Jean chapitre 4 montre que Jésus appelle à une adoration authentique. Face à la Samaritaine, il recentre la foi sur le cœur, la vérité et l’action de l’Esprit, loin des lieux et des traditions humaines.
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Jean chapitre 4 – Étude biblique

Jean 4:1-3 – Jésus se rend en Galilée
1Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris qu’il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.
2 Toutefois Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c’étaient ses disciples.
3 Alors il quitta la Judée, et retourna en Galilée.
L’apôtre utilise dans ce passage, les termes de Seigneur et de Jésus pour parler de la même personne.
Les pharisiens avaient une obsession et une peur, c’était de perdre leur autorité et leur prestige auprès du peuple. C’est pour cela, qu’ils ont vu Jean puis Jésus comme des ennemis.
Jean 4:2 – L’apôtre relate le fait que Jésus ne baptisait pas lui-même, sans doute à cause de la nature égocentrique de l’homme. L’apôtre Paul en a fait de même ainsi que cela est rapporté en 1 Corinthiens 1:11-17. En effet, si certains hommes avaient été baptisés par Jésus lui-même, ils s’en seraient très certainement vantés comme si cela leur avait conféré une supériorité.
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Jean 4 – Jésus et la femme Samaritaine
Il existe quelques différences remarquables entre Jean 3 et Jean 4. Dans Jean 3, Jésus s’adresse à un homme (Nicodème), un religieux juif qui occupait une position morale en vue. En Jean 4, il s’adresse à une femme samaritaine qui menait une vie totalement dissolue. Tout opposait ces deux êtres : Un homme, une femme, un religieux Juif, une Samaritaine, deux religions s’opposant (orthodoxe – hérétique). Le religieux se croyait parfait et la pécheresse avait conscience de son état de péché. L’entrevue a eu lieu la nuit pour l’un et en plein midi pour l’autre. Cependant, tous deux ont un point commun. Ils se cachent de leurs semblables. Nicodème vient rencontrer Jésus de nuit, à l’insu des ses semblables. Jésus vient rencontrer la Samaritaine qui vient au puits en dehors de l’heure à laquelle venaient les autres femmes. En ce qui concerne cette dernière, nous ne connaissons pas son nom ce qui fait encore une différence avec Nicodème.
Pourquoi les juifs montraient-ils une hostilité envers les Samaritains ? L’explication se trouve en 2 Rois 17
2 Rois 17:6 ; 24
6 La neuvième année d’Osée, le roi d’Assyrie prit Samarie, et emmena Israël captif en Assyrie. Il les fit habiter à Chalach, et sur le Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes.
24 Le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d’Avva, de Hamath et de Sepharvaïm, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d’Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes.
En fait, la religion des samaritains étaient devenue différente de la religion juive à cause des déportations de population par le roi d’Assyrie.
Jean 4:4-15
4 Comme il fallait qu’il passe par la Samarie,
5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.
6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.
7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.
8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.
9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. –
10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.
15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.
11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive?
12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?
13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif;
14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
La Samarie
Jean 4:4 – « il fallait qu’il passe ». Habituellement les juifs évitaient de passer par la Samarie pour se rendre à Jérusalem. Ils préférait prendre une route plus longue, qui ne passait pas par cette région. Nous pouvons donc penser que cette obligation était de l’ordre spirituel, pour un objectif divin, à savoir la révélation de la messianité de Jésus aux Samaritains.
Le puits de Jacob : Dans l’Ancien Testament, il n’est fait mention d’aucun puits creusé par Jacob. Par contre, Jacob a bien vécu près de Sichem à son retour de Paddan Aram. (Genèse 33:18). Ce puits était en réalité une citerne et non pas à proprement parlé un puits. La citerne recueille les eaux de ruissellements dans un réservoir souterrain, alors que le puits est foré pour trouver et atteindre une source d’eau souterraine. Dans un cas, l’eau est dormante et dans l’autre, l’eau est vive. Ceci explique l’échange entre Jésus et la samaritaine, relaté au versets 10 et 11.
10 Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive.
11 Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où aurais-tu donc cette eau vive ?
En adressant la parole à une femme samaritaine, Jésus s’est affranchi de deux barrières culturelles, celle de parler à un samaritain et celle d’adresser la parole à une femme en public, ce qui ne se faisait pas.
Jean 4:7 – Jésus en abordant la femme samaritaine, engage la conversation en se plaçant dans une position d’infériorité. Il est en demande. Comme le montre le verset 9, la demande est très surprenante de la part d’un juif.
L’exemple de Jésus
Jésus ici, nous donne un modèle à suivre. Si nous voulons parler de Jésus et témoigner, plutôt que de nous placer par rapport aux autres en supériorité, nous devons laisser la personne s’ouvrir à nous en nous plaçant en infériorité, en demande par exemple.
Jean 4:10 – « le don de Dieu » ! de quoi s’agit-il ? De la personne même de Jésus. Cela veut dire en clair: si tu me connaissais, moi qui viens de Dieu le Père … et il précise si tu connaissais celui qui te demande à boire.
Ici, Jésus n’agit plus en demandeur mais comme un égal. Tu me donnes à boire, et moi je te donne de l’eau vive.
Nous pouvons constater le décalage existant entre les paroles de Jésus et celles de la Samaritaine. L’un (Jésus) parle de choses spirituelles alors que l’autre (la samaritaine) parle de choses naturelles.
Ce texte nous montre l’écueil auquel il faut penser pour l’éviter, en ramenant les choses au plan concret. Toute la difficulté est de faire comprendre les choses célestes, spirituelles à une personne qui n’y est pas préparée, et qui ramènera tout aux choses terrestres.
Jean 4:14 – L’être humain a besoin d’eau pour vivre mais Jésus parle dans ce verset, d’une eau qui donne la vie, d’une eau vivifiante. De la même façon, seul Jésus peut donner un esprit vivifiant.
1 Corinthiens 15:45
45 C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.
C’est parce que Jésus nous communique son Esprit que nous devenons une source d’eau qui jaillira en donnant la vie éternelle.
Jean 4:15 – Après le verset 14, la samaritaine ramène tout au plan terrestre. Si seulement, grâce à Jésus, elle pouvait être libérée d’une tâche pénible en n’ayant plus à avoir à venir à ce puits pour y puiser de l’eau en pleine chaleur, tous les jours !
A travers ses paroles, la samaritaine tout comme Nicodème, ne comprenait jusque-là Jésus que d’un point de vue purement physique (au sens littéral). C’était souvent le cas des disciples aussi. Ils interprétaient souvent à tort les propos de Jésus en passant à côté de son langage métaphorique (cf. Jean 4:33-34 ; et en Jean 11:11-13, la mort de Lazare).
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Jean 4:16-26 – Jésus est reconnu comme prophète
La conversation prend un nouveau tournant quand Jésus va se révéler !
16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.
17 La femme répondit: Je n’ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n’ai point de mari.
18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.
19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.
Jésus laisse la Samaritaine reconnaître elle-même son état. Il est à remarquer qu’il n’a porté aucun jugement sur elle.
Jean 3:17
17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
Comme pour toute personne à qui nous voulons porter le message du salut, il faut que celle-ci réalise par elle-même son état de pécheresse pour éprouver le besoin d’un sauveur.
C’est le Saint-Esprit qui convainc de péché et uniquement lui.
Jean 16:7-8
7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai.
8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement:
Cependant, il est nécessaire que chaque personne se tourne vers Dieu pour lui demander.
Psaumes 19:13
13 Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore.
Ce verset met en lumière notre ignorance de certains péchés, souvent causée par l’orgueil. Le fait d’exprimer ouvertement cette demande fera que le Saint-Esprit nous révèlera l’état véritable de notre cœur.
Nous pouvons commettre des péchés sans en avoir conscience, et ce surtout quand le mot péché signifie manquer le but, être en dehors de la direction voulue par Dieu.
En demandant à Dieu de pardonner nos fautes inconscientes, nous lui ouvrons la porte pour nous guider et corriger notre chemin afin de rester dans sa volonté.
Jean 4:20-26
20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.
25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.
Ce passage est des plus important pour un croyant. Quelle que soit la religion, les gens cherchent un lieu pour adorer et prier Dieu. Le chrétien faisant un voyage en Israël ne manquera pas d’aller au mur des lamentations et de faire une prière au pied de ce mur, sans parler de ceux qui écrivent une prière sur un papier qu’ils glissent dans une anfractuosité de ce mur. Des croyants vont même sous l’esplanade, à un endroit précis où la tradition dit que l’arche de l’alliance aurait été placée pour être au plus près de la présence de Dieu. Par ces pratiques, ces personnes témoignent qu’elles oublient ce que nous dit Jésus dans ce passage de l’Évangile de Jean.
Ce n’est ni à Jérusalem au mont du Temple, ni sur la montagne de Garizim, ni dans un quelconque endroit que nous serons le plus proche de Dieu. De tout temps, l’homme a voulu s’approcher de Dieu, c’est ainsi qu’on a prié sur les hautes collines, sur les montagnes, en construisant même une tour très haute, la tour de Babel (Genèse 11 ). En France, nombreux sont les édifices religieux construits sur des « hauts lieux ? » (collines, puys …)
Où doit-on prier ?
Jésus ici corrige la pensée des hommes. Peu importe où ils se trouvent, ils peuvent; et nous pouvant prier Dieu là où nous sommes. Cependant Dieu pose une condition, celle de le prier en esprit et en vérité.
Comment comprendre ce verset de Jean 4:24 ?
Prier en esprit signifie prier avec :
- Un cœur sincère, sans hypocrisie ou formalisme (Matthieu 15:8)
- Avec l’aide du Saint-Esprit qui nous aide à prier selon la volonté de Dieu. (Romains 8 :26-27)
- En ayant une véritable communion avec Dieu. C’est l’Esprit qui nous unira au Père au-delà des mots.
L’expression « en vérité » peut prendre deux sens. Celui de la vérité telle que nous l’entendons, c’est à dire l’opposé du mensonge, de l’hypocrisie, mais aussi celui de la vérité, pour parler de la Parole de Dieu.
Prier en vérité signifie prier :
- Selon la Parole de Dieu, en étant aligné sur les Écritures:
Jean 15:7
7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
- Sans mensonge ni hypocrisie:
Psaumes 51:6, 8
6 J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
8 Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur: Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi!
- En reconnaissant qui est Dieu:
Jean 17:3
3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Le vrai culte est celui qui se focalise sur le vrai Dieu tel qu’il s’est révélé dans la création et dans la Bible, (Hébreux 1:1-2) et tel qu’il s’est manifesté dans l’œuvre du salut.
Aux versets 23 et 24, il n’est pas dit que Dieu cherche des adorateurs. Ils révèlent comment les vrais adorateurs doivent adorer : En esprit et en vérité ! Car Jésus est venu chercher les perdus et par son Saint-Esprit, il achève l’œuvre commencée selon :
Luc 19:10
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.
Philippiens 1:6
6 Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ.
Jean 4:26 – – La Samaritaine a une révélation progressive de Jésus. Elle l’identifie comme étant un juif, puis elle reconnait en lui un prophète. Là, Jésus se révèle pleinement comme le Messie, en disant « Je Suis ». Cette femme arrive ensuite à l’interrogation du verset 29 : ne serait-ce point le Christ ?
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Jean 4:27-38 Jésus est-il le Messie ?
27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle?
28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens:
29 Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ?
30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui.
La femme samaritaine est convaincue de la messianité de Jésus. Elle qui se cachait des autres, se trouve libérée de sa culpabilité et elle va s’extérioriser en interpellant les autres. Sa proclamation a interpellé les Samaritains qui sont sortis de la ville pour savoir qui avait produit une telle transformation chez cette femme.
Jean 4:31-38
31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange.
32 Mais il leur dit: J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.
33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?
34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.
37 Car en ceci ce qu’on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne.
38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.
Jean 4:34 – « Ma nourriture est de faire la volonté de Dieu qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » – Ce verset explique la motivation du verset 4 quand Jésus dit qu’« il fallait qu’il passât par la Samarie ». Tous les chrétiens devraient s’approprier ce verset 4:34 et le faire leur, sachant que selon:
Jean 9:31
31Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
1 Jean 5:14
14 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.
Jean 4:35 – Pour parler du blé, nous aurions tendance à dire quand il devient mur, que les champs blondissent pour parler de la couleur du champ. Jésus, lui, dit qu’ils blanchissent. Est-ce pour parler des Samaritains tout de blanc vêtus que Jésus emploie le mot blanchissent au lieu de blondissent ? Si c’est le cas, le résultat des paroles de la femme samaritaine ne s’est pas fait attendre.
Les versets de Jean 4:36-38 sont à rapprocher des versets de:
1 Corinthiens 3:6-8
6 J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître,
7 en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.
8 Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.
La conversion d’une personne n’est pas le simple résultat de notre témoignage ou de notre évangélisation. Nous devons nous libérer de la recherche de résultat et nous réjouir de celui-ci sans chercher à nous en approprier le mérite.
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Jean 4:39-45 – Jésus, le sauveur du monde
39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m’a dit tout ce que j’ai fait.
40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours.
41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;
42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.
Dans ce passage, Jésus et la Samaritaine sont les semeurs. Le témoignage d’une vie transformée est puissant. Jésus a de plus confirmé (arrosé) dans le cœur des Samaritains ce que la femme samaritaine avait planté et Dieu a fait croître !
Le message du salut s’il est adressé en premier aux Juifs, est annoncé ensuite à l’ensemble de l’humanité représenté par les Samaritains, la femme Syro-phénicienne, les soldats romains …
« Nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. » Quelle parole puissante, quand nous savons que Jésus a été rejeté par les siens à Nazareth. (Luc 4:28-30)
Jean 4:43-45
43 Après ces deux jours, Jésus partit de là, pour se rendre en Galilée;
44 car il avait déclaré lui-même qu’un prophète n’est pas honoré dans sa propre patrie.
45 Lorsqu’il arriva en Galilée, il fut bien reçu des Galiléens, qui avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête; car eux aussi étaient allés à la fête.
Jésus est resté deux jours en Samarie. Nous pouvons penser que c’est durant ce temps que les conversions eurent lieu suite aux enseignements qu’il a donnés.
Jean 4:43-45 – Les Galiléens dont il est question dans ces versets, sont probablement du nombre de ceux qui crurent en Jésus en voyant tous les miracles qu’il avait fait à Jérusalem lors de la Fête (la Pâque), comme c’est écrit en Jean 2:23-25
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Jean 4:46-54 – Jésus guérit le fils d’un officier
46 Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi, dont le fils était malade.
47 Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir.
48 Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point.
49 L’officier du roi lui dit: Seigneur, descends avant que mon enfant meure.
50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s’en alla.
51 Comme déjà il descendait, ses serviteurs venant à sa rencontre, lui apportèrent cette nouvelle: Ton enfant vit.
52 Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux; et ils lui dirent: Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté.
53 Le père reconnut que c’était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison.
54 Jésus fit encore ce second miracle lorsqu’il fut venu de Judée en Galilée.
Jean 4:47 – l’officier demande à Jésus de venir à Capernaüm guérir son fils
Jean 4:48 – Jésus lui répond par un reproche sur l’incrédulité générale des Galiléens (Jean 4:45) – Il s’agissait là d’un test de foi pour l’officier. Celui-ci prendrait-il cette parole comme un rejet?
Jean 4:49– l’officier persévère et réitère sa demande en pressant Jésus (avant que mon enfant ne meurt)
Jean 4:50 – Jésus voit là la foi persistante de l’officier et dit simplement : « Va, ton fils vit ». N’est ce pas là, l’accomplissement de ce qui est dit en:
Ésaïe 55:11
11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.
La parole de Jésus à cet officier, va fortifier la foi de ce dernier. Il croit !
Jésus peut surprendre par ses réactions face aux besoins de ceux qui l’entourent. Il ne faut jamais oublier qu’il est amour et que l’objectif pour lui est de révéler le fond du cœur de la personne qui s’adresse à lui, de produire dans cette personne une plus grande foi, de la fortifier.
Si notre foi est conditionnée à un miracle, celle-ci est bien chancelante et connaîtra des hauts et des bas. Par contre, si notre foi est basée sur la personne de Jésus et sur sa Parole, elle ne fera que grandir et se fortifiera de jour en jour.
L’officier va croire avant même de voir la réalisation de la parole de Jésus. La nouvelle rapportée par ses serviteurs ne fera que confirmer qu’il avait eu raison de mettre sa foi en Jésus. A ce moment là, il n’avait toujours pas vu son fils guéri.
Il demande à quelle heure la guérison s’est produite et quand il en a connaissance, il a la confirmation que la guérison est liée à la parole de Jésus et non à un rétablissement naturel de sa santé.
Cet officier a témoigné à toute sa maison de l’échange avec Jésus. Ils ont cru eux aussi. Cet épisode montre toute l’importance de témoigner de l’action de Jésus Christ dans nos vies.
Ce verset de Jean 4: 53 résume l’Évangile de Jean, à savoir qu’il faut croire en Jésus et en ses paroles. L’homme démontre sa foi en croyant à la promesse sans l’avoir encore vue.
Marc 11:24
24 C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.
Jean 4:53 – « il crut lui et toute sa maison » – C’est la première de plusieurs occasions où la foi d’une personne a influencé toute une famille.
- 1. Corneille (Actes 10:44-48)
- 2. Lydie (Actes 16:15)
- 3. le Geôlier Philippien (Actes 16:31-34)
- 4. Crispus (Actes 18:8)
- 5. Stéphanas (I Corinthiens 1:16)
Le chapitre 4 de l’Évangile de Jean montre deux personnages qui vont témoigner de qui est Jésus et qui vont conduire ainsi à la foi d’autres personnes.
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Prière : La Samaritaine et l’eau vive
« Seigneur, Tu es la source de l’eau vive qui étanche toute soif spirituelle. Comme la Samaritaine, nous venons à toi avec nos questions et nos besoins. Remplis-nous de ton Esprit Saint, et fais de nous des témoins de ton amour. Au nom de Jésus, nous te prions, Amen.«
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