Matthieu chapitre 10 : la consécration du disciple a un prix

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Matthieu chapitre 10 met en lumière l’appel de Jésus à ses disciples, les instructions précises qu’ils reçoivent pour la mission, les oppositions annoncées et le prix de l’engagement car suivre Jésus exige courage, foi et fidélité.

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Matthieu chapitre 10 – Étude biblique

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1 – La mission des douze apôtres. Comparé à Marc 6:7-13 ; Luc 9:1-6)

Matthieu 10:1-4

1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ;

Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;

Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.

Les disciples nouvellement choisis sont envoyés en mission, ce qui était annoncé en :

Matthieu 9:37:38

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Le message de Jésus aux douze apôtres, est subdivisé en trois parties marquées par l’expression récurrente: ‘‘Je vous le dis en vérité,’’ Matthieu 10:15, 23, 42

Cette mission n’est pas de la propre initiative des disciples. Elle découle d’un appel clair et divin. Marc précise en Marc 6:7 que Jésus les a envoyé deux à deux. Luc 9:1-2 ajoute qu’ils devaient annoncer le royaume de Dieu.

Ces disciples ne sont pas des spectateurs de l’Évangile. Ils en sont les porteurs, les témoins vivants, chargés d’une mission urgente.

Après avoir délivré un démoniaque, Jésus donne à ses disciples ce même pouvoir de chasser les démons, les miracles étant un moyen de confirmer la bonne nouvelle de l’Évangile.

Pour rappel le terme apôtre dérive du terme grec « apostello » qui veut dire envoyer.

Application personnelle :

Dieu t’appelle aussi à porter du fruit. Pour cela, il faut lui obéir. L’obéissance précède la puissance spirituelle.

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2 – Les instructions avant l’envoi en mission

Matthieu 10:5-15

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures ;

10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton ; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

12 En entrant dans la maison, saluez-la ;

13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

15 Je vous le dis en vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Matthieu 10:5 

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

Ce commandement s’aligne parfaitement avec Actes 1:8, où Jésus annonce une stratégie missionnaire progressive :

Actes 1:8

Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Jésus commence par envoyer les Douze vers les brebis perdues d’Israël (verset 6). L’Évangile devait d’abord toucher le peuple élu, préparé par les Écritures et la culture religieuse, à reconnaître le Messie.
La progression est claire et intentionnelle. Rien n’est improvisé. Dès le début, Dieu établit un plan structuré pour la diffusion de l’Évangile.

Une puissance gratuite pour un service confiant :

Matthieu 10:8 

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Ce verset n’est pas un argument contre le soutien financier des missionnaires. Il rappelle plutôt une attitude de foi et de générosité. Les disciples doivent compter sur Dieu, non sur eux-mêmes et sur les hommes, pour leur subsistance. De plus, cela peut concerner spécifiquement ce qui précède dans le verset : ne pas chercher à tirer un profit d’une personne que vous avez guérie.

Dieu promet de pourvoir à trois niveaux :

  1. Sa puissance – pour accomplir la mission.
  2. Ses provisions – pour les besoins matériels.
  3. Sa grâce pour atteindre les objectifs qu’Il fixe.
  4. Beaucoup sortent ce passage de son contexte pour exiger que tout soit gratuit dans l’Église. Ce faux esprit de « spiritualité » cache souvent des abus entre chrétiens, qui attendent des services ou des biens sans contrepartie.
  5. Mais le vrai message, c’est : aie une foi totale dans la fidélité de Dieu. Paul rappelle cela en:
Philippiens 4:19

19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.

Cette confiance en Dieu, est le prolongement direct de l’enseignement de Jésus en Matthieu 6:25-34, dans lequel Il appelle à ne pas s’inquiéter du lendemain.

Rappel : les chapitres 8 et 9 sont la mise ne pratique de l’enseignement du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7.

Le maître prend soin de ses ouvriers:

Matthieu 10:9-10

Ne prenez ni or ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;

10ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

Ce principe est déjà inscrit en:

Deutéronome 25:4

Tu n’emmuselleras point le bœuf, quand il foulera le grain.

Paul cite ce verset en 1 Corinthiens 9:9 et 1 Timothée 5:18, pour montrer que ceux qui servent l’Évangile doivent vivre de l’Évangile, Dieu prenant soin de ses ouvriers.

3 – Discernement et paix dans la mission – Matthieu 1011-13

Nous voyons que la mission requiert discernement, prudence et paix.

Ainsi au verset 11

 11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

Jésus enseigne ici le discernement. Il ne s’agit pas de chercher le confort, mais de rester là où le cœur est ouvert à l’Évangile. Changer de maison pour améliorer son confort serait mal perçu.

La personne digne n’est pas parfaite, mais elle montre une disposition à accueillir le message et à soutenir l’envoyé de Dieu.

Le rejet de l’Évangile et ses conséquences – Matthieu 10:14-15

Matthieu 10:14 :

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Ce geste symbolique vient de la tradition juive. Il marque une rupture nette et un rejet clair. Les Juifs secouaient la poussière de leurs pieds en quittant un territoire païen pour exprimer qu’ils ne voulaient rien emporter de ce lieu impur.

On retrouve cela en :

Actes 13:51

51 Paul et Barnabas secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds, et allèrent à Icone,

Quand une personne rejette l’amour de Dieu (sa Parole), cette personne tombe sous le jugement.

Le jugement annoncé au verset 15 est sévère.

Et encore en Actes 18:6, face au rejet obstiné de certains Juifs.

Rejeter l’Évangile, c’est rejeter l’amour de Dieu, et cela expose à un jugement inévitable.

Matthieu 10:15

15 Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de [c]Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Le jugement annoncé ici est sévère. Pourquoi ? Parce que plus grande est la lumière reçue, plus grande est la responsabilité de celui qu’il l’a reçue. Refuser le message du Christ, c’est refuser le salut.

Application personnelle

La mission confiée aux Douze doit nous inspirer aujourd’hui encore. Elle exige :

  • Une foi totale en Dieu, pour la puissance et les ressources.
  • Un discernement spirituel, pour choisir où et comment agir.
  • Une attitude de paix, sans chercher son avantage personnel.
  • Une fermeté face au rejet de l’Évangile.

Dieu appelle chacun de nous à collaborer avec Lui, à faire confiance à sa provision, et à porter fidèlement le message du Royaume.

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3 – l’Évangile du royaume doit-être proclamé

Matthieu 10:16-23

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

17 Mettez-vous en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18  vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

19 Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même;

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

La brebis au milieu des loups – Matthieu 10:16

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Jésus utilise l’image de la brebis pour souligner ses trois traits de caractère : sa vulnérabilité, sa douceur et son obéissance. La brebis n’a ni défense naturelle ni agressivité.
Ainsi doit être l’attitude du messager de l’Évangile. Il doit être humble, paisible, et dépendant de son Berger.

L’Évangile ne se proclame pas avec violence ou arrogance, mais avec douceur et clarté. Ce sont les cœurs bien disposés qui répondront à l’appel de Dieu.

Mais qui sont les loups ?
Ce sont les persécuteurs : autorités religieuses ou civiles, païens hostiles, et tous ceux qui rejettent Jésus. Le monde ne reste jamais neutre face au Christ.

Prudence et pureté : une double posture Matthieu 10:16

Jésus appelle ses disciples à deux attitudes complémentaires :

  • La prudence du serpent : Ainsi, il faut faire preuve de discernement, savoir quand parler, quand se taire, et comment agir avec sagesse.
  • La simplicité de la colombe : Il faut rester sincère, sans duplicité, avec un cœur pur et des intentions droites.

Cette double posture protège le chrétien contre les pièges de l’ennemi, tout en gardant un témoignage fidèle.

La persécution annoncée – Matthieu 10:17-18

17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

Les tribunaux évoqués dans ce texte sont ceux des synagogues. Ces lieux, au-delà de l’enseignement et de la prière, servaient aussi de centres communautaires où l’on réglait des litiges religieux et civils mineurs.

Jésus n’idéalise pas la mission : il annonce clairement l’opposition. Les disciples seront maltraités, arrêtés et traînés devant les autorités, mais cela servira un but plus grand.

Le verset 18 anticipe la portée mondiale de l’Évangile, en lien direct avec Actes 1:8 :

Le Saint-Esprit parle en eux – Matthieu 10:20

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Jésus rassure ses disciples en leur disant qu’ils ne seront jamais seuls. Le Saint-Esprit les inspirera au moment opportun.
Ici, Matthieu parle de l’Esprit du Père. Après la résurrection, le Nouveau Testament parlera aussi de l’Esprit du Fils. Il s’agit toujours de l’Esprit de Dieu, à la fois celui du Père et du Fils, pleinement uni dans la Trinité.

La division au sein des familles – Matthieu 10:21-22

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

La persécution ne viendra pas seulement de l’extérieur. Elle surgira parfois au sein même des familles. C’est une réalité douloureuse mais prévisible.
Rester fidèle à Jésus exigera persévérance, loyauté et courage.

« Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »

La persévérance n’est pas optionnelle. Elle fait partie intégrante de la vie chrétienne.

Fuir n’est pas trahir – Matthieu 10:23

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

Fuir n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent une stratégie de sagesse. Jésus n’appelle pas à la confrontation systématique. Il demande de la sagesse et de l’humilité pour éviter les conflits inutiles et préserver l’Évangile.

Dieu n’honore pas l’orgueil déguisé en zèle. Il cherche des serviteurs obéissants, fidèles et stratégiques.

Application personnelle

Nous sommes appelés, nous  aussi, à annoncer l’Évangile dans un monde hostile. Jésus ne promet pas un chemin facile, mais il garantit sa présence, sa sagesse, et son Esprit.

Voici trois attitudes essentielles à cultiver :

  • La prudence du serpent : réfléchir avant d’agir, user de discernement.
  • La simplicité de la colombe : rester vrai, humble, et pur dans nos intentions.
  • La persévérance du disciple : avancer, même dans l’opposition.

La mission continue, et le Maître est avec nous jusqu’à la fin.

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4 – Le prix de la consécration du disciple :

Matthieu 10:24-33

24 Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur.

25 Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison!

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Matthieu 10:24-25

Jésus montre ici une réalité simple et percutante : ses disciples ne doivent pas s’attendre à un meilleur traitement que celui qu’il a reçu lui-même. Il y a ici un jeu de mots significatif autour de l’expression « maître de la maison ». Le terme « Béelzébul » est un mot composé.

  • « Beel » vient de Baal, qui signifie seigneur ou maître.
  • Selon les interprétations, Béelzébul peut vouloir dire : seigneur de la maison, seigneur des mouches, ou même seigneur du fumier.

Ce jeu de mots ironique souligne le mépris des adversaires de Jésus. Ils traitent le véritable Maître de la maison comme un démon. C’est exactement ce que les pharisiens ont dit en:

Matthieu 9:34

34 Mais les pharisiens dirent:  C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Si Jésus a été diffamé de cette manière, ses disciples peuvent s’attendre au même traitement, et ils ne doivent pas en être surpris.

Matthieu 10:26-27

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

Ici, Jésus encourage ses disciples à ne pas se laisser intimider.

  • Ne les craignez pas signifie aussi : n’y prenez pas garde, n’en soyez pas troublés.
  • Ce qui est maintenant caché, les motivations profondes, les vérités spirituelles, sera bientôt révélé.
  • Ce que Jésus enseigne en privé, les disciples doivent le proclamer publiquement.

À l’époque, les toits plats des maisons servaient de lieux de vie, de repos et de communication. Crier un message depuis un toit signifiait le rendre public au maximum. L’Évangile n’est pas destiné à rester secret, mais à être annoncé sans peur.

Matthieu 10:28

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

Le contraste est net. Jésus nous appelle à replacer nos priorités :

  • Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps (les hommes).
  • Craignez plutôt Dieu, qui seul peut juger l’âme pour l’éternité.

Le mot « géhenne » fait ici référence à la vallée de Hinnom, située au sud de Jérusalem.

  • Cette vallée a été un lieu de cultes idolâtres horribles, notamment à celui de Moloch, où des enfants étaient sacrifiés par le feu.
  • Plus tard, les Juifs ont fait de ce lieu une décharge publique, où les ordures brûlaient constamment.
  • La géhenne est ainsi devenue une image parlante du jugement éternel avec l’enfer.
Matthieu 10:29-31

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

Ces versets révèlent la tendresse et la souveraineté de Dieu.

  • Dieu connaît chaque détail de notre vie.
  • Même ce qui semble insignifiant (comme un moineau ou un cheveu) a de la valeur à ses yeux.
  • À plus forte raison, vous avez de la valeur pour lui. Ne craignez rien : votre vie est entre les mains de votre Père.
Matthieu 10:32-33

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Jésus demande une foi publique, assumée, courageuse.

  • Le suivre ne peut pas rester privé.
  • Ceux qui confessent Christ sans honte, recevront sa reconnaissance dans l’éternité.
  • Mais ceux qui le renient par peur ou par compromis, s’exposent à un rejet de Dieu lui-même.

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5 – Suivre Jésus : un choix radical aux conséquences profondes

Matthieu 10:34-42

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Jésus, source de division – Matthieu 10:34

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Les Juifs attendaient un Messie triomphant, imposant la paix par la force, un ordre militaire en faveur d’Israël. Cependant, Jésus n’est pas venu avec une épée terrestre.L’épée ici est symbolique et elle représente la division que provoque son message. Il n’est pas possible de rester neutre face à lui. Soit on choisit de le suivre ou soit on le rejette (cf. Jean 3:18). Ce choix divise, et parfois jusqu’au cœur des familles.

Jean 3:18

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Jésus est au-dessus de tout attachement (versets 35-36)

Matthieu 10:35-66

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

Jésus cite le verset de:

Michée 7:6

Car le fils outrage le père, La fille se soulève contre sa mère, La belle-fille contre sa belle-mère; Chacun a pour ennemis les gens de sa maison..

 Le parallèle de Luc 14:26 comporte l’idiome hébreu de comparaison ‘’haïr son père’’

Luc 14:26

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

Ce langage choquant est un idiome hébraïque. Il signifie simplement qu’il faut préférer Christ à tout autre. Il ne s’agit pas de haïr littéralement, mais de placer l’amour pour Jésus au-dessus de tout.

Suivre Jésus exige tout – Matthieu 10:37-39

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

L’engagement envers Jésus ne tolère aucune concurrence. Il appelle à un amour exclusif et à une obéissance totale. C’est l’image forte que donne :

Luc 9:62 :

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Porter sa croix, c’est assumer le rejet, la souffrance, et la perte, par fidélité à Jésus. Avant même sa crucifixion, le Seigneur annonce que le disciple devra suivre la même voie que lui.

Accueillir les envoyés de Jésus – Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Recevoir un disciple revient à recevoir Jésus lui-même, et donc le Père. Le disciple agit en ambassadeur du Christ. Cette dignité confère une grande responsabilité à celui qui l’accueille.

« Celui qui reçoit un prophète… recevra une récompense de prophète. »

Jésus semble se désigner ici lui-même comme le Prophète annoncé en Deutéronome 18:15 et comme le Juste en Actes 7:52

Actes 7:52

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Chaque geste d’hospitalité envers un disciple du Christ, et ce même un simple verre d’eau (v. 42), sera récompensé.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

Suivre Jésus n’est pas un choix confortable. Il s’agit d’un engagement radical qui peut coûter cher : relations, réputation, confort…et même sa vie, mais il vaut tout.

Jésus ne cherche pas des admirateurs. Il appelle des disciples prêts à tout lui donner.

Posez-nous ces questions :

  • Est-ce que je place Jésus au-dessus de tout et de tous ?
  • Suis-je prêt à perdre pour gagner ?
  • Est-ce que ma vie reflète la fidélité, l’obéissance et l’abandon total à Jésus ?

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Parabole La Main à La Charrue : Un Engagement Sans Retour

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La parabole de la main à la charrue de Luc 9:51-62 est un enseignement crucial de Jésus sur l’engagement à servir Dieu. Jésus demande à ses disciples d’ignorer les distractions mondaines et de se consacrer pleinement à l’appel divin. Cette étude examine les symboles et les leçons de cette parabole.

La parabole de la main à la charrue

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Cette parabole est en quelque sorte un avertissement pour toute personne qui veut suivre Jésus, de calculer à la dépense (Luc 14:28) avant de s’engager.

1 – L’enseignement – Luc 9:51-62

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

52 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.

53 Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.

54 Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?

55 Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.

56 Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.

L’épreuve de la consécration des disciples

57 Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit: Seigneur, je te suivrai partout où tu iras.

58 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.

59 Il dit à un autre: Suis-moi. Et il répondit: Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

60 Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu.

61 Un autre dit: Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison.

62 Jésus lui répondit: Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu.

Pour comprendre tout le sens de la parabole, il faut comprendre ce qu’implique la résolution de Jésus d’aller à Jérusalem dite au verset 51 et les conséquences à venir pour Jésus.

Luc 9:51

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

Si nous ne prenons pas en compte ce verset pour expliquer la parabole de la main à la charrue, nous passerons à côté de l’essentiel de l’explication de celle-ci, car Jésus nous montre l’exemple.

Jésus réalise que son temps est presque écoulé. Il se prépare à accomplir sa mission, celle pour laquelle il est venu sur terre, en allant à Jérusalem où l’attend la crucifixion. Sa détermination reste ferme, concentrée sur sa mission. Il sait ce qui l’attend, il l’a annoncé précédemment.

Luc 9:22

22 Il ajouta qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.

Puis il ajoute

Luc 9:23-24

23 Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

24 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera.

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2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans Luc 9:51-62, Jésus s’adresse directement à ses disciples et aux personnes qui souhaitent le suivre. Jésus veut clarifier les exigences que l’on attend d’un véritable disciple. Ceux qui souhaitent le suivre doivent comprendre que l’engagement envers lui ne doit pas être motivé par un désir d’un moment ou conditionné par des distractions. La parabole parle non seulement des personnes de son époque mais aussi de nous aujourd’hui, car elle soulève la question fondamentale de la priorité que nous accordons à notre foi.

C’est en quelque sorte un avertissement pour toute personne qui veut suivre Jésus de calculer à la dépense (Luc 14:28) avant de s’engager.

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3-  Le contexte :

Le contexte de cette parabole se situe dans les derniers jours de Jésus en Galilée. C’est un moment charnière du ministère de Jésus, alors qu’il se dirige vers Jérusalem pour accomplir sa mission. Quand au verset 62 il est question de la main à la charrue. Il faut garder en mémoire le verset 51 pour comprendre la pensée de Jésus !

Luc 9:51

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

 Luc rapporte que Jésus se dirige vers Jérusalem, un lieu symbolique de sa souffrance à venir. La tension monte autour de Jésus, qui annonce son sacrifice et exige une entière soumission. Au moment où il parle de la charrue, Jésus met en évidence l’importance de suivre un appel radical à la mission divine, sans regarder en arrière ni s’encombrer de préoccupations humaines.

Ce passage met en lumière les obstacles que chaque croyant peut rencontrer lorsqu’il répond à l’appel divin. Jésus nous explique qu’être chrétien demande des sacrifices et un engagement total.

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4-  Explication de la parabole

Dans Luc 9:62, Jésus utilise l’image de la personne qui met la main à la charrue et regarde en arrière pour enseigner qu’un disciple véritable doit être pleinement engagé dans la mission. La charrue symbolise le travail de Dieu, et la main représente l’engagement personnel du croyant. Ceux qui, tout en suivant Jésus, retournent à leur vie d’antan ou cherchent à retrouver leurs anciennes priorités ne sont pas prêts pour le royaume de Dieu. La parabole met donc l’accent sur l’importance de l’unité de cœur, de l’orientation vers Dieu et du renoncement aux distractions.

Pour comprendre cette parabole dans ses moindres détails, il faut relire plusieurs passages de ce chapitre 9. Un grand nombre d’éléments sont donnés pour comprendre la pensée de Jésus quand il parle de mettre la main à la charrue.

les détails du chapitre à prendre en compte
  • Jésus envoie les disciples en mission. ( aux versets 1-2)
  • Jésus nourrit une foule de cinq mille hommes. (aux versets 12-17)
  • Jésus annonce sa mort, (sa vraie mission) (aux verset 22 et 44-45)
  • Le prix de la consécration (aux versets 23-26)
  • La guérison d’un enfant (aux versets 38-43)
  • Les disciples s’interrogent à savoir qui est le plus grand. (aux versets 46-48)
L’image du laboureur

Un ouvrier agricole qui veut labourer une terre avec une charrue, réfléchit d’abord pour savoir comment il va procéder. Il se place au début du premier sillon à faire, et là toute son attention est tournée vers le sillon à tracer pour qu’il soit le plus droit possible. Cela veut dire que toute son attention est portée sur son travail. Il dirige les animaux qui tirent la charrue. Il fait attention au soc de la charrue pour qu’il soit correctement orienté, ni trop profond, ni trop en surface. En conséquence, il ne peut pas se permettre d’être distrait.

Ainsi, une fois qu’il a pris la charrue, l’ouvrier ne doit pas se retourner car le sillon ne serait plus droit. Le choix de cette parabole n’est pas anodin. Dans la parabole des deux constructeurs Jésus invite le disciple à bâtir sa vie de foi sur lui (sur la Bible). Celui qui veut bâtir une tour calcule à la dépense avant de la construire. C’est-à-dire qu’il doit réfléchir avant de s’engager. Ici dans cette parabole, Jésus utilise cette image pour souligner la nécessité d’un engagement sans faille, sans retour. Le travail nécessite d’aller jusqu’au bout de la mission. En d’autres termes, toute personne qui s’engage à suivre Jésus ne doit pas être distraite par son passé ou par des priorités superficielles. La main à la charrue symbolise l’engagement continu, inébranlable et sans hésitation, vers le royaume de Dieu.

La détermination des mages et leur obéissance à l’Esprit

Nous avons un exemple de détermination en les personnes des mages d’orient qui sont venus jusqu’à Jérusalem pour voir l’enfant Jésus et qui ont poursuivi leur chemin jusqu’à Bethléhem. En Matthieu 2, les mages d’orient poussés par le Saint-Esprit (l’étoile) ont consacré du temps, parcouru de longues distances pour se prosterner et adorer Jésus. Puis, en Matthieu 2:12, les mages suivent la direction du Saint-Esprit : « divinement avertis en songe »

Pour comprendre cette parabole dans le moindre détail, il faut se rappeler un certain nombre de versets comme il a été dit précédemment. Il est premièrement question d’envoi en mission. Jésus envoie ses douze disciples en mission avec le pouvoir sur les démons et la capacité de guérison pour prêcher le royaume de Dieu. Il exige des disciples une détermination sans faille. La parabole enseigne que le disciple ne doit pas regarder en arrière. Son passé et son entourage ne doivent pas entraver sa marche chrétienne. Un vrai disciple met sa relation avec Christ au-dessus de toutes autres relations, à l’inverse de ce qui est illustré par la réaction des trois postulants.

Le premier candidat – Verset 57 

‘’Seigneur, je te suivrai partout où tu iras’’

Quelle est sa motivation ? Elle est charnelle. Il faut revenir au début du chapitre. Cet homme a vu les disciples chasser des démons et guérir des malades. Il a aussi assisté à l’épisode de Jésus nourrissant une grande foule avec peu de ressources. Son désir de rejoindre les disciples semble motivé par l’envie de posséder cette puissance. Mais il ne perçoit que ce qui lui paraît être le côté favorable des choses. Jésus lui rappelle qu’il y a un prix à payer. Est-il prêt à payer ce prix, celui du renoncement au bien être ?

Jésus lui présente une vie de renoncement.

Luc 9:58

58 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.

Car autant Jésus attire les foules, autant il est rejeté. La Judée le rejette (Jean 5:18), la Galilée le renvoie (Jean 6:66), la région de Gadara le supplie de partir (Matthieu 8:34), et la Samarie refuse de l’accueillir (Luc 9:53).

Bien que sa réaction ne soit pas mentionnée, il est clair que son ardeur à suivre Jésus a faibli.

Le deuxième candidat – verset 59

Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

Lorsque ce candidat à la suite de Jésus déclare : « Permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père », sa requête peut sembler raisonnable. Cependant, dans le contexte culturel de l’époque, cette expression était un idiome. Elle signifiait rester auprès des parents pour s’occuper d’eux jusqu’à leur mort, ce qui pouvait durer des années. C’était une obligation sociale bien ancrée (cf. 1 Rois 19:20).

Quelle priorité?

Ce candidat n’était donc pas prêt à un engagement total et immédiat. La véritable question soulevée ici est celle des priorités. Même le devoir familial, aussi sacré soit-il, ne peut passer avant l’appel de Jésus. La priorité absolue doit être donnée au Royaume de Dieu.

L’erreur de cet homme réside dans sa tendance à différer. Le mot clé qui trahit son cœur est : « d’abord ». Il cherche une bonne excuse pour repousser son obéissance. En remettant sans cesse à plus tard son engagement, il risque de ne jamais entrer pleinement dans la mission à laquelle il est appelé.

Pourtant l’ordre de mission est donné par Jésus :

Luc 9:60

60 Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu.

Le troisième candidat – verset 61

Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison.

Dans le deuxième cas, ce sont les priorités personnelles du candidat qui le retiennent, et non son père. Ici, Jésus expose un autre obstacle majeur : la pression de l’entourage qu’elle soit familiale ou amicale, que ce soit la mère, le père, ou même, dans d’autres cas, le conjoint. Tous peuvent constituer un frein à la décision de suivre Jésus. Suivre Jésus est une décision personnelle. Le frein à l’engagement peut aussi venir d’amis avec qui l’on entretient des liens étroits.

Suivre Jésus ne nous rendra pas populaires, bien au contraire. C’est une séparation d’avec le monde d’avant. Comme Jésus, nous serons rejetés. Il est crucial d’en être conscient dès le départ. Suivre Jésus, c’est quitter une famille charnelle pour rejoindre une famille spirituelle.

Dans d’autres passages des Évangiles, nous constatons que même les disciples les plus proches de Jésus n’étaient pas exempts de pensées charnelles. Par exemple, au verset 46 de ce même chapitre, ils se demandent : « Qui est le plus grand ? »

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5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

En Luc 9:51

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

La détermination de Jésus-Christ contraste singulièrement avec le manque de détermination des trois candidats disciples. Jésus est notre modèle à suivre.

La leçon centrale de cette parabole est l’appel à une totale concentration sur la mission divine. Suivre Jésus implique de faire des sacrifices et de se détourner des distractions qui nous empêchent d’avancer dans notre foi. Cela nous rappelle aussi que le chemin du disciple n’est pas facile et qu’il faut persévérer sans hésitation. La parabole incite à vivre selon une nouvelle orientation, celle du royaume de Dieu, en abandonnant les préoccupations de ce monde. L’application personnelle de cette parabole est cruciale pour chaque chrétien.

Mesurer le coût de l’engagement

Elle nous invite à évaluer si nous sommes réellement engagés à suivre Jésus ou si nous permettons aux préoccupations mondaines de nous détourner de notre mission spirituelle. L’exigence de ne pas regarder en arrière est un appel à la fidélité et à la constance. Si nous mettons la main à la charrue de la foi, nous devons avancer sans retour en arrière. Cela implique un pardon constant et la volonté de renoncer à notre volonté propre pour rechercher celle de Dieu.

Le verset 62 est comme une conclusion de l’ensemble du chapitre.

Mettre la main à la charrue est en peu de mots une leçon à retenir pour qui veut suivre Jésus.

Cette parabole est étroitement lié avec les versets suivants :

Elle n’est pas le seul avertissement de la Bible sur l’engagement du disciple.

  1. Luc 14:27 – « Quiconque ne porte pas sa croix pour me suivre ne peut être mon disciple. »
  2. Philippiens 3:13-14 – « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »
  3. Hébreux 12:1-2 – « Nous aussi, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, les yeux fixés sur Jésus. »
  4. Luc 9:23 – « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce lui-même, qu’il prenne chaque jour sa croix, et qu’il me suive. »

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Jean 12:26 : Suivre Jésus, un appel à l’engagement total

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En Jean 12:26, Jésus nous adresse un appel radical : « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. »

Un homme marche vers la croix, Jean 12:26
Jean 12:26 : Suivre Jésus demande un engagement total

26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.

Jean 12:26

Ce verset met en lumière l’engagement total que Jésus attend de ses disciples. Suivre Jésus n’est pas un simple acte de croyance, mais un appel à une vie de dévouement absolu et d’obéissance. Jésus nous invite à le suivre dans son œuvre, mais aussi à le suivre dans sa souffrance.

Aujourd’hui, ce verset nous incite à réfléchir sur notre propre engagement envers Jésus. Il ne s’agit pas seulement de le suivre dans les moments de joie, mais aussi dans les moments difficiles. Le véritable disciple accepte de porter sa croix et de marcher sur le chemin que Jésus a tracé. Cela implique un renoncement à lui-même et un désir ardent de servir Dieu dans toutes ses actions.

Ce passage enseigne également que suivre Jésus va de pair avec une relation intime avec lui. Il promet à ses disciples qu’ils seront là où il est. Cela nous rappelle qu’un véritable engagement avec Jésus conduit à une communion profonde avec lui. Il ne s’agit pas seulement d’être des croyants passifs, mais de participer activement à son œuvre. Il nous appelle à le suivre, à le servir, et à chercher sa gloire dans toutes nos actions.

Ainsi, aujourd’hui, nous devons nous interroger : Suivons-nous Jésus de manière totale, avec un engagement sans réserve ? La question du disciple est avant tout une question de foi vécue au quotidien, dans chaque aspect de sa vie. Celui qui marche sur la terre, dans un mouvement chrétien où Jésus seul n’est pas le centre de tout, devra en assumer les conséquences désastreuses. Il finira dans le même lieu que les autorités de ce mouvement.

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C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

2 Chroniques 13-14 – – – Jean 12:1-26

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