Face à un seul et unique Dieu qui se caractérise par sa sainteté, sa justice et son amour, nous devons comprendre nous qui sommes pécheurs, sa grandeur et l’écart qui nous sépare de ce Dieu, combien Il est merveilleux, et le plan du salut.
Tout cela doit se faire en nous basant sur ce que nous dit la Bible, la Parole de Dieu. Il est très important de comprendre qui est Dieu ! C’est le but de ce message.
Cette vidéo d’une prédication de Paul Washer est mise sur « Youtube » par le site d’enseignements chrétiens « ILT’AIME »
Avoir une vision biblique du seul et unique Dieu
Sommaire
1 – Introduction
2 – Avoir une vraie connaissance de Dieu
3 – La suprématie de Dieu
4 – La souveraineté de Dieu
5 – La sainteté de Dieu
6 – La justice de Dieu
7 – L’amour de Dieu
Introduction
Selon les deux versets suivants, nous devons reconnaître que nous sommes pécheurs face à un Dieu Saint.
Romains 3:23
10 selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, Pas même un seul;
Car tous ont péché ainsi qu’il est écrit en Romains chapitre 3 verset 23. Par ailleurs, il écrit au Psaume 51:6
Psaumes 51:6
6 J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
Pour une culture qui se moque du péché et qui s’y complait comme s’il s’agissait d’une vertu, le verdict divin prononcé contre l’homme par les textes ci-dessus a peu de sens. Notre société appelle le mal, bien et le bien mal. Nous changeons les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres.
Ésaïe 5:20
20 Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume!
Il nous revient donc pour contrer cette vague, de prêcher afin que les hommes soient convaincus de la gravité de leurs péchés. Pour y parvenir, la meilleure solution est d’enseigner, non seulement la conception biblique de l’homme mais aussi la conception biblique de Dieu.
Pour que les hommes comprennent que le péché qu’ils commettent est odieux par nature. Ils doivent comprendre qui est exalté par les Écritures et contre qui ils pèchent. Même le plus vaillant et le plus endurci des infidèles s’écroulerait sur le champ sous le poids de son péché si seulement il avait ne serait-ce qu’une infime compréhension de qui est Dieu.
S’il arrive de nos jours que le péché soit mentionné, il s’agit toutefois la plupart du temps du péché contre l’homme, contre la société, contre la nature. Il est rarement question dans notre culture du péché contre Dieu. A l’inverse les Écritures considèrent tout péché comme premièrement et ultimement un péché contre Dieu. Le roi David a trahi son peuple, commit l’adultère et a même orchestré le meurtre d’un homme innocent. Mais quand le prophète Nathan le lui a reproché pour le mener à la repentance, il s’est écrié en s’adressant à Dieu : j’ai péché contre toi seul et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux.
Psaumes 51:6
6 J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
Ce texte nous révèle deux vérités importantes. Premièrement, bien que le péché soit commis contre nos semblables voire contre la création elle-même, tout péché est d’abord, et avant tout contre Dieu. Deuxièmement le péché est odieux non seulement à cause de ses ravages dans la vie des hommes ou dans la création dans son ensemble, mais principalement et avant tout parce qu’il est une offense envers un Dieu infiniment glorieux qui est digne de recevoir l’amour, la soumission et l’obéissance parfaite de sa création.
C’est pourquoi l’homme mesurera l’horreur de son péché lorsque lui sont révélées la gloire et la suprématie du Dieu contre lequel il a péché. Une vraie connaissance de Dieu conduira les hommes à voir la moindre infraction à la loi de Dieu comme un crime atroce. Mais la méconnaissance de Dieu les conduira à considérer le péché comme une question sans grande importance.
Avoir une vraie connaissance de Dieu
Voici l’un des principes fondamentaux de la foi chrétienne. Pour avoir une perspective juste de la réalité il est nécessaire d’avoir une vraie connaissance de Dieu. Une fausse conception de Dieu mène en définitive à une fausse conception de tout le reste et par conséquent du péché.
Dans le Psaume 50,
Psaumes 50:16-22
Dieu méprise le peuple d’Israël qui a oublié ou rejeté les principales vérités concernant sa personne. Les Israélites se sont imaginées que Dieu était comme eux, indifférent et insensible à l’iniquité. Leur fausse conception de Dieu les a menés à une fausse conception du péché. Ils ont sans peur, ni honte, abandonné toute contrainte morale et emprunté des voies tortueuses. Leur rébellion les a conduit à la destruction. Ils ont péri par manque de connaissance.
Osée 4:6
6 Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants
C’est pour cette raison que le Prophète Jérémie déclare : que nul honneur, nulle vertu ou bénédiction n’égalent la vraie connaissance de Dieu.
Jérémie 9:23-24
23 Ainsi parle l’Éternel: Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, Que le fort ne se glorifie pas de sa force, Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse.
24Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie D’avoir de l’intelligence et de me connaître, De savoir que je suis l’Éternel, Qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.
Il ne serait pas exagéré d’affirmer que le manque de connaissance des attributs de Dieu caractérise ceux qui peuplent nos rues et nos églises. Il est possible que les hommes aient dans certains domaines des conceptions quasi bibliques de Dieu, mais la plupart ont été bernés en ce qui a attrait au péché et à ce qu’il suscite chez Dieu. Les hommes ne tarissent pas d’éloges quant à l’amour, la compassion et la miséricorde de Dieu, mais ils sont atteints d’un mutisme inquiétant quant à sa sainteté, sa justice et sa souveraineté. C’est ce qui explique que la plupart aient une piètre opinion de Dieu et soient aveuglés quant à la vraie nature de leur péché.
Lorsque nous prêchons l’Évangile nous devons dénoncer le péché comme coupable, en répandant la vraie connaissance de Dieu. Les Écritures nous font part de ces attributs que nous devons proclamer dans leur ensemble et en particulier ceux qui sont les moins attrayants pour l’homme charnel : La suprématie, la souveraineté, la sainteté, la justice et l’amour de Dieu.
(06:08) – La suprématie de Dieu
Nous devons faire face aux temps étranges dans lesquels nous vivons où l’homme se dit être la mesure de toute chose. Juché sur l’échelle de l’évolution, l’humaniste séculier se déclare au-dessus de tout. Il lève les yeux et ne voit rien. Aussi se déclare-t-il roi par défaut, le maître de son propre destin, l’autorité et le gardien de la planète. N’ayant personne de plus grand à qui se mesurer, il se berce d’illusion. Il ignore qu’il est un homme dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle, de la vanité !
Ésaïe 2:22
22 Cessez de vous confier en l’homme, Dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle: Car de quelle valeur est-il?
Il est une vapeur éphémère ou un brin d’herbe qui n’est plus lorsque le vent passe. L’humaniste religieux celui la même qui se pare du manteau évangélique, n’est pas beaucoup mieux que son homologue séculier. Sa haute opinion de lui-même, renforcée par la psychologie moderne promouvant la réalisation de soi et l’épanouissement personnel, a des conséquences désastreuses. Pire encore, les prédicateurs qui devraient dénoncer une telle erreur dans l’église sont ceux-là même qui l’encouragent. Bien qu’une grande partie de l’enseignement concernant Dieu soient orthodoxes, la gloire de Dieu est subordonnée aux besoins de l’homme de sorte que Dieu existe désormais pour l’homme plutôt que l’inverse.
De plus, on considère de nos jours que les desseins de Dieu et sa bonne volonté éternelle dépendent à tel point du bien humain que Dieu ne saurait être comblé et satisfait sans nous. Ces déclarations pourraient de prime alors sembler quelque peu exagérées. Cependant un examen sincère de ce que la communauté évangélique communique au monde démontre leur véracité. Les effets de ce courant humaniste du christianisme contemporain sur l’évangile que nous prêchons au monde sont désastreux. Notre prédication est empreinte de ce manque de considération pour Dieu.
Avoir la crainte de l’Éternel
Elle est devenue un prétexte pour tous ceux qui nous écoutent, de continuer à avoir une vision hérétique de leur propre personne qui à son tour les éloigne de la crainte de l’éternel, de la soif de le connaître ou de la recherche du bien ultime et de la satisfaction dans l’exaltation de sa gloire.
Nous nous sommes égarés dans notre réflexion et notre proclamation à tel point que la réponse à la première et la plus importante des questions de notre catéchisme est inconnue d’une grande majorité des évangéliques ! quelle est la principale fin de l’homme? La fin principale de l’homme est de glorifier Dieu et de jouir de lui éternellement. Que faut-il donc faire devant ce tumulte et cette confusion? Le chemin à emprunter sera de toute évidence difficile. Nous devons nous engager à annoncer les attributs de Dieu tels qu’ils figurent dans les Écritures sans les affiner, les modifier, ou les passer au filtre des philosophies humanistes du siècle présent.
Présenter Dieu tel qu’il est !
Dieu n’a pas besoin que nous le défendions si nous le proclamons tel qu’il se révèle dans les Écritures. Il se défendra lui-même. Nous devons annoncer la vérité à des hommes égocentriques pour remettre en question leur croyance et orienter leur regard vers le ciel. Annonçons leur que le Seigneur est éternel, immortel invisible et le seul Dieu ! Il est le Très-Haut sur toute la terre ! Avertissons-les que les nations sont devant lui comme une goutte d’un seau d’eau comme de la poussière sur une balance.
Conduisons-les à constater que la grandeur, la puissance, la gloire et la majesté lui appartiennent. Que tout ce qui est au ciel et sur la terre lui est soumis. C’est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses.
Romains 11:36
36 C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles! Amen!
Nous devons proclamer avec la plus grande clarté et rigueur que nous avons péché contre ce Dieu et c’est sa grandeur qui rend notre péché si abominable.
(10:36) La souveraineté de Dieu
La souveraineté de Dieu est sans aucun doute ce qui est le plus difficilement accepté par l’homme charnel. Cela se vérifie notamment dans le monde occidental moderne où l’individualisme, l’indépendance et la démocratie sont des thématiques sacrées, des droits fondamentaux et des vérités allant de soi ! Ce sont en effet d’importantes balises qui devraient définir et encadrer le gouvernement humain mais gardons-nous de penser que Dieu est également limité dans son règne.
Les Écritures déclarent résolument que l’Éternel a établi son trône dans les cieux et que son règne domine sur toutes choses. Son règne ne connaît aucune limite et aucune créature ou action n’est en dehors de la portée de son sceptre. Tout être vivant, toute chose crée et tout événement historique sont à lui. Il fait tout ce qu’il veut de toute la création, il a accompli toutes choses selon le conseil de sa volonté et personne ne saurait si opposer.
Éphésiens 1:11
1 En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté,
Il fait mourir et il fait vivre, il donne la prospérité et crée l’adversité. Personne ne peut résister à sa main et lui dire que fais-tu ?
1 Samuel 2:6-7
6 L’Éternel fait mourir et il fait vivre. Il fait descendre au séjour des morts et il en fait remonter.
7 L’Éternel appauvrit et il enrichit, Il abaisse et il élève.
Daniel 4:35
35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant: il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise: Que fais-tu?
Ses desseins subsistent à toujours et les projets de son cœur de génération en génération.
Psaumes 33:11
11 Les desseins de l’Éternel subsistent à toujours, Et les projets de son cœur, de génération en génération.
Il n’y a ni sagesse, ni intelligence, ni conseil qui tiennent face à l’Éternel. Sa domination éternelle et son règne subsistent de génération en génération.
Daniel 4:34
34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.
Sous son règne, il n’y a jamais de relève de la garde et nul ne peut occuper sa fonction. Il sera toujours le Seigneur a qui nous aurons à faire. Il faut que les hommes comprennent que lorsqu’ils péchent, ils ne sont pas en rébellion contre une divinité insignifiante ou contre l’intendant d’une province reculée mais contre le grand roi qui est au-dessus de tous les dieux, le seigneur du ciel et de la terre, le bienheureux et seul souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Il faut qu’ils prennent conscience du fait que tout péché est une déclaration de guerre contre celui qui a créé l’univers par la parole, qui le gouverne sans effort et comme il lui semble bon.
La nuit, les étoiles prennent la place qu’il leur a assignée dans le ciel, les planètes se meuvent en orbite d’après ses instructions. En réponse à ses commandements les vallées se sont creusées et les montagnes se sont élevées dans une crainte révérencielle, la mer intrépide s’est soumise aux limites qu’il a fixées dans le sable.
La rébellion de l’homme
Malgré l’obéissance constante des plus grandes forces de la création, l’homme continue à lever son misérable poing contre Dieu. Ceci est aussi pitoyable que pour un acarien se cognant la tête contre du granit et aussi autodestructeur qu’un homme sous assistance respiratoire cherchant à arracher le câble d’alimentation. Nous, prédicateurs de l’Évangile, devons insister sur la souveraineté de Dieu pour prouver aux hommes que leur péché est un crime atroce qui révèle la folie et la nature autodestructrice de leur cœur déchu. Nous nous rendons coupables d’une grande injustice à l’égard de nos auditeurs et les condamnons à une vie d’ignorance et d’idolâtrie si nous refusons de leur faire connaître la plénitude de Dieu et de leur annoncer ses vérités dures à entendre.
Les Écritures nous apprennent que Dieu s’est révélé aux enfants d’Israël afin qu’ils le craignent. Aussi devons-nous prêcher aux nations tout le conseil de la révélation de Dieu sur lui-même afin qu’elles le craignent et soient sauvées. Les hommes comprendront ainsi l’abomination de leurs péchés et chercheront peut-être à y remédier par l’Évangile de Jésus-Christ dans la mesure où ils connaîtront Dieu.
(14:52) La sainteté de Dieu
la sainteté de Dieu ! dans l’Ancien et le Nouveau Testament Dieu est qualifié de Saint, saint, saint. Cette formule en trois parties souvent appelée »trisagion » est en langue hébraïque la forme la plus forte du superlatif. Aucun autre attribut de Dieu n’est autant exalté par les auteurs des Écritures. Sa sainteté n’est pas simplement un attribut parmi tant d’autres. Il est le cadre dans lequel tous les autres attributs divins doivent être définis et compris. C’est pourquoi, il est important que les hommes sachent avant tout que Dieu est saint. De la compréhension de ce seul attribut découle toute la connaissance sur Dieu, sur eux-mêmes, sur le péché, sur le salut et sur l’ensemble de la vie. Le sage des proverbes nous enseigne que l’intelligence est la connaissance de celui qui est saint.
Nous nous méprenons sur Dieu lorsque nous méprisons cet attribut d’une importance capitale. Il en découle une mauvaise interprétation de toutes les autres actions et attributs divins. Le manque de connaissances de celui qui est saint mènera aussi les hommes à une vision faussée ou déformée d’eux-mêmes. C’est pourquoi il faut savoir que Dieu est saint par nature pour comprendre enfin que le péché est abominable par nature. Le terme saint vient de l’hébreu ‘’Kadoch’’ qui signifie séparé, délimité, mis à part ou à l’écart de l’usage courant.
Saint, saint, saint
Ce mot révèle deux importantes vérités sur Dieu. Premièrement la sainteté de Dieu désigne sa transcendance en tant que créateur. Il est au-dessus de toute sa création et totalement distinct de tout ce qu’il a fait et maintient. Cette distinction ou séparation de Dieu par rapport à tout le reste n’est pas simplement quantitative, Dieu est plus grand ! Mais elle est aussi qualitative car Dieu est un être complètement différent.
Tous les autres êtres sur terre et dans le ciel quoique dotés d’une splendeur qui leur est propre, sont de simples créatures. Il n’y a que l’Éternel qui soit Dieu, séparé, transcendant et inaccessible. L’ange le plus majestueux parmi ceux qui se trouvent en présence de Dieu, n’est pas plus semblable à Dieu que le ver rampant sur la terre. Nul n’est saint comme l’éternel, nul ne lui est comparable. L’altérité de Dieu est ce qui plonge les hommes dans la stupéfaction et la crainte de son nom. En effet notre condition de créature est aussi bien partagée par les êtres les plus formidables que par les plus effrayants du ciel et de la terre. Bien que ceux-ci nous dépassent en taille, nous dominent par leur force et nous humilient avec leur sagesse et leur beauté, ils demeurent des créatures et ne diffèrent de nous que sur le plan quantitatif.
Le Dieu unique
Dieu quant à lui est saint, unique, à part, non seulement plus grand mais totalement et complètement autre. C’est pour cette raison que Moïse et le peuple d’Israël ont chanté : ‘’qui est comme toi parmi les cieux Ô Éternel !’’ ‘’qui est comme toi magnifique en sainteté’.’
Deuxièmement, la sainteté de Dieu désigne sa transcendance sur la corruption morale de sa création. Il est séparé du péché et de tout ce qui est profane. il est pur et impeccable. Il est lumière et il n’y a point de ténèbres en lui. Il est le père des lumières chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variations.
Jacques 1:17
17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.
Il ne peut être tenté par le mal et ne tente lui-même personne.
Jacques 1:13
13 Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.
Ses yeux sont trop purs pour voir le mal. Il ne peut regarder l’iniquité. Il a le péché en horreur qui le répugne, et qui suscite chez lui la haine et le dégoût. Quiconque commet l’iniquité est en abomination à l’Éternel et haï par lui. C’est la raison pour laquelle les saints hommes de la Bible et les plus pieux qui ont eu le privilège de s’approcher de Dieu, se sont écroulés à ses pieds pour s’écrier : malheur à moi je suis perdu car je suis un homme dont les lèvres sont impures ,j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures et mes yeux ont vu le roi, l’Éternel des armées.
Ésaïe 6:5
5 Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées.
Il est intéressant de constater que le salut de l’humanité suit une progression logique. Il faut que les hommes se disent perdus pour pouvoir être sauvés. Cependant pour se reconnaître comme étant perdus, il faut qu’ils se sachent pécheurs. Or pour comprendre pleinement la gravité de leurs péchés, il faut qu’ils saisissent que Dieu est saint.
Au regard des vérités précédentes, il est évident que l’on ne fait du bien à personne en cachant la réalité du péché humain, et l’on ne fait de faveur à personne en négligeant de l’instruire dans la connaissance de celui qui est saint. Le Seigneur Jésus-Christ était catégorique quant à l’avancement de l’Évangile et du royaume. Le royaume n’adviendra que si les hommes apprennent à sanctifier le nom de Dieu ou à considérer Dieu comme saint.
L’on ne saurait donc prêcher fidèlement l’évangile que dans la mesure où la sainteté de Dieu y occupe une place de première importance.
(20:35) La justice de Dieu
Le terme juste vient du mot hébreu ‘’ tsaddiyq’’ et du mot grec correspondant ‘’ dikaios’’ Ces deux mots font ressortir la droiture, la justesse ou l’excellence morale de Dieu. D’après les Écritures, Dieu n’est pas juste uniquement parce qu’il décide de l’être ou d’agir comme tel, mais il est juste intrinsèquement. Il est un Dieu juste. Sa justice est éternelle et ne change pas.
Ésaïe 30:18
18 Cependant l’Éternel désire vous faire grâce, Et il se lèvera pour vous faire miséricorde; Car l’Éternel est un Dieu juste: Heureux tous ceux qui espèrent en lui!
Il est un Dieu fidèle qui ne pervertit pas ce qui est droit. Ses agissements sont toujours en cohérence avec celui qu’il est. Ainsi toutes ses œuvres sont parfaites et ses voies sont justes.
Deutéronome 32:4
4 Il est le rocher; ses œuvres sont parfaites, Car toutes ses voies sont justes; C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit.
La justice de Dieu est particulièrement manifeste dans la relation qu’il entretient avec sa création. Sa parole garantit que la justice et l’équité sont la base de son trône, et il règne sur tout sans caprice, partialité, ou injustice. Puisqu’il est un Dieu juste, il prend plaisir à la justice et hait absolument tout ce qui ne revêt pas cet attribut. Aussi, il ne peut être moralement neutre ou indifférent au caractère et aux œuvres des hommes ou des anges. Il les jugera selon une justice sans compromis et une équité sans confusion. Le psalmiste déclare à ce sujet :
Psaumes 9:8-9
8 L’Éternel règne à jamais, Il a dressé son trône pour le jugement;
9 Il juge le monde avec justice, Il juge les peuples avec droiture.
De telles vérités nous donnent la certitude que le jour du jugement, même ceux qui sont condamnés par Dieu, courberont la tête devant lui et déclareront qu’il a raison.
Ésaïe 5:16
16 L’Éternel des armées sera élevé par le jugement, Et le Dieu saint sera sanctifié par la justice.
Personne ne pourrait l’accuser de mal faire car il est un Dieu juste dans les œuvres. Les ordonnances et les jugements sont parfaits. Que Dieu soit juste ou équitable, est une nouvelle à la fois bonne et mauvaise.
Il s’agit d’une bonne nouvelle parce qu’on souhaite qu’un Dieu infiniment puissant et souverain, soit juste et équitable. Il n’y a rien de plus terrifiant qu’un être à la fois omnipotent et magnifique, comparé à une divinité qui serait immorale et détiendrait un pouvoir sans limite. Les Hitler de ce monde ne seraient que de petits criminels coupables de délits mineurs.
S’il y a un Dieu, on désire qu’il soit juste. D’un autre côté, un Dieu juste pose beaucoup de problèmes à l’homme. On pourrait même affirmer que parmi les plus importants se trouvent la justice de Dieu. Voici la conclusion que l’on peut avancer sur la base de ces trois postulats. Premier postulat : le créateur est souverain de l’univers, il est à la fois juste et bon.
Deuxième postulat : un Dieu juste et bon s’opposera à tout ce qui est injuste ou mauvais et le jugera.
Troisième postulat : tous les hommes sont mauvais et coupables d’iniquité. Conclusion, Dieu s’opposera aux hommes et les jugera. La justice de Dieu est une bonne nouvelle pour les justes mais elle est terrifiante pour les injustes. L’auteur des Proverbes confirme cette vérité :
Proverbes 21:15
15 C’est une joie pour le juste de pratiquer la justice, Mais la ruine est pour ceux qui font le mal.
Si nous étions justes comme Dieu et juste, alors nous célébrions la nouvelle du jugement certain. Toutefois la justice ne se trouve pas en nous. En réalité il n’y a point de justes pas même un seul.
Romains 3:10
10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;
C’est pourquoi, la perspective du juste jugement de Dieu devrait conduire tout homme à trembler devant Lui et à le pousser à rechercher un défenseur. Le fait que la nouvelle du jugement à venir n’émeuve que très peu de personnes, nous incite à tirer l’une des conclusions suivantes :
Soit, la conscience de beaucoup est flétrie et ils croient avoir à faire à un mythe !
Soit, ils se croient plus justes qu’ils ne le sont, soit, ils pensent que Dieu est moins juste qu’il ne l’est.
Soit enfin, ils ignorent tout simplement ces choses parce qu’elles ne leur sont que très rarement proclamées avec clarté depuis la chair évangélique.
Dans de nombreuses cultures à travers la planète, la justice est souvent représentée par une femme ayant les yeux bandés et tenant une balance dans la main. Cette allégorie représente l’aveuglement de la justice à la partialité et à la corruption, mais elle transmet aussi à l’homme déchu un message beaucoup moins noble. Nous sommes aveugles à la justice, à la droiture et à l’équité, et nous sommes un peuple avec une balance faussée et dont les poids ne sont pas justes. Nous voyons très bien la paille qui est dans l’œil de notre prochain, mais la poutre qui est dans le nôtre nous échappe.
Matthieu 7:3-5
3 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil?
4 Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien?
5 Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.
Nous sommes outragés par les agissements des despotes corrompus qui pillent leur propre peuple, et nous protestons contre l’avidité incontrôlée des multinationales, mais nous ne voyons pas la ressemblance frappante qu’il y a entre eux et nous. La différence n’est qu’une affaire de degré. Nous aussi nous mangeons du pain volé pour ensuite nous essuyer la bouche et affirmer n’avoir rien fait de mal.
Proverbes 30:20
20 Telle est la voie de la femme adultère: Elle mange, et s’essuie la bouche, Puis elle dit: Je n’ai point fait de mal.
Nous ne semblons pas comprendre qu’en appelant le jugement divin sur les grands pécheurs de ce monde, nous l’attirons sur nos propres têtes. Nous semblons insensibles à l’accusation des Écritures. Il n’y a point de justes pas même un seul !
En tant que prédicateurs de l’Évangile, nous devons proclamer la justice de Dieu et ainsi dénoncer l’iniquité des hommes. Nous devons démontrer la rigueur de la justice de Dieu, et mettre en avant la réalité selon laquelle s’en écarter ne serait-ce qu’un peu, disqualifie et condamne.
Il est important que les hommes sachent qu’un seul acte d’iniquité commis par leur premier parent a suffi à condamner l’ensemble de l’humanité et à livrer le monde à un chaos visiblement irrémédiable. Aussi prendront-ils conscience du fait que leurs innombrables actes d’iniquité les disqualifient de toute relation favorable avec Dieu et que leurs vertus émérites ne leur sont d’aucun secours. A la question que doivent faire les hommes pour demeurer en présence de Dieu, nous devons répondre de manière précise et tranchée. Dieu ne demande qu’une chose de l’homme qui veut avoir une relation avec lui, que sa vie à chaque instant soit marquée par une perfection morale absolue et dépourvue de tout défaut ou échec. Lorsque nos auditeurs admettent qu’une telle chose est impossible vient le moment de les orienter vers Christ.
(27:43) l’amour de Dieu
L’amour de Dieu ! Il n’y a rien de tel qu’une prédication claire et cohérente sur l’amour de Dieu pour mettre en lumière la dépravation et le péché de l’homme. Lorsque le prédicateur met en contraste cet excellent attribut du Très-Haut avec l’hostilité de ses créatures, la bassesse de l’homme se révèle criante et la culpabilité du péché évidente.
Le prédicateur de l’Évangile doit submerger les hommes de l’amour de Dieu. Il doit leur annoncer que Dieu s’est donné gratuitement et de manière désintéressée pour leur bien, non pour récompenser un quelconque mérite ou une supposée vertu, mais par amour.
L’amour de Dieu est beaucoup plus qu’une attitude, qu’une émotion ou une œuvre. C’est l’un des attributs faisant partie intégrante de son être et de sa nature. Non seulement Dieu aime, mais il est amour. Il est le Dieu d’amour. Il est l’essence même de ce qu’est l’amour véritable, et il en est la source. Les hommes doivent savoir qu’il est bien plus aisé de compter toutes les étoiles du ciel ou tous les grains de sable sur la terre que de mesurer ou de tenter de décrire l’amour de Dieu. Nulle créature fusse-t-elle la plus formidable et clairvoyante de toutes, ne peut évaluer la hauteur la profondeur et la largeur de son amour.
Romains 8:39
39 ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.
Le prédicateur de l’Évangile doit révéler l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs au travers de sa bienveillance. Dieu veut le bonheur de ses créatures, les bénir et favoriser leur bien-être. Les Écritures témoignent du fait qu’il est un créateur aimant qui cherche à bénir et à faire du bien aux anges, aux hommes, et aux animaux. Il est à l’opposé du portrait que font de lui certains hommes qui le perçoivent comme un Dieu capricieux et vindicatif cherchant la chute et la misère de sa création.
L’Éternel est bon envers tous et ses compassions s’étendent sur toutes ses œuvres. Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes.
Matthieu 5:45
45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Toute grâce excellente et tout don parfait proviennent de lui.
Jacques 1:17
17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.
Le prédicateur de l’Évangile doit révéler l’amour de Dieu pour les hommes pécheurs au travers de sa miséricorde et de sa grâce. Il faut annoncer aux hommes que la miséricorde de Dieu se manifeste par son amour bienveillant et sa compassion pour les plus misérables et pitoyables de ses créatures.
Les Écritures l’appellent le père de miséricorde et le décrivent à la fois comme miséricordieux et riche en miséricorde.
Exode 34:6
6 Et l’Éternel passa devant lui, et s’écria: L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité,
Il faut montrer à nos semblables que la grâce de Dieu se manifeste dans sa volonté de traiter ses créatures non pas en fonction de leurs mérites ou de leur valeur mais selon sa bonté et sa générosité. L’Éternel est le Dieu de toute grâce. Il désire faire face aux hommes et se lèvera pour leur faire miséricorde. Il sauve gratuitement les hommes incapables de se sauver eux-mêmes afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers ceux qui en sont indignes.
Éphésiens 2:7
7 afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ.
Le prédicateur de l’Évangile doit exposer l’excellence de l’amour de Dieu au travers de sa patience, voire de sa patience à toute épreuve. Il faut qu’il annonce que Dieu est toujours disposé à faire preuve de longanimité et à supporter les faiblesses et actes répréhensibles de ses créatures. Il retient sa colère et ne laisse pas libre cours à toute sa fureur, se souvenant que les hommes ne sont que chair, un souffle qui s’en va ne revient pas.
Psaumes 78:39
39 Il se souvint qu’ils n’étaient que chair, Un souffle qui s’en va et ne revient pas.
Il est lent à la colère ne voulant qu’aucun périsse mais que tous viennent à la repentance. Ils désirent que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
2 Pierre 3:9
9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.
Il ne désire pas la mort des méchants mais qu’ils se détournent de leur mauvaise foi et vivent enfin.
2 Chroniques 7:14
14 si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.
Par-dessus tout, le prédicateur de l’Évangile doit constamment travailler à exalter l’amour de Dieu par la proclamation du don précieux de son fils. L’amour de Dieu surpasse toute intelligence et il se manifeste à l’ensemble de ses créatures d’un nombre incalculable de manières. Cependant les écritures nous enseignent que la manifestation ultime de l’amour de Dieu se trouve dans le don de son fils unique pour le salut de son peuple. Les Écritures témoignent du fait que Dieu est amour
1 Jean 4:8-9
8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
9 L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.
et son amour nous a été manifesté en ce qu’il a envoyé son Fils unique mourir pour que par lui, les hommes vivent.
Notre comportement et nos actes ne peuvent ni définir ni quantifier l’amour. Le véritable amour est celui de Dieu pour nous en ce qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.
1 Jean 4:10
10 Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.
Il est de notoriété publique : qu’à peine mourrait-on pour un juste, quelqu’un peut-être mourrait pour un homme de bien, mais Dieu prouve son amour envers nous en ce que lorsque nous étions encore des pêcheurs, Christ est mort pour des impies et pour ceux qui étaient sans force.
Romains 5:7-8
7 A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.
8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.
Le grand prix payé pour notre rédemption, rend l’amour de Dieu éclatant et l’horreur de notre péché encore plus évidente.
Voilà seulement quelques-unes des vérités que nous devons exposer aux hommes pour qu’ils aient une vision biblique de Dieu et qu’ils comprennent la vraie nature du péché dont ils se sont rendus coupables. En fin de compte tout péché est mauvais parce qu’il est commis contre un Dieu infiniment bon, digne d’amour, de consécration et d’obéissance. Plus nous faisons grand cas de ce Dieu dans notre prédication, plus les hommes verront l’étendue de leur péché et leur profond besoin de salut.







