Dans Jean chapitre 8, Jésus se révèle comme la lumière du monde, et confronte le péché avec vérité. Il appelle chacun de nous à marcher dans sa lumière pour connaître la liberté véritable et vivre selon la vérité. Ce chapitre met en contraste d’abord la loi et la grâce avec la femme adultère, puis les ténèbres et la lumière, et ensuite l’esclavage et la vraie liberté, pour finir par Jésus qui révèle son identité.
Étude biblique suivante : Jean chapitre 9
Jean chapitre 8 – Étude biblique

1 – La femme adultère face à Jésus
Jean 8:1-11
1 Jésus se rendit à la montagne des oliviers.
2 Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S’étant assis, il les enseignait.
3 Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère;
4 et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
5 Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu?
6 Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre.
7 Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.
8 Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.
9 Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
10 Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée?
11 Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.
Encore une fois, les autorités religieuses profitent d’une situation d’adultère pour essayer de piéger Jésus avec ses propres paroles, et avoir ainsi un sujet pour l’accuser. C’était une façon de faire pour eux.
C’est ce que l’apôtre Matthieu rapporte dans son évangile en :
Matthieu 22:15
15 Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles.
Ce fut le cas avec la question : « est-il permis de payer le tribut à César » (Matthieu 22:17)
Dans ce cas relevé par Matthieu, il était question de mettre Jésus en face de la loi romaine, et ici dans l’Évangile de Jean, il s’agissait de mettre Jésus face à la loi de Moïse.
Jésus exercera-t-il la miséricorde de Dieu ou appliquera-t-il strictement la loi de Moïse ? Qu’a fait Jésus ?
Jésus s’est baissé et a écrit avec son doigt sur la terre. Il a ainsi laissé un temps de silence sans regarder personne, ce qui était un temps où chacun pouvait faire son introspection. En ne regardant personne, il a laissé chacun face à sa conscience.
Maintenant que chacun avait eu le temps de réfléchir sur sa propre personne, il pouvait prononcer la sentence. La loi de Moïse devait s’appliquer mais …
« Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. »
À nouveau Jésus s’est baissé et a laissé chacun devant sa conscience, puis est venu la réaction :
9 Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
Jésus a ainsi évité le piège en renvoyant chacun à sa propre conscience, et a manifesté une attitude de sagesse.
Paul explique l’attitude que nous devrions tous avoir face à la faute d’une autre personne en:
Romains 2:1
1 Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses.
D’une manière générale, la grâce de Jésus expose la culpabilité universelle.
Romains 3:23
23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;
La grâce de Jésus accompagne la repentance.
Jean 8:11
11 Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.
La grâce est une invitation à la repentance. Jésus ne minimise jamais le péché comme nous pourrions le faire en nous justifiant, en nous accordant des circonstances défavorables. Jésus offre une seconde chance. : « va, et ne pèche plus. »
Le fait que Jésus écrive sur la terre, évoque le verset de:
Jérémie 17:13
13 Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Éternel! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus. -Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la terre, Car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Éternel.
Dans ce verset Dieu est présenté comme la source d’eau vive qui est rejeté par les hommes. Ceci montre que le rejet de Jésus était déjà inscrit dans l’Ancien Testament, lui la source d’eau vive.
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2 – Jésus, la lumière du monde
Jean 8:12
12 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
Jésus a choisi la fête des Tabernacles pour se présenter comme la lumière du monde car pendant cette fête, on allumait de grandes lampes dans le Temple pour rappeler la colonne de feu qui suivait la nuit le peuple hébreu dans le désert pendant l’exode . Jésus se présente comme l’accomplissement de ce symbole ( voir l’étude sur la fête des Tabernacles). Cette métaphore de la lumière est répétée dans l’ensemble de l’Évangile de Jean.
Jésus dira en :
Jean 12:46
46 Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
L’apôtre Jean, dès le début de son évangile, a présenté Jésus en:
Jean 1:4-5
4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
5 La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
Jean met ainsi en contraste les ténèbres et la lumière.
Dans la Bible, les ténèbres symbolisent le péché, l’ignorance spirituelle, la séparation d’avec Dieu et le pouvoir du mal, tandis que la lumière représente la sainteté, la vérité, la présence divine et la vie éternelle. Jésus-Christ, en déclarant « Je suis la lumière du monde » (Jean 8:12), se place au centre de ce contraste comme la source ultime de révélation, de salut et de transformation. Ce thème traverse toute l’Écriture de la Genèse à l’Apocalypse, et trouve son accomplissement en Jésus-Christ.
L’apôtre dira en :
1 Jean 1:5-7
5 La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.
6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité.
7 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
La lumière représente la vérité, la vie, la sécurité et la sainteté (cf. Psaumes 119:105).
105 Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier.
Prenons l’exemple d’un groupe de personnes qui visite une grotte profonde. Si le guide seul, a une lampe, c’est insuffisant. Par prudence, il est plus sage que chacun ait sa propre lampe. Cette lampe alors, sera dirigée principalement à nos pieds comme le dit le Psaume. Être dans une grotte est comme être dans les ténèbres, et nous aspirons à retrouver la lumière naturelle. Spirituellement, c’est la même chose, mais seul Jésus est la vraie lumière qui mène au Père, cette admirable lumière !
Les rabbins utilisaient aussi la “lumière” comme un titre pour le Messie. L’éclairage des lampes géantes dans la cour des femmes au Temple durant la fête des Tabernacles est de toute évidence le contexte des déclarations de Jésus. Les implications messianiques de la lumière et les références spéciales dans Jean 1:4,8 coïncident avec la cérémonie dans le Temple permettant à Jésus de continuer à révéler sa véritable origine.
« Celui qui me suit » : Cette expression est une invitation à établir une relation personnelle et continue avec Jésus par une vie de disciple.
« Ne marchera pas dans les ténèbres » . Ceci est en opposition avec Satan qui aveugle l’intelligence des incrédules comme il est écrit en :
2 Corinthiens 4:4
4 pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu.
Suivre Jésus, la lumière du monde, c’est suivre le chemin qui mène au Père.
Jean 14:6
6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
3 – Le témoignage
Jean 8:13-20
13 Là-dessus, les pharisiens lui dirent: Tu rends témoignage de toi-même; ton témoignage n’est pas vrai.
14 Jésus leur répondit: Quoique je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu et où je vais; mais vous, vous ne savez d’où je viens ni où je vais.
15 Vous jugez selon la chair; moi, je ne juge personne.
16 Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul; mais le Père qui m’a envoyé est avec moi.
17 Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai;
18 je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend témoignage de moi.
19 Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.
20 Jésus dit ces paroles, enseignant dans le temple, au lieu où était le trésor; et personne ne le saisit, parce que son heure n’était pas encore venue.
L’accusation des Pharisiens, s’appuie sur la loi juive qui exige qu’un témoignage soit confirmé par au moins deux témoins.
Deutéronome 19:15
15 Un seul témoin ne suffira pas contre un homme pour constater un crime ou un péché, quel qu’il soit; un fait ne pourra s’établir que sur la déposition de deux ou de trois témoins.
Comme le reconnaitra Nicodème, les œuvres accomplies par Jésus témoignent qu’il vient du Père puisqu’aucun être humain ne peut les faire.
Jean 8:17 : « votre loi »: Jésus ici sous-entend que les religieux se recommandent de la loi de Moïse mais qu’ils ne la mettent pas en pratique pleinement. Ce n’était plus la loi de Moïse mais leur propre loi qu’ils pratiquaient !
Jean 8:19 : celui qui a vu Jésus a vu le Père, de même, celui qui connait Jésus connait le Père. Ceci est confirmé par :
Jean 12:45
45 et celui qui me voit, voit celui qui m’a envoyé.
Jésus fera à Philippe la même réflexion en :
Jean 14:9
9 Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?
Tout ceci montre que nous pouvons avoir une connaissance intellectuelle de la personne de Jésus par la Bible, mais que cela ne suffit pas pour le connaître pleinement. Ce n’est que par le Saint-Esprit que nous aurons la révélation de la personne de Jésus. De la même façon, il est dit en :
1 Corinthiens 2:14
14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.
4 – Croire ce que Jésus est
Jean 8:21-30
21 Jésus leur dit encore: Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais.
22 Sur quoi les Juifs dirent: Se tuera-t-il lui-même, puisqu’il dit: Vous ne pouvez venir où je vais?
23 Et il leur dit: Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde.
24 C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés.
25 Qui es-tu? lui dirent-ils. Jésus leur répondit: Ce que je vous dis dès le commencement.
26 J’ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous; mais celui qui m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis au monde.
27 Ils ne comprirent point qu’il leur parlait du Père.
28 Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.
29 Celui qui m’a envoyé est avec moi; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.
30 Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui.
L’incrédulité des personnes les rend incapables de suivre Jésus auprès de Dieu le Père. Ceci est encore vrai aujourd’hui. Le fait qu’un homme ne croit pas que Jésus est Dieu, aura pour conséquence qu’il mourra dans son péché.
Jésus n’a pas changé de langage. Il s’est toujours présenté comme le Fils de Dieu. Cependant, les cœurs incrédules refusent de l’écouter et demandent encore et toujours qui il est, et de voir de nouveaux miracles.
Jean 8:21 ; 24 votre péché -vos péchés. Dans un premier temps péché est au singulier car cela se rapporte au fait de ne pas reconnaître Jésus comme le Messie. Ceci est un péché impardonnable.
Jean 8:23 – « vous êtes de ce monde » il s’agit de ce monde sous la domination du malin, en référence aux versets de 2 Corinthiens 4:4 ; Éphésiens 2:2 ; 1 Jean 5:19.
Jean 8:23 – Qui es-tu ? Ceci n’est pas une simple question. En effet, la motivation qui se cache derrière, est de pouvoir accuser Jésus à partir de ses propres paroles. Mais comme il est écrit au verset 27, ils ne comprirent pas ses paroles, sinon ils auraient réagi en tentant de le tuer.
Jean 8:28 – Jésus fait référence à Moïse qui a élevé le serpent d’airain en Nombres 21:8-9 et ceux qui tournaient leurs regards vers ce serpent étaient sauvés.
Mais ce même mot grec « hupsoo »traduit par élever se traduit aussi par exalter, c’est-à-dire glorifier.
Le verset 30 est un encouragement car malgré l’ambiance d’incrédulité, certains crurent en Jésus.
La foi vient premièrement, la compréhension vient ensuite.
Romains 10:17
17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.
L’erreur de certaines personnes est de vouloir comprendre avant de croire. Or la compréhension nous est donnée par le Saint-Esprit progressivement.
Jean 8:30 – Plusieurs crurent en lui, mais qu’elle était le niveau de cette croyance ? Elle était naissante, elle n’avait pas encore de fondement. Le verset suivant peut indiquer que Jésus les encourageait à persévérer dans cette foi en lui.
Le mot croire revêt plusieurs niveaux de foi. Certains diront qu’ils croient dans le sens qu’ils admettent que l’on puisse dire que Jésus est Dieu sans en avoir une pleine conviction. Ils ont une foi chancelante et qui peut varier selon ce qu’ils entendent.
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5 – La vraie liberté : esclaves du péché ou libres en Christ
Jean 8:31-36
31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples;
32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.
33 Ils lui répondirent: Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu: Vous deviendrez libres?
34 En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché.
35 Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours.
36 Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.
Jean 8:31-32 – demeurer dans sa Parole revient à vivre près de Jésus. Le chapitre 15 de l’Évangile de Jean parle d’un lien avec Jésus, d’une connexion. Ainsi, nous connaitrons Jésus, la vérité, et Jésus nous libérera de l’esclavage du péché, ce que les juifs ne comprirent pas, leur orgueil les ayant fait réagir car ils ne savaient pas de quel esclavage il s’agissait. Jésus leur précisera qu’il s’agit de l’esclavage du péché, au verset 34.
Romains 6:16
16 Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice?
Jean 8:33 – L’ orgueil de ce religieux leur fait oublier les périodes d’esclavages que les générations précédentes ont vécues (Égypte, Syrie, Babylone…)
Ce passage parle de fils, d’esclave et de maison. D’un côté, Jésus est le Fils, héritier dans la maison du Père. Au départ, les hommes sont tous esclaves, esclaves dans la maison du péché. Ils peuvent être libérés ou vendus. Ils n’ont pas vocation à rester toujours dans le péché. Jésus a le pouvoir de les libérer de l’esclavage du péché en les rachetant. Cependant, ce rachat n’est pas pour qu’ils deviennent esclaves de quelqu’un d’autre, mais qu’ils soient réellement libres.
Pour comprendre ce passage de Jean 8:31-36, il faut avoir à l’esprit la différence entre une prison et une forteresse et ne pas se tromper. Certains sont dans une prison et se croient en sécurité comme dans une forteresse. Ils sont en fait dans la pire prison qui soit, car c’est celle qu’ils ont choisie. Par conséquent, ils ne cherchent pas à s’en évader, et refusent d’en sortir.
Définitions et symboles bibliques
| Aspect | Prison | Forteresse |
| Symbolisme | Esclavage, péché, peur, condamnation | Protection, foi, sécurité, liberté |
| État spirituel | Sous l’emprise du mal | Sous la garde de Dieu |
| Relation avec Dieu | Éloignement, rébellion | Proximité, confiance |
| Résultat | La mort spirituelle | La vie en abondance |
| Exemples bibliques | Égypte (Exode), Babylone (Psaume 137) | Jérusalem (Psaume 46), Dieu (2 Samuel 22:2) |
La différence spirituelle entre une prison et une forteresse réside dans notre relation avec Dieu :
- La prison représente l’esclavage du péché, la séparation de Dieu, et la mort spirituelle.
- La forteresse symbolise la liberté en Christ, la protection divine, et la vie éternelle.
Jésus est celui qui nous fait passer de l’une à l’autre :
- Il brise nos chaînes : « Pour proclamer aux captifs la délivrance » (Luc 4:19 ).
- Il nous place dans sa forteresse : Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse (Psaumes 91:1-2 ).
- Il nous donne une identité nouvelle : « Vous n’êtes plus des esclaves, mais des fils » (Galates 4:7).
Les croyants en Jésus sont affranchis de l’esclavage du légalisme, du ritualisme, de la religiosité humaine basée sur les œuvres, et ils doivent veiller à ne pas retomber dans cet esclavage.
Jean 8:37-47 — Les enfants du diable vs. les enfants d’Abraham
Jean 8:37-38
37 Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous.
38 Je dis ce que j’ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père.
Jean 8:37 – « ma parole ne pénètre pas en vous » – Cela veut dire que la parole reste au niveau des oreilles. Au mieux elle va jusqu’au cerveau mais elle ne descend pas au niveau du cœur pour toucher le fond de notre être.
Jean 8:38 – « mon père, … votre père » – Jésus sous-entend que son père est Dieu, et que leur père est le malin, ce qu’il dira plus explicitement au verset 44.
De quelle lignée sommes-nous ? Notre père est il Dieu le Père ou bien le diable ? L’apôtre dira qu’il est simple de le savoir car l’enfant fait ce qu’il voit et entend de son père.
1 Jean 3:10
10 C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère.
Jean 8:39-47
39 Ils lui répondirent: Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit: Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham.
40 Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a point fait.
41 Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent: Nous ne sommes pas des enfants illégitimes; nous avons un seul Père, Dieu.
42 Jésus leur dit: Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé.
43 Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole.
44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge.
45 Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas.
46 Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas?
47 Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu.
Jean 8:43 – « Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? » – Ceci est une allusion à la réceptivité et à la compréhension spirituelles. Ils n’ont pas d’oreilles spirituelles.
Ésaïe 6:9-10
9 Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.
10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.
Jean 8:43 – « vous ne pouvez écouter ma parole » – Ceci est dans le même sens que le mot hébreu « shema » qui signifie « écoutez pour obéir » (Deutéronome 6:4-6)
Jean 8:44 – « Vous avez pour père le diable » – Là, Jésus reprend les religieux en disant en substance qu’ils n’ont pas Dieu pour Père, mais le Diable, et qu’ils le prouvent par leurs actes de meurtriers et de menteurs.
Jean 8:46 – « Qui de vous me convaincra de péché ? » – Ce qu’il faut comprendre par : qui prouvera que je mens. (il s’agit du péché de mensonge).
7 – Qui avons-nous pour Père ?
Jean 8:48-59
48 Les Juifs lui répondirent: N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon?
49 Jésus répliqua: Je n’ai point de démon; mais j’honore mon Père, et vous m’outragez.
50 Je ne cherche point ma gloire; il en est un qui la cherche et qui juge.
51 En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.
52 Maintenant, lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis: Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.
53 Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être?
54 Jésus répondit: Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu,
55 et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole.
56 Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour: il l’a vu, et il s’est réjoui.
57 Les Juifs lui dirent: Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham!
58 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis.
59 Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.
Jean 8:48 « tu es un samaritain » – Ceci est à prendre dans le sens « tu es une personne qu’on ne doit pas écouter et à qui on ne doit pas même répondre, ce qui sous-entend que Jésus ment !
Tout l’échange entre Jésus et les pharisiens montrent que ces derniers ne comprennent pas le sens spirituel des paroles de Jésus. Jésus parle de la mort spirituelle et non de la mort physique.
Jean 8:53 – « Qui prétends-tu être ? » – Tout ce passage tourne autour de cette question qui se termine au verset 58 par : ‘’qu’Abraham fût, je suis.’’
Le « je suis » est associé exclusivement à Dieu, avec l’idée de l’immuabilité de Dieu.
Exode 3:14
14 Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël: Celui qui s’appelle ‘je suis’ m’a envoyé vers vous.
En disant cela, Jésus se fait l’égal de Dieu le Père, ce qui était considéré par les juifs comme un blasphème et qui a eu pour conséquence leur réaction, à savoir qu’ils ont voulu le lapider !
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Prière : Jésus la lumière du monde
« Père céleste, merci de nous révéler Jésus, Parole éternelle et Lumière du monde. Qu’Il remplisse chacun de sa présence, de son Esprit et de sa grâce. Ouvre nos yeux à ta gloire et donne nous la foi pour le reconnaître comme notre sauveur personnel.
Au nom de Jésus, nous Te prions, Amen. »
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