Matthieu chapitre 2 rapporte des événements majeurs liés à la naissance de Jésus, qui sont l’arrivée des mages, leur adoration, puis la fuite en Égypte de Joseph et Marie. Ce chapitre met en lumière la direction divine, la protection de Dieu et l’accomplissement des prophéties.
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Matthieu chapitre 2 – Étude biblique

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Introduction
Un point est tout d’abord à rappeler, c’est que les Évangiles ne sont pas des biographies. Ce sont des textes destinés à l’évangélisation et à l’enseignement. Ce qui y est rapporté peut s’interpréter de plusieurs manières, selon ce que l’on cherche à comprendre. Il est donc essentiel de faire la distinction entre ce qui est fondamental et ce qui est secondaire.
Les récits proviennent de témoins humains. Ils peuvent contenir des imprécisions liées à leur condition humaine. C’est pourquoi, la lecture de la Bible demande un esprit de recherche et de discernement (cf. Matthieu 7:7).
Nous devons en premier lieu comprendre que les Évangiles ne cherchent pas à offrir un récit chronologique parfait, mais à transmettre un message spirituel fort. Se focaliser uniquement sur les détails ou sur la cohérence des faits, c’est risquer de passer à côté du message.
Or manquer le but, c’est pécher.
La vraie question est donc :
Qu’est-ce que Dieu veut que je comprenne à travers ce texte ?
1 – Matthieu 2:1-12 – L’arrivée des mages à Jérusalem
1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,
2 et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.
3 Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ.
5 Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète:
6[a] Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.
7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.
8 Puis il les envoya à Bethléhem, en disant: Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer.
9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.
L’adoration des mages
10 Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.
11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
12 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Le chapitre s’ouvre sur l’arrivée des mages à Jérusalem. Leur venue souligne l’universalité du salut. Des non-Juifs reconnaissent Jésus comme roi et Sauveur. Ces mages venus d’Orient représentent tous ceux qui cherchent Dieu pour l’adorer. Leur observation de l’étoile marque un appel divin, que l’on peut voir comme la manifestation du Saint-Esprit, guidant ceux qui désirent la vérité.
Matthieu 2:1-2-3
1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,
2 et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.
3 Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
À quel âge Jésus se trouvait-il à ce moment-là ?
Il est important de comprendre que la Bible ne donne pas toujours des repères temporels précis. On trouve souvent des expressions comme « après cela… », ce qui laisse place à un laps de temps entre les événements.
Les mages ont voyagé depuis l’Orient, ce qui implique que du temps s’était écoulé entre la naissance de Jésus et leur arrivée à Jérusalem. Cela explique pourquoi en Matthieu 2:16, Hérode fait tuer les enfants âgés de deux ans et moins :
Matthieu 2:16
16 Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages.
En effet, le mot grec utilisé ici, paidion, désigne un jeune enfant, et non un nourrisson. En revanche, en Luc 2:12, c’est le mot grec brephos (nouveau-né) qui est utilisé :
Luc 2:12
12 Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche.
Concernant la naissance de Jésus, on sait qu’Hérode le Grand est mort en 4 av. J.-C., ce qui situe la naissance de Jésus entre 6 et 4 av. J.-C. Cela montre qu’il faut relativiser la notion de temps dans les récits bibliques. Dieu n’a pas jugé utile de nous donner certains détails, y compris cette date précise, car ce n’est pas l’essentiel.
Une attitude à adopter : chercher la vérité, sans naïveté
Matthieu 2:7
7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.
Hérode ne cherche pas la vérité par foi, mais par stratégie politique. En effet, il veut déterminer l’âge de l’enfant pour pouvoir l’éliminer. Que lui soit troublé est compréhensible, mais que tout Jérusalem le soit aussi, voilà qui interroge. Le peuple attendait le Messie. Cette naissance aurait dû susciter de la joie et non de la peur.
Un autre repère temporel donné par Luc
Luc rapporte un autre événement important : la présentation de Jésus au Temple, huit jours après sa naissance.
Luc 2:25-27
25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
26 Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.
27 Il vint au temple, poussé par l’Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu’ordonnait la loi,
Bethléhem se trouve à seulement 6 à 8 kilomètres de Jérusalem. Jésus fut donc présenté au Temple. Ensuite, sa famille est retournée à Bethléhem, bien avant l’arrivée des mages. Cela confirme que leur venue n’a pas eu lieu le jour de la naissance.
Matthieu 2:4-9
4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ.
5 Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète:
6 Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.
7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.
8 Puis il les envoya à Bethléhem, en disant: Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer.
9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.
2 – Matthieu 2:4-9 – Les différents personnages
Ce passage présente quatre groupes d’hommes :
- Les mages d’Orient, venus de loin pour adorer Jésus.
- Hérode, représentant le pouvoir politique menacé.
- Les religieux, à travers les principaux sacrificateurs.
- Les érudits, c’est-à-dire les scribes.
Hérode incarne une autorité politique inquiète de perdre son pouvoir. Il est l’image de Satan qui cherche à éliminer Jésus, non seulement physiquement, mais aussi dans le cœur des hommes.
Le Sanhédrin, composé des sacrificateurs et des scribes, représente l’élite religieuse. Les sacrificateurs veulent préserver leurs privilèges. Les scribes quant à eux, détiennent le savoir et se présentent comme les gardiens de la connaissance. Pourtant, au lieu de se réjouir de la naissance du Messie, ils se sentent menacés dans leurs positions.
Alors que le peuple juif attendait le Messie, chacun s’accroche à son petit pouvoir, même si cela signifie fermer les yeux sur l’accomplissement des prophéties. Dès le début, des étrangers sont prêts à accueillir le Rédempteur, tandis que la classe dirigeante juive le rejette.
Cette opposition anticipée rejoint l’enseignement de Jésus sur la main à la charrue : certains regardent en arrière, prisonniers de leurs habitudes, alors que d’autres, sans héritage religieux, avancent avec foi.
La révélation et les Écritures
Un point fondamental ressort de ce récit :
- Les mages ont reçu la révélation (l’étoile), mais pas les Écritures pour l’interpréter.
- Les érudits religieux ont les Écritures, mais pas la révélation.
Ce n’est que lorsque la révélation et les Écritures se rencontrent que naît la lumière. C’est un principe essentiel dans la vie chrétienne : toute révélation doit s’appuyer sur la Parole écrite. Sans cela, elle est à rejeter.
Comme le rappelle Luc 24:45
Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent les Écritures.
Bethléhem : Un lieu chargé de sens
Bethléhem, la « maison du pain », est un lieu symbolique et prophétique :
- C’est là que fut enterrée Rachel.
- Boaz y est né, tout comme David.
- Attention : il existe deux Bethléhem, l’un en Juda (Michée 5:2), l’autre en Zabulon (Josué 19:15).
C’est bien Bethléhem de Juda qui est concerné ici, comme précisé au verset 6 :
« Et toi, Bethléhem, terre de Juda… »
La prophétie de Michée 5:2 a été écrite 750 ans avant la venue de Jésus.
3. Matthieu 2:10-12 L’adoration des mages
Matthieu 2:10-12
10 Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.
11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
12 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Les mages, remplis de joie, se prosternent devant Jésus et lui offrent des présents symboliques :
- L’or : pour sa royauté.
- L’encens : pour sa divinité.
- La myrrhe : annonçant sa souffrance et sa mort. (La myrrhe était un puissant analgésique mélangé au vinaigre, qu’on donna à Jésus sur la croix.)
Pourquoi parle-t-on de « rois mages » ?
C’est Tertullien, théologien du IIe siècle né à Carthage, qui établit ce lien en s’appuyant sur
Ésaïe 60:3
3 Des nations marchent à ta lumière, Et des rois à la clarté de tes rayons.
Ce lien est renforcé par Matthieu 2:11
11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
et d’autres textes prophétiques :
Ésaïe 49:23
23 Des rois seront tes nourriciers, et leurs princesses tes nourrices ; Ils se prosterneront devant toi la face contre terre, Et ils lécheront la poussière de tes pieds, Et tu sauras que je suis l’Éternel, Et que ceux qui espèrent en moi ne seront point confus.
Ou le Psaumes 72:10-12 (royaume messianique)
10 Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs, Les rois de Séba et de Saba offriront des présents.
11 Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront.
12 Car il délivrera le pauvre qui crie, Et le malheureux qui n’a point d’aide.
Ces versets éclairent la portée spirituelle de l’adoration des mages. Ils confirment que le Christ est reconnu comme Roi, Dieu et Sauveur et ce, même par des étrangers, accomplissant ainsi les Écritures.
4 – Matthieu 2:13-20 – La fuite en Égypte
13 Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.
14 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.
15 Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: [c]J’ai appelé mon fils hors d’Égypte.
16 Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages.
17 Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète:
18 On a entendu des [d]cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations: Rachel pleure ses enfants, Et n’a pas voulu être consolée, Parce qu’ils ne sont plus.
Le retour de Joseph et son établissement à Nazareth
19 Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte,
20 et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.
La fuite en Égypte révèle la protection de Dieu envers ceux qui Lui obéissent. Cette fuite n’est pas un simple acte de survie, mais l’accomplissement d’une prophétie :
Osée 11:1
1 Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.
Dieu parle ici à la fois d’Israël, son peuple, et prophétiquement de Jésus, son Fils. Matthieu voit en Jésus le véritable Israël, celui qui revit l’histoire du peuple, mais l’accomplit parfaitement.
Le verset 18 de Matthieu 2 cite Jérémie 31:15, une autre prophétie bouleversante :
Jérémie 31:15
15 Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, Des lamentations, des larmes amères; Rachel pleure ses enfants; Elle refuse d’être consolée sur ses enfants, Car ils ne sont plus.
Rachel, figure maternelle d’Israël, pleure les enfants massacrés sur ordre d’Hérode. Cette tragédie annonce la résistance du mal à l’incarnation du salut.
5 – Matthieu 2:21-23 – Retour d’Égypte et installation à Nazareth
21 Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d’Israël.
22 Mais, ayant appris qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit de s’y rendre; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée,
23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes: Il sera appelé Nazaréen.
Après la mort d’Hérode, un ange ordonne à Joseph de revenir en Israël, mais apprenant qu’Archélaüs, fils d’Hérode, règne sur la Judée, il craint pour la sécurité de sa famille. Il choisit alors de s’installer à Nazareth, en Galilée. Ce choix n’est pas anodin : il accomplit encore une prophétie :
Matthieu 2:23
23 Il vint habiter dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.
Bien que le terme exact « Nazaréen » ne soit pas cité littéralement dans l’Ancien Testament, ce verset fait référence à plusieurs courants prophétiques.
Le Nazaréen — Significations du terme
Le mot « Nazaréen » (hébreu : נָצְרִי / Natsré) peut s’interpréter de plusieurs façons selon le contexte biblique, linguistique et théologique.
1. Origine géographique
Le sens le plus simple est géographique : un habitant de Nazareth. Jésus a grandi dans cette ville de Galilée. C’est ce que Matthieu souligne en disant :
« Il sera appelé Nazaréen » (Matthieu 2:23).
2. Lien prophétique : le rameau d’Ésaïe
Certains exégètes lient ce terme à :
Ésaïe 11:1 :
1 Un rameau (נֵצֶר, nétsér) sortira du tronc d’Isaïe, et un rejeton naîtra de ses racines.
Le mot nétsér (rameau) et natsré (Nazaréen) sont phonétiquement proches. Cette ressemblance linguistique pourrait expliquer pourquoi les évangélistes voient en Nazareth l’accomplissement d’une prophétie messianique.
3. Le vœu de Naziréat
Il ne faut pas confondre « Nazaréen » avec « Naziréen ». Le Naziréat (Nombres 6) est un vœu de consécration à Dieu. Un Naziréen s’abstenait de vin, ne se coupait pas les cheveux et évitait tout contact avec les morts. Jésus n’a pas pris ce vœu, mais certains traits de sa vie spirituelle (sa consécration, sa sobriété) rappellent cette démarche.
Amos 2:11
11 J’ai suscité parmi vos fils des prophètes, Et parmi vos jeunes hommes des nazaréens. N’en est-il pas ainsi, enfants d’Israël? dit l’Éternel…
4. Symbole de rejet
Nazareth était une ville obscure et peu considérée. Être « de Nazareth » équivalait à venir de nulle part. C’est ce que laisse entendre Nathanaël en:
Jean 1:46
46 Nathanaël lui dit : « Que peut-il venir de bon de Nazareth ? »
Le titre de Nazaréen souligne alors l’humilité de Jésus, son ancrage dans ce que le monde méprise. Ce rejet accomplit aussi la prophétie du serviteur souffrant.
6 – Enseignement et application personnelle
Matthieu 2 enseigne la souveraineté de Dieu dans les détails, les dangers et les détours. Dieu veille sur Jésus et guide les siens pas à pas, même dans l’adversité.
Comme les mages, nous sommes appelés à chercher activement le Messie, avec foi, persévérance et humilité. Leur voyage, malgré la distance et les obstacles, symbolise la quête spirituelle de tout croyant.
L’attitude de ces mages, nous enseigne à :
- Offrir à Dieu ce que nous avons de meilleur ;
- Obéir aux directives divines comme Joseph l’a fait ;
- Écouter Dieu, et ce même en rêve ou dans des circonstances incertaines.
Dieu protège et dirige ceux qui Lui sont fidèles. Il agit souvent dans l’ombre, dans des lieux insignifiants, avec des gens ordinaires. Le retour à Nazareth en est l’exemple : Dieu ne choisit pas selon les critères humains.
Être appelé Nazaréen, c’est aussi accepter de marcher à contre-courant, dans la modestie et l’humilité, à l’image de Christ.
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