Jésus le vrai cep, nous unit à lui comme des sarments pour porter du fruit. En Jean 15, il explique que sans lui, nous ne pouvons rien faire, mais qu’en lui, nous trouvons la vie et la fécondité spirituelle.
Étude biblique suivante : Jean chapitre 16
Jean chapitre 15 – Étude biblique

1 – Introduction
Voici un rappel de la chronologie des évènements ayant eu lieu lors de cette importante et dernière soirée que Jésus a passé avec ses disciples :
- Jean 13 : le lavement des pieds (modèle du service humble) et l’annonce de la trahison de Judas ;
- Jean 14 : la consolation — « Que votre cœur ne se trouble point » (14.1) ; Jésus est le chemin, la vérité et la vie (14:6) ; la promesse du Saint-Esprit, le Consolateur (Paraclet) (14:16);
- Jean 15 : la métaphore de la vigne (15:1-8), puis la haine du monde envers Jésus (15:18) ;
- Jean 16 : l’œuvre du Saint-Esprit et la perspective de la joie après la tristesse;
- Jean 17 : la prière sacerdotale de Jésus.
Aujourd’hui, il est un fait bien établi d’après les écrits de l’époque du second Temple et de l’archéologie que de la vigne était cultivée sur les collines de Judée. Par ailleurs, dans le Nouveau Testament, Jésus fait référence à la vigne dans plusieurs paraboles. Il est donc probable que Jésus ait profité de passer à côté de vignes pour comparer sa relation et ses disciples, à un cep et un sarment.
Dans l’Ancien Testament, la vigne représentait Israël (Ésaïe 5:7), le peuple de Dieu qui avait reçu la loi par Moïse. Ici, il y a un changement de temps avec Jésus, changement qui est décrit en:
Jean 1:17
7 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Aussi, le lien avec Dieu ne dépend plus de l’identité nationale d’une personne mais de son union personnelle à Jésus-Christ. Ceci est en quelque sorte, l’ouverture de l’Évangile à toutes les nations.
2 – Le vocabulaire clé du chapitre (à retenir dès le départ)
- « demeurer » : en grec menō — C’est le verbe-clé de tout le chapitre (il y apparaît douze fois). Dans toute les écrits de Jean, menō exprime la communion continue et stable (cf. Jean 14.23 ; 1 Jean 2.24, 28 ; 3.24 ; 4.13-16). Ce verbe y est utilisé soixante sept fois sur cent dix neuf fois dans tout le Nouveau Testament.
- « émonder » : du grec kathairō (v. 2) — littéralement « purifier, nettoyer » ; ce verbe est de la même racine que katharos qui veut dire pur. Le jeu de mots sur le nettoyage spirituel est voulu. Nous ne comprendrions pas la place du verset 3 si nous ignorions ce fait. L’idée est de nous purifier par l’émondage. Le Seigneur retire en nous, tout ce qui n’est pas pur.
- « aimer » : agapaō (un amour actif, un don de soi) —Ce mot est utilisé neuf fois aux versets 9 à 17 ; ce mot agapeo est à distinguer de phileō (v. 19).
- « ami » : philos (vv. 13-15) — le disciple n’est plus serviteur, mais ami de Jésus.
- « monde » : kosmos (vv. 18-19) — dans les écrits de Jean, ce mot représente l’humanité organisée hors de Dieu, en rébellion contre son créateur.
- « Paraclet » : paraklētos (v. 26) — le Saint-Esprit « Consolateur/Avocat »
Au début de ce chapitre, Jésus et les disciples quittent la chambre haute et l’enseignement va leur être donné au cours de la marche qui les conduira au mont des Oliviers.
Jean 14:31
31 mais afin que le monde sache que j’aime le Père, et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici.
Dans ce chapitre 15, Jésus enseigne trois réalités.
Ces trois réalités sont les suivantes:
Jean 15:1-8 : La connexion avec Lui est vitale et s’exprime par la métaphore de la vigne ( le cep et les sarments). Il s’agit ici d’une parabole sur la sanctification.
Jean 15:9-17 : l’amour mutuel doit animer les disciples.
Jean 15:18-27 : l’opposition du monde auquel ils auront à faire face.
Tout au long du chapitre, Jésus insiste sur le fait que la fécondité, les prières exaucées et la joie découlent toutes du fait de rester profondément attaché à Jésus et à sa Parole.
3 – Jean 15:1-8 le cep et les sarments
1 Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.
2 Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.
3 Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
4 Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.
7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
8 Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.
a) La progression dans la fécondité :
- Porter du fruit (v. 2) — la production normale de la vie chrétienne ;
- Porter encore plus de fruit (v. 2) — la taille et l’épreuve sanctificatrice ;
- Porter beaucoup de fruit (v. 5, 8) — l’abondance glorifie Dieu et confirme la filiation.
Aussi, c’est la sève qui doit couler en nous. L’émondage qui doit s’opérer, consiste à couper toute racine d’orgueil en nous et que nous nous plions à la volonté du Saint-Esprit en acceptant sa direction. Il s’agit d’un travail régulier de purification avec un temps de remise en cause par une repentance régulière. Cela implique que ce n’est pas l’obéissance seule qui est requise pour “demeurer,” mais également une repentance continue ce qui est la sanctification.
b) Le Père est le vigneron (geōrgos, v. 1)
Aux versets d’Ésaïe 5:7 et de Psaume 80:9-17, c’est Dieu qui plante et garde la vigne. La souveraineté du Père dans le soin du vignoble est donc un thème hérité de l’Ancien Testament. Dieu connaît chaque sarment, et il intervient à chaque saison, tantôt par la taille (kathairō ) qui consiste à retirer le bois mort, ou purifier au sens moral, tantôt par la taille saisonnière que sont les épreuves qu’il utilise pour notre croissance.
Hébreux 12:10-11
10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.
11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.
c) Le sarment « retranché » (v. 2 et 6) — un point délicat
Pour ne pas donner un mauvais enseignement ou déformer la compréhension de ce passage, nous devons nous rappeler que Judas vient de quitter le groupe de disciples et qu’il va trahir Jésus. Cet homme est l’exemple type d’un sarment retranché. On voit ici qu’il est possible de ne pas demeurer en Christ. C’est le danger de l’apostasie et de sa conséquence car le chrétien ne se définit pas par un instant mais par toute une vie consacrée à marcher avec Jésus qui est le chemin (Jean 4:6).
Le sarment infructueux représente le chrétien de nom, celui qui était « en Christ » extérieurement (profession apparente, appartenance communautaire) mais qui n’est pas régénéré, et qui sera retranché et jeté au feu, image du jugement. Ceci est à rapprocher de:
1 Corinthiens 3:12-15
12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;
13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.
14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.
15 Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.
Ce passage enseigne donc le jugement de la foi qui n’est pas authentique, et non la perte d’un vrai croyant.
Le verset 6 rappelle solennellement que l’existence vitale du disciple est l’union avec Jésus-Christ, et que celui ci a dit:« sans moi vous ne pouvez rien faire » (v. 5). Par conséquent, cette phrase interdit toute autosuffisance spirituelle.
d) La purification par la parole (v. 3)
3 Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Le mot « purs » (katharoi) prolonge le verbe « émonder » ou « tailler » (kathairō). Jésus exprime la logique spirituelle qui sera reprise par Paul en:
Éphésiens 5:26
26 afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole,
De plus, Jean 17:17
17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.
Point important : Le moyen ordinaire de la taille spirituelle du chrétien est donc la lecture de la Parole de Dieu reçue et méditée sous l’action du Saint-Esprit.
e) De quels fruits est–il fait mention dans le Nouveau Testament
Tout au long du Nouveau Testament, le « fruit » du disciple inclut :
- Le caractère : Galates 5:22 (« le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix… ») ;
- 22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.
- Les bonnes œuvres et l’action de grâces : Colossiens 1:10 ;
- 10 pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu,
- Les âmes converties : Romains 1:13 ;
- 13 Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que j’ai souvent formé le projet d’aller vous voir, afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations; mais j’en ai été empêché jusqu’ici.
- La droiture : Philippiens 1:11 (« remplis des fruits de justice »).
- 11 remplis du fruit de justice qui est par Jésus Christ, à la gloire et à la louange de Dieu.
- La louange : Hébreux 13:15 (« un sacrifice de louange… le fruit de nos lèvres ») ;
- 15 Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.
La formulation de Jean 15:8 — « c’est ainsi que mon Père est glorifié » — rejoint ce qui est écrit en Ésaïe 43:7, 21 : Israël avait été créé pour la gloire de Dieu, et il a échoué. l’Église réussira là où Israël a failli par l’action du Saint-Esprit, le croyant étant en Christ.
Ésaïe 43:7,21
7 Tous ceux qui s’appellent de mon nom, Et que j’ai créés pour ma gloire, Que j’ai formés et que j’ai faits.
21 Le peuple que je me suis formé Publiera mes louanges.
4 – Jean 15:9-17 – Demeurer dans l’amour de Christ
Jean 15:9-10
9 Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
Jésus associe le disciple à sa relation avec le Père par le lien d’amour. Il rappelle une exigence « gardez mes commandements » qui a déjà été formulée précédemment en Jean 14:15, 21, 23. Jésus insiste beaucoup sur le fait de garder ses commandements, ce qui montre l’importance à attacher à cela.
L’obéissance n’est pas le fondement du salut offert par grâce, mais l’expression de la communion avec Jésus-Christ. L’apôtre dit dans son épître en:
1 Jean 5:3
3 Car l’amour de Dieu consiste a garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles,
Jean 15:11 – La joie parfaite
11 Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
Le but de Jésus est ici clairement énoncé et cela introduit ce qui sera dit aux chapitres suivants 16 et 17
Jean 16:24
24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.
Jean 17:13
13 Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.
La joie du chrétien ne dépend pas des circonstances de la vie mais de la foi qu’il met en Jésus. (voir Matthieu 5:12 et Philippiens 4:4)
Philippiens 4.4
4 Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous.
L’amour pour Dieu est déjà inscrit dans l’Ancien Testament
Deutéronome 6:5
5 Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Mais il prend une autre forme avec Jésus. D’abord, celui-ci nous invite à vivre dans l’amour divin, et ensuite il précise :
Jean 15:12-13
12 C’est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.
13 Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
La référence qu’il nous donne, est son propre amour pour nous, un amour poussé jusqu’au sacrifice. En disant cela, il précise ce qu’il avait dit précédemment :
Jean 13:34
34 Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.
Et Jean insistera sur ce point dans sa première épître:
1 Jean 3:16
16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.
Jean 15:14-15
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père.
Dans l’Ancien Testament, seul Abraham fut appelé ami de Dieu. Moïse et les prophètes étaient appelés serviteurs de Dieu. Jésus, lui, nous fait l’honneur et le privilège de nous considérer comme ses amis en nous révélant les choses à venir, comme Dieu avait fait avec Abraham.
Jacques 2:23
23 Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu.
Genèse 18:17
17 Alors l’Éternel dit: Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire?…
Jean 15:16-17
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
17 Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.
Jésus nous a choisis et nous avons répondu favorablement à cet appel. Ce n’est pas pour faire partie d’un club (chrétien) mais pour remplir une mission : porter la Parole de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre et la transmettre.
2 Timothée 2:2
2 Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.
Dans le verset 16, les mots « demander en mon nom » sont placés dans le contexte d’une prière d’intercession: prier pour la direction à suivre, prier pour la conversion des autres avec l’aide du Saint-Esprit.
5 – Jean 15:18-25 L’attitude du monde à l’égard des croyants en Jésus
18 Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous.
19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.
20 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
21 Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
22 Si je n’étais pas venu et que je ne leur aie point parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché.
23 Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père.
25 Mais cela est arrivé afin que s’accomplît la parole qui est écrite dans leur loi: Ils m’ont haï sans cause.
Le monde a rejeté Dieu dès le début, animé qu’il est par l’esprit du prince de ce monde. Nous étions du nombre comme il est écrit:
Éphésiens 2:2-3
2 dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.
3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…
Après avoir rejeté Dieu, le monde a rejeté Jésus, et maintenant il rejette les disciples de Jésus parce que leur simple présence montre que ses œuvres sont mauvaises ( Jean 3:19)
Jean 3:19
19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Paul dira à Timothée en:
2 Timothée 3:12
12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.
Dit autrement : tous ceux qui veulent être à la ressemblance de Jésus seront persécutés.
6 – Jean 15:26-27 – le consolateur
26 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi;
27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.
Le principe biblique du double témoignage est respecté. Le Saint-Esprit et les disciples témoignent de Jésus. Ces deux derniers versets complètent la cohérence du chapitre 15.
Le Saint-Esprit est l’Esprit de Jésus. Cet Esprit est en nous et nous agissons de concert avec lui. L’amour que nous avons pour Jésus et pour les autres, nous pousse à l’action, à la mission.
7 – Les Points clés de doctrine
- 1- L’union avec Christ est le cœur de la vie chrétienne (v. 4-5). Le « rien » du verset 5 ne concerne pas une action physique car tout homme peut faire quelque chose, mais cela concerne la fécondité spirituelle.
- 2- La sanctification passe par la Parole et l’épreuve (v. 2-3). Le Père est le vigneron de notre croissance, et sa Parole est l’instrument de purification — cf. Hébreux 12.6 (« le Seigneur châtie celui qu’il aime »),
Jacques 1:2-4
2 Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés,
3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience.
4 Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.
- 3- L’amour et l’obéissance sont indissociables (v. 9-10, 12, 14). Il y a insistance dans ces versets pour dire que l’amour et l’obéissance sont indissociables.
1 Jean 3:16-18
16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.
…
18 Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.
- 4- La joie n’est pas optionnelle : elle est le but du discours (« afin que ma joie soit en vous », v. 11). La foi chrétienne est la source de joie fondée sur Jésus-Christ.
- 5- Le conflit avec le monde est inévitable mais limité (v. 18-27). Le chrétien ne cherche pas la persécution, mais il ne doit pas la craindre et la fuir — cf. Matthieu 5.10-12 ;
1 Pierre 4:12-14
12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.
13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.
14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.
Pierre nous rappelle que même la persécution est une source de réjouissance, même s’il nous rappelle que nous puissions être triste pour un peu de temps.
1 Pierre 1:5-6
5 à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps!
6 C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves,
.
Prière : Jésus, le vrai cep
« Jésus-Christ, tu es le cep, et je suis un sarment. Reste en moi, et que je porte du fruit pour ta gloire. Purifie-moi pour que je demeure en toi et que ton amour soit visible en moi. Amen. »
.
image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites