Psaumes chapitres 39 à 41 la faiblesse de l’homme

Classé dans : Etude Biblique | 0

L’homme pleure devant Dieu pour Lui dire que les souffrances le dépassent, même s’il sait que Dieu a raison. Il se dit qu’il doit être correct, mais en étant correct, il y a comme une souffrance en nous, c’est ce qu’il exprime en disant qu’il est resté muet.

Étude biblique suivante : Psaumes chapitres 38, 42 à 44

Psaumes chapitres 39 à 41

Sommaire

1 – Psaume chapitre 39 – La faiblesse de l’homme
2 – Psaume chapitre 40 – Le sacrifice agréable
3 – Psaume chapitre 41 – Aider le pauvre

.

Introduction

Gloire à Dieu.

Nous sommes heureux de nous retrouver autour de Dieu pour écouter sa Parole.

Parfois, ceux qui sont touchés par la Parole se pose la question suivante : Pourquoi tous les chrétiens ne sont-ils pas intéressés par la Parole de Dieu ?

Il y a des chrétiens qui mangent la Parole de Dieu comme une nourriture occasionnelle, de ce fait, ceux qui ont le goût de la Parole, sont étonnés de voir que peu de gens cherchent à se nourrir de cette Parole régulièrement.

Une des réponses est que naturellement, nous suivons les choses qui nous font du bien, nous nourrissent ; Personne ne nous forcera à respirer, manger, boire de l’eau, car ce sont des choses dont on sent l’importance directement.

Mettre au défi la Parole de se réaliser dans sa vie.

Beaucoup de personnes qui se limitent à considérer la Parole de Dieu comme intellectuelle, vont avoir du mal à en avoir vraiment soif, elle sera juste secondaire pour eux.

Mais, quelqu’un qui a pris l’habitude de défier la Parole de Dieu et de la prendre comme quelque chose de vraie afin de l’appliquer et de la voir se concrétiser, cette personne aura l’habitude de voir cette Parole se réaliser. Cette personne prendra goût à cette Parole, car elle la considérera comme quelque chose qui se pratique, qui change le temps et les circonstances. Quand quelqu’un a l’habitude de confronter la Parole, de l’utiliser et voir ses effets, il sera intéressé à aller plus loin, à la manger davantage.

Mais si quelqu’un a trouvé la Parole comme fade, une sorte de livre d’Histoire, ne nous étonnons pas qu’elle ne court pas après la Parole de Dieu.

Prions que Dieu créé la soif de la Parole en eux.

Amos 8:11

11 Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l’Éternel, Où j’enverrai la famine dans le pays, Non pas la disette du pain et la soif de l’eau, Mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Éternel.

Que les gens voient le lien entre la Parole et la réalité de notre vie- la Parole et les projets.

Pour ceux qui s’intéresse déjà à la Parole de Dieu, ne nous limitons pas à être instruits, utilisons la Parole en pratique. Quand nous l’utilisons dans le concret, quand il n’y aura pas de lecture de la Parole, elle nous manquera !

Différence entre l’eau et le talc.

Pour les adultes, le talc ne nous manque pas, nous pouvons l’utiliser de manière occasionnelle, mais l’eau nous manque quand nous en sommes privés, car nous avons pris l’habitude de l’utiliser pour se laver, pour laver les vêtements, pour boire…

Si quelqu’un n’utilise pas la Parole de Dieu pour qu’elle le calme dans les moments difficiles, pour aider à conseiller quelqu’un, pour supporter une situation, pour construire son propre projet… la Parole ne lui manquera pas, elle sera comme le talc que nous mettons occasionnellement.

La Parole doit être utilisée comme un métal précieux.

Considérer la Parole de Dieu plus que l’or ou l’argent

Quand nous considérons la Parole comme un métal précieux, nous pouvons faire six mois à chercher pour trouver de l’or ! C’est pareil avec la Parole de Dieu, certaines personnes, comme Abraham, ont attendu 20 ans pour voir la réalisation de la Parole, de-même pour Joseph… Nous devons nous dire que ce que nous attendons est vraiment important, cela  vaut la peine de prendre du temps pour cela !

Même quand nous avons l’impression que la Parole ne se concrétise pas dans notre vie, considérons que c’est vraiment un métal précieux, dont nous avons besoin et qui va faire de grande chose quand nous allons le trouver; ainsi, nous aurons le désir de venir écouter la Parole, en se disant « peut-être que c’est aujourd’hui ».

Film Bambou en Chine

Nous avions vu un film intitulé « Bambou en Chine »

Une vieille dame chrétienne se faisait accompagner par sa petite fille à l’église (la fille de son fils) ; elle disait toujours à sa petite fille, « j’espère qu’aujourd’hui je vais voir mon miracle ». Pendant le dernier culte auquel elle a assisté avant sa mort, sa petite fille fût touchée par le Seigneur. Quand la grand-mère décéda, sa petite fille s’est dit que sa mamie a attendu un miracle toute sa vie, mais il n’en a pas eu… elle se demanda si Dieu existait vraiment ?

Plus tard, son père expliqua à sa fille que sa mamie avait eu son miracle : son miracle a été la conversion de sa petite fille, qui est devenue une responsable chrétienne. Son miracle n’a pas été de vivre plus longtemps ou que ses yeux voient plus clairs… mais que sa petite fille donne sa vie à Jésus et Le sert.

Cette dame, a pris la conversion de sa petite fille comme de l’or, cela pouvait prendre 20 ans, 10 ans, cela valait la peine.

Si la Parole ne paraît pas concrète dans nos vies, nous devons la chercher toujours, car le jour où cela va se réaliser, les années vont être rattrapées ; à l’image de Joseph, Abraham, Moïse. Les années ont été rattrapées quand Joseph est sorti de prison, quand Abraham a eu Isaac…

Laissons Dieu lui-même produire la faim et la soif de la Parole chez les autres, ne forçons pas.

Prions pour cela.

.

1 – Psaume chapitre 39 La faiblesse de l’homme

Psaumes 39:1-14

1 Au chef des chantres. A Jeduthun, Psaume de David.

2 Je disais: Je veillerai sur mes voies, De peur de pécher par ma langue; Je mettrai un frein à ma bouche, Tant que le méchant sera devant moi.

3 Je suis resté muet, dans le silence; Je me suis tu, quoique malheureux; Et ma douleur n’était pas moins vive.

4 Mon cœur brûlait au dedans de moi, Un feu intérieur me consumait, Et la parole est venue sur ma langue.

5 Éternel! dis-moi quel est le terme de ma vie, Quelle est la mesure de mes jours; Que je sache combien je suis fragile.

6 Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, Et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle. -Pause.

7 Oui, l’homme se promène comme une ombre, Il s’agite vainement; Il amasse, et il ne sait qui recueillera.

En Toi, Seigneur, est mon espérance.

8 Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer? En toi est mon espérance.

9 Délivre-moi de toutes mes transgressions! Ne me rends pas l’opprobre de l’insensé!

10 Je reste muet, je n’ouvre pas la bouche, Car c’est toi qui agis.

11 Détourne de moi tes coups! Je succombe sous les attaques de ta main.

12 Tu châties l’homme en le punissant de son iniquité, Tu détruis comme la teigne ce qu’il a de plus cher. Oui, tout homme est un souffle. -Pause.

13 Écoute ma prière, Éternel, et prête l’oreille à mes cris! Ne sois pas insensible à mes larmes! Car je suis un étranger chez toi, Un habitant, comme tous mes pères.

14 Détourne de moi le regard, et laisse-moi respirer, Avant que je m’en aille et que ne sois plus!

Voilà, l’homme qui pleure devant Dieu pour Lui dire que les souffrances le dépassent, même s’il sait que Dieu a raison.

Le début commence par l’effort humain à plaire à Dieu : L’homme se dit qu’il faut qu’il soit correct, mais parfois, en étant correct, il y a comme une souffrance en nous, c’est ce qu’il exprime en disant qu’il est resté muet ; c’est-à-dire, qu’il a respecté la Parole de Dieu, il est resté silencieux au lieu de se plaindre et de parler mal.

Comment réagir face à une injustice

Parfois, nous pouvons subir l’injustice, et ainsi, nous ne sommes pas forcement joyeux, mais nous faisons la première partie de ne pas réagir, de na pas rendre le mal par le mal ; Et parfois, nous voulons réagir, mais nous nous souvenons que nous sommes enfants de Dieu, donc nous devons laisser.

Il arrive parfois que nous faisons le bien, sans être bien à l’intérieur.

Il y a une certaine souffrance à être correcte. Donc même quand il réussit à être parfait, il n’est pas heureux totalement. La perfection est un don de Dieu, nous devons la rechercher auprès de Dieu.

Certains humains font des efforts pour être « apparemment » bons extérieurement, mais soit il va y avoir une certaine tristesse, ou un orgueil, ou une colère envers ceux qui font le mal, et cela va venir enlever la vraie joie, la perfection. Ainsi, soit il pèche, ou soit il ne pèche pas mais il n’est pas tout à fait heureux.

C’est un don de perfection de Dieu.

Finalement, le psalmiste se dit que nous ne sommes rien, que nous devons nous humilier devant Dieu. Nous ne pouvons pas régler notre vie par des comportements, des façons de faire… la clé de tout est de s’humilier devant Dieu. Soumettons-nous à Dieu.

Le bonheur vient quand nous nous disons que c’est trop pour nous, j’accepte que Dieu me conduise. Notre aide est de nous rappeler que nous ne sommes rien du tout.

Psaumes 39:5

5 Éternel! dis-moi quel est le terme de ma vie, Quelle est la mesure de mes jours; Que je sache combien je suis fragile.

Ainsi, « oh Dieu, rappelle-moi combien je suis fragile » : Le début de cette dépression vient du fait que l’homme veut tout gérer, même Dieu ! Même si nous semblons bien gérer les choses, nous resterons quand même malheureux, cela amène à la tristesse : la solution est de se dire que c’est trop compliqué pour nous, et humilions-nous, dans une humiliation simple, car s’humilier n’est pas facile du fait que nous avons l’orgueil natif !

Si nous nous voyions comme un moustique, nous discuterions moins…

Le chrétien dans une léproserie

Un jour, un chrétien entra dans une léproserie (lieux où l’on soigne les lépreux). Il y a rencontré un homme qui avait déjà perdu ses jambes et qui avait le visage boursouflé. Le chrétien surprend ce lépreux en train de prier : « Je te remercie Dieu car si je suis comme je suis, c’est que Tu l’as voulu pour des buts qui sont louables. Peut-être que je ne comprends pas, mais je sais que Toi tu es bon, Tu es amour… » et ce lépreux commença à bénir le Seigneur. Ce chrétien, entendant cette prière, fuit de honte !

Ainsi, il faut un certain degré de compréhension de notre petitesse pour louer Dieu.

Tout ce que nous sommes c’est la grâce de Dieu : Nous aurions pu naître pendant une guerre, dans un pays difficile… Si nous voulons servir Dieu, il est nécessaire de se dire que nous ne sommes rien ! Quand nous nous souvenons du sacrifice de Jésus, nous comprenons que Dieu nous aime, un point c’est tout !

Psaumes 39:6

6 Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, Et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle. -Pause.

Nous ne sommes qu’un souffle ! Imaginons l’époque où vivaient Hitler ou Staline ! Pour les personnes ayant vécu à leur époque, ces dictateurs étaient comme des astres ! Mais aujourd’hui nous parlons d’eux au passé : ils n’étaient qu’un souffle !

Parfois nous sommes dans des revendications de type : « Pourquoi j’ai un petit salaire ? Pourquoi je n’ai pas d’enfant ? Pourquoi je n’ai pas eu la promotion au travail… », mais quand nous songeons à ce lépreux, dans la léproserie, qui n’a même plus de membres et qui loue Dieu, nous nous calmons et comprenons que nous ne sommes rien !

Psaumes 39:7

7 Oui, l’homme se promène comme une ombre, Il s’agite vainement; Il amasse, et il ne sait qui recueillera.

Notre vie n’est qu’une ombre, la réalité est spirituelle, c’est la vie éternelle. Beaucoup de gens laissent leur richesse et ce sont d’autres personnes qui vont en profiter !

Question

Q– Proverbes 22:4 nous montre que l’humilité est bonne pour l’homme. Mais pourquoi avons-nous du mal à l’accepter ?

Proverbes 22:4

Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, C’est la richesse, la gloire et la vie.

R- Le péché nous a pollué. Nous oublions qu’à l’origine le péché ce n’est pas le vol ou l’impudicité, la bagarre… tout cela est venu après. Pour comprendre quelque chose, il faut comprendre sa racine : le premier péché est la rivalité avec Dieu. On a dit à Adam que s’il mangeait le fruit, il deviendrait comme Dieu. La racine du péché c’est l’orgueil : quand nous ne le dénonçons pas régulièrement, il va nous envelopper facilement.

En Référence à Hébreux 12:1

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

Ainsi, nous devons faire de l’humiliation vis-à-vis de Dieu un exercice de chaque jour ; se souvenir du Psaume 39 tous les jours : en nous réveillant le matin,  « Dieu je ne suis rien, c’est Toi qui est Dieu ». C’est pourquoi le Seigneur Jésus nous enseigne : « Notre Père qui est aux cieux » : Lui est au-dessus de tout, supérieur sur tout et sur tous.

Jésus est Roi des rois, Seigneur des seigneurs : Il n’est pas égal aux hommes. C’est important de voir Dieu tel qu’Il est, cela nous amène au respect.

La solution : Reconnaissons que Dieu est grand, qu’Il nous guide.

Psaumes 39:8

8 Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer? En toi est mon espérance.

La conclusion se trouve dans le verset 8 : Que Dieu me gère !

Même quand je fais le bien, je ne serais pas heureux totalement. Même si aux yeux des hommes nous pouvons paraître parfait, nous savons en nous-même que ce n’est pas le cas. C’est ce qui a fait venir Nicodème de nuit.

En référence à Jean 3:1-2

1 Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

Lui, un homme considéré comme saint, savait au-dedans de lui qu’il n’était pas heureux. Voilà pourquoi le Christ lui explique qu’il doit naître de nouveau, qu’une vie qui vient du ciel entre en lui.

Il y a souvent une lutte dans la prière pour écraser le vieil homme pour donner la place à l’homme nouveau. Dieu va nous mettre dans des circonstances où le vieil homme doit mourir.

Comme Job au début :

Job 2:10

10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.

Finalement, le psalmiste finit par demander l’aide de Dieu. Au début, le psalmiste restait muet pour prouver qu’il était bon, or maintenant il reste muet pour laisser Dieu agir.

Pourquoi dit-il « je reçois Tes coups » ? Beaucoup de coups que nous recevons sont vraiment permis par Dieu, il faut des coups pour nous secourir, et nous libérer de l’orgueil.

Ce jeudi, le pasteur priait pour que Dieu l’humilie, le lendemain même, il a eu un mal de dos terrible, quelques jours après il s’est retrouvé aux urgences… Les coups du Seigneur servent à détruire l’orgueil ! Dieu sait que s’Il ne casse pas la force de l’homme, nous allons à notre perte.

L’apôtre Paul était régulièrement brisé: quand il pensait que l’église de Corinthe était parfaite, c’est à ce moment qu’il apprend toutes sortes de scandales au milieu de cette assemblée.

Jusqu’au bout, Dieu doit nous maintenir dans l’humiliation car notre nature n’est pas bonne.

Question

Q– Le péché d’Adam n’est-il pas de la naïveté ? Le problème de l’homme n’est-il pas le manque de compréhension et de connaissance de nos vies sur terre ?

R- L’homme est ignorant à cause de son orgueil, il ne voit pas qu’il est petit. C’est pourquoi le psalmiste réclame qu’on lui révèle sa petitesse ! Quand nous laissons la charge à l’homme de se voir petit, cela ne fonctionne pas.

Concernant Adam, ce n’était pas de la naïveté, car il a eu une proposition claire :  il y a eu une discussion entre Ève et Satan, puis entre Ève et Adam. Ce n’est pas par naïveté, il a désobéi pour être l ‘égal de Dieu.

Le Livre de Genèse est le livre de toutes les vérités : si nous voulons comprendre Dieu, l’humanité, tout ce qui se passe dans l’humanité, la sorcellerie… tout a pour origine le Livre de Genèse. Il y a toutes les explications sur ce que nous voyons aujourd’hui.

Question

Q– Dans nos relations, pour amener les personnes à Christ, nous voulons forcer les choses en dialoguant, en insistant, alors qu’il vaut mieux parfois se taire, et laisser Dieu faire ?

R- Nous devons comprendre que nous ne pouvons pas tout résoudre. Nous devons laisser Dieu tout guider, nous conduire par Son Esprit.

En tant qu’humain, nous aimons beaucoup les systèmes et les façons de faire : pour tel cas il faut cela etc.

Quand nous suivons la vie de Jésus, nous en apprenons beaucoup, il faut laisser le Saint-Esprit faire : il a beaucoup d’exemple avec Jésus, où Il sauve les gens, puis Il les laisse. Mais pour nous, dans notre logique d’église, cela n’est pas concevable, d’être allés parler à quelqu’un, puis nous continuons notre route ; nous nous dirons qu’il faut vérifier s’il va bien à l’église etc. ce sont des raisonnements humains. Nous pouvons nous dire qu’il faut qu’on appelle la personne, alors que Dieu ne veut pas que nous appelions, Il désire peut-être que la personne manifeste elle-même la soif de venir à l’église…

Jésus n’a pas répondu à toutes les questions.

C’est le Saint-Esprit qui éclaire et nous donne le discernement, il n’y a pas de formule.

Question

Q– La vie d’un chrétien alterne souvent entre des périodes d’humiliations profondes, et de résurrections glorieuses, sachant cela, pourquoi certains abandonnent la foi alors que la résurrection est certaine, est-ce une fatigue de vivre des périodes d’humiliation ?

R- Certains peuvent s’humilier mais pas à aller dans la profondeur, jusqu’au bout de l’humiliation, qui est en quelque sorte une mort à soi-même. C’est la preuve que Dieu n’a pas pris le contrôle à 100 %.

Un missionnaire en Birmanie, Adoniram Judson, avait perdu sa voix en arrivant : comment allait-il évangéliser ? Malgré cela, il a continué la mission.

Dieu va nous briser tel Jésus au sacrifice de la croix. Rappelons-nous que Dieu nous soutien dans tout, ne soyons pas dans le dramatique. Il y aura un brisement jusqu’à la mort.

.

2 – Psaume chapitre 40 – Le sacrifice agréable

Le Psaume 40 est important, c’est un psaume messianique. (comme les Psaumes 2, 16 et 22).

Psaumes 40:1-18

1 Au chef des chantres. De David. Psaume.

2 J’avais mis en l’Éternel mon espérance; Et il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris.

3 Il m’a retiré de la fosse de destruction, Du fond de la boue; Et il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas.

4 Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, Une louange à notre Dieu; Beaucoup l’ont vu, et ont eu de la crainte, Et ils se sont confiés en l’Éternel.

5 Heureux l’homme qui place en l’Éternel sa confiance, Et qui ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs!

6 Tu as multiplié, Éternel, mon Dieu! Tes merveilles et tes desseins en notre faveur; Nul n’est comparable à toi; Je voudrais les publier et les proclamer, Mais leur nombre est trop grand pour que je les raconte.

Dans la première partie, (verset 1 à 5), la personne parle de la fidélité de Dieu, nous supposons que c’est en quelque sorte, Christ qui parle. Dans d’autres versions il est écrit « j’ai été patient ». La durée peut faire craquer beaucoup de personne : beaucoup sont prêts à s’humilier mais la patience leur fait défaut.

Jésus-Christ dans ce psaume

Cette partie du psaume nous parle aussi de la mort et de la résurrection de Christ. Quand Jésus est ressuscité, les prédications ne sont plus les mêmes, on parle de quelqu’un qui a vaincu la mort, c’est cela le cantique nouveau ! Nous ne sommes plus dans l’Ancien Testament mais dans le nouveau cantique : la mort est vaincue, l’espérance est là, la maladie est vaincue.

Heureux l’homme qui place en l’Éternel sa confiance.  La logique humaine nous demandera « d’où viendra ton secours ? ». Nous nous humilions et nous faisons confiance à Dieu, les deux vont ensemble.

Le verset 7 : le sacrifice agréable de Dieu.

Psaumes 40: 7-9

7 Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, Tu m’as ouvert les oreilles; Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire.

8 Alors je dis: Voici, je viens Avec le rouleau du livre écrit pour moi.

9 Je veux faire ta volonté, mon Dieu! Et ta loi est au fond de mon cœur.

Dieu ne voulait plus des sacrifices, les sacrifices faits par les enfants d’Israël étaient devenus comme de la religion, de l’hypocrisie, ils n’étaient plus des sacrifices agréables pour Dieu. Il ne restait qu’une solution : que le Fils vienne en tant qu’Agneau parfait pour le sacrifice.

C’est pourquoi il ne désire plus sacrifices ni offrandes. Dieu ne voulait plus de toutes ces choses qui se faisaient de l’extérieur, mais le cœur était pourri. Et finalement il dit « Tu m’as ouvert les oreilles . »

Pourquoi écrit-il : « Tu m’as ouvert les oreilles » ? Nous avions vu dans l’Ancien Testament que les esclaves qui étaient à jamais à leur maître pouvaient être affranchis, mais certains refusaient la liberté, préférant rester avec leur maître. Ceux-là étaient poinçonnés au niveau de l’oreille.

Un sacrifice volontaire

Jésus n’est pas un sacrifice imposé mais volontaire. Il a choisi. C’est ce que nous devons être des sacrifices volontaires et non imposés.

Nous ne devons imposer un sacrifice à personne. Chacun doit recevoir le sacrifice dans son coeur, et nous pouvons confirmer ou aider. Nous ne devons jamais donner à d’autres des missions qui sont comme des sacrifices. Pour que quelqu’un recoive une mission, qui soit comme un sacrifice Cela doit venir de lui-même. Après, nous venons confirmer. C’est bon, Dieu t’envoie au Népal, si c’est ta volonté nous allons prier avec toi. …

Psaumes 40:8

8 Alors je dis: Voici, je viens Avec le rouleau du livre écrit pour moi.

Il y a des prophéties écrites sur lui

Psaumes 40:9

9 Je veux faire ta volonté, mon Dieu! Et ta loi est au fond de mon cœur.

Il va être un sacrifice parfait parce qu’Il ne va jamais pêcher, la loi de Dieu est dans son coeur. Nous nous souvenons de ce qu’Il a dit à Gethsémané : « non point ma volonté …

Luc 22:42

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

C’est ce qui se dit dans ce psaume quarante. Après la résurrection

Psaumes 40:10

10 J’annonce la justice dans la grande assemblée; Voici, je ne ferme pas mes lèvres, Éternel, tu le sais!

Psaumes 40:11-14

11 Je ne retiens pas dans mon cœur ta justice, Je publie ta vérité et ton salut; Je ne cache pas ta bonté et ta fidélité Dans la grande assemblée.

S’appuyer sur la miséricorde, la bonté, et la fidélité de Dieu

12 Toi, Éternel! tu ne me refuseras pas tes compassions; Ta bonté et ta fidélité me garderont toujours.

13 Car des maux sans nombre m’environnent; Les châtiments de mes iniquités m’atteignent, Et je ne puis en supporter la vue; Ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, Et mon courage m’abandonne.

14 Veuille me délivrer, ô Éternel! Éternel, viens en hâte à mon secours!

Cela nous rappelle Gethsémané : « mon courage m’abandonne. Veuille me délivrer ,Ô Éternel.  » C’est ce qui s’est passé à Gethsémané. « Éternel, viens en hâte à mon secours! » Un ange est venu le secourir.

Psaumes 40:15-18

15 Que tous ensemble ils soient honteux et confus, Ceux qui en veulent à ma vie pour l’enlever! Qu’ils reculent et rougissent, Ceux qui désirent ma perte!

16 Qu’ils soient dans la stupeur par l’effet de leur honte, Ceux qui me disent: Ah! ah!

17 Que tous ceux qui te cherchent Soient dans l’allégresse et se réjouissent en toi! Que ceux qui aiment ton salut Disent sans cesse: Exalté soit l’Éternel!

18 Moi, je suis pauvre et indigent; Mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur: Mon Dieu, ne tarde pas!

Amen, gloire à Dieu!

.

3 – Psaume chapitre 41 – Aider le pauvre

Psaumes 41:1-14

1 Au chef des chantres. Psaume de David.

2 Heureux celui qui s’intéresse au pauvre! Au jour du malheur l’Éternel le délivre;

3 L’Éternel le garde et lui conserve la vie. Il est heureux sur la terre, Et tu ne le livres pas au bon plaisir de ses ennemis.

4 L’Éternel le soutient sur son lit de douleur; Tu le soulages dans toutes ses maladies.

5 Je dis: Éternel, aie pitié de moi! Guéris mon âme! car j’ai péché contre toi.

6 Mes ennemis disent méchamment de moi: Quand mourra-t-il? quand périra son nom?

7 Si quelqu’un vient me voir, il prend un langage faux, Il recueille des sujets de médire; Il s’en va, et il parle au dehors.

8 Tous mes ennemis chuchotent entre eux contre moi; Ils pensent que mon malheur causera ma ruine:

9 Il est dangereusement atteint, Le voilà couché, il ne se relèvera pas!

10 Celui-là même avec qui j’étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi.

11 Toi, Éternel, aie pitié de moi et rétablis-moi! Et je leur rendrai ce qui leur est dû.

12 Je connaîtrai que tu m’aimes, Si mon ennemi ne triomphe pas de moi.

13 Tu m’as soutenu à cause de mon intégrité, Et tu m’as placé pour toujours en ta présence.

14 Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, d’éternité en éternité! Amen! Amen!

Le verset 10 est souvent utilisé dans le Nouveau Testament.

Psaumes 41:10

10 Celui-là même avec qui j’étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi.

Ce verset a été utilisé dans la trahison de Judas envers Jésus, c’est ainsi un verset prophétique de cette trahison. Nous avons l’occasion de lire certaines prophéties qui vont s’accomplir dans le Nouveau Testament.

Le Nouveau Testament est ainsi l’accomplissement de ce qui a été dit dans l’Ancien Testament.

Dans le Psaume 41, Dieu insiste sur le fait que nous devons secourir ceux qui souffrent. Nous pouvons reconnaître les justes, par leur amour, par leur diligence à aider les gens qui souffrent.

Il ne faut pas rester dans la théorie, en effet, l’apôtre Jacques nous dit dans son épître, « la vraie religion c’est venir en aide aux pauvres, aux veuves et aux orphelins ».

Jacques 1:27

27 La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde.

C’est d’une manière concrète, aller visiter ceux qui sont éprouvés…

Nous devons nous rappeler de cela, en tant que chrétien, quand nous faisons trop de réunions entre nous, nous ne ferons pas attention, nous devons secourir les pauvres, les gens en difficultés autour de nous, visiter les malades dans les hôpitaux…

Ce Psaume nous aide à voir comment Dieu voit les choses, quelle est la différence entre un juste et celui qui est juste en apparence : souvent ceux qui le sont en apparence, attendent de voir la chute des autres, et cela n’est pas bon !

Comme nous le lisons au verset 8 : « il pense que mon malheur fera ma ruine, tout mes ennemis chuchotent contre moi ». Quand le psalmiste parle de ses ennemis, ce n’est pas forcément des gens d’un camp différent !

Par exemple quand les Pharisiens attaquaient Jésus, ce n’est pas comme si c’étaient des païens, des fumeurs de cannabis, des bandits… Non c’est dans le même « corps de métier ». Ils étaient des gens qui se prétendaient justes !

Le vrai juste, même quand quelqu’un est son ennemi, il est triste quand il apprend une mauvaise nouvelle le concernant. Nous le voyons au travers du « chrétien avant le temps » : David, avec Saül. Quand on vient lui dire que Saül est mort, alors que ce dernier voulait le tuer, David pleure !

En référence à 2 Samuel 1:11-12

11 David saisit ses vêtements et les déchira, et tous les hommes qui étaient auprès de lui firent de même.

12 Ils furent dans le deuil, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül, de Jonathan, son fils, du peuple de l’Éternel, et de la maison d’Israël, parce qu’ils étaient tombés par l’épée.

C’est comme la parabole du blé et de l’ivraie : pour certains, la différence ne se verra qu’a la fin, lors du jugement, puisque la ressemblance est très forte ! Nous pouvons écouter deux personnes qui prêchent la même chose, mais la différence se fera un jour, lors d’une épreuve.

Matthieu 13:27-30

27 Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie?

28 Il leur répondit: C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher?

29 Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.

30 Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

À l’époque, quand les gens voyaient Judas avec les autres apôtres, ils devaient penser qu’ils étaient tous pareils, dans un même esprit, jusqu’au jour où Jésus ne donnait plus satisfaction à Judas du fait qu’Il se dirigeait vers la mort, Il avait arrêté les miracles. En matthieu 12 :

Matthieu 12:39

39 Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas.

Il était très sévère avec la vérité ; ainsi, la situation des apôtres devenait désagréable ! Ils sont passés des suiveurs d’un Messie, d’un Roi futur, à suiveur de quelqu’un dont ils ne comprenaient plus la mission. Et c’est à ce moment que nous voyons la différence entre eux, Judas va préférer tirer son épingle du jeu, c’est-à-dire retirer une sorte de bénéfice de Jésus : 30 pièces d’or… Peut-être se disait-il : « je ne L’ai pas suivi trois ans pour rien ! ».

Il y aura un jour où certains éventements nous montrerons qui est qui. Quand nous disons que nous reconnaissons l’arbre à son fruit, rappelons-nous que certains arbres ne produisent du fruit qu’après un grand nombre d’année ! Deux troncs qui, pendant 10 ans semblaient être les mêmes, finalement quand le fuit sort, ils n’ont pas le même fruit !

Le juste ne se réjouit pas du malheur des autres

Un juste ne peut pas se réjouir du malheur de quelqu’un, il sait que derrière la personne, même si la personne l’a giflé, celle-ci a des enfants, une femme dont il doit s’occuper. Le cœur des justes va chercher à aider la personne dans sa souffrance.

Un jour, nous serons face à un malheureux à aider au prix de beaucoup de pertes de notre côté, et c’est là que nous verrons qui est vraiment juste.

Les faux justes se réjouissent de la chute de leur adversaire. Bien sûr, nous ne sommes pas en train de dire que nous cautionnons le mal, mais il faut voir la cause globale, Dieu veut sauver tout  le monde.

Question

Q– Comment savoir si nous vivons une épreuve, une humiliation ou une correction de la part du Seigneur, car le ressenti est le même ?

R- C’est la même chose car une humiliation est une épreuve de la part du Seigneur. Les épreuves sont permises par le Seigneur pour nous humilier, pour nous briser. Notre grand problème c’est l’orgueil. Quand l’apôtre Paul a vu l’église de Corinthe, celle sur qui il comptait, étant dans l’erreur ; cette église de laquelle il pouvait dire « c’est l’église que moi-même j’ai bâtie avec tous les bons enseignements, et ils ont tous les dons »… en vue de leur mauvaise situation, l’apôtre Paul remarque que c’est Dieu qui le brise.

Question

Q– Est-ce-que c’est forcément lié à la justice que la personne compatit ou cela peut-être de l’hypocrisie ?

R- Seul Dieu peut savoir, mais normalement la compassion vient de la cause globale, nous devons nous rappeler quelle est la cause globale dans laquelle nous nous sommes inscrits.

Un juste n’est plus lui-même, il vit de l’objectif divin, or quel est l’objectif de Dieu : ce n’est pas la mort du méchant. Quand le juste compatit pour son adversaire, il voit plus loin que son problème personne. Évitons de maudire, nous devons bénir !

Satan c’est que quand l’homme souffre, cela fait mal à Dieu, mais cela ne fait pas de mal au diable lui-même ! Ainsi, à quoi sert-il de faire du mal au gens ? C’est l’esprit du diable.

Bénir c’est l’esprit de Dieu.

Question

Q– Pourquoi avant le chapitre 42, il est écrit « Livre deuxième » ? Y-a-t-il une subdivision particulière dans les Psaumes ?

R- Oui, dans le livre premier c’est surtout les psaumes de David, alors que le livre deuxième c’est principalement les fils de Koré. Ils étaient les responsables de la louange dans le Temple, ils ont fait beaucoup de Psaumes ; il y a aussi le livre troisième, avec un rôle différent dans le culte.

Prière

Seigneur nous Te remercions pour tout ce que Tu nous apprends à travers ces études bibliques, nous revenons à la prière que nous avons fait au début pour Te demander la soif de la Parole ; nous ne pouvons pas gaver les gens comme nous gavons les oies, mais nous prions que Ton Esprit Saint créé la soif qui va pousser les gens à venir s’abreuver de Ta Parole, comme des loups affamés. Comme il est prophétisé dans Amos 8, Tu créeras la faim de Ta Parole, qu’il en soit ainsi ! À notre époque, que Tu créés la faim et la soif de Ta Parole au milieu des enfants de Dieu, et même au milieu des païens : mais si les enfants de Dieu n’ont pas cette soif, comment vont-ils désaltérer les païens qui viendront ?

Créé un attachement à Ta Parole, à la lire tous les jours, afin de répondre à la soif des païens. Seule Ta Parole sauve.

Seigneur nous venons aussi prier pour que Tu nous aides à nous souvenir de ne jamais maudire personne, bénir seulement, car c’est cela Ton Esprit, maudire c’est participer au travail du diable.

Que nous puissions nous souvenir que le vrai juste c’est celui qui aide et non pas celui qui donne des leçons.

Aide-nous à être des sacrifices selon Ta volonté

Merci également de nous aider à être des sacrifices agréables comme Christ, volontaire, sans que quelqu’un nous mette la pression, mais que nous-même, nous nous laissions poinçonner l’oreille afin de T’appartenir ; et s’il faut en mourir, et bien que nous mourrions pour Toi, voilà le véritable sacrifice.

Nous prions, conformément au Psaume 39, que Tu nous enseignes combien nous sommes petit, insignifiant, nous te devons tout, et que cela nous mène à la véritable louange, au service.

Nous prions pour la guérison de toutes maladies, au Nom de Jésus, nous nous attendons à Toi pour toutes choses, Amen.