Jean chapitre 9 voir par la foi et recevoir la lumière

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En Jean chapitre 9, Jésus guérit un aveugle-né et révèle ainsi une vérité sur la cécité spirituelle. À travers ce miracle, il appelle chacun de nous à recevoir la vraie lumière pour voir clairement et croire en lui.

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Jean chapitre 9 – Étude biblique

Jean 9:1-12 – la guérison de l’aveugle-né

Jean 9:1-5

1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.

2 Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?

3 Jésus répondit: Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.

4 Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de celui qui m’a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.

5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.

Jean 9:1 – La guérison de cet aveugle de naissance, est le seul type d’aveugle de naissance énoncé dans les Évangiles. Cela montre qu’il n’y avait aucune possibilité de fraude de la part de Jésus, raison pour laquelle les religieux ont très gênés et ont manifesté encore plus d’hostilité envers lui.

Jean 9:2 – Nous ignorons quelles sont les personnes désignées par « les disciples ». S’agit-il seulement des douze apôtres ou de personnes d’un cercle plus élargi.

La question : Qui a péché ? Cet aveugle ou ses parents ?

Il faut se souvenir de ce qui est écrit en:

Exode 20:5

5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

Ce verset est répété en Deutéronome 5:9, ce qui lui donne un certain poids sur lequel s’appuyaient les rabbins pour penser que les ascendants de cet aveugle, avaient pu commettre le péché d’idolâtrie.

La relation entre le péché et la maladie, est évoquée aussi en:

Jean 5:14 (Bethesda)

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

Et elle est aussi mentionnée dans la lettre de Jacques.

Jacques 5:15-16

15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficacité.

Jean 9:3 – la réponse de Jésus montre que la relation péché-maladie, n’est pas systématique. La maladie peut-être aussi une épreuve voulue par Dieu comme celle de l’écharde de Paul.

2 Corinthiens 12:7

7 Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Jean 9:4-5 – le jour et la nuit ! Ces mots sont des métaphores pour parler du temps du ministère de Jésus sur terre (le jour) et le temps où il ne sera plus là (la nuit).

Souvenons-nous qu’à la mort de Jésus, il y eut des ténèbres en plein jour (de midi à quinze heures) comme il est dit en :

Matthieu 27:45

45 Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre.

Jésus quand il est venu sur terre, c’était pour nous apporter la révélation de sa personne et ouvrir notre compréhension spirituelle.

Éphésiens 1:17-18

17 afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,

18 et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints,

La souffrance peut avoir un but divin.

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

La maladie peut-être aussi pour que les œuvres de Dieu soient manifestées et que Dieu soit glorifié ainsi qu’il est écrit:.

Jean 11:4

4 Après avoir entendu cela, Jésus dit: Cette maladie n’est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

Jean 9:6-7

6 Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle,

7 et lui dit: Va, et lave-toi au réservoir de Siloé (nom qui signifie envoyé). Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair.

Jean 9:6 – Jésus fait de la boue avec sa salive. La salive était considérée à son époque comme un remède médical maison. En Marc 7:33 et Marc 8:23, Jésus a utilisé le même procédé.

Cet homme aveugle né, qui ne connaissait pas l’identité de Jésus, lui a simplement fait confiance et lui a obéi. Ce qui est remarquable, c’est qu’ensuite encore aveugle, il s’est rendu à la piscine de Siloé qui se trouvait à une certaine distance sur un terrain pavé et en pente.

La boue rappelle la création de l’homme (Genèse 2:7), suggérant une nouvelle création chez cet homme. (2 Corinthiens 5:17)

Se laver a deux significations, d’une part la purification et d’autre part, la foi qui se manifeste par l’obéissance. La soumission de cet aveugle aux paroles de Jésus et son obéissance, ont été récompensées. Il voit clair !

Il est l’exemple même de ce qui est écrit en 2 Corinthiens 5:17 : « Les choses anciennes, (sa vie d’aveugle mendiant) sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles ». Pour lui, c’est une nouvelle vie qui commence.

Jean rappelle que ce mot de Siloé signifie envoyé, comme il dira à plusieurs reprises au sujet de Jésus que le Père a envoyé.

N’oublions pas que le but précis de l’Évangile de Jean est résumé au verset de:

Jean 21:31

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

Jean 9:8-12

8 Ses voisins et ceux qui auparavant l’avaient connu comme un mendiant disaient: N’est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait?

9 Les uns disaient: C’est lui. D’autres disaient: Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait: C’est moi.

10 Ils lui dirent donc: Comment tes yeux ont-ils été ouverts?

11 Il répondit: L’Homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m’a dit: Va au réservoir de Siloé, et lave-toi. J’y suis allé, je me suis lavé, et j’ai recouvré la vue.

12 Ils lui dirent: Où est cet homme? Il répondit: Je ne sais.

Nous pouvons imaginer que la physionomie de l’homme qui était aveugle, avait changé après sa guérison et qu’il était désormais un autre homme. Cette guérison avait transformé non seulement son aspect physique mais aussi son mental. Le miracle opéré était au-delà de l’imaginable pour les personnes de son entourage. Ceci les ont conduit à poser la question : Comment tes yeux se sont ouverts ? et non pas qui t’a ouvert les yeux ?

Cet homme va relater les faits avec simplicité et justesse sans avoir identifier qui était Jésus. Il a entendu que des personnes l’avaient appelé Jésus. Il ne l’avait quant à lui jamais vu pour pouvoir l’identifier.

Jésus n’est pas non plus connu de l’entourage de cet homme et peut être que le nom de Jésus était usuel. Cet homme ne connaissait donc pas encore l’identité divine de Jésus.

Jean 9:13-17 les pharisiens enquêtent sur la guérison

Jean 9:13-17

13 Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle.

14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux.

15 De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit: Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois.

16 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent: Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n’observe pas le sabbat. D’autres dirent: Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles?

17 Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle: Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu’il t’a ouvert les yeux? Il répondit: C’est un prophète.

Jean 9:13 – L’entourage de cet homme va le conduire vers les religieux pour constater la guérison, ce qui était parfaitement la coutume. Le terme pharisien doit représenter les autorités religieuses, le sanhédrin.

Jean 9:14 – Ici s’est élevé un sujet de controverse. Jésus guérit un jour de sabbat !

La même question est posée, la même réponse est donnée.

La réaction des pharisiens n’est pas de reconnaitre la guérison mais de considérer que le sabbat n’a pas été respecté. Dans leur logique, si un homme ne respecte pas le sabbat, il s’agit d’un pécheur et non d’un envoyé de Dieu (prophète). La première réaction ou tentation des pharisiens, est de nier la réalité des faits. Cependant, l’homme était aveugle de naissance. Par conséquent, il ne pouvait pas y avoir de fraude.

Le miracle opéré, va poser aux pharisiens un problème des plus embarrassants.

Pour eux, un homme qui ne respecte pas le sabbat, est un pécheur. Il ne vient pas de Dieu ! C’est pour eux un axiome. Mais comment un homme pécheur pouvait-il faire de tels miracles ? D’où lui venait cette autorité ? En aucun cas pour eux, il ne pouvait être le Messie.

Pourtant le prophète Ésaïe a dit :

Ésaïe 29:18

18 En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre; Et, délivrés de l’obscurité et des ténèbres, Les yeux des aveugles verront.

Et en Ésaïe 35:5-6

5 Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

6 Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Tout les critères de la messianité de Jésus sont là, ce que Nicodème avait reconnu implicitement. Considérer ce miracle comme signe messianique, revenait à reconnaitre le Messie en la personne de Jésus. Cependant, c’était inconcevable aux yeux de ces pharisiens qui étaient plus portés sur la tradition orale que sur la Parole de Dieu qu’ils semblaient mal connaître ou pire qu’ils voulaient ignorer.

Ce qui fera dire à Jésus :

Matthieu 15:6

6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.

Que ce soit parmi l’entourage de l’homme ou des pharisiens, il y eut division. Ceci confirme les paroles de Jésus relatés en:

Luc 12:51

51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division.

Cette phrase est une réalité toujours actuelle.

Le légalisme, l’observation de la loi dans toute sa rigueur, est catastrophique et s’oppose à la miséricorde. Or Dieu dit au verset de:

Osée 6:6

6 Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Et Jérémie 9:24

24 Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie D’avoir de l’intelligence et de me connaître, De savoir que je suis l’Éternel, Qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.

C’est le même mot hébreux « checed » qui est traduit ici par piété, grâce, miséricorde, ou bonté. C’est ainsi que Jésus reprendra les paroles de l’Ancien Testament et dira :

Matthieu 9:13

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Jean 9:17 – Jésus va passer du statut d’inconnu pour cet homme, à celui d’un prophète et évoluer ensuite.

Chaque croyant a sa démarche de foi personnelle, mais peu importe comme le dit l’Ecclésiaste, le plus important est la fin.

Ecclésiaste 7:8

8Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement ; mieux vaut un esprit patient qu’un esprit hautain.

Les pharisiens convoquent donc les parents pour s’assurer que l’homme était bien né aveugle.

Jean 9:18-23 – l’interrogatoire des parents

Jean 9:18-23

18 Les Juifs ne crurent point qu’il avait été aveugle et qu’il eût recouvré la vue jusqu’à ce qu’ils aient fait venir ses parents.

19 Et ils les interrogèrent, disant: Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle? Comment donc voit-il maintenant?

Les parents sont interrogés

23 C’est pourquoi ses parents dirent: Il a de l’âge, interrogez-le lui-même.

20 Ses parents répondirent: Nous savons que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle;

21 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c’est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l’âge, il parlera de ce qui le concerne.

22 Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu’un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue.

Est-ce que cet homme était bien né aveugle ? Les parents sont appelés pour témoigner de la réalité des faits. Comme il est écrit, ceux-ci restent prudents et ne veulent pas prendre position pour Jésus. Ils ignorent tout. Se réjouissent-ils ? Pour l’instant cette guérison est pour eux une source de problèmes avec le risque pour eux d’être exclus de la synagogue. C’est pourquoi, ils montrent qu’ils veulent rester en dehors de toute polémique.

Jean 9:24-34 – la confrontation de l’aveugle

Jean 9:24-34

24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent: Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur.

25 Il répondit: S’il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois.

26 Ils lui dirent: Que t’a-t-il fait? Comment t’a-t-il ouvert les yeux?

Les Pharisiens l’interrogent à nouveau

27 Il leur répondit: Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples?

28 Ils l’injurièrent et dirent: C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse.

29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est.

30 Cet homme leur répondit: Il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est; et cependant il m’a ouvert les yeux.

31 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.

32 Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né.

33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.

34 Ils lui répondirent: Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes! Et ils le chassèrent.

Jean 9:24 – « Donne gloire à Dieu ». Avec l’ordre donné à l’homme guéri, nous pourrions penser que les religieux reconnaissaient que le miracle venait de Dieu, tout en niant la divinité de Jésus, mais ce n’était pas le cas. Cette expression « donne gloire » est une formule de prestation de serment pour engager la personne à dire la vérité. Cette formule se retrouve en :

Josué 7:19

19 Josué dit à Acan: Mon fils, donne gloire à l’Éternel, le Dieu d’Israël, et rends-lui hommage. Dis-moi donc ce que tu as fait, ne me le cache point.

Pour l’homme guéri cela revenait à témoigner sous serment et à répondre à la même question que précédemment. Par sa réponse, l’homme guéri s’est contenté de relater les faits : « je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois ». Il ne cherchait pas la polémique.

Jean 9:26 – Ce sera la troisième fois que les pharisiens posent la question : Comment t’a-t-il ouvert les yeux ?

Jean 9:27 – La réponse ne manque pas d’ironie. Pour me poser la même question avec insistance : « Voulez-vous aussi devenir ses disciples?« 

L’attitude agressive des pharisiens, pousse cet homme à prendre position pour Jésus.  Le « aussi » voudrait-il dire qu’il était prêt à suivre Jésus comme disciple, ce que nous pouvons comprendre par la réaction de ces pharisiens : « C’est toi qui es son disciple « .

L’échange avec les pharisiens et leur hostilité l’ont poussé à réfléchir sur la personne de Jésus et sur le miracle opéré. Sans dire ouvertement que Jésus était le Messie, il s’est enhardi et a dressé le constat :

Jean 9:30-33

30 Cet homme leur répondit: Il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est; et cependant il m’a ouvert les yeux.

31 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.

32 Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né.

33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.

Nous pourrions traduire cela par : si vous ne comprenez pas, vous êtes aveugles.

La réaction des pharisiens montre l’idée de la relation du péché qui a pour conséquence la maladie, ce que Jésus a dénoncé au verset 3.

Jean 9:35-38 – Jésus se révèle à l’aveugle-né

Jean 9:35-38

35 Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé; et, l’ayant rencontré, il lui dit: Crois-tu au Fils de Dieu?

36 Il répondit: Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui?

37 Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui.

38 Et il dit: Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui.

Jean 9:35-38 – Ce passage est le terme final de la démarche de foi en Jésus. Jésus se révèle pleinement à cet ancien aveugle. Il voit physiquement et spirituellement aussi : « je crois, Seigneur »

Il accompagne sa parole d’un geste qui témoigne de sa sincérité quand il est dit: « il se prosterna ».

Jean 9:39-41 – l’aveuglement spirituel

Jean 9:39-41

39 Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles?

41 Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Jean 9:39 – « Je suis venu dans ce monde pour un jugement, »

Le jugement qui sera porté sur nous est la conséquence de notre choix. Croyons-nous en Jésus, Fils de Dieu ou non ? la décision nous appartient.

L’incrédulité amène à la condamnation et empêche d’entrer dans le royaume de Dieu.

Attention à l’orgueil qui est un piège sournois empêchant de voir les choses objectivement et d’accepter quelque chose qui va à l’encontre de toutes nos idées préconçues.

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Prière : La guérison de l’aveugle-né

« Seigneur, tu as ouvert les yeux de l’aveugle pour qu’il voie ta gloire. Ouvre mes yeux spirituels pour discerner ta présence et ta volonté. Donne-moi la foi pour te reconnaître comme mon Sauveur.

Au nom de Jésus, nous te prions, Amen. »

a

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Jean chapitre 6 Jésus pain de vie nourrit la foi

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En Jean chapitre 6, nous découvrons Jésus comme le pain de vie qui nourrit notre foi. À travers des signes puissants et son enseignement, il appelle chacun de nous à croire en lui pour recevoir la vie éternelle.

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étude de : la fête des Tabernacles

Jean chapitre 6 – Étude biblique

Jean 6:1-4 – la foule suit Jésus

1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade.

2 Une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades.

3 Jésus monta sur la montagne, et là il s’assit avec ses disciples.

4 Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.

Le lac de Tibériade porte aussi trois autres noms qui sont: la mer de Galilée, le lac de Génésareth et le Kinneret en raison de sa forme (le mot hébreu « Kinnor » (כִּנּוֹר) signifiant lyre ou harpe, nom de la lyre ancienne du roi David).

Jean 6:4 – Le fait que l’apôtre Jean rappelle que la Pâque était proche, montre qu’il mettait cet événement en relation avec l’agneau sacrifié juste avant la sortie d’Égypte du peuple hébreu et la manne (pain du ciel) donnée en nourriture par Dieu à ce peuple pendant sa pérégrination dans le désert jusqu’à son entrée en terre promise. Ainsi l’agneau pascal et la manne (pain de vie) sont la préfiguration de la personne de Jésus, le Pain de vie et l’Agneau Pascal.

Exode 16:4

4 L’Éternel dit à Moïse: Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi.

Psaumes 78:24-25

24 Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, Il leur donna le blé du ciel.

25 Ils mangèrent tous le pain des grands, Il leur envoya de la nourriture à satiété.

  • La motivation de la foule ne porte que sur les miracles et les guérisons. Jésus quant à Lui, veut les amener à une foi en sa personne (v. 29). Il veut que les gens voient au-delà des miracles, la main et la personne qui produit le miracle.

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Jean 6:5-13 – la multiplication des pains

Jean 6:5-9

5 Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger?

6 Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire.

7 Philippe lui répondit: Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.

8 Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit :

9 Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens?

La question que pose Jésus, nous amène à étudier ce que ce passage nous dit sur la foi de Philippe, d’André et du jeune homme.

Philippe fait partie des tout premiers disciples. Il est le cinquième disciple (Jean 1:43). Jésus d’une manière délibérée lui a posé cette question « où achèterons nous des pains ». C’était de sa part un choix délibéré. En effet, Philippe avait besoin que sa foi en Jésus grandisse. Ceci nous est confirmé par le verset 6 : « il dit cela pour l’éprouver. »

  • Était-ce par rapport à sa foi comme rémunérateur (de la foi : Hébreux 11:6), pourvoyeur?
  • Par rapport à ses préoccupations et à ses soins envers la foule, à sa miséricorde?

Plus tard, c’est Philippe qui va demander à Jésus de voir le Père, en:

Jean 14:7-9

7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

8 Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

9 Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Par sa question au verset 5 de ce chapitre 6, Jésus le met à l’épreuve de la foi qui est encore limitée à cause de sa logique humaine. Philippe en effet, a oublié les miracles passés (l’eau changée en vin aux noces de Cana, …) alors que Jésus se présente à l’égal du Père en Jean 5. Il n’a pas encore compris la portée des paroles de Jésus sur son égalité avec Dieu le Père.

Le verset associé : Hébreux 11:6

6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Aux verset 7 et 8, André interpelle par sa réaction quand il constate qu’un jeune garçon a cinq pains d’orge et deux poissons, mais que, qu’est ce que cela pour la foule présente.

  • Est-ce la manifestation d’une foi pratique mais hésitante au regard de l’ampleur du miracle possible?
  • Ou bien, sa réflexion est-elle l’expression d’une attente envers Jésus d’un miracle sans le lui demander, laissant à Jésus toute l’initiative ?

La foi d’André est malgré le doute, agissante. Il remet le problème à Jésus.

Ne méprisons pas les petits commencements comme il est écrit en:

Zacharie 4:10

10 Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront en voyant le niveau dans la main de Zorobabel. Ces sept sont les yeux de l’Éternel, qui parcourent toute la terre.

Le jeune garçon en possession de cinq pains d’orge et deux poissons apporte sa modeste contribution. Le pain d’orge était le pain le moins cher. Cela représentait peut-être son repas de la journée. Son geste manifeste une totale consécration, sa foi étant simple. Il est l’exemple même à imiter selon ce que dit Jésus en:

Matthieu 18:3

3 et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

L’apôtre Jean utilise souvent des symboles. C’est pourquoi les cinq pains et les deux poissons peuvent être la représentation des cinq livres de la Thora (la loi). Les deux poissons quant à eux peuvent être la représentation des deux alliances, L’ancienne Alliance représentée par la manne venue du ciel et la nouvelle Alliance représentée par Jésus, le pain de vie venu du ciel.

Jean 6:10-13 – le miracle

10 Jésus dit: Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.

11 Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulurent.

12 Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.

13 Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé.

Jésus rend grâce ! Nous rendons grâce après avoir reçu une grâce. Tel est le sens de l’expression, mais Jésus rend grâce avant le miracle. Cette action de grâce précède toujours ses actions, miracles ou pas. Lors de la sainte cène, il rend grâce avant de rompre le pain et de le donner. Il rend grâce aussi avant de partager la coupe.

Matthieu 26:26-27

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

Avant de prendre un repas, ne faut il pas rendre grâce quand notre assiette est encore vide avant de commencer à se servir et à manger?

Ce miracle de la multiplication des pains est le seul miracle qui soit relaté dans les quatre Évangiles.

1 Timothée 4:4-5

4 Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces,

5 parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.

Le verset 13 rappelle l’épisode de 2 Rois 4:42-44

2 Rois 4:43

43 Son serviteur répondit: Comment pourrais-je en donner à cent personnes? Mais Élisée dit: Donne à ces gens, et qu’ils mangent; car ainsi parle l’Éternel: On mangera, et on en aura de reste.

Dans ces deux passages, nous voyons l’abondance de Dieu.

Éphésiens 3:20

20 Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons,

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Jean 6:14-15 – Le retrait de Jésus

14 Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul

Ces gens limitent leur réflexion à ce qu’ils voient et connaissent. Ils jugent Jésus au niveau des prophètes. Ils n’exercent pas leur discernement pour percer la personnalité de Jésus. Ils se satisfont de ce qui plait à leur chair.

Jean 6:15 – Ce verset rappelle la tentation du malin de Matthieu 4:8-9. Devant l’échec de ce dernier, il est dit en Luc 4 que le diable ayant échoué, s’éloigna de Jésus jusqu’à un moment favorable. Ici, quand Jésus a vu que la foule voulait le faire roi, il s’agissait d’une tentation plus subtile pour le détourner de sa mission qui était de sauver le monde (Jean 3:17 ; 12:47).

Jésus ne cherche pas la gloire du monde.

Jean 5:41

41 Je ne tire pas ma gloire des hommes.

La foule présente ne voyait en Jésus qu’une personne qui les nourrirait à l’image de Moïse dans le désert avec la manne. Jésus va se retirer à l’écart pour prier. En effet, sa royauté n’est pas de ce monde et sa seul mission est de sauver les hommes.

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Jean 6:16-21 – Jésus marche sur les eaux

16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent au bord de la mer.

17 Étant montés dans une barque, ils traversaient la mer pour se rendre à Capernaüm. Il faisait déjà nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.

18 Il soufflait un grand vent, et la mer était agitée.

19 Après avoir ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils virent Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la barque. Et ils eurent peur.

20 Mais Jésus leur dit: C’est moi; n’ayez pas peur!

21 Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient.

Ce passage montre deux prodiges. Jésus a marché sur les eaux et la barque a rejoint immédiatement la rive. Cet épisode vécu par les disciples est celui prophétisé aux versets des Psaumes et d’Esaïe :

Psaumes 107:28-29

28 Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses;

29 Il arrêta la tempête, ramena le calme, Et les ondes se turent.

Ésaïe 43:2

2 Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; Et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t’embrasera pas.

Ceci montre que la Parole de Dieu est vérité et que ce qui était annoncé, se réalise. Il est nécessaire au travers de ce versets, de se souvenir que Dieu est présent au milieu des tempêtes de la vie. Demandons-lui de nous aider à sortir des épreuves avec succès.

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Jean 6:22-29 – La foule cherche Jésus pour de mauvaises raisons.

Jean 6:22-25

22 La foule qui était restée de l’autre côté de la mer avait remarqué qu’il ne se trouvait là qu’une seule barque, et que Jésus n’était pas monté dans cette barque avec ses disciples, mais qu’ils étaient partis seuls.

23 Le lendemain, comme d’autres barques étaient arrivées de Tibériade près du lieu où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâces,

24 les gens de la foule, ayant vu que ni Jésus ni ses disciples n’étaient là, montèrent eux-mêmes dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus.

25 Et l’ayant trouvé au delà de la mer, ils lui dirent: Rabbi, quand es-tu venu ici?

Tous ces gens avaient vu des miracles, mais ils ne voyaient pas Jésus comme le Messie qu’ils attendaient. Ceci contraste singulièrement avec la femme samaritaine qui n’a pas vu de miracles mais qui a cru en la messianité de Jésus. Celle-ci s’est précipitée auprès de ses compatriotes pour témoigner de lui, oubliant qu’elle était venue puiser de l’eau en laissant sa cruche.

Jean 6:26-27

26 Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés.

27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau.

La foule cherche Jésus pour de mauvaises motivations. Les gens ne sont animés que par un intérêt matériel. Le verset 27 exprime la même pensée que:

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

L’expérience de la vie montre que parfois le fruit de notre travail ne nous profite pas, mais qu’il profite à d’autres. Nous trouvons cela injuste, mais allons plus loin dans la compréhension des choses. Pourquoi ? Dieu nous demande de reconsidérer les choses et d’être actif dans son œuvre et Il s’occupera de nos besoins. C’est ce que nous dit Salomon en:

Psaumes 127:1-2

1 Cantique des degrés. De Salomon. Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.

2 En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil.

Jean 6:28-29

28 Ils lui dirent: Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu?

29 Jésus leur répondit: L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Dans la question qui est posée à Jésus, il y a deux questions en une. Que devons-nous faire pour avoir la vie éternelle, et que devons nous faire pour faire les œuvres de Dieu.

Que devons-nous faire ? Cette question montre une réaction religieuse. Faire des œuvres pour obtenir le salut. Ce n’est pas faire des oeuvres charnelles qui sont nécessaires pour obtenir le salut.

Jésus cherche à faire porter le regard des gens, sur une réalité plus élevée, la nourriture spirituelle qui mène à la vie éternelle.

Ce que nous retrouvons en:

Jean 4:32-34

32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.

33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?

34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.

Il faut d’abord croire en Jésus que Dieu a envoyé, pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. C’est la foi seule en Jésus qui sauve. Or, la foule montre par sa réponse qu’elle est dans la religiosité et les œuvres.

Jean 6:29 – ce verset est similaire à celui de Jean 5:24

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Ces deux versets mettent en lumière deux aspects complémentaires de la foi. Il faut croire en Jésus, ce qui veut dire avoir foi en lui et se soumettre à sa Parole et à lui obéir, ce qui conduit au salut.

Jean 5:24 écouter la Parole et croire en Dieu (croire aussi en Jésus que Dieu a envoyé)

Dans l’Évangile de Jean, le mot grec « apostello » qui veut dire envoyé, est utilisé plus de vingt fois dans chacun des évangiles ( 28 fois en Jean). Ceci montre l’importance de l’envoi en mission.

Jean 17 3

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

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Jean 6:30-34 – Jésus envoyé du ciel

30 Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu?

31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit: Il leur donna le pain du ciel à manger.

32 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel;

33 car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.

34 Ils lui dirent: Seigneur, donne-nous toujours ce pain.

Comment ces personnes pouvaient-elles demander un nouveau miracle pour croire en Jésus quand elles venaient juste d’en voir un, et qu’elles disaient au verset 34 : « donne-nous toujours ce pain », quand le pain qui descend du ciel symbolise Jésus.

Par sept fois il est question de « celui qui descend du ciel » dans ce seul chapitre en parlant de sa personne.

Jean 6:35-40

35 Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

36 Mais, je vous l’ai dit, vous m’avez vu, et vous ne croyez point.

37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi;

38 car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

39 Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ceci est un rappel de la soumission parfaite de Jésus par rapport à Dieu le Père et à sa volonté. Jésus accueille tous ceux qui viennent à Lui.

Pour comprendre ce passage, il faut toujours garder à l’esprit, l’amour et la grâce de Dieu pour ne pas donner une fausse interprétation. Il est utile de revoir Romains 10 sur le salut par la foi. Croire ou ne pas croire n’est pas une question de sentiment ou de sensation. Il s’agit d’un choix, d’une décision personnelle !

Jean 6:40 – Ce verset est la réponse du verset 28 : « Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu? » Il suffit de croire en Jésus, ce qui est à la portée de toute personne. Cette foi trouvera sa récompense dans le fait fait que ces personnes seront ressuscitées par lui le dernier jour.

Il ne faut jamais oublier que ce salut (la vie éternelle) est avant tout une question de relation personnelle entre nous et Jésus, et non une simple proclamation ou un style de vie morale.

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Jean 6:41-51 – celui qui croit en moi a la vie éternelle

41 Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu’il avait dit: Je suis le pain qui est descendu du ciel.

42 Et ils disaient: N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc dit-il: Je suis descendu du ciel?

43 Jésus leur répondit: Ne murmurez pas entre vous.

44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour.

45 Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement vient à moi.

46 C’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a vu le Père.

47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

48 Je suis le pain de vie.

49 Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.

50 C’est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point.

51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.

La manne était une nourriture physique temporaire qui ne protégeait pas de la mort, alors que Jésus est le pain de vie qui donne la vie éternelle.

Les versets 45-46 sont très importants à comprendre et à retenir car pour celui qui prétend connaître Dieu, il est impossible de rejeter Jésus puisque seul Jésus qui vient de Dieu et qui a vu le Père, révèle le Père. Cela veut dire qu’il voit en Jésus l’image du Père, comme cela est confirmé en:

Jean 14:9

9 Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?

Jean 6:52-59 – Jésus, le pain descendu du ciel

52 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: Comment peut-il nous donner sa chair à manger?

53 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.

54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour.

55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.

56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui.

57 Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.

58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra éternellement.

59 Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.

Les juifs ont une compréhension terrestre quand Jésus parle de spirituel avec des images de tous les jours. Un fossé d’incompréhension se creuse entre eux car ils rejettent le fait que Jésus puisse venir du ciel quand pour eux, il est le fils de Joseph (v.42) Nous connaissons son père et sa mère ! Il n’est pas différent de nous.

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Jean 6:60-65 – Épreuve de la consécration des disciples

60 Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l’écouter?

61 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: Cela vous scandalise-t-il?

62 Et si vous voyez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?…

63 C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

64 Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait.

65 Et il ajouta: C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.

Même certains disciples qui suivaient Jésus et qui avaient entendu ses enseignements et vu les miracles s’accomplir, n’ont pas compris. C’était une grande épreuve de foi pour eux : je ne comprends pas, mais je crois. Viendra le temps où Dieu accordera la compréhension des choses.

De la même façon, nous n’avons pas la compréhension de tout ce que la Bible contient. Cette révélation se fait d’une manière progressive quand on l’étudie et demande de la persévérance. Cependant, nous continuons de croire ce que dit Dieu à travers sa Parole.

De la même façon que nous ne pouvons pas expliquer pleinement les deux versets suivants. Peu importe ! Nous les acceptons et nous croyons.

1 Jean 5 :12

2 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Jean 6:66-71 – Pierre reconnait Jésus comme le Christ

66 Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.

67 Jésus donc dit aux douze: Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?

68 Simon Pierre lui répondit: Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.

69 Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

70 Jésus leur répondit: N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l’un de vous est un démon!

71 Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon; car c’était lui qui devait le livrer, lui, l’un des douze.

Ce passage est en lien avec les versets suivants:

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

1 Jean 2:19

19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres.

La vraie foi n’est pas émotionnelle, ni n’est pas liée aux circonstances, mais elle est la conséquence d’une décision. Je crois parce que j’ai décidé de croire !

Seuls les douze apôtres que Jésus avaient choisis, sont restés près de Lui.

Comme Pierre, faisons ce choix de suivre Jésus car il a les paroles de la vie éternelle !

Jean 6:69 – Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

Nous croyons dans un premier temps, puis vient la révélation de la personne de Jésus et nous connaissons Jésus de plus en plus. C’est ce que nous appelons le chemin de sanctification.

Ce chapitre, comme d’autres, nous demande de passer du physique (la manne, le pain) au spirituel, de passer ainsi du temporel à l’éternel. C’est par une relation personnelle étroite avec Dieu dans la prière que nous serons fortifiés dans notre foi.

Gardons en mémoire notre faiblesse, et n’hésitons pas à demander comme les apôtres :

Luc 17:5

5 Les apôtres dirent au Seigneur: Augmente-nous la foi.

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Prière : Jésus, le pain de vie

« Seigneur, Tu es le pain de vie qui nourrit mon âme. Comme les disciples, je viens à toi pour être rassasié. Donne-moi une faim insatiable de ta Parole et une foi qui grandit chaque jour.

Au nom de Jésus, nous te prions. Amen. »

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Jean 3:36 qui croit au Fils a la vie éternelle

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Jean 3:36 déclare : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. »

La vie éternelle offerte à ceux qui croient, Jean 3:36.
La foi en Jésus conduit à la vie éternelle – Jean 3:36

36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. « 

Jean 3:36

Ce verset résume la promesse centrale de l’Évangile. C’est que la vie éternelle est offerte à ceux qui croient en Jésus-Christ. Il ne s’agit pas simplement d’une existence prolongée dans le temps, mais d’une qualité de vie radicalement nouvelle, ancrée en Dieu.

La foi en Jésus-Christ est la clé qui ouvre la porte à cette vie éternelle. Croire en Lui, c’est accepter Son sacrifice, reconnaître Sa divinité et vivre selon Ses enseignements. En retour, Dieu offre une relation personnelle avec Lui, un accès direct à Son amour et à Sa miséricorde. Ce verset met également en lumière une vérité importante : il n’y a pas de vie éternelle en dehors de Christ. La foi en Lui est essentielle et incontournable.

Aujourd’hui, ce verset invite à réfléchir à notre propre relation avec le Fils de Dieu. Est-ce que nous croyons réellement en Lui ? Cette foi se manifeste-t-elle par des actions concrètes et une transformation intérieure ? La promesse de la vie éternelle ne s’accomplit que dans la vérité de notre relation avec Jésus-Christ. Par notre foi, nous participons déjà à la vie de Dieu ici et maintenant.

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Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

Romains 6:23

2 Rois 17 à 18 – – – Jean 3:19-36

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