Vouloir donner une réponse à la question de la souffrance du juste nous conduit à reconnaître que nous ne pouvons pas répondre de façon satisfaisante. Basée une explication par la seule logique humaine n’est pas suffisante car nous ne prenons pas tous les critères en compte dont le plan de Dieu pour nos vies.
Étude biblique suivante : Job chapitres 7 à 10
Job chapitres 3 à 6
Sommaire
1 – Rappel des premiers chapitres
2 – Job chapitre 3
3 – L’individualisation
4 – Le néant comme solution
5 – Job chapitre 4
6 – Dieu est juste, Dieu est irréprochable
7 – Job chapitre 5
8 – Job chapitre 6
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Introduction
Gloire à Dieu. Nous sommes heureux de nous retrouver pour la bénédiction biblique sous la grâce de Dieu dans le temps que nous passons à étudier sa Parole. Ce sont des temps de grandes bénédictions. Être auprès de Dieu est la plus belle place.
1 – Rappel des chapitres précédents
Nous avons commencé l’étude du livre de Job, un livre profond et en même temps pratique. Avec le livre de Job nous pouvons faire des livres d’étude parce que le thème du livre est : Pourquoi le juste doit-il souffrir, ou pourquoi la souffrance du juste. C’est un thème qui est vraiment vaste qui implique beaucoup de choses. Job était considéré comme intègre par Dieu. Nous avions dit qu’intègre définit une personne qui reconnait que Dieu ne se trompe pas. Dieu a toutes les qualités que nous reconnaissons. Cette personne intègre fuit le mal, fuit le péché. Intègre ne veut pas dire que cette personne est parfaite. C’est une personne qui veut s’attacher à Dieu, et à Dieu seul, et qui s’incline devant Dieu et qui refuse le péché. Voilà ce qu’était Job.
Mais, malgré son bon comportement qui l’amenait à faire des sacrifices à Dieu en faveur à ses enfants, parce qu’il voulait que toute sa famille soit intègre. Malgré tout cela, les malheurs que nous ne pouvons pas ni peser, ni compter sont tombés sur lui. C’est l’incompréhension à tel point que sa femme lui dise :
Job chapitre 2:9
9 Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs!
Ce que nous avions appeler les conseils de néant. Des conseils qui t’amènent à la destruction sans te donner une solution par rapport au problème qui a suscité ce conseil. Normalement quand une personne te conseille, cela doit répondre positivement à ton problème. Mais il y a des conseils de néant qui ne répondent pas au problème et qui te propose une réaction qui finalement te détruisent. Il faut que nous refusions les conseils de néant, qui conduisent à la destruction, au mal. Job a dit non, et il nous lègue une phrase extraordinaire.
Job 1:21 et de Job 2:10
21 et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté; que le nom de l’Éternel soit béni!
10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.
L’Éternel a donné, l’Éternel a repris, que son nom soit béni. Cette phrase peut résumer la vie de Job.
« L’Éternel a donné, et l’Éternel a repris; que le nom de l’Éternel soit béni! » . Cela veut dire que nous dépendons complètement de Dieu, nous sommes à Lui, Il peut faire de nous ce qu’Il veut. Dans tous les cas, ce que Dieu fait pour nous est bon. C’est pourquoi nous le bénissons. Voici le résumé de ce livre, si nous le prenons sous un certain angle. Finalement, Job reçoit dans son malheur la visite de trois amis qui ont au début une très bonne attitude. Ils pleurent avec Job. Ils restent là et prennent à leur compte la souffrance de Job. Il nous est dit au verset
Job chapitre 2:12-13
12 Ayant de loin porté les regards sur lui, ils ne le reconnurent pas, et ils élevèrent la voix et pleurèrent. Ils déchirèrent leurs manteaux, et ils jetèrent de la poussière en l’air au-dessus de leur tête.
13 Et ils se tinrent assis à terre auprès de lui sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole, car ils voyaient combien sa douleur était grande.
Voilà quelle belle attitude qui consiste à compatir et à partager les souffrances sans porter un quelconque jugement. C’est ce que nous appelons la compassion, le soutien, le partage. C’est ce que Dieu attend de nous. Mais, les bons comportements ne durent pas forcement. C’est la suite qui va nous le montrer.
2 – Job chapitre 3
Job 3:1-26
1 Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
2 Il prit la parole et dit:
3 Périsse le jour où je suis né, Et la nuit qui dit: Un enfant mâle est conçu!
4 Ce jour! qu’il se change en ténèbres, Que Dieu n’en ait point souci dans le ciel, Et que la lumière ne rayonne plus sur lui!
5 Que l’obscurité et l’ombre de la mort s’en emparent, Que des nuées établissent leur demeure au-dessus de lui, Et que de noirs phénomènes l’épouvantent!
6 Cette nuit! que les ténèbres en fassent leur proie, Qu’elle disparaisse de l’année, Qu’elle ne soit plus comptée parmi les mois!
7 Que cette nuit devienne stérile, Que l’allégresse en soit bannie!
8 Qu’elle soit maudite par ceux qui maudissent les jours, Par ceux qui savent exciter le léviathan!
9 Que les étoiles de son crépuscule s’obscurcissent, Qu’elle attende en vain la lumière, Et qu’elle ne voie point les paupières de l’aurore!
10 Car elle n’a pas fermé le sein qui me conçut, Ni dérobé la souffrance à mes regards.
3 – L’individualisation
Job commence à se plaindre. Il entre dans le processus de ce que j’appelle l’individualisation. Job fait comme nous avons tous l’habitude de faire. Il se place au centre du monde face aux souffrances. Comme si tout se concentrait sur lui et il prend tout pour lui. Il s’interroge: pourquoi suis-je né? Mes souffrances sont trop fortes, je maudis le jour qui m’a vu naître. Je maudis la nuit qui a permis que je vienne en ce monde. Il individualise les choses en les centrant sur lui-même. Son problème est le plus important. Cela arrive à nous tous, lorsque nous souffrons beaucoup. Nous finissons par croire que nous sommes le seul dans l’univers à souffrir ainsi. Que nous sommes le seul à galérer ainsi. C’est faux, nous ne sommes pas les seuls.
Ce travers est une réalité humaine que nous retrouvons sur terre dès que nous souffrons beaucoup. Nous avons tendance à individualiser les choses et ne regarder qu’à soi-même. Nous avons d’avoir d’autres personnes qui viennent nous parler pour nous dire: « moi j’ai souffert plus que cela. La souffrance est le lot de tous les humains. » Quand nous souffrons, et que nous regardons les autres nous avons l’impression que tout va bien alors que nous ne sommes pas à leur place. C’est pourquoi il faut éviter l’individualisation des choses, croire que nous sommes les seuls à connaître les difficultés, ou les seuls à souffrir de ceci ou de cela.
Le danger de l’individualisation
L’individualisation est un danger en lui-même, cela nous pousse à fermer les yeux sur les réalités générales. Nous prenons dans ce cas des réalités générales et nous en faisons des réalités personnelles. Nous finirons par traiter Dieu d’injuste. Pourquoi suis-je le seul à souffrir, moi seul! Pourquoi les autre ne souffrent pas? parce que nous ne connaissons pas la vie des autres! Job commence à individualiser les choses et finalement il maudit le jour et la nuit qui l’ont vu naître.
Job chapitre 3:11-26
11 Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère? Pourquoi n’ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles?
12 Pourquoi ai-je trouvé des genoux pour me recevoir, Et des mamelles pour m’allaiter?
Pourquoi cette existence?
13 Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais,
14 Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bâtirent des mausolées,
15 Avec les princes qui avaient de l’or, Et qui remplirent d’argent leurs demeures.
16 Ou je n’existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n’ont pas vu la lumière.
17 Là ne s’agitent plus les méchants, Et là se reposent ceux qui sont fatigués et sans force;
18 Les captifs sont tous en paix, Ils n’entendent pas la voix de l’oppresseur;
19 Le petit et le grand sont là, Et l’esclave n’est plus soumis à son maître.
20 Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, Et la vie à ceux qui ont l’amertume dans l’âme,
21 Qui espèrent en vain la mort, Et qui la convoitent plus qu’un trésor,
22 Qui seraient transportés de joie Et saisis d’allégresse, s’ils trouvaient le tombeau?
23 A l’homme qui ne sait où aller, Et que Dieu cerne de toutes parts?
24 Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l’eau.
25 Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive; Ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint.
26 Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s’est emparé de moi.
4 – Le néant comme solution
« Je n’ai ni tranquillité, ni repos, et le trouble s’est emparé de moi. » Job maintenant face à ses souffrances qu’il a individualisé, qu’il a considéré comme étant propre à lui seul. Quelle solution propose-t-il? Le néant comme solution, la non existence. Pour régler tous ces malheurs, si seulement je n’existais pas. Je n’aurais pas tous ces problèmes. C’est pourquoi j’ai dit que le livre de Job est un livre profond en enseignement. Il peut être la source de livre de philosophie. Ce que Job dit là, beaucoup de personnes l’ont dit.
Des personnes comme Jean-Paul Sarthe qui a écrit un livre qui s’intitule « l’Etre et le néant ». Ce livre après l’avoir lu beaucoup de personnes ont désiré se suicider. Il montre dans ce livre qu’exister n’a aucune saveur réellement, comme du néant parce qu’un jour nous mourrons. Il fait une démonstration qui rend l’existence inutile. Du coup, beaucoup ont eu le désir de se suicider après avoir lu le livre. C’est une des solutions de l’homme pour régler le problème de la souffrance, des malheurs, des catastrophes. Régler cela par le néant, par l’inexistence. Il ne faut pas entrer dans ce piège. Du moment que nous existons, nous ne devons pas penser aspirer au néant et se supprimer. En supprimant tout, la souffrance est aussi supprimer.
Bob Marley dans un chant
Un des chants connu de Bob Marley aborde ce thème. » Check out the real situation », regardez la réalité : Il n’y a que des guerres partout. les gens se font du mal partout. Qu’elle est la solution? Il pose cette question dans ce chant: « Mais, quelle est la solution? » aux malheurs du monde, aux guerres. et Il finit par proposer comme solution la destruction totale. Ces gens pensent avoir raison! et nous finissons par dire qu’au fond, oui, c’est vrai.
Ce n’est pas loin de ce que dit Job: « si seulement je pouvais ne pas exister. »… Il dit :
Job chapitre 3:11
11 Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère? Pourquoi n’ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles?
Si, au moins je n’avais pas existé, tout cela ne m’aurait pas arrivé. C’est la doctrine du néant. Elle n’est pas bonne parce que c’est une doctrine qui est ingrate parce que quand tout va bien l’homme ne dit pas qu’il cherche pas le néant. Il ne le dit que lorsqu’il a des difficultés, il ne regarde qu’à lui-même. « Ah, si je pouvais ne pas exister ». La personne ne regarde qu’à son intérêt, à son bien-être. Imaginez-vous si beaucoup de familles, de pères, de mères disent: « si au moins je pouvais ne pas exister. » et qu’ils se suicident ensuite. Imaginez-vous les dégâts que cela engendreraient sur la société, sur les personnes, les frères et les sœurs …
La Doctrine comme solution aux problèmes est une doctrine égoïste, et ingrate. Elle ne tient pas compte que nos existences sont liées. C’est de l’égoïsme, mais cela semble logique. Il dit :
Job 3:13
13 Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais,
14 Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bâtirent des mausolées,
Il nous glisse une vérité. Lorsque nous mourons, il n’y a plus de différence. Nous nous retrouvons tous au même endroit. Quand un pauvre et un roi meurent, de l’autre côté, il n’y a plus de rois, ni de pauvres. La mort réunit les gens de classes différentes. Mais il y a un faux rêve, une erreur de pensée, mort, tout est fini! non, la Bible nous dit que la mort physique n’est pas la fin, il y a une suite après. C’est l’erreur commise par les Jean-Paul Sartre…
Les choses spirituelles ne meurent pas
Quand nous détruisons physiquement les choses, les choses ne se détruisent pas spirituellement. Les choses spirituelles sont éternelles qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Les démons sont éternels comme les anges, et les humains sont éternels. La question est de savoir dans quelles conditions sont-elles éternelles. Les uns sont éternels dans de bonnes conditions, et d’autres sont éternels dans de mauvaises conditions. C’est le physique qui se détruit mais l’esprit ne se détruit pas, (le spirituel) Il peut être contenu mais n’est pas détruit, comme le lac de feu et de soufre qui va contenir le mal plus tard, mais il ne le fera pas disparaitre. Il dit une erreur fatale: « Je dormirais, je reposerais » un terme positif.
Or c’est faux, dès qu’un mauvais meurt les tourments commencent en enfer. C’est une erreur de penser qu’en se suicidant tout s’arrête, car beaucoup se suicide parce qu’ils sont fatigués d’être perturbés par les démons, fatigués de la vie.
Job 3:17
17 Là ne s’agitent plus les méchants, Et là se reposent ceux qui sont fatigués et sans force;
Il est vrai que les méchants ne règnent plus de l’autre côté, mais Il y a d’autres méchants. Les méchants d’ici ne règnent peut-être plus de l’autre côté, mais il y a d’autres méchants qui nous attendent de l’autre côté, les démons. Il y aura encore des méchants si nous choisissons le mauvais endroit. Il y a une fausse pensée dans tous les humains, celle de croire que la mort fait disparaitre les souffrances. Les souffrances disparaitront si nous allons au paradis, mais lorsque nous allons en enfer les souffrances seront multipliées. Il faut faire attention à ces fausses théories. La mort n’est pas le néant. La mort ne fait que nous changer de monde, cela n’annule pas tout. La théorie des témoins de Jéhovah est de dire que lorsque nous mourons, c’est fini, nous n’existons plus.
C’est faux, cela pousse beaucoup de personnes à pécher car ils se disent le pire que je puisse subir est le néant. C’est faux, il y a une suite, il y a un jugement après et ceux qui seront jugés coupables seront dans les tourments éternels. Job apporte cette doctrine du néant qui est fausse, c’est une erreur de sa part. Pourquoi tout cela ?Le verset 26 nous le dit:
Job chapitre 3:26
26 Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s’est emparé de moi.
Pour cette raison, Job se dit que s’il n’existe plus, tout cela va disparaitre. C’est faux! Nous mourons sans jésus, nous mourons sans Dieu, les troubles seront multipliés, les souffrances seront multipliées. Restons dans l’idée que nous existons déjà et accepter la vie.
Comparons nous à une chemise que Dieu possèderait. Admettons que cette chemise ait la faculté de parler et de se mouvoir. L’autoriseriez-vous à faire ce qu’elle veut et dire ce qu’elle veut? « Laisse moi libre. » Vous lui diriez non, tu m’appartiens, c’set ma loi que tu vas faire. Si je veux te porter le samedi, c’est ma volonté et non la tienne. Nous devons comprendre qu’il y a quelqu’un qui nous a mis sur terre et nous Lui appartenons. Cette logique simple que Job a manifesté au début en disant:
Job chapitre 1:21
21 et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté; que le nom de l’Éternel soit béni!
C’est cette logique qui va nous sauver de ces troubles, en disant : « D’accord, tout est mal, alors nous nous confions en celui qui nous a créé. » Mais nous, nous décidons de notre propre chef pour dire: « tout va mal, alors je me détruis. » Il faut éviter cela. déjà il n’y aura pas une destruction totale car nous allons continuer à vivre, et dans de mauvaises conditions. Deuxièmement, comprendre que nous ne nous appartenons pas, Dieu doit décider de notre sort. Troisièmement nous existons, alors luttons avec l’existence pour mieux exister. Ne détruisons pas ce que nous mêmes n’avons pas créé.
Question 1
Q– Quand Job maudit le jour de sa naissance, ne maudit-il pas indirectement ses parents?
R- Je ne pense pas car les mots sont choisis pour ne choquer ni Dieu ni un être humain. Il dit d’une manière indirecte : Oh, si je pouvais ne pas exister.
Question 2
Q– Des humains en veulent à leurs parents lorsqu’ils sont dans la souffrance.
R- Ce sont des humains qui ne sont pas conscients de la création d’un être humain….??? par rapport à la naissance ou par rapport à la souffrance. Si c’est par rapport à la venue dans le monde, il faut comprendre que les parents ne décident rien. Les parents font un acte qui fait qu’il y a un enfant ou pas. Ils ne savent pas plus comment cet enfant sera, ni quel sera son avenir. Maintenant que nous reprochions que nos parents nous aient mal éduqués ou mal orientés, là d’accord. Mais pour ce qui est de notre naissance nous n’avons pas le droit.
Question 3
Q– Pouvons nous dire que Job par ses murmures, son individualisation des souffrances a finalement incité ses amis à le juger?
R– Oui, nous pouvons dire que cela en fasse partie, mais ce n’est pas la seule raison. Cela fait partie d’un ensemble de choses qui ont amené les amis de Job à le juger.
Question 4
Q– Eli aussi a demandé la mort. Le fait de demander la mort ou de la souhaiter n’est ce pas plutôt une faiblesse, c’est reconnaître son inutilité entre autre? Ou est l’orgueil?
R- C’est une faiblesse qui remet en question Dieu. Où est l’orgueil? C’est faire passer Dieu comme quelqu’un qui a commit une erreur. Une erreur en nous mettant dans ce monde. dire : Oh si je pouvais ne pas exister! Dans ce cas, celui qui t’a fait exister s’est trompé! Là se trouve l’orgueil en se pensant plus intelligent, et plus amour que Dieu Lui-même qui nous a créés. Par ces mots, nous disons que nous voulons gérer notre vie. Les personnes sont bien souvent surprises quand je leur dis que le problème est celui de l’orgueil. Ils décident eux-mêmes de s’enlever la vie. Cet la preuve d’un grand orgueil car s’enlever la vie n’est pas facile. Comment le savons-nous?
L’exemple des personnes vivant en Inde
Regardez en Inde. Il y a des gens qui vivent littéralement dans les poubelles, dans les décharges où ils vivent et cherchent parfois leur nourriture. Ces personnes ne se suicident pas. Comment pouvons-nous l’expliquer? En nous il y a une chose qui sacralise la vie. En l’homme, il y a la conscience que la vie est capitale. Quand une personne franchit cette barrière il faut qu’il ait un grand niveau d’orgueil qui lui fait passer au dessus de cette sacralité de la vie. La vie est sacrée, car comment expliquer la vie de ces pauvres gens qui ne mangent pas tous les jours, et rejeter l’idée de se suicider, et vouloir vivre dans ces conditions. Ils sont le sentiment de ne pas avoir le droit de s’ôter la vie.
Question 5
Q– Quelle attitude doit avoir le chrétien lorsqu’il passe par des temps de souffrances extrêmes comme job ? Est ce que le fait qu’il se plaigne de son sort est un constat ou un péché ?
R- Cela n’arrive au niveau de péché que lorsque cela atteint Dieu. Tant que cela reste au niveau de gémissement, de lamentations. C’est lorsque nous disons qu’il y a eu erreur. par exemple: Je maudis le jour qui m’a vu. C’est un péché. Dire, je souffre trop, si au moins je n’avais pas existé, ce sont des lamentations, ce n’est pas attaquer clairement Dieu. mais si nous disons: Je maudis… il y a une certaine attaque.
Quand nous sommes des gens de l’Orient, il faut comprendre qu’il y a aussi des tournures de langage poétique. C’est pourquoi le livre de Job fait partie des cinq livres poétiques Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des cantiques. Il y a des tournures qui peuvent paraître violentes mais ce sont des images, comme « Je maudis le jour de … C’est très fort mais en réalité c’est aussi poétique. C’est pour dire simplement: Oh, si seulement je n’avais pas existé. J’ai que c’étais un péché, mais cela dépend avec quel état d’esprit cela est dit.
Question 6
Q– C’est par rapport à la mécanique du péché, du suicide. Quand un homme en arrive à vouloir se suicider, avoir ce genre de pensée. Est-ce que cela vient de lui-même ou est-ce qu’il est poussé des mauvais esprits? Où est la place de Satan dans cette situation?
R- Oui, il y a les deux. Comme en toutes choses, Satan arrive à nous manipuler pour nous faire croire que cela vient de nous. Que c’est notre désir. Il influence mais toi tu crois que c’est ta volonté, et tu te laisses aller. Il y a un temps où comme Adam où nous pouvons dire: Il faut que je consulte Dieu. C’est cette indépendance vis-à-vis de Dieu qui fait de nous des proies vis-à-vis du diable. Mais si nous avions la réaction de nous tourner vers Dieu pour l’interroger. Eve a parlé avec le diable et elle s’est fait piégée. Au départ, nous n’avons pas vraiment envie de nous suicider mais nous sommes comme dégoûtés comme Job. Satan va petit à petit parler et il va nous conduire à ne plus voir que cette solution.
Chez certaines personnes il arrive que cela vienne au niveau où elles entendent des voix qui leur mettent la pression. Elles ont envie de se jeter sur les roues d’un train. C’est le refus de nous humilier auprès de Dieu qui nous livre au diable.
Question 7
Q– Quelle est l’attitude du chrétien lorsqu’il passe des temps de souffrances extrêmes comme Job ?
R- Dire comme Job, l’Eternel a donné, l’Eternel a repris , béni soit le nom de l’Eternel. C’est une façon de dire que nous appartenons à Dieu. que sa volonté soit faite. Ce n’est pas facile parce que nous avons été créés avec une liberté et une autorité. Nous avons du mal à faire cette marche arrière pour se considérer simplement comme un morceau de bois. Parce qu’en réalité nous sommes poussière. Sans oublier que celui qui nous a créés est amour et qu’il a un plan caché derrière ces souffrances. En conséquence je préfère rester près de Lui plutôt que de m’éloigner de Lui.
Question 8
Q– Tu as parlé qu’il fallait s’arrêter au niveau des lamentations, mais les lamentations conduisent à la désobéissance puis à la rébellion?
R- Oui mais c’est comme la colère. Cela ne conduit pas forcément au péché. Nous pouvons nous mettre en colère sans péché, C’est pourquoi il est écrit en
Éphésiens 4:26
26 Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère,
27 et ne donnez pas accès au diable.
Nous pouvons nous lamenter et pêcher et nous pouvons nous lamenter et que cela conduise à la prière. Les deux sont possibles.
Question 9
Q– Les personnes déprimées qui sont habitées par un esprit de suicide, sont-elles forcément orgueilleuses ?
R- C’est ce que j’ai expliqué ici. Il y a eu une phase de leur vie où elles ont joué à l’indépendante. Cela les a conduit à cette extrémité. Soyons indulgents avec les personnes. Il est vrai qu’à l’étape ultime du suicide, beaucoup de personnes subissent une pression tellement forte que nous ne pouvons pas les critiquer facilement. là où je leur fait un reproche, c’est lorsque la pression était faible et qu’elles pouvaient se tourner vers le Seigneur et dire: « je n’arrive pas à m’en sortir, aide moi. » Elles ne l’ont pas fait à ce moment-là.
Question 10
Q– Aujourd’hui n’a t-on pas régler le problème moral en ayant mis en place le suicide assisté pour la personne souffrante pour rendre le suicide légitime?
R- Effectivement. Le diable veut la mort des humains. C’est son but. Il utilise le pouvoir politique pour rendre le suicide légal. Ce qui est un affront grave auprès du créateur. On cherche à banaliser cela surtout en Suisse où c’est déjà le cas.
Jean 10:10
10 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.
5 – Job chapitre 4 Eliphaz de Théman
Job chapitre 4:1-21
1 Éliphaz de Théman prit la parole et dit:
2 Si nous osons ouvrir la bouche, en seras-tu peiné? Mais qui pourrait garder le silence?
3 Voici, tu as souvent enseigné les autres, Tu as fortifié les mains languissantes,
4 Tes paroles ont relevé ceux qui chancelaient, Tu as affermi les genoux qui pliaient.
5 Et maintenant qu’il s’agit de toi, tu faiblis! Maintenant que tu es atteint, tu te troubles!
6 Ta crainte de Dieu n’est-elle pas ton soutien? Ton espérance, n’est-ce pas ton intégrité?
7 Cherche dans ton souvenir: quel est l’innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés?
Voilà le point central du livre, ce verset 7
7 Cherche dans ton souvenir: quel est l’innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés?
C’est la doctrine naturelle que nous avons tous. Si je suis innocent, que je suis bon, je ne peux vivre que de bonnes choses. Et si je suis pécheur je ne peux vivre qu’en conséquence de mon péché. Ce n’est pas à 100% faux puisque la Bible même dit que nous récoltons ce que nous semons.
Galates 6:7
7 Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.
Mais attention, ce n’est pas toute la vérité. Faire de cela une doctrine est une erreur. C’est faux bibliquement parlant. Il est évident que celui qui sème le mal va récolter le mal. Mais ce n’est pas une raison pour dire que lorsque quelqu’un souffre, c’est forcément qu’il a mal agi. Non, il faut bien le comprendre. Il y a des symboles logiques pour expliquer cela. C’est pourquoi je dis que le livre de Job est vraiment profond. Ces personnes se sont arrêtées à cette logique qui consiste à dire que la souffrance signifie que j’ai fait du mal. Ce n’est pas biblique. Il faut savoir que l’on peut faire le mal aujourd’hui et que la conséquence de ce mal peut être beaucoup plus tard. La personne peut connaître cinq ans de prospérité entre temps.
C’est le problème révélé au Psaume 73 d’Asaph. Pourquoi le méchant prospérait. En nous il y a la logique d’Eliphaz.
Il y a des réalités qui sont liées à la souffrances. Ce n’est pas que nous ayons fait forcément le mal. La base de leur raisonnement, c’est cela:
7 Cherche dans ton souvenir: quel est l’innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés?
C’est une façon de dire à Job , forcément si tout cela t’arrive, il y a le péché quelque part. Arrête de trop parler.
Job 4:8-21
8 Pour moi, je l’ai vu, ceux qui labourent l’iniquité Et qui sèment l’injustice en moissonnent les fruits;
9 Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère,
10 Le rugissement des lions prend fin, Les dents des lionceaux sont brisées;
11 Le lion périt faute de proie, Et les petits de la lionne se dispersent.
La vision nocturne d’Eliphaz
12 Une parole est arrivée furtivement jusqu’à moi, Et mon oreille en a recueilli les sons légers.
13 Au moment où les visions de la nuit agitent la pensée, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil,
14 Je fus saisi de frayeur et d’épouvante, Et tous mes os tremblèrent.
15 Un esprit passa près de moi… Tous mes cheveux se hérissèrent…
16 Une figure d’un aspect inconnu était devant mes yeux, Et j’entendis une voix qui murmurait doucement:
17 L’homme serait-il juste devant Dieu? Serait-il pur devant celui qui l’a fait?
18 Si Dieu n’a pas confiance en ses serviteurs, S’il trouve de la folie chez ses anges,
19 Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d’argile, Qui tirent leur origine de la poussière, Et qui peuvent être écrasés comme un vermisseau!
20 Du matin au soir ils sont brisés, Ils périssent pour toujours, et nul n’y prend garde;
21 Le fil de leur vie est coupé, Ils meurent, et ils n’ont pas acquis la sagesse.
Réaction d’Eliphaz
Eliphaz dit à Job, arrête de trop parler nous allons te dire la vérité. Il est vrai que cela risque d’augmenter tes souffrances. Mais nous sommes des serviteurs de la vérité. Nous allons te dire la vérité. La vérité est que d’une certaine manière Job, tu as quand même péché. Il y a une règle qui est que les justes connaissent la prospérité et les méchants connaissent les souffrances. Bien-aimés, cette règle est vraie, mais dans une logique éternelle. C’est à dire que tôt ou tard les justes vivront définitivement dans la prospérité et les méchants vivront définitivement dans la galère. MAIS, sur terre cette règle ne s’applique pas de cette manière que je viens de décrire.
Après le jugement dernier les justes vont au paradis définitivement quand les méchants iront dans le feu éternelle définitivement. C’est la manière la plus simple dont cette vérité s’appliquera. Mais, concrètement sur terre quand nous disons que ce que nous récoltons ce que nous semons. Ce principe ne s’applique pas exactement comme cela. Il y a les nuances, les temps de Dieu, l’amour de Dieu. C’est un mélange de toutes ces choses. Il est vrai que ce que nous semons en mal, nous le récolterons en mal. Mais ce n’est pas aussi évident que le jugement dernier.
Prudence dans nos jugements hâtifs
Comprenons qu’il peut y avoir des cas d’exception, des biais dans notre façon d’observer les choses. Il peut y a avoir des travers. Nous devons être prudents et modérés dans notre façon de juger les choses. Eux, les amis de Job ont appliqué simplement cette règle. « Job, si tu souffre, c’est que tu as fait le mal! C’est trop simpliste, trop facile. Il faut aller plus loin en cherchant la face de Dieu. Ils n’ont pas chercher la face de Dieu et ils appliquent leur logique qui parait bonne en soi. Une part de cette logique est biblique.
Par ailleurs tout ce que ces amis de Job, Eliphaz, Tsophar et Bildad disent des choses qui sont parfois vraies, bibliques. Mais ils disent des choses qui sont charnelles, qui viennent de l’intelligence humaine. Mais comme dans le cas d’Eliphaz ils parlent de forces que nous ne pouvons pas définir précisément. Quand Eliphaz a eu une vision, Il dit qu’il a eu peur d’un être …
Job chapitre 4:13-16
13 Au moment où les visions de la nuit agitent la pensée, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil,
14 Je fus saisi de frayeur et d’épouvante, Et tous mes os tremblèrent.
15 Un esprit passa près de moi… Tous mes cheveux se hérissèrent…
16 Une figure d’un aspect inconnu était devant mes yeux, Et j’entendis une voix qui murmurait doucement:
Ce que murmure cette voix semble bien:
17 L’homme serait-il juste devant Dieu? Serait-il pur devant celui qui l’a fait?
Les phrases de cet esprit sont bonnes mais les circonstances de la manifestation, les apparences de cet esprit nous font penser beaucoup plus à William Branham qui, soit disant prêchait en répétant les paroles que lui dictait un ange qui était à sa droite… D’après le livre de son fils, quand il a vu cet ange il aurait eu une peur comme face à une vision démoniaque.
La vision d’Eliphaz nous fait penser un peu à cela. Si les paroles semblent correctes, la vision nous laisse dans le doute. Nous ne pouvons pas dire que c’est de Dieu ou non. C’est pour dire que si nous avons à la base une erreur dans notre doctrine, dans notre façon de penser. Nous pouvons avoir aussi des visions qui nous fortifient dans notre erreur. Leur base de raisonnement était une erreur et une vision vient renforcer dans cette erreur.
Un juste ne peut pas souffrir!
Si tu souffres, c’est que tu as péché, car un juste ne peut pas souffrir. Je pense que le temps a joué aussi dans la souffrance de Job. Que la souffrance dure n’est pas normal, mais il faut poser la question à Dieu. Ne portons pas un avis sur un serviteur de Dieu par nos raisonnements seulement. C’est l’erreur qu’ils ont commis.
Question
Q– Le cas de Job est souvent pris ces celui de David pour justifier un état et bien souvent ne pas se remettre en question. Souvent les personnes qui ne se repentent pas utilisent ces deux cas. Filament il n’y a que Dieu qui puisse révéler ou parler au cœur de la personne. de deux cas, l’un peut être juste, l’autre non.
R- Je n’ai pas très bien compris la question.ni comment utiliser David pour ne pas se repentir, car David s’est repenti et même sérieusement. Job à la fin se repent aussi. … Il ne faut pas plaisanter avec le cas de Job…. On peut dire que « je ressens les mêmes souffrances que Job, mais je ne souffre pas comme Job. » Il faut faire attention.
Ce que Job a subi c’est beaucoup de souffrances, dans de nombreux domaines. Job est un type de Christ, une souffrance indicible. Le Christ souffre, et les apôtres l’abandonnent, les gens demandent sa mort et l’agressent ensuite verbalement …
La critique injuste d’amis est une grand souffrance
Quand les amis de Job commencent à le « matraquer », c’est fort. Nous ne pouvons pas réaliser combien cela fait mal. On t’accuse d’être pécheur parce que tu as échoué. Pourtant à la fin, il va se repentir. Faisons attention quand nous faisons des comparaisons. Disons plutôt : « je ressens les mêmes douleurs que Job. » mais je souffre comme Job, non!
6- Dieu est juste, Dieu est irréprochable
Que disent les amis de Job, comme nous avons mis dans nos sous titres : Dieu est juste, nous aurions pu mettre aussi Dieu est irréprochable.
C’est la thèse des amis de Job: Dieu est irréprochable. Puisqu’Il est irréprochable, et juste, c’est donc toi Job qui n’est pas juste. Cela parait beau et sage. Cela consacre Dieu. Et, attention, Dieu est aussi dans ses serviteurs, c’est pourquoi Jésus dit:
Matthieu 10:40
40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
Beaucoup de personnes se trompent quand ils sont en face d’un serviteur de Dieu, et qu’ils disent, c’est l’homme que l’on attaque. Tout dépend alors de ce qui est dit. Si nous disons quelque chose de faux, ce n’est pas l’homme que nous attaquons, nous attaquons Dieu. Si nous disons que Dieu est irréprochable et finir par attaquer un serviteur de Dieu. Dieu n’est plus irréprochable puisqu’Il s’est trouvé un mauvais serviteur. Il faut donc faire attention. Ici, c’est ce que ces personnes font: Dieu est irréprochable, c’est toi le problème.
Puisque la doctrine est que ce sont les méchants souffrent, forcément puisque Dieu est irréprochable, tu fais parti des méchants, des pécheurs. Cherche bien et tu le reconnaîtras.
7 – Job chapitre 5
Job chapitre 5:1-27
1 Crie maintenant! Qui te répondra? Auquel des saints t’adresseras-tu?
2 L’insensé périt dans sa colère, Le fou meurt dans ses emportements.
3 J’ai vu l’insensé prendre racine; Puis soudain j’ai maudit sa demeure.
4 Plus de prospérité pour ses fils; Ils sont foulés à la porte, et personne qui les délivre!
5 Sa moisson est dévorée par des affamés, Qui viennent l’enlever jusque dans les épines, Et ses biens sont engloutis par des hommes altérés.
6 Le malheur ne sort pas de la poussière, Et la souffrance ne germe pas du sol;
7 L’homme naît pour souffrir, Comme l’étincelle pour voler.
8 Pour moi, j’aurais recours à Dieu, Et c’est à Dieu que j’exposerais ma cause.
9 Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre;
10 Il répand la pluie sur la terre, Et envoie l’eau sur les campagnes;
11 Il relève les humbles, Et délivre les affligés;
12 Il anéantit les projets des hommes rusés, Et leurs mains ne peuvent les accomplir;
13 Il prend les sages dans leur propre ruse, Et les desseins des hommes artificieux sont renversés:
14 Ils rencontrent les ténèbres au milieu du jour, Ils tâtonnent en plein midi comme dans la nuit.
15 Ainsi Dieu protège le faible contre leurs menaces, Et le sauve de la main des puissants;
16 Et l’espérance soutient le malheureux, Mais l’iniquité ferme la bouche.
Eliphaz enfonce le clou. « Job, veux-tu contester avec Dieu? » Tu veux crier, à qui vas-tu crier? A ses anges? sont-ils supérieurs à Dieu?
Job 5:1-2
1 Crie maintenant! Qui te répondra? Auquel des saints t’adresseras-tu?
2 L’insensé périt dans sa colère, Le fou meurt dans ses emportements.
Beaucoup de choses qu’Eliphaz dit sont vraies, mais le problème est comment ces choses sont utilisées. Jacques 1:20 nous dit:
Jacques 1:20
20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.
C’est ce qu’il dit, quand il dit : « L’insensé périt dans sa colère , Le fou meurt dans ses emportements. «
Ce ne sont pas tes emportements qui vont régler tes problèmes, ni ta colère. Eliphaz attaque Job avec ces propos, et les insensés finissent par échouer, par tomber. Pour moi, je pense que la solution ne se trouve qu’en Dieu. Job, cherche Dieu! et arrête tout cela.
Est-ce que ce qu’il dit est mauvais? Non, mais la façon et le but qui est d’enfoncer Job en l’accusant de ne pas chercher Dieu. Bien-aimés, nous sommes des humains, nous pouvons connaître des passes difficiles mais ce n’est pas une raison pour disqualifier l’autre et dire qu’il n’est pas chrétien. Pour avoir fait telle chose, il n’est pas chrétien. Ne soyons pas rapide dans le jugement, nous pouvons blesser Dieu en parlant ainsi de son enfant.
Quand nous disons: « celui-ci n’est pas un chrétien » Il faut être vraiment sûr du fait, car il y a des temps difficiles pour tout le monde. pour Job, c’était un moment difficile, il s’est emporté et là, Eliphaz lui dit: les insensés périssent dans leur colère… Et il continue:
Job 4:8-9
8 Pour moi, j’aurais recours à Dieu, Et c’est à Dieu que j’exposerais ma cause.
9 Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre;
Il commence à louer Dieu! C’est bien quand nous sommes en bonne santé, que nous avons une belle maison. C’est facile de louer Dieu. Eliphaz est très bien, tout va bien pour lui.En comparaison avec Job, il a une peau de bébé, beaucoup de richesses, aucun malheur.
Dieu fait des choses insondables et il loue Dieu…
Job 4:10-16
10 Il répand la pluie sur la terre, Et envoie l’eau sur les campagnes;
11 Il relève les humbles, Et délivre les affligés;
12 Il anéantit les projets des hommes rusés, Et leurs mains ne peuvent les accomplir;
13 Il prend les sages dans leur propre ruse, Et les desseins des hommes artificieux sont renversés:
14 Ils rencontrent les ténèbres au milieu du jour, Ils tâtonnent en plein midi comme dans la nuit.
15 Ainsi Dieu protège le faible contre leurs menaces, Et le sauve de la main des puissants;
16 Et l’espérance soutient le malheureux, Mais l’iniquité ferme la bouche.
Il vante Dieu et il y a le fameux verset 13!
13 Il prend les sages dans leur propre ruse, …
Paul en parle aussi en
1 Corinthiens 3:19
19 Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit: Il prend les sages dans leur ruse.
C’est pour dire que beaucoup de choses qu’Eliphaz, Tsophar et Bildad vont dire, sont de bonnes choses, mais c’est la façon dont ces choses sont utilisées pour abattre Job qui est mauvaise. Eliphaz loue Dieu. Oui, c’et facile quand tout va bien pour soi, et d’accuser l’autre qui ne loue pas Dieu parce qu’il a des difficultés. Prions pour la personne pour que Dieu la relève, et ne l’accusons pas trop facilement parce que nous ne vivons pas la même chose.
Question
Q– Les amis de Job ne reflète t’il pas nos propres attitudes de piètres consolateurs face à un chrétien en souffrance? Cela montre aussi qu’il ne faut pas se confier en l’homme mais en Dieu seul?
R- Bien sûr! oui, il nous arrive d’être trop rapide dans notre jugement parce que nous ne sommes pas à la place de l’autre. Que Dieu nous pardonne.
Prière
Seigneur nous venons demander pardon pour toutes les fois où nous avons jugé trop vite des frères qui chancellent, des sœurs qui se trompent. Nous te demandons pardon Seigneur, parce que nous avons jugé trop vite les gens qui pleurent. Or la Bible nous demande de pleurer avec ceux qui pleurent. Nous les avons déclaré charnels parce qu’ils ont pleuré à cause de certaines souffrances. Seigneur pardonne-nous tous les jugements de travers que nous avons pu émettre. Au nom de Jésus aide nous à vraiment regarder les choses à la lumière du Saint-Esprit, et de Ta Parole, lorsque le malheur atteint l’un d’entre nous. Au nom de Jésus, Amen.
Romains 12:15
15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent.
Question
Q– Pour Eliphaz son but, n’est-il pas de vouloir expliquer la souffrance comme souvent nous avons tendance à faire devant l’incompréhension.
R- Bien sûr. L’explication simple consiste à attaquer l’homme, quand nous-mêmes nous ne sommes pas dans la souffrance. Il est facile de dire que Dieu est bon. S’il y a un problème chez l’autre, il en est la cause! Maintenant, celui qui est dans la souffrance se retourne contre Dieu qui le fait exister dans la souffrance. Dieu aurait pu faire autrement. Il individualise en ayant l’impression qu’il est le seul à souffrir. Ces raccourcis doivent cesser. Nous devons être humbles pour chercher la lumière divine.
Au verset 17 il y a un tournant.
Job 4:17-27
17 Heureux l’homme que Dieu châtie! Ne méprise pas la correction du Tout Puissant.
18 Il fait la plaie, et il la bande; Il blesse, et sa main guérit.
19 Six fois il te délivrera de l’angoisse, Et sept fois le mal ne t’atteindra pas.
20 Il te sauvera de la mort pendant la famine, Et des coups du glaive pendant la guerre.
21 Tu seras à l’abri du fléau de la langue, Tu seras sans crainte quand viendra la dévastation.
22 Tu te riras de la dévastation comme de la famine, Et tu n’auras pas à redouter les bêtes de la terre;
23 Car tu feras alliance avec les pierres des champs, Et les bêtes de la terre seront en paix avec toi.
24 Tu jouiras du bonheur sous ta tente, Tu retrouveras tes troupeaux au complet,
25 Tu verras ta postérité s’accroître, Et tes rejetons se multiplier comme l’herbe des champs.
26 Tu entreras au sépulcre dans la vieillesse, Comme on emporte une gerbe en son temps.
27 Voilà ce que nous avons reconnu, voilà ce qui est; A toi d’entendre et de mettre à profit.
Eliphaz dit qu’il peut arriver que Dieu châtie, mais quand nous nous repentons, tout redevient comme avant. La prospérité, la bénédiction, tout revient! Alors que dans le livre d’Hébreux, il nous est dit que certaines personnes, des serviteurs n’ont pas été délivrées. Elles sont mortes dans la souffrance dans la galère. Comme nous le dit Paul afin qu’elles vivent une meilleure résurrection.
Hébreux 11:35
35 Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection;
Que veut-il dire ? Parce que toutes les résurrections sont bonnes. Paul veut dire qu’ils ressusciteront glorieux! Plus glorieux que s’ils étaient morts sans souffrances. Ce sont des mystères dont nous parlerons un autre jour. Les souffrances ne finissent pas toujours bibliquement quand nous lisons l’épitre aux Hébreux, cela peut ne pas finir. De la même façon Jésus est allé jusqu’à la mort.
Il faut resté biblique, Eliphaz dit à Job qu’il suffit que tu te repentes. Ne méprise pas la correction du tout puissant, Job. Mais comme nous allons le voir, Job demande: « la correction de quoi? » C’est le problème de Job. La correction de quelle faute ? Quand eux-mêmes parlent de correction, sur quelle base disent-ils cela? Ils ne lui disent pas les sujets de reproches, ou les fautes de Job. Ils campent sur leur doctrine, si tu souffres, forcément il y a une raison cachée qui implique une correction de Dieu. Quand Jésus a souffert, ce n’était pas une correction de Dieu. Tout cela doit nous parler pour que nous ne soyons pas rapides à juger, soyons simples et tranquilles. Dieu doit parler. Eliphaz conclut :
Job 4:27
27 Voilà ce que nous avons reconnu, voilà ce qui est; A toi d’entendre et de mettre à profit.
En conclusion, change et repens toi, reconnais tes erreurs. Dieu te pardonneras. Tu verras à nouveau le bonheur. Au verset 24:
24 Tu jouiras du bonheur sous ta tente, Tu retrouveras tes troupeaux au complet,
Nous allons écouter la réponse de Job au chapitre suivant.
8 – Job chapitre 6
Job 6:1-13
1 Job prit la parole et dit:
2 Oh! s’il était possible de peser ma douleur, Et si toutes mes calamités étaient sur la balance,
3 Elles seraient plus pesantes que le sable de la mer; Voilà pourquoi mes paroles vont jusqu’à la folie!
4 Car les flèches du Tout Puissant m’ont percé, Et mon âme en suce le venin; Les terreurs de Dieu se rangent en bataille contre moi.
5 L’âne sauvage crie-t-il auprès de l’herbe tendre? Le bœuf mugit-il auprès de son fourrage?
6 Peut-on manger ce qui est fade et sans sel? Y a-t-il de la saveur dans le blanc d’un œuf?
7 Ce que je voudrais ne pas toucher, C’est là ma nourriture, si dégoûtante soit-elle!
8 Puisse mon vœu s’accomplir, Et Dieu veuille réaliser mon espérance!
9 Qu’il plaise à Dieu de m’écraser, Qu’il étende sa main et qu’il m’achève!
10 Il me restera du moins une consolation, Une joie dans les maux dont il m’accable: Jamais je n’ai transgressé les ordres du Saint.
11 Pourquoi espérer quand je n’ai plus de force? Pourquoi attendre quand ma fin est certaine?
12 Ma force est-elle une force de pierre? Mon corps est-il d’airain?
13 Ne suis-je pas sans ressource, Et le salut n’est-il pas loin de moi?
(Job dit que tout cela est dur. C’est Dieu qui me fait vivre tout cela, et les choses vont trop loin jusqu’à me toucher dans l’essentiel. Quand Job dit : »l’ane sauvage
Job 6:5
5 L’âne sauvage crie-t-il auprès de l’herbe tendre? Le bœuf mugit-il auprès de son fourrage?
C’est une façon de dire que même l’âne sauvage a de l’herbe tendre à sa disposition. C’est une chose élémentaire, quand il veut de l’herbe tendre il en a à sa disposition. Moi, Job, je suis touché dans l’essentiel, le basique, dans le minimum. Cela ne peut venir que de Dieu, pourquoi se plait-il à m’écraser.
Job veut dire au verset 10
10 Il me restera du moins une consolation, Une joie dans les maux dont il m’accable: Jamais je n’ai transgressé les ordres du Saint.
Dieu m’accable sans raison! Voilà la logique de Job. Les souffrances viennent de nos erreurs. Mais comme lui ne faisait pas d’erreur, il ne comprend pas. Il dit : « entre Lui et moi, c’est Lui qui a tord » quand il dit qu’il y a une consolation: Je n’ai rien fait de mal. (V.10) Du coup puisque la souffrance est sensée frapper ceux qui font le mal, et que Dieu permet ses souffrances contre moi. C’est une façon de dire ici : « Dieu n’est pas trop correct ! » Il n’a pas trop raison puisqu’il me prive du nécessaire
Question
Q– Il semble que les amis de Job étaient à côté de lui pour le soutenir, mais n’étaient ils pas là pour l’enfoncer un peu plus ? un peu comme si ils étaient contents de le voir dans cette situation ?
R- Non, je ne pense pas. Je pense que tout vient du fait que l’homme ne comprend pas et qu’il veut tout expliquer aussi. Après quand nous sommes dans cette phase-là les mauvais penchants remontent à la surface. J’ai souvent dit que les péchés n’ont pas de logique mathématique. Aujourd’hui nous pouvons commencer par la jalousie et finir par la drogue alors que ce sont deux choses qui sont sans liens apparents. La raison en est que lorsque nous devenons charnels, nous sommes ouverts à tous les péchés même à ceux que nous pensions inimaginables, impossibles pour ce qui nous concerne. Comme nos raisonnements sont charnels, les vieux penchants remontent, la jalousie par-ci, un peu de revanche par -à, un peu de mensonge par-ci…
Parce que notre état est charnel comme notre logique. En ce qui concerne les amis de Job, il y a peut être de la jalousie à la base mais ils sont vraiment venus pour le consoler, comme nous l’avons vu au deuxième chapitre.
L’erreur de vouloir tout expliquer
En voulant trop comprendre et vouloir tout expliquer à leur manière, ils sont devenus charnels. Cela les a conduits à d’autres travers. Le problème de Job est celui-là: On me prive de l’essentiel, et je ne comprends pas pourquoi Dieu me fait cela alors que je suis irréprochable. Job est dans le même travers de pensée: Toute souffrance est liée au péché, et penser que le juste ne peut que vivre le bonheur. Quand nous disons le bonheur, oui le juste vivra le bonheur, mais c’est un bonheur de cœur tout le temps. Mais en ce qui concerne sa vie extérieure, matérielle. Il peut aussi vivre le malheur.
Question
Q– Cela ne fait-il pas souffrir Dieu de voir ses enfants dans cet état? … Dans l’état où se trouve Job.
R- Dans quel état? … Oh, cela fait souffrir Dieu, mais en même temps cela le réconforte de voir que son enfant va grandir. Il ne sera plus un enfant, qu’il devient un homme mûr capable d’affronter les plus hautes collines. C’est pourquoi Dieu a créé l’homme et la femme. Dans l’éducation d’un enfant. La maman va toujours refuser que son enfant souffre. Il faut que le papa intervienne pour lui dire : Laisse! Il doit souffrir, sinon il ne sera pas un homme. A l’école on lui a mal parlé! Et alors? Dans la vie, des personnes lui parleront mal… Et le papa dira: ‘La vie est ainsi faite. » Il deviendra solide, fort. Mais la maman va demander au père d’aller à l’école parce qu’on lui a mal parlé. Le papa répondra: « Oui, je sais mais c’est la vie, il va grandir. » S’il y a des choses graves, nous réagirons.
C’est pour dire que lorsque Dieu nous voit souffrir, cela Lui fait mal, mais en même temps Il est le Papa pour dire que c’est nécessaire pour que mon enfant entre dans ma gloire. Il doit passer par cette étape.
Question
Q– D’où vient la doctrine d’Eliphaz et de Job? Où trouve-t-elle sa source?
R- Dans la nature humaine. Notre cerveau étant dichotomique, nous jugeons en manichéens, blanc/noir, bien/mal, tout séparer. Nous voulons des principes clairs que nous pouvons énoncer mathématiquement. Face à la complexité de Dieu, notre raisonnement est faux. L’homme veut maîtriser les choses et pouvoir tout expliquer. Cela vient de la nature humaine. C’est pourquoi je dis que c’est charnel. L’homme veut établir des lois, des règles pour tout.
C’est pourquoi Jésus leur dit que lorsque votre chèvre tombe dans le puits un jour de sabbat, vous la sortez de là, et lorsque les disciples cueillent des épis cela devient un problème. (Matthieu 12:1-12) vous êtes des hypocrites. Vous voulez la loi pour vous et vous classifié les choses que vous-mêmes ne respectez pas. Hypocrites, vous ne voulez pas saisir la sagesse de Dieu. Vous préférez la simplicité de votre loi qui vous amène dans des travers. C’est l’homme qui est ainsi, charnel. Bien sûr le diable vient appuyer ces faux raisonnements.
Question
Q– Veux-tu dire que c’est inné ? … Alors après le péché ?
R- Oui. … C’est inné puisque nous sommes issus d’Adam. Le péché vient d’Adam. C’est inné pour nous qui descendons d’Adam. Nous avons été contaminés par lui.
Job 6:13-30
13 Ne suis-je pas sans ressource, Et le salut n’est-il pas loin de moi?
14 Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, Même quand il abandonnerait la crainte du Tout Puissant.
Instruisez-moi, et je me tairai
15 Mes frères sont perfides comme un torrent, Comme le lit des torrents qui disparaissent.
16 Les glaçons en troublent le cours, La neige s’y précipite;
17 Viennent les chaleurs, et ils tarissent, Les feux du soleil, et leur lit demeure à sec.
18 Les caravanes se détournent de leur chemin, S’enfoncent dans le désert, et périssent.
19 Les caravanes de Théma fixent le regard, Les voyageurs de Séba sont pleins d’espoir;
20 Ils sont honteux d’avoir eu confiance, Ils restent confondus quand ils arrivent.
21 Ainsi, vous êtes comme si vous n’existiez pas; Vous voyez mon angoisse, et vous en avez horreur!
22 Vous ai-je dit: Donnez-moi quelque chose, Faites en ma faveur des présents avec vos biens,
23 Délivrez-moi de la main de l’ennemi, Rachetez-moi de la main des méchants?
24 Instruisez-moi, et je me tairai; Faites-moi comprendre en quoi j’ai péché.
25 Que les paroles vraies sont persuasives! Mais que prouvent vos remontrances?
26 Voulez-vous donc blâmer ce que j’ai dit, Et ne voir que du vent dans les discours d’un désespéré?
27 Vous accablez un orphelin, Vous persécutez votre ami.
28 Regardez-moi, je vous prie! Vous mentirais-je en face?
29 Revenez, ne soyez pas injustes; Revenez, et reconnaissez mon innocence.
30 Y a-t-il de l’iniquité sur ma langue, Et ma bouche ne discerne-t-elle pas le mal?
Job dit en quelque sorte : « vous êtes méchant envers moi parce que :
Job 6:13-14
14 Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, Même quand il abandonnerait la crainte du Tout Puissant.
Est-ce ainsi qu’il faut me traiter? Bien-aimés, Le Seigneur nous a dit d’aimer nos ennemis. Même si aujourd’hui nous sommes convaincus que quelqu’un est un assassin et que nous le trouvions gisant dans son sang à cause d’un accident de voiture. Le laisserions-nous là en disant que c’est un assassin ou bien nous appellerions l’ambulance? Est-ce parce qu’une personne a négligé le Tout Puissant qu’il faut le traiter ainsi? Job leur demande: Vous ne voyez même pas ma souffrance. En réalité Job souffre plus des remontrances de ses amis que de ses souffrances physiques.
L’homme fait beaucoup plus de mal à l’homme que les souffrances en elles-mêmes. le comportement de l’homme peut nous blesser, nous déranger plus qu’une vraie souffrance. C’est ce qui arrive à Job. il est dépassé au point qu’il dit: « c’est comme si vous n’existiez pas. » Vous êtes venus, mais c’est comme si vous n’existiez pas. Bien-aimés, il est vrai que Job semble accuser Dieu en disant qu’il n’a jamais fait de transgressions. Cela peut être interprété dans l’autre sens qu’il se console qu’il n’y a pas le péché dans sa vie. Il aime Dieu et il veut le servir, c’est ce qui le console. Au moins je souffre et je meurs dans la justice.
Job se console d’être juste
C’est sa consolation, car les péchés aggraveraient sa tristesse. Se considérer être un homme correct parait prétentieux, c’est pourquoi à la fin, il leur demande ce qu’il a fait de mal. Si vous voulez vraiment m’aider dites le moi et soyez clairs dans vos paroles. Dites moi clairement ce que j’ai fait de mal au lieu d’exprimer des doctrines évasives. Dites moi, tu as fais ceci, tu as fais cela. Il y a des personnes qui parlent de la même façon. Ah, ce frère-là…, Ah, cette sœur … Qu’ont-ils fait? rien n’est exprimé clairement. Il est léger! Oui, mais qu’a-t-il fait? C’est ce qui arrive à Job. Les discours d’Eliphaz sont plus des discours doctrinaux plutôt qu’une accusation en bonne et du forme, en fonction des faits. C’est le reproche de Job envers Eliphaz, j’ai tout perdu et vous m’accablez
Job 6:30
30 Y a-t-il de l’iniquité sur ma langue, Et ma bouche ne discerne-t-elle pas le mal? 23 Délivrez-moi de la main de l’ennemi, Rachetez-moi de la main des méchants?
29 Revenez, ne soyez pas injustes; Revenez, et reconnaissez mon innocence.
Dans le cas contraire il faut me dire, verset 24
24 Instruisez-moi, et je me tairai; Faites-moi comprendre en quoi j’ai péché.
Dites-moi clairement ce que j’ai fait de mal au lieu d’être doctrinal. Au lieu de prendre mes souffrances et d’en conclure par doctrine que j’ai forcément fait le mal.
Question
Q– Est-ce que l’homme a besoin de se sentir soutenu par ses semblables, d’une forme de compassion.
R- Oui, il a besoin de cela. Cela lui fait beaucoup plus mal quand ses semblables ne le soutiennent pas. L’homme a ce besoin, il n’a pas été créé pour être seul. C’est un être sociable, et quand ses semblables le méprisent cela lui fait très mal.
Question
Q– Comment supporter la double souffrance due aux conseils non souhaités de nos proches lorsqu’on a simplement besoin d’une épaule pour pleurer où d’une oreille qui nous écoute ?
R- C’est pour nous amener à Jérémie 17
érémie 17:5
5 Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son cœur de l’Éternel!
Il faut se confier en Dieu seul et comprendre que Dieu seul est notre secours. maintenant Dieu peut utiliser des hommes pour nous secourir, Mais Il reste Lui seul la source du secours. Nous allons prier pour que Dieu nous aide à nous humilier et à être simples dans notre vie en communauté, entre frères et sœurs, ainsi qu’entre chrétiens d’églises différentes. Que nous soyons compatissants, lents à juger et que nous cherchions notre secours que dans le Seigneur.
Prière
Seigneur nous venons prier que Tu sois béni pour cette étude biblique. Merci Seigneur de nous aider à être pacifique comme il est écrit : autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tout le monde. Nous prions Seigneur que Tu nous aides à aimer notre prochain, à ne pas soupçonner le mal et que nous ne soyons pas dans des logiques de pensées vagues. Que lorsque nous voulons porter un jugement que ce jugement soit fondé sur des faits clairs à distinguer et à énoncer. Seigneur agit afin que nous adoptions ces mesures de précautions pour ne pas porter de faux jugements sur les uns et les autres.
Nous Te prions aussi, Seigneur que Tu nous aides à accepter que le sort de l’autre soit différent du notre. Que nous ne puissions pas chercher à être calibrés de la même manière. Tu fais avec chacun ce que Tu as décidé, et que ce que Tu fais avec l’autre ne nous amène pas à considérer cela comme une étrangeté. qui nous pousse à porter de mauvais jugements.
Merci Seigneur pour tous les malheurs, les difficultés , les souffrances qui nous arrivent parce que c’est une formation pour saisir Ta gloire. Tu veux des enfants qui Te ressemblent c’est pourquoi Tu nous fais passer par la souffrance. Nous te remercions pour cela. Au nom de Jésus. Amen
Romains 12:18
18 S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

