Introduction à l’épître aux Hébreux. Cette épître parle de la grandeur et de la perfection de l’œuvre de Jésus Christ. Elle fait entrevoir les cieux tels qu’ils sont actuellement, illuminés par le Seigneur Jésus. Jésus est sacrificateur, prophète et roi. Le but de ce livre est de montrer comment détacher les regards d’un christianisme judaïsant terrestre, pour les porter sur Jésus Christ, personne glorieuse et céleste, qui seul remplit le christianisme. À part l’évangile de Jean, aucun livre ne met autant en lumière la gloire du Seigneur Jésus, sa divinité et son humanité, sa gloire comme homme sur la terre et maintenant au ciel.
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Hébreux Introduction à l’étude biblique de l’épître

Sommaire
1 – L’auteur
2 – La datation
3 – Les destinataires
4 – Le thème de l’épître
5 – Les circonstances et le but de l’épître
6 – Plan de l’Épître
Cette épître est d’une importance capitale. Pourquoi ? Parce qu’elle donne des certitudes à la foi et éclaire le plan rédempteur de notre Dieu Sauveur. Il s’agit cependant d’un livre difficile et pour bien en saisir le contenu, il est nécessaire de connaître le service lévitique des sacrificateurs, inauguré par Aaron, et le livre du Lévitique n’est pas un livre très facile à lire.
1- L’auteur :
Des spécialistes se sont penchés sur le problème de l’identité de l’auteur sans arriver à aucune certitude sur qui a écrit cette épître. Si des spécialistes en sont incapables, nous le sommes encore moins. Acceptons en le fait et ne procédons pas par affirmation quand les spécialistes reconnaissent leurs incertitudes.
À défaut de précisions définitives données par l’auteur lui-même, nous ne pouvons que nous en tenir aux caractéristiques qui ressortent de l’épître et qui nous permettent de nous faire une idée sur son identité. Selon ces indices, nous pouvons affirmer que de l’auteur que :
1 : C’est un Juif (1:1, nos pères) qui dispense avec habilité les écrits sacrés de la religion juive, surtout en ce qui concerne les détails des rites lévitiques.
Hébreux 1:1
1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,
2 : C’est un Juif helléniste, ou à la limite un Juif ayant reçu une bonne formation grecque. Il connaît à fond l’Ancien Testament dans sa traduction grecque, prenant toutes ses citations dans la version des Septante (datant du 3e siècle av. J-C) excepté celle de:
Hébreux 10:30
30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.
cf. Deutéronome 32:35-36.
35 A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas.
36 L’Éternel jugera son peuple; Mais il aura pitié de ses serviteurs, En voyant que leur force est épuisée, Et qu’il n’y a plus ni esclave ni homme libre.
Le style et la méthode d’argumentation suggèrent également une formation poussée dans la pensée grecque.
– La septante est la traduction des écritures des cinq livres de la Thora de l’hébreu en grec. Elle a été faite à Alexandrie sous le règne de Ptolémée II Philadelphe à l’initiative du responsable de la bibliothèque. Ce sont des savants juifs venus de Jérusalem (six représentants des douze tribus) d’où son nom de septante. Cette traduction sera achevée en septante deux jours. Elle ne porte que sur les cinq livres de Moïse. La traduction des autres livres du TaNaK s’est effectuée ensuite sur plusieurs siècles.
– TaNaK est l’acronyme de Torah (Pentateuque) qui comprend les Nevi’im (prophètes) et Ketouvim (autres écrits, hagiographes = livres poétiques et historiques)
Hébreux 10:30
30 Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.
3: C’est un juif qui connaît ses lecteurs :
Hébreux 5:12
12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.
Il appelle ses lecteurs, ses bien-aimés.
Hébreux 6:9
9 Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.
4: C’est quelqu’un qui est connu de ses lecteurs :
Hébreux 13:18 ; 22-23
18 Priez pour nous; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.
22 Je vous prie, frères, de supporter ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement.
23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.
5 :C’est un ami de Timothée :
Hébreux 13:23
23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.
Par exemple, Barnabas étant présent lorsque Paul a circoncis Timothée.
Actes 16:1-3
1 Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.
2 Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.
3 Paul voulut l’emmener avec lui; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.
6: C’est un juif qui est de la deuxième génération de chrétiens :
Hébreux 2:3
3 comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,
Pour conclure, toutes ces caractéristiques prises dans leur ensemble, tendent à éliminer Paul comme auteur de cette lettre aux hébreux. L’une des trois autres possibilités sérieuses (Barnabas, Apollos, Silas) semblerait plus plausible, en particulier, Barnabas, originaire de Chypre qui était Lévite selon:
Actes 4:36
36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre,
Ne cherchons cependant pas à en savoir plus, et restons sur ce qui nous est révélé. Si Dieu n’a pas permis que nous sachions, acceptons le fait. Le message est plus important que le messager.
Les incrédules contestent le fait que la Bible soit d’origine divine et l’attribuent à Pierre, Paul, … Ici, le fait que nous ne connaissions pas l’écrivain pourrait conduire en effet à regarder plus au messager qui n’est que le secrétaire qui a rédigé la lettre sous la dictée et l’inspiration de Dieu, ce qui n’est pas bon.
2- La datation :
L’épître fut écrite bien avant 96 après J-C, date à laquelle Clément de Rome la cite abondamment dans une lettre à l’Église de Corinthe. Qu’elle ait été rédigée avant la destruction de Jérusalem en l’en 70 semble aussi évident, et ce pour plusieurs raisons. La première raison est que lorsque l’auteur décrit le service des sacrificateurs dans le temple (8:3 ; 10:11) il emploie le temps présent, ce qui n’est pas sans importance. Si la destruction du temple et de la ville sainte avait déjà eu lieu, il n’aurait certainement pas été question de parler des rites du temple et de la ville comme s’ils étaient toujours en place. Ensuite, le dessein de l’auteur était de prévenir des judéo-chrétiens contre un retour au Judaïsme.
3- Les destinataires
L’épître s’adresse à des Judéo-chrétiens ayant une connaissance de l’histoire du peuple d’Israël et ils étaient en grand danger de retourner au Judaïsme. Ils pouvaient faire aussi partie d’un groupe ou d’une communauté particulière comme celle des Esséniens qui avaient eu des relations avec Jésus. Leur identité est tout aussi cachée que l’est celle de l’auteur.
Il faut faire la distinction entre cette épître, et celle adressée aux Galates qui étaient, eux, des pagano-chrétiens troublés par des judéo-chrétiens. Les destinataires ici, sont clairement des judéo-chrétiens ayant une bonne connaissance des rites lévitiques.
Nous comprenons que le danger que dénonce cette lettre est que ces derniers s’apprêtaient à céder à la pression juive, au point de renoncer à leur foi en Jésus en faveur d’un retour vers leur ancien mode de vie.
Comprendre le sens du mot « Hébreux »
À cet égard, le titre lui-même constitue le premier point à considérer. Bien qu’ajouté sans doute par un scribe quelque temps après la rédaction de l’épître, les mots «aux Hébreux» se trouvent sur les plus anciens manuscrits. Ensuite il y a le terme en lui-même. Alors que dans l’Ancien Testament le terme Hébreux et celui d’Israélites sont interchangeables, tel n’est pas le cas pour le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, un Hébreu est plutôt celui qui a gardé la langue et la culture juives, à l’opposé de l’Helléniste qui, tout en étant Juif, a épousé la culture et la langue des Grecs. (Actes 6:1 ; Actes 9:29 ) Ce dernier avait droit au nom d’Israélite mais non pas à celui d’Hébreu.
Actes 6:1
1 En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour.
et en Actes 9:29
29 Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.
Ne nous trompons pas, une lecture attentive de l’épître démontre, en outre, qu’elle est destinée non pas à toute la nation juive, mais plutôt à une petite communauté de judéo-chrétiens, sans doute au sein d’une assemblée plus grande. Certaines expressions telles que «Saluez tous vos conducteurs et tous les saints» (13:24) et «N’abandonnons pas notre assemblée» (10:25) s’adresseraient aisément à un groupement de chrétiens dévoués à une œuvre spéciale à l’intérieur d’une plus grande assemblée. Leur mission était peut-être d’évangéliser d’autres juifs d’où le trouble qu’ils pouvaient avoir d’être confrontés au judaïsme, et de devoir argumenter face à une opposition théologique.
Il est possible qu’un groupe de sacrificateurs lévitiques devenus chrétiens, peut-être même, aussi des docteurs de la loi, se soient rassemblés, simplement sur le fait d’avoir des points communs. Ils pouvaient confronter leur compréhension en s’appuyant sur leur connaissance approfondie de l’Ancien Testament. Face à la persécution, il y avait la tentation de retourner aux rituels mosaïques.
Les destinataires de la lettre
On relève dans le texte les indices suivants au sujet des destinataires :
1- Ce sont des Hébreux (1:1), descendants d’Abraham l’Hébreu (Genèse 14:13).
2- Ils sont versés dans l’Ancien Testament (1:5, 7-8, 10 ; 2:6, 12, etc.).
3- Ce sont des Juifs devenus chrétiens qui ont reçu l’Évangile de la part de ceux qui ont entendu eux-mêmes le Seigneur (2:3).
4- Ils ont été témoins des miracles et des dons du Saint-Esprit (2:4).
5- Ils sont chrétiens depuis un certain temps déjà, car ils sont en âge, spirituellement parlant, d’être des maîtres (5:12).
6- Ils ont fait preuve d’amour envers les saints (6:10). C’est-à-dire envers d’autres chrétiens.
7- Ils ont soutenu un grand combat et enduré beaucoup de souffrances, entre autres l’enlèvement de leurs biens. Ils ont montré un esprit de fraternité envers ceux qui subissaient le même sort et envers les prisonniers (10:32-34).
8- Ils appartiennent à une assemblée précise (13:19, 23) sans précision de lieu.
9- Ils sont en danger de retomber sous le joug du judaïsme (2:1; 3:6, 14; 6:1-8, 11-12; 10:25, 36-39; 13:9-12).
4- Le thème de l’épître
L’auteur montre la messianité de Jésus en s’appuyant sur les Écritures, c’est-à-dire sur l’Ancien Testament. Il montre aussi que Jésus est supérieur aux anges et que la supériorité de la prêtrise de Jésus en relation avec Melchisédech, est supérieure à celle selon l’ordre d’Aaron. Tout cela est pour amener les lecteurs à suivre Jésus avec foi. (Hébreux 13). Il présente toute la grandeur du sacrifice de Jésus en comparaison avec les sacrifices de l’Ancien Testament en utilisant l’expression ‘’combien plus’’. L’auteur s’appuie surtout sur le psaume 110 qui est un psaume messianique. Le nom de Melchisédek est cité dix fois dans cette épître et les versets de Genèse 14:18 et de Psaumes 110:4 y sont aussi cités.
Hébreux 1:1-3 ‘Le Seigneur parle’, – Ps 110:1
En Hébreux 1:13 ‘Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. – Ps 110:1
et en Hébreux 5:5 ‘tu es sacrificateur’, – Ps 110:4
Hébreux 5:6 ; 6:20 ; 7:1-17 ; 7:21 ‘sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek’, – Ps 110:4
Psaume 110
1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
2 L’Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis !
3 Ton peuple est plein d’ardeur, quand tu rassembles ton armée ; Avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée.
4 L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.
5 Le Seigneur, à ta droite, Brise des rois au jour de sa colère.
6 Il exerce la justice parmi les nations : tout est plein de cadavres ; Il brise des têtes sur toute l’étendue du pays.
7 Il boit au torrent pendant la marche : C’est pourquoi il relève la tête.
5- Les circonstances et le but de l’épître
Comme dit précédemment, les destinataires de cette lettre sont des Juifs qui risquaient de retomber dans le judaïsme. Ils étaient donc en grand danger, entourés de toutes les difficultés qui les avaient conduits à remettre ainsi en question leur foi en Christ. De même qu’ils avaient déjà enduré des persécutions (10:32-34), d’autres étaient encore à venir. Leur foi semblait s’être affaiblie au point qu’ils couraient le risque de négliger leur salut (2:3).
Ils risquaient de se détourner de Dieu par l’incrédulité de leurs cœurs endurcis (3:12), de fouler aux pieds le Fils de Dieu et son sacrifice (10:29), et de se laisser entraîner par le découragement et le refus d’entendre le raisonnement divin (12:3 ; 12:25). Il existait peut-être une tentation aux « doctrines diverses et étrangères » (13:9 ; 9:10) liées à certains aliments ou même au culte des anges, d’où le souci de l’auteur de montrer la supériorité du Christ sur ces derniers (1:4-14 ; 2:5).
la tentation du retour au passé
Un point important à comprendre est celui de la résistance de l’homme à tout changement. Selon une expression, on sait ce que l’on quitte, mais on ne sait pas ce que l’on va trouver, d’où la tentation de revenir en arrière. Ce fut vrai des Hébreux quittant l’Égypte qui se lamentaient mais c’est vrai encore aujourd’hui quand nous parlons de la vérité de l’Évangile à un catholique. C’est vrai ici dans cette épître avec les Judéo-chrétiens qui sont tentés à un retour au judaïsme.
En effet, les destinataires avaient probablement beaucoup de mal à comprendre que l’époque de la loi Mosaïque était révolue, et que Jésus Christ n’était pas seulement un grand réformateur cherchant à renouveler et à compléter la religion de leurs pères, mais qu’il était l’auteur de la nouvelle ère rédemptrice, de la miséricorde, de l’amour et de grâce. Ce que l’apôtre Jean résume en :
Jean 1:17
17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Deux versets sont à méditer en relation avec cette épître. L’auteur s’applique d’ailleurs à lui-même le verset :
Matthieu 13:52
52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.
Cela veut dire que pour chaque déclaration importante, l’auteur de l’épître s’appuie sur des citations de l’Ancien Testament. En d’autres termes il fait comprendre à ses lecteurs que ce n’est pas forcément quelque chose de nouveau, mais un éclairage nouveau des choses anciennes qu’il apporte.
Et pour résumer l’épître il leur dit :
2 Corinthiens 5:17
17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
Il ne faut jamais négliger la résistance de l’homme au changement. Certains commettent l’erreur après leur conversion de retourner dans leur assemblée catholique pour amener d’autres personnes à la conversion et ils se leurrent en agissant ainsi. D’une part il y a cette résistance au changement et d’autre part il y a ce qui est dit en
Romains 10:17
17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.
C’est-à-dire que cette personne prend le risque de revenir à son vomi, comme il est dit en:
2 Pierre 2:22
22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.
C’est le danger que l’auteur dénonce ici.
Le chrétien d’aujourd’hui qui voudrait agir ainsi est soit inconscient du risque, soit présomptueux, n’ayant pas envisagé ce risque.
Le but de l’auteur motivé par ces graves circonstances est d’encourager, et exhorter (13:22) ces chrétiens affaiblis dans leur vie de foi qu’ils risquent de nier, ce qui les conduirait à leur perte. À cette fin, l’auteur ne ménage pas ses avertissements. Ainsi, il donne plusieurs séries d’avertissements d’une sévérité qui va grandissante.
1. v. 2:1-4 – Le danger de la dérive : emportés loin d’elles
2. v. 3:7- 4:2 – Le danger de l’incrédulité : N’endurcissez pas vos cœurs
3. v. 5:11-14 – Le danger de la sourde oreille : vous êtes devenus lents à comprendre
4. v. 6:1-20 – Le danger de la chute : qui sont tombés, soient encore renouvelés
5. v. 10:26-39 – Le danger du dédain : si nous péchons volontairement
6. v. 12:14-29 – Le danger du rejet : qu’aucune racine d’amertume
Après ces avertissements plutôt négatifs, l’auteur va encourager ses lecteurs en présentant :
- Jésus-Christ : l’éclaireur qui ouvre et trace le chemin étroit et resserré devant les pèlerins (6:20; 10:20; 12:2; 2:10).
Hébreux 6:19-20
19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au-delà du voile,
20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.
Hébreux 10:20
20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,
Hébreux 12:2
2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.
- Jésus-Christ : celui qui connaît à fond leurs faiblesses (4:14-16; 2:14, 17) et
- Jésus-Christ : celui qui intercède pour eux (7:25).
Par ces moyens, l’auteur espère éviter la catastrophe que représente pour lui le reniement de la foi par ceux qui ont ‘’été une fois éclairés’’, qui ont ‘’goûté le don céleste’’ (6:4-5). Leur fin, dit-il, sera d’être maudits et prêts pour le feu (cf. 6:8; voir 2 Pierre 2:20-22).
Hébreux 6:8
8 mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.
2 Pierre 2:20-22
20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.
21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.
22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.
Cette épître se compose de deux parties :
- La partie doctrinale (1:1 – 10:18) ;
- La partie pratique (10:19 – 13:19).
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6 – Plan de l’Épître
Le Prologue 1:1-3: Gloire personnelle du Fils de Dieu
La Partie doctrinale : Christ médiateur d’une alliance meilleure
1:4 – 7:28 : Christ supérieur aux personnalités de l’A.T.
8:1 – 10:18 : Christ supérieur aux institutions de l’A.T.
La Partie pratique : la vie de la foi
10:19 – 13:19 : La vie céleste transposée dans les réalités de notre vie terrestre.
10:19 – 11:40 : La plénitude de vie dans la foi
12:1 – 13:19 : La vie de la foi : persévérance ; espérance et amour
Épilogue 13:20-25 : les vœux et les salutations.
Toute l’épître tourne autour de la personne de Jésus qui est révélée et annoncée dans l’Ancien Testament.
Le personnage important de l’épître est Melchisédek, figure de Jésus qui est citée par dix fois dans les chapitres 5 à 7. Jésus est Melchisédek ou Melchisédek est Jésus. Ceci faisait référence au Psaume 110
Il faut être attentif à la lecture car par exemple dans toute l’épître aux Hébreux il y a douze « c’est pourquoi » :
en Hébreux 1:9 ; Hébreux 2:1 ; Hébreux 2:11 ; Hébreux 3:1 ; Hébreux 3:7; Hébreux 6:1; Hébreux 6:17; Hébreux 9:18; Hébreux 10:5; Hébreux 11:12 ; Hébreux 11:16 ; Hébreux 12:28





