui dit: C’est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.

18 Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines.

19 Il lui dit: Toi aussi, sois établi sur cinq villes.

Le méchant serviteur

20 Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge;

21 car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

22 Il lui dit: Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et moissonnant ce que je n’ai pas semé;

23 pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt?

24 Puis il dit à ceux qui étaient là: Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.

25 Ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines. –

26 Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

 
 

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’adresse d’abord aux disciples de Jésus et à la foule qui l’écoutaient. Luc précise :

Luc 19:11

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Jésus va corriger leur attente immédiate en enseignant la nécessité de fidélité durant son absence.

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3-  Le contexte :

Le contexte se trouve en:

Luc 19:1-11

1 Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville.

Et voici, un homme riche, appelé Zachée, chef des publicains, cherchait à voir qui était Jésus;

Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.

Jésus lui dit: Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

11 Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Après avoir été reçu par Zachée, Jésus quitte Jéricho et se dirige vers Jérusalem pour y accomplir sa mission rédemptrice. Beaucoup espéraient un royaume terrestre immédiat, mais Jésus par cette parabole annonce un délai. Il donne de l’espoir quand il dit au verset 10:

« 10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Ses auditeurs croyaient le royaume messianique proche.

11 … et qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.

Jean 6:15

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

Après la résurrection, les apôtres pensaient vivre le royaume de Dieu sur terre.

Actes 1:6

Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ?

Ils ne pensaient pas qu’au royaume du grand Israël comme du temps de David et de Salomon.

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4-  Explication de la parabole

L’homme de haute naissance

Cet homme représente Jésus, qui part recevoir un royaume auprès du Père.

Luc 19:12

12 Il dit donc: Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.

Ce qui est confirmé par l’apôtre Jean en:

Jean 14:2-3

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.

Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.

Jésus donne une précision au verset 14 de Luc 19:

Luc 19:14

14 Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

Jésus fait allusion à tous ces hommes, religieux ou non qui s’opposèrent à lui, refusant de reconnaître sa personne.

À son retour, Jésus sera investi de l’autorité royale, les juifs de l’époque pouvaient comprendre qu’il parlait du royaume messianique.

En Luc 19:27

27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

Ce verset montre le destin de ceux qui n’auront pas reconnu Jésus comme leur sauveur et seigneur.

Les mines

La mine a pour valeur cent drachmes (ou deniers), la drachme correspondant au salaire d’une journée de travail.
Elles représentent les ressources, dons et responsabilités confiées à chaque croyant. C’est ici la mise à l’épreuve du service.  Chaque serviteur reçoit la même valeur à faire fructifier, ce qui fait la distinction avec la parabole des talents de Matthieu 25, où les serviteurs reçoivent en fonction de leurs aptitudes.

Les serviteurs fidèles

Le premier reçoit l’approbation : « C’est bien, bon serviteur » (Luc 19:17). Pour le second devons-nous comprendre que le « toi aussi » sous-entend la même approbation. Toujours est-il qu’ils sont récompensés proportionnellement au résultat de leur service. Ils obtinrent l’administration de villes en proportion de leurs gains, l’un dix, l’autre cinq.

Si la relation qui existe entre le maître et son serviteur est basée sur l’amour et la confiance, le service s’en ressent.

Le serviteur infidèle

 Qui cache sa mine, illustre celui qui ne met pas en pratique ce que Dieu lui confie. C’est la même scène avec le serviteur méchant de la parabole des talents de Matthieu 25. Le jugement de ce méchant serviteur manifeste un manque d’amour mais aussi un jugement sévère envers son maître.

Les reproches du méchant serviteur vis-à-vis de son maître, sont injustes et démontrent simplement qu’ils ne servent qu’à justifier sa négligence et sa paresse. S’il avait cru à ses propres paroles, il aurait au moins assuré un service minimum en gagnant une drachme.

Le jugement porté se retourne contre lui.

Les ennemis

Ils symbolisent tous ceux qui rejettent l’autorité de Christ et qui subiront son jugement.

Apocalypse 20:12 ; 15

12 Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres.

15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.

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5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Attendre le retour du Seigneur est une chose positive, mais elle ne suffit pas. Cette attente doit être active, dans le service.

Cette parabole appelle à une attente active. Jésus déclare : « Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! »

Matthieu 24:45-47

45 Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?

46 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!

47 Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.

Paul exhorte chacun en :

1 Corinthiens 15:58

58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.

Il est donc recommandé d’utiliser au mieux ses talents, ses ressources et son temps. La fidélité dans les tâches, même modestes, peut conduire à des résultats significatifs. Plusieurs passages du Nouveau Testament suggèrent l’importance d’éviter la passivité et de faire preuve de constance dans le service et l’engagement.

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La réponse de l’homme au plan de Dieu

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La réponse de l’homme au plan de Dieu selon la Bible. Cette étude examine la réponse attendue de l’homme au plan divin, en montrant comment y répondre conformément aux Écritures.

Étude suivante : L’incrédulité de l’homme

La Bible est considérée comme la Parole de Dieu et la vérité. Ce point est la base de cette étude. Le plan divin vise à sauver, à transformer l’homme et à le faire entrer dans l’éternité pour la gloire de Dieu. Ceci requiert une réponse concrète du croyant en Jésus, passant par sept étapes essentielles, le but ultime étant de ressembler toujours plus à Jésus-Christ.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

1 – Reconnaître et accepter le salut en Jésus

Dieu a manifesté son amour en donnant son Fils unique.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 Ce salut ne se trouve en aucune autre personne, ni en aucune œuvre humaine.

Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

 Reconnaître le salut de Jésus, c’est d’abord comprendre que nous avons besoin de lui. L’homme est pécheur et séparé de Dieu. Il est incapable de se sauver lui-même. Le salut n’est pas le résultat d’un mérite, obtenu par nos propres forces, mais c’est un don de la grâce de Dieu.

Accepter Jésus, signifie l’accueillir dans sa vie par la foi. Jean déclare :

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Cette adoption transforme notre identité parce que nous ne sommes plus étrangers, mais membres de la famille de Dieu.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

En recevant Jésus dans notre vie, nous trouvons non seulement le pardon, mais aussi la direction à suivre et la véritable vie. Accepter le salut offert par Jésus-Christ, c’est confier notre présent et notre avenir à celui qui est Seigneur. Il s’agit d’une décision personnelle, d’un choix qui ouvre la porte d’une vie nouvelle et éternelle. Seul Jésus peut nous conduire au Père, et personne d’autre.

Aujourd’hui encore, Dieu appelle chacun à reconnaître ce salut et à l’accepter par la foi. Ce pas de foi change tout, car il fait de nous de nouvelles créatures, des héritiers de la vie éternelle.

Le salut collectif n’existe pas. Il n’est qu’individuel. C’est pourquoi, il est écrit en

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ce n’est donc pas le fait de faire partie d’une religion dite chrétienne, ni même d’une assemblée qui nous accorde le salut.

Dieu a établi Jésus-Christ comme le seul chemin de salut. Répondre au plan de Dieu commence par recevoir Jésus comme Sauveur et Seigneur.

Application pratique :
  • Confesser ses péchés devant Dieu.
  • Placer sa foi uniquement en Jésus et non dans ses propres œuvres.
  • Témoigner publiquement de sa foi par le baptême par immersion, pour s’identifier à la mort et à la résurrection de Jésus. (Actes 2:38).
Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

C’est par la réponse à ces deux points qui sont de reconnaître Jésus d’une part comme son Sauveur, et d’autre part comme son Seigneur que l’homme peut devenir un chrétien. Tous les autres points abordés dans cette étude sont sans valeur si la personne n’est pas passé par cette première étape. Reconnaître Jésus comme son Sauveur et son Seigneur symbolisé par la repentance et le baptême par immersion, revient à entrer par la porte étroite dont il est question en Matthieu 7.

Après avoir répondu à ces deux conditions, les autres points de cette étude prennent tout leur sens. Ils sont symbolisés par le chemin resserré.

Il faut comprendre que le baptême n’est pas la finalité de la vie chrétienne. Il n’en est que le commencement. C’est une certitude. Il est la porte étroite qui s’ouvre sur ce chemin resserré qu’est la vie chrétienne. C’est l’image biblique de Matthieu 7:14

Matthieu 7:14

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

2 – Vivre chaque jour dans l’obéissance

Jésus dit en :

Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

L’obéissance ne doit pas être un fardeau, mais l’expression concrète de notre amour pour Christ. Elle démontre la réalité de notre foi et notre engagement à marcher dans la volonté du Seigneur.

Obéir chaque jour, signifie choisir la voie de Dieu et ce, même quand elle s’oppose à nos désirs naturels. Jacques 1:22 nous exhorte à ne pas être seulement des auditeurs de la Parole, mais à la mettre en pratique.

Jacques 1:22

22  Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

Lire et entendre la Bible sans la vivre, conduit à l’illusion spirituelle, mais l’appliquer transforme notre caractère.

L’obéissance se manifeste dans les petites choses : pardonner une offense, aimer son prochain, résister à la tentation, marcher dans l’intégrité. Chaque pas d’obéissance fortifie notre relation avec Jésus et nous rapproche de son image. Elle n’est pas possible par nos seules forces. Nous avons besoin du Saint-Esprit pour nous conduire et nous donner la force de marcher selon la vérité.

Vivre dans l’obéissance, c’est aussi expérimenter la joie de voir la fidélité de Dieu dans nos vies. Celui qui obéit découvre la paix, la bénédiction et la liberté d’une vie soumise à Christ. Ainsi, chaque jour devient une opportunité de glorifier Dieu par nos choix et nos actes.

Répondre au plan de Dieu, c’est apprendre à vivre selon sa Parole. L’obéissance n’est pas une contrainte, mais une preuve d’amour.

Le chrétien montre son amour pour Christ en gardant ses commandements. L’obéissance devient le style de vie du disciple.

Application pratique :
  • Lire et méditer la Bible chaque jour.
  • Prier régulièrement pour discerner la volonté de Dieu.
  • Refuser les compromis avec le péché.

La foi véritable se prouve par une obéissance concrète.

3 – Se laisser transformer par le Saint-Esprit

Paul exhorte :

Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

La transformation chrétienne n’est pas le fruit d’un effort humain, mais l’œuvre du Saint-Esprit dans un cœur soumis. C’est Lui qui façonne en nous le caractère de Jésus.

Job 23:12

12 Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche.

Le Saint-Esprit produit un fruit visible :

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Ces qualités ne viennent pas de notre nature charnelle, mais du travail intérieur de Dieu. Plus nous laissons l’Esprit agir, plus ces fruits deviennent évidents dans notre vie quotidienne.

Se laisser transformer par l’Esprit suppose une attitude d’ouverture et de dépendance. Cela signifie renoncer à nos pensées charnelles, à nos habitudes anciennes, et permettre à Dieu de renouveler notre intelligence. La prière, la méditation de la Parole et l’obéissance à sa voix sont des moyens concrets de collaborer à cette transformation.

Un chrétien qui se laisse transformer reflète progressivement l’image de Christ. Sa vie devient un témoignage vivant de la puissance de l’Évangile. Ainsi, la transformation opérée par l’Esprit n’est pas seulement pour nous. Elle manifeste aussi la gloire de Dieu au monde.

Dieu ne veut pas seulement que nous soyons sauvés, mais il veut aussi que nous soyons transformés. Le Saint-Esprit renouvelle nos pensées et produit en nous son fruit.

Application pratique :
  • Abandonner les anciennes habitudes contraires à Dieu.
  • Rechercher une vie remplie de l’Esprit (Éphésiens 5:18).
  • Rechercher le fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23), abandonner les vieilles habitudes, prier pour une vie guidée par l’Esprit.
  • Cultiver les vertus chrétiennes : amour, patience, douceur, maîtrise de soi.

La transformation intérieure est la preuve que le plan de Dieu est en marche dans notre vie.

Dieu veut sanctifier le croyant, c’est-à-dire le rendre semblable à Christ. Cela demande une attitude de dépendance envers le Saint-Esprit.

4 –  Servir Dieu avec ses dons et talents

Dieu a donné à chaque croyant des dons et des talents uniques pour le service. Pierre écrit : « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pierre 4:10). Nos capacités ne nous appartiennent pas ; elles sont un dépôt confié pour glorifier Dieu et bénir notre prochain.

Paul rappelle que ces dons sont différents mais qu’ils ont tous la même source : « Ayant des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don, l’exerce selon la mesure de la foi » (Romains 12:6). L’enseignement, le service, l’exhortation, le partage, la direction ou la miséricorde, tous ces dons sont utiles et nécessaires au corps de Christ.

Servir Dieu, c’est reconnaître nos dons, les développer et les mettre à disposition de l’Église et du monde. Aucun don n’est trop petit ou inutile. Ce qui importe, c’est la fidélité et l’amour avec lesquels nous les exerçons.

Lorsque nous servons selon nos talents, nous découvrons la joie de collaborer à l’œuvre de Dieu. Nous devenons des instruments vivants par lesquels sa grâce se manifeste. Ainsi, chaque croyant a une place précieuse et une mission à accomplir.

1 Pierre 4:10

10 Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu,

Romains 12:6-8

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Dieu équipe chaque chrétien de dons spirituels et de talents pour servir. Le plan divin inclut notre participation active à l’édification de l’Église.

Application pratique :
  • Identifier ses dons par la prière et l’expérience.
  • S’engager dans un service concret (accueil, aide, prière, musique, évangélisation, entraide).
  • Servir avec fidélité, sans chercher la gloire personnelle.

Servir Dieu, c’est investir dans l’éternité.

Chaque chrétien a reçu des dons spirituels et des talents pour participer à l’œuvre de Dieu. Le plan divin inclut notre service dans l’Église et dans le monde.

Ainsi, il doit s’impliquer dans une assemblée, utiliser ses compétences (enseignement, aide, prière, évangélisation, service pratique), vivre dans l’amour fraternel.

5 – Témoigner de l’Évangile

Jésus a laissé à ses disciples une mission claire : « Allez, faites de toutes les nations des disciples… et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28:19-20). Le témoignage de l’Évangile n’est pas une option pour le chrétien, mais une obéissance à l’ordre du Seigneur.

Il ne nous demande pas de le faire par nos propres forces. Jésus a promis : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1:8). Témoigner, c’est donc parler de Christ avec l’assurance que l’Esprit agit dans les cœurs.

Ce témoignage prend plusieurs formes : annoncer la Bonne Nouvelle par la parole, vivre une vie qui reflète Christ, montrer l’amour de Dieu par nos actes. Chaque chrétien est appelé à être une lumière dans son entourage, à manifester l’espérance que donne l’Évangile.

Témoigner, c’est aussi un acte d’amour : partager la vérité qui sauve avec ceux qui se perdent. C’est se joindre au plan de Dieu pour le monde, en conduisant d’autres à la foi en Jésus-Christ.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Actes 1:8

Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Le plan de Dieu inclut le salut des nations. Chaque chrétien est appelé à être témoin de Christ, par ses paroles et sa vie.

Application pratique :
  • Partager sa foi avec simplicité dans la vie quotidienne.
  • Soutenir l’œuvre missionnaire par la prière et les ressources.
  • Vivre d’une manière cohérente qui reflète Christ.

Un chrétien qui ne témoigne pas garde pour lui le trésor que Dieu veut partager au monde.

Répondre au plan de Dieu, c’est aussi partager la Bonne Nouvelle. L’évangélisation n’est pas réservée aux pasteurs, mais à tous les disciples.

Témoigner autour de soi, partager sa foi avec simplicité, soutenir la mission, vivre de façon cohérente pour refléter Christ.

6 – Attendre le retour de Jésus

L’attente du retour de Jésus fait partie de la vie du croyant. Dieu a promis que son Fils reviendra établir définitivement son règne. Cette espérance nourrit la persévérance, purifie la conduite et recentre le cœur sur l’essentiel. Le chrétien ne vit pas tourné vers le passé, mais tend vers l’accomplissement glorieux du plan de Dieu.

Une espérance vivante

Tite 2:11-13 affirme :

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

La grâce de Dieu nous enseigne et nous place dans cette attente active tout en marchant dans la sainteté. Le croyant garde les yeux fixés sur la promesse divine, convaincu que Dieu tiendra parole. Chaque jour devient une occasion de se préparer à cette rencontre glorieuse.

Une attente vigilante

Matthieu 24:42 nous exhorte :

42 Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.

Attendre le retour de Jésus, ce n’est pas rester passif, mais vivre dans une vigilance constante. Le chrétien aligne ses priorités sur les valeurs du Royaume, sachant que le Maître peut revenir à tout instant.

Une attente joyeuse

Le croyant attend son Seigneur non avec crainte, mais avec joie en attendant de voir s’accomplir la promesse faite en:

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Cette espérance transforme l’épreuve en occasion de croissance, et la souffrance en tremplin vers quelque chose de glorieux.

7 – Garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle

La vie chrétienne s’éclaire lorsqu’on se rappelle que « notre cité à nous, est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 3:20). Le croyant ne vit pas tourné vers ce monde passager, mais vers la patrie céleste que Dieu lui prépare. Cette espérance donne un sens à nos luttes, à nos choix et à notre fidélité.

L’apôtre Pierre ajoute :

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

L’attente de l’accomplissement de la promesse de Dieu, ne doit pas nous décourager mais nous fortifier. Cette promesse révèle son immense amour et son désir que tous aient l’occasion de se tourner vers lui. Fixer les yeux sur l’espérance éternelle, c’est marcher chaque jour avec une perspective céleste. Cela nourrit notre persévérance, nous garde dans la joie malgré les épreuves et nous pousse à vivre une vie de sainteté.

L’espérance chrétienne n’est pas une illusion : elle est l’ancre de notre âme.

Hébreux 6:19

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

Elle nous rappelle que Jésus va revenir, qu’il transformera nos corps humiliés et qu’il établira son règne de justice et de paix pour l’éternité. Dieu veut que ses enfants vivent dans l’attente joyeuse du retour de Jésus. Cette espérance influence notre manière de vivre aujourd’hui.

Application pratique :

  • Garder une vie centrée sur les priorités éternelles.
  • Persévérer malgré les épreuves, en fixant les yeux sur la récompense céleste.
  • Vivre comme un pèlerin, sachant que notre vraie patrie est céleste.

L’espérance du retour de Jésus pousse à la vigilance et à la sainteté. Le chrétien ne vit pas seulement pour aujourd’hui, mais en vue de l’éternité. Cela change sa manière de gérer les épreuves, les biens et les priorités. Il va vivre avec un cœur détaché des choses du monde, cultiver la persévérance en espérant dans le retour de Christ.

8 – Conclusion

Répondre pleinement au plan de Dieu pour sa vie.

Répondre au plan de Dieu n’est pas une démarche ponctuelle, mais un chemin de vie. En Jésus-Christ, Dieu a révélé son amour et ouvert la voie du salut. Reconnaître ce salut et l’accepter, c’est poser la première pierre. Une fois converti, c’est l’engagement de toute une vie car le chemin continue : vivre dans l’obéissance, se laisser transformer par l’Esprit, servir avec ses dons, témoigner de l’Évangile et garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle. Ces étapes ne s’opposent pas, mais elles s’entrelacent et composent une vie chrétienne épanouie.

Le chrétien ne marche pas seul. Dieu a donné son Esprit pour le guider, le fortifier et le transformer. C’est Lui qui rend possible ce que nos forces ne sauraient accomplir. Ainsi, répondre au plan de Dieu, c’est apprendre chaque jour à dépendre de sa grâce, à écouter sa Parole et à marcher dans la foi.

Notre réponse n’est pas motivée par la peur, mais par l’amour. Dieu veut notre cœur, notre vie entière, afin de refléter l’image de son Fils. Lorsque nous acceptons ce processus, nous découvrons la véritable liberté : vivre pour Lui et avec Lui, dans la joie d’une espérance vivante.

En suivant l’exemple de Ésaïe :

Ésaïe 6:8

J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.

Répondre au plan de Dieu, c’est dire chaque jour : « Seigneur, me voici. Conduis-moi, transforme-moi, et fais de ma vie un témoignage de ton amour. »

Répondre au plan de Dieu, ce n’est pas un concept théologique abstrait, c’est un style de vie :

  • Je reçois Jésus comme mon Sauveur.
  • Je marche dans l’obéissance.
  • Je me laisse transformer par l’Esprit.
  • Je sers avec mes dons.
  • Je témoigne de l’Évangile.
  • Je garde l’espérance vivante.
1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Le chrétien est conduit à vivre chaque jour en accord avec le plan de Dieu.

Matthieu chapitre 18 : restaurer les frères tombés avec amour

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Matthieu chapitre 18 enseigne comment vivre en communauté selon le cœur de Dieu. Jésus appelle à l’humilité, met en garde contre le scandale, et montre comment corriger avec amour. Il insiste aussi sur le pardon sans limite. Un vrai guide pour restaurer et garder l’unité entre frères.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 19

Matthieu chapitre 18 – Étude biblique

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1 – Le plus grand dans le royaume des cieux

Matthieu 18:1-5 — L’humilité, clé du royaume

1 En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,

et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Le verset 1 montre que Jésus s’adresse ici à ses disciples, donc à des croyants, et non à des non-croyants.

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

Cette question révèle que les disciples entretiennent encore une mentalité de compétition, de comparaison. Ils cherchent à savoir qui surpassera les autres. Dans les églises locales, il est possible de constater le même problème. Cependant, dans le royaume des cieux, tous sont égaux en valeur, bien que les fonctions puissent varier.

Aujourd’hui encore, ce royaume est accessible à quiconque entend l’appel de Jésus et y répond avec foi.

Comme ce petit enfant… (verset 4)

Cette scène se produit quand Jésus est de retour à Capernaum. Marc 9:33-37, il est précisé que Jésus se trouve dans une maison sans doute celle de Pierre car il ne faut pas oublier que sa belle mère y réside et qu’il prend un enfant et le place au milieu. Il pourrait s’agir alors de l’un des enfants de Pierre. Ce détail n’est pas central, mais il montre l’intérêt de lire et de comparer les passages parallèles dans la Bible pour enrichir notre compréhension dans nos études. C’est en accompagnant l’apôtre Pierre et c’est à partir des échanges qu’il a eu avec lui sur la vie de Jésus que Marc a écrit son évangile.

Avec ces premiers versets de Matthieu 18, Jésus nous appelle à adopter une attitude simple et confiante, semblable à celle d’un enfant. Il s’agit de cette foi enfantine qui dit : « Je le crois, parce que c’est écrit dans la Bible ! »

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Jésus insiste ainsi sur l’humilité qui est une condition d’entrée dans le royaume des cieux. Cette humilité s’oppose à l’orgueil naturel du cœur humain. Il s’agit d’accepter de faire confiance, de croire sans tout comprendre, de marcher par la foi et non par la vue.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Matthieu 18:5

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

Ici, le petit enfant peut aussi symboliser un nouveau converti. Recevoir une telle personne « en mon nom », c’est accueillir Jésus lui-même. Rejeter ce croyant revient donc à rejeter Christ.

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2 – Les scandales : une mise en garde solennelle

Matthieu 18:6-7

6Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.

Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!

Après avoir exhorté ses disciples à devenir comme des petits enfants, Jésus les avertit qu’il ne faut pas devenir une pierre d’achoppement pour les « petits », c’est-à-dire les croyants humbles, fragiles ou nouveaux dans la foi.

Des scandales inévitables… mais impardonnables

Jésus déclare que les scandales sont inévitables dans un monde corrompu par le péché. Le mot grec « anankē » peut se traduire par obligé, nécessaire ou inévitable, selon le contexte. Mais cette nécessité n’excuse en rien celui qui en est la cause. Le terme « scandale » (grec ‘skandalon’) évoque un piège, un obstacle volontairement placé pour faire trébucher un croyant, le pousser à pécher, ou l’éloigner de Dieu. Un tel comportement trahit l’ordre clair de Jésus de faire des disciples, non de les détruire.

Un avertissement très clair nous est donné par Paul en:

Romains 14:13

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

Et en:

1 Corinthiens 8:9-13

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

Ainsi, les croyants doivent surveiller leur comportement, leurs conseils, leur enseignement parce qu’un faux pas peut ébranler la foi d’un frère faible et avoir des conséquences graves.

C’est la raison pour laquelle Jacques nous dit :

Jacques 3:1

1 Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Les versets de Matthieu 18:6-7 nous exhortent à surveiller notre témoignage, nos paroles, nos conseils et notre comportement. En effet, une négligence morale ou doctrinale peut avoir de graves conséquences sur la vie d’un autre croyant. C’est aussi un encouragement à prendre soin des autres croyants, et en particulier des plus faibles dans la foi.

Matthieu 18:8-10 – Prendre le péché au sérieux

Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.

Ces paroles fortes de Jésus ne doivent pas être prises littéralement mais il s’agit d’une image forte pour souligner la gravité du péché et les conséquences éternelles qu’il entraîne. Rien ne vaut la perte du salut. Le feu de la géhenne mentionné ici, renvoie symboliquement à l’enfer. C’est dans la vallée de la Géhenne située hors les murs de Jérusalem qu’ont eu lieu des sacrifice d’enfants passés par le feu dans le cadre du culte de Baal, et où étaient brulées constamment les ordures (déchets ménagers et autres). Cela évoque le jugement en enfer sans fin.

Ces paroles rappellent celles de Matthieu 5:29-30, où Jésus appelait déjà à la radicalité contre le péché. L’objectif est qu’il faut ne rien laisser dans notre vie qui puisse devenir un piège pour nous ou pour autrui.

Honorer et protéger les petits

Le verset 10 nous ramène au cœur du message de Matthieu 18 qui est de prendre soin des croyants les plus fragiles. Ces « petits » ont une valeur immense aux yeux de Dieu. Leurs anges, dit Jésus, contemplent constamment la face du Père.

Nous n’avons pas le droit de les mépriser, ni de les négliger. Il s’agit de prendre soin les uns des autres et de ne pas avoir l’attitude de Caïn rapportée en :

Genèse 4:9

9 L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère?

La réponse implicite de Jésus à cette question est : OUI !

Matthieu 18:11 – La mission du disciple

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

Nous ne sommes pas appelés à causer la chute des autres, mais à participer au salut. Le disciple authentique suit l’exemple de Jésus. Ainsi, il prend soin, protège, relève et conduit vers Dieu ceux qui vacillent.

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3 – La brebis égarée : la valeur d’une seule âme

Matthieu 18:11-14

11 Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu.

12 Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée?

13 Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Voir la parabole de la brebis perdue pour une étude approfondie.

Une parabole profondément pastorale

Cette courte parabole illustre le cœur de Dieu et la mission de Jésus : sauver ce qui était perdu (v.11). Celle-ci ne s’adresse pas aux incroyants, mais aux croyants égarés, tombés dans le péché ou affaiblis dans leur marche. Jésus affirme la valeur inestimable de chaque âme en disant que le bon berger quitte les quatre vingt dix neuf pour chercher la brebis unique qui s’est éloignée.

Il n’est pas ici question d’un reproche, mais d’un acte d’amour, et la joie du berger lorsqu’il retrouve cette brebis perdue dépasse même celle qu’il éprouve pour les autres qui sont restées dans l’enclos. Cela nous parle du regard de grâce que Dieu porte sur ceux qui reviennent à lui, même après un écart.

La restauration est un devoir communautaire

En tant que disciples, nous avons la responsabilité d’imiter le bon berger. Paul rappelle que lorsqu’un frère tombe, les croyants « spirituels » doivent agir, non dans le jugement, mais avec douceur.

Galates 6:1-2

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

Plutôt que de rejeter ceux qui faiblissent, nous devons les relever, les entourer et les restaurer, dans un esprit de miséricorde.

Une mission de salut, non de condamnation

Jésus n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Le célèbre passage de Jean 3:16-18 nous rappelle que la volonté de Dieu est la vie éternelle pour tous, et non la perte d’un seul.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Matthieu 18:14 Une vérité essentielle : Dieu ne veut perdre aucun des siens

14 Ce n’est pas la volonté de votre Père… qu’il se perde un seul de ces petits.

Cette affirmation éclaire tout le chapitre 18. Jésus insiste sur l’attention à porter aux plus faibles, aux plus fragiles, à ceux que le monde méprise ou oublie. Dans l’Église, personne ne doit être abandonné.

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4 – La discipline dans l’Église

Matthieu 18:15-20

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Une démarche ordonnée et guidée par l’Esprit

Ce passage s’inscrit dans le prolongement de tout le chapitre 18, où Jésus enseigne comment ses disciples doivent se comporter les uns envers les autres, notamment face au péché au sein de la communauté.

Lorsqu’un frère chute, Jésus commande d’agir discrètement, avec sagesse et douceur, en suivant une progression claire :

  1. (v.15) Commencer en privé: ne pas exposer publiquement la faute.
  2. (v.16) Impliquer des témoins: assurer l’équité du processus.
  3. (v.17) Informer l’Église : si le frère persiste, l’assemblée intervient.
  4. La séparation spirituelle : s’il refuse encore, il est considéré « comme un païen et un publicain » – c’est-à-dire en dehors de la communion, sans haine ni mépris, mais comme quelqu’un à reconquérir par l’amour.
Proverbes 19:11

11 L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses.

Un appel à l’humilité dans la correction

Toute démarche de discipline doit se faire avec un esprit d’humilité, en se gardant de toute supériorité. Le but reste toujours le même, la restauration du frère et non sa condamnation.

Galates 6:1

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Jacques 5:15 ; 19-20

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,

20 qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Ignorer un péché non confessé peut nuire à la santé spirituelle de toute l’assemblée. Comme une gangrène, il peut contaminer d’autres membres. Laisser la situation se détériorer, c’est abandonner la responsabilité que Dieu a confiée à son peuple.

Matthieu 18:18 – Lier et délier : juger selon la Parole

Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel…

Jésus reprend ici ce qu’il avait dit à Pierre (Matthieu 16:19), mais cette fois à la forme plurielle : tous les disciples sont concernés. « Lier et délier » signifie exercer un jugement spirituel, en accord avec la volonté divine révélée dans les Écritures.

Jean 20:23

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Il ne s’agit pas d’accorder un pouvoir arbitraire, mais de discerner et déclarer ce que Dieu a déjà tranché, sous la conduite du Saint-Esprit.

Matthieu 18:19-20 – L’unité dans la prière, la clé du discernement spirituel

19 Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.

20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Ces versets, souvent cités hors contexte, font ici référence à la discipline dans l’Église. Jésus promet sa présence et l’action du Père lorsque deux ou trois croyants, unis dans la prière et dans l’Esprit, recherchent la volonté de Dieu dans une situation difficile.

Son application se trouve en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

Psaumes 133:1

1 Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux Pour des frères de demeurer ensemble !

Cette promesse encourage les petits groupes, les familles, les couples ou les croyants isolés. La puissance spirituelle ne dépend pas du nombre, mais de l’unité sincère et de la communion autour de Christ.

Une Église saine prend ses responsabilités

Ce passage nous rappelle que la discipline spirituelle est une responsabilité donnée à l’Église qui doit agir avec discernement, unité et obéissance. Son but reste toujours la restauration, la paix, et la gloire de Dieu au milieu de son peuple.

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5 – Le pardon des offenses

Matthieu 18:21-22

21  Alors Pierre s’approcha de lui, et dit: Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Pardonner sans compter : une exigence du royaume

Pierre pensait bien faire en proposant de pardonner jusqu’à sept fois, bien au-delà des trois fois enseignées dans le judaïsme rabbinique. Mais Jésus élargit radicalement la perspective. Il ne donne pas un nouveau plafond numérique. Il supprime le calcul même du pardon.

Soixante-dix fois sept fois ne signifie pas quatre vingt dix sept fois, mais un pardon illimité. C’est un contraste direct avec la logique de vengeance sans fin, exprimée en Genèse 4:24 par Lemec.

Genèse 4:24

24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois.

Jésus renverse cette dynamique de violence. Il substitue au cycle de la vengeance une dynamique de grâce, fondée sur l’amour inlassable de Dieu.

Le pardon, reflet du cœur du Père

Le pardon n’est pas une option dans le royaume de Dieu. Il en est le fondement moral. Pardonner, c’est refléter la nature même du Père céleste.

Éphésiens 4:32

32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Le pardon ne minimise pas le péché, mais choisit l’amour plutôt que la rancune, la réconciliation plutôt que la séparation.

Le pardon restaure la communion fraternelle

L’objectif ne consiste pas simplement à passer l’éponge, mais à gagner son frère. Le pardon ouvre la voie à la restauration, à la paix, et à l’unité dans l’Église. Il exige de l’humilité, de la patience, et une foi active dans la puissance de Dieu à changer les cœurs.

Un enseignement approfondi par une parabole

La suite du passage (Matthieu 18:23-35) illustre cet enseignement par la parabole du serviteur impitoyable, qui met en contraste un pardon immense accordé par le roi, et l’intransigeance cruelle d’un homme envers son semblable. Jésus y montre que celui qui refuse de pardonner, ferme sur lui-même la porte du pardon divin.

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6 – Le serviteur impitoyable

Voir l’étude de la parabole

Matthieu 18:23-27

23 C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.

24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.

25 Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée.

26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

Le pardon immense de Dieu

Dans cette parabole, le roi représente Dieu, et le serviteur, chacun de nous. Notre dette envers Dieu est écrasante : dix mille talents, une somme astronomique, impossible à rembourser. Pourtant, lorsque nous nous prosternons devant lui avec un cœur repentant, Dieu choisit la compassion. Il nous remet tout.

Matthieu 18:26

 … : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.

C’est la prière de chaque pécheur sincère. Et Dieu répond avec grâce, sans exiger le paiement de ce que nous ne pourrons jamais rendre.

Matthieu 18:28-35 – Le scandale de l’oubli du pardon

28 Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois.

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

30 Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié;

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Après avoir été pardonné, le méchant serviteur rencontre un compagnon qui lui doit une somme dérisoire au regard de la dette remise qui lui a été remise. ( 1 talent = 6 000 deniers, soit 600 000 fois moins) Il oublie les paroles prononcées qu’il a prononcées devant le roi et reste sourd à la demande de clémence, verset 29 :

29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai.

Matthieu 18:33

33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ?

Le maître le traite alors comme il a traité son compagnon. Il le livre aux bourreaux. Puis Jésus conclut d’une parole ferme, sans équivoque :

Matthieu 18:35

35 C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.

Ce verset exprime sans ambiguïté la pensée de Jésus. Le pardon entre frères n’est pas facultatif. Pardonner aux autres est la condition essentielle si nous voulons être pardonné par Dieu le Père.

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7 – Leçon à retenir et application personnelle

Vivre en assemblée selon le cœur de Dieu

Ce chapitre entier de Matthieu 18 trace les fondations d’une vie communautaire conforme au royaume des cieux. Il appelle chaque disciple à :

. Marcher dans l’humilité, à l’image de Jésus :

Philippiens 2:8

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

. Prendre soin des petits, des faibles et des égarés avec compassion et bienveillance.

. Rechercher la restauration et non la condamnation.

. Pardonner sans limite comme Dieu nous a pardonné.

. Vivre une communion sincère et fraternelle.

Colossiens 3:13-14

13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

L’Église ne repose pas sur des hiérarchies humaines, mais sur l’égalité entre frères et sœurs, unis par l’Esprit pour une édification mutuelle.

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